dimanche 15 septembre

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dimanche 15 septembre

TREIZIEME ANNEE. N° 65S SO CENT. ? 15 SEPTEMBRE 193S

UNE AMUSANTE ATTRACTION

Cet appareil, qui se trouve à la foire de

San Diego, en Californie, obtient un vif

succès. C'est une , tour métallique à laquelle

sont suspendus deux parachutes.

Le public peut ainsi connaître, sans courir

aucun danger, les émotions toujours

- violentes d'une descente en parachute.

VESTIGE D'UN LOINTAIN PASSÉ

Située dans la banlieue de Kingston Lisle, en Angleterre,

cette pierre creuse servait autrefois à Alfred le Grand,

premier roi d'Angleterre, lorsqu'il désirait assembler ses

troupes. En soufflant dans cette pierre, on produit un son

puissant, semblable à celui de cent clairons, et qui

est perçu à une distance de plusieurs kilomètres.

DES CONCURRENTS DE QUALITÉ

Ces trois beaux chiens « chow » ont participé, avec le succès qu'on devine, à l'exposition canine

qui a eu lieu récemment dans un important centre de Londres. Mais, outre la vive admiration, bien

légitime du reste, qu'ils ont suscité parmi les nombreux visiteurs, de belles récompenses furent

attribuées, dont une médaille d'or, à ces beaux spécimens d'une race rare et des plus en vogue.

MODERNISME

Ce policeman est en service sur une des

places de Brighton. Il porte à l'oreille

l'écouteur d'un poste de T. S. F. mobile,

au moyen duquel ses chefs lui transmettent

des ordres, l'informent d'accidents

ou lui communiquent des numéros

de voitures qui viennent d'être volées...

ÉCOLE DE TIR

Les futurs nemrods d'Allemagne subissent

un examen au cours duquel ils sont

invités à tirer sur diverses cibles. Celle

qu'on voit ici est celle d'un braconnier»


Minuit DIMAN C HE-ILLUSTRÉ liiuiiiiiiiiiiiiiii"iiiiiitnniuiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiniiiii«iniiiiiniiiiiiiiiiiiitni' 2 iiiiimiiimiiiiiiimi LE 15 SEPTEMBRE 1935 tint tint m

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Les Vers...

il

...invisibles

Vous pouvez croire que votre enfant n'a pas

de Vers, parce qu'il existe des Vers qu'on ne

peut voir qu'au microscope. Le succès du

Vermifuge Lune est dû à ce fait qu'il tue tous

les Vers, même les microscopiques. Lies Vers

eont dangereux, car ils empêchent l'enfant de

ee développer normalement. Dans tous les cas

de nervosité, manque d'appétit, constipation,

cauchemars, salivation exagérée la nuit, pensez

aux Vers et administrez une cure de

Vermifuge Lune. C'est le plus puissant des

r

Vermifuges connus et le plus doux des laxatifs

»ur les enfants. La cure complète coûte

francs chez votre pharmacien.

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LE 15 SEPTEMBRE 1935 lltlllllllllllllllllllllllllllllllllllflllltlllllllllll UIIIHIIIIIHIHIIIIIlIMUIIMJUUJinillIMMIHIII* JIUnNl.nillHIHIllliniilÉllllHIIHI!MIUilMillW^rtMIMPIMMIHIMIUMinillHinili, JTREIZIEME ANNÉE : N° 655 MIIIWHUl

DIMANCHE

ENTRE NOUS

LE prince dè Galles vient de

faire un assez. long séjour à

Cannes où son grand, sinon son

seul souci, a été de se mettre à

l'abri de l'indiscrétion des photographes.

L'an dernier, après avoir

passé l'été à Biarritz, le prince disait

:

— Tous les Français sont photographes...

Sans ça, la France serait

le pays le plus charmant du

monde. Après le royaume de mon

père, bien entendu !

Son Altesse exagérait un peu :

la photographie compte même

bien moins d'amateurs en France

qu'en Angleterre. Toutes les «miss»

n'ont-elles pas un kodak ? Et le

prince de Galles est-il bien certain

que les mitrailleurs et mitrailleuses

dont il redoute le feu sont

Français ? Il est probable que nombre

de ceux ou de celles qui, à

Cannes, à Biarritz et ailleurs, braquent

vers lui leurs obsédants objectifs

deviendront quelque jour

ses sujets et ses sujettes...

On comprend d'ailleurs que l'héritier

présomptif du trône anglais

soit aqacé par tous ces déclics.

D'autant plus qu'il lui arrive assez

fréquemment de ne pas être dans

un costume très... officiel : peu

soucieux d'étiquette, de décorum,

le prince s'habille ou se déshabille

comme les baiqneurs qui en prennent

le plus à leur aise... Et, dame,

il ne tient pas trop à être photographié

dans Cette tenue désinvolte.

D'autant plus que tous les indiscrets

ne sont pas de simples

amateurs. Nombre d'entre eux sont

des reporters de lobjectif et leurs

photos — où Son Altesse apparaît

parfois sous un aspect assez... inattendu

—■ sont publiées dans des

journaux, des magazines répandus

partout.

■ — Et puis, dirait le prince de

Galles, n'ai-je pas le droit de vivre

en simple particulier ? Tout le

monde demande la paix... Est-ce

• qu'on ne pourrait pas me l'accorder

?

Avoir son portrait dans les gazettes,

être « assailli par les reporters

», c'est le rêve de bien des

qens, stars « en herbe », écrivains

las d'être méconnus, sportifs qui

voudraient être olympiques et prennent

déjà des airs olympiens, politiciens,

chirurgiens, peintres, etc.,

avides d'une réclame somme toute

commerciale. >

Et il y a l'assassin qui finit par

avouer :

— J'ai fait ce que i ai pu pour

qu'on parle de moi dans les journaux

!

Aussi est-il enchante de poser

devant les photographes qui le

quettent dans les couloirs du Palais.

Et son avocat ne se fait pas

prier pour entrer «dans le champ»...

Seulement, on se lasse, à la longue,

d'être ainsi placé sous le projecteur

de l'actualité. C'est que

certaines personnalités sont vraiment

les victimes de leur situation

sociale, de leur vedette, de leur

gloire... Elles ne s'appartiennent

plus ; perpétuellement observées,

entourées, importunées, elles aspirent

à une liberté que ne peut leur

procurer un incognito toujours très

approximatif.

C'est le cas des monarques, des

princes, des princesses que notre

démocratie contemple avec une obsédante

admiration. Leur sourire

est tout professionnel et on comprend

que, parfois, ces Majestés,

ces Altesses soient excédées de leur

rôle : Ah ! ne plus être en représentation,

aller, venir, flâner à sa

guise, comme une personne naturelle...

Encore les rois d aujourd'hui

peuvent se soustraire de temps en

temps à cette tyrannie... Mais songez

à l'existence de Louis XIV vivant

en public, ne pouvant même

pas changer de chemise dans l'intimité

!

C'est pourquoi le prince de Galles

n'a pas trop à se plaindre...

Les « dauphins » d'autrefois

n'avaient pas à redouter les photographes,

mais ils étaient tout de

même bien moins libres que lui !

CLÉMENT V AUTEL.

a

i ta us les eenos... ick

LE CROIRIEZ-VOUS 7

VEZ-VOUS lu la dernière œuvre : « Food of the

A Gods » (la Nourriture des Dieux), récemment traduite

en France, du romancier anglais Wells ? Non.

Èh bien ! sachez que dans cet ouvrage, qui est une anticipation

scientifique, l'auteur imagine qu'un savant a

découvert un produit particulier, évidemment mystérieux,

qui a la propriété de faire un géant de celui

qui le consomme. Anticipation, ai-je dit ! Pas tant

que cela, à beaucoup près, puisque le docteur Owntree

et ses assistants de l'Institut médical de Philadelphie

seraient en train d'en faire une réalité, à la

suite des recherches méthodiques qu'ils poursuivent

depuis deux ans. Quel est le produit mystérieux ?

demandez-vous aussitôt. Des extraits de la glande

close appelée thymus et que votre boucher appelle

tout simplement ris. Ce sont des rats qui servent,

comme souvent, d'animaux d'expériences. L'action

des extraits de thymus est telle qu'il suffit de deux

jours aux rats de la dixième génération — les précédentes

ayant été soumises au traitement — pour

développer totalement leur pelage et leur dentition,

tandis que le temps normal est d'environ quinze

jours. Les rats de cette dixième génération sont trois

fois plus forts et plus gros que les rats ordinaires

du même âge. Alors que ces derniers sont encore

sous la tutelle de leurs parents, les rats traités ce

suffisent à eux-mêmes. Imaginez ce qu'on va obtenir

lorsqu'on va appliquer, comme on en a l'intention,

la méthode aux enfants ! Des pygmées, on fera

des géants.

L'AMATEUR D'AUTOGRAPHES

LES illustres hommes d'Etat groupés à Genève, soit

pour la session soit pour l'assemblée des nations,

sont « veillés », comme on dit en Suisse, par la police

helvétique et par des contingents d'agents en uniforme.

La police locale genevoise est toujours renforcée,

dans ces périodes d'affluence, par de braves gardes

ruraux en provenance des localités campagnardes

aVoisinantes. Ceux-ci sont fiers de leur mission et très

« bon enfant ».

L'un d'eux, bien connu, qu'on rencontre de faction

devant le secrétariat de la Société des nations, a la

manie de collectionner les autographes et son carnet

contient notamment une pensée de Briand et un quatrain

de Barthou ; on y voit les signatures d'Austen

Chamberlain et de Stresemann.

Invité par le garde à mettre quelques mots sur son

carnet, M. Laval traça de sa menue écriture ces

quelques mots :

« Après tant d'illustres devanciers, je me sens

devenir ici un personnage historique ! »

Le brave garde rural a un carnet, désormais, qui

vaut cher !

LE COQ DE NOTRE-DAME

PARIS profite de l'été pour terminer sa toilette. Et

certains points de la capitale sont transformés

en chantiers.

Mais on travaille aussi en l'air... et très haut.

C'est le cas des ouvriers qui travaillent à la réfection

de la flèche de Notre-Dame et à la réparation du

coq qui la termine.

Ce coq se trouve à 85 m. 60 du niveau du parvis

et il a fallu monter un échafaudage de conte des Mille

et Une Nuits pour assurer la sécurité de ceux qui vont

le « réramer ». Car le coq de Notre-Dame est en

cuivre repoussé.

Sait-on quelle coq de Notre-Dame n'avait pas eu

de toilette depuis... 1858 ?

A soixante-dix-sept ans, un peu de rajeunissement

ne lui fera pas de mal!

GRANDES MANŒUVRES

PENDANT les dernières grandes manoeuvres de Champagne,

les membres de la commission de l'armée

de la Chambre, conduits par leur président, M. Sénac,

ont survolé à plusieurs reprises, à bord d'avions, le

théâtre des hostilités fictives entre les deux partis en

présence.

M. Sénac et ses collègues se sont convaincus de la

nécessité d'augmenter la puissance de feu de nos

grandes unités, au combat.

Et l'on vit, au cantonnement, M. Sénac et ses

collègues goûter démocratiquement au rata des « bleu

horizon ».

— Cela nous change, dit l'un d'eux en faisant

honneur au repas improvisé, de la cuisine... électorale 1

LE DERNIER MOT

L'AUTRE jeudi, sans vaine publicité, l'Académie française

a mis le point final à la huitième édition de

son Dictionnaire.

On sait qu'une seule question se posait : à la

lettre z, celle de savoir si l'on admettrait le mot zut.

jusqu'ici ce vocable, énergique et impertinent, avait

été ignoré par les Immortels.

Pour le faire admettre, son « parrain », M. Louis

Bertrand, se réclama de l'opinion d'un ancien académicien,

Jean Richepin. L'illustre auteur de la Chanson

des gueux disait que zut était le plus français de tous

les mots... et un des plus utilisés.

Et zut, ainsi soutenu, ne pouvait qu'avoir... le

dernier mot l

SOUVENIRS RAMBOLITAINS

D 'IMPORTANTES

restaurations ont été effectuées, à

l'intérieur du château de Rambouillet, où résident

actuellement M. Albert Lebrun et sa famille.

Cest ainsi que l'on doit à l'érudition et à la technique

de l'architecte du château, M. André japy, le

« réaménagement » de la salle de bains de Napoléon

I" ; d'habiles artistes ont pu, sous sa direction,

restituer aux peintures décoratives tout leur éclat.

On sait que, suivant la légende. Napoléon détestait

l'eau... et les bains.

— C'est bon pour les malades, disait-il...

L'HOMME AUX OISEAUX

SIR MALCOLM CAMPBELL, qui a réalisé récemment,

non loin du Lac Salé, aux Etats-Unis, l'étonnante

et formidable moyenne horaire de 482 kilomètres, est

un passionné de mécanique.

Mais c'est aussi un ami, un grand ami des oiseaux.

Il adore tes canaris et il demeure souvent des heures

en contemplation devant ses volières.

Un jour, un de ses amis le surprit dans cet état :

— Voyez-vous, fit Campbell, l'homme serait parfait

s'il avait des ailes, comme les oiseaux...

Et c'est sans doute pour lui en procurer qu'il s'intéresse

tant à la vitesse, qui en donne !

LE PROBLÈME DES MOTS CROISÉS

HORIZONTALEMENT 2. Telle est souvent la mu-

'■' ■ Bique dite moderne.

X. Brutale et violente ma- 3. Martela ; isolés,

nifestation. 4. Neptune en était muni ;

i n M IT y TI vi m R K XI XI

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.

on ae félicite sans réserve de

ses débordements.

5. Peintre italien de la

Renaissance ; a partir d'un

certain chiffre elles peuvent

assurer une oisiveté dorée.

6. Ancienne arme défensive

; hasard.

7. Absorbé ; espace de

temps ; arbrisseaux méditerranéens.

8. U a le tort de bâtir dans

la lune ; pronom.

9. Exercice d'adresse ; panorama

; désert d'Asie.

10. Fleuve d'Asie ; la

chanson en prête à la boulangère.

; préfixe pour novateurs.

11. Respecter ; article.

12. Crochets ; qui proviennent

des gralne3 qu'on a

semées.

VERTICALEMENT

I. Qui traite chacun selon

ses mérites.

II. Liquide colorS ; o.ui

servent.

IIL Certains ne ! treeptent

P''S mC-me dorée ; câbles de

boutes.

IV. D'autant plus considérable

que les performances

passées ont été meilleures ;

terminaison de participe.

V. Brûle ; monde.

VI. Ministre d'une religion;

aspire avec les lèvres.

VII. Lac ; ont modernisé

l'agriculture.

VIII. Ville d'Autriche ; prophète.

IX. Possessif ; note.

X. Sport.

XI. Sans valeur ; il s'y

trouve des tissages renommés.

XII. Possessif ; temps de

siège.

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Solution du précédent

RErLEXIONS

P AR leur entêtement, leur esprit

borné, certaines personnes méritent

le rapprochement classique

avec la mule.

Sans être foncièrement têtus,

nous savons tous, à l'occasion, nous

montrer tels. La ligne de démarcation

entre l'entêtement et la fermeté

est parfois bien imprécise. Il arrive

à leurs nuances de se fondre l'une

dans l'autre.

La différenciation entre la fermeté

et l'entêtement dépend parfois

du _point de vue où l'on se

place. Ce que nous considérons

comme du loyalisme, ce que nous

proclamons fidélité à nos convictions

est taxé souvent de pur entêtement

par autrui. En pareil cas, ce

n'est plus là qu'une question de

vocabulaire.

Il arrive aux personnes les plus

certaines d'elles-même d'éprouver

des doutes à leur propre endroit.

L'entêté se demandera parfois si

son attachement à ses idées n'est

pas tout simplement de l'opiniâtreté.

La présence en nous de certains

défauts peut nous aider à

établir une discrimination entre la

fermeté et l'entêtement.

L'égoïsme conduit presque fatalement

à l'opiniâtreté. Tout ce qui

est nous est sacré, comment en

renier une parcelle ? Il en coûte à

notre amour-propre d'abandonner

aujourd'hui une position pour la

seule raison que nous l'avons occupée

hier. L'orgueil nous pousse

dans le même sens. Il nous plaît de

faire croire que nous avons du caractère

plutôt que de chercher sincèrement

la vérité.

Nul ne devrait avoir honte de

changer d'opinion. On montre parfois

plus d honneur à « retourner

sa veste » qu'à la maintenir sur sol

quand elle vous brûle comme la

tunique de Nessus. En passant au

camp opposé, plus d'un homme

droit a montré qu'il était conduit

par la raison, qu'il était attaché aux

réalités plutôt qu'aux satisfactions

de l'amour-propre.

Pourquoi seriez-vous contraint de

penser samedi ce que vous pensiez

lundi ? jeudi n'a-t-il pas son mot à

dire dans l'affaire ? II y a autant de

chances pour que vos premières

convictions aient été erronées que

les dernières en date.

Pourtant nul ne niera qu'il n'y ait

quelque chose de pénible dans le

spectacle d'un homme qui va de

gauche à droite, puis retourne à

gauche, qui penche d'une religion à

une autre. Il y a des principes auxquels

on doit tenir coûte que coûte.

Mais il y a de la marge entre l'oscillation

perpétuelle et l'attitude du

fossile enchâssé dans sa pierre. Il

ne faut pas avoir peur de se demander

si nous défendons nos principes

parce que nous y croyons ou

parce que nous y avons cru.

L'esprit partisan nous mène

aussi à l'entêtement. On se lance

souvent dans un parti par paresse

intellectuelle, timidité méfiante de

soi. Un parti fournit la foule moutonnière

de convictions artificielles,

d'un programme d'idée tout fait.

A des gens incapables de penser

on présente une bannière. Ils la

suivent sans se demander si elle les

conduit là où ils veulent aller.

Avec une bannière, on obtient de

maints esprits une adhésion qu'on

n'aura jamais avec d'excellents arguments.

Et pourtant que de causes mesquines

motivent bien souvent notre

fidélité au drapeau, quel qu'il

soit, que nous avons une fois

adopté. La peur de se faire remarquer,

railler, la crainte aussi de subir

quelque dommage matériel,

tiennent parfois les hommes attachés

à des opinions auxquelles,

dans le fond de leur cœur, ils ont

depuis longtemps cessé de croire.

La terreur de se singulariser est

même généralement le plus fort

des mobiles. On ne veut pas être

traité d'original, comme s'il était

ridicule de marquer quelque personnalité.

Le jour où vous vous

rendrez compte que la fermeté de

vos principes dépend de raisons de

cet ordre, prenez votre courage à

deux mains et suivez votre véritable

conviction.

FRANK CRANS.


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femme a bougé deux fois dans la

nuit. Il se signa. « C'est la première

fois que je fais le signe de la

croix », ajouta-t-il d'une voix

faible.

— Virmoutiers, il faut jeter cette

femme à la mer.

— le ne mettrai pas la main

stlr elle..., oui, je crois qu'il vaudrait

mieux pour nous tous qu'elle

fût jetée à la mer, mais moi je ne

veux pas y toucher d'un doigt.

— Elle ne bouge .pas ! dis-je

encore après avoir longtemps regardé

le visage exsangue de la

morte.

Et tout d'un coup, je me mis à

frémir de la tête aux pieds. D'un

commun accord, Virmoutiers et

moi, nous nous enfuîmes vers l'arriére

dans une course éperdue. La

peur nous mordait à la nuque.

Nous demeurâmes quelques

minutes haletants, incapables

de prononcer un mot,

la bouche ouverte et les yeux affolés.

Pain Noir et Tom Watson

gisaient à terre et ronflaient

comme des pourceaux.

— Elle a bougé, haleta Virmoutiers,

tu vois qu'elle a bougé. Sauvenous,

mon petit Benic. La malédiction

du Seiqneur est sur nous. .

— Ses lèvres se sont entr'ouvertes...,

je crois bien l'avoir vu.

Que faut-il faire, Virmoutiers ?...

Oh ! pourquoi suis-je venu perdre

ici mon corps et mon âme ?

— Toi seul peux nous sauver,

Louis-Marie, car tu es le plus innocent...

Tu n'as pas de sang innocent

sur les mains... Si la Sainte

Viergé protège cette jeune fille,

toi seul ' peux implorer notre pardon.

Mes lèvres tremblaient. Je balbutiais

des prières confuses.

— Peut-être avons-nous mal vu,

pensai-je.

De gros nuages livides et gonflés

d'eau comme des outres couraient

dans le ciel. La tempête apprêtait

son artillerie. Les nuages

nous cernaient de tous côtés. Il

fallait agir et réveiller nos compagnons

endormis. Je poussai du pied

Tom Watson et Pain Noir. Ils

grognaient leurs injures habituelles,

car nul rêve enchanteur ne venait

peupler leur sommeil.

— Debout ! debout ! criai-je.

Je les secouai violemment. Ils se

levèrent sur leurs jambes mal assurées

et me contemplèrent, cherchant

à comprendre ce qui leur

arrivait.

— Du rhum ! demanda Pain

Noir. - •'• '..}

Il tâtonna autour de lui, trouva

la cruche et but. Cela sembla le

remettre d'aplomb.

— Pain Noir et Watson, écoutez

bien, leur dis-je... La tempête

est au-dessus de nous. Et la morte

a jeté sur nous le reqard de Dieu.

— Nous sommes perdus, dit

Pain Noir. Ce damné Anglais a

attiré la malédiction du ciel sur nos

têtes avec ses infernales manigances.

Nous décidâmes Pain Noir et

Watson à nous accompagner. La

sécurité relative du gaillard d'arrière

nous redonnait confiance et

nous commencions à douter de la

réalité de ce que nos yeux avaient

vu.

Nous demeurâmes tous trois immobiles,

regardant intensément la

jeune fille qui n'avait pas changé de

place. Nos nerfs étaient tendus et

nos bouches vides laissaient passer

tin souffle rauque. Et cette fois

nous vîmes nettement le miracle

s'accomplir. La bouche pâle de la

morte s entrouvrit, elle découvrit

ses dents toutes petites, les paupières

bleuies se levèrent lentement

et un reqard aigu, surnaturel,

nous pénétra le cœur comme un

fer rouge. Nous ne pûmes que

tomber à genoux, le visage enfoui

dans nos mains.

Alors la jeune fille se leva. Elle

marchait comme une automate.

Nous la vîmes gravir l'escalier du

château de poupe. Elle s'appuya,

comme si elle allait défaillir contre

une balustre et regarda lentement

autour d'elle. Nous la vîmes prendre

le porte-voix de Mathieu

Miles, et d'une voix ferme, qui

sonnait clair, elle commanda :

« Appelez l'équipage au poste de

manœuvre ! »

Nous ne pouvions en croire nos

oreilles.

— Cours prévenir Mil es, me

murmura Virmoutiers.

OUS sommes en 1756... Au

N lendemain de la mort de

son père, marin breton, mort

en mer, le petit Louis-Marie

Bénie, âgé de quatorze ans,

quitte Kerninon, où son oncle

tient une auberge assez mal

fréquentée et dont l'enseigne

porte ces mots : « Au. Bon

Chien Jaune ». C'est dans ce

milieu des plus troubles que

Louis-Marie fera ses débuts.

Il s'embarque ensuite clandes-

Je descendis quatre à quatre

pour m'acquitter de cette commission.

J'entrai sans frapper dans la

cabine du forban, tout en évitant

fort à propos une lourde botte de

mer qui salua mon entrée.

— Que veux-tu, petit suppôt du

Diable, hurla l'ivrogne.

— Capitaine..., la morte... la...

— Quoi, quoi ! bredouilla le

RÉSUMÉ DES CHAPITRES PARUS

tinement à bord d'un bateau

dont la cargaison demeure

mystérieuse. Le capitaine Mathieu

Miles informe les

hommes qu'ils auront à s'embarquer

le lendemain, et Louis-

Marie se trouve engagé dans

une nouvelle aventure. Le

bateau prendra en effet un nouvel

aspect, celui d'un navire

de pirates. Les hommes revêtent

alors un sinistre déguisement,

qui leur donnera la

skipper Miles encore plus blafard

qu'à son ordinaire.

— Venez, capitaine. Mais nous

sommes bien damnés.

Il me suivit sur le pont et resta

pétrifié en apercevant la jeune fille

droite et calme à la place même

qu'il occupait pour commander la

manoeuvre du Hollandais-Volant.

— Amenez cet épouvantail, fit

silhouette d'un squelette. La

bataille s'engage et aboutit au

succès des pirates. Louis-Marie

prépare son évasion et parvient

à gagner la terre. Une

petite maison est proche et le

jeune homme, qui " espère y

trouver asile et repos, s'achemine

vers elle. Mais il est

obligé de regagner son bord.

(Voir le début de ce roman

dans les numéros de Dimanche-

Illustré depuis le 4 août).

la voix mélodieuse, et du doigt la

jeune demoiselle indiquait notre

funèbre pavillon.

Ce fut Virmoutiers qui déhala la

drisse et amena nos couleurs.

— Mon Dieu, madame la Sainte,

fit le capitaine Miles, dont les idées

combinées avec les fumées de

l'alcool avaient du mal à se faire

jour, madame la Vierge — car sans

Amenez cet épouvantail. dit la jeune fille, et. du doigt, elle indiquait notre funèbre pavillon.

doute, comment dirai-je sans vous

offenser, nous ne sommes que de

pauvres mariniers et nous ferons

brûler cent cierges à Sainte-Anne

d'Auray, en Terre Sainte, afin

d'apaiser votre âme.

Mathieu Miles faisait peine à

voir. Le colosse était devenu plus

faible qu'un petit enfant. Pour être

juste, notre attitude ne semblait

guère plus résolue. Tous les hommes

de l'équipage se trouvaient

maintenant réunis sur le tillac. Leur

âme abjecte mais d'une étonnante

simplicité voyait dans cette résurrection

miraculeuse le châtiment

de leurs crimes et de leur impiété.

Ils baissaient les épaules devant

cette frêle jeune fille à leurs yeux

divine et qui leur dictait la loi.

Tout d'abord, celle que nous

pensions une morte ressuscitée fit

jeter à la mer tous nos oripeaux

macabres : les masques à tête de

mort et les maillots peints à la ressemblance

d'un squelette.

— Piétinez vos infamies ! disaitelle

de sa voix douce, que nous

pensions d'outre-tombe. Beaucoup

d'entre nous n'avaient jamais, avant

cette nuit, entendu la douceur d'une

telle voix.

Ensuite elle commanda la manœuvre.

Et nous grimpâmes dans

es haubans comme des anges,

éperdus du devoir de bien faire et

de sauver notre, âme.

L

{ tempête chargea sur nooa

comme nous prenions de la

toile. Il fallut se cramponner

aux vergues pour ne pas être

emportés par les lames énormes

qui se cabraient devant nous

comme de gigantesques coursiers

couverts d'écume.

Le ciel était noir tel de la poix.

Ni les uns ni les autres ne savions

où nous allions et quelle était la

bonne route, nous étions perdus

dans la tempête au large d'Ouessant,

mais nous avions confiance

dans la belle et angélique fille

blonde dont la voix, claire dominait

les hurlements du vent et nous

réchauffait le cœur.

Nous luttâmes toute la nuit contre

la fureur des éléments déchaînés.

Au petit jour la mer s'apaisa.

Un faible soleil éclaira d'une lueur

livide la réalité des choses et nous

constatâmes avec surprise que notre

navire naviguait entre deux

rives bordées d'arbres et de petits

villages encerclés de chemins

| creux. Il nous fallut quelque temps

|f avant de nous rendre à l'évidence

de la situation.

Le doute n'était cependant plus

possible. Depuis plus d'une heure,

ayant bon vent arrière, ce qui nous

donnait de la vitesse, nous naviguions

dans le goulet de Brest et

devant nous s'arrondissait la rade

rose et verte dans la lumière du

petit matin.

Alors la colère gonfla nos veines

et le sang nous monta à la tête.

Furieux d'avoir été dupés comme

des enfants, nous nous précipitâmes

sur l'étrange fille qui nous

avait conduits vers cette disgrâce.

C'est alors que la plupart des

morts que nous avions toujours

abandonnés sur le qaillard d'avant

sans plus nous soucier de leur personne

se levèrent et le mousquet à

la main nous tinrent à distance respectueuse.

Nous étions sans armes. Les

morts, qui n'étaient que des soldats

maquillés par ruse bien avant le

combat, riaient entre eux du succès

de leur entreprise. Un coup de canon

tiré du château les avertit

qu'ils étaient attendus.

Quant à nous, mornes et abattus,

nous ressemblions à des renards

capturés par une poule.

Les soldats qui s'étaient introduits

à bord du Hollandais-Volant.

grâce à leur propre ruse et arâce

à notre propre sottise, nous firent

ranger, Mathieu Miles en tête, à

l'avant du navire.

Ensuite de quoi, quelques-uns

d'entre nous, sous la menace des

fusils, furent employés à la manœuvre

et rangèrent le vaisseau à

quai à l'entrée de la Penfeld. Une

compagnie de soldats et une foule

de bourgeois nous attendaient sur

la rive.

On criait de partout : « Vive la

Chevalière '. »

La chevalière, debout à l'avant,

saluait la foule et souriait.

PIERRE MAC ORLAN.

(Illustrations de M. SAUVAYRE.).

{A suivre.)


DIMANCHE-ILLUSTRÉ -.,„ " 8 "^

BONNE PÂ _

[PAR BRAN NE R

IL NE FAUT PAS PUE NOUS

LE LÂCHIONS 51 JE VEÙX

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Copyright par Dimaiicfte-niustré, Chicago Tribune.

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C'EST MA VESTE

QUI EST

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compo/ez le ï&bleeuj ci-de//u/.

METTEZ du BOUGE dan/ le/ ca/e/ ou ily&|e/iqne +

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Dan/ le/ ca/e/ ou il y a plu/ieury /igné/, meHez en

le/ m élan géant le/ couleur/ corre/pondant a ce//igne/

Cii»a.gre - Crème

le plus économique


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M........ DIMANCHE-ILLUSTRÉ

L

Commznt étaient velus les soldats

de la Grèce antique ?

E soldat du second plan est un soldat d'infanterie

légère ou peltaste. Ce nom vient

du nom de son bouclier léger (pelta). Il est

vêtu d'une cotte d'étoffes croisées, ornée de

dessins de couleurs vives. La ceinture est en

bronze. Une tunique à plis réguliers dépasse

les lambrequins de la cotte. Les garde-jambes

ou cnémides sont en étain. La chaussure est

faite de lanières de cuir. Le casque en bronze

est muni d'un nasal. Son pourtour inférieur est

en crin rouge, ainsi que la brosse du cimier

et la crinière. Ses armes sont une courte épée

suspendue à un baudrier et deux javelots dont

les hampes sont garnies d'une boucle de cuir

ou amentum.

Le soldat du premier plan est un archer.

Par-dessus sa tunique il porte une sorte de

brigantine en cuir. La coiffure, la ceinture et

son porte-hache, les garde-jambes, sont également

en cuir. Le bras gauche est protégé de la

vibration de la corde de l'arc par un brassard

de bronze, en plus de son arc (sinuosus) et de

son carquois, l'archer est armé d'une courte

épée et d'une hachette.

Le carquois se portait soit sur le dos l'ouverture

du côté droit, soit à hauteur des reins

l'ouverture à gauche, soit en travers du dos

l'ouverture à droite.


Quelles sont les conditions d'accès à remploi

de sténo-dactylographe au minis-

tère des Colonies ?

OUR devenir sténo-dactylographe au minis-

P tère des Colonies, il faut avoir dix-sept ans

au moins et trente ans au plus, au 1" janvier

de l'année du concours, aucun diplôme n'est

requis, le concours comporte : une composition

française, une épreuve d'arithmétique,

une épreuve de sténographie et une épreuve

de dactylographie, les traitements varient de

9.500 francs à 15.000 francs en première classe.

^

Si une assurée sociale, âgée de cinquantequatre

ans, veuve, ayant travaillé jusqu'à

ce jour, mais ne devant plus travailler,

allant habiter chez ses enfants,

pout continuer ses versements comme

assurée facultative ?

'ASSURÉE qui cesse définitivement de tra-

L vailler ne peut continuer ses versements,

ni être admise à l'assurance facultative. Elle

doit demander ea radiation de l'assurance

obligatoire. La rente de cotisation reportée à

son compte « Vieillesse » lui sera allouée à

l'âge de soixante ans.

^

Quels sont les devoirs d'un conseiller municipal

?

ES obligations d'un conseiller municipal

L sont les suivantes :

1° L'assister aux délibérations du conseil ;

2° De remplir les fonctions dévolues par

la loi à certains conseillers. Par exemple :

faire partie d'un conseil de revision ou d'un

jury.

La sanction, si le conseiller se soustrait à

l'accomplissement de la fonction, ou ne répond

pas à trois convocations successives- aux

séances du conseil, le tout sans motif légitime,

est la « démission » prononcée d'office

par le préfet.

»> ,

Quelle est la recette du gâteau basque ?

RÉPAREZ une pâte à foncer avec les pro-

P portions suivantes :

500 grammes de farine :

250 grammes de beurre ;

250 grammes de sucre en poudre ;

. 2 œufs, entiers. 6 jaunes d'œuif ;

Un zeste de citron râpé ;

Un verre de rhum-

Ayez la patience de travailler cette pâte

pendant une demi-heure. Confectionnez, d'autre

part, une crème pâtissière en employant :

Un demi-litre de lait ;

200 grammes de sucre en poudre :

6 jaunes d'oeufs ;

Un bâton de vanille ;

Un verre de kirsch.

Foncez le3 moules à tarte préalablement

beurrés sur un bon centimètre d'épaisseur.

Ajoutez votre crème refroidie.

Rerorvrez le to»t soit avec des bandelettes

de pâte, soit avec une couche complète de

pâte d'un centimètre d'éDaifeeur.

Faites cuire à four doux pendant une demiheure

ou plus jusqu'à cuisson complète.

Démoulez If-rsque votre gâteau est froid.

je voudrais

bien savoir...

Quel est le nom du Français qui inventa

le compas de Lindbergh ?

E compas dont se servit Lindbergh lors de

L sa victoire sur l'Atlantique et qui lui permit,

ainsi qu'on s'en souvient, d'aborder l'Irlande

avec une lieue d'écart seulement, était

un compas à induction terrestre, dont le principe

fut . dû au Français Dunover (1906),

Voici d'ailleurs, d'après M. Edmond Blanc,

ingénieur de l'aéronautique (dans son livre

Toute l'aviation), le principe de cette invention

:

Prenez un induit de dynamo isolé avec son

collecteur «et ses balais. Faites-le tourner :

le champ magnétique terrestre (remplaçant

celui des aimants de la dynamo) déterminera

entre les balais un certain voltage. Modifiez

l'orientation des balais, par rapport à la direction

Nord-Sud ; l'induction magnétique variera,

et, par suite, le voltage entre lej

balais.

Plaçons alors cet induit sur l'avion et assurons

sa rotation par une génératrice à

moulinet. L'induit tournant jouira des propriétés

du gyroscope et restera vertical au

cours des virages et oscillations.

Un transmetteur de caps gradué est relié

par cardan et vis sans fin à l'engrenage

porte-balai3. On amène le cap voulu en face

d'un index fixe. Les balais,_ déplacés, accusent

un certain voltage révélé Dar le millivoltmètre

de la planche de bord. Le pilote

manœuvre alors l'avion pour amener au 0

1 aiguille du millivoltmètre. A ce moment les

balais sont dans la direction du Nord-Sud

magnétique et l'avion prend le cap voulu.

Le moindre écart par la suite déplacera l'aiguille

du voltmètre.

Quelles sont les grandes artistes qui ont

brillé dans ta Phèdre de Racine ?

A CHAMPMESLÉ, qui créa le rôle ; Clairon,

L Rachel, -Sarah Bernhardt.


Comment dorer des tranches de livres ?

EDRESSER les cartons ; puis, serrer vigou-

R sement les feuillets dans une presse à

main, du type serre-joints de menuisier (ce

qu'on appeile d'habitude un sergent) ; gratter,

avec un grattoir particulier à lame

d'acier, la surface de la tranche, de manière

à faire disparaître les bavures du papier.

Brunir, une première fois, avec un brunissoir

d'agate. Badigeonner légèrement avec la

mixture appelée assiette, formée de bol d'Arménie

(argile rouge intense additionné de peroxyde

de fer) mélangé à de l'eau à laquelle

on a ajouté une solution de blanc d'oeuf. Ne

pas la laisser sécher et brunir une deuxième

fois. Appliquer, finalement, une feuille d'or

et tamponner, avec beaucoup de précaution,

avec du coton. C'est maintenant qu'il faut

laisser sécher, pendant environ six heures.

A ce moment, brunir définitivement ; lisser,

d'abord légèrement, puis frictionner avec un

linge fin recouvert d'une légère couche de

cire blanche ; enfin,, brunir vigoureusement,

ce qui-; ne. risque pl"s d'enlever la dorure,

celle-ci adhérant suffisamment au papier

pour ne plus s'en détacher.

! T

Quand fut construit F Arc de Triomphe de

l'Etoile ?

APOLÉON décida son érection le 12 février

N 1806, sur les plans de l'architecte Chalgrin.

Les travaux commencés aussitôt furent

abandonnés sous la Restauration et repris

soue Louis-Philippe. L'inauguration de l'Arc

eut lieu le 29 juillet 1836.


Quelle est l'origine du substantif : un supporter

?

E substantif est surtout employé dans le

L langage sportif. Avec juste raison, d'ailleurs,

puisqu'il a une origine sportive.

Jadis, en Angleterre, les combats de boxe

se disputaient a poings nus et généralement

en plein air. Le ring était constitué par quatre

piquets plantés à même le sol.

Les boxeurs n'avaient pas de siège pour

s'asseoir entre deux rounds.

Pour permettre à un boxeur de se reposer,

un de ses seconds était spécialement désigné.

U . mettati un genou à terre et le

boxeur prenait place sur ce genou.

Ce second qui supportait le pugiliste était

le... supporter.

Le mot est resté tout en adoptant un sens

plus général et plus figuré.


LE 15 S.cPTn?tlBRE 1935 , ' ,|| » ,||,| »"»»»»»'''i">i""MHMitiiiiiiiiiiMtiiiui»iiiiniiiMiiiiiiitiiiHiitiiiiiiiiiiitiiiiw J J uiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiniiiitiiiiiHtiiitiiiiiiiiniiiiiriiutiiitiiitiiniiiiiiiiiiiiiiuiiiiiniiiiiiNtiJiiiMi DIMANCHE-ILLUSTRÉ

Histoire

LTsÏÈGE DE SÉBASTOPQL

LE 10 septembre était l'anniversaire du

jour où les troupes françaises plantèrent

le drapeau tricolore sur les ruines abandonnées

et fumantes du sud de Sébastopol.

La première tranchée des Alliés : Français,

Anglais et Turcs, avait été ouverte le

9 octobre 1854. Il avait fallu se mettre à

faire la guerre de siège parce qu'on n'avait

pas su utiliser la belle victoire de' l'Aima, le

20 septembre. Chaque jour de retard avait

été mis à profit par l'ingénieur russe Todt-

LE MARÉCHAL PÉLISSIER

leben pour improviser de3 défenses, tels les

fameux « Mamelon Vert » et « Tour de

Malakoff ». Et, sur ce champ de bataille, la

guerre devint, suivant le mot du général

Pélissier, venu ultérieurement d'Afrique

pour commander en chef, « la lutte persistante

de deux armées marchant l'une contre

l'autre en remuant de la terre ». De fait, il

fallut faire 80 kilomètres de tranchées pour

approcher des premiers ouvrages russes.

Le siège fut fécond en épisodes dramatiques

: Balaklava (25 octobre), où, malgré

son héroïsme, la brigade anglaise de cavalerie

légère de Cardigan fut anéantie ;

Inkermann (5 novembre), où la situation,

un instant compromise, ne fut rétablie que

grâce à l'arrivés des zouaves du général

Bosquet ; les âpres luttes autour de la

« Batterie de l'Abattoir », au surnom tragique,

mais mérité. L'hiver, très rigoureux,

et les fata'es contagions avaient peuplé de

ma'.ades les hôpitaux de Constantinople.

Le 23 janvier 1855, la France et l'Angleterre

acceptaient l'envoi en Crimée de quinze

mille Piémontais, qui devaient avoir une

belle tenue sur la Tchernaïa, à la bataille

du pont de Traktir.

Après de longs travaux d'approche organisés

par le général Niel, le bombardement

général commença le 6 juin. Le 7 juin, le

général Pélissier ordonnait l'assaut général :

le Mamelon Vert fut pris, mais la Tour de

Malakoff ne tomba que le 18 juin, à la suite

d'une affreuse mêlée, pour être aussitôt

reprise par les Russes. L'émotion fut très

vive à Paris. C'était au moment de l'Empire

autoritaire ; l'acteur comique Grassot fut

appréhendé pour avoir dit, dans un café où

on lui faisait quelque peu attendre la

consommation qu'il avait commandée :

« C'est ici comme à Sébastopol, on ne peut

rien prendre. » L'empereur songea un instant

à destituer Pélissier.

Mais les assiégés étaient épuisés ; Kornilof,

Nakhimof avaient été tués ; Todtleben,

l'âme de la défense, était grièvement blessé.

Deux violents bombardements de plusieurs

Jours de durée, mettant en œuvre huit cents

pièces, du 17 au 21 août, puis du 5 au 8 septembre,

incendiant plusieurs quartiers, faisant

sauter bâtiments en rade et casemates

de poudre, précédèrent l'assaut final. La

mêlée fut longtemps indécise, tant on y

mettait de part et d'autre d'ardeur, mais

Gortschakof et Olten Sacken, sentant la

poursuite de la lutte impossible, se retirèrent

dans la partie nord de la ville, sans capituler

et sans subir de nouvelles attaques.

Quelques jours plus tard, Pélissier, qui

avait failli être cassé aux gages, recevait

de fempereur le bâton de maréchal de

France et le titre de duc de Malakoff... A

quoi tient une carrière !

Chimie

TË GAZ BUTANE

E gaz butane, dont l'emploi est si plein

L d'intérêt pour les personnes qui échappent,

soit de manière permanente, soit

temporairement, au service du gaz d'éclairage,

est un hydrocarbure saturé (Cn H2n+2)

de formule C4 H10, qui existe dans les pétroles

d'Amérique en même temps que l'éthane.

Ainsi se trouve-t-il dans les gaz naturels,

longtemps perdus, qui s'échappent des gisements

de pétrole d'outre-Atlantique.

Dès qu'on s'est aperçu de la valeur de ces

gaz, on les a, soit canalisés et distribués

directement (Pittsburg, en Pensylvanie, n'eut

pendant longtemps pas d'autre gaz public),

profitons de nos

loisirs pour nous

instruire un peu

soit traités pour l'extraction des gazolines

naturelles et du butane (préféré au profane

C3 H8, soit par compression, soit par absorption

ou adsorption.

D'une densité de 0,576, le butane est un

gaz essentiellement liquéfiable. A 20°C sa

tension de vapeur est d'environ 2 kg.; son

pouvoir calorique à l'état gazeux est de

30.000 cal. par mètre cube et de 12.000 par

kilogramme. >

Autrement dit, il y a équivalence octre

1 mètre cube de butane gazeux et 6,7 mètres

cubes de gaz à 4.500 cal. et 1 kg. de butane

équivaut à 2,64 N3 à 4.500 cal. Lourd (densité

: 2,04), le butane présente comme avantage

de n'être pas toxique.

Le butane actuellement distribué en France

vient d'Amérique. Il n'en sera pas toujours

ainsi, puisque les licences d'importation et

de raffinage vont mettre en notre territoire

des milliers de tonnes d'huiles brutes américaines,

desquelles le cracking permettra

d'isoler du butane marchand. Pour le moment,

stocké à Petit-Couronné (près de

Rouen) dans de grands réservoirs, il est

liquéfié pour l'expédition et la vente.

Celle-ci se fait par bouteilles de 25 kilos

(poids brut) qui contiennent chacune 13 kg.

de butane, soit l'équivalent de 35 m3 de gaz

à 4.500 cal.

Les postes d'abonnés comportent généralement

deux bouteilles munies chacune d'un

détendeur, l'une d'elles étant en réserve. Le

détendeur a pour effet de régler la pression

du gaz à une valeur constante, un indicateur

de niveau (aiguille solidaire d'un piston

interne) donne à chaque instant et pour chaque

bouteille le volume de gaz restant.

Celui-ci arrive sous une pression de

200 mm. environ aux appareils d'utilisation.

Ceux-ci (réchauds ou cuisinières) ont le

même aspect que les appareils utilisés pour

le gaz de ville. Seuls, les brûlèurs sont différents,

car le butane ayant un pouvoir calofiique

de 30.000 cal. exige pour brûler complètement

31 fois son volume d'air.

Le butane est le gaz de l'avenir pour les

campagnes où le peu de densité des populations

ne justifie pas la création d'un réseau

producteur et distributeur de gaz d'éclairage.

Ailleurs, il préparera à l'emploi de ce dernier,

il en sera, suivant le mot de M. Laurain,

ingénieur de la Société du Gaz de

Paris, le « fourrier ». Il se recommande

également au désir de confort des personnes

pouvant être temporairement isolées (camping

prolongé, yachting, etc.), et désirant

néanmoins bénéficier d'un combustible gazeux.

Histoire naturelle

LE KANGOUROU DOMESTIQUE

OCY a un an. Il est la preuve vivante de

J la domestication possible du kangourou.

Le voici, en effet, qui accompagne, sur le

chemin de l'école, sa maîtresse : la fille d'un

sénateur australien.

A-t-11, dans son petit cerveau, conservé le

souvenir de la poche maternelle dans la-

LE KANGOUROU DOMESTIQUE

quelle, aveugle et ne mesurant que deux

centimètres au plus à sa naissance, il fut

placé aussitôt par sa vigilante procréatrice ?

C'est peu probable.

Mettant les mamelons à portée du museau,

le marsupium, ou poche marsupiale, est une

véritable couveuse artificielle faisant corps

avec la maman kangourou, dont 11 accom-

pagne ainsi tous les déplacements. Le larynx

allongé des petits kangourous remonte dans

les fosses nasales, ce qui leur permet de téter

sans gêne pour leur respiration.

Les sauts successifs qui constituent la

démarche de Jocy, comme de tous les kangourous,

paraissent s'harmoniser assez bien

avec le footing de sa maîtresse.

Le sport au service du public

LA SOCIÉTÉ AIR-BLEU

UIT pilotes éprouvés : MM. Beaujol, Brun,

H Clément, Déglise, Dhé, Llbert, Pomzie,

Richard ; des Caudron « Simoun » à train

d'atterrissage de qualité exceptionnelle (en

raison des escales fréquentes), à hélice à pas

réglable en vol (donnant toujours le meilleur

rendement à la traction : au départ, pour

quitter le sol dans le temps minimum; en vol,

pour obtenir toujours la vitesse la plus efficace,

à radio parfaite), telles sont quelques

données du problème qui s'est résolu par la

création de la Société Air-Bleu : le sport au

service du public.

Une convention, dont le grand animateur

a été M. Mandel, actuel ministre des P. T. T.,

a fait de cette société la collaboratrice de

l'administration pour la création d'un réseau

de communications postales quotidiennes

rapides.

Paris-Lille en 1 h. 50, Paris-Deauville en

1 heure, Paris-La Baule en 1 h. 45, Paris-

REMISE DU COURRIER PARIS-TOULOUSE

Strasbourg en 1 h. 34, Paris-Bordeaux en

2 h. 2, Paris-Toulouse en 2 h. 6, tels sont

les temps que met dorénavant une lettre

jetée dans une boîte - avion de bureau de

poste, de bureau de gare ou de la voie

publique pour parvenir à destination. Encore

comprennent-ils des escales (avec remise et

chargement de sacs) à Arras (Paris-Lille),

Rouen, Le Havre (Paris-Deauville), Le Mans,

Angers, Nantes (Paris-La Baule), Tours,

Poitiers, Angoulême (Paris-Bordeaux), Bourges

et Limoges (Paris-Toulouse), deux à trois

minutes en chaque lieu. Les lettres collectées

entre 9 h. 50 et 10 h. 15, transportées

par automobiles au Bourget, partent pour

toutes directions à 11 h. 30 et parviennent

au terminus des lignes entre 12 Ta. 20 (Lille)

et 14 h. 6 (Toulouse). De là, de rapides

motocyclettes les amènent à leurs destinataires,

à moins qu'il ne soit nécessaire de les

acheminer sur un au delà, auquel cas elles

empruntent le premier train.

Dans la même journée, chaque équipage

fait le retour dans les mêmes conditions : le

courrier de la province parti éntre 15 h. 40

(Toulouse) et 16 h. 35 (Lille comme Strasbourg)

est rendu entre 17 h. 30 et 18 h. 15

à Paris.

Et il n'en coûte que 2 fr. 50 de supplément

à l'affranchissement normal par 10 gr.,

tandis que le plus laconique et le moins

explicite des télégrammes coûte 3 francs. Il

n'en est pas moins vrai que les équipages

qui assurent quotidiennement ces divers services

aller et retour .totaliseront, au bout de

l'an, un certain nombre de kilomètres, réalisant

ainsi, au service de l'intérêt général,

les performances des meilleurs sportifs de

l'air.

En marge de l'aviation

LE VOL HUMAIN

DE tous temps, l'homme a envié les ailes

de l'oiseau. Les légendes de Hanouman,

du prophète Elie et d'Icare nous sont des

preuves incontestables de la très grande

ancienneté de cette hantise.

Léonard de Vinci, ce génie curieux et multiple,

avait imaginé un dispositif qui ressemblait

bien plus à un parachute qu'à des ailes.

Plus tard, Lalande estimait que le vol serait

possible à l'homme, à condition qu'il disposât

d'ailes de 180 pieds de longueur.

Tandis que les théoriciens, auxquels il

convient d'ajouter Marey et Mouillard, recherchaient

dans l'observation du vol des

oiseaux et des insectes les conditions du vol

humain, celui-ci avait ses martyrs, tels : en

1060, Olivier de Malmesbury, bénédictin

anglais ; en 1772, le marquis de Bacqueville,

qui, l'un comme l'autre, se rompirent les

jambes. Au XIX" siècle, les essais furent plus

fréquents, entraînant une plus grande fréquence

des accidents mortels : Leturr à

Londres (1852), de Groof à Crémone (1874),

Otto Lilienthal (dont la vie et la mort ont

été narrés ici), près de Berlin. Mais ces

essais inutiles trouvèrent leur contre-partie

iimrn^.-----fi

M" HÉLÈNE ALBERT FAISANT

UNE DÉMONSTRATION

fiifl

SSlllj:

m

dans la réussite d'Ader avec sa « chauv*»

souris à vapeur »... le premier avion.

Depuis, le formidable essor de l'aviation

et les encourageants résultats du vol à voile

n'ont pas découragé les hommes volants.

Voici qu'on nous annonce d'Allemagne, où

un prix de 5.000 marks, fondé par la Société

Polytechnique, attend le premier vol aller et

retour (entre deux points distants l'un de

l'autre de 500 mètres), qu'à Rebstock (près

de Francfort-sur-le-Mein) un chsf pilote,

M. Duennbeil, a volé en propulsant lui-même

une manière d'avion, à 1 mètre du sol, une

première fois 195 mètres, puis une deuxième

fois 225 mètres.

L'appareil était lancé à l'aide d'un tendeur

en caoutchouc d'une longueur de 20 mètres,

que M. Duennbeil tend et déclenche lui- *

même en dix minutes.

Dans d'autres pays, d'autres audacieux

cherchent pour leur compte la solution du

problème. Voici l'un d'eux, ou - plutôt l'une

d'elles, Mme Hélène Albert (Massachusetts,

Etats-Unis), qui s'est ajustée de3 ailes do

chauve-souris, au moyen desquelles elle démontre

une théorie de vol appelée cosmio

motion et basée sur une loi grecque du mouvement,

tombée, paraît-il, dans l'oubli. On la

voit prenant dédaigneusement son vol sur

le terrain d'Etat d'Anderson, où elle va

s'abattre plusieurs fois, comme un oiseau de

proie sur un champ giboyeux à souhait.

Sports et sportifs

LE CERCLE SPORTIF MESSIN J

L E début de la saison de football 1935-1938

a été marqué par les prouesses du C. S.

Metz (Cercle Sportif Messin), champion de

la division LT (interrégionale) en 1934-1935

et passé, pour cette raison, de haute lutte

en division I (nationale).

Né de la fusion du C. S. Metz et de l'A. S.

Messine, le C. S. Metz a débuté par un coup

de maître en battant (par 5 buts à 3) le

R. C. Paris, classé, l'année dernière, troisième,

derrière Sochaux et Strasbourg. Puis,

le 1" septembre, nouvelle surprise : à Metz,

il battait Sochaux, champion de France, par

3 buts à 2.

Mais il n'est / pas de fortune — même

sportive — qui ne comporte quelque revers.

Le C. S. Messin l'a éprouvé le 8 septembre,

à Marseille, en subissant un échec qui l'a

rejeté — peut-être temporairement —■ au

quatrième rang du classement général. Nous

verrons par la suite s'il est capable d'en

appeler de ce recul.

De l'avis de tous les idoines, le C. S. Messin

possède cette année une très forte équipe.

Il a notamment reçu comme renfort l'excellent

avant centre Van Canaeghem, de Roubaix,

gagnant de la Coupe de France 1933,

et puis l'Autrichien Hanké, inter gauche, qui

forme, avec l'international Nuic, ailier, une

aile gauche redoutable. Il possède également

l'arrière Zehren, en pleine forme, un des

artisans de la victoire sur Sochaux et futur

international de cette année.

Voici, au demeurant, la composition de

l'équipe (entraîneur : Fabian) ;

But : Kappé ;

Arrières : Hauswirth, Zehren ;

Demis : Hibst, Fosaet, Marchs.1 ;

Avants • Rohrbacher, Gottwald ; Van Canaeghem,

Hanké, Nuic.

Le match contre Sochaux avait passionné

tous les amateurs de sport lorrains, à telle

enseigne que la recette atteignit le chiffre

record de 98.000 francs. L'année dernière,

pour Metz-Rouef 1 ) elle n'avait été que de

65.000 francs.


Juiiimnn DIMANCHE-ILLUSTRÉ uimiiiiiiiiiiiimmimilimmimiiMiim^^ 1S •"


■HCIIIKI» LE 15 SEPTEMBRE 1935 v"rr:T:^nr^^'iiiiv*"*-~^:Tt^~'-Tr~^^'iimTiiiw — )3 ■■UIUUUIIIIUUUIIIUH iimnmim —mmi DIMANCHE-ILLUSTRÉ

ENORME ! CHANTAGE

Regarde la photo que ma femme a fait de moi, pendant que je travaillais.

Tu travaillais ? Mais alors, c'est un instantané au 500* de seconde I

(Dessin Inédit de RAFFRAT.)

— Oh là !... tire-moi... je vaia tomber l

— Alors jure que je pourrai aller tranquillement faire ma belote tous les soirs !...

ou je coupe la corde !... CDessin inédit de M. SAUVAYRB.)

EES PETITES ERREURS UN AMI FIDÈLE LE GALANT CHEMINEAU

Voudrais - ru me dire, mon pauvre Eugène,

— Hein, mon brave, la mer n'est pas loin ; on sent

déjà I l'air salin ?

— C'est l'odeur de la poissonnerie... ici on est en

Corrèze !... (Dessin inédit de M. SAUVAYRE.)

i

pourquoi tu racontes à tout le monde que monsieur

*, \ , „

I agent n est pas gentil avec toi... alors que vous êtes

toujours ensemble !...

(Dessin Inédit de HAES.)

A son réveil, M. Portebeau constate

que l'été commence, selon le calendrier,

et que le thermomètre marque

35 degrés

FANTAISIE ESTIVALE

Alors, il essaye son son beau pantalon blanc

beau chapeau de paille et ses souliers idem...

de jeune premier...

(Dessin inédit de LUC-CYL.).

— Vous venez encore pour mendier, vous !

— Madame croyait sans doute que je venais pour

hii demander sa main ? (Dessin inédit de VAN STR^ELEN.)

ainsi que son joli petit

veston à martingale qui

fait si « sport »««

Hélas ! le baromètre n'est pas d'accord

avec le thermomètre et M. Portebeau

apprend qu'il lait un froid de loup et

que le v*ut stfuffle en tempête L.


ut»»»»! DIMANCHE-ILLUSTRÉ •»» 1 1 " I, " mi "" 1 IIIIHIIIItHIIIIIIIIIIIMIIIItlIII 14 iiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiMiiiiHiiiiiiiiiuniiiiiiiiiiiiiinmtMiiiiiiiHiiitiiiiiiiiiiiiiii LE 15 SEPTEMBRE 1935 HHHH

LES BANANES AU GAZ

C

B R l C - A - B R A C

INFORMATIONS DU MONDE ENTIER

HAQUE semaine, environ 10.000 régimes de

bananes parviennent à maturité sous l'in-

fluence du gaz, à Birmingham. Quarante salles

sont affectées à cet usage dans l'un des vastes

entrepôts voisins de la gare. C'est une

courroie convoyeuse qui amené directement

des wagons aux salles chauffées les régimes

de bananes vertes.

La température de ces salles est maintenue

entre 60 et 65. degrés Fahrenheit et la chaleur

émane de becs de gaz réglés par un thermostat

extrêmement sensible. Au bout d'une semaine

environ, les bananes sont parfaitement

mûres, elles sont ensuite sélectionnées par

qualité et dimensions et emballées à raison

d'une centaine par caisse.

Le Petit Journal.

que d'équilibre et tombe. Souvent il se tue.

Ce sont Jes inconvénients d'un métier qui permet

parfois à celui qui l'exerce de faire une

petite fortune en quelques années.

Fait à noter : c'est aussi un métier qui ne

comporte jamais de chômage.

L'Ami du Peuple.

LES ÉMERAUDES DE L'OURAL

L y a une centaine d'années, un paysan de

I Sverdlovsk trouvait dans un champ plusieurs

pierres vertes qu'il ramassa et fit examiner

par un expert, lequel constata qu'il

s'agissait d'authentiques émeraudes. La nouvelle

fut communiquée à Saint-Pétersbourg,

où le ministre compétent décida d'exploiter

sans délai ces mines.

Vint la guerre, puis la révolution. Les mines

demeurèrent abandonnées jusqu'en 1925,

date à laquelle on reprit l'exploitation selon

une méthode rationnelle.

Le directeur de l'entreprise a déclaré que,

jusqu'à présent, des milliers d'émeraudes dun

poids variant de 200 à 1.300 grammes ont été

extraites. Les mines s'étendent sur près de

17 kilomètres.

La Tribune des Nations.

des viticulteurs de Porto avaient exposé de

ces vins historiques : il y en avait qui remontaient

à trois bons siècles, plus vieux encore

que ceux de Poukere qu'on dispense en ce moment.

Ils furent d'ailleurs primés. Les exposants

eurent une aimable et fort originale pensée.

L'Exposition terminée, ils formèrent des

caisses de ce qu'ils appelèrent les vins de la

Révolution de 1789, 1790, 1791, 1792, 1793, et

jusqu'en 1800, et ils offrirent gracieusement

une de ces caisses à certaines personnalités

qui leur étaient sympathiques. Ce n'était pas

une idée banale : elle était bien dans le caractère

portugais. C'était Magalaes Lima, le

grand orateur, qui avait dressé la liste. Jules

Claretie, Maurice Barrés, Marcel Prévost, le

sculpteur Rodin, Raymond Poincaré reçurent

ce présent et on voulut bien me comprendre

dans la distribution, écrit Jean Bernard.

Journal des Cafetiers et Restaurateurs

de la Suisse Romande.

PROBLEMES DE MOTS CROISÉS

Dotés de prix en espèces

incommoder tous les voisins par ces émanations

malodorantes.

Un professeur d'université, M. C.-H. Myers,

a trouvé moyen de produire des choux sans

odeur. Pour mener à bien cette expérience

agricole, dans les énormes jardins de l'Université

Cornell, il lui a fallu 4.000 choux et six

ans d'efforts. Il vient enfin de réussir et il ne

trouve pas qu'il a perdu son temps. Bien des

ménagères vont 6e réjouir du résultat de cea

savants travaux

New-York Herald Tribune.

L'INDE SE MODERNISE

PLANTES FRAICHES

ES douzaines de variétés de rosiers conser-

L vées dans de la cire sont expédiées, en

L'ASCENSEUR A POISSONS

colis élégamment présentés, de tous les coins

E des Etats-Unis. Les pépiniéristes se sont avi-

barrage de Kembs, sur le Rhin, ayant

sés d'une nouvelle méthode d'emballage qui a

L 11 m. 65 de hauteur, il avait été nécessaire

chance de se répandre bien au delà des fron-

d'y construire une échelle pour permettre aux

tières américaines. Ses plantes sont taillées de

poissons migrateurs (saumons, par exemple)

manière à trouver place dans un cache-pot de

d'en remonter le cours. On vient d'adjoindre à

taille moyenne ; les racines, sans contact

cet échelle, qui est d'un type connu, un ascen-

avec la paraffine, sont enveloppées dans de la VINS MILLÉNAIRES

seur (sorte de corbeille) qui remonte les pois-

mousse humide et la partie de la boîte qui les

sons à sec, l'ascension étant faite assez rapi-

N

contient est recouverte de goudron pour con-

a vendu il y a quelques mois, en Pologne, dement pour ne pas nuire au poisson. Cet

O server à la mousse son humidité.

des caves célèbres, celle de Poukere, conte- ascenseur, qui fonctionne au moyen du cou-

Le succès extraordinaire qui a salué l'apnant

les vins les plU3 vieux d'Europe, des vins rant électrique produit par l'usine, a un grand

>arition des roses « de conserve » n'est que

qui datent de 1650. On les prise fort et on débit et son installation est peu coûteuse.

Î e prélude d'une industrie qui promet de pren- parle de 2.000 bouteilles qui atteindront des

dre une énorme extension. Des rosiers, on

Drix fantastiques. Des amateurs sont venus de

Les Echos.

passera à des plantes rares et délicates qu'il

tous les coins d'Europe. Ce sont des originaux

est actuellement impossible d'expédier au loin.

qui ne savent à quoi employer leur fortune. CHOUX DÉSODORISÉS

Il y. en a de cette catégorie. Ces fameux vins 'UN des grands reproches faits au choux,

Scientific American. de Poukere sont, paraît-il, étonnants après L légume par ailleurs plein de qualités pour

presque trois siècles d'existence, et ce sera un qui peut le digérer, est son odeur par trop

ICEBERGS CHAUFFÉS

plaisir de gros financier d'en offrir un verre à accusée. Impossible dans un immeuble, nous

ses amis.

ES icebergs ne sont pas chauffés pour être

ne disons même pas un appartement, de faire

L habités, mais pour être détruits.

A l'Exposition universelle de 1900, à Paris, cuire une agréable plâtrée de choux sans

On sait de quelles catastrophes maritimes

ils peuvent être cause, notamment dans l'Atlantique

nord qu'endeuilla le drame inoublia-

O

ble du Titanic.

Or, un produit, la thermite. qui produit une

chaleur de plus de 3.000 degrés centigrades,

est employée par les « chasseurs d'icebergs »

américains.

Grâce à ce produit, l'iceberg saute et se

volatilise.

Verrons-nous, un jour, employer ce procédé

par les explorateurs polaires ? Il est vrai qu'il

leur faudrait emporter de bien formidables

*M1VIprovisions

de thermite.

Le Quotidien.

RÈGLEMENT

PROBLÈME N° 17

1* Chaque SAMEDI paraîtra dans ce

A 3.000 PIEDS SOUS LES MERS

journal un problème de mots croisés doté

E docteur Beebe est ce savant américain proportionnellement au nombre de partici-

L qui ne cesse de poursuivre avec ténacité

d impressionnantes et périlleuses expériences pants de nombreux prix en espèces :

dans la bathysphère^ c'est-à-dire dans les ré- 2° Le montant total des prix sera partagé

gions liquides avolsinant un demi-mille sous entre les concurrents ayant envoyé une ré-

l'eau. Sa « nacelle bathysphérique » est une ponse conforme à la solution type. La somme

boule de métal juste assez grande pour contenir

deux personnes avec les instruments de revenant aux intéressés leur sera réglée, par

bord. Quelques petites lucarnes de quartz, mandat - carie, dans la semaine suivant la

dont l'une sert de phare sous-marin, y ont publication de la solution type ;

été percées, capables de supporter dix-neuf 3° Les seules solutions admises seront cel-

tonnes de pression. Au cours de la dernière

les Identiques à la solution type déposée a

plongée qu'il a faite, le docteur Beebe a constaté

notamment que l'eau est d'un bleu noirâ- la direction de Dimanche-Illustré sous pli

tre à 300 mètres, et qu'elle devient complète- cacheté avant la publication du concours. La

ment noire à 600 mètres. Des éclairs émanant solution type sera publiée dans Dimanched'organismes

inconnus la sillonnent de toutes Illustré la quinzaine suivante. Tous les mots

parts. Le savant a pu percevoir, en outre, des

monstres aquatiques aux formes les plus utilisés figurent dans le Petit Larousse illustré,

étranges, entre autres des dragons de mer à la dernière édition. Les lettres isolées des mots

queue dorée évoluant avec une rapidité in- définis t articles, notes de musique, particisoupçonnable.pes,

symboles, abréviations et quelques let-

Le Journal de Genève.

tres d'un mot. ne donnent pas lieu à des

POLITESSE CHINOISE

ANS certaines parties de la Chine 11

D convient, si vous êtes Invite dans la maison

d'un homme riche, de jeter les os de

poulet et les noyaux d'olive par-dessus votre

épaule. Si vous les rangiez bien proprement

sur le bord de votre assiette, vous passeriez

pour un malappris, ou, tout le moins, pour un

homme élevé dans un très pauvre intérieur.

En jonchant le sol et les tapis des débris de

votre repas, vous montrez que vous vous faites

une idée exacte de l'opulence de votre hôte.

Vous avez estimé le nombre et l'importance de

son état-major domestique. Vous savez que

dès votre départ la salle verra entrer une

masse de servantes qui nettoieront les dégâts

commis par des Invités fastueux.

Public Speeking.

LES « CUEILLEURS » DE DATTES

ux îles Hawaï existe une profession unique

A au monde. C'est celle des « cueilleurs de

dattes ». C'est une profession qui exige une

rande souplesse de mouvements, un sens par-

fait de l'équilibre, un sang-froid impeccable et

un système nerveux irréprochable. Les autochtones

sujets au vertige sont invités à

choisir une autre carrière.

Les cueilleurs de dattes grimpent à quatre

pattes et à la queue-leu-leu le long de la bran

che souple et étroite et vont détacher les dat

tes au sommet rte ladite branche. Leur salaire

est un des plus élevés qui soient alloués à des

travailleurs aux îles Hawaï dont le commerce

des dattes constitue une des ressources les

plus importantes. En outre, celui qui cueille

la plus grande quantité de dattes dans un panier

reçoit une prime et est particulièrement

honore par les pouvoirs publics.

Quelquefois un de ces « cueilleurs » ma

Un Préjugé de moins

Que de personnes, pensant ne Jamais guérir,

continuent à souffrir des bronches et des poumons!

Il suffit cependant, pour éprouver un soulagement

Immédiat et guérir progressivement, de faire usage

de cette merveilleuse Poudre Legras, qui calme

instantanément les plus violents accès d'asthme,

catarrhe, essoufflement, toux de bronchites chroniques.

Boîte : 5 fr. 25. imp. compr. Ttes pharmacies.

ENCORE UN DISCOURS !

Mais combien bref et profitable ! Il tient en ces

dix mots : « Le Diable » enlève les cors en six

jours pour toujours. Mars, attention !... exigez

« Le Diable ». 3 fr 95. toutes pharmacies et à

lipernay, Pharmacie Weinmann.

variantes ;

4" Les lecteurs pourront adresser autant

HORIZONTALEMENT

de solutions qu'ils le désireront sous le même 1. Animaux à corps mou. — Répété: personne

pli en se conformant au règlement ci-dessous. à la page.

Indiquer les noms et adresses au verso de 2. Fabrication du sucre.

l'enveloppe i

3. Deux consonnes. — Début de Sébastien.

5" Chaque solution doit être accompagnée 4. Initiales du peintre Lemaire. — Possessif

en latin (pages roses).

d'un droit de participation de 5 francs (man-

5. Plantes. — Symbole chimique.

dat, chèque ou chèque postal C.C. Paris

6. Lac du Soudan.

1685-08), et exceptionnellement timbres-poste,

7. Troisième note de la gamme. — A fait

ainsi que d'une feuille portant les nom. entendre un bruit sec

prénom, adresse et le mode de règle- 8. Hideux — Rivière de Suisse. — Termiment

utilisé pour l'envoi des 5 francs. naison d'innnitif.

Les pseudonymes sont interdits. On peut em- 9. En marine, faire glisser.

ployer les grilles du journal ou toute autre 10. Département. — Embarcation.

grille et obligatoirement une grille par

solution ( 1 ). On doit écrire les solutions à l'en-

VERTICALEMENT

cre, sans rature, et en lettres majuscules. Le

1. Faux brave.

récépissé des chèques postaux doit être joint

2. Fleuve de France. — Impérial et Royal.

a la solution.

3. Diphtongue. — Trois lettres de chant. —

La participation de 5 francs pour chaque Difficile à entamer.

solution adressée permet de tèpartir entre les 4. Connu3. — Avec un T chacun l'attend.

solutions exactes des sommes plus impor- 6. Sert à fabriquer des vernis. — Prend

tantes :

trop de place sur les routes.

6" Adresser les envois à Paris Mots-Croi- 6. Du verbe sabler. — Qui n'est pas ecclésés,

Service D. /.. 46. avenue Bosquet. Pasiastique.ns (T). Les envois peuvent être postés jus- 7. Indes anglaises. — Chirurgien Italien.

qu'au vendredi soir. Les résultat} sont publiés

8. Armature du

corps, — Préposi-

dans la quinzaine ;

tion.

7° Tout envoi non conforme aux règles DHE ® I 9. Marque l'ad-

indiquées est considéré comme nul. Le seul

miration. — Usages.

— Quatre let-

fait de participer an concours comporte l'actres

de recoupage.

ceptation du présent règlement.

10. Obstruer.

SEÊÊM BHI

(1) Paris-Mots Croises peut fournir sur de- mwa LnaffiB mande de3 grilles au prix de 3 tr. la pochette

de 60.

§H BEHGBE

n

Le résultat du

Concours N° 16

Les gagnants du concours n° 15

sera publié

recevront, cette semaine, par man- B - MB HE

dat-carte à domicile, la somme

dans le N" du

de 61 francs.

Solution du N° 15 22 septembre.

Tous les concurrents gagnants à partir du N" 11 ainsi que ceux n'ayant

qu'une seule faute recevront gratuitement, contre envoi d'une enveloppe

timbrée à leur adresse, un bon de participation leur permettant

de gagner jusqu'à TRENTE MILLE FRANCS au Sweepstake français

devant se courir au début d'octobre.

1

ES pauvres maris hindous qui étaient si

L tranquilles, les voilà bientôt aussi embarrassés

que Panurge. Leurs femmes étaient

soumises comme brebis, douces comme colombes,

éternellement fidèles. Rien ne séparait

les époux, la mort ne relevait pas de ses

devoirs la veuve hindoue : depuis que les lois

anglaises empêchaient qu'on la brûle vive,

elle vivait éternellement solitaire et honteuse,

réduite au rang de servante.

Tout ce passé croule.

Mme Patwardhan de Baroda vient de demander

le divorce. Elle s'appuie sur une loi

récemment promulguée qui permet la dissolution

du mariage.

Les Indes sont bouleversées. Il est vrai que

ce n'est pas seulement une servitude féminine

qui disparaît, mais un idéal spirituel. Il y

avait quelque chose de beau dans ce lien

éternel. Et le cas Patwardhan révolte d'autant

plus les consciences, là-bas, que le mari de la

divorcée était un yogi, un saint homme voué

a la prière, qui négligeait, il est vrai, sa femme

pour servir la jalouse sagesse ; mais qu'elle

aurait dû à son tour servir et révérer d'autant

plus si elle avait été fidèle aux traditions

de sa race.

Courrier des Etats-Unis.

UNE CAPITALE CHAMPIGNON

N inaugure solennellement ces jours-ci la

_ nouvelle capitale de la Rhodésie britannique,

Lusaka, vaste cité bâtie sur le territoire

de la jungle. Il y a seulement quatre ans, les

fauves fréquentaient le site ou maintenant

s'érigent les maisons. La première pierre de

Lusaka fut posée en 1931 ; aujourd'hui la ville

compte vingt kilomètres de vastes avenues

macadamisées, quinze kilomètres de lignes

électriques et six kilomètres de conduites

d'eau. Le choix de la nouvelle capitale réside

dans cette simple raison que Livingstone était

située trop au sud de la colonie. L'an dernier,

au cours de son voyage en Afrique du Sud, le

prince George — devenu duc de Kent —

visita les fondations de cette cité de la

jungle.

Marseille-Libre.

DÉCORATIONS FLORALES

us fleurs font partie Intégrante de la déco-

L ration des appartements. Il est impossible

de se représenter une pièce agréable et vivante

sans la beauté colorée de quelques bouquets.

Mais les anciens mêlaient les fleurs et les par

fums plus intimement encore que nous ne le

faisons à l'existence de tous les jours.

Cléopâtre faisait couvrir la salle où elle

offrait un banquet de vingt à trente centimètres

de pétales de roses et ses matelas ne

connaissaient pas d'autre rembourrage.

Néron recevait ses invités dans des pièces

aux parquets semés de fleurs où l'on s'enfonçait

jusqu'aux chevilles. Des vapeurs et des

jets de parfum partaient du plafond et s'épandaient

autour des dineurs, imprégnant leurs

cheveux et leurs vêtements.

The Reader's Digest.

PROBLÈME

N sait quels paradoxaux examens Edison

O faisait passer aux jeunes ingénieurs qui

lui demandaient une place dans ses entreprises,

M. André Citroën s'amusait parfois à imiter

le grand inventeur américain. Parmi les

petits problèmes qu'il posa le plus souvent,

celui-ci mérite une mention particulière :

— Supposez, demandait le constructeur, supposez

un lévrier idéal, doué d'une vitesse illimitée.

On attache à la queue de ce chien une

casserole. Le chien s'enfuit et entendant derrière

lui le bruit de la casserole, augmente

progressivement la rapidité de sa course pour

y échapper. Quelle vitesse maxima atteindrat-il

?

Presque toujours, les candidats se perdaient

dans les calculs les plus compliqués sans parvenir

à trouver une solution satisfaisante. Finalement,

M. Citroën leur donnait le mot de

l'énigme :

— La vitesse à laquelle devra atteindre le

chien est de 340 mètres à la seconde, c'est-àdire

la vitesse du son. Lorsque, en effet, le lévrier

ira aussi vite que le son. il n'entendra

plus la casserole, et par conséquent il s'arrêtera.

La Dépêche de l'Est.

PLANTES SAUVAGES

E conseil exécutif du canton de Berne vient

L d'édicter une ordonnance relative à la protection

des plantes sauvages et de laquelle

nous extrayons les principaux points suivants :

ARTICLE PREMIER. — Il est interdit d'offrir

en vente, d'acheter, de vendre, ainsi que de

cueillir en grande quantité, enlever avec leurs

racines et expédier les plantes sauvages claprès

spécifiées :

a) Les plantes alpines, des marais et aquatiques

;

b) Les plantes à oignon et à tubercule (en

particulier les orchis) du Plateau et du Jura ;

c) Les chatons de saule ;

d) Toutes les espèces de plantes menacées

dans leur habitat naturel...

Tous les amis de la nature se réjouiront des

mesures prises par le gouvernement. Il faut

espérer que la cueillette inconsidérée des plantes

sauvages, ornement de nos prés et de nos

bois, cessera ou du moins diminuera dans de

notables proportions. On connaît d'ailleurs le

sort de ces gerbes ou de ces bouquets de fleurs

qu'on jette très vite à la poubelle. Admirons

les plantes dans leur habitat, aimons-les dana

leur milieu naturel.

Le Courrier de la Vallée.


**""""" I-E 15 SEPTEIYI&IvE 1035 ■■iiiiiiiiiiiiiijiiMiiiiiiiiiiiiuiiiiiu*itiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiintiiiiiiiiiiiiiiiii(iHuiiiii 13 »"M"ii"ii"iii"iiiiuiiiitiiMHiitHiiitiiniiiMiiiiiiiitiiiiiiiniiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiii niMiiiMiii DIMANCHE-ILLUSTRÉ

S(

Suite de la page 5

BONAPARTE

Bonaparte, autre personnage de rêve

fabule ux, passe hâtivement dans les rangs et

laisse tomber sur ses légionnaires des paroles

qui s'ajoutent aux mots les plus célèbres des

Césars :

— Soldats ! Songez que, du haut de

ces Pyramides, quarante siècles vous regardent

!

Des cris de victoire répondent à cette

phrase et les cinq divisions se forment en

carrés, par échelon. Déjà les magnifiques

Mameluks se lancent avec impétuosité

contre notre centre formé par les divisions

Desaix et Reynier, remparts de baïonnettes,

d'où s'échappe bientôt un feu meurtrier.

Malgré leoir héroïsme, les cavaliers, revenant

à l'assaut sans cesse, ne parviennent pas jusqu'à

portée de sabre. Les survivants, à la

tête desquels se trouve Mourad-Bey, cherchent

enfin à se retrancher dans un bois de

palmiers. Ils en sont délogés par des tirailleurs

et doivent fuir vers "la Haute-Egypte.

Cependant les divisions'Bon et Menou se

sont avancées vers le village retranché

d'Embabeh, au pas de charge. Assaillies par

des Mameluks qui n'attendent pas notre

assaut, elles cernent l'ennemi qui refuse de

se rendre et se laissse tuer sur place.

Le champ de bataille est entièrement à

nous. L armée reprend sa marche sans tirer

un coup de fusil, jusqu'à Gizeh, ciu'elle

atteint à la nuit. Elle avance, on se bat depuis

dix-neuf heures.

Mais quelle joie dans ce.Gizeh ! les riches

habitants du Caire, rassurés par les paroles

de paix que leur a fait transmettre aussitôt

Bonaparte, apportent une quantité prodigieuse

de vivres frais. La ripaille, après tant

de privations.

Puis, sur tous les cadavres de Mameluks,

les vainqueurs ont trouvé des bourses remplies

de pièces d'or. Les armes des morts, les

harnachements de leurs chevaux constituent

aussi un riche butin. Les incrustations d'or

et de pierres précieuses leur donnent en effet

une grande valeur.

Enfin, autre grand motif de joie : jamais

encore une victoire n a coûté aussi peu de

pertes. On ne compte dans cette bataille que

dix Français tués et trente blessés.

Bonaparte, qui reçoit à Gizeh les notables

du Caire, venus pour lui remettre les clefs

de la ville, affirme que les Français veulent

être amis du peuple égyptien et de la Porte

Ottomane et se montreront en toutes occasions

respectueux des usages et de la religion

des habitants du pays.

Trois jours après la bataille des Pyramides,

le général Bonaparte, à la tête de ses

troupes, entre solennellement au Caire.

H. DE FELS.

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiHuiiiiiiiiiniiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiin

E

i

NOTRE VOYAGE A BRUXELLES

du 29 septembre

| Notre « Train-Radio » a remporté un immense succès I

| Toutes les places disponibles pour ce voyage étant souscrites, nous avons dû

| interrompre l'inscription des demandes. -

E Mais nous organisons un second voyage dans les mêmes conditions (80 francs,

| comprenant le voyage, les deux repas, le car pour la visite de Bruxelles et l'entrée à

I l'Exposition) pour le 13 octobre. Les inscriptions seront closes le 24 septembre.

| Les lecteurs qui n'ont pas été prévenus que leur inscription serait, à leur choix,

| différée ou remboursée, participeront donc au premier voyage et recevront, avant le

ï 22 septembre, leurs billets.

Départ de Paris-Nord (voie 15) : 6 h. 35.

Arrivée à Bruxelles-Midi : 11 h. 7.

HORAIRE

Départ de Bruxelles-Midi : 18 h. 32.

Arrivée à Paris-Nord ; 23 h. 50. t 1

Un wagon-buffet-bar sera attelé au train aller et retour et où les voyageurs I

pourront, à leurs frais, prendre le petit déjeuner du matin et des consommations variées, i

PASSEPORTS

Le passeport, pour la Belgique, n'est pas exigé. Mais il doit être remplacé par une I

des pièces suivantes, au choix : \

Carte d'identité officielle avec photographie oblitérée d'un sceau officiel ;

Livret militaire avec photographie certifiée par l'autorité militaire ;

Carte de service (avec photo) dont sont porteurs certains fonctionnaires ; 1

Carte de surclassement des officiers de réserve. |

En outre, seront également considérées comme suffisantes les pièces qui, se complé- i

tant l'une l'autre, réunissent les conditions ou validité exigées. Exemple : carte d'abon- i

nement de chemin de fer portant une photographie accompagnée d'une carte d'élec- Ë

teur ou d'un livret militaire. I

Les pièces suivantes ne sont pas admises : carte d'identité délivrée par la poste ; Ë

livret de famille ; extrait d'acte de naissance ; feuille de contribution, etc.

Les parents voyageant avec des enfants de moins de quinze ans devront produire, \

pour ceux-ci, une pièce constatant leur parenté : livret de mariage, extrait d'acte de ï

naissance, etc. Les étrangers doivent être munis d'un passeport. Ë

NOUS CONSEILLONS à nos lecteurs qui ne possèdent pas de pièces d'identité Ë

suffisantes de faire établir une cartî à leur nom, moyennant le prix de 2 fr. 90, en ï

s'adressant « personnellement » à la Société des Chemins de fer belges, 14, rue du Ë

4-Septembre, à Paris, qui établira séance tenante ladite carte sur le vu de pièces attes- \

tant leurs noms, adresse et qualités. |

CHANGE |

Les voyageurs pourront se procurer de la monnaie belge soit au bureau de change Ë

officiel dans l'Exposition, soit au restaurant du Centenaire, où les repas seront servis. Ë

Au retour, le change en monnaie française pourra être fait au bureau spécial de la ï

gare Bruxelles-Midi. I

iniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiinii utiitiinHHÎ n HIIIUIIIIIIIIIIII immiiii muni: un iimmiiiiiiiiiïimiHniiiiiuiiiiHf

llllllinillllllllllllllllllMIIIIIIIIlllllllllllMIMIIIIIIIIIIIIIItlIHIIIItlIllllllllll ' ^ *

NOS CONSULTATIONS !'l

ï VERBALES GRATUITES

| Ces consultations sont réservées à nos leo

I teurs ou abonnés qui se présentent 1

1

il

I dans nos bureaux, 13, rue d'Enghien, Ë

I Paris (10'), avec leur bande d'abonné- Ë

E ment ou un bon de consultation dé- Ë

: coupé dans un de nos numéros. i

| Questions militaires. — Nos consultations ï

i ont lieu tous les samedis, de 14 heures Ë

| à 15 heures E

i Questions juridiques. — Nos consultations Ë '

s ont lieu tous les samedis de 15 heures à Ë I

I 16 heures. \

I Questions d'enseignement et orientation \ |

E professionnelle. — Nos consultations S.|

I ont lieu tous les jeudis de 17 heures à Ë : I

I 18 heures. : I .

I Prévoyance, hygiène sociale et assistance. \ . I

i — Par consultations écrites exclusive- i 1

Ë ment E

Ë Les consultations n'ont pas lieu les veilles E I _

DIMANCHE ILLUSTRÉ

| de fêtes légales et {ours fériés. !_____ — _ _ — _ _ J

riimMiiiiiiimiimtitiiiiMtiitiMi

iiimiiiiiiiini iiiMiiiitiiiiiniiiiin

Toute demande de changement d adresse

doit être accompagnée de la dernière bande

et de 1 franc en timbrés-poste.

BON A DETACHER.

Le Gérant : G. ETIENNS.

MAURICE BERNARD, imp.. 18, rue d'Enghien, Parla.

Suite de la page 4

NUIT MALÉFIQUE !...

A plat ventre, les mains collées au sol,

John ne pense plus à s'enfuir.

Le dialecte polynésien lui est familier et

la voix de la reine fuse dans un ^ilencc

absolu : il n'a pas perdu un mot. Un vieillard

se lève alors et jette aux dieux quelques

phrases sur un ton criard. Un violent frémissement

secoue le corps du jeune homme,

il vient enfin de comprendre le sens du sinistre

rassemblement. Le village consulte les

Tii, leur donne une heure pour se prononcer.

Si, au bout de ce délai, ils n'ont pas fait

connaître leur réponse, on interprétera leur

silence comme une preuve de courroux et la

Vahiné coupable envers eux se tuera sous les

yeux de tous. La sentence rendue, le village

entier s'accroupit en cercle, muet. Il ne reste

plus qu'à laisser passer l'heure de grâce. Plus

un son ne s'élève. Seul, le ressac chante au

loin sur les récifs de corail.

approuvé par

l'Académie de Médecine

VIN TONIQUE

Apéritif - Digestif

Fébrifuge

Le temps coule. Quelques indigènes n'ont

as résisté au sommeil. D'autres prêtent

Foreille : il leur semble que la vague clapote

plus fort sur la plage. Mais bientôt la longue

attente lasse leur patience et leur tête

retombe sur leur poitrine. Prostrée de tout

son lonq sur le sol, à quoi songe Tanitoa

Vahiné /

Ubout 25 fr La 1/2 bout 14 fr.

Maison FRÈRE

19. Ru» Jacob, 19 - PARIS

et toutes les bonnes pharmacies

Les torches rougissent faiblement le socle d'où ils sont venus. Plus d'un soupire dt

des Tii. Eux, le front dans l'ombre, grima- soulagement et se dit :

cent, moqueurs. Il fait plus frais. L'aube se — Ma foi, on s'en tire à bon compte.

hâte de l'autre côté du monde.

Dès que John avait compris ce qui mena-

* Et tout à coup, le ciel s'embrase derrière çait la Vahiné, il avait regagné le Valencia

les Tii. Des flammes violettes sortent du dare-dare et alerté tout le bord. Au capi-

corps du dieu femelle, une nuée safran illutaine, la situation parut fort sombre. Tanimine

le mâle. Tous les indigènes qui ne se toa morte, le crime consommé, les fanatiques

sont pas jetés la face contre terre restent s'en prendraient peut-être à ses matelots. Les

figés de terreur devant l'auréole fulgurante temps du cannibalisme n'étaient pas si loin-

qui nimbe les mastodontes.

tains. Et l'île avait été d'un calme suspect

Les deux feux s'élancent l'un vers l'autre, toute la journée. Mais que tenter, à quinze

se joignent, se fondent ; cela fait une lueur contre cent cinquante ?

malsaine, effrayante, échappée des trous in- On tint conseil. C'est alors que John avait

fernaux. A cette clarté, les assistants ont l'air eu l'inspiration merveilleuse de faire le dieu.

de larves pâles se traînant sur un sol nécrosé — Je me posterai derrière les Tii, à che-

et les dieux, grossis, déformés, prennent une val sur les épaules de Garric qui est si

vie fantastique.

grand. Ces gens - là sont dans un tel état

Te! un arbre foudroyé, le village entier d'exaltation (d'ailleurs, ils ont dû boire),

chancelle. Des femmes trépignent en hurlant; u'ils croiront entendre la réponse de l'au-

elles augmentent le désordre. Des enfants elà.

fuient dans la direction des paillotes, comme Après un bref débat, le capitaine se laissa

si les dieux allaient se lever pour les pour- convaincre : c'était une chance — la seule !

suivre sur leurs gros pieds qui n'ont jamais à courir. On partit à la nage ; sur la plage,

touché terre. Mais les hommes sont restés les points rougeoyants des torches signa-

assis, cloués sur .place, et l'éventail sulfulaient la position des indigènes, pour la plureux

et violacé qui se déploie derrière les Tii part assoupis par la veillée. On rampa en

se reflète dans leurs yeux béants. Ils n'osent demi-cercle vers eux ; puis le capitaine et

bouger de crainte d accroître le courroux des cinq hommes s'arrêtèrent, et John, le calfat

dieux.

Garric et le « coq », mince et fluet, se cou-

Un crépitement sort du ventre de ceux-ci. lèrent dans les hautes herbes. Le « coq », le

Les Tii s éveillent.

plus exposé des trois, arriva à deux doigts

— O Manihi ! O Varaé ! crie une femme. des indigènes ; il se blottit contre un Tii et

Sa supplication s achève en râle ; le vent

n'alluma son feu jaune qu'au moment où il

rabat des fumées âcres qui suffoquent les

entendit crépiter le feu violet; John, lui,

indigènes.

juché sur Garric, arrivait au niveau des

oreilles rugueuses de l'autre Tii. Les cla-

Alors une voix irréelle tombe de la grosse

meurs des indigènes lui apprirent que la

Tii, coule le long de ses géantes épaules jus- flambée magique faisait son effet et que son

qu'à ses genoux cagneux, s infiltre dans les tour d'action approchait. Alors, au moment

oreilles de tous ceux qui, prosternés, igno- de lancer les mots très simples qui passerent

s'ils doivent fuir ou rester.

raient pour la réponse des dieux, une peur

— Tahiti...

sans nom étrangla son gosier. Voilà pour-

Un long soupir de nostalgie ruisselle des quoi il en sortit ce timbre inhumain, bizarre,

flancs de la statue. Autour d'elle la gloire que le capitaine ne reconnut pas et qui

pourpre s'atténue. Seule, une buée mauve convainquit la foule d'une intervention

s attarde, comme un halo d'outre-tombe, der- inouïe.

rière la silhouette trapue. Un dernier éclair — Tout va bien, fistot, chuchota le calfat

safran fait pointer les oreilles du mâle. Et en désarmant son revolver. Il ne manquait

puis, tout s'éteint, tout s'apaise. Mais quand pas d'hommes résolus, sur le plateau, ce soir-

meurt le dernier reflet, une galopœde ébranle là, à empêcher le meurtre d'une femme et à

le sol.

vendre chèrement leur vie.

— Les Tii ont parlé... Les Tii vont peut- Le lendemain, le déménagement des Tii

être nous punir!...

s'opéra sans aucun incident. Les naturels,

Les indigènes se débandent en masses souriants, rôdèrent bien dans les palmiers,

confuses. Ils avaient méconnu les désirs des mais ils n'approchèrent pas. Une fois les

dieux. Les dieux préfèrent Tahiti, la douce deux mastodontes hissés, non sans peine, à

la belle, la Perle du Tropique, à l'insigni- bord du Valencia, on déferla les voiles. Par

fiante Raevavae. Qui osera s'y opposer " bon vent, la goélette vira, ouvrit ses ailes,

Qu'importe même le ressentiment des aïeux ? s'élança. Alors le capitaine Higgins appela

Personne ne retiendra les Tii.

son fils auprès de lui sur la passerelle.

Des femmes trébuchent dans les lianes

•— Regarde, lui dit-il.

des hommes croient avoir affaire à des enne- Les indigènes, en cortège, venaient vers

mis inconnus, ils entrent en lutte avec des la plage au son des guitares. A mesure que

arbres ; la panique règne. Seule, Tanitoa le bateau s'éloignait, ils entraient dans la

Vahiné fuit droit devant elle, portée par sa mer, quelques-uns jusqu'à mi-corps, comme

joie. Elle ne mourra pas, puisque les grosses s'ils voulaient l'escorter. Ils jetaient des guir-

masses de pierre ont fait connaître leur landes de fleurs dans l'eau et leurs chants

désir.

d'allégresse s'élevaient dans le ciel bleu. Au

Sur le plateau, les Tii ricanent. Ils se piemier rang de la foule se tenait Tanitoa

croient seuls.

Vahiné.

Pourtant, derrière eux, il y a un espace C'était la reine de Raevavae et son peuple

d'herbes foulées, et, sur le sol, deux petits qui souhaitaient bon voyage aux Tii !

cylindres fumants, plus qu'à demi -consumés :

LUCIEN MARVIEL.

des enveloppes de feux de Bengale.

— Ramasse-les, ]ohn, fait une voix

**1M

sourde.

— Sont-ils tous partis 1

— Oui, tous.

— Bien. On file.

DIMANCHE ILLUSTRÉ

Alors, des ombres se dressent de la brousse

où elles se tenaient tapies. Il y a là six

blancs, revolver au poing : une partie de

l'équipage du Valencia. On se rejoint.

15 SEPTEMBRE 1935

BON

— Fameux ! apprécie le « coq » briève

ment ; il n'y a que ce maudit feu jaune qui ne

voulait plus s'allumer. J'ai cm que tout

allait rater par sa faute.

— Bien joué quand même, fait la voix

sèche du capitaine Higgins.

Sans mot dire, en se courbant au ras des

buissons, ils regagnent tous à la hâte la m«t

à joindre à toute demande

pour une consultation gratuite

ou une réponse

dans la page

Je voudrais bien savoir


MALTE, BASE NAVALE ANGLAISE

Le gouvernement anglais a décidé d'envoyer à Malte plusieurs'navires de

guerre. Voici un aspect d'une des forteresses construites en vue de protéger

la grande base navale britannique, dont la densité de population — 752

habitants par kilomètre carré — est la plus forte du monde. Située en

Méditerranée, au sud de la Sicile, l'île est une importante place fortifiée.

U N

LES AÉROPORTS FLOTTANTS

Les centres de navigation aérienne sont pour' la plupart assez

éloignés des grandes métropoles. M. Lëroi-Pelletier, de Détroit

(Etats-Unis), a réalisé un intéressant projet concernant les villes

proches d'une rivière. L'aéroport prévu pour Chicago, dont voici le

plan, permettra des atterrissages, même lorsque l'eau sera gelée.

AMUSANT CONCOURS

A LA RECHERCHE DES VEDETTES

G. CARPENTIER

L. DAUDET

ALFRED SAVOIR

Illustration N° 5

MAURRAS

MISTINGUETT

P. LAVAL

( 6 mo série)

Chaque illustration publiée dans ce nos bureaux seront annulées, et les envois.

concours comporte des. paroles prononcées $par lettres recommandées seront refusés.

par des personnages qui y sont dessinés ou

des inscriptions. C'est à l'aide de ces pa-

EX-iEQUO

roles ou de ces .^inscriptions que le lecteur Afin de départager les ex-sequo, chaque

devra composer fe nom qu'il s'agit de devi- concurrent est tenu de répondre à une quesner

en le choisissant dans la liste figurant tion accessoire qui, pour cette sixième série,

sous chaque illustration. Ainsi, dans une est la suivante :

image précédente, on pouvait former le mot

« Chautemps » avec les mots « Chaud » Combien sera-t-ll enregistré de naissances:

et « Tant ».

1° de sexe masculin ; 2° de sexe féminin,

dans les deux premières décades d'octobre,

REGLEMENT

dans les vingt arrondissements de Paris ?

A titre d'indication, 11 a été enregistré,

dans les mêmes décades, en 1934, dans les

vingt arrondissements de Paris, 1.781 naissances

des deux sexes.

La sixième série de ce concours paraîtra

dans les numéros des 1", 8, 15, 22 et 29 septembre.

Elle comportera un classement par

points, chaque solution juste bénéficiant d'un

point.

Les lecteurs seront classés par nombre

de points obtenus dans la totalisation de

toutes les illustrations de la sérié. Les solutions

de la série entière du mois devront

être mises à la poste, en bloc et sous la

même enveloppe, seulement à partir du

dimanche 29 septembre et jusqu'au 6 octobre

au plus tard, pour Paris et les départements

; jusqu'au 12 octobre pour les pay3

éloignés et la Corse, l'Algérie, la Tunisie

et le Maroc. A chaque envoi devront être

joints trois des bons de concours publiés à

cet effet dans Dimanche-Illustré. Les réponses

qui seront déposées à la main dans

PRIX

Pour cette série, il sera décerné lej prix

suivants :

1 er prix : 1.000 fr. en espèces

2« — 600 «r. — .

3' — 400 fr. —

5 prix de 400 fr. en marchandises

10 — 300 fr. —

15 — 200 fr. —

20 — 100 fr. —

Soit, au total, 2.000 francs dé prix en espèces

et 10.000 francs de prix valeur en marchandises.

« - -

Illustration N° 6

rm?>S orff tti/E. il F»

SACHA GUITRY

MARCEL THIL

SCHERENS

C. SOREL

LYS GAUTY

COLETTE

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