Views
4 years ago

Rapport d'activités 2002

Rapport d'activités 2002

106 Ces fonctionnaires,

106 Ces fonctionnaires, qui ont été aff ectés à l’AFSCA, prélèvent durant toute l’année des échantillons suivant les procédures légales en vigueur. En ce qui concerne le nombre d’échantillons à prélever, on tient compte d’une série de critères tels que par exemple, le nombre de lots importés ou le volume des denrées fabriquées. Les prélèvements sont eff ectués dans toute la chaîne alimentaire : dans les ports, chez les importateurs, les transformateurs, les grossistes, les détaillants, dans l’horeca. Les analyses sont confi ées aux laboratoires de l’AFSCA et à des laboratoires externes accrédités qui sont agréés par l’AFSCA. Le nombre d’inspections à eff ectuer est plutôt basé sur la fréquence des visites ou sur un pourcentage d’établissements à visiter, dans une fi lière de production très spécifi que, en fonction du nombre de contrôleurs et d’inspecteurs sur le terrain. Le contrôle des résidus de pesticides dans les fruits, légumes et céréales n’a pas seulement été réalisé par les fonctionnaires de l’ex-Inspection des Denrées alimentaires, mais aussi par des fonctionnaires du Service Qualité et Protection des Végétaux du Ministère, dissous depuis lors, des Classes moyennes et de l’Agriculture. 4.2. Bactériologie En 2002, l’AFSCA a programmé des contrôles concernant la qualité des denrées alimentaires suivantes : • Les fromages au lait pasteurisé • Les fruits et légumes frais prédécoupés et les graines germées • Les jus de fruits • Les ovoproduits • Les pâtisseries à la crème pâtissière et bavarois • Les plats mijotés • Les poissons destinés à être mangés crus • Les préparations aux œufs crus • Les salades préparées • Les produits à base de viandes hachées de volaille Ces produits ne sont pas choisis au hasard pour faire l’objet d’enquêtes bactériologiques. D’une part, il y a une série de catégories de produits dont on sait qu’ils sont impliqués de manière récurrente dans des épisodes d’intoxication. D’autre part, la Commission européenne impose chaque année aux Etats membres le contrôle de certains types de denrées. Cette façon de procéder, dans laquelle les catégories de produits à analyser changent chaque année, off re l’avantage de procurer à long terme des informations sur la qualité bactériologique d’une large gamme de produits. L’inconvénient est qu’il n’est pas possible de se faire une idée de l’évolution annuelle de la qualité bactériologique pour toutes les catégories de produits . Chaque programmation fait l’objet d’instructions spécifi ques à propos de la nature de la denrée alimentaire, des analyses à eff ectuer, de la quantité d’échantillons à prélever, de leur transport et des laboratoires où ils peuvent être analysés. Les résultats des programmes sont présentés ci-après. Les critères d’interprétation des résultats d’analyse sont fi xés par la législation belge (1) (2). A défaut, on a retiré ces critères de la législation étrangère (3) ou de données de la littérature spécialisée (4). Le critère utilisé pour Listeria monocytogenes est extrait d’une instruction de service interne.

Sur base des critères microbiologiques précités, on peut évaluer la qualité d’un produit ou d’un lot de marchandises. L’absence de micro-organismes ou le nombre de micro-organismes présents est, à cet égard, d’une importance décisive, sans pour autant perdre de vue la quantité de parasites, de toxines et de métabolites présents. Selon le cas, les produits sont classés comme « satisfaisant », « acceptable », « non satisfaisant » ou « inacceptable ». Lorsqu’un produit est classé dans la catégorie « non satisfaisant », cela ne signifi e pas que ce produit représente un danger pour la santé. Cela indique que pour des raisons qui doivent être découvertes (hygiène à la fabrication, mauvaise conservation), le produit présente une qualité microbiologique moins bonne que ce que le consommateur est en droit d’en attendre. De plus, un produit alimentaire est considéré comme toxique ou avarié lorsque la contamination dépasse le seuil de toxicité. En cas de pareil dépassement, le produit est retiré du commerce et détruit. S’il a déjà été vendu au consommateur, le produit est rappelé. Ensuite, on procède dans l’entreprise responsable à un contrôle approfondi de l’hygiène générale (en particulier de la chaîne du froid, de l’hygiène du personnel, de la qualité des procédures de nettoyage et de désinfection ainsi que des fournisseurs) et des procédures de sécurité HACCP. La production et/ou la vente de tels produits est suspendue jusqu’à ce que les manquements aient été rectifi és et que des résultats d’analyses favorables soient à nouveau obtenus. En 2002, il ne s’est produit aucun dépassement du seuil de toxicité. 4.2.1. Les fromages au lait pasteurisé D’octobre à décembre 2002, des échantillons de fromages à pâte molle au lait pasteurisé du type camembert, brie ou époisses ont été prélevés. Ces prélèvements ont été eff ectués dans des commerces de détail ou des crèmeries dans toutes les régions. La quantité prélevée était de 100 g au minimum. Ce programme avait pour objet la recherche d’Escherichia coli, des coliformes, de Listeria monocytogenes, de Staphylococcus coagulase positif et de Salmonella spp. Tableau 4.1 : Germes indicateurs dans les fromages au lait pasteurisé Germes recherchés Nombre d’échantillons Denrées alimentaires, fabrication, distribution Satisfaisant Résultats Acceptable Non satisfaisant Bactéries coliformes 30°C 139 119 (85,6 %) 3 (2,2 %) 17 (12,2 %) Escherichia coli 138 133 (96,4 %) 3 (2,2 %) 2 (1,4 %) Staphylococcus aureus 138 137 (99,3 %) 1 (0,7 %) 0 (0 %) 107

Rapport d'activité 2009 - LPO
RAPPORT D'ACTIVITÉ
RAPPORT D’ACTIVITÉ
RAPPORT D’ACTIVITÉ 2010