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Rapport d'activités 2002

Rapport d'activités 2002

52 Tableau 2.3 :

52 Tableau 2.3 : Evolution des statuts R et H dans les exploitations bovines et porcines 2001 2002 2.3.3. Surveillance épidémiologique des maladies des animaux 2.3.3.1. Ruminants 2.3.3.1.1. Encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) Le contrôle systématique à l’abattoir des carcasses de bovins de plus de 30 mois s’est poursuivi. Pour les abattages de nécessité aussi bien que pour les animaux amenés au clos d’équarrissage, ce test se fait à partir de l’âge de 24 mois. Début avril s’est ajoutée à cela la détection renforcée des « EST » chez les ovins et les caprins. Au mois de juin s’est concrétisée une procédure de contrôle des peaux des bovins testés. Fin mai, l’Offi ce Alimentaire et Vétérinaire de la Commission européenne a eff ectué une visite d’inspection dans notre pays concernant l’application de la réglementation ESB. La direction Presse et Communication de la Commission européenne a profi té de l’occasion pour réaliser un clip d’information, auquel l’Agence a également prêté spécialement son concours. Pendant ce temps, on a continué à élaborer le projet de protocole entre les instances fédérales et régionales concernant la problématique des déchets animaux. Un point actualisé de la situation concernant les données ESB des bovins et EST sur la tremblante chez les ovins et caprins peut être consulté on-line sur le site internet de l’AFSCA (www.afsca.be). 2.3.3.1.1.1. L’ESB chez les bovins Statut R Statut H Exploitations bovines Exploitations porcines Exploitations bovines Exploitations porcines 11 36 6 1 47 7 38 24 5 3 62 8 Les mesures radicales prises pour une protection poussée du consommateur à l’égard de la variante humaine de l’encéphalopathie spongiforme bovine se composent, d’une part, d’un programme national étendu de contrôle et d’autre part d’une interdiction totale d’aff ouragement de protéines animales (à l’exception des farines de poisson) à tous les animaux domestiques agricoles (depuis le 1er janvier 2001). Le programme de contrôle consiste en une analyse de la matière cérébrale de tous les animaux à risques, au moyen des « tests rapides ESB ».

Outre cette surveillance avec les tests rapides, une surveillance épidémiologique assure la détection de l’ESB chez les animaux vivants par le vétérinaire agréé dans les exploitations bovines, par un vétérinaire agréé sur les marchés au bétail et à l’arrivée dans les abattoirs par les vétérinaires-experts. Tout bovin présentant des troubles neurologiques qui peuvent faire suspecter la maladie ou dont la cause est inconnue est considéré comme suspect d’ESB et soumis aux tests de diagnostic. En vue d’empêcher au maximum la transmission de l’ESB à la chaîne alimentaire, on élimine entièrement de la chaîne alimentaire non seulement les animaux refusés et leur matériel à risque, mais aussi tous les matériels à risque spécifi és (MRS) des animaux déclarés propres (non infectés d’ESB). La Belgique contrôle systématiquement les catégories à risque au moyen d’un test rapide d’ESB. Le résultat du test est déterminant sur la destination de la carcasse de l’animal atteint et des autres animaux de la même catégorie d’âge et d’alimentation qui se trouvent à la ferme, et parfois même de tous les animaux de l’exploitation bovine d’où provient le bovin atteint. Sont considérés comme animaux à risque : • tous les bovins de boucherie sains de plus de 30 mois ; • tous les bovins morts dans une exploitation agricole et âgés de plus de 24 mois ; • tous les animaux de plus de 24 mois abattus par nécessité ; • tous les bovins présentant des symptômes suspects. La réalisation pratique de ces tests rapides se compose de deux phases : l’échantillonnage et l’analyse proprement dite. L’échantillonnage se fait à l’abattoir pour les animaux abattus, ou après l’arrivée à l’usine de destruction pour les animaux morts. Lorsque l’analyse de l’échantillon par un laboratoire agréé donne un résultat favorable (négatif), la carcasse est débloquée. Si, en revanche, le résultat est défavorable (positif), la carcasse est saisie et détruite. Tous les abats de l’animal sont également détruits. Comme mesure directe, on recherche également tout de suite l’exploitation de provenance (= dernière exploitation) et d’origine (= exploitation de naissance), ainsi que les exploitations intermédiaires dans lesquelles l’animal a séjourné. En attendant les résultats défi nitifs, ces exploitations sont bloquées. Les descendants des vaches atteintes ainsi que les animaux de la cohorte de naissance sont également recherchés et bloqués dans leurs troupeaux actuels. Commence alors l’enquête épidémiologique. Le laboratoire agréé transmet au laboratoire de référence pour les analyses d’ESB les échantillons dont le test donne un résultat défavorable. Ce laboratoire de référence eff ectue les « tests classiques » nécessaires (tests de référence) pour confi rmer ou infi rmer le test rapide. Le test rapide y est également répété. Si l’un de ces tests classiques donne également un résultat défavorable, non seulement l’animal en question, mais aussi tous les autres bovins des exploitations où l’animal a séjourné depuis plus d’un an sont mis à mort et détruits. Le tableau 2.10 donne les résultats des analyses d’ESB eff ectuées sur les bovins en 2002. Ce qui frappe principalement, c’est que le nombre de bovins contrôlés positifs an 2002 est retombé à 38, alors qu’en 2001, 46 bovins ont encore été contrôlés positifs à l’ESB. Parmi les bovins nés après 1997, aucun n’a été contrôlé positif, si bien qu’on peut espérer que l’interdiction de l’utilisation de protéines animales dans les aliments pour bétail commence petit à petit à porter ses fruits. Aliments pour animaux, santé animale, produits animaux 53

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