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Rapport d'activités 2003

Rapport d'activités 2003

3 activités de

3 activités de contrôle partie 154 Si les toxi-infections collectives sont si nombreuses, pourquoi en parle-t-on si peu ? Les quelques cas connus du grand public sont ceux communiqués via les médias. Il ne s’agit cependant que de la partie visible de l’iceberg : la presse ne communique habituellement que les cas les plus spectaculaires. En général, on ne peut, dans la pratique, identifi er le facteur responsable que dans 5 % des cas. Cela est naturellement aussi dû au fait que seuls 7 % des cas sont analysés au labo et que seulement dans un quart des cas, les personnes malades consultent un médecin, lequel ne prélève souvent pas d’échantillon. Dans de nombreux cas d’intoxications alimentaires, les personnes atteintes ne ressentent que d’assez vagues troubles digestifs. Une consultation n’est pas toujours nécessaire vu la guérison rapide, sans parler d’une analyse. Le danger de toxi-infections alimentaires collectives ne doit pas être sous-estimé. Selon la toxicité la concentration du germe concerné et la sensibilité de la victime, une telle infection peut entraîner de lourdes implications, parfois même la mort. Il est donc regrettable que de telles infections ne soient pas souvent rapportées aux autorités, ce qui entraîne la perte de nombreuses informations utiles. On peut considérer qu’en réalité, il y a 20 fois plus d’intoxications alimentaires que celles dont on a connaissance. En 2003, 39 foyers de TIAC ont été signalés à l’AFSCA. 1.550 personnes étaient concernées, parmi lesquelles 598 étaient gravement malades. 110 ont été hospitalisées. Une Salmonella était dans environ 44 % des cas à l’origine des foyers. Plus de 38 % des foyers étaient d’origine privée (fêtes, barbecues etc. ). Environ 25 % pouvaient être attribués au secteur de l’horeca et dans 18 % des cas, il s’agissait d’écoles. Dans une plus faible mesure, on a également constaté des foyers de TIAC dans des cuisines de collectivité et lors d’événements exceptionnels comme par exemple des fêtes d’entreprise. Plus de la moitié des foyers sont probablement liés à la consommation d’œufs et d’ovoproduits. 18 % des foyers sont dus à la consommation de plats avec du riz et des salades de pâtes. Les autres foyers ont des origines diverses ou n’ont pas été identifi és. Bien que la surveillance des TIAC ait été améliorée, les informations épidémiologiques actuellement disponibles sont sous-estimées. Cela est lié aux problèmes de diagnostic et au fait qu’il est diffi cile de faire un lien entre une TIAC et son origine dans l’alimentation, ainsi qu’au fait qu’insuffi samment de foyers de TIAC sont signalés et enregistrés. Même s’il s’agit d’une maladie infectieuse avec un faible taux de décès, elle reste néanmoins d’une grande importance socio-économique. Des études ont démontré que les toxi-infections alimentaires collectives ne résultent pas uniquement d’une faute de fabrication des produits d’alimentation dans l’industrie (même assez rarement), mais majoritairement de mauvaises conditions de conservation (chaîne du froid ou du chaud) et d’un manque d’hygiène.

3.2. Contaminants chimiques Dans l’intérêt de la protection de la santé publique, il est essentiel que la teneur en contaminants dans les denrées alimentaires demeure, d’un point de vue toxicologique, à un niveau acceptable et aussi bas que possible. L’Agence alimentaire assure, via un programme spécifi que, la surveillance de la présence de certains contaminants dans les denrées alimentaires. Il n’existe pas toujours de norme en contaminants et lorsqu’il en existe une norme, elle n’est de toute façon pas déterminée pour toutes les matrices existantes. Dans certains cas, des contaminants ont également été analysés ou des matrices échantillonnées, pour lesquels aucune norme n’existe. Les résultats de ces analyses sont utilisés afi n d’obtenir une idée de la contamination de fond. De plus, l’Agence peut intervenir lorsque des valeurs extrêmement élevées seraient constatées pouvant mettre en danger la santé publique. 3.2.1. Dioxines Le terme « dioxines » est un nom collectif pour un groupe de 75 substances apparentées, dont 17 sont importantes du point de vue toxicologique. Le Comité scientifi que européen pour l’Alimentation a conclu que l’eff et cancérigène des dioxines disparaît dans les teneurs inférieures à un certain seuil. Les autres eff ets néfastes, comme l’endométriose, troubles neuro-comportementaux et troubles immunosuppressifs se rencontrent pour des teneurs qui sont considérablement inférieures. Il faut en tenir compte lors de la fi xation de la dose admissible. Dans 90 % des cas, des denrées alimentaires sont la cause d’exposition aux dioxines chez l’homme. Environ 80 % de l’exposition totale provient de denrées alimentaires d’origine animale. C’est pourquoi on se préoccupe de ces denrées alimentaires et souvent aussi du sol souillé en tant que source potentielle de dioxine. Les dioxines et PCB sont très résistants à la décomposition chimique ou biologique, restent donc dans l’environnement et s’accumulent dans la chaîne alimentaire humaine et animale. Ces composants sont surtout solubles dans la graisse. Les résultats de ce programme étaient excellents. Aucune transgression des normes n’a été constatée. 155

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