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Rapport d'activités 2003

Rapport d'activités 2003

4 prévention et gestion

4 prévention et gestion de crise partie 220 2.2. La chrysomèle des racines du maïs La chrysomèle des racines du maïs est originaire d’Amérique. Dans les années ’90, l’insecte s’est introduit en Europe via la Serbie. De là, la chrysomèle s’est installée dans la plupart des pays des Balkans, et depuis quelques années, elle est également signalée en Italie, en Autriche, en Suisse, en France et aux Pays-Bas. L’insecte peut se déplacer sur de grandes distances à l’aide de moyen de transport tels que les camions et les avions. Le voyage dans ces moyens de transport s’avère, pour cet insecte, une manière effi cace de se propager : la plupart des endroits d’Europe où on l’a rencontré se trouvent à proximité d’aéroports. En raison des dégâts que cet insecte peut causer, la chrysomèle des racines du maïs a été classée comme organisme de quarantaine. Compte tenu de l’extension de la zone de propagation de la chrysomèle des racines du maïs, l’Agence alimentaire a instauré en 2003 un programme de monitoring. Ce programme a pour but de détecter au plus vite la présence éventuelle de l’insecte. Dans le cadre de ce programme quelque 350 pièges à phéromones ont été placés au cours des mois de juillet, août, septembre et octobre – soit, la saison d’activité du coléoptère – à proximité des lieux où le risque de contamination est le plus élevé (à savoir, autour des aéroports internationaux et le long des grandes routes vers le Sud). Début septembre 2003, les premières chrysomèles des racines du maïs ont été signalées dans un champ de maïs près de l’aéroport de Zaventem. Conformément à la réglementation européenne, un programme de lutte a été immédiatement mis en action et le monitoring dans la zone concernée a été fortement étendu. Autour de chaque parcelle infectée ont été délimitées une zone focale d’un rayon d’environ 3 km ainsi que des zones de sécurité d’un rayon d’environ 5 km. Enfi n, le coléoptère a été retrouvé dans 17 parcelles en trois endroits diff érents (Zaventem, Machelen-Steenokkerzeel et Kampenhout). Tableau 4.4 : Aperçu des résultats du programme de monitoring dans les zones focales et les zones de sécurité Zone Nombre de parcelles infectées Nombre de chrysomèles retrouvées Zone focale de Zaventem 5 24 Zone focale de Machelen - Steenokkerzeel1 0 43 Zone focale de Kampenhout 2 2 Dans ces zones focales et de sécurité, des mesures de restriction à l’égard de la production de maïs sont en vigueur. La chrysomèle y est combattue par rotation des cultures. C’est une méthode de lutte effi cace car les larves sont très peu mobiles et restent sédentaires dans la parcelle où elles ont éclos. Pour une lutte plus complète, la rotation des cultures est combinée à un traitement insecticide. La lutte contre la chrysomèle des racines du maïs se déroule sur plusieurs années dans les zones où sa présence a été constatée.

2.3. Pourriture annulaire et pourriture brune des pommes de terre La pourriture annulaire et la pourriture brune sont des maladies bactériennes des pommes de terre qui font partie des organismes nuisibles soumis à une obligation de déclaration et de lutte. Dans de nombreux pays de l’Union européenne, la pourriture annulaire constitue un problème permanent notamment l’Allemagne, le Danemark, la Finlande, la Grèce et la Suède. Abstraction faite de quelques infections de pourriture brune au milieu des années ’90 dans la région des Nord - Campinoise, la Belgique est restée longtemps épargnée par ces problèmes. En 2003, ces organismes soumis à quarantaine se sont cependant manifestés dans une mesure importante. 2.3.1. Production de 2002 2.3.1.1. Pourriture brune Le 27 mars 2003 le Service Phytosanitaire de Hongrie a signalé la présence de pourriture brune dans un envoi de pommes de terre de consommation belges de la variété Asterix. Une analyse du stock restant en Belgique a confi rmé l’infection. L’origine de l’infection n’a pas pu être identifi ée. Les pommes de terre provenaient d’un seul producteur. Au total, 3.614 tonnes de pommes de terre ont été déclarées infectées, dont 1.165 tonnes étaient toujours en Belgique. Les pays qui avaient reçu des pommes de terre de ce producteur ont été mis au courant. 83,11 ha de terres agricoles ont été déclarés contaminés et 68,40 ha ont été déclarés « probablement contaminés’ de pourriture brune. 2.3.1.2. Pourriture annulaire Le 3 avril 2002, le Service Phytosanitaire de France a signalé la présence de pourriture annulaire dans deux lots de plants de pommes de terres belges de la variété Santana. Une analyse des restants de ces lots en Belgique a confi rmé l’infection. Les lots infectés pouvaient être reliés à un lot de mini-tubercules multipliés par le mainteneur depuis 1996. En 1998, le lot a été inscrit au système de certifi cation pour la première fois. En 2002, 9 autres lots issus du lot de tubercules précité ont été certifi és en tant que plants de pommes de terre. En eff et, l’infection a été constatée dans 6 des 9 lots. Cela indique qu’il s’agit d’une contamination d’origine clonale. Ces lots ont été déclarés contaminés. Aux trois lots pour lesquels on n’a pas décelé de contamination, a été attribué le statut de « probablement contaminés », conformément à la réglementation européenne. La contamination a également été retrouvée dans 6 des 8 lots restés en Belgique de pommes de terre de consommation de la variété Santana produits à partir des plants du clone infecté. 221

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