Views
4 years ago

Rapport d'activités 2005

Rapport d'activités 2005

Tableau 3.30 :

Tableau 3.30 : résultats des inspections sur l’hygiène lors d’événéments estivaux % Non-conformes Nombre d’avertissement Nombre de PV 3.3. Toxi-infections collectives alimentaire (TIAC) On parle d’une toxi-infection (d’origine) alimentaire collective (TIAC) lorsque l’on se trouve en présence de symptômes similaires observés dans les mêmes circonstances chez au moins deux personnes, et qu’un lien de causalité (probable) existe avec une même source alimentaire. En Belgique, · les di érents acteurs qui interviennent en cas de TIAC sont les suivants: l’AFSCA qui mène les enquêtes alimentaires et e ectue les prélèvements des denrées · alimentaires incriminées les Communautés qui mènent les enquêtes sur les personnes, et les médecins · hygiénistes qui réalisent les enquêtent épidémiologiques l’ISP (qui a été désigné comme laboratoire national de régférence pour les TIAC) qui analyse tous les échantillons suspects et rassemble toutes les données concernant les · TIAC au niveau national la Plateforme nationale TIA et zoonoses transmises par les aliments qui permet un échange d’informations et de données entre les di érents acteurs. Activités de contrôle 119 Nombre de fermetures Hygiène de l’équipement 26,4 % 184 15 1 Hygiène du point de vente 17,5 % 113 10 2 Hygiène du personnel 10 % 64 2 0 Fumer pendant la préparation des repas Respect de la température des denrées à réfrigérer Respect de la température des denrées à conserver au chaud 2,3 % 11 2 0 21,3 % 116 9 1 11,6 % 48 7 0

Rapport d’activités 120 Les données collectées lors de ces investigations sont essentielles pour préciser ou orienter les politiques de surveillance ou de prévention à d’autres niveaux. En 2005, parmi les 105 TIA enregistrées, 92 ont été traitéses par L’AFSCA. Elles impliquaient 634 personnes, dont 446 malades et 47 hospitalisées. Le nombre de foyers est beaucoup plus élevé cette année que l’année dernière (27 enquêtes TIAC en 2004) car depuis le début 2005, un point de contact au sein de l’Agence a été désigné pour rassembler toutes les informations et assurer un suivi des dossiers. Cette nouvelle procédure de gestion des TIAC vise à améliorer la vitesse de réaction des agents sur le terrain a n de réunir le maximum d’informations lors des épisodes de TIAC. C’est ainsi qu’à présent les cas impliquant seulement 2 personnes (43 cas) sont également pris en compte. Les autres cas impliquaient moins de 10 personnes (31), plus de 10 personnes (11) ou un nombre indéterminé de personnes (7). Lorsque des analyses ont pu être réalisées sur des aliments (20,6% des cas), l’agent responsable de la TIAC a pu être identi é dans 63% des cas. L’agent pathogène le plus souvent identi é était le germe Salmonella (7 cas). Dans deux foyers touchant 60 et 22 personnes, la présence, d’une part, de Salmonella et Bacillus cereus (sandwichs variés) et, d’autre part de staphylocoques à coagulase positive et Bacillus cereus ou Clostridium perfringens ont été mises en évidence. Un quart des foyers ont été recensés chez des particuliers, 63% dans le secteur horeca, et 6% en restauration collective. Des études ont démontré que les TIAC ne sont qu’exceptionnellement la conséquence d’une erreur commise dans la production de denrées alimentaires dans l’industrie. Elles résultent surtout de la mauvaise conservation (le non respect de la chaîne du froid ou du chaud) et d’une hygiène défaillante. Dans les cas recensés en 2005, le manque d’hygiène a clairement été mis en cause dans 20% des cas ayant entraîné un grand nombre de malades. Alors que depuis de nombreuses années, la majorité des TIAC étaient liées à la consommation d’œufs crus ou de produits à base d’œufs crus, on observe en 2005 une inversion spectaculaire de cette tendance. Les foyers étaient associés dans la majorité des cas (42%) à la consommation de viandes et plats à base de viande et de plats variés où il a été impossible d’identi er une denrée en particulier (23,5%). Les autres foyers avaient pour origine des produits de la mer (9,5%), des pâtisseries (8,5%), des produits de volailles (5,5%), et seuls 3% des produits à base d’œufs crus. Cette tendance est con rmée au niveau national par les données recensées par l’ISP: en 2005, seuls 20 % des TIA étaient dues à Salmonella (dont 40 % S. Enteritidis), ce qui marque une nette diminution par rapport à 2004, où 54 % des TIA étaient dues à Salmonella (dont 55 % de S. Enteritidis). L’ISP a également observé cette évolution au niveau des souches humaines. En e et en 2004, 9.543 souches de Salmonella ont été identi ées, dont 6.075 Enteritidis. En 2005, seules 4.908 souches ont été identi ées, dont 2.225 Enteritidis.

RAPPORT D'ACTIVITÉ
RAPPORT D’ACTIVITÉ
Rapport d'activité 2009 - LPO
RAPPORT D’ACTIVITÉ 2010
RAPPORT D’ACTIVITÉ
Rapport d'activité - AWE