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Rapport d'activités 2005

Rapport d'activités 2005

Prévention et gestion

Prévention et gestion des crises 163 Durant la plus grande partie de l’année 2005, la prévention de crise de l’Agence a eu comme préoccupation la grippe aviaire. En raison de la menace de la maladie et de son augmentation continue, la distinction entre prévention et lutte a été minimisée. L’Agence alimentaire a donc activé sa structure de crise et s’est préparée à mettre sous contrôle aussi rapidement que possible une apparition de la maladie. Les mesures qui ont été imposées à l’ensemble du pays, et en particulier les mesures d’application dans les régions où beaucoup d’oiseaux migrateurs sont présents, avaient d’abord pour but de combattre l’installation du virus de la grippe aviaire. Dans ce sens, les mesures avaient un caractère strictement préventif. En raison de la grande menace et de sa sévérité, elles ont été considérées dans la pratique comme des mesures de lutte. Dès lors, dans cette quatrième partie, aucune distinction n’a été faite entre la prévention de crise et la gestion de crise. 1. Grippe aviaire Le virus de la grippe aviaire qui est apparu n 2003 en Asie du Sud-est et qui y a fait des dégâts en 2004, a poursuivi en 2005 sa progression en direction de l’Europe de manière ininterrompue. La maladie s’est propagée au printemps et en été vers le sud de la Russie et vers le Kazakhstan par les mouvements migratoires saisonniers d’oiseaux sauvages. De là, il s’est propagé en automne d’abord vers la partie de la Russie à l’ouest de l’Oural et ensuite vers la région de la Mer noire. Tant la Russie, la Roumanie que l’Ukraine et la Turquie ont été lourdement touchées par la maladie. Pour rappel, le virus de la grippe aviaire H5N1 qui se trouve à la base de cette épizootie presque mondiale se distingue des autres virus de grippe aviaire hautement pathogènes (comme par exemple le H7N7 qui a occasionné des problèmes en 2003 aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne) par sa large spéci cité d’hôte et son caractère extrêmement agressif face aux espèces ornithologiques autres que les volailles. Jusqu’à présent, le virus a été découvert chez plus de 70 espèces ornithologiques, principalement des canards, oies, cygnes, mouettes et autres oiseaux aquatiques. En outre, des mammifères comme le chat, la fouine, la civette, le léopard, le tigre et également l’homme ont également été touchés, souvent avec une issue fatale. Ce virus de la grippe aviaire est considéré par les experts comme un des candidats éventuels à la prochaine pandémie de grippe humaine et béné cie en ce sens d’un énorme intérêt mondial, tant du point de vue vétérinaire que de celui de la santé publique.

Rapport d’activités 164 Vu le rôle évident que jouent les oiseaux aquatiques migrateurs dans la propagation du virus, la probabilité était réelle que le virus soit introduit de cette manière en UE parmi les oiseaux sauvages ou détenus en captivité. L’expérience dans les pays touchés nous a montré que les canards et les oies d’élevages professionnels ainsi que les volailles détenues par des particuliers (les ‘backyards’) couraient un plus grand risque de contamination. Ces animaux sont en e et essentiellement détenus et nourris en plein air et attirent donc les oiseaux sauvages en quête de nourriture ou d’un endroit où se reposer. L’Agence alimentaire a développé, en collaboration avec d’autres services publics, une série de mesures préventives en vue d’anticiper la menace du virus de la grippe aviaire et d’éviter autant que possible les conséquences d’une introduction éventuelle. Des initiatives parallèles ont été prises partout dans l’UE et des mesures semblables ont été appliquées. Étant donné qu’il est impossible d’éviter la propagation de la maladie parmi les oiseaux sauvages, les mesures ont principalement été orientées sur une détection la plus rapide possible d’une telle introduction parmi les oiseaux sauvages a n d’éviter la transmission de la faune sauvage aux volailles et oiseaux détenus en captivité et a n de découvrir et d’éradiquer au plus vite un foyer éventuel parmi les animaux détenus en captivité. 1.1. Biosécurité dans le secteur des volailles et analyse du risque dans les exploitations avicoles Au moyen de son site web, via la presse et le mailing direct, l’Agence alimentaire a informé et sensibilisé de façon importante le secteur des volailles à la problématique. Les mesures de biosécurité étaient au centre du message. Des mesures sévères de biosécurité devant empêcher l’introduction de la maladie dans les poulaillers ont été imposées à l’ensemble de la lière des volailles. La principale nouveauté à ce niveau est sans aucun doute l’analyse du risque qui a été e ectuée en automne dans quelques 1.900 exploitations avicoles professionnelles du pays. L’éleveur devait compléter, avec le vétérinaire d’exploitation, une check-list dont l’objectif était de lui faire prendre conscience des faiblesses de l’exploitation en matière de biosécurité. L’AFSCA a intégré les données de l’enquête dans une banque de données et les utilise en tant qu’outil pour la lutte et la prévention de la grippe aviaire. L’objectif est de répéter cette enquête chaque année.

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