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La sécurité alimentaire

La sécurité alimentaire

40 3.3 Ébauche

40 3.3 Ébauche d’analyse Dans les discussions, on constate la recherche d’une perspective citoyenne propre au problème présenté dans les cas. Les membres du panel imputent la source des dilemmes mis en lumière dans les cas à la manière dont notre système de production alimentaire fonctionne. Nous devons accepter la logique de ce système – par exemple acheter des choses dont nous n’avons pas vraiment besoin – cela fait partie de notre culture technologique actuelle (notre société de consommation). Les membres du panel ajoutent en outre qu’il est très diffi cile dans notre société complexe de désigner des responsables d’une situation (par ex. présence d’antibiotiques dans les aliments pour animaux): devons-nous faire porter cette responsabilité aux fabricants d’aliments ou aux consommateurs qui veulent beaucoup de viande de bonne qualité? Mais, se demandent les membres du panel, cette situation est-elle normale? Est-ce normal que nous ayons besoin d’antibiotiques pour faire fonctionner notre système de production alimentaire? Avec la conséquence qu’un contrôle important devient nécessaire, que ce contrôle rend la nourriture plus chère et menace de dépasser nos capacités techniques, que les producteurs se sentent contrôlés et non plus stimulés. Il est frappant de constater que plusieurs des solutions proposées par les membres du panel vont à l’encontre de la logique de ce système. Par exemple: organiser deux lignes de production séparées pour sauvegarder le choix entre alimentation conventionnelle et alimentation biologique, manger moins de viande, produire moins de porcs, limiter la variété des choix au sein d’un type de produit – par ex. les espèces de poulets qui sont sur le marché -, tenir compte du coût des aberrations de notre système alimentaire complexe dans la discussion sur le prix (par ex. détruire viande et aliments en masse). Il y a des questions portant sur les évolutions technologiques et l’impact sur la production alimentaire: ‘Je constate une évolution dans cette problématique. Dans le temps, quelqu’un qui utilisait des antibiotiques était considéré comme un fraudeur. Tandis que maintenant, c’est accepté et c’est même réglementé. On recommence maintenant à critiquer cet usage. En avons-nous vraiment besoin? N’est-ce pas plutôt une évolution culturelle (technologique)?’ ‘Mais ne doit-on pas alors laisser les porcs mourir sans plus? Chez les humains, il en va de même, quand nous ne fonctionnons plus, nous mourons. La question de la mort inutile d’animaux, nous ne pouvons pas la poser. Nous devenons très vieux, et c’est aussi à cause de ces produits médicaux. Mais devons-nous donner des médicaments aux porcs pour qu’ils vivent plus longtemps?’ Les citoyens se montrent très critiques dans la discussion scientifi que relative aux résultats des tests. (‘Les tests portant sur les risques des additifs sont-ils bien valables?’). Ils se rendent compte que les scientifi ques ne le savent pas toujours, ne peuvent off rir de certitude absolue. (‘La science ne produit pas de certitude. Un scientifi que dit une chose et un autre dit autre chose.’) Mais le manque de connaissances n’empêche pas, à leurs yeux, de se faire une opinion sur la question (‘En tant que citoyen, nous devons oser davantage dire ce que nous pensons. C’est très diff érent de ‘que savons-nous?’). Dans un contexte d’incertitude, ils proposent des solutions qui reposent sur le principe de précaution: stimuler la chaîne courte, limiter les additifs, ne pas assouplir la législation, fi xer une norme minimum pour les produits dont on ne connaît pas les eff ets, revaloriser les

connaissances pratiques (expérience des bouchers) par rapport aux connaissances scientifi ques, nourrir les poules de grain alternatif, essayer de limiter les additifs autant que possible. La méfi ance envers les producteurs et les instances publiques peut faire obstacle à l’élaboration d’un point de vue personnel sur le problème (‘Recevons-nous toutes les informations?’ ‘Il y a une diff érence entre la théorie et la pratique.’). On se pose des questions sur la crise de confi ance entre consommateurs et producteurs alimentaires (viande): ‘Cette norme n’existe que pour garantir une certaine qualité. Mais pourquoi les gens font-ils tant d’histoires à propos de la viande? Est-ce une question d’ignorance ou d’hystérie massive?’ Dans la quête de solutions, il est frappant de constater que les citoyens ne raisonnent pas en termes ‘ou-ou’ mais en termes ‘et-et’. Penser en termes ‘ou-ou’ fait plutôt partie de la logique des décideurs politiques, lorsqu’ils doivent faire des choix et accorder des priorités. Les membres du panel voudraient à la fois garantir la santé publique et chercher des possibilités de ne pas augmenter le prix des produits. Ils veulent à la fois garantir la survie des petits producteurs et distributeurs et chercher des possibilités de garantir également la sécurité tant des produits de la chaîne courte que de ceux issus de la chaîne longue. Cela s’exprimera plus tard aussi dans les exercices, lorsqu’ils devront évaluer l’importance d’autres caractéristiques de la nourriture (par ex. goût, variété, valeur nutritionnelle, impact environnemental) par rapport à la sécurité alimentaire. Ils ont du mal à entrer dans la logique que choisir un facteur, c’est s’opposer à un autre. Ils ne voient pas la relation entre ces facteurs comme une relation ‘univoque’ et partent plutôt de l’idée de complémentarité entre ces facteurs ou de l’idée d’une approche holistique. 3.4 Commentaire par les personnes de référence Chaque sous-groupe a rapporté dans le grand groupe un bref aperçu des considérations et thèmes de discussion de ses membres. Les personnes de référence présentes ont eu l’occasion de réagir aux analyses et aux propositions des membres du panel. Nous classons leurs contributions et commentaires d’après les trois éléments suivants: 1. Quelle contribution les personnes de référence apportent-ils à une bonne approche du problème? (contribution à la défi nition du problème) 2. Quelle contribution les personnes de référence apportent-ils au processus de réfl exion? (contribution au processus de réfl exion) 3. Quelle contribution apportent-ils dans la quête de solutions? (contribution aux solutions) 41

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