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Guinée - Global Partnership for Education

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<strong>Guinée</strong><br />

Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation en 2010<br />

L’Exercice de suivi de l’efficacité de l’aide 2011 …<br />

• A permis de collecter des données sur la Déclaration de Paris, adaptées au secteur de l’éducation, et<br />

provenant des ministères de l’éducation et des donneurs dans 40 pays en développement. D’autres données<br />

ont été collectées en ce qui concerne la prédictibilité des financements nationaux sur les trois prochaines<br />

années ainsi que les engagements financiers des donneurs; les résultats d’apprentissage; la gouvernance des<br />

groupes locaux des partenaires de l’éducation; et la participation de la société civile dans les processus du<br />

secteur.<br />

• Trois types de questionnaires ont été utilisés : Afin d’obtenir des données quantitatives (1) un questionnaire<br />

pour le Ministère de l’éducation et (2) un questionnaire pour chaque donneur ; et pour obtenir des données<br />

qualitatives (3) une note explicative commune à tous. Ces questionnaires ont été remplis par les membres des<br />

groupes locaux des partenaires de l’éducation (GLPE) eux-mêmes. Avec ces données, le Secrétariat du<br />

Partenariat mondial a produit des « fiches-pays sur l’efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation » pour<br />

chaque pays participant.<br />

• A permis d’examiner comment l’aide à l’éducation est allouée et gérée par les donneurs et le gouvernement.<br />

Afin d’analyser l’efficacité de l’aide, le Secrétariat du Partenariat travaille avec les groupes locaux des<br />

partenaires de l’éducation (GLPE). Ces groupes rassemblent les principaux partenaires sous le leadership du<br />

gouvernement et/ou d’un donneur. Dans chaque pays une agence de développement a coordonné l’exercice<br />

au nom du GLPE et a travaillé étroitement avec le Ministère de l’éducation.<br />

• A permis de collecter des données de base pour certains indicateurs sur l’efficacité de l’aide dans le nouveau<br />

Cadre de Résultats du Partenariat mondial pour l’éducation.<br />

La fiche-pays sur l’efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation…<br />

• Elle vise à stimuler et ren<strong>for</strong>cer le dialogue sur l’efficacité de l’aide entre les membres des GLPE en leur<br />

fournissant des données concrètes.<br />

• Elle ne cherche pas à présenter une image complète et exhaustive de l’efficacité de l’aide à l’éducation dans<br />

un pays. D’autres indicateurs et d’autres analyses plus détaillées seraient nécessaires au delà des indicateurs<br />

de la Déclaration de Paris.<br />

• Elle ne vise en aucune circonstance à juger ni à qualifier l’efficacité de l’aide au secteur de l’éducation d’un<br />

pays, en comparaison avec d’autres pays.<br />

• Elle a été réalisée avec les données fournies par le groupe local des partenaires de l’éducation, et révisée et<br />

validée par eux-mêmes.<br />

• Ces fiches-pays sont mises en ligne comme des documents de travail, ce qui indique qu’elles sont une<br />

contribution à processus local et global d’apprentissage sur l’efficacité de l’aide, et non pas une conclusion<br />

approfondie ou rigide sur la situation d’efficacité de l’aide d’une pays. Cet exercice de suivi est réalisé dans le<br />

contexte dynamique de la coopération au développement, et dégage une vue particulière à 2010.<br />

Contenu<br />

1. Vue d’ensemble : Principes de la Déclaration de Paris et indicateurs adaptés au secteur de l’éducation<br />

2. Résumé : Données de base et conclusions principales<br />

3. Résultats : Par principe d’efficacité de l’aide et par indicateur<br />

4. Annexes : Sources et acronymes<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


1. Vue d’ensemble : Principes de la Déclaration de Paris et Indicateurs adaptés au secteur de l’éducation<br />

L’APPROPRIATION 1 est un principe fondamental dans le contexte de l’agenda de l’efficacité de l’aide. L’appropriation<br />

indique que les pays partenaires exercent une réelle maîtrise sur leurs politiques et stratégies de développement, et<br />

assurent la coordination de l’appui du développement. De même, il fait référence aux engagements des gouvernements à<br />

étendre le dialogue sur les politiques de développement aux parlements, aux autorités locales et aux organisations de la<br />

société civile.<br />

Indicateur 1<br />

Existence d’un plan pour le secteur de l’éducation<br />

L’ALIGNEMENT indique que les donneurs coordonnent l’ensemble de leurs activités avec les stratégies nationales de<br />

développement, les institutions et les procédures des pays partenaires. Ceci inclut les ef<strong>for</strong>ts du gouvernement et des<br />

donneurs pour améliorer la qualité et la capacité des systèmes nationaux, ainsi que l’appui coordonné des donneurs pour<br />

ren<strong>for</strong>cer les capacités, tout en évitant les structures d’exécution parallèles et l’aide liée.<br />

Indicateur 2 Des systèmes nationaux fiables (les données n’ont pas été collectées lors de cet exercice)<br />

Pourcentage de l’aide à l’éducation au secteur public comptabilisé dans les prévisions budgétaires des<br />

Indicateur 3<br />

partenaires<br />

Pourcentage de l’aide à l’éducation à des fins de ren<strong>for</strong>cement des capacités et compatibles avec les<br />

Indicateur 4<br />

stratégies nationales de développement des pays partenaires<br />

Indicateur 5a Pourcentage de l’aide à l’éducation utilisant les systèmes de gestion des finances publiques nationaux<br />

Indicateur 5b Pourcentage de l’aide à l’éducation utilisant les systèmes de passation des marchés nationaux<br />

Indicateur 6 Nombre d’unités parallèles de mise en œuvre de projets dans le secteur de l’éducation<br />

Pourcentage de versements effectués et enregistrés par le gouvernement selon des calendriers<br />

Indicateur 7<br />

convenus avec les donneurs dans le secteur de l’éducation<br />

Indicateur 8 L’aide est non liée (les données n’ont pas été collectées lors de cet exercice)<br />

L’HARMONISATION fait référence à la coopération entre donneurs pour améliorer l’efficacité de l’aide, en évitant la<br />

duplication de leurs activités, en simplifiant leurs procédures et en ren<strong>for</strong>çant la division du travail. L’harmonisation<br />

cherche à réduire les coûts de transaction et le poids administratif excessif de la gestion de l’aide par les pays en<br />

développement. Dans la Déclaration de Paris (2005), les donneurs se sont engagés à mettre en place des dispositifs<br />

communs pour la planification, le financement, les versements, le suivi, l’évaluation et la notification aux pouvoirs publics<br />

de leurs activités, ainsi qu’à réduire le nombre des missions et travaux analytiques que les donneurs font<br />

individuellement.<br />

Indicateur 9 Pourcentage de l’aide à l’éducation utilisant des approches fondées sur des programmes<br />

Indicateur 10a Pourcentage de missions effectuées conjointement dans le secteur de l’éducation<br />

Indicateur 10b Pourcentage de travaux analytiques effectués conjointement dans le secteur de l’éducation<br />

LA GESTION AXEE SUR LES RESULTATS consiste à garantir et mettre en œuvre l’aide en se concentrant sur les résultats<br />

souhaités pour le développement d’un pays et l’amélioration de vies de ses habitants. Axer la gestion sur les résultats<br />

exige la disponibilité et la fiabilité des données de chaque activité –des projets, aux stratégies de développement d’un<br />

pays- en vue d’améliorer les processus de prise de décisions.<br />

Indicateur 11 Le pays doté d’un cadre d’évaluation des per<strong>for</strong>mances transparent et permettent d’évaluer les<br />

progrès réalisés dans le secteur de l’éducation<br />

LA RESPONSABILITE MUTUELLE indique dans quelle mesure les pays partenaires et les donneurs sont responsables<br />

mutuellement de l’obtention de résultats obtenus en matière de développement ainsi que de l’utilisation transparente de<br />

ressources affectées au développement.<br />

Indicateur 12 Revue conjointe du secteur de l’éducation en place<br />

1 Pour connaître plus des détails sur tous les principes de la Déclaration de Paris vous pouvez consulter :<br />

http://www.oecd.org/dataoecd/53/38/34579826.pdf<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


2. Résumé : Données de base et conclusions principales<br />

Données de base<br />

Les données pour l’Exercice de suivi de l’efficacité de l’aide 2011 ont été fournies par la Coordination<br />

nationale du programme sectoriel de l’éducation du Ministère de l’éducation nationale et de la<br />

recherche scientifique, ainsi que par cinq partenaires techniques et financiers (PTF): L’Agence<br />

française de développement (AFD) la Banque mondiale, l’Agence allemande pour la coopération<br />

internationale (GIZ), la Banque allemande de développement (KfW) et le Fonds des Nations unies<br />

pour l’enfance (UNICEF). Les données du financement provenant du Partenariat mondial pour<br />

l’éducation ont été aussi présentées dans ce document, selon l’in<strong>for</strong>mation soumis par UNICEF.<br />

À l’exception de la Banque mondiale et la KfW qui ont suspendu leur aide, ces PTF ont fourni 10,86<br />

millions des dollars, relatifs à l’année civile 2010 (c.f. Indicateur 3 pour des détails sur les montants<br />

fournis par chaque PTF).<br />

Les autres donneurs présents en <strong>Guinée</strong> sont l’Ambassade de France, l’Arabie Saoudite, la Banque<br />

africaine de développement (BAD), la Banque islamique du développement (BIsD), le Fonds<br />

Koweitien de développement (FKD), l’Agence internationale de coopération du Japon (JICA), le<br />

Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science<br />

et la culture (UNESCO) et l´Agence des États unis pour le développement international (USAID). Les<br />

résultats des indicateurs sur l’efficacité de l’aide au pays présentés dans ce document ne reflètent<br />

que la per<strong>for</strong>mance des donneurs qui ont participé à cet exercice. Ces résultats ne représentent pas<br />

le groupe local des partenaires de l’éducation dans son intégralité.<br />

La méthodologie et les données utilisées pour produire les résultats sur l’efficacité de l’aide dans le<br />

secteur de l’éducation (Tableau 1) sont expliquées tout au long du document, au début des<br />

indicateurs et dans le tableau même qui illustre chaque indicateur.<br />

<strong>Guinée</strong> dans le Partenariat mondial pour l’éducation<br />

La <strong>Guinée</strong> fait partie du Partenariat mondial pour l’éducation depuis 2002, lorsque le plan pour le<br />

secteur de l’éducation a été endossé par les PTF locaux. Le processus d’entrée a contribué à élaborer<br />

un plan pour le secteur de l’éducation. En 2007, le Programme sectoriel de l’éducation a été à<br />

nouveau endossé par les PTF locaux.<br />

Le Fonds Catalytique (FC) du Partenariat mondial pour l’éducation a approuvé en 2008 une opération<br />

pour 117 millions de dollars pour la <strong>Guinée</strong>, qui a été ajusté en 2010 à 64 millions suite à la crise<br />

politique traversée par la <strong>Guinée</strong>. Les fonds restructurés sont partialement supervisés par l’UNICEF,<br />

qui est responsable pour 24 millions; et par la Banque mondiale, l’entité de supervision des autres 40<br />

millions de dollars.<br />

L’Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation 2010 – Conclusions principales<br />

La <strong>Guinée</strong> est un pays sortant d’une crise politique depuis 2008 qui a entrainé le gel des<br />

décaissements dans le secteur de l’éducation de la KfW et de la Banque mondiale pendant 2010. Selon<br />

la définition de la Banque mondiale, la <strong>Guinée</strong> est un pays en situation fragile.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


La Banque mondiale a rétabli son programme en avril 2011 après la réalisation des paiements des<br />

arriérés que le pays devait à cette Banque, et les décaissements du financement du Partenariat<br />

mondial que la Banque supervisait ont été renoués en août 2011. Les cours scolaires interrompus<br />

pendant plus d’un mois à cause de la tension qui marqué le processus électoral, ont aussi repris en<br />

janvier 2011, ainsi que la collaboration entre le Ministère de l’éducation et ses partenaires, ce qui s’est<br />

traduit par l’organisation de la revue conjointe du secteur en janvier 2011. Par contre, la KfW n’a pas<br />

encore repris ses décaissements, qui sont conditionnés à la réalisation des nouvelles élections<br />

législatives.<br />

La <strong>Guinée</strong> n’a jamais participé dans les enquêtes de l’OCDE sur le suivi de la Déclaration de Paris.<br />

C’est donc la première fois que le pays participe à un exercice de suivi sur l’efficacité de l’aide, dans<br />

le secteur de l’éducation.<br />

Les résultats pour la <strong>Guinée</strong> de l’Exercice 2011 de suivi de l’efficacité de l’aide au secteur de<br />

l’éducation et les médianes des 31 pays membres du Partenariat mondial qui ont aussi participé dans<br />

cet exercice sont présentés dans le Tableau 1 au dessous, afin de permettre des comparaisons.<br />

Tableau 1: Résultats sur l’efficacité de l’aide, basés sur des données de 2010<br />

Indicateurs de la Déclaration de Paris adaptés au secteur de l’éducation<br />

Exercice de suivi 2011 du<br />

Partenariat Mondial<br />

pour l’éducation<br />

Médiane (a)<br />

des 31 pays<br />

<strong>Guinée</strong> membres du<br />

GPE<br />

/ % Oui<br />

1 Existence d’un plan pour le secteur de l’éducation Oui 94%<br />

3 Les apports d’aide sont alignés sur les priorités nationales 99% 83%<br />

4 Ren<strong>for</strong>cer le développement des capacités par un soutien coordonné 60% 60%<br />

5a Utilisation des systèmes nationaux de gestion des finances publiques 0% 29%<br />

5b Utilisation de systèmes nationaux de passation des marchés 0% 35%<br />

6 Ren<strong>for</strong>cer les capacités en évitant les structures de mise en œuvre parallèles 3 3<br />

7 L’aide est davantage prévisible 24% 48%<br />

9 Utilisation de procédures ou dispositifs communs 46% 41%<br />

10a Missions sur le terrain conjointes 100% 50%<br />

10b Travaux analytiques conjoints 100% 78%<br />

11 Cadres orientés vers les résultats Oui 82%<br />

12 Revue conjointe du secteur de l’éducation en place Oui 83%<br />

Notes :<br />

(a) Ces médianes peuvent varier légèrement pendant le 2012.<br />

GPE = <strong>Global</strong> <strong>Partnership</strong> <strong>for</strong> <strong>Education</strong> (Partneriat mondial pour l’éducation).<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Indicateur Statut 1 In<strong>for</strong>mation<br />

1<br />

3<br />

4<br />

5<br />

6<br />

7<br />

9<br />

10<br />

11<br />

Tableau 2 : In<strong>for</strong>mation par indicateur<br />

Un programme sectoriel de l’éducation 2008 à 2015 a été élaboré en 2007, ainsi qu’un plan<br />

de mise en œuvre de 2008 à 2010. Il a été endossé en 2007 par les PTF locaux et il est<br />

accompagné par un cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) qui est en processus<br />

d’actualisation.<br />

La Banque mondiale et la KfW ont suspendu leurs financements en 2010 en raison de la crise<br />

politique, mais presque la totalité des prévisions budgétaires ont été effectivement versés au<br />

secteur public par les PTF.<br />

60% de la coopération technique versée au pays a été coordonnée avec les stratégies<br />

nationales. Des ef<strong>for</strong>ts dans ce domaine sont faits. Ils sont illustrés par la Stratégie de<br />

ren<strong>for</strong>cement des capacités pour le secteur de l’éducation développé par le Gouvernement<br />

avec un appui commun par un groupe des PTF en 2008 et révisée en 2011. Ce résultat<br />

représente la médiane d’autres pays ayant participé à cet exercice.<br />

Aucun donneur n’a utilisé les systèmes nationaux de gestion de finances publiques ni de<br />

passation de marchés. Les PTF ont indiqué que l’absence de la bonne gouvernance au pays les<br />

contraint à utiliser ces systèmes, et que, si des ré<strong>for</strong>mes de ces systèmes sont envisagées,<br />

l’état d’avancement n’est pas optimal.<br />

Trois structures d’exécution parallèle ont été comptabilisées dans le secteur, y compris celle<br />

mise en place par le fonds commun. Ce résultat représente la médiane d’autres pays ayant<br />

participé à cet exercice.<br />

La prévisibilité de l’aide à l’éducation a été faible en 2010 ; seul 24% des versements<br />

programmés par les PTF ont été enregistrés par le gouvernement. De même, il existe un<br />

grand décalage entre les versements d’aide programmé par les PTF, et les versements<br />

projetés sur ces PTF par le gouvernement.<br />

Un pourcentage moyen de l’aide versée en éducation à utilisé des approches-programmes<br />

(46%), légèrement plus élevé que la médiane d’autres pays participant dans cet exercice.<br />

L’existence du fonds commun dans le secteur a largement aidé à ce résultat, une modalité<br />

effective face à la réticence des PTF pour octroyer du soutien budgétaire direct. L’approche<br />

sectorielle se matérialise, selon les PTF, en réunissant les conditions à cette fin, à l’exception<br />

de l’utilisation des systèmes nationaux.<br />

La totalité des missions et des travaux analytiques ont été coordonnées, mais il n’y a eu en<br />

<strong>Guinée</strong> que trois missions et deux travaux d’analyse, en raison de la crise politique. La revue<br />

conjointe sectorielle s’est tenue en fait en dehors du pays, et les actions coordonnées se<br />

limitent à l’échange d’aide-mémoires et des termes de référence.<br />

Le gouvernement a effectué des ef<strong>for</strong>ts afin de mettre en place une stratégie de suivi et<br />

d’évaluation au sein du plan pour le secteur de l’éducation, mais les PTF estiment qu’un<br />

travail complémentaire est nécessaire afin d’avoir une gestion basée sur les résultats.<br />

Des revues conjointes du secteur sont en place chaque année, et un groupe local des<br />

partenaires de l’éducation, mais les organisations locales de la société civile ne sont pas<br />

représentées (seule une ONG internationale). Un Conseil national de pilotage pour l’éducation<br />

12<br />

réunit parallèlement des institutions gouvernementales, mais elles ne se réunissent pas<br />

régulièrement, et la participation des PTF dans ce groupe est presqu’inexistante. La<br />

coordination entre PTF se limite à ceux qui participent dans la mise en œuvre du PSE.<br />

1 La colonne sur le statut signale pour chaque indicateur si les résultats ont atteint ou dépassé les objectives-cible pour 2010 de la<br />

Déclaration de Paris (vert), s’ils sont proche des objectives (jaune), ou bien, s’il est nécessaire de réaliser des actions car les résultats<br />

ont été insatisfaisants (rouge). Ces objectifs-cible donnent une référence en termes d’efficacité de l’aide, de même que les résultats<br />

par pays de l’Enquête 2011 de l’OCDE sur le Suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de Paris.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


3. Résultats : Par principe d’efficacité de l’aide et par indicateur<br />

Appropriation<br />

Tableau 3: Résumé des résultats sur le principe d’appropriation<br />

Existence<br />

du plan<br />

éducatif<br />

Consultations<br />

avec la<br />

société civile<br />

Le Plan<br />

éducatif<br />

est<br />

public<br />

Le plan<br />

éducatif est<br />

accompagné<br />

d’un<br />

calendrier<br />

d’exécution<br />

détaillé<br />

Les<br />

données<br />

sur les<br />

dépenses<br />

publiques<br />

2008-2010<br />

sont<br />

disponibles<br />

Les donnés<br />

sur les<br />

dépenses<br />

publiques<br />

2011-2013<br />

sont<br />

disponibles<br />

Existence<br />

d’un<br />

CDMT<br />

pour le<br />

secteur<br />

éducatif<br />

Le CDMT est<br />

examiné en<br />

collaboratio<br />

n avec le<br />

Ministère<br />

des finances<br />

<strong>Guinée</strong> <br />

Indicateur 1 : Existence du plan pour le secteur de l’éducation<br />

Un programme sectoriel de l’éducation (PSE) pour la période 2008 à 2015 a été élaboré en octobre<br />

2007, ainsi qu’un plan de mise en œuvre afin de couvrir la période de 2008 à 2010. Ces documents<br />

sont disponibles au public sous <strong>for</strong>mat papier, et ils ont été transmis par les médias locaux, les<br />

structures déconcentrées de l’éducation et les ateliers régionaux d’in<strong>for</strong>mation et de sensibilisation,<br />

selon la réponse du Ministère de l’éducation. Le plan de mise en œuvre a été préparé avec la<br />

collaboration des ministères en charge de l’éducation, de l’Économie, des Finances, de l’Emploi et de la<br />

fonction publique, du Plan, des Affaires sociales et de la petite enfance ; l’Assemblée nationale ; les<br />

organisations de la société civile ; les syndicats professionnels de l’éducation et les partenaires en<br />

éducation. En particulier, la Fédération des Associations des parents d’élèves et des amis des écoles<br />

(FEGUPAE) et les syndicats des enseignants ont été invités à toutes les étapes de préparation du PSE,<br />

en tant que membres du CSN, l’organe de pilotage du PSE.<br />

La <strong>Guinée</strong> fait parti du Partenariat mondial pour l’éducation depuis 2002. Le processus d’entrée à ce<br />

partenariat a contribué à élaborer le plan pour le secteur de l’éducation. Selon les réponses des<br />

partenaires, de l’assistance technique pour l’élaboration du plan a été apportée par la Banque<br />

mondiale, GIZ et l’UNICEF. Ces deux derniers PTF ainsi que l’AFD ont participé aux consultations<br />

nationales pour l’élaboration du plan.<br />

Appui des donneurs au développement des capacités de la société civile : GIZ et l’UNICEF ont in<strong>for</strong>mé<br />

qu’ils ont appuyé le développement des capacités de la société civile dans le secteur de l’éducation en<br />

2010, et l’ont fait à nouveau pour 2011.<br />

<br />

<br />

GIZ a détaillé qu’ils ont ren<strong>for</strong>cé les capacités des acteurs de la société civile et des associations de<br />

parents d’élèves à contribuer à la planification et au suivi du système éducatif au niveau<br />

déconcentré.<br />

L’UNICEF a créé un partenariat avec une organisation locale, Action pour la protection d’humanité,<br />

et a donné de l’appui aux organisations communautaires, spécialement aux Comités des mères des<br />

élèves filles (COMEF) et aux Associations des parents des élèves et des amis des écoles (APEAE).<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Finances publiques dans le secteur de l’éducation : Le plan sectoriel est accompagné d’un Cadre de<br />

dépenses à moyen terme (CDMT) et d’un Plan d’action annuel budgétisé (PAAB) pour le secteur de<br />

l’éducation. Au niveau national, le secteur de l’éducation a été le premier à disposer d’un CDMT. Selon<br />

le Cadre de partenariat, la programmation et la budgétisation des activités sont revues conjointement<br />

par le Ministère de l’éducation et ses partenaires avant leur discussion avec le Ministère de l’économie,<br />

des Finances, et du Plan et de leur adoption par l’Assemblée Nationale (République de <strong>Guinée</strong> 2007 :<br />

63).<br />

Le CDMT a été <strong>for</strong>mulé en 2007 pour couvrir la période de 2008 à 2010, et a été soumis à discussion<br />

avec les partenaires lors de la revue conjointe sectorielle de 2007, mais il n’a pas été mis en œuvre,<br />

selon la réponse des donneurs. Le processus d’actualisation est déjà en place, une équipe nationale<br />

constituée à cet effet est en place, et un plan d’action a été élaboré. Le nouveau CDMT couvrira la<br />

période de 2013 à 2015.<br />

GIZ a financé une partie des prestations de l’expert chargé de l’élaboration du CDMT et du PAAB en<br />

2008 ; et il a apporté une partie des coûts découlant de la mise à jour du PAAB en 2009.<br />

Tableau 4: Décaissements et engagements du Gouvernement, en dollars courants<br />

Décaissements<br />

Engagements<br />

2008 2009 2010 2011 2012 2013<br />

Total de dépenses publiques (FMI) a 510.73 737.80 1,133.27 1,548.86 1,040.34 1,122.68<br />

Total en faveur de l’éducation (b) 77.47 120.6 746.51 800.83 n.d. n.d.<br />

Part approximative sur le total de<br />

dépenses publiques<br />

15.2% 16.3% 65.9% 51.7% n.d. n.d.<br />

Salaires des enseignants 57.46 66.51 84.72 104.39 n.d. n.d.<br />

Dépenses courantes autres que les<br />

salaires des enseignants<br />

6.24 9.99 18.30 12.83 n.d. n.d.<br />

Dépenses en capital 2.23 4.18 15.09 9.80 n.d. n.d.<br />

Total en faveur de l’éducation de base 65.94 80.69 118.12 127.03 n.d. n.d.<br />

Notes :<br />

(a) Source d’in<strong>for</strong>mation pour les dépenses totales publiques : Base de données World Economic Outlook du Fond Monétaire International (FMI),<br />

Janvier 2012. Les données sont publiées en monnaie locale et converties en dollars (USD1 = GNF7,102.52),<br />

Septembre 2011. Les données sont disponibles dans ce site.<br />

(b) Source d’in<strong>for</strong>mation pour les dépenses en éducation : Cadre macro-économique 2010 (LF/LFR 2007-2009) et Exécution des budgets 2010<br />

et 2011 pour les dépenses totales en éducation. Les données sur les détails spécifiques des dépenses ont été indiquées dans le Questionnaire<br />

du Ministère de l’éducation de cet exercice.<br />

Le Tableau 4 indique qu’en 2008 et 2009 la part de dépenses en éducation exécutées sur le total de<br />

dépenses publiques a été de 15 et 16% respectivement, selon les données du Cadre macro-économique<br />

2010 et des données du Ministère des finances qui sont transmises au Fond monétaire international. Les<br />

réponses à cet exercice ont indiqué que cette proportion a <strong>for</strong>tement augmenté en 2010 et 2011. Selon<br />

les données indiquées dans l’Exécution des budgets 2010 et 2011, les dépenses en éducation ont<br />

augmenté de 120 millions de dollars en 2009 à 746 millions en 2010, et à 800 millions en 2011, ce qui<br />

est traduit par un 66% du total de dépenses publiques en 2010 et 52% en 2011.<br />

Spécialistes en éducation sur le terrain : GIZ et l’UNICEF disposent de spécialistes en éducation en<br />

<strong>Guinée</strong>. L’AFD, la Banque mondiale et la KfW n’ont pas de spécialiste sur place, mais font des missions<br />

régulières au pays.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Alignement<br />

Indicateur 3 : Les apports d’aide sont alignés sur les priorités nationales<br />

L’indicateur 3 représente la proportion de versements d’aide au secteur public notifiés par les donneurs<br />

(« b » dans le Tableau 5), et qui sont comptabilisés dans les prévisions budgétaires des pays (« a » dans<br />

le Tableau 5). La qualité de cet indicateur dépend de a) la disponibilité des données du gouvernement<br />

sur les estimations budgétaires, b) la disponibilité des données de la part des donneurs sur les<br />

décaissements au secteur public, et c) la correspondance entre les années fiscales dans lesquelles les<br />

données sont présentées par les donneurs et le gouvernement.<br />

PTF<br />

Tableau 5: Indicateur 3, Alignement des apports d’aide à l’éducation sur les priorités nationales (2010)<br />

Aide prévue dans le<br />

budget national par<br />

le gouvernement<br />

(en US$)<br />

Aide versée<br />

effectivement au<br />

secteur public<br />

notifiée par les<br />

donneurs (en US$)<br />

Total d’aide<br />

versée à<br />

l’éducation<br />

(en US$)<br />

Aide versée en appui<br />

au programme<br />

sectoriel éducatif<br />

(en % de l’aide<br />

totale)<br />

Indicateur 3<br />

(en %)<br />

a b référence référence<br />

c=a/b ou<br />

c=b/a<br />

AFD 3,485,900 3,485,900 3,485,900 100% 100%<br />

Banque mondiale n.d. 0 0 / /<br />

GIZ 1,514,000 0 1,514,000 100% 0%<br />

GPE n.d. 1,387,100 1,387,100 100% /<br />

KfW n.d. 0 0 / /<br />

UNICEF 4,470,198 4,470,198 4,470,198 100% 100%<br />

Total 9,470,098 9,343,198 10,857,198 100% 99%<br />

Note:<br />

n.d.. = non disponible<br />

Le Tableau 5 indique que les apports d’aide des PTF sont presque totalement alignés avec les<br />

prévisions du gouvernement sur ces décaissements. 99% des prévisions budgétaires ont été<br />

effectivement versées au secteur public par les PTF ; c'est-à-dire, 9,34 millions sur un total de 9,47<br />

millions versés au secteur public.<br />

Une analyse détaillée justifie des nuances à ce résultat. L’aide au secteur publique versée par l’AFD et<br />

l’UNICEF a été complètement estimée sur le budget par le gouvernement. Alors que l’aide de la part de<br />

GIZ n’a pas pu avoir lieu comme les prévisions budgétaires du gouvernement l’estimaient, en raison de<br />

la crise politique.<br />

De même, les réponses à cet exercice indiquent que 100% de l’aide totale versée a contribué aux<br />

activités incluses dans le plan pour le secteur de l’éducation.<br />

<br />

L’Allemagne n’a pas alloué de l’aide à l’administration guinéenne suite à la crise politique. GIZ<br />

explique que les activités programmées en 2010 n’ont pas pu être exécutées au niveau central en<br />

raison de la suspension du dialogue avec les responsables politiques. Les 1.5 millions de dollars<br />

versés par GIZ ont été décaissés par d’autres canaux que le secteur gouvernemental. La KfW a<br />

suspendu ses décaissements, et n’a pas pu encore reprendre ses activités puisque la tenue des<br />

élections législatives est une condition préalable pour la reprise de la coopération avec le<br />

gouvernement <strong>Guinée</strong>n. Pour l’instant une nouvelle date pour les élections n’a pas encore été<br />

annoncée, selon le PTF.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


De son côté, la Banque mondiale a suspendu tous les décaissements à la <strong>Guinée</strong> jusqu’à avril 2011,<br />

lorsque les paiements des arriérés que le pays devait à la Banque mondiale ont été réalisés. Le<br />

programme financé par le Partenariat mondial, en parti supervisé par la Banque mondial, a aussi été<br />

repris en octobre 2011.<br />

La suspension des décaissements, selon les participants à cet exercice, a eu comme conséquence une<br />

mise en œuvre limitée du PSE. Dans un premier temps l’AFD a accepté de financer la réalisation<br />

d’actions urgentes pour un montant total de 7,81 millions 2 , desquels près de 76% ont été décaissés à la<br />

fin de 2010.<br />

Financement du Partenariat mondial pour l’éducation<br />

Le comité du Fonds catalytique (FC) 3 du Partenariat mondial a approuvé en 2008 un don de 117,8<br />

millions de dollars, que suite la crise politique, a été réduit en 2010 à 64 millions de dollars. Les<br />

objectifs de l’opération étaient a) l’amélioration de l’accès équitable et la qualité de l’éducation de base,<br />

et b) l’amélioration de la gestion décentralisée du système éducatif.<br />

L’entité de supervision originale de cette opération était la Banque mondiale, mais avec la crise<br />

politique l’UNICEF a accepté de superviser une partie, 24 millions de dollars, qui ont été en effet<br />

transféré à ce PTF, mais dont seulement 1.38.100 dollars ont été décaissés en <strong>Guinée</strong> en 2010 pour les<br />

rubriques de l’éducation non <strong>for</strong>melle et la gestion déconcentrée. L’UNICEF indique que le reste du<br />

montant sera décaissé entre 2011-2013.<br />

C’est ce montant de 1,38 millions de dollars, rapporté comme décaissé par l’UNICEF, apparaît dans les<br />

tableaux de ce document pour le don du Partenariat mondial (la Banque mondial n’a pu pas décaisser<br />

aucun montent au secteur, en raison de la crise politique).<br />

Les autres 40 millions du don du Partenariat mondial restent sous la supervision de la Banque mondiale,<br />

et devront être décaissés aussi entre 2011 et 2013. La modalité de décaissement est à travers un fonds<br />

commun avec l’AFD et KfW, en utilisant les procédures de la Banque mondiale pour la passation des<br />

marchés et les systèmes de gestion de finances publiques (c.f. Indicateur 9).<br />

2 Taux de change : EUR 1 = USD 1.42956 (août 2011).<br />

3 Le but du Fonds Catalytique FTI est d’apporter de l’aide financière transitoire aux pays dont leurs stratégies sectorielles d’éducation ont été<br />

endossées par les donneurs à travers les processus de révision du Partenariat mondial pour l’éducation, mais qu’ils ont des difficultés à<br />

mobiliser du financement externe au delà de l’aide apportée localement. Plus des détails sur ce fond en anglais se trouvent sur ce site.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Indicateur 4: Ren<strong>for</strong>cer le développement des capacités par un soutien coordonné<br />

L’indicateur 4 mesure le pourcentage de la<br />

coopération technique fournie par les<br />

donneurs par le biais de programmes<br />

coordonnés, compatibles avec les priorités<br />

pour le développement des capacités,<br />

articulées par les pays partenaires.<br />

La mise en œuvre de la coopération<br />

technique dans un cadre de programmes<br />

coordonnés est de 60% dans la <strong>Guinée</strong>,<br />

comme le montre le Tableau 6. Dans son<br />

ensemble, les PTF ont apporté 1,56 millions<br />

sous la <strong>for</strong>me de coopération technique<br />

coordonnée sur 2,61 millions versés en<br />

coopération technique.<br />

La per<strong>for</strong>mance individuelle des PTF a varié.<br />

L’AFD et GIZ ont apporté 100% de leur<br />

coopération technique de manière<br />

coordonnée, alors que la Banque mondiale et<br />

PTF<br />

Tableau 6 : Indicateur 4, Coopération technique coordonnée<br />

dans le secteur de l’éducation (2010)<br />

Coopération<br />

technique<br />

coordonné<br />

(en US$)<br />

Total<br />

coopération<br />

technique<br />

(en US$)<br />

Indicateur<br />

4<br />

(en %)<br />

a b c = a / b<br />

AFD a 51,500 51,500 100%<br />

Banque mondiale 0 0 0%<br />

GIZ a 1,514,000 1,514,000 100%<br />

GPE b n.d. n.d. /<br />

KfW 0 0 /<br />

UNICEF n.d. 1,045,388 /<br />

Total 1,565,500 2,610,888 60%<br />

Notes :<br />

n.d. = non disponible<br />

a<br />

L’AFD in<strong>for</strong>me avoir inclus dans ses estimations des activités de<br />

ren<strong>for</strong>cement des capacités, financées par le fonds commun d’éducation ;<br />

alors que le montant indiqué par GIZ est hors du fonds commun.<br />

b<br />

L’assistance technique liée aux activités du Partenariat mondial est<br />

financée avec des fonds de l’UNICEF, et est donc comprise dans le montant<br />

mentionné pour l’UNICEF.<br />

KfW n’ont pas octroyé de la coopération technique étant donné qu’ils ont suspendu tous décaissements<br />

en 2010.<br />

Une Stratégie de ren<strong>for</strong>cement des capacités (SRC) pour le secteur de l’éducation a été développée<br />

par le Gouvernement avec un appui commun par un groupe des partenaires en incluant GIZ, l’UNICEF et<br />

Plan <strong>Guinée</strong> en 2008, et révisée en 2011. Cependant, il a été indiqué que beaucoup d’autres activités de<br />

coopération technique se font de manière isolée. Les PTF ont indiqué par exemple, que le pilotage et la<br />

coordination du Ministère de l’éducation pré-universitaire et de l’éducation civique (MEPU-EC)<br />

devraient être ren<strong>for</strong>cés.<br />

Indicateur 5: Utilisation des systèmes nationaux<br />

L’indicateur 5a mesure le pourcentage de l’aide utilisant les systèmes de gestion des finances publiques<br />

des pays partenaires et l’indicateur 5b le pourcentage d’aide qui utilise les systèmes de passation des<br />

marchés. Le Tableau 7 indique que les PTF n’ont pas du tout utilisé les systèmes nationaux de gestion<br />

de finances publiques (GFP) en 2010 en <strong>Guinée</strong> ni les systèmes nationaux de passation des marchés.<br />

Selon les réponses à cet exercice, depuis le décaissement en novembre 2008 au gouvernement de 5<br />

millions de dollars relatifs au Programme éducation pour tous pour le paiement d’un mois de salaire des<br />

enseignants, les PTF n’ont plus fait recours aux systèmes GFP. Les raisons ont été communiquées dans<br />

des rapports. Il n’y a actuellement pas de plan transitoire visant à l’utilisation de ces systèmes dans le<br />

court terme. Le défi majeur mentionné a été, selon les PTF, l’absence de la bonne gouvernance dans le<br />

pays, qui les contraint à ne pas utiliser ces systèmes nationaux de gestion des finances publiques.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Pour ce qui concerne la passation des marchés, ils expriment que chaque PTF utilise ses propres<br />

procédures, à l’exception de la BID et les fonds Koweitiens et Saoudiens, qui utilisent les procédures<br />

nationales. L’AFD a utilisé dans le passé les procédures nationales de passation des marchés, mais en<br />

2010 son aide, qui est passé par Fonds commun affecté au Programme sectoriel de<br />

l’éducation (FC-PSE), a utilisé les procédures de la Banque mondiale. Cependant, ils assurent que les<br />

services nationaux compétents sont impliqués à divers moments. L’UNICEF utilise ses propres<br />

procédures pour la mise en œuvre de la part du financement du Partenariat mondial qu’elle supervise,<br />

mais verse les fonds sur les comptes des structures gouvernementales. La BAD utilise des procédures<br />

similaires à celles de la Banque mondiale.<br />

Les PTF qui ont participé dans la création du fonds commun ont voulu harmoniser leur procédures, mais<br />

ils ont indiqué que depuis 2005 ils ne s’aligneraient pas totalement sur les systèmes nationaux en raison<br />

de l’état de ces systèmes et de la faible avancée des re<strong>for</strong>mes. Ils ont donc décidé que les fonds seraient<br />

exécutés à travers une cellule de coordination du programme, utilisant les procédures de la Banque<br />

mondiale sous la supervision des administrations nationales responsables des différents sous-secteurs<br />

de l’éducation. Cependant, la suspension d’une partie des décaissements du fonds commun, due à la<br />

crise politique, n’a pas permis au groupe locale des partenaires de l’éducation de contribuer à<br />

l’amélioration effective de la qualité de la gestion des finances publiques et des systèmes de passation<br />

des marchés.<br />

Les ré<strong>for</strong>mes aux systèmes : Un ensemble d’initiatives de ré<strong>for</strong>mes visant à l’amélioration de la gestion<br />

des ressources publiques était en gestation: Un plan de ré<strong>for</strong>me des finances publiques développé en<br />

2008 avec l’appui de la Banque mondiale et le Fonds monétaire internationale (FMI) et la ré<strong>for</strong>me de la<br />

passation des marchés engagée en novembre 2005 avec un appui financier de la Banque mondiale.<br />

Dans les réponses à cet exercice il a été renseigné que la mise à jour et la mise en œuvre de ces<br />

initiatives sont envisagées, et devraient être soutenues par les partenaires.<br />

Les ré<strong>for</strong>mes envisagées concernant l’amélioration des systèmes de gestion des finances publiques<br />

visent à :<br />

<br />

Tableau 7: Indicateur 5, Utilisation des systèmes nationaux dans le secteur de l’éducation (2010)<br />

Systèmes de passation<br />

Aide versée<br />

Systèmes de gestion des finances publiques<br />

des marchés des pays<br />

effectivement au<br />

Établissement<br />

Passation<br />

secteur public Exécution<br />

Indicateur<br />

Indicateur<br />

de rapports Audit<br />

des<br />

notifiée par les du budget<br />

5a<br />

5b<br />

financiers (en US$)<br />

marchés<br />

donneurs (en US$) (en US$)<br />

(en %)<br />

(en %)<br />

(en US$)<br />

(en US$)<br />

PTF a b c d<br />

Moyenne<br />

(b,c,d) / a<br />

e e /a<br />

AFD 3,485,900 0 0 0 0% 0 0%<br />

Banque mondiale 0 0 0 0 / 0 /<br />

GIZ 0 0 0 0 / 0 /<br />

GPE 1,387,100 0 0 0 0% 0 0%<br />

KfW 0 0 0 0 / 0 /<br />

UNICEF 4,470,198 0 0 0 0% 0 0%<br />

Total 9,343,198 0 0 0 0% 0 0%<br />

Adopter et mettre en œuvre le principe de l’unicité de caisse ; ainsi qu’à retourner à l’orthodoxie<br />

dans la gestion du budget de l’état et abandonner des procédures d’exception (des actes<br />

ministériels vers ces buts ont été pris en mars 2011) ;<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Réfléchir sur l’alignement de la nomenclature budgétaire avec les priorités du Document de<br />

stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) et un approche programme ; et<br />

Prendre en compte des stratégies sectorielles telles qu’exprimées dans les CDMT lors de la<br />

préparation et l’exécution des budgets nationaux. Une assistance technique de la Banque Mondiale<br />

est prévue pour appuyer la mise en œuvre de la plupart de ces mesures.<br />

Une ré<strong>for</strong>me visant à l’amélioration des systèmes de passation des marchés est déjà en élaboration,<br />

qui alignera le code des marchés publics avec les standards internationaux :<br />

<br />

<br />

<br />

<br />

Le but est de ren<strong>for</strong>cer la distinction entre les fonctions de passation, de contrôle, de régulation et<br />

de recours.<br />

Dans sa première phase, à savoir la ré<strong>for</strong>me juridique, elle a été supportée par la Banque mondiale.<br />

Ensuite, ce donneur ainsi que la BAD et l’Union européenne soutiendront les ef<strong>for</strong>ts du<br />

gouvernement guinéen.<br />

Un projet de loi posant les principes généraux des marchés publics et un projet de décret portant un<br />

code pour ces marchés ont déjà été élaborés.<br />

Les prochaines étapes concerneront la production des textes d’application du code; la création des<br />

institutions nécessaires comme une agence de régulation pour le contrôle et une direction nationale<br />

du contrôle ; et la décentralisation des services de passation des marchés.<br />

Indicateur 6: Ren<strong>for</strong>cer les capacités en évitant les structures de mise en œuvre parallèles<br />

L’indicateur 6 comptabilise le nombre d’unités parallèles de<br />

mise en œuvre de projets par pays selon les donneurs qui ont<br />

participé à cet exercice.<br />

Trois structures d’exécution parallèles ont été établisses<br />

dans le secteur de l’éducation en <strong>Guinée</strong>. Une est utilisé par<br />

l’AFD, KfW et la Banque mondial pour le financement du<br />

Partenariat mondial ; une deuxième par GIZ et une troisième<br />

par l’UNICEF, comme le montre le Tableau 8. Ce nombre<br />

comprend l’unité d’exécution mis en place pour l’exécution<br />

des financements du fonds commun.<br />

Les PTF ont expliqué qu’il n’y a pas d’ef<strong>for</strong>ts spécifiques afin<br />

d’éviter de nouvelles unités d’exécution parallèles en dehors<br />

Tableau 8: Indicateur 6,<br />

Nombre de structures d’exécution parallèles<br />

(2010)<br />

PTF<br />

Nombre<br />

AFD 1*<br />

Banque mondiale 1*<br />

GIZ 1<br />

GPE 1*<br />

KfW 1*<br />

UNICEF 1<br />

Total 3<br />

*L’AFD, Banque mondiale, KfW et le financement du<br />

Partenariat mondial utilisent la même unité.<br />

du fonds commun, et que des mesures pour l’élimination de ces unités ou pour leur intégration ne sont<br />

pas non plus envisagées pour l’instant.<br />

Indicateur 7: L’aide est davantage prévisible<br />

L’indicateur 7 mesure le pourcentage de versements opérés selon des calendriers convenus dans des<br />

cadres annuels ou pluriannuels. C'est-à-dire qu’il comptabilise la proportion des versements<br />

effectivement reçus par le gouvernement (« a ») par rapport aux versements originalement programmés<br />

par les donneurs (« b »).<br />

La prévisibilité de l’aide à l’éducation en <strong>Guinée</strong> a été faible en 2010. Seul 24% des versements<br />

originalement programmés par les PTF ont été enregistrés par le gouvernement comme effectués ;<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


c'est-à-dire 9,47 millions sur les 39,84 millions de dollars programmés, comme montré dans le Tableau<br />

9. L’aide de l’UNICEF a été plus prévisible, avec 80% de l’aide enregistrée par le gouvernement et 68%<br />

pour l’AFD.<br />

Les écarts entre les versements enregistrés par le gouvernement et l’aide programmée par les PTF sont<br />

essentiellement dus à la suspension des fonds par la Banque mondiale et la reprogrammation des fonds<br />

par GIZ, après la crise politique.<br />

Le Tableau 10 présente les projections sur trois ans (2011-2013) pour l’aide à l’éducation par les PTF,<br />

selon l’in<strong>for</strong>mation fournie d’un côté par le Ministère de l’éducation (à gauche dans le tableau), et de<br />

l’autre côté par les donneurs eux-mêmes (à droite).<br />

PTF<br />

Tableau 10: Projections à 3 ans par donneurs pour l’aide à l’éducation, 2011-2013<br />

Projections à 3 ans,<br />

selon le Ministère de l’éducation<br />

(en US$)<br />

Projections à 3 ans,<br />

selon les donneurs<br />

(en US$)<br />

2011 2012 2013 2011 2012 2013<br />

<strong>Education</strong><br />

Totale<br />

<strong>Education</strong><br />

Totale<br />

<strong>Education</strong><br />

Totale<br />

<strong>Education</strong><br />

Totale<br />

<strong>Education</strong><br />

Totale<br />

<strong>Education</strong><br />

Totale<br />

AFD (a) 7,000,000 3,957,000 n.d. 5,500,000 5,500,000 n.d.<br />

BAD n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d.<br />

Banque mondiale 2,000,000 3,000,000 n.d. 2,000,000 3,000,000 n.d.<br />

GPE 15,000,000 25,000,000 n.d. 11,852,842 50,760,000<br />

GIZ n.d. n.d. n.d. 1,485,000 525,000 2,830,000<br />

KfW n.d. 26,273,000 n.d. 23,790,000 23,790,000 23,790,000<br />

UNICEF 19,666,833 n.d. n.d. 19,666,833 n.d. n.d.<br />

Total 43,666,833 58,230,000 / 64,294,675 83,575,000 (b) 26,620,000<br />

Notes :<br />

n.d. = non disponible<br />

(a)<br />

Taux de change utilisé : EUR 1 = USD 1,4<br />

(b)<br />

Ceci comprends les 50,76 millions de dollars qui seront alloués en 2012-2013 avec le financement du Partenariat mondial, par l’UNICEF et la<br />

Banque mondiale autant qu’entités de supervision.<br />

Tableau 9: Indicateur 7, Prévisibilité des apports d’aide à l’éducation (2010)<br />

Versements<br />

enregistrés par le<br />

gouvernement<br />

(en US$)<br />

Versements<br />

programmés par les<br />

donneurs<br />

(en US$)<br />

Aide versée au<br />

secteur public<br />

notifiée par les<br />

donneurs (en US$)<br />

Total d’aide<br />

versée à<br />

l’éducation<br />

(en US$)<br />

Indicateur 7<br />

(en %)<br />

PTF a b référence référence c = a / b or b/a<br />

AFD 3,485,900 5,130,000 3,485,900 3,485,900 68%<br />

Banque mondiale n.d. 18,000,000 0 0 /<br />

GIZ 1,514,000 11,110,000 0 1,514,000 14%<br />

GPE n.d. n.d. 1,387,100 1,387,100 /<br />

KfW n.d. 0 0 0 /<br />

UNICEF 4,470,198 5,602,571 4,470,198 4,470,198 80%<br />

Total 9,470,098 39,842,571 9,343,198 10,857,198 24%<br />

Notes :<br />

n.d. = non disponible<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Le Tableau 10 ci-dessus est un indicatif du décalage qui existe entre les versements programmés par les<br />

PTF et les versements projetés par le gouvernement guinéen sur l’aide à l’éducation totale de ces<br />

mêmes PTF.<br />

Les réponses à cet exercice expliquent que les engagements relatifs au fonds commun sont connus<br />

depuis longtemps, et que les décaissements sont effectués à la demande des parties nationales. Ils<br />

ajoutent que les autres PTF qui soutiennent le PSE le font à travers des projets ayant des engagements<br />

pluriannuels négociés à l’avance. L’UNICEF, par exemple, signe des plans annuels de travail budgétisés<br />

avec le gouvernement, et établit en fin d’année l’état d’exécution de ces plans de travail (cependant, les<br />

décaissements ne respectent pas toujours les prévisions négociées).<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Harmonisation<br />

Indicateur 9: Utilisation de procédures ou dispositifs communs<br />

L’indicateur 9 mesure le pourcentage de l’aide fournie par le biais d’approches fondées sur des<br />

programmes (PBA). L'approche-programme est une modalité de coopération qui repose sur le principe<br />

du soutien coordonné à un programme de développement ancré au niveau local, par exemple une<br />

stratégie nationale de développement, un programme sectoriel, un programme thématique ou un<br />

programme d’une organisation spécifique 4 .<br />

PTF<br />

Tableau 11: Indicateur 9, Utilisation de procédures ou dispositifs communs dans le secteur de l’éducation (2010)<br />

Approches fondées sur les programmes (en US$)<br />

Soutien<br />

budgétaire<br />

a<br />

Autres approches<br />

fondées sur des<br />

programmes<br />

b<br />

Total<br />

c = a + b<br />

Total d’aide versée<br />

à l’éducation<br />

(en US$)<br />

Total<br />

d<br />

Indicateur 9<br />

(en %)<br />

e = c / d<br />

AFD 0 3,485,900 3,485,900 3,485,900 100%<br />

Banque mondiale 0 0 0 0 /<br />

GIZ 0 1,514,000 1,514,000 1,514,000 100%<br />

GPE 0 n.d. 0 1,387,100 0%<br />

KfW 0 0 0 0 /<br />

UNICEF 0 0 0 4,470,198 0%<br />

0 4,999,900 4,999,900 10,857,198 46%<br />

L’utilisation de dispositifs communs par les PTF tous confondus dans le secteur de l’éducation a été de<br />

46% en 2010 ; c'est-à-dire que 4,99 millions sur les 10,85 millions de dollars alloués à l’éducation ont<br />

utilisé ces approches, comme il est illustré par le Tableau 11.<br />

Une analyse individuelle démontre que l’AFD a fait un usage complet de ces approches pour son aide,<br />

qui fait référence au fonds commun affecté au PSE. GIZ aussi a indiqué avoir utilisé ces approches pour<br />

la totalité de son aide ; alors que l’UNICEF et la partie sous la supervision de ce PTF du don du<br />

Partenariat mondial n’ont pas utilisé d’approches-programmes.<br />

Dans le rapport sur l’utilisation des fonds du FC du Partenariat mondial, une approche sectorielle s’est<br />

matérialisée avec l’adoption du PSE en 2008 (UNICEF 2011 :5), et le Cadre de partenariat ajoutait que<br />

l’évolution vers cette approche visait l’ensemble des activités du secteur, en priorisant l’éducation de<br />

base (République de <strong>Guinée</strong> 2007 : 61). Les réponses à cet exercice ajoutent qu’au moment de la<br />

suspension des décaissements, les conditions de base pour l’application des approches programmes<br />

étaient réunies. Ils expliquent que la mise en œuvre du plan pour le secteur de l’éducation était pilotée<br />

par des structures nationales ; qu’il existait un cadre programmatique et budgétaire unique intégré ;<br />

qu’il y avait un processus <strong>for</strong>malisé de coordination et d’harmonisation des procédures autour de la<br />

constitution d’un fonds commun, du cadre partenarial et la désignation d’un chef de file pour<br />

coordonner le travail des partenaires ; et que le Plan d’action annuel budgétisé (PAAB) était en place au<br />

niveau régional et préfectoral. Pour eux, la seule caractéristique d’une approche-programme qui n’a pas<br />

4 Pour plus des détails voir le glossaire de l’OCDE sur :<br />

http://www.oecd.org/document/18/0,3746,en_21571361_39494699_46780498_1_1_1_1,00.html<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


été en place était l’utilisation des systèmes nationaux pour la gestion financière et la passation des<br />

marchés, qui n’est pas encore envisagée à court terme.<br />

Les autorités nationales ont manifesté leur engagement pour l’adoption d’approches-programmes par la<br />

rédaction d’une lettre de politique sectorielle, la signature des accords du Cadre partenarial et de la<br />

Lettre d’entente instituant un fonds commun, l’élaboration d’un CDMT et l’implantation d’une<br />

coordination nationale du PSE.<br />

Le Fonds commun affecté au Programme sectoriel de l’éducation (FC-PSE)<br />

En 2007, quelques PTF se sont mis d’accord afin de constituer un fonds commun avec 117,8 millions de<br />

dollars avec un financement du Partenariat mondial, dont la supervision était confié à la Banque<br />

mondiale ; 26,27 millions de dollars de la KfW (18,3 millions d’euros 5 ) et 17,15 millions de dollars de<br />

l’AFD (12 millions d’euros 6 ). L’objectif était d’appuyer la mise en œuvre du PSE. La Coopération belge,<br />

DFID, Luxembourg, et le gouvernement participent aussi dans ce fonds commun.<br />

En 2010 il y a eu une restructuration de l’allocation du Partenariat mondial suite à la crise politique, qui<br />

a ramené le montant à 64 millions de dollars et a entrainé une supervision partagée entre la Banque<br />

mondiale (40 millions) et l’UNICEF (24 millions). L’utilisation de ces ressources par l’UNICEF a été<br />

effective à partir de septembre 2010, mais celle de la Banque mondiale a été suspendue jusqu’au<br />

paiement des arriérés réalisé en avril 2011. Les activités de la KfW ne reprendront pas avant que les<br />

élections législatives aient lieu, mais la modalité du fonds commun ne sera plus choisie, selon le PTF.<br />

Le fonds commun est doté de procédures spécifiques. La Lettre d’entente indique les principes et<br />

modalités adoptés par le gouvernement et ses partenaires pour le fonctionnement du fonds et leur<br />

collaboration dans ce cadre. Elle décrit les modalités d’imputation, de décaissement, de<br />

comptabilisation, de passation des marchés et de suivi et évaluation du fonds commun. Ces procédures<br />

sont complétées par la deuxième partie du Manuel d’exécution du programme sectoriel, consacrée au<br />

fonds commun, et le Manuel des procédures financières et d’acquisition du fonds commun.<br />

Les défis manifestés pour la mise en œuvre d’une approche-programme sont :<br />

<br />

<br />

<br />

<br />

L’augmentation de la part des investissements de l’État entrant dans le cadre des approchesprogrammes<br />

;<br />

L’adoption par le gouvernement d’une nomenclature budgétaire plus compatible avec les<br />

approches-programmes et avec les plans d’action des différents ministères concernés ;<br />

Une amélioration de la gestion financière et de la passation des marchés ; et<br />

La déclinaison des prévisions du plan pour le secteur de l’éducation et du CDMT en termes de plans<br />

pluriannuels ou cadres logiques régionaux et préfectoraux.<br />

5 Taux de change: EUR 1 = 1,436 (juin 2011).<br />

6 Idem note 4.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Indicateur 10 : Encourager les analyses conjointes<br />

L’indicateur 10 mesure le pourcentage a) de missions sur le terrain (sous-indicateur 10a) et b) de travaux<br />

analytiques, y compris les études de diagnostic (sous-indicateur 10b), qui sont effectués conjointement<br />

entre donneurs.<br />

Selon le Tableau 12, la totalité des missions et des travaux d’analyse ont été faits de manière conjointe<br />

entre les PTF. Cependant, il faut noter qu’il n’y a presque pas eu des missions en raison de la crise<br />

politique et du manque de communication avec le gouvernement. Une des réunions coordonnées sur la<br />

revue conjointe sectorielle s’est tenue en fait dehors du pays, et selon les réponses à cet exercice, les<br />

actions pour améliorer la coordination des missions conjointes se limitent à l’échange d’aide-mémoires<br />

et des termes de référence.<br />

<br />

Les missions indiquées par la Banque mondiale font référence aux missions pour restructurer le<br />

financement du Partenariat mondial. L’UNICEF a indiqué qu’elle ne réalise pas des missions étant<br />

donné qu’ils sont sur place.<br />

PTF<br />

Tableau 12: Indicateur 10, Missions conjointes et analyses conduites en commun dans le secteur de l’éducation (2010)<br />

Missions<br />

coordonnées<br />

Total<br />

missions<br />

Indicateur<br />

10a<br />

Travaux d’analyse<br />

coordonnés<br />

Total travaux<br />

d’analyse<br />

Indicateur<br />

10b<br />

(nombre) (nombre) (en %) (nombre) (nombre) (en %)<br />

a b c = a / b a b c = a / b<br />

AFD 0 0 / 0 0 /<br />

Banque mondiale 2 2 100% 1 1 100%<br />

GIZ 1 1 100% 0 0 /<br />

GPE 0 0 / 0 0 /<br />

KfW 0 0 / 0 0 /<br />

UNICEF 0 0 / 1 1 100%<br />

3 3 100% 2 2 100%<br />

Note:<br />

Les résultats totales représentent la moyenne des résultats individuels (et ne sont pas fait sur la base des travaux/missionnes<br />

totales) afin d’éviter la double comptabilisation par les PTF d’un(e) seul(e) travail/mission.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Gestion axée sur les résultats<br />

Indicateur 11 : Cadres orientés vers les résultats<br />

L’indicateur 11 fait référence à la production de rapports axés sur les résultats, ainsi qu’à l’existence de<br />

cadres d’évaluation qui examinent les résultats de développement selon des dimensions clé des<br />

stratégies nationales et sectorielles.<br />

Selon le Ministère de l’éducation, le PSE contient un cadre de suivi-évaluation. Le fonctionnement du<br />

système de suivi et d’évaluation est détaillé dans un « Guide de suivi-évaluation du plan pour le secteur<br />

de l’éducation » dont les termes sont soumis à l’approbation des partenaires signataires du Cadre de<br />

partenariat (République de <strong>Guinée</strong> 2007 :64).<br />

Il a été indiqué que les progrès réalisés vers la mise en œuvre d’une stratégie de suivi-évaluation<br />

sont illustrés par la validation du manuel de suivi-évaluation et de ses outils et par l’intégration des<br />

outils de suivi et d’évaluation du PSE dans les systèmes nationaux statistiques et de planification, afin de<br />

garantir l’unicité de l’in<strong>for</strong>mation statistique au secteur.<br />

Cependant, il a été indiqué que les conditions de la gestion axée sur les résultats ne sont pas encore<br />

réunies, même s’il a été récemment introduit des contrats de per<strong>for</strong>mance, en commençant par la<br />

coordination nationale du PSE. Les défis à relever dans ce domaine se rapporteraient à:<br />

<br />

<br />

<br />

<br />

La non-maîtrise de la population scolarisable, ce qui influe sur la fiabilité des indicateurs de pilotage<br />

et de résultats du plan pour le secteur de l’éducation ;<br />

Le retard dans la mise en place des outils d’analyse multidimensionnelle à la Direction de la<br />

planification ;<br />

Le retard de la mise à disposition des données statistiques du secteur durant ces trois dernières<br />

années ; et<br />

Le manque d’articulation des données de suivi avec le CDMT.<br />

Selon les PTF, il ne sera probablement pas possible d’utiliser le système de suivi-évaluation, tel qu’il est<br />

actuellement, comme un outil vers la gestion axée sur des résultats. Un cadre de mesure de la<br />

per<strong>for</strong>mance devrait être élaboré à cet effet avec l’élaboration d’un cadre logique axé sur les résultats et<br />

la <strong>for</strong>mation en gestion axée sur les résultats du personnel de la Coordination nationale du plan pour le<br />

secteur de l’éducation, ainsi que du personnel cadre des ministères en charge du programme sectoriel.<br />

La <strong>Guinée</strong> assure le suivi des résultats d’apprentissage de l’enseignement primaire et secondaire. Le<br />

pays applique des examens de fin de cycle en 6 ème année du primaire, et en 10 ème pour le premier cycle<br />

de l’enseignement secondaire.<br />

La <strong>Guinée</strong> a participé au test international PASEC (Programme d’Analyse des Systèmes Éducatifs de la<br />

Conférence des Ministres de l’Éducation Nationale) en 1999 et en 2005.<br />

Le Ministère de l’éducation administre des tests de compétences en lecture en 4 ème année ; il l’a fait en<br />

2006. Pour l’année scolaire 2011-2012, il administrera l’Evaluation des compétences fondamentales en<br />

lecture (EGRA en anglais 7 ).<br />

7 Early Grade Reading Assessment (EGRA).<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Responsabilité mutuelle<br />

Indicateur 12 : Responsabilité mutuelle<br />

La revue<br />

conjointe<br />

du secteur<br />

est réalisée<br />

Tableau 13: Résumé des résultats sur le principe de responsabilité mutuelle<br />

Le groupe<br />

local des<br />

partenaires<br />

de l’éducation<br />

existe<br />

La société<br />

civile est<br />

représentée<br />

dans ce<br />

groupe<br />

Un accord<br />

de<br />

coordination<br />

du secteur<br />

existe<br />

Des objectifscibles<br />

en<br />

matière<br />

d’efficacité de<br />

l’aide sont<br />

convenus<br />

Les objectifscibles<br />

en matière<br />

d’efficacité de<br />

l’aide sont<br />

examinés lors de<br />

la revue conjointe<br />

Les objectifs-cibles<br />

en matière<br />

d’efficacité de<br />

l’aide ont été<br />

examinés dans les 2<br />

années<br />

précédentes<br />

<strong>Guinée</strong> - <br />

Revues conjointes sectorielles : La <strong>Guinée</strong> a établit des revues conjointes sectorielles en éducation deux<br />

fois par année, à la fin du premier et du second semestre, selon le plan pour le secteur de l’éducation.<br />

Au cours de ces revues il est examiné les résultats du PSE, sur la base de rapports d’avancement<br />

techniques et financiers, de rapports d’audit et de rapports de suivi-évaluation préparés par le Ministère<br />

de l’éducation. Cet examen doit être complété par des rencontres avec les responsables, les acteurs et<br />

les bénéficiaires du PSE, ainsi que par des visites de terrain (République de <strong>Guinée</strong> 2007 : 64).<br />

La dernière revue conjointe a eu lieu en janvier 2011. Les instituions qui y ont participé et avec<br />

lesquelles le rapport final de cette revue a été partagé sont les suivantes : Les directions nationales des<br />

ministères de l’éducation ; des représentants des ministères en charge des finances, du plan et de la<br />

fonction publique ; des représentantes des syndicats de l’éducation, des organisations de la société<br />

civile, des associations de parents d’élèves ; des représentants des inspections régionales de l’éducation<br />

et d’autres institutions gouvernementales tels que le Service en charge de la planification et la Cellule<br />

cadre des dépenses à moyen terme ; ainsi que les PTF en éducation (Banque mondiale, UNICEF, AFD,<br />

KfW et GIZ).<br />

Groupe local des partenaires de l’éducation : Le groupe local des partenaires de l’éducation (GLPE)<br />

réunit mensuellement des PTF, la Coordination nationale du PSE et des représentants des structures<br />

techniques du gouvernement concernées par les thématiques des réunions.<br />

La coordination entre les PTF se limite pour le moment à l’AFD, Banque mondiale, GIZ, KfW et UNICEF.<br />

Cependant, les PTF signataires du PSE, et qui constituent le Cadre de partenariat sont beaucoup plus<br />

nombreux. Les organisations locales de la société civile font partie du GLPE ; mais l’ONG internationale<br />

Plan <strong>Guinée</strong>, qui sous-traite une partie des activités du Partenariat mondial confiées à l’UNICEF,<br />

participe aussi aux réunions des PTF. Compte-tenu de la faible présence sur place des PTF, la<br />

coordination se fait à distance, avec notamment des visioconférences mensuelles.<br />

Les PTF se coordonnent avec le Ministère de l’éducation à travers un chef de file qui est coopté pour<br />

une période minimale de deux ans. Selon le Cadre de partenariat, le chef de file assure la coordination<br />

des partenaires, organise et coordonne les rencontres entre les partenaires et le gouvernement, et veille<br />

à la qualité de la communication (République de <strong>Guinée</strong> 2007 :65).<br />

Le Ministère de l’éducation engage un dialogue <strong>for</strong>mel avec les organisations locales de la société<br />

civile à travers les différents organes de pilotage du PSE, c'est-à-dire le Comite stratégique national et<br />

les Comités de pilotage régionaux et préfectoraux. Il s’engage avec les organisations qui travaillent pour<br />

le développement de l’éducation de base, avec les syndicats dans le cadre de la revalorisation de la<br />

fonction enseignante et avec l’Association des parents d’élèves dans le cadre de la cogestion de l’école.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Le Conseil national de pilotage de l’éducation : Des instances de pilotage aux niveaux national et<br />

régional, telles que le Conseil national de pilotage de l’éducation et les comités régionaux et<br />

préfectoraux de pilotage de l’éducation, traitent les questions nécessitant des décisions<br />

interministérielles lors de la mise en œuvre du PSE, et assurent la cohérence des interventions des PTF<br />

avec les objectifs et procédures de ce plan (République de <strong>Guinée</strong> 2007 :63).<br />

Le Conseil national de l’éducation a été créé en 1996, mais ne se réunit pas de manière régulière. Il est<br />

composé par 40 membres, qui incluent un ministre et des représentants des ministères en charge de<br />

l’éducation et des représentants des suivantes institutions : les ministères en charge des finances, de la<br />

décentralisation et de la fonction publique ; l’Assemblée nationale ; le Conseil économique et social ; les<br />

syndicats de l’éducation ; la Coalition nationale pour l’éducation qui réunit les organisations nationales<br />

de la société civile; les associations de parents d’élèves et amis de l’école (APEAE), l’enseignement privé<br />

(pré-universitaire, technique et supérieur) ; les associations religieuses ; les inspections régionales de<br />

l’éducation ; le Comité d’équité ; le Service en charge de la planification ; la Cellule cadre des dépenses à<br />

moyen terme ; et l’Administration et contrôle des grands projets. Le chef de file des partenaires de<br />

l’éducation participe aussi à ce groupe en tant qu’observateur. Cependant, selon la réponse des PTF, ce<br />

groupe devrait être revigoré. La participation des PTF est presque inexistante.<br />

Ministère de l’éducation<br />

Autres ministères<br />

Autres autorités nationales<br />

PTF<br />

Organisations de la société<br />

civile<br />

Tableau 14 : Conseil national de pilotage de l’éducation<br />

Un ministre en charge de l’éducation ; les secrétaires généraux de l’éducation ; l’Inspecteur<br />

général de l’éducation ; le coordonnateur national du plan pour le secteur de l’éducation ; le<br />

Directeur de la petite enfance (Ministère en charge de la petite enfance) ; les Directeurs<br />

nationaux des ministères en charge de l’éducation ; le Service en charge de la planification ; la<br />

Coordinatrice nationale du Comité d’équité ; les Inspecteurs régionaux de l’éducation ; le<br />

responsable de la Cellule cadre des dépenses à moyen terme ; et l’Administrateur général de<br />

l’administration et contrôle des grands projets.<br />

Le Directeur national du budget (Ministère de l’économie et des finances) ; le Directeur<br />

national des investissements publics (Ministère de l’économie et des finances) ; le Directeur<br />

national du trésor (Ministère de l’économie et des finances) ; le Directeur national de la<br />

programmation des investissements (Ministère du plan) ; un représentant du Ministère en<br />

charge de la décentralisation ; et un représentant du Ministère du travail et de la fonction<br />

publique.<br />

Un représentant de l’Assemblée nationale ; et un représentant du Conseil économique et<br />

social.<br />

Le chef de file qui représente les PTF, en tant qu’observateur.<br />

Un représentant par syndicat de l’éducation ; deux représentants des organisations de la société<br />

civile du secteur de l’éducation ; deux représentants des Associations de parents d’élèves ; trois<br />

représentants de l’enseignement privé (pré universitaire, technique, supérieur) ; et deux<br />

représentants des associations religieuses.<br />

Principes du partenariat et objectifs-cibles en matière d’efficacité de l’aide : Il a été indiqué que des<br />

principes de partenariat ont été établis de manière <strong>for</strong>melle entre le gouvernement et les PTF. Ils sont<br />

contenus dans le Cadre de Partenariat entre le Ministère de l’éducation nationale et de la recherche<br />

scientifique et ses partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre du plan pour le secteur de<br />

l’éducation 2008-2010, qui inclut aussi des objectifs-cibles en matière de l’efficacité de l’aide, et sont<br />

examinés régulièrement pendant le processus des revues conjointes sectorielles.<br />

Ce document définit aussi les principes de collaboration avec les organisations de la société civile,<br />

mais des objectifs-cibles sur ce niveau de coopération ne sont pas inclus.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


Les tâches suivantes mises en oeuvre et soutenues par les PTF visent à la mise en œuvre des principes<br />

de l’efficacité de l’aide par rapport à:<br />

<br />

<br />

<br />

<br />

Principe sur l’appropriation : la définition des priorités du secteur à travers la lettre de politique, le<br />

CDMT et le plan pour le secteur de l’éducation par les institutions nationales;<br />

Principe sur l’alignement : la souscription des partenaires aux objectifs définis dans le plan pour le<br />

secteur de l’éducation à travers la création d’un fonds commun pour le financer ;<br />

Principe sur l’harmonisation : l’adoption des procédures de gestion des fonds et de passation des<br />

marchés dans le cadre du fonds commun et des PAAB ;<br />

Principe sur la responsabilité mutuelle : la création d’un cadre partenarial qui a pour objectifs la<br />

programmation et la mise en place d’une stratégie de suivi et d’évaluation, ainsi que la conduite de<br />

missions conjointes entre les PTF.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation


4. Annexes: Sources et acronymes<br />

Sources<br />

- Banque mondiale (2011). Fonds Catalytique FTI, Rapport annuel de progrès. Ce rapport est<br />

disponible ici.<br />

- Groupe local des partenaires de l’éducation – GLPE (2011). Aide-mémoire de la revue conjointe du<br />

Programme sectoriel de l’éducation de la <strong>Guinée</strong>.<br />

- Partenariat mondial pour l’éducation (2011). Données soumises par les Ministères de l’éducation et<br />

les PTF participants dans leurs questionnaires respectifs en incluant des données quantitatives ; ainsi<br />

que la note explicative commune à tous les PTF, en incluant des données qualitatives. Les outils de<br />

cet exercice se trouvent ici.<br />

- République de <strong>Guinée</strong> (2007). Description du programme sectoriel de l’éducation (PSE) 2008-2015<br />

et Cadre de partenariat entre le Ministère de l’éducation nationale et de la recherche scientifique et<br />

ses partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre du programme sectoriel de<br />

l’éducation (PSE).<br />

- OCDE (2005, 2008). Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement et programme<br />

d’action d’Accra. Le document est disponible ici.<br />

- UNICEF (Février 2011). Premier rapport intérimaire d’utilisation soumis au Secrétariat Fast Track<br />

Initiative sur les activités du Plan pour le secteur de l’éducation de <strong>Guinée</strong>.<br />

Acronymes<br />

AFD<br />

CDMT<br />

FC<br />

GFP<br />

GIZ<br />

GLPE<br />

GPE<br />

KfW<br />

OCDE<br />

PAAB<br />

PBA<br />

PTF<br />

UNICEF<br />

Agence française de développement<br />

Cadre de dépenses à moyen terme<br />

Fonds Catalytique<br />

Gestion des finances publiques<br />

Agence allemande pour la coopération internationale<br />

Groupe local des partenaires de l’éducation<br />

<strong>Global</strong> <strong>Partnership</strong> <strong>for</strong> <strong>Education</strong> - Partenariat mondial pour l’éducation<br />

Banque allemande de développement<br />

Organisation de coopération et de développement économiques<br />

Plan d’action annuel budgétisé<br />

Programme based approach (Approche fondée sur des programmes)<br />

Partenaires techniques et financiers<br />

Fonds des Nations unies pour l’enfance<br />

Le Partenariat mondial pour l’éducation rassemble 46 pays en développement et plus de 30 organismes bilatéraux, régionaux et<br />

internationaux, ainsi que des banques de développement, des entreprises du secteur privé, des enseignants et des groupes locaux<br />

et mondiaux de la société civile. Le Partenariat vise à assurer une éducation de base de qualité pour tous les enfants. Grâce à lui,<br />

les pays en développement et leurs partenaires techniques et financiers coordonnent leurs actions au niveau national et<br />

international afin de garantir une meilleure harmonisation de l’aide, de ren<strong>for</strong>cer le partage des connaissances et d’accroître la<br />

mobilisation des ressources. Au niveau des pays, le Partenariat appui le développement, la mise en œuvre et le suivi des plans<br />

pour le secteur de l’éducation.<br />

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Document de travail, Mai 2012<br />

<strong>Guinée</strong> : Efficacité de l’aide dans le secteur de l’éducation

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