Télécharger le magazine au format PDF - Conseil Général de l'Hérault

herault.fr

Télécharger le magazine au format PDF - Conseil Général de l'Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT

n°170

JUIN 2008

www.herault.fr

12 /

ASSISTANTE

MATERNELLE,

UN VRAI MÉTIER

28 /

PEUT-ON LIMITER

L’ÉTALEMENT

URBAIN ?

34 /

PLAGES

EXTRA-LARGES

Torreton,

la scène

politique


ASSISTANTE MATERNELLE,

UN VRAI MÉTIER • 12

DE L’OR EN BOIS • 26

GARDE-CÔTES • 34

L’ACTION FONCIÈRE, POUR QUOI FAIRE ? • 20

ELUS À

20 ANS • 42

1000, rue d’Alco 34087 Montpellier. Tél. : 04 67 67 74 41.Fax :04 67 67 72 71.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Pierre Maurel. DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION :

Geneviève Manois. CHEF DU SERVICE INFORMATION : Florence Combes-Boulard. RÉDACTEUR EN CHEF : Vincent

Girard. RÉDACTION : Claire Vincent, Jean-David Bol, Valérie Pérez, Camille Jullien et Agence JAM. PHOTO :

Catherine Agrinier page (2, 10, 14, 18, 19, 21, 23, 36, 37, 40, 41, 42) ; Christophe Cambon page (2, 5,

12, 13,17, 23, 25, 28, 38) ; Olivier Mas page (2, 4, 14, 20, 22, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 33, 34, 35, 45) ; C.

O’Sughru page (2, 34,35) ; J. Domine/GAMMA page (1) ; Fish’Eye page (9) ; DR page (7, 14, 15, 24,

26, 30, 32, 41, 43, 46, 47, 48) PHOTOTHÈQUE : Danièle Iacoponelli INFOGRAPHIES : Aline Lugand

DESSIN : Aurel. CRÉATION : Lowe Stratéus. MISE EN PAGE ET PHOTOGRAVURE : Atelier Six.

IMPRIMERIE : Imaye Graphic. Imprimé sur du papier 100% recyclé. DISTRIBUTION : La Poste - Médiapost.

CONTRÔLE DE DIFFUSION : Feedback. ISSN : 1155-1259.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SOMMAIRE 03

4 ENTRETIEN

6 L’INVITÉ Philippe Torreton

8 DES CHIFFRES ET DES MOTS

9 L’HÉRAULT

EN MOUVEMENT

10 AGIR POUR DEMAIN Cap sur l’écoconstruction

12 ACTIONS Métier : assistante maternelle

14 EN BREF

16 LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Pourquoi la mer est salée ?

17 ÉLUS SUR

LE TERRAIN

18 UN ÉLU/UN CANTON François Liberti / Sète II

20 L’ACTION EN IMAGES L’action foncière, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES Robert Tropéano

24 C’EST VOTÉ Mission au Maroc

27 CARTE EN MAINS Pays Cœur d’Hérault

28 FACE-À-FACE Peut-on limiter l’étalement urbain ?

30 CELA FAIT DÉBAT Pour ou contre les référendums locaux ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

33 GENS D’HÉRAULT

34 PORTFOLIO La plage est prête

36 ILS AGISSENT à Joncels

38 AVENTURE CITOYENNE Clare Hart

40 AVENTURE SINGULIÈRE Mathieu Terme

42 AVENTURES COLLECTIVES Elus à 20 ans

44 QUESTION DU NET Pour ou contre le covoiturage ?

45 SORTIR

48 LES BONS PLANS

LE MOIS

PROCHAIN

DANS VOTRE

MAGAZINE

Spécial été, l’agenda

de vos vacances.

Tous les bons plans

pour bouger, danser,

plonger, s’émerveiller,

lire, déguster.

Le 1 er juillet dans

vos boîtes aux lettres.

VOTRE

CANTON

DANS CE NUMÉRO

Agde pages 8, 21, Aniane

pages 20, 27,45, Bédarieux

pages 42, 43, Béziers pages

10, 25, 48, Castries pages

38, 39, 48, Claret page

46, Clermont-L’Hérault

pages 27, 47, Florensac

page 30, Frontignan

pages 10, 14, 28, 32,

47,48, Gignac pages 8,

10, 25, 27, 40, 41,48, La

Salvetat-sur-Agoût pages

26,32, Le Caylar page 27,

Lodève pages 27, 47, Les

Matelles page 46, Lunas

pages 36, 37, 48, Lunel

page 8, Mauguio pages

34, 35, Mèze pages 8, 15,

25, 41, Montpellier (tous

cantons) pages 5, 7, 11, 13,

14, 21, 32, 42, 43, 46, 48,

Murviel-lès-Béziers pages

29, 42, 43, Olargues page

15, Pignan pages 11, 23,

41, Saint-Chinian pages 22,

23, Saint-Martin-de-Londres

pages 41, 47, Saint-Pons-de-

Thomières pages 15, 48, Sète

pages 18, 19, 25, 35, 46.

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


04 ENTRETIEN

ANDRÉ VEZINHET ET MAX LE BON, directeur de la publication d’Actufoot. 34 et d’Actusport.34.

« Le sport de masse

est notre vocation »

Max Le Bon dirige deux mensuels

consacrés au sport amateur dans

l’Hérault. Il interroge André Vezinhet

sur les rapports entre monde sportif

et monde politique.

affinités humaines, la communauté d’esprit avec tel ou

tel dirigeant. Au final, ce qui va m’inciter à me rapprocher

d’une fédération, c’est quand même sa propension

à pratiquer le sport de masse. C’est pour moi la vocation

du Département. Hérault Sport est notre bras droit dans

cette politique.

L’Hérault compte 87 fédérations sportives. Sur quels

critères le Département aide-t-il ces fédérations ?

Le critère incontournable est celui du nombre de pratiquants.

Ensuite, il y a le choix des élus d’aider davantage

certains sports fortement implantés territorialement.

Je pense au Biterrois, où la culture du rugby est très

importante. Enfin, je n’en fais pas mystère, il y a les

Précisément, Hérault Sport organise la « Tournée

d’été » tous les ans. Une opération qui permet à un

large public de découvrir des sports de plage. Lorsque

l’on connaît le budget alloué à ce type d’événement, ne

peut-on espérer plus ? Fidéliser ce public, par exemple.

Vous avez raison. J’ai évoqué cette question avec le

président du club de volley-ball de Montpellier. Il m’a dit :

« Le beach-volley est une discipline qui rencontre l’adhé-

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


05

sion des jeunes, mais c’est fugace. Après l’été, le contact

est perdu. » Il m’a demandé si on pouvait l’accompagner

dans une implantation durable du beach-volley, quelque

part dans la ville. C’est presque fait. Le Département

mettra 60 000 € pour créer cette activité à La Paillade.

Si c’est une réussite, cela prouvera que les opérations

estivales peuvent avoir une suite.

Comment le Département accompagne-t-il le sport

professionnel ?

Nous accompagnons le sport d’élite dès lors qu’il accepte

d’envoyer régulièrement ses meilleurs éléments

à la rencontre des jeunes Héraultais. Cela marche bien

avec le rugby, le hand-ball. Avec le football, cela devient

en revanche de plus en plus difficile.

le monde sportif est encore capable de le faire, mais je

suis inquiet.

On dit qu’il faut « travailler plus pour gagner plus ».

Dans ce contexte, comment les bénévoles peuvent-ils

encore donner de leur temps sans que celui-ci ne soit

valorisé ?

Pour moi, le bénévolat ne peut pas être « rentabilisé ».

Je ne vois pas comment on pourrait comptabiliser cela

pour permettre à quelqu’un d’en retirer un profit.

Je pense que le bénévolat a encore de belles heures

devant lui, car justement il procède d’autre chose. On ne

devient pas bénévole par esprit de lucre. On y va car

cela apporte quelque chose aux autres et à soi-même.

Je suis un adepte des promenades à vélo en famille

et je considère que le réseau cyclable n’est pas assez

étendu, ni suffisamment sécurisé. La difficulté, c’est

que ces pistes ne sont pas continues.

Nous nous sommes fixé un objectif très ambitieux :

570 km de pistes cyclables en site propre d’ici à 2012.

Nous avons décidé de privilégier la desserte des collèges,

de relier les villes à la mer. Avec Christophe Morgo,

conseiller général de Mèze, nous travaillons aussi à une

piste qui fera entièrement le tour de l’étang de Thau. On

a acheté l’emprise de l’ancienne voie de chemin de fer

entre Olargues et Saint-Pons-de-Thomières. On continuera

la piste jusqu’à Bédarieux. A terme, il y aura donc des

continuités. Mais aussi des problèmes à régler comme

l’entretien des pistes cyclables par exemple.

Avec le racisme sur les terrains, les valeurs du sport

sont malmenées. Que vous inspirent les dérives du

moment ?

Un profond dégoût, car le sport doit être un moment

des personnes d’appartenance sociale ou ethnique

différente communiquent. Il est détestable de voir cette

dérive où des esprits malsains ont transformé le soutien

à des équipes en une manière d’exprimer leur haine. Il

est temps que la morale reprenne ses droits, j’espère que

LE MOIS DERNIER

Vendredi 16 mai

André Vezinhet recevait les 343 maires de l’Hérault

afin de leur présenter la politique du Département.

Une politique de développement

durable qu’il souhaite mener main dans la

main avec les communes.

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


06 L’INVITÉ

PHILIPPE TORRETON

“Je suis passionné

par la politique ”

PHILIPPE TORRETON MET EN SCÈNE DOM JUAN dans l’amphithéâtre

du domaine d’O, les 13, 14 et 15 juin. Rencontre avec un homme attiré

par la scène, théâtrale et politique.

Vous allez mettre Molière en scène

au Printemps des Comédiens. Une

motivation particulière de participer

à ce festival ?

« Printemps des Comédiens » : déjà,

j’aime le titre ! Parce que l’accent

est souvent mis sur le metteur

en scène. Il faut célébrer l’art de

l’acteur, qui est le parent pauvre

du monde culturel. Voyez comment

on traite les intermittents

du spectacle. Le statut social de

l’acteur est considéré avec mépris.

On accorde aux comédiens une

fonction sociale seulement quand

ils sont célèbres !

Avez-vous adapté votre mise

en scène au site

de l’amphithéâtre d’O ?

Nous allons jouer en extérieur. On

n’aborde pas du tout une mise en

scène dans le même état d’esprit

que dans l’espace clos d’un théâtre.

En plein air, le public peut voir

passer un avion dans le ciel, être

chatouillé par le vent, tout cela

peut le distraire. Pour concentrer

son attention sur la scène, on doit

donc aller encore plus à l’essentiel,

se recentrer sur le jeu des acteurs.

Dans cette optique, j’ai choisi une

configuration de théâtre de tréteaux

et supprimé un bon nombre

d’éléments de décor.

La pièce a déjà été jouée de centaines

de manières différentes.

Quel Dom Juan avez-vous envie de

présenter au public ?

Un Dom Juan humain, qui serait

débarrassé des choses que des

« grands penseurs » ont greffé sur

lui, a posteriori. Un homme qui agit

selon ses pulsions, ses désirs et qui

un jour est confronté au surnaturel,

à Dieu. Je voulais être au plus près

de cette fable-là. Cette histoire est

devenue un mythe, je voulais la

raconter telle qu’elle était avant de

le devenir. Je ne suis pas l’avocat

de Dom Juan. Je laisse au public le

soin de penser ce que lui inspire ce

parcours, je ne lui donne pas la réponse.

La philo n’est pas une quête

de réponse, mais de questions.

On va parler politique.

Aujourd’hui, vous êtes élu

conseiller de Paris. D’où vient cette

envie de vous impliquer dans le

débat public ?

C’est la continuité d’un parcours.

Quand j’étais étudiant, j’étais déjà

passionné par la politique. L’amorce

a été les manifestations étudiantes

contre le projet de loi Devaquet,

en 1986, et surtout le choc de la

mort de Malik Oussékine*. Et puis

le théâtre a pris le relais mais j’ai

conservé cet intérêt pour la chose

politique.

Bertrand Delanoë m’a proposé

de me présenter sur sa liste

aux municipales. Je me suis dit

qu’on a les hommes politiques

qu’on mérite et si on veut changer

les choses, il faut s’engager,

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


« On accorde

aux comédiens

une fonction sociale

seulement quand

ils sont célèbres ! »

Philippe Torreton

quel que soit son statut social.

C’est important que des citoyens

de droite ou de gauche qui ont des

idées comprennent que la politique

n’est pas réservée à une caste.

Mon père a 80 ans. Il a compris ça

et il s’est engagé aussi dans son

petit village, en Normandie. Ça m’a

touché ! J’invite tout le monde à

faire de même. La République est

un droit pour nous tous, pas seulement

pour ceux qui ont fait l’Ena ou

Sciences Po.

*Etudiant décédé à Paris le 6 décembre 1986, suite à

des violences policières. NDLR

ACTUALITÉ

22 e Printemps des Comédiens

SOIRÉES EXCEPTIONNELLES DONC LES 13,

14 ET 15 JUIN DANS L’AMPHITHÉÂTRE D’O

pour la première mise en scène de

Philippe Torreton. Plaisir double

puisqu’il interprète lele titre de

Dom Juan (photo), avec une belle

distribution, notamment Jean-Paul

Farré. Derrière ce beau classique,

découvertes et arts du cirque,

comme avec l’hallucinant Bestiaire

forain du Cirque de la Licorne

(une ménagerie étrange née de

l’imaginaire parfois effrayant

de plasticiens), les clowns russes

de Licedei ou encore Tabù à l’orée

du monde sauvage qui rassemble,

sous chapiteau, trente artistes

excentriques du Pays de Galles.

Quant au traditionnel vagabondage

artistique de 18 h dans le parc

du domaine d’O, il est consacré

cette année à l’Indonésie.

Printemps des comédiens

Du 5 au 30 juin

Domaine d’O à Montpellier

Réservations 04 67 63 66 67

www.printempsdescomediens.com

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


08 DES CHIFFRES ET DES MOTS

3

FOIS MOINS DE RISQUE

de faire un infarctus en

pratiquant trois à six fois

1 heure de sport par semaine

et en mangeant mieux.

12

SPECTACLES

du théâtre d’O pour 48 € :

c’est l’abonnement annuel

« Folie ». Nouveau : au-de

de ce forfait, le tarif sera

de 4 € (au lieu de 13 €).

BIEN !

TÉLÉTHON 2007 : au total,

102,3 M€ ont été collectés,

dont 1,73 M€ dans l’Hérault.

Pourtant, en fin d’émission,

le compteur n’affichait que

96,2 M€ de promesses de

dons… Une belle marque

de soutien pour l’AFM

(Association française contre

les myopathies) qui grâce

à ces dons, aide au

développement

des thérapies géniques.

PAS BIEN !

SUPPRESSION DE 180

POSTES D’ENSEIGNANTS dans

l’académie de Montpellier

en 2008, selon le Snes

(syndicat national des

enseignements de second

degré) : 150 dans les lycées

d’enseignement général et

technologique, 10 dans les

lycées professionnels et

20 dans les collèges (dont 12

dans le département

de l’Hérault).

BAPTEMES

DEUX NOUVEAUX COLLÈGES ont un nom. Celui de Saint-André-de-

Sangonis fête le centenaire de l’écrivain occitan en prenant

le nom de Max Rouquette. Marseillan honore un de ses fils,

l’aviateur Pierre Deley.

PARI CONGO

LES COMPÉTENCES HÉRAULTAISES S’EXPORTENT ! La preuve :

l’association Apieu Montpellier-Mèze (atelier permanent d’initiation

à l’environnement urbain), dont le Département est partenaire, a été

lectionnée pour participer à l’élaboration d’une maison de la nature

à Kinshasa, république démocratique du Congo. Pour cette mégapole

de 7 à 8 millions d’habitants, il s’agit là de la première structure de

sensibilisation et d’éducation à l’environnement. En qualité d’expert,

l’Apieu interviendra sur la conception du projet, et devra en outre

élaborer des programmes pédagogiques et des expositions.

VIN

A SAINT-CHRISTOL, projet

dele œnotouristique,

soutenu à hauteur de 22 000 €

par le Département.

Travaux fin 2008.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’HÉRAULT EN

MOUVEMENT

09

Des actions concrètes, des sujets d’actualité, des éclairages différents

sur un problème à résoudre , des chantiers en cours, des acteurs de terrain,

des questions que vous vous posez.

10 AGIR POUR DEMAIN HQE : l’écoconstruction

en marche

12 ACTIONS Métier : assistante maternelle

14 EN BREF

16 LES CLEFS Pourquoi la mer est salée ?

ZOOM

En un an, le topo guide

l’Hérault à pied et ses 54 circuits

de rando s’est vendu à

8 000 exemplaires. C’est le leader

sur le marché français,

devant le guide du

GR 20 corse !


10 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

LE COLLÈGE DE SAINT-ANDRÉ-DE-SANGONIS (2006) : une démarche écologique et rentable.

Collèges, logements :

le futur en chantier

Démarche HQE, éco-construction…

Derrière ces nouveaux termes,

il y a déjà des réalisations

et un formidable pari sur l’avenir.

L’exemple des collèges est parlant. Les cinq établissements

labellisés HQE (haute qualité environnementale) s’en tirent

bien. « En deux ans ou moins, les surcoûts de construction

sont largement compensés par les économies d’énergie »,

se félicite Monique Pétard, vice-présidente du Conseil

général déléguée à l’Environnement et à l’Agenda 21. Par

rapport à un bâtiment classique, l’économie va de 12 %

à 42 %. Un enjeu considérable, quand le Département

dépense plus de 3 M€ par an en eau, gaz et électricité

pour les seuls collèges.

La conception du premier établissement HQE - Villeneuvelès-Maguelone

- date de 2000. Il a été livré en 2002. Chaque

année en a vu depuis un nouveau : de Lucie-Aubrac

à Béziers au collège de St-André-de-Sangonis en 2006. Le

prochain sera Loupian en 2009.

Le logement aussi

La démarche HQE correspond à quatorze exigences particulières.

La moitié a trait au bâtiment dans son environnement,

l’autre à son utilisation. Cela passe, par exemple, par la réduction

des émissions de CO2 (choix du chauffage et qualité de

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AGIR POUR DEMAIN 11

« C’est une formidable course

à la créativité »

Michel Pieyre chargé de mission à l’agenda 21 départemental..

Pourquoi se préoccu-

matériaux simplement

unique. Il faut valoriser

des chercheurs, des

per des matériaux de

en fonction de leur

les productions locales

agriculteurs, etc.

construction ?

moindre coût ou de leurs

et adapter les filières

En pratique ?

Ils consomment ce

qualités d’isolation. L’ex-

aux réalités des territoi-

Nous testons beaucoup

que nous appelons

périence de l’amiante, ex-

res : bois, pierre sèche,

de choses mais les

une « énergie grise » :

cellent isolant et imbat-

nouvelle culture pour

réalisations sont déjà

leur fabrication et leur

table comme coupe-feu,

produire des briques

là. La première maison

transport entrent dans le

en montre les limites.

de béton incluant du

écoconstruite le sera

bilan global des écono-

Comment faire avancer

chanvre… C’est pourquoi

cette année. Le premier

mies d’énergie.

les choses ?

notre groupe d’études

écoquartier verra le jour

On pourrait choisir des

Il n’y a pas de solution

comprend des artisans,

en 2010 (cf Focus).

l’isolation). Ou encore par l’emploi de matériaux « propres ».

Dans le domaine du logement, Hérault Habitat a déjà pris

des initiatives à Montpellier, comme la résidence étudiante

de La Lyre et ses 300 chambres, ou les 50 logements en

construction à Boutonnet. Des projets de logements à très

basse consommation sont en cours. Ils visent une consommation

de 35 kWh par an et par m² contre 70 à 80 kWh/an

pour un bâtiment bien isolé standard.

Créer des filières

« Mais ce n’est pas tout, souligne Monique Pétard, nous

sommes dans une réflexion globale. Dans la production de

CO2 , deux activités surtout sont en cause : le transport et

la construction. » D’où la volonté de créer des filières pour

rapprocher les producteurs de matériaux écologiques des

chantiers. Ce qui ne peut que favoriser l’emploi local et permettre

une utilisation généralisée de matériaux et techniques

moins énergivores. Jusqu’à présent, la tendance était,

notamment dans le logement social, d’aller au moins cher

à réaliser. Le mauvais exemple type étant le tout-électrique

dans un logement faiblement isolé. Mais « ce sont les plus

démunis qui se trouvent en difficulté. Il faut changer la

donne », s’insurge Monique Pétard.

FOCUS

Le futur écoquartier

de Fabrègues

L’écoquartier comprendra 150 logements. Des

écomatériaux aux espaces collectifs, « tout est

conçu pour l’environnement et la qualité de vie,

explique Sylvain Saltiel, directeur des études territoriales

au Département. Si les travailleurs de

la ZAE sont prioritaires pour accéder à ces logements,

comme nous le souhaitons, cela réduira

encore les déplacements. Donc les nuisances. »

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


12 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

JOCELYNE MARTINEZ, avec Malo et Rafaël : « il faut respecter la personnalité et les habitudes de l’enfant et de ses parents. »

Assistante maternelle :

un vrai métier

ELLES SONT AUJOURD’HUI DE VÉRITABLES

PROFESSIONNELLES, formées à

l’accueil de l’enfant. Un secteur

qui recrute avec un vrai statut.

« Etre maman ne suffit pas pour faire ce métier. On ne

s’occupe pas des enfants des autres comme des siens.

Il faut respecter la personnalité et le rythme de chaque

petit. Cela s’apprend. » Jocelyne Martinez, mariée, mère

de deux ados, est assistante maternelle depuis neuf ans.

Elle accueille chez elle trois tout-petits de 16 mois à deux

ans et demi. Au-dedes repas, de la sieste, Jocelyne

participe à l’éveil et au développement de chacun des

enfants qui lui sont confiés. Leur éducation, leurs habitudes,

sont différentes. « Celles qui font ça en dilettante,

juste pour pouvoir rester à la maison, font une erreur.

Travailler chez soi a ses avantages, mais il faut savoir gérer

l’équilibre, l’espace et le temps entre vie familiale et

vie professionnelle. Et accepter d’être seule. »

Jocelyne Martinez a vu changer le cadre du métier et se

félicite de sa professionnalisation : « L’obligation d’une

formation préalable au premier accueil, c’est très bien. Et

la mise en place de la formation continue est une chance.

En attendant je lis beaucoup sur le développement

de l’enfant, et je vais aux animations des RAM. »

Autre volet important de la vie professionnelle de

« l’assmat » : l’accompagnement. Après avoir obtenu

l’agrément délivré par le Conseil général, elle n’est pas

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ACTIONS 13

laissée seule face aux problèmes quotidiens ou imprévus

: « Je suis en contact fréquent avec la puéricultrice

de PMI, elle est toujours là quand j’ai un souci ou quand

je me pose des questions. Au RAM aussi (cf ci-contre), il y

a toujours quelqu’un pour me répondre. »

Il ne faut pas oublier le rapport salarié-employeur entre

l’assistante maternelle et les parents. La professionnalisation

a mis à plat les droits et les devoirs de chacun. Un

contrat est signé, qui fixe les accords. Le RAM est là aussi

en cas de conflit, pour trouver une solution.

Reste que travailler « dans l’humain, pour l’humain »

n’est pas qu’une affaire de réglementation. Si l’on fait

ce métier, c’est par amour de la petite enfance. Jocelyne

l’affirme dans un sourire : « C’est difficile, mais très enrichissant.

Un boulot où on joue, on rit, on chante, vous en

connaissez beaucoup ? »

plus d’infos www.herault.fr. Tél. 04 67 67 68 44

ou dans les agences départementales de la solidarité

(liste sur www.herault.fr)

« Les RAM, lien entre les parents

et les professionnels agréés »

Nicole Allirol, salariée de la CAF, animatrice du Relais

assistants maternels de La Paillade à Montpellier

A quoi servent les relais

assistants maternels ?

Les RAM travaillent en

complément des missions

du Département,

qui délivre l’agrément,

assure la formation

et organise le suivi de

chaque « assmat » par

les puéricultrices de PMI.

Nous, dans les 22 RAM

héraultais, nous gérons

le fichier offres/demandes,

assurons l’interface

entre professionnelsalarié

et parents-employeurs.

C’est un rôle purement

gestionnaire ?

Pas seulement. Nous

travaillons avec des êtres

humains, parents-enfant-assistant

maternel,

Nous avons aussi un rôle

d’information, de conseil.

Nous sommes à leur

écoute dans nos permanences

téléphoniques.

La relation à l’enfant

est primordiale. En ce

sens nous organisons

des ateliers d’animation,

pour les « assmats », avec

ou sans les enfants.

VRAI / FAUX

VRAI

Les avantages liés

à la professionnalisation

:

les assistants maternels

ont un salaire

mensuel fixe, un cadre

juridique, un statut,

une convention

collective, des congés

payés et un régime

fiscal préférentiel

(l’impôt est calculé sur

1/3 des revenus). Mais

ils sont tributaires de la

fluctuation du nombre de

contrats et du temps

d’accueil, parfois partiel.

FAUX

« Pas besoin de qualification

pour faire ça ! »

Toute demande d’agrément

donne lieu à l’évaluation

par une puéricultrice

PMI des capacités de

la personne à accueillir un

enfant + une visite du

logement (normes de

sécurité et d’habitabilité).

Si l’agrément est accordé,

120 heures de formation

(gratuite, assurée par le

Département) sont requises

(3 semaines avant le

premier accueil + 3 jours

un an plus tard) + une

formation aux premiers

secours.

3 924

assistants

maternels agréés

dans l’Hérault au

31 décembre 2007.

9 300

places d’accueil

potentiel.

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


14 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

PATRIMOINE

STATUES D’O

Manque d’entretien, vandalisme,

pluie et gel… Les statues du Domaine

d’O ont la vie dure ! Quatre

d’entre elles ont été choisies pour

bénéficier d’une cure de jouvence

dans l’atelier Mérindol d’Avignon :

nettoyage, recollage… et réalisation

de copies en pierre, installées dans

le parc dès septembre 2008.

SPORT

UNE, DEUX ! LE CROSS DES

COLLÈGES À PIERRESVIVES

ROUTES

GRAU TRAVAUX

A Frontignan, dans le cadre du

réaménagement de la RD 60,

le Département a réalisé une passerelle

cyclable au niveau du Grau.

Le tablier définitif est constitué

d’une poutre métallique de 30 mètres,

pesant plus de 20 tonnes, sur

laquelle ont été posées 16 dalles

de béton préfabriquées

de 4 tonnes. Coût : 630 000 € HT.

Elèves des établissements montpelliérains

Rimbaud, Escholiersde-la-Mosson,

Garrigues, Las-Cazes

et Alco, ils sont cent cinquante,

lectionnés par leurs professeurs

de sport pour participer au cross

Pierresvives. Il faudra user de ses

fibres musculaires autant que de

ses cellules grises ! En tout, huit

escales ponctuent la course : jeu de

l’oie avec des questions sur la santé,

le sport, la littérature et l’actualité ;

un « Dessinez c’est gagné » pour

observer et « croquer » un paysage ;

un jeu de localisation sur cartes

anciennes ; un jeu d’écriture et de

logique autour du projet Pierrevives,

avec une thématique Rabelais, dont

la citation du Tiers Livre « Je ne bâtis

que pierres vives, ce sont hommes »

a donné son nom au futur quartier ;

un « Zaha a dit » en rapport avec

le travail de l’architecte britannique

du bâtiment Pierresvives,

Zaha Hadid… Co-animée par Hérault

Sport, les Archives départementales,

la Direction départementale du livre

et de la lecture (DDLL), le service

éducatif Chemins de la culture, la

manifestation préfigure le travail

collectif des services qui seront

réunis dans ce quartier en 2011.

Jeudi 5 juin, de 13 h à 17 h, sur l’esplanade

du futur espace Pierresvives,

La Paillade, Montpellier.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


A L’AFFICHE

Chi-ca,

chi-ca,

chic !

Ay-Ay-Ay ! Ce mois-ci,

les affiches du Département

ont des yeux

de velours… Pour sa

deuxième édition,

Folies d’O met à l’honneur

le chef-d’œuvre

de Francis Lopez,

La Belle de Cadix.

Ce nouveau spectacle

(en co-production

avec l’opéra de Dijon)

sera joué les 7, 8

et 9 juillet dans

l’Amphithéâtre d’O.

n

Réservations : 04 67 457 230.

Infos sur www.herault.fr.

TERROIR

MARCHÉ

PAYSAN

Si vous aimez l’authenticité, rendezvous

dimanche 15 juin à Cournioules-Grottes

pour le premier marché

paysan des hauts-cantons. Au programme

: ventes de produits fermiers,

visite de la grotte de la Devèze

à tarif réduit, pêche à la truite,

animations musicales et contées…

Rens. 04 67 97 03 85.

ENVIRONNEMENT

BATMAN

EST RAVI

EN BREF 15

A Saint-Vincent-d’Olargues, les

chauves-souris des grottes de Julio

bénéficient de mesures de protection.

Résultat : entre 2004 et 2008, le

Minioptère de Schreibers est passé

de 2 000 à 3 000 représentants, le

Rhinolphe Euryale, de 50 à 800 et le

Murin de Capaccini est réapparu !

Infos : www.sfepm.org

ET AUSSI…

T’en a trophée !

C’est la 6e édition

du prix de la TPE :

très petite entreprise.

Les sociétés

héraultaises

de moins de 10

salariés peuvent

s’inscrire jusqu’au

30 juin et ainsi

tenter de remporter

l’un des

quatre trophées :

Etre, Faire, Piloter

et TPE. Infos et

retrait des dossiers

sur

www.prix-tpe.fr.

Génération

Villeveyrac

Plus assez de

place dans les

écoles publiques

de Villeveyrac…

La commune a

donc décidé de

construire un

nouveau groupe

scolaire : une

école élémentaire

de six classes

pour 150 élèves

(ouverture septembre

2008) et

une école maternelle

de quatre

classes pour 115

enfants (rentrée

2009). Un projet

soutenu par le

Département,

respectivement

à hauteur de 15 %

et 20 % des coûts

éligibles, soit

200 444 €

et 122 897 €.

Entreprendre

au printemps

Jeudi 5 juin, l’Association

euroméditerranéenne

pour le travail

et les échanges

(AETE) organise

le Printemps des

entrepreneurs,

consacré à

la création et

à la reprise d’entreprise

(tables

rondes, exposition,

rencontres).

Entrée libre, de

9 h 45 à 18 h,

Maison pour tous

Léo-Lagrange,

155 avenue

de Bologne,

Montpellier.

www.herault.fr


16 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Il suffit de boire la tasse pour s’en rendre compte : quelqu’un a

renversé la salière dans la Méditerranée…

Et pourquoi la mer

est salée ?

Souvenez-vous de la première

fois où, parce que

Gros sel et sel fin

votre frangin vous a mis

la tête sous l’eau, vous

avez bu la tasse. Beurk !

35 grammes de sels par

litre d’eau, ça vous ôte

l’envie d’y regoûter.

Tous ces sels, car ils sont

nombreux - sodium, potassium,

calcium, brome,

chlore, magnésium - viennent

de loin : 4 milliards

d’années. L’activité volcanique

terrestre est alors

C’est la blague que l’on

sert aux estrangers à

Aigues-Mortes : « Tu

vois, les gros tas, c’est

du gros sel et les petits,

c’est du sel fin ! ». Mais

trêve de plaisanterie, si

vous voulez tout savoir

des marais salants et de

la récolte du sel, direction

la Camargue. Deux

sites se visitent : les

salins d’Aigues-Mortes

et de Salin-de-Giraud.

très forte et l’atmosphère

chargée de vapeur d’eau

vapeur d’eau « gazeuse »

qui donne le goût salé,

et de gaz. Au bout de

retombe en pluies acides.

représente 77% de ces

lions d’années, à cause

100 millions d’années,

Responsables de l’éro-

sels. C’est lui que l’on

de l’eau douce apportée

la terre se refroidit, la

sion, ces pluies arrachent

récolte dans les salins de

par fleuves et banquise,

les sels des roches. Ruis-

Camargue (voir encadré),

mais aussi parce que des

La citation

« La mer est salée parce

qu’il y a des morues dedans.

Et si elle ne déborde

pas, c’est parce que la

Providence (…) y a placé

aussi des éponges. »

Alphonse Allais

seaux, rivières, fleuves, les

entraînent jusqu’à la mer

ou l’océan.

Contrairement à l’eau

courante, l’eau de mer

ne va plus nulle part,

sauf par l’évaporation.

Et les sels s’accumulent.

Le chlorure de sodium,

en aménageant des bassins

d’eau de mer peu

profonds, pour accélérer

l’évaporation.

Mais alors, si l’eau s’évapore,

la mer sera de plus

en plus salée ? Eh bien

non, la salinité reste

stable depuis 200 mil-

failles sous-marines où il

fait très chaud piègent le

sodium.

Et si la banquise fond façon

TGV, avec le réchauffement

climatique ? Les

conséquences iraient

bien au-delà d’une eau

de mer moins salée…

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ÉLUS SUR

LE TERRAIN

17

Des décisions qui changent notre quotidien, des élus que l’on croise sur le terrain,

des débats, des portraits, des prises de position, des choix politiques expliqués.

C’est l’actualité des 49 élus du Département.

18 UN ÉLU/UN CANTON François Liberti / Sète II

20 L’ACTION EN IMAGES

L’action foncière, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES Robert Tropeano

24 C’EST VOTÉ Aide au Maroc

27 CARTE EN MAINS Pays Cœur d’Hérault

28 FACE À FACE Norbert Etienne

et Pierre Bouldoire

30 CELA FAIT DÉBAT Pour ou contre les référendums

locaux ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

L’ÉVÉNEMENT

Jacques Atlan et Philippe Saurel

lancent un nouveau service

en ligne dans les bibliothèques

: les archives des grands

journaux et 1 700 livres

numérisés.


18 ÉLUS SUR LE TERRAIN

FRANÇOIS LIBERTI

DANS SON CANTON

DE SÈTE II

Entre mer et étang de Thau, cette partie de « l’île singulière » réunit le mont

Saint-Clair, l’Ile de Thau, le Barrou, le Pont-Levis, la Plagette, Saunier, les plages...

1

1 LA RD 600 : UNE FUTURE

2 X 2 VOIES

Il y a sept ans que les travaux d’aménagement

de l’ex RN 300 ont commencé.

Rebaptisée la RD 600 en 2005, cet

axe - qui relie l’autoroute A 9 au port

de Sète - prend des allures de voie

express. Tronçon après tronçon,

la RD 600 sera élargie en 2 x 2 voies.

Et il faut dire qu’avec ses 20 000

automobilistes quotidiens, elle en a

bien besoin ! Depuis juillet 2007, c’est

la section de 800 mètres entre le

giratoire de Frontignan-La Peyrade et

celui du port du commerce qui est en

travaux, jusqu’à fin 2008.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


UN ÉLU / UN CANTON 19

2

4

4

3

2 LA PROMENADE DU M AL -LECLERC

Terminée en 2006, au sud de Sète. Coût :

7 M€, financé à 60 % par le Département.

3 • 4 LE BORD DE L’ÉTANG

Chemin aménagé en 2007, conformément

à la charte de qualité paysagère des Cités

maritimes du Département. Infos :

www.herault.fr (rubrique économie).

Le canton de Sète II.

EN CHIFFRES

182

mètres d’altitude

au sommet

du mont Saint-Clair

21 197

habitants dans

le canton de Sète II

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


20 ÉLUS SUR LE TERRAIN

L’ACTION FONCIÈRE,

POUR QUOI FAIRE ?

Les terrains urbanisables

et à vocation agricole

ou économique sont

de plus en plus chers.

Dans ce contexte, le

Département mène une

politique offensive pour

« contribuer à la maîtrise

des prix, lutter contre

l’étalement urbain, aider

les communes et les

intercommunalités à

réaliser leurs projets »,

explique Francis Boutes,

vice-président délégué

à la politique foncière

et au logement social.

Voici trois exemples

d’aménagements,

intégrant les volets

sociaux, économiques et

environnementaux du

développement durable.

1 MONTARNAUD

Au Mas-Dieu, aménagement d’un

vignoble sur 80 ha (420 000 €) ;

création de la plus grande oliveraie

de France sur 50 ha (330 000 €) ;

mise en place d’un projet trufficole

avec 14 ha réservés à la plantation

de chênes truffiers ; activité pastorale

permettant d’éviter la clôture

des milieux, limitant les risques

d’incendie et favorisant

la biodiversité du territoire.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’ACTION EN IMAGES 21

1

2

3

EN CHIFFRES

4,2 ha

acquis par le

Département

en 2007 (réserve

foncière)

375

logements

sociaux réalisés

en 2007

4

2 AGDE, AU BORD DU CANAL DU MIDI

Mission : acquérir, protéger, ouvrir au

public les espaces naturels sensibles.

3• 4 RÉSIDENCE ELECTRA

Francis Boutes au Mas-d’Argelliers, à

Montpellier. Sur cet ancien site industriel,

Hérault Habitat a construit 160

logements à loyer modéré.

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


22 ÉLUS SUR LE TERRAIN

La décentralisation a

chamboulé nos vies de maires

« La responsabilité du maire s’est formidablement

accrue avec les lois de décentralisation et le champ

de nos compétences s’est considérablement ouvert. »

Robert Tropeano, conseiller général du canton de Saint-Chinian

Son histoire. Après une scolarité au lycée Henry-IV de

Béziers, Robert Tropeano entre à la Poste où il fera toute

sa carrière professionnelle en qualité d’inspecteur central.

Il participe à la guerre d’Algérie en 1959 et passera

28 mois dans les Aurès. A son retour il est nommé à Paris,

mais revient rapidement dans le Sud et c’est à Béziers

qu’il continue son activité professionnelle. « C’est sous

la houlette de Raoul Bayou, alors maire de Cessenonsur-Orb

et conseiller général du canton de Saint-Chinian,

qui fut aussi mon professeur au collège, que j’ai fait mes

premiers pas en politique. Il m’a sollicité pour entrer au

conseil municipal. C’est à ce moment-là que j’ai adhéré

au Parti socialiste. » Son parcours personnel et politique

se tisse au fil du temps dans une commune et un canton

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


RENCONTRES 23

ROBERT TROPEANO EN 5 DATES

1939 Nait à Saint-Chinian, 1996 Est élu au Conseil

son père est artisan. Sa général et devient viceprésident

délégué à

famille maternelle est

saint-chinianaise depuis l’aménagement rural et

plusieurs générations. au service public à partir

1965 Entre au conseil

de 1998

municipal et s’engage au 2006 Succède à Marcel

Parti socialiste

Vidal en tant que sénateur

1983 Est élu maire pour la de l’Hérault

première fois

rassemblant treize villages étroitement liés et célèbres

pour la qualité de leur vignoble, de leur rugby et de leur

héritage architectural. En 2006, il entre au Sénat, suite au

décès de Marcel Vidal.

Ses engagements

Il a particulièrement à cœur de mener une politique

forte de service public et d’aménagement territorial. La

gestion du patrimoine rural, le devenir de la viticulture,

les questions d’assainissement, la défense du service

public dans une commune de 2 000 habitants le conduisent

à assurer la vice-présidence de la commission aménagement

rural et service public au Conseil général. À

l’issue des élections cantonales de 2008, Il est réinvesti

dans cette mission, tout en entrant dans son huitième

mandat à la mairie de Saint-Chinian. « Il faut beaucoup

de travail, de patience et de ténacité pour mener à bien

des projets, se projeter dans l’avenir, sans pour autant

oublier le passé. Et puis il faut pouvoir comprendre les

gens, leurs difficultés, et savoir les écouter pour mieux

répondre à leurs attentes. »

SAPEURS-

POMPIERS

INDEMNITÉ

Afin d’améliorer les

conditions de travail des

sapeurs-pompiers, André

Vezinhet s’est engagé à

leur octroyer une indemnité

d’administration et

de technicité (IAT), allant

de 74 € à 150 € par mois.

Coût global : 2 M€.

COURNONTERRAL

VILLE

PRIMÉE

La refonte des places

de l’Hôtel-de-Ville et de

l’Eglise a permis à la ville

de Cournonterral de

recevoir le prix d’aménagement

urbain du

Conseil général, proposé

par Jean-Pierre Moure.

COLLÈGES PUBLICS

TRAVAUX

Pierre Maurel a annoncé

que les collèges

héraultais se partageront

8,6 M€ pour les

réparations de sécurité

des établissements,

et la mise en œuvre

d’aménagements

pour la réduction

de la consommation

d’énergie.

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


24 ÉLUS SUR LE TERRAIN

LES ÉLUS VISITENT LA COOPÉRATIVE TAYNIOUINE. Des hommes dans un univers de femmes.

Argan, de l’huile

dans l’économie

UNE DÉLÉGATION D’ÉLUS CONFIRME la coopération

entre le Département de l’Hérault

et la Région du Souss Massa Draâ, au Maroc.

Visite et échange d’expérience.

Assise en tailleur, Fatima broie des

amandes d’argan. Devant elle, un

moulin en pierre tourne inlassablement.

Depuis qu’elle a 10 ans,

Fatima répète ce geste transmis

depuis des générations.

Mais la donne a changé. Car ce qu’elle

faisait chez elle pour la consommation

familiale est aujourd’hui

encadré via la coopérative Tainiouine.

Comme elle, 43 femmes ont fait

de l’arganier, cet arbre qui pousse

uniquement au Maroc, un moyen de

développement économique

(5 tonnes d’huile, destinée aux cosmétiques

et à l’alimentation, sont

produites chaque mois dans les 22

coopératives de la région) mais aussi

un outil de socialisation.

Scolarisation

« Depuis 2004, nous avons engagé

une coopération avec ce territoire.

Les actions sont concrètes. Elles

concernent le tourisme rural,

l’agronomie et désormais la mise en

œuvre d’un programme d’économie

d’eau, » explique André Vezinhet,

président du Conseil général. Aux

côtés de Kléber Mesquida, premier

vice- président, Pierre Maurel, délégué

à l’éducation, Antoine Martinez,

délégué aux relations internationales

et Louis Calmels, vice-président

honoraire, il a signé le protocole

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


C’EST VOTÉ 25

2008-2009 à Agadir.

La mission a été aussi l’occasion de

rencontrer les collégiens du village

d’Ameskroud qui se rendent chaque

jour dans leur établissement grâce

au car offert par la Plate-forme humanitaire

de l’Hérault (PHS34). Plus

qu’un symbole, c’est la possibilité

pour les filles d’avoir accès à la scolarisation.

Un pari loin d’être évident

dans ce territoire au relief accidenté,

les hameaux (« douars ») sont

disséminés dans la montagne.

Expertise

Autre objectif de ce déplacement,

organiser le projet de gestion de

l’eau au sein de l’Anti-Atlas pour

rationaliser la ressource. A Talissa,

douar perché sur une colline aride,

l’avenir des habitants en dépend.

Avec une consommation de 2, 5 litres

par jour et par personne (contre

140 en France), c’est encore trop par

rapport au potentiel. Il faut donc

économiser et faire très vite.

CE QUE ÇA CHANGE L’enjeu : fixer ces

populations sur leur terre pour éviter

l’exode rural et l’immigration. Le Département

de l’Hérault, avec le soutien de

l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse

et de l’association héraultaise VERSeau

va développer ce projet de gestion de

l’eau aux côtés de son homologue marocain.

Un échange d’expertise sur fond de

solidarité.

plus d’infos Toutes les photos de la mission

sur wwww.herault.fr

Sports d’abord

Quelle est la réalité des associations

de sports collectifs dans

l’Hérault ? Leurs actions ? Leurs

ambitions ? Pour le savoir, le Département

a adressé un questionnaire

aux écoles de football, rugby,

basket-ball, hand-ball et volley-ball

accueillant des jeunes. Elles ont

ainsi pu être classées selon différents

critères :

Quelle qualification pour l’encadrement

(brevets d’Etat, fédéraux ?)

Quels efforts de formation des élèves,

éducateurs, arbitres... ? Après

analyse des résultats, Christian

Bénézis, vice-président du Conseil

général chargé des sports, a annoncé

que quatorze écoles (stade

de Mèze, Volley-club Gignac, Les

rives de l’Hérault…) bénéficieront

en 2008 de 2 500 € chacune.

CE QUE ÇA CHANGE

de nouveaux projets en perspective pour

les quatorze écoles.

Vaccins gratuits

Marie-Christine Bousquet annonce

que le Département subventionne

à hauteur de 14 000 € les services

communaux d’hygiène et de santé

de Montpellier, Béziers et Sète qui

proposent à titre gratuit les vaccins

obligatoires : BCG (contre la tuberculose),

DTP (diphtérie-poliomyélite-tétanos),

coqueluche…

CE QUE ÇA CHANGE

Les personnes en difficulté pourront

bénéficier de ces vaccinations.

Maestro !

Une cinquantaine d’écoles de musique

se partagent 400 000 € du Département,

« en plus de l’aide technique

apportée par l’Association départementale

danse et musique », précise

Jacques Atlan. www.addm34.fr

À RETENIR

Au total, l’Hérault compte environ 700

professeurs d’écoles de musique.

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


26 ÉLUS SUR LE TERRAIN

De l’or en bois

LA PREMIÈRE PLATE-FORME SYLVICOLE du Sud de la France est héraultaise.

Elle mise sur une énergie renouvelable et rentable.

QU’EN PENSEZ VOUS ?

« Créer de la valeur

ajoutée »

Stéphane Vieban

futur responsable de la plate-forme

FRANCIS CROS veut créer trente emplois grâce à la filière bois.

La communaude communes coût de 1,049 M€, à La Salvetatsur-Agoût.

Financée à 75% par

de la Montagne du Haut-Languedoc

dispose d’un capital en or : l’Etat, les Régions Languedocle

bois. « Jusqu’ici peu valorisée, Roussillon et Midi-Pyrénées et

cette forêt représente un formidable

vecteur de développement l’Hérault, cette infrastructure

les Départements du Tarn et de

économique durable », explique d’1,5 ha sera opérationnelle d’ici

Francis Cros, conseiller général à l’automne. Elle pourra traiter

du canton de La Salvetat et président

de l’Association des commu-

d’origine publique et privée - par

25 000 m 3 à 30 000 m³ de bois –

nes forestières de l’Hérault. D’où an, mais aussi produire et stocker

la volonté des élus de faire émerger

une filière bois-énergie sur ce le chauffage individuel et collec-

des plaquettes forestières pour

territoire. Avec en point d’orgue, tif. Labellisé pôle d’excellence

la création d’une plate-forme rural, le projet prévoit la création

d’approvisionnement, transformation

et commercialisation des et indirects en trois ans.

d’une trentaine d’emplois directs

bois du Sud Massif Central, d’un

« Cette initiative

marque l’aboutissement

d’une

réflexion menée

depuis plusieurs

années pour

développer la filière bois sur ce territoire.

Un diagnostic du patrimoine

forestier a permis aux acteurs forestiers

et aux élus locaux de mesurer

l’ampleur et les enjeux

de ce potentiel économique, mais

aussi de se connaître et d’apprendre

à travailler ensemble. L’appel à projets

du pôle d’excellence rurale est tombé

à pic. Suffisamment mûr, ce projet

a été aussitôt retenu par les financeurs,

donnant lieu à un partenariat

public-privé unique en France.

Tous les moyens sont désormais en

œuvre pour dynamiser cette matière

première, notamment les ressources

en feuillus, encore sous-exploitées.

Le pari est de valoriser la forêt,

en amont comme en aval, pour créer

de la valeur ajoutée, pour les sylvicuteurs

d’abord, et à long terme

pour tout le territoire. »

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


CARTE EN MAINS 27

Atout Cœur d’Hérault !

« Trouver l’équilibre entre développement

économique et protection de l’environnement »

Louis Villaret, conseiller général du canton

de Gignac, président du pays Cœur d’Hérault.

Périmètre du Pays Cœur d’Hérault

Un Pays, c’est un territoire

présentant un bassin de vie,

d’emploi, caractérisé par

sa dimension humaine, sa

cohérence géographique,

culturelle, au sein duquel

s’élabore un projet commun

de développement.

QUI COMPOSE LE PAYS

« CŒUR D’HÉRAULT » ?

Le territoire compte

73 communes, qui regroupent

98 % des habitants de quatre

communautés de communes

: « Vallée de l’Hérault »

(28 communes), « Lodévois »

(11 communes), « Lodévois

- Larzac » (15 communes),

« Clermontais »

(19 communes).

QUELLES SONT SES CARACTÉ-

RISTIQUES ?

Vaste de 1 300 km 2 , c’est un

bassin de 70 000 habitants (estimation

2008) qui connaît une

croissance démographique

très forte. On distingue trois pôles

: Lodève, Clermont-l’Hérault,

et le triangle Gignac-St André

de Sangonis-Aniane. « Le Pays

dispose d’atouts touristiques

notamment dus à la combinaison

de phénomènes géologiques

qu’a connus le territoire

au cours des millénaires,

se réjouit Louis Villaret. Je

pense par exemple aux sites

sauvages et préservés de

Saint-Guilhem-le-Désert , du

Cirque de Navacelles ou encore

du lac du Salagou. »

25 %

C’est le pourcentage

d’habitants

supplémentaires

depuis 1999.

40 %

Il s’agit de la population

que totalisent à ellesseules

les communes

de Clermont-l’Hérault,

Lodève, et du triangle

Gignac - St-André -

Aniane.

95 KM

C’est le maillage en

étoile constitué par les

autoroutes gratuites A75

et A750 (16 échangeurs)

15 À

20 M€

C’est le niveau de financement

de la programmation

annuelle du contrat qui permet

au Pays de mener ses

actions. Le Conseil général

apporte 20% du montant, la

Région 15 %, l’Etat 10%, l’Europe

3,5%. Le reste (51,5%)

est amené par les maîtres

d’ouvrage ou les porteurs de

projets. La problématique

de ce contrat est le développement

durable : développement

économique, équité

sociale, respect de l’environnement.

Trois axes :

- Créer une excellence territoriale

en s’appuyant sur les

racines économiques : viticulture,

artisanat, tourisme.

Développer de nouvelles

filières d’excellence : écoconstruction,

santé…

- Favoriser l’ offre foncière

et immobilière à vocation

économique.

-Développer et organiser un

environnement économique

favorable : en équipant

le territoire et en mettant

en adéquation l’offre et la

demande d’emplois.

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


28 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Peut-on limiter

l’étalement urbain ?

FRONTIGNAN ET MURVIEL-LÈS-BÉZIERS : deux communes et deux cantons qui

doivent organiser l’accueil de nouveaux habitants.

PIERRE BOULDOIRE,

maire de Frontignan,

président de l’Agglo

du bassin de Thau

et conseiller général

du canton

« Moins de

spéculation, plus

de beauté ! »

1. A quels enjeux devez-vous

faire face ?

Ce canton est parmi les plus peuplés

de l’Hérault, avec six villes. Frontignan

accueille 500 habitants de

plus par an, surtout jeunes couples

ou familles, attirés par la qualité de

nos équipements, écoles, crèches,

et les animations proposées. Il faut

les loger, mais aussi préserver notre

environnement, véritable concentré

des paysages héraultais : collines,

vignobles, étangs, littoral.

2. Quelles actions avez-vous

entreprises ?

Elu maire en 1995, j’ai entrepris de

modifier le PLU, depuis 2005, avec les

communes du bassin de Thau, nous

élaborons un Scot. Ce sont nos deux

outils. A Frontignan en 1995, on était

en plein dans l’étalement urbain.

Nous avons retiré 250 ha des zones

constructibles ! Les promoteurs

ont investi les friches industrielles.

Aujourd’hui un écoquartier se bâtit

sur l’ancienne raffinerie de soufre :

400 logements, presque tous collectifs,

en R + 2 ou R + 3. Nous reconstruisons

la ville sur elle-même, rattrapons

les dégâts de l’industrialisation

et respectons les paysages.

3. Quelles perspectives

dans cinq à dix ans ?

La croissance démographique peut

être le pire comme le meilleur. Je

plaide pour que l’on ne pense pas

l’urbanisme qu’en termes économiques.

Un peu moins d’argent et un

peu plus de beauté ! La préservation

de la planète passe aussi par là.

Frontignan

98 km 2 ,

c’est la superficie de ce

canton, soit 1,62 % de

l’Hérault

43 000

habitants dans le canton

dont 23 000 à Frontignan

(39 499 en 1999)

6

communes

dans ce canton

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


FACE À FACE 29

« Préserver nos

paysages et

notre qualité de vie »

1. A quels enjeux devez-vous

faire face ?

Il y a plus de nouveaux arrivants

dans le Biterrois qu’autour de

Montpellier. Et les gens du pays

restent au pays, ceux qui sont

partis reviennent. 90% du canton

jouxte Béziers. L’enjeu de tous les

villages, c’est : maîtriser le développement,

éviter le mitage au

détriment des paysages viticoles,

conserver la qualité de vie.

Il faut éviter les PLU ouverts, avec

des lotissements étalés, sans

équipements publics. Je prêche la

maîtrise, les élus commencent à

m’entendre.

2. Quelles actions avez-vous

entreprises ?

La municipalité - je suis élu depuis

38 ans, maire depuis 10 ans - a

limité l’augmentation de population

à 2 % par an. Nous avons

rénové notre circulade historique,

au tiers vide : aujourd’hui, il n’y a

plus un logement libre. Depuis 5

ans, nous aménageons une Zac :

notre droit d’exproprier freine la

spéculation. Le prix des terrains

intègre celui des aménagements

publics, l’habitat est plus dense,

avec 50 % de locatif social. Et

plus aucun terrain constructible

ailleurs.

3. Quelles perspectives dans

cinq à dix ans ?

La pression immobilière sur

les logements anciens est

très forte. En 2011, le

conseil municipal décidera

s’il modifie ou

non le PLU pour créer

une nouvelle zone

constructible.

NORBERT ETIENNE,

maire de Murviel-lès-

Béziers et conseiller

général du canton

Murviel-lès-Béziers

180 km 2 ,

c’est la superficie

de ce canton,

soit 2,96 % de l’Hérault

10 à 1 5%

d’habitants en plus

depuis le recensement

de 1999 (9 720 habitants)

11

communes

dans le canton

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


30 ÉLUS SUR LE TERRAIN CELA FAIT DÉBAT

Faut-il encourager le recours

au référendum local ?

COMME LA CONSTITUTION L’Y AUTORISE une collectivité territoriale peut,

à son initiative, soumettre ses projets aux électeurs, par la voie du référendum.

S’agit-il d’un exercice de démocratie ou d’une forme de démagogie ?

“EFFICACE”

M

aire de Florensac, j’avais organisé, le

30 juin 1996, un référendum local sur

l’opportunité de rénover ou de déplacer

l’Hôtel de Ville, en prenant soin de préciser que la décision

reviendrait au conseil municipal. Plus de 65%

des habitants s’étaient alors déplacés, soit deux fois

plus que lors des élections partielles du moment.

Ce type de référendum me paraît constituer un bon

moyen d’expression pour les citoyens, ainsi qu’un

outil efficace d’aide à la décision pour les élus, sous

réserve que l’opinion des participants soit tranchée

et s’exprime à une large majorité. Il faut aussi l’utiliser

à bon escient, c’est-à-dire lorsqu’une question

précise et importante se pose à un moment donné

dans la vie de la commune, en dehors du programme

sur lequel l’équipe municipale a été élue. En abuser

risquerait de lasser la population, voire d’aboutir à

une démocratie directe où les élections n’auraient

plus de raison d’être !

MICHEL GAUDY,

vice-président du Département

délégué aux Finances

départementales et aux

Marchés publics

“COMPLEXE”

Si le référendum local semble être un atout

pour renforcer la démocratie et décider sur

des sujets qui divisent, la réalité est plus

complexe. D’abord, il invite à s’exprimer par un oui

ou un non. Or un problème local concret appelle

rarement une réponse catégorique, sauf à alimenter

une certaine démagogie. Ensuite, en l’absence

de débat contradictoire, il sert surtout à ratifier le

leadership du maire, d’autant qu’en droit français, il

s’agit d’une procédure consultative qui n’engage pas

l’élu. Enfin, la participation électorale, plutôt limitée,

concerne en majorité les électeurs les plus éduqués

et les plus favorisés. Au lieu de servir la démocratie,

le référendum peut alors conforter la position de

ceux qui sont déjà, socialement et politiquement,

en situation de dominer. Il doit donc rester un instrument

très ponctuel d’animation du débat public,

à condition de veiller à sa qualité et d’y associer le

plus grand nombre.

EMMANUEL NÉGRIER,

chercheur CNRS en science

politique au Cepel, Université

Montpellier I

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


EXPRESSION LIBRE 31

Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité (27/02/2002)

Groupe d’opposition de Droite

Groupe Démocratie et République

La hausse du taux

des taxes dans

l’Hérault en 2008

Chacun peut interpréter les événements,

les évolutions ou les chiffres

à sa manière, et on peut tous avoir

raison !

Toutefois, lorsqu’il s’agit d’impôts,

quelle que soit la collectivité concernée,

c’est toujours le contribuable

qui paie.

Dans notre département de l’Hérault,

force est de constater un

écart de richesse réel par rapport à

la moyenne nationale, et ce malgré

l’attractivité de notre territoire.

La dette de l’État est un gouffre

qu’il faut réduire pour rétablir une

marge de manœuvre nécessaire.

Il conviendrait donc de réduire les

dépenses nationales, sans toutefois

compromettre les fonctions régaliennes

de l’État et en recherchant

plus d’efficacité.

Au niveau européen d’ailleurs, les

directives qui nous sont imposées

visent à réduire les déficits publics.

Œuvrer à la réduction du taux de

chômage, fléau qui est à l’origine de

situations de détresse et des déficits

de nos organismes sociaux, et entreprendre

une réforme en profondeur

de la fiscalité, sont certainement des

solutions à envisager.

Le seul moteur de la croissance

est aujourd’hui la consommation

intérieure. Toute augmentation des

prélèvements obligatoires diminuera

d’autant cette même consommation

intérieure, et donc la croissance avec

tous les effets induits prévisibles, en

particulier sur l’emploi.

Ainsi, suite aux informations communiquées

par le Président du

Conseil général de l’Hérault, et à la

présentation du rapporteur, notre

groupe s’est abstenu pour le vote du

taux des taxes (en augmentation de

3% cette année, contre 1,5% l’année

dernière), tout comme il s’est abstenu

lors du Budget Primitif.

Groupe

communiste

Viticulture, une

crise … durable ?

Le terme durable a envahi le langage politique

depuis quelques années, souvent

associé à celui de développement. Pourtant,

s’agissant de la viticulture, depuis

de trop nombreuses années, c’est avec

le terme de crise qu’il se conjugue.

Dans la décennie 70, la viticulture héraultaise

était déjà au plus mal, le salut

devant passer par l’arrachage massif

du vignoble et le développement de la

qualité. Aujourd’hui, alors que l’ensemble

de la profession s’est mobilisée pour

une amélioration particulièrement

remarquée de la qualité des vins ; que

des milliers d’exploitants agricoles ont

disparu ; que de nombreuses caves coopératives

ont fermé ou se sont regroupées,

la situation reste particulièrement

tendue en ce qui concerne le cours de

mise en marché des vins.

Pour la seule année 2008, le plan

d’arrachage définitif mis en œuvre par

la commission européenne devrait faire

disparaître plus de 3.800 ha dans notre

département. Cette situation n’épargne

aucun segment de la filière, viticulteurs

coopérants, vignerons particuliers, vins

de table ou AOC sont touchés.

Nombre de producteurs vendent à perte

leur récolte et la situation individuelle

pour beaucoup est particulièrement

critique. La vision européenne, encouragée

par le gouvernement français,

vise à placer les vins européens et plus

particulièrement français en situation

de concurrence avec les vins du monde,

par le biais :

- D’une banalisation des modes de

production faisant fi des spécificités

de terroir ou de conditions sociales de

production ;

- D’une conception industrielle de la

production viticole en autorisant les

pratiques « artificielles » telle que les

copeaux de bois ;

- En supprimant petit à petit toutes

mesures de régulation des marchés.

Cette situation ne peut laisser les élus

du Département que nous sommes indifférents,

tant la viticulture est au cœur

de l’identité de l’Hérault. L’implication

du Conseil général, au-dede son appui

à la profession, nécessite une adresse

particulière à tous les habitants pour les

appeler à soutenir notre viticulture.

Pour notre part, nous serons avec les

viticulteurs et les vignerons le 4 juin.

Groupe majoritaire socialistes

et apparentés

Pour la modernisation

des politiques

publiques

Comme la plupart des élus locaux,

nous attendons depuis longtemps que

l’Etat réforme son organisation pour

prendre en compte la décentralisation.

La révision générale des politiques

publiques est essentielle et nécessite

la remise à plat du système fiscal local

et des relations financières entre l’Etat

et les collectivités locales. L’Etat doit

se recentrer sur ses fonctions régaliennes

et laisser aux assemblées élues la

responsabilité d’administrer librement

leurs collectivités.

Tout le monde a en mémoire le tollé

général, toutes étiquettes politiques

confondues, provoqué par le rapport de

la commission pour la libération de la

croissance française dirigée par Jacques

Attali, qui prônait la suppression des

départements et des communes ! Cette

mesure priverait les territoires des

millions d’euros injectés dans l’économie

locale pour les collèges, les routes,

les transports, le logement social,

l’assainissement… Autant d’investissements

utiles, qui justement favorisent

la croissance.

Le Département est le meilleur échelon

pour mener des politiques stratégiques

d’aménagement du territoire et déployer

les meilleurs dispositifs en étroite

collaboration avec les associations et

toutes les forces vives locales.

La République de proximité ne peut

exister sans les communes et les départements.

C’est une aberration d’avoir

préconisé leur suppression. La réforme

qui aurait un sens politique doit prendre

en compte les exigences des politiques

communautaires de cohésion pour

l’ensemble des territoires à la dimension

de l’Europe. En ce sens, les pouvoirs

locaux français doivent s’adapter à

cette dimension, à l’instar des Länder

allemands.

A quelques semaines de la présidence

française de l’Union Européenne, voilà

un chantier qui mériterait d’être lancé

par le Président de la République, au

lieu de jeter de l’huile sur le feu et faire

porter le chapeau de l’aggravation du

déficit public de la France aux collectivités

locales, dont la bonne santé financière

a de quoi faire pâlir l’Etat !

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


32 ÉLUS SUR LE TERRAIN CONSEILLERS JUNIORS

La citoyenneté dans l’effort !

RAID AVENTURE SOLIDARITÉ ET FORMATION INTENSIVE pendant trois jours

pour les collégiens du Conseil départemental des jeunes (CDJ).

Aventure humaine et citoyenne à La Salvetat-sur-

Agoût et sur les berges du lac de la Raviège !

Les vacances de Pâques ne furent pas que du repos

pour les trente-trois jeunes élus qui ont répondu présent

(sur les trente-six représentants au CDJ,) embarqués

pour trois jours dans une vie collective propice

aux apprentissages.

Jeu dele et Trivial Pursuit

Un programme de formation axé sur la connaissance

des institutions, et les modes de communication

écrite et orale. « Nous avons fait un jeu dele pour

reconstruire une planète imaginaire ayant subi un

cataclysme. On a constitué des groupes pour réorganiser

les règles de vie, répertorier les besoins, réfléchir à

un système éducatif. Nous avions chacun une mission

à accomplir avec les habitants », confie Mathieu, élève

au collège du Jeu-de-Mail, à Montpellier. Ils ont ainsi

goûté aux subtilités de l’organisation, de la négociation,

de la confrontation des valeurs. Un Trivial

Pursuit leur a permis ensuite de mieux comprendre

le fonctionnement des institutions, de la commune à

l’Union européenne. Autant d’expériences et d’échanges

qui ont favorisé la cohésion du groupe.

Raid aventure solidarité

Esprit d’équipe et entraide, respect des capacités de

chacun, connaissance de soi et de ses limites, c’est

le menu du raid aventure solidarité. Organisé par

Hérault Sport dans les hauts-cantons, il a rassemblé

des jeunes issus de maisons à caractère social et ceux

du CDJ. « Nous étions répartis en équipes et certains

en soutien à la logistique. On a vécu de grands moments

! », témoigne Léa, collégienne à Frontignan.

10 km à VTT, canoë-kayak, accrobranche, tir à l’arc,

course d’orientation, mais aussi photo-reportage,

journal de séjour, revue de presse et participation à

une émission de radio locale ont mobilisé toutes les

énergies. Ouf ! Fatigués, mais heureux, ces jeunes qui,

pour certains, découvraient le vie en collectivité, loin

de leur famille, sont repartis en demandant : « C’est

quand qu’on recommence ? »

plus d’infos www.herault.fr

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


GENS

D’HERAULT

33

Ils créent, ils cherchent, ils portent les couleurs de l’Hérault, ils sont solidaires,

ils vivent dans des paysages extraordinaires, ils font vivre une culture

et un patrimoine. C’est eux et vous, les gens d’Hérault.

34 PORTFOLIO Garde-côtes

36 ILS AGISSENT À Joncels

38 AVENTURE CITOYENNE Clare Hart

40 AVENTURE SINGULIÈRE Mathieu Terme

42 AVENTURES COLLECTIVES

Elus à 20 ans

44 QUESTION DU NET Pour ou contre

le co-voiturage ?

L’INSOLITE

New York à Lugné ! Près

de Cessenon, Albert Abelanet,

ex-commandant de marine,

a installé une statue de la

Liberté, ancienne figure

de proue de navire.


34 GENS D’HÉRAULT

GARDE-CÔTES

Vous avez été des centaines

à venir assister au spectacle

du rechargement en sable

de la plage des Petit

et Grand-Travers.

3

1

A

2

1 LA MÉGA-BARGE

a pompé un million dede sable au

large de l’Espiguette et l’a envoyé par

tuyau sur la plage du Petit-Travers.

2 JOUR APRÈS JOUR,

les badauds assistent à l’élargissement

progressif du trait de côte.

3 VUE DU CIEL,

une portion de plage avant le rechargement

(A) et pendant celui-ci (B).

Photo prise le 3 mars.

4 PARFOIS,

une fuite sur les tuyaux charriant le

sable, mineure mais très spectaculaire,

fait le bonheur des promeneurs.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


PORTFOLIO 35

4

B

5

5 LA PLAGE EN MAI

après le chantier.

ET À SÈTE ?

D’ici à 2010, la plage du lido Sète-

Marseillan sera élargie jusqu’à 70 m.

La route actuelle va être détruite et

reconstruite le long de la voie ferrée.

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


36 GENS D’HÉRAULT

ILS AGISSENT

À JONCELS

Avec ses 252 habitants, ce petit village

à l’architecture médiévale, étape des pèlerins

pour Saint-Jacques de Compostelle, défend haut

et fort son patrimoine et son environnement.

1

1 L’ÉPICERIE LA JONCELLOISE,

cœur battant et unique commerce

du village. Laurent Kurz assure

aussi la tournée dans les hameaux

environnants deux fois par semaine.

2

3

2 L’ASSOCIATION DES CHASSEURS

DE JONCELS.

Très active sur un territoire riche en

gros gibier, tels sangliers, chevreuils

et cerfs. Une véritable institution

qui mobilise les passionnés,

bien au-dede la commune.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


PORTFOLIO 37

4

4 VIGINIE ALBERT,

présidente de Joncels-Air,

association qui défend

les projets d’implantation

d’éoliennes, comme cela a été fait

sur la commune voisine

de Dio-et-Valquières.

Joncels

3 LES MEMBRES DE

L’ASSOCIATION PATRIMOINE,

TRADITION ET CULTURE,

en discussion avec Rémy Paillès,

conseiller général et maire du village

depuis trente ans, dans le cloître de

l’abbaye datant du VII e siècle.

une perle patrimoniale de l’Hérault.

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


38 GENS D’HÉRAULT AVENTURE CITOYENNE

Femme de valeurs

CLARE HART dirige avec cœur une petite entreprise qui ne connaît pas la crise.

Ni le stress. Se soucie de la planète. Et applique l’égalité des chances.

Faire d’une démarche durable, environnementale et

sociale la clé d’une performance globale ? C’est le pari

réussi par Clare Hart, directrice d’ILO (International

Language Organisation), entreprise spécialisée dans les

services linguistiques aux entreprises (seize salariés),

à Baillargues. Etudiante, cette Anglo-Canadienne militait

pour Greenpeace et des associations humanitaires

« Fille et petite-fille d’entrepreneurs socialement responsables

», elle n’a pas hésité à les suivre dans cette

voie. Très engagée. Concrètement ? : « Dans une logique

de participation aux décisions comme aux résultats, les

salariés ont d’abord imaginé leur lieu de travail avec

cuisine, jardin, salle de détente…» Ici, entre écologie et

confort, le bâtiment respecte les normes haute qualité

environnementale. Le café a le goût du commerce équi-

CLARE HART

A Montpellier depuis 1991.

1992 Maîtrise de langues vivantes et sciences

politiques .

Novembre 1993 Création d’ILO.

Juin 2002 Naissance de Sam.

Février 2004 Naissance d’India.

« Nous agissons

pour l’égalité

tout court »

table. La chasse au

gaspi passe par le

recyclage et les économies

d’énergie.

Déjà certifiée Iso

9001, ILO, « fait rare

pour une PME tertiaire », vient de décrocher la certification

environnementale Iso 14001 : « Une initiative onéreuse

mais rentable à terme et source d’un bien-être qui

rejaillit sur nos clients », constate Clare. Accompagnée

par Face Hérault, « un partenaire extrêmement actif »

dont elle a signé la charte pour l’égalité des chances,

cette « patronne » est allée plus loin. « Avec une équipe

riche de nationalités, d’âges et de cultures différentes »,

elle agit contre les discriminations, pour l’égalité homme-femme

et la prise en compte de la parentalité dans

l’entreprise. Bref, « l’égalité tout court ». Cette année, ILO

est ainsi la première PME languedocienne à avoir reçu le

label « Egalité professionnelle » du ministère du Travail.

« Une récompense qui fait rayonner notre entreprise au

plan national », se réjouit Clare.

plus d’infos www.ilo.fr

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


40 GENS D’HÉRAULT

MATHIEU TERME réalise chaque tambourin avec le dessin, la photo et les couleurs choisis par les clubs.

Une balle sur la peau

LE TAMBOURIN, SPORT ET

PATRIMOINE VIVANT DE L’HÉRAULT.

A Gignac, Mathieu Terme

est le seul fabricant français

de ces drôles de raquettes.

Cet homme est unique. S’il y a en France quelque

5 000 joueurs de tambourin, dont la grande majorité

dans l’Hérault, il n’existe qu’un « assembleur ».

Mathieu Terme, 30 ans, est installé à Gignac depuis

février 2007, dans les locaux de la fédération française

de ce « jeu de balle au tambourin » authentiquement héraultais,

toujours vivant dans les villages. « J’ai été bercé

tout petit par le bruit des balles sur les peaux, je l’ai encore

dans l’oreille. » Né dans une familleles hommes

se partagent entre foot et tambourin, Mathieu choisit le

second. Cinq ans dans l’équipe de Cournonsec. « Mais j’ai

eu une grosse blessure dans un sport de glisse. »

5 000 pièces par an

S’il est toujours joueur, Mathieu Terme consacre ses

journées à la fabrication de ces raquettes circulaires

sur lesquelles il tend une toile synthétique. Formé

chez le maître italien Giacopuzzi, chaque jour, il assemble

une trentaine de tambourins. « Je suis les fibres

de la toile, tendue à 56 bars de pression, pour que

le tambourin soit le plus rond et le plus plat possible »

Chaque club, chaque joueur peut avoir le dessin, la

photo et les couleurs qu’il souhaite.

Tambourins de salle ou d’extérieur, pour les novices

ou le haut niveau, la fabrique fournit tous les clubs

français et exporte, en Europe et jusqu’au Brésil. 5 000

pièces ont été livrées en un an.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURE SINGULIÈRE 41

« faire mieux connaître

notre sport »

Patrice Charles

Gestionnaire de la Fédération et président du club de

Notre-Dame-de-Londres.

Max Rouquette à l’origine

C’est par la volonté de la fédération - et des collectivités

locales, dont le Département - que les instances

dirigeantes et la fabrique sont regroupées à Gignac.

Créée en 1939 par Max Rouquette, elle garde vivant ce

sport qui se perpétue à Gignac, Vendémian, Cournonterral,

Cournonsec, Notre-Dame-de-Londres, Poussan,

Montarnaud… Si vous ne le connaissez pas encore, découvrez-le,

la saison est ouverte.

plus d’infos Fédération française de tambourin, 04 67 42 50 09.

(*) Rencontres France-Italie 2 et 3 août, phase finale de la coupe

de France du 11 au 17 août.

Détails sur www.sport-tambourin-ffjbt.com

« Rassembler à Gignac la

fédération et la fabrique

nous permet d’être plus

proches des clubs et des

joueurs. Nous fabriquons

les tambourins pour

qu’ils trouvent ici leur

matériel à prix coûtant.

Notre objectif est de faire

mieux connaître notre

sport. Nous allons ouvrir

en 2008 une « tambourithèque

», avec des

tambourins anciens, des

photos, des documents.

Si vos lecteurs en possèdent,

qu’ils prennent

contact avec nous ! Nous

espérons aussi aménager

bientôt, ici, un terrain

d’initiation. »

HISTOIRE

Le brassard

et les tonneliers

L’ancêtre du tambourin est apparu en Languedoc

vers 1850 : on jouait avec un ballon de cuir rempli

de blanc d’œuf et de vinaigre coagulés, donc très

dur. Pour se protéger, les joueurs utilisaient un

cylindre de bois, le brassard.

Il faut attendre 1861 pour que les tonneliers de

Mèze aient l’idée d’utiliser des cercles de bois et

d’y tendre des peaux de chèvre. Depuis, le tambourin

a juste changé de peau

Yohan Pierron, joueur

héraultais devenu

professionnel en Italie.

Ci-dessus, un tambourin

d’aujourd’hui, en toile

synthétique. Autrefois,

ils étaient en peau, de

chèvre ou de cheval…

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


42 GENS D’HÉRAULT

CLÉMENTINE PAPA, étudiante en sciences politiques, est entrée à 22 ans au conseil municipal à Saint-Jean-de-Védas.

BÉDARIEUX/PUIMISSON/ST-JEAN-DE-VÉDAS

Elus à 20 ans

L’ACTION PUBLIQUE n’attend pas le nombre

des années : en témoignent trois jeunes

Héraultais devenus conseillers municipaux.

A la majorité et quelques mois.

Voter pour la première fois et être élu : à Puimisson (950

habitants), Adrien Barthès a fait coup double en mars

dernier. Agé de 19 ans, il figure désormais parmi les plus

jeunes conseillers de l’Hérault. «Tout est parti d’un sentiment

de révolte », s’exclame cet étudiant en BTS de gestion

touristique. « Parce que rien n’avait été mis en place

pour les jeunes du village, j’ai eu envie de les représenter

et de faire bouger les choses, pour gommer l’étiquette de

bons à rien qu’on nous colle souvent ! » Prêt à se présenter

en candidat libre, il a finalement servi de « catalyseur »

en ralliant équipe puis suffrages. Elu cinquième sur trente

conseillers, Adrien le sait : « Imposer un point de vue, à

mon âge, n’est pas simple. Entre priorités et adaptations

budgétaires, il me faudra patienter avant de me lancer à

fond », admet-il, même s’il déborde de projets.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si un vent de jeunesse

a soufflé sur les municipales. Comme à Saint-Jean-de-Védas

où trois conseillers ont moins de 27 ans. « Nous apportons

sans doute beaucoup d’idées et de fougue. Heureusement,

nos aînés savent écouter et nous tempérer

en nous faisant profiter de leur expérience », commente

Clémentine Papa, 22 ans.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURES COLLECTIVES 43

Esprit civique

Cette étudiante en master de Sciences Po, « politiquement

engagée depuis longtemps », a eu envie de

s’impliquer « dans cette ville où j’ai grandi, auprès d’un

maire dont j’apprécie l’action ». Au terme d’une longue

campagne, « qui a soudé l’équipe », elle a trouvé

sa place « naturellement ». Reste que la fonction n’est

pas de tout repos : « J’en avais conscience. Mais de l’extérieur,

on ne mesure pas l’ampleur du travail mené en

amont par chaque commission. »

Sans compter les réunions et la présence sur le terrain.

« Il faut un temps d’adaptation, notamment

pour découvrir le fonctionnement de la collectivité »,

confirme Anthony Segura. Sports, sécurité, travaux :

en s’engageant à Bédarieux dans ses « domaines de

prédilection », cet agent technique des routes, sapeur-pompier

volontaire, ne sera pas rémunéré. Peu

lui importe, il éprouve « un réel plaisir » à se mettre

« au service des autres », avec l’espoir « d’apporter une

vision différente » de l’avenir de sa commune, en plein

essor démographique. Ce mandat à 23 ans ? « Quel programme

enrichissant ! »

ADRIEN BARTHÈS, 19 ans, élu à Puimisson (950 habitants) : « J’ai eu

envie de faire bouger les choses ».

RETOUR SUR…

Le « Talent » de Gino

Dans le n° d’avril 2007, nous vous parlions de

Gino Ximenez. Créateur d’une marque de vêtements,

« El Noïs », ce Montpelliérain issu de

la cité gitane de Gély-Figuerolles, avait reçu

le coup de cœur du jury au concours « Talents

des cités », organisé par le ministère de la

Ville et le réseau de Boutiques de gestion. « Ce

prix m’a valu des retombées médiatiques et

m’a ouvert des portes, témoigne Gino. Outre

Montpellier, mes créations sont désormais

vendues à Perpignan et Marseille. » Créer son

entreprise, en septembre ; trouver un partenaire

financier aux Etats-Unis, où il se rend

cet été ; finaliser un site Internet ; et présenter

sa candidature au prochain concours

« Talents des cités » : si Gino multiplie les

projets, ce n’est pas par appât du gain, mais

pour « montrer qu’un Gitan issu d’un quartier

dit sensible peut s’en sortir. »

Contact : 06 50 68 23 26 et www.elnois.com

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


44 GENS D’HÉRAULT QUESTION DU NET

UN NOUVEAU DÉBAT vous est ouvert sur www.herault.fr. À quelques semaines

de la fin de l’année scolaire, il est temps de poser la question :

Pour ou contre les devoirs

de vacances ?

Vous avez déjà dit

Se préoccuper de garder

les neurones de nos

petits sous tensions

pendant l’été, ça ne date

pas d’hier. Les devoirs de

vacances ont été inventés

par le Petit journal, en

1907 qui s’inquiète « du

désœuvrement prolongé

des enfants. Quand on est

las d’oisiveté, on est bien

près de faire le mal. »

Depuis, le spectre de

l’échec et le stress des

parents a créé un véritable

secteur économique :

cahiers de vacances,

stages intensifs, cours

particuliers, remise

à niveau

Alors êtes-vous pour

la « bulle totale » de vos

enfants pendant les

deux mois d’été ? Ou, au

contraire, vous semble-t-il

indispensable de mettre

en confiance votre petit

avant la rentrée en le

faisant réviser ou en

comblant ses lacunes ?

Donnez votre avis, racontez

vos souvenirs, partagez

vos expériences sur

www.herault.fr. Vos commentaires

seront publiés

en ligne et la synthèse de

vos réflexions paraîtra

dans le magazine de

l’Hérault de juillet.


j’ai deux enfants

et je suis plutôt

contre les devoirs de

vacances. Je pense

que, pendant l’été,

les enfants doivent

apprendre mais

autrement que sous

la forme scolaire.

Par expérience, j’ai

constaté qu’ainsi, ils

reprenaient l’école

avec beaucoup plus

de décontraction.

Marie-Françoise (48ans)


Moi je suis

contre, moi je

veux pas de devoirs !

Louis (8 ans)


Je suis pour

les devoirs de

vacances. Les enfants

ont beaucoup de

temps libre et ils peuvent

en faire quelque

chose de productif.

Je vis aux Etats Unis.

En été, on donne aux

enfants 150 dollars

et il faut qu’ils multiplient

cet argent.

Donc ils apprennent à

gérer leur argent et ils

apprennent aussi

à faire de l’argent.

Sophie (46 ans)

TOUTE L’INFO

Lancé le 20 mars, herault.fr

est le premier

webmagazine créé

par un Conseil général.

Vous y trouvez

l’actualité de votre

Département au jour

le jour, les sorties, la

météo, les travaux

routiers. Vous pouvez

aussi annoncer une

manifestation sur

votre commune

Donnez votre avis sur

www.herault.fr

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR

45

RASSEMBLEMENT des troupeaux au Mas-Dieu avant le grand départ.

COUP DE CŒUR

VENDREDI 6 JUIN

MONTARNAUD

Le Mas-Dieu

sur les drailles

Fabrication de colliers et de

sonnailles, démonstrations

de tonte, travail de chiens

de berger, travail de la laine,

mais aussi conteurs et jeu de

quilles languedocien viennent

animer la soirée dès 17 h

dans les prairies du Mas-Dieu,

à 15 mn de la place de la

Comédie ! Pour sa 3 e édition,

la Fête de la transhumance

s’ouvre cette année sur le

Haut Atlas marocain, avec

une expo photo. Deux mondes

de la transhumance se

rencontrent, différents dans

leur pratique et leur culture,

mais confrontés aux mêmes

enjeux environnementaux et

économiques. De 18 h 30 à

20 h, arrivée et présentation

des troupeaux avant qu’ils ne

prennent la route des drailles.

A 20 h, pique-nique tiré

du sac pour prolonger la fête

dans la beaudes prairies,

le tintement des sonnailles

et la fraîcheur du soir.

En savoir plus :

04 67 67 76 76.

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


46 SORTIR

VALFLAUNÈS

SAINT-JEAN-

DE-CUCULLES

MONTPELLIER

SÈTE

DU 11 AU 15 JUIN

SÈTE

Quand je pense

à Fernande

Né en 2002, le festival

Quand je pense à Fernande

ouvre la scène à la création

d’aujourd’hui en utilisant

les têtes d’affiche pour

faire découvrir les jeunes

pousses de la chanson

française.

Cette année Dionysos,

Camille, Cali, Tiken Jah

Fakoly, Camille Bazbaz,

Renaud Papillon Paravel,

Kalis, Rimbaud,

La Mouise…

Tarif : de 5 à 27,7 euros

Au Théâtre de la mer, promenade

du Maréchal-Leclerc.

Rens. : 04 67 74 71 71

JUSQU’AU 13 JUIN

MONTPELLIER

La Cour des Arts

Le théâtre Jean-Vilar accueille le résultat des

recherches artistiques de groupes de jeunes qui ont

travaillé tout au long de l’année sur un projet.

Des enseignants et des artistes ont conduit

ensemble ces élèves de primaire, de collège et de

lycée dans des univers poétiques variés où ils ont

exprimé leur créativité en s’initiant à diverses

disciplines des arts de la scène. Le contact avec le

public est l’accomplissement pédagogique de ce

geste artistique. Tarif : 3 €

Rens. 04 67 40 76 04

DU 29 JUIN AU 7 JUILLET

ST-JEAN-DE-CUCULLES

ET VALFLAUNÈS

Films en rouge

et blanc

Le festival Cinévin est le

mariage du cinéma, de la

musique et du vin. Au cœur de

l’appellation Pic-Saint-Loup,

venez assister aux projections

de films en pleine nature, aux

concerts et déguster les crus

de la région. De 8 à 32 euros.

Rens. 04 67 55 11 12

DU 12 AU 15 JUIN

MONTPELLIER

Les meilleurs

du court

Montpellier accueille le

premier festival du film court.

20 courts-métrages en compé-

tition officielle projetés dans les

salles du Diagonal Capitole et

du centre Rabelais. Un beau

jury (Bertrand Tavernier,

Romain Duris,…) présidé par

Henri Chapier. Tables rondes,

lectures de scènes choisies,

Leçon de cinéma, Nuit du

Cinéma avec la saga Star

Wars, Ciné-scolaire.

Infos et résa : 04 67 920 910 et

www.festivalcinemamontpellier.com

DU 5 AU 30 JUIN

MONTPELLIER

Les débats

du Printemps

Le printemps des Comédiens,

c’est le spectacle vivant (voir p

6-7) mais également, des

débats, lectures, en présence de

personnalités : Madeleine Attal,

Dominique de Villepin… Parmi

elles, le 20 juin à 17 h, Jean-

Michel Ribes, auteur de théâtre.

Autour du débat sur le thème

« Résister… à quoi ? » Il

présenter et signe le livre Le

rire de Résistance (De Diogène

à Charlie Hebdo). Domaine d’O,

178 rue de la Carriérasse.

Entrée libre.

Rens. 04 67 63 66 66 et www.

printempsdescomediens.com

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR 47

SAMEDI 28 JUIN

VIOLS-EN-LAVAL

Les Triplettes

de Roussières

L’association Le passe Muraille

présente « Un Balèti en

garrigue ». A la nuit tombée,

les groupes Les Dormeurs de

bal et Coriandre rencontrent

le public pour partager un

moment de fête et de danse.

Les dormeurs du Bal : trio

à danser debout - violon,

accordéon, clarinette…

Coriandre : musique traditionnelle

d’Occitanie et d’ailleurs.

Tarif : 5 euros, gratuit

pour les - de 12 ans.

Rens. 04 67 06 96 04

ST-MARTIN-

DE-LONDRES

LODÈVE

VIOLS-EN-LAVAL

VILLENEUVE-LÈS-MAGUELONE

BÉZIERS

21 JUIN 2008

SAINT-MARTIN-

DE-LONDRES

Gran Festa

Fête catalane et occitane

avec démonstration de

cerfs-volants, contes occitans,

banquet des cultures

régionales, « Gran Festa »

avec le groupe la Transfrontalière

del amor, embrasement

du grand feu de la

DU 15 MAI AU 8 JUIN

AUTOUR DU SALAGOU

Printemps de Bouses

Saint Jean à l’arrivée de

la retraite aux flambeaux.

Rens : 04 67 55 09 59

DU 3 JUIN AU 12 JUIN

VILLENEUVE-LÈS-

MAGUELONE

Festival de Musique

Le Festival se déroule à la

cathédrale de Maguelone.

Rendez-vous incontournable

pour les amoureux

des musiques médiévale et

baroque. Cette année, il fête

ses vingt-cinq ans. Mardi

Le thème central de cette 11 e édition est l’éducation. Au

programme : concert, expositions, spectacles. L’association

Les Tas d’Urgence est à l’origine de la manifestation.

Il s’agit d’un projet à la fois artistique et éducatif.

Notre photo : spectacle Dalili par la compagnie Durama

(théâtre de Nébian) qui aura lieu le dimanche

1 er juin à la chapelle Saint-Pierre à Mérifons

(tarif 4 euros, spectacle à partir de 4 ans).

Rens. 04 67 96 23 86

3 juin : Ensemble Clément

Janequin. Jeudi 5 juin :

Ensemble Faenza. Samedi

7 juin : Jordi Savall - Pedro

Estevan. Dimanche 8 juin :

Guido Balestracci. Mardi 10

juin : Patrizia Bovi - Begoña

Olavide. Jeudi 12 juin : Le

Poème Harmonique.

Tel : 04 67 60 69 92

DU 14 JUIN AU 2 NOVEMBRE

LODÈVE

Exposition Kisling

Cette exposition, qui est la

première consacrée au

peintre franco-polonais Moïse

Kisling par un musée français,

réunit environ 75 œuvres

en centrant l’essentiel du

propos sur la première partie

de la production du peintre,

depuis son arrivée à Paris

en 1910 jusqu’au lendemain

de la Première Guerre mondiale.

Ses œuvres - portraits,

natures mortes, paysages…

d’abord nourries d’influences

cézaniennes et des premières

approches du cubisme,

s’affranchissent ensuite de

l’avant-garde pour les volumes

adoucis d’un univers tout

à fait personnel.

Tous les jours sauf le lundi.

Rens. : 04 67 88 86 10

N°170 – JUIN 2008

www.herault.fr


48 SORTIR gratuit ou presque jeune public

LES BONS PLANS

SAINT-PONS-

DE-THOMIÈRES

TEYRAN

LUNAS

MONTPELLIER

BÉZIERS

FRONTIGNAN

DU 14 AU 15 JUIN

BÉZIERS

Ecluses en Fête

Promenades sur le canal,

remontée et descente des

écluses, expositions, animations

et dégustations investissent

le site des 9 écluses. Le

thème retenu est la batellerie.

Avec notamment le spectacle

Pinardier 89, par la cie Théâtre

embarque, qui raconte le

voyage de la dernière barge

de fret sur le Canal du Midi

en 1989.

Rens. 04 67 76 84 00

7, 8, 9 JUILLET

MONTPELLIER

La Belle de Cadix

Pour leur deuxième édition,

les Folies d’O remettent à

l’honneur l’un des plus grands

succès de l’opérette : La Belle

de Cadix. Ce nouveau spectacle

sera joué dans l’amphithéâtre

d’O, grand théâtre

de plein air conçu avec une

véritable fosse d’orchestre.

Tarifs très doux, les places

sont à partir de 5 euros

Réservations : 04 67 45 72 30

7 JUIN

TEYRAN

Fête du conte

« Il était une fois… » L’association

Aural en compagnie

d’ autres conteurs, amateurs

et professionnels, en

partenariat avec la municipalité

et la médiathèque de

Teyran, vous invite à fêter les

contes, de balades contées

en veillée au cœur du village.

La manifestation gratuite

débute à 16 h 30.

7 ET 8 JUIN

ST-PONS-DE-THOMIÈRES

Modélisme

1 er Salon de la maquette

et du modélisme à la salle

des Fêtes , avec plus de 40

exposants : trains, avions,

voitures, bateaux, maquettes,

miniatures. Démonstrations

navales, ferroviaires…

Entrée gratuite.

19 JUIN

LUNAS

La forme jusqu’à

100 ans !

Conférence « Bien bouger,

bien manger, pour mieux

vieillir ». Danse avec Françoise

Campagne. Evaluation

de la condition physique avec

le Dr Jean-Louis Raibaut,

decin du sport (centre

15 JUIN

VALLÉE

DE L’HÉRAULT

Patrimoine

Nombreuses manifestations

à Gignac, Le Pouget,

Vendemian, Aumelas,

Arboras. Au programme :

promenades, découverte

des produits locaux, Jeu

de Balle au Tambourin…

Gratuit.

Rens. 04 67 57 58 83

départemental de la médecine

du sport). Rdv à 14 h 30 à la

salle du Peuple.

Rens. 04 67 95 43 03

DU 24 AU 29 JUIN

FRONTIGNAN

Noir sous le cagnard

Le 11 e Festival international

du roman noir accueille 40

écrivains sur le thème « le

retour au religieux ». Théâtre

de rue, cinéma et musique

pendant toute la semaine.

Programme sur

www.polar-frontignan.org

et 04 67 18 51 24 - 04 67 95 08 79.

LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L’HÉRAULT – 1000 RUE D’ALCO – 34087 MONTPELLIER CEDEX 04

More magazines by this user
Similar magazines