Vendredi 1S Septembre 1899. - Bibliothèque de Toulouse

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Vendredi 1S Septembre 1899. - Bibliothèque de Toulouse

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H NUMÉRO 5 CENTIMES

Organe cjviotidLieia ci© Défense Sociale et Religieuse

RÉDACTION ET ADMINISTRATION : Toulouse, rue Roquelaine, 25

LE NUMÉRO 5 CENTIMES

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*»ute-Oaronne et départements ltailtrophea . . .

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Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonnt

RÉGIONALES

Tarn, Aude, Hérault, Pyrénées-Orientales

Haute-Garonne, Ariège

Edition du matin spéciale k Toulouse

ANNONCES à RÉCLAMES, FAITS DIVERS à LOCALES

Lea annonces «l réclamei, fait» diTers et locale» «ont reçu» dan» no» bureaux,

sa, rue Roquelaln» ; i l'Agence Canet, M, rue Alsace-Lorraine, i Toulouse

; chez no» correspondant»,

ainsi tu» dus toutes les agences d» publicité de Paris, de» département»

•l &M l'itrancir

FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL | Vendredi 16 Septembre 1899. — 9 Année. — W 2,702. \ Bureaux à Paris : 26, rue Feydeau

Savants de

jl n'est si grand malheur dont on ne

puisse tirer quelque bien. L'affaire

Dreyfus aura eu du moins cet avantage

de nous éclairer sur les personnages

nui, avec la complicité du gouvernement

dé la République, avaient mis la

main sur le haut enseignement.

Depuis longtemps, pour peu qu'on

voulut observer et réfléchir, on était informé

de la valeur intellectuelle et morale

des politiciens républicains ; mais

la "rande masse du public et même

beaucoup de monarchistes excellents,

avec une bonhomie un peu naïve, conservaient

quelque révérence, quelque

considération pour ces hauts professeurs,

dispensateurs à la fois de la

science officielle et des titres universitaires.

Qu'ils gardassent cette apparence

respectable et correcte à laquelle la

bourgeoisie française, malgré ses goûts

('rondeurs, se laisse toujours prendre,

qu'ils parlassent avec modération et sur

au ton sentencieux et grave comme les

oracles de la science, qu'ils montrassent

sur certains points une louable et

assez précieuse érudition de détails,

nous ne le nierons point. Mais, que

pendant vingt ans, à la faveur de ces

qualités secondaires, ces médiocres

compilateurs ? bons tout au plus à veiller

en sous-ordre sur un dépôt d'archivés,

aient régi sans contrôle les intelligences

de la jeunesse française, qu'ils

aient sapé et détruit chez leurs élevés

destinés à devenir à leur tour des maîtres,

des professeurs, toutes les idées

religieuses, patriotiques traditionnelles,

c'est un abominable scandale, c'est un

des plus grands crimes que la République

ait commis contre la France.

^Etes-vous étonnés maintenant du

spectacle honteux qu'ont donné tous

ces jeunes intellectuels, après que vous

avez TU l'attitude et entendu les dépositions

des pédagogues dont ils ont

reçu les leçons?

'Quel patriotisme, quel sentiment national,

quelles convictions positives de

morale voulez-vous qu'il reste dans de

jeunes esprits qui se sont développés

sous la direction de ces individus, huguenots

pour la plupart, chez lesquels

fleurit une haine vivace des traditions

françaises et catholiques ?

Et combien tous ces gros bonnets de

la science officielle se sont montrés

ridicules dans toute cette affaire !

Si encore ils avaient mis, comme tels

ou tels, du talent, de la logique, dans la

défense de leur cause détestable ! Mais

leurs pitoyables arguments, leurs misérables

raisonnements, ont fait sourire

de mépris tous les gens sérieux.

Pour tout dire, au milieu de leur bafouillage

intense, leur ignorance crasse

s'est montrée avec une telle évidence

qu'il a bien fallu la voir.

C'est à ça que la République avait

confié la formation intellectuelle des

jeunes français? C'est ça qui prétend

représenter devant les nations étrangères

et devant les générations avenir, la

science et la pensée française tVla lin

du dix-neuvième siècle.

Le type de ce monde là est un échappé

de quelques ghetto hongrois, un certain

Basch dont le nom a paru dans les feuilcomme

professeur à l'Université de

Sennes et chef du parti drevfusard de

cette ville.

Cet énergumène , qui opère aussi

jjansle Siècle, en qualité de critique

littéraire, est devenu une sorte de personnage

: il s'était institué le cornac de

M. Jaurès dans la vieille capitale bretonne

: c'est chez lui que M9 Labori a

?tê soigné ; il a profité des plus pénifeirçonstances

pour faire faire aude

son nom — avec l'impudence

'l u t caractérise sa race — une réclame

issensée.

Il taut être en rénublique pour voir

u& s choses pareilles!

j, l< Ecole normale supérieure eut jadis

-sa tète un homme éminent entre tous,

^orien CR,j savait joindre l'ampleur

ta'i ^^ptions : Certes, même à l'Ecole normale, il

demeure encore quelques hommes qui

n'ont pas voulu s'incliner devant les

ordres de Joseph Reiuaeh. L'Université

compte, nous en sommes convaincus,

une majorité de patriotes ; mais ils

sont réduits au silence par la terreur.

Si l'un d'eux proteste, on le brise comme

on a fait pour Syveton.

Le moment des réparations viendra,

niais, en attendant, il est pénible de voir

sur toutes les listes que les dreyfusistes

publient, sans se lasser, le nom d'un

professeur alterner régulièrement avec

celui d'un brocanteur israélite. Us finissent,

enfin, par nous dégoûter , ces

Séailles, auteur de deux ou trois plates

élucubrations sur Léonard de Vinci ou

sur le Génie de l'Art, ces Monod (Gabriel),

qu'on pourrait appeler le cadavre

récalcitrant, ces Mobilier, ces Ilavet,

ces Seignobos, cuistres hargneux,

dénués de toute espèce de talent, bons

à pérorer au fond d'une loge, sous l'acacia,

devant deux douzaines d'imbéciles.

Ces savants de carnaval vendent de

la science frelatée, comme ceux de la

brocante, dans les mains desquels ils

ont mis leurs mains, vendent du toc et

du faux.

Sous un gouvernement sérieux, ils

seraient justiciables du tribunal correctionnel,

pareils aux épiciers qui mettent

du sable dans leur poivre, ou aux laitiers

qui mettent de l'amidon dans leur lait.

La République en a fait de hauts et

puissants personnages,

des pontifes

laïques.

Heureux les Esquimaux qui écoutent

béatement leurs angehots : iis entendent

encore moins de bourdes qu'il ne

s'en débite en Sorbonne, lorsque M.Seignobos,

ou un de ses pareils, y professe,

Frédéric AMOURETTI.

Un jeune et vigoureux écrivain dont les

dernières polémiques ont soulevé des discussions

passionnées, tout en procurant à

son auteur une autorité de très "bon aloi, —

M. Ernrst Renauld,— abien voulu, lui aussi,

prendre rang parmi les hommes éminents

que nous nous sommes efforcés de grouner

autour de noire journal. Les événements

dont nous sommes les témoins, cette lutte

qui s'engage entre les cosmopolites et les

véritables "Français, justifieront amplement

le cri d'alarme que va pousser notre nou

veau collaborateur, au nom de la Patrie me

nacée.

Nous publierons demain le premier article

de M. Émest Renauld.

Et l'Exposition ?

Rapportez-vous-en aux juifs pour la défendre,

la prôner, l'aire l'article.

Us comptent s'y refaire ç}ës millions dépensés

pour l'Affaire.

La justice seule a un pouvoir pacificateur

et l'arrêt de Rennes est juste: voilà pourquoi

l'apaisement le suivra.

S'il en était autrement, ce serait par le

fait d'une révolte... à réprimer."

H. de R.

Mes

tour

a une

i la précision du déecrivain

d'une lumineuse netteté et

tee attique, M. Fustel de Coufaifri

S poss^clait aussi le sentiment partant-

tl ' aditi ons nationales, et un ca-

^•lere indépendant et lier. Ce n'est

dé *!? 1 ( l Ule, ' lt consenti jamais à faire

ccole Ulle sorte de grand sémirêmnia

U

P rote .staatisme libéral. On le

titre 1 n! a C i 0llc ' nous ne savons à quel

càWata;'

M ' forges Perrot, un des

«èsti . r es - lulëles de cet homme fu-

Vou Uh ' e tous ( l ui fut Jules Ferry.

West ?i P° uvez facilement deviner ce

Section'T UUe rEco!e normale sous la

J*. ffi n de „ ce M. Perrot. Un israélite,

PibUoiiî^./terz, terré au fond de la

iuSn Uerz,

^ûeneA 1 » '

> 3 P1 ' S aussi une tres grosse

^ M TL es é'èves. Or, le

> s tout;''" if étale au Premier rang

^t'dei

h lcs maniiestatious dreyfunom

de

Les Mésaventures du « Figaro »

Le Figaro annonce que M. Denis Guibert

qui détenait, dans ia feuille cosmopolite, le

sceptre de la politique étrangère, abandonne

sa place « pour raison de santé. »

Tout le monde comprendra ce qui' se cache

derrière cette « raison de santé »*. M. Denis

Guibert est député de la Martinique et fait

partie du groupe nationaliste que préside M.

Georges Berry. 11 souffrait depuis "longtemps

de l'abominable campagne menée par "le Figaro.

On le pressait de rester, mais enfin,

n'y tenant plus, il quitte une maison où Ton

exalte quotidiennement les traîtres au déniaient

dés patriotes.

Apres Forain, après Jules Lerr.aître, après

Saint-Genest, voilà Denis Guibert oui s'en

va... C'est une débâcle. Bientôt il n'y aura

pins que Chincholle et Cornély. Le journal

de M. de Rodays méritait cet ostracisme.

Avec son adresse savante, avec ses habiletés

de comédien-expert, le Figaro essaiera

de rentrer en grâce auprès du 'public.

Mais

il est trop tard. On ne reconquiert ras en un

jour, ni même en une année, l'estime perdue.

Robert HAVARD.

L' À P A ISEiVl EPIT

Après les grincements de dents, c'est une

autre corde qui résonne. Le Temps ia pince

en virtuose consommé.

Grâce pour l'un, on sait qui.

Débarras do poursuites collatérales à

l'Affaire. — En voilà un aveu dépouillé

d'artitices.

Le grand complot est un de ces blocs

énormes peu aisés à l'aire mouvoir. S'il

trouvait un biais, le gouvernement se sentirait

allégé. - .

'Pelle est ia politique conseillée par les

habiles.

Seront-ils écoutés ?

En attendant, les criminels du grand complot.restent

sous les verroux.

Guérin est investi et acculé à la famine.

C'est le côté droit.

Du côté gauche,

Dreyfus est à peu près certain de la

grâce; le ministère n'osant laite ni plus, ni

mieux.

Et Sébastien Faure, qui est en liberté

provisoire, a louché les arrhes de l'apaisement.

C'est celui du pouvoir.

Il en e^t un autre, plus puissant et plus

bienfaisant, qui s'impose au gouvernement

lui-même.

Il est dù à l'arrêt de Rennes.

L'Armée a été vengée et elle occupe son

posto d'honneur.

Les ennemis de la Patrie se sont marqués

au front. Plus aisément on les reconnaîtra.

Ce départ éclairera les mouvements en

évitant des confusions dangereuses.

Les journaux de l'extérieur, qu'ils soient

les organes de la triplioe ou d'ailleurs, hésiteront,

devant une France recueillie et oon-

.-finie, à nous poursuivre d'insultes et de

I menacés qui noua laissent impassible».

MM. les dreyfusards n'ont pas perdu de

temps pour prendre position, et ils nous

ont épargné ta peine et la curiosité de chercher

quel est leur plan de conduite.

tint de suite et avec un admirable ensemble,

ils ont hurlé : « La bataille continue!

»

Il ne manque à ces vaillants chevaliers

que d'arborer, en guise d'oriflamme , la

lévite crasseuse et jaune d'un vieux juif, et

de faire flotter ce nouvel étendard sur Paris,

devenu la moderne Jérusalem.

Oui, ils déclarent que la mêlée va continuer,

furieuse et échevolée.

Soit!

Nous acceptons le combat : maintenant il

devient facile.

Aux yeux du pays tout entier, la question

judiciaire est à, jamais réglée.

Deux verdicts successifs de deux conseils

de guerre suffisent aux patriotes pour asseoir

définitivement leur opinion.

Quand Méline, il y a deux ans, osait dire :

« Il n'y a pas d'affaire Dreyfus », il disait

une sottise.

Il y avait une affaire Dreyfus, hélas ! et

une formidable affaire !

Mais, aujourd'hui, le mot serait vrai : « 11

n'y a plus d'affaire Dreyfus. »

Ce n'est pas sur ce terrain, désormais

muré, qu'on va se battre.

C'est sur le terrain autrement large, autrement

sacré de nos institutions militaires,

de l'armée, du drapeau.

Non, ou n'est plus pour ou contre Dreyfus,

comme on l'était hier encore.

On va être pour , on contre l'armée, pour

ou contre le drapeau .

Car l'outrage déversé sur îc conseil de

guerre atteint tous ceux qui ont l'honneur

de porter i'ôpaulctte. et d'avoir une épée au

côté.

L'armée française, avec un frémissement

de rage qui ne sera pas toujours impuissant,

s'est sentie mortellement insultée en

la personne des juges militaires qui la représentaient.

Elle reçoit sur sa joue les soufflets et les

crachats qui pleuvent sur le mâle et noble

visage du colonel Jouaust.

Et, si cela continue, c'est dans le sang

qu'elle les lavera.

Car i! ne faudrait pas que le gouvernement

s'imaginât que la grandi', muette se

taira éternellement devant l'invective et

l'injure, qui iront la chercher jusque dans

les chambrées des soldats, sous la forme

d'écrits immondes, d'infâmes appels à ia

désobéissance et à l'indiscipline.

Non, elle n'aime pas la politique, et elle a

raison de ne pas l'aimer.

Non, elle ne rêve pas de coup d'Etat.

Mais la patience humaine, lut elle militaire,

a des limites.

Et malheur, malheur à la République, si

le gouvernement ne se hâte pas de défendre

le drapeau et de couvrit- les officiers;

un jour ou l'autre, la «grande muette re'

îl n'y a olus rien d'important à faire eue le

« travail incessant sur soi-même », comme

on dit ici.

» La réorganisation de l'artillerie de campagne

sera achevée le

2 octobre ; de nouveaux

régiments seront formés et de nouvelles

garnisons leur seront allouées.

A la

même date sera terminée l'organisation de

trois bataillons ne télégraphistes militaires

qui seront cantonnés à Berlin, à Francfortsur-l'Cder

et à Coblence. »

Quant au fusil modèle

1900, malgré les

dénégations intéressées, vous pouvez affirmer,

sans crainte d'être démenti, qu'il est en

expérience «dans tous les corps de troupe».

» 11 y a, par régiment, un certain nombre

d'armes de" ce genre en service; elles sont

confiées à des^sous-officiers et présentent

les particularités suivantes : Le canon est

du même calibre que celui du fusil modèle

1,888 !7 mm. 9}; comme ce dernier il est entouré

d'un manchon; toutefois, celui-ci joue

un rôle durèrent de ceiui de l'enveioppe métallique

qui garnit le fusil 1SS8, mais les

sous-officiers ne peuvent s'en rendre un

compte bien exact, vu qu'il leur est interdit

sous les peines les plus sévères de défaire

une seule vis.

» La cartouche présente la même apparence

extérieure qr.e ceile du fUsil 1888; ëile

est chargée de la poudre à faible fumée les

Allemands ne disent pas : poudre sans fumée).

Au

point de vue des dimensions,

l'arme en question est d'environ 10 centimètres

nlus courte que le modèle actuel.

» La grande différence apparente qu'il y a

entre lès deux systèmes consiste dans le

nouveau mode de chargement du fusil à

l'essai. Au lieu d'un chargeur contenant cinq

cartouches superposées,", on emploie deux

accessoires de ce genre, dont l'un s'introduit

à droite et l'autre à gauche de la culasse et

qui renferment chacun cinq cartouches juxtaposées.

» Une l'ois ces deux chargeurs en place, il

n'y a plus qu'à appuyer sur un verrou disposé

Sur le côté de la culasse pour faire pénétrer

ia première cartouche dans le canon,

puis on appuie sur ia détente et les dix cartouches

se tirent automatiquement. Pour

cesser ie feu à un instant quelconque, il suffit

de iâcher la détente.

» Aussi longtemps que le verrou en question

n'a pas été abattu de gauche à droite,

l'arme peut être considérée comme étant au

cran de sûreté, puisqu'auoune cartouche ne

•eut entrer dans ie canon.

h La hausse du fusil est graduée jusqu'à

3,000 mètres, et ii parait que jusqu'à la d'i s-

tanee de 1,200 mètres le tir est d'une précision

extraordinaire. Au point de vue de la

râ'pidné, il est question de 2ô à 00 coups à

ia minute.

» D'après des renseignements puises à une

deuxième source, la dotation en" cartouches

resterait la même pour les hommes pourvus

rie cette arme (150 par homme, soit 30

de l'ius que n'en porte ie soldat français), et

cela se conçoit, car on ne peut pas 'surcharger

le fantassin. Les 150 cartouches avec

leurs chargeurs , représentent un poids de

4 kil. 500 au minimum. »

Vous le voyez c'est une question de jours

peur la distribution du fusil à toute l'armée

allemande.

Vous dire que l'on est absolument, absolument

satisfait de ce fusil serait exagéré.

Mats on est sûr que l'infériorité du fusil,

modèle 18S8 sur le' Lebel transformé n'existe

plus. On a même la certitude qu'au point de

vue de la rapidité du tir, du poids utile de

munitions emportées par le soldat, on possède

une supériorité certaine.

Si vous voulez mon avis, je vous dirai que

ni ie canon., ni le fusil ne constituent line

révolution bien marquée. Ce sont d'honnêtes

oerfeetionnements dans les voies déjà connues.

Vais.

FRANKEN.

APRES L'ARRÊT

grande

trouvera subitement la parole, et ce sera

pour crier : « A bas ia République ! »

Que la République fasse respecter l'armée,

ou l'armée, c'est inévitable, se fera

respecter, elle-même.

L'exemple de Négrier n'est pas éloigné.

C'est un symptôme.

Que !e gouvernement de la République

y prenne garde et qu'il n'impose pas à l'armée

ia nécessité inéluctable de choisir entre

son anéantissement, à elle, ou l'anéantissement

de la République.

Ce ne serait pas long.

Et tout le monde est tellement las du régime

actuel, que pas un bras ne se lèverait,

que pas un pavé ne bougerait pour opposer

une résistance quelconque au premier colonel

qui marcherait et qui serait suivi.

Nous avons toujours eu la franchise do

blâmer les interventions

militaires, les

pênuneiamientos, qui ont avili les races

latines, quand ces manifestations ne tendaient

qu'à favoriser une ambition au détriment

d'une autre ambition.

Mais en serait-il de même, le jour où

l'armée, abandonnée par le gouvernement

aux provocations et aux avanies répétées

do la canaille, se soulèvevaitpour sauver le

pays en sauvant le drapeau ?"

La République n'a plus affaire, à cette

heure, à des préfendants quelque peu platoniques,

et Dieu, qui veut la perdre,

l'affole

au point de lui faire croire à des complots

imaginaires, quand le danger qui la

menace est ailleurs et autrement grave,

quand il est dans la rupture éventuelle

et définitive avec l'arméeêtle drapeau.

Paul DK CASS.VUNAC.

On lit clans Y Echo des Mine* et de la

Métallurgie de Paris :

Notre fidèle Franken nous écrit :

La transformation de l'armement alle-

1' mand, fusils, canons, mitrailleuses, sera

terminé Ters la fin de l'année.

Cest un grand événement, car maintenant

Amis de la France

Le Novoïé Yrémia, de Saint-Pétersbourg,

dans son dernier numéro, publie deux articles

dont le premier commence par les

mois : « Vive ii France ! »

:Lc grand journal russe félicite la France

du sentiment de soulagement et de la satisfacuon

morale qu'elle vient de donner au

monde par i'arrêt du conseil de guerre de

Rennes.

Les deux articles proclament en trois colonnes

la joie qu'éprouve la Russie de voir

le areyfusisme battu.

La nresse canadienne française approuve

l'arrêt rendu et condamne le zèle extraordinaire

qui anime l'Allemagne, l'Angleterre et

l'Autriche pour Dreyfus.

La Pairie, de Montréal, attribue cette attitude

à la jalousie contre la France, qui a

fait plus pour l'humanité que n'importe' quel

autre uays.

i

Nous enregistrons ces témoignages avec

la nlus grande satisfaction.

Ce nous est une preuve de plus que les

insulteurs de notre armée, du conseil de

guerre sont aes ennemis de la France.

C'est aussi vrai pour le dedans que poulie

dehors.

La statistique suivante confirme cette

dernière appréciation.

Statistique de presse

Le Soir, pour donner une idée exacte du

lamentable" effondrement des dreyfusards,

publie la liste des journaux qui, après avoir

îait campagne pour Dreyfus, s'inclinent devant

la sentence du conseil de guerre.

Ce sont :

Le Temps,

Le Soleil,

Le Journal âes Débals,

Le Petit Parisien,

Auxquelsil faudra bientôtajouter le Matin.

Voici, en regard, la liste des feuilles qui

continuent à attaquer ia sentence et l'armée

française :

Le Figaro,

Le Journal du Peuple,

L'Aurore,

Le Siècle,

La tittnierne,

Le Rappel,

Les Droits de l'Homme,

Le Radical,

La Petite République,

La Fronda.

Cette statistique ne nous paraît nas tout à

fait exacte en ce qui concerne le ï'ém»s,dont

l'attitude, au regard de

l'arrêt de Rennes,

est loin d'avoir la netteté désirable.

Le témoignage de M. Mertian deMuller

D'après une information de la National

Zeitung, de Berlin, les salles et chambres

du Nouveau Palais, à Postdam. dans l'une

desquelles M. Mertian de Muller vit i'exempiaire

annoté de la Libre Parole portant les

mots : « Cap Dreyfus ist gefaugen », seront

désormais fermées aux visiteurs.

Cette mesure, dit la Libre Parole, est la

meilleure Dieuve oue M. Mertian de Muller

avait dit la"vérité, et le dénit de Guillaume II

est tel qu'il a ordonné l'extension de cette

défense à tous les palais royaux et impériaux

de Berlin et ae' Potsdam, même lorsqu'il

sera absent.

COUP D'ŒIL SYNTHÉTIQUE

Nous donnons de nombreux extraits

d'un remarquable article de la Vérité,

qui sous le titre « l'apaisement » résume

|rè3 bien l'affaire :

L'apaisement ne s'est pas fait, ne pouvait

pas se fane, ne se fera pas après le jugement

du conseil de guerre de Rennes. C'est

bien ia preuve que l'affaire Dreyfus était

autre chose qu'une question de légalité judiciaire.

Si e.lie n'eût été que cela, elle serait

tranchée à l'heure actuelle, par le verdict de

Rennes.

Que disait-on ea faveur de Dreyfus. Qu'il

avait été irrégulièrement jugé par suite de

communication de pièces secrètes aux juges

militaires de 1894, en dehors de l'intéressé

et de ses défenseurs. Ce fut le prétexte de

l'agitation soulevée autour de lui. Ce fut

aussi celui de ia revision du procès. On protestait

contre l'inégalité de la condamnation,

contre l'odieux dù supplice ; on demandait

un nouveau tribunal, un nouveau procès,

d'où la réhabilitation de l'innocent sortirait,

disait-on.

EU bien! les nouveaux juges que l'on réclamait,

on les a eus ; le procès a été recommencé,

en bonne et due forme, celte lois, au

grand jour, avec toutes les garanties possibles

pour l'accusé. Pourquoi les partisans de

Dreyfus n'acceptent-ils pas loyalement ce

nouveau jugement, qu'aucune 'irrégularité

ne vicie puis, qu'aucune causé de suspicion

ne saurait frapper.

Pourquoi? Parce que

l'affaire Dreyfus n'est pas ce quptis. ont dit,

parce que ia réhabilitation du condamné de

1891 n'a été que l'occasion de l'immense coalition,

formée en France et à l'étranger par

toutes les puissances de l'argent et de" la

révolution," pour mettre à mal un pays, que

les uns jalousent parce qu'il a encore en lui

assez de forces pour se relever, que les autres

haïssent parce qu'il conserve encore un

ferment catholique qui arrête ia corruption

juive et l'anarchie socialiste.

Le jugement de Rennes n'y fera rien. Les

passions soulevées autour du procès de

Dreyfus ne peuvent pas tomber par l'effet

d'une nouvelle sentence rendue contre lui ;

elles n'en seront, au contraire, que plus ardentes.

La sentence elle-même sera un nouvel

aliment à leur fureur.

Us étaient bien naïfs ceux qui. sans croire

à l'innocence de Dreyfus, estimaient que

l'on ;devait faire droit aux justes susceptibilités

de ia conscience juridique et se déclaraient

partisans de la révision du procès,

pour donner satisfaction à la justice et aux

intéressés. Ils étaient bien naïfs de s'imaginer

que cette mesure d'équité opérerait l'apaisement

tant désiré, et que i'on verrait

sortir du nouveau verdict" du conseil de

guerre la réconciliation de tous les Français,

dans un même sentiment de confiance et

d'amour fraternel.

Les ennemis de la France conservatrice et

catholique veulent avoir raison d'elfe, au

moyen de ce procèe quia si bien groupé toutes

les forces hostiles à la vraie patrie française.

C'est ia question nationale et religieuse

qui est en jeu, après comme avant ia

nouvelle condamnation du traître juif, lit ce

résultat si grave, si oériileux, est l'œuvre de

notre gouvernement !

Tout a été faute de sa part, depuis le commencement

jusqu'à !a fin, dans cette. fatale

affaire Dreyfus. îîaéte une faute de la laisser

naître; ea été une faute de laisser l'agitation

se former autour d'un cas qui ne relevait

lias de l'opinion du vulgaire ; ça été une faute

de permettre la revision d'un procès, où il

n y avait qu'à maintenir l'autorité de la chose

jugée ; ça été une faute de laisser s'engager

de nouveaux débats.

Cetie faute, c'est la faute des hommes qui

ont détenu le pouvoir aeimis 1894. La France

en subit aujourd'hui les dénioFablea conséquences.

Quel malheur pour un pays de n'avoir nas

de gouvernement ou de n'avoir qu'un gouvernement,

anarchique! Car on ne peut apneler

gouvernement 'ce simulacre " d'autorité

publique que nous avons sous forme de ministères

qui relèvent d'un pouvoir occulte

supérieur à eux. .Jamais là France n'aura

mieux vu qu'elle n'est nas en république,

mais en franc-maçonnerie'.

Arthur LOTH,

LE GENERAL MERCIER

Les fils du général Mercier, tous deux officiers,

qui avaient obtenu un congé pour

accompagner leur père à Rennes vont rejoindre

leurs corps respectifs. Le général

Mercier, qui s'est rendu à Dinard, a l'intention

d'aller à Evian-les-Bains faire une

cure.

Ses amis lui ont, parait-il, conseillé d'écrire

l'nistoire de son ministère pour la publier

en brochure ; le générai s'y est refusé :

« .le ne suis pas pressé, aurait-il dit, d'écrire

mes mémoires, car je n'ai point dit mon dernier

mot et je crois qu'avant peu de temps

il me faudra encore rompre le silence (sic). »

EXPLOITS D'ESPIONS

vice fondamental de raisonnement, c'est détruire

ipso faelo les dénégations uu sieur

Uaianti.

Mais ceci est une querelle vidée à l'heure

actuelle.

Ce qui doit subsister du rôle de

Galanti, c'est 1 ensemble de renseignements

qu'il a laissé échapper « par colère », dit-il

dans sa lettre au conseil de guerre de Rennes.

Il y a là des choses très" intéressantes a

noter et à retenir, pour préciser une cuestion

da moralité étrangère.

« Par colère ? » C'est bien cela. Antonio

Galanti avait eu à se plaindre des agissements

du sieur Zahn, chef de l'espionnage

prussien en Alsace-Lorraine et sur la frontière

française. Il s'est vengé de ses déconvenues

en mangeant le morceau. Et voici

encore du nouveau à ajouter à ce que connaissent

déjà les lecteurs du Petit 'Journal.

Galanti r.ous raconte en dérail les exploits

commis par les sbires de l'espionnage allemand

auxquels il se trouvait affilié. Son mémento

a pour titre : ie Brigandage iiup-iiù

en Alsace.

11 faut profiter de cet accès de franchise

ab irato, oui va nous fournir des indications

extrêmement curieuses sur la manière dont

l'Allemagne protège ses informateurs, même

les moins recommandables, et les couvre

lorsqu'ils se trouvent en délicatesse avec le

code néna).

Nous retrouvons dans ia relation d'Antonio

Galanti les personnages que nous avons

déjà vus en scène, les Proaérpio, les Bertolina,

les Xardoni, les Trentani, les Brescia.

Oliva, Baiucca et tutti quanti — toute cette

tourbe de bas étage, étiquetée de joiis

noms à consonances argentines qui donnent

l'illusion d'un acte vécu sous iaRenaissar.ee.

Quand ces individus ne traçai liaient pas

nour Zahn, ils opéraient à leur compte au

moyen du 'vol, dé l'effraction et de l'assassinat.

Quelques faits entre cent :

L'endroit où se recrutaient, les sous-ordres

de Zahn et Trentani état un restaurant dé

Zurich, —- qui existe encore et a conservé la

même destination, — où se sont passés des

drames dignes de l'époque des Borgia.

Ce restaurant était en outre un tripot clandestin

où les nius habiles dépouillaient les

plus naïfs et les faisaient disparaître quand

la somme à toucher valait la peine du crime.

C'est ainsi oue s'évanouit un jour le nommé

Brescia, qui avait apporté avec lui la somme

de o,C00 marks en or. On retrouva peu a près

son cadavre sur la route de Wintorthur,

mais un silence magique enveloppa cette

affaire, et personne ne fut inquiété.

A la même époque, une dame do Zurich

fut victime d'un 'vol de 7,000 francs dans

lequel était compromis Proserpio. Avant

que les choses se gâtassent, l'espion en eiiei

Zahn pourvut d'un faux passeport Proséroio

qui put aller en Alsace poursuivre ia série

de ses exploits, ce qu'il fit d'ailleurs, car il

ne tarda pas à dévaliser un entrepreneur da

Strasbourg.

Cette fois, le voleur fut arrêté avec ses

complices employés alors à l'espionnage des

forts par Zahiî. Caiui-ci, apprenant l'arres»

tatiôn, bondit au bureau de'pohce et lit rendre,

séance tenante, la liberté à Proserpio

et consorts, non sans avoir vertement admonesté

le commissaire qui se permettais

de molester son personnel.

Ce Zahn était doué des pouvoirs les plus

étendus. Tous les fonctionnaires d'Alsace»

Lorraine pliaient devant lui, toutes ies administrations

étaient à ses ordres.

Un peu plus tard, Proserpio et Nardoni

dérobaient 1,000 marks à deux habitants de

Hundling. La gendarmerie arrive, fait son

enquête, prononce le nom des voleurs. .N'empêche

que ceux-ci continuèrent à se promener

dans les rues de Strasbourg, sous

L'oeil

bienveillant de la Kaisea!iche Polizei.

Le mois d'après, Bertoiina était formelle,

ment dénoncé pour tentative do vol à îSeu<

haiisel. Zahn intervint, et la plainte fut au*

sitôt jetée au panier.

C'est sur ces entrefaites que Proserpio fut

arrêté par ordre du kreis-diraclor de Sarrcsuemines,

pour ses méfaits de Zurich et à la

requête des autorités suisses. Aussitôt, Zahn

mit tout en oeuvre pour le tirer du mauvais

cas où l'avait fait tomber le zèle inconsidéré

du préfet.

Il' télégraphia à Berlin et en reçut très ra.

pidement des notes officielles attestant quel

Proserpio avait fait huit ans de service dans

l'armée allemande, qu'il y avait, erreur sui

la personne, etc. Bref, l'extradition fut re.

fusée et Proserpio rendu à la liberté et av

dieu des chenapans.

Le directeur du cercle de Sarreguomines

donna, Parait-il, sa démission à la suite de

cet incident. On voit, par ce simule épisode,

combien Zahn avait le" bras long et de oucil<

nature était son irrésistible influence. 11 étail

maître de prendre les résolutions les plti(

graves, les plus insolites, dans l'intérêt d


inépuisable. Elle pratiquait couramment l'attaoue

a main armée, le jour aussi bien que

la nuit. A la suite d'une do ces agressions,

survenue en pleine gare da "Wilwisheini,

Bertoiina fut signalé à la gendarmerie allemande.

La toute-puissante intervention de

Zahn arrangea l'histoire.

11 recommanda

simplement à Bertolina de ne pas répondre

a la convocation de la justice... *

Aussi Bertolina, sûr de l'impunité à raison

de ses fonctions d'espion en titre, put-il

faire assassiner, sans être inquiété le moins

du monde, un rivai, nommé Lanzara, chef

d'une autre « compagnie de voleurs ».

A cela ne se bornaient point, d'ailleurs,

les crimes et méfaits do lotit ce joli peuple.

La « bande noire » étendait ses opérations

au vol des chargements dans les bureaux

postaux. 11 existait a cet égard une organisation

dont Gaiautini ne révèle pas ie mécanisme.

«

Cet exposé de faits précis est très suggestif,

indépendamment de ia question de moralité,

— sur laquelle nos voisins affectent

d'être si pointilleux... pour les autres — il

montre à quel point l'espionnage est passé,

pour ainsi dire, dans le sang de l'Allemagne

comme un élément permanent, constitution-

.. oui prime toutes les fonctions de justice

(fii de sécurité sociale.

Zaiin. agent officiel et centralisateur de

l'espionnage prussien à ta frontière française,

a toujours eu pour préoccupation dominante

de protéger, de sauver ceux qui lui rendaient

des services, de les opposer victorieusement

aux sanctions découlant des lois pénales de

son pays.

Nous ne dirons nas que es détestable

exemple soit à imiter. Mais enfin, comme le

déclarait Barthe au procès des carbonari de

Beifort, en 1822, la morale doit, tirer un voile

sur certaines nécessités

déplorables des

gouvernements. Partant de là, il est évident

que ies organismes de l'espionnage allemand

possèdent des ressources que ne sauraient

avoir ies nôtres. Chute supériorité réside

dans une cohésion que n'entament aucîitis

scrupules d'intérêt secondaire, l'intérêt

primordial étant celui-ci :

— Lus renseigné par n'importe qui, par

n'importe oueis moyens et à n'importe quel

\KtXi sur ce qui se passe, militairement,

chez, ies ennemis de i'emnirel

M. de Pressensé

la trouvaille

d un

attendu , dit-il, oue

ÉCOLE DES AKTS ET «TIERS 1

Paris, M septembre.

Dans ta liste,

j ar ordre de mérite, des

cer.t candidats admis à ia suite du concours

«te 1899^ a L'Ecole des ans et métiers d'Anaers,

nous relevons les noms suivants :

MM. Rossignol. Martin . Radier. l.aborde.

Dotimergue, Chauve. Leveau. Baudpv, Lardy,

Portion." Bidet. Btrar.ti. Sautsracà. Leroux. Sainmrac.

Daudru. Btdei, God'tn. Erard, Bouche.

Barrière, Cormier' Chapon, Terriet. Carde, Variai:

ù. Chartes, Lacroix. Magnoî, Rabser. Coa:y.

Au nombre des cent candidats également

admis à l'école d'Aix, nous trouvons :

15 Couwuiy fAveyron). 21 Eiaud (Aveyron-, Î6

Madame (Aveyron;. 28 Cappoy (Corrèze), 33 Gary

iTatni, ;:à Gai?» (Tarn;. 31 Pidienot fpuy-de*-

Liâtnâ].

18 Agam (Haute-Garonne;. 50 Daniel

iAveyron . 5ï Hossard (Haute-Garonne., »i Oti

ray fTarn). 55 Azénta (Aveyron).

«S Arduouse

( Lot-et-Garonne!, 60 Léguevague (Tant.-. 78 Grand

: Aveyron - . 7:1 Maître (Tarn). 86 Le Martin (Lotet-Garonne

, 91 Souton i'Avavron'.

03 Rbaette

(Lot-et-Garonne). 91 David (Aude), 05 Puységur

: i'.vrénées-Orieniaies;, 100 Chapouhe (Lct et-Ga-

Rennes, U septembre.

Les deux flis du général Mercier, tous

deux officiers, qui avaient obtenu un congé

pour accompagner leur père à tiennes, vont

rejoindre, leurs corps respectifs. Le général

Mercier s'esirendu à Dinard, à l'intention

d'ailsr a Evian-les-Bains pour faire une

cure.

Ses amis lui ont, paraît-il, conseillé d'écrire

l'histoire de son ministère pour la publier

en brochure. Le général s'y est refusé.

« Je ne suis pas pressé, aurait-il dit,

d'écrirejnes mémoires, car je n'ai point dit

mon dernier mot. et je crois bien qu'avant

peu de temps il me faudra encore rompre le

silence. »

Paris, 14 septembre,

s'est imaginé avoir fait

moyen de cassation,

ies juges de Rennes ont

oublié de déterminer la période pendant

laquelle, après l'achèvement de sa détention,

le. condamné sera soumis à la surveillance.

Comment M. de Préssènsé sait-il que le

jugement ne fait pas mention de i'mterdiction

de séjour'.' Le texte de ce jugement n'a

pas été communiqué aux journaux. Dans tous

les cas, admettons que l'oubli du conseil de

guerre de Rennes soit réei, et que, sur le

texte nu jugement qui sera remis, couver*

des signatures des sept juges, au conseil de

révision de Paris, il ne soit pas fait mention

de l'interdiction de séjour. l'h bien! ce

oubli ne peut entraîner ia cassation du jugement.

Mais le défenseur de Dreyfus ne serait

pas mieux renseigné, parait-if, sur ia que.s

tion de fait, que sur ia question de droit. Le

texte authentique du jugement porte que tes

juges ont délibéré sur ia question d'interdic

tion de séjour, et qu'ils ont épargné au condamné

ce supplément de peine.

M. Lasies, député du Gers, écrit dans le

Petit Caporal ;

Si Louber. fidèle à sa parole, a bien voulu se

soumettre, il faut qu'il se hâte de taire rentrer

ies ministres dans' le devoir. Il doit se soumettre,

tes soumettre, ou ii doit se démettre. Je

l'avertis, du reste, que

1 armée, après deux ans

d?. patience, en a assez de ces incultes quotidiennes",

elle en a assez de voir l'étranger se mè'ter

de nos affaires et dicter des ordres à ta Franco.

Js ne paria pas a ia légère, er. ce que .le dis,

se fera a bref 'délai, si les ministres continuent

à faire cause commune avec les traîtres et les

msuiteurs da drapeau.

On a raison de" continuer l'aménagement des

cellules au Luxembourg', elles ne resteront pas

vides, elles us changeront pas de destination,

mais eues changeront ne pensionnaires.

La Révision

Le Gaulois affirme que, contrairement aux

allégations de M. de Pressensé, ie jugement

de Rennes contient ia mention oue le conseil

a délibéré sur la question de surveillance.?

Selon ie même journal, si ce jugement

était annulé, ce n'est pas devant te conseil

de guerre de Limoges, comme ii a été dit,

que serait renvoyés l'affaire, mais bien devant

les conseils* de Nantes ou de Rouen,

conformément à l'article

167 du code militaire,

qui prescrit que te conseil de révision,

lorsqu'il aura annulé un jugement, renverra

l'affaire devant ie conseil 'de guerre d'une

des divisions voisines de celle ou a été

rendu le jugement annulé.

Le Qmùois prévoit, d'aiileurs, qu'en tenant

comme des délais nécessaires a l'étude du

dossier, r>ar ie commissaire du gouvernecollaborateurs

Chamoin. De'.o.ve. Carrière, Auffray;

enfin, plus haut que tout en haut, ie Père

du Lac danslss nuées.

Puis c'est M. de Pressensé qui dit :

Je donnerais gros à qui pourrait me montrer

oue le générai a usé de u'rccédés différants de

ceux des Freycinet, des Zurlinden et des Billot.

Le fait nouveau

Les partisans du traître sont toujours à la

recherche de ce fait nouveau que ie gouvernement

s'est, jusqu'ici, refusé à leur fournir.

Ils en ont déjà annoncé nne demi-douzaine

plus fantaisistes ies uns que les autres. M.

Andrade, professeur à l'Université de Montpellier,

s'offre à leur en fournir un.

Jaloux des lauriers de M. Zola, M. Andrade,

qui est en villégiature à Colionges-sous-Salèves

(Uaute-Savoiei, a écrit au ministre de

la justice une leur» dont voici, à titre de curiosité,

les passages essentiels :

J'ai l'honneur de vous adresser un document

qui, par la date du lait qu'il attesta, permet de

démontrer l'innocence dti eaaitaina Dreyfus.

La production du document ci-inclus défini;

un fais inconnu des juges dont la majorité a

dicté i'arrèt du 0 septembre 1899. Js crois devoir

signaler à voira compétence ce fait nouveau

qni me parait, constituer un motif légume

de revision. Je ie fats avec la réserve que me

commanda mon ignorance des formes juridiques.

J'affirme que ie conseil de guerre s'est


L.A SITUATION

• uhliaue Française oubliait mercredi. la

nre sous la signature de soa rédacteur

£*£»» Robert Charlié:

»

e

" „_ fS (je nos confrère?, oublient, sur les

• !'' u 'I- o-ésnmées de

M. "Méiine au ?ajat

a'' r; ' i ,°"mtstèt'«. au sujet da ia 'convocation des

Cambres, seraient ies suivantes :

S e sénat ne se réunira le 18 que pour la forme,

ensuite traîner 'l'instruction le plus poslui-mèmè

ne

on toi'1

e, da façon a ce que ie procès

s >n.

Mme Beilouvet, liée Jeaniean, institutrice

titulaire à Salelles (Saint-lzairei,est nommée

à Saint-Xist (Le Clapier).

Mme Hugonenq, née Pistre, institutrice

titulaire à Montmâton, est nommée à liermilis

(Versois-et-Laneyre).

Mlle Marie-Iiortense Terrai, institutrice

titulaire à Cocural (Huuarlae), est nommée à

La Terrisse.

Mlle Mélanie-Justine-Rosa Julien, institutrice

titulaire à Bonneterre (Saint-Laurentd'Olt),

est nommée à Tournemire.

Mme Roux, née Joséphine Datisse, institutrice

titulaire à Lagarde, est nommée à Barriac

l'Bozouls).

MlieVictorine-Marie-Louise Destours, élève

maîtresse, est nommée institutrice stagiaire

à Croziiiac (Montpeyroux; .

Miie Maria - Eugénie- Sophie Caumette ,

élève maîtresse, est nommée stagiaire à Ladeneyre.

Mlle Julie-Jeannette Girbaî. institutrice stagiaire

à Saint-Amans-des-Cots, est nommée

aux Enfrux (Saint-Chély).

Mlle Rose-Eugénie-EÏodia Rouve, institutrice

stagiaire à Manhavai (Taussae;.

Mlle Nathalie-Célestine Lacombe, ex-élève

maîtresse, est nommée iustitutrice stagiaire

au Eraysse (La Croix).

Mme Carrière, née Matiry, institutrice stagiaire

à Saint-Martin-de-Cormières (Le Vibali,

est nommée à Saint-Véran (Laroaùe-Sainte-

Marguerite).

Mlle Auguste Marie-Eiisa ,

institutrice

stagiaire à Jongties

(Brommat), est nommée

à Saint-Martin de Cormières (Le Vibai).

Mlle

Marie Joséphine Bertrand, institutrice,

stagiaire àCransac, est nommée à Jongties

(Brommat).

Mlle Marie-Emilie Borred'on, ex-sunnléante

auxiliaire, est nommée a Doux-Albats (Thérondeis).

Mile Marie Rosalie Gayraud, institutrice

stagiaire à Noyés, est "nommée a Salan

(Quins).

Mme Marie Thérèse Vezy, née Cransac,

institutrice stagiaire à Si'gnalac (Mur-de-

Barrez) est nommée à Noyés (Camboulazet).

Mlle Marianne-Isidore Couffin, ex-déléguée

provisoire à Tournhac, est nommée â Signaïae

(Mur de-Barrez).

Mile Marie Eugénie Clergue, élève maîtresse,

est nommée institutrice stagiaire à

Salielies (Saint-lzaire;.

Mlle Marie Josétihitie Boyer, institutrice

stagiaire à La Terrisse, est nommée à Montmaton

(Laguiole).

Mlle Claudine Coudy, institutrice stagiaire

à Laguiole, est nommée à Cocural (tiuparlac).

Miie Léonie Rodât, maîtresse charsrée de

cours de lettres aux cours secondaires de

Pamiers, est nommée sur sa demande institutrice

stagiaire à Saint-Affrioue.

Nous lisons dans ie

le

Denys Puech.

Te m ps ;

Le sculpteur Denys Puech, à oui le conseil

municipal avait demandé un monument pour

décorer la tombe des ouvriers morts au service

de la ville, vient de terminer son œuvre,

que taillent dans la r.ierre en ce moment

les praticiens.

Sur un soubassement orné à droite et à

gauche d'urnes funéraires s'élève une colonne

carrée qui se termine en oyramide.

Une femme voilée est assise devant cette

colonne sur ia proue du vaisseau de Paris.

L'attitude très noble et ies traits contractés

du visage, où il semble oue l'on aperçoive

des larmes à travers le voile de pierre infiniment

léger, exprimant ia douleur. Cette

femme tient une paime et des couronnes. La

monument aura deux mètres cinouante de

hauteur.

Ktat civil. — Naissances : Alfred-Aimable-

Juatin Carei, ftlle de Marie-Ail'red-Aimabte. éoicier.

avenue Tarajre, 10,et de Phiiipmne-Léoôie

Izard, éplcière.

Décès

: Geneviève Destenav, il mois, née à

Thai-Uguyen (Tonkio), fille de Louis-Jean-Georges.

résident de France, et de Jeanne Béraii,

décédée rue Bourguet-Nau, G.

MARTRIN. _ Vol. - Le nommé Henri

Raissier, âgé da 21 ans, cultivateur à Martrin,

travaillant au déDiouaffe chez M. Sabatier,

propriétaire, constatai soir a 7 heures,

que l'on avait Dris sa montre en anrent,

avec sa chaîne eu nickel, d'une valeur de

40 francs, qu'il avait dans son gilet suspendu

à un arbre.

SAINT-FELIX-DE-SORGUES. — Incendie.—

Dimanche dernier, vers les dix

heures du matin, un incendie donc on n'a ou

découvrir la cause se déclarait

dans "la

ferme du Mas-de-Souauet, commune de

Saint-Félix, et détruisait" en

nett de temDs

une grange contenant la fourrage da l'année.

AUDE

CARCASSONNE.— Ponts et chaussées.

— Pa* décision en date du 12 septembre du

ministre des travaux publics, M."Paul Montre

catégorie, juments de 4 ans

: Néant.

2é catégorie, Piments da a ans et au dessus :

1er orix. 300 lr.'. Mastoc, a M. Aristide Kafcre, d*

Montréal ; 2e, K>0. Mir/a, à M. liroest Ventresque,

a Rieus-Minervois.

ta catégorie. tmiïiichAS da

•'! ans : 1er prix,

30 fr., Riccha. à M. Marcel Malafosse, de Montréal

; 2e, badine, a M. Edouard Meyran, de

Carcassonne.

4e catégorie, pouliches de 2 ans : 1er prix,

50 fr.. Lia. à M. "ie marquis de Laurens-Castelet,

à Montréal . Se, 40. Polka, à M. Ernest Ventresnue,

de P^ieu't-Minervois : lie,

25, Mascotte, a

Mme Marie Ma/aères, de Montréal t te, 25, Fendl'Air,

a M. Auguste Astre, de Roufliac.

Accidents. — La nommée Jeanne Baux, âgée

de 25 ans. ménagère à la Cité, sortait de sa maison

une bouteille à ia main. Ayant trébuché,

elio est, tombée et s'est fait avec ie verre une

légère blessure à la main droite.

^~«~» Vers cinq heures du soir, à i'mtérieur

du square Gambetta. un «troupe d'enfants s'amusaient

a se lancer de ia terre et du gravier. L'un

des jeunes garçons. Vaientin Chaion, âgé de

lt ans. a été atteint à l'œil gauche par une

motie de terre.

On l'a conduit a ia pharmacie

Ma/.urier où il a regu des soins.

Les malheureux. — Antoine Matlialy. ûtré de

'.0 an>, né a Momauban. menuisier, et sa femme

Bernaaetie Boufaroigties. âgée de 17 ans. trouvés

rnaiades dans ia rue ont été conuuits a i Hôtel-

Dieu.

NARBONNE.

— Les chemins. — Depuis

longtemps nous entendions parier du

mauvais état de ia route de Nar bonne a Capestans,

et, l'on en faisait un tel tableau

ûu'ii Paraissait exagère.

' Hier, une affaire nous ayant appelé à

Cuxac-d'Aude, nous avons pu nous rendre

comme du suno'tice que supportent ies voyageurs

oui fout ce trajet... Nous n'aurions

jamais cru qu'en France, dsns un pays riche

comme celui-ci, on miifse trouver une route

dans un tel état de " dégradation. C'est tout

simplement honteux pour l'administration

qui est chargée de l'entretien de ces votes.

En ce moment surtout, de grandes qtiantitées

de vin sont transportées à Narbonne

venant de Capestang, Cuxac, Salièles; si i'ou

n'y prend garde, à ia. première pluie, cette

route devra être abandonnée au grand détriment

du commerce. A signaler surtout, la

partie qui va de Narbonne a Raouel.

Le complot. — On nous informe que des

agents ae'la sûreté se livrent demns quelques

jours à une enquête discrète sur ies

membres de la jeunesse royaliste de Narbonne.

Aux uns, ils demandent l'adresse de

M. le président de ia jeunesse royaliste ; aux

autres", s'il existe une liste des membres de

cette jeunesse. Nous ne savons d'où viennent

ces ordres, que nous qualifierons d'idiots,

car i'on doit' bien penser que, depuis

le temps, les pièces compromettantes, s'il y

en a, ont été mises à l'abri.

Pour éviter de trop grands dérangements

aux agents de la sûreté, nous pouvons dès à

présent leur donner l'adresse des membres

du bureau de ia jeunesse royaliste : M. de

Fréjacques de Bar, à son château, près

Saint-Marcel; vice-président, M. Louis Colomtès,

bourrelier, quartier de Saint-Paui ; secrétaire,

M. Fatire*, même adresse; trésorier,

Joseph Laurotte, boulevard Gambetta, 64,

CASTELNAUD ARY. — Grotesque! grotesaue

! — Nous découpons dans le dernier

numéro du Petit Méridional ie poulet suivant

:

« Nous avons fait prendre des nouvelles

de,la santé de M. le maire et sommes en

mesure de calmer les angoisses éprouvées

car toute ia viile à ia nouvelle du mal soudain,

oui l'a franné samedi dernier. Sa robugte

vieiilesse lui a permis da triompher

rapidement de son indisposition. Nos meilleurs

souhaits de parfait rétablissement. »

Ah ça ! va-t-on mettre i» vil lé er, révolution

chaque fois qu'ii plaira à M. Calvet de

prendre "médecine '!

Et nos municipaux, qui se montrent si prodigues

de bombes, vont-i'is en faire partir

chaoue fois aue la purgatlon destinée à laver

les boyaux du Père-la-Loque aura produit

l'effet "attendu?

Faire une pareille réclame autour de la si

insignifiante personne de l'ex-îouetteur de

crèmes que l'aveuglement

des électeurs

nous a donné pour maire serait de la dernière

inconvenance. Eile dénoterait un état

d'esum si fâcheux chez ses instigateurs

aue nous mêlerons croire pour l'auteur de la

note ci-dessus transcrite. 'qu'il a tout simplement

voulu se payer la tête de M. Calvet

le moustachu.

Le coup sera

rude pour notre pauvre

maire, venant du Petit" Méridional, jadis

tout à sa dévotion.

Le pauvre homme ! Si, comme le prétendent

les méchantes langues. M. Calvèt n'est

malade que pour ia frime, il y a là de quoi

l'en faire devenir pour de bon, cette fois.

BYBÏ.

Le 15' de ligne. — Les deux bataillons du

15e de ligne, oui composent notre garnison, rentreront

ce matin dans notre ville, vers 9 heures,

de retour des grandes manœuvres.

L'état moral et sanitaire des troupes du 15e de

ligne est resté excellent pendant ces dures

éoreuves et a mérité les éloges du générai directeur

des manœuvres.

Incendie. — Tin violent incendie se déclarait,

hier, vers huit heures du soir, à la métairie de

Domadéry. du domaine des Chemineras, propriété

de M. Mir. sénateur.

lin un clin d'œil, da vastes magasins bourrés

de oaiiie et de fourrages et situés au nord de

l'immeuble étaient, en llamiries. On n'avait que le

temps de l'aire sortir ies boeufs et tes chevaux

qui se trouvaient dans l'écurie à côté.

Les. pompiers de Casteinaudary, réunis en

toute hâte "et un piquet du 15a de iign arrivaient

bientôt sur' les "lieux. Mais ils devaient se

borner a faire la part dn feu et a préserver ies

bâtiments servant d'habitation aux 'métayers.

L'incendie n'a été complètement éteint que

bien avant dans la nuit.

Les pertes sont, considérables. Elles sont couvertes

par une assurance.

On se rappelle qu'il y a trois semaines environ

de grands hangars, faisant partie de la même

propriété, étaient détruits par les animes.

lise pourrait que la malveillance ne soit pas

complètement étrangère à ces sinistres successifs."

Ire division : Harmonie Vocale de Carcassonne.

1er prit, ISâ francs, félicitations du jury et prix

de direction a M. Pabaus.

EELPECH. — Accident mortel.

— Dimanene

dernier, les époux \zéma, de Mazéres

(Ariôse), étaient venus chercher du

vin dans i'Àude. Montés sur une charrette

chargée da fûts vides, le mari et la femme

descendaient, vers 5 heures du soir, une petite

côte nrès de Caliuzac, sur le chemin de

li"iiicch à l'anjeaux.

Le conducteur, ayant sauté à terre pour

serrer ie frein, les chevaux partirent à fond

de train. Mme Azoma fut projetée sur le sol

et les roues du véhicule lui passèrent sur ie

bas-ventre.

La malheureuse ne tarda pas à expirer au

milieu d'atroces souffrances".

LESPIN ASS1ERE. — Incendies. — Le

feu a éclaté dans les plantations de Lespi

ttassière, qui ont été détruites sur une étendue

de trois ou quatre Hectares.

Lorsque au même moment, le feu se déclarait

sur la monta?!!», PICS de Citou, et y occasionnait

des dégâts importants.

La rnaiveiliap.ee. pourrait ne pas être

étrangère à ces incendies.

LOT

CAHORS. — Conseil départemental. —

Le conseil départemental se réunira samedi

prochain 16 septembre courant, a 10 heures

du matin, à l'hôtel de la préfecture du Lot.

Gendarmerie. — M. Lachièze, maréchal

des logis a pied à Figeac, est nommé en ia

même qualité à Assier, en remplacement de

M. Jouquet, maréchai des logis, nommé à

Figeac.

Vol da récoltes. — Procès-verbal a été

également dressé contre le sieur L..., pour

vol da raisins au préjudice de M. Bcdué,

relieur à Canors.

GOURDON.

— Incendie. — Ces jours

derniers, un incendie a détruit une grange

appartenant au nommé Louis

Peyronnet,

cultivateur à Montfaticon.

Les causes de ce sinistre sent inconnues.

Les pertes évaluées à la somme de 1,500

francs sont couvertes par une assurance.

LAUZES. — M. Joseph Vayssières, entrepreneur

à Saint-Sauveur la Vallée a été déclaré

adjudicataire des travaux de constructions

de deux iacs communaux moyennant

la somme de U, 172. fr. 00, soit un rabais di

0 50 pour cent sur ies prix du devis.

GRAMAT. —- Union vélocipédique. —

Dans la séance de mardi dernier les administrateurs

de l'U, V. G., ont décidé que les

vôlocipédistes âgés de moins de 21 ans, seront

admis dans la Société à titre de membres

actifs juniors.

Le montant de leur cotisation annuelle est

fixée à 5 francs au lieu de 8. En se faisant

inscrire dès ce jour, iis n'auront pas à payer

ia cotisation de l'année courante.

C'est dimanche, 24 courant, à 4 heures du

soir, que sera couru sur la route de Gramat

a Livérnon ie premier ciiampionnat de 25

kilomètres de k'U. V. O.

Le coureurs seront divisés en deux catégories

:

Ire catégoiie. Membres actis.

Temps maximum, 1 h. 10 minutes. Trois

prix.

2e catégorie. Membres actifs juniors.

Temps maximum,

1 h. 30 minutes. Deux

prix.

La distribution des réeomoenses aura lieu

le soir au siège de l'U. V. G.

Les nouveaux unionistes seront admis à

concourir.

Encore des coups de couteau

Le nommé Marianne Palacin, âgé de iit

ans, sandaiier. domicilié rue des Prés, 13, m

été arrêté pour avoir frappé de coups d»

couteau

ta nommée Qèks.ta Baquié, méoa.-

gôre, rue ues Prés, 11.

Vol da 1700 francs

Ce vol a été commis dans l'après-midi

d'iuer.au préjudice de M. Bila, boulanger,

78, faubourg llonnefoy.

Plainte a'été Portée à la police et dans la

soirée on mettait en état d'arrestation lia

garçon boulanger, Alphonse

1:..., âgé dit

ans, logé grande rue St-Micliei. — À. C.

Extradition

On a annoncé la remise aux autorites

françaises de Cèiuèrc d'un facteur de»

pestes de Toulouse, par la gendarmeriei

espagnole.

Voici les renseignements donnés à la Dépêche

sur cette extradition:

Le 23 juin dernier, un facteur auxiliaire de»

postes, nommé Paul Saca/e, âjfé da 22 ans. et

demeurant rue des iSalanoues. 2t!. avait, au cour*

da sa tournée, deux iettr'es chargées à remettre»

à deux négociants de la viile. L'une contenait

trois mille francs. L'autre cinq cents francs.

!Sa tournée Unie, la facteur auxiliaire rentta am

bureau da la poste et remit son carnet aveci

l émargement réglementaire et revint che/. Int.;

A 8 heures, après avoir pris aon repa-- en familiat,

il dit à sa mère :

— Je sors avec Nathalie, nous aiions chantée*

davant ie café B..., sur ie boulevard. Si nous n»i

rentrons na-; celle nuit, na tinquieie pas, car

nous irons peut-être chanter demain à Viiiel'ranche-de-ï.auraguais.

Saca/.e sortit avec sa sœur Nathalie et alla

chanter... en Espagne. Les 3.500 francs qu'il:

n'avait pas remis aux destinataires servirent aue

liais de voyaire el, sans doute, aussi à 1 achat do

quelque mandoline de luxa dont ii sa servait au

pays des sérénades.

Le 21 juin, les commerçants qui attendaient

leur argent vinrent réclamer à la poste. On ieur

montra l'émargement, qui fut "reconnu faux.

L'administration des po3tes remboursa les victimes

directes de cette escroquerie

er. porta

plainte contre l'employé infidèle.

I ne demanda

d'extradition fut adressée au gouvernement espagnol,

demande qui a amené i'arresiatiou da

Sacaze et de sa sœur.

CI»

Spectacles-Concerts cb Toulouse

Du 15 septembre

Variétés.

— Demain samedi, ouverture. U


'

MARCHE DIS PARIS

D:i H septembre.

Alcools. — Courant, HP 50 ; octobre, 38 50; uo-

. veinure ù cembie, 38 00; 4 oiermers, 38 00;

cote 39 20.

Sucres. — Courant. 30 50 ; d'octobre, 29 075 ;

eoveinbre. 30 00 ; -1 premiers, 30 025.

Blé?. — Courant. 19 30 : octobre 19 50 ; novembre-décembre.

19 80 : 4 premiers, 20 30.

Farines. — Courant. 26 15; octobre, 20 35 ;

aovembre-docembre. 26 05 ; 4 premiers, 20 '.§.

Corbeil, 28 50, roux 33, raffinés 105 00.

MARCHE DIS LA VlLL^TrB

Du M septembre.

Ven-e i e n t e sur le gros béaii et mouton-,

mauvaise sur les veaux, et facile sur les porcs.

Bonis. —Amenés. 1,982; vendus, 1,891; lie 39;

12.. 0 95.

Vacues. —Amenées 399; vendte", 533; 1 t. 36;

1 fr. lô. 0 92.

Taureaux. — Amenés, 185; vendis, 180,

1 Ir. 10, 0 fr. 9ù, 0 fr. 84.

Veaux. - Aminés, 1,081; vendus, 1,388; 198,

1 Ir. or.. 1 fr. 44.

Jdontons. — Amenés, 11,552; vendus, 11,008;

fil. 92, i OS 1 fr. 42.

Porcs. — .vnenes,

l 43, 1 10.

MARCHÉ

Blé',

les 100 li:

Farine--

Èérieures

îlt es de

On cote

1,955; vendus, 4,955; 1 10,

DE BORDEAUX

Du 11 septembre.

Bié Garonne de 18à 18 ir. 25

On cote : Marques à cylindres suu»,

2S à 28.75. premières marques cylin-

27.25, crémières marques a meules

fr. les 100 kilos.

Sons et repasses. — On cote : Sons de nays

gros M fr.. ordinaire 12. Plaia 11,25. repasses

Unes pay M fr.. ordinaires 13, Piata 12.

Ma's. — On cote : Cinqnantini 10.50, Galatz de

15 à 15."5 suivant qualité. Danube 15,50 à 15.75,

Piata 11.35 à 14,50 les 100 kilos, gare départ.

Avoines. — On cote : Crises hiver Poitou 17 75

à 13. Bretagne 17 25 à 17 50.

Seigle. — On cote : Pays de 1! 75 à 15.

Poivre?. — Vendu : 5 tonnes Saiitou a 108 50,

les 50 kilos en entrepôt.

Tartre* «t. dérives.' — Vendu 15.000 kilos tartres

i 1 30 le degré. G.000 kilos lie à l (5.

Bœufs. — Amenés, 195 ; vendus, 192 de 50

à 07.

Vaches, — Amenées, 24: vendues, 15 ; de 40 ;

à 50. )

Moulons. — Amenés, 555 ; vendus, 397, de !

70 à 83 fr. les 50 k.

GERS

Saramon.

Cours du marché :

Halle aux grains.— Bladet.e. 13 fr. »» à 13 50; I

blé, 13 fr. 25 à 13 fr. 50 ; avoine. 7 50a 7 fr. 75;

orée, S fr. 50 à 9 fr.: mais, L! à 13 fr. 50; fèves,

9 50 à 10 fr. »»; haricots, 19 50 à Ï0 fr.; le tout

l'hect.; trèfle incarnat, en bourre de 1 50 à 2 fr.

le sac.

Volaille. — Poules, 4 à 5 fr.: poulets, 2 fr. 25 à

3 75; canards, 2 75 â 4 fr. : dindons, 6 à S fr.;

pigeons, 1 fr. 00 à 1 fr. 50; pintades, 5 à 6 fr.; !

le tout la paire.

Lapins domestiques, 1 fr. »» à 1 fr. -10 la pièce.

OEâfs; O 70 la douzaine.

Gibier. — Perdreaux, 1 à 1 40; ianins 1 à 1 30;

lièvres 2 50 à 4, le tout la pièce.

Mirande.

Voici les cours oratioués :

Blé. dte 13 fr. 00 à 13 Ti, »C- l'hect. ; maïs, de

12 50 à 11; avoine, de 7 50 k 8 50 ; pommes de

terre, de » à ».

Dindons, do 7 00 à S 00 la paire ; dindes, » à

»; poules, 4 »» à 5 50; poulets, 2 50 à 3 50; lapin»

j domestiques, 1 25 à 1 75 ia pièce; canards, '3 u»

| à 3 50 ; lièvres, de 4 à 550 : lapins, de 1 fr. 25 â

i I fr. 50 ; perdreaux, de 1 50 à 1 75 ; cailles, 50 c.

le tout la pièce.

Œufs, 80 c. ia douzaine. -

Pieurance.

L'afltuence de monde n'est pas très grande ù

i à notre marché de ce jour, et ce ne sera qu'aDrès

! les vendanges faites que reprendront nos magni-

| floues marchés d'hiver. Ii" s'est pourtant traité

! aujourd'hui, à notre halle aux grains des affaires

très importantes. Les cours restent les mûmes

pour lès blés, à 14 50 et 14 75 les 80 k., et

pour les avoines, à 7 53 et 7 75 les 50 k.

Cours du marché :

Halle aux grains. — Blé, l'hectolitre. 14 50 à

14 95: avoine, les 50 kilos, de 7 50 à 7 75; mais,

l'hectolitre, 12 .". a .. .. ; haricots l'hecioiitre,

17 00 : fèves. 11 .. à .. : nommes de terre, 2 75 à

3 ..; foin, les 50 kilos. 3 50 ; paille. 1 25.

Vins. — Rouges de 50 à 70 fr., blancs de 6 à

' 6 50 le degré.

| Uaile à la volaille. — Poules, de 4 à 5 00 la

! oaire ; ooulets. de 300 i 3 50; dindes, de . à'. . fr.;

j dindons, 8à 10 fr. : dindonneaux, de . ..à .. ;

\ chapons, de. .. à .fr.; poulardes, de... à .fr.;

pintades, de 5 à 0 fr.; canards, de 3 .. à 3 50;

!5 a...: lapins, .150 à . pie. ; oisons,

. .. à . la paire; canetons, de . .. à ... ; jnuiàtres,

de . .'. à . ...

Oiufs, 0 80 la douzaine.

Gibier (la pièce). — Perdreaux. 1 fr. 25; caille.'.

50 c; laoins, 1 fr. 25 ; lièvres, 4 fr. à 5 00.

Foirail. —'Boucherie feoids vif): bœuf, le kilo,

70 c; vache 55 c, veau 60 c. mouton 80 c, brebis

70 c, agneau . fr., porc 0 fr. 85.

Boeufs de "travail, l'attelage, de 6 à 900 fr.: vaches

de travail, l'attelage, de 300 a ?90 ; génisses,

ia paire, de 200 à 550.

ETAT CIVIL DE TOULOUSE

PKCÉS DES 12 ET 13 SEPTEMBRE

Antipoul, veuve Lotîmes, 77 ans, à Sounetard ; I

Jean Brus, 37 ans, ailée de Garonne. 51 ; Auguste

Ollagnier, 55 ans. rue Idrac, 13 ; Pierre Marne),

25 jours, à la Juncasse: Victor Nombel, 40 an?,

ailée Saint-Agne ; Guillaume Berthier, 79 ans,

rue Sainte-Catherine, 11 ; Raoul lzard, 13 an?,

impasse lzard; An'oino Carrère, 75 ans, Pouvoùrville

; Jules Jany. 8 mois, Lardenne : Anne

Dupui, G7 ans, Côte-Pavée; Marcel l)u oi,"',

24 "tour?, Soupetard.

Hospices, 3".

Hùpitai militaire, 1.

BOURSE DE PARIS

Bit 14 septembre

(Par dépêche télégraphique)

AU COMPTANT

3 0/0

3 0,0 amortissable

3 1,2 0, 0

Dette tunisienne

Consolidé anglais... .

Egyv>te unifiée

Russe 1880

- 1889

- 1893

Autriche or

Hongrois 4 0 0

QiEsnagne extérieure.

Ix, 1 Italien

Cours J Cours

iprécéd- du jour

100 90|

100 50;

Î02 50 j

495 »»

105 18

107 50

102 40!

102 25;

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101 70:

100 10

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93 151

101 25

100 -15

102 70

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105 31

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102 75

103 25

101 90

100 40

(11 50

93 40

T.

O

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O

<

AU COMPTANT (suite) | C. pr. | C. du j.

Banoue de France

Crédit foncier

Comntoir d'escompte. ..

Crédit lyonnais

Société générale

Midi

Jorléans

|Paris-Lyon-Méditerranée

Nord

Ouest... .

Est

O

O

m

O

Est-Algérien

lOuest-Algérien

iBùne-Guelma

Autrichiens ,

Lombards

Nord-Espagne.

Portugais.

Saragosse

Ville de Paris 1865

— 1860

— 1871

— 187".

— 1870

— 1892

Foncières 1819

- 18811

— 1885....

Comin '.inaies 1879

— 1880

Midi

[Orléans

/Lvon (fusion)

\Ouest

'Est .

Nord

Est-Algérien

Ouest-Algérien

Bône-Guetma

Saragosse

Nord~-Esuagne

Portugais.

Autrichiens

Lombardes aneieunt

Suez

Panama 5 0/0

'Panama lots.

• •

4000 »»j

71 ti >< » i

599 »»

972 »

598 »»

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1705 »»

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1145 »»

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030 »»

710 »»

747 »»

105 »»

195 »»

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A TERME

3 0/0

3 0/0 amortissable

3 1/2 0/0

Espagne (extérieure)..

Italien 5 0,0

Portugais 4 0 0

Turc 4 0, 0

Banque de France

Crédit foncier

Crédit iyonnais

Comptoir d'eseompte. .

Banque de Paris. .*....

Banque ottomane .., ,,

Méridionaux

Suez

Gaz de Paris.

Rio-Tintô

De Beers ,

Goldflelds ,

East Rand

Rand mines

Sosno wice (action) ...

i Cours j Cours

iprécéd . du jour

100 82

100 17

102 52

01 40

93 05

24 25'

22 00

101 20

100 50

102 70

01 52

93 22

24 35

22 70

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2420 »»

684 n»

3605 n»

1130 »»

1186 m.

080 ».i

181 50

171 mi

958 «n

2480

Banq. de France: escomn. 30/0; avanc.3 1/20,0

CHANGE

Hambourg

Londres

Londres (chèques)

Madrid (papie'r court) 401 50 à

122 25

25 25

25 27

»»!) »»

Madrid (papier long) 400 50 à »»>V »»

BOURSE DE LONDRES

3 0-0 99 »i> | Italien

3 1/2 0,0... . »»» »» iSuez

Ottomane.... 12 75lEgypte

BOURSE DE TOULOUSE

3 0.0, 100 95. — 3 1/2 0,0, 102 65. — 3 00

amortissable, 100 50. — Carmaux, 1400 ... —<

Société des moulins du Bazaclc, 1575 .. —

Société toulousaine d'électricité —

Ville de Toulouse, 1868, 508 75. — Ville de

- Ville de lou-

Toulouse, 1889 (500)

louse, 1889 (100),

92 12

141 »»

105 50

Contrôla CONSTIPATION et eesconséquences

Véritables iRASHS de SAMTÉ du D r FRANCK

ASSAINISSEMENT (ie l'INTESTIN.— Toutes Pftsrmao/et.

Omnibus et Tramways ds

El DE LA BAAÎLIÉLB

TOUIOUÎB

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10 h midi;

h

hi Çasteigincst, uar Lalande-Aacam'

ville, 6 h. .. ; Lardenne. 6 h. ... lo j,"

Saint-Simon, par la CéDière, 0 h. , H'h

Cugnaux. nar ia Cépière. 6 h. .. ; Casianer fi i. " •

10 h. ..; Saint-Agne. 6 h. ... 10 h. .' i,**

par le Polygone, 11 h. .. ; Blairnac." 'par r" ac «

bouchure, 6 h. ..; Croix-Daurade. Inni.

6 ii... ,11 h. ..; Lafourgueue, 6 h. .. M h • *•

Montatidran (Pont-des-Demoisclle?) 's i,

Saint-Martin-du-Touch, 6 h., 11 h, : 'Colnmi" >

6 h. ... U h. ..: Tourneieuille. - P)à?lei's

6 h. .., 11 h. .. ; Braqueville. - Poitst ât" 06

midi. ' ••

Soir : Lalande-Aucamvilie, 4 h. ... 7 ]j - .„

telginest. par Lalande-Aucamvilie, '4 jj,' ".' l as -

denne. 5 h. ... 7 h. ..; Saint-Simon. DaV la P

pière, l h. .., 7 h. .. ; Cugnaux, par la Ténii

».. ha.; Castanet, 2 h. .., 6 h. .1 ; Saint A^i*'

4h. ,0h. ..; Biagnac, parie Polygone, 7 if >

Blagnac. par l'Embouchure, 2 h, .. ; Crniv \\ "*

rade. - Loupera, 3 h. ... 7 h. ..; Lafouri;,, a , tt '.

7 h. ..; Montandran (Pont-des DemoiselUoi c'v '

Saint-.Martin-da-Touch. 4 h. ... 7 h. . Vi

miers, 4 h. .. ; Tournefeuille. — Plaisance i h

Braqueville— Portet, 4 h. ... ' a ' ••,

Retour [malin) : Lalande-Aucamvilie g h

11 h. ..: Çasteigincst, par Laiande-Aucamvii'"'

7 h. J0 ; Lardenne, 7 h. .., U h. .. ; Saint S , L'*'

par la CéDière. 8 h. ... midi 45; Cu ~

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Vin de quinquina au maiag-a et ail

3 i

4» Vin do pepsine et à ia diastase em-

Préparation donnant d'excellents résultats

contre la chute des cheveux


et les pellicules.


4 >

Via do Kola le litre. . . . .

Vin quiua et Colombo, tonique,

fortifiant fébrifuge

Dioyé'pour rétablir ies digestions

dlmciles ou incomplètes, canna

douleurs gast'ralgiqjios et.répara

ies forces en amenant une assimilation

complète des aliments.

Vin à la Coca du Pérou.

3

RHUM QUINIQUE

4 »

Le flacon, 2 25; le demi-flacon, 1 50

Âî^^LïiES C'UFJ N E QUALITATIVE ET QUANTITATIVE. EMlEi^ IHIOBOSGOFIQUE DU DEPOT

marna

% C2L rp

Nous prévenons nos lecteurs en villégiature dans les stations tlierniales et balnéaires, qu'ils trouveront

r « Express, du Midi » en vente dès la première heure, dans les villes d'eaux ci-après :

Bagnères-de-Luchon, 8MÎT1ÎE, libraire, rue Sylvie et place de l'Eglise

(Galerie de la Poste) ;

Loures-Barbazan, V Vi: Il 11!ES, dépositaire;

Bagnères-de-Bigorre, PfiRÉ, libraire, place de Strasbourg;

Angeles, GLÈRE, place de la Mairie et rue Thermale ;

Montréjeau, VIG.IVEA.IJ , tourneur, rue de la Fontaine, près la halle ;

Salies-du-Salat, DEA T CAUS$E, dépositaire ;

Au lus, TAS 1 , dépositaire ;

9 Feuilleton du 15 septembre 1890

I_. -A.

Par René BA2ÏN

III

CHEZ LES M1CI1B1-ONNE

ïl parlait, ainsi, plus durement qu'il ne

pensait, parce que Math u ri n l'avait entre- ;

:enu longtemps, après le départ du valet,

st lui avait communiqué quelque chose de

son ressentiment.

Marie-Rose ne répondit pas, même par

une larme, et se relira dans sa chambre.

Non, elle ne songeait pas à dîner, avec

eux ou sans eux. Mais elle se mit à s'habiller,

comme elle faisait le dimanche, prenant

tour à tour, dans l'armoire, sa robe

noire rejevée d'un grand pli, qui laissait

voir ses jambes ; sa coiffe la plus line, pyramide

brodée que tenait ferme un transparent

de papier blanc posé sur les cheveux

; ses bas fleuris de points en relief;

aes sabots à nez retroussé! qui avaient l'air

d'une proue de bateau.

Autour du cou, sur la nuque que le corsage

échanerc du Marais laisse à découvert

elle jota un mouchoir de soie bleue, large

d'un doigt. Et, ayant lissé ses bandeaux

bruns avec un pou d'eau, ayant essuyé ses

yeux qui étaient ronges, elle descendit dans

la cour, et tourna vers Sallerlaine.

Pour la première fois de sa vie, elle avait

.j'impression d cire seule au monde. Mathur'm

ne l'uimaiL pas. François ne l'aurait

pas comprise. André lui-môme, le soldat

d'Afrique qui allait revenir, et qui se montrait

doux avec elle, la considérait, comme

ime nctite et ne lui parlait qu'en plaisantant.

File était femme cependant, et grande, puisqu'elle

souffrait, Èt il faïiajt quelqu'un a qui

confier sa peine. Jusque-là si on la rudoyait

si on la méprisait, elle n'avait pas besoin de

le dire, et il lui sutTisait pour l'oublier, de

penser à Jean Nesmy. Â présent que sa

peine était l'aile, justement du départ de

celui qu'elle aimait, son âme demandait de

l'aide, son âme cherchait où se poser. Dans

sa détresse, elle avait songé aux Miehelonne.

Rousille passait près du verger clos ;

Rousille longeait !a bordure du Marais d'où

l'on voit Sallerlaine sur sa molle, Non, eile

n'avait d'espoir qu'en ces pauvres Michelonne,

de regret que de ne pas être encore

dans leur petite maison du bourg. Leur

bienveillance coulumière lui semblait en ce

moment une chose d'un prix infini, qu'elle

n'avait, pas assez estimée. La seule pensée

de leurs visages ronds, flétris et souriants,

lui était comme un but. 11 lui-semblâît que

pour avoir simplement vu les Mlchelonne,

et morne si elle n'osait rien leur dire, elle

serait consolée un peu.

parce qu'elles n'étaient pas des cœurs fermés,

les vieilles lilles: ni des personnes qui

jasent sur les yeux rouges des jeunesses.

Comment les aborderait-elle? Oh! c'était

bien facile ! Elle avait promis de retirer son

argent et de le prêter, pour payer la ferme.

Elle leur dirait: «Je viens pour l'argent,

dont le père a besoin. » Et après, si elles

devinaient la moindre chose, elle dirait

tout, tout ce qui l'accablait, la peine qu'elle

ne pouvait plus porter seule.

Il était près d'une heure. L'air chaud,

mêlé de brume, tremblait sur les prés.Rousille

allait vite. Voici le grand canal, uni

comme un miroir ; voici le pont jeté sur l'étier,

et la route qui tourne et, aux deux

bords, les maisons du bourg, toutes blanchies

à la'chaux, avec, leurs vergers en arrière,

penchés vers le Marais. ] touille hâte

itSâ.

-V':-

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•asr»

.w «s&

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'«S&

i*8SP

If

{•se,

%f

encore le pas. File a peur d'être appelée et'1

obligée de s'arrêter, car les Lumineau con- j

naissent tout le monde dans le pays. Mais:!

les bonnes gens l'ont mérienne, on bien ils !

saluent de loin, sans sortir de l'ombre : ;

« Bonjour petite ! Eh ! comme tu vas! —

Je suis pressée : il y a des jours comme ça!

— Faut croire ! « disent-ils. Et eile passe.

Elle arrive sur la place longue, qui va se

rétrécissant jusqu'à l'église. Maintenant elle

regarde plus que la chétive habitation posée

à l'endroit le plus étroit, là-bas, en face de

la porte latérale par oit, le dimanche, entrent

les fidèles. "C'est tout polit: une fenêtre

sur la place, une autre sur une ruelle

descendante, un perron d'angle de trois

marches. C'est Irès ancien, bùti sous la vo- j

lôe des cloches, sous l'ombre du clocher, le

plus prés possible de Dieu. Les Michclonne J

ont toujours demeuré là. Rousille les devine

derrière les murs. Un demi-sourire, !

une lueur d'espoir traverse ses yeux tristes, t

Eile gravit les trois marches, et s'arrête j

pour reprendre haleine.

Quand Rousille appuya le doigt sur le j

poucier de fer fendillé, la porte s'ouvrit |

avec un bruit de sonnette si menu, si bien

assourdi, qu'il fallait des oreilles de chalte

pour l'entendre.

Mais c'étaient de vraies ch'alles, toujours

aux aguets, les deux Michelonne, les faiseuses

de capes de Sallerlaine. Elles n'eurent

pas plutôt prnssenti une visite, à l'ombre

qui se projetait par la porte vitrée,

qu'elles écartèrent d'un même mouvement

leurs chaises toutes voisines, et tournèrent

la tôle, laissant leurs mains chargées d'étoffe

noire retomber sur leurs genoux. Elles

se ressemblaient beaucoup les deux sœurs.

Elles avaient les mêmes rides en arc, profondes

dans la chair rose, autour de la bouche

ôdentée, autour du nez qui était rond, j

autour des yeux qui luisaient d'une lumière

! bleue, enfantine,comme d'un rire perpétuel.

WÊËÊm

Saint-Girons, IldUCH, libraire, 29, rue du Bourg et liEPlIVE, rue

Alsace-Lorraine, 30, café Dartigues ;

Ax-les-T lier mes, AchiSie ELÔREÎ^GE ? nouveautés, rue Joseph-Rigal ;

Ussat-les-Bains, FOU RCA DE, dépositaire ;

Cauterets, C Al AUX, 2, place St-Martin, près l'entrée de la rue de la Raillère ;

Capvern, M me Mélaiîie VIVES, en face les Thermes ;

Barèges, V YË MII^CASSI^-EAZET, dépositaire ;

Lourdes, Léon OLIVER A, vendeur, rue Basse, à la pâtisserie ;

Saint-Jean-de-Luz, POCHE LOU, libraire, Papeterie Basquaise.

C'était, chez elles, le reflet de soixante

ans de travail, d'amitié paisible et, de bonne

conscience. Et il s'y mêlait un peu de malice

sans méchanceté, quelque chose

comme de la flamme de jeunesse, économisée

au cours do la vie et survivant dans

un visage de vieilles. La misère ne leur

avait pas manqué, mais elles l'avaient toujours

portée à deux. Depuis leur enfance

elles travaillaient là, dans le rayon de la

même fenêtre, l'une louchant l'autre, et le

jour s'avivait et décroissait sur leurs aiguilles

en marche. Pour fabriquer une cape,

pour tailler le drap et pour coudre, il n'y

avait point à Sallerlaine, ni au Perrier. ni

à Saint-Gervais, d'ouvrières plus adroites

et plus entendues. On les aimait. Dès que la

douceur de l'air permettait d'ouvrir la fenêtre

et de risquer sur l'appui un pot de

géranium lierre, il n'était guère de passant

qui ne dit, en dévalant par la ruelle, pécheur,

chasseur, bourrinier, éleveur de

chevaux : « Bonsoir et bon espoir, les Michelonne

! » Elles répondaient honnêtement,

d'un ten flûté, sans qu'on pût reconnaître

ia voix de l'aînée d'avec celle de la

cadelte.

On les invitait aux veillées d'automne,

narce qu'elles savaient encore des chansons

quand la jeunesse était à bout de mémoire.

Le curé disait d'elles: «La fleur de mes

paroissiennes ! C'est dommage qu'elles

n'aient point de graine !

Lorsque Marie-Rose entra, elles ne se levèrent

pas, mais elles dirent ensemble,

Adélaïde près de la fenêtre et Véronique

i un peu plus loin :

j — C'est toi, petite Lumineau ! Bonjour,

| ma belle !

— Assieds-loi, dit Adélaïde, car tu as

| l'air tout essoufllée.

—- Tu n'es pas malade, au moins ? dit

Véronique. Tes yeux sont grands comme

i oeux de la fièvre î

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés

4 50

3 »

— Merci, mes tantes, répondit Marie-

Rose, — elle les appelait « mes tantes » à

cause d'une parenté difficile à établir, mais

surtout à cause de leur bouté, — j'ai, marché

vite, el c'est vrai que je suis lusse. Je

viens pour l'argent.

Les deux sœurs échangèrent un regard

de côté, riant déjà à la pensée des noces

prochaines, et l'aînée, Adélaïde, passant

son aiguille sur ses lèvres, comme pour les

dérider, demanda :

— Tu te maries donc ?

— Oh! que non! répondit Marie-Piose.

Je me marierai comme vous, mes tantes,

aveo mon banc d'église et mou chapelet.

C'est pour le père, quin'a pas de quoi payer

le fermage. On est en retard.

Et comme en parlant, elle ne regardait

pas les yeux de ses vieilles amies, mais bien

le sombre de la chambre, quelque part vers

les lits qui se suivaient le long du mur, les

Michelonne hochèrenl la tête, pour se communiquer

leur impression qu'ily avait quelque

chose de nouveau tout de même dans

la vie de Rousille.

Mais les Michelonne étaient plus polies

encore que curieuses. Elles réservèrent

leur pensée pour les longues heures de causerie

à deux, et Adélaïde, rejetant ta cane

à demi ouvrée, joignant ses mains noueuses

et blanches comme des osselets, penchant

sa taille toute plate, -reprit gaiement

:

, — Vois-tu, ma belle, tu arrives bien ! Je

t ai pris à bail ton argent nour obliger mon

neveu, qui a des juments "dans le Marais

comme tu sais, et des jolies. Il est malin

pour plusieurs, ce grand Francis. N'à-Wl

pas vendu hier,' justement, pour un si gros

prix qu'il ne veut pas le dire, sa pouliche

gris pommelé, qui courait comme un vanneau

fou, et que tous les marchands et tous

., les dannions chérissaient de l'œil en rms

i saut sur les prés ! Pour rendre un'bon morceau

de la somme, il ne sera guère gêné, lu

comprends. Combien veux-tu ?

— Cent vingt pisloles.

— Tu les auras. C'est-il Dressé?

— Oui, tante Adélaïde. Je les ai promises

pour demain.

— Alors, Véronique, ma Qile, si lu allai»

chez le nevcÙ ? La cape attendra bien une

heure.

La cadette se leva aussitôt, et elle était si

petite debout, qu'elle ne dépassait pas !»

tète de Marie-Rose assise. Prestement elle

secoua son tablier noir, sur lequel des bouts

de fil s'étaient collés, embrassa la nièce sur

les deux joues :

— Adieu, Rousille ! Demain tu n'auras

qu'à revenir ici, ton argent y sera avec

nous.

Dans la paix du bourg assoupi, on enteD"

dit descendre, le long de la ruelle, le P a£

glissant de Véronique.

Ceile-ci n'avait pas plutôt disparu, quAdélaïde

se rapprocha de Marie-Rose, et.

pointant sur elle ses yeux toujours 'n"^'

gents el clairs, mais dont les paupières en

ce moment, battaient d'inquiétude .* ,

— Petite, dit-elle vivement, tu as da

chagrin ? Tu as pleuré ? Tiens 1 tu pleures

encore

La main ridée saisit la main rose de i enfant.

— Qu'as-lu, ma Rousille? Dis-o»" 1

comme à ta mère : j'ai de son cœur p°

Marie-Rose retenait ses larmes. ^ llc^ t

voulait pas pleurer, puisqu'elle poti

de

encore parler. Frissonnante au coiitac

la main qui touchait la sienne 3

brillants, ferme de visage, comme

si - ye ell« u«

"devant

s'adressait à tous les ennemis

le«-

quels elle s'était tue :

(A suirre-)^——

tVNTISEPTOL ^SfA-ffiIIS?

«AGNES- LAHENS ru» tfM CQufùtrs. t .


a

il NUMÉRO 5 CENTIMES

Organe quotidien d.© Défense Sociale ©t. Religieuse

RÉDACTION ET ADMINISTRATION : Toulouse, rue Roquelaine, 25

CE NUMÉRO 5 CENTIMES

ABONNEMENTS

«w-rto «trsnnJ «I départements limitrophes . ..

Epartements non ta.itrophe»

feinger (Union postal») ...

U» abonnement» partant dsf Î" »t 16 dt ehafw mois tt sent payable» d'avança

JiKimil- i» llvitwiront tmdrtiië éait Mr* aoeemjfsnu* i* BS «nanu*

Trois mou Ha «tels

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M ».

4» 6t.

ÉDITIONS RÉGIONALES

ï

Lot, Aveyron, Corrèze Gantai

êêr», H tes-Pyrénées, Basses-Pyrénées, Landes

Ttrn-at-Garonna, Lot-et-Garonne

Tara, Aude, Hérault, Pyrénées-Orientales

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tdition du matin spéciale à T eut ou se

ANNONCES & RÉCLAMES, FAITS DIVERS & LOCALES

%m anaoBOM «I réclames, faits divers st locales sont reçus dans nos bureaux,

«k. ru» Roquelalns > à l'Aeence Canot, M, ru» Alsacs-Lorraino, à Toulouse ; chez nos eor-

«aspondanta, ainsi fus dais toutss las aesness ds publicité Oe Paris, dos d«i>arUm»atS

FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL | Vendredi 1S Septembre 1899. - » Année, ^ M' 8,102. | Bureaux à Paris : 26, rue Feydeau

Savants de Carnaval

Il n'est si grand malheur dont on ne

puisse tirer quelque bien.

L'affaire

Dreyfus aura eu du moins cet avantage

de nous éclairer sur les personnages

qui, avec la complicité du gouvernement

de la République, avaient mis la

piain sur le haut enseignement.

Depuis longtemps, pour peu qu'on

voulut observer et réfléchir, on était informé

de la valeur intellectuelle et morale

des politiciens républicains ; mais

la grande masse du public ec même

beaucoup de monarchistes excellents,

avec une bonhomie un peu naïve, conservaient

quelque révérence, quelque

considération pour ces hauts professeurs,

dispensateurs à la fois de la"

science officielle et des titres universitaires.

Qu'ils gardassent cette apparence

respectable et correcte à laquelle la

bourgeoisie française, malgré ses goûts

frondeurs, se laisse toujours prendre,

qu'ils parlassent avec modération et sur

un ton sentencieux et grave comme les

oracles de la science, qu'ils montrassent

sur certains points une louable et

assez précieuse érudition de détails,

nous ne le nierons point. Mais, que

pendant vingt ans, à la faveur de ces

qualités secondaires, ces médiocres

compilateurs, bons tout au plus à veiller

en sous-ordre sur un dépôt d'archives,

aient régi sans contrôle les intelligences

de la jeunesse française, qu'ils

aient sapé et détruit chez leurs élèves

destinés à devenir à leur tour des maîtres,

des professeurs, toutes les idées

religieuses, patriotiques traditionnelles,

c'est un abominable scandale, c'est un

des plus grands crimes que la République

ait commis contre la France.

ftes-vous étonnés maintenant du

spectacle honteux qu'ont donné tous

ceye&nes intellectuels, après que vous

avez vu l'attitude et entendu les dépositions

des pédagogues dont ils ont

reçu les leçons?

Quel patriotisme, quel sentiment national,

quelles convictions positives de

morale voulez-vous qu'il reste dans de

jeunes esprits qui se sont développés

sous la direction de ces individus, huguenots

pour la plupart, chez lesquels

fleurit une haine vivace des traditions

françaises et catholiques ?

Et combien tous ces gros bonnets de

la science officielle se sont montrés

ridicules dans toute cette affaire !

Si encore ils avaient mis, comme tels

ou tels, du talent, delà logique, dans la

défense de leur cause détestable ! Mais

leurs pitoyables arguments, leurs misérables

raisonnements, ont fait sourire

de mépris tous les gens sérieux.

Pour tout dire, au milieu de leur bafouillage

intense, leur ignorance crasse

s'est montrée avec une telle évidence

qu'il a bien fallu la voir.

C'est à ça que la République avait

confié la formation intellectuelle des

jeunes français? C'est ça qui prétend

représenter devant les nations étrangères

et devant les générations avenir, la

science et la pensée française à la fin

du dix-neuvième siècle.

Le type de ce monde là est un échappé

de quelques ghetto hongrois, un certain

Bâsch dont le nom a paru dans les feuilles

comme professeur à l'Université de

Rennes et chef du parti dreyfusard de

cette ville.

Cet énergumène , qui opère aussi

dans le Siècle, en qualité de critique

littéraire, est devenu une sorte de personnage

: il s'était institué le cornac de

Jaurès dans la vieille capitale bretonne

: c'est chez lui que M8 Labori a

soigné ; il a profité des plus pénibles

circonstances pour faire faire autour

de son nom — avec l'impudence

caractérise sa race — une réclame

«sensée.

, Il faut être en république pour voir

°«s choses pareilles.

^ h Ecole normale supérieure eut jadis

j. Sa tète un homme éminent entre tous.

' st orien qui savait joindre l'ampleur

tan conceptions à la précision du dé-

J'i écrivain d'une lumineuse netteté et

J3 e Sfâce attique, M. Fustel de Cou-

Gfit d

P' ossédait aussiIe sentiment parrap.?

es traditions nationales, et un ca-

Pas 1? lndé Pendant et fier. Ce n'est

«ies,? 1

^Uleut consenti jamais à faire

«air* a ecole une sorle de S rand sémi -

*ralh

P rotesta ntisme libéral. On le

titre n a »

c ' nous ne sayons à quel

; Par M. Georges Perrot, un des

Certes, même à l'Ecole normale, il

'

demeure encore quelques hommes qui

n'ont pas voulu s'incliner devant les

ordres de Joseph Reinacii. L'Université

compte, nous en sommes convaincus,

une majorité de patriotes ; mais ils

sont réduits au silence par la terreur.

Si l'un d'eux proteste, on le brise comme

on a fait pour Syveton.

Le moment des réparations viendra,

mais, en attendant, il est pénible de voir

sur toutes les listes que les dreyfusistes

publient, sans se lasser, le nom d'un

professeur alterner régulièrement avec

celui d'un brocanteur israélite. Ils finissent,

enfin, par nous dégoûter , ces

Séailles, auteur de deux ou trois plates

élucubrations sur Léonard de Vinci ou

sur le Génie de l'Art, ces Monod (Gabriel),

qu'on pourrait appeler le cadavre

récalcitrant, ces Molinier, ces Ilavet,

ces Seignobos, cuistres hargneux,

dénués de toute espèce de talent, bons

à pérorer au fond d'une loge, sous l'acacia,

devant deux douzaines d'imbéciles.

Ces savants de carnaval vendent de

ia science frelatée, comme ceux de la

brocante, dans les mains desquels ils

ont mis leurs mains, vendent du toc et

du faux.

Sous un gouvernement sérieux, ils

seraient justiciables du tribunal correctionnel,

pareils aux épiciers qui mettent

du sable dans leur poivre, ou aux laitiers

qui mettent de l'amidon dans leur lait.

La République en a fait de hauts et

puissants personnages,

des pontifes

laïques.

Heureux les Esquimaux qui écoutent

béatement leurs angehots : ils entendent

encore moins de bourdes qu'il ne

s'eil débite en Sorbonne, lorsque M.Seignobos,

ou un de ses pareils, y professe.

Frédéric ÂMOUKETTI.

Un jeune et vigoureux écrivain dont les

dernières polémiques ont soulevédes diseussions

passionnées, tout en procurant à

son auteur une autorité de très "bon a'.oi. —

M. Ernest Ucnaulct,-- a bien voulu, lui aussi,

prendre rang parmi les hommes éminents

que nous nous sommes eflorcés de grouoer

autour de noire journal. Les événements

dont nous sommes les témoins, cette lutte

qui s'engage entre les cosmopolites et les

véritables Français, justifieront amplement

le cri d'alarme que va pousser notre nouveau

collaborateur, au nom de la Patrie menacée.

Nous publierons demain le premier article

de M. Ernest Henauld.

Les Héîaventuris da « Figaro »

Le Figaro annonce que M. Danis Guibert,

qui détenait, dans ia feuilie cosmopolite, le

sceptre de la politique étrangère, abandonne

sa place « nour raison de santé. »

Tout le monde comprendra ce qui se cache

derrière cette « raison de santé »". M. Denis

Guibert est député de la Martinique et fait

partie du groupe nationaliste que préside M.

Georges Berry. 11 souffrait depuis longtemps

de l'abominable campagne menée par "le Figaro.

On le pressait de rester, mais enfin,

n'y tenant pius, il quitte une maison où l'on

exalte quotidiennement ies traîtres au détriment

dés patriotes.

Après Forain, après Jules Lemaître, après

Saint-Genest, voilà Denis Guibert qui s'en

va. .. C'est une débâcle. Bientôt il n'y aura

plus que Chincbolle et Cornély. Le journal

de M. de Rodays méritait cet ostracisme.

Avec son adresse savante, avec ses habiletés

de comédien-expert, le Figaro essaiera

de rentrer en grâce auprès du public. Mais

il est trop tard. On ne reconquiert nas en un

jour, ni nièmeen une année, l'estime perdue.

Robert HAVARD.

Et l'Exposition ?

Rapportez-vous-en aux juifs pour la défendre,

la prôner, faire l'article.

Ils comptent s'y reluire des millions dépensés

pour l'Affaire.

La justice seule a un pouvoir pacificateur

et l'arrêt de Rennes est juste: voilà pourquoi

l'apaisement le suivra.

S'il en était autrement, ce serait- par le

fait d'une révolte... à réprimer.

11. de R.

ontinue!

L'APAISEMENT

c*Mid»t • Georges rerrot, «

«est*'*I I 68 fldiiles de cet homme fu-

Von

t0US qui fut Jules Ferrv -

West A pouvez facilement deviner ce

Wu ẹv ? nue l'Ecole normale sous la

y, reetiftn J * iav - ulc uuruiaie sous ia

S ftn w* M "

Pe,TOt -

Un israélite '

pftteoiÈni

'

lerré au fond de la

lQil uenco q c,f , 1 a P nsaussi une très grosse

M. Heï ?-

éliives ' 0r < le nora de

ce

*118

Krae| k 0utes tes

s'étale au premier rang

manifestations dreyfu-

,Après les grincements de dents, c'est une

autre corde qui résonne. Le Temps la pince

en virtuose consommé.

Grâce pour l'un, on sait qui.

Débarras de poursuites collatérales à

l'AtTaire. — En voilà un aveu dépouillé

d'artifices.

Le grand complot est un de ces blocs

énormes peu aisés à faire mouvoir. S'il

trouvait un biais, le gouvernement se sentirait

allégé.

Telle est la politique conseillée par les

habiles.

Seront-ils écoulés?

En attendant, les criminels du grand complot

restent sous les verroux.

Guérin est investi et acculé à la famine.

C'est le côté droit.

Du côté gauche,

Dreyfus est à peu près certain de la

grâce ; le ministère n'osant faire ni plus, ni

mieux.

Et Sébastien Faure, qui est en liberté

provisoire, a touché les arrhes de l'apaisement.

C'est celui du pouvoir.

Il en est un autre, plus puissant et plus

bienfaisant, qui s'impose au gouvernement

lui-même.

Il est dû à l'arrêt de Rennes.

L'Armée a été vengée el elle occupe son

poste d'honneur.

Les ennemis de la Patrie se sont mar

ques au front. Plus aisément on les recon

naîtra.

Ce départ éclairera les mouvements en

évitant des confusions dangereuses.

Les journaux de l'extérieur, qu'ils soient

les organes de la triplice ou d ailleurs, hési

feront, devant une France recueillie et confiante,

à nous poursuivre d insultes et de

menaces qui noua laissent impassible».

MM. les dreyfusards n'ont pas perdu de

temps pour prendre position, et ils nous

ont épargné la peine et la curiosité de chercher

quel est leur plan de conduite.

Tout de suite et avec un admirable ensemble,

ils ont hurlé ; « La bataille continue

! »

Il ne manque à ces vaillants chevaliers

que d'arborer, en guise d'oriflamme , la

lévite crasseuse et jaune d'un vieux juif, et

de faire flotter ce nouvel étendard sur Paris,

devenu la moderne Jérusalem.

Oui, ils déclarent, que la mêlée va continuer,

furieuse et échevelée.

Soit !

Nous acceptons le combat : maintenant il

devient facile.

Aux yeux du pays tout entier, la question

judiciaire est à jamais réglée.

Deux verdicts successifs de deux conseils

de guerre suffisent aux patriotes pour asseoir

définitivement leur opinion.

Quand Méline, il y a deux ans, osait dire :

« 11 n'y a pas d'affaire Dreyfus », il disait

une sottise.

11 y avait une affaire Dreyfus, hélas ! et

uns formidable affaire !

Mais, aujourd'hui, le mot serait vrai: « 11

n'y a plus d'affaire Dreyfus. »

Ce n'est pas sur ce terrain, désormais

muré, qu'on va se battre.

C'est sur le terrain autrement large, autrement

sacré de nos institutions militaires,

de l'armée, du drapeau.

Non, on n'est plus pour ou contre Dreyfus,

comme on l'était hier encore.

On va être pour ou aoajtro l'armée, pour

ou contre le drapeau .

Car l'outrage déversé sur le conseil de

guerre atteint tous ceux qui ont" l'honneur

de porter l'èpaulette et d'avoir une épée au

côté.

L'armée française, avec un frémissement

de rage qui ne sera pas toujours impuissant,

s'est sentie mortellement insultée en

la personne des juges militaires qui ia représentaient.

Eile reçoit sur sa joue les soufflets et les

crachais qui pleuvent sur le mâle et noble

visage du colonel Jouaust.

Et, si cela continue, c'est dans le sang

qu'elle les lavera.

Car il ne faudrait pas que le gouvernement

s'imaginât que la grande muette se

taira éternellement devant l'invective et

l'injure, qui iront la chercher jusque dans

les chambrées des soldats, sous la forme

d'écrits, immondes, d'infâmes appels à la

désobéissance et à l'indiscipline.

Non, elle n'aime pas la politique, et eîie a

raison de ne pas l'aimer.

Non, elle ne rêve pas de coup d'Etat.

Mais la patience humaine, tut-elle militaire,

a des limites.

Et malheur, malheur à la République, si

le gouvernement ne se hâte pas de défendre

le drapeau et de couvrir les officiers ;

un jour ou l'autre, ia «grande muette retrouvera

subitement la parole, et ce sera

pour crier : « A bas la République ! »

Que la République fasse respecter l'armée,

ou l'armée, c'est inévitable, se fera

respecter, elle-même.

L'exemple de Négrier n'est pas éloigné.

C'est un symptôme.

Que !c gouvernement de la République

y prenne garde et qu 'il n'impose pas à l'armée

la nécessité inéluctable de choisir entre

son anéantissement, à elle, ou

l'anéantissement

de la République.

Ce no serait pas long.

Et tout le monde est tellement las du régime

actuel, que pas un bras ne se lèverait,

que pas un pavé ne bougerait pour opposer

une résistance quelconque au premier colonel

qui marcherait et qui serait suivi.

Nous avons toujours eu la franchise de

il n'y a olus rien d'important â faire #ue le

« travail incessant sur soi-même », comme

on dit ici.

s La réorganisation de l'artillerie de campagne

sera achevée le 2 octobre ; de nouveaux

régiments seront formés et de nouvelles

garnisons leur seront allouées .

A la

même date sera terminée l'organisation de

trois bataillons ne télégraphistes militaires

qui seront cantonnés à Berlin, à Franc fortsur-l'Oder

et à Coblence. »

Quant au fusil modèle

1900, malgré ies

dénégations intéressées, vous pouvez affirmer,

sans crainte d'être démenti, qu'il est en

expérience «dans tous les corps de troupe ».

» 11 y a, par régiment, un certain nombre

d'armes de ce genre en service ; elles sont

confiées à des sous-officiers et présentent

les particularités suivantes : Le canon est

du même calibre que celui du lusil modèle

1888 (7 mm. 9}; comme ce dernier il est entouré

d'un manchon ; toutefois, celui-ci joué

un rôle diffèrent de celui de l'enveloppe métallique

oui garnit le fusil 1S88, mais les

sous-officiers ne peuvent s'en rendre un

compte bien exact, 'vu qu'il leur est interdit

sous les peines les plus sévères de défaire

uac seule vis.

» La cartouche présente la même apparence

extérieure que ceile du fusil 1888; ëlie

est chargée de la poudre a faible fumée îles

Allemands ne disent pas : poudre sans fumée}.

Au point de vue des dimensions,

l'arme en question est d'environ 10 centimètres

nius courte que le modèle actuel.

» La grande différence apparente qu'il y a

entre lès deux systèmes consiste dans le

nouveau mode de chargement du fusil à

l'essai. Au lieu d'un chargeur contenant cinq

cartouches superposées,

on emploie deux

accessoires de ce genre, dont l'un s'introduit

à droite et l'autre à gauche de la culasse et

qui renferment chacun cinq cartouches juxtaposées.

i Une fois ces deux chargeurs en place, il

n'y a pius qu'à anpuyer sur un verrou disposé

sur le côté de la culasse pour faire pénétrer

la première cartouche dans le canon,

nuis on appuie sur la détente et les dix cartouches

se tirent automatiquement. Pour

cesser ie feu à un instant quelconque, il suffit

de lâcher la détente.

» Aussi longtemps que le verrou en question

n'a pas été abattu de gauche à droite,

l'arme peut être considérée comme étant au

cran de sûreté, puisqu'auoune cartouche ne

peut entrer dans ie canon.

La hausse du fusil est graduée jusqu'à

3,000 mètres, et ii parait que jusqu'à la distance

de 1,200 mètres le tir est d'une précision

extraordinaire. Au point de vue da la

rapidité, il ect question de 25 à 30 coups à

ia minute.

» D'après des renseignements puisés à une

deuxième source, la dotation en cartouches

resterait ia même pour les hommes pourvus

de cette arme (150 par homme, soit 30

de plus que n'en porte ie soldat français), et

cela se conçoit, car on ne peut pas surcharger

le fantassin. Les 150 cartouches avec

leurs chargeurs représentent un poids de

i kil. 500 au minimum. »

Vous le voyez c'est une question de jours

pour la distribution du fusil à toute l'armée

allemande.

Vous dire que l'on est absolument, absolument

satisfait de ce fusil serait exagéré.

Mais on est sûr que l'infériorité du fusil,

modèle 1888 sur le' Lebel transformé n'existe

nius. On a même la certitude qu'au point de

vue de la rapidité du tir, du poids utile de

munitions emportées par le soldat, on possède

une supériorité certaine.

Si vous vouiez mon avis, je vous dirai que

ni le canon, ni le fusil ne constituent line

révolution bien marquée. Ce sont d'honnêtes

perfectionnements dans ies voies déjà connues.

Ta fa.

FRANKEN.

Le témoignage de M. Mertian de Muller

D'après une information de la National

Zeitung, de Berlin, les salles et chambres

du Nouveau Palais, à Postdam, dans l'une

desquelles M. Mertian de Muller vit l'exemplaire

annoté de la Libre Parole portant les

mots : « Cap Dreyfus ist gefaugen », seront

désormais fermées aux visiteurs.

Cette mesure, dit la Libre Parole, est la

meilleure preuve aue M. Mertian de Muller

avait dit l'a'vérité, et le dénit de Guillaume II

est tel qu'il a ordonné l'extension de cette

défense* à tous les Malais royaux et impériaux

de Berlin et de" Potsdam, même iorsau'il

sera absent.

COUP D'ŒILSYNTHÉTIQUE

Nous donnons de nombreux extraits

d'un remarquable article de la Vérité,

qui sous le titre « l'apaisement » résume

très bien l'affaire :

APRÈS L'ARRÊT

blâmer les interventions

militaires, les

prenuriciamientos, qui ont avili les races

latines, quand ces manifestations ne tendaient

qu'à favoriser une ambition au détriment

d'une autre ambition.

Mais eD serait-il de môme, le jour où

l'armée, abandonnée par le gouvernement

aux provocations et aux avanies répétées

de la canaille, se soulèvevaitpour sauver le

pays en sauvant le drapeau ?

La République n'a plus affaire, à cette

heure, à des prétendants quelque peu platoniques,

et Dieu, qui veut la perdre,

l'affole

au point de lui l'aire croire à des complots

imaginaires, quand le danger qui la

menace est ailleurs et autrement grave,

quand il est dans la rupture éventuelle

et définitive avec l'arméeetle drapeau.

Paul DE CASSAGKAC.

On lit dans YEcho des Mines et de la

Métallurgie de Paris :

Notre Adèle Franken nous écrit :

La transformation de l'armement allemand,

fusils, canons, mitrailleuses, sera

terminé vers la fin de l'année.

Ccst UD grand événement, car maiateuaDt

Amis de la France

fce Novoïé Yrémia, de Saint-Pétersbourg,

dans son dernier numéro, publie deux articles

dont le premier commence par les

mots : « Vive là France ! »

Le «rand journal russe félicite la France

dissentiment de soulagement et de la satisfaction

morale ou'elle vient de donner au

monde par i'arrèt du conseil de guerre de

Rennes.

I,es deux articles proclament en trois colonnes

ia joie qu'éprouve la Russie de voir

le dreyftisisme "battu.

La presse canadienne française approuve

l'arrêt rendu et condamne le zèle extraordinaire

oui anime l'Allemagne, l'Angleterre et

l'Autriche nour Dreyfus.

La Patrie, de Montréal, attribue cette attitude

à la jalousie contre la France, qui a

fait plus pour l'humanité que n'importe* quel

autre nays.

Nous enregistrons ces témoignages avec

la plus grande satisfaction.

Ce nous est une preuve de plus que les

insulteurs de notre armée, du conseil de

guerre sont des ennemis de la France.

C'est aussi vrai pour le dedans que pour

le dehors.

La statistique suivante

confirme cette

dernière appréciation..

Statistique de presse

Le Soir, pour donner une idée exacte du

lamentable" effondrement des dreyfusards,

publie la liste des journaux qui, après avoir

l'ait campagne pour Dreyfus, s'inclinent devant

la sentence du conseil de guerre.

Ce sont :

Le Temps,

Le Soleil,

Le Journal des Débals,

Le Petit Parisien,

Auxquelsil faudra bientôt ajouter le Matin.

Voici, en regard, la liste des feuilles qui

continuent à attaquer la sentence et l'armée

française :

Le Figaro,

Le Journal du Peuple,

y Aurore,

Le Siècle,

La lanterne,

Le Rappel,

Les Droits de l'Homme,

Le Radical,

La Petite République,

La Fronde.

Cette statistique ne nous parait pas tout à

fait exacte en cé qui concerne le Temps,dont

l'attitude, au regard de l'arrêt de Hennés,

1 est loin d'avoir la netteté désirable,

L'apais.ement ne s'est pas fait, ne pouvait

nas se faire, ne se fera' pas après le jugement

du conseil de guerre de Rennes. C'est

bien la preuve que l'affaire Dreyfus était

autre chose qu'une question de légalité judiciaire.

Si elie n'eût été que ceia. elle serait

tranchée à l'heure actueile, par le verdict de

Rennes.

Que disait-on en faveur de Dreyfus. Qu'il

avait été irrégulièrement jugé nar suite de

communication de pièces secrètes aux juges

militaires de 1894, en dehors de l'intéressé

et de ses défenseurs. Ce fut le prétexte de

l'agitation soulevée autour de lui. Ce fut

aussi celui de la revision du procès. On protestait

contre l'illégalité de la condamnation,

contre l'odieux du supplice ; on demandait

un nouveau tribunal," un nouveau procès,

d'où la réhabilitation de l'innocent Sortirait,

disait-on.

Eh bien 1 les nouveaux juges que l'on réclamait,

on les a eus ; le procès a été recommencé,

en bonne et due forme, cette lois, au

grand jour, avec toutes les garanties possibles

pour l'accusé. Pourquoi les partisans de

Dreyfus n'accentent-ils pas loyalement ce

nouveau, jugement, qu'aucune ^irrégularité

ne vicie pius, qu'aucune causé de suspicion

ne saurait frapper.

Pourquoi? Parce que

l'affaire Dreyfus n'est pas cè qu'ils ont dit,

parce que la réhabilitation du condamné de

1891 n'a été que l'occasion de l'immense coalition,

formée en France et à l'étranger par

toutes les puissances de l'argent et de la

révolution,* pour mettre â mal un pays, que

les uns jalousent parce qu'il a encore en lui

assez de forcés pour se relever, que ies au^

très haïssent parce qu'il conserve eneore un

ferment catholique qui arrête la corruption

juive et l'anarchie socialiste.

Le jugement de Rennes n'y fera rien. Les

passions soulevées autour du procès de

Dreyfus ne peuvent pas tomber par l'effet

d'une nouvelle sentence rendue contre lui ;

elles n'en seront, au contraire, que plus ardentes.

La sentence elle-même sera un nouvel

aliment à leur fureur.

Ils étaient bien naïfs ceux qui. sans croire

à l'innocence de Dreyfus, estimaient que

l'on devait faire droit aux justes susceptibilités

de la conscience juridique et se déclaraient

partisans de la revision du procès,

pour donner satisfaction à la justice et aux

intéressés. Ils étaient bien naïfs de s'imaginer

que cette mesure d'équité opérerait l'apaisement

tant désiré, et que "i'on verrait

sortir du nouveau verdict du conseil de

guerre ia réconciliation de tous les Français,

dans un même sentiment de confiance et

d'amour fraternel.

Les ennemis de la France conservatrice et

catholique veulent avoir raison d'elle, au

moyen de ce procèe quia si bien groupé tou

tes'les forces hostiles à la vraie patrie fran^

çaise. C'est la question nationale et reli

gieuse qui est en jeu, après comme avant ia

nouvelle condamnation du traître juif. Et ce

résultat si grave, si périlleux, est l'œuvre de

notre gouvernement !

Toula été faute de sa part, depuis le com

mencement jusqu'à la fin, dans cette fatale

affaire Dreyfus. Ça été une faute de ia laisser

naître; ça été une faute de laisser l'agitation

se former autour d'un cas qui ne relevait

pas de l'opinion du vulgaire ; ça été une faute

de permettre la revision d'un procès, oit ii

n y avait qu'à maintenir l'autorité de la chose

jugée ; ça été une îaute de laisser s'engager

de nouveaux débats.

Cette faute, c'est la faute des hommes nu

ont détenu le pouvoir depuis 189U La France

eu subit aujourd'hui les" déniorables consé

quences.

Quel malheur pour un pays de n'avoir nas

de gouvernement ou de "n'avoir ou'un gou

vernement anarchique! Car on ne peut apne

1er gouvernement "ce simulacre " d'autorité

publique que nous avons sous forme de mi

nistôres qui relèvent d'un pouvoir occulte

supérieur à eux. Jamais la France n'aura

mieux vu qu'elle n'est pas en république

mais en franc-maçonnerie".

Arthur Lorn.

vice fondamental de raisonnement, c'est détrùire

ipso facto ies dénégations du sieur

Galanti.

Mais ceci est une querelle vidée à l'heure

actuelle.

Ce qui doit, subsiste.!' du rôle rie

Galanti, c'est 1 ensemble de renseignements

qu'il a laissé échapper « par colère », dit-il

dans sa lettre au conseil de guerre de Rennes.

11 y a là des choses très intéressantes a

noter et à retenir, pour préciser une question

de moralité étrangère.

«Par colère?» C'est bien cela. Antonio

Galanti avait eu à se plaindre des agissements

du sieur Zahn, chef de l'espionnage

prussien en Alsace-Lorraine et sur la frontière

française. Il s'est vengé de ses déçoit

venues en mangeant le morceau. Et voici

encore du nouveau à ajouter à ce que connaissent

déjà les lecteurs du Petit 'Journal.

Galanti nous raconte eu détail les exploits

commis par les sbires de l'espionnage allemand

auxquels il se trouvait affilié. 8on mémento

a pour titre : le Brigandage impuni,

en Alsace.

il faut profiter de cet aeeès de franchise

ah iralo, qui va nous fournir des indications

extrêmement curieuses sur la manière dont

l'Allemagne protège ses informateurs, même

les moins" recommandables. et les couvra

lorsqu'ils se trouvent en délicatesse avec le

code néna!.

Nous retrouvons dans la relation d'Antonio

Galanti les personnages que nous avons

déjà vus en scène, les

. Proserpio, les Bertoiina,

les Nardoni, les Trentani, les Brescia,

Oliva, Balucca et tutti quanti — toute cette

tourbe de bas étage, étiquetée de joiis

noms à consonances argentines qui donnent

L'illusion d'un acte vécu sous la Renaissance.

Quand ces individus ne travaillaient pas

ndur Zahn, ils opéraient à leur compte au

moyen du vol, dé l'effraction et de l'assassinat.

Quelques faits entre cent :

L'endroit où se recrutaient les sous-ordres

de Zahn et Trentani état tin restaurant de

Zurich, — qui existe encore et a conservé la

même destination, — où se sont uassés des

drames dignes de l'époque des Borgia.

Ce restaurant était en outre un tripot clandestin

où les plus habiles dépouillaient les

pius naïfs et les faisaient disparaître quand

!a somme à toucher valait la peir.edu crime.

C'est ainsi oue s'évanouit un jour le nommé

Brescia, qui avait apporté avec lui la somme

de 3,000 marks en or. On retrouva peu anrès

son cadavre sur ia roule de Wintorthur,

mais un silence magique enveloppa cette

affaire, et personne ne fut inquiété."

A la même époque, une dame de Zurich

fut victime d'un vol de 7,000 francs dans

lequel était compromis Proserpio. Avant

que les choses se gâtassent, i'esnion en eue!

Z'ahn pourvut d'un faux passeport Proserpio

oui put aller en Alsace poursuivre la série

de ses exploits, ce qu'il fit

d'ailleurs, car il

ne tarda pas à dévaliser un entrepreneur de

Strasbourg.

Cette fois, le voleur fut arrêté avec ses

complices employés alors à l'espionnage des

forts par Zahn. Ceiui-ci, apprenant l'arrestation,

bondit au bureau de police et fit rendre,

séance tenante, ia liberté à Proserpio

et consorts, non sans avoir vertement 'admonesté

le commissaire qui se permettait

de molester son personnel*

Ce Zahn était doué des pouvoirs les plus

étendus. Tous les fonctionnaires d'Alsace.

Lorraine pliaient devant lui, toutes iesadnu«

nistrations étaient à ses ordres.

Un peu plus tard, Proserpio et Nardoni

dérobaient" 1,600 marks à deux habitants de

llundling. La gendarmerie arrive, fait son

enquête, prononce le nom des voleurs. N'empêche

que ceux-ci continuèrent à se promener

daiis les rues de Strasbourg, sous l'œil

bienveillant de la Kaisealiche Polizei.

Le mois d'après, Bertolina était formelle»

ment dénoneé pour tentative de voi à Neu>

hausel. Zahn intervint, et la plainte fut aussitôt

jetée au panier.

C'est sur ces entrelaites que Prosernic fui

arrêté par ordre du kreis-direclor de Sarreguemmes,

pour ses méfaits de Zurich et à la

requête des autorités suisses. Aussitôt, Zahn

mit tout en œuvre pour le tirer du mauvais

cas où l'avait fait tomber le zèle inconsidéré

du préfet.

Il télégraphia à Berlin et en reçut très rapidement

des notes officielles attestant oue

Proserpio avait fait huit ans de service dans

l'armée allemande, qu'il y avait erreur sui

la personne, etc. Bref, l'extradition fut ra>

fusée et Proserpio rendu à ia liberté et an

dieu des chenapans.

Le directeur du cercle de Sarreauemines

donna, paraît-il, sa démission à là suite d«

cet incident. On voit, par ce simule épisode,

combien Zahn avait le* bras long'et de" ouelh

nature était son irrésistible influence. 11 étaiî

maître de prendre les résolutions les plut

graves, les plus insolites, dans l'intérêt dfl

son service d'espionnage. Jamais

il ne fui

désavoué.

LE GENERAL MERCIER

Les fils du général Mercier, tous deux officiers,

qui avaient obtenu un congé nour

accompagner leur père à Rennes vont rejoindre

leurs corps respectifs. Le général

Mercier, qui s'est rendu à Dinard,

a l'intention

d'aller à Evian-les-Bains faire une

cure.

Ses amis lui ont, parait-il, conseillé d'écrire

l'uistotre de son ministère nour la publier

en brochure; le général s'y est refusé :

« Je ne suis pas pressé, aurait-il dit, d'écrire

mes mémoires, car je n'ai point dit mon dernier

mot et je crois qu'avant peu de temps

il me faudra encore rompre le silence (.sic).»

EXPLOITS D'ESPIONS

On écrit au Vclit Journal :

Belfort, 10 septembre.

L'agent interlope Galanti, ami de Picquart

et protecteur de Dreyfus, a encore fait parler

de lui au procès de Rennes pour démentir

par lettre que le mystérieux'AngeloBaldi,

son ancien correspondant au ministère de la

guerre, soit le lieutenant-colonel Picquart,

ainsi que l'ont démontré surabondamment le

Petit Journal et le général Roget. Plus loin,

il affirme n'avoir jamais connu Picquart.

Comment, dès lors, a-t-il pu certifier mie ce

| dernier ne soit point Balai ï Constater ce

Oliva ayant été, avant l'assassinat du prâ

sident Carnot, domestique dans une familU

des environs de Verzy (Marne), sienala tu

bon coup à faire de ce côté aux frères Pro»

serpio et à Nardoni. Il s'agissait d'une som>

me de 20,000 francs. Oliva connaissait la c*

chette où était enfoui le trésor, et il est nro

bable que l'occasion lui avait manouè d>

commettre le vol plus tôt.

Les acolytes n'hésitent ras. Ils franchis

sent la frontière, arrivent nuitamment danl

le village français, font le siège de la maison,

la camorioient et réussissent à s erai*

rer de l'argent, non sans avoir à soutenu

une lutte acharnée contre les propriétaire»

qu'ils étranglent à moitié. De retour à Meta,

iis se distribuent le butin, mais le jour suivant,

Oliva, qui dormait en état d ivresses

fut allégé de sa part (4,000 francs) nar Pro

serpio, qui était décidément un bandit d

primo cartello.

4

Résumons encore quelaues chapitres

cet extraordinaire roman du briganda«f\

Sur la route de Nancy à Chàteau-Salîns

une vieille dame qui revenait de toucher s?

rente fut attaquée et dévalisée rar U

« bande noire », comme la désign* Galanti

Vers la même époque, le grand chef Zalx

dut intervenir pour soustraire a l'action di

la justice — encore trou Dressée I — nos esi

pions-voleurs, convaincus d'avoir pris, ei

usant de violence, 700 marks a un aubergiste

de Saarbriick, et leur petit pécule i

deux vieillards d'Obernbach.

Entre temps, la bande distribuait les coun

ae couteau «t dt bâton avec une libérali*

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


inéwiisable. Elle pratiquait couramment l'attaque

a main armée, le jour aussi bien que

ia nuit. A la suite d'une de ces agressions,

survenue, en pleine gare de Witwisheim,

Kertoiina fut signalé à la gendarmerie allemande.

La toute-puissante intervention de.

Zabn arrangea l'histoire.

Il recommanda

simplement à Bertolina de ne pas répondre

a la convocation de la justice...

Aussi Bertolina, sûr de l'impunité à raison

ius pour l'instant.

Si, après cette consultation des progressistes,

l'ancien président du conseil réclame, en leur

nom et au sien, la convocation au Parlement,

c est qu'il aura jugé que les intérêts du pavs et

de i'armét- nécessitent cette mesure extraordinaire

oui est absolument constitutionnelle.

Une telie manifestation de la majorité de la

Chambre déterminerait certainement

chez, de

nombreux sénateurs un courant favorable à la

convocation. Il na faut pas croira que l'esprit

sénatorial soit aussi révolutionnaire oue ie disent

ias organes du dreyfusisme. La plupart des

sénateurs sont respectueux de la 'légalité et des

décisions de

ia justice civile et militaire. Ils

veulent l'apaisement er ont au plus haut point

ie souci de la conservation, aue. seul, peut" leur

assurer un gouvernement républicain progressiste.

Nouvelles d'Espagne

De nos correspondants particuliers s

Barcelone, 14 septembre

La grève des ouvriers tanneurs et'fn-,

deurs prend de Plus en pius grandes nrotin

tions, causant un préjudice considérable "an

patrons qui refusent de faire des con"t>«

sions. Les ouvriers patrons ont eu une con

férence avec le procureur civil et lui „.

demandé d'intervenir dans le conflit.

Un terrible ouragan a sévi nier 'aux île

Bermudes. Les monuments publics ont bea ^

coup souffert; dans les docks, on estima i

pertes à 100,0000 dollars.

lî »

Biibao, 1-1 septembre

Une enouête est ouverte

sur" les a»;-,

ments des séparatistes aux fêtes du vUla»*

de Palencia, où les draneaux esiusnols f»*

rent brûlés. Des poursuites seront i' tenté»

contre le maire, oui cacha le fait.

Les com

merçants se plaignent du préjudice oua -,

cause la suspension des garanties'

j

S DIVERS

Saint-Etienne, 14 septembre.

Ce matin, à la première heure, les commissaires

de police ont fait des perquisitions chez

quelques personnalités catholique** et royalistes.

On n'a «rôuvé au'eun docnment'ut!portant.

Montpellier. 14 septembre.

Ce matin les scellés ont été levés "et des perquisitions

opérées au domicile du marquis de

Cadoiie, président de ia Jeunesse royaliste da

l'Hérault. Quelques papiers sans importance ont

été saisis.

~FRANCE

Paris 14 septembre.

Bilan de la Banque de Francs du 7 au 11

septembre :

Encaisse, or. 1.922.369.977 ; dim.. 4.307.425 ;

argent. 1.190,872.665 : dira.. 6.687.483.

Portefeuille. 603.291.256 ; dim. 5.611,780.

Avances sur titres, 441.531,303;

diminution

3.036.332.

Comotes courants Particuliers, 426,939,151 ;

dim., 38,959.540.

Compte courant trésor, 195,018,491; augmentation,'

1.119.910.

Billots en circulation, 3,719,537,190 ; augmentation.

8.289.400.

Bénéfices bruts escomptes et intérêts divers

pour ia semaine, 360.620; dépenses, 30,747.

Inondations. — Un train dans une

rivière

Munich. 14 septembr».

Une pile d'un pont de chemin de* 1er ayant été

minée par ies eaux entre Muentidorf et Kohrbrach,

un train a été précipité dans l'inn. Cinq

employés dn chemin de fer ont péri. Il n'y avait

heureusement pas do voyageurs dans Je train.

L'écroulement du pont s'est produit si rapidement

que deux pomowrs et un aubergiste n'ont

pu se sauver et se sont noyés.

Maintenant, ie temps se rassérène, et les eaux

diminuent. Les dégâts sont énormes.

Sab'.bourg, 14 septembre.

La ville et plusieurs autres localités sont

inondées depuis" hier. Le niveau des eaux est

pius élevé qu'en 1897. On a envoyé des troupes

pour porter secours aux habitants. Les communications,

par chemins da fer, sont interrompues

à l'heure " actuelle. Les eaux diminuent lentement.


Mystérieux abandon d'enfant

Grenoble. 13 septembre.

Le parquet de Grenobie fait une enquête sur

un criminel et mystérieux abandon d'enfant. Les

faits sa sont passés, vendredi dernier, au Fontanil,

village "situé à 10 kilomètres da Grenoble.

Dans l'après-midi, deux dames élégamment

mises, d'allure et da langage irréprochable, se

présentaient à ia ferme des époux 'fermât et

sollicitaient du lait pour ie bébé que l'une d'elles

portait dans ses bras.

Miie Termat accéda à leur désir et permit

aux visiteuses de s'asseoir au logis pendant que

l'enfant prendrait le lait, frais. Totlt à coup, une

des dames sa leva, manifestant une vive inquiétude,

ec déclara s apercevoir qu'elle avait perdu

sa montre en venant à la ferme. Mlle Termat

tomba dans ie piège et accepta da garder l'enfant

pour permettre aux deux inconnues da chercher

la montre. On na les revit plus.

L'enfant, une fillette de quinze jours environ,

est toujours à ia ferme ;

s*es linges sont lins,

neufs, sans initiales.

Les hypothèses les plus

romanesques ont cours dans

ie village ;' on

parie d'un enlèvement, on dit que l'enfan' serait

ie fruit d'une union clandestine, étc.

Un émule de Vacher

Le Havre, 14 septembre.

Lundi marin. Mile Yictonne X..." âgée de 20

ans, employée de magasin, au Havre, qui passait

ses vacances à la campagne, fut accostée

dans un chemin de traverse à Gainneviiie, par

un individu qui, sur un ton menaçant, lui réclama

de l'argent.

Avant qua ia jeune fiiie eut eu le temps de répondre,

cet individu se jeta sur eîie, la renversa

sur ia sol en ia saisissant à ia gorge et s'empara

de son mouchoir et de son porte-monnaie.

Malgré sa frayeur, MiieX...

sa débattit furieusement

et elle poussait des cris déclinants ;

aiors i'ignoble personnage lui appliqua ia main

sur la bouche avec une telle violence qne MlleX.,

perdit connaissance. Il s'enfuit à travers champs

après avoir odieusement outragé la malheureuse

jeune fiite. Le misérable

n'a pu jusqu'ici cite

retrouvé.

si*:e pour que les autorités paralysent il

mouvement carliste. *

16

Madrid, M septembre

Le gouvernement a envoyé à Biibao de r

régiments d'infanterie, tirés des garnit

ae Vittoria, de Santander, et des escadron*

de cavalerie de Logrong. Ces forces ont éta

reparties aussitôt entre les localités au toi »

de la capitale de Biscaye, où séoaratist«s et

carlistes mêlaient denuis aubloua t='mn>

leur activité. *

H

m -° s

L'état de siège permet de susDendre l»*

journaux, de fermer les cercles et d'inter

dire, les foires et réunions projetées. Le rré

fet de Biibao était au courant de la P"6D»"

g nde carliste qui se faisait narmi les raiiiu

triés des anciens soldats des Antilles.

Plusieurs notables carlistes apprenant la

mise en état de siège de la province sont

partis rejoindre Olazabal Mella

et atitr?.

chefs oui sont actuellement dans les Baasa»

Pyrénées.

«*ss^3-

Le général Noto, capitaine, général de Va

lence, a quitté Madrid avec des instructions

pour le maintien de l'ordre dans son district

où se produit également une agitation dea

carlistes.

BULLETIN FINANCIER

Paris, 14 septembre.

Le .«arche continue d'être bien disposé, d'autant

mieux que les chances d'un arrangement

pacifique avec ie Transvaal, semblent augmenter

d'heure en h8ure. La réponse des primes qui a

itou aujourd'nui profite de ces dispositions favo.

rables et oblige les vendeurs à se couvrir. H ne

faudrait pas toutefois aiier trop vite, car il nout

encore y avoir des surprises, *

Le 3 0;0 a progressé'de 100 95 à 101 15.

L'Itaiien se montre ferme à 93 20. L'Extérieura

est bien traitée à 61 55, mata est relativement

assez, calme. Les Fonds ottomans se tiennent

bien. La Banque ottomane s'avance à 571,

i a

Suez, poursuit son mouvement de hausse à 3608.

Il faut s'attendre aune augmentation de divil

dende. Nos grands chemins sont bien tenus. Lo

Lyon s'avance à 1865.

Les tendances favorables du marcha ne peuvent

que profiter aux Sociétés da crédit. Notons

ie foncier à 717, le Crédit lyonnais à 975, la Société

générale à 599.

DE LAVIGEKIE,

Administrateur délégué de la Société Française,

ti, piace Vendôme, Pans.

PET1

14 septembre.

Sont convoqués, pour le 1er octobre 1899, à

l'effet d'élire un conseiller d'arrondissement, les

électeurs du canton de Dourgne (Tarn), en remplacement

da M. Raucoules. démissionnaire.

—~~v. M. Vttiiers, député du Finistère, a écrit

à M. Deschanel

pour lui demander d'ajouter

son nom à ceux de' ses collègues qui se ssnt

déjà adressés à iui pour réclamer la convocation

du Parlement.

~~ww L'archiduc Louis-Victor, frère do l'empereur

François-Joseph, est arrivé, hier, à Paris

accompagné de son aide de camp.

Le prince

voyagé incognito sous le nom de comte de

Gièsheim.

Un incendie vient de détruire, à Paris,

n- 15. avenue de Sufîran. ies chantiers d'un marchad

de bois ainsi que des magasins de graineterie

situés nar derrière.

SUR \A FRONTIERE ALLEMANDE

. Nancy, 14 septembre.

Hier, quinze hommes appartenant a un détachement

d'infanterie allemande, cantonné

à Saint-Jur (Lorraine annexée), pour ies manœuvres,

ont franchi ia frontière et se sont

avancés à quatre cents mètres, sur la route

nationale dé Nancy.

Aucun incident ne s'est produit.

Paris," 14 septembre.

La Presse reçoit de son correspondant ds

l'est ia dépêche suivante :

On vient d'arrêter sur le terrain des manœuvres,

à ia Croix-sur-Meuse, un espion allemand.

L'affaire serait: très grave. Lespto'n a été conduit

sous bonne escorte à Saint-Michei.

A. G arniaux

Albi, 1-4 septembre.

M. Jaurès est arrivé hier à Albi. il doit

aller dimanche à Carmaux, pour présider hn

banquet et faire une conférence comme prélude'

à la fête donnée à Albi, le 24 septembre,

pour l'inauguration du troisième four de

la Verrerie ouvrière. Les socialistes d'Atbi

ont décidé de faire cortège à MM. Jaurès et

Baudin, ancien député du Cher.

"ourses de chevaux

A VAPENCE-SUR-BAlSE

Las courses auront lien dimanche

17 seotamrements

:

APRES L'ÉMEUTE

Paris, 14 septembre.

M. de Vailés a pu établir que ie juif Ben-

Ahiur. éiève de i'IScole centrale, était ie principal

meneur du pillage da l'église Saint-Joseph,

Una demande de mise en

liberté provisoire

faite en sa faveur, a été rejetée. M.

da Vaiies,

juge d'instruction, confrontera demain avec des

gardiens de la paix, sei/.e individus compromis

dans l'affaire dû sac de i'égnse Saint-Joséoh.

Paris, 14 septembre.

M. Méline doit prononcer, dimanche, à

Remiremont, un discours politique dans lequel

il examinera les résultats de la politique

du cabinet Waldeck-Rousseau, et "expliquera

son attitude à l'égard du mouvement

en faveur de la convocation anticipée des

Chambres.

M. Georges Berry, président du groupe de

la Défense nationale," a déclaré qu'ii avait

reçu environ cent trente adhésions à sa demande

de convocation immédiate des Cnr.mbres.

Plusieurs journaux publient, ce matin,

une note émanant du ministère de l'intérieur

et oui a pour but de mettre en doute ies déclarations

de M. Berry. Le député nationaliste

de la Seine est en ce moment à Mortecaart

(Haute-Vienne).

Nous nous sommes rendus au secrétariat

de la Chambre, où nous avons obtenu les

renseignements suivants :

Il est vrai oue soixante-neuf demandes nous

ont été adressées iusau'ici ; mais il est fort

possible que M. G. Berry ait reçu des adhésions

qui nenoiis ontpasété iransmises.Ceia est même

certain puisque nous ne possédons même pas la

demande personnelle de M. G. Bariy.

Quelauea dé»utés du groupe de la défense

bre 1899. à 3 heures. Voici les enga

Prix de. i'liievage, trot monté, quatre partants.

— Vengeur, à M; Ducomet; Coquette, à M. Dosait;

Kroumir, à M. Labordèra ; Hache, à M.

Bécoune.

Prix du Gouvernement, trot monté, partie liée,

riuatre engagements. — Moliy, à M. Sammarttn;

Rébus, à M. Souet ; Tambour, à M. Duion; Papillon,

à M. Arsoa.

Prix de Rouquette, trot monté ou attelé, rendement

de di*tance. huit engagements. — Papillon,

à M. Arson; Moiiy, à M. Sammartin; Yoia,

à U. Rivolon ; Quote-part, à M. Marty; Rosida,

à.M.Avcaguer; Riga, à

M. Gabillean ; Quetteuse,

à M. Martinet ; Tambour, à M. Duion.

Prix des Dames, course de haies, seot engagements.

— Mascoriiie. Greco, Capitaine, à M.

Beaume; Baguette et Hautin, à M. Lamarque;

Daubeur, à M. de Tauz.ia ; Coronac II, à M. le

baron de Lamothu.

Prix de ia Société sportive d'Encouragement,

course de haies, six engagements.

— Fils de

l'Ouest, a M. de Tatiz.ia; Mascoriila. Greco et

Capitaine, à M. Beaume; Coronach II,

à M. la

bai-oa de Lamothe ; Baguette, à M. Lamarque.

A SAIMT-OUEN

Paris. 14 septembre.

Prix de l'Albigeois, course de haies, à vendre

aux enchères nubiioues,

3.000 francs. 2,500 mètres

environ." — l. Bella-Isle, 2, à M. G. Gout

(Nix) ; 2, Taïtou. 8. à M. A. Genneau (Roman) ;

3. Imposante 5. a M. Carter (Wheeian).

Non' oiacés : Olga 5, Rhodoguna 6, Régalade

7;2. Niche 12.

Mutuel : gagnant 25, placés Belle-Isls 19 50,

Taïtou 191.

Prix du Tarn, steeple-chase, 4,000 francs. 3,400

mètres environ. — 1, Illuminé, 6[4. à M. Ch

Liénart (Collier; ; 2. Inshaiiah. à M. le comte

de Beaumont (Brooks) ; 3, Fix. 6, à M. Teliier

(J. Ciav.)

Non oiacés : Ohasseur-d'Afrique 12, La Tétrar

que. 5i2 tombé ; Marquis de Carabas 10, Casr

dur IL 12.

Mutuel

: gagnant 22, Placés Illuminé 15, Inshaiiah

41,

Prix du Vivarais, — Course de Haies,

handi

cap, 4,000 francs. 3.100 mètres environ. — 1. L'Orlofï-Egaiité,

à M. Pénac

(C. Réeves) ; 2, Granville

S. à M. Ch. Bartholotnew (A. Newby) ;

Trencsin. 11(4, à M. le comte Ciermont-Tonnerre

(W. Wnght).

Non oiacés : Roi-de-Thnlé 5, Zouz.ou. 6.

Mutuel : Gagnant 28, places L'Orlofî 14 50.

Granviile 31 59.

Prix do la Lozère, steerle-chase, handicap

4,000 francs, 11. idO mètres environ. — 1. Mark

nine 5(2, à M. G. I.edat (Hughes); 2, Hamble

ion-Rose 6, à M. G. Gout (F. Hall) ;

3, Escar

g-pt 8, à M. le prince de Nissolle (Rich).

'Non places :' Monsieur-d'AilouviUe 7(2, Estra

gon 8, L'Aurore 5 tombé; Paulin -5.

'

Mutuel: Gagnant 41, placés Maranina 7, Ram

bietoa-Rose Ou»

Prix du Languedoc, course de haies;, j.000 fr

environ. — 1, Vagabond 6[4. à M. le baron V

r.ot (Wright); 2. Sultan U, 5. à M. le comte de

Brémont d'Ars (Rich) ; 3. Syiphe, à M. I. Wy-

Eocky (A. Jonhnson).

Non placés ; La Doreur 25, Gratic 10

Mutuel : Gagnant !4, pîaîés Vayabttnd 15 50

NOUVELLES MIL1TMRES

: Liste des candidats admis à l'Ecole da

service de santé militaire a la suite du concours

de 1899 :

1 Bareg, 2 Plisson. 3 Salîtes, 4 Pascaiin, 5 Dupont.

6 Trenei, 7 Gèz.es, 8 Botte. 9 Chevrault, 10

Bodin. 11 Vignon. 12 YvernaulE. 13 Poiliot, 14 .

Lemoine, 15 Du-Courthial. 16 Gras, 17 Périé, 18

Reverchon. 19 Marcheue. 20 Ribaut.

21 Hemery. 22 Savérac. 83 Guiot. 24 Dumoulin,

25 Géniaux' 26 Coze. 27 Grognard, 28 Vermulten,

29 Driancourt. 30 Lhomme. 31 Peioquin. 32 Doche,

33 Trsude, 34 Capou, 35 Royèra, 36 Dreyfuss,

37 Gaïsset, 38 " Merson, 39 Sauineret, 49

Duc.

41 Miorcec, 42 Henry. 43 Coissard, 44 Dttvaî,

45 Armbruster. 46 Fnzac, 47 Durand, 48 Berge.

49 Sciaex, 59 Vigneau, bl Martin. 52 Sibilie,

Assaiiiy, 54 Vielle. 55 Lafoscade. 56 Gilet, 5'ï

Gamoana, 5S Lere, 59 Enialbert, è

> ChambeU

'and".

61 Pirsche, 62 Aubert. 63 Gand, 64 Bathias,

65 Leciercie, 66 Guth, 07 Barbet. 68 Sabin, 69

Linx-Labarrére, 70 Pouponneau, 71 Pontrin, 72

Hauis. 73 Etienne, 74 "Donand, 75 Wmkler, 76

Ragot, 77 Gallouin, 78 Dubois, 79 Bouclier, 80

Gobinot.

Par décret, les élèves de l'Ecole spéciale

militaire dont ies noms suivent, sont nommés

au grade de sous-lieutenant dans l'infanterie,

pour prendre rane du l« r octobre

1899. Par" décision ministérielle du même

jour ces nouveaux promus reçoivent tes

affectations ci-après indiquées, savoir :

8a régiment d'infanterie,

MM. Arrekx. dé

Chauvenet et Bourguignon ; 86e, Beaugier et Pornarat

; 92a, Sayet ; 98e, Guérin ; 121e. Cyvoct ;

105e, Benier et'Gaiant-Wer/.inger ; 139e, Genabrias

et Audibert ; 61e. Ingeilar et Fraisse; llle,

Lelorrain et Guérin ; 112e.Mondie;li et Lauro ;

55e, Bernard ; 40e, Bernard er Fillon ; 3e, Chanson,

Jacauot et Goutarav ; I63e, Armand ; 17e,

Coste ; 122e. Gilles et Genoui ; 81e, Mazars et

Dutech

; 100e, Martin et Argenson ; 142e. Clhaumont

et Mooteil ; I5e, Lemosy et Do ; 143e. ds

Javel ; 7e bataillon de chasseurs à Died, Poutluon

et Baron ; 23e bataillon. Chass'epot ; 21e bataiilon,

Devaux ; 27a bataillon, Pierr'on.

Par décret, ont été nommés au grade de

lieutenant en second dans le corps du génie,

pour prendre rang au 1er octobre

1899, et

ont reçu, nar décision du même jour, tes

affectations ci-après désignées quarante-sent

sous-lieutenants" du génie dont les noms suivent

et oui ont satisfait aux examens de sortie

de l'École d'application de l'artillerie et

du génie :

MM. Bonnet, classé au ûe régiment ; Fontangas,

au 5e ; Kerebel, au 5e ; Sarconney, au * a >

Simon, au 5e : Ha», au 1er ; Braconnier, au ne ;

de Lavenue de La Montoise, au 6e ; Tinoanel,

au 1er ; Brossier. au 6a ; Do, au 2e ; Fakter, au

1er ; Jaillet, au 1er ; Ruche, an 6e ; Maugenest,

au 7e ; Faucheur, au 60 bataillon à Verdun. 1er

régiment; Etiavant, au 4e ; Rouffet, au ter 9>»

bataillon à Verdun , Hublot, au 1er (6e bataillon

à Verdun) ; .Gênez, au 3e ; Rony,

au 1er (6a Bataillon

àToui) ; Phiibois. au 4a ; Gourandy, au

7« ; Dorbeau. au 6e ; Girard, au 3a ; Guéniot. au

4e ; Dorido, au Te ; Cadier, au 4e (7e bataillon *

Besançon) ; Pacton, au 7e

; Hnrst, au 3 ; Lat >? ur '

au Se ; Chauvineau. au 6e

; Carion. au 3a ; boulon,

au 6e ; LaDeyre, au 2e ; Barbarie, aube ,

Rover, au 7e

; Gi'ties. au 2e ; Arnaud, au 2 ; Pm*"

sant, au 7e t Marsoiiier, au 7e ; Vasnier, au ia .

Goblin. au 7e

-, Burette, au 2a ; Ostermaa, au xs,

Reaé, au 2e ; Boste. au 2e.

Par décret, les trente-huit élèves del'EcoW

Sultan II 25.

14

ia

raL UCUOl) ico ut.uiv uuai » » - t

polytechnique dont les noms suivent, ont ete

nommés so'us-lieutenants-éièves du génie •

l'Ecole d'apnlication de l'artillerie et, au

génie, pour piendre rang du l" octobre loJ.i

savoir ":

1 Bertière, 2 Battegay, 3 Letourneur, 4 Don» «1

5 Frank. 6 Lavie, 7 Laoraye, 8 Lansoy, 9 Main?'

10 Mornet. 11 Barre, 12 Renard. 13 Bogue

Giiiet. 15 Baiensi. 16 Vouaux. 17 Sourian, if

croix. 19 Vavon, 20 Leduc, 21 Baiiis. 22 Thé

nin. 23 Flanneau. 24 Renvoyer. 25 Heliot, 2o "**,.

iet, 2? ie = se. 28 Hernu. 29 Riegel. 30 Rogez.,

Charité, 32 Mhuiliier. 33 Regembai, S4 Herman?»

35 Oualid, 36 Levy. 37 Alleau. 33 Sire.

Par dérision ministérielle, M. Bézter, ? at r

général des forêts, lieutenant de réserve

régiment d'infanterie d'Auriilac, passe a

24e compagnie active de chasseurs lorc

tiers. ,

Ont été promus au grade d'officier dan»

Légion d'honneur : . e \

Infanterie. — 32e régiment, M. Vigy.J'. „f

breveté ; 135e régiment, M. Leturc, r.eu^

coionel breveté. . . »i d»

Cavalerie. — 8e régiment de cuirassiers- m,^

Carné-Trecesson. colonel: 10e régiment ui.

gons, M. Hubert de Saint-Didier, coione •

cUet

Artillerie.

— 1er régiment, M. coun.

d'escadron. , . médec-

Service de santé. — M. Cas.am,,,

principal do 2e clssse.

sUf ,

Le président de la République d *

, U proposition, du ministre da 1» S« eiT

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


, . ,, n e décision qui .v .

„,e«« rf 'lancement exceptionnel accor.

î»S'eS a , 'lieutenants de cavalerie classés

«iis "

u> hste à la lin du cours d'instr

rétablit les avandés

en

Lt(

l \\"î\stê~ s\ la lin du cours d'instrueiè«

e î. t'Ecoie'de Saumur et qui concède

t'00 ÎVntaSes analogues aux officiers classés

des *, i re miers à la sortie de l'Ecole supé-

Z. de guerre.

H e A • } e général de brigade du Pan

général i n de

eut' nci a

n dta. dans ce

înspecl'artillerie

de

ml siégeant déjà au conseil des travaux,

jjianp ii i-*. .s

conseil, les fonctions qui

""''"nVattribuées à M. le général de division

a-'rtUierie de marine, inspecteur général

^l'armée, actuellement en mission hors de

^régénérai de brigade d'artillerie de marne

Moisson est nommé membre du conseil

iU travaux de la marine, oour remplir l'emque

M. le général du I

t» conseil, en oualité de gênerai

nioi

dans

brigaue.

occupait

de

Audacieux ^Malfaiteurs

On écrit de Canals (Tarn-et-Oaroane), 14 septembre,

matin :

Dans la nuit du 12, vers trois heures du

matin. M. Bayssade, 29 ans, qui habite avec

•a mère une ferme distante d'un kilomètre

e! ,vii:on du village, s'était levé pour donner

• manger à ses bœufs, et ayant eu i'idée de

v siter son hangar, vit avec surprise la

ujte d'un chai ouverte et reçut tout

cou» derrière la tête un coup d'un

instrument contondant qui I'étendit raide sur

t carreau .

Bayssade, dont on a cru d'abord les jours

itànger, mais qui parait maintenant hors

« danger, porte* également autour du cou

? s marques que i'on considère comme des

pot

a

en

de strangulation.

f ues

''' es agresseurs ont dù entendra quelque

...'.'itVi"abanàonner leur victime sans com-

»ur* ' e vo ' de v ' c

011 ^e vendange qui a

lt mobile de leur tentative crimi-

_j genre de vol, au surplus, se prati-

T

*OT,O nos naraees et demande

met.

du être

«Ils- Cs

«te beaucoup aans

impérieusement a être réprimé.

La «endarmene ie Grisolles poursuit activement

ses recherches.

DE IAYAIR

Liste des récompenses uu concours nés J

et 4 septembre 1899 :

Lecture à vue.

« vernie.!

ies Mont3i

1er Drix, mé-

Groùlhet ; 2e,

jnards de l'Avenir,

médaille vermeil. Sainte-

— Orphéons :

vermeil. Orohéon de

"'s'aaiif» vermeil,

us Mill»"-

Harm»nies: ler prix,

Cécihi i, nos "colonies

î^buer n!

"« aans la répartition, la part a

T^ablfs

heclare se réduit à ouetoues

h y «^"centimes.

, U "lieux à faire,

la :.

J * Encourager

v Hè;e^ Weation

«e u,I?_ aa crédit

. dams tout le

de causes rurales et ou

; 2' Leur donner le moyen

capitaux, sans risaues, au

% m7 leurs

' p ***m2 à e !1 le ri s empruntent elles-mêmes,

faudrait-il ?

garantie différen

h

Su»

'i e > soir hôi' Posons une caisse oui se

ri epQ t. etc

,, murunt soit par .sousenuff!

3 °l0f elle n,,A? IUTAL

Quelconque au

* re «cV, 1 0l0 P q l - la co canUa l » * 0i0.

est reconnue sufû-

C'est nar la menace du juif Reinach que

s'est ouverte la campagne contre l'armée et

ses chefs: « Nous chambarderons tout ! »

_

C'est encore par une menace de M. Jaurès

que s'est terminé le procès de Reunes :

«' Si Drevfus est condamné, s'écriait queloues

heures avant ie verdict, le blackboulé

de Carmaux, il ne restera Plus à la France

d'autre ressource que la Révolution. »

Vous entendez bien, la Révolution !

Pour la deuxième fois, Dreyfus a été régulièrement

condamné par la justice militaire.

Dans la Petite République, Jaurès a aussitôt

fait atinol « à la Révolution pour répondre

au "militarisme scélérat et au défi

monstrueux lancé par le jugement de Rennes.

»

Et ii y a trois jours, le même Jaurès faisait

annoncer des manifestations révolutionnaires

et dreyfusardes pour après-demain

dimanche 17, "à Carmaux, et pour le 24 à

Albi.

Denuis le jour où il fut chassé par ses

anciens électeurs à coups de vieilles savates,

d'œufs pourris et de bulletins de vote,

le condamné" de Carmaux n'avait pas lait

d'agitation dans le Tarn.

11 a fallu cti'un officier juif fut reconnu

coupable d'avoir trahi la France au bénéfice

de l'Allemagne pour que Jaurès revienne

dans l'arrondissement d'Albi pour y semer la

haine, la discorde et la guerre civile.

Le Chevalier des Pommes Cuites l'a écrit :

c'est la Révolution que lui et ses coreligionnaires

français, allemands, anglais, beiges,

suisses, etc., viennent commencer dans le

Tarn.

Ils pouvaient aussi bien la commencer

ailleurs, à Paris, à Bordeaux, à Toulouse ou

à Quimner-Corentin.

Mais M. Jaurès — qui garde une éternelle

gratitude à ses anciens électeurs — a voulu

commencer la danse par Carmaux et Albi.

Merci de la préférencè !

Il a fait honneur à sa parole et il a tenu

sa promesse, nous le reconnaissons voloniers.

Le chef du narti révolutionnaire-dreyfusard

voudra bien nous concéder à son tour

que les patriotes de Carmaux et d'Aibi ont

bien le droit de manifester quelque émotion

depuis qu'ils savent la joiie besogne que les

amis du'tra ; tre vont venir faire chez eux.

Cette émotion est parfaitement légitime

et si, ici, nous réprouvons les manifestations

injurieuses dans "la rue et les provocations,

d'où qu'elles viennent, nous nous expliquons

très bien également les colères de ces" Carmausins

qui, se considérant en état de ligitime

défense, veulent s'opposer à ce ou'on

vienne proclamer la Révolution dans leur

cité.

Voyons, causons un peu, messieurs de la

Dépêche.

Quel intérêt

M. Jaurès a-t-il à Carmaux

dont ii n'est plus le représentant?

Aucun, absolument aucun.

Repoussé, répudié avec éclat par le suffrage

universel, chassé par le petit commerce

qu'il a ruiné, chassé par les verriers

qu'il a trompés, que viant-il faire maintenant

dans cette ville de paix et de travail, si

calme denuis qu'il ne peut plus la compromettre

par ses bavardages et ses COUPS de

tête? Que vient-il faire dans cette viile qui

ne veut plus de lui ?

Ce qu'il vient faire ?

11 l'a déciaré iuiméme,

ne l'oublions pas : il vient faire la

Révolution !

Il y a quelques milliers

fermement résolus à l'en

barrer ia route, comme

trois reprisés différentes,

tif s que vous savez.

Notis le déplorons, parce que nous ne sommes

pas ies partisans de pareils procédés de

discussion.

Mais si la Révolution éclate, dimanche, à

Carmaux, si des bagarres graves se produisent,

si le sang coule, c'est M. Jaurès et ses

amis du gouvernement qui devront en être

rendus responsables.

Ils n'auront que ce qu'ils auront cherché,

Jadis, pour éviter des collisions sanglantes,

on envoyait des gendarmes et de la

troure à Carmaux.

Cette fois, profitant de la désertion d'un

préfet qui s'est fait leur ailié et leur complice

— et sûrs d'avoir l'anoui des coquins

du trio

Yv aldeck-Millerand-Remach, les révolutionnaires

carmausins ont pensé qu'ils

pouvaient tout tenter, tout risquer...

' Et iis vont ainsi provoquer les patriotes

et les hommes d'ordre qui ne veulent ni de

Jaurès, ni de Dreyfus — ni des insiilteurs

de l'armée, ni des ennemis de ia Patrie, ni

dc^ truitrcs»

Nous le disons froidement, en rentrant de

Carmaux où nous avons pu nous rendre

comme, de part et d'autre, de

1 état de surexcitation

des esprits : « .P'* 0 ? 0 !»^"^

vous n'avez nas le droit d'aller faire 1» ravoiution

pas plus à Carmau» qu» Albi,

Vous n'avez nas le droit d'aller attiser

les haiues farouches que vous avez enfantées.

Si vous persistez à vouloir aller

dimanche

a Carmaux, vous êtes un malheureux.

»

Victor LESPINB.

ALBI. --Pleutres! — Les pleutres du

comité dreyfusard qui ont

fait recouvrir

l'affiche du groupe parlementaire de ia Uél'ense

nationale n'ont pas répondu à notre

aupei.

tant Pis !

-'

Nous les attendions, eux ou leur chef, nier

jeudi, entre dix et onze heures.

Ils sont restés dans leur trou.

Ces gens-là se cachent le jour.

Ce sont des oiseaux de nuit.

Viiains oiseaux I V. L.

Comité clandestin. — I ' Pmon dre;/fusante

publie sous le titre « Agitation cléricale » un

article tellement idiot qu'il ne nous convient

pas de discuter. L'Union dreyfusarde dit

notamment que

v dans quelques jours on

verra les acciisés de là Haute-Cour se tordre

sous ies coups de lanière de nos pères conscrits

».

Non, franchement ; il est des choses qui

échappent à la discussion.

Ce que nous ne vouions pas laisser passer

sans protester, c'est l'épit'iieie de « cîaruieslïn»

opitX' Uniondreyfutaràe donne au comité

qui a fait alticher à Albi ie Manifeste du

groupe parlementaire de ia Défense nationale

."

Nous avons l'honneur d'appartenir à ce comité

qui agit au grand jour.

Si l'es inspirateurs de l'Union s'étaient

trouvés, hier matin, au rendez-vous que

nous avions fixé aux oiseaux de nuit du comité

dreyfusard, ils auraient compris tout

de suite que notre comité n'a rien de « clandestin

».

Au contraire ! Y. L.

Installation. — Hier matin, le tribunal de

commerce d'Albi a procédé à l'installation

de M. Léon Bonnet, 'greffier du dit Tribunal,

lequel a prêté le serment d'usage.

Cordiale bienvenue à M..Léon Bonnet.

CASTRES. — Conférence. — La conférence

annoncée sur ia Dotation de la jeu

nesse de France, a eu lieu à ia mairie, devant

un public malheureusement trop res

treint.

On sait que cette œuvre poursuit un but

philanthropique. Création d'iine bourse destinée

à doter ies jeunes fiiles lors de leur ma

riage et les jeunes gens dès leur arrivée du

régiment.

Le conférencier, administrateur de la société,

a développé les statuts et ies avantages

de l'œuvre.

Le sous-nréfet de Castres a accepté la présidence

d'honneur du comité qui fonctionnera

dans notre viile.

Cérémonie religieuse. — Hier a eu lieu, dans

ta chapelle des religieuses de i'Immaculée-Conceotioh.

une belle cérémonie de prise d'habits.

Eile était présidée par M. l'abbé Aroal, grand

vicaire à l'archevêché d'Albi.

Au nombre de celles qui ont pris le voile bleu,

on cite Mlle Jeammes, d'Albi, famille bien connue.

Procès-verbaux.— Procès-verbal a été dressé

contre un vendeur de journaux pour avoir crié

dans les rues : « terrible accident ; suicide d'un

soidat, attaque nocturne, etc. »

Il est rappelé à cette occasion que, par suite

de la loi du 19 mars 18S3. les journaux ne pouvaient,

être annoncés que par leur titre, leur

prix, l'indication de leur opinion et les noms de

leurs auteurs ou rédacteurs.

lin second procès-verbal a été dressé contre

J. M... pour "jet d'eau par une croisée.

Un autre contre Pierre Oniilac. 65 ans. ci menteur,

pour mauvais traitements envers sa femme.

GAILLAC. — Fait-nô-may-nal. — En ce

temns-là, une administration cauitoline paternelle

dota notre cours-promenade Dom

Vaïssette d'une vingtaine de bancs de bois,

dont les deux tiers conçus

à deux sièges

juxtaposés.

Peints en vert — oh! combien, durant tes

premiers huit jours — C'étaient de véritables

joujous.

On s'asseyait dessus par plaisir; on s'en

détachait à regret.

Fama volât : on ne pariait bientôt dans la

banlieue de Gaiilac que de nos bancs-de-bois.

Puis, sous l'administration Amouricq-Ztescoux,

ce fut, un matin, tout un abime de désolation.

Horresco referens\ ... Sept bancs-de-bois

avaient disparu, laissant des" vides lamentables

là où, depuis un certain nombre de

mois, ils contribuaient au fondamental renps

de nos promeneurs.

Le brave Porthos, alors maire II, quand il

sut ça, s'écria:

« C'est « estrahordinaire ! »

Le maire 1, lui, ne dit rien, car il avait ia

clef du prodige.

Peu à peu," cependant, i'abime se combla

et l'on ne se désola plus du tout en songeant,

avec sagesse, qu'après tout il restait

encore treize bancs-dé-bois.

Dame! tous les vingt auraient bien pu

de gens qui sont

empécher"et à lui

on l'a déjà fait à

avec les projecs'envoler,

ad unum,

Doncques, il en restait treize, nour s'asseoir

à l'aise.

Or, voiià que cinq des bancs-de-bois restant

sont atteints et affligés denuis quelques

semaines de ce mal terrible qu'on appelle:

la Danse de. Saint-Guy.

lis se trémoussent "à un tel point, la- nuit

principalement, que, tantôt ils sont posés en

long, tantôt en travers des allées

:" ils font

même, parfois, des bonds de sent à huit mètres

et là où ils tombent iis demeurent.

On a soumis le cas au citoyen Rolland,

notre maire, qui s'est écrié : « C'est Fait-nômay-mai!

»

Puis il a ajouté, selon son habitude au cas

d'un cas pareil en « difficilité ».

« Je. vais prendre un bock. » Ce au'il a

fait, sans PIUS.

Je tiendrai nos lecteurs au courant de

l'état de santé des cina infortunés bancs-debois.

E. c.

La quetion du Parc. — La France dit

Sud-Ouest nui passe pour être au mieux avec

l'actuel maire "tient, dans son numéro d'hier,

ie langage suivant :

Voici en quelques mots où nous en sommes :

M. Descoiix. par sa mise en demeure, a dénoncé

à la commune le traité intervenu de manière

qu'aujourd'hui ii n'existe aucune promesse

de vente, aucun engagement liant les trois copropriétaires.

MM. Descoux, Poujade, Casser,

envers la commune.

i.e parc est donc la propriété sans réserve de

ces messieurs. Mais, disons-te tout de suite, iis

sont — du moins à ce qu'ils déclarent

— tout

disposés à signer une nouvelle Drornesse de

vente à la commune.

Seulement une difficulté a été créée oar cette

mise en demeure de M. Descoux. Cette' mise en

demeure, en effet, coûte 10 ou 12.000 francs. C'est

payer un peu cher le plaisir de livrer quelques

lignes à la publicité dés journaux,

M. Descoux

n'v regarde nas lorsqu'il

s'agit, de faire de la

réclame autour de son nom. Mais c'est lorsoua

ie quart d'heure de Rabelais arriva ou'ii peut

s'ouvrir une difficulté.

Disons d'abord que c'est le fisc oui percevra

ces 10 ou 12.000 fr., et en voici l'exoiication : M.

Descoux, par s;a mise en demeure de payer avant

telle époque, a fait acte de propriétaire. Une

pièce officielle, la lettre de M. Descoux au maire

de Ganiac. établit donc une M. Descoux est

propriétaire du parc.

U en résulte deux transactions

t vente de Puységur à M. Descoux et,

en second lieu, si la commune achète, vente de

M. Descoux à la commune.

Le fisc Percevra donc de ce faitun double droit

pour

ie retard apporté a la déclaration de ia

première transaction, et de nouveau le montant

du droit entier pour la secondetransaction.de

manière que lorsque nous disions dix nulle nous

ne disions pas assez.car nous oubli ons t'amende.

Gest vingt nv.ile francs de nius de frais d'enregistrement

qu'aura entraîné ia mise en demeure

de M. Descoux.

J'ai pu voir notre confrère, leciuel m'a

affirmé n'avoir rien exagéré, au contraire.

Oh! mais alors, voilà un argument qui

vient s'ajouter à tous ceux ou'on a nu fairevaloir

déjà contre le Projet ' d'achat dit narc

par la commune I R. Q*"

AUDE

CARCASSONNB. - Canal du Midi, -

Par arrêté préfectoral en date du 9 septembre,

la navisation sera interrompue, du 25

septembre a

1 heure du matin, au 2 octobre

à minuit, entre l'écluse de Jouarres et celte

d'Argens, afin de permettre la reconstruction

de la banouette du pont d'iiomps et le remplacement

des charpentes et vannages de

i'épanciioir d'Ognon.

Ecole primaire supérieure de Limoux. —

Par décision du ministre de l'instruction publioue

et des beaux-arts en date du 25 août

M. Montagut, pourvu du certificat d'aptitude

au professorat des écoles normales et des

écoles primaires supérieures, est nommé

professeur (.">• classe; à l'école primaire supérieure

de Limoux, eu remplacement de

M. Pérès, dont ia délégation prend fin.

Ferme-Ecole du Bosc. — L'examen pour

l'admission à la ferme-ecoic du Bosc, commune

de Mayreville. aura lieu à (ïastelnaudary,

la lundi 16 octobre, à li heures du matin,

dans une des salies de i'hôtel de la souspréfecture.

Les candidats devront déposer leur demande

d'admission à ia sous-'préfecture ou à

la préfecture, avant ie ler octobre.

Accident. — Avant-hier soir, vers G heures,

un ieune cycliste rentrait en ville par ia toute de

Toi'iouse o'uand, en fucj de la rue du Port,

ii

heurta la 'petite Louise Montagné, ugéo Lde

6 ans. dotit le nère est comptable à la gare.

L'enfant tomba sur le sol et on la releva saignant

du nez et se plaignant d'une douleur dans

le pied. On constata néanmoins qu'elle n'avait

r&cu qu'une légère éraflure a la jambe.

L'auteur de l'accident, qui avait continué sa

route, est demeuré inconnu.

Contravention. — Les lrain3 101. 102, 14G, 149,

sur tout leur parcours et le train 116 entre Narbonne

et Toulouse ne prennent en lie classe qua

les voyageurs, munis "de billets à plein tarif

ccinportant un parcours minimum de

100 kilomèttes.

limité à 50 kilomètres pour les voyageurs

de ou pour Toulouse.

Procès-verbal a été cTressé à la charge de M.

E. R-, négociant à Carcassonne. nour avoir contrevenu

à cette disposition du règlement.

Etat civil du 13 au I I. — Naissances : 1 g»ripn

et 2 fuies.

Décès : Jean-Baotista Cau. Tt ans. rue Barbes,

.30: Paiette Marie Marguerite. 12 ans. rue du

Port. 3Û; Kdaibert Sévérac. 20 ans, tue du Mail,

81 ; Jean Gais. 79 ans, rue Trivalle, 13 bis ; Françoise

Moré. 58 ans, Grand'llue, 122.

NARBONNE. — Plaza de toros. — C'est

décidément dimanche prochain la réouverture

des arènes de notre viile avec le quadrille

des Ninos sévillanos dirigé par le matador

Bienvenido Chico.

Ce jeune torero

combattra cinq taureaux fournis par la célèbre

ganaderia Trcnche, les deux derniers

seront mis à mort. Nous ne saunons faire

un meilleur éloge de Bienvenido Chico qu'en

reproduisant l'extrait suivant d'un compte

rendu fait par Ylmparcial de Madrid concernant

la noviilada qui a eu lieu dans cette

ville au mois de janvier dernier.

L'enfant fit de véritables prodiges à l'un et

à l'autre des toros il les travailla de capa

au naturel à ia Navarro de farol et frente

por détras avec une grâce et une élégance

dignes d'un maître; ii posa au premier une

paire de banderilles au Quièbro assis sur

line '.chaise, la finesse et la précision de ce

travail rappelait celui du célèbre Gordito;au

moment ou arrive l'heure de la mort il prend

la muleta, s'en sert avec une élégance et un

art qu'eussent enviés bien des matadors des

plus prétentieux.

Deux seules estocades suffirent pour étendre

les toros à ses pieds et toutes deux furent

données à récibir pratiquées comme si

l'enfant les eut exécutées à toute heure. La

première fut si bien portée en todo !o halto

que le taureau fut foudroyé; quant à la seconde,

quoique portée un peu en avant, eile

le fur avec une précision telle qu'elle eut pu

servir de ieçon à beaucoup de maîtres.

Impossible de rapporter ies ovations qui

accueillirent Bienvenido Chico.

Chapeaux, cigares, friandises, cadeaux divers

et force invitations de divers spectateurs

furent reçus par el afortunado diestro

qui dut signer quatre engagements dans

cette nlaza.

Ajoutons que Bienvenido Chico se souvenant

de l'accueil excellent qu'il reçut dans

nos arènes se propose de tenter la suerte à

récibir et ia pose des banderilles courtes à

la chaise, travail des plus dangereux, oui lui

a valu le succès reiaté ci-dessus dans ia capitale

espagnole.

Les cadeaux reçus à Madrid nar Bienvenido

Chico seront exposés à Partir de jeudi,

au magasin Paris-N'arbonne.

CASTELNAUDARY. — Conseil municipal.

— Nos édiles sont de nouveau convoqués,

en séance publique, nour samedi prochain,

16 courant, à 8 h. 1(2"du soir.

L'ordre du jour est le même mie celui de

la dernière séance, que M. Caluèt ne put, on

ne sait pourquoi, présider.

Le 15' de ligne. — Le 15- de ligne est rentré,

hier matin, vers 9 heures, des grandes manœuvres.

Tour le monde a pu constater 'l'excellente tenue

des troupes et leur admirable allai e. malsré

les grandes fatigues qu'elles viennent d'endurer.

Tribunal correctionnel. — Audience du

11 septembre. — Présidence de M. Deiord, juge

d'instruction.

A cette audience de vacation trois affaires ont

été: jugées ;

Le sieur Itouynettes. de Salles-sur-l'Hers, est

condamné à 16 fr. d'amende oour injures envers

plusieurs particuliers. Loi Bérenger.

•>«~«~» M. Cannan.de Castemaudary. condamné

- d'amende pour coups ec biescune

partie vitale, sont simplement superficielles

et lougent la peau.

Le Pansement, commence.

Les jambes

ruissellent de sang; on lave, ou nettoie, ies

nlaies béantes; Leduc, qui parait

souffrir

beaucoup, fait preuve de' grand courage ;

il

recommande que

l'on prévienne sa mère,

avec quelques ménagements ;et, nous apercevant

prenant ues notes, il nous prie « de

ne nas mettre son nom sur le journal

i. Les

exigences du reportage nous obligent à no

PUS tenir compte da ce désir.

Quelques réflexions nous montrent qu'il ne

ner i pas la tête. 11 s'exprime en patois.

— Tiens, dit-ii, en désignant un infirmier,

celui-là qui me tire \&guibole\ J'ai soif,

ajoute-t-il, on ne donne rien à boire ici ?

— Attendez, lui est-ii répondu.

Et nous voyons arriver la bonne soeur un

verre àla main. Leduc hésite, flaire et finit par

avaler le liquide, qu'il n'a pas l'air de trouver

mauvais...

Le pansement est terminé.

Entré à minuit à l'hospice, nous en rassortons

vers une Heure, laissant Duccoueué,

saiie Saint-Pierre, iit n" 18. Dans trois ou quatre

jours, il sera sur pied.

Au Capitole, nous' passons à la Permanence;

on ne sait pas encore si Carrère —

on croit qu'il s'agit de lui — a été arrêté.

Quelques agents s'étonnent ; on ie croyait

en détention à Saint-Michel, où il purgeait

una condamnation pour contrebande d'allumettes

; il a été, parait-il, mis en liberté

ces jours-ci.

Dès l'arrivée de la police, la fille Lamaignère

— qui avait provoqué la rixe — a

immédiatement pris les ' quelques effets

qu'elle possédait et déménage au' nius vite.

Leduc.dont le prénom est François, est âgé

d'environ 34 ans", et habite avec sa mère,

rue Mire noix, 5. — A. C...

Encore des coups de couteau

Le nommé Marianne Palacin, âgé de 48

ans, sandalier, domicilié rue des Prés, 13, a

été arrêté pour avoir Iranpé de coups de

couteau la nommée Céleste Baquié, ménagère,

rue des Prés, 11.

Vol de 1700 francs

Ce vol a été commis dans l'après-midi

d'hier, au préjudice de M. Bila, boulange:',

78, faubourg Bonnefoy.

Plainte a été portée à la police et dans ia

soirée on mettait en état d'arrestation un

garçon boulanger, Alphonse

R..., âgé de

25 ans, logé grande rue St-Michel. — A. C...

Ii COmum DE DREYFUS

Paris, In septembre.

Hier, à l'occasion de la fête israélite dut

Young-Kippour, le grand rabbin Zatioc Kahn

a prononcé une allocution au temple de la

rue de la Victoire. En voici, d'après ie Soiri

quelques passages :

Vous me pardonnerez, mes frères, si pour cetla

solennité je ne vous apporte, au lieud'im sermoa

étudié, que des paroles égarées sortant d ur»

cœur meurtri. Mais vous avez trop souffert vousmêmes,

des angoisses qui furent miennes, dft

ces alternatives d'espérance et de crainte et

enfin de cette immense décemion qui suivit le»

dénouement d'un diame où i'un às nos frères »

éré vaincu.

Je prie Dieu de prendre en pitié une malheureuse"

famille dont la douleur er la dévouement

ont provoqué la sympathie et l'ainiratioa

de l'univers.

Prions Dieu aussi, pour qu'il prenne en pitié

cette Francs et l'aide'à se rendre digne du droit

que lui donne son histoire d'apprendre aux nations

ce ou est la vérité et ce qu'est la pairie.

Enfin, suivent quelques

considération»

d'un ordre tout pécuniaire.

Le grand rabbin a constaté, néanmoins,

que. dans la crise récente, une sorte an réveil

s'pst opéré dans la conscience juive.

La poignante injustice, dont l'un dès ieur a

été victime, a provoqué et resserré ia grande

solidarité des Israélites. Le grand rabbin le

constate donc avec joie et engage ses coreligionnaires

à persévérer dans cette voie.

M. Duréalt^ préfet d'Hie et-Vilaine, a été

reçu hier par la président du conseil, ministre

de l'intérieur, auquel il a rendu coint>te h

dit l'officieux Courrier du Soir, des divers

incidents encore ignorés, mais sans importance,

qui se sont' produits pendant les débats

du conseil de guerre.

Evidemment, il est bon de rapprocher la

note qui précède du bruit qui a' couru que

de profondes modifications seraient apportées

à la composition du conseil de révision.

Bulletin Météorologique

Du 14 saotembre.

Stations Bar. Th. Etat du Ciel Min. Max.

•—»

Toulouse. 61.0 2° O.X.O. f, nuag 10 25

Puv de-1). 62.0 ïô.'s N. K. f. brou. 4 9

Pic-du-M. 57.0 8. O. t. f. nuag. 4 10

Perptg ... 58.3 24.5 N. N. f. nuag. 14 37

Bordeaux. 61.2 21.9 N.-K. t. f. p. n. 11 26

Société d'agriculture

du département de la Hte-Garonne

Nous rappelons aux viticulteurs de ia région

que l'exposition de raisins pour ies études

ampélogranhiques et l'exposition des

céréales' auront lieu du 21 au 24 septembre.

Le jury fonctionnera le jeudi ZI, à 9 heures

du matin, et jours suivants.

Les exposants devront avoir mis en place

leurs produits le mercredi soir.

Le public sera admis à visiter l'exposition

le samedi et le dimanche, de sept heures du

matin à six heures du soir. Le dimanche 24

aura lieu une séance publique, à trois heures

de l'après-ntidi, au siège de ia société,

20, rue Saint-Antoine-du-T. M. i'abbé Senderens

a lu un ranport sur les divers traitements

contre le biack-rot d'après les observations

recueillies dans ies chamns d'exnérienee

de la société en 1899. dans 'la Haute-

Garonne, dans ie Gers et dans les Landes.

Extradition

On a annoncé la remise aux autorités

françaises de Cerbère d'un facteur des

postes de Toulouse, par la gendarmerie

espagnole.

Voici les renseignements donnés à la Dépêche

sur cette extradition:

Le 23 juin dernier, un facteur auxiliaire dés

postes, nommé Paul Sacaze. âgé de 22 ans. et

demeurant rue des Salenques. 23. avait, au cour3

de sa tournée, deux lettres chargées à remettre

à deux négociants da la ville. L'une cootenait

irois mille francs. L'autre cinq cents francs.

Sa tournée finie, ie facteur auxiliaire rentra au

bureau de la poste et remit son carnet avec

l'émargement réglementaire et revint chez lui.

A 8 heures, après avoir pris son repas en famille,

il dit à sa mère :

— Je sors avec Nathalie, nous allons chanter

devant la café B..., sur ie boulevard. Si nous ne

rentrons pas cette nuit, ne t'inauiète nas, car

nous irons peut-être chanter demain à Vilîefranche-de-Lauraguais.

Sacaze sortit avec sa sœur Nathalie et alla

chanter... en Espagne. Les 3 500 francs qu'il

n'avait pas remis aux destinataires servirent aux

frais de voyage et. sans doute, aussi à l'achat de

quelque mandoline da luxe dont il se servait au

pays des sérénades.

i.e 21 juin, ies commerçants oui attendaient

leur argent vinrent réclamer à la'poste. On ieur

nirntra i'émargement, qui fut reconnu faux.

L'administration des postes remboursa les victimes

directes de cette escrociuerie et porta

plainte contre l'employé infidèle.

Une demande

a'extradition fut adressée au gouvernement espagnol,

demande qui a amené l'arrestation da

Sacaze et da sa sœur.

Spectacles-Concerts d? Toulouse

Du 15 septembre

Variétés.

— Demain samedi, ouverture. Un

VU à la Patte, comédie an 3 actes de M. Keydeau,

et VKtinue.lie. de M. Pailleron.

Ce spectacle servira da rentrée à MM. Saint-

Léon, ' Royoi, Mutes Dasvéda, Carré, Ador et

Dervai.

Dimanche, pour les débuts do la troupe do

drame. Patrie', de Victorien Sardou.

Théâtre des Nouveautés.

— Les débuts du

trio Namtuak ont é;é couronnés de succè3

: lo

jeune Namtuak, âgé de 4 ans, a émerveillé l'auditoire

oar son savoir faire et son talent. Les

Colibris," cyclistes miniatures, sont toujours très

applaudis "ainsi que les artistes qui composent

là 'troupe actuelle".

Prochainement. Mévisto aîné.

Le Mutoscope (14, avenue Lafayette;. — Ouvert

toute la journée. Entrée iibrè.

Pensionnat


'

MARCHE Dhl PARIS

Da li septembre.

Alcools. — Gourant. 30 50 ; octobre, 33 50; no-

»ètpoVe-dêcerab:e, SS 00 ; 4 premiers, 3b 00;

»o:e 30 25.

Sucres. — Courant. 30 50 ; d'octobre, 29 075 ;

Novembre, 30 00 ; 4 premiers, 80 025.

i

Bléf. — Courant. 19 30 : oc.obre 19 50 ; novem- I

tee-déc«mbre, 19 80 : 4 premiers, 20 30.

Farines. — Courant, 20 15 ; octobre, 26 H5 ;

lovembre-décembre. 20 05 ; 4 premiers, 20 Si.

Corbeil. 28 50, rous 33, raffinés 105 00.

MARCHE DS LA VILLHrTTEl

Du 14 septembre.

Vente lente sur le gros bétail et moutons

mauvaise sur les veaux, et facile sur les porc:

Bœufs. — Amenés, 1,982: vendus, 1,891; lfr. 39; 3

1 2... O 95.

yaones. —Amenées 599; randuas, 502; 1 f. 36;

1 ir.'li. O 92.

Taureaux. — Amenas. 185; renias, 180,

1 Ir. 10. 0 lr. 90, 0 fr. 84.

Veaux. -- Amenés, 1,681; vendus, 1,383; 193,

1 lr. 66, 1 fr. 44.

Moutons. — Amené?, 11,552; vendus, 14,00S;

fît. h, l 68. 1 fr. 42.

Porcs. — Amenés, 1,955; vendus, 4,953; 140,

1 43, i 10,

i

Vaches". — Amenées, 24: vendue,?, 15 ; de 46 i

à 56.

! Moutons. — Amenés, 555 ; vendus, 397, de 1

I 70 à 83 fr. les 50 k.

G MRS

Sara m on.

Cours du marché :

Ilaile aux grains. — Bladette. 13 fr. »» à 13 50;

blé, 13 fr. 25 à 13 fr. 50 ; avoine. 7 50a 7 fr. 75;

orge, 8 fr. 50 à 9 fr.; maïs, 13 à 13 fr. 50; fèves,

9 50 a 10 fr. »• ; haricots, 19 50 à 20 fr.; le tout

l'hect.; trèlle incarnat, en bourre de 1 50 a 2 fr.

le sac.

Voiaille. — Poules, 4 a 5 fr.; poulets, 2 fr. 25 a

3 75; canards, 2 15 il fr. : dindons, 6 à 8 fr.;

pigeons, 1 fr. 00 à 1 fr. 50; pintades, 5 à 6 fr.;

ie tout la paire.

Lapins domestiques, 1 fr. » i 1 fr. 40 la pièce.

QSÙfs, 0 "0 la douzaine.

Gibier. — Perdreaux, 1 à 1 40; lapins 1 à 1 30;

I lièvres 2 50 à 4, le tout la pièce.

Mirande.

Voici les cours nratioués :

Blé. de 13 fr. OÛ k 13'fr. 5G l'hect. ; maïs, de

12 50 à 11; avoine, de 7 50 à 8 50 ; pommes de

terre, de » à ».

Dindons, de 7 00 à 8 00 la paire : dindes, » a

»; poules, 4 »» à 550; pouiets. 2 50 à 3 50; lapins

domestiques, 1 25 à 1 75 ia pièce ; canards, '3 »»

à 3 50 ; lièvres, de 4 à 550 :* lapins, de 1 fr. 25 a

1 fr. 50 ; perdreaux, de 1 50 à 1 75 ; cailles, 50 c.

le tout la nièce.

Œufs, 80 c. la douzaine. r»«

MARCHE DE BORDEAUX

Fieurance.

Du 14 septembre. L'affluence de monde n'est pas très grande à

Blés . On cote Blé Garonne de 18 â 18 fr. i à notre marché de ce jour, et ce ne sera qu'après

les 100 l> nos.

les vendanges faites que reprendront nos magnifiques

marchés d'hiver. If s'est pourtant traité

Fanue~. -- On cote : Marques à cylindres supérieures

ôe. 28 a 28.75, oremières marques cylindre?

de 27 .25. crémières marques â meules res très importantes. Les cours restent les mû-

aujourd'hui, à notre haiie aux grains des affai-

26 fr. les Î00 kilos.

mes pour les blés, à 14 50 et 14 "5 les S0 k., et

Sons et repasses. — On cote : Sons de pays pour les avoines, à 7 50 et 7 75 les 50 k.

gros Mfr.. ordinaire 12, Piata 11.25. repasses Cours du marché :

Unes pay 14 fr.. ordinaires 13. Piata 12.

Halle aux grains. — Blé, l'hectolitre. 14 50 à

Ma's. — On cote : Cinquantini 16.50. Galat/. de 14 95; avoine, les 50 kilos, do 7 50 à 7 75; maïs,

15 a 15.75 suivant qualité. Danube 15,50 à 15.75, l'hectolitre, 12 .. à .... ; haricots l'hectolitre,

Piata 11.35 à 14,50 les 100 Kilos, gare départ. 17 00 ; fèves, H . • "a • • '. nommes de terre, 2 75 à

Avoines. — On cote : Cnse3 hiver Poitou 17 75 3 ..: foin, les 50 kilos. 3 50 ;. oaiile.T 25.

à 18. Bretagne 17 '25 à 17 50.

Vins. — Rouges de 50 à 70 fr., blancs de 6 a

Seigle. — On cote : Pays de 11 "5 à 15.

6 50 le degré.

poivres. — Vendu : 5 tonnes Saigon à 108 JO, Raile à ia volaille. — Poules, de 4 à 5 00 la

les 50 kiios sn entrepôt.

oaire ; poulets, de 300 à 3 50; dindes, de .à., fr.;

Tarnè* «t, dérives. — Vendu 15.000 kiios tartres

à i 30 te degré. 6.000 kilos lie à 1 05. chapons, de. .. à . fr.; poulardes, de . .. à . fr.;

dindons, 8a 10 fr. ; dindonneaux.de . ..à .. ;

Boeufs. — Amenés, 195 ; vendus, 192 de 50 pintades, de 5 à 6 fr.; canards, de 3 ,. à 3 50;

à 67.

pigeons, de.075à .. .; lapins, 150 à. piè. ; oisons,

. .. à . la paire; caneton!, de . .. a . .. ;

latres, de . .. à . ...

Giufs, 0 80 la douzaine.

Gibier (ia pièce). — Perdreaux, 1 fr. 25 ;

les. 50 c; lapins,T fr. 25 ; lièvres, 4 fr. â

Foirail. —'Boucherie (poids vif): bœuf. le

70 p.; vache 55 c, veau 60 c. mouton 80 c,

bis 70 c, agneau . fr., porc 0 fr. 83.

Bœufs de travail, l'attelage, de 6 a 900 fr

eues de travail, l'attelage, de 300 à 720 ; £

ses, la paire, de 200 à 550.

ETAT CIVIL DE TOULOUSE

DÉOtS PF.S 12 ET 13 SEPTEMBRE

Antipoul. veuve Loumes. 77 ans, à Sonne

Jean Brus, 37 ans, allée de Garonne, 51 ; Au,,

Oilagnier, 55 aus, rue Idrac, 13 ; Pierre

25 jours, à la Juncasse: Victor Nombel, 40

ailée Saint-Agne ; Guillaume Berthier, 79

rue Sainte-Catherine, 14; Raoul lzard, 13

impasse lzard ; Antoine Carrère, 75 ans,

voûrville ; Jules Jany, 8 mois, Lardenne ;

Dupui, 67 ans, Côte Pavée ; Marcel Du

24 jours, Soupetard.

Hospices, 3".

Hôpital militaire, 1.

0111-

cait-

5 00.

itiio,

bre-

: vaénis

-

ard ;

uste

Ma urel,

ans,

ans,

ans,

Pou-

•\nne

:ong,

BOURSE DE PARIS

Du 14 septembre

(Par dépêche télégraphique)

AU COMPTANT

3O/0

3 O/O amortissable.

3 1/2 0/0

Cette tunisienne. .

H

<

Consolidé anglais...

Egypte unifiée

£! \ Russe 1880

£1 - 1889

"{ - 1893

JQ 'Autriche or

SfHonrrrois 4 0 0

IEspagne extérieure.

S Utaiièn ,

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cours Cours

précêd. :du Jour ; O

100 90

100 50

102 50

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107 50

102 40

102 25

101 70

100 10

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93 15

101 25

100 43

102 70.

495 »»

105 31

107 85

103 75

103 25

101 90:

100 .40

61 ÈOï

93 40

AU COMPTANT (suite) f C. pr. | C. du j.

Banoue de France

Crédit foncier

Comptoir d'escompte. ..

Crédit lyonnais

Société générale

Midi

'•••

Orléans

Paris-Lyon-Méditerranée j

Nord

Ouest

Est

Est-Algérien »...

Ouest- Algérien

Bone-Guelma

Autrichiens

Lombards

Nord-Espagne.

Portugais ,..

Saragosse .. .,

.Ville de Paris 1865

— 1869

— 1871

— 1875

— 1876

— 1892

Foncières 1879

- 1883

— 1885

Communales 1879

— 1880

j.Midi

Orléans

/Lyon (fusion)

\Ouest

Est

Nord

Est-Algérien

Ouest-Algérien

Bône-Guelma

Saragosse

Nord-Espagne

Portugais

Autrichiens

Lombardes anciennes..

Suez

Panama 5 0/0.

'Panama iots

4000 mil 4600 >>»>

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1885 »» 1885 »»

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3 0/0

3 0/0 amortissable.. .

3 1/2 0,0 '

Espagne (extérieure).

Italien 5 0/0

Portugais '4 0/0

Turc 4 0/0

Banque de France. ...

Crédit foncier

Crédit lyonnais

Comptoir d'escompte.

Banque de Paris

Banque ottomane...,

Méridionaux

Suez

Gaz de Paris

Rio-Tinto ....

De Beers

Goldfields

East Rand

Rand mines

Sosnowice (action). ..

j Cours j Cours

iprécéd . du jour

100 S2 1

100 ni

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61 40

93 05

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1186 »»

680 »»

181 50

171 »»

958 »»

2480 i»>

Banq.deFrance: eseomp.30/0; avanc.3 1/20/0

CHANGE

Hambourg 122 25

Londres.." 25 25

Londres (chèques) 25 27

Madrid (papier court) 401 50 à »»» »»

Madrid (papier long) 400 50 à »»» »»

BOURSE DE LONDRES

3 0/0. 99 »» [Italien 92 13

3 1/2 0/0.... »»» »» ! Suez 141 »»

Ottomane.... 12 75 ! Egypte. .... 105 50

BOURSE DE TOULOUSE

3 0/0, 100 95. — 3 1/2 0,0, 102 65. — 3 0,0

amortissable, 100 50. — Carmaux, 14Û0 ... —

Société des moulins du Bazaele, 1575 .. —

Société toulousaine d'électricité, —

Ville de Toulouse, 1868, 508 75. — Ville de

Toulouse, 1889 (500) — Ville de Toulouse,

1889 (10U)

contre la CONSTIPATION Jt ses oonsêqaenoes

Véritables 1RAIHS de SÂffïÊ du D r

ASSAiKiSSEMENT de l'tNTESTIN.— Tout» Pharmuoitt.

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ET DE LA BA1\L1ELE

Aller [matin) : T alande-Aucamvilii. g h

10 h midi; Casielginest, car Lalande-A,,. *•»

ville, 6 h. .. ; Lardenne. 6 h. ... 1Q i, u n Lai «-

Sainr-Simon, par la Cépière, 6 h. . ' \ih

Cugnaux. par la Cépière, 6 h. ..; Castanet fi i. "»

10 h. ..; Saint-Agne, 6 h. ... 10 h. . • Èl '

par le Polygone, 11 h. .. ; Blagnac. oai' ?>n ac '

bouchuro, 6 h. ..; Croix-Daurade. —' i «,,5. m"

6 h... , 11 h. .. ; Lafourgueue, 6 h. .. i 0 ), s»

Montatidran iPont-des-Domoiselles),' 8 h " ;

Samt-Martin-du-Touch. 6 h., 11 h.; Coin;" ;

6 h. .., 11 h. ..; Tournefeuille. - P°â? miers

6 h. .., 11 h. .. ; Braqueville. - Portet 6 h Ce

midi.

>•

Soir : Lalande-Aucamvilie, 4 h. ... 7 h. . . r

telginest. par Lalande-Aucamvilie, 4 h.' .".' £ as "

deane. 5 h. 7 h. Saint-Simon.

,paL'a Cé-

pière, 4 h. .., 7 h. .. ; Cugnaux, par fa ôèoiiî»

.» ha.; Castanet, 2 h. ..,6 h. .. ; Samt-A^nî'

4 h. , 6 h. .. ; Blagnac, par le Polygone, 7 h *

Blagnac. par l'Embouchure, 2 h. .. ; Croix

rade. — Loubers, 3 h. ... 7 h. ..; Lafonrcupr, 11 "

7 h. ..; Montaudran (Pont-des-DemoiselUoi r, '

Saint-Martin-du-Totich. 4 h. ... 7 h. • r f"

miers, 4 h. .. ; Tournefeuille. — Plaisance '* h

Braoueviile— Portet, 4 h. ... ' Q * •,

fi«iOUJ' {matin) : Lalande-Aucamvilie, 8 h

11 h. : Castelginast, par Laiande-Aucamv'ii'»'

7 h. 30 Lardenne, 7 h. ... 11 h.

par la Céoière. 8 h. ... midi 45; Cusnaux!

CéD. ière,7 h. 30; Castanet, 7 h. 30, midi: Saint-\'„La

8 h. s», midi 30 ; Blagnac, par le Polygone mirt '

Biagnac. oar l'Embouchure, 7 h. ..'; Cro^x n»

rade. — Loubers, 7 h. ... midi; Lafoura-û,Mr»

7 h. ... 11 h. ..; Monraudran iPont-d»s-Da„ *

selle),9h. .. ; Saint-Martin-dn-Touch. 8 u .


ô „ Organe cp-iotidLiein. ci© Défense tSooialo et Keligfieias© r

fcUKltKU 9 LfcRlimtb RÉDACTION ET ADMINISTRATION : Toulouse, rue Roquelaine, 25

ABONNEMENTS

Zsl ite-Garonn« et départements limitrophe*

j)épartements non limitrophes

jBranger (Union postale)

Trois mois Six mois

6 tt. 11 fr.

1 fr. 1» fr.

10 Dr. tO fr.

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10 fr.

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fer.

ïes âBonneraeiits partent des t" et 16 da chaque mois «t sont payables tPavaao»

jftut* iemandt IU ciumeemtmX tVadrau *ois tort «uewss*** ** » tnUms»

ÉDITIONS

Lof, Aveyron, Corrèze Cantal

Gers, Htes-Pyrénêes, Basses-Pyrénées, Lande:

^arn-et-Garonne. Lot-et-Garonn*

RÉGIONALES

T&rn, Aude, Hérault, Pyrénées-Orientales

Haute-Garonne, Aribge

Edition du matin soéciale a Toutous»

ANNONCES à RÉCLAMES, FAITS DIVERS & LOCALES

Les annonces et réclames, faits divers s» locales sont reçns dans nos bureau*

», rue Roquelaine; i l'Agence Canet, M, rue Alsace-Lorraine, à Toulouse; chez nos eotreapondants.

ainsi nu» dans toutes les asencea dapubllciii d« Paris, des dej>artem*nJI

at &a '*'"»"Hf-

FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL g Vendredi 15 Septembre 1899; — 9 e Année. — W 2,702. \ Bureaux â Paris : 26, rue Feydeau

Savante k Ûmm

Il n'est si grand malheur dont on ne

puisse tirer quelque bien.

L'affaire

Dreyfus aura eu dû moins cet avantage

de nous éclairer sur les personnages

nui, avec la complicité du gouvernement

de la République, avaient mis la

main sur. le haut enseignement.

Depuis longtemps, pour peu qu'on

voulut observer et réfléchir, on était informé

de la valeur intellectuelle et morale

des politiciens républicains ; mais

la grande masse du public et même

beaucoup de monarchistes excellents,

avec une bonhomie un peu naïve, conservaient

quelque révérence, quelque

considération pour ces hauts proiesdispensateurs

à la fois de la

ice officielle et des titres universiseu

scie

taires.

Qu'ils gardassent cette apparence

respectable et correcte à laquelle la

bourgeoisie française, malgré ses goûts

frondeurs, se. laisse toujours prendre,

qu'ils parlassent avec modération et sur

un ton sentencieux et grave comme les

oracles de la science, qu'ils montrassent

sur certains points une louable et,

assez précieuse érudition de détails,

nous ne le nierons point. Mais, que

pendant vingt ans, à la faveur de ces

qualités secondaires, ces médiocres

compilateurs, bons tout au plus à veiller

en sous-ordre sur un dépôt d'archives,

aient régi sans contrôle les intelligences

de la jeunesse française, qu'ils

aient sapé et détruit chez leurs élèves

destinés à devenir à leur tour des maitré's,

des professeurs, toutes les idées

religieuses, patriotiques traditionnelles,

s'est un abominable scandale, c'est un

des plus grands crimes que la République

ait commis contre la France.

Etos-vous étonnés maintenant du

spectacle honteux qu'ont donné tous

ce? jeunes intellectuels, après que vous

avez vu l'altitude et entendu les dépositions

des pédagogues dont ils ont

reçu les leçons?

Quel patriotisme, quel sentiment national,

quelles convictions positives de

morale voulez-vous qu'il reste dans de

jeunes esprits qui se sont développés

sous la direction de ces individus, huguenots

pour la plupart, chez lesquels

fleurit une haine vivace des traditions

françaises et catholiques ?

Et combien tous ces gros bonnets de

la science officielle se sont montrés

ridicules dans toute cette affaire !

Si encore ils avaient mis, comme tels

ou tels, du talent, delà logique, dans la

défense de leur cause détestable ! Mais

leurs pitoyables arguments, leurs misérables

raisonnements, ont fait sourire

de mépris tous les gens sérieux.

Pour tout dire, au milieu de leur bafouillage

intense, leur ignorance crasse

s'est montrée avec une telle évidence

qu'il a bien fallu la voir.

C'est à ça que la République avait

confié la formation intellectuelle des

jeunes français? C'est ça qui prétend

représenter devant les nations étrangères

et devant les générations à venir, la

science et la pensée française à la fin

du dix-neuvième siècle.

Le type de ce monde là est un échappé

ie quelques ghetto hongrois, un certain

Basch dont le nom a paru dans les feuilles

comme professeur à l'Université de

Rennes et chef du parti dreyfusard de

cette ville.

Cet énergutnène , qui opère aussi

flans le Siècle, en qualité de critique

littéraire, est devenu une sorte de personnage

: il s'était institué le cornac de

M> Jaurès dans la vieille capitale bretonne

: c'est chez lui que M0 Labori a

«te soigne ; il a profité des plus péni-

Nes circonstances pour faire faire autour

de son nom — avec l'impudence

Sui caractérise sa race — une réclame

msensée.

?1 faut être en république pour voir

a ?J choses pareilles.

^ L Ecole normale supérieure eut jadis

g. Sa tête un homme éminent entre tous,

^torien qui savait joindre l'ampleur

tai'l c 9nÇeptions à la précision du dé-

M, écrivain d'une lumineuse netteté et

Er §râce alti( l ue '

M -

Fustel de Courait^

3 P° ss^ ai' aussi *e sentiment parrao,?

93 traditions nationales, et un ca-

Pas 1 ^

indé P endan t et fier. Ce n'est

de" „ ' ai

eût consenti jamais à faire

uairA ^

ecole une sorte de 8 rand semi "

^mtu

Protestantisme libéral. On le

Kfo n

°' n0US Ue savons a


inémiisable. Elle pratiquait couramment l'at- ]

taq'ue a matn armée, le jour aussi bien que

ia nuit. A la suite d'une de ces agressions,

survenue en pleine gare de 'Wiiwisheim,

Bertolina fut signalé à la gendarmerie allemande.

La toute-nuissante intervention de

Zahn arrangea l'histoire.

11 recommanda

simplement à Bertolina de ne pas répondre

a la convocation de la justice...

Aussi Bertolina, sûr de l'impunité à raison

de ses fonctions d'espion en titre, put-il

faire assassiner, sans être inquiété le moins

du monde, un rivai, nommé "Lanzara, chef

d'une autre « compagnie de voleurs ».

A cela ne se bornaient point, d'ailleurs,

les crimes et méfaits de tout ce joli peuple.

La « bande noire » étendait ses opérations

au vol des chargements dans les bureaux

postaux. 11 existait à cet égard une organisation

dont Gaiantini ne révèle pas le mécanisme.

* *

Cet exposé de faits Précis est très suggestif.

Indépendamment delà question de moralité,

— 'sur laquelle nos "voisins affectent

d'être si pointilleux... pour les autres — il

montre à ouel r.oint l'esnionnage est passé,

nour ainsi dire, dans ie sang de l'Allemagne

comme un élément permanent, constitutionnel,

qui crime toutes ies fonctions de justice

ou de sécurité sociale.

Zahn, agent officiel et centralisateur de

l'espionnage prussien à ta frontière française,

a toujours eu pour préoccupation dominante

de protéger, de sauver ceux qui lui rendaient

des services, de les onnoser victorieusement

aux sanctions découlant des lois pénales de

son pays.

Nous ne dirons pas que ce détestable

exemple soit à imiter. Mais enfin, comme le

déclarait Barthe au procès des carbonari de

Belfort, en 1822, la morale doit tirer un voile

sur certaines nécessités

déplorables des

gouvernements. Partant de là. il est évident

que les organismes de l'espionnage allemand

possèdent des ressourcés que ne sauraient

avoir les nôtres. Cette supériorité réside

dans une cohésion que n'entament aucuns

scrupules d'intérêt secondaire, l'intérêt

primordial étant ceiui-ci :

— Etre renseigné nar n'imnorte qui, par

n'importe queis moyens et à n'importe quel

prix, sur ce qui se passe, militairement,

chez les ennemis de l'émoire!

HETIERS

Paris, 14 septembre.

Dans la liste, par ordre de 'mérite, des

cent, candidats admis à ia suite du concours

de 1899, à, l'Ecole des aits et métiers d'Angers,

nous relevons les noms suivants :

MM. Rossignol. Martin, Radier, Laborde.

Doumergne. Chauve. Leveau, Baudry, Lardy,

Pornon, Bidet. B.rand. Sauteraud. Leroux. Sainturat.

Daudrix, Bidei. Godm. Erard, Bouche,

Barrière. Cormier' Chapon, Terrier. Carde, Varnaud.

Charles,

i acroix, Magnol, Rabier, Couty.

Au nombre des cent candidats également

admis a i'écoie d'Aix, nous trouvons :

15 Coutobly (Aveyron). 21 Biaud (Aveyron", 25

Madauie (Aveyron)'. 28 Cappoy (Corrèze), 33 Gary

(Tarn), 35 Guis.es (Tarn;.

37 Pichenot (Puy-de-

Dôme').

'13 Agam (Haute-Garonnei. 50 Daniel

(Aveyron). 53 Hossard (Haute Garonne). 51 Ofl'ray

"(Tarn). 55 Azétna (Aveyron),

65 Àrdilouse

(Lot-et-Garonne). 69 Léguevague (Tarn). 73 Grand

Aveyron', 79 Madré (Tarn). 86 Le Martin (Lotet-Garonne),

91 Souton (Aveyron), 92 Bonette

(Lot-et Garonne). 91 David (Aude), 95 Puységur

(Pyrénées-Orieniaies), 100 Chapouhe (Lcc"et-Garonne).

Paris, 14 septembre.

Le Gaulois affirme que, contrairement aux

allégations de M. de Pressensé, le jugement

de Rennes contient ia mention que le conseil

a délibéré sur ia question de surveillance.

Seion le même journal, si ce jugement

était annulé, ce n'est pas devant le conseil

de guerre de Limoges", comme ii a été dit,

que serait renvoyés l'affaire, mais bien devant

les conseils de Nantes ou de Rouen,

conformément à.l'article

167 du code militaire,

qui prescrit que ie conseil de revision,

lorsqu'il aura annulé un jugement, renverra

l'affaire devant ie conseil de guerre d'une

des divisions voisines de celle où a été

rendu 10 jugement annulé.

Le Gaulois prévoit, d'ailleurs, qu'en tenant

compte des délais nécessaires à

1 étude du

dossier, par le commissaire du gouvernement

et le rapporteur, ie conseil de revision

aura statué avant ie

1 er octobre.

Mission mystérieuse

dans la Pairie :

on lit

Le lendemain du jugement de Rennes, dimanche

«ans ia soirée, un personnage au nez fortement

brusque, se présentait chez le président

du conseil, qui le recevait immédiatement. Leniretien

fut assez long, lin quittant M. Waideck,

le personnage en question se rendit chez le ministre

de ia justice. Lundi matin, il vit successivement

tous ies membres du cabinet; puis, muni

d'une lettre du minisire de ia guerre, il partit

pour Rennes.

_

Un de nos envoyés spéciaux, que nous avions

prévenu par dépêche et à qui nous avions envoyé

ie signalement du mystérieux voyageur,

attendait ce dernier a ia gare et le reconnut ^ sa

descente du train grâce au signalement qu'il

possédait; il s'attacha à ses cas.

Le voyageur ana faire quelque toilette et, dès

5 heures du matin, se présentait chez le général

Lucas, commandant le corps d'armée qui. sans

doute prévenu, s'entretenait avec sou chef d'état-major.

Le visiteur matinal fut reçu. 11 ressortit bientôt

et, se rendit a la prison où il put conférer

avec Dreyfus, sans témoins. Il eut dans la journée

une deuxième conférence avec le condamné

et il expédia ensuite un long télégramme chiffré

au président du conseil.

I! a quitté Rennes mardi.

Aioutons que le messager du gouvernement

B'anpeiio Ismaël Dreyfus.

Quelle était sa mission ?

La grâce de Dreyfus

Les feuilles dreyfusardes continuent â

faire une camuaane ardente en faveur de la

grâce de Dreyfus. Il est à remarquer que le

Petit Parisien qui représente le ministre

Jean Ducuy se prononce nettement pour la

grâce. Un certain nombre de iournaux anti

révisionnistes s'attacnent à cette campagne,

mais en réclamant comme contre-partie et

nour provoquer un apaisement général, l'abandon

des poursuites contre les inculpés

du prétendu comulot.

La Patrie déclare tenir de source absolu

ment sûre que l'intention du gouvernement

est de faire amnistie pleine et entière, non

seulement remise serait faite à Dreyfus du

restant de la peine qu'il a a subir, mais ton

tes les affairés en cours, le procès Zola,

l'affaire Picquart, les poursuites contre le

général Mercier, etc., etc., seraient définitivement

abandonnées.

Ce serait, en un mot, la clôtura complète

de l'affaire.

Mais ces mesures de clémence ne se rao

nortent qu'aux faits se rattachant à l'affaire

Dreyfus. Quant au procès nour complot, devant

la Aaute-Cour, il resterait en dênors de

l'amnistie et suivrait son cours normal.

Da son côté, le journal dreyfusard les

Droit* de VBomme assure que l'éventualité

d'une amnistie générale pour tous les faits

se rattachant à l'affaire Dreyfus serait envisagée

dans les sphères gouvernementales.

Un projet dans ce sens serait, dit-il, dér.osé

Sur le bur=au lors de la rentrée des Chambres

qui aurait lieu dans

quinzaine de novembre.

11 va sans dire, ajoute-t-il, qu'on n'attendrait

pas ie vote de cette mesure d'apaisement

pour faire au capitaine Dreyfus remise

de sa peine, remise "qui est réclamée de

tous les côtés avec insistance.

Lettre de Déroulède

Déroulède, au lendemain de la condamnation

de Dreyfus, a adressé à M. Massard,

directeur de la Patrie, la lettre suivante :

Prison de la Santé, 10 septembre.

Vous l'aviez bien prévu et bien prédit; mais

moi, .ie n'osais pas y croire et la joie de cette

délivrance nationale m'a fait éclater la cœur jusqu'à

en pleurer. Il faut maintenant ne pas nous

laisser arracher cette victoire; ou plutôt, il faut

en faire sortir la paix finale. La France a assez

souffert. Quant àmoi. je n ai aucune illusion, et

je sais fort bien que cette condamnation ne

change rien à la mienne, qui est signée d'avance.

Seulement, je compte sur vous et sur

tous ceux qui me connaissent pour ne pas me

laisser bannir comme royaliste."

Cordiale poignée da mains pleine da force

française.

Paul DÉROULÈDE.

Récrimiations

Les dreyfusards n'osent pas trop s'en

prendre à Waldeck-Rousseaù de l'écroulement

de leur rêve. C'est à peine s'ils lui

adressent quelques reproches amicaux. En

revanche ils semblent disposés à faire payer

leur désillusion à M. le marquis de Gailiffet

Il est à remarquer que les gros bonnets

du dreyfusisme ' attaquent ce matin, avec

ensemble, le ministre* de la guerre; c'est

d'abord M. Clémenceau qui écrit :

Tout en haut, est Gailiffet avec ses dignes

collaborateurs Chamoin, Deloye, Carrière, Auffray

; enfin, plus haut que tout en haut, la Pèra

du Lac dans"les nuées.

Puis c'est M. de Pressensé qui dit :

Je donnerais gros à qui pourrait me montrer

que le général a usé de procédés différents de

ceux des Freycinet, des Zurlinden et des Billot.

Le fait nouveau

Les Partisans du traître sont toujours à la

recherche de ce fait nouveau que le gouvernement

s'est, jusqu'ici, refusé à leur fournir,

Ils en ont déjà annoncé nne demi-douzaine

plus fantaisistes les uns que les autres. M.

Andrade, professeur à l'Université de Montpellier,

s'offre à leur en fournir un.

Jaloux des lauriers de M. Zola, M. Andrade,

qui est en villégiature à Colionges-sous-Salèves

(Haute-Savoie), a écrit au ministre de

la justice une lettre dont voici, à titre de curiosité,

les passages essentiels :

J'ai

1 honneur de vous adresser un document

oui, par ia date du fait qu'il atteste, permet do

démontrer l'innocence dti capitaine Dreyfus.

La production du document ct-incius définit

un fait inconnu des justes dont la majorité a

dicté l'arrêt du 9 sectembre 1899. Je crois devoir

signaler à votre compétence ce fait nouveau

qui me paraît constituer un motif légtime

de révision. Je le fais avec la réserve que me

commande mon ignorance des formes juridiques.

' J affirme que le conseil de guerre s'est grossièrement

trompé. Je juga que le capitaine

Dreyfus est innocent et je me dis prêt à le

prouver rigoureusement devant une chambre de

"justice.

Jules ANDRAC13,

Professeur à l'Université de Montpellier.

Le document auquel fait allusion M. Andrade

serait une lettre d'un colonel fédéral

à qui M. de Scnwartzkopen aurait fait des

confidences. Le document serait daté de sente

mbre 1896.

Aveu allemand

De YPatransigeant :

M. Mertian de Mulier est venu déclarer, à

l'audience du conseil dô guerre de Rennes, qu'ii

avait vu, dans la chambre de l'empereur d'Allemagne,

ces mots écrits au crayon sur un journai

français : « Dreyfus est pris. • Les dreyfusards

ont vigoureusement attaqué la déposition du témoin.

Cependant, la National Zcitung annonce

qu'à l'avenir les chambres à coucher de l'empereur

d'Allemagne seront fermées au pubuc.

C'est donc i aveu très simple et. très net," l'aveu

indiscutable, que M. Mertian de Muller a véritablement

franchi la seuil de la chambra à coucher

du kaiser.

A l'étranger

Rome, 14 septembre.

Il n'est pas d'outrage que ne déversent sur

nous ies journaux italiens. VAdriat.ico traite

les antisémites, les nationalistes, les militaristes,

de forcenés, de brigands, de cannibales.

La Nazion trouve que nos généraux sont

des figures héroï-comiques, encouragées par

la sympathie d'une tourbe aveugle et féroce.

La Iribuna accuse notre armée d'être composée

pour ies quatre cinquièmes d'officiers

sortis * des établissements des jésuites; le

procès de Rennes l'a démontré.

Le même journal écrit à Guillaume II :

« Soubaitons 'd'admirer, en 1900, vos troupes

à l'Exuosition de Paris. »

Dans les villes de la haute Italie, on sisne

des adresses à Mme Dreyfus et à M - Labori.

A Catàne, la "municipa ité est saisie d'une

pétition ayant pour objet de donner le nom

de Dreyfus à une rue de la vill». Ici, comme

en Allemagne, en Angleterre, aux Etats-Unis,

quelques industriels et la plupart des journaux

cherchent à déterminer le boycottage

de l'Exposition. Le gouvernement cherche à

enrayer le mouvement. Les membres de la

commission royale sont invités à se réunir

le 16, sous la présidence de M. Villa, en vue

d'activer les travaux.

Londres, 14 septembre.

D'anrès la Birmingham Daily Post, un

diplomate éminent, revenant de Berlin, annonce

que M. de Bùfow, indiçrné du verdict

e Rennes, anrès la déclaration du Moniteur

e l'Empire, ne s'onqoserait plus que mollement

à laisser publier certaines' pièces de

nature à compromettre Plusieurs des généraux

accusateurs de Dreyfus.

nétrer cour annoncer à son frère la mort da leur

père. La préfacture n'a pas encore fait connaîtra

sa réDonse.

Nous avons pu visiter la mansarde d'où oa

passait car des câbles aériens des vivres aux

assiégés" et d'où l'on domine le fort Chabrol. On

voit de la toute la terrasse de la maison et dans J

le fond une pièce ou se tiennent ies amis de

Guérin.

Nous avons aperçu un da ceux-ci assis_ devant

une table, sans pouvoir tes

reconnaître,

ni distinguer ce qu'il faisait.

Après l'arrestation des ravitailleur. des agents

se tiennent ea permanence dans carte mansarde.

ia

première

LA FORTERESSE DE L\ RUE CHABROL

Paris, 14 septembre.

Denuis que la poiiee a découvert ie procédé

par iëqnei était ravitaillé ia petite garnison, elie

voit partout des communications, des intelligences

mystérieuses, entre celie-ciet l'extérieur.

Les habitants de ia rue de Chabrol et de la cité

d'Hautevilie, sont sans cesse >oumis aux inquisitions

des agents, et les protestations redoublent

contre leur sans-gêne et leur brutalité.

Ce matin encore, la police s'est figurée avoir

découvert ia personne qui tenait Guérin au cou

rant des nouvelles.

C'est une dame, habitant la cité d'Hautevilie,

qui s'est vu dresser procès-verbai sous prétexte

qu'elle communiquait avec les ligueurs au

moyeu d'une ficëue. Elle sera prooabiement

poursuivie avec les ravitailleurs.

Vers six heures du matin ies ligueurs se sont

montrés un moment sur la terrasse du fort. A

neuf heures, M. Bunel, architecte de la préfec

tuie, est venu examiner l'état, des lieux et avec le

commissaire de service, a fait le tour du Grand

Occident. Nous n'avons pu savoir quel éiait

l'objet de sa visite. Des ordres ont été donnes

pour que ie trou, pratique par les assiégés dans

le mur du 49; fut bouché immédiatement.

Un peu pius tard, Guérin a fait parvenir au

commissaire une nota signalant une aggrava

tion alarmante de l'état du jeune Chanteloube.

Le malade a eu, dans la nuit, une crise de toux

très vioiente. suivie d'une abondante hénoptysie.

Ses camarades, très effrayés, ont été impuissants

à lui porter secours, ne sachant ce qu'il y

avait à faire et manquant d'ailleurs da tout.

Guérin. dans sanoie. réclame des médicaments

et demande qu'on avertisse immédiatement le

parents du raaiade.

M. i épine, prévenu, a fait répondre que si le

jeune Chanteloube était malade, il n'avait qu'à

sortir, li aurait alors tous les soins exigés par

son é at ; que, si Guérin avait des commissions à

faire faire,

il n'avait qu'à sortir pour ies faire

lui-même, ainsi que ses compagnons.

La poiiee esrirne toujours que ies assiégés sont

aux abois et ne peuvent tarder à se rendre. Il y

a trente-quatre jours aujourd hui qu'elle nourrit

cet espoir 1

Les commerçants ont envoyé ce matin nne délégation

à MM. Hattat et Villain; conseillers

municipaux, pour ' presser les démarches qu'ils

doivent faire àuorès' de M. Waider.k-Rousseau.

Us attendent, a autre part, la réponse de M.

IStisson auquel ils ont écrit déjà deux fois vainement

da revenir, pour soutenir leurs intérêts.

Paris, 14 soptembre.

M. Pinte, dont la frère est enfermé au fort

Chabrol, a demandé hier, l'avcorisaiioa 4'jf pà-

Paris, 14 septembre.

° S'il faut en croire le Figaro, i'instruction que

poursuit M. Fabre sur le prétendu compiot de la

Ligue des Patriotes, de là Jeunesse royaliste et

antisémite, est presque termine, et ie juge sera

probablement en mesure, lundi soir, de rendre

son ordonnance, et de communiquer le dossier.

Voici ce que dit à ce sujet

le" Figaro, et dont

nous lui laissons l'entière responsabilité :

« La point où en est arrivée son enquêle a

permis àu oarquet général de tenir, hier "aprèsmidi,

une conférence où ont été examinés certains

documents, dont la gravité, au point de

vue de l'entente du compiot. a été discutée par

les magistrats présents; MM. Bernard, procureur

générai; Bulot. procureur de ia République,

Rambaud, substitut de M. Fabre. juge d'instruction,

un substitut du parquet général et un fonctionnaire

du ministère dé ia justice.

• Diverses questions importantes ont été traitées,

entre autres celles dé nouvelles mises en

liberté provisoire et des ordonnances de nonlieu.

• Les inculpés du complot sont, à l'heure actuelle,

soixante environ, tant en

province qu'à

Pari?. Il est à prévoir que la nombre ducaux qui

seront définitivement déférés à la Haute-Coùr,

sera beaucoup moindre, par suite des décisions

qui vont être prises samedi soir, probablement,

en faveur de quelques comparses. Les neuf cellules

aménagées au Luxembourg seront occupées

par ceux dont la responsabilité apparaît la

plus grande. Quant aux autres, ils viendront,

suivant les besoins de l'instruction, de ia commission

ou des débats au palais sénatorial, par

les moyens ordinaires de transoort des prisonniers,

ta voiture cellulaire réglementaire ou le

fiacre de faveur.

» M. Sorel, membre de l'Institut, secrétaire

général du Sénat, est, de droit, greffier da la

Haute-Cour, mais son incompétence en certaines

matières, spéciales ea l'occurrence, iui rendrait

ia tâche difficile, et pourrait nuire au bon fonctionnement

du tribunal d'exception. Dans ces

conditions, ii a été décidé qu'à M. Viimes, gref

fier au criminel du parquet da la Seine, dont les

aptitudes professionnelles sont appréciées, seraient

dévolues les délicates fonctions da greffier

de la Haute-Cour.

» On iui a adjoint, pour être plus spécialement

à la disposition de la commission d'instruction.

M. Pasquier, greffier de M. Fabre. Ces

deux décisions sent officielles, et M. Viimes, sur

la convocation de M. Sorel. s'est rendu, hier, au

Sénat, afin de délibérer avec le secrétaire général

sur ia marche à suivre et la nature des prérogatives

que lui confèrent ses nouvelles attributions.


A la clôture de la conférence dont nous venons

de parler, ajoute lo Figaro, M. Buiot est

rentre à son parquet, vers 5 heures.

M. Fabre a" regagné son cabinet, à 6 heures,

et M. Bernard s'est rendu place Vendôme, pour

faire part au garde des sceaux de ce qui s'était

passé.

Il se confirme au parquet que la séance du

18 septembre, sera exclusivement consacrée à la

constitution du tribunal de la Haute-Cour. Alors

seulement seront élucidées les conditions dans

lesquelles ies défenseurs auront la faculté d'assister

leurs clients, en vertu de ia loi nouvelle,

sur l'instruction ouverte, et qui, selon quelquesuns,

n'est pas aopiicabie dans le cas actuel.

Enfin, avant, de quifer ie palais de justice,

hier soir. M. Fabre a fait remettre un permis de

communiquer à M" Tondon, qui défend M. Lizotte.

arrêté avant-hier dans "l'épisode du ravitaillement

du fort Chabrol.

Les journaux anarchistes et officieux sont

remplis de détails effrayants sur l'organisation

du compiot. A les en croire. M. Fabre, juge

d'instruction, fait tous les jours d'horribles découvertes.

Hier, iis annonçaient, effarés, qu'on avait saisi

des circulaires non signées, paraissant émaner

du duc d'Orléans ou de son entourage. Et nos

bons anarchistes de se voiler l'a face.

Aujourd'hui, ils affirment qu'on a découvert

le « chiffre du cornoiot ».

Ce "fameux chiffre aurait

été trouvé chez M. le comte de Cheviily et

aurait servi aux correspondances postales telé

graphiques, officielles, privées, etc.. du duc

d'Oriéans. Bien pius, une correspondance de ce

dernier avec son cordonnier prouverait. Clair

comme le jour, qu'ii voulait chausser les bottes

de M. Loubet !

Cueilli encore, dans un journel aussi dreyfusard

que ministériel, que nous citons textuellement

:

Voici un fait, dit-il. qui jette un jour particulier

sur les agissements du duc d'Orléans et

des césar,ens contre la République. Que si ou

ne trouve pas une preuve de complicité, c'est que,

vraiment, "on ne voudra rien voir.

Hier même, deux éir.issaires du parti royaliste

descendaient d'une Victoria de maître au pont de

Fianare, devant ia maison du représentant ie

plus connu des comités plébiscitaires du 19e arrondissement,

bonapartiste militant bien entendu,

admirateur de Déroulède également, et

lui demandaient, de la part du duc d'Orléans,

s'il voulait bien distribuer ia «omme de 2,000

francs aux femmes des bouchers arrêtés pour

participation au compiot contre la sûreté da

l'Etat, ou internés au fort Chabrol.

Ledit représentant a accepté aussitôt et a couru

dans te quartier pour apprendre à tous la bonne

nouvelle."

C'est ainsi que nous l'avons su.

Et c'est avec ces joyeuses inventions

que.

MM. Fabre e Buiot s'ingénient à justifier leur

avancement, et déclarent,, sur l'ordre dn gouvernement,

que ia République est en danger.

Mais cela ne va pas " tout seul, même avec

beaucoup d'imagination, car on en vient à dira

que. très probablement samedi soir, seront rendues

un certain nombre d'ordonnances de nonlieu

ou de mises en liberté provisoire.

Par contre, on continue à faire courir le bruit

que, dès lundi, deux arrestations sensationnelles

s'araient ODérees. i'une dans l'Est, l'autre dans

l'Ouest et que, dès leur arrestation, ces deux

nouveaux inculpés seraient transpor és directement

au Sénat avant même que ia nouvelle arrestation

soit connue du oublie.

Nous laissons aux dreyfusards la responsabilité

de ce bruit, que nous vouions croire purement

tendancieux, et. qui vise deux vaillants généraux,

que l'affaire Dreyfus a rendus populaires, et que

ia miniiràrn Wa i d eelr-R ml ssea n- R ei n -A r-h

tre, n'a même pas eu un commencement d'exécution.

En face de ce néant Waideck-Rousseaun'est

pas précisément sur un lit de roses, li se console

néanmoins de sa galle en pensant que les

vénérables pères-conscrits obéiront, sa"ns révolte,

à ses ordres et prononceront la peina

quand même. >

" Ne faudrait-il pas voir, dans celte information

do la Liberté, un écho des dissentiments survenus,

paraît-il, entre le parquet général et ie

gouvernement.

M. Fabre. juge d'instruction, a continué cette

aotès-midi avec M. Rambaud. substitut du procureur

de la République, l'examen des dossiers.

Il espère être en mesure, samedi soir, de rendre

son ordonnance et de communiquer ses dossiers.

A trois heures. MM. Ptiybaratid, directeur des

recherches, et Boussenot, contrôleur général, se

sont rendus dans le cabinet de M. Fabre. On

ignore le but exact, de leur visite, mais on suppose

qu'ii s'agit de nouvelles perquisitions ou

d'arrestations a moins qu'elle ne se rapporte aux

assiégés du fort Chabrol.

M. Failières. président de la Haute Cour, sera

de retour à Paris dans la journée de samedi.

Les travaux

d aménagement des neuf cellules

sont poussés avec la pius grande activité. Tous

les travaux de charpente sont terminés et on va

commencer a établir le3 séparations avec ia

liège dont les baliots ont été" apportés aujourd

hui. Eiies seront achevées dimanche soir.

Au bout des neuf cellules, on a conservé une

salle où les détenus pourront, seion les formalités

ordinaires, recevoir les personnes qui auront

les permis voulus. On dit maintenant que

ies neuf celinic* seront occupées par les principaux

inculpés ; les autres resteront à la prison

de la Santé.

La commission d'instruction aura à sa disposition

ies deux bureaux qui existent actuellement

entre la salie de la bibliothôaue et la sane dite

« Jeanne-Hachette .

Le bureau, occupé habituellement par la commission

des finances et qui est voisin de la saile

Jsanne-Hachette, sera attribué au procureur général.

Pour ce qui est de l'aménagement de la salle

des séances, on ne s'en préoccuoera que lorsque

les décisious de la commission d'instruction

seront connues. Les décisions seront prises suivant

le nombre des accusés qu'elle "retiendra.

Au cas où la salle actuelle des séances serait

trop petite, les sénateurs ont exprimé l'onimon

qu'on pouvait se servir de la sai'ie dite des Fêtes,

qui est très longue et très grande.

Un certain nobre de sénateurs ont écrit pour

demander si leur présence était absolument' nécessaire

lundi; il leur a été répondu aue oui.

Quelques-uns ont aussi demandé s'ils devaient

se mettre en habit noir; il ieur a été répondu

que iors de la Haute Cour qui a jugé les gênerai

Boulanger, ies sénateurs dé la majorité avaient,

sur la demande du président Leroyer, revêtu

l'habit noir.

Un grotesque sénateur conseillait même aujourd'hui,

à ses

collègues, de ceindra leur

echarpe.

M. Lénine, préfet da police, et M. Touny,

directeur de là police municipale, sont venus

dans ia journée àu Sénat se rendre comote ds

l'état des travaux en cours, qui avaient été visités

la veille par le procureur générai Bernard,

accompagnant M. Monis. garde des sceaux.

M. Viimes. greffier du parquet de la Seine,

s'est déjà rendu, hier, au Sèna-" sur ia convocation

de M. Sorel. afin de délibérer avec le secrétaire

gênerai sur la marche a suivre et ia nature

des prérogatives que lui confèrent ses nouvelles

attributions.

Le Journal officiel publie aujourd'hui la convocation,

par M. Failières, membre de ia Haute-

Cour.

Les demandes de cartes nour la séance de

lundi affluent à la questure." C'est par Monceau

que les lettres arrivent et cependant l'audience

publique ne présentera pas grand intérêt.

Ce n'est, eh effet, qu'en chambre du conseil

que les sénateurs pourront prendre ia parole

et soulever les questions de compétence ou autres.

Perquisitions en province

Nancy, H septembre.

Sur mandat da M. Fabre. juge d'instruction à

Paris, de nouvelles perquisitions ont été opérées

hier soir dans ies locaux du cercle lorrain, et

dans ies bureaux du Journai dt la Meurthe et

des Vosges. On a saisi de volumineuses liasses

da papiers sans importance.

nationale sont venus ce matin au Palaist

Bourbon. Plusieurs d'entr'eux nous onaffirmé

que le nombre des adhésions atteignait

aujourd'hui le chiffre de 142.

Au sujet de l'initiative prise par M. Méline,

un député républicain progressiste a

tenu à un de nos collaborateurs le iaiittage

suivant :

M. Méline, qui est un homme de gouvernement

expérimenté, n'agit nas à la légère. croyezle.

U consulte ses amis. Rien de dus Dour l'instant.

S), après cette consultation des progressistes,

l'ancien président du conseil réclame, en leur

nom et ail sien, la convocation du Parlement,

c'est qu'il aura jugé que ies intérêts du pays et

de l'armée nécessitent cette mesure extraordinaire

qui est absolument constitutionnelle.

Une telle manifestation de ia majorité de la

Chambre déterminerait certainement chez de

nombreux sénateurs un courant favorable à la

convocation. Il ne faut pas croire que l'esprit

sénatorial soit aussi révolutionnaire que le disent

ies organes du dreyfusisme. La plupart des

sénateurs sont respectueux de la légalité et des

décisions da la justice civile et militaire. Ils

veulent l'aDaisement et ont au plus haut point

le souci de la conservation, que, seul, peut leur

assurer un gouvernement républicain" progressiste.

TS DIVERS

Inondations.

- Un train

rivière

dans une

Nouvelles d'Espagne

De nos correspondants particuliers t

Barcelone, 14 septembre

La grève des ouvriers tanneurs et"f on

deurs prend de plus en plus grandes nronn

tions, causant un préjudice considérable an

patrons qui refusent de faire des concp«

sions. Les ouvriers patrons ont eu une con

férence avec le procureur civil et lui & 7

demandé d'intervenir dans le conflit.

Un terrible ouragan a sévi hier aux M

Bermudes. Les monuments publics ont beà^8

COUD souffert; dans les docks, on estime >

pertes à 100,0000 dollars.

le »

Biibao, 14 septembre

Une enauete est ouverte sur les aa';-.,

ments des séparatistes aux fêtes du vin»

de Palencia, où les drapeaux espagnols ff*

rent brûlés. Des poursuites seront intenté

contre le maire, oui cacha le fait. Les c otn S

leur

On ia.

Saint-Etienne, 14 septembre.

Cematin, à la première heure, les commissaires

de police ont fait des perquisitions chez

quelques personnalités catholique'- et royalistes.

On n'a 'rouvé aucun document'iroportant.

Montpellier. 14 septembre.

Ce matin les scellés ont été levés 'ot des perquisitions

opérées au domicile du marquis de

Cadoile, président de la Jeunesse royaliste de

l'Hérault. Quelques papiers sans importance ont

été saisis.

>UE DE

Paris 14 septembre,

la Banaus de France du 7 au

Bilan de la Banque de France du 7 au 14

septembre :

Encaisse, or. 1.922.369,977 ; dim.. 4.307.425 ;

argent. 1.190.872.665 : dira.. G.687.483.

Portefeuille. 603.291.258 ; dim. 5.61L7S0.

Avances sur titres, 441.531.303;

diminution

3,036.332.

Comptes courants particuliers, 426,939,151 ;

dim., 33,959.510.

Compte courant trésor, 195,018,491; augmentation.'

1.119.910.

Biiiets en circulation, 3,719,237.190 ; augmentation.

8.289.400.

Bénéfices bruts escomotes et intérêis divers

nour la semaine. 360.020; 'dépenses, 30.747.

Munich. 14 sentembrs.

Une pile d'un pont de chemin de fer ayant été

minée par les eaux entre Muentldorf et Roli

brach, "un train a été précipité dans i'inn. Cinq

employés du chemin de fer" ont péri. Il n'y avait

heureusement cas de voyageurs"dans le train.

L'écroulement du pont s'est produit si rapide

ment que deux pompiers et un aubergiste n'ont

pu se sauver et'se sont noyés.

Maintenant, le temps se rassérène, et les eaux

diminuent. Les dégâts sont énormes.

Salzbourg, 14 septembre.

La ville et plusieurs autres localités sont

inondées denuis' hier. Le niveau des eaux est

pius élevé qu'en 1S97. On a envoyé des troupes

pour porter secours aux habitants. Les communications,

par chemins de fer, sont interrompues

à l'heure actuelle. Les eaux diminuent lente

ment.

Mystérieux abandon d'enfant

Grenoble, 13 septembre.

Le parquet de Grenoble fait une enquête sur

un criminel et mystérieux abandon d'enfant. Les

faiis se sont cassés, vendredi dernier, au Fontanil,

viiiage situé à 10 kilomètres de Grenoble.

Dans l'après-midi, deux dames élégamment

mises, d'aliure et de langage irréprochable, se

présentaient à la ferme des époux Termat et

sollicitaient du lait pour ie bébé que lune d'elles

portait dans ses bras.

Miie Termat accéda à leur désir et permit

aux visiteuses de s'asseoir au logis pendant que

l'enfant prendrait le lai: frais. Toat'i coup, une

des dames sa leva, manifestant une vive inquiétude,

et déclara s'anerçevoir qu'elle avait perdu

sa montre en venant à ia ferme. Mile Termat

tomba dans ie piège et accepta de garder l'enfant

pour permettre aux deux inconnues de chercher

la montre. On ne les revit plus.

L'enfant, une fillette de quinze' jours environ,

est toujours à ia ferme; ses linges sont fins,

neufs, sans initiales.

Les hypothèses les plus

romane-ques ont cours dans

le viiiage ;' on

pane d'un enlèvement, on dit que l'enfant serait

le fruit d'une union clandestine, etc.

Un émule de "Vacher

Le Havre, 14 septembre.

Lundi matin, Mlle Victorine X...i âgée de 20

ans, employée de magasin, au Havre, qui passai:

ses vacances à la campagne, fut accostée

dans un chemin de traverse à Gainneviiie. par

un individu qui, sur un ton menaçant,

"lui réclama

de i'argent.

Avant, qua ia jeune fiîia eut eu le temps de répondre,

cet individu se jeta sur elle, ia renversa

sur le sol en la saisissant à ia gorge et s'empara

de son mouchoir et da soa porte-monnaie.

Malgré sa frayeur, Mile X. .. se débattit furieusement

et elie poussait des cris déchirants ;

aiors i'ignobie personnage lui appliqua ia main

sur ia bouche avec une telle violence que MileX.,

perdit connaissance. U s'enfuit à travers champs

après avoir odieusement outragé ia malheureuse

jeune lilie. Le misérable n'a pu jusqu'ici être

retrouvé.

14 septembre.

Sont convoaués, nour le ler octobre 1899, à

l'effet d'élire un conseiller d'arrondissement, les

électeurs du canton de Dourgne (Tarn), en remplacement

de M. Raucoules. démissionnaire.

... M. Villiers, déouté du Finistère, a écrit

à M. Deschanel pour mi demander d'aiouter

son nom à ceux de ses collègues qui se ssnt

déjà adressés à iui pour réclamer la convocation

du Parlement.

~v~vwv L'archiduc Louis-Victor, frère de l'empereur

François-Joseph, est arrivé, hier, à Paris

accompagnè'de son a,de de camp.

Le prince

voyagé incognito sous le nom de comte de

Giesheim.

«~ Un incendie vient de détruire, à Paris

n - 15. avenue de Sufîren. les chantiers d'un mar

chad de bois ainsi que des magasins de graine

terie situés car derrière.

merçants se plaignent du préjudice au«

cause la suspension des garanties

siste nour que les autorités paraivsentT"

mouvement carliste.

'

UU1

Madrid, 14 septembre

Le gouvernement a envové à Biibao


décision oui rétablit les avan-

«-endrl^vancement exceptionnel accordés

a^es ° lieutenants de cavalerie classes en

h ri eU . x

\jste à la fin du cours d'instruc-

%e d? l'Fcole'de Saumur et qui concède

.ion

ntioes analogues aux officiers classés

dsS * V

premiers à la sortie de l'Ecole supéjes

s ' ,f e o-xierre.

ri51

IP l *ateur n'en trouve nas.

La France du Travail à Rome

Les trains de Paris, de Lyon et de Marseille

sont assurés.

Il y a encore moyen pour les hésitants de

trouver des places: il suffit d'écrire ou de se

présenter en demandant ia classe que l'on

désire adopter et en versant immédiatement

les fonds.

Le Saint-Père nous attend. Il a fait ces

jours-ci à M. Harmei le plus tendre accueil !

Allons voir le Grana Pape et prier au tombeau

des saints Apôtres.

Ce sera un des" plus doux souvenirs de

notre vie.

Les mesures les plus minutieuses sont

prises pour que tout se nasse à la plus

grande satisfaction des pèlerins.

On visitera Marseille, Gênes, Pise, où des

arrêts suffisants sont assurés

: A Rome tout

le monde se réjouit et se prépare à nous

faire le meilleur accueil.

Les pèlerins rentrant de Jérusalem seront

à Rome en même temps que nous.

Le groupe de Toulouse et les pèlerins des

diocèses voisins qui veulent partir de Toulouse

sont avertis que le mardi soir, à 7 h.

On distribuera les cartes du voyage et on

donnera la dernière instruction au presbytère

de Saint-Pierre, rue Vaiade, 23.

Le départ de Toulouse aura lieu le mercredi

matin à 3 h. 58.

Séjour à Marseille : Jeudi matin, à 8 h.,

réunion générale de tout le train rouge, à

N.-D.-de-l a-Garde.

On partira de Marseille le jeudi soir à

h. 25 pour arriver à Rome Translevere le

vendredi soir, à 10 h. 15.

Pour tous renseignements, on voudra bien

s'adresser à M. le curé de Saint-Pierre, rue

Valade, 23, à Toulouse, jusqu'au mardi 19

soir, inclusivement.

Le Souverain Pontife dispense les pèlerins,

pendant toute ia durée du voyagé, du

jeûne et de l'abstinence.

:>as i argent qui manque,

Ce.

piq u

vrri f arlem ent l'a si bien compris ou'il

- Ui e divers

°.Uoin°> eSt nourtant

"uonen t.ense, c'est le crédit.

f»ciliî" ,ei ' ses ^positions législatives pour

dit"

er , ' a création des institutions de cré-

Èni inc

eur de l' a ?riculture.

crédu

!ot sur la création des sociétés de

En itf ricole ;

En ISQQ - oi sur les ' warran ts agricoles ;

Eh Di

ioi sur les cais ses régionales.

*er Sat jl' t0 "t cela est encore loin de donaiâte

i , '. on aux interPSse s.

' la loi sur ies warrants n

st .pas et

. grand

CsUe'ri

cultiv a'eurs.

Ban 6

90 sur *'em pioi des 40 millions

"eue ne France et de l'annuité de

't es l,'I°" s ', n ' est P as non h ius ce eue l'on

li ^^iamaia p

tie Iafev,® . 1 .?". sur l'empioi des

Nu" •on


JJ AÎICII 15 DI5 F AIII 3

Du H septembre.

Alcools. — Gourant, 39 50 ; octobre, 33 50; notemhre

déceuibie, 33 ûû ; 4 premiers, 33 00;

joie 3'.! 25.

Sucres. — Courant, 30 50 ; d'a&tobre, 29 075 ;

aovembre. 30 00 ; 4 Dremiers, 30 625.

Blés. — Courant. 19 30 : octobre 19 50 ; novembre-décembre.

19 80 : 4 premiers, 20 30.

Farines. — Courant, 26 15; octobre, 26 35;

lovembre-décembre. 26 65 ; 4 crémiers, 26 î'fc.

Corbeil, 28 50, roux 33, raffines 105 00.

MARCHE DU LA VILLETTE

Du 14 septembre.

Vfcn'e lente sur le gros bétail et mouton?,

mauvaise sur les veaux, et facile sur les porcs.

Boeufs. -«Amenés, 1,982; vendus, 1,891; lfr. 39;

1 2>'( 0 V5.

Tacae3. —Amenées 509; vendues, 5» 2; l f. 36;

1 1-. 15. O 92.

Taureaux. -* Amenés. 1S5; vendu?, 18 0,

1 fr. 10, 0 lr. 96, 0 fr. 84.

Veaux. — Amenés, 1,68!; vendus, 1,383; 19",

i lr. '66, 1 fr. 41.

JÂoutons. — Amené?, 14,552; vendus, 11,068;

flr. 92, 1 6?, 1 fr. 42.

Pores. — Amenés,- 4,95a; vendus, 4,935; 146,

1 43, 1 40.

MARCHE DE BORDEAUX

Du 14 septembre.

Bi e!:. _ On cote : Blé Garonne do i8à 13 lr. 25

. les 160 kiios.

Farines. — On cote : Marques à cylindres supérieures

de 2S à 28.75, premières marques cylindres

do 27.25, premières marques à meules

26 fr. ies 100 kilos.

Sons et repasses. — On cote : Sons de pays

gros 14 lr., ordinaire 12, Piata 11,25. repasses

fines oay 14 fr.. ordinaires 13. Piata 12.

Ma"s.'— On cote : Cinquantini 16.50, Oalatz de

15 à 15.75 suivant qualité. Danube 15,50 à 15.75,

Piata 11.85 à 14,50 les 100 kiios. gare départ.

Avoines. — On cote : Crises hiver Poitou 17 75

à 13. Bretagne tt 25 à 17 50.

Seig'le. — On cote : Pays de lt 75 à 15.

Poivres. — Vendu : 5 tonnes Saigon à 108 50,

les 59 Elles en entrepôt.

Tartres et dérives. — Vendu 15.000 kiios tartres

a 1 30 le degré. 6.000 kilos iie à 1 (>».

Bœufs. — Amenés, 195 ; vendus, 192 de 56

a 67.

Vaches. — Amenées, Î4: vendues, 15 ; 4« 48 r

a 56.

Moutons. — Amenés, 555 ; vendus, 397, de

70 à 63 fr, les 50 k.

GERS

Saramon.

Cours du marché :

Halle aux grains.— Eladette. 13 fr. »» à 13 50; |

b'.é, 13 fr. 25 à 13 fr. 50 ; avoine, 7 50à 7 fr. 75; |

orge, 8 fr. 50 à 9 fr.; maïs, 13 à 13 fr. 50 ; fèves, |

9 50 à 10 fr. «»; haricots, 19 50 à 20 fr.; le tout

l'hect.; trèfle incarnat, en bourre de 1 50 à 2 fr.

le sac.

Volaille. — Poules, 4 k 5 fr.; pouiets, 2 fr. 25 à

3 75; canards, 2 75 a 4 fr. ; dindons. 6 à 8 fr.;

pigeons, 1 fr. 00 à l fr. 50; pintades, 5 à 6 fr.;

ïe tout la paire.

Lapins domestiques, 1 fr. » à 1 fr. 40 la pièce.

CKùfs, 0 70 la douzaine.

Gibier. — Perdreaux, 1 à 1 40; lapins 1 à 1

lièvres 2 50 à 4, le tout ia pièce.

Mirande.

Voici les cours pratiqués :

Blé. de 13 fr. 00 à. 13'fr. 50 i'hect. ; maïs, de

i 12 50 i 14; avoine, de 7 50 à 8 50 ; pommes de

i terre, de a ».

Dindons, de 7 00 à 8 00 la paire ; dindes, . à

»; poules, 4 n» à 550; pouiets. 2 50 à 3 50; lapin»

i domestiques, 1 25 à 1 75 la pièce ; canards, "3 »»

| à 3 50 ; fièvres, de 4 à 550 :* lapins, de 1 fr. 25 a

i 1 fr. 50 ; perdreaux, de 1 50 a 1 75 ; cailles, 50 c.

! le tout la ciece.

Œufs, 80 c. la douzaine.

Fieurance.

L'afltuence de monde n'est pas très grande a

à notre marché de ce jour, et ce ne sera qu'après

30;

les vendanges faites que reprendront nos magnifiques

marchés d'hiver. Ii" s'est pourtant traité

aujourd'hui, à notre haile aux grains des affaires

très importantes. Les cours restent les mêmes

pour lés blés, à 14 50 et 14 75 les S0 k., et

pour les avoines, à 7 59 et 7 75 les 50 k.

Cours du marché :

Halle aux grains. — Blé, l'hectolitre. 14 50 h

14 93; avoine, les 50 kiios, de 7 50 à 1 75; maïs,

l'hectolitre, 12 .. à .... ; haricots 1 hectolitre,

17 00 ; fèves, 11 .. a . . : pommes de terre, 2 75 à

3 ..; foin, les 50 kilos. 3 50 ; paille. 1 23.

Vins. — Rouges de 50 à 70 fr. , blancs de 6 a

6 50 le degré.

Hailé a ia volaille. — Poules, de 4

paire ; poulets, de 300 à 3 50; dindes, de

à 5 00 la

. à .. f r. ;

dindons, 8àl0 fr. ; dindonneaux.de . ..à .. ;

chapons, de. .. à .fr.; poulardes, de. .. à . fr.;

pintades, de 5 à 6 fr.; 'canards, de 3 .. à 3 50;

; lapins, 150 à . piè. ; oisons,

. .. i . !» paire; canetons, de . .. à . ', mulâtres,

de . .. à . ...

Qîufs, 0 80 la douzaine.

Gibier (la pièce). — Perdreaux. 1 fr. 25 ; cailles.

50 c; laoins, 1 fr. 25 : lièvres. 4 fr. à 5 00.

Foirai). —'Boucherie .poids vif): bœuf. le kilo,

70 c; vache 55 c, veau 60 c, mouton 80 c, brebis

70 c, agneau . fr„ porc 0 fr. 85.

Bœufs de travail, l'attelage, de 6 à 900 fr.; vaches

de. travail, l'attelage, de 300 à 790 ; génisses,

ia paire, de 200 à 550.

ETAT CIVIL DE TOULOUSE

DÉCÈS PF.S 12 ET 13 SKPTEMP.nE

Antïpcul, veuve Loumes, 77 ans, à Soucetard ;

Jean Brus, 37 ans, allée de Garonne, 51 ; Auguste

Oilagnier, 55 ans. rue Idrac, 13 ; Pierre Maure],

25 jours, à la Juncasse; Victor Nombel, 40 ans,

ailée Saint-Agne ; Guillaume Berthier, 79 ans,

rue Sainte-Catherine, 14; Raoul lzard, 13 ans,

impasse lzard; Antoine Carrère, 75 ans, Pouvohrville

; Jules Jany. 8 mois, Lardenne ; Anne

Dupui, 67 ans. Côte Pavée; Marcel

21 jours, Soupetard.

Hospices, 3.

Hôpital militaire, 1.

Duloc"

BOURSE DE PARIS

Lu, lé septembre

(Par dépêche télégraphique)

AU COMPTANT

Cour3 j Cours

précéd- du jour

,

3 0/0

100 90

te Autriche or P. Hongrois 4 0 0

ZI

O Es!'à?ne extérieure.

Italien

3 0/0 amortissable

3 1/2 0;0

100 50

102 50

Bette tunisienne

495 »»

{H Consolidé anglais... . 105 18

"*!

J

Egynte unifiée

107 50

" Russe 1880

102 40

— 1889

102 25

— 1893

101 70

100 10

6) 35

93 15

101 25

100 45

102 70

495

105

107 85

102 75

103 25

»»» »»

101 90

100 40

61 50

93 40

AU COMPTANT (suite)

Banoue de France

Crédit foncier

Comrtoir d'escompte...

Crédit lyonnajs

Société générale

Midi

Orléans

Paris-Lyon-Méditerranée

Nord

Ouest

Est

Est-Algérien

Ouest-~Alfférien

Bône-Guelma

Autrichiens

Lombards

Nord-Espagne

Portugais. T

Saragosse ,

.Ville de Paris 1865

— 1869

— 1871

— 1875

— 1870

_ 1892

Foncières 1879

_ 1883

— 1885

Communales 1879

— 1880

Midi

'Orléans

/Lyon (fusion) -

\Ouest

<

Est

O

iNord

Est-Algérien

Ouest-Algérien

o

Bônc-Guclma

Saragosse

Nord-lïsi>agne

Portugais

Autrichiens

Lombardes anciennes..

Sues

Panama 5 0,0

^Panama lots

| Ç, pr. je. duj.

4000

715

593

972

598

1324

1705

1885

2100

1145

1019

732

G30

740

747 »»

165 »»

195 »>'

67 50

263 »»

545 »>>

422 »»

407 »»

557 50

556 »»

381 50

502 »»

447 50

478 »»

502 »»

491 »»

458 »»

461 n»

4G0 »»

459 50

459 50

466 75

442 «w

441 ii »

442 50

312 n»

250 mi

288 50

452 «n

350 »»

616 50

43 50

113 75

4000

708

599

975

598

»»

»»

1325 s»

1780 »»

1885 »»

2105 »»

1145 »»

1020 »»

730 »»

»»»

750 ii»

»>i» >i»

161 ».>

195 n»

»» »»

275 »»

543 75

422 »»

400 »»

559 »»

559 n»

381 »»

502 »»

445 :.»

477 75

478 »»

492 n»

458 50

462 »»

460 »»

460 un

460 n»

470 »»

4.42 »».

»»» »»

444 50

314 n»

249 25

)>»» »»

451 50

358 »»

619 75

41 50

111 »»

A TEBSS2

| Cours Coure

précéd . du jour

3 0/0 100 S2

3 0/0 amortissable 100 17

3 1/20 0 102 52

Espagne (extérieure) 6140

Italien 5 0/0 93 05

Portugais 4 0/0 24 25

Turc 4 0/0 22 90

Banque de France 4000 »»

Crédit foncier 718 >;»

Crédit iyonnais 970 »»

Comptoir d'escompte 688 »»

Banque de Paris.." 1055 »»

Banque ottomane..., 569 »»

Méridionaux 6S0 »:>

Suez 3595 »»

Gaz de Paris 1130 »»

Rio-Tinto 1177 »»

De Beers 678 »»

Goldfields 176 »»

East Rand 161 »»

Rand mines 91S »»

Sosnowice (action) | 2420 »»

101 20

100 50

102 70

61 52

93 22

24 35

22 70

4010 »»

716 »»

975 »»

598 »»

1060 »»

571 un

681 ii»

3605 n»

1130 ii»

1186 »»

680 »»

181 50

171 »»

958 n»

2480 >.»

Banq.deFrance:escomn.30/0; avaiic.3 1/20/0

CHANGE

Hambourg

Londres

Londres (chèques)

122 25

25 25

25 27

Madrid (papier court) 401 50â»»> »»

Madrid (papier long) 400 50 à »»» »»

BOURSE DE LON3RS3

3 0/0 99 »» ! Italien 92 12

3 1/2 0/0.... »»»»»! Suez 141»»

Ottomane.... 12 75! Egypte 105 50

BOURSE DE TOULOUSE

3 0/0, 100 95. — 3 1/2 0 0, 102 65. - 3 0 0

amortissable, 100 50. — Carmaux, 1400 ... —

Société des moulins du Bazaele, 1575 .. —

Société toulousaine d'électricité, —

Ville de Toulouse, 1868, 508 75. — Ville de

Toulouse, 18S9 (500) — Ville de Toulouse,

1889 (100)

Contre la COHSTiPATION et ses conséquence»

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ET DE LA BANLIEUE

cfo Touleasa

Aller [malin) : Laiande-Aucamviile e. w

10 h. .., midi; Castelgincst, par Lalande-A.w ,;

ville, 6 h. .. ; Lardenne. 6 h. ... i0 n

Saint-Simon, par la Cépière, 6 h. . .,'Û"h ~

Cugnaux, oar la Céoière, 6 h. . . ; CastanVr « i " »

10 h. ..; Saint-Agne. 6 h. ... 10 h. PI„„

par le Polygone, 11 h. .. ; Blagnac. nar r5*c'

bouchure, 6 h. ..; Croix-Daurade. ?n,,\, m"

6 h... ,11 h. ..; Lafourguette, 6 h. .. ul h S '

Montaudran (Pont-des-DenioiselIes),' 8 h '**

Saint-Martin-du Touch. 6 h., 11 h.- Cniiî " ;

6 h. .., 11 h. ..; Tournefeuille. - p"î?i?' er3

6 h. ... 11 h. .. ; Braqueville. - Poitet fi h

midi. > « u.

6

Soir : Lalande-Aucamvilie, 4 h. ... 7 . n

telginest, nar Lalande-Aucamvilie, 4 h.' *'•' T "

denne. 5 h". ... 7 h. ..; Saint-Simon, nar' >'» ,r •"

Pière, 4 h. .., 7 h. .. ; Cugnaux, par fa rw-

M ha.; Castanet, 2 h. .., 6 h. .: ; Saint-A^6'

4 h. , 6 h. .. ; Biagnac, nar le Polygone, 7 h '

Blagnac, nar i'Embouchûre, 2 h. .. ; Croix r, "'

rade. - Loubers, 3 h. ... 7 h. ..; Lafou ve .^f tt f -

7 h. ..; Montaudran (Pont-des-Demoiseilpoi cî.'-'

Saint-Martin-du-Touch, 4 h. ... 7 h. . o N

miers, 4 h. .. ; Tournefeuille. — Platane» 'i K °~

Braqueville- Portet, 4 h. ... '~ anc «> * b, ..,

Retour {matin) : Laiande-Aucamviile g u

11 h. ..: Castelgincst, par Laiande-Aucamv'n'''

7 h. Î0 ; Lardenne, 7 h. .., 11 h. .. ; Saint Si^'

par la Cépière. 8 h. ... midi 45; Cugnaux na* i

Cémère,7 h. 30; Castanet, 7 h. 30, midi; Saint- A L

8 h. »». midi 30 ; Blagnac, nar le Polygone 'mâ t%

Blagnac, nar l'Embouchure, 7 h. ..'- Croix ri

rade. - Loubers, J h. ... midi; Lafour-ùetT:

7 h. ... 11 h. ..; Montaudran (Pont-des-Dom^

selie),9h. .. ; Saint-MartiD-du-Touch.8 n • n

lomiers. 7 h. 30, midi 30; Tournefeuille _"pi

sauce, 7 h. 45 ; Braqueville. — Portet, 7 'h. 30

Soir: Laiande. — Aucamville, 1 h. ... 6 h

8 h. ..; Castelgincst, oar Lalande-Aucanvn'i''

5h. 30; Lardenne, 1 h. ... 6 h. ... 8 h. .. • Sali?'

Simon, par ia CéDière, 6 h. ..,8 h. 15; cùgnan

par la Céoière, 5 li. 30 ; Castanet, 3 h. 45, f K qjf *

"Saint-Agne, 4 h. 15. 8 h. .. ; Blagnac, Dar ïe p'nl

gone.8h. 8 ...-.Biagnac, : Ria^nac. Par oar l'F.m'hnnMinr.a l'Embouchure, »*.'*'" 3 j,

Croix Daurade. — Loubers, 4 h. .., 8-h, '.. * i£*

fourguette. 8 h. .. ; Montaudran (Pont-gel n

moisellcs.ô h. .. ; Saint-Martin-du-Toucb fh

6 h. ... 8 h. .. ; Colomiers, 5 h. 30; Tournéten.'i' "

- Plaisance. 1 h. 30. 6 h. 30; Braqueville 1 VUle '

Portet, 1 h. 30, 5 h. 30:

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