26 Janvier 1909 - Presse régionale - Mairie de Toulouse

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26 Janvier 1909 - Presse régionale - Mairie de Toulouse

LE Kra5CEMTMES

Organe «fiiotitflften ôe I>êîe^se Hociaie ©t Religieuse

RÉDACTION ET M3MINISTRATÏOW s Toulouse, Rue Roquelaine, 25

LE NUMÉRO 5 CENTIMES

AVl-IWiÀRONKK ET RfiFARTBMWm UÎMWtt»rM«» . ... « b. 4t *> flO*-

»Kt>iRih Mr .Nis mon LlMrrao*"HKS 7- O- 2M~

«THANUKH (Un.oa ^««j,,) - tt& - *Q -

AXM Aho.-.nemcnt; partent dus *• •* *• ** etites

étrenne?.

C'est eous la forme d'une augmentation

de- l'impôt sur tes valeurs mobilières que

ces étreintes leur sont venues. Mais comme

l'opération «'est faite avec la célérité accoutumée

des votes 'importants et avec la

discrétion peut-être excessive desdonateurs;

Û y a sans doute plus d'un contribuable

intéressé qui ignore ie cadeau qu'on lui à

lait.

Pour permettre à, chacun de. s'en rendra

compte, nous voudrions rappeler en quelques

mots le système fiscal qui frappe en

France les valeurs mobilières.

Les valeurs mobilières sont frappées en

France de trois impôts

: l'impôt sur le re»

venu, le droit de timbre et le droit de transmission.

Ces impôts, dont sont exemptés

seulement les fonds d'Etats, nationaux ou

étranger?, reposent sur des -bases diffé

rentes.

L'impôt sur le revenu, établi par ln loi

du 29 juin 1872 et aggravé par la loi du ?6

décembre 1890, atteint les intérêts ou divi

den-des distribués aux obligataires ou aux

actionnaires. Il est de 4 %. Les lots, proveilant

des vakurs qui comportent cet avantage;'

sowt frappes plus toursteswjit, jm»-

un© loi spécia'e, du 25 février 1901. d'un

impôt do-8 %.

IJP droit de timbre, régi par la loi du

.") juin 1850, peut être pnyé a« moment de

la création des titres, mais donne lieu, en

fait, dans la plupart, des cas, â tin abonnement

qui a pour effet d'ajouter un second

•impôt à ila charge des possesseurs de valeurs

mobilières. ]/impôt du timbre est basé

sur la valeur en capital du litre. Il s'élève

à 6 centimes par 100 francs du capital nominal

de l'action, et du montant du titre

s'il s'agit d'une obligation. Les sociétés en

liquidation, les sociétés considérées commo

improductives, c'est-à-dire qui n'ont payé

pendant. 1rs deux dernières années ni divi

dendes ni intérêts à leurs actionnaires, sont

dispensées du droit de timbre, mais sur les

actions seulement.

Le droit de transmission, créé par la loi

du 23 juin 1857, est celui que la loi des fman-

OependéiH. le cœur fait exception ; i.l ne ces-

1 ces du 20 décembre 1908 est venue aggrase

de 6'aooroîtTe avec J'Age. Chez ie« vieàiti'rwla,

I ver. I! y a lieu de distinguer, pour son àp.

il pèse environ 100 grammes de plw que otoez plication, suivant que le titre est nominatif

les aéuntes. : -'--»— c* j... ,-„."4f i

H3M. FlaSsffi^res islf,-Jto'iiHèl nous ^.flri 1! ii^

comprendra la, cri «uprÇme ^AIWI Pèllst,

au moinent d'ètré conché f*irr

plfo^vche dp

la goyMïne : « Vive la Sociaile

A has

j calothis ! » ï«s ea*oit5ns, en effet, réserveiA

! teor pitié aux vietîmae* -et. Ieiaiwn.t aux éoeïa»

ation très «enslMIe pour les litres se eapi

•lisant à un revenu élevé. Si nous supposons

ne vo'eur, cotée en moyenne 500 francs

et produisant un dividende de 25 franc»,

'impôt payé par le porteur de cette valeur

ié écran élevé de 2 1)0 à 2 80. L'augmentation

aurait été de 2 %.

Du projet ministériel, le Parlement n'a

, as retenu la forme-, c'est-à-dire la simplification

qu'il apportai), à notre tioéoaiiisine

jPteûaj'. .Mais il en a retenu le fond, c'est-àdire

l'accroissement de charges qui devait

en résulter pour le contribuable.

Cet accroissement a été réalisé de la façon,

la plus- simple du monde. Au lieu de

transformer la taxe, de transmission, on

s'est tout simplement contenté de l'élever.

On l'a portée de 0 20 centimes à 0 25 centimes

pour cent.

Ce n'est donc pas. fournie dans le projet

mtalstértei, lm-a catégorie de contribuablt-s

qui voit acs charges s'accroître : tous ceux

qui sont porteurs de valeurs immobilières

partagept le sort commun.

L'augmentation est facile à

ton i

calculer.

UN COLONEL D'AUTREFOIS

Je feuilletais 'l'autre jour un die ces ineptes

manuels scolaires qui s«xit aujourd'hui

la pMure in-lellectuelle à peu près unique

des eniants du peuple, lit, à côté de com-

• mentahvs «HUgrenus sur les armées « mercenaires

» de l'ancienne mojiaicbfe, ou de

réftesions btiroques (lénotant cbey. le niagister

coupable de telles àneries une ignorance

des choses militaires au moins égaie

à son outrecuidance, je trouvai la phrase

suivante, jetée comme une conclusion décisive

sur les malheurs que Louis XIV subit

à son déclin :

,,.! do position «t passa sa

jandtc droite sur l'encolure. Quelques secondas

après, un boulet de canon emportait

son étrtor avec l'ot.rivière et les deux jam-

Jjes «h»«kirrière «de son cheval. I/e lend-maùi

môme, a-yant pris part à une reconnaissance

dont 39 maîtres seulemeait revinrent

sur 150, i! s'aperçut tout à coup que sa mon-:

tune faiblissait. Croyant que c'était de fatigue,

il essaya de la relover. Mais elle brou-,

ctia de nouveau et tomba moite. On mi;

trouva onze coups de feu dans

I corps.

L'aimée suivante, l'armée de Villars. à!

laquelle il appartenait, s'enfonça en Ai';"-'

magne, bal aillant presqiee chaque jour avec 1

cette du prince de Rade. Il se trouva ainsi)

à la brillante journée dHoclistaadt, îa première,

celle qui fut une victoire éclatante,

où l'ennemi perdit 7.000 hommes, dont 4.00'!

prtsonniers, 33 pièces, qui constituaient!

presque toute son artillerie, son équipage de

pont et ses bagages. 11 prit part égalemeinti

a la seconde, dont l'incapacité de Martin,

fit un dé.sastiie, qui ferma la route de Vienne!

à nos armées. Du moins s'y montra-t-i! levaleut'eux

soldat qu'il était toujours et lei

solide capitaine-dont les mérites, dit Saiut-1

Simon, étaient connus de toutes les troupes!

et augmentaient chaque jour sa réputation.!

Il y reçut même un furieux coup de sabre à'

l'épaule, dont il souffrit longtemps, et eut]

encore là, pour la troisième- fois, un cheval'

tué sous lui.

C'est seulement après ces trois sanglantes,

et pénibles campagnes, où il avait ai bravement

payé de sa personne, que le Roi l'autorisa

à acheter un régiment de dragons. i

Ses vingt et un ans faisaient de lui im oclonel

bien jeune, il est vrai. Mais combien!

d'autres plus âgés n'avaient pas acquis autant

d'expérience, de sang-frokt, ni de coup'

d'œii

! La guerre, à celte- épociue, était ix>ui

scientifique. Elle demandait surtout du couard.

Le rein de lViatOte pèse 170 Rramines et

100 seaïei uent chez le vieiiitaxl. 11 en est de

même de la raite, dont le poàtie diminue de

moiitisè

: 200 gi-aanmes chez l'adulte, 100 caiez

le ViieiJIaird

—®— Dernier éclio des élections sénatorias.

nsaire d'une petite commune du Midi

vo.iiki it à tout .p*Âx être nommé dotégué sénari>al.

(jn s'Crutiitta

: i.l er.it 5 voix contre 5 données

i son concurrent.

Oue faire ? M. le Ma, ! ire n'héai*a pas ; frciieinent,

W ajouta un buJfietin âane l'urne et

fyroeflema le réauÛtat : votants, 10 ; le maire,

t, voix ; l'autre, 5.

Pats, fort d'mn texte cfti/i déclare que lomjue

le nombre des bu.iilel.iiis dépasse retcù désémtuT-

MOents, il faut retrancher

à. chaque candidat

autant de voix qu'il a été trouve de WùHo

tins en trop, U rectlha le vote et se déclara ébi,

ÎKi.r 5 voix contre -1.

tement. Bien entettdU, la conversion inverse

reste soumise ou droit.

Cette disposition nouvelle, qui .se justifie

par de bonnes raisons, n'a été introduite

dans la loi que dans un intérêt fiscal

: elle

fait partie de la eampagna «ntvspri**! par

le fisc, Cailloux régnante, pour empêcher

lès porteurs de valeurs mobilières de se dissimuler

ou de s'évader.

M. V.

AMES SENSIBLES

S DEUX BOURGEOISIES

Ce qui a toujours fait la force des aventurier»

politiciens qui ont embrumé la car

rière du socialisme, c'est que leur unique

critérium s'adapte à une admirable conception

de la bêtise humaine.

Tout, ceux qui s'adonnent à la culture de

M vaete ••bamp son! des bourgeois, et leurs

qiipas ne sont iu.itre chose cpte des éttti

imbéciles al tachés à la glèlx; de l'ignorance

et de l'abrutissement,

Dans ces conditions, il est permis aux

nui tins, aux exploiteurs de cet immense do

maine de pousser l'audace cl l'effronterie

Jusqu'à la plus impudente extravagance.

Ainsi, ces jours-ci, Viviani. l'opulent ministre

du travail, l'un des plus huppés pai

venus

il< riiidu .-tïie. prolétarienne, présidant

le banqtiéi de

.ie dont le catéchisme

Vie M finiaot sclt la e'iale lot •morale.

• jadis,

,> lu ,rct cou ne

icri

c'est uftr «MSapM Maoprol»

lan< mies

tabou, comme

ou au porteur. Si le titre est 'nominatif]

toute mutation dans ce titre entraîne la

parement d'une taxe qui était fixée jusqu'à

ce jour à 50 centimes pour 100 francs de la,

valeur calculée d'après 3e dernier cours

moyen de la Dourse. Si le titre est au por-i

teur, les mutations échappant, par définition

â la connaissance du lise, une taxe on»

nuelle, fixée jusqu'à ce jour à 20 centimes

par 1.00 francs de la valeur, calculée d'à

près le. cours moyen de l'année précédente^:

est perçue par l'administration, ies .sociétés

en devant faire l'avance.- comme pour le

autres taxes, sauf à l'a retenir au moment

de la répartition.

En définitive, le porteur d'une obligation

de chemin de fer 3 %. qui aurait dû recevoir

15 francs en. 1008, s'est vu retenir sur ses

coupons :

1° -i % sur le revenu de 15 francs, sait

0 60 centimes ;

2" 0 06 % sur le montant du titre, soit

0 30 centimes ;

3" 0 20 % sur la valeur du titre, calculé* ,

d'après le cours moyen d" l'année précédente.

— cours légèrement variable suivant

les différentes Compagniejj et qui a oscillé

aux environs de i iO francs, — soit 0 88 centimes.

Ces trois taxes représentaient en 1908 environ

1.78 pour un coupon brut, de 15 fr.,

soit près de 12 %

Ce système- fiscal est vraiment fort eonv

pii.i.ié. et l'on ne s'étonnera point qu'il soit

venu à ridé- de l'administration d'y apporter

qiialque sinipliflcatipn, i# projet de l.adet

établi par k Diiuistre «tes finances pour

l'a iinée lt'UO marquai; une première étape

ver-- l'unification des taxes sur tes vale u-s

mobfti&ros.

D'aiirfs ci: projet , en effet, la taxe annuelle

et obligatoire étalJie • I rt s litres

au porteur, à raison de 20 oenù • pouï

100 francs, taxe ayant pour objet de compenser

la. porte qui résulte pour ie

l'résqr

de ce que les mutations des tilivs au

teur sont insaisissables, cotte taxe etit été

supprimée. Kilo devait être remplacée pai|

uno taxe basée sur le revenu, taxe idi niique

quant à -on assiette à l'impôt de 4 % sur Je

revenu doi:i existrmt, jnais plus élevée

quant à .son chiffre, puisqu'ode aurait été

fixée à 6

si ce projet avait été accepté, le portdtir

de l'obligation do chemin dv; fol', dont nous

parlions il y n un instant, aurait eu à aapj

portol" '.'ne retenue de

1° 10 % sur son revenu de 15 francs, soit

1 50 ;

2" 0 00 % sur le montant de son (i(ro

soit 0 30.

Au total

1 80, nui représente, à peu de

chose près, l'impôt établi sur le. an. jeunes

bases.

dn aurai! tort cependant d'infénr de cet

exemple que la léforme proposée pa.

!,.. ni;.

trislre des nuances dans son p"ojet de I.IIi) de

De M. Paul Matliicix :

La sensibilité viendrait-elle à disparaître

du reste du inonde qu'on la retrouverait

dans fàtes d'un socialiste. Les révolutionnaires

sont les êtres les plus compatissants

qu'on puisse imaginer. Seulement, its ne

«s'attendrissent quW faveur des coquins et

ils réservent pour les seuls bandits les trésors

de pitié qu'ils portent en eux-mêmes.

Us gémissent sur le sort des condamnés

à mort et poussent des cris d'horreur à la

pensée qu'on se décide enfin à laisser M.

Deibler opérer quelques scélérats. Le jour

même où cet excellent fonctionnaire procédait

à -ta. décapitation des Poftét et de leurs

acolytes, le journal .de M. Jaurès annonçait

l'événement à ses lecteurs sous ce titre :

» Honte nationaie ; on doit tuer quatre

hommes c« matin. » Et le rédacteur qualifiait

de » crime » cet acte de justice et s'efforçait

de faire partager par ses lecteurs

» l'émotion indignée » qu'il éprouvait en

songeant que quatre criminels allaient être

« assassinés de sang-froid. u.

Tous les journaux ont longuement relaté

les massacres adores commis par ces 'tortionnaires,

dont l'exécution a causé une

joie délirante dans les régions du Nord

qu'ils avaient pendant si longtemps 1orrorisées.

Ils n'en ont pas moins mérité de

faire ouvrir l'écluse aux métaphores de M.

Jaurès

; celui-ci défaillait à la pensée des

angoisses subies par ec« gradins.,

x Mais il sut lit de leuilleter la collection de

son journal pour constater que d'autres

» exécutions » ont, au contraire, obtenu

toute son approbation. Ce sont celles des

hauts personnages russes, grands-ducs,

gouverneurs et généraux du tsar, qui tombèrent

déchiquetés par les -bombes des nihilistes,

sous îc.h baltes ou le poignard 'dos

révolutionnaires.

Ces hommes n'avaient

commis d'autre crime que celui d'être fidèles

et dévoués au souverain qu'ils servaient,

d'observer pieusement le serment qu'ils

avaient prêté, d'avoir fait scrupuleusement

leur devoir

: ils méritaient donc la. mort

aux yeux de M. Jaurès, et quand le télégraphe

apportait la nouvt'We de leur fin tragique,

M. Jaurès trouvait, pour exprimer son

allégresse, des phrases d'une envolée lyrique.

I,e même homme, dans son Histoire soeinlitte,

ne déplore les massacres de Septembre

que 'parce qu'ils ont « soulevé des révoltes

de pitié grossière » ; c'est ainsi qu'il juge la

tttarl« bestiale à laquelle se livrèrent des

îordes do misérables

; et l'effroyable ago

nie des vii :''nr:ls, des femmes et des adolescents

ne saurait émouvoir l'unie géné

cée dp* positions.

C'était là im avancement fort rapide,

dira-t-on sans doute. Mais, pour l'expliquer,

il faut se reporter à 'la hiérarchie du temps.

Elle ne comportait guère que deux grades,

capitaine et colonel, caT les lieutenanees

étaient réservées aux officiers de fortune

— ainsi nommés, a-t-on dît plaisamment,

parce qu'ils n'en avaient pas -— et quant

aux fonctions de major et de lieutenant*

colonel, elles étaient exercées par des capi

taines agissant en vertu de simples commissions.

Le colonel lui-môme n'était que

•le premier des capitaines, puisqu'il avait

une compagnie dont l'unique privilège était

de prendra rang avant les autres, parce

qu'à elle était confié le drapeau blanc.

Cet exemple suffirait à prouver combl-en

est ipeu exacte l'assertipn du pédagogue

dont je citais plus haut le jugement téméraire.

Mais je veux en montrer un autre

plus concluant encore, et qui est donné par

iin des militaires les plus illustres de J'ancieune

monarchie. Il s'agit du maréchal de

Betle-Isîe. Je négociateur de l'élection impériale

de 17-41 et celui de nos ministres de la

guerre qui après Lou'vois a laissé de- son

.passage aux affaires .la trace .la plus éclatante

et le souvenir le plus justement honoré.

,M ,-:e de M. Jaurès ; il sait seulem. "t pleurer

SUT le sort «Ion Soleilland et d'un

Pollet.

Ûlj autre politicien de son groupe, le citoyen

Fiai-ssiôres - qui, las d'être biack

boulé por

luffrage universel, a demandé

nu suffrage restreint de l'envoyer ou Sénat

que jadis

|-s socialistes' voulaient détruire

et ou ils VOIKII nient tous en lier a ajoura hui

; citoyen Elaissièros passe son temps

à faire des démarches eu faveur d'un car

liihi C.amajore que M. Fallières vient de

gracier. M. Flafssières a senti son

coOUl

so fendre à l'idée que re sympathique indi

vidu aurait nu être guillotiné. Le sénateur

i-'lnissièrcs s'est, institué, sans qu'un aa'cfts

pourquoi, ie délen-'.Mjr bénévole de l'assassin

Camajoie.

S'il n'eût été qu'un ouvrier honnètr et labo-

'i'i 'S. j.' :n.,;s celui-ci n'eût mérité d'aliirrr

l'attenflori dti père-conscrit : il h tué un

.vieiiiiii.it avec une férocité de brute, et uusstlôl

ii gagus toate la sympathie du cita

va» t'iai.-.oièi e.s, qui, pour un peu, partager

lit av. ic lui le q'-iiue mille Iran (.'a qu'il

nots.s Cioitc par an.

J'ai, pour éclaircir certains, points d'histoire

qui m'intéressaient, suivi sa carrière

pas à pas, et j'y ai constaté que si, en- ces

temps assez mol jugés' puisque mal connus,

il était assurément plus facile aux uns

de gravir tes échelons militaires qu'à d'autres,

dont l'exclusion n'était pas pour cela

««si complète qu'on a bien voulu le dire,

les premiers avaient dû, tout comme les seconds,

payer les faveurs dont ils furent

comblés du mépris de leur conservation personnelle-

qui paraîtrait nevit-ètre aujourd'hui

fort dur à bien des gens. Po.r plus

d'un côté, l'existence militaire des grands

soldats de l'ancien régime se rapproche de

celle des héros de l'épopée. Jl est juste d'en

établir le parallèle, et. de rappeler que ceux

dont le monarque honorait Jes service» par

des grades, des dignités et. dos grâces enviées,

n'auraient point été déplacés, du

moins pour la plupart, dans Ja brillante

pléiade dos jeûnas maréchaux qui, après

une course à pou près aussi rapide, ont

entouré plus t.a'"d le trône de Napoléon.

I.e comte de Rolle-lsle, né en 168t. était le

petit-fils du fameux surintendant Fouquet,

qui avait entraîné sa famille tout entière

dans la catastrophe où

Le précipita son

weuglo imprudence^ Que les griefs de

Louis XIV aient été fondés, cela n'est plus

douteux pour personne- aujourd'hui. Ils

étaient faits de justes ressentiments contre

un serviteur infidèle et prévaricateur, de

graves blessures d'amour propre et d'indignation

légitime à l'égard d'un sujet orgueilleux

qui ne craignait pas d'étaler devant

son maître un luxe du uniquement à

ses larcins. Mais combien cruoicment ils

furent vengés 1

Sans parler de l'uniqttti aggravation de

peins qui révolta l'àme droite des grands

magistrats d'alors, le Roi aie craignit pas de

frapper sans mesure ni .merci les innocents

en même temps que le coupable. -Tout ce

qui, de près ou de loin, touchait au surintendant,

fut avec lui précipité, dans l'abîme.

Sa famille, dispersée, dut prendre le

olkeoiin do l'exil. I>e tous ses biens, rigoureusement

confisqués, A' ne Testa à la veuve

que ce qu'elle put revendiquer pour ses reprises,

cl la nom même, de Fouquet, nue

p. i sonne à Ja Dour n'osait plus prononcer,

semble devoir être enseveli dans mi oubli

i ; HT tel. Les sombres murailles de Pignorai,

fermées par la rude main de f'olhrrt, formi

.'eut comme un linceul à cette renommée

naguère encore si éblouissante él sur elle

.-'étendit bientôt un «Pence de mort.

Un SOUl, parmi tant de proscrite, possédait

encore quelques ressources, c'était l'évêque

d'Agile, quatrième frère du smintenourii.

ïi recueillit son unique neveu, qui

avait épousé, 'ans argent, une rite de f.valide

noblesse, Mlle de Cbarlus. Il promena le

ménage dans sa vie errant* «1 an lit élever

les deux fils, dont iainé devait un jour reh'ver

si brillamment, le nom réprouvé.

Quand le jeune homme mil atteint |'àg,. rte

quinze uns et, demi, U outra, connue de

aux nions pie!.-,ire, grâce 8 ,\ r 1)u j fl .

nies amitiés restées Idèhv un n..,';, ,„

connu d'autres. Eux aussi commandaient à'-

des miniers d'hommes, à un àgs que leurst

exploits, fruits du plus ru do apprentissage,,

ont toujours fait justement oublier.

Dès l'année 1705, BaUe-Iste allait avec,

son régiment rejoindre en Italie l'armée du

due de Vendôme, ce général nonchalant et]

primesautier qui savait transformer en victoires

les batailles les plus compromises,]

par des inspirations subites et des coups,;

inattendus. Il chargea comme un furieux!

à Ca-lcina'to et à Cassano, où, suivant la

prxpre expresîi*n de son général, « il fit 1

des merveilles ». En 1706, pendant le

malheureux siège de Turin, il fut constamment

sur la broche, et mena chaque jouri

ses dragons à la tranchée, comme un co!o-;

nel d'infanterie y eût mené sas fantassins.:

En 1707, nous îe retrouvons en Allemagne,

avec V'ilars encore ; puis en Flandre,,

à ce fameux siège de Lille, qui fut un de»

plus acharnés, des plus sanglants, mais

aussi des plus glorieux dont l'histoire fassemention.

Là, ses actions d'éclat se comptent,

par les journées mêmes ik. lutte. A l'atta-:

que du chemin couvert, où il était colone"

de tranchée, on Se voit, se mettre à la tète

des grenadiers, franchir Je glacis et venir

prendre à revers l'assaillant dont il bous-)

cule los travaux et -met en fuite les troupes!

serrées. U reçoit là, en pleine poitrine, use!

grenade dont il cracha le sang pèndanti

plusieurs mois. Cependant, huit jours;

après, il est de nouveau su» la brèche, EU

tellte est la gloire dont, il couvre son nom,

qu'au moment de la capitulation, le maréchal

de Boufflers le désigne comms l'un des1

otages chargés de répondre devant le prince

Eugène de l'exécution du contrat. Mission

honorable entre, tontes, à cette époque- de

guerres chevaleresques, et qui détermine

Louis XIV à donner à ce serviteur héroïque;

Je grade de bri '/ii.d'e.r.

Relle-Isle'a fait plus tard une magnifique]

carrière, que je ne peux entreprendre ici.

de raconter.

11 a été ambassadeur, n.iartclwl,

.nibastre, duc. pair et cor. Ion bleu.;

Inutile de l'accompagner dans cette \.>ie

triomphale. Tout ce que j'ai enteudà faire

ici, afin de détruire une légende absurd-".

qite la mauvaise foi s'évertue u propager,

c'est, montrer par les débuts de

C-3 so'dai,

illustre combien était sévère, au temps de

Louis XIV, l'accès du métisr des anhes, < t

qu'avant d'arriver aux grad- êl

•..' -. i! fallait

passer par des épreuves pénibles c! multipliées.

S'il est vrai que- la naissance tut,

alors un adjuvant puissant pour l'accession

«les honneurs, elle ne suffisait pas cependant

à compenser le mérite ni h courage.

A.cette époque de guerres presque iniu! r-

rompucs, la jeune noblesse devait cômijh n-

ce» - par payer de sa personne, avant de pré»

tendre aux récompenses, et, comme on disait,

a aux grâces du Roi ». Et. en somme,

bien des hommes de guerre célèbres d'alors

ont. mis' plus de temps pour do venir chefs

do corps que les généraux de la révolution

à gagner les étoiles. Avaient-ils pour ceJ.-i,

moins combattu, moins souïf^rt, moins

versé do sang ? Il suffit de suivre J."ITI. l'.il''. w'.JS |HW"T le Ton , .;

Uc.|. .t s nommés seOfttÉUBi toCl du

i

lemcnt


Mardi 26' Janvier îM

Y

?i la Otia«A>TO, par au-tte «*u poa«*a «Putn rfSgaï

iv.jiusaer les augmeflatattes de saj

linotypisî-es.

Paris, 23 janvier,

la séance est ouver-te à 2 lieures, sous îa

résidence de M. Krisson.

Lo président prontmee 8'éloge de M. Pierre

•ofesbn ^député d'Ozès, décéda hier.

La Chambre adopte, après urgence déclarée,

ï proposition de joi

rs Ki.:é que

^a , 'lC3>^'',..^;,V:'''

,!,) ' ^uu^csition ^ri'n -s

10 tevi'Kj-r li»7, le miuista» des finanças

uiamte,

L'histoire de l'impôt nie îa capitation en

France nmntne l'imiKiptiilarité constante

de

fouit un système inquisitoriail dans'uorre pavs

aussi, en pareil cas, a-t-on toujours pratiïpié

la (ii.KSirmiiatfon, nota. MHkffiSMMt dans ies Ré

publiques do l'antlatuité, mais encore

en

Lrance, même pendiaâit, ta .Révctluliion. quoi

«l'en dtiso

M. Beauquier ; l'Angleterre, ï

Etats-Unis, la Belgique ignorent Sa déclara

trou globale

; rAlfemagne n'a pas osé l'intro

duire en Alsace-Lorratinie.

M. CaâMaux, en 1S99, déclarai-t qu'on sy

me di'ffiîUornent applicable .en (Presse et dans

taa pays de raoe allemande ne pouvait être

introduit en France, où l'esprit est eseenitiollement

contratt» à liinquiiaiitioa fiscato ; il

ajoutait que c'était pour cela que la Révolution

avait établi un impôt basé'sur tes signes

extérieu i s . < App ta udisssments. )

Je propose de fixer à 1.250 francs le minimum

imposable, sans attacher à ce chiffra

une importance absolue : l'impôt complémentaire

joue, en effet, à partir do 1.250 francs le

rôle d'un impôt glaneur, en ce qui concanue

les petits revenus, il -ne doit jamais y avoir

superp&sition. (Très bien ! Très bien !)

Examinons maintenant la question de l'assiette

de l'impôt. .

L'impôt doit être assis sur le revenu est imatif

du. een.tribu,arile

; ce revenu s'obtient en

principe en multipliant la dépense ostensible

du contribuable par un coefficient variable,

importance de la ville ou de la commune

"bù il -réside.

La dépense ostensible s'obtient en additionnant

tes sommes censées annuellement dépensées

par lui peur son habitation, peur sen

.mobilier, pour les domestiques attachés à sa

parsoimo, pour ses chevaux -et voitures ; c'est

d'une bonne méthode, d'une bonne politique,

de iiiutiter l'enquête sur la situation "du contribuable.

(Très bten ! Très bien 1)

TeS que je te propose, l'impôt est très sensiblement

supérieur à -celui du gouvernement

et. de la commission ; iil répartit plus équitablememt

les charges, il donnera davantage,

il comporte le minimum de tracas pour ie

contribuable et d'inquisition pour le fisc.

Les classes aisées ne demandc-t-ettes aussi

qu'à payer leur part, toute leur part de l'impôt

; mais elles ne veulent ni arbitraire,

&i

inquisition. (Très bien !)

En présentant mon coutTe-projet. j'ai cru

faire œuvre de justice sociale, do paix sociale;

j'ai -fait mon dévoir, je suis convaincu que la

Chambre voudra faire le sien en le votant. »

( Ap paaud issemen-ts . )

La suite do la discussion est renvoyée a

demain S heures *, la séance est levée à 6

heures.

[oufsiée parlementaire

AU F AT» A.IS

L'organisation municipale

Paaâs, 25 janvier.

Plusieurs déwutés de Sa droite viennent de

déeoser une prôiposition de toi modifiant l'organisation

annuk-ipaile en soustirayaut au pouvoir

d'autoiBisatien du préfet les délibérations

des conseils municipaux .portant sur certain es

matsàmes, en limitant le droit d'a,mi;u;!« : tioii

des arrêts municipaux au seul cas d'excès de

pouvoir, vi (Station de la loi, d'un règlement, assiiintfé

ou d'un arrêté ou d'an décret légalement

fait et en un mot en libérant Largement

l'organisation muniolpaéc de la tutelle adiminiiîilraUve

du préfet.

Le chemin «le fer de l'Etat

Le go.uveauement a déposé aujourd'hui un

projet de loi domaudant im crédit »npp :vin aune

Vl7^^kl dont est doté-.encore notre

iiureau méîéorcilogùgne sera mis au

wwicaK

; ce n'est vraiment point «rop tôt»

Hait s Divers

La peste

Guyaquil, 2é janvier. .

Il S 'est produit quinze cas d» peste- bnbmuoue

dont cinq sont mortels, depuis to lot jan

-vter^ Guyaqttil ; dans te viMagoand-*n *

-CoH-o, il v a eu trente-deux cas dont vingt décès,

depuis la même date, ^^^^

Nouvelle collision en mer

LonidN>s, 25 janvier.

Le ïAej-dWseDi* or» détpéche de Yokoiha-ii^,

éidstte du 25 janvier, disant qu'une coJittSicn

B'esl nroduite dans ia baie de Tokio «nil-ivlnavire

ja,peuai s Hmirmaru et te paquebot

français .St/to-f}/.

, Le navire jaiponais m eoutié: te Sg«a*w

dueltîue-s «nartes

; réiqulpag* du Wwn-Amu

'h?t sain et sauf.

L'affaire Jeanne Gilbert

Bourges, 25 janvier.

Aujourd'hui est venue devant îa Cour d'assises'

Oni tftitr l'aDMtre Jeanne Gi'îbert, l'em-

«ciisomiense do Seiul.-'Amaud.

La sa.ll» des assisas, qui peut à peine conte

nir une centaitee de peaBonnes, est arcliteonv

Ml lorsque, à finidi, le pséskleut ouvfa Taudken-oe.

, _

t L'avocat général Run-lz occupe le su»gc du

Tni-nistcire pûtili-c.

M« Jesaph Méssma, du tiarrecu tte Paras, 'est

aiti baue. de la détSense.

Une cinquantaine de témoins, tant à c i i«.iiii<

ronieusa

Puy-Bôma,

Pic-rtn Midi

Peïpijaan.

UtnUeauï..

8S.2

«8.0

«d.ll

B8.2

0.0

-11. ï

1.0

0.J

cftlnio nel;{.

R.N.K.a.f. B,

n.iiKHl .nui'H-

N. e*h n'^f- 15 "

- -

«2*«

(1.7

-2 .4

-n.n

ta. 7

POSTES ET TELÈGRAPliK-S

Par arrêté du 24 dCT-ambir

1906., 1e sous-fflB

qrélaere .i'Ktat «les pertes et «^*a«0

nom (lies fraits de lu t^ArX-nm : ïrni-c-II.

'£a Patrie .- Madiisat-III. Clarcnee-III.

feurie V-eiï- Picard, écruia Iïomanet, G rill-Eoom,

F"-c:ul rn-e,

SHTie.

i. •tritransi gconl .- riosy^.etly. Clarence-î

Sesi-l'icaiU

Olivier. M!vdcaKifô«-Uc-AmiiU-2,

est

-, I,a. nipcè6a.

Football Rugby

SUS TîENCONrar; «UËn^unoNAiR

Parc des Princes, après une manva i?s

pai

EU écossais, la SlaCo français a tvJomjilié.

péi te, Unix essais, ira but, du t-iam Bfe i :i

No shWKftSBMSn, (£Ui ie. 11 H4i feulement

0 l a. jieitvnHe 'formation stadisïs pnr?it ce

pa:

tonné les -résuUats «u'ou en al teiMtait.

LE CIllSIPIOfiS.lT DE PABI8

ACTIONS

...CP!

..uns

BaPijes de France

Itnnque « ci s-ï-yoti-Mod i teri-aneo

»!(


Mardi 2ti Janvier

LE BUBASM VIOLET

Seuil nommés oliviers d'Académie : MM.

idi du \ elo-Clob, il Rodée ;

c. i i'ii'i lu-tisii) :,U'.\, président à Loetoure

; docteur

te'P, adjoint, au maino de Sa.liosdu-Sa.iat (Hteuurnuno)

; Chabrerte, entrepreneur il Agen ;

i.lian.ison. percepteur dos eonirilml ion;-; direem

a Tarasccœ [Ail&aj

; doctoup Ctatotait, ooo-

('1er rniuii.eipa.l k Loutres-Ba rousse (Hautes-

PyrôOéaa) ; Ctaveiio, a Ludion ; Corbin. pul.ltristo

à lon'ouse

; Croux, vérificateur des poids

M maiMIWli .'i Patmioas.

na.ri.aimj, a iui.a-rthe (llaula-tiaroBne); Danroi.

c .nif-i.i-.-iu- :, Narijoirit-e

; Mlle lleb.ut PonrV"^

n. " ,,s,i ' : Dei)mt*. a Aoc.h ; Dolteze, à

• i

'-'OKruve. tiMatcciu il Gagnasse

A«W . Ualtonei;!. a tj»,;-.-i, o ,,tt

; Denizot.

i'* 0 : . i: '', K VUte-nouve-suUnt ; Denjcnn.

I-M n.

1Al-ll "t«

; Bosseaux, inspeei ur

fe r ••«J'-'Mir a, « :wrtercss.

La voilure .ytteHéc do trois chevaux et conduiUa

(par M. ileluel, arrivait en vue du barrage

ipraqua les ohiavaux pris aijtit fi vive a-tlure. Malhoureuintat

contre le ibarrasu le cheval

ta du ipoitroil une -plemche en

snttouêtres et gp fit une btessuns

ba tricrt au bout cte deux ou

nitolaç-ê. %lU

se- li.e.-a 1 mu V

de atonie fn

ra Dilie de di;

teV.e qu'il t

triais pas.

^

rc.e.as cassé

îone*-

it quitta

botrtolMie

s pas fa-

Î suis faliOUS

Tl»?

***** no du. (vi;à ;,e :,;i,r';),;v;j';:

l«o i'^-^l'Hlwte ;'..,..., ml lui duiVdiuvî!!

r-:i veutiou

m^thS^^^1^ -S, feunu

tttsfdges, s'adcomft à la .boisson «te<

téirr, a ; î de plus -aa plias violent

Le 10 jatïTil ir, vtny l heure du soir,

Son travail, vinl -à m maison , but une

dis a' ci ©t. Mit ù sa femme : « Tu n'e

ttguée de 'vivre, toi ! Ouantf a moi, j-

tigué de

l'iexistertiCe. Mairitctn-iiut que

pommas que nous doux, TOUS devrions nous

ru or ! •

l 1 sortit ensuite et. revint à-non travail.

V ers les si-x heures du soir, il niMitnode nou

v-etau à la maison, ava-lo coup sur coup .plusieurs

iront cilles de ¥iu, eherciic qinMÉw À aa

I,'., -;,- :-; s'aia:.' d'une, -ciiai^e pour la ii-ayper.

Leur fille .aînée Lca, figée de 19 ans, Intervint.

Gtiristml lui dit :

- llisJo ,,rs. ;i l'nnliso Saiuj C.érômc. Il no sera pa*

envoyé «t- tel lac de luiio-yjarl, lo présent avis

en tan nul lieu.

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


Mardi 1b Janvier 1909

MttÊmtu

Bulletin Fimneier

REVUE FINANCIERE

SOMMAIRE. — La semaine) financière. — Le

marasme des affaires continue à Londres,

Berlin et Paris. Ses causés à Londres et a

Berlin. — Une intervention malliAureuse de

l'Etat allemand. — A Paris : l'Emprunt russe

à la Bourse cl à la Chambre. — M. caillamv

défenseur de, l'épargne française, parle trop

cl risque de se mettre sur la paille. — Revue

du Marché.

Pa.ris, 24 janvier.

Marasme à Paris, marasme a -Barlin, marasme

à Lomdirèa : voilà, tonte m être semaine

ftuaueiètfe. Ni li'eimélioraition «lie notre Kitu.atioai .

extérieure, ni l'Emprunt russe n'ont réussi à

provouuiu' île niownrtlitf) .mouvnment d'affaires.

Pourquoi ? Gefla tient à des causes d'ordre «énéral

d'une part et d oivlre (particulier d'autre

part,

las premières peuvent se résumer en deux

mots

: la situation extérieure s'est'améliorée,

«Se mm l'est pas encore délinitivennent ; l'Emprunt

russe si immobilisé d'énormes diaponibiïttés

et il n a pats réussi à provoquer un mouvement

d'enthoueiasme parée que,

iprécisémertt,

l'atmosphère n'était (pas encore sttffiftaimiment

rassérénée.

Enfin, l'émigration de

î'er en France dans les caisses de moire Banque

a quelque peu ému le mainclué anglais.

l,p.?i .seconde» Relèvent de >lta situation économique

de chaque place.

. Ja. situation" extérieure est incontestablement

imeiile>ane. L'accord aastro-boogirols a

dj-seàpé bien des causlîs d'iuqniétude et facilité

Bingiu*ière.ment ta tâche de la diplomatie européerane.

Les camunentaires de la presse viennoise

à cet égand sertit typteiutss. Mais .le public,

qui est mal remis de ses angoisses, n'est

pas encore oomplètemeot traruquilfle. On sent

SUT le marché malwré a'oetianiame habituel,

le désir, le besoin d'une solution définitive

qui. puisse dissiper à jamais oe rêve d'Orient

par trop i-.inebnnwiwwqu© qui nous laisse enl'ore

entrevoir quieéquets .fantômes désagréables

«tir tes frontières serbes, monténégrines

lut bulgare-, A un manient même, on a craint

île se réveiller avec . une question Cretoise sur

les bras. Les deux Georges, Georges de, Grèce

et Georges 1" tte. France — c'est Clemenceau

que nous voulons dire — s'étaient si .bien compris

qulo -la Triple Entente s'est émue et s'est

poliment, mais nettement, refusée à les auiwe.

La.p.! us grande Grèce a vécu. Il n'y a,plus

de qnesjt.iom. cnettoiise. .Mais, en iméme temips, la

iruestion petnsaaiè provoquait oijaktues tiraiUanients

entre Saint-Péteraboung et Londres, le

aatbinét .ru PUS «e refusant é jouer à Téhéran te

rôle de mentor cousitltutioiiiniell. Et .puis, Quelques

©omipenisiaftione îtanbas ne seraient .pas .mal

venues. Tout ceîa inquiète. Ce sont des nuagets

légère, sains doute, niais ce n'est pas ieueo.re.le

«aime après ta tempête. En fait, le point vérttatblermetnit

intéressant pour, le mainché financier

est celui-ci :

« Où en sommes-mious avec

KAJlemagnis '? En coquetterie, c'est indéniable.

Deux couiamts se dessinant depuis quelques

jours dans notre .monde po.iiiiique

: l'un — il.

n'est pas cteinenciste — voit dans un rapp.roebesneot

sérieux ia seo2è vraie solution de la

ifinestioin d'Orient et une évidente garantie de

paix

; l'autre reste les yeux fixés sur Londres

avec Gltemeinieèau. M. Piehom est perplexe ;

son. cœur veut et ne veut .pas. Cependant, certaines'

tridise râlions laissaient' entendre que

M. RegnauH «importait dans sa poche ila clé

du rapprochement. M. Pichan.slest empressé

M 3e démentir dams te Temps de vendredi,

avant mémo qu'on ait précisé

; donc, il y a

*jùdtque chose. Et c'est oe quei'.iqne chose qu'on

souipçOnni?. qui a été l'un des plus fermes soutiens

de lia Rente, en dépit de© arbitrages 'provoqués

par .l'Emprunt russe, et aussi des inquiétudes

souteveas par In. discussion de

1 impôt

.oomfplémenteire à la Chambre.

Bref, eemac qui sont hiirtii nedsetenés votent

te situation. extérieure peut-être sous un mmleur

jour que le gros publie, matlgré la possibilité

d'une crise miiotetérielteen France.

Par a-ilieurs. l'abaorption continue du métal

jaune sur le marché de Londres par la Banque

de France — 3.375.000 livres sterling pour

le seul mois de décembre — d'une part, et de

["•autre l'imiinobitisatian de disponibilités considéra

btee en vue de l'Bmpapunt ruse» en France

ont provoqué à Londres un légea* resserremenit

monétaire, à Paris un relèvement assez

sensiiite ado prix do rangent. Londres a dû,

pour ivumeher un peu d'or, élever le taux de

son escompte înarawitanépicnt. La Statut espère

qao cotte, mesure suffira. A Paris, le mouvement

sera de courte, durée, les prochaines

opérations anuoncées ne comportant pas une

grasse absorption de disponible.

Ces facteurs d'oçdstes divers n'ont pas été

étrangers au peu d'importance des oipérai ious

qui, cette fois, ont aoeompagné l'émission de

l'Emiprunt russe. A Loodree, il a été réparti

45 % à la souscription, coutnaireiinent u. ce

qu'on avait de prime abord annoncé. Etant

donné .le peu d'importance die la, tranche anglaise,

c'est un échec qui s'est traduit par

une baisse momentanée de 3/8 sorte pair. Ceci

n'étant [pas fait .pour encourager kl spéculation

à Paris.

En dehors de ces causles d'ordre général, nos

tans .graudes places ont 'eu. é souffrir de causes

secondaires moindres, mais non méprisables,

h êtes 1

A lyondres. la publication des statistiques

économiques cause unis impression die malaise

réel. L'année a été mauvaise pour le commence

extérieur, mauvaise peur l'industrie métallurgique,

.mauvaise aussi pour l'industrie du

coton, la réduction même de la production

n'ayant pas réussi à aimél.iorter les prix, et

l'exportation sur les filés de canton et tes tissus

étant en feinte diminution.

A Berlin, les 'valeurs métallurgiques sent

mieux, mais les chartMxnnage» sont médiocres.

On est mal impressionné

par ia situation

financière de l'Empliie, qui s'aggrave chaque

jour, et par le conflit économitriue 'qui vient

d'écBater avec la Suisse. Ce conflit est un

exempte tyipique de l'irréductibilité des phénomènes

économiques. La, SuLsste, itl'ésireuse de

protéger ses farines nationales, avait frappé

d'un droit d'entrée élevé les farines étrangères.

L'Atlilemagne y avait répondu, pour détendre

ses minotiers, par une '.pnkrniî à l'exiportation

sur tes farines. Oïlère des Suisses, qui se

mettant à boycotter comme des Turcs toutes

te» céréates aililetmar.idies.

A Parts on s'attendait, malgré tout, à une

traieUDeurre semaine. Font des eoqpériences précédantes,

on estimait que l'emprunit provoquerait

un certain courant d'affaires, mais à part

quelques arbitiraiges peu imiporïantts dans l'ensembOe,

on n'a .riten fait. Ce vide de teantstucitionis

en un ipaineffl. moment a surpris fies plus

^pessimiste* et lincpuieté Cfiiélqiues-w.ns. B'ancwis

même y ont vu une manœuvre inqualifiaiCte

et iFinitm'entiom successive à la tritbu.nie de la

Chtambre de M. Pichon et de M. Gaiiliaux a

qiud.'lque ;peu surpris. Nous ne patrtageons pas

tes idées de M. Rauanet, même sur tes fonds

Busses, et mous trouvons son intervention par-

•tiiCMiViareBnetnt dgntaoée

à la veille de l'emprunt,

miais iles rélpoïises qu'elle a provoquées

désarment notre rigueur d'autant plus facilemenî

que. l'opétmtien s'est heureusement termànée,

que les gros portefeuilles se sont largement

ouverts (nous pourrions en citer), et

qu'çïlies confirment ' pleinement ce que nous

écrtrvions Jutndi dernier, à jsdvoir

: que nos étattCteementa.de

ctrédtt ont rendu un fier sorvfce

au ip««VKtrnunwviit. Ceci- m, d" H nous sottep» I f

unis de féiteiiter en passant nos deux LxceiuaB» i •

ces. M. Pichon, dans .sa réplique pleine de d.lginiiité

a pesé un nouveau principe nnainiciw

que nous seidtmaStons un:: nȎqiitations de M.

Ijetroy-Beiiuiiliieu

: Se vote d'un empaunl pur une

CiPruhiiice de dléjaiités est une gnwnltie suff*

eante itn crédit' d'Une notion ! Quant à M.

Oaiililaux, ié a clé nu lieu superiie et généreux 1 .

D'or geste magnanime,

PI a convié te petite

épargne au banquet de l'emprunt tout, en affirunsint,

i-nns sa. proipre respouiialiibté,

« ipieliL'O

n'était pas coimipiumise ». Avec notre sage confrère

du. Journal des Débats nous pensons que

sa parole a dépassé sa pensée. Le pauvre hom*.

mie risque, tt la moindre baisse du nouveau

nictse, de se voir sur la pa tille devaiht les revenilii-a.tioins

de La .pe*.ite êjjflrgne

! Mais ce qui

est plus grave, c'est qu'une intervention personnelle

aussi vive tendrait à prouver que le

ci mit. nie Ja. Ruisste avait besoin d'être. défendu,

ce qui va à rencontre du but poursuivi, par

notre ministre. En tout cas/M. Cailloux, qui

guette à chaque coin de sou- ruii«ieux projet

d'iimpot,

sur le revenu l'épargne française,

était-il bien l'homme déisiigné pour le rassuré»!

Enfin, aihuettia-t-on qu'un giand empire comme

la Russie

mit besoin «Péire couvert d'un

simjple nianiiteau inSinisibéiniol ? Non. C'est une

mala/iiresse et un précédent dangereux...

Soyons ind'.ti.'gents : c'est un lapsus « Wnguœ

», ms.1s il Citso l'intempérance

! N'eût-li'

pas été prias eimpfie. plus loyal et pFus sur, d«

convier l'épargne française à l'emiprant en lui

disant porjmqnoi et conïment la Bussic avait

ëonsarvé la confiance de notre haute finance ?

News ne doutons pas que cette dernière n'ait

éttiuidtié sérietisement la question avant d'ossa-.

m er la responsabilité d'une pareiillîe opératiouf

NO.HR nous félicitons de son heureuse tesroey

mets le succès n'eût-a'l pas été pJtus franc, m

l'opiinten puhJcque avait été saisi» de foutes.

Des pièces dlu procès

•? L'avenir du n.ouveaiu

mardbê (put va s'éliabîir sur ces titres n'en eûtil

pas été par avance mieux assuré ? Et pour

term iner, est-il bien digne de nos ministres de

voir utiillsea' en rSfîame dans des journaux

sérieux comme le Temps, sous des rubriques

« ad hoc ». à titre d'attestations, dies morceaux

db leurs discours à la Oiiamtoo française î

S'èst-'lâ pas quelque peu

« Ttteane des Shnkers

» î Ce n'est, ce nous semib'ie, digne ni de

nos ministres, ni. de la presse. Nous Ja croyons

eppeCée à un rôle moins commercial dans des

opératioius de ce genre qui s'adressent aux.

ressources vives de la France

! Sou intervention

n'en sera que plus intelligente et, partant,.

pUnis utiite aussi bien pour nos étabtfeeementSr

financiers que . pcmr le public qui a te droit

d'être largement éclairé. -

MU animes. La BuJ.ga.nie se montre io>

tnait d» dis.ttribttL.ti- un supplcttniJiut de

,1 lu M

nyir iM tiosi. lionne tenue éga/lement de n

Compagnie Générale îles Tramways et de la

ComSagnie Parisienne, de Tramways. Pour ce

qui est de la Thomson.-timi.ston., elle lustlfte

sa. fetuneWi ipar les bons lésul'ita*; de ses li li â-

tes qui -accusent pour 1908 une augmentation

de 'ireceltes de 2.188.430 francs.

NAVIUA'IION

A l'eapçeption. des Charg«ùrs Réunis qui pend

8 francs, toutes les Sociétés de. transports ansir.itimes

enrugJstrcid d'iissez sensibles plus-values.

La Compagnie des Messageries Maritimes

en (particulier est favorablement impressionnée

p.ar les coniclliusions adoptées par le

rafjcwrtenr yo,rw.

nous les IXHUT. iiviiMMitaM-cnt d eux .mémo.

L'avenir île rvvU' affaire nous nemOlv brilteiu'

ce serait donc île moimsin de mettre ce tUi e

en pi m te f eut! le.

I.RS lUNDS llt'MSr.H

Une repris.:, qniOMiua Iras modeste. ...',.«( q,-^

Bjntée cotte semaine sur les lm:* Eu;* ptnf*s tiu

1) btific-ynins soin dro fernimU digestifs retirés tte*

friandes des ar.iuianx. Êiles sont Indiquées cuaU'c toiiles k-s affections ov l'eslyiuac el de

ni]t< s!in, dyspepsies, gaslritcs, gasli algits, ôitautwns d'esiomae, ÉUiwiles simple el nftaeomembiaiiense,

aigreurs, brûtiirés,

- rendis, bailonnements, ulcères d'efetmnac, d : a^r!^ée«

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avoué il Toulouse, rue Sninl-

Romo, n» 28 ; M 0 GU&tavti

GHABBAI,. avoue à Tonlousa

rue de Metz, n° 1/ ; M" Raymond

FOURCABE,

avoué à

Toulouse,

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les communes de

Savignac-

Mona, canton de. Samatan, aironriiôÊementde

Loihhez (Gers),

et do Sabonèrcs, canton de.

, Rieumcs, arrondissement de

Maran, Muret, (Hautn-Ga.Tonne),

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contenance 23 hectares 19 are"

Vt centiares.

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2.000 fr.

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L. GELLV. avoué, stgnA,

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du Midi ».

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tuo Neuve S*-Aubin, Toulouse!

55 Feuilleton du 2G janvier 1909

PAR

^eoï'g'cs PRAPEL

Les

PREMIÈRE PARTIE

lillions de lord Richemond

XII

Lui demander de se rendre plusieurs

jours de suite à. Paris courir leo magasins

et Ses étalages eût été une cruauté

i'éeUff.

11 fut décidé quo toute la famille quitterait

les Charmes pendant cinq ou six

•ours el s'installerait confortablement à

[Hôtel Continental.

Do la, Mine d'AÎreimpe pourrait évo>

ïuer dans Paris sans trop d'efforts et

nom trop de désagréments.

L'adniinislration de l'hôtel prévenue,

rapipartement retenu et préparé, les do

DU'.-ttique.s essentiels expédiés à l'avance,

.tous les hôtes des Charmes quitteraient

la villa, après le dîner, pour ne pas avoir

h subir la chaleur du jour et arriveraient

à Paris vers les dix heures.

Au jour dit, sitôt le café servi, les gens

amenèrent devant lo perron un grand

landau découvert, attelé do deux

bras duquel piaffait un trotteur de premier

ordre.

C'était Henri d'AIreimpe qui conduisait

le dog-car pour éclairer la route.

Au moment où il allait mettre le pied

sur le marche-pied, il se sentit tiré par

un pan de son veston.

C'était Brien.

— Monsieur Henri, dit-il au jeune

créole, veuillez bien me faire une petite

place. Pas vrai ? Faut pas que je laisse

mon capitaine tout seul. Vous savez bien

que, loin de lui, je ne me ferais pas une

once de bon sang. Et je vous promets

d'être convenable de toutes les façons.

Vous allez dans « une » hôtel, ainsi que

m cm ca.piki.ine

; pour « lorss », je renonce

à « Juliette » et à d'autres petits

agréments qui ont bien leur charme.

Et ce disant, bien à regret, Yves-Marie

Brien envoya, promener le pruneau que,

depuis le matin, il avait à poste fixe.

Obligé de constater ces importants sacrifices,

Henri d'AIreimpe ne fit point

d'objections à la pétition du vieux matelot.

'

Il l'aimait beaucoup, d'ailleurs, le

vieux dur-à-cuire, ainsi qu'il le nommait

dans ses moments do belle humeur.

Donnant l'ordre à son domestirpie qui

devait ramener le dog-car d'occuper lo

siège de derrière, il mit Brien à côté de

lui

; et, baissant les rênes, le trotteur

partit à grande allure, tandis que Brien,

tout joyeux, disait au complaisant

créole :

— Et puis, voyez-vous, monsieur Henri,

je veux être là, parce que si des jaunes

ou des blancs veulent regarder de

trop pics de quelle couleur bous avons

les yeux, ils trouveront le père Brien qui

n'est pas trop moisi, et c'est pas pour

dire, mais jo suis convaincu que vous

compliment, lorsque vous l'aurez vu se |

La route serpente en faisant diverses dau dont il apercevait les lanternes, qui

courtes ; et le danger était terrible si un zigzaguaient pareilles à un homme ivre,

cheval emporte ne suivait pas les sirrao* , Dans une seule étreinte, recornartansttés

du chemin. Il se précipiterait du

j dant leurs âmes à Dieu, Mme S'Alreim-

Etude de M« A. GU1I.MI.N.

avoué a. Toulouse, roe Alsace-Lorraine,

n» 43.

A VENDRE

Au tribunal, civil de Touiount

Le jeudi 11 février 13S9, à midi

et demi

Une petite propriClé dit* j

» Villa Margueritte », sise a

Toulouse,quartier Montandran

local de la Béarnaise comrun

sée de maison d'habitation,

jardin, vigne, verger et [>e»e.

d'une contenance do 6s tirea

61 centiares environ.

Mise à prix

5.000 fr.

Pour extrait :

! GUII.M1N, avoué, si^nc.

PLUS DE FRAIS A R!»

UNION JUDICIAIRE. M), ht*

Alsace-Lorrain*, m, TOUTOU-

SE. Prend à ses (rei.s

créances,

etc.. etc.

proti?ï,

succession,

liilce.

superix»

carrossiers, ot un dog-car dans les i serez le premier à lui

adresser volré

patiner sous les basses voile

Les derniers préparatifs terminés,

Mme d'AIreimpe, poussant un .profond

soupir, se décida à monter en voiture.

— Ah ! chère petite, dit-elle à Nïama,

c'est bien pour toi que je quitte mes

chères habitudes, c'est une bien grande

preuve d'affection.

Les chevaux partaient, franchissant la

grille, et s'avançaient au grand trot sous

les allées feuillues du parc.

Nathalie était assise à côté de sa mère,

tout auprès de Nïama ; Raoul occupait

le siège de devant.

L'aiielage semblait singulièrement

surexcité ce soir-là. Selon te style consacré,

le cocher en avait plein les mains.

A chaque instant un cheval pointait,

rompant son allure, mordant son mors,

couvrant son poitrail d'écume.

— Mais qu'ont donc ces bêtes ? demanda

Mme d'AIreimpe au cocher.

— Je ne sais pas, madame, les chevaux

sont affolés. J'ai, à tout moment,

pe.uv qu'ils ne me gagnent la main et ne

s'emballent. Ils ont cependant mangé et

bu comme d'habitude. Je n'y ecnrpioids

rien.

— Voulez-vous que nous retournions,

madame ? demanda Raoul, car lui-même

commençait à concevoir une secrète inquiétude.

Mmo d'AIreimpe hésita pendant l'espace

do quelques secondes.

— C'est impossible, répond it-clle,.

Henri qui nous devance it la première

station twait trop inquiet. Continuez,

Joseph, seulement, allez aussi doucemeiM

que possible. Je n'y convpiviiuls i qu'il était obligé, de fa,irë"7a bête "déTàrien,

deux bêles si sages d'ordinaire ! cha une telle ruade qu'elle l'envoya roit-

A cet instant, on afcivàit à la hauteur

, 1er SUl. ia route,

qui domine, la Seine et toutes les pentes H se releva tout meurtri, les mains t u-

qui dévalent jusqu'à Port-Marly.

1 sanglantées, courant éperdu après le lauhaut

des rochers et se broierait cent fois

avant d'arriver ù la berge.

La nuit étant venue,

les voyageurs

apercevaient les lumières do Port-Marly.

Tout à coup, des détonations partirent

à droite et à gauche dans le taillis bordant

la route, Des fusées, des feux de

bengale s'allumaient avec de violents

éclats.

Les chevaux se dressèrent en poussant

un renâcleiment d'effroi, le coeher, impuissant

à les maintenir, fut précipité à

bas de son siège et l'attelage emporté

roula comme un torrent sans entraves le

long de la corniche avec des heurts et

des chocs terrifiants.

M. do Rlignae se cramponnait, gagnait

e siège de devant, ù la place où le malheureux

cocher venait d'être jeté sur la

route, et s essayait de ressaisir les «uides

des chevaux.

Vains efforts, elles leur bat! nient les

flancs.

Nïama n'avait pas dit un mot pour le

retenir. Elle avait pris les mains de Mme

d'AIreimpe plus morte que vive

Nalha.lie, affolée elle-même, répétait

seulement : « Oh ! mon Dieu ! oh ! mon

Dieu ! »

Raoul, voyant la course des bêtes furieuses

ci affolées augmenter encore de

vitesse, tenta un effort désespéré.

' Il s'élança à corps perdu, essayant de

sauter en selle sur lo porteur. Mais bien

qu'il eût calculé avec précisioo le bond

pe enlaçait ses deux filles.

Elles comprenaient que toutes les trois

elles étaient perdues sains ressources.

Les chevaux aveuglés filaient droit.

Quelques instants encore et ils arrivaient

à la crête, la roule faisant à cet endroit

un coude aigu.

Là, tout l'attelage devait se précipiter

dans le vide et se broyer sur les roches.

Une main nerveuse saisit les chevaux

par le mors.

Cet homme surveillait l'arrivée de la

voiture depuis quelques instants.

11 avait entendu les détonations.

Alors il avait retroussé ses manches.

Il s'était arc-lxnitô sur ses jarrets, et,

bondissant comme lancé par tm puissant

, ressort, il s'accrochait aux mous, aux

gourmettes, tordant les naseaux du porteur.

Les deux chevaux, saisis et arrêté* au

milieu de leur élan, se cabfèrent et s'abatlirent,

tandis quo la flèche et le timon,

craquant sur place, obligeaient la

voiture a verser.

Les trois malheureuses femmes icisaient

sur la route.

Par bonheur,

elles avaient plus de

peur que de mal. Quelques contusions

sans gravite. Seule,

Nlajfha demeurait

sans connaissance

: sa tête avait porte

contre un tronc d'arbre.

L'inconnu s'était avancé vers elle et la

soulevait dans ses bras avec une pcécaution

infinie.

Des mots inarticulés sortaient de B48

lèvres, tandis que do sa poitrine B'échappai!,

un rùle.

Celui qui venait d'accomplir cet acte

Sit d^L^' ,rê ] l,e el d '° v 'S»eui r snperba

était cependant un vieillard

,r ,l!, et wi

mis d ?î n,M un bûcheron, vêui

m\ \ J le viM,w «Bsimulé soûl

un large chapeau de feutre

iv!e^!nï aa '

, U ^ait Parler à Nïanw

a\ec une mtonaluon suppliante et douloureuse.

Mme d'AIreimpe o

N ' tha e

ren^rciaient av.r des larmes dÏÏ 3

v^. 1 . h


LE [UMÉROOCEimilES

Crgane eîems« Sociale et

iTION ET ADMINISTRATK>f


m

"h.

,1-

4

i

IQI

T

il

k MI fJhniirthr». par au*to «L «P 1

mit avec .son fit-, mottrot w V;; 1 ., ;" . ; ';.

bien -.orliuite ; la \We, t, ,.,

.culiiiemeut, de violïMits v«l«

* etfl«W

.soif ardente, sign-e/i cor-un is d. un einpoi»oa__

ment par ramscoAc

Mlle avait sueoombe ©nnne nu t.

Las exiporls ont trouvé de

1 ai we, ne, i.LM£, mm

les rats,

«ion est lixô à 93 %. eent *f./~ f^^

tlUSS'i9

L'aftaira Azeff

Paa-Ts, 25 janvier.

On assure que Philippe Azelï, que traquent

en ce moment les terroristes russes, qui l'accusent

d'avoir joué près d'eux lo rôle d'agent

provocateur et de les avoir trahis, était, il y a

quelques jours, à Paris, où so trouve encore

sa femme, et qu'il est .encore à Fhëure actuelle

quelque part sur les roules de France.

La Question d'Orlsnt

. La mobilisation bulgare

Philippopoli, 25 janvier.

On annonce que la mobilisation des divisions

de Siivno et de Dou-pn-itza est imminente^,;

la population accueille avec enthousiasme

dos mesuras qu'ello considère comme dictées

en vue de la sûrelé de la Bulgarie.

Sofia, 25 janvier.

La 8* division, déjà .mobilisée, a reçu l'ordre

de .se concentrer sur la frontière turque, près

de Hebitschewo, un des points où l'on craint

une attaque des troupes ottomanes.

Aujourd'hui commencera la mobilisation de

la 2' division.

Paris, 25 janvier.

À la légation de Bulgarie, on déclare n'avoir

reçu, en ce qui concerne la mobilisation des

troupes bulgares, aucune dépêche officielle de

Sofia.

Dans ces conditions, a-t-on ajouté, il n'est

pas possible à M. Stancioff de confirmer ou de

démentir les nouvelles dont il s'agit.

Le ministre les croit cependant quelque ]>eu

exagérées ; pour lui, îa situation, dans la péninsule

balkanique, ne s'e-st nullement aggravée

; elle est ce qu'elle était au commencement

de la crise

; au surplus, il n'est pas dans

les intentions de la Bulgarie do vouloir troubler

la paix du monde.

Le roi Ferdinand a&dicjueraii

Saint-Péter.sbourg, 25 janvier.

Le gouvernement russe aurait reçu de Sofia

la nouvelle que le roi Ferdinand aurait l'intention

d'abdiquer, à Tirnovo, au cours de

l'été prochain, la couronne de tsar de Bulgarie.

*

Le Snfflsp UaîvarsBl ea ilMagj

Berlin. Sô- iû.nvjiiPï»-;-

Des manifestations en faveur du suffrage

universel ont eu lieu, aujourd'hui, dans les

environs de la Chambre des députés.

La police a pu di-sipanser les manifestants et

aucun incident grave ne s'est produit.

de galette aux pi

\ef hc, 1 nme S \gô l! de Cl ans, bien porl,,l

mouL^lml^d'un mal

tous Les symptômes de

1 e,inpoiiiSOii.ne.in.(.nT,

Ce décfy l'oit bientôt aUâvl d» ..n;r no à examiner 1* projet tel

im d se présente actueltement et si on no cher

etto jms les Tépercueslrnis qu'il aura sur les

.outlgete iocawj^ on oe«re,ï)r«imi une œuvro au*

Ujfvst [«t»

.WOTHS la sénnee d'aujourd'hui en co qui

concerne son animation ',. ''>; Obliga lions \>m v .v /,\o 73. obUKid

tioiv» 1904 'i 4 %. i*m ; Vile do ManseUte 1877 a Xk

614 75. *

Valeurs franraises. — Ranqnn do rarl» ot de»

l'ays-Has, ex-coup. 7î, 1515; Obligations commune

les 1S70 î ce r,. 483-, Obligation» foneiéws 1879 3 'li

W» 50; Obligations ciimraiin«.lft

gâtions communales

189-J i lio %, 445- OMlàationt

comniuiiales

UK)(1 3 %, mi 75; Crédtt 'lyonnais es!

c.»r''S '-".u i>ewtns estainp), sw 1)5; japon

'. % IlOI

fil 50; Japon 3 % 191)7, 10U 70, (tusw r, PL US», R-2 7a.

Basa» a % mm, 99 M.

Valeuii «ivangérr*. — BàtUtUè

tnvnérlalo ottrt

mati:-e); coup. r.


t,.,mrf fin ÎOPCO. ex-COUP. !>.710;

MIT1C» do Car-

}01; MlnrtJ «1» (a-mpaximc. 247; Grands C-tCH, CX.

l^viîiflUP» 4lV0»M (-bllKatloi»). — Société touidu-

«calno il'eloc.trlclto '> " tOIW, «0: S'KtlftO loitUiu-

-duo it'M«"irlHtf> li l»oo (K> BO; Société ton Uni-

I-uuo «rt-i.-cii'ii-.itft r, 1/4 %. M»; Société inydro-Aiectrtîîitn

rounï-illimnalso 5 %.

4SI): Sorlété méridionale

«ansport force t i, V6; Chemin de for art

. au siège de Strasbourg, fut fait prisonnier le

-20 septembre 18KI, et il pesta interné à Kosel

• Le) j usqu'au 22 mat 1871.

BnérS à l'Ecole de Saint-Cyr en février 1872,

M. do Guibert en sortit le 1" octobre 1873, avec

le grade de soiK-licutanatrat. et, en cotte qualité,

servit au 9' chasseurs à cheval, au 3"

chasseurs d'Afrique, au 1" spahis. Nommé

• lieutenant le 11 juillet 1878, il passe, eu 5* lius-

Leards. puis à la 5' compagnie des cavaliers de

remonte, é Saumur.

f Nommé capitaine en mars 1889. et envoyé à

ce titre au 17' régiment de dragons, à Carcaslonnc,

il vint ù Tarbes en sejrtonToro lS'Jl.comfee

capitaine acheteur au dépôt de remonte,

ï r>ù il resta, jusqu'en avril 1900, date à laquclûe

j i fut nommé chef d'escadrons au 21 e chasseurs

|i A cheval à Limoges, qu'il quittait bientôt

«près pour prendre aa retpaéte et se fixer à

5t Taubes, ou l'appelaient de nombreux amis.

R M. le coin mandant de Guibert avait à son

I Bcllf la. campa.gne d'AMemawne 1870-1871, et la

F.tampagino d'Algérie 1874-1880.

; Il fut fait chevalier de la Légion d'honneur

Bl mai 1891, officier dfe l'oivlre du Liljé.ratsur

l (Vcneauela) en 1895. et chevalier du Mérite

agricole eu juillet 1902.

M. lo commandant de Guibert était une

(tgure bien connue et bien sympathique. Il

tonnait son concours à toutes les œuvres qui

lui pi rai «salent pouvoir contribuer à faire

ïttelrfue bien.

Plusieurs couvres d'intérêt patriotique ou

ioca! naquirent de son initiative ou obtinrent

.ion concours.

On : • ! .ira à TarbJs le souvenir de cet homge

aimable, accueillant, qui pratiquait eouraveu-euMB*

sa foi, et qui. sans bruit, exerçait

fénéreufifiment la charité.

Nous prions Mme de Guibert d'agréer nos

"cspoftta&uses et bien sincères condoléances.

|WH!liril!!!ïH!Hïl.ire du jouir ; or. v'vi-l pnvr.u'!-

in.;Mit ht ;NV1I;1UI.TI royaliste de la quk'jilion ouvrière

qait .seta. exirioaôt! diiiriHiualiu.

La neige. — IA naige a fait sa première

«IEH»nritii«i dans ta journée de dlniiancho :

MB-taBt la nuit dm dimanche a limudi, olte est

Tombée cm plu.s gmads .KtiomPuu-r.

Uatns la patine, e_la f ond aussitôt à tonne ;

mais unie ooucilio assc/ âpaisse couvre la

MCHa montagaouse de l'Aibtwott.

La veillée bretonne ties Kernevel. — Nous

g.'iwlewons lonjgtamipK te jneffieur flotwenir et

ta ipliiH douce S»nipne«ftion de cette soirée tfleniliaiie

a laqueMo nous eOimes la Joie d^asatater.

éiné.vrtU 0M q^u'H

S'aCtesalt du tMmmmum cas tnot» flÉM-H JÏiialheuireux

d'ectoiiir* 7

'l'ui.t si drl.'.i iiariii tout K'««t dielmt ; V:n «![«jétiîft»

BQOI îinciBùiM.vî* et le» «mMiteux sont

tmontés sa Ce/p-ltei:*?.. Et maintenant, gémistsiez,

i-eAbccotcux riverain» du Sor. Voua avez comme

news fait la c-nitile éelielllft..aux voyageurs

cet ttaéeoêtt ou bon-MAi - vous poitivez vous

tc-t.ir satiatatita Oss intéré'ia des ambitt.teuat

sont octp.BOlkléa. Las votre*. iM aeni»s justes,

an et aenoni ticnjouirB mmotUttêB.

Vwis aoiÉtiiai. chez ItBBMBBt MM| une

oa«»e abeolumant Juste c* éauMsthUe.

Noms

il î BU'se d'huile sur ta feu notre con-

, , r}- ''j.Mathfl. du Mtdt Socialiste, jette

F» J 'i Polémique :

?» tlilSi?'-- Ainsi donc, lo divorce

mauTîe na^^ «*>*' » organe m-

utiii é S'WI H Ù

1 ,^ia^te eibhjeoia. socialiste

«'bette iuîx àutre^' "" Ul «»»»-> *

» Comni» "

La Dèpêch

. tourne le dit si bien te corne N pondaui «8

an,t va lacrmulie u l'eau, qu'à

Aoavriers sr»««'t dira qu'elle est

Wrfe tA. l

U M^.* u »? ^ Pioclie ; a nous de

•»« ratwvo.rte emo ,i, e " ls,li ' , - il I'-"' '' nue les

'

dets radicaux - °, lw f avions avec la .majo-

"'««. ne SOTn ,Vu ,' :i!,,lK< '^ " ,v " ^ ''e nuv le ,,v,,r1i soeial,L

'lue 'i 0,: * ) s " aétK>-r.> do |.;, |>,'7.,v/w . il

POtes ,.-'. , Cfis * '« nenule qui riouime les tlé-

7; »nv» \ DUS ave/, fait retentir dtiniB vos honi.lKt.rn'i

./ que l'an revoir prou ha m

! L'aoouell

nue ntoiïs vous avons témoiffite dimnneh» »OW

tiens voudrions vous le ti'iniolfmer à ntouive i u I

Allez porter A travers la France vos chants

et' vos paroles du catholiuiK 1 * articula lleve-

Q«Z-nous bientôt, nous avons hftte de vous antaiidite

eneotio une foi*.

Mu-ri pour ces quatre heures agi .tables que

voul4 avez l'ail nassitr à iws lennon, a

« es- Abu

oeoP-eset Alibifferri* Ps vous oui .moixtrô nuasi

bletti' .innir teur* mppl .udlssements que par If ara

voix et surloul leur.entrain, combien vous les

aviez. i.inléna*v('.s. Il nous plaît d ajouter : voua

nous ave/, non seutememit intéressés, ma.ls sur

tout instruits. Morei ! merci t.

Albert. GI ITTARD.

CASTRES.

• La neige. — Ce matin, ('astres

el -tes cm irons Au ici il couverts d'une couche

tout lilcuiehe de neigo.

Vu inoiiueni. du diNtvirt de noire courrier. 1

nalge onaitinuo .t wntiief ti «K-tits Ihcoais w

ré i. L'hiver n'a pas mineure dit son dernier

.mot

la ii,M"e se f'MVtl a înesure,

rues et butilevanls en lioua'

UaBdéiagUiableutaiit.

battorlo3 d'ariilîerle. — On

SAIHT-AMANS-SOULT. — Election complémentaire.

— La retraite de l'année de Bourro-

Mègrô. — On nous écriit :

• M Henri DutfouT, antlMiOcnrd. a ete élu damanohe

conseiiHer municipal de la section des

Esiiabants (commune d'e Sain.t-Amans-SoiMt ,

par 56 voix contre 4C à M. Bairt'hélémy Calivel,

WÔrâttiL Cette Ôlooiiion, qui' avait lieu en rempQaeonréînt

de M. Baithe, premier adjoint radtoal,

dàctédé, eiiipruntc une portée consiidara-

Mie à ce ou'ëàe mawrue une victoire pow le

nanti de M. le baron Reiiille et à ce qu efllfe donne

la meeume exacte de l'opinion des electeuTB

sur l'effam-e de la Métairie-Haute.

Le 3 moi tes conseirters élus dans la section

des EBfcrabàntis, appartenaient au bloc et battaient

les candidats libéraux de quelques voix;

tel était te résultat immédiat de la manœuvre

de la Métairie -Haute. ,„ .

Depuis le 3 mai , les électeurs s étaient ressaàaia

et au sorutln du 17 janvier, M. B tueur

It 40 voix, de même que M. Calvel. Le

ige-tut *>sofeiarnié.

iwkomain avait llem la désormais VTIV

datre confrontation de la Métal rie-Haute ;

Quefiqu.es tours «.près, le candidat

! i .-re.i. en

àwn de qui le baron Xavier Boitte avait fa.it

une campagne personnalle, obtenait 50 voix,

taudis que le représentant dtu bloc n en obtenait

que 46.

Ce résultat n'est pas dû à des cons!.detrajsiions

étirangères aux incidents cjnii depuis longtorr*©

défraient la chronique et la preuve en

est que, dans une affiche émanant du candidat

libéral, la munlcilpalité biocarde était nettement

accusée d'avoir donné 100 francs au

garde Donnet, non pas en rédemnense de services

rendus à la comninine, mais sous prétexte

de services exceptionnel», cn récompense

des services par lui rendus au parti du bloc:

de nius, M. le baron Xavier Reîffle avait fait

en faveur de M. Dufour une campagne personnelie,d.e

telle sortie que les électeurs étaient

bien appâtes é juger, non pas entre deux hommes

mate entre deux pollUqucs, colle de M.

le baron Reilîe et ceîHe de Donnet et de ses

cpénéireux bienfaiteurs.

Les blocards ne s'étaient dtu reste pas trempés

sur ie caractère de l'élection et. tout avait

été mis en œuvre pour assurer lo succès de

teur candidat. Non eetulement M. Albert,, maure

et conseiller d'arrondissement, blocard, avait

marco-uru la section des Bstrafcants, recrutant

les électeurs de porte en porte — mais encore

les blocards de maarque, tels oue MM. Esôande,

Baynaud. etc., etc., étaient chargés de reehaurfer

le zéte attiédi des habitants des Estrabaindis.

.,, . . .

Enfin, M. Bourro-Négre, conseiller municipal

Moçaid, qwi.doit ce surnom au beau noir

de son syatéime-pilciux, avait été envoyé dans

le Bas-Languiedioc avec mission de. namgner

i ,:i , ié.i-e-ban des troupes,

c'esl-ad.ire trois

électeurs acquis au bloc. .

nuiront toute l'aprèstm.idi,

on attendit _M.

Bowrro-Négiré et ses renforta

; à chaque ions

qu'un point noir surgissait au, loin pur la route,

nos blocards aux aguets s'écnaient : « Cette

fois c'est Bourre-Neigré aa'oc 1rs autres

1 » Et

çà' n'était jamais Bouiwo-Négré.

\ quatee heures — an moment de fermer -le

surutin — M. Ravnaud proposa pa'isïblement

d'attendre un noû pour voir si quelqu'un venait

Soûl M. Ksoaande vint, puis M. Barthélémy

Gatoeri, avec l'air de quelqu'un qui a,nrajit

inventé la scie ù ruban ; puis divers curieux ;

mais Bourro-Négre ot ses troupes demeuraient

invisibles.

auraient été vendue* jyar la femme c... à un

épicier de netlro ville et à un pi-ix bien audessous

do leur valeur réelle.

' Le lendemain, deux dindes furent également

volées à M. P..., propriétaire à. Gammes.

Sa femme aperçut la nommée C... caressant

le troupeau, à 1.200 mètres environ

de rihab'itation ; de plus, il est également

prouvé que l'inculpée les aurait vendues à

un charcutier de la. place Thiers.

Dimanche matin, se voyant suivie par les

agents Barète» et Brouchet, elle fut se cacher

dans les cabinets d3 la maison M..., où

are ne tarda pas à être déoouveote.

Conduite au commissariat de' poiioe, elle

semait en -route des oiseaux qu'eilie cachait

dans son panier. Les asrents s'en tgpereurent

vite, et contraiveution lui a été dressée pour

col.prvrtaige de gibier prohibé

La femme C... nie énergiqueiment les vols

de diinde.s et paétend avoir acheté au marchéi

coiles qu'elle a vendues à l'épicier et au ohari

cutter imais comme eiie a déjà .eu une quinzaine

de condamnatioais pour vols, on n'a

guère fol on ses paroles,

line enquête est ouverte.

Qui casse le verre le tiaie.

Pour tes assises

La Chambre des ZtriBn eu occuEetten de la

Oour uTWPtft tl> MmKpoWni:. a ranwji* devant

SB «roctiadines asisiK» de l'Antle k; nomnié

natale SaSwtter, H ana, «é et dUinUBM à Otucisîan,

cu-t-woteiiiir, ti• vgats et nmmueux. i^ts «teniius,

Moualeur Fahro. vottt ont fait des promesse»,

Avis au public. — Le commandant de la

Compagnie de l'Aude a l'hontiieur d'iiweinner

Iles propriétaires et maindliands de ciievaux que

l'it commiitiion de îemonte de la genda«marie

se lunuiiu ie samedi 13 février l3oy, à dix heures

da me lia, p o ur l'acbat de trois chevaux,

nouvelle caséine de gemciarmeiie do Garcas-

StOUliC.

Caisse d'épargne. — Séances des 23 et 24 janvier

1809. —- Versements, 24,110 tt, ; reinbo/uirsie

monte, 43,218 te. 58.

Etat civil du 23 au 25 janvier 1909. — Nais

e an ces : 2 garçons, 2 fines.

Décès

: Françoise GaîîîaKl, '3 ans, veuve

lamines, ruo Goainteja-re, 6 ; Manie Jean, 78

ans, veuvé Escuxlié, h Maqutens.

Piiblioaîlons do mariages : Adolphe Anglade,

employé de eommetres nie du Quatre-Saptembre,

63, et Marie Jaumes, boulevard Omar-Sar

raut ; Pierre Dandine, oanonnter à bord du

« Ga-uloàs ». à Tonton, et Mairie Seguelas

Garcasson-ne ; Joseph Vidal, bomlanger, à Carca«oinne,

et Eugénie Péjanoard, couturière h

Ti-èles ; Alphonse Tokm, garçon llmonadior,

rue du P-ont-Vioux, 40 ; Etienne Co-mbâlàran,

conuwis des postes à Parts, et Marte Escot,

TiPivalite, 107 ; Bernard Séverin Lagarde, lieutenant

au 83 e d'infanterie, à Toulouse, et Rosi

Scjjtours, place Carnet, 17 ; Baymond Soum

domestique à Esp.'es, et Anne Bouaix, ména

gètre, rue de l'Estagnôl, 11 ; Marius Cabot, tait

ilemtr d'babiîs, it Pad'iès, et Justine Giorcy, couturlèie,

boiuïevaid du GanaJ, "4.

NAR30NNE. — La neige. — Dans la nuit de

dimanche i lundi la couche de neige s

épaissie considéi ablement. Depuis l'hiver 1899-

1900 oa n'avait vu autant de neige à N'ai bonne.

Au moment où nous écrivons ces lignes, ellie

continue à tomber.

La ctktdutatten Cr:t interrompue dans les rues

ot sur les boiï'ova.rds. La muirjkiiipaiité vient

.il , 'Qm!fc3iU!Cihar plusieurs équipes d'ouyriers en

ohômjage pour ramasser la neige ot assurer ia

etrouSatioa.

Gare aux pardessus. — 11 fait froid et les

pardessus trouvent dos amateurs. Dimanche

au soir, M. Gau Marius. domscilié avenue da

Mareorignan, était au bal Liazzi.

11 avait

quitté sou pardessus et quand il voulut le

neprandre, ee daniiaar avait dispatru.

Etat civil du 2-1 janvier. — Naissances : Henri-Jean

Courtil.

Décès: Geang'as-Lcuis-Léon PMSrfîeflfiSe, 8 ans.

Photo-Club Narhosnais. — Le bureau de ceste

••l'été est ainsi formé pour l'année 1909.

Président, M. O. Gaubiac

; vice-îwésidents,

MM. J. Gamme et Vignoboul ; secirétairc, M. P.

Lalfont ; goorétaire-adjotat, M. A. Touize ;

teéeaeiter, M. S. Nègre

; trésorier-adjoint, AL

A. Amado ; membres du comité : MM. J-wtBii-a,

Seignîiiwio, Bittes non*, Duviala

Rètm-ion ce soir à 8 h. i au siège.

L'ordre du jour étant très important, les sociétaires

sont tinetamirnent priés d'y assister.

La Société de gymnastique

« La Narbonnedse

ayant- Plmtention do participer au oonecurs

de .gymirraiabique qui aura lieu à Sétlif

(Algérie), les 24. 85, 26, 27 et 28 juin prochain

les "membres actifs sont iiutormés que les répôtÊbions

auront, lieu régulièrement les mercredi

et, vendredi de ahaqtue semaine sous la. d,irec

tien de M. Beau, professeur de g.vmnastiqtue.

Tous les lundi, répétition fpéciailie pour les

concurrente du ohampionnat artistique et du

eli'nnpionniat oCiynuiiique.

Cette société offrira une soirée it ses mom

ibres honoa-uitres avant son ddparL'

Las pURSOUXtea quii désirent s'inscrire comme

nœmbrcs honoraires ou gymnastes

tlevrnut

s'adresser à M. Filbo-l, boucher, rue Mosaïque,

ou à M. Megadoux, quai de Lorraine.

ELNAUDARY. —

Cambrioiage d'une

— Dans la nuit de verainedti à samedi

dernier, des malfaiteurs ineoninus ont pénétré

dans l'église paroiefii'olo des Grozés, petit

hameau voilai n do Gaston aaxla.r y. cn fra-atuitantt

Ja grande porto qui donne accès dans l'édifice.

Us ont fait sauter la serrure du tabern-uote

qui renfermait un petit, ciboire en ver

niais n'ont touché ni au vase sacré, M

aux hosties qu'il contenait.

Ils se sont bornés, en so retirant, ù emporter

kw oloLs des portes et des divers meubles

de l'église qu'ils ont trouvées dans la sacristie.

— Le lendemain do cette même nuit, Mme

vsuve Akiiux, voisine dm viHhuM, a constate

citez eiùe la Stapatritton d'eu c__tte de ohaa

i .•..

et. «le doux éeJwHk'S ni

•> :>•••, .-.mis un hangar

Suivant l'invariia.ljle foronuie,

une cuqut'te

Jirra>

phes, que les directeurs des djiverecB nnu&ona

de Boris ovâ impriment les jouitiewc on» i-ris

la décision que nous avons indiquée au sujetî

des réctlannaiious présumées par tes. limuiiyplstes.

Ceux-ci, entre autres choses, dfsnnndîiionî

que teur salaire de nuit fût porta, troiis -6

heures do traivall, de 12 à 14 frairacs

; les rnaîtres

inaprimeurs n'ont paa ciu devoir aixwcte*

cette detmande exogiétrée.

Devant- le refus des patrons deder ata

véiii taiblio ultimatum que leur adircseaàenti sr»

et '-. "-.as, ceux-ci ont décidé do cesser tetar

tsaraait, et la grève, qu'en s'accordait à considtérer

cousme imminente, a éclaté dans la*

soirée.

Les directeurs d'imprime-ries sont nnsmim-as

à affirtm-etr qwse lews précautions sont prises

et que tes Journaux qu'Us impriimcnt tua rat*

trout ce EOtâtÉn, malgré la grève.

La Question d'

ni

La tension turco-hulgars

Sofia. 26 janvier.

La Sobranié a diisouté l'interniielllation aur

la mobilisation de la 8° division..

Le Iteutenrtnt général Papi-iteoff,

mânistw

«les affaires étrangères, a répondu que la mobilisation

n'existe pas, mais seulement un apneJl

de réservistes dnns

1© but de renforcés

la dliv,ision en me d'un exercice.

« Le gou vernement, a-t-iil dit, ne se dépaiitte

sant pas de sa politique de réglemont amiable,

estime que la mesuro pïiee est uno shunta

pinécautlon. »

La ûliatmbre, par acctemnt.ien, a. voté un or.

dira du jour de confiance au gouvernement.

CAS!

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Mardi 20 Janvier £939

vssmss^maBstK:

'

'Bulletin Financier

REVUE FINANCIERE

flOMiMAIRE. — La semaine financière, — Le

marasme des affaires continue à Londres,

Berlin et Paris. Ses causes à Londres et à

Berlin. — une intervention malheureuse d&

l'Etat allemand. — A Paris : l'Emprunt russe

ù laJBoursc el à la Chambre. — M. caillaïuc

défenseur de l'épargne française, parle trop

et rUquiï de se mettra sur la pallie. — Revue

du Marché.

Paris, 24 janvier.

Marasme à Paris, marasme à Berlin, marasme

,à Loniuires : voilà tourte notre semaine

financière. Niil'améQ.ioration. die notre situation

extérieure., ni t'Bruprunt russe n'ont réussi a

provoquer île motindlite mouvement d'affaires.

Pourquoi ? Céda.tient a des causes d'ordre -général

d'une .part et d'ordre particulier d'autre

part.

Les premières peuvent se résumer en deux

mots

: la situation extérieure s'est améliorée,

elle nie l'est pas encore déiinittveument ; l'Emprunt

russe a immobilisé d'énormes disponibi-

Jites et il n a pas réussi à.provoquer un mouvenncnt

d'enthousiasme parce que,

précisément,

l'atmosphère n'était pas erucere suffisaimiment

rassérénée.

Enfin, l'émigration de

Ter en France dans les caisses de notre Baroque

a quelque peu ému le mairehiô anglais.

Ces secondes trtalèvent de rtia. situation économique

de chaque place.

thaï situaUon"extérieure est incontestablement

meilleure. L'accord austro-hongrois a

dissipé bien des-causlîs d'inquiétude et facilité

singulièrement la tâche de ta diplomatie eurronésnne.

Les camimentaires de la presse viennoise

à cet égard sont typiques. Mais le public,

qui est mai remis de ses angoisses, n'est

pas encore complètement transquiiGe. On sent

sur 13 marché malgré l'optimisme habituai,

le désir, le -besoin d'une solution définitive

qut puisse dissiper à jamais ce rêve d'Orient

par trop caudiemaresque qui nous laisse encore

entrevoir quelques fantômes désagréables

sur les frontières serbes, monténégrines

et bulgares. A un .moment même, on a craint

de se réveiller avec une question crétoise sur

les bras. Les deux Georges, Georges de Grèce

et Georges I" de France —- c'est Clemenceau

que nous vouions dire — s'étaient si .hien compris

qulo la Triple Entente s'est émue et s'est

POlimaiït, mais -nettement, refusée à les suivie.

La plus grande Grèce a vécu. U n'y a plus

de quest ion, crétoise. Mais, en même temps, la

question, persane provoquait quelques tiraillements

entre Saint-Pétersboung et Londres, te

safliinet russe .se refusant A jouer à Téhéran lo

rdle de meratar cônstitutdKHwitell. Et ,puis, quel-

• nues compensations te-ibas ne seraient pas mail

. venues. Tout ce'lia inquiète. Ce sont dos nuages

légers, sans doute, mais ce n'est .p>asiemcore. !e

oataie après ,1a tempête. En fait, le point véritabilarnient

intétressant pour ie maœcfaé financier

est celui-ci :

« Où en sommes-tnious avec

l'Allèmagme ? En coquetterte. c'est indéniable.

Peux courants se dessinent depuis quteikpi'Cis

jours dans notre monde pç!à*_que : l'un — il

n'est pas cleimenciste — voit dans un rapprochement

sérieux ,1a seutte vraie solution de ]a

question d'Orient et une évidente garantie de

paix ; l'entre .retste les yeux fixés sur Londres

avec Gliamemçeau. M. Pichon est perplexe ;

(5on cœur veut et ne veut .pas. Cependant, certaines

inlcuscrétions laissaient entendre que

M. Regnauflt emportait dans sa .poche la clé

du rapprochement. M. Pichon slest emipressé

tte Je démentir dans le Temps de vendredi,

avant même qu'on ait précisé ; donc, il y a

quoique chose. Et c'est ce quelque chose qu'on

soupçonné, qui a été l'un des plus fermes sou-

Poires et Marchés

MAHCHE DE PARIS

Du 25 janvier.

Tartoes. — Courant, 29 75; prochain, 39 75; marsavril,

20 90; k lie mars, 30 25; 4 de mai, 30 60; tendance

calme; ctreulation, 300; consommation, 51.

Blés. — Courant, 22 95; prochain, 23 05; ma,rsavrtl,

23 35; i dé mars, 23 75 4 de mai, 23 70; tentbmice

calme.

Seigles. — Courant, 10 40; prochain, -10 63; marsavril,

10 65; i de mars, 10 90; 4 do mai, 16 90; teaitanco

calme.

Suifs. — Paris, 72 so ; province, 72 SO.

Avoines. — Courant, 18 15; prochain, 18 30; marsavril,

«.50; 4 de mars, l 865; 4 de mai, 18 65; tendance

calme. ' ' - • '

Lin. — DinponiMe en cuves à nu, 53; courant, 53;

prochain, 52 50; s premiers, 52; 4 de mal, 51 25;

tendance cailme.

Colza. — Disponible en cuves à nu, 04 50; courant,

64 75; prochain, 6-1 25; 4 premiers, 04 15; s de mal,

i*3; tendance ferme.

- Alcools. — • Disponible, 37 50; courant, 37 25; prochain,

37 50; mars-avril,- 37 50 ; 4 premiers, 38; 4 de

mai, 39 25; tendance contenue; stock, 30 325; circulation,

72s.

Sacres. — Courant, 30 50; prochain, 30 50; 4 premiers,

30 625 ; 4 de mars, 31; 4 de mal, 31 50; tendance

soutenue; roux cuites, 27 25; autres jets,

87 25; raffinés, 61. •

MARCHE DE LA VILLETTE

Du 25 janvier.

Amenés, 2.941; vendus, 2.443; 1 66, 1 60,

- Amenées, 1.284; vendues, 1.132;. 1 64,

tietis de lia Rente, en dépit des arbitrages provomués

par l'Emprunt russe, et aussi des inquiétudes

soulevées pair la discussion de i impôt

complémentaire à la Cltemhre,

Bref, ceux qui sont hien renseignés voient

ia situation extérieure peut-être sous un


Vf-.'.

fci'.- .•.•:i»ùii'4Mi«id

e

die l>«éïesftse Sociale et ïteli&rletise

o -JL «•» — ''^"«-^""^«Ï » ^»_^a/ j».i*,'«-^j«.ajç^«.ti»ia.;a>—

Lo

procès de Jeanne Cilbert, l'empoisonneuse

de Sanu'-iU'ians, a commencé devant la

Etuis- d'as3ues du Cher.

Dans une collision, en vue de Tokio, le paquebot

français ,. Sydney » a coulé le navire

japonais « Houri-Maru ».

La 8e division bulgare, complètement mobilisée,

a été concentrée sur la frontière

tur-

«ue.

Voir par ailleurs les nouvelles qui nom

W*f parvenues à la dernière heurt.

ckientellomemt daux époux ; mais il doit

être assuré de la façon la plus satisfaisante

rmiscpio la loi,critérium do l'intérôt

général dans lequel so confondent tous

les intérêts •particuliers, non seulement

favorise le divorce, mais encore l'ordonne

au besoin.

— Alors, reprendra lo caporal, si le divorce

est civique et moral, le curé commet

un acte d'incivisme et d'immoralité

quand il se met en travers de mes fantaisies

matrimoniales. J'ai donc bien fait

de le supprimer.

Mais mon devoir, continuera-t-il, n'est

pas encore rempli. Vous me condamnez

pour un acte méritoire et républicain,

pour avoir accompli la mission que

vous, pouvoir judiciaire,

n'avez pas

voulu ou pas osé assumer. Vous devez

frapper tout enseignement contraire à

l'ordre moral. Or, l'union libre, avec ou

sans tempérament, étant, à vous entendre,

la perfection dut genre, vous contrevenez

gravement à vos obligations les

plus sacrées en ne fermant pas-la bouche

à ses détracteurs...

Et le caporal, armant pour la seconde

fois son revolver, supprimera lo magistrat.

. Yves €RIBRG^T.

curautl, avec son rayon do rubans il l'nsage

des Kalui, des Lévy, des Jacob, des Isaati,

des Bloeh ot des Gutb de la Bourse et du

Sent ici - .

Ah

! ceux-là ne pratiquent pas le catéchisme

glacé de Guizot.

L'autre bourgeois, c'est le conservateur!

le catholique, le tradit : oiHia.liste, celui qui

vote mal et n'étant ni dupe, ni complice, ni

stupLde, n'envoie pas de vulgaire aventur

riers, de purs chenapans, ou d'effrontés^

Robert Macaire grossir, à la Chambre , oa

au Sénat, la meute radicale des affameurs

et des exploiteurs du peuple.

Il y a deux bourgeoisies, la rouge et l'an»

tre ; mais, au regard des socialistes repué;

et débordant de graisse, la seule bonnei

c'est la rouge.

J

Celle-ci est spécialement recommandée"

aux poires du prolétariat.

Certaines gens ont une mentalité bien

étrange. Vous avez lu l'histoire de ce ca

poral armurier qui tira deux coups de revolver

— à blanc, discns-le bien vite —

sutr Mgr l'évêque de Grenoble. Quel est

le motif de cette manifestation ? Le prélat

a refusé l'autorisation de marier

â'église une femme divorcée.

Tel est lo détraquement universel : on

proteste en 1 toutes circonstances contre la

religion catholique, — si belle et si simple,

cependant, pour qui veut se donner

'

la peine do l'étudier. On déblatère contre

'l'Eglise, contre lo Pape, les évêques et le

clergé. 11 ne faut plus de curés, c'est bien

entendu. • •

Seulement, dès qu'il s'agit d'accomplir

quelque grand acte de la vio intime ot

^jiersonnelle, on court chez l'ecclésiastique

le plus voisin, on lui demande de

consacrer, par son ministère, les situations

les plus baroques ou les plus irrégulières,

d'accorder les antinomies les

plus inconciliables, de réunir sous une

même bénédiction ce nue la religion recommande

et ce que la -même religion

interdit.

Puis on est déconcerté, stupéfait et furieux,

quand lo prêtre vous répond que

cela ne se peut pas.

11 est évident que le caporal armurier

de Grenoble s'est cru lésé dans ses droits

les mieux établis. Avec la candeur d'une

âme simpliste, il s'est dit que les solutions

légales sont nécessairement des solirtiorer

licites.

Le divorce est autorisé par l'Etat, donc

le divorce est conforme ù la loi sociale et

à la loi de la conscience.il pourra se trouver,

demain ou le jour suivant, une majorité

pour instituer la polygamie. Le caporal

en conclura qu'il est permis, au

regard d8 la morale familiale, de posséder

une demi-douzaine d'épouses légitimes.

Il célébrera ses accordailles, amènera

son bataillon de conjointes à l'é-

' glise et ne comprendra jamais pourquoi

le curé reconduit sans lui conférer le sacrement.

Alors il s'insurgera, chargera de nouveau

son revolver, ot, cette fois, ce ne

fiera peut-être plus à blanc. On appellera

3es gendarmes, on le conduira devant 'es

îjuges et sa stupeur ira croissant quand

on lo coir.duira du tribunal à la prison

E n'y a, en effet, qu'une seule moral?,

connmune à la loi divine et aux lois hu

iftaines qui devraient toujours Être les

émanations do celle-ci. Et il est assez difficile

de faire ©ntendro à des intelligi n-

ces frustes, dams lesquelles nulle inslruc

«on religieuse n'est peut-être tombée, la

/raison pour larptello la loi de Dieu et la

toi du gouvernement ne concordent pas

Jo ne vois par, du tout le magistrat en

tarnant une discussion théologiquo avec

le prévenu et lui expliquant la différence

£?-f ontr o l'astreinte de la consci

•« tes tolérances du code civil,

«ri or n

d,V(ïrcc > dira le caporal armu

"do se ,' 0rnWlt a qui no perd pa

; son temps

Er>n

?mr huit ou dix fois au cours de

1

'

11

««vient à l'union libre amendée

bo!'i qUOlqi,es form alitca sans autre imi

. Uln ee. Pourquoi le curé me refusej

1

sa bénédiction ? Serait-ce qu'il y a

dus la nipturé du pacte conjugal quel-

^

0 rhosn d'incmuDalililo ave, la dignité

wrsonneiue ou la solidité du foyer doniesticrue

?

rf~ I>a " S f ' u r ôpendra le juge. Le

flivorcn, ot, par conséquent, la liberté

, "'nions Ruocossivwi, sont un dus plus

"nobles pm-nsi ««ilisés par la Rrpiildiquo.

Plus on s'ost dénia rie, plus on s'est

'remarié, plus on est importable, puis-

*Tuon a plus souvent affirmé l'amour

"qu'on éprouve a l'ondiroif. des institutions

^épublioainos. Quant à l'imérAf, do la famillo,

j'avoue n'y pas réfléchir quand

Je bfiso le lion de rencontre unissant ao

Jjes enfants.

De TEcho de Paris .

« A Chia.ion-.srdr-SaOne. un jeune homme tîe

vtiaigt ans tire nia coup de revoitver sur son pè

•re^Mtrce que « œilius-oi l'eiubôtait ».

« A Roclie (Iisère), un autre tire trois coups

die-revolver su.r sa mèae.

« A^MaiiiseiïMie, des enfants se suicident ponr

des danseuses de gigaeis. L'autre jour, un gevain

de dix-sept -ans ot mie gamine de seize

ans quittent tenns parents et vont.se promener

dame les befe de Saint-Glond. 11 s'agissait d'urne

fugue, d'une simple fugue, linfin lrieir, à Cbaehton,

une «mette de quinze ans quitte lé de.

miicile paternel ponr suivre 6on « nmii » qui a

le inêilie âge qu'elle. Su.r ie -point d'être prise

pair les agents chargés de la ramener à son

pèse, ia fîùette. ee jette dans la.Seine. TMc cn

est quitte ayeo un bain qui, espérons-ùe, lui

aura rafroîépi les ktoes. »

Tous ces faits-divers ne vous émeuvent-ils

î>38 ?

H y a là, peur les moralistes, matière ù nui

doter.

Poaj- nous, nous nous demandons «pi

- ! 'e

étrange géné-ration l'enseignement gratuit, laïque

et obligatoire est en tirain de nous prrépa

rea".

—©— La légèreté, des viei-lEes gens.

Nous savons déjà que les vieillards rapetissent

et qu'à l'âge de soixante-quinze tins

taille d'un homme a diminué d'environ 75 mil

îimètres. .Mais voici qu'un savant noue ap

prend qu'avec la vietïtesse le poids du ceirîjs

diniiiniue sensiblement.

Les ans nous rendent légers, qui l'eût cru ?

Le foie, dont, le poids normal est de 1,500

gimnimes environ dtte'z l'adiiute, ne pèee plus

que 8 ù 900 grammes chez lo vieUilord. 1^ cerveau

perd 150 grammes en moyenne : il pèse

1,165 girammes chez l'adulte, 990 chez le vieillard.

Le rein de l'aduiîte pèse 170 grammes et

100 seulement chez le vieiiCiard. Il cn est de

même de la raite, dent le poids diminue de

moitié

: 200 grammes oliez l'adulte, 100 chez

le vieillard.

Gependant. le cœur faiit exeeption ; it ne cesse

de s'ooeroitre avec l'âge. tJhez les vieiïsairdis,

il p'èse environ 100 grammes de pins que ohez

les admîtes.

—©— Dernier écho des élections sénatoriales.

Le mètre d'nne petite commune du Midi

voulait à tout patiix. èlre nommé Utjiiégué sénariel.

On scrutiina ; il etut 5 voix contre 5 données

a son concurrent.

Que faire ? M. le Maire n'hésita pas ; froidement,

il ajouta un bulletin dons l'urne et

pi-oatama le résufttat : votants, 10 ; le maire,

6 voix ; l'autre, 5.

Puis, font, d'uMi texte qui déclare que .loreque

le nombre des bulletins dépai&e celuii deséinarr

gements, il faut retrancher à chaque candidat

autant de voix qu'il a été trouve de bulletins

en trop, i.V rectifia le vote et se déclara élu

>Irar 5 voix contre 4.

"«ST^-

•îcnce

Ce qui a toujours fait la force des aventuriers

politiciens qui ont erabrassà la carrière

du socialisme, c'est que leur unique

critérium s'adapte à une admirable conception

de la bêtise humaine.

Tout ceux qui s'adonnent à, îa culture de

ce vaste champ sont des bourgeois, et leurs

dupes ne sont autre Chose que des serfs

imbéciles attachés à. la glèbe de l'ignorance

et de l'abrutissement.

Dans ces conditions, il est permis aux

niàlins. aux exploiteurs de cet inuneii.se domaine

do pousser l'otidnce et. l'effronterie

I jusqu'à In plus impudente extravagance.

Ainsi, ces jours-ci, Viviani, l'opulent mi

nistre du travail, d'un des plus huppés par

venus de l'industrie prolétarienne, prdsi

dant lo banquet de « lu Chambre consultative

des chambres ouvrières

de production

», tenait ce langage à son auditoire,

qui Je savourait au dessert avec des larme.*

d'atten.iri'iswmient tombant goutte ù goutte

dans les oounes ù Champagne :

Moine si .10 pouvoir politique appartient ù

d'nutires, i! a intérêt à voir on f.nce de lui un*

bouiigeoteié ginéreu*e au lieu d'une bourgeoisic

égoïste, une .bourgeoisie Idéaliste et noble

aiu 1WU d'une bourgeoisie dont le catéclnsme

ïtaéS de M. Gliizèl BCHt la .seule loi morale

N isard avait, on le sait, soutenu jadis

mm «ans «Vint d'ailleurs, la thèse des deux

morales. De même quand les soc m ! i-u.es arrivent

au pouvoir, il y u deux bourgeoisies,

mile îles ronbla nls. don! ils font partie, qui

triturent en négociants retors et «njuçw

lateUM ambitieux la matière fiocialtsto et

celle des vrais bourgeois, gens simples, honnêtes,

ayant conquis l'aisance la plus légb

lime et la plus lionornble par le tm . U

l'é.purc.w

Pour ceux ci. ht seule politique

e constaté à toainteiair ù leur pays la pros

périté et. le crédit, oui ne sont plus aujouTd'iiui

que les seul-; fleurons de son «bWJ

coùronne, et c'e«t pour cela prtçisénwint

qu'ils .seront hué . conspués, exploites et

opprimés par les nuire.-..

Pour !r

un \ iviani, •«•.nehsle politi

cien arrivé et nanti, le bourg, m

. généreux

et Idéaliste, oeljll que les i>eve.ndlcatn>ns

prol.'larirnnes doivent considérer comme

tabou, comme .sacré, c'est JMU:**"

L'AuomcEtauon de rimpot

sur les Valeur,, Mobilières

Janvier touche ù sa fin. Mais il n'est pas

trop tard pour parler des étreiuies. Car,

comme à l'ordinaire, les contribuables ont

eu cette année, du Parlement, leurs petites

étrennes. .- ,. .

C'est sous la forme d'une augmentation

de l'impôt sur les valeurs mobilières que

ces étrennes leur sont venues. Mais comme

l'opération s'est faite avec la célérité accoutumée

des voies importants et avec ladiscrétion

peut-être excessive des donateurs,

il y a sans doute plus d'un contribuable

intéressé qui ignore le cadeau qu'on lui a

fait.

Pour permettre ù chacun de s'en rendre

compte, nous voudrions rappeler en quelques

anots le système fiscal qui frappe en

France les valeurs mobilières.

Les valeurs mobilières sont frappées cd

France de trois impôts

: l'impôt sur lo revenu,

)e droit de timbre et le droit de transe

mission. Ces impôts, dont sont exemptés

seulement lus fonds d'Etats, nationaux. ou

étrangers, reposent sur des bases

différentes.

L'impôt sur le revenu, établi par la loi

du L'9 juin 1872 et aggravé par la loi du 26

décembre 1890, atteint les intérêts ou dividendes

distribués aux obligataires ou aux

»eU.uiaiii.iv... Il

- -'. d-.-! 'i ".. [>es lots, prove

riaiit. de* vaïe'urs qui comportent cet nvat».

tage, sont frappés plus lourdement, par

une loi spéciale, du 25 lévrier 1901, d'un

impôt de 8 %.'

Lo droit de timbre, régi par la loi du

5 juin 18o0, peut être payé au moment de

la création des titres, mais donne lieu, en

fait, dans la- plupart des cas, à un abonnement

qui a pour effet d'ajouter un second

impôt ù Ja charge des possesseurs de valeurs

mobilières. L'impôt du timbre est basé

sur la valeur en capital du titre. Il s'élève

à 6 centimes par 100 francs du capital nominal

de l'action, et du montant du titre

s'il s'agit d'une obligation. Iyes sociétés en

liquidation, les sociétés considérées comme

improductives, c'est-à-dire qui n'ont payé

pendant les deux dernières années ni dividendes

ni intérêts à leurs actionnaires, sont

dispensées du droit de timbre, mais sur les

actions seulement.

Le droit de transmission, créé par îa loi

du 23 juin 1857, est celui que la loi des finances

du 26 décembre 1908 est venue aggraver.

Il y a lieu de distinguer, pour son application,

suivant que le titre est nominatif

ou au porteur. Si le titre est nominatif,

toute mutation dans ce titre entraîne le

paiement d'une taxe qui était fixée jusqu'à

ce jour à 50 centimes pour 100 francs de la

valeur calculée d'après îe dernier cours

moyen de la Bourse. Si le titre est au porteur,

les mutations échappant par définition

à la. connaissance du fisc, une taxe' annuelle,

fixée, jusqu'à ce jour à 20 centimes

par 100 francs de la valeur, calculée d'après

le cours moyen de l'année précédente,

est perçue par l'administration, les sociétés

en devant faire l'avance comme pour Ie3

autres taxes, sauf à la retenir au monien|

de la répartition.

En définitive, le porteur d'une obligati

de chemin de fer 3 %, qui aurait du reeevoi

15 francs en 190$, s'est vu retenir sur se.

coupons : .

. '

1° 4 % sur le revenu de 15 francs, soi

0 60 centimes ; '

0 06 % sur le moulant du titre, soiï

0 30 centimes ;

3° 0 20 % sur. la valeur du' titre, calculée

d'après le cours moyen de l'année précé-i

dente, — cours légèrement variable suivant

les différentes Compagnies et qui a oscillé

aux environs de 440 francs, — soit 0 88 cen*

times.

Ces trois taxes représentaient en 190!! environ

1.78 pour un coupon brut de 13 fr.,

it près do 12 %.

Ce système fiscal est vraiment fort compliqué

et l'on ne s'étonnera point qu'il soif

venu à l'idée de l'administration d'y apporter

quelque simplification. Le projet de buefy

get établi par'le ministre des finances pnur

l'année 1909 manquait une première élnpq

vers l'unification des taxes sur tes valeurs

jnobllM res.

D'après ce projet, en effet, la (axe annuélle

et obligatoire établie sur les titre»

au porteur, à raison de 20 centimes pour

100 francs, taxe ayant pour objet de rompensèr

la perte qui résulte pour le 'J i,' -nr

de ce que les mutations des liln - , u ,,,„••

tour sont insaisissables, cette taxe ont été

supprimée. Elle devait être remplacée pat

une taxe basée sur le revenu, taxe. (dcnticfU*

quant ù son assiette à l'impôt de 4 % sue Je

revenu déjà existent, mais plus élevé*

quant à son chiffre, puisqu'elle aurait été

fixé* à 6 %.

Si ce projet avait été accepté, le portent

de roWlgatïon de chemin de î.-r. dont nous'

parlions il y a un instant, aurait eu ù Supi

porter nue reienue do

1° 10 % sur son revenu de 15 francs, soii

1 50 ;

2° 0 06 % sur le montant de son tilro,

soit 0 30. , . i

Au total 1 80, qui représente, a peu da

chose près, l'impôt établi sur les ancienne-»

ba-ses

Qo aurait tort, cependant d'inférer de cet

exemple une la ré fer nu; proposée par le ministre

de - finances dans son projet de hud-

,r,e eisil simplement une mesure

«l'nidre,

modifiant l'assiette de l'impôt sans en nmdb

fl,.r le chiffre. Pu minislri» é

fit nuées, qui

filerait pas d'une transtormat.wqi de

l'impôt ÇJOUT «n accroître le produit, manquerait,

siiMxn à tous ses devoirs, du moins

à toutes les traditions.

La vérité est que, si la réforma ministérielle

-n'aggravait pas la situation, quand

il s'agit do titres à faible revenu (comme

c'est le cas des obligations de chemins de

for), elle constituait au contraire une aggravation

très sensible pour Ses titres se capilisant

à un revenu élevé. Si nous supposons

une valeur, cotéo en moyenne 500 francs

et produisant un dividende de 25 francs,

l'impôt payé par le porteur de cotte valeur

so serait élevé de 2 30 à 2 80. L'augmentation

aurait été de 2 ,

Du projet ministériel, le Parlement na

pas retenu la forme, c'est-à-dire la simplification

qu'il apportait à notre mécanisme

ftscai!. Mais il cn a. retenu lo fond, c'est-àdire

F accroissement de charges qui devait

en. résulter pour le .contribuable.

Cet accroissement a été réalise de la façon

la plus simple du monde. Au lieu de

transformer la taxe de transmission, on

s'est tout simplement contenté de l'élever.

On l'a portée de 0 20 centimes à 0 25 centimes

pour cent

Ce n'est donc pas, comme dans le projet

ministériel, uno catégorie de contribuables

qui voit ses charges s'accroître : tous ceux

qui sont porteurs de valeurs immobilières

partagent lo sort commun.

L'augmentation est facile

à calculer.

Elle est de 0 25 centimes pour cent francs,

calculée sur la valeur du titre d'après le

cours moven de l'année précédente. Le porteur

de l'obligation de chemin de fer que

nous avons prise pour type recevra désormais,

en supposant le cours moyen de 448

francs, 22 centimes de moins que précédemment.

Il lui sera -retenu, par ordre du fisc,

2 francs sur 15 francs, soit 13 33 pour cent

de Son revenu !

Les titulaires de valeurs nominatives

n'ont pas été oubliés. I^e droit dé transmission,

droit perçu à l'occasion de toute mutation

de ces valeurs, a été porté de 0 50

centimes à 0 75 centimes pour cent francs

de capital, estimé d'après le dernier cours

moyen. Il est vrai qu'une faveur nouvelle

est -accordée dans la loi à leur objet : la

conversion des actions et obligations au

porteur en actions et obligations nominatives,

jusqu'à ce jour assujettie au droit de

mutation, pourra désormais se faire gratuitement.

Bien entendu, la conversion inverse

reste soumise au droit.

Cette disposition nouvelle, qui se justifie

par de bonnes raisons, n'a été introduite

•dans la loi que dans un intérêt fiscal î éîie

fait partie de la campagne entreprise par

le fisc, Caillaux régnante, pour empêcher

, les porteurs de valeurs mobilières da se dissimuler

ou de s'évader.

M. V.

MM. Klrissiï?rnes «tft Jaurès mous alWenl h i

comprendra le cri suprême d'Abed Poll^t,

au moment d'Être couché fsur la planche d?

la guillotine : »< Vivo la Sociale -3 A bas .les

calolisig 3 »> Les caïotkts, en effet, réservent

leur pitié «DJ victimes «jt laissent aux socialistes

la spécialité de s'apitoyer surfe triste

eori des assassins...

——-»

MES SENS

De M. Pool Mathicix :

La sensibilité viendrait-elle à disparaître

du reste du monde qu'on la retrouverait

dans Pâme d'un socialiste. Les révolutionnaires

sont les êtres les plus compatissants

qu'on puisse imaginer. Seulement, ils ne

«'attendrissent qu'en faveur des coquins et

ils réservent pour les seuls bandits les trésors

de pitié qu'ils portent en eux-mêmes.

Ils gémissent sur le sort des condamnés

à mort et poussent des cris d'horreur à la

pensée qu'on se décide enfin à laisser M.

Deibler opérer quelques scélérats. Le jour

même où eet excellent fonctionnaire procédait

à la décapitation des Poilet et de leurs

acolytes, le journal de M. Jaurès annonçait

l'événement à ses lecteurs sous ce titre :

Honte nationaîe

; on doit tuer quatre

hommes ce matin. » Et le rédacteur qualifiait

de « crime » cet acte de justice et s'efforçait

de faire partager par ses lecteurs

« l'émotion indignés u qu'il éprouvait cn

songeant que quatre criminels allaient être

« assassinés de sang-froid ».

Tous les journaux ont longuement relaté

les - massacres artoces 'commis par ces tortionnaires,

dont l'exécution a causé une

joie délirante dans les régions du Nord

qu'ils- avaient pendant si longtemps terrorisées.-

lis n'eu ont pas moins mérité de

faire ouvrir d'écluse aux métaphores de M.

Jaurès ; celui-ci défaillait à la pensée des

angoisses subies par ces gredins.

Mais 11 suffit de feuilleter la collection de

son journal pour constater que d'autres

e sénateur

Flaissières s'e,-t institué, sans qn on ?ncne

pourquoi, le défenseur bénévole do

1 assas-

«in Camajore. , .

S'il n'eût été qu'un ouvrir honnête et Jabot

rieux jamais celui-ci n'eût mérité d attirer

Patient ion du père-conscrit : il a tué <

mate par on

naiguère encore si éblouissante et sur ePe

s'étendit bientôt un .silence de mort.

Un seul, parmi tant de proscrits, possédait

encore quelques ressources, c'était, ievèque

.l'A"do, quatrième frère du snrmtennnrit

ïi recueillit son unique neveu, qui

avait épousé, sans argent, une fille de grande

noblesse, Mlle de Char!us. Il promena le

ménage dans sa vie errante et en fit. élever

les doux (Us, dont l'aîné devait un jour relever

«i brillamment le nom réprouvé.

Quand le jeune homme ont atteint, l'âge de

quinze ans et demi, il entra, comme do

règle nux mousquetaires, grâce à tte puisse.

V. tes amitiés restées fidèles au malheur.

Ht, un an plus tard, ces mêmes protecteurs

belliqueuse existence pour juger mi'ils méritaient

à un degré égal notre admiration

entière, parce qu'ils ne marchandaient ni

plus ni moins à. la France leur santé, Lau*

ardeur el leur :ani; RÔin''reur,

L teuton ail l-colonej ROTJSSKT.

par fil Spécial

ÉPÊC

Prochaines Elections

Le remplacement dea députés élus sénateur*

Reims, 25 janvier.

M Clemenceau a décidé, en principe, d»

talN procéder en trois séries successive* nux;

Station*» pai lieues pow le mnpJecemen* dea

Ktès nommés senotoure ton» du retiouv*

tement (lit " janvier dernier.

On sait qu'il y a Vingt-quatre sièges vacant»,

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


W)U»JIMMWMI«WI'M

f*T

6 .Ta CrKvmiire.. par suite «ta aéssB«B d'un é$?aï 1

nombre do députes un Sénat

: ot» vtnguïuetre

BlOgies seront r«n>airti ,

Patachon (G. Parfroment), Gril'i-Iloom (Cliapman).

Prix dn Var

: Silvie fW.Head), Dancing-Girl (Motv

nat). La-Iiiixipéo (Cirot), Pensliaw (Max Leias). Coitbrntc-H

(J. Uartiioiomcw), Muscadiae (Ilawitins),

Géraida (Miller).

Proyioslics

paris-Sport : Eosy-Ixitty, Clarence-III, écurie V.

Picard, Ollvtt». M^idemoisedie-Aininte. Griil-Uoom,

Silvie, Copernic-II.

Jockey

: écurie Veil-Picard, rhilomène, Mad-;motseUe-Aminte,

J. Keila.

Les Débats : Olarenco-III. Pour-Toujours, Saint-

Caradec, l'iiilomène, GriU-lloom, Epine-Vinctte, Copernlc-If,

Muscadine.

La Liberté : Rosy-Petty, CJarcnce-ïII. écurie Veil-

Picard, Olivier, Mattemoiseae-Amin.te. GriH-Room,

Si!vie, Copernic-II.

La Pairie ; Ma.driga,l-III, Clarence-III, I^rinette,

écurie VeU-Picard, écurie

Kocuinet, arUl-Rotan,

Muscadine, SUvie.

Vintransigeant ; Eosy-Letty, Clarence-IIT, écurie

VeU-Picard. Oltrie-r. Mademotseite-Aminte, E-pinc-ViiKjîte,

SUvie, La-IUpopée.

Football Rugby

VUS RENCONTRE INrEKMTIONAr.E

Paris, 25 janvier.

Hier, an Pare des Princes, après une mauvaise

partie de jeu écossais, le Stade français a triomiihé

par 8 points, deux essais, un but, du team de la

Nortl!ern-Univcr.sité-Union, qui marqua seulemera

0 points. La nouvelle formation stadiste parait ne

pas avoir donné les résultats qu'on cn attendait.

Il eaiMMonHM DE r.ims

Parts, » janvier.

A Colombes, le S^mrlinsr-Ctnb universitaire do

France a battu l'Association sportive française )iar

8 points (deux essais, un bul) contre 7 (iin essai,

un drop-goail).

A BagateUe, après une partie «froacenque, lo naeing-Club

do France a battu le Cercle amical par

1S points à 3.

OBLIGATIONS

Ville de Paris IS65 4

— 18G9 3 % '..

— 1S71 3 %

— 1875 4 %

— 1876 4 %

— 1S92 2 1/2 % ,

— 1394-1833 2 1/9 %...,

— 1S!>9 2%

— 1904 2 1/2 % ,

— 1905 2 3/4 %

Communales isrs

— îiSO

1S91

— ISO?

— 1SS9

Foncières

1S73

1SS3

1885

1893

1900

nône-Guelma

Est-Algérien "

3 % ancienne

Midi 3 % ancienne

Nord 3 % ancienne

Oriéaus 3 % ancienne

Ouest 3 % ancienne

Ouest-Algérien

P.-L.-M. 3 % (fusion ancienne]

Panama lots libérés

Suc:-. 5 %

Autrichien 3 %, v hypothéque'. '.

'. '.

Lombarde ancienne

Nord-Espagne

Portugais

Sarago5se

APP.ÈS BOURSE

De beers i[ "

East ixaiKi

'

Kand Mtees

Mal d'AtagoaS M .^. C !: E .. EN

Iiuanchaca

Briar.si;

Do Bccrs.

Tharsis

Val d'Ar,r.i

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Syndicat Minier....

May

Cape Cupper

Ctiartered

East Uind

Goidflclda ..»..*"

Itobinsan ttold

nanti Mines

3 % dont 50 ,

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Extér. dont 50...

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Idont 5 ,

BOURSE DTî LONDRES

Bnlletmjimmieï

, . . Paris. 25 janvier.

. Il lie faut pas ch.c,reber.irmiiso.ns-nou,s la mi.

son de U lourdeur du marolié d'atdoW'hui

dans tes bruits de mobilisation en TuroîS»

lu-uits auxquels d'aiKeuns personne n'attoJ

chait gronde Imiioufanca ; on ételt au contrat

re fort btem Hmpressionné du côté de la politique

extérieure par les commentaires do la

Consolidé anglais 88 .ti2. i Italien

3 Vu français BG ..... suèz

Basa, ottomane, is .ljt.j Egypte".".'.'.)"'.*.

112 t;t

va .i.

102 314

tendre»

Londres icUèfiues).

Allemagne

Rspajoie (c-.mrt)...

Espagne (long)....

Uueaos-Ayi'es (ot).

CHANGE

latûricure

BOURSE DE MADRID

1» M .1-

25 17 .!

l:>t

O.W

4i« .3,4.

4VI ,8l*.

1272 2...

... S* Î5

MailieuK^useroent, rien tue .peut en ce me»

ment faire sentir te çJierjtùlo de son extrême

réserve et lu spoeukii.lou se sentant tout à tait

livrée â ellc-imamo ttevicait choune jour plus

craintive.

On peut d'ailleurs donner «Tun mot ta .nlivsionomle


«fardi 20 Janvier 1008

.'.'. . i ... . J '. j iu_- . : •< •--••v 1 „ ,, t . tfi .

tnn.|«n-t

Ao fOK», «'Vroup. 0.710: Ml Bip» do Carmaux

en MMIM . •**>: Mlw* d'AlUI. ex-coup, î.

JI/V Mine« do Cauipaitnac. '.'17; Grands Calé», excoup.

n. 6».

\ • mi diverses (nliiUndlons). — Horlété loulou-

*-ativ d'éloclruîlK) 5 "' '000, 4S0; SociAlA toulou-

«aine (l'iJeCtrlClté 5 If. 1000 1/5, 05 M; .Société tcwlOttwilno

d'électricité 5 l/.'i "/...

!(>:>; Société liydro éleetrl-

•nie ronwlll'irinalso 5

«;,',, w. Société méridional

ii ;ni'i|iorl torro 4 !. W.; Chemin de 1er «lu Sud Ouest

« %. 191 ; Chemin de ter a voie étroite du Tarn

; ' H'i; Tramways l'ons 4 ",{„ 480.

Chauvi ; . Hspaçno, les 100 pesetas, 80 75; Lotlîl

56.11 à 16.14! Ilertln, 122 7/l« a lït 11/10.

i

mm'-

Du 25 janvier.

il on lotnlia 18 millimétrés il'eatt a Toulouse, et

t a l'erpiftiiau.

L'aiiUcyctnnn

' fS l'Otwst

; la pression t>.irn couibat

; «t, connu:- tes pr--ux CfteTatiW m» aa>

côfeHes, il a ét-, :i •amtnièro mais auswi bien

quHeux, le v«:i-l'i,v.ait soîdut du Ctinlat : « Bonus

miles Christ! ».

Voiifà, trop mfi'Wemcnt résumés, ses titres

a notre •reeeri.naiiissHU'e.

Oiia:od on laisse derrière' soi un teû. passé,

«tua teilo œuvre accomipiie, la nwit peu! v-enir.

Elle M BUKMMBd pas le juisto eu tiaiin

de ramiplir ea tache «t qui. d'uiHteuirs. a ta

conscftaJtion de laisser, dans sa propre maison,

«tes MtitMtÎMeWM éleivés à son école et

dipnies de wrarcher dmius les mêmes voies.

S inainienanl, vous tons qui mécoutoz. les

veux inleins de lanmes, enfante de Mootiiéjeau,

habitants du Coiimiinges, ne plénum

liius !

BelLisea; au fronton de ce monument cette

vieillie et glorieuse devise qui eat en mitoié

I

ps une prière sublime : « Bicv de L«$SVM,

lone-noas la sus ! »

Celui oui régule «larjs les ciottx, après avoir

«li-ipud-s t-ïntrUn nr, déjà béni la devise, vient

centafeiemeiu d'exancéir OUCOTC uno fois la

prièie. Du haut du ciel, Be-rtrand do Lnssus

protège toujours son pays de Coanmiinges.

L'IS!..E EN-DO&GN. — La COBCiiia. — Pin au

olse., 31 janvier, eetUt) Maiiffliac, aura lieu te

de.ax/u'.'ino concert artistwjue donné jwr la ciboi-ate

.la CœcMia. directeur Octave Ixi-ubens, ia;uoéat

de l'Académie de.-; Trouvères et Troubadours

de France.

Pj'Ognamime. — Première partie. — t. L'Orphéon,

c'est le peupto, chœur ISatotts}, l'Orphéon

; 2. Projet d'un paysan revenant de

Parts, monologue comique avec chant, par

M. J. Pellegrin ; 3. Le passeur du prantemps,

b m-/,u (fibu-Wier), .par M. Laliforgue ; 4. Tout

sinipiomienit, ronm-hco (Ilclmieit), pa.r M. F.

iKtau

; 5. La noce à Mii."Jonflé, mor.-o.togue co-

'iniq.uc avec «atant (Cirammet). par M. Aider -,

C. La lettré ù grand-papa, romance (J. Va*

xtT), par M. Laxrozé

; 7. On ne se corma.it

pas, scène mlîataire (J. Lessarre), par M. Bureau

; 8. Deux Frères, drame en un acte, de

LOtxs Noe'.

pectacks-Coiîcfllj dcTouIousê 2^(^"*S)WïW^

* . 2. Les pruneaasr, monologue comiqu-o (X), par

Du 50 janvier

THIUTRI.; IAFAÏET'1'i:. — A 8 h

de Sladamc. Le litiisscuii.

Les Caprices

CINEMA NATIONAL PATHE CI. me I,apevrous"• vont que, d'à-

Toute, s»n Un IOns dn M'i'r rVrrln-téquo

# *r*a tone , ?n »» PPc"o In très belle

H,, c l 1 « LUI te,(re écrit - nu lendemain

;;:;> ^S^â^ ,,,,,H,>:< "•"

V-r;;,'^;

«te îrueti

Vente de Charité

La Société de Saint-Vincent de Paul

organise,

pour te jeudi 28 courant, à la salle

du Jardin-Royal, rue Laviguerie, sa kermesse

annuelle. Nos lecteurs se feront un véritable

devoir d'apporter leur généreuse obolo à une

vente qui est la ressource principale de la

meilleure œuvre charitable de notre ville.

L'entrée sera libre «3t gratuite de une heure

à sept heures après-midi.

Un seul jour de vente.

Comptoirs. — 1° Bazar : vicomtesse de l'Estelle,

place Saint-Etienne, 4.

2° Buffet : Mme Castres Saint-Martin, 15, rue

d'Alsace-Lorraine.

3° Epicerie : Mme Puntous, 13, rue Peyras.

4° Mercerie, ouvrages : Baronne do Felzlns,

28, rue de la Dalbade.

5» Plantes et fleurs : Mlles Théron. 30, rue

du Languedoc.

6° Papeterie : Mme do Waroquier, 17, rue

Pharaon.

7° Roulette : Mme Bressolles, 17, rue de

Metz.

Le Marché Arnaud-SQrnard

Le Syndicat e.grieolo des maraîchers do la

ville die Toulouse et des communes envkxwi

•mantes, réunis on assemblée générale le H

Janvier 1909, salle du Conservatoire, a voté à

i'iuiauimite l'ordre du jour suivant :

Considérant 1°

«pin l'arrêté «le M. le maire

de Toulouse concernant Ho muirché Amaud-

Ber.nard a értô pris dans te but «te faciliter lu

vente directe «tu producteur au consommateur;

que ce but cfit loin d'fttro atteint, les producteurs

devant évacuer la. place à 7 heures et demie

cm hiver, et (i heures ot demie en été

qu'au surplus, les intérêts des producteurs

aant profoiidément, liés par ce fuit que oe n'ost

' léralement qu'à partir de ces heures-là que

consommateurs pounradeut aclieter directe

nt aux producteurs ;

» Que l'heure do l'enlèvement de la marchandise

étant fixée trop tôt, les producteurs

sont à. la merci «tes revendeurs, qui oftemt

au dernier moment des prix dérisoires, sachant

bien que souvent le produrteur nbnn

donnera ses produits plutôt que tte revenir lo

londemain.

En eonséqueineo, h'S soussigné* demandent

1° Que 'la place Arawncl-Bernaird soit exclusi-

\ enÙMiil réservée aux producteurs :

î° Que tes pKMtoCtmm «nient libres d'ocou

por là nte ce pi-qu'à te. lin do hntr vente ;

3» Quo l'anriMé en ce (fui concerne tes rovondeiufes

soit

étenulu an marché aux lumi

mes «le teiro, établi sur 1e boulevard, entre la

rue des Près et la ruo de Toul.

] 'a.s.* nitilée gciiéirale veto à 1 unanmiilé. îles

félloitatlonfl aux producteur» marafehers nl-mte des

Jeux F.l


Mardi 20 Janvier 1930

Bulletin FimiiGier

REVUE FINANCIERE

SOMMAIRE. — La semaine, financière. — Le

marasme des affaires continue à Londres,

Berlin et Paris. Ses cotises a Londres et à

Berlin. — vue intervention malheureuse d/>

l'Etat allemand. — A Paris : l'Emprunt russe

à la Bourse el d la Chambre.. — M. caillaux

défenseur de Vépargne française, parle trop

et risqué de se meure sur. la paille. — Revue

du Marché.

Paris, 24 janvier.

Marasme A Paris, marasme 4 Berlin,. marasme

à Loirudires : voilà, tourte notre semaine

financière. Ni 11 "amélioration de notre situation

extérieure, ui l'Emprunt russe n'ont réussi a

provoquer *o molndlito mouvement d'affaires.

Pourquoi ? Cet!a tient ù des causes d'ordre général

d'une .part et d'ordre (particulier d'autre

part.

Les pneenfèrea peuvent se résumer en deux

mois : la situation extérieure s'est améliorée,

«Me mie l'est pais encore définitivement ; l'Emprunt

russe u immobilisé d'énormes disponibilités

et il n a ipais réussi à. provoquer un mouvement

d'enthousiasme parce que,

précisément,

l'atmosphère n'était (pas enicore sufflfeaimmient

rassérénée.

Enfin, l'émigration de

Ter en France dans les caisses de notre Banque

a quelque peu ému le mairché anglais.

Les secondes relèvent de fe situation économique

de chaque (place.

lai situation" extérieure est incontestalblemwnt

meilleure. L'accord austro-hongrois a

dissipé bien des caustes d'inquiétude et facilité

fdngùiièrement la tâche de ta diplomatie européenne,

les cotmanentalres de la presse viennoise

à cet égard sont typiques. Mais le publie,,

qui.est mal remis de ses angoisses, n'est

pas encore oom.plèteiment tranquille. On sent

sur le marché malgré tt'ciptimSsme habituel,

le désir, le 'besoin d'une solution définitive

qui rouisse dissiper à jamais ce rêve d'Orient

par trop caueliamaresqu© oui nous laisse encore

entrevoir quelque® fantômes désagréables

'«ur lies fronitières serbes, monténégrines

et 'bulgares. A un moment même, on a craint

de se réveiller avec une question crétoise sur

les bras. Los deux Ce orgies, Georgies de Grèce

et Georges 1" de France T- c'est Clemenceau

que nous voulons dire — s'étaient si bien compris

quia ia Triple Entente .s'est émue et s'est

ïfplimeihit, niais (nettement, refusée à les. suivre.

'La plus grande Grèce a vécu. U n'y a plus

de question, cbéttOîsë. Mais, «n même temps, la

question peirsano provoquait quelques tiraillements

entre Saint-Pétensbourg et Londres, le

c-aibinet russe se refusant à jouer à Téihéran J©

rôle de mentor const.itutiowniefL Et .puis, quelques

.ce inipenisa.tions là-ibas ne seraient pas mai

Venues. Tout, cela, inquiète. Ce sont des nuages

légers, sans doute, mais ce n'est pas leracore-le

©aime après .la tempête; En fait, le'point véritablement

.jntéros-sant ipour le marethé . financier

est celui-ci : « Où en samanes-iaous avec

VASlemagOB ? En coquetterie, c'est indéniable.

Deux courants se dessinent depuis quielques

jours dons notre monde politique : l'un — il

n'est pas olamenciste — voltjftans un. lajxproaheiment

sérieux ,1a seuils vraie solution de la.

question d'Orient et une évidente garantie de

paix ; 're ntre .reste les veux fixés sur Londres

avec Cllameneeau. M. Pichon est' perplexe ;

son cœur veut et ne veut pas. Capendant, corfaines

inlïiscrétions laissaient entendre que

M. Regnauilt emportait dans sa pèche Ja clé

tin rapprochement. M. Pichon, stest empressé

de ie démentir dans le Temps de vendredi

avant même qu'on ait précisé ; donc, il y a

linéique chose. Et c'est ce quelque chose qu'on

Soutpçonîiiî, qui a été l'un des plus fermes soutiens

de V» Bente, endfâpit des aUbitrage» provonnés

par

l'Emprunt russe-, et aussi

quiétudes «ouAnvées par la discuBsian de i impôt

comipléimentaire à la Chambre.

Bref ceux qui sont bien, nenseignês voient

ta situation extérieure -peut ê tre sous un mie* -

leur jour que le gros «public, mailgré la possibilité

d'une crise ministérielle en France.

Pair auteurs l'absorption continue du métal

jaune sur le marché de Ixmdres par la Banque

de France — 3.370,000 livres sterling poulie

seul mois de décembre — d'une part, et de

IVttitme l'immobilisation de disponibilités consiidrérahlas

en vue de l'Emprunt rusas en i rance

ont provoqué à Londres un léger resserrement

monétaire, à Paris un relèvement assez

sensi.Mo du prix de l'argent, Londres a du,

pour ramener un peu. d'or, élever le taux de

son escompte momentanément. Le Statist espère

que -cette, mesure suffira. A Paris, le (mouvement

sera de courte durée, les prochaines

opérations annoncées ne comportant pas une

grosse absorption de disponible.

Ces facteurs d'otfdnes divers n'ont pas été

étrangers au peu d'importance des opérations

qui, cotte fols, ont aoceimpagné l'émission de

l'Emipriuit msse. A Londres, il a été réparti

45 % è lia souscription, contrairement à ce

qu'on avait de prime abord annoncé. Etant

donné le peu d'importance die la tronche anglaise,

c'est un échec qui s'est traduit par

une baisse momentanée de 3/8 sur te pair. Ceci

n'était pas fait .pour encourager la spéculation

à Pari'9.

En dehors de oes causes d'ordre général, nos

trois grandies places ont eu à souffrir de causes

secondaires moindres, mais non méprisables,

hâtes 1 '

A Jjondres, la publication des statistiques

économiques cause une impression die malaise

réel. L'année a été mauvaise .pour le commerce

extérieur, mauvaise pour l'industrie métal

lntrgique, mauvaise aussi pour l'industrie du

coton, la -réduction mémo de la production

n'ayant pas réussi à amélioiier les prix, et

i'expoirtotinini sur les fiïés de conton et ies tissus

étant en forte diminution.

A Berlin, les 'valeurs métallurgiques sont

mieux, «nais [es charbonnages sont médiocres.

On est mal impressionné

par ia situation

financière do l'Bmrjpdït», qui s'aggra.ve .chaque


jour, et par le conflit économique qui vient

d'éjcîiater avec la Suisse. Ce conflit est un

exemple typique de l'irréductibilité des phénomènes

économiques. La. Suisse, désireuse de

protéger ses farines nationales, avait frappé

d'un droit d'entrée élevé les farines étrangères.

L'Ailieimagne y avait répondu, pour défendre

ses minotiers, par une prante à l'exportation

sur tes farines. CCtlére des Suisses, qui se

mettent à boycotter comme des Turcs toutes

les céréales aiiitemandieis.

A Paris on s'attendait, malgré tout, à uno

arasHteurre semaine. Font des expériences préoédenifcee,

on estimait que l'emprunt provoquerait

un cemtJitn courant d'afTSatres, mais à part

quelques arbitrages peu importants dans Pensemœe,

on n'a rien fait. Ce vide de ttensactions

on un pareil moment a surpris (les pins

pessimiistes et inquiété quelques-uns. D'aucuns

même y ont vu une mianceurvre inqualifiable

et ftfiMterrantàon suocesBive à la tribune de ia

Càiaiiribre de M. Piolion et de M. Caillaux a

quelique peu surpais.. Nous ne pairitageons pas

lies iïîées die M. Rouanet, même sur tes fonds

misses, et nous trouvons son tatervention partàeulSi'&nenïeaiit

déplacée

à la veille de l'emprunt,

mais les répo-nses qu'elle a provoquées

désarment notre rigueur d'autant plus facilement

que l'opiétratiion s'est heureusement terimdinée,

que .les gros pomtefeuXlles se sont larg^nieuit

ouverts (nous pourrions en citer) et

qu'éiites confirment pleinement ce que nous

««rivions .lundi dernier, à savoir : que ,nos établissements

de crédit ont rendu un fier service .

BiasBHsasnsssKïSKaasati^

t gofuwemement, Ceci dit, qu'il,Ç^^£|££

,n .gotiivioriiioiu*»". «suri», — --- - .,

an,;,s cocher en avait plein les mains.

A charme instant un cheval pointait,

rompant son allure, mordant, son mors,

couvrant, son poitrail d'écume.

— Mais qu'ont donc ces bâtes ? demanda

Mme d'AIreimpe au cocher.

— Je ne sais pas, madame, les chevaux

sont affolés. J'ai, à tout moment,

peur qu'ils ne me gagnent la main et ne

s'emballent. Ils ont cependant mangé et

bu comme d'habitude. Je n'y comprends

rien.

— Voulez-vous que nous retournions,

madame ? demanda Raoul, car lui-même

commençait à concevoir une seercto inquiétude.

Mme d'AIreimpe hésita pendant l'espace

de quelques secondes.

— C'est impossible, répondit-elle,

Henri qui nous devance à la première

station serait trop inquiet. Continuez,

Joseph,

seulement., allez aussi doticement

que possible. Je n'y comprenids

rien, deux bêtes si sages d'ordinaire I

'

A cet instant, on arrivait à la hauteur

qui domine la Seine et toutes les pentes

qui dévalent iusqu'à Port-Marly.

haut des rochers et se broierait cent fois

avant d'arriver à la berge.

La nuit étant venue,

les voyageurs

apercevaient les lumières de Port-Marly.

Tout à coup, des détonations partirent

à droite et à gauche dans le taillis bordant

la route. Des fusées, des feux de

bengale s'allumaient avec de violents

éclata.

Les chevaux sa dressèrent en poussant

un renâcleiment d'effroi, le cocher, impuissant

à les maintenir, fut précipité à

bas de son siège et l'attelage emporté

roula comme un torrent sans entraves le

long de la corniche avec des heurts et

dea chocs terrifiants.

M. de Blignac se cramponnait, gagnait

pe enlaçait ses deux filles.

Elles comprenaient que toutes-les trois

elles étaient perdues sans ressources.

Les chevaux aveuglés filaient droit.

Quelques instants encore et ils arrivaient

à la crête, la route faisant à cet endroit

un coude aigu.

Là, tout l'attelage devait se précipiter

dans le vide et so broyer sur les roches.

Une main nerveuse saisit les chevaux

par le mors.

Cet homme surveillait l'arrivée de la

voiture depuis quelques instants.

Il avait entendu les détonations.

Alors il avait retroussé ses manches.

Il s'était arc-bouté sur ses jarrets, et,

le siège de devant, à la place où le mal-

1 bo,rw »' ssank >o lance par un puissant,

heureux cocher venait d'être jeté sur la ! msso ' rt ' il s'accrochait aux more, aux

route, et s'essayait de ressaisir les gui

#oiurmettes, tordant les naseaux du pordes

des chevaux. :— » les gui- j

flaneï 3

^ ^ balki t les

Nïama n'avait, pa,s dit un mot pour le

retenu;. Elle avait pris les mains de Mme

cl Alreimpe plurt morte quo vive

Nathalie, affolée elle-même, ' rénétait

seulement : « Oh ! mon Dieu 1 oh ! mon

Djeu ! »

Raoul, voyant la course des bêtes furieuses

et affolées augmenter encore de

•vitesse, tenta un effort désespéré.

Il s'élança à corps perdu, essayant de

sauter en selle sur lo porteur. Mais bien

qu'il eût calculé avec précision le bond

qu'il était obligé de faire, la bête détacha

une telle ruado qu'elle l'envoya rouler

sur la route.

11 so releva tout meurtri, les mains ensangîantées,

courant éperdu après le lan-

Les deux chevaux, saisis et arrêtés au

milieu do leur élan, se cabrèrent et, s'aballiront,

tandis quo la flèche et le timon,

craquant sur place, obligeaient la

voiture à verser.

Les trois malheureuses femmes gisaient

sur la routé,

Par bonheur,

elles avaient ping do

peur que de mal. Quelques contusions

sans gravité. Soulo, Nïama demeurait

sans connaissance

: sa tête avait, porté

contre un tronc d'arbre.

L'inconnu s'était avancé vers ello et la

soulevait dans ses bras avec une précaution

infinie.

Des mots inarticulés sortaient de ses

lèvres, tandis quo do sa poitrino s'échappait

t un ràlo.

Celui qui venait d'accomplir cet acte

d'audace extrême et de vigueur suix-rlxi

était cependant un yieilla.rd.

11 était mis comme un bûcheron, vêtu

d une blouse, le visage dissimule sous

un large chapeau de feutre.

Tout bas, il semblait parler à Nïama

avec une intonation suppliante et douloureuse.

Mme d'Alreimne et Nathalie

remerciaient avec dés larmes dans la

voix l'homme qui s'était dévoué pour les

arracher à une mort affreuse.

Mais il ne s'occupait que de Nïama, il

ne leur répondit pas.

Un cri partit dans la nuit, et le brvïl

dune course effrénée so fit entendre.

C'était M. de Blignac qui arrivait, fou

do douleur ot d'angoisso.

L'étranger avait déposé la jeune filifi

sur le bord du talus do la rouie.

Mme d'AIreimpe e', Nathalie l'eartoTïrnitMit,.

Elle ouvrit les yeux et axi prix d'urt

effort, put prononcer une parole.

— Raoul, dit-elle, jo vif, mon bitWaimé,

ce n'est, rien !

— Oh 1 l'ingrate, s'écria Mme d'AIreimpe

en riant, ot pleurant à la fois, oh

l'ingrate, son premier mot a été 'oou*

lui

Nathalie et elle couvraient. !a jeune

flllo de caresses, M. do Alignas se laisait,

les battements de son tœur IV m pochaient

do parlor.

Quant, à Nïama, elle répétait :

—- Ce n'est rien. Je n'ai rien. Je ne

sonl'iie pas. Une simple meurtrissure, e*

jo mo suis évanouie coimne une sotie..

Et-, gràco à son énergie, elle put se remettre

sur pied.

Alors on s'occupa du r-auveur, pour lui

procurer des renkivienicn's qui 1*

étaient bien dus.

11 avait disparu,

^1 suivre.)

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


E NUMÉRO 5 CENTIMES

Organe quotidien de I>éfei&se Sociale et Religieiise

RÉDACTION ET ADMINISTRATION s Toulouse, Rue Roquelaine, 25

LE NUMERO 5 CENTIMES

gttOTMAnoîmi sr BtPAimaiœm LHUTROHU».... s tr. M

*êrARTE!utîrr9 NON uKrrnoPHKS y - 43 -

ÉnuNaiLR (Union poiUlu) 40 - -

M * -

«o -

£» AbefJi«meH1s partent dsa 1» «t «S da ehequ» n

FIL TELEGRAPHIQUE SPECIAL Mardi 26 Janvier 1909. -- 19' Année - N° 5,925 REAUX g PARIS : 26, RUE FEYDEAÙ

2£u—"- . - - ' ,*m—Knygf.*»z «-T!:-. „ ...... ULÏ.V-iii

Les Faits du Jour

La Chambre a continué

l'impCt sur io revenu.

la discussion tte

H. Clemenceau a décidé de faire procéder

aux élections législatives, pour les sièges vacante

à ta Chambre, cn treio séries ; selon toute

j probabilités, les élections auraient lieu le

m février, ie 7 et lo 21 mars.

D"tns une rixe entre coloniaux et civils,

à

Brest, plusieurs tîe ceux-ci-ont été blessés.

—C—

te

procès de Jeanne Cîlhsrt, l'empoisonneuse

do SainU&tnans, a commencé (levant la

fcour d'assises Ou Cher.

dans une collision, en vue de Tokïo, le paquebot

français

« Sydney a a coulé te navire

Japonais t Houri-Maru ».

La S» division bulgare, oompictemont mobilisée,

a été concentrée »ur la frontière

turttue.

Vofr par ailleurs les nouvelles qu\ nous

toî: t parvenues à la "dernière fleure.

cidentellem'Onit doux époux ; mais il doit '

ôti-o assuré de la façon la plœ satisfaisasato

inri,sqne la loi,critérium do l'intérêt

général dans lequel so confondons tous

ies intérêts 'particuliers, non souloment

favorise lo^divoiroe, maiis encore l'ordonnc

au besoin.

— Alors, reprendra lo caporal, si lo divorce

est civique ot moral, le curé commet

im acte d incivisme et d'immoralité

quand il se met on travers de mes fantaisies

matrimoniales. J'ai donc bien fait

de le supprimer.

Mais mon devoir, continuera-t-il, n'est

pas encore rempli. Vous me condamnez

pour un acte méritoire et républicain,

pour avoir accompli la mission

que

vous, pouvoir judiciaire,

n'avez pas

voulu ou -pas osé assumer. Vous devez

frapper tout enseignement contraire a

'l'ordre moral. Or, l'union libre, avec ou

sans tentpérament, étante à vous entendre,

la perfection dui genre, vous contrevenez

gravement à vos obligations les

plus sacrées en ne fermant pas-la bouche

à ses détracteurs...

Et le caporal, armant pour la seconde

fois son revolver, supprimera le magistrat.

«t.

curaud, avec son rayon de rubans h l'usage

dea Kahn, des Lévy, des Jacob, des Isaac,

des Bloeh et des Guth de la Bourse et du

Sentier.

Ah

! ceux-là ne pratiquent pas le catéchisme

glacé de Guizot.

L'autre bourgeois, c'est le conservateur,

le catholique, le tradit'ouîiaiiste, celui qui

vota ma! et n'étant ni chipe, ni complice, ni

stupide, n'envoie pas de vulgaire aveutuiers,

de purs chenapans, ou d'effrontés,

Robert Macaire grossir, à la Chambre ou

au Sénat, la meute radicale des affameurs

et des exploiteurs du peuple.

U y a deux bourgeoisies, la rougo et, l'antre

; mais, au regard des socialistes repus

et débordant de graisse, la seule bonne,

c'est Ja rouge.

Celle-ci est spécialement recommandée

aux poires du prolétariat. ' .

Yves GRHKSàe

Certaines gens ont uno mentalité bien

fetrange. Voue avez lu l'histoire de ce caporal

armurier qui tire doux coups de re-

•volver — à blanc, disons-le bien vite —

sur Mgr l'évêque de Grenoble. Quel est

' le motif de cette manifestation ? Le prélai

a refusé l'autorisation de marier à

t'église une femme divorcée.

Tel est le détraquement universel : on

proteste en toutes circonstances contre la

religion catholique, — si belle et si sim

pie, cependant, pour qui veut se donner

la pain© de l'étudier. On déblatère contre

.l'Eglise, contre le Pape, les évêques et le

clergé. Il ne faut plus de curés, c'est bien

entendu.

Seulement, dès qu'il s'agit d'accomplir

quelque grand acte de la vie intime et

personnelle, on court chez l'ecclésiastique

le plus voisin, on lui demande de

consacrer, par son ministère, les situations

les plus baroques ou les plus irrégulières,

eTaccorder les antinomies les

plus inconciliables, de réunir sous une

même bénédiction ee que la religion recommande

et ce que la même religion

interdit.

Puis on est déconcerté, stupéfait et furieux,

quand le prêtre vous répond que

cela ne se peut pas.

11 est évident que le caporal armurier

de Grenoble s'est cru lésé dans ses droits

les mieux établis. Avec la candeur d'une

âme simpliste, il s'est dit que les solutions

légales sont nécessairement des solutions

licites.

1*3 divorce est autorisé par l'Etat, donc

le divorce est conforme à la loi sociale ot

à la loi de la consoience.il pourra se trouver,

demain ou le jour suivant, une majorité

pour instituer la polygamie. Le caporal

en conclura qu'il est permis, au

regard de la morale familiale, de posséder

une demi-douzaino d'épouses légitimes.

Il célébrera ses aocordailles, amè

nera son bataillon de conjointes à l'é-

. glise et, ne comprendra jamais pourquoi

le curé réconduit sans lui conférer le sacrement.

Alors il s'insurgera, chargera de nou

veau son revolver, ot, cette fois, ce ne

bèra peut-être plus à blanc. On appellera

Ses gendarmes, ont le conduira devant 'es

Suges et sa stupeur ira croissant quaivl

on le conduira du tribunal à la prison.

Il n'y a, en effet, qu'une seule moral?,

commune à la loi divine et aux lois humaines

qui dovraiont toujours être les

émanations: de œllo-ci. Et il est assez difficile

do faine entendre l't des intolligen

ces frustes, dans lesquelles nulle instruc

tion religieuse n'est peut-être tombée, lo

Mtson pour laquelle la loi de Dieu et la

toi du gouvernerai ne concordent pas

Un! "? VO '' S |WS du 101x1 le magistrat en

'amant une discussion théologiquo avec

oviT V T meL lui expliquant la différence

BtWt i°- nip ° Crante do la conscience

_

T tok jances du code civil.

irfor rwW-**'

dira 10 oapor ' 11 amiu

flS (lu ' 0,ut, r6 P m & r *' ^c juge, h

ri !Ionî( ?" ol < Par conséquent, la liberté

« unions successives, sont un des ph

oblos Progrès réalisés par la République.

Plug im g'of,) démarlé, plus on s'est

?«wiari6, plus on est resniwtable, pujf

J]*00 a I»1IIK souvent affirmé l'amour

^on éprouve A l'endroit dos institutions

1 *'T«iihlina,ines. Quant ft l'irrtérAl, de la fa-

,! nil K j'avoue n'y pas réfléchir quand

J« bnso le lion de rencontre unissant ac-

'Âir

Ues enfenits.

De VBcho de Paris :

« A Chiaion-,siur-So≠ un jeune homme de

vingt ans tire un coup de revoflver sur son pè

re (parce que € oe&m-cà l'embêtait «.

« A ïtoclue '(Ifière), on autre tire trois coups

die revolver sur sn mere.

« A'MaffseôWe, des enfante se suicident pour

des danseuses de gigues. L'autre jour, un ça

niiiin de dix-sept ans ot une gamine de seize

ans quittent ifeîufij parents et vont.se promener

danr, les bois de Saint-Cloud. Il s'agissait d'une

fugnisè. d'usie simple fugue. .Pinfîn hier, à Cîiarentoai,

une flïlette de quinze ans quitte -le domiicile

pateimel ponr suivre son

« ami » qui a

même âge qu'elle. Sur le point d'être priée

par les agents chargés de la ramener à son

père, ta fliiette ee jette dans la. Seine. Bille en

est quitte avoc un bain qui, espérons-ie, lui

aiura rafipaielù les idées. »

Tous ces faits-divers ne voue émeavent-ils

pas ?

M y a là, pour les moralistes, matière à méditer.

Pour nous, none nons demandons tpseiSe

étrange g»«nération l'enseignement gratuit, laïque

et obligatoire est en train de nous préparer.

—O— La légèreté des vieiiibes gens.

Nous savons déjà que les vieillards rapetissait

et qu'à l'Age de soixante-quinze eus la

taii!e d'en homme a diminué d'environ 75 mai!

Ji-mètires. Mais voici qu'un savant nous ap

pirend qu'avec la v-ieifitesse le poids du corps

diinimne sensibitement.

Les aais nous rendent Kgens, qui l'eût cru

Le foie, dont le (poiids normal est de 1,500

grannimies environ ;e annuelle

ot obligatoire établie sur los titres

au porteur, à raison de 20 oonlinîea pour

100 francs, taxe ayant pour objet de conw

penser la perle qui résulte pour t: lY, -.or

de ce que les mutations des Ut i es au porteur

sont insaisissables, .cette taxe eut été

supprimée. Elle devait être remplacée par

mu* i axe basée sur le revenu, taxe IdentiffÛJ

quant à Min assiette à l'impôt de 4 % sur M

revenu déjà exista ni, mais- plus élevée

qua.nl, à .son chiffre,' puisqu'elle aurait été

fixée à 6 %.

Si co projet. a.vait, été accepté, le porteur

de l'obligation de chemin de fer, dont nous

parlions il y a un instunt, aurait eu ù sin>

porter nne retenue de

1° 10 % sur son revenu do 15 francs, soit

1 50 ;

2" 0 06 % sur le montant de son titre,

soil. 0 30.

Au total 1 80, qui représente, à peu de

chose près, l'impôt établi sur les anciennes

bases.

On aurait tort, cependant, d'inférer de cet

exemple que la réforme, proposée par le ministre

des linances dans son projet de budget

était simplement une mesure d'ordr»,

modifiant l'assiette de l'impôt .sans cn modlr

le chiffre. Un «ninistm des finances, qui

impôt pour -en accroître le produit, manquerait;

sinon à tous ses devoirs, du moins

à toutes les traditions.

La vérité est que, si la réforme ministérielle

n'aggravait pas la situation, quand

il s'agit do titres à faible revenu (comme

'est le cas des obligations de chemins de

fer), elle constituait au enntraire une aggravation

très sensible pour îe3 titres s© capi-

•lisant à un revenu élevé. Si nous supposons

une valeur, cotée en moyenne 500 francs

et produisant un dividende de 25 francs,

impôt payé par le porteur de cette valeur

s serait élevé 'de 2 30 à 2 80. L'augmentatîôn

aurait été de 2 %.

Du projet ministériel, le Parlement na

pas retenu la forme, c'est-à-dire la simplifie:',;

ou qu'il apportait à notre mécanisme

fujcaO. Mais il en a retenu le fond, c'est-àdire

l'accroissement de charges qui devait

en résulter pour le contribuable.

Cet accroissement a été réalisé de la façon

la plus simple du monde. Au lien de

transformer la taxe de transmission, on

iLt tout simplement contenté de 1 élever.

On ia portée de 0 20 centimes a 0 25 centimes

pour cent. „

(ie n'est donc pus, comme dans le projet

ministériel, uiva catégorie de. contribuables

qui volt ses charges s'accroître : tous ceux

qui sont porteurs de vaieuTS immobilières

partagent le sort commun.

L'augmentation est facile à calculer.

Elle est de 0 25 centimes pour cent francs,

calculée sur la valeur du titre d'après le

cours moyen de l'année précédente. I.e porteur

de l'obligation de chemin de 1er _ que

nous avons prise pour typa recevra désormais,

cn supposant le cours moyen de 440

francs, 22 centimes de moins que précédemment,

Il lui sera retenu, par ordre du fisc,

2 francs sur 15 francs, soit 13 33 pour cent

de son revenu !

Les titulaires

de valeurs nominatives

n'ont pas été oubliés. Le droit de transmission,

droit perçu à l'occasion de toute mutation

de ces valeurs, a été porté de C 50

centimes à 0 75 centimes pour cent francs

de .capital, estimé d'après le dernier cours

moyen. Il est vrai qu'une faveur nouvelle

est accordée dans la loi à leur objet

: la

conversion des actions et obligations au

porteur en actions et obligations nominatives,

jusqu'à ce jour assujettie au droit de

mutation, pourra désormais .se faire gratuitement.

Bien entendu, la conversion inverse

reste soumise au droit.

Cette disposition nouvelle, qui se justifie

par de bonnes raisons, n'a été introduite

dans la loi que dans un intérêt fiscal : elle

fait partie de la campagne entreprise par

le fisc, Caillaux régnante, pour empêcher

ries porteurs de. valeurs mobilières de se dissimuler

ou de 6'évad-er.

M. V.

MML T^aïssà^ries «Ht Jtmrès aioas ni* flou! 3t-|

comprendre le crï suprême id'Ahal Poil il,

au moment -d'Être eonehé sur ïa iplancbe de

îa guillotine : «c Yivo la Socîaile 1 A boa les

calolins î » Les cakitins, en effet, réaarveid

leur pitié aux vietwues et laissent aux socialistes

la epêcinltté de s'apitoyer sarietriete

sort des assassins...

. ©g>© -*

De M. Paul Methieix

no profiterait pas d'uno transiormnficn de

La sensibilité viendrait-elle à disparaître

du reste du monde qu'on la retrouverait

dans l'Ame d'un socialiste. Les révolutionnaires

sont les êtres les plus compatissants

qu'on puisse imaginer. Seulement, ils ne

s'attendrissent qu'en faveur des coquins et

ils réservent pour les seuls bandits les trésors

de pitié qu'ils portent én"eux-mêmes.

Ils gémissent sur ie sort des condamnés

à mort et poussent des cris d'horreur à la

pensée qu'on se décide enfin à laisser M.

Deibler opérer quelques scélérats. Le jour

même où cet excellent fonctionnaire procédait

à iu décapitation des Pollct et de leurs

acolytes, le journal de M. Jaurès -annonçait

l'événement à ses lecteurs sous ce titre

« Honte nationaile ; on doit tuer quatre

hommes ce matin. » Et le rédacteur quali

fiait de « crime » cet acte de j-Ustice et s'ef

forçait de faire partager par ses lecteurs

« rémotion indignée » qu'il éprouvait en

f.ongeant'que quatre criminels allaient être

« assassinés de sang-froid ».

Tous les journaux ont longuement relaté

les massacres artoees commis par ces toi-'

lionne ires, dont l'exécution a ca usé une

joie délirante dans Jes régions du Nord

qu'ils- avaient pendant si longtemps terrorisées.

Ils n'en ont pas moins mérité de

faire ouvrir il'ôciuse aux métaphores de M.

Jaurès ; celui-ci défaillait à la pensée des

angoisses subies par ces gredins.

Mais il suffit


Mardi 28 Janvier !W,

!.. II. IJ lin. IlLULil'Il Uni ' I—IMIll'IllWWlIMU 1 T

à m, Chamtoro, par 8«i!itâ «a pasî9n«B «toi égal

nonribro de députe» «u Sénat ; oe» viogt-qiia- .

Ire sii«es waront répartis a lieu prêts egattt»

taeinit en trois .^ rtes.

Les élections seront, seJioii toutes prohabilttés,

fixées respectivement au 21 février, au

7 mars et au iil mei«j ; Us ballottages de 3a

première série, s'il son produit, coïncideront

avec les alertions de la deuxième série et les

ballottages tUi expUioaitian no.u.volilo provoque de wom

bnenix iniiin'iniuros.

N iton; encore que 1» d•ffl"*^.,^^"

desquelles va se trouver M. Ckmçnc«»u a propos

de.îmtorpenatlon sur ^ disgrâce des officiers

de Laon et à propos de Unin» passent

pour être une des causes ^J^Mf.^,

tenue des combislcs ; 11 ÇOTV*CT* d '^r'^e

la première réunion de la délégation des gam

chis pour être fixé sur le sérieux do nouveaux

complots.

AU LUXEMBOURG

l es retraites ouvrières

La commission sénatorialo des retraites ouvrières

a examiné cet après-midi les divergences

qui existent entre son texte et celui du

gouvernement.

Aucune décision ne sera priso avant 1 audition

du. gouvernement qui aura lieu mercredi.

Ney¥6iSes

ÉÎAX-M1JOR GÉ-NÉliAI, DE L'ARMÉE

Paaàs, 25 janvier.

MM. les généraux :

Baloz, disponible, est ncmimé gouverneur de

Grenoble.

. J

Farinaux, d-ispon-lble, est nommé adjoint au

préfet maritime, gouverneur de ta place ee

Rochefort.

Be

0041110, relevé des fonctions de gouverneur

de Marseille, est nommé au commanidifr

ment de la 57' brigade d'infanterie, à Nice.

Vau'iar. commandant la 62' brigade d'infanterie,

a été nommé par intérim au conmiandement

do la 4' division d'infanterie, à Gampiègne.

Cliailley, commandant la 65" brigade d'Infanterie,

est nommé au commandement de la

brigade de cavalerie de Tunisie.

Sont nommés par intérim, MM. les colonels

:

Contiirjau, commandant le 8' dragons, commandant

do la 10* brigade de chasseurs, â

Bôle.

Terme, commandant le 132' d'infanterie, au

comimand-enient de la 48" brigade d'infanterie,

à Tulle.

Galopin, comandant le 4" génie, au cormmattV

dément du génie de la 14e région, à Lyon.

Foucault, commandant le i" cuirassiers, au

commandement de la brigade de cavalerie du

1" corps d'armée, à Lille.

MUTATIONS

Service d'état-major. — Les officiers dont les

noms suivent ont reçu les affieictations cieprôs

:

Balaye, lieutenant-colonel d'artillerie, souschef

d'état-major du 16' corps, est nommé chef

d'état-major du même corps ;

Sauzey, lieutenant-colonel .de cavalerie, che|

d'état-major de la 6' division de cavalerie, est

nommé sous-chef d'état-major du 16* corps.

Artillerie, officiers d'administration. — Les

officiers d'administration dont les noms suivent

ont reçu les affectations suivantes :

MM. Pelletier, du dépôt de matériel de Castres,

classé à l'état-major de l'artillerie du 16'

corps

; Bragard, de PhitippeviJile, classé au

dépôt de matériel d'artillerie de Cas tres

; Sordères,

du dépôt de matériel de Toulouse, c'assô

à l'état-major de l'artillerie du 17' corps.

Infanterie. — MM. de Oliaunac de Lanzac,

chef de toataiffion au 86'. passe au 75" ; Florentin,

chef de (bataillon au 152', passe au 11' ;

Parquïn, du 161* passe au 18" ; Laliron, capitaine

au 3" tirailleurs, passé au 122' ; Rivât de

Lay, capitaine au 53' passe au 9'

; Ghivot,

capitaine breveté hors cadres à l'état-major

du 17* corps, est réintégré au 122' régiment ;

Chevalier, lieutenant au 8' bataillon de chasseurs,

passe au 12" d'Infanterie

; de Froment

de Bouaille, lieutenant, passe au 41'

; Liron,

lieutenant tut 12C, passe au 48'

; Pey, lieutenant,

au 130', passe au G3".

A l'instruction

Paris, 25 janvier.

M. André a entendu cet après-midi d'ntooro

M. Brun, artiste peintre à lîry-smr-Morne, qu»

coitaibora avec M. Steihhe+1 au « Dloraroa des

tVîpes » qui figura à l'exposition de 1900.

Au premier plan, se trouvait un alpiniste

porteur d'une canna sambtaiUle à colle trouvée

à côté du cadavre du malhouireu.x peintre.

Il a entendu ensuite M. Berttiuàon au sujet de

remipreinte d'une main relevée sur la pendulette

saisie impasse Bonsin el M. Borde», commissaire

do polieo de Javol, au sujet de deux

cas do ligotage simulé.

LESAFFAIRISOJ Mi

La ce ulre ban de des armes

Paris, 25 janvier.

On télégratnhio de Madrid que les gouverne

monts français et espagnol effectuent actueiffiemoat

des démarches auprès des puissances signataires

do l'acte d'Algésâtros pour obtenir

tenir adhésion à la -prorogation pendant un an

du régime institué en vue de ta répression do

îia contrebande des armes sur les côtes marocaines.

Voyages de Souverains

Le tsar à Rome

Sa-i.nit-Pétersbourg, 25 janvier.

Contrairement à une information publiée

par los journaux étrangers, on déclare dans

Jes cercles officieux de Saint-Pétersbourg ne

rien savoir d'un voyage du tsar à Rome.

mit ardente, aâ»ne* cettoins au» empoisonne

ment par l'airseiwe. .,

El le avait guecombé en une nui r.

Les e.xiports ont trouvé de

ni^fônS

corps 5

or, le 15 novembre précjdnnt, lu foin

me Gilbert avatt aelmié, sotjffl le ^**J&

taïusse adresse de Mme Guibert, 4 \f ;. !:

ginanniuos d'arsenic sous pTOtexto de detnu.o

Le a d1innnche 9 septemhre 1906, Claude Rei

,- , i,i incliangés, sauf 1^

:K1 ; gisaiKte cluoibles

; chemin»,

î p affile a 334 m

11

L'affaire Azeîi

Paris, 25 janvier.

On assure que Philippe Azeff, que traquent

en ce mom ont les terroristes russes, qui l'accusent

d'avoir joué près d'eux le rôle d'agent

provocateur ot de les avoir trahis, était, il y a

quelques jours, à Paris, où se trouve encore

sa feinmo, et qu'il est encore à l'heure actuelle

quelque part sur les routes de France.

Question

Û 7 OÎ

La nioïîilisaîion bulgare

i©nî

Philippopoli, 25 janvier.

On annonce que la mobilisation des divisions

do Slivno et de Boupriitza est imminente

; ia population accueille avec enthousias

•me des mesures qu'elle considère comme dictées

en vue de la sûreté de la Bulgarie.

Sofia, 25 janvier.

La 8* division, déjà mobilisée, a reçu l'ordre

de se concentrer sur la frontière turque, près

de Hobitschewo, tm des points où l'on craint

une attaque des troupes ottomanes.

Aujourd'hui commencera la mobilisation de

la 2' division.

Paris, 25 janvier.

A la légation de Bulgarie, on déclare n'avoir

reçu, en ce qui concerne la mobilisation des

troupes bulgares, aucune dépêche officielle de

Sofia.

Bans ces conditions, a-t-on ajouté, il n'est

pas possible à M. Stancioff de confirmer ou de

démentir les nouvelles dont il s'agit.

Lo ministre les croit cependant quelque peu

exagérées ; pour lui, la situation, dans la péninsule

balkanique, ne s'est nullement aggra

vée ; elle est ce qu'elle était au commencement

de la crise ; au surplus, i! n'est pas dans

les intentions de la Bulgarie de vouloir troubler

la paix du monde.

Le roi Ferdinand abdiquerait

Saint-Pétersbourg, 25 janvier.

Le gouvernement Tusse aurait reçu de Sofia

la nouvelle que le roi Ferdinand aurait l'intention

d'abdiquer, à Tirnovo, au cours de

l'été prochain, la couronne de tsar de Bulgarie.

Le Sifîrap Miml en Mempe

Berlin, 25 janvier.

Bes manifestations en faveur du suffrage

universel ont su Itou, aujourd'hui, dans les

environs de la Chambre des députés.

La police a pu disperser, les,man'iîieetants;et

aucun incident grave ne s'est prétruiS.' "

nauilt, nère de l'accusée, qui demurait aux varennes,

quartier de Saint-An m m , fut pm«

vomissements après l'ingestion dm morceau

de galetto aux prunes qui lut avait été envoyé

ia veiiilie par sa fUSe. _ . m.

Cet homme, âgé de 01 ans bien PjrtB*

mourut le même jour d'un mal subit qt ' avait

tous les symptômes de l'oiiipo^onn^uiit

Co décès fut bientôt smiuvi dto celui delà îem

me Renault que l'expertise i*V ^

être dû ù un empo'Konnement par arsente.

A propos de ces morts suMwsuvea *t «t»; .

biU^s le préaident fa» observer que le père, et

l a mère de r accusée étatent en core la veille | -

do leur décès on parfaite santé. _ , .

On par.=e ensuite à l'audition des témoins ,

on entend Mine Paleau, qui mangea du tru

maino-Vinette, Copernic-H,

Muscadine.

La Liberté : Rosy-Letty, Clarence-III, écurie Veil-

Picard, Olivier, MademolseUe-Aminte, GrUl-Uoom,

Silvie, Copernic-II.

La Pairie : Madrigal-III, Clarence-III, Laripette.

écurlo VeU-Picard, écurie Romanet, Grill-Room,

Muscadine, Silvie.

L'Intransigeant : Rosy-Letty. Clarence-III, écurie

Veil-Picard, Olivier, Madeniolsellc-Amintc Bpine-Vinette,

SUvie, La-Rlpopée.

Footïian Rugby

CMS RENCONTRE INTERM'l'IONAU!

Paris, 23 janvier.

Hier, au Parc des Princes, après une mauvaise

partie de jeu écossais, ie Stade français a triomphé

par 8 points, deux essais, un but, du team de la

Nortliern-Unlversité-Union, qui maroua seulement

B points. La nouvelle formation stacliste parrit ne

pas avoir donné ies résultats qu'on en attendait,

LE CIUMNONXAT DE PAIU3

."M:,.. 1 :- ; , Paris. 25 Janvier.

A Colombes, le Sport ing-C!ub universitaire de

France a battu l'Association sportive française par

8 points (deux essais, un but) contre 7 (un essai

un drop-goal).

A Bagatelle, «prêt une partie queîeonque le Raçlng

Club de France a battu lo Cercle amical par

IS points à 3.

1

naneme U« France -

11.-UIQ.IO Ue France

Banque Paris

Comptoir d'Escompte....

Crédit Foncier

Crédit Lyonnais

Crédit Lyonnais....

Société Générale

Banque ottomane ».

Banque ottomane

Bfme-Guelma

Bône-Guelma

Est-Algérien

Est-Algérien

Est

Est

•'

Parls-tyon-Médlterranée

Paris Lyon-Méditerranée

Midi

Midi

Nord -i -

Nord , -

Orléans

Ouest

Ouest-Algérien

Autrichien

Lombards

Nord-Espagne

Nord-Espagne

Portugais -

Saragosse

Saragosse

Charb. Sosnowice...

irb. Sosnowice

Société d'électricité do Paris.

Compagnie Transatlantique. .

Messageries maiiUme»

Métropolitain -

Rio Tir.to

Suez (Canal matit.)

Thomson-llouston

Charbonnage Laviana

Carmaux

OBLIGATIONS

Ville de Paris 1S85 i % ,

— 1868 3 %

~ 1S71 3 % ,

— 1S75 4 %

— 187-3 4 %

— 189Î 2 1/2 % ,

— 1891-1898 2 UI %....

— 1899 2 %

— 1904 2 1/2 % ,

— 1905 2 3/4 % ,

Communales 1879

— îsso

— 1S91

— 1892

— 1S99

Foncières

1S73

— 1SS3

— 1S35

— 1895

— 1903 ' '"

Bône-Guelma

Est-Algérien ..."

3 % ancienne.......

Midi 3 % ancienne

Nord 3 % ancienne

Orléans 3 % ancienne

Ouest 3 % ancienne

Ouest-Algérien "

P.-L.-M. 3 % (fusion ancienne)..^

...cf.|

.. .cpt i

..tme 1

—cpt! '-t*-

.. tm« 1 !) nl s de

.de crédit et leurs sucotu-salcs ; teTrlx u m '•'

SI JT

BOURSE DK TOULOUSE

l'oticli d Etat français. — 3 % au porteur, 90 30 1

3 ", nominatif, 96 »; 3 % amortissable, 07 S».

Fonds garantis par le gouvernement Irançab». —

OWIgai Ions Mada gascar S i % 1897 . 80 60; Obligation*

Afrique ocri.ienla.lo française. 1903 1907. 455.

Emprunts des colonie.-». -- Olvlin'.ilions Algérie» 3 Oj

1903, 44e re: OMtadionfl Imlo-Cliln» 3 4 % lsii» iflfO,

40'c ObUgauons Tunisien 3 % lww, 440.

Emprunts de villes. — Obligations 180, 4 % 5'^, 55J

Oblin.ittore) 1871 8 %, iu»; otiUgatloni is9'. I89


BÉÉ "v-" '""-' rrr Mardi 2f> ftwrftr

çr ui iiort

7. 189»: Mine: d'AJM, ox-otaip. 9,

19.', Aimes (le caiapaxuac. -W; Graiula Cate,

«utcoup.

17. 510.

VuSeut» divcfwa (obligation^. — fiocléto touloutàtae

d'Atectrtette 5 îaoo, 1TO; Société, tniiiou-

«ma d'Mccirlolté 5 % 1900 1/6, 05 50; Société tttulOUfiine

'électricité 5 1/4 %. to»; Société hyd.o c!.-. tri

tiuc roiiasllliai unira 6 our la location, .s'adresser maison Rouget et AU CAPIT0LR

Lï ItliSÉtTtai DES SlîUSlllÉ UALlEMâ

..... ṂB Ma. lin.

(Coiiimiiiitiiiié.)

Thôàîra Laîa/uh

A

11 deniamle générale une dernière représentalion

.l.t Rtriueau. de Pierre W-.K. >He eu ihéAtre du Oatfiltota, en «u-i>it

dos ri-guenr» du la t..,..ipéca*».

j,,a iioputation Inidtm-xikne itvnit-ollo tenu a

mainil'ester sa «vurpiiHiic aux victimes du cai

w-'vinie do

t'i,'i''ri!tire, ou 'bien simplement

Malt-ce l'attrait d'Alwrez et da Mile i'iu-, è-.e

Vis qui n va mit fait «le très bonne heure se

garnir la feuiMe do locution ? Coneillons les

deux hypoUièses pour constater si.uiiitl't'.in^.it,

que la. saClle était une «tes plus toeJM


Mardi 20 Janvier

aai—É—

•Bulletin Financier

REVUE FINANCIERE

SOMMAIRE. — ta sP7rwJiJi« financière. — Le

marasme des affaires continue à Londres,

Berlin et. Paris. Ses couses à Londres ei a

Berlin. — une intervention malheureuse de>

l'Etat allemand. — A Paris : l'Emprunt russe

à la Bourse al à la Chambre. — M. Caillaux

défenseur de l'épargne française, parle trop

et ri.squ-6 de se meitre sur la paille. — Revue

du Marché.

Pa.ris, 24 janvier.

Marasme à Paris, niarastmo à licrl Ui,. marasme

à Loodircs :

voilià toute (notro semaine

ftnan-ci&re. Ni il'amiM.i «ration die notre situatioai

«steriettre, ni l'Emprunt russe n'Ont réussi à

provoquer dio moindlHô ornouvement d'alïairos.

Pourquoi ? Céda tient à des causas d'ordre «eïtéral

d'uno .p-axt ot d'ordre tuurticuiier d'autre

part.

Ees oneculère» peuvent se résuimop en deux

mots

: la situation extârteère s'est améliorée,

«Jûe iras l'est -pas ©meure définitiveiunent ; l'Emprunt

russe a immobilisé d'énormes disponibilités

et il n a pais réussi à., .provoquer un mouvoniiMiit'

d'enthO'usLisme -•parce que,

iprécisétoeaït,

l'atmosphère n'était (pas emico.ro srafflfeaimimeiit

.rassérénée.

Enfin, i'émig.ratioiri de

Ï'OT en France dans les caisses de noire Bamfpuo

a quelque peu ému le momchtè anglais.

Ijes secondtes lialèvent de >la situation écono-

Di.iique miirs

dont ,1'ensemb'le des recettes s'est élevé

'en 1908 à 1.688 millions, conte© 1.652 millions

M^ili!3,uire tenue des Chemins espagnols, et

en particulier du Saragosse. et du Nord-Espagne:

En ce oui concerne ce dernier, nous

' croyons savoir 'que son prochain dividende

sera supérieur à celui de l'aninés dernière.

UAmlalous est plus 'touni, bien que les irecet-

'* tes de cette Camipagnie pour la première décade

de ianviisr soient supérieures de 7.188

" pesetas à'celles de l'année dernière. Ijes Cl^

fmins Portugais sont Snehangés. On signale ce-

;' pendant une augmentation de 30 contos dans

' les riîcettes de l'exercice 1908.

Méridionaux et les Lombards sont «tofi

falotes et erToo qui «raton* cette àoimldn

Com^'gniefon -parle dto

«n croimo toi A/*uc Frète Presse t» vniic, "

avec les norteurs de t*X*W»

222St noSé, juwju'au printemps pour pea--

du gouveraicanent rcBatils a léiévatiou oius vi

rifs.

IIUCTIOS

Ijes fleurs

ce groupe ^g*«gSgS

tnaitees cette somaiue et s ii)sariveii.t U/uU*«ii

avec une plUfrvdMtfXte 11 V^sJSRJZr**

sont en. augimeiUaiiuu dmpuis te A «

raninée, et on ostimo de P* us

^?L"

patrnio «fit d'ores ot déjà assurée de, a «oweT du fléchlswmiont Aos ci.uin; wi,r I.

eools de l'Ardcrlie. IJI J-«.i'.-^ «lu titre a if.'D ot

5540 ent duo, non ù ta situation ii!id.ust

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