FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL Samedi 7 Décembre 1907.
FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL Samedi 7 Décembre 1907.
FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL Samedi 7 Décembre 1907.
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THES<br />
Organe<br />
€gro©ti<br />
w'our quelques millions d'argenterie etd<br />
jets d'art. Le reste s'égara en route, e<br />
'reste était considérable, puisqu'on a<br />
Waldeck pour les aventuriers et les aigrefins.<br />
Son cabinet lui procurait une prébendfl<br />
annuelle de 150.000 à 200.000 francs. Cette<br />
prédilection pour les mauvaises causes finit<br />
par fausser la conscience de Waldeck. Des<br />
hommes comme Dufaure, Berryer, Rousse,<br />
inaccessibles aux plaideurs déloyaux, gardaient<br />
intacte l'intégrité de leur âme. Aussi<br />
ne les vit-on jamais conniver, sur le terrain<br />
politique, avec les malfaiteurs. Sophiste<br />
professionnel, Waldeck devait fatalement,<br />
lui, se galvauder avec le Bloc.<br />
L'habitude des mauvaises causes et la<br />
fréquentation<br />
des aigrefins pervertissent<br />
chez l'homme d'Etat le sens moral. Dans<br />
tous les procès, Waldeck ne voit que le bénéfice<br />
financier ; dans la guerre déclarée à<br />
l'Eglise, notre avocat ne voit qu'une question<br />
d'argent. Ses procès lui rapportent<br />
deux cent mille francs. Avec la loi contre<br />
les congrégations, Waldeck se fait fort de<br />
fournir aux républicains une curée d'un<br />
milliard. *<br />
Joseph de Maistre dit de l'orgueil qu'« il<br />
détruit tout ce qui n'est pas assez fort<br />
pour le comprimer ». La carrière de Waldeck<br />
justifie cet axiome. L'orgueil conduisit<br />
Waldeck à la déchéance morale, puis à la<br />
mort. Dupe de son orgueil, Waldeck, en<br />
mourant, laisse une œuvre qui déshonore<br />
sa mémoire. Cet. appel aux plus viles cupidités<br />
de la bête humaine marque du sceau<br />
de l'opprobre l'orateur qui le formula. Si<br />
l«»s catholiques doivent flétrir le conseiller<br />
'•1 l'approbateur do la spoliation, -les républirinns<br />
M-- peuvent vouer qu'au mépris public<br />
l'homme qui les a trompés<br />
Comme<br />
BelzébUth, Waldeck ne lègue au Bloc qu un<br />
paquet de feuilles sèches !<br />
Vous savez que Paris possède encore deux<br />
hôpitaux où les malades sont soignés par<br />
des religieuses. Ces deux établissements<br />
hospitaliers sont l'Hôtcl-Dieu et Saint-<br />
Louis. Le président Cent-Kilos vient de signer<br />
le décret, d'expulsion des Soeurs. C'est<br />
entre une fusillade de perdreaux et la vente<br />
d'une barrique de Loupilion que M. Fallières<br />
a frappé d'ostracisme les admirables<br />
femmes qui soignent les classes populaires.<br />
Qu'importe au marchand de Loupilion les<br />
doléances des pauvres contre les mercenaires<br />
rapaces que Ta République substitue<br />
partout à nos chères religieuses ? Depuif<br />
qu'il est sur le trôns, Fallières a déjà mis<br />
de côté un joli million<br />
: voilà le seul événement<br />
qui intéresse notre souverain. Le<br />
reste lui est parfaitement égal<br />
II naraîJ<br />
que les fonctions présidentielles f avorton<br />
l'écoulement du Loupilion. D'o^Ke? J<br />
cette époque de l'année, Fallières, sur cîno<br />
cents barriques, n'en avait placé qu'une<br />
cinquantaine. Aujourd'hui, tout le stock<br />
est liquide.<br />
Mais je reviens aux deux hôpitaux pari<br />
siens qui vont être laïcisés grâce à Fallières.<br />
Sous la Révolution, les religieuses qui<br />
desservaient l'HÔtel-Dieu ne cessèrent Û4<br />
soigner les pauvres. On se contenta d'exiger<br />
des Sœurs le port du costume séculier.<br />
Nos maîtres d'aujourd'hui ne<br />
prête<br />
raient pas à cet artifice. Ce n'est pas seulement<br />
le fanatisme qui les inspire mais<br />
surtout et avant tout la cupidité. Il s'agit de<br />
lotir et de renter une clientèle de femmes<br />
qui attendent impatiemment les emploi»<br />
qu'on leur a promis.<br />
A l'heure actuelle, ces emplois ne paraissent<br />
pas des plus fructueux. Mais attende2<br />
un peu. Voici qu'il est question de loger en<br />
ville les infirmiers et les infirmières. Mais<br />
les malades ? me direz-vous. Les malades<br />
s'arrangeront comme ils pourront. Il faut<br />
d'abord que les malades sachent une chose,<br />
c'est qu'ils sont faits pour les infirmières<br />
et non les infirmières pour eux.<br />
Aujourd'hui, le malade, pour recevoir<br />
un potion, pour obtenir le renouvellement<br />
de son pansement, bref, pour être nanti<br />
des objets d'urgente nécessité que réclame<br />
sa détresse physique, doit accompagner<br />
chaque demande d'une pièce de monnaie.<br />
Point d'argent, point de tisane et point de<br />
vase<br />
! Ainsi le veut, paraît-il, le principe<br />
démocratique. Non contente d'être salariée<br />
par l'Etat, l'infirmière veut être rémunérée<br />
par le malade.<br />
Mais ce n'est pas seulement pour procurer<br />
des postes plus ou moins lucratifs à<br />
une clientèle féminine exigeante, que la République<br />
remplace les Sœurs par "des infirmières.<br />
Les Sœurs ont le tort impardonnable<br />
de surveiller la distribution des draps,<br />
des serviettes, des aliments* etc., et d'empêcher,<br />
par leur seule présence, la dilapidation<br />
et le gaspillage. Si les Augustincs, les<br />
Sœurs de Saint-Vincent de Paul, les Dames<br />
de Saint-Thomas de Villeneuve, etc., consentaient<br />
à fermer les yeux sur la volatilisation<br />
du bien des pauvres, la République<br />
n'inquiéterait point les Sœurs. Mais les<br />
Sœurs contrôlent tout ce qui entre et tout<br />
ce qui sort<br />
: c'est là leur crime et leur<br />
tare.<br />
Au fond, croyez-le, dans la plupart des<br />
cas, le fanatisme n'est qu'un masque. En<br />
chassant dej hôpitaux, les congrégations<br />
qui les desservent, ia Franc-Maçonnerie<br />
veut surtout rançonner les pauvres<br />
: deux<br />
mois après la laïcisation de tel hôpital<br />
d'une grande ville, l'administration constata<br />
la disparition de presque tous les<br />
draps.<br />
Il suffit d'ailleurs de comparer les budgets<br />
des hôpitaux avant et après la laïcisation.<br />
La presse a l'habitude de mettre la<br />
majoration c'est dépenses au compte des infirmiers<br />
et des infirmières<br />
: ces serviteurs<br />
ont bon dos. Bien des hôpitaux sécularisés<br />
sont en proie à des pieuvres bien autrement<br />
puissantes 1<br />
rétfbnrTn 1^ 1 Ric j lard . a d°é l'ordre de<br />
i établir la messe de minuit dans toutes les<br />
églises. A la bonne heure<br />
! La îète do Noël<br />
sans la messe de minuit parait lugnibre<br />
De tous les mots magiques qui agissent sur<br />
notre âme et lui donnent de tendres et<br />
brusques impulsions, Noël est peut-être le<br />
plus irrésistible, le plus puissant. Autels<br />
constellés de lumière, chants sacrés admirables,<br />
rameaux de houx et de sam'n chargés<br />
de jouets et de fruits, rires clairs des<br />
enfants, légendes, réveillons joyeux, Noël<br />
évoque tout un monde de croyances, de légendes<br />
et d'images auxquelles sourit la pensée.<br />
Rien qu'à le prononcer, il semble qu'on<br />
voie aussitôt surgir des groupes de paysans<br />
aux habits couverts de neige, des vieilles<br />
femmes enveloppées de longs châles noirs,<br />
des jeunes filles le rosaire aux doigts, des<br />
châtelaines, le livre d'Heures sous le bras,<br />
cheminant à travers les sentiers durcis par<br />
la gelée, une lanterne sourde à la main,<br />
vers l'humble église pleine do clartés.<br />
Il n'y a pas longtemps encore que, dans<br />
certains villages de la Basse-Normandie,<br />
ouze jeunes filles, vêtues en bergères, ve-<br />
.aient présenter, à la messe de minuit, un<br />
agneau blanc, étendu dans une manne décorée<br />
de rubans roses. Le cortège défilait,<br />
sous les arceaux de la nef, aux accents<br />
d'un orchestre composé de deux violons,<br />
d'un hautbois, du serpent de la paroisse et<br />
de cinq ou six cornemuses.<br />
La suppression te ces divertissements assombrit<br />
les rapports entre l'Eglise et la<br />
société laïque. La Révolution naquit de<br />
cette rupture et de cette tristesse.<br />
Des Français perspicaces s'inquiétèrent<br />
de la campagne dirigée par les jansénistes<br />
contre les réjouissances rurales. « Mon<br />
curé le dit, — raconte le marquis de Mirabeau,<br />
le père du tribun. — et ce n'est pas à'<br />
moi de le contredire<br />
: Boire un peu et seulement<br />
jusqu'à chanter, rire et danser, épanouit<br />
la rate, bannit les inimitiés et lin<br />
la société. » Comme c'est juste<br />
! Mais comme<br />
aussi les vieilles mœurs ont périclité !<br />
Fil Spécial<br />
FALLHÎRES<br />
Paris, (i décembre,<br />
j<br />
JLe Figaro publie l'information suivante : ;<br />
« Le président de la République, avant tont<br />
programme île son voyage en Scandinavie,,<br />
a désiré consulter les cours «le Copenhague,<br />
de Stockholm et de Christiania sur la date lapins<br />
propice à la visite qu'il doit faire -successivement<br />
aux souverains danois, suédois et,<br />
norvégien.<br />
» Nos représentants auprès de ces souve- .<br />
raina ont donc reçu mission de s'enquérir îles<br />
déplacements des rois Frédéric VIII, Oscar II]<br />
et Baàkoo au cours die l'année 1008 et, de leur<br />
enquêta, il paraît, résulter que le voyatre pré- ;<br />
skientiei pounoit avoir lieu pendant l'été .pro--<br />
chain. Aucune date précise n'a encore été -pré-*<br />
vue, mais<br />
1-a visite de M. FiiUières nux troi#<br />
COURS Scandinaves sema faite vraisein-Wahl»-;<br />
m-eqat entre le mois de juin et le mois de ftfft- ;<br />
tembre ».<br />
Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés
iâmedî 7.'<strong>Décembre</strong> IT07<br />
II1ÏH<br />
Paris, 6 décembre.<br />
JOURNAUX<br />
ANÏ1BL0CAKDS<br />
De M. Judet, dans l'Eclair, sous ce titre :<br />
I -'Mon homonyme » :<br />
« Le salut des 15,000 francs est l'unique idéai<br />
ùe la Clia.utb.re, ajpdatie devant Clemenceau.<br />
» Honni soit qui mal y pense ; gare à qui La<br />
touo-iie daiis son unique passion pour<br />
1 accroisse<br />
m eut de la solde législative.<br />
» M Victor Judet, radical-socialiste, succombe<br />
sous les haros et les bulletins de ses<br />
amis ; il est le lâcheur et le traître sur qui<br />
tombe la f ureur de nos députés en délire.<br />
» Décidément, mon homonyme devient très<br />
qvm,Dkls, le samedi 21 décembre, a<br />
4 h S.E. tr. fort br.<br />
—0.8 O.N.O. t. I. ne<br />
0i.';'i 12.8ÎN.O. tr. 10. CO<br />
57 51 9.2iO.N.O. a. I. n.<br />
0.0<br />
-5.4<br />
9.5<br />
9.1<br />
13.0<br />
5.3<br />
-0.7<br />
13.4<br />
14.9<br />
0 f* E<br />
Le p^caès des dapulés saoiaîiftea<br />
Saint-Pétersbourg,<br />
G décembre.<br />
Parmi les déou.tés qui figuraient au banc de<br />
la défense des députés socialistes de la deuxième<br />
Douma actuellement en jugement, se trouvaient<br />
M" Pergament, membre de la présente<br />
Douma, «pour Odessa, et Isîlenska, représentant<br />
les cadets à la seconde Douma.<br />
1.1s protestèrent violemment contre l'huis<br />
clos.<br />
Lorsque les prisonniers quittèrent la sallo<br />
d'audience, ils échangèrent des poignées de<br />
mains avec leurs défenseurs et crièrent :<br />
< Qu'on «nous mène à la torture, mais à bas le<br />
gouvernement ! A bas les gens du 16 juin ! »<br />
On sait que la dernière loi électorale est<br />
du 16 juin, que le nombre des grévistes s'est<br />
él&vé au moins à 75,000 ; il comprend les ouvriers<br />
des usines à gaz, de la manufacture impériale<br />
de porcelaine et d'autres «usines ; il<br />
faut compte«r' aussi les étudiants de l'Université,<br />
de l'Ecole polytechnique et «d'autres école'<br />
supérieures, dont le nombre se monte<br />
environ 25,000.<br />
Le* imprimeurs des journaux démocrates<br />
sont aussi en grève,<br />
L'attaque clu train Paris-Toulouse<br />
Bourges, 6 décembre.<br />
Au cours de la .déposition qu'il a faite hier<br />
à M. Germain, relativement au vol d'Etampes,<br />
Roche a déclaré avoir ou comme complices un<br />
certain Albinet, ancien employé révoqué de la<br />
Compagnie d'Orléans, et Chariot.<br />
Cet Albinet est cerfamentent, la nommé Ray<br />
•mond, ancien employé de la Compagnie d'Orléans,<br />
qui, avec sou complice Gauthier, fut<br />
condamné, en 1897, par la cour d'assises du<br />
Cher, i\ vingt ans de travaux forcés et à vingt<br />
ans d'interdiction de séjour.<br />
Le 21 août, Albinet et Gauthier avaient, attaqué,<br />
sous le tunnel do la l/ouct, entro Vierzon<br />
et Heillay, lo chef du train «express 16, de<br />
Toutous*<br />
; par une coiiieideuoe bizarre, c'est<br />
dis que,<br />
tant qu'i<br />
latitude.<br />
— Et alors, intervient M. Germain, vous<br />
avez pris, «dans la nuit suivante, celle dUïjeudi<br />
au vendredi, lo train de trois heuTfts poux<br />
Paris ?<br />
Mais Roche n'.cst pas disposé à aller plus<br />
loin dans ces confid«ences. Il change soudaindo<br />
tactique ot ne veut plus être miêié à l'affaire.<br />
— Non, dit-il ; moi, je suis rentré à Paris.<br />
Ait dernier «moment, £ai « flanché » et j'ai<br />
laissé à mes camarades le soin dèjpour&uivïe.<br />
leur projet, Je leur avais tkamé rendez-vous<br />
sur les grands boulevards, à un .sndro«tprécis<br />
pour le, samedi suivant, dans 3a-.ma 1 inée<br />
Mais, -insiste le juge, vous
<strong>Samedi</strong> 7 <strong>Décembre</strong><br />
Lui<br />
y.rea tïs ia semaine<br />
La Saiivelat, Réquista, Estaing,<br />
, saint-Cyprlen.<br />
Vaurailihes, Bo-z< uls.<br />
• i i 10<br />
Moreroiii 11. — ~Saint-Sorn.in, Lannuéjoulte,<br />
^jaudilt - Bawwru^te-Erayase. Martel.<br />
Vendredi 13. — Laiseac, BeUnont, Broquies,<br />
bmae. Malevicùe.<br />
<strong>Samedi</strong> li. — l\auviale.<br />
Pourvoi<br />
Emmanuelli Airr.one et Pech, qui devaient<br />
carwmrailre devant le jury aux audiences du<br />
ieudi 12 et vendredi 13 décembre, se sont<br />
pourvus en cassation contre l'arrêt de ta<br />
chambre des mises en accusation de la cour<br />
d'appel de MonipcSior. les renvoyant devant<br />
la cour d'assises de l'Aveyron pour assassinat<br />
%ûicendie volontaire ct vol qualifié.<br />
Cette affaire est donc rayée du rôle et<br />
ajournée à la prochaine session.<br />
ROSEZ. — Etat civiî. — Décès. — Elle-Joseph<br />
Bonneîls, charpentier, 2C ans, célibataire,<br />
rue Camus, 5 .<br />
— Attentat criminel. — Dans la<br />
nuit de mardi à mercredi, vers une heure et<br />
demie du matin, les habitants du quartier de<br />
la place du Crucifix étaient mis en émoi par<br />
le bruit di'nno formidable explosion, paraissant<br />
provenir do la maison habitée par les<br />
époux Guillaume, dont le mari est chef de<br />
poste aux mines de Gérons. Plusieurs voisins<br />
se transportèrent sur les lieux et trouvèrent<br />
les époux Guillaume, grièvement blessés<br />
; le<br />
mari avait la figure et les yeux brûlés et<br />
quatre doigts do la main gauche horriblement<br />
touillés<br />
; la femme avait le corps criblé de<br />
Des premiers renseignements, il résulte que<br />
les époux Guillaume, réveillés en sursaut par<br />
le bruit d'un corps qui, après avoir brisé un<br />
carreau, tombait dans la chambre, s'étaient<br />
levés pour se rendre compte de ce qui se passait.<br />
C'est à ce moment que l'explosion<br />
se<br />
produisit et les blessa tous deux grièvement<br />
La gendarmerie a ouvert mimédiatenrer.t<br />
tme enquête, et le parquet de Villefranehe<br />
s'est tranaporté sur les lieux.<br />
M3L.L.AU. — Dissèques de M. lo chanoine Lafon.<br />
— Elles ont eu lieu mercredi soir, à 3<br />
(heures, en l'église Saint-François de Miffiau.<br />
Tout le clergé de la viil-e, avec de nombreux<br />
amis, était aôlé au-deiwamt de la dépouille<br />
jaOrtoïïe du vénéré chanoine, jusqu'aux Marronniers.<br />
M. le chanoine Boyer et M. l'abbé Boissonnatie,<br />
aumônier du pensionnat du<br />
Sacré<br />
Cœur, accompagnaient, au deuil, M. le c.urt<br />
do Salnt-Léons et M. l'abbé Lafon, directeur<br />
du grand séminaire de Nîmes.<br />
Nos eondalâances les plus sincères à toute<br />
novï<br />
ne- A<br />
the-J<br />
tine Gu<br />
Rourgu-<br />
Maria<br />
laiterie<br />
Unal,<br />
Pauli<br />
Lo<br />
no<br />
iT-AFFRIQUE. — Etat civil du 16 au 30<br />
;bre. — Naissances. — Raymond-Eugènine<br />
Barrié-Sonal<br />
; Justin-XavieT Bar<br />
sserre<br />
; Jean-François-Louis Méric-Caraule-Antoinette<br />
Durand Boussagol ; An.<br />
liliauime Laparra-terunieau<br />
; Maire-An<br />
ie Revenant^Molinlex ; Augustine-Eroes<br />
Gatein<br />
; Gustave-Edouard Aldebert-<br />
; Robert-Alphonse Décup-Bonnafé.<br />
is. — Lêon-Chaites Tore,!, gérant de<br />
atif de Sainit-Allrique, habitant<br />
à<br />
', 28 ans, et<br />
Berthe-AMce-Mairthe<br />
!>ve et habitant de Tiergues, 21 ans<br />
ïdier, peintre, natif de Saint-André<br />
ils, habitant à Saintt-Affrique, 38<br />
Dléonore-Marie Roques,<br />
native de<br />
habitant à Saint-Affrique, âgée de<br />
:«ve eu premières noces d'Emmanuel<br />
Raphaël-Paul-Louis Cabanel, comp<br />
lit de Saint-Rome-de-Carnon,<br />
habi-<br />
'ailhauzy, 24 ans, et Marie-An.gèleamond,<br />
native de Saint-Rome-de-Cer<br />
filant Saint-AfSrique, âgée de 22 ans.<br />
— Marie-Louise Thomas, native et<br />
î de Saint-Affirique, âgée de 86 ans,<br />
. Jean-Louis Iran j au ; Aiauze, mort<br />
wper-Arthémon<br />
Bouquet, entrepre<br />
fclf de Vondeiloves domicilié à Saint<br />
67 ans, époux de Rosalie-Eugénie<br />
Jean Julien, propriétaire,<br />
nai-if de<br />
domicilié à Satait-Affiriçpie, 75 ans,<br />
teanne Ginesito<br />
; François-Louis Ga-<br />
>rnicfflié à Vailhauzy, 70 ans, époux<br />
-Anne Rességuier ; Rose Bonnet, naouscalous,<br />
comimune de Prohenicoux,<br />
Saint-Afilrique, 82 ans, veuve de<br />
a,rd<br />
; Maria-Joséphine Artis, céïibative<br />
et habitant du Moulîn-du-Jvngé,<br />
commune, 14 ans ; AtfttieL moTt-né ;<br />
Uiglade, native de Galm.els-.st-le-Viamt<br />
Sainit-Aîfrique, 75 ans, épouse de<br />
Olivier.<br />
FICEAC. — Programme e!u concert que la<br />
Chorale l'Union Fraternelle offre à ses membre.-,<br />
honoraires :<br />
Première partie. — 1. Pensée Mélodique,<br />
Symphonie du Collège (Ferrero)<br />
; 2. Hérocliade,<br />
chœur des Romains, Chorale (M assenât) ;<br />
3. Zuilana, e.hnnsonnecjte comique, M. Gtoeste<br />
(Frayson-Lud) ; 4. L'Exilé, solo de violon, M.<br />
Boutoric (Samie) ; 5. a) Hardy Toréador<br />
.XZenjvel)<br />
; b) Les Eanboîteims (Perpignan), les<br />
gères Befligaatric<br />
; 6. Sérénade, par un groupe<br />
de Soenétteàres (Mozart) ; 7. Hiusion ! rêverie,<br />
Symphonie du Collège (G. Bubernard) ;<br />
8. Mendiant d'amour, Mme Laborie et Larigaldie<br />
(Gouhller)<br />
; 9. a) Sommets Pyrénéens<br />
(Perrin); b) Chanson d'Auvergne (Perpignan),<br />
Ses frètres Belgiarric.<br />
Eniir'acte.<br />
Denxièmg partie. — 1. Aimer, Rira, Chanter,<br />
valise viennoise, Chorale et Symphonie<br />
.(Strauss) ; 2. Amoureux do la Béovvbliqu-e, M.<br />
Ginasle (Doubis) ; 3. Reviens ! mélodie, M.<br />
Baudis (Rupès) ; 4. a) Souvenons-nous-en<br />
(Perrin)<br />
; b) Duo turc (Perpignan), les frèï-es<br />
-Relgarric ; 5. Berceuse à Maryvonne, M.<br />
Lacarriôre (PortïiUiChet)<br />
; 6. Sérénade de mandolines,<br />
Groupe Symphonique (Déformes) ;<br />
7. Grand Air, Mme Laborie de Larigiaildie (X);<br />
8. Les Madrilènes, boléro, Groupe de Sociétaires<br />
(BowJhèse).<br />
Petit entr'aote.<br />
9. La Leçon die Chant, saynète (Ofifembach).<br />
Personnages : Mathois, berger normand, M.<br />
E. Beigar.ric ; Tocato, professeur italien, M.<br />
F. Bolgarric.<br />
Le piano d'.accûmipa.çmenient sera tenu par<br />
Mme Tsanailos et Mille Bosse. Entre la première<br />
et la deuxième partie, une quête sera<br />
îaite au bénéfice des pauvres.<br />
Le 00110011, sera dirigé par M. Duhernard.<br />
Les membres honoraires qui, par erreur,<br />
fanaient pais reçu leur invitation, sont priés<br />
u.esu prévenir M. Camille Nozières, vice-
<strong>Samedi</strong> 7 <strong>Décembre</strong> 1907<br />
tolttre, de 25 a 26 ;(èvea, les 05 kilos, 12 5« â tftçascea<br />
l<br />
BOlres, les 80 kilos, 22.<br />
Farines et issues.<br />
— Premières dites mlnot, leg<br />
•|»<br />
deuxièmes dites SS. 33 50 ;RO. let<br />
500 UUo=. 17 50 a 18 ; repasses, 15 a 16 £r. ; sons<br />
M 50-<br />
Graines fourragères. _ Tr&n-e, les 100 kll., 150 v.<br />
155 ; luzerne (sainfoin du pays), de 120 à 135.<br />
Foin, 4 à i 50 ; sainfoin, ire coupe (noawe.au)<br />
A 50 à 5 ; sainfoin, 2e et 3e coupes, 3 50 A 4 ; trèffe<br />
-.paitlo blé, 2 30 a 2 00 ; avoine, 1 80 à 2 10<br />
le tout les 50 kilos.<br />
jMâ* ii brûler. — Les 50 kilos, de 1 45 à 1 50.<br />
TARN-ET-GAItONNE<br />
Caussade.<br />
Foire du 2 décembre. — Beaucoup do monde<br />
transactions nombreuses. Voici les principaux cours<br />
pratiqués :<br />
Bestiaux. — Bœufs et vaches da lafcour, de 700 à<br />
1,100 la paire ; bœufs gTas, de 35 d M ; vaches, de<br />
83 à 35 ; porc sjras, do 60 à 68, le tout les 50 kilos ;<br />
porcelets, de SO à 60 Ja pièce ; veaux, de t tr. à. 1 05;<br />
moutons, de 0 85à 0 80, le tout le kilo.<br />
Volaille et gibier. — Poules, de 0 60 à 0 70<br />
; poulets,<br />
de 0 05 à 0 75 ; dindons, de 0 55 à 0 60 ; oies<br />
grasses, do 110 à 1 20 ; canards, de 1 15 à 1 30 ;<br />
foies d'oies, de 3 25 à 2 30, le tout la livre ; œufs,<br />
de 1 30 à<br />
1 50 la douzaine ; lapins dotnestioues, de<br />
l S0 à 2 25 ; Rupins sauvages, de 1 75 à 2 25<br />
; lièfres,<br />
de<br />
4 à5 ; perdreaux, de 2 à 2 25, le tout la<br />
pièce.<br />
'«Céréales. — Eté-, 18 25 ; maïs, 14 50 ; orge. 12 50 ;<br />
fèves, 14<br />
; seigle, 15 ; avoine, 9 DO : pommes de terre,<br />
ie 4 à i 50<br />
Moutons, d© 30 à 35 fr., suivant grosseur;<br />
agneaux, de 18 à 22 fr. la pièce.<br />
Porcs, de 62 à 64 fr. les 50 kilos.<br />
Poulets, de 3 â 3 59 la paire; poules, de 4 à 6 fr.;<br />
lièvres, de 5 à 5 50 ; perdreaux rouges, de 2 à. % 25;<br />
perdreaux gris, de 1 50 à 1 75.<br />
CEufs.do<br />
1 10 à 1 15 la douzaine.<br />
Halle aux grains. — Blé, de 18 à 18 25<br />
; maïs,<br />
15 avoine, do 9 M a 10, le tout l'hectolitre.<br />
Marché aux oies grasses et aux canards gras.<br />
Oies gras<br />
le tout le<br />
1 05<br />
-kilo.<br />
1 15 canards, de 1 10 à 1 20;<br />
châtaignes, 10, le tout l'hectolitre.<br />
GERS<br />
Blé,<br />
Fleurance.<br />
; avoine, les 50 kiios, 8 50<br />
maïs, 17 ; pommes de terre<br />
luzerne, 9 50, le tout les 50<br />
les 80 kilos, 18<br />
haricots, es ; fèves, 13<br />
les 00 kilos, 5.<br />
Foin, 2 75 ; paille, 2<br />
kilos.<br />
Vin, 300 bordelaises vendues, à 35 les 225 litres.<br />
Bœuf, 1 50 ; veau, 2 ; porc, 1 70.<br />
Mouton, 2<br />
; agneau, 2, le tout le kilo.<br />
Œufs, t 25 la douzaine.<br />
Poulets, 3 50<br />
; dindons, 15 ; canards, 6, le tout la<br />
paire.<br />
Oies grasses, de 2 20 à 2 40 Ip kilo.<br />
Lièvres,<br />
50, le toi<br />
lapins, 1<br />
t la pièce.<br />
50 ; perdreaux, 150 ; cailles,<br />
Saramon.<br />
Mé ordinaire, de 17 50 à<br />
orge, de 11 à 13 ; fèves<br />
13 ; Haricots, do 25 â 30 ;<br />
LOT-ET-GARONNE<br />
Castillonnès.<br />
Marché hebdomadaire du 3 décembre.<br />
Maigre la pluie, qui n'a cessé de tomber crue très<br />
ard dans la soirée, notre marché a été relativement<br />
beau.<br />
Marché à la volaille. —- Diminution de 0 10 à 0 20<br />
par livre sur toutes les espèces de volailles.<br />
Gibier. — Lièvres, de 4 50 à 6; lapins de garenne,<br />
de 1 50 à 2 fr. pièce.<br />
Marché aux grains. — Blé, 18 50; maïs, de 16 -50<br />
17 50; seigle, de 14 50 à 15 ; fèves, d 13 à 14, le tout'<br />
l'hectolitre.<br />
Avoine, 9 50 ; pommes de terre, 4 50 à 5, les 50<br />
kilos.<br />
Marché aux prunes. — Apport. C00 quintaux.<br />
Les cours restent lowjonrs stationnaiers, tendance<br />
à la baisse. Vente très lente. Peu d'acheteurs.<br />
Notre-Dame, si conipact, si divers, où Je disciple de<br />
la -plitlosoptiie mcieiue coudoie le fidèle de Sa Uiaclogio<br />
traditionnelle, où d'aucuns se trouvent nùi ia doctrine de<br />
ciae Lotree<br />
; le Fromage, très amusante fantaisie<br />
du bon humoristique Victor Meusy<br />
; Voici In Noël,<br />
une curieuse ballade bretonne du xv siècle, savamment<br />
harmonisée par André Colomb. Citons encore<br />
des Poésies et Chansons à dire, de Th. Botre et<br />
de G. Nadaud, et enfin une biographie a la fois<br />
ôrudite et familière du maître Ernest Chebroux,<br />
BOURSE DE TOULOUSE<br />
Blé fin, de 18 50 à 19<br />
18 ; avoine, de 9 à 9 50<br />
de 12 à 13 ; maïs, de 12<br />
te tout l'hectolitre.<br />
Graines fourragères. — Luzerne ou saifoin du<br />
pays, de 125 à 150 ; graine de trèfle, 150, le tout les<br />
ÎOO' kilos.<br />
Marché aux codions. — Cochons de lait, de 40 a o0<br />
la pièce selon «rasait* ; cochons à engraisser, de 120<br />
à 130 'pièce<br />
; cochons gras, de 1 25 à 1 35 lo kilo,<br />
poids vif. :<br />
Marcha ù la retaille. — Poules, de 5 îi 6<br />
; dindons<br />
de 14 à 15 ; dindes, de 12 à 14 ; pintades, de 5 à 6<br />
poulets gros, de 5 à 6 ; poulets moyens, de 4 a 5 ;<br />
poulets ordinaires, de 3 à 350<br />
; canards communs,<br />
de 5 à 6<br />
; pigeons, de 1 50 '1 2, le tout la paire.<br />
Œufs,<br />
1 35 la douzaine.<br />
Gibier. — Lièvres, de 6 à 7<br />
; lapins do garenne,<br />
3e 1 75 à 2 • perdrix, de 1 75 a 2 25 ; outardes, 2 ;<br />
merles, 0 30 ;grives, 0 50 ; palombes, 1 fr., le tout<br />
la pièce. . ,<br />
" Manciet.<br />
Gros bœufs de travail, de 900 a 1,100<br />
; jeunes<br />
bœufs, de 700 à 900 ; toreaux, de 450 à 650 ; vaches,<br />
île 600 à 800<br />
; génisses, de 300 à 500, le tout la paire.<br />
Viande de boucherie. — Bœufs, de 70 à 75 ; veaux,<br />
de 95 â 100, le tuot les 100 kilos.<br />
Porcs gras, de 70 à 75 les 50 kilos<br />
; nourrains, de<br />
SO à en pièce ; cochons de Hait, de 30 à 150 pièce.<br />
Gibier — Lièvres, de 5 à 6 ; 'lapins, de 2 à 2 50 ;<br />
perdreaux, de 1 50 à 1 75 ; bécasses, 2 75, le tout la<br />
pièce.<br />
Poules de 4 à 5 ; poulets, de 2 2 75 ; dindons,<br />
fte 10 à 12 ; dindes, de 7 à 10 ; pintades, de 4 à 5 50,<br />
« tout la paire.<br />
l£s neufs, 1 20 la douzaine.<br />
TARN-ET-GARONNE<br />
Montaigu.<br />
Foire du 1er décembre. — Beaucoup de monde et<br />
l'étaaagistes<br />
; foirails bien garnis.<br />
Voici les cours pratiqués :<br />
Breuif3 de labour, de 850 à 1,100 francs ia paire ;<br />
fâches, de 550 à 700 francs<br />
; taurillons, de 350 à<br />
ÉK) fra.ncs.<br />
Bœufs gras, 40 à 42 tr. ; vaches, 34 à 3G fr., les. 50<br />
tilos; veaux 1 05 à 1 10 Je kilo.<br />
Fonds d'Etat français. — 3 % Porteur. 95 30 50 ;.<br />
3 % amortissable, 98 25 ; Obligation tunisienne 3 %,<br />
457; Tonkin 2 1/2 %,,78 40.<br />
Fonds d'Etat étrangers. — Russe 3 % 1391, 66 75;<br />
Russe 4 % 1894, 81 40; Russe consolidé 4 % ire série<br />
83 50 ; Espagnole estampillée, C. 40,-98 30 ;<br />
Chinois 4 %, 96 30 ; Autriche 4 "i,, 96 20.<br />
Valeurs diverses (actions). — Mines de Carmaux<br />
ex-couo. 55, 1,805 ; Est, 892 ; Paris-Lyon-Méditerranée,<br />
1,335 ; Nord, 1,700 ; Midi, 1,125 ; Orléans, 1,337;<br />
Ouest, 815 ; Saragosse, 374.<br />
Obligations diverses. — Ville de Paris 180a,<br />
531 60 1874 403 ; 1894 T. P., 363 ; Communales 1879,<br />
475 • 1980 500 25 ; 1906 libéré. 497 ; Foncières 1879.<br />
500 1S03' tout payé, 495 ; Est ancienne, 423 ; Midi<br />
ancienne 3 % 433 50 ; Nord ancienne. .448 ; Orléans<br />
nouvelle 428 50 ; P.-L. Méditerranée ancienne, 431 ;<br />
Nord-Espagne. Ire série, estamj»., 360<br />
; Saragosse<br />
ancienne ire hypoth., 390 25 ; Lombarde 3 %<br />
cienne, 313. „.<br />
Changes. — Espagne, les 100 pesetas, 88 Oo.<br />
anremerciés.<br />
Hg nous on<br />
cation de l'orateur, «<br />
-traient combien peu<br />
i<br />
bien claires capeudant<br />
ses conférences.<br />
Des diverses démonstrations de l'auteur ressort<br />
avant tout ceci que, entre la science certaine et<br />
cette .philooophie secJastlque «rue plusieurs affectent<br />
de déiaiguer, lo contact est perpétuel et l'accord<br />
admirable.<br />
C'est là un des grands mérites de ce livre «l'être,<br />
comme 11 convient aux Conférences de Notre-Dame,<br />
un .monument grandiose d'apolosétiquc ; toutefois<br />
U lui en est un second que Je me reprocherais de<br />
no pas sou'igner, c'est d'être un ouvrage d'édification<br />
et de .piété profonde. La retraite pascaie qui Je<br />
termine est do ce que j'avance là un témoignage<br />
indissoitaMe. Dans ses instructions données chs-niie<br />
soir de ia Semaine Sainte, 3e prédicateur s'attache<br />
moins à planer sur lea sommets ; H abandonne les<br />
hâtttes considérations du dogme et de la philosophie,<br />
mais il en garde le souvenir et Je propose à<br />
ses auditeurs comme règle de vie. Il faut lire ces<br />
âges, 1res modernes aussi, où chacun des nôtres<br />
découvrira facilement quelque trait qui conviçnno<br />
son âme, ouslquc cause de remords. queUpie »lnement<br />
aù-blen. car toutes les fonctions et tou.es<br />
es faiblesse y ont leur part, et à chacune, du geste<br />
ssuré dn'ipraticien dont la main no tremble pas,<br />
'auteur todixtae^e devoir ou lo moyen do salut.<br />
Nous souhaitons que la diffusion de ce livre soit<br />
argo, afin «rai rappelle aux auditeurs du savant<br />
'.onférencier 3es vérités qu'il leur énonça, que sinout<br />
il s'en aille, messager de lumière, porter la vérité<br />
catholauo aux âmes qui assirent après elle et<br />
mil n'avant .pas eu la bonne fortune de la recueildesSftvresda-joroaicateur<br />
au pied de la chaire de<br />
Notre-Daine vonàronVdu moins ia contempler, «oùtours<br />
vivante et toujours bienfaisante, dans la reproduction<br />
fidèle qu'il offre au public de ses magnifiues<br />
conférences du dernier Carême.<br />
F. DrjCI.ACX-MONTTÏIL.<br />
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la morale catholique. Carême <strong>1907.</strong>— V. Le Vice *t<br />
le Péché : I. Les caractères qui en font la malice<br />
et 'es puisrances qui Ses produisent. Conférences<br />
et retraites, par E. JASVUÎE, 1 volume ln-8 écu de<br />
424 pages. Prix : 4 francs. — P. Lethielleux, éditeur,<br />
10, rue Cassette, Paris (0*).<br />
Guidé par saint Thomas, l'ôminont conférencier<br />
nous avait inities aux merveilleuses solutions fournies<br />
par la doctrine catholique aux problèmes de<br />
la béatitude qui attend l'homme au -terme de la vie,<br />
de la liberté oui est ici-bas son apanage, glorieux,<br />
des passions bonnes ou mauvaises qui le portent<br />
vers le but suprême ou l'en éloignent. C'est encore<br />
sous la conduite du docteur an-géliquc que, cette<br />
année, le prédicateur étudiait lo vice ot le péché,<br />
soit dans tes caractères qui en font la malice<br />
soit dans les puissances emi le produisent. La gra<br />
vitô du .néchê en raison de son antagonisme avec la<br />
loi éternelle, la démonstration de cette vérité que<br />
le péç.hô ne vient pas de Dieu, mais d'autres causes<br />
extérieures à l'homme ou, au contraire, intime<br />
ment unies à sa nature, telles sont les grandes il<br />
gr.es de ce bel ouvrage, complétant dignement, avec<br />
les notes dont il est enrichi, l'œuvre si méritoire et<br />
glorieuse de l'éloquent apotre de Notre-Dame.<br />
Il sera lu avec un intérêt d'autant plus grand<br />
que. malgré la vieillesse éternelle des sujets qu'U<br />
aborde, il est d'une étonnante modernité. Dans l'un<br />
des appendices si chargés do doctrine qu'il a joint<br />
à ses conférences, M. le chanoine Janvier écrit<br />
« Plusieurs cle nos auditeurs s'étonnent «rue nous<br />
nous occupions «le systèmes anciens qu'ils estiment<br />
morts et complètement étrangers à notre temps<br />
Certes, nous comprenons que dans l'auditoire de<br />
l'Ecole de<br />
revit la<br />
âme géné-<br />
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C'est une excellente idée de la maison Tôqui d'avoir<br />
publié un recueil de Pages Choisies du P. Grat'-y<br />
Aujourd'hui que le mouvement d'idées dont il<br />
a" été le précurseur ce développe, de plus en plus, il<br />
Laut -rendre la lecture de ses ouvrages aussi accessible<br />
que possiMe.<br />
Les jeunes gens de notre époque en.qui<br />
pensée du P. Gratry et un peu de son<br />
reusc, ceux qu'il saluait dans une do ses plus belKs<br />
pages pourront aller chercher dans c<br />
rapition «le leur noble conduite. Ils<br />
exprimées aes pensées dont ils cher*<br />
L'auteur voudrait « que, revenant à la pratique o?<br />
l'oraison, ils s'en servent pour nourrir )eu»< pxn-<br />
'ée exciter letpr réflexion ». Aucun livre n'est -mieux<br />
fait pour réaliser ce but. On peut dire qu'on y suit<br />
'a pensée du P. Gratry depuis les premières méditations<br />
écrites à Strasbouig jusqu'à la dernière lettre<br />
rédigée quelques jours avant sa mort.<br />
Une étude biographique assî2 développée, des études<br />
très précises sur chaque ouvrage, un exposé<br />
très exact de la philosophie du P. Gratry, des notes<br />
très suggestives rendent la lecture de cet ouvrage<br />
utile, intéressante et facile.<br />
LA BONNE CHANSON<br />
AecuelUie avec enthousiasme dès son apparition,<br />
cette très intéressante revue nous donne, avec son<br />
deuxième numéro, un sommaire encore plus<br />
attrayant,<br />
si possible, que celui du numéro précédent.<br />
Citons<br />
: Let bo7ines Chansons : J(sus chez les<br />
Bretons, Les Grands Berceaux, Hier et Aujourd'hui,<br />
par le vaillant barde breton Théodore Botre), qui<br />
est l'âme de la revue<br />
; .Voël des Bonnes Vieilles,<br />
par Je célèbre chansonnier Xavier Privas<br />
; Bo?ikomme,<br />
par Gustave Nadaud; la Bonde du Diabolo,<br />
une exquise chanson d'actualité, par Mme Fran-<br />
Juian Kiast<br />
par M. Henri<br />
V<br />
sciences morales.<br />
V. Lettre écrites du sud do J'Inde. — V. Le Carnatic<br />
: Villapouram, la forteresse de Geirji, la légende<br />
de. Singavaram, les Etangs, par M. Maurice<br />
Maihdron.<br />
VI La beauté des machines, à propos du Salon<br />
do l'Automobile, par M. Robert de La Sizerame.<br />
VII<br />
Le problème criralnal au moment présent,<br />
par M. Henri Joiy, t3.^<br />
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ou lafiue&za, les maladies do ia feao j<br />
es les Vers iBtesiinaas.<br />
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Dépuratif, c'est le railleur remède<br />
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15 Feuilleton du 7 décembre 1907<br />
PAR<br />
M. MARYAÏV<br />
XXIV<br />
AYMERIC A SON ONCLE<br />
11 se pencha sur les rustiques bouquets,<br />
et détacha quelques fleurs, semblables<br />
à des papillons d'or, qu'il plaça<br />
sur son cœur.<br />
Pas plus qu'en venant, il ne senlit la<br />
fatigue de la route,. Mais à présent, il<br />
pouvait jouir de la beauté de cette matinée<br />
d'hiver<br />
; rien n'assombrissait la<br />
joie reconquise de son amour, pas même<br />
l'idée qu'il pourrait avoir une lutte à<br />
livrer avec sa tante.<br />
Il monta droit, au cabinet du docteur,<br />
qui, anxieux, lui tendait les deux mains:<br />
— Mon amour, mon bonheur, tout en<br />
moi est unanime... Le regret de ma vie<br />
sera d'avoir pu penser que je devais réfléchir...<br />
Mon oncle, Miriain est toujours<br />
la jeune flllo que j'ai aimée, que j'aime<br />
tendrement. ..<br />
— Dieu soit lotie I dit le docteur avec<br />
une ferveur soudaine. Moi aussi, j'ai<br />
•ou(Tort cruellement ; moi aussi j'aurais<br />
aenti un regret, inconsolable ,et un î-emords,<br />
un remords d'éducateur, si tu<br />
avais renié ton amour pour la stérile saatfrfactkjn<br />
«to ton orgueil... Nous écrirons<br />
S H«aio kmit à l'heure...<br />
Mais tout à coup, il s'arrêta, et, changeant<br />
de visage :<br />
— J'oubliais ta tante ! dit-il d'un air<br />
consterné. Elle ne veut pas entendre parler<br />
de ce mariage...<br />
— Nous la persuaderons- 1 dit Aymeric,<br />
confiant.<br />
— Oui, mais combien de temps faudra-t-il<br />
! Elle a autant d'orgueil que toi,<br />
mon ami, ajouta-t-il, et n'a pas les mêmes<br />
raisons de sacrifier ses vieux rèVes...<br />
I<br />
Tu ne peux cependant pas te marier<br />
'<br />
sans son consentement, mon pauvre Aymeric<br />
; elle t'a tenu lieu de mère...<br />
— Ni moi, ni mon oncle P«ené lui-même<br />
ne pourrions y songer ! Mais ce sera<br />
dur d'attendre ; et que pensera Miriam l<br />
s'écria-t-il, soudain déco'iiragé.<br />
— Viens, dit le docteur avec un grand<br />
soupir... Elle est déjtVhorriblement mécontente<br />
de ta fugue de ce matin... Il<br />
faudra toujours finir par la voir. .. et l'entendre<br />
!<br />
XXV<br />
— Mon pauvre enfant ! s'ée-ria Mme<br />
Sauvely ,embrassant son neveu avec une<br />
succession de soupirs. Quelle horrible<br />
histoire<br />
! Quelle fausseté, de la part de<br />
ces gens, de l'avoir dissimulée, d'avoir<br />
trompé même nous, leur famille 1<br />
— Elise, dit le docteur, s'apprétaht<br />
avec résignation à subir cette scène redoutée,<br />
René ne pouvait cependant pas<br />
publier l'histoire incroyable, douloureuse,<br />
qui<br />
une<br />
était déroulée à son foyer<br />
, pour les étrangers; mais nous!<br />
3'iivait craindre, même de nous,<br />
erôtien...<br />
dors, qu'est-il arrivé ? Il a reçu<br />
dans son intimité, l'a laissé s'éprendre<br />
de cette vagabc-nde...<br />
— Ma tante ! s'écria Aymeric, révolté.<br />
— Miriam peut être sa fille, dit Paul<br />
avec calme.<br />
Àyi<br />
— Elle peut ne pas l'être, elle ne doit<br />
pas l'être, si la répulsion que me causait<br />
ce mariage était un pressentiment<br />
! C'est<br />
quand le cœur de mon pauvre enfant<br />
est conquis, qu'il vient faire des aveux,<br />
espérant qu'Aymeric n'aura pas le courage<br />
de reculer !... Heureusement, il est<br />
un Mériadec de Gestel, et il sait ce qu'il<br />
doit au sang qui coule dans ses veines t<br />
— - Ma tante...<br />
— Ce n'est pas l'éclat menteur d'un<br />
fwux nom qui peut relever une famille,<br />
c'est la pureté des alliances, la noblesse<br />
réelle de la race, avec les sentiments<br />
qu'elle comporte. ..<br />
— Alors, s'écria le docteur, qui commençait<br />
à s'échauffer, pourquoi t'es-Lu<br />
mésalliée ?<br />
— Ce n'est pas la mémo chose ; je<br />
connaissais ta famille, tes origines... Il<br />
s'agirait maintenant d'introduire parmi<br />
nous une inconnue, fille d'inconnue, de<br />
voleurs peut-être.. . D'où venait<br />
cette<br />
nourrice, cette vagabonde ? Quels méfaits<br />
pouvaient avoir réduit son mari a<br />
la misère ?<br />
— Si tu to lances dans de pareilles<br />
| hypothèses, ma chère Elise, tu me per-<br />
3e supposer à mon tour que Miune<br />
Parthroys. En outre, cette<br />
juivie depuis son berceau par<br />
re, a été au dire d'Aymeric,<br />
ant élevée. En mot-tanf tout<br />
Omettant qu'elle soit la fille,<br />
t recouimandables, l'éducaseconde<br />
nature. Mais René<br />
avait des informations satisfaisantes sur<br />
la femme à qui il confiait sa fille. Enfin,<br />
Miriàrn et sa «eur jouissent et jouiront<br />
toujours do la considération et de la, for-<br />
| tune attachées au nom qu'elles portent.<br />
I<br />
Mme Sauvely feignit tout à coup un<br />
| calme que démentait le tremblement de<br />
1 S&3 lèvres<br />
mettra<br />
riam <<br />
enfant<br />
René «<br />
adi<br />
au \<br />
de |<br />
lion<br />
111<br />
0S!<br />
t Gla<br />
i-blem<br />
3. en<br />
is pe<br />
un<<br />
— Pourquoi discuter inutilement, mon<br />
cher Paul ? Je connais mon neveu<br />
; je<br />
sais quelles sont- ses idées et ses aspirations...<br />
Il ne pense pas plus que moi<br />
qu'un tel mariage soit possible !<br />
r¥ Ma tante, vous vous trompez... J'ai<br />
choisi une jeune fille digne de tous les<br />
respects et de l'amour le plus fidèle. Elle<br />
n'a point changé, ni moi non plus...<br />
Elise regarda son neveu avec stupeur.<br />
Ce visage résolu, auquel elle trouvait des<br />
lignes dures, ces intonations fermes, ce<br />
regard à'la fois calme et décidé, elle ne<br />
les lui avait pas encore connus.<br />
— Tu n'auras jamais mon connsenternent<br />
! s'écria-t-elle avec violence..<br />
Il pâlit.<br />
— Jo l'attendrai, ma tante ! Miriam<br />
ne voudrait pas s'en passer.<br />
— Jamais, répéta-trolle, quittant la<br />
chambre en claquant la porte.<br />
Le calme factice d'Aymeric l'abandonna,<br />
et il regarda son oncle avec une<br />
espèce d effroi. Le pauvre docteur poussa<br />
un grand soupir.<br />
vi ~ m £* très bo P. c œur, mais elle est<br />
vite... Elle consentira, mais çuand ?<br />
A ta place mon enfant (et il soupira de<br />
nouveau), j irais, attendre au loin la lin<br />
de<br />
1 orage. Moi, je devrai le subir mais<br />
;l y suis habitué, et, sans qu'elle s'en<br />
doute (son œil bleu s'éclaira un instant<br />
a une malice innocente), c'est moi que<br />
fais, en définitive, ce quo je veux. Repars<br />
pour Pans, vois René, ouvre-lui<br />
ion<br />
cœur, et promeia-lui do la part de son<br />
vieil ami que, d'ici à quelques sonaincs,<br />
mettons quelques mois, IClise ira. ellemême<br />
lui demander la main de sa fille...<br />
Aymeric lui serra les deiu mains ù les<br />
briser.<br />
— Soulemont, reprit le docteur, il faut<br />
que tu sois bien résolu.:; Pèse encore le<br />
pour et lo contre<br />
; demaiwio-toi ce que tu<br />
éprouverais si, par impossible, la vérité<br />
se découvrait, si tu apprenais que tu as<br />
épousé l'enfant de paysans suisses...<br />
Songe, en outre, que la. situation légale<br />
de ta femme, son état civil, reposent non<br />
sur un mensonge, mais sur une erreur...<br />
Que tu devras, ce qui est pénible dans<br />
1 intimité d'un heureux mariage, garder<br />
toujours vis-à-vis d'elle le secret qui t'a<br />
été confié... Enfin que, la vérité se fît-elle<br />
jour en faveur de Miriam, tu devrais<br />
t'inspirer des sentiments les plus désintéressés...<br />
Le partage de la fortune des Parthroys<br />
entre ces deux enfants devrait<br />
être maintenu, René me l'a dit.<br />
— Oh ! mon oncle !...<br />
— Réfléchis à toutes ces questions, elles<br />
sont graves...<br />
— J'aime Miriam, et je crois, j'espère<br />
qu'elle m'aime...<br />
— Alors, quitte au plus vite cette maison,<br />
où la paix ne régnera pas d'ici à<br />
quelque temps conclut la docteur d'un<br />
air qu'Aymeric trouva, belliqueux.<br />
Et, après une nouvelle, scène, vraiment<br />
pénible, soutenu et encouragé par son<br />
oncle, le pauvre amoureux quitta Plouvian,<br />
le cœur soulagé.<br />
C'est la figure affectueuse de Claude<br />
] qui l'accueille à son arrivée. Il suffit „<br />
| Aymeric de le regarder pour dovinor-que<br />
! son ami sait tout, qu'il a, lui aussi, déi<br />
cidé dans le sens de son bonheur, mais<br />
que, plus heureux, il ne voit aucun obs-<br />
| taele se dresser entre Mary et lui.<br />
! lia se serrent la main avec une effui<br />
sion silencieuse et vont s'asseoir dans<br />
I l'atôlier do Claude. Depuis longtemps,<br />
! ils habitent l'un près do l'autre, et l'atelier<br />
leur est commun.<br />
Le jeune peintre attache<br />
des yeux<br />
scrutateurs sur le visage fatigué de. sou<br />
an ià.<br />
— Aymeric, dit-il d'une vorx émuej<br />
plus grave qu'à l'ordinaire, tu sais toui<br />
comme moi... J'espère que tu n'as P" s<br />
hésité ?<br />
— J'ai tellement souffert, que, dans<br />
l'angoisse sans nom, clans la crise terrible<br />
que je subissais, je ne sais pas nre<br />
me ce que j'ai pensé... Mais, dès que cet<br />
affreux orage s'est calmé, mon doux e-"<br />
poir s'est retrouvé lo même.<br />
Claude lui serra vivement la main-<br />
— Je le savais, j'en étais sûr ! Ave»<br />
ton éducation, tes idées, tes rêves, j'a<br />
aime d'avance la femme que i ai. uy g.<br />
— Plût au ciel que ma tante f».<br />
me ! dit, lo pauvre Aymeric soupna' - .<br />
Et il raconta à son ami les scciic* i<br />
hîblea qu'il avait eu a subir<br />
- Mary sera mariée avant sai stf»J<br />
dit-il avec amertume ; encore un i-et . \<br />
no se réalisera pas. Et là-bar, on bm<br />
tu enviais mon bonheur, tu ne croy«<br />
pas davotir iauuais être heureux I...<br />
(A suivre.)<br />
Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés
iwa ®«M5i*al«» et<br />
Toulouse, Rue<br />
03<br />
5 2*15' LE KOIÉROS ŒITMES<br />
jï!crïMAft£!j?rt£ ET BS^AicnaEBTO usarmorass<br />
SÉa'iiOTHEîrrs' «os iams M aVS<br />
soldat européen.<br />
La vaillance et le courage des noirs et<br />
des jaunes sont hors de débat, mais ce se<br />
rait une faute énorme de trop compter sur<br />
eur dévouement. Quels que soient les avan '<br />
tag.es que notre service leur donne, nouir<br />
resterons pour eux toujours l'envahisseur-<br />
1 ennemi de race et de religion. Toutes le»<br />
nations ont été trahies par leurs troupe<br />
lorsque celles-ci avaient devant cllui des<br />
compatriotes.<br />
La Chine par les Annamites après trois<br />
siècles de domination, l'Espagne par les<br />
Philippins, l'Angleterre par les Hindous<br />
et, plus récemment, la France par les Mal<br />
gn.ches. Les troupes indigènes doivent for.<br />
mer l'appoint décisif en cas de révolte oii<br />
de guerre, mais cet appoint peut être donné<br />
aux ennemis comme dans les deux premiers<br />
cas suscités. Nous pouvons compter sur le<br />
dévouement des tirailleurs ai ceux-ci sont<br />
appuyés ct dirigés par de» Européens —<br />
De M. Berthoulat, dans la Liberté<br />
L'incident Judet. Quel sondage dans l'état<br />
d'âme de nos quinze-millistes, qui se transforment<br />
en bêtes féroces absolument enragées<br />
lorsque quelqu'un s'avise de menacer<br />
leur assiette garnie !<br />
M. Victor Judet est radical-socialiste, il<br />
est du bloc, il succède à son père qui n'en<br />
était pas moins que lui et il a été élu à une<br />
imposante majorité. Cependant le bureau<br />
de la Chambre chargé de rapporter son<br />
élection n'hésite pas à le condamner à cette<br />
guillotine parlementaire qui s'appelle l'invalidation.<br />
Pourquoi cet accès de rigueur que la majorité<br />
n'appliqua à aucun des élus radicaux,<br />
fussent-ils le produit le plus frelaté<br />
de l'école de Toulouse ? C'est que M. Victor<br />
Judet a promis de restituer aux contribuables<br />
de Boussac les six mille de supplément<br />
à eux escroqués par le vote de la Chambre.<br />
Ses austères collègues du bloc alimentaire<br />
ont estimé que c'est là un acte de corruption<br />
insupportable. Notez que M. Judet<br />
ne saurait être accusé d'acheter les électeurs<br />
en distribuant les six mille à telle ou<br />
telle personnalité, puisqu'il les répartit entre<br />
les bureaux de bienfaisance et autres<br />
œuvres utiles de sa circonscription. N'importe.<br />
Il rend l'argent<br />
! Cela suffit pour<br />
qu'il soit considéré comme un corrupteur<br />
par ceux qui veulent le garder. Cet homme<br />
donne de la sorte le plus criminel exemple.<br />
Qu'on l'invalide 1<br />
Ainsi, la majorité actuelle «n est là : rien<br />
ne l'intéresse, rien ne l'émeut, rien ne la<br />
soulève que les atteintes aux quinze mille.<br />
C'est pour les préserver qu'elle faillit étrangler<br />
Charles Benoist, qu'elle déboulonna<br />
Sarrien et qu'aujourd'hui elle se prépare à<br />
invalider un des siens. La trahison d'Ullmo,<br />
la perte du Patrie, la désorganisation<br />
de la défense nationale, les événements du<br />
Maroc, tout cela la laisse froide. Une bombe<br />
anarchiste dirigée- contre M. Fallières ne<br />
lui causerait qu'une émotion protocolaire.<br />
Mais toucher aux quinze mille, voilà le crime<br />
! voilà l'attentat !<br />
Si les quinzemillistes avaient à leur dis<br />
position un autre châtiment que l'invalida<br />
tion M. Judet irait assurément au bagne.<br />
Peut-être même ses juges l'enverraient-ils<br />
à la mort et, n'en doutez pas, comme il est,<br />
à leurs yeux, infiniment plus coupable quo<br />
Soleilland, il ne serait l'objet d'aucune me<br />
sure de grâce...<br />
Co bureau qui vient de l'invalider mérite<br />
do passer à la postérité. Il est impossible,<br />
en effet, de pousser plus loin les limites de<br />
l'ahiection. C'est un record qui marquera<br />
dans' l'histoire des vilenies politiques. On<br />
a eu en Angleterre, le Parlement-croupion.<br />
No s avons, en France, la commissionsphincter.<br />
Et, sans cloute, la Chambre,nrngarde<br />
de quelques citoyens incorruptibles.<br />
Par décret du 28 novembre 1793, un Magasin<br />
général de la dépouille des Eglises<br />
fut crée, avec un garde-magasin, Thévenet,<br />
et un contrôleur Camus, qui s'empressa de<br />
remercier le Conseil exécutif « de l'honneur<br />
qu'il lui fait » et s'engagea » à remplir ses<br />
fonctions avec le zèle et la loyauté d'un vrai<br />
républicain ».<br />
Tous les efforts de Thévenet et de Camus<br />
n'empêchèrent malheureusement pas les<br />
Thomas de l'époque de se donner carrière.<br />
Le Magasin des dépouilles ne recueillit que<br />
pour quelques millions d'argenterie et d'objets<br />
d'art. Le reste s'égara en route, et ce<br />
reste était considérable, puisqu'on attribuait<br />
au trésor des églises une valeur de<br />
deux à trois milliards.<br />
Cambon essaya tout d'abord de donner le<br />
change. Il fit ce que fait aujourd'hui Guyot-<br />
Dessaigne, qui prétend expliquer la volatilisation<br />
du milliard des congrégations en<br />
mettant cette disparition sur le compte de<br />
la ruse, de l'esprit de dissimulation et de<br />
l'habileté procédurière des religieux,. Il protesta<br />
contre cette estimation à deux ou<br />
trois milliards, absolument exagérée, selon<br />
lui ;<br />
« Quel est l'homme sensé, disait-il,<br />
qui aurait pu croire que les prêtres, égoïstes<br />
par principe, eussent laissé inactif un<br />
tel capital ? »<br />
Un jour vint, toutefois, où Cambon dut<br />
avouer les brigandages, Son discours du<br />
12 brumaire an III, que nous citions tout à<br />
l'heure, fut en grande partie consacré à<br />
flétrir de « scandaleuses dilapidations », à<br />
menacer des foudres de la Convention les<br />
conspirateurs qui avaient pour but de<br />
s'enrichir en volant beaucoup (sic)... »<br />
Je ne sais si les pillards, ainsi stigmatisés<br />
par Cambon, étaient des « conspirateurs »,<br />
mais il est incontestable que ces voleurs<br />
ont beaucoup volé.<br />
Tout à fait éclectiques dans leurs razzias,<br />
ils ne s'attaquent pas seulement aux<br />
trésors des églises ; ils prenaient partout<br />
où ils trouvaient. Les mobiliers de la Couronne,<br />
en particulier, furent entièrement<br />
dévalisés. Basire écrivait en 1792 :<br />
Un. grand nombre des effets précieux qui<br />
remplissaient autrefois les maisons royales<br />
ont disparu. Il y avait beaucoup de meubles<br />
massifs en or et en argent<br />
: Nous n'en avons<br />
trouvé aucun.<br />
De son côté, Grégoire écrivait, à la fin de<br />
l'an II :<br />
Le mobilier appartenant à la nation a souffert<br />
des dilapidations immenses, parce que<br />
les fripons, qui ont toujours une logique à<br />
part, ont dit<br />
: Nous sommes la nation... Ne<br />
croyez pas qu'on exagère en vous disant que<br />
la seule nomenclature des objets enlevés, détruits<br />
ou dégradés, fournirait plusieurs volumes.<br />
De toute part le pillage et la destruction<br />
étaient à l'ordre du jour...<br />
J'ai raconté jadis le vol des diamants de<br />
la Couronne, où les Juifs jouèrent un rôle<br />
particulièrement brillant. Dans un article<br />
récent du Figaro, M. de Vogué nous a dit,<br />
de son côté, comment furent volés ou envoyés<br />
à la fonte les « reliquaires précieux »<br />
et attributs royaux enfermés- dans les sept<br />
armoires du « Trésor » de Saint-Denis..<br />
Quand on songe à ces brigandages épi<br />
ques, à ce pillage universel qui font entre<br />
voir la Révolution comme une vaste ca<br />
verne de voleurs, on ne s'étonne plus de<br />
ce qui se passe aujourd'hui. Les razzias de<br />
Thomas et de ses émules, les fructueuses<br />
opérations dont les liquidateurs partagent<br />
fraternellement Tes bé/iéfices avec la bande<br />
de robins avides qu'ils traînent à la remorque,<br />
sont tout simplement un rappel, ou, si<br />
vous préférez, un reflet de la grande épo<br />
que où, comme le disait Grégoire, le vol<br />
était partout à l'ordre du jour.<br />
On a bien raison d'affirmer que la Révolution<br />
n'est pas finie. On pourrait même<br />
ajouter qu'elle ne finira pas tant qu'il restera<br />
en France quelque chose à piller...<br />
, QQQ .<br />
blic l'homme qui les a<br />
Belzébuth, Waldeck ne îègue^u Bloc au'm<br />
paquet de feuilles sèches !<br />
q<br />
Vous savez que Paris possède encore deuf<br />
hôpitaux où les malades sont soignés paï<br />
des religieuses. Ces deux établissement»<br />
hospitaliers sont l'Hôtel-Dieu et Saint<br />
Louis. Le président Cent-Kilos vient de si<br />
gner le décret d'expulsion des Sœurs Ces<br />
entre une fusillade de perdreaux et la vente<br />
d'une barrique de Loupilion que M. Fallières<br />
a frappé d'ostracisme les admirable*<br />
femmes qui soignent les classes populaires<br />
Qu'importe au marchand de Loupilion tes<br />
doléances des pauvres contre les mercenaires<br />
rapaces que la République substitut<br />
partout à nos chères religieuses ? Depuis<br />
qu'il est sur le trône, Fallières a déjà mis<br />
de côté un joli million : voilà le seul évé<br />
nement qui intéresse notre souverain. L?<br />
reste lui est parfaitement égal. Il paraît<br />
que les fonctions présidentielles favorisent<br />
l'écoulement du Loupilion. D'ordinaire, à<br />
cette époque de l'année, Fallières, sur cino<br />
cents barriques, n'en avait placé qu'un*<br />
cinquantaine. Aujourd'hui, tout le stock<br />
est liquidé.<br />
Mais je reviens aux deux hôpitaux parisiens<br />
qui vont être laïcisés grâce à Falliè*<br />
res. Sous la Révolution, les religieuses qui<br />
desservaient l'Hôtel-Dieu ne cessèrent de<br />
soigner des pauvres. On se contenta d'exiger<br />
des Sœurs le port du costume séculier.<br />
Nos maîtres d'aujourd'hui ne se prêteraient<br />
pas à cet artifice. Ce n'est pas seulement<br />
le fanatisme qui les inspire, mais<br />
surtout et avant tout la cupidité. Il s'agit d«<br />
lotir et de renter une clientèle de femmes<br />
qui attendent impatiemment les emplois<br />
qu'on leur a promis.<br />
A l'heure actuelle, ces emplois ne paraissent<br />
pas des plus fructueux. Mais attendez<br />
un peu. Voici qu'il est question de loger en<br />
ville les infirmiers et les infirmières. Mais<br />
les malades ? me direz-vous. Les malades<br />
s'arrangeront comme ils pourront. Il faut<br />
d'abord que les malades sachent une chose,<br />
c'est qu'ils sont faits pour les infirmières<br />
et non les infirmières pour eux.<br />
Aujourd'hui, le malade, pour recevoir<br />
un potion, pour obtenir le renouvellement<br />
de son pansement, bref, pour être nanti<br />
des objets d'urgente nécessité que réclama<br />
sa détresse physique, doit accompagner<br />
chaque demande d'une pièce de monnaie.<br />
Point d'argent, point de tisane et point de<br />
vase<br />
! Ainsi le veut, paraît-il, le principe<br />
démocratique. Non contente d'être salariée<br />
par l'Etat, l'infirmière veut être rémunérée<br />
par le malade.<br />
Mais ce n'est pas seulement pour procu.<br />
rer des postes plus ou moins lucratifs à<br />
une clientèle féminine exigeante, que la République<br />
remplace les Sœurs par des infirmières.<br />
Les Sœurs ont le tort impardonna<br />
ble de surveiller la distribution des draps,<br />
des serviettes, des aliments, etc., et d'empêcher,<br />
par leur seule présence, la dilapidation<br />
ct le gaspillage. Si les Augustinos, le?<br />
Sœurs de Saint-Vincent de Paul, les Damet<br />
de Saint-Thomas de Villeneuve, etc., consentaient<br />
à fermer les yeux sur la volatilinw?ni<br />
u ln? . n de - a<br />
P auvr «s, la République<br />
n inquiéterait point les Sœurs. Mais le? .<br />
Sœurs contrôlent tout ce qui entre et Lnnl<br />
ce^ qui sort<br />
: c'«st ia l^cSS? et te«<br />
Au fond, croyez-le, dans la plupart de*<br />
cas, le fanatisme n'est qu'un masque Rn<br />
chassant dej hôpitaux, les congrégations<br />
qui les desservent, aa Franc-Maçonnerie<br />
veut surtout rançonner les pauvres<br />
: deux<br />
mois après la laïcisation de tel hôpital<br />
d'une grande ville, l'administration constata<br />
la disparition éVe presque tous les<br />
draps.<br />
Il suffit d'ailleurs de compaîer les budgets<br />
des hôpitaux avant et après la laïcisation.<br />
La presse a l'habitude de mettre la<br />
majoration de3 dépenses au compte des infirmiers<br />
et des infirmières<br />
: ces serviteurs<br />
ont bon dos. Bien des hôpitaux sécularisés<br />
sont en proie à des pieuvres bien autrement<br />
puissantes !<br />
LB des mêmes nobles sentiments, tiendra<br />
à honneur de mériter te même titre en ratifiant<br />
cette avilissante décision.<br />
_ .. . »- -o— - *<br />
La Piraterie Jiïelienisffle<br />
Do M. Dmmont :<br />
Moins hypocrites que leurs petits-fils,<br />
Isa « grands ancêtres » avaient dédaigné la<br />
formalité des inventaires. Quand ils s'eperçUrent<br />
que le gaspillage détournait beaucoup-<br />
de matières précieuses da leur destination<br />
« légale », ils résolurent de centralu'or<br />
les trésors des églises et de les confier à la<br />
Les Lettres de Jeunesse de Waldeck-Rousseau.<br />
— Orgueil homicide. — La prochaine<br />
laïcisation de l'Hôlel-Dicu et de<br />
l'hôpital Saint-Louis. — Le march-and de<br />
Loupilion. — Les affaires marchent.<br />
Paris, 5 décembre.<br />
Les Lettres de Jeunesse<br />
de Waldeck-<br />
Rousseau défilent en ce moment dans la<br />
Revue de Paris. On y voit poindre déjà l'or><br />
gueilleux qui devait déchaîner sur la<br />
France les rapacités et les fureurs du parti<br />
républicain. L'orgueil fut<br />
chez Waldecls<br />
l'artisan de sa déchéance. Waldeck voulut<br />
ne rien devoir à personne. Pour conquérir<br />
i'indépendance, il fallait jouir d'une grosse<br />
fortune. Avocat, Waldeck rechercha les<br />
mauvaises causes<br />
: ne sont-elles pas les<br />
plus lucratives ? Un coquin veut détrousser<br />
un honnête homme<br />
: te coquin donne<br />
dix mille francs à son défenseur et l'honnête<br />
cinq cents. Dé là les préférences de<br />
Waldeck pour les aventuriers et les aigrefins.<br />
Son cabinet lui procurait une prébende<br />
annuelle de 150.000 à 200.000 francs. Cette<br />
prédilection pour les mauvaises causes finit<br />
par fausser la conscience de Waldeck. Des<br />
hommes comme Dufaure, Berryer, Rousse,<br />
inaccessibles aux plaideurs déloyaux, gardaient<br />
intacte l'intégrité de leur âme. Aussi<br />
ne les vît-on jamais conniver, sur te terrain<br />
politique, avec les malfaiteurs. Sophiste<br />
professionnel, Waldeck devait fatalement,<br />
lui, se galvauder avec le Bloc.<br />
I 'habitude des mauvaise causes et la.<br />
fréquentation<br />
des aigrefins pervertissent<br />
chez l'homme d'Etat le sens moral. Dans<br />
tous les procès, Waldeck no voit que le bé<br />
néfice financier ; dans la guerre déclarée à<br />
l'F"lise notre avocat no voit qu'une question<br />
d'argent. Ses procès lui rapportent<br />
deux cent mille francs. Avec la loi contre<br />
les congrégations, Waldeck se fait fort de<br />
fournir aux républicains une curée dun<br />
milliard. , ,,, : „ ., , .<br />
Joseph de Maistre dit de l'orgueil qu'« il<br />
détruit tout ce qui n'est pas assez fort<br />
pour le comprimer ». La carrière de Wal-<br />
Meck justifie cet axiome. L'orgueil conduisit<br />
Waldeck à la déchéance morale, puis à la<br />
mort. Dupe do son orgueil, Waldeck, en<br />
mourant, laisse une œuvre qui déshonore<br />
sa mémoire. Cet appel aux plus viles cupi<br />
dités de la bête humaine marque du sceau<br />
de l'opprobre l'orateur qui le formula. S"<br />
les catholiques doivent flétrir le conseiller<br />
et l'approbateur de la spoliation, les répu<br />
blicains ne peuvent vouer qu'au mépris pu<br />
fap fil Spécial<br />
JES VOYAGES DE II. FALLIÈRES<br />
Paris, G décembre.<br />
(Le Figaro publie l'information suivante :<br />
« Lis président de la République, avant tout<br />
programme de son voyage en Scandinavie,<br />
a désiré consulter les cours die Copenhague,<br />
de Stockholm et de Christiania sur la date la<br />
plus propice à la visite qu'il doit faire successiveinant<br />
aux souverains danois, suédois et<br />
norvégien.<br />
» Nos représentants auprès de ces souverains<br />
ont donc reçu mission de s'enquérir des<br />
déplacements des rois Frédéric VIII, Oscar II<br />
et Kaakon au cours de l'année 1903, et, de lieuàt<br />
enquête, il paraît résulter que le voyage présidentiel<br />
nourriait avoir lieu pendant l'été prochain.<br />
Aucune date précise n'a encore été prévue,<br />
mais la visite de M. Fallières aux trois<br />
cours scandinay.es sena fait© vraisenrblato'eraent<br />
entre le mois de juin et le mois de supimbre<br />
».<br />
Paris, C décembre.<br />
JOUnNAUX ANTIM-0CARD3<br />
De M. Judet, dans l'Eclair, sous ce titre :<br />
Mon homonyme » :<br />
« Le salut des 15,000 francs est l'unique idéal<br />
do la Chambre, aplatie devant Clemenceau.<br />
» Honni soit qui mal y pense ; gare a qui la<br />
touche dans son unique passion pour<br />
1 accroissement<br />
de la solde législative.<br />
» M Victor Judet, radical-socialiste, succombé<br />
sous les haros et les bulletins de ses<br />
amis<br />
; il est le lâcheur et le traître sur qui<br />
tombe la fureur do nos députés en délire.<br />
» Décidément, mon homonyme devient très<br />
svmpathique ; les honnêtes gens lui témoigneront<br />
d'autant plus d'estime que la. rage de ses<br />
ennemis cet plus folle<br />
; il s'ajoute désormais<br />
quelque plaisir au risque d'être confondu avec<br />
lui ».<br />
De la République française :<br />
« Lo gouvernement a décidé de poursuivra<br />
unjo nouvelle fois M. Hervé devant la cour<br />
d'assises.<br />
» Les ministres qui sont au pouvoir — ceuï<br />
d'€ntre eux tout au moUis (jai donnent au<br />
Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés
<strong>Samedi</strong> 7 <strong>Décembre</strong> l r ©7<br />
6aî>inet actuel son relief politique partfeuîieî<br />
>— ont tenu, non pas il y a qntiîse ans ou il y<br />
a trente ans, mais hier, tau langage à peina<br />
•jAîtéreaii lus nombreuses. Le système que vous adoptez<br />
ne peut pas rendre l'impôt foncier au:-:<br />
communes, qui serait la seule solution admissible.<br />
Je ne peux donc adopter ni votre procédure,<br />
ni votre système. Faire des promesses<br />
qn'on ne peut pas tenir est une détestable<br />
politique<br />
: je ne peux pas m'y associer. » (Applaudbs-semeints<br />
à droite et au centre.)<br />
Le ministre des finances vient répondre ù<br />
M. Jules Roche.<br />
M.' Cais-laitx. — Faut-il incorporer la revision<br />
de l'impôt foncier à la 1» de finances ï<br />
l'ai fait des réserves au. point de vue de ia<br />
rapidité du vote du budget<br />
-; mais j'accepte<br />
l'incorporation. Quant à la question de fond,<br />
je -ne veux pas entrer dans l'examen des divers<br />
systèmes d'évaluation<br />
; mon projet tend<br />
à instituer un système assez souple pour permettre,<br />
-suivant les régions-, des procédés d'évaluation<br />
différents.<br />
Je procéderai aussi rapidement que possible<br />
à l'évaluation complète de la propriété non<br />
bâtie. On m'a dit : « Vous devriez remettre<br />
aux communes le produit de cet impôt foncier<br />
». Mais, même danG ce cas, on serait<br />
obligé de procéder à une nouvelle évaluation<br />
et je crois que les contribuables seront assez<br />
indifférents à ce que leur part de contribution<br />
leur soit demandée par l'Etat ou par la com<br />
mune. »<br />
Le ministre indique ensuite comment il a<br />
calculé le délai d'évaluation<br />
; il explique<br />
qu'il demandera à chaque percepteur de procéder<br />
à la révision de quatre communes par<br />
an et il leur a fait connaître son intention.<br />
M. Caiilaux, en terminant, examine le côté<br />
politique de la 'question.<br />
M. Caiilaux. — Si on ne fait pas une réforme<br />
profonde, je pourrais presque dire<br />
complète, de l'impôt, il ne faudrait pas s'en<br />
gager. Vous «te pouvez faire accepter aux<br />
gager. Vous ne pouvez pas faire accepter aux<br />
paysans ia réforme de l'impôt qu'en faisant<br />
de larges dégrèvements à la base.<br />
Le projet d'évaluation sur la propriété non<br />
bâtie prépare une réforme autrement consi<br />
dérable : celle de l'impôt sur le revenu. (Ap<br />
pîaud i s s ern en ts. )<br />
Je vous donne rendez-vous sur ce terrain le<br />
plus tôt possible. En votant l'incorporation<br />
la majorité républicaine donne un gage à la<br />
démocratie que cette réforme sera prochaine<br />
ment accomplie.<br />
(Applaudissements à gau<br />
che.)<br />
Amendement Ri bot<br />
ge donne droit à Da perception d'un droit fixe<br />
te 5 Jnan.es ; toute dissimaiiation. ou tenta tive<br />
de disataUiifliioo. rte la pla»$ue d'identité est<br />
isassihi» à la fois d'une amende de 50 à 200<br />
EnaiKs et d'un emprisonnement die six jour.; à<br />
six mois. Les mêimes pénalités pourront être<br />
appliquées dans les cas où, pondant la nuit<br />
des plaques d'identité ne seraient pas ou seraient<br />
ineuf fisanument éclairées.<br />
» L'article 4*~i du Code pénal est, dans tous<br />
les cas, applicable. «<br />
Le second article a poux but de centraliser<br />
ou ministère des travaux publics toutes les<br />
contraventions encourues par chaque conducteur.<br />
La réglementation existante impose, en<br />
ffet, en cas de récidive, le retrait du peirmis<br />
de oonidiuire<br />
; mais, les cent ra vent ions n'étant<br />
as inscrites au casier judiciaire, il est imossiWe<br />
de savoir si un conducteur n'a pus<br />
presque simultanément encouru dans dix ou<br />
ngt départements différents des contraventions<br />
répétées. R est indispensable de remédier<br />
à cette lacune de la législation et de créer,<br />
limite le demandent les auteurs de l'article,<br />
m<br />
« casier central automobiliste ». Les frais<br />
résultant de l'astempiHage soit de la création<br />
du casier central automobiliste, seront largenent<br />
compensée par te versement du droit<br />
restampilragie annuel de 5 francs. Le nombre<br />
tes automobiles étant actuellement de 36,000,<br />
e revenu à attendre de la perception de ce<br />
boit minime atteindra 1S0.0O0 francs.<br />
Séance du matin<br />
La séance est ouverte à 9 heures, sous la<br />
présidence de M. Etienne, vice-piésdent.<br />
M. Et! ne a reçu de M. Noulens une demande<br />
d'interpellation sur l'insuffisance du<br />
matériel des chemins de fer et les conséquences<br />
qui en résultent.<br />
Cette interpellation est jointe à celles qui ont<br />
été déposées sur te même sujet.<br />
LA LOI DE FINANCES<br />
LES 28 et 13 jours<br />
On aborde la discussion de la loi de finances.<br />
M. Siegfred a la parole dans îa discussion<br />
générale ; H critique les expédients et impôts<br />
nouveaux imaginés par M. Caiilaux pour équilibrer<br />
son budget.<br />
M. Caiilaux. — On avait annoncé pour 1906<br />
•un déficit de 150 millions<br />
; il se réduit exacte-<br />
' "nient à 15 millions ; il en a été de même des<br />
prévisions pour le budget de' <strong>1907.</strong><br />
M. Ribot. — Si le déficit n'est pas plus<br />
grand, on ne le doit pas à la sagesse de votre<br />
administration.<br />
ta. Caiilaux. — Il était impo.ssi.ble d'échap-<br />
' per à un déficit de 65 millions, et. par conséquent<br />
d'éviter des impôts nouveaux; c'est dans<br />
ces conditions qu'on a eu recours à ce que M.<br />
Siegfired qualifie d'expédient<br />
; mais il faut les<br />
accepter ou être en déficit.<br />
M. Siegfried. — n n'est pas question en ce<br />
moment de faire le ïraû'get de 1909.<br />
Les 28 milhoiis de prime à la marine marcjiancift<br />
constituent une dette qu'il faut payer.<br />
lit M. Caiilaux, au lieu d'inquiéter la France<br />
par ses projets iriquisitoriaux d'impôt sur le<br />
revenu, ferait mieux de tirer parti des ressources<br />
dont on dispose, car il est incroyable<br />
qu'avec 170 millions de plus-value on se trouve<br />
encore en présence de 67 millions de déficit. »<br />
M. Ribot critique 1e changement de date de<br />
paiement des pensions civiles et surtout la<br />
suppression des primes à .la mariné mari-<br />
Blrande. Il craint qu'on ne puisse endiguer le<br />
Mot dos dépenses<br />
; mais il compte beaucoup<br />
sur les_ impôts indirects.<br />
M. Ribot. — Je pense que longtemps encore<br />
et dans tous les pays il sera le fondement<br />
îles ressources et qu'il y aurait une grande<br />
Imprudence à croire que c'est aux seuls impôts<br />
directs qu'on pourra demander les ressources<br />
de l'avenir. »<br />
L'orateur conclut qu'il faut voter le budget<br />
actuel, bien qu'on puisse dire qu'il n'est pas<br />
.'digne de la France et de son travail. (Très<br />
bien<br />
! sur un grand nombre de bancs.)<br />
M. Dèjeante justifie les socialistes unifiés<br />
qui repousseront le budget en bloc.<br />
M. Caiilaux répond que sa politique consiste<br />
précisément à mettre en balance, quand il s'a<br />
git d'emprunte étrangers, les intérêts éoono<br />
mi-ques que la France peut avoir dans ces<br />
pays ; il réplique ensuite à M. Dèjeante.<br />
M. Casilaux. — M. Dèjeante prétend que<br />
nous faisons tout pour les riches, rien pour<br />
les pauvres ; c'est là une parole peu digne de<br />
lui et de nous<br />
; et quand je l'entends déclarer<br />
que, sous la République, les ouvriers son<br />
moins bien traités que sous la Monarchie,<br />
c « st.dp tordes- mes forces de patriote- et de<br />
républicain que je proteste.<br />
» (Vifs applaudissements.)<br />
«,k^-ï niṇi f tr ? des finances remercie ensuite<br />
»« Ji?A,do 1 appui qu'il lui a promis.<br />
M. ea-îiaux. — Mais vous avez dit que vous<br />
no vouliez voir dans l'incorporation à la loi<br />
«e finances du projet de revision des propriétés<br />
non bâties qu'une réforme de l'impôt foncier<br />
; j'y vois, moi, la préface d'une réforme<br />
fiscale à laquelle 1e gouvernement est profondément<br />
attaché. (Applaudissements.)<br />
M. Renoult. — La commission de législation<br />
fiscale l'interprète de la même manière. »<br />
La discussion générale est close. L'article<br />
premier est réservé. La suite de la discussion<br />
est renvoyée à la prochaine séance.<br />
M. le ministre des travaux publics dépose<br />
im projet do loi relatif au réseau des cheoiirns<br />
de fer d'intérêt local du département<br />
du Tarn.<br />
Séance levée à 11 h. 50 ; prochaine à 2 heu<br />
A la suite du premier paragraphe de l'article<br />
3 ainsi conçu :<br />
« L'évaluation a pour objet de faire ressortir<br />
en un chiffre global la valeur locative réelle<br />
de l'ensemble des immeubles<br />
non bâtis<br />
possédés dans la oornmune par chaque propriétaire<br />
! » M. Ribot ajoute les mots : « En<br />
tenant compte idies exploitations distinctes. »<br />
M. Ribot. — Le ministre des finances a dit<br />
tout à l'heure qu'il y aurait des évaluations<br />
distinctes, lorsqu'un propriétaire aura plusieurs<br />
exploitations dans la même commune;<br />
dès lors, pourquoi ne le dit-on pas dans la loi ?<br />
Il n'est pas possible de comprendre plusieurs<br />
domaines dans une seule évaluation ; ott la<br />
parceSe, o u te domaine, mais non pas la masse<br />
des exploitations. (Applaudissements.)<br />
Le ministre des finances. — Les évaluations<br />
ont pour objet de faire ressortir en un chiffre<br />
total l'ensemble des valeurs locatives des<br />
biens situés dans la même commune et appartenant<br />
à un même propriétaire.<br />
R y aura dans le bulletin une distinction<br />
entre les divers domaines, toutes les fois que<br />
cela sera possible<br />
; mais, qu'entend-on par<br />
exploitations distinctes ? (Bruit.)<br />
Quel est le but qu'on poursuit ? Quel intérêt<br />
si grand attache-t-on à introduire cette<br />
question d'exploitations distinctes t Je ne le<br />
vois pas, et je vous demande de voter notre<br />
texte.<br />
M. Rïfcoî. — R est impossible de faire l'évaluation<br />
d'un enseanble de parcelles qui ne forment<br />
pas une exploitation ; je n'ai pas d'autre<br />
pensée<br />
; mais l'intéressé ne pourra discuter<br />
l'évaluation, si, au lieu d'opérer par exploitation,<br />
on nie lui dorme qu'un chiffre global.<br />
Le ministre. -~ J'entends donner plus de garanties<br />
au contribuable que n'en demande M.<br />
Ribot. (Exclamations), car le bulletin<br />
contiendra<br />
même les évaluations par nature de<br />
culture ; je demande de ne pas être enfermé<br />
dans des teirmes trop étroits.<br />
M. Ribot. — Votre système aboutira à un<br />
ensemble indéfinissable ; ce sera la confusion<br />
et l'arbitraire. »<br />
L'amendement de M. Ribot, mis aux voix,<br />
est repoussé par 328 voix contre 252.<br />
M. Douimer den>aii«te la suppression des<br />
mots<br />
« en un chiffre global » qui pourraient<br />
gêner l'administration.<br />
Cet amendement est adopté ; l'article 3 du<br />
projet de loi incorporé est adopté, ainsi que<br />
les articles 4 et 5.<br />
M. Klotz demande d'ajouter dans la composition<br />
de la commission d'arrondissement,<br />
après les mots « deux propriétaires fonciers »,<br />
oeux-ci, a non investis d'un mandat électif ».<br />
M. Lasics. — Et lo délégué administratif ?<br />
(Rumeurs.)<br />
M. Monsservin. — Je demande à faire désigner<br />
les propriétaires par le conseil général.<br />
M. Caiilaux. — J'accepte cet amendement<br />
pour prouver que nous n'avons pas d'arriôrepensées<br />
politiques.<br />
M. LasiS3. — C'est très bien ; mais ils vont<br />
protester à gauche. »<br />
M. Ch. Dumont se lève, en effet, pour protester.<br />
(Hilarité.)<br />
L'article 6 et dernier du projet incorporé «st<br />
adopté.<br />
On passa ù la suite des articles 'de la loi de<br />
fin-anaes.<br />
Plusieurs amendements sont disjoints.<br />
M. Magniaudé détend un article, additionnel<br />
taxant les automobiles de luxe qui défoncent<br />
las routes.<br />
La disjonction est prononcée par 340 voix<br />
contre 208.<br />
La commission accepte une disposition de<br />
M. Breton sur le droit de chasse.<br />
L'article 4 de la loi de finances est adopté.<br />
La suite est renvoyée à demain matin ; la<br />
séance est levée à 7 h. 20.<br />
Paris, 6 décembre.<br />
La commission sénatoriale de l'armée s'est<br />
réunie cet après-midi pour entendre le gouvernement,<br />
ainsi que nous l'avons annoncé, sur<br />
a question des périodes d'instruction des 28<br />
et 13 jours.<br />
Tous les membres de la commission étaient<br />
TîTcearrts ; c'est le ministre de la guerre,<br />
cîu'-.ccompagnait te président du conseil et le<br />
général Brun, chef d'état-major général de<br />
t'armée, qui a présenté le nouveau projet; car,<br />
ainsi qu'on te sait, la question est désormais<br />
disiointe du budget et de la loi de finances<br />
et fait l'objet d'un projet de loi spécial.<br />
M. Picquart a donné lecture de l'exposé des<br />
motifs et du dispositif de ce projet.<br />
« Gomme la toi de deux ans n'est pas encore<br />
en sa période de plein effet, y estai dit<br />
et qu'il y a par conséquent des réservistes de<br />
l'ancienne loi, les dispensés des articles 21<br />
23, 23 et 50 de la loi de 1889, le proiet com<br />
orend, en cuire des dispositions défit)i^ivos<br />
qui en, forment le fond, certaines dispositions<br />
transitoires applicables à ces derniers réservistes.<br />
» Suivant ces dispositions transitoires, 28<br />
jours seront faits en 1908 uar tous les hommes<br />
n'ayant fait qu'un an de service.<br />
» Les dispositions définitives sont les suivantes<br />
: 21 jours pour la première période,<br />
14 pour la seconde, 7 jours pour les périodes<br />
des territoriaux.<br />
» Les sursis et les dispenses sont désormais<br />
supprimés ; des indemnités son accordées en<br />
compensation aux familles des soutiens de<br />
famille.<br />
» C'est pour faciliter cette application immédiate<br />
qu'une disposition transitoire a été<br />
inscrite<br />
; suivant cette disposition, en effet,<br />
tous les réservistes des classes 1901, 1902, 190:<br />
et 1904 qui n'ont fait qu'un an de service<br />
seront convoqués en 1908 pour 28 jours et pan<br />
dant la période des manœuvres.<br />
» Il y aura de ce fait, pendant l'été prochain,<br />
un effectif d'environ 250.000 réservistes<br />
sous les drapeaux. »<br />
Après la lecture du proiet, M. Clemenceau<br />
a donné quelques explications de détail et<br />
le général Brun a fourni des renseignements<br />
techniques.<br />
Les ministres ont ensuite quitté la commission<br />
après avoir annoncé qu'ils déposeraient<br />
le projet lundi sur le bureau du Sénat.<br />
La commission, après leur départ, a décidé<br />
qu'elle siégerait mercredi pour examiner le<br />
projet que le gouvernement a encore conservé<br />
par devers lui et dont les épreuves seront distribuées<br />
.mardi aux commissaires.<br />
Au cours de la réunion de cet après-mid<br />
les commissaires se sont bornés à enregistrer<br />
les déclarations du gouvernement sans manifester<br />
aucune opinion<br />
; ils se réservent jusqu'à<br />
mercredi, jour où ils auront le projet en<br />
mains.<br />
Dès à présent cependant, en même temps<br />
que des adhésions nombreuses aux dispositions<br />
nouvelles, on peut prévoir des résistance:-,<br />
sinon des oppositions formelles nombreusesr-aussi.<br />
'<br />
Une seule disposition a été accueillie avec<br />
une satisfaction unanime par tous les commissaires,<br />
c'est celle qui a trait à la suppression<br />
des sursis et des dispenses.<br />
Mamia pous- -Martimprey ; des colonnes légères<br />
protégées par l'artillerie, avanceront aujourd'hui<br />
chez les Beni-Snassen. Ce général<br />
Lyautey dispose d'environ 3,MÛ hommes.<br />
L'oocypaîion d'AgSîbal<br />
Paris, (i décembre.<br />
Le général Lyautey télégraphie de Marnia,<br />
6 .décembre, 1 h. 40 matin t<br />
« Le 5 décembre, la colonne Branlière teinta<br />
ime opération à huit kilomètres de la frontière<br />
contre le bordij de Mokhtar Boutchich,<br />
un dès principaux instigateurs de la lévolte.<br />
» L'opération, commencée à sjept heures du<br />
matin prit fin à la nuit<br />
; la colonne occupa<br />
dabord sans coup férir te marché marocain<br />
d'A^'hbal<br />
; puis, gravissant la montagne elle<br />
ouvrit<br />
le feu, à midi, contre le bordj de<br />
Mokhtar Boutchich ; le bordj fut détruit, puis<br />
la colonne se retiira par" échelons sur la redoute<br />
maritime Prey, où elle arriva le soir.<br />
» Un eapo-ral de la légion et un tirailleur ont<br />
été blessés.<br />
» Le troisième bataillon du piemier étranger<br />
a supporté pendant près d'une heure le feu<br />
de l'ennemi<br />
; les troupes sont pleines dentirain<br />
; elles ont rivalisé d'ardeur, depuis les<br />
vieux légionnaires, les ti:ailleurs et les spams<br />
jusqùaux recrues des zouaves et des artii-<br />
1 ' 6 » I L ;opération a été paristitement dirigée et<br />
reflet produit sur les tribus sera des plus efficaces<br />
».<br />
contrebande de guerre<br />
Toulon, 6 décembre.<br />
On sait qu'à la suite de la Réception d'un télégramme<br />
chiffré les contre-torplLeurs Sarbacane<br />
et Carabine quittaient Toulon avanthier.<br />
... ,, .<br />
L'on donnait comme raison qu'ils allaient,<br />
pour les futures sorties de l'e?cadre, inspecter<br />
les postes delà côte jusqu'à Villefranche.<br />
En réalité, la Sarbacane, commandée par le<br />
lieutenant rte vaisseau Légieir, et la Carabine,<br />
commandée par le lieutenant de vaisseau Legoux<br />
de Saint-Seine, «e dirigeaient secrètement<br />
sur le littoral marcoain, à proximité de<br />
notre frontière oranaise.<br />
On a acquis, en effet, 3a certitude que lacontrebande<br />
-rie guerre s'effectue par là d'une façon<br />
organisée, et la Sarbacane et la Carabine<br />
ont pour mission d'établir une rigoureuse surveillance.<br />
LES DEUX SULTANS<br />
compagne les souverains daw j^oyi.gc<br />
Au démart du train, à 6 b. 19. le roi et ki<br />
rame Srttté Mftrt d'une chatoam.se ovadon:<br />
Alphonse XIII et son auguste<br />
oinn .iR c snnl<br />
suivis du comtexle Crove, du duc u AibO ct de<br />
la duchesse de SnivCarlos.<br />
6S<br />
ivers<br />
La libération de Mac-Lc«n<br />
Londres, 5 décembre.<br />
Une note communiquée aux journaux dit<br />
que l'entente pour la mise en liberté du caïd<br />
Mac-Lean serait complète, si Raisouli ne se refusait<br />
pas à venir habiter une ville comme le<br />
fixe le gouvernement chérifien.<br />
Les menées de Mouiaï Bafid<br />
Tanger, 6 déoembre.<br />
Mouiaï Hafid qui se trouvait à dix mille<br />
environ de Mazaga.n et se préparait à. marcher<br />
contre cette ville, vient d'être arrêté par<br />
la révolte de la tribu des Sraivgua qui a tué<br />
son caïd et a proclamé Abd el Aziz.<br />
D'autres tribus se prépareraient également<br />
à attaquer Mouiaï Hafid s'il franchit leur territoire.<br />
LA PERSÉCUTION<br />
Paris 6 décembre,<br />
ï^es deux seuls hôpitaux généraux de Paris,<br />
l'Hôtel-Dieu et l'hôpital Saint-Louis, dans lesquels<br />
te service de surveillance des infirmières<br />
était encore assuré par des religieuses, seront<br />
laïcisés à partir du 1 er janvier prochain,<br />
LÂFFÂîBlTiÔÛÔE-BlETBY<br />
Brest, 6 décembre.<br />
Le tribunal correctionnel a rendu un jugement<br />
Dar défaut dans la procès en diffamation<br />
intenté par M. Biétry, député de Brest et<br />
directeur de la Fédération des Jaunes de<br />
France, au gérant du journal Egalitaire et à<br />
ses directeurs, le fameux anarchiste Goude<br />
ancien adjoint au maire et ancien commis d<br />
la marine, et Mas-son, ancien conseiller municipSl,<br />
commis des télégraphes.<br />
Le gérant a été condamné à 100 francs d'amende<br />
; MM. Goude et Masson à un mois de<br />
prison sans sursis et 100 francs d'amende ;<br />
et les trois, solidairement, à 5,000 francs de<br />
idommages-intérêts.<br />
T<br />
LA PERTE DU « PÂ"<br />
A l'ordre du jour<br />
ait!<br />
EUS<br />
Paris, 6 décembre.<br />
Une dépêche de Brest à la Libre Parole dit<br />
que les syndicats agricoles de l'Ouest avaient<br />
décidé- de consacrer une somme de 40,000 fr.<br />
à l'acquisition d'une carrière de phosphates<br />
en Tunisie. Us firent une demande de concession,<br />
mais cette demande ayant soulevé une<br />
grosse émotion dans le monde des agioteurs,<br />
ie ministre de l'agricuilture, sur rintervention<br />
de M. Alapetite, vient de faire savoir aux demandeurs<br />
qu'ils aient à retirer leur demande<br />
de concession.<br />
NOUVELLE MITRAILLEUSE<br />
Saint-Etienne, 6 décembre.<br />
Une commission d'officiers va expérimenter<br />
à Versailles notre nouvelle mitrailleuse, bien<br />
supérieure à celle du major anglais Fitz Gérald,<br />
car elle tire 650 baltes à la minute et la<br />
température dé 45 degrés reste constante.<br />
Cliâlons-sur-Marne, 6 décembre.<br />
Les officiers et les soldats qui luttèrent, les<br />
29 et 30 novembre dernier, pour sauver le dirigeable<br />
Patrie viennent d'être portés à l'ordre<br />
du jour du 0* corps par le général en chef,<br />
pour l'héroïsme dont ils firent preuve dans<br />
cette circonstance, en particulier le lieutenant.<br />
Lcnoir et un adjudant qui montèrent, au péril<br />
de leur vie, dans la nacelle afin de chercher à<br />
atteindre la corde de déchirure.<br />
UNE PROVOCATION<br />
Paris, 6 décembre.<br />
Messidor prétend que M. Jules Delahaye,<br />
député de Maine-et-Loire, a manifesté en présence<br />
de plusieurs députés le dessein de se livrer<br />
à 'des voies de fait sur la personne de M.<br />
Briand et il ajoute :<br />
« Les amis de M. Briand se promettent de<br />
répondre à M. Delahaye de telle sorte que de<br />
longtemps, sinon die toujours (sic), il se trouverait<br />
dans l'impossibilité de recommencer. »<br />
M. Briand aurait-il l'intention de se débarrasser<br />
de ses adversaires suivant la méthode<br />
employée sur les boulevards extérieurs ?<br />
C<br />
a - ><br />
BRI<br />
g u. -<br />
A 1<br />
Les ofosègues du lis itenar.t Roze<br />
ourlée ParleMqtaire:<br />
JUS BOUBBOB<br />
L'élesîion de Die<br />
lies.<br />
Séance du soir<br />
La séance est ouverte à 2 heures<br />
: M. Bxis-<br />
Bon préside.<br />
'<br />
L'ordre du jour appefllle divers projets de<br />
prorogation de surtaxes sur l'alcool.<br />
M. Lasiss. — j© proteste contre ces surtaxeson<br />
dirait qu'on veut tuer la poule aux ceuifs<br />
dor<br />
; on barre la route aux alcools de vins,<br />
i et ne pourront entrer dans les villes que les<br />
alcools traites, qui empoisonnent l'ouvrier.<br />
.( Apptai idisisaments. )<br />
M. Jean Morel rapporteur. — C'est le seul<br />
moyen, pour certaines villes, de se procurer<br />
»iesressou.Teea dont effiles ont besoin »<br />
^On xieprend la diacuasiou de la loi de finan-<br />
W^fS/^ 3 K1S nt «dootés<br />
: la Chambra<br />
"Mtwe ensuite, -par 506 voix contre 4, Pinçon».<br />
Paris, 6 décembre.<br />
L'audition de M. Archimbaud, assisté de ses<br />
avocats-conseils, par le<br />
bureau chargé de<br />
l'examen de son élection, n'aura lieu qu'après<br />
le vote du budget.<br />
M. Archimbaud va, du reste, partir pour<br />
Die, où il est convoqué chez le juge d'instruction,<br />
au sujet de la plainte déposée contre lui,<br />
au cours de la période électorale.<br />
Les abus de l'aufomobilîsme<br />
MM. Messimy, Alexandre Bérard, Maurice<br />
Colin et un très grand nombre de leurs coUègues,<br />
ont proposé l'insertion dans la loi de finances,<br />
d'articles tendant à réprimer les abus<br />
dont se rendent coupables quelques conducteurs<br />
d'automobiles.<br />
i La couiMiiission a retenu deux de ces articles<br />
et a décidé qu'ils seraient, avec de» légères<br />
modifications, insérés dans la loi de finances.<br />
Le premier article a pour but d'empêcher<br />
les automobiles de disslrnuler les plaques qui<br />
donnent à chaque voiture son identité et son<br />
état civil. H est ainsi conçu :<br />
« Les plaques d'identité, portant le numéro<br />
d ordre attribué aux automobiles par le service<br />
dos mines, devront être plontbées sur le<br />
ObtiBM et estampillées chanie portugaise, ont également<br />
offert des fleurs à Sa Majesté.<br />
Au moment de monter en wagon, la reine<br />
a répondu à une dame qui lui demandait si<br />
elle eta.it contente de son séjour à Paris • « Oh<br />
oui 1 Très contente 1 Je suis bien triste maintenant,<br />
parce qu'il me faut, une fois de plut<br />
quitter la Franco. »<br />
1<br />
Le roi d'Espagne à Bordeaux<br />
r . , , Bordeaux, 6 décembre.<br />
Le roi, la reine et l'infant sont arrivés à Bordeaux<br />
à 2 h. 15, par un train spécial formé à<br />
voyage<br />
r01 parais3aU tr6s Latùgué par le<br />
Leurs Majestés ont été reçues à la gare par<br />
M. Dureault, préfet de la Gironde, et les autorités<br />
; le cortège s'est rendu à l'hôtel Terminus,<br />
ou la Teine est restée avec l'infant et la<br />
nourrice, tandis que le roi montait en auto<br />
pour -procéder à différentes visites.<br />
Dans l'aprés-iiiidi, il a visité la Faculté do<br />
médecine, la maison de santé de Saint-Augustin,<br />
qui fournit tes idicnx infirmières qui le soignèrent<br />
après son opération au château do<br />
Mlramar, et l'hôpital du Tondu.<br />
il & «afin .rendu visita au docteur Mouiro, qui<br />
»'opéra, ct avec lequel il est resté une demi<br />
heure.<br />
Le roi a quitté la maison du docteur M oui»<br />
Les hrach8 américains<br />
Kansas-City, 6 décembre.<br />
La National-Bank du commerce, le plus ancien<br />
établissement financier de<br />
La ville, a<br />
fermé sas fortes. Elle avait on dépôt 1.2 millions<br />
de dollars et devait 22 miliioiis a dartres<br />
banques. . - , , . .„„<br />
La banque devait aussi à la chambre des<br />
compsusations pour un million do certificats<br />
délivrés pendant la récente panique<br />
Le total du passif serait ûe 24 millions do<br />
dollars. .<br />
Un consul toejué<br />
Paris, 6 décembre .<br />
On télégraphie de Constantinoplo au Figaro:<br />
z Pendant une représentation ctans un théâtre<br />
le vioe-comsua d'Alleniagne se leva tout à<br />
coup et se mit à haranguer les assistants de la<br />
façon ia plus inattendue. On se demande si<br />
l'incident est dû à un accès de folie ou à un<br />
accès après boire. »<br />
Collision en ruer<br />
» Rio-de-Janeiro, 6 décembre.<br />
Ce vapeur Guasco, desservant les ports du.<br />
Sud du Brésil, a coulé à la suite dune collision<br />
au large de Paranagua ; il y aurait une<br />
trentaine de victimes.<br />
L'attaque du traîn Toulouse-PaHa<br />
Etampes, 6 décembre.<br />
En attendant de mettre la mata sur les acteurs<br />
principaux du drame qui se dérouta<br />
dans lo rapide n" 16; près d'Etampes. la ponce<br />
a arrêté un autre comparse.<br />
C'est encore un de ces individus plus que<br />
suspects qui, la nuit, rôdent dans le faubourg<br />
Montmartre, sans cesse occupés à la surveillance<br />
de quelque péripatéticienne ou à la recherche<br />
d'un mauvais coup.<br />
R a nom Théodore Chartes, mais ses compagnons<br />
l'ont baptisé Paul le Blond. Il ne<br />
passait que pour une<br />
« terreur » dans lo milieu<br />
où il vivait, mais les femmes racontaient<br />
à voix basse quelques-uns de ses exploits.<br />
Dans l'existence de ces individus, il y a des<br />
hauts et des bas<br />
; à certains moments, ils manient<br />
l'or à poignées<br />
; d'autres fois, ils sont en<br />
proie à la plus noire « purée ».<br />
Or, la police sut que, à la veille du coup<br />
de main d'Etampes, Théodore Charles était<br />
absolument sans ressources et que, le lendemain,<br />
il était devenu subitement riche. De<br />
plus, Charles était très lié avec Roche, arrêté<br />
à Lille.<br />
L'enquête établit que « Paul le Blond »<br />
avait accompagné son ami à Rouen, puis<br />
à Lille, d'où<br />
il était revenu. On sut, en<br />
outre, que Charles avait retiré du Mont-de-<br />
Piété des bijoux qui y étaient depuis près d'un<br />
an et qui représentaient une somme de 450<br />
francs.<br />
C'était suffisant pour faire coffrer le triste<br />
sire et M. Hamard s'y est décidé hier.<br />
U n'est pas certain que Chartes, qui est<br />
l'amant de Julia Thos, une des femmes arrêtées<br />
avec Roche, ait pris une part active au<br />
pillage même du train ; mais il a fait le guet<br />
et dirigé la fuite des malfaiteurs.<br />
Interrogé par M. Hamard sur la provenance<br />
de l'argent trouvé en sa, possession,<br />
l'inculpé a déclaré qu'il l'avait gagné aux<br />
courses.<br />
Chartes est, en conséquence, poursuivi pour<br />
complicité de vol par recel.<br />
Il a été transféré, dès hier soir, à Ftampes<br />
et mis à la disposition de M. Germain, le juge<br />
chargé de l'instruction.<br />
Le juge d'instruction d'Etampes, M. Germain,<br />
a fait subir un interrogatoire à Roche.<br />
Celui-ci n'a pas encore fait les complets<br />
aveux que l'on attend de lui, mais il a, néanmoins,<br />
livré une bonne partie de son secjefc.<br />
H a, notamment, désigné deux des auteurs de<br />
l'attentat, sans vouêoir avouer que le troisième<br />
c'est lui-même.<br />
Roche a nommé ses compilices : l'un, Albinet,<br />
est précisémenboet individu sur qui planèrent<br />
les premiers soupçons, ancien employé révo<br />
qué de l'Ouest, qui fit un coup identique sur<br />
la ligne de V tara on.<br />
Loutre complice n'est connu que sous le<br />
nom de Chariot. Le troisième, d'après Roche,<br />
serait le grand chef de la bande, mais il prétend<br />
ne pas le connaître !<br />
Voici, d'ailleurs, un résumé des déclarations<br />
du prévenu :<br />
— Dès le dimanche d'avant l'attentat, nous<br />
devions, mes camarades et moi, faire le coup.<br />
Nous avions pris à Paris le train pour Limoges,<br />
d'où nous repartîmes le soir pour la gare<br />
des Aubrays, où nous descendîmes. Là, nous<br />
attendîmes ta passage de l'express de Toulouse.<br />
En cours de route, nous décidions de<br />
remettre l'attaque à un autre jour. Dérangés<br />
plusieurs fois pendant le voyage, l'occasion<br />
ne nous avait pas paru propice. Le<br />
mardi, nous avons reoris le train, mais cette<br />
fois pour les Aubrays seulement. De là, nous<br />
devions revenir à Etampes, pour étudier 4e<br />
terrain.<br />
M. Geoffroy, employé- à la gare des Aubrays,<br />
confronté avec François Roche, le reconnaît<br />
formellement comme un des individus<br />
suspects qu'il a vu monter aux Aubrays, et<br />
Roche ne peut nier.<br />
— C'est moi-même, dit M. Geoffroy, qui vous<br />
ai ouvert la portière ; vous êtes monté le premier,<br />
un petit gros vous a suivi et le troisième,<br />
un grand brun, est monté le dernier en<br />
me remerciant et en me disant même qu'il<br />
allait rester debout à la portière !<br />
Et à Etampes, continue alors M. Germain,<br />
comment avez-vous, lors de ce second voyage,<br />
employé votre temps ?<br />
Nous sommes allés, répond Roche, jusqu'à<br />
la gare d'Angerville à pied, car, primitivement,<br />
c'est entre cette gare et Etampes que<br />
nous avions décidé d'opérer<br />
; puis nous y<br />
avons pris un train qui remontait sur Paris,<br />
et nous sommes rentrés.<br />
On arrive alors à la veille de 'attentat. C'était<br />
le mercredi.<br />
— Mes amis et. moi avons encore une fois<br />
pris le train, mais nous sommes descendus<br />
Etrechy, d'où nous avons voyagé à pied jus<br />
qu'à Etamnes, où nous sommes arrivés de<br />
grand matin.<br />
C'est ce jour-là que les trois bandits ont logé<br />
chez le restaurateur Charnel, à proximité de<br />
la gare.<br />
Sur une demande de M. Germain, Roche ex<br />
plique alors que ses complices et lui avaient<br />
abandonné l'idée d'attaquer le train à Angerville,<br />
parce que c'était trop près d'Etampes<br />
et. que l'alarme eût été donnée trop tôt, tan<br />
dis aue, passé Etampes l'express ne s'arrê<br />
tant qu'à Paris, lie avaient \me plus grande<br />
latitude.<br />
— Et alors, intervient M. Gormain, vous<br />
avez pris, dans la. nuit suivante, oelle du jeudi<br />
au vendredi, le train de trois heures pour<br />
Paris ?<br />
Mais Roche n'est pas disposé à aller plus<br />
loin dans ces confidences. Il change soudain<br />
do tactique et ne veut plus être niiêlé à l'affaire.<br />
— Non, dit-il ; moi, je suis rentré à Paris.<br />
Au dernier moment, j ai « flanché » et j'ai<br />
laissé à mes camarades le soin de poursuivre<br />
leur projet. Je leur avais donné rendez-vous<br />
sur les grands boulevards, h un endroit précis,<br />
pour le samedi suivant, dans la matinée.<br />
— Mais, insiste le juge, vous étiez trois ; or,<br />
vous m'avez donné comme complices Albinet<br />
et Chariot. Quel était donc 1e troisième si ce<br />
n'est vous 1<br />
Roche refuse absolument<br />
de répondTc et<br />
jura qu'il ne donnera jamais le nom de celui-là.<br />
Lo juga fait alors entrer M. Grégoire, l'employé<br />
de la gare d'Etampes, qui pointa les<br />
billets dus trois malaaidrms dans la nuit du<br />
21 au 22. Mis en présence de Roche, M. Grégoire<br />
n'hésite pas une seconde.<br />
— Oui, monsieur le Juge, il en était, j'en<br />
suis sûr, je le reconnais parfaitement.<br />
—• Vous vous trompez, monsieur, dit simplement<br />
Roche.<br />
M. Grégoiro sorti, M. Germain continue son<br />
interrogatoire :<br />
— Puisque vous persistez ù, nier, dites-moi<br />
où vous étiez cette nuit-to ?<br />
Coursée $o thovmK<br />
A rkv<br />
Froer,>raa*c du jomU 30 décembre :<br />
vnx du Obftteau (steejto-chaae), i,Mo francs, m*<br />
tarit-*, 3/,00 jneirea.<br />
Oîiom par in ville do Pau, pour tuus chevaux<br />
de 3 ar.3 et au-d-. ,sus. KDtrée, M francs, i'oids -<br />
3 ans, 00 kil.; i ans, CC Ml.; 5 ans ot au-dessus ai<br />
Ui Ṗrix dos Pyrénées, courses de haies (handicap),<br />
2.500 francs. Distance, 2,900 mètres.<br />
Olferts par Ui Société d'iîncouragement dos lias.<br />
sas-Pyi-éni'os, pour tous cli«vaux de J ans et au-<br />
(*-.ssus. Entrée, 100 Irancs, moitié foi-fait s'U est. déclaré.<br />
Publication dos peitds, lo samedi 21 décembre, a<br />
4 heures .!.u soir, il Pïiia.<br />
Deuxième Prit d« la Société des Steeple-Ctiases,<br />
prix spécial, su-epie-chase (lianuicap), 5,ow trancs.<br />
Oista.uace, 4,000 mètres.<br />
Offej-ts pâr la Société des Sloop!c-Oftasos de Franco,<br />
pour chevaux de<br />
4 ans et au-dessus, ayant<br />
couru, en Franco, avaaiit l'époque do<br />
l'engasetnent.<br />
Entrée, 10 Irancs<br />
-, moitié lorrait ot 2D francs<br />
s'il est déclaré.<br />
Public.xi.ion dos poids, la samedi 2t décembre, a<br />
4 liaures du soir, à Pau.<br />
Prix du Boulevard (courses r?« liâtes), à réclamer,<br />
1,500 francs. Distance, 2,900 ra* fire.<br />
Offerts pr-r 1-a ville do Pau, pour tous chevaux da<br />
3 ans et au-dessus, à réclamer psur 4,ooo francs.<br />
Entrée, 50 irancs. Poids, 3 ans, CT kil.; 4 ans, ;D<br />
kU.; 5 ans, 72 kit..<br />
Engagements t>our ces quatre prix Jusqu'au mardi<br />
17 décembre, avana; 4 heures du soir .au secrétariat,<br />
7, place Royale, à Pau*.<br />
Déclaration de. forfaits jusqu'au mardi 24 décenj.<br />
bre, avant midi, 7, place Royale, à Pau.<br />
Luttes<br />
1UX FOLIES-BETIOSEÏ<br />
Constant lo Marin (Belge, 113 kilos) tombe Rom»-<br />
noff (Ru-ïse,<br />
120 kilos), rn M minutes.<br />
ltoch (Allemand, 113 kilos) tombe Raoul do Rouen<br />
(Français. 105 kilos), en 14'SO".<br />
A partir de co soir, )cs luttes cor.Unueront jus.<br />
qu'a résultat ; U n'y aura donc plus do matches<br />
nuls.<br />
Bourrât assailli<br />
Perpignan, 6 décembre.<br />
M. Bourrai député, qui défend en ce moment<br />
sa candidature au conseil général dans<br />
les communes du canton, a été mal reçu<br />
à<br />
Capestang. La réunion qu'il voulait tenir n'a<br />
pu avoir lieu. Son automobile, dans laquelle<br />
il se trouvait en compagnie de M. dg''<br />
H '««s, Crevasses, Gerçures, Vlcère% t<br />
variqueux cl plaies do toute naluio»<br />
I<br />
11 I<br />
TOUTES PHARMACIES<br />
Sa fr, E2£> le flacon<br />
Préparé à Lavaur (Tarn)<br />
par ni<br />
Mnssias, Lespinassc ; Monta..._ , ,<br />
Loublou<br />
; Cahors : Pli" ArUguo r-ayret<br />
Préparé h Lavaur<br />
f Ta ' 1 _. ,
Saïpçtii 7 <strong>Décembre</strong> 19QÎ<br />
Les DroHs d'Octroi<br />
, j., t-ois lois nue le conseU municipal<br />
•° ,rn-' i la séance suivante pour épui-<br />
»'*J i„ li'vlo îles taxes rte remplacement, et<br />
liste reste toujours sur le chantier,<br />
bizarreries ne se comptent plus dans<br />
il nreiet. Celles qui portent sur les rues<br />
rivées sur les assurances, dénotent un<br />
Sanoruê absolu de sens pratique.<br />
No* s ne rappellerons que pour mémoire<br />
j** droits sur les constructions neuves et<br />
•ur l'entretien de ces constructions, droits<br />
; ui tombent à pic sur la classe ouvrière,<br />
car i-'ur énorinité cura pour effet immédiat<br />
d'arrêter tous les travaux. ,<br />
L'industrie du bâtiment, qui se subdivise<br />
en de si multiples branches, serait protondément<br />
atteinte si le prjot venait, par impossible,<br />
à se réaliser. Or. ce qui nous fait<br />
craindre sa mise en application, c'est précisément<br />
son caractère paradoxal : nos<br />
intérêts, à tous les degrés de la hiérarchie<br />
administrative, sont confiés à de si drôles<br />
de gens !<br />
Jadis nous aurions été tranquilles parce<br />
que la réforme municipale, manifestement<br />
inapplicable, eût été certainement rejetée ;<br />
niais autres temps, autres mœurs.<br />
Nous avons parlé de bizarreries<br />
; il en<br />
fist une que nous voulons relever, à propos<br />
jles détaxes sur l'impôt du droit d'habitation<br />
; une détaxe de 100 francs est accordée<br />
aux loyers inférieurs à -100 francs.<br />
Cette détaxe est refusée aux personnes<br />
qui n'ont à Toulouse qu'un pied-à-terre. M.<br />
Bedouce, qui s'est rabattu sur les signes<br />
extérieurs pour calculer son droit d'habitation,<br />
a cru voir un do ces signes dans<br />
je pied-à-terre.<br />
Qu'est-ce donc qu'un pied-à-terre ?<br />
Voilà une question qui pourrait être soumise<br />
à l'examen de toutes nos écoles supé<br />
xieures et que résoudront plus difficilement<br />
encore les employés chargés de colliger le<br />
produit des taxes.<br />
Ces pied-à-terre, si on réussit à ne pas<br />
les délaver, ne gonfleront guère le rendement<br />
du droit, et M. Bedouce, au lieu de<br />
ge payer une fantaisie qui ne peut gêner<br />
que quelques locataires venant en ville<br />
passer une demi-journée, se serait montré<br />
plus soigneux s'H*wait redressé une grosse<br />
erreur par lui commise et que nous avons<br />
déjà signalée.<br />
Nous lisons dans son rapport<br />
: « pour<br />
3.700.000 francs de revenu, Toulouse dépense<br />
655.000 francs de frais de perception<br />
soit 17 fr. 75 pour cent. »<br />
M. Bedouce, s'il veut bien se reporter<br />
aux projets de budget, trouvera bien le<br />
chiure de 655.000 francs<br />
; mais ce chiffre<br />
comprend<br />
: les frais de perception de l'octroi,<br />
soit 405.875 francs ; le coût des retrai<br />
tes des employés, 175.000 francs ; les dépen<br />
ses des douanes, 9.850 francs ; celles de l'abattoir,<br />
24.670 francs, et autres, toutes ces<br />
dernières étrangères aux frais de percep<br />
tioh.<br />
Il est facile de se convaincre de l'erreur<br />
de M. Bedouce ; ce n'est pas 655.000 francs<br />
de frai; que nécessite l'octroi, mais seule<br />
ment 405.000 francs.<br />
Aussi ce n'est pas 3.700.000 francs moins<br />
655.000 francs qu'il faut retrouver par les<br />
taxes de ' remplacement, mais 3.700.000<br />
francs moins 405.000 francs, coût réel des<br />
frais de perception, soit 3.300.000 francs.<br />
Ce n'est pas tout. Dans sa dernière séance,<br />
le conseil municipal s'est occupé, avec<br />
raison, des employée que la réforme jettera<br />
sur le pavé<br />
; les uns auront une retraite,<br />
d'autres seront employés à l'organisation<br />
nécessaire au nouvel ordre de choses.<br />
Que coûteront ces retraites et cette nouvelle<br />
organisation ?<br />
Le conseil municipal n'a pas prévu de<br />
dépense pour ces deux objets<br />
; deux cent<br />
cinquante mille francs seront probable<br />
ment absorbés à ces fins.<br />
Donc, les taxes de remplacement doivent<br />
atteindre 3.550.000 francs pour permettre<br />
la mise sur pied du budget.<br />
Le conseil a, par conséquent, de nouvel<br />
les taxes a imaginer et à voter. U veut en<br />
finir lundi en imposant la propriété<br />
; demandons<br />
au rapport la pensée de M. Bedouce<br />
sur ce point :<br />
« Notre deuxième catégorie de taxes demande<br />
à la propriété bâtie et non bâtie<br />
courts<br />
D'msïoinK ut L'ART<br />
M. CraiUot a leeouimeiiK'é vendredi son<br />
cours pubic d'(histoire de l'Art. Vous pense-,<br />
bien qu'une foule de» -\Aaa élégantes et OH><br />
plus lettrées se pressait dans le grand ampli i<br />
théâtre de la l'acuité.<br />
C'est que — il faut l'ajouter — le distingué<br />
conférencier a choisi un sujet particulier.}<br />
nient intéressent et a renouvelé entièremeret<br />
le sujet de ses études. Après avoir distendsur<br />
l'art indien pendant plusieurs années, i.<br />
va s'occuper cette aimée ,q lirol, augle rat Alsace.<br />
mm DÏ IP LACnorv<br />
Une bourse départamenitails de 400 francs<br />
pour l'entretien d'un apprenti à la Fruitière-<br />
Ecole de Marignac, près de Saint-Béat (Haute-<br />
Garonne) , est aotuefeament vacante.<br />
Les candidats à cette bourse doivent être<br />
âgés de 21 ans au moins.<br />
FASTES VOS ACHATS à la Papeterie Génô<br />
Us sont intommés que leurs demandes doi- ral, 44, rue d'Alsace-Lorraine. Fournitures<br />
ven* être adressées à M. le conservateur des<br />
complètes pour la photographie, maroqulneeaux<br />
et forêts à Toulouse, place des Car-<br />
rie fine.<br />
mes, 42, avant le 25 décembre courant.<br />
Las apprentis fSruitiers sont exercés à la<br />
fabrication du beurre et de divers fromages.<br />
; La Sainte-Cécile<br />
A SAINT-NICOLAS<br />
La Société d'harmonie la Lyre de Saint-Cyprien<br />
célébrera la fête annuelle de Sainte-<br />
Cécile le dimanche 8 décembre, à 11 heures du<br />
matin, dans l'église Saint-Nicolas, où elle<br />
fera entendre pendant la messe les morceaux<br />
suivants :<br />
1. Marche religieuse d' a Aleeste » (Gluck<br />
par la Lyre ; 2. Andante pour clarinette (Mozart),<br />
par M. E. Dastugues<br />
; 3. Sélection sur<br />
Salambô » (Reyer), par la Lyre<br />
; 4. Homance<br />
pour violoncelle (Goltermami), par M. E. Baron<br />
;"5. Marche de Sainte-Cécile (Gounod)<br />
par la Lyre.<br />
Une quête sera faite pendant la messe au<br />
profit des inondés du Midi.<br />
sciences de Paris dans sa séance publique du<br />
l'abandon du" privilège dont elle jouissait<br />
I Juiridî 2 décembre, dieux l'ont été à deux maîjusqu'ici<br />
et l'invite à participer honorablement<br />
à ce budget dont les ressources s'écoulent<br />
en grande partie à son profit. »<br />
La propriété bâtie et non bâtie jouit d'un<br />
privilège, oui<br />
celui de payer les centimes<br />
additionnels qui, bientôt, tripleront<br />
le principal de l'impôt !...<br />
Si M. Bedouce jouit de beaucoup de privilèges<br />
de cette sorte, nous le plaignons.<br />
H. de R.<br />
. axes de Remplacement<br />
Le droit de sortie<br />
Ca suppression de l'octroi a nécessité un<br />
grand -eliort d'imagination de la part des législateurs<br />
toulousains peur trouver des taxes<br />
de remplacement, ainsi nommées, naturelleïiient.paree<br />
qu'elles remplacent quelque chose,<br />
c'est-à-di-re un impôt.<br />
11 est vraiment amusant de constater comment<br />
le populo est bon enfant et s'amuse aux<br />
petits bouleversements.<br />
« L'octroi est te plus injuste et le plus odieux<br />
des impôts, s'écrient les socialistes, il est de<br />
toute nécessité de le remplacer. »<br />
Nous applaudissons de tout cœur.<br />
« Vous ne payerez -plus pour faire une omelette<br />
au jambon<br />
; les œufs et le porc seront<br />
«rames d'octroi, et vous pourrez même, sans<br />
acquitter de taxe, vous procurer hors de Toulouse<br />
du bois pour chauffer la poêle. »<br />
Tout le inonde applaudit.<br />
11 Mais voilà, ce n'est pas tout ; il faut bien<br />
Que vous payiez tout de même autre chose, et<br />
nous allons chercher ce qu'on pourrait imposer.<br />
»<br />
M. Bedouce réfléchit longuement.<br />
— Mais c'est bien simple, se dit-il à la longue,<br />
la" suppression de l'octroi c'est la suppression<br />
du droit d'entrée<br />
; pour remplacer ce<br />
^oit, il n'y a qu'un moyen, c'est d'établir une<br />
taxe de sortie 1 »<br />
Cétait l'œuf de Christophe Colomb — en-<br />
°°re un œuf qui ne payera pas d'entrée — seuicuent,<br />
il fallait le trouver.<br />
Désormais, tous ceux qui voudront sortir<br />
toulouseet prendre le train devront acquit-<br />
(,',?" droit de sortie, un petit impôt de dix<br />
v Mutirnss.<br />
vo?>- Cvo ' us aiMiez à Paris ou à Lacourtensourt,<br />
v/ih° Puerez dix centimes, à condition que<br />
vdttc preniez le train.<br />
aussi, vaudra4-i'l cent fois mieux prendre le<br />
jfjjaiway, car M. Pons ne délivrant pas de tic<br />
**J8> vous sortirez des barrières « à l'oeiil ».<br />
_wais il est probable que cola ne durera x>as<br />
? .Qu'on demandera dix centimes supplément<br />
jpilfej à tout voyageur s'einbarquant<br />
pour<br />
Jî&ix-Daurade ou Lalande dans les<br />
« cars<br />
étriqués.<br />
Et nous ne pouvons douter non plus qu'on<br />
demande également deux sous à ceux qui<br />
^tarent de s'enfuir en automobile,<br />
nu reste, ce droit de sortie, chuchote-t-on un<br />
^r partout, n'est pas aussi dénué de bon sens<br />
««s , voudrait le croire. Il a été imaginé dans<br />
j, outs diveiw, tous très louables.<br />
WratSf<br />
rt f sti né à. entraver quelque peu l'émi<br />
'Dn«rie M Cuo vens des villes vers la cam<br />
Touio,,'. 1<br />
, est fait Pour garder les pescofls à<br />
^r&UK' i' '.° dimancha et pour y retenir les<br />
•pic. ivét*<br />
Passage, le plus longtemps possiiî'embre<br />
\,\\ nu lfx U fal-1 38 degrés de chaleur à<br />
- os Sw>i;i,l.v.1).'-Y l ' r -i'as,-ni dans nos rues et sur<br />
a.^fuenriujit ;'• Ce sera exquis.<br />
; «tenes pc,u. , eiques personnes seront assez<br />
i a udra veui e'rT?r '« droit de sortie<br />
; mais il<br />
très distingués de la Faculté des sciences de<br />
Toulouse. M. Mathlas, professeur de physique,<br />
a obtenu le prix bienniail Gaston PSamté (3,000<br />
fiancs), pour l'ensemble des travaux qu'il a<br />
publiés sur le magnétisme ; M. Maiîhe-, chargé<br />
de cours eotmpliémentaire de chimie, a obtenu<br />
une partie (1,000 francs) du prix Cahouass pour<br />
ses travaux die chimie.<br />
Olroi<br />
1 etrr P-erception de la taxe. Aussi<br />
'<br />
l 't»atro<br />
t °n ot<br />
ceiiitos.' 6<br />
!>itale Z ; IUr; i en A<br />
t»en>i^ii tr f les fL»! 1 moir». une différence caceux^j<br />
* illWttr'1" et les socialistes<br />
: les<br />
*'» Pay^"' 1 '»s Ç li ym ju y< ''. a QU'en sortant,....' mais<br />
UiL même.., A. fi,<br />
conférences d'apologétique<br />
Sur la demandie de plusieurs étudiants oatholiqiues<br />
soucieux de leur éducation religieuise,,<br />
une exitension plus grande a été donnée,<br />
cette année, aux conférences d'apologétique<br />
faites deipuis deux ans par des professeurs<br />
de renseignement supérieur ecclésAastique.<br />
Qrâoe h la bieniveiiilance de M. le supérieur,<br />
C'est dans une des galles de l'Ecole de théologie<br />
que MM. Bcauelou, Mwiïiet et Mlebefet<br />
proifeaseront leur cours rësci'rvé aux étudiants.<br />
En trois séries de conférences, ils traiteront<br />
de l'Encyclique Pascendi, contre le modernisme.<br />
Mardi, à 5 heures et demie, devant un nombreux<br />
auditoire, M. Maillet, professeur d'Ecriture<br />
sainte, a inauguré la première séide d'études<br />
an exposant les relations de la Bible et<br />
de la science, eu pairticuliier de la cosmologie<br />
et de lia géologie. Après avoir conclu à l'indépendance<br />
du livre sacré à l'égard de la critique<br />
des phénomènes du monde visible<br />
; le<br />
conférencier a donné queCques notions initérassantes<br />
sur la cosmogonie sémitique.<br />
C» début permet de bien augurer du cours<br />
d'apologétique. Nous ne saurions trop engager<br />
les étudiants catholiques à suivre, tous<br />
les mardis à 5 heures et demie, 18, rue Pharaon,<br />
ces leçons aussi fécondes pour l'esprit<br />
que pour l'âme.<br />
Les Elections Consulaires<br />
Les Syndicats ainsi que les divers groupements<br />
commerciaux et industriels de notire<br />
ville font un pressant appel aux électeurs<br />
consulaires et les invitent à aûîler vpter demain<br />
dimanche 8 décembre pour les candidats<br />
choisis par ces groupements :<br />
Juges titulaires pour deux ans. — MM. Antoine<br />
Chasian, juge sortant ; Joseph Laporte,<br />
juge suppléant sortant<br />
; Henri Muratet, juge<br />
suppléant sortant.<br />
luge titulaire pour un an. — M. Antoine.<br />
Sainit-Lezin, juge suppléant sortant.<br />
. Juges suppléante pour deux ans. — MM.<br />
Louis lioudot, juge suppléant sortant ; Ernest<br />
Guiraud, eittrepr-ereeur de marbrerie<br />
; Georges<br />
Sirven. manutacturiier ; Tliéophile Subra.<br />
pharmacien.<br />
L'entente faite entons tous lies groupes commerciaux<br />
et industriels pour la présentation<br />
• d'une liste unique démontre la solidarité commarciale<br />
qui unit tout le commerce toulousain.<br />
C'esit on raison de cette solidarité que le<br />
Comité électoral serait heureux de constater<br />
que les électeurs consulaires, bien qu'il n'y<br />
ait qu'une seule liste, sont allés très nombreux<br />
déposer leur bulEetin de vote dans les<br />
urnes électorales<br />
; ils prouveront ainsi qu'ils<br />
ratifient pleinement le choix 'qui a été fait<br />
des candidats qui leur sont présentés et ils<br />
fortifieront ces derniers dans leur mission<br />
pour romplir la haute fonction à laquelle ils<br />
sont appelés.<br />
Cour d'Appel<br />
Audience du 6 décembn<br />
Présidant, M. Martin ; ministère public, M.<br />
Revei'dln<br />
; girorfler, M. AniMeu.<br />
LA RÉGIE. — La Cour examine une affaire<br />
dans laquelle ia Régie poursuit M. Robert<br />
R..., inculpé de mouillage de vins de vendante<br />
M. R... avait été relaxé par lo tribunal de<br />
prouuéro instance sans dépens. La Cour continue.<br />
5 a M M ro «t fil»'Chapeliers des gens chtca<br />
LHiilaLQ 20'rua 4'AIsaoè. Von noaétal»ges<br />
Arts.<br />
Des<br />
priés d'y assiisitieir.<br />
Une Réunion des « Petis Bleus »<br />
Vendredi 29 novembre, les sous-agents du<br />
bureau central télégraphique se sont réunis<br />
en un banquet fraternel afin de resserrer les<br />
liens de bonne camaraderie qui existent déjà<br />
dans ce service.<br />
Le menu a été parfait en tous points. Après<br />
le dessert, on a applaudi les camarades<br />
Fourcade, du Conservatoire de Toulouse, Albinet<br />
père, Bésstères, Talieu, M. X..., Garric,<br />
Narbonne, et enfin l'inimitable comique troupier<br />
Baptiste Valette, le olou de la soirée. Le<br />
facteur chef Couzinet prend la parole et lève<br />
son verre àl'union parfaite des sous-agents du<br />
central et envoie un salut respectueux aux<br />
chefs de service. M. Biros lève soin verre à la<br />
santé et .prospérité de tous et félicite le camarade<br />
Valette, organisateur du banquet. Avant<br />
le hanemet, le jeune Albinet fils a pris un cliché<br />
des membres adhérents au banquet.<br />
Anciens soldats<br />
de la 9 e compagnie d'ouvriers d'artillerie<br />
Tous les anciens soldats ayant servi à la<br />
9 compagnie d'ouvriers d'artillerie sont priés<br />
de se rendre, le dimanche 8 décembre, à 10<br />
heures du matin, dans une salle du café Vincent<br />
(ancien café Louis), afin de s'entendre<br />
pour la formation d'une Société de secours<br />
mutuels et d'un banquet fraternel de fin d'année.<br />
Présence indispensable. ><br />
Tous les articles sont vendus au prix do<br />
fabrique.<br />
•-•—<br />
§s¥m mê M@$m<br />
SPORTING-CLUB TOULOUSAIN<br />
ir3$*ÉK Première du S. C. T. ira matticher deïiVi<br />
-,,<br />
ṭr ?- l€s -:S st<br />
ooHe nomination est devnue deûnalv*<br />
M. le Chanoine BloMAy est né eu ip4G à<br />
Hauteville, commune de Bnius ^ani -.d JJC-.<br />
c'est donc un Savoyaini quo ie Pi.{* ourait<br />
olioisi pour diriger le ilocès© s».<br />
Nous pouvons d'ores H aéjé annonce- qu»» do !3eute>nant<br />
et les généraux Ajnnonei cwatunaant<br />
en clief le 15" corps O'nmièa toiwirtsa gouverneur<br />
de la place, de Le RnnietlAre comm.'ani;iant<br />
la W hrijrï^le de cMVBbaie.<br />
Dans le cor:xVre se tWM-vaP-nt des rtjMé^attoliq<br />
dus officiers et «e-ui-oimciers de t°*>IM<br />
les armes de a framtMUTï.<br />
A la prare. devant le uxrr.uetl<br />
.e gênéml<br />
Amourel a salué, au nom #to i5 eo.r»s, la dépouille<br />
morte' ie du<br />
1-f^teraan 4 ir3~x\ mort les<br />
armes à la main<br />
. ap-e- avoir Ketrwce -îcurv- iViDligalion<br />
de r-enon-cer aux efphl&SftVç T.Ï"A avai*<br />
pix>ietées.<br />
» Le calme rè-prne à Mazagic^a KKWi ffiià l\.-«io 7 necttï^ibre.<br />
Selon un télégramme d'Ess»*i su I.o'ca'-an*<br />
zciger, le ballon allemand Bamlc. iom on *.'<br />
annoncé la disparition<br />
>«'» M& «• imv bien<br />
longue odyis< e<br />
; gmilqu^s Heures ap^es m<br />
fuvtë, il a éclaté en effet a «>*e hauteur modérée<br />
aa-dessius d'une petite localiie da ixml dé<br />
la \Veslpbaiie.<br />
11 s'est déchiré en trois parti^fi, dont deux<br />
jusqu'à présent ont .'té œcttivtei • on eSj iv-e,<br />
malgré cet; avcirvr,, (.ou-'oT tin. oro ]f\ n'^mnir.<br />
F*ïrmout CViitnttln onektar^uiut)<br />
, 7 flci-cniMoi, ' ,<br />
Une explosion, provoquée r^r rtt«r«nuna»<br />
tien do poussières de churnort, «'est pxtxlu.ta<br />
aui. mines de Mongabcla, n six vuvutK d'ici.<br />
M-ffle ouvriers bris voulaient dajia 1» m;ne ;<br />
les intendants de la mine déclarent ont* iiOlj<br />
au moins sont crisevelis.<br />
On a retiré jusqu'ici trois cadavro* L'explosion<br />
a été entendue à huit maies Je distance.<br />
Les mines appartiennent à la OnonècdidateA"<br />
Coal-Company.<br />
Fairmont, 7 re»et permettre<br />
à un groupe de sauveteurs do s'ava-ucér.<br />
On a fait préparer des traii». ."îrféfia'i,'' pour<br />
transporter les blessés à l'hftpttal<br />
Pittsburg,<br />
au fur et à mesure qu'ilif pert mouve»<br />
ment, les mines se sont embrassées<br />
: les autorités<br />
déclarent qu'il n'y a ptis d'Ç-so-Utr<br />
: tout<br />
être humain qui se trouvait dans la mine au<br />
moment de l'explosion a. dû périr.<br />
Un journal évalue à 425 le nombre des morts - -<br />
l'émotion est indescriptible<br />
; les parents de*<br />
victimes, accourus à la première nouvelle d"<br />
la catastrophe, sont en proie a la (dus grande<br />
désolation.<br />
Des femmes, affolées, essuenf. de franchie<br />
les barrages qu'on a aussitôt organisés<br />
: elles<br />
supplrent qu'on les laisse passer, eiU»; st iet^<br />
tent aux genoux des poilieemen ; la nper,iacl«<br />
est navrant.<br />
Fairmont. 7 deremlfre.<br />
Los d iirecteurs de la mine ont cemumande<br />
300 cercueils ; on a retiré cinq cadavres al><br />
soînment méconniaflasables.<br />
Achetez votre literie au TEMPLE MODERHB<br />
Qui ne vend quo du neuf et ne fait pas la location.<br />
U, rtm Dcnfert-Rochai'eau, théâtre tîe l'A*<br />
•attr.<br />
Les Pilules Suisses ont guéri souvent, môme<br />
après plusieurs années de souffrances,<br />
des personnes atteintes de constipation,<br />
migraine,<br />
maux d'estomac. 1 fr. 50 la boîto de<br />
50 Pilules.<br />
LU PERTE « PATRIE >?<br />
Les épave»<br />
BeMast. 7 iSccainbre.<br />
On apprend qu'avant ipie l'officier anglaif<br />
Meynelle ait pris possession doa éiv-i'»es d i<br />
Patrie pour le rapporter à la caserne de Bel<br />
tast, de nombreuses éprouves phot-i,«taphi'><br />
ques ont été prises de l'appareil piotiulsou*<br />
lu dirigeable Iramçais «îssunt dans la ferme de<br />
M. Mac Farlane, bailli d"Avcy.<br />
Oes énreuves montrent les différenircs exis'<br />
tantes avec le propulseur du dirigeable an»<br />
glais Nulli Sccundus.<br />
A la caserne de Belfast, une consigne r*<br />
goureuse a été donnée<br />
et des sentii-eilies*<br />
baïoimettie au cariion, écartent los curieux.<br />
D r PIM I AURA AT Voles uplnalro». Tait. Rr-iree.<br />
UUII.LHUB1H I ciBout. otuon, p'l'Eleotroiyïe<br />
9,r.fUvaÙ, Toulouse. Consul, yrai. mei'.ctaaiu. à Jlx<br />
AU CAPITOLfc<br />
La ronrésentatlon de Faust qui devait être donnée<br />
hier soir, pour Jeu troisièmes débuts de Mlle<br />
Charnu dans lo rôle do Siébcl. et de M. Billot,<br />
dans celui de Méipblsto. n'a pu avoir hou par<br />
suite d'indisposition constatée de M. Raynal, qui<br />
devait chanter lo rôle de Valentln.<br />
LU- a été î-envoyoe a niarot.<br />
AU THEATRE LAFAYETTE<br />
Cela vous .paraîtra peut-être, er-tlniordlnaire, mais<br />
on n'avait pas encore donné 1M Mascotte, au tliéà<br />
tre l^fayetto<br />
; on jouait donc hior pour la pre<br />
mince fois l'oi^i-et-U- d'Audran. F.Ue a ét* preste<br />
mont «aUevéo l>ar MM. (>urinl, Kstetla et le» chol<br />
risleo nouuuAia, dont le» cadres proviennent à pt-.u.<br />
FOIX<br />
— Les répartiteurs. — Dans fia deirn'àro<br />
séance, io conseil muailcipal n rdiiouvalé<br />
lo inn.n,tta.t des répun-tiV;'iu-s tietueiVhïnieiit<br />
en fauoUons. Ge sont<br />
: 1° Cn-ndirdate doaiuci-<br />
SsTm W«e Ville, à Cadirac<br />
; Victor<br />
Vvnié, à Cabarre ; Louis Verge, à J*«ms •<br />
Paul Baactou, G-abriel Antichan, Louas Rousse,<br />
Joseph Cassagne, Joseph Fabre, Louis Lauret,<br />
Volusien Subra, Eugène Meneion et Jean C-endl<br />
2» Candidats foivains<br />
: MM. Paul Cassé, propriétaire<br />
à Serres ; Ferdinand Subra, proprie<br />
taire àTîrassac<br />
; Constantin Nigoul. mçye a<br />
Fenrières ; -Ai'iatido Surre, propriétaire a<br />
Saint-Pierre-de-Biviére<br />
; Marcelin Séguy, ponr-iéladre<br />
à Feranères<br />
; Théodore Segueila et<br />
Albert Ségiiéla, propriétaires à Botirrat<br />
Alexandre Bouichou, propriétaire a Bélet-ia.<br />
TABA3GON. — EnroglEftrement. — M. Aï<br />
mand Bech, receveur de l'enregistTCinent à<br />
Cabanac (Rautos-Pyrémées), est nommé à Tarascon,<br />
on remplac-cntrint de M. Bené TiaJairach,<br />
asppebé au bureau de Sulignac-snr-Loiire.<br />
L'HOSPITALET. — Douanes. — M. Bondu<br />
neujve, receveur «lies douanes à l'l!uteii>itaJ.'Cit<br />
c*4, ncumué conuruis à Port-Voiidre».<br />
« m vous<br />
j« L'ESTOMAC \' ; '~'-'.',U-: : 3<br />
NE* VOUS QUtRlfltK<br />
c : Sj;ir^<br />
•-:-'••v-i<br />
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donnant instanlanénicnt le degré alcoo*<br />
lique das vins. Prix 3 fr. .10 avec instru»<br />
tion.<br />
SK MKFIEP. DES IMITATIONS<br />
Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés
<strong>Samedi</strong> 7 <strong>Décembre</strong> 1Î107<br />
Paris, 6 décembre.<br />
Bourse en. meilleure tendance<br />
; les fonds d'Etat<br />
«nt tous progressé, l'Extérieure à 93 15, le Turc à<br />
03 30, le Portugais à 69 25.<br />
j^es fonds russes finissent au cours d'hier<br />
: le<br />
f, % finit à 93 95.<br />
Les chemins espagnols sont en hausse.<br />
Nos établissements do crédit ont progressé<br />
: Créait<br />
Lyonnais 1179, Banque de Paris 1442<br />
; Banque<br />
de Yucatan très ferme à 266 ; nous avons déjà appelé<br />
l'attention des capitalistes sur cette valeur<br />
très Intéressante et dont les cours doivent forcément<br />
progresser.<br />
Métropolitain 511, Omnibus 920, Suez 4592, Thom-<br />
Bon 615<br />
; le Kio, le cuivre ayant monté, s'avance en<br />
clôture à 1704 ; Platine, 530 ; de Beers faible à<br />
427 50.<br />
Les actions du Chemin de fer du Midi de l'Italie<br />
60ut fermes il 209 francs, grâce aux garanties multiples<br />
dont elles jouissent du gouvernement Italien<br />
A'uno province et de plusieurs communes.<br />
DE LAVICEKIE,<br />
U, place Vendôme. Parla.<br />
BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE<br />
Du 6 décembre.<br />
Il est tombé 5 millimètres d'eau à Toulouse, 10<br />
au Puy-de-Dôme et 4 à Bordeaux.<br />
STATIONS<br />
i<br />
Euomtt. Ibemo. 1 ÉTAT nu CIEL Uni. da<br />
la veilla lu.<br />
da<br />
lu veille<br />
Toulouse..<br />
Puy-dt-Bins.<br />
Plc-du-ïidi..<br />
Perpignan.<br />
Bordeaux.<br />
56.7<br />
53.7<br />
65.9<br />
54.7<br />
57 5<br />
10 2<br />
0.6<br />
-9.8<br />
12.8<br />
9.2<br />
O. tr. fo. nnag<br />
S.E. tr. fort br.<br />
O.N.O. t. f. ne<br />
N.O. tr. lo. co<br />
O.N.O. a. f. n.<br />
8.4<br />
0.0<br />
-6.4<br />
9.5<br />
9.1<br />
15.0<br />
0.3<br />
-0.7<br />
13.4<br />
14.9<br />
ten-<br />
^ i-J^^^^î:^^^*^— i-'^---.--»-- -<br />
AVIS DE DÉCÈS<br />
De la Dart 'des familles DESAZARTS, DE<br />
LAMARCËLLE, Hugues D'ADHEMAR<br />
CAN-<br />
TAYREL, ARESSY, DAPOT, BOSC, ALBERN\,<br />
POUS, Clémence ADAM, AMIGUES et Guillaume<br />
SERIEYS ont est prié d'assister aux<br />
obsèques de<br />
Motioieur Justin FORGUES<br />
qui auront lieu le samedi 7 décembre 1907,<br />
à 2 heures du soir, sur la paroisse baint-<br />
Etiemne.<br />
On se réunira 17, rue de Pleurance.<br />
Chain, 40 25 ; 4 premiers, 41 ; 4 de mal, 43<br />
dance calme ; .stock, 35.C0O ; circulation, 175.<br />
Sucres. — Courant, 28 625 ; prochain, 28 G25 ; *<br />
premiers, 28 75 ; 4 de mars, 29 ; 4 de mai, 29 50 ;<br />
tendance ferme ; roux cuites, 26 ; autres jets, 26 ;<br />
raffinés, 59.<br />
MARCHE DU HAVRE<br />
Du 0 décembre.<br />
Cotons. — Janvier 1908 , 75 23 ; février, 75 12 ;<br />
mars, 74 62 ; asril, 74 37 ; mai, 73 S7 ; juin, 73 C2 ;<br />
JulUet, 73 50 ; août, 73 25<br />
; septembre, 72 50 ;-octobre,<br />
71 ; novembre 1907, CO 62 ; décembre, 76 37.<br />
Tendance soutenue. Ventes, 4,2f>0.<br />
Cafés. — Janvier 1908 , 40 ; février, 40 ; mars, 40 j<br />
avril, 40 ; mai, 40 ; juin, 40 ; juillet, 40 25 ; août,<br />
40 25 ; septembre,, 40 50 ; octobre, 40 50 ; novembre<br />
1907 , 40 50 ; décembre, 40 60. Tendance calme. Ventes,<br />
4,000.<br />
Laines. — Buenos-Ayres : Janvier 1906, 186 ; février,<br />
176 ; mars, 177 ; avril, 176 ; mai, 175 ; juin,<br />
175 50 ; juillet, 175 60 ; août, 175 50 ; septembre,<br />
175 50 ; octobre, 17ô 50 ; noveiabre 1907, 175 50 ; décembre,<br />
193. Tendance Irrégulière. Ventes, 875.<br />
Laines. — Cr. Pilata : Janvier 1908, 190 ; février,<br />
196 ; mars, 195 ; avril, 194 ; mai, 194 ; Juin, 194 ;<br />
juillet, 194 ; août, 194 ; septembre, 194 ; dé-ceûïbre<br />
1907, 204. Tendance soutenue.<br />
HAUTE-GARONNE<br />
Toulouse, 6 décembre.<br />
Céréales. — Bladettes,' blés supérieurs, les 80 kll,<br />
18 25 à 18 75 ; bonne qualité, 18 25 : blés mltadiiU<br />
fins, 17 25 à 17 50 ; seigle de pays, les 75 kil., 13 i<br />
13 50 ; orge, les 60 lsfl, 8 50 à 9 50 ; avoine, 8 75 i<br />
9- maïs blane, les 75 kll., 10 50 à lt 50; haricots, l'hectolitre,<br />
de 25 à 23 ;fèves, les 65 kUos, 12 50 à 13;vesces<br />
noires,' les 80 kilos, 22.<br />
Farines et issues. — Premières dites mlnot, le»<br />
122 k i 41 50 ; deuxièmes dites SS, 39 50 ;RG. les<br />
îoo kilos, n 50 à 18 ; repasses. 15 a 16 tr.<br />
; soin<br />
14 50.<br />
Graines fourragères. — Tsrèflef les 100 .kil., 150 i<br />
155 ; lrrzerno (sainfoin du pays), del20- a. 135.<br />
Foin 4 à 4 50 ; sainfoin, ire coupe (nouveau},<br />
4 50 à' 5 ; sainfoin, 2e et 3e coupes, 3 58' à. 4 ; trèfle<br />
« «« ;pail!le blé, 2 30 à 2-60 ; avoine, 180 à 2 10,<br />
le tout les- 50 kilos.<br />
Bois à brûler. — Les 50 kilos, de l 45 à 1 50.<br />
foires et marc<br />
MARCHE.DE PARIS<br />
Du 6 décembre.<br />
Farines. — Courant, 30 25 ; prochain, 30 25<br />
; janvier-février,<br />
30 40 ; 4 premiers, 30 55 ; 4 de mars,<br />
» 90 ; tendance ferme ; circulation, 1.650 ; consommation,<br />
56.<br />
Blés. — Courant, 22 30 ; prochain, 22 60 ; janviertévrier<br />
23 15 ; 4 premiers, 23 55 ; tendance terme.<br />
Seigles. — Courant, 18 75<br />
; prochain, 18 75 ; janvier-février,<br />
19 ; 4 premiers, 19 25<br />
; tendance calme.<br />
Suifs. — Paris, 79 50 ; province, 79.<br />
Avoines. — Courant, 17 55 ; prochain, 17 70<br />
; janvier-lévrier,<br />
17 95 ; 4 premiers, 18 15 ; tendance<br />
ferme<br />
Colza — Disponible en cuves à nu, 51 50<br />
; courant,<br />
52 ; prochain, 51 75 ; 4 premiers, 51 25 ; 4 de mai,<br />
19 r>0 ; tendance ferme.<br />
Lin. — Disponible en cuves à nu, 86 25<br />
; cou-<br />
• rant, 80 ; prochain, 83 25 ; 4 premiers, 82 25 ; 4 de<br />
mai 74 75 ; tendance soutenue.<br />
Alcools. — Disponible, 39 75 ; courant, 40 ; pro-<br />
CONFÊRENCES DE N.-D. DE PARIS, . exposition de<br />
la morale catholique. Carême <strong>1907.</strong>— V. Le Vtec- et<br />
le Péché : I. Les caractères -qui en fon't'la .malice<br />
et les puissantes qui les produisent. Conférences<br />
et retraites, par E. JANVIER, l volume.,, in-8 ècu de<br />
424 pages. Prix : 4 francs. — P. Lethielleux,"- éditeur,<br />
10, rue Cassette, Paris-'O 1 ).<br />
Guidé par saint Thomas, l'cmineot conférencier<br />
nous ava.it inities aux merveilleuses solutions fournies<br />
par la doctrine catholique aux problomes de<br />
la béatitude qui attend !'homme au terme.de la vie,<br />
de la liberté qui est ici-bas son apanage glorieux,<br />
des passions bonnes ou mauvaises qui le portent<br />
vers le but suprême ou l'en éloignent. C'est encore<br />
sous la conduite du docteur angêlique que, cette<br />
année le prédicateur étudiait le vice et le péché,<br />
soit dans les caractères qui en font la malice,<br />
soit dans les puissances qui le produisent. La gravité<br />
du péché en raison de son antagonisme avec la<br />
loi éternelle, la démonstration de cette vérité que<br />
le péché ne vient pas de Dieu, mais d'autres causes<br />
extérieures à l'homme ou, au contraire, intimement<br />
unies à sa nature, telles sont les grandes ligues<br />
de ce bel ouvrage, complétant dignement, avec<br />
les notes dont il est enrichi, l'œuvre si méritoire et<br />
glorieuse de l'éloquent apôtre de Notre-Dame.<br />
Il sera lu avec un intérêt d'autant plus grand<br />
que malgré la vieillesse éternelle des sujets qu'il<br />
aborde, il est d'une étonnante modernité. Dans l'un<br />
des appendices si chargés de doctrine qu'il a joints<br />
à ses conférences, M. le chanoine Janvier écrit :<br />
« Plusieurs de nos auditeurs s'étonnent que nous<br />
nous occupions de systèmes anciens qu'ils estiment<br />
morts et complètement étrangers à notre temps ».<br />
Certes, nous comprenons que dans l'auditoire de<br />
Notre-Dame, si conjoact, si divers, où le disciple de<br />
la philosophie moderne coudoie le fidèle de la théologie<br />
traditionnelle, où d'aucuns se trouvent qui<br />
peut-être prêtent l'oreille plus aux hypothèses risquées<br />
d'une demi-science qu'aux certitudes doublement<br />
affirmées par la raison et par la foi, quelques<br />
voix se soient élevées, pour estimer peu ap<br />
proprié-au langage courant de notre temps l'ensei<br />
guemeut du prédicateur de Notre-Dame. De cela,<br />
et surtout de leur hardiesse à le dire, qu'ils soient<br />
remerciés. Us nous ont valu une magistrale explication<br />
do l'orateur, en même temps qu'ils montraient<br />
combien peu ils avalent saisi es allusions<br />
bien claires copôndai^p'et approfondi la doctrine de<br />
ses conférences.<br />
Des diverses démonstrations de l'auteur ressort<br />
avant tout ceci crue, entre la science certaine et<br />
cette philosophie scoiastiqu© que plusieurs affectent<br />
de dédaigner, le contact est perpétuel et raccord<br />
admirable.<br />
C'est là un des grands mérites do ce livre d'être,<br />
comme il convient aux Conférences de Notre-Dame,<br />
un monument grandiose d'apologétique<br />
; toutefois<br />
li lui en est un second que je me reprocherais de<br />
ne pas souligner, c'est d'être un ouvrage d'édification<br />
et de piété profonde. La retraite pascale qui le<br />
termine est do ce que j'avance là un témoignage<br />
Indiscutable. Dans ses instructions données chaque<br />
soir de ia Semaine Sainte, le prédicateur s'attache<br />
moins à planer sur les sommets<br />
; il abandonne les<br />
hautes considérations du dogme et de la philosophie,<br />
mais il en garde le souvenir et le propose à.<br />
ses auditeurs comme règle de vie. U faut lire ces<br />
pages, très modernes aussi, où chacun des nôtres<br />
découvrira facilement quelque trait qui convienne<br />
à son âme, quelque cause de remords, quelque élolgnement<br />
au bien, car toutes les fonctions et toutes<br />
les faiblesse y ont leur part, et à chacune, du geste<br />
assuré du praticien dont la main ne tremble pas,<br />
l'auteur indique le devoir ou le moyen de salut.<br />
Nous souhaitons que la diffusion de ce livre soit<br />
large, afin qu'i rajynelle aux auditeurs du savant<br />
confé(«encier les vérités qu'il leur énonça, que surtout<br />
il s'en aille, messager de lumière, porter la vérité<br />
cathoique aux âmes qui aspirent après elle et<br />
qui n'ayant pas eu la bonne fortune de la recueillir<br />
des lèvres du prédicateur au pied de la chaire de<br />
Notre-Dame, voudront du moins la contempler toujours<br />
vivante et toujours, bienfaisante, dans la reproduction<br />
fidèle qu'il offre' au public de ses magnifiques<br />
conférences du dernier Carême.<br />
^<br />
F. DCCLACX-MONTEII..<br />
LE' P. GEATRY. Pages choisies avec fragments inédits<br />
par L -A. MouiiN, professeur à l'Ecole de<br />
théologie d'Amiens. Un volume in-12. Prix :<br />
3 fr 50. (Librairie Charles Douniol, 29, ruo de<br />
Touraon, Paris-Vin, et chez Privât, Slstac, libraires.<br />
C'est une excellente idée de la maison Téqui d'avoir<br />
publié un recueil de Pages Choisies du P. Gratry<br />
Aujourd'hui que lé mouvement d'Idées dont U<br />
a été le précurseur-so développe de plus en pjus, il<br />
faut rendre la lecture de ses ouvrages aussi accessible-que<br />
possible. , ,. ,<br />
Les jeunes gens de notre époque en qui revit la<br />
pensée d,u P. Gratry et un pou de son âme généreuse<br />
ceux quiil saluait dans une do ses plus belles<br />
pages jpourront aller clierclier dans ce livre l'inspirapition<br />
de leur noble conduite. Ils y trouveront<br />
exprimées les pensées dont ils cherchent à vivre.<br />
L'auteur voudrait<br />
« que, revenant à la pratique de<br />
l'oraison, ils s'en servent pour nourrir leur pensée<br />
exciter leur réflexion ». Aucun livre n est mieux<br />
fait .pour réaliser ce but. On peut dire qu on y suit<br />
la pensée du P. Gratry depuis les premières méditations<br />
écrites à Strasbourg jusqu'à la dernière lettre<br />
rédigée quelques jours avant sa mort.<br />
Une étude biographique assez développée, des études<br />
très précises sur chaque ouvrage, un exposé<br />
très exact de la philosophie du P. Gratry, des notes<br />
très suggestives rendent la lecture de cet ouvrage<br />
utile, intéressante et facile.<br />
***<br />
LA BONNE CHANSON<br />
Accueillie avec enthousiasme dès son apparition,<br />
cette très intéressante revue nous donne, avec- son<br />
deuxième numéro, un sommaire encore plus<br />
attravant,<br />
si possible, que celui du numéro prôcé<br />
dent. Citons<br />
: Les bonnes Chansons : Jésus chez les<br />
Bretons, Les Grands Berceaux, Hier et Aujourd'hui,<br />
par le vaillant barde breton Théodore Botrcl, qui<br />
est l'âme de la revue<br />
; Noël des Bonnes Vieilles,<br />
par le célèbre chansonnier Xavier Privas<br />
; Bonhomme,<br />
par Gustave Nadaud;<br />
la Ronde du Diabolo,<br />
une exquise chanson d'actualité, par Mme Franchie<br />
Lorée<br />
; le Fromage, très amusante fantaisie<br />
du bon humoristique Victor Meusy<br />
; Voici la Noël,<br />
une curieuse baUade bretonne du xv* siècle, savamment<br />
harmonisée par André Colomb. Citons encore<br />
des Poésies et Chansons à dire, de Th. Botre et<br />
do G. Nadaud, et enfin uno biographie à la fois<br />
érudite et familière du maître Ernest Chebroux,<br />
consacrée à Gustave Nadaud, l'un des maîtres de<br />
1 la Chanson du xix" siècle<br />
La Bonne Chanson est envoyée franco contw<br />
Un franc à M. l'administrateur, 32, faubourg Saint-<br />
Honoré, Paris. — Abonnement<br />
: 12 fr. par an.<br />
LA FRANCE ILLUSTREE<br />
Avec le 59" fascicule de la France Illustrée, vient<br />
l'étude de la Drôme.<br />
Texte<br />
: Situation, climat, voles de communication,<br />
agriculture, industrie, commerce, histoire du<br />
département, histoire et description des viiUcs,<br />
bourgs et châteaux les plus remarquables.<br />
Illustrations<br />
: superbes vues de Bcaumont-les-<br />
Valcnce,- Crest, Valence et Saint-VaUier.<br />
Trois suppléments gratuits<br />
: une carte en cinq<br />
couleurs de tout le département, un dictionnaire<br />
des communes et un magnifuiue hors-texte<br />
: Vue<br />
générale de Valence.<br />
Ce numéro est vendu partout au -prix habituel de<br />
9 tr. 75.<br />
REVUE DES DEUX-MONDES<br />
Livraison du 1er décembre 1907 :<br />
I. Les yeux qui s'ouvrent, ire .partie, par M. Henry<br />
Bordeaux. .<br />
II. Richard III dans le drame et devant l'histoire,<br />
par M. Augustin Hilon.<br />
III La langue auxiliaire du groupe do civilisation<br />
européen. — Les chances du français, par M.<br />
J. Novlcwn.<br />
IV Juian Klasko, historien, critique et patriote,<br />
par M. Henri Welschingcr, de l'Acadêmlo des<br />
sciences morales. . ... . ,, T 1 .<br />
V. Lettre écrites du sud de l'Inde. — V. Lo Carnatlc<br />
: Villapouram , la forteresso de Gênai, la légende<br />
de Singaveram, les Etangs, par M. Maurice<br />
Malndron. . . '-- ,<br />
VI La beauté des machines, à propos du Salon<br />
de l'Automobile, par M. Robert de La Sizarame.<br />
VII<br />
Le problème criminel au moment présent,<br />
par SI. Henri Joly, de l'Académie des sciences morales.<br />
. '<br />
VIII. Chronique de la quinzaine, histoire politique,<br />
par M. Francis Charmes.<br />
IX. Bulletin bibliographique.<br />
***<br />
LE BLOC CATHOLIQUE, revue mensuelle<br />
; rédaction<br />
et administration<br />
: 7, rue d'Astorg, Toulouse.<br />
Abonnements<br />
: France, un an, 5 fr.; étranger,<br />
6 fr.<br />
Sommaire du numéro 62 : <strong>Décembre</strong> 1907<br />
Progrès et Modernisme, par Joseph Esquirol. —<br />
Conférences du Comité catholique.<br />
— Motu Promit,<br />
par Pie X. — Autour de l'Encyclique,<br />
par<br />
E Koller et Dom Besse. — Un Livre qui console,<br />
par Dom A. du Bourg.<br />
L'Hérésie du Renouvcillcment<br />
(suite et fin), par Thomas Pôgues. — Le Commentaire<br />
de Saint-Thomas, par Pie X. — Lettres<br />
do Louis Veutllot (suite), par P. Talon.<br />
ACÎÏONO<br />
Banque do France<br />
Crédit Foncier<br />
Crédit Lyonnais<br />
Banque de Paris<br />
Comptoir d'Escompte .....<br />
Société générale<br />
Banque lranco-espagnole<br />
Banquo Ottomane<br />
Midi<br />
Orléans ••• ;<br />
Parls-Lyon-Méditerranôe<br />
Nord<br />
Ouest<br />
Est<br />
Est-Algérien<br />
Ouest-Algérien<br />
Bûne-Guelma<br />
Autrichiens<br />
Lombards<br />
Nord-Espagne<br />
Saragosso<br />
Chemins de fer Portugais<br />
Charbonnage do Lavlana<br />
Carmaux<br />
Thomson-lloudton<br />
Compagnie Parisienne du Gaz...<br />
Messageries maritimes<br />
Compagnie transatlantique<br />
Lois Congo<br />
4190 ..<br />
osa ..<br />
11S0 ..<br />
1443 ..<br />
678 ..<br />
661 ..<br />
323 ..<br />
704 ..<br />
H») ..<br />
1335 ..<br />
1331 ..<br />
17M ..<br />
825 ..<br />
895 ..<br />
685 ..<br />
649 ..<br />
665 ..<br />
722 ..<br />
27!) '.'<br />
379 50<br />
123<br />
1810 ..<br />
612 ..<br />
4101 ..<br />
680 ..<br />
1115 ..<br />
1130 ..<br />
67S ..<br />
661 ..<br />
323 ..<br />
700 ..<br />
1125 ..<br />
1337 ..<br />
1335 ..<br />
,760 ..<br />
*815 ..<br />
686<br />
645 ..<br />
721<br />
160 ..<br />
273 50<br />
374 ..<br />
123<br />
1805 ..<br />
617 ..<br />
192 ..1 192<br />
20S .. 209<br />
81 .. | 79 25<br />
OBLIGATIONS<br />
Ville de Paris 18G5....<br />
1809....<br />
1871<br />
1«75<br />
1876....,,.».<br />
1692<br />
1894-1893....<br />
1S98<br />
1899<br />
1904<br />
1905<br />
Foncières 5879.<br />
RIS<br />
Du<br />
6 <strong>Décembre</strong> (Dépêche télégraphique)<br />
AU COMPTANT I COURS I COURS<br />
DU IQtlB j fttÉCKD.<br />
FONDS D'ËTAT<br />
2 % .,<br />
S<br />
% amortissable<br />
Dette tunisienne.<br />
Russe 4 % 1867 et 1869<br />
— 4 % 1880 .<br />
_ 4 or 1889<br />
— 4 % or 1890<br />
_ 4 % or 1853<br />
_ 4 % or 1894<br />
ConsoUdô 4 % i" et 2' séries<br />
- 4 % 1901<br />
_ 3 % or 1891<br />
_ 8 % or 1898...<br />
_ 3 1 % or 1894<br />
Eusse 1906<br />
Letres de gage 3 i<br />
Bons messes 1904<br />
Italien 5 %<br />
Espagne extérieure (coara 30 p.)..<br />
Autrichu or 4 %<br />
Hongrois 4 % —<br />
Egypte unifiée ....<br />
I Argentine (Rêpubl.) 5 % 1888<br />
' PortugaL 3<br />
95 70<br />
,96 10<br />
4 57 ..<br />
83 ..<br />
81 5C<br />
80 05<br />
80 70<br />
82 ..<br />
81 50<br />
67 50<br />
65 50<br />
72 50<br />
93 95<br />
71 45<br />
502 50<br />
102 9)<br />
93 40<br />
96 ..<br />
94 ..<br />
101 60<br />
518 ..<br />
62 10<br />
95 50<br />
96 25<br />
457 ..<br />
83 60<br />
82 40<br />
68 75<br />
65 25<br />
73 ..<br />
93 75<br />
71 50<br />
504 ..<br />
102 85<br />
93 ..<br />
90 20<br />
93 80<br />
101 70<br />
518 ..<br />
62 5C<br />
— 1885<br />
— 1895<br />
— 1903<br />
Communales 1879<br />
— 1880<br />
— 1891<br />
— 1892<br />
— 1S99<br />
Midi 3 % anciennes<br />
Orléans 3 % anciennes<br />
Lyon 3 % fusion anciennes<br />
Nord 3 % anciennes<br />
Ouest 3 % anciennes<br />
Est 3 % anciennes<br />
Est-Algérien<br />
Ouest-Algérien<br />
Bfine-Guelma<br />
Saragosse<br />
Nord-Espagno<br />
Portugais<br />
Autrichiens 3 % 1" hypothèque.<br />
Lombardes anciennes<br />
Suez<br />
Panama lots 1889<br />
Panama lots libérés<br />
Ottomanes 4 % consolidées......<br />
Douanes ottomanes<br />
Priorités ottomanes<br />
531 .. 531 50<br />
47S 25 478 ..<br />
407 .. 406 ..<br />
5"2 75 537 ..<br />
531 75 532 ..<br />
364 .. 362 ..<br />
362 .. 365 ..<br />
420 .. 420 50<br />
408 .. 490 ..<br />
430 .. 429 ..<br />
384 .. .383 50<br />
501 .. 500 ..<br />
428 .. 427 ..<br />
458 50 460 ..<br />
458 75 458 75<br />
495 .. 495 ..<br />
474 .. 475 ..<br />
496 .. 496 ..<br />
396 50 394 ..<br />
454 .. 454 50<br />
456 .. 464 ..<br />
432 50 432 ..<br />
432 50 431 ..<br />
431 .. 431 ..<br />
447 25 447 25<br />
427 426 ..<br />
427 .. 435 ..<br />
421 50 420 ..<br />
423 .. 416 50<br />
419 50 420 . .<br />
389 .. 390 ..<br />
360 . . 360 ..<br />
350 .. 35(1 ..<br />
427 .; 428 ..<br />
313 .. 313 ..<br />
589 .. 589 ..<br />
105 50 106 ..<br />
473 Y. 474<br />
498 .. 497 ..<br />
APRES BOURSE<br />
1 % > B m,<br />
3e Beers I ,"ï *M<br />
Bast Rand j ' iJ |<br />
Mln&s<br />
:::::::::, îSèol<br />
MARCnE EN BANQUE<br />
Huanchaca ,„<br />
De Beers<br />
Goldlïclds<br />
East Rand<br />
Rand Min-os<br />
May et C"<br />
Charlercd<br />
Capo Coppor<br />
Brlansk<br />
Roblnson Gold...<br />
Syndicat minier<br />
Thariis<br />
104 59<br />
427 50<br />
86 ..<br />
103 ..<br />
133 50<br />
47 50<br />
25 25<br />
199 50<br />
278 ..<br />
216 50<br />
204 ..<br />
163 ..<br />
BOURSE DE LONDRES<br />
Consolidé anglais 83 5il6. i itaUen<br />
3 % français.... 95 ..i..jSuez<br />
Banq. ottomane.. 17 .3j8. 1Egypte<br />
CHANGE<br />
Hambourg<br />
Buenos-Ayres (or)<br />
Madrid (papier court)<br />
Madrid (papier lone)<br />
Londres<br />
Londres (chèques)<br />
COURSE DE MADRID<br />
Intérieure<br />
82 32 I Extérieurs..<br />
,»3<br />
133 àjj*<br />
103 y<br />
103 "'<br />
$8<br />
215 -<br />
201 à,<br />
162 ^<br />
102 »<br />
, 82 il'J<br />
100 y<br />
2:> 21 ,<br />
25.21 W<br />
122 27 i<br />
S % dont 50<br />
3 % dont 10<br />
Extér. dont 50...<br />
Banq. ottom. d.5<br />
Rio dont 10<br />
CODRS DES PRIMES<br />
dont 25..<br />
96 50<br />
dont 25<br />
dent 2 fr. 50.'<br />
dont 5<br />
< 85 92;<br />
\ «a âtk<br />
1703<br />
BOURSE DE TOULOUSE<br />
Fonds d'Etat, français. - 3 % Porteur, 93 30 K„ -<br />
3% amortissable, 90 25 ; Obligation tunisienne il*<br />
4o7; Tonkm 2 1/2 %, 78 40.<br />
0 3 %.<br />
Fonds d'Etat étrangers. — Rus.se 3 "/„ îsgi en ».<br />
Russo 4 % 1894, 81 40; Russe consolidé 4 % \n<br />
rie, 83 50 ; Espagnole estampillée, C. 4o' os<br />
Chinois 4 %, 96 30 ; Autriche 4 %, % 20. ' ;<br />
Valeurs diverses (actions). — Mines do Carmm,<br />
ex-coup. 55, 1,805 ; Est, 892<br />
; Paris-Lyon-Méditeri?<br />
née, 1,335 ; Nord, 1,760 ; Midi, 1,125 ; Orléans i «ï"<br />
Ouest, 815 ; Saragosse, 374.<br />
Obligations diverses. — Ville de Paris IRCS<br />
531 50 ; 1874 , 406 ; 1894 T. P., 363 ; Communales 1S7?<br />
475 ; 1SS0, 500 25 ; 1906 libéré, 497 ; Foncières 1879"<br />
500 .; 1903, tout payé, 495 ; Est ancienne, 428 ; Midi<br />
ancienne 3 %, 433 50 -, Nord ancienne, 448 ; Orléans<br />
nouvelle, 428 50<br />
; P.-L. Méditerranée ancienne 431 •'<br />
Nord-Espagne, Ire série, estamp., 360<br />
; Saragossi<br />
ancienne Ire hypoth., 390 25 ; Lombarde 3 % an- 1<br />
elenne, .313.<br />
Changes. — Espagne, les 100 pesetas, 88 05,<br />
A TERME<br />
3 %<br />
Italien<br />
Espagne Extérieure<br />
Portugais 3<br />
1" série.<br />
Consolidé anglais<br />
Turc unifié 4 %<br />
Métropolitain<br />
Banque de France<br />
Crédit Lyonnais<br />
Banquo ottomane<br />
Nord-Espagne<br />
Saragosse<br />
Suez ,<br />
Rio-Tlïito<br />
Sosnowice<br />
Alagoas<br />
COURS<br />
DO loua<br />
95 80<br />
103 ..<br />
93 15<br />
62 30<br />
93 30<br />
511 ..<br />
4215 ..<br />
1179 ..<br />
692 ..<br />
280 ..<br />
379 ..<br />
4592 ..<br />
1704 ..<br />
1470 ..<br />
384 ..<br />
COURS<br />
PRÉCED.<br />
93 62<br />
103 .<br />
92 65<br />
62 25<br />
83 65<br />
93 07<br />
510 ..<br />
ÎÎ75<br />
69t ..<br />
274 ..<br />
375 ..<br />
4597 ..<br />
1672 ..<br />
1472 ..<br />
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,l-"'- wt rS l'ancienneté du mal ct sans danger de résldlvo,<br />
Il<br />
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&££°2 X a ,aKsé sV i î^o»" 5 d0 la considération et do la for- Aymeric lui serin les deux £Zi a les ! ! ' ' " ' '<br />
prendre- de cette vagafemde . i famé attachées au nom qu'elles portent I briser<br />
Il jWnW,i£K2* SffuT2 1W i<br />
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Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne<br />
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Edition du matin spéciale a Toulouse<br />
IM-fS3EÎI=*.T3:oi>irS<br />
ANNONCES (t« pagi)<br />
RÉCLAMES —<br />
RÉCLAMES (8« page) .<br />
LOCALES. . . . .<br />
• • • «<br />
t • • •<br />
• ••ne<br />
r, . 0 ,.<br />
b BgiM O t*- 80<br />
- 1 - BO<br />
- 2 - •<br />
- 3 - •<br />
„„„ ' _ £ șs Annonces et Béelames «ont reçues (tans<br />
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<strong>Samedi</strong> 7 <strong>Décembre</strong> I907. - 17 e Année - N* 5,518<br />
BUREAUX A PARIS : 26, RUE FEYDEA1<br />
Les Faits du Jour<br />
La Chambre a discuté la loi de finances,<br />
flans laquelle elle a incorporé le projet oaiilaux<br />
sur l'évaluation de la propriété bâtie.<br />
MM. Clemenceau et Picquart ont lu à la<br />
commission sénatoriale de l'armée le nouveau<br />
projet sur les périodes d'appel, cjui en réduit<br />
la durée à 21 et 14 jours pour les réservistes<br />
et à 7 pour les territoriaux.<br />
Plusieurs députés ont proposé l'insertion<br />
Sans la loi de finances d'articles tendant à<br />
réprimer lee abus d© rautomefrilisme.<br />
La Oour de cassation, rejetant le pourvoi de<br />
M. Ferrroul et des membres du Comité d'Argeiliers,<br />
les a renvoyés devant la cour d'assises<br />
de Poitiers.<br />
Le colonel Braulière,<br />
après avoir occupé<br />
ftg-hbal, a détruit le bordj de Mokhtar-Bout-<br />
Ehich.<br />
L-<br />
Lire la dernière heure à la S' vage.<br />
Vieux lu?<br />
Elle est bien triste cette histoire qui<br />
nous était contée l'autre soir, à la tribune<br />
de la Chambre, et dont le héros est un<br />
ancien combattant de l'armée de Grimée.<br />
Ce vieux brave, âgé de quatre-vingts<br />
ans, a des états<br />
de service autrement<br />
brillants que ceux de l'ex-colonel en réforme<br />
Picquart. Il prit part à douze campagnes<br />
et reçut une blessure grave à la<br />
M*ise du Mamelon-Vert ! II. n'est pas seulement<br />
brisé par l'âge : il est pauvre !<br />
Ancien soldat ayant usé sa vie au service<br />
de la Patrie et pauvre !<br />
il est doublement malheureux ;<br />
car le régime qui, lentement mais sûrement,<br />
fait la guerre au soldat — ce qui<br />
ne l'empêche pas d'écraser le pauvre<br />
sous son ignominieuse tyrannie — ne<br />
nourrit que des sentiments .d'hostilité à<br />
l'égard de ceux qui, après avoir manié<br />
le fusil durant leur carrière militaire,<br />
sont obligés de tendre la main pour ne<br />
pas mourir de faim.<br />
A qui vouliez-vous que s'adressât ie<br />
pauvre vieux, sinon aux représentants<br />
de cette France pour laquelle il versa<br />
joyeusement son sang ? Un matin, il s'en<br />
fut donc clopin-clopant à la préfecture de<br />
Bom département et fit valoir ses droits<br />
au maigre secours que l'on acorde aux<br />
anciens soldats. H fut l'objet d'une Ion<br />
»me et minutieuse enquête ; puis il obtint<br />
satisfaction. Mais son bonheur fut de<br />
courte durée. A la suite d'une dénonciation,<br />
son secours lui fut brusquement<br />
i-etiré. Pourquoi ? Le vieillard le fit demander<br />
au ministre de la guerre. Il voulait<br />
connaître le motif de cette punition<br />
deux fois imméritée. Mais on ne lui répondit<br />
pas. Le ministre rétablit purement<br />
et simplement le secours dont une<br />
seconde dénonciation devait entraîner !a<br />
suppression...<br />
Cette fois, la réclamation a été faite à<br />
la tribune. Le grotesque personnage<br />
que la fille Picquart s'est attaché<br />
en<br />
qualité de bouffon, n'a pu opposer, certes,<br />
un démenti formel. Il a seulement<br />
eu l'aplomb de prétendre qu'aucune<br />
influence extérieure ne s'exerçait sur la<br />
'•répartition des secours aux anciens soldats.<br />
Il faut croire que celui dont l'infortune<br />
a été signalée à l'attention du Parlement<br />
verra son secours rétabli, mais<br />
combien y en a-t-il d'autres qui continueront<br />
à être les victimes de ce que l'on<br />
appelle au ministère de la guerre le;<br />
« influences extérieures » et que nous appelons,<br />
nous, le mouchardage<br />
maçon<br />
nique !<br />
Car, quoi qu'en disent les gens du<br />
ministère, c'est bien cet abominable système<br />
qui ne casse de réglementer, sous<br />
la République des fiches, la répartition<br />
et la distribution des secours. Si l'on regardait<br />
bien, on s'apercevrait même que<br />
c'est au ministère de la guerre qu'abondent<br />
les passe-droits et les injustices.<br />
L'ancien franc-maçon Bidegain nous a<br />
montré avec quel soin jaloux la police<br />
du Grand-Orient s'occupe de l'armée active.<br />
L'avancement d'un officier est subordonné<br />
au rapport de l'agent chargé<br />
de lo surveiller. Avec les gaillards qui se<br />
sont emparés du ministère de la guerre,<br />
système n'a fait que croître et embellir.<br />
PouP les anciens soldats, pour les peles<br />
humbles, pour les familles nétj^'^isos<br />
ayant un ou plusieurs memr<br />
^is .les drapeaux, c est encore pire,<br />
lie *f^ran glorieux de Crimée, d'Itam0'<br />
^îrique et du Mexique est à la<br />
vorin' 1<br />
la valo^Llle préfectorale et marîo<br />
u iqu9 - Avant do lui accorder un rejjjj!<br />
2 qui n« dépasse jamais 70 francs<br />
^ «n ne ui demande pas seulement<br />
: « Combien avez-voue de campagnes<br />
? », mais le délégué chargé d'établir<br />
sa fiche doit spécifier de quelle nature<br />
sont ses états de service... au profit<br />
du gouvernement et fournir des précisions<br />
sur son attitude dans les campagnes...<br />
électorales.<br />
Les familles nécessiteuses, privées du<br />
salaire du fils ou du mari sous les drapeaux,<br />
réclament-elles un secours ? C'est<br />
une commission de fonctionnaires et de<br />
politiciens aux ordres du préfet et de la<br />
loge qui doit statuer sur leur cas. Et<br />
c'est le délégué du coin qui requiert l'acceptation<br />
ou le rejet d© la demande.<br />
Malheur aux vieillards et aux indigents<br />
! Il n'y a ni loi ni droit, pour eux,<br />
s'ils sont soupçonnés d'hostilité ou seulement<br />
de tiédeur à l'égard des hommes<br />
qui ont la haine du soldat et du miséreux.<br />
L'argent, notre argent à tous, ira aux<br />
riches bénéficiaires de cette politique détestable<br />
qui garnissent les bancs du Parlement<br />
et pullulent dans les grosses sinécure®.<br />
Mais il ne faut pas qu'il puisse<br />
servir à soulager les braves gens qui consacrèrent<br />
leur vie au service du pays.<br />
On citait, hier, à la Chambre, le<br />
cas d'un ancien militaire blessé<br />
d'un<br />
éclat d'obus à Inkermann, et qui n'a eu<br />
pour vivre, cette année, que les soixantetrois<br />
francs qu'il touche depuis deux ans<br />
de l'Etat à titre de secours<br />
1 II a fallu<br />
toute l'énergie des députés de la Droite<br />
pour obliger le gouvernement<br />
des<br />
Quinze-Mille à préparer pour le futur<br />
exercice financier un projet de loi tendant<br />
à accorder des allocations aux anciens<br />
militaires qui, ayant servi sous le<br />
régime de la loi de 1832, ne sont pas retraités<br />
par l'Etat.<br />
Cette ladrerie de la part du gouvernement<br />
est dans l'ordre logique des choses.<br />
Il n'a ni le temps ni l'argent nécessaires<br />
pour remplir la poche de ses<br />
créatures et apaiser la faim des anciens<br />
soldats. Sa politique de démilitarisation<br />
lui interdit tout acte de justice et de générosité<br />
à l'égard des défenseurs de la<br />
Patrie. Il doit, au contraire, décourager,<br />
ceux qui seraient tentés d'imiter le vieux<br />
brave qui se fit trouer la peau au Mamelon-Vert.<br />
Puisque fatalement la République<br />
doit nous conduire à la suppression de<br />
l'armée.il est rationnel qu'elle traite avec<br />
rigueur et cruauté les braves qui portèrent<br />
la « livrée du soldat », comme dirait<br />
le radical Buisson, à l'époque<br />
où<br />
cette armée se couvrait de gloire.<br />
Et<br />
l'on s'explique qu'elle se soit adressée<br />
à ses fidèles délégués pour appliquer ce<br />
traitement.<br />
Victor I<br />
de 'Poser des factionnaires peur en interdire<br />
l'accès. . s<br />
Cette sa.ge mesure fut appliquée le jour même<br />
du départ du Patrie pour son dernier<br />
voyage<br />
II était peut-être un peu tard, mais<br />
pour rattraper le temps perdu, depuis lors,<br />
piquet' et factionnaires sont maintenus à leur<br />
poste et le pnblio est tenu de passer au large<br />
d'un hangar historique, mais vide.<br />
Dans quelques centaines d'années, ia consigne<br />
seira peut-être levée.<br />
——Mtf3fr-»-^!BB»*><br />
La Crise allemande<br />
Reliques.<br />
Le mobilier qui servit à la famille royale<br />
pendant son séjour à la prison du Temple,<br />
vient d'eîre offert, par Mme Blavot, à la Viïîé<br />
de Paris, pour lie musée Carnavalet. Il y a,<br />
dans ce motottlar, le lit de Mime Elisabeth, un<br />
couvre-lit, une table die toilette, une bibliothèque,<br />
uin jeu de dominos, des outils de serrurier,<br />
des cartes, etc.<br />
Queis souvenirs sont enfermés dans ces<br />
hum-btes reliques !<br />
—©— Un scandale.<br />
Dans la Guerre Sociale, le révolutionnaire<br />
Hervé continue à insulter le drapeau et nos<br />
soldats :<br />
« Braves Beni-Snassen, écrit-il, cognez ferme<br />
sur les bandits qui vous envahissent !<br />
» Us finiront pair vous écraser, comme ils<br />
nous écrasent ici ; car ils sont les plus forts.<br />
» Mais, du moins, faites payer cher à nos<br />
tartufes patriotes, chrétiens ou républicains,<br />
leur hypocrisie et leur ignominie ».<br />
Quand finira ce scandale î<br />
—©— L'ordre du bain.<br />
Extrait d'un ordre du jour lu aux hommes<br />
du 1" régiment de South-Stafford&hire, ces<br />
jours-ci :<br />
« Chaque homme prendra un bain au moins<br />
une fois par semaine. Le maître du quartier<br />
(ou quartier-maître) réservera une salle de<br />
bains à chaque compagnie.<br />
» Dans chaque compagnie, il sera tenu un<br />
rôle des jours de bains. Chaque homme ne<br />
figurant pas sur le rùle comme ayant pris son<br />
bain le jeudi au plus tard de chaque semaine,<br />
sera « paradé » le vendredi ou le samedi<br />
après-midi et ilavé par le peloton de punition,<br />
sous la surveillance du sergent. Tout homme<br />
ainsi « paradé » sera privé de permission et<br />
de sorties.<br />
» Tout homme trouvé en état de malpropreté<br />
sera immédiatement lavé dans un bain<br />
d'acide phénique, consigné<br />
et sévèrement<br />
puni... On lui fera, en outre, payer six pence<br />
(0 fr. 60) pour son bain d'acide phénique.<br />
» Si un homme désire prendre un bain<br />
chaud au lieu d'un bain froid.<br />
11 devra en<br />
payer<br />
les i,r.ais, ceci étant simplement du<br />
luxe... »<br />
Que d'eau ! que d'eau ! Mais vous entendez<br />
d'ici la fougueuse intcrpclilation de M. Pelletan<br />
à la Chambre, si jamais un colonel s'avisait,<br />
chez nous, de prendre une pareille décision<br />
I<br />
—40— Le roi en cire.<br />
Une curieuse aveotaro serait arrivée au roi<br />
Alwhon&e pendant une visite au musée Tussoin,<br />
do Londres. On sait que ce musée contient<br />
en girandeur natureJle, la reproduction<br />
entière de tous les souverains d'Europe, et<br />
môme d'autres notabilités. S'arrêtent devant<br />
sa .reproduction, le roi Alphonse fut pris subitement<br />
du désir d'imiter la placidité de Limage<br />
en ciire. Vint à passer une vieille dame<br />
qui, prenant l'un pour l'autre, dit en parlant<br />
du roi : « Mais on aurait dû lui mettre le<br />
prince des Astiuries dans les bras<br />
1 » Cette fois,<br />
lo roi no put garder plus longtemps son serie<br />
ux et éclata de .rire, à la grande stupéfaction<br />
do la vieille donne.<br />
—©— Nos secrets sont bien gantés.<br />
Quand<br />
W y u une huitaine, le Patrie fit élection<br />
de domicile à Verdun, un hauga-r spécial<br />
fut aménagé pour abriter ce merveilleux engin<br />
de défense nationale. Lo foule s y portait<br />
en masse et tout le mondo pouvait impunément<br />
s'approcher de l'aéronef, l'examiner et<br />
l'étudier. Un ofllcietr signala ce manque de<br />
surveillance et de prudence. Aussitôt, il ordre<br />
fut donné de placer un piquet au lian^u-r et<br />
Un incident — faut-il dire inattendu ? —<br />
a éclaté au Reichstag. On racontait que le<br />
prince de Bulow avait fait appeler les chefs<br />
du « bloc » libéral-conservateur, lés priant<br />
de choisir entre lui et M. Paasche.- Quel est<br />
donc ce personnage que le chancelier met<br />
en balance avec lui-même ? Et quel crime<br />
a-t-il commis ?<br />
M. Paasche est un national-libéral important,<br />
que ses amis ont nommé à la viceprésidence<br />
du Reichstag. Pour des raisons<br />
de famille, il jouit des confidences et connaît<br />
les documents de M. Harden. Dans la<br />
séance de mardi, il a parlé sur les scandales<br />
de l'armée et il a contesté les affirmations<br />
du général von Einem, ministre<br />
de la guerre, qui avait mis hors de cause<br />
le comte de Hohenau. M. Paasche invoquait<br />
une correspondance particulière —<br />
très particulière — entre le Hohenau et un<br />
garde du corps, nommé Bollhardt.<br />
Ces lettres sont à l'instruction et le général<br />
von Einem ne pouvait les ignorer. D'où<br />
le conflit. Conflit d'affirmations et d'appréciations<br />
entre un député et le ministre de<br />
la guerre. Problème assez facile à résoudre,<br />
puisque des documente existent et<br />
qu'on pourra les consulter. On ne conçoit<br />
pas comment la politique générale de l'Empire<br />
— qui dépend du chancelier — serait<br />
bouleversée par cet épisode. Et, si grave<br />
soit-il, on en avait vu bien d'autres, à Berlin,<br />
depuis quelques mois...<br />
Il ne s'agit que d'un prétexte ; et la Gazette<br />
de VAllemagne du Nord l'avoue. Une<br />
note publiée.par le journal officieux rejette<br />
dans l'ombre l'incident Paasche. Le chancelier<br />
de l'Empire n'admet pas que les partis<br />
« dont on a réclamé la coopération »<br />
prennent une attitude d'indépendance et<br />
« se combattent les uns les autres ». Puisqu'il<br />
y a, dans le Bloc, tant d'indiscipline<br />
qu'un vice-président du Reichstag crée des<br />
difficultés au gouvernement et le tracasse<br />
sur des points délicats et douloureux, le<br />
pYïfMîe" cfe Bulow préfère offirir sa démis-,<br />
sion à l'empereur.<br />
Le geste du chancelier ne manque pas<br />
d'habileté, mais d'une habileté un peu<br />
voyante. A force de ruse, M. de Bulow deviendra<br />
banal. U avait réussi jusqu'aux<br />
élections dernières à -diriger le Reichstag<br />
au gré de ses désirs. Il négociait avec les<br />
groupes, il marchandait avec le centre Un<br />
beau jour, il a safthaité d'avoir une majo<br />
rité plus docile et plus fidèle : et il a médité<br />
de la conquérir aux dépens du centre catho<br />
lique. U n'a pas obtenu le résultat qu'il<br />
cherchait, mais le désastre imprévu des socialistes<br />
a compensé ou masqué l'échec de<br />
l'opération. Depuis lors, le prince de Bu<br />
low cherche à s'appuyer sur une coalition<br />
du parti national-libéral et du parti conservateur.<br />
Le chancelier — qui, décidément, a pris<br />
goût aux coups de force et aux coups de<br />
théâtre — frappe aujourd'hui sur ce Bloc<br />
mal soudé. Avec cette méthode, on forge ou<br />
l'on casse. On forge aujourd'hui peut-être<br />
mais on cassera demain.<br />
Quand il a dissous l'ancien Reichstag, le<br />
prince de Bulow avait choisi une occasion<br />
patriotique. Quand il secoue le nouveau<br />
Reichstag, le prince de Bulow choisit une<br />
occasion de même sorte. Hier, c'était la<br />
plus grande Allemagne<br />
; aujourd'hui, c'est<br />
l'honneur de l'armée ou le respect oui est<br />
dû à la parole du ministre de la guerre<br />
L'homme qui s'offusque d'un discours de'<br />
M. Paasche, confident de M. Harden, est le<br />
même qui à laissé M. Harden en personne<br />
remporter un triomphe éclatant sur lé<br />
prince d'Eulembourg, ami de Guilaume II.<br />
Cette susceptibilité tardive effacera sans<br />
doute quelques-uns des mauvais souvenirs<br />
qui sont restés du procès de la 7.ukunft<br />
et, du même coup, le Bloc serait dompté.<br />
Voilà le plan. Il va. dit-on, réussir. Mais<br />
M. de Bulow ne se grandit guère par cette<br />
exhibition incessante — dans sa politique<br />
intérieure ou extérieure — de grosses malices<br />
et de petits moyens.<br />
il faut comprendre par cela menacés.<br />
Nos colonies n'ont aucune base sérieuse<br />
de défense. Il est navrant, entre les forts<br />
de Singapour qui dominent la mer ^t ceux<br />
de Hong-Kong, commnadant la rivière de<br />
Canton et protégeant une rade merveilleuse,<br />
de ne trouver en Indo-Chine aucun<br />
véritable port, aucune forteresse sérieuse.<br />
Saigon et Haïphong sont en rivière, à<br />
quelques heures de la mér, et nos bateaux,<br />
traqués par une escadre ennemie, s'ils trouvaient<br />
à s'y ravitailler, ne pourraient plus<br />
en sortir. Toute la côte serait à la merci de<br />
l'ennemi, et les villes elles-mêmes ne pourraient<br />
résister longtemps si de nouveaux<br />
contingents ne venaient renforcer les garnisons.<br />
A Madagascar, en Afrique occidentale,<br />
la situation est la même.<br />
Il est donc nécessaire que nous ayons<br />
une armée coloniale sur laquelle il nous<br />
soit possible de compter. L'infanterie<br />
bleue, au lieu de tenir ganison en France,<br />
ne devrait avoir en Algérie et en Tunisie<br />
que des dépôts pour les recrues et les convalescents.<br />
Quelques régiments algériens devraient<br />
être répartis dans notre empire colonial,<br />
où devraient se trouver tous les régiments<br />
dits<br />
<strong>Samedi</strong> 7 <strong>Décembre</strong> If©7<br />
ÉSSvinet actuel son relief politique partterjaieT<br />
v- ont tenu, non pas ia y a quinze ons ou il y<br />
B, trente ans. mais hier, un langage à peine<br />
Êiiiérent de celui de M. Hervé.<br />
» (M Hervé, c'est 1 image réfléchi dans un<br />
miroir à peine grossi de nos socialistes devenus<br />
ministres : pousuivez-le, certes, i! ie mérite<br />
vingt fois<br />
: mais allez vous asseoir à ses<br />
eûtes SUIT le banc des accusés ».<br />
Du Gaulois :<br />
« Le général Picquart persiste à considérer<br />
nue l'on ne saurait, sans coirnpiomettre notre<br />
naissance militaire, diminuer d'une semaine<br />
îa durée de la période d'exercice à laquelle<br />
pont astreints les réservistes ; il lui faut 28<br />
-". -irs il n'eu rabattra pas une heure ; toutefois<br />
'il accepte que la période suivante soit<br />
réduite à 21 jours<br />
; la défense nationale exigerait-elle<br />
moins d," s: orifices en 1909 î Assurémont<br />
non.<br />
» En attendant, il est permis d'éprouver<br />
cruel que surprise devant un tel calcul et surtout<br />
devant un tel marchandage.<br />
» Si les 28 jours sont nécessaires à la défense<br />
nationale, il faut les maintenir ; s'ils sont<br />
inutiles, il faut les<br />
; upprinier ; mais ce que<br />
t'ov, ne peut concevoir, c'est nue l'on fasse des<br />
concessions quand on a la enorge de l'armée<br />
ist quo l'on est responsable de la sécurité du<br />
pays ».<br />
JOCRNAOX BLOCSUDS<br />
De M. de Lanessan, dans le Siècle :<br />
k ia chambre des<br />
compensations pour un million de certillcats<br />
délivrés pendant la récente panique.<br />
Lo total du passif serait de 24 millions de<br />
dollars. . . .<br />
Un consul toqué<br />
Paris, 6 décembre .<br />
On télégraphie de Constantinople au Figaro.-<br />
u pendant une représentation dans un théâtre<br />
le vice-consul d'Allemagne se leva tout à<br />
coup et se mit à haranguer les assistants de la<br />
façon la plus inattendue. On se demando si<br />
l'incident est dû à un accès de foiie ou à un<br />
accès après boire. »<br />
Collision €« mer<br />
Rio-dc-Janetro, 6 décembre.<br />
Le vapeur Guasco. desservant les ports du<br />
Sud du Brésil, a coulé à la suite d'une collision<br />
au large rte Paranagua<br />
; il y aurait une<br />
trentaine de victimes.<br />
L'attaque du train Toulouse-Paris<br />
Etampes, 6 décembre.<br />
En . attendant de mettre Ja main sur les acteurs<br />
principaux du drame qui se déroula<br />
dans le rapide n' 16, près d'Etampes, la pouce<br />
a arrête un autre comparse.<br />
C'est encore un de ces individus plus que<br />
suspecte qui, la nuit, rôdent dans le faubourg<br />
Montmartre, sans cesse occupés à la surveillance<br />
de quelque péripatéticienne ou à la recherche<br />
d'un mauvais coup.<br />
Il a nom Théodore Charles, mais ses compagnons<br />
l'ont baptisé Paul le Blond. Il ne<br />
passait que pour une<br />
« terreur » dans le mi<br />
lieu où il vivait, mais les femmes racontaient<br />
à voix basse quelques-uns de ses exploits.<br />
Dans l'existence de ces individus, il y a des<br />
hauts et des bas<br />
; à certains moments, ils manient<br />
l'or à poignées<br />
; d'autres fols, ils sont en<br />
proie à la plus noire « purée ».<br />
Or, la police sut que, à la veille du coup<br />
de main d'Etampes, Théodore Charles était<br />
absolument sans ressources et que, le lendemain,<br />
il était devenu subitement riche.. De<br />
plus, Charles était très lié avec Roche, arrêté<br />
à Lille.<br />
L'enquête établit que « Paul le Blond »<br />
avait accompagné son ami à Rouen, puis<br />
à Lille, d'où il était revenu.<br />
On sut, en<br />
outre,<br />
qu© Charles avait retiré du Mant-d-e-<br />
Piété des bijoux qui y étaient depuis près d'un<br />
an et qui représentaient une somme de 450<br />
îr£t ILC'S<br />
C'était suffisant pour faire coffrer le triste<br />
sire et M. Hamard s'y est décidé hier.<br />
Il n'est pas certain que Charles, qui est<br />
l'amant de Jutlia Thos, une des femmes arrêtées<br />
avec Roche, ait pris une part active au<br />
pillage même du train<br />
; mais il a fait le guet<br />
et dirigé la fuite des malfaiteurs.<br />
Interrogé par M. Hamard sur la provenance<br />
de l'argent trouvé en sa possession,<br />
l'inculpé a déclaré qu'il l'avait gagné aux<br />
courses.<br />
Charles est, en conséquence, poursuivi pour<br />
complicité de vol par recel.<br />
Il a été transféré, dès hier soir, à F lampes<br />
et mis à la disposition de M. Germain, le juge<br />
chargé de l'instruction.<br />
Le juge d'instruction d'Etampes, M. Germain,<br />
a fait subir un interrogatoire à Roche.<br />
Celui-ci n'a pas encore fait les complets<br />
aveux que l'on attend do lui, mais il a, néanmoins,<br />
livré une bonne partie de son secret,<br />
il a, notamment, désigné deux des auteurs de<br />
l'attentat, sans vouloir avouer que le troisième<br />
c'est lui-même.<br />
Roche a nommé ses complices : l'un, Albinet,<br />
est précisément cet individu sur qui planèrent<br />
les premiers soupçons, ancien employé révoqué<br />
de l'Ouest, qui fit un coup identique sur<br />
la ligne de Vierzon.<br />
Ltiutr© complice n'est connu que sous le<br />
nom de Chariot. Le troisième, d'après Roche,<br />
serait le grand chef de la bonde, mais il prétend<br />
ne pas le connaître !<br />
Voici, d'ailleurs, un résumé des déclarations<br />
du prévenu :<br />
— Dès le 'dimanche d'avant l'attentat, nous<br />
devions, mes camarades et moi, faire le coup.<br />
Nous avions pris à Paris le train pour Limores,<br />
d'où nous repartîmes le soir pour la gare<br />
des Aubrays, où nous descendîmes. Là, nous<br />
attendîmes le passage de l'express de Toulouse.<br />
En cours de route, nous décidions de<br />
remettre l'attaque à un autre jour. Dérangés<br />
plusieurs fois pendant le voyage, l'occasion<br />
ne nous avait pas paru propice. Le<br />
mardi, nous avons repris le train, mais cette<br />
fois pour les Aubrays seulement. De là, nous<br />
devions revenir à Etampes, pour étudier le<br />
terrain.<br />
M. Geoffroy, employé à la gare des Aubrays,<br />
confronté avec François Roche, le reconnaît<br />
formellement comme un des individus<br />
suspects qu'il a vu monter aux Aubrays, et<br />
Roche ne peut nier.<br />
— C'est moi-même, dit M. Geoffroy, qui vous<br />
ai ouvert la portière ; vous êtes monté le premier,<br />
un petit gros vous a suivi et le troisième,<br />
un grand brun, est monté le dernier en<br />
me remerciant et en me disant, môme qu'il<br />
allait rester debout à la portière !<br />
Et à Etampes, continue alors M. Germain,<br />
comment avez-vous, lors de ce second voyage,<br />
employé votre temps ?<br />
Nous sommes allés, répond Roche, jusqu'à<br />
la gare d'Angerville à pied, car, primitivement,<br />
c'est entre cette gare ct Etampes que<br />
nous avions décidé d'opérer<br />
; puis nous y<br />
avons pris un train qui remontait sur Paris,<br />
et nous sommes rentrés.<br />
On arrive alors à la veille de 'attentat. C'était<br />
le mercredi.<br />
Mes amis et moi avons encore une fois<br />
Coursaa tto chevaux<br />
t PAU<br />
PrograTràno du jonrti 2fl dAcombre :<br />
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s'il est déclaré-.<br />
Publication des poids, le samedi 21 décembre, i<br />
i heures du soir, à Pau.<br />
Prix du Boulevard (courses do haies), à réclamer,<br />
1,500 francs. Distance. 2,:>.;0 mèters.<br />
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3 ans et au-dessus, à i*ciamer pour -i.OOO francs<br />
Entrée, 50 francs. Poids. 3 ans, 07 kU.; i ans, 7ij<br />
kll.; 5 ans. 72 kil..-<br />
Engagement) pour ces quatre prix Jusqu'au mn.rdi<br />
17 décembre, avanat i heurte du soir ,au secrétariat,<br />
7, place Koyale, à Paua.<br />
Déclaration do forfaits jusqu'au mardi 21 décembre,<br />
avant midi, 7, place Itoyaie, à Pau.<br />
Luttes<br />
AUX FOLrE.s-BEcoî:ha <<br />
Constant le Marin (Belge, 113 kilos) tombe Rcmnr<br />
noff (P.usse, 120 lu los) . en 2-1 minutes.<br />
Boch (Allemand, 113 kilos) tombe Itaoul de Rouen<br />
(Français. 105 kilos), en 14'30".<br />
A partir de ce soir, les luttes continueront jusqu'à<br />
résultat ; 11 n'y aura donc plus de matches<br />
nuls.<br />
Bourrât assailli<br />
Perpignan, 6 décembre.<br />
M. Bourrât député, qui défend en ce moment<br />
sa candidature au oonseil général dans<br />
les communes du canton, a été mal reçu<br />
à<br />
Capestang. La réunion qu'il voulait tenir n'a<br />
pu avoir lieu. Son automobile, dans laquelle<br />
il se trouvait en compagnie de M. de Kerguezec<br />
député blocard des Côtes-du-Nord,<br />
a. été<br />
assaillie à coups de pierres. Un jeune homme<br />
aurait été blessé.<br />
Le procès du Comité d'Argeliers<br />
Paris, 6 décembre.<br />
La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de<br />
M. Ferrôul et des autres membres du Comité<br />
d'Argeliers renvoyés en cour d'assises par ordonnance<br />
de la chambre des mises en accusation<br />
de la cour d'appel de Montpellier.<br />
Elle a examiné ensuite le pourvoi du procureur<br />
général de Montpellier demandant de<br />
renvoyer les accusés devant une autre cour<br />
d'assises pour cause de suspicion légitime.<br />
La Cour, admettant le pourvoi, a renvoyé<br />
les accusés devant la cour de Poitiers.<br />
LeiiïÊteigiolaJpi<br />
De nos correspondants particuliers :<br />
Moissac, 6 décembre.<br />
Depuis la nuit dernière, un véritable ouragan<br />
s'est abattu sur Moissac et les environs.<br />
Le vent souffle avec furie, tout semble devoir<br />
s'écrouler sous sa violence.<br />
Dire le nombre die vitres brisées est impossible<br />
; les vases de fleurs sont jetés des croisées<br />
dans la rue<br />
; il en est de même de quelques<br />
tuyaux de cheminées et morceaux de toitures.<br />
Un passant qui suivait le trottoir du boulevard<br />
Pierre-Delbrel a failli trouver la mortdevant<br />
la maison de M. Moles, marchand de<br />
bois, car une partie du ciel-ouvert de cet immeuble<br />
est venue s'abattre à sas pieds.<br />
La voiture faisant le service de Moissac à<br />
Lauzerte et qui passe à Sainte-Thècle vers<br />
huit heures du matin, a essuyé les effets de<br />
la tempête<br />
; après avoir quitté cette section,<br />
elle a failli rester sur place et être renversée ;<br />
les chevaux -ne pouvaient plus avancer.<br />
Au moment du départ de mon courrier, la<br />
vent se déchaîne encore avec impétuosité.<br />
D.<br />
Aiguillon (Lot-et-Garonne). 6 décembre.<br />
Vendredi matin, le vent d'ouest a soufflé e$»<br />
rafale et des averses ont alterné avec quelques<br />
rares rayons d'un soleil bien pâle.<br />
Les arbres ont été fort éprouvés par la tempête,<br />
qui a fait voler de nombreuses tuiles des<br />
toitures des maisons<br />
; une cheminée du café<br />
Russe a été enlevée par la violence du vent<br />
et s'est abattue devant ie café, sur la place du<br />
Château ; heureusement, il n'y a pas d'accident<br />
de personnes.<br />
Sur la voie ferrée, le vent a également couché<br />
des poteaux télégraphiques.<br />
Nos agriculteurs sont dans la consternation<br />
et se demandent quand est-ce qu'ils pourront<br />
faire les travaux d'hiver, qui sont en retaird.<br />
une cause da nullité des procès a été repous<br />
Le Sénat se réunira dans peu de jours pour<br />
se consacrer à ses travaux législatiîs<br />
On annonce que M. Blaserna, ne pquvant<br />
continuer, pour des motifs personnels-, à présider<br />
les débats de l'affaire Nasi, a prié M.<br />
Canonico, président du Sénat, de bien vouloir<br />
le relever de ses fonctions<br />
; et M. Canonico,<br />
acceptant la prière de M. Blaserna, a appelé<br />
à sa place M. Manfredi, éminent juriste, vice<br />
président du Sénat.<br />
„ de<br />
grand matin.<br />
C'est ce jour-là que les trois bandits ont logé<br />
chez le restaurateur Charnel, à proximité de<br />
la gare.<br />
Sur une demando de M. Germain Rneha «Y ,<br />
plique alors que ses complices et lui avnW<br />
pyren"<br />
riliséàl20o???<br />
E nil C le Baurno<br />
yUCdu Foyer*<br />
à 120» guérit de suite les<br />
Brûlures, Coupures, Ampoules, Engelures,<br />
Crevasses, Gerçures, Vlcèrtt<br />
variqueux et plaies de toute nature<br />
III!<br />
TOUTES PHARMACIES<br />
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Préparé à Lavaur .(^eml<br />
^<br />
par Th. Berdaulon, pharmacien de lr» tien*<br />
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Massias, Lespinasse<br />
; Montauban : PhnruIM»<br />
Loubiou<br />
; Canors >Ph« ArtlaUA £**ff*iJ5f^,<br />
très : Ph° Galtier ; Caillac : Ph'<br />
JU<br />
Catus : Ph» Dcsi.nl ; Montctiq : p >l oi *r p y/,i£<br />
Croix-voivestre : Ph« Talobre ; Pot* • i l n 3U ai *<br />
D" Bardot ; Parizot : Ph' D^^QLJ^<br />
VU" Gazes ; UsseS-s.-Sarsonne : 1<br />
Brive : Ph» Josepla Bruno ; Bayon' »<br />
Loloum ; Pau : Ph" Smith ; B'^ri^L, , lïwï<br />
pin ; Seissan i Ph" de Brus ; Manciet . l«»<br />
Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés
Dfcembre Î907<br />
Taxes de Remplacement<br />
Le droit<br />
sortie<br />
la sttPP<br />
aïKl eftort<br />
ression de t'octro-i a nécessité un<br />
d'imagination de la part des lém<br />
; H toulousains pour trouver des taxes<br />
ainsi nommées, natuielie-<br />
Yparce qu'aies remplacent quei.quo chose,<br />
îîast-à-dire un impôt.<br />
43 n est vraiment amusant de constater comài«it<br />
le popwio est bon enfant et s'amuse aux<br />
Sâtits bouleversement».<br />
« L'oetrof'e-si i« plus injuste et le pius odieux<br />
des impôts, s'écrient les socialistes, il est de<br />
S/ute nécessité de ie remplacer. »<br />
Noui applaudissons ue tout cœur.<br />
« Vous ue paverez plus 'pour faire une omelette<br />
au jambon<br />
; los tfctU* et le porc seront<br />
Sïïncs d'octroi, et vous pourrez même, sans<br />
acquitter de taxe, vous procurer hors de loutbose<br />
du bois pour chauffe." ia poêle. »<br />
Tout le monde applaunnt.<br />
« Mais voilà, ce -u-eet pas tout ; il faut bien<br />
nue vous payies tout de même -autre chose, et<br />
nous allons chercher ce qu'on nourrait imposer.<br />
»<br />
M. Bedouce ré&éehst longuement.<br />
— Mais c'est b.en s impie, se dit-il à la Ion<br />
gue, ia suppression Cm l'octroi c'est la suppression<br />
du droit d'entrée ; pour remplacer ce<br />
fcoit, W n'y a qu'un moyen, c'est d'établir une<br />
.taxe de sortie ! »<br />
C'était -l'œuf de Christophe Colomb — en<br />
oore un ctuf qui ne paye: a pas d'entrée — seu<br />
Igm-ent, il fallait le trouver.<br />
Désormais, tous ceux qui voudront sortir<br />
de Toulouse et prendre le train devront acquitter<br />
un droit de sortie, un petit impôt de dix<br />
.centimes.<br />
Que vous alliez à Paris ou à Lacourtensourt.<br />
vous payerez dix centimes, à condition que<br />
vous preniez le train.<br />
Aussi, vaudra-t-il cent fois mieux prendre le<br />
tramway, car M. Pons ne délivrant pas de tickets,<br />
vous sortirez des barrières<br />
« à l'œil!<br />
I<br />
Mais 'il est probable que cela ne durera pas<br />
ët qu'on demandera dix centimes supplémentaires<br />
à tout voyageur s'emburquant<br />
pour<br />
Crcix-Danrade ou Lalande dans les<br />
« cars<br />
électriques.<br />
Et nous ne pouvons douter non plus qu'on<br />
ue demande également deux sous à ceux qui<br />
tenteront do s'enfuir en automobile.<br />
Du. reste, ce droit de sortie, chuchote-t-on un<br />
ipeu partout, n'est pas aussi dénué de bon sens<br />
qu'on voudrait le croire. 11 a été imaginé dans<br />
des buts divers, tous très louables.<br />
H cm destiné à entraver quelque peu l'émi<br />
ssration des citoyens des villes vers la «unmagne<br />
; U est fait pour garder les .pescofls à<br />
Tout-rase le dimanche et pour y retenir les<br />
'-.y- -ansers de passage, le plus longtemps possible<br />
L'été, quand il fait 38 degrés de chaleur à<br />
i'omfar», on s'écrasera dans nos rues et sur<br />
nos boulevards. Ce sera exquis.<br />
Defpendant quelques personnes seront assez<br />
riches pour payer le droit de sortie ; mais il<br />
faudra veiller à la perception de la taxe. Aussi<br />
ne peut-il être question de démolir le mur de<br />
l'octroi.<br />
On organisera, au contraire, un système perfectionné<br />
de guichets, de barrières et d'-en-<br />
\ ceintes.<br />
Fj il y aura eu, du moins, une différence oa-»<br />
I patate, entre les radicaux et les socialistes<br />
: les<br />
I premiers faisaient payer en entrant<br />
; avec<br />
I ceux-ci. on ne payera qu'en sortant<br />
mais<br />
' on payera tout d© même...<br />
A. C.<br />
Les Elections Consulaires<br />
Les Syndicats ainsi que les divers grouponients<br />
commerciaux et industriels de notre<br />
ville font un pressant appel aux électeurs<br />
consulaires et les invitent à aler voter demain<br />
dimanche 8 décembre pour les candidats<br />
choisis par cas groupements :<br />
luges titulaires pour deux ans. — MM. Antoine<br />
Chastan, juge sortant ; Joseph Laporte,<br />
juge suppléant sortant ; Henri Muratet, juge<br />
suppléant sortant.<br />
Juge titulaire pour un an. — M. Antoine<br />
Satat-Lezin, juge suppléant sortant.<br />
Juges suppléants pour deux ans. — MM.<br />
Louis Bouidet, juge suppléant sortant<br />
; Ernest<br />
Gniraud, entrepreneur de marbrerie ; Georges<br />
Birven, manufacturier ; Théophile Subra,<br />
pharmacien.<br />
L'entente faite entre tous les groupes commerciaux<br />
et industriels pour la présentation<br />
d'une liste unique démontre la solidiarité commercial©<br />
qui unit tout le commerce toulousain.<br />
C'est en raison da cette solidarité que le<br />
Comité électoral serait heureux rie constater<br />
que les électeurs consulaires, bien qu'il n'y<br />
, ait qu'une seule liste, sont allés très nombreux<br />
déposer leur bulletin de vote d'ans les<br />
urnes électorales<br />
; ils prou-ver ont ainsi qu'ils<br />
ratifient pleinement le choix qui a été fait<br />
des candidats qui leur sont présentés et ils<br />
fortifieront ces derniers dans leur mission<br />
pour remplir la haute fonction à laquelle ils<br />
sont appelés.<br />
Narbonne, et enfin l'inimitable comique troupier<br />
Baptiste Valette, le clou de ia soirée. Ce<br />
facteur chef Couzinet prend la parole et lève<br />
son verre à-t'union parfaite des sons-agents ducentral<br />
et envoie un salut respectueux aux<br />
chefs de service. M. Biros lève son verre à ia<br />
santé et -prospérité de tous et félicite le camarade<br />
Valette, organisateur du banquet. Avant<br />
te banquet, te jeune Albinet ai s a pris un cliché<br />
des membres adhérents au banquet.<br />
Société d'Agriculture<br />
Séance du samedi T décembre<br />
Ordre du jour<br />
: Prima menais, race bovine<br />
gasconne à muqueuses noires.<br />
Anciens soldats<br />
delà 9 e compagnie d'ouvriers d'artillerie<br />
Tous les anciens soldats ayant servi à la<br />
9* ccwnpa^-iio d'ouvriers d'.arti'iierie sont priés<br />
de se rendre, le dimanolie 8 décembre, à 10<br />
heures du matin, dans une salle du calé Vincent<br />
(ancien café Louis), afin de s'entendre<br />
pour la formation d'urne Société de secours<br />
mutuels et d'un banquet fraternel de fin d année.<br />
»<br />
Présence indispensable<br />
Palacc-CInéma-Théâtre<br />
La Direction, fidèle à sa devise, - Toujours<br />
du nouveau ». et voulant donner entière satisfaction<br />
â ses nombreux et fidèles habitués,<br />
transforme oomiplètomemt la vaste salle de la<br />
rue Alsace-Lorraine ; les réservées, les premières<br />
et même les secondes Vont être aménagées<br />
de façon à ce que chaque rangée de chaises<br />
soit relevée par das gradins d'une hauteur de<br />
20 centimètres. C'est à MM. Lacomme et Senserin<br />
les entrepreneurs toulousains bien connus,<br />
'qu'a été confiée l'exécution de cette importante<br />
trans formation .<br />
rnêuM pépartôs incu*.ihtes. — PAIEMENT APRÈS QUËKISON .<br />
Guérison rapide et sûre, sans médicaments, par la MEOEGINE NATURELLE, électricité,<br />
radiation», euu, plantes, hygiène, et que chacun peut suivre chez soi, — de toutes<br />
les maladies chroniques les plus anciennes, les plus graves, telles eiié au bureau de Solignac-sur-Loire.<br />
L'HOSPITALET. — Douanes. — M. Bordaneuive,<br />
receveur -elles douanes à PHosphatet,<br />
est nommé commis à Port-Vendres.<br />
SAINT-GIRONS. — Fête de la Philharmonique.<br />
— Da Société musicale la Philharmonique<br />
Saint-Gironnaise célébrera, demain dimanche,<br />
sa première fête.<br />
Prograiinmc. — A l'aube, salves d'artillerie ;<br />
à 10 heures et demie, tour de ville aux accents<br />
de<br />
« Sambre-atiM.euso », avec tambours<br />
et clairons<br />
; à 2 heures et demie, grand concert<br />
sur la place atet Pla-d.e-Loni. Après le<br />
concert., tirage de ia tombola organisée au<br />
profit des pauvres ; tour de ville ; à 6 h-îures,<br />
banquet monstre à l'hôtel Continental De-dieu.;<br />
à 8 heures et demie, grand bal dans les salons<br />
du oate'de l'Union<br />
; à 1 heure du matin, ronde<br />
de nuit.<br />
Programme du concert<br />
: 1. Marche d«s<br />
Pousse-Cailloux (Dumaime)<br />
; 2. Ouverture de<br />
Guiiî'aumo TeJ.,1 (Rossini)<br />
; 3. Une soirée près<br />
du lac, fantaisie pour hautbois (Leroux) ;<br />
4. Olyimntenue, palKa pouir trombonne (Roohe)<br />
; 5. O Beùflos Mountanhos, fantaisie pour<br />
piston (Petit).<br />
N.-R. — Dans le cas de mauvais temps, le<br />
coneert sera donné dans la gronde saille de<br />
la mairie.<br />
MAîfSONS<br />
DU<br />
1 er Ordre 81 Rficoiniai<br />
TOULOUSE<br />
Cats[a, Nouveau! s, g-,nts CataL, oonfaetiona<br />
CboooJatoNe d'Aiguebe 'ie, "pi7st^<br />
Ktieane.<br />
(Dé, 6» de la fat e do Rj^liusî ^.ro..<br />
L. Setzes, tâlieûr-ôcoturier, Damas, JfM«i<br />
sie PS, Hôtel delà ComJdie, 3, av. Larayette.<br />
Laui er, Joaillier, orfèvre r. PommcL<br />
t randHôîe! eï T.voiier restaurant<br />
h cr.Lrun, couronnas mor.uaires, r. Pomtnej<br />
J. La if au r ^jrieriipeiat», 15, r. AU.-Lor.<br />
Rouzil, opticien, hors concoirs, sp i<br />
H«té<br />
pour vues aiï -ibliea. 39, rue de la Dalbade.<br />
Laffitê shaussares, ZZ,'t. Lafayatts. Succursale<br />
place E^quirol, angle nn Alsace.<br />
KcrSogerîe SulMO, i^e^jU^Ljjjr<br />
Arbus a' né,<br />
abrîoanï" de~Mer,bles. plaoi<br />
Ko';,ix, 43, et rue Fharacn, 21, 21 bis, 23 ot 30.<br />
Au Paragon, Parapluies, 27~~r. Alsaoe-Lor. -<br />
US"" Jourde, 7. Alsaos-Lorraine, 39, a . 1t"p."<br />
mier. Corsets, i'ioi'ssset Jupons. Prix mod'.rés.<br />
Balés et C' 1 »,-confiseurs, 19, r. St ^Mënnâû<br />
Mnrrons lacés lO'ivea'.iï. Royal boabonchioolat.<br />
Spectackj-Cor^ceît^ de Toulouse<br />
Du 7 décembre<br />
THEATRE LAFAYETTE. — A 8 h. 1/2, La Mascotte,<br />
opera-comique en 3 actes,<br />
d'Audran, avec<br />
MM. Estella, Labbé, Curini, Joubert, etc; Mmes<br />
Dufîau, Perny, etc...<br />
Le spectacle commencera par Kiual pour llire<br />
comédie en un acte, de Grenet^Dancourt.<br />
PA1ACE-CINÉMA-THËATRE (rue d'Alsace-Loraine).<br />
— A partir de 3 heures, et le soir, de 9<br />
11 heures : La Fille du Passeur, La Case de FOn<br />
cle Tom (Cauchemar du Charcutier), Les<br />
Drui<br />
des. Débuts d'un Photographe, l'Echelle, etc., etc<br />
Dernières représentations de Sarah Bellan et de<br />
son voyant musical.<br />
C1NEMATGRAPHE ROYAL-PATHE, 7, rue La<br />
peyrouse (salle Mantcavrel). — Représentations tous<br />
les jours, à partir de 3 h. 1/-5. Soirée, de 9 heures à<br />
11 heures. Orchestre ous la direction de M. E. Espy.<br />
Une bourse dAninffHrn^Tiitiîtn. ,rl,Q /no 11 ws de la section, que .la réunion générale trimes-<br />
WrRîi^^'TT-^feÇ'r 1^ trieUe aura Ueu samedi, 7 décembre courant, à<br />
S^m^ Ma °? gn § c ' npres de Sa'iiit-Béat Haute-<br />
^•ne), yst actu-eCllenient vacante,<br />
lafe<br />
oàndiidiats à cette bourse doivent être<br />
Oc 21 ans au moins.<br />
11W ~" " x ans au moins,<br />
«enf<br />
^'formés que leurs dem-amdes doi<br />
'«auv ^e a;(} TT JS ' 9à6S à M. le conservateur des<br />
m«a ,9 lorote à Toulouse, place des Carr<br />
5 - W, avant le 25 décembre couirant.<br />
itas apprentis Uruttlers sont exercés ù Ha<br />
i,tion du, beurr,? et de divers froinag-os.<br />
La Sainte-Cécile<br />
A SAINT-NICOLAS<br />
JU Société d'harmonie la Lyre de Saint-Cycélébrera<br />
la tète annuelle de Sainteîtisr;<br />
' !o d'-nuunche 8 déce-mbTe, à 11 heures du<br />
' V^' , «tons l'église 'Saint-Nicolas, où elle<br />
^Bnts° r .'' lr ''<br />
!;r " d;l!!l !îl<br />
"^w k« liioTceaux<br />
Î3ï ^df rcn e religieuse d' « Aloeste » (Gluck<br />
^i r^ re .;2. A ridante pour clarinette (Mo-<br />
'i*«*aitSt M V^' 1J astugues ; 3. Sélection sur<br />
violoneS e ' ycr ''<br />
la L F e : *• Romance<br />
ï°o ; 5 (Goltermann), par M. E. Bala<br />
ùr}y^Tcho<br />
nturière, ruo U ' Itô:<br />
(^0 0n ,u/ nai, S' cm P'°y« à la Compagnie du Midi<br />
a Celte (Hérault), et Marie Gaston, cuisinière, rué<br />
Jean Barbo, jardiuler, quartier de H'EmbouchuTo<br />
et Marie Chausson, jardinière, quartier Lalande.<br />
'<br />
D£œs DU 5 DÉCEMBRE<br />
Mario Cayré, veuve Puech<br />
collets, 51.<br />
Véi-oiiiqne lîazerque, épouse Pélissier, 48 ans im<br />
passe des Dlanchers, 34.<br />
Jean Clamens, 40 ans, place Intérieurc-Saint-Cyprien,<br />
12.<br />
Jean Groc, «3 ans, C0te-.Pa.v6e, 31.<br />
Françoise Gaubert. l mois i, rue Allias 7<br />
Guillaume Antlc, 73 ans, rue Deville, u.<br />
Judia. Cecllia. 10 mois, .rue ltécilusa.ue, 62.<br />
Joseph Cassé, 1 mois, petite rue B.itallle, 2.<br />
Julie Malliié, ôiKiuse Jamnw»,<br />
&0 ans, rue dos Polluai<br />
res, 40.<br />
Mathikle Auquo, 34 ans, rue de. la Fonderie. 17.<br />
AlesaffiMiM Ulantihe, 40 ans, rue Denfert-R-xiUereau,<br />
26.<br />
L'ISLE-EN-OOQON. — Le chas- des 15,090 foa!.<br />
les. — Vous avez tous lu dans votre jeunesse<br />
le roman si intéressant de Théophile Gautier,<br />
le Capitaine Fracass-e, et vous avez sans doute<br />
éié bien armu&és par la description des person- .<br />
nages compo'&ant te Chariot de Thespis. Théophile<br />
Gautier dépeint là une troupe de comédiens<br />
ambulants, depuis le matamore jusqu'au<br />
scapin, allant de ville en ville faire la<br />
joie des populations.<br />
La troupe des candidats du Bloc m'a rap-oel'5<br />
un peu ce chariot de Thespis..et je vois d'ici<br />
jos candiidiaus aux quinze mille francs montant<br />
dian s un char conduit par le ooivrot arlmi.iiistre.tif<br />
et allant .porter la lionne parole<br />
communes ^ ublicaine dans toutes ïï<br />
Représentez-vous le char arrivant sur la nla-<br />
! publrque d'un de nos villages. Un cou» de<br />
grosse caisse est donné, le poivrot se lève<br />
•<br />
« Citoyens, ce n'est pas le char embourbé de<br />
lEtat que je conduis en ce moment<br />
mais<br />
bien le char des oanaidats aux quinze mille<br />
balles. Vous allez les ee$eaûr», il y en a pour<br />
tous les goûts, vous choisirez ensuite. »<br />
M. Julien Rougues commence : « Je suis,<br />
vous le savez, un gros capitaliste; c'-sst vous<br />
dire que je défendrai unguibus et rostro le<br />
capital. Vous ne me connaissez peut-être pas,<br />
mais vous connaissiez papa, et c'est bien assez<br />
; nul doute qu'en mémoire de lui vous ne<br />
votiez pour moi. »<br />
Coup de grosse caisse.<br />
Le professeur Fitte a la parole : « Comment,<br />
citoyens, nous avons fait une révolution pour<br />
détruire les fils à papa, et on vient vous de<br />
mander d-e rendre ,1a fonction de député hé<br />
rôditaire<br />
! Il n'en sera rien, vous êtes trop in<br />
telligents pour cala. (Les auditeurs se pâment<br />
d'aise<br />
; c'est si, agréable de s'entendre<br />
•dire qu'on est intelligent !) Mon programme<br />
vous le connaissez<br />
: te neuple aura une ri<br />
traite, et ne paiera pas d'impôt, même sur les<br />
allumettes. Les gros oapitaflistes, comme mon<br />
concurrent M. Bougues, paieront seuls l'im<br />
pôt. »<br />
Bravo ! bravo ! et coup de .grosse caisse.<br />
Le professeur Azémar lui succède<br />
: « C'est<br />
bien de donner au peuple une retraite et de<br />
l'exempter d'impôts<br />
; mai3 j'ai mieux que ça<br />
à vous offrir. 11 faut -que les chemins de fer.<br />
les banques, les Compagnies d'assurances, re<br />
viennent à l'Etat ; tous domestiques de l'Etat,<br />
n'est-ce pas le rêve ? Et nuis, destu-uotion complète<br />
das églises, ces foyers d 'obacunautisme ;<br />
il faut, me rappelant une parole célèbre, qu'avec<br />
les boyaux du dernier prêtre nous étranglions<br />
le dernier des catholiques. Je vous assure<br />
que nous serons heureux après. »<br />
C'est le tour du professeur Ducos<br />
; sa belle<br />
(barbe le fait ressembler à un patriarche. « Citoyens,<br />
tout ce qu'on vous a promis jusqu'à<br />
présent c'est des d-emi-mesures. Pour moi, te<br />
bonheur ici bas ne régnera gue lorsqu'il n'y<br />
aura pius de propriétaires. La terre, les capitaux,<br />
les usines, tout ce qui produit doit revenir<br />
à l'Etat. On vous a dit que la Providence<br />
était une blague in-vontee parles esprits<br />
faibles Pour moi, esprit tort, je veux l'Etat-<br />
Prcividence, qui pourvoira à tout. Nous travaillerons<br />
très peu et nous j-ouiïons beaucoup<br />
en respirant à pleins -poumons l'air vivifiant,<br />
de la liberté. »<br />
Bravo ' Bravo ! Bravissimo ! La grosse<br />
caisse, enflammée par de si belles espérances,<br />
fait du bruit à en crever.<br />
'<br />
L'adjoint Caziassus se lève.<br />
« Je suis la victime,<br />
citoyens, de l'ingratitude. Bcpmale m'a<br />
iâch*, moi qui avais tant fait pour lui<br />
; mais<br />
vous 'me vengerez. Vous savez que je suis à<br />
la disposition de tous ceux qui se font enfouir<br />
civilement. Voyez quel avantage pouif<br />
vous si vous me nommez<br />
; ce ne sera plus<br />
un simple adjoint, au mairie qui viendra discourir<br />
sur votre fosse, mais un député qui,<br />
échappe au vent, chantera vos louanges. Citoyens,<br />
ra-imettez-vous. au moment du vote, du<br />
giand -pontife des eaiftwlaiwi-entu civil». »<br />
Le docteur Azérna prfeud la paroi»<br />
: « Vous<br />
voyez en mot une autre victime de<br />
1 ingratitude<br />
le devais être le seul ea-iididat -de<br />
TAILLEBOURC. — Noyés. — Deux hommes<br />
se sont noyés accidentellement, hier, à Taillebourg.<br />
Ils venaient d'abattre des arbres lo long<br />
de la Garonne, et ils les avaient chargés sur<br />
une barque pour les passer sur l'autre rive.<br />
En abordant, le bout des tiges vint buter la<br />
rive et, du contre-coup, la barque chavira.<br />
Descaillaux, âgé d'une soixantaine d'années,<br />
et Dupliset, âgé d'une trentaine d'années, tous<br />
deux voisins, furent précipités dans la Garonne'.<br />
On organisa tes secours, et l'on mit tout en<br />
œuvre pour les sauver, mais le courant étant<br />
assez fort à cet endroit, les deux malheureux<br />
disparurent sous les eaux.<br />
Co n'est que jeudi matin que l'on a pu<br />
retruver leurs cadavres.<br />
BUZET. — Les armas à feiu. — Mercredi,<br />
dans l'après-midi, te jeune Georges Bassiougues,<br />
domestique chez le sieur Désiré Mothes,<br />
au Couvent, profitant de l'absence de ses maîtres,<br />
voulut exercer son adresse au tir avec le<br />
fusil de son patron. Mal lui en prit, car,<br />
ayant sans doute mal fermé<br />
l'orme après<br />
avoir introduit la cartouche, celle-ci éclata et<br />
la poudre fut projetée à la faoe et aux yeux<br />
de l'imprudent.<br />
Des passants conduisirent presque immédiatement<br />
le blessé à la pharmacie Beaujardin,<br />
où des soins empressés lui furent donnés par<br />
le docteur Tel, qu'on était allé guérir.<br />
Les blessures ne paraissent pas d'une très<br />
grande gravité<br />
; la vue ne sera pas perdue et<br />
la blessure du pouce de la main droite, qui a<br />
été fendu, sera vite guérie.<br />
A ! ' O r C h " d é e f 1 s '.tr s n atur eli 03 ,3 5, r. ' a fa ya U e<br />
t > -fctj ., Co,"bei//es,Bouqt/e s Maria «e. léliph.m<br />
Rabu, 'n-.t-allati.on,fonvuit 4 »cleotriqnes,r.Alsaoê<br />
Papeterie généra!©<br />
44, r. klsaoe-Lor!<br />
P. Regraffe s-lHir, 5, râë ds la Pommé!<br />
Phofogratîh e Met-lin, 52, r. Ëémiuat!<br />
Au Léopard, Po.trrnres, et Pelleteries*<br />
aut s ea ) m»s, me du Fo rbastnrd. 19.<br />
Au'ornob ie Fflot r à çaz.E 'ecîricitô<br />
Martin. consU'uct r ,22, r. d@3 Coutelier»<br />
Bniard«,Ieux,VUietieuve,r,S'-Antoirie-d«-T,6l<br />
' liHiHiiiiiiiiiiiiiiin<br />
HiHii<br />
CASTSLSARRASÎH. — peftdu. — Le sieur<br />
Eteuard Lafon, âgé de 58 ans environ, a été<br />
trouvé pendu dans le chai de son habitation<br />
de campa-gne.<br />
Lafon, qui était célibataire, vivait seul. Depuis<br />
quelque temps il semblait malade.<br />
De Parquet s'est transporté sur les lieux.<br />
CORBARIEU. — Grave accident. — A 5 heures<br />
du soir, mercredi, le norrnné Sol, maçon<br />
à Dabastide-Saint-Pierre, occupé à la construction<br />
'» l'usine électrique de notre com<br />
mune, revenait de Montauban, conduisant<br />
une barque traînée par un cheval. A la suite<br />
d un faux mouvement, il ©st tombé accidenteffitement<br />
dans lo Tarn, en face de Ctaux<br />
très profond à cet endroit.<br />
Ne sachant nager, le courant aurait eu vite<br />
fait de lui sans le prompt secours de notre<br />
passeur du bac, Jean Paganél, qui, grâce à<br />
son énergie et par le moyen de son bateau<br />
a réussi à le sauver. Quelques minuits plus<br />
tard, le malheureux Sol était perdu.<br />
Nos félicitations à notre courageux passeur,<br />
qui n'en est pas à son premier acte de sauvetage,<br />
depuis qu'il habite notre commune.<br />
MONTAICU-DE-QUERCY. — Cambrioleurs<br />
— Le jour de notre foire du 2 décembre cou<br />
rant, des étrangers ont pénétré- dans plusieurs<br />
maisons die la commune dont les trabitants<br />
étaient à la foire, et notamment chez M. Lan<br />
tuech, au Charron, chez M. Bonal et chez<br />
Mme l'institutrice de Bornac. Partout, ils ont<br />
fouillé les annoires et bouleversé le linge<br />
Chez M. Lantue-ch, ils m'ont pas trouvé d'argent,<br />
ils n'ont pris qu'une médaille d'argent<br />
du Comice agricole de Montaigu. Chez<br />
M<br />
Bonal, ils n'ont pas été plus heureux. Ils ont<br />
emporté seulement; une bague dite alliance<br />
Chez Mme l'institutrice de<br />
Bornac, ils ont<br />
mangé et bu du vin et des liqueurs. Dans une<br />
armoire, ils ont enlevé une somme de 32 fr,<br />
plus, dans une boîte, une chaîne en or dit<br />
tour de cou, sortant de chez M. Renous, bijoutier<br />
à Montauban, des boucles d'oreilles<br />
et des bagues en or, enfin un rasoir provenant<br />
de Cahors, sur le manche duquel le nom de<br />
Marty était écrit plusieurs fois.<br />
Si ces cambrioleurs n'ont pas réussi à en'<br />
lever des sommes plus importantes, c'est<br />
grâce à la prudence -des propriétaires, qui<br />
avaient pris sur eux les fonds dont ils pouvaient<br />
disposer.<br />
Et à la campagne, nous recommandons à<br />
l'avenir de ne plus laisser l'argent à la maison<br />
quand tout le monde se rendra à la<br />
foire.<br />
SAINT-NAUPHARY. — ArrCsSation. — Lundi<br />
dernier, vers d'eux heures, la femme Mercadier,<br />
métayère à Trinquolos, rentrant chez<br />
elle, s'est trouvée en présence d'un étranger<br />
suspect.<br />
Prise de peur, elle a appelé au secours et,<br />
après mie chasse à l'homme assez<br />
mouvenuentée,<br />
l'individu a été arrêté et conduit à<br />
la mairie par des voisins dévoués.<br />
Le soir même, après une enquête menée<br />
avec célérité par 3a gendarmerie, ce peu recommandable<br />
personnage a été incarcéré.<br />
ANTIMILITARISTES<br />
Paris, 7 décembre.<br />
M. Gustave Hervé et le gérant du journal'<br />
la Guerre Sociale sont renvoyés devant la<br />
chambra des misas en accusation pour l'article<br />
; « Ceux d'Etampes et ceux du Maroc ».<br />
LES AFFAIRES DU MAROC<br />
LES DEUX SULTANS<br />
Les menées de Mouiaï Hafid<br />
Paris, 7 déoeninre.<br />
La communication officieuse suivante confirmé<br />
les nouvelles d-e Tanger suivant lesquelles<br />
Mouiaï Hafid se trouve arrêté par les révoltés<br />
de certaines tribus.<br />
Un télégramme de l'amiral Philibert annonce<br />
que las tribus d-ss environs de Marrer<br />
kech se sont soulevéas contre Mouiaï Hafid ;<br />
ce dernier se. trouve par suite dans l'obligation<br />
de renoncer aux oj>crâtîcT?â qu'il avait<br />
projetées.<br />
o Le calme règne à Mazagian ainsi qu'à Mogador<br />
et à Safi.<br />
» Il n'y a rien de nouveau à Casablanca ; lea<br />
Mzab n-ous restant fidèles. »<br />
SU ans, rue des Rend<br />
asTi-cul<br />
car<br />
lut<br />
ons^mêntié/. (tans mon existence, vous<br />
me trouverez toujours le flUéte défenseur «de<br />
L,OL '' V<br />
... VM nvo Af\ 1 mrrrn.tttnde<br />
niinistration contre te- candidat des ag-ri-c.nl<br />
'eurs M Daure, cet infâme réact.iorrnmre ca<br />
moL 'voWvous,* fte^WJJ* »<br />
e rW-niocratie Je suis victime de l'ingratitude<br />
: le ministre Rnau, encore un<br />
ï>trr, me préfôr<br />
înal* i^mîstratioiï; pensant que je pourra<br />
c'ii -v - dos voix a M. Daure dans le car<br />
d'-Yurixriiac. m'a ordonné de me présente:<br />
moi res-oeirtuenx de la liberté, je marche<br />
Un air de musique, et on eroy-aif tout Km<br />
lorsque tous les candidats se lèvent à la fois<br />
et s'écrient ensemble :<br />
, vivra»! h-s quinze ini.'ile francs<br />
Touchante unanimité<br />
; c'est, la seule friteslion<br />
sur liuiudHe ils s'entendent. Tous wnsBt<br />
-des quinze mille francs.<br />
Le ohor s'ébranle, et on va dans une autre<br />
cornrrruse<br />
pnésciiiteir la, trou-pe d'umicai fit de<br />
fratenrîté tépublicaines.<br />
LE BALLON MÀBV<br />
Borlm 7 décembre.<br />
Selon un télégramme d'Essen au Lokalaneiger,<br />
le ballon allemand Bamlcr, dont on a<br />
annoncé la disparition n'a pas eu une bien<br />
longue odyssée<br />
; quelques heures après sa<br />
fuite, il a éclate en effet à une hauteur anodérée<br />
au-d>essu6 d'une petite lataflité du nord de<br />
la \Verstiphalie.<br />
Et s'eat déchiré en trois parties, dont deux<br />
jusqu'à pnëisenl ont été retrouvées ; on esipère^<br />
malgré ces avaries, pouvoir encore le réparer,<br />
Fairmont (VirgiriLe occidentale),<br />
7 décembre.<br />
Une explosion, provoquée par l'influmma»<br />
tion de poussières de charbon, s'est produite<br />
aui. mines de Mongahela, à six vinutes d'ici»<br />
taîîle ouvriers travaillaient dans la mine<br />
les intendants de la mine déclarent que 50o<br />
au moins sont ensevelis.<br />
On a retiré jusqu'ici trois cadavres. L'explosion<br />
a été entendue à huit milles de distance.<br />
Les mines appartiennent à la Consolidatodr<br />
Goal-Company.<br />
Fairmont, 7 décembre.<br />
Des travaux de sauvetage sont .poussés .avec<br />
vigueur<br />
; on a fait fonctionner des ventilateurs<br />
pour chasser les gaz délétères «t permet-<br />
-tre à un groupe de sauveteurs de s'avancer.<br />
On a fait préparer des trains spéciaux pouf<br />
transporter les blessés à l'hôpital de Pitts-<br />
Iburg, au fur et à mesure qu'ils seront retirés.<br />
Mais aussitôt les ventilateurs en<br />
mouvement,<br />
les mines se sont embrasées<br />
; les autorités<br />
déclarent qu'il n'y a pas d'Sspoir<br />
; tout<br />
être humain qui se trouvait dans la mine au<br />
moment de l'exnlosicin a dû périr.<br />
Un journal évalue à 425 le nombre des morts;<br />
l'émotion est indescriptible<br />
; les parents des<br />
victimes, accourus à la première nouvelle de<br />
la catastrophe, sont en proie à la plus grande<br />
désolation.<br />
Des femmes, affolées, essaient de franchir,<br />
las barrages qu'on a aussitôt organisés<br />
;. elle*<br />
supplient qu'on les laisse passer, elles se jettent<br />
aux genoux des pcflicemen ; le spectacle<br />
est navrant.<br />
« Si VOUS SOUFFRfiZ<br />
fôE U^SYOmtkO ¥OU3<br />
NE* VOUS ©UËHIREZ.<br />
8UREMCNT PMfB.SÎ VOUS<br />
NE PRENEZ P'^S LES'.<br />
ORES DE<br />
PARTOUT : a'so LA Botw<br />
MILLAU. — Oîîsccjucs Ue M. le chanoine Lafon.<br />
-— Biles ont eu lieu mercredi soir, à 3<br />
heures, en l'église Saint-François de Millau.<br />
Tout le clergé de la ville, avec de nombreux<br />
amis, était allé au-devant de<br />
la dépouille<br />
mortelle du vénéré chanoine, jusqu'aux Marronniers.<br />
M. le chanoine Boyer et M. l'abbé Boissounadie,<br />
aumônier' du pensionnat du Sacré-<br />
Cœur, aicconipïigoaient, au deuil, M. le curé<br />
da gaint-Léons at M. l'abbé Lafon, directeur<br />
clu grand, séminaire de Nlnies.<br />
AUBIN. — Attentat criminel. — Dans la<br />
nuit de rnordl à mercredi, vers une heure et<br />
demie du matin, les habitants du quartier rte<br />
la place du Crucifix étaient mis en cmoi par<br />
le bruit drune fornii dabl-e explosion, paraissant<br />
provenir de la maison habitée par<br />
les<br />
époux OuiH-auime, dont le mari est chef<br />
de<br />
poste aux mines de Gérons. Plusieurs voisins<br />
se transportèrent sur les lieux et trouvèrent<br />
l°-s époux Guiiltoume, grièvement blessés ; le<br />
mari avait la figure et tes yeux brûles et<br />
quatre doigts de la main gauche horriblement<br />
mutiOés<br />
; la femme avait te corps criblé de<br />
petits projectiles.<br />
Des premiers renseignements, il résulte que<br />
les époux .Guillaume, réveillés en sursaut par<br />
le bruit d'un corps qui, après avoir brisé un<br />
carreau, tombait dans la chambre, s'étaient<br />
levés pour se rendre compte dé ce qui se passait.<br />
C'est à ce moment que l'explosion<br />
se<br />
. produisit et les blessa tous deux grièvement.<br />
La gendarmerie a ou vert<br />
i immédiatement<br />
Les Pilules Suisses ont guéri souvent, même<br />
après plusieurs années de souffrances,<br />
des personnes atteintes de constipation,<br />
migraine,<br />
maux d'estosnac. 1 fr. 50 la boîte de<br />
50 Pilules.<br />
Dépositaire h Toulouse<br />
LION, opticien,<br />
rue Alsace-Lorraine.<br />
Dépositaire également du<br />
donnant instantanément le degré alcoolique<br />
des vins. Prix 3 fr. 50 avec instruction.<br />
SE MÉFIER DES IMITATIONS<br />
La S<br />
MB à Jér<br />
I »^ ». . „_ , i _ . 1 lltmia-iEW?! s-v [Mi^iiuuiiin ti«-'\,.wAiçi % v IUU<br />
I une enquête, «t le parquet de ViileU'aiich..' «nementt à M. le Seerttamm «'•.kmuutfe<br />
as'-eet trausiporte sur les lieux.<br />
J^aicia, 4. «ssawi Oc Bjteteuu, Parts.<br />
Le XXXV pùlerinaire<br />
de Pénitence aux Lteux.<br />
Saints so propose au printemps 1908 de célébrer 1»<br />
JvtMi du Saint l'ère, a Rome, ot, après avoir reçu<br />
la fortifiante bénédiction du courageux et doux,<br />
Pontife, 11 se rendra par la Galilée. Nazareth, Cana,-<br />
le Ttiabor, le Lac * Tibériadc le Caroiel, Cailla<br />
ù Jérusalem, oii il aura la OOOSOtation de célébrer»<br />
ù Semaine Saillie et Pâques, ltetour par Naines «U<br />
l'ompéi.<br />
IHina.rt do Marseille le 20 mars 1908<br />
-, retour im<br />
29 .xvrll 190S.<br />
Dornander ln proitrammo détaillé et tous rensut<br />
de Jéru<br />
Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés
<strong>Samedi</strong> 7 <strong>Décembre</strong> 1907<br />
paris, 0 décembre.<br />
Bourse en meilleure tendaimce<br />
; les fonds d'Etat<br />
»Dt tous progressé, l'Extérieure à 93 15, le Turc à<br />
|3 30, le Portugais à 62 25.<br />
Les fonds russes finissent au cours d'hier : le<br />
« % finit à 93 95.<br />
tes chemins espagnols sont en hausse.<br />
Nos établissements de crédit ont progressé : Créait<br />
Lyonnais 1179, Banque de Paris 1442<br />
; Banque<br />
de Yucatan très ferme à 266<br />
; nous avons déjà appelé<br />
l'attention des capitalistes sur cette valeur<br />
très intéressante et dont les cours doivent forcément<br />
progresser.<br />
Métropolitain 511, Omnibus 920, Suez 4592, Thomson<br />
615<br />
; lo Rio, le cuivre ayant monté, s'avance en<br />
clôture à 1704 ; riatin-e, 580 ; de Beers faible à<br />
427 50.<br />
Les actions du Chemin de fer du Midi de l'Italie<br />
eont fermes à 269 francs, grâce aux garanties multiples<br />
dont elles jouissent du gouvernement italien<br />
d'une province et de plusieurs communes.<br />
DE LAVICERIE,<br />
li, place Vendôme, Paris.<br />
BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE<br />
Du 6 décembre.<br />
Il est tombé 5 millimètres d'eau à Toulouse, 16<br />
au Puy-de-Dôme et i à Bordeaux.<br />
STATIONS<br />
Toulouse..<br />
Puy-dc-Domi.<br />
Pic-Ja-Hidi..<br />
Perpiguaa.<br />
Borde'aux.<br />
Buonlt. I<br />
Thermo.<br />
56.7<br />
53.7<br />
05.9<br />
54.7<br />
57 5<br />
ÉTAT DU CIEL !£tIh|ï B Jî<br />
10 2 0. tr. fo. nuag<br />
0.6 S.E.tr. fort br.<br />
—9.8 ! O.N.O. t. f. ne<br />
12.81N.O. tr. fo. CO<br />
9.2lO,N.O. a. f. n.<br />
8.4<br />
-M 9.5<br />
9.1<br />
15.0<br />
5.3<br />
-0.7<br />
13.4<br />
14.9<br />
A VIS DE DÉCÈS<br />
De la part 'des familles DESAZABTS, DE<br />
LAMA.RCELLE, Hugues D'ADHÉMAR, CAN-<br />
TAYREL, ARESSY, DAPOT, BOSC, ALBERNY,<br />
POUS, Clémence ADAM, AMIGUES et Guil-<br />
Baume SERIE YS ont est prié d'assister aux<br />
obsèques de<br />
Monsieur Justin F0RGUES<br />
qui auront lieu le samedi 7 décembre 1907,<br />
à 2 heures du soir, sur la paroisse Saint-<br />
Etienne.<br />
On se réunira 17, rue de Fleurance.<br />
ÈÊÊÊÊ<br />
chain, 40 25 ; 4 premiers, 41 ; 4 de mal, 43 ; tendance<br />
calme ; stock, 35.600 ; circulation, 175.<br />
Sucres. — Courant, 28 625 ; prochain, 28 625 ; *<br />
premiers, 28 75 ; 4 de mars, 29 ; 4 de mai, 29 50 ;<br />
tendance ferme ; roux cuites, 26 ; autres jets, 26 ;<br />
raffinés, 59.<br />
MARCHÉ DU HAVRE<br />
Du 6 décembre.<br />
Cotons. — Janvier 1908, 75 23 ; février, 75 12 ;<br />
mars, 74 62 ; avril, 74 37 ; mai, 73 87 ; juin, 73 62 ;<br />
IulUet, 73 50 ; août, 73 25 ; septembre, 72 50<br />
; .octobre,<br />
71 ; novembre 1907 , 60 62 ; décembre, 76 37.<br />
Tendance soutenue. Ventes, 4,250.<br />
Cafés. — Janvier 1908 , 40 ; février, 40 ; mars, 40 ;<br />
avril, 40 ; mai, 40 ; juin, 40 ; juillet, 40 25 -, août,<br />
40 25 ; septembre,, 40 50 ; octobre, 40 50 ; novembre<br />
1907, 40 50 ; décembre, 40 50. Tendance calme. Ventes,<br />
4,000.<br />
Laines. — Buenos-Ayres : Janvier 1903, 186 ; février,<br />
176 ; mars, 177 ; a.vril, 176 ; mal, 175 ; juin,<br />
175 50 ; juillet, 175 50 ; août, 175 50 ; septembre,<br />
175 50 ; octobre, 175 50 ; novembre 1907, 175 50 ; décembre,<br />
193. Tendance irrégullère. Ventes, 875.<br />
Laines. — Cr. Plata : Janvier 190S, 193 ; février,<br />
196 ; mars, 195 ; avril, 194 ; mai, KM ; juin, 194 -,<br />
juillet, 194 ; août, 194 ; septembre, 194 ; décembre<br />
1907 , 204. Tendance soutenue.<br />
HAUTE-GARONNE<br />
Toulouse, 6 décembre.<br />
Céréales. — Bladettes, blés supérieurs, les so kll,<br />
18 25 à 18 75 ; bonne qualité, 18 25 ; blés mltadtns<br />
fins, 17 25 à 17 50 ; seigle de pays, les 75 kil., 13 .i<br />
13 50 ; orge, les 60 kil, 8 50 à 9 50 ; avoine, 8 75 à<br />
9; mars blanc, les 75 kil., 10 50 a 11 50; haricots, l'hectolitre,<br />
de 25 à 28 ;fèves, les 65 kilos, 12 50 à 13;vesces<br />
noires, les 80 kilos, 22.<br />
Farines et issues. — Premières dites mlnot, lea<br />
122 k. ï, 41 50 ; deuxièmes dites SS, 39 50 ;RG."les<br />
100 kilos, 17 50 à 18 ; repasses, 15 âr 16 fr. ; son$<br />
14 50.<br />
Graines fourragères. — Trèfle, les too kll., 150 i<br />
155 -, luzerne (sainfoin du pass), de 120.à 135.<br />
Foin, 4 à 4 50 ; sainfoin, ire coupe ^nouveau),<br />
4 50 à 5 ; sainfoin, 2e et 3e coupes, 3 6e à 4 ; trèfle<br />
i ;pailile blé, 2 30 à 2 60 ; avoine, 1 80 'à' 2 lu,<br />
le tout les 50 kilos.<br />
Bois à brûler. — Les -50 kilos, de l 45 à 1 50.<br />
wÊËËke<br />
Foires et<br />
MARCHE.DEPARIS<br />
Du 6 décembre.<br />
Farines. — Courant, 30 25 ; prochain, 30 25 ; janvier-février,<br />
30 40 ; 4 premiers, .30 55 ; 4 de mars,<br />
50 90 ; tendance ferme ; circulation, 1.650 ; consommation,<br />
56. ,,„„„„..<br />
Blés — Courant, 22 30 ; prochain, 22 60 ; janvierlévrier<br />
23 15 ; 4 premiers, 23 55 ; tendance ferme.<br />
Seigles — Courant, 18 75<br />
; prochain, 18 75 ; janvier-février,<br />
19 ; 4 premiers, 19 25 ; tendance calme.<br />
Suifs — Paris, 79 50 ; province, 79.<br />
Avoines '— Courant, 17 55<br />
; prochain, 17 70 ; janvier-février,<br />
17 95 ; 4 premiers, 18 15 ; tendance<br />
ferme<br />
Colza — Disponible en cuves à nu, 51 50<br />
; courant,<br />
S2 • prochain, 51 75 ; 4 premiers, 51 25 ; 4 do mai,<br />
49 k) : tendance ferme.<br />
j m _ Disponible en cuves â nu, 86 2D<br />
; courant<br />
86 ; prochain, 83 25 ; 4 premiers, 82 25 ; 4 de<br />
mai 74 75 ; tendance soutenue.<br />
Alcools. — Disponible, 39 75 ; courant, 40 ; pro-<br />
CONFËRENCES DE N.-D. DE PARIS, exposition de<br />
la morale catholique.- Carême 1907,.— V. Le Vice, et<br />
le Péché : I. Les caractères qui en -font'la malice<br />
et les puissances qui les produisent. Conférences<br />
et retraites, par E. JANVIER, 1 volumo,in-S écu de<br />
424 pag«. Prix ; 4 francs. — P. Letb'ielleux, éditeur,<br />
lOÏrue Cassette, Paris-(6').<br />
Guidé pnr saint Thomas, réminent conférencier<br />
nous avait initiés aux merveilleuses solutions fournies<br />
par la doctrine catliolique aux problèmes de<br />
la béatitude qui attend l'iiomrae au terme de la vie,<br />
de la liberté qui est ici-bas Son apanage glorieux,<br />
des passions lionnes ou mauvaises qui le portent<br />
vers le but suprême ou l'en éloignent. C'est encoro<br />
sous la conduite du docteur angélique que, cette<br />
année, le prédicateur étudiait le vice ct le péché,<br />
soit dans les caractères qui en. font la malice,<br />
soit dans les puissances qui le produisent. La gravité<br />
du .péché en raison de son antagonisme avec la<br />
loi éternelle, la démonstration de cette vérité que<br />
le péché no vient pas de Dieu, mais d'autres causes<br />
extérieures à l'homme ou, au contraire, intimement<br />
unies à sa nature, telles sont les grandes lignes<br />
de ce bel ouvrage, complétant dignement, avoc<br />
les notes dont il est enrichi, l'œuvre si méritoire et<br />
glorieuse de l'éloquent apôtre de Notre-Dame.<br />
Il sera lu avec un intérêt d'autant plus grand<br />
que malgré la vieillesse éternelle des sujets qu'il<br />
aborde, il est d'une étonnante modernité. Dans l'un<br />
des appendices si chargés de doctrine qu'il a joints<br />
à ses conférences, M. le chanoine Janvier éprit :<br />
« Plusieurs de nos auditeurs s'étonnent que nous<br />
nous occupions de systèmes anciens qu'ils estiment<br />
morts et complètement étrangers à notre temps ».<br />
Certes, nous comprenons que dans l'auditoire de<br />
Notre-Dame, si conjpact, si divers, où le disciple de<br />
la philosophie moderne coudoie le fidèle de la théologie<br />
traditionnelle, où d'aucuns se trouvent qui<br />
peut-être prêtent l'oreille plus aux hypothèses risquées<br />
d'une demi-science qu'aux certitudes doublement<br />
affirmées par la raison et par la foi, quelques<br />
voix se soient élevées, pour estimer peu approprié<br />
au langage courant de notre temps l'enseignement<br />
du prédicateur de Notre-Dame. De cela,<br />
et surtout de leur hardiesse à te dire, qu'Us soient<br />
remerciés, ns nous ont valu une magistrale explication<br />
de l'orateur, en même temps qu'ils montraient<br />
combien peu Us avalent saisi es allusions<br />
bleu claires cependaiyffet approfondi la doctrine de<br />
ses conférences.<br />
Des diverses démonstrations do l'auteur ressort<br />
avant tout ceci que, entre la science certaine et<br />
cette philosophie scoJasttquo quo plusieurs affectent<br />
de dédaigner, le contact est perpétuel et l'accord<br />
admirable.<br />
C'est là un des grands mérites de ce livre d'être,<br />
comme il convient aux Conférences de Notre-Dame,<br />
un monument grandiose d'apologétique<br />
; toutefois<br />
11 lui . en est un second que je me reprocherais de<br />
ne pas souligner, c'est d'être un ouvrage d'é**ification<br />
et de piété profonde. La retraite pascale qui le<br />
termine est do ce que j'avance là un témoignage<br />
indiscutable. Dans ses instructions données chaque<br />
soir de la Semaine Sainte, le prédicateur s'attache<br />
moins à planer sur les sommets<br />
; il abandonne les<br />
hautes considéraUons du dogme et de la philosophie,<br />
mais il en garde le souvenir et le propose a<br />
ses auditeurs comme règle de vie. Il faut lire ces<br />
pages, très modernes aussi, où chacun des nôtres<br />
découvrira facilement quelque trait qui convienne<br />
à son âme, quelque cause de remords, quelque éloigneraient<br />
au bien, car toutes les fonctions et toutes<br />
les faiblesse y ont leur part, et â chacune, du geste<br />
assuné du praticien dont la main ne tremble pas,<br />
l'auteur Indique le devoir ou le moyen de salut.<br />
Nous souhaitons que la diffusion de ce livre soit<br />
largo, afin qu'l raimpelle aux auditeurs du savant<br />
conférencier les vérités qu'il leur énonça, que surtout<br />
il sien aille, messager de lumière, porter la vérité<br />
cathoique aux am-es qui aspirent après elle et<br />
qui n'ayant pas eu. la bonne fortune de la recueillir<br />
des lèvres du .prédicateur au pied de la chaire de<br />
Notre-Dame, voudront du moins la contempler, toujours<br />
vivante et toujours, bienfaisante, dans la reproduction<br />
fidèle qu'il offre' au public de ses magnifiques<br />
conférences du dernier Carême.<br />
^<br />
p. DUCLAUX-MONIEIL.<br />
***<br />
LE P GRATRY. Paries choisies avec fragments inédits<br />
par L.ïA. MOLIEN, professeur à l'Ecole de<br />
théologie d'Amiens. Un volume in- 12. Prix :<br />
3 fr. 50. (Librairie Charles Doun.iol, 29, rue de<br />
Tournon, P.aris-VT), et chez Privât, Sistac, libraires.<br />
C'est une excellente idée de la maison Téqui d'avoir<br />
publié un recueil do Pages Choisies du P. Gratry.<br />
Aujourd'hui que le mouvement d'idées dont il<br />
a été le précurseur se développe de plus en plus, il<br />
faut rendre la lecture de ses ouvrages aussi accessittle-que<br />
.possible. . ,<br />
Les jeunes gens do notre époque en qui revit la<br />
pensée du P. Gratry et un pou de son âme généreuse<br />
ceux qu'il saluait dans une de ses plus belles<br />
pages pourront aller chercher dans ce Uvre l'inspirapition<br />
de leur noble conduite. Ils y trouveront<br />
exprimées les pensées dont ils cherchent à vivre.<br />
L'auteur voudrait<br />
« que, revenant à la pratique de<br />
l'oraison ils s'en servent pour nourrir leur pensée<br />
exciter leur réflexion ». Aucun livre n'est mieux<br />
fait pour réaliser co but. On peut dire qu'on y suit<br />
la pensée du P. Gratry depuis les premières méditations<br />
écrites à Strasbourg jusqu'à la dernière lettre<br />
rédigée quelques jours avant sa mort.<br />
Une étude biographique assez développée, des études<br />
très précises sur chaque ouvrage, un exposé<br />
très exact de la philosophie du P. Gratry, des notes<br />
très suggestives rendent la lecture de cet ouvrage<br />
utile, intéressante et facile.<br />
**#<br />
LA BONNE CHANSON<br />
Accueillie avec enthousiasme dès son apparition,<br />
cette très intéressante revue nous donne, avec son<br />
deuxième numéro, un sommaire encore plus<br />
attrayant,<br />
st possible, que celui du numéro précédent.<br />
Citons<br />
: Les bonnes Chansons : Jésus chez les<br />
Bretons, Les Grands Berceaux, Hier et Aujourd'hui,<br />
par le vaiîlant barde breton Tliéodore Botrcl, qui<br />
est l'âme de la revue<br />
; No'él des Bonnes vieilles,<br />
par 1© célèbre chansonnier Xavier Privas ; Bonhomme,<br />
par Gustave Nadaud-, la Jîcmde du Diabolo,<br />
une exquise chanson d'actualité, par Mme Franchie<br />
Lorée<br />
; le Fromage, très amusante fantaisie<br />
du bon humoristique Victor Meusy<br />
; Voici la Noël,<br />
une curieuse ballade bretonne du xv" siècle, savamment<br />
harmonisée par André Colomb. Citons encore<br />
des Poésies et Chansons à dire, de Th. Botre et<br />
de G. Nadaud, et enfin uno biographie à la fois<br />
érudite et familière du maître Ernest Chebroux,<br />
consacrée à Gustave Nadaud, l'un des maîtres de<br />
la Chanson du xix" siècle<br />
La Bonne Chanson est envoyée franco conti»<br />
Un franc à M. d'administrateur, 32, faubourg Salnt-<br />
Honoré, Paris. — Abonnement<br />
: 12 fr. par an.<br />
LA FRANCE ILLUSTREE<br />
Avec le 59' fascicule de la France Illustrée, vient<br />
l'étude de la Drôme.<br />
Texte<br />
: Situation, climat, voies de communication,<br />
agriculture, industrie, commerce, histoire du<br />
département, histoire et description des villes,<br />
bourgs ot châteaux les plus remarquables.<br />
Illustrations<br />
: superbes vues de Beaumont-les-<br />
Valence, Crest, Valence et Saint-Vallier.<br />
Trois suppléments gratuits<br />
: une carte en cinq<br />
couleurs de tout le département, un dictionnaire<br />
des communes et un magnifique hors-texte<br />
: Vue<br />
générale de Valence.<br />
Ce numéro est vendu par-tout au prix habituel de<br />
0 fr. 75.<br />
REVUE DES DEUX-MONDES<br />
Livraison du 1er décembre 1907 :<br />
I. Les yeux qui s'ouvrent, Ire partie, par M. Henry<br />
Bordeaux. . . '..<br />
IL Richard III dans le drame et devant l'histoire,<br />
par M. Augustin Hilon.<br />
III. La langue auxiliaire du groupo de civilisation<br />
européen. — Les chances du français, par M.<br />
J. Novicon. ...<br />
IV Juian Klasko, historien, critique et patriote,<br />
par M. Henri Welschingcr, de d'Académie des<br />
sciences morales.<br />
V. Lettro écrites du sud de l'Inde. — V. Lo Carnatic<br />
: Villapouram, la forteresse de Genji, la légende<br />
de Siiigavexam, les Etangs, par M. Maurice<br />
Maindron. , . - ,<br />
VI La beau-té des maclnnes, a propos du Salon<br />
de l'Automobile, par M. Robert de La Sizerame.<br />
VII. Le problème criminel au moment présent,<br />
par M. Henri Joly, de l'Académie des sciences m»<br />
YRÏ. Chronique de la quinzaine, histoire politique,<br />
par M. Francis Charmes.<br />
IX. Bulletin bibliographique.<br />
LE BLOC CATHOLIQUE, revue mensuelle<br />
; rédaction<br />
et administration<br />
: 7, rue d'Astorg, Toulouse.<br />
Abonnements<br />
: France, un an, 5 fr.; étranger,<br />
6 fr.<br />
Sommaire du numéro 62 : <strong>Décembre</strong> 1907<br />
Progrès et Modernisme, par Joseph Esquirol. —<br />
Conférences du Comité catholique.<br />
— flioîu Proprit,<br />
par Pie X. — Autour de l'Encyclique,<br />
par<br />
E Koller ©t Dom Besse. — Un Livre qui console,<br />
par Dom A. du Bourg.<br />
L'Hérésie du Renouvellement<br />
(suite et fin), par Thomas Pègues. — Le Commentaire<br />
de Saint-Thomas, par Pie X. — Lettres<br />
de Louis Veuillot (suite), par P. Talon.<br />
Du<br />
6 <strong>Décembre</strong> (Dépêche télégraphique)<br />
AU COMPTANT<br />
FONDS D'ETAT<br />
3 %<br />
3 % amortissable<br />
Dette tunisienne<br />
Eusse 4 % 1867 et 1869<br />
— t % 1880<br />
- i or 1889<br />
_ 4 % or 1S90<br />
_ 4 % or 1893<br />
_ 4 % or 1894<br />
Consolidé 4 % i" et 2- séries<br />
— 4 % 1901<br />
_ 3 % or 189!<br />
— 3 % or 1896...<br />
_ 3 J % or 1894<br />
Russe 4906<br />
Letres de gage 3 |<br />
Bons messes 1904<br />
Italien 5 %<br />
Espagne extérieure (cours 30 p.)..<br />
Autriche or 4 %<br />
Hongrois 4 %<br />
Egypte unifiée ,<br />
Argentine (Républ.) 5 % 1886<br />
Portugal 3<br />
! COURS<br />
ou JOUE<br />
COURS<br />
?RÊCÉO.<br />
95 70 95 50<br />
,96 10 96 25<br />
*57 .. 457 ..<br />
83 .. 83 60<br />
81 50<br />
80 05<br />
80 70 82 40<br />
82 ..<br />
81 50<br />
67 50 68 75<br />
65 50 65 25<br />
72 50 73 ..<br />
93 95 93 75<br />
71 45 71 50<br />
502 50 504 ..<br />
102 91 102 85<br />
93 40 93 ..<br />
98 .. 96 20<br />
94 .. 93 80<br />
101 60 101 70<br />
518 .. 518 ..<br />
62 10 62 5C<br />
ACTIONS<br />
Banque do France<br />
Crédit Foncier<br />
Crédit Lyonnais<br />
Banquo do Paris....<br />
Comptoir d'Escompte<br />
Société générale<br />
Banque franco-espagnole<br />
Banque Ottomane.,<br />
Midi «• '<br />
Orléans<br />
:••*•••:<br />
Paris-Lyon-Méditerranôe<br />
Nord<br />
•<br />
Ouest<br />
•<br />
Est<br />
Kst-Algérien<br />
Ouest-Algérien<br />
Bône-Gue.lma<br />
Autrichiens<br />
Lombards<br />
Nord-Espagne<br />
Saragosse<br />
•<br />
Chemins do fer Portugais<br />
Charbonnage de Lavlana<br />
Carmaux<br />
•••••<br />
Thomson-Houdton<br />
Compagnie Parisienne du Gaz...<br />
Messageries maritimes<br />
Compagnie transatlantique<br />
Loti Congo<br />
OBLIGATIONS<br />
Viuo de Paria 1865<br />
_ 1809<br />
_ 1871<br />
_ 1875<br />
_ 1876<br />
— 1692<br />
_ 1894-1895<br />
— 1898<br />
— 1899<br />
_ 1904<br />
_ 1905<br />
Foncières 1879<br />
— 1SS3<br />
— 1885<br />
_ 1895<br />
_. 1903<br />
Communales 1878<br />
— 1880<br />
_ 1891<br />
_ 1892<br />
_ 1699<br />
Midi 3 % anciennes<br />
Orléans 3 % anciennes<br />
Lyon 3 % fusion anciennes<br />
Nord 3 % anciennes<br />
Ouest 3 % anciennes<br />
Est 3 % anciennes<br />
Est-Algérien<br />
Ouest-Algérien<br />
Bône-Guelma<br />
Saragosso<br />
Nord-Espagne<br />
Portugais<br />
Autrichiens 3 % J." hypothèque<br />
Loml:' >.-des anciennes<br />
Suez -• '<br />
Panama lots 1889<br />
Panama lots libérés<br />
Ottomanes 4 % consolidées<br />
Douanes ottomanes<br />
Priorités ottomanes.,<br />
4190 ..<br />
680 ..<br />
1180 ..<br />
1443 ..<br />
678 ..<br />
661 ..<br />
823 ..<br />
704 ..<br />
1130 ..<br />
1335 ..<br />
1331 ..<br />
1764 ..<br />
825 ..<br />
895 ..<br />
685 ..<br />
649 ..<br />
665 ..<br />
722 ..<br />
270 '.'<br />
379 50<br />
123<br />
1810 ..<br />
612 ..<br />
192<br />
208 ..<br />
81 ..<br />
4191 ..<br />
680 ..<br />
11 j r, ..<br />
1130 ..<br />
678 ..<br />
661 ..<br />
323 ..<br />
700 ..<br />
1125 ..<br />
1337 ..<br />
133"<br />
760 ..<br />
'815 ..<br />
686<br />
645 ..<br />
721<br />
160 ..<br />
273 50<br />
374 ..<br />
123<br />
1805 ..<br />
617 ..<br />
192<br />
209 ..<br />
79 25<br />
531 .- 531 50<br />
478 25 478 ..<br />
407 .. 406 ..<br />
532 75 537 ..<br />
531 75 532 ..<br />
364 .. 362 ..<br />
362 .. 365 ..<br />
420 .. 420 50<br />
408 .. 490 ..<br />
430 .. 429 ..<br />
384 .. 383 50<br />
501 .. 500 ..<br />
428 .. 427 ..<br />
458 50 460 ..<br />
458 75 458 75<br />
495 .. 495 ..<br />
474 .. 475 ..<br />
496 .. 496 ..<br />
396 50 394 ..<br />
454 .. 454 50<br />
450 .. 464 ..<br />
432 50 432 ..<br />
432 50 431 ..<br />
431 .. 431 ..<br />
447 25 447 25<br />
427 .. 426 ..<br />
427 .. 435 ..<br />
421 50 420 ..<br />
423 .. 416 50<br />
419 50 420 . .<br />
389 .. 390 ..<br />
360 .. 360 ..<br />
350 .. 356 ..<br />
427 .. 428 ..<br />
813 .. 313 ..<br />
589 .. 589 ..<br />
105 50 106 ..<br />
473 Y. 474 '..<br />
4S8 .. 497 ..<br />
A TERME<br />
3 %<br />
Italien<br />
Espagne Extérieure<br />
Portugais 3 "/„, i" série.<br />
Consolidé anglais<br />
Turc unifié 4 %<br />
Métropolitain<br />
Banque de France<br />
Crédit Lyonnais<br />
Banque ottomane<br />
Nord-Espagne<br />
Saragosse<br />
Suez<br />
Rio-Tmto<br />
Sosnowice<br />
Alagoas..,<br />
f<br />
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|3HSUN ^ aucun<br />
^oldat européen.<br />
La vaillance et le courage des noirs et<br />
des jaunes sont hors de débat, mais ce serait<br />
une faute énorme de trop compter sur<br />
leur dévouement. Quels que soient les avantages<br />
que notre service leur donne<br />
nnim<br />
^ ®1 les humbles, pour les familles né-<br />
"' «uses ayant un ou plusieurs meml&r<br />
magie en cire. .<br />
qui, prenant l'un pour l'autre, dit en partant<br />
du roi : c Mais on aurait dû lui mettre le<br />
prince des Asiiuries dans les bras<br />
! » Cette lois,<br />
le roi ne put garder ptas longtemps son se<br />
rie-ux et éclata de rire, à la grande siupefac<br />
tion de la vieille daime.<br />
—©— Nos secrets sont bien gardés.<br />
Quand il y a une huitaine, le Patrie fit élection<br />
de domicile à Verdun, un hangar spécial<br />
fut aménagé pour abriter co merveilleux ein-<br />
- La foule s y portait<br />
'mpunéxamiiner<br />
et<br />
I l'étudier'' Un oifïcietr signala c© manque de<br />
uUi ne dépasse jamais 70 francs ^^Yawce et de prudence. Aussitôt, l'ordre<br />
*'
<strong>Samedi</strong> 7 <strong>Décembre</strong> l r §7<br />
^.-'p-ft^-^îraaag^^ —*<br />
hjl<br />
I<br />
Mfelnet actuel son relie! politique parttewlleT<br />
>- ont tenu, non pas iil y a craiîUM ans ou il y<br />
& tr.»rto ans, mais hier, uin langage à peine<br />
Èiilltrent de celui de M. Hervé.<br />
» M. Hervé, c'est l'image réfléchi dans un<br />
tniroir à peine grossi de nos socialistes devenus<br />
ministres<br />
: pousuivez-le, certes, il le mérite<br />
vingt fois<br />
: mais allez vous asseoir à ses<br />
îôtéj sur le ban des accusés ».<br />
Du Gaulois ;<br />
« Le général Picquart persista à considérer<br />
- que l'on rte salirait, sans compromettre notre<br />
puissance militaire, diminuer d'une semaine<br />
îa durée de la période d'exercice à laquelle<br />
sont astreints les réservistes ; il lui faut 28<br />
jouis, il n'en rabattra pas une heure<br />
; toutefois,<br />
il accepte que ta période suivante soit<br />
réd .te à 21 jours<br />
; la défense nationale exigerai*-elle<br />
moins de sacrifices en 1909 î Assurément<br />
non.<br />
» En attendant, il est permis d'éprouver<br />
Cruel que surprise devant un tel calcul et surtout<br />
devant -un toi marchandage.<br />
» Si les 28 jours sont nécessaires à la défense<br />
nationale, il faut les maintenir ; s'ils sont<br />
inutiles, il faut les supprimer ; mais ce que<br />
l'on ne usut concevoir, c'est que l'on tasse des<br />
concessions quand on a la charge de l'armée<br />
et que l'on est responsable de la sécurité du<br />
pays ».<br />
JOURNAUX BLOCARDS<br />
De M. de Lanessan, dans le Siècle :<br />
« Des faits c-ortstalés indiquent la tendance<br />
non douteuse qu'a la diplomatie allemande à<br />
favoriser par fous Jes moyens le mouvement<br />
d'indépendance qui s'est produit en Chine de<br />
,pui« quelques années, tandis que l'hésitation<br />
de -notre gouvernani-ant en face d'une entente<br />
politique de la France avec ta Chine, très dé-<br />
Biréo par cette dernière, est de nature à inspirer<br />
aux populations chinoises la crainte que<br />
noun soyons hostiles à leurs .aspirations.<br />
« Je suis convaincu que notre gouvernement<br />
;*e rend compte de la nécessité de conclure<br />
avec la Chine une entente analogue à<br />
celle que nous avons conclue avec le Japon.<br />
Mais je ne puis m'empêchc-r de constater qu<br />
plus nous retardons l'heure de cette entente,<br />
plus nous favorisons l'œuvre entreprise en<br />
Chine par l'Allemagne. »<br />
[Il en est de cela comme de toules choses,<br />
Le gouvernement, soit par son action malfaisante,<br />
soit OIT ses omissions non moins -funestes,<br />
annihile l'influence française<br />
a l'étranger.<br />
Un jour vient où la nécessité de répartir<br />
le mal éclate à tous les yeux. Malheu<br />
reusement, il n'est plus temps.J<br />
L'Humanité, commentant le projet de M. Augagneur,<br />
s'exprime ainsi :<br />
« Si les ministres acceptent son projet, M.<br />
Augagneur trouvera bientôt des terres nou<br />
veilles à joindre à son empire. Il voudra l'é<br />
tenons jusqu'en Océanié, jusqu'en Amérique<br />
Il faudra pour le satisfaire le nommer prince<br />
des lies et de la mer. Ri-en ne justifie cepen<br />
liant les desseins du proconsul sud-africain<br />
A ce changement de régime, la Réunion et<br />
les Comores n'ont rien à gagner. La Réunion<br />
y perdra l'autonomie relative nécessaire à son<br />
développement. Elle est un département. Elle<br />
redeviendrait un pays de conquête ou de protectorat.<br />
» Voilà pour ïe gouvernement, qui paraît hésitai<br />
- , qui, dit-on, serait presque séduit, des<br />
raisons très sérieuses de mettre un frein à<br />
l'ambition conquérante d'un gouverneur général<br />
un peu trop impérialiste. M. Augagneur<br />
règne à Ma "<br />
seul<br />
loiw<br />
ascar. C'est assez. Souhaitons<br />
îent q e son règne ne soit pas trop<br />
aux colons travailleurs et aux incligé-<br />
[II est, édifiant d'entendre un organe socialiste<br />
s'exprimer de la sorte sur le compte d'un<br />
gros seigneur socialiste. En fait, l'Humanité<br />
a parfaitement raison. Il serait nuisible pour<br />
la Réunion et les Comores d'être adjointes à<br />
Madagascar pour permettre au citoyen Augagneur<br />
de jouer au vice-roi. Mais quel est le<br />
rêve de tous les révolutionnaires, socialistes<br />
ou autres ? D'avoir une couronne sur la tête,<br />
lût-elle en carton. Bombardez-les souverains<br />
de quelque chose, ils taperont sur<br />
« la canaille<br />
» et flétriront la Révolution.]<br />
aiion du proiet d'évaluation de la propriété<br />
ion bâtie à' l'article 2 de ia loi de finances.<br />
La propï-téîé non bâtie<br />
M. Jules Roche. — J'apporte ici une sorte<br />
eue proclamation d'une association de vos fonctionnaires,<br />
celle des percepteurs et des receveurs.<br />
. .,<br />
M, Caiilaux. — Cette association outrepasse<br />
es droits. . . ,, .<br />
M. Jules Roche. — Ge n'est pas moi qui 1 a<br />
mtorisée, cette association de fonctionnaires ;<br />
j3 ne l'auras même pas tolérée pendant 24<br />
heures.<br />
» (Protestations à l'extrème-gauche.)<br />
A partir de ce moment, les socialistes har<br />
cèlent l'orateur, qui est obligé de protester.<br />
M. Jules Roche. — Cette association déclare<br />
que le délai de quinze jours pirévu pour chaque<br />
commune sera insuffisant dans bien des<br />
as, qu'il faudra souvent vingt et trente jours.<br />
L'orateur conteste que les expériences fai<br />
tes dans les communes .justifient des conclu<br />
sions du rapport de M. René Renoult sur l'impôt<br />
sur le revenu. Les expériences sont exactes<br />
: mais on aurait tort de généraliser.<br />
M. J. Roche. — Vous dites aux contribuables<br />
qu'ils seront contents<br />
; je leur dis qu'ils<br />
ne seront pas satisfaits. (Interruptions.) Vous<br />
aurez des réclamations innombrables. (Mouvementé<br />
divers.) Vous ne pouvez pas savoir<br />
co que donnera votre système d'impôts<br />
; mais<br />
vous vous heurterez à des inégalités et à des<br />
injustices qui soulèveront les réclamations les<br />
plus nombreuses. I^e système que vous adoptez<br />
ne peut pas rendre l'impôt foncier aux<br />
communes, qui serait la seule solution admissible.<br />
Je ne -peux donc adopter ni votre procédure,<br />
ni votre système. Faire des promesses<br />
qu'on ne peut pas tenir est une détestable<br />
politique : je ne peux pas m'y associer. » (Applaudissements<br />
à droite et au centre.)<br />
Le ministre des finances vient répondre a<br />
M. Jules Roche.<br />
M. OaàHanx. — Faut-Il incorporer la révision<br />
de l'impôt foncier à aa I*»: de finances ?<br />
J'ai fait des réserves au point de vue de ia<br />
rapidité du vote du budget<br />
î -mais j'accepte<br />
l'incorporation. Quant à la question de fond,<br />
je 'ne veux pas entrer dans l'examen des divers<br />
systèmes d'évaluation<br />
; mon projet! tetnd<br />
â instituer un système assez souple pour permettre,<br />
suivant les régions, des procédés d'évaluation<br />
di fférenis.<br />
Je procéderai aussi rapidement que poes-ible<br />
à l'évaluation complète de la propriété non<br />
bâtie. On m'a dit : « Vous devriez remettre<br />
aux communes le produit de cet. impôt fon<br />
çier ». Mais, même dans ce cas, on serait<br />
obligé de procéder à une nouvelle évaluation<br />
et je crois que les contribuables seront assez<br />
indifférents à ce que leur part de contribution<br />
leur soit demandée par l'Etat ou par la commune.<br />
»<br />
Le ministre indique ensuite comment il a<br />
calculé le délai d'évaluation<br />
; il explique<br />
qu'il demandera à chaquo percepteur de procéder<br />
à la révision de quatre communes par<br />
an et ni leur a fait connaître son intention.<br />
M. Caiilaux, en terminant, examine le côté<br />
politique de la question.<br />
M. Caiilaux. — Si on ne fait pas une réforme<br />
profonde, je pourrais presque dire<br />
complète, de l'impôt, il ne faudrait pas s'engager.<br />
Vous ne pouvez faire accepter aux<br />
gager. Vous ne pouvez pas faire accepter aux<br />
paysans la réforme de l'impôt qu'en faisant<br />
de larges dégrèvements à la base<br />
Le projet d'évaluation sur la propriété non<br />
bâtie prépare une réforme autrement considérable<br />
: celle de l'impôt sur le revenu. (Applaudissements.)<br />
Je vous donne rendez-vous sur ce terrain le<br />
plus tôt possible. En votant l'incorporation,<br />
ïa majorité républicaine donne un gage à la<br />
démocratie que celte réforme sera prochainement<br />
accomplie.<br />
(Applaudissements à gauche.)<br />
Amendement Ribot<br />
ge donne droit à Sa perception d'un droit fixe<br />
,1-0 5 tain os ; toute ifissim.ufhation ou tentative<br />
te dissimulation, de la plaque d'identité est<br />
pnssibiie à in fois d'une amande de 50 à 200<br />
francs e* d'un emprisonnement die six jours à<br />
six mois. Les marnes pénalités pourront être<br />
appliquées dans les oas où, pendant la nuit<br />
.les planues d'identité ne seraient pas ou seraient<br />
insuffisamment éclairées.<br />
» L'article 4-33 du Gode pénal est, dans tous<br />
les cas, applicable. »<br />
Le second article a pour but de centraliser<br />
.M ministère des travaux publics toutes les<br />
contravetntiens encourues par chaque conducteur.<br />
La réglementation existante impose, .en<br />
effet, en cas de récidive, le retrait du permis<br />
de oonidiuire ; mais, los contraventions n'étant<br />
pas inscrites au casier judiciaire, il est<br />
impossible<br />
de savoir si un conducteur n'a pas<br />
presque simultanément encouru dans dix ou<br />
.'Ingt départements différents des contra vantions<br />
répétées, il est indispensable de remédier<br />
à cette lacune de la légi slation et de créer,<br />
Minine le demandent les auteurs de l'article,<br />
un<br />
« casier central automobiliste ». Les frais<br />
résultant de resta.mipillage soit de la création<br />
du casier central automobiliste, seront largement<br />
coirepertsôs par le versement du droit<br />
l'estampiïrage annuel de 5 francs. Le nombre<br />
tes automobiles étant actuellement de 36,000,<br />
le revenu à attendre de la perception de ce<br />
iroit miniine atteindra ISO.OOO francs.<br />
AU LUXEI<br />
LES 28 et 13 jours<br />
Séance, du matin<br />
La séance est ouverte à 9 heures, sous la<br />
présidence de M. Etienne, vice-président.<br />
M. Kil ne a reçu de M. Noul-ens une demande<br />
d interpellation sur l'insuffisance du<br />
matériel des chemins de fer et les conséquences<br />
qui en résultent.<br />
Cette interpellation est jointe à celles qui ont<br />
été déposées sur le même sujet.<br />
LA LOI DE FINANCES<br />
111*<br />
On aborde la discussion de la loi de fman<br />
ces.<br />
M. Sieglred a la parole dans la discussion<br />
générale<br />
; il critique tes'expédients et impôts<br />
nouveaux imaginés par M. Caiilaux pour équilibrer<br />
son budget.<br />
M. Caiilaux."— On avait annoncé pour 1906<br />
un déficit de 150 millions<br />
; il se réduit exacteîufjDfa<br />
15 millions ; il en a été de même des<br />
évisions pour le budget de <strong>1907.</strong><br />
M. Ribot. — Si le déficit n'est pas pins<br />
grand, on ne le doit pas à la sagesse de votre<br />
Bdininistration.<br />
i'v". CaiHaux. — E. était impossible d'échapper<br />
à un déficit de 65 millions, et par conséquent<br />
d'éviter des impôts nouveaux; c'est dans<br />
ces conditions qu'on a eu recours à ce que M.<br />
Siegfired qualifie d'expédient ; mais il faut les<br />
accepter ou être en déficit.<br />
M. Siegfried. — Il n'est pas question en ce<br />
moment de faire le budget de 1909.<br />
Les 28 millions de prime à la marine marchande<br />
constituent uno dette qu'il faut payer.<br />
Et M. Caiilaux, au lieu d'inquiéter la France<br />
par ses projets inquisitoriaux d'impôt sur le<br />
revenu, ferait mieux de tirer parti des ressources<br />
dont on dispose, car il est incroyable<br />
qu'avec 170 millions de plus-value on se trouve<br />
encore en présence de 67 millions de déficit. »<br />
M. Ribot critique le changement de date de<br />
paiement des pensions civiles et surtout la<br />
suppression des primes à la marine marchande.<br />
Il craint qu'on ne puisse endiguer le<br />
flot dos dépenses<br />
; mais il compte beaucoup<br />
sur les impôts indirects.<br />
M. Ribot. — Je pense que longtemps encore<br />
et dans tous les pays<br />
11 sera le fondement<br />
des ressources et qu'il y aurait une grande<br />
Imprudence à croire que c'est aux seuls impôts<br />
directs qu'on pourra demander les ressources<br />
de l'avenir. »<br />
L'orateur conclut qu'il faut voter le budget<br />
actuel, bien, qu'on -puisse dire qu'il n'est pas<br />
.digne de la France et de son travail. (Très<br />
bien<br />
! sur un grand nombre de bancs.)<br />
M. Dèjeante justifie les socialistes unifiés<br />
qui repousseront le budget en bloc.<br />
M. Caiilaux répond que sa politique consiste<br />
précisément à mettre en balance, quand il s'agit<br />
d'emprunts étrangers, les intérêts économiques<br />
que la France peut avoir dans ces<br />
pays<br />
; il réplique ensuite à M. Dèjeante.<br />
M. Caiilaux, — M. Dôjeanto prétend que<br />
nous faisons tout pour les riches, rien pour<br />
(les pauvres ; c'est là une parole peu digne de<br />
lui et de nous ; et quand je l'entends déclarer<br />
que, sous la République, les -ouvriers sont<br />
moins bien traités que sous la Monarchie,<br />
cest do toutes mes forces de patriote et de<br />
républicain que je proteste.<br />
» (Vifs applaudissements.)<br />
•»H,-ministre des finances remercie ensuite<br />
i. iPot d* i'a-PPni qu'il lui a promis.<br />
M. Caiilaux. — Mais vous avez dit que vous<br />
ne vouliez voir dans l'incorporation à la loi<br />
de finances du projet de revision des propriétés<br />
non, bâties qu'une réforme de l'impôt foncier<br />
; j'y vois, moi, la préface d'une réforme<br />
nsearte à laquelle le gouvernement est profondément<br />
attaché. (Applaudissements.)<br />
M. Retnoult. — La commission de législation<br />
fiscale l'interprète de la même manière. »<br />
La discussion générale est close. L'article<br />
premier est réservé. La suite de la discussion<br />
est renvoyée à la prochaine séance.<br />
M. le ministre des travaux publics dépose<br />
un- projet de loi relatif au réseau des chemins<br />
de fer d'intérêt local du département<br />
du Tarn.<br />
Séance levée ù 11 h. 50 ; prochaine à 2 houmes.<br />
Séance du soir<br />
La séance est ouverte à 2 heures : M. Biisson<br />
préside.<br />
L'ordre du jour appelle divers projets de<br />
prorogation de surtaxes sur l'alcool.<br />
• M. Lasies. — j-o proteste contre ces surtaxes'<br />
on dirait qu'on vent tuer la poule aux renls<br />
d'or<br />
; on barre la route aux alcools de vins,<br />
i et ne pourront entrer dans les villes que les<br />
alcools frelatés, qui empoisonnent l'ouvrier<br />
• .(AppaondiaseimanAs.)<br />
M. Jean More) rapporteur. — C'est le seul<br />
moyen, pour certaines villes, de m procurer<br />
des ressources dont allas ont besoin. »<br />
On -reprend la discussion de la loi do firran<br />
•ses.<br />
Les articles 2 et 3 sont adoptes ; la Chambre<br />
monte, ensuite, par 50G voix contre i, rincoryoi-<br />
A la suite du premier paragraphe de l'article<br />
3 ainsi conçu :<br />
« L'évaluation a pour objet de faire ressortir<br />
en un chiffra global la valeur locative réelle<br />
de l'ensemble des immeubles<br />
non bâtis<br />
possédés dans la commune par chaque propriétaire<br />
! » M. Ribot ajoute les mots : « En<br />
tenant compte ides exploitations distinctes. »<br />
M. Ribot. — Le ministre des finances a dit<br />
tout à l'heure qu'il y aurait des évaluations<br />
distinctes, lorsqu'un propriétaire aura plusieurs<br />
exploitations dans la m&me commune;<br />
dès lors, pourquoi ne le dit-on pas dans ia loi ?<br />
Il n'-est pas possible de comprendre plusieurs<br />
domaines dans une seule évaluation<br />
; ou la<br />
paree3!e, ou le .domaine, mais non pas la masse<br />
des exploitations. (Applaudissements.)<br />
Le ministre des finances. — Les évaluations<br />
ont pour objet de faire ressortir en un chiffre<br />
total l'ensemble des valeurs locatives des<br />
biens situés dans la même commune et appartenant<br />
à un même propriétaire. '<br />
11 y aura dans le bulletin une distinction<br />
entre les divers domaines, toutes les fois que<br />
cela sera possible<br />
; mais, qu'entend-on- par<br />
exploitations distinctes ? (Bruit.)<br />
Quel est le but qu'on poursuit ? Quel intérêt<br />
si grand attaobe-t-on à introduire cette<br />
question d'exploitations distinctes ? Je ne le<br />
vois pas, et je vous demande de voter notre<br />
texte.'<br />
M. Rïfooî. — B. -est impossible de faire l'évaluation<br />
d'un ensemble de parcelles qui ne forment<br />
pas une exploitation ; je n'ai pas d'autre<br />
pensée ; mais l'intéressé ne pourra discuter<br />
l'évaluation, si, au lieu d'opérer par exploitation,<br />
on ne lui donne qu'un chiffre global.<br />
Le ministre. — J'entends donner plus de garanties<br />
au contribuable que n'en demande M.<br />
Ribot. (Exclamations), car le bulletin<br />
contiendra<br />
même les évaluations par nature de<br />
culture ; je demande de ne pas être enfermé<br />
dans des termes trop étroits.<br />
M. Ribot. — Votre système aboutira, à un<br />
ensemble indéfinissable ; ce sera la confusion<br />
et l'arbitraire. »<br />
L'amendement die M. Ribot, mis aux voix,<br />
est repoussé par 328 voix contre 252.<br />
M. Doumer demande la suppression des<br />
mots « en un" chiffre global » qui pourraient<br />
gêner l'administration .<br />
Cet amendement est adopté ; l'article 3 du<br />
projet de loi incorporé est adopté, ainsi que<br />
"es articles 4 et 5.<br />
M. Klotz demande d'ajouter dans la composition<br />
de la commission d'arrondissement,<br />
après les mots « deux propriétaires fonciers »,<br />
ceux-ci, chevaux<br />
k SkV<br />
Vrogrnmme du jeudi 26 dôMintbre :<br />
fnx du Cbatoau (steei«i<br />
génieurs des mines, hors de concours, dont<br />
les noms suivent, nommés ingénieurs ordinaires<br />
de 3' clause pour prendre rang à dater du<br />
1" novembre 1907, recevront les destinations<br />
suivantes :<br />
M. Marchai sera chargé du sous^rrondisse*<br />
ment minéralogique de Rodez et du 5' arrondissement<br />
du service du contrôle do l'exploitation<br />
technique du réseau d'Orléans.<br />
Ces dispositions auront leur effet, à dater<br />
du 1" décembre 1907, en ce qui concerne MM.<br />
Rômy Breynaert et Stoùvenot<br />
; à dater du<br />
1". janvier en ce qui concerne M. Marchai.<br />
Une prolongation de congé d'un mois, A<br />
dater du 15 novembre 190T, est accordée, avec<br />
traitement entier, pour raisons de santé, à<br />
M. Chimits, conducteur des. ponts et chaussée^,<br />
attaché dans le département des Basses*<br />
Pyrénées, au service des études et travaux<br />
du chemin do fer d'Oloron à Bedous.<br />
rMUiii mi<br />
CON GO XJ -R S;<br />
PONTS ET CHAUSSÉES<br />
Un arrêté du ministre des travaux publics,<br />
en date du 25 octobre dernier, a fixé au 17 février<br />
1908, l'ouverture du concours qui doit<br />
s ouvrir au chef-lieu de chaque département<br />
pour<br />
1 admissibilité à cinquante emplois da<br />
commis des ponts et chaussées et des mines.<br />
Par un autre arrêté, en date du 4 décembre,<br />
le nombre dos emplois mis au concours, de<br />
cinquante, est porté à cent.<br />
dans toutes les<br />
maisons doit-il<br />
y avoir en réserve un flacon<br />
de Baume du Foyor<br />
stérilisé à 120»???<br />
Stérilisé à 120 o guérit de suite le»<br />
Brûlures, Coupures, Ampoules, Eng&<br />
lurzs, Crevasses, Gerçures, Vlcères<br />
variqueux et plaies de toute naturer<br />
! I 11<br />
TOUTES PHARMACIES<br />
S! fr. 25 lo flacon<br />
Préparé à Lavaur (Tai,m .<br />
par Th. Berdaulon, pl^rmacien do lm «W.<br />
DEPOTS. - Toulouse t Drognç^*»»^*»<br />
Massias, Lrsplnassc<br />
; Montauban s l^aniiac*<br />
loubiou<br />
; Cahore : Pn« Artigue. Fa/ j,T,<br />
Jres : Ph" G<ieï<br />
Catus : l'ii" lh'<br />
Croïx-Volvestre : l'h"<br />
D r liordol<br />
; Parizot<br />
or ; Gain."- ,,,,„ vu-is, - Sie«<br />
» ; >||" 1 .li»» 1 , .... «-||1~„ !<br />
l'h" Qespojc , muw s-<br />
- Ph» liaspa-ioux:<br />
Pb«<br />
l'h' Gazes ; Ussoi-s. -Sarsonne<br />
Brive : Ph» Joseph Bruno<br />
: f»* 0 ? p h . Tau.<br />
Loloum ; Pau : Ph« Smith ; "'^ÏÏ^IMS £»<br />
pin ; Seissan 1 Ph" do Bru* . Uunem i t,W<br />
Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés
<strong>Samedi</strong> 7 <strong>Décembre</strong> 1901<br />
pour les to* il Laigiioc<br />
j<br />
avons annoncé la formation d'un<br />
toulousain constitué en vue cle veaux<br />
victimes des inondations<br />
E£> ai**.<br />
p<br />
T anguedcc.<br />
d%i lira plus bas l'appel que ce Comité<br />
tresse à la population.<br />
* -roulouse, nous en avons la conviction,<br />
y répondra avec sa générosité et son élan<br />
*ta capitale du Languedoc n'a pas seulement<br />
à remplir un acte de charité ; elle a<br />
K,ssi à s'acquitter de la dette de reconnaissance<br />
qu'elle contracta envers les populations<br />
qui,<br />
L u lendemain des inondations de<br />
juin 1875, s'associèrent à sis malheurs et<br />
h ses deuils, pleurèrent avec elle et lui donnèrent<br />
sans compter los réconfortants témoignages<br />
de leur fraternelle solidarité.<br />
Nos voisins du Bas-Languedoc viennent<br />
de traverser les heures douloureuses et<br />
cruelles que nous connûmes il y a trenteieux<br />
ans. Ils ne restèrent, pas indifférents<br />
aux souffrances de nos concitoyens de<br />
Saint-Cyprien.<br />
Nous ne resterons pas<br />
sourds, nous non plus, à leurs cris de détresse.<br />
Us vinrent à nou:- et nous tendirent<br />
une main secourable. Toulouse ne les abandonnera<br />
pa3.<br />
Le Comité qui s'est formé spontanément<br />
sur le large terrain de la bienfaisance, en<br />
dehors de toute<br />
considération de parti,<br />
S'est assuré le concours de tous les corps<br />
constitues, de toutes les sociétés, de tous<br />
les groupements locaux.<br />
11 fait appel à<br />
toutes les bonnes volontés. Aucune ne lui<br />
fera défaut.<br />
Voici en quels termes il explique le but<br />
qu'il s'est assigné — et vers lequel tendront<br />
tous les efforts :<br />
L'inondation a de nouveau répandu la<br />
fuine et la désolation en notre pays. Et<br />
c'est encore sur le Midi que s'est abattu le<br />
terrible fléau.<br />
Le Bas-Languedoc et le littoral méditerranéen,<br />
des Pyrénées au Rhône, déjà si<br />
gravement éprouvés par la mévente des<br />
vins, ont été réduits, en maints endroits,<br />
à l'extrême détresse.<br />
Et c'est grande pitié de voir ces lieux<br />
'autrefois si riants et si prospères, attristés<br />
et dévastés par ces maux conjurés.<br />
\Ccs effroyables malheurs touchent Toulouse<br />
à des titres divers. De tous temps<br />
notre ville a eu les relations les plus suivies<br />
et les plus fructueuses avec le Bas-<br />
Languedoc.<br />
Les liens de solidarité qui les unissent,<br />
'depuis les temps les plus anciens, sont si<br />
intimes que rien de ce qui atteint l'un ne<br />
saurait trouver l'autre indifférent, la prospérité<br />
de la province engendre celle de la<br />
Métropole et l'une ne saurait s'appauvrir<br />
I sans que l'autre, immédiatement, n'en soit<br />
amoindrie.<br />
En 1875, les premiers secours parvenus<br />
t aux sinistrés de Toulouse provenaient de<br />
t son ancienne province et c'est à Toulouse<br />
qu'au temps de leur prospérité, les Tubo-<br />
I ricux ct riches vignerons de l'Aude et de<br />
I l'Hérault venaient échanger l'or de leur vin<br />
é tontre les utilités et agréments de la vie<br />
t que leur offrait libéralement en échange<br />
I la 'métropole dont ils sont devenus fiers.<br />
C'est dire qu'il est autant du devoir que<br />
I. 'de l'intérêt des Toulousains de venir au<br />
secours de la misère ct de la détresse des<br />
sinistrés de l'Aude et de l'Hérault.<br />
Au reste, qu'est-il besoin de parler d'intérêt<br />
et de devoir î Le spectacle des maisons<br />
éventrées, des vignes envasées, des récoltes<br />
détruites, des routes coupées, des<br />
ponts enlevés, des populations affamées et<br />
NOMINATIONS ECCLÊSIASTWtlES<br />
IM. l'abbé Jean-Marie-Oscar-Alfred^Jcseph<br />
F.rauciel, vicaire à Saint-François de iLavaur,<br />
est nommé curé des Cabanmes (Cordes).<br />
M. l'abbé Marie-Joseph-Camille Amalvy,<br />
vicaire à Saint-Jacques de Châle Hérault, est<br />
nommé vicaire à Saint-François de Lavaur.<br />
Mgr l'évèque de Poitiers a nommé :<br />
M. l'abbé Emile-Henri Pinel. licencié ès-lettrea.<br />
professeur à l'Ecole Saint-Milaire de<br />
Niort.<br />
ALBI. — Pharmacie du dimanche. — Demain<br />
dimanche, la pharmacie Borelly, avenue<br />
Villeneuve, restera ouverte toute la journée<br />
pour assurer le service.<br />
Réunion. — Aujourd'hui samedi, à 8 h. 30<br />
du soir,, aura lieu- à Albi la réunion de l'Amicale<br />
des Ariégeois dans le Tarn. On se -réunira<br />
dans le local habituel, café Glacier.<br />
Pour iea pauvres. — La somme de 8 firancs,<br />
produit d'une collecte faite au bal organisé<br />
par le comité des mineurs, à l'occasion de la<br />
Sainte-Barbe, a été versée au Bureau de bienfaisance<br />
par M. Adrien Gayra.rd, président<br />
du comité<br />
Sporting-Olub Albigeois. —- Match de football.<br />
— Demain dimanche 8 décembre, au terrain<br />
de manœuvre, un match sensationnel de<br />
football rugby mettra aux prises le Spoiiing-<br />
Club Albigeois et le Standard-Club Toulousain.<br />
Cette partie, qui commencera à<br />
3 heures,<br />
sera précédée d'un match entre les équipes<br />
régimentaires du 15" de ligne et du 18' d'artillerie,<br />
et pour lequel le coup d'envoi sera<br />
donné à 1 heure et demie.<br />
Souhaitons que le ciel se fasc-e plus clément<br />
et permette aux Albigeois d'aller assister à<br />
ce double événement sportif.<br />
Voici la composition des équipes :<br />
Toulouse. — Arrière, Rouaix<br />
; trois-quarts,<br />
Paillent, Ducos, Al'J'io«<br />
; demis, I.ary, Deriés<br />
; avants, Jehame, Baidou, Bouland, Barthies,<br />
Lagarde, Montauriol, Delrteu, Merle.'<br />
Albi. — Arrière, Carme<br />
; trois-quarts, Raynaud,<br />
Bonnaf.ous, Teysseire, de Gineste ; demis.<br />
Gahuzac, Lombrail ; avants, ,1. Robert,<br />
E. Gonties, Vié, pehlotter, Bardou, Bressolles,<br />
Raffel,. Nouais. Hemplaçant<br />
: Delas.<br />
Etat civil du 28 novembre au 4 décembre. —<br />
Naissances<br />
: Fernande-Gabrietle Chabrouty<br />
fille de Gabriel-Adolphe, constructeur,<br />
rue<br />
Castelginest<br />
; Marie-Joseph-Emile Clavet, fils<br />
de Jules-Jean, lieutenant au 15' régiment d'infanterie,<br />
rue des Prêtwsi<br />
; André-Emi'e Com<br />
bes, fils de Jules-Henri, chef cantonnier, rue<br />
des Carmélites<br />
; Marce'de-Eugériie-Joséôhine<br />
Blanc, fille de Edouard-Mlred-Ferréal, négociant,<br />
rue Mariés<br />
; André-Elie-Paul Rouffiac,<br />
fils de Philippe, propriétaire à Fonvi-aJane<br />
Marie-Thérèse Valette, fille- de Ernest-Baotiste,<br />
•négociant., route de Carmaux<br />
: GabrielO-e-Emilienne<br />
Montais, fille de Ernest-Pia uQ maçon,<br />
rue Salvan-de-Sailès : Marthe-Marte-Adrienne<br />
AJlexandrine Vogel, fille de Chartes-Louis,sousofficier<br />
au 15" régiment d'infanterie, rue du<br />
Tru&l-de-Palaft're.<br />
Mariage<br />
: Henri-Paul Garrigues, maçon, foi<br />
rail du Castelviel, et Julie Grimai, à Teillet<br />
fTarn).<br />
Décès<br />
: Cécile Ferriol, 3 ionns, à l'hospice<br />
Qlara-Aingustine-Adieline Mersié, épouse La<br />
cam, 29 ans, avenue Villeneuve<br />
: Jrrtte-Ernttie-<br />
Marie Viala, éoouse Manrlès. 34 ans, me du<br />
Roc<br />
: I.crù-itia-Marie Pauziès. 4 ans, au Pigné<br />
Pauline-Marie Virazets, veuve Vergnes 64 ans<br />
au Trueil-d-9-Pnlaffre<br />
; François-Auguste Fer<br />
rot. forgeron. 58 ans, marié, «liées du Lude<br />
Philippe Guillaume, ouvrier électricien 37<br />
ans. marié, boulevard Sowlt<br />
: Rose Vè?>e épou<br />
se Roussel 61 ans, rue du Pont-Neuf<br />
• Marthe-<br />
Rose Rouissou-, 11 ans, boulevard So-u.it<br />
• Albert<br />
Charrier, gardien à l'asile d'afliénés 40<br />
ans. célibataire, allées du Lude : Raon'-Téon<br />
Edouard Fraissmot. étudiant 23 ans célibataire,<br />
rue de la Caussnd'e<br />
- Marte-Anne Rcuv<br />
lat épouse Tre'ilhes, 70 ans à ,1'hosmee Antoine-Pascal<br />
Marty. snhàttèr, 79 ans, marié<br />
rue Saint-Martin<br />
; Louise-D^rine TAvWrmires,<br />
veuve Pic, 66 ans, rue TimbaJ. "<br />
CASTRES. — Conseil municipal. — Séance<br />
du 2 décembre. - Quatorze conseillers assis<br />
tant a la séance présidée par notre maire-sé<br />
avocat du milliard des congréga-<br />
ON DEMANDE DES MALADES<br />
mémo réputés incurables. — PAJEWENT APRÈS GUËRISON seulement.<br />
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Bx/e des Bons-Enfants. PAMS.<br />
I<br />
4e tout le lamentable et sinistre cortège<br />
habituel de Vinondation ne suffit-il jjas, â<br />
lui seul, à émouvoir profondément nos<br />
cœurs en faveur .de ?ios frères éprouvés ?<br />
Ce sont ces pensées qui sont sûrement<br />
venues à l'esprit de tous nos compatriles<br />
à la nouvelle des récentes catastrophes.<br />
Et c'est pour y répondre qu'il s'est constitué,<br />
en quelque sorlc spontanément, un<br />
Comité pour recueillir Vobole de Toulouse<br />
en faveur des victimes<br />
si cruellement<br />
éprouvées.<br />
f, Le Comité adresse un chaleureux appel à<br />
la charité et à la commisération de la population<br />
toulousaine pour, en lui annonçant<br />
sa constitution, lui faire connaître ses<br />
espérances de voir son initiative encouragée<br />
par l'empressement de chacun à lui apporter<br />
son obole.<br />
Bes listes de souscription sont déposées<br />
'dans les bureaux des journaux et chez les<br />
banquiers de la ville. Tout le monde voudra<br />
s'y inscrire.<br />
Des fêtes seront organisées par les soins<br />
'du Comité. Nous comptons sur le concours<br />
de tous nos compatriotes pour en rendre le<br />
résultat des plus fructueux.<br />
Toulouse, toujours généreuse, montrera<br />
une fois de plus qu'aucun malheur ne la<br />
trouve indifférente et qu'elle s'intéresse<br />
"H'autant plus aux victimes des derniers désastres<br />
que ces victimes sont des compa<br />
triotes.<br />
Nous devons ajouter que le Comité a décidé<br />
que tous les fonds qu'il recueillera se<br />
ront répartis sur les indications qui lui<br />
seront fournies par les chambres de commerce<br />
et par les associations agricoles des<br />
départements sinistrés.<br />
Des listes de souscription, sont déposées<br />
aux bureaux de l'Express. Nous transmettrons<br />
au Comité les dons qui nous seront<br />
remis et nous - publierons les listes géné-<br />
: raies de souscription qui, après centralisa<br />
I ton, nous seront communiquées.<br />
aniniiimmimnmniimniinnnii<br />
à Mo-zaiinet<br />
; Victor Mlaael, 25 ans, tonnetlier,<br />
et Anna Jeanzac, 31 ans, à Mlaaamet.<br />
Décès<br />
: Marthe Catrsai'.a, 4 mois, rue die la<br />
VifRe<br />
; Marei Fous-niais, 79 uns, avenue Aiibeait-<br />
Bouviére<br />
; Noé-lte Faisre, 10 ans, à la Resse.<br />
LA53TREG. — Lyre Saint-Rémi. — Programme<br />
des inoaioeaux qui eeirout exécutés domain<br />
diinaische, à 3 heures ot demie du soir :<br />
t Menollck, défilé (F. Stoupan)<br />
; 2. Valentino<br />
de Milan, fantaisie (E. Mutlot)<br />
; 3. Les<br />
Liftas roaes, valse (Chavatti)<br />
; 4- L'Auréole,<br />
fantaisie (Ba.j<br />
Vol de portarno-nnaie. — Le sieur J..., d Aureillian,<br />
.est inculpé pour vol dq portemonnaie<br />
trouvé à la gare. Il y a, dans cette affaire, un<br />
sou troué .et une épingle de cravate qui jouent<br />
un rôle important, si important que le tribunal<br />
a voulu te préciser en renvoyant l'affaire.<br />
Vol de dinde. — La veuve B..., de Sanvcterr.e<br />
canton de ManboaTguct, est necusoo davoir<br />
volé uno dindo o, une do ses voisines<br />
<strong>Samedi</strong> 7 <strong>Décembre</strong> 1007<br />
—nmn—mm—irri i IIII i i '''ii" ILI MiiHi i ^-^rro—- -JT<br />
BulletinFimmiei<br />
Paxls, o décembre.<br />
Bourse en meilleure tendance<br />
; les fonds d'Etat<br />
«nt tous progressé, l'Extérieure à 93 15, le Turc à<br />
|8 30, le Portugais à 62 25.<br />
Les fonds russes finissent au cours d'nier<br />
: le<br />
£ % unit à 93 95.<br />
Les chemins espagnols sont en hausse.<br />
Nos etaxilissements do crédit ont progressé : Cré-<br />
Wit Lyonnais 1179, Banque de Paris 1442<br />
; Banque<br />
fle Yucatan très terme à 266 ; nous avons déjà appelé<br />
l'attention des capitalistes sur cette valeur<br />
très intéressante et dont les cours doivent forcément<br />
progresser.<br />
Métropolitain 511, Omnibus 920, Suez 4592, Thomeon<br />
G15<br />
; le Rio, le cuivre ayant monté, s'avance en<br />
clôture à 1704 ; Platine, 520 ; de Bcers faible à<br />
427 50.<br />
Les actions du Chemin de fer du Midi de l'Italie<br />
eont fermes à 269 francs, grâce aux garanties multiples<br />
dont elles jouissent du gouvernement italien<br />
«l'une province et de plusieurs communes.<br />
DE LAVIGEMR,<br />
14, place Vendôme, paris.<br />
BULLETIN<br />
MÉTÉOROLOGIQUE<br />
Du 6 décembre.<br />
Il est tombé 5 millimètres d'eau à Toulouse,<br />
1G<br />
au Puy-de-Dôme et 4 à Bordeaux.<br />
STATIONS Buomtt. Ilemo.l ÉTAT DU CIEL lini. de<br />
la veilla lu.<br />
dJ<br />
ia veilla<br />
Toulouse..<br />
Puy-de-DsM.<br />
Plo-in-ïidi..<br />
Perpignan.<br />
Bordeaux.<br />
56.7<br />
53.7<br />
05.9<br />
54.7<br />
57 5<br />
10 2 0. tr. fo. nuag<br />
0.6 S.E. tr. fort br.<br />
—9.8 O.N.O. t. f. ne<br />
12.8:N.O. tr. fo. CO<br />
9.2IO.N.O. a. f. n.<br />
8.4<br />
0.0<br />
-6.4<br />
9.5<br />
9.1<br />
15.0<br />
5.3<br />
-0.7<br />
13.4<br />
14.9<br />
oUain, 40 25 ; 4 premiers, 41 ; 4 de mai 43 ; tendance<br />
carme ; stock, 35.600 ; circulation, 175.<br />
Sucres. - Courant, 28 625 ; prochain 28 625 , 4<br />
premiers, 28 75 ; 4 de mars, 29 ; 4 de mai 29 5g .<br />
tendance ferme ; roux cuités, 26 ; autres jets, 26 ,<br />
raffinés, 59.<br />
MARCHE DU HAVRE<br />
Du 6 décembre.<br />
Cotons. - Janvier 1006, 75 23 ; J^riev 75 12 ;<br />
mars, 74 62 ; avril, 74 37 ; mai 73 87 ; juin 73 02<br />
juillet, 73 50 ; août, 73 t» ; septembre 72; 50 -r octobre,<br />
71 ; novembre 1907 , 00 62 ; décembre, 76 37.<br />
Tendance soutenue. Ventes, 4,250.<br />
Cafés. - Janvier 1908 , 40 ; février, 40 ; mars, 40 ,<br />
avril 40 mai 40 ; juin, 40 ; juillet, 40 2* ; août,<br />
40 <br />
POUS, Clémence ADAM, AMIGUES et Guillaume<br />
SERIEYS ont est prié d'assister aux<br />
obsèques de<br />
Monsieur Justin F0RGUES<br />
qui auront lieu le samedi 7 décembre 1907,<br />
à 2 heures du soir, sur la paroisse Saint-<br />
Etienne.<br />
On se réunira 17, rue de Fleurance.<br />
Foires etMarcliés<br />
MARCHË.DJB^PARIS<br />
Du 6 décembre.<br />
Farines. — Courant, 30 25 ; prochain, 30 25 ; janvier-février,<br />
30 40 ; 4 premiers, 30 55 ; 4 de mars,<br />
30 90 ; tendance ferme ; circulation, 1.650 ; consommation,<br />
56. ,.„„„„.<br />
Blés. — Courant, 22 30 ; prochain, 22 60 ; janvier-<br />
~tévrier 23 15<br />
; 4 premiers, 23 55 ; tendance ferme.<br />
Soin-lés. — Courant, 18 75<br />
; prochain, 18 75 ; janfier-février,<br />
19 ; 4 premiers, 19 25 ; tendance calme.<br />
Suifs. — Paris, 79 50 ; province, 79.<br />
Avoines. — Courant, 17 55 ; prochain, 17 70<br />
; janvier-février,<br />
17 05 ; 4 premiers, 18 15 ; tendance<br />
ferme<br />
Colza. — Disponible en cuves à nu, 51 50<br />
; courant,<br />
$2 ; prochain, 51 75 ; 4 premiers, 51 25 ; 4 de mai,<br />
19 50 ; tendance ferme.<br />
Lin<br />
— Disponible en cuves a nu, 86 2a ; courant<br />
86 -, prochain, 83 25 ; 4 premiers, 82 25 ; 4 de<br />
mai ' 74 75<br />
; tendance soutenue.<br />
Alcools. — Disponible, 39 75 ; courant, 40 ; pro-<br />
CONFÊRENCES DE N.-D. DE PARIS, expositiOT de<br />
la morale catholique. Carême 1907,--ï.Jf Fw«e*<br />
le Péché<br />
: I. Les caractères qui en •font-la malice,<br />
et les pu ssances qui les produisent. Conférences<br />
tt retraites, par E. JANVIER, 1<br />
424 pages. Prix : 4 francs. - P. Lettaelleux, éditeur<br />
10. rue Cassette, Paris (6).<br />
Guidé par saint Thomas,<br />
1 émment conférencier<br />
nous avait initiés aux merveilleuses solutions fournies<br />
par la doctrine catholique aux problèmes Ue<br />
la béatitude qui attend l'nomme au terme.de ra vie,<br />
de la liberté qui est ici-bas son apanage glorieux<br />
des passions bonnes ou mauvaises qui le portent<br />
vers le but suprême ou l'en éloignent. C'est encore<br />
mus la induite du docteur angéliquc que, cette<br />
année le prédicateur étudiait le vice et le péché,<br />
soit dans les caractères qui en font la malice,<br />
S dans les puissances qui le produisent. La gravité<br />
du péché en raison de son antagonisme arec la<br />
toi éternelle, la démonstration de cette vérité que<br />
le péché ne vient .pas de Dieu, mais d autres causes<br />
extérieures à l'homme ou, au contraire, intimement<br />
unies à sa nature, telles sont les grandes lignes<br />
de ce bel ouvrage, complétant dignement, avec<br />
les notes dont 11 est enrichi, l'œuvre si méritoire et<br />
glorieuse de l'éloquent apôtre de Notre-Dame.<br />
Il sera lu avec un intérêt d'autant plus grand<br />
que malgré la vieillesse éternelle des sujets qu'il<br />
aborde il est d'une étonnante modernité. Dans l'un<br />
des appendices si chargés de doctrine qu il a joints<br />
à ses conférences, M. le chanoine Janvier écrit :<br />
« Plusieurs de nos auditeurs s'étonnent que nous<br />
nous occupions de systèmes anciens qu'ils estiment<br />
morts et complètement étrangers a notre temps ».<br />
Certes nous comprenons que dans l'auditoire de<br />
Notre-Dame, si cona>act, si divers, ou le disciple de<br />
la philosophie moderne coudoie le fidèle de la thé<br />
logie traditionnelle, où d'aucuns se trouvent qui<br />
peut-être prêtent l'oreille plus aux hypothèses risquées<br />
d'une demi-science qu'aux certitudes doublement<br />
affirmées par la raison et par la foi, quelques<br />
voix se soient élevées, pour estimer peu approprié<br />
au langage courant de notre temps 1 enseignement<br />
du prédicateur de Notre-Dame. De cela^<br />
et surtout de -leur hardiesse à le dire, qu'ils soient<br />
remerciés. Hs nous ont valu une magistrale explication<br />
de l'orateur, en même temps qu'ils montraient<br />
combien peu ils avalent saisi es allusions<br />
bien claires copencl?..i3*'et approfondi la doctrine de<br />
ses conférences.<br />
Des diverses démonstrations de l'auteur ressort<br />
avant tout ceci que, entre la science certaine et<br />
cette philosophie scolastique que plusieurs affectent<br />
de dédaigner, le contact est perpétuel et raccord<br />
j<br />
admirable.<br />
C'est là un des grands mérites de ce livre d'être,<br />
comme il convient aux Conférences de Notre-Dame,<br />
un monument grandiose d'apologétique<br />
; toutefois<br />
11 lui en est un socond que je me reprocherais de<br />
ne pas souligner, c'est d'être un ouvrage d'érfifleation<br />
et de piété profonde. La retraite pascale qui 1e<br />
termine est de ce que j'avance là un témoignage<br />
indiscutable. Dans ses instructions données chaque<br />
soir de la Semaine Sainte, le prédicateur s'attache<br />
moins à planer sur les sommets<br />
; il abandonne les<br />
hautes considérations du dogme et de la philosophie,<br />
mais il en garde le souvenir et le propose à<br />
ses auditeurs comme règle de vie. Il faut lire ces<br />
pages, très modernes aussi, où chacun des nôtres<br />
découvrira facilement quelque trâit qui convienne<br />
à son âme, quelque cause de remords, quelque èloignement<br />
au bien, car toutes les fonctions et toutes<br />
les faibSesse y ont leur part, et à chacune, du geste<br />
assuré du praticien dont la main ne tremble pas,<br />
l'auteur indique le devoir ou le moyen de salut.<br />
Nous souhaitons que la diffusion de ce livre soit<br />
large, afin qu'i rajppel.le aux auditeurs du savant<br />
conférencier les vérités qu'il leur énonça, que surtout<br />
il s'en aille, messager de lumière, porter la vérité<br />
cathoique aux âmes qui aspirent après elle et<br />
qui, n'ayant .pas eu la bonne fortune de la recueillir<br />
des lèvres du prédicateur au pied de la chaire ue<br />
Notre-Dame, voudront du moins la contempler, toujours<br />
vivante et toujours bienfaisante, dans la reproduction<br />
fidèle qu'il offre au public de ses magnifiques<br />
conférences du doinier Carême.<br />
1 F. DUCLAUX-MONIÏIL.<br />
#**<br />
LE P GR4TRY Pages choisies avec fragments inédits<br />
par L.-A. MOUEN, professeur à l'Ecole de<br />
théologie d'Amiens. Un volume in-12. Prix :<br />
3 fr 50 (Librairie Charles Douniol, 29, rue de<br />
Tournon, Paris-VT), et chez Privât, Sistac, libraires.<br />
C'est une excellente idée de la maison Téqui d'avoir<br />
publié un reoueil de Pages Choisies du P. Gratry.<br />
Aujourd'hui que le mouvement d'idées dont il<br />
a été le précurseur se développe de plus en plus, il<br />
faut rendre la lecture de ses ouvrages aussi accessible<br />
que possible. , .. „' ,<br />
Les jeunes gens de notre époque en qui revit la<br />
pensée du P. Gratry et un peu de son âme généreuse<br />
ceux qu'il saluait dans une de ses plus belles<br />
pages pourront aller chercher dans ce livre l'inspirafpitkm<br />
do leur noble conduite. Ils y trouveront<br />
e-flprimées les pensées dont ils cherchent à vivre.<br />
L'auteur voudrait<br />
« que, revenant à la pratique de<br />
l'oraison ils s'en servent pour nourrir leur pensée<br />
exciter leur réflexion ». Aucun livre n'est mieux<br />
fait pour réaliser ce but. On peut dire qu'on y suit<br />
la pensée du P. Gratry depuis les premières méditations<br />
écrites à Strasbourg jusqu'à la dernière lettre<br />
rédigée quelques jours avant sa mort.<br />
Une étude biographique assez développée, des études<br />
très précises sur chaque ouvrage, un exposé<br />
très exact de la philosophie du P. Gratry, des notes<br />
très suggestives rendent la lecture de cet ou<br />
veage utile, intéressante et facile.<br />
LA BONNE CHANSON<br />
Accueillie avec enthousiasme dès son apparition,<br />
cette très intéressante revue nous donne, avec son<br />
deuxième numéro, un sommaire encore plus<br />
attrayant,<br />
si possible, que celui du numéro précédent.<br />
Citons<br />
: Les bonnes Chansons : Jésus chez les<br />
Bretons, Les Grands Berceaux, Hier et Aujourd'hui,<br />
par le vaillant barde breton Théodore Botrel, qui<br />
est l'âme de la revue<br />
; Noël des Bonnes Vieilles,<br />
par le célèbre chansonnier Xavier Privas<br />
; Bonhomme,<br />
par Gustave Nadaud; la Ronde du Diabo<br />
lo, une exquise chanson d'actualité, par Mme Fran<br />
cine Lorée<br />
; le Fromage, très amusante fantaisie<br />
du bon humoristique Victor Meusy<br />
; Voici la Noël.<br />
une curieuse ballade bretonne du xv* siècle, savamment<br />
harmonisée par André Colomb. Citons encore<br />
des Poésies et Chansons à dire, de Th. Botre et<br />
de G. Nadaud, et enfin une biographie à la fois<br />
êrudite et familière du maître Ernest Cheftroux,<br />
consacrée à Gustave. Nadaud, l'un des maîtres de<br />
la Chanson du xix' siècle<br />
La Bonne Clianson est envoyée franco contre<br />
Un franc à M. d'administrateur, 32, faubourg Saint-<br />
Honoré, Paris. — Abonnement : 12 fr. par an.<br />
**#<br />
LA FRANCE ILLUSTREE<br />
Avec le 59' fascicule de la France Illustrée, vient<br />
l'étude rte la Drôme.<br />
Texte<br />
: Situation, climat, voies de communication,<br />
agriculture, industrie, commerce, histoire du<br />
département, histoire et description des villes,<br />
bourgs et châteaux les plus remarquables.<br />
Illustrations<br />
: superbes vues de Beaumont-lcs-<br />
Valenoe, Crest, Valence et Saint-Vallier.<br />
Trois suppléments gratuits<br />
: une carte en cinq<br />
couleurs do tout le département, un dictionnaire<br />
des communes et un magnifique hors-texte : Vue<br />
générale de Valence.<br />
Ce numéro est vendu partout au prix habituel de<br />
0 fr. 75.<br />
REVUE DES DEUX-MONDES<br />
Livraison du 1er décembre 1907 :<br />
I. Les yeux qui s'ouvrent, ire partie, par M. Henry<br />
Bordeaux. , ,„. i ,<br />
II. Richard III dans le drame et devant l'histoire,<br />
par M. Augustin Hilon.<br />
III. La langue auxiliaire du groupe de civilisation<br />
européen. — Les chances du français, par M.<br />
J. Novicon. . , :<br />
IV Juian Klasko, historien, critique et patriote,<br />
par M. Henri Wçlschinger, de l'Académie des<br />
sciences morales. - „, r„<br />
V. Lettre écrites du sud de l'Inde. — V. Le Carnatic<br />
• ViUaipouram, la fo.r^-resse de Genji, la légende<br />
de Singaveram, les Etangs, par M. Maurice<br />
Maindron. «,' ,<br />
VI La beauté des machines, a propos du Salon<br />
de l'Automobile, par M. Robert de La Sizerame.<br />
VII. Le problème criminel au moment présent,<br />
par tt. Henri Joiy, de l'Académie des sciences mo-<br />
VIII. Chronique de la quinzaine, histoire politique,<br />
par M. Francis Charmes,<br />
IX. Bulletin bibliographique.<br />
***<br />
LE BLOC CATHOLIQUE, revue mensuelle<br />
; rédaction<br />
et administration<br />
: 7, rue d'Astorg, Toulouse.<br />
Abonnements<br />
: France, un an, 5 fr.; -étranger,<br />
6 fr.<br />
Sommaire du numéro 02 : <strong>Décembre</strong> 1907<br />
Progrès et Modernisme, par Joseph Esquirol. —<br />
Conférences du Comité catholique.<br />
— Motu Promu,<br />
par Pie X. — Autour de l'Encyclique,<br />
par<br />
E. Keller et Dom Bease. — Un Livre qui console,<br />
par Dom A. du Bourg.<br />
L'Hérésie du Renouvellement<br />
(suite et fin), par Thomas Pègues. — I* Commentaire<br />
de Saint-Thomas, par Pie X. — Lettres<br />
de Louis Veuillot (suite), par P. Talon.<br />
iLiiMiii mi i»<br />
»m ratage<br />
ACXUMM<br />
BOURSE DE PARIS<br />
Du<br />
6 <strong>Décembre</strong> (Dépêche télégraphique)<br />
AU COMPTANT<br />
COURS<br />
DU ÎOTJB<br />
FONDS D'ETAT<br />
g %<br />
3 % amortissable<br />
Dette tunisienne<br />
Russe 4 % 1867 et 1869<br />
— 4 % 1880<br />
_ 4 or 1889...<br />
— 4 % or 1890<br />
_ 4 % or 1893<br />
_ 4 % or 1894<br />
Consolidé 4 % 1" et 2* séries<br />
- « % 1901<br />
_ 3 % or 1891<br />
— 3 % or 1896...<br />
_ 3 i % or 1894<br />
Russe 1906..<br />
Letres do gage 3 è<br />
Bons messes 1904<br />
Italien 5 %<br />
Espagne extérieure (co^rs 30 p.)..<br />
Autriche or 4 % ,<br />
Honcrois 4 %<br />
Egypte unifiée<br />
Argentine (Républ.) 5 % 1838 ,<br />
Portugal 3<br />
95 70<br />
,96 10<br />
4 57 ..<br />
83 ..<br />
81 5C<br />
80 03<br />
80 70<br />
82 ..<br />
81 50<br />
67 50<br />
63 50<br />
72 50<br />
93 93<br />
71 45<br />
502 50<br />
102 9)<br />
93 40<br />
96<br />
94<br />
101 60<br />
518<br />
62 10 COURS<br />
VRÉCÉD.<br />
95 50<br />
96 25<br />
457 ..<br />
83 60<br />
Banquo de Francs<br />
Crédit Foncier<br />
Crédit Lyonnais<br />
Banque de Pans....<br />
Comptoir d'Escompte<br />
Société générale<br />
Banque franco-espagnole<br />
Banque Ottomane. o<br />
Midi<br />
'<br />
Orléans ••• ;<br />
Paris-Lyon-Méditerranôe -<br />
Nord<br />
Ouest<br />
Est<br />
Est-Algérien<br />
Ouest-Algérien -<br />
Bûne-Guelma<br />
Autrichiens<br />
Lombards<br />
Nord-EspagDe<br />
••<br />
Saragosse<br />
Chemins do fer Portugais<br />
Charbonnago de Lavlana<br />
Carmaux<br />
Thomson-Houdton<br />
Compagnie Parisienne du Gaz...<br />
Messageries maritimos<br />
Compagnie transatlantique<br />
Lots Co.-igo<br />
••<br />
OBLIGATION^<br />
Ville do Paris 1865<br />
_ 1865<br />
_ 1871<br />
_ 1875<br />
_<br />
Î376<br />
_ 1892<br />
_ 1894-1895<br />
— 189S<br />
— 1899<br />
_ 1904<br />
— 1905..<br />
Foncières 1879<br />
— 1883<br />
— 1S85<br />
— 1895<br />
— 1903<br />
Communales<br />
1S73<br />
— isso<br />
_ 1891<br />
_ 1892<br />
_<br />
1S99<br />
Midi 3 % anciennes<br />
Orléans 3 % anciennes<br />
Lyon 3 % fusion anciennes<br />
Nord 3 % anciennes<br />
Ouest 3 % anciennes<br />
Est 3 % anciennes..<br />
Est-Algérien ,<br />
Ouest-Algérien<br />
Bône-Guelina ,..<br />
Saragosse<br />
Nord-Espagne<br />
Portugais<br />
Autrichiens 3 % J." hypothèque.<br />
Lombardes anciennes<br />
Suez<br />
Panama lots 1889<br />
Panama lots libérés<br />
Ottomanes 4 % consolidées<br />
Douanes ottomanes<br />
Priorités ottomanes<br />
4190 ..<br />
680 ..<br />
1180 ..<br />
1443 ..<br />
678 ..<br />
861 ..<br />
323 ..<br />
704 ..<br />
1130 ..<br />
1:«5 ..<br />
1331 ..<br />
1764 ..<br />
825 ..<br />
895 ..<br />
685 ..<br />
649 ..<br />
665 ..<br />
722 ..<br />
279 "<br />
37!) 50<br />
123<br />
1810<br />
612<br />
192<br />
208<br />
81<br />
531 ..<br />
478 25<br />
407 ..<br />
532 75<br />
531 75<br />
364 ..<br />
362 ..<br />
420 ..<br />
408 ..<br />
430 ..<br />
384 ..<br />
501 ..<br />
428 ..<br />
438 50<br />
458 75<br />
495 ..<br />
474 ..<br />
496 ..<br />
396 50<br />
454<br />
456<br />
432<br />
432<br />
431<br />
447 25<br />
427 ..<br />
427 ..<br />
421 50<br />
423 ..<br />
419 50<br />
389 ..<br />
360 ..<br />
850 ..<br />
427 ..<br />
813 ..<br />
589 ..<br />
105 50<br />
4191 ..<br />
680 ..<br />
U/5 ..<br />
1130 ..<br />
678 ..<br />
661 ..<br />
323 ..<br />
700 ..<br />
1125 ..<br />
1337 ..<br />
1335 ..<br />
,760 ..<br />
815 ..<br />
645 ..<br />
TÏ\<br />
160 ..<br />
273 50<br />
374 ..<br />
12:i Y.<br />
1805 ..<br />
617 ..<br />
192 Y.<br />
209 ..<br />
79 25<br />
531 50<br />
478 ..<br />
406 ..<br />
537 ..<br />
532 ..<br />
362 ..<br />
365 ..<br />
420<br />
490<br />
429<br />
383 50<br />
500 ..<br />
427 ..<br />
460 ..<br />
458 75<br />
493 ..<br />
475 ..<br />
496 ..<br />
394 ..<br />
454 50<br />
464 ..<br />
432 ..<br />
431 ..<br />
431 ..<br />
447 25<br />
426 ..<br />
435 ..<br />
420 ..<br />
416 50<br />
420 . .<br />
390 ..<br />
360 ..<br />
356 ..<br />
428 ..<br />
313 ..<br />
589 ..<br />
106 ..<br />
APRES BOURSE<br />
3 %<br />
Do Béera...<br />
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» 93 SOI 93<br />
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Tharsis<br />
10', 50<br />
427 50<br />
86 ..<br />
103 .<br />
133 50<br />
47 50<br />
25 23<br />
199 50<br />
278 ..<br />
216 50<br />
204 ..<br />
163<br />
133 !<br />
103 *'<br />
't®<br />
103<br />
215 •<br />
50<br />
BOURSE DE LONDRES<br />
Consolidé anglais 83 5] 16. i italien ....<br />
S % français.... 95 . j.. Suez<br />
Banq. ottomano.. 17 .3j3. I Egypte ....<br />
CHANGE<br />
Hambourg<br />
12' ii...<br />
Buenos-Ayres (or) * 23 _ 21 '<br />
Madrid (papier court)....<br />
Madrid (papier long)...<br />
Londrf<br />
Londre<br />
BOURSE DE MADRID<br />
Intérieure<br />
82 32 | Extérieure.<br />
COURS DES PRIMES<br />
dont 25. ...<br />
102 ,<br />
182 if;<br />
îoo Y<br />
drid (papier court) j. ra<br />
idrid (papier long)<br />
' i 4 , :t.<br />
ndres<br />
,;f Ml<br />
odres (chèques) , |1 .j.<br />
S % dont 50....<br />
3 % dont 10 96 50<br />
Extér. dont 50 . ..<br />
Bany. ottom. d.5<br />
Rio dont 10 1708 ..<br />
dont 25....<br />
dont 2 fr. 50<br />
dont 5<br />
95 92.'<br />
«2%<br />
• 17<br />
BOURSE DE TOULOUSE<br />
473<br />
498<br />
474<br />
497<br />
A TERME<br />
82 40 3 %<br />
Italien<br />
Espagne Extérieure<br />
Portugais 3 %, 1" série.<br />
Consolidé anglais<br />
Turc unifié 4 %<br />
Métropolitain<br />
Banque de France<br />
Crédit Lyonnais<br />
Banque ottomane<br />
Nord-Espagne<br />
Saragosse<br />
Suez ;<br />
Rio-Tlnto<br />
Sosnowice<br />
Alagoas...<br />
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COURS<br />
DU IOUB<br />
95 80<br />
103 ..<br />
93 15<br />
02 30<br />
93 àÔ<br />
511 ..<br />
4215 ..<br />
1179 ..<br />
692 ..<br />
280 ..<br />
379 ..<br />
4592 ..<br />
1704 ..<br />
Ii7() ..<br />
384 ..<br />
COUR-3<br />
PRÉCÊD.<br />
95 62<br />
103 .<br />
92 65<br />
62 25<br />
83 65<br />
93 07<br />
510 ,.<br />
1175 Y.<br />
091 ..<br />
274 ..<br />
375 ..<br />
'4">97 ..<br />
1672 ..<br />
1472 ..<br />
Fonds d'Etat français. — 3 % Porteur<br />