FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL Samedi 7 Décembre 1907.

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FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL Samedi 7 Décembre 1907.

THES

Organe

€gro©ti

w'our quelques millions d'argenterie etd

jets d'art. Le reste s'égara en route, e

'reste était considérable, puisqu'on a

Waldeck pour les aventuriers et les aigrefins.

Son cabinet lui procurait une prébendfl

annuelle de 150.000 à 200.000 francs. Cette

prédilection pour les mauvaises causes finit

par fausser la conscience de Waldeck. Des

hommes comme Dufaure, Berryer, Rousse,

inaccessibles aux plaideurs déloyaux, gardaient

intacte l'intégrité de leur âme. Aussi

ne les vit-on jamais conniver, sur le terrain

politique, avec les malfaiteurs. Sophiste

professionnel, Waldeck devait fatalement,

lui, se galvauder avec le Bloc.

L'habitude des mauvaises causes et la

fréquentation

des aigrefins pervertissent

chez l'homme d'Etat le sens moral. Dans

tous les procès, Waldeck ne voit que le bénéfice

financier ; dans la guerre déclarée à

l'Eglise, notre avocat ne voit qu'une question

d'argent. Ses procès lui rapportent

deux cent mille francs. Avec la loi contre

les congrégations, Waldeck se fait fort de

fournir aux républicains une curée d'un

milliard. *

Joseph de Maistre dit de l'orgueil qu'« il

détruit tout ce qui n'est pas assez fort

pour le comprimer ». La carrière de Waldeck

justifie cet axiome. L'orgueil conduisit

Waldeck à la déchéance morale, puis à la

mort. Dupe de son orgueil, Waldeck, en

mourant, laisse une œuvre qui déshonore

sa mémoire. Cet. appel aux plus viles cupidités

de la bête humaine marque du sceau

de l'opprobre l'orateur qui le formula. Si

l«»s catholiques doivent flétrir le conseiller

'•1 l'approbateur do la spoliation, -les républirinns

M-- peuvent vouer qu'au mépris public

l'homme qui les a trompés

Comme

BelzébUth, Waldeck ne lègue au Bloc qu un

paquet de feuilles sèches !

Vous savez que Paris possède encore deux

hôpitaux où les malades sont soignés par

des religieuses. Ces deux établissements

hospitaliers sont l'Hôtcl-Dieu et Saint-

Louis. Le président Cent-Kilos vient de signer

le décret, d'expulsion des Soeurs. C'est

entre une fusillade de perdreaux et la vente

d'une barrique de Loupilion que M. Fallières

a frappé d'ostracisme les admirables

femmes qui soignent les classes populaires.

Qu'importe au marchand de Loupilion les

doléances des pauvres contre les mercenaires

rapaces que Ta République substitue

partout à nos chères religieuses ? Depuif

qu'il est sur le trôns, Fallières a déjà mis

de côté un joli million

: voilà le seul événement

qui intéresse notre souverain. Le

reste lui est parfaitement égal

II naraîJ

que les fonctions présidentielles f avorton

l'écoulement du Loupilion. D'o^Ke? J

cette époque de l'année, Fallières, sur cîno

cents barriques, n'en avait placé qu'une

cinquantaine. Aujourd'hui, tout le stock

est liquide.

Mais je reviens aux deux hôpitaux pari

siens qui vont être laïcisés grâce à Fallières.

Sous la Révolution, les religieuses qui

desservaient l'HÔtel-Dieu ne cessèrent Û4

soigner les pauvres. On se contenta d'exiger

des Sœurs le port du costume séculier.

Nos maîtres d'aujourd'hui ne

prête

raient pas à cet artifice. Ce n'est pas seulement

le fanatisme qui les inspire mais

surtout et avant tout la cupidité. Il s'agit de

lotir et de renter une clientèle de femmes

qui attendent impatiemment les emploi»

qu'on leur a promis.

A l'heure actuelle, ces emplois ne paraissent

pas des plus fructueux. Mais attende2

un peu. Voici qu'il est question de loger en

ville les infirmiers et les infirmières. Mais

les malades ? me direz-vous. Les malades

s'arrangeront comme ils pourront. Il faut

d'abord que les malades sachent une chose,

c'est qu'ils sont faits pour les infirmières

et non les infirmières pour eux.

Aujourd'hui, le malade, pour recevoir

un potion, pour obtenir le renouvellement

de son pansement, bref, pour être nanti

des objets d'urgente nécessité que réclame

sa détresse physique, doit accompagner

chaque demande d'une pièce de monnaie.

Point d'argent, point de tisane et point de

vase

! Ainsi le veut, paraît-il, le principe

démocratique. Non contente d'être salariée

par l'Etat, l'infirmière veut être rémunérée

par le malade.

Mais ce n'est pas seulement pour procurer

des postes plus ou moins lucratifs à

une clientèle féminine exigeante, que la République

remplace les Sœurs par "des infirmières.

Les Sœurs ont le tort impardonnable

de surveiller la distribution des draps,

des serviettes, des aliments* etc., et d'empêcher,

par leur seule présence, la dilapidation

et le gaspillage. Si les Augustincs, les

Sœurs de Saint-Vincent de Paul, les Dames

de Saint-Thomas de Villeneuve, etc., consentaient

à fermer les yeux sur la volatilisation

du bien des pauvres, la République

n'inquiéterait point les Sœurs. Mais les

Sœurs contrôlent tout ce qui entre et tout

ce qui sort

: c'est là leur crime et leur

tare.

Au fond, croyez-le, dans la plupart des

cas, le fanatisme n'est qu'un masque. En

chassant dej hôpitaux, les congrégations

qui les desservent, ia Franc-Maçonnerie

veut surtout rançonner les pauvres

: deux

mois après la laïcisation de tel hôpital

d'une grande ville, l'administration constata

la disparition de presque tous les

draps.

Il suffit d'ailleurs de comparer les budgets

des hôpitaux avant et après la laïcisation.

La presse a l'habitude de mettre la

majoration c'est dépenses au compte des infirmiers

et des infirmières

: ces serviteurs

ont bon dos. Bien des hôpitaux sécularisés

sont en proie à des pieuvres bien autrement

puissantes 1

rétfbnrTn 1^ 1 Ric j lard . a d°é l'ordre de

i établir la messe de minuit dans toutes les

églises. A la bonne heure

! La îète do Noël

sans la messe de minuit parait lugnibre

De tous les mots magiques qui agissent sur

notre âme et lui donnent de tendres et

brusques impulsions, Noël est peut-être le

plus irrésistible, le plus puissant. Autels

constellés de lumière, chants sacrés admirables,

rameaux de houx et de sam'n chargés

de jouets et de fruits, rires clairs des

enfants, légendes, réveillons joyeux, Noël

évoque tout un monde de croyances, de légendes

et d'images auxquelles sourit la pensée.

Rien qu'à le prononcer, il semble qu'on

voie aussitôt surgir des groupes de paysans

aux habits couverts de neige, des vieilles

femmes enveloppées de longs châles noirs,

des jeunes filles le rosaire aux doigts, des

châtelaines, le livre d'Heures sous le bras,

cheminant à travers les sentiers durcis par

la gelée, une lanterne sourde à la main,

vers l'humble église pleine do clartés.

Il n'y a pas longtemps encore que, dans

certains villages de la Basse-Normandie,

ouze jeunes filles, vêtues en bergères, ve-

.aient présenter, à la messe de minuit, un

agneau blanc, étendu dans une manne décorée

de rubans roses. Le cortège défilait,

sous les arceaux de la nef, aux accents

d'un orchestre composé de deux violons,

d'un hautbois, du serpent de la paroisse et

de cinq ou six cornemuses.

La suppression te ces divertissements assombrit

les rapports entre l'Eglise et la

société laïque. La Révolution naquit de

cette rupture et de cette tristesse.

Des Français perspicaces s'inquiétèrent

de la campagne dirigée par les jansénistes

contre les réjouissances rurales. « Mon

curé le dit, — raconte le marquis de Mirabeau,

le père du tribun. — et ce n'est pas à'

moi de le contredire

: Boire un peu et seulement

jusqu'à chanter, rire et danser, épanouit

la rate, bannit les inimitiés et lin

la société. » Comme c'est juste

! Mais comme

aussi les vieilles mœurs ont périclité !

Fil Spécial

FALLHÎRES

Paris, (i décembre,

j

JLe Figaro publie l'information suivante : ;

« Le président de la République, avant tont

programme île son voyage en Scandinavie,,

a désiré consulter les cours «le Copenhague,

de Stockholm et de Christiania sur la date lapins

propice à la visite qu'il doit faire -successivement

aux souverains danois, suédois et,

norvégien.

» Nos représentants auprès de ces souve- .

raina ont donc reçu mission de s'enquérir îles

déplacements des rois Frédéric VIII, Oscar II]

et Baàkoo au cours die l'année 1008 et, de leur

enquêta, il paraît, résulter que le voyatre pré- ;

skientiei pounoit avoir lieu pendant l'été .pro--

chain. Aucune date précise n'a encore été -pré-*

vue, mais

1-a visite de M. FiiUières nux troi#

COURS Scandinaves sema faite vraisein-Wahl»-;

m-eqat entre le mois de juin et le mois de ftfft- ;

tembre ».

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


iâmedî 7.'Décembre IT07

II1ÏH

Paris, 6 décembre.

JOURNAUX

ANÏ1BL0CAKDS

De M. Judet, dans l'Eclair, sous ce titre :

I -'Mon homonyme » :

« Le salut des 15,000 francs est l'unique idéai

ùe la Clia.utb.re, ajpdatie devant Clemenceau.

» Honni soit qui mal y pense ; gare à qui La

touo-iie daiis son unique passion pour

1 accroisse

m eut de la solde législative.

» M Victor Judet, radical-socialiste, succombe

sous les haros et les bulletins de ses

amis ; il est le lâcheur et le traître sur qui

tombe la f ureur de nos députés en délire.

» Décidément, mon homonyme devient très

qvm,Dkls, le samedi 21 décembre, a

4 h S.E. tr. fort br.

—0.8 O.N.O. t. I. ne

0i.';'i 12.8ÎN.O. tr. 10. CO

57 51 9.2iO.N.O. a. I. n.

0.0

-5.4

9.5

9.1

13.0

5.3

-0.7

13.4

14.9

0 f* E

Le p^caès des dapulés saoiaîiftea

Saint-Pétersbourg,

G décembre.

Parmi les déou.tés qui figuraient au banc de

la défense des députés socialistes de la deuxième

Douma actuellement en jugement, se trouvaient

M" Pergament, membre de la présente

Douma, «pour Odessa, et Isîlenska, représentant

les cadets à la seconde Douma.

1.1s protestèrent violemment contre l'huis

clos.

Lorsque les prisonniers quittèrent la sallo

d'audience, ils échangèrent des poignées de

mains avec leurs défenseurs et crièrent :

< Qu'on «nous mène à la torture, mais à bas le

gouvernement ! A bas les gens du 16 juin ! »

On sait que la dernière loi électorale est

du 16 juin, que le nombre des grévistes s'est

él&vé au moins à 75,000 ; il comprend les ouvriers

des usines à gaz, de la manufacture impériale

de porcelaine et d'autres «usines ; il

faut compte«r' aussi les étudiants de l'Université,

de l'Ecole polytechnique et «d'autres école'

supérieures, dont le nombre se monte

environ 25,000.

Le* imprimeurs des journaux démocrates

sont aussi en grève,

L'attaque clu train Paris-Toulouse

Bourges, 6 décembre.

Au cours de la .déposition qu'il a faite hier

à M. Germain, relativement au vol d'Etampes,

Roche a déclaré avoir ou comme complices un

certain Albinet, ancien employé révoqué de la

Compagnie d'Orléans, et Chariot.

Cet Albinet est cerfamentent, la nommé Ray

•mond, ancien employé de la Compagnie d'Orléans,

qui, avec sou complice Gauthier, fut

condamné, en 1897, par la cour d'assises du

Cher, i\ vingt ans de travaux forcés et à vingt

ans d'interdiction de séjour.

Le 21 août, Albinet et Gauthier avaient, attaqué,

sous le tunnel do la l/ouct, entro Vierzon

et Heillay, lo chef du train «express 16, de

Toutous*

; par une coiiieideuoe bizarre, c'est

dis que,

tant qu'i

latitude.

— Et alors, intervient M. Germain, vous

avez pris, «dans la nuit suivante, celle dUïjeudi

au vendredi, lo train de trois heuTfts poux

Paris ?

Mais Roche n'.cst pas disposé à aller plus

loin dans ces confid«ences. Il change soudaindo

tactique ot ne veut plus être miêié à l'affaire.

— Non, dit-il ; moi, je suis rentré à Paris.

Ait dernier «moment, £ai « flanché » et j'ai

laissé à mes camarades le soin dèjpour&uivïe.

leur projet, Je leur avais tkamé rendez-vous

sur les grands boulevards, à un .sndro«tprécis

pour le, samedi suivant, dans 3a-.ma 1 inée

Mais, -insiste le juge, vous


Samedi 7 Décembre

Lui

y.rea tïs ia semaine

La Saiivelat, Réquista, Estaing,

, saint-Cyprlen.

Vaurailihes, Bo-z< uls.

• i i 10

Moreroiii 11. — ~Saint-Sorn.in, Lannuéjoulte,

^jaudilt - Bawwru^te-Erayase. Martel.

Vendredi 13. — Laiseac, BeUnont, Broquies,

bmae. Malevicùe.

Samedi li. — l\auviale.

Pourvoi

Emmanuelli Airr.one et Pech, qui devaient

carwmrailre devant le jury aux audiences du

ieudi 12 et vendredi 13 décembre, se sont

pourvus en cassation contre l'arrêt de ta

chambre des mises en accusation de la cour

d'appel de MonipcSior. les renvoyant devant

la cour d'assises de l'Aveyron pour assassinat

%ûicendie volontaire ct vol qualifié.

Cette affaire est donc rayée du rôle et

ajournée à la prochaine session.

ROSEZ. — Etat civiî. — Décès. — Elle-Joseph

Bonneîls, charpentier, 2C ans, célibataire,

rue Camus, 5 .

— Attentat criminel. — Dans la

nuit de mardi à mercredi, vers une heure et

demie du matin, les habitants du quartier de

la place du Crucifix étaient mis en émoi par

le bruit di'nno formidable explosion, paraissant

provenir do la maison habitée par les

époux Guillaume, dont le mari est chef de

poste aux mines de Gérons. Plusieurs voisins

se transportèrent sur les lieux et trouvèrent

les époux Guillaume, grièvement blessés

; le

mari avait la figure et les yeux brûlés et

quatre doigts do la main gauche horriblement

touillés

; la femme avait le corps criblé de

Des premiers renseignements, il résulte que

les époux Guillaume, réveillés en sursaut par

le bruit d'un corps qui, après avoir brisé un

carreau, tombait dans la chambre, s'étaient

levés pour se rendre compte de ce qui se passait.

C'est à ce moment que l'explosion

se

produisit et les blessa tous deux grièvement

La gendarmerie a ouvert mimédiatenrer.t

tme enquête, et le parquet de Villefranehe

s'est tranaporté sur les lieux.

M3L.L.AU. — Dissèques de M. lo chanoine Lafon.

— Elles ont eu lieu mercredi soir, à 3

(heures, en l'église Saint-François de Miffiau.

Tout le clergé de la viil-e, avec de nombreux

amis, était aôlé au-deiwamt de la dépouille

jaOrtoïïe du vénéré chanoine, jusqu'aux Marronniers.

M. le chanoine Boyer et M. l'abbé Boissonnatie,

aumônier du pensionnat du

Sacré

Cœur, accompagnaient, au deuil, M. le c.urt

do Salnt-Léons et M. l'abbé Lafon, directeur

du grand séminaire de Nîmes.

Nos eondalâances les plus sincères à toute

novï

ne- A

the-J

tine Gu

Rourgu-

Maria

laiterie

Unal,

Pauli

Lo

no

iT-AFFRIQUE. — Etat civil du 16 au 30

;bre. — Naissances. — Raymond-Eugènine

Barrié-Sonal

; Justin-XavieT Bar

sserre

; Jean-François-Louis Méric-Caraule-Antoinette

Durand Boussagol ; An.

liliauime Laparra-terunieau

; Maire-An

ie Revenant^Molinlex ; Augustine-Eroes

Gatein

; Gustave-Edouard Aldebert-

; Robert-Alphonse Décup-Bonnafé.

is. — Lêon-Chaites Tore,!, gérant de

atif de Sainit-Allrique, habitant

à

', 28 ans, et

Berthe-AMce-Mairthe

!>ve et habitant de Tiergues, 21 ans

ïdier, peintre, natif de Saint-André

ils, habitant à Saintt-Affrique, 38

Dléonore-Marie Roques,

native de

habitant à Saint-Affrique, âgée de

:«ve eu premières noces d'Emmanuel

Raphaël-Paul-Louis Cabanel, comp

lit de Saint-Rome-de-Carnon,

habi-

'ailhauzy, 24 ans, et Marie-An.gèleamond,

native de Saint-Rome-de-Cer

filant Saint-AfSrique, âgée de 22 ans.

— Marie-Louise Thomas, native et

î de Saint-Affirique, âgée de 86 ans,

. Jean-Louis Iran j au ; Aiauze, mort

wper-Arthémon

Bouquet, entrepre

fclf de Vondeiloves domicilié à Saint

67 ans, époux de Rosalie-Eugénie

Jean Julien, propriétaire,

nai-if de

domicilié à Satait-Affiriçpie, 75 ans,

teanne Ginesito

; François-Louis Ga-

>rnicfflié à Vailhauzy, 70 ans, époux

-Anne Rességuier ; Rose Bonnet, naouscalous,

comimune de Prohenicoux,

Saint-Afilrique, 82 ans, veuve de

a,rd

; Maria-Joséphine Artis, céïibative

et habitant du Moulîn-du-Jvngé,

commune, 14 ans ; AtfttieL moTt-né ;

Uiglade, native de Galm.els-.st-le-Viamt

Sainit-Aîfrique, 75 ans, épouse de

Olivier.

FICEAC. — Programme e!u concert que la

Chorale l'Union Fraternelle offre à ses membre.-,

honoraires :

Première partie. — 1. Pensée Mélodique,

Symphonie du Collège (Ferrero)

; 2. Hérocliade,

chœur des Romains, Chorale (M assenât) ;

3. Zuilana, e.hnnsonnecjte comique, M. Gtoeste

(Frayson-Lud) ; 4. L'Exilé, solo de violon, M.

Boutoric (Samie) ; 5. a) Hardy Toréador

.XZenjvel)

; b) Les Eanboîteims (Perpignan), les

gères Befligaatric

; 6. Sérénade, par un groupe

de Soenétteàres (Mozart) ; 7. Hiusion ! rêverie,

Symphonie du Collège (G. Bubernard) ;

8. Mendiant d'amour, Mme Laborie et Larigaldie

(Gouhller)

; 9. a) Sommets Pyrénéens

(Perrin); b) Chanson d'Auvergne (Perpignan),

Ses frètres Belgiarric.

Eniir'acte.

Denxièmg partie. — 1. Aimer, Rira, Chanter,

valise viennoise, Chorale et Symphonie

.(Strauss) ; 2. Amoureux do la Béovvbliqu-e, M.

Ginasle (Doubis) ; 3. Reviens ! mélodie, M.

Baudis (Rupès) ; 4. a) Souvenons-nous-en

(Perrin)

; b) Duo turc (Perpignan), les frèï-es

-Relgarric ; 5. Berceuse à Maryvonne, M.

Lacarriôre (PortïiUiChet)

; 6. Sérénade de mandolines,

Groupe Symphonique (Déformes) ;

7. Grand Air, Mme Laborie de Larigiaildie (X);

8. Les Madrilènes, boléro, Groupe de Sociétaires

(BowJhèse).

Petit entr'aote.

9. La Leçon die Chant, saynète (Ofifembach).

Personnages : Mathois, berger normand, M.

E. Beigar.ric ; Tocato, professeur italien, M.

F. Bolgarric.

Le piano d'.accûmipa.çmenient sera tenu par

Mme Tsanailos et Mille Bosse. Entre la première

et la deuxième partie, une quête sera

îaite au bénéfice des pauvres.

Le 00110011, sera dirigé par M. Duhernard.

Les membres honoraires qui, par erreur,

fanaient pais reçu leur invitation, sont priés

u.esu prévenir M. Camille Nozières, vice-


Samedi 7 Décembre 1907

tolttre, de 25 a 26 ;(èvea, les 05 kilos, 12 5« â tftçascea

l

BOlres, les 80 kilos, 22.

Farines et issues.

— Premières dites mlnot, leg

•|»

deuxièmes dites SS. 33 50 ;RO. let

500 UUo=. 17 50 a 18 ; repasses, 15 a 16 £r. ; sons

M 50-

Graines fourragères. _ Tr&n-e, les 100 kll., 150 v.

155 ; luzerne (sainfoin du pays), de 120 à 135.

Foin, 4 à i 50 ; sainfoin, ire coupe (noawe.au)

A 50 à 5 ; sainfoin, 2e et 3e coupes, 3 50 A 4 ; trèffe

-.paitlo blé, 2 30 a 2 00 ; avoine, 1 80 à 2 10

le tout les 50 kilos.

jMâ* ii brûler. — Les 50 kilos, de 1 45 à 1 50.

TARN-ET-GAItONNE

Caussade.

Foire du 2 décembre. — Beaucoup do monde

transactions nombreuses. Voici les principaux cours

pratiqués :

Bestiaux. — Bœufs et vaches da lafcour, de 700 à

1,100 la paire ; bœufs gTas, de 35 d M ; vaches, de

83 à 35 ; porc sjras, do 60 à 68, le tout les 50 kilos ;

porcelets, de SO à 60 Ja pièce ; veaux, de t tr. à. 1 05;

moutons, de 0 85à 0 80, le tout le kilo.

Volaille et gibier. — Poules, de 0 60 à 0 70

; poulets,

de 0 05 à 0 75 ; dindons, de 0 55 à 0 60 ; oies

grasses, do 110 à 1 20 ; canards, de 1 15 à 1 30 ;

foies d'oies, de 3 25 à 2 30, le tout la livre ; œufs,

de 1 30 à

1 50 la douzaine ; lapins dotnestioues, de

l S0 à 2 25 ; Rupins sauvages, de 1 75 à 2 25

; lièfres,

de

4 à5 ; perdreaux, de 2 à 2 25, le tout la

pièce.

'«Céréales. — Eté-, 18 25 ; maïs, 14 50 ; orge. 12 50 ;

fèves, 14

; seigle, 15 ; avoine, 9 DO : pommes de terre,

ie 4 à i 50

Moutons, d© 30 à 35 fr., suivant grosseur;

agneaux, de 18 à 22 fr. la pièce.

Porcs, de 62 à 64 fr. les 50 kilos.

Poulets, de 3 â 3 59 la paire; poules, de 4 à 6 fr.;

lièvres, de 5 à 5 50 ; perdreaux rouges, de 2 à. % 25;

perdreaux gris, de 1 50 à 1 75.

CEufs.do

1 10 à 1 15 la douzaine.

Halle aux grains. — Blé, de 18 à 18 25

; maïs,

15 avoine, do 9 M a 10, le tout l'hectolitre.

Marché aux oies grasses et aux canards gras.

Oies gras

le tout le

1 05

-kilo.

1 15 canards, de 1 10 à 1 20;

châtaignes, 10, le tout l'hectolitre.

GERS

Blé,

Fleurance.

; avoine, les 50 kiios, 8 50

maïs, 17 ; pommes de terre

luzerne, 9 50, le tout les 50

les 80 kilos, 18

haricots, es ; fèves, 13

les 00 kilos, 5.

Foin, 2 75 ; paille, 2

kilos.

Vin, 300 bordelaises vendues, à 35 les 225 litres.

Bœuf, 1 50 ; veau, 2 ; porc, 1 70.

Mouton, 2

; agneau, 2, le tout le kilo.

Œufs, t 25 la douzaine.

Poulets, 3 50

; dindons, 15 ; canards, 6, le tout la

paire.

Oies grasses, de 2 20 à 2 40 Ip kilo.

Lièvres,

50, le toi

lapins, 1

t la pièce.

50 ; perdreaux, 150 ; cailles,

Saramon.

Mé ordinaire, de 17 50 à

orge, de 11 à 13 ; fèves

13 ; Haricots, do 25 â 30 ;

LOT-ET-GARONNE

Castillonnès.

Marché hebdomadaire du 3 décembre.

Maigre la pluie, qui n'a cessé de tomber crue très

ard dans la soirée, notre marché a été relativement

beau.

Marché à la volaille. —- Diminution de 0 10 à 0 20

par livre sur toutes les espèces de volailles.

Gibier. — Lièvres, de 4 50 à 6; lapins de garenne,

de 1 50 à 2 fr. pièce.

Marché aux grains. — Blé, 18 50; maïs, de 16 -50

17 50; seigle, de 14 50 à 15 ; fèves, d 13 à 14, le tout'

l'hectolitre.

Avoine, 9 50 ; pommes de terre, 4 50 à 5, les 50

kilos.

Marché aux prunes. — Apport. C00 quintaux.

Les cours restent lowjonrs stationnaiers, tendance

à la baisse. Vente très lente. Peu d'acheteurs.

Notre-Dame, si conipact, si divers, où Je disciple de

la -plitlosoptiie mcieiue coudoie le fidèle de Sa Uiaclogio

traditionnelle, où d'aucuns se trouvent nùi ia doctrine de

ciae Lotree

; le Fromage, très amusante fantaisie

du bon humoristique Victor Meusy

; Voici In Noël,

une curieuse ballade bretonne du xv siècle, savamment

harmonisée par André Colomb. Citons encore

des Poésies et Chansons à dire, de Th. Botre et

de G. Nadaud, et enfin une biographie a la fois

ôrudite et familière du maître Ernest Chebroux,

BOURSE DE TOULOUSE

Blé fin, de 18 50 à 19

18 ; avoine, de 9 à 9 50

de 12 à 13 ; maïs, de 12

te tout l'hectolitre.

Graines fourragères. — Luzerne ou saifoin du

pays, de 125 à 150 ; graine de trèfle, 150, le tout les

ÎOO' kilos.

Marché aux codions. — Cochons de lait, de 40 a o0

la pièce selon «rasait* ; cochons à engraisser, de 120

à 130 'pièce

; cochons gras, de 1 25 à 1 35 lo kilo,

poids vif. :

Marcha ù la retaille. — Poules, de 5 îi 6

; dindons

de 14 à 15 ; dindes, de 12 à 14 ; pintades, de 5 à 6

poulets gros, de 5 à 6 ; poulets moyens, de 4 a 5 ;

poulets ordinaires, de 3 à 350

; canards communs,

de 5 à 6

; pigeons, de 1 50 '1 2, le tout la paire.

Œufs,

1 35 la douzaine.

Gibier. — Lièvres, de 6 à 7

; lapins do garenne,

3e 1 75 à 2 • perdrix, de 1 75 a 2 25 ; outardes, 2 ;

merles, 0 30 ;grives, 0 50 ; palombes, 1 fr., le tout

la pièce. . ,

" Manciet.

Gros bœufs de travail, de 900 a 1,100

; jeunes

bœufs, de 700 à 900 ; toreaux, de 450 à 650 ; vaches,

île 600 à 800

; génisses, de 300 à 500, le tout la paire.

Viande de boucherie. — Bœufs, de 70 à 75 ; veaux,

de 95 â 100, le tuot les 100 kilos.

Porcs gras, de 70 à 75 les 50 kilos

; nourrains, de

SO à en pièce ; cochons de Hait, de 30 à 150 pièce.

Gibier — Lièvres, de 5 à 6 ; 'lapins, de 2 à 2 50 ;

perdreaux, de 1 50 à 1 75 ; bécasses, 2 75, le tout la

pièce.

Poules de 4 à 5 ; poulets, de 2 2 75 ; dindons,

fte 10 à 12 ; dindes, de 7 à 10 ; pintades, de 4 à 5 50,

« tout la paire.

l£s neufs, 1 20 la douzaine.

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Foire du 1er décembre. — Beaucoup de monde et

l'étaaagistes

; foirails bien garnis.

Voici les cours pratiqués :

Breuif3 de labour, de 850 à 1,100 francs ia paire ;

fâches, de 550 à 700 francs

; taurillons, de 350 à

ÉK) fra.ncs.

Bœufs gras, 40 à 42 tr. ; vaches, 34 à 3G fr., les. 50

tilos; veaux 1 05 à 1 10 Je kilo.

Fonds d'Etat français. — 3 % Porteur. 95 30 50 ;.

3 % amortissable, 98 25 ; Obligation tunisienne 3 %,

457; Tonkin 2 1/2 %,,78 40.

Fonds d'Etat étrangers. — Russe 3 % 1391, 66 75;

Russe 4 % 1894, 81 40; Russe consolidé 4 % ire série

83 50 ; Espagnole estampillée, C. 40,-98 30 ;

Chinois 4 %, 96 30 ; Autriche 4 "i,, 96 20.

Valeurs diverses (actions). — Mines de Carmaux

ex-couo. 55, 1,805 ; Est, 892 ; Paris-Lyon-Méditerranée,

1,335 ; Nord, 1,700 ; Midi, 1,125 ; Orléans, 1,337;

Ouest, 815 ; Saragosse, 374.

Obligations diverses. — Ville de Paris 180a,

531 60 1874 403 ; 1894 T. P., 363 ; Communales 1879,

475 • 1980 500 25 ; 1906 libéré. 497 ; Foncières 1879.

500 1S03' tout payé, 495 ; Est ancienne, 423 ; Midi

ancienne 3 % 433 50 ; Nord ancienne. .448 ; Orléans

nouvelle 428 50 ; P.-L. Méditerranée ancienne, 431 ;

Nord-Espagne. Ire série, estamj»., 360

; Saragosse

ancienne ire hypoth., 390 25 ; Lombarde 3 %

cienne, 313. „.

Changes. — Espagne, les 100 pesetas, 88 Oo.

anremerciés.

Hg nous on

cation de l'orateur, «

-traient combien peu

i

bien claires capeudant

ses conférences.

Des diverses démonstrations de l'auteur ressort

avant tout ceci que, entre la science certaine et

cette .philooophie secJastlque «rue plusieurs affectent

de déiaiguer, lo contact est perpétuel et l'accord

admirable.

C'est là un des grands mérites de ce livre «l'être,

comme 11 convient aux Conférences de Notre-Dame,

un .monument grandiose d'apolosétiquc ; toutefois

U lui en est un second que Je me reprocherais de

no pas sou'igner, c'est d'être un ouvrage d'édification

et de .piété profonde. La retraite pascaie qui Je

termine est do ce que j'avance là un témoignage

indissoitaMe. Dans ses instructions données chs-niie

soir de ia Semaine Sainte, 3e prédicateur s'attache

moins à planer sur lea sommets ; H abandonne les

hâtttes considérations du dogme et de la philosophie,

mais il en garde le souvenir et Je propose à

ses auditeurs comme règle de vie. Il faut lire ces

âges, 1res modernes aussi, où chacun des nôtres

découvrira facilement quelque trait qui conviçnno

son âme, ouslquc cause de remords. queUpie »lnement

aù-blen. car toutes les fonctions et tou.es

es faiblesse y ont leur part, et à chacune, du geste

ssuré dn'ipraticien dont la main no tremble pas,

'auteur todixtae^e devoir ou lo moyen do salut.

Nous souhaitons que la diffusion de ce livre soit

argo, afin «rai rappelle aux auditeurs du savant

'.onférencier 3es vérités qu'il leur énonça, que sinout

il s'en aille, messager de lumière, porter la vérité

catholauo aux âmes qui assirent après elle et

mil n'avant .pas eu la bonne fortune de la recueildesSftvresda-joroaicateur

au pied de la chaire de

Notre-Daine vonàronVdu moins ia contempler, «oùtours

vivante et toujours bienfaisante, dans la reproduction

fidèle qu'il offre au public de ses magnifiues

conférences du dernier Carême.

F. DrjCI.ACX-MONTTÏIL.

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la morale catholique. Carême 1907.— V. Le Vice *t

le Péché : I. Les caractères qui en font la malice

et 'es puisrances qui Ses produisent. Conférences

et retraites, par E. JASVUÎE, 1 volume ln-8 écu de

424 pages. Prix : 4 francs. — P. Lethielleux, éditeur,

10, rue Cassette, Paris (0*).

Guidé par saint Thomas, l'ôminont conférencier

nous avait inities aux merveilleuses solutions fournies

par la doctrine catholique aux problèmes de

la béatitude qui attend l'homme au -terme de la vie,

de la liberté oui est ici-bas son apanage, glorieux,

des passions bonnes ou mauvaises qui le portent

vers le but suprême ou l'en éloignent. C'est encore

sous la conduite du docteur an-géliquc que, cette

année, le prédicateur étudiait lo vice ot le péché,

soit dans tes caractères qui en font la malice

soit dans les puissances emi le produisent. La gra

vitô du .néchê en raison de son antagonisme avec la

loi éternelle, la démonstration de cette vérité que

le péç.hô ne vient pas de Dieu, mais d'autres causes

extérieures à l'homme ou, au contraire, intime

ment unies à sa nature, telles sont les grandes il

gr.es de ce bel ouvrage, complétant dignement, avec

les notes dont il est enrichi, l'œuvre si méritoire et

glorieuse de l'éloquent apotre de Notre-Dame.

Il sera lu avec un intérêt d'autant plus grand

que. malgré la vieillesse éternelle des sujets qu'U

aborde, il est d'une étonnante modernité. Dans l'un

des appendices si chargés do doctrine qu'il a joint

à ses conférences, M. le chanoine Janvier écrit

« Plusieurs cle nos auditeurs s'étonnent «rue nous

nous occupions «le systèmes anciens qu'ils estiment

morts et complètement étrangers à notre temps

Certes, nous comprenons que dans l'auditoire de

l'Ecole de

revit la

âme géné-

LA FRANCE ILLUSTREE

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l'étude de la Drôme.

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Tournon, Paris-Vl"), et chez Privât, Sisiac, libraires,

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C'est une excellente idée de la maison Tôqui d'avoir

publié un recueil de Pages Choisies du P. Grat'-y

Aujourd'hui que le mouvement d'idées dont il

a" été le précurseur ce développe, de plus en plus, il

Laut -rendre la lecture de ses ouvrages aussi accessible

que possiMe.

Les jeunes gens de notre époque en.qui

pensée du P. Gratry et un peu de son

reusc, ceux qu'il saluait dans une do ses plus belKs

pages pourront aller chercher dans c

rapition «le leur noble conduite. Ils

exprimées aes pensées dont ils cher*

L'auteur voudrait « que, revenant à la pratique o?

l'oraison, ils s'en servent pour nourrir )eu»< pxn-

'ée exciter letpr réflexion ». Aucun livre n'est -mieux

fait pour réaliser ce but. On peut dire qu'on y suit

'a pensée du P. Gratry depuis les premières méditations

écrites à Strasbouig jusqu'à la dernière lettre

rédigée quelques jours avant sa mort.

Une étude biographique assî2 développée, des études

très précises sur chaque ouvrage, un exposé

très exact de la philosophie du P. Gratry, des notes

très suggestives rendent la lecture de cet ouvrage

utile, intéressante et facile.

LA BONNE CHANSON

AecuelUie avec enthousiasme dès son apparition,

cette très intéressante revue nous donne, avec son

deuxième numéro, un sommaire encore plus

attrayant,

si possible, que celui du numéro précédent.

Citons

: Let bo7ines Chansons : J(sus chez les

Bretons, Les Grands Berceaux, Hier et Aujourd'hui,

par le vaillant barde breton Théodore Botre), qui

est l'âme de la revue

; .Voël des Bonnes Vieilles,

par Je célèbre chansonnier Xavier Privas

; Bo?ikomme,

par Gustave Nadaud; la Bonde du Diabolo,

une exquise chanson d'actualité, par Mme Fran-

Juian Kiast

par M. Henri

V

sciences morales.

V. Lettre écrites du sud do J'Inde. — V. Le Carnatic

: Villapouram, la forteresse de Geirji, la légende

de. Singavaram, les Etangs, par M. Maurice

Maihdron.

VI La beauté des machines, à propos du Salon

do l'Automobile, par M. Robert de La Sizerame.

VII

Le problème criralnal au moment présent,

par M. Henri Joiy, t3.^

Le Flacon, 4 franes. Envoi franco contre mandat-poste da 4 fr. 25

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HBHil

15 Feuilleton du 7 décembre 1907

PAR

M. MARYAÏV

XXIV

AYMERIC A SON ONCLE

11 se pencha sur les rustiques bouquets,

et détacha quelques fleurs, semblables

à des papillons d'or, qu'il plaça

sur son cœur.

Pas plus qu'en venant, il ne senlit la

fatigue de la route,. Mais à présent, il

pouvait jouir de la beauté de cette matinée

d'hiver

; rien n'assombrissait la

joie reconquise de son amour, pas même

l'idée qu'il pourrait avoir une lutte à

livrer avec sa tante.

Il monta droit, au cabinet du docteur,

qui, anxieux, lui tendait les deux mains:

— Mon amour, mon bonheur, tout en

moi est unanime... Le regret de ma vie

sera d'avoir pu penser que je devais réfléchir...

Mon oncle, Miriain est toujours

la jeune flllo que j'ai aimée, que j'aime

tendrement. ..

— Dieu soit lotie I dit le docteur avec

une ferveur soudaine. Moi aussi, j'ai

•ou(Tort cruellement ; moi aussi j'aurais

aenti un regret, inconsolable ,et un î-emords,

un remords d'éducateur, si tu

avais renié ton amour pour la stérile saatfrfactkjn

«to ton orgueil... Nous écrirons

S H«aio kmit à l'heure...

Mais tout à coup, il s'arrêta, et, changeant

de visage :

— J'oubliais ta tante ! dit-il d'un air

consterné. Elle ne veut pas entendre parler

de ce mariage...

— Nous la persuaderons- 1 dit Aymeric,

confiant.

— Oui, mais combien de temps faudra-t-il

! Elle a autant d'orgueil que toi,

mon ami, ajouta-t-il, et n'a pas les mêmes

raisons de sacrifier ses vieux rèVes...

I

Tu ne peux cependant pas te marier

'

sans son consentement, mon pauvre Aymeric

; elle t'a tenu lieu de mère...

— Ni moi, ni mon oncle P«ené lui-même

ne pourrions y songer ! Mais ce sera

dur d'attendre ; et que pensera Miriam l

s'écria-t-il, soudain déco'iiragé.

— Viens, dit le docteur avec un grand

soupir... Elle est déjtVhorriblement mécontente

de ta fugue de ce matin... Il

faudra toujours finir par la voir. .. et l'entendre

!

XXV

— Mon pauvre enfant ! s'ée-ria Mme

Sauvely ,embrassant son neveu avec une

succession de soupirs. Quelle horrible

histoire

! Quelle fausseté, de la part de

ces gens, de l'avoir dissimulée, d'avoir

trompé même nous, leur famille 1

— Elise, dit le docteur, s'apprétaht

avec résignation à subir cette scène redoutée,

René ne pouvait cependant pas

publier l'histoire incroyable, douloureuse,

qui

une

était déroulée à son foyer

, pour les étrangers; mais nous!

3'iivait craindre, même de nous,

erôtien...

dors, qu'est-il arrivé ? Il a reçu

dans son intimité, l'a laissé s'éprendre

de cette vagabc-nde...

— Ma tante ! s'écria Aymeric, révolté.

— Miriam peut être sa fille, dit Paul

avec calme.

Àyi

— Elle peut ne pas l'être, elle ne doit

pas l'être, si la répulsion que me causait

ce mariage était un pressentiment

! C'est

quand le cœur de mon pauvre enfant

est conquis, qu'il vient faire des aveux,

espérant qu'Aymeric n'aura pas le courage

de reculer !... Heureusement, il est

un Mériadec de Gestel, et il sait ce qu'il

doit au sang qui coule dans ses veines t

— - Ma tante...

— Ce n'est pas l'éclat menteur d'un

fwux nom qui peut relever une famille,

c'est la pureté des alliances, la noblesse

réelle de la race, avec les sentiments

qu'elle comporte. ..

— Alors, s'écria le docteur, qui commençait

à s'échauffer, pourquoi t'es-Lu

mésalliée ?

— Ce n'est pas la mémo chose ; je

connaissais ta famille, tes origines... Il

s'agirait maintenant d'introduire parmi

nous une inconnue, fille d'inconnue, de

voleurs peut-être.. . D'où venait

cette

nourrice, cette vagabonde ? Quels méfaits

pouvaient avoir réduit son mari a

la misère ?

— Si tu to lances dans de pareilles

| hypothèses, ma chère Elise, tu me per-

3e supposer à mon tour que Miune

Parthroys. En outre, cette

juivie depuis son berceau par

re, a été au dire d'Aymeric,

ant élevée. En mot-tanf tout

Omettant qu'elle soit la fille,

t recouimandables, l'éducaseconde

nature. Mais René

avait des informations satisfaisantes sur

la femme à qui il confiait sa fille. Enfin,

Miriàrn et sa «eur jouissent et jouiront

toujours do la considération et de la, for-

| tune attachées au nom qu'elles portent.

I

Mme Sauvely feignit tout à coup un

| calme que démentait le tremblement de

1 S&3 lèvres

mettra

riam <

enfant

René «

adi

au \

de |

lion

111

0S!

t Gla

i-blem

3. en

is pe

un<

— Pourquoi discuter inutilement, mon

cher Paul ? Je connais mon neveu

; je

sais quelles sont- ses idées et ses aspirations...

Il ne pense pas plus que moi

qu'un tel mariage soit possible !

r¥ Ma tante, vous vous trompez... J'ai

choisi une jeune fille digne de tous les

respects et de l'amour le plus fidèle. Elle

n'a point changé, ni moi non plus...

Elise regarda son neveu avec stupeur.

Ce visage résolu, auquel elle trouvait des

lignes dures, ces intonations fermes, ce

regard à'la fois calme et décidé, elle ne

les lui avait pas encore connus.

— Tu n'auras jamais mon connsenternent

! s'écria-t-elle avec violence..

Il pâlit.

— Jo l'attendrai, ma tante ! Miriam

ne voudrait pas s'en passer.

— Jamais, répéta-trolle, quittant la

chambre en claquant la porte.

Le calme factice d'Aymeric l'abandonna,

et il regarda son oncle avec une

espèce d effroi. Le pauvre docteur poussa

un grand soupir.

vi ~ m £* très bo P. c œur, mais elle est

vite... Elle consentira, mais çuand ?

A ta place mon enfant (et il soupira de

nouveau), j irais, attendre au loin la lin

de

1 orage. Moi, je devrai le subir mais

;l y suis habitué, et, sans qu'elle s'en

doute (son œil bleu s'éclaira un instant

a une malice innocente), c'est moi que

fais, en définitive, ce quo je veux. Repars

pour Pans, vois René, ouvre-lui

ion

cœur, et promeia-lui do la part de son

vieil ami que, d'ici à quelques sonaincs,

mettons quelques mois, IClise ira. ellemême

lui demander la main de sa fille...

Aymeric lui serra les deiu mains ù les

briser.

— Soulemont, reprit le docteur, il faut

que tu sois bien résolu.:; Pèse encore le

pour et lo contre

; demaiwio-toi ce que tu

éprouverais si, par impossible, la vérité

se découvrait, si tu apprenais que tu as

épousé l'enfant de paysans suisses...

Songe, en outre, que la. situation légale

de ta femme, son état civil, reposent non

sur un mensonge, mais sur une erreur...

Que tu devras, ce qui est pénible dans

1 intimité d'un heureux mariage, garder

toujours vis-à-vis d'elle le secret qui t'a

été confié... Enfin que, la vérité se fît-elle

jour en faveur de Miriam, tu devrais

t'inspirer des sentiments les plus désintéressés...

Le partage de la fortune des Parthroys

entre ces deux enfants devrait

être maintenu, René me l'a dit.

— Oh ! mon oncle !...

— Réfléchis à toutes ces questions, elles

sont graves...

— J'aime Miriam, et je crois, j'espère

qu'elle m'aime...

— Alors, quitte au plus vite cette maison,

où la paix ne régnera pas d'ici à

quelque temps conclut la docteur d'un

air qu'Aymeric trouva, belliqueux.

Et, après une nouvelle, scène, vraiment

pénible, soutenu et encouragé par son

oncle, le pauvre amoureux quitta Plouvian,

le cœur soulagé.

C'est la figure affectueuse de Claude

] qui l'accueille à son arrivée. Il suffit „

| Aymeric de le regarder pour dovinor-que

! son ami sait tout, qu'il a, lui aussi, déi

cidé dans le sens de son bonheur, mais

que, plus heureux, il ne voit aucun obs-

| taele se dresser entre Mary et lui.

! lia se serrent la main avec une effui

sion silencieuse et vont s'asseoir dans

I l'atôlier do Claude. Depuis longtemps,

! ils habitent l'un près do l'autre, et l'atelier

leur est commun.

Le jeune peintre attache

des yeux

scrutateurs sur le visage fatigué de. sou

an ià.

— Aymeric, dit-il d'une vorx émuej

plus grave qu'à l'ordinaire, tu sais toui

comme moi... J'espère que tu n'as P" s

hésité ?

— J'ai tellement souffert, que, dans

l'angoisse sans nom, clans la crise terrible

que je subissais, je ne sais pas nre

me ce que j'ai pensé... Mais, dès que cet

affreux orage s'est calmé, mon doux e-"

poir s'est retrouvé lo même.

Claude lui serra vivement la main-

— Je le savais, j'en étais sûr ! Ave»

ton éducation, tes idées, tes rêves, j'a

aime d'avance la femme que i ai. uy g.

— Plût au ciel que ma tante f».

me ! dit, lo pauvre Aymeric soupna' - .

Et il raconta à son ami les scciic* i

hîblea qu'il avait eu a subir

- Mary sera mariée avant sai stf»J

dit-il avec amertume ; encore un i-et . \

no se réalisera pas. Et là-bar, on bm

tu enviais mon bonheur, tu ne croy«

pas davotir iauuais être heureux I...

(A suivre.)

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


iwa ®«M5i*al«» et

Toulouse, Rue

03

5 2*15' LE KOIÉROS ŒITMES

jï!crïMAft£!j?rt£ ET BS^AicnaEBTO usarmorass

SÉa'iiOTHEîrrs' «os iams M aVS

soldat européen.

La vaillance et le courage des noirs et

des jaunes sont hors de débat, mais ce se

rait une faute énorme de trop compter sur

eur dévouement. Quels que soient les avan '

tag.es que notre service leur donne, nouir

resterons pour eux toujours l'envahisseur-

1 ennemi de race et de religion. Toutes le»

nations ont été trahies par leurs troupe

lorsque celles-ci avaient devant cllui des

compatriotes.

La Chine par les Annamites après trois

siècles de domination, l'Espagne par les

Philippins, l'Angleterre par les Hindous

et, plus récemment, la France par les Mal

gn.ches. Les troupes indigènes doivent for.

mer l'appoint décisif en cas de révolte oii

de guerre, mais cet appoint peut être donné

aux ennemis comme dans les deux premiers

cas suscités. Nous pouvons compter sur le

dévouement des tirailleurs ai ceux-ci sont

appuyés ct dirigés par de» Européens —

De M. Berthoulat, dans la Liberté

L'incident Judet. Quel sondage dans l'état

d'âme de nos quinze-millistes, qui se transforment

en bêtes féroces absolument enragées

lorsque quelqu'un s'avise de menacer

leur assiette garnie !

M. Victor Judet est radical-socialiste, il

est du bloc, il succède à son père qui n'en

était pas moins que lui et il a été élu à une

imposante majorité. Cependant le bureau

de la Chambre chargé de rapporter son

élection n'hésite pas à le condamner à cette

guillotine parlementaire qui s'appelle l'invalidation.

Pourquoi cet accès de rigueur que la majorité

n'appliqua à aucun des élus radicaux,

fussent-ils le produit le plus frelaté

de l'école de Toulouse ? C'est que M. Victor

Judet a promis de restituer aux contribuables

de Boussac les six mille de supplément

à eux escroqués par le vote de la Chambre.

Ses austères collègues du bloc alimentaire

ont estimé que c'est là un acte de corruption

insupportable. Notez que M. Judet

ne saurait être accusé d'acheter les électeurs

en distribuant les six mille à telle ou

telle personnalité, puisqu'il les répartit entre

les bureaux de bienfaisance et autres

œuvres utiles de sa circonscription. N'importe.

Il rend l'argent

! Cela suffit pour

qu'il soit considéré comme un corrupteur

par ceux qui veulent le garder. Cet homme

donne de la sorte le plus criminel exemple.

Qu'on l'invalide 1

Ainsi, la majorité actuelle «n est là : rien

ne l'intéresse, rien ne l'émeut, rien ne la

soulève que les atteintes aux quinze mille.

C'est pour les préserver qu'elle faillit étrangler

Charles Benoist, qu'elle déboulonna

Sarrien et qu'aujourd'hui elle se prépare à

invalider un des siens. La trahison d'Ullmo,

la perte du Patrie, la désorganisation

de la défense nationale, les événements du

Maroc, tout cela la laisse froide. Une bombe

anarchiste dirigée- contre M. Fallières ne

lui causerait qu'une émotion protocolaire.

Mais toucher aux quinze mille, voilà le crime

! voilà l'attentat !

Si les quinzemillistes avaient à leur dis

position un autre châtiment que l'invalida

tion M. Judet irait assurément au bagne.

Peut-être même ses juges l'enverraient-ils

à la mort et, n'en doutez pas, comme il est,

à leurs yeux, infiniment plus coupable quo

Soleilland, il ne serait l'objet d'aucune me

sure de grâce...

Co bureau qui vient de l'invalider mérite

do passer à la postérité. Il est impossible,

en effet, de pousser plus loin les limites de

l'ahiection. C'est un record qui marquera

dans' l'histoire des vilenies politiques. On

a eu en Angleterre, le Parlement-croupion.

No s avons, en France, la commissionsphincter.

Et, sans cloute, la Chambre,nrngarde

de quelques citoyens incorruptibles.

Par décret du 28 novembre 1793, un Magasin

général de la dépouille des Eglises

fut crée, avec un garde-magasin, Thévenet,

et un contrôleur Camus, qui s'empressa de

remercier le Conseil exécutif « de l'honneur

qu'il lui fait » et s'engagea » à remplir ses

fonctions avec le zèle et la loyauté d'un vrai

républicain ».

Tous les efforts de Thévenet et de Camus

n'empêchèrent malheureusement pas les

Thomas de l'époque de se donner carrière.

Le Magasin des dépouilles ne recueillit que

pour quelques millions d'argenterie et d'objets

d'art. Le reste s'égara en route, et ce

reste était considérable, puisqu'on attribuait

au trésor des églises une valeur de

deux à trois milliards.

Cambon essaya tout d'abord de donner le

change. Il fit ce que fait aujourd'hui Guyot-

Dessaigne, qui prétend expliquer la volatilisation

du milliard des congrégations en

mettant cette disparition sur le compte de

la ruse, de l'esprit de dissimulation et de

l'habileté procédurière des religieux,. Il protesta

contre cette estimation à deux ou

trois milliards, absolument exagérée, selon

lui ;

« Quel est l'homme sensé, disait-il,

qui aurait pu croire que les prêtres, égoïstes

par principe, eussent laissé inactif un

tel capital ? »

Un jour vint, toutefois, où Cambon dut

avouer les brigandages, Son discours du

12 brumaire an III, que nous citions tout à

l'heure, fut en grande partie consacré à

flétrir de « scandaleuses dilapidations », à

menacer des foudres de la Convention les

conspirateurs qui avaient pour but de

s'enrichir en volant beaucoup (sic)... »

Je ne sais si les pillards, ainsi stigmatisés

par Cambon, étaient des « conspirateurs »,

mais il est incontestable que ces voleurs

ont beaucoup volé.

Tout à fait éclectiques dans leurs razzias,

ils ne s'attaquent pas seulement aux

trésors des églises ; ils prenaient partout

où ils trouvaient. Les mobiliers de la Couronne,

en particulier, furent entièrement

dévalisés. Basire écrivait en 1792 :

Un. grand nombre des effets précieux qui

remplissaient autrefois les maisons royales

ont disparu. Il y avait beaucoup de meubles

massifs en or et en argent

: Nous n'en avons

trouvé aucun.

De son côté, Grégoire écrivait, à la fin de

l'an II :

Le mobilier appartenant à la nation a souffert

des dilapidations immenses, parce que

les fripons, qui ont toujours une logique à

part, ont dit

: Nous sommes la nation... Ne

croyez pas qu'on exagère en vous disant que

la seule nomenclature des objets enlevés, détruits

ou dégradés, fournirait plusieurs volumes.

De toute part le pillage et la destruction

étaient à l'ordre du jour...

J'ai raconté jadis le vol des diamants de

la Couronne, où les Juifs jouèrent un rôle

particulièrement brillant. Dans un article

récent du Figaro, M. de Vogué nous a dit,

de son côté, comment furent volés ou envoyés

à la fonte les « reliquaires précieux »

et attributs royaux enfermés- dans les sept

armoires du « Trésor » de Saint-Denis..

Quand on songe à ces brigandages épi

ques, à ce pillage universel qui font entre

voir la Révolution comme une vaste ca

verne de voleurs, on ne s'étonne plus de

ce qui se passe aujourd'hui. Les razzias de

Thomas et de ses émules, les fructueuses

opérations dont les liquidateurs partagent

fraternellement Tes bé/iéfices avec la bande

de robins avides qu'ils traînent à la remorque,

sont tout simplement un rappel, ou, si

vous préférez, un reflet de la grande épo

que où, comme le disait Grégoire, le vol

était partout à l'ordre du jour.

On a bien raison d'affirmer que la Révolution

n'est pas finie. On pourrait même

ajouter qu'elle ne finira pas tant qu'il restera

en France quelque chose à piller...

, QQQ .

blic l'homme qui les a

Belzébuth, Waldeck ne îègue^u Bloc au'm

paquet de feuilles sèches !

q

Vous savez que Paris possède encore deuf

hôpitaux où les malades sont soignés paï

des religieuses. Ces deux établissement»

hospitaliers sont l'Hôtel-Dieu et Saint

Louis. Le président Cent-Kilos vient de si

gner le décret d'expulsion des Sœurs Ces

entre une fusillade de perdreaux et la vente

d'une barrique de Loupilion que M. Fallières

a frappé d'ostracisme les admirable*

femmes qui soignent les classes populaires

Qu'importe au marchand de Loupilion tes

doléances des pauvres contre les mercenaires

rapaces que la République substitut

partout à nos chères religieuses ? Depuis

qu'il est sur le trône, Fallières a déjà mis

de côté un joli million : voilà le seul évé

nement qui intéresse notre souverain. L?

reste lui est parfaitement égal. Il paraît

que les fonctions présidentielles favorisent

l'écoulement du Loupilion. D'ordinaire, à

cette époque de l'année, Fallières, sur cino

cents barriques, n'en avait placé qu'un*

cinquantaine. Aujourd'hui, tout le stock

est liquidé.

Mais je reviens aux deux hôpitaux parisiens

qui vont être laïcisés grâce à Falliè*

res. Sous la Révolution, les religieuses qui

desservaient l'Hôtel-Dieu ne cessèrent de

soigner des pauvres. On se contenta d'exiger

des Sœurs le port du costume séculier.

Nos maîtres d'aujourd'hui ne se prêteraient

pas à cet artifice. Ce n'est pas seulement

le fanatisme qui les inspire, mais

surtout et avant tout la cupidité. Il s'agit d«

lotir et de renter une clientèle de femmes

qui attendent impatiemment les emplois

qu'on leur a promis.

A l'heure actuelle, ces emplois ne paraissent

pas des plus fructueux. Mais attendez

un peu. Voici qu'il est question de loger en

ville les infirmiers et les infirmières. Mais

les malades ? me direz-vous. Les malades

s'arrangeront comme ils pourront. Il faut

d'abord que les malades sachent une chose,

c'est qu'ils sont faits pour les infirmières

et non les infirmières pour eux.

Aujourd'hui, le malade, pour recevoir

un potion, pour obtenir le renouvellement

de son pansement, bref, pour être nanti

des objets d'urgente nécessité que réclama

sa détresse physique, doit accompagner

chaque demande d'une pièce de monnaie.

Point d'argent, point de tisane et point de

vase

! Ainsi le veut, paraît-il, le principe

démocratique. Non contente d'être salariée

par l'Etat, l'infirmière veut être rémunérée

par le malade.

Mais ce n'est pas seulement pour procu.

rer des postes plus ou moins lucratifs à

une clientèle féminine exigeante, que la République

remplace les Sœurs par des infirmières.

Les Sœurs ont le tort impardonna

ble de surveiller la distribution des draps,

des serviettes, des aliments, etc., et d'empêcher,

par leur seule présence, la dilapidation

ct le gaspillage. Si les Augustinos, le?

Sœurs de Saint-Vincent de Paul, les Damet

de Saint-Thomas de Villeneuve, etc., consentaient

à fermer les yeux sur la volatilinw?ni

u ln? . n de - a

P auvr «s, la République

n inquiéterait point les Sœurs. Mais le? .

Sœurs contrôlent tout ce qui entre et Lnnl

ce^ qui sort

: c'«st ia l^cSS? et te«

Au fond, croyez-le, dans la plupart de*

cas, le fanatisme n'est qu'un masque Rn

chassant dej hôpitaux, les congrégations

qui les desservent, aa Franc-Maçonnerie

veut surtout rançonner les pauvres

: deux

mois après la laïcisation de tel hôpital

d'une grande ville, l'administration constata

la disparition éVe presque tous les

draps.

Il suffit d'ailleurs de compaîer les budgets

des hôpitaux avant et après la laïcisation.

La presse a l'habitude de mettre la

majoration de3 dépenses au compte des infirmiers

et des infirmières

: ces serviteurs

ont bon dos. Bien des hôpitaux sécularisés

sont en proie à des pieuvres bien autrement

puissantes !

LB des mêmes nobles sentiments, tiendra

à honneur de mériter te même titre en ratifiant

cette avilissante décision.

_ .. . »- -o— - *

La Piraterie Jiïelienisffle

Do M. Dmmont :

Moins hypocrites que leurs petits-fils,

Isa « grands ancêtres » avaient dédaigné la

formalité des inventaires. Quand ils s'eperçUrent

que le gaspillage détournait beaucoup-

de matières précieuses da leur destination

« légale », ils résolurent de centralu'or

les trésors des églises et de les confier à la

Les Lettres de Jeunesse de Waldeck-Rousseau.

— Orgueil homicide. — La prochaine

laïcisation de l'Hôlel-Dicu et de

l'hôpital Saint-Louis. — Le march-and de

Loupilion. — Les affaires marchent.

Paris, 5 décembre.

Les Lettres de Jeunesse

de Waldeck-

Rousseau défilent en ce moment dans la

Revue de Paris. On y voit poindre déjà l'or>

gueilleux qui devait déchaîner sur la

France les rapacités et les fureurs du parti

républicain. L'orgueil fut

chez Waldecls

l'artisan de sa déchéance. Waldeck voulut

ne rien devoir à personne. Pour conquérir

i'indépendance, il fallait jouir d'une grosse

fortune. Avocat, Waldeck rechercha les

mauvaises causes

: ne sont-elles pas les

plus lucratives ? Un coquin veut détrousser

un honnête homme

: te coquin donne

dix mille francs à son défenseur et l'honnête

cinq cents. Dé là les préférences de

Waldeck pour les aventuriers et les aigrefins.

Son cabinet lui procurait une prébende

annuelle de 150.000 à 200.000 francs. Cette

prédilection pour les mauvaises causes finit

par fausser la conscience de Waldeck. Des

hommes comme Dufaure, Berryer, Rousse,

inaccessibles aux plaideurs déloyaux, gardaient

intacte l'intégrité de leur âme. Aussi

ne les vît-on jamais conniver, sur te terrain

politique, avec les malfaiteurs. Sophiste

professionnel, Waldeck devait fatalement,

lui, se galvauder avec le Bloc.

I 'habitude des mauvaise causes et la.

fréquentation

des aigrefins pervertissent

chez l'homme d'Etat le sens moral. Dans

tous les procès, Waldeck no voit que le bé

néfice financier ; dans la guerre déclarée à

l'F"lise notre avocat no voit qu'une question

d'argent. Ses procès lui rapportent

deux cent mille francs. Avec la loi contre

les congrégations, Waldeck se fait fort de

fournir aux républicains une curée dun

milliard. , ,,, : „ ., , .

Joseph de Maistre dit de l'orgueil qu'« il

détruit tout ce qui n'est pas assez fort

pour le comprimer ». La carrière de Wal-

Meck justifie cet axiome. L'orgueil conduisit

Waldeck à la déchéance morale, puis à la

mort. Dupe do son orgueil, Waldeck, en

mourant, laisse une œuvre qui déshonore

sa mémoire. Cet appel aux plus viles cupi

dités de la bête humaine marque du sceau

de l'opprobre l'orateur qui le formula. S"

les catholiques doivent flétrir le conseiller

et l'approbateur de la spoliation, les répu

blicains ne peuvent vouer qu'au mépris pu

fap fil Spécial

JES VOYAGES DE II. FALLIÈRES

Paris, G décembre.

(Le Figaro publie l'information suivante :

« Lis président de la République, avant tout

programme de son voyage en Scandinavie,

a désiré consulter les cours die Copenhague,

de Stockholm et de Christiania sur la date la

plus propice à la visite qu'il doit faire successiveinant

aux souverains danois, suédois et

norvégien.

» Nos représentants auprès de ces souverains

ont donc reçu mission de s'enquérir des

déplacements des rois Frédéric VIII, Oscar II

et Kaakon au cours de l'année 1903, et, de lieuàt

enquête, il paraît résulter que le voyage présidentiel

nourriait avoir lieu pendant l'été prochain.

Aucune date précise n'a encore été prévue,

mais la visite de M. Fallières aux trois

cours scandinay.es sena fait© vraisenrblato'eraent

entre le mois de juin et le mois de supimbre

».

Paris, C décembre.

JOUnNAUX ANTIM-0CARD3

De M. Judet, dans l'Eclair, sous ce titre :

Mon homonyme » :

« Le salut des 15,000 francs est l'unique idéal

do la Chambre, aplatie devant Clemenceau.

» Honni soit qui mal y pense ; gare a qui la

touche dans son unique passion pour

1 accroissement

de la solde législative.

» M Victor Judet, radical-socialiste, succombé

sous les haros et les bulletins de ses

amis

; il est le lâcheur et le traître sur qui

tombe la fureur do nos députés en délire.

» Décidément, mon homonyme devient très

svmpathique ; les honnêtes gens lui témoigneront

d'autant plus d'estime que la. rage de ses

ennemis cet plus folle

; il s'ajoute désormais

quelque plaisir au risque d'être confondu avec

lui ».

De la République française :

« Lo gouvernement a décidé de poursuivra

unjo nouvelle fois M. Hervé devant la cour

d'assises.

» Les ministres qui sont au pouvoir — ceuï

d'€ntre eux tout au moUis (jai donnent au

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


Samedi 7 Décembre l r ©7

6aî>inet actuel son relief politique partfeuîieî

>— ont tenu, non pas il y a qntiîse ans ou il y

a trente ans, mais hier, tau langage à peina

•jAîtéreaii lus nombreuses. Le système que vous adoptez

ne peut pas rendre l'impôt foncier au:-:

communes, qui serait la seule solution admissible.

Je ne peux donc adopter ni votre procédure,

ni votre système. Faire des promesses

qn'on ne peut pas tenir est une détestable

politique

: je ne peux pas m'y associer. » (Applaudbs-semeints

à droite et au centre.)

Le ministre des finances vient répondre ù

M. Jules Roche.

M.' Cais-laitx. — Faut-il incorporer la revision

de l'impôt foncier à la 1» de finances ï

l'ai fait des réserves au. point de vue de ia

rapidité du vote du budget

-; mais j'accepte

l'incorporation. Quant à la question de fond,

je -ne veux pas entrer dans l'examen des divers

systèmes d'évaluation

; mon projet tend

à instituer un système assez souple pour permettre,

-suivant les régions-, des procédés d'évaluation

différents.

Je procéderai aussi rapidement que possible

à l'évaluation complète de la propriété non

bâtie. On m'a dit : « Vous devriez remettre

aux communes le produit de cet impôt foncier

». Mais, même danG ce cas, on serait

obligé de procéder à une nouvelle évaluation

et je crois que les contribuables seront assez

indifférents à ce que leur part de contribution

leur soit demandée par l'Etat ou par la com

mune. »

Le ministre indique ensuite comment il a

calculé le délai d'évaluation

; il explique

qu'il demandera à chaque percepteur de procéder

à la révision de quatre communes par

an et il leur a fait connaître son intention.

M. Caiilaux, en terminant, examine le côté

politique de la 'question.

M. Caiilaux. — Si on ne fait pas une réforme

profonde, je pourrais presque dire

complète, de l'impôt, il ne faudrait pas s'en

gager. Vous «te pouvez faire accepter aux

gager. Vous ne pouvez pas faire accepter aux

paysans ia réforme de l'impôt qu'en faisant

de larges dégrèvements à la base.

Le projet d'évaluation sur la propriété non

bâtie prépare une réforme autrement consi

dérable : celle de l'impôt sur le revenu. (Ap

pîaud i s s ern en ts. )

Je vous donne rendez-vous sur ce terrain le

plus tôt possible. En votant l'incorporation

la majorité républicaine donne un gage à la

démocratie que cette réforme sera prochaine

ment accomplie.

(Applaudissements à gau

che.)

Amendement Ri bot

ge donne droit à Da perception d'un droit fixe

te 5 Jnan.es ; toute dissimaiiation. ou tenta tive

de disataUiifliioo. rte la pla»$ue d'identité est

isassihi» à la fois d'une amende de 50 à 200

EnaiKs et d'un emprisonnement die six jour.; à

six mois. Les mêimes pénalités pourront être

appliquées dans les cas où, pondant la nuit

des plaques d'identité ne seraient pas ou seraient

ineuf fisanument éclairées.

» L'article 4*~i du Code pénal est, dans tous

les cas, applicable. «

Le second article a poux but de centraliser

ou ministère des travaux publics toutes les

contraventions encourues par chaque conducteur.

La réglementation existante impose, en

ffet, en cas de récidive, le retrait du peirmis

de oonidiuire

; mais, les cent ra vent ions n'étant

as inscrites au casier judiciaire, il est imossiWe

de savoir si un conducteur n'a pus

presque simultanément encouru dans dix ou

ngt départements différents des contraventions

répétées. R est indispensable de remédier

à cette lacune de la législation et de créer,

limite le demandent les auteurs de l'article,

m

« casier central automobiliste ». Les frais

résultant de l'astempiHage soit de la création

du casier central automobiliste, seront largenent

compensée par te versement du droit

restampilragie annuel de 5 francs. Le nombre

tes automobiles étant actuellement de 36,000,

e revenu à attendre de la perception de ce

boit minime atteindra 1S0.0O0 francs.

Séance du matin

La séance est ouverte à 9 heures, sous la

présidence de M. Etienne, vice-piésdent.

M. Et! ne a reçu de M. Noulens une demande

d'interpellation sur l'insuffisance du

matériel des chemins de fer et les conséquences

qui en résultent.

Cette interpellation est jointe à celles qui ont

été déposées sur te même sujet.

LA LOI DE FINANCES

LES 28 et 13 jours

On aborde la discussion de la loi de finances.

M. Siegfred a la parole dans îa discussion

générale ; H critique les expédients et impôts

nouveaux imaginés par M. Caiilaux pour équilibrer

son budget.

M. Caiilaux. — On avait annoncé pour 1906

•un déficit de 150 millions

; il se réduit exacte-

' "nient à 15 millions ; il en a été de même des

prévisions pour le budget de' 1907.

M. Ribot. — Si le déficit n'est pas plus

grand, on ne le doit pas à la sagesse de votre

administration.

ta. Caiilaux. — Il était impo.ssi.ble d'échap-

' per à un déficit de 65 millions, et. par conséquent

d'éviter des impôts nouveaux; c'est dans

ces conditions qu'on a eu recours à ce que M.

Siegfired qualifie d'expédient

; mais il faut les

accepter ou être en déficit.

M. Siegfried. — n n'est pas question en ce

moment de faire le ïraû'get de 1909.

Les 28 milhoiis de prime à la marine marcjiancift

constituent une dette qu'il faut payer.

lit M. Caiilaux, au lieu d'inquiéter la France

par ses projets iriquisitoriaux d'impôt sur le

revenu, ferait mieux de tirer parti des ressources

dont on dispose, car il est incroyable

qu'avec 170 millions de plus-value on se trouve

encore en présence de 67 millions de déficit. »

M. Ribot critique 1e changement de date de

paiement des pensions civiles et surtout la

suppression des primes à .la mariné mari-

Blrande. Il craint qu'on ne puisse endiguer le

Mot dos dépenses

; mais il compte beaucoup

sur les_ impôts indirects.

M. Ribot. — Je pense que longtemps encore

et dans tous les pays il sera le fondement

îles ressources et qu'il y aurait une grande

Imprudence à croire que c'est aux seuls impôts

directs qu'on pourra demander les ressources

de l'avenir. »

L'orateur conclut qu'il faut voter le budget

actuel, bien qu'on puisse dire qu'il n'est pas

.'digne de la France et de son travail. (Très

bien

! sur un grand nombre de bancs.)

M. Dèjeante justifie les socialistes unifiés

qui repousseront le budget en bloc.

M. Caiilaux répond que sa politique consiste

précisément à mettre en balance, quand il s'a

git d'emprunte étrangers, les intérêts éoono

mi-ques que la France peut avoir dans ces

pays ; il réplique ensuite à M. Dèjeante.

M. Casilaux. — M. Dèjeante prétend que

nous faisons tout pour les riches, rien pour

les pauvres ; c'est là une parole peu digne de

lui et de nous

; et quand je l'entends déclarer

que, sous la République, les ouvriers son

moins bien traités que sous la Monarchie,

c « st.dp tordes- mes forces de patriote- et de

républicain que je proteste.

» (Vifs applaudissements.)

«,k^-ï niṇi f tr ? des finances remercie ensuite

»« Ji?A,do 1 appui qu'il lui a promis.

M. ea-îiaux. — Mais vous avez dit que vous

no vouliez voir dans l'incorporation à la loi

«e finances du projet de revision des propriétés

non bâties qu'une réforme de l'impôt foncier

; j'y vois, moi, la préface d'une réforme

fiscale à laquelle 1e gouvernement est profondément

attaché. (Applaudissements.)

M. Renoult. — La commission de législation

fiscale l'interprète de la même manière. »

La discussion générale est close. L'article

premier est réservé. La suite de la discussion

est renvoyée à la prochaine séance.

M. le ministre des travaux publics dépose

im projet do loi relatif au réseau des cheoiirns

de fer d'intérêt local du département

du Tarn.

Séance levée à 11 h. 50 ; prochaine à 2 heu

A la suite du premier paragraphe de l'article

3 ainsi conçu :

« L'évaluation a pour objet de faire ressortir

en un chiffre global la valeur locative réelle

de l'ensemble des immeubles

non bâtis

possédés dans la oornmune par chaque propriétaire

! » M. Ribot ajoute les mots : « En

tenant compte idies exploitations distinctes. »

M. Ribot. — Le ministre des finances a dit

tout à l'heure qu'il y aurait des évaluations

distinctes, lorsqu'un propriétaire aura plusieurs

exploitations dans la même commune;

dès lors, pourquoi ne le dit-on pas dans la loi ?

Il n'est pas possible de comprendre plusieurs

domaines dans une seule évaluation ; ott la

parceSe, o u te domaine, mais non pas la masse

des exploitations. (Applaudissements.)

Le ministre des finances. — Les évaluations

ont pour objet de faire ressortir en un chiffre

total l'ensemble des valeurs locatives des

biens situés dans la même commune et appartenant

à un même propriétaire.

R y aura dans le bulletin une distinction

entre les divers domaines, toutes les fois que

cela sera possible

; mais, qu'entend-on par

exploitations distinctes ? (Bruit.)

Quel est le but qu'on poursuit ? Quel intérêt

si grand attache-t-on à introduire cette

question d'exploitations distinctes t Je ne le

vois pas, et je vous demande de voter notre

texte.

M. Rïfcoî. — R est impossible de faire l'évaluation

d'un enseanble de parcelles qui ne forment

pas une exploitation ; je n'ai pas d'autre

pensée

; mais l'intéressé ne pourra discuter

l'évaluation, si, au lieu d'opérer par exploitation,

on nie lui dorme qu'un chiffre global.

Le ministre. -~ J'entends donner plus de garanties

au contribuable que n'en demande M.

Ribot. (Exclamations), car le bulletin

contiendra

même les évaluations par nature de

culture ; je demande de ne pas être enfermé

dans des teirmes trop étroits.

M. Ribot. — Votre système aboutira à un

ensemble indéfinissable ; ce sera la confusion

et l'arbitraire. »

L'amendement de M. Ribot, mis aux voix,

est repoussé par 328 voix contre 252.

M. Douimer den>aii«te la suppression des

mots

« en un chiffre global » qui pourraient

gêner l'administration.

Cet amendement est adopté ; l'article 3 du

projet de loi incorporé est adopté, ainsi que

les articles 4 et 5.

M. Klotz demande d'ajouter dans la composition

de la commission d'arrondissement,

après les mots « deux propriétaires fonciers »,

oeux-ci, a non investis d'un mandat électif ».

M. Lasics. — Et lo délégué administratif ?

(Rumeurs.)

M. Monsservin. — Je demande à faire désigner

les propriétaires par le conseil général.

M. Caiilaux. — J'accepte cet amendement

pour prouver que nous n'avons pas d'arriôrepensées

politiques.

M. LasiS3. — C'est très bien ; mais ils vont

protester à gauche. »

M. Ch. Dumont se lève, en effet, pour protester.

(Hilarité.)

L'article 6 et dernier du projet incorporé «st

adopté.

On passa ù la suite des articles 'de la loi de

fin-anaes.

Plusieurs amendements sont disjoints.

M. Magniaudé détend un article, additionnel

taxant les automobiles de luxe qui défoncent

las routes.

La disjonction est prononcée par 340 voix

contre 208.

La commission accepte une disposition de

M. Breton sur le droit de chasse.

L'article 4 de la loi de finances est adopté.

La suite est renvoyée à demain matin ; la

séance est levée à 7 h. 20.

Paris, 6 décembre.

La commission sénatoriale de l'armée s'est

réunie cet après-midi pour entendre le gouvernement,

ainsi que nous l'avons annoncé, sur

a question des périodes d'instruction des 28

et 13 jours.

Tous les membres de la commission étaient

TîTcearrts ; c'est le ministre de la guerre,

cîu'-.ccompagnait te président du conseil et le

général Brun, chef d'état-major général de

t'armée, qui a présenté le nouveau projet; car,

ainsi qu'on te sait, la question est désormais

disiointe du budget et de la loi de finances

et fait l'objet d'un projet de loi spécial.

M. Picquart a donné lecture de l'exposé des

motifs et du dispositif de ce projet.

« Gomme la toi de deux ans n'est pas encore

en sa période de plein effet, y estai dit

et qu'il y a par conséquent des réservistes de

l'ancienne loi, les dispensés des articles 21

23, 23 et 50 de la loi de 1889, le proiet com

orend, en cuire des dispositions défit)i^ivos

qui en, forment le fond, certaines dispositions

transitoires applicables à ces derniers réservistes.

» Suivant ces dispositions transitoires, 28

jours seront faits en 1908 uar tous les hommes

n'ayant fait qu'un an de service.

» Les dispositions définitives sont les suivantes

: 21 jours pour la première période,

14 pour la seconde, 7 jours pour les périodes

des territoriaux.

» Les sursis et les dispenses sont désormais

supprimés ; des indemnités son accordées en

compensation aux familles des soutiens de

famille.

» C'est pour faciliter cette application immédiate

qu'une disposition transitoire a été

inscrite

; suivant cette disposition, en effet,

tous les réservistes des classes 1901, 1902, 190:

et 1904 qui n'ont fait qu'un an de service

seront convoqués en 1908 pour 28 jours et pan

dant la période des manœuvres.

» Il y aura de ce fait, pendant l'été prochain,

un effectif d'environ 250.000 réservistes

sous les drapeaux. »

Après la lecture du proiet, M. Clemenceau

a donné quelques explications de détail et

le général Brun a fourni des renseignements

techniques.

Les ministres ont ensuite quitté la commission

après avoir annoncé qu'ils déposeraient

le projet lundi sur le bureau du Sénat.

La commission, après leur départ, a décidé

qu'elle siégerait mercredi pour examiner le

projet que le gouvernement a encore conservé

par devers lui et dont les épreuves seront distribuées

.mardi aux commissaires.

Au cours de la réunion de cet après-mid

les commissaires se sont bornés à enregistrer

les déclarations du gouvernement sans manifester

aucune opinion

; ils se réservent jusqu'à

mercredi, jour où ils auront le projet en

mains.

Dès à présent cependant, en même temps

que des adhésions nombreuses aux dispositions

nouvelles, on peut prévoir des résistance:-,

sinon des oppositions formelles nombreusesr-aussi.

'

Une seule disposition a été accueillie avec

une satisfaction unanime par tous les commissaires,

c'est celle qui a trait à la suppression

des sursis et des dispenses.

Mamia pous- -Martimprey ; des colonnes légères

protégées par l'artillerie, avanceront aujourd'hui

chez les Beni-Snassen. Ce général

Lyautey dispose d'environ 3,MÛ hommes.

L'oocypaîion d'AgSîbal

Paris, (i décembre.

Le général Lyautey télégraphie de Marnia,

6 .décembre, 1 h. 40 matin t

« Le 5 décembre, la colonne Branlière teinta

ime opération à huit kilomètres de la frontière

contre le bordij de Mokhtar Boutchich,

un dès principaux instigateurs de la lévolte.

» L'opération, commencée à sjept heures du

matin prit fin à la nuit

; la colonne occupa

dabord sans coup férir te marché marocain

d'A^'hbal

; puis, gravissant la montagne elle

ouvrit

le feu, à midi, contre le bordj de

Mokhtar Boutchich ; le bordj fut détruit, puis

la colonne se retiira par" échelons sur la redoute

maritime Prey, où elle arriva le soir.

» Un eapo-ral de la légion et un tirailleur ont

été blessés.

» Le troisième bataillon du piemier étranger

a supporté pendant près d'une heure le feu

de l'ennemi

; les troupes sont pleines dentirain

; elles ont rivalisé d'ardeur, depuis les

vieux légionnaires, les ti:ailleurs et les spams

jusqùaux recrues des zouaves et des artii-

1 ' 6 » I L ;opération a été paristitement dirigée et

reflet produit sur les tribus sera des plus efficaces

».

contrebande de guerre

Toulon, 6 décembre.

On sait qu'à la suite de la Réception d'un télégramme

chiffré les contre-torplLeurs Sarbacane

et Carabine quittaient Toulon avanthier.

... ,, .

L'on donnait comme raison qu'ils allaient,

pour les futures sorties de l'e?cadre, inspecter

les postes delà côte jusqu'à Villefranche.

En réalité, la Sarbacane, commandée par le

lieutenant rte vaisseau Légieir, et la Carabine,

commandée par le lieutenant de vaisseau Legoux

de Saint-Seine, «e dirigeaient secrètement

sur le littoral marcoain, à proximité de

notre frontière oranaise.

On a acquis, en effet, 3a certitude que lacontrebande

-rie guerre s'effectue par là d'une façon

organisée, et la Sarbacane et la Carabine

ont pour mission d'établir une rigoureuse surveillance.

LES DEUX SULTANS

compagne les souverains daw j^oyi.gc

Au démart du train, à 6 b. 19. le roi et ki

rame Srttté Mftrt d'une chatoam.se ovadon:

Alphonse XIII et son auguste

oinn .iR c snnl

suivis du comtexle Crove, du duc u AibO ct de

la duchesse de SnivCarlos.

6S

ivers

La libération de Mac-Lc«n

Londres, 5 décembre.

Une note communiquée aux journaux dit

que l'entente pour la mise en liberté du caïd

Mac-Lean serait complète, si Raisouli ne se refusait

pas à venir habiter une ville comme le

fixe le gouvernement chérifien.

Les menées de Mouiaï Bafid

Tanger, 6 déoembre.

Mouiaï Hafid qui se trouvait à dix mille

environ de Mazaga.n et se préparait à. marcher

contre cette ville, vient d'être arrêté par

la révolte de la tribu des Sraivgua qui a tué

son caïd et a proclamé Abd el Aziz.

D'autres tribus se prépareraient également

à attaquer Mouiaï Hafid s'il franchit leur territoire.

LA PERSÉCUTION

Paris 6 décembre,

ï^es deux seuls hôpitaux généraux de Paris,

l'Hôtel-Dieu et l'hôpital Saint-Louis, dans lesquels

te service de surveillance des infirmières

était encore assuré par des religieuses, seront

laïcisés à partir du 1 er janvier prochain,

LÂFFÂîBlTiÔÛÔE-BlETBY

Brest, 6 décembre.

Le tribunal correctionnel a rendu un jugement

Dar défaut dans la procès en diffamation

intenté par M. Biétry, député de Brest et

directeur de la Fédération des Jaunes de

France, au gérant du journal Egalitaire et à

ses directeurs, le fameux anarchiste Goude

ancien adjoint au maire et ancien commis d

la marine, et Mas-son, ancien conseiller municipSl,

commis des télégraphes.

Le gérant a été condamné à 100 francs d'amende

; MM. Goude et Masson à un mois de

prison sans sursis et 100 francs d'amende ;

et les trois, solidairement, à 5,000 francs de

idommages-intérêts.

T

LA PERTE DU « PÂ"

A l'ordre du jour

ait!

EUS

Paris, 6 décembre.

Une dépêche de Brest à la Libre Parole dit

que les syndicats agricoles de l'Ouest avaient

décidé- de consacrer une somme de 40,000 fr.

à l'acquisition d'une carrière de phosphates

en Tunisie. Us firent une demande de concession,

mais cette demande ayant soulevé une

grosse émotion dans le monde des agioteurs,

ie ministre de l'agricuilture, sur rintervention

de M. Alapetite, vient de faire savoir aux demandeurs

qu'ils aient à retirer leur demande

de concession.

NOUVELLE MITRAILLEUSE

Saint-Etienne, 6 décembre.

Une commission d'officiers va expérimenter

à Versailles notre nouvelle mitrailleuse, bien

supérieure à celle du major anglais Fitz Gérald,

car elle tire 650 baltes à la minute et la

température dé 45 degrés reste constante.

Cliâlons-sur-Marne, 6 décembre.

Les officiers et les soldats qui luttèrent, les

29 et 30 novembre dernier, pour sauver le dirigeable

Patrie viennent d'être portés à l'ordre

du jour du 0* corps par le général en chef,

pour l'héroïsme dont ils firent preuve dans

cette circonstance, en particulier le lieutenant.

Lcnoir et un adjudant qui montèrent, au péril

de leur vie, dans la nacelle afin de chercher à

atteindre la corde de déchirure.

UNE PROVOCATION

Paris, 6 décembre.

Messidor prétend que M. Jules Delahaye,

député de Maine-et-Loire, a manifesté en présence

de plusieurs députés le dessein de se livrer

à 'des voies de fait sur la personne de M.

Briand et il ajoute :

« Les amis de M. Briand se promettent de

répondre à M. Delahaye de telle sorte que de

longtemps, sinon die toujours (sic), il se trouverait

dans l'impossibilité de recommencer. »

M. Briand aurait-il l'intention de se débarrasser

de ses adversaires suivant la méthode

employée sur les boulevards extérieurs ?

C

a - >

BRI

g u. -

A 1

Les ofosègues du lis itenar.t Roze

ourlée ParleMqtaire:

JUS BOUBBOB

L'élesîion de Die

lies.

Séance du soir

La séance est ouverte à 2 heures

: M. Bxis-

Bon préside.

'

L'ordre du jour appefllle divers projets de

prorogation de surtaxes sur l'alcool.

M. Lasiss. — j© proteste contre ces surtaxeson

dirait qu'on veut tuer la poule aux ceuifs

dor

; on barre la route aux alcools de vins,

i et ne pourront entrer dans les villes que les

alcools traites, qui empoisonnent l'ouvrier.

.( Apptai idisisaments. )

M. Jean Morel rapporteur. — C'est le seul

moyen, pour certaines villes, de se procurer

»iesressou.Teea dont effiles ont besoin »

^On xieprend la diacuasiou de la loi de finan-

W^fS/^ 3 K1S nt «dootés

: la Chambra

"Mtwe ensuite, -par 506 voix contre 4, Pinçon».

Paris, 6 décembre.

L'audition de M. Archimbaud, assisté de ses

avocats-conseils, par le

bureau chargé de

l'examen de son élection, n'aura lieu qu'après

le vote du budget.

M. Archimbaud va, du reste, partir pour

Die, où il est convoqué chez le juge d'instruction,

au sujet de la plainte déposée contre lui,

au cours de la période électorale.

Les abus de l'aufomobilîsme

MM. Messimy, Alexandre Bérard, Maurice

Colin et un très grand nombre de leurs coUègues,

ont proposé l'insertion dans la loi de finances,

d'articles tendant à réprimer les abus

dont se rendent coupables quelques conducteurs

d'automobiles.

i La couiMiiission a retenu deux de ces articles

et a décidé qu'ils seraient, avec de» légères

modifications, insérés dans la loi de finances.

Le premier article a pour but d'empêcher

les automobiles de disslrnuler les plaques qui

donnent à chaque voiture son identité et son

état civil. H est ainsi conçu :

« Les plaques d'identité, portant le numéro

d ordre attribué aux automobiles par le service

dos mines, devront être plontbées sur le

ObtiBM et estampillées chanie portugaise, ont également

offert des fleurs à Sa Majesté.

Au moment de monter en wagon, la reine

a répondu à une dame qui lui demandait si

elle eta.it contente de son séjour à Paris • « Oh

oui 1 Très contente 1 Je suis bien triste maintenant,

parce qu'il me faut, une fois de plut

quitter la Franco. »

1

Le roi d'Espagne à Bordeaux

r . , , Bordeaux, 6 décembre.

Le roi, la reine et l'infant sont arrivés à Bordeaux

à 2 h. 15, par un train spécial formé à

voyage

r01 parais3aU tr6s Latùgué par le

Leurs Majestés ont été reçues à la gare par

M. Dureault, préfet de la Gironde, et les autorités

; le cortège s'est rendu à l'hôtel Terminus,

ou la Teine est restée avec l'infant et la

nourrice, tandis que le roi montait en auto

pour -procéder à différentes visites.

Dans l'aprés-iiiidi, il a visité la Faculté do

médecine, la maison de santé de Saint-Augustin,

qui fournit tes idicnx infirmières qui le soignèrent

après son opération au château do

Mlramar, et l'hôpital du Tondu.

il & «afin .rendu visita au docteur Mouiro, qui

»'opéra, ct avec lequel il est resté une demi

heure.

Le roi a quitté la maison du docteur M oui»

Les hrach8 américains

Kansas-City, 6 décembre.

La National-Bank du commerce, le plus ancien

établissement financier de

La ville, a

fermé sas fortes. Elle avait on dépôt 1.2 millions

de dollars et devait 22 miliioiis a dartres

banques. . - , , . .„„

La banque devait aussi à la chambre des

compsusations pour un million do certificats

délivrés pendant la récente panique

Le total du passif serait ûe 24 millions do

dollars. .

Un consul toejué

Paris, 6 décembre .

On télégraphie de Constantinoplo au Figaro:

z Pendant une représentation ctans un théâtre

le vioe-comsua d'Alleniagne se leva tout à

coup et se mit à haranguer les assistants de la

façon ia plus inattendue. On se demande si

l'incident est dû à un accès de folie ou à un

accès après boire. »

Collision en ruer

» Rio-de-Janeiro, 6 décembre.

Ce vapeur Guasco, desservant les ports du.

Sud du Brésil, a coulé à la suite dune collision

au large de Paranagua ; il y aurait une

trentaine de victimes.

L'attaque du traîn Toulouse-PaHa

Etampes, 6 décembre.

En attendant de mettre la mata sur les acteurs

principaux du drame qui se dérouta

dans lo rapide n" 16; près d'Etampes. la ponce

a arrêté un autre comparse.

C'est encore un de ces individus plus que

suspects qui, la nuit, rôdent dans le faubourg

Montmartre, sans cesse occupés à la surveillance

de quelque péripatéticienne ou à la recherche

d'un mauvais coup.

R a nom Théodore Chartes, mais ses compagnons

l'ont baptisé Paul le Blond. Il ne

passait que pour une

« terreur » dans lo milieu

où il vivait, mais les femmes racontaient

à voix basse quelques-uns de ses exploits.

Dans l'existence de ces individus, il y a des

hauts et des bas

; à certains moments, ils manient

l'or à poignées

; d'autres fois, ils sont en

proie à la plus noire « purée ».

Or, la police sut que, à la veille du coup

de main d'Etampes, Théodore Charles était

absolument sans ressources et que, le lendemain,

il était devenu subitement riche. De

plus, Charles était très lié avec Roche, arrêté

à Lille.

L'enquête établit que « Paul le Blond »

avait accompagné son ami à Rouen, puis

à Lille, d'où

il était revenu. On sut, en

outre, que Charles avait retiré du Mont-de-

Piété des bijoux qui y étaient depuis près d'un

an et qui représentaient une somme de 450

francs.

C'était suffisant pour faire coffrer le triste

sire et M. Hamard s'y est décidé hier.

U n'est pas certain que Chartes, qui est

l'amant de Julia Thos, une des femmes arrêtées

avec Roche, ait pris une part active au

pillage même du train ; mais il a fait le guet

et dirigé la fuite des malfaiteurs.

Interrogé par M. Hamard sur la provenance

de l'argent trouvé en sa, possession,

l'inculpé a déclaré qu'il l'avait gagné aux

courses.

Chartes est, en conséquence, poursuivi pour

complicité de vol par recel.

Il a été transféré, dès hier soir, à Ftampes

et mis à la disposition de M. Germain, le juge

chargé de l'instruction.

Le juge d'instruction d'Etampes, M. Germain,

a fait subir un interrogatoire à Roche.

Celui-ci n'a pas encore fait les complets

aveux que l'on attend de lui, mais il a, néanmoins,

livré une bonne partie de son secjefc.

H a, notamment, désigné deux des auteurs de

l'attentat, sans vouêoir avouer que le troisième

c'est lui-même.

Roche a nommé ses compilices : l'un, Albinet,

est précisémenboet individu sur qui planèrent

les premiers soupçons, ancien employé révo

qué de l'Ouest, qui fit un coup identique sur

la ligne de V tara on.

Loutre complice n'est connu que sous le

nom de Chariot. Le troisième, d'après Roche,

serait le grand chef de la bande, mais il prétend

ne pas le connaître !

Voici, d'ailleurs, un résumé des déclarations

du prévenu :

— Dès le dimanche d'avant l'attentat, nous

devions, mes camarades et moi, faire le coup.

Nous avions pris à Paris le train pour Limoges,

d'où nous repartîmes le soir pour la gare

des Aubrays, où nous descendîmes. Là, nous

attendîmes ta passage de l'express de Toulouse.

En cours de route, nous décidions de

remettre l'attaque à un autre jour. Dérangés

plusieurs fois pendant le voyage, l'occasion

ne nous avait pas paru propice. Le

mardi, nous avons reoris le train, mais cette

fois pour les Aubrays seulement. De là, nous

devions revenir à Etampes, pour étudier 4e

terrain.

M. Geoffroy, employé- à la gare des Aubrays,

confronté avec François Roche, le reconnaît

formellement comme un des individus

suspects qu'il a vu monter aux Aubrays, et

Roche ne peut nier.

— C'est moi-même, dit M. Geoffroy, qui vous

ai ouvert la portière ; vous êtes monté le premier,

un petit gros vous a suivi et le troisième,

un grand brun, est monté le dernier en

me remerciant et en me disant même qu'il

allait rester debout à la portière !

Et à Etampes, continue alors M. Germain,

comment avez-vous, lors de ce second voyage,

employé votre temps ?

Nous sommes allés, répond Roche, jusqu'à

la gare d'Angerville à pied, car, primitivement,

c'est entre cette gare et Etampes que

nous avions décidé d'opérer

; puis nous y

avons pris un train qui remontait sur Paris,

et nous sommes rentrés.

On arrive alors à la veille de 'attentat. C'était

le mercredi.

— Mes amis et. moi avons encore une fois

pris le train, mais nous sommes descendus

Etrechy, d'où nous avons voyagé à pied jus

qu'à Etamnes, où nous sommes arrivés de

grand matin.

C'est ce jour-là que les trois bandits ont logé

chez le restaurateur Charnel, à proximité de

la gare.

Sur une demande de M. Germain, Roche ex

plique alors que ses complices et lui avaient

abandonné l'idée d'attaquer le train à Angerville,

parce que c'était trop près d'Etampes

et. que l'alarme eût été donnée trop tôt, tan

dis aue, passé Etampes l'express ne s'arrê

tant qu'à Paris, lie avaient \me plus grande

latitude.

— Et alors, intervient M. Gormain, vous

avez pris, dans la. nuit suivante, oelle du jeudi

au vendredi, le train de trois heures pour

Paris ?

Mais Roche n'est pas disposé à aller plus

loin dans ces confidences. Il change soudain

do tactique et ne veut plus être niiêlé à l'affaire.

— Non, dit-il ; moi, je suis rentré à Paris.

Au dernier moment, j ai « flanché » et j'ai

laissé à mes camarades le soin de poursuivre

leur projet. Je leur avais donné rendez-vous

sur les grands boulevards, h un endroit précis,

pour le samedi suivant, dans la matinée.

— Mais, insiste le juge, vous étiez trois ; or,

vous m'avez donné comme complices Albinet

et Chariot. Quel était donc 1e troisième si ce

n'est vous 1

Roche refuse absolument

de répondTc et

jura qu'il ne donnera jamais le nom de celui-là.

Lo juga fait alors entrer M. Grégoire, l'employé

de la gare d'Etampes, qui pointa les

billets dus trois malaaidrms dans la nuit du

21 au 22. Mis en présence de Roche, M. Grégoire

n'hésite pas une seconde.

— Oui, monsieur le Juge, il en était, j'en

suis sûr, je le reconnais parfaitement.

—• Vous vous trompez, monsieur, dit simplement

Roche.

M. Grégoiro sorti, M. Germain continue son

interrogatoire :

— Puisque vous persistez ù, nier, dites-moi

où vous étiez cette nuit-to ?

Coursée $o thovmK

A rkv

Froer,>raa*c du jomU 30 décembre :

vnx du Obftteau (steejto-chaae), i,Mo francs, m*

tarit-*, 3/,00 jneirea.

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de 3 ar.3 et au-d-. ,sus. KDtrée, M francs, i'oids -

3 ans, 00 kil.; i ans, CC Ml.; 5 ans ot au-dessus ai

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2.500 francs. Distance, 2,900 mètres.

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sas-Pyi-éni'os, pour tous cli«vaux de J ans et au-

(*-.ssus. Entrée, 100 Irancs, moitié foi-fait s'U est. déclaré.

Publication dos peitds, lo samedi 21 décembre, a

4 heures .!.u soir, il Pïiia.

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prix spécial, su-epie-chase (lianuicap), 5,ow trancs.

Oista.uace, 4,000 mètres.

Offej-ts pâr la Société des Sloop!c-Oftasos de Franco,

pour chevaux de

4 ans et au-dessus, ayant

couru, en Franco, avaaiit l'époque do

l'engasetnent.

Entrée, 10 Irancs

-, moitié lorrait ot 2D francs

s'il est déclaré.

Public.xi.ion dos poids, la samedi 2t décembre, a

4 liaures du soir, à Pau.

Prix du Boulevard (courses r?« liâtes), à réclamer,

1,500 francs. Distance, 2,900 ra* fire.

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3 ans et au-dessus, à réclamer psur 4,ooo francs.

Entrée, 50 irancs. Poids, 3 ans, CT kil.; 4 ans, ;D

kU.; 5 ans, 72 kit..

Engagements t>our ces quatre prix Jusqu'au mardi

17 décembre, avana; 4 heures du soir .au secrétariat,

7, place Royale, à Pau*.

Déclaration de. forfaits jusqu'au mardi 24 décenj.

bre, avant midi, 7, place Royale, à Pau.

Luttes

1UX FOLIES-BETIOSEÏ

Constant lo Marin (Belge, 113 kilos) tombe Rom»-

noff (Ru-ïse,

120 kilos), rn M minutes.

ltoch (Allemand, 113 kilos) tombe Raoul do Rouen

(Français. 105 kilos), en 14'SO".

A partir de co soir, )cs luttes cor.Unueront jus.

qu'a résultat ; U n'y aura donc plus do matches

nuls.

Bourrât assailli

Perpignan, 6 décembre.

M. Bourrai député, qui défend en ce moment

sa candidature au conseil général dans

les communes du canton, a été mal reçu

à

Capestang. La réunion qu'il voulait tenir n'a

pu avoir lieu. Son automobile, dans laquelle

il se trouvait en compagnie de M. dg''

H '««s, Crevasses, Gerçures, Vlcère% t

variqueux cl plaies do toute naluio»

I

11 I

TOUTES PHARMACIES

Sa fr, E2£> le flacon

Préparé à Lavaur (Tarn)

par ni

Mnssias, Lespinassc ; Monta..._ , ,

Loublou

; Cahors : Pli" ArUguo r-ayret

Préparé h Lavaur

f Ta ' 1 _. ,


Saïpçtii 7 Décembre 19QÎ

Les DroHs d'Octroi

, j., t-ois lois nue le conseU municipal

•° ,rn-' i la séance suivante pour épui-

»'*J i„ li'vlo îles taxes rte remplacement, et

liste reste toujours sur le chantier,

bizarreries ne se comptent plus dans

il nreiet. Celles qui portent sur les rues

rivées sur les assurances, dénotent un

Sanoruê absolu de sens pratique.

No* s ne rappellerons que pour mémoire

j** droits sur les constructions neuves et

•ur l'entretien de ces constructions, droits

; ui tombent à pic sur la classe ouvrière,

car i-'ur énorinité cura pour effet immédiat

d'arrêter tous les travaux. ,

L'industrie du bâtiment, qui se subdivise

en de si multiples branches, serait protondément

atteinte si le prjot venait, par impossible,

à se réaliser. Or. ce qui nous fait

craindre sa mise en application, c'est précisément

son caractère paradoxal : nos

intérêts, à tous les degrés de la hiérarchie

administrative, sont confiés à de si drôles

de gens !

Jadis nous aurions été tranquilles parce

que la réforme municipale, manifestement

inapplicable, eût été certainement rejetée ;

niais autres temps, autres mœurs.

Nous avons parlé de bizarreries

; il en

fist une que nous voulons relever, à propos

jles détaxes sur l'impôt du droit d'habitation

; une détaxe de 100 francs est accordée

aux loyers inférieurs à -100 francs.

Cette détaxe est refusée aux personnes

qui n'ont à Toulouse qu'un pied-à-terre. M.

Bedouce, qui s'est rabattu sur les signes

extérieurs pour calculer son droit d'habitation,

a cru voir un do ces signes dans

je pied-à-terre.

Qu'est-ce donc qu'un pied-à-terre ?

Voilà une question qui pourrait être soumise

à l'examen de toutes nos écoles supé

xieures et que résoudront plus difficilement

encore les employés chargés de colliger le

produit des taxes.

Ces pied-à-terre, si on réussit à ne pas

les délaver, ne gonfleront guère le rendement

du droit, et M. Bedouce, au lieu de

ge payer une fantaisie qui ne peut gêner

que quelques locataires venant en ville

passer une demi-journée, se serait montré

plus soigneux s'H*wait redressé une grosse

erreur par lui commise et que nous avons

déjà signalée.

Nous lisons dans son rapport

: « pour

3.700.000 francs de revenu, Toulouse dépense

655.000 francs de frais de perception

soit 17 fr. 75 pour cent. »

M. Bedouce, s'il veut bien se reporter

aux projets de budget, trouvera bien le

chiure de 655.000 francs

; mais ce chiffre

comprend

: les frais de perception de l'octroi,

soit 405.875 francs ; le coût des retrai

tes des employés, 175.000 francs ; les dépen

ses des douanes, 9.850 francs ; celles de l'abattoir,

24.670 francs, et autres, toutes ces

dernières étrangères aux frais de percep

tioh.

Il est facile de se convaincre de l'erreur

de M. Bedouce ; ce n'est pas 655.000 francs

de frai; que nécessite l'octroi, mais seule

ment 405.000 francs.

Aussi ce n'est pas 3.700.000 francs moins

655.000 francs qu'il faut retrouver par les

taxes de ' remplacement, mais 3.700.000

francs moins 405.000 francs, coût réel des

frais de perception, soit 3.300.000 francs.

Ce n'est pas tout. Dans sa dernière séance,

le conseil municipal s'est occupé, avec

raison, des employée que la réforme jettera

sur le pavé

; les uns auront une retraite,

d'autres seront employés à l'organisation

nécessaire au nouvel ordre de choses.

Que coûteront ces retraites et cette nouvelle

organisation ?

Le conseil municipal n'a pas prévu de

dépense pour ces deux objets

; deux cent

cinquante mille francs seront probable

ment absorbés à ces fins.

Donc, les taxes de remplacement doivent

atteindre 3.550.000 francs pour permettre

la mise sur pied du budget.

Le conseil a, par conséquent, de nouvel

les taxes a imaginer et à voter. U veut en

finir lundi en imposant la propriété

; demandons

au rapport la pensée de M. Bedouce

sur ce point :

« Notre deuxième catégorie de taxes demande

à la propriété bâtie et non bâtie

courts

D'msïoinK ut L'ART

M. CraiUot a leeouimeiiK'é vendredi son

cours pubic d'(histoire de l'Art. Vous pense-,

bien qu'une foule de» -\Aaa élégantes et OH>

plus lettrées se pressait dans le grand ampli i

théâtre de la l'acuité.

C'est que — il faut l'ajouter — le distingué

conférencier a choisi un sujet particulier.}

nient intéressent et a renouvelé entièremeret

le sujet de ses études. Après avoir distendsur

l'art indien pendant plusieurs années, i.

va s'occuper cette aimée ,q lirol, augle rat Alsace.

mm DÏ IP LACnorv

Une bourse départamenitails de 400 francs

pour l'entretien d'un apprenti à la Fruitière-

Ecole de Marignac, près de Saint-Béat (Haute-

Garonne) , est aotuefeament vacante.

Les candidats à cette bourse doivent être

âgés de 21 ans au moins.

FASTES VOS ACHATS à la Papeterie Génô

Us sont intommés que leurs demandes doi- ral, 44, rue d'Alsace-Lorraine. Fournitures

ven* être adressées à M. le conservateur des

complètes pour la photographie, maroqulneeaux

et forêts à Toulouse, place des Car-

rie fine.

mes, 42, avant le 25 décembre courant.

Las apprentis fSruitiers sont exercés à la

fabrication du beurre et de divers fromages.

; La Sainte-Cécile

A SAINT-NICOLAS

La Société d'harmonie la Lyre de Saint-Cyprien

célébrera la fête annuelle de Sainte-

Cécile le dimanche 8 décembre, à 11 heures du

matin, dans l'église Saint-Nicolas, où elle

fera entendre pendant la messe les morceaux

suivants :

1. Marche religieuse d' a Aleeste » (Gluck

par la Lyre ; 2. Andante pour clarinette (Mozart),

par M. E. Dastugues

; 3. Sélection sur

Salambô » (Reyer), par la Lyre

; 4. Homance

pour violoncelle (Goltermami), par M. E. Baron

;"5. Marche de Sainte-Cécile (Gounod)

par la Lyre.

Une quête sera faite pendant la messe au

profit des inondés du Midi.

sciences de Paris dans sa séance publique du

l'abandon du" privilège dont elle jouissait

I Juiridî 2 décembre, dieux l'ont été à deux maîjusqu'ici

et l'invite à participer honorablement

à ce budget dont les ressources s'écoulent

en grande partie à son profit. »

La propriété bâtie et non bâtie jouit d'un

privilège, oui

celui de payer les centimes

additionnels qui, bientôt, tripleront

le principal de l'impôt !...

Si M. Bedouce jouit de beaucoup de privilèges

de cette sorte, nous le plaignons.

H. de R.

. axes de Remplacement

Le droit de sortie

Ca suppression de l'octroi a nécessité un

grand -eliort d'imagination de la part des législateurs

toulousains peur trouver des taxes

de remplacement, ainsi nommées, naturelleïiient.paree

qu'elles remplacent quelque chose,

c'est-à-di-re un impôt.

11 est vraiment amusant de constater comment

le populo est bon enfant et s'amuse aux

petits bouleversements.

« L'octroi est te plus injuste et le plus odieux

des impôts, s'écrient les socialistes, il est de

toute nécessité de le remplacer. »

Nous applaudissons de tout cœur.

« Vous ne payerez -plus pour faire une omelette

au jambon

; les œufs et le porc seront

«rames d'octroi, et vous pourrez même, sans

acquitter de taxe, vous procurer hors de Toulouse

du bois pour chauffer la poêle. »

Tout le inonde applaudit.

11 Mais voilà, ce n'est pas tout ; il faut bien

Que vous payiez tout de même autre chose, et

nous allons chercher ce qu'on pourrait imposer.

»

M. Bedouce réfléchit longuement.

— Mais c'est bien simple, se dit-il à la longue,

la" suppression de l'octroi c'est la suppression

du droit d'entrée

; pour remplacer ce

^oit, il n'y a qu'un moyen, c'est d'établir une

taxe de sortie 1 »

Cétait l'œuf de Christophe Colomb — en-

°°re un œuf qui ne payera pas d'entrée — seuicuent,

il fallait le trouver.

Désormais, tous ceux qui voudront sortir

toulouseet prendre le train devront acquit-

(,',?" droit de sortie, un petit impôt de dix

v Mutirnss.

vo?>- Cvo ' us aiMiez à Paris ou à Lacourtensourt,

v/ih° Puerez dix centimes, à condition que

vdttc preniez le train.

aussi, vaudra4-i'l cent fois mieux prendre le

jfjjaiway, car M. Pons ne délivrant pas de tic

**J8> vous sortirez des barrières « à l'oeiil ».

_wais il est probable que cola ne durera x>as

? .Qu'on demandera dix centimes supplément

jpilfej à tout voyageur s'einbarquant

pour

Jî&ix-Daurade ou Lalande dans les

« cars

étriqués.

Et nous ne pouvons douter non plus qu'on

demande également deux sous à ceux qui

^tarent de s'enfuir en automobile,

nu reste, ce droit de sortie, chuchote-t-on un

^r partout, n'est pas aussi dénué de bon sens

««s , voudrait le croire. Il a été imaginé dans

j, outs diveiw, tous très louables.

WratSf

rt f sti né à. entraver quelque peu l'émi

'Dn«rie M Cuo vens des villes vers la cam

Touio,,'. 1

, est fait Pour garder les pescofls à

^r&UK' i' '.° dimancha et pour y retenir les

•pic. ivét*

Passage, le plus longtemps possiiî'embre

\,\\ nu lfx U fal-1 38 degrés de chaleur à

- os Sw>i;i,l.v.1).'-Y l ' r -i'as,-ni dans nos rues et sur

a.^fuenriujit ;'• Ce sera exquis.

; «tenes pc,u. , eiques personnes seront assez

i a udra veui e'rT?r '« droit de sortie

; mais il

très distingués de la Faculté des sciences de

Toulouse. M. Mathlas, professeur de physique,

a obtenu le prix bienniail Gaston PSamté (3,000

fiancs), pour l'ensemble des travaux qu'il a

publiés sur le magnétisme ; M. Maiîhe-, chargé

de cours eotmpliémentaire de chimie, a obtenu

une partie (1,000 francs) du prix Cahouass pour

ses travaux die chimie.

Olroi

1 etrr P-erception de la taxe. Aussi

'

l 't»atro

t °n ot

ceiiitos.' 6

!>itale Z ; IUr; i en A

t»en>i^ii tr f les fL»! 1 moir». une différence caceux^j

* illWttr'1" et les socialistes

: les

*'» Pay^"' 1 '»s Ç li ym ju y< ''. a QU'en sortant,....' mais

UiL même.., A. fi,

conférences d'apologétique

Sur la demandie de plusieurs étudiants oatholiqiues

soucieux de leur éducation religieuise,,

une exitension plus grande a été donnée,

cette année, aux conférences d'apologétique

faites deipuis deux ans par des professeurs

de renseignement supérieur ecclésAastique.

Qrâoe h la bieniveiiilance de M. le supérieur,

C'est dans une des galles de l'Ecole de théologie

que MM. Bcauelou, Mwiïiet et Mlebefet

proifeaseront leur cours rësci'rvé aux étudiants.

En trois séries de conférences, ils traiteront

de l'Encyclique Pascendi, contre le modernisme.

Mardi, à 5 heures et demie, devant un nombreux

auditoire, M. Maillet, professeur d'Ecriture

sainte, a inauguré la première séide d'études

an exposant les relations de la Bible et

de la science, eu pairticuliier de la cosmologie

et de lia géologie. Après avoir conclu à l'indépendance

du livre sacré à l'égard de la critique

des phénomènes du monde visible

; le

conférencier a donné queCques notions initérassantes

sur la cosmogonie sémitique.

C» début permet de bien augurer du cours

d'apologétique. Nous ne saurions trop engager

les étudiants catholiques à suivre, tous

les mardis à 5 heures et demie, 18, rue Pharaon,

ces leçons aussi fécondes pour l'esprit

que pour l'âme.

Les Elections Consulaires

Les Syndicats ainsi que les divers groupements

commerciaux et industriels de notire

ville font un pressant appel aux électeurs

consulaires et les invitent à aûîler vpter demain

dimanche 8 décembre pour les candidats

choisis par ces groupements :

Juges titulaires pour deux ans. — MM. Antoine

Chasian, juge sortant ; Joseph Laporte,

juge suppléant sortant

; Henri Muratet, juge

suppléant sortant.

luge titulaire pour un an. — M. Antoine.

Sainit-Lezin, juge suppléant sortant.

. Juges suppléante pour deux ans. — MM.

Louis lioudot, juge suppléant sortant ; Ernest

Guiraud, eittrepr-ereeur de marbrerie

; Georges

Sirven. manutacturiier ; Tliéophile Subra.

pharmacien.

L'entente faite entons tous lies groupes commerciaux

et industriels pour la présentation

• d'une liste unique démontre la solidarité commarciale

qui unit tout le commerce toulousain.

C'esit on raison de cette solidarité que le

Comité électoral serait heureux de constater

que les électeurs consulaires, bien qu'il n'y

ait qu'une seule liste, sont allés très nombreux

déposer leur bulEetin de vote dans les

urnes électorales

; ils prouveront ainsi qu'ils

ratifient pleinement le choix 'qui a été fait

des candidats qui leur sont présentés et ils

fortifieront ces derniers dans leur mission

pour romplir la haute fonction à laquelle ils

sont appelés.

Cour d'Appel

Audience du 6 décembn

Présidant, M. Martin ; ministère public, M.

Revei'dln

; girorfler, M. AniMeu.

LA RÉGIE. — La Cour examine une affaire

dans laquelle ia Régie poursuit M. Robert

R..., inculpé de mouillage de vins de vendante

M. R... avait été relaxé par lo tribunal de

prouuéro instance sans dépens. La Cour continue.

5 a M M ro «t fil»'Chapeliers des gens chtca

LHiilaLQ 20'rua 4'AIsaoè. Von noaétal»ges

Arts.

Des

priés d'y assiisitieir.

Une Réunion des « Petis Bleus »

Vendredi 29 novembre, les sous-agents du

bureau central télégraphique se sont réunis

en un banquet fraternel afin de resserrer les

liens de bonne camaraderie qui existent déjà

dans ce service.

Le menu a été parfait en tous points. Après

le dessert, on a applaudi les camarades

Fourcade, du Conservatoire de Toulouse, Albinet

père, Bésstères, Talieu, M. X..., Garric,

Narbonne, et enfin l'inimitable comique troupier

Baptiste Valette, le olou de la soirée. Le

facteur chef Couzinet prend la parole et lève

son verre àl'union parfaite des sous-agents du

central et envoie un salut respectueux aux

chefs de service. M. Biros lève soin verre à la

santé et .prospérité de tous et félicite le camarade

Valette, organisateur du banquet. Avant

le hanemet, le jeune Albinet fils a pris un cliché

des membres adhérents au banquet.

Anciens soldats

de la 9 e compagnie d'ouvriers d'artillerie

Tous les anciens soldats ayant servi à la

9 compagnie d'ouvriers d'artillerie sont priés

de se rendre, le dimanche 8 décembre, à 10

heures du matin, dans une salle du café Vincent

(ancien café Louis), afin de s'entendre

pour la formation d'une Société de secours

mutuels et d'un banquet fraternel de fin d'année.

Présence indispensable. >

Tous les articles sont vendus au prix do

fabrique.

•-•—

§s¥m mê M@$m

SPORTING-CLUB TOULOUSAIN

ir3$*ÉK Première du S. C. T. ira matticher deïiVi

-,,

ṭr ?- l€s -:S st

ooHe nomination est devnue deûnalv*

M. le Chanoine BloMAy est né eu ip4G à

Hauteville, commune de Bnius ^ani -.d JJC-.

c'est donc un Savoyaini quo ie Pi.{* ourait

olioisi pour diriger le ilocès© s».

Nous pouvons d'ores H aéjé annonce- qu»» do !3eute>nant

et les généraux Ajnnonei cwatunaant

en clief le 15" corps O'nmièa toiwirtsa gouverneur

de la place, de Le RnnietlAre comm.'ani;iant

la W hrijrï^le de cMVBbaie.

Dans le cor:xVre se tWM-vaP-nt des rtjMé^attoliq

dus officiers et «e-ui-oimciers de t°*>IM

les armes de a framtMUTï.

A la prare. devant le uxrr.uetl

.e gênéml

Amourel a salué, au nom #to i5 eo.r»s, la dépouille

morte' ie du

1-f^teraan 4 ir3~x\ mort les

armes à la main

. ap-e- avoir Ketrwce -îcurv- iViDligalion

de r-enon-cer aux efphl&SftVç T.Ï"A avai*

pix>ietées.

» Le calme rè-prne à Mazagic^a KKWi ffiià l\.-«io 7 necttï^ibre.

Selon un télégramme d'Ess»*i su I.o'ca'-an*

zciger, le ballon allemand Bamlc. iom on *.'

annoncé la disparition

>«'» M& «• imv bien

longue odyis< e

; gmilqu^s Heures ap^es m

fuvtë, il a éclaté en effet a «>*e hauteur modérée

aa-dessius d'une petite localiie da ixml dé

la \Veslpbaiie.

11 s'est déchiré en trois parti^fi, dont deux

jusqu'à présent ont .'té œcttivtei • on eSj iv-e,

malgré cet; avcirvr,, (.ou-'oT tin. oro ]f\ n'^mnir.

F*ïrmout CViitnttln onektar^uiut)

, 7 flci-cniMoi, ' ,

Une explosion, provoquée r^r rtt«r«nuna»

tien do poussières de churnort, «'est pxtxlu.ta

aui. mines de Mongabcla, n six vuvutK d'ici.

M-ffle ouvriers bris voulaient dajia 1» m;ne ;

les intendants de la mine déclarent ont* iiOlj

au moins sont crisevelis.

On a retiré jusqu'ici trois cadavro* L'explosion

a été entendue à huit maies Je distance.

Les mines appartiennent à la OnonècdidateA"

Coal-Company.

Fairmont, 7 re»et permettre

à un groupe de sauveteurs do s'ava-ucér.

On a fait préparer des traii». ."îrféfia'i,'' pour

transporter les blessés à l'hftpttal

Pittsburg,

au fur et à mesure qu'ilif pert mouve»

ment, les mines se sont embrassées

: les autorités

déclarent qu'il n'y a ptis d'Ç-so-Utr

: tout

être humain qui se trouvait dans la mine au

moment de l'explosion a. dû périr.

Un journal évalue à 425 le nombre des morts - -

l'émotion est indescriptible

; les parents de*

victimes, accourus à la première nouvelle d"

la catastrophe, sont en proie a la (dus grande

désolation.

Des femmes, affolées, essuenf. de franchie

les barrages qu'on a aussitôt organisés

: elles

supplrent qu'on les laisse passer, eiU»; st iet^

tent aux genoux des poilieemen ; la nper,iacl«

est navrant.

Fairmont. 7 deremlfre.

Los d iirecteurs de la mine ont cemumande

300 cercueils ; on a retiré cinq cadavres al>

soînment méconniaflasables.

Achetez votre literie au TEMPLE MODERHB

Qui ne vend quo du neuf et ne fait pas la location.

U, rtm Dcnfert-Rochai'eau, théâtre tîe l'A*

•attr.

Les Pilules Suisses ont guéri souvent, môme

après plusieurs années de souffrances,

des personnes atteintes de constipation,

migraine,

maux d'estomac. 1 fr. 50 la boîto de

50 Pilules.

LU PERTE « PATRIE >?

Les épave»

BeMast. 7 iSccainbre.

On apprend qu'avant ipie l'officier anglaif

Meynelle ait pris possession doa éiv-i'»es d i

Patrie pour le rapporter à la caserne de Bel

tast, de nombreuses éprouves phot-i,«taphi'>

ques ont été prises de l'appareil piotiulsou*

lu dirigeable Iramçais «îssunt dans la ferme de

M. Mac Farlane, bailli d"Avcy.

Oes énreuves montrent les différenircs exis'

tantes avec le propulseur du dirigeable an»

glais Nulli Sccundus.

A la caserne de Belfast, une consigne r*

goureuse a été donnée

et des sentii-eilies*

baïoimettie au cariion, écartent los curieux.

D r PIM I AURA AT Voles uplnalro». Tait. Rr-iree.

UUII.LHUB1H I ciBout. otuon, p'l'Eleotroiyïe

9,r.fUvaÙ, Toulouse. Consul, yrai. mei'.ctaaiu. à Jlx

AU CAPITOLfc

La ronrésentatlon de Faust qui devait être donnée

hier soir, pour Jeu troisièmes débuts de Mlle

Charnu dans lo rôle do Siébcl. et de M. Billot,

dans celui de Méipblsto. n'a pu avoir hou par

suite d'indisposition constatée de M. Raynal, qui

devait chanter lo rôle de Valentln.

LU- a été î-envoyoe a niarot.

AU THEATRE LAFAYETTE

Cela vous .paraîtra peut-être, er-tlniordlnaire, mais

on n'avait pas encore donné 1M Mascotte, au tliéà

tre l^fayetto

; on jouait donc hior pour la pre

mince fois l'oi^i-et-U- d'Audran. F.Ue a ét* preste

mont «aUevéo l>ar MM. (>urinl, Kstetla et le» chol

risleo nouuuAia, dont le» cadres proviennent à pt-.u.

FOIX

— Les répartiteurs. — Dans fia deirn'àro

séance, io conseil muailcipal n rdiiouvalé

lo inn.n,tta.t des répun-tiV;'iu-s tietueiVhïnieiit

en fauoUons. Ge sont

: 1° Cn-ndirdate doaiuci-

SsTm W«e Ville, à Cadirac

; Victor

Vvnié, à Cabarre ; Louis Verge, à J*«ms •

Paul Baactou, G-abriel Antichan, Louas Rousse,

Joseph Cassagne, Joseph Fabre, Louis Lauret,

Volusien Subra, Eugène Meneion et Jean C-endl

2» Candidats foivains

: MM. Paul Cassé, propriétaire

à Serres ; Ferdinand Subra, proprie

taire àTîrassac

; Constantin Nigoul. mçye a

Fenrières ; -Ai'iatido Surre, propriétaire a

Saint-Pierre-de-Biviére

; Marcelin Séguy, ponr-iéladre

à Feranères

; Théodore Segueila et

Albert Ségiiéla, propriétaires à Botirrat

Alexandre Bouichou, propriétaire a Bélet-ia.

TABA3GON. — EnroglEftrement. — M. Aï

mand Bech, receveur de l'enregistTCinent à

Cabanac (Rautos-Pyrémées), est nommé à Tarascon,

on remplac-cntrint de M. Bené TiaJairach,

asppebé au bureau de Sulignac-snr-Loiire.

L'HOSPITALET. — Douanes. — M. Bondu

neujve, receveur «lies douanes à l'l!uteii>itaJ.'Cit

c*4, ncumué conuruis à Port-Voiidre».

« m vous

j« L'ESTOMAC \' ; '~'-'.',U-: : 3

NE* VOUS QUtRlfltK

c : Sj;ir^

•-:-'••v-i

; -

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lique das vins. Prix 3 fr. .10 avec instru»

tion.

SK MKFIEP. DES IMITATIONS

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


Samedi 7 Décembre 1Î107

Paris, 6 décembre.

Bourse en. meilleure tendance

; les fonds d'Etat

«nt tous progressé, l'Extérieure à 93 15, le Turc à

03 30, le Portugais à 69 25.

j^es fonds russes finissent au cours d'hier

: le

f, % finit à 93 95.

Les chemins espagnols sont en hausse.

Nos établissements do crédit ont progressé

: Créait

Lyonnais 1179, Banque de Paris 1442

; Banque

de Yucatan très ferme à 266 ; nous avons déjà appelé

l'attention des capitalistes sur cette valeur

très Intéressante et dont les cours doivent forcément

progresser.

Métropolitain 511, Omnibus 920, Suez 4592, Thom-

Bon 615

; le Kio, le cuivre ayant monté, s'avance en

clôture à 1704 ; Platine, 530 ; de Beers faible à

427 50.

Les actions du Chemin de fer du Midi de l'Italie

60ut fermes il 209 francs, grâce aux garanties multiples

dont elles jouissent du gouvernement Italien

A'uno province et de plusieurs communes.

DE LAVICEKIE,

U, place Vendôme. Parla.

BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE

Du 6 décembre.

Il est tombé 5 millimètres d'eau à Toulouse, 10

au Puy-de-Dôme et 4 à Bordeaux.

STATIONS

i

Euomtt. Ibemo. 1 ÉTAT nu CIEL Uni. da

la veilla lu.

da

lu veille

Toulouse..

Puy-dt-Bins.

Plc-du-ïidi..

Perpignan.

Bordeaux.

56.7

53.7

65.9

54.7

57 5

10 2

0.6

-9.8

12.8

9.2

O. tr. fo. nnag

S.E. tr. fort br.

O.N.O. t. f. ne

N.O. tr. lo. co

O.N.O. a. f. n.

8.4

0.0

-6.4

9.5

9.1

15.0

0.3

-0.7

13.4

14.9

ten-

^ i-J^^^^î:^^^*^— i-'^---.--»-- -

AVIS DE DÉCÈS

De la Dart 'des familles DESAZARTS, DE

LAMARCËLLE, Hugues D'ADHEMAR

CAN-

TAYREL, ARESSY, DAPOT, BOSC, ALBERN\,

POUS, Clémence ADAM, AMIGUES et Guillaume

SERIEYS ont est prié d'assister aux

obsèques de

Motioieur Justin FORGUES

qui auront lieu le samedi 7 décembre 1907,

à 2 heures du soir, sur la paroisse baint-

Etiemne.

On se réunira 17, rue de Pleurance.

Chain, 40 25 ; 4 premiers, 41 ; 4 de mal, 43

dance calme ; .stock, 35.C0O ; circulation, 175.

Sucres. — Courant, 28 625 ; prochain, 28 G25 ; *

premiers, 28 75 ; 4 de mars, 29 ; 4 de mai, 29 50 ;

tendance ferme ; roux cuites, 26 ; autres jets, 26 ;

raffinés, 59.

MARCHE DU HAVRE

Du 0 décembre.

Cotons. — Janvier 1908 , 75 23 ; février, 75 12 ;

mars, 74 62 ; asril, 74 37 ; mai, 73 S7 ; juin, 73 C2 ;

JulUet, 73 50 ; août, 73 25

; septembre, 72 50 ;-octobre,

71 ; novembre 1907, CO 62 ; décembre, 76 37.

Tendance soutenue. Ventes, 4,2f>0.

Cafés. — Janvier 1908 , 40 ; février, 40 ; mars, 40 j

avril, 40 ; mai, 40 ; juin, 40 ; juillet, 40 25 ; août,

40 25 ; septembre,, 40 50 ; octobre, 40 50 ; novembre

1907 , 40 50 ; décembre, 40 60. Tendance calme. Ventes,

4,000.

Laines. — Buenos-Ayres : Janvier 1906, 186 ; février,

176 ; mars, 177 ; avril, 176 ; mai, 175 ; juin,

175 50 ; juillet, 175 60 ; août, 175 50 ; septembre,

175 50 ; octobre, 17ô 50 ; noveiabre 1907, 175 50 ; décembre,

193. Tendance Irrégulière. Ventes, 875.

Laines. — Cr. Pilata : Janvier 1908, 190 ; février,

196 ; mars, 195 ; avril, 194 ; mai, 194 ; Juin, 194 ;

juillet, 194 ; août, 194 ; septembre, 194 ; dé-ceûïbre

1907, 204. Tendance soutenue.

HAUTE-GARONNE

Toulouse, 6 décembre.

Céréales. — Bladettes,' blés supérieurs, les 80 kll,

18 25 à 18 75 ; bonne qualité, 18 25 : blés mltadiiU

fins, 17 25 à 17 50 ; seigle de pays, les 75 kil., 13 i

13 50 ; orge, les 60 lsfl, 8 50 à 9 50 ; avoine, 8 75 i

9- maïs blane, les 75 kll., 10 50 à lt 50; haricots, l'hectolitre,

de 25 à 23 ;fèves, les 65 kUos, 12 50 à 13;vesces

noires,' les 80 kilos, 22.

Farines et issues. — Premières dites mlnot, le»

122 k i 41 50 ; deuxièmes dites SS, 39 50 ;RG. les

îoo kilos, n 50 à 18 ; repasses. 15 a 16 tr.

; soin

14 50.

Graines fourragères. — Tsrèflef les 100 .kil., 150 i

155 ; lrrzerno (sainfoin du pays), del20- a. 135.

Foin 4 à 4 50 ; sainfoin, ire coupe (nouveau},

4 50 à' 5 ; sainfoin, 2e et 3e coupes, 3 58' à. 4 ; trèfle

« «« ;pail!le blé, 2 30 à 2-60 ; avoine, 180 à 2 10,

le tout les- 50 kilos.

Bois à brûler. — Les 50 kilos, de l 45 à 1 50.

foires et marc

MARCHE.DE PARIS

Du 6 décembre.

Farines. — Courant, 30 25 ; prochain, 30 25

; janvier-février,

30 40 ; 4 premiers, 30 55 ; 4 de mars,

» 90 ; tendance ferme ; circulation, 1.650 ; consommation,

56.

Blés. — Courant, 22 30 ; prochain, 22 60 ; janviertévrier

23 15 ; 4 premiers, 23 55 ; tendance terme.

Seigles. — Courant, 18 75

; prochain, 18 75 ; janvier-février,

19 ; 4 premiers, 19 25

; tendance calme.

Suifs. — Paris, 79 50 ; province, 79.

Avoines. — Courant, 17 55 ; prochain, 17 70

; janvier-lévrier,

17 95 ; 4 premiers, 18 15 ; tendance

ferme

Colza — Disponible en cuves à nu, 51 50

; courant,

52 ; prochain, 51 75 ; 4 premiers, 51 25 ; 4 de mai,

19 r>0 ; tendance ferme.

Lin. — Disponible en cuves à nu, 86 25

; cou-

• rant, 80 ; prochain, 83 25 ; 4 premiers, 82 25 ; 4 de

mai 74 75 ; tendance soutenue.

Alcools. — Disponible, 39 75 ; courant, 40 ; pro-

CONFÊRENCES DE N.-D. DE PARIS, . exposition de

la morale catholique. Carême 1907.— V. Le Vtec- et

le Péché : I. Les caractères -qui en fon't'la .malice

et les puissantes qui les produisent. Conférences

et retraites, par E. JANVIER, l volume.,, in-8 ècu de

424 pages. Prix : 4 francs. — P. Lethielleux,"- éditeur,

10, rue Cassette, Paris-'O 1 ).

Guidé par saint Thomas, l'cmineot conférencier

nous ava.it inities aux merveilleuses solutions fournies

par la doctrine catholique aux problomes de

la béatitude qui attend !'homme au terme.de la vie,

de la liberté qui est ici-bas son apanage glorieux,

des passions bonnes ou mauvaises qui le portent

vers le but suprême ou l'en éloignent. C'est encore

sous la conduite du docteur angêlique que, cette

année le prédicateur étudiait le vice et le péché,

soit dans les caractères qui en font la malice,

soit dans les puissances qui le produisent. La gravité

du péché en raison de son antagonisme avec la

loi éternelle, la démonstration de cette vérité que

le péché ne vient pas de Dieu, mais d'autres causes

extérieures à l'homme ou, au contraire, intimement

unies à sa nature, telles sont les grandes ligues

de ce bel ouvrage, complétant dignement, avec

les notes dont il est enrichi, l'œuvre si méritoire et

glorieuse de l'éloquent apôtre de Notre-Dame.

Il sera lu avec un intérêt d'autant plus grand

que malgré la vieillesse éternelle des sujets qu'il

aborde, il est d'une étonnante modernité. Dans l'un

des appendices si chargés de doctrine qu'il a joints

à ses conférences, M. le chanoine Janvier écrit :

« Plusieurs de nos auditeurs s'étonnent que nous

nous occupions de systèmes anciens qu'ils estiment

morts et complètement étrangers à notre temps ».

Certes, nous comprenons que dans l'auditoire de

Notre-Dame, si conjoact, si divers, où le disciple de

la philosophie moderne coudoie le fidèle de la théologie

traditionnelle, où d'aucuns se trouvent qui

peut-être prêtent l'oreille plus aux hypothèses risquées

d'une demi-science qu'aux certitudes doublement

affirmées par la raison et par la foi, quelques

voix se soient élevées, pour estimer peu ap

proprié-au langage courant de notre temps l'ensei

guemeut du prédicateur de Notre-Dame. De cela,

et surtout de leur hardiesse à le dire, qu'ils soient

remerciés. Us nous ont valu une magistrale explication

do l'orateur, en même temps qu'ils montraient

combien peu ils avalent saisi es allusions

bien claires copôndai^p'et approfondi la doctrine de

ses conférences.

Des diverses démonstrations de l'auteur ressort

avant tout ceci crue, entre la science certaine et

cette philosophie scoiastiqu© que plusieurs affectent

de dédaigner, le contact est perpétuel et raccord

admirable.

C'est là un des grands mérites do ce livre d'être,

comme il convient aux Conférences de Notre-Dame,

un monument grandiose d'apologétique

; toutefois

li lui en est un second que je me reprocherais de

ne pas souligner, c'est d'être un ouvrage d'édification

et de piété profonde. La retraite pascale qui le

termine est do ce que j'avance là un témoignage

Indiscutable. Dans ses instructions données chaque

soir de ia Semaine Sainte, le prédicateur s'attache

moins à planer sur les sommets

; il abandonne les

hautes considérations du dogme et de la philosophie,

mais il en garde le souvenir et le propose à.

ses auditeurs comme règle de vie. U faut lire ces

pages, très modernes aussi, où chacun des nôtres

découvrira facilement quelque trait qui convienne

à son âme, quelque cause de remords, quelque élolgnement

au bien, car toutes les fonctions et toutes

les faiblesse y ont leur part, et à chacune, du geste

assuré du praticien dont la main ne tremble pas,

l'auteur indique le devoir ou le moyen de salut.

Nous souhaitons que la diffusion de ce livre soit

large, afin qu'i rajynelle aux auditeurs du savant

confé(«encier les vérités qu'il leur énonça, que surtout

il s'en aille, messager de lumière, porter la vérité

cathoique aux âmes qui aspirent après elle et

qui n'ayant pas eu la bonne fortune de la recueillir

des lèvres du prédicateur au pied de la chaire de

Notre-Dame, voudront du moins la contempler toujours

vivante et toujours, bienfaisante, dans la reproduction

fidèle qu'il offre' au public de ses magnifiques

conférences du dernier Carême.

^

F. DCCLACX-MONTEII..

LE' P. GEATRY. Pages choisies avec fragments inédits

par L -A. MouiiN, professeur à l'Ecole de

théologie d'Amiens. Un volume in-12. Prix :

3 fr 50. (Librairie Charles Douniol, 29, ruo de

Touraon, Paris-Vin, et chez Privât, Slstac, libraires.

C'est une excellente idée de la maison Téqui d'avoir

publié un recueil de Pages Choisies du P. Gratry

Aujourd'hui que lé mouvement d'Idées dont U

a été le précurseur-so développe de plus en pjus, il

faut rendre la lecture de ses ouvrages aussi accessible-que

possible. , ,. ,

Les jeunes gens de notre époque en qui revit la

pensée d,u P. Gratry et un pou de son âme généreuse

ceux quiil saluait dans une do ses plus belles

pages jpourront aller clierclier dans ce livre l'inspirapition

de leur noble conduite. Ils y trouveront

exprimées les pensées dont ils cherchent à vivre.

L'auteur voudrait

« que, revenant à la pratique de

l'oraison, ils s'en servent pour nourrir leur pensée

exciter leur réflexion ». Aucun livre n est mieux

fait .pour réaliser ce but. On peut dire qu on y suit

la pensée du P. Gratry depuis les premières méditations

écrites à Strasbourg jusqu'à la dernière lettre

rédigée quelques jours avant sa mort.

Une étude biographique assez développée, des études

très précises sur chaque ouvrage, un exposé

très exact de la philosophie du P. Gratry, des notes

très suggestives rendent la lecture de cet ouvrage

utile, intéressante et facile.

***

LA BONNE CHANSON

Accueillie avec enthousiasme dès son apparition,

cette très intéressante revue nous donne, avec- son

deuxième numéro, un sommaire encore plus

attravant,

si possible, que celui du numéro prôcé

dent. Citons

: Les bonnes Chansons : Jésus chez les

Bretons, Les Grands Berceaux, Hier et Aujourd'hui,

par le vaillant barde breton Théodore Botrcl, qui

est l'âme de la revue

; Noël des Bonnes Vieilles,

par le célèbre chansonnier Xavier Privas

; Bonhomme,

par Gustave Nadaud;

la Ronde du Diabolo,

une exquise chanson d'actualité, par Mme Franchie

Lorée

; le Fromage, très amusante fantaisie

du bon humoristique Victor Meusy

; Voici la Noël,

une curieuse baUade bretonne du xv* siècle, savamment

harmonisée par André Colomb. Citons encore

des Poésies et Chansons à dire, de Th. Botre et

do G. Nadaud, et enfin uno biographie à la fois

érudite et familière du maître Ernest Chebroux,

consacrée à Gustave Nadaud, l'un des maîtres de

1 la Chanson du xix" siècle

La Bonne Chanson est envoyée franco contw

Un franc à M. l'administrateur, 32, faubourg Saint-

Honoré, Paris. — Abonnement

: 12 fr. par an.

LA FRANCE ILLUSTREE

Avec le 59" fascicule de la France Illustrée, vient

l'étude de la Drôme.

Texte

: Situation, climat, voles de communication,

agriculture, industrie, commerce, histoire du

département, histoire et description des viiUcs,

bourgs et châteaux les plus remarquables.

Illustrations

: superbes vues de Bcaumont-les-

Valcnce,- Crest, Valence et Saint-VaUier.

Trois suppléments gratuits

: une carte en cinq

couleurs de tout le département, un dictionnaire

des communes et un magnifuiue hors-texte

: Vue

générale de Valence.

Ce numéro est vendu partout au -prix habituel de

9 tr. 75.

REVUE DES DEUX-MONDES

Livraison du 1er décembre 1907 :

I. Les yeux qui s'ouvrent, ire .partie, par M. Henry

Bordeaux. .

II. Richard III dans le drame et devant l'histoire,

par M. Augustin Hilon.

III La langue auxiliaire du groupe do civilisation

européen. — Les chances du français, par M.

J. Novlcwn.

IV Juian Klasko, historien, critique et patriote,

par M. Henri Welschingcr, de l'Acadêmlo des

sciences morales. . ... . ,, T 1 .

V. Lettre écrites du sud de l'Inde. — V. Lo Carnatlc

: Villapouram , la forteresso de Gênai, la légende

de Singaveram, les Etangs, par M. Maurice

Malndron. . . '-- ,

VI La beauté des machines, à propos du Salon

de l'Automobile, par M. Robert de La Sizarame.

VII

Le problème criminel au moment présent,

par SI. Henri Joly, de l'Académie des sciences morales.

. '

VIII. Chronique de la quinzaine, histoire politique,

par M. Francis Charmes.

IX. Bulletin bibliographique.

***

LE BLOC CATHOLIQUE, revue mensuelle

; rédaction

et administration

: 7, rue d'Astorg, Toulouse.

Abonnements

: France, un an, 5 fr.; étranger,

6 fr.

Sommaire du numéro 62 : Décembre 1907

Progrès et Modernisme, par Joseph Esquirol. —

Conférences du Comité catholique.

— Motu Promit,

par Pie X. — Autour de l'Encyclique,

par

E Koller et Dom Besse. — Un Livre qui console,

par Dom A. du Bourg.

L'Hérésie du Renouvcillcment

(suite et fin), par Thomas Pôgues. — Le Commentaire

de Saint-Thomas, par Pie X. — Lettres

do Louis Veutllot (suite), par P. Talon.

ACÎÏONO

Banque do France

Crédit Foncier

Crédit Lyonnais

Banque de Paris

Comptoir d'Escompte .....

Société générale

Banque lranco-espagnole

Banquo Ottomane

Midi

Orléans ••• ;

Parls-Lyon-Méditerranôe

Nord

Ouest

Est

Est-Algérien

Ouest-Algérien

Bûne-Guelma

Autrichiens

Lombards

Nord-Espagne

Saragosso

Chemins de fer Portugais

Charbonnage do Lavlana

Carmaux

Thomson-lloudton

Compagnie Parisienne du Gaz...

Messageries maritimes

Compagnie transatlantique

Lois Congo

4190 ..

osa ..

11S0 ..

1443 ..

678 ..

661 ..

323 ..

704 ..

H») ..

1335 ..

1331 ..

17M ..

825 ..

895 ..

685 ..

649 ..

665 ..

722 ..

27!) '.'

379 50

123

1810 ..

612 ..

4101 ..

680 ..

1115 ..

1130 ..

67S ..

661 ..

323 ..

700 ..

1125 ..

1337 ..

1335 ..

,760 ..

*815 ..

686

645 ..

721

160 ..

273 50

374 ..

123

1805 ..

617 ..

192 ..1 192

20S .. 209

81 .. | 79 25

OBLIGATIONS

Ville de Paris 18G5....

1809....

1871

1«75

1876....,,.».

1692

1894-1893....

1S98

1899

1904

1905

Foncières 5879.

RIS

Du

6 Décembre (Dépêche télégraphique)

AU COMPTANT I COURS I COURS

DU IQtlB j fttÉCKD.

FONDS D'ËTAT

2 % .,

S

% amortissable

Dette tunisienne.

Russe 4 % 1867 et 1869

— 4 % 1880 .

_ 4 or 1889

— 4 % or 1890

_ 4 % or 1853

_ 4 % or 1894

ConsoUdô 4 % i" et 2' séries

- 4 % 1901

_ 3 % or 1891

_ 8 % or 1898...

_ 3 1 % or 1894

Eusse 1906

Letres de gage 3 i

Bons messes 1904

Italien 5 %

Espagne extérieure (coara 30 p.)..

Autrichu or 4 %

Hongrois 4 % —

Egypte unifiée ....

I Argentine (Rêpubl.) 5 % 1888

' PortugaL 3

95 70

,96 10

4 57 ..

83 ..

81 5C

80 05

80 70

82 ..

81 50

67 50

65 50

72 50

93 95

71 45

502 50

102 9)

93 40

96 ..

94 ..

101 60

518 ..

62 10

95 50

96 25

457 ..

83 60

82 40

68 75

65 25

73 ..

93 75

71 50

504 ..

102 85

93 ..

90 20

93 80

101 70

518 ..

62 5C

— 1885

— 1895

— 1903

Communales 1879

— 1880

— 1891

— 1892

— 1S99

Midi 3 % anciennes

Orléans 3 % anciennes

Lyon 3 % fusion anciennes

Nord 3 % anciennes

Ouest 3 % anciennes

Est 3 % anciennes

Est-Algérien

Ouest-Algérien

Bfine-Guelma

Saragosse

Nord-Espagno

Portugais

Autrichiens 3 % 1" hypothèque.

Lombardes anciennes

Suez

Panama lots 1889

Panama lots libérés

Ottomanes 4 % consolidées......

Douanes ottomanes

Priorités ottomanes

531 .. 531 50

47S 25 478 ..

407 .. 406 ..

5"2 75 537 ..

531 75 532 ..

364 .. 362 ..

362 .. 365 ..

420 .. 420 50

408 .. 490 ..

430 .. 429 ..

384 .. .383 50

501 .. 500 ..

428 .. 427 ..

458 50 460 ..

458 75 458 75

495 .. 495 ..

474 .. 475 ..

496 .. 496 ..

396 50 394 ..

454 .. 454 50

456 .. 464 ..

432 50 432 ..

432 50 431 ..

431 .. 431 ..

447 25 447 25

427 426 ..

427 .. 435 ..

421 50 420 ..

423 .. 416 50

419 50 420 . .

389 .. 390 ..

360 . . 360 ..

350 .. 35(1 ..

427 .; 428 ..

313 .. 313 ..

589 .. 589 ..

105 50 106 ..

473 Y. 474

498 .. 497 ..

APRES BOURSE

1 % > B m,

3e Beers I ,"ï *M

Bast Rand j ' iJ |

Mln&s

:::::::::, îSèol

MARCnE EN BANQUE

Huanchaca ,„

De Beers

Goldlïclds

East Rand

Rand Min-os

May et C"

Charlercd

Capo Coppor

Brlansk

Roblnson Gold...

Syndicat minier

Thariis

104 59

427 50

86 ..

103 ..

133 50

47 50

25 25

199 50

278 ..

216 50

204 ..

163 ..

BOURSE DE LONDRES

Consolidé anglais 83 5il6. i itaUen

3 % français.... 95 ..i..jSuez

Banq. ottomane.. 17 .3j8. 1Egypte

CHANGE

Hambourg

Buenos-Ayres (or)

Madrid (papier court)

Madrid (papier lone)

Londres

Londres (chèques)

COURSE DE MADRID

Intérieure

82 32 I Extérieurs..

,»3

133 àjj*

103 y

103 "'

$8

215 -

201 à,

162 ^

102 »

, 82 il'J

100 y

2:> 21 ,

25.21 W

122 27 i

S % dont 50

3 % dont 10

Extér. dont 50...

Banq. ottom. d.5

Rio dont 10

CODRS DES PRIMES

dont 25..

96 50

dont 25

dent 2 fr. 50.'

dont 5

< 85 92;

\ «a âtk

1703

BOURSE DE TOULOUSE

Fonds d'Etat, français. - 3 % Porteur, 93 30 K„ -

3% amortissable, 90 25 ; Obligation tunisienne il*

4o7; Tonkm 2 1/2 %, 78 40.

0 3 %.

Fonds d'Etat étrangers. — Rus.se 3 "/„ îsgi en ».

Russo 4 % 1894, 81 40; Russe consolidé 4 % \n

rie, 83 50 ; Espagnole estampillée, C. 4o' os

Chinois 4 %, 96 30 ; Autriche 4 %, % 20. ' ;

Valeurs diverses (actions). — Mines do Carmm,

ex-coup. 55, 1,805 ; Est, 892

; Paris-Lyon-Méditeri?

née, 1,335 ; Nord, 1,760 ; Midi, 1,125 ; Orléans i «ï"

Ouest, 815 ; Saragosse, 374.

Obligations diverses. — Ville de Paris IRCS

531 50 ; 1874 , 406 ; 1894 T. P., 363 ; Communales 1S7?

475 ; 1SS0, 500 25 ; 1906 libéré, 497 ; Foncières 1879"

500 .; 1903, tout payé, 495 ; Est ancienne, 428 ; Midi

ancienne 3 %, 433 50 -, Nord ancienne, 448 ; Orléans

nouvelle, 428 50

; P.-L. Méditerranée ancienne 431 •'

Nord-Espagne, Ire série, estamp., 360

; Saragossi

ancienne Ire hypoth., 390 25 ; Lombarde 3 % an- 1

elenne, .313.

Changes. — Espagne, les 100 pesetas, 88 05,

A TERME

3 %

Italien

Espagne Extérieure

Portugais 3

1" série.

Consolidé anglais

Turc unifié 4 %

Métropolitain

Banque de France

Crédit Lyonnais

Banquo ottomane

Nord-Espagne

Saragosse

Suez ,

Rio-Tlïito

Sosnowice

Alagoas

COURS

DO loua

95 80

103 ..

93 15

62 30

93 30

511 ..

4215 ..

1179 ..

692 ..

280 ..

379 ..

4592 ..

1704 ..

1470 ..

384 ..

COURS

PRÉCED.

93 62

103 .

92 65

62 25

83 65

93 07

510 ..

ÎÎ75

69t ..

274 ..

375 ..

4597 ..

1672 ..

1472 ..

CHEMIN DE FER D'ORLÉANS

RELATIONS SECTES i

Entre Paris (Quai d'Qrsay) et Barcelone

Limoges, Montauban, Toulouse

Il est délivré au départ de Paris-Quai d'Or-^

say des billets directs de l re , 2° et 3 a classes,

pour Barcelone, aux prix de 12.9 fr. 60 en 1»

classe, 89 fr. 15 en 2° classe et 57 fr. 95 en 1

3e classe.

Enregistrement direct des bagages de Pa.'

ris à Barcelone.

Voitures directes, lits-toilettes, compartf" 1

ments-couehettes, wagons-restaurant.

Service journalier au 1°' novembre 1907. *f

AlleT. — Paris (Quai d'Orsay) : départ

10 h. 15 matin, 8 h. 36 soir ; Barcelone : arri-,!

vée, 7 h. 53 matin, 7 h. 26 soir.

Retour. — Barcelone

: départ, 6 h. 46 soir,:

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Samedi 7 Décembre I907. - 17 e Année - N* 5,518

BUREAUX A PARIS : 26, RUE FEYDEA1

Les Faits du Jour

La Chambre a discuté la loi de finances,

flans laquelle elle a incorporé le projet oaiilaux

sur l'évaluation de la propriété bâtie.

MM. Clemenceau et Picquart ont lu à la

commission sénatoriale de l'armée le nouveau

projet sur les périodes d'appel, cjui en réduit

la durée à 21 et 14 jours pour les réservistes

et à 7 pour les territoriaux.

Plusieurs députés ont proposé l'insertion

Sans la loi de finances d'articles tendant à

réprimer lee abus d© rautomefrilisme.

La Oour de cassation, rejetant le pourvoi de

M. Ferrroul et des membres du Comité d'Argeiliers,

les a renvoyés devant la cour d'assises

de Poitiers.

Le colonel Braulière,

après avoir occupé

ftg-hbal, a détruit le bordj de Mokhtar-Bout-

Ehich.

L-

Lire la dernière heure à la S' vage.

Vieux lu?

Elle est bien triste cette histoire qui

nous était contée l'autre soir, à la tribune

de la Chambre, et dont le héros est un

ancien combattant de l'armée de Grimée.

Ce vieux brave, âgé de quatre-vingts

ans, a des états

de service autrement

brillants que ceux de l'ex-colonel en réforme

Picquart. Il prit part à douze campagnes

et reçut une blessure grave à la

M*ise du Mamelon-Vert ! II. n'est pas seulement

brisé par l'âge : il est pauvre !

Ancien soldat ayant usé sa vie au service

de la Patrie et pauvre !

il est doublement malheureux ;

car le régime qui, lentement mais sûrement,

fait la guerre au soldat — ce qui

ne l'empêche pas d'écraser le pauvre

sous son ignominieuse tyrannie — ne

nourrit que des sentiments .d'hostilité à

l'égard de ceux qui, après avoir manié

le fusil durant leur carrière militaire,

sont obligés de tendre la main pour ne

pas mourir de faim.

A qui vouliez-vous que s'adressât ie

pauvre vieux, sinon aux représentants

de cette France pour laquelle il versa

joyeusement son sang ? Un matin, il s'en

fut donc clopin-clopant à la préfecture de

Bom département et fit valoir ses droits

au maigre secours que l'on acorde aux

anciens soldats. H fut l'objet d'une Ion

»me et minutieuse enquête ; puis il obtint

satisfaction. Mais son bonheur fut de

courte durée. A la suite d'une dénonciation,

son secours lui fut brusquement

i-etiré. Pourquoi ? Le vieillard le fit demander

au ministre de la guerre. Il voulait

connaître le motif de cette punition

deux fois imméritée. Mais on ne lui répondit

pas. Le ministre rétablit purement

et simplement le secours dont une

seconde dénonciation devait entraîner !a

suppression...

Cette fois, la réclamation a été faite à

la tribune. Le grotesque personnage

que la fille Picquart s'est attaché

en

qualité de bouffon, n'a pu opposer, certes,

un démenti formel. Il a seulement

eu l'aplomb de prétendre qu'aucune

influence extérieure ne s'exerçait sur la

'•répartition des secours aux anciens soldats.

Il faut croire que celui dont l'infortune

a été signalée à l'attention du Parlement

verra son secours rétabli, mais

combien y en a-t-il d'autres qui continueront

à être les victimes de ce que l'on

appelle au ministère de la guerre le;

« influences extérieures » et que nous appelons,

nous, le mouchardage

maçon

nique !

Car, quoi qu'en disent les gens du

ministère, c'est bien cet abominable système

qui ne casse de réglementer, sous

la République des fiches, la répartition

et la distribution des secours. Si l'on regardait

bien, on s'apercevrait même que

c'est au ministère de la guerre qu'abondent

les passe-droits et les injustices.

L'ancien franc-maçon Bidegain nous a

montré avec quel soin jaloux la police

du Grand-Orient s'occupe de l'armée active.

L'avancement d'un officier est subordonné

au rapport de l'agent chargé

de lo surveiller. Avec les gaillards qui se

sont emparés du ministère de la guerre,

système n'a fait que croître et embellir.

PouP les anciens soldats, pour les peles

humbles, pour les familles nétj^'^isos

ayant un ou plusieurs memr

^is .les drapeaux, c est encore pire,

lie *f^ran glorieux de Crimée, d'Itam0'

^îrique et du Mexique est à la

vorin' 1

la valo^Llle préfectorale et marîo

u iqu9 - Avant do lui accorder un rejjjj!

2 qui n« dépasse jamais 70 francs

^ «n ne ui demande pas seulement

: « Combien avez-voue de campagnes

? », mais le délégué chargé d'établir

sa fiche doit spécifier de quelle nature

sont ses états de service... au profit

du gouvernement et fournir des précisions

sur son attitude dans les campagnes...

électorales.

Les familles nécessiteuses, privées du

salaire du fils ou du mari sous les drapeaux,

réclament-elles un secours ? C'est

une commission de fonctionnaires et de

politiciens aux ordres du préfet et de la

loge qui doit statuer sur leur cas. Et

c'est le délégué du coin qui requiert l'acceptation

ou le rejet d© la demande.

Malheur aux vieillards et aux indigents

! Il n'y a ni loi ni droit, pour eux,

s'ils sont soupçonnés d'hostilité ou seulement

de tiédeur à l'égard des hommes

qui ont la haine du soldat et du miséreux.

L'argent, notre argent à tous, ira aux

riches bénéficiaires de cette politique détestable

qui garnissent les bancs du Parlement

et pullulent dans les grosses sinécure®.

Mais il ne faut pas qu'il puisse

servir à soulager les braves gens qui consacrèrent

leur vie au service du pays.

On citait, hier, à la Chambre, le

cas d'un ancien militaire blessé

d'un

éclat d'obus à Inkermann, et qui n'a eu

pour vivre, cette année, que les soixantetrois

francs qu'il touche depuis deux ans

de l'Etat à titre de secours

1 II a fallu

toute l'énergie des députés de la Droite

pour obliger le gouvernement

des

Quinze-Mille à préparer pour le futur

exercice financier un projet de loi tendant

à accorder des allocations aux anciens

militaires qui, ayant servi sous le

régime de la loi de 1832, ne sont pas retraités

par l'Etat.

Cette ladrerie de la part du gouvernement

est dans l'ordre logique des choses.

Il n'a ni le temps ni l'argent nécessaires

pour remplir la poche de ses

créatures et apaiser la faim des anciens

soldats. Sa politique de démilitarisation

lui interdit tout acte de justice et de générosité

à l'égard des défenseurs de la

Patrie. Il doit, au contraire, décourager,

ceux qui seraient tentés d'imiter le vieux

brave qui se fit trouer la peau au Mamelon-Vert.

Puisque fatalement la République

doit nous conduire à la suppression de

l'armée.il est rationnel qu'elle traite avec

rigueur et cruauté les braves qui portèrent

la « livrée du soldat », comme dirait

le radical Buisson, à l'époque


cette armée se couvrait de gloire.

Et

l'on s'explique qu'elle se soit adressée

à ses fidèles délégués pour appliquer ce

traitement.

Victor I

de 'Poser des factionnaires peur en interdire

l'accès. . s

Cette sa.ge mesure fut appliquée le jour même

du départ du Patrie pour son dernier

voyage

II était peut-être un peu tard, mais

pour rattraper le temps perdu, depuis lors,

piquet' et factionnaires sont maintenus à leur

poste et le pnblio est tenu de passer au large

d'un hangar historique, mais vide.

Dans quelques centaines d'années, ia consigne

seira peut-être levée.

——Mtf3fr-»-^!BB»*>

La Crise allemande

Reliques.

Le mobilier qui servit à la famille royale

pendant son séjour à la prison du Temple,

vient d'eîre offert, par Mme Blavot, à la Viïîé

de Paris, pour lie musée Carnavalet. Il y a,

dans ce motottlar, le lit de Mime Elisabeth, un

couvre-lit, une table die toilette, une bibliothèque,

uin jeu de dominos, des outils de serrurier,

des cartes, etc.

Queis souvenirs sont enfermés dans ces

hum-btes reliques !

—©— Un scandale.

Dans la Guerre Sociale, le révolutionnaire

Hervé continue à insulter le drapeau et nos

soldats :

« Braves Beni-Snassen, écrit-il, cognez ferme

sur les bandits qui vous envahissent !

» Us finiront pair vous écraser, comme ils

nous écrasent ici ; car ils sont les plus forts.

» Mais, du moins, faites payer cher à nos

tartufes patriotes, chrétiens ou républicains,

leur hypocrisie et leur ignominie ».

Quand finira ce scandale î

—©— L'ordre du bain.

Extrait d'un ordre du jour lu aux hommes

du 1" régiment de South-Stafford&hire, ces

jours-ci :

« Chaque homme prendra un bain au moins

une fois par semaine. Le maître du quartier

(ou quartier-maître) réservera une salle de

bains à chaque compagnie.

» Dans chaque compagnie, il sera tenu un

rôle des jours de bains. Chaque homme ne

figurant pas sur le rùle comme ayant pris son

bain le jeudi au plus tard de chaque semaine,

sera « paradé » le vendredi ou le samedi

après-midi et ilavé par le peloton de punition,

sous la surveillance du sergent. Tout homme

ainsi « paradé » sera privé de permission et

de sorties.

» Tout homme trouvé en état de malpropreté

sera immédiatement lavé dans un bain

d'acide phénique, consigné

et sévèrement

puni... On lui fera, en outre, payer six pence

(0 fr. 60) pour son bain d'acide phénique.

» Si un homme désire prendre un bain

chaud au lieu d'un bain froid.

11 devra en

payer

les i,r.ais, ceci étant simplement du

luxe... »

Que d'eau ! que d'eau ! Mais vous entendez

d'ici la fougueuse intcrpclilation de M. Pelletan

à la Chambre, si jamais un colonel s'avisait,

chez nous, de prendre une pareille décision

I

—40— Le roi en cire.

Une curieuse aveotaro serait arrivée au roi

Alwhon&e pendant une visite au musée Tussoin,

do Londres. On sait que ce musée contient

en girandeur natureJle, la reproduction

entière de tous les souverains d'Europe, et

môme d'autres notabilités. S'arrêtent devant

sa .reproduction, le roi Alphonse fut pris subitement

du désir d'imiter la placidité de Limage

en ciire. Vint à passer une vieille dame

qui, prenant l'un pour l'autre, dit en parlant

du roi : « Mais on aurait dû lui mettre le

prince des Astiuries dans les bras

1 » Cette fois,

lo roi no put garder plus longtemps son serie

ux et éclata de .rire, à la grande stupéfaction

do la vieille donne.

—©— Nos secrets sont bien gantés.

Quand

W y u une huitaine, le Patrie fit élection

de domicile à Verdun, un hauga-r spécial

fut aménagé pour abriter ce merveilleux engin

de défense nationale. Lo foule s y portait

en masse et tout le mondo pouvait impunément

s'approcher de l'aéronef, l'examiner et

l'étudier. Un ofllcietr signala ce manque de

surveillance et de prudence. Aussitôt, il ordre

fut donné de placer un piquet au lian^u-r et

Un incident — faut-il dire inattendu ? —

a éclaté au Reichstag. On racontait que le

prince de Bulow avait fait appeler les chefs

du « bloc » libéral-conservateur, lés priant

de choisir entre lui et M. Paasche.- Quel est

donc ce personnage que le chancelier met

en balance avec lui-même ? Et quel crime

a-t-il commis ?

M. Paasche est un national-libéral important,

que ses amis ont nommé à la viceprésidence

du Reichstag. Pour des raisons

de famille, il jouit des confidences et connaît

les documents de M. Harden. Dans la

séance de mardi, il a parlé sur les scandales

de l'armée et il a contesté les affirmations

du général von Einem, ministre

de la guerre, qui avait mis hors de cause

le comte de Hohenau. M. Paasche invoquait

une correspondance particulière —

très particulière — entre le Hohenau et un

garde du corps, nommé Bollhardt.

Ces lettres sont à l'instruction et le général

von Einem ne pouvait les ignorer. D'où

le conflit. Conflit d'affirmations et d'appréciations

entre un député et le ministre de

la guerre. Problème assez facile à résoudre,

puisque des documente existent et

qu'on pourra les consulter. On ne conçoit

pas comment la politique générale de l'Empire

— qui dépend du chancelier — serait

bouleversée par cet épisode. Et, si grave

soit-il, on en avait vu bien d'autres, à Berlin,

depuis quelques mois...

Il ne s'agit que d'un prétexte ; et la Gazette

de VAllemagne du Nord l'avoue. Une

note publiée.par le journal officieux rejette

dans l'ombre l'incident Paasche. Le chancelier

de l'Empire n'admet pas que les partis

« dont on a réclamé la coopération »

prennent une attitude d'indépendance et

« se combattent les uns les autres ». Puisqu'il

y a, dans le Bloc, tant d'indiscipline

qu'un vice-président du Reichstag crée des

difficultés au gouvernement et le tracasse

sur des points délicats et douloureux, le

pYïfMîe" cfe Bulow préfère offirir sa démis-,

sion à l'empereur.

Le geste du chancelier ne manque pas

d'habileté, mais d'une habileté un peu

voyante. A force de ruse, M. de Bulow deviendra

banal. U avait réussi jusqu'aux

élections dernières à -diriger le Reichstag

au gré de ses désirs. Il négociait avec les

groupes, il marchandait avec le centre Un

beau jour, il a safthaité d'avoir une majo

rité plus docile et plus fidèle : et il a médité

de la conquérir aux dépens du centre catho

lique. U n'a pas obtenu le résultat qu'il

cherchait, mais le désastre imprévu des socialistes

a compensé ou masqué l'échec de

l'opération. Depuis lors, le prince de Bu

low cherche à s'appuyer sur une coalition

du parti national-libéral et du parti conservateur.

Le chancelier — qui, décidément, a pris

goût aux coups de force et aux coups de

théâtre — frappe aujourd'hui sur ce Bloc

mal soudé. Avec cette méthode, on forge ou

l'on casse. On forge aujourd'hui peut-être

mais on cassera demain.

Quand il a dissous l'ancien Reichstag, le

prince de Bulow avait choisi une occasion

patriotique. Quand il secoue le nouveau

Reichstag, le prince de Bulow choisit une

occasion de même sorte. Hier, c'était la

plus grande Allemagne

; aujourd'hui, c'est

l'honneur de l'armée ou le respect oui est

dû à la parole du ministre de la guerre

L'homme qui s'offusque d'un discours de'

M. Paasche, confident de M. Harden, est le

même qui à laissé M. Harden en personne

remporter un triomphe éclatant sur lé

prince d'Eulembourg, ami de Guilaume II.

Cette susceptibilité tardive effacera sans

doute quelques-uns des mauvais souvenirs

qui sont restés du procès de la 7.ukunft

et, du même coup, le Bloc serait dompté.

Voilà le plan. Il va. dit-on, réussir. Mais

M. de Bulow ne se grandit guère par cette

exhibition incessante — dans sa politique

intérieure ou extérieure — de grosses malices

et de petits moyens.

il faut comprendre par cela menacés.

Nos colonies n'ont aucune base sérieuse

de défense. Il est navrant, entre les forts

de Singapour qui dominent la mer ^t ceux

de Hong-Kong, commnadant la rivière de

Canton et protégeant une rade merveilleuse,

de ne trouver en Indo-Chine aucun

véritable port, aucune forteresse sérieuse.

Saigon et Haïphong sont en rivière, à

quelques heures de la mér, et nos bateaux,

traqués par une escadre ennemie, s'ils trouvaient

à s'y ravitailler, ne pourraient plus

en sortir. Toute la côte serait à la merci de

l'ennemi, et les villes elles-mêmes ne pourraient

résister longtemps si de nouveaux

contingents ne venaient renforcer les garnisons.

A Madagascar, en Afrique occidentale,

la situation est la même.

Il est donc nécessaire que nous ayons

une armée coloniale sur laquelle il nous

soit possible de compter. L'infanterie

bleue, au lieu de tenir ganison en France,

ne devrait avoir en Algérie et en Tunisie

que des dépôts pour les recrues et les convalescents.

Quelques régiments algériens devraient

être répartis dans notre empire colonial,

où devraient se trouver tous les régiments

dits


Samedi 7 Décembre If©7

ÉSSvinet actuel son relief politique partterjaieT

v- ont tenu, non pas ia y a quinze ons ou il y

B, trente ans. mais hier, un langage à peine

Êiiiérent de celui de M. Hervé.

» (M Hervé, c'est 1 image réfléchi dans un

miroir à peine grossi de nos socialistes devenus

ministres : pousuivez-le, certes, i! ie mérite

vingt fois

: mais allez vous asseoir à ses

eûtes SUIT le banc des accusés ».

Du Gaulois :

« Le général Picquart persiste à considérer

nue l'on ne saurait, sans coirnpiomettre notre

naissance militaire, diminuer d'une semaine

îa durée de la période d'exercice à laquelle

pont astreints les réservistes ; il lui faut 28

-". -irs il n'eu rabattra pas une heure ; toutefois

'il accepte que la période suivante soit

réduite à 21 jours

; la défense nationale exigerait-elle

moins d," s: orifices en 1909 î Assurémont

non.

» En attendant, il est permis d'éprouver

cruel que surprise devant un tel calcul et surtout

devant un tel marchandage.

» Si les 28 jours sont nécessaires à la défense

nationale, il faut les maintenir ; s'ils sont

inutiles, il faut les

; upprinier ; mais ce que

t'ov, ne peut concevoir, c'est nue l'on fasse des

concessions quand on a la enorge de l'armée

ist quo l'on est responsable de la sécurité du

pays ».

JOCRNAOX BLOCSUDS

De M. de Lanessan, dans le Siècle :

k ia chambre des

compensations pour un million de certillcats

délivrés pendant la récente panique.

Lo total du passif serait de 24 millions de

dollars. . . .

Un consul toqué

Paris, 6 décembre .

On télégraphie de Constantinople au Figaro.-

u pendant une représentation dans un théâtre

le vice-consul d'Allemagne se leva tout à

coup et se mit à haranguer les assistants de la

façon la plus inattendue. On se demando si

l'incident est dû à un accès de foiie ou à un

accès après boire. »

Collision €« mer

Rio-dc-Janetro, 6 décembre.

Le vapeur Guasco. desservant les ports du

Sud du Brésil, a coulé à la suite d'une collision

au large rte Paranagua

; il y aurait une

trentaine de victimes.

L'attaque du train Toulouse-Paris

Etampes, 6 décembre.

En . attendant de mettre Ja main sur les acteurs

principaux du drame qui se déroula

dans le rapide n' 16, près d'Etampes, la pouce

a arrête un autre comparse.

C'est encore un de ces individus plus que

suspecte qui, la nuit, rôdent dans le faubourg

Montmartre, sans cesse occupés à la surveillance

de quelque péripatéticienne ou à la recherche

d'un mauvais coup.

Il a nom Théodore Charles, mais ses compagnons

l'ont baptisé Paul le Blond. Il ne

passait que pour une

« terreur » dans le mi

lieu où il vivait, mais les femmes racontaient

à voix basse quelques-uns de ses exploits.

Dans l'existence de ces individus, il y a des

hauts et des bas

; à certains moments, ils manient

l'or à poignées

; d'autres fols, ils sont en

proie à la plus noire « purée ».

Or, la police sut que, à la veille du coup

de main d'Etampes, Théodore Charles était

absolument sans ressources et que, le lendemain,

il était devenu subitement riche.. De

plus, Charles était très lié avec Roche, arrêté

à Lille.

L'enquête établit que « Paul le Blond »

avait accompagné son ami à Rouen, puis

à Lille, d'où il était revenu.

On sut, en

outre,

qu© Charles avait retiré du Mant-d-e-

Piété des bijoux qui y étaient depuis près d'un

an et qui représentaient une somme de 450

îr£t ILC'S

C'était suffisant pour faire coffrer le triste

sire et M. Hamard s'y est décidé hier.

Il n'est pas certain que Charles, qui est

l'amant de Jutlia Thos, une des femmes arrêtées

avec Roche, ait pris une part active au

pillage même du train

; mais il a fait le guet

et dirigé la fuite des malfaiteurs.

Interrogé par M. Hamard sur la provenance

de l'argent trouvé en sa possession,

l'inculpé a déclaré qu'il l'avait gagné aux

courses.

Charles est, en conséquence, poursuivi pour

complicité de vol par recel.

Il a été transféré, dès hier soir, à F lampes

et mis à la disposition de M. Germain, le juge

chargé de l'instruction.

Le juge d'instruction d'Etampes, M. Germain,

a fait subir un interrogatoire à Roche.

Celui-ci n'a pas encore fait les complets

aveux que l'on attend do lui, mais il a, néanmoins,

livré une bonne partie de son secret,

il a, notamment, désigné deux des auteurs de

l'attentat, sans vouloir avouer que le troisième

c'est lui-même.

Roche a nommé ses complices : l'un, Albinet,

est précisément cet individu sur qui planèrent

les premiers soupçons, ancien employé révoqué

de l'Ouest, qui fit un coup identique sur

la ligne de Vierzon.

Ltiutr© complice n'est connu que sous le

nom de Chariot. Le troisième, d'après Roche,

serait le grand chef de la bonde, mais il prétend

ne pas le connaître !

Voici, d'ailleurs, un résumé des déclarations

du prévenu :

— Dès le 'dimanche d'avant l'attentat, nous

devions, mes camarades et moi, faire le coup.

Nous avions pris à Paris le train pour Limores,

d'où nous repartîmes le soir pour la gare

des Aubrays, où nous descendîmes. Là, nous

attendîmes le passage de l'express de Toulouse.

En cours de route, nous décidions de

remettre l'attaque à un autre jour. Dérangés

plusieurs fois pendant le voyage, l'occasion

ne nous avait pas paru propice. Le

mardi, nous avons repris le train, mais cette

fois pour les Aubrays seulement. De là, nous

devions revenir à Etampes, pour étudier le

terrain.

M. Geoffroy, employé à la gare des Aubrays,

confronté avec François Roche, le reconnaît

formellement comme un des individus

suspects qu'il a vu monter aux Aubrays, et

Roche ne peut nier.

— C'est moi-même, dit M. Geoffroy, qui vous

ai ouvert la portière ; vous êtes monté le premier,

un petit gros vous a suivi et le troisième,

un grand brun, est monté le dernier en

me remerciant et en me disant, môme qu'il

allait rester debout à la portière !

Et à Etampes, continue alors M. Germain,

comment avez-vous, lors de ce second voyage,

employé votre temps ?

Nous sommes allés, répond Roche, jusqu'à

la gare d'Angerville à pied, car, primitivement,

c'est entre cette gare ct Etampes que

nous avions décidé d'opérer

; puis nous y

avons pris un train qui remontait sur Paris,

et nous sommes rentrés.

On arrive alors à la veille de 'attentat. C'était

le mercredi.

Mes amis et moi avons encore une fois

Coursaa tto chevaux

t PAU

PrograTràno du jonrti 2fl dAcombre :

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lintre-.', teo francs, moitié forfait s'il est dôci

are.

Publication des poids, le samedi 21 décembre, h

heures du soir, à Pau-a..

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Distanace, 4,0>J0 mètres.

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4 ans et au-dessus, ayant

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; moitié lortait ot 20 trauca

s'il est déclaré-.

Publication des poids, le samedi 21 décembre, i

i heures du soir, à Pau.

Prix du Boulevard (courses do haies), à réclamer,

1,500 francs. Distance. 2,:>.;0 mèters.

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3 ans et au-dessus, à i*ciamer pour -i.OOO francs

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kll.; 5 ans. 72 kil..-

Engagement) pour ces quatre prix Jusqu'au mn.rdi

17 décembre, avanat i heurte du soir ,au secrétariat,

7, place Koyale, à Paua.

Déclaration do forfaits jusqu'au mardi 21 décembre,

avant midi, 7, place Itoyaie, à Pau.

Luttes

AUX FOLrE.s-BEcoî:ha <

Constant le Marin (Belge, 113 kilos) tombe Rcmnr

noff (P.usse, 120 lu los) . en 2-1 minutes.

Boch (Allemand, 113 kilos) tombe Itaoul de Rouen

(Français. 105 kilos), en 14'30".

A partir de ce soir, les luttes continueront jusqu'à

résultat ; 11 n'y aura donc plus de matches

nuls.

Bourrât assailli

Perpignan, 6 décembre.

M. Bourrât député, qui défend en ce moment

sa candidature au oonseil général dans

les communes du canton, a été mal reçu

à

Capestang. La réunion qu'il voulait tenir n'a

pu avoir lieu. Son automobile, dans laquelle

il se trouvait en compagnie de M. de Kerguezec

député blocard des Côtes-du-Nord,

a. été

assaillie à coups de pierres. Un jeune homme

aurait été blessé.

Le procès du Comité d'Argeliers

Paris, 6 décembre.

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de

M. Ferrôul et des autres membres du Comité

d'Argeliers renvoyés en cour d'assises par ordonnance

de la chambre des mises en accusation

de la cour d'appel de Montpellier.

Elle a examiné ensuite le pourvoi du procureur

général de Montpellier demandant de

renvoyer les accusés devant une autre cour

d'assises pour cause de suspicion légitime.

La Cour, admettant le pourvoi, a renvoyé

les accusés devant la cour de Poitiers.

LeiiïÊteigiolaJpi

De nos correspondants particuliers :

Moissac, 6 décembre.

Depuis la nuit dernière, un véritable ouragan

s'est abattu sur Moissac et les environs.

Le vent souffle avec furie, tout semble devoir

s'écrouler sous sa violence.

Dire le nombre die vitres brisées est impossible

; les vases de fleurs sont jetés des croisées

dans la rue

; il en est de même de quelques

tuyaux de cheminées et morceaux de toitures.

Un passant qui suivait le trottoir du boulevard

Pierre-Delbrel a failli trouver la mortdevant

la maison de M. Moles, marchand de

bois, car une partie du ciel-ouvert de cet immeuble

est venue s'abattre à sas pieds.

La voiture faisant le service de Moissac à

Lauzerte et qui passe à Sainte-Thècle vers

huit heures du matin, a essuyé les effets de

la tempête

; après avoir quitté cette section,

elle a failli rester sur place et être renversée ;

les chevaux -ne pouvaient plus avancer.

Au moment du départ de mon courrier, la

vent se déchaîne encore avec impétuosité.

D.

Aiguillon (Lot-et-Garonne). 6 décembre.

Vendredi matin, le vent d'ouest a soufflé e$»

rafale et des averses ont alterné avec quelques

rares rayons d'un soleil bien pâle.

Les arbres ont été fort éprouvés par la tempête,

qui a fait voler de nombreuses tuiles des

toitures des maisons

; une cheminée du café

Russe a été enlevée par la violence du vent

et s'est abattue devant ie café, sur la place du

Château ; heureusement, il n'y a pas d'accident

de personnes.

Sur la voie ferrée, le vent a également couché

des poteaux télégraphiques.

Nos agriculteurs sont dans la consternation

et se demandent quand est-ce qu'ils pourront

faire les travaux d'hiver, qui sont en retaird.

une cause da nullité des procès a été repous

Le Sénat se réunira dans peu de jours pour

se consacrer à ses travaux législatiîs

On annonce que M. Blaserna, ne pquvant

continuer, pour des motifs personnels-, à présider

les débats de l'affaire Nasi, a prié M.

Canonico, président du Sénat, de bien vouloir

le relever de ses fonctions

; et M. Canonico,

acceptant la prière de M. Blaserna, a appelé

à sa place M. Manfredi, éminent juriste, vice

président du Sénat.

„ de

grand matin.

C'est ce jour-là que les trois bandits ont logé

chez le restaurateur Charnel, à proximité de

la gare.

Sur une demando de M. Germain Rneha «Y ,

plique alors que ses complices et lui avnW

pyren"

riliséàl20o???

E nil C le Baurno

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VU" Gazes ; UsseS-s.-Sarsonne : 1

Brive : Ph» Josepla Bruno ; Bayon' »

Loloum ; Pau : Ph" Smith ; B'^ri^L, , lïwï

pin ; Seissan i Ph" de Brus ; Manciet . l«»

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


Dfcembre Î907

Taxes de Remplacement

Le droit

sortie

la sttPP

aïKl eftort

ression de t'octro-i a nécessité un

d'imagination de la part des lém

; H toulousains pour trouver des taxes

ainsi nommées, natuielie-

Yparce qu'aies remplacent quei.quo chose,

îîast-à-dire un impôt.

43 n est vraiment amusant de constater comài«it

le popwio est bon enfant et s'amuse aux

Sâtits bouleversement».

« L'oetrof'e-si i« plus injuste et le pius odieux

des impôts, s'écrient les socialistes, il est de

S/ute nécessité de ie remplacer. »

Noui applaudissons ue tout cœur.

« Vous ue paverez plus 'pour faire une omelette

au jambon

; los tfctU* et le porc seront

Sïïncs d'octroi, et vous pourrez même, sans

acquitter de taxe, vous procurer hors de loutbose

du bois pour chauffe." ia poêle. »

Tout le monde applaunnt.

« Mais voilà, ce -u-eet pas tout ; il faut bien

nue vous payies tout de même -autre chose, et

nous allons chercher ce qu'on nourrait imposer.

»

M. Bedouce ré&éehst longuement.

— Mais c'est b.en s impie, se dit-il à la Ion

gue, ia suppression Cm l'octroi c'est la suppression

du droit d'entrée ; pour remplacer ce

fcoit, W n'y a qu'un moyen, c'est d'établir une

.taxe de sortie ! »

C'était -l'œuf de Christophe Colomb — en

oore un ctuf qui ne paye: a pas d'entrée — seu

Igm-ent, il fallait le trouver.

Désormais, tous ceux qui voudront sortir

de Toulouse et prendre le train devront acquitter

un droit de sortie, un petit impôt de dix

.centimes.

Que vous alliez à Paris ou à Lacourtensourt.

vous payerez dix centimes, à condition que

vous preniez le train.

Aussi, vaudra-t-il cent fois mieux prendre le

tramway, car M. Pons ne délivrant pas de tickets,

vous sortirez des barrières

« à l'œil!

I

Mais 'il est probable que cela ne durera pas

ët qu'on demandera dix centimes supplémentaires

à tout voyageur s'emburquant

pour

Crcix-Danrade ou Lalande dans les

« cars

électriques.

Et nous ne pouvons douter non plus qu'on

ue demande également deux sous à ceux qui

tenteront do s'enfuir en automobile.

Du. reste, ce droit de sortie, chuchote-t-on un

ipeu partout, n'est pas aussi dénué de bon sens

qu'on voudrait le croire. 11 a été imaginé dans

des buts divers, tous très louables.

H cm destiné à entraver quelque peu l'émi

ssration des citoyens des villes vers la «unmagne

; U est fait pour garder les .pescofls à

Tout-rase le dimanche et pour y retenir les

'-.y- -ansers de passage, le plus longtemps possible

L'été, quand il fait 38 degrés de chaleur à

i'omfar», on s'écrasera dans nos rues et sur

nos boulevards. Ce sera exquis.

Defpendant quelques personnes seront assez

riches pour payer le droit de sortie ; mais il

faudra veiller à la perception de la taxe. Aussi

ne peut-il être question de démolir le mur de

l'octroi.

On organisera, au contraire, un système perfectionné

de guichets, de barrières et d'-en-

\ ceintes.

Fj il y aura eu, du moins, une différence oa-»

I patate, entre les radicaux et les socialistes

: les

I premiers faisaient payer en entrant

; avec

I ceux-ci. on ne payera qu'en sortant

mais

' on payera tout d© même...

A. C.

Les Elections Consulaires

Les Syndicats ainsi que les divers grouponients

commerciaux et industriels de notre

ville font un pressant appel aux électeurs

consulaires et les invitent à aler voter demain

dimanche 8 décembre pour les candidats

choisis par cas groupements :

luges titulaires pour deux ans. — MM. Antoine

Chastan, juge sortant ; Joseph Laporte,

juge suppléant sortant ; Henri Muratet, juge

suppléant sortant.

Juge titulaire pour un an. — M. Antoine

Satat-Lezin, juge suppléant sortant.

Juges suppléants pour deux ans. — MM.

Louis Bouidet, juge suppléant sortant

; Ernest

Gniraud, entrepreneur de marbrerie ; Georges

Birven, manufacturier ; Théophile Subra,

pharmacien.

L'entente faite entre tous les groupes commerciaux

et industriels pour la présentation

d'une liste unique démontre la solidiarité commercial©

qui unit tout le commerce toulousain.

C'est en raison da cette solidarité que le

Comité électoral serait heureux rie constater

que les électeurs consulaires, bien qu'il n'y

, ait qu'une seule liste, sont allés très nombreux

déposer leur bulletin de vote d'ans les

urnes électorales

; ils prou-ver ont ainsi qu'ils

ratifient pleinement le choix qui a été fait

des candidats qui leur sont présentés et ils

fortifieront ces derniers dans leur mission

pour remplir la haute fonction à laquelle ils

sont appelés.

Narbonne, et enfin l'inimitable comique troupier

Baptiste Valette, le clou de ia soirée. Ce

facteur chef Couzinet prend la parole et lève

son verre à-t'union parfaite des sons-agents ducentral

et envoie un salut respectueux aux

chefs de service. M. Biros lève son verre à ia

santé et -prospérité de tous et félicite le camarade

Valette, organisateur du banquet. Avant

te banquet, te jeune Albinet ai s a pris un cliché

des membres adhérents au banquet.

Société d'Agriculture

Séance du samedi T décembre

Ordre du jour

: Prima menais, race bovine

gasconne à muqueuses noires.

Anciens soldats

delà 9 e compagnie d'ouvriers d'artillerie

Tous les anciens soldats ayant servi à la

9* ccwnpa^-iio d'ouvriers d'.arti'iierie sont priés

de se rendre, le dimanolie 8 décembre, à 10

heures du matin, dans une salle du calé Vincent

(ancien café Louis), afin de s'entendre

pour la formation d'urne Société de secours

mutuels et d'un banquet fraternel de fin d année.

»

Présence indispensable

Palacc-CInéma-Théâtre

La Direction, fidèle à sa devise, - Toujours

du nouveau ». et voulant donner entière satisfaction

â ses nombreux et fidèles habitués,

transforme oomiplètomemt la vaste salle de la

rue Alsace-Lorraine ; les réservées, les premières

et même les secondes Vont être aménagées

de façon à ce que chaque rangée de chaises

soit relevée par das gradins d'une hauteur de

20 centimètres. C'est à MM. Lacomme et Senserin

les entrepreneurs toulousains bien connus,

'qu'a été confiée l'exécution de cette importante

trans formation .

rnêuM pépartôs incu*.ihtes. — PAIEMENT APRÈS QUËKISON .

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radiation», euu, plantes, hygiène, et que chacun peut suivre chez soi, — de toutes

les maladies chroniques les plus anciennes, les plus graves, telles eiié au bureau de Solignac-sur-Loire.

L'HOSPITALET. — Douanes. — M. Bordaneuive,

receveur -elles douanes à PHosphatet,

est nommé commis à Port-Vendres.

SAINT-GIRONS. — Fête de la Philharmonique.

— Da Société musicale la Philharmonique

Saint-Gironnaise célébrera, demain dimanche,

sa première fête.

Prograiinmc. — A l'aube, salves d'artillerie ;

à 10 heures et demie, tour de ville aux accents

de

« Sambre-atiM.euso », avec tambours

et clairons

; à 2 heures et demie, grand concert

sur la place atet Pla-d.e-Loni. Après le

concert., tirage de ia tombola organisée au

profit des pauvres ; tour de ville ; à 6 h-îures,

banquet monstre à l'hôtel Continental De-dieu.;

à 8 heures et demie, grand bal dans les salons

du oate'de l'Union

; à 1 heure du matin, ronde

de nuit.

Programme du concert

: 1. Marche d«s

Pousse-Cailloux (Dumaime)

; 2. Ouverture de

Guiiî'aumo TeJ.,1 (Rossini)

; 3. Une soirée près

du lac, fantaisie pour hautbois (Leroux) ;

4. Olyimntenue, palKa pouir trombonne (Roohe)

; 5. O Beùflos Mountanhos, fantaisie pour

piston (Petit).

N.-R. — Dans le cas de mauvais temps, le

coneert sera donné dans la gronde saille de

la mairie.

MAîfSONS

DU

1 er Ordre 81 Rficoiniai

TOULOUSE

Cats[a, Nouveau! s, g-,nts CataL, oonfaetiona

CboooJatoNe d'Aiguebe 'ie, "pi7st^

Ktieane.

(Dé, 6» de la fat e do Rj^liusî ^.ro..

L. Setzes, tâlieûr-ôcoturier, Damas, JfM«i

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Balés et C' 1 »,-confiseurs, 19, r. St ^Mënnâû

Mnrrons lacés lO'ivea'.iï. Royal boabonchioolat.

Spectackj-Cor^ceît^ de Toulouse

Du 7 décembre

THEATRE LAFAYETTE. — A 8 h. 1/2, La Mascotte,

opera-comique en 3 actes,

d'Audran, avec

MM. Estella, Labbé, Curini, Joubert, etc; Mmes

Dufîau, Perny, etc...

Le spectacle commencera par Kiual pour llire

comédie en un acte, de Grenet^Dancourt.

PA1ACE-CINÉMA-THËATRE (rue d'Alsace-Loraine).

— A partir de 3 heures, et le soir, de 9

11 heures : La Fille du Passeur, La Case de FOn

cle Tom (Cauchemar du Charcutier), Les

Drui

des. Débuts d'un Photographe, l'Echelle, etc., etc

Dernières représentations de Sarah Bellan et de

son voyant musical.

C1NEMATGRAPHE ROYAL-PATHE, 7, rue La

peyrouse (salle Mantcavrel). — Représentations tous

les jours, à partir de 3 h. 1/-5. Soirée, de 9 heures à

11 heures. Orchestre ous la direction de M. E. Espy.

Une bourse dAninffHrn^Tiitiîtn. ,rl,Q /no 11 ws de la section, que .la réunion générale trimes-

WrRîi^^'TT-^feÇ'r 1^ trieUe aura Ueu samedi, 7 décembre courant, à

S^m^ Ma °? gn § c ' npres de Sa'iiit-Béat Haute-

^•ne), yst actu-eCllenient vacante,

lafe

oàndiidiats à cette bourse doivent être

Oc 21 ans au moins.

11W ~" " x ans au moins,

«enf

^'formés que leurs dem-amdes doi

'«auv ^e a;(} TT JS ' 9à6S à M. le conservateur des

m«a ,9 lorote à Toulouse, place des Carr

5 - W, avant le 25 décembre couirant.

itas apprentis Uruttlers sont exercés ù Ha

i,tion du, beurr,? et de divers froinag-os.

La Sainte-Cécile

A SAINT-NICOLAS

JU Société d'harmonie la Lyre de Saint-Cycélébrera

la tète annuelle de Sainteîtisr;

' !o d'-nuunche 8 déce-mbTe, à 11 heures du

' V^' , «tons l'église 'Saint-Nicolas, où elle

^Bnts° r .'' lr ''

!;r " d;l!!l !îl

"^w k« liioTceaux

Î3ï ^df rcn e religieuse d' « Aloeste » (Gluck

^i r^ re .;2. A ridante pour clarinette (Mo-

'i*«*aitSt M V^' 1J astugues ; 3. Sélection sur

violoneS e ' ycr ''

la L F e : *• Romance

ï°o ; 5 (Goltermann), par M. E. Bala

ùr}y^Tcho

nturière, ruo U ' Itô:

(^0 0n ,u/ nai, S' cm P'°y« à la Compagnie du Midi

a Celte (Hérault), et Marie Gaston, cuisinière, rué

Jean Barbo, jardiuler, quartier de H'EmbouchuTo

et Marie Chausson, jardinière, quartier Lalande.

'

D£œs DU 5 DÉCEMBRE

Mario Cayré, veuve Puech

collets, 51.

Véi-oiiiqne lîazerque, épouse Pélissier, 48 ans im

passe des Dlanchers, 34.

Jean Clamens, 40 ans, place Intérieurc-Saint-Cyprien,

12.

Jean Groc, «3 ans, C0te-.Pa.v6e, 31.

Françoise Gaubert. l mois i, rue Allias 7

Guillaume Antlc, 73 ans, rue Deville, u.

Judia. Cecllia. 10 mois, .rue ltécilusa.ue, 62.

Joseph Cassé, 1 mois, petite rue B.itallle, 2.

Julie Malliié, ôiKiuse Jamnw»,

&0 ans, rue dos Polluai

res, 40.

Mathikle Auquo, 34 ans, rue de. la Fonderie. 17.

AlesaffiMiM Ulantihe, 40 ans, rue Denfert-R-xiUereau,

26.

L'ISLE-EN-OOQON. — Le chas- des 15,090 foa!.

les. — Vous avez tous lu dans votre jeunesse

le roman si intéressant de Théophile Gautier,

le Capitaine Fracass-e, et vous avez sans doute

éié bien armu&és par la description des person- .

nages compo'&ant te Chariot de Thespis. Théophile

Gautier dépeint là une troupe de comédiens

ambulants, depuis le matamore jusqu'au

scapin, allant de ville en ville faire la

joie des populations.

La troupe des candidats du Bloc m'a rap-oel'5

un peu ce chariot de Thespis..et je vois d'ici

jos candiidiaus aux quinze mille francs montant

dian s un char conduit par le ooivrot arlmi.iiistre.tif

et allant .porter la lionne parole

communes ^ ublicaine dans toutes ïï

Représentez-vous le char arrivant sur la nla-

! publrque d'un de nos villages. Un cou» de

grosse caisse est donné, le poivrot se lève


« Citoyens, ce n'est pas le char embourbé de

lEtat que je conduis en ce moment

mais

bien le char des oanaidats aux quinze mille

balles. Vous allez les ee$eaûr», il y en a pour

tous les goûts, vous choisirez ensuite. »

M. Julien Rougues commence : « Je suis,

vous le savez, un gros capitaliste; c'-sst vous

dire que je défendrai unguibus et rostro le

capital. Vous ne me connaissez peut-être pas,

mais vous connaissiez papa, et c'est bien assez

; nul doute qu'en mémoire de lui vous ne

votiez pour moi. »

Coup de grosse caisse.

Le professeur Fitte a la parole : « Comment,

citoyens, nous avons fait une révolution pour

détruire les fils à papa, et on vient vous de

mander d-e rendre ,1a fonction de député hé

rôditaire

! Il n'en sera rien, vous êtes trop in

telligents pour cala. (Les auditeurs se pâment

d'aise

; c'est si, agréable de s'entendre

•dire qu'on est intelligent !) Mon programme

vous le connaissez

: te neuple aura une ri

traite, et ne paiera pas d'impôt, même sur les

allumettes. Les gros oapitaflistes, comme mon

concurrent M. Bougues, paieront seuls l'im

pôt. »

Bravo ! bravo ! et coup de .grosse caisse.

Le professeur Azémar lui succède

: « C'est

bien de donner au peuple une retraite et de

l'exempter d'impôts

; mai3 j'ai mieux que ça

à vous offrir. 11 faut -que les chemins de fer.

les banques, les Compagnies d'assurances, re

viennent à l'Etat ; tous domestiques de l'Etat,

n'est-ce pas le rêve ? Et nuis, destu-uotion complète

das églises, ces foyers d 'obacunautisme ;

il faut, me rappelant une parole célèbre, qu'avec

les boyaux du dernier prêtre nous étranglions

le dernier des catholiques. Je vous assure

que nous serons heureux après. »

C'est le tour du professeur Ducos

; sa belle

(barbe le fait ressembler à un patriarche. « Citoyens,

tout ce qu'on vous a promis jusqu'à

présent c'est des d-emi-mesures. Pour moi, te

bonheur ici bas ne régnera gue lorsqu'il n'y

aura pius de propriétaires. La terre, les capitaux,

les usines, tout ce qui produit doit revenir

à l'Etat. On vous a dit que la Providence

était une blague in-vontee parles esprits

faibles Pour moi, esprit tort, je veux l'Etat-

Prcividence, qui pourvoira à tout. Nous travaillerons

très peu et nous j-ouiïons beaucoup

en respirant à pleins -poumons l'air vivifiant,

de la liberté. »

Bravo ' Bravo ! Bravissimo ! La grosse

caisse, enflammée par de si belles espérances,

fait du bruit à en crever.

'

L'adjoint Caziassus se lève.

« Je suis la victime,

citoyens, de l'ingratitude. Bcpmale m'a

iâch*, moi qui avais tant fait pour lui

; mais

vous 'me vengerez. Vous savez que je suis à

la disposition de tous ceux qui se font enfouir

civilement. Voyez quel avantage pouif

vous si vous me nommez

; ce ne sera plus

un simple adjoint, au mairie qui viendra discourir

sur votre fosse, mais un député qui,

échappe au vent, chantera vos louanges. Citoyens,

ra-imettez-vous. au moment du vote, du

giand -pontife des eaiftwlaiwi-entu civil». »

Le docteur Azérna prfeud la paroi»

: « Vous

voyez en mot une autre victime de

1 ingratitude

le devais être le seul ea-iididat -de

TAILLEBOURC. — Noyés. — Deux hommes

se sont noyés accidentellement, hier, à Taillebourg.

Ils venaient d'abattre des arbres lo long

de la Garonne, et ils les avaient chargés sur

une barque pour les passer sur l'autre rive.

En abordant, le bout des tiges vint buter la

rive et, du contre-coup, la barque chavira.

Descaillaux, âgé d'une soixantaine d'années,

et Dupliset, âgé d'une trentaine d'années, tous

deux voisins, furent précipités dans la Garonne'.

On organisa tes secours, et l'on mit tout en

œuvre pour les sauver, mais le courant étant

assez fort à cet endroit, les deux malheureux

disparurent sous les eaux.

Co n'est que jeudi matin que l'on a pu

retruver leurs cadavres.

BUZET. — Les armas à feiu. — Mercredi,

dans l'après-midi, te jeune Georges Bassiougues,

domestique chez le sieur Désiré Mothes,

au Couvent, profitant de l'absence de ses maîtres,

voulut exercer son adresse au tir avec le

fusil de son patron. Mal lui en prit, car,

ayant sans doute mal fermé

l'orme après

avoir introduit la cartouche, celle-ci éclata et

la poudre fut projetée à la faoe et aux yeux

de l'imprudent.

Des passants conduisirent presque immédiatement

le blessé à la pharmacie Beaujardin,

où des soins empressés lui furent donnés par

le docteur Tel, qu'on était allé guérir.

Les blessures ne paraissent pas d'une très

grande gravité

; la vue ne sera pas perdue et

la blessure du pouce de la main droite, qui a

été fendu, sera vite guérie.

A ! ' O r C h " d é e f 1 s '.tr s n atur eli 03 ,3 5, r. ' a fa ya U e

t > -fctj ., Co,"bei//es,Bouqt/e s Maria «e. léliph.m

Rabu, 'n-.t-allati.on,fonvuit 4 »cleotriqnes,r.Alsaoê

Papeterie généra!©

44, r. klsaoe-Lor!

P. Regraffe s-lHir, 5, râë ds la Pommé!

Phofogratîh e Met-lin, 52, r. Ëémiuat!

Au Léopard, Po.trrnres, et Pelleteries*

aut s ea ) m»s, me du Fo rbastnrd. 19.

Au'ornob ie Fflot r à çaz.E 'ecîricitô

Martin. consU'uct r ,22, r. d@3 Coutelier»

Bniard«,Ieux,VUietieuve,r,S'-Antoirie-d«-T,6l

' liHiHiiiiiiiiiiiiiiin

HiHii

CASTSLSARRASÎH. — peftdu. — Le sieur

Eteuard Lafon, âgé de 58 ans environ, a été

trouvé pendu dans le chai de son habitation

de campa-gne.

Lafon, qui était célibataire, vivait seul. Depuis

quelque temps il semblait malade.

De Parquet s'est transporté sur les lieux.

CORBARIEU. — Grave accident. — A 5 heures

du soir, mercredi, le norrnné Sol, maçon

à Dabastide-Saint-Pierre, occupé à la construction

'» l'usine électrique de notre com

mune, revenait de Montauban, conduisant

une barque traînée par un cheval. A la suite

d un faux mouvement, il ©st tombé accidenteffitement

dans lo Tarn, en face de Ctaux

très profond à cet endroit.

Ne sachant nager, le courant aurait eu vite

fait de lui sans le prompt secours de notre

passeur du bac, Jean Paganél, qui, grâce à

son énergie et par le moyen de son bateau

a réussi à le sauver. Quelques minuits plus

tard, le malheureux Sol était perdu.

Nos félicitations à notre courageux passeur,

qui n'en est pas à son premier acte de sauvetage,

depuis qu'il habite notre commune.

MONTAICU-DE-QUERCY. — Cambrioleurs

— Le jour de notre foire du 2 décembre cou

rant, des étrangers ont pénétré- dans plusieurs

maisons die la commune dont les trabitants

étaient à la foire, et notamment chez M. Lan

tuech, au Charron, chez M. Bonal et chez

Mme l'institutrice de Bornac. Partout, ils ont

fouillé les annoires et bouleversé le linge

Chez M. Lantue-ch, ils m'ont pas trouvé d'argent,

ils n'ont pris qu'une médaille d'argent

du Comice agricole de Montaigu. Chez

M

Bonal, ils n'ont pas été plus heureux. Ils ont

emporté seulement; une bague dite alliance

Chez Mme l'institutrice de

Bornac, ils ont

mangé et bu du vin et des liqueurs. Dans une

armoire, ils ont enlevé une somme de 32 fr,

plus, dans une boîte, une chaîne en or dit

tour de cou, sortant de chez M. Renous, bijoutier

à Montauban, des boucles d'oreilles

et des bagues en or, enfin un rasoir provenant

de Cahors, sur le manche duquel le nom de

Marty était écrit plusieurs fois.

Si ces cambrioleurs n'ont pas réussi à en'

lever des sommes plus importantes, c'est

grâce à la prudence -des propriétaires, qui

avaient pris sur eux les fonds dont ils pouvaient

disposer.

Et à la campagne, nous recommandons à

l'avenir de ne plus laisser l'argent à la maison

quand tout le monde se rendra à la

foire.

SAINT-NAUPHARY. — ArrCsSation. — Lundi

dernier, vers d'eux heures, la femme Mercadier,

métayère à Trinquolos, rentrant chez

elle, s'est trouvée en présence d'un étranger

suspect.

Prise de peur, elle a appelé au secours et,

après mie chasse à l'homme assez

mouvenuentée,

l'individu a été arrêté et conduit à

la mairie par des voisins dévoués.

Le soir même, après une enquête menée

avec célérité par 3a gendarmerie, ce peu recommandable

personnage a été incarcéré.

ANTIMILITARISTES

Paris, 7 décembre.

M. Gustave Hervé et le gérant du journal'

la Guerre Sociale sont renvoyés devant la

chambra des misas en accusation pour l'article

; « Ceux d'Etampes et ceux du Maroc ».

LES AFFAIRES DU MAROC

LES DEUX SULTANS

Les menées de Mouiaï Hafid

Paris, 7 déoeninre.

La communication officieuse suivante confirmé

les nouvelles d-e Tanger suivant lesquelles

Mouiaï Hafid se trouve arrêté par les révoltés

de certaines tribus.

Un télégramme de l'amiral Philibert annonce

que las tribus d-ss environs de Marrer

kech se sont soulevéas contre Mouiaï Hafid ;

ce dernier se. trouve par suite dans l'obligation

de renoncer aux oj>crâtîcT?â qu'il avait

projetées.

o Le calme règne à Mazagian ainsi qu'à Mogador

et à Safi.

» Il n'y a rien de nouveau à Casablanca ; lea

Mzab n-ous restant fidèles. »

SU ans, rue des Rend

asTi-cul

car

lut

ons^mêntié/. (tans mon existence, vous

me trouverez toujours le flUéte défenseur «de

L,OL '' V

... VM nvo Af\ 1 mrrrn.tttnde

niinistration contre te- candidat des ag-ri-c.nl

'eurs M Daure, cet infâme réact.iorrnmre ca

moL 'voWvous,* fte^WJJ* »

e rW-niocratie Je suis victime de l'ingratitude

: le ministre Rnau, encore un

ï>trr, me préfôr

înal* i^mîstratioiï; pensant que je pourra

c'ii -v - dos voix a M. Daure dans le car

d'-Yurixriiac. m'a ordonné de me présente:

moi res-oeirtuenx de la liberté, je marche

Un air de musique, et on eroy-aif tout Km

lorsque tous les candidats se lèvent à la fois

et s'écrient ensemble :

, vivra»! h-s quinze ini.'ile francs

Touchante unanimité

; c'est, la seule friteslion

sur liuiudHe ils s'entendent. Tous wnsBt

-des quinze mille francs.

Le ohor s'ébranle, et on va dans une autre

cornrrruse

pnésciiiteir la, trou-pe d'umicai fit de

fratenrîté tépublicaines.

LE BALLON MÀBV

Borlm 7 décembre.

Selon un télégramme d'Essen au Lokalaneiger,

le ballon allemand Bamlcr, dont on a

annoncé la disparition n'a pas eu une bien

longue odyssée

; quelques heures après sa

fuite, il a éclate en effet à une hauteur anodérée

au-d>essu6 d'une petite lataflité du nord de

la \Verstiphalie.

Et s'eat déchiré en trois parties, dont deux

jusqu'à pnëisenl ont été retrouvées ; on esipère^

malgré ces avaries, pouvoir encore le réparer,

Fairmont (VirgiriLe occidentale),

7 décembre.

Une explosion, provoquée par l'influmma»

tion de poussières de charbon, s'est produite

aui. mines de Mongahela, à six vinutes d'ici»

taîîle ouvriers travaillaient dans la mine

les intendants de la mine déclarent que 50o

au moins sont ensevelis.

On a retiré jusqu'ici trois cadavres. L'explosion

a été entendue à huit milles de distance.

Les mines appartiennent à la Consolidatodr

Goal-Company.

Fairmont, 7 décembre.

Des travaux de sauvetage sont .poussés .avec

vigueur

; on a fait fonctionner des ventilateurs

pour chasser les gaz délétères «t permet-

-tre à un groupe de sauveteurs de s'avancer.

On a fait préparer des trains spéciaux pouf

transporter les blessés à l'hôpital de Pitts-

Iburg, au fur et à mesure qu'ils seront retirés.

Mais aussitôt les ventilateurs en

mouvement,

les mines se sont embrasées

; les autorités

déclarent qu'il n'y a pas d'Sspoir

; tout

être humain qui se trouvait dans la mine au

moment de l'exnlosicin a dû périr.

Un journal évalue à 425 le nombre des morts;

l'émotion est indescriptible

; les parents des

victimes, accourus à la première nouvelle de

la catastrophe, sont en proie à la plus grande

désolation.

Des femmes, affolées, essaient de franchir,

las barrages qu'on a aussitôt organisés

;. elle*

supplient qu'on les laisse passer, elles se jettent

aux genoux des pcflicemen ; le spectacle

est navrant.

« Si VOUS SOUFFRfiZ

fôE U^SYOmtkO ¥OU3

NE* VOUS ©UËHIREZ.

8UREMCNT PMfB.SÎ VOUS

NE PRENEZ P'^S LES'.

ORES DE

PARTOUT : a'so LA Botw

MILLAU. — Oîîsccjucs Ue M. le chanoine Lafon.

-— Biles ont eu lieu mercredi soir, à 3

heures, en l'église Saint-François de Millau.

Tout le clergé de la ville, avec de nombreux

amis, était allé au-devant de

la dépouille

mortelle du vénéré chanoine, jusqu'aux Marronniers.

M. le chanoine Boyer et M. l'abbé Boissounadie,

aumônier' du pensionnat du Sacré-

Cœur, aicconipïigoaient, au deuil, M. le curé

da gaint-Léons at M. l'abbé Lafon, directeur

clu grand, séminaire de Nlnies.

AUBIN. — Attentat criminel. — Dans la

nuit de rnordl à mercredi, vers une heure et

demie du matin, les habitants du quartier rte

la place du Crucifix étaient mis en cmoi par

le bruit drune fornii dabl-e explosion, paraissant

provenir de la maison habitée par

les

époux OuiH-auime, dont le mari est chef

de

poste aux mines de Gérons. Plusieurs voisins

se transportèrent sur les lieux et trouvèrent

l°-s époux Guiiltoume, grièvement blessés ; le

mari avait la figure et tes yeux brûles et

quatre doigts de la main gauche horriblement

mutiOés

; la femme avait te corps criblé de

petits projectiles.

Des premiers renseignements, il résulte que

les époux .Guillaume, réveillés en sursaut par

le bruit d'un corps qui, après avoir brisé un

carreau, tombait dans la chambre, s'étaient

levés pour se rendre compte dé ce qui se passait.

C'est à ce moment que l'explosion

se

. produisit et les blessa tous deux grièvement.

La gendarmerie a ou vert

i immédiatement

Les Pilules Suisses ont guéri souvent, même

après plusieurs années de souffrances,

des personnes atteintes de constipation,

migraine,

maux d'estosnac. 1 fr. 50 la boîte de

50 Pilules.

Dépositaire h Toulouse

LION, opticien,

rue Alsace-Lorraine.

Dépositaire également du

donnant instantanément le degré alcoolique

des vins. Prix 3 fr. 50 avec instruction.

SE MÉFIER DES IMITATIONS

La S

MB à Jér

I »^ ». . „_ , i _ . 1 lltmia-iEW?! s-v [Mi^iiuuiiin ti«-'\,.wAiçi % v IUU

I une enquête, «t le parquet de ViileU'aiich..' «nementt à M. le Seerttamm «'•.kmuutfe

as'-eet trausiporte sur les lieux.

J^aicia, 4. «ssawi Oc Bjteteuu, Parts.

Le XXXV pùlerinaire

de Pénitence aux Lteux.

Saints so propose au printemps 1908 de célébrer 1»

JvtMi du Saint l'ère, a Rome, ot, après avoir reçu

la fortifiante bénédiction du courageux et doux,

Pontife, 11 se rendra par la Galilée. Nazareth, Cana,-

le Ttiabor, le Lac * Tibériadc le Caroiel, Cailla

ù Jérusalem, oii il aura la OOOSOtation de célébrer»

ù Semaine Saillie et Pâques, ltetour par Naines «U

l'ompéi.

IHina.rt do Marseille le 20 mars 1908

-, retour im

29 .xvrll 190S.

Dornander ln proitrammo détaillé et tous rensut

de Jéru

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


Samedi 7 Décembre 1907

paris, 0 décembre.

Bourse en meilleure tendaimce

; les fonds d'Etat

»Dt tous progressé, l'Extérieure à 93 15, le Turc à

|3 30, le Portugais à 62 25.

Les fonds russes finissent au cours d'hier : le

« % finit à 93 95.

tes chemins espagnols sont en hausse.

Nos établissements de crédit ont progressé : Créait

Lyonnais 1179, Banque de Paris 1442

; Banque

de Yucatan très ferme à 266

; nous avons déjà appelé

l'attention des capitalistes sur cette valeur

très intéressante et dont les cours doivent forcément

progresser.

Métropolitain 511, Omnibus 920, Suez 4592, Thomson

615

; lo Rio, le cuivre ayant monté, s'avance en

clôture à 1704 ; riatin-e, 580 ; de Beers faible à

427 50.

Les actions du Chemin de fer du Midi de l'Italie

eont fermes à 269 francs, grâce aux garanties multiples

dont elles jouissent du gouvernement italien

d'une province et de plusieurs communes.

DE LAVICERIE,

li, place Vendôme, Paris.

BULLETIN MÉTÉOROLOGIQUE

Du 6 décembre.

Il est tombé 5 millimètres d'eau à Toulouse, 16

au Puy-de-Dôme et i à Bordeaux.

STATIONS

Toulouse..

Puy-dc-Domi.

Pic-Ja-Hidi..

Perpiguaa.

Borde'aux.

Buonlt. I

Thermo.

56.7

53.7

05.9

54.7

57 5

ÉTAT DU CIEL !£tIh|ï B Jî

10 2 0. tr. fo. nuag

0.6 S.E.tr. fort br.

—9.8 ! O.N.O. t. f. ne

12.81N.O. tr. fo. CO

9.2lO,N.O. a. f. n.

8.4

-M 9.5

9.1

15.0

5.3

-0.7

13.4

14.9

A VIS DE DÉCÈS

De la part 'des familles DESAZABTS, DE

LAMA.RCELLE, Hugues D'ADHÉMAR, CAN-

TAYREL, ARESSY, DAPOT, BOSC, ALBERNY,

POUS, Clémence ADAM, AMIGUES et Guil-

Baume SERIE YS ont est prié d'assister aux

obsèques de

Monsieur Justin F0RGUES

qui auront lieu le samedi 7 décembre 1907,

à 2 heures du soir, sur la paroisse Saint-

Etienne.

On se réunira 17, rue de Fleurance.

ÈÊÊÊÊ

chain, 40 25 ; 4 premiers, 41 ; 4 de mal, 43 ; tendance

calme ; stock, 35.600 ; circulation, 175.

Sucres. — Courant, 28 625 ; prochain, 28 625 ; *

premiers, 28 75 ; 4 de mars, 29 ; 4 de mai, 29 50 ;

tendance ferme ; roux cuites, 26 ; autres jets, 26 ;

raffinés, 59.

MARCHÉ DU HAVRE

Du 6 décembre.

Cotons. — Janvier 1908, 75 23 ; février, 75 12 ;

mars, 74 62 ; avril, 74 37 ; mai, 73 87 ; juin, 73 62 ;

IulUet, 73 50 ; août, 73 25 ; septembre, 72 50

; .octobre,

71 ; novembre 1907 , 60 62 ; décembre, 76 37.

Tendance soutenue. Ventes, 4,250.

Cafés. — Janvier 1908 , 40 ; février, 40 ; mars, 40 ;

avril, 40 ; mai, 40 ; juin, 40 ; juillet, 40 25 -, août,

40 25 ; septembre,, 40 50 ; octobre, 40 50 ; novembre

1907, 40 50 ; décembre, 40 50. Tendance calme. Ventes,

4,000.

Laines. — Buenos-Ayres : Janvier 1903, 186 ; février,

176 ; mars, 177 ; a.vril, 176 ; mal, 175 ; juin,

175 50 ; juillet, 175 50 ; août, 175 50 ; septembre,

175 50 ; octobre, 175 50 ; novembre 1907, 175 50 ; décembre,

193. Tendance irrégullère. Ventes, 875.

Laines. — Cr. Plata : Janvier 190S, 193 ; février,

196 ; mars, 195 ; avril, 194 ; mai, KM ; juin, 194 -,

juillet, 194 ; août, 194 ; septembre, 194 ; décembre

1907 , 204. Tendance soutenue.

HAUTE-GARONNE

Toulouse, 6 décembre.

Céréales. — Bladettes, blés supérieurs, les so kll,

18 25 à 18 75 ; bonne qualité, 18 25 ; blés mltadtns

fins, 17 25 à 17 50 ; seigle de pays, les 75 kil., 13 .i

13 50 ; orge, les 60 kil, 8 50 à 9 50 ; avoine, 8 75 à

9; mars blanc, les 75 kil., 10 50 a 11 50; haricots, l'hectolitre,

de 25 à 28 ;fèves, les 65 kilos, 12 50 à 13;vesces

noires, les 80 kilos, 22.

Farines et issues. — Premières dites mlnot, lea

122 k. ï, 41 50 ; deuxièmes dites SS, 39 50 ;RG."les

100 kilos, 17 50 à 18 ; repasses, 15 âr 16 fr. ; son$

14 50.

Graines fourragères. — Trèfle, les too kll., 150 i

155 -, luzerne (sainfoin du pass), de 120.à 135.

Foin, 4 à 4 50 ; sainfoin, ire coupe ^nouveau),

4 50 à 5 ; sainfoin, 2e et 3e coupes, 3 6e à 4 ; trèfle

i ;pailile blé, 2 30 à 2 60 ; avoine, 1 80 'à' 2 lu,

le tout les 50 kilos.

Bois à brûler. — Les -50 kilos, de l 45 à 1 50.

wÊËËke

Foires et

MARCHE.DEPARIS

Du 6 décembre.

Farines. — Courant, 30 25 ; prochain, 30 25 ; janvier-février,

30 40 ; 4 premiers, .30 55 ; 4 de mars,

50 90 ; tendance ferme ; circulation, 1.650 ; consommation,

56. ,,„„„„..

Blés — Courant, 22 30 ; prochain, 22 60 ; janvierlévrier

23 15 ; 4 premiers, 23 55 ; tendance ferme.

Seigles — Courant, 18 75

; prochain, 18 75 ; janvier-février,

19 ; 4 premiers, 19 25 ; tendance calme.

Suifs — Paris, 79 50 ; province, 79.

Avoines '— Courant, 17 55

; prochain, 17 70 ; janvier-février,

17 95 ; 4 premiers, 18 15 ; tendance

ferme

Colza — Disponible en cuves à nu, 51 50

; courant,

S2 • prochain, 51 75 ; 4 premiers, 51 25 ; 4 do mai,

49 k) : tendance ferme.

j m _ Disponible en cuves â nu, 86 2D

; courant

86 ; prochain, 83 25 ; 4 premiers, 82 25 ; 4 de

mai 74 75 ; tendance soutenue.

Alcools. — Disponible, 39 75 ; courant, 40 ; pro-

CONFËRENCES DE N.-D. DE PARIS, exposition de

la morale catholique.- Carême 1907,.— V. Le Vice, et

le Péché : I. Les caractères qui en -font'la malice

et les puissances qui les produisent. Conférences

et retraites, par E. JANVIER, 1 volumo,in-S écu de

424 pag«. Prix ; 4 francs. — P. Letb'ielleux, éditeur,

lOÏrue Cassette, Paris-(6').

Guidé pnr saint Thomas, réminent conférencier

nous avait initiés aux merveilleuses solutions fournies

par la doctrine catliolique aux problèmes de

la béatitude qui attend l'iiomrae au terme de la vie,

de la liberté qui est ici-bas Son apanage glorieux,

des passions lionnes ou mauvaises qui le portent

vers le but suprême ou l'en éloignent. C'est encoro

sous la conduite du docteur angélique que, cette

année, le prédicateur étudiait le vice ct le péché,

soit dans les caractères qui en. font la malice,

soit dans les puissances qui le produisent. La gravité

du .péché en raison de son antagonisme avec la

loi éternelle, la démonstration de cette vérité que

le péché no vient pas de Dieu, mais d'autres causes

extérieures à l'homme ou, au contraire, intimement

unies à sa nature, telles sont les grandes lignes

de ce bel ouvrage, complétant dignement, avoc

les notes dont il est enrichi, l'œuvre si méritoire et

glorieuse de l'éloquent apôtre de Notre-Dame.

Il sera lu avec un intérêt d'autant plus grand

que malgré la vieillesse éternelle des sujets qu'il

aborde, il est d'une étonnante modernité. Dans l'un

des appendices si chargés de doctrine qu'il a joints

à ses conférences, M. le chanoine Janvier éprit :

« Plusieurs de nos auditeurs s'étonnent que nous

nous occupions de systèmes anciens qu'ils estiment

morts et complètement étrangers à notre temps ».

Certes, nous comprenons que dans l'auditoire de

Notre-Dame, si conjpact, si divers, où le disciple de

la philosophie moderne coudoie le fidèle de la théologie

traditionnelle, où d'aucuns se trouvent qui

peut-être prêtent l'oreille plus aux hypothèses risquées

d'une demi-science qu'aux certitudes doublement

affirmées par la raison et par la foi, quelques

voix se soient élevées, pour estimer peu approprié

au langage courant de notre temps l'enseignement

du prédicateur de Notre-Dame. De cela,

et surtout de leur hardiesse à te dire, qu'Us soient

remerciés, ns nous ont valu une magistrale explication

de l'orateur, en même temps qu'ils montraient

combien peu Us avalent saisi es allusions

bleu claires cependaiyffet approfondi la doctrine de

ses conférences.

Des diverses démonstrations do l'auteur ressort

avant tout ceci que, entre la science certaine et

cette philosophie scoJasttquo quo plusieurs affectent

de dédaigner, le contact est perpétuel et l'accord

admirable.

C'est là un des grands mérites de ce livre d'être,

comme il convient aux Conférences de Notre-Dame,

un monument grandiose d'apologétique

; toutefois

11 lui . en est un second que je me reprocherais de

ne pas souligner, c'est d'être un ouvrage d'é**ification

et de piété profonde. La retraite pascale qui le

termine est do ce que j'avance là un témoignage

indiscutable. Dans ses instructions données chaque

soir de la Semaine Sainte, le prédicateur s'attache

moins à planer sur les sommets

; il abandonne les

hautes considéraUons du dogme et de la philosophie,

mais il en garde le souvenir et le propose a

ses auditeurs comme règle de vie. Il faut lire ces

pages, très modernes aussi, où chacun des nôtres

découvrira facilement quelque trait qui convienne

à son âme, quelque cause de remords, quelque éloigneraient

au bien, car toutes les fonctions et toutes

les faiblesse y ont leur part, et â chacune, du geste

assuné du praticien dont la main ne tremble pas,

l'auteur Indique le devoir ou le moyen de salut.

Nous souhaitons que la diffusion de ce livre soit

largo, afin qu'l raimpelle aux auditeurs du savant

conférencier les vérités qu'il leur énonça, que surtout

il sien aille, messager de lumière, porter la vérité

cathoique aux am-es qui aspirent après elle et

qui n'ayant pas eu. la bonne fortune de la recueillir

des lèvres du .prédicateur au pied de la chaire de

Notre-Dame, voudront du moins la contempler, toujours

vivante et toujours, bienfaisante, dans la reproduction

fidèle qu'il offre' au public de ses magnifiques

conférences du dernier Carême.

^

p. DUCLAUX-MONIEIL.

***

LE P GRATRY. Paries choisies avec fragments inédits

par L.ïA. MOLIEN, professeur à l'Ecole de

théologie d'Amiens. Un volume in- 12. Prix :

3 fr. 50. (Librairie Charles Doun.iol, 29, rue de

Tournon, P.aris-VT), et chez Privât, Sistac, libraires.

C'est une excellente idée de la maison Téqui d'avoir

publié un recueil do Pages Choisies du P. Gratry.

Aujourd'hui que le mouvement d'idées dont il

a été le précurseur se développe de plus en plus, il

faut rendre la lecture de ses ouvrages aussi accessittle-que

.possible. . ,

Les jeunes gens do notre époque en qui revit la

pensée du P. Gratry et un pou de son âme généreuse

ceux qu'il saluait dans une de ses plus belles

pages pourront aller chercher dans ce Uvre l'inspirapition

de leur noble conduite. Ils y trouveront

exprimées les pensées dont ils cherchent à vivre.

L'auteur voudrait

« que, revenant à la pratique de

l'oraison ils s'en servent pour nourrir leur pensée

exciter leur réflexion ». Aucun livre n'est mieux

fait pour réaliser co but. On peut dire qu'on y suit

la pensée du P. Gratry depuis les premières méditations

écrites à Strasbourg jusqu'à la dernière lettre

rédigée quelques jours avant sa mort.

Une étude biographique assez développée, des études

très précises sur chaque ouvrage, un exposé

très exact de la philosophie du P. Gratry, des notes

très suggestives rendent la lecture de cet ouvrage

utile, intéressante et facile.

**#

LA BONNE CHANSON

Accueillie avec enthousiasme dès son apparition,

cette très intéressante revue nous donne, avec son

deuxième numéro, un sommaire encore plus

attrayant,

st possible, que celui du numéro précédent.

Citons

: Les bonnes Chansons : Jésus chez les

Bretons, Les Grands Berceaux, Hier et Aujourd'hui,

par le vaiîlant barde breton Tliéodore Botrcl, qui

est l'âme de la revue

; No'él des Bonnes vieilles,

par 1© célèbre chansonnier Xavier Privas ; Bonhomme,

par Gustave Nadaud-, la Jîcmde du Diabolo,

une exquise chanson d'actualité, par Mme Franchie

Lorée

; le Fromage, très amusante fantaisie

du bon humoristique Victor Meusy

; Voici la Noël,

une curieuse ballade bretonne du xv" siècle, savamment

harmonisée par André Colomb. Citons encore

des Poésies et Chansons à dire, de Th. Botre et

de G. Nadaud, et enfin uno biographie à la fois

érudite et familière du maître Ernest Chebroux,

consacrée à Gustave Nadaud, l'un des maîtres de

la Chanson du xix" siècle

La Bonne Chanson est envoyée franco conti»

Un franc à M. d'administrateur, 32, faubourg Salnt-

Honoré, Paris. — Abonnement

: 12 fr. par an.

LA FRANCE ILLUSTREE

Avec le 59' fascicule de la France Illustrée, vient

l'étude de la Drôme.

Texte

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agriculture, industrie, commerce, histoire du

département, histoire et description des villes,

bourgs ot châteaux les plus remarquables.

Illustrations

: superbes vues de Beaumont-les-

Valence, Crest, Valence et Saint-Vallier.

Trois suppléments gratuits

: une carte en cinq

couleurs de tout le département, un dictionnaire

des communes et un magnifique hors-texte

: Vue

générale de Valence.

Ce numéro est vendu par-tout au prix habituel de

0 fr. 75.

REVUE DES DEUX-MONDES

Livraison du 1er décembre 1907 :

I. Les yeux qui s'ouvrent, Ire partie, par M. Henry

Bordeaux. . . '..

IL Richard III dans le drame et devant l'histoire,

par M. Augustin Hilon.

III. La langue auxiliaire du groupo de civilisation

européen. — Les chances du français, par M.

J. Novicon. ...

IV Juian Klasko, historien, critique et patriote,

par M. Henri Welschingcr, de d'Académie des

sciences morales.

V. Lettro écrites du sud de l'Inde. — V. Lo Carnatic

: Villapouram, la forteresse de Genji, la légende

de Siiigavexam, les Etangs, par M. Maurice

Maindron. , . - ,

VI La beau-té des maclnnes, a propos du Salon

de l'Automobile, par M. Robert de La Sizerame.

VII. Le problème criminel au moment présent,

par M. Henri Joly, de l'Académie des sciences m»

YRÏ. Chronique de la quinzaine, histoire politique,

par M. Francis Charmes.

IX. Bulletin bibliographique.

LE BLOC CATHOLIQUE, revue mensuelle

; rédaction

et administration

: 7, rue d'Astorg, Toulouse.

Abonnements

: France, un an, 5 fr.; étranger,

6 fr.

Sommaire du numéro 62 : Décembre 1907

Progrès et Modernisme, par Joseph Esquirol. —

Conférences du Comité catholique.

— flioîu Proprit,

par Pie X. — Autour de l'Encyclique,

par

E Koller ©t Dom Besse. — Un Livre qui console,

par Dom A. du Bourg.

L'Hérésie du Renouvellement

(suite et fin), par Thomas Pègues. — Le Commentaire

de Saint-Thomas, par Pie X. — Lettres

de Louis Veuillot (suite), par P. Talon.

Du

6 Décembre (Dépêche télégraphique)

AU COMPTANT

FONDS D'ETAT

3 %

3 % amortissable

Dette tunisienne

Eusse 4 % 1867 et 1869

— t % 1880

- i or 1889

_ 4 % or 1S90

_ 4 % or 1893

_ 4 % or 1894

Consolidé 4 % i" et 2- séries

— 4 % 1901

_ 3 % or 189!

— 3 % or 1896...

_ 3 J % or 1894

Russe 4906

Letres de gage 3 |

Bons messes 1904

Italien 5 %

Espagne extérieure (cours 30 p.)..

Autriche or 4 %

Hongrois 4 %

Egypte unifiée ,

Argentine (Républ.) 5 % 1886

Portugal 3

! COURS

ou JOUE

COURS

?RÊCÉO.

95 70 95 50

,96 10 96 25

*57 .. 457 ..

83 .. 83 60

81 50

80 05

80 70 82 40

82 ..

81 50

67 50 68 75

65 50 65 25

72 50 73 ..

93 95 93 75

71 45 71 50

502 50 504 ..

102 91 102 85

93 40 93 ..

98 .. 96 20

94 .. 93 80

101 60 101 70

518 .. 518 ..

62 10 62 5C

ACTIONS

Banque do France

Crédit Foncier

Crédit Lyonnais

Banquo do Paris....

Comptoir d'Escompte

Société générale

Banque franco-espagnole

Banque Ottomane.,

Midi «• '

Orléans

:••*•••:

Paris-Lyon-Méditerranôe

Nord


Ouest


Est

Kst-Algérien

Ouest-Algérien

Bône-Gue.lma

Autrichiens

Lombards

Nord-Espagne

Saragosse


Chemins do fer Portugais

Charbonnage de Lavlana

Carmaux

•••••

Thomson-Houdton

Compagnie Parisienne du Gaz...

Messageries maritimes

Compagnie transatlantique

Loti Congo

OBLIGATIONS

Viuo de Paria 1865

_ 1809

_ 1871

_ 1875

_ 1876

— 1692

_ 1894-1895

— 1898

— 1899

_ 1904

_ 1905

Foncières 1879

— 1SS3

— 1885

_ 1895

_. 1903

Communales 1878

— 1880

_ 1891

_ 1892

_ 1699

Midi 3 % anciennes

Orléans 3 % anciennes

Lyon 3 % fusion anciennes

Nord 3 % anciennes

Ouest 3 % anciennes

Est 3 % anciennes

Est-Algérien

Ouest-Algérien

Bône-Guelma

Saragosso

Nord-Espagne

Portugais

Autrichiens 3 % J." hypothèque

Loml:' >.-des anciennes

Suez -• '

Panama lots 1889

Panama lots libérés

Ottomanes 4 % consolidées

Douanes ottomanes

Priorités ottomanes.,

4190 ..

680 ..

1180 ..

1443 ..

678 ..

661 ..

823 ..

704 ..

1130 ..

1335 ..

1331 ..

1764 ..

825 ..

895 ..

685 ..

649 ..

665 ..

722 ..

270 '.'

379 50

123

1810 ..

612 ..

192

208 ..

81 ..

4191 ..

680 ..

11 j r, ..

1130 ..

678 ..

661 ..

323 ..

700 ..

1125 ..

1337 ..

133"

760 ..

'815 ..

686

645 ..

721

160 ..

273 50

374 ..

123

1805 ..

617 ..

192

209 ..

79 25

531 .- 531 50

478 25 478 ..

407 .. 406 ..

532 75 537 ..

531 75 532 ..

364 .. 362 ..

362 .. 365 ..

420 .. 420 50

408 .. 490 ..

430 .. 429 ..

384 .. 383 50

501 .. 500 ..

428 .. 427 ..

458 50 460 ..

458 75 458 75

495 .. 495 ..

474 .. 475 ..

496 .. 496 ..

396 50 394 ..

454 .. 454 50

450 .. 464 ..

432 50 432 ..

432 50 431 ..

431 .. 431 ..

447 25 447 25

427 .. 426 ..

427 .. 435 ..

421 50 420 ..

423 .. 416 50

419 50 420 . .

389 .. 390 ..

360 .. 360 ..

350 .. 356 ..

427 .. 428 ..

813 .. 313 ..

589 .. 589 ..

105 50 106 ..

473 Y. 474 '..

4S8 .. 497 ..

A TERME

3 %

Italien

Espagne Extérieure

Portugais 3 "/„, i" série.

Consolidé anglais

Turc unifié 4 %

Métropolitain

Banque de France

Crédit Lyonnais

Banque ottomane

Nord-Espagne

Saragosse

Suez

Rio-Tmto

Sosnowice

Alagoas..,

f

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Igl Iements récents ou anciens, Blennorrhagie, Cystite, Retré-

11! cissement, Maladies de la vessie, Coliques néphrétiques,

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jont radicalement guéries par les

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ao »>

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40

^miuumaaHt, Et flrâwrggtarre tautawmai . -. . . s». H*-

^SMOTSBEfîrs JSOK-IJjaTitOPHES y- «s -

|3HSUN ^ aucun

^oldat européen.

La vaillance et le courage des noirs et

des jaunes sont hors de débat, mais ce serait

une faute énorme de trop compter sur

leur dévouement. Quels que soient les avantages

que notre service leur donne

nnim

^ ®1 les humbles, pour les familles né-

"' «uses ayant un ou plusieurs meml&r

magie en cire. .

qui, prenant l'un pour l'autre, dit en partant

du roi : c Mais on aurait dû lui mettre le

prince des Asiiuries dans les bras

! » Cette lois,

le roi ne put garder ptas longtemps son se

rie-ux et éclata de rire, à la grande siupefac

tion de la vieille daime.

—©— Nos secrets sont bien gardés.

Quand il y a une huitaine, le Patrie fit élection

de domicile à Verdun, un hangar spécial

fut aménagé pour abriter co merveilleux ein-

- La foule s y portait

'mpunéxamiiner

et

I l'étudier'' Un oifïcietr signala c© manque de

uUi ne dépasse jamais 70 francs ^^Yawce et de prudence. Aussitôt, l'ordre

*'


Samedi 7 Décembre l r §7

^.-'p-ft^-^îraaag^^ —*

hjl

I

Mfelnet actuel son relie! politique parttewlleT

>- ont tenu, non pas iil y a craiîUM ans ou il y

& tr.»rto ans, mais hier, uin langage à peine

Èiilltrent de celui de M. Hervé.

» M. Hervé, c'est l'image réfléchi dans un

tniroir à peine grossi de nos socialistes devenus

ministres

: pousuivez-le, certes, il le mérite

vingt fois

: mais allez vous asseoir à ses

îôtéj sur le ban des accusés ».

Du Gaulois ;

« Le général Picquart persista à considérer

- que l'on rte salirait, sans compromettre notre

puissance militaire, diminuer d'une semaine

îa durée de la période d'exercice à laquelle

sont astreints les réservistes ; il lui faut 28

jouis, il n'en rabattra pas une heure

; toutefois,

il accepte que ta période suivante soit

réd .te à 21 jours

; la défense nationale exigerai*-elle

moins de sacrifices en 1909 î Assurément

non.

» En attendant, il est permis d'éprouver

Cruel que surprise devant un tel calcul et surtout

devant -un toi marchandage.

» Si les 28 jours sont nécessaires à la défense

nationale, il faut les maintenir ; s'ils sont

inutiles, il faut les supprimer ; mais ce que

l'on ne usut concevoir, c'est que l'on tasse des

concessions quand on a la charge de l'armée

et que l'on est responsable de la sécurité du

pays ».

JOURNAUX BLOCARDS

De M. de Lanessan, dans le Siècle :

« Des faits c-ortstalés indiquent la tendance

non douteuse qu'a la diplomatie allemande à

favoriser par fous Jes moyens le mouvement

d'indépendance qui s'est produit en Chine de

,pui« quelques années, tandis que l'hésitation

de -notre gouvernani-ant en face d'une entente

politique de la France avec ta Chine, très dé-

Biréo par cette dernière, est de nature à inspirer

aux populations chinoises la crainte que

noun soyons hostiles à leurs .aspirations.

« Je suis convaincu que notre gouvernement

;*e rend compte de la nécessité de conclure

avec la Chine une entente analogue à

celle que nous avons conclue avec le Japon.

Mais je ne puis m'empêchc-r de constater qu

plus nous retardons l'heure de cette entente,

plus nous favorisons l'œuvre entreprise en

Chine par l'Allemagne. »

[Il en est de cela comme de toules choses,

Le gouvernement, soit par son action malfaisante,

soit OIT ses omissions non moins -funestes,

annihile l'influence française

a l'étranger.

Un jour vient où la nécessité de répartir

le mal éclate à tous les yeux. Malheu

reusement, il n'est plus temps.J

L'Humanité, commentant le projet de M. Augagneur,

s'exprime ainsi :

« Si les ministres acceptent son projet, M.

Augagneur trouvera bientôt des terres nou

veilles à joindre à son empire. Il voudra l'é

tenons jusqu'en Océanié, jusqu'en Amérique

Il faudra pour le satisfaire le nommer prince

des lies et de la mer. Ri-en ne justifie cepen

liant les desseins du proconsul sud-africain

A ce changement de régime, la Réunion et

les Comores n'ont rien à gagner. La Réunion

y perdra l'autonomie relative nécessaire à son

développement. Elle est un département. Elle

redeviendrait un pays de conquête ou de protectorat.

» Voilà pour ïe gouvernement, qui paraît hésitai

- , qui, dit-on, serait presque séduit, des

raisons très sérieuses de mettre un frein à

l'ambition conquérante d'un gouverneur général

un peu trop impérialiste. M. Augagneur

règne à Ma "

seul

loiw

ascar. C'est assez. Souhaitons

îent q e son règne ne soit pas trop

aux colons travailleurs et aux incligé-

[II est, édifiant d'entendre un organe socialiste

s'exprimer de la sorte sur le compte d'un

gros seigneur socialiste. En fait, l'Humanité

a parfaitement raison. Il serait nuisible pour

la Réunion et les Comores d'être adjointes à

Madagascar pour permettre au citoyen Augagneur

de jouer au vice-roi. Mais quel est le

rêve de tous les révolutionnaires, socialistes

ou autres ? D'avoir une couronne sur la tête,

lût-elle en carton. Bombardez-les souverains

de quelque chose, ils taperont sur

« la canaille

» et flétriront la Révolution.]

aiion du proiet d'évaluation de la propriété

ion bâtie à' l'article 2 de ia loi de finances.

La propï-téîé non bâtie

M. Jules Roche. — J'apporte ici une sorte

eue proclamation d'une association de vos fonctionnaires,

celle des percepteurs et des receveurs.

. .,

M, Caiilaux. — Cette association outrepasse

es droits. . . ,, .

M. Jules Roche. — Ge n'est pas moi qui 1 a

mtorisée, cette association de fonctionnaires ;

j3 ne l'auras même pas tolérée pendant 24

heures.

» (Protestations à l'extrème-gauche.)

A partir de ce moment, les socialistes har

cèlent l'orateur, qui est obligé de protester.

M. Jules Roche. — Cette association déclare

que le délai de quinze jours pirévu pour chaque

commune sera insuffisant dans bien des

as, qu'il faudra souvent vingt et trente jours.

L'orateur conteste que les expériences fai

tes dans les communes .justifient des conclu

sions du rapport de M. René Renoult sur l'impôt

sur le revenu. Les expériences sont exactes

: mais on aurait tort de généraliser.

M. J. Roche. — Vous dites aux contribuables

qu'ils seront contents

; je leur dis qu'ils

ne seront pas satisfaits. (Interruptions.) Vous

aurez des réclamations innombrables. (Mouvementé

divers.) Vous ne pouvez pas savoir

co que donnera votre système d'impôts

; mais

vous vous heurterez à des inégalités et à des

injustices qui soulèveront les réclamations les

plus nombreuses. I^e système que vous adoptez

ne peut pas rendre l'impôt foncier aux

communes, qui serait la seule solution admissible.

Je ne -peux donc adopter ni votre procédure,

ni votre système. Faire des promesses

qu'on ne peut pas tenir est une détestable

politique : je ne peux pas m'y associer. » (Applaudissements

à droite et au centre.)

Le ministre des finances vient répondre a

M. Jules Roche.

M. OaàHanx. — Faut-Il incorporer la révision

de l'impôt foncier à aa I*»: de finances ?

J'ai fait des réserves au point de vue de ia

rapidité du vote du budget

î -mais j'accepte

l'incorporation. Quant à la question de fond,

je 'ne veux pas entrer dans l'examen des divers

systèmes d'évaluation

; mon projet! tetnd

â instituer un système assez souple pour permettre,

suivant les régions, des procédés d'évaluation

di fférenis.

Je procéderai aussi rapidement que poes-ible

à l'évaluation complète de la propriété non

bâtie. On m'a dit : « Vous devriez remettre

aux communes le produit de cet. impôt fon

çier ». Mais, même dans ce cas, on serait

obligé de procéder à une nouvelle évaluation

et je crois que les contribuables seront assez

indifférents à ce que leur part de contribution

leur soit demandée par l'Etat ou par la commune.

»

Le ministre indique ensuite comment il a

calculé le délai d'évaluation

; il explique

qu'il demandera à chaquo percepteur de procéder

à la révision de quatre communes par

an et ni leur a fait connaître son intention.

M. Caiilaux, en terminant, examine le côté

politique de la question.

M. Caiilaux. — Si on ne fait pas une réforme

profonde, je pourrais presque dire

complète, de l'impôt, il ne faudrait pas s'engager.

Vous ne pouvez faire accepter aux

gager. Vous ne pouvez pas faire accepter aux

paysans la réforme de l'impôt qu'en faisant

de larges dégrèvements à la base

Le projet d'évaluation sur la propriété non

bâtie prépare une réforme autrement considérable

: celle de l'impôt sur le revenu. (Applaudissements.)

Je vous donne rendez-vous sur ce terrain le

plus tôt possible. En votant l'incorporation,

ïa majorité républicaine donne un gage à la

démocratie que celte réforme sera prochainement

accomplie.

(Applaudissements à gauche.)

Amendement Ribot

ge donne droit à Sa perception d'un droit fixe

,1-0 5 tain os ; toute ifissim.ufhation ou tentative

te dissimulation, de la plaque d'identité est

pnssibiie à in fois d'une amande de 50 à 200

francs e* d'un emprisonnement die six jours à

six mois. Les marnes pénalités pourront être

appliquées dans les oas où, pendant la nuit

.les planues d'identité ne seraient pas ou seraient

insuffisamment éclairées.

» L'article 4-33 du Gode pénal est, dans tous

les cas, applicable. »

Le second article a pour but de centraliser

.M ministère des travaux publics toutes les

contravetntiens encourues par chaque conducteur.

La réglementation existante impose, .en

effet, en cas de récidive, le retrait du permis

de oonidiuire ; mais, los contraventions n'étant

pas inscrites au casier judiciaire, il est

impossible

de savoir si un conducteur n'a pas

presque simultanément encouru dans dix ou

.'Ingt départements différents des contra vantions

répétées, il est indispensable de remédier

à cette lacune de la légi slation et de créer,

Minine le demandent les auteurs de l'article,

un

« casier central automobiliste ». Les frais

résultant de resta.mipillage soit de la création

du casier central automobiliste, seront largement

coirepertsôs par le versement du droit

l'estampiïrage annuel de 5 francs. Le nombre

tes automobiles étant actuellement de 36,000,

le revenu à attendre de la perception de ce

iroit miniine atteindra ISO.OOO francs.

AU LUXEI

LES 28 et 13 jours

Séance, du matin

La séance est ouverte à 9 heures, sous la

présidence de M. Etienne, vice-président.

M. Kil ne a reçu de M. Noul-ens une demande

d interpellation sur l'insuffisance du

matériel des chemins de fer et les conséquences

qui en résultent.

Cette interpellation est jointe à celles qui ont

été déposées sur le même sujet.

LA LOI DE FINANCES

111*

On aborde la discussion de la loi de fman

ces.

M. Sieglred a la parole dans la discussion

générale

; il critique tes'expédients et impôts

nouveaux imaginés par M. Caiilaux pour équilibrer

son budget.

M. Caiilaux."— On avait annoncé pour 1906

un déficit de 150 millions

; il se réduit exacteîufjDfa

15 millions ; il en a été de même des

évisions pour le budget de 1907.

M. Ribot. — Si le déficit n'est pas pins

grand, on ne le doit pas à la sagesse de votre

Bdininistration.

i'v". CaiHaux. — E. était impossible d'échapper

à un déficit de 65 millions, et par conséquent

d'éviter des impôts nouveaux; c'est dans

ces conditions qu'on a eu recours à ce que M.

Siegfired qualifie d'expédient ; mais il faut les

accepter ou être en déficit.

M. Siegfried. — Il n'est pas question en ce

moment de faire le budget de 1909.

Les 28 millions de prime à la marine marchande

constituent uno dette qu'il faut payer.

Et M. Caiilaux, au lieu d'inquiéter la France

par ses projets inquisitoriaux d'impôt sur le

revenu, ferait mieux de tirer parti des ressources

dont on dispose, car il est incroyable

qu'avec 170 millions de plus-value on se trouve

encore en présence de 67 millions de déficit. »

M. Ribot critique le changement de date de

paiement des pensions civiles et surtout la

suppression des primes à la marine marchande.

Il craint qu'on ne puisse endiguer le

flot dos dépenses

; mais il compte beaucoup

sur les impôts indirects.

M. Ribot. — Je pense que longtemps encore

et dans tous les pays

11 sera le fondement

des ressources et qu'il y aurait une grande

Imprudence à croire que c'est aux seuls impôts

directs qu'on pourra demander les ressources

de l'avenir. »

L'orateur conclut qu'il faut voter le budget

actuel, bien, qu'on -puisse dire qu'il n'est pas

.digne de la France et de son travail. (Très

bien

! sur un grand nombre de bancs.)

M. Dèjeante justifie les socialistes unifiés

qui repousseront le budget en bloc.

M. Caiilaux répond que sa politique consiste

précisément à mettre en balance, quand il s'agit

d'emprunts étrangers, les intérêts économiques

que la France peut avoir dans ces

pays

; il réplique ensuite à M. Dèjeante.

M. Caiilaux, — M. Dôjeanto prétend que

nous faisons tout pour les riches, rien pour

(les pauvres ; c'est là une parole peu digne de

lui et de nous ; et quand je l'entends déclarer

que, sous la République, les -ouvriers sont

moins bien traités que sous la Monarchie,

cest do toutes mes forces de patriote et de

républicain que je proteste.

» (Vifs applaudissements.)

•»H,-ministre des finances remercie ensuite

i. iPot d* i'a-PPni qu'il lui a promis.

M. Caiilaux. — Mais vous avez dit que vous

ne vouliez voir dans l'incorporation à la loi

de finances du projet de revision des propriétés

non, bâties qu'une réforme de l'impôt foncier

; j'y vois, moi, la préface d'une réforme

nsearte à laquelle le gouvernement est profondément

attaché. (Applaudissements.)

M. Retnoult. — La commission de législation

fiscale l'interprète de la même manière. »

La discussion générale est close. L'article

premier est réservé. La suite de la discussion

est renvoyée à la prochaine séance.

M. le ministre des travaux publics dépose

un- projet de loi relatif au réseau des chemins

de fer d'intérêt local du département

du Tarn.

Séance levée ù 11 h. 50 ; prochaine à 2 houmes.

Séance du soir

La séance est ouverte à 2 heures : M. Biisson

préside.

L'ordre du jour appelle divers projets de

prorogation de surtaxes sur l'alcool.

• M. Lasies. — j-o proteste contre ces surtaxes'

on dirait qu'on vent tuer la poule aux renls

d'or

; on barre la route aux alcools de vins,

i et ne pourront entrer dans les villes que les

alcools frelatés, qui empoisonnent l'ouvrier

• .(AppaondiaseimanAs.)

M. Jean More) rapporteur. — C'est le seul

moyen, pour certaines villes, de m procurer

des ressources dont allas ont besoin. »

On -reprend la discussion de la loi do firran

•ses.

Les articles 2 et 3 sont adoptes ; la Chambre

monte, ensuite, par 50G voix contre i, rincoryoi-

A la suite du premier paragraphe de l'article

3 ainsi conçu :

« L'évaluation a pour objet de faire ressortir

en un chiffra global la valeur locative réelle

de l'ensemble des immeubles

non bâtis

possédés dans la commune par chaque propriétaire

! » M. Ribot ajoute les mots : « En

tenant compte ides exploitations distinctes. »

M. Ribot. — Le ministre des finances a dit

tout à l'heure qu'il y aurait des évaluations

distinctes, lorsqu'un propriétaire aura plusieurs

exploitations dans la m&me commune;

dès lors, pourquoi ne le dit-on pas dans ia loi ?

Il n'-est pas possible de comprendre plusieurs

domaines dans une seule évaluation

; ou la

paree3!e, ou le .domaine, mais non pas la masse

des exploitations. (Applaudissements.)

Le ministre des finances. — Les évaluations

ont pour objet de faire ressortir en un chiffre

total l'ensemble des valeurs locatives des

biens situés dans la même commune et appartenant

à un même propriétaire. '

11 y aura dans le bulletin une distinction

entre les divers domaines, toutes les fois que

cela sera possible

; mais, qu'entend-on- par

exploitations distinctes ? (Bruit.)

Quel est le but qu'on poursuit ? Quel intérêt

si grand attaobe-t-on à introduire cette

question d'exploitations distinctes ? Je ne le

vois pas, et je vous demande de voter notre

texte.'

M. Rïfooî. — B. -est impossible de faire l'évaluation

d'un ensemble de parcelles qui ne forment

pas une exploitation ; je n'ai pas d'autre

pensée ; mais l'intéressé ne pourra discuter

l'évaluation, si, au lieu d'opérer par exploitation,

on ne lui donne qu'un chiffre global.

Le ministre. — J'entends donner plus de garanties

au contribuable que n'en demande M.

Ribot. (Exclamations), car le bulletin

contiendra

même les évaluations par nature de

culture ; je demande de ne pas être enfermé

dans des termes trop étroits.

M. Ribot. — Votre système aboutira, à un

ensemble indéfinissable ; ce sera la confusion

et l'arbitraire. »

L'amendement die M. Ribot, mis aux voix,

est repoussé par 328 voix contre 252.

M. Doumer demande la suppression des

mots « en un" chiffre global » qui pourraient

gêner l'administration .

Cet amendement est adopté ; l'article 3 du

projet de loi incorporé est adopté, ainsi que

"es articles 4 et 5.

M. Klotz demande d'ajouter dans la composition

de la commission d'arrondissement,

après les mots « deux propriétaires fonciers »,

ceux-ci, chevaux

k SkV

Vrogrnmme du jeudi 26 dôMintbre :

fnx du Cbatoau (steei«i

génieurs des mines, hors de concours, dont

les noms suivent, nommés ingénieurs ordinaires

de 3' clause pour prendre rang à dater du

1" novembre 1907, recevront les destinations

suivantes :

M. Marchai sera chargé du sous^rrondisse*

ment minéralogique de Rodez et du 5' arrondissement

du service du contrôle do l'exploitation

technique du réseau d'Orléans.

Ces dispositions auront leur effet, à dater

du 1" décembre 1907, en ce qui concerne MM.

Rômy Breynaert et Stoùvenot

; à dater du

1". janvier en ce qui concerne M. Marchai.

Une prolongation de congé d'un mois, A

dater du 15 novembre 190T, est accordée, avec

traitement entier, pour raisons de santé, à

M. Chimits, conducteur des. ponts et chaussée^,

attaché dans le département des Basses*

Pyrénées, au service des études et travaux

du chemin do fer d'Oloron à Bedous.

rMUiii mi

CON GO XJ -R S;

PONTS ET CHAUSSÉES

Un arrêté du ministre des travaux publics,

en date du 25 octobre dernier, a fixé au 17 février

1908, l'ouverture du concours qui doit

s ouvrir au chef-lieu de chaque département

pour

1 admissibilité à cinquante emplois da

commis des ponts et chaussées et des mines.

Par un autre arrêté, en date du 4 décembre,

le nombre dos emplois mis au concours, de

cinquante, est porté à cent.

dans toutes les

maisons doit-il

y avoir en réserve un flacon

de Baume du Foyor

stérilisé à 120»???

Stérilisé à 120 o guérit de suite le»

Brûlures, Coupures, Ampoules, Eng&

lurzs, Crevasses, Gerçures, Vlcères

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Catus : l'ii" lh'

Croïx-Volvestre : l'h"

D r liordol

; Parizot

or ; Gain."- ,,,,„ vu-is, - Sie«

» ; >||" 1 .li»» 1 , .... «-||1~„ !

l'h" Qespojc , muw s-

- Ph» liaspa-ioux:

Pb«

l'h' Gazes ; Ussoi-s. -Sarsonne

Brive : Ph» Joseph Bruno

: f»* 0 ? p h . Tau.

Loloum ; Pau : Ph« Smith ; "'^ÏÏ^IMS £»

pin ; Seissan 1 Ph" do Bru* . Uunem i t,W

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


Samedi 7 Décembre 1901

pour les to* il Laigiioc

j

avons annoncé la formation d'un

toulousain constitué en vue cle veaux

victimes des inondations

E£> ai**.

p

T anguedcc.

d%i lira plus bas l'appel que ce Comité

tresse à la population.

* -roulouse, nous en avons la conviction,

y répondra avec sa générosité et son élan

*ta capitale du Languedoc n'a pas seulement

à remplir un acte de charité ; elle a

K,ssi à s'acquitter de la dette de reconnaissance

qu'elle contracta envers les populations

qui,

L u lendemain des inondations de

juin 1875, s'associèrent à sis malheurs et

h ses deuils, pleurèrent avec elle et lui donnèrent

sans compter los réconfortants témoignages

de leur fraternelle solidarité.

Nos voisins du Bas-Languedoc viennent

de traverser les heures douloureuses et

cruelles que nous connûmes il y a trenteieux

ans. Ils ne restèrent, pas indifférents

aux souffrances de nos concitoyens de

Saint-Cyprien.

Nous ne resterons pas

sourds, nous non plus, à leurs cris de détresse.

Us vinrent à nou:- et nous tendirent

une main secourable. Toulouse ne les abandonnera

pa3.

Le Comité qui s'est formé spontanément

sur le large terrain de la bienfaisance, en

dehors de toute

considération de parti,

S'est assuré le concours de tous les corps

constitues, de toutes les sociétés, de tous

les groupements locaux.

11 fait appel à

toutes les bonnes volontés. Aucune ne lui

fera défaut.

Voici en quels termes il explique le but

qu'il s'est assigné — et vers lequel tendront

tous les efforts :

L'inondation a de nouveau répandu la

fuine et la désolation en notre pays. Et

c'est encore sur le Midi que s'est abattu le

terrible fléau.

Le Bas-Languedoc et le littoral méditerranéen,

des Pyrénées au Rhône, déjà si

gravement éprouvés par la mévente des

vins, ont été réduits, en maints endroits,

à l'extrême détresse.

Et c'est grande pitié de voir ces lieux

'autrefois si riants et si prospères, attristés

et dévastés par ces maux conjurés.

\Ccs effroyables malheurs touchent Toulouse

à des titres divers. De tous temps

notre ville a eu les relations les plus suivies

et les plus fructueuses avec le Bas-

Languedoc.

Les liens de solidarité qui les unissent,

'depuis les temps les plus anciens, sont si

intimes que rien de ce qui atteint l'un ne

saurait trouver l'autre indifférent, la prospérité

de la province engendre celle de la

Métropole et l'une ne saurait s'appauvrir

I sans que l'autre, immédiatement, n'en soit

amoindrie.

En 1875, les premiers secours parvenus

t aux sinistrés de Toulouse provenaient de

t son ancienne province et c'est à Toulouse

qu'au temps de leur prospérité, les Tubo-

I ricux ct riches vignerons de l'Aude et de

I l'Hérault venaient échanger l'or de leur vin

é tontre les utilités et agréments de la vie

t que leur offrait libéralement en échange

I la 'métropole dont ils sont devenus fiers.

C'est dire qu'il est autant du devoir que

I. 'de l'intérêt des Toulousains de venir au

secours de la misère ct de la détresse des

sinistrés de l'Aude et de l'Hérault.

Au reste, qu'est-il besoin de parler d'intérêt

et de devoir î Le spectacle des maisons

éventrées, des vignes envasées, des récoltes

détruites, des routes coupées, des

ponts enlevés, des populations affamées et

NOMINATIONS ECCLÊSIASTWtlES

IM. l'abbé Jean-Marie-Oscar-Alfred^Jcseph

F.rauciel, vicaire à Saint-François de iLavaur,

est nommé curé des Cabanmes (Cordes).

M. l'abbé Marie-Joseph-Camille Amalvy,

vicaire à Saint-Jacques de Châle Hérault, est

nommé vicaire à Saint-François de Lavaur.

Mgr l'évèque de Poitiers a nommé :

M. l'abbé Emile-Henri Pinel. licencié ès-lettrea.

professeur à l'Ecole Saint-Milaire de

Niort.

ALBI. — Pharmacie du dimanche. — Demain

dimanche, la pharmacie Borelly, avenue

Villeneuve, restera ouverte toute la journée

pour assurer le service.

Réunion. — Aujourd'hui samedi, à 8 h. 30

du soir,, aura lieu- à Albi la réunion de l'Amicale

des Ariégeois dans le Tarn. On se -réunira

dans le local habituel, café Glacier.

Pour iea pauvres. — La somme de 8 firancs,

produit d'une collecte faite au bal organisé

par le comité des mineurs, à l'occasion de la

Sainte-Barbe, a été versée au Bureau de bienfaisance

par M. Adrien Gayra.rd, président

du comité

Sporting-Olub Albigeois. —- Match de football.

— Demain dimanche 8 décembre, au terrain

de manœuvre, un match sensationnel de

football rugby mettra aux prises le Spoiiing-

Club Albigeois et le Standard-Club Toulousain.

Cette partie, qui commencera à

3 heures,

sera précédée d'un match entre les équipes

régimentaires du 15" de ligne et du 18' d'artillerie,

et pour lequel le coup d'envoi sera

donné à 1 heure et demie.

Souhaitons que le ciel se fasc-e plus clément

et permette aux Albigeois d'aller assister à

ce double événement sportif.

Voici la composition des équipes :

Toulouse. — Arrière, Rouaix

; trois-quarts,

Paillent, Ducos, Al'J'io«

; demis, I.ary, Deriés

; avants, Jehame, Baidou, Bouland, Barthies,

Lagarde, Montauriol, Delrteu, Merle.'

Albi. — Arrière, Carme

; trois-quarts, Raynaud,

Bonnaf.ous, Teysseire, de Gineste ; demis.

Gahuzac, Lombrail ; avants, ,1. Robert,

E. Gonties, Vié, pehlotter, Bardou, Bressolles,

Raffel,. Nouais. Hemplaçant

: Delas.

Etat civil du 28 novembre au 4 décembre. —

Naissances

: Fernande-Gabrietle Chabrouty

fille de Gabriel-Adolphe, constructeur,

rue

Castelginest

; Marie-Joseph-Emile Clavet, fils

de Jules-Jean, lieutenant au 15' régiment d'infanterie,

rue des Prêtwsi

; André-Emi'e Com

bes, fils de Jules-Henri, chef cantonnier, rue

des Carmélites

; Marce'de-Eugériie-Joséôhine

Blanc, fille de Edouard-Mlred-Ferréal, négociant,

rue Mariés

; André-Elie-Paul Rouffiac,

fils de Philippe, propriétaire à Fonvi-aJane

Marie-Thérèse Valette, fille- de Ernest-Baotiste,

•négociant., route de Carmaux

: GabrielO-e-Emilienne

Montais, fille de Ernest-Pia uQ maçon,

rue Salvan-de-Sailès : Marthe-Marte-Adrienne

AJlexandrine Vogel, fille de Chartes-Louis,sousofficier

au 15" régiment d'infanterie, rue du

Tru&l-de-Palaft're.

Mariage

: Henri-Paul Garrigues, maçon, foi

rail du Castelviel, et Julie Grimai, à Teillet

fTarn).

Décès

: Cécile Ferriol, 3 ionns, à l'hospice

Qlara-Aingustine-Adieline Mersié, épouse La

cam, 29 ans, avenue Villeneuve

: Jrrtte-Ernttie-

Marie Viala, éoouse Manrlès. 34 ans, me du

Roc

: I.crù-itia-Marie Pauziès. 4 ans, au Pigné

Pauline-Marie Virazets, veuve Vergnes 64 ans

au Trueil-d-9-Pnlaffre

; François-Auguste Fer

rot. forgeron. 58 ans, marié, «liées du Lude

Philippe Guillaume, ouvrier électricien 37

ans. marié, boulevard Sowlt

: Rose Vè?>e épou

se Roussel 61 ans, rue du Pont-Neuf

• Marthe-

Rose Rouissou-, 11 ans, boulevard So-u.it

• Albert

Charrier, gardien à l'asile d'afliénés 40

ans. célibataire, allées du Lude : Raon'-Téon

Edouard Fraissmot. étudiant 23 ans célibataire,

rue de la Caussnd'e

- Marte-Anne Rcuv

lat épouse Tre'ilhes, 70 ans à ,1'hosmee Antoine-Pascal

Marty. snhàttèr, 79 ans, marié

rue Saint-Martin

; Louise-D^rine TAvWrmires,

veuve Pic, 66 ans, rue TimbaJ. "

CASTRES. — Conseil municipal. — Séance

du 2 décembre. - Quatorze conseillers assis

tant a la séance présidée par notre maire-sé

avocat du milliard des congréga-

ON DEMANDE DES MALADES

mémo réputés incurables. — PAJEWENT APRÈS GUËRISON seulement.

Guérison rapide et sûre, sans médicaments, par la MEDECINE NATURELLE, électricité,

radiation», eau, niante», hygiène, et que chacun peut suivre chez soi, — de toutes

les maladies chroniques les plus anciennes, les plus graves, telles que : Tuberculose,

Maladies de Poitrine, Asthme, Rein, Foie, Vessie, Estomac, Peau Intestins, Rhumatisme,

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fiés/dent du Comité médical de la médecine Naturelle. 10.

Bx/e des Bons-Enfants. PAMS.

I

4e tout le lamentable et sinistre cortège

habituel de Vinondation ne suffit-il jjas, â

lui seul, à émouvoir profondément nos

cœurs en faveur .de ?ios frères éprouvés ?

Ce sont ces pensées qui sont sûrement

venues à l'esprit de tous nos compatriles

à la nouvelle des récentes catastrophes.

Et c'est pour y répondre qu'il s'est constitué,

en quelque sorlc spontanément, un

Comité pour recueillir Vobole de Toulouse

en faveur des victimes

si cruellement

éprouvées.

f, Le Comité adresse un chaleureux appel à

la charité et à la commisération de la population

toulousaine pour, en lui annonçant

sa constitution, lui faire connaître ses

espérances de voir son initiative encouragée

par l'empressement de chacun à lui apporter

son obole.

Bes listes de souscription sont déposées

'dans les bureaux des journaux et chez les

banquiers de la ville. Tout le monde voudra

s'y inscrire.

Des fêtes seront organisées par les soins

'du Comité. Nous comptons sur le concours

de tous nos compatriotes pour en rendre le

résultat des plus fructueux.

Toulouse, toujours généreuse, montrera

une fois de plus qu'aucun malheur ne la

trouve indifférente et qu'elle s'intéresse

"H'autant plus aux victimes des derniers désastres

que ces victimes sont des compa

triotes.

Nous devons ajouter que le Comité a décidé

que tous les fonds qu'il recueillera se

ront répartis sur les indications qui lui

seront fournies par les chambres de commerce

et par les associations agricoles des

départements sinistrés.

Des listes de souscription, sont déposées

aux bureaux de l'Express. Nous transmettrons

au Comité les dons qui nous seront

remis et nous - publierons les listes géné-

: raies de souscription qui, après centralisa

I ton, nous seront communiquées.

aniniiimmimnmniimniinnnii

à Mo-zaiinet

; Victor Mlaael, 25 ans, tonnetlier,

et Anna Jeanzac, 31 ans, à Mlaaamet.

Décès

: Marthe Catrsai'.a, 4 mois, rue die la

VifRe

; Marei Fous-niais, 79 uns, avenue Aiibeait-

Bouviére

; Noé-lte Faisre, 10 ans, à la Resse.

LA53TREG. — Lyre Saint-Rémi. — Programme

des inoaioeaux qui eeirout exécutés domain

diinaische, à 3 heures ot demie du soir :

t Menollck, défilé (F. Stoupan)

; 2. Valentino

de Milan, fantaisie (E. Mutlot)

; 3. Les

Liftas roaes, valse (Chavatti)

; 4- L'Auréole,

fantaisie (Ba.j

Vol de portarno-nnaie. — Le sieur J..., d Aureillian,

.est inculpé pour vol dq portemonnaie

trouvé à la gare. Il y a, dans cette affaire, un

sou troué .et une épingle de cravate qui jouent

un rôle important, si important que le tribunal

a voulu te préciser en renvoyant l'affaire.

Vol de dinde. — La veuve B..., de Sanvcterr.e

canton de ManboaTguct, est necusoo davoir

volé uno dindo o, une do ses voisines


Samedi 7 Décembre 1007

—nmn—mm—irri i IIII i i '''ii" ILI MiiHi i ^-^rro—- -JT

BulletinFimmiei

Paxls, o décembre.

Bourse en meilleure tendance

; les fonds d'Etat

«nt tous progressé, l'Extérieure à 93 15, le Turc à

|8 30, le Portugais à 62 25.

Les fonds russes finissent au cours d'nier

: le

£ % unit à 93 95.

Les chemins espagnols sont en hausse.

Nos etaxilissements do crédit ont progressé : Cré-

Wit Lyonnais 1179, Banque de Paris 1442

; Banque

fle Yucatan très terme à 266 ; nous avons déjà appelé

l'attention des capitalistes sur cette valeur

très intéressante et dont les cours doivent forcément

progresser.

Métropolitain 511, Omnibus 920, Suez 4592, Thomeon

G15

; le Rio, le cuivre ayant monté, s'avance en

clôture à 1704 ; Platine, 520 ; de Bcers faible à

427 50.

Les actions du Chemin de fer du Midi de l'Italie

eont fermes à 269 francs, grâce aux garanties multiples

dont elles jouissent du gouvernement italien

«l'une province et de plusieurs communes.

DE LAVIGEMR,

14, place Vendôme, paris.

BULLETIN

MÉTÉOROLOGIQUE

Du 6 décembre.

Il est tombé 5 millimètres d'eau à Toulouse,

1G

au Puy-de-Dôme et 4 à Bordeaux.

STATIONS Buomtt. Ilemo.l ÉTAT DU CIEL lini. de

la veilla lu.

dJ

ia veilla

Toulouse..

Puy-de-DsM.

Plo-in-ïidi..

Perpignan.

Bordeaux.

56.7

53.7

05.9

54.7

57 5

10 2 0. tr. fo. nuag

0.6 S.E. tr. fort br.

—9.8 O.N.O. t. f. ne

12.8:N.O. tr. fo. CO

9.2IO.N.O. a. f. n.

8.4

0.0

-6.4

9.5

9.1

15.0

5.3

-0.7

13.4

14.9

oUain, 40 25 ; 4 premiers, 41 ; 4 de mai 43 ; tendance

carme ; stock, 35.600 ; circulation, 175.

Sucres. - Courant, 28 625 ; prochain 28 625 , 4

premiers, 28 75 ; 4 de mars, 29 ; 4 de mai 29 5g .

tendance ferme ; roux cuités, 26 ; autres jets, 26 ,

raffinés, 59.

MARCHE DU HAVRE

Du 6 décembre.

Cotons. - Janvier 1006, 75 23 ; J^riev 75 12 ;

mars, 74 62 ; avril, 74 37 ; mai 73 87 ; juin 73 02

juillet, 73 50 ; août, 73 t» ; septembre 72; 50 -r octobre,

71 ; novembre 1907 , 00 62 ; décembre, 76 37.

Tendance soutenue. Ventes, 4,250.

Cafés. - Janvier 1908 , 40 ; février, 40 ; mars, 40 ,

avril 40 mai 40 ; juin, 40 ; juillet, 40 2* ; août,

40

POUS, Clémence ADAM, AMIGUES et Guillaume

SERIEYS ont est prié d'assister aux

obsèques de

Monsieur Justin F0RGUES

qui auront lieu le samedi 7 décembre 1907,

à 2 heures du soir, sur la paroisse Saint-

Etienne.

On se réunira 17, rue de Fleurance.

Foires etMarcliés

MARCHË.DJB^PARIS

Du 6 décembre.

Farines. — Courant, 30 25 ; prochain, 30 25 ; janvier-février,

30 40 ; 4 premiers, 30 55 ; 4 de mars,

30 90 ; tendance ferme ; circulation, 1.650 ; consommation,

56. ,.„„„„.

Blés. — Courant, 22 30 ; prochain, 22 60 ; janvier-

~tévrier 23 15

; 4 premiers, 23 55 ; tendance ferme.

Soin-lés. — Courant, 18 75

; prochain, 18 75 ; janfier-février,

19 ; 4 premiers, 19 25 ; tendance calme.

Suifs. — Paris, 79 50 ; province, 79.

Avoines. — Courant, 17 55 ; prochain, 17 70

; janvier-février,

17 05 ; 4 premiers, 18 15 ; tendance

ferme

Colza. — Disponible en cuves à nu, 51 50

; courant,

$2 ; prochain, 51 75 ; 4 premiers, 51 25 ; 4 de mai,

19 50 ; tendance ferme.

Lin

— Disponible en cuves a nu, 86 2a ; courant

86 -, prochain, 83 25 ; 4 premiers, 82 25 ; 4 de

mai ' 74 75

; tendance soutenue.

Alcools. — Disponible, 39 75 ; courant, 40 ; pro-

CONFÊRENCES DE N.-D. DE PARIS, expositiOT de

la morale catholique. Carême 1907,--ï.Jf Fw«e*

le Péché

: I. Les caractères qui en •font-la malice,

et les pu ssances qui les produisent. Conférences

tt retraites, par E. JANVIER, 1

424 pages. Prix : 4 francs. - P. Lettaelleux, éditeur

10. rue Cassette, Paris (6).

Guidé par saint Thomas,

1 émment conférencier

nous avait initiés aux merveilleuses solutions fournies

par la doctrine catholique aux problèmes Ue

la béatitude qui attend l'nomme au terme.de ra vie,

de la liberté qui est ici-bas son apanage glorieux

des passions bonnes ou mauvaises qui le portent

vers le but suprême ou l'en éloignent. C'est encore

mus la induite du docteur angéliquc que, cette

année le prédicateur étudiait le vice et le péché,

soit dans les caractères qui en font la malice,

S dans les puissances qui le produisent. La gravité

du péché en raison de son antagonisme arec la

toi éternelle, la démonstration de cette vérité que

le péché ne vient .pas de Dieu, mais d autres causes

extérieures à l'homme ou, au contraire, intimement

unies à sa nature, telles sont les grandes lignes

de ce bel ouvrage, complétant dignement, avec

les notes dont 11 est enrichi, l'œuvre si méritoire et

glorieuse de l'éloquent apôtre de Notre-Dame.

Il sera lu avec un intérêt d'autant plus grand

que malgré la vieillesse éternelle des sujets qu'il

aborde il est d'une étonnante modernité. Dans l'un

des appendices si chargés de doctrine qu il a joints

à ses conférences, M. le chanoine Janvier écrit :

« Plusieurs de nos auditeurs s'étonnent que nous

nous occupions de systèmes anciens qu'ils estiment

morts et complètement étrangers a notre temps ».

Certes nous comprenons que dans l'auditoire de

Notre-Dame, si cona>act, si divers, ou le disciple de

la philosophie moderne coudoie le fidèle de la thé

logie traditionnelle, où d'aucuns se trouvent qui

peut-être prêtent l'oreille plus aux hypothèses risquées

d'une demi-science qu'aux certitudes doublement

affirmées par la raison et par la foi, quelques

voix se soient élevées, pour estimer peu approprié

au langage courant de notre temps 1 enseignement

du prédicateur de Notre-Dame. De cela^

et surtout de -leur hardiesse à le dire, qu'ils soient

remerciés. Hs nous ont valu une magistrale explication

de l'orateur, en même temps qu'ils montraient

combien peu ils avalent saisi es allusions

bien claires copencl?..i3*'et approfondi la doctrine de

ses conférences.

Des diverses démonstrations de l'auteur ressort

avant tout ceci que, entre la science certaine et

cette philosophie scolastique que plusieurs affectent

de dédaigner, le contact est perpétuel et raccord

j

admirable.

C'est là un des grands mérites de ce livre d'être,

comme il convient aux Conférences de Notre-Dame,

un monument grandiose d'apologétique

; toutefois

11 lui en est un socond que je me reprocherais de

ne pas souligner, c'est d'être un ouvrage d'érfifleation

et de piété profonde. La retraite pascale qui 1e

termine est de ce que j'avance là un témoignage

indiscutable. Dans ses instructions données chaque

soir de la Semaine Sainte, le prédicateur s'attache

moins à planer sur les sommets

; il abandonne les

hautes considérations du dogme et de la philosophie,

mais il en garde le souvenir et le propose à

ses auditeurs comme règle de vie. Il faut lire ces

pages, très modernes aussi, où chacun des nôtres

découvrira facilement quelque trâit qui convienne

à son âme, quelque cause de remords, quelque èloignement

au bien, car toutes les fonctions et toutes

les faibSesse y ont leur part, et à chacune, du geste

assuré du praticien dont la main ne tremble pas,

l'auteur indique le devoir ou le moyen de salut.

Nous souhaitons que la diffusion de ce livre soit

large, afin qu'i rajppel.le aux auditeurs du savant

conférencier les vérités qu'il leur énonça, que surtout

il s'en aille, messager de lumière, porter la vérité

cathoique aux âmes qui aspirent après elle et

qui, n'ayant .pas eu la bonne fortune de la recueillir

des lèvres du prédicateur au pied de la chaire ue

Notre-Dame, voudront du moins la contempler, toujours

vivante et toujours bienfaisante, dans la reproduction

fidèle qu'il offre au public de ses magnifiques

conférences du doinier Carême.

1 F. DUCLAUX-MONIÏIL.

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LE P GR4TRY Pages choisies avec fragments inédits

par L.-A. MOUEN, professeur à l'Ecole de

théologie d'Amiens. Un volume in-12. Prix :

3 fr 50 (Librairie Charles Douniol, 29, rue de

Tournon, Paris-VT), et chez Privât, Sistac, libraires.

C'est une excellente idée de la maison Téqui d'avoir

publié un reoueil de Pages Choisies du P. Gratry.

Aujourd'hui que le mouvement d'idées dont il

a été le précurseur se développe de plus en plus, il

faut rendre la lecture de ses ouvrages aussi accessible

que possible. , .. „' ,

Les jeunes gens de notre époque en qui revit la

pensée du P. Gratry et un peu de son âme généreuse

ceux qu'il saluait dans une de ses plus belles

pages pourront aller chercher dans ce livre l'inspirafpitkm

do leur noble conduite. Ils y trouveront

e-flprimées les pensées dont ils cherchent à vivre.

L'auteur voudrait

« que, revenant à la pratique de

l'oraison ils s'en servent pour nourrir leur pensée

exciter leur réflexion ». Aucun livre n'est mieux

fait pour réaliser ce but. On peut dire qu'on y suit

la pensée du P. Gratry depuis les premières méditations

écrites à Strasbourg jusqu'à la dernière lettre

rédigée quelques jours avant sa mort.

Une étude biographique assez développée, des études

très précises sur chaque ouvrage, un exposé

très exact de la philosophie du P. Gratry, des notes

très suggestives rendent la lecture de cet ou

veage utile, intéressante et facile.

LA BONNE CHANSON

Accueillie avec enthousiasme dès son apparition,

cette très intéressante revue nous donne, avec son

deuxième numéro, un sommaire encore plus

attrayant,

si possible, que celui du numéro précédent.

Citons

: Les bonnes Chansons : Jésus chez les

Bretons, Les Grands Berceaux, Hier et Aujourd'hui,

par le vaillant barde breton Théodore Botrel, qui

est l'âme de la revue

; Noël des Bonnes Vieilles,

par le célèbre chansonnier Xavier Privas

; Bonhomme,

par Gustave Nadaud; la Ronde du Diabo

lo, une exquise chanson d'actualité, par Mme Fran

cine Lorée

; le Fromage, très amusante fantaisie

du bon humoristique Victor Meusy

; Voici la Noël.

une curieuse ballade bretonne du xv* siècle, savamment

harmonisée par André Colomb. Citons encore

des Poésies et Chansons à dire, de Th. Botre et

de G. Nadaud, et enfin une biographie à la fois

êrudite et familière du maître Ernest Cheftroux,

consacrée à Gustave. Nadaud, l'un des maîtres de

la Chanson du xix' siècle

La Bonne Clianson est envoyée franco contre

Un franc à M. d'administrateur, 32, faubourg Saint-

Honoré, Paris. — Abonnement : 12 fr. par an.

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LA FRANCE ILLUSTREE

Avec le 59' fascicule de la France Illustrée, vient

l'étude rte la Drôme.

Texte

: Situation, climat, voies de communication,

agriculture, industrie, commerce, histoire du

département, histoire et description des villes,

bourgs et châteaux les plus remarquables.

Illustrations

: superbes vues de Beaumont-lcs-

Valenoe, Crest, Valence et Saint-Vallier.

Trois suppléments gratuits

: une carte en cinq

couleurs do tout le département, un dictionnaire

des communes et un magnifique hors-texte : Vue

générale de Valence.

Ce numéro est vendu partout au prix habituel de

0 fr. 75.

REVUE DES DEUX-MONDES

Livraison du 1er décembre 1907 :

I. Les yeux qui s'ouvrent, ire partie, par M. Henry

Bordeaux. , ,„. i ,

II. Richard III dans le drame et devant l'histoire,

par M. Augustin Hilon.

III. La langue auxiliaire du groupe de civilisation

européen. — Les chances du français, par M.

J. Novicon. . , :

IV Juian Klasko, historien, critique et patriote,

par M. Henri Wçlschinger, de l'Académie des

sciences morales. - „, r„

V. Lettre écrites du sud de l'Inde. — V. Le Carnatic

• ViUaipouram, la fo.r^-resse de Genji, la légende

de Singaveram, les Etangs, par M. Maurice

Maindron. «,' ,

VI La beauté des machines, a propos du Salon

de l'Automobile, par M. Robert de La Sizerame.

VII. Le problème criminel au moment présent,

par tt. Henri Joiy, de l'Académie des sciences mo-

VIII. Chronique de la quinzaine, histoire politique,

par M. Francis Charmes,

IX. Bulletin bibliographique.

***

LE BLOC CATHOLIQUE, revue mensuelle

; rédaction

et administration

: 7, rue d'Astorg, Toulouse.

Abonnements

: France, un an, 5 fr.; -étranger,

6 fr.

Sommaire du numéro 02 : Décembre 1907

Progrès et Modernisme, par Joseph Esquirol. —

Conférences du Comité catholique.

— Motu Promu,

par Pie X. — Autour de l'Encyclique,

par

E. Keller et Dom Bease. — Un Livre qui console,

par Dom A. du Bourg.

L'Hérésie du Renouvellement

(suite et fin), par Thomas Pègues. — I* Commentaire

de Saint-Thomas, par Pie X. — Lettres

de Louis Veuillot (suite), par P. Talon.

iLiiMiii mi i»

»m ratage

ACXUMM

BOURSE DE PARIS

Du

6 Décembre (Dépêche télégraphique)

AU COMPTANT

COURS

DU ÎOTJB

FONDS D'ETAT

g %

3 % amortissable

Dette tunisienne

Russe 4 % 1867 et 1869

— 4 % 1880

_ 4 or 1889...

— 4 % or 1890

_ 4 % or 1893

_ 4 % or 1894

Consolidé 4 % 1" et 2* séries

- « % 1901

_ 3 % or 1891

— 3 % or 1896...

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Russe 1906..

Letres do gage 3 è

Bons messes 1904

Italien 5 %

Espagne extérieure (co^rs 30 p.)..

Autriche or 4 % ,

Honcrois 4 %

Egypte unifiée

Argentine (Républ.) 5 % 1838 ,

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93 93

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96

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518

62 10 COURS

VRÉCÉD.

95 50

96 25

457 ..

83 60

Banquo de Francs

Crédit Foncier

Crédit Lyonnais

Banque de Pans....

Comptoir d'Escompte

Société générale

Banque franco-espagnole

Banque Ottomane. o

Midi

'

Orléans ••• ;

Paris-Lyon-Méditerranôe -

Nord

Ouest

Est

Est-Algérien

Ouest-Algérien -

Bûne-Guelma

Autrichiens

Lombards

Nord-EspagDe

••

Saragosse

Chemins do fer Portugais

Charbonnago de Lavlana

Carmaux

Thomson-Houdton

Compagnie Parisienne du Gaz...

Messageries maritimos

Compagnie transatlantique

Lots Co.-igo

••

OBLIGATION^

Ville do Paris 1865

_ 1865

_ 1871

_ 1875

_

Î376

_ 1892

_ 1894-1895

— 189S

— 1899

_ 1904

— 1905..

Foncières 1879

— 1883

— 1S85

— 1895

— 1903

Communales

1S73

— isso

_ 1891

_ 1892

_

1S99

Midi 3 % anciennes

Orléans 3 % anciennes

Lyon 3 % fusion anciennes

Nord 3 % anciennes

Ouest 3 % anciennes

Est 3 % anciennes..

Est-Algérien ,

Ouest-Algérien

Bône-Guelina ,..

Saragosse

Nord-Espagne

Portugais

Autrichiens 3 % J." hypothèque.

Lombardes anciennes

Suez

Panama lots 1889

Panama lots libérés

Ottomanes 4 % consolidées

Douanes ottomanes

Priorités ottomanes

4190 ..

680 ..

1180 ..

1443 ..

678 ..

861 ..

323 ..

704 ..

1130 ..

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1331 ..

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825 ..

895 ..

685 ..

649 ..

665 ..

722 ..

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532 75

531 75

364 ..

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408 ..

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384 ..

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438 50

458 75

495 ..

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396 50

454

456

432

432

431

447 25

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427 ..

421 50

423 ..

419 50

389 ..

360 ..

850 ..

427 ..

813 ..

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105 50

4191 ..

680 ..

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1130 ..

678 ..

661 ..

323 ..

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1125 ..

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1335 ..

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815 ..

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1805 ..

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406 ..

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532 ..

362 ..

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420

490

429

383 50

500 ..

427 ..

460 ..

458 75

493 ..

475 ..

496 ..

394 ..

454 50

464 ..

432 ..

431 ..

431 ..

447 25

426 ..

435 ..

420 ..

416 50

420 . .

390 ..

360 ..

356 ..

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313 ..

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APRES BOURSE

3 %

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East Rand.

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Huanchaca. ..........

De Beors

Goldûclds

East Rand

Rand Mif.es

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Chartered

Capo Copper

Briansk

Robinson Gold

Syndicat minier ..

Tharsis

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427 50

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47 50

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BOURSE DE LONDRES

Consolidé anglais 83 5] 16. i italien ....

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Banq. ottomano.. 17 .3j3. I Egypte ....

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Madrid (papier long)...

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Londre

BOURSE DE MADRID

Intérieure

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COURS DES PRIMES

dont 25. ...

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BOURSE DE TOULOUSE

473

498

474

497

A TERME

82 40 3 %

Italien

Espagne Extérieure

Portugais 3 %, 1" série.

Consolidé anglais

Turc unifié 4 %

Métropolitain

Banque de France

Crédit Lyonnais

Banque ottomane

Nord-Espagne

Saragosse

Suez ;

Rio-Tlnto

Sosnowice

Alagoas...

8 1 a ni re IMTIUCC et contagieuses, Echaufle-

ALaDl tb IN I ImtO ment le plus rebelle, Ecoulements

récents ou anciens, Blennorrhagie, Cystite, Retré-

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et un Break de ©nasse.

Exposition le dimanche 8 courant,

de 9 heures du matin à

6 heures du soir.

COURS

DU IOUB

95 80

103 ..

93 15

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COUR-3

PRÉCÊD.

95 62

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Fonds d'Etat français. — 3 % Porteur

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