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AMiiMSTUATlON ET RÉDACTION

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Journal Quotidien de Toulouse et du Sud-Ouest

U@UMH£S«y«t département ilmltroskes

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Ua an.. 20 -

Le Numéro

Le Gérant : A-CïABlfc

Bésamœ«Bte BOB îimitrogte

frok mate*'. ., .

Sîz mois

Un an 24 -

Mardi 34 Octobre 1893

LES INSERTIONS ET ANNONCES

SONT RBÇUBS A TODLODSS

Dans DOS Bureaux et à l'Agence Canet, rue Alsace-Lorraine, SS

Nos annonces sont indépendantes de toute a£e».ce de

publicité.

0ERNI6RE ÉDITION

L'ACTUA LIT É

M

m

S» AH l CH AL. CANROBERT

François-Certain ( anrobert est rié clans ié di-partement

rhi Lot. à S;dnt-Géré, le 27 juin 1SU>. Il est issu

d'une \ Icille famille bretonne. En.18^5, il était admis à

Saint-Cyr tt in sortait en 1826.

En 13J2 il était nommé lieutenant ; trois ans plus

tard il prenait part à l'expédition de Maseru a et assistait

à ;a prise dé TUmceri. 18â7, W. assistait,

comme capitaine, au siège de Constantine, v recevait

sa première blessure et était nommé chevalier de la

Légion d'honneur.

En 183S il rentrait en France et organisait avec les

débris dos bandes carlistes, le bataillon de la légion

étrangère.

: En 1S4I il retourna en Afrique et. sa distingua tout

particulièrement au col de la Mouzaïaoù il commandait

le 64' de ligne. En 1847, à la téte du 2» étranger,

puis du 3 e zouaves, il délivra Bou-Sada assiégée,

monta le premier à l'assaut de Zaatcha et étaitnommé

commandeur de la Légion d'honneur le 10 décembre

1849.

Rappelé en France en 1850, il est nommé général de

brigade, et aide de camp de Louis-Nap.oléon.> Trois

ans plus tard, il recevaitjes étoiles de divisionnaire.

En 1854, lors de la guerre de Crimée, il commandait

la première division de l'armée d'Orient. S'illustre

à la bataille de l'Aima où il reçoit une,légère blessure.

Deux jours après, Saint-Arnaud lùi remet le

commandement en chef. Il marche sur Sébastopol,

entreprend, au milieu d'obstacles presque insurmontables,

le complet investissement de cette place : est

Liesse à Inkermann, et remet son'commandement entre

les mains du maréchal Pélissier, par suite de sa

situation embarrassante vis-à-vis des alliés, notamment

de lord Raglan dont il ne partage pas les vues.

Puis il quitte la Crimée. Il est nommé maréchal de

-France le 13 mars 1856.

En 1859 il prend part, comme commandant du 5»

cerps de l'armée des Alpes, à l'expédition d'Italie.

En 1862 il commandait l'armée de Châlons, puis le

4" corps à Lyon et, enfin, l'armée de Paris.

La part glorieuse qu'il prit à la guerre de 1870, notamment

sous Metz, est encore trop présente à la

mémoire de tous, pôur'qu'il soit utile de le rappeler

ici.

Le maréchal Canrobert est grand'eroix de la Légion

cThonneur depuis le 30 mai 1855.

L'amiral Ayelan et ses officiers ont tenu à honneur

de rendrehommagè.pendant leur séjour parmi nous,

au vieux maréchal. "

es Bêtises recommencent

Avions-nous raison de dire que les

obsèques du maréchal de 'Mac-Manon

seraient splendides ?

Nous pouvons .bien l'avouer : elles' ont

dépassé tout ce que nous attendions.

Et Paris s'est montré cette fois la vraie

capitale de la France.

Pas une note discordante.

Pas un incident.

Pas un cri provocateur. ;

Rien qu'un recueillement muet et

digne. , :. .,

Un empressement pieux, mais sans

griserie et sans forfanterie.

Juste ce qui convenait pour honorer le

témoin ou le héros de toutes nos grandes

batailles d'hier.

Et si quelques-uns — une infime minorité,

— oubliant qu'il était indécent de

se réjouir devant un cercueil ont essayé

de se livrer à d'indécents ébats — la

masse est intervenue tout de suite pour

signifier à ces imbéciles que, contrairement

à ce qui se passait jadis sur la

place de la Bastille, ictonne dansait pas.

Mais si le peuple. .de Paris s'est bien

tenu. S'il a retrouvé hier sa grande mine

patriotique dos jours suprêmes , derrière

le cadavre de l'un de nos plus vaillants

soldats, en revanche nos gouvernants

recommencent à faire des bêtises.

N'ont-ils pas signé, le jour des obsèques

du maréchal, la grâce du traître

1 l'iponé ?

Pourquoi cet excès de clémence en faveur

de l'officier dégradé, indigne, à

1

^eure où il n'y avait qu'une voix pour

aihrmer que la France considère l'armée

comme le seul refuge de l'honneur?

Qui a pu conseiller cet acte révoltant,

^ a pu l'inspirer ?

* Ul a pu demander pitié pour ce trafi

jw de nos secrets militaires, pour ce

Pour aT^ eur de nos moyens de défense ;

cédL c P "Misérable qui vendait nos, pro

et avp

1 Angleterre moyennant finances

vend, J aussi P eu de remords 1

ue s il eut

Smouchoirsde

sant?

P° cnesa un passer

1 uuc vois r.c s'est élevée, quo nous

menions, en sa faveur,

êtro p0Ur ôtre clément, s'il peut jamais

* ie question de clémence avec des traîtres

de cette espèce, le moment était assez

mal choisi.

Les officiers russes sont encore à Pans.

Ils liront.les journaux qui annoncent

la nouvelle.

Et ne manqueront pas de penser que

notre gouvernement place drôlement

ses sympathies et son indulgence.

Encore si le drôle eût été condamné à

une peine perpétuelle, qu'il n'eût, du

reste, pas volée !

Mais on l'avait condamné pour un

crime qui eût mérité une exécution sans

phrases à quelques années — cinq ans

— de réclusion.

Ne pouvait-Qttieiaisser achever sa

peine?

Alors que ses juges eux-mêmes avaient

manifesté le regret de ne pouvoir lui en

appliquer une plus sévère ?

Alors que le gouvernement avait demandé

au Parlement de décréter qu'à

l'avenir la trahison serait punie de mort?

Quelles circonstances militaient en faveur

de Triponé?

Quel fait était venu atténuer la gravité

de son crime ?

Tout cela, on ne l'explique pas, par

cette bonne raison qu'il est impossible

de l'expliquer.

On a grâcië Triponé, parce que...

Parce que quoi?

Parce que c'était, sans doute, un ami

ou un ami de leurs, amis ;

Parce que la justice ne doit s'exercer

que sur ces chiens de réactionnaires, et

qu'elle est lettre morte pour ces b... de

républicains ;

Parce que ce qui nous paraît un exécrable

forfait doit paraître, aux yeux de

ces gens-là, une légère peccadille.

Est-ce que nous savons ?

Toutes les suppositions ne sont-elles

pas maintenant autorisées?

On a gracié Triponé peut-être parce

qu'il était franc-maçon ou qu'il avait des

complices haut placés.

Dans tous les cas, il n'y aura dans le

pays qu'un cri pour flétrir cette mesure

que rien n'explique, que rien n'imposait

et que rien ne justifie.

Ce sont les bêtises qui recommencent;

Les influences occultes qui renaissent.

Et cela est très malheureux, surtout

en ce moment.

Car ce n'est pas l'heure où le sentiment

patriotique vibre avec une consolante

intensité que l'on devait choisir

pour gracier un misérable traître à la

patrie.

Si nos gouvernants ne l'ont pas compris,

c'est qu'ils n'ont pas plus de patriotisme

que d'intelligence.

Et cela donne singulièrement à réfléchir.

OHE .ÉLECTION CfflSEOTAira

Parmi les élections départementales qui ont

eu HQU dimanche dernier, il en est une que

les agences du gouvernement ont négligé de

communiquer à la presse. On en sera moins

surpris quand on saura que cette élection a

tourné au profit d'un conservateur, M- Jaubert,

élu dans le canton de Cotignac (Yar),

par 1,684 voix sur 2,112 votants.

La

. Laïcisation des Églises

Les catholiques ralliés à la République ont

besoin d'être fouettés quelque peu.

Et lâ République s'en charge, sans que nous

ayons besoin de nous en mêler nous-mêmes.

Pour fêter leur arrivée dans la maison, et

comme don do joyeux avènement, on leur

sert tout d'abord la laïcisation des églises,

par un décret qui place désormais les fabriques

sous le contrôle de l'Etat.

C'est une véritable expropriation.

Désormais, l'Etat surveillera et dirigera la

gestion des recettes paroissiales.

Un fonctionnaire de l'Etat, percepteur ou

tout autre, sera délégué pour vérifier la comptabilité

et l'emploi des fonds.

Mais, me direz-vous, ..ces fonds représentent,

pour la plupart du temps, un- impôt

volontaire versé par les fidèles ?

Parfaitement.

Par conséquent, cela ne regarde pas l'Etat?

C'est évident.

Néanmoins et malgré tout, l'Etat entend y

mettre la main, cette main crochue qui s'est

déjà abattue sur les .caisses d'épargne, sur

les caisses de retraites, sur les traitements

des curés, sur une notable partie du budget

des cultes.

Et alors, l'Etat se substitue brutalement

aux braves et honnêtes citoyens qui faisaient

partio des fabriques, et qui s'occupaient de

leur affaire d'une façon si louable et si désintéressée.

11 ne reculera devant aucune ingérence,

fût-elle inconvenante et scélérate.

Son délégué ira jusqu'à présider à l'ouverture

des troncs — comme si les fabriciens

et les curés étaient des voleurs, et qu'il lût

nécessaire de les empêcher de mettre dans

leurs poches, l'argent donné pour les pauvres

1

Il y a là, dans ce seul fait, la plus rare insolence

et le plus mortel outrage, à l'endroit

des curés et des fabriciens.

Ce n'est pas tout. Et, comme l'Etat ne fait

rien pour rien et n'entend pas que ses canailleries

soient gratuites, il est dit que l'agent,

le mouchard officiel, chargé de vérifier

l'encaisse, touchera 4 0/0 sur cette encaissa.

Autant de filouté aux églises et aux pauvres

!

Il y a quelques années de cela, un pareil

décret eût soulevé, contre le gouvernement,

une révolte indignée, générale, de la part des

évêques.

:Paa un. n'eût toléré une aussi odieuse usurpation.


Mais vous verrez, qu'à l'exception de quelques-uns,

toujours les mômes, des incorrigibles

dans l'honneur et dans le devoir les

évêques se tairont et courberont l'échiné.

Pas un de ceux que la République a choisis,

et qu'elle a bien choisis, ne protestera.

D'ailleurs, pourquoi protester contre le vol

de l'argent des pauvres, alors qu'on s'est résigné

au vol des âmes et qu'on supporte l'application

des lois scélérates, avec la vague

espérance d'une application plus modérée,

dans un jour lointain ?

A de très nobles et de très saintes exceptiocs

près, combien de doyens qui ne sont

plus que des sous-préfets en soutane, et combien

d'évêques qui ne sont plus que des préfets

coiffés d'une mitre l

Les chefs du troupeau des «fidèles sont les

premiers à livrer les agneaux aux loups de la

République au lieu de les défendre.

Heureusement que dans le troupeau il se

trouvera quelques moutons devenus enragés

peut-être, à force d'ôtre mordus et tondus, et

qui se défendront tout seuls.

Paul de CASSAGNAC.

_ » :

Mac-Mahon et les Susses

Sous ce titre, le Figaro rappelle le

siège de Sébastopol et la prise de Malakoff.

Nous lui empruntons les lignes suivantes

:

Le 8 septembre, à midi, les batteries de siège,

qui ne comptaient pas moins de huit cents pièces,

cessaient brusquement de tirer. C'était le

signal convenu pour l'assaut, et tout aussitôt,

les chasseurs du 4* bataillon, conduits par le

commandant Clinchant, sautaient par-dessus le

parapet de la tranchée et se ruaient à l'assaut da

Malakoff. « Les Français, écrit le général Totleben,

attaquèrent le mamelon ayee la division

Mac-Mahon. Des masses compactes de combattants,

fournis par le 1" zouave et ie 7" de ligne,

sortant des cheminements avancés, traversèrent

au pas de course, .l'intervalle d'une dizaine de

sagènes, qui les séparait de la contrescarpe, et

surgirent subitement sur le parapet, avant même

que nos soldats eussent eu le teinpsd'occuper les

banquettes. »

Rien, en effet, n'avait permis aux Russes de

prévoir cet assaut : le général . Pélissier et le

général Bosquet, commandant du 2' corps d'armée,

avaient, au contraire, pris . fautes les précautions

nécessaires pour que l'assiégé n'eAt

aucune inquiétude. Mais, bien qu'ils aient été

attaqués à l'improviste, les Russes font bonne

contenance : « Les Français, ajoute ie général

Totleben, s'introduisaient à travers les embrasures,

sautaient en grand nombre à bas du parapet,

engageaient une lutte acharnée avec la

poignée de soldats qui défendaient le mamelon,

Les artilleurs (russes) cherchaient à . défendre

leurs pièees avec leurs écouvillons et les autres

engins qu'ils trouvaient sous leurs mains.

» Ce .qui restait du régiment (russe) de Madelin

essaya, à. diverses reprises, de charger l'ennemi

dix fois plus fort; et ils.mouraient en ..héros,

après avoir perdu le plus grand nombre de, leurs

chefs. »

Comment Mac-Mahon parvint à se maintenir

dans la redoute dent il s'était emparé presque

par miracle, j«s n'essaierai pas de le dire ; les

survivants de cette bataille de géants ont renoncé

à en décrire les épisodes. Ce fut une mêlée

formidable, les Russes refusant obstinément

'de se rendre, les Français creusant des abris,

apportant à bras quatre petits mortiers, barricadant

la gorge ouverte de la redoute, demeurant

quand même et au prix des plus grands sacrifices,

sur le terrain qu'ils avaient conquis. Et dès

que la fumée se fut un peu dissipée, Mac-Mahon

ordonnant tV ses soldats d'épargner leurs adversaires

et de relever les blessés, recueillant avec

son habituelle courtoisie les prisonniers russes

— presque tous blessés — saluant, mieux que ne

le fit Guillaume I" à Sedan, le courage malheureux.

Partout ailleurs, les Russes avaient gardé

leurs positions intactes. Ce fut donc Mac-Mahon

qui décida du succès de cette journée tragique.

Nous avions 57,000 soldats, tant Français qu'alliés.

Près de 10,000 hommes, dont 7,684 Français,

étaient tombés sous les murs de Sébastopol ; les

Russes, de leur côté, avaient perdu 12,913 soldats.

Malakoff était la clef de Sébastopol et Totleben

était l'âme de la défense. Totleben était

blessé, Malakoff était pris et la paix allait être

signée. Tel fut le dernier acte de ce drame militaire

dont les épisodes nombreux inspirèrent

aux Russes et aux Français, par une singulière

coincidence, une double et inoubliable sensation

: d'admiration, d'abord, pour la vertu militaire

des un et des autres, et de confiance pour

l'avenir, comme s'ils avaient déjà prévu qu'ils ne

seraient jamais plus exposés à le rencontrer

sur un champ de bataille, du moins ses uns en

face des aulres.

LES gîlTREPRENEORS SU PANAMA

DEVANT LA JUSTICE

Nous avons dit que les entrepreneurs

du Panama, tels que les Eiffel, les liébrard,

les Artigue, qui ont réalisé de

scandaleux bénéfices aux dépens de la

petite épargne, allaient être poursuivis

devant les tribunaux, au nom des obligataires,

par M. Lemarquis.

Un journal financier nous dit à ce sujet

:

En compulsant les dossiers des entrepreneurs,

M. Lemarquis découvre chaque jour de nouvelles

filouteries à la charge de ces messieurs.

Quand la petite instruction à laquelle il se livre

aura mis à jour les méfaits de ces filous, nous

livrerons à la publicité les faits qui leur sont

reprochés.

Nous avons maintes fois demandé et nous demandons

encore quand prendra fin l'ignoble

comédie du Panama.

Le liquidateur vampire joue le dernier acte,

mais il faut avouer que c'est un peu long. De

race, sire Monchi court, épargnez les quelques

fribes qui restent, écoutez les pauvres pères de

familles qui vous supplient de .vous en aller, ils

croient, ces-braves gens, — et ils ont raison —!

que la liquidation se terminera beaucoup mieux

seule qu'aidée par vous qui n'avez jamais rieri

fait que de vous payer vos appointements.

Il serait temps de nous écouter enfin, c'est un

bon conseil que nous vous donnons là. M. Lemarquis

va de nouveau remuer le tas d'ordures,

du. Panama et les éclaboussures, vous savez...

on ne sait pas où ça va 1

Le même journal

vante :

publie la note sui-

Au moment de mettre sous presse on nous

informe qu'incessamment vont se dérouler devant

les tribunaux les procès intentés aux entrepreneurs

du Panama par M. Lemarquis, mandataire

des obligataires.

LA MALADIE DU MARECHAL

L'Indépendant de Montargis donne les

renseignements suivants sur la marche

de la maladie, à, laquelle vient de succomber

le maréchal de Mac-Mahon :

La maladie remonte au commencement de

cette année ; à ce moment, des troubles digestifs

et des douleurs rénales, avec faiblesse générale,

amenèrent son entourage à le soumettre à

l'examen, à Paris, de MM. les docteurs A. Baizeau

et L. Collin, médecins inspecteurs du service

de santé des armées, et de M. le professeur

Jaccoud; On découvrit l'existence d'une albuminurie

assez prononcée, tenant à une inflammation

des reins (néphrite) par artério -sclérose

sénile et refroidissement;

Les médecins preserivireut le régime lacté

exclusif, ainsi que les diurétiques, et le maréchal

alla passer ses vacances en Normandie, où

une amélioration notable se produisait.

A ce moment, l'albumine avait complètement

disparu. Revenu à la Forêt; le maréchal sortait

encore chaque jour dans le parc, soit à pied, soit

dans une petite voiture basse. Vinrent les temps

brumeux et humides : il prit froid, et une nouvelle

poussée- congestive se montra du côté des

reins, avec albuminerie.

La néphrite chronique se j^veilla. Mais elle

s'accompagn'e toujours de sdrerose, c'est-à-dire

d'induration du tissu rénal ; le rein n'est plus

aussi perméable et ne se prête plus à une excrétion

urinaire complète.

D'où urémie, c'est-à-dire rétention dans le sang

d'une plus ou moins grande proportion d'urée

qui devient toxique par Isuite de son accumulation.

C'est un empoisonnement. Les accidents urémiques

suivent: vomissements, palpitations,

respiration haletante avec suffocation, refroidissement,

œdème pulmonaire, etc.

La constitution du maréchal, jusque-là d'une

si exceptionnelle vigueur, ne put résister à ce

dernier assaut. L'illustre soldat avait quatrevingt-cinq

ans !

Le maréchal ne se releva pas et, chaque jour;

on le vit s'enliser dans un affaissement progressif

physique et moral; chaque jour, de plus en

plus, s'aftirma un état de prostration demi-comateux

d'où les soins les plus dévoués ,ne purent

le tirer. C'était la. mort, et, dès, "dimanche

dernier, 15 octobre, la famille fut prévenue que

tout espoir était vain.

On peut dire que . la maladie terminale n'a

guère duré que quinze jours.

Dimanche dernier, 15 octobre, l'agonie commença.

Les nuits étaient ordinairement agitées; le

maréchal voulait sé lever; la respiration devenait

haletante ; là face s'empourprait et,, parfois,

avec des gestes de commandement, on l'entendit

s'écrier : « Les T.ûr.cOs ! A moi les.Turcos.' #

comme si, dans .une.vision rapide,, le. vieux sol T

dat évoquait et revi»ait un instant les.,baillantes

épopées d'antan.

Béatification de Jeanne d'Arc

Nous lisons dans la Semaine religieuse

de Saint-Diô :

M. l'abbé Mourot a reçu, d'un correspondant

de Rome, les nouvelles suivantes : « Mgr Caprara,

promotemr de la Foi, et M. l'abbé Captier,

postulateur dans le procès de béatification de

Jeanne d'Arc, se sont rendus à Lyon pour présenter

leurs hommages à Mgr Coullie. Mgr Caprara

se rendrait aussi à Orléans pour prendre

les dernières informations sur les lieux mêmes.

A moins d'incidents imprévus, la solennelle béatification

de Jeanne d'Arc aurait lieu l'an prochain.

»

Par Fil Spécial

Nos Dépêche;

Landerneau, 23 octobre. — Dans une réunion tenue,

hier, devant deux mille personnes, M. le

comte de Mun a montré la nécessité d'opposer

le programme chrétien au programme purement

socialiste. Il considère la nomination des quarante

députés socialistes comme le fait capital

des dernières élections et conseille la création

de syndicats agricoles comme une barrière contre

le socialisme qui cherche à gagner les campagnes.

Le discours de M. de Mun a été très applaudi.

CONGRÈS SOCIALISTE A COLOGNE

Cologne, 23 octobre. — Le congrès socialiste a

été ouvert hier.

Bebel a, dans un discours d'ouverture, exposé

le développement de la démocratie sociale et da

la presse de son parti, ^rappelle quelle était sa

situation en 1848.

Le jour est maintenant venu où le socialisme,

dit-il, va récolter sa moisson.

Au programme des questions à discuter, on a

ajouté les deux suivantes : Mouvement en faveur

de l'organisation corporative ; suffrage universel

et droit électoral dans les élections au

Landtag.

A partir d'aujourd'hui, il y aura deux séances

par jour.

Espagnols et Marocains

Uelilla, 2$ octobre. — De nouveaux renforts

sont arrivés. La situation reste la même.

Madrid, 23 octobre. — Le ministre d'E spagne à

Tanger estime que les Maures peuvent réunir à

Melilla 5,000 hommes. Le gouverneur fixe ce

chiffre à 30,000.

Le gouvernement espagnol concentre tous les

éléments nécessaires pour faire face à l'ennemi

par terre et par mer. Trois grands bâtiments de

guerre ont été convertis en transports. Cinq vapeurs

marchands sont aussi prêts à transporter

les troupes et les munitions. Le général de division

Berriz prendra le commandement de Melilla

jusqu'à l'arrivée du général Chinchilla. Jusqu'à

midi, on ne signalait pas d'incident à Melilla.

NOUVELLES

DE MADAGASCAR

Tananarive, 2$ octobre.— On est sur la piste des

assassins de M. Muller, l'explorateur qui a été

massacré à la fin de juillet près de Mandritsara.

Les coupables ne seraient pas comme on l'avait

ditd'abord, des Sakhalaves inseumis, venant de

Lambrongo où du Manabé. Une bande, qui compterait

de trois à quatre cents hommes, se serait

formée en plein territoire Hova et dévasterait

actuellement la région comprise entre le lac Âlotia

à l'est et le fleuve Betsiboka à l'ouest, avant

de rentrer pour hiverner et vendre son butin

sur le territoire d'où elle est partie et qui n'est

pas à plus de deux jours de marche de Tananarive.

|

D'autres bandes dévastent en ce moment les

autres points de l'île. On en signale une qui serait

partie de Nossi-Bé, à une journée à l'est de

Tananarive et qui se dirigerait vers le Nord, du

côté de la route de Tamatave.

Même situation sur la côte. A Morondova, un

commerçant français, M. Fleuret, a eu deux

convois de marchandises pillés par les Indiens ;

des sujets anglais ont éprouvé la même mésaventure.

A Nossi-Bé, on a saisi plusieurs outres

chargées de poudre et de fusils ; une saisie semblable

a été faite, il y a quelques temps, à Morondava,

à bord d'un navire anglais, mais ces

munitions de guerre sont vendues au profit des

gouverneurs hovas et de leurs officiers et les

passent ainsi aux brigands, que ledits gouverneurs

se gardent bien de poursuivre.

L'Escadre anglaise en Italie

La Speziia, 2S octobre. — L'escadre anglaise est

entrée dans le golfe de la Spezzia à 10 h. 20 et a

jeté l'ancre près delà digue. Une grande foule,

massée sur le quai, attend que les Anglais descendent

à terre pour leur faire fête.

Des barques et des petits vapeurs bondés de

monde, sont allés à la rencontre de l'escadre ;

les passagers poussent des cris enthousiastes.

Le Sans-Pareil salue la Spezzia par des salves

d'artilierie. La ville est pavoisée et très animée.

Le capitaine de la corvette Faravelli souhaitera

la bienvenue à l'amiral Seymour au nom. . du

commandant du département maritime. Un lieu»

tenant de vaisseau montera à bord de chaque

navire pour souhaiter la bienvenue au commandant

anglais.

Revue de la Presse étrangère

Vienne, 23 octobre. — Le Neue Freie Presse, dans

un article sur les visites dé Toulon et de Tarente

dit que la création de l'escadre russe dans

la Méditerranée est le premier résultat de l'en-

-tente franco-russe. II est donc naturel de considérer

la visite de Tarente comme une contremanîfe

station de l'Italie et de l'Angleterre, éprouvant

le besoin de s'unir pour contre-balancer

la France et la Russie.

Londres, 2$ octobre. — Le Morning Post déclara

que la visite de Tarente n'est nullement un acte

dVdéfi à la France et à la Russie ; d'ailleurs,

l'Angleterre a su dissiper les craintes de ses voisins,

g.

Le correspondant du Daily Telegraph à Saintj>

Pétersbourg dément lebruit que M. de fiiers se

retirerait et serait remplacé par M. jde Mohrenheim.

Le même correspondant dit mie le tsar

étudie les moyens dedévelopper l'influence russe,

dans la mer Noire et la Méditerranée.

L'Influence Eusse dans la Méditerranée

Paris, 23 octobre. — Nous avons déjà télégraphié

que le Daily-Telegraph par l'organe de sort

correspondant de Saint-Pétersbourg, dit que le

tsar étudie les moyens de développer l'influence

russe dans la mer Noire et dans la Méditerranée.

En ce qui concerne tout au moins cette dernière

mer, il semble que l'empereur de Russie

ne soit pas éloigné de parvenir à son but. La

visite de l'escadre a à cet égard une portée indiscutable.

On sait ce qui se passe en France. Voici

ce qui se passe en Espagne :

La reine régante a reçu hier à dîner, en

grand apparat, la grande-duchesse Wladimir de

Russie, en l'honneur de laquelle avaient été conviés

les hauts dignitaires de la cour, les ministres,

les corps diplomatiques etles personnalités

les plus éminentes de la colonie Russe.

Quant au grand-duc Wladimir, qui s'est attiré

une grande popularité par son attitude respectueuse

pendant les fêtes del Pilar, à Saragosse,

il continue par la côte ouest sa visite des ports

priacipaux de l'Espagne ; partout, il est accueilli

avec une déférence de sympathie qui, jointe aux

ovations faites à l'escadre russe à Cadix, témoigne

surabondamment de la faveur avec laquelle

l'opinion publique ratifie les liens d'amitié qui se

nouent entre la famille impériale de Russie et la

Maison royale d'Espagne.

Il convient de ne pas oublier, d'ailleurs, que la

reine régente est une archiduchesse d'Autriche,

et que son attitude, en cette circonstance, concorde

parfaitement avec les intentions pacifiques

et les dispositions amicales que 1 empereur

François-Joseph manifeste de plus en plus à

l'égard de la Russie. .

Ainsi s'accentue l'orientation nouvelle de la

politique européenne dansunsens pacifique et se

manifestent les symptômes précurseurs dun

acheminement vers la désagrégation, au moins

partielle, de la triple alliance.

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


La Grève générale du Nord

Lens,2S octobre. — A Foaquiôres-les-L».ns, des

pierres ont été lancées sur les patrouillos mixtes

de gendarmes et do dragons ; il n'y a pas eu

i e blessés. Des charges ont été faites pour repousser

les grévistes dans les champs.

Douai, 23 octobre. — Ce matin, vers une heure,

line violente détonation, produite par une explosion

de cartouches de dynamite, placées contre

la maison d'un mineur, non gréviste, habitant

Poost-Warendin, a été entenduo à Douai. Les

c.égàts matériels sont importants. Personne n'a

été blessé. La victime a dénoncé l'auteur de

1 attentat, qui a été arrêté. Le parquet de Douai

instruit l'affaire.

C'est le troisième attentat par la dynamite, aux

environs de Douai, depuis huit jours.

Les Obsèques du Maréchal de Mac-Mcn

Paris, 23 octobre. — L6S journaux disent que

l'impression produite par les funérailles du maréchal

de Mac-Mahon, sera plus considérable encore

que celle produite par l'attitude de la population

pendant les fêtes franco-russes, car on y.

a vu figurer, à côté des officiers russes, des officiers

allemands et italiens, sans un cri, sans un

murmure...

Le Journal des Débals écrit à ce sujet : « De toutes

les impressions que conserveront nos visiteurs,

celle de la journée du 22 octobre, sera

probablement plus profonde. Ils ont vu que cette

population si vive, si portée à la gaieté et aux

démonstrations bruyantes, peut aussi devantun

cercueil, devenir calme, silencieuse et recueillie.

Ils ont vu que nous ne sommes pas seulement

unanimes dans les manifestations de nos sentiments

envers nos amis du dehors, mais que

nous savons également faire taire nos querelles

politiques pour saluer ensemble, sans exception

de parti, la mémoire d'un homme qui a honoré

notre pays. C'est là, croyons-nous, la double impression

produite sur nos hôtes par l'imposante

cérémonie qui vient de s'accomplir et à laquelle

la France a été touchée de les voir s'associer. »

Le XIX' Siècle dit : « Une pareille attitude devra

donner à réfléchir à nos ennemis. Elle prouve

que le peuple français a conscience de sa force

et de ses droits, qu'il sait aussi bien, quand il le

faut, se contenir, qu'il sait, en d'autres circonstances,

manifester son enthousiasme. La population

parisienne peut se vanter d'avoir fait, de-

E uis une semaine, et de faire chaque jour de la

onne, de l'excellente politique. »

M. Emmanuel Arène écrit dans le Matin :

« Hier, Paris tout entier, le Paris officiel, le Paris

politique, mondain et populaire, s'est élevé

superbement au-dessus de toutes les querelles

misérables, de toutes les passions mesquines.

Un souffle pur a passé sur la foule immense, et

sur la tombe de ce mort on a fêté la patrie immortelle.

»

l'approche du départ. Le temps est à souhait

bien qu'un pou couvert et, s'il a plu quelque peu

ton» la soirée d'hier, la ciel n'a pas voulu se

montrer trop inclémont.

Dans les rues, la fouie est énorme. Tout Parus

est dehors, tt à Paris il faut ajouter quelque

centainîs do miniers do curieux, accourus de

tous les coins de la l'rapce,.et les trains de plaisir

continuent a arriver bondés.

C'eût une- aflluence extraordinaire. On se hâto

I partout aux derniers préparatifs des illuminations

qui promettent d'ôtro splendidos. Oucomî

plète le pavoisement et la décoration des rriaij

sons. Déjà, aux abords du Trocadéro, on se dispute

les places pour le fou d'artifice. Rien ne

rebute les curieux, pas même cinq ou six heures

d'attente.

Partout où. doivent passer les officiers russes,

au mmistèro de la guerre, au Champ-de-Mars,

etc., des milliers de personnes les attendent au

passage pour les. acclamer. Toutes les grandes

administrations ont donné congé à lours employés.

Les écoliers sont également en vacances,

leur congé ayant été prolongé jusqu'à demain.

Dès midi, la plupart des magasins ferment

leurs portes comme aux jours de fêtes nationales.

La journée, aujourd'hui et celle de demain,

dépasseront en éclat et en enthousiasme toutes

les autres et c'est sur une impression inoubliable

que nos hôtes quitteront Paris.

La première visite des officiers russes, ce matin,

a été pour le Musée Grévin. Le dessinateur

du Musée est un Russe do grand talent; il a été

vivement félicité par ses compatriotes. Malgré

l'heure matinale, les boulevards étaient déjà

fort animés, et le public & fait aux officiers une

véritable ovation à la sortie.

au carrousel. Sur le parcours, des bravos et dos

cris de : « Vive la France ! Vive la Russie ! *

éclatent avec un enthousiasme indescriptible.

Le Carrousel

La merveilleuse enceinte bien comme dé la

I galerie des machines n'était certes pas trop

vaste pour contenir les milliers d'assistants à la

fête d'aujourd'hui, On en promettait mona et

merveilles et contre l'habitude, on n'avait pas

tort.

Ko dehors du superbe coup d'oeil que présentaient

les. estrades' élevées autour da la piste et

des gaïories, garnies sur touto la longueur d un

sextuple rang de spectateurs, tout le reste a été

remarquablement beau.

L'entrée da l'amiral Avelan, suivi des officiers

russes, au son grave et rythmé do l'Hymne

russe, celle de l'état-major de l'armée et du ministère

de la guerre ont été splendides.

Ce n'est qu,à 2 h. \\4 que M. Carnot est arrivé

dans une Victoria attelée de deux chevaux.

Il avait à côté de lui Mme Carnot et ^en face le

général Borius. La Marseillaise a éclaté, à ce

moment, pendant qu'il passait entre deux haies

do cuirassiers.

Au moment où il s'assoyait, après avoir serré

la;main de l'amiral Avelan, l'orchestre a ?joué

la Marseillaise et l'Hymne russe ensemble, ce

1/3 parquet de Riom prévenu, interroge.! cetto

îemme qui déclara avoir quitté Aigueperse, la

iélile au soir, eh compagnie do son mari et que

aéim-cl était bientôt revenu sur ses pas et 1 a-

.•?it laisse poursuivra seule son •nemm.

L'enquèta a


vu son m

n us qui était dnns lu voiture

i

S mère, s'étant penchée à. la

1,.ci s'étant ouverte, est to

,, a ét* immédiatement transporté à une pharmac

-\. voisine, oû des soins intelligents lui ont été donjon

état, qui i>ouvait présenter quelque gravité,

-raiid ago, est cependant satisfaisant.

rt midi, la jeune Jeanne Gou/y, âgée de fi

de place nuinéro 51 avec

a portière du véhicule et

--. , -w. tombée sur le pavé sans

ie faire aucun mal.

B ' t)(,s soins lui ont été donnés à la pharmacio Rou-

"•'ili A la même heuro. boulevard Carnot, la

rtutna Gabrielle Meunier, domiciliée rue Valade, 33,

tombée prisa d une attaquo de nerfs.

AT>rés des soins reçus à la pharmacie centrale elle

a 'ttc transportée .à son domicile dans une voiture de

p ;'^-.A la tare, hier matin, vers six heures, Etienne

Gl.irmochi, àçô de 20 ans, boulanger, et François Lori

né, 20 ans, aussi boulauger, tous deux sans domicile

fixe, ont été arrêtés et mis à la disposition dé M.

le commissaire spécial des chemins do for, pour avoir

été trouvés dans uno voiture do première classe sur

,„ vole du garage.

Heuu* fal«*. — Hier matin, vers neuf heures, un

*;,eval attelé à une charrette conduit par M. Valet au

a,.i-vica do M. Paul Bones, propriétaire à Verfeil, s'est

«Uittu run Alsaeoo et Lorraine.

Dimanche soir, vers 8 h. 1)2, un frétlïlëur,

Iran Rastoul, 16 ans, demeurant rue Vlllenouvelle, 9,

a été arrêté et mis au violon à la disposition de la

«ôjjie, pour vente et colportage d'allumettes de

Procès-verbal a été. dressé contre la femme

Honorine S..., revendeuse, route de Castres, pour outrages

par paroles envers un agent de l'autorité.

Trouvailles. — Réclamer liBady, demeurant rue de

la Colombette, I, et Laporte, rue Lafayette, 18, un fl-

C!,u- à Mmo Jeanne Joannequin, rue Saint-Rome, 42,

un porte-monnaie contenant une petite somme; à M.

Justin Girma, 19, rue Riguepels, un oiseau de proie;

t il. Ferré, rue Clauzel,3, uno petite bourse ; à Mme

C lèstin Malaret, rue Saint-Lazare, 27, plusieurs coupons

de rento. .

CLGNA.UX. — Oa nous écrit :

Notre jolie commune était, hier, en fête.

. son Eminence, le vénérable cardinal Desprez, y était

venu donner le sacrement de confirmation.

Tous les ofllces de la journée ont été célébrés avec

une pompe extraordinaire.

I e matin, à neuf heures, il y a ou grand'messe

chantée , avec accompagnement d'orgue , par un

chœur d'hommes excellent, aux voix fraîches et bien

tiVnbrées, observant artistiquement les nuances.

Le soir, avant les vêpres, procession à la chapelle

du cimetière. Toute la population était là, et la fanf.

,-ede Cugnaux, si bien dirigée, n'a cessé de faire

entendre, sur tout le parcours, les plug brillantes

ni arches de son répertoire.

Notre si sympathique maire, M. de Boyer, précôd

it notre bannière.

ï e Salut solennel a été des plus imposant, et nous

n ''saurions trop louer les choristes qui s'y sont fait

61 OrTne chante pas mieux dans beaucoup de grandes

*'sotre cardinal-archevêque a dû être satisfait de la

r ,;^ptIon qui lui avait été faite.

Honneur aux habitants de Cugnaux 1

4;venV^° ntre le ur y a répondu né- ,

CS5 ,1 m»* W lui était po8/-e.

j

S f n

0 '!' f té *mm, mais il n'a pas

suivit «n * orté > le ministère public le pour-

1

tton^nn.r P^^-^ettOfeneUe, sous l'inculpa-

Vpan ,D«n r

;"® pubUc i la Vvainnv. Il comparaîtra

J i audieneo de sar"-'li -—

MVVvW

de samedi prochain.

Aujourd'hui mardi, à 11

Castres (Vol et complicité).

ih,.m 8 Vlo Uli lf 8 :

u Loi v B «olariés, Auguste Gaimern,

Jean NOUOIIMS, I.ouis-Philiope Fan et Albanie

Peuihao seront défendus pàr MM- Herbier,

"^ary. de Laportaliôie et Andrieu,

M. Bertrand, procureur du la République, occupera

le siège du ministère public

soir

a^a ' re ne 89 terminera que

demain

Nous publierons dans notre prochain numéro

le compte-rendu détaillé de la première audience.

M. Raret, admissible

boursier d'agrégation,

glaire, est nommé profef seur

collège de Bergerac

a l'agrégation, ancien

meien répétiteur stade

physique au

Cour d'Assises du Gers

juges

Présidence de M. Fournel, conseiller a la cour d'appel

d Agen; assesseurs, MM. Destteux et Lebbe, = !~ -

au tribunal de première instanco d'Auch.

Audience du lundi 23 octobre

Attentat à la pudeur

cois Athànàse âgé de 57. ans, scieur do long,

dom

Lectoure et domicilié à Con-

Cet immonde personnage, veuf et père de deux

entants, ayant déjà subi trois condamnations,

ctont une û. un an et un jour de prison pour vol,

se serait livré sur doux jeunes filles de la contrée,

âgées de 9 et 10 ans, d'après l'acte d'accusation,

â des actes tellement immoraux qu'il

inspire un profond dégoût.

Aussi, nous abstiendrons-nous do rendre

compte des débats de cette écœurante affairo.

D ailleurs, le huis clos a été prononcé dès l'ouverture

de 1 audience, à la requête du ministère

public, dont le siège est occupé par M. Legendre,

procureur de la République.

M* François Canderon présente la défense de

François Athanaso.

Le jury rapporte de la salle de ses délibérations

un verdict aftïrmatif avec admission, toute!

ois, de circonstances atténuantes.

Athanase est condamné à un an de prison,

minimum de la peine.

.1 la Fourmi, 18, rue Lafayette à Toulouse, se

trouvent les plus jolis articîesen lingerie.

M. Renouvin, chargé, titre de suppléant, dos

" notions de professeur de l'enseignement secondaire

moderne au collège de Thiers, est

uommô professeur de sciences au collège do

Pavniers.

M. Goutte, professeur d'histoire au collège de

Castelnaudary, est nommé professeur d'histoire

au collège de Narbonne.

M. Audien, professe -jr d'histoire au collège do

Réziers, est nommé professeur d'histoire aucollôge

de Castelnaudary.

M. Lacaze-Duihfers, chargé du cours d'histoire

au lycée de Larocho-sur-Yon, est nommé professeur

d'histoire au collège de Bôziers.

M. Rigaldies, professeur de lettres au collège

de Libourne, est nommé professeur do philosophie

au collège de Figea';.

M. Renauld, nommé professeur de lettres au

collège d'Arbois, est maintenu, sur sa demande,

dans los fonctions de professeur de lettres au

collège de.Castelsarrasin.

M. Fayet, admissible â l'agrégation de grammaire,

est nommé professeur de lettres au collège

de Libourne.

M. Rouanet, admissible à l'agrégation de grammaire,

ancien répétiteur déiegué pour l'enseignement

des lettres au collège de Castres, est

nommé professeur de seconde au collège de

Bergerac.

M. Monard, ancien répétiteur au collège, de

Bagnères-de-Bigorrc-, est nommé répétiteur au

collège de Castelsarrasin.

M. Meyrif-.u, répétiteur au collège de Saint-Girons,

est nommé répétiteur au collège de Castres.

Mlle Goy, maîtresse répétitrice en congé, pourvue

du certificat d'aptitude à l'enseignement du

dessin, est déléguée pour l'enseignement du dessin

à l'école de Foix.

ODIEUSE DÉNONCIATION

Tours, U octobre. — Uno ordonnance de non

lieu a été rendue en faveur de Mahiel. le sacristain

de Saint B-moît, qui avait été arrêté sur la

dénonciation d'un horloger de Chinon, sous l'inculpation

de violation de sépulture et de vol de

bijoux.

Cette ordonnança a été rendue à la suite de

l'aveu du dénonciateur qui a déclaré avoir agi

sans preuves, par esprit de vengeance.

Certains journaux républicains, racontant ce

fait, n'avaient pas manqué de faire allusion à la

t profession de cet inculpf et de signaler cette af

faire comme « un scandale clérical ».

LES I.YOXXAI& sont revenus avec

Soieries à vil prix, 61, rue de la Pomme, 61.

leurs

Besogne

Sous eo titre,

GUÉBISOX assurée des maladies de ta pean

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p.iarmacien-chimiste, à Tarbes. 4 médailles

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tous les genres et à des prix trè3 modérés.

Spectacles et Concerts

Su 24 octobre

Variétés. — La Mascotte, opérette en 3 actes ; on

commencera par la Perruque, vaudeville.

Casino. — Spectacle-concert tous les soirs.

Hippodrome fin Pré-Caielan. — Représentation de

la troupe Nava.

^RIÈGE

FÀIX. — Paucoar» départemental. — Voici

|es résultats qui nous sont communiqués :

PRIX CULTURAUX.- Propriétaires, colons ou fermiers

des cantons de Foix et de -La Bastide-de-Sérou).

Prix disde

Traîtres

!

Rochefort écrit, dans \

l'Intransigeant, au sujet de la grâce ac-

i

cordée à Triponé :

On s'étonnait que les fêtes do Toulon et de j

Paris n'eussent pas encore donné lieu à quelque j

grand acte d'indulgence et d'oubli. Lès-lycéens f

avaient eu leur congé ; les employés de ministè-

s

res et de commerce bénéficieront de plusieurs j

jours de vacances. Seuls les détenus des maisons

centrales n'avaient pas eu leur part des réjouis-

i

sances publiques.

Le gouvernement, dans sa sollicitude quasipaternelle

pour toutes les classes de la société, !

a tenu à ce que la visite de nos alliés apportât !

aussi un rayon de joie dans l'ombre des geôles

j

et l'humidité des cachots, et il a gracié Tri- |

poné.

Nous vous disions bien que vous ne connais- ]

siez pas Dupuy !...

i

Cette réponse à l'enthousiasme franco-russe

ne nous surprendque médiocrement. Nous n'aurions

pas été cependant jusqu'à la prévoir. On a.

beau connaître à fond la loyauté et Je patriotisme

de l'Auverpin qui nous gouverne : il est

certaines abominations dent la possibilité vous

échappe.

Cette fois, le doute n'est pius permis. Le gouvernement

dit nettement à la population :

« Ah ! voas êtes avec les Russes? Eh biun !

nous sommes, nous, avec les Anglais et les Allemands;

et nouslvous le prouvons en rendant la

liberté au parricide qui a vendu la mélinite à

nos ennemis. »

On nous assure que c'est de Berlin qu'est venu

l'ordre d amnistier ce gredin, qu'on aurait dt fusiller

dans le dos et auquel on a simplement

Octroyé cinq années du plus facile dés èmprisonnementE.

Herbette, le chargé des affaires de Prusse, a,

paraît il, expliqué à Dupuy que l'empereur

L'AFFAIRE TURPIN-TRIPONÉ

Paris, 24 octobre. — M. Turpin, l'inventeur de

la mélinite, sera reçu en audience particulière

par le président du conseil, jeudi ou vendredi

da cette semaine. Nous croyons pouvoir affirmer

que c'est sur le désir exprimé par M. Dupuy que

M. Turpin fera cette démarche.

Une Statue à Mac-

Paris, 24 octobre. — La Presse se

Mahon

croit en droit

d'annoncer que, sur le désir exprimé patriotiqjiement

par une haute personnalité du gouvernement,

et à laquelli! se sont ralliés plusieurs

da nos ministres depuis vendredi dernier, une

statue du maréchal de Mac-Mahon sera élevée,

aux frais de l'Etat, au milieu de l'avenue qui

porte le nom de l'illustre guerrier.

L'Escadre anglaise en Italie

La Spezzia. 24 octobre.

— L'amiral Seymour,

accompagné do.sonaide :le camp et de quelques

officiers, partira aujourd'hui peur Rome afin

d'assister aux obsèques de lord Vivian, ambassadeur

d'Angleterre. Les fêtes seront suspendues

jusqu'à son retour.

Lord Seymour, après avoir rendu viiite au

duc de Gênes, à bord du Lepanto, est descendu à

terre à 4 heures avec ses officiers et s'est rendu

en voiture à l'amirauté. La foule l'a acclamé.

Après sa visite à l'amirauté, où étaient réunies

les autorités militaires de terre et de mer

at les fonctionnaires civiis, lfjgi Seymour s'est

r^ndu à l'Hôtel-de-Ville.

J * i& v

Il est rentré à son bord

Home, 24 octobre. — Les étudiants envoient une

délégation à la Spezzia pour saluer l'escadre

anglaise.

PREMIÈRE SECTION— Culture d'ensemble.

tribuésaux propriétés d'une contenance de 5 à 20 | Guillaume II "était exaspéré da la cordialité crois-

' gante entre Français et Russes, et qu'il fallait

isiarms

•nnstatons on passant que le service d'ordre a

aissê quelque chose à désirer.

Après une attente d'une heure, tout le monde

lénètro enfin dans la sailo du banquet, la galène

de trente mètres où l'on prend place; et successivement

défilent, entre uno doubla haie de

urieux, le bureau de la Chambre, lo bureau du

Sénat ; le général Saussier et son état-major : le

•éneral Février, grand chancelier de la Légion

l'honneur; plusieurs ministres, MM. Viger, Terrier,

Develle, sont modestement perdus dans la

'oule.

Arrivent l'amiral Rieunier, accompagné de

'amiral Gervais et de son état-major, puis le

'.énôral Loizillon, que suivent le général Boisleli're

et de nombreux officiers. Des ovations

nthousiastes saluent les ministres de la guerre

ët de la marine, alors que los ministres civils

étaient passés inaperçus.

Des députés, des sénateurs, des fonctionnaires

arrivent en nombre. Modestement se faufilent

dans la foule : MM. Rouvier, Ricard, Floquat et

Emmanuel Arène, porteurs de leurs insignes de

simples députés.

On se met à table. Le emp d'œil que présente

l'immense galerie où fourmillent les habits noirs

ot où éclatent çà et là les dsruresdes uniformes,

est merveilleux.

Mais l'attente tient cette foule en suspens. A

8 heures moins le quart, la musique du 32e d'ini'ariterie,

placée dans une tribune, entonne

l'Hymne russe. Ce sont l'amiral Avelan et ses

officiers qui arrivent.

Toute la salle est debout ; en un clin-d'œil, les

vivats et les applaudissements éclatent en un

ouragan d'enthousiasme. On monte sur les chaises,

sur les tables et c'est une ovation telle, que

l'amiral et ses officiers, défilant chapeau bas,

ont les larmes aux yeux et ne savent, en serrant

les mains, qui de toutes paits se tendent

sur leur passage, comment témoigner leur émotion

et leur reconnaissance.

Les ovations seiprolongent et durent jusqu'à

ce que le dernier des officiers russes ait passé.

Puis, à chaque table, des toasts sont portés. On

crie : « Vive la Russie ! vive la France '. » Les

verres s'entrechoquent.

Mais la musique, exécutant une fantaisie sur

Faust, un silence se fait et, religieusement,

-.coûté , le morceau est salué d'applaudï3sements

frénétiques, dernier et suprême hommsge au

maître qui vient de mourir.

Puis, les toasts reprennent, et jusqu'à l'heure

où, le banquet terminé, commence sur le théâtre

dressé au fond de la galerie, la représenta

tion théâtrale organisée pour nos hôtts.

On échange, dans un enthousiasme indescriptible

dos souhaits dont le meilleur va à ceux

qui, émus de ce courant unanimement sympathique,

des manifestations dont ils ont été l'objet,

saluent cette explosion d'enthousiasme patriotique.

Jusqu'à la fin, le banquet a gardé son même

caractère mi-sérieux, mi-omhousiaste, mais il

n'y. a pas eu d'autre manifestation oratoire que

celles qui se succédaient de table en table, aux

applaudissements des invités. M. Ranc présidait.

An moment où le Champagne commençait à

couler, un photographe, juché sur une échelle,

au-dessus de la table d'honneur, a pris plusieurs

épreuves de la salle ; cet opérateur a obtenu un

succè3 considérable. Du rette, la meilleure humeair

n\;i cessé de présider à ces agapes.

Une scène, voilée par un immense rideau rouge

et blanc, avait été ménagée à l'extrémité de 'a

salle, derrière la table d'honneur. C'était là que

devait avoir lieu la représentation qui consistât

s

en un divertissement chorégraphique et imaro. 1

Comme nous l'avons dit, il n'y a pas eu dediscours

prononcés, mais lorsque l'amiral'Aveïàn

s'est assis à la table d'honneur, M. Edwards,

président de la commission du banquet, lui a

souhaité la bienvenue.

L'amiral était encore sous le eoup de l'ovation

enthousiaste que venait de lui faire la salle ; il

s'est borné, tout ému, à serrer cordialement la

main à M. Edwards.

Un peu avant que le rideau fût levé pour la

représentation, M. Ranc leva la coupe de chamoagne

en disant : « Vive la Russie l »

L'amiral Avelan leva à son tour son verre, en

criant : « Vive la France ! » et tous les verres se

choquèrent à ce eri, que répétèrent tous les convives.

Le divertissement n'a pu être vu que par un

très petit nombre de spectateurs. Plusieurs déjà

quittaient la salle, ayant hâte de chercher une

place propice pour voir le feu d'artifice.

Du reste, la scène disparaissait derrière un

nuage intense de poussière, et, â la distance ou

aile se trouvait placée, il était impossible de rien

voir, ce qui explique l'ennui de tous les convives.

oerré, le commandant Maréchal, les généraux

Davoust, de Roisdeffre, Billot, Ladvocat, Lam Lorrain, chevalier de la Légion d'honneur et

officier territorial, qui n'avait pas eraint de livrer

à l'étranger un des premiers éléments de

notre défense nationale, était l'objet de faveurs

\ gaz, de guirlandes, de lanternes vénitiennes et

inexplicables, et voyait adoucir, pour lui, les ri- \ de motifs lumineux plus ou moins mgmeux.

o-iipurs de la ori*on '

Les appartements particuliers restent générale

décision que Vient de prendre le garde, des \ jenwnt obscurs, mais par contre, les décorations

'sceaux ne saurait s'expliquer que par des enrn-

l de quartiers, organisées par souscriptions sont

promissions honteuses, et nous nous demandons

i assez brillantes, Beaucoup de rues sont traversi

à la question Cornélius Herz ne va pas succé

I der la question Triponé !

Quel homme politique assez puissant peut s'intéresser

ainsi a son silence ?

Nous redoutons pour cet ancien ministre que

le pays n'aoprenne enfin la triste vérité; et ce

jour-là, toute l'habileté dont il est susceptible ne

le sauvera pas du juste ressentiment desescon- |

citoyens. ,

Voilà donc Triponé en liberté, après deux ans

à peine d'expiation, quand Turpin, lui, a fait

deux ans au régime ordinaire des prisonniers,

et que Fassler, le malheureux comparse du traître,

est toujours à Poissy 1

Cette mesure de clémence est un véritable

scandale, un crime même contre la patrie, dont .

le garde des sceaux Guérin aura à répondre de-

t

vant le pays, en attendant qu'un député autorisé

porte à la tribune du Parlement les marchandages

politiques dont chacun s'entretient.

Cour d'Assises du Tarn

U quatrième session de la cour d'assises s'est

WJt^i bieï lundi, sous la présidence de M.

I*.»? 1 * 1 *" conseiller à

ia cour d'appel de lou-

UTi

» S! »l»tH do MM, Morin, président du tribu-

Œi^G^ntéJuge

1& rio&'^'e affaire soumise au jury

tivateur - - * ro ^"«arçdo, âgé de (

concernait

63 ans, culdenr

„V" * Carmaux, inculpé d'attentat à la pul

'

s ' lr uée petite ailé de 13 ans.

dra rT,

ats 0,11 eu lieu â huis clos ; on comprenriio

nùUa les passions sous silence. .

iam «

8 seulement q»e l'accusation était 60Ucui«,,

Pav M - Granié, l'éloquent substitut du proavait

da la République, et que Poumarède

1W C0 »Hé sa défense à. M- Andouard. Dire que

"érable avocat a tiré le meilleur parti de la

^u^e serait superflu.

Instruction IPixIbli^ixe j

Paris, 24 octobre. — M. Bianconl, inspecteur

d'académie à Saint-Etienne, est nommé inspecteur

d'académie à Toulouse.

M. Cabos, maître répétiteur pour 1 enseignement

secondaire spécial au lycée de Pau, est

nommé, en la même qualité, et à titre de supn'éant,

Au lycée de Bayorine.

M G ami ay re , bachelier ès lettres, répétiteur

au collège de Libourne, en congé, est charge, a

titre do suppléant, des fonctions de répétiteur

au Lycée de Mont-de-Marsan. ,. ywvai^

M Veruhé, bachelier ès le tires,, ancien maîtra

répétiteur au lycée d'Agen, en congé, est chargé,

a titra de suppléant, des fonctions do répétiteur

*M. Bertrand, répétiteur au lycée de Toulouse,

nommé, a titré do suppléant, chargé des foiic-

5onsTderêpétiteur au lycée de Tarbes, est nomm

M a L^°uref,1*ncipal au collège de Confolens,

est nmnmé principal du collège de Figeac.

? fées de distance en distance par des cordeaux

auxquels sont appendus des lustres chargés de

j

< lampions.

1 Le faubourg Montmartre, la Chaussée-d'An- :

| tin, une partie de la rue Lafayette et beaucoup '

S d'autres Voies, ornéès de cette manière, offrent !

î l'aspect féerique d'une voûte lumineuse.

Tout Paris se dirige vars le Champ-de-Mars et

le Trocadéro, où doit être tiré lo feu d'artifice. :

Les fiacres sont introuvables ou affichent des

prétentions exhorbitamos ; des tapissières de

courses plus abordables pour les petites bourses,

regorgent de monde.

Indépendamment des illuminations que nous ;

avons mentionnées, il convient de signaler, en

première ligne, celles de la place de la Concorde,

des Champs-Elysées, de l'Hôtel-de-Ville, de la

place de l'Opéra, èt surtout du Trocadéro, dont ;

la silhouette, embrasée de la base au faîte, se <

détache en traits de feu sur le coteau qui le

porte. En face, la tour Eiffel a également al-

i

fumé ses girandoles de gaz. !

Du sommet des deux édifices partent des projections

électriques, qui sa, croisent dans les ;

airs et sillonnent de leurs rayons aveuglants la ;

foule invraisemblable qui s'écrase à leurs pieds.

Le dôme central, les palais avoisinant les Invalides

offrent aussi un merveilleux coup d'œil.

Dans toute cette partie de Paris, la circulation

des voitures est interrompue. A noter encore,

le cercle militaire, orné de fontaines lumineuses

et de feux électriques multicolores représentant

des Heurs, la rue du Qatre-Septambre, les

ponts, etc.

Le banquet du Champ-de-Mars

3,660 couvorts, et il y avait eu plus de 33,000

demandes de places 1 C'est dire l'énorme succès

de cette menifestation spéciale, au milieu jdos

autres, attendu que ce banquet a réuni, on peut

le dire, l'élite du tout Paris et de la France en-

Dès six heures, les portes de la galerie des machines

sont assiégées par les souscripteurs et

les curieux. Tous les convives sont là, et nous

Trocadéro et du pont de l'Aima

La pièce principale, qui occupait le milieu de*

la façade du Trocadéro, n'avait pas moins de

quatre- vingts mètres de largeur.

Elle représentait deux génies, les ailes déployées,

soutenant deux écussons portant les

armes de Russie et de France, entre les deux

écsssons, s'élevait uu faisceau de drapeaux français

et russes. Dsux écussons et des colonnes

triomphales, dreses de paît et d'autre du bassin

du Trocadéro, complétaient ce motif qui a

obtenu un succès extraordinaire.

Dans le public, l'apparition des drapeaux français

et russes accolés est saluée par d'interminables

et enthousiastes acclamations. Vient ensuite

un gigantesque bouquet de quinze mille !

fusées, puis, une gerbe de bombes aux couleurs

j

françaises et russes; c'est le bouquet d'adieu. :

A peine le fracas des détonations éteint et les ;

dernières étincelles retombées, . le Trocadéro ;

s'embrase instantanément au moyen de flam- -J

mes de Bengale, d'une lueur colossale d'incendie. !

L'impression est saisissante, et de longs ap- ]

plaudissements partent des rangs de laloule, 1

qui s'arrache à ce spectacle, avec un soupir de 5

regret, et reprend lentement le chemin de Paris,

en commentant les merveilles auxquelles elle S

vient d'assister.

A neuf heures, a commencé sur la Seine une ;

fête vénitienne qui s'est prolongée jusqu'à la I

fin du feu d'artifice. La portion ileuve, comprise |

entre le pont de la Concerde etlepontde l'Aima, i

était sillonnée d'une foule de bateaux illuminés 1

et pavoisés, sur -lesquels des fanfares exécutent f

les'airs nationaux français et russes.

I

La foule compacte, qui contemple du haut ,des |

quais ce merveilleux spectacle, s'intéresse sur- li

tout aux évolutions de deux torpilleurs venus?

des chantiers de S aint-Denis

Le Souper au Cercle militaire

A minuit a eu lieu le souper offert à l'amiral

Avelan et à ses officiers, par le Cercle militaire.

Ce souper comprenait quatre cents couverts ;

des délégations des officiers de la garnison de

Paris, des officiers de la réserve et de la territoriale

y figuraient.

i

. Les décorations des salons du Cercle et de la i

salie du banquet, transformés eu un fouillis de

i

verdure et de lleurs, do faisceaux de drapeaux

i

russes et français, de panoplies et d'attributs

i

militaires, était absolument féerique.

Le souper, Servi à la sâile d'honneur, était :

présidé par le ministre de la guerre, ayant à sa

droite l'ambassadeur de Russie, et à sa gauche

l'amiral Avelan ; en face, le ministre dé,la marine,

ayant à sa droite le général Sausiier, et â

sa gauche lé président du conseil municipal.

Etalent présents : tout le personnel de l'ambassade

russe, les vice-amiraux Gervais, Du-

Babylas a été racheté 3,366 francs par son propriétaire.

PRIX SAINT-LOUIS. — 1, Floride, à égalité, A.

Childs ; 2, Dame d'Honneur, 3iql, Bowen ; 3, Vigoureux,

8[I,Rolff.

Non placés : Espadilla, 14|1; Vaurien, 33[l;'Le-

Cocyte, 30(1; Boulaq, 5[2; Antiope, 20jl.

PRIX DELÀ PALESTINE — 1-, Honfleur, 4j6, Lane;

2, Moncontour, 9(2, Bastoe; 3, Œdipe, 7jl, Hudson.

Non placée : Indigente, 9 2.

PRIX DES CHOISADES. —1,' Algarade, 5]2, Cooke;

2, Peronne, Uijf, Gooch et Ivette, 16U, Crickmèredead

li -d pour la deuxième place.'

Non placés

: Commère II, 20\l ; Quotidienne,

20j.l; La Réserve, 20il ; Sibila, 20 L 1 ; Campanule,

5i2 ; Rosalb

- , 16jl ; Etoile-du-Sud, 100,1 ; Rovallien,

25[T

; Charlotte, 7tf ; Histoire, 8jl, tombée.

Algarade n'a pas trouvé acquéreur à 4,500 fr.

PRIX DE DAMIETTE. — 1, Bollegarde, 2;I, Stoir ;

2, Bricole, 6(1, E. Watkins, 3, Vigueur, 5> L 2, Lane.

Non placés : Roda, 6tl, Gina, Sjl.

PARI MUTUEL. — Babvlas, 25 50, placé 9 50 ;

Castor, 7 50; Floride, 10 50, placée 7: Dam«-

d'Honneur, 13 50 ; Vigoureux, 11 ; H on (leur, 9.

placé 6; Moncontour, 7 50; Algarade, 20 50, placé

8 ; Péronne, 31 ; Yvette, 21 50; Beilegarde, 17 50,

placée 10; Bricole, 11.

Course» de t ic-Bigorro

COURSE AU TROT. — 1, Romaine ; 2. Médje; 3,

Mauresque.

PRIX DE L'ETAT. — Lionel, à M. Nexon.

PRIX DÉPARTEMENTAL. — 1, Girouette; 2, Kara ;

3, Ban-Type.

PRIX RAIJVU.LE. — 1, Horticulture ; 2, Mirliton.

STEEPLE. — 1, Cymbale ; 2, Propre-â-Rion ; 3,

? Brandevmter.

1 Emeri et Juniûu sont tombés; Marboré

f Nombre d Or se sont déiobôs.

et

BULLETIN «lETEOKOLîjaiQUr

Du 23 octobre.

La température a peu varié, excepté vers Paris ; on

notait plus 8 degrés au Puy-de-Dôme et 7 au mont

Ventoux.

En France, le temps reste au beau avec température

inférieure à la normale.

OtifcMi fAR L'SMI»Lai

W-. , . h

i ; ç ispMiiiti (nut ti i flirta «lin a' » «t ti lu .1 fuit

SPff"|.ï.»jl ; ïctlwr n" »W I T.HttM ut' 111 r.Inriani, Ptrli etH 1 "

Met, llK \ jîiiis tt ma* l'ai» Rt4» totéi uaas la Itiifaût iKTariiUl.

Cj«sêi. SymptfBM it «rhti* «MiéaancM *i XHsibèto,

y y*^ t,«U }«,.„, uiiuui 11 u Httt ttU Un ne U liai aim itlutil»

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


BOURSE

DE PARIS

"*r dépêche teVàgrnphwh*

Du 23 octobre

A TiHKB

On oo

98 27

oo OJ !

105 02

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82 02

62 95

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0/0 ...

0/0 amonts*,.

4 i/2 0/0 18SÎ...

Bgvptienne unit.

Italie 5 0/0

Kspagne 40/OKx.

Portugais i 0/0..

Russie 4 0/01380.

m S 0/0 183S. OOO 00

— 4 0/01889. 00 00

Hongrie 4 O/o or.

00 Ou

Autriche 4 0/0 or.

95 7')

Turc 4 0/0 22 27

Banq. de France 4'iuO 0.) ;

Créd. lonc. est"* 980 00

i

Compt"d'es'15p. 000 00

Banque de Paris 627 50 :

Crédit lyonnais. 553 75

Société générale 000 00 ;

Banque d'escom' 000 00 !

Banq. fr.-égypf. 415 00

r.iiiitm/ihiliar «7

Banq. împ" aai.

Banq ottomane

/Nord


I Orléans

! Midi

iP.-L.-Médit.

505 f0

583 "5

0000 00

0100 00

0000 00

1527 53

550 00

618 75

220 OO

156 25

Crédit mobilier.. 87 50 —

AU COMPTANT

«iOuest 0000 00

o Vist 000 00

2 /Bône-Guelma 000 00

S'Est-Algérien. 000 (Xi

g {Méridionaux.

O "Autrichiens..

[Lombards. ...

I Saragosse....

i Nord-Espagne 127 50

\Portugais ....

oo oo

Suez 2685 00

Panama 13 75

Gaz de Paris. .. 000 00

Rio-Tinto 347 50

MinesGallao800. 15 50

Tharsis.... 123 75

000 03

3 0/0 1891...... oo m

0/0 98 30

0/0 98 20

4 4/S 0/0 188Î... 104 95

Tunis 89 3/12 d.c. 482 00

Anglais c. 2/3 4 0/0 98 65

8mV',n.d'-125p. 486 00

/Paris 1865 542 50

1S89 426 25.

1871 416 25

1875 539 50

1876 540 50

1886 416 00

Koncièresl877 388 00

1879 484 50

60\

ES

I

A

O

I Commua

Midi.

1883 412 50

1835 471 0)

1879 478 00

1880 472 50

... 460 25

Orléans 460 50

Nord 467 00

Lyon (fusion) 460 00

Ouest ....... 459 50

Est 456 00

iBône-Guelma447 50

3 test-Algérien. 423 00

o touest-Algér.. 000 00

*î /Saragosse.. .. 306 50

S\Nord-Kspagne308 50

S Lombard anc. 3 2 75

OjPoriugais.... 103 00

ISuez 627 00

[Panama 5 0(0.. 28 00

Panama 1,000 29 01

Panama à 1 lib OiO 0

I Panama à lois 100 50

\ non libères. 247 50

Cotttpto'.T anciér; 69 50

RuS«o f oria^lirlr» *'.9* 65

APRÈS

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l C/0 1Î31 .... ....

S 0/3........ ....

0/0

1/2

Banq. ottomane.

Turc nouveau...

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00 OÙ

105 02

583 12

22 22

Panama

Ext. Espagne .

Rio-Tinto

Egyptienne ...

Hongrois

13 75

63 00

347 50

000 00

93 56

OÙ 00

Banque de France: escompte, tilt

; avances

à 1/2. — Changes Hambourg , 1221/2 à 122 3,4

Londres 3 0,0; Londres chèque, Ï5 17.— Madrid,

papier court, 4C6 00à41t 00 ; panier long, 405 00

J 410 00. — Buenos-Ayres, or, 00 0/0.

Du 23 octobre 1893

3 0/0

3 0/0 amortiss...

98 10

97 95

4 1/2 0/0 ......... 000 00

3 010 1891 00 00

A THKMK

S 0/01" «ours ...

3 0/0 dern. cours

3 0/0 am.l" cours

3 0/0 am. dern. c.

3 1/2 0/0 1" cours

4-1/2 0/0 dern. c.

4 0/0 Portugais. .

5 0/0 Italien

4 0/0 Russe cons.

Egyptien unifié.

4 0/0 Hongrois.,.

4 0/0 Extérieur . •

Orléans,..,.,,.

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00 00

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113 75

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63 30

1595 00

Nord 1873 75

Lyon 1526 25

Midi 1340 00

Autrichien 000 00

Lombard 000 00

Nord-EsDagne .. 000 00

Saragosse 00 00

Bana. de France.OOOO 00

Crédit foncier.... 003 0)

Banq. otiomae., 000 00

Panama

oo oo

Suez 0000 00

Carmaux. (c.p.) 1200 00

AU COMPTANT

ville de Toulouse, 4 1/2 1838

- à courte échéance

. «. 1885.

- 1*89 (500)

- 1889 (100)

G*n&l du Midi .

Moulin du- iiazacie . . .

Sflclotp'Tomoy'fcaÎT!* rf'ftteetr. * 0/0 1890.

000 00

000 00

000 00

000 00

101 00

OOO 00

322 00

-000 00

100 00

Revue des Foires et Marchis

MARCHÉ DE TOULOUSE

23 octobre.

Denrées. — Bladettes et blés supérieurs, les

80 kilos de 16 03 a 16 25. — Bladettes et blés

bonne qualité, de 15 25 à 15 50. — Bladettes et

blés ordinaires, do 15 »» à »» »•> — Blés mitadins

fins, de 14 »» â »» »». — Blés mitadins ordinaires,

de 13 50 à

». — Seigle les 75 kil., de 12 75 à

12 »». — Orge, les 60 kil., de 9 50 à 10 50. —

yvoine, les 5o kil do 10 00 à 10 25. — Mais blanc,

les 75 kil., de 9 75 à 10 »»• — Maïs roux, les

75 kil., de 10 50 à »» — Haricots, l'hectolitre,

de 15 »» à 19 »». — Fèves, les 65 kil., de 12 50 à

»». — Vesces noires, les 80 kil., de 22 00 à

23 »». — Vesces rousses, les 80 kil., de »» »» à

»». — Graine de lin, les 66 kil., de »» »» à»» »»

— Graine de colza, les 65 kil., de 15 50 à 16 »».

Farines et issues. — Minot, prix moyen, la balle

de 122 kilos R5, 35 fr. 50. — SS prix moyen, la

balle de 122 kilos l\2, 33 fr. 50. — SO, prix moyen,

la balle de 122 kilos li2, de 20 00 à 00 fr. Repasses,

les 103 kilos, de 13 »» à 14 »». — Sons, les 100 kilos,

de 12 00 à 12 50.

Fourrages. — Foin vieux, de 6 75 à 7 25 ; sainfoin,

1" coupe nouveau, de 7 03 à 7 50 ; 2* et 3.

coupes, de 6 25 à 6 75; paille, de 3 50 à 4 »» les

50 kilos.

Graines fourragères. — Trèfle, les 100 kilos, de

150 à 155 fr. — Luzerne (sainfoin du pays), les

100 kil., de 150 à 163 fr. — Esparcette, l'hectolitre,

de 13 -» à 13 50.

Cayrou, épouse Gaussât, 48 ans, petite rue Marenso,

H • Faillies, épouse Mandernont, i& ans, rue Uitien-

Arnoul , 20 Henri Ricard, 2 mois, rue des Jdntalnés,

61; Blanche Caujolle, 21 ans, rue Palaprat, 28,

Mazas, veuve Betirac, G7 ans, à Lalande.

_., . _ . _ Exigez lo timbre

Pilules Suisses.

de ratât.

Méfiez-vous des contrefaçons

I

ETAT CIVIL DE TOULOUSE

Décès da /9 octobre. — Arcambal, épouse Cézar, 34

ans, allée Saint-Agne : Cassinus, veuve Bousquet, 83

ans, rue do l'Industrie, 3 ; Garrié, veuve Huillet, 79

arts.rUe Tournefèuille, 2 ; Elisabeth Labia, 88 ans,

avenue de Lyon, 12 ; Jean-Marie Barrât, 25 ans, â Lalande

; Higounet, veuve Vivlès, 75 ans, rue Castellane,

1 ; Jean Terrieux, 00 ans, allée de Garonne, 16 ;

ho'spices, ï,

Décès des si et li octobre. — Henri Tagnêres,

3 ans.

faubourg des Minimes, 20; Jacques Phalippou, 72 ans,

impasse Saint-Etienne; Guillaume Miallies,-75-ans,«U;

Sauïe-Long, 9; Alzleu, née Bergon, 60 ans, rué des Filatiers,

32; Jean-Pierre Dalles,

70 ans, grande rue

Saint-Michel, 117.

Marche des trains

Départs et arrivées à Toulouse

Service d'hiver depuis le 1ô octobre

TOULOUSE.CAHORS-PARIS

Départs. — Matin : express, 6 h. » ; (Cahors),

9 h. 25. — Soir : express, 2 h. 25; express, 5 h. 50.

Arrivées. — Matin : express, 9 h. 14. — Soir :

omnibus, 1 h. 32; omnibus, 7 h.; expross, 11 h. 10.

TOULOUSE-CAPDENAC-PARIS

Départs. — Matin

; express, 5 h. ; mixte (Albi),

7 h. 18. — Soir : express, 1 h. 13 ; omnibus,

2 h. 10 ; (Albi), 5 h. 25 ; (Villefranche), 6 h: 42.

Arrivées. — Matin : Omnibus (Albi), 8 h. 48

(Villefranche), 9 h. 50 ; express, 10 h. 58. —

Soir : 4 h. 02 ; express, 8 h. 30 ; express, 11 h. 59.

LIGNE DE BORDEAUX

Départs. — Matin : rapide, 4 h. 26; omnibus,

6 h. ; mixte, 9 h. 25. — Soir : express, 12 h. 55 ;

(Agen) omnibus, 3 h. 20; express, 4 h. 57 ; (Agen),

5 h. 50; express, 11 h. 45.

Arrivée. — Matin : express, 3 h. 53 ; mixte,

8 h. 35. — Soir : express, 12 h. 39 : omnibus,

1 h. 32; direct, 4 h. 50; (Montauban), 7. h. 55 ;

omnibus, 9 h. 45 ; rapide, 11 h. 10.

LIGNE DE CETTE

Départs. — Matin

: express, 4 h.; omnibus,

7 h.; omnibus, 10 h. 5. — Soir i-express, 12 h. 47 ;

mixte, 2 h. 20 ; direct, 5 h. 5 ; (Narbonne), 6 h. 16;

rapide, (U h. 19; Castolsarrasi»), 11 h. 50.

Arrivées. — Matin

: rapide, 4 h. 21; (Narbonne)

9 h. 10; omnibus, 11 h. 41. — Soir : express

12 h. 35 ; omnibus, 3 h. 12; expross, 4 h. 39; (Castelnaudary),

6 h. 53; omnibus, 9 h. 50; express

11 h. 35.

CASTRES ET CARMAUX P. CASTELNAUDARY

Départs. — Matin : (Castres) express, 4 h. .

(Castres) omnibus, 7 h.; omnibus, 10 h. 5.— Soir'-

express, 12 h. 47 ; (Albi) mixte, 2 h. 20 ; (Albi) direct,

5 h. 5 ; (Castres) omnibus, 6 h. 16.

Arrivées. — Matin : (Castres) 9 h. 10. — Soir •

express, 12 h. 35; (Albi) omnibus, 3 h. 12 ; (Albi)"

express, 4 h. 30; (Castres), omnibus, 9 h. 50 -

(Castres) express, 11 h. 35.

PERPIGNAN ET FRONTIÈRE

Départe. — Matin : express, i h. ; 7 h.; 10 h. 5 -,

Soir : express, 12 h. 47 ; (Perpignan) 2 h. 20 •

(Perpignan) 5 h. 5 ; rapide, 11 h. 19.

'

Amvèes. — Matin : rapide, 4 h. 21; (Perpig nan >

11 h. 4L— Soir: express, 12 h. 35; 3h.l2 ; 9h.5 U '

express, 11 h. 35.

LIGNE D'AUCH

Départs. — Matabiau, matin

: o h. OS, 8 h. 35 •

soir : 2 h. 06, 5 h. 15. — Saint-Cyprien, matin :

6 h. 31, 9 h. 44 ; soir : 2 h. 20, 5 h. 37.

Arrivées. — Saint-Cyprien, matin : 8 h. U-

soir : 1 h. 13, 7 h. 14, 8 h. 35. - Matabiau, matin ;

8 h. 32; soir : 1 h. 31,8 h. 56.

FOIX-AX

h. 10.

Départs. — Matin : 6 h. 39, direct, 10

Soir :1 h. 54; 6 h. 05. \

Arrivées. — Matin : 9 h. 01. — Soir : direct,

12 h. 04; 5 h. 28; 10 h. 10.

TOULOUSE A SAINT- GIRONS

Départs. — Matin : 6 h. 29 ; 9 h. 35. — Soir j

express, 1 h,; 1 h. 44 ; 6 h. 56.

Arrivées. — Matin : 8 h. 47. - Soir : 12 h. 25 ;

expiess, 4 h. 47; omnibus, 8 h. 10.

TOULOUSE -LUCHON

Départs. — Matin : 6 h. 29 ; 9 h. 35. — Soir : ex-

Pr im'« 1 ée?. '- Soir : 1* h. 25 ; 3 h. 39 ; express,

4 h. 47; 8 h. 10.

ifel J 1 Mi 1 de saisie immobilière, le jeudi

EtUQS QË NQtâlfÊ

' fvmgt-_six octobre mil huit cent

ItMww «Mr llUmll w i quatre-vingt-treize , a midi, au

tribunal civil de 'Toulouse.

Divers immeubles, situés dans

la commune de Pelleport, canton

de Cadours, comprenant : maison

d'habitation avec grange, éCurie

et hangar, située au lieu dit les

Escloupèros, portée au plan cadastral,

section C. 8, n° 7 (ft diverses

pièces de terre èn nature de

labourable, vigne, bois et bruyère,

d'une, contenance totale dè six

hectares quarante-neuf ares deux

centiares-, appartenant aux dames,

veuves Tatareau.

^lise à prix

1.000 fr.

Pour "tous renseignements,, s'adresser

à M* GELLX, avoué, poursuivant.

cuu - Pour extrait :

octobre mil huit cent quatre-ving^g'ig'r à'ses sym^P LLY > avoué, signé.

treize, entre la dame Pierre^ susoeptible d'en

S

Henriette Marcon, sans profej" 0

épouse du sieur Jean-Théodore

Estade, propriétaire et négociant,

domiciliée avec lui à Toulouse, et

ledit sieur Estrade , ladite dame

Marcon a été déclarée séparée

d'avec son mari, lequel

a été

condamnée aux dépens.

Pour extrait :

REYNÈS, avoué signé.

Située à Saint-Clar

Chef-lieu de canton du département

du Gers

... ' IN J-f.Z

Facilités pour le paiement

S'adresser à Ime veuve Treille

Étude de M" REYNÈS, iivoué à

Toulouse, lue Alsace-Lorraine,

n» 27.

Séparation de biens

Suivant j ugement contradictoire

rendu par le tribunal de 1" instance

de Toulouse, le vingt- un

Etude de M' SIMOUNET, avoué à

Toulouse, place Saint-Barthélemy,

n° 2.

A VENDRE

Aux enchères publiques, à suite

do saisie immobilière et de surenchère,

le jeudi vingt-six octobre

mil huit cent quatre-vingt-treize,

à midi, précis, au tribunal civil de

Toulouse.

Divers immeubles" situés dans la

commune do. Toulouse, vieux chemin

de' Lasb'ordes, an bas de la

côte de l'Hers. t omprenant savoir :

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hectares un are vingt centiares.

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12.100 fr.

Outre les clauses et conditions

du cahier des charges, lesdits immeubles

saisis au préjudice des

consorts Ruelle.

Pour tous renseignements, s'adresser

à M- Simounet , avoué

poursuivant.

Pour extrait :

SIMOUNET, avoué, signé.

Etude de M" Jean DOUX, avoué

a Saint-Gaudens, 3, rue de la

République.

Extrait du jugement de séparation

de biens prescrit par l'article

872 du Code de procédure civile.

Etude de M* REYNES, avoué à

Toulouse, 27, rue Alsace-Lorraine.

TABLEAU DES VENTES ET LOCATIONS

PUBLIE LES MARDI ET VENDREDI DE CHAQUE SEMAINE

la publicité dans ce Tableau, s'adresser à l'Agence CArVET, 3«, rue Alsace-Lorraine

TOULOUSE

P. — Marie-Sophie Sengès de '

l'Isle-en--Dodon ;

C. — Jean-Louis Duffort dudit

lieu.

D'un jugement contradictoire

rendu par le tribunal civil séant

à Saint-Gaudens, le vingt-un octobre

mil huit cent quatre-vingttreize

;

Il résulte que la dame Marie-

Sophie Sengès, ménagère, épouse

du sieur Jean-Louis Dufîort, boulanger,

avec lequel elle demeure à

risle-en-Dodon ,a été déclarée séparée

quant aux biens d'avec le

sieur Jean- Louis Duffort son mari,

lequel a été condamné aux dépens

de l'instance.

Pour extrait certifié conforme

par l'avoué soussigné constitué

pour ladite dame.

Saint-Gaudens, le vingt-un octobre

mil- huit cent quatre-vingttreize.

• *

J. Doux.

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2, rue de la Cavalerie, 2, près le

Champ-de-Mars, Paris.

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rue des Champs-Elysées,

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46; 3° une maison de campagne

avec jardin, située à Toulouse,

quartier des Sept-Deniers, appelée

villa Milly; 4° une propriété appelée

Rockefleurie , située dans la

commune

de Vieille-Toulouse,

canton de Castanet, de contenance

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18 Feuilleton du' 24 octobre 1893

Par FERNAND LAFARGUE

XVIII

— Tu es prompt à to décourager, répondit

Giovani. Sache qu'aucun effort n'est stérile. Si

l'aventure romanesque d'aujourd'hui ne t'a

pas mieux établi dans le cœur de Lucienne, tu

n'empêcheras pas le monde d'apprendre

qu'elle a été sauvée par toi. Dès aujourd'hui,

on te classera comme prétendant. Dès maintenant,

tu as le droit moral do te présenter

souvent dans la maison. Tout Paris causera

de ce roman en action, d'autant plus intéressant

qu'on connaît l'avance qu'à sur toi M. Robert

de Lentrac. C'est lui qu'elle aime, c'est

vrai, j'en ai acquis la certitude aujourd'hui;

néanmoins tu es déjà considéré par tout le

monde comme un rival avec lequel Robert de

Lentrac doit compter. Cela me suffit. L'opinion

publique me servira.

— Comment?

— Je t'expliquerai cela plus tard.

— Mais, objecta Jacques Ridai, leur mariao-e

est peut-être imminent. Dans un mois

au plus Us peuvent être mariés !

— Il y a foin de la coupe aux lèvres.

_ Ah 1 sans ce Robert , l'affaire serait

bmm Tu no sais donc plus tenir une épée'f Ni

tirer le pistolet'?

— Giovam !'fit Jacques pâlissant.

— Et il n'est pas difficile, continua le comte

de*la même voix impassible, de faire naître

une querelle. On ne tue pas l'homme. Il ne

faut jamais se mettre une mauvaise affaire

sur les bras. Mais on le supprime pour quelque

temps. Une bonne blessure le rendrait

moins gênant. "

— C'est alors que Mlle de Roquebrune me

haïrait I

— Bah ! répondit le comte en haussant les

épaules, tu te noierais dans un verre d'eau,

mon pauvre Ridai ! Il faut te mâcher la besogne.

Tu n'as pas assez confiance en toi-même.

Je ne puis pourtant pas faire à ta place la

cour à nia nièce.

La mauvaise humeur de Giovani allait

croissant. U quitta Jacques pour causer avec

son frère,

se demandant avec inquiétude

pourquoi la comtesse, assise dans l'ombre,

paraissait, ce soir-là, si complètement détachée

de vivre.

Elle aussi avait-ellë deviné les dessous de

l'aventure de la journée ?

Lucienne s'était mise au piano.

Jacques Ridai d'un côté, Robert de Lentrac

de l'autre, suivaient sur la partition les paroles

qu'elle chantait.

Et la soirée prenait le ton d'une petite réunion

bourgeoise où l'on essaie de tuer, dans

le calme et la tranquilité, quelques heures

maussades.

Que de passions cependant bouillonnaient

sous les crânes, dans ce salon : quel drame se

préparait dans la lueur apaisée des bougies,

qui éclairait l'hypocrite placidité do certains

visages et la profonde tristesse de la comtesse

Andrée.

La révélation imprudente que lui avait faite

M. Robert de Lentrac, par besoin de confidence

sans doute, au retour de Ville-d'Avray, agitait

les pensées de la comtesse et la torturait.

Elle se sentait impliquée dans une affaire

ténébreuse. Les derniers mois do la conduite

exemplaire du comte s'effaçaient subitement

de sa mémoire. Elle le revoyait tel qu'il était

autrefois, comprenant qu'il n'avait changé de

rôle que pour mieux dissimuler des projets

inavouables.

Une terreur l'envahissait. Elle n'en démêlait

E as bien la cause, et la pauvre jeune " femme,

ésitant encore entre l'affection qu'elle avait

pour Lucienne et l'utilité d'une rupture avec

cet homme dont elle portait lo nom, ne pouvait

que rester muette en attendant que les

événements lui ravissent ses dernières illusions

sur le comte Giovani.

Mais ne serait-il pas trop tard? Lucienne ne

courait-elle pas un danger?

Andrée n'avait pas encore de données pour

résoudre ce problème et s'alanguissait dans

l'incertitude et le doute, plus malheureuse

qu'elle ne l'avait jamais été.

Le comte, le soir même, en la trouvant

froide, glacée, indifférente, comprit le changement

qui s'était opéré en elle.

Il se dressait entre lui et la réalisation de

ses projets un obstacle nouveau.

Lë jour où la çémtesse supprimerait l'argent

qu'on lui erivoyait du boulevard Sêbastapol,

Giovani se trouverait sans ressources.

Il fallait donc se hâter — et se hâter sans se

compromettre — de faire venir à soi, par des

moyens habiles, la colossale fortune du marquis

de Roquebrune.

Les jalons déjà posés indiquaient la route.

Le lendemain; avec sa désinvolture de grand

seigneur qui dédaigne l'opinion d'un laquais,

le comte, en trouvant Beppo dans l'antichambre,

lui dit simplement sans affectation :

— Ah 1 Beppo I Qu'il me tarde d'être riche

1

— Si je pouvais aider Monsieur le comte!

répondit Beppo. Je lui suis si dévoué

1 Mais je

suis un trop petit personnage.

— Bah ! insinua Giovani, je ne serais pas

étonné s'il m'arrivait par toi quelque chose

d'heureux,

Tu sais bien, d'ailleurs, que je suis reconnaissant.

Et, lui ayant remis son pardessus, le comte

laissa Beppo rêveur dans l'antichambre.

Pour Beppo, cette insinuation était un ordre.

Il essaya de comprendre.

Bientôt, il crut avoir le sens des paroles de

cet homme, qui ne laissait jamais tomber de

ses lôvres un mot mutile.

Une folie criminelle, qu'il sentait approuvée

par quelqu'un de plus grand et de plus haut

que lui, lui envahit le cerveau.

: -.*k^Z^ xix

L'accident dont la veille, Mlle de Roquebrune

avait failli être victime, ne paraissait

pas ordinaire à Beppo. Ce sauvefage, opéré

par Jacques Ridai, l'ami intime du comte

semblait suspect. Sa tête travaillait à reconstituer

le plan des autres.

Une circonstance des plus simples

confirma

ses soupçons le soir même.

, M. Robert de Lentrac, vers huit heures,

sonna et, d'un air inaccoutumé que remarqua

Beppo,

demanda si le marquis était présent.

" .. ..

Un entretien duquel semblait devoir être

exclue Mlle Lucienne parut digne d'intérêt au

valet de chambre.

En domestique, qui a déjà d'excellentes„ traditions,

lo marine la belle Gianetta se mit en

devoir d'écouter -aux portes pour surprendre

la conversation.

— Vous 1 dit le marquis en entrant au salon,

Lucienne va être bien contente. Elle s'ennuyait.

— Je viens pour ne parler qu'à vous, répondit

Robert en pressant les mains do son vieil

ami, avec une visible émotion.

— Une confidence, alors?

— Importante, marquis.

— Que Lucienne doit ignorer?

— Oui, marquis ! • »»»«» - "'~

— Diable ! fît-il en souriant. C'est donc

grave. Parlez, mon ami.

— Je vous prévi.en.s^marjjuis^uales choses

due j ai à vous apprendre soulèveront d'abord

votre iucréclulité.

— Je ne douterai jamais de vos affirmations,

Robert.

— J'ajoute que vous devez pour les écouter

vous armer de courage.

troubhf 1-102 '

r6p6ta 10 ma, ' c î ui ' s '

in^ict et

— Si je réussis à vous faire partager ..la

conviction que j'ai au sujet de f'â'venfure survenue

hier à Mlle Lucionne, vous allez perdre

cruellement vos illusions sur une - personne

qui vous est chère et jo crains de vous porter

au cœur un coup bien douloureux.

— Jeune homme, j'ai déjà tant perdu d'illusions

dans ma vie que je résisterai à toutes les

déceptions. Mais je ne vous cache pas q"8

vous m'intriguez et que j'ai hâte dW>rcn "

dre ce qui vous amène.

— Eh bien, marquis, je suis certain qu'on

en veut à votre fortune et qu'on

c lici'che en

ce mompnt à se l'appropripr par tous les

moyens possibles. Au besoin, los misérables

iront jusqu'au crime.

. Oh 1 fit M. de Roquebrune. Voilà qui «'

bien romanesque! Quels sont les misérables

dont vous parlez et quels moyens prendront-

— Le plus simple serait do supprimor Mllede

Roquebrune.

tvcsaat 1UIe ! S ' 6cria lo mar 1 uis avec un sou-

— Oui. Votre fille morte, vous n'avez pl« s

d héritier direct.

Mais il me reste mon frère !

— Justement.

(.4 tuvn-e)

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


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mal choisi.

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gataires, par M. Lemarquis.

| la presse de son parti. I&appelle quelle était sa

/eurs poches, l'argent donné pour les pau-

devant les tribunaux, au nom des obli-

j le développement de la démocratie sociale et de

, Les officiers russes sont encore à Parissolence

et le plus mortel outrage, à l'endroit jet :

Il y a là, dans ce seul fait, la plus rare in-

Un journal financier nous dit à ce su-

i situation en 1848.

Lo jour est maintenant venu où le socialisme,

j dit-il, va récolter sa moisson.

Ils liront les journaux qui annoncent des curés et des fabriciens.

T la nouvelle.

En compulsant les dossiers des entrepreneurs, Au programme des questions à discuter, on à

'Ce n'est pas tout. Et, comme l'Etat ne fait M. Lemarquis découvre chaque jour de nouvelles

filouteries à la charge de ces messieurs. veur de l'organisation corporative ; suffrage uni-

' ajouté les deux suivantes : Mouvement en fa-

i Et ne manqueront pas de penser que rien pour rien et n'entend pas que ses canailleries

soient gratuites, il est dit que l'a-

potre gouvernement place drôlement

Quand la petite instruction à laquelle il se livre versel et droit électoral dans les élections au

ses sympathies et son indulgence.

aura mis à jour les méfaits de ces filous, nous Landtag.

gent, le mouchard officiel, chargé de vérifier livrerons à la publicité les faits qui leur sont A partir d'aujourd'hui, il y aura deux séances

] Encore si le drôle eût été condamné à

Une peine perpétuelle, qu'il n'eût, du

l'encaisse, touchera 4 0/0 sur cette encaisse. reprochés.

par jour.

reste, pas volée !

Autant de filouté aux églises et aux pauvres

1

mandons encore quand prendra fin l'ignoble

Nous avons maintes fols demandé et nous de-

| Mais on l'avait condamné pour un

Espagnols et Marocains

crime qui eût mérité une exécution sans Il y a quelques années de cela, un pareil

comédie du Panama.

Melilla, 23 octobre. — De nouveaux renforts

Le liquidateur vampire joue le dernier acte,

phrases à quelques années — cinq ans décret eût soulevé, contra le gauvernement,

sont arrivés. La situation reste la même.

mais il faut avouer que c est un peu long. Da

— de réclusion.

une révolte indignée, générale, de la part des grâce, sire Monchicourt, épargnez les quelques Madrid, 23 octobre. — Le ministre d'Espagne Ne pouvait-on le laisser achever sa , évoques.

bribes qui restent, écoutez les pauvres pères de Tanger estime que les Maures peuvent réunir à

familles qui vous supplient de vous en aller, ils Melilla 5,0t0 hommes. Le gouverneur fixe ce

peine?

Pas un n'eût toléré une aussi odieuse usurpation.

que la liquidation se termineraibeaucoup mieux Le gouvernement espagnol concentre tous lés

croient, ces braves gens, — et Us ont raison — chiffre à.30,000.

Alors que ses juges eux-mêmes avaient '

seule qu'aidée par vous qui n'avez jamais rien | éléments nécessaires pour faire face à l'ennemi

manifesté le regret de ne pouvoir lui en Mais vous verrez, qu'à l'exception de quelques-uns,

toujours les mêmes, des incorrigi-

Il serait temps de nous écouter enfin, c'est un guerre ont été convertis en transports. Cinq va-

fait que de vous payer vos appointements.

• i par terre et par mer. Trois grands bâtiments do

appliquer une plus sévère ?

Alors que le gouvernement avait demandé

au Parlement, de décréter qu'à ; évôques se tairont et courberont l'échinc. du Panama et les éclaboussures, vous savez... I sion Berriz prendra le commandement de Melilla

bles dans l'honneur et dans le devoir les bon conseil que nous vous donnons là.- M. Lemarquis

va do nouveau remuer le tas d'ordures j les troupes et les munitions. Le général de divipeurs

marchands sont aussi prêts à transporte::*

l'avenir la trahison serait punie de mort? Pas un de ceux que la République a choisis, on ne sait pas où ça va l

j jusqu'à l'arrivée du général Chinchilla. JusquV,

Quelles circonstances militaient en faveur

de Triponé?

D'ailleurs, pourquoi protester contre le vol vante :

et qu'elle a bien choisis, ne protestera.

I midi, on ne signalait pas d'incident à Melilla.

Le même journal publie la note sui

Quel fait était venu atténuer la gravité j de l'argent des pauvres, alors qu'on s'est résigné

au vol des âmes et qùon supporte l'ap-

| informe qu'incessamment vont se dérouler de- NOUVELLES DE MADAGASCAR

! Au moment de mettre sous presse on nous

de son crime ?

Tout cela, on ne l'explique pas, par plication des lois scélérates, avec la vague - vant les tribunaux les procès intentés aux en- Tananarive, 23 octobre.— On est sur la piste de.*

cette honne raison qu'il est impossible

• trepreneurs du Panama par M. Lemarquis, manf

dataire dès obligataires.

espérance d'une application plus modérée,

de l'expliquer.

assassins de M. Muller, l'explorateur qui a éto

massacré à la fin de juillet près de Mandritsara-

On a gracié Triponé, parce que...

dans un jour lointain î

Les coupables ne seraient pas comme on l'avais

François-Cèrtair Câiirôbert

Parce que quoi ?

 de très nobles et de très saintes excep- !

ditd'abord, des Sakhalaves inssumis, venant do

LA MALADIE DU MARECHAL Lambrongo où duManabé.Unebande, qui compterait

de trois à quatre cents hommes, se serait

ment du Lot. h Su int-Cére, juin l

l.'par.teest.

issu Parce que c'était, sans doute, un ami tiocs près, combien de doyens qui ne sont j

d'une vieille fa mil

SainVr.Yr et (

le tettej) U.1825,

riait en !

admis à ou un ami de leurs amis ;

plus que des eous-prèf ets en soutane, et com- [

formée en plein territoire Hova et dévasterait

Su 18'J'2 il était noi

t«rd il prenait p;iri

euunanx ;

million de Ivï.-îseasa

trois ans

et

plus Parce que la justice ne doit s'exercer bien d'évêques qui ne sont plus que des pré- j L'Indépendant de M&ntargis donne les actuellement la région comprise entre le lac Alo- •

tia à l'est et le fleuve Betsibokaà l'ouest, avant

assistatt

àdn prise dé Tlem

comme capitaine, a'

•en. En 183,7, il assistait,

que sur ces chiens de réactionnaires, et j fets coiffés d'une mitre !

renseignements suivants sur la marche de rentrer pour hiverner et vendre son butin

•S. première bicsaur

de Constantine, y recevait qu'elle est lettre morte pour ces b... de ! Les chefs du troupeau des fidèles sont les ! de la maladie à laquelle vient de succomber

le maréchal de Mac-Mahon : pas à plus de deux jours de marche de Tana-

sur le territoire d'où elle est partie et qui n'est

Lés ion d li cnneiuv

it nommé chevalier da la républicains ;

S premiers à livrer les agneaux aux loups de la !

En 1839 il rentrait an France et organisi

débris des bandes-c

it avec les Parce que ce qui nous parait un exécrable

forfait doit paraître, aux yeux de i Heureusement que dans le troupeau il se cette année ; à ce moment, des troubles diges-

autres points de l'île. On en signale une qui se-

:

narive. |

République au lieu de les défendre.

La maladie remonte au commencement de D'autres bandes dévastent en ce moment les

étrangère.

arlistes,. lo bataillon la la légion

tifs et des douleurs rénales, avec faiblesse géné -

En 1841 il retourna en Afrique et se distingua tout ces gens-là, une légère peccadille.

rait partie de Nossi-Bé, à une journée à l'est de

} trouvera quelques moutons devenus enragés rale, amenèrent son entourage à le soumettre à

particulièrement au col de la Mouzaïa où il commandait

le 64* de ligne. En 1847, à la tète du 2« étranger, Est-ce que nous savons ?

j peut-être, à force d'être mordus et tondus, et l'examen, à Paris, de MM. les docteurs A. Bai-

côté de la route de Tamatave.

Tananarive et qui se dirigerait vers le Nord, du

puis du S» zouaves, il délivra Bou-Sada assiégée, Toutes les suppositions ne sont-elles

zeau et L. Collin, médecins inspecteurs du service

de santé des armées, et de M. le professeur

monta lepremier â l'assaut de Zaatclia et était nommé

| qui se défendront tout seuls.

Même situation sur la côte. A Morondova, , un

commandeur de la Légion d'honneur le 10 décembre

1849.

On a gracié Triponé peut-être parce

pas maintenant autorisées ?

commerçant français, M. Fleuret, a eu deux

Paul de CASSAC-NAC.

f JaecouM. 0fl découvrit l'existence d'une albumi

Rappelé en France en 1850, il est nommé général de

| _ _ _«-4ÇTO-_^„^^_____ 1

convois "de marchandises pillés par les Indiens ;

nurie asse£ $mavZ tenant à une inflammalar

artério sclérose venture. A Nossi-Bé, on a saisi plusieurs outres

des sujets anglais ont éprouvé la même mésa-

brigade et aide de camp de Louis-Napoléon. Trois qu'il était franc-maçon ou qu'il avait des

\ tion des reins (néphrite;

ans plus tard, il recevait les étoiles de divisionnaire. j complices haut placés.

i sénile et refroidisseriîëni

En 1884, lors de la guerre de Crimée, il commandait

la première division de l'armée d'Orient. S'illustre

à la bataille de l'Aima où il reçoit une léeère bles-

! pays qu'un cri pour flétrir cette mesure

| Dans tous les cas, il n'y aura dans le

Les médecins prescrivirétit lé réglrn». lac \ ô chargées de poudre et de fusils ; une saisie semblable

a été faite, il y a quelques temps, à Morondava,

à bord d'un navire anglais, mais ces

j exclusif, ainsi que les diurétiques, et le Jnar»"

sure. Deux jours après, Saint-Arnaud lui remet le

i chai alla passer ses vacances en Normandie, où muCitions de guerre sont vendues au profit des

csmmandement en chef. Il marche sur Sébastopol, | que rien n'explique, que rien n'imposait

! une amélioration notable se produisait. - gouverneurs hovas et de leurs officiers et les

entreprend, au milieu d'obstacles presque insurmon» I et que rien ne justifie.

Sous ce titre, le Figaro rappelle le ; A ce moment, l'albumine avait Complètement passent ainsi aux brigands, que ledits gouverneurs

se gardent bien de poursuivre.

tables, le complet investissement de cette place : est

blessé à Inkermann, et remet someommandement entre

les mains du maréchal Pélissier, par suite de sa [ Les influences occultes qui renaissent. koff. Nous lui empruntons, les lignes sui-

! encore chaque jour dans le parc, soit à pied, soit

Ce sont les bêtises qui recommencent ; siège de Sébastopol et la prise de Mala-

i disparu. Revenu à la Forêt, le maréchal sortait

situation embarrassante vis-à-vis des alliés, notamment

de lord Raglan dont il ne partage pas les vues. Et cela est très malheureux, surtout vantes :

! brumeux et humides : il prit froid, et une nou-

> dans une petite voiture basse. Vinrent les temps

Puis il quitte la Crimée. Il est nomme maréchal de \ en ce moment.

; veile poussée congestive se montra du côté des L'Escadre anglaise en Italie

France le 13 mars 1856.

Le 8 septembre, à midi, les batteries de siège,

En 1859 11 prend part, comme commandant du 5* Car ce n'est pas l'heure où le sentiî

reins, avec albuminerie.

La Spezzia, 23 octobre.

qui ne comptaient pas moins de huit cents pièces,

cessaient brusquement de tirer. C'était le

— L'escadre anglaise est

; La néphrite chronique se réveilla. Mais elle

corps de 1 armée des Alpes, à l'expédition d'Italie.

; ment patriotique vibre avec une consoj

lante intensité que l'on devait choisir signal convenu pour l'assaut, et tout aussitôt,

entrée dans le golfe de la Spezzia à 10 h. 2f> et a

j s'accompagne toujours de sclérose, c'est-à-dire

En 1862 il commandait l'armée de Châlons puis le

*• corps à Lyon et, enfin, l'armée de Paris.

jeté l'ancre prés de la digue. Une grande foule,

d'induration du tissu rénal ; le rein n'est plus

tamment

La part

sous

glorieuse

Metz,

qu'il

est

prit

encore

à la

trop

guerre

présente

de 1870,

à

no-

j pour gracier un misérable traître â la

les chasseurs du 4" bataillon, conduits par le'

massée sur le quai, attend que les Anglais descendent

à terre pour leur faire fête.

i aussi perméable et ne se prête plus à une exj

crétion urinaire complète.

la

commandant Ciinchânt, sautaient par-dessus le

mémoire de tous, pour qu'il soit utile de le rappeler I patrie.

parapet de la tranchée et se ruaient à l'assaut de

Des barques et des petits vapeurs bondés d»

! D'où urémie, c'est-â-dire rétention dans le sang

i Si nos gouvernants ne l'ont pas com- Malakoff. « Les Français, écrit le général Totleben,

attaquèrent la mamelon avec la division i rée qui devient toxique par tsuite de son accu- Le Sans-Pareil saine la Spezzia par des salves

monde, sont allés à la rencontre de 1 escadre;

j d'une plus ou moins grande proportion d'u-

les passagers poussent des cris enthousiastes.

Le maréchal Canrobert est grand'eroix de la Légion

d'honneur depuis le 30 mai 185».

: pris, c'est qu'ils n'ont pas plus de patrioi

tisme que d'intelligence.

Mac-Mahon. Des masses compactes de combattants,

fournis par lel" zouave et le 7* de ligne,

L'amiral Avelan et ses officiers ont tenu à honneur

! muiation.

au

(le

vieux

rendrehommage,pendant

maréchal.

leur séjour parmi nous,

d'artilierie. La ville est pavoisée et très animée.

| C'er-t un empoisonnement. Les accidents uré- Le capitaine de la corvette Faravelli souhaiter»,

Et cela donne singulièrement à réflé- sortant des cheminements avancés, traversèrent ! miques suivent : vomissements, palpitations,

. chir.

au pas de course l'intervalle d'une dizaine de

la bienvenue à l'amiral Seymour au nom du.

respiration haletante avec suffocation, refroi-

sagènes, qui les séparait de la contrescarpe, et

commandant du département maritime. Un lieu-

dissement, œdème pulmonaire, etc.

surgirent subitement sur le parapet, avant même

tenant de vaisseau montera à bord de chaque

j La constitution du maréchal, jusque-là d'une

que nos. soldats eussent eu ie teinpsd'occuper les

navire pour souhaiter la bienvenue au commandant

anglais.

s si exceptionnelle vigueur, ne put résister à ce

banquettes. »

| dernier assaut. L'illustre soldat avait quatrej-

vingt-cinq ans !

Rien, en effet, n'avait permis aux Russes de

Ml wm SûISiETOiei prévoir cet assaut .: le général Pélissier. et le Le maréchal ne se releva pas et, chaque jour, Revue de la Presse étrangère

général Bosquet, commandant du 2«. corps d'armée,

avaient, au contraire, pris taules les pré-

on le vit s'enliser dans un affaissement progres-

Avions-nous raison de dire que les Parmi les élections départementales qui,ont

| sif physique et moral; chaque jour, de plus en Vienne, 23 octobre. — Le Neue Freie Presse, dans

cautions nécessaires pour que, l'assiégé n'eût I plus, s'aftirma un état de prostration demi-cobien

qu'ils aient été i mateux d'où les soins les plus dévoués né purente

dit que la création de l'encadre russe dans,

un article sur les visites de Toulon et de Ta-

obsèques du maréchal de Mac-Mahon eu lieu dimanche dernier, il en est uno que aucune inquiétude. Mais,

seraient splendides ?

les agences du gouvernement ont négligé de attaqués à. iimproviste, lesi Russes fpntbonne I rent ie tirer. C'était la mort, et, dès dimanche la Méditerranée est le premier résultat de 1 entente

franco-russe. 11 est donc naturel de consi -

Nous pouvons ;bien l'avouer : elles ont communiquer à la presse. On en sera moins, contenance : «' Les Français, ajoute le général dernier, 15 octobre, la famille fût prévenue que

dépassé tout ce que nous attendions-. surpris quand on saura que cette élection a Totleben, s'introduisaient à travers les embrasures,

sautaient en grand nombre à bas du pa-

On peut dire que la maladie terminale n'a manifestation de l'Italie et de l'Angleterre, éprou-

tout espoir était vain.

dérer la visite de Tarente comme une contre-

Et Paris s'est montré cette fois la vraie tourné au profit d'un conservateur, M. J.aubert,

élu dans le canton de Cotignac (Var),

capitale de la France.

rapet, engageaient une lutte acharnée avec la

poignée de soldats qui défendaient le mamelon.

guère duré que quinze jours.

vant le besoin de . s'unir pour con.tre-b.alancer

par 1,684 voix sur 2,112 votants.

Dimanche dernier, 15 octobre, l'agonie commença,

la France et la Russie.

Pas une note discordante.

Les artilleurs (russes) cherchaient à défendre

leurs pièces avec leurs écquvillons et les autres Les nuits étaient ordinairement agitées; le

Londres, 23 octobre. — Le Morning Po.st déclare»

Pas un incident.

engins qu'ils trouvaient sous leurs mains. maréchal voulait se lever; la respiration devenait

haletante ; la face s'empourprait et,'parfois, de défi à la France et à la Russie; d'ailleurs,.

que la visite de Tarente n'est nullement un acte*

Pas un cri provocateur.

» Ce qui restait du régiment (russe)de Modelin

Rien qu'un recueillement muet et

essaya, à diverses reprisas, de charger l'ennemi avec des gestes dé commandement, on l'entendit

s'écrier : « Les Tureos 1 A moi les Turcos .' » sins.

l'Angleterre a su dissiper les craintes de ses voi-

dix fols plus fort; et ils mouraient en héros,!

digne.

après avoir perdu le plus grand nombre de leurs [ comme si, dans une vision rapide, le vieux soldat

évoquait et revifait un instant les brillantes Pétersbourg dément lebruit que M. de CMers s ï

Le correspondant du Daily Telegraph à Saint -

Un empressement pieux, mais sans

chefs. »

griserie et sans forfanterie.

Los catholiques, ralliés à la République ont Comment Mac-Mahon parvint à se maintenir i épopées d'antan.

retirerait et serait remplacé par M. ide î.îohrenheim.

Le même correspondant dit que. le tsar

dans la redoute dont il s'était -emparé, presque j

Juste ce qui convenait pour honorer le besoin d'être-fouettés quelque peu.

par miracle, jo n'essaierai pas de le dire ; les

étudie les moyens dedéveiopper l'influence rus;; •

témoin ou le héros de toutes nos grandes

batailles d'hier.

ayons besoin de nous en mêler nous-mêmes, noncé à en décrire les épisodes. Ce fut une mè- I

Et la République s'en charge, sans que nous survivants de cette bataille de géants ont re- j Béatification de Jeanne d'Arc dans Ja mer Noire et la Méditerranée.

lée formidable, les Russes refusant obstinément j

Et si quelques-uns — une infime minorité,

— oubliant qu'il était indécent de comme don de joyeux avènement, on leur apportant à bras quatre petits mortiers, barrica- •

Pour fêter leur arrivée dans la maison, et de se rendre, les Français creusant des abris, ! Nous lisons dans la Semaine religieuse

|| Efpùir deyahiUU: Cercueil ont essayé sert tout d'abord la laïcisation des églises, dant la gorge ouverte de la- redoute, demeurant j

de Saint-Dié :

l'Influença toa dans h Méditerra&irj

de se livrer

quand même et au prix des plus grands sacrifi- M. l'abbé Mourot a reçu, d'un correspondant

à d indécents ébats — la î par un décret qui place désormais les fabri-

Ces-, sur le terrain qu'ils avaient conquis. Et dès

masse est intervenue tout de suite pour ques sous le contrôle de l'Etat.

que la fumée se fut un peu dissipée, Mac-Mahon ; de Rome, les nouvelles suivantes : « Mgr Caprara,

promoteur de la Foi, et M. l'abbé Captier, phié que le Daily-Telegrd?h Par l'organe de son

Paris, 23 octobre. — »Nous avons déj;à télégra-

signifier à ces imbéciles que, contrairement

à ce qui se passait jadis sur la

saires et de relever les blessés, recueillant avec ! Jeanue d'Arc, se sont rendus à Lyon pour pré-

tsar étudie les moyens de développer ,i influence

C'est uno véritable expropriation.

ordonnant à ses soldats d'épargner leurs adver- \ postulateur dans le procès de béatification de

correspondant de Saint-PéKersbourg, c\it que la

place de la Bastille,

Désormais, l'Etat surveillera et dirigera la son habituelle courtoisie les prisonniers russes ; senter leurs hommages à Mgr Goullie. Mgr Caprara

se rendrait aussi à Orléans pour prendre ranée.

russe dans la mer Noire et £ans l! i Méditer -

ici on ne dansait pas.

Mais si le peuple de Paris s'est bien

gestion des recettes paroissiales.

— presque tous blessés — saluant, mieux que ne

le fit Guillaume I" à Sedan, le courage malheu- les dernières informations sur les lieux mêmes.

En ce qui concerne tout au moins" "Cette dernière

mer, il semble que l'empereur ide Russie

tenu. S'il a retrouvé hier sa grande mine Un fonctionnaire de l'.Etat, percepteur ou reux. ! A moins d'incidents imprévus, la solennelle béatification

da Jeanne d'Arc aurait ,ieu l'an pro

patriotique drs jours suprêmes , derrière

le cadavre de l'un de nos plus vailtabilité

et l'emploi des fonds.

leurs positions intactes. Ce fut donc Mac-Mahon \ VIUUB. >

cutable. On sait ce qui se passe en Franc, e. Voie,

tout autre, sera délégué pour vérifier la comp-

Partout ailleurs, les Russes avaient gardé

ne soit pas éloigné de parvenir à son but. La

visite de l'escadre a à cet égard une portt ^e indis-

qui décida du succès de cetto journée tragique. | «.^A»s»«»»nww««»»^^

ce qui se passe en Espagne :

lants soldats, en revanche nos gouverrecommencent

à faire des bêtises. tent, pour la plupart du temps, un impôt liés. Près de 10,000 hommes, dont 7,634 Français, ,ar> TTH'S g> « ï Russie, en l'honneur de laquelle avaient été con-

Triponé ?

Par conséquent, cela ne regarde pas l'Etat? leben était l'âme de la défense. Totleben était j ~ - . .

blessé, Malakoff était pris et la paix allait être g»». s**».

Pourquoi cet excès de clémence en faveur

de l'officier dégradé, indigne, à Néanmoins et malgré tout, l'Etat entend y taire dont les épisodes nombreux inspirèrent'

une grande popularité par son attitude respec-

C'est évident.

r _ tres, les corps diplomatiques etles personnaiités

m

les plus éminentes de la colonie Russe.

signée. Tel fut le dernier acte de ce dramemili- i m&'fx • Quant au grand-duc Wladimir, qui s'est atthré

neurcoùil n'y avait qu'rne voix pour mettre la main, cette main crochue qui s'est aux Russes et aux Français, par une singulière

tueuse pendant les fêtes del Pilar, à Saragosse,,

"iiirmer qUe la France considère l'arcoïncidence,

une double et inoubliable sensation

: d'admiration, d'abord, pour la vertu mili-

priacipaux de l'Espagne; partout, il est accueilli

il continue par la côte ouest sa visite dos ports,

déjà abattue sur les caisses d'épargne, sur

«ee comme le seul refuge de l'honneur?

nui qi „ apu les caisses do retraites, sur les traitements taire des un et dos autres, et de confiance pour

i

conseiller cet acte révoltant, des curés, sur une notable partie du budget l'avenir, comme s'ils avaient déjà prévu qu'ils ne Landei'ntau, 23 octobre. — Dans une réunion tenue,

hier, devant deux mille personnes, M. le I gne surabondamment de la faveur avec laquelle

;

avec une déférence de sympathie qui, jointe aux

ovations faites à l'escadre russe à Cadix, témoija

pu l'inspirer?

seraient jamais plus exposés à lo rencontrer

des cultes.

sur un champ de bataille, du moins ses uns en comte de Mun a montré la nécessité d'opposer j l'opinion publique ratifie les liens d'amitié qui sa

q^r^Pu demander pitié pour ce trafibroca^f

nos S(,crets militaires, pour ce aux braves et honnêtes citoyens qui faisaient

socialiste. Il considère la nomination des qua-

j Maison royale d'Espagne.

Et alors, l'Etat se substitue brutalement face dos autres.

le programme chrétien au programme purement i nouent entre la famille impériale de Russie et la

Pour p\ •' de nos moyens de défense ;

rante députés socialistes comme le fait capital

U convient de ne pas oublier, d'ailleurs, que l;*

partie des fabriques, et qui s'occupaient de

i&gg ? «wsérable qui vendait nos pro-

LE

des dernières élections et conseille la création

reine régente est une archiduchesse d'Autriche*

et n,^^ avpn

1 Angleterre ^"k'ieterre moyennai

leur affaire d'une façon si louable et' si désintéressée.

de syndicats agricoles comme une barrière con-

et que son attitude, en cette circonstance, coni

corde parfaitement avec les intentions pacifiques

moyennant finances

V Si endud^- pe -

u ^e r ?

mord

J . s q u . e s ' i! cut

DE VA FIT LA JUSTICE tre le socialisme qui cherche à gagner les campagnes.

1 et les dispositions amicales que l'empereur

sant ? es mouchoirs de poches à unpas-

Il ne reculera devant aucune ingérence,

Le discours de M. da Mun a été très applaudi. i François-Joseph manifeste de plus en plus a.

fût-elle inconvenante et scélérate.

: l'égard de la Russie. , ,

P

Nous avons dit que les entrepreneurs

Ainsi s'accentue l'orientation nouvelle de la

£sune voix ne s'est élevée, que nous Son délégué ira jusqu'à présider à l'ouverture

des troncs — comme si les fabriciens brard, les Artiguc, qui ont réalisé de

du Panama, tels que les Eiffel, les Ilô-

CONGRES SOCIALISTE A COLOGNE i politiaue européenne dansunsens pacifique et sa

tenions

êh lit en su faveui .

em?,^- ôlre S manifestent les symptômes précurseurs à.ir\

Cologne, 23 octobre.

ciment, s'il peut jamais et los curés étaient des voleurs, et qu'il fût scandaleux bénéfices aux dépens de la

— Le congrès socialiste a • acheminement vers la désagrégation, au moi)^

été ouvert hier.

. partielle, de la triple alliance.

^ question de clémence avec des Caï-

nécessaire de les empêcher do mettre dans petite épargne, allaient être poursuivis Bebel a, dans un discours d'ouverture, exposé

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La Grève générale du Nord

Lens,23 octobre. — A Fouquiôres-les I.ens, des

pierres ont été lancées sur les patrouilles mixtes

de gendarmes et de dragons ; il n'y a pas eu

de blessés. Des charges ont été faites pour repousser'

les grévistes dans les eliamps.

Douai, $3 octobre. — Ce matin, vers une heure,

une violente détonation, produite par une explosion

de cartouches de dynamite, placées contre

la maison d'un mineur, non gréviste, habitant

Roost-Warendin, a été entendue à Douai. Les

dégâts matériels sont importants. Personne n'a

été blessé. La victime a dénoncé l'auteur de

l'attentat, qui a été arrêté. Le parquet de Douai

instruit l'affaire.

C'est le troisième attentat par la dynamite, aux

environs de Douai, depuis huit jours.

Les Obsèques du Maréchal de Mac-Mahoa

Paris, 33 octobre. — Les journaux disent que

l'impression produite par les funérailles du mafréchal

de Mac-Mahon, sera plus considérable encore

que celle produite par l'attitude de la population

pendant les fêtes franco-russes, car on y

a vu figurer, à côté des officiers russes, des officiers

allemands et italiens, sans un cri, sans un

murmure...

Le Journal des Débats écrit à ce sujet : « De toutes

les impressions que conserveront nos visiteurs,

celle de la journée du 22 octobre, sera

probablement plus profonde. Ils ont vu que cette

population si vive, si portée à la gaieté et aux

démonstrations bruyantes, peut aussi devantun

cercueil, devenir calme, silencieuse et recueillie.

Ils ont vu que nous ne sommes pas seulement

unanimes dans les manifestations de nos sentiments

envers nos amis du dehors, mais que

nous savons également faire taire nos querelles

politiques pour saluer ensemble, sans exception

de parti, la mémoire d'un homme qui a honoré

iiotre pays. C'est là, croyons-nous, la double impression

produite sur nos hôtes par l'imposante

cérémonie qui vient de s'accomplir et à laquelle

la France a été touchée de les voir s'associer. >

Le XIX' Siècle dit : « Une pareille attitude de

Vra donner à réfléchir à nos ennemis. Elle prouve

Que le peuple français a conscience de sa force

et de ses droits, qu'il sait aussi bien, quand il le

faut, se contenir, qu'il sait, en d'autres circons

tances, manifester son enthousiasme. La population

parisienne peut se vanter d'avoir fait, de-

E uis une semaine, et de faire chaque jour de la

onne, de l'excellente politique. »

M. Emmanuel Arène écrit dans le Matin

« Hier, Paris tout entier, le Paris officiel, le Pa

ris politique, mondain et populaire, s'est élevé

superbement au-dessus de toutes les querelles

misérables, de toutes les passions mesquines.

Un souffle pur a passé sur la foule immense, et

sur la tombe de ce mort on a fêté la patrie immortelle.

»

l'approche du départ. Lo temps est à souhait,

bien qu'un peu couvert et, 3'11 a plu quelque peu

dans la soirée d'hier, le ciel n'a pas voulu se

montrer trop inclément.

Dans les rues, la foule est énorme. Tout Paris

est dehors, et à Paris il faut ajouter quelques

centaines de milliers de curieux, accourus de

tous les coins do la France, et les trains de plaisir

continuent à arriver bondés.

C'est une affluonco extraordinaire. On se hâte

partout aux derniers préparatifs des illuminations

qui promettent d'être splendides. On complète

le pavoisement et la décoration des maisons.

Déjà, aux abords du Trocadéro, on se dispute

les places pour le feu d'artifice. Rien ne

rebute les curieux, pas même cinq ou six heures

d'attente.

Partout où doivent passer las officiers russes,

au ministère de la guerre, au Champ-de-Mars,

etc., des milliers de personnes les attendent au

passage pour les acclamer. Toutes les grandes

administrations ont dénué congé à lours employés.

Les écoliers sont .également en vacances,

leur congé ayant été prolongé jusqu'à demain.

Dès midi, la plupart des magasins ferment

leurs portes comme aux jours de fêtes nationales.

La journée, aujourd'hui et celle de demain,

dépasseront en éclat et en enthousiasme toutes

les autres et c'est sur une impression inoubliable

que nos hôtes quitteront Paris.

La première visite des officiers russes, ce matin,

a été pour le Musée Grôvin. Le dessinateur

du Musée est un Russe de grand talent; il a été

vivement félicité par ses compatriotes. Malgré

l'heure matinale, les boulevards étaient déjà

fort animés, et le public a fait aux officiers une

véritable ovation a la sortie.

A Levai lois-Perret

De la Lanterne : «Cette manifestatisft imposante

de sang-froid, de maîtrise da soi-même, fera plus

pour la paix que tous les discours des ministres

voiremême que touteslesafûrmationsdessouverains.

La population parisienne a prouvé, hier,

qu'elle savait se recueillir ;elle montrera, aujourd'hui,

comment ellesait se réjouir et fêter ses hôtes

qui lui sont chars en se souvenant que le premier

devoir de l'hospitalité est la discrétion et

que la discrétion consiste à ne mêler à ses sympathies

aucuae manifestation susceptible d'en

altérer le caractère pacifique. »

Le Petit Parisien dit : « Une partie de l'histoire

militaire de notre pays a été vécue, hier, à nouveau,

par la population parisienne. Les grands

souvenirs d'Algérie, d'Italie, de Crimée étaient

présents à tous les esprits ; il s'y mêlait malheureusement

ceux de l'année terrible ; mais ces

derniers apparaissaient moins cruels, par suite

de la présence de nos amis les russes. »

Du Gaulois : « Qu'ont dù penser nos hôtes, et

parmi nos hôtes ceux.qui ne font pas profession

d'indulgence à notre égard ? lis donneront sans

doute des nouvelles de ce Paris inédit. Nous les

attendons avec la joie d'un grand et difficile devoir

accompli. Il est impossible qu'on ne proclame

point ce triomphe de la pensée et du

cœur, et que l'éclat nen rejaillisse point sur

tous. »

Impressions

Nous avons pu recueillir l'impression de plusieurs

personnalités étrangères qui ont assisté

officiellement aux obsèques du maréchal de

Mac-Mahon, et toutes sont unanimes à reconnaître

que le peuple de Paris a donné, hier, un

admirable spectacle par sa dignité, son calme et

le respect qu'il a témoigné au glorieux soldat qui

repose maintenant aux Invalides.

Mais c'est surtout parmi les officiers russes

que cette impression a été vive, profonde. L'un

d'eux, résumant les opinions do tous ses camarades,

déclarait à l'issue de la cérémonie d'hier :

» Je n'ai rien vu d'aussi grandiose et d'aussi

imposant. On calomnie le peuple de Paris, et

nous le redirons bien haut'chez nous en le taxant

de frivolité et de légèreté. Il viont de prouver à

quel point il est capable aussi des grands et no-,

bles sentiments dé respect et de discipline. C'est

le plus beau spectacle même après les ovations

qui nous ont accueilli, que Paris nous ait offert

et nous avons pu aussi admirer l'armée française,

l'admirer sans réserve, comme elle le mérite.

»

Les officiers étrangers qui figuraient aux obsèques

se louent des égards qu'on leur a témoignes

; citons en particulier le général d'Omieu

de La Bâtie, envoyé du roi d'Italie qui, dès la

fin delà cérémonie, s'est empressé de le télégraphier

à son gouvernement.

Détails rétrospectifs

Parmi les incidents d'hier, il en est un qui

mérite tout particulièrement d'être signalé.

Au moment du défilé des troupes, sur l'esplanade

des Invalides, un cavalier du 1er cuirassiers,

nommé Vinet, fut désarçonné, piétiné par

son cheval et grièvement blessé. On l'a trans- f

porté à l'ambulance installée sur l'esplanade.

A ce moment le cardinal-archevêque de Paris

rentrait en voiture à son palais ; apercevant le

rassemblement qui s'était formé devant l'ambulance,

Son Eminence mit pied à terre, s'informant.

Apprenant l'accident, il pénétra

dans

l'ambulance où un médecin major donnait ses

soins au blessé. Mgr Richard demanda si celui-ci

était transportable et sur une réponse affirmative

du médecin, il offrit sa voiture pour conduire

le malheureux soldat à l'hôpital du Gros-

Cailloux, offre qui fut acceptée avec reconnaissance.

Cet acte de charité a produit dans la foule

une émotion profonde et quand, au retour de sa

voiture, Mgr Richard qui l'avait attendu pour

rentrer à l'archevêché, se montra à la foule, il

fut vivement acclamé. Son Eminence, très touchée,

donna sa bénédiction aux assistants, qui

tous s'étaient respectueusements découverts.

En Russie

Saint-Pétersbourg, 23 octobre. — La participation

des marins russes aux funérailles du maréchal

de Mac-Mahon produit, ici, "une excellente

impression. Elle est considérée comme

une

preuve de l'éclaircissement des

sympathies

franco-russes.

Les journaux consacrent au défont maréchal

des articles unanimement élogieux.

En quittant le musée Grévin, l'amiral et les

officiers russes se sont rendus par les grands

boulevards, le boulevard Malesherbes et la rue

de Prony à Levallois-Perret, au siège de la société

Lux.

Vers 9 heures et demie, au moment où les officiers

russes passaient à la porte de Courcelles,

un nommé Fabre, forgeron, demeurant à Levallois-Perret,

étant sur le talus des fortifications,

a tiré deux coups de feu au moyen d'un tube en

fer.

C onduit au commissariat de police, il a déclaré

au commissaire qu'il avait tiré pour annoncer

à la population de Levallois l'arrivée des

officiers russes.

Le maire a souhaité la bienvenue aux officiers

qui se sont rendus à la société Lux, où ils ont

été reçus par le duc de Morny. Après l'échange

de quelques paroles, l'amiral s'est fait expliquer

les divers procédés employés et, afin de les

voir

mettre en pratique, a consenti à poser

avec ses officiers. Un premier cliché a été tiré,

puis après, quelques changements dans le groupement

des officiers, on en. a tiré un deuxième.

La société Lux tirera quatre-vingts épreuves de

ces deux groupes, dont trois de deux mètres,

destinées, l'une au cercle militaire, la seconde

au Jockey-Club, et la troisième, au vaisseau

amiral russe.

A 10 h. 40, les officiers russes étaient de retour

au cercle militaire et se rendaient peu après

au ministère de la guerre, toujours salués des

mêmes acclamations frénétiques, des mêmes

vivats.

Au ministère de la guerre

Le général Loizillon et Mme Loizillon ont

offert, aujourd'hui, un déjeuner officiel à l'ambassadeur

de Russie, au personnel de l'ambassade,

à l'amiral et aux officiers de l'escadre

russe.

L'hôtel de la rue Saint-Dominique était pour la

circonstance merveilleusement décoré. Le vestibule

d'honneur était particulièrement remarquable.

Le déjeunêr a été servi dans la grande galerie

vitrée, transformée en vaste salle à manger.

Mme Loizillon avait à sa droite M. de Mohren

heifn, et à sa gauche, le président du Sénat. Le

ministre de la guerre avait à sa droite l'amiral

Avelan, et à sa gauche M. Casimir Périer,

Assistaient au déjeuner : une partie du personnel

de l'ambassade de Russie, tous les officiers

russes venus à Paris, au nombre de cinquante.

Les autres invités étaient les membres

du gouvernementales généraux et assimilés du

gouvernement de Paris, en tout 174 couverts.

Au dessert, le général Loizillon a porté le toast

suivant :.« A Sa Majesté l'Empereur de Russie,

à-Sa Majesté l'impératrice, à la famille impériale,

à la nation russe, à ses armées de terre et

de mer et à vous, amiral Avelan, ainsi qu'à tdus

les officiers de l'escadre de la Méditerranée. »

L'amiral Avelan a bu à l'armée français et à

Ses vaillants chefs, à cette armée où la bravoure

et même l'héroïsme sont des vertus traditionnelles.

M. de Mohrenheim, d'une voix émue, a déclaré

qu'il était heureux d'avoir entendu l'amiral

Avelan porter un toast à l'armée française .;

il tient cependant à compléter ce toast en évoquant

les souvenirs des généraux Le Flô, Chanzy

et Appert, qui ont si dignement représenté la

France en Russie et qui ont contribué puissamment

â resserrer les liens d'amitié et de sympathie

existant entre- les deux pays.

au carrousel. Sur le parcours, des bravo3 et des ,

cris de :


ale d'intolérance volontaire et de mauvaise ges-

, Conseiller municipal de la ville d'Albi, je ne

nuis Paâ " votre subordonné », comme vous le

dites, mais votre égal. .T'ai de plus le droit et

mftmo le devoir de contrôler votre gestion et de

vjppréclsr.

» La loi, d'ailleurs, n'a pas admis, monsieur le

maire, q uo los fonctions d'inspecteur-vétérinaire

puissent eréor un lien de subordination de vous

a rn»i, puisqu'elle a roconnu qu'il n'y avait pas

incompatibilité entre ces fonctions et le mandat

de conseiller municipal. La Chambré des députés

«t le Sénat ont!..souls qualité pour moduler

cette loi ; ce n'est pas à vous de la corriger,

mais de vous y soumettre et do la respecter.

4 Ce n'est pas, à la vérité, l'inspecteur adjoint

a, l'abattoir que vous avez voulu frapper, c'eut lo

conseiller municipal dont vous avez voulu vous

venger, dont vous avez eu la prétention de ohâtier

l'opposition loyale et parfaitement justifiéo

Dftr les faits.

» Ce faisant, vous avez, en somme, manqué

de respect au suffrage universel, votre maître

et le mien ; vous avez accompli une vilaine besogne.

, Je n'en suis pas étonné, pas plus que vous

pe devez l'être si j'ai l'honneur do no pas vous

«aluer.

1

» Albert VIGUIKU,

» Conseiller municipal de la ville d'Albi. »

« Te;»enm » »Ie Ia[CathédraIc. — Un de

nos amis nous apprend que Mgr l'archevêque a

fait chanter un Te Deum, dimanche à Sainte-

Cécile pour remercier Dieu d'avoir ménagé à la

France l'amitié de la Russie. Monseigneur est

même monté en chaire et a prononcé une allocution

émue.

Certes, nous ne pouvons qu'être très flatté de

ce que Sa Grandeur ait daigné prendre en Considération

la requêta que l'Express du Midi lui

adressait vendredi ; mais Elle ne doute pas que

c'eût été un très vif plaisir pour nous et pour

nos lecteurs s'il nous eût été permis de nous

trouver tous réunis, à cette occasion, dans notre

magnifique cathédrale.

Un simple avis envoyé à tous les journaux

catholiques eût suffi pour donner un éclat considérable

à cette manifestation de la foi et du

patriotisme.

Tandis que, — la population n ayant pas été

prévenue — c'est â peine si cent personnes se

trouvaient, dimanche matin, autour de la chaire

de Sainte-Cécile pour entendre la parole du premier

pasteur de notre archidiocôso.

Nous ne pouvons que le regretter. V. L.

Bal de la Saint-Crépin. — On nous prie n'annoncer

que le bal de la Saint-Crépin aura lieu

domain soir, dans la salle dos fêtes du café Ri

chelieu.

An théâtre. — Ce soir mardi, représentation

de la troupe Saint-Omor avec le grand succès du

Jour : Le Souî-prèfet de Château-Buzard, comédievaudeville

en 3 actes de Léon Gandillot.

On commencera par la Diva en tournée, corné

die en 1 aetê.

Remise da drapeau de la ville d'Albt anx

marins russes.

— MM. de Berne-Lagarde est

parti pour Paris, afin de remettre le drapeau

offert par la ville d'Albi aux marins russes.

Mieux vaut tard que jamais.

Caisse «r'éparïne. — Opérations du dimanche 22 eo

tsbre

: Versements effectués par 57 déposants dont

14 nouveaux, 25,849 fr. ; remboursements au nombsi

de 48 dont 9 pour solde, 19.320 fr. 18 ; différence

6,328 fr. 84.

CASTRES. — Nomination. — Par décision de

M. l'inspecteur d'académie du 18 octobre cou

rant. M. Augé, répétiteur général au lycée d'Alb

pendant l'année 1893-94 est chargé d'une classe

d'anglais et de lettres à l'école primaire supérieure

professionnelle de Mazamet (emploi nou

veau).

Mercuriales. — A cause de la foire de Puy

laurens le marché aux grains de samedi n'a pas

été tenu à Castres.

Le prix du pain reste donc le même que la

semaine dernière.

v,.cn^n„ i e at 4 tai ï u e son répertoire, et la foule,

S

1 " 8 ' éco " te ««e musique russe si frap-

Fn,?„^P? r s l dlv «rsité, si poignante par son senument

La Jlfarc^e Busse est particulièrement remarquée

et applaudie ; la Tsarine est écoutée religieusement,

ot sa difficulté musicale n'empêche

pas nos musiciens de rendre ce morceau

avec tout 1 art et la finesse possibles. Après la

« Marche Tartare » de Michel Strogoff, nous touenons

ft la Un, et voici quo tout à coup des bravos

enthousiastes éclatent, des nombreux cris

de : « Vive la Russie ! » sont poussés : c'est

1 Hymne russe qui retentit se repercutant dans

les échos do la nuit. C'est fini, mais la public,

après avoir de nouveau acclamé le tsar et la

Russie, crie

: bis, avee une frénésie telle, que

1 Hymne russe est de nouveau joué au milieu de

la sympathie profonde de notre population.

A peine l'flarmonie a-t-elle terminé, que semblant

sortir d'un rêve profond simulé par la gravité

des sons russes, la Marseillaise se fait entendre

joyeuse, alerto comme notre belle et jeune

rance. Pissée encore après avoir fini, l'Harmonie

est acclamée. Mais là ne doit pas finir cette

magnifique fête.

Pendant que la population, éclairée par les

feux de bengale, donne expansion à son enthousiasme,

les membres de l'Harmonie se rendent au

café Rives où doit être servi un punch en l'honneur

de la Russie. Nous entrons, et là, autour

des tables rangées en bon ordre, nos jounes musiciens

s'apprêtent à déguster le punch fumant.

A la table d'honneur nous remarquons

: MM.

de Baichis, maire de Rôalmont, président de

l'Harmonie; H. Calvet, vice-président, et le sympathique

M. Bouty, directeur de la Société. Tout

à coup un silence se fait dans la salle, M. de

Baichis se lève, chacun se déoouvre, tous les

cœurs battent à l'unisson de celui plus noble

qui va Se faire l'interprète de tous. Le jeune et

honorable maire de Réalmont, d'une voix claire

et ferme, porte le toast suivant :

Messieurs,

Je suis heuroux do me trouver, aujourd'hui, au mi

lieu de vous et de pouvoir, après avoir bu à la santé

des braves marins russes, vous remercier, comme

maire de la ville de Réalmont, du concours que vous

venez d'apporter à une fête essentiellement patriotique.

Que la nation russe reçoive ici l'expression de no

tre profonde sympathie et que ses marins emportent

dans leur pays un éternel souvenir de notre bonne et

loyale amitié.

Je bois, messieurs, à l'union de la France et de la

Russie, à la paix de l'Europe, à la prospérité de

'Harmonie Sainte-Cécile, à la bienvenue de son excellent

chef, M. Bouty, et à la ville de Réalmont tout

entière ! (Salve d'applaudissements.)

M. Bouty, répondant à M. de Baichis, boit à la

France ; à notre tour, comme représentant la

presse locale et régionale, nous levons notre

verre à l'union de la France et de la Russie.

En terminant, nous nous en voudrions de ne

pas féliciter l'Harmonie Sainte-Cécile du succès

qu'elle a obtenu.

Ce succès, ajeutons-le bien vite, est entière

ment dû à M. Bouty, le nouveau directeur de la

Société qui, depuis deux mois à peine qu'il tient

la baguette ici, a fait faire des progrès immenses

à la musique. La population apprécie ces

progrès et la sympathie qu'elle témoigne à

Société se reporte spécialement sur son chef

Aimé et estimé de ses musiciens, M. Bouty n'e

pas seulement, comme ses prédécesseurs, un

spécialiste sur un instrument, mais bel et bien

un chef d'orchestre émérite.

Le sentiment musical, inné en lui, lui acquiert

bien vite la sympathie des critiques les plus sé

rieux et les mieux autorisés. Si l'on considôr

que dans deux mois l'Harmonie a fourni quatre

grands programmes, on verra que nos félicita

tions ne sont pas dépourvues de fondement.

Donc, à M. Bouty et à ses musiciens nos pro

fonds remerciements et, en terminant, comme

cette chronique doit être le dernier écho de

fête de dimanche, nous crions une dernière fois

« Vive la France ! Vive la Russie ! »

Le conseil vote uno somme do 300 et quelques

francs pour les frais de logement des réservistes

pendant la dernière période d'instruction ; un

crédit supplémentaire de 4,607 francs pour couvrir

les dépenses faites pendant la dernière épidémie

cholérique.

La lettre de M. Pautard, commissaire général

do l'exposition, demandant qu'un vin d'honneur

soit offert par la ville aux membres du jury du

concours, est adoptée.

La Seconde partie de cette lettre, demandant

que des fêtes soient organisées par la ville, est

repoussée.

Une pétition des habitants de la route de

Marcorignan est renvoyée à la commission.

Un entrepreneur do Lyon demande l'autorisation

d'exploiter à Narbonne un système d'évacuation

de vidange dont il est l'inventeur. Le

conseil décide que cet entrepreneur pourra prendre

part au concours ouvert pour l'assainissement

de la ville

; quant à son système, il peut

en faire l'essai à ses risques et périls, en traitant

avec des particuliers.

M. Ancely sollicite pour son 1113, élève au collège,

une bourse vacante. Rejeté-

M. le directeur de l'Alcazar demande qu'uno

partie de la subvention théâtrale retenue à M.

Gauthier, ex-directeur du théâtre de Carcassonno,

lui soit donnée.

U demande aussi une subvention pour la saison

théâtrale qui va s'ouvrir. Renvoyé à là commission

des finances.

(JAÏLLAC. — Maire et capttonls. — La mairie

vient de publier la situation budgétaire et flnan

cière de la commune.

Nous en détachons, faute de pouvoir tout exa

miner, les parties les plus importantes.

Voici d'abord, d'après le tableau du maire, la

nomenclature des engagements pris par le conseil

municipal :

t" Dans sa séance du 1S mai 1893, le conseil vote en

Ê rhlcipe l'agrandissement du cimetière de Sainteécile.

Dans le rapport présenté à ce sajet par M

Courninal, cette réparation est évaluée à 5,200 francs

J- Dans la séance du 16 mai 1893, le conseil munici

pal a accepte ferme un rapport de M. Rolland con

cluant i. la création de trois écoles mixtes aux Fé

dlès, à Laborie et à. Boissel et d'une écele doubla

Sainte-Cécile.

Le chiffre de la dépense, d'après les évaluation

approximatives du rapporteur, serait île 70,000 francs

Dans la même séance, et sous forme d'amende

ment au rapport d» M. Rolland, le conseil vote la

création de deux écoles du quartier, l'une au Châ

teau de-l'Homp, l'autre à l'extrémité des Fossés, Dé

pense approximative, 40,008 francs.

Il est certain que l'Etat couvrirait une partie dé ces

frais. La part contributive de la commune peut être

évaluée au plus à. 69,00» francs.

3- Séance du U février 1892. Aeceptatisn du traité intervenu

pour l'achat de la maison Gineste.- Prix

d'achat, 30,000 franes. Frais d'acte, démolition et ap

propriation de la place, 3,509 francs.

4- Séance du 1er mars 1892. Autorisation donnée au

maire d'acheter 13 maison Guiraud, rue dë

1 Ancien

Collège. Prix d'achat, 1.500 francs. Frais d'acte

160 francs.

6- Séance du 14 févrlerl892. Le conseil décide l'abat

desimaisons d» Peyriac et autorise lemaireà tra,.,i

Prix d'achat, 10.000' francs. Démolition et frais d'acte

900 francs.

6;8Dans sa séance du 6 juin 1891, le conseil municipal

a voté l'achat de la maison Espérou, auChfcte;-. -.-

de-l'Honip. Prix d achat, 1.800 francs. Frrls d'acte,

180 francs.

7- Du 8 mars 1892. Prise en considération par le conseil,

sur la proposition de M. F. Cusset, da la création

d'un laboratoire municipal. Les frais sont évalués

approximativement à 2.100 francs.

8- Séance du 16 mai 7893. Renvoi à la commission

des finances d'une pétition des habitants de Laborie

demandant la construction d'un presbytère.

La pétition, dit le procès-verbal de la séance, est

accompagnée d'une souscription volontaire s.élevant

à la somme de 1,750 francs. Comme l'immeuble servant

déjà do presbytère est offert lau prix da 2.500

francs, ce n'est pour la commune qu'une dépensa de

SO0 francs.

9- Du 16 mai 1893 : Est renvoyée à la commission

des travaux publics la demande de reconstruction

de l'église Sainte-Cécile.

Le rapport détaillé de M. Courninal, accompagné

d'une souscription volontaire de 9,600 francs, subordonne

cette reconstruction à l'agrandissement du

cimetière.

Dans le cas »ù cette reconstruction serait définitivement

aeceptée, là part approximative à la charge

de la commune serait de 6,000 francs.

Tous ces votes engagent déjà les finances de la

commune pour une somme ronde de 122,040 francs.

A cela, il convient encore d'ajouter la prise en con

sldération d'un projet de construction d'une halle, la

transformation en square de la place Cécile-de-Berrnond,

1 installation des eaux, l'achat du jardin Ferlasse,

au fend des Fossés, etc., etc.

Nous discuterons, demain, la valeur et la véracité

de tous ces votes, ainsi que l'aimable et

^ernier paragraphe des prétendus engagements

ÛU conseil municipal. E. C.

RÉALMONT. — Les fêtes franco-russes

Réalmont a fêté l'arrivée de l'escadre russe â

joulon. Nous sommes heureux de le constater,

nous avons vu rarement un enthousiasme aussi

profondément patriotique étreindre notre population

tout entière.

nniH US les cœurs, faisant trêve aux divisions

ff'ps, étaienttournées vers un seul etmême

nmV

l0ul °n. là o* venaient da débarquer des

mnH-? r ? {ondémen t attachés â la France. Une

Pouvvt

d8 maisons étaient pavoisées et l'œil

nalea n

* 88 reP°ser, ici, sur nos couleurs national

ina

nt ae concert avec le pavillon impébiaue

R 9 ' 14 ' 8ur 18 drapeau blanc avec la croix

du Nord.

bole da la force maritime de nos amis

donna*dn' est surtout le soir qu'il nous a été

far sa fnr

l'enthousiasme populaire, délirant

Nous l'a»- 8 autant qu'imposant par sa majesté,

avait oro- 10ns

annoncé, l'Harmonie Sainte- Cécile

avait vn

i niS6 un festival et, comme si lo ciol

maenini Usec °nder ses efforts, une atmosphère

Paradi» u - em8nt étoilée formait la voûte de ce

Lev,'

ou tout ne respirait quo la joie.

Pect f^B

' Alumine à giarno, offrait un as-

19 kln«n lciue ' Presque mystérieux, ot au milieu,

clou à nt 0 - res Piendissant de lumière servait de

* cet immense panorama. Mais voici que

CHRONIQUE DE L'AUDE

CA RCASSONNK. — La Société de chant

l'Harmonie vocale de notre ville, désireuse de produire

des chanteurs &de valeur, vient de créer

un cours de chant spécial et gratuit, pour les

personnes, qui désireraient se destiner au théâtre.

Elle a chargé de ce soin son sympathique directeur,

M. Etienne Bardou.

Les personnes qui auraient l'intention de suivre

ce cours, sont priées de so faire inscrire au

siège de la Société, café Marsa, 2' étage.

Ce cours aura lieu le dimanche de une heure

à trois heures du soir, au siège de la Société et

commencera à partir du 1" novembre.

Arrestation. — Le nOmmé Léopold Boyer.jardinier,

arrêté dans la nuit du 20 au 21, sous l'inculpation

d'ivresse manifeste et rébellion envers

les agents de l'autorité dans l'exercice de leurs

fonctions, a été mis â la disposition du parquet.

Etat civil da îl an t3 octobre. — Naissances. — Garçons,

2.

Décès. — Antoinette Pallas,

3 ans li2, rue Rames,

deuxième Impasse ; Marie Arnal,

2 mois, rue Amidonniers,

25 ; Antoine Cau, 68 ans. à Bonichère.

Publications. — Pierre Ventresque, jardinier, et Marie

Gorry, à Carcassonne ; Jean-Frédério Fau, coiffeur,

et Antoinette-Marie Marchand,à Carcassonne ;

Bernard Gourniac, jardinier, et Alexandrine Périlliau,

jardinière, à Carcassonne : Isidore Puerp, -et

Rose Mur, journalière, â Carcassonne ; Michel Barrabès,

terrassier, et Florentine-Antoinette Puayo, journalière

i Carcassonne ; Antoine Lagârde, ancien entrepreneur,

et Françoise-Claudine Gleiïes, sans profession,

à Carcassonne ;

Philippe-Benolt-Germain

Tallet, boucher, à Noves, et

Margueritê-Balhilde-

Alexandrlne-Marie Cambon, à Carcassonne, et Jean-

Marie Tallhan, cordonnier, à Carcasonne, et Justine

Seiller, àAurillac; Bernard-Baptiste Coucharine, employé,

de la Compagnie à Carcassonne, et Marie-Antoinette

Nègre -, Jean-Françeis Fraysse, cultivateur, à

Pennautière, et Anna-Zélie Calmon, à Carcassonne.

NARBONNE. — Entre eux. — A propos des

vols de l'octroi, M. Paul Villes, a écrit à la Dépêche

la lettre suivante :

Narbonne, le 21 octobre 1893.

Monsieur le directeur,

Voulez-veus m'accorder l'hospitalité de la Dépêche

pour un fait personnel, qui a pour point de départ les

correspondances que vous avez publiées sur les vols

de l'octroi ? , . , ,

Le journal de M. Ferroul, la République sociale, dans

un entrefilet où des phrases de mélodrame accompagnent

les injures accoutumées, parle d'un des incul

pés dont « la seule présence dans le délit aurait pa

ralysé mes bras. » il y a même que je n'ai pas la « reconnaissance

du ventre ».

C'est tellement grotesque que, si 1 incident n était

pas aussi triste, il y aurait de quoi s'esclaffer.

Je répondrai d'abord que, si la personne en question

a dû ne pas servir de victime expiatoire, c'est grâce

à la campagne que j'ai menée avec tous mes collègues

de la presse indépendante.

Ensuite, en fait de reconnaissance quelconque, tout

ce que j'ai retiré de nos relations, «'est que toutes mes

petites économies se sont fondues.

Mais il y a mieux, j'ai été un des rares amis de la

dernière heure, qui, à défaut d'argent, ont prêté leur

signature pour relever la situation commerciale de la

personne inculpée. Un de ses parents actuellement

conseiller municipal at partisan de M. Ferroul pourra

certifier le fait.

Au moment de la débâcle, M. Ferroul était son débiteur

d'une certaine somme que je ne croispas inférieure

à 1,500 fr.

M. Ferroul s'est-il acquitté *

Pour ceux qui le connaissent, poser la question c'est

la résoudre.

Agréez, etc.

Paul VÉÈMs.

En réponse à cette lettre, M. Ferroul a télégraphié

la réponse suivante i

Narbonne, 2! octobre, 4 h., soir.

Prière d'insérer ligne suivante :

M. Villes a menti.

Docteur FEUROUT,.

Conseil municipal. — Présents

: MM. Aldy,

maire, président ; Pligowski et Vidal, adjoints ;

Regraffe, Gars, Dellac, François Fabre, Pierre

Fabre, Ferroul, Gustave Fabre, Vieu, Limouzy,

Lapeyre, Rv bert, Boutet, Cayla, Bascou, Pin6

Le procès-verbal de la dernière séance est lu

^LadRaication du bail du café du Château

d'Eau est fixée au 5 novembre

: durée, six ans,

à partir du 1" novembre 1893 ; mise à prix, 3,500

f r fines

Le conseil émet un avis favorable pour que le

Bureau de bienfaisance toucho les 2,000 francs

légués par M. Bonnel.

LIMOUX. — Une gaffe en appelle une autre.

— En cette saison, que marque la chute des

feuilles, nous allons assister au développement

d'une feuille hebdomadaire qui est certainement

le journal le plus ancien de la région. Née en

1833, cette publication a, par conséquent, soixante

ans d'existence. Le Journal de Limoux va prendre

un regain de jeunesse et l'automne de 1893

sera son printemps.

De littéraire qu'il était seulement, il va être

transformé en journal politique et en revue judiciaire.

Le directeur politique et le rédacteur en

chef sont déjà choisis, nous les ferons connaître

plus tard. Le chroniqueur judiciaire a fait, hier,

ses débuts par la publication du compte rendu,

un peu bref, mais très exact et très fidèle, des

débats du 19 courant, relatifs au procès provoqué

par le sous-préfet contre le propriétaire du

Journal de Limoux. Le pseudonyme choisi par le

chroniqueur judiciaire est celui de Maître Clément-Sot.

Que l'ex-grand leader de l'extrême gauche se

rassure, ce nom n'a de commun avec le sien que

les consonnancos.

Nous souhaitons la bienvenue à ce nouveau

confrère dont le compta rendu, quoique incomplet,

représente bien la physionomie des débats

et a le mérite d'être l'expression de la vérité.

Combien s'en est écarté le Petit Méridional dans

le compte rendu mensonger publié le 22 courant

que son auteur doit regretter autant que celui

qui commit l'opuscule intitulé : 1789-1889 !

Ces deux factums ont excité dans le public et

dans le monde judiciaire une égale indignation,

une même réprobation.

Emanent-ils de la même plume?

Sont-ils le produit du même cerveau?

Une chose tendrait à le faire croire,

Dans le même numéro, le Petit Méridional publie

deux articles qui se suivent ; le dernier seul

est signé, mais le style en est le même. Dans

l'un comme dans l'autre, nous trouvons des fautes

de français et le même décousu, le même

défaut de suite dans les idées.

Le signataire du dernier de ces articles se

plaint de ce que notre correspondant n'a pas signé

sa communication du 22 septembre. Nous

ne voulons pas prendra la peine de fouiller notre

collection pour rechercher si ce jour-là nous

avons publié quelque chose pouvant intéresser

le conseiller d'arrondissement Bousgarbiès.

En tout cas, le Petit Méridional serait bien en

retard s'il attendait exactement un mois pour

nous demander compte d'une de nos pub i-

cations. Ce serait le cas de dire qu'il ne prend

pas l'Express.

S'il tient autant qu'il a l'air de le dire à connaître

l'auteur da compte-rendu des débats de

l'affaire Talamas, il peut s'adresser soit dans nos

bureaux à Toulouse, soit à notre correspondant

départemental à Carcassonne. Mais alors, l'homme

à la robe, c'était lui

! L'auteur de l'opuscule

conspué avec tant d'à-propos par M. le procureur

de la République, c'était lui.

Je ne réponds jamais, dit-il, à un article sans

signature. Nous avons eu l'agrément de lire ce

matin un article de la Dépêche, signé : A. A., ce

qui,pour tout le monde,signifie Alexandre Albert.

Dans eet article, notre sympathique confrère de

la Dépêche, pour lequel, malgré les polémiques

quo nous avons eues à sonteuir eontre lui, nous

avons toujours éprouvé une sincère amitié, exécute

de magistrale façon l'auteur de l'opuscule

intitulé : 1789-1889. M.Bourgabiôs répondra-t-il à

i

cet article?

A demain. — Nous avons en main une lettre '

de M. Jules Clamon d'Espéraza, que nous publie-

S

rons demain.

Sport vélocipédique

Voici, d'après la Chronique Vélocipédique, le

montant des prix gagnés par les principaux coureurs

français, pendant les mois d'août et de

septembre :

Août : Cassignard, 1,250 fr. ; Médinger, 1,215 ; Pierson,

,60 : Baras, 080 ; Cottereau, 600 ; Naquet, 520

• Béconnais,

470

; Sorin, 440; Durif, 380; Farman, S70 •

kn U T J

\ S( ÏL ; gejansorne, 300 ; Courbe, 250; Nicodemt,

230 ; Echalié, 205.

Septembre: Cassignard, 3.825 fr.

; AUard, 2,550 ;Médinger,

1,230 fr.

; Stéphane, 1,000 ; Swiftness, 900 ; Sorin,

909 ; Louvet, 725 ; Courbe, 695 -, Fouaneau, 685 ;

S, 1 ?? 1 }: 895 ;Ech aUé. 530; Girardin, MO ; Dumoulin

500 ; Cottereau 410 ; Arlaud, 400 ; Delansorne, 375 ;

gaby, 330 ; Reboul, 340 ; Morin, 320 ; Lambreeht, Î20 ;

Çhéreau, 250 ; Stella, 240 : Dupont, 235 ; Spoke, 210

Antony, 225 ; Baras, 175 ; Béconnais, 100.

Ça n'est pas un mauvais métier, en le voit,

dêtre coureur, quand on gagne souvent des

courses.

Voici le résultat dos courses organisées par la

Société réloce-Sport et Club toulousains réunis

pour le championnat de 50 kilomètres qui a été

couru dimanche :

Vétérans, bicyclettes ; 1er M. de Monteaux, 2 h. 7 m.

Vétérans, tricycles ; 1er M. Decety, 2 h. 32 m.; 2e M.

Guérin.

Demi-vétérans : 1er M.

Rouan, 2 h. 10 m.

Amateurs sociétaires : 1er M. Rocaher, 2 h 14 m.:

2e M. André, 2 h. 22 m.; 3e M. Berthoumieu. 2 h. 29 m.

Amateurs étrangers : 1er M. Arquler, 1 h. 43.

Pupilles ; 1er M. Sansouci. 2 h. 17.

officier territorial, qui n'avait pas craint de livrer

à 1 étranger un des premiers éléments de

notre défense nationale, était l'objot de faveurs

inexplicables, et voyait adoucir, pour lui, les r -

guoui s de la prison.

La décision que vient de prendre le garde des

sceaux ne saurait s'expliquer que par des compromissions

honteuses, et nous nous demandons

si à la question Cornélius Horz ne va pas succéder

la question Triponé !

Quel homme politique assez puissant peut s'intéresser

ainsi â son silence ?

Nous redoutons pour cet ancien ministre quo

le pays n'apprenne enfin la triste vérité: et ce

jour-là, toute l'habileté dont il est susoep'tible ne

le sauvera pas du juste rossentimont de ses concitoyens.

Voilà donc Triponé en liberté, après deux ans

a peine d'expiation, quand Turpin, lui, a fait

deux ans au régime ordinaire des prisonniers,

et que B assler, le malheureux comparse du traître,

est toujours à Poissy !

Cette meaure de clémence est un véritable

seandale, un crime même contre la patrie, dont

le garde des sceaux Guérin aura à répondre devant

le pays, en attendant qu'un député autorisé

porte à la tribune du Parlement les marchandages

politiques dont chacun s'entretient.

Morin, 1 h. 56 m.; 2a M.

Résultat de la course de six heures, organisée

par le Veloce-Club dé Saint-Gaudens :

Huit partants.

1er. P0U88OU, 144 kilsmètres. 2e, Combret, 141 k.50».

3e, Sacchetti, 141 kilomètres.

Résultats de la course de 100 kilomètres courue

dimanche, de Pamiers à Pinsaguel et retour

:

. î. er \ M', Depierre , du Cycle-Club toulousain, en

3 h. 52,49 ; 2e, Roberye, de Foix, en 3 h. 53'; 3e, M.

Rieussec, de Pamiers, en 4 h. 4'10".

Arrivent ensuite; MM. Yrle, Belukowski, E. Azam,

Martmon, Eychenne, Guibert; Galy, Dagras, Antige

pera.

Les 50 kilomètres, à l'aller,

par les trois premiers en 1 h.

ont

39.

été couverts

Courses de Vincennes

Taris, ÎS octobre. — Belle journée. Tribunes relativement

bien garnies. Floride a dû s'étendre

pour battre Dame-d'Hor;neur dans le prix Saint-

Louis. Histoire s'est cassée lajambe en culbutant

dans le prix des Croisades. Dans l'ensemble,

les coures ont présenté une grande régularité

et les preneurs favoris ont pris leur revanche

de Chantilly.

PRIX -DES QUINZE-VINGTS. — 1, Babylas, 3[1,

Dodd ; 2, Castor, 7(4, E. Watkins ; 3, Lily of the

Valley, 12tl, Gooch.

Non placés

: Tiranilla, 40il ; Jean sans Peur,

9[1 ; Varlet, 12jl ; Mauvais Signe, 5x1.

Babylas a été racheté 3,366 francs par son propriétaire.

PRIX SAINT-LOUIS . — 1, Floride, à égalité, A

Childs; 2, Dame d'Honneur, 30il, Bowen: 3, Vigoureux,

SYLRotff.

Non placés

: Espadilla, 14U ; Vaurien, 33]l;'Le-

Cocyte, 30]1; Boulaq, 5[2; Antiope, 20j_l.

PRIX DE LA PALESTINE — 1, Honfleur, 4i6,Làne;

2, Moncontour, 9[2, Bastoe; 3, Œdipe, Hudson.

Non placée : Indigente, 9i2.

PRIX DES CROISADES. — 1, Algarade, 5i2, Cooke;

2, Peronne, 10[1, Gooch et Ivette, 16tl, Crickmèreciead

head pour la deuxième place.

Non placés : Commère II, 20[1

; Quotidienne,

20il; La Réserve, 20rl ; Sibila, 20(1 ; Campanule,

5i2 ; Rosalba, 16T.1 ; Etoile-du-Sud, lOOil ; Royal

lien, 25]1 ; Charlotte, 7jl ; Histoire, 8il, tombée.

Algarade n'a pas trouvé acquéreur à 4,500 fr.

PRIX DE DAMIETTE. — 1, Bellegarde, 2il, Storr

2, Bricole, 6]1, E. Watkins, 3, Vigueur, 5r2, Lanei

Non placés : Roda, 6fl, Gina, 5il.

PARI MUTUEL. — Babylas, 25 50, placé 9 50 ;

Castor,

7 50 ; Floride, 10 50, placée 7 ; Damed'Honneur,

13 50 ; Vigoureux, 11 ; Honfleur,

placé 6; Moncontour, 7 50; Algarade, 20 50, placé

8 ; Péronne, 31 ; Yvette, 21 50 ; Bellegarde, 17 50,

placée 10; Bricole, 11.

Courses

Instruction IPxxlbliqixe

Paris, u octobre. — M. Bianconi, inspecteur

d académie à Saint-Etienne, est nommé inspecteur

d'académie à Toulouse.

M. Cabos, maître répétiteur pour l'enseignement

secondaire spécial au lycée de Pau, est

nommé, en la même qualité, et à titre de suppléant,

au lycée de Bayonne.

M. Samiayre, bachelier ès lettres, répétiteur

au collège de Libourne, en congé, est chargé, â

titre de suppléant, des fonctions de répétiteur

au Lycée de Mont-de-Marsan.

M. Veruhé, bachelier ès lettres, ancien maître

répétiteur au lycée d'Agen, en congé, est chargé,

à titre de suppléant, des fonctions de répétiteur

audit lycée.

M. Bertrand, répétiteur au lycée de Toulouse,

nommé, a titra de suppléant, chargé des fonctions

derépétiteur au lycée de Tarbes, est nommé

au lycée d'Albi.

M. Savourct, principal au collège de Confolens,

est nommé principal du collège de Figeac.

M. Baret, admissible à l'agrégation, ancien

boursier d'agrégation, ancien répétiteur stagiaire,

est nommé professeur de physique au

collège de Bergerac.

M. Renouvin, chargé, à titre de suppléant, des

fonctions de professeur de l'enseignement secondaire

moderne au collège de Thiers, est

nommé professeur de sciences au collège de

Pamiers. «

M. Goutte, professeur d'histoire au collège de

Castelnaudary, est nommé professeur d'histoire

au collège de Narbonne.

M. Audieu, professeur d'histoire au collège de

Béziers, est nommé professeur d'histoire au collège

de Castelnaudary.

M. Lacazs-Duvhiers, chargédu cours d'histoire

au lycée de Lareche-s-ur-Yon, est nommé professeur

d'histoire au collège de Béziers.

M. Rigaldies, professeur de lettres au collège

de Libourne, est nommé professeur de philosophie

au collège de Figeac.

M. Renauld, nomme professeur de lettres au

collège d'Arbois, est maintenu, sur sa demande,

dans les fonctions de professeur de lettres au

collège de Castelsarrasin.

M. Fayet, admissible à l'agrégation de grammaire,

est nommé professeur de lettres au collège

de Libourne.

M. Rouanet, admissible à l'agrégation de grammaire,

ancien répétiteur délégué pour l'enseignement

des lettres au collège de Castres, est

nommé professeur de seconde au collège de

Bergerac.

M. Monard, ancien répétiteur au collège de

Bagnères-de-Bigorre, est nommé répétiteur au

collège de Castelsarrasin.

M. Meyrieu, répétiteur au collège de Saint-Girons,

est nommé répétiteur au collège de Castres.

Mlle Goy, maîtresse répétitrice en congé, pourvue

du certificat d'aptitude à l'enseignement du

dessin, est déléguée pour l'enseignement du dessin

à l'école de Foix.

de Vic-Blgorre

COURSE AU TROT. - 1, Romaine; 2. Médje; 3, j ODIEUSE DÉNONCIATION

Mauresque,

PRIX DE L'ETAT. — Lionel, à M. Nexon.

PRIX DÉPARTEMENTAL. — 1, Girouette; 2, Kara;

3, Bon-Type.

PRIX RANVILLE. — 1, Horticulture ; 2, Mirliton.

STEEPLE: — 1, Cymbale ; 2, Propré-à-Rien ; 3,

Brandevinier.

Erneri et Juniou sont tombés; Marboré et

Nombre-d'Or se sont dérobés.

Cour d'Assises du Tarn

La quatrième session de la cour d'assises s'est

ouverte, hier lundi, sous la présidence de M.

Archidet, conseiller à la cour d'appel dé Toulouse,

assisté de MM. Morin, président du tribunal

civil ét Granié, juge.

La première affaire soumise au jury concernait

le nommé Pierre Poumarède, âgé de 68 ans, cultivateur

à Carmaux, inculpé d'attentat à la pudeur

sur une petite fille de 13 ans.

Les débats ont eu lieu â huis clos; on comprendra

que nous le* passions sous Silence.

Disons seulement que l'accusation était soutenue

par M. Granié, l'éloquent substitut du procureur

de la République, et que Poumarède

avait confié sa défense à M* Andouard. Dire que

l'honorable avocat a tiré le meilleur parti de la

cause serait superflu.

Par six voix contre six, le jury a répondu négativement

sur la question qui lui était posée.

Poumarède a donc été acquitté, mais il n'a pas

été mis en liberté, le ministère public le poursuivant

en police correctionnelle, sous l'inculpation

d'outrage public à la pudeur. Il comparaîtra

à l'audience de samedi prochain.

* Aujourd'hui mardi, à 11 heures, commencèrent

les débats de l'affaire de la gare de

Castres (Vol et complicité).

Les inculpés :

Louis Selariés, Auguste Guilhem,

Jean Nouelles, Louis-Philippe Fau et Albanie

Peulhan seront défendus par MM" Berbier.

Savary, de Laportalière et Andrieu

M. Bertrand, procureur de la République, occupera

le siège du ministère public.

Cette affaire ne se terminera que

demain

soir.

Nous publierons dans notre prochain numéro

le compte-rendu détaillé de la première audience

Tours, Î4 octobre. — Une ordonnancé de non

lieu a été rendue en faveur de Mahiel t le sacristain

de Saint-Benoît, qui avait été arrêté sur la

dénonciation d'un horloger de Chinon, sous l'inculpation

de violation do sépulture et de vol de

bijoux.

Cette ordonnance a été rendue à la suite de

l'aveu du dénonciateur qui a déciaré avoir agi

sans preuves, par esprit de vengeance. .

Certains journaux républicains, racontant ce

fait, n'avaient pas manqué de faire allusion à la

profession de cet inculpé et de signaler cette affaire

comme « un scandale clérical ».

do Traîtres

Rochefort écrit, dans

ac-

Cour d'Assises du Gers

Présidence de M. Fournel, conseiller à la cour d'appel

d'Agen ; assesseure, MM. Destieux et Lebbé, juges

au tribunal de première instance d'Auch.

Audience du lundi SS octobre

Attentat à la pndeur

La quatrième session des assises du Gers pour

l'année 1893 s'ouvre par une affaire d'attentats à

la pudeur relevée à la charge d'un sieur François

Athanase, âgé de 57 ans, scieur de long,

né lo 4 mai 1836 à Lectoure ot domicilié à Condom.

Cet immonde personnage, veuf et père do deux

enfants, ayant déjà subi trois condamnations,

dont une à'un an et un jour de prison pour vol,

se serait livré sur deux jeunes filles de la contrée,

âgées de 9 et 10 ans, d'après l'acte d'accusation,

â des actes tellement immoraux qu'il

inspire un profond dégoût.

Aussi, nous abstiendrons-nous de rendre

compte des débats de cette écœurante affaire.

D'ailleurs, le huis clos a été prononcé dès l'ouverture

de l'audience, à la requête du ministère

public, dont le siège est occupé par M. Legendre,

procureur de la République.

M* François Canderon présente la défense do

François Athanase.

Le jury rapporte de la salle de ses délibérations

un verdict afflrmatif avec admission, toutefois,

da circonstances atténuantes.

Athanase est condamné à un an de prisen,

minimum do la peine.

Besogne

Sous ce titre,

l'Intransigeant, au sujet de la grâce

cordée à Triponé

On s'étonnait que les fêtes de Toulon et do

Paris n'eussent pas encore donné lieu à quelque

grand acte d'indulgence et d'oubli. Les lyeéens

avaient eu leur congé ; les employés de ministères

et de commerce bénéficieront de plusieurs

jours de vacances. Seuls les détenus des maisons

centrales n'avaient pas eu leur part des réjouissances

publiques.

Le gouvernement, dans sa sollicitude quasipaternelle

pour toutes les classes de la société,

a tenu à ce que la visite de nos alliés apportât

aussi un rayon de joie dans l'ombre des geôles

et l'humidité des cachots, et il a gracié Triponé.

Nous vous disions bien que vous ne connaissiez

pas Dupuy !...

Cette réponse à l'enthousiasme franco-russe

ne nous surprend que médiocrement. Nous n'au

rions pas été cependant jusqu'à la prévoir. On a

beau connaître à fond la loyauté et le patrio

tisme de l'Auverpin qui nous gouverne : il est

certaines abominations dont la possibilité vous

échappe.

Cette fois, le doute n'est pius permis. Le gou

vernement dit nettement à la population :

« An ! vous êtes avec les Russes ? Eh bien !

nous sommes, nous, avec les Anglais et les Allemands;

et nousjvous le prouvons en rendant la

liberté au parricide qui a vendu la mélinite à

nos ennemis. »

On notis assure que c'est de Berlin qu'est venu

l'ordre d amnistier ce gredin, qu'on aurait dû fusiller

dans le dos et auquel on a simplement

octroyé cinq années du plus facile des emprisonnements.

Herbette, le chargé des affaires de Prusse, a,

paraît-il, expliqué à Dupuy

que l'empereur

Guillaume II était exaspéré de la cordialité croissante

entre Français et Russes, et qu'il fallait

absolument trouver un moyen de le calmer.

Dupuy a immédiatement demandé à Herbette :

« Si l'on faisait sortir de prison Triponé, qui a

rendu tant de services à la triple alliance, pensez-vous

que la colère de votre auguste maître

s'apaiserait? »

A quoi Herbette a répondu :

« Sa Majesté me fait savoir à l'instant

rien ne pourrait lui être plus agréable. »

L'AFFAIRE TURPIN-TRIPONÉ

Paris, ti octobre. — M.. Turpin, l'inventeur de

la mélinite, sera reçu en audience particulière

par le président du conseil, jeudi ou vendredi

de cetto semaine. Nous croyons pouvoiraffirmer

que c'est sur le désir exprimé par M. Dupuy que

M. Turpin fera cette démarche.

que

Les Marins Russes ea France

(De noire Correspondant particulier)

Paris, t4 octobre.— Un grand banquet aura lieu

jeudi soir sous le patronnage de M. Pasteur et

sous la présidence de M. de Vogue, banquet offeit

par les journalistes et écrivains russes à

leurs confrères français.

La Soirée

Hier soir, à 7 h. 10, l'amiral Avelan et les officiers

ont quitté le cercle militaire, et se sont

rendus au champ-de rMars, pour assister au

banquet. SUT tout le parcours, ils ont été l'objet

des ovation. 1 >rdinaires.

A ce mon:'

•, les illuminations commencent.

Les monunn-hts publics, les cercles, les cafés,

les grands P.J tgasins étinceiJent de rampes de

gaz, de guin mdes, de lanternes vénitiennes et

de motifs lumineux plus ou moins ingnieux.

Les appartements particuliers restent généralement

obscurs, mais, par contre, les décorations

de quartiers organisées par souscriptions sont

assez br U mtes. Beaucoup de rues sont traversées

de distance en distance par des cordeaux

auxquels sont appendus des lustres chargés da

lampions.

Le faubourg Montmartre, la Chaussée-d'Antin,

une partie de la rue Lafayette et beaucoup

d'autres voies, ornées de cette manière, offrent

l'aspect féerique d'une voûte lumineuse.

Tout Paris se dirige vers le Champ-de-Mars et

le Trocadéro, où doit être tiré le feu d'artifice.

Les fiacres sont introuvables ou affichent des

prétentions exhorbitantes

; des tapissières de

courses plus abordables pour lespetitesbourses,

regorgent de monde.

-•>-

SUÎ-LET!!* t»ÉTÉOHOL.O@IQUB

Du 23 octobre.

La température a peu varié, excepté vers Paris ; on

notait plus 8 degrés au Puy-de-Dôme et 7 au mont

Ventoux.

En France, le temps reste au beau avec température

inférieure à la normale.

Crime contre la Patrie

De VAutorité:

La mise en liberté du traître Triponé que

nous a annoncé hier matin une simple note de

l'Agence Havas, a causé dans toute la France

une véritable stupéfaction.

Cet homme, trois fois traître à son pays, que

les juges avaient frappé du maximum de la

peine, et pour lequel l'opinion publique réclamait

uno loi d'exception,tellement son forfait paraissait

abominable, bénéficie, de la part du gouver

nement, d'une mesure de clémence.

Déjà nous avions appris avec étonnement que

ce Lorrain, chevalier de la Légion d'honneur et

lljcto 3'50, «tédllion

dl2 lltlll entn 8' «a»d«l 01 bol {,}»'*

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ADMINISTRATION ET RÉDACTION

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ilaJournal Quotidien da Toulouse et du Sud-Ouest

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Six mois 0.. . H -

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Mardi 24 Octobre 1893

LES INSERTIONS ET ANNONCES

SONT RHÇtJHS A TOULOOSS

Dans nos Bureaui et à l'Agence Canet, rue ilsace-Lorralne, SS

Nos annonces sont indépendantes do toute agence de

publicité.

___3BTl_2f* DE E^UIT

L'ACTUALITÉ

MARECHAL CANR08ERT

FrarifoistCertain Canrobert est m; dans la département

dil Lot., à Saint-Céré, le 27 juin 18W II est issu

d'une vieille famille bretonne. Eni825, il était admis à

Sa!nt-CJ-r et en sortait en 1826.

En 18*2 il était nomme lieutenant; trois ans plus

tard il prenait part à l'expédition de Maseaia èt assistait

à la prixe dé Tl«ineen. Kn 18a7, il assistait,

comme capitaine,, au sièg,e de, Constantin», y-recevait

sa première blessure et était nommé chevalier de la

Lésion d'honneur. ,

En 1819 il rentrait eu France et organisait avec les

débris des bandes carlistes, le bataillon da la légion

étrangère.

En 18-41 il retourna en Afrique et se distingua tout

particulièrement im e-ii de. la. Mouzaïa où il commandait

le Ci' de ligne. En 1817, à la téte du 2 e étranger,

puis du 3" zouaves, il délivra Bou-Sada assiégée,

monta le premier a l'assaut de Zaatcha et était nommé

commandeur de la Légion d'honneur le 10 décembre

1849.

Rappelé en France en U50, il est nommé général de

brigade et aide.de camp, de Louis-Napoléon. Trois

ans plus tard, il recevait les étoiles d§ divisionnaire.

En 18S4, lofs de la guerre de Crimée, il commandait

la première division de l'armée d'Orient. S'illustra"

a la bataille de l'Aima'èù il reçoit unelégêrè blessure.

Deux jours après, Saint-Arnaud lui remet le

commandement en chef. Il marche sur Sébastopol,

entreprend, au milieu d'obstacles presque insurmontables,

le complet investissement de cette place : est

blesse à Inkermann, et remet son|commandement enire

les mains du maréchal Pélissier, par suite de sa

situation embarrassante vis-à-vis des alliés, notamment

de lord Raglan dont il ne partage pas les vues.

Puis il quitte la Crimée. Il est nommé maréchal de

France le .13 mars 18S6.

En 1859 il prend part, comme commandant du 5»

corps de l'armée des Alpes, à l'expédition d'Italie.

En 1862 il commandait l'armée de Châlons, puis le

V corps à Lyon et, enfin, l'armée de Paris.

La part glorieuse qu'il prit à la guerre de 1870, notamment

sous Metz, est encore trop présente à la

mémoire de tous, pour qu'il soit utile de le rappeler

ici.

Le maréchal Canrobert est . grand'eroix de la Légion

d'honneur depuis le 50 mai 1855.

L'amiral Avelan et ses officiers ont tenu à honneur

de rendrehommage, pendant leur séjour parmi nous,

au vieux maréchal.

très do cette espèce, lo moment était assez

mal choisi.

Les officiers russes sont encore à Pans.

Ils liront les journaux qui annoncent

la nouvelle.

Et ne manqueront pas de penser que

notre gouvernement place drôlement

ses sympathies et son indulgence.

Encore si le drôle eût été condamné à

une peine perpétuelle, qu'il n'eût, du

reste, pas volée !

Mais on l'avait condamné pour un

crime qui eût mérité une exécution sans

phrases à quelques années — cinq ans

— de réclusion.

Ne pouvait-on le laisser achever sa

peine?

Alors que ses juges eux-mêmes avaient

manifesté le regret de ne pouvoir lui en

appliquer une plus sévère ?

Alors que le gouvernement avait demandé

au Parlement de décréter qu'à

l'avenir la trahison serait punie de mort?

Quelles circonstances militaient en faveur

de Triponé?

Quel fait était venu atténuer la gravité

de son crime ?

Tout cela, on ne l'explique pas, par

cette bonne raison qu'il est impossible

de l'expliquer.

On a gracié Triponé, parce que...

Parce que quoi ?

Parce que c'était, sans doute, un ami

ou un ami de leurs amis ;

Parce que la justice ne doit s'exercer

que sur ces chiens de réactionnaires, et

qu'elle est lettre morte pour ces b... de

républicains ;

Parce que ce qui nous parait un exécrable

forfait doit paraître, aux yeux de

ces gens-là, une légère peccadille.

Est-ce que nous savons ?

, Toutes les suppositions ne sont-elles

pas maintenant autorisées ?

On a gracié Triponé peut-être parce

qu'il était franc-maçon ou qu'il avait des

complices haut placés.

Dans tous les cas, il n'y aura dans le

pays qu'un Cri pour flétrir cette mesure

que rien n'explique, que rien n'imposait

et que rien ne justifie.

Ce sont les bêtises qui recommencent;

Les influences occultes qui renaissent

Et cela est très malheureux, surtout

en ce moment.

Carceri'est pas l'heure où le sentiment

patnb'fique vibre avec une consolante

intensité que l'on devait choisir

pour gracier un misérable traître à la

patrie.

Si nos gouvernants ne l'ont pas compris,

c'est qu'ils n'ont pas plus de patrio

tisme que d'intelligence.

Et cela donne singulièrement à réfléchir.

UNS ÉLECTION CONSMATM

Avions-nous raison de dire que les

Parmi les élections départementales .qui ont

obsèques du maréchal de Mac-Mahon eu lieu dimanche, dernier* il en est une quo

seraient splendides ?

les agences du gouvernement ont négligé de

Nous pouvons bien l'avouer : elles ont communiquer à la presse. On en sera moins

dépassé tout ce que nous attendions. surpris quand on saura que cette- -élection a

Et Paris s'est montré eette fois la vraie tourné au profit d'un conservateur, M. Jaubert,

élu dans le canton de Cotignac (Var),

capitale de la France.

Pas-une note discordante.

par 1,684 voix sur 2,112 votants.

Pas un incident.

Pas un cri provocateur.

Rien qu'un recueillement muet et

La kic.iat.ofl des Églises

digne.

Uu empressement pieux, mais: sans

griserie et sans forfanterie.

Les catholiques ralliés à la République ont

Juste ce qui convenait pour hofiorer le besoin d'être fouettés quelque peu.

témoin ou le héros de toutes nos grandes

batailles d'hier. .

ayons besoin de nous en mêler nous-mêmes.

Et la République s'en charge, sans que nous

Et si quelques-uns — une infime minorité,

— oubliant qu'il était indécent de comme don do joyaux avènement, on leur

Pour fêter leur arrivée dans la maison, et

se réjouir devant un cercueil ont essayé sert tout d'abord la laïcisation des églises,

de se livrer à d'indécents ébats — la par un décret qui place désormais lés fabriques

sous.le contrôle de l'Etat,

masse est intervenue tout de suite pour

signifier à ces imbéciles que, contrairement

à ce qui se passait jadis sur la Désormais, l'Etat surveillera et dirigera la

C'est uno véritable expropriation.

place de la Bastille, ici on ne dansait pas.

gestion des recettes paroissiales.

Mais si le peuple de Paris s'est bien

Un fonctionnaire de l'Etat, percepteur ou

tenu. S'il a retrouvé hier sa grande mine

patriotique des jours suprêmes , derrière

le cadavre de l'un de nos plus vailtabilité

et l'emploi des fonds.

tout autre,, sera délégué pour vérifier la complants

soldai , en revanche nos gouvernants

recommencent à faire des bêtises. tent, pour la plupart du temps, un impôt

Mais, me direz-vous, ces fonds représen-

N'ont-il.3 pas signé, le jour des obsèques

du maréchal, la grâce du traître Parfaitement.

volontairo versé par les fidèles '?

i'i'iponé?

Par conséquent, cela ne regarde pas l'Etat?

Pourqu oi cet excès de clémence en faveur

de l'officier dégradé, indigne, à Néanmoins et malgré tout, l'Etat entend y

-. C'est évident.

'heure où il n'y avait qu'une voix pour mettre la main, cette main crochue qui s'est

a inrmer que la France considère l'armée

comme le seul refuge ie l'honneur? les caisses de retraites, sur les traitements

déjà abattue- sur les caisses d'épargne, sur

; Qui apu conseill er cet acte révoltant, des curés, sur une notable partie du budget

qui a pu l'inspirer ?

des cultes.

Wuiapu demander pitié pour ce traliquant

de nos secrets militaires, pour ce aux braves et honnêtes citoyens qui faisaient

Et alors, l'Etat se substitue brutalement

W'ocanteur de nos moyens de défense ;

cédL C partie des fabriques, et qui s'occupaient de

£ ^érable qui vendait nos proet

a vo ^Angleterre moyennant finances

leur affaire d'une façon si louable et si désintéressée.

veririii aUssi H Pcu de remords que s'il eut

sant; ? Sm Il ne reculera devant- aucune ingérence,

°uchoirsdo poches à unpas-

^£,^ Sd Une fi\t-elle inconvenante et scélérate.

voix ne s'est élevée, que nous

Son délégué ira jusqu'à présider à l'ouverturë

des troncs — comme si les fabriciens

f,

}10 «s, en sa faveur,

11

uipour êtie clément, s'il peut jamais et les curés étaient des voleurs, et qu'il fût

e question de clémence avec des tral- nécessaire de les empêcher do mettre dans

eurs poches, l'argent donné pour les pauvres

1

Il y a là, dans ce seul fait, la plus rare insolence

et le plus mortel outrage, à l'endroit

des curés «t des fabriciens.

Ce n'est pas tout. Et, comme l'Etat no fait

rien pour rien et n'entend pas que ses canailleries

soient gratuites, 11 est dit que l'agent,

le mouchard officiel, chargé da vérifier

l'encaisse, touchera 4 0/0 sur cette encaisse.

Auta»t de filouté aux églises et aux pauvres

!

Il y a quelques années de cela, un pareil

décret eût soulevé, contre le gouvernement,

une révolte indignée, générale, de la part des

évôques.

Pas un n'eût toléré une aussi odieuse usurpation.

Mais vous verrez, qu'à l'exception de quelques-uns,

toujours les mêmes, des incorrigibles

dans l'honneur et dans le devoir les

évêques se tairont et courberont l'échiné.

Pas un de ceux que la République a choisis,

et qu'elle a bien choisis, ne protestera.

D'ailleurs, pourquoi protester contre le vol

de l'argent des pauvres, alors qu'on s'est résigné

au vol des âmes et qu'on supporte l'application

des, lois scélérates, avec la vaguo

espérance- -d'unt application plus modérée,

dans un jour lointain ?

A de très nobles et de très saintes oxceptiocs

près, combien de doyens qui no sont

plus que des sous-préfets en soutane, et combien

d'évôques qui ne sont plus que des préfets

coiffés d'une mitre !

Les chefs du troupeau des fidèles sont les

premiers à livrer les agneaux aux leups de la

République au lieu de les défendre.

Heureusement que dans le troupeau il se

trouvera quelques moutons devenus enragés

peut-être, à force d'être mordus et tondus, et

qui.se défendront tout seuls.

Paul de CASSAGNAC.

Mac-Mou et les Susses

Sous ce titre, le Figaro rappelle le

siège de Sébastopol et la prise de Malakoff.

Nous lui empruntons les lignes suivantes

:

Le 8 septembre, à midi, les batteries de siège,

qui ne comptaient pas moins de huit cents pièces,

cessaient brusquement de tirer. C'était le

signal convenu pour l'assaut, et tout aussitôt,

les chasseurs du 4* bataillon, conduits par le

commandant Clinchant, sautaient par-dessus le

parapet de la tranchée et se ruaient à l'assaut de

Malakoff. « Les Français, écrit le général Totleben,

attaquèrent le mamelon avec la division

Mac-Mahon. Des masses compactes de combattants,

fournis par le 1" zouave et le 7" de ligne,

sortant des cheminements avancés, traversèrent

au pas de course l'intervalle d'une dizaine de

sagènes, qui les séparait de la contrescarpe, et

surgirent subitement sur le parapet, avant même

que nos soldats eussent euletempsd'occuperles

banquettes. »

Rien, en effet, n'avait permis aux Russes de

prévoir cet assaut ; le général Pélissier et le

général Bosquet, commandant du 2* corps d'armée,

avaient, au contraire, pris, tautes les.précautions

nécessaires pour que l'assiégé n'eût

aucune inquiétude. Mais, bien qu'ils aient été

attaqués à l'improviste, les Russes font bonne

contenance: « Les Français,, ajoute le-général

Tetleben, s'introduisaient à travers les embrasures,

sautaient en grand nombre à bas du, parapet,

engageaient-une lutte acharnée avec la

poignée de soldats qui défendaient le mamelon.

Les artilleurs (russes) cherchaient à défendre

leurs pièces avec leurs écouvillons et. les autres

engins qu'ils trouvaient sous leurs mains.

» Ce qui restait du régiment (russe) de Modelin

essaya, i diverses reprises, de charger l'ennemi

dix fois plus fort; et ils mouraient en héros,

après avoir perdu le plus grand nombre de leurs

chefs. »

Comment. Mac-Mahon parvint à se maintenir

dans la redoute dont il s'était emparé- presque

par miracle, je n'essaierai pas de lo dire ; les

survivants de cette bataille de géants ont renoncé

à en décrire les épisodes. Ce fut une mê

lée formidable, les Russes refusant obstinément

de se rendre, les Français creusant des abris,

apportant à bras quatre petits mortiers, barricadant

la gorge ouverte de la redoute, demeurant

quand même et au prix des plus grands sacrifices,

sur le terrain qu'ils avaient conquis. Et dès

que la fumée se fut un peu dissipée, Mac-Mahon

ordonnant à ses soldats d'épargner leurs adversaires

et de relever les blessés, recueillant avec

son habituelle courtoisie les prisonniers russes

— presque tous blessés — saluant, mieux que ne

le fit Guillaume I" à Sedan, le courage malheureux.

Partout ailleurs, les Russes avaient gardé

leurs positions intactes. Ce fut donc Mac-Mahon

qui décida du succès de cette journée tragique

Nous avions 57,000 soldats, tant Français qu'ai

liés. Près de 10,000 hommes, dont 7,634 Français

étaient tombés sous les murs de Sébastopol ; les

Russes, de leur côté, avaient perdu 12,913 soldats.

Malakoff était la clef de Sébastopol et Totleben

était l'âme de la défense. Totleben était

blessé, Malakoff était pris et ia paix allait être

signée. Tel fut le dernier acte de ce drame mili

taire dont les épisodes nombreux inspirèrent

aux Russes et aux Français, par une singulière

coïncidence, une double et inoubliable sensation

: d'admiration, d'abord, pour la vertu militaire

des un et des autres, et de confiance pour

l'avenir, comme s'ils avaient déjà prévu qu'ils ne

seraient jamais plus exposés à le rencontrer

sur un champ de bataille, du moins ses uns en

face des autres.

lis EmrassRs du

DEVANT LA JUSTICE

Nous avons dit que les entrepreneurs

du Panama, tels que les Eiffel, les Ilébrard.

les Artigue, qui ont réalisé de

scandaleux bénéfices aux dépens de la

petite épargne, allaient être poursuivis

devant les tribunaux, au nom des obligataires,

par M. Lemarquis.

Un journal financier nous dit à ce sujet

:

En compulsant les dossiers des entrepreneurs,

M. Lemarquis découvre chaque jour de nouvelles

filouteries à la charge de ces messieurs.

Quand la petite instruction à laquelle il se livre

aura mis à jour les méfaits de ces filous, nous

livrerons à la publicité les faits qui leur sont

reprochés.

Nous avons maintes fois demandé et nous demandons

encore quand prendra fin l'ignoble Espagnols et Marocains

comédie du Panama.

Melilla, 23 octobre..

Le liquidateur vampire joue le dernier acte,

— De nouveaux renforts

mais il faut avouer que c'est un peu long. De

sont arrivés. La situation reste la même.

grâce, sire Moncliicourt, épargnez les quelques Madrid, SS octobre. — Le ministre d'Espagne bribes qui restent, écoutez les pauvres pères de Tanger, estime que les Maures peuvent réunir à

familles qui vous supplient de vous en aller, ils Melilla 5,0ô0 hommes. Le gouverneur fixe ce

croient, ces braves gens, — et ils ont raison — chiffre à 30,000.

que la liquidation se terminera beaucoup mieux Le gouvernement espagnol concentre tous les

seule qu'aidée par vous qui n'avez jamais rien éléments nécessaires pour faire face à l'ennemi

fait que de vous payer vos appointements. par terre, et par mer. Trois grands bâtiments de

Il serait temps de nous écouter enfin, c'est un. guerre ont été convertis en transports. Cinq vapeurs

marchands sont aussi prêts à transporter

bon conseil que nous vous donnons là. M. Lemarquis

va de nouveau remuer le tas d'ordures les troupes et les munitions. Le général de division

Rerriz prendra le commandement de Melilla

du Panama et les éclaboussures, vous savez...

on ne sait pas où ça va I

jusqu'à l'arrivée du général Chinchilla. Jusqu'à

midi, on ne signalait pas d'incident à Melilla.

Le même journal publie la note sui-

vante :

Au moment de mettre sous presse on nous NOUVELLES DE MADAGASCAR

informe qu'incessamment vont se dérouler devant

les tribunaux les procès intentés aux entrepreneurs

du Panama par M. Lemarquis,man-

Tananarive, SS octobre.— On est sur la. piste des

assassins de M^Muller, l'explorateur, qui a été

massacré à la fla de juillet p-rès de Mandritsara.

» Les coupables ne seraient pas comme on l'avait

ditd'abord, des Sakhalaves insoumis, venant da

/ A MAI A H/ C H// M A D Cr> U A I I Lambrongo où duManabé.Unebande, qui comp-

Lf\ IVIMLMUIC. UU lYlHriL\^n/\L \ tarait de trois à quatre cents hommes, se serait

te développement de la démocratie sociale et da

la presse de son parti. Ifjrappelle quelle était sa

situation en 1848.

Le jour est maintenant venu.où le socialisme,

dit-il, va récolter sa moisson.

Au programme des questions à discuter, on a'

ajouté les deux suivantes : Mouvement en faveur

de l'organisation corporative ; suffrage universel

et droit électoral dans les élections au

Landtag.

A partir d'aujourd'hui, il y aura deux séances

par jour. _______

L'Indépendant de Montargis donne les

enseignements suivants sur la marche

de la maladie à laquelle vient de succomber

le maréchal de Mac-Mahon :

La maladie remonte au commencement de

cette année ; à ce moment, des troubles digestifs

et des douleurs rénales, avec faiblesse générale,

amenèrent son entourage à le soumettre à

l'examen, à Paris, de MM. les docteurs A. Baizeau

et L. Collin, médecins inspecteurs du service,

de santé des armées, et de M. le professeur

Jaccoud. On découvrit l'existence d'une albuminurie

assez prononcée, tenant à une inflammation

des reins (néphrite) par artério sclérose

sénile et refroidissement.

Les médecins prescrivireut le régime lacté

exclusif, ainsi que les diurétiques, et le maréchal

alla passer ses vacances en Normandie, où

une amélioration notable se produisait.

A ce moment, l'albumine avait complètement

disparu. Revenu à la Forêt, le maréchal sortait

encore chaque jour dans le parc, soit à pied,soit

dans une petite voiture basse. Vinrent les temps

brumeux et humides : il prit froid, et une nouvelle

poussée congestive se . montra du côté des

reins, avec albuminerie.

La néphrite chrenique se réveilla. Mais elle

s'accompagne toujours de sclérose, c'est-à-dire

d'induration du tissu rénal ; le rein n'est plus

aussi perméable et ne se prête plus à une excrétion

urinaire complète.

D'où urémie, c'est-à-dire rétention dans le sang

d'une plus ou moins grande proportion d'u

rée qui devient toxique par insulte de son accu

mulation.

C'est un empoisonnement. Les accidents urémiques

suivent : vomissements, palpitations,

respiration haletante avec suffocation, refroidissement,

œdème pulmonaire, etc.

La constitution du maréchal, jusque-là d'une

si exceptionnelle vigueur, ne put résister à ce

dernier assaut. L'illustre soldat avait quatrevingt-cinq

ans 1

Le maréchal ne se releva pas et, chaque jour,

on le vit s'enliser dans un affaissement progressif

physique et moral; chaque jour, de plus en

plus, s'affirma un état de prostration demi-c;0'

mateux d'où lès soins leà! plus dévoués ne purent

le tirer. C'était la, mprt,. et, dès dimanche

dernier, 15 octobre, la famille fut prévenue que

tout espoir était vain.

On peut dire que la maladie terminale n'a

guère duré que : quinze jours.

Dimanche dernier, 15 octobre, l'agonie commença.

Les nuits étaient ordinairement agitées; le

maréchal voulait se lever; la respiration deve^

nait haletante; la,face s'empourprait et, parfois»

avec des gestes de commandement, on. î'enten-

!dit s'écrier : « Les Turcos I A moi les Turcos

xo.mme si, dans une. vision rapide, le vieux sol

dat.évoquait et revivait un instant les brillantes

épopées d'antan.

Béatification de Jeanne d'Arc

Nous lisons dans la Semaine religieuse

de Saint-Dié :

M. l'abbé Mourot a reçu, d'un correspondant

de Rome, les nouvelles suivantes : « Mgr Caprara,

promotear de la Foi, et M. l'abbé Captier,

postulateur dans, le procès de béatification de

Jeanue d'Arc,.se sont rendus à Lyon pour présenter

leurs hommages à Mgr Coullie. Mgr Caprara

se rendrait aussi à Orléans pour prendre

les dernières informations .sur les lieux mêmes.

A moins d'incidents imprévus, la solennelle béatification

de Jeanne d'Arc aurait lieu l'an prochain.

»

a

j»_cw:jr__r

Landerneau, 23 octobre. — Dans une réunie:

nue, hier, devant deux mille personnes, M. le

comte de Mun a montré la nécessité d'opposer

le programme chrétien au programme purement

socialiste. Il considère la nomination des quarante

députés socialistes comme le fait capital

des dernières élections et conseille la création

de syndicats agricoles comme une barrière contre

le socialisme qui cherche à gagner les campagnes.

Le discours de M. de Mun a été très applaudi.

CONGRES SOCIALISTE A COLOGNE

Cologne, 23 octobre. — Le congrès socialiste a

été ouvert hier.

Bebel a, dans un discours d'ouverture, exposé

formée en plein territoire Hova et dévasterait

actuellement la région comprise entre le lac Alotia

à l'est et le fleuve Betsiboka à l'ouest, avant

de rentrer pour hiverner et vendre son butin

sur le territoire d'où elle est partie et qui n'est

pas à plus de deux jours de marche de Tananarive.

I

D'autres bandes, dévastent en pe moment les

autres points de l'île. On en signale une qui serait

partie de Nossi-Bé, à une journée à l'est de

Tananarive et qui se dirigerait vers le Nord, du

côté de la route de Tâmatave.

Même situation sur la côte. A Morondova, un

commerçant français, M, Fleuret, a eu deux

convois de marchandises pillés par les Indiens;

des sujets anglais ont éprouvé la même mésaventure.

A Nossi-Bé, on a saisi plusieurs outres

chargées de poudre et de fusils ; une saisie semblable

a été faite, il y a quelques temps, à Horondava,

à bord d'un navire anglais, mais ces

munitions de guerre sont vendues au profit des

gouverneurs hovas et de leurs officiers et les

passent.ainsi aux brigands, que ledits gouverneurs

se gardent bien de poursuivre.

L'Escadre anglaise en Italie

La Spezzia, 2$ octobre. — L'escadre anglaise est

entrée dans le golfe de la Spezzia à 10 h. 20 et a

jeté l'ancre près de la digue. Une grande - foule,

massée sur le quai, attend que les Anglais descendent

à terre pour leur faire fête.

Des barques et des petits vapeurs bondés da

monde, sont allés à la rencontre de l'escadre;

les passagers poussent des eris enthousiastes.

Le Sans-Pareil salue la Spezzia par des salves

d'artilierie. La ville est pavoisée et très animée.

Le capitaine de la corvette FaravelU souhaitera

la bienvenue à l'amiral Seymour au nom du

.commandant du département maritime. Un lieu»

tenant de vaisseau montera à bord de chaque

navire pour souhaiter la bienvenue au.commandant

anglais,

Revue de la Presse étrangère

.Vienne x 23 octobre. — Le Neue Freie Presse, dans

'un article sur les visites de Toulon et de Tarente'dit

que la création de l'escadre, russe dans

-la Méditerranée est le premier résultat de Pénitente

franco-russe. 11 est donc naturel de consi-

.dérer la visite de Tarente comme une contremanifestation

de l'Italie et de l'Angleterre, éprouvant

le besoin de s'unir pour contre-balancer

Ta France et la Russie.

Londres, 23 octobre— Le Morning Post déclara

que la visite de Tarente n'est nullement un acta

'de défi à la France et à la Russie; d'ailleurs,

l'Angleterre a su dissiper les craintes de ses voisins.

.. ..... .. . . . ..

Le correspondant du Daily Telegraph à Saint-

Pëtersbôurg dément lebruit que M. de Giers sa

retirerait et Serait remplacé par M. (de Mohren-

Tteim. Le même correspondant dit que le tsar

'étudie les moyens dedévelopper l'influence russa

dans la mer Noire et la Méditerranée.

L'Infhe&ce Eusse da&s la Méditerranéo

Paris, 23 octobre. — Nous avons déjà télégraphié

que le Daily-Telegraph par l'organe de son

correspondant de Saint-Pétersbourg, dit que le

tsar étudie les moyens de développer l'influence

russe dans la mer Noire et dans la Méditerranée.

En ce qui concerne tout au moins eette dernière

mer, il semble que l'empereur de Russie

ne soit pas éloigné de parvenir à son but. La

visite de l'escadre a à cet égard une portée indiscutable.

On sait ce qui se passe en France. Veici

ce qui se passe en Espagne. :

La reine régente a reçu hier à dîner, en

grand apparat, la grande-duchesse Wladimir da

Russie, en l'honneur de laquelle avaient été conviés

les hauts dignitaires de la cour, les minis«

très, les corps diplomatiques etles personnalités

les plus éminontes de la colonie Russe.

Quant au grand-duc Wladimir, qui s'est attira .

une grande popularité par son attitude respectueuse

pendant les fêtes del Pilar, à Saragosse,

il continue par la côte ouest sa visite des ports

principaux de l'Espagne ; partout, il est aeeueillt

avec une déférence dé sympathie qui, jointe aux

ovations faites à l'escadre russe à Cadix, témoigne

surabondamment de la laveur avec laquelle"

l'opinion publique; ratifie les liens d'amitié qui se

nouent entre la famille impériale de Russie et la

Maison royale d'Espagne.

Il convient de ne pas oublier, d'ailleurs, que la

reine régente est une archiduchesse d'Autriche,

et que son attitude, en cette circonstance, concorde

parfaitement avoc les intentions pacifiques

et les dispositions amicales que lempereur

François-Joseph manifeste de plus en plus à

l'égard de la Russie.

Ainsi s'accentue l'orientation nouvelle de la

politique européenne dans un sens pacifique et sa

manifestent les symptômes précurseurs d un

acheminement vers la désagrégation, au moins

partielle, de la triple alliance.

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La Grève générale du Nord

Lem,tS octobre. — Le compagnon Aliennne

e >t arrivé, hier matin, pour commencer sa séria

ce conférences dans le bassin houiller de Cabas.

Le tribunal de oéthuno a coànamne, samedi,

Quatorze grévistes et une femme, à des peines

variant de huit jours à six mois de prison, pour

entraves à la liberté du travail, voies de faits

et outrages aux agents. Une arrestation a été

cpérée, hier matin, à Annezin, pour outrages à

une sentinelle.

Lens, 23 octobre. — A Fouquières-los-Lcns, des

pierres ont été lancées sur les patrouilles mixtes

de gendarmes et de dragons ; il n'y a pas eu

de blessés. Des charges ont été faites pour repousser

les grévistes dans les champs.

Douai, 23 octobre. — Ce matin, vers une heure,

une violente détonation, produite par une explosion

de cartouches de dynamite, placées contre

la maison d'un mineur, non gréviste, habitant

r.oost-Warendin, a été entendue à Douai. Les

< égàts matériels sont importants. Personne n'a

été blessé. La victime a dénoncé l'auteur de

l'attentat, qui a été arrêté. Le parquet de Douai

instruit l'affaire.

C'est le troisième attentat par la dynamite, aux

environs de Douai, depuis huit jours.

voire même que toutes les affirmations des souverains.

La population parisienne a prouvé, hier,

Qu'elle sàvWt se recueillir ;elle montrera, auj >urd'hui,

comment elle sait se réjouir et fêter ses hôtes

qui lui sont chers en ae souvenant que le premier

devoir de l'hospitalité est la discrétion et

quo la discrétion eoiibisto à ne mêler à ses sympathies

aucune manifestation susceptible a'en

altérer le caractère pacifique. »

Le Petit Parisien dit : « Une partie do l'histoire

militaire de notre pays a cté vécue, Hier, à npu

veau, par la population parisienne. Les grands

souvenirs d'Algérie, d'Italie, de Crimée étaient

présents à tous les esprits ; il s'y mêlait malheureusement

coux do l'annéo terrible ; mais ces

derniers apparaissaient moins cruels, par suite

do la présence de nos amis les russes. »

Du Gaulois : « Qu'ont dû penser nos hôtes, et

parmi nos hôtes ceux qui ne font pas profession

d'indulgence à notre égard ? Ils donneront sans

doute des nouvelles de ce Paris inédit. Nous les

attendons avec la joie d'un grand et difficile devoir

accompli. Il est impossible qu'on ne proclame

point co triomphe de la pensée et du

| cœur, et que l'éclat nen rejaillisse point sur

I tous. »

Impressions

LES BRIGANDS EN ITALIE

Palerme, 23 octobre. — La nuit dernière, des

brigands ont cerné la caserne des gendarmes à

Sodrano, tandis que d'autres pénétraient dans

la maison du maire et y volaient 6,000 francs.

La Mise en liberté de Triponé

Paris, 23 octobre. — Va rédacteur du Gaulois

s'est entretenu avec M. Turpin de la mise en

liberté de Triponé. M. Turpin, indigné de cette

mesure, a dit :

« Nous allons voir ; tout n'a pas été dit sur

cette affaire. Je mettrai les points sur les i, et il

y en a qui passeront un vilain quart d'heure.

» M. Carnot devait me recevoir après les fêtes

russes et je me proposais de doter mon pays du

dernier engin que j'ai découvert. C'est à ce

sujet que je devais voir M. Carnot. Puisqu'on

relâche Triponé, je ne verrai ni M. Carnot ni

personne ; je garde mon engin pour moi. »

Nous avons pu recueillir l'impression de plusieurs

personnalités étrangères qui ont assisté

officiellement aux obsèques du maréchal de

Mac-Mahon, et toutes sont unanimes à reconnaître

que le peuple de Paris a donné, hier, un

admirable spectacle par sa dignité, son calme et

le respect qu'il a témoigné au glorieux soldat qui

repose maintenant aux Invalides.

Mais c'est surtout parmi les officiers russes

que cette impression a été vive, profonde. L'un

d'eux, résumant les opinions de tous ses camarades,

déclarait à l'issue de la cérémonie d'hier ;

L'amiral Avelan a quitté lo théâtre de l'Am-

j

bigu.à 11 h. ; il est rentré directement au cercle ;

il a été suivi, sur uno partie du trajet, par une

CC'UMÔ énoima qui stationnait aux abords du

théâtre et vivement acclamé.

Ajoutons qu'avait d'aller dîner à i'àmbas-ade,

l'amiral s'était rcara Successivement au Jockey-

Club, au eèfcie de la rue Royale et chez le genôbaron

Freedricksz.

Au .Uickey-Ctub, l'amiral et ses officiers, reçus

membres temporaires la semaine dernière, ont

été présentés par MVl.de Giers et do Mohrenheirn,

à M. lo duc de Doudeauville, président,

qui leur à fait les honneurs des salons.

Un lunch avait été (préparé, et le président a

porté un ioast au tsàr, au nom du club do l'aristocratie

française. Lo voici :

• Jo porte la santé du tsar. Je suis heureux,

amiral, de vous souhaiter la bienvenue au milieu

do nous et de vous exprimer, eu nom des

membres de ce cercle et de toute l'aristocratie

française, combien nous nous associons à la réception

si sympathique et si unanime qui vous

est faite dans toute la France. »

L'amiral a remercié on termes très aimablej.

La journée du 23

Cinquième élection de Culine

Roubaix, 23 octobre. — Culine a été élu, hier,

pour la cinquième fois, conseiller d'arrondissement

dans le canton Est de Roubaix. On sait

que Culine a été invalidé aux élections précédentes,

comme inéligible.

les Obsèques du Maréchal de Mac-Mahon

Paris, 23 octobre. — Particulièrement occupé

des officiers russes, allemands et italiens qui

suivaient le cortège, le public, peu familier avec

lés costumes étrangers, faisait les plus curieuses

méprises.

Les officiers russes, nous ne parlons pas de

ceux qui accompagnent l'amiral Avelan, étaient

au nombre de deux : un officier de hussards de

Grodno, de la garde impériale, en dolman vert

â tresses blanches, culotte et flamme du talback

;imaranthe, avec bottes à la Souvaroff ; l'autre

est un chevalier de la garde, en tunique blanche

avec casque en argent à aigle d'or.

La foule le confond avec un autre officier, en

tunique blanche aussi, mais à casque d'or à aigle

d'argent, celui-là est un Allemand du régiment

des gardes du corps ; cinq officiers allemands

l'accompagnent : on voit que cette délégation

était importante.

Ce sont : un hussard do la garde, en dolman

rouge surtaché d'or ; un officier de chevau légers

bavarois, en tunique verte à collet, plasron

et parement rose aurore ; deux autres en

bleu noir avec ornement ponceau, sont de l'étatsnajor.

Enfin, un officier de dragons wurtemberîîeois,

que sa tunique verte à collet bleu fait

prendre pour un Russe.

De l'Italie, il faut citer le principal personnage :

le lieutenant-général de La Battis. Le général

est petit, à figure brune ; il porte un casque à

plumet immense de crins blancs à aigrette ; sa

^unique est courte, bleu foncé, à col rabattu ;

son pantalon est gris, à bandes d'argent, et de

grosses aiguillettes s'entrechoquent sur sa poitrine.

Les autres officiers étrangers n'étaient

que les attachés militaires bien connus.

Nous avons eu la curiosité de traverser un

certain nombre de quartiers et même de quartiers

excentriques de la capitale : il est facile de

s'apercevoir quelle impression profonde la cérémonie

d'hieT a faite sur tout le monde.

Les rues sont encombrées de promeneurs;

mais à peu près partout avec un calme complet.

Sur certains points, même où des industriels

avaient organisé des bals populaires sur la voie

publique, la foule s'est interposée pour empêcher

ces réjouissances.

La population parisienne resto donc immuable

dans son sentiment alors quo le gouvernement

et la presse officieuse ont tergiversé

avec une désinvolture vraiment scandaleuse

dans l'appréciation, de l'immense perte que la

'•'rance vient de faire.

Depuis l'ordre du tsar à ses marins, les organes

gouvernementaux ne tarissent pas d'éloges

Nur l'illustre défunt, qu'ils veulent absolument

'aire leur, et interprètent comme une nouvelle

preuve d'amitié du tsar ce qui n'est en réalité,

qu'une leçon bien méritée.

Le maréchal Canrobert,

.en serrant, aux lavandes,

la main au curé de Montcresson, lui a dit

qu'il était heureux de sérier la main qui avait

eçu l'empreinte glorieuse de la dernière étreinte

du maréchal de Mac-Mahon.

- Au curé de Magenta, il a dit : « Vous avez

fait une très bonne action , en venant à Paris ;

vous avez rendu hommage à celui qui a versé

son sang pour l'Italie. Les morts, de Magenta ne

nourront que vous inspirer des sentiments qui

contribueront au rapprochement des deux

nays. »

Le curé de Magenta, très ému, a répondu que

ces paroles auraient dans l'Italie un grand res

îentissement.

» Je n'ai rien vu d'aussi grandiose et d'aussi

imposant. On calomnie le peuple de Paris, et

nous le redirons bien haut'chez nous en le taxant

de frivolité et de légèreté. Il vient de prouver à

quel point il est capable aussi des grands et nobles

sentiments de respect et de discipline. C'est

le plus beau spectacle même après les ovations

qui nous ont accueilli, que Paris nous ait offert

et nous avons pu aussi admirer l'armée française,

l'admirer sans réserve, comme elle le mérite.

»

Les officiers étrangers qui figuraient aux obsèques

se louent des égards qu'on leur a témoignés

; citons en particulier le général d'Omieu

de La Bâtie, envoyé du roi d'Italie qui, dès la

fin de la cérémonie, s'est empressé de

phier à son gouvernement.

Détails rétrospectifs

Parmi les incidents d'hier, il en est un qui

mérite tout particulièrement d'être signalé.

Au moment du défilé des troupes, sur l'esplanade

des Invalides, un cavalier du 1er cuirassiers,

nommé Vinet, fut désarçonné, piétiné par

son cheval et grièvement blessé. On l'a transporté

à l'ambulance installée sur l'esplanade.

A ce moment le cardinal-archevêque de Paris

rentrait en voiture à son palais ; apercevant lo

rassemblement qui s'était formé devant l'ambulance,

Son Eminence mit pied à terre, s'informant.

Apprenant l'accident, il pénétra dans

l'ambulance où un médecin major donnait ses

soins au blessé. Mgr Richard demanda si celui-ci

était transportâblo et sur uno réponse a fi' «native

du médecin, il offrit sa voiture pour conduire

le malheureux soldat à l'hôpital du Gros-

Cailloux, offre qui fut acceptée avec reconnaissance.

Cet acte de charité a produit dans la foulo

une émotion profonde et quand au retour de sa

voiture, Mgr Richard qui l'avait attendu pour

rentrer à l'archevêché, se montra à la foule, il

fut vivement acclamé. Son Eminence très touchée,

donna sa bénédiction aux assistants, qui

tous s'étaient reupectueusements découverts.

En Russie

Saint-Pétersbourg, 2S octobre. — La participation

des marins russes aux funérailles du maréchal

de Mac-Mahon produit, ici, "une excellente

impression. Elle est considérée comme une

preuve de l'éclaircissement

des sympathies

franco-russes.

Les journaux consacrent, au défunt maréchal

des articles unanimement élogieux.

Paris, 23 octobre. — Le contraste .est frappant

entre la journéo d'hier et celle d'aujourd'hui.

Paris a repris sa physionomie joyeuse et retrouvé

pour fêter nos hôtes son enthousiasme,

son animation et sa gaieté, accrus encore par

l'approche du départ. Le temps est à souhait

bien qu'un peu couvert et, s'il a plu quelque peu

aans la soirée d'hier, le ciel n'a pas voulu se

montrer trop inclément.

Dans les rues, la foule est énorme. Tout Paris

est dehors, et à Paris il faut ajouter quelques

centaines de milliers de curieux, accourus de

tous les coins de la France, et les trains de plaisir

continuent à arriver bendés.

C'est une affluence extraordinaire. On se hâte

partout aux derniers préparatifs des illuminations

qui promettent d'être splendides. On complète

le pavoisement et la décoration des maisons.

Déjà, aux abords du Trocadéro, on se dispute

les places pour le feu d'artifice. Rien ne

rebute les curieux, pas même cinq ou six heures

d'attente.

Partout où doivent passer les officiers russes,

au ministère de la guerre, au Champ-de-Mars,

etc., des milliers de personnes les attendent au

passage pour les acclamer. Toutes les grandes

administrations ont donné congé à leurs employés.

Les écoliers sont également en vacantôlégra-

i ces, leur congé ayant été prolongé jusqu'à de-

| main.

I

Dès midi, la plupart des magasins ferment

I leurs portes comme aux jours de fêtes nationales.

La journée, aujourd'hui et celle de demain,

dépasseront en éclat et en enthousiasme toutes

les autres et c'est sur une impression inoubliable

que nos hôtes quitteront Paris.

La première visite des officiers russes, ce matin,

a été pour le Musée Grévin. Le dessinateur

du Musée est un Russe de grand talent ; il a été

vivement félicité par ses compatriotes. Malgré

l'heure matinale, les boulevards étaient déià

fort animés, et le public a : fait aux officiers une:

véritable ovation à la sortie.

d Levé!lois-Perret

Amiens, 23 octobre. — Hier soir, au théâtre où

on donnait un drame intitulé /lusses et Français

a eù lieu une grande manifestation russophi'.e

avec apothéose, Marseillaise, Hymne russe et

vivats enthousiastes.

Fontainebleau, 23 octobre. — La municipalité .de

Fontainebleau a fait remettre à l'amiral Avelan

deux médailles d'or eomraémoratives et une

adresse

• disant que la ville do Fontainebleau

I tient à s'associer par ce modeste présent à l'accueil

sympathique de toute la France, auxrepréj

sentants d'un peuple frère.

A travers la presse

Paris, 23 octobre. — Les journaux disent que

-'impression produite par les funérailles du maiéchal

de Mac-Mahon, sera plus considérable encore

que celle produite par l'attitude de la population

pendant les fêtes franco-russes, car on y

a vu figurer, à côté des officiers russes, des officiers

allemands et italiens, sans un cri, sans un

murmure...

Le Journal des Débals écrit à ce sujet : « Da toutes

les impressions que conserveront nos visiteurs,

celle de la journée du 22 octobre, sera

probablement plus profonde. Ils ont vu que cette

population si vive, si portée à la gaieté et aux

démonstrations bruyantes, peut aussi devantun

cercueil, devenir calme, silencieuse et recueillie.

Ils ont vu que nous no sommes pas seulement

unanimes dans les manifestations do nos sentiments

envers nos amis du dehors, mais quo

ous savons également faire taire nos querelles

politiques pour saluer ensemble, sans exception

.le parti, la mémoire d'un homme qui a honoré

notre pays. C'est là, croyons-nous, la double impression

produite sur nos hôtes par l'imposante

cérémonie qui vient de s'accomplir et a laquelle

la France a été touchée do Isa YOir s'associer. ».

Le XIX' Siècle dit : « Une pareille attitude do-

I vra donner â rélléchir à nos ennemis. Elle prouve

que le peuple français .a conscience de sa forcé

ot de ses droits, qu'il sait aussi bien, quand il lé

faut, se contenir, qu'il sût, en d'autres cirçOnsj

lances, manifester son enthousiasme. La popu-

3 ition parisienne peut se vanter d'avoir fait, de-

: puis une semaine, ot de faire chaque jour de la

bonne, de l'excellente politique. »

M. Emmanuel Arène écrit dans Se Matin :

Hier Pans tout entier, le Paris officiel, la Par

viî'n^Ôtiqùe, mondain et populaire, s'est élevé

' " nSTbement au-dessus rte toutes los querelle!

tfiffibl-a ae toutes les passions mesquines,

n souffie pui' apa'ssé sur la foule immense, e|

Y

\

imsùrTa

U tombe de d'à mort on a fêté la patrie

mortelle. »

m i. uMm -- «*ï •t&t&MSB

A PARIS

[De notre correspondant particulier)

'

Paris, 23 octobre. — Le ministre de l'instruction ;

publique a reçu du lycée impérial de Moscou,

du collège d'Odessa et de plusieurs gymnases

russes des télégrammes de sympathie adressés

j

aux professeurs et aux élèves de France.

Les médecins de Zemstwo, de Jamborg ont \

également envoyé, par l'intermédiaire du minis-

i

tre, un cordial salut aux médecins de France,

j

notamment à M. Pasteur.

M. Poincaré, par télégramme, a répondu par I

des remeiciements adressés au comte de Laneff, ;

ministre impérial de l'instruction publique én

j

Russie. Il le prie d'être, auprès des savants pro-

i

fesseurS et dos élèves russes, l'interprète de

'<

leurs confrères, de leurs camarades de France,

j

et il se félicite de l'étroite union intellectuelle

qui s'affirme entre les deux nations amies.

Hier, à six heures et demie, l'amiral Avelan

et neuf officiers ont quitté le cercle militaire, ;

se rendant à l'ambassade de Russie où devaient

dîner les officiers étrangers.

La municipalité de Sébastopol a adressé au

président du conseil municipal de Paris uno

dépêche très chaleureuse,

Presque chaque jour, des officiers de l'escadre

russe quittent Paris pour retourner à Toulon.

Ils sont, au fur et à mesure, remplacés par

des officiers restés à Toulon. C'est ainsi que,

hier matin, sont arrivés au cercle militaire les

lieutenants do vaisseau Petrof et Mikhaelof.

La délégation des journalistes russes présents

à Paris, accompagnée de MM. Ranc, Hébrard,

Roinach, Etienne, etc., s'est rendue, hier aprèsmidi,

à Villo-d'Avray et a déposé aux Jardies

uno couronne portant cette inscription : A la

presse russe, à Gambetta, Cronstadt-Toulon. »

Au Te Demn du Sacré Cœur assistaient plu-!

sieurs officiers russes en civil et un grand

nombre d'officiers français en uniforme.

On évalue la foule qui s'était rendue au Sacré-

Cœur à plus de cinquante mille personnes.

Hier soir, l'amiral Avelan en civil, accompa-

; gnô de quelques-uns de ses officiers, s'est rendu

| au théâtre do l'Ambigu, où on donnait, avec

| l'Aïeule, un grand festival : Salut à la Russie !

avec !e concours de plusieurs fanfares et çhora-

: les, formant un total de 450 exécutants.

: La direction du théâtre avait mis des loges à

! la disposition des officiers russes. A leur entrée,

l'orchestre a joué l'Hymne russe, suivi de la

: Marseillaise. L'exécution du festival a donné lieu

- à une série ininterrompue d'ovations enthousias-

; tes aux hôtes de la France.

L'amiral Avelan, en réponse à l'adresse du

> comité de l'Union nationale, a envoyé, hier, à

l'abbé Garnier, son président, Une lettre dans

! laquelle il se félicite do i'accuail quo lui fait ie

! clergé français.

Aux Jardies, M. Joseph Reihach a cru devoir

! adresser aux journalistes russes quelques pa-

! rôles de sympathie. Un d'eux lui a répondu en

; russe : tête du gendre du baron de Reinach.

Le nombre exact de3 convives au banquet du

Champ-de-Mars est de 3,660; ils seront servis

par 300 garçons. Le menu sera préparé par 40

! cuisiniers.

En quittant le musée Grévin, l'amiral et les

officiers russes sa sont rendus par les grands

boulevards, le boulevard Maleshorbas et la rue

de Prony à Levallois-P.erret, au siège de la société

Lu.x. t .

Vers 9 heures et demie, au moment où les officiers

russes passaient à la porte da Courcelles,

un nommé Fabre, forgeron, demeurant à Levallois-Porret,

étant sur te talus dos fortifications,

a tiré deux coups de feu au moyen d'un tube en

f er .

C onduit au commissariat do police, il a déclaré

au commissaire qu'il avait tiré pour annoncer

à la population de Levaliois l'arrivée des

officiers russes.

Le maire a souhaité la bienvenue aux officiers

qui se sont rendus à la société Lux; où ils ont

été reçus par le duc do Morny. Après l'échange

de quelques paroles, l'amiral s'est fait expliquer

les divers procédés employés et, afin de les

voir mettra en pratique, a consenti à poser

avec ses officiers. Un premier cliché a été tiré,

puis après, quelques changements dans le groupement

des officiers, on on a tiré un deuxième.

La société Lux tirera quatre-vingts épreuves de

ces deux groupes, dont trois de deux mètres,

destinées, l'une au cercle militaire, la seconde

au Jockey-Club, et la troisième,

, au vaisseau

amiral russe.

A 10 h. 40, les officiers russes étaient ds retour

&U cercle militaire et sa rendaient peu après

au ministère de la guerre, toujours salués dès

mêmes acclamations frénétiques, des mêmes

vivats.

Au ministère de la guerre

Le général Loizillon et Mme Loizillon orit

.offert, aujourd'hui, un déjeuner officiel à i'am- .

bassadeur de Russie, au personnel de l'ambai- !

sade, à l'amiral et aux officiers de l'escadre

russe.

L'hôtel de la rue Saint- Dominique était pour la

circonstance merveilleusement décoré. Lé vès-

j

tibule d'honneur était particulièrement remar- ;

quable.

Le déjeuner a été servi dans la grande galerie

vitrée, transformée en vaste salle à manger.

Mme Loizilion avait à sa droite M. de Mohren

heim, et à sa gauche, le président du Sénat. Le

! ministre de la guerre avait à sa droite l'amiral

, Avelan, et à sa gauche M. Casimir Périer,

i Assistaient au déjeuner : une partie du per- :

; sonnel de l'ambassade de Russie, tous les offii

ciers russes venus à Paris, au nombre de cin- .

' quante. Les autres invités étaient les membres :

j du gouvernement, les généraux et assimilés du !

! gouvernement de Paris, en tout 174 couveits.

j Au dessert, le général Loizillon a porté le toast *

' suivant : « A Sa Majesté l'Empereur de Russie, :

' à Sa Majesté l'impératrice, à la famille impériale,

à la nation russe, à ses armées de terre et

! de mer et à vous, amiral Avelan, ainsi qu'à tdus

les officiers de l'escadre de la Méditerranée. •

i

L'amiral Avelan a bu à l'armée français et à

; ses vaillants chefs, à cette arméo où la bravoure

et mémo l'héroïsme sont des vertus traditionnelles.

M. de Mohrenheim, d'une voix émue, a dé-

: claré qu'il était heureux d'svoir entendu l'amiral

Avelan porter un toast à l'armée française :

il tient cependant à compléter ce toast en évoj

quant les souvenirs des généraux Le Flô, Chanzy

et Appert, qui ont si dignement représenté la

Franco en Russie et qui ont contribué puissamment

â resserrer les liehs d'amitié et de sympathie

existant entre les deux pays.

Les Soc/étés patriotiques

C'est une très heureuse idée qui a dicté la

participation des sociétés de gymnastique et orphéoniques.

C'était un des clous de la fete popu-

1

laire ot, hâtons-nous do dire qu'elle a été merveilleusement

réussie. Le temps, d'ailleurs, s'y

prêtait. Rien n'était original comme ces Sociétés

aux costumes divers, précédées de leurs drapeaux,

bannières ou étendards. Il y avait, le

!

jarret tendu, des bambins de 6 à 7 ans, qui sa

tenaient crânement à côté de leurs aînés do

19 ans. Certaines Sociétés étaient dotées de mignonnes

cantinières qu'on se montrait beaucoup.

; On se montrait également l'ancienne cantinière

Jarretout, la poitrine constellée de médailles.

Tout ce monde après avoir défilé devant lo ministère

de la guerre, en sortant des Tuileries, est

i venu se masser sur la place du Palais-Bourbon

qui présentait sur le coup de midi, un coupd'œ'l

très curieux.

Puis, dirigés par lo lieutenant-colonel Derue,

des officiers de réserve et da territoriale, ont organisé

les sociétés en double haie depuis le ministère

de la guerre jusqu'à la galorie des Machines.

Il y avait exactement 109 sociétés présentes,

représentant un effectif de 2,000 présents environ.

La foule encadrait à rangs très serrés cette

haie aux couleurs chatoyantes.

A 1 h. 45, le cortège, escorté de gardes municipaux

et républicains, puis des cuirassiers,

commence à sortir.

Le premier landau porte l'amiral Avelan. A

peine paraît-il qu'il est salué par les cris da :

« Vive la Russie ! » Les pauvres gens des sociétés,

corrects, la main gauche dans la rang, la

Iroite à hauteur do La casquette, saluent militai-

i

•emmir, Déridant qu'une fanfare, placée dans le,

q'âaî* Siiine-Clotiide, attaque L'Hymne russe;

un ceupiu.-; loin, c'est ia Mar--

1-lauVf. A » RaiWg-!

.Soiirbon, un orphéon entonne 1 Hymne russe et

;- ,s s'arrê / r, la foule échelonnée, erio :% M*«

ni -ùra

ne Mme Janrégutberry,.veuvo de l'ancien mïnis

tre de là marine.

Ensuite, le maire, conduisant los mirins rus

ses, est allé déposer un bouquet au fort Nar,o"

ïépoi sur l'emplacement mémo qu'a occupât

rsn 1793, à la batterio dite des hoininn sans pu,,,.

Lo m-iiro a exprimé la dCir qu'un tnonuuiont'

commômoratif soit élevé â cot emplacement.

Canaillerie républicaine

Beoutiais, 23 octobre. — Au cours de la derhièr*

Période électorale, M. Lomyre, diroctaur-g(jrant

.Je la République de l'Oise, n'avait pas craint, pllur

nssuror lo triomphe du candidat républicain d.

faire usage do lettres d'un caractère tout à 'fait

privé et qui avaient été dérobées.

Poursuivi par M. Chevallier, député élU) j malgré

cette canaillerie, M. Lemyro a été condamna"

par le tribunal de Beauvais a 100 fr. d'arn6nd 1B

procès, à la restitution des lettr««

l'insertion du jugomont dans piu

p .

aux frais du

volées ot à

sieurs journaux du département.

Les Républiques Américaines

New- York, 23 oclobre. — Le Herald publia u n9

dépêche de Montevideo confirmant la dépécha

déjà reçue de Buenos-Ayres à la date d'inor au

sujet de la bataille d'Ibigny dans laquelle ies

troupes dugouvernemant ont été battues.

Montevideo, 23 octobre. — La croiseur insurgé

Républica vient d'arriver. On ignora dans quel

but.

y

POUR i^OS

ÛRT3

Toulon, 23 octobre. — Ce matin, à dix heures, a

eu lieu la pose de la première pierre du monument

élevé à la mémoire des Toutonnais tués à

l'ennemi. Une foule recueillie assistait à la cérémonie.

. r

M. Aubin, président de la Société oes Sauveteurs

toulonnais, a prononcé une courte allocution"-

' -1

M. Roncogliolo, préttner adjoint, remplaçant

le maire absent, a pris ensuite la parole.

Enfin, le président de la Société des anciens

combattants de

1870 71 a prononcé quelques

paroles émues.

Les musiques des Sociétés da gymnastique ont

joué l'Hymne russe et la Marseillaise.

4 W& RS

La Fête nautique

La fête nautique a eu lieu suivant lo programme

déjà connu et au milieu d'un énorme can-

i

cours de population. L'enthousiasme a été in-

j

descriptible.

L'amiral Avelan et ses officiers ne sont ron-

i

très au cercle militaire qu'à 6 h,. 45. Ils en sont

repartis peu après pour assister -ta xanquet du

j

Champ-de-Mars.

Les Sociétés des Sauveteurs

Les Sociétés des Sauveteurs de France, réu- !

nies au nombre de 28, ont défilé, hier, dans les

communes de Châtillon et do Clainârt, où elles

étaient cantonnées. Elles ont été accompagnées

par les municipalités da ces deux communes,

les sapeurs-pompiers et les bataillons scolaires,

j

Le drapeau des Dames Françaises, des Fem- !

mes de France et de

1-a Société nationale de secours

aux blessés ^militaires à été remis parle;

maire de Châtillon à la Société des Sauveteurs \

de Belfort et confié ensuite â la Société des Sauveteurs

de Toulouse.

A la fin du défilé, le drapeau a été remis au !

sauveteur de la Seine Lapicida (prix Mentyon),

i

qui l'a porté à l'amiral Avelan, accompagné de


Mme Juliette Adam, MM. Gomot, sénateur, an-

i

cien ministre de l'agriculture, président des ,

Sauveteurs de la Seine; René Jolly, directeur de

la Française, et des présidents ou délégués des

Sociétés départementales, parmi lesquels M. Letrait,

délégué de Toulouse, et Romestin, maire

de Roques.

Le soir, un banquet des plus brillants a eu

lieu, sous la présidence de Mme Juliette Adam

et de M. Gomot, qui ont été tous deux nommés

présidents d'honneur de la Société toulousaine.

Une dépêehe de la Société des Dames de la

Croix-Rouge de Russie, adressée à Mme Juliette

Adam, remercie les femmes françaises de cette

manifestation.

Un Don touchant

A l'un da ses visiteurs, l'amiral Avelan

conté la touchante histoire que voici :

A tout instant, dans nos voitures, tombent

: des bouquets, des lettres, des cadeaux. Parmi

j ces présents, il en est un qui m'a tout particu-

: lièrement impressionné. Tenez, lisez la lettre

; qui l'accompagnait et vous comprendrez. Voici

textuellement cette lettre :

« Amiral,

» Nous ne sommes que de petits garçons, bien

pauvres. Nous voudrions pourtant vous fairo,

i eomme tout le monde, un cadoau. Nous avons

i brisé notre tirelire ; elle no contenait pas Une

bien grosse somme, mais il y a des pauvres en

Russie comme en France. Voici nos malheureux

3 fr. 75 ; nous vous supplions de ne pas

nous en vouloir pour ce tout petit peu et le donner

aux pauvres de votre pays en souvenir do

leurs petits frères de France. »

Et pas de signature

: c'est avec les larmes

dans les yeux que l'amiral ajoute : « Voilà un

dépôt que je serai bien heureux de psrter à son

adresse.

Les adresses

Parmi les nombreuses adresses reçues par l'a -

: mirai Avelan, citons celle-ci : « Les membres

des associations catholiques de la jeunesse bretonne,

réunies sous la présidence du comte

Albert de Mun, s'associent à l'émotion patriotique

de Paris et prient l'amiral Avelan et ses

i officiers 1

d'agréer leurs plus cordiales

thies. »

Etranglé par sa femaio.

Paris, 2S octobre. — On. a trouvé, jeudi dernier,

sur la route do Pruus à Régnât, le cadavra du

nommé Morin, dont le cou était entouré do

ficelles.

Morin et sa femme étaient allés, la veille, à la

foire d'Aigueperse, dans uao charrette attelée dé

doux vaches, ot la femme était rentrée seule à

son domicila.

Le parquet de Riom prévenu, interrogea cotto

femme qui déclara avoir quitté Aigueperse, la

veille au soir, an compagnie de son mari et quo

celui-ci était bientôt revenu sur ses par, et l'avait

laissée poursuivre seule son chemin.

L'enquête a établi qua la femme Morin avait

menti. Son mari et elle étaient pa; tis ensemble

en charrette et avaient été ap

-ÎÇÙS près da l'endroit

où la cadavre avait été découvert.

Devant son attitude embirrasée et ses mensonges,

le parquet ordonna l'arrestation immédiate

de cette femme qui finit par avouer qu'aile

était l'auteur de l'assassinat.

Elle a prétendu qua sou mari l'injuriait er, U

battait quand il était ivre, c'a qui lui arrivait

souvent; il était abominablement gris le soir

de la foiro et l'avait souffletée à l'endroit mémo

où on a trouvé son cadavre. N'écoutant que sa

j colère, elle avait arraché la corde qui retenait

l'anse d'un panier, et entourant brusquement le

; cou dé son mari, elle l'avait ainsi étranglé.

Elle avait jeté son cadavra sur le chemin et

était rentré ckoz elle avec un calma affecté, dis

. sant que son mari était à Aiguspèrsé.

> L'instruction continue et on étudia la question

' de savoir si cette femme n'avait pas un corn-

| plice.

Les accidents de chemins de fer

Paris, 23 octobre. — Un accident da chemin do

fer a eu lieu hier matin à 7 heures, au pont Marcadot

:il y a au cinq blessés ; un autre tamponnement

s'est produit â 8 heures, à la Chapelle, il

y a eu seize blessés.

Les accidenta de chasse

Nevers, 23 octobre. — A Poussignol-Blismes, nu

lieu dit Bois-d'Arcoue, Pierre G.rard,.âgé da 75

ans, a été. tué d'un coup de fusil par Charles

Gros, garde particulier, qui chassait lo chevreuil.

Girard était occupé à cueillir des genêts dans un

taillis, et le garde par ni "prisa a tiré sur lut,

croyant avoir un chevreuil devant lui.

Explosion d'ane chaudière à borà

Saint-Pétersbourg, 23 octobre. — Une terrible

catastrophe vient de se produira sur la Néva,

entre Saint-Pétersbourg et la forteresse da

SchlusselboKtg.

La steamer Anna, qui faisait le service outra

ces deux points, a sauté au milieu du fleuve, en

face de la villa de Doubroska.

Tout l'équipage, composé do treize homnies,

ainsi que tous Tes passagers, dont le nombre

n'est pas encore connu, se sont noyés.

C'est la chaudière du paquebot qui, en faisant

explosion, a déterminé la catastrophe.

a ra-

PETITES PJO'iï¥EI-i»ES

23 octobre.

b. Em.NazarideCalabiana, carditial-archovêquo -Jo

Milan, sénateur et chevalier de l'ordre d» l'Annonciade,

est mort cette nuit à Milan.

yoffieiel publie un décret portant ouverture

a un crédit extraordinaire pour la célébration des

funérailles du maréchal de Mac-Mahon. duo de Magenta,

ancien président de la RépuMique, et un

décret portant que les funérailles de Gounod, membre

de 1 Académie des beaux-arts, seront eélébrées par

les soins de l'Etat et à ses frais.

Les obsèques deCiouuod auront lieu vendredi

prochain, a midi, 4 l'église de la Madeleine.

M. îerner, contrairement à la décision prisa

en conseil des ministres, ne sa rendra pas à Lyon

pour la réception des officiers russe*.

Saint Eranibert.

Saint Crépin.

Mardi 24 octobre:

tete à souhaiter

Soleil : lever C ai 3i : «i d.gré les, 228 litres, pris à la propriété «

cwi :.lant sans escompte. ' , ,. ta

Dans Ut courant do la semaine, quelques P"' 1 . 1 *

lots ootité achetés à 2 fr. 75 ; le desideratum °»

la pus u été est 3 fr., ot tout fait espérer

nombreuses transactiens à ce pris

Les eaux-de-vie de la récolte nouvelle ne -

pas moins appréciées ot recherchées. 'l oUl

monde s'accorde à trouver la qualité parfaiteda

sont

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non nombre d'affaires ont été traitées de 280

A

: oo fr. les Ténarèzo, suivant cru, 320 à 340 fr.

fc/prix 9 ' ellt8nd nu, pris à la propriété et

c o .mitant.

l,o Moniteur vinirole constate, lui aussi,

les mômes tendances à la reprise des

ai f aires :

uanslo Midi, lo mouvement commence â se

„e .siner quoique dans bien des régions encore

0) te plaigne du calme trop prolongé. Il s'est

traité de fortos ot nombreuses parties de raisins

d; ru! le Vaucluso. La vente KO fait un peu plus

a, ivo dans le Gard, dans l'HéraUlt, l'Aude et le

noussillon.

Dans lo Bordelais, dés propriétaires, obligés

de décuver les vins de précédentes Cueillettes

«OUI entonner le produit mrno ceux-ci, venaient d'être refoulés violemn-

mt par le buttoir, l'agent Loubet a été pris entie

deux wagons et écrasé.'

Il est mort sur le coup. Loubet était âgé de 28

à 30 ans.

:H « w xn . H E. .œ-u œ/m?*^&

Trois accidents à relater :

A Bédarieux, dans l'Hérault, une pauvre

vieyle.de 75 ans, Catherine .Combes, avait, peur

s chauffer, allumé du chaînon do bois dans Une

c .sserolle. Lé feu a pris à ses vêlements et, en

un instant, environnée des flammes, elle fut si

cruéîlemeat.brûlée sur plusieurs parties


i i-*ar dépêche tèlégraphiqu*'

Du 23 octobre

- A TT KWS

0/0 1831. .- 00 00 Banc/. Imp" au*. - 503 CO

0/0 08 27 i banq. ottomane. 53 J 75

82 02

62 95 i

LO 00

10 00

0/0 amortlss. oo 01

« S/* 0/01883... 105 02 I

Bgyptionne unif. 000 00 |

Italie 5 0/0.......

R»pagrte'40/0Bx.

Portugais 3 o/û..

Russie 4 O/O 1S80.

— S 0/0 lbSi.

— 4 0/0 1832.

Hongrie 4 0/0 or.

Autriche 4 0/0 or.

Turc 4 0/b

Banq. de France 4J..0 00

Créa. fonc. est"' 980 00

Compt'd'eS'ISp. 000 00

Banque de Paris 627 50

Crédit lyonnais. 553 75

Société générale ooo 00

Banquo ciosaom' OcO OJ

Banq. l'r.-égypt*. 415 oo

Crédit mobilier.. 87 50

.Nord 001,0 00

(Orléans 0)00 00

.Midi. tO00 00

ÎP.-L.-MéUt.. 1527 50

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