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LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT

n°176

JANVIER 2009

herault.fr


JEAN-LOUIS FOURNIER • 6 DES POMPIERS, POUR QUOI FAIRE ? • 20

LES PAILHASSES DE COURNONTERRAL • 35

HENRI CABANEL,

ÉLU DE

SERVIAN • 18

AU BOULOT À VÉLO • 10

1 000, rue d’Alco 34087 Montpellier. Tél. : 04 67 67 63 68. Fax : 04 67 67 72 71.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Pierre Maurel. DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION :

Florence Combes-Boulard. RÉDACTEUR EN CHEF : Vincent Girard. RÉDACTION : Claire

Vincent, Jean-David Bol, Valérie Pérez, Marilyn Beaufour et Agence JAM. PHOTO :

Cathy Agrinier (17, 25, 26 , 36 , 37, 38, 41, 43) ; Olivier Mas (05, 09, 23, 25, 27,

29, 30, 33) ; Christophe Cambon (02, 10, 11, 14, 18, 19, 24, 28, 41, 42) ; SDIS

34 : (02, 20, 21) ; Fish’eye (02, 34, 35) ; E. Haugel : (07) ; M. Chavarria : (29) ;

C. Reiner : (32) ; M. Rouet : (46) ; DR (12, 14, 19, 23, 28, 30, 40, 45, 46, 47, 48).

PHOTOTHÈQUE : Danièle Iacoponelli. INFOGRAPHIES : Aline Lugand. DESSIN : Aurel. CRÉATION : Lowe Stratéus.

MISE EN PAGE ET PHOTOGRAVURE : Atelier Six. IMPRIMERIE : Imaye Graphic. Imprimé sur du papier 100%

recyclé. DISTRIBUTION : La Poste - Médiapost. CONTRÔLE DE DIFFUSION : Feedback. ISSN : 1155-1259.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SOMMAIRE 03

4 ENTRETIEN

6 L’INVITÉ Jean-Louis Fournier

8 DES CHIFFRES ET DES MOTS

9 L’HÉRAULT

EN MOUVEMENT

10 AGIR POUR DEMAIN Au boulot à vélo

12 ACTIONS Num’Hér@ult, premières connexions

14 EN BREF

16 LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Pourquoi avons-nous des cheveux ?

17 ÉLUS SUR

LE TERRAIN

18 UN ÉLU/UN CANTON Henri Cabanel / Servian

20 L’ACTION EN IMAGES Des pompiers, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES Claude Barral

24 C’EST VOTÉ Le futur collège de Loupian

27 CARTE EN MAIN Béziers-Méditerranée

28 FACE-À-FACE La culture en milieu rural

30 CELA FAIT DÉBAT Interdire les sectes ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

33 GENS D’HÉRAULT

34 PORTFOLIO Les Pailhasses à Cournonterral

36 ILS AGISSENT À La Devèze

38 AVENTURE CITOYENNE Benjamins Media

40 AVENTURES COLLECTIVES Le Petit-Bard en vrai

42 AVENTURE SINGULIÈRE Caroline Lunel

44 QUESTION DU NET L’argent public doit-il financer

l’école privée ?

45 SORTIR

48 LES BONS PLANS

LE MOIS

PROCHAIN

DANS VOTRE

MAGAZINE

Nos étangs sont

fragiles, comment les

protéger ? La vie en

jaune : fête du mimosa

à Roquebrun. Aider les

personnes âgées : une

affaire de pros. Opération

sécurité dans les

cars scolaires.

Visite à l’école de

rugby du pic Saint-

Loup, fabrique

de champions.

VOTRE

CANTON

DANS CE NUMÉRO

Agde pages 8, 45 et 46,

Montpellier pages 7, 10, 15,

23, 25, 32, 38, 40, 44, 46,

47 et 48, Castelnau-le-Lez

page 10, Clermont-l’Hérault

page 43, Sète pages 14, 44

et 48, Mauguio pages 42 et

43, Mèze pages 10, 24 et 25,

Lunel pages 22, 33 et 47,

Murviel-lès-Béziers page 23,

Saint-Chinian pages 8 et 28,

Saint-Pons-de-Thomières

page 32, Béziers pages 8, 15,

27, 36, 46 et 48, Bédarieux

pages 15, 46 et 47, Ganges

pages 12, 13, 44 et 45, Gignac

pages 9 et 26, Servian pages

18 et 19, Frontignan pages

44, 47 et 48, Castries pages

8 et 17, Lattes pages 8, 13 et

32, Les Matelles pages 17 et

48, Pignan pages 10, 34 et 35,

Montagnac page 25.

N°176 – JANVIER 2009

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04 ENTRETIEN

« LA FORCE DE LA CULTURE HÉRAULTAISE, c’est sa capacité à assimiler l’autre, à s’enrichir de l’autre. » André Vezinhet.

« L’Hérault est le champion

de la diversité »

« Tous Hérault », c’est le mot d’ordre

de l’année 2009 pour André Vezinhet.

Derrière le slogan, une volonté :

conforter l’identité héraultaise.

« Tous Hérault » ! Ça sonne comme un cri de ralliement ?

Oui, j’ai voulu placer l’année 2009 sous le signe du rassemblement.

Je veux symboliquement nous inscrire à

rebours d’un contexte où l’individualisme à outrance,

la perversion de l’esprit de l’intérêt général, nous ont

conduis à une crise sans précédent. Cette crise commence

déjà à produire ses effets, avec brutalité, sur nos

concitoyens.

Dans les moments difficiles, il est bon de pouvoir se

dire qu’on fait partie d’un groupe. La structure familiale

est le premier des réconforts, bien sûr. Mais il y a

aussi le sentiment d’appartenir à une communauté,

l’Hérault, et de pouvoir compter sur une collectivité,

le Conseil général, qui est le garant de la solidarité et

aussi un moteur de développement.

Si je lance cet appel du « Tous Hérault » c’est aussi parce

que je constate que ce qui fonde l’identité de notre

territoire est malmené. De l’anecdote de la disparition

d’un numéro sur une plaque d’immatriculation à la

remise en cause plus grave du Département comme

entité territoriale et politique, nous assistons à une

accumulation d’actes qui contribuent à brouiller nos

repères.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


05

Oui, mais finalement, c’est quoi être Héraultais ?

On peut en effet s’interroger sur les contours d’une

identité commune entre les Montpelliérains,

les Biterrois, les Sétois... Alors, nous avons interrogé

les citoyens sur cette question de l’identité héraultaise.

Le résultat montre qu’il n’est pas si facile de nous

définir. Si la plupart des personnes s’accordent

à dire que l’Hérault possède une identité forte,

celle-ci reste multiple.

Alors quel est notre point commun ?

L’Hérault est le champion de la diversité. Diversité

humaine, diversité culturelle, diversité des territoires.

C’est ce qui rend la tâche ardue à celui qui tente de

nous cataloguer, de nous étiqueter.

Et c’est plutôt une force ou une faiblesse ?

La diversité est toujours un bien. La force de la culture

héraultaise, c’est sa capacité à assimiler l’autre, à

s’enrichir de l’autre. Notre identité est forte, mais elle

n’écrase pas. Elle n’est pas à prendre ou à laisser, chacun

peut y puiser ce qu’il souhaite. Je voudrais vous

rapporter la réflexion d’un Héraultais, récemment

installé près d’Agde et qui me disait : « Dans l’Hérault,

même si on vient d’ailleurs, on a le sentiment de pouvoir

ajouter sa pierre à l’édifice. »

Existe-t-il un véritable sentiment d’appartenance

à l’Hérault ?

Je vous livre un chiffre de notre dernière enquête Sofres :

83% des habitants sont fiers d’être Héraultais. Je note

avec plaisir que cet attachement est particulièrement

fort chez les plus jeunes. Ces jeunes veulent avoir la

possibilité de rester dans leur département. Parce qu’ils

y trouvent les conditions de leur développement, les

ingrédients d’une vie pleine, équilibrée et heureuse. Il y

a beaucoup de départements en France dans lesquels

les jeunes considèrent qu’ils n’ont pas d’avenir là où ils

sont nés. Ici, quand je parle avec eux, je suis à chaque

fois frappé par leur facilité à naviguer dans cette réalité

multiple de l’Hérault. Aussi à l’aise dans un abrivado

qu’avec la culture internet.

Nous qui sommes en charge de leur avenir, nous devons

nous inspirer de cette attitude d’ouverture.

plus d’infos retrouvez les résultats de l’enquête Sofres

sur l’identité de l’Hérault sur herault.fr

Et pour vous personnellement, c’est quoi l’Hérault ?

J’utiliserais une formule marketing certes un peu

usée, mais l’Hérault, c’est à l’évidence un mélange de

traditions et de modernité. Quand je pense à l’Hérault,

il me vient spontanément les images de certaines de

nos traditions : la course camargaise, le tambourin,

les joutes.

Mais quand j’essaie de définir l’Hérault, je pense aussi,

tout aussi fortement, aux milliers de scientifiques qui

y travaillent, qui font des découvertes utiles pour le

monde. Je pense aux entreprises de haute technologie.

Dell, IBM, Netia, Ubisoft… C’est ça aussi la réalité

de l’Hérault.

LE MOIS DERNIER

Le 5 décembre À l’Hôtel du Département,

André Vezinhet ouvre le séminaire de l’Arc

latin « Bien vieillir dans l’Hérault et l’espace

euro-méditerranéen ». Pour les membres de

l’Arc latin, ce colloque a permis un partage

d’expériences autour du bien-vieillir.

N°176 – JANVIER 2009

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06 L’INVITÉ

JEAN-LOUIS FOURNIER

“Mes deux petits

miracles à l’envers ”

IL A CONNU « DEUX FINS DU MONDE », la naissance de deux fils polyhandicapés.

Le livre que leur dédie Jean-Louis Fournier, Où on va, papa ?, prix Fémina 2008,

fait rire autant qu’il bouleverse. Entretien.

Vous faites rire du handicap de vos

« petits oiseaux avec de la paille

dans la tête ». Rire, mais aux larmes…

Comment avez-vous trouvé

le juste équilibre « entre pathos et

Hara-Kiri » ?

— J’ai écrit ce livre très facilement,

comme si mon inconscient écrivait à

ma place. Comme un somnambule.

Les somnambules peuvent marcher

sur un mur très étroit sans tomber.

J’ai marché sur le fil entre deux gouffres.

J’ai lu le livre lorsque je me suis

réveillé. J’ai découvert qu’au-dedes

moments où j’ai eu envie de les jeter

par la fenêtre, j’adorais mes deux

petits miracles à l’envers.

Vous leur adressez une lettre, à eux

qui n’ont jamais su lire. Pour les

faire exister ?

— Ils n’ont eu qu’une demi-existence.

On ne demandait jamais de

nouvelles d’eux. Les gens n’osaient

pas parler des succès scolaires de

leurs enfants, sachant que les miens

n’iraient jamais à l’école. Depuis le

livre, on se soucie d’eux. Mathieu

est aujourd’hui nourri-logé au ciel,

mais on me demande des nouvelles

de Thomas. C’est magnifique, mes

enfants trottent dans la tête de

milliers de gens.

Mais vous refusez la compassion…

— Absolument, j’en ai horreur. Dire

« mon pauvre vieux » ou « les pauvres

petits » c’est se sentir au-dessus

de l’autre. Dans compassion, il y a

con. On a le droit de rire des bêtises

que fait ou dit un môme handicapé,

c’est l’humour de l’absurde. Le rire

n’est pas forcément méchant, au

contraire.

Vous dites avoir retrouvé la foi en

vos « frères humains », en rencontrant

vos lecteurs, en lisant leurs

lettres.

— Je me disais : Tu vas au casse-pipe

en rigolant sur le handicap. J’imaginais

que les parents d’enfants « pas

comme les autres » allaient faire

une tête d’enterrement. Pas du

tout ! J’ai senti une sorte de libération

chez eux : « Vous nous autorisez

à rire de nos malheurs. » L’humour

est un dissolvant puissant, un

antalgique. La gentille politesse de

circonstance n’est pas une qualité.

Faites pas semblant ! Il n’y a pas les

gentils et les pas gentils, il n’y a que

les bêtes et les pas bêtes. Moi je

combats la connerie humaine avec

mes petits bras.

Un prix littéraire et ces milliers de

lecteurs, ça vous fait quoi ?

— J’ai l’impression d’être beaucoup

aimé. C’est très agréable. Et la littérature,

c’est fabuleux. Tout le monde

peut écrire. Tous les mots du monde

sont à notre disposition. On ne

limite pas les moyens comme pour

les films. Personne ne nous dit « Je

te donne 150 adjectifs et 200 noms

communs ». Si j’écris des livres

courts, c’est pour ne pas ennuyer

L’Hérault

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« Aujourd’hui,

mes deux enfants

trottent dans la tête

de milliers de gens.

C’est magnifique »

Jean-Louis Fournier

les gens. Mais ce n’est pas parce

que c’est court et drôle que ce n’est

pas sérieux.

Avec votre histoire, vous estimez

avoir eu une belle vie ?

— Formidable. Je ne voulais pas de

la banalité, j’ai été exaucé. On a fait

un jour un portrait de moi. Si plus

jeune, je l’avais lu, j’aurais dit :

« Je veux être ce mec-là .» J’ai eu

une belle vie. Mais grâce à Dieu,

je suis toujours insatisfait.

plus d’infos Où on va, papa ?

aux éditions Stock, 15 €.

ACTUALITÉ

Jean-Louis Fournier rencontre ses

lecteurs le 29 janvier à Montpellier.

C’EST QUI JEAN-LOUIS FOURNIER ?

Auteur prolixe (Il a jamais tué

personne mon papa, sur son père

decin qui tutoyait l’alcool, La

Grammaire française et impertinente…

entre autres) et réalisateur télé (La

Noiraude, Antivol…), il fut l’alter ego

de Pierre Desproges. Leur Minute

nécessaire de Monsieur Cyclopède a

marqué l’histoire de l’humour absurde.

Il est à Montpellier le jeudi 29 janvier.

D’abord invité, à 14 h, par les élèves

de seconde du lycée Clemenceau,

qui lui ont attribué leur PriXvilège,

dont c’est la première édition. Jean-

Louis Fournier a supplanté le prix

Goncourt Atiq Rahimi, François Bon,

Fatou Dioume, Denis Podalydes

et Jordi Soler.

Jean-Louis Fournier rencontre ses

lecteurs à 18 h 30 à la médiathèque

Émile-Zola (quartier Antigone,

218 bd de l’Aéroport-International).

Une rencontre organisée

par la librairie Sauramps.

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08 DES CHIFFRES ET DES MOTS

1,6 km

DE PISTE CYCLABLE

en plus à Jacou, avenue

Pierre-de-Coubertin.

Le Département va aider

la commune à la

réaliser.

53,4 M€

SERONT INVESTIS

par le Département

en 2009 dans des opérations

de grands travaux

sur le réseau routier

de l’Hérault.

BIEN !

TRÈS BON BILAN 2008 POUR

L’AÉROPORT DE BÉZIERS-CAP D’AGDE.

Avec près de 80 000 passagers,

la plate-forme enregistre une

hausse de fréquentation de

120 %. Les vols vers l’Angleterre

et le Danemark ont affiché

des taux de remplissage de

80 %, motivant ainsi Ryanair

et Airborne Climber Air à

envisager de nouvelles

fréquences. Objectif affiché :

l’accueil d’une seconde

compagnie low cost.

Infos : www.beziers.aeroport.fr

PAS BIEN !

LES CHIFFRES 2008 DE LA

SÉCURITÉ ROUTIÈRE montrent

un relâchement des

comportements. La conduite

en état d’alcoolémie, les excès

de vitesse et l’utilisation du

téléphone portable au volant

sont en forte augmentation

par rapport à 2007. Une des

conséquences : une hausse

du nombre de tués sur les

routes héraultaises de l’ordre

de 20 %. Ça n’arrive pas qu’aux

autres, restons vigilants et

responsables sur les routes.

EMPLOIS

NEUF ENTREPRISES HÉRAULTAISES vont se développer et créer

41 emplois grâce au Padie, le programme d’aide à l’immobilier

d’entreprise financé par le Département.

ZONES ZEN

LA FAUNE ET LA FLORE Y SONT EXCEPTIONNELLES Les étangs

palavasiens situés entre Sète et Montpellier viennent d’être désignés

zone humide d’intérêt international. Découvrez-les du 31 janvier

au 7 février, au cours d’une balade guidée. Le dimanche 1 er février,

participez en famille à une journée de randonnée à vélo, au cœur

de milieux naturels sensibles, habituellement interdits d’accès.

De 9 h à 16 h : promenades, rencontres avec les gardiens de ces

espaces naturels (ornithologues, scientifiques, chasseurs, pêcheurs)

et animations pour les enfants. À midi : soupe, brasucade, huîtres,

muscat... Prévoir vélos et vêtements chauds. Tarif : 6 € par personne.

Inscription obligatoire auprès de l’Office du tourisme

de Frontignan : 04 67 18 31 60. Infos : siel-lagune.org

25 m 2

DE PANNEAUX solaires

installés à la base nautique

départementale de Réals,

à Cessenon-sur-Orb.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’HÉRAULT EN

MOUVEMENT

09

Des actions concrètes, des sujets d’actualité, des éclairages différents

sur un problème à résoudre , des chantiers en cours, des acteurs de terrain,

des questions que vous vous posez.

10 AGIR POUR DEMAIN Au boulot à vélo

12 ACTIONS Num’Hér@ult, premières connexions

14 EN BREF

16 LES CLEFS Pourquoi avons-nous des cheveux ?

ZOOM

A Popian, le club

informatique du foyer rural

donne une seconde vie aux

ordinateurs réformés du

Conseil général. Le projet :

réaliser le journal et le

site web du village.


10 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

XAVIER HASBROUCK, FACTEUR : chaque jour il pédale entre Castelnau et Poussan (75 km aller-retour). Ici sur la piste sécurisée

Lavérune- Cournonsec, aménagée par le Département.

Et si on allait au boulot à vélo ?

Les Héraultais pratiquent volontiers

le vélo-loisir, seuls ou en famille.

Mais le vélo pour aller travailler,

c’est plus rare. Témoignages de ceux

qui ont choisi la petite reine.

« Avoir un boulot, pour moi, c’est déjà le bonheur. Faire

75 km à vélo pour y aller, c’est aussi un plaisir ! » Xavier

Hasbrouck, 28 ans, est facteur à Poussan, un CDD décroché

après des mois de chômage. Il habite Castelnau-le-

Lez ? « Pas un problème. Je n’ai pas de voiture, alors je

pédale. » Le réveil sonne à 3 h 30, Xavier enfourche son

VTT pour « une heure et quart aller, une heure et demie

au retour, parce que j’ai le vent dans le nez ». Castelnau-

Lavérune par le centre de Montpellier, la piste cyclable

Lavérune-Cournonsec (13 kilomètres aménagés par le

Département), puis les petites routes jusqu’à Poussan.

Il apprécie la piste sécurisée, même s’il la souhaiterait

mieux éclairée. « S’il n’y avait que de la piste, ce serait

l’idéal. En ville, à 4 h du mat’, les voitures grillent les feux

et ne font pas attention aux cyclistes. Sur les routes, elles

nous voient mal. » Prudent, Xavier se harnache d’équipements

de sécurité (casque, gilet et brassards fluo,

« écarteurs de danger »).

Economies d’abord

Jacques Lafontaine, enseignant de 65 ans, va de Castelnau

à la fac de Sciences, au nord-est de Montpellier. Depuis

12 ans qu’il fait ces 8 km urbains en 20-30 minutes,

« les choses se sont globalement améliorées, des voies

L’Hérault

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AGIR POUR DEMAIN 11

« Le tout-voiture, c’est fini, il faut pratiquer

la discrimination positive à l’égard du vélo. »

Luc Nourigat, président de Vélocité Languedoc (association de défense

et de promotion du vélo comme moyen de transport).

Le vélo, moyen de trans-

Quelle est la situation

ambitieux. Auparavant

voiture : des pistes aussi

port de l’avenir ?

dans l’Hérault ?

plutôt tourné vers le

roulantes que les quatre

C’est une « tendance

Le problème, ce sont

vélo-loisir, il prend main-

voies. Sans obstacles ni

lourde », une réponse aux

les discontinuités

tenant en compte les dé-

discontinuités, et qui ne

problèmes écologiques

de liaisons entre les

placements quotidiens.

rallongent pas les trajets

et énergétiques, à la

communes, qui ont la

La « discrimination

par des détours. Il faut

concentration urbaine.

responsabilité des amé-

positive », ça veut

aussi prévoir des parcs

Beaucoup de pays

nagements cyclables. Le

dire quoi ?

à vélo plus nombreux.

européens l’ont compris.

Département a vocation

Que les aménageurs

C’est toute la chaîne qu’il

En France, on est très en

à être fédérateur. Son

fassent pour le vélo

faut repenser.

retard.

schéma 2007-2012 est

autant que pour la

cyclables ont été aménagées, encore trop discontinues.

Les automobilistes nous respectent un peu plus, même

s’il y a toujours des imbéciles ! » Les avantages de la petite

reine pour Xavier et Jacques ? S’ils sont sensibles

aux arguments écologiques et au plaisir d’être au grand

air, ils pensent d’abord à ce que coûte une voiture, frais

de carburant en sus. « J’économise plus de 200 € par

mois », compte Xavier. « Une deuxième voiture rien que

pour aller au boulot, c’est débile », renchérit Jacques.

Un petit effort !

Alors pourquoi ne sont-ils pas plus nombreux à aller au

travail à vélo ? « Parce qu’au-dede l’argument du manque

d’itinéraires cyclables, cela demande un effort de

renoncer à son auto douillette pour enfourcher un vélo.

Et ça prend - à peine - plus de temps », analyse Jacques

Lafontaine. Mais une fois cet effort fait, que d’avantages

: on entretient sa forme gratos, c’est bon pour la

santé, on maîtrise son temps de trajet, les embouteillages

n’existent plus. Allez, tous en selle !

FOCUS

800 km de pistes en 2012

2002 –2007 : 250 km de pistes cyclables

aménagées. Le Conseil général fait le pari des

800 km en 2012 . Itinéraires de loisirs, accès aux

collèges, mais aussi déplacements domiciletravail

: pistes favorisant l’entrée et la sortie

des agglomérations, liaisons intercommunales

en partenariat avec les municipalités.

plus d’infos www.fubicy.org (fédération des usagers de la bicyclette)

ou Vélocité Languedoc (http:// montpellier.fubicy.org)

PLUS D’INFOS Cartes et itinéraires sur www.herault.fr

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12 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

FRANCINE HOLLARD MEYER ET SES PETITS-ENFANTS : Jérémie et Héloïse, de Pékin, Louise, de Pau et Julie, de Gorniès.

Faites place Net : ça va

débiter dans l’Hérault

NUM’HÉR@ULT EST EN MARCHE. Ce qui

fait le bonheur des futurs « connectés ».

Exemples d’une famille et d’une

fédération de caves coopératives.

Dans le village de Gorniès, à 10 km au sud-ouest de Ganges,

vit une accro du net : Francine Hollard Meyer, 85 ans.

« Je ne pourrais plus m’en passer ! », avoue-t-elle. La cause

de son addiction ? Trois de ses quatre fils (et leurs femmes

et enfants) résident à l’étranger : Eric, journaliste

à Pékin, Nicolas, ingénieur géologue à Doha (Qatar) et

Carol, professeur de mathématiques à Montréal. Bruno,

son 4 e fils, habite quant à lui Gorniès.

« Chaque semaine, on s’envoie tous des mails ». L’Internet

lui permet donc d’être en contact permanent avec

ses fils, où qu’ils soient et où qu’elle soit. « Mon ordinateur

portable me suit dans tous mes déplacements. » Car

Francine aussi aime s’expatrier ! Elle va et vient entre

son village de l’Hérault et son domicile en région parisienne.

Le hic : son confort de connexion n’est pas tout à

fait comparable… Si Francine bénéficie d’une connexion

ADSL(1) dans « le Nord », ce n’est pas le cas à Gorniès,

où elle est obligée d’utiliser la ligne téléphonique en

bas-débit avec un forfait. « Je n’ai droit qu’à 6 heures de

connexion par mois. C’est plus cher que l’ADSL(1). Et c’est

fastidieux : je me connecte, je me déconnecte, je me reconnecte…

». Francine attend donc avec impatience l’arrivée

de Num’Hér@ult en 2009. « Je passe près d’un quart

L’Hérault

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ACTIONS 13

d’heure par jour sur Internet ! Je consulte les horaires de

train, les annuaires en ligne, les recettes de cuisine… J’ai

surtout appris à l’utiliser par moi-même. » En avril, elle

envisage de prendre quelques cours à Ganges (voir page

26), histoire de mieux naviguer encore.

Dynamisme économique et arrière-pays

Bruno Meyer partage les attentes de sa mère. « Ça fait

dix ans qu’on attend ça ! On en a vraiment besoin. » A

la fois formateur, auteur spécialisé dans la menuiserie,

et responsable des Editions de la Canopée à Ganges, il

a vraiment hâte de pouvoir travailler depuis Gorniès.

« Professionnellement, c’est impensable de ne pas avoir

du haut débit ». Une opinion partagée par ses frères…

Tous les étés, la famille Meyer se réunit dans l’Hérault

pendant un mois. « Il arrive que Nicolas attende des mails

importants pour son travail, avec des pièces jointes à télécharger.

Eric, idem. » explique Bruno. Ce ne sont donc

pas seulement les habitants de Gorniès qui ont besoin

du haut-débit, mais aussi les professionnels de passage.

Alors, vive le haut -débit et vivement Num’Hér@ult !

(1) technologie haut débit

plus d’infos Pour comparer les offres techniques des opérateurs, selon

votre numéro de téléphone : www.degroup-test.com.

« La perspective de pouvoir

travailler en réseau »

Samia Traversac

Chargée de mission, Fédération des caves coopératives

de l’Hérault, Lattes

Quel usage de l’Internet ?

Depuis 2007, notre fédération

(80 caves, 14 400

vignerons) s’est associée

à celles de l’Aude, du

Gard, et du Roussillon, en

vue de créer la Fédération

régionale de la coopération

vinicole. Nous partagerons

un même serveur

de données à Narbonne.

Comment êtes-vous

connectés ?

On utilise l’ADSL(1). À

Maurin, notre débit

est très faible car nous

sommes loin du NRA(2) .

Nous ne pourrons donc

pas nous connecter à ce

serveur. Pour augmenter

le débit, notre opérateur

nous propose une alternative

plus coûteuse.

Que change

Num’Hér@ult ?

Il nous donne la perspective

de pouvoir travailler

en réseau, de manière efficace,

et nous l’espérons,

à moindre coût. Pour

notre zone, Num’Hér@ult

sera opérationnel d’ici à

février-mars 2009.

(2) Nœud de raccordement d’abonnés

VRAI / FAUX

VRAI

Num’Hér@ult

permet de faire

des économies.

Le réseau public ouvre

son réseau aux différents

opérateurs, aussi

bien France Télécom-

Orange que Neuf

Cegetel, Free, Alice,

Darty, Club internet,

etc. Comment faire des

économies ? Grâce au

dégroupage total qui

permet de s’affranchir de

son abonnement France

Télécom. Cette mise en

concurrence permet aux

entreprises de réaliser

jusqu’à 30% d’économies.

Un atout économique

et un bonus pour l’emploi !

FAUX

La fibre optique arrive

jusqu’à chaque abonné.

Eh non ! Les fibres optiques

relient les NRA(2) et les

zones d’activité économique.

L’abonné, lui, utilise

pour recevoir l’Internet

soit son fil téléphonique,

soit un kit radio, pour les

offres hertziennes.

Le réseau public

Num’Hér@ult s’adresse

donc avant tout aux

opérateurs, et indirectement

aux abonnés, en

élargissant le spectre

du haut-débit héraultais

et en faisant jouer

la concurrence.

159 ZAE

équipées en

très haut-débit

(1 gigabit/s) grâce

à Num’Hér@ult.

98,2%

de la population

héraultaise

bénéficiera du

haut-débit en 2009.

N°176 – JANVIER 2009

www.herault.fr


14 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

ECONOMIE

CÉPAGES

DE MOTS

En 2008, le prix « coup de cœur »

de la TPE (très petite entreprise)

est attribué à Katia Panier et Marie

Puybaudet pour leur concept de

cave littéraire à Sète, baptisée « Le

Flo des mots ». À la carte : dégustation

de vins du terroir et découverte

de livres passionnants.

Rens : 04 67 51 31 83.

EMPLOI

CHABADABADA ! LE RMA + :

ENTREMETTEUR D’EMPLOI

ENVIRONNEMENT

COACH

EN ÉNERGIE

Particulier, entreprise ou petite

collectivité du Pays Haut-Languedoc

et Vignobles ? Vous avez un

projet d’aménagement… et vous

vous interrogez sur les économies

d’énergie ou les énergies renouvelables

? L’Espace Info Énergie vous

donne des conseils personnalisés

et gratuits au 04 67 95 72 21.

Voici une jolie rencontre. Celle d’Anita

Caron, 44 ans, RMIste, et de Thomas

Chehabeddine et Jean-Baptiste

Quintrand, trentenaires, co-gérants

depuis 2007 de Mapetiteagence.

com, une société de communication

et de conseil en immobilier.

Cette année-là, Anita suit une formation

« relations clients, service à distance

» à l’Afpa*. Et Mapetiteagence.

com est en pleine expansion. « On

ne pouvait plus tout faire à deux.

Notre trésorerie ne nous permettait

pas de recruter, explique Jean-Baptiste.

D’où l’idée de faire appel à un

stagiaire. » Anita les rejoint en 2008

et démarche alors les particuliers

pour les services de la société.

Le stage arrive à sa fin. Anita a

un plan pour rester, grâce à un

article paru dans L’Hérault n°169

(mai 2008) sur les contrats aidés.

Jean-Baptiste et Thomas entament

alors les démarches pour la signature

d’un contrat RMA +. « Sans

Anita, notre entreprise n’aurait

pas eu le même essor », souligne

Thomas. Anita est ravie : « Le RMA+

m’a permis d’intégrer une équipe

jeune, dans un secteur d’activité

qui me plaît, avec un CDI à la clef ».

Un exemple à suivre.

* Association pour la formation professionnelle

des adultes – www.afpa.fr

plus d’infos Guide RMA+ sur herault.fr/

Tél. 04 67 67 67 67

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


A L’AFFICHE

Pas si cher

Toute l’année, dans tout

l’Hérault, vous voyez les

campagnes d’affichage

du Département. Location

des emplacements,

création des affiches,

impression, pose : ça doit

coûter cher ? Eh bien

non ! Le Conseil général

a contractualisé avec

la société Clearchannel

pour lui permettre d’implanter

du mobilier publicitaire

le long des routes

départementales. De

ce fait, le Département

dispose gratuitement

de plus de 400 emplacements

répartis

sur tout le territoire.

n

Affichage en cours : les vœux du Département

dédiés à tous les Héraultais d’où qu’ils

viennent, quels qu’ils soient. Une invitation

à réfléchir à notre sentiment d’appartenance

et d’attachement à un territoire.

JEUNESSE

ARTS DÉCO

Le foyer départemental de l’enfance

et de la famille, à Montpellier,

expérimente un projet d’éveil

artistique et culturel : Emmanuelle

Etienne et Pierre Bellemin, artistes,

ont joué de leur créativité pour

rendre plus chaleureux et moderne

un vieux bâtiment qui accueille

les jeunes et leurs familles.

ET AUSSI…

Osez Oseo

Depuis 2008, l’établissement

public

Oseo soutient la

croissance et le

développement

des petites et

moyennes entreprises

(PME) en

leur accordant

(après étude

sur dossier et

selon des critères

définis) un prêt

participatif de

développement

(PPD). Ces prêts

sont financés par

le fonds collecté

par Oseo, soit

5 M€ pour 2008

pour le Languedoc-Roussillon,

dont 100 000 €

du Département.

Rens. :

www.oseo.fr /

0810 00 12 10

(n° Azur).

Job bio

Vous êtes demandeur

d’emploi

et vous avez

travaillé au moins

4 mois en CDD

durant les 12 derniers

mois : vous

EN BREF 15

SOLIDARITÉ

GUIDE SOCIAL

Habitants de Béziers ou de ses

environs, des structures de proximité

existent pour répondre à vos

questions du quotidien : santé,

droit, culture, sexualité, scolarité,

insertion professionnelle… Guide

pratique social du Biterrois à télécharger

sur herault.fr.

Rens. : 04 67 67 67 67.

pouvez bénéficier

d’une formation

Capa « production

agricole, utilisation

des matériels

- spécialité production

biologique

», à Bédarieux.

Stage rémunéré.

Du 5 février au

5 octobre 2009.

Temps plein, 805

heures de formation

et 350 heures

en entreprise.

Rens. :

04 34 34 61 43.

Soins

La société AP

Media organise

la 3 e édition du

salon Aid’O Soins,

les 13 et 14 janvier

2009, au Corum

de Montpellier.

Objectifs : sensibiliser

à l’amélioration

des conditions

de travail

dans le secteur

de la santé, des

soins et de l’aide à

domicile, présenter

les formations

et favoriser la

qualité de l’emploi

dans ces

domaines.

Entrée libre.

Rens. : www.

aidosoins.com /

04 67 13 86 99.

N°176 – JANVIER 2009

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16 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Ils sont la parure des femmes et le problème des hommes… qui les perdent.

Ne les coupons pas en quatre, expliquons simplement :

Mais pourquoi diable

avons-nous des cheveux ?

« Plutôt à poil qu’en

fourrure ! » Ce fut en son

temps le slogan d’une

« Y’a qu’un

cheveu… »

campagne anti-fourrure,

illustrée par quelques

top models nues. Nues,

mais avec des cheveux,

qui sont en fait… un

reste de notre fourrure

originelle : nos ancêtres

d’il y a 3 millions

d’années, les australopithèques,

étaient velus,

comme tous les mammifères.

les et femelles

avaient du poil, car à poil

ils étaient, le vêtement

d’isolant contre le froid.

L’évolution aidant,

souvent nue, du soleil,

de la pluie, du froid - le

Non, il n’y a pas « qu’un

cheveu sur la tête à

Mathieu », mais entre

100 000 et 150 000 selon

les individus. 100 à 150

se font la malle chaque

jour. Ils poussent de

1 cm par mois en

moyenne. Chacun

fabrique 1 à 3 millions

de cheveux dans sa vie.

Mais halte à une idée

reçue : ils ne continuent

pas à pousser

après la mort…

ayant été inventé il y a

l’Homme a piqué leurs

bonnet et le chapeau

30 000 ans seulement.

peaux aux bêtes, filé la

n’ayant pas encore in-

Leur pilosité servait

laine et le coton, inventé

fluencé l’évolution. Mais

sanguins qui irriguent

l’acrylique et le poly-

surtout pour protéger

le cerveau sont très

La citation

« On reconnaît le rouquin

aux cheveux du

père et le requin aux

dents de la mère ».

Pierre Desproges

Dictionnaire superflu

ester… Plus besoin de

tous ces poils. Ils sont

donc tombés au fil des

millénaires. Seuls quelques

poils du pubis, des

aisselles, et les cheveux,

ont survécu.

La chevelure est restée

le cerveau, organe indispensable

et très fragile.

Situé loin du centre vital

de l’organisme, il se

réchauffe et se refroidit

plus vite. Insolation ou

hypothermie peuvent

avoir de graves consé-

sensibles aux variations

thermiques. Les cheveux

ont donc fonction de

régulation. Sauf pour

les chauves. Plus que les

autres, ils ont intérêt à

porter un couvre-chef.

Ou une moumoute ?

pour protéger la tête,

quences, les vaisseaux

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ÉLUS SUR

LE TERRAIN

17

Des décisions qui changent notre quotidien, des élus que l’on croise sur le terrain,

des débats, des portraits, des prises de position, des choix politiques expliqués.

C’est l’actualité des 49 élus du Département.

18 UN ÉLU/UN CANTON Henri Cabanel / Servian

20 L’ACTION EN IMAGES

Des pompiers, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES Claude Barral

24 C’EST VOTÉ Le futur collège de Loupian

27 CARTE EN MAIN Béziers-Méditerranée

28 FACE-À-FACE La culture en milieu rural

30 CELA FAIT DÉBAT Interdire les sectes ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

L’ÉVÉNEMENT

Le 1 er décembre, inauguration

du Lien : aux côtés d’André

Vezinhet, président du Département,

Gérard Saumade,

l’ancien président et initiateur

du projet.


18 ÉLUS SUR LE TERRAIN

HENRI CABANEL

DANS SON CANTON

DE SERVIAN

Avec ses vignes à perte de vue, c’est le canton viticole par excellence. Un cadre

de vie attractif pour une population rajeunie, au cœur du Biterrois.

1

1 A SERVIAN, LE COLLÈGE

ALFRED-CROUZET

va être agrandi et remis à neuf.

Objectif : passer d’une capacité de

450 à 600 élèves. Nouveau CDI,

classes supplémentaires, nouvelle

vie scolaire, etc : 1 700 m² de locaux

en plus vont être réalisés. Le Principal

Serge Ciprés (à droite) et son

adjoint Olivier Castel peaufinent le

phasage des travaux, qui vont débuter

en mars prochain pour s’achever

en septembre 2010. Le Département

va y investir 6 M€, « un investissement

justifié, vu la poussée démographique

dans le canton », assure

Henri Cabanel (à gauche sur la

photo).

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


UN ÉLU / UN CANTON 19

2

4

4

3

2 • 3 À ESPONDEILHAN, le Département

s’est engagé dans la restauration

du cœur du village et de l’école

maternelle.

4 UNE PISTE DE BMX à Espondeilhan.

Les jeunes du canton ont pu la réaliser

grâce à Cap Jeunes, dispositif qui soutient

les 11-26 ans dans leur projet.

Le canton de Servian.

EN CHIFFRES

13000

habitants dans

le canton de Servian.

1000

Jusqu’à 1 000 €

d’aide au projet.

Cap Jeunes :

04 67 67 72 44.

N°176 – JANVIER 2009

www.herault.fr


20 ÉLUS SUR LE TERRAIN

LES POMPIERS,

POUR QUOI FAIRE ?

Dans l’Hérault, ils

interviennent en

moyenne toutes les neuf

minutes. « Huit fois sur

dix, l’accident est d’origine

humaine », rappelle

Michel Gaudy, président

du Sdis 34. En cause :

la méconnaissance,

l’imprudence, voire la

malveillance. Face à ce

constat, une solution :

la prévention. En 2008,

près de 2 500 collégiens

et adultes ont été formés

aux gestes de premiers

secours. Les pompiers

remplissent toutes

ces missions grâce

au financement

du Département :

33,1 M€ pour 2009.

1 LES HOMMES DU SDIS 34,

le Service départemental d’incendie et

de secours, transportent ou examinent

80 000 personnes chaque année.

2 LA LUTTE CONTRE LES INCEN-

DIES est la mission la plus connue des

pompiers, alors qu’elle ne représente

« que » 5 % des interventions.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’ACTION EN IMAGES 21

1

2

4

3

3 ILS RÉALISENT 60 000 INTER-

VENTIONS PAR AN.

Dans 70 % des cas, il s’agit de secours

aux personnes.

4 « LA QUALITÉ ET L’ENGAGE-

MENT des sapeurs-pompiers de l’Hérault

force le respect ». Michel Gaudy,

président du Sdis 34.

EN CHIFFRES

1 200

assistants

maternels

et familiaux

formés aux

gestes de

premiers

secours.

11 ans ?

C’est l’âge pour

devenir JSP,

jeune sapeurpompier,

et se former

au secourisme.

Infos :

04 67 10 34 18.

N°176 – JANVIER 2009

www.herault.fr


22 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Sa vie n’est pas un long

fleuve tranquille

« Rebelle depuis mon plus jeune âge, je suis un produit

à la fois de la France profonde et de la République.

C’est avant tout l’humain qui m’intéresse. »

Claude Barral, conseiller général du canton de Lunel.

Son histoire. Les caprices du fleuve ont marqué son histoire

: Claude Barral est né tout près de la source du Vidourle

: « Un bras du fleuve était détourné et passait sous

la maison pour alimenter une turbine qui fabriquait de la

glace pour tous les cafés et épiceries des villages environnants.

» Le voilà estampillé : le fleuve Vidourle marquera

le cours de sa vie. Comme lui, impétueux, imprévisible et

redouté. Ce n’est pas un long fleuve tranquille. C’est sur

les berges de Vidourle qu’il vivra, comme tant d’autres,

ses premières amours. « Si les arbres pouvaient parler, ils

en diraient des choses ! » C’est aussi là qu’il s’est marié, à

Saint-Sériès, et c’est au bord du Vidourle sûrement, qu’il

finira ses jours. Huitième d’une famille de neuf enfants,

il fait des études supérieures d’économie en étant pion

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


RENCONTRES 23

CLAUDE BARRAL EN 5 DATES

1947 Naît le 19 octobre, à et Président de la Région.

Saint-Hippolyte-du-Fort. 1983 Chargé de mission

Mai 68 Délégué d’amphi en au Secrétariat d’Etat

Sciences éco, à Montpellier, aux rapatriés auprès

un vrai déclic dans

de Raymond Courrière,

l’engagement politique. conseiller régional et

1976 Chargé de mission au sénateur de l’Aude.

cabinet d’Edgar Tailhades, 1985 Elu au conseil général

sénateur du Gard

de l’Héraut.

au lycée Joffre, à Montpellier. Très tôt, il s’oppose à son

père, métayer agricole, conservateur et catholique pratiquant.

« J’étais le rebelle. Les affrontements étaient

permanents, et j’ai quitté très tôt la maison.» Étudiant

contestataire en mai 68, il est pris en affection par un

ami de son père, Désiré Rousset. Le conseiller général socialiste

du canton de Quissac le présente alors au terme

de ses études, à Edgar Tailhades, président de la Région,

dont il va intégrer le cabinet. Le voilà, très vite et très

jeune, lancé dans la politique.

MONTPELLIER

TRENTE

BOUGIES

Christian Bénézis,

conseiller général de

Montpellier V, vice-président

délégué aux sports,

a célébré les 30 ans du

comité handisport avec

les athlètes présents aux

jeux Paralympiques de

Pékin.

dent délégué à l’aménagement

rural et aux services

publics, sénateur,

a inauguré la nouvelle

station d’épuration de

Thézan-lès-Béziers.

MONTFERRIER

VÉGÉTAL

Ses engagements

«Je suis un élu urbain, mais fils de paysan, et fier de l’être,

j’ai un attachement fort à la terre. J’ai une relation personnelle

et affective avec l’environnement et la ruralité.»

A 61 ans, ce trublion de la politique reste très attaché

à l’humain, l’identité culturelle, environnementale et

agricole de son canton. La protection de l’étang de l’Or,

celle du Vidourle, l’élevage taurin, la viticulture, qui caractérisent

son territoire, sont les problématiques qui lui

tiennent à cœur et pour lesquelles il continue à mettre à

contribution son caractère combatif.

THÉZAN-LES-

BÉZIERS

STATION

Robert Tropéano,

conseiller général de

Saint-Chinian, vice-prési-

André Vezinhet, président

du Conseil général,

a inauguré la plateforme

biotechnologie

végétale du Cirad à

Montferrier, agrandie

pour regrouper plusieurs

instituts. Coût : 2 millions

d’euros (200 000 € du

Département).

plus d’infos www.herault.fr

N°176 – JANVIER 2009

www.herault.fr


24 ÉLUS SUR LE TERRAIN

CHRISTOPHE MORGO, conseiller général du canton de Mèze, sur le chantier du collège.

Dessine-moi un

collège... à Loupian

EN SEPTEMBRE 2009, LE 79 e COLLÈGE PUBLIC de l’Hérault

ouvrira ses portes près de l’étang de Thau. Un collège

unique à bien des égards. Mais au fait, comment

se décide la construction d’un nouveau collège ?

Le territoire du nord de l’étang de

Thau a la cote et ça n’est pas très

étonnant. « Ici, les communes sont

encore à taille humaine, il y a une

vie de village que les gens recherchent

», analyse Christophe Morgo,

élu du canton de Mèze qui affiche

30 000 habitants sur sept communes.

« La proximité de l’A 9 joue beaucoup

: les gens sont à trente minutes

de Montpellier et de Béziers.» Conséquence

de ce succès : les collégiens

de Mèze et de Poussan ont commencé

à être un peu à l’étroit.

Ces nouveaux besoins ont pu être

gérés car cette évolution démographique

avait été envisagée par le

Département.

Une évolution prévisible

En effet, pour savoir où il sera le

plus utile de construire un nouvel

établissement, il faut se poser bon

nombre de questions : où les familles

s’installeront-elles dans l’avenir

? Quelles communes seront les

plus attractives demain ? Croisez les

réponses avec les effectifs actuels

des écoles primaires et les données

de l’Inspection d’Académie et vous

obtiendrez le futur visage de tel ou

tel territoire de l’Hérault. À quelques

nuances près, la prospective

n’étant pas une science exacte. Une

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


C’EST VOTÉ 25

fois le constat réalisé, deux scénarios

se présentent : l’extension des

collèges existants ou la construction

d’un nouvel établissement. Les

collèges du canton de Mèze ont été

agrandis au maximum des possibilités

: il a donc fallu construire.

Où construire ?

Là encore, pour déterminer le site

idéal, quelques questions préalables

: d’où viendront les futurs

collégiens ? Les voies de desserte

seront-elles adaptées aux bus

scolaires ? Existe-t-il des sources

de nuisances directes à proximité ?

À Loupian, trois sites potentiels

étaient retenus au sud-ouest du

village. Mais la volonté de protéger

le collège des vents dominants et

de l’éloigner suffisamment de l’A 9

a permis de faire un choix définitif.

CE QUE ÇA CHANGE

Grâce à sa proximité avec la villa galloromaine,

le collège de Loupian aura

incontestablement la fibre patrimoniale.

La salle à manger et les ateliers

d’arts plastiques du collège seront surdimensionnés

pour permettre d’accueillir

à la journée d’autres scolaires en visite

à la villa. Quant au centre de documentation

et d’information (CDI), l’idée est

de l’ouvrir à la fois sur le collège et la

commune, avec un fonds documentaire

enrichi sur le patrimoine.

plus d’infos www.herault.fr/jeunesse/

L’art au collège

Depuis 1992, le Département a

initié un programme d’éducation

artistique à l’attention des collégiens,

intitulé « Les chemins de la

culture ». Il soutient quatre types

de projets : les dispositifs de sensibilisation

à la lecture et l’écriture,

au cinéma, aux arts vivants et au

patrimoine ; l’accueil d’artistes au

collège ; les projets inter-établissements

; et les projets libres dits

« d’initiation ». Pour l’année 2009,

Kléber Mesquida, premier

vice-président du Conseil général,

a déclaré que seraient alloués

214 257 € pour 205 projets,

concernant 72 collèges

et 13 070 collégiens.

CE QUE ÇA CHANGE

Ce programme vise à développer

les actions artistiques

initiées par les collèges.

Au sec

Comme annoncé par Pierre Maurel,

vice-président du Conseil

général délégué à l’éducation pour

tous, la commune de Clapiers cède

à titre gratuit le bassin des Moulinières

au Département. Celui-ci va

y aménager un bassin de rétention

pour protéger le collège François-

Mitterrand des inondations.

À RETENIR

Capacité de rétention totale du bassin :

37 000 m 3 .

Sept logements

Roger Fages, conseiller général du

canton de Montagnac, a présenté

l’acquisition par le Département de

1 515 m 2 de terrain à Adissan (photo

du village ci-dessus) pour 90 000 €.

CE QUE ÇA CHANGE

Hérault Habitat y réalisera sept logements

locatifs aidés.

N°176 – JANVIER 2009

www.herault.fr


26 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Objectif multimédia : avezvous

Lam d’un Hérault ?

QUAND ON CHERCHE UN EMPLOI, savoir et pouvoir utiliser Internet est indispensable.

Le Département a initié un réseau de formation au web. Exemple à Ganges.

QU’EN PENSEZ-VOUS ?

«Nous avons besoin

d’animateurs »

Jean Auteroche,

responsable du Lam de Ganges

« Dans le bassin d’emploi Ganges-

Le Vigan, le taux de chômage est

important. Il est donc nécessaire

d’aider les demandeurs d’emploi

et de les accompagner dans leur

démarches », explique Jacques Rigaud,

conseiller général du canton

de Ganges. C’est ainsi que le Département

a initié en 2003 la mise en

place d’un lieu d’accès multimédia

(Lam) à Ganges, en coopération

avec la Mairie et la Caisse des

dépôts et consignations.

C’est une salle équipée d’ordinateurs

connectés à Internet. Gratuit et en

libre accès pour les demandeurs

d’emploi, les RMIstes et les porteurs

de projets. Ils peuvent également

bénéficier d’initiations, délivrées par

des animateurs spécialisés.

« C’est une aide pour apprendre à

utiliser l’outil informatique, le traitement

de texte pour la présentation

de son CV par exemple, ou comment

répondre à un futur employeur sur

son espace anpe.fr ».

Il existe ainsi 36 Lam et antennes

dans tout l’Hérault. Ganges a

la particularité d’être aussi une

Cyberbase, initiant à l’Internet

plus de 250 seniors par an. Un

engouement qui devrait s’accentuer

avec la progression du réseau

Num’Hér@ult (voir page 12).

plus d’infos lam34.org

Lam de Ganges, ouvert du lundi après-midi

au vendredi matin tél. 04 67 73 66 57

« Nous avons

reçu 950 visites

de RMIstes et

demandeurs

d’emploi en 2008.

Les services

que nous enseignons

sont de

deux types : l’administration en ligne

(formulaire, paiement, déclaration) et

l’initiation à l’usage du multimédia. En

mai 2008, nous avons collaboré avec

les Impôts : plus de 80 personnes dans

l’après-midi sont venues au Lam pour

« télédéclarer ». Nous voudrions proposer

de nouveaux services comme

celui-ci. Cependant, si nous obtenons

des subventions pour les équipements,

nous avons du mal à sensibiliser

les administrations, les services

publics (Assedic, ANPE) à une collaboration

financière pour rénumérer et

péréniser des postes d’animateurs en

plus. On sait pourtant que plus de

60 % des personnes venant ici sollicitent

leur présence. C’est un poste

à trois quarts temps qui doit être

financé, c’est aussi un loyer, des

charges... Pour l’instant, il n’y a que

le Conseil général (35 000 à 40 000 €

annuels) et le Fonds social européen

qui nous permettent d’équilibrer

notre budget. »

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


CARTE EN MAINS 27

Un soutien pour le Biterrois

« Le Conseil général nous aide à

rattraper nos retards d’équipements »

Jean-Michel Du Plaa, conseiller général de Béziers IV, à propos des conventions

de projets Département/Communauté d’agglomération Béziers-Méditerranée.

Périmètre de la communauté d’agglo Béziers-Méditerranée

Comme chaque année, ce

sont plus de 2,5 millions

d’euros qu’apporte le

Département au titre des

conventions signées en 2008

avec le territoire biterrois.

Dont 1 M€ pour Béziers et

1,5 M€ pour l’agglomération.

Des subventions qui

permettent de mobiliser

au total 17 M€. « L’objectif,

précise Jean-Michel Du Plaa,

est notamment de rattraper

le retard pris en matière de

grands équipements culturels

et sportifs. »

AIDES. Il y a aussi d’autres

priorités, comme le renouvellement

urbain ou le développement

économique.

« C’est pourquoi, poursuit

Jean-Michel Du Plaa, les

aides du Conseil général

vont bien au-dede ces

sommes. Hors conventions,

nous venons par exemple de

subventionner la rénovation

de l’aéroport de Béziers à

hauteur de 3 M€. »

DURÉE. « Il faut aussi, insistet-il,

remettre l’aide du Département

en perspective. Un

exemple : en 2008, le Conseil

général a apporté plus de 500

000 euros aux petites communes

du Biterrois pour les

aider à rénover leur centre. Si

l’on y ajoute les subventions

antérieures, cette opération

« cœur de villages » aura

mobilisé au total 3 millions

d’euros depuis 2004.

240 000 €

de subventions

départementales (1 ère

tranche) pour la nouvelle

piscine de Servian

(ouverture en 2009).

100 000 €

du Département pour

aider à créer la Pépinière

d’entreprises de

Mercorent, tournée vers

l’innovation.

15 %

des 3,5 M€ consacrés à

la médiathèque centrale

d’agglo sont financés

par le Conseil général

(dernière tranche).

Soit, en 2008, plus de

520 000 € d’aide pour

ce nouvel outil culturel.

647 000 €

ont été consacrés en 2008

par le Département au PRU

(Programme de rénovation

urbaine) de La Devèze.

Depuis 2005, l’aide du Conseil

général aura permis de

réaliser dans le quartier de

nombreuses opérations

d’aménagement, de rénovation

ou de construction

pour un montant total de

2,9 M€. Parmi celles-ci, la

construction de la crèche

la Farandole, récemment

inaugurée, et celle du centre

social Albert-Camus. « À cela

s’ajoute, précise Jean-Michel

Du Plaa, les réalisations

propres du Département,

comme le nouveau collège

Katia-et-Maurice-Krafft ou

encore l’agence de la solidarité

départementale. Soit

environ 6 M€ d’investissements

supplémentaires. »

Des coûts importants, qui

transforment le quotidien

des habitants. « La crèche,

par exemple, est indispensable

pour favoriser l’emploi

des femmes. Quant au

collège, où nous y avons mis

les moyens, les résultats sont

encourageants. Son taux

de réussite au brevet

des collèges est le meilleur

de la ville. »

N°176 – JANVIER 2009

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28 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Quelle place pour la culture

en milieu rural ?

1. Qu’est-ce qui existe ?

Dans le canton, la médiathèque

Jules-Verne, à

Saint-Chinian, joue

à plein son rôle de diffuseur de

culture. Elle propose contes,

théâtre, musique et expos. Dans

le public, des

enfants, des jeunes

et des adultes. La médiathèque

accueille parfois un spectacle de

SortieOuest* en tournée dans le

Biterrois, comme le Petit Diderot

portatif, en novembre dernier.

Dans l’autre sens, les collégiens du

« Il faut

habituer les

jeunes à

la lecture et

au spectacle »

ROBERT TROPEANO

Conseiller général du canton

de Saint-Chinian

canton se rendent régulièrement à

SortieOuest avec leur professeur.

2. La culture, pour qui, pourquoi ?

Pour Robert Tropéano, « il faut

habituer les jeunes à la lecture, au

spectacle. Et par ce biais, on espère

intéresser les familles, faire venir

les parents ». L’élu le constate également,

la population est attachée

à « sa » culture : « Récemment, une

conférence sur l’histoire de Saint-

Chinian et des surnoms donnés

aux habitants a attiré une centaine

de personnes. Et chez nous, c’est

beaucoup ! »

3. Comment faire plus ?

L’élu a un projet en tête : proposer

à la communaude communes

du Saint-Chinianais de signer une

convention avec le Département.

En jeu : de nouveaux financements

pour une meilleure offre culturelle

aux habitants du territoire.

*Théâtre créé par le Département à Béziers en 2006

pour rééquilibrer l’offre culturelle entre Est

et Ouest Hérault.

Saint-Chinian

24

Les 24 Heures du mot,

tous les ans à St-Chinian,

fin octobre

7 500

personnes habitent

le canton

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


FACE À FACE 29

SAINT-CHINIAN ET SAINT-GERVAIS-SUR-MARE, deux cantons

le Département et ses partenaires proposent une offre

culturelle à déguster sur place.

3

QUESTIONS À…

1. Qu’est-ce qui existe ?

Une convention existe depuis 2004

entre la communaude communes

des Monts-d’Orb et le Département,

via son agence culturelle de Béziers.

Résultat : une saison culturelle riche

mêlant théâtre, cabaret, cirque,

lecture et musique. Dans la programmation

: des spectacles de SortieOuest

et du festival jeune public

Saperlipopette, en tournée dans le

territoire. Sans oublier le festival

d’opérette de Lamalou. « C’est l’événement

culturel majeur du canton, il

a un réel impact économique », note

Jean-Luc Falip, élu du canton.

2. La culture, pour qui, pourquoi ?

« Elle joue un rôle social incontournable,

estime l’élu. Après les représentations,

je vois des gens heureux,

sourire et échanger. » Dans le public,

de plus en plus de familles. « On a

montré que l’art n’est pas réservé

aux « cultureux », plaisante Jean-Luc

Falip. Nos salles ne sont pas grandes,

mais on les remplit à chaque fois. »

JEAN-LUC FALIP

Conseiller général du canton de Saint-Gervais-sur-Mare

« Quand le public

se sent bien quelque part,

il revient »

3. Comment faire plus ?

Ouvrir peut-être davantage de

lieux pour accueillir le spectacle,

comme le Grand café Mounis à

Graissessac. Ce haut lieu de l’histoire

minière a été restauré par le

Département avec l’aide de l’État

et de la Région et fait régulière-

ment salle comble. Aujourd’hui,

c’est le domaine de la Pièce, à

Saint-Gervais, qui est au cœur des

réflexions. La maison de maître du

domaine pourrait être restaurée et

devenir un nouveau lieu de culture.

« Et quand le public se sent bien

quelque part, il revient. ent. »

Saint-Gervais-sur-Mare

30 000 €

du Département pour

la saison culturelle des

Monts-d’Orb

8 000

personnes habitent

le canton

N°176 – JANVIER 2009

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30 ÉLUS SUR LE TERRAIN CELA FAIT DÉBAT

Faut-il aller jusqu’à

l’interdiction des sectes ?

LA QUESTION DES SECTES pose le délicat problème de la frontière entre liberté de foi

et nécessité de prévenir et punir des délits associés à certaines croyances. Dans ce

contexte, le contrôle paraît préférable à l’interdiction.

“VIGILANCE”

L

a lutte contre les dérives sectaires s’inscrit

avant tout dans l’objectif de protéger les

citoyens des pratiques de manipulation

mentale. De nombreux cas font état de la dépendance

des victimes, allant jusqu’à la rupture sociale

et familiale, la spoliation patrimoniale, voire les

abus sexuels. En ce sens, de façon générale, les lois

en vigueur permettent les poursuites. Dans les cas

où ces atteintes sont perpétrées au sein de sectes,

l’apparence souvent trompeuse du consentement

des personnes empêche les poursuites. C’est sur ces

questions qu’il faut une surveillance continue des

sectes, pour mieux connaître leur fonctionnement et

offrir aux victimes les moyens légaux d’exercer leur

libre arbitre. Il s’agit moins d’interdire les sectes que

d’organiser une vigilance sérieuse, une éducation des

populations et une poursuite inflexible des cas avérés

de dérives. »

“ENCADREMENT”

Lorsqu’une secte présente une dangerosité

avérée, elle peut être dissoute par le ministère

de l’Intérieur. Plusieurs outils juridiques

comme la loi About-Picard de 2001 permettent aussi

de sanctionner les dérives sectaires. Mais interdire ne

résout pas le problème. D’une part, les preuves sont

souvent largement insuffisantes : des associations antisectes

ont ainsi été attaquées en diffamation par les

mouvements qu’elles dénonçaient. Et condamnées.

D’autre part, la dissolution d’une secte ne signifie pas

pour autant sa disparition, du fait de la croyance des

adeptes. Elle risque au contraire d’exercer son activité

secrètement. À l’inverse, plus on fait le choix d’encadrer

les sectes, mieux on peut les contrôler et repérer

les groupes dangereux. Au-delà, se pose la question

des différences de perception et de traitement du

phénomène sectaire, d’un pays à l’autre. »

FRANÇOIS LIBERTI,

conseiller général délégué

à la politique de la protection

de l’enfance et de la famille.

NATHALIE LUCA,

chercheur au CNRS et au

Centre d’étude interdisciplinaire

des faits religieux à l’EHESS

(École des hautes études

en sciences sociales).

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


EXPRESSION LIBRE 31

Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité (27/02/2002)

Groupe d’opposition de Droite

Groupe Démocratie et République

Les ports dans

l’Hérault

Doté d’une importante façade maritime

et de la plus grande lagune régionale,

le département de l’Hérault

dispose de nombreux ports de taille

et nature diverses, dont sept relèvent

directement de la compétence du

Conseil général. Ce qui n’implique

en rien que notre collectivité doive

se désintéresser des autres ports, et

notamment de celui de Sète, premier

port de pêche en Méditerranée

française, transféré en 2007 de l’Etat

à la Région Languedoc-Roussillon

du fait des lois de décentralisation.

A l’époque, le Conseil général, par la

voix de son président, avait écarté

d’un revers de la main l’hypothèse de

se voir confier le seul secteur de la

pêche. Pêche qui est un vecteur central

de notre identité territoriale et de

notre économie, et qu’il convient de

défendre dans un contexte particulièrement

morose de hausse des prix

du carburant et de réglementations

communautaires qui compliquent

l’exercice de la profession. Le Département

doit donc accompagner le

développement et les mutations du

port de Sète afin d’en faire un outil

compétitif et moderne, susceptible

de répondre aux attentes de ses

utilisateurs. Il a notamment engagé

les travaux sur le doublement de

voie de la route départementale 600,

aménagement majeur pour renforcer

la desserte du port et l’intermodalité.

On regrette que le chantier ait été

suspendu durant plusieurs semaines,

sans aucune explication de la part

du maître d’ouvrage, compliquant

ainsi le trafic routier de ce secteur.

Pour prendre toute sa part dans

la revitalisation du port de Sète, le

Département doit avec rigueur et

constance poursuivre les travaux

dont il a la charge, en lançant ensuite

la seconde partie de ce doublement

de voie jusqu’à l’autoroute A 9. Il doit

aussi accompagner le développement

du port de commerce, par exemple en

œuvrant pour identifier et aménager

des hinterland portuaires sur tout

le territoire ou en valorisant grâce

à son action dans ce secteur notre

attractivité touristique. Autre soutien

nécessaire de la part du

Département : le domaine de la

plaisance, qui génère d’importantes

retombées économiques.

Le Conseil général prendra ainsi toute

sa part dans le développement d’un

outil majeur pour l’attractivité et

l’emploi de notre territoire.

Groupe

communiste

L’autonomie

des jeunes, une

démarche de

co-élaboration

Le Conseil général de l’Hérault a engagé,

depuis maintenant plusieurs années,

une politique volontariste sur la question

de l’intervention des jeunes dans la

vie sociale. La mise en œuvre du Conseil

départemental des jeunes permet

d’associer l’ensemble des collégiens

à l’expression de leurs besoins et à la

valorisation de leur expression. S’agissant

d’ailleurs de l’Education et des

collèges, au-dede la construction et

de l’entretien des bâtiments, le Département

accompagne les activités et les

projets des équipes pédagogiques. Dans

de nombreux domaines, de manière

transversale aux grands axes de la politique

départementale, sur les questions

du logement, de la mobilité, de l’emploi,

de la prévention ou de l’information, des

réponses spécifiques sont apportées.

S’agissant des projets plus spécifiques,

le programme Cap Jeunes, récemment

revu, devient l’instrument privilégié

de l’accompagnement des jeunes vers

l’autonomie. Le volet « individuel » permet

d’appuyer des projets qui valorisent

la passion et l’engagement en offrant

la possibilité d’une expérimentation

en situation réelle. Le volet « collectif »

vise à susciter des collaborations entre

jeunes en lien, le cas échéant, avec des

structures associatives relevant souvent

de l’Education populaire. Cette invitation

à faire avec d’autres nous semble

particulièrement adaptée à l’apprentissage

de la vie en société. Il convient

de s’arrêter sur l’apport particulier

du monde associatif dans la mise en

œuvre de ce dispositif. Le maillage du

territoire départemental d’associations

œuvrant auprès des jeunes est un atout

irremplaçable pour construire les liens

sociaux et intergénérationnels. L’appui

du Département auprès de l’ensemble

des structures et des réseaux associatifs

doit demeurer une priorité, ainsi que

le travail engagé depuis deux ans l’a

démontré. Il n’y a, de ce point de vue,

aucune commune mesure avec la politique

suivie par le gouvernement, qui,

dans le domaine de la jeunesse comme

dans celui de l’appui au monde associatif,

réduit sa participation financière,

avec des conséquences dramatiques,

notamment en termes d’emplois.

Cette volonté de conforter l’action

des bénévoles et des professionnels

agissant au plus près de la jeunesse est

un choix d’avenir que, pour notre part,

nous assumons totalement.

Groupe majoritaire socialistes

et apparentés

Nous défendons

le service public

en danger

A chaque session publique du Conseil

général, les élus de la majorité départementale

déposent une ou des motions

pour la défense, le renforcement, le

maintien de tel ou tel autre service

public gravement mis en danger par le

démantèlement tous azimuts orchestré

par l’Etat. Les coups durs pleuvent et

après la protection sociale, c’est l’autre

pilier de la République qui est mis à mal :

le service public.

Entre la mobilisation contre la privatisation

de La Poste, la lutte contre les

fermetures d’hôpitaux, de tribunaux, de

brigades de Gendarmerie, de fusion de

caisses primaires d’assurance maladie,

les suppressions de postes d’éducation,

les conseillers généraux de la majorité

départementale se retrouvent partout

en première ligne aux côtés des salariés,

des usagers et des élus locaux pour

défendre le service public, qui demeure

le patrimoine de ceux qui n’en ont pas.

Et oui, le service public est d’abord utile

aux plus défavorisés, aux plus fragiles

d’entre nous, c’est d’abord pour cela

qu’il faut le préserver. Face aux mauvais

coups portés par le gouvernement de

droite, au nom d’une cohérence idéologique

assumée de démantèlement

du service public, de l’échelon national

à l’échelon local, notre devoir d’élus de

gauche est d’être aux avant-postes de la

résistance et de la riposte.

C’est pour cela que nous entendons

poursuivre et amplifier les politiques de

solidarité qui sont la marque du Conseil

général, au service de tous les Héraultais,

où qu’ils résident et quelle que soit

leur situation. La nécessité en termes

de cohésion territoriale et sociale de

promouvoir une politique de maintien,

d’amélioration, de développement et

d’accessibilité pour tous les services

publics, notamment en milieu rural, est

un élément important d’aménagement

du territoire.

Des conditions économiques et sociales

dégradées accroissent les besoins de

recours aux services publics. La faiblesse

du pouvoir d’achat nuit aux capacités

de déplacement, d’où toute l’importance

d’un maillage serré du territoire

garantissant l’égalité des citoyens.

Les conseillers généraux socialistes

et apparentés seront de ce combat,

fidèles à leurs convictions et aux valeurs

républicaines.

N°176 – JANVIER 2009

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32 ÉLUS SUR LE TERRAIN CONSEILLERS JUNIORS

Des arbres et de la pelouse

C’EST CE QUE SOUHAITENT LES COLLÉGIENS du conseil départemental des jeunes (CDJ)

pour la cour de leur collège. Dur-dur de convaincre personnels, parents et élèves.

Ce serait trop top de passer ses récrés à l’ombre

d’un arbre ou assis dans l’herbe ! En témoignent trois

jeunes élues qui ont participé à l’élaboration de

« Au revoir le goudron, bienvenue la végétation :

améliorer le cadre de vie au travers des espaces

verts accessibles à tous et faire du collège

un lieu convivial » de la commission Citoyenneté

et environnement.

Enquête et réunions

Le sujet paraît primordial pour Lila Risi, élève au

tout nouveau collège de Saint-André-de-Sangonis.

La cour est déserte. Lila constate : « Dehors, nous

sommes tout le temps au soleil ». Pas drôle. Elle se

réjouit toutefois : « Une réunion a eu lieu mardi 25

novembre sur ce sujet avec des professeurs, des

parents délégués et la Principale de l’établissement,

ils étaient tous d’accord pour planter des arbres dans

la cour. » Elle poursuit : « Je reste confiante. La suite ?

Une enquête auprès de tous les élèves et une autre

réunion. Après, un budget sera, j’espère, débloqué. »

Sa crainte : qu’il ne reste plus beaucoup d’argent pour

les espaces verts car sa Principale a déjà acheté du

matériel concernant une autre action sur la propreté

des toilettes.

Faux gazon

Lola Hermet, du collège de Saint-Pons-de-Thomières,

pointe la difficulté que représente le budget alloué

aux plantations. « Nous avons parlé avec le Principal

du coût que représente l’achat d’arbres et l’entretien

des pelouses. Autre problème : les pelouses sont la

plupart du temps interdites au public. Il faudrait

installer du faux gazon, ce qui ne plaît pas à tout le

monde. Ici, nous avons déjà des arbres et des fleurs en

pot. Alors demander une pelouse…»

De l’ombre l’été prochain ?

Pour Aliénor Mocœur, élève de Joffre à Montpellier,

la situation de son collège ne s’avère pas dramatique

: « Même si la cour du collège n’est pas très jolie,

nous avons les pelouses

du lycée et celles devant

l’établissement. » L’ombre

l’été prochain dans la

Article réalisé en partenariat cour des collèges ?

avec le Club de la Presse

de Montpellier.

C’est pas gagné !

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


GENS

D’HERAULT

33

Ils créent, ils cherchent, ils portent les couleurs de l’Hérault, ils sont solidaires,

ils vivent dans des paysages extraordinaires, ils font vivre une culture

et un patrimoine. C’est eux et vous, les gens d’Hérault.

34 PORTFOLIO Les Pailhasses à Cournonterral

36 ILS AGISSENT À La Devèze

38 AVENTURE CITOYENNE Benjamins Media

40 AVENTURE SINGULIÈRE Le Petit-Bard en vrai

42 AVENTURES COLLECTIVES

Caroline Lunel

44 QUESTION DU NET L’argent public doit-il

financer l’école privée ?

L’INSOLITE

Moulin de Saint-Christol

à Saint-Séries : Christian vit

à l’heure médiévale dans ce

fief templier du XIII e , mué

en maison d’hôtes.

www.moulin-stchristol.com


34 GENS D’HÉRAULT

LA FÊTE JUSQU’À LA LIE

Les Pailhasses

commémorent depuis

1346 une embrouille entre

Cournonterral et Aumelas.

Curieux s’abstenir !

3

1

2

1 LE COSTUME.

On enfile un sac de jute que l’on

bourre de paille pour ressembler à un

gros épouvantail.

2 LE PAILHASSE EST PRÊT.

Le combat contre les Blancs (qui

représentent ceux d’Aumelas) va

durer 3 heures.

3 BUT DU JEU.

Les Pailhasses poursuivent les Blancs

qui courent dans les ruelles en hurlant.

Ils les jettent à terre et les roulent dans

une lie de vin grasse et puante.

4 18 H, FIN DU CARNAVAL.

Pailhasses et Blancs sont épuisés,

enivrés de cartagène. Ils font la ronde,

chantent et dansent ensemble.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


PORTFOLIO 35

4

5

Cournonterral

5 NETTOYAGE.

Commerçants et habitants de

Cournonterral peuvent enlever

les bâches qui servent

à protéger leurs maisons.

Plus d’infos : www.pailhasses.com

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36 GENS D’HÉRAULT

ILS AGISSENT

À … LA DEVÈZE

Dans le canton de Béziers IV, près de 20 000 habitants

vivent dans ce quartier en pleine mutation et

souhaitent faire partie intégrante de la ville.

1

1 LES BÉNÉVOLES DE L’ASSOCIA-

TION « POINT D’APPUI »

luttent contre l’illettrisme, accueillent

et initient au français les étrangers

vivant dans le quartier.

2

3

2 ALAIN LENTHERIC,

directeur du centre social Arc-en-Ciel

et l’équipe des animateurs proposent

de nombreuses activités et loisirs

pour toutes les tranches d’âge.

L’Hérault

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PORTFOLIO 37

4

4 CLAUDIE ESCUDIÉ

représente le comité de quartier

Devèze-Méditerranée. À l’écoute des

habitants, l’association défend la

qualité de la vie et l’environnement.

Béziers IV

3 BENOIT PEDESSEAU

est professeur d’espaces verts pour la

classe de Segpa du collège Katia-et-

Maurice-Krafft. Un collège très ouvert

sur la vie associative du quartier, et

récemment équipé d’une serre

permettant de proposer aux collégiens

des ateliers d’horticulture. Cette classe

reçoit aussi les élèves venant

d’autres collèges.

N°176 – JANVIER 2009

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38 GENS D’HÉRAULT AVENTURE CITOYENNE

Lire avec les oreilles

UN LIVRE, C’EST IRREMPLAÇABLE POUR LES ENFANTS. Tous les enfants, même s’ils

sont aveugles. Ecoutez l’histoire de Benjamins Media, avec Rudy Martel, éditeur.

« Nos livres-CD sont destinés à tous les enfants, de 2 à 10

ans. Notre particularité : de vrais paysages sonores, la

transcription en braille. Et les jeux en relief. » Rudy Martel

est éditeur à l’association montpelliéraine Benjamins

Media, dirigée par sa femme Sophie, avec trois salariés.

Association fondée en 1987 par Régine Michel, épouse de

Vincent Michel, aveugle engagé, aujourd’hui président

de la Fédération des aveugles et handicapés visuels de

France : « Ma femme lisait des centaines d’histoires à nos

filles. C’était un manque terrible pour moi. Il y avait si peu

de livres pour les enfants traduits en braille. » Régine commence

par une mise en voix et en sons de livres jeunesse

à la radio. Puis s’impose l’idée d’éditer en version braille

et sonore les Belles histoires de Pomme d’Api. Vingt his-

RUDY MARTEL

Depuis 2002 dans l’Hérault

1972 : naît à Boulogne-sur-Mer.

Etudes : communication et droit public.

1992 : voyage humanitaire dans la Bosnie en guerre.

1993 : gère une troupe de théâtre amateur.

1999 : journaliste radio à Narbonne.

2003 : intègre Benjamins Media.

« Partager

l’histoire, même

lorsqu’on n’y

voit pas. »

toires seront adaptées,

permettant

aux familles dont

l’un des membres

est aveugle ou malvoyant

de partager

la même aventure.

Une seconde collection est créée en 1998. En 2006, Régine

Michel passe la main pour se consacrer à la recherche.

L’équipe en place s’attache à élargir les publics. « Nous

éditons de beaux albums-CD avec de très bons auteurs,

parfois connus, des illustrations originales, pour tous les

enfants. La transcription en braille ne coûte que 2 € en

plus. C’est ainsi que nous pouvons pérenniser la vocation

première de Benjamins Media. »

Dans le prolongement du livre s’ajoutent les animations

« J’écoute dans le noir » (dans les médiathèques, etc.).

« Les enfants portent des petits masques et, ne voyant

plus, développent leurs capacités sensorielles sous une

forme ludique : écoute, mémoire, toucher, odorat, goût.

C’est une vraie aventure intérieure. » Et une belle initiation

à la différence.

plus d’infos Benjamins Media, 04 67 52 98 42 ou

www.benjamins-media.org (site accessible aux aveugles).

Livres-CD dans toutes les librairies.

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LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


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40 GENS D’HÉRAULT

PHOTOGRAPHIE EXTRAITE DU LIVRE « QUOI QU’ON EN DISE », dans lequel les habitants témoignent de leur attachement à leur quartier.

Petit-Bard, l’histoire vraie

AVEC L’OUVRAGE QUOI QU’ON EN DISE,

les habitants du quartier

montpelliérain du Petit-Bard racontent

la vie de leur cité.

« Faut pas toujours croire ce qu’on dit ! Les gens parlent

mal de notre quartier sans le connaître. On y vit,

on l’aime et on est nombreux, avec les associations, à

avoir beaucoup d’initiatives pour s’y sentir bien. » Fatima

parle fort en souriant. Elles sont beaucoup comme

elle, des jeunes mamans enthousiastes et déterminées,

qui habitent cette cité de 5 000 habitants depuis

l’enfance. Leurs familles, comme la grande majorité

des habitants du Petit-Bard, sont d’origine marocaine.

Ces femmes parlent de l’avenir avec espoir. Elles sont

pourtant les témoins de l’évolution de leur quartier,

de ses dérives à l’origine d’une dégringolade et d’une

réputation qui s’est aggravée au fil du temps.

Constat social alarmant

Aujourd’hui, le diagnostic social est sombre : population

qui se sent abandonnée et risque d’être tentée

par le repli communautaire, appartements surpeuplés,

48 % de taux de chômage, 40 % de moins de 20

ans. Des barres d’immeubles, des voiries sans issue,

des copropriétés et des syndics qui ont laissé se dégrader

les immeubles, achèvent de donner une image

désolante de la cité. Ce constat justifie la rénovation

urbaine entreprise par la Ville et ses partenaires, dont

le Conseil général, depuis 2005. Mais bon gré mal gré,

le Petit-Bard, ses habitants l’aiment !

L’Hérault

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AVENTURES COLLECTIVES 41

Une grande famille

L’atmosphère, les souvenirs, la vie quotidienne, ils ont

voulu les raconter dans un livre. Quoi qu’on en dise mêle

images (très belles, parfois dures, de la photojournaliste

Gabriela Lupu) et paroles d’habitants qui racontent leurs

souvenirs, les parcours et les événements qui ont marqué

leur vie et celle de la communauté. Le lecteur est

marqué par l’attachement des habitants à ce quartier.

Samia et Fatia témoignent : « Même quand on n’habite

plus le Petit-Bard, on aime y revenir. Ici, c’est comme une

grande famille. C’est là qu’on sait qu’on a une place ! »

Mais au-dede l’amour de leur quartier tel qu’il est, tout

le monde attend la concrétisation rapide du plan de rénovation

urbaine : démolition de 483 logements vétustes,

pour reconstruire des logements sociaux publics et

privés, réaménagement des voiries, des espaces verts, et

réhabilitation de 371 logements existants.

« Quoi qu’on en dise » Editions Chèvre-feuille étoilée, 15 € en librairie.

« Capter une partie

de la mémoire du quartier »

Sylvain Pambour

chargé de mission au Ciepac

« Au Petit-Bard/Pergola,

le Conseil général nous

a sollicités dès 2002 en

prévision de l’ouverture

de la Maison de l’enfance

et de la famille. Le but

était de favoriser la

présence et l’implication

des habitants dans cet

équipement public, et

de permettre aux travailleurs

sociaux de tenir

davantage compte de

leur avis. Depuis 2006, le

Ciepac (centre international

pour l’éducation

permanente et concertée)

contribue à capter

une partie de la mémoire

du quartier, dans le

contexte du programme

de rénovation urbaine. »

LAURÉATES

Elles remportent le prix

« Talents des cités »

Organisé par la boutique de gestion AEDE, le

concours «Talents des cités» permet de soutenir

les créateurs d’activités, de l’idée à la réalisation.

C’est sur son programme d’activités avec

les gens du quartier, ateliers citoyens, groupes

de parole, visites et échanges que l’association

APC a remporté le concours. Elle agit pour changer

l’image du quartier, l’ouvrir vers la ville et

améliorer la cohabitation. Rens. : 04 67 58 48 45

L’association

« Amitié, Partage,

Citoyenneté » (APC)

du Petit-Bard agit

pour favoriser

l’intégration du quartier

dans la ville par

des actions de

citoyenneté active.

Rens. : 06 98 72 37 82

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42 GENS D’HÉRAULT

CAROLINE LUNEL, militante des vins de qualité, accueille 40 viticultrices dans son restaurant le 27 janvier.

MAUGUIO

La vigne est un nom féminin

« MA FEMME EST À LA VIGNE », c’est le

nom du premier salon des vigneronnes

dans l’Hérault, à Mauguio, le 27 janvier.

Une initiative de Caroline Lunel.

Ce mois-ci, avec les vigneronnes, vous allez déguster !

Le salon « Ma femme est à la vigne » est à l’initiative de

Caroline Lunel, co-gérante d’un restaurant-bar à vins à

Mauguio, avec sa mère, sa sœur et sa cousine. Que des

femmes. C’est en ce lieu que la quarantaine d’exposantes

venues du Languedoc-Roussillon, mais aussi d’Alsace, de

Loire et de Suisse, feront goûter leurs meilleurs crus.

« Je suis une passionnée de vins et j’aime faire découvrir

de nouveaux vignerons. » Ainsi, Caroline n’en est pas à son

premier événement… Depuis 2004, elle organise des « salons

off » dans son resto pendant le salon international

Vinisud (tous les deux ans). Seulement, jusqu’à présent,

elle accueillait aussi des hommes.

Alors pourquoi ce revirement ? « C’est un métier que

les femmes savent exercer jusqu’au bout et depuis

longtemps. Mon arrière-grand-mère avait des vignes.

Aujourd’hui, les femmes font même des études d’œnologie.

Il faut leur rendre hommage et les aider, explique Caroline.

Mais on n’a rien contre les hommes ! » s’empresse-telle

d’ajouter. Ouf ! Car avec l’affiche du salon réalisée par

Laurent Swing Roche (une pin-up aux formes généreuses

cueillant des grappes de raisin), autant dire qu’ils risquent

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURE SINGULIÈRE 43

d’accourir !

De toute manière, homme ou femme, ce qui compte,

c’est la qualité du vin. « Les gens boivent peut-être moins,

mais ils veulent boire du bon. Ils veulent se régaler. Mais

c’est devenu difficile de vendre du vin… Il faut faire parler

de soi, prospecter les marchés étrangers, se regrouper,

être présents dans les salons. C’est en période de crise

qu’il faut se bagarrer ».

Le jour J : on achète son verre

Le salon s’adresse essentiellement aux professionnels,

mais si vous passez dans le coin, il y aura sûrement un

peu de place. Le principe ? On achète son verre et on

déguste les bons vins de Pézenas, Saint-Chinian, du

Pic Saint-Loup, Montpeyroux, Saint-Saturnin... Caroline

devrait inviter un groupe de musiciennes. Un clin d’œil

à une autre de ses passions, puisque Caroline était

jusqu’en 1993 la percussionniste du groupe héraultais

Les Maracas.

Objectif pas bien compliqué : « Qu’il y ait beaucoup de

monde pour que les vigneronnes vendent leurs vins et

que l’on recommence l’opération l’an prochain ! »

plus d’infos 04 67 29 63 90 – Salon « Ma femme est à la vigne »,

mardi 27 janvier de 10 h à 19 h, au restaurant le Patio, Mauguio.

DÉTAIL DE L’AFFICHE du salon « Ma femme est à la vigne ».

RETOUR SUR…

Une crèche près des personnes

âgées à Aspiran

En juin, un établissement de la Mutualité

française Hérault abritant une crèche et une

maison de retraite ouvrait ses portes à Aspiran.

Destiné à créer du lien entre les générations

tout en préservant l’intimité de chacun

des lieux, le projet répond à toutes les attentes.

Au-delà d’un hall d’entrée commun et

d’une proximité des espaces de vie des toutpetits

et des personnes âgées, des activités

partagées ont vu le jour, sous la conduite

d’une animatrice recrutée il y a deux mois :

ateliers pâte à sel, préparation de gâteaux ou

chansons. Des moments de rencontre entre

les personnes âgées et les enfants sont également

improvisés. Ces échanges ponctuels

et spontanés apportent joie et apaisement

aux aînés, tout en développant un esprit de

tolérance et d’ouverture chez les petits.

N°176 – JANVIER 20098

www.herault.fr


44 GENS D’HÉRAULT QUESTION DU NET

JUSQU’OÙ SOUTENIR LE PRINCIPE DE LIBERTÉ DE L’ENSEIGNEMENT ?

Une question de tout temps épineuse. Exprimez-vous sur herault.fr

L’argent public doit il financer

l’école privée ?

Vous avez écrit

Onze millions et demi

d’euros. C’est la facture

que doit payer le Conseil

général aux 20 collèges

privés de l’enseignement

catholique sous contrat

d’association que compte

le Département. Ainsi en

a décidé le tribunal administratif

de Montpellier le

25 septembre. La somme

correspond aux dépenses

d’entretien pour la période

1998-2002. Le Département

a fait appel du

jugement : il estime qu’il

s’agit d’un patrimoine privé

devant être entretenu

par des fonds privés (la

contribution des parents

notamment).

Les rapports public/privé

en matière d’éducation

ont souvent été tendus.

On se rappelle le bras

de fer entre François

Mitterrand et les tenants

de « l’école libre » en

1984, qui mit un million

de manifestants dans la

rue et entraîna la chute

du gouvernement Mauroy.

État et collectivités

sont laïques, les établissements

privés sous

contrat appartiennent à

90 % à l’enseignement catholique.

Officiellement

séparés, l’Église et l’État

ont donc encore des liens

financiers. Faut-il les couper

ou les maintenir ?


Il me paraît utile

de ne pas limiter

l’enseignement au

public. En effet, le privé

aujourd’hui donne de

bons résultats dans

le domaine de l’enseignement

et je pense

qu’avec plus de motivation

de nos enseignants

du public on

doit arriver au même

résultat. Cela me paraît

dépassé de vouloir

priver le «privé» de ses

bons résultats.

Gérard, Villeneuvelès-Maguelone


Si demain il n’y

avait plus d’école

privée, les collectivités

auraient bien du mal à

absorber les besoins et

auraient encore plus de

problèmes de gestion

de budget qu’actuellement.

Alors je pense

que chacun y trouve

son compte et c’est très

bien comme cela.

Sophie, Sète


Principe simple

(certains diront

simpliste) : fonds publics

à école publique.

Point ! Tout à fait d’accord

avec M. Vezinhet !

Claude, Agonès


Donner aux écoles

privées, c’est

tuer l’école publique !

Nicolas, Grabels

LA QUESTION

Vous voulez participer

au débat ?

Rendez-vous sur herault.fr,

rubrique

« Pour ou contre ».

Lisez les commentaires

des internautes et

postez votre avis !

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR

45

TOUT NUS (MAIS PAS TOUT BRONZÉS !), ici au Cap-d’Agde, et en maillot à Frontignan, venez partager un plongeon vivifiant pour finir ou

commencer l’année en beauté !

COUP DE CŒUR

31 DECEMBRE ET 4 JANVIER

CAP-D’AGDE

ET FRONTIGNAN

Aglagla !!

Que ce soit pour le dernier

bain 2008 ou le premier

en 2009, c’est en grande

convivialité que vous êtes

tous invités à vous jeter dans

la Grande bleue ! C’est le

défi du traditionnel bain de

fin d’année, le 31 décembre

à 12 h 30 au port Nature,

village naturiste du Capd’Agde,

et du début d’année

le 4 janvier à 11 h à la plage

des Mouettes, à Frontignan.

Quelle que soit la météo,

les baigneurs aguerris seront

au rendez-vous. Ouvert à

tous, quel que soit l’âge,

les participants partagent

ensuite le vin chaud, un

apéritif de muscat et des

agapes pour réchauffer le

corps et le cœur. Le tout

en musique. Bonne humeur

assurée ! Une tombola est

organisée au Cap-d’Agde au

profit des Restos du cœur et

du Téléthon.

Pour en savoir plus :

Cap-d’Agde : 04 67 01 04 04

et Frontignan : 04 67 18 50 04.

N°176 – JANVIER 2009

www.herault.fr


46 SORTIR

MONTPELLIER

GRAISSESSAC

BÉZIERS

LES 13 ET 14 JANVIER

BEZIERS

SORTIEOUEST

Thomas Bernhard

à l’honneur

Le Neveu de Wittgenstein de

Thomas Bernhard est adapté

et mis en scène par Bernard

Levy, avec Serge Merlin,

grand interprète, figure

géniale et fascinante du

théâtre français. A 21 h, le

13 et 19 h le 14 au domaine

départemental d’art et de

culture de Bayssan. Tarif de

12,50 € à 16 €.

Rens. : 04 67 28 37 32.

AGDE

MERCREDI 28 JANVIER

MONTPELLIER

Le chœur d’enfants d’Opéra junior

Voyage à travers l’Europe, sous la direction de

Vladimir Kojoukharov. Un grand concert avec au

programme : Francis Poulenc, Robert Schumann,

Benjamin Britten, Manuel de Falla, Gy Ligeti…

Rompu aux musiques de tous les styles, le chœur

de l’Opéra Junior constitué de quarante-trois

enfants âgés de neuf à quatorze ans, propose

autour de Schumann, des œuvres de compositeurs

célèbres du XXe siècle. A 19 h à la salle Molière,

Opéra Comédie. Tarif : 10 €, réduit : 3 €.

Rés. : 04 67 60 19 99.

SAMEDI 24 JANVIER

AGDE

Monstres

des planches

Les Chaussettes – Opus 124

de Daniel Colas avec Michel

Galabru et Gérard Desarthe,

deux individus que tout

oppose vont apprendre à se

connaître, s’apprécier, s’aimer.

Un incroyable face-à-face, la

rencontre de deux monstres

sacrés. Au Palais des congrès

à 21 h. Tarif : de 24 € à 27 €.

Rens. : 04 67 94 65 80.

DU 21 AU 30 JANVIER

MONTPELLIER

Long poème

Septembres dans le cadre de

« Au commencement était le

verbe » au théâtre d’O. Texte

de Philippe Malone, interprété

par Jean-Marc Bourg.

Un long poème. Une seule

phrase, sans ponctuation, et

à la troisième personne, en

mélangeant plusieurs voix et

plusieurs temps. A 20 h 45 du

21 au 24, et à 19 h du 27 au

30. Tarif de 8 € à 13 €.

Rens. : 04 67 67 66 66.

MARDI 6 JANVIER

GRAISSESSAC

Danse au café

Le temps par la compagnie

KD Danse. La chorégraphe

Kirsten Debrock revient dans

le territoire des Monts d’Orb

et dans la salle du Grand café

Mounis, après l’enthousiasme

soulevé l’an passé avec ses

précédentes créations. En

parallèle, des actions de sensibilisation

sont prévues dans

quatre écoles de la communau

de communes. La pièce

aborde notre relation à la

notion du temps, si abstraite

et difficile à définir. À 21 h au

Grand café Mounis. Tarif : de

3,50 € à 8 € Gratuit pour les

moins de 12 ans.

Rens. : 04 67 23 78 03.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR 47

LUNEL

MONTPEYROUX

CAMPLONG

MONTPELLIER

VENDREDI 16 JANVIER

LUNEL

Théâtre

acrobatique

Chair exquis par la compagnie

Chérid’Amour, une

pièce brute dans un style

burlesque. Quatre personnages

vivent en huis clos avec

leurs corps, leurs actes, leurs

pulsions. Ils se définissent

par leur cynisme, l’excès et

le ridicule. Un vélo constitue

le cinquième élément, ponctue

la narration et permet

l’évasion. A 20 h 45 salle

Georges-Brassens. Tarif de

12 € à 15 €.

Rens. : 04 67 22 03 78.

VILLENEUVE-

LÈS-MAGUELONE

BÉZIERS

SAMEDI 10 JANVIER

MONTPEYROUX

Scottish harpe

Concert de Phamie Gow,

musicienne d’origine écossaise

aux talents exceptionnels.

Renommée pour ses

interprétations innovantes à

la harpe, elle est également

pianiste, accordéoniste, flutiste

mais aussi chanteuse,

VENDREDI 16 JANVIER

CAMPLONG

Cabaret mineur

compositrice et productrice.

Une jeune prodige de la

harpe, actuelle et originale.

A 20 h à l’église du Barry.

Participation libre.

Rens. : 04 67 88 66 09

VENDREDI 23 JANVIER

VILLENEUVE-

LÈS-MAGUELONE

Duras à l’honneur

La Douleur un duo poétique

avec Patrice Chéreau,

Dominique Blanc et Thierry

Au charbon ! par le Théâtre de la Palabre. Composé

d’extraits de l’ouvrage Les quatre Temps ou la vie d’un

mineur cévenol de Georges Fontane. A travers un regard

d’enfant, un mineur raconte sa rupture avec l’école, son

embauche à la mine, sa première paye, sa descente au

pays des Autres et un morceau de sa vie. Un spectacletémoignage

en musique, passionnant et édifiant. A 21 h

au Grand café Joucla. Tarif unique : 8 €.

Rés. : 04 67 23 78 03.

Thieû Niang d’après les récits

et extraits du journal de

Marguerite Duras. Un récit

autobiographique, lucide,

parfois désespéré, témoignant

du vécu d’une femme,

écrivain et résistante, pendant

la guerre. Le journal

de l’absence éprouvante, de

l’attente chargée de menace.

Au théâtre. Tarif : de 16 €

à 22 €.

Rens. : 04 67 69 58 00.

31 JANVIER ET 1ER FEVRIER

MONTPELLIER

Stage de théâtre

La Cie les Têtes de bois

organise des stages de

formation à la Commedia

dell’arte, animés par Mehdi

Benabdelouhab. A raison

d’une session par mois,

apprentissage des techniques

de base, recherche corporelle

et rythmique, improvisation

et plaisir du jeu. Au théâtre

La Vista. De 9 h 30 à 12 h

30 et de 14 h à 17 h. Tarif :

60 € la session. Descriptif

complet sur demande.

Limité à 15 stagiaires.

Rens. : 04 67 86 29 60.

N°176 – JANVIER 2009 www.herault.fr


48 SORTIR gratuit ou presque jeune public

LES BONS PLANS

PRADES-LE-LEZ

MONTPELLIER

MÈZE

VILLENEUVE-

LÈS-MAGUELONE

VENDRES SÈTE

JEUDI 8 JANVIER

MONTPELLIER

Science en vidéo

Comme tous les premiers

jeudis du mois, avec Cafésvidéo,

le CNRS vous invite

à une projection sur grand

écran, précédée de la dégustation

d’un café. Enterrés

volontaires au cœur de

l’Antarctique de Djamel Tahi,

montre la vie au quotidien de

trois scientifiques hivernant

un an sous la glace. À 13 h

à l’amphithéâtre du CNRS.

Rens. : 04 67 61 34 47.

LES 24 ET 25 JANVIER

MÈZE

Fête des vignerons

À la cave coopérative et au

château de Girard, toute la

journée, expos, films, dégustations

et vente de vins et

coquillages, conférences et

repas concert avec le Big

Band de La Grande-Motte

en soirée, pour festoyer et

fêter joyeusement la Saint-

Vincent autour des traditions

viticoles.

Rens. : 04 67 18 30 58.

DU 23 AU 25 JANVIER

VENDRES

Cirque en famille

vendredi et samedi,

et à 17 h le dimanche.

Tarif de 6 € à 16 €.

Rens. : 04 67 28 37 32.

LES 14 ET 16 JANVIER

MONTPELLIER

Marionnettes

Le Meunier hurlant par

la compagnieTro-Héol,

une fable qui questionne

sur la place de l’individu

dans la société.

Au théâtre Jean-Vilar.

Rens. : 04 67 40 41 39.

SAMEDI 17 JANVIER

A PARTIR

DU 16 JANVIER

PRADES-LE-LEZ

Faux-semblants

Expo à la Maison

départementale de

l’environnement. Pour

découvrir plein de petites

bêtes spécialistes du

camouflage. Du lundi au

vendredi de 14 h à 17 h

et le dimanche de 14 h à

17 h 30.

Rens. : 04 99 62 09 40.

parfois comiques. Dès 4 ans.

A 17 h au théâtre.

Rens. : 04 67 69 58 00

MERCREDI 28 JANVIER

SÈTE

La mer

et le bouffon

La Mer en pointillés par le

Bouffon théâtre. Un formidable

moment d’humour et de

poésie. A partir de 3 ans.

A 19 h à la Passerelle.

Rens. : 04 67 74 66 97.

Volchok, cirque Trottola,

dans le cadre des programmations

de SortieOuest. Du

cirque à partir de 5 ans,

dans un décor de bric et

de broc, avec trois artistes

adeptes de la « récup ».

Sous chapiteau, à 21 h les

VILLENEUVE-LÈS-

MAGUELONE

Pour les petitouts

La cigogne et le coucou par

la compagnie Arts et couleurs.

Un conte aux envolées

lyriques, parfois tragiques,

LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L’HÉRAULT – 1000 RUE D’ALCO – 34087 MONTPELLIER CEDEX 04

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