Télécharger le magazine au format PDF - Conseil Général de l'Hérault

herault.fr

Télécharger le magazine au format PDF - Conseil Général de l'Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT

n°174

NOVEMBRE 2008

www.herault.fr

6 /

L’INVITÉ :

BORIS CYRULNIK

Plus

de goût !

28 /

HAUTE QUALITÉ

ALIMENTAIRE

POUR LES

COLLÈGES

44 /

FAUT-IL FICHER

LES CITOYENS ?


DES MAISONS DINGUES • 34

BORIS CYRULNIK • 6

OPÉRATION «GOÛT» DANS LES COLLÈGES • 4

ILS AGISSENT À

SERVIAN • 36

LE QUARTIER PIERRESVIVES • 20

1 000, rue d’Alco 34087 Montpellier. Tél. : 04 67 67 63 68. Fax : 04 67 67 72 71.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Pierre Maurel. DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION :

Florence Combes-Boulard. RÉDACTEUR EN CHEF : Vincent Girard. RÉDACTION : Claire

Vincent, Jean-David Bol, Valérie Pérez, Valérie Hernandez et Agence JAM. PHOTO :

Cathy Agrinier (2, 9, 22, 23, 24, 25, 26, 28, 42, 43) ; Olivier Mas (4, 10, 17, 18,

19, 21, 23, 27, 28, 29, 30, 34, 36, 37, 39) ; Christophe Cambon (2, 12, 12, 14, 15,

21, 23, 30, 32, 33, 35, 40, 41, 43) ; Fish’eye (1) ; Zaha Hadid LTD (20) ;

M. Ginot (47) ; JM. Douillard (47, 48) ; DR (7, 14, 26, 34, 45, 46). PHOTOTHÈQUE :

Danièle Iacoponelli. INFOGRAPHIES : Aline Lugand. DESSIN : Aurel. CRÉATION : Lowe Stratéus. MISE EN PAGE

ET PHOTOGRAVURE : Atelier Six. IMPRIMERIE : Imaye Graphic. Imprimé sur du papier 100% recyclé.

DISTRIBUTION : La Poste - Médiapost. CONTRÔLE DE DIFFUSION : Feedback. ISSN : 1155-1259.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SOMMAIRE 03

4 ENTRETIEN

6 L’INVITÉ Boris Cyrulnik

8 DES CHIFFRES ET DES MOTS

9 L’HÉRAULT

EN MOUVEMENT

10 AGIR POUR DEMAIN Une place au solaire

12 ACTIONS L’Hérault archéo

14 EN BREF

16 LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Pourquoi le feu, ça brûle ?

17 ÉLUS SUR

LE TERRAIN

18 UN ÉLU/UN CANTON Jean Arcas / Olargues

20 L’ACTION EN IMAGES Pierresvives, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES Christian Bénézis

24 C’EST VOTÉ Les caves du Faugérois se regroupent

27 CARTE EN MAIN Les Cévennes gangeoises et suménoises

28 FACE-À-FACE La restauration scolaire

30 CELA FAIT DÉBAT Le principe de précaution

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

33 GENS D’HÉRAULT

34 PORTFOLIO Des maisons dingues

36 ILS AGISSENT À Servian

38 AVENTURE CITOYENNE Paulette Ayot

40 AVENTURE SINGULIÈRE Régine Detambel

42 AVENTURES COLLECTIVES Les boutiques paysannes

44 QUESTION DU NET Faut-il ficher les citoyens ?

45 SORTIR

48 LES BONS PLANS

LE MOIS

PROCHAIN

DANS VOTRE

MAGAZINE

LIEN : entrez, c’est

ouvert ! Les domaines

départementaux,

un havre pour les

espèces protégées.

Num’Hér@ult, le

haut-débit arrive à

grande vitesse. Largo

Winch, un héros de

l’Hérault.Une journée

dans une manade.

VOTRE

CANTON

DANS CE NUMÉRO

La Salvetat-sur-Agoût pages

8 et 15, Agde pages 8, 44,

48, et 41, Montpellier pages

8, 14, 15, 20, 21, 22, 23, 28,

34, 35, 40, 44, 46, 48 et 47,

Clermont-l’Hérault pages 8

et 42, Sète pages 9, 33, 46

et 48, Mauguio pages 10, 25

et 34, Capestang pages 10,

11, 15, 29 et 45 Mèze pages

11 et 45, Lunel pages 15, 23

et 48, Murviel-lès-Béziers

page 15, Saint-Chinian page

15, Bédarieux pages 15,

24 et 45, Saint-Pons-de-

Thomières pages 15, 25 et

32, Olargues pages 18, 19, 46

et 45, Béziers pages 23, 26,

45, 46 et 47, Ganges pages

27 et 42, Gignac pages 32 et

38, Pézenas pages 34 et 48,

Servian pages 36, 37 et 44,

Lodève pages 42 et 47,

Saint-Martin-de-Londres

page 48, Frontignan page 47,

Castries page 17.

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


04 ENTRETIEN

ANDRÉ VEZINHET souhaite que le temps du déjeuner au collège soit l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs.

« Eduquer nos jeunes au goût »

Les élus départementaux ont voté

la mise en place de la haute qualité

alimentaire dans la restauration

scolaire. André Vezinhet explique

comment il entend mener

les collégiens héraultais sur

le chemin du « bien-manger ».

D’où vient l’idée d’instaurer la HQA, la haute qualité

alimentaire ?

Nous construisons depuis dix ans des collèges selon

une démarche de haute qualité environnementale,

c’est-à-dire exemplaire en matière d’économie d’énergie,

d’intégration paysagère… Et, depuis l’année

dernière, on a confié la compétence « restauration

scolaire » aux Départements. Il est logique de nous

engager vers une démarche similaire concernant

l’alimentation.

Et c’est quoi concrètement ?

C’est proposer une alimentation saine et équilibrée,

dont la mise en œuvre prend en compte les enjeux

environnementaux, économiques et sociaux. Il faut

d’abord garantir l’hygiène et la sécurité alimentaire.

Depuis un an, le Département met gratuitement à la

disposition des collèges les services du laboratoire

vétérinaire départemental qui assure pour eux les

analyses microbiologiques. Nous allons également

généraliser la mise en place de lavabos à l’entrée

des réfectoires. L’un des objectifs de la haute qualité

alimentaire, c’est aussi d’enrayer le phénomène

d’obésité qui progresse chez les jeunes. Nous allons

développer l’intervention de diététiciens auprès des

cuisiniers.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


05

Et concernant les produits, que voulez-vous voir

dans l’assiette des collégiens ?

Je voudrais que le temps du déjeuner au collège soit

l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs. Que l’on

valorise les produits de proximité et de saison, issus

d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

Mais encore faudrait-il que les ados aient envie

de consommer ces produits !

C’est vrai. Il ne sert à rien de mettre en place une restauration

scolaire ambitieuse en termes de diversité des

produits et des goûts si nous n’accompagnons pas cela,

justement, d’une éducation au goût. Nous avons déjà

mené quelques expérimentations : à Ganges autour

du pélardon et de la châtaigne, à Capestang avec les

asperges et les produits issus de l’olivier, etc. Nous

allons passer à la vitesse supérieure pour que davantage

de collégiens soient concernés par des actions

éducatives qui permettent de transmettre les valeurs

du bien-manger.

« bio » sont importés. Or, l’impact du transport annule

les bienfaits pour notre planète de l’agriculture raisonnée.

C’est un problème complexe.

Le prix pour de meilleurs repas ne sera-t-il pas un frein

pour les familles à revenus modestes ?

Il n’est pas question d’inventer un système, aussi

vertueux soit-il, qui provoque l’exclusion économique.

Nous allons commencer par rétablir l’équité entre

les collèges. Il y a de trop grands écarts de prix d’un

établissement à l’autre. Nous allons progressivement

harmoniser les tarifs.

Nous avons également instauré un dispositif d’aide à la

restauration pour les familles modestes qui bénéficie

à 7 000 collégiens. L’aide varie de 0,5 € à 1 € par repas. Et

elle sera revalorisée de 10 % l’an prochain.

De quelles valeurs parlez-vous ?

Nous espérons que cette politique portera ses fruits

bien après le collège. Mettre en valeur le patrimoine

alimentaire local, favoriser l’utilisation d’aliments issus

de l’agriculture raisonnée, c’est faire de chaque ado un

futur consommateur avisé. C’est aussi aborder par ce

biais le respect de l’environnement, les enjeux autour

de l’alimentation mondiale, le commerce équitable.

Nous avons l’ambition d’aider à former des citoyens

plus éclairés et plus responsables.

L’agriculture locale est-elle en mesure d’assumer

la restauration scolaire ?

C’est ce que nous voulons savoir. Nous avons lancé une

étude pour faire un état des lieux de l’offre de production

agricole de qualité dans l’Hérault. Nous servons

3,5 millions de repas par an à 25 000 collégiens, ce n’est

pas neutre en termes de volume de produits nécessaire.

Nous savons déjà qu’au niveau national, la production

est insuffisante puisque 50 % des produits

LE MOIS DERNIER

Le 11 octobre A la Foire internationale

de Montpellier, André Vezinhet reçoit le

maire de Ouarzazate et des personnalités

du Maroc. Le Département de l’Hérault

participe au développement économique de

la région du Souss Massa Drâa, en soutenant

les coopératives produisant l’huile d’argan.

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


06 L’INVITÉ

BORIS CYRULNIK

“Parlons aussi de

la banalité du bien ”

AVEC AUTOBIOGRAPHIE D’UN ÉPOUVANTAIL, le neuropsychiatre le plus célèbre

de France publie un nouvel essai sur la résilience, terme qui définit la capacité

des individus à reprendre le cours de leur vie après un traumatisme.

Le grand public n’a appris votre

condition d’orphelin que récemment,

alors que cela semble

être un formidable exemple de

résilience. Dans votre livre, encore

une fois, très peu de choses

personnelles. Pourquoi ?

— En 1993, j’ai remis la Médaille

des Justes (*) à une dame que je

voulais honorer. Les organisateurs

ont dévoilé contre mon gré

une partie de ma vie. Mais ça m’a

fait réfléchir : ce qui m’est arrivé

(parents russes déportés pendant

la guerre, ndlr) n’est pas un événement

autobiographique, c’est un

événement social. La même chose

est arrivée à des milliers d’autres

enfants. On parle toujours de la

France collabo, de la banalité du

mal à cette période de l’Histoire.

C’est vrai que des milliers d’enfants

ont été tués, mais d’autres

ont été cachés par des Chrétiens

qui ont risqué leur vie pour des

enfants qu’ils ne connaissaient

pas. Il faut aussi parler de la banalité

du bien.

Qu’est-ce que votre livre a d’autobiographique,

alors ?

— Deux pages, tout au plus, le

sont. Après la guerre, je me suis

senti épouvantail, tout le monde

mourait autour de moi. J’avais

l’impression de faire fuir les êtres

humains. J’ai rencontré beaucoup

de gens qui m’ont fait part du

même sentiment. Je me suis alors

dit que j’allais être le porte-parole

de ces personnes, je voulais

redonner la parole aux épouvantails.

C’est vraiment l’enjeu de ce

livre.

Vous avez dit : « Après un traumatisme,

ce sont les récits qu’en

font la famille, le quartier, la

culture qui vont détruire la victime

ou la sauver ». Concrètement,

comment faire la différence ?

— Tous les fabricants de mots

peuvent participer à la résilience.

Une simple phrase peut faire

passer un enfant de la fierté à la

honte et inversement ! J’ai rencontré

un homme, Pierrot, dont

le père avait été fusillé à la fin

de la Seconde Guerre mondiale.

Pierrot avait toujours été fier

de son glorieux père, martyr de

guerre. Et puis un jour, quelqu’un

a découvert que le père avait en

fait été fusillé à la Libération pour

collaboration. Depuis, Pierrot

ne supporte plus le regard de la

photo de son père. Inversement,

j’ai été invité un jour par les Indiens

de Monterrey, au Pérou.

Ce peuple pauvre avait honte de

sa condition sociale. Jusqu’à ce

qu’un archéologue découvre sur

leur territoire une pyramide, une

tombe, etc. Bref, les racines de

ce peuple. En une génération, ils

ont fait des études et sont fiers

aujourd’hui de leurs origines. Un

homme a changé le récit de la

culture de ces Indiens !

Une personne sur deux a vécu un

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


« Une simple

phrase peut faire

passer un enfant

de la fierté à la honte,

et inversement ! »

Boris Cyrulnik

traumatisme. Pour nous, le fait

de les comprendre va métamorphoser

leur douleur, cela va leur

permettre de mieux maîtriser la

représentation de leur situation.

En France, par exemple, on compte

200 000 « enfants de boche ». Après

la guerre, bon nombre d’entre eux

ont vécu leur vie comme un drame,

alors que la plupart de leurs

parents n’ont rien fait de mal,

alors qu’ils sont souvent le fruit

d’une belle histoire d’amour …

(*) Terme qui désigne des personnes qui ont mis leur

vie en danger pour sauver des Juifs.

ACTUALITÉ

Boris Cyrulnik présente son nouvel

ouvrage au public héraultais.

SEPT ANS APRÈS Les vilains petits

Canards, BORIS CYRULNIK publie

Autobiographie d’un épouvantail,

dans lequel il poursuit et élargit son

travail sur la résilience. Cet ouvrage

est le fruit de multiples rencontres

entre le neuropsychiatre et des

blessés de la vie, croisés ça et là au

fil des continents et des cultures,

et qui ont su panser leurs plaies et

en faire leur principale force. C’est

le concept même de résilience, ce

terme emprunté à la physique et qui

décrit la capacité d’un matériau à

retrouver sa forme d’origine suite à

un choc.

Séance de dédicaces le mercredi

29 octobre à 17 h, à la librairie

Sauramps, rayon littérature.

A 18 h 30, rencontre publique

et débat avec l’auteur à la salle

des Rencontres, mairie de

Montpellier, 1 place Francis-Ponge.

Infos : 04 67 06 78 78

www.sauramps.com.

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


08 DES CHIFFRES ET DES MOTS

6

MÉNAGES HÉRAULTAIS, en trois

mois, ont déjà obtenu une

majoration de leur prêt à taux

zéro par le Département.

Infos : 04 67 67 64 36.

60

CRÉATIONS D’EMPLOIS

attendues grâce à Ecosite

Forest, le futur parc

d’activités spécialisé

dans la filière bois à

La Salvetat-sur-Agoût.

BIEN !

DANS L’HÉRAULT, LE NOMBRE

D’ALLOCATAIRES DU RMI A BAISSÉ

DE PRESQUE 6 % entre 2006 et

2007. Ce bon chiffre est le fruit

de la politique d’insertion

menée par le Département,

en partenariat avec les

entreprises. Le RMA+ et

depuis peu le RSA, le revenu

de solidarité active testé dans

l’Hérault, ont un objectif :

un retour durable des

allocataires vers l’emploi.

PAS BIEN !

LE GOUVERNEMENT REFUSE

TOUJOURS D’ASSOUPLIR LA LOI

EVIN. C’est pourquoi les élus

ont voté une motion de

soutien aux viticulteurs qui

demandent l’autorisation

de faire la promotion de leurs

vins sur Internet, comme leurs

concurrents. Une autorisation

qui ferait du bien à la filière

toujours en crise. D’autant que

les vendanges 2008 sont

les plus faibles en volume

de ces dernières années.

PATRONYME

A LODÈVE, LE COLLÈGE JOSEPH-VALLOT va changer de nom. Il portera

dorénavant le nom du sculpteur héraultais Paul Dardé.

Né à Olmet en 1888 et décédé à Lodève en 1963, l’artiste a reçu

le Prix national des Arts en 1920.

BIEN BOUGER

DEUX RENDEZ-VOUS en novembre pour les seniors qui veulent « bien

bouger pour mieux vieillir ». Le premier a lieu à la salle des fêtes de

Vias, le 13 novembre à 14 h 30. Le Centre local d’information et de

coordination gérontologique (Clic) d’Agde propose une évaluation de

la condition physique avec un médecin du sport, ainsi qu’une activité

physique adaptée avec le comité départemental de tir à l’arc.

Le 20 novembre, de 9 h à 17 h, rendez-vous à Clermont-l’Hérault,

salle Georges-Brassens. Au programme de la journée, démonstration

d’activité physique adaptée, présentation d’un guide alimentaire,

lecture, danse contemporaine, évaluation de la condition physique

et clôture avec la chorale d’Aspiran.

Clic d’Agde : 04 67 26 34 41 – Clic de Clermont-l’Hérault : 04 67 88 85 98.

13 / 14

NOVEMBRE : Forum de

la création et de la reprise

d’entreprise à Montpellier

(www.createur-entreprise.

com)

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’HÉRAULT EN

MOUVEMENT

09

Des actions concrètes, des sujets d’actualité, des éclairages différents

sur un problème à résoudre , des chantiers en cours, des acteurs de terrain,

des questions que vous vous posez.

10 AGIR POUR DEMAIN Une place au solaire

12 ACTIONS L’Hérault archéo

14 EN BREF

16 LES CLEFS Pourquoi le feu ça brûle ?

ZOOM

Des papillons géants

dans le ciel sétois ?

En fait, les voiles

des kitesurfers venus

disputer le trophée

Saint-Clair

le mois dernier.


10 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

À SAINT-AUNÈS : la centrale photovoltaïque est la plus puissante de France en toiture.

Une place au solaire

Cultivant goût de la performance

et fibre verte, les entreprises

héraultaises sont de plus en plus

nombreuses à adopter l’énergie

solaire. Exemples à suivre...

Inutile d’y chercher un micocoulier : c’est une forêt

de silicium qui ombrage le parking du supermarché

Leclerc à Saint-Aunès. « La nature du sol ne nous

permettait pas de faire pousser des arbres. Il fallait

trouver une solution de long terme », explique

Georges Parnot, PDG du magasin. Résultat : une centrale

photovoltaïque originale. La plus puissante de

France. Pare-soleil et abri contre les intempéries, elle

permet d’économiser 1 655 tonnes de Co2 par an.

Financé via une filiale et bénéficiant du rachat de

l’électricité par EDF, ce projet de 7 M€ n’aura en outre

« pas d’effet sur les prix en rayon ».

Ecologie et performance

Autre exemple : celui de l’imprimerie Pure Impression.

« Le pro-durable implique une meilleure

maîtrise des coûts et nous a ouvert de nouveaux

marchés », analyse Marise Dematté, chargée de

cette démarche au sein de l’entreprise. Collectionnant

les labels verts depuis dix ans, l’imprimeur

offset emménagera d’ici avril à Mauguio, dans un

bâtiment haute qualité environnementale doté

de 2 500m 2 de cellules photovoltaïques. Objectif :

« Augmenter la capacité de production tout en réduisant

l’impact environnemental ».

Car engagement écologique rime avec performance

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AGIR POUR DEMAIN 11

« Une stratégie d’image et une réelle

prise de conscience des entreprises »

Thierry Laffont, directeur adjoint à l’Ademe (1).

Nos entreprises inves-

Comment expliquer

prise de conscience.

en termes de déchets,

tissent-elles dans les

cette dynamique ?

Cet élan est-il suffisant ?

d’énergie, d’eau… Autre-

énergies renouvelables ?

Par le travail de sensi-

Une démarche environ-

ment dit, à prévenir.

Le secteur du tourisme

s’équipe assez massivement

mais aussi

bilisation mené par les

professionnels et les

institutionnels, couplé à

nementale ne se réduit

pas à l’utilisation des

énergies renouvelables.

(1) Agence de l’environnement et de

la maîtrise de l’énergie.

plus d’infos 04 67 99 89 79.

l’agriculture, l’industrie

agro-alimentaire, certaines

sociétés de services.

Et bien sûr le secteur

du logement.

des aides de l’État et des

collectivités territoriales

(2). S’y ajoutent la hausse

du pétrole, une stratégie

d’image et une réelle

Avant de diversifier

les sources d’énergie,

la meilleure approche

consiste à économiser

à tous les stades,

(2) Le Département aide les collectifs

à s’équiper en solaire (collectivités

locales, logements sociaux, associations,

hébergements touristiques).

plus d’infos 04 67 67 75 63.

économique. En forte croissance, le groupe familial

viticole Bonfils, à Capestang, profite ainsi de la

construction de son nouveau site d’embouteillage sur

Béziers Ouest, pour s’équiper en photovoltaïque.

« Un vigneron doit préserver la terre qui le nourrit. Ce

qui signifie pour nous moins de produits phytosanitaires,

le recyclage des eaux usées, et bientôt une réduction

de nos émissions de Co2 » souligne Xavier-Luc

Linglin, Directeur général du Groupe Bonfils.

De la terre à la mer

Autre entreprise citoyenne : Médithau à Marseillan.

Première exploitation conchylicole française certifiée

Iso 9001, elle a trouvé dans les panneaux solaires, le

moyen de relever ses cordes au rythme d’une marée

artificielle. « Les anciens savaient qu’en sortant l’huître

de l’eau, on renforce le muscle. Restait à inventer un

système autonome » relate Florent Tarbouriech, PDG

de Médithau. Sa récolte ? Des huîtres haut de gamme

« vendues 50% plus cher et résistant mieux au problème

de mortalité juvénile ». Preuve que le soleil donne

des idées brillantes.

FOCUS

Nos toits ont

de la ressource

Des chercheurs ont démontré qu’en France, il

suffirait de réaliser le seul côté sud des toits en

modules photovoltaïques pour produire toute

l’énergie électrique nationale. Les particuliers

sont de plus en plus nombreux à s’équiper.

L’énergie non consommée par le foyer est

récupérée par EDF, tenue depuis 2002 de racheter

l’électricité produite ainsi par les particuliers

ou les collectivités.

PLUS D’INFOS www.ademe.fr

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


12 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

DOMAINE VITICOLE DE RÉGISMONT-LE-HAUT. On y découvre un campement humain vieux de 30 000 ans, à 50 cm sous terre.

Quand nos ancêtres

mangeaient du bison

L’HÉRAULT, TERRE D’AVENTURES POUR

LES ARCHÉOLOGUES. En projet : une

archéothèque pour 2011. D’ici là, un

soutien aux chantiers de fouilles en

cours. Exemple à Poilhes.

Quand on pense à l’homme préhistorique, on l’imagine

vivant dans une grotte, plus rarement en plein champs,

au soleil... Et pourtant ! Depuis près de 8 ans, une équipe

de chercheurs du CNRS et d’étudiants en archéologie de

Toulouse fait sortir de terre un campement préhistorique,

dans le domaine viticole de Regismont-le-Haut, à

Poilhes. Ces passionnés, tous bénévoles, sont encadrés

par François Bon, maître de conférence à l’université de

Toulouse : « Le site était occupé il y a 30 000 ans par des

hommes nomades qui ont certainement séjourné ici une

dizaine de jours. »

Les chasseurs et les troupeaux

Déjà, plusieurs vestiges permettent d’extrapoler sur la

vie de ces hommes. « Ils devaient venir d’Aquitaine ou du

pourtour du Massif Central. Car la forme de leurs silex indique

qu’ils appartenaient à la civilisation aurignacienne »,

déclare Romain Mensan, archéologue. Les vestiges d’un

crâne de bison, retrouvés en 2003, laissent aussi penser

que le groupe s’est arrêté ici après un épisode de chasse :

« 80 kg à 100 kg de viande, c’est lourd à transporter ! Donc,

ça les a peut-être incités à s’installer ici pour manger. Rien

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ACTIONS 13

que la transformation d’une peau, depuis le dépeçage de

l’animal jusqu’à son utilisation sur une tente, par exemple,

ça prend une dizaine de jours ! » Autre raison possible pour

expliquer le choix du site : le relief et la topographie. « Ici,

ils étaient à l’abri du vent. La butte d’Ensérune juste à côté

permettait aussi une vue plongeante pour repérer les troupeaux

», précise François Bon. L’installation sur ce site suit

donc une logique. Et les bénévoles n’ont pas fini d’épousseter

le sol, puisque la mission va durer encore 3 ans, la moitié

seulement des 400 m 2 du campement ayant été fouillée.

Des chantiers archéologiques, il y en a beaucoup dans l’Hérault.

C’est même l’un des départements français où il y en

a le plus. Chaque année, le Conseil général subventionne

une quinzaine de fouilles programmées, comme celle de

Poilhes, en plus des fouilles dites préventives, réalisées au

cours de travaux routiers par exemple. Le Département organise

aussi des rencontres archéologiques annuelles au

théâtre d’O de Montpellier, et il a pour projet de construire

une archéothèque à Saint-Jean-de-Védas. Ce centre sera à

la fois un lieu de conservation, d’étude et de valorisation du

patrimoine archéologique. Une idée que le Conseil général

est en train de… creuser.

plus d’infos www.herault.fr

« Une enquête ethnologique

appliquée à la Préhistoire »

François Bon,

maître de conférence à l’université de Toulouse-Le Mirail.

Pourquoi creuser ici ?

Lors de mon doctorat,

j’ai repris les travaux de

Guy Maurin, archéologue

contacté dans les années

60 par André Bouscaras,

propriétaire du domaine

de Régismont-le-Haut,

suite à la découverte d’un

silex. Faute de résultats

probants, Guy Maurin

a interrompu sa fouille.

En 2000, Erick Bouscaras,

le fils d’André, m’a autorisé

à rouvrir le chantier,

avec le soutien du ministère

de la Culture et

du Conseil général de

l’Hérault.

Quelle particularité sur

ce site ?

Il est unique en France

pour cette période. Les

traces d’occupation ont

été très bien conservées.

On sait où étaient les

foyers, là où les hommes

ont taillé les silex, gratté

et traité la peau… On en

déduit leurs modes de

vie. On sait qu’il y avait

un lieu de vie

et un lieu de « boucherie »

bien distincts.

VRAI / FAUX

VRAI

Un archéologue

peut déterminer

l’âge d’un silex rien

qu’en l’observant.

La manière dont est

taillée la pierre - forme,

longueur, éclats… -

permet de savoir à

quelle tradition

cultuelle appartenait

celui qui l’a taillé,

compte tenu de ce que

l’on sait déjà en archéo-

logie. C’est ce qu’on appelle

une datation « relative ».

Les archéologues utilisent

aussi la datation « absolue »

au carbone 14 pour dater les

matières organiques.

FAUX

Les archéologues

n’utilisent jamais

de microscopes.

Pour le site de Régismontle-Haut

à Poilhes, les

archéologues ont utilisé

une méthode encore

jamais appliquée à l’archéologie

: la tracéologie.

C’est une analyse microscopique

des silex qui permet

de déterminer, en fonction

des traces d’usure, si le

silex a servi à découper de

la peau fraîche ou une

peau sèche, et à quel

moment du tannage il est

intervenu : écharnage,

grattage…

10 à 15

fouilles

archéologiques

programmées

par an.

85 000 €

alloués en 2008 par

le Département

pour ces fouilles.

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


14 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

SOLIDARITÉ

SUPER MANNE

En 2007, la Banque alimentaire de

l’Hérault a distribué aux associations

locales près de 3,5 millions de

repas, délivrés à 7 000 Héraultais

en situation de précarité. Ceci est

possible notamment grâce à vos

dons ! Prochaine collecte les 28 et

29 novembre, dans 120 magasins

de l’Hérault.

MUSIQUE

CONCERT DE SOUSCRIPTION

POUR LES « P’TITES CAUSES » !

ENVIRONNEMENT

COURTOISIE

CHAMPÊTRE

La cohabitation entre randonneurs

et chasseurs sur un même territoire,

c’est possible ! Le Comité départemental

de la randonnée pédestre

(CDRP34) et la Fédération départementale

des chasseurs (FDC34) ont

édité un dépliant « Le Partage de

l’espace ». A télécharger sur

www.herault.fr Rens. : 04 67 41 78 58.

Jeanne Cherhal, Thomas Fersen,

Emilie Loiseau… La liste des artistes

qu’admire le groupe d’origine montpelliéraine

les « P’tites causes »

est longue. Point commun : une

chanson française bien engagée,

toute en poésie et en subtilité. Comme

eux. Pourquoi ce nom de groupe ?

« Et bien, ce sont les p’tites causes du

quotidien… explique Corinne Zoumboulis,

la chanteuse. C’est l’enfant

qui rêve en classe, le jeune militaire

engagé malgré lui parce qu’il ne sait

pas quoi faire de sa vie… mais aussi

les joies du camping, l’apologie du

hamac et le fantasme d’envoyer sa

belle-mère à Tahiti... ». Pour accompagner

Corinne, Virginie Bébien au

piano, Périg Lecadre au saxophone,

Colin Durand à la contrebasse et

Fabien Gaillard aux percussions.

Tous font partie de l’association

« Notes en bulles », soutenue par

le Département.

Afin de financer leur premier

album, le groupe organise un

concert de souscription le 8 novembre

2008, à 20 h 30 à la Maison

pour tous Melina-Mercouri,

842, rue de la Vieille-Poste, Montpellier.

Tarifs : 8 € (réduit), 10 €

(entrée seule) et 15 € (entrée et

souscription pour le CD dont la

sortie est prévue en mai 2009).

Rens. : 06 83 74 05 55 -

www.myspace.com/lesptitescauses

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


A L’AFFICHE

Miam !

Bien manger, ça

s’apprend dès le plus

jeune âge. Les restaurants

scolaires de

l’Hérault proposent

des repas diététiques

et équilibrés. Désormais,

des produits du

terroir issus de l’agriculture

raisonnée

s’invitent dans les

plats. La lutte contre

l’obésité est devenue

une priorité. Elle

passe par l’éducation

au goût et à la nutrition

dans le cadre de

projets pédagogiques.

n

www.herault.fr

SANTÉ

FRÊNE,

C’EST BEAU

La commune de Saussines bénéficie

d’une forêt de frênes particuliers,

dits « oxyphilles », peu communs

dans cette zone de garrigue.

Subventionné par le Département

à hauteur de 21 200 €, un parcours

de santé permet d’admirer ces

arbres de plus près. Il débute au

niveau du stade. Parking sur place.

EN BREF 15

MUSIQUE

GUEUX NENNI

L’Orchestre du Pays Haut-Languedoc

et Vignobles, composé de

160 musiciens amateurs, édite son

premier CD, Le Clairon du gueux,

témoin de leur premier spectacle

ayant accueilli 3 000 spectateurs

(Murviel-lès-Béziers, Capestang, Bédarieux,

Saint-Chinian…) Tarif : 12 €.

Découvrez le titre La Vigneronne sur

www.herault.fr.

ET AUSSI…

Oiseaux

migrateurs

Samedi 22 novembre,

rendez-vous

de 10 h à 17 h,

sur les hauteurs

de Vézoles, pour

observer le vol

des oiseaux

migrateurs. Qui

sait ? Vous y

verrez peut-être

des bondrées,

circaëtes, ramiers

ou bécasses.

Départ : Col du

Cabarétou - Croisement

des routes

départementales

D 907 et D 169,

entre St-Ponsde-Thomières

et

La Salvetat-sur-

Agoût. Réserver

l’avant-veille

des sorties

au 04 67 97 51 16.

Tendez

l’antenne

La Maison de

l’emploi (MDE) de

la Petite Camargue

héraultaise

de Lunel s’étend

désormais à

Mauguio. C’est

un lieu d’information

pour toutes

personnes en

recherche d’emploi,

désirant se

former, créer ou

reprendre une

entreprise.

Cette antenne

est également

labellisée « lieu

d’accès multimédia

» (LAM) par le

Conseil général

pour aider les

personnes en

difficulté à maîtriser

les nouvelles

technologies.

Rens. : 04 67 29 75 67.

L’Algérie de 1962

Vendredi 14 novembre,

l’association

French Lines,

avec le soutien du

Département, organise

le colloque

« 1962 - La mémoire

maritime du

rapatriement d’Algérie

» à Montpellier.

Programme

détaillé sur www.

frenchlines.com.

Rdv de 9 h à 17 h, à

la Maison départementale

des

sports, 200 avenue

du Père Soulas.

Entrée libre.

Rens. 04 91 56 33 55.

www.herault.fr


16 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Ça fait mal et ça fait des cloques, ce n’est pas Jeanne d’Arc qui nous contredira.

Et même la pucelle d’Orléans voudrait bien le savoir :

Pourquoi le feu, ça brûle ?

Un feu de bois, qu’estce

que c’est agréable

en ce début d’hiver !

Que faire quand

on se brûle

Mais n’approchez pas

trop près vos petites

menottes, sous peine

de les voir transformées

en brochettes, même si

vous ne touchez pas les

flammes. Vous seriez

victime, non pas du feu,

mais des gaz brûlants

qu’il produit.

Revenons à l’origine :

pour que le feu se déclenche,

il faut trois

éléments.

Une source de chaleur

Aïe, trop tard, votre

main est brûlée.

La seule chose à faire :

arrosez ! Ouvrez le

robinet d’eau froide

et gardez la main sous

le jet (pas dans un

récipient) pendant

5 mn, pour éviter que

la brûlure ne continue

en profondeur. Si du

tissu adhère, ne l’enlevez

pas. Puis consultez

votre médecin ou

votre pharmacien.

- allumette ou briquet -,

un combustible, solide,

bois, pétrole, gaz…-, et

entre les atomes d’une

leur, pour vous prévenir

liquide ou gazeux - papier,

un comburant (corps

molécule. Si vous appro-

de retirer votre mimine

qui permet la combus-

chez votre main, vous

illico. Vous voyez appa-

La citation

« Les hommes ont

peut-être découvert

le feu, mais les femmes

ont découvert

qu’on pouvait jouer

avec. »

Michael Patrick King,

dans Sex and the city

tion) - ici l’oxygène. Si

l’un des éléments manque,

le feu s’éteint. Par

exemple, vous pouvez

éteindre une flamme

avec de l’eau, ou l’étouffer

sous une couverture,

la privant d’oxygène.

Et pourquoi ça brûle ?

sentez la chaleur produite

par la décomposition

de ces molécules de

combustibles. Plus près,

et ce sont les molécules

de votre épiderme

qui commencent à se

décomposer ! Comme

la nature est bien faite,

raître des rougeurs, des

cloques : ce sont des

réponses de défense de

l’organisme.

Mais si le feu, ça brûle,

l’homme en a tiré une

savoureuse leçon : il

s’en sert pour faire cuire

ses aliments. À table !

L’énergie thermique du

elle vous envoie un

feu rompt les liaisons

signal d’alarme, la dou-

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ÉLUS SUR

LE TERRAIN

17

Des décisions qui changent notre quotidien, des élus que l’on croise sur le terrain,

des débats, des portraits, des prises de position, des choix politiques expliqués.

C’est l’actualité des 49 élus du Département.

18 UN ÉLU/UN CANTON Jean Arcas / Olargues

20 L’ACTION EN IMAGES

Pierresvives, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES Christian Bénézis

24 C’EST VOTÉ Les caves du Faugérois se regroupent

27 CARTE EN MAIN Les Cévennes gangeoises et

suménoises

28 FACE-À-FACE La restauration scolaire

30 CELA FAIT DÉBAT Le principe de précaution

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

L’ÉVÉNEMENT

Invité par André Vezinhet,

Bertrand Delanoë a visité

l’entreprise ILO, à Baillargues.

Il a découvert une entreprise

exemplaire en matière de

lutte contre l’exclusion.


18 ÉLUS SUR LE TERRAIN

JEAN ARCAS

DANS SON CANTON

D’OLARGUES

Le canton d’Olargues compte treize communes. Aux quatre points cardinaux :

Cambon-et-Salvergues, Ferrières-Poussarou, Roquebrun et Prémian.

1

1 BIENTÔT UNE NOUVELLE CASERNE

à l’entrée de Mons-la-Trivalle. Les 32

pompiers volontaires du centre de

secours de la commune réalisent chaque

année jusqu’à 150 interventions, dont

une trentaine en montagne. Le chantier

devrait débuter à la fin de l’année.

Soutien du Département : 92 000 €.

2 • 3 LE PONT EIFFEL

sur lequel passe la piste verte va être

repeint. De là-haut, les cyclistes pourront

voir la future halle de sport d’Olargues

en contrebas, dont le chantier

vient de démarrer. Elle sera ouverte

aux collégiens et aux associations

à la rentrée 2009.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


UN ÉLU / UN CANTON 19

2

4

4

3

4 LA CAVE COOPÉ DE ROQUEBRUN

envisage l’installation d’un réseau de

goutte-à-goutte afin de pallier les

risques de sécheresse, dommageable

pour la vigne. Le Département a

financé 80 % des études de faisabilité.

Le canton d’Olargues

EN CHIFFRES

4100

habitants dans le canton

d’Olargues.

113

élèves du collège d’Olargues

utiliseront la halle de sport

dès la rentrée 2009.

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


20 ÉLUS SUR LE TERRAIN

PIERRESVIVES,

POUR QUOI FAIRE ?

Les engins ont

commencé leur ballet

sur les dix hectares du

chantier Pierresvives, à

Montpellier. Pierresvives

est un bâtiment

exceptionnel, pour des

services publics aux

Héraultais : archives

départementales, Hérault

Sport, lecture publique

avec la bibliothèque

départementale de prêt.

C’est aussi un quartier

avec ses logements,

ses commerces, une

grande place urbaine, des

espaces verts. Pour André

Vezinhet, il est aussi un

symbole : « Pierresvives,

c’est un trait d’union. Ce

nouveau quartier va enfin

permettre l’intégration

de La Paillade dans la ville

de Montpellier. »

1• 2 LES ÉLUS DU CONSEIL GÉNÉ-

RAL ONT CONFIÉ LA CRÉATION DU

BÂTIMENT À ZAHA HADID,

architecte anglo-irakienne, lauréate

du prix Prizker (équivalent du prix

Nobel pour l’architecture). Ce projet

original mêlant verre, acier et béton

s’étendra sur 3,5 hectares et permettra

d’aménager et de mettre en lumière

un nouveau quartier à la jonction de

La Paillade, Malbosc et Alco. Ouverture

prévue en 2011.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’ACTION EN IMAGES 21

1

3

2

4

3 LES TRAVAUX ont commencé.

Originalité du chantier : les entreprises

signent une « clause d’insertion » pour

favoriser l’emploi des personnes en risque

d’exclusion : bénéficiaires du RMI...

4 ANDRÉ VEZINHET ET ZAHA

HADID devant la maquette du bâtiment

Pierresvives.

EN CHIFFRES

750

logements

seront créés

dans le nouveau

quartier

300

personnes

vont travailler

pendant

trois ans à la

construction

du bâtiment

Pierresvives

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


22 ÉLUS SUR LE TERRAIN

« Les rapports humains

passent avant l’ambition »

« Le fil conducteur de mon engagement ? L’homme et sa

relation aux autres, la culture méditerranéenne, l’espoir

d’une Europe des peuples et non des nations. »

Christian Bénézis, conseiller général du canton de Montpellier V

Son histoire. La politique, il y est venu par hasard. Sa

marotte depuis toujours : monter des projets de santé

publique. Après des études dedecine, il participe en

1980 au projet Kino-Languedoc, pour le développement

du sport et des activités physiques pour tous, et il crée

le Centre de la condition physique de Montpellier. Il faut

dire que l’homme a la passion du sport ! Historiquement,

le rugby puis l’athlétisme, discipline dans laquelle il atteint

un très haut niveau universitaire. En 1983, il devient

maire-adjoint aux sports de Montpellier. En 1992,

il rejoint le Département et il est élu président d’Hérault

Sport, « ma seconde famille », comme il se plaît à le dire.

Sa maxime : « Rien que ma place, mais toute ma place ! »

Il ne voudrait pas d’une autre vie, mais il veut être libre

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


RENCONTRES 23

CHRISTIAN BÉNÉZIS EN 5 DATES

1947 Né le 15 mai à

Ille-sur-Têt, dans les

Pyrénées-Orientales.

1973 Doctorat en médecine :

thèse à Montpellier.

1975 Champion de France

indoor du 1 500 mètres

universitaire.

1992 Conseiller général

de l’Hérault.

2008 Vice-président

du Conseil général de

l’Hérault, délégué à la

santé, la prévention, la

jeunesse, aux sports, aux

loisirs, et au « bien vieillir ».

de faire ses choix, et de mener à terme ses projets. Une

occasion qui lui a été donnée par André Vezhinet le jour

où celui-ci lui a confié les rênes de la politique jeunesse

et de l’action sportive au Conseil général.

Ses engagements.

« Mon objectif, c’est de réaliser les projets pour lesquels

les habitants du canton de Montpellier V m’ont élu, et

d’aller à leur rencontre. Je fais passer les rapports humains

avant l’ambition politique. »

Tous les ans, il participe à des conférences en France, en

Europe et dans le monde. Délégué au « bien vieillir », il

coordonne, via Hérault Sport, le programme « Bien manger,

bien bouger pour mieux vieillir dans l’Hérault » : une

série de conférences et de débats dans tout le département

pour apprendre à avancer en âge tout en restant

en bonne santé, grâce à une activité physique adaptée.

Christian Bénézis projette également la création d’un

institut de formation porté par Hérault Sport. En décembre

prochain, il animera le séminaire international « Bien

vieillir en Europe et dans l’Arc latin » à Montpellier.

plus d’infos www.heraultsport.fr

MONTPELLIER

ADOPTÉS

Pique-nique sous les

pins au domaine d’O à

Montpellier et ambiance

musicale avec le « I Love

you Jazz Band » : le 28

septembre, André

Vezinhet et les conseillers

généraux souhaitent la

bienvenue aux 4 000 nouveaux

foyers héraultais

recensés en 2008.

BÉZIERS

CHAPITEAU

Le 26 septembre, Jean-Michel

Du Plaa, conseiller

général de Béziers IV,

salue les auteurs de BD,

illustrateurs, écrivains

et éditeurs présents à

la Fête du livre et de la

lecture au domaine de

Bayssan.

SAUSSINES

LECTURES

Déjà 200 adhérents pour

la nouvelle bibliothèque,

inaugurée par Claude

Barral, conseiller général

du canton de Lunel. Travaux

en partie réalisés

par un chantier d’insertion.

Subvention du Département

: 57 035 €.

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


24 ÉLUS SUR LE TERRAIN

KLÉBER MESQUIDA, premier vice-président du Département, soutient le projet d’extension de la coopérative de Faugères.

Faugérois :

hectos au top !

LA CAVE COOPÉRATIVE Les Crus Faugères s’agrandit

et améliore son outil de vinification. Une démarche

innovante soutenue par le Département.

La conjoncture mondiale sur le

marché du vin est tendue. Pour

faire face, le Département soutient

les initiatives qui permettent à

la viticulture héraultaise de se

structurer et d’innover. « C’est une

démarche volontariste pour être

aux côtés de tous ceux qui veulent

entreprendre. Il ne s’agit pas d’une

politique de guichet, mais d’une politique

de projet », explique Kléber

Mesquida, premier vice-président

du Conseil général.

Objectif 2010

C’est le cas des travaux d’agrandis-

sement et d’amélioration de l’outil

de vinification de la cave coopérative

Les Crus Faugères. En deux

phases :

- L’extension et la mise à niveau du

conditionnement, du stockage et

des expéditions, qui impliquent un

agrandissement de 1 000 m² et une

mise aux normes de l’unité d’embouteillage

dès 2009.

- Le chai de vinification sera agrandi

et modernisé d’ici aux vendanges

2010 : 2 500 m² en plus, une nouvelle

cuverie inox de 26 500 hectolitres,

un atelier de chauffage vendange...

« Le Conseil général interviendra au

niveau de l’équipement, poursuit

Kléber Mesquida, parce qu’il s’agit

d’aménagement du territoire, pour

renforcer l’économie vitivinicole,

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


C’EST VOTÉ 25

qui a une incidence sur l’attractivité

du département en termes touristiques

et de paysages. »

Palais japonais

Créée en 1959, la cave compte

aujourd’hui 150 vignerons et commercialise

depuis 1990 la marque

Mas Olivier (800 000 bouteilles par

an). « De 2004 à 2007, notre politique

s’est portée vers les particuliers :

reconstruction du caveau de Faugères

en 2005, acquisition du caveau de

Laurens en 2007, vente sur Internet

depuis 2008... », énumère Luc Salvestre,

directeur de la cave. « Cette

année, nous avons aussi développé

l’export, en créant la société Terroirs

d’Occitanie avec les Vignerons de

l’Occitane. » Déjà des résultats au Japon,

aux USA et en Europe du Nord…

CE QUE ÇA CHANGE

La restructuration de la cave permettra

d’optimiser l’outil, mais surtout les coûts :

bouteilles, infrastructures… et d’aboutir

en 2010 à une seule cave coopérative avec

un volume de 60 % de vinification en AOC

Faugères. « Aujourd’hui, on commercialise

3 millions de bouteilles. L’objectif est de

passer à 5 millions d’ici à 5 ans, et que

l’export, qui représente 3% de notre chiffre

d’affaires, passe à 20 %. » ajoute

Luc Salvestre.

plus d’infos www.lescrusfaugeres.com

A cultiver…

Connaissez-vous l’ARBAULT ? C’est le

règlement départemental, né de la

contraction entre les mots ARBoriculture

et HérAULT. Il a deux objectifs

: favoriser le renouvellement et

le développement des productions

de pommiers et d’asperges, en

soutenant les investissements des

agriculteurs (plantation, palissage) ;

et protéger les pommes récoltées

contre les risques climatiques (pose

de filets pare-grêle). Michel Gaudy

(photo), vice-président du Département,

délégué aux moyens financiers

et marchés publics, précise

que les aides départementales sont

accordées aux agriculteurs inscrits

dans une démarche de valorisation

de la filière, dans une structure

économique performante.

CE QUE ÇA CHANGE

L’aide départementale permet de compenser

l’attente ou la perte de revenus

liée à l’investissement.

Immobilier

Kléber Mesquida, premier vice-président

du Département, délégué

à l’aménagement du territoire,

annonce la vente par le Conseil

général d’un ensemble immobilier

de 2 200 m 2 sur 7,4 ha de terrain,

situé à Saint-Pons-de-Thomières.

Prix : 300 000 €.

À RETENIR

Le nouveau propriétaire y louera salles

(séminaires, mariages…) et logements.

Terrain

La société Würth France achète au

Département, à Saint-Aunès, un

terrain de 4 085 m² pour 285 950 € HT.

L’acte de vente a été signé par Frédéric

Roig (photo), vice-président délégué

au développement économique.

À RETENIR

Würth France est spécialisée dans

les produits de fixation (chevilles, vis,

machines…)

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


26 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Les barriques en chêne sont

à Vendres

VIA EUROPA ACCUEILLE de nouvelles entreprises dans un parc d’activités

à vocation européenne.

QU’EN PENSEZ-VOUS ?

«La première

tonnellerie

du Languedoc »

Fabrice et Jérôme Lasserre

Dirigeants de la SAS Tonnellerie

d’Aquitaine.

Au nord de Vendres, près de

l’échangeur de l’A 9 Béziers-Ouest,

axe majeur du trafic de marchandises

entre l’Espagne et le reste

de l’Europe, la zone d’activités Via

Europa couvre une superficie de 55

ha dont 42 ha de terrains commercialisables.

Elle compte 23 entreprises

industrielles et de services :

métallurgie, plomberie, mais aussi

centre routier, sérigraphie, énergies

nouvelles, bureautique… Plusieurs

implantations d’entreprises

de logistique doivent par ailleurs

rapidement se concrétiser. « Le

Département, en partenariat avec

la Communaude communes La

Domitienne, souhaite étendre cette

zone d’activités pour répondre aux

besoins croissants d’implantations

d’entreprises séduites par la qualité

du site et par sa localisation »,

explique Michel Bozzarelli,

conseiller général du canton de

Béziers III (photo). C’est dans le

cadre du programme d’aide départementale

à l’immobilier d’entreprise

(Padie) que le Département

subventionne le projet de la SAS

Tonnellerie d’Aquitaine à hauteur

de 80 000 € pour l’acquisition

d’un terrain de 3 000 m² et

la construction d’un bâtiment

industriel de 1 000 m².

« Nous fabriquons

des barriques en

chêne destinées

pour 70 % de la

production à

l’exportation aux

USA, en Australie,

Nouvelle-Zélande,

Chili, Argentine, Espagne et même en

Chine. Les 30 % du marché national

sont répartis entre Bordelais, Bourgogne

et Languedoc. Nos trois unités de

fabrication sont éclatées entre le Gers,

où se trouve notre pôle d’usinage des

bois, Bellebat en Gironde et Cazouls-lès-

Béziers dans l’Hérault, pour le montage

des barriques. Notre objectif est de

regrouper nos ateliers en un seul lieu.

Nous envisageons de nous installer à

Via Europa, car la situation géographique

avec la proximité des ports de Sète,

Marseille et Barcelone est un atout

pour l’exportation. Par ailleurs, notre

tonnellerie est l’unique entreprise en

Languedoc-Roussillon spécialisée dans

ce domaine d’activité. Il nous paraissait

important de pouvoir la maintenir et la

développer dans l’Hérault.»

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


CARTE EN MAINS 27

Ganges joue la carte culture

« Le Conseil général nous

accorde une aide majeure. »

Jacques Rigaud, conseiller général du canton de Ganges, à propos du contrat

de territoire Département/Communaudes Cévennes gangeoises et suménoises.

Communaude communes des Cévennes gangeoises et suménoises

4 communes

gardoises

9 communes

héraultaises

Plus de six cent quarante

mille euros. C’est, en 2008, la

contribution du Département

au développement de Ganges

et du Gangeois. Au total, un

million et demi d’euros seront

injectés dans l’économie

locale. Le Conseil général subventionne

dans ce cadre 41%

des dépenses. Une nécessité

pour moderniser le territoire

et accompagner une croissance

démographique de

l’ordre de 1, 4 % par an.

CULTURE FORTE

Un développement que Jacques

Rigaud veut voir conforté

par une meilleure maîtrise

du foncier, une amélioration

des équipements collectifs et

des actions culturelles fortes.

Pour fixer les populations

autant que pour rendre le territoire

attractif, la culture joue

un rôle essentiel. D’où, par

exemple, les travaux du théâtre

Albarède : « C’est un projet

financièrement important

pour notre Communaude

communes. Nous n’aurions

pas pu le mener sans l’aide

majeure du Département. »

CONSENSUS

Un projet qui emporte l’adhésion

des habitants, conscients

de la nécessité de cette

modernisation. D’ailleurs, se

félicite Jacques Rigaud, « la

rénovation du théâtre a été

votée à l’unanimité par tous

les élus de la Communaude

communes ».

30 %

de l’achat

d’équipements de

collecte des déchets

recyclables (39 000 €

sur 130 000 €) sont

pris en charge par le

Département .

40 %

de la réhabilitation de

l’église Saint-Pierre à

Ganges (66 000 € sur

165 000 €) sont financés

par le Département.

45 %

des 400 000 € consacrés

à la future école

maternelle de St-

Bauzille-de-Putois

sont financés par le

Conseil général. Elle

comprendra quatre

classes et un restaurant

scolaire.

1 450 500 €

sont consacrés à la réhabilitation

du théâtre Albarède.

Implanté dans une ancienne

filature de bas, c’est,

selon Jacques Rigaud « le

cœur culturel du Gangeois.

Sa programmation attire

les spectateurs venant de

Saint-Martin-de-Londres et

même du Vigan. »

Mais cet équipement, âgé

de vingt ans, n’était plus

aux normes. D’où l’importance

des travaux engagés,

auxquels le Conseil général

consacre plus de 580 000 €

(40 % du coût total). Ils vont

porter la capacité de la

salle à 220 places (contre

168 auparavant) et surtout

en faire un véritable outil

culturel polyvalent. Son

acoustique professionnelle

et sa toiture surélevée,

entre autres, lui permettront

de recevoir tous

les spectacles dans les

meilleures conditions, avec

une ouverture à la musique

et à des ateliers théâtre.

Les travaux devraient

s’achever l’été prochain.

Avec un lever de rideau sur

les premiers spectacles à

l’automne 2009.

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


28 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Comment faire bon pour

beaucoup ?

CAPESTANG ET MONTPELLIER II, deux exemples de cantons où le Département se

préoccupe du contenu des assiettes des collégiens.

PIERRE MAUREL

Maire de Clapiers

conseiller général

du canton de

Montpellier II

« C’est la santé

des jeunes qui

est en jeu. »

1. C’est quoi la HQA, la haute

qualité alimentaire ?

Depuis 2007, les Départements

ont la compétence de la restauration

scolaire. Pierre Maurel est

élu du canton de Montpellier II

et vice-président délégué à l’éducation

pour tous : « La HQA, c’est

trois objectifs : renforcer la sécurité

alimentaire des repas servis,

améliorer l’équilibre alimentaire et

encourager de meilleures habitudes

de consommation. »

2. Les jeunes : un public difficile ?

C’est la grande question : comment

convaincre les jeunes qu’il n’y a

pas que les frites ? « Il faut les

sensibiliser, les persuader que

c’est leur santé qui est en jeu,

espère l’élu. Il faut aussi faire

naître leur esprit critique dans le

domaine alimentaire. Pour cela,

les professeurs sont associés à la

démarche. »

3. Comment améliorer les choses ?

Passer au tout-bio ? « On ne peut

pas généraliser le bio pour 20 000

collégiens demi-pensionnaires,

c’est une utopie et ce pour deux

raisons : le manque d’approvisionnement

et le coût.» Mais les

produits bio continueront d’être

au menu. Les parents ont-ils alors

à craindre un surcoût ? « Non,

rassure l’élu. La HQA ne repose

pas seulement sur l’utilisation de

meilleurs produits, mais aussi sur

de meilleures idées pour éduquer

au bien-manger. »

Montpellier II

3collèges dans

le canton : François-

Mitterrand, Clémence-

Royer et Jeu-de-Mail

1 189

demi-pensionnaires

au total dans le canton

3 €

c’est le prix moyen d’un

repas en demi-pension

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


FACE À FACE 29

« C’est la pédagogie

du bien-vivre ! »

JEAN-NOËL BADENAS

Maire de Puisserguier

et conseiller général du

canton de Capestang

1. C’est quoi la HQA, la haute

qualité alimentaire ?

Jean-Noël Badenas est l’élu du

canton de Capestang : « la HQA

permet de revenir aux sources de

notre alimentation : des produits

naturels simples, dont les bienfaits

sur la santé ne sont plus à prouver !

Cela représente parfois un coût

supplémentaire, mais le jeu n’en

vaut-il pas la chandelle ? »

2. Les jeunes : un public difficile ?

« Les jeunes préfèrent les jeux

vidéo aux cours d’histoire et de

maths. Faut-il pour autant les

supprimer ? Bien sûr que non ! »

Allusion aux goûts des collégiens,

plus friands de féculents que de

haricots. « Moi aussi j’aime les

frites, plaisante l’élu, il ne faut pas

les rayer des menus. » Mais proposer

des fruits et des légumes frais

reste primordial : « Certains jeunes

n’en consomment pas chez eux

tous les jours, car aujourd’hui, ça

n’est pas donné ».

3. Comment améliorer les choses ?

À Capestang, les collégiens de

Paul-Bert composent eux-mêmes

leur menu équilibré, grâce au

scramble - un self

service éclaté -

expérience

pilote dans le

département.

« Les retours sont

vraiment positifs et

les assiettes arrivent

vides à la plonge ! »

se réjouit Jean-Noël Badenas.

Pour lui, l’éducation

va au-dede l’aspect

scolaire, elle concerne

tous les gestes de la vie

quotidienne. « C’est vraiment une

pédagogie du bien-vivre ! »

Capestang

1collège dans le canton :

Paul-Bert, à Capestang

556

demi-pensionnaires au

collège, sur 661 élèves

3plats principaux

proposés aux élèves,

avec plusieurs

accompagnements

possibles

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


30 ÉLUS SUR LE TERRAIN CELA FAIT DÉBAT

Le principe de précaution

est-il un frein à la recherche ?

APPARU EN ALLEMAGNE IL Y A 50 ANS, ce principe a été inscrit dans la Constitution

française le 28 février 2005. Garde-fou pour les uns, facteur d’inertie pour les

autres, le débat ouvert à cette occasion est loin d’être refermé.

“LIMITES”

C

ertainement pas ! Il est même une manne

pour les chercheurs, dans le sens où les

premières obligations qu’il induit sont

des obligations de savoir : on constate une incertitude,

une menace, face à laquelle il faut prendre une

décision. Il faut donc chercher pour éclairer sa décision.

Et on investit pour savoir ! Toutefois, le principe

peut poser des limites à la recherche d’innovation,

d’exploration. Quand cette recherche fait apparaître

des capacités de transformation du génome, par

exemple, dont on peut craindre que cela entraîne

des risques. En France, la recherche appliquée est

parfois détruite par le principe de précaution, ou

par José Bové qui s’en réclame ! La destruction des

champs (de maïs transgénique, ndlr) a été vécue

comme un drame. Ce sont trois ou quatre ans de

travail qui ont ainsi été détruits. Au nom du principe

de précaution. »

“CATASTROPHISME”

Le principe de précaution fait partie intégrante

de la démarche scientifique : mesurer,

évaluer, vérifier. Ce qui me pose problème,

c’est quand il devient une opinion : « Attention,

s’il y a un risque, on ne fait rien ». Là, les fantasmes

et les idées catastrophistes s’entremêlent et on n’est

plus dans la raison. Nous vivons dans une société qui

ne veut plus prendre aucun risque. Alors qu’un être

et une société sont vivants justement parce qu’ils en

prennent. Nos lointains ancêtres ont pris des risques

énormes, ceux de fantastiques migrations ! De plus,

notre société demande à la science de donner des

réponses sur la génétique et la fin de vie par exemple,

alors que ces réponses doivent être éthiques. Le

principe de précaution nous oblige donc à trouver

une voie entre le choc des opinions et le scientisme :

le débat démocratique et l’éthique que se donnent

une société. »

FRANÇOIS EWALD

Président de l’Observatoire

du principe de précaution.

MONIQUE PÉTARD

Vice-présidente du

Département déléguée

à l’Environnement

et à l’Agenda 21.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


EXPRESSION LIBRE 31

Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité (27/02/2002)

Groupe d’opposition de Droite

Groupe Démocratie et République

Les collèges :

lieux d’éducation

et de citoyenneté

C’est une évidence : les « années

collège » sont essentielles dans le

parcours scolaire de nos enfants. Elles

représentent pour eux la rupture

avec l’école primaire, les premiers

pas vers l’adolescence et une plus

grande autonomie. Ces quelques années

conditionnent en grande partie

la réussite de leurs études futures.

Depuis les premières lois de décentralisation,

c’est au Conseil

général qu’il incombe de garantir les

missions d’accueil, de restauration

scolaire, de transport, d’entretien

général et technique des collèges.

Depuis peu, c’est aussi à lui que

revient la charge du recrutement

et de l’affectation des personnels

techniciens.

Pour le groupe « Démocratie et République

», il est tout aussi capital que

le Conseil général affirme une ambition

forte en matière de politique

éducative. En effet, si lele premier

du Conseil général est d’ordre technique,

il faut qu’il apporte aussi un

soutien aux missions pédagogiques

des collèges au nom de l’ambition et

du projet partagés avec l’Education

nationale.

Lieu d’éducation, le collège doit également

être un lieu de citoyenneté.

C’est pourquoi les conseillers généraux

qui siégent au sein du groupe

« Démocratie et République »

soutiennent les initiatives et les

projets de Haute Qualité Environnementale

: installation d’équipements

permettant de réaliser des économies

d’énergie (panneaux solaires,

géothermie, chaudières à condensation),

mise en place du tri sélectif

dans les collèges, aménagement de

pistes cyclables et de voies douces

sécurisées aux abords de tous les

établissements.

Enfin, nous savons tous que les frais

de rentrée scolaire (fournitures,

cartable, cantine …) représentent un

budget important pour une famille.

Aussi, dans un esprit de solidarité et

pour permettre l’accès de tous les

jeunes aux études, il conviendrait

d’assouplir les critères déterminant

l’octroi d’aides et de bourses destinées

à soutenir des projets d’études.

Groupe

communiste

Crise financière

et collectivités

locales

La crise financière qui secoue la planète

ne touche malheureusement pas que

les grandes banques et les grands groupes

financiers. La finance ayant depuis

longtemps irrigué toutes les activités

humaines, chacun-e d’entre nous peut

constater les conséquences directes sur

sa vie quotidienne :

- baisse du pouvoir d’achat,

- recul de l’activité industrielle, de service

et commerciale,

- hausse du chômage.

Cette spirale a un nom, c’est le début

d’une récession, et toutes les formules

pour la masquer camouflent mal, en fait,

la gêne de nos dirigeants !

Au niveau de l’Etat : après avoir annoncé

que les caisses étaient vides, le gouvernement

trouve pourtant des dizaines

de milliards d’euros pour « sauver » les

établissements financiers qui ont le plus

failli à leur mission d’une gestion saine

et rigoureuse de l’épargne des ménages.

Concernant les collectivités locales, dont

l’investissement représente près de 75%

de l’investissement public du pays, la

situation s’annonce particulièrement

sombre, si leur accès au crédit n’est pas

fondamentalement transformé.

Ainsi, depuis déjà plusieurs années, elles

sont contraintes, c’est le cas du Conseil

général de l’Hérault, de contracter des

emprunts à taux variable, en particulier

auprès de Dexia, particulièrement

secoué par la crise financière.

La prise de participation de l’Etat, via

la Caisse des Dépôts et Consignations

(CDC), devrait permettre d’ouvrir un véritable

débat national pour s’interroger

sur la pertinence de mettre le sort des

besoins de financement des collectivités

publiques et de l’Etat aux mains des

financiers qui nous ont conduits dans

l’impasse. N’y a –t-il pas l’opportunité,

aujourd’hui, de reconstruire un pôle public

financier, impliquant entre autres, la

CDC et Dexia, pour permettre le financement

des projets publics respectueux

de leur utilité sociale : taux bas et fixes,

garanties renforcées, destination des

emprunts contrôlée, en particulier

s’agissant, par exemple, du logement

pour tous. Il en va de la pérennité des

projets portés par les collectivités

locales qui, sans ces évolutions urgentes

et sans une véritable réforme fiscale,

ne pourront plus, à court terme, remplir

leurs obligations sans recourir à des

augmentations d’impôts.

Groupe majoritaire socialistes

et apparentés

Regardons

la vérité en face

Des promesses électorales du

« candidat de la rupture » au bilan

de régression sociale du Président

de la République, à l’heure où le pouvoir

d’achat des Français est en berne,

le constat est amer ! Chaque jour qui

passe nous confirme que le gouvernement

entend poursuivre tambour

battant ses mesures de régression

sociale et de politiques inégalitaires

qui frappent durement le budget et

la qualité de vie des familles, notamment

les plus modestes.

Depuis que le « Président de la

rupture » est à l’Elysée, nous avons

eu droit au paquet « cadeau » fiscal

pour les plus fortunés, à l’instauration

des franchises médicales, aux

suppressions drastiques de postes

d’enseignants et des moyens d’encadrement,

aux fermetures de classes,

d’hôpitaux, de tribunaux, de casernes

de gendarmerie, de l’armée, à la

privatisation des services publics

(après EDF-GDF, La Poste) et il faut

s’attendre au pire pour l’avenir…

Regardons la vérité en face : les nouvelles

mesures de cette inquiétante

politique de rupture conduisent

notre pays sur la voie de la régression

sociale ! En effet, comment ne

pas penser que les territoires et les

citoyens ne sont plus traités sur un

pied d’égalité ? Que des impératifs de

sécurité s’effacent devant la dictature

des marges financières ? Que

des emplois sont sacrifiés sur l’autel

des profits ? Que cette politique, au

service des puissances de l’argent

contre l’intérêt des usagers, hypothèque

de façon inquiétante l’avenir des

Français ?

Nombre de nos concitoyens sont

en colère et nous le disent. Ils ne

tolèrent pas la mise à mal des idéaux

humanistes d’égalité des chances de

chacun, et d’accès de tous aux droits

fondamentaux à la connaissance, à

la santé, au travail, au logement, aux

services publics…

Par respect de la dignité humaine

et pour la cohésion sociale de son

territoire, le Conseil général met la

protection et l’accompagnement des

populations les plus vulnérables au

premier rang de ses priorités. Les élus

de la majorité départementale affirment

ainsi leur détermination à placer

l’humain au cœur de leurs actions,

au service de tous les Héraultais.

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


32 ÉLUS SUR LE TERRAIN CONSEILLERS JUNIORS

Ils veulent faire le mur !

METTRE EN PLACE DES SURFACES D’EXPRESSION LIBRE DANS LES COLLÈGES.

C’est la proposition du Conseil départemental des jeunes.

Les murs des collèges héraultais parlent déjà !

Mais cette expression, sous forme de tags ou de

graffs, n’évite pas les injures. C’est pour promouvoir

une autre idée de la parole citoyenne que le Conseil

départemental des jeunes (CDJ), réuni en assemblée

plénière en juin dernier à l’Hôtel du Département,

a voté l’idée d’un mur d’expression.

L’opération baptisée « PAMM : Parle à mon mur »,

a été suggérée dans le cadre de l’une des quatre

commissions : Citoyenneté et Environnement.

L’objectif est double : favoriser l’expression des élèves

tout en stoppant les dégradations des établissements.

L’idée est séduisante. Elle a fait l’unanimité

au sein de la Commission. Reste à faire le mur.

Les élus juniors ont spontanément évoqué la nécessité

de cadrer les choses. Membre de la commission,

Lola Hermet, élève de 4 e du collège du Jaur à

Saint-Pons-de-Thomières, parle d’un « risque ».

« On ne peut pas tout accepter. Il faut canaliser

cette expression ». Même chose pour Lila Risi, élève

de 4 e du collège Max-Rouquette de Saint-André-de-

Sangonis qui suggère « un encadrement ». « Le mur

serait accessible pendant les cours d’arts plastiques

ou à d’autres occasions, sous la responsabilité d’un

adulte », imagine-t-elle. « Quel matériel : des bombes

de peinture ? », s’interroge Lola. Y aurait-il un

mur pour chaque collège ? Je ne pense pas que cela

intéresse les trente-six collèges représentés dans

le CDJ », tempère Lila. Comment financer l’opération

avec les 1 500 euros dont dispose la Commission

Citoyenneté et Environnement pour

une série de projets ?

Faut-il solliciter une aide budgétaire complémentaire

des établissements ?

Les élus du Conseil départemental des jeunes vont

désormais plancher sur ces questions. Comme pour

les autres commissions, c’est un projet mûri, bien

ficelé, qui devra sortir d’ici janvier 2009 pour une

réalisation avant la fin de l’année scolaire.

Lors de la nouvelle assemblée plénière du Conseil

départemental des jeunes en mai 2009,

un compte-rendu des actions devra être présenté.

Article réalisé en partenariat avec le Club de la presse de Montpellier

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


GENS

D’HERAULT

33

Ils créent, ils cherchent, ils portent les couleurs de l’Hérault, ils sont solidaires,

ils vivent dans des paysages extraordinaires, ils font vivre une culture

et un patrimoine. C’est eux et vous, les gens d’Hérault.

34 PORTFOLIO Des maisons dingues

36 ILS AGISSENT À Servian

38 AVENTURE CITOYENNE Paulette Ayot

40 AVENTURE SINGULIÈRE Régine Detambel

42 AVENTURES COLLECTIVES

Les boutiques paysannes

44 QUESTION DU NET Faut-il ficher les citoyens ?

L’INSOLITE

A Sète, les bénévoles

de la Muse d’O restaurent

un chalutier pour en faire

la base de leur

assos’ artistique

(www.lamusedo.com).


34 GENS D’HÉRAULT

DINGUES, CES MAISONS !

Les passants se

retournent sur elles :

petite revue de maisons

héraultaises pas

comme les autres.

3

1

2

1 AU SOMMET DE MONTFERRIER,

l’artiste touche-à-tout Albert Masri a

paré sa maison de mosaïques, de

vitraux et de bas-reliefs. Les enfants

du village adorent !

2 TOUTE EN BOIS,

cette maison bioclimatique de 250 m² à

Pézenas dispose d’un toit végétal et de

capteurs solaires qui assurent à la fois son

isolation thermique et son chauffage.

3 A MAUGUIO,

Maurice a construit sur sa clôture une

réplique exacte et éclairée du viaduc de

Millau. Prochain défi : le pont du Gard !

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


PORTFOLIO 35

4

5

Montferrier

Montpellier Mauguio

Pézenas

4 LA VILLA DES CENT REGARDS,

à Montpellier est digne du Facteur

Cheval. Michel, actuel propriétaire, y

organise des expos et des ateliers d’art.

Infos : cent.regards@gmail.com

5 VICTOR GRAZZI,

le maçon italien qui l’a construite dans

les années 50, y avait fait une tour d’où il

pouvait voir la mer par temps clair.

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


36 GENS D’HÉRAULT

ILS AGISSENT

À SERVIAN

Première commune viticole de l’Hérault, deux tiers

de sa superficie sont recouverts par la vigne.

Les 4 000 citoyens de la commune bénéficient d’une

vie associative très dynamique.

1

1 L’ASSOCIATION ART ET CULTURE

Il y a 10 ans, les « théâtreux » de l’assos’

ont monté une troupe amateur,

les Bambades. Cette année, ils jouent

Knock de Jules Romains. À voir

le 15 novembre à la salle des fêtes

de Servian.

2

3

2 ANTOINE ET MARIE-LAURE

de l’Association des familles serviannaises.

Elle aide dans la plus grande

discrétion les familles nombreuses

en difficulté.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


PORTFOLIO 37

4

4 LA MJC

de Servian propose des dizaines

d’activités à toute la population. De la

tecktonik au yoga en passant par les

arts plastiques et le soutien scolaire.

Infos : www.servian.net.

Servian

3 L’ÉCOLE DE RUGBY

compte environ cent cinquante élèves

de 5 à 15 ans. La règle de l’école : des

entraînements dans la bonne humeur

et beaucoup de convivialité entre le

staff et les parents. Infos : http://

servian-boujan-rugby.over-blog.com/

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


38 GENS D’HÉRAULT AVENTURE CITOYENNE

Toute une vie à transmettre

PAULETTE AYOT, 88 ANS, ancienne résistante et militante de la cause des femmes,

est une mémoire vivante pour les enfants d’aujourd’hui.

Paulette n’a rien d’une vieille dame. La vigueur, l’acuité,

l’énergie qui se dégagent d’elle sont celles de la jeunesse.

Pourtant la vie de cette Héraultaise n’a pas été

douce. Aînée de sept enfants, elle commence à travailler

à l’âge de onze ans aux Galeries Lafayette à Paris. « J’ai eu

la chance de rencontrer des personnes qui ont compris

que je pouvais faire autre chose que ce que je faisais,

et qui m’ont aidée à évoluer. » La soif d’apprendre, de

comprendre et de transmettre ne l’a jamais quittée. « J’ai

le grand regret de n’avoir pu être institutrice, mais j’ai

transmis mon savoir de tant de façons différentes ! » À

20 ans, c’est tout naturellement que cette femme éprise

de liberté s’est engagée dans l’équipe « faux papiers »

de la Résistance, assurant les liaisons, les transports et

traversant plusieurs fois la ligne de démarcation, son

PAULETTE AYOT

A Saint-André-de-Sangonis

depuis 1970

1939 : Naissance de mon fils au début de la Guerre

1941 : entrée officielle en résistance, j’ai 21 ans.

1945 : fin de la guerre et retour à la vie civile.

1958 : départ de mon fils pour l’armée.

« Avoir

confiance en

soi, agir avec

courage. »

fils d’un an dans les

bras. « Je faisais ce

qu’on me demandait,

sans avoir toujours

conscience

de la gravité de la

situation. J’ai été

plusieurs fois arrêtée. Il y avait des copains qui disparaissaient,

mais on continuait. » Aujourd’hui encore,

elle poursuit son combat et s’adresse inlassablement

aux enfants dans les collèges et les lycées avec un mot

d’ordre : il ne faut jamais subir. « Ne pas avoir peur de ses

idées, avoir confiance en soi, agir avec courage. »

Elle a été élevée au grade de chevalier de l’ordre de la Légion

d’honneur par Nicolas Sarkozy. Mais ce qui l’émeut

plus encore, c’est le regard des enfants sur elle. « Il m’arrive

de parler aux enfants dans un silence total… Il est

même arrivé que les élèves montent sur les chaises pour

m’applaudir ! »

Vous pouvez retrouver la vie de Paulette Ayot dans l’exposition

Les grandes Résistantes contemporaines, conçue par les Archives

départementales et en itinérance dans l’Hérault.

plus d’infos http://archives.herault.fr

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


40 GENS D’HÉRAULT

RÉGINE DETAMBEL : sa formation de kiné, son rapport au corps, influencent son écriture.

Se voir vieillir et sourire

RÉGINE DETAMBEL est kiné de

formation, mais aujourd’hui

romancière. Dans ses ouvrages, elle

rend hommage à la vieillesse et nous

invite à l’envisager sans crainte.

Essais, poèmes, romans, contes… Régine Detambel est

une écrivaine complète qui a toujours porté au corps

une attention particulière. Cette habitante de Juvignac

est également conférencière et animatrice d’ateliers

d’écriture. Elle participe à des émissions de radio sur

France Culture. Son premier métier : kinésithérapeute.

Une approche du corps et de la peau qui influence

largement son écriture. « Le territoire de l’enfance, les

métamorphoses de l’adolescence et les états d’âme du

grand âge par rapport à la dégradation physique, sont

les lieux favoris de mon écriture. »

Sujet tabou

Régine Detambel réinterroge le processus de vieillissement.

Elle propose un regard nouveau, bouscule les

mentalités, présente autrement le corps vieillissant.

« Le grand âge, c’est l’âge du combat », dit-elle. Son goût

pour les arts est aussi la source de son inspiration. Avec

Le Syndrome de Diogène, éloge des vieillesses (Actes

Sud 2008), elle pose les enjeux d’une question de société

devenue brûlante, en puisant ses exemples dans

la littérature, les fictions, les légendes et les films. Cette

année également, elle publie chez Gallimard Noces de

chêne. Un très beau roman qui traite d’un sujet tabou

dans notre société : une histoire d’amour et de sexualité

entre deux octogénaires.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURE SINGULIÈRE 41

« A l’époque où, sur les divans des psys, beaucoup

cherchent un sens à leur histoire, se penchent sur

le bébé qu’ils furent, j’écris pour rétablir l’équilibre.

Je propose au lecteur de se représenter, avec espoir,

l’image du vieillard qu’il sera, qu’il est déjà, quel que

soit son âge, car nous sommes à la fois tous les âges

de la vie. »

Semaine Bleue

C’est assez naturellement que Régine Detambel a

été désignée Marraine nationale de la Semaine Bleue

2008, qui s’est déroulée du 20 au 26 octobre. Cette Semaine

nationale des retraités et personnes âgées est

un moment privilégié de la vie associative pour sensibiliser

et informer le public sur les préoccupations

du grand âge.

plus d’infos www.detambel.com et regine.detambel@orange.fr

« Les écouter avec les yeux »

Richard Bruston

photographie « Les Vieux »

Le photographe héraultais

Richard Bruston prépare

une exposition proposant

une trentaine de portraits

de personnes âgées rencontrées

dans les maisons

de retraite. « Les Vieux »

sera présentée dans le

cadre de la Semaine Bleue

2009. « Chaque image est

le fruit d’une rencontre.

Prendre le temps ensemble

et écouter avec les

yeux ; être dans l’échange

pour que la personne âgée

se raconte : voilà mon objectif,

partagé avec Régine

Detambel qui complète

chaque tableau d’un textetémoignage.

»

Contact : 06 98 14 98 92.

SPECTACLES

Les aînés ne sont pas

interdits de culture

Pourquoi la création ne passerait-elle pas les

portes des maisons de retraite ?

Avec son programme Culture en arc-en-ciel, le

Conseil général offre aux personnes âgées le

plaisir de découvrir des créations artistiques et de

maintenir en éveil leur curiosité et leur mémoire.

Contes, clowns, musique ; spectacles, ateliers et

résidences d’artistes viennent rompre l’isolement

et retissent les liens intergénérationnels.

Infos : 04 67 67 69 01

Le 30 septembre, à

Bessan, les résidents

de la maison de retraite

« Les Jardins des

Tuileries » assistent au

spectacle Feu la mère

de Madame de Georges

Feydeau, par

la compagnie Théâtrepik.

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


42 GENS D’HÉRAULT

TOUJOURS UN PRODUCTEUR PRÉSENT POUR VENDRE LES PRODUITS : Pascale Méjean (à g., oignons doux) et Sylvette Abric (fromages de chèvre).

GANGES - LODÈVE - CLERMONT-L’HÉRAULT

Plus c’est court, plus c’est bon

TROIS BOUTIQUES PAYSANNES ouvertes

en trois ans dans l’Hérault : les « circuits

courts » producteurs-consommateurs

ont le vent en poupe.

« C’est tout bénéfice pour tout le monde : le consommateur

trouve ici des produits de qualité, à prix équivalents

à ceux des grandes surfaces. Et pour les dix-huit agriculteurs

adhérents, c’est un débouché supplémentaire, un

revenu régulier, un partage de la gestion et des coûts. »

Pascale Méjean, productrice de légumes, est la cheville

ouvrière de la boutique paysanne de Ganges, ouverte

cet été (1). Elle a participé à la naissance de celle de

Clermont-l’Hérault en 2005 (Lodève est née en 2007).

Cette ingénieure agronome fait partie d’une génération

d’agriculteurs soucieux de qualité et d’environnement,

qui cherchent à pérenniser leurs petites exploitations

dans un tissu rural fragile et se sentent exploités par les

grossistes et la grande distribution.

En face grandit une demande de consommateurs échaudés

par les crises sanitaires - vache folle, etc. - qui veulent

des produits alimentaires de qualité, et qui sont motivés

par de nouvelles valeurs « durables ».

Zéro ou un intermédiaire maxi

« Ces initiatives sont ancrées dans des projets de société »,

explique Yuna Chiffoleau, chercheur à l’Inra et coordinatri-

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURES COLLECTIVES 43

ce scientifique du Croc (2). « Ce n’est pas la panacée, mais

un système complémentaire à la grande distribution

qui répond à d’autres attentes : transparence, traçabilité,

lien social. » Les « circuits courts » sont multiformes

en Hérault : marchés paysans, vente à la ferme, Amap

(système d’alliance entre un producteur et un groupe

d’acheteurs), etc. Les prix ? « Les mêmes qu’en grandes

surfaces, ou moins cher, affirme Pascale Méjean. Et nous,

nous sommes mieux rémunérés de notre travail. »

La particularité des boutiques, c’est d’être un lieu unique

avec une démarche collective. À tour dele, un producteur

est présent pour vendre et expliquer d’où viennent

légumes, agneaux, miel... Le collectif est un moyen de

partager les risques : « Le loyer, l’équipement, tout est

divisé par dix-huit analyse Guilhem Chaffiol, éleveur de

canards gras à Montoulieu. Autres avantages : les économies

de transport générées par la proximité producteurboutique,

la cohésion sociale et les nouvelles solidarités

liées à la gestion collective et au contact avec le consommateur.

Longue vie au court !

(1) Au Gré des saisons, av. du Mont-Aigoual, Ganges, 04 67 07 96 34. Les Paysans

producteurs, place Marcel-Gontier, Clermont-l’Hérault. A travers Champs, 8 av.

Denfert, Lodève.

(2) Projet soutenu par le Département, la Région et l’Europe, montrant l’intérêt

des circuits courts de commercialisation pour lutter contre la fragilisation

économique et sociale en agriculture.

plus d’infos www.equal-croc.eu et www.mangetic34.fr

RETOUR SUR…

La ronde de nuit du GIHP

Près d’un an après, le bilan est positif ! Inauguré

le 12 décembre 2007 (L’Hérault n°166),

le service « Ronde de nuit » du GIHP* permet

aux personnes handicapées percevant la

prestation de compensation du handicap

(PCH), d’être visitées de nuit par une auxiliaire

de vie, dans Montpellier et ses environs.

Ces interventions sont de courte durée,

souvent utilisées pour un coucher tardif

ou un besoin physiologique. Quoi de neuf

aujourd’hui ? Deux auxiliaires de vie, au lieu

d’une, circulent toutes les nuits ; une permanence

téléphonique permet aux bénéficiaires

d’appeler le soir même pour une urgence ;

le périmètre d’action s’est étendu à Pignan,

Palavas, Vendargues…

Infos : 04 67 20 21 15 / www.gihplr.org

* Groupement pour l’insertion des personnes handicapées

physiques.

DES PRODUITS FRAIS issus d’une agriculture raisonnée ou biologique.

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


44 GENS D’HÉRAULT QUESTION DU NET

FICHIER EDVIGE, TESTS ADN… le fichage est devenue un phénomène incontournable.

Ça vous fait peur ou ça vous rassure ? Donnez votre avis sur www.herault.fr

Pour ou contre le fichage

des citoyens ?

Ils ont déjà dit

Jusqu’où est-on prêt à

sacrifier sa liberté pour

assurer sa sécurité ?

Non, ce n’est pas le sujet

du dernier bac philo mais

le fond du débat qui

vous est proposé sur

www.herault.fr

Le fichage est une caractéristique

de nos sociétés

modernes. Fichiers publics

(les administrations)

ou privés (commerce en

ligne, banque), un citoyen

peut aujourd’hui être

répertorié dans plusieurs

centaines de fichiers.

Et comme l’activité du

fichage est toujours à la

pointe du progrès, elle

s’étend maintenant aux

données biologiques

avec les prélèvements

ADN. Bien entendu, dans

les Etats démocratiques,

il existe une législation

qui encadre le fichage et

des organismes indépendants

pour contrôler son

application (en France,

la CNIL). Ces garde-fous

sont-ils suffisants ? Le

fichage est-il pour vous

une atteinte insupportable

à la liberté individuelle

? Au contraire,

êtes-vous pour son développement

puisque vous

n’avez rien à vous reprocher

? Le débat est déjà

lancé sur www.herault.fr .

Venez exposer vos idées !


Je suis contre,

j’estime qu’il y

a des informations

personnelles qui ne

doivent pas être répertoriées

à des fins de

« marquage ». En plus,

je suis persuadée que

le fichage ne peut pas

résoudre les problèmes

de délinquance.

Muriel, Montpellier


Je suis pour. Je

trouve qu’avec

les jeunes délinquants,

le fichage peut apporter

quelque chose, au

moins une crainte.

Ce n’est pas pour les

marquer à vie et les

mettre en prison, mais

seulement pour

les responsabiliser.

Claire, Paris


Il y a assez de

fichages des citoyens.

Maintenant ça

suffit. Le fichage des

personnes qui commettent

des délits, oui,

mais que l’on fiche la

paix aux autres.

Simone, Agde


Je suis pour, je

n’ai rien à cacher.

Et puis nous sommes

déjà fichés par le biais

de la Sécurité sociale.

Il faut simplement

que les informations

soient judicieuses et

contrôlées.

Raymond, Servian

C’EST À VOUS

Vous voulez participer

au débat ?

Rendez-vous sur www.

herault.fr, rubrique

« Pour ou contre ».

Lisez les commentaires

des internautes et

postez votre avis !

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR

45

LE PRINCE TRAVESTI OU L’ILLUSTRE AVENTURIER de Marivaux en itinérance dans l’Ouest biterrois.

COUP DE CŒUR

DU 14 AU 25 NOVEMBRE

BEZIERS

Marivaudage

à SortieOuest

La plus méconnue, la plus romanesque

et peut-être la plus

contemporaine des pièces de

Marivaux. Le Prince travesti

ou l’Illustre aventurier, mis en

scène par Irène Bonnaud, décrit

les oscillations du cœur de

personnages au verbe incandescent.

Entre vie privée et vie

publique, désirs amoureux et

intrigues politiques, Le Prince

travesti passe du rire aux

larmes, des cabrioles d’Arlequin

à la raison d’Etat. Irène

Bonnaud crée un séduisant

équilibre entre les affres de la

passion et le grotesque de la

farce. En tournée dans l’ouest

du département : à 21 h,

le 14/11 à Puisserguier, le

15/11 à Bédarieux, le 18/11

au théâtre des Franciscains

à Béziers, le 21/11 à Mèze,

le 22/11 à Portiragnes et le

25/11 à Ferrals-les-Corbières

(Aude). A 16 h, le 16/11 à

Olargues et à 19 h le 20/11

au théâtre des Franciscains à

Béziers.

Rens. : 04 67 28 37 32

et www.sortieouest.fr

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


46 SORTIR

CLERMONT-

PRADES-LE-LEZ

L’HÉRAULT

OLARGUES

MONTPELLIER

BÉZIERS

SÈTE

organisés par la Maison des

tiers-mondes à Montpellier,

mais aussi à Clermontl’Hérault

et Saint-Andréde-Sangonis.

Rens. : 04 67 02 13 42.

1 ER ET 2 NOVEMBRE

OLARGUES

Fête du marron

et du vin nouveau

Pendant tout le weekend,

le musée des arts et

traditions populaires ouvre

ses portes. Nombreuses

animations musicales dans

les rues, foire aux produits

du terroir, exposants, vente

et dégustation de marrons

chauds, promenades à dos

d’âne, rando VTT, balades

dans la châtaigneraie, repas

convivial et expositions sont

au rendez-vous. Vide-grenier

prévu le dimanche.

Rés. : 04 67 97 71 26.

21 ET 22 NOVEMBRE

CLERMONT-L’HÉRAULT

Musique dans l’alambic

Le Chauffeur est dans le Pré est plus qu’un

groupe de musique, c’est un alambic en cuivre

qui distille les cultures ! Il offre à l’occasion

de la sortie de son nouvel album Féroce

Machination deux concerts exceptionnels. Six

musiciens compositeurs, six machinistes pour

brasser contrebasse, clarinette, accordéon,

trompette, tuba, saxophone, derbouka, guitare,

caisse claire et sampler, sans oublier le chant !

A 20 h 45 au théâtre. Tarif : de 8 € à 12 €.

Rens. : 04 67 96 31 63.

SAMEDI 15 NOVEMBRE

SÈTE

Récital piano

Elena Rozanova, grande

soliste russe, une des plus

talentueuses pianistes de la

nouvelle génération, interprète

Liszt et Moussorgsky.

A 20 h 30 au théâtre. Tarif :

de 10 € à 14 €.

Rés. : 04 67 74 66 97.

DU 15 AU 30 NOVEMBRE

MONTPELLIER

ET AILLEURS

Quinzaine des

tier-mondes

19 e édition sur le thème

« Solidarité internationale :

luttes et résistances de la

société civile ». Des débats,

conférences, ateliers,

projections, tables rondes

16, 21 ET 28 NOVEMBRE

OLARGUES, BÉZIERS,

PRADES-LE-LEZ

Nourrir tout

le monde

Trois conférences sur l’alimentation:

le 16 à 15 h à

la Maison départementale

de l’environnement avec le

professeur Charles Sultan :

pollution environnementale et

maladies endocriniennes. Le

21 à 18 h à Olargues avec le

professeur Henri Joyeux :

nutrition et prévention des

maladies de civilisation telles

que le diabète, l’obésité, les

cancers et maladies autoimmunes.

Le 28 à 18 h 30 à

l’antenne départementale de

Béziers avec Hélène Pineau,

nutritionniste : Comment

nourrir le monde ? Entrée

libre mais sur réservation.

Rés. : 04 99 62 09 40

et www.herault.fr/environnement/

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR 47

DU 5 AU 8 NOVEMBRE

MONTPELLIER

Création au

théâtre d’O

Bureau national des Allogènes

de Stanislas Cotton,

mis en scène par Hélène de

Bissy et Béla Czuppon, est

un corps à corps poétique,

qui montre l’absurdité de

la condition humaine. Deux

univers aux antipodes qui

se cherchent sans se trouver.

Au théâtre d’O, à 19 h les

mercredi et samedi et à

20 h 30 les jeudi et vendredi.

Tarif : de 8 € à 13 €.

Rens. : 04 67 67 66 66

www.herault.fr

LODÈVE

MONTPELLIER

LIGNAN-SUR-ORB VILLENEUVE-LÈS-

MAGUELONE

BÉZIERS

13 ET 14 NOVEMBRE

MONTPELLIER

Danse et texte

/Déclassé X / par François

Rascalou dans le cadre de la

saison Montpellier Danse. Le

danseur montpelliérain

s’appuie sur les corps et sur

leur place dans l’espace. La

chorégraphie étudie les

courbures du corps dans un

espace scénique confronté au

texte d’Emmanuel Darley.

25 ET 28 NOVEMBRE

VILLENEUVE-LÈS-MAGUELONE

Dimoné et Comelade

À 20 h à La Chapelle Gély.

Tarif de 9 € à 13 €.

Rens. : 0 800 600 740 et

www.montpellierdanse.com

SAMEDI 15 NOVEMBRE

LODÈVE

Le rêve d’un

acteur

Être ou ne pas être par Luca

Franceschi de la Compagnie

dell’improviso. Un comédien

décide de réaliser le rêve

de sa vie : il fait le pari de

rassembler en une seule

Le 25 à 19 h 30, Scotch et Sofa, un duo unique

de chansons qui navigue entre jazz, soul et electro suivi

à 20 h 30 de Dimoné (photo), artiste montpelliérain à

la voix pénétrante qui propose son nouveau spectacle :

Madame Blanche. Le 28 à 20 h 30, Pascal Comelade,

auteur compositeur et interprète à la musique éclectique

et inventive. Au théâtre, centre culturel Bérenger

de Frédol. Tarif : de 14 € à 22 € chaque concert.

Rens. : 04 67 69 58 00

écriture une quinzaine de

monologues des grands

héros de l’œuvre shakespearienne.

Il cherche un personnage

qui puisse être à la

hauteur mais le choix n’est

pas des plus évidents…Tout

public à partir de 12 ans. A

21 h à la Mégisserie. Tarif :

de 5 € à 7 € .

Rens. : 04 67 74 66 97

SAMEDI 15 NOVEMBRE

LIGNAN-SUR-ORB

Concert pop-rock

Dans le cadre de l’opération

34 Tours, organisée par

l’ADDM pour aider les

groupes de musiques

actuelles héraultais, Cobson

et Mephisto se produiront à

20 h 30 à l’Espace culturel

François-Mitterrand en

première partie du concert

de musique punk rock

Burning Heads. Tarif : 5 €

et 7 €. Rés. en vente sur les

réseaux habituels de

billeterie (Fnac, Virgin,

Tickenet, Billetel)

Rens. : 04 67 45 71 10

et www.addm34.fr

N°174 – NOVEMBRE 2008

www.herault.fr


48 SORTIR gratuit ou presque jeune public

LES BONS PLANS

VIOLS-EN-LAVAL

PRADES-LE-LEZ

LUNEL

MONTPELLIER

PÉZENAS

SÈTE

AGDE

DIMANCHE 23 NOV.

DU 17 AU 23 NOV.

VIOLS-EN-LAVAL

Balade musicale

Dans le cadre des Promenades

inédites, l’association

Passe-Muraille vous invite à

parcourir la garrigue et son

histoire en musique. Promenade

rythmée par Morgane

Tréheux et Sébastien Belin

de la compagnie Atirdel.

De 10 h à 13 h30. Repas

tiré du sac. Balade gratuite.

Rdv dans la cour du mas au

domaine de Roussières.

Rens. : 04 67 06 96 04.

DIMANCHE 16 NOV.

SÈTE

Journée de la mer

Quatrième édition de la

Journée de la mer, organisée

par l’association Les Amis

des marins de Sète. Elle

propose de découvrir les

métiers de la mer, mais aussi

des conférences, des dégustations,

un concours photos

et même une dictée de la

mer ! A la Gare maritime

du Maroc, de 10 h à 18 h.

Rens. : 06 18 47 00 02

VENDREDI 7 NOV.

AGDE

Guitare jazz

la bibliothèque musicale

accueille le guitariste de

renommée internationale

Sylvain Luc dans le cadre

des rencontres autour

des musiques du monde.

Sylvain Luc a donné ses

notes aux plus grands :

Jacques Higelin, William

Sheller, Françoise Hardy,

Dee Dee Bridgewater,

Al Jarreau,

Didier Lockwood ou

Richard Galliano.

A la Maison des Savoirs, à

18 h 30. Tarif de 4 € à 8 €.

Rens. : 04 67 94 67 03

MARDI 4 NOVEMBRE

PRADES-LE-LEZ

Pour les petits

L’0gresse, avec Violaine

Brebion de l’association

Les Atomes Crochus.

Un joli conte à partir de

7 ans. A 15 h à la Maison

départementale de l’environnement.

Gratuit mais

sur inscription.

Rens. : 04 99 62 09 40

JEUDI 6 NOVEMBRE

MONTPELLIER

Sciences et café

Le CNRS vous invite tous

les premiers jeudis

du mois à des projections

de films scientifiques

PÉZENAS

Lisez jeunesse !

5 e Festival de littérature

jeunesse » La Maman des

poissons » en pays de Pézenas

et dans les villages

environnants, rencontres

d’auteurs, conférences,

ateliers, expos, spectacles

sur le thème : « De chez toi

à chez moi ».

Rés. : 04 99 91 48 70

grand public. De 13 h à

14 h dans l’amphithéâtre

du CNRS, route

de Mende. Le café est

offert avant le film !

Rens. : 04 67 61 34 47

VENDREDI 28 NOVEMBRE

LUNEL

En piste !

Coma idyllique, un savant

mélange de cirque, de danse,

de musique, et de jeu théâtral.

À partir de

7 ans. A 20 h 45 à

la salle Georges-Brassens.

Rés. : 04 67 22 03 78

LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L’HÉRAULT – 1000 RUE D’ALCO – 34087 MONTPELLIER CEDEX 04

More magazines by this user
Similar magazines