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LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT

n°173

OCTOBRE 2008

www.herault.fr

6 /

L’INVITÉ :

ALBERT

JACQUARD

24 /

UN BOULEVARD

URBAIN

AU NORD DE

MONTPELLIER

38 /

LES ENFANTS

DU RAP

Notre

histoire

http://archives.herault.fr


LES ARCHIVES DÉPARTEMENTALES

EN LIGNE • 20

PRÉVENTION DES VIOLENCES

CONJUGALES •12

SUZANNE VEGA AUX INTERNATIONALES DE LA GUITARE • 45

VITICULTURE : LE CHOIX D’IRRIGUER • 26

LE CIRQUE BALTHAZAR • 42

1000, rue d’Alco 34087 Montpellier. Tél. : 04 67 67 63 68. Fax : 04 67 67 72 71.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Pierre Maurel. DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION :

Florence Combes-Boulard. RÉDACTEUR EN CHEF : Vincent Girard. RÉDACTION : Claire Vincent, Jean-David

Bol, Valérie Pérez, Marilyn Beaufour et Agence JAM. COUVERTURE : Famille héraultaise vers 1900

(crédit : archives départementales) PHOTO : Cathy Agrinier (5, 11, 13, 14, 23, 25, 36, 37, 39) ; Olivier Mas

(9, 18, 19, 23, 24, 25, 27, 28, 29, 30, 33,43) ; Christophe Cambon (2, 14, 15, 17, 21, 22, 23, 26, 30, 40,

41) ; Archives départementales (1, 2, 20) ; Fish’Eye (4, 10, 11, 34, 35) ; John Foley / Opale (7) ; Nicolas

Bretelle, Maxime Rousseau (15) ; Isabelle Smiraglia (32) ; ADAGP Paris 2008 (46) ; Sophie Delaveaux

(47) ; Patrice Piacenza (48) ; DR (2, 42, 43, 45, 46, 48). PHOTOTHÈQUE : Danièle Iacoponelli INFOGRA-

PHIES : Aline Lugand DESSIN : Aurel (16, 44) ; Angela Ehrhard (12) ;. CRÉATION : Lowe Stratéus. MISE EN

PAGE ET PHOTOGRAVURE : Atelier Six. IMPRIMERIE : Imaye Graphic. Imprimé sur du papier 100% recyclé.

DISTRIBUTION : La Poste - Médiapost. CONTRÔLE DE DIFFUSION : Feedback. ISSN : 1155-1259.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SOMMAIRE 03

4 ENTRETIEN

6 L’INVITÉ Albert Jacquard

8 DES CHIFFRES ET DES MOTS

9 L’HÉRAULT

EN MOUVEMENT

10 AGIR POUR DEMAIN La spiruline, algue d’avenir

12 ACTIONS Prévenir les violences conjugales

14 EN BREF

16 LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Pourquoi l’homme marche sur deux pattes ?

17 ÉLUS SUR

LE TERRAIN

18 UN ÉLU/UN CANTON Jean-Michel Du Plaa / Béziers IV

20 L’ACTION EN IMAGES Des archives, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES Jacques Rigaud

24 C’EST VOTÉ Grands travaux sur la RD 65

27 CARTE EN MAIN La vallée de l’Hérault

28 FACE-À-FACE Les entreprises : quel rôle dans l’insertion ?

30 CELA FAIT DÉBAT Sécurité routière : comment agir pour

que la route fasse moins de victimes ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

33 GENS D’HÉRAULT

34 PORTFOLIO Le tambourin, c’est du sport !

36 ILS AGISSENT à Lunel

38 AVENTURE CITOYENNE Benaouda Sadi

40 AVENTURE SINGULIÈRE Pauline Joucla

42 AVENTURES COLLECTIVES Le cirque Balthazar

44 QUESTION DU NET Avec le plaisir de vivre, on est moins

dangereux au volant.

45 SORTIR

48 LES BONS PLANS

LE MOIS

PROCHAIN

DANS VOTRE

MAGAZINE

Le songe d’Attali :

casser les Départements.

Faugérois, les

caves se regroupent.

Panneaux solaires

pour les huîtres de

Thau. Réseau hautdébit

: Num’Hér@ult

tisse sa toile. Une journée

dans une manade

VOTRE

CANTON

DANS CE NUMÉRO

Montpellier tous cantons

confondus pages 8, 13, 14, 20,

23, 24, 25, 26, 28, 38, 42, 44,

45, 46 et 47, Mauguio page 8,

Lunel pages 10, 25, 36, 46 et

48, Clermont-l’Hérault pages

12, 13 et 44, Béziers pages

12, 18 et 20, Lodève pages

13 et 46, Le Caylar pages 13

et 29, Aniane pages 13 et 27,

Capestang page 15, Sète

pages 15 et 47, Agde pages

15, 17 et 48, Pignan pages 15

et 34, Saint-Chinian page 20,

Ganges page 22, Montagnac

page 23, Servian page 26,

Gignac pages 13, 27 et 35,

Bédarieux page 40, Lattes

page 44, Frontignan page 47,

Olonzac page 46, Olargues

page 48, Claret page 48, Les

Matelles page 1, Murviel-

Lès-Béziers page 48, Pézenas

page 48.

N°173 – OCTOBRE 2008

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04 ENTRETIEN

POUR ANDRÉ VEZINHET, « l’urgence est de doter notre pays de Régions à la dimension de l’Europe. »

« Pourquoi briser

ce qui marche ? »

Le rapport Attali, puis une déclaration

du ministre Xavier Bertrand appellent

à la suppression des Départements

à brève échéance. Cette institution,

créée en 1790, est-elle vraiment

menacée ? L’avis d’André Vezinhet.

Croyez-vous à la suppression prochaine des Départements

?

Franchement non. Les Départements existent depuis

deux siècles et à mon avis, dans deux siècles, ils seront

encore là !

Auriez-vous le même avis si vous n’étiez pas président

de Département ?

Je suis au cœur de la machine, donc je sais mieux que

d’autres de quoi elle est capable : réactivité, proximité,

innovation. Quand on taxe cette institution

d’ « archaïque », cela me fait bondir : c’est au contraire

un laboratoire des politiques publiques. Le RMI, le

fonds d’aide aux jeunes, l’allocation personnalisée

d’autonomie pour les personnes âgées dépendantes...

Tous ces dispositifs prennent leur origine dans une

expérimentation départementale. Et le Conseil général,

c’est aussi l’institution qui a mis les principes du

développement durable en application bien avant la

tenue du « Grenelle de l’environnement ».

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


05

En même temps, on a parfois l’impression que les

actions des différents niveaux de collectivités se

chevauchent. Je pense par exemple au développement

économique. Tout le monde s’en occupe !

Oui, il faut certainement que la Loi marque plus

clairement les compétences des uns et des autres.

Pour reprendre votre exemple, on pourrait confier la

macroéconomie à la Région et l’action économique de

proximité aux Départements.

Pas aux intercommunalités ?

Non, parce qu’on irait vers de grandes inégalités

territoriales entre les agglos puissantes et les petites

communautés de communes. Il vaut mieux dans ce

domaine que Région et Départements jouent leur rôle

d’aménageur pour garantir l’équité territoriale.

Donc il ne faut rien changer ?

Si. Il faut revisiter. En France, nous avons des Régions

qui sont constituées de deux Départements, c’est

ridicule. Pour moi, l’urgence serait de doter notre pays

de Régions à la dimension de l’Europe, à l’image des

Länder allemands ou des grandes unités territoriales

espagnoles, comme la Catalogne.

J’aimerais avoir comme partenaire une région Grand

Sud qui regrouperait le Languedoc-Roussillon, Midi-

Pyrénées et l’Aquitaine et unifierait les potentialités

des grandes agglomérations bordelaise, toulousaine

et montpelliéraine. C’est seulement à cette échelle

que nous pourrions être des interlocuteurs crédibles

pour l’Europe. A l’heure ou celle-ci s’agrandit à l’Est,

notre voix est dramatiquement inaudible.

Vous ne pensez pas qu’il faut supprimer un échelon,

que ce soit le Département ou un autre ?

Mais pourquoi ? J’entends dire : « Il y a 36 000 communes,

c’est beaucoup trop ». Et si c’était au contraire

une fantastique richesse de la démocratie française ?

Il y a 343 maires dans l’Hérault et des milliers de

conseillers municipaux, élus au suffrage universel.

Grâce à eux, je peux connaître les aspirations de la

population dans la moindre partie du territoire héraultais.

Quelle serait selon vous la réaction des citoyens à

la suppression des Départements ?

Regardez déjà les vives réactions à la disparition des

numéros de départements sur les plaques d’immatriculation

! Nous sommes un certain nombre à penser

que rayer les Départements de la carte de France, c’est

s’attaquer à notre culture, à notre identité. Ce n’est pas

une question de folklore ou de traditions. Simplement,

on a besoin de ses racines pour se construire. Pourquoi

arracher à la conscience individuelle le sentiment d’appartenance

à un territoire ? Moi je suis heureux d’être

Héraultais et je suis heureux d’avoir grandi dans l’Aveyron.

Ces deux départements sont pour beaucoup dans

ce que je suis. Je n’ai pas envie qu’on tire un trait làdessus.

Mais surtout, au-dede l’affectif, je pense aux

citoyens, à notre pays qui a beaucoup de problèmes à

résoudre. Et je demande : Peut-on vraiment se payer le

luxe de supprimer quelque chose qui marche bien ?

LE MOIS DERNIER

Le 9 septembre

Au Sénat, André Vezinhet reçoit le Grand prix

CB News de la Communication territoriale

2008 pour le Magazine de l’Hérault, dans la

catégorie Meilleur produit d’édition.

N°173 – OCTOBRE 2008

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06 L’INVITÉ

ALBERT JACQUARD

“L’humanité peut

être merveilleuse ”

ON LE CONNAÎT POUR SON COMBAT POUR UNE SOCIÉTÉ PLUS JUSTE ET PLUS LIBRE.

Albert Jacquard est à Montpellier le 1 er octobre pour une conférence sur

le thème « Le compte à rebours est-il commencé ? ».

Il est l’exemple type de l’humaniste

moderne : scientifique de

haute volée qui a su mettre à la

portée de tous les grands débats

éthiques actuels. Albert Jacquard,

polytechnicien, économiste, philosophe

et généticien, soulève les

problèmes de la société moderne,

tels que le gaspillage, la pollution,

le partage des ressources. Il dénonce

« l’économie triomphante »

et les méfaits du capitalisme,

participe à tous les combats qu’il

estime justes, comme le droit

au logement, la lutte contre le

racisme, et consacre l’essentiel

de son énergie à faire évoluer

les mentalités. Il a écrit plus de

trente ouvrages liés à l’avenir de

l’humanité.

Dans cette conférence qui anticipe

votre prochain ouvrage,

de quel « compte à rebours »

s’agit-il ?

— C’est une réalité devenue le plus

grand des dangers qui menace non

la planète, mais l’humanité sur

notre planète : celui d’une guerre

nucléaire. Tout a été préparé pour

que l’humanité disparaisse, en laissant

des « états voyous » se munir

de l’arme nucléaire. L’avenir de

l’humanité tient à un fil, et c’est

cela que je veux faire entendre : la

préparation d’un véritable suicide

collectif, voilà le drame premier

qui nous guette.

Que proposez-vous, dans une

telle perspective ?

— Le plus urgent est d’éliminer

les armes nucléaires. Je fais une

proposition politique : dénucléariser

nos Etats au niveau de l’armement.

Et je m’adresse à nos gouvernants

pour que la France, mon

pays que j’aime, soit la première à

montrer l’exemple. Qu’avons-nous

à y perdre ? Ce ne sont pas nos voisins

européens qui présenteraient

un danger pour la France ! Par ce

beau geste, un geste magnifique,

on gagnerait en dignité, et on

montrerait aux autres qu’on peut

préparer une autre humanité qui

vaut la peine.

Cette nouvelle humanité que

vous appelez de vos vœux, elle

rejoint votre leitmotiv : prôner

l’éducation comme moteur essentiel

du changement ?

— Oui, essayons de voir comment

faire dans la paix pour construire

une humanité où chacun ait sa

place. Ce ne serait pas mal du

tout ! Et ce n’est que par l’éducation

qu’on peut apprendre aux

enfants que l’humanité peut être

merveilleuse. C’est là tout lele

de l’école. Si c’est uniquement

préparer à la vie active, ça ne vaut

pas le coup ! Si c’est pour devenir

quelqu’un d’extraordinaire, et

donner le pouvoir à chacun d’être

unique, alors là oui, c’est formidable.

Cette éducation ne s’adresse

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


« Le rôle de

l’école ? Si c’est

uniquement préparer

à la vie active, cela ne

vaut pas le coup ! »

Albert Jacquard

pas qu’aux enfants, je l’appelle

« l’éducation permanente »

qui va jusqu’à 90 ans

et où j’apprends moi aussi

encore aujourd’hui !

Vous, auteur de L’Eloge de la différence,

qui refusez toute forme

d’intégrisme, de ségrégation,

quel est votre mot de la fin ?

— Il faut dire aux gens : « Réveillez

vous ! » Et puis apprendre à regarder

tout homme et soi-même

comme une merveille !

ACTUALITÉ

Albert Jacquard en conférence

à Montpellier le 1 er octobre.

L’ACADÉMIE DE MONTPELLIER ORGANISE le

2 e « Rendez-vous de l’Education et de

la formation tout au long de la vie ».

La librairie Sauramps, partenaire

de cet événement, invite Albert

Jacquard pour une conférence.

Albert Jacquard tente de

communiquer l’urgente nécessité

de modifier nos valeurs et nos

comportements par rapport à la vie

sur Terre. Ce qui devrait notamment

être souligné lors de ce rendez-vous,

est que l’Education et la formation

sont essentielles dans ce qui

constitue « l’avenir de l’humanité »

et que cette construction ne s’arrête

pas avec la fin de la jeunesse, mais se

poursuit tout au long de la vie.

Conférence à 18 h 30 à la Salle

des Rencontres, Hôtel de ville de

Montpellier, 1 place Francis-Ponge.

Entrée libre. Pour en savoir plus sur

les rencontres avec les auteurs :

www.sauramps.com

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08 DES CHIFFRES ET DES MOTS

106

LOGEMENTS SERONT CONSTRUITS

par Hérault Habitat sur

des terrains achetés par le

Département à Agde, Jacou,

St-Gély-du-Fesc

et Cazedarnes.

BIEN !

VOUS ALLEZ PEUT-ÊTRE TROUVER

VOTRE PROCHAIN EMPLOI grâce

au Markethon 2008. Il a lieu le

jeudi 16 octobre dans huit villes

de l’Hérault. L’an dernier, 850

participants avaient visité plus

de 7 000 entreprises partenaires.

275 personnes avaient alors

décroché un emploi.

Infos :

http://comider.mail.free.fr

PAS BIEN !

116 DÉPARTS DE FEU à déplorer

cet été dans l’Hérault. Au

total, ce sont 87 hectares

de végétation qui sont

ainsi partis en fumée. La

faute, une fois encore, aux

comportements imprudents

voire criminels. Des chiffres

toutefois moins élevés qu’en

2007, grâce notamment à une

météo moins chaude.

32

LIEUX D’ACCÈS MULTIMÉDIA (LAM)

dans l’Hérault pour un

accès égal à internet :

apprentissage des nouvelles

technologies, recherche

d’emploi, e-mail,

etc.

BALADES

VISITES DES DOMAINES, DÉGUSTATIONS, REPAS VIGNERONS : c’est le

dernier mois pour profiter des Rencontres vigneronnes et

découvrir les vignobles héraultais.

Programme complet au 04 67 38 11 10.

CULTURE TUBE

VONT-ILS CONQUÉRIR L’EUROPE AVEC LEURS TUBES ? Le 20 octobre,

les élèves ingénieurs de Montpellier SupAgro présentent leur

invention au concours Trophélia Europe, les trophées étudiants

de l’innovation alimentaire. Créa’Miam, c’est son nom, est destiné

aux enfants pour stimuler leur appétit par le jeu. Il s’agit d’un

assortiment de quatre légumes et de quatre sauces, sans colorants ni

conservateurs. Le tout dans des tubes aux couleurs vives pour tenter

toutes les combinaisons possibles. Cette invention a déjà permis aux

étudiants de remporter le concours Trophélia France le 27 juin dernier

à Avignon.

320 m

DE PLUS. Carnon étend son

réseau cyclable avec l’aide

du Département. Le schéma

départemental cyclable

2012 avance !

L’Hérault

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L’HÉRAULT EN

MOUVEMENT

09

Des actions concrètes, des sujets d’actualité, des éclairages différents

sur un problème à résoudre , des chantiers en cours, des acteurs de terrain,

des questions que vous vous posez.

10 AGIR POUR DEMAIN La spiruline, algue

d’avenir

12 ACTIONS Prévenir les violences conjugales

14 EN BREF

16 LES CLEFS Pourquoi l’homme marche sur

deux pattes ?

ZOOM

Santé, sécurité,

convivialité :

Carapattes s’étend !

Un réseau de ramassage scolaire

à pied déjà adopté par

51 communes de l’Hérault.

http://carapattes.org


10 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

LA SPIRULINE suscite un intérêt croissant sur le marché des compléments alimentaires.

Un avenir en vert

A Lunel, Algosud s’est spécialisée dans

la culture de spiruline : une microalgue

aux grandes vertus nutritives

que consommaient déjà les Aztèques.

Visite guidée.

Sous les serres du Mas de Collet à Lunel, pas de fleurs ni

de légumes, mais des bassins remplis d’un liquide verdâtre.

Voilà huit ans qu’Algosud produit ici la spiruline

: une micro-algue dont la valeur nutritionnelle suscite

un intérêt croissant sur le marché des compléments

alimentaires. Après un an d’expérimentations, l’exploitation

a vu le jour dans cette région « au climat adapté ».

« La France comptait alors un seul producteur », explique

Gilbert Gay, dirigeant d’Algosud.

Sous la conduite de Rémi Bosc, responsable d’exploitation,

et d’un assistant, le processus est désormais

rodé : une fois ensemencés, les bassins, alimentés par

une eau de source souterraine, sont enrichis en sels et

minéraux naturels pour recréer le milieu alcalin dont

la spiruline raffole.

Reproduction vertigineuse

Des pompes reproduisant les courants assurent

une agitation permanente, et la température est

maintenue à 37°C, entre soleil et chauffage. Et voilà

la spiruline qui se multiplie à une vitesse vertigineuse.

En deux jours, la récolte peut commencer.

Récupérée à l’aide de pompes, l’eau de culture est

d’abord filtrée à travers de fins tamis. La pâte obtenue

est essorée dans un tissu puis transformée

en filaments au moyen d’une presse manuelle.

L’Hérault

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AGIR POUR DEMAIN 11

« Le potentiel reste considérable »

Jean-Paul Jourdan, l’un des spécialistes français de la spiruline.

Qu’est-ce que la spiruline ?

sa richesse en nutriments

leptique que la spiruline

tiel semble considérable,

C’est précisément une

soit (re)découverte.

industrielle importée de

avec cinq projets d’ins-

cyanobactérie en spirale

Quelle place la production

Chine ou d’Inde. En 15 ans,

tallation et une hausse

de 0,3 mm. Elle est capa-

française occupe-t-elle ?

la France est passée

de la demande de 10 %

ble de photosynthèse et

Elle est assurée par une

de 10 à 30 tonnes consom-

par an, la création d’une

prospère dans les lacs

trentaine de producteurs

mées par an.

formation professionnelle

salés et alcalins des ré-

implantés surtout en

Quelles sont les perspec-

au CFPPA d’Hyères et les

gions chaudes. Elle était

Languedoc-Roussillon et

tives ?

recherches en cours sur les

déjà consommée par les

Paca. Cette culture reste

Des freins subsistent à cau-

vertus thérapeutiques de

Aztèques et les Kanem-

artisanale mais réputée de

se du prix de vente éle

la spiruline.

bous du Tchad avant que

meilleure qualité organo-

en Europe. Mais le poten-

Etape finale : séchage rapide à basse température

- « pour ne pas altérer les composants » - sur des

clayettes placées dans une chambre noire chauffée,

déshumidifiée et ventilée.

Comprimés, paillettes, gélules

Après analyse bactériologique et toxicologique, le

produit, concassé, sera conditionné sous formes de

comprimés, paillettes, gélules ou pâtes bio, vendus

sur Internet et en magasins spécialisés. Algosud est

aujourd’hui la plus importante unité de production

en France, avec une tonne de matière sèche par an.

« La culture de ce qui reste un être vivant réclame de la

technicité et un contrôle permanent des paramètres

pour assurer la qualité du produit », souligne Gilbert Gay.

Le dirigeant d’Algosud espère « doubler ou tripler la production

d’ici à deux ans, tout en économisant l’énergie

grâce à la construction d’une centrale solaire ». Et rêve

de « cultiver d’autres algues sur la base de nouvelles recherches

».

FOCUS

Espoir sans faim

Nutritive et facile à cultiver : la spiruline apparaît,

pour beaucoup d’ONG, comme une solution

au problème de la faim. L’association « Les

Enfants du soleil », qui s’occupe des enfants

des rues à Madagascar, s’est appuyée sur

l’expertise d’Algosud pour créer l’an dernier un

bassin de production à Antsirabe, qui a permis

d’alimenter 144 enfants.

plus d’infos www.algosud.com - Tél : 04 67 40 74 00

PLUS D’INFOS http://les-enfants-du-soleil-madagascar.org

Visites de groupes possibles sur demande.

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12 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

LES VIOLENCES CONJUGALES touchent absolument tous les milieux sociaux.

Quand la violence

frappe toute la famille

FEMMES BATTUES, HOMMES VIOLENTS,

ENFANTS TÉMOINS DE CES FAITS … Pour

briser le cercle infernal, des réseaux

départementaux accueillent et prennent

en charge victimes… et auteurs.

Un homme, une femme, un amour. Et pour certaines -

dans tous les milieux sociaux - les coups, la peur, la honte

et le silence. « Brisez ce silence, parler peut libérer et apporter

des solutions. » Florence Conraux et Sophie Flusin

sont travailleurs sociaux à l’agence départementale de

la solidarité de Clermont-l’Hérault. Elles font partie d’un

des trois réseaux de proximité tissés dans le département

pour s’attaquer au problème des violences conjugales.

Initiés en février 2007, ces réseaux font de l’Hérault un département-pilote.

Deux assistantes sociales du Conseil général

sont en poste dans les commissariats. Une troisième

va être recrutée en « zone gendarmerie ». Leur travail s’articule

avec celui des policiers ou des gendarmes.

Elles reçoivent victimes et auteurs. Estelle Karchen, au

commissariat de Béziers : « Nous accompagnons les victimes

dans la décision de porter plainte, en assurant leur

protection quand elles craignent des représailles. Nous

travaillons autour de la peur, la honte, la culpabilité, qui

les empêchent d’agir. » Lorsqu’il y a dépôt de plainte, les

travailleurs sociaux sont en contact étroit avec les partenaires

judiciaires.

L’Hérault

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ACTIONS 13

Deux idées-force dirigent ce travail de réseau :

- fédérer les compétences, sociales, médicales, policières,

juridiques, judiciaires, éducatives pour une prise en

charge et un suivi efficaces.

- mettre en sécurité prioritairement les victimes, femmes

et enfants. Mais écouter aussi les « auteurs » et les

orienter vers des structures adaptées. Florence Simon,

assistante sociale à l’Hôtel de police de Montpellier depuis

2003 : « Ces hommes violents sont responsables de

ce qu’ils font. Mais souvent, ils ont été des enfants victimes.

Je me bats pour stopper cette reproduction d’une

génération à l’autre. Les enfants, témoins de la violence

au quotidien, en font ensuite dans leur vie d’adulte un

mode de résolution des conflits. »

Il ne faut pas oublier lele primordial des associations

(parfois têtes de réseau comme Via Voltaire), qui assurent

l’accueil et le suivi des victimes ou des auteurs :

CIDFF, Via Voltaire, Ecole des parents et des éducateurs,

MFPF (mouvement français pour le planning familial),

Adiav (aide aux victimes), et d’autres… Grâce à eux, le

cercle infernal commence à se fissurer.

« La violence ne se résout

pas en s’occupant seulement

de la victime »

Patricia Carrette, directrice de l’association Via Voltaire,

coordonne le réseau de prise en charge des auteurs de

violences conjugales à Montpellier.

Pourquoi faut-il aussi

écouter les hommes

violents ?

« Il faut traiter la violence

conjugale dans sa globalité,

en appréhendant la

relation homme-femmeenfants.

Via Voltaire,

soutenue par le Conseil

général, œuvre pour

les plus démunis, or la

violence conjugale freine

le processus d’insertion ;

d’où l’importance de traiter

psychologiquement

les auteurs.

Avec quels résultats ?

Les résultats sont très

encourageants, grâce au

partenariat, au travail des

réseaux et à l’implication

forte des agences départementales

de la solidarité

dans l’Hérault. »

Via Voltaire, consultations

1 rue Voltaire à Montpellier

(et à la polyclinique de Lodève).

Tél. 04 67 60 84 80.

VIOLENCES CONJUGALES : DES CONTACTS UTILES

Un numéro d’urgence

national, le 39-19.

Accueil dans les

commissariats : à

Montpellier (commissariat

central),

Florence Simon,

04 99 13 51 33

ou 06 74 94 49 73.

A Béziers,

Estelle Karchen,

04 67 49 54 30

ou 06 68 77 71 68.

Agence départementale

de la solidarité Cœur

d’Hérault à Clermontl’Hérault

:

04 67 88 47 30 (cantons

de Lodève, Le Caylar,

Gignac, Clermont-l’Hérault

et Aniane).

Les 19 agences de

la solidarité départementale

peuvent vous

orienter : pour connaître

la plus proche

www.herault.fr

ou 04 67 67 66 58.

Des associations :

CIDFF (centre d’information

sur les droits des

femmes et des familles) :

04 67 72 00 24.

Via Voltaire :

04 67 60 84 80

(voir interview)

Adiav (aide aux victimes) :

04 67 60 61 78.

3 En France,

tous les 3 jours, une

femme meurt sous les

coups de son mari ou

de son compagnon.

1 ère

La violence

conjugale est la 1 ère

cause de mortalité

chez les femmes

de 16 à 44 ans.

N°173 – OCTOBRE 2008

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14 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

ENVIRONNEMENT

PETIT POUCET

Polypieds fossiles du massif de

la Séranne, ruffes rouges du Salagou…

Le Bureau de recherche

géologique et minière, en partenariat

avec le Département, a édité

10 fiches randonnées, à la découverte

de la géologie de l’Hérault.

Disponibles au 04 99 58 81 10 ou

par email : reseauvert@cg34.fr.

TOURISME

HEUREUX QUI, SUR SA PÉNICHE,

A FAIT UN BEAU VOYAGE

SOLIDARITÉ

ELECTRA

Aux Près-d’Arènes à Montpellier,

Hérault Habitat a construit 160

logements sociaux et 900 m² de

locaux commerciaux. Originalité :

les toits terrasses de 110 m² sont

équipés de panneaux photovoltaïques,

prévus pour la revente d’électricité,

afin d’équilibrer le coût

de construction de 16 M €, dont

775 060 € du Département.

Le mal du pays… Après avoir vécu

15 ans en Afrique du Sud, où il

travaillait comme tour opérateur,

Olivier Baudry a eu envie de revenir

en France, au soleil. Passionné

de navigation fluviale, il avait

déjà tenu deux bateaux

logements à Paris.

En avril 2008, il récidive. Cette fois,

à Poilhes, sur le canal du Midi, il devient

l’heureux propriétaire d’une

péniche de 30 mètres : l’Alégria.

« J’adore l’idée de pouvoir se déplacer

avec sa maison » confie-t-il.

Depuis cet été, Olivier propose une

formule chambre d’hôte (120 € la

nuit) et une formule « croisière Béziers-Carcassonne

» d’une semaine :

« Les clients sont pris en charge

de A à Z : pension complète avec

des repas cuisinés par le chef Peter

Shaw, des excursions avec sa femme

Sally, guide anglaise, qui leur

fait visiter Carcassonne, Narbonne,

Minerve… Moi, je les emmène au

marché de Capestang. »

Olivier vise surtout une clientèle

étrangère. Pour communiquer sur

son affaire : « Je suis en contact aux

Etats-Unis avec des agences spécialisées

dans le tourisme fluvial,

et je suis adhérent de la Maison

de la France ». On peut vivre sur

l’eau et garder les pieds sur terre.

plus d’infos http://hotelbargealegria.com

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


A L’AFFICHE

Rebondir

dans sa vie

Trouver ou retrouver

un travail, prendre un

nouveau départ, c’est

l’attente de nombreux

Héraultais. Les affiches

actuellement visibles

rappellent que 10 000

nouveaux emplois sont

créés chaque année

dans l’Hérault. Le Conseil

général, à travers sa politique

d’insertion, et les

entreprises travaillent

ensemble pour que l’expression

« un nouveau

départ » ne soit pas un

vain mot, mais un vrai

changement pour des

milliers d’hommes et de

femmes dans l’Hérault.

n

www.herault.fr

ALZHEIMER

PARLEZ-EN

A Sète et dans sa région, le Clic

Géronthau ouvre des groupes de

parole pour les familles et proches

de malades : dix séances gratuites

(une par mois), avec une assistante

sociale et une psychologue de

France Alzheimer. Infos et inscriptions

jusqu’au 30 octobre :

04 67 51 66 60. Places limitées.

ET AUSSI…

Handicap et

automobile

Comment aménager

sa voiture

quand on est handicapé

? Quelles

aides financières ?

A qui s’adresser ?

Où apprendre

à conduire ?

Autant de questions

auquel

répond

le guide Handicap

et automobile

2008.

Rens. : Association

Point Carré

Handicap.

Tél. : 01 47 01 09

60 - 11 rue Liard,

92380 Garches -

7 € (port inclus).

Le 9 e Salon

nautique

du Cap d’Agde

se tient au port

du 30 octobre au

3 novembre.

Soutien du

Département :

10 000 €

Entrée libre.

Infos :

04 67 21 54 73

www.capsalon.

com

EN BREF 15

CAP JEUNES

IDÉES AIDÉES

Les projets individuels des jeunes

Héraultais peuvent prétendre

à une bourse du Département :

jusqu’à 1 000 € maximum si vous

êtes majeur, 500 € si vous êtes

mineur. Quant aux projets

collectifs, ils peuvent obtenir

une subvention de 2 500 €.

Infos : 04 67 67 72 44.

Le livre

Décider

de vivre

est sorti. Il retrace

la genèse du

centre Elisabeth-

Bouissonnade, à

Montpellier, l’un

des premiers en

France à accueillir

ensemble des

femmes et leurs

enfants, victimes

de violence familiale.

Ed. Champ

social, 15 euros.

900 habitants

de plus

à Pignan suite

à la création de

la nouvelle Zac

La Bornière. La

commune a donc

décidé de créer

un nouveau

groupe scolaire

de huit classes,

pour répondre

aux besoins de

cette population.

Trois classes de

CM2 y ont déjà

fait leur rentrée

en septembre. Les

maternelles et les

autres niveaux de

primaire les rejoindront

à la rentrée

2009. Soutien

du Département :

181 556 €.

www.herault.fr


16 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT LES CLEFS POUR COMPRENDRE

L’homo erectus était-il plus malin… ou plus feignant que les autres animaux ?

Les scientifiques du monde entier font des pieds et des mains pour expliquer

l’origine de la bipédie humaine.

Pourquoi l’homme marche

sur deux pattes

et pas sur quatre ?

Eh non, frères humains,

nous ne sommes pas les

seuls à marcher sur deux

pattes. Nous avons peutêtre

inventé l’eau chaude,

mais pas la bipédie. Le

premier bipède était un

reptile, Eudibamus Cursoris,

né il y a trois cents

millions d’années. Le

premier primate bipède,

l’oréopithèque, est un petit

jeune de huit millions

d’années. Les grands

singes étaient sur deux

pattes, comme nous.

Pour expliquer les origines

de notre verticalité,

La citation

« L’instinct, c’est l’âme

à quatre pattes, la

pensée, c’est l’esprit

debout. »

Victor Hugo

P16A

plusieurs théories :

debout. En fait c’est l’inverse

: la verticalité, par

- L’ancêtre de l’homme se

serait mis debout car, la ses conséquences anatomiques,

a permis l’aug-

savane remplaçant la forêt,

il voulait voir au-dessus

des hautes herbes. Il cérébral. Selon Stephen

mentation du volume

aurait eu besoin de ses Jay Gould « L’homme s’est

mains pour transporter d’abord mis debout, puis

des objets (hypothèse de il est devenu intelligent ».

la « main-outil »).

- Le fait de se déplacer sur

- C’est parce qu’il a un deux jambes plutôt qu’à

plus gros cerveau, et quatre pattes demande

qu’il est plus intelligent, moins d’efforts. L’homo

que l’homme s’est mis erectus aurait-il inventé

Aïe, mon dos !

C’est le revers de la médaille

: nos problèmes de

dos sont liés à la bipédie.

Lordose, scoliose, cyphose

sont des déformations

de la colonne vertébrale,

qui doit supporter notre

poids et nos mouvements.

Les courbures

lombaires et cervicales

naturelles sont là… pour

maintenir notre regard

horizontal.

les économies d’énergie ?

Conclusion : la bipédie est

une aptitude commune

aux hominidés, amplifiée

au cours du temps chez

les humains. Les singes,

eux, utilisent leurs quatre

pattes-mains pour vivre

dans les arbres. Nous

laissant le plancher des

vaches…

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ÉLUS SUR

LE TERRAIN

17

Des décisions qui changent notre quotidien, des élus que l’on croise sur le terrain,

des débats, des portraits, des prises de position, des choix politiques expliqués.

C’est l’actualité des 49 élus du Département.

18 UN ÉLU/UN CANTON Jean-Michel Du Plaa /

Béziers IV

20 L’ACTION EN IMAGES

Des archives, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES

24 C’EST VOTÉ

27 CARTE EN MAIN La vallée de l’Hérault

28 FACE-À-FACE Frédéric Roig et Michel Bozzarelli

30 CELA FAIT DÉBAT Sécurité routière : comment

agir pour que la route fasse moins de victimes ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

L’ÉVÉNEMENT

Au collège René-Cassin d’Agde,

André Vezinhet venu dénoncer

les inscriptions racistes faites

sur l’établissement, accueille

Xavier Darcos, le ministre

de l’Éducation.


18 ÉLUS SUR LE TERRAIN

JEAN-MICHEL DU PLAA

DANS SON CANTON

DE BÉZIERS IV

A la frontière de l’Aude, le canton rassemble Sauvian, Sérignan, Valras-Plage, Vendres,

et, à Béziers, les quartiers de la Devèze, Montimaran, les Arènes et le Port-Neuf.

1

1 LES ÉTALS DE LA DEVÈZE.

Les habitants sont très attachés à leur

quartier. Le marché en est le cœur

battant. J’y retrouve tous ceux qui

veulent me rencontrer.

4 LES « ÉPIS » ROCHEUX réalisés

cet hiver avec l’aide du Conseil

général à Valras-Plage ont permis de

reconstituer la plage pour le bonheur

des estivants et de protéger les habitations,

souvent menacées lorsque la

mer est violente.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


UN ÉLU / UN CANTON 19

2

4

3

3 LA ROUTE DE SÉRIGNAN-PLAGE.

Très fréquentée l’été, une piste cyclable

est à l’étude pour faciliter l’accès

sécurisé à la plage.

2 LE PORT DÉPARTEMENTAL DU

CHICHOULET, À VENDRES.

Un aménagement d’importance pour la

plaisance, les conchyliculteurs et les

pêcheurs.

Le canton de Béziers IV.

EN CHIFFRES

37300

habitants

dans le canton

28 000

spectateurs

pour la 2 e saison

du théâtre

SortieOuest

N°173 – OCTOBRE 2008

www.herault.fr


20 ÉLUS SUR LE TERRAIN

LES ARCHIVES,

POUR QUOI FAIRE ?

A ceux qui pensent que

les archives se résument

à des mètres cubes

de documents jaunis

et poussiéreux,

Philippe Saurel répond :

« Les archives sont une

grande conquête de la

Révolution française !

C’est un droit qu’ont

obtenu les citoyens de

contrôler le travail du

pouvoir exécutif et des

institutions : préfectures,

hôpitaux, services de

police, tribunaux, etc.

Elles ont, depuis, des

comptes à leur rendre,

car les écrits restent. »

Retrouvez plus de quatre

millions de documents

numérisés sur le site

http://archives.herault.fr

1 LES ARCHIVES DÉPARTEMEN-

TALES disposent d’un fonds très

important consacré aux sports et

notamment au rugby.

Dans les années 20, bien avant

les exploits de Saint-Chinian, Béziers

et Montpellier, ce sont les rugbymen

de Maraussan qui accédaient

aux demi-finales du championnat

de France 1928.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’ACTION EN IMAGES 21

1

2

3

EN CHIFFRES

4 millions

de documents

numérisés

en accès libre.

2 000

visites par jour

sur le site

des Archives

départementales.

4

2• 3 EN LIGNE, DES DOCUMENTS

D’ÉPOQUE : affiches des deux guerres

et plus de 2 000 photos de familles

héraultaises des années 1900.

4 PHILIPPE SAUREL découvre les caricatures

de personnalités héraultaises

des années 20, croquées par des étudiants

des Beaux-Arts de Montpellier.

N°173 – OCTOBRE 2008

www.herault.fr


22 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Redonner des couleurs

au Gangeois

Le Gangeois doit mieux jouer la carte du tourisme : « Ici,

vous êtes près des Cévennes, du mont Aigoual, des gorges

de l’Hérault, du Rieutord et de la vallée de la Vis ».

Jacques Rigaud, conseiller général du canton de Ganges

Son histoire. La valeur de l’effort, Jacques Rigaud

connaît. Troisième d’une famille ouvrière de cinq enfants,

il n’a que 14 ans quand il a commence à travailler

comme peintre en bâtiment, le certificat d’études en

poche. Dix ans de peinture plus tard, Jacques décide de

s’installer à son compte, à Ganges bien sûr. Car Ganges,

il connaît bien. « Je suis né ici, mes parents, mes grandsparents

aussi et mes enfants aussi ! », précise fièrement

l’élu. Et puis, l’artisan-peintre des débuts devient patron.

Il emploie jusqu’à quarante personnes quelques années

plus tard. Patron, Jacques Rigaud, mais patron de gauche.

« On n’a jamais été encartés, mais on a toujours été

de gauche dans la famille, se rappelle l’élu. J’ai toujours

milité et mené campagne derrière des hommes de gau-

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


RENCONTRES 23

JACQUES RIGAUD EN 5 DATES

1947 Naît le 15 juillet à

Ganges, 3 e de cinq enfants.

1970 S’installe à son compte

comme peintre en bâtiment.

1992 1 ère victoire d’une

longue série aux élections

municipales à Ganges.

1998 Est élu conseiller

général du canton de

Ganges.

2000 Contribue à créer

la Communaude

communes des Cévennes

gangeoises et suménoises,

dont il est le président

aujourd’hui.

che. » Finalement, à 43 ans, Jacques Rigaud entre au PS.

« Je me suis dit que je pourrais être plus utile à l’intérieur

du parti, continuer d’être au service de l’homme, pas de

l’argent. » Deux ans plus tard, ce sont les municipales et

il conduit la liste PS. « On voulait reprendre en main la

commune qui en avait vraiment besoin, redonner une

autre image de la ville », se souvient-Il. Elu maire de Ganges,

il n’a jamais quitté ce fauteuil depuis. En 1998, l’édile

se présente également aux élections cantonales. Un

mandat dans lequel les habitants du canton l’ont reconduit

en 2004, au premier tour. En 2000, la Communau

de communes des Cévennes gangeoises et suménoises

voit le jour. A cheval sur l’Hérault et le Gard, elle regroupe

treize communes et est compétente par exemple pour

tout ce qui concerne la petite enfance. Jacques Rigaud

en est aussi le président.

Ses engagements.

« Mon objectif est de développer les équipements sportifs,

culturels, sociaux. Le Gangeois est un bassin relativement

sinistré et il nous faut développer le secteur économique

et le tourisme », assure l’élu, avant de soupirer : « J’essaie

simplement d’améliorer la qualité de vie. »

MONTPELLIER

DANS

LA RUE

Jean-Michel Du Plaa et

André Vezinhet soutiennent

les éducateurs

de rue de l’association

APS34, qui s’immergent

dans un quartier ou une

commune pour faire de

la prévention spécialisée

auprès des jeunes. Subvention

: 824 000 €.

MONTAGNAC

HOMMAGE

En juillet dernier, lors

de la 19 e édition du

National Pétanque de

Bessilles, Grand Prix du

Département, André

Vezinhet a rendu hommage

à Francis Gachon,

président du comité

de l’Hérault de pétanque

et jeu provençal

depuis 1975.

CLAPIERS

1 ÈRE PIERRE

Pierre Maurel a participé

et assisté aux travaux de

la future médiathèque

Albert-Camus. Ouverture

début 2010, avec des espaces

dédiés à la lecture

et aux animations. Subvention

: 698 279 €.

N°173 – OCTOBRE 2008

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24 ÉLUS SUR LE TERRAIN

KLÉBER MESQUIDA, ANDRÉ VEZINHET ET PIERRE MAUREL ( de gauche à droite) ont donné le coup d’envoi des travaux de la RD 65.

Faire sauter

les bouchons

AU NORD DE MONTPELLIER, la RD 65 va faire peau

neuve. A terme, des voies plus larges et des pistes

cyclables permettront une circulation plus fluide.

C’est l’un des objectifs majeurs :

« Mettre fin aux bouchons qui

empoisonnent la vie de milliers de

personnes », résume Pierre Maurel,

élu du canton de Montpellier II

et maire de Clapiers. C’est qu’au fil

des décennies, la donne a changé.

« Clapiers comptait 300 habitants

au début des années soixante. Ils

sont 5 000 aujourd’hui ». Au-de

de l’exemple clapiérois, c’est toute

l’agglomération montpelliéraine

qui a connu peu ou prou cette

évolution démographique.

Aujourd’hui, 40 000 véhicules

empruntent chaque jour le rond-

point d’Alco et jusqu’à 30 000 le

rond-point de la Lyre. Aux heures

de pointe, ça bouchonne. C’est

pourquoi le Département va

entamer un chantier d’envergure

entre Alco et Clapiers. Objectif : la

création d’un boulevard urbain

de 10 km, composé d’une 2 x 2

voies, d’une piste cyclable séparée,

d’aménagements piétons et de

contre-allées pour sécuriser la

desserte des riverains.

Partager la route

C’est toute la signification d’un

boulevard urbain : un axe qui

permet d’augmenter la capacité de

trafic tout en maintenant une vitesse

modérée et une cohabitation

sûre avec les cyclistes, les piétons

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


C’EST VOTÉ 25

et les riverains. Des riverains

dont le cadre de vie va gagner en

confort : accès aux quartiers sécurisés,

nuisances sonores réduites

grâce à des protections acoustiques

et qualité de l’air améliorée.

En effet, un véhicule est moins polluant

en roulant qu’à l’arrêt dans

les bouchons. Exemple parmi tant

d’autres : « A Clapiers, l’entrée du

quartier du Fesquet sera sécurisée

grâce à la mise en souterrain de la

RD 65 sous le giratoire », explique

Pierre Maurel.

100% Département

Ce boulevard urbain, qui intègre le

futur projet Campus de Montpellier,

devrait être terminé en 2011.

En attendant, les travaux viennent

de commencer. Budget total :

51 millions d’euros, financés

à 100 % par le Département.

CE QUE ÇA CHANGE

A terme, les temps de trajet en voiture

à l’entrée nord de Montpellier seront

réduits. Quant aux cyclistes et aux

piétons, notamment les élèves du collège

d’Alco et du lycée Jean-Monnet,

ils bénéficieront d’aménagements

réservés pour des déplacements plus

sûrs : un maillage complet de pistes

cyclables, une voie réservée aux transports

en commun reliée directement

à leur établissement par une passerelle

piétonne et cyclable.

Galop d’essai

Parmi les matériaux d’éco-construction

: le chanvre. Les fibres et la cellulose

de cette plante permettent

de fabriquer des laines isolantes,

dallages, enduits extérieurs et intérieurs,

etc. Christian Jean (à gauche

sur la photo) a annoncé l’essai

« grandeur nature »

d’une production de chanvre à

Marsillargues. Porté par le syndicat

des agriculteurs multiplicateurs de

semences de l’Hérault, cette culture

sera suivie par la Chambre d’agriculture

qui analysera sa fiabilité.

L’entreprise Eco-Lodève se chargera

du transport et de la transformation

du produit, en vue de sa commercialisation.

Coût global : 9 576 €,

dont 5 400 € du Département.

CE QUE ÇA CHANGE

Cet essai participe à la réflexion du

Conseil général sur le développement

d’une filière éco-construction dans

l’Hérault.

Deux en un

Après le revenu minimum d’activité

amélioré (RMA+) et le contrat

d’avenir, le Département réunit

leurs avantages en un contrat

départemental accès à l’emploi

(CDAE34). Destiné aux allocataires

du RMI et conjoints, Frédéric Roig

explique qu’il sera testé à partir du

1 er octobre.

À RETENIR

Un contrat unique pour les employeurs

des secteurs marchands et non marchands.

Humaniste

Comme l’a proposé Pierre Maurel, le

collège d’Alco à Montpellier portera

le nom de l’écrivain humaniste

François Rabelais, qui a fait ses

études dedecine à Montpellier.

A RETENIR

Le collège a été construit en 2005 selon

les normes hautes qualités environnementales

(HQE).

N°173 – OCTOBRE 2008

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26 ÉLUS SUR LE TERRAIN

La goutte qui fait déborder

l’arôme

LE DÉPARTEMENT SOUTIENT l’extension d’un réseau goutte-à-goutte au bénéfice

des Vignerons du Pays d’Ensérune.

QU’EN PENSEZ-VOUS ?

«Maîtriser

précisément tout

ce processus »

Michel Bataille,

Président des Vignerons du Pays

d’Ensérune et de Foncalieu Vignobles.

HENRI CABANEL (À GAUCHE), constate les effets de l’irrigation sur la vigne.

« Pour obtenir un vin de qualité, il bénéfice de sept viticulteurs.

faut que la vigne ressente un stress « Dans ce contexte de changement

hydrique, mais dans certaines climatique, si nous souhaitons

limites. Là, on a dépassé cette limite

», explique Henri Cabanel, élu permettre aux vignerons d’accéder

conserver la filière, nous devons

du canton de Servian et lui-même à l’eau, précise Henri Cabanel. La

viticulteur. En effet, à certains vigne est peu gourmande en eau,

stades de son développement, la par rapport au maïs ou au tournesol

par exemple, et nous disposons

vigne doit être approvisionnée en

eau. La qualité même du vin en dépend.

A Lespignan, la Coopérative de l’irrigation très précises. » Une

aujourd’hui d’outils de pilotage

d’utilisation de matériel agricole irrigation raisonnée par goutte-àgoutte

qui donnera notamment

(Cuma) a décidé, après évaluation

des besoins et de la ressource, au vin tout son potentiel aromatique

pour séduire les papilles des

d’étendre le réseau BRL existant,

afin de couvrir quatorze hectares consommateurs.

de vigne supplémentaires, au

« Dans l’esprit

des gens, la

vigne doit souffrir

pour donner du

bon vin. Mais,

aujourd’hui, tous

les professionnels

s’accordent à dire

qu’on doit maîtriser les apports en eau

et préserver la vigne d’un manque d’eau

excessif. En cas de stress hydrique, par

exemple, la vigne perd ses feuilles. Et

la feuille, c’est le capteur solaire de la

vigne, c’est elle qui fabrique les arômes,

le sucre, etc. Or, nous nous fixons

des objectifs qualitatifs en fonction

des demandes de nos clients. Chaque

jour, nous effectuons des relevés dans

nos parcelles et nos techniciens sont

capables de nous dire quand et combien

de temps arroser. Il est important que

la vigne ait une maturation régulière,

au cours de laquelle elle passe par

plusieurs pics aromatiques, chacun

avec des caractéristiques propres,

recherchées par nos clients en fonction

des marchés. Le goutte-à-goutte nous

permet de maîtriser précisément tout

ce processus. »

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


CARTE EN MAINS 27

La vallée de l’Hérault vise haut

« Préparer l’avenir en préservant

notre qualité de vie »

Louis Villaret, conseiller général du canton de Gignac, à propos du contrat

de territoire Département/communaude communes de la vallée de l’Hérault.

Communaude communes de la vallée de l’Hérault.

SAINT-SATURNIN-

DE-LUCIAN

SAINT-GUIRAUD

SAINT-JEAN-DE-FOS

MONTPEYROUX

ARBORAS

JONQUIÈRES

LAGAMAS

SAINT-ANDRÉ-DE-SANGONIS

POPIAN

POUZOLS

SAINT-BAUZILLE-DE-LA-SYLVE

LE POUGET

TRESSAN

PUILACHER

BÉLARGA

CAMPAGNAN

SAINT-PARGOIRE

On en réalise, des projets

avec cinq millions d’euros !

Ils seront engagés en 2008

au titre du contrat avec la

Communaude communes

Vallée de l’Hérault (CCVH), au

profit des communes, dont

890 000 € du Département et

1,8 M€ de la CCVH. Ce partenariat

vise à accompagner

dans la durée les évolutions

du territoire.

DYNAMISME. Et celles-ci sont

nombreuses, observe Louis

Villaret, L’achèvement du

pont du Languedoc marque

quasiment la fin des travaux

de l’A 750, avec le tronçon

de la Taillade. Une nouvelle

donne pour le territoire, ainsi

PLAISSAN

PUÉCHABON

VENDÉMIAN

GIGNAC

AUMELAS

ARGELLIERS

ANIANE

LA BOISSIÈRE

MONTARNAUD

SAINT-GUILHEM-

LE-DÉSERT

SAINT-PAUL-

ET-VALMALLE

« branché » à l’axe nord-sud

de l’A 75 et à la transversale

de l’A 9. « On en sent déjà la

dynamique. Notamment

pour le tourisme, l’un des

vecteurs importants de notre

développement. »

EQUILIBRE. Le souci, c’est de

garder l’équilibre entre qualité

de vie et développement

économique tout en visant

haut et loin. « Nous devons

préserver notre patrimoine,

d’abord pour les habitants,

mais aussi pour doper le

tourisme et rendre notre

territoire plus attractif. Ce

n’est que de cette façon que

nous préparerons l’avenir »,

conclut Louis Villaret.

3 000 000 €

pour la seconde

tranche des travaux

d’aménagement

du pont du Diable, dont

15% du Département

et 25 % de la CCVH.

12 %

des 550 000 €

permettant d’acquérir

l’abbaye d’Aniane sont

financés par le Conseil

général.

80 000

livres consultables

avec la mise en réseau

de la lecture publique

dans 28 communes de la

Vallée. Le Département

assume 50 % des coûts.

2 000

places debout pour la salle

culturelle du futur espace

multi-activités à proximité

de la commune de Gignac.

La création de cet espace

s’intègre au projet départemental

Valcordia. Projet

par lequel le Département

et les huit collectivités du

Centre Hérault adoptent

une stratégie commune

pour le développement

harmonieux du territoire.

Idéalement situé à proximité

de l’échangeur de

l’A 750, cet espace devrait

permettre de renforcer le

le économique et culturel

de la vallée de l’Hérault.

« Il profitera d’une aire

de chalandise évaluée

à 265 000 habitants », se

félicite Louis Villaret. Le

chantier devrait s’étaler

jusqu’en 2010. Cette année

sera celle de l’acquisition

foncière, dont un quart à

la charge du Département.

Valcordia prévoit aussi la

création d’un écoparc à

l’ouest de Gignac et d’un

le ludique sur le Domaine

départemental des Trois

Fontaines, sur la commune

du Pouget.

N°173 – OCTOBRE 2008

www.herault.fr


28 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Les entreprises : quel rôle

dans l’insertion ?

D’UN CÔTÉ DES PERSONNES EN SITUATION D’EXCLUSION. De l’autre l’entreprise.

Au milieu, le Département favorise leur rencontre.

MICHEL BOZZARELLI

Conseiller général

du canton

de Béziers III

« Faire le lien

entre deux

situations

éloignées »

1. Comment le Département peutil

mettre en place un système où

chacun s’y retrouve ?

En faisant le lien entre deux situations

éloignées. Celle des chefs

d’entreprise, qui n’ont pas toujours

le temps de se consacrer aux

publics en difficulté, et celle des

allocataires du RMI, qui ont besoin

d’une prise en charge particulière.

C’est d’ailleurs pour rapprocher les

entreprises et les acteurs de l’insertion

que la Maison de l’Economie

(photo) va voir le jour, à Vendres.

2. Comment éviter l’effet d’aubaine

pour l’employeur ?

Le RMA + (Revenu minimum d’activité)

initié par le Département prévoit

un engagement signé du chef

d’entreprise : à la fin de la période

du contrat aidé, en échange de l’aide

financière du Département, il y a une

embauche pérenne garantie. Et on

obtient des chiffres intéressants :

plus de 75 % des personnes aidées

retrouvent un emploi durable.

3. Un exemple d’insertion réussi

dans votre canton ?

Je pense au chantier d’insertion que

le Réseau local d’initiative (RLI) Les

Sablières a mené en partenariat avec

la maison de retraite La Roselière, à

Vendres. Onze Héraultais ont été formés

aux métiers d’aide à la personne.

L’expérience continue à La Roselière

qui accueille actuellement six autres

personnes en insertion.

Béziers III

30 000

habitants dans

le canton de Béziers III

5communes et les

quartiers ouest de Béziers

forment le canton

600

personnes travaillent

chaque année en chantier

d’insertion

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


FACE À FACE 29

« Ce sont les

entreprises qui

créent les emplois »

1. Comment le Département peutil

mettre en place un système où

chacun s’y retrouve ?

Nous avons besoin des entreprises

pour mettre en œuvre nos politiques

d’insertion. Ce sont elles qui

font de l’Hérault le premier département

français pour la création

d’emplois. Il faut donc les sensibiliser

aux personnes en difficulté,

leur démontrer qu’elles peuvent

trouver dans ces publics du personnel

compétent. Ce sont ainsi

1 600 CDI qui ont été signés grâce

au RMA +, le revenu minimum

d’activité amélioré par le Département.

Un chiffre appelé à croître

grâce au nouveau RSA, le revenu

de solidarité active expérimenté

dans l’Hérault.

2. Comment éviter l’effet d’aubaine

pour l’employeur ?

Bien entendu, les compensations

financières accordées aux

entreprises actives dans

l’insertion sont conditionnées.

Nous évitons l’effet

d’aubaine en vérifiant que

ces conditions sont respectées

et le sont dans la

durée. Et puis nous donnons

beaucoup d’importance à la

notion de citoyenneté. Les

entreprises qui s’engagent à

nos côtés dans l’insertion le

font souvent par conviction.

3. Un exemple d’insertion

réussi dans votre canton ?

Nous avons accordé un

micro-crédit à deux artisans

d’art dans la poterie et le cuir

(photo ci-contre). Ils ont pu

ouvrir une boutique

ainsi qu’un showroom

et ont pérennisé

leurs propres emplois.

FREDERIC ROIG

Conseiller général

du canton du Caylar

Le Caylar

1 000

habitants dans

le canton du Caylar

8communes

composent le canton

1

aire d’autoroute

au Caylar qui emploie

75 personnes en saison

N°173 – OCTOBRE 2008

www.herault.fr


30 ÉLUS SUR LE TERRAIN CELA FAIT DÉBAT

Comment agir pour que la

route fasse moins de victimes ?

MALGRÉ LES RÉSULTATS ENCOURAGEANTS CONSTATÉS CES DERNIERS MOIS,

les accidents de la route font encore 100 morts par an dans l’Hérault. Dans ce

contexte, tous les moyens doivent être mis en œuvre pour enrayer ce fléau.

“SÉCURISER”

M

ême si l’enjeu se situe surtout au niveau

du comportement des conducteurs et

des actions de sensibilisation, il faut en

amont, sécuriser les infrastructures. Le Département a

donc engagé un vaste programme d’aménagement sur

ses 5 040 km de routes. Tout projet ou aménagement

fait l’objet d’un contrôle par un bureau d’étude spécialisé,

depuis l’avant-projet jusqu’à la mise en service, pour

que toutes les normes de sécurité soient respectées

via des équipements appropriés. Des aménagements

sont aussi réalisés sur les itinéraires existants, après

analyse des causes d’accidents : plusieurs voies particulièrement

accidentogènes comme les RD 17, RD 13 et

RD 32, font l’objet d’un plan de suppression ou de mise

en sécurité des obstacles dits agressifs : arbres, glissières...

Le développement des pistes cyclables sécurisées,

dont le linéaire devrait atteindre 800 km d’ici à 2012,

concourt à cet objectif de sécurité. »

“PRÉVENIR”

L’

accident de la route n’est pas une fatalité. Il

résulte de causes essentiellement humaines

- vitesse, alcool, drogue, imprudence, fatigue…

- sur fond de circulation et d’urbanisation croissantes

qui rendent la conduite plus complexe. Nombre

d’accidents surviennent sur des trajets quotidiens

le conducteur, persuadé de connaître la route,

relâche sa vigilance. Toute la difficulté consiste à faire

prendre conscience aux usagers de cette réalité. Par la

sanction. Mais surtout par la prévention. La solution

passe par l’apprentissage des dangers de la route - de

la maternelle à la fac - et par la multiplication des messages

de sensibilisation, pour que nos concitoyens se

responsabilisent et limitent leurs comportements à

risques. Agir, c’est aussi accompagner les familles de

victimes, qui deviennent souvent les ambassadeurs

de cette lutte. C’est, enfin, intervenir auprès des élus

pour améliorer les infrastructures. »

KLÉBER MESQUIDA,

1er vice-président du

Département, chargé de

l’aménagement du territoire.

GUYLAINE LANG-CHEYMOL,

présidente de la Ligue contre

la violence routière de l’Hérault.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


EXPRESSION LIBRE 31

Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité (27/02/2002)

Groupe d’opposition de Droite

Groupe Démocratie et République

Langue et culture

occitane patrimoine

de l’Hérault

Le 21 juillet, le Parlement réuni en

congrès, en votant la modification

constitutionnelle, a fait entrer les

langues régionales dans la Constitution.

Dorénavant l’article 75-1 de notre loi

fondamentale stipule que « les langues

régionales appartiennent au patrimoine

de la France ».

C’est un changement majeur et historique.

Le député Le Fur a remercié le

gouvernement pour son soutien et nous

avons noté lele actif qu’ont joué dans

ces débats les parlementaires héraultais

(députés et sénateurs) avec les discours

en tribune et le soutien actif.

Ce 21 juillet est donc une date d’espoir

pour la langue et la culture occitane si

prégnantes dans notre Département. Le

succès de la manifestation Anem Òc, qui

rassemblait plus de 20 000 personnes

venues de tout l’espace occitan à Béziers

le 17 mars 2007, en fut un exemple

éclatant. Cette reconnaissance de notre

langue d’Oc dans le patrimoine national

doit nous interpeller et nous inciter

a développer une action beaucoup

plus déterminée pour éviter que cette

richesse ne disparaisse, ce qui nous

appauvrirait grandement.

2009 sera le 800 e anniversaire de la Crosada,

la croisade dite des Albigeois, qui

concerna beaucoup les Languedociens

de notre pays d’Hérault.

Il ne s’agit pas de célébrer des horreurs

qui furent abominables, mais une

culture de civilisation, l’occitane, qui

était si en avance sur son temps et inventait

des valeurs universelles comme

Convivencia, liberté de conscience,

partage, respect de la femme… La

culture occitane est au fondement

de la civilisation occidentale qui se

structure à partir du Moyen-Age. Cet

apport à notre civilisation sera évoqué

le 12 octobre prochain à Minerve par

le Collectif Iniciativa 1209-2009. Ce 12

octobre s’arrête justement à Minerve,

haut lieu d’histoire et de culture de

notre Département la marche Occitania

a pe organisée par les associations des

Vallées occitanes d’Italie pour soutenir

le classement de la langue occitane

au Patrimoine immatériel de l’Unesco.

Il est important que notre assemblée

soutienne ces dynamiques et définisse

une action d’ampleur pour une partie

de son patrimoine, décrit justement par

l’Unesco comme en grand péril, et qui

est pourtant le socle de notre identité

culturelle, celui qui doit nous permettre

d’intégrer avec ces valeurs admirables

tous les nouveaux Héraultais.

Groupe

communiste

Tous fichés ?

Tous coupables ?

Etre élu, c’est participer à incarner

la République. Il s’agit de porter les

valeurs qui ont construit notre pays, la

Liberté, l’Egalité et la Fraternité.

Les conseillers généraux n’échappent

pas à la règle, ils s’attachent à promouvoir

et à mettre en œuvre ce que

la Constitution leur a assigné comme

compétences, mais ce rôle ne réduit

en rien le fait qu’ils doivent être les

garants les plus sourcilleux de l’Etat

de droit et des libertés individuelles et

collectives.

C’est dans ce contexte que les élus du

groupe communiste ne peuvent taire

les menaces que fait peser ce gouvernement

sur nos libertés publiques.

Bien entendu, le débat sur le fichier des

renseignements généraux, rebaptisé

du doux nom d’ « EDVIGE » fait la une

de l’actualité. Il n’est que le sommet de

l’iceberg de toutes les tentatives pour

mettre toute la société en surveillance,

du projet de mise en surveillance, dès

la crèche, des enfants « turbulents »,

de la tentative de soumettre les

travailleurs sociaux à une collaboration

(quel vilain mot que celui-là dans

l’Histoire) avec les forces de police, ou

encore du relevé systématique des

empreintes ADN pour des actes ne relevant

pas de la qualification de crimes.

S’agissant du fichier « EDVIGE »,

l’étendue de ses prétentions vise à un

fichage systématique « des individus,

groupes, organisations et personnes

morales susceptibles de porter atteintes

à l’ordre public en raison

de leur activité individuelle ou collective.

» Chacun aura pu remarquer l’adjectif

« susceptibles », c’est-à-dire que

loin de ce qui est annoncé, ce n’est pas

un instrument pour la Justice, visant à

prévenir des actes de récidive pour des

individus ayant déjà été condamnés,

mais d’organiser un recensement sur

les citoyens en anticipant que chacun

d’entre eux est un délinquant en

puissance et qu’il doit donc être l’objet

de surveillance et de suivi.

Cette conception de la société est

d’inspiration totalitaire puisqu’elle vise

à attribuer au pouvoir exécutif, au-de

de sa fonction de maintien de l’ordre,

un devoir de surveillance des citoyens.

C’est proprement inacceptable ! Les citoyens

de ce département et de notre

pays méritent au contraire que soient

renforcés leurs droits d’intervention et

d’expression.

Groupe majoritaire socialistes

et apparentés

Pour une économie

maîtrisée,

vecteur d’emploi

L’action économique est une politique

volontariste du Conseil général de

l’Hérault, qui nous permet de défendre

nos valeurs de solidarité envers les

personnes les plus fragiles et d’équité

entre tous les territoires. Notre action

pour développer l’attractivité de notre

département en renforçant son tissu

économique se traduit par un soutien

aux entreprises à travers l’aide à la

pérennisation des emplois, l’animation

des filières d’activité, la création

de zones d’activités économiques et

l’immobilier d’entreprise. Le Département

s’investit également dans l’activité

portuaire, maritime et la pêche

ainsi que dans l’économie agricole,

viticole et de montagne. So soutien

à la valorisation touristique dans le

cadre de la création ou la rénovation

d’équipements touristiques est un

autre stimulateur du développement

économique solidaire dans l’Hérault.

L’aide à la création d’entreprises reste

le meilleur vecteur pour promouvoir

l’emploi. Le Conseil général consacre

10 M€ chaque année pour insérer des

personnes exclues de l’emploi et en

faire des acteurs économiques dans

l’entreprise. Ces actions sont mises en

œuvre en partenariat avec les associations,

les entreprises, les institutions,

les communes et les collectivités

locales. L’écoute et l’accompagnement

sont les clés du succès, notamment

pour les publics les plus éloignés du

marché du travail. Le Département

veille activement à combiner développement

économique et insertion

professionnelle durable des publics en

difficulté.

La contractualisation pluriannuelle

avec les différents partenaires permet

la mise en œuvre d’un développement

durable, dans le respect des compétences

de chacun, autour de projets de

territoires.

Le Conseil Général poursuivra sa mobilisation

en matière de partenariats

durables avec le monde de l’entreprise,

même si les conséquences des

transferts et l’insuffisance des moyens

accordés par l’Etat au Département

nous mettent dans une situation très

difficile. C’est un espoir bien différent

de la précarité que certains voudraient

imposer et il n’y a aucune raison pour

que les Héraultais pâtissent de l’irresponsabilité

du gouvernement.

N°173 – OCTOBRE 2008

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32 ÉLUS SUR LE TERRAIN CONSEILLERS JUNIORS

Vous interviewez des stars ?

LE CONSEIL GÉNÉRAL ET LE CLUB DE LA PRESSE DE MONTPELLIER organisent quatre

rencontres entre les collégiens du Conseil départemental des jeunes (CDJ)

et deux journalistes.

Porter un regard citoyen sur la presse, en saisir la

pluralité et se préparer à son (peut-être) futur rôle de

personnage politique face aux médias. C’est l’objectif

du Conseil général de l’Hérault en faveur des élus du

Conseil départemental des jeunes (CDJ). Il a demandé

au Club de la presse de Montpellier d’organiser une

série de rencontres entre une dizaine de collégiens élus

et deux journalistes. Agnès Maurin, directrice du Club

de la presse de Montpellier, s’interroge : « Comment

abordent-ils les médias ? Les gratuits, le journal de TF1

et pour un petit nombre la presse très spécialisée. Souvent

ils n’ont qu’une seule source d’info, sans critique. »

Elle ajoute : « Sans parler des émissions avec des animateurs

tels qu’Arthur ou Delarue. Les jeunes confondent

le journalisme avec ce type de programmes. »

Pour que ces échanges soient partagés avec le grand

public, un article est rédigé par les journalistes du club

après chaque rencontre, et publié dans cette page.

Enthousiasme immédiat

La première rencontre a pris la forme d’une discussion

libre autour d’un déjeuner, mercredi 18 juin. Enthousiasme

immédiat de la part des collégiens pour l’idée

de découvrir le monde des médias. Ils pressent de

questions les journalistes et se montrent très curieux

de la manière dont s’élabore un article, une interview,

la rédaction… « Est-ce qu’il faut faire des études pour

devenir journaliste ? Lesquelles ? » demande l’un

d’eux, intéressé par le journalisme sportif. « C’est vrai

que vous pouvez voir les concerts gratuits ? »

questionne une adolescente. Sans surprise, les domaines

sportifs et l’actualité des people les séduisent

particulièrement !

Parler de son action

La seconde rencontre se déroule au Club de la presse,

au cœur du quartier Antigone, mercredi 25 juin. Les

journalistes interrogent cette fois-ci le groupe de collégiens

sur les actions décidées par les 58 élus du CDJ,

réunis en assemblée plénière la semaine précédente.

On se donne rendez-vous pour la troisième réunion,

prévue le 15 octobre. Le Club de la presse propose aux

jeunes élus un questionnaire à diffuser auprès des

collégiens de leurs établissements. Une vraie rentrée

d’élu sur le terrain.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


GENS

D’HERAULT

33

Ils créent, ils cherchent, ils portent les couleurs de l’Hérault, ils sont solidaires,

ils vivent dans des paysages extraordinaires, ils font vivre une culture

et un patrimoine. C’est eux et vous, les gens d’Hérault.

34 PORTFOLIO Le tambourin, c’est du sport !

36 ILS AGISSENT À Lunel

38 AVENTURE CITOYENNE Benaouda Sadi

40 AVENTURE SINGULIÈRE Pauline Joucla

42 AVENTURES COLLECTIVES

Le cirque Balthazar

44 QUESTION DU NET Avec le plaisir de vivre, on

est moins dangereux au volant.

L’INSOLITE

Les pensionnaires de la

maison de retraite protestante

de Montpellier s’activent

à tricoter la plus grande

couverture du monde.

Objectif : le Guinness

Book !


34 GENS D’HÉRAULT

LE CHOC DU TAMBOURIN

Retour en images

sur la finale de la Coupe

de France de tambourin,

le 13 août dernier

à Cournonsec.

3

1

2

1 LE TAMBOURIN

est toujours très vivant dans les

villages. La finale de la Coupe de

France opposait Notre-Dame-de-

Londres à Cournonsec.

2 CE SPORT

compte 5 000 licenciés en France,

dont la majorité vit dans l’Hérault.

Il est aussi très présent en Italie.

3 LE TAMBOURIN

était autrefois en peau de chèvre ou

de cheval. La balle était remplie de

blanc d’œuf et de vinaigre coagulés.

4 DE SON VRAI NOM,

le jeu de balle au tambourin, descendant

de la « longue paume », apparaît

dans le Languedoc vers 1850.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


PORTFOLIO 35

4

5

Notre-Dame-de-Londres

Cournonsec

5 CRÉÉE PAR MAX ROUQUETTE

EN 1939,

la Fédération française a son siège

à Gignac. Elle accueille aussi dans

ses locaux l’unique fabricant français

de tambourins. Infos : 04 67 42 50 09

www.sport-tambourin-ffjbt.com

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36 GENS D’HÉRAULT

ILS AGISSENT

À LUNEL

A 21 km à l’est de Montpellier, outre ses traditions

camarguaises et son délicieux muscat, Lunel et

ses 25 000 habitants bénéficient d’une foisonnante

activité artisanale, culturelle et sportive…

3

1

1 MARCEL CAZES

Membre du Gallia Club depuis 26 ans :

d’abord éducateur, dirigeant et,

depuis 23 ans, secrétaire général. Le

club de foot évolue en Division

d’honneur : 350 licenciés, 16 équipes,

4 de débutants.

Recherche bénévoles pour encadrer

les jeunes footballeurs : 04 67 71 25 25.

2 GIL GREA

Opticien depuis 1983, animateur

de la Fête des associations de Lunel

(3 e dimanche de septembre) depuis

22 ans, membre de la CCI de Montpellier

et président du groupement des

commerçants Vitrines Pescalunes.

2

L’Hérault

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PORTFOLIO 37

4

4 MICHEL PERRIER

Professeur de cinéma à l’université

Paul-Valéry, et président de Pêcheurs

d’Images depuis 1995 : cette association

organise les Semaines du cinéma

méditerranéen en mars, fédérant

toutes les nationalités de la ville.

Chaque année, 12 000 spectateurs.

Lunel

3 COLETTE DEHONDT

Présidente de l’Art de Thalie depuis

5 ans, association qui dispense des

cours de théâtre et de chant choral. Le

4 octobre 2008, le « Thalie’s Moon Zick »

récompensera un groupe amateur,

auteur-compositeur-interprète.

www.art2thalie.fr

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38 GENS D’HÉRAULT AVENTURE CITOYENNE

Bosse ton rap !

BENAOUDA SADI est l’un des fondateurs d’Uni’Sons. Une association

montpelliéraine qui propose aux jeunes de La Paillade et d’ailleurs

un encadrement professionnel autour de la musique rap.

Ils faisaient partie des invités « Culture » de la gardenparty

du 14 juillet à l’Elysée. C’est dire si le travail de Ben

(Benaouda Sadi) et Habib (Dechraoui), directeurs-fondateurs

d’Uni’Sons, est reconnu. Créateurs du festival

des arts du monde arabe « Arabesques », ils creusent un

sillon positif dans le terreau des cités, que beaucoup ne

croient fertile qu’en mauvaises herbes.

Enfant d’Algérie arrivé à Montpellier à 2 ans, Ben était

« destiné au cycle court » de l’école. Ado, il découvre le

rap. « Le rap, c’est des textes, ça m’a donné le déclic pour

bosser en français. » Il passe le bac en candidat libre et

est admis à l’IUT.

« Mais j’avais une seconde vie » : rappeur-auteur-compositeur,

avec Habib, du groupe Boss Phobie. « On

BENAOUDA SADI

A Montpellier depuis 1974

1972 Naissance en Algérie

1987 Naissance de Boss Phobie (1 er album

Orientation en 1999 chez BMG France)

2000 Création d’Uni’sons

2006 Création du festival Arabesques

« A notre tour

d’aider des gamins

talentueux »

écrivait pour les

petits frères, tant

mieux si on en a

fait rêver… » Boss

Phobie s’impose

sur la scène rap, dans des tournées internationales.

« Des gens nous ont soutenus. A notre tour d’aider des

gamins talentueux, avec toujours priorité à l’école et

la réussite professionnelle. » En l’an 2000 naît Uni’Sons,

accueillie par l’assos’ Défi. Aujourd’hui Ben et Habib

ont installé leurs studios dans 250 m² (aidés par les

collectivités, dont le Département*). « Avec le Music

Social Club, j’ai dû accompagner 200 projets, jusqu’à

l’enregistrement. » Labellisé Lieu d’accès multimédia,

Uni’Sons initie les jeunes aux logiciels de musique.

Un coup de pouce gratuit. S’ils peuvent se le permettre,

c’est que les collèges, les mairies les appellent pour

des ateliers ou des « Renc’Arts », avec des stars : Kery

James, Diam’s, Psy 4 de la Rime… « Ils expliquent aux

mômes que les études sont importantes et que tout

ne leur est pas tombé du ciel. Il faut bosser, bosser et

encore bosser ! » Le rap, école de la vie ?

plus d’infos Uni’Sons, 475 av. du Comté-de-Nice, 04 67 10 06 79.

Site : www.unisons.fr

* Subvention du Département à Uni’Sons : 79 500 €

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40 GENS D’HÉRAULT

DEUX GÉNÉRATIONS DE JOUCLA AUTOUR DU POÊLE DATANT DE 1898 ET QUI CHAUFFE TOUJOURS LE CAFÉ : Pauline, 94 ans, et son fils Pierre.

Pauline, après la mine

LE GRAND CAFÉ DE CAMPLONG, lieu

de mémoire minière et de culture,

a traversé le siècle, grâce à l’âme du

lieu, Pauline Joucla, 94 ans.

Pauline Joucla se lève à 6 h, nettoie la salle « à fond »

et ouvre les portes du Grand Café, jusqu’au soir, parfois

tard. Dans ce bel écrin vert des hauts-cantons, Pauline,

94 ans, est bien plus que la tenancière du bistrot de Camplong,

187 habitants. La chanson « Elle est belle, elle est

mignonne, c’est une bien jolie personne/C’est la caissière

du Grand Café » fut peut-être écrite pour elle. Pauline

Joucla est une belle personne. Comme la « Jeanne » célébrée

par Brassens, elle est de celles qui vous réchauffent

le cœur, dès le premier contact.

Au temps du Kina Cristal

Depuis 1947, Pauline est l’âme de ce Grand Café, né en

1898 en territoire mineur : « Après la mine, les hommes se

lavaient ici dans un grand baquet, ils discutaient autour

d’un Kina Cristal, d’un verre de vin. »

Le café a résisté à tout, à la fermeture des mines de charbon

- « le fond en 1962, le ciel ouvert en 1993 » - l’exode

rural, l’arrivée de la télé. Grâce à l’accueil de Pauline et de

son mari, décédé aujourd’hui. Et par la volonté familiale

- le fils, Pierrot, prenant la relève - de « conserver la salle

telle qu’elle était et d’en faire un lieu de mémoire et de

culture ».

Le loto aux louis d’or

La nostalgie n’y sent pas la naphtaline : le loto de la

Sainte-Barbe accroche à la devanture perdrix, jambons,

homards enrubannés, on y gagne aussi des louis d’or.

L’Hérault

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AVENTURE SINGULIÈRE 41

On fête la Chandeleur ou l’été. Une fois par mois, un

« café citoyen ». Des rendez-vous d’amoureux de vieilles

voitures, des randonneurs à pied, à cheval ou à ânes.

« Nous travaillons avec la communaude communes

et la Maison cévenole, se réjouit Pierre Joucla, pour

les animations, les spectacles, café-théâtre, poésie,

chanson, cabaret. » Un noyau de fidèles s’est constitué.

Le théâtre SortieOuest y délocalise un spectacle

par saison. Ceux qui viennent d’ailleurs et ne connaissaient

pas le Grand Café en redemandent. Et s’il fallait

une preuve que ça marche, certains ici le disent :

« Sauf les soirs de finale de foot, on préfère être ici que

devant la télé ! »

plus d’infos www.legrandcafe.fr.st.

Programmation : www.montsdorb.com ou 04 67 23 78 03.

« Qu’est-ce qu’il y a à Joucla ? »

Danielle Chavarria

chargée de mission Culture à la communau

de communes des Monts d’Orb

« Les gens ne me demandent

pas quel sera

le prochain spectacle,

mais « Qu’est-ce qu’il y a

à Joucla ? ». Ce n’est pas

une salle de spectacle

ordinaire, c’est un lieu

qui a une âme. La communau

de communes

l’a choisi pour amener

les gens d’ici à la culture

dans un endroit familier,

sans connotation élitiste.

Autour du spectacle, il y a

la convivialité, on discute

au coude à coude, on boit

un verre avec les artistes.

Avec Pauline, on fait

tous partie de la famille.

Je suis sa « petite »,

elle est comme

ma grand-mère. »

MEMOIRE

L’Europe des cafés

historiques

Pour découvrir au fil de vos voyages ces cafés

restés « dans leur jus », au décor d’époque, chargés

d’histoires petites ou grandes, consultez le

site www.cafes-historiques.com. Pierre Joucla

est membre de l’association « Les Mordus des

cafés historiques et patrimoniaux d’Europe »,

éditrice de ce site et du guide papier. Ceux qui

valent le détour dans la région selon lui : « Les

Templiers à Collioure et La Comédie à Béziers. »

Les mineurs (ci-contre)

avaient fait du Grand Café

leur rendez-vous d’aprèstravail,

Le « fond » a fermé

en 1962.

Pauline et le petit

« Pierrot »,

son fils, qui aujourd’hui

garde vivante l’âme

du café historique.

N°173 – OCTOBRE 2008

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42 GENS D’HÉRAULT

L’ÉQUILIBRE SUR BALLON : une des nombreuses activités proposées aux enfants.

MONTPELLIER

L’école où on peut faire

le clown

PETITS ET GRANDS. Amateurs ou futurs

professionnels : la rentrée a un air

de récré pour les élèves du centre

des arts du cirque Balthazar.

« Regarde ! Regarde ce que je sais faire ! » Juchée sur un

monocycle, Julie, 7 ans, entame sa « seconde année »

à Balthazar : une drôle d’école qui enseigne avec sérieux

l’art de faire le clown et autres b a-ba du cirque

contemporain. Entre acrobatie, jonglerie, équilibre et

aérien, sous le chapiteau du domaine d’O ou dans les

locaux montpelliérains de l’association, huit cent cinquante

artistes en herbe dépoussièrent ainsi la piste

aux étoiles de grand-papa.

Au fil des ateliers et des stages, encadrés par deux professeurs,

chaque mini-groupe s’en donne à cœur joie.

« Les 3- 5 ans expérimentent, s’éveillent, tandis que les

plus grands prennent confiance en eux », explique Elodie

Allaya, coordinatrice des pratiques amateurs. Et à

« ceux qui croient avoir passé l’âge », Pierre, élève de

36 ans, rétorque : « Devant tant d’objets insolites, on

rêve, on a envie de toucher à tout. Mais ce retour à

L’Hérault

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AVENTURES COLLECTIVES 43

l’enfance permet surtout de découvrir son corps, de

se dépasser, dans une ambiance ludique. »

Du jeu et pas d’enjeu

Fruits d’un travail collectif, les spectacles trimestriels restent

tout autant « basés sur le jeu et non l’enjeu », confirme

Martin Gerbier, co-directeur de Balthazar. Objectif ?

« Avec la création de cette structure il y a 18 ans, Martine

Leroy a lancé des recherches de pédagogie artistique qui

ont permis de promouvoir - et cela perdure - la richesse de

l’expression corporelle et artistique des pratiques circassiennes.

» Et de susciter quelques vocations.

Membre des Fédérations française et européenne des

écoles de cirque, Balthazar est en effet devenu un centre

de référence pour la formation professionnelle, initiale

et continue, des artistes et des pédagogues des arts du

cirque et des professionnels de l’éducation ou de la santé.

Français ou étrangers, une vingtaine de jeunes y suivent

chaque année un cursus exigeant. Pus de 90 % d’entre eux

réussissent leur pari : faire du cirque un métier.

Balthazar, quant à lui, s’est déjà lancé de nouveaux défis,

en multipliant des ateliers thérapeutiques et socioéducatifs

dans les écoles, les quartiers sensibles, ou auprès des

handicapés. Chapeau l’artiste !

plus d’infos www.balthazar.asso.fr - 04 67 42 28 36.

RETOUR SUR…

Samia fait le lien entre

Orient et Occident

Le parfum de Samia vient de l’autre côté de la

Grande Bleue. En créant à Montpellier l’association

Jasmin d’Orient, Samia Khouaja se voulait

un lien « entre femmes d’Orient et femmes

d’Occident » (L’Hérault n° 151, oct. 2006). En

2008, de 50 adhérentes, elle est passée à 150 :

« J’ai convaincu les femmes d’Orient, et souvent

leurs maris, qu’il était bien pour elles et

pour la famille de sortir, de rencontrer d’autres

femmes de toutes origines et particulièrement

françaises, de partager des activités. »

Cette année, une trentaine ont suivi les cours

d’alphabétisation. D’autres ont partagé leurs

recettes, fait de la gym ensemble. Les soirées

culturelles, festives, le voyage à Barcelone, ont

fait le plein. Un pont entre deux rives.

Ateliers dans les maisons pour tous.

Tél. 06 29 67 19 26. http://jasmin.dorient.free.fr

CORALINE LEGER, promo 2008, a intégré une prestigieuse école de cirque.

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44 GENS D’HÉRAULT QUESTION DU NET

« FAUT-IL ACCROÎTRE LA RÉPRESSION SUR LES ROUTES ? » Sur www.herault.fr,

les internautes ont vivement débattu de cette question.

Avec le plaisir de vivre, on est

moins dangereux au volant

Vous avez écrit

Dès que l’on parle comportement

sur les routes,

les esprits s’échauffent.

Des dizaines d’Héraultais

ont témoigné sur le site du

Département. Il y a ceux

qui semblent avoir du mal

à accepter la répression.

Les radars notamment

sont conspués par

Guy : « Cela devient insupportable,

on passe

son temps à surveiller sa

vitesse », rejoint par Bruno

qui parle « d’oppression »

et Franck : « On n’est pas

des moutons de Panurge ».

Ils sont nombreux, les

bons conducteurs qui se

font injustement verbaliser

!

Plus sérieusement, les

Héraultais ne manquent

pas d’idées pour lutter

contre l’insécurité

routière.

Comme Corinne qui préconise

« une semaine de

travail d’intérêt général

dans un service hospitalier

d’accidentés de la

route », pour les excités

du volant. Françoise a

une vision plus philosophique

: « Le mal-être

est la vraie cause des

accidents. Si les gens

étaient heureux de vivre,

ils n’auraient pas une

conduite suicidaire

sur la route. »


L’État prend trop

de « demi-mesures

» : par exemple,

le fait d’interdire le

téléphone portable au

volant et d’autoriser le

kit mains libres. Quitte

à faire de la répression,

autant la faire correctement.

Julien (Lavérune)


Il faut tout faire

pour calmer les

excités qui considèrent

qu’ils sont au-dessus

des lois. Je suis pour le

développement de la

surveillance banalisée.

Georges (Pérols )


Je pense que

la plupart des accidents

sont dus à des

conducteurs bien sous

tous rapports et persuadés

d’être prudents,

mais qui n’ont pas

conscience justement

des risques réels.

Laurent, (Montpellier)


Il y a trop de

répression. Il faut

faire plus confiance

aux usagers qui sont

loin d’être des irresponsables.

Guy (Clermont-l’Hérault)


Bien sûr que la

prévention est

préférable. Mais franchement,

la violence

routière est insupportable.

Par respect pour les

victimes de la route, on

ne peut plus accepter

ce qui se passe.

Jean-Claude, (Montpellier)

NOUVEAU DEBAT

« Pour ou contre

le fichage des citoyens

».

Exprimez-vous sur

www.herault.fr

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR

45

RICHIE HAVENS, mythe vivant du folk blues américain, à Montpellier le 15 octobre.

COUP DE CŒUR

JUSQU’AU 18 OCTOBRE

MONTPELLIER

Guitare reine !

Jusqu’au 18 octobre, la 13 e

édition des Internationales

de la guitare renverse le

paysage culturel et musical.

A Montpellier, Lattes, mais

aussi Pézenas et dans une

dizaine de communes. Près

de 200 concerts dont de

nombreux gratuits. Des

artistes prestigieux dans les

grandes salles de spectacle,

mais aussi dans les maisons

pour tous, les bars, les

bibliothèques et les scènes

de toutes les communes

partenaires. Cette année, de

grands noms avec notamment

Philip Catherine, Bireli

Lagrène, John Williams et

John Etheridge, Suzanne

Vega, Rokia Traore et Richie

Havens, Eduardo Isaac,

Robben Ford, Caravan

Palace… un opéra rom et

une folle nuit du flamenco.

Un savant mélange de genres

pour le plus populaire

des instruments !

Rens. : 04 67 66 36 55 et

www.internationalesdelaguitare.com.

N°173 – OCTOBRE 2008

www.herault.fr


46 SORTIR

LODÈVE

DU 24 OCTOBRE

AU 5 NOVEMBRE

MINERVE

Les Grands

Chemins

BOISSERON

MONTPELLIER

MINERVE

BÉZIERS

Avec l’acteur J.C. Dreyfus,

invité de cette 8 e édition,

c’est l’événement de

l’automne en Minervois.

Artistes, vignerons, restaurateurs

proposent des circuits

de caveaux en ateliers d’art,

animations, expositions, dégustations,

concerts et films.

Soirée inaugurale à Siran

le 24 à 18 h à la Maison

du Minervois.

Rens. : 04 67 66 36 55 et

www.internationalesdelaguitare.com.

DU 9 AU 15 OCTOBRE

BÉZIERS

Théâtre à SortieOuest

C’est avec Occident, une création théâtrale de

Rémi De Vos mise en scène par Dag Jeanneret,

que le domaine de Bayssan accueille la nouvelle

programmation de SortieOuest. Une pièce noire

qui met en scène un couple comique et monstrueux.

Il et elle n’existent plus que par un jeu, une danse,

un rituel qui les font se tenir encore l’un en face de

l’autre. L’extrémisme dont il est question est une

donnée du jeu. C’est aussi une réalité sociale, un

huit-clos reflet d’un misérable quotidien. Aussi au

Théâtre d’O à partir du 21. Rés. : 04 67 28 37 32.

DIMANCHE 12 OCTOBRE

BOISSERON

Tous à la dictée !

La MJC accueille tous les

candidats de tous niveaux à

la salle Jean-Pierre-Chabrol

de l’espace Mistral, à 14 h,

pour la dictée de Boisseron.

Buvette et petite restauration

sur place.

Rens. : 04 67 86 40 81.

DIMANCHE 12 OCTOBRE

LODÉVOIS

Faites de la rando

27e journée départementale

de la randonnée : trois

circuits proposés : « bons

marcheurs » durée 7 h, 28

km, « découverte » durée

5 h, 18 km, « familial » durée

3 h, 10 km. Inscription

3 €, 2 € pour les licenciés.

Gratuit pour les moins de 12

ans. Au retour, produits du

terroir et tirage de tombola.

Rens. : 04 67 41 78 58.

DIMANCHE 12 OCTOBRE

MONTPELLIER

Rythmes cubains

Ernesto Tito Puentes Big

Band, avec 21 musiciens sur

scène, est un concert exceptionnel

qui fête les 60 ans

de carrière du trompettiste

Tito Puentes, installé dans

l’Hérault, ainsi que ses

80 ans. Tous les styles musicaux,

du jazz aux rythmes

afro-cubains que l’on retrouve

dans son dernier album

Victoria, en hommage à

sa mère (qui souffle cette

année ses 100 bougies !).

Une musique salsa cuivrée,

chaloupée et orchestrée de

main de maître. A 16 h 30

à la salle Victoire 2, au Mas

de Grille. Tarif : 23 € prévente

aux points habituels

et 26 € le soir même.

Rens. : 04 67 47 91 00.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR 47

DU 8 AU 11 OCTOBRE

MONTPELLIER

Création au

Théâtre d’O

Désertion de Pauline Sales,

mise en scène par Laurent

Dupuy. Une comédie qui

s’emballe dans un chassécroisé

sensuel et fou, acerbe

et drôle. Deux hommes ont

déserté leurs responsabilités

familiales et sociales et se

retrouvent retirés du monde,

dans la complicité. Mais

un inconnu va troubler leur

intimité... A 19 h au théâtre

d’O. Tarif : de 8 € à 13 €.

Rés. : 04 67 67 66 66.

LODÈVE

MONTPELLIER

VILLENEUVE-

LÈS-MAGUELONE

SÈTE

BÉZIERS

SAMEDI 4 OCTOBRE

VILLENEUVE-LÈS-

MAGUELONE

Coup de cœur

Le jour où Nina Simone a

cessé de chanter de Darina

Al Joundi est le spectacle

coup de cœur du festival

d’Avignon 2008. Au Liban,

on peut s’affranchir de tout,

sauf de Dieu. Noun quitte

l’adolescence pour se

JUSQU’AU 2 NOVEMBRE

LODÈVE

Kisling au musée

confronter à un monde qui

interdit à la femme la

parole, le rêve et la révolte.

A 20 h 30 au théâtre.

Rés. : 04 67 69 58 00.

DU 14 AU 18 OCTOBRE

SÈTE

Joyeuse satire

Avec Beaucoup de bruit

pour rien la compagnie

théâtrale « 26 000 Couverts

» monte à sa manière

cette œuvre de Shakespeare

en passant à la moulinette

Derniers jours pour les chefs-d’œuvre d’un peintre nourri

d’influences cézanniennes, du cubisme, du fauvisme et

de la peinture classique italienne et flamande. C’est la

première exposition consacrée à Kisling par un musée

français. Elle réunit soixante-dix œuvres d’un des plus

célèbres peintres de l’Ecole de Paris. Tous les jours sauf

lundi, de 9 h 30 à 18 h. Tarif : 7€ et 5,50 €.

Rens. : 04 67 88 86 10.

les clichés des milieux culturels

chics. Un spectacle-surprise

drôle et interactif, qui

bouleverse les conventions

théâtrales et joue le trublion

en brouillant les repères du

vrai et du faux. Au théâtre

Molière, à 20 h30, sauf le

mercredi (19 h).

Tarif : de 12 € à 19 €.

Rés. : 04 67 74 66 97.

VENDREDI 31 OCTOBRE

MONTPELLIER

Concert pop-rock

Les groupes héraultais

Cobson et Méphisto se

produisent à 20 h à Victoire

2 en 1 ère partie du concert

des Hushpuppies (pop-rock).

Ces deux groupes ont été

lectionnés cette année dans

le cadre de l’opération 34

Tours de l’ADDM, visant à

aider les groupes de

musiques actuelles héraultais

à la préparation scénique et

contribuer à leur diffusion.

Tarif : 5 € et 7€. Rés. en

vente sur les réseaux

habituels de billetterie (Fnac,

Virgin, Tickenet, Billetel)

Rens. : 04 67 45 71 10.

Le groupe Hushpuppies

N°173 – OCTOBRE 2008

www.herault.fr


48 SORTIR gratuit ou presque jeune public

LES BONS PLANS

CLARET

OCTON

PRADES-

OLARGUES LE-LEZ

PÉZENAS

ST-GENIÈS

-DE-FONTEDIT

AGDE

MONTAUD

ST-GEORGES-

D’ORQUES

MARSILLARGUES

DIMANCHE 5 OCTOBRE

OLARGUES

Maraîchage

et fromage

Sortie découverte de la

ferme des Bouquets. Melissa

Mizrahi, agricultrice

à la Caunette, diversifie

ses productions. Fromages,

viande, légumes, fruits, œufs,

confitures sont autant de

produits bio issus du réseau

Racines, fermes qui invitent

à découvrir les métiers de

l’agriculture. Sur inscription.

Rens. : 04 67 97 88 01.

18 ET 19 OCTOBRE

CLARET

Challenge du miel

Nouvelle édition 2008 d’un

rendez-vous familial très

attendu. Dans tout le village,

des moments sportifs, gourmands

mais aussi comiques

avec l’humoriste Rémi

Gaillard, (gags sur M6) et

aussi animations, projections

et musique, pour promouvoir

le monde des abeilles et les

délices du miel.

Rens. : 04 67 02 93 80.

DU 10 AU 12 OCTOBRE

AGDE

Lire en fête

musical. A la Maison des

Savoirs.

Rens. : 04 67 94 67 00.

MERCREDI 15 OCTOBRE

ST-GÉNIÈS-DE-FONTEDIT

ET PÉZENAS

Pour les petits

Origines, par la compagnie

Vooa, un joli spectacle de

contes africains sur les origines

du monde, avec musique

et danse. A partir de 4 ans.

A 10h 15 au foyer rural. Tarif

: 5 €. L’après-midi à 15 h

à Pézenas, salle du Nord.

Rens. : 06 15 90 01 53.

DU 1 ER AU 27 OCTOBRE

ST-GEORGES-

D’ORQUES,

MONTAUD, OCTON

Expo itinérante

«Grandes résistantes

contemporaines » :

portraits de résistantes de

tous les continents. Jusqu’au

13/10 à St-Georges,

du 13 au 18 à Montaud,

du 20 au 27 à Octon.

Rens. : http://archives.herault.fr

ment. Balades, initiation au

bricolage, ateliers gustatifs,

animations autour des saveurs

d’automne. De 14 h à 17 h.

Rens. : 04 99 62 09 40.

DIMANCHE 5 OCTOBRE

MARSILLARGUES

Venez chez

les Ch’tis !

Expo Nord/Pas-de-Calais :

découvrez la culture ch’ti, ses

coutumes, son patrimoine,

toutes les traditions du pays

minier. De 10 h à 18 h au

château.

Rens. : 04 67 71 96 02.

S’adressant aux plus jeunes

dès l’âge de 6 mois jusqu’aux

adolescents, exposition,

rencontres avec auteurs

et illustrateurs de livres pour

enfants, ateliers d’écriture

avec Nuit de l’Ecrit, soirée

slam, spectacles et conte

DIMANCHE 26 OCTOBRE

PRADES-LE-LEZ

Terres d’octobre

Venez fêter l’automne en

famille à la Maison départementale

de l’environne-

LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L’HÉRAULT – 1000 RUE D’ALCO – 34087 MONTPELLIER CEDEX 04

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