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LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT

n°187

JANVIER 2010

herault.fr

Meilleurs

vœux 2010

Avec l’Unicef, le Département de l’Hérault

soutient la cause des enfants.


VINCENT BIOULÈS • 45

MOURAD MERZOUKI • 6

LE TRICKZ • 34

HANDICAP • 12

NON À LA RÉFORME TERRITORIALE • 17 ET 27

1 000, rue d’Alco 34087 Montpellier. Tél. : 04 67 67 63 68. Fax : 04 67 67 72 71.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Pierre Maurel. DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION :

Florence Combes-Boulard. RÉDACTEUR EN CHEF : Vincent Girard. RÉDACTION : Claire

Vincent, Jean-David Bol, Valérie Pépin-Pérez et Agence JAM. PHOTO : Cathy Agrinier

(2, 12, 13, 20, 21, 23, 26, 29, 32, 41) ; Olivier Mas (4, 9, 14 , 21, 23, 25, 28,

29, 30, 36, 37, 39) ; Christophe Cambon (2 ,05, 11, 17, 22, 24, 25, 28, 42, 43) ;

Fish’eye (2, 18, 19, 34, 35) ; Cavalca M. (2, 07) ; Egis Eau (10) ; Besseau L. (11)

DR (15, 30, 32, 40, 43, 46, 47, 48). PHOTOTHÈQUE : Danièle Iacoponelli. INFOGRA-

PHIES : Aline Lugand. DESSIN : Aurel (14,16,44). CRÉATION : Lowe Stratéus. MISE EN PAGE

ET PHOTOGRAVURE : Atelier Six. IMPRIMERIE : Imaye Graphic. Imprimé sur du papier 100% recyclé.

DISTRIBUTION : La Poste - Médiapost. CONTRÔLE DE DIFFUSION : Feedback. ISSN : 1155-1259.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SOMMAIRE 03

4 ENTRETIEN

6 L’INVITÉ Mourad Merzouki

8 DES CHIFFRES ET DES MOTS

9 L’HÉRAULT

EN MOUVEMENT

10 AGIR POUR DEMAIN Ces récifs artificiels

12 ACTIONS Une journée au foyer

14 EN BREF

16 LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Pourquoi rire et bailler, c’est contagieux ?

17 ÉLUS SUR

LE TERRAIN

18 UN ÉLU/UN CANTON Rémy Paillès / Lunas

20 L’ACTION EN IMAGES L’aide aux communes, pour quoi faire ?

22 RENCONTRE Michel Guibal

24 C’EST VOTÉ L’arrachage, et après ?

27 CARTE EN MAIN La suppression de la TP

28 FACE-À-FACE Les pistes cyclables

30 CELA FAIT DÉBAT Go home, les œuvres d’art ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

33 GENS D’HÉRAULT

34 PORTFOLIO Le trickz en images

36 ILS AGISSENT À Puisserguier

38 AVENTURE CITOYENNE Jean-Claude Mauroux

40 AVENTURES COLLECTIVES Projets de jeunesse

42 AVENTURE SINGULIÈRE La cueillette de safran

44 QUESTION DU NET Pour ou contre la Marseillaise

dans les écoles ?

45 SORTIR

48 LES BONS PLANS

LE MOIS

PROCHAIN

DANS VOTRE

MAGAZINE

Une délégation

de l’Hérault à

Copenhague.

Num’her@ult change

la vie des entreprises.

Des diététiciennes

dans l’assiette

des collégiens.

Histoire d’une réussite

économique : la

Cure gourmande.

VOTRE

CANTON

DANS CE NUMÉRO

Agde pages 8, 10, 11, 32,

48, Aniane pages 15, 30,

Bédarieux page 8, Béziers

pages 27, 32, 44, 45, 46,

Capestang pages 21, 36,

37, Castries page 29,

Clermont-l’Hérault page

20, Frontignan pages 8, 39,

48, Gignac pages 40, 41,

Lunas pages 18, 19, Lunel

page 20, 46, Matelles (les)

pages 23, 26, 46, Mauguio

page 25, Mèze pages 5, 28,

32, 48, Montagnac page 44,

Montpellier pages 7, 17, 22,

23, 25, 27, 32, 33, 34, 35, 40,

41, 43, 44, 46, 48, Pézenas

page 32, Roujan pages 21, 23,

Saint-Gervais-sur-Mare page

44, Saint-Martin-de-Londres

pages 15, 32, Saint-Ponsde-Thomières

pages 12, 13,

Servian page 46, Sète pages

11, 32, 46, 48.

N°187 – JANVIER 2010

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04 ENTRETIEN

« DANS LE CONTEXTE ACTUEL, il est plus que jamais important d’aider à construire une société plus fraternelle et juste » André Vezinhet.

« Le Département soutient

la cause des enfants »

Cette année, le Département s’associe à

l’Unicef pour souhaiter une bonne année

aux Héraultais. Pour André Vezinhet, il

s’agit de dire plus largement que « toutes

les causes méritent d’être défendues,

même en temps de crise. »

Pourquoi cette initiative ?

La période des fêtes est un moment privilégié pour

réfléchir à notre rôle de père ou de mère, de fils,

de conjoint mais aussi de citoyen. Ces portraits

d’enfants sont l’occasion de rappeler combien les

valeurs d’humanité et de solidarité doivent tous

nous inspirer au quotidien, que l’on soit responsable

politique ou simplement un citoyen qui s’inscrit

dans la marche du monde.

Comment aidez-vous l’Unicef ?

A l’occasion de la nouvelle année, nous mettons en

avant l’action de l’Unicef à travers tous nos outils

de communication : nos cartes de vœux (physiques

et électroniques), le magazine de l’Hérault, le webmagazine

et l’affichage.

En temps de crise, est-ce qu’on reste sensible aux

messages de solidarité ?

C’est d’autant plus indispensable d’être solidaire

quand les temps sont durs, comme aujourd’hui. Le

L’Hérault

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05

message que nous voulons transmettre c’est « Ne

nous recroquevillons pas sur nous-mêmes ». Dans

le contexte actuel, il est plus que jamais important

d’aider à construire une société plus fraternelle

et juste. Le libéralisme forcené, l’individualisme,

la réussite à tout prix, c’était le modèle de société

qu’on nous proposait. Le château de cartes s’est effondré.

Profitons-en pour repartir sur de nouvelles

bases, fondées sur des valeurs plus citoyennes.

Parmi les actions de l’Unicef, laquelle vous touche

le plus ?

La fin d’année a été polluée par des polémiques

absurdes entre les défenseurs de différentes causes

caritatives. Il faut recentrer le débat sur les

actions concrètes qui sont permises par les dons.

Le Département de l’Hérault a commandé ses

cartes de vœux 2010 à l’Unicef. L’achat de ces cartes

aide l’Unicef à scolariser des fillettes, partout dans

le monde. Les filles, bien plus que les garçons, se

voient constamment refuser l’accès à l’école pour

toute une série de raisons. Il faut concentrer les

efforts sur leur scolarisation.

adolescents à proprement parler, avec l’intervention

auprès des familles qui ont des difficultés pour

les éduquer. Enfin, les aspects les plus sensibles : la

prise en charge par des familles d’accueil des enfants

maltraités et enfin l’adoption. Il y avait donc

beaucoup de raisons pour que le Conseil général et

l’Unicef se rencontrent.

En savoir plus L’Unicef, le Fonds des Nations Unies pour

l’enfance, est entièrement financé par des contributions

volontaires et s’appuie sur 60 ans d’expérience pour garantir

à chaque enfant le droit à la santé, à l’éducation, à l’égalité,

et à la protection. Pour faire un don : www.unicef.fr

et 0820 32 33 34

Pourquoi est ce important de scolariser les filles ?

Les femmes qui ont reçu une instruction ont de

meilleures chances de se protéger contre les maladies,

leurs enfants sont en meilleure santé et elles

enverront à leur tour leurs enfants à l’école. En

donnant une éducation aux filles, on leur enseigne

des compétences d’importance vitale, pour elles

et leurs futurs enfants. On contribue ainsi à fonder

une société plus autonome et plus démocratique

et des nations dont l’économie progressera de

manière plus équitable.

L’enfance est également une compétence du Département.

Comment agit-il ?

D’abord par la protection maternelle et infantile

qui accompagne les femmes enceintes et les jeunes

mamans. Ensuite, la protection des enfants et des

LE MOIS DERNIER

André Vezinhet était au port départemental

du Mourre Blanc, à Mèze, pour s’entretenir

avec les conchyliculteurs sur la forte

mortalité des huîtres depuis trois ans. Le

Département investit 107 000 € dans la

recherche afin de trouver des solutions.

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06 L’INVITÉ

MOURAD MERZOUKI

“Comment le hip-hop

est entré dans la Danse”

DES CITÉS LYONNAISES AUX SCÈNES INTERNATIONALES :

le danseur-chorégraphe Mourad Merzouki, 36 ans, a su faire évoluer le hip-hop

vers un art chorégraphique à part entière. Génération mélanges.

Vous êtes né à Saint-Priest, dans

la banlieue lyonnaise, de parents

immigrés algériens. Pas évident

d’arriver à la danse…

— Cela ne s’est pas fait par les

voies traditionnelles, la danse et le

milieu culturel étaient bien loin du

cercle familial et d’un gosse de cité

comme moi ! Je suis passé par les

arts martiaux. Puis par l’école du

cirque de Saint-Priest, où j’ai appris

l’acrobatie. Ado, je me suis mis au

hip-hop. Cette danse de défi, le

rapport au concours (les « battles »,

ndlr), à l’adversité, m’ont rendu

plus fort, plus solide.

Le hip-hop, c’est le côté « macho »

de la danse et on ne le prend guère

au sérieux. « Ce n’est pas de la

danse avec un grand D ! »

— On ne nous regardait pas

comme des danseurs : « Ils font

ça plutôt que du ping-pong dans

une MJC. » Je ne suis jamais entré

là-dedans, je voulais aller plus loin,

faire quelque chose de construit,

d’abouti. J’ai eu la chance d’être à

Lyon, la capitale de la danse : certains

pros ont vu notre show dans

la rue, nous ont proposé dix minutes

sur leur scène, puis des stages

pour nous professionnaliser. Je

n’en serais pas là aujourd’hui si

j’étais né ailleurs qu’à Lyon. Je suis

aussi fidèle à Montpellier, Jean-Paul

Montanari a été l’un des premiers

à accueillir le hip-hop dans sa

programmation.

Aujourd’hui, vous êtes un artiste

reconnu, chevalier des Arts et Lettres

en 2004, nommé directeur du

centre chorégraphique national

de Créteil/Val-de-Marne en 2009.

Comment avez-vous évolué ?

— J’ai voulu extraire le hip-hop de

sa caricature, la-violence-et-les-problèmes-de-la-banlieue.

La danse

« à message », ce n’est pas pour

moi. Je préfère le détour. Avec ma

compagnie, Käfig, nous avons

voyagé dans 400 villes de 40 pays.

Je m’y suis nourri d’autres cultures,

cela m’évite de tomber dans la

redite. Il ne faut pas hésiter à frotter,

à confronter les esthétiques,

quelque chose en sort toujours !

D’où est sorti ce spectacle, Agwa

et Correria ?

— Il est né de la rencontre avec

la compagnie brésilienne Urbana

de Dança. Ces danseurs sont issus

des favelas, mais pas question de

tomber dans le cliché musique

brésilienne-samba-capoeira. J’ai

imaginé, à partir de leur énergie,

une autre gestuelle, sur des musiques

des pays de l’Est, d’Argentine,

etc. Agwa, c’est l’eau, l’idée m’est

venue en voyant ces danseurs en

boire des litres et des litres !

Et votre public, il sort d’où ?

— Je suis heureux qu’il soit complètement

mélangé, au-dedes

générations et des classes sociales,

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


« Il ne faut pas

hésiter à frotter, à

confronter les esthétiques,

quelque chose en sort

toujours ! »

Mourad Merzouki

que soient assis côte-à-côte des

gens des quartiers et d’autres. De

montrer que le hip-hop, cela peut

être aussi la légèreté, la poésie.

ACTUALITÉ

Mourad Merzouki, un des coups

de cœur de Montpellier Danse

En ces temps où l’on parle beaucoup

d’identité, voire d’identité

nationale, quelle est la vôtre ?

— C’est une question très déstabilisante

pour moi. Je ne suis pas

regardé par certains comme français

et le pays de mes parents ne

me considère pas comme algérien.

Mais je suis citoyen du monde !

plus d’infos www.kafig.com

UN THÉÂTRE À L’ITALIENNE, DES DANSEURS

BRÉSILIENS, des musiques de l’Est ou

d’Argentine, dans Agwa et Correria…

La Cie Käfig investit la scène de

l’Opéra-Comédie pour deux soirées,

mardi 26 et mercredi 27 janvier (20 h).

Ce mélange, c’est l’un des coups

de cœur de la saison 2009-10 de

Montpellier Danse. Une unique

saison, étalée de septembre à avril,

qui offre sa programmation en

préambule d’un Festival Montpellier-

Danse, en juillet, que l’on nous

promet « énorme » pour son 30 e

anniversaire. En attendant, le mois

de janvier, c’est aussi le ballet de

l’Opéra national Tchaïkovski de Perm

(19, soirée Diaghilev), La Ribot et

ses [Domaines ] (30, 31 janvier et 1 er

février).

Agwa et Correria : places 1 ère série

20 € (réduit 16 € et 14 €). Quasi

complet. 2 e série : 10 € (8 € et 7 €).

Plus d’infos : 0 800 600 740 ou

www.montpellierdanse.com

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08 DES CHIFFRES ET DES MOTS

Aujourd’hui,

le Département

soutient

les écoles.

ET DEMAIN ?

1

NOUVEAU CANOT DE SAUVETAGE

pour les sauveteurs

de la SNSM. Ils ont secouru

121 personnes en 2008.

Le Département

les soutient.

32 671 €

POUR AIDER LES ÉCOLES

de musique d’Agde,

Baillargues et Gignac à

acheter des instruments

et du matériel

d’enseignement

musical.

BIEN !

BRAVO À LA VILLE DE FRONTIGNAN !

Le futur écoquartier des

Pielles a reçu un prix du

ministère de l’Écologie,

dans la catégorie sobriété

énergétique. Construit sur

l’ancienne raffinerie de soufre,

il accueillera 477 logements.

Une réflexion très poussée a

été menée sur la ventilation

naturelle, afin d’éviter le

recours à la climatisation. Les

travaux vont bientôt débuter.

PAS BIEN !

LES SORTIES DE L’A 9 AU SUD DE

MONTPELLIER sont toujours

aussi encombrées aux heures

de pointe, et ce malgré les

travaux réalisés par l’État. Si

une collision arrivait dans ce

contexte, elle pourrait avoir des

conséquences dramatiques.

Face au danger réel encouru

par les automobilistes,

les élus du Département

demandent à l’unanimité

au Gouvernement d’accélérer

le doublement de l’A 9.

NEUVE

LES HABITANTS DE BÉDARIEUX et des environs disposeront d’une

agence sociale du Département toute neuve. L’ancienne avait

été détruite par un incendie criminel en décembre 2008. Coût

prévisionnel : 2,3 M€.

AIDE AU TOIT

PAS TOUJOURS FACILE DE SE LOGER DANS L’HÉRAULT. Loyers élevés,

pénurie de logements, appartements insalubres. Au-dede sa

politique de construction de logements neufs, le Département a mis

en place plusieurs dispositifs pour tirer vers le haut la qualité du

parc locatif dans l’ancien. Premièrement, les propriétaires peuvent

être aidés financièrement à réaliser des travaux. En contrepartie,

ils s’engagent à louer leur logement à des tarifs conventionnés

pendant neuf ans. Deuxièmement, une prime peut être accordée aux

propriétaires qui réhabilitent leur logement vacant et vétuste afin de

le remettre sur le marché locatif social. Ces aides viennent majorer

celles accordées par l’Agence nationale de l’habitat (Anah).

Infos : 04 67 67 64 35.

2,9 M€

POUR LES ÉCOLES maternelles

en 2009, afin de créer

et aménager préaux,

restaurants scolaires,

bibliothèques…

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’HÉRAULT EN

MOUVEMENT

09

Des actions concrètes, des sujets d’actualité, des éclairages différents

sur un problème à résoudre , des chantiers en cours, des acteurs de terrain,

des questions que vous vous posez.

10 AGIR POUR DEMAIN Ces récifs artificiels

12 ACTIONS Une journée au foyer

14 EN BREF

16 LES CLEFS Pourquoi rire et bailler,

c’est contagieux ?

ZOOM

Ballet de pompes à béton

sur le chantier de la

RD65. Le passage sur le Lez

se fera à double sens

sur le nouveau pont

à partir

du 12 janvier.


10 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

Aujourd’hui,

le Département

aide

les pêcheurs.

ET DEMAIN ?

AU LARGE D’AGDE, la société Buesa procède à l’immersion des éco-récifs.

Des hôtels sous-marins

pour poissons et crustacés

Les habitats artificiels fleurissent en

mer. Ils offrent un abri aux poissons

dans la zone des « trois milles » dédiée

aux petits métiers de la pêche.

L’avenir de la pêche est intimement lié à la gestion et

la protection de la ressource halieutique, c’est-à-dire à

tout ce qui est issu de la mer et qui fait le bonheur de

nos papilles. Le Conseil général s’est ainsi associé à l’entreprise

montpelliéraine Egis Eau pour la conception et

la réalisation d’habitats artificiels innovants - les premiers

du genre en Europe ! – appelés des éco-récifs…

Vers l’urbanisme sous-marin

Pour les fabriquer, Egis Eau a élaboré un programme de

recherche et développement, dont fait partie la thèse

de Sylvain Pioch (voir p 11) qui a permis de montrer

l’importance de la morphologie des récifs pour leur

colonisation par les espèces marines. Les récifs sont

fabriqués en béton coquillier (huîtres) et sont conçus

en fonction des différents cycles de vie et des besoins

des poissons.

La pêche en toutes circonstances

En septembre dernier, deux prototypes de ces éco-récifs

ont été immergés au large de la Roquille, près d’Agde,

dans des fonds avoisinant les - 15 mètres. L’occasion

L’Hérault

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AGIR POUR DEMAIN 11

« L’innovation tient à l’habitat adapté aux

espèces pêchées et au matériau écologique … »

Sylvain Pioch, ingénieur-écologue en environnement marin à Egis Eau.

Quels animaux vont

nagement qu’on a posé

an. Il faudra valider la

cifiquement adapté aux

pouvoir se développer

au fond de la mer et les

colonisation du béton

espèces cibles, au maté-

dans les éco-récifs ?

espèces intéressantes

coquillier et voir si les

riau en béton coquillier

Les pêcheurs du Grau

pour la pêche.

espèces ciblées sont bien

et au design proche d’un

d’Agde nous ont de-

Comment sera étudiée

présentes et en quelle

récif naturel. Leur pro-

mandé de cibler le loup,

cette expérimentation ?

quantité.

duction a été possible

la dorade royale, le sar, le

Le suivi est assuré par

En quoi ces éco-récifs

grâce aux échanges avec

homard, le congre et la

l’association Adena,

sont-ils révolutionnai-

les pêcheurs, premiers

cigale de mer. L’objectif

en partenariat avec le

res ?

concernés par l’objectif

c’est d’avoir la meilleure

CNRS - EPHE de Perpi-

L’innovation tient aux

du projet : la restaura-

performance entre l’amé-

gnan. La durée est de un

formes de l’habitat spé-

tion de la biodiversité.

pour Pierre Guiraud, conseiller général délégué aux activités

portuaires, de confirmer la stratégie du Département

: « Ce projet, c’est une façon complémentaire

de venir en aide aux pêcheurs, en plus des travaux que

l’on fait à la criée ». De son côté, André Vezinhet, président

du Département a salué « un projet local qui a rassemblé

nos chercheurs, les entreprises, les collectivités

territoriales et les professionnels de la pêche. » Budget

total : 180 000 €, dont 80 000 € du Conseil général.

Des résultats prometteurs

Les délais de colonisation des récifs par la faune et la

flore sont de l’ordre d’un ou deux ans. Les premiers résultats

sont donc attendus pour 2010. Cependant, il y

a d’ores et déjà une nouvelle réjouissante : une étude

d’Egis Eau en bassin tropical a montré que, pour une

durée identique de quelques mois, la colonisation d’un

récif en béton classique était de 5 %, alors que pour un

éco-récif en béton coquillier, elle était de 40 %. En Méditerranée,

la mer est plus froide, donc les résultats in

situ seront peut-être d’un autre ordre. Quoi qu’il en soit,

c’est encourageant.

plus d’infos reportages sur herault.fr

FOCUS

Une belle queue

de poisson !

Les prédateurs de larves de poissons font un

festin lorsqu’elles migrent vers leur habitat :

95 % d’entres elles meurent. D’où l’idée du projet

Biorestore de les capturer, cultiver jusqu’à

ce qu’elles grossissent, et par exemple de les

réintroduire en mer… Coût : 187 400 €, dont 20 %

financés par le Département

PLUS D’INFOS www.ecocean.fr

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12 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

DE NOMBREUSES ACTIVITÉS encadrées sont proposées pour améliorer l’épanouissement des personnes handicapées.

Pas comme nous, mais

avec nous

AU FOYER FRESCATIS, À SAINT-PONS-DE-

THOMIÈRES, on accueille les déficients

mentaux. Objectif : les intégrer

complètement à la vie de la cité.

Rosalie est toute joyeuse aujourd’hui. Son amoureux l’a invitée

hier soir au restaurant en ville ! Quoi de plus normal,

semble-t-il ? Sauf que Rosalie et son amoureux font partie

des résidents déficients mentaux hébergés au Frescatis.

Situé à Saint-Pons-de-Thomières, le foyer accueille trenteet-un

résidents handicapés de 18 à 60 ans. La plupart sont

en hébergement permanent. Rosalie est trisomique, elle

a trouvé sa place et, peu à peu, développé son autonomie

de vie, grâce à l’accompagnement de toute une équipe

dans les actes de la vie quotidienne. « Nos pensionnaires

vivent ici en milieu ouvert. Ils sont bien intégrés à la vie

de la ville. Ils peuvent faire des courses, sortir le soir en

couple ou entre copains. Cela a été un travail de longue

haleine. Il n’est pas facile d’accepter la proximité de personnes

handicapées mentales dans son environnement.

Mais les habitants de Saint-Pons ont joué le jeu.»

Equitation, judo et thalasso

Martine Banos, directrice de l’établissement, et toute

son équipe ont à cœur d’offrir les meilleures conditions

possibles à l’épanouissement et à la socialisation de

leurs pensionnaires. « Au-dedes activités et ateliers

traditionnels proposés dans tous les foyers de ce type,

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ACTIONS 13

nous essayons de nous adapter aux rythmes et aux besoins

de nos résidents, et non l’inverse. » Ainsi Rosalie

se prépare à partir avec un petit groupe, à la bibliothèque

de Saint-Chinian pour y passer l’après-midi. D’autres

iront faire du cheval à La Salvetat, ou du judo à Bédarieux.

Escalade, randonnée, et même thalasso à Lacaune

ou piscine à Mazamet sont autant d’activités hors les

murs, auxquelles chacun est libre de s’inscrire. « Nous

préconisons une ouverture maximum sur le monde extérieur.

Et nous constatons une grande amélioration dans

l’épanouissement de nos pensionnaires. » Géré par l’ASEI

(Agir, Soigner, Eduquer, Insérer), association militante et

gestionnaire d’établissements sanitaires et médico-sociaux,

le Frescatis fait partie des foyers « occupationnels

» de l’Hérault dont les activités et le personnel sont autorisés

et financés par le Département sur la base d’un prix

de journée. Ici, vingt-six personnes sont nécessaires pour

encadrer trente-trois pensionnaires. Un investissement

humain important, mais indispensable pour créer un

lieu de vie digne et favoriser l’épanouissement des personnes.

plus d’infos www.herault.fr, rubrique enfance et famille,

solidarité, personnes handicapées

« Leur humanité prend le pas

sur leur différence ! »

Michèle Charras,

adjointe au maire de St-Pons-de-Thomières, en charge

de la solidarité.

Tolérance et citoyenneté

: c’est votre leitmotiv ?

J’ai une idée fixe : c’est

par l’éducation qu’on arrive

à plus de partage et

de fraternité. La présence

de personnes handicapées

était pour moi un

formidable moyen de

mobiliser les habitants

vers plus de citoyenneté

et de solidarité. Lorsque

la ville a donné le terrain

pour la construction du

Frescatis, à proximité de

l’école, il y a eu une pétition

des parents d’élèves

s’insurgeant contre le

projet. Aujourd’hui, les

pensionnaires du Frescatis

font leur fête à l’école !

C’est donc un pari réussi ?

Absolument. Les personnes

handicapées n’ont

pas les mêmes filtres

sociaux que nous. Grâce

au travail d’éducation et

d’intégration dont ils ont

été eux-mêmes acteurs,

ils sont reconnus comme

des Saint-Ponais à part

entière.

VRAI / FAUX

VRAI

Le coût de fonctionnement

des foyers

occupationnels est

élevé.

178 € en moyenne par

jour et par personne

prise en charge par

l’Aide sociale départementale.

Dans les

foyers de vie, des activités

adaptées sont

organisées, afin de

développer les capaci-

tés et l’autonomie des

personnes handicapées

ne pouvant exercer une

activité professionnelle,

même en milieu protégé,

et ne nécessitant pas une

prise en charge médicale

permanente.

VRAI ET FAUX

Il n’y a pas assez de

structures pour adultes

handicapés dans

l’Hérault.

Entre 2005 et 2009, le Département

a créé 525 places.

Aujourd’hui 2 622 places

sont autorisées pour 2 800

personnes orientées. Il reste

donc des besoins à satisfaire

et des structures à adapter.

Le Département propose

toute une palette de solutions

allant des aides

individualisées aux établissements,

en passant par le

maintien à domicile,

l’accueil temporaire ou

l’externat.

390 places

en internat, 202 en

externat dans les

foyers occupation nels

du département.

73

établissements et

services pour adultes

handicapés agréés.

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14 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

PIERRESVIVES

VENEZ VOIR

Une gueule de vaisseau spatial !

A partir du bâtiment dessiné par

Zaha Hadid, ce « prototype » va être

aménagé sur le site du chantier Pierresvives,

à Montpellier, pour recevoir

les riverains, collégiens, étudiants, et

raconter l’histoire de ce fantastique

projet : Cité des savoirs et du sport

pour tous, écoquartier, Maison départementale

des sports. Ouverture

en février. Rens : 04 67 67 30 80

TECHNOLOGIE

VOTRE TÉLÉ VA-T-ELLE

SE PRENDRE UN RÂTEAU ?

ENVIRONNEMENT

BON BILAN 2009

Pour l’étang de l’Or, la phase de

concertation entre les acteurs

locaux a abouti l’an dernier à des

résultats concrets. Cinq contrats

Natura 2000 ont été signés. Quatre

portent sur une gestion pastorale

favorable à la biodiversité et un

sur la réhabilitation du réseau

hydraulique des marais.

À partir du mois prochain, en France,

les émetteurs de télévision analogiques

vont progressivement s’éteindre

au profit des émetteurs numériques.

Le Languedoc-Roussillon

fermera la marche en novembre

2011. Mais les Héraultais ont peutêtre

déjà du souci à se faire. En effet,

depuis le lancement des chaînes

TNT en 2005, de nombreuses zones

du territoire restent non couvertes.

Et l’installation prochaine de trente

nouveaux émetteurs numériques

ne suffira pas à tout couvrir. Tous les

Héraultais ne recevront pas la télé

numérique. D’ailleurs, sur le plan

national, le CSA a fixé la couverture

minimum par département à 91 %

de la population. Mais alors quid

des 9 % restants ? Quelques urbains

pourront contourner le problème

en recevant la télé via leur accès

internet très haut débit. Pour les

autres, la loi prévoit qu’ils bénéficieront

gratuitement d’un accès

satellite aux 18 chaînes de la TNT …

mais devront mettre la main à la

poche pour installer leur parabole.

Là encore, la loi a prévu une mesure

d’aide à l’équipement pour les

foyers bénéficiant déjà de l’exonération

de la redevance télé. Mais

pour les autres …

Plus d’infos : 0 970 818 818 (prix d’un

appel local)

www.tousaunumerique.fr

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


A L’AFFICHE

Vœux 2010

Toute l’année, dans tout

l’Hérault, vous voyez les

campagnes d’affichage

du Département. Location

des emplacements,

création des affiches,

impression, pose : ça doit

coûter cher ? Eh bien

non ! Le Conseil général

a contractualisé avec

la société Clearchannel

pour lui permettre d’implanter

du mobilier publicitaire

le long des routes

départementales. De

ce fait, le Département

dispose gratuitement

de plus de 400 emplacements

répartis

sur tout le territoire.

n

Affichage en cours : Le Département

s’associe à l’Unicef pour souhaiter aux

Héraultais une belle année 2010, pleine de

sens et de solidarité.

INTERNET

NÉOSPHÈRE

C’est une webTV participative faite

par des jeunes de 8 à 18 ans. Leur

but : vous faire découvrir la vie du

pourtour de l’étang de Thau.

Tous les thèmes ou presque sont

abordés. À découvrir : les courtsmétrages

de jeunes Héraultais

très prometteurs.

En savoir plus : www.neosphere.tv

ET AUSSI…

Roman d’ici

Line Fromental

livre ses souvenirs

d’une

enfance passée

à Saint-Martinde-Londres.

Le

quotidien d’une

fillette à la fin des

années 50, qui

découvre la vie à

travers celle de

Mamé et Tonton

Pierre. L’auteur

parvient à restituer

ses sentiments

d’alors

avec justesse.

Des mots d’adul-

tes au service

d’une mémoire

d’enfant. Brins

d’enfance, au

Papillon Rouge

éditeur.

Des projets

plein la tête

Les jeunes n’en

manquent pas :

solidarité avec

l’Afrique, échanges

culturels

européens, lien

inter-générationnel,

découverte

des métiers de

l’artisanat, etc.

EN BREF 15

JEUNESSE

PAS PEUR,

LES SAPEURS

Ils sont 454 jeunes, âgés de 12 à 18

ans, et se forment tout au long de

l’année dans l’une des 21 écoles de

l’Hérault. Eux, ce sont les JSP, les

jeunes sapeurs-pompiers. Le Département

vient d’attribuer une subvention

de 25 000 € à leur association.

Envie de les rejoindre ? 04 67 27 10 10.

Grâce à Cap

Jeunes, le Département

leur à

accordé une aide

totale de 5 600 €.

Et toi, tu as un

projet citoyen ?

Cap Jeunes :

04 67 67 74 44.

Un monde

sans lèpre

C’est l’objectif

rappelé par la

Fondation Raoul

Follereau, à

l’occasion de la

journée mondiale

des lépreux, le 31

janvier prochain.

Cette maladie

existe encore :

249 000 nouveaux

cas en 2008, soit

un cas toutes les

deux minutes.

Très invalidante

et objet d’une

peur ancestrale,

elle demeure un

facteur d’exclusion.

Les fonds

récoltés serviront

à guérir les malades

mais aussi

à les aider à se

réinsérer. Grâce

aux dons, plus

de 14 millions de

malades ont été

guéris en 25 ans.

Infos : www.

raoul-follereau.

org

N°187 – JANVIER 2010

herault.fr


16 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT LES CLEFS POUR COMPRENDRE

On le sait, « un bon bâilleur en fait bâiller sept », et lorsqu’à la télé, un

présentateur attrape le fou rire, tout le plateau se bidonne… et nous aussi.

Pourquoi bâiller et rire,

c’est contagieux ?

Mystère. Il faut dire que

peu de scientifiques

se sont penchés sur le

Souffrez-vous

du TDLM ?

boyau de la rigolade et

le décrochage de mâchoire.

Sauf le neurobiologiste

américain

Robert Provine. Pour lui,

il s’agirait de « réplication

comportementale ».

Une espèce de réflexe

instinctif de communication

: plus vous êtes

en empathie avec les

autres, plus vous êtes

sujet à la contagion.

Seuls les misanthropes

seraient immunisés.

se mettent à bâiller.

dont les plus proches de

Un praticien hospitalier,

le Dr Richier, a identifié

chez de nombreux

sujets un TDLM : trouble

dysphorique du lundi

matin : bâillements

répétés, lourdeur,

irritabilité, difficultés

de concentration... Ce

trouble peut s’aggraver

en TDLMMM ou pire, en

TDLMMJVM !

Texte complet à mourir

de rire sur http://

martinwinckler.com

55 % des spectateurs

Mais ça ne marche pas

nous, les singes. Chez

d’un film montrant

avec un dessin animé.

l’humain, le « fou » rire

et Boris Eltsine se bidon-

30 personnes bâillant,

L’origine doit être

irrépressible n’est pas lié

nant lors d’une confé-

humaine, le réflexe se

au langage. On s’amuse

rence de presse, pliés en

La citation

« Le rire, comme les

essuie-glaces, permet

d’avancer même s’il

n’arrête pas la pluie. »

Gérard Jugnot

faisant par imitation.

Pas besoin de voir, les

aveugles sont sensibles

à la contagion en entendant

bâiller.

Quant au rire, il n’est pas

le propre de l’homme.

de bonnes blagounettes,

le fou rire, lui, peut se déclencher

à des moments

inopportuns, y compris à

un enterrement ! Pas de

fou rire en solo, c’est une

contagion sociale. Rap-

deux d’entendre rigoler

l’autre et vice-versa. On

aurait tous au fond du

cerveau un détecteur de

rires qui activerait un

générateur de rires, qui…

Ouaf, ouaf, ouaf, arrêtez,

Certains animaux rient,

pelez-vous Bill Clinton

j’en peux plus !

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ÉLUS SUR

LE TERRAIN

17

Des décisions qui changent notre quotidien, des élus que l’on croise sur le terrain,

des débats, des portraits, des prises de position, des choix politiques expliqués.

C’est l’actualité des 49 élus du Département.

18 UN ÉLU/UN CANTON Rémy Paillès / Lunas

20 L’ACTION EN IMAGES

L’aide aux communes, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES Michel Guibal

24 C’EST VOTÉ L’arrachage, et après ?

27 DÉBAT C’est quoi la réforme territoriale ?

28 FACE-À-FACE Les pistes cyclables

30 CELA FAIT DÉBAT Go home, les œuvres d’art ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

L’ÉVÉNEMENT

Non à la réforme territoriale !

Le 21 novembre, 1 500 élus,

responsables associatifs

et citoyens déterminés

ont défilé

à Montpellier.


18 ÉLUS SUR LE TERRAIN

RÉMY PAILLÈS

DANS SON CANTON

DE LUNAS

Aujourd’hui

le Département

aide les

communes.

ET DEMAIN ?

La fermeture des industries verrière et minière a été rude. Aujourd’hui, les villages

rajeunissent. Preuve que le canton est de nouveau attractif.

1

1 LE CHÂTEAU DE DIO

date du XIe siècle et a appartenu au

cardinal de Fleury, ministre de Louis

XV. Resté longtemps à l’état de ruine,

l’édifice a aujourd’hui un propriétaire

qui le restaure progressivement. Le

Département y contribue, au nom de

la conservation du patrimoine.

2 LA COMMUNE D’AVÈNE

est nichée entre la montagne et la

rivière. Aussi pour réaliser la liaison

piétonne entre le cœur de village et le

centre thermal, il a fallu creuser dans

la roche. Objectif : sécuriser les déplacements

des 2 500 curistes qui viennent

à Avène chaque été.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


UN ÉLU / UN CANTON 19

2

4

4

3 • 4 AU BOUSQUET-D’ORB,

la jeunesse ne s’ennuie pas ! La commune

s’est équipée d’un citystade,

pour y jouer au foot, au basket et au

volley. Et les enfants de l’école maternelle

ont du mobilier sécurisé tout

neuf pour s’amuser pendant la récré.

29 000 € du Département.

3

Le canton de Lunas.

EN CHIFFRES

12

communes

constituent

le canton.

4000

habitants dans

le canton.

N°187 – JANVIER 2010

herault.fr


20 ÉLUS SUR LE TERRAIN

L’AIDE AUX COMMUNES,

POUR QUOI FAIRE ?

Tout d’abord, pour

préserver l’équilibre

territorial. « Nous

cherchons à offrir à

tous les Héraultais une

offre d’équipements

équilibrée à proximité,

où qu’ils habitent »

résume Kléber Mesquida,

vice-président du

Département, chargé de

l’aménagement durable

du territoire. Et puis

parce que les communes

rurales ne peuvent pas

financer seules de gros

équipements comme

une station d’épuration,

par exemple. « Alors si le

Département disparaît,

qui va les aider ? »

1

1 À LUNEL, les jeunes s’entraînent

sur leur nouveau skate parc, derrière

le stade Ramadier. Il est ouvert aux

skates, rollers et bmx. Investissement

du Département : 16 500 €.

2 À CLERMONT-L’HÉRAULT, le Département

a participé à la rénovation

du stade : pelouse synthétique toute

neuve, nouveaux couloirs d’athlétisme,

etc. 265 000 € du Département.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’ACTION EN IMAGES 21

Aujourd’hui

le Département

aide les

communes.

ET DEMAIN ?

2

3

4

3 À ROUJAN, la commune a construit

une nouvelle école primaire pour accueillir

114 élèves. Coût de l’opération :

999 098 €, dont 20,6 % du Département.

4 À CAPESTANG,les jeunes ont leur

Pij (point infos jeunesse). Ses missions

: l’orientation scolaire, les loisirs,

la vie pratique…

EN CHIFFRES

83 M€

en moyenne

accordés

chaque année

aux communes

(aide directe

+ contrats

territoriaux)

343

communes

dans l’Hérault

N°187 – JANVIER 2010

herault.fr


22 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Prof de droit,

homme de gauche

« J’ai 14 ans quand Pierre Mendès-France règle la question

de l’Indochine. À cet âge, on n’est peut-être

qu’un ado, mais c’est là qu’on est le plus réceptif ! »

Michel Guibal, élu du canton de Montpellier I.

Son histoire. On l’imagine bien donner la réplique à

Ventura ou Blier. Grand, carré, voix grave : il faut bien

l’admettre, Michel Guibal fait un peu tonton flingueur.

« Au lycée, dans la chorale du Clos Saint-François, je

faisais partie des basses. Parfois, c’était encore trop

haut pour moi ! » s’amuse l’élu. Dans son plus lointain

souvenir, Michel Guibal a quatre ans. « Je vois encore

les types arriver en traction sur la Comédie, c’est la libération

de Montpellier ». Nous sommes en 1944.

Son premier engagement politique remonte à la fac. « Il

y avait les élections de la corpo de droit, traditionnellement

à droite. Des copains de l’Unef (à gauche, ndlr) dirigée

par Max Levita, me demandent de les rejoindre. »

Ce qu’il fait, en rupture avec une hérédité familiale plu-

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


RENCONTRES 23

MICHEL GUIBAL EN 5 DATES

1954 : Son premier souvenir 1981 : L’élection de François

politique : Pierre Mendès- Mitterrand.

France met fin à la guerre 1989 : La chute du mur

d’Indochine.

de Berlin.

1962 : Son premier vote : 2001 : Son élection en tant

non au référendum sur que conseiller général

l’élection du Président de et adjoint à l’urbanisme

la République au suffrage à la ville de Montpellier.

universel.

tôt conservatrice. Son agrèg’ en poche, Michel Guibal

devient prof de droit à l’Université. Il le restera 40 ans,

dont trois au Maroc. En 1992, il entre au Parti socialiste,

puis dans l’équipe municipale de Montpellier après les

élections de 1995. En 2001, il succède à Raymond Dugrand

et devient adjoint à l’urbanisme. À son arrivée en

2004, Hélène Mandroux lui demande d’être son premier

adjoint. Aux municipales de 2008, il ne se représente

pas. « Il fallait laisser la place aux jeunes. Tout le monde

était d’accord, mais malheureusement les actes n’ont

pas suivi les paroles. » Déçu, Michel Guibal prend alors

ses distances avec un parti dont le fonctionnement

local le dérange de plus en plus. « J’en ai marre de ce

système où certains se servent du PS sans même y être,

sans le servir. »

Ses engagements. « L’Hérault est l’un des départements

qui portent le plus le poids des délaissés de

la société, reconnaît Michel Guibal. Et ça, il faut le

gérer. Je milite pour le développement des logements

sociaux avec et auprès d’André Vezinhet. Mais on ne

nous aide pas à le faire ! Certaines communes ont la

vue courte, alors que c’est pour leurs enfants qu’il faut

construire aujourd’hui. Qu’elles donnent des terrains

au Département ! »

MONTPELLIER

TCHIN

CHINE

Afin de valoriser le territoire

héraultais et sa

viticulture à l’étranger,

André Vezinhet, président

du Conseil général,

député, a reçu Li Chengy

Yun, gouverneur adjoint

de la région de Sichuan

en Chine.

ROUJAN

POUR

LUCIE

Kléber Mesquida, premier

vice-président du

Conseil général, a inauguré

l’école Lucie-Aubrac.

Ouverte en 2009, elle

accueille 114 élèves.

Coût : 999 098 €, dont

20,6 % subventionnés

par le Département.

SAINT-MATHIEU-

DE-TRÉVIERS

PASSE

MURAILLE

L’Église du village nécessitait

d’être rénovée.

L’association Passe

Muraille, aidée par le

Conseil général, a donc

entrepris la réhabilitation

de l’édifice par un

chantier d’insertion.

Subvention : 84 802 €.

N°187 – JANVIER 2010

herault.fr


24 ÉLUS SUR LE TERRAIN

HENRI CABANEL (au centre) : « Organisons l’arrachage plutôt que de le subir »

Aujourd’hui,

le Département

soutient

les viticulteurs.

ET DEMAIN ?

Les nouvelles vies

de la vigne

EN 25 ANS, l’Hérault a perdu 45 000 hectares de terres

viticoles, soit un tiers de son vignoble, au cours des

différentes campagnes d’arrachage. Conséquence :

une agriculture et des paysages en profonde mutation.

Du vin coule dans les veines de

l’Histoire héraultaise. Pensez

donc ! C’est qu’il en a traversé

des époques, notre vignoble. Et

aujourd’hui, il est soumis à un

marché mondial dans lequel il

faut batailler et gagner sa place.

Depuis les années 80, afin de

rationaliser les quantités et tirer

la qualité du vin vers le haut,

l’Europe incite financièrement

la profession à restructurer le

vignoble par des plantations, puis

par des arrachages. À l’époque,

cela fait débat et depuis, chaque

campagne d’arrachage pose la

question de « l’après ».

L’Observatoire viticole

Que faire de ces friches ? Non seulement

elles entraînent un véritable

mitage du vignoble, mais elles

sont autant de zones de départs

de feu potentiels. Et que dire de

l’impact paysager de ces no man’s

lands où la vigne, qui façonne les

paysages héraultais depuis des

siècles, disparaît ?

En 2004, le Département crée

l’Observatoire viticole. « Sa force :

rassembler l’intégralité des organisations

professionnelles, agricoles

et syndicales autour de la même

table », résume Henri Cabanel, élu

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


C’EST VOTÉ 25

délégué à la viticulture. « Nous

avons tous signé une convention

qui vise à organiser l’arrachage,

plutôt que de le subir. » Le travail

porte alors sur les vingt-et-une

communes de l’Hérault les plus

impactées.

Echange gagnant

On peut intervenir avant l’arrachage.

Prenez par exemple deux

viticulteurs qui ont sensiblement

le même nombre de pieds de

vigne. Le premier souhaite arracher

et le second veut continuer

à produire, mais son vignoble est

composé de cépages ou de parcelles

de moins bonne qualité que

ceux du premier. Pourquoi ne pas

échanger les parcelles ? Au final :

tout le monde s’y retrouve et le vin

y gagne en qualité. Dans ce cas, le

Département finance jusqu’à 80 %

des frais d’actes (notaire, etc.).

CE QUE ÇA CHANGE

Le Département contribue à la fois à

éviter le mitage foncier, à conserver les

cépages les plus adaptés au marché et

à maintenir une agriculture. Et pour

les viticulteurs qui ont arraché leurs vignes,

il s’agit de réussir la reconversion.

Les bonnes idées de manquent pas :

luzerne, plantes aromatiques et médicinales

bio, élevage caprin... Des productions

de plus en plus demandées.

Les AET forment

la jeunesse

Michel Gaudy, vice-président délégué

aux finances, a annoncé le

soutien financier du Département

aux actions éducatives territoriales

(AET). Exemple : depuis la rentrée

2009/2010, le chantier du bâtiment

Pierresvives, à Montpellier, est

au programme d’une centaine de

collégiens du Département qui

sont ainsi sensibilisés à la vie professionnelle

pendant une dizaine

d’heures dans l’année (ateliers et

sorties sur le terrain). Ce travail se

fait en collaboration entre l’Éducation

nationale et le Département

qui mobilise des financements,

l’intervention de ses services (bus

d’Hérault Transport), et autorise

l’accès de certains sites dont il est

propriétaire (ex : Pierresvives pour

les métiers du bâtiment).

À RETENIR

Les élus du Département ont accordé

142 682 €, aux 238 projets de 79 collèges.

Aujourd’hui,

le Département

soutient

les associations.

ET DEMAIN ?

Bouche à oreille

Le Département soutient les

radios associatives non commerciales.

A ce titre, Jacques Atlan,

vice-président délégué à la culture,

a proposé d’octroyer 5 000 € à

l’association Croq’oreilles–radio

Divergence FM, pour l’achat d’un

studio mobile, de micros, etc.

À RETENIR

cette aide complète celle de l’Etat

(fonds de soutien à l’expression radiophonique).

Terrain recyclé

Francis Boutes (à gauche), vice-président

délégué à la politique foncière,

a annoncé la vente d’un terrain

départemental - délaissé - dans la

commune de Mauguio (13 400 m 2 ),

au profit du Sivom de l’étang de l’Or.

Prix : 8 000 €.

CE QUE ÇA CHANGE

création d’une station d’épuration pour

Carnon.

N°187 – JANVIER 2010

herault.fr


26 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Aujourd’hui

le Département

créé

des logements

sociaux.

ET DEMAIN ?

Saint-Mathieu-de-Tréviers

montre l’exemple

AVEC LA COMMUNE, le Département et Hérault Habitat font entrer

le logement social dans le XXI e siècle.

QU’EN PENSEZ-VOUS ?

«Une opportunité

pour les jeunes

couples »

Jean-Luc Roucher

locataire à Saint-Mathieu-de-Tréviers

Le Cros, ce sera le nom de ce futur

quartier de Saint-Mathieu-de-Tréviers.

La commune y possède un

terrain (l’ancien stade de foot) d’un

hectare et demi. Très bien placé,

avec vue sur le vieux village et l’Horthus,

elle aurait pu en tirer un bon

prix auprès d’un promoteur privé.

Le choix a été de le vendre à Hérault

Habitat, l’opérateur de logement

social du Département. « J’ai 80

demandes de logements sociaux en

attente dans ma commune », rappelle

le maire, Jérôme Lopez. « Des

jeunes couples qui vivent encore

sous le toit des parents, des gens

qui travaillent à Saint-Mathieu, qui

viennent de très loin et laissent leur

salaire sur la route ! »

Le projet de 90 logements, prévoit

1/3 de locatif, 1/3 de location/accession

et 1/3 d’accession à la propriété.

Des villas de 90 M 2 à prix raisonnable

sur des parcelles volontairement

réduites. Ici le but est de loger sans

s’étaler et d’imaginer une urbanisation

qui s’intègre complètement

dans l’existant. Le quartier sera

conçu écolo. Toutes les pistes seront

étudiées : chaufferie collective au

bois, toitures photovoltaïques,

bâtiments basse consommation,

arrosage en eau brute, etc… Livraison

prévue en 2012.

« On espère que

ces nouveaux

logements vont

nous permettre,

ma femme et

moi, d’accéder à

la propriété. Les

conditions sont

plutôt avantageuses, c’est une vraie

opportunité pour ceux qui veulent

se lancer. C’est important pour moi

d’essayer, à l’avenir, d’élever mes deux

enfants dans notre maison, de sortir

du statut de locataire. Je vis dans

la commune depuis que j’ai 10 mois

- c’est dire si je suis du village ! - et

depuis 37 ans, je vis en appartement.

Ce projet au cœur de Saint-Mathieude-Tréviers,

c’est un avantage pour

les jeunes couples comme nous, car

au niveau des prix des terrains - je ne

vous cache pas qu’on s’est renseignés

et qu’on a entamé des démarches… -

même avec deux salaires, ça ne suffit

pas du tout pour devenir propriétaire !

En plus, les maisons construites par

Hérault Habitat seront conçues pour

être écologiques, un aspect auquel je

suis très sensible

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


LES CLÉS DU DÉBAT 27

C’est quoi la réforme

territoriale ?

LE CONSEIL GÉNÉRAL DE L’HÉRAULT est mobilisé contre le projet de réforme

territoriale. Chaque mois, l’Hérault vous informe sur un des aspects de ce projet,

discuté actuellement au Sénat et à l’Assemblée Nationale.

Episode 1 : La suppression de la

clause de compétence générale.

Chaque collectivité est dotée de

compétences obligatoires, des

missions qu’elle est obligée de

remplir. Exemple pour le Conseil

général : la construction et l’entretien

des collèges, la construction

et l’entretien des routes, la

protection maternelle et infantile

(PMI), la gestion du RSA (ex

RMI), l’aide aux personnes âgées

dépendantes (gestion de l’APA),

l’aide aux personnes handicapées,

la protection de l’enfance,

la sécurité civile (pompiers)…

Le législateur a également doté

le Département d’une clause

de compétence générale. L’idée

est qu’il puisse créer tous les

services susceptibles de répondre

aux intérêts du territoire,

dès lors qu’ils ne sont pas interdits

par la loi. Exemple pour

le Conseil général de l’Hérault :

la culture (Domaine d’O, Sortie

Ouest), la protection de l’environnement

(forestiers sapeurs,

protection des ressources en

eau), le sport (Hérault Sport),

le transport (Hérault Transport),

le tourisme (Hérault Tourisme),

le logement social (Hérault

Habitat),…

Pourquoi le Conseil général de

l’Hérault est opposé à la suppression

de la clause de compétence

générale ?

La politique utile au citoyen,

c’est la politique de proximité.

Les collectivités doivent pouvoir

agir avec réactivité, selon

les besoins et la spécificité du

territoire. C’est l’esprit de la

décentralisation, exprimée

ainsi par son artisan, l’Héraultais

Gaston Deferre : « Permettre

aux collectivités d’être

pleinement responsables. Les

Français ne seront plus considérés

comme des sous développés

qui dépendent de la bonne

volonté de tel ministre ou chef

de bureau parisien. »

En décembre, une enquête de

l’institut IFOP (*) a révélé que

les Héraultais souhaitaient

voir le Département donner

plus de moyens à trois domaines

prioritaires : le soutien

aux entreprises et à l’emploi,

la préservation des paysages

et du littoral, l’accès au logement.

Le Conseil général ne pourra

plus intervenir dans aucun de

ces domaines en cas de suppression

de la clause de compétence

générale.

(*) Etude réalisée du 26 au

30 novembre 2009 auprès d’un

échantillon de 803 personnes,

représentatif de la population

de l’Hérault.

N°187 – JANVIER 2010

herault.fr


28 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Pistes royales pour

la petite reine

Aujourd’hui

le Département

créé

des pistes

cyclables.

ET DEMAIN ?

1. Quels projets de pistes cyclables

sur votre canton ?

Les travaux autour de l’étang de

Thau ont avancé en 2008-2009, avec

la réalisation

des ponts entre Mèze

et Balaruc pour une ouverture de ce

tronçon en 2010. À terme, on pourra

faire le tour de l’étang à vélo, soit 60

km de piste. Ce circuit sera relié au

très grand projet européen « Du Lé-

man à la mer

». En 2012, on souhaite

joindre la piste cyclable de la RD 5 au

niveau de Cournonsec, à la RD 2 vers

« Que les

jeunes aillent

au collège

à vélo en toute

sécurité. »

CHRISTOPHE MORGO,

conseiller général du canton de Mèze

l’étang de Thau. Les travaux commenceront

en 2011.

2. Pour qui le Département

fait-il cela ?

Les touristes, car le canton de Mèze

est assez prisé. Et les Héraultais !

Pour leurs loisirs ou déplacements,

pour leur permettre de bénéficier

de paysages extraordinaires. Autres

cyclistes potentiels : les collégiens

de Loupian qui habitent Bouzigues,

Balaruc… L’idée c’est que ces jeunes

puissent venir à vélo en toute sécurité.

3. Quel bénéfice pour l’environnement

?

Le bassin de Thau est très fragile : milieux

sensibles, zones humides… On

doit le protéger, et donc, il faut interdire

la circulation. J’espère qu’avec

ces pistes cyclables, les visiteurs du

bassin oublieront peut-être la voiture.

Certains oiseaux pondent leurs

œufs à même le sol, si on ne fait pas

attention, on leur roule dessus.

Mèze

60 km

de pistes cyclables

à terme autour

de l’étang de Thau

7 500 ha

de superficie

pour le bassin

de Thau.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


FACE À FACE 29

CHRISTOPHE MORGO ET JEAN-MARCEL CASTET, élus des cantons

de Mèze et Castries. Pour vous dégourdir les jambes et

profiter de la nature tout en la préservant, enfourchez

votre bicyclette !

3

QUESTIONS À…

1. Quels projets de pistes cyclables

sur votre canton ?

Deux sont en cours. Le premier,

« Du Léman à la mer », passera par le

canton ; c’est intéressant,car beaucoup

de communes veulent développer

le réseau de pistes cyclables

interdépartementales. Ensuite, le

Réseau vert qui s’arrête à Castries et

qui, bientôt, raccordera le canton à

la mer, le long du canal du Rhône à

Sète, jusqu’au canal du Midi.

2. Pour qui le Département

fait-il cela ?

Tous les nouveaux collèges sont

aménagés avec des pistes cyclables.

C’est aussi pour permettre à tous

d’accéder aux zones urbaines et à la

mer (trajet domicile-école, promenade...).

Selon l’utilisateur, la demande

n’est pas la même : 3 m de largeur

pour les pistes cyclables en double

sens pour aller à l’école. Tandis que

les cyclotouristes veulent plus de

largeur pour rouler en peloton.

JEAN-MARCEL CASTET,

conseiller général du canton de Castries.

« Le vélo correspond à un style

de vie... Les gens souhaitent une

alternative à la voiture. »

3. Quel bénéfice pour l’environnement

?

En 2000, quand on a commencé

à multiplier les pistes cyclables, clables, il

y avait un côté militant. On était

l’exemple national. Aujourd’hui, urd’hui,

quand on construit un établissement,

l’aménagement vélo va de

soi, comme j’espère qu’on le fera

pour les autres transports ts en sites

propres à couloir réservé é (bus, tramway…)

Aujourd’hui, les jeunes choisissent

de plus en plus leur implantation

en fonction des transports

collectifs ou des pistes cyclables.

Castries

3 m

c’est la largeur

qu’il faut pour

construire une piste

cyclable à double-sens.

650 km

de pistes cyclables

relieront bientôt le lac

Léman à la mer -www.

dulemanalamer.com

N°187 – JANVIER 2010

herault.fr


30 ÉLUS SUR LE TERRAIN CELA FAIT DÉBAT

Faut-il rendre les œuvres d’art

à leur pays d’origine ?

L’EGYPTE A FAIT PRESSION SUR LA FRANCE pour récupérer les fragments d’une tombe

pharaonique acquis de manière jugée illicite. Pékin réclame deux sculptures

chinoises issues de la collection Bergé-Saint-Laurent. Revendications légitimes ?

“SOUHAITABLE”

C

ette question me touche directement : je

suis l’élu d’un canton qui abrite l’abbaye

de Saint-Guilhem-le-Désert, dont une

partie du cloître est conservée dans un musée à

New York. Je pense effectivement que les œuvres

d’art devraient être restituées à leur pays d’origine.

Chaque pays, pour nourrir sa mémoire, a besoin de

ces témoignages de son histoire. Mais il faut être

nuancé. Les transferts survenus au cours de l’Histoire

ont parfois permis de sauvegarder des œuvres

et d’assurer leur mise en valeur. Le principe d’un

retour vers le pays d’origine suppose que la sécurité

de ces œuvres puisse être garantie de la même

manière. En ce qui concerne Saint-Guilhem-le-Désert,

nous avons inauguré en mai dernier un musée

lapidaire. Je préfèrerais évidemment que toutes les

pièces issues de l’abbaye y soient regroupées. Elles

y trouveraient tout leur sens. »

“COMPLEXE”

Des pays émergents sont en train de reconstruire

une iconographie, de rechercher les

signes de leur culture. La pression va donc

s’accentuer. Faut-il y céder ? Cette question est

extraordinairement complexe. J’ai du mal à y répondre

par oui ou par non. Si l’on devait restituer toutes

les œuvres d’art à leur pays d’origine, on viderait

tous les musées. Les modes d’acquisition de ces

œuvres ont toujours suivi des lignes de force et de

puissance : hier la guerre, aujourd’hui l’argent. Le

droit a fait des progrès considérables pour interdire

le pillage en temps de guerre, et c’est heureux. D’un

autre côté, je suis très attaché aux grands musées.

Il est important que leurs collections demeurent. Là

ou je suis très ferme, en revanche, c’est sur la restitution

des biens volés durant la Seconde Guerre

mondiale : dans ce cas, le pillage prolongeait le

crime contre l’humanité.

MANUEL DIAZ

Conseiller général d’Aniane

JEAN-JACQUES NEUER

Avocat d’affaires international,

cofondateur de l’Association

française pour la

démocratisation de l’art

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


EXPRESSION LIBRE 31

Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité (27/02/2002)

Groupe d’opposition de Droite

Groupe Démocratie et République

L’aide à la pratique

sportive

Le Conseil général consacre une

enveloppe financière importante aux

sports.

Une partie va au sport de masse, qu’il

s’agisse d’aides directes et de dotations

aux associations sportives, qu’il

s’agisse de tout ce qu’apporte Hérault

Sport au monde associatif sportif.

Hérault Sport est un extraordinaire

outil de promotion du sport de masse

qui constitue bien sûr le vivier du sport

d’élite. Cette action constitue bien

évidemment un élément fort d’intégration

sociale, de lien social et il est

essentiel de poursuivre en ce sens.

Du reste le monde associatif concerné

apprécie à sa juste valeur cette structure

et ne tarit pas d’éloge à son sujet.

Une autre partie va au sport de haut

niveau. Certes, l’élite a un rôle moteur,

un rôle locomotive pour susciter des

vocations et « tirer » le sport de base. A

ce titre il se doit d’être exemplaire et irréprochable

puisqu’il sert de modèle à

beaucoup de jeunes, quelle que soit la

discipline. La plupart le sont mais pas

toujours et le match de qualification

de l’équipe de France de football face

à l’Irlande est significatif de ce qu’il ne

faut pas faire, de ce qui n’est pas acceptable,

de ce qu’il ne faut pas accepter.

Gagner c’est bien, mais pas à n’importe

quel prix. Et surtout pas en trichant ou

en ayant des comportements violents.

Le sport, c’est d’abord le respect de

l’autre et donc une école de vie.

Il est nécessaire de conditionner les

aides à l’élite au respect des valeurs du

sport et à l’exemplarité indispensable

du sport de haut niveau.

Georges VINCENT

Président de Groupe

Groupe

communiste

Pour un développement

durable,

social et

démocratique

En cette nouvelle année, je veux d’abord

adresser à chacun les meilleurs vœux de

santé et de bonheur. A l’heure où j’écris

ces quelques lignes, je ne sais si le Sommet

de Copenhague aura permis des

avancées majeures dans la coordination

des politiques économiques, sociales

et environnementales à l’échelle de la

planète, mais le débat n’est pas clos, et

quels que soient les engagements et les

décisions arrêtés, la mobilisation pour

un développement plus harmonieux,

plus respectueux de la vie de chacun,

plus soucieux des générations futures,

est et restera d’actualité encore longtemps.

Il ne suffit plus d’agiter le spectre

des catastrophes à venir ou encore de

s’étriper à l’infini sur les querelles scientifiques.

Il s’agit d’agir, ici et maintenant !

Agir pour un nouvel ordre économique,

respectueux de la nature mais également

respectueux des femmes et des

hommes qui vivent sur notre planète.

Agir pour un nouveau contrat social

qui place le développement humain au

cœur des enjeux de société.

Agir pour un nouveau rapport à notre

environnement, considéré non plus

comme une ressource à exploiter sans

vergogne, mais comme le socle de notre

vie commune. C’est tout le sens de

l’engagement du Conseil général dans la

mise en œuvre d’un Agenda 21 au plan

départemental, levier pour fédérer, à

tous les échelons, des collaborations et

des engagements pour changer à la fois

nos comportements mais encore le sens

même que nous voulons donner à notre

société. Aux trois axes définis plus haut,

il nous faut réfléchir à la mise en œuvre

d’un nouveau rapport des citoyens à l’action

publique, d’une nouvelle alliance à

construire pour une véritable démocratie

en proximité avec les préoccupations

des citoyens. Le développement durable

ne peut se comprendre que dans l’articulation

de l’économique, du social, de

l’environnement et d’une nouvelle avancée

démocratique. Il ne peut non plus

pour nous se concevoir sans une remise

en cause fondamentale du capitalisme,

véritable machine à broyer les individus

et les solidarités et à tarir les ressources

au nom de la rentabilité.

François LIBERTI

Président de Groupe

Groupe majoritaire socialistes

et apparentés

Mots pour maux

Derrière les mots de la réforme

territoriale se cachent les maux d’une

contre-réforme qui remet en cause 27

ans de décentralisation. Le rapporteur,

M. Balladur, l’a annoncé clairement: «

L’objectif c’est l’évaporation des communes

et des Départements. » L’Etat,

dont la dette dépasse les 140 milliards

d’euros, dénigre les collectivités : trop

nombreuses, trop dépensières, trop

d’élus locaux, trop coûteux !

Trop de collectivités, nous dit-on ? Pour

simplifier le « millefeuille », la réforme

va nous en remettre trois couches

supplémentaires: les métropoles, les

les métropolitains et les nouvelles

communes.

Collectivités trop dépensières: il est

bon de rappeler que les collectivités

ne peuvent pas être en déficit, elles

ont l’obligation de voter des budgets

équilibrés. De surcroît, elles dégagent

près de 28 milliards d’euros d’épargne

et leurs besoins de financements ne

sont utilisés que pour l’investissement.

Trop d’élus qui coûteraient trop

cher : la réforme va supprimer 3 000

conseillers généraux et régionaux et

créer les conseillers territoriaux qui

siègeront dans les deux assemblées.

Ce dispositif n’apportera pas plus de

cohérence dans la gestion des territoires

et ne générera pas d’économies,

puisque ces élus siégeant dans deux

assemblées verront leurs indemnités

réévaluées.

En supprimant la clause de compétence

générale aux collectivités, la moitié

de leurs financements et de leurs élus,

l’Etat sera le donneur d’ordres, les élus

territoriaux deviendront ses commis

et les citoyens paieront plus, pour

moins de services publics.

Cette réforme imposée par l’Etat va

mettre en danger l’action des communes,

des intercommunalités, des

Départements et des Régions pour

l’éducation, la santé, les transports

publics, les emplois, l’aide sociale, le

sport, la culture et la vie associative.

A l’évidence cette réforme signe la

fin des politiques de solidarité entre

les hommes et les territoires qui sont

l’essence même de notre action. Soyez

assurés de la détermination du groupe

majoritaire à combattre avec force

cette réforme, tant elle est contraire à

l’intérêt de nos concitoyens.

Kléber MESQUIDA

Président de Groupe

N°187 – JANVIER 2010

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32 ÉLUS SUR LE TERRAIN CONSEILLERS JUNIORS

ROULEZ ZEN OU ZAZIMUT

Aujourd’hui,

le Département

développe

les transports

en commun.

ET DEMAIN ?

Plutôt Zen ou carrément Zazimut

? Derrière ces mots se cachent

deux formules astucieuses

d’abonnement aux bus d’Hérault

Transport pour les jeunes

Héraultais.

« Le tarif de ma carte Zazimut est calculé en fonction

du revenu fiscal de mes parents. Mais, depuis

l’année dernière, je suis interne. Alors, le prix de mon

abonnement a été réduit de 50 %. Entre les trajets

pour le lycée et mes sorties, je profite pleinement de

ma carte. » Enzo, utilisateur de Zazimut

Zen et modulable

La carte Zen est destinée aux

jeunes de moins de 26 ans. Valable

sur le réseau d’Hérault Transport

pour 30 euros par mois (la carte

elle-même est gratuite), elle peut

s’étendre, pour 5 euros de plus,

à l’un des réseaux urbains des

grandes villes du département

(Totem à Sète, TaM à Montpellier,

Bus occitans à Béziers). Etudiant

en commerce, Brice, 20 ans, fait

partie des 13 000 détenteurs de

cette carte. « Entre mon stage,

mes études à Montpellier et les

allers-retours chez moi à Mèze,

l’économie est réelle. »

Tout Zazimut

Pour les scolaires, la carte trimestrielle

Zazimut permet de se

déplacer sur les lignes d’Hérault

Transport et sur les réseaux des

agglomérations Hérault-Méditerranée

(Agde-Pézenas), Montpellier

Agglomération, Béziers-Méditerranée

et Thau Agglomération (sous

condition). Enzo, 16 ans, élève en

première S à Montpellier, habite

Viols-le-Fort. « Abonné à Zazimut

depuis trois ans, je reçois chaque

trimestre dans ma boîte aux lettres

un nouveau coupon à valider

dans le bus. » Aujourd’hui, 7 000

élèves héraultais utilisent chaque

jour cette formule. Avec Zen ou

Zazimut, les petites cartes font les

grandes économies !

« Je me sers de ma carte Zen

pour mes trajets entre Mèze et

Montpellier. Chaque week-end,

je rentre chez moi en bus. Par

contre, la semaine, j’utilise le

tramway pour mes nombreux déplacements en ville. Avec une seule carte

à puce, je peux voyager aussi bien sur le réseau Hérault Transport

que sur

le réseau urbain TaM à Montpellier. »

Brice, utilisateur de Zen

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


GENS

D’HERAULT

33

Ils créent, ils cherchent, ils portent les couleurs de l’Hérault, ils sont solidaires,

ils vivent dans des paysages extraordinaires, ils font vivre une culture

et un patrimoine. C’est eux et vous, les gens d’Hérault.

34 PORTFOLIO Le trickz en images

36 ILS AGISSENT À Puisserguier

38 AVENTURE CITOYENNE Jean-Claude Mauroux

40 AVENTURES COLLECTIVES Projets jeunes

42 AVENTURE SINGULIÈRE

La cueillette de safran

44 QUESTION DU NET Pour ou contre

la Marseillaise dans les écoles ?

L’INSOLITE

Cet hiver, le tram a pris

des allures de funiculaire de

sports d’hiver. Un des délires

mensuels des F.É.L.É.S, des

étudiants montpelliérains,

organisée sur

Facebook.


34 GENS D’HÉRAULT

ACCRO DU TRICKZ

… ou arts martiaux

acrobatiques.

À Montpellier,

le Team Flying Dragon

les enseigne.

1

2

1 LE TRICKZ

rassemble les figures les plus acrobatiques

de chaque art martial et des

figures gymniques.

2 ICI, POINT DE COMBAT

juste de la performance. En compétition,

les passages se font seul ou

à deux sur un fond musical et durent

entre une et deux minutes.

3 LES PRATIQUANTS

viennent de tous les arts martiaux

et sont donc tous débutants,

quel que soit leur niveau antérieur.

4 JÉRÉMY CRESPY

dirige le club, le meilleur de France

en palmarès et en nombre

de pratiquants (140).

3

L’Hérault

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PORTFOLIO 35

4

5

Montpellier

5 MAXIME A 8 ANS

et il est champion du monde dans sa

catégorie. Le club a ramené quatre

autres titres mondiaux aux derniers

championnats du monde. Organisés en

Italie, ils ont rassemblé 15 000 athlètes

de 98 pays différents.

plus d’infos 06 64 94 42 06

http://vinz.fdc.free.fr

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36 GENS D’HÉRAULT

ILS AGISSENT

À PUISSERGUIER

Ce village de l’Ouest Hérault est construit

autour de son château. Il revendique fièrement

son passé cathare et ses racines ancrées

dans l’activité viticole.

1

1 JACQUES CHABBERT

ET JOEL ROURE

organisent les activités de l’association

archéologique l’Aresp : maquettes,

visites… Avec le château médiéval

et le site celte de la Rouquette,

la matière ne manque pas !

2

3

2 DENIS BOEHRER

est le directeur de la MJC. Plus de

500 adhérents de toutes générations

viennent ici pratiquer une trentaine

d’activités culturelles et sportives.

L’Hérault

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PORTFOLIO 37

4

4 CORINNE MILHET

perpétue les « Mémoires de Puisserguier

». Très active pour rassembler,

partager les souvenirs et alimenter

l’histoire du village. L’association

organise de nombreuses rencontres

et réalise des publications

très documentées.

Puisserguier

3 ROLLAND ABELLO,

président de ABBXV Rugby.

Avec près de 550 licenciés, un club

dynamique qui porte à la fois

les couleurs de Puisserguier,

Capestang et Quarante.

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38 GENS D’HÉRAULT AVENTURE CITOYENNE

Bonne conduite

JEAN-CLAUDE MAUROUX enseigne le code de la route. Et ses élèves s’achètent

une conduite. Il est visiteur de prison à Villeneuve-lès-Maguelone.

La zonzon, le trou, la taule… La prison, en somme. Jean-

Claude Mauroux n’était pas prédestiné à la rencontrer.

Cet employé modèle mais revendicatif a passé sa vie à

défendre les autres. Cela n’accélère pas forcément les carrières,

mais ne conduit pas non plus derrière les barreaux.

« J’étais fonctionnaire territorial, très vite syndicalisé », se

rappelle-t-il. En 2005, quand sonne l’âge de la retraite, ce

lutteur ne se voit pas rester à bronzer béat sur les sables

de la Méditerranée où il vient d’élire domicile. « Le syndicalisme,

c’est une hyperactivité permanente. Difficile

après de ne plus rien faire. » Surtout lorsqu’on a passé

toute une vie au service des autres.

Le jeune retraité qui « veut aider » rencontre Aviso, une as-

JEAN-CLAUDE MAUROUX

Dans l’Hérault depuis 2005

1944 : naît à Bordeaux.

1970 : entre comme employé à la mairie

de Cenon (Gironde).

2000 : Secrétaire national de sa fédération

syndicale à Paris.

2005 : termine sa carrière comme contrôleur

des travaux.

2007 : devient visiteur de prison.

« Une autre

manière d’être

syndicaliste. »

sociation de visite et

de soutien aux détenus.

« Je m’y investis

de plusieurs façons :

dans l’accueil des

familles, comme

visiteur de prison et en donnant des cours de code de la

route. » Dans cette dernière activité, il se retrouve seul

face à quinze détenus auxquels il explique la réglementation,

avant de les présenter à l’examen. Pour autant, il

assure ne s’être jamais senti en danger. Le personnage impressionne

physiquement et moralement, avec ses allures

de sage à barbe blanche et sa corpulence hors norme.

Bref, sa parole a du poids. Ce qu’il regrette surtout, c’est la

rareté des bénévoles. « Pourtant, humainement, c’est très

enrichissant. » La satisfaction de Jean-Claude, quand certains

décrochent le sésame, c’est d’aider à la réinsertion.

« Le travail n’est jamais à la porte à côté, rappelle l’ancien

syndicaliste. Savoir conduire devient indispensable. Et

moi, ça me donne l’impression de poursuivre mon activité

syndicale par d’autres moyens. Avoir le permis, cela

aide vraiment les gens à trouver du boulot. » Et peut-être

à embrayer de la case prison à l’espace liberté.

plus d’infos Aviso, 56 rue de l’Université, Montpellier – permanence

le lundi de 16 h à 17 h – 04 67 60 38 77 - aviso.mop @free.fr

et http://www.aviso.asso.fr/

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N°187 – JANVIER 2010

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40 GENS D’HÉRAULT

QUATORZE JEUNES DE GIGNAC sont venus soutenir un orphelinat au Maroc, avec l’aide de Cap Jeunes.

Jeunes : tous Cap’ de passer

à l’action !

AGÉS DE 11 À 26 ANS, ils ont réalisé

leur projet grâce au coup de pouce

de Cap Jeunes. Exemples.

Avril 2009. Quatorze adolescents de Gignac partaient

à la découverte du Maroc… en solidaire. Dans leurs

bagages : 250 kilos de matériel scolaire et sportif collectés

pour un orphelinat et une école. Accueillis chez

l’habitant, formés à la cuisine marocaine ou au montage

de tentes berbères… « Nous avons mesuré ce que

signifiait la pauvreté et le partage, avec la satisfaction

d’aider des gens démunis », relate Fanny de Dona,

15 ans. De marchés en lotos, elle a retroussé ses man-

ches, avec ses coéquipiers, pour réunir une part des

12 400 € nécessaires. Peaufinée en huit mois avec la

Maison des jeunes, l’opération s’est appuyée sur Cap

Jeunes, un dispositif du Conseil général qui subventionne

et accompagne les initiatives citoyennes des

jeunes Héraultais.

Soutenus, aiguillés et suivis

En témoigne Marion Giner, 23 ans, dont l’association

Oxy’Jeunes, fondée avec trois jeunes de Lavérune,

organisait l’été dernier le premier festival Arts’libres.

« Cap Jeunes nous a permis d’acheter du matériel et

nous a soutenus, aiguillés et suivis tout au long de

notre projet. » Entre marché et atelier créatif, chasse

L’Hérault

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Aujourd’hui,

le Département

aide

les jeunes.

ET DEMAIN ?

AVENTURES COLLECTIVES 41

au trésor, paella et scène musicale, « l’objectif était

de rassembler les générations, d’animer la commune

en impliquant ses habitants autour d’une fête conviviale

». A la clé ? Une expérience « valorisante et enrichissante

», aux prolongements parfois inattendus.

Diffusé avec l’aide de Cap jeunes

Soumia Seddiki, 22 ans, était en formation professionnelle

quand elle a croisé le chemin des Ziconofages,

une association d’éducation à l’image. Initiée au

tournage et au montage, elle a co-réalisé un film sur

les problématiques de rénovation des quartiers populaires

avec Tukane Basar, 25 ans, et le concours de

jeunes Montpelliérains. Collèges, associations, médiathèques…

Tombé des murs est désormais largement

diffusé avec l’aide de Cap jeunes. « Je n’imaginais pas

que ça prendrait une telle ampleur », confie Soumia,

désormais salariée à mi-temps au sein de l’association

qui a porté le projet.

« Impliquer les jeunes

dans des initiatives »

Sandrine Gusmaroli,

Animatrice de la Maison des jeunes de Gignac

« Ce dispositif sert véritablement

à impliquer

les jeunes dans des

initiatives véhiculant

des valeurs. De simples

consommateurs, ils

deviennent acteurs de

projets dont ils doivent

rendre compte : à quoi

l’argent a t-il servi ? Les

objectifs ont-ils été atteints

? A l’aide financière

s’ajoute un accompagnement

pédagogique qui

permet aux adolescents

d’acquérir une méthode

et des outils, d’être plus

responsables et autonomes.

Une fois ces automatismes

acquis, beaucoup

n’hésitent pas à impulser

de nouvelles actions ! »

EN PRATIQUE

Un « Cap » collectif

ou individuel

Vous avez entre 11 et 26 ans et souhaitez réaliser

un projet humanitaire, culturel, sportif,

ou citoyen ? Cap Jeunes vous soutient. L’aide

du Département peut atteindre 2 300 € pour

une action collective menée dans un cadre

associatif ou communal et 1000 € (500 € pour

les - de 18 ans) pour un projet individuel encadré

par des partenaires associatifs.

Tél : 04 67 67 72 44.

Etude de faisabilité,

montage du projet, dépôt

du dossier, démarches

à suivre, contacts à

prendre, recherche

d’informations et de

financements… les

intervenants de Cap

Jeunes accompagnent

chaque initiative.

N°187 – JANVIER 2010

herault.fr


42 GENS D’HÉRAULT

PEU PARFUMÉ AU MOMENT DE LA CUEILLETTE, le précieux safran dégage tout son arôme au fil de son séchage.

SORBS

Le Larzac récolte le safran

IL S’ÉPANOUIT SUR LES TERRES ARIDES.

Le crocus sativus linnaeus

est reconnu pour ses vertus

médicinales et culinaires.

Un mystère entoure son origine. Cultivé depuis plus

de 3 000 ans, il est originaire du Moyen-Orient mais fut

d’abord récolté en Grèce. Hippocrate, le premier des toubibs,

affirme que le safran « dispose à la joie ! » En 1714,

l’ouvrage La Médecine des pauvres le recommandait

pour soigner les migraines, l’enflure des paupières, le

mal de mer, la tristesse excessive… et même la petite vérole

! Plus qu’une légende, ses qualités antioxydantes et

anticancéreuses sont aujourd’hui reconnues, mais c’est

surtout en cuisine que son usage est le plus répandu. Il

a aussi été utilisé comme agent colorant. Décidément,

le safran est un vrai couteau suisse ! Modèle mini : trois

stigmates se développent au cœur de chaque crocus sativus,

jolie mais modeste fleur rose à bulbe arrondi. Ce

sont ces longs et précieux filaments rouge orangé qui

sont délicatement récoltés et mis à sécher pour produire

l’épice la plus chère du monde. Jusqu’à 30 000 € le kilo.

Dix fois plus cher que le caviar.

Pénible cueillette

C’est à Sorbs, tout proche du Caylar, que Guillaume

Perier et Sylvaine Couderq ont fait le pari de se lancer

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURE SINGULIÈRE 43

dans cette culture. « Nous avons fait des essais à petite

échelle en 2005 pour tester le bulbe et son adaptation au

terrain et au climat. Le résultat est réussi et nous avons

aujourd’hui élargi notre production avec succès .» Pour

produire un gramme de safran, il faut près de 150 fleurs,

la cueillette est pénible et exige des gestes précis et délicats.

« L’émondage est un long travail, il se fait au ciseau,

fleur par fleur, et nécessite beaucoup de main-d’œuvre.

Ce qui explique certainement le déclin de sa culture. Par

ailleurs, entre un bon safran et un excellent safran, c’est

le séchage qui fait la différence », explique Guillaume,

pour qui la culture du safran est une véritable philosophie

de vie. « Comme pour la truffe, chaque année est

une surprise. La récolte est très aléatoire, et il y a toujours

une part de mystère. C’est vraiment par amour de

cette fleur exceptionnelle que nous nous sommes aventurés

dans cette activité. Et nous souhaiterions que

d’autres passionnés comme nous partagent aussi cette

belle aventure. » Produit encore en quantité restreinte,

et après deux mois de séchage, le safran du Larzac est

commercialisé à petite échelle dans les boutiques paysannes

ou par commande en direct via internet.

En savoir plus : safrandularzac.com

EN MOYENNE 150 FLEURS sont nécessaires pour produire

un gramme de safran !

RETOUR SUR…

Seb Garat,

toujours en vol

En 2007, il était champion du monde KPWT

de kite surf – une planche tirée par un cerfvolant.

L’Hérault (n° 169, mai 2008) avait parlé

du Védasien Sébastien Garat alors qu’il disputait

les étapes du championnat du monde

PKRA 2008. Il a pris le rang de 6 e au classement

overall freestyle. Seb est un spécialiste

de l’envol avec figures acrobatiques.

Aujourd’hui, il nous donne de ses nouvelles

depuis le Brésil : en 2009, il est champion de

France pour la 3 e fois consécutive. Son tour

du monde PKRA devait se conclure à Nouméa

(le mag de janvier a été imprimé avant).

En 2010, Seb repart pour le mondial PKRA et

ses onze étapes, du Brésil à l’Australie, de

Thaïlande à Tarifa, de Fuerteventura à la Nouvelle-Calédonie…

Toutes les mers du monde

sont à lui. Plus d’infos : www.sebgarat.com

N°187 – JANVIER 2010

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44 GENS D’HÉRAULT QUESTION DU NET

QUAND L’HISTOIRE ET LES VALEURS de la République sont en question,

L’Héraultais monte au front sur herault.fr.

Les accros de La Marseillaise

forment leurs bataillons

Vous avez déjà dit

Notre chère Marseillaise

a ses défenseurs !

Sur herault.fr, vous êtes

majoritaire à dire qu’il

faut que nos bambins

l’apprennent, la plupart

du temps telle quelle,

en expliquant toutefois

les paroles dans leur

contexte historique. Si

Monique pense que « ce

chant de guerre appelle

à la violence », Catherine

lui répond « Comme

beaucoup d’enfants, on

chantait La Marseillaise

à l’école et cela ne m’a

pas rendue agressive ou

xénophobe ». Brigitte

ajoute « En France, on

cultive une certaine

inculture de l’histoire.

Si on apprenait aux

enfants exactement

pourquoi la Marseillaise

existe, ils comprendraient

le sens des paroles

et il n’y aurait plus

cette controverse ».

Michel propose une solution

intermédiaire « Il

faut changer les paroles

en lançant un concours

auprès de toutes les

classes de France. »

Enfin, Serge conclut

« La Marseillaise, hymne

guerrier, est devenue

hymne patriotique, ode

à la liberté. Elle n’appartient

ni à la droite, ni à

la gauche de l’échiquier

politique, elle appartient

à la France. »


Nous n’avons

pas à avoir honte

des combattants qui

défendaient notre

pays, donc, oui, enseignons

La Marseillaise !

Jacqueline (Montpellier)


En suivant le

sens de l’Histoire,

ceux qui prononcent

les paroles de ce chant

de guerre seront bientôt

poursuivis pour

incitation à la xénophobie

et à la violence.

Dominique (Béziers)


Je suis formellement

contre

l’apprentissage de ce

texte (au demeurant

très laid). Pour moi,

cela ressemble à une

manipulation mentale,

cachant mal son objectif

abject.

Yves (Villeneuveles-Béziers)


La Marseillaise

fait partie intégrante

des valeurs de

notre République...

au même titre que les

mots « Liberté, Egalité,

Fraternité » .. et le

principe de laïcité.

Marcel (Péret)


Je ne vois pas

comment en imposant

La Marseillaise

à l’école, les enfants

auront plus de civisme.

Et le patriotisme à

l’heure de l’Europe et

de la mondialisation,

c’est dépassé.

Monique (Hérépian)

C’EST À VOUS

Le débat continue sur

herault.fr

Quels que soient votre

âge et votre opinion,

venez vous exprimer !

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR

45

UN SOIR D’HIVER : Vincent Bioulès et la lumière du pic Saint-Loup, au coucher du soleil, pendant l’hiver 2003.

COUP DE CŒUR

JUSQU’AU 4 AVRIL

LODÈVE

Bioulès, peintre de

la Méditerranée

Né à Montpellier à l’aube de

la Seconde Guerre mondiale,

Vincent Bioulès, homme et

peintre de la Méditerranée,

y vit toujours. Le musée de

Lodève expose une cinquantaine

de ses « Paysages du

Sud ». Du Languedoc à la

Catalogne, de Saint-Tropez

à l’Egypte, de Bizerte à

Aigues-Mortes… Etudiant,

puis professeur aux Beaux-

Arts, Bioulès choisit un

temps l’abstraction radicale

du mouvement Support/

Surfaces avec Viallat, Dezeuze,

Arnal... Mais il revient

à la « refiguration » : capter

l’instant d’un paysage, par le

dessin, la photo, les notes, et

en restituer l’essence. Jusqu’à

l’épure. Le temps qui passe

l’amène aujourd’hui à se

référer plus à son désir qu’à

la réflexion... Au musée de

Lodève, tlj sauf lundi 9 h 30

-12 h et 14 h -18 h.

Tarif : 3, 50 €, réduit 2 €.

Plus d’infos : 04 67 88 86 10

ou www.lodeve.com

N°187 – JANVIER 2010

herault.fr


46 SORTIR

GIGNAC

LUNEL

CLERMONT-L’HERAULT

MONTPELLIER

POUSSAN

26 AU 30 JANVIER

MONTPELLIER

Etoile et jasmin

Le comédien Nasser Djemaï

investit seul la scène

avec deux spectacles mis

en scène par Natacha Diet

(Cie Repères). Les 26, 27 et

30 janv. à 19h : Une Etoile

pour Noël est l’histoire du

petit Nabil, décidé à devenir

Premier ministre, le souhait

de son père, ouvrier dans

une cimenterie... Les 28 et

29 à 20 h 30, Les Vipères se

parfument au jasmin raconte

comment Shéhérazade, entre

paradis et enfer, précipice et

portes de la gloire, lutte pour

sa famille. Au théâtre d’O.

Tarif : 12 €, réduit 8 et 6 €.

Rens. : 0800 200 165

ou www.domaine-do-34.eu.

LES 21 ET 22 JANVIER

GIGNAC

Danse avec les rinô

Rita Cioffi est danseuse et chorégraphe, Claude

Bardouil danseur, rinôcérôse (Patou Carrié et Jean-

Philippe Freu) est un duo électro-rock décoiffant.

De cette rencontre est né Passengers, un spectacle

qui ne peut être qu’explosif, interrogeant le « mythe

rock ». Pourquoi Elvis, Jimi Hendrix, Kurt Cobain et

d’autres sont-ils des héros… morts ? Mourir est-il

bon pour la légende ? Jeudi 21 à 19h, vendredi 22

à 21 h à l’Espace culturel. Tarif : 12 €, réduit 8 €.

Programmé avec le théâtre de Clermont-L’Hérault.

Rens. : 04 67 96 31 63 et www.theatreclermonlherault.fr

VENDREDI 8 JANVIER

LUNEL

Le son de Cuba

Issu du groupe Sergent

Garcia, le chanteur cubain

Hector Gomez Guilbeaux,

alias « Lhabanero », a créé

La New Sonora, qui reprend

le « son cubano » traditionnel,

fusionné avec ragga et

hip-hop. Caliente ! Salle

Georges-Brassens à 20 h 45.

Tarif : 14 € (réduit 10 et 7 €)

Rens. : 04 67 22 03 78

ou 04 67 16 41 13.

27 AU 31 JANVIER

CLERMONT-

L’HÉRAULT

Bobines de jazz

Le cinéma Alain-Resnais

accueille le Festival L’Art en

bobine. Le thème : musique

et cinéma. En prélude, des

expositions accrochées partout

dans la la ville. A voir

à l’agence de la solidarité

départementale : les clichés

du photographe héraultais

Paul Amouroux qui permettent

de côtoyer les grands du

jazz sur scène.

Rens. : 04 67 96 21 06

14 AU 17 JANVIER

POUSSAN

Multiforme

Du théâtre, une création

picturale (Raymond

Attanasio) et la soprano

Virginie Milano (photo)

dans L’Ombre au diamant :

le croisement des genres

est la spécialité de la C ie

du Kiosque. Mise en scène :

Jacques Brun. Foyer des

campagnes, les 14, 15, 16

à 21 h, le 17 à 17 h.

Tarif : 8 €.

Rens. : 04 67 78 23 11.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR 47

BÉZIERS

SÈTE

BÉZIERS

SÉRIGNAN

DIMANCHE 24 JANVIER

PRADES-LE-LEZ

Prendre l’air

en ville

La Maison départementale

de l’environnement

de Restinclières, à Prades,

inaugure son programme

2010 « Environnement

urbain : penser la ville

durable », avec une sortie

destre commentée au

centre-ville de Montpellier.

De 10 h à 12 h 30, gratuit

mais sur inscription, on

vous donne alors le lieu de

rendez-vous.

Rens. : 04 99 62 09 40 ou

herault.fr/environnement.

PRADES-LE-LEZ

ST-JEAN

DE-VÉDAS

DIMANCHE 17 JANVIER

BÉZIERS

Bach et Gastinel

Victoire de la musique

classique en 2006 dans

trois catégories (jeune

talent, meilleur enregistrement

et soliste de l’année),

la violoncelliste Anne

Gastinel choisit l’église

Saint-Félix de Bayssan

pour y interpréter trois des

six Suites pour violoncelle

DU 10 AU 18 JANVIER

de Jean-Sébastien Bach.

Trois œuvres qu’elle

porte vers les étoiles…

Un spectacle proposé par

SortieOuest.

Dimanche 17 h. Tarif :

20 €, réduit 18 €.

Rens. : 04 67 28 37 32 et

sortieouest.fr

VENDREDI 15 JANVIER

ST-JEAN-DE-VÉDAS

Lio et son Phantom

Eternelle Lolita, Lio

revient aux sources, la

pop-song de ses débuts, en

SÉRIGNAN

L’événement : la semaine Higelin

Celui qui a construit sa carrière sur ses performances

live séjournera une semaine à La Cigalière pour

préparer sa prochaine tournée. Entouré de ses amis

fidèles, Rodolphe Burger et Dominique Mahut, il termine

aujourd’hui l’enregistrement d’un nouvel album,

réalisé en studio “comme en live”. Une semaine de

résidence à La Cigalière, un concert événement à la

clé, de quoi patienter jusqu’à la sortie de cet album...

Rens. : 04 67 326 326 et lacigaliere.fr

compagnie du mystérieux

groupe belge Phantom. Un

coup de frais, de rock, pour

ce concert en écho à l’album.

Il ne pouvait s’installer

qu’à la Secret Place de

Saint-Jean-de-Védas (ZI de

la Lauze, 25 rue Saint-Exupéry),

nouveau temple du

rock « indé », grâce la TAF.

Vendredi 15 à 20 h. Tarif

16 € et 13 €. Accessible

handicapés.

Rens. : 04 67 68 80 58

ou letafeur.com

30 JANVIER ET 2 FEVRIER

BÉZIERS ET SÈTE

Ballet flamenco

Le maestro de la danse

flamenca, Antonio Gadès,

passe par l’Hérault. Samedi

30 janvier à 20 h au Zinga

Zanga à Béziers, avec Noces

de sang (photo), d’après

Federico Garcia Lorca et

Suite Flamenca, danses de

la terre andalouse. Le ballet

investit le 2 février la scène

du théâtre de Sète, avec

Fuenteovejuna, d’après Lope

de Vega (20 h 30). Tarifs :

Béziers 32 €, réduit 13,50 €,

Sète 24 €, réduit 15 €.

Rens. : Béziers 04 67 36 82 82,

Sète 04 67 74 66 97.

N°187 – JANVIER 2010

herault.fr


48 SORTIR

gratuit ou presque

jeune public

accessible handicap

LES BONS PLANS

GRAISSESSAC

MÈZE

CAP

D’AGDE

MONTPELLIER

SÈTE

VILLENEUVE-

LÈS-M

FRONTIGNAN

VENDREDI 29 JANVIER

VILLENEUVE-LÈS-M

Disparues

Dans un pays imaginaire, des

petites filles disparaissent !

Monsieur mène l’enquête,

il est fait prisonnier… par

une bande de petites filles.

Les Orphelines est une fable

poétique et drôle de Marion

Aubert, à la fois théâtre et

marionnettes. Dès 9 ans. Au

théâtre de la Grande Ourse à

20 h 30. Tarif : de 7 € à 12 €.

Rens : 04 67 69 58 00

23 ET 24 JANVIER

MÈZE

Saint-Vincent

Mèze réactualise la

fête du saint patron

des vignerons, à la cave

coopérative, avec dégustations,

animations, expo,

film et musique.

Entrée libre la journée, soirée

musicale avec repas payante.

Rens. : 04 67 43 93 08

ou www.ville-meze.fr

31 DECEMBRE

ET 3 JANVIER

CAP D’AGDE

ET FRONTIGNAN

Tous à l’O° !

Fêtez la fin 2009, tout nus

et jetez-vous à l’eau le jeudi

31 à 12 h 30, au village naturiste

du Cap-d’Agde. Et la

nouvelle année, dimanche 3,

en maillot, à Frontignan, 11

h plage des Mouettes (rive

ouest). Avec musique et «

Musclor » le muscat chaud !

Rens. : Cap d’Agde 04 67 01 04 04,

Frontignan 04 67 18 50 04.

JUSQU’AU

19 AVRIL

SÈTE

Textiles en folie

Tricot, broderie, canevas : le

MIAM (Musée international

des arts modestes) consacre

sa nouvelle expo « Sur le

fil » aux expressions textiles

inattendues, tel ce Spiderman

au masque brodé de

Mark Newport. Hommage

particulier à l’artiste nordiste

Jacques Trovic. Tlj sauf

lundi 10 h -12 h et 14 h -

18 h. Entrée 5 €, 10-18 ans

1,50 €, gratuit - 10 ans

Rens. : 04 99 04 76 44

ou www.miam.org

VENDREDI 15 JANVIER

GRAISSESAC

Prophète au Café

Prophet, un spectacle théâtromusical

par la C ie d’en Bas,

programmé par SortieOuest.

Au grand café Mounis, 21 h.

Tarif : 8 € et 5 €.

Rens : 04 67 23 78 03.

8 ET 25 JANVIER

MONTPELLIER

L’Orchestre gratos

Le théâtre de la Vignette (à

la fac Paul-Valéry, ouvert à

tous) propose un concerto (8,

20 h 30) et un concert de musique

de chambre (25, 19 h

15) de l’Orchestre national de

Montpellier -LR. Gratuit !

Rens. : 04 67 14 55 98.

EN JANVIER

MONTPELLIER

Histoire d’O

O, un spectacle visuel et

poétique de la C ie Caracol,

destiné aux enfants dès

9 mois. Les mercredis,

samedis et dimanches

à 16 h au théâtre La Vista.

Tarifs 7 € et 6 €.

Rens : 04 67 58 90 90.

LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L’HÉRAULT – 1000 RUE D’ALCO – 34087 MONTPELLIER CEDEX 04

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