Télécharger le magazine au format PDF - Conseil Général de l'Hérault

herault.fr

Télécharger le magazine au format PDF - Conseil Général de l'Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT

n°210

FÉVRIER 2012

herault.fr

24 /

AÉROPORT DE MONTPELLIER :

LA REPRISE À L’ÉTUDE

Collèges

durables,

on est bon élève

42 /

60 ANS

D’AMOUR

26 /

VILLEVEYRAC :

FEU VERT POUR

LA DÉVIATION


L’HÉRAULT EN DEUIL • 20

DÉVIATION DE VILLEVEYRAC,

C’EST PARTI ! • 26

SAINT VALENTIN : 60 ANS

QU’ILS S’AIMENT ! • 42

MONTPELLIER : QUEL AVENIR SUR LA PISTE ? • 24

MIOSSEC, LA MUSIQUE

ET LA POLITIQUE • 6

1 000, rue d’Alco 34087 Montpellier. Tél. : 04 67 67 74 41. Fax : 04 67 67 72 71.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Pierre Maurel. DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION :

Florence Combes-Boulard. RÉDACTEUR EN CHEF : Vincent Girard. RÉDACTION : Claire

Vincent, Jean-David Bol, Valérie Pépin-Pérez, Isabelle Labadiole, Christelle

Ducarme et Agence JAM. PHOTO : Cathy Agrinier (11, 17, 20, 22, 33, 39, 45) ;

Olivier Mas (02, 10, 18, 19, 21, 24, 25, 27, 28, 29, 30, 40) ; Christophe Cambon

(04, 14, 23, 25, 28, 29) ; Fish’eye (05, 09, 36, 37, 43) ; T. Roté (01 , 34, 35) ;

JD. Bol (02, 12) ; T. Iacoponelli (02, 21) ; Léa Crespi (02, 07) ; J-C. Bousquet

(15) ; V. Girard (23) ; P-N. Giraud (30) ; Emilie Wood (42, 43) ; R. Delage (48) ; J. Lelong (32) ;

DR (13, 14, 15, 26, 41, 46, 47, 48). PHOTOTHÈQUE : Danielle Iacoponelli. INFOGRAPHIES : Aline Lugand.

DESSIN : Aurel. CRÉATION : Lowe Stratéus. MISE EN PAGE ET PHOTOGRAVURE : Atelier Six. IMPRIMERIE : Imaye

Graphic. Imprimé dans le respect de la charte sur les déchets, les produits dangereux et toxiques sur

papier issu de forêts gérées durablement.

DISTRIBUTION : La Poste - Médiapost. CONTRÔLE DE DIFFUSION : Feedback. ISSN : 1155-1259.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SOMMAIRE 03

4 ENTRETIEN

6 L’INVITÉ Christophe Miossec

8 DES CHIFFRES ET DES MOTS

9 L’HÉRAULT

EN MOUVEMENT

10 AGIR POUR DEMAIN Construire l’écoquartier Pierresvives

avec les entreprises locales

12 ACTIONS Des personnes âgées en famille d’accueil

14 EN BREF

16 LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Pourquoi on est amoureux ?

17 ÉLUS SUR

LE TERRAIN

18 UN ÉLU/UN CANTON Alain Cazorla

20 L’ACTION EN IMAGES Hommage à Gérard Saumade

22 RENCONTRE Marie-Christine Bousquet

24 C’EST VOTÉ Quel avenir pour l’aéroport de Montpellier ?

27 CONTRAT DE TERRITOIRE La Domitienne

28 FACE-À-FACE Appliquer le développement durable

dans mon canton

30 CELA FAIT DÉBAT Médias : comment parler de la vie privée ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

33 GENS D’HÉRAULT

34 PORTFOLIO Handicap : plus rien ne s’oppose à leurs nuits

36 ILS AGISSENT À Montpeyroux

38 AVENTURE CITOYENNE Oulaia Chenane

40 AVENTURES COLLECTIVES Le vin est roi à la villa Limonade

42 AVENTURE SINGULIÈRE Ils s’aiment depuis 60 ans

44 QUESTION DU NET Faut-il simplifier la langue française ?

45 SORTIR

48 LES BONS PLANS

LE MOIS

PROCHAIN

DANS VOTRE

MAGAZINE

Le frelon asiatique

débarque, alertez

les abeilles ! Les routes

départementales

fêtent leurs 200 ans.

Rare : une « tombée

de métier » à la manufacture

de tapis

de Lodève. Thierry

Petit et sa contrebasse

voyageuse.

VOTRE

CANTON

DANS CE NUMÉRO

Agde page 25, Aniane

page 48, Béziers pages 15,

25, 27 et 47, Capestang

page 47, Castelnau-le-lez

pages 42 et 43, Clermontl’Hérault

pages 5, 18, 19

et 48, Frontignan page

48, Ganges pages 5, 8, 28

et 29, Gignac pages 36 et

37, Lodève pages 22 et

23, Lunel pages 43 et 46,

Les Matelles pages 13, 20,

21 et 48, Méze page 26,

Montpellier tous cantons

pages 4, 5, 8, 10, 11, 23,

24, 29, 32, 38, 46 et 48,

Murviel-Les-Béziers page

47, Olargues pages 46 et

48, Olonzac pages 40 et 41,

Pézenas pages 45 et 48,

Sète pages 15, 46 et 47.

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


04 ENTRETIEN

272 M€ D’INVESTISSEMENTS EN 2012, « un signal fort en direction des entreprises locales qui ont besoin des commandes publiques.»

« Investir, c’est créer

une dynamique »

Malgré les tensions budgétaires,

le Département renouvelle son effort

d’investissement pour 2012. Mais

André Vezinhet souligne que si les

conditions économiques ne s’améliorent

pas, il sera difficile de continuer en 2013.

La crise a montré que certaines collectivités étaient

affectées par des emprunts dits « toxiques ». Qu’en

est-il du Département de l’Hérault ?

C’est vrai que certaines collectivités, heureusement peu

nombreuses, ont pris des risques en misant sur des produits

financiers qui pouvaient se révéler très coûteux

en cas de crise. Je tiens à rassurer les Héraultais : nous

n’avons jamais suivi cette voie. Notre dette est saine.

Pas d’augmentation des impôts en 2012 ?

En effet, comme l’an passé, nous avons décidé de ne

pas augmenter notre taux d’imposition sur le foncier

bâti. Pour boucler notre budget, nous faisons appel

un peu plus à l’emprunt car nous sommes très peu

endettés, et nous allons aussi continuer nos efforts

de gestion avec, notamment, un gel des effectifs.

Qu’est ce qu’une « dette saine » ?

Le Département fait comme les ménages ou les entreprises

: il emprunte pour investir. Il a donc une dette, mais

elle est limitée. Pour donner un ordre d’idée, elle s’élève

à 300 € par habitant, alors que la moyenne des Départements

est de 440 €. Et les frais financiers représentent

seulement 1 % de nos charges. Emprunter pour investir,

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


05

c’est créer une dynamique économique. Nous ne sommes

pas dans la situation de l’Etat, obligé d’emprunter

pour payer ses charges courantes.

Justement, quelle est la part de l’investissement dans

le budget ?

En 2012, c’est 272 M€, soit 15 M€ de plus qu’en 2011. C’est

un signal fort en direction des entreprises locales qui ont

besoin des commandes publiques en ce moment.

Quelles sont les priorités de cet effort d’investissement ?

Les routes, le tourisme et le logement. L’objectif est

toujours double : la création d’emploi et l’amélioration

des conditions de vie des Héraultais.

Pourrez-vous maintenir cet effort dans les prochaines

années ?

L’inconnu, ce sont les recettes. Nous sommes de plus en

plus dépendants de l’Etat puisque celui-ci nous retire les

moyens de nous financer, comme avec la suppression

de la taxe professionnelle. Et puis nous avons une bonne

dynamique depuis dix ans avec les droits de mutation

sur les transactions immobilières, mais la conjoncture

peut s’inverser. Dans le même temps, nos dépenses

obligatoires, essentiellement sociales, ne cessent de

progresser. Si le contexte économique s’aggrave encore,

il sera difficile d’établir un budget en 2013.

compétition. Pour attirer les entreprises, pour le tourisme,

une vie culturelle active est un atout. Ensuite, il

y a la volonté de diffusion culturelle sur l’ensemble du

territoire et pas seulement à Montpellier, qui est bien

doté. Il n’y aurait pas de véritable programmation culturelle

possible à Ganges, Clermont-l’Hérault ou Bédarieux

sans le soutien du Département. Nous faisons aussi

entrer les artistes dans les collèges, les centres sociaux,

les maisons de retraite. Il y a vraiment une volonté de

démocratiser la culture. On est loin de l’élitisme qui

est un cliché utilisé dès qu’on parle de culture. Enfin,

les sommes consacrées à la culture pèsent peu dans

le budget départemental. Supprimer toute aide aux

acteurs culturels du territoire générerait une économie

de 20 € par an et par habitant. L’argument n’est donc pas

financier, il est idéologique.

Vous avez eu un échange vif avec l’opposition départementale

à propos du budget de la culture. Quel est le

fond du problème ?

L’opposition nous reproche notre soutien à la culture.

Pour résumer : en temps de crise, il faudrait la sacrifier.

Au Département, nous n’avons jamais voulu considérer

la culture, le sport ou les loisirs comme des variables

d’ajustement. Il faut une logique et une continuité dans

l’action.

Quels sont vos arguments ?

Il faut des grands événements culturels qui participent

au rayonnement de l’Hérault. Les territoires sont en

LE MOIS DERNIER

16 décembre

André Vezinhet participe à la pose de la première

pierre du Pôle d’échanges multimodal

dans le quartier de la gare Saint-Roch, à Montpellier.

Ce nouvel équipement va favoriser les

modes de transport alternatifs à la voiture individuelle.

Financement du Conseil général : 6 M€

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


06 L’INVITÉ

CHRISTOPHE MIOSSEC

“En concert, on

lâche les chevaux”

PIONNIER D’UNE CHANSON FRANÇAISE qui oublie la variété, Christophe Miossec

revient en concert au Rockstore. Rencontre avec un artiste qui n’a perdu

ni son franc-parler, ni son sens de l’engagement.

Vous jouez au Rockstore le 4 février

pour présenter votre album Chansons

ordinaires. Un CD plus posé,

plus écrit. Pour un concert plus

sage ?

— L’album a un côté sage, comme

ça, en l’écoutant. Mais c’est le pied à

jouer en concert parce qu’on lâche

les chevaux. C’est vraiment beaucoup

plus brutal. Il faut voir les gens

qui trouvaient mon album calme

quand ils sortent du concert...

Vous approchez de la cinquantaine,

l’âge de la maturité. Que pense

Miossec, le pionnier, de la nouvelle

chanson française ?

— J’ai l’impression que j’ai tout fait

pour me casser la gueule. Et je suis

le premier étonné d’être toujours là !

Le fait d’avoir déboulé, il y a quinze

ans, de dire des textes en français,

pas mal de gens ont pensé qu’il y

avait un créneau à prendre. Mais

beaucoup se sont contentés de faire

de la variété française. Prendre une

guitare folk, faire une jolie chanson

pour dire qu’on est malheureux, ça

m’emmerde complètement.

Vous n’avez pas une haute estime

pour vos confrères…

— Contrairement à Jean-Louis

Murat, je n’ai pas une haute opinion

de moi non plus ! Mais il y a plein

de trucs qui me plaisent bien. Un

groupe comme Montgomery est assez

bluffant sur scène. Je suis proche

de Bruno Cali. Il est venu jouer en

septembre gratuitement, au festival

d’Ouessant, dont je m’occupe. Venir

à Ouessant, il faut le vouloir, surtout

pour pas un rond ! Il est venu à la

bonne franquette, pour boire des

bières entre copains.

Vous avez participé aux municipales

de 2008, sur une liste de

gauche, à Locmaria-Plouzané, dans

le Finistère. Que retenez-vous de

cette expérience ?

— Ce n’est pas juste une lubie. Je

me suis installé dans un coin où je

sens que vais rester jusqu’à la fin

de mes jours. Je n’ai pas envie qu’on

y fasse n’importe quoi pour des

raisons financières. La politique, ça

m’intéresse quand c’est au niveau

local. Dans mon village, on est 5 000

habitants. Au sein de la municipalité,

il y a un pouvoir réel et concret sur le

cours des choses. Lorsqu’on définit

le plan local d’urbanisme, par exemple.

Comme c’est une commune de

bord de mer, il faut sortir le canon

face aux projets immobiliers.

Allez-vous vous impliquer dans la

présidentielle de 2012 ?

— Non. Ou alors ce sera par le biais

de l’écrit. Libération m’a proposé de

faire des chroniques. Cela me permet

de me remettre au journalisme 1

en faisant des articles foutraques !

Ce qui n’était pas possible quand

j’étais journaliste. J’aurai une liberté

de ton et de style qui est plutôt

jouissive.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


« La politique,

ça m’intéresse

quand c’est au niveau

local. Il y a un pouvoir

réel et concret

sur le cours des

choses. »

Un artiste engagé, aujourd’hui, cela

a-t-il encore un sens ?

— Oui, mais il faut vouloir mettre les

mains dans le moteur. Habiter Paris,

signer une pétition et faire un petit

concert, cela ne mange pas de pain.

Aller à des réunions dans la salle

communale jusqu’à pas d’heure,

c’est pas pareil. C’est moins glamour.

Un artiste et sa bonne conscience,

j’en ai rien à foutre. S’engager, c’est

du concret.

1

Miossec a travaillé notamment à Ouest-France,

puis à TF1, comme concepteur-rédacteur dans les

années 1980 (NDLR).

plus d’infos www.christophemiossec.com

ACTUALITÉ

Chansons ordinaires

pour une salle pas commune

LE 4 FÉVRIER, Christophe Miossec

revient au Rockstore pour livrer

une version rock et déjantée de son

dernier album Chansons ordinaires.

Un album pour lequel il a, comme

d’habitude, fait table rase du passé,

et qui propose des textes plus légers

et intimistes.

Il attend beaucoup de son passage

au Rockstore. « Cela fait partie

des salles mythiques en France.

Les concerts y sont souvent assez

magiques. » Amateur du public

montpelliérain, le chanteur le

trouve « bordélique et indiscipliné »

et juge que le brassage de

population en fait « une sorte

d’enclave très vivante ». Il promet

donc un concert à la hauteur de

l’auditoire.

Samedi 4 février, à 19h30, au

Rockstore, rue de Verdun à

Montpellier. Places : 23,80 €, en

vente dans les lieux habituels (Fnac,

Virgin, Carrefour…). Première partie :

Joseph d’Anvers.

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


08 DES CHIFFRES ET DES MOTS

1 000 e

L’ADIE FINANCE SON 1 000 e

micro-crédit dans la région.

Un bel outil de réinsertion

et de création d’emploi.

Infos : www.adie.org

272 M€

D’INVESTISSEMENTS

DU DÉPARTEMENT dans son

budget 2012. Un chiffre

en hausse, synonyme

d’activité pour les

entreprises locales.

BIEN !

À GANGES, LE COLLÈGE LO TRINTANEL

VA FAIRE PEAU NEUVE. Un

bâtiment de 700 m² va voir

le jour d’ici à la rentrée 2012.

À l’entrée de l’établissement,

un parvis va être créé et

les arrêts de bus seront

réaménagés. Dans un second

temps, le bâtiment existant

de 4 300 m² sera restructuré

progressivement. Objectif :

un collège tout beau pour

2014. Investissement du

Département : près de 10 M€.

PAS BIEN !

LA NOUVELLE TAXE SUR LES

OFFICES HLM décidée par le

gouvernement, va coûter à

Hérault Habitat la bagatelle

de 2,3 M€. Cela représente 4,6 %

des loyers encaissés chaque

année. Une somme qui n’ira pas

à la réalisation de logements

sociaux supplémentaires, dans

une conjoncture où de plus en

plus d’Héraultais en ont besoin.

Les élus du Département

demandent au Gouvernement

de renoncer à cette taxe.

RUGBY

HUIT ÉCOLES DE RUGBY LABELLISÉES reçoivent 2 500 € chacune

dans le cadre d’un appel à projets du Département.

Cette subvention finance des actions sportives, éducatives

et citoyennes en direction des moins de 15 ans.

ANTIPODES

LES 550 ADHÉRENTS DE L’ASSOCIATION RACINES SUD, répartis dans

le monde entier, sont tous originaires du Languedoc-Roussillon.

Chaque année, ils élisent les expatriés qui ont particulièrement réussi

leur nouveau projet de vie dans leur pays d’adoption. Cette année,

le meilleur « Ambassadeur du Sud » est Matthieu Rolin. Ce jeune

chef d’entreprise de Clapiers a créé la société Wineo pour importer

en Chine des vins du Languedoc-Roussillon. À ses côtés, d’autres

lauréats : Cédric Jeannot, jeune Montpelliérain créateur d’une startup

spécialisée dans la sécurité informatique à Waterloo (Canada),

Jean-Marc Lamadieu, ancien militaire de l’EAI (Montpellier) et créateur

à Mexico d’une association d’aide aux expatriés, et bien d’autres.

Palmarès complet sur www.racinessud.com

MILLION

LE SITE WEB de l’Office

de Tourisme de Montpellier

a passé le cap du million

de visites ! Infos :

ot-montpellier.fr

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’HÉRAULT EN

MOUVEMENT

09

Des actions concrètes, des sujets d’actualité, des éclairages différents

sur un problème à résoudre , des chantiers en cours, des acteurs de terrain,

des questions que vous vous posez.

10 AGIR POUR DEMAIN Construire l’écoquartier

Pierresvives avec les entreprises locales

12 ACTIONS Des personnes âgées en famille

d’accueil

14 EN BREF

16 LES CLEFS Pourquoi on est amoureux ?

ZOOM

Partenaire de l’Unicef depuis

3 ans, le Département félicite le

nouveau parrain de l’association :

Fulgence Ouedraogo,

alias Fufu, rugbyman au

Montpellier HRC. Interviews :

www.herault.fr.


10 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

AUTOUR DU BÂTIMENT CRÉÉ PAR ZAHA HADID, un vrai quartier de 850 logements va voir le jour.

L’écoquartier PierresVives

s’ouvre aux artisans

Le Département, qui construit

l’écoquartier Pierresvives, veut profiter de

ce chantier pour impliquer les entreprises

du territoire et favoriser l’emploi local.

L’écoquartier Pierrevives, qui englobera la Cité des

savoirs et du sport pour tous (le « vaisseau » de Zaha

Hadid) totalisera 850 logements. Comment profiter de

ce chantier pour promouvoir l’emploi local ? Le 5 décembre,

le président du Conseil général, André Vezinhet, a

signé un accord avec six promoteurs 1 qui s’engagent

à consulter les entreprises et les artisans locaux pour

construire leurs immeubles. « L’idée est d’inciter les

promoteurs, habitués à travailler avec des grandes

sociétés, à faire appel à des entreprises artisanales, explique

le vice-président du Conseil général, délégué au

développement économique, à l’économie solidaire et

à l’insertion. De même, il s’agit d’aider les artisans à se

mettre au niveau des exigences de normalisation qui

s’imposent aux grands groupes. C’est un partenariat

gagnant-gagnant. »

Quarante jeunes recrutés

Pour mettre en relation les promoteurs et ces petites

entreprises, l’accord fait intervenir un troisième

partenaire, l’AMAI, une association chargée d’accom-

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AGIR POUR DEMAIN 11

« Nous mettons en œuvre

l’éco-solidarité »

Ahmed El Farkous, président de l’AMAI

Abdel Benfaït, vice-président de l’AMAI

Quel est lele de l’AMAI

baucher des jeunes du

regroupés par corps de

ans. Par ailleurs, des ar-

dans le dispositif mis en

quartier. Nous mettons

métier, et d’embaucher

tisans seront impliqués

place ?

en œuvre avec le Dépar-

une vingtaine de jeunes.

dans la construction

Nous coordonnons les

tement l’éco-solidarité.

Qu’attendez-vous de

du quartier qui va naître

artisans et nous les

Quel bilan faites vous de

l’action engagée à Pier-

à leur porte. C’est très

aidons à se grouper pour

l’expérience menée dans

revives ?

important : cela contri-

qu’ils puissent répondre

les résidences Pergola et

C’est une formidable

buera à lier le nouveau

aux consultations des

Mosson ?

bouffée d’oxygène qui

quartier à celui de

promoteurs. Nous mu-

A la Mosson, l’opération

peut apporter du travail

La Paillade.

tualisons les moyens. Ces

artisans vont alors em-

a permis d’impliquer

une vingtaine d’artisans,

à des artisans et à des

jeunes pendant deux

Association montpelliéraine d’aide

et d’insertion. Tél. 09 81 24 06 93

pagner les artisans et de les aider dans leurs démarches.

Le dispositif a été testé sur deux gros chantiers

de réhabilitation lancés par Hérault Habitat dans les

résidences Pergola et Mosson, à Montpellier. Les deux

opérations, en cours, ont déjà permis le recrutement

d’une quarantaine de jeunes, souvent en panne d’insertion

professionnelle. Abdelatif Elhatar, patron de

Hador Etanchéité (trois salariés), s’est ainsi associé à

quatre autres artisans pour assurer les travaux d’étanchéité

sur les immeubles de la résidence Mosson. « J’ai

dû recruter deux personnes au RSA pour renforcer mon

équipe », explique-t-il.

Le chantier de l’écoquartier Pierresvives devrait ainsi

offrir des opportunités à plusieurs dizaines d’artisans

ou entreprises locales, et favoriser de ce fait des recrutements

sur place. Le promoteur Urbis Réalisations,

qui s’apprête à construire un immeuble de trente et

un logements, ne voit que des avantages à la démarche

: « Nous travaillerons en direct avec des entreprises

qui intervenaient souvent sur nos chantiers, mais en

qualité de sous-traitants. Et l’AMAI nous fait gagner du

temps en organisant la mise en relation. »

FOCUS

Ecoquartier, qu’es aquò ?

Le quartier Pierresvives met en œuvre les principes

du développement durable : efficacité

énergétique, respect de la biodiversité, proximité

du tramway, aménagement de modes de

déplacements doux, intégration urbaine… Il

accueillera aussi des réalisations exemplaires :

la Maison départementale des sports (image

ci-dessus) sera un bâtiment à énergie positive.

1

Hérault Habitat, Icade, Cogedil, Urbis, Arcade SFHE, Bouwfonds Marignan.

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


12 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

MARIE, 93 ANS, vit chez Marie-France Joseph et profite de la présence de ses petites-filles et de Pouky le chien.

Vieillir ensemble,

comme à la maison

DES FOYERS HÉRAULTAIS S’ÉLARGISSENT

en devenant famille d’accueil

de personnes âgées. Visite chez

les Joseph, où vit Marie, 93 ans.

C’est un mardi de vacances, et l’ambiance est joyeuse. De

la salle à manger baignée de musique, on entend jouer les

enfants à côté. Assise à table, Marie, ancienne vigneronne.

Les années lui ont pris beaucoup de ses capacités, mais

elles n’ont pas réussi à lui enlever son sens de l’humour.

« Moi, je suis routinière et maniaque ! » se vante-t-elle dans

un éclat de rire. Marie-France, chez qui elle vit, lui offre

donc le quotidien millimétré dont elle a besoin.

Au petit matin, c’est le chien Pouky qui va la réveiller. « Si

je ne me lève pas tout de suite, il se couche à mes pieds

et attend. »

Les Feux de l’amour

Après le petit déjeuner et la toilette avec l’infirmière, Marie

et son hôte commencent à réfléchir en musique au

repas de midi. « L’idée, murmure Marie-France, c’est de

recréer des habitudes du passé. » Après le repas, le rendez-vous

que Marie ne raterait pour rien au monde : « les

Feux de l’amour », déclame, guillerette, la nonagénaire,

entraînant l’hilarité de la famille. « C’est sacré, insiste Marie-France,

on n’y touche pas ! » Après, il y a les histoires

qu’on se raconte, le goûter, et parfois les petites tâches

ménagères auxquelles Marie-France l’associe pour qu’elle

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ACTIONS 13

se sente utile. « Je plie le linge, les tricots, explique Marie.

Faut se gagner la soupe ! » Éclat de rire général. Dans les

bons jours, quelques minutes sur le vélo d’appartement

lui rappellent ses jeunes années où elle parcourait à bicyclette

les routes de son Espagne natale.

« Une chance ! »

Quand on lui demande ce qu’elle pense de sa vie chez

la famille Joseph, la réponse fuse : « C’est une chance

d’être ici ! Question nourriture, n’en parlons pas, et le lit,

c’est un rêve ! » Marie-France l’écoute, sourire aux lèvres.

« C’est précieux, ces temps passés ensemble. Marie a

quand même fui Franco, connu les camps de concentration.

» Aveugle depuis des années, elle décline peu à peu.

D’ailleurs, c’est certainement chez les Joseph que Marie

finira ses jours. « C’est le cas pour la plupart de nos pensionnaires,

confie Marie-France. Aujourd’hui, Marie va

bien mais il nous arrive d’accueillir aussi des personnes

atteintes de démence ou de la maladie d’Alzheimer. » Le

téléphone sonne, c’est Solange, la fille de Marie. Comme

les deux autres enfants de Marie, elle l’appelle une fois

par semaine. Et son jour, Marie le sait bien, c’est le mardi.

plus d’infos Asdaf 34 (Association pour le soutien et le développement

de l’accueil familial) : 04 67 86 48 91- asdaf34.asso-web.com

« Trouver quelqu’un qui

s’implique de manière affective »

François Llahi

Fils de Marie, qui vit chez la famille Joseph, à Prades-le-Lez.

Pourquoi avoir opté pour

la famille d’accueil ?

Il y a six ans, ma mère ne

pouvait plus rester seule

chez elle. Nous lui avons

alors trouvé une maison

de retraite. Elle y était très

bien mais sa cécité entraînait

un certain isolement.

Ma sœur, qui habite

Prades-le-Lez, a entendu

parler de Mme Joseph et

nous l’avons contactée.

Comment s’est déroulée

la rencontre avec elle ?

Quand on lui a demandé

pour notre maman, sa

démarche a d’abord été

de la rencontrer. Nous

avons trouvé cette approche

très sérieuse. Ma mère

n’était pas enchantée

de quitter la maison de

retraite, mais elle a été

d’accord pour essayer.

Vous conseilleriez à

d’autres la garde en

famille d’accueil ?

Oui, mais le problème,

c’est qu’il y en a peu.

Et puis il faut trouver

quelqu’un qui s’implique

de manière affective. Ce

n’est pas qu’un revenu.

VRAI / FAUX

VRAI

Il faut être agréé

et organisé pour

être « accueillant »

Cet agrément est

délivré par le Conseil

général. Sont examinées

: la capacité à

recevoir des pensionnaires

(trois maximum),

l’adaptation du

domicile au matériel

parfois nécessaire aux

personnes âgées. Côté

qualités, mieux vaut être

organisé pour devenir

accueillant : il faut gérer

la venue des intervenants

(médecin, infirmière,

kiné…), les examens et

traitements médicaux,

les relations avec les

familles, les démarches

administratives, etc.

FAUX

Être accueillant

ne laisse plus aucun

temps libre pour soi

Accueillant n’est pas un

métier 24 heures sur 24.

« Avec le pensionnaire

et sa famille, on doit fixer

certaines limites, explique

Marie-Josée Capet,

accueillante à Beaulieu.

Je me libère un jour

et demi par semaine,

en plus du week-end

et je prends des vacances.

Dans ce cas-là, on nomme

des remplaçants. »

1 700 €

mensuels environ

par pensionnaire

pour la famille

d’accueil

62

familles

accueillantes

dans l’Hérault

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


14 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

MUSIQUE

ELECTR’OC

Après Transrural Beat, L’Art à

Tatouille remet le couvert et sort

son nouvel album : Electro Jòc.

L’ambiance y est toujours aussi

festive. La voix de Roland Ramade

(ex-Regg’Lyss) se mélange parfaitement

aux sonorités reggae du

trad’electro. Extraits et dates de

concerts sur www.tatouille.net

AGRICULTURE

« J’AI DROIT AU CONGÉ

DE PATERNITÉ, MOI ? »

SOCIÉTÉ

HALTE

AUX DETTES

Cresus est une fédération d’associations

de lutte contre le surendettement

des ménages. Créée il y a plus

de vingt ans et reconnue d’utilité

publique, elle a des antennes régionales

dans toute la France… mais

pas en Languedoc Roussillon. Si

donc vous souhaitez la rejoindre :

www.fondationcresus.fr

« Arrêtez de pondre des œufs, j’ai

un gamin ! » Il y a quatre ans, Yézid

Allaya savait bien qu’il ne pouvait

pas dire ça à ses poules. Cet agriculteur

bio de Montferriez-le-Lez

avait pourtant une bonne raison

de le faire : il devenait papa pour la

première fois. « J’ai droit au congé

paternité, moi ? » Oui, lui répond

l’Association des Jeunes agriculteurs

de l’Hérault, qui lui présente

le service de remplacement. Ce

dernier peut l’aider à salarier la

personne de son choix durant son

absence. « Au final, cela m’a coûté

7 € par jour », se rappelle Yézid

Allaya. Les congés maternité et

paternité représentent le plus gros

des remplacements (1 483 journées

en 2010), mais il peut s’agir aussi

d’absences pour maladie, accident

de travail, congés ou formation. Et

bien sûr, c’est le service de remplacement

qui gère tous les aspects

administratifs. Alors, facile ? Pas

tant que ça. Encore faut-il lâcher

l’autre bébé : l’exploitation. « C’est

très difficile de confier son outil à

quelqu’un d’autre. » Dur, mais pas

impossible : le « fermier de famille »,

comme il aime à se présenter, a

rappelé le service de remplacement

pour la naissance de son second.

Infos : jalr.fr et 04 67 06 50 68.

Découvrir l’exploitation de Yézid :

www.lutinjardin.weebly.com

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


A L’AFFICHE

Agriculture

Depuis 2011, c’est l’entreprise

Pisoni qui a en

charge l’affichage des

campagnes de communication

du Département

(sur chaque

panneau, une des deux

faces est réservée à la

collectivité). Mobiliers

neufs, formats plus

adaptés aux paysages

urbains, ce marché

prévoit également le

versement au Conseil

général d’une redevance

annuelle. Résultat :

une communication

gratuite visible dans

tout l’Hérault.

LITTÉRATURE

TERROIRS

Les Ecologistes de l’Euzière publient

un livre très documenté de

Jean-Claude Bousquet : Terroirs

viticoles, paysages et géologie en

Languedoc. Un ouvrage riche en

illustrations pour comprendre les

terroirs et lele des facteurs naturels

(sols, roches, eau) dans l’élaboration

du vin. (192 pages, 32 €)

INITIATIVE

ÇA ROULE

EN BREF 15

Pas facile de recycler quand on

habite en cœur de village et que les

bacs de tri sont loin. D’où cette bonne

idée de la Domitienne : fournir

des chariots aux habitants, souvent

âgés, dans les centres anciens des

huit communes de la communauté,

de Cazouls-les-Béziers à Vendres.

Infos : www.ladomitienne.com

n

Affichage en cours : les vignes de l’Hérault,

exemple de la politique d’agriculture durable

encouragée par le Département.

ET AUSSI…

mille, etc. Infos et

contact sur www.

worldiscoverya

gency.org

Tremplin

Jazzmen amateurs,

vous avez

jusqu’au 15

février pour vous

s’inscrire au tremplin

2012 de Jazz à

Sète. L’an dernier,

le groupe Guitar

Addiction qui

avait remporté le

tremplin avait fait

la première partie

de Richard Bona

Langues

Créée par une

prof de langues

passionnée par

les échanges

internationaux,

l’association

World Discovery

Agency vous propose

des séjours

en immersion en

Argentine ou en

Angleterre, en

passant par le

Japon, l’Inde et

les USA. Plusieurs

formules :

voyages au pair,

accueil en faet

Raul Midon au

théâtre de la Mer.

(Dossier d’inscription

à télécharger

sur jazzasete.

com)

Botanique

Amoureux des

fleurs, procurezvous

le livre Un

siècle de botanique

en Haut-Languedoc.

Cent ans

après l’inventaire

botanique réalisé

par Eugène Pagès,

cet ouvrage

réalisé par Frédéric

Andrieu et

Jacques Salabert

actualise avec

force précisions

les connaissances

sur la diversité

botanique

entre Hérault

et Aveyron. (248

pages, 29 €)

Eco-boulot

Vous rêvez de

travailler au

service de l’écologie

? Rendez-vous

les 7, 8 et 9 février

à l’université

Montpellier II,

pour le Salon des

métiers et des

professionnels de

l’écologie. Infos :

www.salon-smpe.

co/2012

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


16 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Amoureuses, amoureux, vous n’oublierez certes pas : mardi 14 février, c’est

votre fête, la Saint-Valentin. Mais savez-vous réellement comment naît l’amour ?

L’amour, mystérieux

sentiment ou simple réaction

chimique ?

Les jeux ne sont pas

faits ! L’amour est toujours

un mystère, mais de

nombreux scientifiques

ont tenté de décortiquer

ce qui se passe quand

notre cœur fait boum.

D’abord neurotransmetteurs

et hormones se

bousculent : endorphines

et dopamine, ocytocine,

sérotonine, testostérone

et lulibérine. Rien que

des bonnes vibrations…

en fait un cocktail détonnant,

comparable dans

ses effets euphorisants à

certaines drogues. On ne

voit plus que l’être aimé,

on ne vit que par lui. D’où

La citation

« Il vaut mieux aimer

qu’être aimé.

D’abord, on choisit. »

Diane de Beausacq

P16A

« l’amour est aveugle » et que nos yeux s’ouvrent.

« vivre d’amour et d’eau L’amour « dure trois

fraîche ». L’être supposé ans » : le temps de faire

intelligent que nous sommes

oublie le reste du sur ses jambes, a prévu

un enfant et qu’il tienne

monde et même la faim. Dame Nature. Cependant

Soumis à la chimie, nous certains couples durent.

ne sommes pas capables Pourquoi ? Justement

de dire « je l’aime parce parce que nous sommes

que… ». Effacés, les petits intelligents et qu’au-de

défauts qui, chez le (la) de la passion, nous pouvons

construire quelque

voisin(e) de palier, nous

sauteraient aux yeux ! chose avec l’autre, les

Jusqu’à ce que l’explosion yeux ouverts. Même si

hormonale se calme et le geyser hormonal s’est

Tu me fends

le cœur !

Bien avant le César

de Pagnol, on pensait

que le cœur était

l’organe siège des

émotions. Tel Aristote

au IV e siècle avant

notre ère. Personne

ne connaissait vraiment

l’anatomie car

jusqu’au Moyen Âge,

les dissections étant

interdites. On se

basait sur les réactions

dudit cœur

aux émotions :

amour… ou trouille

monumentale !

tari, reste la douce rivière

de l’ocytocine, l’hormone

du bien-être. Celui que

l’on cultive toujours au fil

des années… Ce ne serait

pas ça, l’amour ?

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ÉLUS SUR

LE TERRAIN

17

Des décisions qui changent notre quotidien, des élus que l’on croise sur le terrain,

des débats, des portraits, des prises de position, des choix politiques expliqués.

C’est l’actualité des 49 élus du Département.

18 UN ÉLU/UN CANTON Alain Cazorla

20 L’ACTION EN IMAGES

Hommage à Gérard Saumade

22 RENCONTRES Marie-Christine Bousquet

24 C’EST VOTÉ Quel avenir pour l’aéroport de

Montpellier ?

27 CONTRAT DE TERRITOIRE La Domitienne

28 FACE-À-FACE Appliquer le développement

durable dans mon canton

30 CELA FAIT DÉBAT Médias : comment parler

de la vie privée ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

L’ÉVÉNEMENT

Au Club de la presse, Plantu

« croque » André Vezinhet. Le

Département est partenaire

du festival international

du dessin de presse

(nov.2012)


18 ÉLUS SUR LE TERRAIN

ALAIN CAZORLA

DANS SON CANTON DE

CLERMONT-L’HÉRAULT

Un canton dynamique, en plein essor démographique et économique

qui bénéficie de nouveaux équipements.

1

1 RUE DE LA COUTELLERIE

Des travaux d’envergure qui vont

transformer le paysage urbain sur

un axe essentiel du centre-ville de

Clermont, passage obligé pour

rejoindre le lac du Salagou et les

hauts cantons du département.

2 LE CENTRE AQUATIQUE

DU CLERMONTAIS

Equipement unique en Cœur

d’Hérault, il offre à tous

les habitants du canton et bien

au-dede nombreuses activités

aquatiques et ludiques.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


UN ÉLU / UN CANTON 19

2

4

3 LE PONT DE CANET Réhabilité par

le Département, un ouvrage d’art remarquable

enjambant l’Hérault et reliant

les communes des deux rives du fleuve.

4 LE TERRAIN MULTISPORTS

DE BRIGNAC Un espace de vie collectif

et sportif, apprécié par les familles

et les enfants du village.

3

Le canton de Clermont-l’Hérault

EN CHIFFRES

Plus de

17 000

entrées

au centre aquatique

en 2 mois.

10 M €

investis pour le centre

aquatique et

les travaux rue

de la Coutellerie

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


20 ÉLUS SUR LE TERRAIN

GÉRARD SAUMADE

UN GRAND BÂTISSEUR

Gérard Saumade s’est

éteint le 7 janvier.

Il avait 85 ans.

Maire de Saint-Mathieude-Tréviers

pendant

plus de 40 ans, Il fut aussi

le deuxième président

du Conseil général après

le long mandat (1945-

1978) du grand Résistant

Jean Bène.

En 1998, il passe le

relais à André Vezinhet

qui mène depuis

les destinées du

Département et qui a

tenu à saluer la mémoire

d’un « homme de

convictions et de

combats qui a fait preuve

de courage politique

en toute circonstance ».

1

1 EN 2008, André Vezinhet invite

son prédécesseur Gérard Saumade à

l’inauguration du Lien.

2 AMI FIDÈLE du couple Mitterrand,

Gérard Saumade reçoit ici le Président

de la République à Agde en juin 1993.

3 IL EST INHUMÉ au pied de son

grand amour : le pic-Saint-Loup, « la

plus haute montagne du monde »,

comme il aimait le rappeler lors

de ses discours.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’ACTION EN IMAGES 21

3

SIX DATES

4

4 AVEC SON COMPLICE

Jean-Claude Carrière, il créé

le Printemps des comédiens.

Ici avec Ariane Mnouchkine

et Paul Puaux devant le Château d’O

avant la représentation des Atrides.

3 mai 1926 naissance à Saint-

Mathieu-de-Tréviers

1965 maire de Saint-Mathieu

1967 s’inscrit à la Convention

des Institutions républicaines,

fondée par François Mitterrand.

1979 président du Conseil général

1988 premier mandat de député

2006 se retire de la vie politique

sans jamais avoir été battu

à une élection.

2

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


22 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Être une femme politique,

c’est pas si facile

« Être maire et conseillère générale constituent

des mandats passionnants et difficiles.

Surtout pour les femmes, qui ont le souci du concret

mais à qui on demande toujours plus. »

Marie-Christine Bousquet, conseillère générale de Lodève, présidente de la commission des finances

Son parcours. « Mon père était maire et conseiller général

du Caylar, mes grands-parents, instituteurs. » Autant dire

que la République et l’intérêt général étaient le pain quotidien

des repas familiaux. Elève au lycée Clemenceau, à

Montpellier, puis étudiante à la fac de Droit, mariée à

20 ans, Marie-Christine Bousquet s’établit à Saint-Etienne-de-Gourgas.

« Le maire voulait une adjointe mère de

famille. J’avais 28 ans, deux enfants et je m’intéressais à la

politique comme moyen de faire avancer les choses. » Six

ans plus tard, elle devient maire. L’œil clair pétille d’ironie :

« On m’a élue, la première fois avec 98 % des voix, la dernière

avec seulement 72 % : j’avais fait des mécontents ! » Le

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


RENCONTRES 23

MARIE-CHRISTINE BOUSQUET

EN 5 DATES

1989 élue maire de Saint-

Etienne-de-Gourgas.

1992 préside la

communauté du Lodévois-

Larzac.

2002 élue au Conseil

général.

2004 élue conseillère

régionale, mandat

auquel elle renonce.

2008 conquiert la mairie

de Lodève et réunit

dans une même

communauté « la rive

gauche et la rive droite

de la Lergue ».

hic, c’était surtout l’incompatibilité avec sa profession aux

services fiscaux. « J’ai changé de métier. J’ai pris la direction

de la maison de retraite intercommunale de Soubès. Un

pari : il n’y avait ni employés ni pensionnaires. Aujourd’hui

il y a 100 salariés et 70 résidents. » En 2008, elle devient

maire de Lodève.

Ses engagements.

L’élue se consacre à ses mandats de maire, conseillère générale

et présidente de la communaude communes du

Lodévois et Larzac « avec deux priorités qui m’ont toujours

accompagnée : la valorisation du monde rural et l’aménagement

du territoire. » Et une solide détermination. Car

si l’autorité est souriante, Marie-Christine Bousquet sait

qu’il en coûte davantage aux femmes pour exister en politique.

« Songez que nous sommes deux élues au Conseil

général face à quarante-sept hommes ! » Pas de quoi la

décourager. Elle se bat comme elle l’a toujours fait pour

améliorer le quotidien des gens. « Ce sont des mandats

difficiles mais passionnants. Je vais tous les jours à la rencontre

des habitants du canton, qui se trouvent parfois

dans des situations difficiles, voire dramatiques. » Sous

sa houlette le lycée passe de 390 à 1 100 élèves, le collège

s’agrandit, un gymnase se crée, la maison de retraite renaît,

un parc d’activités de 115 ha se dessine… « Je laboure

pour les prochaines moissons. »

PARIS

BARS

À VINS

À Paris, Henri Cabanel,

vice-président du Conseil

général, délégué à l’agriculture

(au centre), a

lancé l’opération Happy

Languedoc, qui a promu

des vins héraultais dans

250 bars à vins de la capitale.

Reportage :

herault.fr/11093

MONTPELLIER

DEFI

D’AÎNÉS

André Vezinhet, président

du Conseil général

et député, ouvrait le

colloque « Vivre plus

longtemps en Hérault,

les défis de la longévité

». Le Département

consacre 184 M€ par an

aux personnes âgées.

MONTPELLIER

TOURISME

DURABLE

Louis Villaret, vice-président

du Conseil général,

délégué au tourisme,

ouvrait le 7 e Forum

départemental sur le

tourisme durable.

Budget Département

2012 : 8,2 M€. Web

documentaires :

herault.fr/11063

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


24 ÉLUS SUR LE TERRAIN

OBJECTIF : FAIRE PROGRESSER DE 30 % le nombre de passagers à Montpellier sans pénaliser les autres aéroports régionaux.

L’Hérault doit

déployer ses ailes

L’ETAT VEUT VENDRE ses parts de l’aéroport de

Montpellier. Les collectivités locales sont candidates

à la reprise pour faire rayonner le territoire.

« Attachez vos ceintures, on

va décoller ! » C’est le message

qu’ont voulu faire passer trois collectivités

locales dans leur projet

de reprise de l’aéroport de Montpellier-Méditerranée.

Conseil

général de l’Hérault, Région Languedoc-Roussillon,

et Montpellier

Agglo sont unis dans le même

projet. « C’est logique puisque

nous sommes déjà actionnaires

minoritaires et l’Etat sait nous

trouver quand il s’agit d’investir

dans l’équipement, explique

André Vezinhet, président du

Département. « Ce soutien assure

d’ailleurs aujourd’hui la viabilité

économique de l’aéroport. »

Nouvelles destinations

Les élus locaux sont prêts à étudier

la reprise des parts de l’Etat

pour pouvoir définir la stratégie

et donner un nouvel élan à l’aéroport

: nouvelles compagnies,

nouvelles destinations, avions

« basés » sur la plateforme

aéroportuaire… des investissements

qui permettraient de faire

progresser de 30 % le nombre

de passagers. Les collectivités

souhaitent également organiser

un développement qui ne parasite

pas les autres aéroports régionaux

: Béziers, Carcassonne et

Perpignan notamment. « Si l’Etat

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


C’EST VOTÉ 25

vend ses parts à un investisseur

privé, on peut penser que celui-ci

n’aura pas le même souci de l’intérêt

public et qu’il y aura des problèmes

de concurrence », s’inquiète

André Vezinhet. Il faut aussi que

les fonds mobilisés par les collectivités

publiques servent l’économie

régionale et ne soient pas redistribués

à des actionnaires.

La preuve est faite

Mais les collectivités sont-elles

compétentes pour cette mission ?

Un exemple local : le Conseil

général a investi dans le développement

de l’aéroport de Béziers-

Vias. Extension de la piste en 2007,

agrandissement de l’aérogare en

2010. Résultat : le trafic a progressé

de 20 %, au bénéfice des entreprises

touristiques du secteur. Sur

les nouvelles lignes comme Béziers-Bristol,

les avions affichent

un taux de remplissage de plus de

80 %. La preuve est faite, reste à

l’Etat de ne pas l’ignorer.

À RETENIR

L’aéroport de Montpellier-Méditerranée

est, depuis l’été 2009, exploité par une

société aéroportuaire constituée de l’Etat

(60 %), de la CCI de Montpellier (25 %) et

des collectivités partenaires de l’aéroport

(7 % Département, 6,5% Région L-R,

1% communaude communes de l’Etang

de l’Or, 0,5% Agglo de Montpellier).

Insertion

et médiation

Le Département développe, avec

l’aide d’associations ou organismes,

des projets pour favoriser

l’insertion sociale des personnes

en difficulté. Le vice-président

délégué à l’économie solidaire et

à l’insertion soutient à ce titre la

boutique d’écriture & Co de Montpellier,

qui prévoit une action de

médiation sociale et culturelle

dans le quartier Figuerolles pour

600 bénéficiaires de minima sociaux

(subv. : 12 000 €) ; ainsi que

l’association « Les femmes en LR »

de Frontignan, qui crée un lieu

d’accueil, des ateliers collectifs sur

les nouvelles TIC, communication

écrite et orale, la gestion d’un budget…

à destination de 170 familles

(subv. : 11 570 €).

CE QUE ÇA CHANGE

prévenir des situations d’exclusion,

renforcer le lien social.

Secours

populaire

Jean-Michel Du Plaa, vice-président

délégué à la solidarité, a demandé

à l’Assemblée départementale de

subventionner la fédération héraultaise

du Secours populaire français à

hauteur de 185 000 €.,

À RETENIR

l’association propose des structures de

proximité pour répondre aux besoins

des plus démunis. www.spf34.org

Rénovations

Le Département subventionne

les travaux de rénovation de l’hôtel

Les Dunes de Marseillan (6 576 € )

et le restaurant de la Plage à Valras

(22 503 €), comme annoncé

par Louis Villaret, vice-président

délégué au tourisme.

CE QUE ÇA CHANGE

soutenir le développement touristique.

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


26 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Villeveyrac : une déviation

qui change la vie

ANDRÉ VEZINHET A ANNONCÉ le démarrage des travaux de la déviation

au mois de juin. Mise en service prévue à l’été 2014.

QU’EN PENSEZ-VOUS ?

« Tout se termine

bien ! »

René Permen

Président de l’association RD2

Les habitants de Villeveyrac attendaient

cette déviation. Comme dans

tous les bourgs de l’Hérault, la route

principale traverse le cœur de la

commune et, à Villeveyrac, le trafic

est devenu insupportable en quelques

années. « Dès le début de mon

mandat, j’ai appuyé cette demande

car elle était légitime », explique

Christophe Morgo, conseiller général

de Mèze. Mais le chemin a été

long. « Au départ, nous pensions

simplement pouvoir aménager la

traversée de Villeveyrac. Mais l’augmentation

du trafic avec l’ouverture

de l’A 75 et les nouvelles habitudes

induites ont bouleversé la donne et

ont fait opter pour une déviation. »

Il a fallu étudier méticuleusement

plusieurs projets avant de retenir celui

d’une déviation de 3,5 km au nord

du bourg. L’ampleur des travaux à

accomplir fait d’ailleurs comprendre

qu’ils aient été longs à mettre au

point : 9 bassins de rétention, 4 carrefours

et un nouveau pont accompagnent

une chaussée de 6 m de

large. Elle nécessitera 300 000 m 3 de

terrassement et un investissement

de 11 millions d’euros entièrement

financés par le Conseil général. Le

prix à payer pour assurer la sécurité

et la tranquillité des Villeveyracois.

plus d’infos tél. 04 67 67 66 37

« Quand j’ai

découvert les

panneaux annonçant

les travaux

prochainement,

j’ai été fou de

joie. L’association

que je

préside depuis

deux ans se bat depuis 1999 pour dénoncer

l’insécurité de la route passant

par Villeveyrac. Elle traverse le bourg

dans des conditions dangereuses. A

certains endroits, pour permettre aux

véhicules de se croiser, il n’y a pas

de trottoirs. A d’autres, la voie est si

étroite que les camions accrochent

parfois les balcons. L’ouverture de

l’A 75, en accroissant le trafic, a accentué

le problème, et donc le danger. Ma

hantise, c’était d’assister à un accident

fatal. Je ne voulais pas, notamment,

qu’un enfant soit victime de cette

situation. Nous avons donc multiplié

les efforts et médiatisé notre action,

en particulier lors du Tour de France.

Nous avons été entendus et tout se

termine bien. Le projet de contournement

nord qui a été retenu nous

satisfait entièrement. »

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


CONTRAT DE TERRITOIRE 27

LA

DOMITIENNE

35%

des 236 958 € consacrés

au déploiement de la collecte

lective sont financés par

le Département.

PARTENAIRE

« Le Département est un partenaire

privilégié de notre développement. »

Pour Philippe Vidal, conseiller général

de Béziers III, cette évidence réside dans

quelques chiffres. « En moyenne, sur

les dernières années, le Conseil général

nous a apporté 800 000 euros par an.

Une aide qui se fait surtout à travers

le contrat de territoire. »

2011

La programmation 2011 du dernier

contrat fait d’ailleurs apparaître

une manne de plus de 701 000 € de

subvention provenant de l’Assemblée

départementale. De quoi générer au

total plus de 3,4 M€ d’actions. Avec

des objectifs précis. « C’est l’intérêt

de la contractualisation, commente

Philippe Vidal. Chaque subvention est

affectée à une action particulière qui

s’inscrit, elle-même, dans une stratégie

globale de développement. »

STRATÉGIE

Cette stratégie s’appuie sur trois axes

majeurs : l’économie, la culture et l’environnement.

Le premier axe est marqué

par les investissements réalisés

sur le port du Chichoulet et ceux des

zones d’activités, telles Via Europa ou

Viargues. Le second, par la valorisation

du patrimoine local et le soutien à des

actions culturelles, notamment autour

du terroir, de la vigne et du vin. Enfin, la

préservation de l’environnement passe,

en particulier, par la valorisation des

déchets et la mise en place d’une politique

incitative à l’égard des usagers.

160 000 €

de subvention

du Conseil général en 2011

pour le port

du Chichoulet.

« Le Département est

un partenaire privilégié »

PHILIPPE VIDAL, conseiller général du canton de Béziers III,

à propos du contrat de territoire Département/La Domitienne

EQUILIBRE

« VIARGUES CONSTITUE UN PÔLE D’ÉQUILIBRE POUR L’OUEST DU

BITERROIS. » La zone d’activités, située à Colombiers, au cœur de

la communaude communes, a bénéficié en 2011 de 650 000 euros

d’investissement. Le Conseil général apporte, avec 260 000 euros, 40%

de la somme. De quoi dynamiser encore cet espace de 31 ha consacré

aux activités commerciales et, dans une moindre mesure, industrielles

et artisanales. Quelques grandes enseignes nationales de commerce

ou de bricolage en font une zone particulièrement attractive pour

les habitants des huit communes de la Domitienne et au-delà. Comme

le souligne Philippe Vidal, « cette zone d’activités est idéalement

située et ne peut que se renforcer car elle répond aux attentes de la

population et des entreprises de toute une partie du Biterrois. »

La communaude communes

de la Domitienne

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


28 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Le développement durable

dans mon canton

1. Quel peut être lele du Dépar-

tement, vis-à-vis du développe-

ment durable ?

Accompagner les territoires et or-

ganiser leur développement. Dans

mon canton,

par exemple, nous

misons beaucoup sur le tourisme.

Mais tout le monde y va de son idée.

Il faut donc coordonner les efforts

et proposer un tourisme adapté

à une clientèle qui recherche la

ruralité, le terroir et l’authentique.

Nous allons aussi lancer les travaux

« Inciter

les territoires

à se développer

de manière

raisonnée »

JACQUES RIGAUD

conseiller général du canton de Ganges.

d’une zone d’activitéS. On va veiller

à son intégration paysagère. .

2. Un exemple concret dans votre

canton ?

À Ganges, Hérault Habitat a réalisé

deux petites résidences de vingt

logements au total. Ils sont équipés

d’une chaudière collective mixte,

bois et gaz. La rocade que nous

avons réalisée et qui fait presque

le tour de la commune offre aussi

des voies cyclables et des cheminements

piétons.

3. Comment l’intérêt pour

le développement durable peut-il

se transmettre ?

La communaude communes que

je préside vient de se voir transférer

la compétence jeunesse (0-25 ans).

Nous allons donc mener auprès

des scolaires et des collégiens

des actions de sensibilisation.

Et comme souvent, ce sont des

actions menées conjointement

avec le Département.

Ganges

10 000

habitants

dans le canton

9communes

dans le canton

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


FACE À FACE 29

JACQUES RIGAUD ET MONIQUE PÉTARD, élus des cantons

de Ganges et Montpellier X.

3

QUESTIONS À…

1. Quel peut être lele du Département,

vis-à-vis du développement

durable ?

L’action du Département concerne

le quotidien des Héraultais : logement,

routes, collèges, transports,

alimentation en eau, etc. Il a donc

un rôle de dialogue, d’impulsion et

de coordination à jouer et il remplit

efficacement. La preuve : il vient

d’obtenir le label « Rubans du Développement

durable » pour la 3 e fois.

2. Un exemple concret dans votre

canton ?

Il y en a beaucoup mais je n’en citerai

qu’un : l’aménagement de la Zac

des Carignans, à Grabels. Il incarne

bien la recherche du développement

durable dans ses trois composantes

: économique, sociale et

environnementale. Cette Zac comprend

66 logements dont un tiers

en haute qualité environnementale

(HQE), avec de l’individuel et du

collectif, du privatif et du locatif. Le

site a été végétalisé avec des plantes

MONIQUE PÉTARD

conseillère générale du canton de Montpellier X.

« Le Département est un acteur

de dialogue, d’impulsion

et de coordination »

peu consommatrices en eau et il

est conçu pour favoriser l’accès aux

personnes handicapées. Le Département

y a consacré près de 10 M€.

3. Comment l’intérêt pour le veloppement durable peut-il se

transmettre ?

dé-

Je crois beaucoup dans la nécessité

de communiquer avec les jeunes

générations. Dans mon canton, les

élèves des quatre collèges – Arthur-

Rimbaud, Camille-Claudel, laudel, Rabelais

et Les Garrigues – bénéficient

d’actions éducatives financées par

le Département pour les aider à

adopter les bons comportements.

Montpellier X

46 200

habitants

dans le canton.

3communes

représentées (Grabels,

Juvignac et sept

quartiers du nord-est

de Montpellier)

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


30 ÉLUS SUR LE TERRAIN CELA FAIT DÉBAT

Médias : comment

parler de la vie privée ?

EN RÉPONSE à une (sur)exploitation médiatique de la vie privée, la riposte judiciaire

a suivi une courbe exponentielle. La recherche d’un équilibre entre droit à la vie

privée et droit à l’information apparaît donc nécessaire.

“UN RESPECT ABSOLU”

J

usqu’à présent, la vie privée était plutôt

protégée en France. Mais l’essor de nouveaux

médias et la pression de l’audimat ont fait

der les barrières au profit d’un système hypocrite.

A côté de victimes réelles, d’autres utilisent la presse

pour leur promotion et ont des réactions effarouchées

devant des photos qu’ils ont eux-mêmes fournies.

La question n’est donc pas de savoir jusqu’où

l’on peut aller en matière d’intimité, mais s’il faut en

parler. L’important pour un homme politique, c’est

son projet. Ou pour un comédien, son actualité. Pas

sa dernière aventure. Et cela concerne aussi le simple

citoyen : s’il est impliqué dans une affaire, sa vie est

passée au peigne fin alors que l’annonce d’un non-lieu

se résume à deux lignes. Le respect de la vie privée

doit rester un droit absolu. L’argument selon lequel le

public a le droit de savoir sert à vendre. Et témoigne

d’un appauvrissement du débat public.

“TRÈS COMPLIQUÉ”

En France, cette question est très compliquée

: l’article 9 du Code civil interdit de

parler de la vie privée des gens sans leur

autorisation. Mais le droit à l’information fait aussi

jurisprudence. Quand une star joue de son image pour

assurer sa promotion et que l’info le justifie, nous estimons

que ce droit est extensible et libre. Ce n’est pas

l’avis des juges qui nous condamnent. Ni de certains

confrères qui nous critiquent. Dans l’affaire Strauss-

Kahn, pourtant, les médias dits sérieux sont allés très

loin et ont utilisé les méthodes de la presse people

pour vendre. Tout en privilégiant le second degré, nous

menons un travail de journaliste. Et nous nous fixons

des limites : ne pas toucher aux problèmes de santé,

sauf si les gens en parlent eux-mêmes, éviter de parler

des préférences sexuelles ou de briser des couples.

Nous ne sommes pas là pour faire du mal aux gens

mais pour donner des renseignements à leurs fans.

JEAN MICHEL DU PLAA

vice-président du Conseil

général, délégué à la solidarité,

aux personnes âgées et

aux personnes handicapées.

CHRISTOPHE CARRON

rédacteur en chef adjoint,

Voici, Prisma Presse.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


EXPRESSION LIBRE 31

Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité (27/02/2002)

Groupe d’opposition de Droite

Groupe Démocratie et République

Neuf propositions

pour les Héraultais

Le budget départemental 2012 vient

d’être voté. Or, un débat budgétaire

ne peut pas être résumé en quelques

avis techniques. Un débat budgétaire

doit d’abord porter sur les politiques

publiques qui sont à mener au service

d’hommes et de femmes. C’est pourquoi

les élus du groupe Démocratie et République

ont tenu à formuler neuf propositions

relatives à la politique routière, à

la politique en faveur du logement, à la

politique culturelle et à la politique de

développement touristique.

En matière de politique routière, il a

d’abord été demandé de porter un

regard particulier à la question du

franchissement des voies ferrées afin

d’en améliorer la sécurité. Il a aussi été

demandé, dans le double but d’améliorer

le confort des riverains des routes

départementales et de préserver nos

paysages, de prendre pour principe de

traiter les routes départementales urbaines

avec des matériaux réduisant les

nuisances sonores et d’élaborer un plan

de sauvegarde des platanes qui bordent

nos routes. De manière générale,

l’aménagement des axes routiers qui

structurent notre département entre

Nord et Sud a été identifié comme une

question prioritaire.

En matière de politique en faveur du logement,

il a été demandé que les projets

de construction de logements sociaux

soient prioritairement conduits dans les

cœurs de ville. S’agissant de cette même

question, il a été suggéré de favoriser les

opérations de rénovation de logements,

en contrepartie de quoi il pourrait être

exigé qu’un conventionnement soit

établi afin de répondre aux besoins

sociaux du territoire.

En matière de politiques culturelle et de

développement touristique, il a été proposé

de maintenir l’action du Département

dans les maisons de retraite ainsi

que dans les établissements scolaires

les enfants pourront bénéficier d’un

enseignement artistique qui contribuera

à leur éveil. Il a aussi été demandé

que des partenariats économiques plus

nombreux soient établis entre le littoral

et les hauts cantons.

Très souvent, les élus des groupes

n’appartenant pas à la Majorité ne font

que s’opposer. Les élus du groupe Démocratie

et République ont choisi, pour

leur part, de proposer et de contribuer

à un débat qui se doit d’être utile aux

Héraultais.

Sébastien FREY

Président de Groupe

Groupe

communiste

« La culture n’est

pas un luxe, c’est

une nécessité. »

Gao Xingjian 1 , dans La Montagne

de l’âme

La tribune de janvier du groupe d’opposition

de droite, sous le titre « Le

tourisme doit être une priorité départementale

» interpelle. Approuvant les

axes prioritaires de la majorité départementale,

le logement, le développement

durable et la jeunesse, ces élus opposent

la politique culturelle à la priorité, selon

eux, pour le tourisme. C’est faire fi de

l’effort considérable du département

pour l’activité touristique, qui ne peut

se résumer au budget « tourisme » tant

l’ensemble des politiques départementales

est impacté par ce secteur d’activité

(routes, infrastructures, protection

du littoral, développement du piémont,

aides aux projets d’assainissement et

d’adduction d’eau sur les sites touristiques,

appui aux initiatives culturelles…).

La focale retenue par l’opposition, est

dans ce domaine, bien étroite, alors

que l’activité touristique, si importante

soit-elle pour notre département, ne

représente que 1,7 milliards d’€ sur un

produit intérieur brut de l’Hérault qui

est de l’ordre de 22,9 Mds. C’est dire si

bien d’autres secteurs nécessitent également

une attention soutenue de la part

de notre collectivité pour permettre de

lutter contre le chômage important que

nous connaissons. En second lieu, on

peut s’étonner que l’obsession de cette

droite pour réduire les budgets publics

se focalise sur la politique culturelle,

largement plébiscitée par la population,

notamment parce que nous considérons

qu’elle doit se déployer tout au

long de l’année et pas uniquement sur

la période estivale, qu’elle soit certes un

instrument de l’attractivité touristique

mais qu’elle permette surtout à tous

les Héraultais d’en profiter largement,

sur l’ensemble du territoire, pour le plus

grand nombre. La minorité du Conseil

général ne conçoit-elle la culture que

comme le supplément d’âme de l’activité

économique dans une conception qui

vise à gérer les collectivités publiques

« comme… toutes les entreprises » ainsi

qu’il est écrit ? Belle perspective à mettre

en débat au regard de la crise que nous

vivons dont la gestion libérale des états,

« comme les entreprises », est largement

responsable.

1

Ecrivain français, prix Nobel de littérature

en 1995.

François LIBERTI

Président de Groupe

Groupe majoritaire socialistes

et apparentés

Un budget primitif

de résistance

et de solidarité

C’est dans un contexte de crise

aggravée par la politique de l’État

mauvais payeur, que l’Assemblée

départementale a adopté le 15 décembre

dernier un budget primitif de

résistance, solidaire et responsable.

D’un montant total de 1 milliard

334 millions d’euros, ce budget place

au cœur de ses priorités le logement,

l’action sociale, la jeunesse, les routes

et le tourisme. C’est un choix que

nous revendiquons pleinement. Les

dépenses liées à la solidarité occupent

toujours une place importante. Le niveau

des crédits alloués aux politiques

volontaristes est maintenu, tant nous

sommes convaincus de l’importance

du sport, de la culture, du tourisme, de

l’environnement, du développement

économique pour nos concitoyens et

pour le développement équilibrés de

nos territoires.

La perte des recettes de la taxe

professionnelle et de la taxe d’habitation

d’un côté, et de l’autre les

non-compensations, les diminutions,

les disparitions de dotations, plus les

880 millions d’euros que nous doit toujours

l’Etat, ont des effets désastreux.

Les Départements ont de plus en plus

de mal à boucler leurs budgets. Le

Département de l’Hérault a toujours

fait face à la crise, tout en maintenant

l’investissement et faisant en sorte

de réduire son endettement lorsque

les droits de mutation étaient dynamiques.

C’est ainsi que nous avons

pu juguler les désengagements de

l’Etat. Notre objectif est que le citoyen

héraultais souffre le moins possible de

la grave crise financière et sociale qui

sévit aujourd’hui.

Nous avons conçu ce budget dans

une situation difficile de trois crises :

une crise économique qui menace

nos recettes et accélère nos dépenses

sociales ; une crise des finances publiques

qui amène l’État à se désengager

de tout et partout ; une crise de la

dette qui menace les financements

bancaires aux collectivités.

Le Conseil général de l’Hérault a

adopté un budget qui est l’assurance

pour les Héraultais de voir leur

Département continuer à les accompagner

au quotidien, au plus proche

de leurs préoccupations. Ce budget de

résistance et de solidarité est le reflet

d’une réelle vision de l’avenir.

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


32 ÉLUS SUR LE TERRAIN CONSEILLERS COLLÉGIENS JUNIORS

THEATRE ET JUDO AU COLLEGE

L’apprentissage du théâtre peutil

favoriser la réussite scolaire ?

La pratique du judo serait-elle

être une bonne école du vivreensemble

? Ces deux questions

trouvent des réponses concrètes

au collège des Escholiers-de-la-

Mosson, à Montpellier. Depuis

la rentrée 2010, l’établissement

accueille une classe artistique

expérimentale. La démarche,

impulsée par Hérault Musique

Danse, a démarré dans une classe

de 6e autour de la danse, avec

l’appui de la compagnie « Les

Gens du quai ». Elle se poursuit

cette année, avec les mêmes

élèves, autour du théâtre et de

la compagnie de « l’Astrolabe ».

Elle se prolongera ainsi jusqu’en

3 e . Les profs, tous impliqués, ont

accepté de chambouler l’emploi

du temps : pour loger deux ate-

« J’ai commencé le judo cette année. C’est un sport

très motivant. On doit être très concentré.

On apprend des techniques pour faire tomber,

mais doucement pour ne pas blesser l’adversaire.

Et on se parle plus. Moi, normalement, je ne parle pas

aux filles, mais au judo si. »

Najib, 12 ans, en 6 e

aux Escholiers-de-la-Mosson

liers artistiques par semaine sans

alourdir le volume horaire, on a

réorganisé les autres matières,

désormais découpées en séquences

de 1 h 30.

Autre innovation : depuis septembre

2011, vingt-cinq collégiens,

garçons et filles, pratiquent le

judo deux soirs par semaine dans

l’ancien réfectoire transformé en

dojo. L’initiative émane de Hérault

Sport. Elle s’inscrit dans le

droit fil d’un projet mené depuis

quinze ans à La Paillade et intitulé

« De la rue au Dojo ». « Prolonger

cette expérience au collège

nous a paru comme une évidence

et une nécessité, explique Véronique

Brunet, de Hérault Sport. Les

élèves attendaient ça. »

Plus d’infos

heraultmusiquedanse.fr

heraultsport.fr

« La danse contemporaine, je trouvais ça nul. Mais plus maintenant.

On peut mélanger plein de choses, comme le hip-hop.

On apprend aussi à mieux se connaître parce qu’on se met en

groupe. En cours d’anglais, nous avons écrit une lettre à un

artiste, Martin Creed, qui avait rempli une salle de ballons.

Nous avons fait la même chose ici et nous le lui avons écrit.

En anglais. »

Ayoub, 12 ans, en 5 e dans la classe artistique des Escholiers-de-la-Mosson

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


GENS

D’HERAULT

33

Ils créent, ils cherchent, ils portent les couleurs de l’Hérault, ils sont solidaires,

ils vivent dans des paysages extraordinaires, ils font vivre une culture

et un patrimoine. C’est eux et vous, les gens d’Hérault.

34 PORTFOLIO Handicap : plus rien ne s’oppose

à leurs nuits

36 ILS AGISSENT À Montpeyroux

38 AVENTURE CITOYENNE Oulaia Chenane

40 AVENTURES COLLECTIVES Le vin est roi

à la villa Limonade

42 AVENTURE SINGULIÈRE

Ils s’aiment depuis 60 ans

44 QUESTION DU NET Faut-il simplifier la langue

française ?

L’INSOLITE

Oh ! Gulliver ! Pour les

fous de modèles réduits,

9 e salon de la maquette

les 11 et 12 février

à Palavas,

dès 10 h

à la Salle bleue.


34 GENS D’HÉRAULT

UN SENS À LEUR NUIT

Les rondes de nuit

du GIHP permettent aux

personnes handicapées

d’avoir une vie sociale

après 20 heures.

3

1

2

1 TOUTE LA NUIT, Laura aide

à se coucher des personnes qui

peuvent maintenant sortir chez

des amis, au stade ou au spectacle.

2 LA CRÉATIVITÉ de Daniel,

tétraplégique, s’est déployée

notamment dans la peinture.

3 IL FAUT SAVOIR se laisser guider

par les auxiliaires de vie. Ce sont

elles qui connaissent leur corps

et leurs besoins.

4 SANS CE SERVICE de nuit, Daniel

ne pourrait rester à son domicile.

Une télécommande coincée,

une position douloureuse peuvent

rendre une nuit cauchemardesque.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


PORTFOLIO 35

4

5

Montpellier

5 THIERRY BALIX,

président du GIHP depuis trois ans,

bénéficie aussi de ce service

qui lui a permis de conquérir

une nouvelle autonomie. Les nuits

ne sont plus cette longue parenthèse

où la solitude se mêlait à l’angoisse.

RETROUVEZ

le webdocumentaire consacré

à la « Ronde de nuit »

sur herault.fr/11204

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


36 GENS D’HÉRAULT

ILS AGISSENT

À MONTPEYROUX

Situé en plein Cœur d’Hérault, un village fort

de son patrimoine remarquable et de son vignoble

réputé. Bien ancré dans ses traditions,

il offre à ses habitants une belle qualité de vie.

1

1 JEAN-ROCH CAVALIER

est président du club de foot.

Avec 130 licenciés répartis

en huit équipes, dont une équipe

féminine senior, le club défend

dans la mixité les couleurs

de Montpeyroux.

2

3

2 FRANÇOIS BOUDOU, président

du Syndicat du cru Montpeyroux,

une appellation renommée.

Il organise chaque année la journée

festive et conviviale « Toutes caves

ouvertes », qui se tient

chaque 3 e dimanche d’avril.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


PORTFOLIO 37

4

4 JACQUELINE THIVET

organise chaque année la traversée

du village par les troupeaux

en transhumance, avec l’objectif

de faire revivre une tradition

ancienne et propre à Montpeyroux.

Montpeyroux

3 YVON CREISSAC

est la mémoire du village. Ici, au pied

des remparts du fameux Castellas.

Président d’honneur de l’association

Rebourdelis, qui valorise le patrimoine

ancien, il assure bénévolement

les visites du château et du village.

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


38 GENS D’HÉRAULT AVENTURE CITOYENNE

Née des vents de sable

CETTE ANIMATRICE SOCIALE, titulaire d’un DEA d’économie agricole, agit au sein

de l’association Solidarité Dom-Tom, à La Paillade, pour favoriser l’accès aux droits.

L’injustice la met en colère. Oulaia Chenane, animatrice

sociale au sein de l’association Solidarité Dom-Tom, à

La Paillade, s’indigne, par exemple, de la situation des

travailleurs immigrés âgés vivant en foyer. Ou de l’échec

des politiques d’intégration. « Il y a quelques mois, raconte-t-elle,

j’ai emmené un groupe de mamans du quartier

en centre-ville. Parmi ces douze femmes, dont certaines

vivent en France depuis plus de 30 ans, trois seulement

connaissaient la Comédie, deux le Polygone et une seule

l’ancienne mairie. Et l’on parle d’intégration ? »

Ingénieur agronome, titulaire d’un master d’économie

du développement, Oulaia Chenane se serait volontiers

orientée vers la recherche. Mais la vie en a décidé autrement.

Cette jeune femme énergique et rayonnante,

OULAIA CHENANE

A Montpellier depuis 1996

1970 naît à Bousaada (Algérie).

1993 diplômée de l’Institut national

agronomique (Alger).

1998 obtient un mastère et un DEA à SupAgro

Montpellier avec mention « bien ».

2006 entre à l’association Solidarité Dom-Tom.

« Je suis une

révoltée qui

essaie de

construire »

mère de deux garçons,

est née il y a

41 ans aux confins

du Sahara. « Le désert,

dit-elle, produit

des femmes

de caractère qui,

comme les vents de sable, se révoltent. Mais je suis une

révoltée qui essaie de construire. »

A 26 ans, diplôme d’ingénieur en poche, Oulaia vient

poursuivre ses études à Montpellier. Elle y épouse un

architecte, avec qui elle a milité en Algérie dans les

rangs d’un parti de gauche, aux heures noires de la lutte

contre le terrorisme islamique. Faute d’un emploi correspondant

à ses qualifications, elle accepte un poste

à mi-temps d’assistante d’éducation à La Paillade. Elle

tisse des liens avec les parents et se découvre un goût

pour la médiation sociale. Trois ans plus tard, elle est

recrutée par Solidarité Dom-Tom, une association

créée pour aider les Français d’Outre-Mer, mais qui s’est

ouverte à la population du quartier, avec le soutien de

l’Etat et du Département. « La force de cette association

réside dans la diversité des services qu’elle propose et

dans sa capacité à brasser toutes les cultures. Elle est à

l’image du quartier. »

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


40 GENS D’HÉRAULT

STÉPHEN DESMAZIÈRES, dans la salle d’initiation à la dégustation, inaugurée en juin 2011.

Pschittt ! Une maison

d’hôtes qui pétille

TROIS ÉPIS « CHARME » aux Gites

de France, pour la villa Limonade

d’Olonzac et ses séjours œnologiques.

« Tangerine », « Pourquoi pas », « Évasion », « Moulin

vert » et « Diabolo ». Quel point commun entre ces cinq

cocktails ? Réponse : la limonade ! C’est aussi le nom des

cinq chambres d’hôtes de Stephen Desmazières et Jean-

Marc Jarlot, co-gérants depuis 2010 de la villa Limonade à

Olonzac. Un nom pétillant qui fait référence à l’ancienne

fabrique artisanale de limonade dans laquelle nos deux

œnologues ont aménagé leur maison d’hôtes. « Après

avoir été 10 ans directeur d’une petite cave coopérative,

j’avais envie de liberté, confie Stephen. J’ai quitté un

monde viticole en crise et je me suis reconverti dans un

univers de vacances. » Enfin… ça dépend pour qui.

Travailler à la maison

Ménage, travaux, cuisine, stages d’œnologie, transport

depuis l’aéroport, visites de vignobles, mini-boutique… Ils

font tout ! Grâce à leur site internet, ils sont quasi complets

en été, avec 50 % de clientèle française et 50 % de touristes

étrangers (Hong Kong, Singapour, Tanzanie, Québec, etc.)

Une anecdote : « On n’oublie jamais ses premiers clients »,

confie Stephen. Ils sont en terrasse, quand le téléphone

sonne : « C’était le gérant d’une autre maison d’hôtes à

Olonzac qui était complet : « J’ai un groupe à la porte, viens

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURES COLLECTIVES 41

les chercher » me dit-il. J’y vais et me retrouve nez à nez

avec un groupe de motards allemands harnachés sur leurs

grosses cylindrées. » Insolite, mais très bon souvenir !

Œnotouri… quoi ?

Le terme d’œnotourisme, Stephen le trouve un peu galvau

: « Pour moi, ça ne consiste pas seulement à accueillir

des gens dans un caveau. Ce doit être une réelle

prestation autour du vin... Et puis c’est un terme de spécialistes.

Rares sont les clients avec une démarche d’œnotourisme.

Ils se disent plutôt amateurs de vin... » Et ils sont

servis ! L’initiation à la dégustation a lieu deux à trois fois

par mois (sauf en juillet-août). « On donne priorité aux

vins du coin, les AOP Minervois, le muscat…» Quant aux

chambres, passionnés de décoration, nos deux hôtes ont

inventé un concept innovant… que le secret professionnel

les empêche de dévoiler. Allez voir !

infos : villalimonade.com et 04 68 41 78 09

reportage web : herault.fr/11264

« Une réelle envie

de faire plaisir »

Christine et Guy Ruel

(Maine-et-Loire), clients durant l’été 2011

« Pendant nos deux

semaines de vacances,

nous avons apprécié les

associations mets et vins

proposés par nos hôtes,

puisque nous avons dîné

cinq fois à leur table.

Nous avons découverts

les vins du Minervois

et échangé un certain

nombre de recettes de

cuisine ! Jean-Marc et

Stephen se joignaient à

nous et ils avaient toujours

un petit mot pour

nous recommander telle

ou telle escapade dans

la région. Gentillesse,

discrétion et une réelle

envie de faire plaisir

guident leur sens de

l’hospitalité. »

ATYPIQUE

À la cime des arbres, entre

vigne, mer et montagne

A Castries, le Domaine Saint-Jean de l’Arbousier

abrite un vignoble de 40 ha. Il est entouré d’arbousiers

mais aussi de pins parasols ou d’Alep dans

lesquels quatre cabanes ont été construites dans

le respect de l’environnement. Chambres d’hôtes

atypiques pour citadins ayant besoin de se ressourcer

dans la nature, ou simplement de réaliser

un rêve d’enfant ! Tarif : 122 €/ nuit pour 2 personnes.

Infos : www.lescabanesdelarbousier.fr

Respectueuses

de l’environnement,

les cabanes s’intègrent

à la nature : les arbres

n’ont eu à subir aucune

transformation et aucun

clou, ni vis, n’ont été

utilisés. Une construction

éthique et responsable.

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


42 GENS D’HÉRAULT

DENISE ET VÉRAN CAMBON DE LA VALLETTE ont fêté en 2011 leur 60 ans de mariage !

CASTELNAU-LE-LEZ

Soixante ans d’amour

L’AMOUR DURE TROIS ANS cartonne

au Box office des films français.

Mais voici une histoire qui va rassurer

les plus romantiques.

« C’est en visitant l’hôpital militaire de Briançon, en

1949, que j’ai rencontré mon époux. J’encadrais alors

une colonie de vacances et avec quelques amis, tous

enseignants, et profitant de nos libertés, nous avons

pu apporter quelques moments de réconfort à tous

ces jeunes cloués au lit », se souvient Denise. Suite à

sa déportation au camp du Struthof en Alsace, puis à

Dachau en Allemagne, le lieutenant Véran Cambon de

la Valette était alité depuis deux ans. Denise lui a fait

faire ses premiers pas… et chabadabada ! Jeunes mariés,

une hygiène de vie s’imposait : alimentation, activités

de plein air, etc. « Je pense qu’il avait, en plus d’une

résistance physique, une grande richesse spirituelle qui

l’a sauvé. Je n’ai fait que l’accompagner. »

Fléchi-tendu, fléchi-tendu !

« Depuis l’âge de 6 ans, je fais du sport. Mais je crois que

mon époux a été la grande motivation pour l’orientation

de mes cours adaptés aux adultes et seniors. Pour

lui, plus de corset de cuir, une bonne gym de maintien »

Fin 1961, Denise devient bénévole en gymnastique volontaire,

une fédération qui compte aujourd’hui 500 000

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURE SINGULIÈRE 43

adhérents. Au gré des garnisons de Véran, partout où

Denise est passée, elle a crée des cours de gymnastique

volontaire : Paris, Lille, Lyon, Nancy, Montpellier, puis à

Castelnau-le-Lez en 1987.

Jamais essoufflés

Aujourd’hui, Denise et Véran ont 85 et 88 ans. Toujours

amoureux et très actifs ! Lui, l’un des fondateurs du Centre

régional d’histoire de la résistance et de la déportation

de Castelnau-le-Lez, continue à témoigner auprès

des collégiens et lycéens préparant le concours de la

Résistance. Quant à Denise, qui a créé le premier comité

départemental de gymnastique volontaire de l’Hérault

en 1974, elle anime toujours bénévolement des cours de

gym par le biais de son association, « la Castelnauvienne

» : « Nous sommes entre 60 et 70 adhérents. Tous des

seniors de 50, 75 ans… » Leur motivation ? « L’entretien

physique, le mieux-être et la convivialité. En ce moment,

j’ai deux élèves qui ont été renversées sur un passage

piéton. Une me dit « Grâce à la gym, je revis ». L’autre,

après un traumatisme crânien, des fractures multiples…

remarche, et ne voudrait en aucun cas manquer un de

mes cours ! » Alors, vous voyez bien que l’amour dure

plus de 3 ans ?

reportage web : pour la Saint-Valentin sur herault.fr/11280

GRÂCE À SES EXERCICES DE GYM, Denise a favorisé la guérison

de Véran, atteint de tuberculose osseuse.

RETOUR SUR…

La stévia à la conquête

de l’Europe

Dans son numéro de novembre 2010, L’Hérault

vous présentait la stévia, cette plante

originaire du Paraguay dotée d’un pouvoir

sucrant 300 fois supérieur à celui du sucre

pour zéro calorie. L’Hérault était le premier

département en France à expérimenter sa

culture au domaine de Bayssan (Béziers) et

au Centre d’expérimentation horticole de

Marsillargues. Selon les derniers résultats,

la stévia pousse bien sur les sols héraultais,

mais sa culture reste encore au stade expérimental.

Peut-être plus pour longtemps…

En effet, le 12 novembre dernier, la Commission

européenne a autorisé l’usage d’extraits

de la plante dans plusieurs catégories

d’aliments (produits laitiers, boissons,

confiseries…). La mesure est entrée officiellement

en vigueur le 2 décembre 2011.

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


44 GENS D’HÉRAULT QUESTION DU NET

CE MOI6, 1 NOUVO DÉBA KI 2VRAIT VOU PLR. La langue française et ses règles parfois

difficiles ont pris un sacré coup avec l’arrivée du langage texto.

Pour ou contre simplifier

la langue de Molière ?

Vous avez déjà dit

Que ce soit pour l’envoi

de SMS ou la prise de

notes rapide, le langage

simplifié, à défaut d’être

absolument nécessaire,

s’avère quelquefois « pratique

». Dans un style

assez proche, la sténographie

– qui utilise des

signes conventionnels –

a été créée pour écrire

aussi rapidement que la

parole. Elle était utilisée

en France jusqu’au début

du XXI e siècle pour

retranscrire les débats

parlementaires de l’Assemblée.

Soi-disant « trop compliquée

», la langue

française est aujourd’hui

en perte de vitesse en

France et dans le monde...

Alors, faut-il officiellement

laisser les « arrangements

» phonétiques

ou orthographiques

s’immiscer dans nos

dictionnaires ?

En 2009, le journaliste

François de Closets sortait

son livre Zéro faute

dans lequel il prônait une

simplification massive de

la langue française, dont

les subtilités léseraient

selon lui la moitié de la

population.

Que faire ? Défendre

coûte que coûte le français

ou faire preuve de

souplesse ?


J’ai vécu 37 ans

à l’étranger

et je suis horrifiée.

Je crois qu’il faut

complètement la

restructurer, parce

qu’elle n’existe plus,

la langue française.

Nicole, 56 ans


Les sms nuisent

à l’orthographe

des enfants. Quand je

lis une lettre de motivation

rédigée par certains,

cela fait peur...

On a beau dire, il y a

un impact quand c’est

lu par l’employeur. »

Chantal, 53 ans


C’est dommage

de simplifier

parce que les gens ne

font même plus l’effort

d’apprendre correctement

à parler.

Audrey, 24 ans


Perso, je n’ai

pas de problème

avec la langue

française, j’ai toujours

eu des facilités

en orthographe, je

lis beaucoup. Mais

si je me mets à la

place d’étrangers, je

pense que c’est plus

compliqué pour eux

d’apprendre le français,

que pour nous

d’apprendre l’anglais

ou l’espagnol…

Simplifier notre langue,

ça faciliterait

les échanges avec

l’extérieur.

Elodie, 18 ans

LA QUESTION

Alors, pour ou contre

la simplification

du français ?

Donnez votre avis

sur herault.fr

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR

45

NEUF PERSONNES SONT DISSIMULÉES dans les flancs de l’énorme poulain bondissant.

COUP DE CŒUR

DU 4 AU 21 FEVRIER

PÉZENAS

Un animal totémique

de toutes les fêtes

De la Saint-Blaise le 4

février, à Mardi gras le 21,

Pézenas fait la fête. Ici,

régime gouvernant la France.

Porté par neuf personnes

dissimulées dans ses flancs,

l’animal, orné de rubans et

grelots, arbore les armoiries

de la ville. Il est guidé par

le menaïre, vêtu de rouge et

blanc, et suivi de joueurs de

fifres, hautbois et tambourl’animal

totémique, classé au

Patrimoine culturel immatériel

de l’humanité, prend

toute sa place ! C’est un poulain

énorme, fait de cerceaux

de châtaignier, recouverts

d’une housse bleue parsemée

d’étoiles, jadis de fleurs de

lys ou d’abeilles, selon le

nels. La bête bondissante se

précipite dans la foule en tous

sens, provoque les rires par

des reculades inattendues.

Mardi 21 février à 15 h et

21 h, pour un grand charivari

et défilé carnavalesque dans

toute la ville.

Renseignements : 04 67 90 19 08.

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


46 SORTIR

MONTPELLIER

ROQUEBRUN SÈTE

JUSQU’AU 22 AVRIL

LUNEL

graphiques. Performance,

émotion et musique s’allient

en un spectacle burlesque.

Une alchimie entre hip-hop

et arts du cirque. À 20 h 30

salle Georges-Brassens.

Tarif de 5 € à 15 €.

Rens. : 04 67 22 03 78.

SÈTE

Agnès Varda

au musée

Y’a pas que la mer, expo

dévoilant une facette moins

connue de la cinéaste,

photographe et plasticienne

Agnès Varda. Si la mer

est un thème prépondérant

dans son travail, d’autres

aspects abordés.

Musée Paul-Valéry, tous

les jours sauf lundi,

de 10 h à 18 h.

Tarif : 5 €,

10-18 ans : 2 €.

Rens. : 04 99 04 76 16.

DIMANCHE 12 FÉVRIER

ROQUEBRUN

Revoilà le mimosa !

Dès 9 h, foire artisanale et produits du terroir

avec plus de 120 exposants. À 9 h 30, messe avec

bénédiction du mimosa. 12 h, restauration sur place.

15 h, corso avec sept chars. Thème : les contes de

notre enfance (Chaperon rouge, Blanche Neige,

Cendrillon, Pinocchio, le vilain petit Canard, les

trois petits Cochons, le chat Botté…). Sept groupes

musicaux, fontaine du vin et danse de la Buffatière

rythment la fête. La cave de Roquebrun et le Jardin

méditerranéen sont ouverts toute la journée. Navettes

gratuites parking - village A/R. Rens. : 04 67 89 79 97.

DU 7 AU 9 FÉVRIER

MONTPELLIER

Comédie enlevée

Hitch, d’Alain Riou et

Stéphane Boulan, Cie Hitch

et Cie Théâtre. Comédie

enlevée écrite à partir de

l’histoire d’une des rencontres

les plus fameuses

du cinéma, celle d’Alfred

Hitchcock et de François

Truffaut. À 19 h au théâtre

du Domaine d’O.

Tarif de 8 € à 14 €.

Rens. : 0 800 200 165.

JEUDI 9 FÉVRIER

LUNEL

Danse et cirque

Petites histoires.com, de

Kader Attou. Un spectacle

composé de petites pièces

racontant des histoires,

ponctuées d’envolées choré-

LES 9 ET 10 FÉVRIER

MONTPELLIER

Caravane

Arabesques

La Géographie du danger,

par Hamid Ben Mahi, Cie

Hors Série. Une création

autour de la parole, du

mouvement, de l’enfermement,

grâce à un engagement

dansé, singulier et

contemporain, en échos aux

interrogations de la société.

Un chorégraphe qui engage

la danse hip-hop à prendre

la parole en son nom propre

pour dire, au-dede

la performance, ce qui lui

tient à cœur. Dans le cadre

de la Caravane Arabesques,

organisée par Uni’Sons. À

20 h au théâtre Jean-Vilar.

Tarif : 15 € et 11 €.

Rens. : 01 99 77 00 17

et www.unisons.fr

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR 47

QUARANTE

CAUSSES

ET VEYRAN

BÉZIERS

VENDREDI 10 FÉVRIER

SÉRIGNAN

Musique occitane

La Mal Coiffée et ses cinq

voix féminines et le chœur

de Du Bartas se partagent

la scène pour une soirée

de fête entièrement dédiée

à la nouvelle musique traditionnelle

venue d’Occitanie.

Les deux groupes débordant

d’énergie donnent

vie aux chants populaires

et interrogent en chanson

la mémoire collective de

leur territoire. À 21 h à la

Cigalière. Tarif de 10 €

à 16 €.

Rens. : 04 67 326 326.

SÉRIGNAN

SÈTE

VENDREDI 10 FÉVRIER

QUARANTE

Parcours kafkaïen

La communaude communes

Canal-Lirou vous

invite à venir découvrir

L’Augmentation, spectacle

réalisé par la Vaste Entreprise

d’après le texte de

Georges Perec. L’auteur

imagine un drôle de jeu de

LES 8 ET 9 FÉVRIER

BÉZIERS SORTIEOUEST

Fantaisie décalée

l’oie théâtral, le parcours

kafkaïen d’un employé en

quête d’une augmentation.

À partir de 12 ans.

À 19 h salle polyvalente.

Tarif : 5 € et 10 €.

Rens. : 04 67 37 85 29.

DU 3 AU 18 FÉVRIER

CAUSSES ET VEYRAN

ET AILLEURS

Rire et vin

22 e édition des Hivernales du

Rire et du Vin, avec de nombreux

spectacles comiques

Sandrine ou la destinée d’une trieuse de verre, de et

avec Lise Maussion. Un théâtre du quotidien où se

côtoient rêve et réalité, fantaisie et humour décalé.

Un monde qui bascule et où l’ordre des choses se

désagrège lentement. À 21 h, tarif : 12,50 € et 16 €.

Spectacle joué aussi le 10 mars à Saint-Etienned’Albagnan

(21 h, salle polyvalente) et le 16 à Saint-

Géniès-de-Varensal (21 h, foyer rural).

Rens : 04 67 28 37 32 et www.sortiouest.fr

et gustatifs. Coup d’envoi le

3 février à 21 h, salle Jules-

Milhau, avec Bonbon chante

Fréhel, de et avec Bonbon et

son accordéoniste. Truculence,

humour et émotion sont

au rendez-vous, le tout en

chansons et dégustation des

crus du terroir. Tarif : 10 €.

Pour connaître les autres

lieux et spectacles :

Rens. : 06 22 07 16 96

et www.leshivernales.fr

DU 7 AU 10 FÉVRIER

SÈTE

Ballets hors norme

Uprising et The Art of Not

Looking Back, par Hofesh

Shechter Company, jeune

artiste israélien vivant à

Londres et personnage marquant

de la danse contemporaine.

Deux formidables

ballets hors normes, captivants

et saisissants qui ont créé

l’événement à Londres lors de

leur création. Une dimension

physique et une puissance

émotionnelle intenses.

À 20 h 30 au Chai Skalli.

Tarif de 10 € à 14 €.

Rés. : 04 67 74 66 97

et www.scenenationale-setebassindethau.com

N°210 – FÉVRIER 2012

herault.fr


48 SORTIR

gratuit ou presque

jeune public

accessible handicap

LES BONS PLANS

ST-GUILHEM-

LE-DÉSERT PRADES-

LE-LEZ

LA TOUR-

SUR-ORB

MONTPELLIER

CLERMONT-

OLARGUES L’HÉRAULT VILLENEUVE-

LÈS-MAGUELONE

JEUDI 2 FÉVRIER

MONTPELLIER

Café et Vidéo

Tous les premiers jeudis du

mois, le CNRS vous invite

avec « Café & Vidéo » à une

projection sur grand écran

après une tasse de café.

L’En fance sous contrôle, de

Marie-Pierre Jaury, évoque

les troubles du comportement

chez l’enfant. A 13 h à l’amphithéâtre

du CNRS. Entrée

libre. Le café est offert.

Rens. : 04 67 61 34 47.

VEND. 10 FÉVRIER

VILLENEUVE-LÈS-M

Théâtre et objets

Braquage, Cie Bakelite,

vous fait vivre en direct

les étapes d’un braquage

en détournant des objets

de la vie quotidienne avec

habileté et à une vitesse

incroyable. À 20 h 30 au

théâtre. Dès 8 ans.

Tarif de 8 € à 15 €.

Rens. : 04 67 69 58 00.

JEUDI 2 FÉVRIER

CLERMONT- L’HÉRAULT

Poésie comique

Le 6 e jour, par la Cie l’Entreprise.

Arletti est un clown

tout hébété à la vue du public.

Que vient-il nous exposer ?

Confronté à la pesanteur, à

la dureté du sol et des objets,

à l’élasticité des élastiques, il

montre la difficulté d’exister

dans la lumière. Dès 11 ans.

Tarif de 5 € à 12 €. Gratuit -

de 12 ans. A 19 h au théâtre.

Rens. : 04 67 96 31 63.

JUSQU’AU 11 MARS

PRADES-LE-LEZ

Expo

vendredi à la Maison départementale

de l’environnement.

Le dimanche de 14 h

à 17 h 30. Animations sur

rendez-vous pour les scolaires.

Entrée libre.

Rens. : 04 99 62 09 40.

VENDREDI 24 FÉVRIER

LA TOUR-SUR-ORB

Contes gourmands

Avec le Théâtre Mordoré, des

contes pour rêver. Tout public

dès 3 ans. À 15 h, salle polyvalente.

Un goûter pour tous

accompagne le spectacle.

Rens. : 04 67 23 78 03.

défendu fait appel à notre

inconscient collectif. Dès

4 ans. À 17 h 30 à la salle

polyvalente. Tarif : 5 €.

Rens. : 04 67 97 59 58.

DIMANCHE 12 FÉVRIER

SAINT-GUILHEM-

LE-DÉSERT

Concert

La Messe aux chapelles, avec

sept chorales, à l’occasion

du 1 200 e anniversaire de la

mort de saint Guilhem. 16 h,

église abbatiale.

Rens. : 06 58 49 88 69.

La société face aux risques

industriels. Santé, sécurité

et environnement : une expo

réalisée par France Nature

Environnement, avec le soutien

de la Direction générale

de la prévention des risques.

De 14 h à 17 h du lundi au

MERCREDI 29 FÉVRIER

OLARGUES

Fruit défendu

1,2,3 Pommes, par la Cie

Daraomaï. Rouge, verte,

ronde juteuse… le fruit

LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L’HÉRAULT – 1000 RUE D’ALCO – 34087 MONTPELLIER CEDEX 04

More magazines by this user
Similar magazines