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LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT

n°207

NOVEMBRE 2011

herault.fr

Le goût

sur un plateau

10 /

TECHNO

VITICULTURE

20 /

PIERRESVIVES,

ÇA SE VISITE !

42 /

MOHAMED,

L’ÉTOILE

DE LA DEVÈZE


DES MEUBLES EN CARTON • 34

ILS AGISSENT À

ST-MARTIN-DE-LONDRES • 36

PIERRESVIVES DE L’INTÉRIEUR • 20

SORTIR • 45

L’INNOVATION AU SERVICE DU VIN • 10

1 000, rue d’Alco 34087 Montpellier. Tél. : 04 67 67 74 41. Fax : 04 67 67 72 71.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Pierre Maurel. DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION :

Florence Combes-Boulard. RÉDACTEUR EN CHEF : Vincent Girard. RÉDACTION : Claire

Vincent, Christelle Ducarme, Jean-David Bol, Valérie Pépin-Pérez et Agence

JAM. PHOTO : C. Agrinier (18, 19, 23, 39, 42) ; C. Cambon (1, 2, 12, 23, 25, 28,

29, 36, 37) ; O. Mas (2, 13, 27, 28, 29, 30, 32, 34, 35) ; V. Girard (05) ; J.D.

Bol (09) ; A. Denis (14) ; C. Vincent (19, 22, 46) ; Chabannes et partenaires

(25) ; Fish’eye (2, 17, 20, 21) ; S. Gautier (30) ; Biotope (40) ; F. Maxant (41)

; X. Boutolleau (2, 45) ; P. Leiva (46) ; Rosa (48) ; V. Pépin-Pérez (02, 10) ; DR (11, 14, 15, 26, 41,

43, 46, 47, 48). PHOTOTHÈQUE : Danielle Iacoponelli. INFOGRAPHIES : Aline Lugand. DESSIN : Aurel.

CRÉATION : Lowe Stratéus. MISE EN PAGE ET PHOTOGRAVURE : Atelier Six. IMPRIMERIE : Imaye Graphic.

Imprimé dans le respect de la charte sur les déchets, les produits dangereux et toxiques sur papier issu

de forêts gérées durablement.

DISTRIBUTION : La Poste - Médiapost. CONTRÔLE DE DIFFUSION : Feedback. ISSN : 1155-1259.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SOMMAIRE 03

4 ENTRETIEN

6 L’INVITÉ Jean-Marie Pelt

8 DES CHIFFRES ET DES MOTS

9 L’HÉRAULT

EN MOUVEMENT

10 AGIR POUR DEMAIN Viticulture et innovation

12 ACTIONS Métier : pourquoi pas boucher ?

14 EN BREF

16 LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Pourquoi l’Hérault s’appelle l’Hérault ?

17 ÉLUS SUR

LE TERRAIN

18 UN ÉLU/UN CANTON Francis Cros

20 L’ACTION EN IMAGES Pierresvives en avant-première

22 RENCONTRE Antoine Martinez

24 C’EST VOTÉ Taxes foncières : les nouveautés

27 CONTRAT DE TERRITOIRE La vallée de l’Hérault

28 FACE-À-FACE Des routes plus sûres dans mon canton

30 CELA FAIT DÉBAT Plus de sanctions pour les communes

allergiques au logement social ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

33 GENS D’HÉRAULT

34 PORTFOLIO Fabriquez vos meubles en carton !

36 ILS AGISSENT À Saint-Martin-de-Londres

38 AVENTURE CITOYENNE Monique Roux

40 AVENTURES COLLECTIVES Le succès de Biotope, à Mèze

42 AVENTURE SINGULIÈRE Mohamed Kouadri

44 QUESTION DU NET Pour ou contre le vote obligatoire ?

45 SORTIR

48 LES BONS PLANS

LE MOIS

PROCHAIN

DANS VOTRE

MAGAZINE

Papy vit en famille

d’accueil. Canal du

Midi : alerte sur les

platanes. Entreprises

artisanales cherchent

candidats pour

reprise. Le poisson

de la mer à l’assiette.

VOTRE

CANTON

DANS CE NUMÉRO

Aniane pages 26 et 27,

Bédarieux pages 22 et

23, Béziers pages 10, 13,

15, 16, 23, 25, 42, 43 et

47, Capestang page 46,

Castries pages 11, 32, 46

et 48, Clermont-l’Hérault

page 22, Frontignan

page 48,Ganges page 28,

Gignac pages 8, 27, 47

et 48, Lodève page 48,

Lunel pages 15 et 46,

Matelles (les) pages 6 et

7, Mèze pages 15, 26, 40

et 48, Montagnac page

15, Montpellier pages 8,

9, 15, 16, 17, 20, 26, 32,

34, 35, 38, 41, 43 et 48,

Olargues pages 46, 47

et 48, Olonzac page 48,

Pignan page 23, Saint-

Gervais-sur-Mare page 29,

Saint-Martin-de-Londres

pages 36 et 37, Salvetatsur-agoût

pages 18 et 19,

Servian page 23, Sète

pages 8, 12, 13, 30 et 43.

N°207 – NOVEMBRE 2011

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04 ENTRETIEN

ANDRÉ VEZINHET avec les collégiens de Lansargues, à l’occasion de la Semaine du goût.

« Manger, un art de vivre »

Du 17 au 21 octobre, l’Hérault participe

à la semaine du goût avec des recettes

de grand chef dans les assiettes

des collégiens. Plus largement,

le Département met en place la Haute

qualité alimentaire.

Le menu avec André Vezinhet.

héraultais l’ont bien compris et ils participent avec

beaucoup d’enthousiasme à ces journées. Cette année,

Laurent Pourcel, Eric Cellier, Jérôme Billot-Morel, Gérard

Cabiron, Mathieu De Lauzun sont avec nous pour

concocter un menu étonnant pour les quarante-sept

collèges desservis par nos quatre Unités de production

culinaires. Pour l’occasion, cinquante-huit élèves du

lycée professionnel de la Colline prêteront main-forte

aux équipes du Conseil général.

En octobre, 16 000 collégiens vont déguster la cuisine

d’un grand chef. Le retour au quotidien va paraître un

peu fade !

Personne ne mange tous les jours la cuisine d’un grand

chef ! C’est une initiation, il faut ouvrir l’esprit des jeunes

à la créativité de la cuisine. Le patrimoine culinaire

français a récemment été reconnu par l’Unesco. C’est

un art de vivre, une culture à transmettre. Les chefs

Depuis 2008, le Conseil général a choisi de s’engager

dans une démarche de Haute qualité alimentaire

(HQA). De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de proposer aux collégiens une alimentation

saine et équilibrée – en prenant en compte les enjeux

environnementaux, économiques et sociaux

actuels – et qui participe à faire du collégien un futur

consommateur avisé.

L’Hérault

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05

Programme ambitieux !

La restauration scolaire est un sujet très sérieux. C’est

d’abord assurer une totale sécurité alimentaire des

26 000 repas que nous produisons chaque jour. Car

un accident sanitaire peut avoir des conséquences

très graves. L’actualité récente se charge de nous en

donner assez d’exemples. Les analyses biologiques

destinées à suivre la qualité sanitaire des repas servis

dans l’ensemble des collèges sont réalisées par

le laboratoire départemental vétérinaire. Depuis

2008, ces analyses sont gratuites pour les collèges. Le

Conseil général rend cette dépense à sa charge. Nous

avons aussi consacré 5 M€ à la mise aux normes des

cuisines de collèges, à la formation des cuisiniers sur

les aspects de sécurité alimentaire.

dès 2012, nous allons augmenter de 9 % l’aide au repas

dont bénéficient 7 000 collégiens et leur famille.

Malgré les efforts, les critiques sont nombreuses sur

la restauration scolaire. Beaucoup d’enfants et de

jeunes boudent leur assiette.

Ce n’est jamais facile de faire manger un enfant, que

ce soit à la maison ou en collectivité. Les goûts sont

tellement variés, et souvent difficiles, chez les enfants

et les jeunes qu’il est impossible de satisfaire chacun.

« Le goût est fait de mille dégoûts » disait le Sétois

Paul Valéry. C’est une éducation au long cours et nous

avons choisi d’y prendre notre part.

On parle de progression de l’obésité chez les jeunes

Oui, même si le taux de surpoids des jeunes dans

le département de l’Hérault (11 %) est inférieur au

niveau national (14,3 %). Mais il progresse fortement

dans les collèges qui accueillent les enfants issus des

milieux les plus modestes. C’est aussi dans ces collèges

que les cantines sont les moins fréquentées. La

HQA, c’est fournir des outils pour prévenir ce phénomène

avec des sessions d’éducation au goût, la sensibilisation

aux bonnes pratiques alimentaires. Cette

sensibilisation est souvent faite par les collégiens

eux-mêmes, c’est ce qui marche le mieux.

Les parents paient le repas de leur enfant 3,42 € au

maximum. Que représente ce coût ?

Il représente une petite moitié de ce que coûte réellement

la production d’un repas. En effet, le coût consolidé

d’un repas avoisine les 8 €. Ceci dans contexte

de coût croissant des denrées alimentaires, ce que

chacun constate en faisant ses courses. Augmentation

accentuée pour nous par une disposition du

Grenelle de l’environnement qui fixe un minimum de

15 % de produits bio dans les cantines, des produits

qui sont plus chers. C’est une disposition qui va dans

le bon sens, mais qui a un coût. Dans le même temps,

LE MOIS DERNIER

André Vezinhet, le dessinateur Plantu et

Yannick Povillon, président du club de la

presse de Montpellier signent l’acte de

naissance de « L’Hérault trait libre », festival

international de dessin de presse qui aura

lieu en 2012 à Montpellier, à Pierresvives.

Plus d’infos : herault.fr

N°207 – NOVEMBRE 2011

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06 L’INVITÉ

JEAN-MARIE PELT

“Ecologie, spiritualité :

même combat ”

FONDATEUR DE L’INSTITUT EUROPÉEN D’ÉCOLOGIE, Jean-Marie Pelt , botaniste,

pharmacien et écologiste donne une conférence dimanche 6 novembre

à la Maison départementale de l’environnement à Prades-le-Lez.

Bien connu pour ses nombreux

ouvrages sur les plantes et sur l’écologie

ainsi que par ses conférences

traitant des questions liées à l’environnement,

il est également une

référence en matière de sécurité

alimentaire et est fréquemment sollicité

pour participer à des émissions

de radio et de télévision. Thème de

sa conférence : « Les valeurs de l’écologie

à la lumière des grandes traditions

spirituelles de l’humanité ».

Qu’est-ce qui, dans votre cheminement,

vous conduit aujourd’hui à

évoquer les valeurs de la spiritualité

?

— Nous avons le nez dans le guidon

! Nous sommes submergés par

une actualité médiatique extrêmement

fournie, et nous ne regardons

pas suffisamment loin et dans la

profondeur. En développant dans

mes conférences les valeurs de

l’écologie, je me suis aperçu que ces

valeurs correspondaient à celles

des grandes traditions spirituelles

de toute l’histoire de l’humanité,

depuis des millénaires.

Quelles sont ces valeurs ?

— Il y a la solidarité, qui est fondamentale

à l’écologie, et qui induit

la notion de partage et d’équité ; il

y a aussi l’idée de sobriété qui est

présente dans toutes les religions

du monde et condamne l’excès et

la boulimie de consommation. Je

pense aussi au respect de la diversité

non seulement biologique,

mais aussi humaine, ce que j’appelle

l’ethnodiversité, ainsi que la relation

avec la nature, où l’homme assure

lele de jardinier et gardien de la

terre. Ces valeurs étant très présentes

dans le judéo-christianisme et le

bouddhisme notamment.

Comment les appliquer ?

— A l’heure où on voudrait réintroduire

la morale à l’école, je suggère

que l’on s’appuie sur la règle d’or

inventée par les Grecs : « Ne fais pas

aux autres ce que tu ne voudrais

pas qu’ils te fassent à toi ». Cette

phrase est présente quasiment mot

à mot dans les tous les textes sacrés

et dans toutes les spiritualités du

monde ! Et elle peut s’appliquer tout

autant à l’écologie qu’à l’ensemble

du vivant. Toutes ces valeurs sont

portées depuis toujours, et plus

que jamais nécessaires aujourd’hui,

car nous sommes dans une société

effroyablement matérialiste.

Vous êtes inquiet pour les générations

futures ?

— Notre génération est totalement

responsable de celles à venir. La

question est de savoir quelles

ressources nous allons leur laisser,

sans que nous ne les ayons honteusement

gaspillées. C’est cela le

développement durable !

Vous avez le sentiment d’être

davantage entendu aujourd’hui sur

L’Hérault

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« Nous devrions

appliquer la règle d’or

des Grecs : Ne fais pas aux

autres ce que tu ne voudrais

pas qu’ils te fassent ! »

Jean-Marie Pelt

ces questions ?

— L’opinion publique évolue, la

prise de conscience se fait. Les choses

ne seront plus comme avant. Et

je suis frappé, lors de mes conférences,

de l’adhésion très importante

du public. La proximité d’une crise

majeure, économique, sociale, politique,

induit une quête de valeurs très

forte. Les jeunes notamment, n’ont

pas de modèles auxquels se référer,

ils ont plutôt tendance à s’identifier

au monde des « people » !

Dernier ouvrage publié le 5 octobre

chez Flammarion : Heureux les simples.

ACTUALITÉ

L’irresponsabilité des grands

systèmes capitalistes

JEAN-MARIE PELT vient évoquer

les profondes convergences des

grandes traditions philosophiques,

religieuses et spirituelles de

l’humanité sur des questions

essentielles du monde moderne. De

la nécessaire sobriété écologique

pour limiter l’épuisement des

ressources naturelles, à l’alliance

indispensable de l’homme avec

la nature pour maintenir les

grands équilibres biologiques

et climatiques, il met en cause

les grands systèmes capitalistes

conduisant l’humanité au rêve

prométhéen de puissance et de

domination. Il invoque les valeurs

de solidarité, de sobriété et de

respect portées communément

par l’écologie et les grandes

spiritualités. Dimanche 6 novembre

à 15 h, à Maison départementale

de l’environnement à Prades-le-Lez.

Entrée libre mais sur inscription.

Rens. : 04 99 62 09 40

et herault.fr

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08 DES CHIFFRES ET DES MOTS

5

MONTPELLIER À LA 5 e PLACE

du palmarès des villes

françaises où il fait bon

étudier, d’après un classement

du magazine

L’Etudiant.

2,5 %

C’EST LE TAUX DES PRÊTS

immobiliers

complémentaires accordés

par la Caisse départementale

d’aide immobilière.

Infos : cdai34.org

BIEN !

LE CONSERVATOIRE DES ESPACES

NATURELS du Languedoc-

Roussillon lance un nouveau

site web sur les lagunes. Il

contient notamment des fiches

et de belles photos sur

la faune et la flore ainsi que des

vidéos, des cartes interactives

et des outils pédagogiques.

Idéal pour mieux connaître

ces espaces naturels sensibles

et comprendre leur fragilité.

En savoir plus :

www.lagunesettourisme.org

PAS BIEN !

ALORS QUE LA PRÉCARITÉ ET

LA PAUVRETÉ AUGMENTENT, le

programme européen d’aide

aux plus démunis (PEAD) va

être amputé de 76 % de son

budget en 2012. Concrètement,

ce sont 130 millions de repas

qui ne seront plus distribués

l’an prochain. Pour la banque

alimentaire de l’Hérault,

cela représente 1 million

de repas en moins. Les élus

du Département interpellent

les pouvoirs publics.

SPORT

VOUS AVEZ UN PROJET d’animation sportive pour 2012 ?

Hérault Sport peut vous aider. Téléchargez le dossier sur

son site, complétez-le et renvoyez-le avant le 30 novembre.

Infos et dossier sur www.heraultsport.fr

CHEVAL

C’EST UNE PREMIÈRE DANS L’HÉRAULT : du 17 au 20 novembre,

le domaine équestre des Trois-Fontaines, au Pouget, accueille les

Internationaux du Cœur d’Hérault, un concours complet international

deux étoiles. Une discipline olympique qui rassemble les épreuves

de dressage, de cross et de saut d’obstacles. 5 000 personnes sont

attendues sur les trois jours du concours (entrée libre), organisé par

le Domaine équestre, la ville du Pouget, le Département et Hérault

Sport, sous l’égide de la Fédération française d’équitation. D’ici à trois

ans, les organisateurs espèrent programmer ici une étape de la coupe

du monde, sous la conduite du grand cavalier Rafaël Mazoyer – cadre

noir de Saumur et 6 e aux JO de Pékin.

Infos : troisfontaines-eventing.com et 04 67 88 76 76.

Ouvert

LA MAISON DE L’IMAGE

documentaire ouvre à Sète,

3 rue Raspail.

Programme complet sur

www.cetavoir.fr

L’Hérault

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L’HÉRAULT EN

MOUVEMENT

09

Des actions concrètes, des sujets d’actualité, des éclairages différents

sur un problème à résoudre , des chantiers en cours, des acteurs de terrain,

des questions que vous vous posez.

10 AGIR POUR DEMAIN Viticulture et innovation

12 ACTIONS Métier : pourquoi pas boucher ?

14 EN BREF

16 LES CLEFS Pourquoi l’Hérault s’appelle

l’Hérault ?

ZOOM

Vous avez été nombreux

à participer à l’initiation

aux vins de l’Hérault

sur le stand du Département

à la Foire de Montpellier,

avec le sommelier

Thierry Boyer.


10 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

DEVANT LA COLONNE DE DISTILLATION, Vincent et François Pugibet, viticulteurs, désalcoolisent leurs vins.

Des vignes, des hommes,

des machines

Fini le temps du fouloir en bois

et des vendanges exclusivement

manuelles ! Mécanique, robotique,

chimie et électronique font

désormais partie de la filière viticole.

La viticulture avance avec son temps, au gré du marché,

et quand les sciences et techniques garantissent sécurité,

productivité et rentabilité, on n’hésite pas, on fonce !

Exemples.

Pour adapter les vins rouges aux objectifs qualitatifs

de l’œnologue (Reportage : herault.fr/10640) et afin de

répondre aux attentes des consommateurs, deux tech-

niques phares : la thermovinification qui consiste à

chauffer la vendange à 70-75°C pendant un laps de temps

très court (30 à 40 min.), la pressurer, la refroidir puis la

vinifier ; et la flash-détente où la vendange chauffée à

85°C-95°C est mise sous vide instantanément.

Autre innovation : la machine à taille mécanique, utilisée

après les vendanges pour former la souche, limiter le

nombre de bourgeons, etc. François et Vincent Pugibet,

viticulteurs du Domaine de la Colombette à Béziers, en

sont adeptes : « On voulait baisser le prix de la bouteille.

C’est un peu provocateur, mais le gars qui boit son Coca,

il n’est pas bloqué par le prix de sa canette ! De la même

façon, on cherchait un prix attractif, tout en étant rentable,

pour notre vin. »

L’Hérault

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AGIR POUR DEMAIN 11

« Un salon, c’est un indicateur

de la santé d’un marché. »

Martine Dégremont, directrice du salon SITEVI 2011

Les objectifs ?

durable. Plus de 750 expo-

de matériels y sont très

du Sitevi. Par exemple,

Aider les producteurs

sants sont attendus, soit

liés. Un vigneron sait qu’il

celle du mardi 29 nov.

de vins, fruits, légumes

5 % de plus qu’en 2009. Ça

doit s’appuyer sur la nou-

sera axée sur l’équation

et olives à mieux pro-

veut dire que la filière va

veauté technologique

vin bio et « bag-in-box ».

duire grâce à du conseil,

mieux.

pour faire de meilleurs

à la commercialisation,

Pourquoi ?

vins et se laisser plus de

SITEVI, 29 nov. – 1 er déc.

l’export, et du matériel

La vente à l’export a

temps pour la commer-

2011, salon international

innovant, productif,

repris, les prix sont

cialisation et l’export.

pro vigne/vin et fruits/

garant de la sécurité des

meilleurs, la consomma-

Des nouveautés ?

légumes. Parc expo de

utilisateurs, qui s’inscrit

tion mondiale est à la

Nous avons créé les ren-

Montpellier, 8 h 30-18 h

dans du développement

hausse… Les fabricants

contres internationales

www.sitevi.com

Et côté audace, La Colombette n’en est pas à son premier

coup d’essai. En 2001, ils choisissent d’abaisser le taux

d’alcool de leurs vins « pour gagner en finesse et en élégance,

on a mis au point le système de désalcoolisation

par osmose inverse. » Ils utilisent un osmoseur (*), un

système de filtration qui permet de retirer l’alcool excédentaire

du vin, sans en altérer les arômes. Résultat : un

vin « Plume » à 9°.

Citons également le lauréat Vincœurs 2011 de la catégorie

« toile », Benjamin Devaux, caviste en ligne et son site

1907.fr : « Je mets mes compétences au service des vignerons.

Et pour l’acheteur, le prix est le même qu’au domaine.

» Frédéric et Béatrice Montel, vignerons de Château

Montel à Teyran, se sont mis quant à eux aux QR Code, ce

petit carré bizzaroïde noir et blanc qu’il faut prendre en

photo avec son smartphone : « Nos QR codes renvoient

sur le site officiel et la boutique en ligne. La géolocalisation

de l’utilisateur permet de lui proposer un point relais

près de chez lui pour récupérer le vin qu’il commande. »

Une chose est sûre, la dégustation ne sera pas virtuelle !

Pensez à consommer avec modération.

CANDIDATURE

Vincœurs à prendre

Le Conseil général lance un appel à candidature

pour l’édition 2012 de son concours

de l’innovation en viticulture. Alors, ne

faites pas vos timides. Si vous aussi, vous

connaissez une entreprise viticole – la vôtre

peut-être ? - innovante, solidaire, audacieuse,

naturelle, solidaire…

Inscrivez-la sans plus attendre sur herault.fr,

rubrique Vincœurs

(*) Les grands domaines du Bordelais utilisent la même machine

pour obtenir l’effet inverse : augmenter le degré d’alcool de leurs vins.

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12 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

MICHEL GRAS, président du syndicat départemental des bouchers - charcutiers- traiteurs de l’Hérault.

Un métier ? Et pourquoi pas

devenir boucher ?

BOUCHER, UNE DRÔLE D’IDÉE ? Non, un

avenir professionnel assuré dans un

secteur qui recrute. Zoom avec Michel

Gras, dans le métier depuis 42 ans.

Comment se former dans cette filière qui manque de salariés

? « Il faut être âgé au minimum de 16 ans, trouver

un maître d’apprentissage et suivre une formation dans

un centre de formation des apprentis », (CFA), explique

Michel Gras.

Dans l’Hérault, c’est le CFA de Sète qui propose cette formation.

« L’apprenti travaille trois semaines en entreprise

puis une semaine en centre. Après deux ans, il passe le

CAP. » L’an dernier, le CFA de Sète comptait cinquante-sept

inscrits dont dix en formation adulte sur neuf mois. Une

formule mise en place en 2006 qui offre aux demandeurs

d’emploi une possibilité de reconversion professionnelle.

« Le CFA affiche de très bons résultats : sur les vingt et un

apprentis ayant présenté le CAP, dix-sept l’ont obtenu »,

se réjouit Michel Gras. Et après leur sortie de formation ?

Le président du syndicat départemental ne semble pas

inquiet : « C’est un secteur ou il n’y a pratiquement pas de

chômage », insiste-t-il.

Un ticket pour Londres

Salarié, repreneur ou créateur d’entreprise, le métier offre

plusieurs perspectives de carrière. Un des objectifs du

président : créer un bac professionnel boucherie : « Grâce

L’Hérault

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ACTIONS 13

à ce diplôme, on pourrait former non seulement des futurs

bouchers, mais aussi des futurs gestionnaires et repreneurs

d’entreprise. » Pour Nicolas Marragou, 26 ans, c’est une expérience

à l’international que lui a permis la formation

boucher. « J’ai commencé mes études par un bac S, puis j’ai

continué avec un DUT commerce. Mes parents ayant une

boucherie, je me suis orienté dans cette profession. J’ai alors

entrepris une formation adulte de neuf mois. Aujourd’hui,

je suis à Londres depuis deux ans où je suis charcutier et

chef d’une équipe de trois personnes au restaurant du Mandarin

Oriental. »

Les recettes du boucher

Pour Michel Gras, être boucher c’est aussi avoir le goût de la

qualité et du savoir-faire artisanal. « Quand on achète de la

viande chez son boucher, on attend de lui une idée de recette,

un conseil sur la préparation. Sans oublier la qualité de

nos produits, nous travaillons uniquement avec des races

à viande. » Il ajoute : « Si l’on veut que le métier attire les jeunes,

il faut qu’on en parle et qu’on le fasse reconnaître. C’est

l’objectif de notre syndicat ! » Avec l’aide du Conseil général,

le syndicat départemental a participé à la « Féria de l’Artisanat

» à Béziers en juin et au Lancement des « Grillades

d’automne » en septembre à l’Hôtel du Département.

« Aujourd’hui, je sais

que c’est mon avenir. »

Antoine Boulot

28 ans, prépare le CAP de boucher au CFP de Sète

Qu’est-ce-qui vous a

motivé à passer un CAP

de boucher ?

Après une licence en

histoire, j’ai décidé de

changer radicalement

d’orientation. A l’issue

d’une conversation avec

un ami en apprentissage

en pâtisserie, J’ai

eu envie de m’orienter

vers ce type de formation.

Je me suis dit « Et

pourquoi pas devenir

boucher ? » Aujourd’hui,

je sais que j’ai bien fait

de franchir le cap. Je

suis persuadé que c’est

mon avenir.

Comment se passe

votre formation ?

Elle se déroule très bien.

J’ai rapidement trouvé

un maître d’apprentissage

qui a accepté de

me prendre dans son

entreprise. Je travaille

en alternance et suit la

formation à Sète. Une

fois mon CAP en poche,

mon patron pense me

proposer un contrat à

durée indéterminée !

VRAI / FAUX

FAUX

La formation en

alternance en CAP

boucher n’est pas

rémunérée

L’apprentissage est

rémunéré. A 16 ans,

l’apprenti gagne 25 % du

Smic en première année

et 37 % en seconde

année. S’il a plus de

21 ans, il touche une

rémunération égale à

53 % du Smic en 1 ère

année et à 61 %

et 2 nde année.

VRAI

On peut devenir

boucher à tout âge

Le Centre de formation des

apprentis de Sète, grâce à

une formation adulte,

permet à tout demandeur

d’emploi de devenir boucher.

En partenariat avec le

le emploi, cette formation

dure 9 mois, à l’issue

de laquelle le stagiaire

passe le CAP.

VRAI

Les bouchers qui ont leur

boutique font partie des

entrepreneurs qui gagnent

le mieux leur vie,

après les pharmaciens.

La boucherie, c’est aussi une

filière rentable. Le chiffre

d’affaires moyen par an

d’une boutique est de

369 540 €. (source ANPE).

390

boucheries

dans l’Hérault

1 620 €

brut : le salaire de

départ d’un jeune

titulaire du CAP

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14 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

JEUNESSE

JEUNE ET JURÉ

Tu es collégien ? Tu aimes lire ?

Deviens juré du 7 e Prix littéraire des

collégiens de l’Hérault 2012 ! Écris à

la médiathèque départementale en

expliquant ce qui te motive, ce que

représente pour toi la lecture et

parle du dernier livre que tu as lu.

Plus d’infos : herault.fr/10601

TERRITOIRE

DES NIDS D’AMOUR DANS

LES BRANCHES DE PLATANES

EMPLOI

HANDIJOB

Le 15 novembre, l’hôtel du Département

accueille le 2 e salon Handijob,

consacré à la formation, l’emploi

et l’insertion des personnes

handicapées. Au programme : une

soixantaine de stands, des ateliers

et la présence du Pôle emploi, Face

Hérault, la Maison des personnes

handicapées de l’Hérault.

Infos : veronique.ribiere@afpa.fr

La pie grièche à poitrine rose…Un

petit nom affriolant, n’est-ce pas ?

Il prête moins à sourire quand on

sait que cet oiseau est le passereau

le plus menacé de France.

Plus que 16 couples situés dans les

plaines méditerranéennes : onze

dans le sud-ouest de Montpellier

et cinq dans la basse plaine de

l’Aude (quatre dans l’Hérault et

un dans l’Aude). Cette pie grièche

hiverne en Afrique du Sud, migre

en avril vers le nord et arrive en

France mi-mai où elle construit

son nid dans les platanes (le long

des routes). Quand le paysage est

modifié - suppression d’arbres

malades, nouvelles routes, etc.

- elle ne peut plus se reproduire.

« C’est une espèce philopatrique :

elle reste fidèle à son site de reproduction

d’une année sur l’autre »,

explique Adeline Pichard, ornithologue

à la LPO Hérault (Ligue pour

la protection des oiseaux). Conclusion

: pas de solution de repli.

Une convention entre le Conseil

général, qui entretient les routes

départementales, et la LPO prévoit

donc « une gestion raisonnée

de l’élagage des platanes : on ne

touche pas aux branches entre le

1 er avril et le 15 août. » Histoire de

laisser la pie grièche donner naissance

à ses oisillons.

Reportage web : herault.fr/10418

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


A L’AFFICHE

Solidarité

L’affichage départemental

évolue. Le marché

passé cette année avec

l’entreprise Pisoni permet

désormais de présenter

les campagnes

de communication du

Conseil général sur des

panneaux neufs, de

format adapté au paysage

urbain. L’accord

prévoit le versement

au Département d’une

redevance. Résultat : une

communication gratuite

pour le contribuable sur

quelque 400 panneaux,

installés et entretenus

selon les exigences du

développement durable.

n

Affichage en cours : la solidarité, compétence

principale du Département qui y consacre

54 % de son budget.

SOLIDARITÉ

COLLECTE

La banque alimentaire fait sa

grande collecte les 25 et 26 novembre,

dans un contexte alarmant

(lire p 8). Priorités de cette année :

conserves de fruits, de légumes,

de viande et de poisson et plats

cuisinés. Vous avez entre 18 et 25

ans ? Vous pouvez aider. Infos :

ba340@banquealimentaire.org

ET AUSSI…

Ambassadeurs

Bravo à Farmex

qui a rénové 17 stations

de pompage

en Arménie ! Cette

entreprise basée

à Mèze est spécialisée

dans l’eau

potable, l’irrigation

et l’assainissement,

et son savoirfaire

est apprécié

mondialement.

Manchester

Ryanair annonce

l’ouverture d’une

nouvelle ligne

vers Manchester,

au départ de l’aéroport

de Béziers/

Cap-d’Agde. À

partir du 26 mars

2012, deux vols

par semaine sont

programmés le

lundi et le vendredi.

Retombées:

30 000 passagers

de plus par an.

Infos : www.

beziers.aeroport.fr

Création

12 e Forum de la

création d’entreprise

le 23

novembre de 9 h

EN BREF 15

MÉCANIQUE

QUEL TALENT !

Bravo à Alexandre Juanès (à droite

sur l’image). Ce jeune habitant de

Saint-Just vient de décrocher le titre

de champion de France de moto

catégorie 50 cc open alors qu’il n’a

que 11 ans. Ses exploits sont visibles

sur youtube et en vous abonnant

à son compte facebook. Un talent

prometteur à suivre de près !

à 18 h au Corum

de Montpellier :

préparez votre

visite et prenez

rendez-vous avec

des experts sur

www.montpellier.

cci.fr. Entrée libre.

Concert

Le 12 novembre à

20 h 30, le Secours

catholique organise

un concert

pour les démunis,

salle Georges-

Brassens à Sète.

Au programme :

chorale et musique

du conservatoire

de Sète

+ groupe gospel

Giving Singer.

Tarifs : 12 €, demitarif

pour étudiants

et demandeurs

d’emploi,

gratuit pour

- de 12 ans.

Infos :

04 67 74 70 50.

Peinture

Le 26 e salon des

Arts plastiques

lézignannais se

tient du 19 au 27

novembre à la

salle polyvalente

de Lézignan-la-

Cèbe. Entrée libre,

tlj de 15 h à 19 h

(ouverture à 14 h

le week-end).

N°207 – NOVEMBRE 2011

herault.fr


16 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Héraultaises, Héraultais, vous appréciez de vivre dans un des plus agréables

départements de l’Hexagone. Mais savez-vous d’où vient son nom ?

Pourquoi l’Hérault

s’appelle-t-il l’Hérault ?

Bon sang, mais c’est

bien sûr ! Le département

s’appelle l’Hérault

à cause du fleuve Hérault

! Certes, mais on

voudrait bien savoir le

pourquoi du comment.

L’origine du nom du

fleuve se perd dans la

nuit des temps. Les géographes

grecs (Strabon,

Ptolémée) l’appellent

Arauris, du préfixe Ar =

eau. Au Moyen-Âge, il

devient Aréror. Puis Hérault.

La prise de la Bastille

en 1789 va faire la

révolution : en 1790 (le

15 janvier), les députés

ments « citoyens ». Ils

ont besoin d’un nom,

ces petits nouveaux. Et

Montpellier. On institue

le chef-lieu tournant,

un coup l’un, un coup

Je m’appelle

Hérault

Que nenni : ceux

dont le nom de famille

est Hérault ne

viennent pas d’ici !

C’est ce qu’affirme

le site geneanet.org.

Ce patronyme serait

d’origine germanique,

de « Hariwald ».

Hari = l’armée,

waldan = gouverner.

Il est surtout répandu

dans la Vienne et les

Deux-Sèvres. Variantes

: Héraud, Héraut,

Héraux, Héraudeau,

Héraudet…

de l’Assemblée consti-

si on les numérotait de

l’autre. Abracadabran-

tuante remplacent les

1 à 83 ? Pas question,

tesque ! Finalement,

provinces royales et

s’exclame Mirabeau,

le 22 mai 1790, pour ne

Souvent, on choisit le

évêchés par 83 départe-

ça crée une notion de

vexer personne, l’idée

nom du fleuve qui le

classement ! Et s’ils

lumineuse est adoptée :

traverse : pourquoi pas

La citation

« C’est en allant vers la

mer que le fleuve reste

fidèle à sa source. »

Jean Jaurès

prenaient le nom du

chef-lieu ? On s’empoigne

alors entre tenants

d’une ville ou d’une

autre. Ici c’est la bagarre

entre Béziers et

baptiser le département

selon sa particularité

géographique. Une

montagne ? Ainsi naissent

les Pyrénées, les

Alpes (basses et hautes).

l’Hérault ? L’essayer,

c’est l’adopter. Et ça fait

deux cent vingt et un an

que ça dure !

Merci à Marc Lugand,

historien, directeur de la Culture

au Conseil général.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ÉLUS SUR

LE TERRAIN

17

Des décisions qui changent notre quotidien, des élus que l’on croise sur le terrain,

des débats, des portraits, des prises de position, des choix politiques expliqués.

C’est l’actualité des 49 élus du Département.

18 UN ÉLU/UN CANTON Francis Cros

20 L’ACTION EN IMAGES

Pierresvives en avant-première

22 RENCONTRES Antoine Martinez

24 C’EST VOTÉ Taxes foncières : les nouveautés

27 CONTRAT DE TERRITOIRE La vallée de

l’Hérault

28 FACE-À-FACE Des routes plus sûres

dans mon canton

30 CELA FAIT DÉBAT Plus de sanctions pour

les communes allergiques au logement social ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

L’ÉVÉNEMENT

Lors de la visite de l’ex-otage au

Club de la presse de Montpellier,

André Vezinhet remet à

Stéphane Taponier le livre d’or

des messages de soutien

des Héraultais.


18 ÉLUS SUR LE TERRAIN

FRANCIS CROS

DANS SON CANTON DE

LA SALVETAT-SUR-AGOÛT

Seul versant océanique du département, entre sources, monts et forêts,

le « bien vivre » est ici ! Au cœur du parc naturel régional du Haut-Languedoc.

1

1 DANS L’ANTRE

DE CHRISTIAN CABROL.

Depuis quatre générations, un endroit

qui fleure bon les délices d’une charcuterie

artisanale de grande renommée.

Grâce à l’aide départementale,

l’atelier a pu être agrandi et des

emplois créés.

2 RECTIFICATION DES VIRAGES

et amélioration de la chaussée sur

la RD 907 en direction de Lacaune .

3 LA PLATEFORME DES BOIS

accueille une nouvelle entreprise

« Bois bûches Languedoc-Roussillon »

qui produit du bois de chauffage pour

répondre à une demande croissante.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


UN ÉLU / UN CANTON 19

2

4

3

4 LA MAISON DE RETRAITE

LOU REDOUNDEL est en plein

travaux d’extension et de rénovation.

A terme, elle accueillera jusqu’à

68 résidents dans des conditions

optimales de confort et

de fonctionnalité.

La-Salvetatsur-Agoût

Soulié (Le)

Fraïsse-sur-Agoût

Le canton de La Salvetat-sur-Agoût

EN CHIFFRES

60 emplois

à l’usine de la source

La Salvetat.

165 millions

de litres d’eau

commercialisés

dans toute la France.

N°207 – NOVEMBRE 2011

herault.fr


20 ÉLUS SUR LE TERRAIN

PIERRESVIVES

EN AVANT-PREMIÈRE

Pour la première fois,

l’extraordinaire bâtiment

qui a surgi de terre entre

La Paillade et Alco à

Montpellier a ouvert ses

portes au public. « Nous

avons saisi l’occasion des

journées du Patrimoine,

explique jacques Atlan,

vice-président du Conseil

général délégué à la

culture. Car nous savons

que demain ce bâtiment

sera un phare, une

référence pour l’Hérault.

L’engouement du public

venu en nombre pour ces

visites est révélateur. »

Pour les autres, encore

un peu de patience

jusqu’à l’ouverture

officielle de Pierresvives,

en septembre 2012

1

1 JACQUES ATLAN (à gauche)

et les premiers visiteurs

qui ont eu la chance d’entrer

dans Pierresvives.

2 LES ENFANTS ont apprécié

le côté ludique et futuriste du

bâtiment, dessiné par Zaha Hadid,

star mondiale de l’architecture.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’ACTION EN IMAGES 21

2

4

3 CASQUE OBLIGATOIRE

pour tout le monde. Pierresvives est

encore un vaste chantier de 26 000 m².

4 GRATUITES, les visites ont été

prises d’assaut. Les 400 places offertes

n’ont pas suffit à satisfaire la curiosité

des Héraultais.

3

EN CHIFFRES

800

Le nombre de logements

qui seront construit dans

le quartier Pierresvives.

9 000 m 2

La surface de la place publique

devant le bâtiment,

aussi vaste que la Comédie.

N°207 – NOVEMBRE 2011

herault.fr


22 ÉLUS SUR LE TERRAIN

« Sac à dos et chaussures de

rando pour vivre en poésie ! »

« Il était impensable de faire de la politique sans m’évader

et vivre en communion avec la nature et la poésie.

Ce fut essentiel dans ma vie. »

Antoine Martinez, Conseiller général du canton de Bédarieux

Son parcours

Fou de nature, de randonnée et de poésie, il a su concilier

vie politique et multiples passions. Antoine Martinez

raconte : « Immigrés espagnols, mes parents sont arrivés

en France dans des conditions très dures. Inéluctablement,

j’aurais du être mécanicien. Mais à 14 ans après le

certificat d’études, j’ai eu la chance d’intégrer la classe

de 5 e au collège de Paulhan. Ce fut mon salut. » C’est

au service militaire, où il est infirmier dans la tour de

contrôle de la base aérienne d’Istres, qu’il prépare son

bac. Professeur d’espagnol après ses études supérieures,

il est nommé au lycée de Bédarieux où il s’installe en

1969. « Sans aucune expérience politique, je suis plongé

dans une région secouée par les luttes ouvrières et les

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


RENCONTRES 23

ANTOINE MARTINEZ EN 5 DATES

1971 Fasciné par la

révolution cubaine, je

pars à La Havane. J’ai

besoin de voir et d’agir.

C’est le déclic de mon

engagement.

1973 J’adhère au PCF

après le coup d’Etat de

Pinochet au Chili.

1976 A 36 ans je suis élu

conseiller général.

1983 Je suis élu maire

de Bédarieux.

1998 Exclu du PCF en

même temps que Pierre

Juquin, je rejoins le PS à

l’arrivée d’André Vezinhet

à la tête du Département.

conflits liés à la fermeture des mines. Je deviens solidaire

des communistes, à la tête de ces combats. »

Par ailleurs, en tant que professeur d’espagnol, il suit

avec passion la révolution cubaine et décide en 1971

d’aller sur place. « Un véritable déclic. Totalement bouleversé,

sans adhérer à aucun parti, je m’engage dans

l’action politique. »

Ses engagements

Aujourd’hui, chef de file de la coopération internationale

au Département, Antoine Martinez pilote les actions

menées avec le Chili et le Maghreb. Et ce n’est pas

un hasard : « En 1973, adhérant au PC, je deviens aussi

président du comité de soutien au peuple chilien. » Très

actif, il est poussé à se présenter aux élections cantonales

de 1976 et surpris d’être élu. Puis c’est à la Mairie

qu’il accède en 1983. « Je voulais être le maire de tous. J’ai

rénové l’église et invité l’évêque. Pour des raisons de simple

démocratie, je suis entré en dissidence avec le PC. »

Rénovateur avec Pierre Juquin, le voilà exclu en 1987.

« En 1990, j’obtiens un diplôme d’université du Monde

arabe, d’où ma délégation aux relations internationales

du Conseil général. » Reconnu pour ses engagements, il

est aujourd’hui chevalier de la Légion d’Honneur et chevalier

des Arts et des Lettres.

SERVIAN

COMME

NEUF

Sérieux coup de jeune

pour le collège ! Nouveau

CDI, nouvelle entrée et

nouvelle salle de restauration

où se trouve ici Henri

Cabanel, conseiller général

du canton de Servian,

Coût : 5,9 M€ financés à

100 % par le CG 34.

SAINT-GEORGES-

D’ORQUES

BBC NEWS

Pierre Guiraud, élu du

canton de Pézenas, délégué

au logement social,

a visité la résidence

Occitanie, première résidence

d’Hérault Habitat

labellisée Bâtiment

basse consommation

(BBC). Coût : 2,4 M€ dont

17,6 % du CG 34.

BÉZIERS

L’ÂGE D’OR

Jean-Michel Du Plaa,

conseiller général du

canton de Béziers IV,

délégué à la solidarité,

personnes âgées et

handicapées, a inauguré

l’Ehpad « La Pinède 2 ».

Subv. : 1,5 M€, soit 20%

des travaux.

N°207 – NOVEMBRE 2011

herault.fr


24 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Taxes foncières 2011 :

qu’est-ce qui change ?

LA RÉFORME DE LA FISCALITÉ LOCALE décidée par l’Etat entraîne deux nouveautés

importantes dans votre relede taxes foncières

La colonne Région disparaît.

Ainsi, la part précédemment versée

à la Région est désormais intégrée à

la part versée au Département.

Près de 50 % des frais de gestion

prélevés par l’Etat sont également

ajoutés à la part versée au Département.

Ces deux modifications

entraînent dès 2010 un taux départemental

de foncier bâti de 21,15 %.

En début d’année, les élus du

Département ont voté zéro hausse

d’impôts. Le taux départemental

2011 reste donc à 21,15 %. Mais l’État

a réévalué les bases d’imposition

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


C’EST VOTÉ 25

« Les élus du

Département

ont voté

zéro hausse

d’impôts »

MICHEL GAUDY, vice-président du

Département, rapporteur général du budget.

de 2 %. Le total de vos taxes foncières

augmente donc d’environ 2 % .

Si l’augmentation est plus importante,

cela provient de décisions qui

n’incombent pas au Département.

Internet

pour tous

Dans l’Hérault, il y a 42 lieux d’accès

multimédia (Lam) : espaces équipés

d’ordinateurs connectés à Internet,

imprimantes et scanners, gratuits

pour les demandeurs d’emploi,

bénéficiaires du RMI, etc.

(infos : lam34.org). Frédéric Roig,

vice-président délégué au développement

économique, à l’économie

solidaire et à l’insertion, a soumis

avec succès au vote de l’Assemblée

départementale l’adhésion des Lam

à la charte et au label Netpublic. Les

avantages ? Assistance juridique en

ligne, tarifs privilégiés sur les logiciels

et le matériel… Et accès gratuit

à la certification Passeport internet

multimédias (Pim) qui atteste les

capacités à utiliser un ordinateur.

À RETENIR

Expérimenté en 2010 sur le territoire

biterrois, le Pim a été délivré à 60 bénéficiaires

du RSA.

Logements

Dans le cadre du défi « Un toit pour

chacun », Pierre Guiraud, vice-président

délégué au logement social

et à la politique foncière, a annoncé

l’achat de terrains de 190 m 2

pour 140 000 € à Béziers (rue M.-

Edward) et 975 m 2 pour 166 000 € à

Roujan (cœur de village).

CE QUE ÇA CHANGE

respectivement 6 et 13 logements

sociaux y seront construits.

Pierresvives

Le Conseil général de l’Hérault

achète une parcelle d’une surface

constructible de 5 000 m 2 dans le périmètre

de la zone d’aménagement

concerté (Zac) Pierresvives pour y

construire la maison départementale

des sports (dessin ci-dessus).

À RETENIR

Coût de l’opération : 900 000 € .

N°207 – NOVEMBRE 2011

herault.fr


26 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Avec le Département,

les collégiens passent au vert

MONTARNAUD, CLAPIERS ET MÈZE sont les trois premiers établissements

à décrocher le label « Collège durable ».

C’est bien connu, les jeunes sont

particulièrement sensibles aux

enjeux du développement durable.

Le Département et l’inspection

académique les encouragent à

agir dans ce domaine au sein de

leur collège. A la clé, une labellisation

« collège durable » et une

subvention de 5 000 € pour aider

les collèges à s’engager dans une

démarche associant l’ensemble

de la communauté éducative.

Pour organiser les initiatives, les

établissements sont accompagnés

par des associations spécialistes

des questions environnementales.

Ce label, proposé par deux élus

du Département, Monique Pétard

et Pierre Maurel, s’inscrit dans le

cadre des actions de l’Agenda 21

départemental et est délivré aux

collèges en concertation avec

l’Inspection académique. Il implique

une gestion plus économe de

l’établissement sur le plan environnemental,

l’amélioration des

impacts économiques et sociaux,

etc. Ainsi, les élèves travaillent sur

les économies d’eau, d’énergie, la

gestion des déchets, la circulation

douce, les actions sociales ou de

citoyenneté, mais aussi le cadre de

vie, comme au collège de Montarnaud

(voir ci-contre).

QU’EN PENSEZ-VOUS ?

« Les élèves sont

vraiment impliqués »

Christine Rigaux

Professeur de technologie au collège

de Montarnaud

« Il y a deux ans,

nous avons lancé

une enquête au

sein du collège :

les élèves regrettaient

de ne pas

avoir un espace

plus calme pour

réviser ou tout

simplement discuter entre midi et

deux. L’idée nous est venue d’aménager

la cour de manière plus conviviale,

en créant un espace vert d’environ

200 m² tout en y intégrant des actions

pluridisciplinaires. Conduite de projet,

biodiversité, « mieux vivre ensemble »

ont été les maîtres-mots. Les élèves

ont rédigé le cahier des charges,

procédé aux relevés de métrés, choisi

les essences méditerranéennes avec

leurs professeurs. Le lycée agricole de

la Condamine à Pézenas nous accompagne.

Nous avons sollicité les parents,

les mairies comme Montarnaud,

Murles et Vailhauquès, les entreprises

comme le Roseau Bleu et Granulats

Hérault, tous ont répondu présent. Les

collégiens s’approprient vraiment le

projet, ils le portent de bout en bout.

Ce label « Collège durable » est la

cerise sur le gâteau ! »

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


CONTRAT DE TERRITOIRE 27

VALLÉE DE

L’HÉRAULT

50%

des 212 960 € consacrés

au tourisme sur le territoire

sont financés par

le Département.

EFFORTS

« L’aide du Département accompagne

au mieux nos efforts », se félicite Louis

Villaret, président de la communaude

communes de la Vallée de l’Hérault. Si le

territoire est connu pour ses paysages

et ses monuments, il se garde toutefois

de mettre tous ses œufs dans le seul

panier du tourisme. Certes, le Grand

site Saint-Guilhem-le-Désert/gorges de

l’Hérault est devenu le 8 e de France pour

la fréquentation. Avec les retombées qui

vont avec.

PARCS

Mais la programmation 2011 du contrat

de territoire va bien au-delà du seul

soutien aux activités touristiques. Elle

s’appuie sur une subvention départementale

de 890 035 €, générant au total

3,2 M€ d’actions diverses. « Avec, notamment,

la création de parcs d’activité qui

donnent un coup de fouet à notre vie

économique », souligne Louis Villaret.

Implantées à Aniane, Gignac, Montarnaud,

Le Pouget ou Saint-André-de-Sangonis,

ces zones d’activité maillent tout

le territoire.

HABITAT

Permettre à tous de se loger est aussi

une préoccupation forte. La communau

de communes a contribué au

Plan départemental de l’Habitat, validé

par le Conseil général le 23 mai dernier.

Elle participe désormais à sa mise en

œuvre au travers du contrat de territoire.

Un objectif de financement de 20

nouveaux logements (en PLAI), pour les

plus modestes, a été fixé pour 2011.

292 000 €

du Conseil général

pour abonder les réserves

foncières économiques

(49 % du total).

« Les parcs d’activité,

un coup de fouet à

l’activité économique. »

LOUIS VILLARET, vice-président du Département, délégué au tourisme,

à propos du contrat de territoire Département/Vallée de l’Hérault

MUSIQUE

« C’EST LE POINT D’ORGUE DE TRENTE ANS DE BÉNÉVOLAT ET UN

NOUVEL ENVOL », sourit Louis Villaret. Depuis le 1 er septembre,

l’Ecole de musique de la vallée de l’Hérault est passée dans le

giron de la communaude communes. Longtemps animée

par des bénévoles dans un cadre associatif, l’école va vivre

désormais sur un autre tempo. Son nouveau statut doit lui

permettre de devenir « école ressource ». Avec un cahier des

charges rigoureux visant à dispenser le meilleur enseignement

musical aux 250 enfants et adultes fréquentant la structure

intercommunale. Pour 2011, le territoire va lui consacrer

250 000 euros. « Dont 150 000 euros, soit 60 %, sont directement

subventionnés par le Conseil général », précise Louis Villaret.

Communaude communes de la vallée de l’Hérault.

SAINT-SATURNIN-

DE-LUCIAN

SAINT-GUIRAUD

SAINT-JEAN-DE-FOS

MONTPEYROUX

ARBORAS

JONQUIÈRES

LAGAMAS

SAINT-ANDRÉ-DE-SANGONIS

POPIAN

POUZOLS

SAINT-BAUZILLE-DE-LA-SYLVE

LE POUGET

TRESSAN

PUILACHER

BÉLARGA

CAMPAGNAN

SAINT-PARGOIRE

SAINT-GUILHEM-

LE-DÉSERT

PLAISSAN

PUÉCHABON

VENDÉMIAN

GIGNAC

AUMELAS

ARGELLIERS

ANIANE

LA BOISSIÈRE

MONTARNAUD

SAINT-PAUL-

ET-VALMALLE

N°207 – NOVEMBRE 2011

herault.fr


28 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Pour des routes plus sûres

dans l’Hérault

1. La particularité de la circulation

routière dans votre canton ?

Le canton est passé de 7 500 à

10 000 habitants en près de 20 ans.

L’été, le développement

d’activités touristiques comme

le canoë-kayak fait qu’à certains

endroits, la circulation est difficile.

Et puis je suis beaucoup

interpellé par les piétons

et les cyclistes. Je trouve

normal de leur permettre de se

réapproprier la ville.

« Unevraie

volonté des

élus et un vrai

besoin de la

population »

JACQUES RIGAUD

conseiller général du canton de Ganges.

2. Quelles réponses y sont

apportées ?

À Ganges, nous avions sur la rocade

une voirie de presque 9 mètres de

large. Nous l’avons réduite afin de

réaliser une bande cyclable de chaque

côté et un cheminement piéton.

Ainsi, on peut relier les deux entrées

de Ganges en toute sécurité, tant en

vélo qu’à pied. Nous réfléchissons à

poursuivre ces aménagements sur

le pont du Rieutord pour amener

ces cheminements doux jusqu’au

quartier de la gare.

3. Des projets de travaux futurs ?

Nous étudions aussi la possibilité de

prolonger le cheminement piéton

jusqu’à Laroque. L’an prochain, nous

devrions élargir une portion de la

D 108 entre Saint-Bauzille-de-Putois

et Brissac et y améliorer la visibilité

et la sécurité des usagers. À certains

endroits, les croisements sont difficiles

avec les camions qui tractent des

canoës et des kayaks.

Ganges

9communes.

10 000

habitants

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


FACE À FACE 29

JACQUES RIGAUD ET JEAN-LUC FALIP, élus des cantons

de Ganges et Saint-Gervais-sur-Mare.

3

QUESTIONS À…

JEAN-LUC FALIP

conseiller général du canton de Saint-Gervais-sur-Mare.

« Le giratoire de Lamalou va

apporter une sécurité maximale

aux automobilistes »

1. La particularité de la circulation

routière dans votre canton ?

Globalement, nous avions un retard

dans l’amélioration du réseau

routier, notamment aux entrées

de commune. À Lamalou par

exemple : plus de 1 000 personnes

entrent en ville le matin pour aller

travailler, c’est énorme. L’hiver,

le brouillard et la neige peuvent

rendre la circulation difficile au

nord du canton.

2. Quelles réponses y sont

apportées ?

À l’entrée de Lamalou, le carrefour

à feux est en train d’être

remplacé par un giratoire. Cela va

fluidifier et sécuriser la circulation.

D’ailleurs, nous réalisons aussi un

giratoire à l’entrée d’Hérépian, en

vue d’accueillir la future déviation

de Bédarieux. Il permettra de

réguler le trafic, actuel et futur, et

de casser la vitesse car les automobilistes

arrivent vite à cet endroit.

Concernant les contraintes hiver-

Saint-Gervais-sur-Mare

nales du canton, nous veillons au

maintien du bon état du traçage

pour avoir une visibilité accrue.

3. Des projets de travaux futurs ?

Nous allons terminer le recalibrage

de la RD 909A commencé mencé il y a un

an. Nous avions rectifié des virages

à hauteur du viaduc SNCF, éloigné

des obstacles de bord de voie et

posé des glissières moto. Nous

allons continuer à équiper certains

ouvrages pour la sécurité des usagers.

Mais quoi que nous fassions,

nous cherchons toujours à conserver

le caractère touristique de nos

belles routes de montagne.

11 8000

communes habitants

N°207 – NOVEMBRE 2011

herault.fr


30 ÉLUS SUR LE TERRAIN CELA FAIT DÉBAT

Plus de sanctions

pour les communes rebelles

au logement social ?

BEAUCOUP NE L’APPLIQUENT PAS OU MAL : la loi SRU impose aux communes

urbaines de disposer d’au moins 20 % de logements sociaux. Sous peine

d’amendes, mais avec de nombreuses dérogations possibles. Une loi à rebâtir ?

P

“SANCTIONS”

“AIDER”

ermettre à chacun de se loger dans des conditions

décentes en fonction de ses moyens

mentaires ni mesures d’assouplissement.

L’

AMF ne souhaite ni contraintes supplé-

est un enjeu crucial pour des millions de nos

Elle entend seulement que cette règle soit

concitoyens. C’est sur cette base qu’il faut

réellement et pleinement appliquée, y

jauger et juger l’attitude des maires qui s’exonèrent des compris dans la mise en œuvre des sanctions. Mais, au-

obligations que les lois de la République imposent en matière

de logement social. La loi SRU vise d’abord à produines

à remplir leurs obligations quand elles rencontrent

dedes sanctions, il convient aussi d’aider les commure

plus de logements sociaux, dans le cadre d’une mixité des difficultés pour atteindre l’objectif de 20 %. Ainsi, il

sociale, une base essentielle pour un vivre-ensemble plus serait nécessaire, pour faciliter la production de logements

sociaux, de proposer des mesures susceptibles de

harmonieux. Dans ce cadre, les sanctions financières ne

sont qu’un pis-aller dont on peut constater qu’elles n’ont lever les freins à la construction, notamment ceux liés

pas un pouvoir de dissuasion suffisant pour ces élus qui au coût et à la disponibilité du foncier constructible. Les

enfreignent sciemment la loi. Il est légitime d’en conclure travaux engagés par le ministère du Logement sont à cet

qu’il faut se donner les moyens de faire appliquer la loi, égard porteurs d’espoir. De même, il serait utile de mieux

soit par des sanctions renforcées, soit en donnant les accompagner les communes qui développent ces logements

sociaux et engagent en faveur de leurs occupants

moyens juridiques à l’État de se substituer aux communes

récalcitrantes.

des actions d’accueil et de soutien.

FRANÇOIS LIBERTI

Conseiller général de Sète II.

JACQUES PÉLISSARD

Président de l’AMF (Association

des maires de France).

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


EXPRESSION LIBRE 31

Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité (27/02/2002)

Groupe d’opposition de Droite

Groupe Démocratie et République

Renforcer

la démocratie

locale

Rarement une consultation sur un

projet de réforme aura été aussi large

et transparente. Les débats relatifs à

la nécessaire réforme des collectivités

locales et territoriales ont en effet

été engagés dès 2008… avec toutes

les formations politiques : plus de

200 heures de débat ont été tenues

au Parlement au cours desquelles

de nombreux amendements ont été

adoptés, y compris certains proposés

par l’opposition.

Le but de cette réforme est simple. Il est

proposé de clarifier les compétences

des différentes collectivités locales et

territoriales afin de gagner en lisibilité

et en efficacité. En lisibilité d’abord,

parce qu’il n’est plus possible pour

les Français de s’y retrouver dans le

« millefeuille administratif » hérité de

décennies de réformes non abouties.

En efficacité ensuite, parce que l’attribution

de compétences qui devront

être redéfinies responsabilisera plus

encore les assemblées qui auront la

charge de les exercer.

Faire évoluer le mode de fonctionnement

des collectivités territoriales

participera à renforcer la démocratie

locale. Cela permettra notamment aux

citoyens de choisir leurs représentants

au sein des intercommunalités lors des

élections municipales, ce qui n’est pas

encore le cas. Cela permettra aussi de

renforcer l’effort de promotion du principe

d’égalité entre hommes et femmes

en politique. Grâce à la réforme

proposée, les assemblées municipales

accueilleront en 2014 près de 40 000

conseillères municipales de plus.

Au contraire, le meilleur moyen

d’affaiblir les collectivités locales et

territoriales serait de les condamner à

l’immobilisme. Dans une conjoncture

économique extrêmement tendue,

il est important que tous les acteurs

publics locaux puissent agir ensemble

et libérés des contraintes administratives

inutiles.

Dans l’Hérault, de nouveaux territoires

sont en train d’émerger. Ils permettront,

demain, la réalisation de projets

ambitieux et solidaires. La volonté

politique a été exprimée sur le terrain.

Je forme le vœu que le Conseil général

de l’Hérault ose le développement.

Sébastien Frey

Président de Groupe

Groupe

communiste

En priorité

l’Humain,

pas la finance !

Après le secours massif aux banques

en 2008, certains pensaient que la crise

du système financier et bancaire était

passée. La réalité vient brutalement

nous rappeler qu’il n’en est rien et

que les gesticulations des dirigeants

européens et de l’ensemble du monde,

de sommets en G20, n’ont qu’un but,

sauver le système capitaliste financier

international et trouver le moyen – tous

les moyens – de faire payer les citoyens

du monde, d’Europe et de France.

Ainsi, la banque Dexia, la banque des

collectivités, vient d’être démantelée

après avoir été le fer de lance, depuis

longtemps, de la pire des spéculations,

faisant partager ses turpitudes aux

collectivités. Dans un autre monde, les

dirigeants et les actionnaires de cette

banque seraient poursuivis et sans

doute condamnés pour – littéralement –

cette banqueroute. Que nenni, si la

banque est bien démantelée, ce sont les

citoyens qui sont condamnés à payer

les « actifs toxiques » et les collectivités

ayant été abusées devront intégrer ces

pertes dans leur budget.

Le Président de la République et le gouvernement

s’agitent pour, surtout, ne

pas engager une réflexion de fond quant

à la création d’un pôle financier public,

dégagé d’opérations de spéculation,

entièrement tourné vers le financement

des équipements indispensables à la vie

quotidienne de nos concitoyens : écoles,

hôpitaux, logements sociaux, routes

et tramways, lieux de culture et de pratique

sportive, investissements à long

terme sur les énergies renouvelables…

Il est souhaitable, pour notre Département

comme pour l’ensemble des

collectivités, que l’on revienne à un système

où l’être humain soit au centre des

politiques publiques, et où la finance ne

soit que l’outil maîtrisé pour satisfaire

ses besoins.

En ce sens, il faut saluer la création d’une

agence de financement des collectivités,

à l’initiative de l’Association des maires

de France et de plus de 50 collectivités,

qui peut être la première pierre d’un

le public financier pour le service

public, une première pierre en attente

d’une réforme plus globale qui nous

protège des requins de la finance.

François LIBERTI

Président de Groupe

Groupe majoritaire socialistes

et apparentés

De L’Hérault

à l’Unesco

Entre monts et merveilles, pour un

jour, un week-end ou pour toute une

vie, la beauté grandiose des paysages

des Causses et Cévennes vous prend le

cœur et vous emmène en voyage.

Ce n’est pas seulement un site exceptionnel

de 3 000 km² de plateaux arides,

d’étendues caillouteuses, de gorges

et de vallées boisées entre l’Aveyron,

le Gard, la Lozère et l’Hérault - dont 28

communes sont concernées - qui a reçu

en juin dernier la reconnaissance suprême

de l’Unesco avec son inscription

au patrimoine mondial de l’humanité.

C’est aussi un vibrant hommage rendu

à la culture pastorale, aux habitants de

ces territoires, aux bergers et à leurs

troupeaux qui façonnent ces paysages

naturels depuis la préhistoire, à tous

ces acteurs inscrits dans la tradition

millénaire de ce conservatoire vivant

du patrimoine agropastoral.

Les effets du classement Unesco seront

importants en termes de retombées

touristiques et économiques. Les touristes

français et étrangers viendront

découvrir les paysages et les produits

de ces territoires. Un autre effet positif

de ce classement, et non le moindre,

est l’interdiction de l’utilisation de la

technique de fracturation hydraulique

pour l’exploration des gaz de schiste.

C’est un atout majeur dans le combat

des élus de la majorité départementale

contre les projets d’exploitation du

gaz de schiste sur ce territoire et nous

resterons très vigilants car un label

Unesco n’est jamais acquis pour toujours,

un site peut être déclassé.

Pour la France, qui a présenté la candidature

des Causses et Cévennes devant

le Comité pour le patrimoine mondial

de l’Unesco, pour l’Hérault et ses trois

départements voisins qui l’ont soutenue,

cette reconnaissance mondiale est

un honneur, une fierté et aussi une responsabilité.

Ce classement de l’Unesco

donne une valeur universelle au

pastoralisme des Causses et Cévennes

et notre priorité est de doter cet espace

naturel, culturel, vivant et évolutif, d’un

plan de gestion qui permettra de le

protéger, de l’ouvrir au public, de favoriser

l’agriculture et le tourisme et de

l’aménager en respectant le patrimoine

pour qu’il continue de se développer. Le

classement Unesco n’est pas une fin :

tout commence maintenant !

Kléber MESQUIDA

Président de Groupe

N°207 – NOVEMBRE 2011

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32 ÉLUS SUR LE TERRAIN CONSEILLERS JUNIORS

COLLEGIENS,« " PRESENTEZ»-VOUS " !

« Super expérience ! » En deux

mots, Enzo résume ce que ses

camarades et lui ont vécu pendant

un an et demi : être élus

du Conseil départemental des

jeunes. Leur mandat étant terminé,

il faut donc préparer le

prochain. Ce mois-ci marque

le coup d’envoi dans les collèges

de l’appel à candidature pour

les élèves des classes de 5 e ,

avant « la campagne électorale »

et les élections en janvier

prochain.

Souvenirs

C’est ce qu’ont vécu Chloé et

Enzo en novembre 2009. « Je ne

croyais pas du tout être élu, se

rappelle Enzo. En plus, c’était la

première fois que ça avait lieu

dans mon collège. » Même chose

pour Chloé : « J’étais la plus jeune

des candidats, je n’y croyais pas

« Je ne pensais pas qu’on serait dans l’hémicycle, c’est

quand même un endroit politique ! On avait notre

place avec notre nom, ça donne l’impression d’être

important ! Au début, c’était un peu intimidant, je

n’osais pas prendre la parole. C’est allé mieux après. »

Chloé Mas,

en 3 e au collège

François-Mitterrand

à Clapiers

trop. J’étais quand même un

peu stressée, surtout pendant

le dépouillement ! » Après la

victoire, les jeunes élus débutent

leur mandat dans l’hémicycle de

l’Hôtel du Département. Un an et

demi pendant lequel ils vont travailler

par groupes dans des commissions

thématiques. Objectif :

réaliser des actions concrètes

pour améliorer le quotidien des

collégiens.

Un mandat de deux ans

La thématique de ce 6 e mandat :

« Tous solidaires pour mieux

grandir ! » et une nouveaude

taille : un mandat de deux années

pleines (au lieu de une et demi

initialement) pour que les élus

aient le temps d’accompagner

la mise en place de leurs actions

sur le terrain. Fin du prochain

mandat : décembre 2013.

« Ça a été une super expérience, ça m’a beaucoup apporté ! Ça nous

a fait rencontrer d’autres personnes, on a beaucoup échangé.

C’est ce que j’aime dans le débat : il faut parler entre nous,

penser à plusieurs projets avant de choisir le bon. Ce que

j’ai aimé, c’est qu’on nous considérait vraiment comme des

grandes personnes, on était en confiance. »

Enzo Alberola, en 3 e au collège Le Bérange à Baillargues

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


GENS

D’HERAULT

33

Ils créent, ils cherchent, ils portent les couleurs de l’Hérault, ils sont solidaires,

ils vivent dans des paysages extraordinaires, ils font vivre une culture

et un patrimoine. C’est eux et vous, les gens d’Hérault.

34 PORTFOLIO Fabriquez vos meubles en carton !

36 ILS AGISSENT À Saint-Martin-de-Londres

38 AVENTURE CITOYENNE Monique Roux

40 AVENTURES COLLECTIVES Le succès

de Biotope, à Mèze

42 AVENTURE SINGULIÈRE

Mohamed Kouadri

44 QUESTION DU NET Pour ou contre le vote

obligatoire ?

L’INSOLITE

À Saint-Bauzille-de-Putois,

près de la base de canoë,

« l’arbre des amoureux »

a plusieurs troncs

(à gauche avant

le pont suspendu)


34 GENS D’HÉRAULT

FAITES VOS MEUBLES !

Insolite et écolo.

À Montpellier,

Hugues Delpech

nous apprend à faire

des meubles… en carton.

3

1

2

1 LA STRUCTURE en traverses

permet d’obtenir des meubles

et des sièges légers mais très solides.

2 LES STAGES durent 15 ou

30 heures. On vient quand on veut,

pour trois heures minimum. À la fin,

on repart avec son meuble et on sait

en faire d’autres.

3 JOËLLE séduite par l’aspect récup’,

réalise une table basse. « Je n’aime pas

les meubles standardisés ! »

4 HUGUES DELPECH ancien

des Beaux-Arts, a ouvert son atelier

à Montpellier et expose

régulièrement.

Infos : www.cducarton.com

06 10 64 09 21.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


PORTFOLIO 35

4

5

Montpellier

5 UNE FOIS LA STRUCTURE

achevée, la façade est enduite.

Le meuble est ensuite recouvert

de papiers du Népal puis passé au

vernis vitrificateur pour parquets..

N°207 – NOVEMBRE 2011

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36 GENS D’HÉRAULT

ILS AGISSENT À ST-MARTIN

DE-LONDRES

Une vue imprenable sur l’Hortus et le pic Saint-Loup,

des remparts du XIV e siècle, une église du XI e

classée monument historique… Un charmant village

dans la garrigue où il fait bon vivre !

3

10603

1

1 LA RONDE MUSICALE

(président Antoine Schoebel, à gauche),

propose des cours de musique,

danse et théâtre. Spectacle des élèves

le 3 décembre à la salle des fêtes

de Viols-le-Fort.

Infos : larondemusicale.free.fr

2

10602

2 CHINEZ AU SECOURS

CATHOLIQUE !

Vaisselles, livres, vêtements... Vous

aiderez les plus démunis. Accueil :

jeudi (14 h-16 h) et dernier samedi

du mois (10 h-12 h) hors vacances.

Tél. : 04 67 55 61 21.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


PORTFOLIO 37

4

4 L’UNION SPORTIVE

SAINT-MARTINOISE (USSM) fête

ses 80 ans ! Présidée depuis 27 ans

par Bernard Mazel, jusqu’à l’an

dernier entraîneur des seniors.

Adeptes du ballon rond ?

Renseignez-vous au 04 67 59 73 10.

Saint-Martin-de-Londres

10218

3 LE FOYER RURAL

existe depuis 1948. Cinéma, tennis,

gym, qi gong, voyages, fanfare… En

tout 450 adhérents de tous âges.

Ici le cours de gym enfants,

sa professeure Alexandra,

et Laurence Babeau, présidente.

Infos : 04 67 55 73 06.

10215

Cette icône vous indique qu’un

reportage vidéo est disponible

sur Herault.fr. Tapez comme

suit dans votre navigateur :

www.herault/node/10215.

N°207 – NOVEMBRE 2011

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38 GENS D’HÉRAULT AVENTURE CITOYENNE

Combat contre la nuit

MONIQUE ROUX lutte depuis 1986 pour faire avancer la recherche sur la cécité

et les maladies graves de la vue, à travers l’association SOS Rétinite France.

Malgré sa canne blanche, Monique Roux voit grand, et loin.

A 75 ans, elle veut faire du Languedoc-Roussillon « un pôle

d’excellence de lutte contre la cécité ». Elle est bien capable

d’y arriver ! A son actif, depuis 1986, date de naissance

de SOS Rétinite : la création à Montpellier d’un centre de

recherche pluridisciplinaire en ophtalmologie (CEIRDR),

en lien avec le CHU, l’Inserm et le CNRS ; des financements

pour vingt-huit chercheurs ; l’acquisition récente d’une caméra

rétinienne RTX1 pour des diagnostics pointus, offerte

à l’hôpital Gui-de-Chauliac. En tout 2 millions d’euros offerts

à la recherche sur les maladies graves de la vision.

Monique Roux n’est pas richissime. Elle dirigeait un centre

de vacances des PTT. « A 34 ans, on m’a annoncé crûment

que j’allais devenir aveugle ! A 48 ans, je ne pouvais plus

MONIQUE ROUX

27 ans au service des autres

1935 : naissance « dans un foyer plein d’amour ».

1986 : création de SOS Rétinite.

1989 : ouverture du centre de recherche (CEIRDR).

1998 à 2006 : « Relais pour la vue » dans 250 villes.

2011 : acquisition de la première caméra rétinienne

RTX1.

« Il faudrait une

fondation pour

poursuivre tout

ce travail. »

travailler. On disait

mon cas unique. »

Monique Roux se

révolte, plonge dans

les archives médicales.

Au culot, elle

lance un appel sur

France 3. « 387 malades atteints de rétinite m’ont appelée.

Je n’étais plus seule ! » L’association démarre, la pasionaria

frappe aux portes, écrit, convainc, s’accroche. Un comité

scientifique se crée « avec les plus grands professeurs,

Arnaud, Claustres, Hamel, Klein, Lamarque, Kahn, Pujol...

AG2R (organisme de retraite, ndlr) nous a donné 30 000 €

par an lorsque nous faisions le tour de France pour les Relais

de la vue. » Pierre Arditi, Simone Veil, sont parrains de

l’association. Monique Roux est partout, même chez Michel

Drucker, elle est faite chevalier de la Légion d’honneur, officier

dans l’ordre du Mérite. « Je suis estimée, c’est bien. Mais

il faut aller plus loin ! Je voudrais créer une fondation pour

que tout ce travail ne parte pas à la dérive. Si tous les membres

de clubs sportifs vendaient autour d’eux des timbres

à 1 € pour SOS Rétinite, on y arriverait ! »

plus d’infos www.sos-retinite.com ou 04 67 65 06 28.

Reconnue d’utilité publique. Dons (déductibles des impôts) :

CCP 3047.69 S Montpellier.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


N°207 – NOVEMBRE 2011

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40 GENS D’HÉRAULT

CAPTURE D’INSECTES AU FILET par un entomologiste de Biotope.

Biotope : qu’elle est verte,

mon entreprise !

NÉE EN 1993 À MÈZE, cette belle plante

est aujourd’hui numéro un français

de l’ingénierie écologique.

Des crapauds sur le tracé d’une route, des plantes rares

sur une future ligne TGV ? Appelez Biotope. En 18 ans, la

PME de Mèze a su concilier business et convictions environnementales.

Elle est aujourd’hui leader français de

l’expertise écologique, avec quinze agences en France

et deux à l’étranger, 210 salariés et un chiffre d’affaires

frisant les 12 M€, en croissance annuelle de 30 %… A l’origine

de cette success story, « cinq amis passionnés par la

nature au point d’investir leurs économies dans un projet

jugé alors très ambitieux », résume Frédéric Melki, directeur

général, désigné fin septembre « Entrepreneur de

l’année » de la région Méditerranée dans la catégorie « business

vert » par le cabinet Ernst & Young et « prix national

de l’ambition » en développement durable mi- octobre.

le de médiateur

« A l’époque, les aménageurs se souciaient peu des impacts

de leurs projets sur la nature, les associations s’opposaient

à eux et les scientifiques travaillaient dans leur

coin. » Biotope se propose alors de « servir de courroie

de transmission entre ces acteurs pour les aider à concilier

développement humain et protection de la nature. »

Alors, des crapauds ou des plantes rares en face d’un

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURES COLLECTIVES 41

projet d’aménagement ? « Nos botanistes, entomologistes,

géomaticiens 1 , paysagistes ou juristes s’attachent à

rendre ces projets conformes aux réglementations et à les

intégrer à l’environnement. »

Communication et innovation

Etat, collectivités ou entreprises : Biotope a déjà travaillé

sur 90 % des grands chantiers hexagonaux, via des inventaires

de la faune et de la flore, des études d’impact ou

du conseil stratégique pour la gestion d’espaces naturels.

L’entreprise a créé une agence de communication et

d’édition spécialisée (lire ci-dessous). Elle s’attache à garder

une longueur d’avance sur un marché devenu concurrentiel

grâce à son service recherche et développement.

Dernière innovation en date, Chirotech© permet de réguler

à distance l’exploitation des éoliennes pour protéger

les chauves-souris… sans nuire à la production d’énergie.

1

spécialistes du traitement de l’information géographique

plus d’infos 04 67 18 46 20 www.biotope.fr

« Nous avons besoin d’experts »

Jean-François Ruiz

responsable environnement à la direction régionale de

Réseau ferré de France (RFF)

« Biotope fait partie

des quelques sociétés

françaises ayant une

réelle compétence dans

l’approche de la biodiversité.

Elle travaille

actuellement sur le

volet faune-flore du projet

de contournement

ferroviaire de Nîmes et

Montpellier. Face à une

réglementation de plus

en plus contraignante,

nous avons besoin de

d’experts capables non

seulement de dresser

des inventaires, mais

aussi de nous aider à intégrer

toutes les exigences

environnementales

inhérentes à un projet. »

EDITION

130 ouvrages sur la faune,

la flore et la nature

Pour partager et rendre accessible ses connaissances,

Biotope s’est lancée en 1996 dans l’édition.

Guides d’identification, beaux livres, atlas,

monographies… le catalogue compte quelque

130 ouvrages sur la faune, la flore et les milieux

naturels d’ici ou d’ailleurs. L’entreprise a constitué

un pôle éditorial de plus de 60 libraires

partenaires, qui aide aussi d’autres éditeurs à

diffuser et faire connaître leurs publications.

Après Thau, Oasis

de vie et Oiseaux au fil

d’étangs, Biotope

vient de consacrer

un 3 e ouvrage à la nature

languedocienne : Hérault,

Coulisses d’un fleuve,

véritable croisière

photographique.

N°207 – NOVEMBRE 2011

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42 GENS D’HÉRAULT

A 20 ANS, MOHAMED KOUADRI rejoint le prestigieux Jeune ballet de Genève.

BÉZIERS

La Devèze a son étoile

NÉ EN ALGÉRIE, ayant grandi dans le

quartier populaire de la Devèze à Béziers,

Mohamed Kouadri est promis à

un grand avenir de danseur classique.

Il a un sourire à la fois timide et éblouissant. De sa

démarche se dégage une grâce naturelle, de son regard

droit et franc, une grande simplicité. Mohamed

a un parcours atypique, une histoire à la Billy Eliott (*),

version méditerranéenne. Fils unique, sa famille

quitte l’Algérie car son père a des problèmes de santé

et doit être opéré en France. Ils s’installent à la Devèze,

à Béziers, et Mohamed intègre l’école primaire

Les Romarins. « J’étais en CE2. Je me rappelle encore

de ce jour où, dans le cadre d’une journée de découverte,

nous sommes partis avec toute la classe visiter

les studios de danse du conservatoire de Béziers. Ça

a été le coup de foudre. Comme j’adorais la musique

depuis toujours, j’ai senti qu’avec la danse, je pouvais

trouver une manière d’exprimer ce que je ressentais,

et j’ai demandé à mes parents de m’inscrire. » Dès lors,

Mohamed ne cesse de progresser, tout en continuant

à mener sa scolarité. Il a le soutien indéfectible de ses

parents et de ses professeurs de danse. « Mohamed a

quelque chose en lui, une façon d’utiliser le mouvement,

des qualités corporelles qui ne trompent pas »,

confie Olivier Corbier, son professeur au conservatoire

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURE SINGULIÈRE 43

de Béziers, responsable de la section danse. « C’était

un petit garçon, aujourd’hui c’est un jeune homme

volontaire et déterminé.».

Se construire un mental

Mohamed a su renverser la barrière culturelle et affronter

courageusement les railleries à l’école, dans

la cité et au collège. « Je me suis construit un mental.

Plus je progressais, plus je cherchais à me dépasser,

et mes professeurs de danse m’ont toujours conseillé,

soutenu et accompagné. » En 2010, il intègre l’internat

du lycée Mermoz à Montpellier et passe le bac

« Techniques de la musique et de la danse », puis

suit le conservatoire dans l’option « parcours professionnel

» où il est seul garçon en danse classique.

Sur les conseils de ses professeurs, il auditionne au

Jeune ballet de Genève. « La première audition a été

la bonne ! » A 20 ans, Mohamed a rejoint cette grande

école de ballet pour poursuivre sans relâche son travail

auprès des plus grands chorégraphes et accomplir

son rêve. Aujourd’hui, à la Devèze, il est devenu une

référence.

(*) Film à succès britannique. L’histoire d’un jeune garçon, dans une ville minière

à la dérive, qui se passionne pour la danse classique.

« QUAND J’ENTENDS UNE MUSIQUE, elle fait naître en mon esprit

une chorégraphie »

RETOUR SUR…

L’association

Saint-Vincent-de-Paul

Que chacun mange à sa faim ! La SSVP n’a

rien perdu de sa détermination (L’Hérault

n°185, nov. 2009). Les restaurants de Montpellier,

Béziers et Sète sont ouverts tous les

jours (11 h 30 -12 h 45, repas 1,50 €). L’épicerie

sociale de Montpellier, ouvertes aux familles

(deux matinées) devient accessible aux SDF

(une matinée) et le sera prochainement pour

un Centre d’hébergement de réinsertion

sociale et la Mission locale des jeunes.

Autre nouveauté : un atelier de cuisine. « Une

fois par mois, une bénévole montre comment

préparer un repas équilibré avec les produits

achetés à l’épicerie sociale. Tout le monde

cuisine puis s’attable et déguste. Un moment

très convivial », confie Yvette Camilleri,

présidente de l’association.

Rens. : 04 99 63 69 10 - www.ssvp34.org

N°207 – NOVEMBRE 2011

herault.fr


44 GENS D’HÉRAULT QUESTION DU NET

DEPUIS 20 ANS EN FRANCE, les taux d’abstention aux élections ne cessent

d’augmenter. Qu’en déduire ? Faut-il y remédier par la contrainte ?

Élections : Et si on rendait

le vote obligatoire ?

Vous avez déjà dit

Taux d’abstention record

de 56 % au 1 er tour

des cantonales (2011),

59 % aux Européennes

(2009), 35 % au 2 nd tour

des municipales (2008)…

Des chiffres à la hausse

depuis les années 90.

Petite exception, les

présidentielles de 2007 :

seulement 16 % d’abstention

aux deux tours

contre 28 % en 2002.

Désintérêt, désenchantement

? Au-dede nos

frontières, certains ont

opté pour une solution…

radicale. Mais efficace.

Plus qu’un droit, le

vote est un devoir

en Belgique, Bolivie,

Grèce, Brésil, Luxembourg

et en Australie.

Qui dit « obligatoire »,

dit « sanctions » pour

celui qui ne vote pas. Au

mieux, les réfractaires

ont des difficultés à

obtenir leur passeport

(Grèce) ou écopent

d’une amende (jusqu’à

1 000 € au Luxembourg

si récidive). Au pire, pas

de salaire (Bolivie), des

travaux d’intérêt général,

ou carrément un

séjour en prison (Australie).

Citoyens, citoyennes

! C’est le moment

de voter (librement) sur

herault.fr. Faut-il nous

forcer à voter ?


Non, tout est

obligatoire de

nos jours. La sensibilisation

est certainement

un meilleur

moyen pour faire

prendre conscience

aux gens de l’importance

des enjeux

électoraux.

Joao, 22 ans


Il faudrait peutêtre

le rendre

obligatoire chez les

jeunes pour les responsabiliser,

plutôt

que pour un public

adulte qui est a priori

responsable et agit

en connaissance

de cause.

Catherine, 40 ans


Je ne pense pas,

c’est en âme et

conscience des gens.

Nos ancêtres se sont

battus pour le droit

de vote. Si les gens

ne comprennent pas

d’eux-mêmes,

ce n’est pas la peine

de les obliger, ça ne

servirait à rien.

Chantal, 56 ans


Je pense qu’il

faut rendre

le vote obligatoire

et puis, il faut préciser

ce que veut dire le

vote et reconnaître

surtout le vote blanc.

Jérémy, 37 ans

ET VOUS ?

Allez-vous voter ?

Pensez-vous

qu’il faut nous y

contraindre ?

Venez témoigner

sur herault.fr.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR

45

LE CRIQUET D’EGYPTE, à découvrir dans les domaines départementaux.

COUP DE CŒUR

GUIDE NATURE

Les domaines et

espaces naturels

départementaux

Evadez-vous ! Avec ce tout

nouveau guide - gratuit ! -

qui fourmille d’idées de

promenades et de découvertes,

offrant un éventail

représentatif des paysages

héraultais. Au fil des pages,

des espaces naturels remarquables

ouverts à tous

illustrent la politique du

Département en faveur de

la biodiversité : pas moins

de dix-huit domaines départementaux

aménagés et

gérés par le Conseil général.

Mais aussi des informations

pratiques concernant leurs

spécificités et leurs équipements.

Ces milieux, souvent

peuplés d’une faune et flore

rares et emblématiques, font

partie de notre patrimoine.

Une grande variété d’activités

peuvent y être pratiquées

en toute liberté !

Disponible dans tous les offices

de tourisme et téléchargeable

sur www.herault.fr/environnement/

publications (version enrichie

de cartographies)

N°207 – NOVEMBRE 2011

herault.fr


46 SORTIR

PREMIAN

CAPESTANG

CASTRIES

MARDI 15 NOVEMBRE

LUNEL

Sartre à l’honneur

Huis-Clos, de Jean-Paul

Sartre par la Cie Uppercut

Théâtre. Un hallucinant

huis-clos dans lequel les

protagonistes se livrent un

combat qui leur fera réaliser

le sens de la vie et se

révéler les uns aux autres

dans leur enfer existentiel.

Tarif de 7 € à 15 €.

À 20 h 30 à la salle

Georges-Brassens.

Rens. : 04 67 22 03 78.

ST-BRÈS

LUNEL

A LA DEMANDE

CASTRIES

Manade en calèche

En famille ou entre amis, entrez au cœur d’une

manade en calèche ! Le manadier vous dira tout

sur l’élevage du taureau de Camargue, le monde de

la bouvine, la culture de l’olivier et la fabrication

de l’huile. Balade de la calèche entre vignes et

oliveraies. Pause dégustation des vins à la cave de

St-Géniès-des-Mourgues, et au retour, dégustation

de l’huile d’olive de la propriété. Durée 2 h 30.

Tarif 15 €. 14 personnes maximum.

Demi-tarif 6/12 ans, gratuit moins de 6 ans.

Rens. : 06 36 55 82 03 et www.manadevitou.com

JEUDI 10 NOVEMBRE

CAPESTANG

Cabaret occitan

Une soirée concert-théâtre

avec le groupe musical Castana

è Vinovèl et le spectacle

« wan-wou-man-cho »

de Mylva Quand je serai

grande. De quoi danser,

chanter et s’amuser ! Un

grand buffet occitan accompagne

tout la soirée. À 19 h

au domaine de l’Ale. Tarif :

25 €. Sur réservation.

Rens. : 04 67 37 85 29.

SAMEDI 26 NOVEMBRE

SAINT-BRÈS

Théâtre musical

Mais si c’était lui ? avec

Irène Fabry, comédienne

et Marie-Hélène Courtin,

chanteuse accordéoniste. La

rencontre improbable entre

deux femmes que tout sépare

et un spectacle où la parole

est un remède à toutes les

solitudes. À 21 h à la salle

Gaston-Sabatier. Tarif : 5 €.

Rens. : 04 67 40 79 77.

DU 25 AU 27 NOVEMBRE

PRÉMIAN

Court-métrage

amateur

Courts dans la vallée est un

festival de courts-métrages

d’amateurs et professionnels.

Une rencontre internationale

rassemblant les passionnés

de l’image et du cinéma.

Etudiants en cinéma et

audiovisuel, autodidactes,

amateurs de tous âges

sont au rendez-vous. Un

concours et une sélection

des œuvres visionnées par le

public sont organisés pour

récompenser les meilleurs.

Ouverture le vendredi à 20 h,

place Amans. De nombreuses

projections tout le week-end

et remise des prix dimanche

à 16 h 30.

Rens. : 04 67 97 22 06

et www.fildesarts.com

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR 47

OLARGUES

GIGNAC

BÉZIERS

DU 8 AU 10 NOVEMBRE

MONTPELLIER

Théâtre

Gemelos d’après Agota

Kristof par la Cie Teatrocinema.

Le parcours initiatique

de jumeaux qui apprennent

seuls à vivre dans un

climat social hostile. Face

au despotisme le plus noir,

ils trouvent la force de

vivre, d’être « humains ».

Une métaphore bouleversante

du Chili de Pinochet.

Tous les soirs à 19 h au

théâtre du Domaine d’O.

Tarif de 8 € à 14 €.

Rens. 0 800 200 165

et www.domaine-do-34.eu

MONTPELLIER

LES 5 ET 6 NOVEMBRE

OLARGUES

Le marron

à la fête

Animations musicales et

déambulations dans la

ville, grand marché des

produits de terroir et vente

de marrons frais grillés

accompagnés de vin nouveau.

Samedi à 14 h 30 au

LES 4, 11 ET 19 NOVEMBRE

BÉZIERS SORTIEOUEST

Jazz au jardin d’hiver

départ du centre Cebenna,

sortie mycologie suivie

d’un film Espinouse, plus

de beauté que d’épines et

repas festif dimanche midi.

Entrée libre au musée à

cette occasion.

Rens. : 04 67 97 71 26.

LES 4 ET 5 NOVEMBRE

MONTPELLIER

Concerts 34 Tours

Quatre groupes sélectionnés

par Hérault Musique Danse,

dans le cadre de 34 Tours :

Pour sa nouvelle saison « Jazz au jardin d’hiver », SortieOuest

propose pas moins de trois grands concerts : le

4, une audacieuse collaboration pleine de vitalité du trio

Michel Portal, Roland Auzet et Pierre Jodlowski. Le

11, Ping Machine, hors norme, dans la nouvelle scène

jazz en France. Et le 19, Otis Taylor (photo) voix ample

et blues intemporel. À 21 h, domaine de Bayssan.

Tarifs de 12,50 € à 23 €.

Rens. : 04 67 28 37 32 et www.sortieouest.fr

öfö AM (stoner instrumental)

et Reverso Mecanic

(rock/pop) en 1ère partie du

concert de Death In Vegas

(photo) le vendredi. Tarif

16 € le soir même et 13 € en

prévente. Et Fausto (folk/

rock) et Mr. Blackstone

(folk/rock/pop) en 1 ère partie

de Piers Faccici (folk) le

samedi. Tarif 12 € le soir

même et 8 € en prévente. À

20 h salle Victoire 2.

Rens. : 04 67 45 71 10.

SAMEDI 12 NOVEMBRE

GIGNAC

Musique du monde

Sandra N’Kaké, diva soul,

rockeuse déjantée et

chanteuse à textes invente

un univers qu’elle ne cesse

d’explorer. Véritable ovni

musical, elle présente ici son

nouvel album. Mêlant jazz,

soul, funk et chanson, une

chanteuse actrice au

tempérament de feu.

À 21 h à l’espace culturel.

Tarif : 10 € et 12 €.

Rens. : 04 67 56 10 32

et www.oc-gignac.fr

N°207 – NOVEMBRE 2011

herault.fr


48 SORTIR

gratuit ou presque

jeune public

accessible handicap

LES BONS PLANS

LODÈVE

BAILLARGUES

MONTPELLIER

OLARGUES MÈZE

VILLENEUVE-

LÈS-MAGUELONE

MINERVE

VENDREDI 25 NOV.

VENDREDI 25 NOV.

OLARGUES

Conférence

VILLENEUVE-LÈS-M

Théâtre pour petits

« Aliments et santé, les

vraies-fausses informations

de l’alimentaire », de Didier

Montet, responsable de

l’équipe Sûreté des aliments

à l’Umr Qualisud. Que peuton

manger, comment faire

le tri ? Pesticides, additifs,

pro-biotiques, OGM, industrie

du bio… On ne sait où

donner de la tête. Réponses

d’expert à 18h 30 à la

Maison départementale de

l’environnement.

Rens : 04 99 62 09 40.

SAMEDI 19 NOVEMBRE

ateliers, expos et rencontres

avec les réalisateurs invités.

Tarif de 4 € à 5 € et pass

festival : 40 €.

Rens. : 04 67 87 33 05

L’Ogrelet de Suzanne

Lebeau par la Cie Accademia

Perduta. Ogrelet a

6 ans et parle du combat

pour se changer soi-même

et vaincre ses propres

limites. Dès 8 ans.

8 €, 15 € et tarif famille.

À 20 h 30 au théâtre.

Rens. : 04 67 69 58 00.

Derrière ces mots, des

sociétés, des cultures et des

époques. Film scientifique

grand public.13 h, amphi du

CNRS. Café cadeau !

LODÈVE

Marionnettes

et festivalbaillargues.fr

VENDREDI 11 NOV.

Rens : 04 67 61 34 47.

VENDREDI 11 NOV.

Loulou, par la Cie du

Théâtre du Chamboulé. Il

était une fois un lapin qui

n’avait jamais vu le loup…

et Loulou, un jeune loup qui

ignorait tout des lapins. Un

jeu tendre et plein d’humour

pour parler des différences

et de l’amitié. À 14 h 15 au

théâtre Lutéva. Dès trois

ans. Tarif unique : 4 €.

Rens. : 04 67 88 86 44.

JUSQU’AU 13 NOVEMBRE

BAILLARGUES

Cinéma d’animation

Premier festival du sud de la

France consacré à l’animation,

le 26 e festival international

de cinéma d’animation

fait la part belle aux arts

plastiques, de la peinture

animée à la BD. Avant-premières,

films rares, invités,

MINERVE

Promenade

inédite

Découverte du patrimoine

naturel et humain du causse

de Minerve. Départ à 10 h au

domaine départemental de

Vieulac. Repas tiré du sac.

Rens : 06 71 71 12 76.

JEUDI 3 NOV.

MONTPELLIER

Café et vidéo

Guérison de R. Dalnoky,

P. Mustelier et C. Philibert.

Santé, guérison, maladie…

MÈZE

Musique classique

Concert de l’Orchestre national

de Montpellier Languedoc-Roussillon.

À 20 h 30 à

l’église Saint-Hilaire.

Tarif : 6 € et 10 €.

Rens. : 04 99 04 02 05.

LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L’HÉRAULT – 1000 RUE D’ALCO – 34087 MONTPELLIER CEDEX 04

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