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LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT

n°203

JUIN 2011

herault.fr

6 /

RENCONTRE

AVEC

PIERRE ETAIX

A nous

les grands

espaces

24 /

QUI SERONT

LES VINCŒURS ?

34 /

MÉTIER :

RANDO-PISTEUR


PISTES CYCLABLES • 20 SAUVER LES BÉBÉS POISSONS • 10

ON TOURNE À LAMALOU • 40

UNESCO : LE LARZAC RETIENT SON SOUFFLE • 26

NINO BALIARDO • 42

1 000, rue d’Alco 34087 Montpellier. Tél. : 04 67 67 74 41. Fax : 04 67 67 72 71.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Pierre Maurel. DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION :

Florence Combes-Boulard. RÉDACTEUR EN CHEF : Vincent Girard. RÉDACTION : Claire

Vincent, Jean-David Bol, Valérie Pépin-Pérez, Arnaud Tarroux, Florence Combes-

Boulard, Vincent Girard et Agence JAM. PHOTO : C. Agrinier (24, 25, 28, 33, 43,

47) ; C. Cambon (01, 14, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26,42) ; O. Mas

(13, 15, 23, 24, 25, 26, 27, 29, 30, 32, 35, 39) ; Hérault Tourisme (05) ; Eric

Jondreville (09) ; F. De Bailliencourt (14) ; Fish’Eye : 19, 36, 37) ; C. Guémar

(23) ; T.Rothé (34, 35) ; A. Champallier (40, 41) ; P. Schwartz (45) ; G. De Murcia (46) ; M. Castro

Prieto/Agence Vu (47) ; P.Bialy (48) ; Sylvie Goussopoulos (48) ; J-D. Bol (12) ; DR (7, 10, 11, 14,

24, 29, 30, 46). PHOTOTHÈQUE : Danielle Iacoponelli. INFOGRAPHIES : Aline Lugand. DESSIN : Aurel. CRÉA-

TION : Lowe Stratéus. MISE EN PAGE ET PHOTOGRAVURE : Atelier Six. IMPRIMERIE : Imaye Graphic. Imprimé

dans le respect de la charte sur les déchets, les produits dangereux et toxiques sur papier issu de forêts

gérées durablement.

DISTRIBUTION : La Poste - Médiapost. CONTRÔLE DE DIFFUSION : Feedback. ISSN : 1155-1259.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SOMMAIRE 03

4 ENTRETIEN

6 L’INVITÉ Pierre Etaix

8 DES CHIFFRES ET DES MOTS

9 L’HÉRAULT

EN MOUVEMENT

10 AGIR POUR DEMAIN Opération Biorestore

12 ACTIONS Insertion : la clause qui marche

14 EN BREF

16 LES CLEFS POUR COMPRENDRE

Pourquoi tous ces dinosaures dans l’Hérault ?

17 ÉLUS SUR

LE TERRAIN

18 UN ÉLU/UN CANTON Yvon Bourrel

20 L’ACTION EN IMAGES Des pistes cyclables, pour quoi faire ?

22 RENCONTRE Christian Jean

24 C’EST VOTÉ Trophées Vincœurs

27 CARTE EN MAIN Le Lunellois

28 FACE-À-FACE Tourisme, comment valoriser mon canton ?

30 CELA FAIT DÉBAT Peut-on tout rendre public ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

33 GENS D’HÉRAULT

34 PORTFOLIO Les rando-pisteurs

36 ILS AGISSENT À Causse-de-la-Selle

38 AVENTURE CITOYENNE Corinne Fabre

40 AVENTURES COLLECTIVES Ciné à Lamalou

42 AVENTURE SINGULIÈRE L’histoire d’El Nino

44 QUESTION DU NET Faut-il fermer les centrales nucléaires ?

45 SORTIR

48 LES BONS PLANS

LE MOIS

PROCHAIN

DANS VOTRE

MAGAZINE

Magazine spécial été

Des randonnées sous

l’eau Petits et grands

festival Ramer sans

galérer Partout

l’Hérault fête ses

vins Se faire peur en

toute sécurité Tous

les secrets de l’olive

Pour que personne ne

soit exclu des beautés

de l’Hérault : tourisme

et handicap Tour de

France ou petit tour

dans la garrigue,

c’est la fête du vélo

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


04 ENTRETIEN

« C’EST AVEC DES IDÉES NOUVELLES que nous sortirons la viticulture héraultaise de la mauvaise passe qu’elle traverse. »

« Le vin est notre exception

culturelle »

Avec l’opération Vincœurs,

le Département communique sur les vins

et les viticulteurs de l’Hérault pendant

tout l’été. André Vezinhet, président du

Conseil général, explique la démarche.

Le Département a décidé de créer un concours

pour la filière viticole, intitulé Vincœurs. Encore

un concours ?

Ce n’est pas un concours de dégustation. Il en existe

déjà beaucoup et puis nous n’aurions pas de légitimité

dans ce domaine. C’est au contraire un événement

totalement unique puisqu’il est dédié à l’innovation

en viticulture (*). Il s’agit de mettre en valeur des

bonnes pratiques, des démarches originales et qui

marchent. Nous pensons que c’est avec des idées

nouvelles que nous sortirons la viticulture héraultaise

de la mauvaise passe qu’elle traverse.

Ce concours met aussi en avant le respect

de l’environnement…

Le développement durable est le socle de nos politiques

départementales depuis 10 ans. Nous voulions

donc encourager ceux qui sont particulièrement

actifs dans ce domaine. On pourra découvrir que de

très nombreux acteurs de la viticulture se préoccupent

de l’impact de leur activité sur l’environnement.

De la réduction des traitements phytosanitaires à la

filtration des effluents par des bambous, en passant

par les mesures de protection de la biodiversité, il y a

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


05

beaucoup d’exemples à suivre, sachant que le

Conseil général participe souvent au financement

de ces actions.

Vous lancez en parallèle cet été une grande campagne

sur les vins de l’Hérault. Est-ce simple de communiquer

dans le cadre de la loi Evin ?

Très difficile, car la loi ne fait pas de distinction entre le

vin - qui est pour moi un élément culturel, lié à l’alimentation

- et les alcools forts, fabriqués par de grandes

multinationales qui ont les moyens de contourner la

loi. Pour le monde entier, le vin français est synonyme

de plaisir, de convivialité, de bien-vivre. Et ici, en France,

si vous utilisez ces mêmes termes pour parler de nos

produits, vous pouvez être traîné devant les tribunaux.

Vous demandez donc un aménagement de la loi Evin ?

Tout à fait, avec mes collègues parlementaires Kléber

Mesquida et Robert Tropéano, nous portons cette parole,

que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Sénat.

C’est une idée qui doit faire son chemin. Il y a 30 ans, le

cinéma français a su faire reconnaître son exception

culturelle pour être protégé. Et cela a marché. Le vin

français, vieux de 2 000 ans, doit pouvoir lui aussi

prétendre à cette exception culturelle.

L’arrachage des vignes continue dans l’Hérault.

N’est-ce pas le plus inquiétant ?

Oui. Nous perdons à chaque fois un peu de notre

potentiel de production. Et puis, il y a l’impact sur les

paysages et notre identité. Le paysage du Languedoc,

c’est la vigne, pas la friche. Le meilleur moyen de lutter

contre l’arrachage, c’est d’avoir une génération

qui reprend les exploitations. Aujourd’hui, il n’y a pas

de relève. Il faut encourager les jeunes à s’installer.

Pour les attirer, je crois que la profession doit

notamment travailler sur son image, qui reste un

peu désuète. C’est notre intention avec le concours

VinCœurs : montrer la modernité du métier de vigneron,

les possibilités de passerelle entre le monde du

vin et celui de l’art, du tourisme, des nouvelles technologies.

Aujourd’hui le vigneron n’est pas seul dans sa

cave, il est connecté au monde.

Vous revenez justement d’une mission en Chine,

consacrée à la viticulture. Comment aidez-vous les

vignerons héraultais à conquérir ce marché ?

Avec Hérault Tourisme, nous avons monté une grande

opération dans les linéaires des grandes surfaces

chinoises. Avec un importateur de vins sur place, une

formation a été dispensée à cent cinquante animatrices

de vente pour qu’elles puissent parler directement

au consommateur de nos vins, mais aussi de nos

paysages, de notre culture. 50 000 bouteilles ont été

vendues pendant cette opération qui aura aussi des

retombées touristiques sur la destination Hérault.

(*) Présentation du concours p 24.

LE MOIS DERNIER

A Shangai, avec des vignerons héraultais,

André Vezinhet a participé à l’opération

« Vin et tourisme en Hérault », organisée

dans les grandes surfaces chinoises.

Objectif : promouvoir la destination Hérault

à travers la culture du vin et les paysages

de notre département.

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


06 L’INVITÉ

PIERRE ETAIX

“Faire rire ? « Une

entreprise folle ! »”

COMÉDIEN AVEC FELLINI, LOUIS MALLE, OSHIMA, gagman pour Jacques Tati, à

83 ans, Pierre Etaix remonte sur scène. Après 20 ans d’absence, le clown éternel

est à l’affiche du Printemps des Comédiens dans Miouzik Papillon.

Tout au long de votre carrière,

vous avez été clown, réalisateur,

dessinateur, gagman, magicien,

affichiste, acteur, scénariste …

Qu’êtes-vous avant tout ?

— Un clown avant tout, c’est

évident ! En fait, ça contient tout

le reste. Mais il faut relativiser,

ce sont des choses que j’ai faites

et auxquelles je suis resté fidèle.

Mais je ne suis expert en aucun de

ces domaines.

Vous retrouvez les traits de Yoyo

dans Miouzik Papillon, que vous

jouez depuis janvier 2010 après

une longue absence. Le programme

du Printemps des Comédiens

parle même de résurrection.

C’est à ce point-là ?

— (Rires) C’est vrai que lorsqu’on

est au rang des oubliés pendant

vingt ans, on peut dire ça ! Mais

je n’ai jamais cessé de travailler.

J’ai fait beaucoup de choses, sauf

celles qui me tenaient vraiment à

cœur : quatre projets de films. Il y

en a même un, Nom de Dieu, qui

m’a accaparé pendant huit ans.

Mais rien ne s’est fait, à cause de

l’échec du Pays de cocagne, resté

dix jours à l’affiche. À l’époque

(1971, ndlr), il avait déchaîné les

passions des critiques (qui ne lui

pardonnèrent pas son constat

amer de la société post-68, ndlr).

Depuis, mon producteur n’a plus

voulu me faire tourner.

Vous jouez Miousik Papillon

aux côtés de votre femme chanteuse,

et de votre fils batteur.

Faire ce retour en famille, c’était

sécurisant ?

— C’est tout à fait accidentel ! À

l’origine, rien n’était prévu comme

ça, je n’ai jamais d’idées toutes

faites. Remonter sur scène faire

le clown était l’envie principale.

J’aime le jazz et ma femme chante

admirablement bien. C’est un

patchwork inédit, un spectacle

de cette nature-là n’existe pas ! Le

résultat est tout à fait probant.

On a beaucoup parlé d’un soi-disant

rôle social des humoristes,

sorte de « distracteurs » d’une

société désenchantée. Avez-vous

le sentiment d’avoir un rôle ?

— Non, je n’ai pas de rôle. Je ne

m’accorde aucune importance

et je me garderai bien de donner

une leçon à qui que ce soit. Je ne

peux que porter un regard sur ce

que je vois, et ça a des conséquences.

Tout ce qui se passe dans la

société peut avoir une influence.

Il y a des choses qui m’ulcèrent,

sur le plan politique et social.

L’usage que l’on fait de la télé, par

exemple, c’est ma première ulcération.

Quand je vois les dégâts

causés sur toute une génération,

cet abêtissement. Ça entraîne

une acceptation des choses, alors

qu’il ne faut pas se laisser avoir, se

laisser piéger.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


« Le cirque

voyage partout,

il doit pouvoir s’exprimer

partout. C’est pourquoi

l’humour visuel est

capable de passer les

frontières. »

Dans notre société actuelle, est-il

encore possible de faire rire en

faisant le clown ?

— C’est une entreprise folle !

Molière disait : « C’est une étrange

entreprise que celle de faire rire

les honnêtes gens. » C’est vrai :

certains sont sensibles au comique

de verbe, d’autre à la satire. Un jour,

j’ai entendu quelqu’un dire que

Laurel et Hardy étaient deux imbéciles.

Je ne suis pas d’accord ! Moi

ce qui me fait rire, c’est comment

marche Sarkozy. Il n’a pas appris à

marcher, c’est évident !

ACTUALITÉ

Un jeune spectacle et un vieux film

pour (re)découvrir Pierre Etaix.

MIOUSIK PAPILLON EST UN SPECTACLE DE

MUSIC-HALL comme on n’en fait plus en

France depuis bien longtemps. Dans

ce spectacle, Pierre Etaix reprend

les traits de Yoyo, personnage qu’il

avait porté à l’écran dans le film

du même nom en 1964. Son chefd’œuvre,

pour beaucoup. Mais des

déboires juridiques ont privé ses

films de toute exploitation pendant

près de 20 ans. Ces procédures enfin

terminées, les films d’Etaix peuvent

retrouver leur public, comme c’est

le cas pour Yoyo, au programme

du Printemps des Comédiens, une

comédie rythmée, à mi-chemin entre

Chaplin et Tati.

Miouzik Papillon : Vendredi 17

et samedi 18 juin à 20 h, sous le

chapiteau-théâtre du Domaine d’O,

à Montpellier. Tarifs : de 11 € à 28 €

Yoyo : samedi 19 juin à 22 h,

à l’amphithéâtre d’O.

Tarif unique : 5 €.

Infos et réservations : 04 67 63 66 66.

N°203 – JUIN 2011

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08 DES CHIFFRES ET DES MOTS

11

LIEUX D’EXPO dans toute la ville

de Sète, pour le Rendez-vous

photographique,

du 2 au 19 juin. Infos : www.

imagesingulieres.com

BANG

LE DÉTECTEUR DE PARTICULES

envoyé dans l’espace pour

percer les mystères

du Big bang embarque

un GPS conçu par le CNRS

de Montpellier.

BIEN !

LE LABORATOIRE CRIIREM a rendu

les résultats de sa campagne

de mesures des ondes wifimax,

sur le réseau Num’Hér@ult. Une

campagne indépendante : ni les

sites, ni les dates de mesures

n’ont été communiqués

par le Criirem. Résultats : la

valeur maximale enregistrée

reste 30 fois inférieure aux

recommandations des Robins

des Toits et 3 050 fois inférieure

à la norme. Plus de détails

sur herault.fr

PAS BIEN !

EN FRANCE, LA PROSTITUTION

VOLONTAIRE DES MINEURS

se développe de façon

inquiétante. Ces jeunes,

voulant souvent satisfaire leurs

désirs de consommation, ne

réalisent pas les conséquences

sur leur personne tout entière.

L’ACPE, Association contre

la prostitution des enfants,

continue sa campagne

pour convaincre mineurs

et « clients » que c’est

inacceptable.

FACILE

LES PARENTS DE COLLÉGIENS demi-pensionnaires peuvent

désormais déposer en ligne leur formulaire d’aide aux repas.

L’aide va de 0,55 € à 1,10 €.

Rendez-vous sur : www.herault.fr/jeunesse/restauration-scolaire

RANDO BIO

ATTENTION, VOUS AVEZ JUSQU’AU 10 JUIN pour vous inscrire

à la 2 e Rando bio Hérault, qui aura lieu le dimanche 26 juin au prieuré

Saint-Michel-de-Grandmont, dans la commune de Soumont, près

de Lodève. Une rando bio, kézako ? Il s’agit d’un parcours de difficulté

moyenne, 11 km et 390 m de dénivelé, au cours duquel des stands vous

proposent de vous requinquer avec des produits bio. Sablés, cakes

et jus de fruits pour commencer, puis grillades, légumes, fromages

et vins à la mi-journée. Les départs échelonnés se feront de 9 h à 10 h.

Puis, de 12 h à 17 h : un marché bio et la visite du prieuré,

avec un tarif spécial Rando bio Hérault. Attention : places limitées !

Tarifs : 15 € par adulte et 5 € pour les enfants de moins de 12 ans.

Inscriptions : www.bio34.com, rubrique agenda.

33

LE 9 JUIN, Réseau ferré

de France sensibilise les

automobilistes à la sécurité

du passage à niveau n° 33,

à Baillargues.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’HÉRAULT EN

MOUVEMENT

09

Des actions concrètes, des sujets d’actualité, des éclairages différents

sur un problème à résoudre , des chantiers en cours, des acteurs de terrain,

des questions que vous vous posez.

10 AGIR POUR DEMAIN Opération Biorestore

12 ACTIONS Insertion : la clause qui marche

14 EN BREF

16 LES CLEFS Pourquoi tous ces dinosaures

dans l’Hérault ?

ZOOM

Place de la Comédie,

le 13 mai.

Mobilisation

pour les 500 jours

de détention des journalistes

Stéphane Taponier et

Hervé Guesquière.


10 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

CETTE POST-LARVE d’un centimètre pêchée au large du Grau-d’Agde est un futur sar.

Sauver des bébés poissons

pour repeupler la mer

Préserver la biodiversité ou anticiper

les ressources en mer ? Quel que soit

l’objectif, le projet BioRestore® part

à la pêche des post-larves

pour la deuxième année consécutive.

Poisson ? C’est pas une vie ! Au total, 99 % des post-larves

- stade d’évolution entre la larve et le juvénile – se font

manger par des prédateurs au cours de leur installation

sur la côte méditerranéenne. Un constat à l’origine du

projet BioRestore® : il consiste à prélever ces post-larves

- toutes espèces confondues – et à les faire grandir en

nurserie à Marseillan. Une fois le stade juvénile atteint,

les petits poissons font leur come-back en mer. Ce projet

de 187 000 € associe la société Ecocean, la Lyonnaise des

eaux, l’Université de Perpignan, Oseo LR et le Conseil général

de l’Hérault (subv. : 37 500 €).

À la technique... Ecocean !

Pour pêcher les post-larves, il faut un matériel spécifique.

C’est le savoir-faire d’Ecocean (cf. p 11). Les prélèvements

sont réalisés à moins de 3 milles nautiques des côtes

du Grau-d’Agde par un pêcheur, Jean-Marie Combas.

« La faune et la flore en Méditerranée ont déjà beaucoup

souffert de la pollution, de la pêche intensive. Et nous

trouvons de moins en moins d’espèces..., déplore-t-il. Il

est important d’essayer de protéger la biodiversité. »

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AGIR POUR DEMAIN 11

« Restaurer et surveiller

la biodiversité marine »

Gilles Lecaillon président d’Ecocean, Montpellier

Quelle est votre

et élever les post-larves

Est asiatique… Avec des

où la mer est pas mal

spécificité ?

en nurserie.

valorisations différentes

dégradée autour des

On a breveté notre pro-

La technique de

de BioRestore® comme

Palm Islands. Et on

pre engin de pêche, le

captage est-elle valable

le marché de l’aquario-

a obtenu un co-finance-

Care®, utilisé à Agde : un

partout ?

philie marine et celui du

ment de la Fondation

petit piège dans lequel le

Ça fait 8 ans qu’on existe

poisson de bouche.

de la recherche pour

poisson va se cacher vo-

et 12 ans que je travaille

En parallèle de BioRes-

la biodiversité afin de

lontairement après avoir

sur cette problématique

tore®, quoi d’autre ?

réaliser le premier guide

été attiré par la lumière.

en milieu tropical, dans

Nous sommes en

d’identification

Notre savoir-faire consis-

le Pacifique, l’Océan in-

contact avec des clients

de la diversité marine

te aussi à identifier, trier

dien, les Caraïbes, le Sud-

aux Émirats arabes unis,

en post-larves.

L’an dernier, les post-larves pêchées entre avril et septembre

ont été dorlotées pendant plusieurs mois avant

de retourner en mer dans des habitats d’émancipation®.

Un accompagnement pris en charge par le Dr Philippe

Lenfant (cf. ci-contre).

Et au fait, à quoi ça sert ?

Soyons clair, BioRestore® n’a pas pour objectif d’augmenter

à court terme le nombre de poissons en mer. Il

consiste à maintenir la biodiversité, mieux connaître le

cycle de vie des poissons pour mieux les gérer… Les résultats

pourraient par exemple servir à faire de la « prospective

halieutique ». C’est-à-dire : en prélevant les post-larves,

on peut anticiper les stocks de poissons adultes par

espèce dans les deux ans à venir. Ces données, une fois

transmises aux pêcheurs, leur permettraient d’orienter

leur pêche sur tel ou tel poisson de manière à maintenir

la biodiversité. Une idée qui séduit Jean-Marie Combas :

« Ce serait un bon plan de connaître quels poissons

seront menacés. Ça ne nous empêchera pas de pêcher

d’autres espèces ! » Voilà qui est parlé.

SCIENCES

Le devenir des juvéniles

Congres, oblades, sars… Grâce au marquage en

nurserie, Philippe Lenfant, chercheur à l’université

de Perpignan UPVD CNRS Cefrem, suit

l’évolution des juvéniles relâchés : « On observe

au fil du temps si la densité reste supérieure

à l’endroit où on a réimplanté les poissons,

pour voir si les habitats qu’on leur offre, leur

vont bien au niveau écologique. »

Interviews, vidéos, photos sur Herault.fr

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


12 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

POUR LE MOMENT, Julie recouvre des livres, mais elle aimerait beaucoup travailler en bibliothèque.

Insertion : la clause qui

ouvre le marché de l’emploi

LE DÉPARTEMENT UTILISE LA CLAUSE

SOCIALE DANS SES APPELS D’OFFRE.

Qu’est-ce que c’est ? Est-ce que

ça marche ? Réponses et exemples.

Parmi elles : la clause sociale. C’est très simple : quand

le Département lance un appel d’offres pour un marché

public, il impose aux entreprises candidates qu’une

partie du volume horaire de travail soit réservée à des

personnes à la recherche d’un emploi et allocataires du

Revenu de solidarité active (RSA).

Il y a des termes qui sonnent comme des gros mots. À

peine les entend-on que s’insinuent dans nos pensées

toutes sortes de clichés tenaces. Quel dommage que

pour beaucoup, le mot insertion en fasse partie. Parce

qu’à la base, l’insertion n’est ni plus ni moins qu’un coup

de pouce. Une aide proposée aux personnes qui malgré

tous leurs efforts, ne parviennent pas à (re)trouver un

travail. Il existe plusieurs manières de faire de l’insertion.

De l’insertion au CDI

Belle histoire que celle de Mohamed Maliki. Bac STT

en poche, le jeune homme démarre un BTS Transports

mais arrête avant la fin. Comme beaucoup de jeunes

sans qualification, il se tourne vers l’interim et enchaîne

les missions. « Je voulais travailler, je prenais même

des missions d’une heure ou deux pour décharger des

camions », se souvient Mohamed. Puis il décide de se

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ACTIONS 13

réorienter dans le bâtiment. Il cherche des formations

et trouve celle de coffreur avec le GEIQ BTP, le groupement

d’employeurs pour l’insertion et la qualification.

Cette formation d’un an passe obligatoirement par

l’obtention d’un contrat de professionnalisation avec

une entreprise. C’est avec Sogea qu’il le signe. En mai

dernier, ce contrat a pris fin. Et comme Mohamed Maliki

est quelqu’un de sérieux, Sogea a décidé de le garder. En

CDI (lire interview ci-contre).

Le plastique, c’est fantastique

Autre exemple, autre métier. Chaque année, la Direction

départementale du livre et de la lecture met en circulation

des centaines de nouveaux ouvrages. Pour augmenter

leur durée de vie, elle les fait plastifier par des prestataires

extérieurs. En 2009, elle a intégré pour la première fois

une clause sociale dans son appel d’offres. C’est l’entreprise

d’insertion la Gaminerie, à Montpellier-Figuerolles,

qui a remporté le marché. Julie, chargée de cette mission,

peine à trouver du travail, car ses seize années d’expérience

dans la confection textile à Madagascar ne sont

pas reconnues. « J’aime le contact avec les livres, confie

Julie, j’aimerais beaucoup travailler en bibliothèque. »

C’est tout ce qu’on lui souhaite !

« Comme on dit :

celui qui veut, il trouve »

Mohamed Maliki

Recruté en CDI par Sogea.

Dans quel état d’esprit

avez-vous commencé

votre formation dans

le BTP ?

Pour moi, l’objectif était

le CDI. J’ai enchaîné les

petits boulots et j’en

avais assez. Alors je me

suis renseigné sur les

formations, j’ai fait des

recherches. Et après,

comme on dit : celui qui

veut, il trouve.

Quelles sont les qualités

nécessaires pour travailler

dans le BTP ?

Le sérieux, l’assiduité,

c’est très important.

Des fois, il faut arriver

très tôt, des fois on part

tard. Il faut être sociable

aussi, pouvoir supporter

tous les caractères.

Maintenant que vous

êtes en CDI, vous avez

des projets ?

C’est sûr que maintenant,

je peux me projeter

dans l’avenir. Je sais ce

que j’aurai à la fin du

mois. J’ai envie d’acheter

un appartement, de

fonder une famille…

VRAI / FAUX

VRAI

Il n’y a aucune honte

à bénéficier du RSA.

Il peut s’agir du voisin,

de la cousine, de la

personne qu’on aime…

Personne n’est à l’abri

d’un accident de la vie :

un divorce, un échec,

un problème de santé…

Le genre d’événement

qui peut soudainement

toucher de plein fouet

les ressources du foyer.

Même une reprise d’activité

peut ne pas suffire.

C’est pourquoi le RSA peut

se cumuler au salaire.

Conditions et simulation

sur www.rsa.gouv.fr

FAUX

En faisant de l’insertion,

le Département

fait la même chose que

Pôle Emploi.

Leurs missions sont complémentaires.

Pôle Emploi

reçoit et conseille les

personnes que rien n’empêche

de rechercher un

emploi. Le Département

accompagne plutôt les

personnes qui rencontrent

des obstacles dans la

recherche même : manque

de mobilité, garde d’enfant,

etc. Son rôle est

d’aider ces personnes à

lever les freins qui les

empêchent à terme de

trouver un emploi.

50 000

heures de travail

réservées à

l’insertion en 2010,

grâce aux clauses

sociales. Ce sont…

100

personnes environ

qui ont retrouvé un

emploi l’an dernier.

N°203 – JUIN 2011

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14 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT

LECTURE

TOUCHEZ !

La Médiathèque départementale

organise un concours de livres de

création, ces livres uniques aux

formats et aux contenus originaux

(peinture, relief, imprimés…).

Concours ouvert aux candidats

seuls ou en groupe, jusqu’au 29

juillet. Thème : les gourmandises.

Infos et inscription : 04 67 62 71 00.

ENVIRONNEMENT

LES JACHÈRES FLEURIES,

BONHEUR DES ABEILLES

MUSIQUE

PALMARÈS

Ils sont quatre cette année !

Quatre groupes sélectionnés par

Hérault Musique et Danse pour

sa 7 e édition de 34 Tours : ÖfÖ Am

(photo), Reverso Mecanic,

Mr Blackstone et Fausta.

Ces groupes seront accompagnés

dans leur professionnalisation

et leurs tournées.

Infos : heraultmusiquedanse.fr

Des jachères fleuries pour renforcer

la biodiversité, lutter contre

le recul agricole, les risques d’incendie

et l’invasion des garrigues

par le chêne kermès : en voilà une

bonne idée ! Adoptée par quelques

communes pionnières en la

matière, l’idée a fait son chemin.

Avec l’aide du Département, des

hectares de garrigue ont été

labourés et semés de fleurs d’espèces

mellifères et résistantes,

sélectionnées par les apiculteurs

pour développer la pollinisation

et permettre l’implantation de

ruchers pour la production de

miel. Ainsi, Poussan, Villeveyrac,

Loupian et Montbazin ont signé

une convention avec « L’Abeille

héraultaise » pour que l’implantation

de ruchers permette d’accroître

la diversité des espèces.

Une initiative relayée aussi sur un

plan pédagogique, avec la participation

des enfants des écoles.

Ainsi, à Villeveyrac, 70 enfants ont

participé à la plantation de haies

de près de 700 arbustes mellifères,

en lisière des jachères. Une

expérience qui permet non seulement

d’entretenir les garrigues

et de lutter contre les incendies,

mais aussi d’offrir aux abeilles,

dont le nombre diminue, un

nouvel environnement plus riche

et plus accueillant.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


A l’affiche

Opérette

L’affichage départemental

évolue. Le contrat

conclu avec l’entreprise

Pisoni va permettre de

présenter les campagnes

du Conseil général sur

des panneaux neufs, de

format adapté au paysage

urbain. Le marché prévoit

le versement au Département

d’une redevance.

Résultat : une communication

gratuite pour le

contribuable sur plus de

400 panneaux. Lors des

prochaines semaines,

vous verrez le long des

routes le démontage

des anciens panneaux et

l’installation du nouveau

mobilier urbain.

n

Affichage en cours : pour sa nouvelle création,

Folies d’O a choisi le grand succès de

Franz Lehar.

Collèges

À lire

Le 6 e Prix littéraire des collégiens

va à deux romans : La Douane

volante, de François Place, entre

roman fantastique et récit initiatique,

et Au service du Mal, de Jean-

Marc Deville : l’histoire, au Moyen-

Âge, d’un rejeton de sorcière qui

fera tout pour rester détestable.

Des livres pour l’été !

et aussi…

La France

en courant

Ils sont huit coureurs

héraultais à

s’élancer pour ce

« Tour de France »

de la course à

pied qui aura

lieu du 16 au 30

juillet. Le départ

se fera de Mireval,

le tracé va

traverser 28 villes

étapes jusqu’à

Bernay, dans

l’Eure. Objectif

de cette équipe

héraultaise :

soutenir la Ligue

contre le cancer.

Infos : mont

pellierfec2011.

blogspot.com

Fête dans

l’assiette

Le Civam Bio 34

organise la 1 ère

Fête de la bio à

Murviel-lès-Montpellier,

le dimanche

19 juin, de 9 h

à 19 h 30. Au programme

: marché

bio, animations

et conférences

toute la journée.

L’Hérault est le

en bref 15

Parc naturel

L’enquête

Le Haut-Languedoc remet en jeu

son titre de parc naturel régional.

Le nouveau projet est soumis à

enquête publique jusqu’au 6/07. Les

habitants du parc et ceux des communes

qui aspirent à le rejoindre

(Minervois, Lunas…) peuvent s’exprimer

sur le registre d’enquête.

Détails sur www.horizon2021.fr

4 e département

bio de France :

435 producteurs

référencés, en

progression de

40 % entre 2008

et 2009. Entrée

gratuite (réservations

sur place

pour les animations).

Plus d’infos :

www.bio34.com

Polar

à l’abbaye

Il récidive. Yves

Desmazes, l’ancien

officier de

police à Montpellier

et auteur

à succès, sort un

nouveau roman :

Les Larmes de

Maguelone. L’histoire

se déroule

dans l’abbaye

du même nom,

à Villeneuve,

lors d’une série

de concerts de

musique sacrée.

Un archéologue,

musicien à ses

heures, meurt

après avoir avalé

une hostie empoisonnée…

exactement

comme le comte

évêque de

Maguelone

au XIII e siècle.

Coïncidence ?

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


16 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT LES CLEFS POUR COMPRENDRE

C’est un mystère : un jour, les dinosaures ont disparu, pourquoi ? Mais ces

énormes reptiles à quatre pattes ont laissé des traces, là, juste sous nos pieds…

Pourquoi trouve-t-on autant

de restes de dinosaures

dans l’Hérault ?

Le département serait-il

Héraultic Park ? Les dinos

furent-ils les premiers

Héraultais ? Posons la

question à Alain Cabot,

directeur du musée-parc

des dinosaures à Mèze :

« Les dinosaures ont peuplé

toute la Terre pendant

180 millions d’années, à

l’ère secondaire (Hou, là,

c’est loin !). Ceux que nous

avons trouvés vivaient là

de - 70 à - 65 millions d’années.

» En principe, les restes

devraient se trouver à

2 ou 3 km de profondeur.

Mais comme on est des

petits vernis ici, lorsque

les Alpes et les Pyrénées

La citation

« L’eau que vous buvez

a été pissée six fois

par un diplodocus. »

Paul-Emile Victor

P16A

ont voulu prendre de la parc a ouvert dans la

hauteur, entre les deux, foulée, pour financer les

les couches se sont compressées

et redressées, ici des sites non ou peu

fouilles à venir. « Il y a

« créant un affleurement exploités, Teyran, Jacou,

des terrains du Crétacé, Montarnaud, Argelliers,

de Toulon à Toulouse ». Cruzy, et un site où il y a

Avec Mèze comme centre des fouilles, Quarante. »

de ce monde. C’est là Va-t-on enfin résoudre le

qu’en 1996, Alain Cabot a mystère de la disparition

découvert un gisement des dinosaures ? « Pas

d’œufs de dinos, des os, pour l’instant ! Il y a de

des fossiles animaux nombreuses théories,

(mammifères, poissons, éruptions volcaniques,

tortues) et végétaux. Le météorites, changements

Espèce

de dino !

A Mèze, on a découvert

une nouvelle espèce de

dinosaure, « On compte

plus de 1 000 espèces

sur la planète ! »

Raison de plus pour y

aller : musée-parc (sous

les pins) entre Mèze

et Montagnac. Ouvert

tlj en juin 14 h-18 h, en

juillet-août 10 h-19 h.

Entrée 8,50 €,

enfants 7 €.

Rens. 04 67 43 02 80.

www.musee-parcdinosaures.com/

climatiques, on penche

plutôt pour plusieurs

facteurs simultanés.

C’est ce qui pourrait

arriver aux hommes.

Ça vaut donc le coup de

s’y intéresser ! »

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


ÉLUS SUR

LE TERRAIN

17

Des décisions qui changent notre quotidien, des élus que l’on croise sur le terrain,

des débats, des portraits, des prises de position, des choix politiques expliqués.

C’est l’actualité des 49 élus du Département.

18 UN ÉLU/UN CANTON Yvon Bourrel

20 L’ACTION EN IMAGES

Des pistes cyclables, pour quoi faire ?

22 RENCONTRES Christian Jean

24 C’EST VOTÉ Trophées Vincœurs

27 CARTE EN MAIN Le Lunellois

28 FACE-À-FACE Tourisme, comment valoriser

mon canton ?

30 CELA FAIT DÉBAT Peut-on tout rendre public ?

31 EXPRESSION LIBRE

32 CONSEILLERS JUNIORS

L’ÉVÉNEMENT

Coup de cœur pour le projet

voyage du collège de Marsillargues.

Pierre Maurel et Monique

Pétard remettent un chèque

de 3 000 € pour concrétiser

le rêve des jeunes.


18 ÉLUS SUR LE TERRAIN

YVON BOURREL

DANS SON CANTON

DE MAUGUIO

Aux portes de la Camargue : étangs, taureaux, environnement, développement

économique et durable, plages, aéroport international... Et encore ?

1

1 LA MOTTE DE MAUGUIO

Yvon Bourrel, conseiller général

depuis mars 2011, au sommet du

château d’eau de la Motte (1904).

2 L’ÉCOPARC DÉPARTEMENTAL

DE ST-AUNÈS 122 entreprises réliées

au haut-débit grâce à Num’hér@ult.

Photo : chantier Orchestra-Kazibao.

3 ROUTES EN CHANTIER

À l’ouest de l’aéroport, le rond-point

de Fréjorgues permettra de désengorger

la zone de fret. Travaux depuis

mai 2011. Coût : 500 000 €, dont un tiers

financé par le Département. Autre

projet : la ZA du Bosc à Mudaison

sera reliée à l’autoroute A9.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


UN ÉLU / UN CANTON 19

2

3

4

4 PLAGES ET LIDO

Objectif : préserver le littoral et améliorer

son accès, en favorisant les modes

de transport doux. Calèches le long des

Petit et Grand-Travers, navettes depuis

le parc expo, rampes d’accès…

Tout sera prêt cet été. Sans oublier

l’opération Lire à la mer !

Saint-Aunès

Mudaison

Lansargues

Candillargues

Mauguio

La Grande-Motte

Le canton de Mauguio

EN CHIFFRES

800

nouveaux logements

à Mauguio d’ici à 2012

(dont 20 % sociaux)

33 410

habitants

dans le canton

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


20 ÉLUS SUR LE TERRAIN

DES PISTES CYCLABLES,

POUR QUOI FAIRE ?

Pour faire du vélo, pardi !

Oui, mais encore ? On

peut en faire des choses à

bicyclette : aller au travail,

à la plage, au collège…

Dans l’Hérault, le nombre

de kilomètres de pistes

cyclables a triplé en

moins de dix ans.

« Désormais, le vélo est

une véritable alternative

à la voiture », se réjouit

Jean-Marcel Castet,

conseiller général

délégué aux transports.

Découvrez le tracé

des plus belles balades

dans l’Hérault à vélo,

téléchargeable sur

herault.fr, rubrique

routes et transports.

1• 2 ENTRE SAINT-GÉLY-DU-FESC

ET PRADES-LE-LEZ,

la piste cyclable serpente au milieu

de la garrigue et traverse des sousbois

de chênes verts. Parfois,

on aperçoit le pic Saint-Loup.

D’ailleurs, à mi-chemin, le collège

du même nom est également relié

à Montferrier-le-Lez par une bande

cyclable.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


L’ACTION EN IMAGES 21

1

3

4

EN CHIFFRES

450 km

d’aménagements

cyclables

dans l’Hérault.

10

collèges

ont déjà

leur réseau

cyclable.

2

3 LA VOIE VERTE Mèze/Balarucle-Vieux

offre une vue superbe sur

l’étang de Thau, ses tables à huîtres et

le mont Saint-Clair qui les surplombe.

4 IL EST DÉSORMAIS possible de

relier Carnon à La Grande-Motte à

vélo. Et de faire une pause en piquant

une tête !

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


22 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Ce Montpelliérain

qui aime son village

« Mon projet politique se résume à deux choses : l’emploi

et la jeunesse. C’est l’emploi qui donne vie au territoire

et c’est la jeunesse qui en assure l’avenir. »

Christian Jean, élu du canton de Claret.

Son histoire. « Mon village, c’est Claret. Ma ville, c’est

Montpellier. » Entre les deux, son cœur ne balance

pas. C’est même toute l’histoire de sa vie et l’un des

piliers de ses convictions. C’est à Montpellier que

naît Christian Jean. Issu d’une famille d’agriculteurs

partie à la ville, il a seulement 11 ans quand il entre à

l’internat. « C’était vraiment l’école de la vie », se rappelle

l’élu. Le bac en poche, il entre en fac de sciences

et achève son parcours universitaire par l’œnologie.

« J’épousais déjà la cause de la ruralité et de son terroir,

chère à mon père », reconnaît l’élu, avec le recul.

Après la fac, Christian Jean entre à la Chambre d’agriculture,

en tant que conseiller en agro-météorologie.

C’est dans ces années-là que s’éveille sa conscience

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


RENCONTRES 23

CHRISTIAN JEAN EN 5 DATES

1969 Je deviens conseiller 1980 je suis élu conseiller

en agro-météorologie général. Mon but : faire

à la Chambre d’agriculture revivre le canton

de l’Hérault.

qui a perdu la moitié

1976 mon père décède, de sa population.

je pressens que je dois 2009 la première bouteille

prendre le relais.

de Mas de Farjou sort

1977 je suis élu maire du chai familial.

de Claret à l’âge de 34 ans.

politique. « À ce moment-là, je mesure la place que

la solidarité doit avoir dans une société. » En 1971, il

décide d’adhérer au PS à la suite du congrès d’Epinay.

En 1976, son père décède brusquement, laissant le village

de Claret sans maire. Christian Jean entre alors au

conseil municipal.

Ses engagements.

Il est élu maire l’année suivante. Mandat dans lequel

il sera reconduit jusqu’en 2008, date à laquelle il préfère

passer le flambeau. « Il ne faut pas s’accrocher

indéfiniment », résume-t-il dans un sourire. Également

conseiller général depuis 1980, Christian Jean se voit

renouvelé dans ses mandats, élection après élection.

Son programme tient en deux mots : l’emploi et la jeunesse.

« C’est l’emploi qui donne vie au territoire et

c’est la jeunesse qui en assure l’avenir. » Ce territoire,

l’élu cherche à le préserver de toutes ses forces, mais

pas en opposition avec la ville. « L’un est indispensable

à l’autre, il faut trouver le juste équilibre », plaide

l’ancien Montpelliérain. Ses autres priorités : la maîtrise

de l’eau, les liaisons douces entre les communes,

la réhabilitation du patrimoine et la préservation des

paysages. Pour que (re)vive le territoire. Mais pas à

n’importe quel prix …

BOUZIGUES

ZONES LA-

GUNAIRES

Éco-lagunes : le Conseil

général, chef de file

du projet, a dévoilé les

résultats après deux

ans de recherches, en

présence de Christophe

Morgo, conseiller général

du canton de Mèze.

Interviews : herault.fr..

BÉZIERS

BOUQUET

FINAL

Au Domaine de Bayssan,

Jean-Luc Falip, président

de la commission

environnement, déve-

loppement durable,

agenda 21 et tourisme,

a décerné les prix du

concours « Cadre de

vie -Villes et villages

fleuris ».

LA GRANDE-MOTTE

COQUES DE

VILLAGE

Près de 16 000 visiteurs,

60 catamarans et trimarans,

dont 20 vendus !

Bilan positif pour le

salon international du

multicoque 2011, où

était présent André

Vezinhet, président du

Conseil général.

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


24 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Qui seront

les Vincœurs ?

LE CONSEIL GÉNÉRAL CRÉÉ la première édition

du concours Vincœurs. Objectif : mettre en lumière

ceux qui innovent et prennent des risques.

Encore un concours de vins ? Pas du

tout, et c’est ça l’originalité : le jury

ne débouchera aucune bouteille !

En revanche, il récompensera des

aventures individuelles culottées

et des cultures d’entreprise originales.

Trente candidats ont été

sélectionnés dans tout le département

de l’Hérault. Au préalable,

un réseau a permis d’identifier des

acteurs de la filière qui démontrent

leur capacité à revisiter les

pratiques. On trouve aussi ceux

qui sont en pointe des démarches

respectueuses de l’environnement

ou de l’aventure web, enfin ceux

qui se démarquent par une action

de solidarité.

Un concours sans tabous

Pour Henri Cabanel, vice-président

du Conseil général de l’Hérault en

charge de l’agriculture, « il s’agit

de sortir du discours trop souvent

défaitiste sur la situation de la viticulture,

qui peut devenir inhibant.

Au contraire, nous voulons montrer

que pendant la crise, beaucoup

s’en sortent grâce à des actions

innovantes. » Autre originalité et

pas des moindres, le concours a été

ouvert à tous les acteurs de la filière

(caves particulières, coopératives,

négociants, syndicats de cru) et on

retrouve aussi des associations,

des collectivités, des sites internet

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


C’EST VOTÉ 25

spécialisés, etc. Pas de chapelles,

pas de tabous, toutes les composantes

de la grande famille du vin

sont rassemblées. Le jury étudiera

bientôt les candidatures et choisira

sept lauréats. Composé de seize

membres, il rassemble des représentants

des organisations interprofessionnelles,

des journalistes,

des restaurateurs, des membres

d’associations œnologiques.

Médiatiser les expériences

La cérémonie de remise des trophées

se déroulera à Montpellier le

29 juin, dans les jardins du Mas d’Alco.

Pour Henri Cabanel, président du

jury : « Même si l’événement prend

la forme d’un concours, je considère

que les trente nominés sont tous des

modèles de bonnes pratiques. Ce

n’est pas toujours facile d’explorer

des voies nouvelles. On est parfois

critiqué, on peut se mettre à douter.

Alors, j’espère que cette première

édition des Vincœurs permettra de

conforter toutes ces expériences et

tous ces parcours. »

CE QUE ÇA CHANGE

Il n’y a pas de dotation financière pour les

lauréats. Mais chacun obtient la reconnaissance

de toute une filière. Un atout

qu’il pourra utiliser dans ses démarches

de communication et de marketing.

plus d’infos nominés et résultats le 29/06

sur herault.fr

Ça bouge

à la cantine

Changement de fourneaux pour

les collégiens de Bessan. Depuis

plusieurs années, le Sivom du

canton d’Agde assurait la préparation

et la distribution des repas au

restaurant du collège Victor-Hugo.

Il était jusqu’alors subventionné

par le Conseil général… qui change

de casquette à compter du 1 er

septembre 2011, en reprenant

les fonctions du Sivom, comme

annoncé par Pierre Maurel, viceprésident

délégué à l’éducation

pour tous. Comment cela va-t-il se

passer ? Les repas seront fournis

par l’unité de préparation culinaire

(UPC) d’Agde, la préparation et la

distribution réalisées par le personnel

départemental. Et voilà !

CE QUE ÇA CHANGE

Un tarif équitable. Les familles paieront

le prix de référence départemental,

soit 3,33 € par repas (jusqu’à fin 2011).

L’union

fait la force

La Drôme, le Gard, l’Ardèche et

l’Hérault s’associent pour réaliser

une étude juridique et technique

sur les conséquences de

l’exploitation des gaz de schiste.

Une collaboration initiée

par André Vezinhet, président

du Conseil général.

CE QUE ÇA CHANGE

Démontrer l’impact environnemental

de l’exploitation des gaz de schiste ;

partager les frais de l’étude.

C’est cadeau !

Kléber Mesquida, premier vice-président,

a proposé deder gratuitement

à la commune de Ganges

6 000 m 2 de terrains du Conseil général,

sur lesquels se trouve l’actuel Centre

de secours des sapeurs pompiers.

CE QUE ÇA CHANGE

L’extension de la caserne pourra se faire

sur les terrains attenants.

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


26 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Causses et Cévennes

au patrimoine mondial ?

LA FRANCE PRÉSENTE à nouveau la candidature des Causses et des Cévennes

au classement mondial de l’Unesco.

QU’EN PENSEZ-VOUS ?

« Une démarche

qualité avant tout »

Frédéric Roig

conseiller général du Caylar

Croisons les doigts. Le Comité du

patrimoine mondial de l’Unesco (1)

se réunit à Paris du 19 au 29 juin

pour choisir quels sites seront nouvellement

classés. Parmi les quarante-deux

postulants, le territoire

Causses-Cévennes qui englobe

le nord de l’Hérault. Déjà recalé

deux fois, faute de « cohérence »,

la France a donc revu sa copie :

l’agropastoralisme est devenu

l’élément clef de la candidature et

le périmètre du territoire à labelliser

a été réduit de moitié, soit

3 000 km 2 . Dans l’Hérault, restent

en lice seize communes dans la

« zone cœur » dont Le Caylar, Saint-

Maurice-de-Navacelles, Gorniès,

Montpeyroux... et 12 communes

situées en « zone périphérique »

dont Lodève et Ganges. Deux villes

qui en cas de labellisation - une 2 e

pour le département après celle du

Canal du midi ! - deviendraient les

« villes-portes » du territoire.

La liste du patrimoine mondial

compte aujourd’hui 911 biens dans

151 pays. Le but étant de conserver

ces territoires pour l’héritage

commun de l’humanité. Le dossier

Causses-Cévennes défendu par

Rama Yade obtiendra-t-il cette

année le précieux label ? Résultats

autour du 20 juin sur herault.fr.

(1)

Organisation des Nations unies

pour l’éducation, la science et la culture -

www.unesco.org/fr

« Le territoire du

causse du Larzac

est un bien remarquable

qu’il faut

préserver : des

grands espaces,

une agriculture

de qualité, les

démarches Natura 2 000 et environnementales,

qui font que c’est un paysage

naturel un peu sauvage. Ce label de

l’Unesco apporterait une plus-value

incontestable pour les professionnels

du tourisme et de l’agriculture. Ce serait

la reconnaissance de tout un travail

mené par les conseillers généraux, les

communes et les acteurs économiques.

Cela fait une dizaine d’années que l’on

court derrière cet objectif ! On y croit et

à la fois, on est inquiets par rapport au

projet d’exploitation du gaz de schiste…

Le permis de Nant est au cœur du périmètre

présenté au patrimoine mondial

et notre dossier pourrait être rejeté

à cause de cela. Le jury de l’Unesco

risque de pointer cette incohérence :

la France demande un classement du

territoire au patrimoine de l’humanité

et autorise en même temps une exploitation

qui risque de le dégrader.

Nous espérons que l’Etat nous libérera

de ce boulet. »

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


CARTE EN MAINS 27

PAYS DE

LUNEL

47%

des 115 000 € consacrés

à l’éducation à l’écocitoyenneté

sont financés

par le Département.

16 500 €

du Conseil général pour

financer la 2 e tranche

du « skate-park »

du stade Ramadier

à Lunel.

AIDE

Pour soutenir le Lunellois, le Conseil général

a signé, en 2009, un contrat à trois partenaires

avec la communauté de communes

du Pays de Lunel et la ville elle-même. Au

total, cela donne une subvention de plus

de 1 million d’euros facilitant l’engagement

de 3,8 M€ de travaux et d’investissements.

Une aide conséquente qui permet

d’agir dans des domaines aussi divers que

l’habitat, le développement économique,

l’environnement, etc. « Depuis 2004, souligne

Claude Barral, ce sont ainsi plus de

6,4 millions d’euros qui ont été apportés à

l’économie du territoire et au bien-être de

ses habitants dans le cadre de la politique

contractuelle du Département, tel le

financement de la médiathèque intercommunale

qui a ouvert le 6 février ou l’espace

muséographique d’Ambrussum. »

RÉALISATIONS

D’autant que l‘aide départementale ne

se limite pas au seul contrat en cours.

Plusieurs grands projets où le Conseil

général a eu toute sa place arrivent

à terme. « C’est le cas des travaux de

protection de la ville sur le Vidourle

ou de la mise en place d’un réseau de

transport intercommunal. »

PROJETS

On peut en souligner deux. D’une part,

la création l’an dernier du Symbo - Syndicat

mixte du bassin de l’Or – qui associe

30 communes du bassin versant à la

sauvegarde de l’étang de l’Or. L’autre est

la mise à 2x2 voies de la départementale

Lunel-La Grande-Motte.

« Plus de 6,4 millions d’euros

d’aide par le contrat

depuis 2004, ça compte ! »

CLAUDE BARRAL, membre de la commission permanente

du Conseil général, à propos du contrat de ville Département/ CCPL/Ville

ŒNOPOLE

« C’EST UN PROJET CONSIDÉRABLE. » Pour Claude Barral, « le futur

pôle œnotouristique en pays de Lunel représente une double chance

pour nos viticulteurs et notre tourisme ». A Saint-Christol, au cœur du

vignoble lunellois, un site accueillera les visiteurs qui y découvriront

la vigne à travers les âges. Ce lieu d’animation et de promotion de

l’ensemble du pays de Lunel sera le point de départ de plusieurs

itinéraires thématiques concernant les autres communes (circuit

historique, boucle des églises romanes, chemin des caveaux, des

capitelles, des manades…). De nombreuses activités sportives ou

ludiques seront également proposées aux touristes et habitants

(acro-branche, via ferrata, cheval…). Le projet aura coûté 5,4 M€ dont

presque 1,1 M€ en subvention du Conseil général.

Périmètre de la communauté

de communes du Pays de Lunel

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


28 ÉLUS SUR LE TERRAIN

Tourisme : comment

valoriser son territoire ?

1. Un exemple d’action phare

dans votre canton ?

À Saint-Christol, un grand pôle

œnotouristique va voir le jour. Cet

espace à la fois ludique et péda-

gogique, à mi-chemin des grandes

zones urbaines nîmoise et mont-

pelliéraine, est non seulement un

atout fort pour la viticulture dont

il sera la vitrine, mais il fédèrera

toutes les formes de tourisme

mettant en valeur les richesses du

Lunellois. Caveau de dégustation,

« Promouvoir

l’activité

économique

et toutes

les formes

de tourisme. »

CLAUDE BARRAL,

conseiller général du canton de Lunel.

espace scénographique présentant

l’histoire de vingt siècles de

viticulture, restaurant bio, théâtre

de verdure, activités de pleine nature,

ainsi qu’une place importante

à la tradition de la bouvine seront

autant de piliers de ce pôle.

2. D’autres opérations qui vous

tiennent à cœur ?

Oui, notamment la poursuite

du plan Vidourle protégeant les

populations des inondations. Mais

il y a aussi la sauvegarde de l’étang

de l’Or et de son bassin versant,

nécessitant la protection de l’eau

et de sa biodiversité. Nous avons

aussi le projet de développer

plusieurs parcs d’activité dans le

Lunellois qui vont être source de

création d’emplois.

3. Quels souhaits pour l’avenir ?

Donner à notre territoire tous les

atouts pour entrer dans la modernité

tout en gardant ses traditions

et son identité !

Lunel

22 %

de part de financement

du Département

du projet de pôle

œnotouristique.

9 000

adhérents

à la médiathèque

du Pays de Lunel.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


FACE À FACE 29

CLAUDE BARRAL ET LOUIS VILLARET, élus des cantons de Lunel

et Gignac expliquent quels sont les grands projets

qui valorisent le territoire de leur canton.

3

QUESTIONS À…

LOUIS VILLARET,

conseiller général du canton de Gignac.

« Argileum est une réalisation

qui contribue au rayonnement

de tout le territoire. »

1. Un exemple d’action phare

dans votre canton ?

Notre vallée de l’Hérault a été élue

Grand site de France. Seulement

huit sites en France peuvent se

prévaloir d’une telle reconnaissance

! Dans le cadre de ce label

dont bénéficie aussi Saint-Guilhem-le-Désert,

un pôle culturel et

touristique autour de la poterie

est en cours de construction à

Saint-Jean-de-Fos. Cette maison

de la poterie nommée Argileum

trouve parfaitement sa place dans

un village dont la tradition potière

est bien ancrée dans l’Histoire, et

qui regroupe déjà plus de vingt

potiers. Elle ouvrira ses portes au

public le mois prochain.

2. D’autres opérations qui vous

tiennent à cœur ?

Argileum s’inscrit dans un ensemble

d’aménagements qui contribuent

à protéger l’environnement

particulièrement riche de nos

villages. La création de cheminements

doux et la valorisation du

patrimoine bâti à Saint-Guilhem-le-

tion du castellas

Désert, la restauration

de Montpeyroux et celle du pont

du Diable, les projets d’aménage-

ment de l’abbaye d’Aniane sont

autant d’opérations importantes

qui relèvent d’un souci de protection

et de mise en valeur de ce site.

3. Quels souhaits pour l’avenir ?

Que ces projets d’envergure qui exigent

une grande cohérence entre

les partenaires locaux et la population

puissent se poursuivre

dans le long terme avec la même

qualité de collaboration !

Gignac

31 projets

en cours sont

soutenus par le

Département dans

la vallée de l’Hérault.

Plus d’1,2 M€

par an d’aide du Conseil

général sur les projets

de la communauté.

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


30 ÉLUS SUR LE TERRAIN CELA FAIT DÉBAT

Peut-on tout rendre public ?

EN PUBLIANT DES TÉLÉGRAMMES DU DÉPARTEMENT D’ETAT AMÉRICAIN, WikiLeaks,

site web « lanceur d’alertes », a changé le rapport à l’information. Est-ce un bien

ou un mal ? Et au fond, la transparence absolue peut-elle exister ?

“RISQUE”

L

e droit de savoir me semble une aspiration

d’autant plus légitime qu’Internet

a rendu l’information fluide et instantanée.

En publiant des sources web, les grands

quotidiens ont d’ailleurs contribué à crédibiliser

celles-ci. Mais, entre l’autocensure dont on accuse

la presse et la diffusion sans tri ni mesure d’une

masse d’informations sur le net, il y a une marge.

Sur le plan diplomatique, si l’accès aux archives a

souvent constitué une course d’obstacles intolérable,

le piratage actuel de câbles des ambassades

peut nuire aux buts poursuivis, tels que des accords

de paix. En termes de vie privée, la manipulation

informatique de données personnelles s’avère tout

aussi problématique : elle peut compromettre, par

exemple, l’obtention d’un emploi. En l’absence de

règles pour protéger les droits des individus, notamment

les plus démunis, la transparence absolue

constitue un risque.

“MYTHE”

WikiLeaks offrirait à tous l’accès facile

et instantané à des informations cachées

par les politiques et les journalistes

? Cette idée tient du mythe. D’une part, ce réseau

reste compliqué pour le commun des mortels,

contraint de naviguer parmi des milliers de pages,

souvent en anglais. D’autre part, les informations

en ligne les plus « faciles » à consommer s’apparentent

à celles des médias classiques, comme les

images sur les exactions de soldats américains en

Irak. En fait, ce site fourre-tout de documents non

authentifiés ne vaut que par le travail fait autour

de lui par les journalistes, dont il renforce le rôle

de médiateurs. Le vrai danger n’est pas WikiLeaks,

mais l’attitude de certains patrons de presse qui

transforment les journaux en machines à imprimer

de l’argent, sans égard pour la structure délicate

d’exercice de ce métier, fruit d’un siècle de liberté

de la presse.

JEAN-MICHEL DU PLAA

Conseiller général de Béziers IV.

GAËL VILLENEUVE

Docteur en sciences politiques,

spécialiste du travail

journalistique et membre

associé du laboratoire

Cresppa-CSU/CNRS.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


EXPRESSION LIBRE 31

Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité (27/02/2002)

Groupe d’opposition de Droite

Groupe Démocratie et République

Vote du taux de

la fiscalité 2011

Lundi 18 avril dernier, le Conseil général

de l’Hérault, récemment renouvelé pour

moitié, se réunissait pour fixer le taux

d’imposition de la taxe sur le foncier bâti

2011. Le groupe Démocratie et République,

qui soutient l’action du gouvernement,

entend pour sa part contribuer à

la mise en œuvre des politiques départementales

qui répondront aux demandes

et aux besoins des hommes et des

femmes de notre département.

Contrairement a ce qui a pu être dit ou

écrit, la réforme de la fiscalité locale, et

particulièrement le transfert des parts

départementales de la taxe d’habitation

et de la taxe sur le foncier non bâti au

profit des communes et des établissements

intercommunaux, participera à

la simplification de l’architecture de la

fiscalité locale et, de ce fait, au renforcement

de la légitimité des acteurs publics

locaux et territoriaux. Parmi eux, le

Département devra évidemment et impérativement

continuer de jouer un rôle

majeur au service de nos concitoyens et

de notre territoire.

Par ailleurs, le Département pourrait

demain encore, si telle était sa volonté

- qui n’est pas la nôtre - utiliser le levier

fiscal, puisqu’il lui appartient de fixer le

taux de la taxe sur le foncier bâti et que

l’assiette de cette dernière a été élargie,

intégrant notamment la part régionale.

Il est également important de souligner

que de nombreuses communes ont

elles-mêmes procédé volontairement

au transfert de la taxe professionnelle

qu’elles percevaient au profit de

communautés d’agglomération, sans

craindre de remettre en cause leur

autonomie fiscale.

Enfin, le transfert des taxes perçues

par le Département sera intégralement

compensé par de nouvelles recettes. Le

produit perçu par le Département en

2011 sera en effet, de manière différente

certes, équivalent au produit perçu en

2010. La garantie en est apportée au

moyen de la mise en place par l’Etat

d’une dotation de compensation.

Tandis que l’Hérault a connu, au cours

des dernières années, une forte augmentation

du taux de la taxe sur le

foncier bâti (20,36 %), il nous semble que

la dureté du contexte économique et

social dont souffre notre pays - comme

les autres pays - appelle en réponse des

pouvoirs publics solidarité et rigueur.

Sébastien Frey

Président de Groupe

Groupe

communiste

Toujours

plus d’austérité,

non merci !

Avec la réforme territoriale dont

nous avons déjà dans ces colonnes

évoqué les risques pour la démocratie

et l’autonomie des collectivités

territoriales - dont notre Département

ne sortirait pas indemne - nous

voulons aborder aujourd’hui l’orientation

que notre gouvernement

veut faire adopter par le Parlement

européen au sujet du « Pacte pour

l’Euro plus ».

Il s’agit ni plus ni moins que l’Europe

s’arroge le pouvoir de définir le

contenu des politiques nationales de

ses Etats membres dans le domaine

social, salarial et de développement

de la réponse aux besoins des populations

par un encadrement coercitif

de la dépense publique.

En quelque sorte, les parlements

nationaux ne pourraient plus décider

souverainement des politiques

à mettre en œuvre pour leurs pays

respectifs, on passerait ainsi d’une

coopération européenne choisie à

une politique imposée, sur les seuls

critères de la « performance financière

» et de l’austérité renforcée

pour les peuples.

Déjà, lors de l’octroi de l’aide à

l’Islande, la commission européenne

s’est permis de demander aux forces

politiques de ce pays de « …parvenir

à un accord inter-partis permettant

que le programme d’ajustement …

soit mis en œuvre de manière rapide

après la formation d’un nouveau

gouvernement… »

Non contents de vouloir imposer

l’austérité pour tous et de rejeter la

moindre perspective d’une Europe

au service de ses citoyens, ils voudraient

« choisir » à l’avance ceux qui

pourraient représenter les citoyens

de leur pays.

Dans le contexte français, nous

appelons tous les citoyens à se mobiliser

pour rejeter cette perspective

ainsi qu’ils avaient rejeté le « Traité

constitutionnel » à son époque.

François LIBERTI

Président de Groupe

Groupe majoritaire socialistes

et apparentés

Un plan Marshall

du logement

La crise du logement touche un nombre

croissant de français. Les chiffres présentés

dernièrement par la Fondation

Abbé Pierre dans son rapport annuel

sur l’état du mal logement en France

sont édifiants : 3,6 millions de mal

logés ; 8 millions touchés par la crise

du logement ; 3 millions de familles en

situation de précarité énergétique.

En dépit de l’autosatisfaction du gouvernement,

qui dans une propagande

trompeuse se félicite de la création de

130 000 logements sociaux, alors que

plus d’un million de personnes attendent

un toit, que bien plus ne sont pas

logés convenablement, que coût du

logement a explosé et ne correspond

plus aux revenus d’une très grande

majorité de ménages, la situation s’est

aggravée. C’est surtout une annonce

sans rapport avec le désengagement

scandaleux de l’état qui diminue les

crédits pour la construction de logements

sociaux, développe des choix

fiscaux favorables à l’explosion des prix

du foncier et de l’immobilier, ne prend

aucune mesure visant à réguler les

loyers. Les aides à la pierre chutent et

de surcroît le gouvernement a décidé

de ponctionner une taxe de 150 millions

d’euros par an ponctionnés directement

dans les caisses des organismes

HLM. Pour Hérault Habitat cela représente

2,9 millions d’euros chaque

année. Ce qui revient à faire payer les

locataires et le logement social en lieu

et place de la solidarité nationale. Cette

politique met en péril la construction,

les projets de réhabilitation et l’emploi

dans le secteur du bâtiment puisque les

chantiers diminuent.

Il n’y a pas un élu local qui ne soit

interpellé par un citoyen à propos d’un

problème de logement. Tous constatent

un allongement de la liste des demandeurs

de logements sociaux en attente.

Dans l’Hérault, 30 000 demandes ne

sont pas satisfaites.

Les Héraultais attendent un toute

autre politique efficace et durable en

matière de logement, c’est pourquoi, le

Président du Conseil Général, soutenu

par les élus de la majorité départementale

et d’autres collectivités locales, a

demandé à Madame le Ministre de l’

écologie, du développement durable

et du logement, un Plan Marshall du

logement.

Kléber MESQUIDA

Président de Groupe

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32 ÉLUS SUR LE TERRAIN CONSEILLERS JUNIORS

LAISSEZ-MOI REVER QUE J’AI DIX ANS

V

« On a fait des rencontres, il y avait une bonne

ambiance, on se retrouverait tous et ça a formé des

liens forts. Ça nous a surtout permis d’améliorer la vie

dans nos collèges. C’est unique ! Tout est à retenir, il

n’y a aucun mauvais moment ! »

Mohamed, élu du mandat 2008-2010

Cela fait dix ans que le Conseil

départemental des jeunes de

l’Hérault existe. Dix ans de bons

et loyaux services. Une décennie

d’idées et d’engagement pour

améliorer la vie dans les collèges

et autour. Depuis la création du

CDJ en 2001, plus de 500 jeunes

ont participé à cette aventure.

« C’est une expérience énorme

qui nous a conduits à réaliser

des actions concrètes au bénéfice

de nos camarades »,

résume Mathilde, élue en 2008.

Une rencontre nationale

au théâtre d’O

Pour fêter ça, durant trois jours,

le domaine d’O à Montpellier a

accueilli des délégations nationales

de conseils départementaux

de jeunes, des élus juniors de

l’Hérault des précédents mandats,

ainsi que tous les établissements

scolaires et les personnes

qui ont participé et contribué à la

mise en œuvre du CDJ depuis dix

ans. Même si le soleil n’était pas

au rendez-vous, la chaleur dans

les cœurs était bien là !

Nos différences sont une richesse

Un anniversaire sous le signe de

la bonne humeur et du partage,

décliné en différentes activités

autour d’ateliers créatifs sur le

Le Club de la Presse

de Montpellier accompagne

le CDJ dans la découverte

des métiers de l’information.

thème « Nos différences, une

richesse pour l’humanité ».

« Nous avons accueilli des élus

juniors d’autres départements

français, ainsi on a pu voir comment

ils travaillent », précise

Chloé. Un « mur à taguer » a été

spécialement mis à disposition

par un graphiste dans les jardins

du domaine d’O pour

une libre expression des jeunes

toute en couleurs.

« Cette journée nous a permis de rencontrer des jeunes d’autres

horizons et d’échanger sur leur vision des différents projets. Les

anciens du CDJ nous ont confié qu’ils ont continué à se revoir

même après le fin du mandat. Cela donne envie de continuer à

travailler et faire passer des messages citoyens dans les collèges. »

Julie Miquel, en 4e au collège Ferdinand-Fabre, à Bédarieux

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


GENS

D’HERAULT

33

Ils créent, ils cherchent, ils portent les couleurs de l’Hérault, ils sont solidaires,

ils vivent dans des paysages extraordinaires, ils font vivre une culture

et un patrimoine. C’est eux et vous, les gens d’Hérault.

34 PORTFOLIO Les rando-pisteurs

36 ILS AGISSENT À Causse-de-la-Selle

38 AVENTURE CITOYENNE Corinne Fabre

40 AVENTURES COLLECTIVES Ciné à Lamalou

42 AVENTURE SINGULIÈRE

L’histoire d’El Nino

44 QUESTION DU NET Faut-il fermer

les centrales nucléaires ?

L’INSOLITE

150 kg de déchets digérés

par une poule en un an !

Une façon originale d’être

écolo… et d’enchanter

vos enfants !

Infos : herault.fr


34 GENS D’HÉRAULT

LES RANDO-PISTEURS

Toute l’année, des

équipes du Conseil

général entretiennent

les sentiers

de randonnée.

3

1

2

1 TOURNEZ À GAUCHE !

Sentier de randonnée n°43, balisé par

des marques de peinture jaune,

« rafraîchies » tous les ans. Merci qui ?

2 CONFORT ET SÉCURITÉ

Blocages en pierre pour éviter

que les eaux de ruissellement

ne ravinent les chemins.

3- 4 L’ÉQUIPE DE SAINT-CHINIAN

Élagage, débroussaillage, fauchage,

restauration … Ces agents du Département*

portent leur matériel sur le

dos ! De gauche à droite : Bernard,

Yannick, Jean-Baptiste et Christophe.

Photo 4 : le village de Vieussan

dans la vallée de l’Orb.

L’Hérault

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PORTFOLIO 35

4

5

Vieussan

5 AUTHENTICITÉ

Ils travaillent au maximum avec de la

pierre sèche, « à l’ancienne ».

En savoir plus ? Regardez le webdocumentaire

de Thomas Rothé sur herault.fr

* On compte six équipes de rando-pisteurs : Bédarieux,

Gignac, Lodève, Saint-Chinian, St-Mathieu-de-Tréviers,

St-Pons-de-Thomières.

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36 GENS D’HÉRAULT

ILS AGISSENT AU CAUSSE-

DE-LA-SELLE

De jeunes couples s’installent, le village grandit

et l’école maternelle se remplit à nouveau.

Du coup, la vie associative s’enrichit, grâce

notamment à la nouvelle salle polyvalente.

1

1 LE TAMBOURIN CLUB

du Causse existe depuis 1973.

Présidé par Jean-François Salvi,

il compte aujourd’hui une vingtaine

de licenciés et deux équipes engagées

en championnat régional (adultes)

et honneur (cadets).

2

3

2 LE TEMPS DES LOISIRS

et sa présidente Thérèse Dusfour

sont très actifs : chorale, lotos, repas,

voyages organisés, yoga, belote

du jeudi, marche du vendredi…

Des activités ouvertes à tous les âges !

L’Hérault

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PORTFOLIO 37

4

4 PATRICK RAYMOND

Auteur-compositeur, le président du

Foyer rural offre des cours de guitare,

dirige la chorale du Temps des loisirs

et organise la Fête de la musique

chaque année.

Causse-de-la-Selle

3 BOUILLON CUBE

Cette association a fait de sa grange

un lieu de concerts et de spectacles.

Chaque mercredi et pendant les

vacances, les enfants du Causse y

passent leur journée en centre aéré et

rencontrent les artistes en résidence.

Infos : www.bouilloncube.fr

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38 GENS D’HÉRAULT AVENTURE CITOYENNE

Ma passion paysanne

CORINNE FABRE produit des plantes aromatiques et médicinales. Elle s’est

associée à un réseau d’accueil éducatif à la ferme pour faire partager sa passion.

« C’est en approchant la quarantaine que ma vie a basculé

! Je travaillais à Marseille dans l’import-export, une

vie citadine qui ne me satisfaisait pas. » Cette reconversion,

Corinne choisit de la faire dans l’Hérault. « J’ai osé

m’approcher de mes rêves. Quand on accepte de rendre

les choses possibles, les portes s’ouvrent, et les gens vous

aident ! » C’est en pratiquant le qi cong que Corinne rencontre

Corinne Campant et Catherine Amione, propriétaires

de la ferme des Natalys, près d’Agde. Une ferme lancée

depuis plus de 15 ans dans la culture bio, regroupant

un collectif de femmes énergiques, bosseuses et solidaires.

Elles produisent légumes, fruits, élèvent des poules

et implantent aussi des ruches. Ici, tout est bio. Corinne

y trouve sa place et une grande aventure avec les plantes

CORINNE FABRE

Productrice de plantes bio

2006 se forme aux plantes médicinales

et à la médecine chinoise.

2007 suit une formation agricole

2008 rejoint la ferme des Natalys.

2011 Intègre le réseau de fermes Racines,

et le CPIE* du bassin de Thau.

« M’approcher

de mes rêves et

rendre les choses

possibles »

commence. « C’est

aussi une aventure

humaine formidable.

Nos idées

se rejoignaient,

et j’ai pu mettre

en pratique la

culture des plantes et des fleurs, en l’adaptant à mes

principes, sans aucun apport, même pas d’eau ! » Ainsi

Hysope, lavande, mélisse, sarriette, sauge, verveine, basilic,

romarin, bleuet, bourrache et bien d’autres s’adaptent

en développant une résistance extrême aux conditions

climatiques. « J’ai eu à cœur d’ouvrir la ferme au public

en adhérant au réseau des fermes Racine et au CPIE* bassin

de Thau. » Regroupant des agriculteurs désireux de

contribuer à l’éducation à l’environnement, le Civam organise

par exemple chaque année en avril, « L’Hérault de

ferme en ferme », journées portes ouvertes sur la vie des

fermes, permettant d’aller à la rencontre des paysans.

« J’ai ouvert la ferme aux groupes d’enfants, pour qu’ils

sachent ce qu’est un paysan aujourd’hui et ce qu’est la

culture bio, car les enfants sont de parfaits médiateurs,

ce sont eux qui préparent l’avenir ! »

*Centre permanent d’initiatives pour l’environnement

plus d’infos ferme les Natalys 04 67 21 20 20 et www.racines34.

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N°203 – JUIN 2011

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40 GENS D’HÉRAULT

DEUX PROTAGONISTES DU FILM « L’artiste s’expose, l’homme se cache », 2010.

Silence, ça tourne !

Hollywood à Lamalou

LES JEUNES DU CENTRE DE SOINS,

de rééducation et d’éducation

de Lamalou-les-Bains font leur cinéma !

A l’écran, ils font oublier leur handicap.

« Pour la scène 4, ce serait bien d’avoir un wagon de

déportation ! ». Oui oui oui… Les idées de décor les plus

ambitieuses ne manquent pas pour les jeunes du CSRE

de Lamalou-les-Bains. Même si… le mot d’ordre est au

système D ! Depuis 4 ans, sous l’impulsion d’Annick

Champallier, la salle de sport s’est transformée en véritable

studio de cinéma. Cette enseignante d’histoire-géo

réalise avec ses élèves des courts métrages, en plus des

cours habituels qu’elle dispense. Cadrage et montage

sont pris en charge par un professionnel grâce au partenariat

de la Ligue de l’enseignement, mais pour le reste,

les jeunes assurent !

La magie du 7 e art

Le CSRE dirigé par M. Calmeil accueille des jeunes de 12

à 22 ans, accidentés ou atteints de maladies génétiques.

« Le handicap leur donne de la maturité. Ils sont capables

de se surpasser, beaucoup plus que la plupart de

nous peuvent le faire », assure Annick. En outre, le cinéma

rend possibles des choses extraordinaires. « Quand

ils ne veulent pas se voir handicapés, on peut tricher. »

Autre aspect : aussi lourd que paraisse l’organisation

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURES COLLECTIVES 41

d’un tournage, c’est un projet collectif plus simple à

organiser qu’un spectacle. « En fonction des emplois

du temps thérapeutiques des uns et des autres, on peut

choisir les scènes à filmer. »

Filmographie

En 2009, les jeunes du CSRE réalisent un film contre le

sexisme Une future Cliente (Cf p. 41) et en 2010, un film

tout en émotion L’Artiste s’expose, l’homme se cache, la

vie d’un peintre gitan qui dissimule ses origines pour

être accepté des autres. En 2011, changement de décor :

« On est partis de l’histoire locale de Lamalou, où résidait

un groupe de résistants. On a cherché des témoignages,

vu des films et on a écrit le scénario. C’est un film sur

l’Histoire mais aussi sur le combat contre la maladie,

la douleur physique, tout ce qu’on peut ressentir dans

un centre de soins… » Ce projet soutenu par Mme Ghesquière,

proviseure du lycée F.-Fabre obtient le 1 er prix

départemental au Concours de la résistance et de la déportation.

À découvrir prochainement sur herault.fr.

« Même en fauteuil, on peut

toujours faire quelque chose »

Nasser, 22 ans

« Dans le film de 2011,

je joue un prisonnier.

Montrer la souffrance

de l’époque, c’est

compliqué... Le cinéma

c’est du travail, mais ça

apporte plein de choses,

de la connaissance.

Même quand on est en

fauteuil, ça veut dire

qu’on peut toujours

faire quelque chose.

Tout est possible. J’aime

bien ça. Dans La future

Cliente, je jouais le chef

d’entreprise. Fallait

que je sois pas le même

pour montrer que j’étais

quelqu’un de sérieux.

Quand j’ai commencé

à ne plus fixer

la caméra, c’est devenu

plus facile. »

PRIX RENÉ CASSIN

« Une future cliente »

à l’honneur

Le 26 janvier 2011, les élèves du CSRE de Lamalou-les-Bains,

ont reçu du ministre de l’Education,

le prix des Droits de l’homme René-Cassin

2010 pour leur court-métrage Une future Cliente.

Film déjà primé d’un « Clap d’or » en 2009 au

concours régional Discrimétrages : à l’attention

des lycéens, ce concours favorise, par la fiction,

l’émergence d’une prise de position contre les

formes de discrimination actuelles.

Synopsis : Une jeune

femme travaille dans

une entreprise de

fabrication de poupées.

Elle apprend qu’elle

est enceinte. Un heureux

événement qui ne fait

hélas pas la joie

de ses collègues

(sur Dailymotion).

N°203 – JUIN 2011

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42 GENS D’HÉRAULT

NINO BALIARDO invite tous les amoureux de la musique gitane le 23 juillet au Domaine d’O.

MONTPELLIER

« Picasso me disait : chante,

petit, chante »

NINO BALIARDO nous a reçus dans

la maison de son père, Hyppolite.

Souvenirs d’enfance, projets… Portrait

d’un Gitan fier de ses racines.

Une guitare posée sur une étagère. Une autre sur le canapé.

Et partout des photos de ce père tant aimé. Hyppolite,

cheveux longs blancs, moustache et œil rieur, décédé il y

a un an et pourtant toujours si présent dans toute la cité

Gély, à Montpellier. Nino parle de lui, des siens, de cette

communauté gitane qui effraie souvent parce qu’elle est

méconnue : « Pour nous, la famille, c’est la vie. Mon père

était un homme bon, tous l’ont pleuré car il était là pour

tous. Il nous a transmis l’esprit de solidarité dans le groupe.

» Et les souvenirs, avec son oncle Manitas de Platas,

avec ses frères, ne sont pas qu’enfouis dans sa tête. Nino

sort tranquillement les photos de son enfance.

Véritables trésors, patrimoine culturel, signées par le photographe

Lucien Clergue. Là, on y voit Nino à 9 ans dans

l’atelier de Picasso, aux côtés du Maître : « Quand il peignait,

il aimait m’avoir à côté de lui. Il me disait : « Chante,

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


AVENTURE SINGULIÈRE 43

petit, chante ». Il se souvient de ce qui le choquait le plus

« Picasso était chauve. Ce n’était pas normal pour moi, on

avait tous les cheveux longs ! Une fois il s’était même fait

un dessin sur son crâne ! » Là encore, un cliché avec Sylvie

Vartan, un autre de son frère Nanasso, l’Enfant sauvage

de François Truffaut, avec le réalisateur. Car à la fin des

années soixante, la Provence vit une véritable histoire

d’amour avec les Gitans, qui côtoient et inspirent toutes

les stars naissantes du show business, Alain Delon, Dalida…

mais aussi les artistes, Dali, Charlie Chaplin. Avec

un point commun, l’amour de la musique.

Le Grand échiquier à 9 ans

Pour Nino, la guitare ne s’apprend pas, on naît avec ou

sans ! « Chez les Gitans, le test est facile. On te donne

trois tons, l’oreille et la mémoire font le reste. » Avec

cette belle histoire sur sa naissance : « Mon père me la

racontait toujours. Quand je suis sorti du ventre de ma

mère, il est allé voir les 300 personnes qui attendaient,

comme c’est la coutume chez nous. Il leur a dit : « C’est

un garçon, il ne pleure pas, il chante ! » Avec un palmarès

qui lui donnera raison : à neuf ans Nino sort son

premier disque, il participe au « Grand échiquier » de

Jacques Chancel et co-crée le groupe des Gypsy Kings

en 1974. Aujourd’hui, Nino veut relancer une carrière en

solo avec la sortie d’un 7 e album et termine également

un livre sur sa vie de Gitan. Un livre fierté, un livre hommage

pour Hyppolite et tous les siens.

Nuit gitane

au Domaine d’O

Le 23 juillet, au Domaine d’O à Montpellier, Nino

Baliardo sera la tête d’affiche du « Grand voyage ».

Un spectacle qui rassemble la grande famille de la

musique gitane : gipsy, jazz manouche, flamenco...

plus d’infos www.gipsybaliardo.fr

RETOUR SUR…

Le parc ludique du Caylar

Flâner à l’ombre des buis en promenant un

gentil lama, cajoler les agneaux, bercer au

creux de ses bras des lapins tout doux, mais

aussi crapahuter dans les arbres, se lancer

sur la tyrolienne, se perdre dans le labyrinthe

végétal, tout cela en suivant un sentier botanique

riche d’une multitude de fleurs et d’essences,

c’est possible au parc Le Theil, au Caylar.

Ici, même un anniversaire peut être organisé !

Jean-Michel et Brigitte Bertrand ont mis leur

passion de la nature et des animaux pour permettre

aux familles, scolaires et centres aérés

de découvrir, tout en s’amusant, yacks de l’Himalaya,

lamas d’Amérique du Sud, moutons

du Cameroun, taureau des steppes, vaches

écossaises à longs poils… des races d’animaux

domestiques venues du monde entier !

Plus d’info : 06 25 10 91 94

et www.parc-le-theil.fr

N°203 – JUIN 2011

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44 GENS D’HÉRAULT QUESTION DU NET

SELLAFIELD EN 1957, TCHERNOBYL EN 1986, FUKUSHIMA EN 2011… Les centrales

nucléaires, c’est comme les avions. En cas de pépin, ça ne pardonne pas.

Faut-il fermer les centrales

nucléaires ?

Vous avez écrit

La pression des antinucléaires

a redoublé

depuis la catastrophe

de Fukushima au Japon.

Deux cantons suisses

ont pressé la France de

fermer sa plus ancienne

centrale, Fessenheim

(1977), située en Alsace

dans une zone à risques

sismiques. « Il n’y a

aucune raison de fermer

quelque centrale que ce

soit en France », a déclaré

André-Claude Lacoste,

président de l’Autorité

de sûreté nucléaire française.

« Nos centrales

nucléaires sont sûres. »

Nous voilà rassurés.

N’empêche que…

La production d’électricité

en France provient

à 76,5 % de l’industrie

nucléaire. Le reste est

assuré notamment par

les énergies renouvelables

: l’hydroélectricité

surtout, le solaire et

l’éolien. Et excusez du

peu ! Nous sommes le

second pays producteur

d’énergie nucléaire au

monde après les Etats-

Unis. Hum, hum. Quelles

pourraient être les

alternatives à la toutepuissance

du nucléaire ?

Avec quelles conséquences

environnementales,

économiques ?

On veut votre avis !


Les Japonais

sont des gens

techniquement au

point et on voit qu’ils

maîtrisent difficilement

la centrale.

Donc en France, on

peut supposer qu’on

n’est pas 100 % sûrs

des installations.

François, 63 ans


Non, parce que

ça reste quand

même ce qu’il y a de

plus propre à l’heure

actuelle. C’est bien

joli de parler d’énergies

vertes quand on

ne peut pas encore

les exploiter.

Mathieu, 22 ans


Les éoliennes,

on ne peut pas

en mettre partout,

le charbon, on ne va

pas rouvrir les mines,

ça pollue encore

plus, le nucléaire on

ne sait pas quoi faire

des déchets.

Frédéric, 38 ans


Le démantèlement

des

centrales est très

long, il faut 30 ans

pour sortir du

nucléaire…/… oui il

faut le faire mais

de quelle manière,

en combien de

temps, avec quels

moyens ?

Mehdi, 42 ans

ET VOUS ?

Le débat continue

sur herault.fr.

Fusionnons nos

opinions !

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR

45

POUR SES 10 ANS, le Miam propose douze expositions en une, ouvrant un panorama sur tous les champs de la création. Ici, l’orchestre

mécanique de Pascal Comelade.

COUP DE CŒUR

SAMEDI 25 JUIN

SETE

Le Miam fête

ses 10 ans

destes (Miam) retrace dix

ans de création, entre art

contemporain, populaire et

singulier. Le Miam témoigne

des mutations culturelles et

sociales de différents mouvements

et générations. « L’art

modeste, c’est le regard sans

dérision du collectionneur

Fondé par Hervé Di Rosa

et Bernard Belluc, le Musée

international des arts moou

de l’artiste sur les objets

du quotidien et les créations

inutiles, souvent anonymes

ou collectives ,» confie Hervé

Di Rosa. Plus de 300 artistes

du monde entier y ont

été exposés ! À l’occasion de

ce 10 e anniversaire, grand

concert à 20 h 30, place

de l’Hospitalet au Quartier

Haut ,avec trois groupes :

Les Huitres qui ouvriront

le bal, Pascal Comelade,

Général Alcazar et Les Sans

Pattes, parfaitement sétois !

Entrée libre.

En savoir plus : 04 99 04 76 44

et www.miam.org

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


46 SORTIR

LES RIVES

SOUBES CLARET

SAINT-GERVAIS

SUR-MARE

JUSQU’AU 30 OCTOBRE

CLARET

Eclats de cristal

Daumissime ! « Eclats de

cristal », expo consacrée à la

prestigieuse verrerie Daum.

32 pièces exceptionnelles

signées par les plus grands

noms de l’art contemporain

(Dali, Arman, Braque,

Di Rosa). À la Halle de

verre. Jusqu’au 14 juin : de

14 h à 18 h, le mercredi, le

samedi et le dimanche. À

partir du 15 juin : tous les

jours de 10 h à 12 h 30 et

de 14 h à 19 h. Tarif : 6 €.

Gratuit - 12 ans.

Rens. : 04 67 59 06 39

et www.halleduverre.fr

SÈTE

SAMEDI 11 JUIN

SAINT-GERVAIS-SUR-MARE

Mozart et Vivaldi

L’Orchestre national de Montpellier Languedoc-

Roussillon vient interpréter un programme

exceptionnel avec les Quatre Saisons de Vivaldi et

la Symphonie N°29 de Mozart. Les Quatre Saisons

constituent le chef-d’œuvre le plus fascinant de

Vivaldi, fortement marqué par quatre violons solos

talentueux. Quant à cette symphonie de Mozart,

il s’en dégage un gai raffinement que ponctuent

les interventions délicates des solistes, hautbois et

cors. À 16 h dans la Grande halle. Tarif : 22 €,

réduit pour groupes et enfants. Rens: 04 67 23 68 88.

DIMANCHE 3 JUILLET

SÈTE

Pour Astrid

En souvenir d’Astrid,

décédée de l’hypertension

artérielle et pulmonaire

(HTAP), son papa Xavier

Giner organise avec l’HTAP

France, un concert de

Patrick Fiori. Les bénéfices

iront à l’association. Au

théâtre de la Mer, à 21 h.

Tarif : 38 €, réduit : 35 €,

enfants -12 ans : 27 €.

Rens. : 04 99 04 71 71.

DU 15 AU 22 JUIN

SÈTE

Année Brassens

Le festival Quand je pense

à Fernande fête ses 10 ans

et propose de nombreux

concerts (Zazie, Sylvie

Vartan, Zaz, Katerine), en

lien avec l’année Brassens.

Il vous invite aussi le 18 juin

à l’incontournable soirée

« Rien à jeter », suivie d’un

grand bal festif avec le

magazine Serge.

Rens. : 04 99 04 71 71.

JEUDI 30 JUIN

SOUBÈS

ET LES RIVES

Lectures

La Cie Nocturne propose

une série de lectures ambulantes

autour des textes

de Jean-Luc Lagarce : les

femmes sont aussi indépendantes

et libres que complexes,

drôles et fragiles. Dans

la traversée des trois pièces

de ce module de lectures,

la langue de Lagarce fait

corps avec elles. Une lecture

itinérante et des écrits

personnels pour entendre la

parole intime de l’auteur.

À 18 h au jardin Vigné et à

20 h 30 à la salle de la mairie

à Soubès, et à 20 h 30 à

la salle des fêtes des Rives.

Tout public et accès libre.

Rens. : 04 67 88 90 90.

L’Hérault

LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT


SORTIR 47

VILLEVEYRAC

SÉRIGNAN

BÉZIERS

LES 11 ET 12 JUIN

SÉRIGNAN

Festival de la BD

« Besoins d’ailleurs », thème

de cette 16 e édition d’un

festival devenu incontournable

pour les amoureux

de la BD : un plateau

d’auteurs (Cabanes, Fremion,

Caza,…) venant de

tous les horizons artistiques,

des ateliers, des signatures,

des spectacles, concours de

planches amateurs, films,

tables rondes, concerts pour

réjouir fans ou simples curieux.

Convivialité garantie

et entrée libre.

Rens. : www.ville-serignan.fr

LODÈVE

VALERGUES

SÈTE

DU 24 AU 26 JUIN

VALERGUES

Lâchez

les fanfares !

3 e édition d’un festival haut

en musique. « Lâchez les

fanfares ! » invite cette

année et pendant trois jours

quinze fanfares venues de

toute la France, au parc

Léone-Mas, au cœur du

village. Sur le thème « bardes,

cervoises et Gaule de

DU 2 JUIN AU 16 OCTOBRE

LODÈVE

Valtat en expo

bois ». À partir de 19 h

dès le vendredi.

Restauration et buvette.

Entrée libre.

Rens. : www.festival-valergues.fr

DU 2 AU 19 JUIN

SÈTE

La photo en expo

Images Singulières, 3 e rendez-vous

photographique

sétois, sur l’image docu-

Louis Valtat, à l’aube du Fauvisme : nouvelle expo au

musée avec 180 œuvres présentant le travail d’un grand

peintre attaché à son indépendance et peu enclin à

théoriser son art. Un créateur protéiforme, à l’immense

talent de coloriste et de peintre décorateur qui a entretenu

avec nombre d’artistes impressionnistes affinités

artistiques et liens d’amitié. Tarif : 5,50 € et 7 €.

Tlj sauf le lundi, de 10 h à 18 h.

Rens. : 04 67 88 86 10.

mentaire. 39 000 visiteurs

en 2010. Une édition 2011

encore plus intense : treize

expositions, onze lieux, trois

soirées de projections, un

workshop, deux conférences,

des rencontres, des signatures

de livres, des photographes

en résidence, et d’autres

champs artistiques tels que

la vidéo et d’étonnantes

installations. Accès libre.

Rens. : www.imagesingulières.com

DIMANCHE 12 JUIN

VILLEVEYRAC

Le genêt en fête

Dès 8 h 30, RV place du

Temple, pour une balade à la

rencontre des chèvres et du

chevrier, 10 h petit déjeuner

offert. Expo vidéo, marché

de produits du terroir, jeux

géants, animations

musicales, démonstration du

travail des chiens de

troupeau, filage de la laine,

ouverture de l’ancienne

forge, présentation du travail

des apiculteurs et du projet

de construction d’un hôpital

des oiseaux. Restauration sur

place. Entrée libre.

Rens. : 06 85 56 86 15.

N°203 – JUIN 2011

herault.fr


48 SORTIR

gratuit ou presque

jeune public

accessible handicap

LES BONS PLANS

PRADES-

LE-LEZ

CELLES MONTFERRIER-

SUR-L.

COURNIOU-

LES-GROTTES

BOUZIGUES

MÈZE

SAINT-

CHINIAN

DIMANCHE 19 JUIN

CELLES

Ruffes et volcans

Avec les Promenades inédites,

visite du domaine départemental

du Salagou avec

Philippe Martin, spécialiste

des espaces naturels et de la

géologie du Salagou. Accessible

à deux personnes à

mobilité réduite grâce à des

joëlettes mises à disposition

sur l’eau. De 9 h à 12 h. RV

sur la place du village. Sur

inscription.

Rés. : 04 67 96 14 80.

SAMEDI 11 JUIN

MONTFERRIER-SUR-L.

Le conte en fête

Journée nationale du conte

organisée aux terrasses du

château par Aural, association

de conteurs. Plus de 40

conteurs, balades contées à

16 h 30, apéro conté à 19 h,

repas partagé à 20 h, chacun

apporte sa spécialité. À

21 h, soirée-veillée contée

pour les plus grands.

Rens. : 04 67 59 23 70.

A PARTIR DU 23 JUIN

BOUZIGUES

Expo ethno-photo

les de l’étang de Thau. Au

musée de l’Etang de Thau,

de 9 h à 12 h et de 14 h à

18 h. Tarif : 4 € et 3 € pour

enfants de 7 à 12 ans.

Rens. : 04 67 78 33 57.

DIMANCHE 19 JUIN

COURNIOU-

LES-GROTTES

Marché à vélo !

Faites vos courses à vélo en

empruntant la Voie verte !

Jeux géants, animations

musicales, dégustations et

visite d’un habitat préhistorique

à 14 h.

Rens. : 04 67 97 09 65.

DIMANCHE 26 JUIN

MÈZE

Fête des pêcheurs

Célébration traditionnelle

de la Saint-Pierre, qui fête

DU 15 AU 29 JUIN

PRADES-LE-LEZ

Poèm Express

9 e exposition internationale

de poèmes-affiches

d’enfants sur le thème

de l’arbre. Organisée par

le théâtre de Clermontl’Hérault.

Inauguration

festive le 15 à 16 h dans

les jardins du château

de Restinclières.

Rens. : 04 67 96 39 18.

« Femmes d’étang, paroles

et portraits des femmes du

bassin de Thau » : exposition

des photos de Pierre

Sécolier et Sylvie Goussopoulos,

qui illustre l’engagement

des femmes dans leur

métier autour des activités

halieutiques et conchylicoles

valeurs de fraternité et

d’entraide dans le monde

des pêcheurs. Dès 10 h, à la

chapelle des Pénitents et au

port aux nacelles.

Rens. : 04 99 04 02 03.

SAMEDI 25 JUIN

SAINT-CHINIAN

Vide-grenier

Avec 60 exposants sur les

allées de la promenade,

vide-grenier ouvert à tous de

8 h à 18 h. Pour réserver un

emplacement : 10 €.

Rens. : 04 67 38 02 67.

LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE L’HÉRAULT – 1000 RUE D’ALCO – 34087 MONTPELLIER CEDEX 04

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