24 novembre 1923 - Presse régionale

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24 novembre 1923 - Presse régionale

SAMEDI 24 NOVEMBRE 1923 - 32 e A»née - N° 11.227

Téléphone s 2-12 — Chèque Postal s C. N» 4.936

IS 1

Organe de Défense Sociale et Religieuse

DIRECTION : Uu& Koquelaine, TOULOUSE 15' PRUDES ABOHEIIFBTS

3 mois 6 mois 1 an

France et Colonies 12 tr. 24 fr «5 fr.

Etranger 20 fr. 40 (r «8 fr.

lies ÉcoIieF§ et ta

En Allemagne, dans toutes les écoles, lea

instituteurs s'efforcent do développer chez

î^.tL iifevfts l'esorit do revanche. La redevoir

sacré

I

est

force ;

V aiiche est, pour eus, un

r Allemagne, par son mtelligence, sa

«tonce, sa force, sa civilisation, est au-

Issus de toutes les autres nations ; elle

momentanément

affaihlie, mais sa

cette force qui développe chez elle

e mentalité particulière, lui reviendra

bientôt et elle reprendra dans le monde la

première place qui lui est due.

L'Allemagne n'a pas été vaincue ; c'est

volontairement et uniquement pour faire

cesser les tueries, les dévastations, quelle

a rappelé ses armées. Ses régiments sont

rentrés chez eux musique en tête, drapeaux

déployés passant sous les arcs de

triomphe dressés e» leur honneur.

Et maintenant, c'est la France qui l'emiDêche

de retrouver sa prospérité d autrefois

qui lui fait l'injure d'occuper certaines

'de ses provinces, cette France obscène,

où tous les vio8S sont m honneur, cette

France objet de sa haine et dont elle se

vengera un jour I Que tous les jeunes Allemands

se préparent à venger leur patrie

I Sa vengeance sera terrible, ses ennemis

disparaîtront à jamais !

Du temps de l'empereur, une statue du

kaiser se dressait dans chaque classe, et

chaque élève, en entrant, s'inclinait devant

elle et lui faisait le salut militaire.

Je ne sais si cette statue subsiste encore

ou si elle a été remplacée par eelle de la

République, mais je sais que la mentalité

ides jeunes, celle des hommes faits est ton

jours là môme

: « L'Allemagne au-dessus

de tout I » Méfions-nous !

Et, pendant ce temps, des hommes que

je qualifierai de naïfs, ne voulant pas leur

donner un autre nom, essayent de faire

disparaître de l'âme de nos enfants le

sentiment du patriotisme. Ils se considèrent

comme de grands réformateurs ; Us

veulent la fraternité universelle, la suppression

de la guerre, des compétitions,

des inégalités. Ils se figurent avoir inventé

que si les hommes étaient parfaits, l'humanité

serait bien plus heureuse 1

Depuis qu'il existe des hommes ces théories

ont été prêchées, mais l'humanité ne

&'«st pas beaucoup approchée de la perfecivtn

et elle mettra longtemps encore à

l'atteindre, surtout si, pour arriver à la

fraternité, on commence par développer

chez les hommes la haine les uns des

autres.

En attendant ce beau jour, prenons nos

précautions contre ceux qui veulent nous

détruire, développons chez nos enfants le

sentiment de la défense de la patrie

! Nous

savons bien que ce sentiment est inné ehez

tous les Français, mais il faut encore le

fortifier si possible.

Les théories des messieurs auxquels je

faisais allusion tout à l'heure n'ont pas

empêché notre jeunesse tout entière de se

précipiter contre l'envahisseur, de voler

au combat et de s'y conduire en héros.

Une Société s'est formée sous le nom de

« La Patrie à l'école ». Elle s'est constituée

en 1919 dans les circonstances suivantes

: les élèves de l'école de Sannois

(Seine-et-Marne) ayant eu la généreuse

pensée de faire une collecte pour en offrir

le produit à la reine des Belges en faveur

de ses blessés, des amis de l'enseignement

s'empressèrent de récompenser ces enfants

en leur remettant d'intéressantes cartes

postales représentant des sujets de guerre,

sur lesquelles on avait apposé la mention :

« Bons points patriotiques ».

Ces récompenses exceptionnelles ayant

vivement, encouragé l'assiduité et le travail

scolaires, ces mômes personnes pensèrent

qu'il serait bon de généraliser dans

les écoles, ces bons points si appréciés, et

elles constituèrent une association, qui

prit pour programme de développer et de

maintenir, dans l'esprit de la jeunesse de

France, l'amour de la patrie par l'image

sous toutes ses formes.

' A cette Société, vinrent bientôt s'adjoindre

des personnalités appartenant aux milieux

les plus divers, mais unies par la généreuse

idée qui avait présidé à sa fondation.

Aux bons points acquis de divers éditeurs,

« la Patrie à l'école » ajouta bientôt

des récompenses préparées par ses soins

et où l'illustration était accompagnée de

textes composés par des notabilités littéraires

ou scientifiques.

Le ministre

de l'instruction publique

admit ces bons points au Musée pédagogique

qui existe à Paris et, plus tard, subventionna

l'œuvre comme le fit aussi le

Conseil municipal de Paris. Enfin, le président

de la République,

M. Raymond

Poincaré, honora de son haut patronage

cette œuvre absolument désintéressée.

Dans plusieurs départements, notamment

dans la Seine, les récompenses de

« la Patrie à l'école » ont la faveur des

instituteurs et des élèves. Ceux qui désirent

les utiliser doivent en demander l'autorisation

à leur inspecteur d'académie

qui, seul, peut autoriser la distribution

aux élèves de documents de cette nature

Que tous les inspecteurs d'académie,

tous les instituteurs, toutes les personnes

qui liront cet article, se mettent en rapports

avec le fondateur de l'œuvre, M

Chanlaine (51, rue Vienne, Paris) ; que

cette œuvre entre dans lt plus d'écoles

possible, ils pourront oins' wnplir ce qu'ils

savent être un de leurs premiers devoirs

fortifier l'idée de patrie dans les cœurs de

ceux qui seront un jour les homones auxquels

l'avenir de la patrie sera confié !

Vice-amiral BESSON

L'HEUREUSE CONVULSION

lt

U F0UT.QUS EXTÉRIEURE à U QUMBR!

des Alliés

Emportante aise an point in Président du Conseil

L'Audition de M. Fischer par la C. D. H.

Un nouveau plan séparatiste • La Démission

du Chancelier

Offensive suprême

de l'Arrondissement

On reparle de la question électorale ?

Parfait. Mais il faudrait que ce fût pour

obtenir un résultat, et non pour démontrer

simplement une impuissance.

Les radicaux sont condamnés à mourir

sans appel, par le scrutin actuel

: le seul

espoir qu'ils puissent avoir de reprendre

quelque importance politique, de compter

de nouveau au Parlement, c'est le scrutin

^arrondissement, parce qu'avec le scrutin

d'arrondissement, on vote pour une per-

^n&e, et que le candidat n'est pas forcé

d'avoir une doctrine très claire ni de se

soucier de logique. Plus le scrutin s'élargit,

plus le parti radical disparaît, n'ayant

ni doctrine ni logique.

Tout individu qui préconise ou facilite

te scrutin d'arrondissement tend

donc,

qu u le ni e OXL q U 'u ne le n | e pas> ^ res .

susciter, je ne dis pas le parti radical,

car

U n'y a pas de parti radical, mais

inegemonie politique des radicaux. Je

sais bien qu'on peut toujours dire, après :

« Nous n'avions pas voulu cela ! » Mais

« est cela tout de même. M. Millerand, qui

sait que ce mépris des doctrines, cet oubli

if 5 ' Principes, cette basse recherche d'in-

«nu vocaux amène fatalement, à bref

alZÏ'

" ré ? ime abject », s'est prononcé

avec une telle vigueur sur la question,

\ d0IITlé à réfléchir aux plus sceptiques

et aux plus aveugles.

J 1 importe donc, pour déjouer les mat

-~,uvr^s désespérées des arrondissement>ra

. ataille suprême de vie ou de mort

vour les radicaux, de prendre garde à

«as deux points :

D abord, éviter de ne rien, faire, sous ce

we.exte fallacieux que le Sénat, s'il est

des r de n .' im P° rte

(ut - ce seulement

se à i tes mc mplètes, renverse en réponta

^Tit

n < -'h am l )r 'e> le scrutin d'arrondisseser-»-;

i

n est Pas vrai - Eût-ce vrai, où

le «

mal ? La Chambre n'aurait qu'à

clérvit

C î} Jfîser a une écrasante majorité, en

îiiem * l'adhésion biocarde — et vrai-

6o4M- t P cousue de fil blanc — du parti

droit!? ^ bl°cards de gauche ont le

Wti

défendl, e leur peau et même d'atfairt

r ' Aux autres de ne pas se laisser

y= par persuasion.

ttiainri (/ Utre macnl ne de guerre, contre la

Point = •4 et


VENDREDI 23 NOVEMBRE

UN INCIDENT

vont reprendre. Elles ne seront ni diminuées

»1 retardées. „„„,*,,;, tf* néu ! M. Tardieu. — SI vous attaquez le traité de

1 n incident récent s est produit. Un otfi- Versailles

cier belge et un sous-officier français ont

d Lausanne est excellent, meilleur que l'auéte

arrêtes et détenus plusieurs heures. Nous 1

avons décidé la Belgique et nous d'exiger

des sanctions.

Le gouvernement du Reich a exprimé ses

regrets ; U faudra qu'il répare le préjudice

causé.

CONTEE

LES ASSERTIONS MALVEILLANTES

la priorité en faveur de l'ordre du Jour de ,

MM. Périnard et Lerédu, ainsi conçu :

c'est vraisemblableuient que celui! ,« ^ Chambre, approuvant les déclarations

.„ „„* . !LvA, "._^r.- .,«" i du gouvernement au sujet de son attitude à [

la Conférence des ambassadeurs et confiante !

en lui, passe à l'ordre du jour. >

I

Le Geptilicat d'Etudes classiques

La solution intervenue hier n'est certes pas

tre sur les points de l'armement, des dettes

alliées, etc.; alloiis donc. Si vous peusez auo

l'Allemagne prépare la guerre, il faut le dire

ici et non dans les journaux officieux.

Nous avons été témoins depuis quelques an.

nées de nombreuses amputations au traité.

Cette Chambre, Bloc de gauche contre Bloc

de droite, cette Chambre, divisée sur à peu

prés toutes les questions, n'a réuni des majo

parfaite, mais comme l'a dit ici même M.

rilés formidables que pour approuver la mutilation

de nos droits, »

La droite et le centre protestent violemment.

Le président se joint aux protestations.

Le président. — Vous n'avez pas le droit

de prononcer de telles paroles

M. Tardieu. — Demain, aucun parti ne

pourra revendiquer la clairvoyance. (Bruit.)

Aujourd'hui encore, je n'ai songé à une manœuvre

politique. Ce n'est pas eux groupes,

aux partis que je m'adresse, c'est au corps

électoral, au pays que je dis : dtpuis quatre

ans nous avons bien frivolement gaspillé les

fruits de la victoire et aujourd'hui nous en

arrivons aux actes qui pourraient menacer la

paix européenne. Je vous dis

: prenez garde

1 »

Cette conclusion de M. Tardieu provoque

divers" mouvements dés deux côtés de la

Chambre.

Tardieu

: gouverner c'est choisir,

Ceux qui parlent de capitulation auraient

fait un beau tapage si nous avions rompu

avec nos alliés.

Comme président du Conseil, j'ai toujours

considéré la rupture de l'Entente eonimo un

malheur podr la France et la paix européenne..

(Applaudissements). C'est pourquoi

pour régler des questions qui n'avaient rien

de iragique, j'ai préféré un avertissement

collectif que des mesures séparées. D'ailleurs

notre sécurité est surtout assurée par

la consolidation des territoires que nous

occupons et tant que l'Allemagne n'aura pas

montré des dispositions pacifiques, nous resterons

sur nos garde3 (applaudissements) ;

et tant que le traita- ne sera pas entièrement

exécuté, nous n'abandonnerons pas la rivé

gauche du Rhin. (Applaudissements).

D'autre part, nous devons surveiller avec

la plus grande attention les événements qui

se passent actuellement en Allemagne.

Bismarck lui-même a manifesté quelque

appréhension sur la durée de Son œuvre.

L'UNITE ALLEMANDE

Le président du Conseil esquisse un résumé

historique de l'évolution politique dé

l'Allemagne depuis 1870.

M. Poincaré. — Après 1Ô71, la Bavière

conservait encore quelques restes d'autonomie,

mais la Prusse devint de plus en plus

la maîtresse de l'organisation fédérale.

Aprè«

la guerre, dans la constitution de

Weimar, l'empire allemand, soUs le nom de

République, apparaissait cemme Un Etat Unitaire

et décentralisé.

La loi du Reich primait

toutes les lois .des pays, mais peu à peu

la mauvaise situation économique du Reich

a réveillé les antagonismes locaux. Ce fut

surtout le cas en Bavière êt dans les pays

occupés.

Contrairement a ce qu'a prétendu lé gouvernement

anglais, la France n'a pas favorisé

le mouvement des séparatistes de la

Rhénanie. Elle s'est seulement préoccupée

rie maintenir l'Ordre. Mais il faut bien observer

que le traité de Versailles ne nous fait

pas une obligation de maintenir l'unité du

Reich (applaudissements ad centre et à

droite) ni de lui garantir son organisation

actuelle.

Les Alliés ont signé à cet égard une déclaration

commune. Nous n'avons donc qu'à

observer la neutralité et tout ce que nous

avons fait, c'est éviter les effusions de sang, |

d'empêcher 16 massacre des pooulations

inoffensives. (Applaudissements).

U y a Certainement en Rhénanie un désir

croissant d'autonomie. Nous pouvons donc

nous attendre à des changements dans la

situation politique dés régions occupées et

nous n'avons qu'à veiller à ce que cete situation

se règle au mieux de nos intérêts et

de la paix. (Applaudissements.)

Nous

avons fait des efforts permanents

peur maintenir l'union des Alliés ; mais

nous ne sacrifierons rien ni de nos réparations

ni de notre sécurité. (Applaudissements.)

Nous n'attendons que l'exécution du

traité pour reprendre avéc l'Allemagne des

arelations de bon voisinage.

NOUS TRAVAILLONS POUR LA PAIX'

On prêts à notre pays, dé divers côté3, dés"

arriére-pensées absurdes, dés ambitions sécrètes,

un esprit de mégalomanie.

11 ne demande

que l'exécution du traité. Jusqu'ici,

c'est à nous qu'on a imposé des concessions.

Maintenant que nous tenons des gages, nous

sommes prêts à nous entendre avec nos

alliés. Nous souhaitons que la crise de l'Europe

ne se prolonge pas et que FAHoinagno

reprenne son équilibra. Nous avons toutes

raisons d'écarter un conflit armé. (Applaudissements.)

Nous demandons seulement que nos alliés

nous aident à consolider la paix, C'est dans

cet esprit que nous avons travaillé hier. C'est

dans cet esprit que nous travaillerons demain.

»

De très tifs applaudissements accueillent

la péroraison du" président, du conseil.

Wf, André Tardieu. — Je demande la pasole

pour un fait personnel.

M. ie Président. — Alors vous aurez la

parole à la fin de la séance.

Voix diverses. — Le renvoi

! Non ! Non t

D. Léon Blum. — Si l'on remet lès inter-

>r>ellations de vendredi à vendredi, elles ne

seront pas terminées avant la fin dé la session

extraordinaire. Je propose, si on doit

renvoyer la discussion, qu'elle reprenne mercredi

prochain. (Mouvements divers.)

M. Poincaré. — Je demande, au contraire,

que. si là discussion est renvoyée, elle se

poursuive seulement vendredi prochain. Mais

je comprends que M. Tardieu désire s'expliquer.

M. Lacotte. — Je suis d'avis qu'il convient

d'entendre M. Tardieu au cours de la séance

même, »

Le renvoi de la suite de la discussion à

•vendredi, mis aux voix, est prononcé.

INTERVENTION DE M. TARDIEU

M. le Président donne la parole à M. Tardieu

pour un fait personnel.

M. Tardieu. — Mon intervention ne présentera

pas de caractère personnel, mais je dois

répondre aux critiques adressées au gouvernement

de M. Clemenceau,

et j'exposerai

mon point de vue sur )a rentiéo du Kronprinz

en Allemagne et la cessa

rations do contrôlé militaire. Je

le débat sur les responsabilités do

dans lequel M. Poincaré a déclaré qu'il prenait

la responsabilité morale (les actes accomplis

sous sa présidence.

M. Poincaré (nerveux.) — Je pourrais citer

les désaccords qui se sont élevés alors entre

moi et les négociateurs du traité.

M. Tarcïîeu. *< Les négociateurs alliés,

malgré les pactes de garanties, ont obtenu

l'occupation de la nve gauche du Rhin jusqu'à

lâ complète exécution des clauses

QU

traité, tant à ta décision de la conférence

des ambassades concernant le retour du

Kronprinz en Allemagne. Cet événement a

eu la valeur d'un symbole de révolte de

l'Allemagne contre le traité aux yeux du public,

et la conférence des ambassadeurs s'est

contentée de promesses bien illusoires.

Quant au contrôle militaire le Président du

Conseil en attribue les difficultés au traité de

Versailles qui pourtant la promulgue, et défendu

dans ses articles, alors qu'au Sénat

d'ailleurs il soutenait de Son voté les gouvernements

qtoi le mutilaient. Ue nombreuses

formations camouflées existent ; en Allemagne

nous les avons vu a l'œuvre.

M. oachin. — Elles ont été payées par le

gouvernement français (exclamations au

centre et à droit* )

M. Poincaré. — De semblables calomnies ne

valent pas d'être démenties.

M. Tardieu. — Jô reproche à M. Poincaré

d'avoir cependant laissé tomber le contrôle

depuis janvier 1923.

M. André Leffevre. — Le contrôle a cessé

en septembre 1922.

M. Tardieu. — Cela fortifia ma thèse.

M. André Leîèvre. — Vous entendez bien

que cela ne viirt pas dire que le traité de

Versailles fut exécutable (rires'

. . Paris, 23 novembre.

La. commission extra-parlementaire du cer-

LE VOTE DE CONFIANCE

tiflcat d'études classiques a adopté au cours

La priorité en faveur de l'ordre du jour

de sa troMèjne «tefice. le principe des classes

Lerédu est adopté par 505 voix contre 70.

[ ^J^3i z ?î^. u LH^}^>.Jm élèves qui

On vote ensuite, par divisions

f^^aïïbSîSter

i

Cette première partie est adoptée par 526

voix contre "15.

La deuxième partie est mise aux voix.

Ions sur la W n'auraient pas suivi des cours de latin d'en-

IUX mots

• » Cart i trer (lans , ,8S clas * >s de 5» et de 4» et d'ncqué-

' i rif ainsi les connaissances essentielles qui

leur manqueraient.

Un horaire décroissant et une organisation

souple qui pourront s'adaoter à tous les cas

WilîllUî

ildJ

RIPOSTE DE M. POINCARE

M. Poincaré, dans un état visible de nervosité,

gravit rapidement les degrés de la tribune,

pour répondre à M. Tardieu.

M. Poincaré. — Je ne sais pas si M. Tardieu

a fait une opération politique ce que je

sais c'est qu'il n'a pas fait une opération nationale.

Il nous a montré avec quelle présomptueuse

assurance il croyait assurer l'œuvre

de la majorité.

Voilà quatre ans que cette majorité tire

d'un traité incomnlet ce qu'elle peut en tirer.

Les critiques de l'extrême-gauche viennent

d'une erreur d'interprétation sur les droit et

devoir d'Un président de la République.

J'ai sur cette interprétation des idées qui,

je crois, sont conformes a la tradition républicaine.

»

UN PENIBLE DEBAT

Le président du conseil n'a pas terminé sa

phrase que la gauche

et l'extrême-gauche

croyant voir dans ces mots une critique du

discours d'Evreux applaudissent à tout rompre.

tré paraî; un testant surpris, il â

hésitation comme s'il cherchait

Lion âe cette manifestation. Subicômprls

et. tourné vers le centre

M. Poincaré t

une courte bis.

lâ signification

teœeiit il a corn

et la droite, H i

M, Pt-"??caré, -

dire, sont celle

qui, je n'ai besoin do le

l'actuel premier magistrat

de la République. »

Cette fois, c'est au tour de la droite et du

centre d'applaudir.

M. Pcisîcàrc. — Quand le traité dé Versailles

a été négocié, sur un grand nombre

dé points, le président dé la République S'est

trouvé en désaccord avec les négociateurs et

ceux-ci se sont trouvés en désaccord permanent

avec M. le maréchal Foch (Mouvement

prolongé), et je ne l'aurais pas dit si M. Tardieu,

dan? Ses explications, n'avait eu l'apparenee

dé vouloir défendre M. le maréchal

Foch comme si je l'avais attaqué. Non seulement,

je ne l'ai pas attaqué mais j'ai toujours

été en complet accord avec lui. »

Le président -lu conseil cite, à ce propos, un

discours que M. Tardieu prononçait en septembre

1919.

M. Poincaré. — Les traités d« garantio

sont acquis, disiez-vous (mouvements divers),

et j'ai un devoir â remplir qui est de dire

pourquoi le pacte de garantie est meilleur que

l'occupation.

11 nous parait aiailléu? parce

qu'il nous libère de certaines charges. Cs

choix, le président de la République ne l'a

pas approuvé,.

M. Alexandre Varcnne. — îl lui restait le

droit de s'en alîêr.

M. Poincaré. •— OUI, mais s'il n'est pas

parti c'est, qu'après avoir consulté les présU'lemtS

des deux Chambres et- le maréchal

Foch, il a jt&é que son îevoir était de rester.

M. H. Simon. — Vous n'aviez pas en tout

cas le droit de le rappelé

LE journée imwmiïTt

AU PALAIS BOURBON

POUR LES ANCIENS PRISONNIERS

DE GUERRE

Paris, 23 novembre.

La commission des finances, ièunie sous la

présidence de M. A. Dariac, à examiné la proposition

de loi tendant à accorder mie indemnité

forfaitaire aux anciens prisonniers de

guerre.

M Defos du Rau, rapporteur de cette proposition,

a fait un exposé très complet de la

question. U a indiqué les diverses solutions

envisagées pour la résoudre, et il a tait connaître

que le nombre éventuel des parties

prenantes étaii de 532.000, représentant environ

476.980.000 journées de captivité.

L'indemnité réclamée par les auteurs dé la

proposition étant de 2 fr. 30 par jour, le montant

total de la dépense qui incomberait &

l'Etat serait de 1.200 millions

A la suite de cet exposé la commission a

décidé, à ruuanimite avant de se prononcer

d'entendre le ministre des finances et le ministre

de là guerre sur la répercussion financière

oue pourrait entraîner, par voie d'extinction,

l'adoption d'une pareille mesure.

Les Obsèpes h Docteur iietaix

Paris, 23 novembre.

S. E Mgr ie cardinal archevêque de Paris

désirant donner une marque très particulière

de son estime et de son admiration au regretté

docteur Michaux et de son attachement

à la Fédération des Patronages, présidera Îe3

obsèques du vénéré défunt et dira sur sa

dépouille morte'le les prières ii l'absoute.

1 Sllllî i! lit! M

Paris, 23 novmtafe.

Eu raison do la péremption prochaine des

créances de. l'exercice 1919, les titulaires de

la Légion d'honneur et de la médaille militaire,

décorés en vertu du décret du 13 août

1914, qui ont encore des arrérages à percevoir I

au titre de l'année 1919, sont invités à se pré- "

son ter, avant ]e i* déceBJbte 1923, aux serivees

de l'intendance dé leur résidence.

particuliers ont été prévus.

La commission a ensuite abordé l'examen

du certificat d'études classiques, qu'elle continuera

dans sa prochaine séance fixée au

mercredi 2S novembre.

le Trafic des tais WMm

COURSES OE CHEVAUX

A ENCHIEN

Paris, 23 novembre.

Prix des Causses, coursa de huii-s, a vendre

aux (neutre*. — 1. Fiold Marchai, écurie

Raymond K.a.ui (F. Stnuger) ; 3. Coiuoiey, a

M. William Barker (F. Hervé) 3. Innovateur,

à M. Raymond Kalui (A. Atkiiiâon).

Non places

: Aikea (H. Gitunsj, Uiamp du

Bu (II. Caion), Rwibourg (J. Reueloiip),

Chandelier (C. -Sardolia), Once More (H. Dupen),

Kingsport (A. suc).

Mutuel. — Pesage • signant, i S; placés :

Field Marchai, 14 50 ; '

valeur, 12 50.

Mutuel. — Pelouse

LA TEMPERATURE

du 23 novembre 1923

Line nouvelle dépression envahit le rnnu

ou la naisse uaroim-trique est ranion

La ciel se couvre complètement el la

peratuxe monte.

u

1 e

WM *lv«riW rie Vnr itli''ocÇn

lonse. .

PronOsHcs ;

Parîs-Stitrtts : Crante H et Urete, Uzès et Usage,

Ta.gette et Tulipe, Quinola IV et Steu'port IV,

Tante Hélène « Tourterelle, Turiur-.tte et Scepïie.

FOOTB M

R 'G3Y

Las Sé 'ôotions

Sous 'a signature de M. Ch. Gondouin, nous

nés de primeurs, cigarettes, caroubes, crin et

[ rô-Rvotts l'intéressant article ci-desScu

divers ; la

o Corse », de Bastiâ, avec 145 tonnes

de minerai, vin, huile et divers ;

1* a Iberia

», de Calvi. avec 27 passagers et 32 tonnes

d'huile, amandes, châtaignes et divers ;

le « Maréchal-BUgeaud », de Bizerte, avec 117

passagers et 352 tonnes de marchandise* diverses

; la « Savoie », de Bô-n*, avec 177 tonnes

de soie, peaux, semoule et divers et 120

I tonnes en transit ; le

avec 4 tonnes d'huile

LES PLUS PARFUMÉES

« On sait que quelques joueurs de première

classe ont déclin* l'invitation qui leur avait

été latte de prendre part aux matches de sélection

qui seront joa*s à Toulouse dimanche

prochain.

« La commisison compétente va donc être

obligée de modifier son premier choix. Nous

n'avons pas la prétention do lui laire. à ce

Phocée », de Nice,

I piopos, ia leçon. Toutefois, il nous est bien

le a Lamoricière », 1 permis de dire que les sélectionneurs seraient

d'Oran. avec 419 passagers et 451 tohnes de

' neureusument inspirés si, dans leurs nouvelprimeurs,

blé, pois, olives et divers ; le a py-

{ les combinaisons, ils âefforçaient autant que

theas », de Charleston, avec 8.175 tonnes de

j p-issible, d'assembler en un même camp les

houille ; le vapeur italien « Maria-Luisa-To- i joueurs d'un même club,

netti », de Licata, avec 250 tonnes de soufre ;

« Cette idée, qui est, depuis longtemps, la

le vapeur italien « Venezia-Rella », de Porto- ! nôtre,

vapeu

Torres, avec 305 tonnes de fèves

nous est rappelée par plusieurs de nos

le vapeur

j lecteurs. Elle est intéressante pour plusieurs

- faisons. D'abord, en effet, de sa réalisation

ci'uand il vous plaît. M Briand é'ait pour la I pour demander* M le ministre de la guerre

*pan «Ynl*t«s "tW arrivii-ant ot"fpr>iioiUirpiit i américain « West-Tottant o, de Naples, avec,

13 m-rtos cUviffetira dont deux Sès rt 1 550 tckmes de ton,a,es P0UT New-Orléans ; le ! «J assurerait ia plus grande cohésion au ;,eu

- s IC i vnnetif ».n«iaia . riitr.nf.vn»v .. Aa v nnM».t>AA i des équipes en présence, et les spectateurs

n'ont qu'a v gagner. Ensuite, et cela est plus

important encore, étant donné le but spécial

que l'on vise, la vateiT des joueurs serait plus

exactement jugée du fait que ceux-ci opéreraient

avec leurs paitenaires habituels.

' a Cette observation s'applique naturellement

plus à la composition des lignes arrière qu'à

celle des lignes d'avants.

politique d'entente, à laquelle il subordonnait

tout. Il y a la politique d'action individuelle,

à laquelle la droite a souvent applaudi,

mais en fait, la politique de M. Poincaré

no s'est pas spécifiquement distinguée qe

celle de M. briand. Quand, en allant dans la

Ruhr, nous nous sommes apprêtés â piétiner

notre ennemi séculaire, nous avons chausse

non dû grosses chaussures, mais des pantoufles.

Le mélange des deux politiques est

mauvais ; vous avez plaidé magnifiquement

les droits de la France, mais ils sont lumineux,

ils sont inscrits dans toutes les consciences.

Nous voudrions des solutions, la

descente n'a pas ralenti.

Parions un peu des résultais de notre politinue

en Orient. »

M. Poincaré esquisse un geste d ôtonnement.

„i certains officiers généraux ont qualité pour

invoquer certains événements de 1919 et il est,

singulier qtie cas subordonnés se livrent a

j des manifestations publiques contre d'anciens

! supérieurs. »

L'inçident est clos.

M. Marcel tïabert dépose une demande

d'internellatio* dont la discussion immédiate

est ordonnée.

M .Marcel Haliert se borne à donner lecture

de l'ordre du jour approuvant les déclarations

du gouvernement, qu'il propose aux

Votes do l'Assemblée

M. Blum preara acte de là déchéance de "la

majorité proclamée par M. Tardieu.

M. ilerriot ne peut nrcopter un ordre du

on vote sur

Jour trop tardivement déposé.

Après plusieurs interventions,

fuglés sur l'avant

Ùn officier et quelques matelots de l'équipage

s'obstinèrent ft resier à bord. Les bateaux

pompes remorqueur et bateau du pilotage

s'efforcèrent de combattre l'incendie.

A 2 heures du matin. 21 marins étaient sauvés,

mais on compte plusieurs disparus, parmi

lesquels le commandant de YOtlerbrcrn, le

capitaine VVilson

A 3 heure? du matin le navire tout entier

était en flammés ; puis il commença a sombrer

par l'arrière et disparut sous les flots.

L'Olterbvni. avait quitté son poste de mouillage

à H heures du soir, avec une cargaison

de chlore et de colon, â destination de Barcelone

et New-York

UNE AUTRE VERSION

Marseille. 23 novembre.

Ce matin, le vapeur anglais, qui n'aurait

pas sombré, a-été conduit par deux puissants

remorqueurs vers la baie de Simatis, siluée

sur la co'if: de l'Estaque, et y a été échoué.

L'arrière du navire est à peu près détruit.

On a établi que des passagers cladestins

s'étaient cachés dans les cales de VOttcrburn.

On a tout lieu de croire que l'incendie qui

| détermina l'explosion est, due à leur Imprudence.

Ils se jeîtèrent à la mer. et l'un d'eux

fut sauvé par un pécheur ; les autres se sont

noyés.

vnipeur anglais « City-of-York », de Kurrachée

avec 25 passagers, 2.250 tonnes de peaux et divers

et 4.200 tonnes en transit ; le vapeur italien

o Ansaldo-San-Giorgio-Ill ». de Livourne,

avec 1.700 tonnes de marchandises en continuation

: le « Dran ». de Saint-Louis-du-RhOne,

avec 22 tonnes de marchandises ; la

« Diana

», le

« Vejo ». le va?;eur suédois « Scandinavie

». la a Ville-de-Rône ».

Sont partis. — Le vapeur italien « Flaml- ' « Pomr citer un exemple, flous proposerions

nia », pour Gênes ; le vapeur italien . Bel- i j introduction dans lune ou l'autre équipe du

laura », pour Gênes ; ie vawar espagnol » vi- tr '° M,asrnanau, A Séhoteguy, Pardo.

cente-la-Roda », pour Pointa, de MalWa ; le 5 D R > (f^ i

le . 5 ^w.ffnements les pim s,évopenr

norvégien « Hector », pour Gênée : le

n gidi-Bralilm ». pour Oran ; le « Gouvernenr-

G-énéral-Lépine », pour Philippeville ; le

o Riî-i

», ipour Nice

; le vapeur îaponais (Hafcusan-Marv

», pour Londres : le

u Gouverneur.

Général-Grévy », pour Tunis

: le vapeur anglais

o Knrmala », pour Londres ; le vapeur

espagnol

o Polar », pour Alicante : le vapeur

anglais

a Prometheus », pour I»e Havre ; le

vapeur norvégien

a Koa », pour Korsoer : la

Flandre », pour Ora.n

; le vapeur anglais

, Peruviana » pour Ta.innieo ; le vapeur anglais

« triandlo », (pour Sfftx : le vapeur anglais

Esthef-Dollar ». pour San-FrancSsco

• le

« Got.nvmnur-Oétiéral-Giievdon », pour Mgpr;

1' « Hellen-Galhis ». pour Tunis ; la c Corrica

», pour Bonifacio ; le vapenr norvégien

•« Brand ». pour Valence

; le vniwur aiuérîcain

« West-Calumb ». pour Bos-ton-,

neux, ces trois joueurs constituent une va

I ieur offensive et défensive de premier ordre

dans l'équipe de l'Aviron Rayonnais. Qu'on

les sépare et il m hoTS de doute que le rendement

de chacun d'eux sera considérablement

affaibli. C'est d'ailleurs, ce qui fut constaté

quand, pTéeédPmmrnt, on dissocia, pouf

une raison ou pour une autre,

fe» fameux

groupement

: Bousquet, Crabos, Bordes, Jaurégirv.

« souhaitons donc que la commission de sé.

l-ection soit assez sage pot 13* ne pas dédaigner

le point de vue auquel nous nous plaçons,

rcut le monde aeta, croyons-nous, d'accord

pour l'en' féliciter. »

Nous sommes rnttèremert de l'avis de M.

Gonrtrnun, et nous voyons mal éflaîc-ment T.arrieu,

Bonissa marquant étroitement Galan,

on Sr,ulès R^rnon.

Rivière, jouant contre

Financier

Paris. 23 fW^^'Û

Les affaires continuent à se , déve ,a 01 nYuùai'S

le mareiié accentue sa fermeté dans ia 1»

des compartiments.


SAMEDI 24 NOVEMBRE

Ï/A PRESSE FRANÇAISE

,-MÈSE DE L'ANGLETERRE

LA "

ET CE QU'ELLE ENTRAINE

fiction Française :

P 1L.irouoi le cabinet de Londres ne i.ous

• Çf.Vrait-il Pas . s(- ,us l'fchie (le inpiure, de

fl-rSer aux sanctions iuel neuves, car

I ocr-

1 non continue d'être considérée non toiui'J|'

: ',, n e fin en elle-même, rua.s connue un

|H pression, c'est-à-dira comme une

JB°llion ? . •

f^ri boinl est. celui qui a déjà détermine,

'.« oart de la f iance et de la Belgique, les.

fessions qu'elles ont fanes a lu thèse an-

»*"pnurauoi d'autres concessions, dues à la

', * cause ne suivraient-elles .pas demain ?

itys Var-ûmeut des moyens de contra

Lt cas bon. il tant

le remplacer par

"fi celui des garanties et des protection:

sUl;«aires, sinon nous serons peu à peu de

de toutes nos positions.

LA PRESSE ÉTRANGÈRE

VH ARTICLE SENSkTIOMMEL

iiJ « hcvM -VQRK TIMES »

POLITIQUE DE BC i SEîiS AUX ETAYS-OHiS

Au moment .>u la Mat* -n-Blaucne lie parait

pas du tout sine de ja politique

u suivre,

l'opinion pubiique s'affirme, nettement aux

Etats-Unis ei l'on y commente encore

1 ar

ticle d'Edward A. Filène, constituant l'éditorial

du /\eu;-l'oi*; 'limes, en date du ZI octobre,

portant eu manchette, en

tcros caractères

*

i Les uui amies de sécurité pour ta France eues

volume ie seul espoir de ia pflu du monde.

Notons eu sous-uire :

Les iiauons do'txiia n'euleudi e pour lui veiii'e

i nlr en aide si elle est al.aquie, affirme

un | Edouard A Fil: ne. ou un duuuei de ruine

menace toute l'Europe.

Ce qui tait l'importance de

I article ,c est

que Filène est le publieiste le mieux connu

de l'Amérique et que son opinion est d'un

Envoya» lettres allai

Au Maroc uar Avion

Ligne* Aériennes La^uoert

Parig ai Toulouse taonîauuan

t Af tt€.

NÈCROLQqft

logés '«r louiez . | ^ l'Amérique et que son opinion est d un

«*HAUMET INTERPRÈTE DU COMMERCE J très grand poids aux Etais-Unis Le New

f* c " , , « „rnte imhitlriellf i Yurlc 'fîmes remarque que ce négociant de

K-ous Usons dans la fournie mu usine ne . j B(JtSluU a ecrlt S01J article à Paris, après avoir

le Comité républicain du commerce, de

, {ail unt, enqUèt( personnelle de trois mois

instrie et de l'agriculture a clos hier Son , j. la Question des réparations et sur les

aatis la forme Habituelle, qui est un

Mme la baronne de Solan-Bettunale, née

d'.AUssartutil ne Ltisburues, est dteedee lundi,

au citàteau d'Aucazfiii, entource ue ses enfants

et pctits-eiuauts

Elle avait atteint sans infirmité

1 âge de

95 uns. àa piété, sa charité, son affabilité, sou

entrain ta luisaient vénérer dans le beau pays

qu'elle habitait depuis

près de soixante-dix

ans.

Nous offrons nos profondes condoléances

à ses deux fils ,1e baron de Solan-Bethmnlo,

chevalier de la Légion

d'honneur, et sou

frère Paul, le dévoué maire d'Aucazetn.

^lan'q'uerpoiiUque. Le banquet est me-

''g. seule occasion

c... le commerce et a

, problèmes qui lui soin corrélatifs

CI* '

Fi des

norgu'iatiii

beau mariage officiel,

avec

itin et discours, mais sans cure,

une institution hahlenient conçue

fomité Mascuraud ue

qu'il me faut, répliquait-elle en riant, c'est

un mari

— Les meilleurs maris sont ceux qui se

montrent les plus capables et les plus

consciencieux dans l'exercice de leur pro

fession.

Lâ jeune fille ne niait pas la vérité,

pourtant douteuse de cet axiome. Elle répondait

:

— Je n'ai jamais dit que ce brave Nikolaus

fût à dédaigner, même comme mari.

J'ai dit seulement que je préférais... l'autre.

— Encore faudrait-il le connaître.

— Grand'mère le connaît.

— Bien peu. Ce jeune homme lui a été

adressé par une de ses amies de Paris

qu'elle a perdue de vue depuis longtemps.

— Avec qui elle correspond sans cesse...

D'ailleurs, qui vous empêche de prendre

d'autres renseignements ?

— Une raison bien simple, ma petite

fille, c'est que monsieur Le Ménestrel ne

t'a pas demandée en mariage.

— Oh 1...

— Quoi î

— C'est tout comme

— Que veux-tu dire ?

— Je veux dire. .

EUe rougit un peu et reprit i

•» Je veux dire qu'il m'aime.

Ce n'était ni par fatuité, ni par enthousiasme

irraisonné qu'elle ' parlait - amsi.

Plus elle avait vu René, plus elle s'était

sentie attirée vers lui, plus aussi elle avait

compris que cet attrait était réciproque.

Au cours de la conversaton que r arrivée

de monsieur Schwarz avait si fàcheii^ement

interrompue, eile avait, plus que jamais

acquis la certitude de

I irrésistible

élan qui les entraînait, run vers l'auire.

Et, sans que le jeune homme eût prononcé

un met d'amour, eile croyait pouvoir dire,

sans se tromper : < Il m'aime. »

Monsieur et madame Beaumont

comprirent,

à leur tour,

qu'ils ne pouvaient

pas lutter pins longtemps. Johanna 'eur

avait elle-même suggéré la conduite à tenir

:

II fallait prendre des renseignements.

Le fait que René Le Ménestrè! 'n'avait

accompli aucune démarche les mettait dana

l'obligation de chercher à obtenir ces reoiseignements

d'une manière très discrète.

Pour les aider dans cette tâche difficile

doux personnes semblaient tout indiquées ;

madame Gustave Beaumont qui probabiel

ment pouvait obtenir de son amie des détails

plus précis, et cet excellent monsipur

Schwarz quf s'était étonné que l'on ne se

fût pas déjà adressé à loi, qui pouvait savoir

tant de choses, grâce à ses nombreuses

relations.

Ce dernier inspirait à madame Louis

Beaumont plus de confiance. Elle craignait

que sa belle-mère ne se montrât de parti

pris favorable nu jeune Français.

Mais, comme elle était d'avis 'crue l'on

s'entourât de toutes les précautions possibles,

elle consentit à ce que la vieille dame

fût mise à contribution pour obtenir des

renseignements.

HA suivre.)

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


SAMEDI 24 NOVEMBRE

L'ÉLÉGANCE AU THEATRE

v rture de noire grand Théâtre Municipal a marqué le

' v il de l'élégance Toulousaine.

Nos grandes maisons de couture réalisent de vraies merveilles...

Mais elles ne peuvent s'harmoniser au'avec les adorables

modèles créés par « TRIANON ».

Une femme vraiment élégante rte se chausse plus qu'à

« TRiANON », parce qu'elle ne saurait trouver ailleurs d'aussi

Jolis modèles et aussi de meilleurs prix.

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avec talons ; homme, 14 fr. ; femme,

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personnellement tous les jours, 26, rue "Alsace

(Entrée 1, rue Lapeyrouse). Téiéph 913.

DANS flOS SOGEIÏlS SAVANTES

La Vaillante d'Aucamville. — Cette société organise

sous la présidence des autorités civiles et militaires

une fete gymnique qui aura lieu dlmanche,

de 2 à o Heures et de 9 heures à minuit a

Lalande, salle Sesquières. MM. les membres honoraires

sont Invités à y assister ainsi que la population

des communes nvironnantes.

Harmonie Lyre do Saînt-Gyprien.

— Dimanche

matin, â 9 h. 30, répétition pour la I6te de Sainte-

Cécile, école libre de garçons.

Amicale dos Aveyronnais. — Réunion générale

dimanche, à 17 heures, salle de la Fédération 3

place du Capitole, a l'entresol. Tous les Aveyronnals

habitant Toulouse, sont invités à y assistercauserie

par un compatriote, intéressant le« tvevronnais.

* '

Association

des Retraités das Services municipaux.

— Assemblée générale dimanche, à 10 heures

du matin, café Ilic, 43, rue Gambetta

CAUMONT-P AL.'.CE. -

Gt'aiti-de-son. le célPta

Héros de la rue et le

rin, suite de Vindtcta.

-A3 heures et à 8 h 4a,

e ;eune acteur dans Le

Mariage ae Biunche CCsa-

CINEMA

exactement PATt'E -,En moirée. a S h. 45,

•>.,/ . , !le la longueur du spec-

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lvan MCjOusKine

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hlm historique

; vn fameux régisseur, par

ABNAUD-BERNAF.a OIÎJEMA. _ En 5olrêe A

S h. 45, Jwlcx, dréme et les chansons filmées.

GR AND. ROND-CINEMA. En soirée a « n. «

ymdlela, ire partie ; Le Vieux Manoir, drame •

ça eolle, comique.

SAINY-CVPRiSN CINEMA _ ; n «olICe A

neuf heures, Vidocg, 9' épisode

.- Vers la lumière

Venaeoout. comédie en six parties, Interprétée par

Matho:

; Pc? d éniants, comtaue

LBR.E

La Politique Extérieure

CINEMA PERIGNOH. — En soirée à S h

Serge Funlne, drame, d'après le célèbre roman de

George- Ohnot.

FAMlLlA-ciNEMA.

— En soirée a neuf heure-,

beau programme cinématographique,

RHUM, 12 francs nu, Rue Pharaon, 29.

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outre adressés sur demande.

Association des officiers de complément. — Samedi

24 novembre, à 20 h. 30 très précises, au

Cercle militaire

: conférence-concert avec projections.

Conoîérencier, M. R. Monteil, membre de la

Chambre de commerce. Sujet

: Voyage en Rhénanie.

Tin brillant concert suivra la conférence.

Les membres de l'Association peuvent amener

deux personnes de leur famille.

MM. les officiers de l'active et les officiers en

retraite sont cordialement invités à assisetr à

cette réunion.

Eciaireurs Unionistes de France,

— Troupe de

Toulouse. — Sortie du 25 novembre

: départ à

10 h. 30 de l'allée des Soupirs. Manœuvre d'approche.

Palabre Jeux. Se conformer aux instructions

des C. P.

Les Enfants do Saint-Qyprien. — Les cours en

vue de la préparation au brevet de préparation

militaire élémentaire (B. P. M. E.) et aux brevets

de spécialités (B.

S.) vont être repris Incessamment.

Les inscriptions sont toujours reçues au

gymnase,

5, rue Coupe-Fer, les mardis et vendredis.

Les séances de tir à la carabine ont lieu

tous les dimanches matin, à 10 heures, à l'école

Lespinasse. En décembre et janvier, séances de tir

à l'arme de guerre, au Stand Niel

; les jours et

heures seront donnés ultérieurement.

Callia-Club-Toulousain. — Tous les équlpiers

sont priés de se rendre à h heures du matin, le

25 courant, au terrain Thomas. Matches ntraîne- i jour (op 47), dédiée à Kreutzer, de Beethoven

ment. Présence de rigueur.

j l' Quatuor avec piano, de G. Fa.uré

Club Taurin Touïousain. — Assemblée générale,

ce soir, samedi à 21 heures. Elections pour le renouvellement

du comité. Comptes rendus des dâlêaux

corridas de Bayonne, Eéziers, Nimes

tions diverses. Vu l'importance de cette assemblée

générale, les sociétaires sont Instamment priés d'y

assister.

Le Match Stade Toulousain - T. O. E. C. —

Tous les soccers se donneront rendez-vous dimanche

25 novembre, au terrain Ernest Wallon, des

Ponts-Jumeaux, pour assister à la grande ren-

j

contre d'association qui mettra aux prises

les

équipes premières du Stade Toulousain à celles 1

correspondantes du T. O. E. C. Ces dernières par- 1

ties d'entraînement et une double vicotire toéciste

I

n'est pas impossible. En cette circonstance, le Sta- i THEATRE DES VARIETES. — En soirée â

de Toulousain présentera ses meilleurs éléments

! Î0 h. 3i», première représentation reprise) de Surdisponibles

couf, l'opérette à grand spectacle de Robert Plan-

Le coup d'envol des équipes 2 sera donné à 12 h. i quette, montée avec soin, belle mise en scène et

45. celui des équipes I à 14 h. 30. ! interprété par nos brillantes vedettes MM. Her-

Entrée générale

: un franc

SOCIÉTÉ

DES CONCERTS DU CONSERVATOIRE

La deuxième audition de la Société des Concerts

aura lieu lundi 3 décembre avec le concours du

célèbre violoniste Jacques Tliibaud qui Interprétera

le .concerto en mi de J.-S. Bach, et la symphonie

espagnole de E. Lalo.

Nul doute que le public ne cienne nombreux à

ce concert applaudir ce grand virtuose dont ls.

réputation est depuis longtemps consacrée par ses

triomphales auditions en Europe et en Amérique.

Les abonnements aux sept concerts sont délivrés

au Conservatoire les mercredis et vendredis, de

trois à cinq heures.

MUSIQUE DE CHAMBRE

La Société Toulousaine de musique de chambre

commencera la série de ses concerts

le mercredi

5 décembre prochain.

Celte première séance sera donnée par MM. Calvet,

Ringeisen, Brouillac avec le précieux concours

de M. Roelens, alto-solo des « Concerts Lamoureux

» et de l'Opéra.

Au programme Quatuor avec piano (Mozart) ,

Sonate, pour viole d'amour et clavecin (Ariosté) ;

Andants menuet (Milandre) ; Sonate ©a la ma-

JE j Spectacle-Concert^ de Toulouse

GRAND THEATRE OU CAPITOLE. — Ce soir

â S h. 15, Manon, avec le concours do Mlle Tittoro,

M. Devries, de rOpéra-Cèfuiçiie.

Dimanche.

— En matinée, Higoletto. En soirée,

Roméo et iullette

. Le bureau de location est ouvert tous les jours,

de 10 heures

18 heures, sans interruption.

Le capitaine et Madame CAYRON

; Monsieur

Jean-Wladimir CAYRON

; Monsieur et

Madame Louis CAYRON; le colonel CAYHON;

Monsieur Bernard CAYRON

; Mademoiselle

Jeanne CAYRON; la princesse DREUTSKCCÏ-

LUBETSKY; Mesdemoiselles Marie et Constance

CAYRON; Madame Charles ROQUES ;

Monsieur Emile ROQUES, directeur général

des postes d'Alsace-Lorraine; le colonel et

Madame ROQUES et leurs enfants; le docteur

et Madame ROQUES et leurs enfants ;

Mademoiselle Hélène LACOSTE, ont la douleur

de vous faire part de la mort de

Monsieur Pierre-Marie CAYRON

leur fils, frère, petit-fils, neveu, petit-neveu,

cousin, petit-cousin, filleul, rappelé à Dieu

le 21 novembre 1923, dans sa deuxième année,

et vous prient d'assister à ses obsèques,

qui auront lieu ie samedi ï.4 novembre 1923, à

9 heures, en l'église Notre-Dame (Cathédrale).

On se réunira à la maison mortuaire, côte

de l'Héritage, villa des Tourelles.

L'inhumation aura lieu au cimetière de

Terre-Cabade, le même jour, à 14 h, 30, à

Toulouse.

On se réunira à la porte principale.

Pompes Funèbres Générales, Montauban.

Monsieur Félix LASSERRE, artiste lyrique,

Madame veuve LASSERRE et Madame Pierre

VIDAL et leurs entants, ont la douleur de

faire part à leurs amis et connaissances die

la perte cruelle qu'ils viennent d'éprouver en

ia personne de

Monsieur Justin LASSERRE

Comptable

décédé à l'âge de 47 ans, et les prient d'assister

à ses obsèques qui auront lieu le dimanche

25 novembre, à 2 heures, en l'église

Saint-Exupère.

On se réunira à la maison mortuaire, rue

des Trente-six Ponts, 96.

La Maison RASTIDE frères et leurs employés,

ont l'honneur de faire part à leurs

amis et connaissances, dè la perte cruelle

qu'ils viennent d'éprouver en la personne

du bien regretté

Monsieur Justin LASSERRE,

Comptable,

et les prient de vouloir bien assister à ses

obsèques qui auront lieu sur la paroisse

Saint-Exupère, le dimanche 25 courant, à

2 heures précises. On se réunira à la maison

mortuaire rue des Trente-six Ponts, 96.

Les familles BOURDES, MARTY,

T

\FON,

LABADIE, ESPAGNOL, CAVAILLÊ, COM-

BRET, ESPAIGNOL, CANGUJLHEM et LA-

PEYRE, ont la douleur de faire part à leurs

amis et connaissances de la perte cruelle

qu'elles viennent d'éprouver en la paraonne

de

Monsieur Jean-Pierre BOURDÈS

décédé à l'âge de 85 ans, et les prient d'assister

à ses obsèques, qui auront lieu demain

dimanche 25 novembre 1923, à 4 heures du

soir, sur la paroisse Saint-Sernin.

On se réunira à la' maison mortuaire, rue

du Printemps, 7.

On ne reçoit pas.

Il ne sera pas fait d'autre invitation.

Pomp. Fr.n. Munielp., 34, r. Pargaminières, T. 11/40

REJET DE L'OSDBE DU jfjUD

DE COMFJfifiSE

H

Ce n est qu'à 19 h. 3!) que l'ordre du i„

docteur Scholz, exprimant la coi-


SAMEDI 24 NOVEMBRE

Le Parle-plume et l'Aiguillon | [

rems toute la presse technique, à l'Acadén.

d'Agriculture, chez les dirigeants de nos

i sj-iauons proïassiotmelies, la comptabilité

agricole est à l'ordre du jour.

une campagne est organisée afin d'exhorter

les ruraux à lenir des livres.

L'entrée de l'hiver me parait une période

ni mice pour réfléchir â cotte question, d'une

f-nportance capitale. Afin d'aller plus vite, e

voudrais v.ms indiquer très simplement le

nia» de cette causerie.

Qu'est-ce que la comptabilité ?

Pourquoi les agriculteurs doivent-Us tenir

des livres ?

Lesquels î

LA COMPTABILITÉ

Les auteurs donnent de la comptabilité la

I

ri é mit ion suivante : C'est l'ensemble des

î r t. res tenues par un commerçant.et reproduisant

le mouvement de

ses affaires

Tout t M d'entreprise éprouve le besoin de

vu r clair dans ses affaires, de savoir exacte

nentre qu'il gagne et ce qu'il perd

de

«.nnnitro le nri\ de revient de ce qu n ta-

Srià te ou de P ce qu'il vend. Un coup dctil

rur e résul at de ses opérations lui permettra

de rectifier une direction mauvaise

de

«uoprimer telle branche de. son commerce

ou

'e son industrie qui ne lui donne pas satisîa

?l U aura tous les éléments pour juger et apm

cier son exploitation. L'ensemble lui ap

naraîtra avec les détails.

'

P r« besoin a existé de tous les temps. Les

R mains môme en dehors du négoce,

terff«,

livres 1* Codex expensi et accepli,

T

0 f registre desf recettes et des dépenses, était

reconnu par la loi.

les Français suivirent cet exemple.

MI Moven-Age, les statuts si remarquables

de nos vieilles corporations, donnaient aux

a écriture*

» des commerçants la même authenticité

et la même force exécutoire qu'aux

aces notariés. . ,

Vous avez tous entendu parler des * Livres

de Raison », que nos ancêtres tenaient avec

Tant de soin, surtout dans le Midi, et sur lesquels

ils avaient l'habitude de consigner les

événements survenus dans leur famille.

Le « Code de Commerce

» oblige. Sous des

peines très sévères, tout commerçant à tenir

des livres.

La loi prescrit la. tenue de certains livres

dits obligatoires

; l'usage en a fait adopter

d'autres qui sont facultatifs.

Ces livres sont : 1° Le Livre Journal ; 2°

Le Grand Livre

; 3° Le Livre des Inventaires

et des Bilans

; 4° Le Copie de lettre.

« Le Livre Journal » est le livre où les opérations

sont mentionnées â la suite, jour par

jour, dans ieur ordre chronologique.

Le « Grand Livre » a pour but de donner

nu négociant sa situation vis-â-vis de chacun

de ses fournisseurs et respectivement à l'égard

de chacune de ses spécialités.

Bien entendu, je ne vous fournis pas de détails

sur ces tegistres. Mais il est un livre sur

lequel i'atlire votre attention ; je vous dirai

tout à l'heure pourquoi

; c'est le « Livre des

Inventaires et des Bilans ».

Vous savez tous ce. qu'est un « bilan ».

C'est lé tableau en deux colonnes, par « actif »

et par « passif » de ce que le commerçant

possède et de ce qu'il doit. Vous avez entendu

prononcer lâ tormulc * déposer son bilan ».

Le commerçant, en effet, qui cesse sas paiements,

doit déposer son bilan au tribunal de

commerce.

Le » bilan » est préparé par I" a inventaire ».

L'inventaire est la récapitulation des « marchandises

» restantes cotées à leur « prix

actuel ».

Comment estime-t-on les constructions et le

miiériel ?

Les notera-t-on à leur prix d'origine ? Ce

k procédé ne tiendrait pas compte de la diffé-

\ ïence existante *mtre ie vieux et le neuf. L'on

\ fait subir aux constructions et au matériel

une dépréciation à forfait de 3, 3, 10 %,

calculée sur le prix d'origine

Cette dépréciation représente ce qu'on appelle

communément l'« afliortisremant » .

Tels sont, très sommairement décrits les

livres qtie les commerçants doivent tenir.

J'ai voulu votls fournir ces explications plus

qu'élémentaires afin do dégager tout d'anord

«Je mon sujet tout ce qui n'est pas strictement

. arricfiie.

Je rentre mainteanîit dans l'ordre habituel

de nos préoccupations.

POURQUOI LES AGRICULTEURS DOIVENT-

ILS TENIR DES LIVRES ?

Je réponds, pour trois raisons

: c'est leur

intérêt personnel, c'est celui de toute la profession,

ceiui de l'économie nationale.

C'est d'abord notre intérêt personnel.

Comment savoir ce qui se passe chez nous ?

Comment apprécier exactement les résultats

de notre travail ? Comment counaltre notre

af.hire î

Nous travaillons beaucoup, c'est entendu.

Mais nous travaillons afin de réaliser une

fin

? Y parviendrons-nous î Dans la négative,

p urquoi ?

Quels sont les résultats, financiers de

1 ensemble

de notre exploitation

? Ouel est ie

prix de revient de tous nos produits : du Vin,

du blé, de la volaille, du lait, des ceuîs î

Sommes-nous en gain ou en perte sur chacun

de ces produits ? Faut-il supprimer une branche

de notre exploitation

? Faut-il en développer

une autre ?

i.a comptabilité jouera pouf l'agriculteur le

- Tt» de la boussole du marin. Il la consultera

Apour éviter l'éeuoil des entreprises rurales qui

est

1' t insuccès •.

Tout agriculteur sérieux qtti veut obtenir

des résultats satisfaisants doit posséder une

comptabilité. Ainsi que l'écrivait fort Justement

M. A . Sibiile, dans sou livre : « Contaient

je tsnais mes eouiptes

», une comptabilité

bien tenue est le miroir où se réflète l'étal

d'une exploitation agricole.

Mathieu de Dotnbasle, l'illustre agronome,

répétait souvent cette vérité : « Dans une

exploitation agricole, il n'y a pas de succès

sans économie, pas d'économie sans _>rdre et

pas d'ordrt sans comptabilité. <

Tel est aussi le sens d'un voeu émis par le

XIe Congrès international d'agriculture réuni

à Paris du 3* au M mai 1923.

Mais ts n'est pas tout.

La tenue d'une comptabilité agricole iniéresse

tncore les Associations agricoles, les

consommateurs, le gouvernement, les savants.

prenons un exemple bien actuel

: le blé.

Nous sommes tous unanimes à soutenir que,

sauf des exceptions tenant âu$ personnes ou

aux circonstances, cette euhure est peu rémunératrice.

I-our le prouver, nous établissons

da-s prii de revient. Mais comment y parvenir

sans comptabilité î

Mais jusqu'ici chacun tient ses comptes à

son idée. Nous ne Sommes d'accord ni sur la

méthode ni sur les éléments essentiels d'une

comptabilité

: c'est Une grande lacune.

Voilà pourquoi le XI e Congrès international

d'agriculture a demandé que les divers

Etais attachent une grande importance

a la vulgarisation dans les milieux ruraux

de connaissances comptables facilement accessibles

st aisément misés sn appltoation;

que les enfants des écoles reçoivent un enseignement

appioprié et surtout que la méthode

d'anal) ser les opérations agricoles soit, autant

que possible, la même dans tous les

pays et qu'élis soit établie par les personnalités

les plus eïpwimentées.

Lorsque tout le monde sera d'accord sur la

méthode, il sera possible de produire des bilans

clairs, sincères, complets; d'établir des

piix de revient sur deâ données indiscutables.

Nous aurons tout loisir pour éclairer

l'opinion e exposer aux consommateurs de

bonne foi la vérité sur la hausse des produits

alimentaires.

Le Gouvernement et le Parlement, par l'intermédiaire

des Associations agricoles, posséderont

des monographies sérieuses et documentées

d'exploitation rurale et pourront, en

connaissance de cause, proposer et voter les

mesures législatives appropriées aux circonstances.

Enfin ces travaux, je regrette de ne pouvoir

insister sur ce point, aiguilleront plus

efficacement les recherches des hommes de

science : mécaniciens, chimistes, botanistes.

ORGANISATION PRATIQUE D'UNE PETITE

COMPABILITE RURALE

Mille raisons doivent nous engager à tenir

des comptes. Mais j'entends toutes les objections

que vous allez formuler en lisant cet

article.

Entre un commerçant et un agriculteur,

aucune assimilation n'est possible. Un volume

ne suffirait pas potir énuméref toutes les

différences.

Lu rural manie avec destérfié l'aiguillon

ou j.es ciseaux a tailler la vigne. Il es: moins

expert a se servir de son porteplume et à

tenir des gros registres ou les files de chiffres

s'alignent avec symétrie.

11 serait puéril de traiter ces considérations

par la mépris : elles ne sont pas dénuées

de valeur.

Mais, pourrait-on arriver à concilier les

deux thèses : je le crois

Je considère comme un axiome la nécessité

pour tout cuit' ateur

""and, petit ou

moyen d'avoir une comptabilité.

Nous devons savoir ou pass. notre argent

et si nos dépenses dépassent nos recettes,

d'en déterminer ia raison.

J'admets également que les méihudes perfectionnées

du commerce ne peuvent, dans

l'immense majorité des ca3, s'appliquer.

La comptabilité agrieole doit être très simple.

A la base elle ne devra comporter que

ia tenue d'un seul Hvre

: le Journal bien

compris.

Tout bon cultivateur doit se réserver Ginq

minutes par jour pour noter ses recettes et

ses dépenses sur le journal, ainsi que le fait

méritant d'être retenu concernait! l'exploitation.

Il tiendra aussi un livre de caisse qui lui

permettra de connaître exactement l'état de

si tire-lire et de son bas de laine.

Inutile d'ajouter que dans les exploitations

importantes un » Grand-Livre » sera très

utile.

Mais partout il est indispensable de posséder

un • Livre d'Inventaires ».

Tout bon cultivateur doit réserver un jour

par . an vers la Toussaint pour arrêter ses

comptes et faire son inventaire.

Cette opération lui permettra de posséder

une vue d'ensemble des résultats de son exploitation.

Pour l'aider dans cette tâche, les

ouvrages de vulgarisation et les modèles ne

manqueront pas. Jé me permettrai de vous

signaler le plus complet le plus nouveau. Il

a pour titre * L«s Comptes à la Ferme »,

pour auteur, M. A. Sibille, ancien agriculteur,

lauréat de la prime d'honneur de la

grande cultur* en Seine-et-Marne, pour éditeur

la

« Librairie agricole de la Maison

Rustique, 26, rue Jacob, Paris (VP) ».

Sans cloute la méthode a uns importance

primordiale. Mais, ce qui est essentiel, c'est

ia volonté de voir clair dans ses propres affaires,

d'être pour «"i-mëtw ie plus sévère

des critiquas, d'avoir le désir de mieux faire

chaque année, d'aimer la précision, l'ordre,

la méthode et le prosçrès.

Robert de BOYER-MONTÊGUT.

Tou-

L'Exposltlon de TArbes appelle fort â pro-

. sont situés dans l'arrondissSment de

pus l'atteutijii sur la shuation des cultures louse.

maratc.ieres et fruitières dans notre région, i Néanmoins, l'examen des surfaces eonsa-

La région du Sud-Ouest dans les parties où

crées aux pépinières signaient une activité

ne peut atteindre le brûlant vent d'autan est

: très appréciable.

Race Bovine fiiiiie

! UN FREMIER soutirage

Comme l'on sait, les soutirages ont pour

but de soustraire le vin à l'influence des dé-

L'Express du Midi du 17 novembre a reproduit

un article de la République Française sous ' «a*rer le Vin et de ehasser peu à peu

la signature de M. A. Maynard.

i oarboniqtfs des produit* nouveaux.

pots qui forment les lies dans les tonneaux, .

' d'a*rer le vin et de chasser peu à peu l'acide

une des mieux dispusées de Fiance, par sua

clima., la composition de sou sol èt ses richesse

en eaux pour les cultures maraîchères

et fruitières.

Elles

furent de tous temps très prospères,

près des grands centres de consommation.

Sous l'active impulsion des

entreprises de

transports et surtout de la Compagnie d'Orléans,

elles se sont très grandgment développées,

au fur et à mesure qu'elles s'ouvraient

des débouchés de très grande puissance aux

Halles

Centrales ou au Marché de Covent

Garden de Londres, et sur presque toutes les

grandes places de l'Angleterre.

Cet essor très encourageant a subi, du fait

de la guerre, un ralentissement très impressionnant,

dont, les tableaux suivants peuvent

donner une idée :

Superficies plantées en pépinières

1913 ma

Ariège 25 becL m hect

Aude 120 £00

Hte-aronne 100

Gers

Hérault

Lot

Lot-et-Garonne .

Htes-Pyrénées .

Tarn

Tarn-et-Garonne

Superficies consacrées aux

Cuit. mar.

1913 1920

80

70

GO

170

20

200

90

936

m

250

830

30

290

70

200

90

Cuit, fruit. ,

1913 1920 !

Ariège

Aude

Hte-Garonne .

Gers

Hérault

Lot

Lot-et-Garonne

Htes-Pyrénées

Tarn

Tarn-et-Gar. .

32511.

8.550

3.430

3.Î-SO

2.730

210

2.550

1.360

Î.7S0

, 960

e?on.

900

3.530

3.640

m

1.590

1.900

1.540

5.509

770

50

120

370

370

370

M)

650

3;Ô

600

60

20

20

340

£00

m

70

2S0

120

Il est à remarquer que seuls les départements

des Hautes-Pyrénées, du Tarn, du Lot

et de la Haute-Garonne ont vu, malgré

la

guerre, les superficies consacrées aux cultures

màràîchôres et fruitières s'accroître considérablement

quoique dans des proportions

différentes. Pour la Haute-Garonne.

1 accroissement

s'est produit aux environs de la ville

de Toulouse, entraîné par la consommation

de plus en plus forte de cette agglomération.

En effet, sur 2.285 hectares consacrés à la culture

maraîchère dans ce département, 1.239

S'il s'est produit dans l'activité des départements

des disiancements très vifs, sans que

pour cela on puisse constater un progrès

quelconque, il en est de même pour les cul-

I tures entre elles.

Ainsi pour la Haute-Garonne, la production

des châtaignes qui atteignait en 1885, 40.614

quintaux, en 1922, n'arrive plus qu'à 5.793.

Les pêches dont en 1902 on produisait 3.326

quintaux, ne figurent plus que pour 1.440, en

1912: 489, en 1922. On sait, d'ailleurs, que

pour ce fruit il faut surtout attribuer cette

régression aux maladies plus qu'à n'importe

qu'elle autre cause. Les pommes à couteau

sont passées dé 7.118 quintaux, en

1902, à

400 i 20.130, en 1912, pour retomber à 7 436, en 1922.

Tu i Enfin les prunes d3 . 0504 quintaux eh

1892, tombent à 899, en 1902, remontent à

1.600. en 1912, et. redescendent à 762, en 1922.

Le tableau suivant quoique un peu chargé

de chiffres montre quelle été l'influence de

la période de la guerre sur les principales

productions fruitières de la région. On y

peut constater la disparition presque complète

de l'abricot une diminution très sensible

duo cerises, des pêches et une augmentation

appréciable des pommés et poires et

des noix. Quand à la prune elle paraît être

demeurée assez stable au moins pour les départements

spécialisés dans sa production.

PRODUCTION FRU1TTIÈRE (en quintaux)

Abricots Cerises Cfoâtalgn. Noix Pdmm. Prunes neam

1913 10 179 6.120 499 200 100 520

1920 10 250 18.000 290 ioo 3.Ï-00 180

1913 60 640 3.570 40 510 2.900 1.180

1920 150 980 2.700 80 490 3.100 780

Haute-Garonne... 1913 3.210 500 5.000 400 100 3.850 300

1920 40 300 9.000 4.000 150 6.800 220

1913 10 70 20 50 50 4.250 90

1920 100 30 60 100 600 350

1913 200 3.8b0 98.710 350 940 2.660 1.660

1920 210 1.720 44.930 330 900 8.480 2.720

1913 40 1.180 71.770 47.330 360 2.430 13.970

1920 10 1.750 93 910 51.900 1.440 4.180 1.933 15.430

Lot-et-Garonne.... 1913 430 5.0"0 4.086 810 1.000 15.000 12.000

1920 2.03O 5.000 1.000 3.180 14.920 13.570 89.710

Hautes-Pyrénées. 1913 60 60 12.050 2.590 58 12.560 340

1920 10 10 12 500 2.100 350 12.500 510

1813 600 18 000 10» 1.37» 9.790 1.000

1920 18.000 600 1.500 16.000 1.3 0 600

Tarn-et-Garonne.. 1913 1.500 1.750 700 3.0AO 6.000 16.960

1920 20 1.420 800 180 900 18.000 SOO

La race bovine garonhaise, nous dit M.

« Maynard, est l ime des plus favorisées par

« la nature Forte, vaillante, d'un très bon

« rendemeni dynamique elle est a race née

e pour les gt09 travaux agricoles et sa viande

« tait prime sur nos mareliés du Sud-Ouest. *

Ce bel éloge s'àrrête à la bonne tenue de

notre Herd-Rook. le me sens

ualifié pour

répondre à des commentaires d'une bienveillance

relative.

Je cite M. Maynard :

« Notre ivre de race

• serait toujours grand oUvsrt aux éleveurs ;

c chaque année on y inscrit et on y inscrit

c encofe les jeunes sujsts de belle apparen-

« ce, mais dé » pédigrèe » totalement incon-

» nus, achetés au hasard des foires et élevés

c avec art par des praticiens habiles. »

Ma collaboration au Herd ÉSook garonnals

depuis sa création me permet d'aifirrner que

notre registre n'est pas ouvert à tous. J'ajouterai

même qu'il a des fermoirs v"ès rigides.

Les inscri'/ions s'y entourent des plus sévères

garanties.

Si nous y Inscrivons encori qi elques su-

i

jets d'élite, qui n'ont pas le bénéfice d'une

filiation remontant à plusieurs générations,

ils ne possèdent pas moins toutes lés qualités

essentielles qui fixent le caractère de notre

belle face.

M. Maynard qui a visité, le « septembre

dernier, le concours du second d»gré de la

race garonnaise à La Réole a trouvé

« des

t animaux très beaux, avec de bons aplombs

» même, mais sans homogénéité ».

J'aurais été très heureux, si les circonstances

m'avaient fourni l'occasion de le connaître,

de lui démontrer sur place les résultats

et l'effort de notre Herd-Book qui s'attache

à la fusion du garonnals de coteau et du garonnals

de plaine, d'un tvp'î Uniforme mats

d'un inégal développement.

La sélection des animaux de ivieilhan, si

poussée dans la sens de la perfection des formes

se complète car l'amn'.éur, par la musculature

des garonnais de la Vallée du Dropt,

si aptes aux gros tr&vauS.

Allier la force à la grâce, n'est-ce pas un

bel idéal ?

M. Maynard tient tellement en suspicion

notre livra de race qu'il se demande à ia

fin de son article si « nos animaux les mieux

faits, nos vaches des plus belles apparences

ne donneront pas quelque fols de Vulgaires

petits bretons î *

C'est pousser un peu loin la prophétie défaitiste

!

Puisque M. Maynard aoprécie rotre

• racé

garonnaise, qu'il Veuille bleu con'acrer une

journée à l'un de nos concours itinérants.

Il pourra juger sur place la fixité de no*re

élevage. Je me porta garant qu'il n'y découvrira

pas le petit breton, opv.rohre de

la mésaliance. — F. de LACAZE, Président du

Herd-Book Garonnais.

Pasteur a dit t Rien de plus rationnel que

cette vieille coutume léguée par la sage expérience

de nos pères, qui conseille de soutirer

le vin en temps convenable pour en éloigner

ie3 dépôts. »

Le nombre des soutirages ne saurait être

fixé d'une façon uniforme pour les vins de

tnuten ature, de tout pays, de tout âge.

En général, les vins rouges jeunes se soutirent

trois fois pai an, tandis qu'un ou deux

soutirages suffisent pour les vins vieux, car,

à mesure qu'il vieillit, te vhà dépose de moin»

en moins.

Dans le Midi, le vin est soutiré une première

fois fin novembre, commencement de décembre.

Dans le Centre, c'ost firt décembre qu'on

pratiqua le premier soutirage. Pour les vins

fins, dans lesquels les transformations vont

bien' plus lentement, dSns le Bordelais et lâ

Bourgade, le premier soutirage né s'opère

qu'en février-mars.

En ce oui concerne les;vai8 blancs, dont là

fermentation s'accomplit

entièrement dans

les tonneaux, i| est indispensable de les séparer

promptement de leurs grosse^ lies. On

procède donc au premier soutirâga des vins

blancs aussitôt oue ' les grosses lies se sont

précipitées au fond des pièces. Le vin est

alors laiteux.

On doit, autant que possible, soutirer par

temps sec et froid, avec vent du Nord, et à un

moment où la pression ai mosphérique est

élevée et constante, au beau fixe'. D'ans ces

conditions,

le liquida présente le plus de

chance d'être limpide.

Pour soutirer, on adapta au tonneau une

cannelle : le vin est reçu dans une « jalle »,

puis déversé dans le tonneau vide à l'aide

d'un entonnoir. Ce procédé, dit « maçonnais ».

facilite l'accès de l'air dans le liquide, qui

remplace ainsi Pacifié carbonique. C'est le

rneileur système à employer pour les vins

jeunes

: lus a £8 d« la pompe aspirante et

foulante tvinviendra plutôt pour les soutira

très subséquents' ,

Les instruments

dont on se serf doivent

êtr? «xclusivement en bols

, le" Contact du

métal, fei ou enivre, pourrait avoir une action

fâcheuse sur la couleur cltr vin. — Pi;y-

1ESAT. . ,

Les Souris sf les Grains

Au point ou semblent arrivées, aujourd'hui,

dans notre région, la méthode cultutale

et l'intensité de la production, le moment

n'est pas éloigné où la consommation locale

ou rapprochée ne sera plus capable d'utiliser

tout ce qui est offert.

Il faut donc chercher des marchés éloignés.

C'est ce à quoi ou s'applique depuis pas mai

j d'années. Mais que de progrès à faire avant

| de pouvoir affronter avec sécurité les grands

centres de ventes. Des régions plus avancées

que lès nôtres, la Bretagne, par exemple, y

sont parvenues par la coopération. Et les résultats

obtenus peuvent s'analyser Claris ces

deux formules ; i» Education des producteurs

et réforme Cu verger trop négligé depuis

Voici tin procédé récemment proposé à lâ

Société des Agriculteurs de France pour préserver

très efficacement les graines contre les

souris.

Il suffit de placer au fond et an haut de

chaque sac de blé, d'avoine, de céréales qtteîiongtemps;

2» Education des expéditeurs oui

j conques, trois ou quatre tiges de menthe saudoivent

s'attacher à faire bien, avant de ! vage garnie de ses feuilles. Si les grains sont

faire beaucoup.

Il y a quelques mois, une mission d'horticulteurs

du Sud-Ottest, guidés par M Sévérac,

le distingué inspecteur des chemins de

fer du Midi, parcourait les régions de Bretagne

pour y étudier l'organisation de ces méthodes

d'expédition et de ventes, seuls

moyeris pour ne pas exposer les producteurs

aux désastreux soubresauts des grands marchés

d'alimentation.

L'exposition de Tarbes ramènera sur l'eau

'•es questions dont la réalisation est le légitime

couronnement de l'effort culturel que

nous venons d'exposer. — G, ESPARBÈS.

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La température

relativement élevée que

nous avons subie dans toute la France jusqu'à

ce jour, n'a pas été favorable au développement

de qualité de la Sauvagine, et

les quelques prises qui ont été faites sont

plutôt médiocres.

La production actuelle est déjà meilleure,

et vers fin coutàht, chaque animal aura. en

principe son poil d'hiver.

Les

,cours ne sont pas encore fixés, et les

négociants en pelleteries manquent de précisions

pour faire les offres. A litre indicatif,

en attendant les prochaines transactions, on

peut se baser, pour des peaux de saison bien

dépouillées et de bonne tenue, sur les prix

suivants :

Taupes d'hiver, premier choix, suivant région,

de 1 fr. 40 à 1 fr. 60.

Taupes d'hiver faibles ou légèrement détériorées

sans repousse, de 0 fr. 70 à 0 fr. 80.

Fouine* de l'Ouest, Bretagne, Sud-Ouest de

la France, de 160 à 180 francs..

Fouines des l'vrénées, Cemire, Est et Montagne,

de 180 à ?ÔÛ francs.

Martres, de 225 â 250 francs.

Renards de plaine, de 35 à 40 francs.

Renards, Centre, Est et Montagne, de 50

à 70 francs

Renards de haute-montagne, 100 francs.

Putois, 25 à 30 francs.

Blaireaux, dé 10 à 15 francs.

Loutres suivant taille, de 40 à 100 francs.

Le lapin est sérieusement en baisse comparativement

aux cours, de l'année dernière

Les prix par qtiâhiité son» actuellement pour

peàtlx d'hiver, bonne Ptgiçii :

Peaux planchées, fort, 5 à 6 francs; clapiërâ,

2 fr. 50 à 3 francs.

r du Ce -Ire "

le Cultivateur du Sud-Centre est une

revue de vulgarisation agricole qui intéresse

les départements formant la bordure Sud du

Plateau Central.

Ce journal n'est pas assez connu de beaucoup

d'agriculteurs auxquels il rendrait les

plus grands services, aussi sommes-nous heureux

de le signaler à l'attention de nos lecteurs

:

Il paraît deux fois par mois, eh 24, 28 ou

32 pages, parfois illustrées; son prix, 10 fr.

par an, est peu élevé, et le met à la portée de

toutes les bourses, surtout si l'on considère

que des primes d'importance diverses, parfois

d'une Valeur supérieure à celle dé l'abonnement,

sont réservées à tout abonné nouveau.

Nous nous mettons à la disposition de nos

lecteurs

qui ne reçoivent pas encore vbfgh

lecteurs qui né reçoivent pas encore Le Cultivateur

du Sud-Centre pour transmettre à ce

journal tout abonnement nouveau qu'ils voudront

bien nous solder en même temps que

leur abonnement à l'Ea^ress du Midi.

i Ma lis m ii l'iiiî

On mande de Montpellier, eue lâ récolté

des vins pour l'année 1923 s'élève, r j renez-en une demi cuillerée

à café dans un peu d'eâa et vous remarquerez,

combien rapidement toutes douleurs, tous malaises

se dissipent. Ce succès qui ne se dément

pour ainsi dire jamais est dù air fait que là

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instantanément l'excès d'acidité et anétc la fermentation,

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Il vous renseignera sur vos

droits réciproques d'après la

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