10 Décembre 1907 - Presse régionale
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10 Décembre 1907 - Presse régionale
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s<br />
Organe «piotïclieii d© Défense Sociale et Religietis©<br />
REDACTION ET ADMINISTRATION : Toulouse, Rue Roquelaine, 25<br />
LE NUMÉRO 5 CENTIMES<br />
ABO»T3MTnnVr>UM'W<br />
Troii nli «*«* »<br />
. . 7 - -<br />
Les élections aux Certes portugaises auront<br />
lieu fin mars ou commencement avril.<br />
La princesse Marie Bonaparte, fiancée au<br />
prtnoo Georges de Grèce, est arrivée au Pirée,<br />
à bord de r « Ampltitrite ».<br />
L© steamer « ScheJderstrom » et un voilier<br />
inconnu ont fait collision au large de Folkestone<br />
; il y a onze victimes.<br />
2^e-<br />
Le vapaur français « A4g«r », de la Compagnie<br />
P, Durand, a brûlé en mer, sur les côtes<br />
l'Algérie.<br />
Voir par ailleurs les nwveltes qui nous<br />
tant parvenues à la dernière heure.<br />
Voici le troisième livre sur Bon al d qui<br />
rient, en moins de trois ans, solliciter la<br />
méditation des admirateurs du grand<br />
écrivain (*).<br />
Le premier, de M. Michel Salomon<br />
précédé d'une lumineuse préface de M.<br />
Bourget, est aujourd'hui le livre de chevet<br />
de quiconque cherche à pénétrer,<br />
avec le secret de notre décadence morale<br />
et sociale, celui du relèvement possible<br />
Le second, du comte Léon de Montes,<br />
quiou, n'a que quelques semaines de<br />
date. Le troisième, du vicomte de Bo<br />
nald, petit-fils de l'illustre penseur, est<br />
d'hier, ou plutôt d'aujourd'hui même<br />
Mais il était écrit et j'en avais lu le manuscrit<br />
avant que les deux autres fussent<br />
livrés à la publicité.<br />
Quand je dis que ces trois livres ont<br />
Bonald pour matière, il faut s'entendre<br />
Ils sont en réalité de Bonald lui-même<br />
Ce sont des passages de quelques-unes de<br />
sas œuvres, des extraits de ses grands<br />
traités, ou simplement des. pensées glanées<br />
dans son ohamp et réunies en gerbe<br />
à l'intention du grand public.<br />
Mais procéder à ces extraits, les rassembler<br />
dans un ordre et selon une méthode<br />
que l'auteur n'avait pas prévus,<br />
faciliter la compréhension de l'écrivain<br />
en faisant saillir certains traits ou-certaines<br />
expressions de sa physionomie,<br />
c'est lui créer en quelque sorte une figure<br />
philosophique ou littéraire qui n'est pas<br />
tout à fait celle sous laquelle il fut connu<br />
de ses contemporains, ni celle surtout<br />
qui lui fut à lui-même familière. A l'exception<br />
des notes du seoliaste ou des réflexions<br />
du préfacier, tout, ici, est de Bonald<br />
et lui appartient en propre. Cependant<br />
ces ouvrages, faits de résections et<br />
de sutures, émanent d'une pensée qui<br />
n'est pas la sienne. Le,ua- but est de le<br />
populariser, et aussi de vulgariser son<br />
œuvre. C'est dans ce sens qu'on peut, à<br />
juste titre, les considérer comme ayant<br />
Bonald pour objet et que j'ai dit en débutant<br />
: ils sont sur Bonald. Ils ne sont en<br />
effet pas ée lui, ayant été composés paf<br />
d'autres que lui.<br />
Le nombre est réduit des auteurs, même<br />
parmi les plus illustres, qui se prêteraient<br />
ainsi, par un simple travail de<br />
transposition aidé d'un effet de raccourcissement,<br />
à l'expositioni presque par^faite<br />
de leur génie. Cela, suppose d'abord<br />
un genre très spécial. Cela suppose également<br />
une rare unité de lignes et une<br />
unité plus rare encore de conception<br />
dans la mise en œuvre de ce genre. J'oserais<br />
dire que pour pouvoir se reconnaître<br />
dans un tout petit volume de moins<br />
do cent cinquante pages lorsqu'on a rempli<br />
de ses productions tout un demi-siè<br />
cle, il faut avoir été l'homme d'une seule<br />
idée.<br />
Bonald, en effet, consacra son labeur<br />
immense à démontrer une seule proposi<br />
tion. « La France, premier-né de la civi<br />
bsation européenne, sera la première,<br />
écrivait-il, à renaître à l'ordre — ou a<br />
Périr. » C'est sous l'empire de cette con<br />
viction qu'il prit — tardivement — la<br />
Plum©. Ressusciter la France à la vie de<br />
j.ordre, tel a été son but. Soit que vous<br />
«siez ses Considéra/ions sur la Révolu<br />
y", soit que vous étudiiez sa fameuse<br />
prZl 1 ?? (lu Pouvoir, ou sa Législation<br />
«oa ;>^re ' ou sa Question du Divorce, ou<br />
p^^AêTCAes philosophiques sur les<br />
les, oVTP °bjets des connaissances moratout<br />
autre de ses écrits, voire celui<br />
sur VEmigration, vous retrouvez partout<br />
t toujours la même obsession<br />
: reconstruire<br />
en France ce que la Révolution,<br />
prise dans son acception la plus large et<br />
la plus lointaine, a détruit<br />
; reprendre<br />
à pied d'œuvre la régénéreseence nationale<br />
en remontant aux bases fondamentales<br />
de toute société, c'est-à-dire à la famille<br />
; et remettre à leur plan exact les<br />
collaborateurs de la civilisation humaine<br />
: l'homme, en bas, et Dieu au sommet.<br />
Ah<br />
! ce n'est pas, je le sais bien, ce<br />
qu'on enseigne aujourd'hui, et les disciples<br />
de M. Payot,, notamment, qui subordonnent<br />
la marche des choses de ce<br />
monde à ce que peut embrasser d'ellemême<br />
la raison d'un écolier de douze<br />
ans, souriraient avec une pitié bien méprisante<br />
s'ils lisaient le nom qui sert de<br />
titre à cet article.<br />
Mais enfin les idées sont les idées.<br />
Elles sont justes ou elles sont fausses. Et<br />
je ne demande pas aux soi-disant rénovateurs<br />
de la pensée française de lire Bonald,<br />
je ne leur demande pas de confronter<br />
entre eux les trois ouvrages dont<br />
j'ai parlé non pour les comparer moimême,<br />
mais pour montrer l'ascendant<br />
qu'exerce aujourd'hui le grand sociologue<br />
sur une élite intellectuelle- ; je voudrais<br />
seulement que les fabricants de<br />
morale sociale parcourussent le dernier<br />
en date de ces trois livres, celui du vicomte<br />
de Bonald, et, s'ils n'en acceptent<br />
pas les préceptes, qu'ils nous disent ce<br />
qui, dans ces définitions brèves, nettes,<br />
absolues, peut bien offenser leur jugement.<br />
Evidemment, ce n'est pas tout Bonald,<br />
ce petit volume. Mais c'est la quintessence<br />
de Bonald. Et il a fallu, soit dit en<br />
passant, une grande science, une grande<br />
connaissance du sujet, servie par un<br />
sens critique des plus remarquables,<br />
pour condenser en ces quelques pages<br />
une somme gigantesque de travaux.<br />
Voici, par exemple, toute la théorie du<br />
pouvoir :<br />
Il se partage entre la famille<br />
et<br />
l'Etat, entre la religion et le gouvernement.<br />
Quand il en manque d'un côté, il<br />
en faut davantage de l'autre. Si le pou<br />
voir public est faible., le pouvoir dômes*<br />
tique doit être plus fort ; et c'était l'état<br />
des sociétés anciennes...- Si le frein de la<br />
religion se relâche, il faut renforcer l'action<br />
du gouvernement et multiplier les<br />
agents de la police... Si tous les pouvoirs<br />
s'affaiblissaient à la fois, si la royauté<br />
devenait un objet de suspicion, la religion<br />
un objet de haine, l'autorité paternelle<br />
un sujet de discussion, tout périrait<br />
à la fois : la religion, l'Etat, la famille. »<br />
— Considérez notre état présent et dites<br />
ce qu'à cela M. Payot pourrait bien objecter<br />
!<br />
Voici une maxime de conduite en matière<br />
politique : « Il faut des principes<br />
surs de politique pour tirer profit de l'expérience<br />
des événements, par la même<br />
raison qu'il faut connaître sa route pour<br />
se remettre dans le chemin.<br />
» Qu'est-ce<br />
que les indifférentistes pourraient répondre<br />
à cette vérité de sens commun ?<br />
« La religion, dit encore Bonald, est si<br />
naturelle à l'homme que tous les efforts<br />
d'un gouvernement qui voudrait la détruire<br />
n'aboutiraient qu'à la faire renaître<br />
sous les formes de la superstition<br />
— Ouvrez les journaux, voyez la place<br />
qu'y tiennent les prophéties des chiromanciennes<br />
; allez à la gare et constatez<br />
l'influence du vendreffl 13 sur le nombre<br />
des voyageurs<br />
; rendez-vous au tri<br />
bunal, comptez les procès intentés aux<br />
faux sorciers, aux faux voyante, aux<br />
faux somnambules, et mesurez la place<br />
occupée, dans une société prétendue in<br />
croyante, par la plus absurde crédulité !<br />
Oui, Bonald est un bon maître, un<br />
grand maître dans la direction de 'l'esprit,<br />
dans l'interprétation, dans la démonstratioin<br />
des lois religieuses et sociales.<br />
Il faut savoir gré à tous ceux qui,<br />
le dépouillant de son appareil syllogistique,<br />
mettent à la portée des gens désaccoutumés<br />
de lire, c'est-à-dire- de tout le<br />
monde ou peu s'en faut, la substance de<br />
sa doctrine et la fleur de sa pensée.<br />
Au tout premier rang de ses vulgarisateurs,<br />
je placerai son petit-fils, M. le<br />
vicomte de Bonald,. Le volume<br />
qu'il<br />
vient d'éditer n'est pas seulement, au<br />
point do vue matériel, une merveille de<br />
goût dont pâliront d'envie beaucoup de<br />
bibliomanes. C'est encore et surtout, sous<br />
son format réduit, une bon-ne et belle<br />
action. Puisse ce petit livre passer par<br />
des mains, nombreuses. Il répandra dans<br />
un terrain devenu souvent infertile faute<br />
de prépai-ation première, un grain dur<br />
et résistant, qui n'a rien à craindro du<br />
temps m des orages-. Vienne une circonstance<br />
propice, une goutte de pluie ou de<br />
rosée, un rayon de soleil fécondant le sol<br />
ingrat, la semence germera. Elle lèvera à<br />
travers les épines et les pierres. Elle portera<br />
sa moisson de vérité, toujours plus<br />
abondante et plus épaisse à mesure que<br />
se succéderont les étés.<br />
Ne dites d'ailleurs pas que ce petit 11<br />
vre vient trop tard. Veritas fil/a tempo<br />
ris, a dit Bonald lui-même. Il est ton<br />
jours temps de la révéler parce que c'est<br />
toujours lo temps qui la révèle. Heureux<br />
ceux qui, sans supputer égoïstement la<br />
date approximative de son triomphe, se<br />
seront faits ses ouvriers !<br />
«JEAN-LOUIS.<br />
C'-est cHr.e à la fois qm-e la i,<br />
tonne -de la susceptibilité de son collègue.<br />
» — « Honnête, marchand ? » Cela n'a rien<br />
de désobligeant.<br />
» — Evidemment, je ne rougis pas de mon<br />
état...<br />
Mate, c'est l'intention... Vous ne la<br />
voyez pas-, l'intention ? Elle est bien claire,<br />
cependant.<br />
« Marchand drapier », devant des<br />
peuples nus<br />
! Us vont croire que je veux les<br />
habiller... Et c'est une façon de me couler<br />
au regard des indigènes. »<br />
—©— Une parole du général Chnnzy.<br />
La réduction des périodes d'instruction militaire,<br />
venant après le vote de la loi de deux<br />
ans, rappelle une mémorable parole du général<br />
Chanzy.<br />
Un jouir, ce grand stratégiste et entraîneur<br />
d'hommes se trouvait à Reims, et il passait<br />
une revue des Sociétés de gymnastique de la<br />
ville. Frappé de l'allure martiale de ces jeu<br />
nés gens, il ne manqua pas de féliciter l'es<br />
présidente des sociétés qui les avaient formés<br />
:<br />
— Nous avons besoin, prononça-t-il, d'une<br />
armée puissante et forte ; à vous, sociétés populaires,<br />
d'en faire des hommes<br />
! A nous, de<br />
taire de ces hommes des soldats !<br />
Puis, il leur accorda diverses récompenses.<br />
Ne croyez-vous pas que' nos législateurs auraient<br />
bien fait, l'autre jour, de se remémorer<br />
ces beBes paroles et de se -montrer un peu DIUS<br />
soucieux de notre défense nationale ?<br />
—€>— Ce qu'on enseigne à la laïque.<br />
Savez-vous ce que furent les Croisades ?<br />
Vous croyez le -savoir, mais vous ne vous en<br />
doutez pas.- Il vous faudrait, pour l'apprendre,<br />
assister au cours do l'institutrice laïque de<br />
l'école primaire de l'île T-udy, en Bretagne.<br />
Voici, en. effet, ce oue cette -cha-rmaintQ et<br />
spii tUwÉigTOH'maiien.ne dicte aux petites Bretbnntes<br />
de huit et dix ans :<br />
« Les Croisades sont des exipéditions lointaines<br />
que firent les nobles.<br />
» ttoos ces expéditions lointaines à travers<br />
les pays, ils apprirent à conduire des moulins<br />
à v-ant, et, ils virent de superbes monuments »<br />
Et voilà ce qu'on apprend aux enfants du<br />
peuple dans les écoles officielles de la R.:. F<br />
•<br />
L'actualité<br />
[Mil<br />
MteHeié<br />
Enfin, le budget de 1908 est bouclé<br />
! Les<br />
quinze millistes du Palais-Bourbon l'ont<br />
voté dimanche, dans la nuit. Ce budget —<br />
en équilibre- sur le papier — est un scandale.<br />
C'est ce qui ressort de la lecture même<br />
des journaux blocards les plus . avérés.<br />
•<br />
C'est la Dépêche qui a caractérisé ainsi<br />
l'œuvre de nos cambrioleurs d'Etat : « C'est<br />
à qui raclera les fonds de quelgues tiroirs.<br />
»<br />
D'ailleurs, la Dépèche ne dissimule ni la<br />
moralité des confectionneurs du budget, ni<br />
la mentalité abaissée du contribuable :<br />
Les rentrées se maintenant, dit-elle, il se<br />
peut tout de même que les contribuables fléchissent.<br />
C'est, je crains bien, le cas de nos<br />
bons contribuables. Les uns -paient donc par<br />
habitude. Les autres s'acquittent par crainte.<br />
Les impôts peuvent rentrer. S'ensuit-il qu'ils<br />
soient moins lourds et qu'ils ne pèsent pas<br />
gravement sur la fortune publique ?<br />
La grande préoccupation de nos législateurs<br />
n'est pas de soulager ce pauvre contribuable.<br />
Leur grande -préoccupation est de boucler le<br />
budget.<br />
Joindre les deux bouts, -pour nos législateurs,<br />
tout est là.<br />
Que l'électeur soit dégrevés c'est le cadet de<br />
leurs soucis. Ce devrait cependant être le<br />
principal.<br />
Les contribuables succombent sous le faix<br />
de l'impôt.<br />
Loopino the loop.<br />
Il semble que toutes les difficultés aient été<br />
résolues quand la boucle a été bouclée,<br />
Le Temps n'est pas<br />
Dépêche :<br />
f|£*i
Mardfï <strong>10</strong> décembre 190:<br />
» ceux qui lèguent tour argent à des oeuvres<br />
de philanthropie OfftcielAes sa-vent bien<br />
JM âéï G&g&xl n'ira, jamais au peuple et qu'il<br />
est destiné à être dévoré par des bureautc-ra/tc-s<br />
«t des parasites.<br />
, coi nment ne vient-H pas à ces hommes,<br />
oui généralement sont de très braves «ma,<br />
ridée de fonder quelque œuvre d'ense-ifzn-e-<br />
Hient et de propagande pour répandre partout<br />
les vérités qui peut-être sauveraient leur pays,<br />
nui exciteraient la haine contre 3a f-nane-maronnôrie<br />
et ie juif, qui feraient connaître tous<br />
fos scélérats qui déslionoreint et qui bientôt<br />
onront " coniulétciinent détruit cette admirable<br />
France où les ruines s'accumulent chaque<br />
jour<br />
! •<br />
De la République française :<br />
« Nous en sommes à l'heure présente au<br />
noint où aucun contrôle n'est plus exercé<br />
11 a r le Parlement ; où l'on ne daigne même<br />
nas offrir à celui-ci en temps utile les rapports<br />
qui lui .permettraient vaguement de se<br />
Guider dans le dédale obscur des articles rédiisés<br />
entre membres du gouvernement et<br />
membres de la commission du budget<br />
; où<br />
ces articles délitant ensuite sous nos yeux à<br />
une allure de 200 millions à<br />
1''heure, et nul<br />
n'élève mémo la moindre plainte<br />
; tout le<br />
monde se déclare satisfait ».<br />
Du Soleil, à propos du livre de M. Payot,<br />
recteur de l'Académie d'Aix, intitulé : » La<br />
Morale à l'école » :<br />
« A la façon dont déraisonnent les maîtres,<br />
on peut juger ce qu'est la raison des élèves<br />
dressés à leurs leçons. C'est à se demander si<br />
M. Payot a jamais vu un enfant et causé avec<br />
ces petits êtres de grâce et d'instinct que l'expérience<br />
n'a nas encore formés et dont le<br />
cœur et l'esprit doivent être dirigés, guidés<br />
et enseignés. Mais en se désintéressant de la<br />
culture enfantine, M. Payot ne se rend -il pas<br />
justice<br />
? N'avoue-t-il pas qu'en laissant l'enfant<br />
suivre son instinct il tournera moins mal<br />
que s'il était condamné à recevoir et subir les<br />
leçons des pédants et des cuistres qui ne tarderaient<br />
pas à déformer son cerveau et à abêtir<br />
sa raison ? »<br />
De M. Judet, dans VEclair :<br />
a Lo Japon affecte de considérer comme<br />
innocentes les larges évolutions des escadres<br />
américaines. Le rappel de son ambassadeur,<br />
sous prétexte de causer plus librement à Tokio.<br />
rien reste pas moins un signe fâcheux, malgré<br />
ires modérés des organes OÎndo.<br />
Dos deux côtés, on veut ga-<br />
3 avec des arrière-pensées où<br />
it l«a sincérité. Il y a certaine-<br />
3s que le Japon connaît seuil et<br />
Mes il no se laissera pas aoiura<br />
plus ci-ne Rooseveût, qui re-<br />
„ concentration de toutes les oniervice<br />
et Marne toute imprudente dis-<br />
•s'est prononcé pour une offensive<br />
ante en cas de conflit. Quel est le .rno-<br />
•éc ;s où les etratégistea de Washington<br />
Dut sûrs de la supériorité ? Ne doutons<br />
ivark de leur permettre tranquillefinent<br />
jrépatrer les éléments, le Japon ne se laisîcer<br />
».<br />
JOURNAUX BLOCARDS<br />
De la Petite République :<br />
« Les députés ont justement repoussé avec<br />
ensemble les unes après les autres, les noiuveÉâes<br />
taxes proposées pair le ministre des<br />
finances, lesquelles n'eussent pas manqué de<br />
«oaMver dans le pays de légitimes prot-e-staca'te<br />
notamment sur les effets à ternie,<br />
iÇKpait le petit commerce sans justice et<br />
nWDortunité.<br />
"résultat, sans doute, n'enorgueillira<br />
CaUiaux, dont la seutle gloire, en I'oo<br />
.jaee, est d'avoir fait mentir le vieil adage<br />
qui veut que ,1a fortune souirie toujours aux<br />
audacieux ».<br />
[Il n'en est pas moins virai que les députés<br />
de la majorité, c'est-à-dire les amis de la Petite<br />
République, ont laissé les clefs du Trésor<br />
national entre les mains de l'homme qui, de<br />
leur aveu même, leur a soumis un budget<br />
« équivoque », comme l'a justement appelé ie<br />
Temps.}<br />
Du<br />
« I<br />
Déclaration dé la droite<br />
M. do Lanjuinais. — Un voyageur portant<br />
une grosso somme d'argent traverse une forêt;<br />
il rencontre des gendarmes et se croit sauvé,<br />
mais les gendarmes le dévalisent.<br />
Le voyageur rossé, c'est le contribuable et<br />
les gendarmas sont les députés qui devraient<br />
être les défenseurs<br />
du contribuable et les<br />
chiens de garde du budget.<br />
Je ne voterai pas le budget. »<br />
Les socialistes affectent de ricaner.<br />
M. de Vîlloboîs-Mareuil. — Soyez décent, au<br />
moins, respectez la vieillesse.<br />
M. Devèze essaie de répondre à M. AUemane<br />
; oeluitci te tourne vers lui et l'invective.<br />
M. Prache. — Voilà bien le parti unifié. (Rires.)<br />
M. Massabuau. — Je ne voterai pas le budget<br />
parce que nous avons à faire d'autres réformes<br />
que celle de l'augmentation parlementaire.<br />
(Tumulte.)<br />
Le président. — Arrivée au terme du long<br />
effort auquel toutes les fractions de l'assemblée<br />
ont coopéré, -la Chambre me permettra<br />
de remercier en son nom tous ses collaborateurs<br />
qui n'ont ren d'une<br />
y, un- o-i<br />
i défend<br />
ioyenné<br />
ie de dit<br />
Ahbaviile.<br />
conférenc<br />
dre venu<br />
î formelle<br />
d'Abbevil<br />
aanche et<br />
9 idéce<br />
; que li li itnafâa<br />
tous les<br />
si s t er à<br />
as celles<br />
D'In-Sakh à Tcnibouctou<br />
Tombouctou, 9 dp.oambre.<br />
La mission Félix Dubois, partie du Sud-Craniais<br />
on novembre de l'animée dernière, vient<br />
d'atteindre Gao, sur le Niger oriental.<br />
Organisée par i!e prince d'Arcntoorg, M.<br />
Etienne et les diirigeaniSs du comité de l'Afrique<br />
<br />
tUNTldeiaW -il- 8 ï>eée*as, soit is rr. 60 environ '<br />
La d« Beors an meitlouno )iositl«o, a ',3(i<br />
; le pl».<br />
Une, as ; la Ranci Mines. M.<br />
DE I.AVIOERIE,<br />
. U, place Vendôme. PaHt.<br />
auLLÊri iÉiioiÔLoeiçyE<br />
Du 9 déccœbre,<br />
Lo vent est enicoKe très fort de l'Ouest et la nc-t<br />
reste mauvaisu sur nos côtes (le la .Manche et ôt<br />
l'Océan; U prend tle la force du Nord-Ouest en Rou*<br />
sillon et en Provenco<br />
; clés pilules sont Uimlx,: s sut<br />
tout t» coiittni'iit.<br />
La température a monté sur l'Hurops centrale ;<br />
elle a baissé lég-owmeait dans l'Ouest ; le tliernioinû.<br />
tre œariiuai't ce raa.tin 15' à Ai-ktiaoriRcl, 8° a i>;). .<br />
ris, <strong>10</strong>° a Clermont, T à l'Algoual, 3" au isa- du<br />
Midi.<br />
Quckiups WMMt sont encore probables dans 'a<br />
Nord et l'Est- ; la température va s» rapprocher da<br />
la normale.<br />
Il est tombé M millimètres d'eau au Piiy-ue-Uûme,<br />
15 à Bordeaux.<br />
mm<br />
ALCSRO-MAROCAtHEl<br />
bai<br />
à 4 aillbn<br />
heure;<br />
Les<br />
lu<br />
,i:ne di<br />
n£<br />
colonalw<br />
tonals.<br />
uÉtr<br />
Un ens<br />
dimension a été jetée dans la<br />
sentie de ta gendarmerio<br />
; l'c<br />
heureusement tombé, dans ur<br />
•la mèche qui, d'après la pre<br />
avait dû être enflammée, s'est<br />
ainsi une explosion îorn-vldab:<br />
La cartouche a été transpo'<br />
toire d'Avignon.<br />
La mutinerie sîu<br />
5t -un nombre égal de lieutejserno<br />
. 9 décembre,<br />
'une assez forte<br />
cour de la cangin<br />
étant fort<br />
e flaau-a d'eau,<br />
Tunis<br />
Oran.<br />
Le résident g<<br />
sistai-ent au d*<br />
ttriotiques, leur:<br />
art<br />
adi-t<br />
V tirai!<br />
bord (<br />
et le c<br />
t ont<br />
ts, 9 décembre,<br />
c-urs -est parti de<br />
m Mouloija, pour<br />
it.<br />
rson astermes<br />
pax<br />
aux partants.<br />
Le lieutenant do Saii',4-Kilaire<br />
Oran, 9 décembre.<br />
Hier matin est<br />
amenant, le corps<br />
laite, tué à Bab cl<br />
Le cercueil ,a été<br />
taire<br />
; les obsèqu<br />
Arto<br />
éta-i<br />
de, évitant<br />
au laboraà<br />
l'hôpital miiiieu<br />
mardi, puis<br />
l'hôpital au quai<br />
m barque sur le<br />
éme pour Mariât<br />
ils'?<br />
lion mi:<br />
négocia<br />
t en boa<br />
'emn-ire<br />
. ^suppo<br />
shn<br />
ions qui se ipoorae<br />
voie, et, coms'améliore<br />
égale<br />
or que les mesurai<br />
caractère d'in-<br />
LA<br />
La parti<br />
n<br />
réunion, soi<br />
son leader.<br />
. M. Vilh-on.<br />
l'opinion éte<br />
rien Imposé<br />
c allèges élie<br />
qui IOST aipî<br />
Lisbonne, 9 déc(<br />
ÏUÏ a tenu une<br />
sidenoe de M.<br />
V diic<br />
16,<br />
tu<br />
p<br />
ustre à gaz<br />
-. sa, précipita<br />
es, entraînées<br />
;iais personne<br />
Toulouse..<br />
Puy-h-KM.<br />
FlC-tt-Rit ..<br />
5 erplgnas.<br />
Bordeaux.<br />
EnfiaSt. j TbefiM .<br />
65 .61<br />
01.1<br />
ëï.ol<br />
St.'Zj<br />
03 M'<br />
12 0<br />
C.S<br />
-1.0<br />
15.0<br />
lVl'AT DU<br />
CIEL,<br />
O. falb. couv.<br />
O. viol, brouil.<br />
O.N.O. t. te.<br />
O. niod. cou.<br />
14.0IS S.O. niod. o,<br />
<strong>10</strong>.5<br />
0.B<br />
-5.1<br />
H. 8<br />
tl.9<br />
Iix. lit<br />
il v,i:II|<br />
18. S<br />
un<br />
0.4<br />
19.0<br />
ASILES<br />
ICS D'ALIGNES<br />
Par arr&to te cinq motions ; les trois premières rêlamerut<br />
l'abrogation des décrets rend-us cornue<br />
l'es libertés publiques, la convocation des<br />
tortès et un examen «égaré des décrets dica,tor;iaux.<br />
Les aurîrres déclarent, l'une qu'il est nécesaire<br />
de résister aux actes de violence ou d'arbitraire,<br />
l'antre qu'il ne faut accepter aucun<br />
_. ouvcunsamont qu'aux conditions qui précède-rat,<br />
Les motions dem.airjd.ent «o-coï* une "révision<br />
de la Constitution dans le sens monarchique,<br />
paattamenitaire et démocratique.<br />
Las cinq motions ont été adoptées par ac-<br />
II a été question aussi dia publier un- manifeste<br />
dans le pays et dans les pays étrangers<br />
qui ©rat des 'intérêts au Portugal, pour expliquer<br />
les événements et réfuter les prétendues<br />
icimnies dirigées contre le .parti régonéiraur.<br />
Las réunions des autres ,narl-is d'opposition<br />
ont été<br />
'<br />
â<br />
NOUVELLES<br />
- L'état de santé de Francoi* C^Z^o^<br />
être faible.<br />
— Les ministres '<br />
conseil habituel du.<br />
ue à<br />
î tiendront pas demain 'eur<br />
aura 9«bm^m?mi^*£5SSF ^<br />
Luttes<br />
9 décembre.<br />
Par 'S<br />
Réunion organisée par l'Auto '<br />
'<br />
ïiomanoff, KuSs0, tombe ;Lassart,esse, -Français<br />
Belge,<br />
tombe Jantowsk'y,<br />
de<br />
progressif<br />
liiscuaaio-r<br />
ote ip ass-ï i<br />
cé ©art<br />
2a suspies!<br />
liter-lés ; :<br />
rorrciail d<br />
charte al<br />
du décret<br />
dr?<br />
ii assez animées<br />
; celle du parti<br />
rtout, a été tumultueuse<br />
; la<br />
5té confuse, las discours y ont<br />
a adopté une motion damanidant<br />
on de "tous, les décrets coattre les<br />
i ,iétablk-\~omen!t du fonctionnemenit<br />
la Gonfjti.tutlon, Sa ,rev--ision de la<br />
a d'éviter les dictatures, l'examen<br />
'égïanit les avances faites à la rnaic't<br />
la, résiîitance contre les violenires.<br />
nanifestiation ne s'csit -produite au<br />
public se désintéresse aUsolumenit<br />
Omov<br />
Russe.<br />
Paul Pons<br />
LeJge.<br />
Boui.Uon<br />
Français<br />
tombe Constant le Marin,<br />
Football rugay<br />
Voici la décision îffdtaauehe^^H<br />
suua du match Nord contre Sud<br />
a<br />
il est bon de dire- que l'équipe ne sera défunUminent<br />
composée qu'après Ui match du<br />
' J « Pans. France contre reste de la France<br />
biSTast^r (mamot ^ c=<br />
Arrière<br />
: Isaac<br />
Lebrun (Sme<br />
au<br />
"''^Ww (s ' °- E ' v - s - T - ) ' La -<br />
- (R. C. F.).<br />
li ors quarts<br />
: Lan* (R. C. F.), Lebru<br />
t)e notre correspondant particulier :<br />
Lourdes, 9 décembra, *<br />
ffÊIE DE L'IMMACULÉE-CONCEPTION<br />
La fête de l'Immacuilée-Conception, îa fêt«<br />
de la Grotte, a été célébrée avec son éclat accoutumé<br />
; comme par enchantement, la tempête<br />
avait cessé.<br />
A'dix heures, la masse pontificale a été cétfci<br />
bree au Rosaire, devant une foula é no mie.<br />
Mgr Sohcepfer tenait chapelle.<br />
La foule était encore plus dense eux vêpres • -<br />
Rosaire étant trop petit, elle débcaMait sur.<br />
parvis. La cérémonie terminée, elle s'est<br />
portée vers la Grotte, ayant à sa tète Monseigneur<br />
de Tai-bes.<br />
La prière est montée ardente devant le relier<br />
béai, pour la France, le Pape et l'Eglise.<br />
'<br />
Le soir, à .peine la nuit tombait-elle sur la<br />
vallée, que des points lumineux surgissaient'<br />
tous côtes. Le spectacle était vraiment;<br />
féerique. Do quelque côté que le regard se<br />
tourne, depuis la Basilique jusqu'à la ville, de<br />
a montagne aux certaines de la Bigorre, partout<br />
des illuminations multicolores affectant,<br />
les formes les plus variées.<br />
La procession aux flambeaux a terminé la!<br />
fête au chant de l',4i'
Mardi It Décem&ve <strong>1907</strong><br />
i a Taxe sur les Opérations ûe Bourse<br />
voici te<br />
ion oui a eu<br />
s-nudl<br />
mrrvole-rendu détaillé de la discuslieu<br />
à ta séance de dimanche<br />
Chambre sur l'amendement<br />
ipris-m\ wl ;,È,^iêxïé'a hé adopté au cours<br />
fjZ\fàncTL nm ^i^ nous le ««ans<br />
•jus haut :<br />
« ramaud - Je demande au ministre<br />
M. Carnauo. '= , d'une taxe nouvelle,<br />
pourquoi, s'il a besoin a m<br />
fj n;a W^^^Flttewi*. (Applaujendant<br />
a frapper t les banas. Cris :<br />
îisseinents sut pre^u^<br />
i Ah 1 Ah ! »)<br />
ministre nous a fait part<br />
. M- M Tmfr%iensions en face d'une pareille<br />
îe nJ infliiencerait le marché par un ehet<br />
"v,; /sommes obligés, bien que nous nous<br />
m détendions, d'être opportunistes a de certaines<br />
heures. » (Applaudissements ironiques.)<br />
M Camaud développe son amendement ainsi<br />
conçu : « Le droit de timbre applicable à<br />
toute opération de bourse pour l'achat ou la<br />
/ente à terme de valeurs de toute nature, est<br />
te dix centimes par mille francs ou fraction<br />
île mille francs, lorsque la valeur des titres<br />
n'excède pas cinq mille francs<br />
; de cinquante<br />
centimes par cinq mille francs ou fractions de<br />
cinq mille francs, lorsque la valeur totale des<br />
litres est supérieure à cinq mille francs, mais<br />
n'excède pas cinquante mille francs<br />
; de cinq<br />
francs par cinquante mille francs ou fractions<br />
do cinquante mille francs, lorsque la<br />
valeur totale des titres est supérieure a cinquante<br />
mille francs, mais n'excède pas cinq<br />
cent mille francs<br />
; de . dix francs par cent<br />
mille francs ou fractions de cent mille francs,<br />
lorsque la valeur totale des titres est supérieure<br />
à cinq cent mille francs<br />
; cette taxe<br />
n'est pas soumise aux décimes. »<br />
M. Camaud. — Pour donner satisfaction à<br />
la commission du budget, je consens à ajouter<br />
une disposition réduisant le droit de timbre<br />
île trois quarts pour les-opérations sur les rentes<br />
de l'Etat français et de moitié pour les<br />
opérations de report.<br />
Il n'est pas à craindre que ce droit de timbre<br />
nuise à noire marché, grâce à l'honorabilité<br />
de la corporation<br />
des agents de change<br />
français , le public ne court aucun risque ;<br />
notre marché défie la concurrence des marfetsés<br />
voisins, par suite de taux des courtages<br />
et de l'absence des formalités gênantes imposées<br />
à .l'étranger.<br />
M. Théodore Reina?h. — Il n'y a pas mal de<br />
marchés à terme, à Berlin.<br />
M. Ferrette. — Vieux Français, va ! (Rires.)<br />
M. Camaud. — L'impôt, n'atteindra en<br />
France, qu'un petit nombre<br />
de personnes,<br />
dont tes intérêts sont plus ou moins respectables.<br />
» (Vifs applaudissements.)<br />
M. GaiHaux vient demander la disjonction<br />
au milieu d'un vacarme épouvantable.<br />
M. Cailiaux. — Il ne faut pas pourchasser<br />
le marché à terme. (Violentes protestations.)<br />
On a supprimé, de l'autre côté du Rhin, le<br />
marclié à terme<br />
; on est en train de le rétablir<br />
aujourd'hui<br />
; la spéculation n'est autre<br />
chose que l'esprit de prévoyance appliqué<br />
aux opérations commerciales et aux opérations<br />
financières. (Exclamations et violentes<br />
clameurs.)<br />
Il y a une distinction à établir entre le jeu<br />
et la spéculation ; le marché à terme est inàisrpensable<br />
-pour les opérations commerciales<br />
et industrielles. »<br />
M. Carnaud revient à la charge ; on l'écoute<br />
distraitement<br />
; la cause paraît perdue pour<br />
te ministre.<br />
M. Carnaud. — L'opération à terme est une<br />
opération fictive.<br />
M. Lasies. — Je voterai l'article additionnel<br />
de M. Carnaud; il s'agit d'un sacrifice si léger<br />
que l'on s'étonne que le ministre des finances<br />
s'y oppose.<br />
Pour acheter <strong>10</strong>0 francs cle titres à la Bourse,<br />
on paie 1 fr. 05 ; un terrien qui. achète<br />
1,000 francs de terre paie 120 francs de droits;<br />
il y a là une inégalité choquante. (Applaudissements.)<br />
On passe au scrutin, au milieu d'une effervescence<br />
extraordinaire ; au centre et à gauche<br />
la bataille autour des urnes est chaude.<br />
La disjonction est reipoussée par 39? voix<br />
contre 173. (Salve d'applaudissements.)<br />
M. Lasies. — Le gouvernement n'en est plus<br />
à compter les tapes. (Hilarité générale. Bruit<br />
prolongé.)<br />
Le rapporteur général. — La commission<br />
demande à la Gbamhre de lui renvoirer l'article<br />
additionnel de M. Carniaud pour<br />
eXamen<br />
plus détaillé ; elle déposera son rapport<br />
pe soir même.<br />
Le présidant. — Le renvoi est de droit.<br />
.pour augmenter considéra*<br />
blessent la valeur alimen»<br />
taire de tous vos mets, ajoutez»<br />
leur un peu d'Extrait de Viande<br />
Distinctions honorifiques<br />
Une médaille de bronze vient, d'être décerné©<br />
& M. le docteur Leamotne, médeotn iaaspee<br />
tour a OuultW!t, ptnir Sa coopération au service<br />
de la protection des enfants du premier<br />
âge.<br />
Pour le mémo objet, une mention honora Me<br />
a été décernée à M. Bercegol, secrétaire de la<br />
mairie de Souillac.<br />
Médailles d'honneur<br />
Par décret du ministre do l'intérieur ,des médailles<br />
d'honneur ont été décernées aux sapeurs-pompiers<br />
du Lot qui comptent plus de<br />
trente ans de service<br />
: MM. Antoine Augustin<br />
et Jean Auger, sergents ù la subdivision de<br />
Flgeac -<br />
CAHORS. — Le tribunal civil de Cahora ei<br />
les fondations. — Dans une des dernières audiences,<br />
le tribunal civil de Cahors a eu à<br />
s'occuper de deux affaires de fondations. Des c<br />
donateurs avaient institué des fondations au \<br />
profit de Fabriquas, à charge par elle de faire<br />
célébrer des messes et services.<br />
•<br />
Le séquestre l'étant emparé des biens de<br />
Fabrique, les conditions des legs ne furent<br />
plus exécutées. Les donateurs<br />
intentèrent<br />
alors devant le tribunal une action en révocation.<br />
C'est en vain que l'enregistrement a soutenu<br />
que le séquestre n'avait pas qualité pour figurer<br />
dans le procès et que le tribunal devait<br />
attendre, avant de »B prononcer, que l'établissement<br />
auquel seraient transmis les biens<br />
de Fabrique ait refusé de remplir les charges.<br />
Le tribunal, conformément aux plaidoiries<br />
de M es Martin et François Besse, a décidé que<br />
le séquestre représente bien la Fabrique et<br />
que, puisque les clauses et conditions du contrat<br />
n'étalant pas respectées, il y avait lieu de<br />
l'annuler.<br />
C'est ce qu'a fait le tribunal.<br />
Etat civil du 30 novembre au 7 décembre.<br />
Naissances<br />
: André-Jean Roubert, rue Saint-<br />
Priest, 8<br />
; Marguerite-Madeleine-Suzanne Loubrassac,<br />
rue dès Capucins, 3<br />
; Jeanne-Clotilde-<br />
Marie Grattas, rue de la Préfecture, 24 ; Charles<br />
BaudiL impasse Cardailîac, 7<br />
; Marie-<br />
Louise Cayrac, à Lacapelle ; Marie-Léon-Jean-<br />
Hippolyte-François Pechmèze, boulevard Gambotta,<br />
59.<br />
Publications de mariages<br />
: Emile-Pierre-<br />
Pauft-Louis-Edouard Bastide, vérificateur au<br />
ministère du travail, et Marguerite Imbert,<br />
sans profession<br />
; Jules Ca.yirel, sergent rengagé<br />
au 7° de ligne, et Amélie Baldy, modiste.<br />
Décès<br />
: Geneviève-Augiistine Carrey, sans<br />
profession, veuve Ollier, 76 ans, cours de la<br />
Chartreuse, <strong>10</strong><br />
; Marceline Lemozy, sans profession,<br />
64 ans, épouse Couderc, à Saint-Henri<br />
; Maria-Anna Dubois, lisseu-se, veuve Masson,<br />
55 ans, rue du Bousquet, <strong>10</strong><br />
; Marguerite<br />
Alibert. sans profession, veuve Bories, 82 ans,<br />
rue du Portail-des-Augustins, <strong>10</strong><br />
; Marie Trémoules,<br />
sans profession, 75 ans, veuve Mayeux,<br />
impasse Saint-Urcisse<br />
; Jean Blanc, tonnelier,<br />
65 ans, avenue de Toulouse, 28.<br />
LUZnCH. — Conseil municipal. — Le conseil<br />
municipal, convoqué -en séance extraordinaire,<br />
s'est réuni mardi dernier, à 2 heures du<br />
soir, sous la présidence de M. Luzan, maire.<br />
.. M. le maire communique au conseil une lettre<br />
de M. le préfet du Lot, invitant le conseil<br />
municipal à lui faire connaître les dégâts occasionnés<br />
aux chemins vicinaux et ruraux<br />
par les orages de <strong>1907</strong>, à l'effet de participer à<br />
la -subvention do trois millions votée par les<br />
.Chambras.<br />
Cas dégâts, en ce qui concerne la commune,<br />
sont évalués à 1,000 francs pour les chemins<br />
vteinaux et à 2,500 francs pour las chemins<br />
ruraux,<br />
a<br />
Le Parlement a également voté une subvention<br />
de deux millions en 'faveur des propriétaires<br />
victimes des inondations et des orages.<br />
Les déclarations faites par les propriétaires<br />
riverains du Lot et par ceux dont les terres<br />
ont été ravinées, constatent que les pertes subies<br />
a 1 occasion des orages s'élèvent à 1,000<br />
francs -environ.<br />
Le conseil décide de demander la part des<br />
subventions susmentionnées dans les proportions<br />
indiquées.<br />
COURDON. — Abattoirs. — Il a été abattu,<br />
pendant le mois de novembre, aux abattoirs<br />
de la ville de Gourdon, 22 bœufs, 27 veaux, 76<br />
moutons et 62 porcs, formant un poids total de<br />
26,800 kilos.<br />
SAINT-PROJET. — Conseil municipal. — Le<br />
conseil municipal s'est réuni en session ordinaire<br />
de novembre, sous la présidence de M.<br />
le docteuT Fontamille, maire.<br />
Le conseil s'est occupé des petites réoarations<br />
a faire dans la .commune de Saint-Projet,<br />
en ce qui concerna les édifices publics &t<br />
les chemins. Les demandas ont été .approuvées<br />
a D'unanimité, sauf une, qui a été repoussée<br />
par <strong>10</strong> voix contre 2.<br />
M. Bairas émet un vœu tendant à améliorer<br />
les foires des 11 novembre et 11 décembre en<br />
les créant aussi foires do bœufs, tandis qu'elles<br />
ne sont répuutéas que comme foires des<br />
races porcine ©t ovine.<br />
Après discussion, il a été décidé que la<br />
foire du 11 décembre serait aussi .pour les<br />
bœufs et qu'il serait alloué une prime d'encouragement.<br />
ANÉMIE<br />
PALES COULEURS<br />
& onmESCEtiiks tris rapides.<br />
«SUÈRISOW<br />
RADICALE et<br />
INFAILUSl-E en<br />
par l'El<br />
ADMIS OPHCI-:I.I.IIΫMT I-AÏI r.a Sitavica m- A*»**» > ~<br />
<br />
"JirJlT CONFITURE
Mardi <strong>10</strong> <strong>Décembre</strong> <strong>10</strong>07<br />
«an*, 85 25 ; prochain, sa ; 4 premiers, 81 25 ; 4 de<br />
mal, 74; tendance falMe.<br />
Un. — Disponible en ouives à nu, 50<br />
; courant,<br />
40 50 ; jnocliaiii, 48 50 ; 4 premiers, 49 ; 4 de mai,<br />
«7 75 ; tendance tatble.<br />
Alcools. — Disponible, 39 25 • courant, 3B ; prochain,<br />
39 25 ; 4 premiers 40 ; 4 de mat, 42 25 ; tendance<br />
faibte ; stock, 35 725 ; circulation, 25.<br />
Sucres. — Courant, 28 50 ; prochain, 28 50 ; 4 premiers,<br />
28 625 ; 4 de mars, 28 875 ; 4 de mai, 28 25 ;<br />
tendance lalWo ; roux cultes 25 75 ; autres jets,<br />
«5 75 ; raffines, 59.<br />
MARCHE DE BORDEAUX<br />
Du 9 décembre.<br />
Blés. — On cote : 22 50 à 22 75<br />
les <strong>10</strong>0 kilos, départ.<br />
Farines. — Fermes. On cote : haut, 34 ; premières<br />
marques, 33 50.<br />
Sons et repasses. — On cote<br />
: sons gros, 15 ; livrable,<br />
14 5 0; ordinaires, 13<br />
; repasses ordinaires,<br />
14 50 ; livrable, 14.<br />
Maïs. — Roux pays, 20 ; Plata, 20 ; Cinquanti-<br />
W, 21.<br />
Avoines. — Poitou grises, 18 ; noires, 17 75<br />
; Bretagne<br />
grises, 17 75.<br />
Orges. — Pays, 19 ; Algérie, 16.<br />
Seigles<br />
: ls>fe0 à 19 îles <strong>10</strong>0 kilos.<br />
Sulfate de cuivre métal, en reprisé a la clôture<br />
par suito d'achats importants des manufacturiers<br />
dont les stocks étaient des plus réduits ; le sulfate<br />
ûe ce fait est beaucoup plus ferme avec très peu<br />
de vendeurs. On cote : disponible, 02 à 63 -, livrable<br />
sur mars-avril, 58 50 à 59 les <strong>10</strong>0 kilos, acquittés,<br />
Bordeaux.<br />
HAUTE-GARONNE<br />
Toulouse, le 9 décembre.<br />
Céréales. — Dladettes, blés supérieurs, les SO kU,<br />
18 25 à 18 75 ; bonne qualité, 18 25 ; blés mitadins<br />
fins, 17 25 à 17 50 : seigie de pays, les 75 kll.. 13 1<br />
13 50 ; orge, les 60 kil, 8 50 à 9 50 ; avoine, 8 75 à<br />
9; maïs blanc, les 75 kil., <strong>10</strong> 50 à 11 50; haricots, l'hectolitre,<br />
de 25 à 26 ;fèves, les 65 kilos. 12 50 à 13;vesces<br />
noires, les SO kilos, 22.<br />
Farines et issues.<br />
— Premières dites mlnot, les<br />
122 k. i, 41 50 ; deuxièmes dites SS, 39 50 ;RG. les<br />
<strong>10</strong>0 kilos, 17 50 à 18 ; repasses. 15 à 16 lr. ; son*<br />
14 50.<br />
Graines fourragères. — Trèfle, les <strong>10</strong>0 kll., 150 1<br />
155 -, luzerne (sainfoin du pays), de 120 à 135.<br />
Foin, 4 à 4 50 ; sainfoin, ire coupe (nouveau),<br />
4 50 à 5 ; sainfoin, 2e et 3e coupes, 3 50 à 4 ; trèfle<br />
;paille blé, 2 30 à 2 60 ; avoine, 1 80 à 2 <strong>10</strong>,<br />
te tout les 50 kilos.<br />
Bois à brûler. — Les 50 kilos, de 1 45 a 1 50.<br />
Revel.-<br />
Marché du 7 décembre.<br />
Bœufs, 33 ; vaches, 31 ; veaux, 54 30 ; mou-tons,<br />
>6 80 -, brebis, 52 30 ; porcs, 63, le tout les 50 kilos,<br />
sur pied.<br />
Céréales. — Blé, les 80 kilos, 18 95 ; seigle, 13 ;<br />
maïs, 13 75 ; avoine, 9 75 ; .pommes de terre, 3 25 -,<br />
ihàtaignes, 5 50.<br />
TARN-ET-G ABONNE<br />
Modères.<br />
Foire du 6 décembre :<br />
Malgré le mauvais temps, foire assez belle. Affaires<br />
suivies. Cours soutenus. Cours pratiqués :<br />
Poulets, 0 75 ; poules vieilles, 0 05 ; dindons, 60<br />
11 65 c. ; pintades, 0 85 ; le -tout le demi-kilo ; pigeons.<br />
0 SO à 1 50 la paire.<br />
Lapins, à 2 25 l'un.<br />
Œufs, rapidement enlevés à 1 franc la douzaine.<br />
Lièvres, 1 franc le demi-kilo ; lapins, 1 75 ; perarcaux,<br />
1 75 à 2 25 ; grives, 0 50 à 0 58<br />
; merles et<br />
k>u«Js, 0 55 ; le tout la pièce -, oiseaux, 0 90 la<br />
iouzaine<br />
; alouettes, 1 50 à 1 80 la douzaine.<br />
Pommes et poires, 0 40 à 0 75 la douzaine ; châtaignes,<br />
0 65 à 0 75 le demi-dècalitre.<br />
Qies grasses, 1 <strong>10</strong> à 1 20 ; canards gras, 1 15 a<br />
l 25 : foies trras, 3 à 4 pièce, selon grosseur.<br />
Blé, 17 75 à 18 25 les 80 kil. ; maïs, <strong>10</strong> 50 ; fèves,<br />
12 75 à 13 -, avoine, 8 75 à 9 ; haricots, 30 à 32;<br />
,e tout l'hect. ; pommes de terre, 4 à 4 50 les 50<br />
kilos.<br />
•le. — Poids vif : bœufs, 40 à 45 ; vaches,<br />
SDO kil.<br />
; veaux. 0~95 à 1 05 le kilo.<br />
3 travail : bœufs,' 900 à 1,<strong>10</strong>0 -, vaches, soo<br />
ïénisses et bouvillons, 200 à 500, le tout la<br />
liilos, poids vif ; cochons d'élevage, de 45 à 60 ;<br />
coc&ons de lait, de 28 à 40<br />
; le -tout la pièce.<br />
Halle aux grains. — BSé, de 18 a 18 75 les 80<br />
Kilos ; avoine, 9 ; mais, de 14 à 15 ; fèves, de 13 à<br />
14 ; orge, <strong>10</strong> 5fl ; seigle, 11 ; haricots, de 28 à 30 ;<br />
le tout l'hect.<br />
; sons, 6 50 ; repasses, -9, le tout les<br />
50 kilos;<br />
Place à la volaille. —- Poules vieilles, do 5 à 0 ;<br />
poulets, de 2 25 à 3 50<br />
; dindons, de 12 à 13 ; dindes,<br />
de 11 à 12<br />
; le tout la paire.<br />
Gibier. — Lièvres, de 5 à 6<br />
; lapins de garenne,<br />
de 1 25 à 1 50 ; lapins domestiques, de 1 50 à 2 ;<br />
perdreaux, de 2 à 2 25 ; bécasses, 2 50 ; grives, 0 50;<br />
merles, 0 35<br />
, le tout la pièce.<br />
Peu d'affaires au foi-rail ans bœufs à cause du<br />
mauvais temps. Cours des marchés précédents.<br />
GERS<br />
Lectourc.<br />
Blé, 18 avoine, de S 25 à 8 50 ; maïs, de 15 à 16 ;<br />
fèves, de 12 25 à 12 50 ; haricots, de 28 à 30.<br />
Halle à la volaille. — Dindons, de <strong>10</strong> à 13<br />
; dindes,<br />
de 8 A <strong>10</strong> ; poules, die 4 à 5 50; poulets, de 2 05<br />
à 4 -, pintades, de 5 à 7 ; chapons, de 7 a 8 ; canards,<br />
de 5 à 6 ; pigeons, de 1 fr. à 2, le tout la<br />
paire.<br />
Œufs,<br />
1 20 la douzaine.<br />
Oies grasses, 1 20 ; canards gras, de 1 fr. 1 20,<br />
le tout le demi-kilo.<br />
Gibier. — Lièvres, de 5 à 6 ; lapins, de i 50 à 2 ;<br />
perdreaux, 2<br />
; grives, 0 25, le tout la pièce.<br />
Vic-Fezensac.<br />
Blé, 17 75 ; avoine, 9 25 ; maïs, 15 ; pommes de<br />
terre, 5 50, le tout l'hectolitre.<br />
Foin, 6 ; paille, 4 -, luzerne, 4, le tout les <strong>10</strong>0 kilos.<br />
Marché aux bestiaux. — Animaux de travail :<br />
Bœufs, de SOO à 1.200 ; vaches, de 500 à 800 ; breaux,<br />
de 500 à 700 ; génisses, de 400 à 500.<br />
Animaux de boucherie. — Boeufs, 70 ; vaches, 60 ;<br />
veaux, 95<br />
; moutons, lûo, le tout les <strong>10</strong>0 kilos.<br />
Marché aux porcs, — Porcs gras, 70 les 50 kilos ;<br />
nourrains. de 40 à 60 pièce.<br />
Marché à la volaille. — Dindons, de <strong>10</strong> à 12 ;<br />
poules, de 4 à 5 50<br />
; poulets, de 2 50 à 3 50 ; canards,<br />
de 5 à 7 ; pintades, de 4 50 à 5 50 ; oies, de 16 à<br />
20 ; oies grasses, f 25 le demi-kilo.<br />
Œufs, 1 fr. la douzaine.<br />
Gibier. — Lièvres, 6 ; perdreaux, 2 ; outardes,<br />
2 50 ; bécasses, 2 50 ; lapins, 1 75.<br />
Condom.<br />
A la haHe aux grains, on a vendu 300 hectolitres<br />
de blé au prix ordinaire de 18 à 18 50 les 80 kilos.<br />
Les affaires sont toujours actives sur les vins,<br />
avec tendaxico à la hausse. Quelques transactions<br />
se sont oipérées au cours de 3 25 à 3 50 le degré<br />
pour 228 litres.<br />
F,n revanche, il y a calme plat sur les eaux-devie.<br />
Les galeries des Cloîtres étaient amplement garnies-<br />
d'oies et de canards gras. Les prix se maintiennent<br />
fermes à 2 50 et 2 70 le kilo.<br />
Mauvezin.<br />
A la volaille, on constate une légère baisse surtout<br />
sur les didons qui se donnent de 9 à 11 francs<br />
la paire.<br />
Œufs,<br />
1 30 la douzaine.<br />
Oies grasses, de 1 <strong>10</strong> à 1 15 le demi-kilo.<br />
Le gibier est très cher. Lièvres, de 6 à 7<br />
; lapins,<br />
de i 75 à 2 ; perdreaux, 2 50 ; vanneaux, 0 60 ;<br />
grives, 0 SO ; merles et tourds, 0 25 ; petits oiseaux,<br />
6 50 la. douzaine.<br />
Au foirail, beaucoup de veaux de boucherie et<br />
tous vendus à de hauts prix. Affaires nombreuses<br />
sur le gros bétail à des prix très élevés.<br />
MARCHÉ I)13S VINS<br />
Montpellier. — La cave de MM. Simonnet. a Vie.<br />
4,fVM) heetos. vin Sevuré, a été vendue au prix de 15<br />
francs Thecto.<br />
Valros (Hérault). — Cave de Mme veuve Lenthéric,<br />
née Goudou, vendue à une maison de l'Ardèche.<br />
à raison de 13 fr. l'hect., nu, pris à la propriété.<br />
m^fj1,<br />
«y*,<br />
Bouel<br />
38 à 40<br />
Bêtes<br />
à 1,000<br />
pai re.<br />
CoclK<br />
40 à 50 i;s gras-, 65 à 68 les 50 kil. ; cochons de lait,<br />
, pièce.<br />
Monclar-de-Quercy.<br />
Marché hebdomadaire du 5 décembre :<br />
La niuic a un peu nui â notre marché de jeudi ;<br />
©pendant assez nombreuses ont été les affaires qui<br />
'y sont traitées. Voici les principaux cours praiqués<br />
:<br />
Foirail aux porcs. Porcs gras, de 55 à 60 les 50<br />
Les livres nouveaux. — I.E PLUS CÉLÈBRE DES<br />
BECASSEAU, par Jean Drauît, avec nombreuses<br />
caricatures de R. de la Nézière. Un volume ln-12,<br />
couverture aquarelle. Prix<br />
: 3 francs.<br />
Pour recevoir ce volume franco par la poste, il<br />
suffit d'envoyer 3 francs en mandat-poste ou en<br />
timbres français, à M. Henri GAUTIER, éditeur, 55,<br />
quai des Grands-Augustins, à Paris.<br />
Nous ne connaissions, jusqu'ici, qu'un seul Bécasseau,<br />
simple pioupiou, type parfait d'ahurissement<br />
prétentieux et de sottise bouffonne, dont Jean<br />
Drault a narré les hauts -farts en de nomtoaegix et<br />
joyeux volumes. Le grand-père de cet amusant per<br />
saunage nous est révélé aujourd'hui, et, cartes, 11<br />
mérite bien son surnom, car ses aventures fuirent<br />
nombreuses et dignes d'être contées.<br />
Sachez donc que le Plus Célèbre des Btcasseau a<br />
été un héros sans le voulois. Son premier exploit<br />
miilitatro fut... la fuite<br />
; ce qu'il- fuyait, c'était la<br />
caserne dont U avait une peur atroce. Toujours<br />
courant, il arrive au Havre, s'embarque sur le premier<br />
vaisseau venu. Mais des pirates barbaresqu-es<br />
s'en emparent, et voici notre Bécasseau prisonnier<br />
du dey d'Alger.<br />
Ceci se passe en 1830. Au bagne d'Alger, Bécasseau<br />
mène une existence fort mouvementée. Pris d'abord<br />
pour un fils de prince, il voit les égards se changer<br />
en mauvais traitements quand il avoue ne pas être<br />
en état de payer rançon. Une tentative d'évasion<br />
avorte ; on va la lui farte expier cruellement, lorsque,<br />
soudain, lo canon retentit et des vaisseaux de<br />
guerre français apparaissent à l'horizon. Alors, ce<br />
poltron sent battre son cœur, ce couard échappe<br />
à ses gardiens, rejoint sa compagnie et fait bravement<br />
son devoir dans les combats du siège d'Alger.<br />
Le Plus célèbre des Bécasseau, tout en présentant<br />
des types et des scènes d'une gaieté irrésistible<br />
évoque avec beaucoup de brio le décor da vieil<br />
Alger. L'originalité du roman de Jean Drault consiste<br />
en cette union intime d'une fantaisie brillante,<br />
d'une fertilité inépuisable en incidents comiques<br />
et d'une très précise documentation.<br />
H a<br />
aussi un vif intérêt d'actualité, et c'est presque à<br />
chaque page que le rapprochement s'impose entre<br />
les événements dont le Maroc est actuellement le<br />
théâtre et ceux qui marquèrent les débuts de notre<br />
conquête algérienne.<br />
#**<br />
Du Nouveau sur Louis XVII. Le Drame du Temple.<br />
— Solution du problème, par Joseph TCRQUAN. —<br />
Paris, Emile-Paul, éditeur, <strong>10</strong>0, rue du Faubourg-<br />
Saint-Honoré. — Un volume in-12 12X19. — Prix :<br />
2 francs.<br />
La curieuse étude historique que M. Joseph Turquan<br />
vient de publier chez Emile-Paul, porte en<br />
sous-titre<br />
: Du Nouveau sur Louis XVII, et l'ou'vrage<br />
tout entier justifie amplement les promesses de la<br />
première .page, puisqu'il ne s'agit rien moins que<br />
d'une thèse qui renverse tous les faits admis jusqu'à<br />
présent sur le mystère du Temple. C'est une<br />
nouvelle solution du problème, solution tout a fait<br />
inattendue, dont le point de départ repose sur un<br />
passage des Mémoires du général comte d'Andigné<br />
qui fut emprisonné au Temple en 1601, pour délit<br />
d'opinion.<br />
I* général, dont la sincérité est au-dessus de tout<br />
soupçon, raconte que, pour s'occuper, plusieurs<br />
détenus avaient imaginé de convertir en jardin les<br />
terres du fossé du Temple. Or, un jour, en creusant,<br />
un des jardiniers improvisés ne fut pas médiocrement<br />
étonné de mettre au jour<br />
lé corps d'un<br />
grand enfant, qui avait été enterré dans de la chaux<br />
vive ».<br />
« Un corps isolé, enseveli dans ce Heu et avec<br />
des précautions aussi inusitées, nous fit penser que<br />
nous avions trouvé les restes de Mgr le Dauphin,<br />
Txuiis XVII, mort dans la tour du Temple... M.<br />
Fauconnier, concierge de la prison, se trouvait<br />
près de là, au moment où j'allai visiter le squelette.<br />
Je lui dis :<br />
_ c'est là, nécessairement, Monsieur, le corps<br />
de Mgr le Dauphin ?<br />
» Il parut un peu embarrassé de mes questions,<br />
mais me répondit sans hésiter :<br />
» — Oui, Monsieur.<br />
» Nous étions alors au mois de juin 1S01. »<br />
En rapprochant co témoignage, encore si<br />
peu<br />
connu, de certains faits historiques, d'une autlicniicité<br />
incontestable, M. Joseph Turquan arrive à une<br />
conclusion fort ingénieuse, qui -pourrait bien être<br />
la vérité tant cherchée, dont je veux, du moins,<br />
laisser la primeur aux lecteurs de co livre passionnant...<br />
Comme le dit l'auteur dans sa préface : « De la<br />
seule confrontation de faits connus ou plutôt publiés,<br />
qu'on n'avait pas encore songé à rapprocher,<br />
la vérité jaillit d'elle-même, mais elle jaillit éclatante<br />
eu choc de doux documents, comme l'étincelle<br />
jaillit du choc du fer contre un caiWou. »<br />
Ainsi envisagé, lo problème, en effet, apparaît très<br />
simple. Mais c'est l'éternelle histoire de l'œuf de<br />
Colomb<br />
; il fallait y penser...<br />
Catalogue des primes de librairie (86 francs' de |<br />
livres par aul.<br />
Partie littéraire. — IntroducUon an<br />
« Journal! de<br />
LaKon-Ladebat », déporté de Pructtgor (1), par M.<br />
Frédéric Masson, de l'Académie française<br />
; Variations<br />
sur l'océanographie, par M. Charles Epry<br />
; Un<br />
Épisode du Coup d'État du 2 décembre 1851<br />
: l'Émeute<br />
de PoHgny, par MM. E. et J. Franceschini ;<br />
De la Douleur, par M. Femand Laudet<br />
; Les Pêcheurs<br />
de perles, par M. Georges Maze-Sencier ;<br />
Poésie, par M. Armand Praviel ; Roman ; Les Forces<br />
de la vie (V), par M. Chaules Géniaux<br />
; lies Faits<br />
de la Semaine<br />
; La Revue des revues françaises et<br />
étrangères. — La Vie mondaine. La Vie Srportive.<br />
Partie illustrée : Les artistes : Mme Sarah Bernhardt<br />
dans Médée.<br />
Actualités<br />
; Le lieutenant Roze. tué sur la frontière<br />
algéro-marocaine<br />
; le député nègre Légitimas,<br />
qui vient de. faire son entrée à la Chambre des députés<br />
• Le lieutenant Blondin de Saint-Hialire, du<br />
o" tirailleurs algériens, tué au Maroc, dans le combat<br />
du 27 novembre<br />
; l'ingénieur en chef de la marine,<br />
comte Récopé, sur la vedette qui porte son<br />
nom ; M. Blanc de Saint-Bonnet ; le général Prévost,<br />
ancien colonel de la Garde, qui vient d être<br />
nommé gouverneur de Paris.<br />
Sur la frontière algéro-marocaine ; Vue générale<br />
de Lalla-Marnia : Lalla-Marnia : la caserne du 2<br />
spahis qid vient de prendre pa.rt aux combats livrés<br />
sur la frontière a.lgéro-marrocaine.<br />
La dAoennale. — Exposition de l'automobile<br />
: Vue<br />
générale de l'Exposition de l'Automobile, au Grand<br />
L'automobile<br />
: Maquette dm monument qui doit<br />
être élevé à l'ingénieur SerjK>llet.<br />
La catastrophe de Tarragone : Vue de 1 express<br />
Valence-Barcelone, après l'accident. — Les cadavres<br />
déposés près du Heu de l'accident (20 morts et 50<br />
W L^tfou.lcment des gorges du Loup : Une veu des<br />
gor<br />
Cité de Carcassonne, membre du jury,<br />
expert et hors concours Exposition universelle<br />
Paris 1900.<br />
BOURSE DE PARIS<br />
pu $ <strong>Décembre</strong> (Dépêche télégraphique)<br />
AU COMPTANT<br />
COURS<br />
jRÉcia<br />
COURS<br />
BU IOOB<br />
ACTIOMB<br />
Banque de France<br />
Crédit Foncier<br />
Crédit Lyonnais<br />
~- •••<br />
Banque de Paris....<br />
Comptoir d'Escompte<br />
Société générale..........<br />
Banque franco-espagnole<br />
Banque Ottomane.<br />
Midi<br />
>»»»»•<br />
Orléans ;. '<br />
Paris-Lyon-Médlterranôe<br />
Nord<br />
Ouest<br />
Est<br />
Est-Algêrion<br />
Ouest-Algérien<br />
Bûne-Guelina<br />
Autrichiens<br />
Lombards<br />
Nord-Espagne<br />
Saragosso • ;<br />
Chemins de fer Portugais<br />
Charbonnage de Laviana<br />
Carmaux<br />
••••<br />
Thomson-Houdton<br />
Compagnio Parisienne du Gaz—<br />
Messageries maritimes<br />
Compagnie transatlantique<br />
Lots Congo<br />
OBLIGATION J<br />
Ville de Paris 18G5<br />
_<br />
isre<br />
_ 1871<br />
— 1875<br />
_ 1876<br />
_ 1692<br />
_ 1894-1895<br />
— 1898<br />
— 1899<br />
— 1904<br />
_ 1905<br />
Foncières 1879<br />
— 1883<br />
— 1S85<br />
— 1895<br />
— 1903<br />
Communales 1879<br />
— 1883<br />
— 1891<br />
— 1892<br />
_ 1699<br />
Midi 3 % anciennes<br />
Orléans 3 % anciennes<br />
Lyon 3 % fusion anciennes<br />
Nord 3<br />
% anciennes<br />
Ouest 3 % anciennes<br />
Est 3 % anciennes<br />
Est-Algérien<br />
Ouest-Algérien<br />
Bône-Guelma<br />
Saragosse ,.<br />
Nord-Espagne<br />
Portugais<br />
Autrichiens a % 1" hypothèque..<br />
Loml .--Jes anciennes<br />
Suez<br />
Panama lots 1889<br />
Panama lots libérés<br />
Ottomanes 4 % consolidées<br />
Douanes ottomanes<br />
Priorités ottomanes.<br />
Sommaire du néméro de La Revue Hebdomadaire<br />
du 7 décembre. — Envoi, sur demande, 8, rue<br />
Garancière, Paris, d'un numéro spécimen et du<br />
FONDS D'ÉTAT<br />
3 %<br />
3 % amortissable<br />
Dette tunisienne<br />
Russe 4 % 1867 et 1869<br />
_ 4 % 1880<br />
— é or 1889<br />
_ 4 % or 1890<br />
— 4. % or 1893<br />
— 4 % or 1894<br />
Consolidé 4 % i" et 2' séries<br />
— 4 % 1901<br />
_ 3 % or 1891<br />
— S % or ÎSOO...<br />
— 3 i % or 1894<br />
Russe 1900<br />
Letres de gage 3 i<br />
Bons messes 1904<br />
Italien 5 %<br />
Espagne extérieure (corirs 30 p.)...<br />
Autriche or 4 %<br />
Hontrrois 4 %<br />
Egypte unifiée<br />
Argentine (Républ.) 5 % 1886<br />
Portugal 3 %<br />
95 75 96 20<br />
.96 25 96 70<br />
*5t> .. 457 ..<br />
82 50 83 25<br />
80 80 80 75<br />
80 05 S0 05<br />
79 75<br />
80 0<br />
80 60 8C 9l><br />
82 SO 83 E5<br />
81 50 81 ',5<br />
07 60 68 75<br />
66 ..<br />
73 ..<br />
66 75<br />
93 80 94 50<br />
71 50<br />
502 .. 503 ':<br />
<strong>10</strong>3 25<br />
93 40 '«à 40<br />
96 25 96 <strong>10</strong><br />
94 30 94 50<br />
<strong>10</strong>1 60 <strong>10</strong>1 70<br />
518 .. 518 ..<br />
62 65 63 ..<br />
4200 ..<br />
688 ..<br />
1170 ..<br />
1440 ..<br />
678 ..<br />
661 ..<br />
306 ..<br />
700 ..<br />
1139 ..<br />
1360 ..<br />
1359 ..<br />
1790 ..<br />
825 ..<br />
907 ..<br />
680 ..<br />
649 ..<br />
659 ..<br />
722 .,<br />
156 .<br />
270 .<br />
375 .<br />
345',<br />
128 .<br />
1790 .<br />
6<strong>10</strong> .<br />
192 '.<br />
207 25<br />
80 75<br />
531 50<br />
475 25<br />
405 ..<br />
538 ..<br />
537 ..<br />
302 50<br />
363 50<br />
420 ..<br />
408 ..<br />
430 ..<br />
384 ..<br />
500 50<br />
429 ..<br />
458 ..<br />
402 ..<br />
495 ..<br />
473 50<br />
490<br />
380 50<br />
453 50<br />
456 ..<br />
432 75<br />
434 50<br />
429<br />
44!l<br />
427 50<br />
427<br />
422<br />
416 50<br />
421 .<br />
391 .<br />
360 .<br />
355 .<br />
428 .<br />
813 25<br />
585<br />
<strong>10</strong>9<br />
480 "<br />
500 ..<br />
495 ..<br />
4225 ..<br />
685 ..<br />
1112 ..<br />
1443 ..<br />
678 ..<br />
661 ..<br />
306 ..<br />
700 ..<br />
•as ..<br />
Î38) ..<br />
<br />
ne l'ai jamais oubliée, répondit la religieuse.<br />
C'était dans le canton des Grisons,<br />
à quelque distance d'un petit village<br />
appelé Brendsdorf.<br />
Miriam tressaillit. Elle avait retenu ce<br />
nom, répété dans l'avis imprimé qu'elle<br />
avait surpris la veille.' Il lui sembla<br />
qu'elle n'osait plus respirer, de peur dé<br />
perdre une des paroles de la Sœur...<br />
— Nous avions gravi, dans une petite<br />
voiture de montagne, des pentes pittoresques,<br />
couvertes de pâturages... La<br />
dame que j'accompagnais désira un verre<br />
de lait, et nous entrâmes dans un<br />
pauvre chalet, isolé. Il y avait là un abrégé<br />
des misères humaines<br />
: une vieille<br />
femme se mourait, et une petite-fille de<br />
trois ou quatre mois était, tombée, le matin,<br />
de son berceau, et s'était fracturé le<br />
bras. .. Je vois encore la, grande chambre<br />
enfumée, pauvre et propre, la, mourante,<br />
qui s'éteignait doucement, et une jeune<br />
femme blonde, jolie et délicate, dont les<br />
traits me sont toujours si présents qu'il<br />
m'a semblé hier que vous me la rappeliez...<br />
Ella avait à soigner deux enfants,<br />
deux petites filles. L'une était sa propre<br />
enfant, l'autre un nourrisison confié par<br />
des parents très malheureux... Ah 1<br />
chère mademoiselle, les gens qui aiment<br />
les romans en trouveraient do tout vifs<br />
s'ils s'approchaient des misères humaines...<br />
Je ne vous ennuie pas, avec mes<br />
histoires ?<br />
— Non, oh ! non... Il est encore tôt...<br />
Voulez-vous dire au cocher de faire un<br />
tour, un grand tour... Par l'Etoile... Et<br />
après ?. .. Qu'étaient les parents ?<br />
— Je me rappelle pas leur mmi,<br />
mais il importe peu... Je sais qu'il était<br />
un peu difficile à prononcer... C'étaient,<br />
des Français, venus pour l'été dans le<br />
village ; ils avaient deux filles jumelles.<br />
L'une mourut soudainement, et l'année<br />
suivante, je vis dans le cimetière sa tombe...<br />
oh ! si jolie ! Une croix de marbre<br />
blanc dont les bras étaient formés par<br />
des branches de lie... La mère faillit<br />
mourir, son lait tarit, et le médecin ordonna<br />
pour elle un changement immédiat<br />
d'altitude, pour l'enfant une nourrice.<br />
Le père ne trouva pas de nourrice<br />
autre que cette pauvre femme de montagne,<br />
et il lui remit son enfant pour' quelques<br />
jours...<br />
Miriam avait passé par des émotions<br />
inexprimables. « L'une d'elles mourut. »<br />
Une des jumelles... Sa, sœur, peut-être...<br />
Mais alors, Mary ?... Il lui sembla qu'un<br />
coup violent meurtrissait son cœur, et<br />
qu'elle se trouvait en proie à un cauchemar<br />
plein d'indicible horreur.<br />
— Lee deux enfants, reprit la Sœur, se<br />
ressemblaient étrangement ; mais ce<br />
n'était lias surprenant, parce que, paraîtil,<br />
les deux mères se ressemblaient aussi.<br />
C'était à la fois joli et mélancolique de<br />
voir ces petits êtres si semblables, nourris<br />
du même lait, et ayant cependant des<br />
perspectives si différentes, dont témoignaient<br />
leurs vêtements dissemblables :<br />
des langes grossiers pour l'une, un joli<br />
cache-lange en velours blanc, garni de<br />
guipures, pour l'autre<br />
; c'était un contraste<br />
étrange. Je me rappelle que je demandai<br />
à la nourrice si elle ne craignait<br />
pas de les confondre. Elle eut un geste<br />
vraiment maternel, et touchant, en serrant<br />
contre elle lo bébé vêtu de bure :<br />
« Oh ! je les aime bien : mais celle-ci,<br />
c'est mon enfant<br />
! » Et elle ajouta quo,<br />
d'ailleurs, les enfants n'étaient pas vc-<br />
I tues de >jJisu&. et «ue sw< nourrisson<br />
avait au cou une petite chaîne scellée qui<br />
supportait une médaille d'or.<br />
— Et laquelle avait le bras cassé ? dit<br />
Miriam d'une voix presque intelligible.<br />
Depuis quelques instants, elle avait<br />
vécu des siècles d'angoisse, croyant toujours<br />
faire un rêve terrible, et passant<br />
par des transes inexprimables.<br />
— C'était la petite étrangère, répliqua<br />
tranquillement la Sœur, ne se doutant<br />
pas que cette réponse faisait de nouveau<br />
aifluer la vie au cœur de la pauvre fille.<br />
La nourrice ne se rendait pas compte de<br />
la gravité de l'accident. Elle ne pouvait<br />
quitter sa vieille compagne pour aller<br />
chercher un médecin, et attendait que<br />
quelque voisin, passant par là, se chargeât<br />
d'un message. J'avais vu réduire des<br />
fractures ; je fis de mon mieux, et je plaçai<br />
des éclisses. Mais, en partant, je la<br />
conjurai d'appeler un médecin, puis d'écrire<br />
aux parents. Je crains qu'elle n'ait<br />
fait ni l'un ni l'autre, car elle paraissait<br />
peu pressée d'avouer cet accident...<br />
_ — Et vous no savez pas... Vous n'avez<br />
jamais eu la curiosité de demander ce<br />
qu'était devenue votre petite malade ?<br />
demanda Miriam avec un effort surhumain<br />
pour sourire.<br />
— Ce n'est pas l'intérêt qui m'a manqué.<br />
L'année suivante, comme je vous le<br />
disais, je revins dans ce nays. La croix<br />
auxbranches de lis s'élevait, sur la tombe<br />
de<br />
1 enfant morte, mais sans date et sans<br />
n«. excepté son prénom de chrétienne :<br />
Marie. Le chalet de la montagne, inhabité,<br />
tombait en ruine. On ne put me. die<br />
ce qu'étaient devenues la nourrice, et les<br />
enfants.<br />
Après la première impression de soulagement<br />
qu'avait res-sontia Miriam en<br />
constatant l'identité do l'enfant malade,<br />
elle retombait dans un véritable chaos<br />
d'incertitudes. SI, celle on fan I. n'était autre<br />
qu'ellermême, et si sa sœur jumelle<br />
reposait dans le petit cimetière de Brensdorf,<br />
qu'était Mary, cette amie si chère<br />
à laquelle elle avait toujours donné le<br />
nom do sœur ? Comment passaient-elles<br />
pour jumelles ?... Sa tête se brisait dans<br />
ce déadale obscur ; elle n'entendait plus<br />
que vaguement les réflexions de la Sœur.<br />
Tantôt elle cherchait à croire que tout<br />
cela n'était qu'une coïncidence sans importance,<br />
qu'elle avait rêvé, que toute<br />
cette histoire n'avait rien de commun<br />
avec sa famille ; puis les faits lui apparaissaient<br />
de nouveau évidents : des faits<br />
inexplicables, gros de mystères et probablement<br />
de souffrances, d'angoisses, d'affreux<br />
désappointements.<br />
En rentrant, elle alla embrasser sa<br />
mère ; mais plus frappée qu'elle ne l'avait<br />
jamais été des traces douloureuses<br />
demeurées sur ce visage encore charmant,<br />
malgré tout, elle sentit son courage<br />
défaillir, et, la laissant aux soins<br />
de la Sœur, elle courut s'enfermer dans<br />
sa chambre, et essa.ya.de regarder en face<br />
sa situation.<br />
Oh<br />
! la chère petite chambre, témoin<br />
de jours heureux, où tout parlait de l'affection<br />
fraternelle qui avait été la joie de<br />
sa vie I...<br />
M. de la Dormelaye avfcit toujours<br />
gardé à Paris<br />
un appartement assez<br />
vaste, où il ramonait à des intervalles<br />
plus ou moins rapprochés sa, femme et<br />
ses filles. Les deux lits jumeaux, drapés<br />
do bleu, frappèrent tout d'abord le regard<br />
do Miriam, et elle fondit en larmes.<br />
Quoi<br />
! cette douce vie à deux, ces confidences<br />
enfantines, ces joies partagées,<br />
cotto tendresse sans nuages, — plus tard<br />
ces amours nouveaux éclos en même<br />
temps, comme si, disait Mary, tout devait<br />
cl ic pareil cite/, files, -- était-il possible<br />
qu'au fond de toul cela il y eût<br />
mensonge !... t 9<br />
En vain essayait-e!le de bannir tout*»<br />
les pensées troublantes, de reprendre »i«<br />
existence au point où elle l'avait la )S f .<br />
la veille ; un monde oonjaitures s' 3^1<br />
,1*<br />
en son esprit, et tout demeurait in^}\ 8<br />
que. Les gens du village avaient du 8<br />
Sœur que sa jumelle était morte ; P° u "<br />
quoi avait-elle vécu dans la maison<br />
ses parents avec une autre, sœur ?<br />
pensées les plus folles, las plus iKVI^.<br />
semblables se succédaient dans son w<br />
veau- surmené. Et une autre circonStaï»^<br />
lui apparaissait encore, singulière > *<br />
changement, ou plutèt cotte trajuspo^ 1!^<br />
de nom, dont l'explication lui sen li)1
m<br />
IÎIMÊRO 5 CEMT1IES<br />
Organe quotidien, de Défense Sociale et Religieuse<br />
RÉDACTION ET ADMINISTRATION : Toulouse, Rue Roquelaine, 25<br />
LE HUfflEBO 5 CEST11EE1<br />
1*7 H* ak *S»<br />
a»=fT»«ll«9,w,,i W »*» , *Krf'- , « E ï r ï s UMmwPBBB . . . . «if. «4 *• tO *<br />
CdM«>WR »«w..umTHOPHKa T - « - JW-<br />
Sutwftï'' i**» »- "<br />
t „ ^bocn^TOMits partent des (««f? ia «&sqn* msU «t Bout payablos ÉPBTMI»<br />
J3s«w Je budget de 1908 est le<br />
budget du déficit et de 1 équivoque » I<br />
Les blocards n'ont qu'à passer condamnation<br />
— et les contribuables qu'à payer<br />
C'est le Temps qui parle. Un mot est resté<br />
au bout de sa plume et nous n'avons aucune<br />
raison de ne pas lo dire. Le budget de<br />
1908 est aussi le budget de la malh.mnè<br />
te té..<br />
flî serait surprenant qu'un peuple ne dégénérât<br />
pas avec un tel système d educa<br />
Pav"<br />
Paul MATIIIEX.<br />
ORALE LAÏQUE<br />
M. Payot est le recteur de l'Académie<br />
d Comtne beaucoup de ses collègues qui<br />
rroient de très bonne foi avoir la science<br />
f.Vfuse<br />
M Payot pond de temps à autre<br />
aunique ouvrage du genre dit « classique ...<br />
T e dernier né de M. le Recteur a pour titre<br />
• La Morale à l'Ecole ; c'est un livre<br />
tiné aux élèves des cours moyen et supérieur<br />
de nos écoles primaires, c'est-à-dire<br />
à «tes » philosophes » de neuf à douze ans !<br />
Voulez-vous savoir comment M. Payot<br />
Son cLees OXoones<br />
En ce temps de décembre, aux approches<br />
de Noël, j'écoute nos cloches méridionales<br />
babiller dans le ciel clair. Ce ne sont plus<br />
les graves bourdons du Nord, mais un<br />
amusant tapage de bronze, un appel têtu<br />
à la prière. Elles chantent, nos cloches :<br />
elles disent des hymnes, des proses, des<br />
cantiques, et YAve Maria et de crépitants<br />
allégros qui appellent aux offices. Bientôt,<br />
elles vont jeter au vent les grandes antiennes,<br />
en attendant de remplir d'une joie<br />
éperdue la nuit sacrée de la Nativité<br />
D'où viennent-elles, ces mystérieuses servantes<br />
de nos églises ?<br />
Certains, empressés à faire dériver tous<br />
les usages du catholicisme des usages antiques,<br />
prétendent les retrouver chez les<br />
Romains, les Grecs et même les Egyp<br />
tiens. Comme, pour notre part, nous pré<br />
férons l'opinion de M. l'abbé Vadancard,<br />
lorsqu'il écrit que la cloche-est une « créa<br />
tion du Christianisme », et que l'antiquité<br />
païenne ne l'a « ni connue ni soupçon<br />
née » !<br />
U y a, en effet, entre les tintinnabula antiques<br />
et nos carillons, la différence qui<br />
sépare une sonnette d'une cloche<br />
; quant<br />
aux instruments dont se servaient les<br />
Orientaux, ce n'était qu'une pièce de bois<br />
percée de petits trous aux deux extrémités<br />
et sur laquelle on frappait avec un marteau.<br />
La cloche est une création de notre<br />
Occident, et lorsque, au neuvième siècle,<br />
le doge de Venise, Ursus, envoya à Constantinople<br />
douze nobles bourdons, ils firent<br />
une énorme impression.<br />
D'après les recherches de divers historiens<br />
ecclésiastiques, la cloche, la campana,<br />
aurait apparu vers le V 6 siècle dans<br />
les couvents du sud de l'Italie, pour convoquer<br />
les moines à la prière. D'un autre<br />
côté, « on sait que chez les Celtes primitifs,<br />
parmi les Irlandais en particulier, chaque<br />
missionnaire avait une lourde cloche à la<br />
main », nous apprend M. Jean Deligny,<br />
dans un substantiel article de la Revue<br />
Augustinicnne. Lorsque ces cloches appartenaient<br />
à des saints, elles étaient vénérées<br />
comme des reliques ; certaines ont été conservées,<br />
notamment celle de saint Patrice,<br />
connue sous le nom de Clog-an-edachta,<br />
ou cloche du testament. Tout ceci engagerait<br />
môme un des écrivains qui se sont occupés<br />
de la question, le P. Thurston, à<br />
faire remonter -à saint Patrice l'origine des<br />
cloches. En tout cas, il semblerait que leur<br />
nom dérivât du terme irlandais cloa.<br />
A celte époque, elles étaient simplement<br />
f.n-p-éps
Mardi <strong>10</strong> IMceraiwe 1307<br />
!*)<br />
est destiné à être dévoré par des bureaucrates<br />
'<br />
et des parasites.<br />
> Gomment ne vient-il pas à ces hommes,<br />
qui généralement sont do très braves gens,<br />
l'idée de fonder quelque œuvre d'enseignement<br />
et de propagande pour répandre partout<br />
les vérités qui peut-être sauveraient leur pays,<br />
qui exciteraient la haine contre ia franc-maçonnerie<br />
et le juif, qui feraient connaître tous<br />
les scélérats qui déshonorant et qui bientôt<br />
auront complètement détruit cette admirable<br />
France où les ruines s'accumulent chaque<br />
jour ! »<br />
De ta République pancaise :<br />
. « Nous en sommes à l'heure présente au<br />
point où aucun contrôle n'est plus exerce<br />
par le Parlement<br />
; où l'on ne daigne même<br />
pas offrir à celui-ci en temps utile les rapports<br />
qui lui .permettraient vasuMnent de se<br />
guider dans le dédale obscur des articles rédigés<br />
entre membres du gouvernement et<br />
mëmbrAs de ia commission du budget<br />
; ou<br />
ces articles déniant ensuite sous nos yeux a<br />
une allure dè 200 millions à l'heure, et nul<br />
n'élève même fa moindre plainte<br />
; tout Je<br />
monde se déclare satisfait ».<br />
Du Soleil, à propos du livre de M. Payot,<br />
recteur de l'Académie d'Aix. intitulé :<br />
« La<br />
Morale à l'école » :<br />
« A la façon dont déraisonnent les maîtres,<br />
On peut juger ce qu'est la raison des élèves<br />
dressés à leurs leçons. C'est à se demander si<br />
M. Payot a jamais vu un enfant et causé avec<br />
ces petits êtres de grâce et d'instinct que l'expérience<br />
n'a uas encore formés et dont le<br />
cœur et l'esprit doivent être dirigés, guidés<br />
et enseignés. Mais en se désintéressant de la<br />
culture enfantine. M. Payot ne se rend-il pas<br />
justice ? N'avoue-t-il pas qu'en laissant l'enfant<br />
suivre son instinct il tournera moins mal<br />
que s'il était condamné à recevoir et subir les<br />
leçons des pédants et des cuistres qui ne tarderaient<br />
pas à déformer son cerveau et à abêtir<br />
sa raison ? »<br />
De M. Jud-et, dans l'Eclair :<br />
« Le Japon affecte de considérer comme<br />
innocentes les larges évolutions des escadres<br />
américaines. Le rappel de son ambassadeur,<br />
sous prétexte de causer plus librement à le» <strong>10</strong> ,<br />
n'en reste pas moins un signe fâcheux, malgré<br />
tes commentaires modérés dés organes officieux<br />
du mikado. Des deux côtés, on veut gagner<br />
du temps, avec des .arrière-pensées où<br />
manque surtout ta sincérité. Il y a certainement<br />
des limites que le Japon connaît seul et<br />
au-delà desquelles il ne se laissera pas amuser.<br />
Il n'oubliera plus que Roosevelt, qui recommande<br />
la concentration de toutes les unité-<br />
en service et blâme toute imprudente dispersion,<br />
s'est prononcé pour une offensive<br />
foudroyante en cas d.e conflit. Quel est le moment<br />
précis où les stratésistes de Washington<br />
se croiront sûrs de la supériorité ? Ne doutons<br />
cas au'a.vant de leur permettre tranquil.le"n>&ri.t<br />
d'en préparer les éléments, le Japon ne se laissera<br />
pas distancer ».<br />
JOURNAUX BLOCARDS<br />
De la Velite République :<br />
« Les députés ont justement repoussé avec<br />
ensemble, les unes après les autres, les noaiveîfes<br />
taxes proposées pair le ministre des<br />
finances, lesquelles n'eussent pas manqué de<br />
soute-ver dans le pays de légitimes protestations<br />
celle notamment sur les effets à terme,<br />
qui frappait te petit commerce sans justice et<br />
sans opportunité.<br />
» Ge résultat, sans doute, n'enorgueillira<br />
pas M. Caillaux, dont la seule gloire, en l'occurrence,<br />
est d'avoir fait mentir le vieil adage<br />
qui veut que la fortune sourte toujours aux<br />
audacieux ».<br />
[Il n'en est pas moins virai que les députés<br />
de la «majorité, c'est-à-dire les «.mis de la Petite<br />
République, ont laissé les clefs du Trésor<br />
national entre les mains da l'homme qui, de<br />
leur aveu même, leur a soumis un budget<br />
« équivoque », comme l'a justeirnént appelé le<br />
Temps.}<br />
Du Rappel :<br />
« Il faut esoérer que le nouveau roi de<br />
Suède et le roi" encore- neuf de Norvège, dont<br />
nous recevions la visite amicale il y a quelques<br />
mois, s'entendront pour' Maintenir le<br />
prestige de «la Scandinavie dans la Baltique,<br />
'dont les pangermanistes rêvent-; de faire un<br />
lac allemand ».<br />
Cette dernière commission so réunira, «mercredi<br />
prochain, et, en même temps que ces<br />
articles -de la loi de finances, dite examinera<br />
le texte gCTO-'eTnementai on suspens dent cille<br />
est ©fflcicuscmoïiit saisie.<br />
Très probafcS-enwint, si elle juge ce 1exte<br />
équttatflé, elle le .renverra, avec ou sans modifteattons.<br />
à la commission des finances avec<br />
un avis favorable, de tells sorte qu'il peut<br />
parfaitement arriver que le projet spécial du<br />
gouvernement, dont la commission des finances<br />
peut proposer l'incorporation à la loi de<br />
finances, devienne tout uniquement un article<br />
de cette loi ©n remplacement des articles<br />
relatifs<br />
à la môme question votés par la<br />
Gliambtre.<br />
« Que de tours et de détours, disait un sénateur<br />
radical, pour en .arriver à voir sabrer<br />
tous ces beaux textes pair la Chambre et pour<br />
voir rétahliir par cite les articles actuels d.e la<br />
loi de finances que le Sénat finira par ratifier<br />
1 »<br />
aires<br />
LA PROMOTION DE FIN D'ANNÉE<br />
P-airis, 9 décembre.<br />
Suivant te Gaulois, il est fort probable que<br />
la grande -promotion de fin d'année paralura<br />
vers la fin de le semaine prochaine.<br />
Cette<br />
promotion .comprendra trois /divisionnaires et<br />
onze brigadiers. Pour le grade de général de<br />
brigade on citto<br />
actuefii.eiment les colonels<br />
Journée, cormnandain't te camp de Chatons ;<br />
Sabastitier, sous-chef d'étot-anajoir de l'année ;<br />
Ciiroan, commandant une brigade d'-infanterte<br />
à Saint-Mihteil<br />
; Maillot, commandant la<br />
brigade d'Annecy, etc.<br />
La promotion dlans les différentes armes et<br />
les différente serviioes sera des plus importantes<br />
; elle comçprendru, assure-ton, une trentaine<br />
de colonels et un nombre égal de lieutenainits-cotloineOis.<br />
DENTS<br />
Un engin dans une caserne<br />
Cavaiilon, 9 décembre.<br />
Une cartouche de dynamite d'une assez forte<br />
dimension a été jetée dans la cour de la caserne<br />
da la gendarmerie<br />
; l'engin étant ion<br />
heureusement tombé dans une flaque d'eau,<br />
là mèche qui, d'après la première enflu-ête,<br />
avait dû être enflammée, s'est éteinte, évitant<br />
ainsi une explosion formidable.<br />
La cartouche a été transportée au laboratoire<br />
d'Avignon.<br />
La mutinerie du 17°<br />
Paris, 9 décembre.<br />
Le Temps publie l'information suivante :<br />
« Le générai CaUi-ani, gouverneur militaire<br />
de Lyon, avait été chargé par lo gouvernement<br />
de concentrer tous les renseignements<br />
sur te détachement du IT de ligne à Gaf sa.par<br />
la raison que te 17' était on garnison à Gap-<br />
» Sur l'ordre du générai Gallieni, un certain<br />
nombre d'hommes du détachement de<br />
Gafsa avaient été répartis en Corse et en Algérie<br />
; la mesure était déjà en cours d'exécution<br />
; le ministre informé, a donné l'ordre<br />
que cette mesure fût purement «rapportée.<br />
Messidor qui reproduit ces informations,<br />
explique ainsi la décision prise par te minis-<br />
« On est m droit de se demander pourquoi<br />
les uns bénéficiant d'une mesure de faveur et<br />
non pas -tes autres, surtout si, comme on l'a<br />
dit, l'attitude des hommes du 17" n'a donné<br />
lieu à aucune critique. »<br />
sénateur de la. Lotie ; Aynard, député du 1<br />
RfeôB® ; Daney, maire de Bordeaux ; Gustave<br />
Denis, ancien sénateur<br />
; Guillain, député du<br />
Nord ; Jeanneau, conseiller général de la Von- ;<br />
dêe ; Roisso, maire de Dinan<br />
; Vidal d» Saint- '<br />
Urbain, sénateur de L'Aveyron, etc., etc.<br />
Los congressistes s» sont ensuit-.'<br />
répartis<br />
en cinq sections.<br />
*E5.3 CISI' ST* «£3 V © 3<br />
Une grève de locataires<br />
Rome, 9 décembre.<br />
Un© agitation des «plus curieuses qui a éclaté<br />
à Naples et vient d'entrer dans sa phase aiguë<br />
préoccupe ©n ce moment le gouvernement.<br />
A ia suite d'un plan rectifleaieur de la ville<br />
de Naples, une Société de construction, dite<br />
Société du Risanamento, obtint à N aptes la<br />
concession de la transformation des quartiers<br />
populaires pour bâtir, à la place des vieux<br />
labyrinthes de ruelles, des maisons grandes<br />
et spacieuses.<br />
Les maisons bâties, la Société tes loua<br />
; pendant<br />
quelques années, les (locataires payèrent<br />
sans protester<br />
; dernièrement, les socialistes<br />
de la ville ayant fait une campagne, une centaine<br />
de «locataires refusèrent de payer à<br />
l'échéance leurs termes<br />
; la Société riposta par<br />
des actes judiciaires<br />
; mais pendant qu'elle<br />
s'appliquait à réaliser ses menaces, la résistance<br />
s'étendait et 1,630 locataires suivaient<br />
l'exemple des premiers.<br />
Encouragée paT les autorités, la Société prit<br />
la mesure de tes poursuivre en bloc<br />
; mais<br />
alors se .produisit un fait comique : ayant fait<br />
tous défaut une première fois, les locataires,<br />
grâce à un droit que. leur donne le Code, ont<br />
commencé une obstruction des plus fatigantes;<br />
au moment où le juge allait prononcer -le jugement<br />
-par défaut, un premier locataire se présenta,<br />
demandant, comme de droit, la répétition<br />
du procès.<br />
Ce'iui-ci étant renvoyé, un autre locataire<br />
se présentait à la seconde audience, répétant<br />
la manœuvre.<br />
Le Jeu continue et continuera ainsi jusqu'au<br />
dernier des résistants, qui sont aujourd'hui<br />
arrivés au chiffre de 3,000<br />
; S faudrait quarante<br />
ans. pour les juger.<br />
Profitant de ce fait, les socialistes ont entrepris<br />
uneivtelente campagne, poussant la masse<br />
des autres citoyens à ne pilus -payer les<br />
loyers.<br />
Des meetings ont été organisés dans tous tes<br />
quartiers ; te-.gouvarnem«nt, qui ne sait comment<br />
.arrêter te mouvement, a commencé par<br />
envoyer sur place un renfort de dix mille<br />
soldats<br />
; il semble décidé à recourir à d«es<br />
mesures extraordinaires pour imposer te respect<br />
de la propriété aux Napoiitains.<br />
A la première---T.éun.ion qui a eu lieu hier<br />
soir, assistaient environ 3,00â*.persoiines.<br />
Parts, 9 décembre.<br />
La séance est ©uiverte à 4 heures, sous la<br />
présidence de M. Antondn Duibost.<br />
Le président prcn-oince d'éHogo funèbre<br />
de<br />
MM. Goujon, sénateur de l'Ain, et Bernard,<br />
sénateur du Doubs.<br />
Le ministre (tes finances dépose le projet<br />
de budget pouf reaceiuoàce 1908, voté pair la<br />
Chambre, et deimamde le renvoi à la commission<br />
des finances, qui est ardonné.<br />
Une proposition de loi est ensuite déposée<br />
ayant pour objet la léforine du «doctorat<br />
en diroit.<br />
Aux termes de la proposition, quatre tyipes<br />
nouveaux de doctorat en droit seraient institués<br />
dans les Facultés de droit :<br />
1» Doctorat d'histoire du droit : droit romain,<br />
aincia.li i',î-oat "français.<br />
mSTnr90^* judiciaire : droit civil, droit<br />
UJ »-« jereial, droit criminel.<br />
} 3° Doctorat admànistiratiif : droiiLpublte constitutionnel,<br />
adiTnsmisK'atiif.<br />
4° Doctorat économique : économie politique<br />
générete, droit commercial, économie politique<br />
appliquée.<br />
Le Sénat prononce l'urgence.<br />
L'ardre du jour appeffie «la discussion kiiu<br />
projet de loi, adopté par la Cham«fcre. retLalàJÎ<br />
à la siirveiGi!ance et au contrôle des Sociétés<br />
de caoitaliaatioiS.<br />
Le projet de loi est adopté<br />
; te Sénat «.fixe sa<br />
prochaine séance à jeudi trois heures.<br />
La séance est levée à cinq-heures.<br />
Les dessous des oimuallos<br />
Paris, 9 décembre.<br />
La dixième chambre correctionnelle a jugé<br />
aujourd'hui une affairé fort intéressante parla<br />
lumière qu'elle jette sur la création des<br />
cultuelles préconisées par M. Briand.<br />
L'inculpé, un défroqué, nommé, T-oiton, an<br />
cien vicaire d'une paroisse de Paris, était<br />
poursuivi pour abus de confiance<br />
; il avait<br />
conservé une certaine somme provenant de-titres<br />
qu'on l'avait chargé de vendre.<br />
Le défroqué a expliqué qu'il avait employé<br />
cet argent à soutenir un journal fondé pour<br />
la propagande en faveur des cuitueiltes, ente.,<br />
fondation s'était faite sous le patronage de<br />
M. Briand, qui présenta lui-même le défroqué<br />
à M. Clemenceau.<br />
Le présidant du conseil promit une subvention<br />
de <strong>10</strong>,000 francs par mois ; tes trois premières<br />
mensualités furent versées, la prerniê^re<br />
par M. Clemenceau en personne, tes deux<br />
autres par M- Winter, chef de cabinet du ministre.<br />
La subvention cessa brusquement lorsque<br />
MM. Clemenceau et Briand s'aperçurent que<br />
les catholiques né mordaient pas aux cultuelles<br />
et que<br />
1e défroqué n'avait aucune in<br />
fluenoe.<br />
L'avocat de l'inculpé a fait passer sous les<br />
yeux du tribunal des lettres provenant des<br />
ministères de l'intérieur et de l'instruction<br />
publique.<br />
Une autre lettre était une invitation à se<br />
présenter chez M. Bunau-Variïla, directeur<br />
du Malin, 1e journal où M. Henri (tes Houx<br />
fit campagne pendant quelques jours pour les<br />
cultuelles-<br />
L'audience a été des plus gales et te défroqué<br />
commissionnaire en cultu-elèes s'est vu<br />
condamner à six mois de prison.<br />
Les révocations ds donations<br />
Cholet, 9 décembre.<br />
Le tribunal a accueilli favorablement cinq<br />
demandes ©n -révocation de dons et legs faits<br />
aux fabriques.<br />
Deux des actions étaient intentées par les<br />
héritiers directs, une par le-donateur, tes autres<br />
par les héritiers collatéraux ©t les légataires<br />
universels.<br />
L'administration des Domaines .a été condamné©<br />
aux dépens. .<br />
choux lui soit suirverïu, n'nyiMxt jamais chatrgé<br />
sou wwoî-ver, ainsi qu'il l'a «dVV'laré.<br />
Cette taffitative de «réundon dra Soudan ot do<br />
l'Algérie a p5e.teemerit (réussi.<br />
niée Parkmeri-teife "CMEZ<br />
LIS<br />
L'enquête sur la viticulture<br />
Paris, 9 décembre.<br />
La commission d'enquête sur la situation^ e<br />
la viticulture, réunie aujourd'hui au Pafetis-<br />
Bourbon, sous la présidence de M. Ciazeaux-<br />
Gazaiet, a décidé de reprendre ses travaux<br />
dès la semaine prochaine et en a arrêté définitivement<br />
te programme.<br />
Elle compte examiner tout d'abord tes relevés<br />
de «TofUninistralion des contributions directes,<br />
puis ceux des affaires que les tribunaux<br />
ont été appelés à connaître ; elle étudiera<br />
ensuite tes que;>tions économiques de détail<br />
qui restent à résoudre pour solutionner,<br />
définitivement te problème de la crise viticole.<br />
MU LTTXEMBOiroa<br />
Les 28 es 13 jours<br />
Paris, 9 décembre.<br />
Paris, 9 décembre.<br />
On annonçait, il y a quelques jours, la démission<br />
probable de M. Jules Coûtant du<br />
parti socialiste unifié<br />
; la nouvelle est aujourd'hui<br />
officielle : M. Jules Coûtant « écœuré<br />
des manœuvres déloyales employées contre Ipi<br />
^par la municipalité d'Ivry », a envoyé sa démission<br />
au secrétaire du parti socialiste unifié.<br />
Parts, 9 déceanbre.<br />
Un incidient s'est produit hier soir dans tes<br />
couloirs réservés aux députés, entre M. Devèze,<br />
député du Gard, et plusieurs itaiî3e aîfs viendront dans<br />
mon casu-p, souâ" mit - PK>#e tente, qui leur<br />
servira d'asile ; aucun pillage ne sera toléré ;<br />
Saussifôt te,eombafcii ermmé.-lterdre régnera et<br />
i'ia confiance. reiiMliwyf»<br />
M. de -Segoiizrur'ajoute :<br />
« Il se peutliien qucyMoulaï. Hafid n'ait ni<br />
armes, ni argent, maji4i-.ftc«3Pd-ërt.aij*ement il' a<br />
des hommes et, s'il parvient à. i or-amener en<br />
face do cetat-d»®»» Crère, ce sera une prodigieuse<br />
bataillé que te heœS^de ces deux;;bor<br />
des barbares, qUe le choc dù < -roy r aurae de Fez<br />
contre celui de Marrakech, n<br />
Lo roghi contra fs saiîsn<br />
Mcïirid, 9 d*«cembrs.<br />
On -mande «Je Malilta. s&jn&artfal que, dans<br />
le diernser coanbat d'Arcomuy, 3as tîous>ee ssnpériailes<br />
ont été batMues«pair 1«S troiwœ du<br />
roghi ot.quie ces dtrnlèKs ont pouisuivi ieu/s<br />
adversaires jusq;u-'au oSÊB^BBteiaÈ de Ivîarcîuca,<br />
s'emiDaiBirrl d'un. ca.n,on" et faisani-de n-osntar-eux<br />
girisonnicas ; en outre, eilcs ont incendié<br />
le douar de'Kead-Daaa.<br />
Le rstoor d'Alphonsa XIII<br />
Modiiid, 9 décembre.<br />
A son retour au palais, «le roi a eu u«n entrelian<br />
avec M. Miaura, présidont du conseil.<br />
Un importent ptu*Sûiwiago rninistériol a déclaré<br />
que cet eiitretion a puiiè sur le voyage des<br />
souverains on AnigCotame, dont te roi<br />
s'-est<br />
m-a-nSiré enchanté. 11 est. certain que les voyages<br />
cri Angùeteime du roi et d© la reine deviendront<br />
nraiiniemant fréquents, co qui contribuera<br />
à rendre plus étroits encore les lions<br />
d'.simiiié qui unissent les deux pays.<br />
Alphonse XHI n'a pas eu le temps d'exposer<br />
à M. Maura les impressions qu'il a recueillies<br />
durant s«es conversations avec Guillaume<br />
II et. Edouard VU. On peut assurer, cepeuIClaIllt,•<br />
fans crainte que les événements<br />
viennemit démentir ces affirmations, qu'e«ltes<br />
donnaront lieu à des échanges de vues des<br />
diptemoites.<br />
Quant à lia question du Maroc, si l'autorité<br />
d'Abd el Aziz, nxiïretenant appuyée par l'iiurope,<br />
-\^aait à cœ&eir. ce serait le<br />
m one&i<br />
d'intervenir. "La Friance et l'Espagne, miindataires<br />
des puissamc-es à Afeiésii'as, prendraient<br />
aftors les mesures qui seraient jugées nvc«5-<br />
saires POUT établir la police dans les huit<br />
ports du littoral et défendre les intérêts de la<br />
civi'deation.<br />
Heureusament, les négociations qui se poursuivant<br />
à Raibait sont en bonne vote. et. comme<br />
3a situation de l'empire s'iaméliore également,<br />
il n'y a pas à supposer que.les mesures<br />
dont il s'agit p;ieniiiejiit un caractère d'intervention<br />
militaire.<br />
LA CRISE PORTUGAISE<br />
Lisbcame, 9 décembax).<br />
Le parti régénérateur a tenu une grande<br />
réuàion, sous 'ia pies.id.ence d«e M. Viiheuu,<br />
son tea«àer.<br />
M. Vilhojja a dît que le moment d'écouter<br />
l'opini.oin éteit; arrivé --les régénérateurs n'ont<br />
rien àimposé «a denaandant<br />
i!-a convocation des<br />
coCilèges âieeteraux<br />
.; iias ont usé d'un droit<br />
qui «tenir apparl-teuit-.<br />
Le parti .régéitesaitour réclame le maintien<br />
de la Constitution, q>ui donne des droits au<br />
chef de l'Etat, mais, aussi, lui impose des devoirs<br />
; le «parti ira jusqu'où il faudra pour<br />
l'obtenir.<br />
Pilustei'irs auitmes membres du parti<br />
prennent<br />
ia parole et finalement<br />
l'assemblée<br />
adopte cinq motions<br />
; les trois premières réctomcfint<br />
l'abrogatian dtes décrets rendus contre<br />
les libertés publiques, la convocation des<br />
Contés et un examen séparé des décrets dicta«tariaux.<br />
Les autres déoLarent, l'une qu'A est nécessaire<br />
de résister aux actes de violence ou d'arbiitraire,<br />
l'autre qu'il ne faut .accepter aucun<br />
gouvernement qu'aux conditions qui précèdent.<br />
Les motions demandent encore une révision<br />
de «la Constitution dans Je sens monarcliique,<br />
parlementair«e ©t -démocratique.<br />
Les cinq motions ont ©te adoptées par ac-<br />
«cBamaitions.<br />
Il a été question aussi de publi«er un manifeste<br />
dans le pays et dans les pays étraiigers<br />
qui ont des initérèts au Portugal, pour expliquer<br />
tes év.én.eim.ewts et réfuter les prétendues<br />
calGaaiLtes dirigées contre le parti régénéia<br />
teur.<br />
Les réunions des- autres ..partes d'opposition<br />
ont été aussi assez animées<br />
; celle du parti<br />
progressiste, surtout, a été tumultueuse ; la<br />
discussion y a été -confuse, les discours y ont<br />
été passionnés.<br />
Ce parti a adopté une motion demandant<br />
la suspension de tous les d.'.crets contre les<br />
libertés ; te rétabliissem-ent du fon.cî.ionneïnent<br />
noxraaa de la Constitution, la révision de la<br />
"Charte afin d'éviter les dictatures, .l'examen<br />
du décret réglant las avances faites à la maison<br />
royale et la résistance contre les violein-<br />
! ces «artjitraires.<br />
Aucune manifestation ne s'est -produite au<br />
dehors ; le publiasse désintéresse absolument<br />
des décisions prises par les politiciens.<br />
La réponse t!e M. Franco<br />
Lisbonne, 9 décembre.<br />
M. Franco a rénondu avec* autant d'esprit<br />
que d'à nropos aux déclamations des régénérateurs,<br />
des (progressistes et des républicains.<br />
Au moment précis où les Mirabeau dés<br />
bords du Tage s'.élevaient-contre, sa. dictature,<br />
ii- faisait annoncer que les élections aux C-ortès'<br />
auraient lieu fin mars ou .au commeiice^<br />
ment d'avril.<br />
y MâPiap k Prince fioorges à §M<br />
Mhèn-es, 9 décembre.<br />
VAmphUrile est arrivée pendant la nuit à<br />
Keratsini, petit part situé en dehors du Pirée,<br />
où il a jeté l'ancre.<br />
C'est à cause du temps houleux que lVîmîSftitriie<br />
a dû hâter son entrée dans le port, la<br />
princesse Marie ayant beaucoup souffert de<br />
l'état de la mer.<br />
L'escadre a salué la -princesse à l'entrée du.-;<br />
canal d.e Corinthe.<br />
Aujourd'hui, un temps radieux a favorisé le<br />
débarquement<br />
; ce matin, la famille royale<br />
•est rendue à bord de VAmphitritc, où -elle a<br />
déjeuné<br />
; VAmphitritc est entrée au Pirée à<br />
deux heures-dé l'après-midi ; i-a famille royaleest<br />
arrivée à Athènes à trois heures.<br />
L'animation en ville est très grande<br />
; tes<br />
ioumaux, dans des articles empreints de corfatale<br />
sympathie qu'iis.consaerent à la princesse,<br />
rappellent -ses origines et font ressortir<br />
tes liens do reconnaissance et d'amitié qui<br />
unissant la nation grecque-à la France.<br />
L'empereur d'Allemagne a fait donner For- -<br />
dre au «tatioimaire de la légation atenaiïaé<br />
à Constantinople, te Loreley,-. d.e sa tenir au<br />
Pirée afin de nrendre Dort aux fêtes.<br />
Le débarquement au Pirée de la famille<br />
royale «et du prince-et de la pr;fîvcea,ie.>Bona.--<br />
parte, a. été salué par les salves^des CSBOSS- et<br />
les acclamatioais en-tlrousiastes de la foute ;i<br />
un train spécial a amené les souverains 'ainsj*<br />
que le prince «et la princesse -4 Athènes ; dans*<br />
1e salon de la gaxe.ite maire a souhaite la<br />
bienvenue et les ministres ainsi que les ,mem--<br />
bras du corps diptoruatiqu© sont->venus présenter<br />
leurs hoanrA'ag.ËS.<br />
Le cortège royalis'-est rendu ensuite au palais<br />
par tes rues -toutes pavoisâtes- où ,îcs troupes<br />
formatent -la-haie ; la foule a poussé des<br />
acclamations.<br />
Ce soir aura lieu, mi palais, un - dîner àe<br />
gala.<br />
sixième paire de jumeaux, qu'eflle a tous eus ,<br />
dans les neuf dernièms asiles.<br />
Mme Rosnerest actoellejwnt mère de vingtcinq<br />
enfants.<br />
Collision êtes la Mansiw. -- Onz* victimes<br />
FoIV-iduue, 9 ciéoe-iitbr*. .<br />
Une terrible oollision *'«_ produire, a ciivron<br />
5 milles au large, ewi-s te stf-imer brhctr<br />
derstrom, allant d'Auisterdi.m a i'lymouth, et<br />
un voilier inconnu. .<br />
La rencontre a eu lieu durant une violente<br />
tempête et au milieu des ténèbres ; le voilier,<br />
heurtant violemment le &ctebdcrstrom a tribord,<br />
le steamer commença à faire eau par un<br />
énorme trou dans la chambre des machines.<br />
Le capitaine Geritsen-More et quatorze hommes<br />
de l'équipage tentèrent de s'échapper dans<br />
une barque, mais cette dernière fut renversée<br />
par tes vagues, et quatre marins seulement<br />
parvinrent à gagner le rivage.<br />
Trois autres matelots essayèrent de rattraper<br />
te canot, mais on ne sait ce qu'ils sont<br />
devenus.<br />
Les six hommes restant à bord du steamer<br />
tentèrent de te diriger vers Folkestone et furent<br />
sauvés.<br />
Panique dans une ég'iso<br />
Londres. 9 décembre.<br />
Un incendie a éeflaté hier soir dans une<br />
église, à Nevvcastte<br />
; la sa; e était rem plie de<br />
fidèles, lorsque les flammes jaillirent du plafond<br />
juste audessus du grand lustre à «jaK.<br />
L'assistance, prise de panique, se précipita<br />
vers les «issues<br />
.; plusieurs danses, entraînées<br />
dans ia cohue, s'évanouirent, mais personne<br />
ne fut rrravemcint atlsint.<br />
Le toit -est entièrement détruit et l'intérieur<br />
de l'église fout endommagé.<br />
La catastrophe «3e Falrmont<br />
M'.nongah, 9 décembre.<br />
Un incendie s'est déclaré hier dans tes «mines<br />
sinistrées : quoique le feu ait pu être<br />
promptement éteint, oti a été obligé d'ahando.nner<br />
tes opérations de sauvetage dans la<br />
crainte d'une explosion.<br />
Ciu.quaiite-trois cadavres ont été retirés dans<br />
la journée de dimanche.<br />
aoua-eeeriUttiïB* d'Etat à r intérieur, présUdent<br />
i>;.,i« TV, président , suctiotu au conseil d'Flat'<br />
ihw présidé<br />
; Vei-Durtund, conseiller d'EtoS<br />
Bruiuinii, coiiseiSeri' «l'i'.iat ; Privat-Deschantf'<br />
owaaeil.ier d'-Otott, directeur général iU-"'îl<br />
couapta-bilitô pnfbiMnne au cainistère des flnan<br />
(ftgler, con&e ! &er-rn'Ma't„ directeur du cr, n<br />
PETITES NOUVELLES<br />
Dn 9 âflcenilare.<br />
— Les ministres no tiendront r>;is demain leur<br />
conseil habitoel du mardi<br />
; le prochain conseil<br />
aura prcùalilement Heu samedi pr&oliain.<br />
Le Congrès de îa Fédération rôîîaJj'.teair.n<br />
Paris, 9 décembre.<br />
Le congrès de la Fédération républicaine<br />
s'est ouvert ce matin, sous.la présidence de M.<br />
Thierry, député des Rouches-du-Rhône, président<br />
do la Fédération, entouré d'un grand<br />
nombre de personnalités poiiUques, parmi lesquelles<br />
MM. Mutine, Ribot, Guillain, Jules Roche,<br />
Krantz, Ayii-uid.<br />
Dans la salle, on remarquait, parmi les congressistes,<br />
MM. Fleury-Itevana, da Gontaul-<br />
Bir-on, Gourju, sénateurs ; 1L-PB7-Beaulieu, député,<br />
etc.<br />
En ouvrant la séance, M. Tbi«rry a prononcé<br />
un discours où il dit en substance :<br />
« Deux méthodes sont en présence : ou l'opposition<br />
vraiment négative de ceux qui mettent<br />
leurs dissentiments au-dessus do tout, ou<br />
la collaboration lovale et courageuse ù tout<br />
ce qui fait la destinée de notre pays.<br />
» C'est cette dernière que nous pratiquons.<br />
• Pendant ces dernières années, la Fédération<br />
a été épurée par las démissions, et ceux<br />
qui restent savent ce qu'ils font et en ont<br />
vaillamment pesé .les difficultés ot les périls.<br />
» Les homme.-! de bonne volonté peuvent travailler<br />
sans crainte. sCits d» l'utilité de leurs<br />
efforts. »<br />
le congrès :t «sitsnit* awiwédé à l'élection<br />
des membres du f»»swaj£»èml do te Fédération<br />
; tous le;; membres «BatewHK ont ftë rtèlug;<br />
parmi eux, mioim isoimumm MM. AudUUod.<br />
D'ja-Saiaii à Teoibouctou<br />
Tarrtbcœctou, 9 décomhre.<br />
La mission Félix ^Dubois, paitte du Sud-Urranais<br />
en novamtora de l'aaDB&o «fomièro, vient<br />
d'atteindre Gao, sur il© Niger oriental.<br />
Oirg'aniséle par te prince d'Arensberg, M.<br />
Etienne ©t les dirigeiuïis du corniite do l'Afrique<br />
française, «avec te canecurs des ministres<br />
des codoniies, do riric-.?ruc1fcn «p;;W«ique et<br />
dos affaires étrangère.?., cette .infesiaii avait<br />
pour lâche l'étude des «exitr&nies oasis olgé<br />
rien uas «at du Solsaina, qu'eJSte d «moifieflos<br />
tureait -les plus heuren-x. On leur apprît<br />
que trois hommes, irépondant au signcihiment-<br />
«de ceux qu'on obère!tait, avaient été vus Qhr»<br />
'dune heure auparavant steai allant .rapide-,<br />
muet le lon«;r du canal, sur le côté gauche»-'<br />
dnjis la direction de M^dron<br />
i©3 gendarmas p.a,rti«ix;.n.t ,à Heurs trousfies, «e<br />
.eus;agnanst au p-tissage. La i>iste était taart<br />
lo-Tiiis bonne. «<br />
La maréefeanssée arri-va ainsi non loin dé.<br />
^!^;, ! '" ,^ a:îd ' » deux kilomètres environ de,<br />
rZ^J^'.^<br />
d'»»e u^taiiie où ta.<br />
présence des fugitifs était sigmiiéc.<br />
- consentir à de<br />
venir la victime<br />
; c'est atrjonrdiiui l'exrlication de<br />
la nausse qtii mène le 3<br />
% à 93 25, cours depuis<br />
lon^fenips inconnu.<br />
U y a natuyei!5es dans le<br />
Sîowtet raK<br />
; la temptjratujro va se rapprocher de<br />
'M normale.<br />
.' Il •sst tem&S^i inïill«mètr«s d'eau au Puy-de-D5me,<br />
-15 à Bordeaux'.<br />
STATlONS'i<br />
i«-<br />
isjtust.-j-Skrai).<br />
^'ÉTAT DU ClEIi i<br />
IIS.<br />
«lu<br />
il T3ilÏ3<br />
U«.<br />
«li<br />
la vaillj<br />
Toulouse...<br />
•d'ay-ù-sà-u.<br />
l-lc'-ù-Sidi..<br />
'l'erpigna».<br />
;Boideenr ete.it parti d'AJgc.r sanndi à 11 heures<br />
du à»a ave: un chargement de carbure dans<br />
la cite arrière.<br />
Une famille nombreuse<br />
Ijondiies, 9 âécKsmbre.<br />
M.w<br />
A. R'Wn«ff. do GutMàlW Mitnw\sotu<br />
'(Etats Unis), vient de niettne au wtondo sa<br />
du ministre de l'intérieur, en<br />
cembre, ont été nommés membres<br />
du jury du concours du 3 février 1908,<br />
pour l'cmpioi do méùecirr- adjoint des asiles<br />
ipnîfSics 'd'aiieT.iàv, savoir :<br />
Président<br />
: ML le- docteur Drouin-eau, ins-<br />
I Peeteur gOTéral des-oervlces administratifs au<br />
.«mmistfrre de i'in-tériouT.<br />
Mçi!r,brt»#tiiùahx>s :,MM. le docteur MaJret<br />
p.ro'iegi^rr.;doyvn -de la-facuïte de raédecine dé<br />
ManfpaBâer (llérauJ-t)<br />
; GObéri-Ballet, proîessour<br />
à la foculte -de nted-ecine d-e-Parte<br />
• Réshs<br />
professeur adjoint à la faculte d© naeâeciWde<br />
Bordeaux (Gironde) ; Rama (Mer, directeiir-mé.<br />
deciude l'csite public d'aliénés d© Biais [Loïret-Cher)<br />
; Sériedix, médecin en chef a «Rasée<br />
public d'aliénés de Ville-Uvrard<br />
(S.:i;:" i,t-<br />
Oise); Cliaroai, directeur-miédecin de l'as*:.- pu.<br />
Wte-•d'aliénés de IhTrj'-îés-Amicns (Somme-).'<br />
Membre suppSéanl : ML te docteur \ ii Hon,<br />
nsédeein en «hol à l'asile public d'aliéné dé<br />
BlMil. (Rhône)<br />
; M. Vhiteite, SOIIS-CIK-I du jnr<br />
.bur-ean do la direction de riussb'itmce et de<br />
rhygiône publimiea au ministèro de l'intérieur,<br />
est. nommé secrétaire du jury, sans voix<br />
.considtative ni délib.VfaUve.<br />
Jl£> , jao ïiW11'(.ej*riM. «tu. yi ;-Jll«-l «iii^ai n«,»«^.^--. •<br />
lent que lo leur pernuittaient letuys n 0 "^3**<br />
iront ,1a chance de trouver les wais teoun «•,]<br />
L'Administration Déuartsment;l3<br />
Une commission avait été institué© par décret<br />
du 29 mai 1906, pour préparer un projet de<br />
néarganisalion «dtipart*;n«i»tato<br />
; cette rwm.rm-4-<br />
sion vient d'être roconri jtt«te conune suit par<br />
un dccjvA dn 7 décenibn- l'JOT<br />
Mouiii«6 de ia oaaaM^MÉw<br />
: MAI . M*ujun,<br />
étaient venus, vers. midi, lui deroandai- «,o»<br />
P'talrte. Il leur avait donné du rmm nualnae*<br />
îéînunes et un peu de vin<br />
; les passants lui<br />
avaient demandé r.auto.ripati-on de s© cache*<br />
dans le fe-uil. Ils y étaient encore.<br />
>.'•» gendarmosne.se te furent pas dire don»<br />
fois<br />
; ils mo;il'?-ent au. grenier aussi douce-jimen<br />
leur ....<br />
'ToàniMs & 8 deftSs bondit cona»<br />
mu S? ^V^^^^Uen récr^<br />
tions ëont» aee «aawiodm qui seveillaien»<br />
ù leur tour, passablement ahiw.s de ^o r les<br />
liiiite unes Ji'eus autrement. qu«) r:'iH :ii«nar..<br />
Le premier tMOBme éveiCM ronlmmi.t * ac ,<br />
«•aliter de m- ri m i nations se» caawra'aes en<br />
s'écrin-nt : „ ,„».<br />
- te J'avais bien dit, il ne fallait pas saiW'.<br />
tar ici<br />
; «nous sommée pris n.m un© des idiot*<br />
Les antres •pn.tostakwtt éiie.rguii'ciiiciit et s«<br />
ne;c«taient mutueMcanerit la responsabilité n»'<br />
lien r capture<br />
1 es gendarmes mirent Un à oeVW]<br />
»tisru»sii-ii ii'i ..mp',-..>l.-v
Maatt Déoemfrre 19 7<br />
CepSteiant, ils n eurent pas<br />
1 air<br />
SK£ abattus paiie fâcheux contre-temps, et<br />
eti "j/iVa arrivèrent à la goiidamieine, etxtouquartier<br />
Saint-Michel,<br />
pjjjparE<br />
«•w^fes ^ du<br />
xés fusaient à Laneer desî-azzls à l'escorte.<br />
lWns la soirée, les tro<br />
D ;t" au gardien chef<br />
Sff leur a fait un exc<br />
«?A „a4l veillerait mie<br />
P-itrediIftcile,étaj<br />
gSar un peu spécial 4<br />
r.<br />
Jaudr<br />
j los évasions n<br />
ut.<br />
hommes ont Étâ<br />
tison militaire,<br />
accueil et a prosormais<br />
; ce sera<br />
:.hé le régime intéri^bj|<br />
militaire, qui<br />
rrcTles qu'il ne le<br />
A. C.<br />
Elections<br />
du trian^ pr61ï]iè.re section, Justice de<br />
„ ca / 1 \?,;Vdel',émusat. 17. inscrits, 1,485 ; vo-<br />
1 ' u . x - îvnic 20 Juges titulaires pour 2 ans,<br />
1 »ts._{l..n«">- C5 vo . x . importe, 64 ; Muratet,<br />
M. Saint-Lizier, 63<br />
i les résuïtats'des<br />
qui ont #u lié<br />
consulaires<br />
à Toulouse,<br />
urs membres<br />
MM- Chastan<br />
juge titulaire pour 1 an<br />
mts pour 2 ans.<br />
Deuxième section (école comuiu<br />
înde). Ce bureau n'a pas été c<br />
Canton Contre. — Première s<<br />
e commerce. Inscrits, 1,758<br />
BiS, 2. Juges titulaires pour 2 a:<br />
an, 117 voix<br />
; Laporte, 116 ; Mu<br />
Juge titulaire pour _pi an, M.<br />
MM. Boudet,<br />
> ; Subra, G5.<br />
e de Laitué.<br />
tribunal<br />
nts, 118 ;<br />
4M. Chast,<br />
US.<br />
int-Lizier,<br />
luges suppléants pi% 2 ans, MM, Boudet,<br />
JÎ3 : Guiraud, 113,^SrrSi, 114, Subra, <strong>10</strong>9.<br />
Deuxième sectiA (Croix-Daurade).<br />
Ce bureau<br />
n'a nas été constitué.<br />
Canton Sud<br />
— Tribunal de première instance.<br />
Inscrits', 1,072 ; votants, 58 ; nui, 1. Ju-<br />
ROS titulaires pour 2 ans, MM. Chastan, 58 ;<br />
Laporte, 58 ; Muratet, 58.<br />
Juge titulaire pour 1 an, M. Saint-Lizier, 57.<br />
Juges supplants pour 2 ans. MM. Boudet, 58;<br />
Guiraud, 58 ; Sirven, 58 : Subra, 58.<br />
Canton Ouest. — Première section, Lespinasse<br />
; troisième section, Suint-Martui-du-Touoh.<br />
Ces bureaux n'ont pas été constitués.<br />
ml? de d'Agriculture<br />
oent<br />
c<br />
jriee-ipi<br />
présid*<br />
G&roni<br />
ciété<br />
anaiie<br />
por<br />
mic<br />
Vil'<br />
dis:<br />
Ma<br />
'<br />
les<br />
des vignes.<br />
;v M. Carré,<br />
culture, a 1<br />
dimanche a eu lieu, dans l'amphithéàl'a.ncieiWie<br />
Faculté des lettres, la distrides<br />
récompenses aux lauréats des diincou.îs<br />
organisés par les Comices agriu<br />
départagent, en <strong>1907</strong>.<br />
réunion devait être présidée pair M.<br />
et<br />
; mais c'est M. de Terssac, présie<br />
ta Société centrale, qui occupait le<br />
1 présidentiel, entouré de MM. Héron,<br />
ésidatit de la Société d'agriculture et<br />
:int du Syndicat agricole de La Haute-<br />
:e ; Nèwmann, vice-présklent de la So-<br />
.l'horticu.lture ; Deuinië, adjoint au<br />
; docteur Labat, Girard et BeLaud, dir<br />
et professeurs de l'Ecole vétérinaire ;<br />
ésidents des Comices agricoles de Tou-<br />
Saint-Caudans, Muret et ViLlefranche.<br />
le Taurine, président de la Société cenl'agricurture,<br />
a ouvert la séance par une<br />
tion dans laquelle il a loué les efforts<br />
éploient tous les jours les agriculteurs<br />
e pdus grand, bien de la terre "natale,<br />
usait ôt a commencé la lecture des rapsur<br />
les concours organisés par les Code<br />
Toulouse, Saint-Gaudans, Muret et<br />
anche.<br />
)oiia.îxî, au nom du Comice de l'arronîent<br />
de Toulouse, a rendu hommage à<br />
tare intensive à laquelle so consacrent<br />
iraîchers et les jardiniers des environs<br />
ulouse. Cette année, a ajouté le rapportions<br />
pouvons nous réjouir<br />
; les gresont<br />
abondants. Il y a, malheureuseun<br />
point noir<br />
: la viticulture traverse<br />
rise<br />
; mais il faut espérer qu'elle ne<br />
pie- passagère. En passant. M. Renard<br />
jlevé contre les « utopies fantaisistes »<br />
léteui» qui réclament la nationalisation<br />
fesseur départemental d'agri-<br />
L lu un rapport sur l'ensemble des<br />
qui ont eu lieu durant tonnée :<br />
•scolaires entre maîtres et maîtresaurs<br />
des jardins scolaires, concours<br />
qu'aucun membre n'ait besoin de l'assistance<br />
du médecin de la société.<br />
C'est ensuite M. Julllan, l'un des vice-présidents,<br />
qui prend la parole<br />
; puis M. Frayssinet,<br />
avocat à la cour.<br />
M 0 Frayssinet, rappelant sa jeunesse passée<br />
au loin, a un souvenir ému pour la petite patrie.<br />
Il nous dit le plaisir qu'il éprouve à 'se<br />
trouver au milieu de ses compatriotes ; et, à<br />
oe propos, il veut bien nous confier que ce<br />
fut pour lui une grande joie de rencontrer, en<br />
pays étranger, ira méridional parlant la savoureuse<br />
langue d'oc. C'était un Toulousain;<br />
donc, un ami, un compatriote, ou presque,<br />
puisque le Tarq-ot-Garonne n'est- guère k plus<br />
de trois lieues de bicyclette do Toulouse-la-<br />
Hose.<br />
Puis, c'est le tour du trésorier, M. Olivier,<br />
qui constate avec plaisir que les finances de<br />
la société sont en bon état.<br />
On entend encore diverses allocutions, puis<br />
le banquet prend fin pour faire place à une<br />
charmante soirée de famille qui clôtura cette<br />
fête en tous points réussie, nous laissant un<br />
souvenir de bonne cordialité.<br />
Tuée par un tramway<br />
Un déplorable accident est survenu dans l'après-midi<br />
d'hier, à cinq heures, sur l'allée Lafayette.<br />
Le tramway électrique n' 31, traînant après<br />
lui une remorque, a écrasé une jeune femme,<br />
Marie Déchamps, âgée de 24 ans, originaire<br />
de Truel (Aveyron), nourrice au service de<br />
Mme Baillères, demeurant place Saint-Pantaléon<br />
8.<br />
La nourrice se trouvait à proximité du<br />
tramway qu'elle n'avait pas aperçu et qui arrivait<br />
à une certaine allure. Fut-elle renversée<br />
par La poussée d'air ou prise par le tablier<br />
et la robe, on ne peut le dire au j uste, mais elle<br />
roula sur la chaussée et fut entraînée sous la<br />
voiture remorque.<br />
On la releva aussitôt<br />
; la voiture lui avait<br />
passé sur le corps. La malheureuse fut transportée<br />
à la pharmacie Lafitte, mais elle avait<br />
cessé de vivre.<br />
Ce triste accident a produit une profonde<br />
impression sur la foule du dimanche qui se<br />
pressait hier soir sur les allées Lafayette.<br />
NI Myope ni Bossy<br />
L'Œil devient myope, trop long<br />
; le Dos se<br />
voûte<br />
; la Taille se dévie; quand en SB, écrit<br />
de trop près, 'courbé, tordu<br />
; en l'Attitude vicieuse<br />
que les tables scolaires absurdes provoquent.<br />
L'Opîostat Intégral, la Table rationnelle du<br />
D' Rolland, oculiste à Toulouse, place en<br />
Attitude<br />
« Tête et corps droits », qui évite<br />
ces infirmités et s'oppose à leurs progrès.<br />
Spgctadç-Coii«rt$ de Toulouse<br />
Du <strong>10</strong> décembre<br />
CAPITOLE. — A 8 heures, Faust.<br />
PALACE-CINÉMA-THliAÏKE (rue d'Alsace-Lorraine).<br />
— A partir cle 3 heures, et le soir, de<br />
9 à<br />
U heures<br />
: La tille, au Passeur. La Case de l'Oncle<br />
Tam (Cauchemar du Charcutier), Les<br />
Druides,<br />
Débuts d'un Photographe, l'Echelle, etc., etc.<br />
Dernières représentations de Sarab Beilan et de<br />
son voyant musical.<br />
CINEMATGRAPHE ROYAL-PATHE, 7, rue Lapeyrouse<br />
(salle Monlcavrel). — Représentations tous<br />
tes jours, a partir de 3 h. 1/4. Soirée, do D heures à<br />
11 heures. Orchestre : ous la direction de M. E. Eï'py.<br />
au3rr«3îiier considéra*<br />
1© oar<br />
blement la valeur alisxien=<br />
taire de tous vos mets, ajoutesleur<br />
un peu d'Extrait ds Viande<br />
IIP<br />
§ ?t£2<br />
ii ïïf Ë! Si ans, veuve<br />
Baux, ruelle Grignan ; Hipfoolvte Cassant 76<br />
ans, rua BelOevue, 28 ; Barthélémy Aribaud, 72<br />
ans, rue -du Marne, 22.<br />
MARSGtllSE,<br />
A oh:<br />
plume de M. Vialquelconque,<br />
le Fvi<br />
ifatia. ïa-jlas filhêfM. Grocburo i.-^noocote<br />
Beauséjour Iront entendue oette année la<br />
mwfo à SaintJPanl nuercredl pawchain jour<br />
de M. fête de ce glorieux patron da Narbonne<br />
! ««ridaart cette masse qui sera, célébrée à 3 heures<br />
du matin par M. le supérieur, un groupe<br />
d'artistes exécutera SUT piano, violon et orgue,<br />
l'Hymne à Sainta-Géciie, de Gouncd, et<br />
l'Ave Maria du mjfime auteur.<br />
Des amateurs distingués dont on a nu anprécier<br />
le t niant aux difléramtes cérémoniés<br />
qui ont eu lieu l'année deniiète à l'Ecole Beauséjotir<br />
chanteront aussi des morceaux de circoiii-<br />
.ace.<br />
Tr'.' 1 ' ^,^c- Sftra suivte<br />
la bénédiction du<br />
î m...-, pamt-Sacrement.<br />
Comtca «erscole. — Jeudi prochain, 12 décembre<br />
courant, séance mensuelle du comice<br />
agricole. Elle aura lieu à 11 h. J très précises,<br />
dans la salle réservée -a l'hftftei de ville grand<br />
escalier du Musée, en face la salle du Synode.<br />
Ordre du jour<br />
: 1. Lecture du procès-verbal<br />
dé là dernière séance ;<br />
2. Correspondance.<br />
3. Détermination définitive do la: question<br />
scw&eveo à la dernière réunion sur les rapports<br />
qui doivent exister, à l'avenir, entre le<br />
comice et îa société de Pisciculture.<br />
Simple question de philologie<br />
: Les circonstances<br />
économiques obligea n le M idi à trame-"<br />
former sa monoculture, vigne, qu'elle est l'appellation<br />
la plus conforme à la fois aux intérêts<br />
locaux et régionaux et aux règles dé l'étymolegie,<br />
à savoir celle do polyculture,<br />
« nohus », nombreux, idée de beaucoup, ou<br />
bien oeKe de plu ri-culture, idée de au-delù,<br />
mais non de l'unité.<br />
5. Nomination du jury pour le concours de<br />
taille précédemment organisé. Réponse à la<br />
.demande do M. le Préfet de l'Aude, relative, à<br />
l'emploi de médfl illos ou allocations accordées.<br />
6. Tenue du vin ; Vendanges avant ou après<br />
les pluies.<br />
Ouvriers oeiffâurs, — On nous commun i-<br />
quo<br />
: Tous les ouvriers eoiffeuns de la ville,<br />
soucieux de leurs intérêts, au point de vue<br />
o&ffporatif, voudront assister à la réunion qui<br />
setfa donnée ce soir, à 9 heures, à la Bourse<br />
du Travail, où il sera traité le sujet suivant :<br />
a L'organisation syndicaliste », par le camarade<br />
Landes.<br />
« Rog&rvIa-KOiito » à l'Aloazar-Tftéâtre. —<br />
La- seconde représentation que viendra nous<br />
donner l'excedlento troupe du Grand -Théâtre<br />
da.'Béziers aura lieu mercredi prochain, 11 décembre,<br />
avec la pièce si passionnante<br />
: « Ropopulaire<br />
romancier Jules Mary.<br />
Encore une belle soirée en perspective, et<br />
cette nouvelle représentation appelée à un<br />
grand succès attirera' encore la " foule<br />
'mercredi<br />
soir à l'Ale'azar-Théâtre.<br />
Caimbricleiters. — Dimanche au soir, à 6 heures,<br />
le sieur Elle Limes, employé des postes, a<br />
déclaré que, s'était absenté*dans l'après-midi,<br />
des .malfaiteurs se sont introduits dans sa maison,<br />
quai Victor-Hugo, et lui ont soustrait une<br />
somme de 75 francs. Une enquête est ouverte.<br />
Gcups. — Une plainte a été portée par le<br />
sieur Antoine B..., contre le sieur Baptiste M...<br />
pour coups et blessures. Une .enquête est ouverte.<br />
Concert de musiqua oi&sekpM, — Mardi prochain,<br />
dans la saJle des fêtes du Grand-Hôtel,<br />
la. Symphonie Amicale donnera pour ses membres<br />
honoraires un grand concert uniquement<br />
consacré à Beethoven.<br />
Les œuvras exécutées s* rapportant presque<br />
toutes à la première manière du maître, cette<br />
audition offrira un réel intérêt artistique qui<br />
sera souligné par une oonî-itronce faite par un<br />
do nos plus distingues professeurs du collège<br />
et sincère admirateur du célèbre musicien.<br />
M. Sourris, dont 1-e succès fut si vif au concert<br />
des Etoffants ds l'Hérault, a bien voulu se<br />
charger de la partie vocale.<br />
Trouvailieia. — Un grand parapluie, à l'usage<br />
des forains, a été trouvé sur Ha vole publique<br />
et déposé au poste.<br />
CASTELHAUOARY. — Conférence. — Nous<br />
recevons la. noté suivante :<br />
« Mercredi, 11 décembre, à 2 heures du soir,<br />
Mme de Sa lut-Laurent, présidente" générale<br />
de M Ligue des Fenubics françaises, viendra,<br />
de Lyon, faire une conférence en faveur de<br />
oette œuvre si éminemment utile à l'heure<br />
présente.<br />
La conférence aura lieu dans les locaux du<br />
Patronage. 12, avenue Biquet.<br />
loutes les dutrn.es de la ville sont invitées i<br />
y assister.<br />
Concert. — On nous prie d'annoncer que le<br />
concert annuel offert par l'Orphéon Castelnaud.ari.an<br />
a ses menâmes honoraires a.ura<br />
ibeu le dimanche 22 décembre .en matinée.<br />
Ti-Oï.i-vSïUas. — Réolamer<br />
: A M. Bousquet<br />
entrepreneur des droits de .aJace, une ixititè<br />
sonïme d'argent.<br />
3S^.'JF'-?~' :!:^<br />
être -las déSense^irs<br />
ou tun son dû. - Sous ta<br />
protestant<br />
5 derniers<br />
jours, une consacrait «un eotoeftlet -an réponse<br />
à un article que j'avais fait paraître dans le<br />
Courrier de Narbonne. C'est dans ce journal<br />
iflcaJ nerbonneis .que j'eapère bien me donner,<br />
jeudi prochain, le diventissement de lui ré-<br />
.ponidx.6 à mon tour. Et j'ajoute que l;Express<br />
«UT^i'em-aijMité de reproduire ma réponse du<br />
Courrier, ne s&*ait-ce que pôar (dioraaer,<br />
unie<br />
fois de plus, raison au Petit Méridional, oui<br />
ne manque jamais l'occasion, se erovant très<br />
DRAM<br />
Bram. -<br />
François<br />
t on in<br />
Mai<br />
Teyct<br />
rens Jea<br />
sot lmr<br />
B'<br />
LIMO<br />
— EÛÎÎ ci' i!<br />
ahé, fils d<br />
s<br />
: Sabat!<br />
François<br />
et Combe:<br />
; Buelou<br />
et Eéz<br />
— L'Amicale laïque<br />
fils<br />
at R:<br />
us JE<br />
Gro<br />
n et Esta<br />
tes, Gl ans<br />
quartier<br />
js éîeciic<br />
ife)<br />
SBe de<br />
¥<br />
ROSEZ. — Croplole civHs. —- îjt, «>rnmis»i«ii<br />
de gaantson clxiirgée a^ejotenlhér les miiUairco<br />
libérés dottakMiôs crans le déporteituomt de eu<br />
Loaèro et d»ms io départemanit. xle l'Aveyron<br />
(moins l'aiCTCffiidâssemeÉS de<br />
atiint-AfOrkjoe)<br />
ciuati àdats aux oas;:-2t Masà.<br />
, ' lc 's Pms élégantes et des mieux réussies<br />
teirés<br />
prircut 1^4 les familles des socié-<br />
: î1*»<br />
ni<br />
Voici les déclarations qui ont été faites<br />
par divers orateurs à la séance de nuit de<br />
dimanche, à la Chambre, avant le vote sur<br />
l'ensemble du budget :<br />
M. Breton. — Co budget no contient pas toutes<br />
les réformes que nous aurions souhaitées,<br />
mais il renferme un certain nombre d'amélio<br />
rations.<br />
La loi de finances contient d'autre part- une<br />
•amorce de la loi d'impôt sur le -revenu et une<br />
Têduetion des périodes des 28 et 13 jours.<br />
Pour toutes ces raisons noue voterons l'ensembla<br />
du budget (Applaudissements iront<br />
crues. Mouvement prolongé.)<br />
Wl<br />
! nsies. — Les soc.iaJis.tcs votent le budget:<br />
c'est la fin de tout. (Bruit à l'extrôme-gmiche )<br />
M Devèze déclare en son -nom cl au nom de<br />
son oollôRue Pastre qu'-ils voteront aussi I en<br />
semble du budget.<br />
(Nouveaux applaudisse<br />
.ntentfi ironicpies.)<br />
M Proche. — Vous votez les fonds secrets -et<br />
les appointements de la police.<br />
» (Vive agitation.<br />
Tumulte.)<br />
M. Allemane se dresse et proteste de s<br />
place.<br />
M. Allemane. — Nous ne sommes pas de<br />
ceux qui sont las de lutter.<br />
M. î-asies. — Attrapez çà, les autres. (Pires<br />
M. ABenwne — Nous ne nous reposeroi<br />
quo lorsque nous aurons établi ici la. justie<br />
et l'égalité intégrale<br />
; vive la révolution so<br />
ciaie<br />
! (Tumulte.)<br />
Déclaration do la droite<br />
M. de Lojïjiulnais. — lin voyageur portant<br />
une grosse somme d'a'rgent traverse une forêt;<br />
il rencontre des gendarmos et se croit sauvé,<br />
niais tes f,e»ift« ruse* h «Wtvaiiaën*.<br />
I* voyagew rossé, c'est le contribuable et<br />
loti geudjaiaiKB sont les député» qui devraient<br />
ne prenez qu'elles<br />
iZ<br />
ÇSi'Lim.T T.*'.- * **...-<br />
EŒaXgvb Erauclss, Crise Viticolei<br />
ET LEURS CONSÉQUENCES<br />
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Du<br />
O décembre.<br />
3,C«S ; vendus, 2,704, à 1 60.<br />
vendues, 1.19G, 1 08.<br />
Bœufs. — Amenés,<br />
i 45, 1 30.<br />
VacUcs. — Amenées. l.SoO<br />
1 'l'aur^ux. — Amenés, 435 ; vendus, 297, il 1 Si.<br />
1 veaux!°— Amenés, 1.2S3 ; vendus, 1.Î53, a 2 40,<br />
0 20 2 00.<br />
Moutons. — Amenés, 17,490 ; vendus, 1G.M0, a 2 40,<br />
2 20 1 90.<br />
Porcs. _ Amenfc, 3,727 ; vendus, 3,727, il 1 70,<br />
1 65, 1 C0.<br />
Peaux. — I.aine, de 3 50 1 5 M<br />
; demi-laine, de<br />
2 50 à 4 francs.<br />
MAUCHE DE PAUIS<br />
Du e décembre,<br />
Farines. — Courant, 30 25 ; proctotn, 30 15 ; janvier-février,<br />
30 -as -, 4 premiers, 30 23 ; 4 Ue mara,<br />
30 G5 ; tnnd.-iiioo faible ; Circulation, 2,400 ; consommation,<br />
60.<br />
Ulés. — Courant, 20 05 ; prochain, 22 <strong>10</strong> ; janvierfévrier.<br />
22 85 ; 4 premiers, 23 35 -, tendance faihle.<br />
Seiffle-s. -— Courant, ia 75 -, prochain, 18 75 ; janvier-février,<br />
18 ; 4 premiers, la 50 ; tendance soutenue.<br />
Suifs. — PaoS, 70 50 -, province. 70.<br />
/".yotnes. Courant, n 65 ; prochain, 17 65 • janvter-tôvrler,<br />
n !»<br />
; i ptétHlers, i« w ; tendance faP<br />
nie.<br />
CoUa. — Disponible en cuve» à nu, 8ô SS<br />
; co»<br />
Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés
Mardi <strong>10</strong> <strong>Décembre</strong> <strong>1907</strong><br />
les <strong>10</strong>0 lolos, dépremlùres<br />
: sons gros, 15 : 11-<br />
repasses ordinaires,<br />
noires, 17 75<br />
; Brela<br />
clôture<br />
manuf acturiers<br />
fBBt, 85 C ; prochain, 83 ; 4 premiers, 81 23 ; 4 njl>le en ciwes à na, 50<br />
: courant,<br />
46 50 ; pmintto, 40 50 j 4 premiers, 49 ; 'i de mal,<br />
47 75 ; tendance txtlile.<br />
Alcools. — Disponible, 39 35 ; courant, 39 ; prochain.,<br />
39 55<br />
; 4 premiers, 40 ; 4 de mat, 42 25 ; tendance<br />
falbte ; stock, 35 725 • circulation, 25.<br />
Sucres. — Courant, 28 59<br />
• prochain, 28 50 ; 4 premiers,<br />
28 6B5 ; 4 de mars, 28 875 ; 4 de mai, 29 25 ;<br />
tendance fcilMe ; roux cuitôs, 25 75 ; autres Jets,<br />
S5 75 ; raffinés, 50.<br />
MARCHE DE BORDEAUX<br />
Du 9 décembre.<br />
Blés. — On cote : 22 50 à 22 75<br />
part. , „,<br />
Farines. — Fermes. On cote : haut, a,<br />
marques, 33 50.<br />
Sons et repasses. — On cote<br />
vrablo, 1-1 5 0; ordinaires, 13 ;<br />
14 50 ; livrable, 14. _ ,,<br />
Maïs. — Roux pays, 20 ; Plata, 20 ; Cinquanti<br />
ni, ai.<br />
Avoines. — Poitou grises, 18<br />
tagne grises, 17 75.<br />
Orges. — Pays, 19 ; Algérie, 18.<br />
Seigles<br />
: 18"*0 à <strong>10</strong> Des <strong>10</strong>0 kilos.<br />
Sulfate de cuivre métal, en reprise a<br />
par suite d'achats importants des m<br />
dont les stocks étaient îles plus réduits<br />
; le sulfate<br />
de 00 fait est beaucoup plus ferme avec très peu<br />
flo vendeurs. On cote<br />
: disponible, 62 à G3 ; livrable<br />
Fur mars-avril, 58 50 a 59 les <strong>10</strong>0 kilos, acquittés,<br />
Bordeaux.<br />
HAUTE-GARONNE<br />
Toulouse, le 9 décembre.<br />
Céréales. — Bîadettes, blés supérieurs, les 30 kll,<br />
Ï8 25 à 18 75 ;. bonne eualitê, 18 25 ; blés mltadira<br />
fins, 17 25 à 17 50 : seigle de pays, les 75 kil., 13 it<br />
13 50 ; orge, les 60 kil, 8 50 à 9 50 ; avoine, 8 75 i<br />
9; maïs blanc, les 75 kil., <strong>10</strong> 50 à 11 50-, haricots, l'hectolitre,<br />
de 25 à 26 ;fèves, les 65 kUos. 12 50 à I3;vesces<br />
noires, les 80 kilos, 22.<br />
Farines et issues. — Premières dites mlnot, les<br />
122 k. i, 41 50 ; deuxièmes dites SS, 39 50 ;RG. les<br />
<strong>10</strong>3 kilos, 17 50 a 18 ; repasses. 15 à 16 Ir. ; son*<br />
14 50.<br />
Graines fourragères. — Trèfle, les <strong>10</strong>0 kil., 150 i<br />
155 ; luzerne (sainfoin du pays), de 120 à 135.<br />
Foin, 4 à 4 50 ; sainfoin, Ire coupe (nouveau),<br />
4 50 à 5 ; sainfoin, 2e et 3e coupes, 3 50 à 4 ; trèfle<br />
« «« -.paille blé, 2 30 a 2 60 ; avoine, 1 80 à 2 <strong>10</strong>,<br />
le tout les 50 kilos.<br />
Bois à brûler. — Les 50 kilos, de i 45 à 1 50.<br />
Revel.<br />
Marché du 7 décembre.<br />
Bœufs, S3 ; vaches, 31 ; veaux, 54 30 ; moutons,<br />
k6 80 ; brebis, 52 30<br />
; porcs, 63. le tout les 50 kilos,<br />
pur pied.<br />
Céréales. — Blé, les S0 kilos, 18 95 ; seigle, 13 ;<br />
maïs, 13 75 ; avoine, 9 75 ; pommes de terre, 3 2o ;<br />
châtaignes, 5 50.<br />
TARN-ET-GARONNE<br />
Molières.<br />
Foire du 6 décembre :<br />
Malgré le mauvais temps, foire assez belle. Affaires<br />
suivies. Cours soutenus. Cours pratiqués :<br />
Poulets, 0 75 ; poules vieilles, 0 65 ; dindons, 60<br />
11 65 c. ; pintades, 0 85 ; le -tout le demi-kilo ; pigeons,<br />
0 80 à 1 50 la paire.<br />
Daipins, à 2 25 l'un.<br />
uîufs, ratpidement enP.evés à 1 franc la douzaine.<br />
Lièvres, 1 franc le demi-kilo ; lapins, 1 75 ; perareaux,<br />
1 75 à 2 25 ; grives, 0 50 à 0 55 ; merles et<br />
lourds, 0 55 ; lo tout la pièce ; oiseaux, 0 90 la<br />
douzaine<br />
; alouettes, 1 50 à 1 80 la douzaine.<br />
Pommes et poires, 0 40 à 0 75 la douzaine ; châtaignes,<br />
0 65 à 0 75 le. demi-décalitre.<br />
Oies grasses. 1 <strong>10</strong> à 1 20 ; canards gras, 1 15 a<br />
l 25<br />
; foies gras, 3 à 4 pièce, selon grosseur.<br />
Blé, 17 75 à 18 25 les 80 kil.<br />
-, maïs, 16 50 ; fèves<br />
12 75 à 13 -, avoine, 8 75 à 9 ; haricots, 30 à 32<br />
ie tout l'hect. ; pommes de terre, 4 à 4 50 les 50<br />
kilos.<br />
Boucherie. — Poids vif<br />
: bœufs, 40 à 45 ; vaches<br />
38 à 40 les 50 kil. ; veaux, o 95 à 1 05 le kilo.<br />
Bêtes de travail : bœufs, 900 à 1,<strong>10</strong>0 ; vaches, 800<br />
à 1,000<br />
; génisses et bouvillons, 200 k 500, le tout la<br />
paire.<br />
Cochons gras, 65 à 68 les 50 kil.<br />
; cochons de lait<br />
40 à 50, pièce.<br />
Monclar-de-Quercy.<br />
Marché Hebdomadaire du 5 décembre :<br />
La pluie a un peu nui à notre marché de jeudi<br />
cependant assez -nombreuses ont été les affaires qui<br />
s'y sont traitées. Voici les principaux cours pratiques<br />
:<br />
Foirail aux porcs. — Porcs gras, de 55 à 60 les 50<br />
kilos, poids Vif<br />
; codions d*ôteva£e, de 45 à 60 i<br />
cochons de lait, de SS à 40 ; le tout la pièce.<br />
Halle aux gxaios. — Blé, de 18 à 18 75 les 80<br />
kilos ; avoine, 9 ; maïs, de 14 -a 15 ; fèves, de 13 à<br />
14 • «r«e <strong>10</strong> 50 ; 3etgle, 11 ; haricots, de '28 à 30 ;<br />
le tout l'hect.<br />
; sons, 6 50 ;- repasses, 9, le tout les<br />
50 kilos. ' _ .<br />
Place à la volaille. — Ferries vieilles, de 5 à 6 ;<br />
poulets, de 2 25 à 3 50 ; dindons, de 12 à 13 : dindes,<br />
de 11 à 19 ; le tout la paire.<br />
Gilner. — Lièvres, de 5 à 6<br />
; lapins de garenne,<br />
de 1 25 à 1 50 ; lapins domestiques, de 1 50 a 2 ;<br />
perdreaux, de 2 à 2 25 ; bécasses, 2 50 ; grives, 0 50;<br />
merles, 0 35<br />
, le tout la pièce.<br />
Peu d'affaires au foirail aint bœufs à cause au<br />
mauvais temps. Cours des marchés précédents.<br />
GERS<br />
Lectoure.<br />
Blé, 18 avoine, de 8 25 â 8 50 ; maïs, de 15 à 15 ;<br />
fèves, de 12 25 à 12 50 ; haricots, de 2S- à 30.<br />
Halle à la volaille. — Dindons, de <strong>10</strong> à 13 ; dindes,<br />
do 8 à <strong>10</strong> ; poules, de 4 à 5 50; poulets, de 2 Oo<br />
a 4 ; pintades, de 5 à 7 ; chapons, de 7 à 8 ; canards,<br />
de 5 à 6<br />
; pigeons, de l fr. à 2, le tout la<br />
paire.<br />
CEuJs,<br />
1 20 la douzaine.<br />
Oies grasses, 1 20 ; canards gras, de 1 fr. 1 20,<br />
le tout le demi-kilo.<br />
Gibier. — Lièvres, de 5 a 6 ; lapins, de 1 50 à 2 ;<br />
perdreaux, 2<br />
; grives, 0 25, le tout la pièce.<br />
Vic-Fezensac.<br />
Blé, 17 75 ; avoine, 9 25 ; maïs, 15 ; pommes de<br />
terre, 5 50, le tout l'hectolitre.<br />
Foin, G -, paille, 4 ; luzerne, 4, le tout les <strong>10</strong>0 kilos.<br />
Marché aux bestiaux. — Animaux de travail :<br />
Bœufs, de 800 à 1,200 -, vaches, de 500 à 800 ; breaux,<br />
de 500 à 700 ; génisses, de 400 à 500.<br />
Animaux do -bouchérie. — Bœufs, 70 ; vaches, 60 ;<br />
veaux, 95 ; moutons, 160, le tout les <strong>10</strong>0 kilos.<br />
Marché aux porcs. — Porcs gras, 70 les 50 kilos ;<br />
nourralns, de 40 a 60 pièce.<br />
Marché à la volaille. — Dindons, de <strong>10</strong> à 12 ;<br />
poules, de 4 à 5 50 ; poulets, de 2 50 à 3 50<br />
; canards,<br />
de 5 à 7 ; pintades, de 4 50 à 5 50 ; oies, de 16 à<br />
20 -, oies grasses, 1 25 le demi-kUo.<br />
Œufs, 1 fr. la douzaine.<br />
Gibier. — Lièvres, 6 ; perdreaux, 2 ; outardes,<br />
50 ; bécasses, 2 50 ; lapins, 1 75.<br />
Condom.<br />
A la halle aux grains, on a vendu 300 hectolitres<br />
de blé au prix ordinaire de 19 à 18 50 les 80 kilos.<br />
Les affaires sont toujours actives sur les vins,<br />
avec tendance à la hausse. Quelques transactions<br />
se sont espérées au cours de 3 25 à 3 50 le degré<br />
pour 228 litres.<br />
En revanche, il y a calme plat sur les eaux-devie.<br />
Les galeries des Cloîtres étaient amplement garnies<br />
d'oies et de canards gras. Les prix se maintiennent<br />
fermes à 2 50 et 2 70 le kilo.<br />
Mauvezin.<br />
A la volaille, on constate une -légère baisse surtout<br />
sur les didons qui se donnent de 9 à 11 francs<br />
la paire.<br />
Œufs,<br />
1 30 la douzaine.<br />
Oies grasses, de 1 <strong>10</strong> a 1 15 le demi-kilo.<br />
I>e gibier est très cher. Lièvres, de G a 7 ; lapins,<br />
de 1 75 à 2 ; perdreaux, 2 50 ; vanneaux, 0 60<br />
grives. 0 50 ; merles et lourds, 0 25 ; petits oiseaux,<br />
0 50 la douzaine.<br />
Au foirail, beaucoup de veaux de boucherie et<br />
tous vendus à de hauts prix. Affaires nombreuses<br />
sur le gros bétail à des prix très élevés.<br />
MARCHÉ DES VINS<br />
Montpellier. — La cave de MM. Simonnet, à Vie.<br />
4,000 hôctos. vin levure, a été vendue au prix de 15<br />
francs l'heeto.<br />
vaflros (Hérault). — Cave de Mme veuve Lcnttiêric,<br />
née Goudou, vawïua à une maison de l'Arciê<br />
che, à raison de 13 fr. l'hect., nu, pris à la propriété.<br />
Les livres nouveaux. — LE PLUS CELEBRE D:<br />
BÉCASSEAU, par Jean Drauït, avec nombreuses<br />
caricatures de R. de la Nézière. Un volume in-12<br />
couverture aquarelle. Prix<br />
: 3 francs.<br />
Pour recevoir ce volume franco par la poste, il<br />
suffit d'envoyer 3 francs en mandat-poste ou en<br />
timbres français, à M. Henri GATJ-ÏIER, éditeur, 55,<br />
quai des Grands-Augustins, à Paris.<br />
Nous ne connaissions, jusqu'ici, qu'un seul Bécasseau,<br />
simple pioupiou, type pariait d'aburisse-<br />
«nent prétentieux et osition de l'automobile<br />
: Vue<br />
générale de l'Exposition de l'Automobile, au Grand<br />
P L^au'tornobtle<br />
: Maquette du monument qui doit<br />
être élevé à l'ingénieur Serpollet.<br />
La catastrophe de Tarragone<br />
: Vue de l'express<br />
Valence-Barcelone, après raccide-nt. - ^Wdav««»<br />
déposés près du lieu, de l'accident (20 morts et 50<br />
l'-éboii^m'-nt des gorges du Loup<br />
: Une veu des<br />
Au Loup - UnS vue de l'éboulemont, sous<br />
lequel ont été ensevelis dlx-so.pt ouvriers.<br />
Une extposition à Londres<br />
: Les poupées Princiers<br />
habillées par les reines qui se trouvaient réunies<br />
en Angleterre à l'occasion du mariage de la princesse<br />
Louise d'Orléans, pour être vendues au profit<br />
partie illustrie de la Revue hebdomadalre,<br />
tiré chaque . semaine _ sur 1<br />
peut être relié à part à la fin de 1 année. Il lorme<br />
deux volumes de 300 pages.<br />
Après le repas, prenez un verre do<br />
MICHELINE, délicieuse liqueur de 1 Antinue<br />
Cité de Carcassonne, membre du jury,<br />
expert et hors concours Exposition universelle<br />
Paris 1900.<br />
BOURSE DE PARIS<br />
DM 9 <strong>Décembre</strong> (Dépêche télégraphique)<br />
AU COMPTANT<br />
COURS<br />
?RLCÊa<br />
COURS<br />
DO <strong>10</strong>UB<br />
Aciiona<br />
Banque de France<br />
•<br />
Crédit Foncier<br />
Crédit Lyonnais<br />
Banque do Paris....<br />
••••<br />
Comptoir d'Escompte<br />
Société générale<br />
Banque franco-espagnole<br />
Banque Ottomane,.<br />
Midi<br />
«•»<br />
Orléans • «<br />
Paris-Lyon-Môditorranée<br />
Nord<br />
Ouest<br />
Est<br />
Est-Algérien<br />
Ouest-Algérien<br />
Bôae-Guelma<br />
Autrichiens<br />
•'<br />
Lombards<br />
Nord Espagne<br />
Saragosse<br />
•<br />
Chemins de fer Portugais<br />
Charbonnage de Lavlana -<br />
Carmaux<br />
Thomson-Houdton<br />
Compagnie Parisienne du Gaz....<br />
Messageries maritimes<br />
Compagnie transatlantique<br />
Lots Cor.go<br />
OBLIGATIONS<br />
Ville do Paris 1SG5<br />
_<br />
18C9<br />
— 1871<br />
— 1875<br />
— f876<br />
— 161)2<br />
— 1894-1805<br />
— 1898<br />
— 1199 ....<br />
_ 1904 -<br />
_ 1905 -<br />
Foncières 1879<br />
— 1883<br />
— 1885<br />
— 1895<br />
— 1903<br />
Communales 1873 -•<br />
— lSbû<br />
— 1891<br />
— 1892<br />
— 1899<br />
Midi 3 % anciennes<br />
Orléans 3 % anciennes<br />
Lyon 3 % fusion anciennes<br />
Nord 3 % ancrennes<br />
Ouest 3 % anciennes<br />
Est 3 % anciennes<br />
Est-Algérien<br />
Ouest-Algérien<br />
Bôno-Gueliua<br />
Saragosse<br />
Nord-Espagne<br />
Portugais<br />
Autrichiens 3 % i." hypothèque..<br />
Lombardes anciennes<br />
Suez<br />
Panama lots 18S9<br />
Panama lots libérés<br />
Ottomanes 4 % consolidées<br />
Douanes ottomanes<br />
Priorités ottomanes<br />
FONDS D'ETAT<br />
S<br />
3<br />
Dette<br />
Russe<br />
amortissable -<br />
tunisienne<br />
4 % 1867 et 1869<br />
— 4 % 1880<br />
— â or 1889<br />
— 4 % or 1890<br />
_<br />
4 % or 18S3<br />
— 4 % or 1894<br />
CousoUdé 4<br />
% 1" et 2' séries<br />
- 4 % 1901 ,<br />
_ 8 % or 1891<br />
— 8 % or 1896<br />
_ 3 i % or 1894<br />
Russe 1906<br />
Letres de gage 3 }<br />
Bons messes 1904<br />
Italien 5 %<br />
Espagne extérieure (coairs 30 p.)..<br />
Autriche or 4 %<br />
Hongrois 4 %<br />
Egypte unifiée—<br />
Argentine (Républ.) 5 % 1886<br />
Portugal 3 «&..<br />
95 75 96 20<br />
,96 25 96 70<br />
*56 .. 457 ..<br />
82 50 83 23<br />
80 80 80 75<br />
80 05 80 05<br />
79 75<br />
80 !0<br />
80 90 80 80<br />
82 80 83 25<br />
81 50 81 75<br />
67 60 68 75<br />
66 .. 66 75<br />
73 ..<br />
93 80 94 50<br />
71 50 75 ..<br />
502 .. 503 ..<br />
<strong>10</strong>3 25<br />
93 <strong>10</strong> '93 40<br />
96 25 96 <strong>10</strong><br />
94 30 94 50<br />
<strong>10</strong>1 60 <strong>10</strong>1 70<br />
518 .. 518 ..<br />
62 65 63 ..<br />
4SB0 . 4223 ..<br />
esa . 685<br />
U'i2 .<br />
1440 .'. 1443 '..<br />
678 .. 678 ..<br />
661 . C61 ..<br />
306 .. 306 ..<br />
700 .. 700 ..<br />
1133 .. iliâ ..<br />
1360 .. Î861 ..<br />
1359 .. t 380 ..<br />
1790 .. l800 ..<br />
825 .. 827 ..<br />
907 .. 922 ..<br />
680 .. 686 ..<br />
649 .. 647 ..<br />
. 659 .. 657 ..<br />
722 .. 724 50<br />
156 ..<br />
276 .<br />
157 ..<br />
279 ..<br />
375 .. 375 ..<br />
345 ..<br />
128 .. 128 . '.<br />
1790 .. ,8<strong>10</strong> ..<br />
6<strong>10</strong> .. %18 ..<br />
192 !. 19 0 Y.<br />
207 25 208 ..<br />
80 75 80 .<br />
531 00 533<br />
475 25 480<br />
405 407<br />
538 . '. 540<br />
537<br />
362 50 364 "<br />
363 50 365 ] !<br />
420 417 ! !<br />
408 '. 408 ! [<br />
430 '.. 428 50<br />
384 ! '. 384<br />
500 50 500 '. .<br />
42a 427 .,<br />
458 459 .'.<br />
462 .. 461 ..<br />
495 .. 495 ..<br />
473 50 473 25<br />
496 ..<br />
396 50 3P5 ..<br />
453 50 4:5 ..<br />
456 .. 458 ..<br />
432 75 431 50<br />
431 50 433 ..<br />
49<br />
44a 449 45<br />
427 50 420 ..<br />
427 .. 427 50<br />
422 .. 421 ..<br />
416 50 418 . .<br />
421 .. 421 ..<br />
391 .. 387 ..<br />
860 ..<br />
355 ..<br />
358 ..<br />
352 ..<br />
428 .. 429 ..<br />
Ma 25 313 25<br />
585 .. 588 ..<br />
<strong>10</strong>9 .. <strong>10</strong>8 ..<br />
480 1; 482<br />
500 .. 497 ..<br />
495 ..<br />
MARCHE EN BANQUB<br />
Koanchaca<br />
De Beers<br />
Goldiields<br />
East Rand<br />
Rand Mites<br />
May et C"<br />
Chartered<br />
Capo Copper<br />
Brlansk<br />
Robinson Gohi<br />
Syndicat minier<br />
Thaï-sis<br />
<strong>10</strong>',<br />
426 "<br />
83 ••»<br />
<strong>10</strong>1 "<br />
ta<br />
rP<br />
278<br />
215 50<br />
204 .<br />
1«1 !<br />
BOURSE DE LONDRES<br />
<strong>10</strong>1<br />
47Q M<strong>10</strong>1<br />
132<br />
*S<br />
soi<br />
21';<br />
203<br />
162<br />
Consolidé anglais 83<br />
3 % français 95<br />
Banq. ottomane.. 17<br />
. -I. . i Italien<br />
. \..\ Suez ...<br />
.3i8. 1 Egypte<br />
CHANGE<br />
<strong>10</strong>2<br />
182<br />
<strong>10</strong>0<br />
Hambourg ,<br />
Buenos-Ayres (or)<br />
Madrid (papier court)<br />
Madrid (papier Ion;:)<br />
Londres<br />
Londres (chèques)<br />
BOURSE DE MADRID<br />
Intérieure<br />
82 32 I Extérieure..<br />
COURS DES PRIMES<br />
dont 25<br />
25 19 ilî<br />
123<br />
3 dont 50<br />
3 % dont <strong>10</strong><br />
Extér. dont 50....<br />
Banq. ottom. d.5.<br />
Rio dont <strong>10</strong><br />
96 25<br />
96 50<br />
dont 25..<br />
dont 2 fr.'<br />
dont 5..<br />
1686 50<br />
BOURSE DE TOULOUSE<br />
0<br />
96 J.|<br />
1*<strong>10</strong>2 50<br />
m, 00-<br />
lions). — Moulins du na„ ,'<br />
>04 ; Parts-Lyon-MéditeSSES<br />
.1, 1135 ; Orléans, 1355 ; S<br />
Fonds d'Etat français. — 3 % Porteur o, - -<br />
3-% Amortissable, 96 25 ; Obligation T,'J 70<br />
S %,. 436<br />
; Tonkin, 2 1/2 %, 78 SO<br />
1UB 'sienna<br />
Fonds d'Etat étrangers. — Russe 3 % i«n «,<br />
4 % 1894, 81 ; Consolidé 4 %, Ire série 82 vi G7 r, G0 :<br />
rieure estampillée, C. 40, 99 60 ; Chinoù'i « : Exlé -<br />
Autriche 4 %, 96 30.<br />
* » SO-,<br />
Valeurs diverses (actions).<br />
Ex. C. 33, 13<strong>10</strong> ; Est, 904<br />
1350 ; Nord, 1780 ; Midi,<br />
825 ; Saragosse, 375.<br />
Obligations diverses. — Soc. Toul. d'rifi. „<br />
1900, 480 ; 5 1/4, <strong>10</strong>5 ; Ville de Paris 18-»%,^%<br />
1871, 405 50 ; 1892, 362 50 ; IS9S, 420 ; Comrm'nali<br />
1879 , 474 25 ; 1891, 396 50 ; Foncières 1879 , 500 so?<br />
1885 , 458 ; Est ancienne. 42-6 ; Midi nouvelle 429 '-<br />
Nord ancienne, 449 -, Orléans nouvelle 428 50 t-<br />
Ouest ancienne, 427 50; P.-L.-MéditeiTanée anciontui<br />
430 75 ; Nord-Espagne, 1* série, estamp., 3G0 -, Sara,<br />
gosse ancienne 1" hyp., 391 ; Lombarde 3 % a*<br />
cienne, 313 25.<br />
Ohanigcs. — Espagne, les <strong>10</strong>0 pesetas, 88 15.<br />
(<br />
A TERME<br />
3 %<br />
Italien<br />
Espagne Extérieure<br />
Portugais<br />
3 %. 1" série..<br />
Consolidé anglais<br />
Turc unifié 4 %<br />
Métropolitain<br />
Banque de France<br />
Crédit Lyonnais<br />
Banque ottomane<br />
Nord-Espagne<br />
Saragosse<br />
Suez<br />
Rio-Tlnto<br />
Sosnowice ,<br />
Alaeoas<br />
COURS<br />
FttÉCÊD.<br />
95 32<br />
<strong>10</strong>3 25<br />
93 15<br />
62 60<br />
83 63<br />
93 45<br />
511 ..<br />
4215 ..<br />
1178 ..<br />
692 ..<br />
277 ..<br />
376 ..<br />
4615 ..<br />
1695 ..<br />
1467 ..<br />
383 ..<br />
COURS<br />
DU JOUR<br />
96 25<br />
"93 17<br />
63 15<br />
93 45<br />
5<strong>10</strong> ..<br />
4200 ..<br />
1178 ..<br />
691 ..<br />
276 ..<br />
377 ..<br />
4625 ..<br />
1686 ..<br />
1473 ..<br />
383 ..<br />
S %...<br />
De Beers<br />
East Ran<br />
Rand Mines<br />
APRÈS BOURSE » 93 92* 96 25<br />
s 1 426 ..S 436 ..<br />
nd I <strong>10</strong>0 ..J <strong>10</strong>1 ..<br />
Unes I 132 ..I 132 ..<br />
La Semaine Sainte à Jérusalem<br />
Le XXXV pèlerinage<br />
de Pénitence aux Liera<br />
Saints se propose au printemps 1908 de célébrer i«<br />
Jubilé du Saint Père, à Rome, et, après avoir rem<br />
la fortifiante bénédiction du courageux et door<br />
Pontife, il so rendra par la Galilée, Nazareth, Caiy<br />
le Thabor, le Lac de Tibôriade, le Carmel,<br />
CaKj a '<br />
à Jérusalem, où il aura la consolation de cé-lto^,<br />
la Semaine Sainte et Pâques. Retour par Naplas et<br />
Pompéi.<br />
Départ de Marseille le 25 mars 1908<br />
; retour ta<br />
29 avril 1908.<br />
Demander le programme détaillé et tons rensef.<br />
gnemetlts à M. le Secrétaire du pèlerinage de Jéru><br />
salem, 4, avenue de Breteull, Paris.<br />
PARFUM<br />
L. T. PSVI<br />
PARIS<br />
ON DEMANDE une bonne à tout faire, faî*<br />
sant bien la cuisine. Bonnes références exigées.<br />
Appointements, 40 fran.es. Ecrire<br />
bureaux<br />
de i'Express du Midi, aux initiales<br />
A. P. h.<br />
la dénomination BYflflH n'est pas une expression générique comme celle de l'absinthe ou du vermouth, Cest une marque déposée et p&r<br />
conséquent une propriété garantie par la loi et désignant un produit particulier. Il n'existe pas deux sortes de BYRRH. Il n'y en a qu'un seul<br />
fabriqué par une Maison unique, la Maison UIOILIBT Frères, à THUIR (Pyrénées-Orientales). Le consommateur qui demande un<br />
verre de BYRRH a donc le droit d'exiger qu'on lui serve du vrai B¥BHH 9 et non des produits d'imitation débités sous un nom usurpé.<br />
Cr^ënson du jeune PAYE<br />
aifeiîif de tuberculose pulmonaire<br />
PAR<br />
L'ELIXIR DUPEYROUX<br />
Le jeune Raymond FAYE, que représente la photogravure ci-contrè><br />
n est né en ifluî et habite 11 lif, rue<br />
ÎCliauez,à Paris-Auteuil (XVP arr>)><br />
j Ses parents m'ont permis de pu»<br />
* blicr son cas dans ie but d'êtro uti.<br />
les à leurs semblables. A l'âge de<br />
cinq mois, il eut une bronchite. A<br />
neuf mois, la bronchite s'aggrava.<br />
Une rougeole malencontreuse survint.<br />
L'enfant continua à tousser et<br />
à étouffer. La mère affolée allait de<br />
médecin en médecin, de clinique<br />
en clinique, â'hôpital en hôpital. A<br />
deux ans, le jeune Faye fut déclaré<br />
tuberculeux par tous les médecins<br />
consultés. Des amis le firent admettre<br />
à l'hôpital d'Ormcsson, où il<br />
resta cinq mois. La mère voyant<br />
iiue son enfant n'allait pas mieux,<br />
le reprit chez elle. Elle l'apporta 'à ma consultation le 20 juillet 1906.<br />
L'enfant avait alors quatre'ans. Il avait de la diarrhée et une fièvre<br />
continue jour et nuit depuis plusieurs mois; il transpirait abondamment.<br />
H avait des quintes fréquentes, après lesquelles il vomissait<br />
d'énormes quantités de crachats verts el jaunes. Il ne pouvait plus<br />
garder d'aliments. Plus de 3o médecins l'avaient déclaré tuberculeux<br />
et inguérissable. Je lui trouvai des lésions du deuxième degré au<br />
sommet droit et aux bases des deux poumons et de la bronchite<br />
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Gors, Htes-Pyrénôes, Basses-Pyrénées, Landes<br />
Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne<br />
Tarn, Aude, Hérault, Pyrénées-Orientales<br />
Haute-Garonne. Ariège<br />
Edition du matin spéciale « Toulouse<br />
X.N&T£X£t.1*X.OTSI&<br />
ANNONCES (*• p»g.) .<br />
RÉCLAMES —<br />
RÉCLAMES (>• page) .<br />
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- 2 - •<br />
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Les Annonces et Bâolames «ont reçues dans<br />
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L TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL Mardi <strong>10</strong> <strong>Décembre</strong> I907. f 17° Année - N° 5,521 BUREAUX A PARIS : 26, RUE FEYDEAt<br />
Les Faits<br />
•i-ï v --.r fc -'- s -'<br />
Ls Sénat a tenu une courte séance pour r*<br />
c^oir îa budget, retour de la .Çhamnre, et<br />
votes- la projet de loi sur les Sociétés» de capi<br />
iaitsastion.<br />
ta. coûtant, d'Ivry, s'est retiré du parti socialiste<br />
unifié.<br />
*&*<br />
Le Congrès de la Fédération répuBtîcaïne<br />
a'ogj ouvert à Paris, sous la présidence de<br />
M. Thierry.<br />
Si. de Segonzao publie une Interview<br />
de Moulai Hafid dans laquelle le sultan du<br />
Suvl proteste da son désir de rester en bons<br />
termes avec les Européens et de combattre<br />
uiûquamant les troupes de son frère,<br />
«-
Marjjfi <strong>10</strong> <strong>Décembre</strong> iWl<br />
est destiné à être dévoré par des burearjseratos<br />
et des parasites.<br />
» Comment ne vient-il pas à ces hommes,<br />
qui généralement sont de très braves gens,<br />
l'idée de fonder quelque œuvre d'enseignement<br />
et de propagande pour répandre partout<br />
les vérités qui peut-être sauveraient leur pays,<br />
qui exciteraient la haine contre la franc-maçonnerie<br />
et le juif, qui feraient connaître tods<br />
les scélérats qui déshonorant et qui bientôt<br />
auront complètement détruit cette admirable<br />
France où les ruines s'accumulent chaque<br />
jour ! »<br />
De la République française :<br />
« Nous en sommes à l'heure présente au<br />
point où aucun contrôle n'est plus exerce<br />
par le Parlement<br />
; où l'on ne daigne même<br />
pas offrir à celui-ci en temps utile les rapports<br />
qui lui .permettraient vaRue/inemt de se<br />
suider dans le dédale .obscur des articles redi'crés<br />
entre membres du<br />
e-ou-vernement et<br />
membres de la commission du budget<br />
; où<br />
ces autistes dénient ensuite sous nos yeux a<br />
une allure de 200 militons à l'heure, et nul<br />
n'élève même .la .moindre plainte<br />
; tout ie<br />
monde se déclare satisfait •.<br />
Du Soleil, à propos du livre de M. Payot,<br />
recteur de l'Académie d'Aix, intitulé : « La<br />
Morale à l'école » :<br />
« A La façon dont déraisonnent les maîtres,<br />
on peut juger ce qu'est la raison des élèves<br />
dressés à leurs leçons. C'est a se demander si<br />
M. Payot a jamais vu un enfant ot causé avec<br />
ces petits êtres de grâce et d'instinct que l'expérience<br />
n'a pas encore formés et dont le<br />
cœur et l'esprit doivent être dirigés, guidés<br />
et enseignés. Mais en se désintéressant de la<br />
culture enfantine. M. Payot ne se rend-il pas<br />
justice ? N'avoue-t-il pas qu'en Laissant l'enfant<br />
suivre son instinct il tournera moins mal<br />
que s'il était condamné à recevoir et subir les<br />
leçons des pédants et des cuistres qui ne tarderaient<br />
pas à déformer son cerveau et à abêtir<br />
sa raison ? »<br />
De M. Judet, dans l'Eclair :<br />
« Le Japon affecte de considérer comme<br />
innocentes les larges évolutions des escadres<br />
américaines. Le rappel de son ambassadeur,<br />
sous prétexte de causer plus librement à Tolao,<br />
n'en reste pas moins un signe fâcheux, malgué<br />
ies commentaires modérés des organes officieux<br />
du mikado. Dos deux côtés, on veut gagner<br />
du temps, avec des arrière-pensées ou<br />
manque surtout la sincérité. Il y a certainement<br />
des limites que le Japon connaît seul et<br />
audelà desquelles il ne se laissera pas aino<br />
ser II n'oubliera plus que Rooseveit, qui recommande<br />
ia concentration de toutes les unités<br />
en service et blâme toute imprudente dis<br />
©ersion, s'est prononcé pour une offensive<br />
foudroyante en cas de conflit. Quoi est le moment<br />
précis où les stratéfristes de Washington<br />
s° croiront sûrs de la supériorité ? Ne doutons<br />
pas qu'a vant de leur permettre tranquillement<br />
. d'en préparer les éléments, le Japon ne séîais<br />
sera pas distancer ».<br />
JOURNAUX BLOCARDS<br />
De la Petite République<br />
•'<br />
« Les députés ont justement 'repoussé avec<br />
ensemble, les unes après les autres, les nonveides<br />
taxes proposées pair le ministre des<br />
finances, lesquelles n'eussent pas manqué de<br />
soulever dans le pays de légitimes protestations,<br />
celle notamment sur les effets à terme,<br />
qui frappait le petit commerce sans justice et<br />
sans opportunité.<br />
» Ce résultat, sans doute, n'enorgueillira<br />
pas M. Caiilaux, dont la seule- gloire, en l'occurrence,<br />
est d'avoir fait mentir le vieil adage<br />
qui veut que -La fortune souri© toujours aux<br />
audacieux<br />
[il n'en est pas motos virai que los députés<br />
de la .majorité, c'est-à-dire Jes amis de la Pe<br />
iile République, ont laissé les clefs du Trésor<br />
-national entre les mains de l'homme qui, de<br />
leur aveu même, leur a soumis un budget<br />
« équivoque », comme l'a justement appelé le<br />
Temps.]<br />
Du Rappel :<br />
« Il faut espérer que le nouveau roi de<br />
Suède et le roi encore neuf de Norvège, dont<br />
nous recevions la visite «Wwjfefl y a quelques<br />
mois, s'entendront pour maintenir<br />
Le.<br />
''prestige de la Scandinavie dans la Baltique,<br />
/dont les pan germanistes rêvent de faire un<br />
lac allenu<br />
Cette dernière oontmission se réunina mercredi<br />
prochain, et, en même temps que ces<br />
articles de ta. loi de ftooawcB, éiile examinera<br />
le texte ffmmmiKuirental .en suspens dont cèle<br />
est «ffi-ejeusament saisie.<br />
Très p<br />
gé -son revolrvar, ainsi qu'il l'a déclrogiessistes et des républicains.<br />
Au moment précis où les Mirabeau dés<br />
bords d-u Tage s'élevaient contre sa dictature,<br />
il faisait a.nnoncer que les élections aux Gortès<br />
auraient lieu fin mars ou au commencement<br />
d'avril.<br />
Le Congrèe de ïa Fédération répaMtoMM<br />
Paris, 9 décembre<br />
Le congrès de la Fédération républicaine<br />
s'est ouvert ce matin, sous la présidence de M.<br />
Thierry, député des Eouches-du-Bhône, président<br />
de la Fédérai-ion, entouré d'un grand<br />
nombre do personnalités politiques, parmi lesquelles<br />
MM. Méline, Ribdt, Guillain, Juie-s Hoche.<br />
Krantz, Aynaad.<br />
Dans la salle, on remarquait, parmi les congressistes,<br />
MM. Fleury-Ravarifl, de Gontaul-<br />
Biron, Gourju, sénateurs ; L-afsy-Beaulieu, député,<br />
etc.<br />
En ouvrant la séance, M. Thferry a prononcé<br />
un discours où il dit en substance :<br />
« Deux méthodes sont on présence : ou Topposition<br />
vraiment négative de ceux qui mettent<br />
leurs dissentiments au-dessus do tout, ou<br />
la collaboration loyale et courageuse à tout<br />
ce qui fait la destinée de notre pays.<br />
» C'est cette dernière que noue pratiquons.<br />
» Pendant ces dernières années, la Fédération<br />
a été épurée par lea démissions, et ceux<br />
qui restant savent, oo qu'ils font et re du budget peut<br />
cro considert comme acquis à la condition Su'il<br />
n'ait absolument rien de stable ; décidément Us<br />
gi'&xuls fêloraaaiears ne se retrouveront pas 'tous<br />
au jour du danger du même cût-â de la barricada<br />
il acrivo un moment oi la tactique électorale 'cè^lé<br />
le pas devant les intérêts m-sriacés<br />
; on consent à<br />
être l'apêti-e de certaines idées sacs consentis à devenir<br />
la victime ; c'est aujourd'hui l'evpiication de<br />
la hausse oui mène le 3 % à 93 25, cours denuis<br />
loiigteiaps inconnu.<br />
Il y a naturellement une grande hausse sur les<br />
chemins ds 1er français<br />
; au surplus, la crise amé-<br />
'ricaiEe est à son déelin.<br />
ï-ous ïes.fonils d'Etat -ont progressé l'Extérieure<br />
à 93 17 ; le Turc, à S3 45.<br />
Les 6tali!iss£-m«nts de crédit très fermes<br />
• la<br />
Banque de Paris, 1444 ; le Crédit Lyonnais ms •<br />
"comme nous -l'avons dit, les actions des grands établissements<br />
de crédit syndicataires des derniers empruEits<br />
russes en France ont été influencées à un<br />
mement par les démentis â caractère qiiasi-ofliciel<br />
niant çuSino. nouvelle opération de ce genre soit<br />
en préparation.<br />
\/i Kyen reste à 137S<br />
; le Nord, 1803, et l'Orléans<br />
a 1373.<br />
Le groupe traction est un peu. moins animé ; le<br />
Métropolitain, 5<strong>10</strong> ; l'Omnibus, 913.<br />
Le Rio,, grâce a une nouvelle baisse du cuivre, reste<br />
à tC-Ssi, sans beauceu© d'affaires.<br />
La Bsscrno Yucataa, ferme à 263<br />
-, elle va fusionner<br />
avec Ja Banque Mercantil sous le contrôle de<br />
là Ba»4u9 NntlonaJe du Mexique et de la Banque<br />
Centrale Mexicaine .et distribuera, cette année, un<br />
dividende de 6 î>K»tas, soit 15 fr. co environ.<br />
La âe Boers.en meilleure position, ù 438<br />
; le Pla<br />
tiiie, 525 ; la Badd Mines, 13-2.<br />
DE LlirJeiiSU,<br />
fi, place Vendôme. ParU<br />
7*]<br />
ira 'à<br />
Émmmm<br />
m-aaiaû a lôffîDOUdou<br />
Tombo^uciou,. 9 d^cembro.<br />
La mists-ion Félix- Dubois, pariàedu Sud-Otra- -<br />
nais c-n novembere do l'ane-éo demiew, vient<br />
d'atteiadro -Oao, sur ile îvagar orientait -<br />
Organisée par t'e prince d'Arenberg, M.<br />
Etienne «.t les diri-g-canis d,u..OMnité de l'Afrique<br />
'française, avec le concours des ministres<br />
des colonies, do riiiBiiru.clic-n putoiique et<br />
des afCtires étrangères, coite •mission avait<br />
pour ;tâclïo l'étude des •extrêanes oasis aigériennos<br />
<br />
du matin,à 35 milles sur la côte Est j'y» k<br />
m | hauteur.du cap Baugut, le vapeur français<br />
Aliter jaugeant 1,<strong>10</strong>0 tonnes, de la Conmaçnie<br />
Prosper Durand-<br />
Le navire était en flammes sur toute la nartie<br />
arrière.<br />
Le capitale Bubang déclare qu'il s'est.porfé<br />
a son secours et que, sur Tordre du capitaine<br />
Lerteni, commandant l'Alger, il a recueilli<br />
a son bord quatre passagers qui ont été ramenés<br />
a Alger.<br />
L'équipage du vapeur Incendié s'est sruvé<br />
au moyen des cmbarc»tions
Mardi lf Uécembro fO ,7<br />
Cetpendant. ils n'eurent pas l'air<br />
auparavant.<br />
tfe alrri vèrent â~£" gendarmerie, « tfou<br />
«ua:*!,- ies gamins du àdartier SainVMiohel<br />
'"abattus par ce fàcfeewr. contre-temps, et<br />
^Jamosaiënt à laac<br />
D^aùV^n<br />
delà prison militaire.<br />
*•*?•£.*? „ fait un excellent accueil et a proils<br />
cer des lazzia à l'escorte,<br />
les trois hommes ont été<br />
QUI leur »'fH „ mieux désormais ; ce sera<br />
mis au il veiile-M it,m. ai *<br />
^ ^<br />
peu:,t-être difficile<br />
i la prison militaire, oui<br />
tilciies au'," A. C.<br />
faudrait.<br />
Le roi Oscar de Suède à Toulouse<br />
i<br />
Ostwr de Suède, qui vient de mourir<br />
Le roi OJf.i ^ de , son peuple, traversa<br />
mtoun *>J> 1 ^ nuimzaine d'années, en se<br />
rs Castialng, ot FkTtnçoise Oluvorie.<br />
Ueees<br />
: Denis Gros, 77 ans, rue de la Croix-<br />
Jean Daubin, 64 ans, rue aDiawoc<br />
: tewrine-<br />
Md.i-ie Fou-w.il, 64 ans, ,rue d'-Ox ; Margur-rite<br />
Caba'jtiié, 36 ans, Vautlin<br />
; Victorîne t-'arrau<br />
13 ans, route deRietamies ; Anne n vi.gn.es, a produit 30,889 lneot. 25 litres<br />
' Le stock des Signées préeoitenies est do 1,041<br />
heritiollîtres. Mais, la plus grande partie de co<br />
èfoch (700 becMÉtoes environ) eut vendue et<br />
n'a ,|,as eaoarê été retirée par l'orquéreur ,<br />
elle te sra ptrobabîmint in*6saiarment.<br />
«i M _ LCS életstlons au Trih'Ml d« cornmSreT<br />
-- Voici, lo réeuîtot Oee élcctums caminorn»<br />
ftrf&tiaaJ de cernroerce d A»i :<br />
l,,^nfpo) " Votenis. 305. Jmm titulaires:<br />
r-ti Ji 9«R voix Raiikond, 284 voix.<br />
t * l<br />
„^"^m^.nts : Fournials, 284 voix ;<br />
Cliaul-urd, S89 voix. -<br />
teanMAC<br />
— Accident du travail. — bç,:<br />
Jwto&w lean-Batptfeite d»yw, bain ;:<br />
^SumTm ripant un wa«o» cbaxgé do ws3o<br />
bkf jliis la couche MaiumUM-il<br />
"„ , iaaj-it droite prise entre t<br />
.t., place dans le p;<br />
.ES SE CSQSii»<br />
PARTOUT : 2'so LA iioJit»!<br />
itfîffflflffflfiMIiflflIllfllilflitfllIlIi<br />
VOUS<br />
ne prenez que les<br />
n<br />
ai!<br />
PS€il!lfl@<br />
I fi» 13SI Ou<br />
ne prenez qu'elles<br />
vous tousse;<br />
v35<br />
Eîalgré Fraudes, Griso 'ITiticolto<br />
ET LEURS consÉQUEîiess<br />
ru<br />
1BB&-WB mmm<br />
11 ftlnto<br />
.'Cù i'ii<br />
LES COMMIS CIVILS D'AOÎIINISTRATION'<br />
Limoges, <strong>10</strong> décembre.<br />
La Franc. Militaire annonce que les commis<br />
civils d'adiniiïiislration de la guerre, dont ie<br />
référa!' Pir
Mardi <strong>10</strong> <strong>Décembre</strong> <strong>1907</strong><br />
«ami. «6 S5 i «rocîisln, 8» ; * premiers, 81 25 ; 4 da<br />
m*l. T4; -fendasce lalble.<br />
U". — Dli^poitibhs eu crevés ù m, 60 ; courant,<br />
« 60 ; prochain, 48 99 ; i premiers, 48 ; 4 fle mal,<br />
43 75 ; tendance faillis.<br />
Alcools. — Msrxaiikie, 39 25 j coarant, 39 ; pro-<br />
«balu, 39 S6 ; 4 pretmiera 40 : 4 de mal, 42 25 ; tec-<br />
Hance faiMB ; stoek, 35 72s circulation, 25.<br />
Sucres. — Cornant, 28 50 • prochain, 28 50 ; 4 preprilers,<br />
28 825 ; 4 de mais, 2S 875 ; 4 ris mal, 29 23 ;<br />
tenetaaoce faible ; roux cuites, 25 75 ; autres Jets,<br />
85 75 ; raffines, 50.<br />
MARCHE DE BORDEAUX<br />
Bu 9 décembre.<br />
Blés. — On cote<br />
: 22 50 à 22 75 les <strong>10</strong>0 kilos, départ.<br />
Farines. — Fermes. On cote : haut, 34 ; premières<br />
maniutes, 33 50. „<br />
Sons et repasses. — On cote : sons gros, lo : u-<br />
uraMe, M 5 0; ordinaires, 13 ; refasses ordinaires,<br />
14 50 ; livrable, 14.<br />
Maïs. — Roux pays, 20 ; Plata. 20 ; Cinrroantini,<br />
21.<br />
Avoines. — Poitou grises, 18 ; noires, 17 75 : Bretagne<br />
grises. 17 75.<br />
Orges. — Pays, 19 ; Algérie, 18.<br />
Seigîes : 18 à 19 tes <strong>10</strong>0 kilos.<br />
Sulfata de cuivre métal, en reprise a la clôture<br />
par suite d'achats Importants des manufacturiers<br />
dont lea stocks étalent des plus réduits<br />
; le sulfate<br />
ne oe l'ait est beaucoup plus terme avec très peu<br />
de vendeurs. On cote<br />
: disponible, 62 à 63 ; livrable<br />
sur mars-avril, 58 50 à 59 les <strong>10</strong>0 kilos, acquittes,<br />
Bordeaux.<br />
HAUTE-GARONNE<br />
Toulouse, le 9 décembre.<br />
Céréales. — Bladettes, blés supérieurs, le3 80 kll,<br />
J8 25 à 1S 75 ; bonne oualité, 18 25 ; blés mltadlns<br />
tins, 17 25 à 17 50 ; seigle de pays, les 75 kil., 13 *<br />
13 50 ; orge, les 60 kil, 8 50 à 9 50 ; avoine, 8 75 1<br />
B; maïs blanc, les 75 kil., <strong>10</strong> 50 à 11 50; haricots, l'hectolitre,<br />
de 25 à 26 ;lèves, les 65 kilos, 12 50 a I3;vesces<br />
noires, les 80 kilos, 22.<br />
Farines et issues. — Premières dites minot, les<br />
122 k. i, 41 50 ; deuxièmes dites SS, 39 50 ;RG. les<br />
<strong>10</strong>0 kilos. 17 50 à 18 ; repasses. 15 à 16 tr. ; son*<br />
14 50.<br />
Graines fourragères. — Trèfle, les <strong>10</strong>0 kll., 150 1<br />
155 ; luzerne (sainfoin du pays), de 120 à 135.<br />
Foin, 4 à 4 50 ; sainfoin, Ire coupe (nouveau),<br />
* 50 à 5 ; sainfoin, 2e et 3e coupes, 3 50 a 4 ; trè-<br />
Ce « «« ;palUe blé, 2 30 à 2 60 ; avoine, 1 80 a 2 <strong>10</strong>,<br />
le tout les 50 kilos.<br />
Bois à brûler. — Les 50 kilos, de 1 45 à 1 50.<br />
Rovel.<br />
Marché du 7 décembre.<br />
Bœufs, 33 ; vaches, 31 ; veaux, 54 30<br />
; moutons,<br />
k> 150 ; brebis, 52 30 ; porcs, 63, le tout les 50 kûos,<br />
sur pied.<br />
Céréales. — Blé, les 80 kilos, 18 95 ; seigle, 13 ;<br />
maïs, 13 75 ; avoine, 9 75 ; pommes de terre, 3 25 ;<br />
châtaignes, 5 50.<br />
TARN-ET-GARONNE<br />
Molières.<br />
Foire du 6 décembre :<br />
Malgré lo mauvais temps, foire assez belle. Affaires<br />
suivies. Cours soutenus. Cours pratiqués :<br />
Poulets, 0 75 ; poules vieilles, 0 65 ; dindons, 60<br />
11 65 c. ; pintades, 0 85 ; le tout le demi-kilo ; pigeons,<br />
0 SO à 1 50 da paire.<br />
Lapins, a 2 25 l'un.<br />
Œufs, rapidement enHevés à 1 franc la douzaine.<br />
Lièvres, 1 franc le demi-kilo ; lapins, 1 75 ; perîreaux,<br />
1 75 à 2 25 ; grives, o 50 à 0 55<br />
; merles et<br />
lourds, 0 55 ; le tout la pièce ; oiseaux, 0 90 la<br />
iouzaino ; alouettes, 1 50 à 1 80 la douzaine.<br />
Pommes et poires, 0 40 à 0 75 la douzaine ; châtaignes,<br />
0 65 à 0 75 le demi-décalitre.<br />
Oies grasses, 1 <strong>10</strong> à<br />
1 20 ; canards gras, 1 15 à<br />
1 25 ; foies gras. 3 à 4 pièce, selon grosseur.<br />
Blé, 17 75 à 18 25 les SO kil. ; maïs, 16 50 ; fèves,<br />
12 75 à 13 ; avoine, 8 75 à 9 ; haricots, 30 à 32;<br />
ie tout l'hect. ; pommes de terre, 4 à 4 50 les 50<br />
silos.<br />
Boucherie. — Poids vif : bœufs, 40 à 45 ; vaches,<br />
38 à 40 les 50 Ml. ; veaux, 0 95 à 1 05 le kilo.<br />
Bêtes de travail : bœufs, 9(<strong>10</strong> à 1,<strong>10</strong>0 ; vaches, 800<br />
à 1.000 ; génisses et bouviUons, 200 à 500, le tout la<br />
paire.<br />
Cochons gras, 65 à 68 les 50 kil. ; cochons de lait,<br />
K) à 50, pièce.<br />
Moncl ar-tfe-Quercy.<br />
Marché hebdomadaire du 5 décembre :<br />
La pluie a un peu nui à notre marché de jeudi ;<br />
cependant assez noimjbreuses ont été les affaires qui<br />
;'y sont traitées. Voici les principaux cours pratiques<br />
:<br />
Foirail aux porcs. — Porcs gras, de 55 h 60 les 50<br />
ÉMnDMBne*flBl<br />
kilos, poids vif ; cochons d'élevage, de 45 à 60 ;<br />
codions de lait,<br />
ée 28 4 40 ; lo tottt la pftes.<br />
Halle aux gcalns. — Blé, de 18 à 18 76 les 80<br />
kilos ; avoine, 9 ; maïs, do 14 à 15 ; fèves, de 13 à<br />
14 ; orge, <strong>10</strong> » ; setg!©, 11 ; haricots, de 28 à 30 ;<br />
le tout l'hect. ; sons, 6 50 ; repasses, 9, le tout les<br />
50 kilos. ... • . '•<br />
Place à la volaille. — Poules vleiUes, de 5 a S ;<br />
poulets, de. 2 25 à 3 50<br />
; dindons, de 12 à 13 ; dindes,<br />
de 11 à 12 ; le tout la paire.<br />
Gibier. — Lierres, de 5 à 6<br />
; lapins de garenne,<br />
do 1 25 à 1 50 ; lapins domestiques, de 1 50 à 2 ;<br />
.perdreaux, de 2 à 2 25 ; bécasses, 2 50 ; grives, 0 50;<br />
merles, 0 35<br />
, le tout la pièce.<br />
Peu d'affaires au foirail axes, bœufs à cause du<br />
mauvais temps, Cours des marchés précédents.<br />
GERS<br />
Lectoure.<br />
Blé, 18 avoine, de S 25 à 8 50 ; maïs, de 15 a 16 ;<br />
fèves, de 12 25 à 12 50 ; haricots, de 28- à 30.<br />
Halle à la volaille. — Dindons, de <strong>10</strong> a 13 ; dindes,<br />
de 8 à <strong>10</strong> ; poules, de 4 à 5 50; poulets, de 2 05<br />
à 4 ; pintades, de S à 7 ; chapons, de 7 à 8 ; canards,<br />
de 5 à 6 ; pigeons, de 1 fr. à 2, le tout la<br />
paire.<br />
Œufs, 1 20 la douzaine.<br />
Oies grasses, 1 20 ; canards gras, de 1 fr. 1 20,<br />
le tout le demi-lulo.<br />
Gibier. — Lièvres, de 5 à 6 ; lapins, de 1 50 à 2 ;<br />
perdreaux, 2<br />
; grives, 0 25, le tout la pièce.<br />
Vic-Fezensac.<br />
Blé, 17 75 ; avoine, 9 25 ; maïs, 15 ; pommes de<br />
terre, 5 50, le tout l'hectolitre.<br />
Foin, 6 ; paille, 4<br />
; luzerne, 4, le tout les <strong>10</strong>0 kilos.<br />
Marché aux bestiaux. — Animaux de travail :<br />
Bœufs, de 800 à 1.200<br />
; vaches, de 500 à 800 ; breaux,<br />
do 500 à 700 : génisses, de 400 à 500.<br />
Animaux de boucherie. — Bœufs, 70 ; vaches, 60 ;<br />
veaux, 95<br />
; moutons, <strong>10</strong>0, le tout les <strong>10</strong>0 kilos.<br />
Marché aux porcs. — Porcs gras, 70 les 50 kilos ;<br />
nourrains, de 40 à 60 pièce.<br />
Marché à la volaille. — Dindons, de <strong>10</strong> à 12 ;<br />
noules, de 4 à 5 50 ; poulets, de 2 50 â 3 50 ; canards,<br />
de 5 à 7 ; pintades, de 4 50 à 5 50 ; oies, de 16 à<br />
20 ; o.ies grasses, 1 S te demi-kilo.<br />
Œufs, 1 fr. la douzaine.<br />
Gibier. — Lièvres, 6 ; perdreaux, 2 ; outardes,<br />
2 50 ; bécasses, 2 50 ; lapins, 1 75.<br />
Condom.<br />
A la. halle aux grains, on a vendu 300 hectolitres<br />
de Mé au prix' ordinaire de 18 à 18 50 les 80 kilos.<br />
Les affaires sont toujours actives sur les vins,<br />
avec tendance à la hausse. Quelques transactions<br />
se sont croerées au cours de 3 25 à 3 50 lo degré<br />
pour 228 litres.<br />
En revanche, il y a calme plat sur les eaux-devie.<br />
Les .galeries des Cloîtres étaient amplement garnies<br />
d'oies et de canards gras. Les prix se maintiennent<br />
fermes à 2 50 et 2 70 le kilo.<br />
Mauvezfn.<br />
A la volaille, on constate une légère baisse surtout<br />
sur les aidons qui se donnent de 9 à 11 francs<br />
la -traîne.<br />
Œufs,<br />
1 30 la douzaine.<br />
Oies grasses, de 1 <strong>10</strong> à 1 15 le demi-kilo.<br />
Le gibier est très cher. Lièvres, de. 6 â 7<br />
; lapins,<br />
do 1 75 à 2 ; perdreaux, 2 50 ; vanneaux, 0 60 ;<br />
grives. 0 50 ; merles et lourds, 0 25 ; petits oiseaux,<br />
0 50 la douzaine.<br />
Au foirail. BeauiCOUT) de veaux de boucherie et<br />
tous vendus à de hauts prix. Affaires nombreuses<br />
sur le gros bétail a des prix très élevés.<br />
MARCHÉ DES VINS<br />
Montpellier. — La cave de MM. Simonnet. à Vie,<br />
4,000 hectes. vin levurê, a été vendue au prix de 15<br />
francs l'hocto.<br />
Vailros (Hérault). — Cave de Mme veuve Lentheric,<br />
née Goudorn, vnridue à une maison de l'Ardèche.<br />
a. raison de 13 fr. l'hect., nu, pris à la propriété.<br />
Les livres nouveaux. — LE PLUS CÉLÈBRE DES<br />
BÉCASSEAU, par Jean DrauM, avec nombreuses<br />
caricatures de R. de la Nézière. Un volume in-12,<br />
couverture aquarelle. Prix<br />
: 3 francs.<br />
Pour recevoir ce volume franco par la poste, il<br />
suffit d'envoyer 3 francs en mandat-poste ou en<br />
timbres français, à M. Henri GAUTIER, éditeur, 55,<br />
quai des Grar.ds-Augustins, à Paris.<br />
Nous ne connaissions, jusqu'ici, qu'un seul Bécasseau,<br />
simple pioupiou, type parlait d'ahurissement<br />
prétenUenz et de sottise boofïoniio, dont Jean<br />
Drault a narré les haut»' laite en de nomtoosax et<br />
joyeux votâmes. Le grand-père do cet amusant per<br />
sonnage nous est révélé aujourd'hui, et, certes, il<br />
mérite W«n son surnom, car ses aventures fuirent<br />
nombreuses et dignes d'être contées.<br />
Sachez donc <br />
490 ..<br />
395 ..<br />
4:5 ..<br />
458 ..<br />
431 50<br />
433 ..<br />
430 75<br />
449 45<br />
429 ..<br />
427 50<br />
421 ..<br />
418 . .<br />
421 ..<br />
387 ..<br />
358 ..<br />
352 ..<br />
429 ..<br />
313 25<br />
588 ..<br />
<strong>10</strong>8 ..<br />
482<br />
497 ..<br />
MARCHE EN BANQUB<br />
COURS<br />
COURS<br />
S %<br />
De Beers<br />
East Rand<br />
Rand Mines<br />
&PKÊS BOURSE<br />
PRÉCÊB.<br />
DO JOUB<br />
95 92 96 25<br />
<strong>10</strong>3 25<br />
93 15 '93 il<br />
62 60 63 15<br />
83 65<br />
93 45<br />
93 45<br />
511 .. 5<strong>10</strong> ..<br />
4215 .. 4200 .;<br />
1178 .. 1178 ..<br />
692 .. «91 ..<br />
277 .. 276 ..<br />
376 .. 377 ..<br />
4615 .. 4625 ..<br />
1695 .. 1686 ..<br />
1467 .. 1473 ..<br />
383 .. 383 ..<br />
95 92 I 96 25<br />
426 .. 436 ..<br />
<strong>10</strong>O . . <strong>10</strong>1 ..<br />
132 .. l 132 ..<br />
Huanchaca<br />
De Beers<br />
Goldlields<br />
East Rand<br />
Rand Mices<br />
May et C"<br />
Charlered<br />
Cape Copper<br />
Briansk<br />
Roblnson Gold. ..<br />
Syndicat minier<br />
Tharsis<br />
<strong>10</strong>4<br />
42fi<br />
'<br />
83 '<br />
IOI '<br />
112<br />
47 25<br />
,21 23<br />
199<br />
278 '<br />
2'.5 50<br />
204<br />
161 '.<br />
8i*.<br />
132 ",<br />
•'.8<br />
20)<br />
28i<br />
216<br />
203<br />
162<br />
BOURSE DE LONDRES<br />
Consolidé anglais 83<br />
3 % français 95<br />
Banq. ottomane.. 17<br />
Organe «footïdicm «le Déf«sn«e So
Mardi <strong>10</strong> <strong>Décembre</strong> 190/<br />
. .....<br />
sst destiné à être dévoré par des bureaucrates<br />
I<br />
et des parasites.<br />
» comment ne vient-il pas à ces hommes,<br />
oui généralement sont de très braves gens,<br />
Pidée de fonder quelque œuvre d'enseignement<br />
et de propagande pour répandre partout<br />
les vérités qui peut-être sauveraient leur pays,<br />
nui exciteraient, la haine contre la tarte-maçonnerie<br />
et le juif, qui feraient connaître tous<br />
tes scélérats qui déshonorant et qui bientôt<br />
auront complètement détruit cette admirable<br />
France où les ruines 6'accumulent chaque<br />
jour ! »<br />
De la République française :<br />
« Nous en sommes à l'heure présente au<br />
point où aucun contrôle n'est plus exercé<br />
par le Parlement<br />
; où l'on ne daigne même<br />
pas offrir à celui-ci en temps utile les rapâsrts<br />
qui lui permettraient vaguement de se<br />
garder dans le dédale obscur des articles rédigés<br />
entre membres du gouvernement et<br />
membies rte la commission du budget<br />
; où<br />
ces articles •défilent ensuite sous nos yeux à<br />
une allure de 200 m: .lions à l'heure, et nul<br />
n'élève même la moindre plainte<br />
; tout le<br />
monde se déclare satisfait ».<br />
Du Soleil, à propos du livre de M. Payot,<br />
>ur de l'Académie d'Aix, intitulé : « La<br />
Morale à l'école » :<br />
« A la façon dont déraisonnent les malires,<br />
an peut juger ce qu'est la raison des élèves<br />
dressés à leurs leçons. C'est à se demander si<br />
M. Payot a jamais vu un enfant et cause avec<br />
ces petits êtres de grâce et d'instinct que l'expérience<br />
n'a pas encore formés et dont le<br />
cœur et l'esprit doivent être dirigés, guidés<br />
et enseignés. Mais en se désintéressant de la<br />
culture enfantine. M. Payot ne se rend-il pas<br />
Justice ? N'avoue-t-il pas qu'en laissant l'enfant<br />
suivre son instinct il tournera moins mal<br />
que s*S était condamné à recevoir et subir les<br />
leçons des pédants et des cuistres qui ne tarderaient<br />
pas à déformer soin cerveau et à abêtir<br />
sa raison ? »<br />
De M. Judet, dans l'Eclair<br />
s<br />
« Le Japon affecte de considérer comme<br />
innocentes les larges évolutions des escadres<br />
américaines. Le rappel de son ambassadeur,<br />
sous prétexte de cau.-er plus librement à Tokio,<br />
n'en reste pas moins un signe fâcheux, malgré<br />
les commentaires modérés des organes officieux<br />
du mikado. Des deux côtés, on veut gagner<br />
du temps, avec des arrière-pensées où<br />
manque surtout la sincérité. Il y a certainement<br />
des limites que te Japon connaît seul et<br />
au-delà desquelles il ne se laissera pas amuser.<br />
Il n'oubliera plus que Roosevelt, qui recommande<br />
ia concentration de toutes les unités<br />
en service et blâme toute imprudente dispersion,<br />
s'est prononcé pour une offensive<br />
foudroyante en cas de conflit. Quel est le moment<br />
précis où les etratéeistes de Washington<br />
se croiront sûrs de la supériorité ? Ne doutoir<br />
pas qu'avant de leur permettre tranquillement<br />
d'en préparer les éléments, le Japon ne se lais<br />
sera pas distancer ».<br />
JOURNAUX BLOCARDS<br />
De la Petite République :<br />
« Les députés ont justement repoussé avec<br />
ensemble, les unes après les autres, les nouvelles<br />
taxes proposées pair le ministre des<br />
finances, lesquelles n'eussent pas manqué de<br />
soulever dans le pays de légitimes protestations,<br />
colle notamment sur les effets à terme,<br />
qui frappait le petit commerce sans justice et<br />
sans opportunité.<br />
» Ce résultat, sans doute, n'enorgueillira<br />
pas M. Caillaux, dont la seule gloire, en l'occurrence,<br />
est d'avoir fait mentir le vieil adagi<br />
qui vent que ta fortune sourie toujours aux<br />
audacieux ».<br />
[Il n'en est pas m«ins vrai que les députés<br />
de la majorité, c'est-à-dire les amis de la Petite<br />
République, ont laissé les clefs du Trésor<br />
national entre les mains cle l'homme qui, de<br />
leur aveu même, leur a soumis un budget<br />
« équivoque », comme l'a justement appelé le<br />
Temps.]<br />
Du Rappel :<br />
« 11 faut espérer que le nouveau roi cle<br />
Suède et le ro.i encore neuf do Norvège, dont<br />
nous recevions la visite amicale il y a quelques<br />
mois, s'entendront pour maintenir le<br />
prestige de la Scandinavie dans la Baltique,<br />
dont les pan-germanistes rêvent de faire un<br />
lac allemand ».<br />
Paris, 9 décembre.<br />
La séance est ouverte à 4 heures, sous la<br />
présidence de M. Antonin Dubost.<br />
Le président .prononce l'éloge funèbre<br />
de<br />
MM. Goujon, sénateur de l'Ain, et Bernard;<br />
sénateur du Doubs.<br />
Le ministre des finances dépose le projet<br />
de budget pour l'exercice 1908, voté par la<br />
Chambre, et demande le renvoi à la ogm<br />
'<br />
sion .des finances, qui est ardogjg^"^^<br />
Une proposition de loijggVansuite dé<br />
posée ayant pour objet, èaréTorme du docto<br />
rat en droit.<br />
^ .^S^<br />
no^iw 'uiaii'^Seaa proposition, quatre types<br />
tues^SIBrde doctorat en droit seraient instimJr<br />
^wîrïS les Facultés de droit :<br />
L° Doctorat d'histoire du droit : droit romain<br />
ancien droit français.<br />
go 'Doctorat judiciaire<br />
: droit civil, droit<br />
coinimerciail, droit criminel.<br />
30 Doctorat .administratif : droit public constitutionnel,<br />
admimisf.Ta.tif.<br />
4° Doctorat économique : économie pomique<br />
générale, droit commercial, économie politique<br />
appliquée.<br />
Le Sénat prononce l'urgence.<br />
L'ordre du jour appelle la discussion du<br />
proiet de loi, adopté par la Chambre, relatif<br />
à la surveillance et au contrôle des Sociétés<br />
de capitalisation.<br />
Le projet de loi est adopté<br />
: le Sénat fixe sa<br />
prochaine séance à jeudi trois heures.<br />
La séance est levée à Cinq heures.<br />
Cette dernière commission se réunira mercredi<br />
prochain, et, en même temps que ces<br />
articles de la loi de fiinaraces, elle examinera<br />
le texte gouvernemental en suspens dont effile<br />
est officieusement saisie.<br />
Très probablement, si elle juge ce texte<br />
équitable, elle le renverra, avec ou sans moclincatkms,<br />
à la cemmission des finances avec<br />
un avis favorable, de telle sorte qu'il! peut<br />
parfaitement arriver que le projet spécial du<br />
gouvernement, dont la commission des finances<br />
peut proposer l'incorporation à la loi de<br />
finances, devienne tout uniquement un article<br />
de cette loi en .^emplacement des articles<br />
relatifs<br />
à la même question votés par la<br />
Chambre.<br />
Que de. tours et de détours, disait un sénateur<br />
radical, pour en arriver à voir sabrer<br />
tous ces bpaux text.es pair la Chambre et pour<br />
voir rétablir par aile les articles actuels de la<br />
loi de finances que le Sénat finira par ratifier<br />
I »<br />
sénateur de la Loire<br />
; Aynard, député du<br />
Rhône<br />
; Daney, maire de Bordeaux ; Gustave<br />
Denis, ancien sénateur ; Guillain, député du<br />
Nord<br />
; Jeanneau, conseiller général de là Vendée<br />
; Rosse, maire de Pinan ; Vidal de Saint-<br />
Urbain, sénateur de l'Aveyron, etc., etc.<br />
Les congressistes se sont ensuite répartis<br />
en cinq sections.<br />
euvelles<br />
tairas<br />
LA PROMOTION DE FIN D'ANNÉE<br />
Paris, 9 décembre.<br />
Suivant le Gaulois, il est fort probable que<br />
la grande promotion de fie d'année paraîtra<br />
vers la fin de îa semaine prochaine.<br />
Cette<br />
promotion comprendra trois divisionnaires ot<br />
onze brigadiers. Pour le grade de général de<br />
brigade on cite actueStamont les colonels<br />
Journée commandant le camp de Chàlons ;<br />
Sabattier, sous-clnef d'éloiWmajor de l'armée ;<br />
Circan, commandant une brigade d'infanterie<br />
à Saint-Mihiel<br />
; Maillot, commandant la<br />
brigade d'Annecy, etc.<br />
La promotion dans les différentes armes et<br />
les différents services sera des plus importantes<br />
• elle comprendra, assure-ton, une trentaine<br />
de colonels et un nombre égal de lieutenantseotloneflis.<br />
^<br />
NCiDENTS MILITAIRES<br />
Un engin dans une caserne<br />
Cavaillon. 9 décembre.<br />
Une cartouche de dynamite d'une assez forte<br />
dimension a été jetée dans la cour d.e la caserne<br />
de la gendarmerie<br />
; l'engin étant tort<br />
heureusement tombé dans une flaque d'eau,<br />
la mèche qui, d'après la première enquête,<br />
avait dû être enflammée, s'est éteinte, évitant<br />
ainsi une explosion formidable.<br />
La cartouche a été transportée au laboratoire<br />
d'Avignon.<br />
La mutinerie du 17 e<br />
Paris, 9 décembre.<br />
Le Temps publie l'information suivante :<br />
« Le général Gallieni, gouverneur militaire<br />
de Lyon, avait été chargé par le gouvernement<br />
de concentrer tous les renseignements<br />
sur le détachement du 17" de ligne à Gafsa.par<br />
la raison" que le 17' était en garnison à Gap-<br />
» Sur l'ordre du général Gallieni, un certain<br />
nombre d'hommes du détachement de<br />
Gal'sa avaient été répartis en Corse et en Algérie<br />
; la mesure était déjà en cours d'exécution<br />
; le ministre informé, a donné l'ordre<br />
que cette mesure fût purement rapportée.<br />
Messidor qui reproduit ces informations,<br />
explique ainsi la décision prise par le ministre<br />
tf-<br />
0 On est -an droit de se demander pourquoi<br />
les uns bénéficient d'une mesure de faveur et<br />
non pas les autres, surtout si, comme on l'a<br />
dit l'attitude des hommes du 17' n'a donné<br />
lieu à aucune critique. »<br />
3 waves<br />
Une grève de locataires<br />
Rome, 9 décembre.<br />
Une agitation des plus curieuses qui a éclaté<br />
à Naples et vient d'entrer dans sa phase aiguë<br />
préoccupe en ce moment le gouvernement.<br />
A la suite d'un plan rectiilcateur de la ville<br />
de Naples, une Société de construction, dite<br />
Société du Risanamento, obtint à Naples la<br />
concession de la transformation des quartiers<br />
populaires pour bâtir, à la place des vieux<br />
labyrinthes de ruelles, des malsons grandes<br />
et spacieuses.<br />
Les maisons bâties, la Société les loua : pendant<br />
quelques années, les locataires payèrent<br />
sans protester<br />
; dernièrement, les socialistes<br />
de la ville ayant fait une campagne, une centaine<br />
de locataires refusèrent de payer 'à<br />
l'échéance leurs termes<br />
; la Société riposta par<br />
des actes judiciaires<br />
; mais pendant qu'elle<br />
s'appliquait à réaliser ses menaces, la résistance<br />
s'étendait et 1,030 locataires suivaient<br />
l'exemple des premiers.<br />
Encouragée pair les autorités, la Société prit<br />
la mesure de les poursuivre en bîoe ; mai*<br />
alors se produisit un fait comique<br />
: ayant fait<br />
tous défaut une première fois, les locataires,<br />
grâce à un droit que leur donne le Code, ont<br />
commencé une obstruction des plus fatigantes;<br />
au moment où le Juge allait prononcer le jugement<br />
par défaut, un premier locataire se présenta,<br />
demandant, comme de droit, la répétition<br />
du procès.<br />
Cotai-ci étant renvoyé, un autre locataire<br />
se présentait à la seconde audience, répétant<br />
ta manœuvre.<br />
Le j eu continue et continuera ainsi jusqu au<br />
dernier des résistants, qui sont aujourd'hui<br />
arrivés au chiffre de 3,000<br />
; il faudrait quarante<br />
ans pour les juger.<br />
Profitant de ce fait, les socialistes ont entrepris<br />
une violente campagne, poussant la masse,<br />
des autres citoyens à ne plus payer les<br />
lovers.<br />
Des .meetings ont été organisés dans tous les<br />
quartiers<br />
: le gouvernement, qui ne sait comment<br />
arrêter le mouvement, a commencé par<br />
envoyer sur place un renfort de dix mille<br />
soldats<br />
; il semble décidé à recourir à des<br />
mesures extraordinaires pour imposer le respect<br />
de la propriété aux Napolitains.<br />
A ta première réunion qui a eu lieu, hier<br />
soir, assistaient environ 3,000 personnes.<br />
lï mm 1<br />
LA PERSECUTION<br />
Les dessous des cultuelles<br />
Paris, 9 décembre.<br />
La dixième chambre correctionnelle a jugé<br />
aujourd'hui une affaire tort intéressante par<br />
la lumière qu'elle jette sur la création des<br />
cultuelles préconisées par M. Briand.<br />
L'inculpé, un défroqué, nommé Toiton, an<br />
cien vicaire d'une paroisse de Paris, étaiî<br />
poursuivi pour abus de confiance<br />
; il avait<br />
conservé une certaine somme provenant de titres<br />
qu'on l'avait chargé de vendre.<br />
Le défroqué a expliqué qu'il avait employé<br />
cet argent à soutenir un journal fondé pour<br />
la propagande en faveur des cultuelles, cette<br />
fondation s'était faite sous le patronage de<br />
M. Briand, qui présenta lui-même le défroqué<br />
à M. Clemenceau.<br />
Le président du conseil promit une subvention<br />
de <strong>10</strong>,000 francs par mois ; les trois premières<br />
mensualités furent versées, la première<br />
par M. Clemenceau en personne, les deux<br />
autres par M- Winter, chef de cabinet du ministre.<br />
La subvention cessa brusquement lorsque<br />
MM. fiVrTrTfnrri n rf Briand s'aperçurent que<br />
Tés catholiques ne mordaient pas aux cultuelles<br />
et que<br />
le défroqué n'avait aucune influence.<br />
L'avocat de l'inculpé a fait passer sous les<br />
veux du tribunal des lettres provenant des<br />
ministères de l'intérieur et de l'instruction<br />
publique.<br />
Une autre lettre était une invitation à se<br />
présenter chez M. Bunau-Variiao, directeur<br />
du Matin, le journal où M. Henri des Houx<br />
fit campagne pendant quelques jours pour les<br />
cultuelles-<br />
L'audience a été des plus gaies et le defrooué<br />
commissionnaire en cultuelles s'est vu<br />
condamner à six mois de prison.<br />
Les révocations de donations<br />
Cholet, 9 décembre.<br />
Le tribunal a aceesSH favorablement cinq<br />
demandes en révocation de dons et legs faits<br />
aux fabricrues.<br />
Deux des actions étaient intentées par les<br />
héritiers directs, une par le donateur, les .autres<br />
par les héritiers collatéraux et les légataires<br />
universels.<br />
L'administration des Domaines a été condamnée<br />
aux dépens. .<br />
cheux loi soft survenu, n'ayant jamais chargé<br />
son revolver, ainsi qu'il l'a déclaré.<br />
Cette tentative de réunion du Soudan et de<br />
l'Algérie a pieinement réussi.<br />
âges<br />
: Vu»» t Pft!<br />
L'enquête sur la viticuiiura<br />
Paris, 9 décembre.<br />
La commission d'enquête sur la situation de<br />
là viticulture, réunie aujourd'hui au Palais-<br />
Bourbon, sous la présidence de M. Cazeaux-<br />
Cazalet, a décidé de reprendre ses travaux<br />
dès la semaine prochaine et en a arrête détinitivement<br />
le programme<br />
Elle compte examiner tout d'abord les re<br />
levés >de l'administration. des contributions directes,<br />
puis ceux des affaires que les tribunaux<br />
ont été appelés à connaître ; elle étudiera<br />
ensuite les questions économiques de détail<br />
qui restent à résoudre pour solutionner<br />
définitivement le problème de la crise viti-<br />
cole-<br />
AU LUSSBEBOÏJSa<br />
Les 28 et 13 jours<br />
Paris, 9 décembre.<br />
Le gouvernement, ainsi que nous l'avons annonce,<br />
devait déposer aujourd'hui sur le bureau<br />
du Sénat le projet do loi nouveau relatif<br />
é, la réduction des périodes d'instruction ; ce<br />
projet, dont nous vous avons fait connaître<br />
l'économie, fut exposé vendredi dernier à la<br />
commission sénatoriale de l'armée, qui attendait<br />
maintenant pour se prononcer que le Sénat,<br />
sur le bureau duquel il devait être déposé,<br />
le lui eût renvoyé.<br />
Or, le gouvernement n'a pas déposé le projet<br />
sur le bureau du Sénat, et il aie le déposera<br />
pas ; les raisons, il y an a plusieurs, et ailes<br />
relèvent toutes de la chinoiserie parlementaire<br />
; la première, c'est qu'il est, pàraît-il<br />
contraire au droit constitutionnel qu'un proiet<br />
de loi nouveau soit déposé sur une question<br />
en suspens, c'est-à-dire sur une question sur<br />
laquelle l'une des deux Chambres s'est seule<br />
prononcée ; le dépôt ne devient possible qu'après<br />
que la seconde Chambre s'est également<br />
prononcée sur le premier projet.<br />
A cette objection, qui a pris naissance à la<br />
Chambre, le Sénat oppose celle-ci. que le texte<br />
voté par la Chambre et incorporé dans la loi<br />
de finances étant d'initiative parlementaire, le<br />
gouvernement conserve sa liberté d'action entière<br />
ot peut déposer sur la question tel projet<br />
qu'il juge utile.<br />
Néanmoins, le gouvernement n'a pas usé de<br />
cette liberté<br />
; H a considéré quant à lui, pa<br />
rait-il, que le dépôt aujourd'hui par le ministre<br />
des finances du projet de budget qui con<br />
tient Ifs articles relatifs aux 28 et 13 jours était<br />
un empêchement suffisant au dépôt d'un second<br />
projet sur ia même question<br />
; cela eut<br />
fait, en réalité, deux projets sur le même obifet<br />
. LV> tau* cela., il ressort que le fameux projet<br />
niwu'slûriel autour duquel on a fait, ces<br />
Jours derniers, tant de bruit, reste en l'air.<br />
Que va-t-il advenir maintenant de cette, imnurtante<br />
question des périodes d'msrniri.ioji?<br />
voici une opinion autorisée :<br />
^ Oeraaia mandi. la coranitsaion sénatoriale<br />
««b ftiuuikces (lisjoiiMli-a. les articles de la loi<br />
vSr î"F eiS E^iS H 1,1<br />
«miction et 166 rona<br />
ia comuuasion *matoor4aie de l'année<br />
Paris, 9 décembre.<br />
On annonçait, il y a quelques jours, la dé<br />
mission probable de<br />
M. Jules Coûtant du<br />
parti socialiste unifié<br />
; la nouvelle est aujourd'hui<br />
officielle : M. Jules Coûtant,<br />
« écœuré<br />
des manoeuvres déloyales employées contre lui<br />
par la municipalité d'Ivry », a envoyé sa démission<br />
au secrétaire du parti socialiste unifié<br />
Paris, 9 décembre.<br />
Un incident s'est produit hier soir dans les<br />
couloirs réservés aux députés, entre M. Devèze,<br />
député du Gard, et plusieurs de ses collègues<br />
du groupe socialiste unifié, MM. Allemane,<br />
Thivrier, etc., etc.<br />
M. Devèze annonçait l'intention de voter le<br />
budget. Les- autres le prirent à partie. U fal<br />
lut l'intervention de. plusieurs membres du<br />
Parlement pour mettre fin à la scène. Les col<br />
lectivistes ont d'ailleurs .marché en ordre dispersé<br />
dans le vote sur le budget. Les ans se<br />
sont abstenus comme M. Coûtant, d'Ivry.<br />
Quelques-uns ont voté pour. Le bataillon des<br />
irréductibles a suivi le fanion de l'ancien<br />
communard Allemane- et voté contre.<br />
Un député socialiste nous faisait tristement<br />
cette remarque :<br />
« J'ai bien peur que tout cela présage une<br />
dislocation prochaine de notre parti. »<br />
La Succession de M. Roume<br />
Paris, 9 décembre.<br />
La Liberté croit savoir que pour la succèssion<br />
de M. Roume, gouverneur général de<br />
l'Afrique occidentale, le choix s'est porté défin<br />
iti.veineut sur M. Lutaud, préfet du Rhône.<br />
Les obsèques du iieisîersant Boso<br />
Tours, 9 décembre.<br />
Les obsèques du lieutenant Rose, tué à la<br />
frontière algéTO-iruarocaùie, ont eu lieu aujourd'hui<br />
; le cortège funèbre est parti de la<br />
gare où le corps avait été placé dans un wa<br />
g on transformé en chapelle ardente.<br />
Sur le cercueil on remarquait cle nombreuses<br />
couronnes envoyées par le ministre.<br />
Au cimetière, de nombreux discours ont été<br />
prononces, célébrant la valeur de nos soldats<br />
an Maroc.<br />
A LA FRONTIERE AI.CERO-MAROUAÏNE<br />
Les Beni-Snassen demandent l'aman<br />
Paris, 9 décembre.<br />
L'Agence Havas publie la dépêche suivante<br />
d'Oran, 9 décembre :<br />
« Les délégués des Beni-Snassen ont de<br />
mandé l'aman ; en raison des délais qui sont<br />
nécessaires pour que les conditions mises à<br />
cet aman soient connues des tribus, !a continuation<br />
des opérations n'est pas imminent* »,<br />
Le général Lyassîsy aux avant posîes<br />
Lalla-Marnia, 9 décembre.<br />
Le général Lyautey a quitté Lalla-Marnia,<br />
allant en automobile au camp de Martinprey,<br />
où est établie la colonne Branlières.<br />
Le général est accompagné du colonel Esplas.se,<br />
commandant le 3" zouaves, qui lui a été<br />
adjoint : il visitera en cours de route les postes<br />
établis de Lalla-Marnia à Martinprey.<br />
Tous les mouvements de troupes seront terrfilnés'hièrcredi<br />
au plus tard.<br />
LES DEUX SULTANS<br />
Une interview de Moulai Ha'ld<br />
Paris, 9 décembre.<br />
Le marquis de Segonzac, qu'un long séjour<br />
8 Maroc a mis à même d'avoir d'immenses<br />
elations dans ce pays, et qui, depuis quelque<br />
emps, habite Marrakech, a pu, grâce à ses<br />
relations personnelles avec Moulaï Hafid et<br />
on ministre de la guerre, le caïd du Glaoui,<br />
onnaitre les sentiments et los intentions du<br />
ultan du Sud.<br />
Voici, en substance, les déclarations que lui<br />
faites Moulaï Hafid, ot qu'il rapporte dans<br />
une lettre datée du camp du sultan, 28 novembre<br />
:<br />
Nos griefs contre Abd el Aziz sont justes ;<br />
nous demandons à vicier notre querelle librement,<br />
sans que la France favorise nos ennemis.<br />
On nous accuse d'être le sultan de la<br />
guerre sainte<br />
! C'est faux ; aucun de mes soldats<br />
n'ignore qu'on le conduit contre Abd el<br />
Aziz seulement<br />
; que la guerre sainte s'ensuive,<br />
la chose est possible<br />
: il ne tient qu'a<br />
vous qu'elle ne soit pas déclarée.<br />
Tu prétends que les hommes de Moulai el<br />
Raehid ont attaqué la général Drude à Casablanca<br />
; ce ne sont là que des isolés, et je les<br />
renie.<br />
Tous nos efforts ont tendu, au contraire,<br />
à contenir les Chaouias.<br />
Ce qui met le comble à notre désappointement,,<br />
c'est le débarquement à Mazagan .des<br />
ftldata d'Abd el Aziz, nos ennemis, par un<br />
bateau français<br />
; je marche demain contre<br />
Mazagan. pour livrer bataille aux troupes de<br />
mon frère ; que ctois-je faire ?<br />
Je veux éviter<br />
a. tout prix de léser les<br />
Européens, je désire qu'ils n'aient aucune<br />
crainte ; comment y parvenir ?<br />
» Tu me dis qu'en pareille occurrence on<br />
fait une déclaration officielle<br />
; je la ferai,<br />
mais sois mon interprète pour donner plus de<br />
force à ma déclaration.<br />
Je vais l'écrire, porte ma lettre au consul<br />
de Mazagan<br />
; elle lui affirmera que mes in<br />
tentions sont seulement ,dc combattre mon<br />
frère, ce qui est mon droit. Je veux, pour<br />
mieux attester encore ma volonté de respecter,<br />
de protéger même las Européens, les prévenir<br />
du jour de la bataille<br />
; ils viendront dans<br />
mon oaanp, sous ma propre tente, qui leur<br />
servira d'asile ; aucun pillage ne sera tolère<br />
aussitôt le combat terminé, l'ordre régnera et<br />
la confiance renaîtra. »<br />
M. de Segonzac ajoute :<br />
« Il se peut bien que Moulaï Hafid n'ait ni<br />
armes, ni argent, mais incontestablement il a<br />
des hommes et, s'il parvient à les amener en<br />
face de ceux de son frère, ce sera une prodigieuse<br />
bataille que le heurt de ces deux hordes<br />
barbares, que le choê du royaume de Fez<br />
contre celui de Marrakech. »<br />
Le roghi coHtre !e sultan<br />
Madrid, 9 décembre.<br />
On mande de Molilla à I7npar(ial que. dans<br />
le •uernjisr combat d'Arcemay, les troupes impérlaies<br />
ont été battues par les troupes du<br />
roghi ot crue ces dwmtèws ont poursuivi leurs<br />
adversaires jusqu'au campement de Marcmca,<br />
s'emparant d'un canon«et faisant do «ombreux<br />
prisonniers ; en outre, elles ont incendié<br />
le douar de Kead-Dana.<br />
Le retour d'Alphonse XI 11<br />
Madirid, 9 décembre.<br />
A son retour au palais, Je roi a eu un entretien<br />
avec M. Maura, président du conseil.<br />
Un important peirsoiuiage ministériel a déclaré<br />
que cet entretien a porté sur le voyage des<br />
souverains en Angleterre, dont le roi<br />
s'est<br />
montré enchanté. 11 est certain que les voyages<br />
en Angleterre du roi et de la reine deviendront<br />
maintenant liéquents, ce qui contribuera<br />
à rendre plus étroits encore les liens<br />
d'amitié qui unissent les deux pays.<br />
Alphonse XIII n'a pas eu le temps d'exposer<br />
à M. Maura les impressions qu'il a recueillies<br />
durant ses conversations avec Guillaume<br />
II et Bdouoird VII. Ou peut assurer, cependant,<br />
sans crainte que les événements<br />
viennent démentir ces affirmations, qu'elles<br />
donneront lieu à des échanges de vues des<br />
diplomates.<br />
Quant à la question du Maroc, si l'autorité<br />
d'Abd el Aziz, maintenant appuyée par l'Europe,<br />
venait à cessor. ce serait le moment<br />
d'intervenir. La France et l'Espagne, mandataires<br />
des puissances à Aigésiras, prendraient<br />
alors les mesures qui seraient jugées nécessaires<br />
pour établir la police dans les<br />
huit<br />
ports du littoral et défendre les intérêts de la<br />
civilisation.<br />
Heureusement, les négociations qui se poursuivent<br />
à Rabat sont en bonne voie, et, comme<br />
la situation de l'empire s'améliore également,<br />
il n'y a pas à supposer que les mesures<br />
dont il s'agit prennent un caractère d'intervention<br />
militaire.<br />
LA CRISE PORTUGAISE<br />
Lis.bOin.ae, 9 décembre.<br />
Le parti régénérateur a tenu une grande<br />
réunion, sous la présidence de M. Vilhena,<br />
son leader.<br />
M. Vilhena a dit que le moment d'écouter<br />
l'opinion était arrivé ; les régénéisateurs n'ont<br />
ri-en imposé en denmndant la convocation des<br />
collèges électoraux<br />
; ils ont usé d'un droit<br />
qui leur appartient.<br />
Le parti régénérateur réclame lo maintien<br />
de la Constitution, qui donne des droits au<br />
chef de l'Etat, niais, aussi, lui impose des devoirs<br />
; le parti ira jusqu'où il faudra pour<br />
l'obtenir.<br />
Plusieurs auilires membres du parti<br />
prennent<br />
la parole et finalement<br />
l'assemblée<br />
adopte cinq motions ; les trois premières réclament<br />
l'abrogation des décrets rendus contre<br />
les libertés publiques, la •convocation des<br />
Cortès et un examen séparé des décrets dictatoriaux.<br />
Les autres déclarent, l'une qu'il est nécessaire<br />
de résister aux actes de violence ou d'arbliraire,<br />
l'autre qu'il ne faut accepter aucun<br />
gouvernement qu'aux conditions qui précèdent.<br />
Les motions demandent .encor e une révision<br />
de la Constitution dans le sens monarchique,<br />
parlementaire et démocratique.<br />
Les cinq motions ont été adoptées par acclamations.<br />
Il a été iquestion aussi de pub&ier un manifeste<br />
dans le pays et dans les pays étrangers<br />
qui ont des intérêts ma Portugal, pour expliquer<br />
les événements et réfuter les prétendues<br />
ca.'.oninies dirigées contre le parti régénérateur.<br />
Les réunions des autres -partis d'opposition<br />
ont été aussi assez animées<br />
; celle du parti<br />
progressiste, surtout, a été tumultueuse ; la<br />
discussion y a été confuse, les discours y ont<br />
été passionnés.<br />
Ce parti a adopté une motion demandant<br />
la suspension de tous les décrets contre les<br />
li.bEirtés ; le rétablissement du fonctionnement<br />
normal de la Constitution, la révision de la<br />
charte afin d'éviter les dictatures, l'examen<br />
du décret réglant les avances faites à la maison<br />
royale et la résistance contre les violences<br />
arbitraires.<br />
Aucune manifestation ne s'est produite au<br />
dehors<br />
; le public se désintéresse absolument<br />
des décisions prises par les politiciens.<br />
La réponse da M. Franco<br />
Lisbonne, . 9 déeasntee,<br />
M. Franco a répondu avec autant d'esprit<br />
que d'à "repos aux déclamations des régénérateurs,<br />
des progressistes et des républicains<br />
Au moment précis où les Mirabeau dés<br />
bords du Tage s'élevaient contre sa dictature,<br />
il faisait annoncer que les élections aux Cortès<br />
auraient lieu fin mars ou au commencement<br />
d'avril.<br />
sixième paire de jumeaux juVBe a tous eus<br />
cinq enfants.<br />
Collision dans la Wîanoho. - Onze victimes<br />
Folkestone, 9 décembre.<br />
Une terrible collision s'est produite, à environ<br />
r? milles ad large entre le steamer Schelderstrom,<br />
allant d'Amsterdam à Plymouth, et<br />
un voilier inconnu.<br />
-„,„mltt<br />
La rencontre a eu lieu durant une violente<br />
tempête et au milieu des ténèbres<br />
; le voiliert<br />
heurtant violemment le Schetdfrstrom â tribord,<br />
le steamer commença à faire eau par un<br />
énorme trou dans ta chambre des machines.<br />
Le capitaine Geritsen-More et quatorze hommes<br />
de l'équipage tentèrent de s'échapper dans<br />
mu. barque., mais cette dernière fut renversée<br />
par les vagues, et quatre marins seulement<br />
parvinrent à gagner le rivage.<br />
Trois autres matelots essayèrent, de rattraper<br />
le canot, mais on ne sait ce qu'ils sont<br />
devenus. . ,<br />
Les six tioiram-es restant à bord du steamer<br />
tentèrent de le diriger vers Folkestone et furent<br />
sauvés.<br />
Panique dans une église<br />
Londres, 9 décembre.<br />
Un incendie a éclaté hier soir dans une<br />
église, à Newcastle ; la salle était remplie de<br />
fidèles, lorsque les flammes jaillirent du plafond<br />
juste au-dessus du grand lustre à gaz.<br />
L'assistance, prise de panique, se .précipita<br />
vers les issues ; plusieurs dames, entraînées<br />
dans la cohue, s'évanouirent, mais personne<br />
ne fut gravement atteint.<br />
Le toit est entièrement détruit et l'intérieur<br />
de l'église fort endommagé.<br />
La catastrophe de Fais-mont<br />
Monongah, 9 décembre.<br />
Un incendie s'est déclaré hier dans les mines<br />
sinistrées : quoique le feu ait pu être<br />
promptement éteint, on a été obligé d'abandonner<br />
ies opérations cle sauvetage dans la<br />
crainte d'une explosion.<br />
Cinquante-trois cadavres ont été retirés dans<br />
a journée de dimanche.<br />
PETITES NOUVELLES<br />
Du 9 décembre.<br />
— Les mintstries ne tlenitlront pas demain leur<br />
conseil toMHwa du mardi<br />
; le prochain conseil<br />
aura probar/tement lieu samedi prochain.<br />
«ous-secrétairo d'Etal à l'intérieur, présida-<br />
Di-Sièie<br />
H.O -.,-wti.m n,, rww_..n<br />
vice-prés<br />
DHaman,<br />
aneeULLer<br />
, président de section au corseA d'i'i<br />
\s ki-eint ; Vel-Durand, con;-a>iii.;:-,;|la 3<br />
—loi' d'Etat, directeur général de<br />
"i«<br />
comptabilité publique au ministère des finn?<br />
ces ; Ofier, conseifiler d'Etat, directeur du Crml<br />
trôle et de la comptabilité au ministère d»<br />
l'intérieur<br />
; Mafingcr, conseiller d'Etat, d.irorteur<br />
de l'administration départementale iî<br />
communale au miatetère de l'intérieur ; Chai?<br />
gueraud, conseiller d'Etat, directeur des rou<br />
tes, de la navigation et des minus au rainln,<br />
tère des travaux publics ; LecherbonniOT m.<br />
recteur des affaires civiles au ministère dVllS<br />
justice ; Du pré, directeur de l'administratioSi<br />
générale au ministère de. l'intérieur<br />
; Oav«JS<br />
le, directeur du peesonne] et de la comptai»<br />
Bu au ministère des travaux publics; Viiuvnt"<br />
préfet du Nord; Lallemant, préfet cle la Ila.iitg<br />
Vienne<br />
; Magny, directeur des affaires uéuar"-<br />
tementa.les à la préfecture de la Seine<br />
; Ta,.,<br />
dieu, maître des requêtes au conseil d'Eta» .<br />
BertûU, conseiller de préfecture de la Seine<br />
•'<br />
Rnbany, stnif-directeur a la direction de Vr„i'<br />
mi.11istrntio.il départementale et communale -»<br />
ministère de l'intérieur ; Duguet, chef du (y<br />
reau des affairas politiques au mmistéi* ,\l<br />
l'intérieur.<br />
'**<br />
Secrétaires avec voix consultative • tdtxk<br />
Leuuier. chef de cabinet du soiis-ssc^éAt.<br />
d'Etat de l' intérieur ; Durand, chef adWnt d»<br />
cabinet du président du conseil.<br />
u<br />
Secrétaires adjoints : MM. Mn/eraî -.,,,11<br />
teur au conseil d'Etat ; Migette réda '<br />
Luttes<br />
Paris, 9 décembre.<br />
Réunion ot-franisôc par VAUtû :<br />
Homanofr. misse, tombe Lassartesse. Français.<br />
Omer do liouilloii, Belge, tombe Jankowsky,<br />
Russe.<br />
Paul Pons, Français, tombe Constant le Marin,<br />
Belge.<br />
Football rugby<br />
Bordeaux, 9 décembre.<br />
Voici la décision prise dimanche soir à la<br />
suite du match Nord contre Sud.<br />
Il est bon de dire que l'équipe ne sera définitivement<br />
composée qu'après le maten du<br />
â2 à Paris, France contre reste de la France.<br />
Equipe de France (maillot blanc, culotte<br />
bleue, bas rouges).<br />
Arrière<br />
: Isaac (R.- C. F.).<br />
Trois quarts<br />
: Lane (R. C. F.), Lebrun fS-<br />
G- U. F.), Leuvietle (S. B. U. C), Brune.au<br />
(S. B. U. C).<br />
Demis<br />
: Mayssonnié (S. O. E- V. S. T.), Lacassagne<br />
(S. B. U. C).<br />
Avants<br />
: Duffourcq (S. B- U. C), Branlât<br />
(S. B. U. C). Giaocardy (S. B. U- C), Jaurréguiber<br />
(S. B. U. C), Borchard (R. C. F.), Mauriat<br />
(F. C- L.), Communeau (S. F-).<br />
Equipe du reste de la France (maillot noir,<br />
culotte noire, bas noirs).<br />
Arrière<br />
: Martin (S. B. U. C), remplaçant,<br />
Combes (S. F.).<br />
Tfcis-quarts : Vareilles (S. F.), Dedet (S.F.),<br />
Dagot (S. F-), Lesieur (S. F.), remplaçants,<br />
Grucferanette (S-<br />
C. U. F.), ex-joueur de la<br />
Section bordelaise ; Gaulard tC. A).<br />
Demis<br />
: Huber (A. S. F.), Varvier (R. C F.),<br />
remplaçant. Theuriet (S. C. U. F.).<br />
Avants : Beanrin (-S. F.). Durai (S. F.), Guillamin<br />
(R- C. F.). Massé (S. B. U. C), Gibert<br />
(S. C. U- F.), Moure (S. C. U. F.), Bonhomme<br />
. (F. JC L.), remplacements. Hourdcbaigt (S. B.<br />
U. C), Icard (S. F.), Vincent (R. C. P.).<br />
De notre correspondant particulier :<br />
Lourdes, 9 décembre.<br />
l'tTK DE I.'lMMACUl.ÉK-C0NCl:i"n0N<br />
Âffo<br />
1,Im 'macukie-Conce.ptioii, la ffte<br />
Mardi it <strong>Décembre</strong> <strong>1907</strong><br />
Mirés une discussion do forme, le conseil<br />
vote cette uOuveSe taxe.<br />
LES SUCCESSIONS<br />
n^do-uce veut maintenant atteindre les<br />
..-^-ms<br />
• ii motive ainsi son projet de<br />
^ L'impôt sur les successions peut, croyonsjJL,<br />
d"iîs une certaine mesure, être considemime<br />
un impôt- direct et nul démocrate<br />
T<br />
7 In nt m,mn ,m)ins<br />
* l'éclairage public et seaccôs<br />
^,; m,t wè mettre au service des<br />
viticulteurs.<br />
. le suis certain. Monsieur le ministre, d'être<br />
l'interprète d'un grand nombre de petits<br />
producteurs on vous priant de mettre fin le<br />
Plus tôt possible à cette situation dieu tant<br />
pus regrettable we raonUcatkm de VejtceP<br />
taate Loi qui porto Votre iiom rend erreur»., tins<br />
nécessaires que par le passé left-consctl» éok&i<br />
rés de notre Station oenologique »<br />
--•'je favaia bée» dit, il ne fallait pas snrrê<br />
t ~r<br />
, f-i neus sommée pris comme des idiots.<br />
' JÀ; Mitres prot*e*ai*nt éoenfiquemanî et ae<br />
rejetaient mritueàiemewt la ««»ponisateiJ«e Oô<br />
teat rtipturo Les gendarmes mirent fin â cette<br />
Société Centrale d'Agriculture<br />
Comice agricole de Viillefranohe-Laurafrals<br />
- Liste officielle des principales récompenses<br />
? m,^°"' s a °? ls 1 >U Publier hier dans notre<br />
compte-rendu de la distribution solennel lo<br />
1 rentières primes ; Mme Hérisson, à Calmont<br />
; MM. Dupeyron, à Avitmonct ; d'Aidé<br />
guier, a Mantesquieu<br />
; Cazala, à Gajxlouch<br />
Mazarxl, à Lux ; tlousquié, à Moittgeard • Dulga<br />
à Montgaard<br />
; Léopold Cazaia, à Gardouoh<br />
Deuxièmes primes : M. de Rayssac à ages,<br />
à Lanta<br />
; J a mimes, à Montgeard.<br />
Bergers. — • Uédaitle d'argent<br />
; MM. Dêjean<br />
a Calmant<br />
; 'l'équi, à Montesquieu.<br />
Diplôme do mérite<br />
: MM. Alexandre, a Calmont<br />
; Rivais, à Cad mont<br />
; Armaugaud, à Avigiwmet<br />
; Libres, à Montesquieu ; Saury, à<br />
Saint- Rome : Combes, à Lux<br />
; Mazc, .à Montgeard<br />
: Miquel, à Montgeaird ; Bonifacy, à<br />
Gardonch.<br />
Gonconrs scolaire. — Médaille d'argent :<br />
M'M Philippe Amoureux, à Salut Léon ; Raymond<br />
IkMftes, à Moutgoaird<br />
; Aflexle Dura ml, à<br />
Vttlrinou.V(ùh; ; Jean Izaml, a. Ua/.iége : P#HX<br />
imart à Revel<br />
; Ajrioruo Jaur, au Houcg -.Saiirt-<br />
BemanS<br />
. Paul Jousaely. a Loabeiw . l'tetre<br />
Sie^rt. à Vditlègwe ; Sabatlué, à Suint-Félix.<br />
Ca,..se-cou<br />
Le déplorable accident de dimanche, sur lequel<br />
nous revenons plus haut, nous invite à<br />
presser les édiles de se transporter aux ailées<br />
Saint-Michel, dont une moitié déjà est occupée<br />
par rExiposition.<br />
L'Exposition doit avoir lieu<br />
; il lui faut du<br />
large<br />
; les habitants ne sont pas condamnés<br />
à l'ianimobilité<br />
; donc, il leur faut la possibilité<br />
de circuler.<br />
Sur les allées Saint-Michel, la circulation est<br />
à ce point reotrointe que nous ne craignons<br />
pas de crier casse-cou !<br />
Du côté des allées, que laisse-t-on de libre<br />
aux piétons ? A peine la place occupée par les<br />
gros lolatanes<br />
: donc, il faudra descendre sur<br />
la route sillonnée des deux côtés par les<br />
tramways, les automobiles, les bicyclettes, ies<br />
voitures, les charrettes, ssms compter la gêne<br />
produite du côté du Jardin-Royal par un empierrement<br />
de fraîche date.<br />
Une crevasse rue du Languedoc<br />
Une profonde crevasse s'est produite dans<br />
la matinée d'hier dans le sol de la rue du Lan.<br />
guedoc, à l'entrée de la place des Carmes, en<br />
tre les rues Maïetoefoe et du Canard.<br />
Da' chaussée s'est, effondrée subitement entre<br />
les deux rails du tramway sur une ter<br />
eur de 80 centimètres environ, et un trou de<br />
.aux mètres .environ de profondeur s'est fomT<br />
ën cet endroit. Ce trou était évasé dans sa<br />
pirtie inférieure en forme d'entonnoir renversé.<br />
;' ';[ . .<br />
Le service de la voie des tramways, .informe<br />
aussitôt, a envoyé une équipe d'ouvriers qui a<br />
comblé le trou et a réparé la chaussée.<br />
On suppose qu'au moment des démolitions<br />
qui' cirt précédé le percement de la rue du<br />
I«tnguedoc, on a négligé de combler une partie<br />
de cave, un puits, une fosse, ou un silo, et<br />
que sons la pression de la couche de terre<br />
placée au-dessus du vide, la voûte s'est snibitsiment<br />
etîondrée et ce mouvement du sol a<br />
comblé l'excavation oubliée.<br />
Il n'y a .eu aucun accident-, et, à ce moment,<br />
personne ne passait sur cette partie de la<br />
voie publique.<br />
Les Enfants de l'Aude<br />
L'assemblée du 1" décembre a adopté une<br />
tombola à <strong>10</strong> centimes le billet, au bénéfice<br />
des victimes des inondations du Mfcîi.<br />
BKe<br />
sera tirée à la soirée organisée à cet effet,<br />
après le banquet aunuél qui aura lieu le 22<br />
décembre, à 6 heures du soir, à l'ancien restaurant<br />
Hiehe. place Saint-Etienne, S. Les. sçciéia'm?<br />
peuvent encore fais» parvenir «es luis<br />
Etat Sanitaire<br />
La statistique mortuaire a, du 27 novembre<br />
au 3 décembre, enregistré G4 décès dont 31<br />
d'hommes et 33 de femmes.<br />
La mortalité a légèrement baissé ; elle reste<br />
au-dessous de la moyenne.<br />
jptmr augmenter considéra<br />
bîemsnt la vaïeur alimen<br />
taire de tous vos mets, ajoutez<br />
iear un peu d'Extrait ds Viande<br />
êë¥ël<br />
S T Â M D A &©"©L M B TOULOUSAIN<br />
CONCOURS<br />
DS Tin<br />
R.a.Bï>eilcns aux intéressés que le concours se clôtu<br />
rerc. fin Ù6c-eml>re. Parmi les nombreux prix affectés<br />
à ce concours, il faut noter ceux offerts par MM<br />
les ministres de l'intérieur et de l'agriculture.<br />
Entraînement tous l«s jours au stand Uo<br />
1 lieure<br />
à » heures.<br />
ta<br />
Remède souverain pour la Guérison<br />
, rapide des Irritations d« Poitrine,<br />
|des Rhumes, Gripoe, Maus de<br />
' Go?g0,£ihumatisid6S,Doulours.|<br />
•<br />
Exigez le Nom WL<br />
INSÏ,<br />
I1QDE Ml QLPNG'J'.NA<br />
Si vous toussez<br />
ne prenez que îes<br />
Pastilles UmU<br />
ne prenez qu'elles<br />
SI vous toussez<br />
r<br />
TROUVAILLES. — Réclamer ù Mme Bruni, quai<br />
do 'louais 60, une boucle d'oreille or, avec- pierre,<br />
au jeune Albert Miclioi petit cliemfti de liataille<br />
un trousseau do ciels et un couteau; à<br />
M"" Piètre<br />
rue d'Aboukir, un porte-monnaie contenant une petite<br />
somme; à M. Vaissière route de Launaguet <strong>10</strong>.<br />
un gilet; au bureau des épaves, un poitemonnaie<br />
contenant une j>eUto somme, une cpaulelte de soldat<br />
un parapluie et un chapeau, moloiv. à M. Dast. au<br />
manchô Victor-Hugo logo 93, deux dindes-, à M" Oabrielle<br />
Boycr rue Maletaclie li!, un portemoniuiie<br />
renfermant une certaine somme, et deux billets de<br />
chemin de 1er; a M. Au/çé employé à la maison de<br />
Paris, un billet à l'ordre de M. Galion et souscrit par<br />
M. Fontanilhe; à M. Louis Laureux. avenue Camille-<br />
Pujol, 88, un portefeuille contenant divers papiers ;<br />
à M. David, coidonnier, ruo Jonqui&res,<br />
une<br />
échelle do camionneur<br />
; à Mme Marie Cols, rue<br />
Salnt-Papoul, 16. una montre do damo<br />
; à l'administration<br />
des omnibus et tnunways, un parapluie.<br />
abjré Firaudas, Grise Viticole<br />
ET LSOBS COriSÉQOliNCES<br />
InimTMB SMtfflT<br />
1 Scssommeriu VIH iPfÔpraCkaÈlQ<br />
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24, Rue des Çoutafsara, TOULOUSE<br />
\ SU. MAGNES-LAHENS, propr» de Vignes,<br />
2 fcïîi-f.r;:!! ©on Vzra.j et le délivre<br />
J par fûts et bouteilles, portés à domicile.<br />
i<br />
^Ri.X : da Cf.. 25 àOf. 50 lelitra<br />
'p^nce 'indispefi-sable et deanietr délai<br />
pour'l'adhésioii au Ixiiiouet..<br />
^<br />
Lyre Saint-Cyprien<br />
nette Société, fêtait, dima-nOie sa fête an-<br />
„,,;.II«L oui lut. en tous points réussie, et, a<br />
rSue d' - la cérémonie religieuse, défilait en<br />
ixm oixlre dans les principales rues du fauhJ*ir*<br />
en faisant entendra queiliques-uns des<br />
teinx pas redoublés de son répertoire<br />
\ midi et demi, un banquet réunissait tous<br />
•W- membres dams les sellons de l'Hôtel Lndais.<br />
oU le nuinu fut des mieux servis.<br />
ses sympathiffues i>résw.toits. MM. Brugait<br />
At"ivouUet. v prirent «uocessivement la parclo<br />
et tinrent sous le chanme l'assistance.<br />
M Rosalie, dans une charmante toproro»-<br />
tien, «ut soulever des sas vos d'anuptaiïdKiMiv<br />
iiMMite.<br />
On n'oublia lias les nuillimieux siuistiVi. du<br />
Midi, pour lesquelB .une aouscriiitLuii fut tuile.<br />
«<br />
l.i; ic<br />
(TOMAC VOUS<br />
m*<br />
PARTOUT: S'so LA Boi-»^<br />
—Œal8SI>-o~«KU*——<br />
AU THEATRE LAFAYETTE<br />
si MUS «n croyons des mmits mil circulent, le<br />
Théâtre» La-f.rvetto serait encore fcrmo Jusqu a jeu/l .<br />
N'ayant reçu aucun» coromiœlcatloii a oo sujet,<br />
nos riius du reste (jue l'annonce du sj)Octacle, il y a<br />
îïou'do croim 0"» oe» bruits sont fondés.<br />
n'i>utre rewt BDM recevons do M. Damormo uno<br />
lotte SS» iaqoeBe l'exceUont artiste nous an-nunoe<br />
son départ do Toulouse.<br />
O. G<br />
Spsctacl^-Côîîcett^ de Toulouse<br />
Du <strong>10</strong> décembre<br />
CAPITOLB. — A 8 liaures, Faust.<br />
rALACE-CiriÈMA-TIIÉATRK (ruo d'Alsacc-Lorraine).<br />
— A partir de 3 heures, et lo soir, de<br />
9 a<br />
Il heures<br />
. La Fille da l'assenr. La Case de l'Oncle<br />
Tom (Cauchemar du Charcutier), Le»<br />
Drui-<br />
00», Dt-bnU d 'un l'holuaraphc. rjiclieUe, etc., etc<br />
Derni.v-'S n'invientalions do Saxah llellan cl ila<br />
son voyant musical.<br />
OIKEMATORAPHE HOYAL PATHE, 1. rue tia<br />
jwyTOuse (salle Moatcavrel).<br />
ltepré»ent!dlooe tons<br />
les joui.-;, a ij.u-ti i- du 3 h- 1/4. Soirée, «le 8 heures<br />
a<br />
li heures. Orchestre ; ous la direction de M. is. Lapy,<br />
LES COMMIS CIVILS D'ADMINISTRATION<br />
Limogée, <strong>10</strong> décembre.<br />
La France Militaire ainioiuce quo les commis<br />
civils d'administration Ce la guerre, doavt lo<br />
général l 'ie-juart 9e.pJrotK>se<br />
Sréa-tiuii pour sewouiïtoi- îles offteieirs OU lorçottonnalros<br />
ainsi que -les ofticiers t ^mwistraîtoo<br />
tics divers servie-, seront reoruiés<br />
exMusivemecit pHimii les anciens sous-omcier»<br />
netneaffés de J'ainnée active jouussnnt « une<br />
pension proiportio.iijw'le ou Ue retraites<br />
Ces commis auront la situation actuellement<br />
attribuée au personnel civil de l'exploitationdes<br />
établissements militaires et ils ne bénéficieront<br />
pas des dispositions de la ldi du 9 juin<br />
18'J3 sur les pensions civiles.<br />
V<br />
iiscoiiRs m IL mu<br />
Paris,<br />
<strong>10</strong> décembre.<br />
Le banmiet périodique de l'Alliance répulnlicauiei:lémucrati(|ue<br />
a eu lieu hier soir, sou»<br />
la présidence cle M. Carnot.<br />
Au dessert. M. Barthou, répondant à MM.<br />
Adolphe Carnot et Jean Dupuy.<br />
s'exprime<br />
ainsi :<br />
« La Chambre pourra, dès la rentrée de jan«<br />
vu-L. gbonder tDois sr;u«l«s réifoniies<br />
: ia si«>préflàioin<br />
des qoBjs&ils de guerre, quj<br />
io.-,i.i.iiue<br />
aal droit axinimn tOftrios Isa siiiirticUims atut-<br />
Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés
Mardi <strong>10</strong> <strong>Décembre</strong> <strong>10</strong>07<br />
gu.«H«s te«fisci(pfliiie-aiiaNiajTOini'eatjpBS igatéres-<br />
Bée;iL^altoga(j7 „„<br />
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1350 ; Nord, 1780 ; Midi. 1135 ; Orie2£>.<br />
825 ; Saragosse, 375. '<br />
uues t.<br />
Obligations diverses. — Soc. Tout. d'Elec 5 %.<br />
1900 , 480 ; 5 1/4, <strong>10</strong>5 ; Ville de Paris 1865, 531 25 ;<br />
1871, 405 50 ; 1892 , 362 50 ; 1888 , 420 ; Communales<br />
1S79 , 474 25 ; 1891, 390 50 ; Foncières 1879 , 500 50 ;<br />
1885 , 438 ; Est ancienne. 426 ; Midi nouvelle, 429 ;<br />
Nord ancienne, 449 ; Orléans nouvelle, 428 50 ;<br />
Ouest ancienne, 427 50; P.J.. -Méditerranée ancienne,<br />
430 75 ; Nord-Espagne, r série, estamp.. 360 ; Sara,<br />
gosse ancienne 1' hyp., 391<br />
; Lombarde 3 % an*<br />
cienne, 313 25.<br />
Changes. — Espagne, les <strong>10</strong>0 pesettis, 88 15.<br />
La Semaine<br />
Jérusalem<br />
Le XXXV pèlerinage<br />
de Pénitence aux Lienj<br />
Saints se propose au printemps 1908 de célébrer i,<br />
Jubilé du Saint-Père, à Rome, et, après avoir iem<br />
la fortifiante bénédiction du courageux et dou^<br />
Pontife il se rendra par la Galilée, Nazareth, Cana,<br />
le Thabor, le Lac de Tibériade, le Carmel, Caifta<br />
à Jérusalem, où il aura la consolation de célébret<br />
la Semaine Sainte et Pâques. Retour par Naples et<br />
Pompéi.<br />
Départ de Marseille le 25 mars 1908<br />
; retour la<br />
29 avril 1908.<br />
Demander le programme détaillé et tous rensefc<br />
gnements à M. le Secrétaire du pèlerinage de Jérusalem,<br />
4, avenue de Breteuil, Paris.<br />
PARFUM »<br />
ON DEMANDE uite bonne à tout faire, faâ"<br />
SiEmt toiien la .cuisine. Bonnes références exigées.<br />
Appaintemmts, 40 franoa. Ecrire<br />
bvtreaux<br />
de i'Exrpress du Midi, aux initiais<br />
A. P. h.<br />
m m m% 0& mm MM<br />
ËUijUii! lïli<br />
la dénomination BYBilH n'est pas une expression générique comme celle de Tabsinthe ou du vermouth. C'est une marque déposée et par<br />
conséquent'une propriété garantie par la loi et désignant un produit particulier. Il n'existe pas deux sortes de BYRRH.Jin'jeiîâ qu'un seul<br />
fabriqué par une Maison unique, la Maison VIOLET Frères, à THUIR (Pyrénées-Orientales). Le consommateur qui demande un<br />
verre de BYRRH a donc le droit d'exiger qu'on lui serve du vrai^YRRM % et non des produits d'imitation débités sous un nom usurpé,.<br />
r ... csn.-M^ri»-<br />
FAYE<br />
88 Feuilleton du <strong>10</strong> décembre <strong>1907</strong><br />
I P<br />
i m<br />
W SBEf 6la îâ m t<br />
PAR<br />
[. MARÏTÀN<br />
XXVI<br />
AYMERIG AU DOCTEUR<br />
— Vous souffrez d'une ancienne fracture<br />
?<br />
—Oh<br />
! non ; seulement, j'ai le poignet<br />
un peu plus faible.<br />
La voiture s'était remise en marche.<br />
Sœur Jeanne-François© reprit en souriant<br />
:<br />
Il m'eM arrivé, un jour, de remettre un<br />
bras à un pauvre bébé... C'était mon premier<br />
essai chirurgical. Je le fis parce<br />
que le cas roo paraissait urgent ; mais je<br />
recommandai instamment à la nourrice<br />
de consulter un médecin... J'espère<br />
qu'elle n'y manqua pas, et que l'enfant<br />
d'alors n'est pas restée infirme... Nous<br />
nommes retournées l'année suivante en<br />
ce lieu... Il n'y avait plus personne...<br />
Une sensation étrange s'empara de<br />
Miriam. Etait-il possible qu'elle fût SUT<br />
la voie d'une étrange découverte, et que<br />
les recherches, inutiles de son père fussent<br />
sur le point d'aboutir ? Mais non,<br />
impossible ! C'était seulement une coïn-<br />
Bi'dteoMie, dont les explications de la Sœur<br />
allaient montrer l'inanité... D'après ce<br />
qu'elle avait compris, d'ailleurs, elle<br />
jwait suoé la lait de :'.• :.>."--tn^t«.^^ai<br />
j des S journées- D.une quantité jp^a § "Î^O<br />
t de partitions ancienhes et me- 1 Ksi<br />
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i<br />
— Où donc avez-vous accompli cet acte<br />
de charité et de courage, ma chère Sœur?<br />
dit-elle, commandant à grand'peine au<br />
frémissement de sa voix.<br />
— Oh ! c'est une vraie aventure, et je<br />
ne l'ai jamais oubliée, répondit la religieuse.<br />
C'était dans le canton des Grisons,<br />
à quelque distance d'un petit village<br />
appelé Brendsdorf.<br />
Miriam tressaillit. Elle avait retenu ce<br />
nom, répété dans l'avis imprimé qu'elle<br />
avait surpris la veille.<br />
Il lui sembla<br />
qu'elle n'osait plus respirer, de peur de<br />
perdre une des paroles de la Sœur...<br />
— Nous avions gravi, dans une'petite<br />
voiture de montagne, des pentes pittoresques,<br />
couvertes de pâturages... La<br />
dame que j'accompagnais désira un verre<br />
de lait, et nous entrâmes dans un<br />
pauvre chalet isolé. Il y avait là un abrégé<br />
des misères humaines<br />
: une vieille<br />
femme se mourait, et une petite-fille de<br />
trois ou quatre mois était tombée, le matin,<br />
de son berceau, et s'était fracturé le<br />
bras... Je vois encore la grande chambre<br />
enfumée, pauvre et propre, la mourante,<br />
qui s'éteignait doucement, et une jeune<br />
femme blonde, jolie et délicate, dont les<br />
traits me sont toujours si présents qu'il<br />
m'a semblé hier que vous me la rappeliez...<br />
Ella avait à soigner deux enfants,<br />
deux petites filles. L'une était sa propre<br />
enfant, l'autre un nourrisson confié par<br />
des parents très malheureux... Ah !<br />
chère mademoiselle, les gens qui aiment<br />
les romans en trouveraient de tout vifs<br />
s'ils s'approchaient des misères humaines...<br />
Je ne vous, ennuie pas, avec mes<br />
histoires ?<br />
— Non, oh ! non... Il est encore tôt...<br />
Voulez-vous dire au cocher de faire un<br />
tour, un grand tour... Par l'Etoile... Et<br />
après ?... Qu'étaient les parents ?<br />
— Je no ma rappelle paa leur nom,<br />
mais il importe peu... Je sais qu'il était<br />
un peu difficile à prononcer... C'étaient<br />
des Français, venus pour l'été dans le<br />
J<br />
village ; ils avaient deux filles jumelles. .<br />
L'une mourut soudainement, et l'année<br />
suivante, je vis dans le cimetière sa tombe...<br />
oh ! si jolie ! Une croix de marbre<br />
blanc dont les bras étaient formés par<br />
j<br />
des branches de lis... La mère faillit<br />
j<br />
mourir, son lait tarit, et le médecin ordonna<br />
pour elle un changement immé- :<br />
diat d'altitude, pour l'enfant une nourrice.<br />
Le père ne trouva pas de nourrice<br />
autre que cette pauvre femme de monta-<br />
j<br />
gne, et il lui remit son enfant pour quel- ;<br />
ques jours...<br />
Miriam avait passé par des émotions<br />
inexprimables. « L'une d'elles mourut. »<br />
Une des jumelles... Sa, sœur, peut-être...<br />
Mais alors, Mary ?... Il lui sembla qu'un<br />
coup violent meurtrissait son cœur, et<br />
qu'elle se trouvait en proie à un cauchemar<br />
plein d'indicible horreur.<br />
— Les deux enfants, reprit la Sœur, se<br />
ressemblaient étrangement ; mais ce<br />
n'était pas surprenant, parce que, paraîtil,<br />
les deux mères se ressemblaient aussi.<br />
C'était à la fois joli et mélancolique de<br />
voir ces petits êtres si semblables, nourris<br />
du même lait, et ayant cependant des<br />
perspectives si différentes, dont témoignaient<br />
leurs vêtements dissemblables :<br />
des langes grossiers pour l'une, un joli<br />
cache-lange en velours blanc, garni de<br />
guipures, pour l'autre<br />
; c'était un contraste<br />
étrange. Je me rappelle que je demandai<br />
à la nourrice si elle ne craignait<br />
pas de les confondre. Elle eut un geste<br />
vraiment maternel, et touchant, en serrant<br />
contre elle le bébé vêtu de bure :<br />
« Oh ! je les aimo bien ; mais celle-ci,<br />
c'est mon enfant<br />
! » Et elle ajouta que,<br />
d'ailleurs, les enfants n'étaient pas vêtues<br />
de même, et«c[ue son nourrisson<br />
avait au cou une petite chaîne scellée qui<br />
supportait une médaille d'or.<br />
— Et laquelle avait le bras cassé ? dit<br />
Miriam d'une voix presque intelligible.<br />
Depuis quelques instants, elle avait<br />
vécu des siècles d'angoisse, croyant toujours<br />
faire un rêve terrible, et passant<br />
par des transes inexprimables.<br />
— C'était la petite étrangère, répliqua<br />
tranquillement la Sœur, ne se doutant<br />
pas que cette réponse faisait de nouveau<br />
affluer la vie au cœur de la pauvre fille.<br />
La nourrice ne se rendait pas compte de<br />
la gravité de- l'accident. Elle ne pouvait<br />
quitter sa vieille compagne pour aller<br />
chercher un médecin, et attendait que<br />
quelque voisin, passant par là, se char-<br />
I geât d'un message. J'avais vu réduire des<br />
I fractures<br />
; je fis de mon mieux, et je plaçai<br />
des éclisses. Mais, en partant, je la<br />
I conjurai d'appeler un médecin, puis d'é-<br />
| enre aux parents. Je crains qu'elle n'ait<br />
fait m l'un ni l'autre, car elle paraissait<br />
i peu pressée d'avouer cet accident.<br />
I<br />
— Et vous ne savez pas... Vous n'avez<br />
i jamais eu la curiosité de demander ce<br />
| qu'était devenue votre petite malade ?<br />
demanda Miriam avec un effort surhumain<br />
pour sourire.<br />
— Ce n'est pas l'intérêt qui m'a manqué.<br />
L'année suivante, comme je vous le<br />
disais, je revins dans ce pays..' La croix<br />
aux branches de lis s'élevait sur la tombe<br />
de l'enfant morte, mais sans date et sans<br />
nom, excepté son prénom de chrétienne :<br />
Marie. Le chalet do la montagne, inhabité,<br />
tombait en ruine. On ne put me die<br />
ce qu'étaient devenues la nourrice et les<br />
enfants.<br />
Après la première impression de soulagement<br />
qu'avait ressentie Miriam en<br />
constatant l'identité do l'enfant malade,<br />
ello retombait dans un véritable chaos<br />
d'incertitudes. Si coLlo enfant n'était autre<br />
qu'elle-même, et si sa sœur jumelle<br />
reposait dans le petit cimetière de Brensdorf,<br />
qu'était Mary, cette amie si chère<br />
à laquelle elle avait toujours donné le<br />
nom de sœur ? Comment passaient-elles<br />
pour jumelles ?... Sa tête se brisait dans<br />
ce déadale obscur ; elle n'entendait plus<br />
que vaguement les réflexions de la Sœur.<br />
Tantôt elle cherchait à croire que tout<br />
cela n'était qu'une coïncidence sans importance,<br />
qu'elle avait rêvé, que toute<br />
cette histoire n'avait rien de commun<br />
avec sa famille<br />
; puis les faits lui apparaissaient<br />
de nouveau évidents : des faits<br />
inexplicables, gros do mystères et probablement<br />
de souffrances, d'angoisses, d'affreux<br />
désappointements.<br />
En rentrant, elle alla embrasser sa<br />
mère<br />
; mais plus frappée qu'elle ne l'avait<br />
jamais été des traces douloureuses<br />
demeurées sur oe visage encore charmant,<br />
malgré tout, elle sentit son courage<br />
défaillir, et, la laissant aux soins<br />
de la Sœur, elle courut s'enfermer dans<br />
sa chambre, et essaya de regarder en face<br />
sa situation.<br />
Oh<br />
! la chère petite chambré, témoin<br />
die jours heureux, où tout pariait de l'affection<br />
fraternelle qui avait été la joie de<br />
sa vie I...<br />
M. de la Dormelaye avVi.it toujours<br />
gardé à Paris<br />
un appartement assez<br />
vaste, où il ramenait à des intervalles<br />
plus ou moins rapprochée sa femme et<br />
ses filles. Les deux lits jumeaux, drapés<br />
de bleu, frappèrent tout d'abord le regard<br />
do Miriam, et elle fondit en larmes.<br />
Quoi<br />
! cette douce vie à deux, ces confidences<br />
enfantines, ces joies partagées,<br />
cette tendresse sans nuages, — plus tard<br />
ces amours nouveaux éclos en même<br />
temps, cocaïne si, disait Mary, bout dei<br />
vait ôtra paroi! chez elles, — était-il possible,<br />
qu'au fond de tout cela il y eût un<br />
mensonge !...<br />
En vain essayait-elle de bannir toutes<br />
les pensées troublantes, de reprendre son<br />
existence au point où elle l'avait laissée<br />
la veille ; un monde conjectures s'agitait<br />
en son esprit, et tout demeurait inexpliqué.<br />
Les gens du village avaient dit à la<br />
Sœur que sa jumelle était morte<br />
; pourquoi<br />
avait-elle vécu dans la maison de<br />
ses parents avec une autre sœur ? Les<br />
pensées les plus folles, les plus invraisemblables<br />
se succédaient dans son cerveau<br />
surmené. Et une autre circonstance<br />
lui apparaissait encore, singulière : 09<br />
changement, ou plutôt cette transposition<br />
de nom, dont l'explication lui semblait<br />
maintenant peu satisfaisante...<br />
Si René avait été là, elle serait all^<br />
lui dire : « Vous cherchiez celui ou cet 1 ?<br />
qui a soigné votre enfant<br />
malade a<br />
Brendsdorf : je l'ai trouvée. » Cc ;P«ndant,<br />
elle ne pouvait