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JDT226-P03-Edito OKAG:JDT193 30/09/2011 13:36 Page 3

Le Journal des Télécoms est une

publication de Télécom Presse,

66-72, rue Marceau, 93100 Montreuil

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Directeur de la rédaction et rédacteur en

chef Ariel Gomez +33(0)1 41 58 59 24.

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Un premier pas

concret vers le LTE

Ariel Gomez,

directeur de la rédaction,

rédacteur en chef

Journaliste

Thomas Pagbe +33(0)1 41 58 59 29.

E-mail : thomas.pagbe@jdt.fr

Ont collaboré à ce numéro :

François Arias, GC, Hervé Reynaud

et Eric Montagne (Smart Wifi Club)

Direction artistique

Anastasie Babic

Rédacteurs-graphistes

Christophe Monfort, Benoît Maurice

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Mail : cecile.cich@dipinfo.fr

20, quai de la Marne,

75164 Paris Cedex 19.

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Mensuel - 23 ème année.

Prix du no : 9,50 € TTC.

Abonnement (1 an ) : 79 € TTC.

Directeur de la publication : Ariel Gomez

Actionnaires : Microscoop, Ariel Gomez

Le suspense a enfin pris fin le 22 septembre, avec l’annonce par l’Autorité de régulation

(Arcep) de l’attribution de fréquences de 4 ème génération de téléphonie mobile pour la

bande de fréquence des 2,6 GHz. Un suspens tout relatif, puisqu’on connaissait depuis le 15

septembre dernier l’identité des quatre dépositaires de dossiers : Orange, SFR, Bouygues

Telecom et Free Mobile (Iliad). Ce que d’aucuns redoutaient – l’arrivée inopinée au tout dernier

moment d’un 5 ème candidat – ne s’est pas produit. Il restait à savoir qui avait obtenu quoi et à quel

prix. Il est vrai que le système d’attribution défini par un Etat en quête d’argent frais – des enchères

fermées à un tour, sans possibilité d’améliorer l’offre une fois déposée, avec un prix de réserve de

100 millions d’euros par bloc de fréquences de 10 MHz – était de nature à mettre un peu de

« piment » dans la procédure. Un « piment » en l’occurrence assez indigeste pour les opérateurs. Il

n’empêche qu’à ce jeu de poker, certains s’en sont

mieux sortis de d’autres.

Ainsi, Orange, l’opérateur le plus riche, a obtenu

sans trop de surprise les 20 MHz qu’il convoitait…

en mettant sur la table 287 millions d’euros. Pour un

lot identique, Free Mobile a quant lui mis sur la

table 271 millions d’euros. Il fallait « bétonner » pour

être certain de son coup. Le seul à ne pas avoir

succombé à la tentation de « surpayer » sa licence,

c’est SFR. L’opérateur au carré rouge, pour 150

millions d’euros, a emporté un lot de 15 MHz similaire

à celui pour lequel Bouygues Telecom s’est

engagé à débourser 78 millions d’euros de plus, soit

228 M€. Et encore : SFR n’a pas pris – contrairement

aux trois autres opérateurs - l’engagement

formel d’accueillir des MVNO sur son réseau. Il

reste que ce tour de chauffe n’est qu’une mise en

Le premier tour d’enchères ayant rapporté plus

que prévu (936 millions d’euros, au lieu des 700

millions escomptés, sur un total attendu de 2,5

Mds d’euros pour l’ensemble des fréquences),

ces derniers - notamment les Bouygues et Free,

qui peuvent estimer avoir surpayé leurs licences -

pourraient être tentés de s’en tenir aux prix de

réserve, ce qui représenterait encore pour l’Etat

un joli bonus de 236 M euros.

bouche en attendant le plat de résistance des « fréquences en or », celles des 800 MHz, dont la

couverture et l’efficacité spectrale permettent de diviser pratiquement par deux les investissements

dans le réseau. C’est ici que les choses sérieuses commencent, avec quatre lots valorisés au total

1,8 Mds d’euros, avec des prix de réserve par lot allant de 300 à 800 millions d’euros. Les opérateurs

ont jusqu’au 15 décembre pour déposer leurs offres.

Et d’ici-là, une nouvelle période d’incertitude commence quand à leur stratégie possible. Le premier

tour d’enchères ayant rapporté plus que prévu (936 millions d’euros, au lieu des 700 millions

escomptés, sur un total attendu de 2,5 Mds d’euros pour l’ensemble des fréquences), ces derniers–

notamment les Bouygues Telecom et Free, qui peuvent estimer avoir surpayé leurs licences -

pourraient être tentés de s’en tenir aux prix de réserve, ce qui représenterait encore pour l’Etat un

joli bonus de 236 M€. Mais une telle stratégie supposerait soit une miraculeuse « communauté

d’analyse », soit une action de concert, autrement dit, une entente. A ce jeu, Orange, SFR et

Bouygues Telecom ont déjà payé en décembre 2005 534 M€ d’amende pour entente sur les prix.

Peu de chance qu’ils recommencent, d’autant moins qu’un nouvel acteur, Free, est désormais dans

la boucle. Autre option qui reste très plausible est celle du « chacun pour soi », à laquelle le plus

gros et le plus riche des quatre, Orange, aurait tout à gagner. Les paris sont ouverts…

Ce numéro comporte : un encart broché SFR de 8

pages, un supplément mobilité professionnelle au

Journal des Télécoms 226 d’octobre de 32 pages et

un encart jeté Bearing point de 32 pages

3 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P04-05-Sommaire OKAG:JDT193 29/09/2011 19:41 Page 4

N°226

Dernière heure

Le discret opérateur Coriolis Telecom a choisi,

pour cette rentrée, de simplifier ses forfaits mobiles

et de proposer un tarif social pour mobile ouverts

aux plus modestes et non plus uniquement aux

titulaires du RSA. Coriolis va également proposer

une offre d’internet fixe dans les prochains mois.

L’opérateur a retaillé son forfait top 6, avec 6

numéros illimités. « Ce forfait existe depuis 2 ans, il

devient plus simple et moins cher », explique

François Richard, directeur de la stratégie de

Coriolis Telecom. Désormais, Top 6 s’articule autour

de 3 forfaits : 2 h à 24,80 euros/mois, 2 h et des

SMS illimités plus 200 Mo d’accès internet à 32,80

euros/mois et 2h, des SMS illimités, et un accès

Internet plafonné à 1 Go pour 39,80 euros/mois.

Pour ces trois offres, les abonnés disposent de

communications voix illimitées vers 6 numéros et

des appels illimités vers les autres abonnés Coriolis.

Concernant les minutes non consommées,

l’opérateur a choisi d’aller plus loin.

« Toutes les minutes non consommées sont

exploitables à vie », assure François Richard.

Désormais titulaire du label tarif social délivré par

le gouvernement Coriolis entend proposer son

forfait (9,80 €) aux titulaires du RSA et à d’autres

catégories de personnes bénéficiant de revenus

réduits. En matière d’Internet fixe, l’opérateur va

aussi proposer sa propre box internet en 2012.

France Loisirs va proposer un service de

téléphonie mobile en partenariat avec Call in

Europe, à l’origine de l’opérateur low cost Zéro

Forfait. Les deux entreprises viennent de signer un

partenariat qui porte sur le développement de la

marque France Loisir mobile. Les premières

offres de ce nouvel opérateur seront disponibles à

partir du début 2012. Acteur historique de la vente

de livres, France Loisirs (groupe Actissia) diffuse

chaque année quelque 25 millions d’ouvrages à ses

3 millions d’adhérents en s’appuyant sur la Toile, la

vente à distance et sur son réseau de 205

boutiques physiques réparties sur tout le territoire.

Amazon entre sur le marché des tablettes. Sa

tablette, Kindle Fire, motorisée par un processeur

double cœur, intègre Android 2.3. L’ensemble des

contenus achetés sur Amazon.com peuvent être

gratuitement stockés sur les serveurs de la firme de

Seattle. La date de sortie pour la France et son prix

restent inconnus.

Infrastructures

24 Actualité

Ericsson dans le LTE… et au-delà

25 Reportage

RuraliTIC : contre un Yalta sur le très haut débit

26 Reportage

Qualcomm, le fondeur touche à tout

Opérateurs

28 Actualité

Celeste construit son réseau en toute discrétion

Distribution

30 Actualité

HL2D et Integrasys, unis pour le meilleur et…

pour la data

Equipements

32 Actualité

Sharp dans la téléphonie en 3D

33 Reportage

Dans les coulisses du “made in Germany”

Gigaset

36 Point marché

Les IPBX poursuivent leur mutation

Services

40 Actualité

Sosh, l’offre mobile low cost d’Orange

42 Point marché

Réseaux sociaux d'entreprises :

le travail collaboratif 2.0

Les gens & les chiffres

46Interview

Jean-Marc Tassetto, Directeur

de Google France

Entreprise, smartphone,

m-paiement : Google

passe à la vitesse

supérieure

chez

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

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JDT226-P04-05-Sommaire OKAG:JDT193 29/09/2011 19:41 Page 5

z

P.6 : événement

Preview IP

Convergence

IP Convergence, Mobile IT, Cloud et IT Expo ; la « proposition de

valeur » du premier salon français entièrement dédié à la

communication d’entreprise se décline cette année sous la forme d’un

triptyque, lequel, décliné d’un ADN original qui faisait la part belle à la

convergence, exprime aussi d’autres tendances majeures du marché et

de son avenir.

Le marché du Cloud, en particulier, pose avec cette première édition de

Cloud & IT Expo, les bases d’une plate-forme autour de laquelle de

retrouvent tous les acteurs et les experts du secteur pour échanger sur

les services, la virtualisation et les infrastructures sécurisées. Objectif :

aider les décideurs IT à trouver des réponses concrètes et à faire les

bons choix d’investissement dans un marché qui, selon l’institut

Gartner a généré 68 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2010 et

devrait atteindre 128 milliards en 2014. Car, si l’engouement est bien

réel, les craintes, interrogations et inquiétudes ne le sont pas moins.

Une enquête menée au niveau mondial par le cabinet Kelton Research

révèle que 60 % des responsables informatiques interrogés se disent

préoccupés par la « prolifération anarchique » du cloud computing et

par « son développement le plus souvent non maîtrisé au sein des

entreprises ».

Evénement

P.22 : Compte Rendu

Broadband World Forum

Les enjeux techniques du THD

48 Points de vue/idées

Le canal mobile, enfin un vrai canal de marketing relationnel ?

Effondrement des réseaux : client non coupable

Six conseils pour protéger son réseau WiFi

Industry 2.0 : la nouvelle révolution pour les télécoms ?

NFC : Nouvelle Façon de Consommer ?

Comment dimensionner intelligemment son réseau

Le mobile va-t-il sauver le commerce traditionnel ?

56 Nominations

Les mouvements du mois des entreprises du secteur

5 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P06-07-SP IP Convergence OKAG:JDT193 29/09/2011 12:12 Page 6

Évènement

Preview ip convergence

IP CONVERGENCE

SE MET EN TROIS

IP Convergence, Mobile IT, Cloud et IT

Expo ; la « proposition de valeur » du

premier salon français entièrement dédié

à la communication d’entreprise se

décline cette année sous la forme d’un

triptyque, lequel, décliné d’un ADN

original qui faisait la part belle à la

convergence, exprime aussi d’autres

tendances majeures du marché et de son

avenir. Le marché du Cloud, en particulier,

pose avec cette première édition de Cloud

& IT Expo, les bases d’une plate-forme

autour de laquelle de retrouvent tous les

acteurs et les experts du secteur pour

échanger sur les services, la virtualisation

et les infrastructures sécurisées. Objectif :

aider les décideurs IT à trouver des

réponses concrètes et à faire les bons

choix d’investissement dans un marché

qui, selon l’institut Gartner a généré 68

milliards de dollars de chiffre d’affaires en

2010 et devrait atteindre 128 milliards en

2014. Car, si l’engouement est bien réel,

les craintes, interrogations et inquiétudes

ne le sont pas moins. Une enquête menée

au niveau mondial par le cabinet Kelton

Research révèle que 60 % des

responsables informatiques interrogés se

disent préoccupés par la « prolifération

anarchique » du cloud computing et par

« son développement le plus souvent non

maîtrisé au sein des entreprises ». Côté

Mobile IT, le salon servira également de

rampe de lancement à la présentation

d’une étude sur les usages des

entreprises en matière d’applications

mobiles réalisée par Markess

International. Un éclairage précieux, alors

qu’un nombre croisant d’applications

mobiles migrent vers le cloud, modifiant

sensiblement les pratiques ce cet

écosystème. Outre les habituelles

animations constituées, entre autres, par

le programme de conférences composé

par Eric Montagne et par les trois

plateaux de télévision (un par salon) qui

recevront sans discontinuer des invités,

l’édition 2011 du salon accueille

également, côté Mobile IT, une opération

de « collecte des mobiles » usagés mise

en place par Orange et Emmaüs

International. Les enjeux des opérations

de ce type seront d’ailleurs abordés au

cours d’une conférence intitulée « La

collecte des mobiles, vecteur de création

de valeur pour les entreprises », qui se

tiendra le mercredi 18 octobre de 15 h15 à

16 h 05. Au-delà de l’approche théorique

de la chose, vous pouvez aussi tout

simplement apporter vos mobiles usagés

pour contribuer à l’opération. Enfin, la

remise des prix de la 2 ème édition des

Trophées de la Convergence (dont Journal

des Télécoms est co-organisateur, voir

page 20) mettra un terme, le mercredi 19

à partir de 18 h, au suspens dans lequel

sont plongés les 27 entreprises nominées

dans 8 catégories différentes. Bon(s)

salon(s).

■ Par Ariel Gomez et Thomas Pagbe

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

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JDT226-P06-07-SP IP Convergence OKAG:JDT193 29/09/2011 12:13 Page 7

7 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


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Évènement

Preview ip convergence

Mobile IT K20-M19

PLANTRONICS,

l’innovation dans la commémoration

Alors que Plantronics fête encore - jusqu’à la fin de

l’année - ses 50 ans d’existence - le constructeur

américain arrive sur Mobile IT nanti de nouvelles gammes de

produits où l’innovation technologique est à l’honneur.

Présentés sous une nouvelle signature « Simply

communication », ces nouveaux produits mettent l’accent sur

une intégration de la technologie uniquement visible dans les

usages. Ainsi, les micro-casques sans fil de la gamme Savi

700, qui combinent un triple usage bureautique (téléphone

fixe, PC et téléphone mobile), détectent automatiquement,

grâce à un capteur, si l’utilisateur a son micro-casque sur la

tête, et indiquent

automatiquement à l’application

de communications unifiées (telles que

Lync, de Microsoft) son statut de disponibilité. Lorsque le

micro-casque est posé, on signifie ainsi à ses interlocuteurs

son indisponibilité. Autre fonction intelligente : quelle que soit

la ligne qui sonne (fixe, PC, mobile), le décroché se fait

automatiquement lorsqu’on répond via son micro-casque.

Plantronics présente égalent une nouvelle technologie vocale :

Plantronics Vocalyst. Intégrée dans l’oreillette Bluetooth

M1100, elle permet de faire tout un tas de choses tout en

gardant les mains libres : écouter ses mails et y répondre,

dicter des SMS, enregistrer des mémos et même mettre à jour

votre statut Facebook, avec les mains entièrement libres. ■

Huawei voit de plus en plus grand. Le géant chinois, flanqué

désormais d’une « business unit », Huawei Entreprise, se

positionne sur le marché de la téléprésence et de la visioconférence.

L’équipementier débarque en Europe avec sa propre solution de

téléconférence et un crédo : l’interopérabilité. Sur le plan purement

esthétique et technique, l’équipementier présente un produit capable

de rivaliser avec les gros acteurs du marché que sont Cisco-Tandberg et Polycom. « Avec le TP3106, nous proposons un produit

compatible 1080 fullHD et interopérable avec tous les systèmes du marché », explique Mourad Bedrani, directeur des ventes pour

les solutions télé-présence et video-conférence. « Notre solution est IMS ready, ce que va nous permettre d’être relié à un grand

nombre de sites connectés. Elle peut également supporter plusieurs protocoles comme le H.323, SIP et TIP. Quel que soit le système

choisi, notre solution fonctionne ». L’installation de vidéoconférence permet également de diffuser des images en HD 720p avec un

débit de 512 Kbit/s, le tout à l’aide d’un algorithme de compression. Parallèlement, Huawei vante la facilité d’utilisation de sa

solution. Les sessions peuvent être réservées avec un mot de passe, les participants à la conférence peuvent entrer dans une

conférence par simple appel. L’installation pourrait également être louée en fonction de la consommation. Huawei entend adopter

une position d’ouverture. « Nous voulons proposer notre solution à toutes les entreprises, pas uniquement aux grands comptes »,

explique Christophe Coutelle, directeur des communications convergentes. Déjà déployée en Espagne et en Grande-Bretagne pour

un ministère, la solution arrive en France. Et Huawei, sûr de lui, ne craint pas ses rivaux. « Huawei est dans le monde de la vidéo

depuis 18 ans », assène Mourad Bedrani, une manière de dire qu’à l’avenir, il faudra bien compter sur Huawei. ■

IP Convergence J18-K17

IP Convergence H15

INNOVAPHONE :

paré pour l’IPv6

HUAWEI ENTREPRISE :

de la téléprésence pour tous

Mobile IT Expo M10 – N11

SAMSUNG : du solide et du sans contact

Rival frontal d’Apple sur les tablettes comme sur les smartphones, Samsung va profiter de Mobile IT Expo pour

présenter l’ensemble de ses produits. Le sud-coréen devrait notamment présenter ses toutes

dernières tablettes : la 10.1, 8.9 et 7.7. Toutes actionnées par Android, l’OS mobile de Google,

ces tablettes numériques – actuellement au cœur d’une intense bataille judiciaire avec Apple

- pourraient offrir au constructeur son sésame pour toucher des entreprises plus que jamais

friandes de solutions de mobilité. Côté téléphonie mobile, le constructeur présentera

plusieurs terminaux. Des téléphones durcis, d’abord, avec les E1130, le E2370, le solid

B2100, le solid 271 et le Galaxy Cover. Sur ce dernier combiné, le constructeur a

choisi d’intégrer des produits à la résistance éprouvée. En plus d’une coque ultra

résistante et d’une conformité à la norme IP 67, Samsung a intégré un écran antirayures.

Côté logiciel, l’intégration de multiples solutions de messagerie grâce Microsoft

Exchange Activesync en fait un appareil adapté aux besoins des professionnels. Le combiné,

largement doté en matière de connectivité s’avère en outre compatible 3G + et WiFi

802.11b/g/n. Le sud-coréen place également ses pions dans le NFC. Un nouveau combiné,

le Samsung Player City embarque cette technologie sans contact. ■

Prêt pour l’IPv6. C’est, en substance, le

message que veut faire passer

Innovaphone avec ses nouvelles gammes de

passerelles. Pour le constructeur allemand, il

s’agit surtout de proposer des équipements

permettant aux entreprises d’éviter de

remplacer leur matériel dès lors que la

bascule vers le nouveau protocole IP se fera.

Pour garantir la solidité de ses machines,

Innovaphone a, entre autres, choisi d’exclure

de la conception les éléments mobiles. Le

constructeur propose plusieurs modèles de

passerelles. La passerelle VoIP0010,

convient notamment à tous ceux qui

souhaitent faire à appel à un opérateur SIP.

Davantage dédiée aux environnements

virtualisés, l’IP1060, une média gateway,

sert surtout quand le PBX d’Innovaphone (en

version virtualisée) est exploité dans un

environnement VMWare. Le constructeur –

non côté en bourse -, très en forme, a

enregistré un exercice fiscal 2010-2011

positif. L’entreprise enregistre une

croissance de ses revenus « à deux

chiffres ». Fort de ces bons résultats,

Innovaphone a également consolidé ses

équipes avec 10 nouveaux collaborateurs. ■

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

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Évènement

Preview ip convergence

IP Convergence F18-H17

COMPLETEL-

ALTITUDE :

la puissance à la demande

Completel continue à dérouler la stratégie annoncée au

moment du rachat d’Altitude Telecom. Une stratégie qui

consiste à exploiter au maximum les synergies entre les deux

groupes (techniques, marketing, de positionnement) pour

proposer aux marché des offres innovantes. Après avoir lancé

en mars dernier une offre d’infrastructures de nouvelle

génération, puis, en juin, les premières offres cloud sur serveur

dédié, voici que Completel lance une offre d’infrastructure en

mode service (Iaas). Cette dernière se présente sous la forme

d’une offre de virtual machine à la demande, exploitée et

administrée. « Nous sommes opérateur télécoms, explique

Thierry Podolak, directeur général de Completel, et nous

faisons déjà

des services de

coueur de

réseau qui sont

assimilés à du

cloud (comme

l’IP centrex).

L’offre [que

nous

annonçons

aujourd’hui] est

une offre de

virtual machine

produite dans

le triangle de

data center

tiers 3 du

groupe. Il s’agit

d’une offre en

IP Convergence I31

SNOM :

de nouveaux postes

compatibles Lync

mode Opex, pour proposer de la puissance informatique

à la demande ». Présentée comme « très cohérence avec

la poursuite de [nos] investissements dans les data

centers », cette offre combine les capacités du groupe

dans le Très Haut Débit et dans les data-centers,

largement renforcée depuis le rachat d’Altitude Telecom.

« Notre positionnement est forcément différent de celui

des grandes SSII, qui ont sont plutôt sur une verticale de valeur

ajoutée, explique Thierry Podolak, il est aussi différent de celui

d’un hébergeur pur. Nous mettons à disposition les machines,

les clients peuvent en bénéficier en mode connecté ». Pour

lancer cette nouvelle offre, Completel a signé un partenariat

important avec un intégrateur spécialisé, APX, qui, dont son

côté, se revendique clairement comme tel, sans vouloir

déborder sur le métier d’opérateur ou d’hébergeur, mais tout en

étant présent dans le cloud privé. « APX a investi depuis

plusieurs années dans le cloud privé, explique Thierry Podolak,

sur base de technologies Cisco, avec des couches de

virtualisation VWware et du stockage EMC. Il va utiliser toutes

ses composantes de production que nous mettons ensemble en

œuvre ». Présent dans la virtualisation depuis 2004,

l’intégrateur a déjà installé de nombreuses infrastructures

virtualisées chez ses clients et a même sorti en mai dernier sa

propre offre de cloud privé, baptisée vPack. Quant à la cible de

l’offre Completel, « nous visons une clientèle qui se situe sur

un spectre assez large, poursuit Thierry Podolak, cela va des

PME d’une certaine taille aux plus petites des grandes

entreprises. Cette offre tourne autour des facilités que nous

mettons autour : extranet pour le suivi, facturation en fonction

de la consommation quotidienne de virtual machine... ». Discret

dans ses objectifs, Completel se place dans un marché en

pleine structuration, mais dans lequel il pourrait jouer un rôle

important. Par ailleurs, l’opérateur montrera aussi sur IP

Convergence sa 2 ème génération d’offres d’IP Centrex, baptisée

Ccentrex. « C’est un chantier passionnant autour de ce qui fait

la force de Completel, conclut Thierry Podolak, nous piochons

dans une boîte à outils qui est bien plus étendue depuis le

rachat d’Altitude Telecom ». ■

Cette année, Snom a multiplié les postes téléphoniques IP adaptés à

Lync, la solution de communication unifiée de Microsoft. Plusieurs

nouvelles références viennent ainsi compléter le catalogue du

fabricant. Spécialement conçus pour fonctionner sous environnement

Lync, les modèles 821UC et 300UC sont basés sur le standard SIP. Ces

deux postes sont respectivement positionnés en haut et en entrée de gamme.

Egalement calibré pour fonctionner de manière optimisée avec la solution de communication unifiée de l’éditeur, le snom

UC600, offre aux utilisateurs la possibilité de lancer une communication téléphonique directement depuis leur ordinateur ;

ceci étant rendu possible par l’intégration d’un client Microsoft Lync 2010. Pour faciliter l’installation de cet appareil, le

constructeur a choisi d’inclure un branchement USB. Snom va également profiter de l’occasion pour faire la promotion de

terminaux lancés au début de l’année 2011, le snom 821 et le snom 300. Selon Olivier Gerling, directeur général de Snom

France, il s’agit de « créer de la valeur pour [les] distributeurs, revendeurs et clients en leur apportant un grand choix de

terminaux, riches en fonctionnalités et abordables ». ■

IP Convergence H9

VIDYO :

la vidéoconférence

en toute mobilité

Connu avant tout pour sa solution de

visioconférence logicielle, Vidyo

franchit une étape supplémentaire et se

tourne vers les communications en mode

nomade. L’éditeur vient de lancer sa

nouvelle solution, Vidyomobile, destinée

cette fois-ci aux tablettes tactiles. Intégrée à

la solution VidyoConferencing, Vidyomobile

permet à des possesseurs de tablettes iPad

et Android de lancer des sessions de

visioconférence « de qualité ». Les

utilisateurs doivent cependant se connecter

en WiFi, et non en 3G. Vidyo précise

également que sa solution est compatible

4G, cependant, pour la France, l’arrivée du

très haut débit mobile n’est pas pour tout de

suite. L’utilisation d’une technologie

développée par Vidyo permet d’obtenir une

qualité d’image en haute définition (720p)

depuis une connexion internet sans fil. A

noter que Vidyomobile fonctionne en

collaboration avec le VidyoRouter, un

équipement qui permet de contrôler et

d’ajuster la qualité du flux vidéo en fonction

du débit disponible. Concernant le service à

proprement parler, le concepteur de la

solution a veillé à ce que Vidyomobile offre

une palette de fonctionnalités suffisante.

Ainsi, le mode d’affichage peut être

personnalisé. Il est notamment possible de

choisir de ne faire apparaître que le

participant en train de parler ou tous les

participants à la fois. ■

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Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

10


JDT226-P10-11-SP IP Conv OKAG:JDT193 28/09/2011 18:52 Page 11

IP Convergence E14-F13

OBS, convergence sinon rien

Orange Business Services (OBS) déballe

l’artillerie lourde. La filiale de l’opérateur

historique dédiée aux entreprises propose un

véritable arsenal d’outils de convergence développés

pour les TPE et les PME. Construite autour d’un

produit Cisco, la solution de communication unifiée

Business Together as a Service se compose de

plusieurs services : téléphonie, messagerie unifiée,

messagerie instantanée, gestion de présence et

services de téléconférence. Parmi ses autres

solutions, l’opérateur propose, via son offre Business

Together, un outil dédié aux Blackberry. Conçu pour

les utilisateurs des terminaux du fabricant canadien,

Blackberry Mobile Voice System (qui est d’ailleurs

candidat sur la catégorie

«Meilleure offre de convergence

fixe-mobile » aux Trophées de la

Convergence, voir page 20)

offre un numéro de téléphone

unique fixe-mobile ainsi

qu’une messagerie unique.

Construite à partir de BES (Blackberry

Enterprise Server), la solution, interconnectée

avec le PBX de l’entreprise, fournit à l’utilisateur

l’ensemble des outils de son poste de travail

fixe. Avec cette solution, OBS veut placer dans

les mains des entreprises un moyen efficace de

réduire leurs dépenses, via, notamment la

possibilité d’exploiter les réseaux WiFi voix de

l’entreprise. OBS délivre quant à lui une

importante partie service avec, en outre, une

assistance technique à l’administrateur du

réseau ainsi qu’un support technique. La

convergence se trouve également au cœur des

solutions Business Téléphonie mobile et

Business Téléphonie unifiée. Pour la première,

l’opérateur met notamment en avant la

possibilité de pouvoir choisir des formules

illimitées. La seconde met à disposition de

l’utilisateur toute une palette de

fonctionnalités : le filtrage d’appel vers

l’assistante, le renvoi d’appel ou encore le

mode conférence mobile. En outre, une

interface web offre également la possibilité de

contrôler une flotte de téléphones mobiles. ■

IP Convergence E10-F9

MICROSOFT

LYNC sur un nuage

Microsoft Lync s’adapte à son époque. La

solution de communication unifiée de

l’éditeur glisse du poste de travail au Cloud. Lync

Online dispose des mêmes fonctionnalités que la

version précédente. La solution continue ainsi à allier

les communications vidéo et voix ainsi que la

messagerie instantanée. Le partage d’écran et la

mise en place d’un tableau blanc durant les sessions

restent disponibles sur cette version. Sur Lync Online,

Microsoft a également maintenu le pont avec son

client grand public de communication instantanée,

Windows Live Messenger. A partir de cet outil de

messagerie instantanée, il reste possible de lancer

des communications audio et vidéo. Sur Lync Online,

la sécurité des communications demeure entre les

mains du service informatique. Les autorisations de

connexion de chaque utilisateur sont l’apanage de la

direction des services informatiques. Si cette version

n’apporte, sur le papier aucune révolution en matière

de fonctionnalités, elle offre, selon Microsoft, un outil

supplémentaire de compression des dépenses pour

les gestionnaires d’infrastructure. A noter, en outre,

que l’opérateur maintient le dialogue avec « des

fournisseurs d’audioconférence par téléphone » -

sans citer lesquels - pour continuer à faire de Lync

une plate-forme ouverte. Cette nouvelle déclinaison

sur le Cloud de l’un de ses services permet à

Microsoft de poursuivre sa diversification dans le

domaine de l’informatique dématérialisée. ■


JDT226-P12-SP IP Conv OK AG BAT:JDT193 28/09/2011 18:03 Page 12

Évènement

Preview ip convergence

Cloud & iT Expo C29

INTERXION

met en chantier 9200 m 2

de data center en IDF

C

’est le plus gros investissement consenti par le groupe

européen Interxion depuis qu’il existe : 130 millions

d’euros pour un data center haute densité électrique (2300 W)

de 9200 m 2 de salles machine. Pour ceux qui auraient encore

des doutes sur la réalité concrète du marché et du potentiel

représenté par le cloud computing, Interxion apporte la preuve

par la mise en chantier d’Interxion 7. Situé à La Courneuve

(93), au bord de l’A86, le bâtiment est posé sur un terrain de

19 000m² avec une option d’achat. Outre la disponibilité

électrique en haute densité, l’autre grande raison qui a poussé

Interxion a choisir cet emplacement est la disponibilité de la

connectivité télécom : grâce aux fourreaux qui longent

l’autoroute, deux câbles totalisant 432 paires de fibres

permettent d’interconnecter Interxion 7, avec entre autres les

autre data-centers du groupe, avec une faible latence (entre

150 et 200 ms). « On pourrait faire du trading électronique »,

s’amuse Fabrice Coquio, directeur général d’Interxion

France, avant de préciser, plus sérieusement, qu’une telle

connectivité lui permet d’assurer une vraie unité de lieu

entre les six autres data centers franciliens, qui totalisent

13 300 m2 d’équipements. Lancé avant l’été, le chantier

ne pouvait être annoncé tant que les droits de recours sur

le permis de construire n’étaient pas purgés. La première

tranche sera livrée en juin 2012, la 2ème un an plus tard.

« Nous avons lancé ce chantier parce que le marché reste très

demandeur, explique Fabrice Coquio, il y a un déficit de l’offre

par rapport à la demande. Nos clients français et

internationaux nous demandent de ‘pousser les murs’ ». Les

clients internationaux sont particulièrement sensibles au bas

prix de l’électricité en France, qui pèse pour une partie

conséquente des tarifs des data centers. En tête des

demandes : le Cloud Computing sous ses différentes formes.

« Au 2 ème trimestre de cette année, précise Fabrice Coquio,

70 % de la prise de commande chez Interxion, en France

comme en Europe, est liée de près ou de loin au cloud ». Un

axe fort de la demande est celui émanant du monde des

médias, qui cherchent à constituer un « hub média

numérique » pour concentrer au même endroit ses besoins de

capacité pour la post-production audiovisuelle ou pour

l’agrégation de contenus. Par ailleurs, 30 % de cette demande

vient des infogéreurs français ou européens qui veulent

monter leurs propres solutions. Les grands comptes français

sont très présents dans l’ensemble de cette demande qui

s’exprime par le besoin de grandes surfaces (entre 200 et 500

m 2 ) et, fait nouveau, par la demande d’avoir du personnel sur

place, de manière plus ou moins permanente. Corollaire de

cette situation, Interxion mettra à leur disposition sur le site

de La Courneuve 900 m 2 de bureaux. Enfin, Interxion 7 sera le

site le plus « green » du groupe. L’empreinte carbone a été

travaillée dès le process de construction et l’exploitation.

répondra aux dernières recommandations des normes

ASHRAE. Ces normes préconisent une température

d’exploitation de 20 à 27° en « valeur cible » au lieu des 18 à

23° habituels, qui ce qui permet des économies conséquentes

en matière de climatisation et permettent de viser un gain de

0,1 en matière de PUE. Crédité d’une part de marché de 21 %

en France, Interxion conforte aussi sa place puisque, d’après

Fabrice Coquio, « il n’y aura pas d’autres data centers de cette

dimension avant 2017 en région parisienne ». Et ce,

notamment en raison du manque de disponibilité de la

puissance électrique nécessaire. ■

Fabrice Coquio,

Directeur Général Interxion France

Mobile IT M13

ZENPRISE vise le leadership mondial de la sécurité mobile

Classée par l’institut Gartner parmi les leaders mondiaux de son secteur, l’entreprise californienne Zenprise, spécialiste de la sécurité mobile, vise tout

simplement la place de n° 1 mondial. Créée en 2003 à Redwood par Jayaram Bhat, Zenprise s’est à la fois développée de manière organique

et par croissance externe, comme l’illustre le rachat en octobre 2010 du français Sparus Software. Du coup, le président de cette dernière entité, Didier

Rochereau, est devenu le directeur général EMEA de Zenprise. Depuis son tout nouveau siège parisien, il a la haute main sur les bureaux allemand,

britannique et des Pays Bas. Des implantations appelées à une forte croissance. « Nous mettons en place une stratégie indirecte, explique Didier Rochereau,

qui passe par les opérateurs, les VARs et des ODM, tels que Consotel ». Leader français du EMC (expense management contrôle), tant sur les lignes mobiles

que sur les autres dépenses télécoms de l’entreprise, ce dernier enrichit ainsi son offre de gestion et contrôle des dépenses d’une offre de sécurité. « Notre

mission est de protéger l’entreprise mobile, explique Jayaram Bhat, p-dg de Zenprise. Or, depuis un an, les cadres et

les dirigeants d’entreprise leurs propres iPads et iPhone dans l’entreprise et demandent à la DSI de l’intégrer dans

Didier Rochereau,

directeur général EMEA de Zenprise

Jayaram Bhat,

p-dg de Zenprise

l’entreprise. Puis, cela s’est étendu à tous les profils de l’entreprise. Autre phénomène, les dirigeants utilisent leurs iPads dans les Starbukcs cafés, qui ne

sont pas sécurisés. Il faut donc sécuriser les terminaux ». Dans cette optique, Zenprise propose un système à triple couche, qui couvre le terminal, les

applications et les réseaux. Et son système de défense dynamique permet une gestion très fine des autorisations et des interdictions d’usage.

Le gestionnaire de flotte peut, par exemple, bloquer le jeu Angry Birds au bureau, dans une zone délimitée par géolocalisation. Il peut aussi les terminaux

jailbreakés, ou encore ceux fonctionnant sur tel ou tel OS. Fait nouveau, l’offre est disponible en mode cloud, hébergé par Amazone. « C’est une plateforme

très excitante pour délivrer des services, poursuit Jayaram Bhat, [d’autant plus que] dans deux ans, la majorité des entreprises seront dans le

cloud ». Zenprise, qui gère entre 600 000 et 700 000 terminaux dans le monde, a implémenté l’été dernier support de plate-forme avec Self portal – une

fonction permet aux utilisateurs d’activer leur propre terminal - et se prépare à sortir en fin d’année une offre de prévention de perte de données, qui

intègre Sharepoint de Microsoft, permet de diffuser des alertes « corporate » et interdit les copier/coller sur iOS. Pour 2012, le projet est de sécuriser les

applications, et d’investir très sensiblement dans les recrutements, notamment en Europe. ■

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

12


Grande facilité d‘utilisation.

Haute performance.

Les nouveaux téléphones IP snom de la série 700

Les nouveaux téléphones IP snom de la série 7xx, le snom 720 et le snom 760,

sont parfaitement conçus pour les clients business souhaitant un maximum de

performances visuelles et audio, des fonctionnalités avancées, une grande facilité

d´utilisation, ainsi qu´un retour sur investissement rapide. La technologie ‘dual-core’

embarquée garantit la pérennité des produits pour l’avenir.

En avant-première, snom présente sa nouvelle gamme de téléphones IP

au salon IP Convergence 2011 à Paris.

Venez nous rendre visite sur notre stand I 31

snom.com/fr


JDT226-P14-SP IP Conv OKAG:JDT193 28/09/2011 18:11 Page 14

Évènement

Preview ip convergence

IP Convergence K24 k23

ACROPOLIS

TELECOM

ouvre son troisième

data center à Aix

Après l’ouverture de Paris Bourse (rue des Jeûneurs,

75002) et de Paris Nation (rue Mousset Robert, 75012),

voici que l’entreprise dirigée par Samir Koleilat inaugure cet

automne son troisième data center, Dataix, à Aix-les-Milles, à

6 km à peine du centre d’Aix-en-Provence. Le bâtiment, d’une

surface totale de 800 m 2 , dont 500 m 2 de salle machine, ouvre

avec une première tranche de 300 m 2 opérationnels. Son

installation a nécessité un investissement de 1,5 M€ pour les

fourreaux, les travaux publics, l’adduction électrique, la

climatisation… « L’intérêt de ce data center, explique Samir

Koleilat, c’est que nous sommes à 15 mn de Marignane [où se

trouve l’aéroport desservant Marseille] et à 10 mn centre

d’Aix, au cœur d’une DSP [délégation de service public] de

300 km baptisée Capaix, qui dessert 42 zones industrielles ».

Grâce à ce nouveau data center, Acropolis Telecom peut

continuer à déployer sa stratégie qui consiste à proposer,

outre sa connectivité, des services en cloud et de

l’hébergement de proximité. Cette offre de services à guichet

unique, baptisée Cap Cloud, permettra à l’opérateur d’offrir à

ses clients de la zone Aix-Marseille l’accès à des solutions

IaaS, PaaS et SaaS sur demande. Le premier client a été

accueilli au tout début du mois d’octobre. « Nous avons acheté

un fichier de plus de 5000 entreprises locales, auxquelles nous

allons proposer de l’hébergement, et du cloud public et privé

avec nos partenaires (Microsoft, Siemens, Panasonic,

Mitel…). Notre principal argument, c’est le tandem fibre +

hébergement. Il n’y a pas d’équivalent à 40 km à la ronde »,

ajoute Samir Koleilat. Autre argument fort d’Acropolis : le site

Mobile IT n20-19

d’Aix comprend 120 m 2 de bureaux disponibles pour ses

clients en location technique ou commerciale à la

journée, à la semaine ou au mois, ainsi qu’un espace de

stockage pour les pièces détachées et un coffre fort

pour entreposer CD Roms et bandes magnétiques.

« Nous avons déjà des clients franciliens qui veulent

prendre une redondance sur Aix, poursuit Samir Koleilat.

Je pense qu’on aura la même demande sur Aix ». Et si

Acropolis voit décroître de manière très forte depuis le

début de l’année la commercialisation des équipements

associés à ses services (-70 % au premier semestre), la

demande de services et solutions en mode cloud ne cesse de

progresser, avec une augmentation mensuelle de 25 % du

nombre de commandes. Mais si cette progression du cloud ne

compense pas la baisse des commandes, Acropolis a encore

du cash pour attendre. « Nous terminerons l’année avec 1,9

M€ de trésorerie, malgré tous les investissements cette année

[data centes de Paris et d’Aix] », conclut Samir Koleilat. Des

investissements qui ont été financés pour un tiers sous forme

de dette. Disposant d’un volant d’affaires conséquent en

portefeuille, l’opérateur prépare une nouvelle levée de fonds

de 1,5 M€ pour continuer à financer son projet de développer

« d'ici 2013, l'un des plus importants maillages de petits

Datacenter urbains de haute

densité électrique ». ■

Samir Koleilat,

p-dg d’Acropolis Telecom

TOMTOM BUSINESS SOLUTIONS

promeut une conduite plus sûre

Pour TomTom Business Solutions, l’heure est plus que jamais à la conduite sécurisée. Active Driver Feedback et Webfleet Optidrive

ont été développées en ce sens. La première des fonctionnalités fait office d’assistant de conduite en faisant remonter au

conducteur plusieurs informations. La consommation du carburant, les vitesses excessives, les freinages brusques et un résumé général

de la conduite par trajet offrent ainsi au conducteur une vision générale de son « style » de conduite et l’aide à le rendre plus efficace et

plus économique. Davantage dédiée aux gestionnaires de flottes de véhicules, Webfleet Optidrive agglomère les données collectées et

établit un rapport et des tableaux de bord graphiques. Présenté sous forme de colonne graphique 3D, l’indicateur de performance

reprend les informations liées aux vitesses excessives, à la consommation de carburant, aux véhicules à l’arrêt (moteur en

fonctionnement) et aux événements de conduite gardés en mémoire. TomTom a

également pensé à rendre paramétrable Optidrive de manière à fournir aux utilisateurs

un outil adapté aux valeurs de référence choisies par l’entreprise. Le gestionnaire de

flotte peut également faire varier l’importance des facteurs pris en

compte dans le calcul de l’indice. Avec ces deux nouveaux produits,

TomTom Business Solutions espère devenir un acteur d’importance

dans un marché dont il était absent 5 ans auparavant. Pour le moment,

la réponse du marché par rapport aux produits du constructeur

hollandais apparaît positive. Quelques 150 000 véhicules professionnels

à travers l’Europe embarquent une solution de TomTom. ■

Mobile IT N14-O17

NOMADIC

SOLUTIONS :

la RFID à l’honneur

Al’occasion de cette nouvelle édition du

salon IP Convergence, Nomadic

Solutions fait la part belle à la RFID, une

technologie qui permet, entre autres, de

récupérer des données à distance à l’aide de

d’étiquettes également appelées « tags ». Le

constructeur, qui entend tirer parti de la

généralisation des dispositifs des

géolocalisation pour les biens et les

personnes, va ainsi proposer plusieurs

produits qui intègrent la RFID. Le NS90RF, un

équipement dédié à la surveillance des

personnes et à la gestion de présence sur les

lieux d’intervention, fonctionne grâce à la

technologie RFID en intérieur et au GPS en

extérieur. Pour les véhicules, le boîtier NS10RF

offre quant à lui des fonctions de

télécommande à distance géolocalisée, de

surveillance ou encore de déclenchement de

parking à distance. Compatible GPS, GSM,

GPRS et RF 2,4 GHz, l’équipement est proposé

avec différents modèles d’étiquettes.

Nomadic Solutions présente également ses

balises conçues pour les marchandises. La

TT1, complètement étanche et la TT7, dotée

d’une autonomie titanesque de 12 mois visent

à fournir une solution adaptée aux

problématiques liées à la géolocalisation des

remorques et, également, à la gestion et à la

surveillance des marchandises. ■

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

14


JDT226-P16-SP IP Conver OKAG:JDT193 29/09/2011 21:43 Page 16

Évènement

Preview ip convergence

Mobile IT N14

MAPPIN

CONTROL :

le smartphone

désormais incontournable

Acteur de l’univers de la géolocalisation, Mapping

Control se tourne logiquement vers les terminaux

mobiles, et plus particulièrement, vers les smartphones. Sa

solution, Mapmymobiles.com, devrait être mise à l’honneur à

l’occasion du salon IP Convergence. « Les nouveaux terminaux

mobiles prennent une place importante », explique Daniel

Vassallucci, fondateur et p-dg de Mapping Control.

« Aujourd’hui, la localisation des téléphones prend le pas sur celle des véhicules. Les choses évoluent très vite ». Avec son service

de géolocalisation pour les mobiles, Mapping Control entend continuer à proposer un large éventail services. Cartographie, image

par satellite, images en 3D et « streetview » font partie de la palette de fonctionnalités que l’entreprise entend mettre à

disposition de ses clients. Conçu pour le moment pour fonctionner sur les systèmes BlackberryOS et sur Android,

Mapmymobiles.com, peut être déployé sur iOS (iPhone), cependant, explique Daniel Vassallucci, quelques spécificités techniques

rendent cette plate-forme moins attrayante que celles de Google et de RIM. « Sur Blackberry et sur Android, il est possible

d’automatiser le service, puis de le lancer en tâche de fond. Ce n’est pas possible sur iPhone. Sur ce smartphone, il est au

préalable nécessaire de lancer application ». Mapping Control n’oublie pas non plus la plate-forme mobile de Microsoft. « Sur les

dernières statistiques que j’ai eues,

Microsoft est déçu du taux de

pénétration. Ils ont l’espoir de voir

les choses s’arranger avec Mango

[la dernière mise à jour de Windows

Phone, NDR]. Si les chiffres

deviennent significatifs, nous

étudierons la question. Pour le

moment, nous écoutons le marché ».

Le spécialiste de la géolocalisation

s’intéresse également aux tablettes.

« Nous avons dès le départ choisi de

travailler sur HTML 5. Nous voulons

une compatibilité inter plate-forme et

interterminaux », assure Daniel

Vassallucci. ■

IP Convergence I18-J17

WILDIX :

premiers pas

en France

L

entreprise italienne Wildix fait ses

premiers pas en France. Spécialisée dans

les communications IP, Wildix va profiter de la

caisse de résonnance que constitue le salon IP

Convergence pour présenter ses produits et, plus

généralement, faire connaître son offre. « Nous

souhaitons mettre en avant nos solution de voix sur

IP », explique Thierry Gonon, directeur commercial de la

succursale française. « Nous avons choisi d’adopter une

approche identique à celle d’un Cisco. Nous proposons

une solution complète, à des prix plus raisonnables.

Nous ciblons des TPI et des PME, jusqu’à environ une

centaine d’utilisateurs ». L’offre téléphones fixes de

Wildix se compose de trois gammes de produits. Le

créneau d’entrée de gamme n’est occupé pour le

moment que par un seul modèle, le WP 400.

En milieu de gamme, le constructeur propose deux

appareils : le WP 480 et le WP 490. Le WP 500

symbolise quant à lui la partie haut de gamme de la

proposition de Wildix. Ce dernier combiné se distingue

par son écran LCD 320 x 160 et sa capacité à supporter

jusqu’à six appels entrants. Le fabricant propose

également des IP PBX. Son offre se compose de six

modèles. « L’entrée de gamme permet de connecter

jusqu’à 8 postes IP et de gérer quatre appels

simultanés », explique Thierry Gonon. Cependant, quel

IP Convergence I30-J29

STELLA

TELECOM :

un nouveau

datacenter en 2012

Stella Telecom multiplie les produits à

un rythme soutenu. Non content d’être

devenu MVNO au deuxième trimestre de

cette année, l’opérateur va dévoiler

plusieurs nouvelles offres à l’occasion du

salon IP Convergence. Côté réseau fixe,

l’opérateur étend son emprise sur le

territoire. Son service fibre optique est

désormais accessible dans 3 nouvelles

régions : la Bretagne, le Centre et la

Bourgogne. Avec les régions Ile-de-France,

PACA et Rhône-Alpes, Stella Telecom couvre

désormais 80 % des entreprises du

territoire. L’opérateur étend également la

couverture de son offre SDSL Entreprise.

D’ici le mois d’octobre 2011, l’opérateur va

installer ses équipements dans 600

nouveaux DSLAM. Ses accès ADSL

devraient également être significativement

« dopés ». L’utilisation de la technologie

One Fusion MLPPP permettra au débit ADSL

d’atteindre 40 Mbit/s descendant et

2 Mbit/s montant. L’offre hébergement va

elle aussi connaitre quelques changements.

Et de taille. Stella Telecom va se doter de

son propre Datacenter, iDC6. L’installation,

dédiée à l’hébergement des serveurs clients

et à l’extension de la plate-forme Cloud de

l’opérateur, sera accessible à la fin du

quatrième trimestre de l’année 2012. ■

que soit le modèle, le système d’exploitation qui les fait

fonctionner reste identique. Pour Wildix, il s’agit avant

tout d’une « première approche » sur le territoire

français. En 2012, le constructeur devrait parler de son

offre phare, Wildix Hotel, élaborée à partir de ses

équipements. « La solution fonctionne en Italie. Lorsque

l’on se positionne sur le marché des hôtels, les

solutions doivent être dans la langue de celui-ci ci,

indique le responsable ». Avant l’arrivée de ce nouveau

produit, Wildix fera, à n’en pas douter, un travail de

fond pour installer sa marque. ■

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

16


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Évènement

Preview ip convergence

IP Convergence E10-F9

JABRA

nouvelle gamme très agressive

sur les communications unifiées

C

’est dans le stand de Microsoft qu’on trouvera cette

année Jabra et ses produits au sein d’IP Convergence.

Le constructeur de micro-casques est en effet un des

partenaires majeurs de l’éditeur de logiciels sur les solutions

de communications unifiées. Et c’est donc en toute logique

que Jabra présentera, à coté des solutions du géant de

Redmont, sa nouvelle gamme dédiée aux communications

unifiées, UC Voice. Cette gamme se compose de quatre

modèles, dont les prix publics vont de 30 à 60 €. « Ce niveau

de prix correspond vraiment à une attente des utilisateurs

occasionnels du marché office », explique Jean-Baptiste

Pain, Directeur Général France et Europe du Sud chez Jabra

CC&O. Elle va de l’UC Voice 150, le modèle monaural le plus

simple, à l’UC Voice 750, le haut de gamme sortira début

2012 (60 €), en passant par l’UC Voice 250

(modèle intra-auriculaire avec contour

d’oreille pour ceux qui ne veulent pas

sentir le casque) et l’UC Voice 550, un

micro casque robuste, sans compromis sur

la qualité acoustique, doté d’oreillettes

simili cuir. « Le ‘one size fit all’ (ou modèle

taille unique) ne marche pas dans le microcasque,

explique Jean-Baptiste Pain. Des

facteurs tels que la taille des oreillettes ou

la longueur de la perche ont leur

importance ». Dans un marché des

communications unifiées qui entre dans

une phase de déploiements massifs, mais

dont le premier gros déploiement (avec

OCR 2 de Microsoft) s’est fait début 2010,

la fin 2011 s’annonce pour Jabra « très

prometteuse ». Quand à la tendance plus générale du

marché, dont on pourrait craindre qu’elle soit impactée

par la crise boursière et économique commencée cet

été, Jabra la voit sans crainte. « Jabra a affiché son

6 ème trimestre consécutif de croissance, poursuit Jean-

Baptiste Pain. Notre croissance correspond à nos

annonces ». Et si, sur la région EMEA dont Jean-Baptiste

Pain a la charge, le Portugal et l’Espagne sont au plus bas, le

troisième trimestre ne s’en annonce pas moins porteur.

« Pour finir le 3 ème trimestre, poursuit-il, nous lançons une

série de campagnes promotionnelles et marketing (8

exactement), entre autres pour inciter notre base à

renouveler leurs micro-casques ». Par ailleurs, d’autres

nouveaux produits, dans la gamme centre d’appels (qui

représente plus de la moitié du chiffre d’affaires du

constructeur), devraient être annoncés avant la fin de

l’année, avec des innovations sur la protection acoustique

comme sur la facilité de déploiement des produits. « Ce sont

des attentes majeures des entreprises », conclut Jean-

Baptiste Pain. ■

Mobile IT O10/P9

MIO place une caméra dans les voitures

La pénurie de GPS n’est pas pour demain chez Mio. Le constructeur taïwanais, propriétaire également

de la marque Navman, prévoit le lancement de nouveaux GPS et d’une caméra. En matière

d’équipements de navigation, le constructeur entend proposer rien moins que six nouveaux modèles. La

gamme Spirit comptera ainsi 5 nouveaux GPS : les modèles 480, 485, 680, 685 et 687. Tous ces nouveaux

modèles ont en commun des fonctions d’aide au stationnement, un mode piéton, ainsi qu’une

fonctionnalité de calcul d’itinéraires. Les modèles 485, 685 et 687 se singularisent par la présence d’une

option d’info-trafic paneuropéenne, une option bien pratique dès lors qu’il s’agit d’aller arpenter les routes d’Europe. Sur les Spririt 685

et 687, les utilisateurs pourront trouver deux autres applications, le « choix de l’itinéraire » et

la « planification de l’itinéraire ». Le modèle 687 dispose quant à lui de fonctions de

commandes vocales. Cette fonctionnalité offre la possibilité de prononcer oralement une

adresse et de répondre à un appel téléphonique sans toucher le GPS, si celui-ci est appairé

par Bluetooth. Mio propose également le « Drive Recorder » une caméra embarquée à

haute résolution. Cet appareil, loin du GPS, offre la possibilité d’enregistrer tout ce que

Mio nomme les « évènements imprévus » comme les accidents, les comportements

dangereux ou les évènements climatiques. Le gyroscope intégré permet d’enregistrer

tous les accélérations et les décélérations brusques. Reliée à Google Maps, la caméra

enregistre tous les trajets effectués grâce à une carte mémoire de 4 Go. ■

Jean-Baptiste Pain,

Directeur Général France

et Europe du Sud chez Jabra CC&O

IP Convergence H22

TIPTEL

parie sur les

téléphones

simplifiés

Chez Tiptel, l’actualité est

multiple. Le spécialiste

des systèmes de téléphonie

pour TPE et PME propose

plusieurs nouveaux produits

à l’occasion d’IP

Convergence. En ce début

d’automne, Tiptel va

commercialiser des

téléphones portables

simplifiés. Conçus pour

répondre aux attentes

des seniors, ces

terminaux disposent,

notamment, d’une

touche d’urgence,

d’une fonction

loupe et d’une

lampe de poche.

Le menu,

personnalisable, permet

de ne faire apparaitre que les options les plus

usitées. Par ailleurs, une nouvelle version

enrichie du PBX de Tiptel sera également

présentée. L’équipement embarque de

nouvelles fonctionnalités. Au nombre de

celles-ci, l’ajout d’une nouvelle carte IP qui

permet désormais de connecter 8 postes SIP.

L’IPBX rackable tiptel 8000 Business, capable

de gérer plus de 200 utilisateurs et les

Spectralink 8400 et 8450, des téléphones

WiFi, viendront également compléter la liste

de nouveautés du constructeur. Tiptel

proposera en outre des modèles rafraichis de

sa famille de postes IP. La gamme de postes IP

de Tiptel se diversifie avec désormais des

téléphones IP à écran couleur et équipés d’une

prise 1 Gbit/s pour « répondre aux nouveaux

besoins ». ■

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

18


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Évènement

Preview ip convergence

2 ème édition IP Convergence J5

LES TROPHÉES DE

LA CONVERGENCE

Après le galop d’essai de la première édition en 2010, les Trophées de la Convergence reviennent pour récompenser

les professionnels dans les domaines de la mobilité, du cloud computing et des solutions IP. « Les Trophées de

la Convergence confirment le succès de la première édition, puisque nous avons reçu cette année deux fois plus de

dossiers pour y concourir, notamment dans la catégorie ‘Meilleure solution applicative de Mobilité’, pour laquelle pas

moins d’une quinzaine de dossiers ont été présentés », souligne Carole Jardon, Directrice de pôle chez Tarsus France.

« Nous avons également décidé de créer deux nouvelles catégories : l’innovation de l’année en cloud computing et la

solution applicative de mobilité ». Après la journée de délibération qui s’est tenue à Paris le 21 septembre, le Jury

(auquel prend part le Journal des Télécoms en sa qualité de co-organisateur) désignera les gagnants le mercredi

19 octobre à partir de 18 h, à l’occasion d’une cérémonie qui sera suivie d’un cocktail. Suspense garanti d’ici-là… ■

Le membres du jury

Le jury est composé de

10 professionnels issus du monde IT

Sylvie Chauvin, Présidente de Markess International

Véronique Daval, Présidente du Club Décision DSI

Robin Ferriere, Directeur et Associé de RFC

Ariel Gomez, Directeur de la Publication

et rédacteur en chef du Journal des Télécoms

Jean-Michel Huet, Directeur Associé, Bearing Point France

Carole Jardon, Directrice de Pôle chez Tarsus

Guy Mamou-Mani, Président, Syntec Informatique

et co-Président d’Open

Philippe Pestanes, Associé en charge de

la practice Média et Télécoms chez Kurt Salmon

Philippe Recouppé, Président du Forum Atena

Silvano Trotta, Président, Ficome

LE CLUB

DÉCISION DSI

se dote d’outils de partage

Partenaire du salon – et des Trophées de la

Convergence - pour la 2 ème année consécutive, le

Club Décision DSI, qui regroupe près d’un millier de

Directeur de Services Informatiques de sociétés de plus

de 300 personnes, persiste en signe pour une nouvelle

saison. Cette fidélité s’explique par les résultats positifs

obtenus la première année. « Ce partenariat nous a

permis de mettre en rapport nos DSI avec les

‘fournisseurs de convergence’ présents au salon qui

répondent à certaines de leurs attentes », explique

Véronique Daval, fondatrice et présidente du Club. Lieu

de rencontre et d’échange très axé sur la qualité des

relations humaines (au travers de cocktails, dîners,

journées thématiques…) le Club Décision DSI ne se

dote pas moins d’outils technologiques qui permettront

à ses membres d’aller plus loin dans l’échange et le

partage de connaissances. Exemple : le moteur

d’expérience. « Il s’agit de constituer une base de

données sur des projets de DSI déployés récemment,

détaille Véronique Daval. Elle vise à faire la typologie

Les nominés des Trophées de la Convergence 2011 par catégorie sont les suivants :

Dans la catégorie « Meilleure

offre de convergence fixe-mobile »

- Orange Business Services pour son offre enrichie Business

Together (blackberry Mobile Voice System)

- OPcom pour Swichtvox

- Altitude telecom pour l’offre Two Easy

Dans la catégorie « Meilleure

solution de communication unifiée »

- Orange Business Services pour Business Together

as a Service

- Alcatel Lucent pour son offre Open Touch

- Avencall pour son offre Xivo

Dans la catégorie « Meilleur

opérateur pour les entreprises »

- Orange Business Services

- Acropolis Telecom

- Waycom

- Open IP

Dans la catégorie « Innovation

de l’année en terme de

communications d’entreprise »

- Innovaphone pour ses gammes de postes IP 222 et IP 232

- Vidyo pour Vidyo Mobile, solution de visioconférence multi

point HD sur smartphones et tablettes

- Invoxia NVX 610

Dans la catégorie « Innovation de

l’année en terme de cloud computing »

- Microsoft pour Office 365

- Orange pour le Cloud Pro

- Lyatiss pour Cloud Weaver

Dans la catégorie « Meilleure

solution de sécurité d’infrastructure »

- Completel pour Business Class Security (solution globale)

- Alcatel Lucent pour SafeNAC

- Ibelem pour push Manager

- Telecom Object pour sa solution de “sécurisation des

comptes SIP clients et revendeurs”

Dans la catégorie « Meilleure

solution applicative de mobilité »

- Daxium pour PictBase

- Groupe Synox pour Geocity

- Nomalys pour son application graphique pour smartphone

- Tom Tom Business Solutions pour Worksmart

Dans la catégorie « Meilleure

solution de visio-conférence»

- Aastra pour BluStar 8000i

- Polycom pour HDX 4500

- Gamme Lifesize

Véronique Daval,

fondatrice et présidente

du Club Décision DSI

des réalisations par catégorie en structurant les

données (catégorie d’applications, secteur d’activité,

montant des investissements, prestataires…). Cette

base de connaissances en réseau sera alimentée et

partagée exclusivement par les membres du club. Le

DSI qui dépose ses données le fait sous la forme d’un

cahier des charges, sans dévoiler les recettes de

l’entreprise ». La réalisation de ce moteur d’expérience

a été confiée à un groupe de travail conduit par

Francisco Muñoz (Go Voyages), Claude de Souza (CBRE)

et Sibri-Claude Yameogo (Alstom) - et coordonné par

Julien Daval, vice-président du Club Décision DSI.

L’idée est venue des « ambassadeurs » du bureau Club

(au nombre de 8) et de leur besoin ressenti de partager

de compétences. Les informations données dans le

cadre de ces échanges de « recettes de cuisine » sont

réservées exclusivement aux membres du club. « Ce qui

prime avant toute chose, c’est la notion d’entre-aide,

conclut Véronique Daval. Là, elle se matérialise

réellement ». Le Club Décision DSI, qui regroupe

actuellement une quinzaine de nouveaux membres par

mois, mettra également à disposition de ses membres

un service de chat, une application iPhone permettant

un accès aux données via un moteur de recherche

simplifié, et la possibilité de réaliser

des interviews sur les projets

en cours de réalisation et

publication sur forme de

vidéos et/ou Podcasts. ■

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

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Évènement

compte rendu Broadband World Forum

Du debit,

encore du debit !

Point de rencontre incontournable de tous les acteurs industriels du très

haut débit, fixe comme mobile, le Broadband World Forum, dans son

édition 2011, a encore été largement accaparé par la recherche des

solutions pour faire face à l’inexorable montée du trafic dans les réseaux

mobiles, en raison notamment de la consommation croissante de vidéo.

LTE, nouvelles architectures et techniques de management réseau,

offload WiFi sont les principales solutions proposées.

Evoqué par plusieurs ténors de l’industrie

comme un des moyens de contourner

cette difficulté, le WiFi fait figure d’alternative

crédible. Ruckus Wirless, le spécialiste de la

connexion sans fil, a ainsi adopté un nouveau

standard à même de répondre à cette problématique

: le WiFi 802.11 u. Offrant le même

débit que le WiFi n, ce dernier permet surtout

la connexion automatique des terminaux au

réseau. Pour l’équipementier américain, l’arrivée

prochaine de la 4G ne modifiera en rien

les données du problème actuel. De plus en

plus sollicités, les réseaux mobiles éprouveront

de plus en plus de difficulté à répondre à

une demande toujours en croissance. D’où,

toujours selon Ruckus, le besoin de s’appuyer

sur le WiFi. Installé sur les réseaux des opérateurs,

les hotspots compatibles WiFi u

offrent ainsi la possibilité à un utilisateur de

se connecter automatiquement sur un point

d’accès. Pour l’opérateur, le dispositif permet

de relâcher la pression sur son réseau. Pour

l’utilisateur équipé d’un terminal compatible,

l’expérience est simplifiée. « Il n’a plus besoin

de rentrer manuellement son login et son mot

de passe », explique Selina Lo, p-dg de

Ruckus Wireless. « Les appareils se connectent

tout seuls ». L’authentification peut être

effectuée par les opérateurs via la carte SIM

ou l’adresse MAC. En cas de roaming dans un

autre pays, la situation est similaire. « Si un

abonné de AT&T se rend en France et

qu’Orange et son opérateur sont partenaires,

il sera identifié. L’opérateur partenaire pourra

également lui appliquer les politiques d’utilisation

qu’il souhaite ». D’après la responsable,

ce nouveau standard va considérablement

améliorer l’expérience des utilisateurs.

Les premiers produits compatibles WiFi u

devraient être disponibles à partir du

deuxième semestre de l’année.

Ericsson

décongestionne

aussi en WiFi

Avec sa nouvelle solution qui place le WiFi

dans le réseau de l’opérateur, Ericsson entend

fournir aux opérateurs une réponse adéquate.

Techniquement, la solution permet à n’importe

quel smartphone connecté au réseau

d’un opérateur de se connecter en WiFi sans

entrer de code ni d’autre information d’authentification.

Dans un contexte de grande

congestion du réseau, cette solution permet

aux opérateurs de tirer partie de leurs installations

WiFi, un facteur d’autant plus favorable

que de nombreux appareils –des tablettes

notamment- sont commercialisés dans leur

version WiFi. Ericsson voit également un

moyen pour les opérateurs de diversifier leur

source de revenus grâce, entre autre, à la

vente de capacité WiFi en gros. Cette alternative

imaginée par Ericsson est proche de celle

mise en avant par d’autres acteurs majeurs de

l’industrie. L’américain Cisco a également présen

plus tôt dans l’année, un dispositif identique

sur le plan technique. Seule différence

toutefois chez Cisco, le modèle économique,

qui peut être basé sur une collaboration avec

des magasins ou des lieux d’évènements

sportifs, permettrait aux opérateurs de tirer

des revenus de la vente d’un tickets par exemple.

Avec ce type de dispositif, les équipementiers

espèrent séduire des opérateurs

soucieux d’éviter de lourds investissements

sur leur infrastructure.

Le réseau devient

liquide

Chez Nokia Siemens Networks, on prend acte

du changement du mode de vie des gens et de

la manière dont ils utilisent la technologie.

« Chaque dimanche, on voit une explosion du

trafic data autour des stades après le match :

les gens se connectent pour suivre d’autres

matches en vidéo, explique Thomas Jul, directeur

pour l’Europe du Sud depuis début juillet.

Les consommateurs veulent avoir accès à la

vidéo, peu importe le canal. Et les usages de

la technologie sont très imprévisibles ».

Illustration de cette affirmation : « 18 jours

après son lancement, le jeu Citiville sur

Facebook est devenu le jeu le plus populaire,

avec 70 millions d’utilisateurs. Lorsque les

réseaux ne peuvent pas suivre les usages,

c’est l’échec ». Pour y faire face, l’équipementier

finno-allemand pousse plus loin son

concept du Liquid Radio, qui consiste à

regrouper en un point du réseau les capacités

radio précédemment rattachées à chaque station

de base (BTS). Ainsi, la capacité radio

peut être utilisée, au gré des besoins de la

journée et de la charge du réseau, par différents

groupes d’antennes. L’étape d’après,

c’est le Liquid Net. « Le concept de Liquid Net,

explique Thorsten Robrecht, directeur du

Network system product management, c’est

de fait passer la capacité de réseau là où elle

est nécessaire au moment où elle est nécessaire

». Combiné à la gestion intelligente du

haut débit, qui est l’autre clé de démarche de

NSN, elle permet de rendre les réseaux plus

efficaces, et de faire face à un besoin d’investissement

en data qui est multiplié par cinq

par rapport à la voix, tandis que les revenus

sont divisés par cinq. Une équation tentante,

mais qui demande quand même des investissements.

■ Ariel Gomez et Thomas Pagbe

ETUDE FTTH COUNCIL

Les pays de l’Est ont plus la fibre

La dernière étude menée par le FTTH

Council Europe montre que les pays

de l’Est, les pays scandinaves et les pays

baltes se sont ces derniers mois montrés

bien plus actifs qu’une bonne partie des

pays de l’Europe de l’Ouest, encore à la

traîne sur le déploiement de la fibre

optique. Avec 4,6 millions d’abonnés à

un service de très haut débit en juin

2011, l’Europe demeure à des annéeslumière

lumière du continent asiatique,

fort de 46 millions de souscriptions.

Cependant, les six premiers mois de

l’année ont été marqués par des efforts

significatifs entrepris par certains pays

pour développer la fibre optique sur leur

territoire. Ainsi, entre juin 2010 et juin

2011, le nombre d’abonnés européens

FTTH progresse de 14 %, le nombre

d’habitations éligibles croît quant à lui

de 26 %. L’étude révèle que cette progression

reste encore le fruit des déploiements réalisés dans les pays scandinaves mais

également des pays baltes et dans les nations de l’Europe de l’Est. La Lituanie affiche ainsi,

sur les six premiers mois de l’année, un taux de pénétration de 25 % pour la FTTB (fibre en

pied d’immeuble). La Norvège, la Slovénie et la Bulgarie, suivent la Lituanie avec un taux

de pénétration aux alentours, respectivement, de 13, 10 et 9 %. En comparaison, la France,

enregistre un taux de pénétration de 3 %. Dans l’Hexagone, la situation évolue très lentement.

Numericable, avec 4,5 millions d’habitations éligibles reste l’opérateur le plus en

pointe sur le déploiement du très haut débit. Orange avec 820 000 habitations éligibles,

Free (450 000) et SFR (550 000) restent toujours loin derrière. La France n’a enregistré ces

six derniers mois que 87 000 nouveaux abonnements à la fibre optique. ■

Le Journal des télécoms N226 Octobre 2011

22


JDT226-P24-Reportage THD MobileOKAG:JDT 30/09/2011 11:59 Page 24

Reportage

infrastructures

THD Mobile

Ericsson dans le LTE…

et au-delà

Non content du truster la première place mondiale dans le très haut débit mobile, avec

60 % des livraisons LTE en 2010, Ericsson lorgne déjà sur l’étape suivante, le LTE Advanced.

A l’occasion d’une visite du siège de l’entreprise, Kista (prononcer «chista»), près de

Stockholm, nous avons pu découvrir quelques déploiements emblématiques du LTE et

avoir une vue sur les perspectives de débits gargantuesques - jusqu’à 3 Gbit/s

descendants -, que promet la version « advanced » de la technologie.

Si, vu de France, l’avènement du LTE reste

une perspective encore lointaine - les

licences pour les premiers blocs de fréquences

dans la bande des 2,6 GHz venant tout

juste d’être attribuées – d’autres territoires

sont bien plus en avance. Des territoires que

l’équipementier suédois Ericsson connaît bien,

puisqu’il a fourni les équipements pour six des

sept plus grands opérateurs mondiaux qui ont déjà

basculé sur cette technologie, et a déjà remporté

27 contrats pour des réseaux sur cette norme.

Parmi eux, on compte de grands opérateurs américains

tels que Verizon (contrat partagé avec

Alcaltel-Lucent), qui a dû basculer en LTE par

nécessité concurrentielle, et d’autres, plus petits,

qui présentent des modèles technico économiques

plus originaux et plus inattendus, à l’image du danois

TDC, qui est par ailleurs le premier contrat

de gestion de réseau en managed services signé

par Ericsson, en 2007.

■ Marché de niche, mais

modèle d’affaires viable

Exerçant ses talents dans un pays de 5 millions

d’habitants… en concurrence avec trois autres

opérateurs, TDC est pourtant l’un des opérateurs

les plus profitables d’Europe. Leader du marché

sur tous les segments (voix fixe, haut débit fixe,

TV, voix Mobile, haut débit mobile), il a décidé

de passer au LTE pour éviter la saturation qui

guette son réseau 3G, qui monte pourtant vers

les 42 Mbit/s de débit. « Nous avons acquis une

des bandes fréquences de 20 MHz dans les 2,6

GHz début 2010, explique Jacob Zentio Larsen,

Senior Vice President, Business Transformation,

responsable de l’introduction du LTE chez

TDC. Les autres concurrents ont aussi acquis deux

autres blocs de 20 Mhz (Telenor et Telia), et l’opérateur

3 a acquis 10 MHz de fréquences non

contigües ». Pour autant, TDC ne s’est pas précipité

pour ouvrir son réseau. « Nous avons le plus

large réseau LTE au Danemark depuis janvier

2011, poursuit Jacob Larsen, mais nous n’avons

pas introduit tout de suite le LTE auprès de nos

clients ». Il a préféré laisser ses confrères essuyer

les plâtres. « Telia a introduit la 4G au Danemark

le 9 décembre 2010, poursuit-il. Pour cette

introduction, ils ont dépenen marketing trois

fois que les autres opérateurs sur la même

période. Résultat : le p-dg a été remercié ». Plus

prudent, TDC a profité des élections législatives

locales du 15 septembre pour lancer son réseau,

en laissant à la première chaîne de télévision la

primeur du réseau LTE pour transmettre en direct

l’événement. « Nous essayons de lancer le marché

du haut débit mobile, qui était latent, poursuit

Jacob Larsen, en ciblant les utilisateurs premium

et les entreprises ». Fin 2011, TDC prévoit

de lancer le service dans les 10 plus grandes villes

danoises. « Nous avons plus de 200 sites prêts,

et nous allons achever une couverture de 25 %.

Ce déploiement est possible parce que nous avons

pu réutiliser les sites existants. Si nous n’avions

pas pu le faire, le business modèle du LTE était

mort ». De nombreux points restent cependant

Le « terminal » de la démo LTE Advanced est

en fait une armoire informatique logée à l’arrière

d’une camionnette.

à résoudre : le handover 3G-4G (passage d’une

cellule à l’autre) n’existe que sur le papier, les dongles

sont rares et ne fonctionnent pas de manière

optimale. A cela s’ajoute une licence 800 MHz

qui n’arrivera sur le marché qu’au printemps, pour

être opérationnelle en janvier 2013. « Notre

réseau sera prêt pour fonctionner sur les deux fréquences

», conclut Jacob Larsen, rappelant que

TDC « n’a pas besoin de cibler le marché de masse

au début ».

En utilisant des antennes qui intègrent la

partie radio, et en utilisant une partie du débit du

LTE Advanced pour faire communiquer des macrocellules

avec des pico-cellules, on pourra miniaturiser

les pico-cellules jusqu’à les intégrer dans des feux de

signalisation.

Près de 900 Mbit/s de débit en configuration

“multi-carrier”, avec trois opérateurs simultanées sur le

réseau, on est vraiment dans le Très haut débit mobile.

Le LTE Advanced

Cette visite au siège d’Ericsson a été aussi

l’occasion d’assister à une démo de la technologie

LTE Advanced, qui devrait succéder au LTE.

Et si le LTE est déjà lancé dans de nombreux pays,

le LTE Advanced n’en est qu’au stade de technologie

« de laboratoire ». Les débits promis par

cette norme sont spectaculaires. Dans la release

3 présentée à Kista, ils vont jusqu’à 3 Gbit/s en

flux descendant, et jusqu’à 1,5 Gbit/s en flux montant,

à condition de disposer de 100 MHz de bande

passante. Mais l’atteinte de tels débits n’est pas

toujours réalisable dans la « vraie vie », y compris

en mode « démo ». Dans celle que nous avons

pu suivre, avec 60 MHz de bande passante (en

fréquences contigües dans la bande de 2,7

GHz), et en utilisant 8 antennes MiMo (multiple

In, multiple out, qui améliorent l’efficacité spectrale),

la configuration « multi carrier » (avec trois

opérateurs en simultané) a permis d’atteindre des

débits proches des 900 Mbit/s. Petit détail, le

« terminal » n’est ni un smartphone ni un petit dongle

comme ceux qu’on a l’habitude de brancher

sur on PC, mais une véritable armoire informatique

logée à l’arrière d’une camionnette. Ladite

camionnette n’a pas quitté son stationnement,

afin de pouvoir rester branchée au secteur, et éviter

ainsi de mettre en marche le polluant générateur

qui fournit l’énergie nécessaire à faire tourner

le tout… Bref, on est encore très loin de la

miniaturisation qui permettrait d’embarquer

cette technologie dans un terminal. D’après les

techniciens d’Ericsson, il faudra trois à quatre ans

pour y parvenir. En attendant, on pourra toujours

mettre à profit ces débits énormes pour accompagner

la transformation de l’architecture des

réseaux mobiles : en utilisant des antennes qui

intègrent la partie radio, et en utilisant une partie

du débit LTE Advanced pour faire communiquer

des macro-cellules avec des pico-cellules,

on pourra miniaturiser les pico-cellules jusqu’à

les intégrer dans du mobilier urbain ou des feux

de signalisation. De quoi rendre les réseaux invisibles…

■ Ariel Gomez

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

24


JDT226-P25-INFRA-Reportage OKAG:JDT193 28/09/2011 18:19 Page 25

Reportage

Fibre

infrastructures

Par Eric Montagne - Directeur du SmartWIPclub

RuraliTIC :

contre un Yalta

sur le très haut débit

Les élus des zones rurales dénoncent

l’abandon de leurs territoires dans la mise en

œuvre du plan Très Haut Débit. Alors que la

demande est plus forte que dans les villes.

Du très haut débat au très haut débit !

Le thème de la sixième édition du

forum RuraliTIC - sorte d’université

d’été du très haut débit dans les territoires

- qui s’est tenu fin août à Aurillac dans le

Cantal, sonne comme un cri d’alarme et d’indignation.

En clair, les discours du gouvernement

ne sauraient masquer la réalité : les zones

rurales sont les oubliées du très haut débit, et il

en va de leur avenir. Tel est le constat qui s’est

inscrit comme une plainte lancinante au cœur

des débats du Forum. Pour bien des participants

de RuraliTIC, les plans gouvernementaux du

déploiement de la fibre en France s’apparentent

à un Yalta qui a du mal à passer. Aux opérateurs

privés les zones denses pour déployer de la

fibre, c’est-à-dire là où c’est rentable. Aux collectivités

le reste, c’est-à-dire les zones rurales.

Et charge à elles de se débrouiller pour mener à

bien leur mission d’aménagement numérique du

territoire et de tenir l’échéance de 2025 fixée

par le gouvernement pour le Très Haut débit

pour tous. Le problème est que les poches de

l’Etat comme celles des collectivités sont vides.

Alors qui va financer la fibre dans les villages

et les hameaux ? Personne n’a la réponse.

La fracture

du Très Haut Débit

Pour l’heure, ce Yalta entérine de fait que l’usager

des villes et l’usager des champs n’auront

pas demain les mêmes services. « L’arbitrage

entre court et long terme n’a pas été fait par le

gouvernement, regrette Jean-Luc Sallaberry,

chef de mission de l’AVICCA, l’Association des

Philippe Leroy,

sénateur de la Moselle

Villes et Collectivités pour les Communications

électroniques et l’Audiovisuel, les collectivités

n’auront d’autre choix que d’aller sur des demimesures,

comme la Montée en Débit, et d’écarter

la fibre dans de nombreux espaces ruraux ».

Et Alain Calmette, maire d’Aurillac, de renchérir

: « Le Très Haut Débit est pourtant la clé de

nos soldes migratoires à l’horizon 2020-2025.

Actuellement, il est négatif et nous devons

inverser la tendance pour rendre nos territoires

ruraux plus attractifs. Or les migrants, demain,

n’iront pas là où le THD est absent. » Pour bien

des élus, la situation a évolué d’une fracture

numérique, celle de l’accès à l’ADSL, à une fracture

sociale par le numérique, celle de l’accès

au THD. Quand le Ministre Eric Besson, chargé

de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie

numérique, rappelle aux participants de Rurali-

TIC les objectifs du plan France Numérique

2020, beaucoup s’interrogent sur le décalage

entre les intentions et la réalité des moyens.

D’un côté le discours : permettre à tous les Français

d’accéder aux services numériques de

demain, développer les contenus, les services,

accroître les usages en entreprises, dans l’administration

et chez les particuliers… de l’autre

des pans entiers de la France privés des infrastructures

de réseaux, seules capables de diffuser

ces services. « C’est précisément

l’isolement géographique qui rend encore plus

nécessaire l’augmentation des débits, affirme

Sylvain Dejean, économiste et coordinateur du

GIS M@rsouin. La télémédecine est d’autant

plus nécessaire à l’habitant d’une zone rurale

qu’il est éloigné de l’hôpital. C’est la même

chose avec l’e-administration car il est loin de

la Préfecture ».

Les ruraux,

avides de la fibre

Et ce sont désormais les administrés qui interpellent

leurs élus : « Avant hier, note Vanik

Berberian, maire et Président de l’AMRF, on me

demandait si l’école du village allait être maintenue,

hier, on me réclamait Internet, aujourd’hui

on me questionne sur l’arrivée de la

fibre. » La situation est d’ailleurs paradoxale.

de gauche à droite, Jean-Michel Billaut, blogger, Vincent Descoeur, Député du Cantal, Président du Conseil général

du cantal et Président de l’ANEM, et Vanik Berberian, Président de l’AMRF, Maire de Gargilesse-Dampierre

Dans les grandes métropoles urbaines françaises,

là où le FTTH a été déployé par les

grands opérateurs, le taux d’abonnement avoisine

seulement les 10 %. Mais les pilotes fibre

réalisés dans les zones rurales montrent une

tout autre appétence des clients. Dans l’Ain, ce

sont 60 à 70 % des habitants d’une commune

nouvellement fibrée qui ont souscrit immédiatement

un abonnement, trop heureux d’abandonner

leur petit débit poussif de quelques

centaines de Kbit/s. Alors qu’un peu plus loin, à

Genève, les clients qui ont déjà du haut débit à

20 Mbit/s se demandent bien pourquoi troquer

leur forfait ADSL triple play survitaminé pour un

forfait FTTH. Car, à part la TV 3D multiposte à la

maison - encore balbutiante -, les services et

contenus justifiant une infrastructure à débit

symétrique de 100 Mbit/s comme la fibre

n’existent pas. Difficile de vendre du vent ou des

promesses ! Même constat à Aumont-Aubrac,

à Issoire ou encore à Chevry-Cossigny [cf JDT

222], où un réseau FTTH a été déployé et

exploité dans le cadre des projets pilotes

sélectionnés par le gouvernement. Quand la

bourgade de Chevry-Cossigny (Seine et Marne)

a ouvert les inscriptions à ses 3 500 habitants,

« il y avait une queue de 400 personnes avec

leur chèque d’inscription à la mairie le lendemain,

précise Pascal Emond, Directeur du

Développement de l’opérateur Covage, et les

gens se sont ainsi succédés pendant trois jours

pour dire : la fibre, je la veux. ». ■

Trop chère la fibre ? Tout est relatif !

La demande pour déployer de la fibre existe dans les campagnes, mais reste le

financement. Et la trentaine de milliards que nécessiterait le fibrage de la France

est à remettre en perspective par rapport à d’autres investissements. « Le schéma

national des transports coûte vingt fois plus cher, relativise le sénateur de la

Moselle Philippe Leroy. Personne ne s’émeut des centaines de milliards que représente

l’arrivée d’une ligne TGV ici, d’une route à quatre voies ou d’un aéroport là.

Dans mon seul département, l’investissement annuel dans le réseau routier et d’assainissement

des eaux s’élève à 150 millions d’euros. » Avec le sénateur de l’Eure

Hervé Maurey, Philippe Leroy veut relancer le débat au Sénat en fin d’année afin

d’amender le plan national du gouvernement et l’enrichir de nouvelles dispositions

en faveur des zones oubliées. « Pour que les collectivités soient des opérateurs de

rang égal et non des supplétifs. » Et Fabien Bazin, Président de Niverlan et signataire

d’un mémorandum visant à replacer les collectivités au cœur de l’aménagement

numérique de la France, d’ajouter « les territoires ruraux sont considérés

comme des territoires de relégation. Il est grand temps de prendre en compte

l’action des collectivités en tant qu’opérateur d’opérateurs. »

25 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P26-Infras Report OKAG:JDT 28/09/2011 18:21 Page 26

Reportage

infrastructures

Par Thomas Pagbe

Paul Jacobs, p-dg de Qualcomm

Al’occasion de son rendez-vous annuel,

Qualcomm a choisi cette année la ville

d’Istanbul, en Turquie, pour dévoiler

ses nouvelles ambitions et ses nouveaux

objectifs : proposer de nouvelles fonctionnalités

embarquées, une nouvelle manière d’interagir

avec son mobile et commercialiser, à partir

de l’année prochaine, de nouvelles séries de

composants. Paul Jacobs, le p-dg de Qualcomm,

se sait dans un contexte particulièrement

favorable. Il ne s’est jamais autant vendu de

smartphones sur les marchés matures. Ces téléphones,

capables de naviguer sur Internet, forcent

les opérateurs à disposer de réseaux en mesure

de supporter leur « voracité » en matière

de data. « Aujourd’hui, il est davantage question

de compresser la voix pour faire plus de

place à la data. (…) Les gens aiment la vidéo.

Les opérateurs doivent repensent leurs réseaux

en conséquence » estime Paul Jacobs.

Qualcomm, loin d’être un simple spectateur,

assiste les opérateurs pour façonner les réseaux

et les rendre « plus intelligents ». Pour le fondeur,

il apparait essentiel de travailler « sur les

standards pour s’assurer que la progression

continue ». Car de son côté, ce dernier ne se

repose pas sur ses lauriers.

Qualcomm,

le fondeur

touche à tout

Qualcomm ne ménage pas sa peine : non content de lancer de

nouveaux processeurs, le fondeur entend également s’aventurer

dans d’autres domaines comme l’e-santé et les réseaux sociaux.

■ Interaction plus naturelle

Qualcomm, très loin de se limiter à la puissance

et à la technollogie de ses processeurs, s’est,

à de multiples reprises, montré capable de proposer

de nouvelles approches applicatives,

comme en témoignent notamment Brew (plateforme

d’OS mobile) et MediaFlo (TV sur mobile).

L’entreprise semble désormais décidée à s’illustrer

dans plusieurs domaines : la réalité augmentée,

l’interaction homme-téléphone et

Paul Jacobs a parlé de

réseaux sociaux,

d’e-santé, d’infrastructure…

Peut-on encore

considérer Qualcomm

comme un fabricant de

puces ?

On reste un fondeur, c’est le

cœur de notre entreprise. On

veut donner un sens à notre

R&D. Dans le domaine de la

santé, on se dit que c’est

dommage de ne pas profiter

des technologies sans-fil alors

qu’il y a de forts besoins. Ce

serait bien dans le cas d’un

diabétique, de pouvoir le

suivre, avec, par exemple, un body area network (réseau

corporel personnel), équipé d’une suite logicielle, pour prélever

des échantillons et les transmettre à un médecin.

l’e-santé. La réalité augmentée, consiste, selon

Paul Jacobs, à « placer des images virtuelles

sur le vrai monde [et] à utiliser son terminal pour

voir plus que la réalité ». L’entreprise américaine

imagine également une nouvelle manière d’interagir

avec le combiné. Pour le prouver, le

patron du groupe passe sur main au-dessus du

téléphone et fait défiler les écrans d’accueil,

sans contact physique avec le combiné. Cette

nouvelle façon d’interagir avec le combiné est

rendue possible par la présence de capteurs embarqués

dans le terminal. « On peut imaginer

encore plein d’usages. Nous n’en sommes qu’au

début. (…) Ce que nous cherchons à mettre en

place, c’est une interaction plus naturelle

avec le combiné », développe Paul Jacobs. En

matière d’e-santé, Qualcomm tient également

à apporter sa pierre à l’édifice. Là encore, le fondeur

envisage une solution composée de capteurs,

dans le but, par exemple, de mieux prendre

en charge le diabète. Les réseaux sociaux,

enfin, suscitent également l’intérêt de Qualcomm.

La solution « Alljoyn », intégrée dans un

smartphone offre la possibilité d’échanger

des contenus ou de jouer avec d’autres utilisateurs

placés à proximité. Le fondeur attend

de voir les développeurs s’emparer de la

solution et proposer leurs propres applications.

Les annonces de Qualcomm n’auraient toutefois

pas été complètes sans de nouveaux processeurs.

De nouvelles puces, les Snapdragon

S1, S2, S3, respectivement cadencés à 1, 1,4

et 1,5 GHz (double cœur), devraient être disponibles

à partir de l’année prochaine. Une autre

famille de processeurs, la famille S4, disponible

à partir du 2 ème trimestre 2012, sera

quant à elle adaptée à Windows 8, la nouvelle

version du système d’exploitation de Microsoft

adapté aux tablettes. Logiquement, Qualcomm

devrait également lancer ses processeurs

quad core. Avec un agenda aussi chargé, pas

de doute, les prochains mois devraient être particulièrement

bien remplis pour le fondeur. ■

Trois questions à… Pierre Steiblen, p-dg de Qualcomm France

Pierre Steiblen, p-dg de Qualcomm

France

Paul Jacobs a, à de nombreuses reprises, évoqué

l’importance des marchés émergents. Pourquoi ces

marchés revêtent-ils désormais une telle importance

pour Qualcomm ?

Les innovations technologiques se produisent dans les

pays matures. Les volumes aidant et les technologies

progressant, les prix baissent. Il six ans, les premiers featurephones

3G étaient proposés à 350 euros. Aujourd’hui,

dans les marchés émergents, on est parvenu à des niveaux

de prix qui permettent d’embrasser les technologies du

web mobile, c’est désormais un marché important du web

mobile.

Le NFC est-il un sujet pour Qualcomm ?

Ce qui va participer au décollage du NFC, c’est l’écosystème.

Il faut que les collectivités locales, les opérateurs et

les régies de transport se mettent d’accord. De notre côté,

nous apportons une brique technologique et non un service.

En tant que partenaire technologique, nous sommes

prêts. Tout ce que nous pourrons faire pour aider, nous le

ferons.

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

26


JDT226-P28-Opes-Actu OKAG:JDT 28/09/2011 18:22 Page 28

Actualité

opérateurs

en bref

Virgin Mobile

pleinement d’attaque

Contrairement à certains de ses

concurrents, Virgin ne fait pas semblant

d’ignorer l’impact de l’avènement de Free

début 2012 sur le marché du mobile. Mais

l’« épouvantail » du marché ne l’est pas

tant pour Virgin, comme l’explique Geoffroy

Roux de Bézieux, p-dg d’Omea Telecom,

société mère de Virgin Mobile, mais aussi

de Breizh Mobile, Tele2 et Casino mobile.

« Xavier Niel a dit qu’il allait diviser la

facture du mobile par deux, mais on ne sait

plus très bien maintenant par rapport à

quelle année de référence », a-t-il ironisé.

« Depuis 2006, nous avons même divisé nos

prix par 5 ». Le dirigeant a également

rappelé que l’opérateur avait été le premier

en Europe à créer le forfait SMS illimité. Et

le mouvement n’est pas fini, avec une « une

baisse du prix de la voix qui s’accélère »,

dans une dynamique qui profite à Virgin

Mobile. « Nous avons dépassé les deux

millions de clients et, fin mars, nous avons

clôturé notre année à 470 M euros de

chiffre d’affaires, en augmentation de

36%»a pour sa part expliqué Pascal

Rialland, directeur général d’Omea Telecom.

« Depuis 2010, a-t-il poursuivi, nous avons

enregistré un bénéfice de 28,6 M euros ».

Pascal Rialland, directeur général d’Omea Telecom

et Geoffroy Roux de Bézieux, p-dg du groupe

Pour autant, Virgin ne lève pas le pied. Ces

cinq derniers mois, l’opérateur a enregistré

100 000 nouveaux clients et table sur une

croissance organique à venir de « 15 à

20 % », dixit Pascal Rialland.

Un projet de croissance auquel devraient

contribuer les nouvelles offres visant les

« petits utilisateurs ». Ces offres, qui visent

aussi à ouvrir l’Internet mobile à ces

« petits utilisateurs » se composent de six

forfaits bloqués, avec ou sans engagement,

au même tarif. La première d’entre elles

comporte 45 mn de communication voix et

50 SMS pour 13,90 euros. Pour 3 euros de

plus (16,90 euros, donc), l’utilisateur

bénéficie d’un accès Internet & e-mail

24h/24 et 7j/7, avec une limitation du débit

au-delà de 100 Mo/mois (fair use). La

même mécanique s’applique pour l’offre 1 h

et 300 SMS à 16,90 euros, et pour 1 h et

SMS illimités (24h/24 et 7j/7) à 19,90

euros. Le Blackberry Internet Service est

inclus pour ceux qui choisissent l’offre avec

ce terminal. Les foyers qui ont déjà une

autre ligne Virgin Mobile pourront bénéficier

d’une réduction « Happy family » de 3

euros par mois. ■ AG

Fibre optique

Celeste construit son

réseau en toute discrétion

Nicolas Aubé,

président-fondateur de Celeste

Dans un contexte de compétition feutrée

entre grands opérateurs, l’opérateur

alternatif Celeste, construit sans

tambours ni trompettes son propre

réseau de fibre optique à travers le territoire.

Un réseau qui s’étend sur 4000 km et devrait

traverser 25 grandes villes du territoire. Il

représente une facture totale de 5 millions

d’euros et il a été bâti sans recours aux 2 milliards

d’euros du Grand Emprunt censés financer

le déploiement d’un réseau de fibre

optique sur l’ensemble du territoire. « Nous

avons réalisé une partie des investissements

sur fonds propres. L’autre partie a été fournie

par des partenaires financiers », détaille Nicolas

Aubé, président-fondateur de Céleste. Pour

élaborer le tracé de son réseau, l’opérateur a

choisi de capitaliser sur le succès de son offre

1 Gbit/s. « Nous avons choisi les zones dans

lesquelles nous avons le plus de clients »,

explique Nicolas Aubé. Des clients, l’opérateur

en compte sur l’ensemble du territoire :

Poitiers, Montpellier, Marseille, Tours, Lille,

Rouen, etc. « Nous n’avons pas réalisé de

maillage du territoire à la manière des grands

opérateurs », poursuit-il. « Par exemple, nous

nous apprêtons à couvrir le département de la

Saône avec un réseau fibre optique [capable

de fournir un débit de] 1 Gbit/s. » Le déploiement

total du réseau devrait prendre, au total

24 mois. « Les villes sont ouvertes petit à petit.

Les premières seront Saclay et Orléans. Dans

les prochaines semaines, nous inaugurerons

Tours », précise le responsable.

Les gens étaient septiques

Pour le déploiement de son réseau à proprement

parler, Celeste a exploité les installations

existantes. « Pour notre boucle longue

distance, nous nous sommes appuyés sur les

Celeste va déployer un réseau en fibre optique de

4000 km. Sans entrer dans une confrontation directe

avec les plus gros acteurs du marché, l’opérateur

alternatif se bâtit discrètement une importante

infrastructure en zone moins dense.

fourreaux installés sur les autoroutes, les fibres

des voies navigables et les fibres des délégations

de service public (DSP). Sur les

boucles locales, nous tirons notre propre

câble ou nous achetons de la fibre aux DSP »,

explique Nicolas Aubé. A l’aide de cette

infrastructure, l’opérateur peut largement

fournir ses clients. L’emploi de la technologie

WDM (soit, en français, le multiplexage de

longueur d’onde), permet de faire circuler sur

une seule fibre plusieurs flux de données différents,

chacun disposant de sa propre longueur

d’onde. « Grâce à cette technologie,

nous pouvons desservir 800 clients sur une

seule fibre. (…) A ce rythme là, on peut conti-

Acquisition

Interoute se renforce dans le Cloud

Interoute a choisi de muscler son offre Cloud.

L’opérateur vient de faire l’acquisition de

Quantix, un spécialiste britannique des services

Cloud, pour un montant non révélé.

Cette initiative permet à Interoute, déjà propriétaire

d’un réseau européen de 60 000 km

en fibre optique et de 8 datacenter de devenir

encore plus compétitif et de renforcer son portefeuille

de solutions. L’opérateur complète

ainsi son éventail de services avec une offre

de gestion d’applications. L’ajout également

de la plate-forme OraCloud, issue du portefeuille

de Quantix, permet en outre à Interoute

de gérer des bases de données SQL ou Oracle.

Interoute pourra notamment tirer partie

du statut de partenaire

Platinum

Oracle acquis par

Quantix pour

courtiser les utilisateurs

des bases

de données de la

firme américaine.

Ce rachat illustre

la volonté d’Interoute

d’être clairement

identifié

comme un acteur

du Cloud. Plus -tôt,

en mars 2011,

l’opérateur avait

nuer à fournir nos clients pendant 8 ans sans

interruption », assure le responsable.

Celeste juge le contexte très favorable pour

la fibre optique. Malgré « un retard au démarrage

», le chantier de la fibre optique est

bel et bien lancé, juge Nicolas Aubé. Les

connexions très haut débit apparaissent,

selon l’opérateur, de plus en plus prisées par

le public professionnel. « Aujourd’hui, parmi

nos clients, ils sont de plus en plus nombreux

à choisir la fibre optique. (…) Quand

nous avons lancé les offres 1 Gbit/s, les

gens étaient sceptiques. Ce n’est plus le cas

maintenant ».

■ Thomas Pagbe

déjà réalisé l’acquisition de Visual Conference

Groupe, un spécialiste scandinave de

la visioconférence. Interoute avait, à

l’époque, précisé que ce rachat lui offrait

l’opportunité de renforcer son offre de services

informatiques « en nuage ». Son entrée,

plus récemment, au sein de la Cloud Security

Alliance (Google, Orange, Cisco, AT&T, eBay,

IBM, etc.) illustre également cette tendance

de l’opérateur. Cette stratégie semble avoir

porté ses fruits. Au premier trimestre de cette

année, Interoute affiche un chiffre d’affaires

de 167 millions d’euros, soit 20 % de plus

qu’au premier semestre de l’année 2010.

■ TP

Le datacenter d’Interoute à Genève

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

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JDT226-P30-DISTRIB-actu OKAG:JDT 30/09/2011 15:11 Page 30

Actualité

distribution

en bref

Aastra lance un nouvel

outil marketing pour

ses partenaires

Aastra entend innover en matière de

marketing. Le spécialiste des

communications d’entreprise lance en

direction de son réseau de partenaires

une nouvelle plate-forme en ligne, Aastra

Marketing Self Service, destinée à faciliter

le montage d’opérations marketing. « Les

partenaire demandaient souvent de aide

pour manifestation ou des campagnes

d’e-mailing. Nous nous sommes dit nous

devions mettre en place un suivi. Aux

Etats-Unis, j’avais déjà vu ce type de

projet déployé chez d’autres spécialistes

de l’IT. Je l’ai proposé en projet global

avec un test sur la France », explique

Jean-Denis Garo, directeur communication

et marketing support chez Aastra France.

Pour le constructeur, il s’agit avant de

tout de fournir à son réseau des outils

simples d’accès et aisés à employer.

Développée en collaboration avec l’agence

Aressy, Aastra Marketing Self Service, met

à disposition des partenaires une très

large palette d’outils. Ils peuvent ainsi

envoyer des lettres personnalisables,

lancer des opérations d’e-mailing avec

suivi, créer des cartons d’invitation ou

encore écrire et diffuser des

communiqués de presse. Cette outil

« sur mesure », selon Aastra offre aux

entreprises une grande flexibilité et écarte

la complexité de ce type d’opération. Le

dispositif, semi-automatisé et construit sur

la base de modèles pré-définis, en fait

une solution très facile à utiliser. « L’un

des aspects principaux de cette plateforme,

c’est son outil d’e-mailing. Dans le

cas d’un responsable marketing qui

voudrait démarrer une campagne d’envoi

de courriels, toutes les infos et les

contacts de son entreprise sont

disponibles. Il n’y a plus qu’à ajouter

quelques information et à indiquer une

date d’envoi », ajoute le Jean Denis Garo.

Pour en populariser l’usage auprès de ses

partenaires, Aastra se donne six mois.

« Nous allons expliquer l’outil en détail et

accompagner les utilisateurs », assure

Jean Denis Garo. Pour Anne Kuentz,

responsable de communication chez

Foliateam, dont l’entreprise a eu droit à

une présentation d’Aastra Marketing Self

Service, « l’outil est bien fait, intuitif. Pour

les petites opérations de marketing, ça

nous permettra de gagner du temps.

Aastra, qui a fait un effort sur les prix,

à réalisé un gros travail pour en faire

bénéficier ses partenaires ».

■ Thomas Pagbe

Acquisition

HL2D et Integrasys,

unis pour le meilleur et…

pour la data

L’acquisition d’Integrasys offre à HL2D

un viatique pour le segment en très

forte croissance de la data, en même

temps qu’un partenaire fin

connaisseur de Siemens.

HL2D a mis la main en toute discrétion

sur Integrasys. Pour l’entreprise,

cette acquisition, d’une

haute importance stratégique, lui

offre l’occasion de se positionner sur les

communications data, un segment devenu

incontournable. Pour, HL2D, mettre la main

sur un acteur comme Integrasys revêtait

une importance capitale, et ce à plus d’un

titre. L’entreprise a réalisé le poids croissant

pris par Siemens sur le territoire français.

« Aujourd’hui, Siemens progresse très

fortement en France. C’est un acteur qui

dispose de très bons produits », explique

Jehan Philippe Leroy, directeur général du

groupe HL2D. « Avec Siemens, il est très

largement question de communication unifiée.

C’est l’orientation qu’a choisie le

constructeur. Ce n’est pas le cas d’un

Panasonic, ni d’un Aastra ».

En plus du chemin résolument « data »

emprunté par Siemens, HL2D entend tirer

partie de la relation forte qui existe entre

Integrasys et le constructeur d’outre-Rhin.

« Integrasys possède une très bonne

connaissance technique des produits

Siemens, ce dont HL2D était dépourvu »,

précise le responsable. De plus, Integrasys

dispose également d’un intéressant « vivier

» d’intégrateurs data. « Ils constituent

20 % du volume total d’intégrateurs avec

lesquels Integrasys travaille. Nous voulons

continuer à recruter des gens qui viennent

de ce segment ». Dernier facteur qui militait

en faveur de cerapprochement : les

intégrateurs ciblés et les catalogues de produits.

« Nous n’avons pas les mêmes

clients, indique Jehan Philippe Leroy. Cela

nous permettra d’apporter des produits supplémentaires

aux partenaires d’Integrasys

et vice versa. En fait, les deux réseaux de

distribution sont complémentaires ».

Du cloud avec Siemens

Renforcé sur le segment data, HL2D ne

renonce cependant pas à assurer un

accompagnement très soigné de ses

partenaires intégrateurs. « Nous voulons

continuer à accompagner nos clients »,

assure Jehan Philippe Leroy. HL2D veut

rassurer ses partenaires à tous les niveaux :

en avant vente, en assistance technique et

en formation. « Depuis six mois, nous avons

mis en place un accompagnement

technique pour l’IP. On peut prendre la main

à distance sur le PC de l’intégrateur et

ouvrir les ports par exemple », ajoute-t-il.

Le même soin est apporté pour la

formation. « La formation est assurée par

nos techniciens. Ils sont en contact direct

avec les intégrateurs. Cela crée des liens.

Quand il y a un souci technique, cela va plus

vite, on gagne du temps. » Jehan Philippe

Leroy voit déjà l’avenir. Deux sujets

semblent déjà occuper HL2D : les réseaux

intégrateur

Foliateam se réorganise

sociaux et le cloud computing. « Chez Siemens,

le cloud computing est déjà en place », indique

le dirigeant. Déjà déployée dans d’autres pays,

la solution d’informatique « as a service » de la

firme allemande devrait être déployée en

France à partir de mars 2012. « Nous allons

proposer des licences mensuelles. L’intégrateur

ne livrera que des postes IP. Il suffira de les

brancher sur le réseau. Les communications

passeront par les serveurs de Siemens. Il sera

possible de passer des appels directement

depuis Outlook ou depuis Facebook ». Un

discours qu’on entend rarement chez les

intégrateurs... ■ Thomas Pagbe

Foliateam a procédé à une vaste réorganisation.

Depuis juillet dernier, l’intégrateur

a été recentrée autour de

quatre business unit (BU). Bruno David,

directeur général délégué du groupe

pour la région Ile-de-France prend la tête

de la BU Teleprésence et multimédia. Il

doit également assurer la mise en place

d’un incubateur pour le groupe, dédié

aux solutions de communication unifiée.

La BU Telecom Réseaux et Application a

quant à elle été confiée à Stéphane Ralite,

directeur commercial pour l’Ile-de-

France. A ce poste, Mr Ralite va travailler

en coordination avec Marie-Christine Nicolas

et Mara Romagnolo, respectivement

chez des ventes et manager de l’activité

télécoms. Michael Laporte a été

nommé manager de la BU Service Opérateurs.

Cette fonction va s’effectuer en

collaboration avec François Grattier, manager

de l’activité opérateur dans la région

Rhône-Alpes. A la tête de la

quatrième et dernière BU, Communication

Critiques et Hospitalière, la direction

a placé Pierre Blondin. A l’aide de cette

nouvelle organisation, l’intégrateur et

opérateur entend répondre aux besoins

de ses clients et être en mesure de mieux

gérer les projets de bout en bout, de la

mise en œuvre à l’exploitation des installations.

■ Thomas Pagbe

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

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JDT226-P32-Equip-Actu OKAG:JDT193 30/09/2011 14:57 Page 32

Actualité

en bref

HTC dévoile deux

terminaux sous

Mango

Pour la rentrée, HTC veut prendre tous ses

concurrents de vitesse. Le constructeur fait

coup double. Il présente deux terminaux, le

HTC Radar et le HTC Titan, tous deux sous

Mango, la dernière mise à jour du système

d’exploitation mobile Windows Phone 7. En ce

début de troisième trimestre, Frédéric Tassy,

patron de HTC pour la France, demeure

« persuadé par la simplicité [et par]

l’interface de Windows Phone 7 ». Raison

pour laquelle le taïwanais a sans doute tenu a

renouveler l’expérience avec Microsoft,

compagnon de route depuis 1997. Ces deux

nouveaux téléphones permettent à HTC de

renforcer une offre de produits reconnue par

le marché. D’autant plus que la première

partie de l’année semble avoir bien démarré.

« Durant le premier semestre, nous avons

vendu 22 millions de mobiles dans le monde,

donc davantage que pour toute l’année 2010 »,

indique Frédéric Tassy. L’enthousiasme du

responsable ne dissimule pourtant pas la

réalité des chiffres. Depuis son lancement à la

fin de l’année 2010, Windows Phone 7 reste à

la peine. Avec une très faible part de marché

(3,6 % en mai 2011, selon Gartner), l’OS ne

passionne pas les foules. ■ TP

La protection du

travailleur a aussi

son application

Ascom a décidé de décliner sa solution smart

connect pour les travailleurs isolés sur les

combinés sous Android. « Cette solution est

dédiée aux réseaux GSM » explique Cyril

Dufresne, responsable produit chez Ascom.

« Les fonctions que nous offrons sont

identiques, quel que soit le téléphone mobile

utilisé. On retrouve, notamment, le bouton SOS

et la perte de verticalité ». Plusieurs fonctions

peuvent être paramétrées. Il est notamment

possible de préciser l’angle à partir duquel la

perte de verticalité s’enclenche. Le temps de

pré-alarme peut lui aussi être ajusté selon les

besoins et l’activité. Pour Cyril Dufresne, le

fonctionnement identique de la solution, sur

téléphones Ascom comme sur téléphones

Android constitue un point fort. « C’est la

même utilisation, donc il n’y a pas besoin de

formation ». La montée en puissance des

smartphones et, surtout, l’adaptation des

réseaux à la montée en charge du trafic data

a permis à Ascom d’adapter son offre aux

nouveaux besoins. « Depuis quelques années,

on note une croissance des demandes de

services sur les réseaux mobiles pour les

travailleurs isolés. Avant, on ne pouvait pas

répondre à ce type de demande. On a attendu

que les réseaux soit mûrs ». ■ TP

équipements

Smartphone

Sharp lance son

1 er téléphone 3D

Pour son premier téléphone sur le marché français, Sharp

joue gros et mise sur la 3D. Son smartphone, l’Aquos Phone,

est activé par l’OS mobile de Google, Android.

Connu pour ses écrans de TV à écran

plat, Sharp se lance dans la téléphonie

mobile avec un terminal 3D. Le

constructeur a choisi Orange et l’opérateur

japonais NTT DoCoMo pour partenaires.

Le combiné sera disponible à partir du 6 octobre

prochain. L’Aquos Phone de Sharp se veut, sur le

plan technique, un rival des terminaux haut de

gamme du marché. Activé par Android 2.3, le

combiné possède un processeur 1,4 GHz de

Qualcomm, une capacité de stockage extensible

à 32 Go et un écran qHD de 4,2 pouces. Sur

l’Aquos Phone, la firme d’Osaka a choisi de

miser sur la 3D sans lunettes. Equipé d’un double

capteur, le combiné peut lire, filmer et prendre

des photos en 3D. La présence de port HDMI

et la compatibilité DLNA permettent de relier le

combiné à une TV puis d’y diffuser le contenu

du téléphone. La partie contenus sera, dans un

premier temps, assurée par Orange. L’opérateur

historique proposera un accès à son bouquet de

chaînes Orange TV. Pas moins de 35 chaînes

seront ainsi disponibles. Le spécialiste de la

télévision LCD se positionne sur un créneau peu

investi jusqu’ici. Seuls LG, avec l’Optimus 3D et

HTC avec l’Evo 3D se sont jusqu’ici lancés dans

cette aventure. Malgré une technologie

correcte, les deux constructeurs se heurtent aux

mêmes problèmes : la trop grande pauvreté de

l’offre applicative en 3D et l’accueil plutôt froid

réservé aux produits 3D. A part quelques studios,

rares sont ceux qui se sont jusqu’ici se sont

risqués à développer ce type de contenus. Pour

Réseau

Bluecoat s’apprête à commercialiser

l’appliance Cashflow 5000. Pour le spécialiste

de la sécurité et de l’optimisation de flux,

ce nouveau boitier à destination des opérateurs

constitue une réponse claire à l’explosion de la

consommation de données sur le réseau. La

technologie de caching permet d’enregistrer

temporairement des données issues d’une

source pour diminuer le temps d’accès. Sur

Internet, ce dispositif permet d’enregistrer les

informations d’une page et donne à l’utilisateur

final un moyen d’y accéder plus rapidement.

Doté de capacité supérieure à celle du modèle

l’Aquos Phone, la situation n’est guère différente.

Le téléphone sera livré avec un jeu complet

et une démo, tous deux proposés en 3D.

Autre handicap, la technologie 3D elle-même

souffre encore d’un côté « gadget ». Malgré les

efforts déployés par les fabricants, la vente des

écrans 3D peine encore à décoller, le grand

public n’étant pas encore totalement convaincu.

Sur le segment des équipements portables, Nintendo

éprouve de grandes difficultés à

commercialiser la 3DS. Depuis sa sortie, la

console de jeux portable a vu son prix considérablement

chuter pour atteindre, aujourd’hui,

153 €, contre 249 € à l’époque de sa sortie.

Sharp se présente sur un marché hyper concurrentiel

occupé par des acteurs soucieux de

conserver leur place dans le cœur des consommateurs.

Un autre constructeur de TV s’est éga-

Bluecoat Cashflow 5000, l’appliance

pour faire des économies

précédent, le Cashflow 5000 peut « cacher »

(mettre en cache) plus de contenus. « Cette nouvelle

version peut cacher 30 terabytes de données,

contre seulement 8 avant », explique Jeff

Brainard, directeur produit Cashflow chez Bluecoat.

Aussi bien adapté aux réseaux mobiles

qu’au réseau de lignes fixes, Cashflow 5000 est

compatible IP v6. Le boitier peut également être

installé dans les infrastructures très haut débit,

grâce à un port 10 GbE fibre. Cette interface est

cependant proposée en option car Bluecoat ne

souhaite pas « forcer les opérateurs à acheter

plus de capacité que celle dont ils ont besoin ».

lement essayé aux téléphones mobiles en

France : Toshiba. Les piètres ventes de ses deux

modèles de téléphones mobiles ont suffi à

convaincre le fabricant de ne pas prolonger l’expérience.

Après quelques mois d’exploitation,

le japonais avait fini par mettre un terme à son

activité téléphonie mobile. L’approche adoptée

était identique de celle de Sharp. Toshiba avait

également essayé de capitaliser sur son savoirfaire

en matière de technologie d’écran. Cette

stratégie s’est soldée par un échec. Pour « pousser

» son produit, Sharp va miser dans un premier

temps sur une tarification très agressive.

Commercialisé à 199 €, l’Aquos Phone sera

accompagné d’une offre de remboursement de

100 €. A défaut de susciter l’intérêt pour la technologie,

Sharp va passer par le portefeuille.

■ Thomas Pagbe

Jeff Brainard,

directeur produit

Cashflow

chez Bluecoat

Pour Dominique Loiselet, directeur régional des

ventes pour la France et l’Afrique francophone,

cette appliance ne devrait pas uniquement

intéresser les grands opérateurs. « Les opérateurs

alternatifs peuvent également être intéressés

». En Europe comme dans les autres

pays. Au Mali, par exemple, Afribone, qui l’a

installé, limite l’achat de bande passante en

peering, tout ayant une bonne QoS. ■ TP

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

32


JDT226-P33-Equip Reportage OKAG:Mise en page 1 27/09/2011 15:41 Page 33

Reportage

DECT Dans les coulisses

du “made in Germany”

chez Gigaset

A une époque où le « made in

China » permet à toute

l’industrie de l’électronique

grand public de jouer sur ses

coûts de production, Gigaset

persiste à fabriquer européen,

et plus précisément allemand.

Cela ne l’empêche pas d’être

leader du marché dans

presque toute l’Europe,

malgré le positionnement prix

« premium » de ses produits.

Martin Streb, COO (directeur des

opérations) de Gigaset

Pour Gigaset, le « made in Germany »,

maintes fois répété n’est pas un vain

mot. Les téléphones DECT proposés

par le constructeur sont à 80 %

construits et assemblés en Allemagne. Seuls

quelques éléments proviennent de fournisseurs

extérieurs. Dans son usine de Bocholt, située à

près de 1 heure de route de Düsseldorf, Gigaset

dispose d’une surface de 95 000 m², entièrement

dédiée à la production. Exploité il y a quelques

années par Siemens pour la fabrication de téléphones

mobiles (marché dont Siemens s’est retiré

assez rapidement), le site a depuis été

largement adapté à la production de téléphones

DECT. Quelque 1200 salariés (R&D, ouvriers, service

qualité, etc.) y travaillent, et le site possède

50 lignes de production, dont une large partie

complètement automatisées. Dotée d’une capacité

de montée en puissance importante, l’unité

L’automatisation du site ne remplace pas complètement la présence humaine. En bout de

chaîne, lorsque l’assemblage est fini et les téléphones prêts à être livrés, plusieurs

personnes se chargent de la mise en boîte. Une machine les assiste toutefois. Si le poids

de la boîte ne correspond pas à la valeur enregistrée, elle est mise de côté puis renvoyée

aux opérateurs. Les « bonnes » boîtes sont quant à elle parées pour quitter l’entrepôt. Un

dernier opérateur en sélectionne quelques unes les ouvre puis teste le téléphones. On

n’est jamais trop prudent.

de production peut quasiment multiplier son débit

de fabrication par deux et produire entre 800 000

et 1,5 million d’appareils par mois. « Cela nous

permet d’être moins chers et plus rapides que nos

concurrents », explique le guide lors de la visite

du site. La possibilité de produire davantage de

téléphones n’a aucune incidence sur la qualité.

« Notre processus de fabrication nous permet

d’obtenir 99,9 % de produits en parfait état de

marche », explique Martin Streb, directeur opérationnel

de Gigaset. Les téléphones, une fois finis,

sont stockés sur site et également chez un partenaire.

Les délais de livraison, rapides, permettent

à Gigaset de livrer ses clients allemands en 24 h

et les autres pays européens en 72 h. « Nous

n’avons rien planifié concernant l’agrandissement

de notre lieu de production, poursuit Martin Streb.

En revanche, nous pouvons continuer à optimiser

notre outil de production. » ■ Thomas Pagbe

L’usine de Bocholt compte de très nombreuses machines.

Plusieurs d’entre elles sont dédiées à l’assemblage des circuits

avec les composants. Selon Gigaset, certaines peuvent

assembler entre 50 000 et 70 000 composants à l’heure. Par la

suite, une machine est chargée de donner un nom à chaque

circuit imprimé, ce qui permet de retrouver et d’isoler plus

facilement les exemplaires défectueux. L’une des étapes

suivantes consiste à souder les composants aux circuits

imprimés. Pour ce faire, une machine spéciale capable

d’atteindre une température de 250°C prend en charge la

« cuisson ». Plus tard, l’ensemble est placé dans une machine

de refroidissement.

Le constructeur peut

faire entrer une variété très importante de

matériaux dans ses téléphones. En plus de ses modèles destinés

à une production de masse, Gigaset est également en mesure

de proposer en série limitée des modèles à l’allure plus

travaillée, alliant plastique et fer, bois ou même cuir.

Chez Gigaset, on construit tout

sur site. Les téléphones sont

non seulement construits et

assemblées sur place, mais

également testés. Les coques,

une fois moulées, sont rangées

dans des caisses. Les quelques

coques prélevées sont

observées et leur résistance est

mise à l’épreuve. Pour Gigaset,

« il est important de tester la

qualité et de s’assurer que les

combinés sont 100 %

identiques ».

33 Le Journal des télécoms N°225 Septembre 2011

33 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


Les ambitions de Samsung

dans le monde de l’entreprise

David Eberlé

Vice Président Telecom - Imaging - Contents

Quelle est l’ambition de Samsung pour les entreprises ?

Samsung possède plusieurs systèmes d’exploitation

sur ses mobiles afin de couvrir l’intégralité des

besoins clients. En faisant monter en puissance l’OS

Android tout en restant présent sur le marché des

tablettes, la marque cherche à maintenir son leadership

sur le marché et à renforcer sa notoriété auprès des

entreprises avec un écosystème de contenus et de

services pour tablettes et Smartphones spécialement

adaptés aux problématiques des professionnels.

Selon vous, quel est le produit Samsung le plus adapté

pour le monde des entreprises ?

Aujourd’hui, les besoins des entreprises varient

selon les secteurs d’activité, les projets. C’est pourquoi

il est indispensable d’offrir des solutions multiples

pour répondre à toutes ces nécessités et c’est ce que

nous faisons en proposant des gammes complètes

parfaitement adaptées au monde du travail. Les tablettes

et les Smartphones avec leurs différents environnements

sous Android, Bada et Windows apportent une solution

sur mesure à la demande des professionnels.

Le Galaxy Note, ce Smartphone d’une autre dimension

avec son large écran 5,3 pouces, apportera de nouveaux

usages autour de la reconnaissance d’écriture grâce à son

stylet S-pen intégré. Comme tous nos produits Android

ce Smartphone intègrera une solution messageries et

une suite Office qui vous permettra de travailler en ultra

mobilité en bénéficiant d’une sécurité sans faille.

Autre exemple, Samsung se démarque également avec

une gamme de produits Voix durcis dont le B2100 qui

aujourd’hui fait l’unanimité pour des métiers terrains.

Justement quels sont les moyens que Samsung met en place pour s’affirmer

comme acteur incontournable du monde des entreprises ?

La sécurité est devenue tellement primordiale pour

les entreprises. Les appareils mobiles traitant de plus en

plus d’informations sensibles, Samsung a du s’adapter en

s’associant aux leaders de la technologie de l’information

dans des domaines comme la sécurité, la gestion des

appareils mobiles (MDM), la virtualisation du poste de

travail, la conférence voix/visio ou encore la messagerie

sécurisée. Nos produits deviennent de véritables bureaux

virtuels, des lieux de rendez-vous qui évitent de se

déplacer. Ces alliances sont indispensables pour proposer

les meilleurs outils de travail aux entreprises afin de les

accompagner au mieux pour une meilleure productivité

au quotidien.

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29/09/11 16:49


JDT226-P36-38-PM IPBX OKAG:Mise en page 1 29/09/2011 21:32 Page 36

Point marché

des solutions UCaaS qui vont être déployées

désormais, mais le centrex n'a jamais décollé

en France parce-que la promesse de valeur

n'était pas là », explique Mathieu Destot,

« aujourd'hui, les entreprises attendent de

nouveaux services autour du télétravail et de

la collaboration, des services que peuvent leur

offrir les solutions de communications unifiées

». Les attentes des entreprises sont d'ailleurs

désormais très précisément définies par

les principaux acteurs du marché. Selon ces

derniers, elles veulent avoir la capacité de virtualiser

les logiciels pour mettre en place une

gestion dynamique des ressources en interne,

disposer d'une plate-forme de management

pour jouer de la flexibilité qu'apporte les

UCaaS (notamment pour ajouter ou supprimer

des fonctionnalités, changer les profils utiliéquipements

Par Hervé Reynaud

Les IPBX

poursuivent

leur mutation

Parlera-t-on encore d’autocoms dans quelques années dans les

entreprises ? Alors que les serveurs de communication dématérialisés

se développent de manière croissante (sous diverses appellations :

offres cloud , IP Centrex…), et que les différentes approches des

communications unifiées gagnent du terrain auprès des entreprises

de toutes tailles, le concept même d’IPBX commence à paraître

désuet. Enquête sur une mutation en cours.

L’évolution vers les services hébergés

passera par des solutions de

type UCaaS (Unified Communications

as a Service, ndlr) », estime

Mathieu Destot, nouvellement nommé directeur

général d'Alcatel-Lucent Entreprises pour

la France, « ce mode de distribution des

applications de communication devrait représenter

20 % du marché entreprises d'ici à trois

ans, et chez Alcatel-Lucent nous adhérons à

cette évolution ». Toutefois, pour l'heure, le

marché est encore très largement orienté vers

les solutions CPE (Customer Premise Equipement),

c'est-à-dire des PABX ou des IPBX installés

dans les locaux des entreprises clientes.

En effet, celles-ci représentent toujours environ

90 % des ventes. « Les offres d'IP centrex

et d'IPBX hébergés ont été une préfiguration

sateurs, etc.), et passer

d'un modèle Capex à un

modèle Opex au niveau

financier (c'est-à-dire

payer par utilisateur et par

mois). Dans ce contexte, il

est évident que les opérateurs

sont sans doute les

mieux placés pour proposer

dans les meilleures

conditions les services attendus par les entreprises,

puisque la pertinence des offres

UCaaS est liée au réseau et à la QoS. « D'ailleurs,

Orange Business Services a rendu public

son objectif de réaliser 20 % de son

chiffre d'affaires avec ses offres UCaaS d'ici

Eric Magny,

directeur du développement commercial chez Spie

2015 », souligne Mathieu Destot, « nous travaillons

justement avec OBS, ainsi qu'avec

SFR Business Team ».

■ Beaucoup d’acteurs se

positionnent sur le mode

cloud

Alcatel-Lucent a débuté sa transition du métier

d'équipementier vers celui d'éditeur de

solutions de communications il y a plusieurs

années, mais celle-ci s'est matérialisé de manière

plus forte lors de la fusion des activités

de Genesys et de la division entreprises en

2009. Cette réorganisation s'est concrétisée

par la conception de la nouvelle gamme de

serveurs de communication Open Touch, au

« Les entreprises rejettent une approche

purement centrex vécue comme trop rigide,

nous proposons par conséquent une solution ad

hoc permettant aux entreprises de choisir entre

le SaaS et le Iaas qui leur permet de construire

une plate-forme hébergée spécifique avec les

fonctionnalités souhaitées ».

Le Journal des télécoms N°215 226 Décembre Octobre 2011 2010 36


JDT226-P36-38-PM IPBX OKAG:Mise en page 1 29/09/2011 21:32 Page 37

Jean-Denis Garo,

directeur marketing support d'Aastra

« Sur le fond, nous n'observons pas de vraie

révolution sur le marché. Pour notre part, nous

proposons depuis longtemps des solutions full

logicielles virtualisables et, en ce qui concerne la

distribution en mode cloud, très peu d'opérateurs

proposent ce type de services pour l'instant ».

sujet de laquelle des annonces fortes seront

faites lors du salon IP Convergence. L'offre est

appelée à remplacer la solution BICS de l'éditeur

et sera déclinée en trois versions : Open

Touch Business Edition (incluant notamment

des services de communication unifiées et du

videoswitching) pour les PME de moins de

1000 postes, Open Touch Multimedia Services

pour le mid-market et les grands comptes, et

Open Touch Hosted Edition (logiciel virtualisé

fourni sur des serveurs au format blade) pour

les opérateurs de services et les intégrateurs.

« Il y a beaucoup d'acteurs qui sont en train

de se positionner sur la communication d'entreprises

en mode cloud, des opérateurs, mais

aussi des intégrateurs, des grosses SSII, voire

des distributeurs », confirme Luc Hallion,

directeur du développement de Mitel, « dans

ce contexte, notre stratégie est toujours de

devenir de plus en plus un véritable éditeur de

solutions de communication ; d'ailleurs nous

nous orientons principalement vers la vente

de licences ». Mitel est en effet en train de

passer des accords avec des opérateurs (c'est

déjà le cas avec Acropolis), des SSII et des

distributeurs, même si l'essentiel de l'activité

de l'éditeur se fait encore avec les entreprises

pour l'instant. « Nous travaillons beaucoup sur

la virtualisation, et tous nos produits sont certifiés

VMWare ready, c'est-à-dire qu'ils peuvent

tourner sur une plate-forme de

virtualisation VMWare », explique Luc Hallion,

« du reste, tous les produits que nous proposons

maintenant doivent disposer d'une interface

web, puisque 95 % des

fonctionnalités sont utilisables depuis une interface

web ». L'effort à consentir en la matière

est important car, selon le Gartner, 40 %

des PME ont l'intention de virtualiser la totalité

de ses serveurs d'ici 2 ans (sachant que

20 à 30 % des entreprises n'iront

pas dans le cloud car la virtualisation

gérée en interne les satisfait,

toujours selon le Gartner). « En tout

cas, nous vivons cette évolution du

marché comme une opportunité,

nous nous y préparons depuis longtemps

et nous estimons aujourd'hui

être prêts », poursuit Luc Hallion, « en

effet, il est plus intéressant de vendre

du logiciel que du matériel, même si

nous vendrons toujours des postes téléphoniques

». Cette évolution irréversible vers le

logiciel sera-t-elle de nature à redistribuer les

cartes sur un marché français dominé historiquement

par Alcatel-Lucent et Aastra. Pas si

sûr, si l’on en croit les principaux intéressés.

« Il n'y a pas de raisons que cela redistribue

les cartes, il existe une inertie de la base installée

», explique Jean-Denis Garo, directeur

marketing support d'Aastra, « d'ailleurs, sur le

fond, nous n'observons pas de vraie révolu-

Luc Hallion,

directeur du

développement de Mitel

« Nous

travaillons

beaucoup sur la

virtualisation,

et tous nos

produits sont certifiés

VMWare ready, c'est-à-dire

qu'ils peuvent tourner sur

une plate-forme de

virtualisation VMWare »

Mathieu Destot,

directeur général

d'Alcatel-Lucent

Entreprises France

« Aujourd'hui,

les entreprises

attendent de

nouveaux

services autour du

télétravail et de la

collaboration, des services

que peuvent leur offrir les

solutions de

communications unifiées ».

37 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P36-38-PM IPBX OKAG:Mise en page 1 29/09/2011 21:32 Page 38

Point marché

équipements

tion sur le marché. Pour notre part nous proposons

depuis longtemps des solutions full

logicielles virtualisables et, en ce qui concerne

la distribution en mode cloud, très peu d'opérateurs

proposent ce type de services pour

l'instant ».

■ Passage à l’IP pour les

PME, Communications

Unifiées pour les grands

comptes

Orange Business Services fait partie de ceuxci

et croit fermement à l'avenir des solutions

as a service. « Nous avons un objectif important

sur le cloud, puisqu'il devrait effectivement

représenter 20 % de notre chiffre

d'affaires sur les communications d'entreprises

en 2015 », rappelle Stéphane Latino,

directeur marketing des solutions de communication

et de collaboration. Toutefois, il est

évident que le passage à l'IP est un préalable

à l'utilisation de solutions dématérialisées et,

pour l'instant, seules les grandes entreprises

ont vraiment franchi ce cap, alors qu'une part

importante des PME utilise toujours très majoritairement

des postes TDM. « Partant de ce

constat, nous avons segmenté notre offre en

fonction des besoins de chaque catégorie

d'entreprises », explique Stéphane Latino,

« nous proposons aux grandes entreprises

des communications unifiées sous diverses

formes et aux PME des solutions de passage

à l'IP ». Ainsi, pour les grandes entreprises,

OBS propose aujourd'hui une version UCaaS

Stéphane Latino, , directeur marketing des solutions de communication

et de collaboration chez OBS

« Nous considérons cette évolution du marché

vers les services dématérialisés comme une

opportunité puisque nous avons tous les atouts

nécessaires pour proposer des services fiables et

sécurisés »

de son offre Business Together (intégrant de la

téléphonie traditionnelle, des fonctions de

messagerie, de mobilité, de travail collaboratif).

Cette offre cloud est commercialisée en

pay as you go (par utilisateur et par mois).

Pour les PME, l'opérateur devrait faire passer

son offre Diatonis en communications unifiées

l'année prochaine, alors que les professionnels

(TPE) sont servis avec les box pros.

« D'une manière générale, nous considérons

cette évolution du marché vers les services

dématérialisés comme une opportunité

puisque nous avons tous les atouts nécessaires

pour proposer des services fiables et

sécurisés », explique Stéphane Latino, « quant

à la concurrence potentielle avec des acteurs

de l'IT, nous sommes plutôt dans une logique

de partenariat, notamment avec Microsoft »

(OBS a été élu partenaire français de l'année

lors du dernier Microsoft WPC en juillet).

SFR Business Team a aussi lancé en février de

cette année de offre de communications unifiées

en mode cloud, le Pack Business Entreprises

mais, à la différence d’OBS, cette offre

vise plutôt les PME.

« La cible de cette offre, expliquait alors

Pierre-Yves Rallet, directeur marketing de SFR

Business Team, c’est la bonne grosse PME

multisites, mais on peut situer le cœur de cible

dans les 150 à 300 personnes ayant 3-4 sites

et autant de PABX à remplacer ». Le Pack

Business Entreprises se compose d’un large

bouquet de services : messagerie unique pour

le fixe et le mobile, possibilité de réceptionner

tous les messages (vocaux, fax..) sur sa

boîte mail, fonction « click to call » pour lancer

des appels depuis son PC, utilisation de son

mobile comme une extension de l’autocom de

l’entreprise (option PABX mobile), facture et

interlocuteur uniques… Le tout est hébergé

et géré par l’opérateur, tant sur les communications

que sur la maintenance et la mise à

jour de l’application Microsoft Office

Communicator.

Les intégrateurs aussi

dans la boucle

Les intégrateurs télécoms sont aussi concernés

au premier chef par cette tendance vers

les offres en mode SaaS. Spie Communications

s'est préparé à cette évolution en

rachetant VeePee l'année dernière. Aujourd'hui,

l'intégrateur propose des offres

SaaS et IaaS (Infrastructure as a Service).

« Les entreprises rejettent une approche

purement centrex vécue comme trop rigide,

nous proposons par conséquent une solution

ad hoc permettant aux entreprises de choisir

entre le SaaS et le Iaas qui leur permet de

construire une plate-forme hébergée spécifique

avec les fonctionnalités souhaitées »,

explique Eric Magny, directeur du développement

commercial. De son côté, HL2D vient de

MyStream s'appuie sur

Snom pour son offre SaaS

« La tendance à la dématérialisation existe

depuis longtemps, mais le centrex n'a pas

rencontré le succès escompté », explique Cyril

Wellenstein, PDG de l'opérateur data MyStream,

« l'essor de la virtualisation a changé les choses

et a eu un impact sur les solutions IPBX ». En

effet, la virtualisation permet de bénéficier d'une

application IPBX sécurisée dans le SI. « Cette

évolution nous permet à nous, opérateur data,

de regarder du côté de la téléphonie, alors que

les PABX ne nous concernaient pas du tout »,

poursuit Cyril Wellenstein, « nous avons

vraiment démarré sur ce créneau, lorsque Snom

nous a montré sa solution d'IPBX logiciel que

nous pouvions installer sur notre infrastructure

». En effet, MyStream commercialise la

solution IPBX du constructeur allemand Snom,

ce qui lui permet de proposer une solution

dédiée à ses clients, mais qui tourne sur une

machine virtuelle dans son cœur de réseau (les

appels sortants et entrants des entreprises

clientes passent par son cœur de réseau).

« Aujourd'hui, lorsque nous parlons d'IPBX

virtualisés à nos clients DSI, ça leur parle ! », se

réjouit Cyril Wellenstein, « d'autant plus que

Jehan-Philippe Leroy,

directeur général

de HL2D

« Le marché est

de plus en plus

logiciel, les

clients veulent

se détacher du

hardware constructeur, la

demande en virtualisation

est aujourd'hui plus forte »

fusionner avec Integrasys. Le distributeur à

valeur ajoutée compte ainsi faire monter ses

clients revendeurs et intégrateurs data vers

les solutions de communications unifiées.

« Le marché est de plus en plus logiciel, les

clients veulent se détacher du hardware

constructeur », explique Jehan-Philippe Leroy,

directeur général, « la demande en virtualisation

est aujourd'hui plus forte ». Pour

répondre à cette demande, HL2D achète des

licences à ses partenaires et les revend aux

installateurs et aux opérateurs. Le VAR, qui

commercialisait déjà les solutions de Panasonic

et d'Aastra, vient par conséquent

d'ajouter dans son panier l'offre de Siemens,

partenaire privilégié d'Intégrasys. ■

Cyril Wellenstein, PDG de MyStream

Olivier Gerling,

Directeur de Snom France

Snom subventionne l'IPBX lors de la vente de postes, ce qui divise pratiquement

par deux la facture des clients ». De son côté, Snom a développé sa solution

d'IPBX SIP dans la perspective de mettre sur le marché une offre full Snom clé en

mains, c'est-à-dire intégrant les postes IP et le serveur de communications.

« Notre IPBX logiciel peut tourner sous n'importe quel OS (Windows, Linux,

MacOS, ndlr) installé sur une machine virtuelle, soit en mode local, soit en mode

hosté », précise Olivier Gerling, directeur pour la France, « aujourd'hui, les entreprises

veulent une facturation par mois et par poste, communications comprises

si possible, et avec une interface web pour administrer directement la solution ».

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

38


Projet1:Mise en page 1 29/09/2011 18:34 Page 1


JDT226-P40-Serv-Actu 1 OKAG:JDT193 28/09/2011 18:26 Page 40

Actualité

en bref

services

Prospective

Low Cost

Sosh, l’offre mobile

low cost d’Orange

A l’instar de Bouygues

Telecom, Orange propose lui

aussi un abonnement à prix

réduit. Dans les deux cas, il

s’agit de contrer Free Mobile.

La relation client

à l’heure du multi-canal

La relation client mono-canal, c'est-à-dire, avec

le téléphone pour unique passerelle de contact

entre les abonnés et le service client appartient

au passé. C’est à partir de ce constat

qu’Orange Business Services (OBS) a construit

ses nouveaux outils de relations clients. Selon

OBS, la relation clients doit désormais

s’approprier les réseaux sociaux, les e-mails, les

forums ou encore les chats.

Pour Olivier Ondet, directeur marketing de la

stratégie pour la relation client, « il est

important d’entendre ce que veulent les clients.

(…) Les consommateurs ne comprennent pas

que lorsqu’ils ont parlé avec un conseiller sur le

Web, personne ne s’en souvient quand ils

téléphonent au service client ». Pour aider les

centres de contacts, comme les PME à se

« mettre à jour », OBS a développé deux

solutions. La première, Media Contact Center,

est « une solution de contact multi-canal en

mode cloud. Nous réinventons le poste de

travail du télé-conseiller ». La solution, couplée

avec la base de données clients de l’entreprise,

permet d’afficher le numéro de téléphone de

l’appelant. La fiche de l’appelant « remonte »

grâce l’usage d’un CRM. Media Contact Center

permet notamment de savoir si un utilisateur a

contacté le service client par e-mail. A ce

stade, la fiche client doit encore être

renseignée manuellement. « Le dispositif peut

être automatisé », précise Olivier Ondet. Mais

l’opérateur ne compte pas s’arrêter là.

L’ambition d’OBS est toutefois d’aller plus loin

et lier le téléphone et les sites de réseaux

sociaux.

L’autre solution de l’opérateur, Contact +,

disponible à partir de novembre prochain, offre

à un client la possibilité d’échanger avec un

conseiller par plusieurs moyens : par téléphone

dans un premier temps puis par tchat et par

visio. Si un conseiller souhaite fournir

davantage de détails sur un produit, il peut

également lui proposer une vidéo ou lui envoyer

l’adresse d’un site. OBS souligne l’avantage

économique de cette offre. « L’entreprise choisit

si elle veut faire payer ses conseils techniques

ou non », précise Olivier Ondet. Pour OBS, Ce

saut technologique pour la relation client est

disponible. « Il faut éduquer le marché » assure

le responsable. ■ TP

Roaming

Les connexions Internet à l’étranger pèsent

très lourd sur les factures. Avec son nouveau

forfait data pour l’Europe pour les professionnels,

l’opérateur Cellhire fait bouger les

lignes. L’opérateur lance un abonnement data

de 1 Go à 99 euros par mois. Pour cette

somme, le souscripteur reçoit une clé USB, une

carte SIM et un mode d’emploi. L’ensemble est

livré sous 24 heures. L’offre doit être souscrite

pendant une période minimale de 12 mois, le

client choisissant de renouveler son contrat ou

pas. Taillé pour le public professionnel, ce forfait

couvre la totalité des 27 pays de l’Union

européenne plus d’autres pays comme la

Suisse, l’Islande, la Croatie ou la Bosnie Herzégovine.

Cette nouvelle offre, très singulière,

fait son apparition dans un contexte qui pour-

sir un téléphone mobile puis d’en échelonner

le paiement sur 12 ou 24 mois, après paiement

d’un acompte. S’il ne s’agit plus à proprement

parler d’engagement, le fait de payer

un téléphone sur plusieurs mois maintient le

lien entre opérateur et abonné. La dimension

communautaire – qu’Orange met très largement

en avant- provient avant tout de la possibilité

de gérer le service depuis la Toile,

sans passer par un service client traditionnel

par téléphone. L’opérateur a ainsi mis en

place un tchat et un forum au sein desquels

les utilisateurs peuvent s’exprimer sur le service,

poser des questions et contacter un

conseiller. L’opérateur a également établi

des ponts avec d’autres plates-formes populaires

de l’internet communautaire. En plus

du site Sosh.fr, les abonnés peuvent s’exprimer

sur Facebook, Twitter, Dailymotion (dont

Orange est l’actionnaire principal) et You-

Tube. Pour « pousser » son offre, l’opérateur

s’appuiera momentanément sur ses « pop up

rait lui être très favorable. Malgré les baisses

de prix ordonnées par la Commission européenne,

se connecter à l’internet mobile

depuis l’étranger reste très cher. La facturation

par Mo, souvent appliquée, ne joue pas en

faveur de l’abonné. Chez SFR ou chez Orange,

des forfaits sont proposés. Chez les deux opérateurs,

l’utilisateur peut bénéficier d’un forfait

temporaire de 5 euros par Mo consommé.

Cependant, Bruxelles entend tirer ces tarifs à

la baisse. Selon un document de la Commission,

le Mo ne devrait plus dépasser 90 centimes

d’euro à partir du 1er juillet 2012. De

même les factures mensuelles d’accès data

depuis l’étranger via mobile – pour les

consommateurs comme pour les pro - resteront

plafonnées à 50 euros. ■ TP

Orange a réagi très vite. Quelques

semaines seulement après le lancement

de « B&You » l’offre communautaire

de Bouygues Telecom,

l’opérateur historique a lancé le 6 octobre une

offre mobile pour les 18-35 ans. La boutique

en ligne a été ouverte le même jour. Sosh

(une abréviation du mot « Social »), « 100 %

digital » se présente avant tout comme un

service à la tarification très serrée et simplifiée.

Le service se décompose en trois forfaits

: 2 h à 19,90 €, 5 h à 29,90 € et un forfait

illimité 24/7 à 39,90 €. Sur les trois offres,

l’accès au réseau WiFi de l’opérateur, l’envoi

de SMS et de MMS sont illimités. La différence

se joue sur les volumes data proposés.

Pour les 5 h et l’illimité 24/ 7, l’utilisateur dispose

d’un volume de 1 Go de data. Dans le

forfait de 2 h, l’usage des données est en

revanche plafonné à 500 Mo. Le service, qui

fait la part belle au contrat sans engagement

et au « SIM only », offre la possibilité de choistore

» des vans itinérants conçus comme des

magasins éphémères. Ils constitueront le

principal outil de promotion des forfaits Sosh.

L’opérateur y présente divers accessoires

d’électronique grand public comme des

casques, des enceintes et des téléphones

« rétro », le tout, pour faire écho à l’univers

de sa cible : les 18-35 ans. Des conseillers

sont également chargés d’expliquer le fonctionnement

de Sosh. A partir du 6 octobre, les

vans Sosh parcourent 8 grandes villes de

France : Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Lille,

Nantes, Rouen, Toulouse et Marseille. A

Paris, le magasin éphémère est déjà entré en

fonctionnement à la fin du mois de septembre.

Pour son offre Orange affiche de très

sérieuses ambitions. L’opérateur historique

espère atteindre 500 000 nouveaux clients

d’ici 2012. Tout comme B&You, Sosh voit le

jour dans un très fort contexte concurrentiel.

L’offre constitue une nouvelle offensive pour

contrer l’arrivée de Free Mobile dont les

abonnements sont attendus pour l’année

2012. A de multiples reprises, Xavier Niel,

fondateur de Free, a indiqué que les prix actuels

de la téléphonie mobile étaient trop élevés.

Le nouvel opérateur entend bien donner

le « la » dans le monde du mobile, comme il

l’a déjà fait dans le triple play.

■ Thomas Pagbe

Cellhire s’attaque à l’internet mobile en roaming

Le Journal des télécoms N° 226 Octobre 2011

40


JDT226-P41-Serv-Actu OKAG:JDT193 29/09/2011 17:42 Page 41

Abonnements internet

L’Automne des

tarifications sociales

Cet automne est marqué

par la multiplication des

abonnements internet

« sociaux ». Conformément

aux vœux d’Eric Besson,

qui a souhaité la mise en place

de tarifs sociaux pour internet

inférieurs à 20 euros, plusieurs

opérateurs entendent désormais

commercialiser ce type

de services destinés aux titulaires

des minima sociaux.

L’opérateur historique devrait, selon

toute vraisemblance, proposer aux bénéficiaires

du RSA socle (personne sans aucune

ressource) un abonnement social.

Plus onéreux que ses concurrents, Orange

devrait vendre un service internet-téléphone

à « inférieur ou égal » à 23 euros,

sans contrat, ni frais d’activation. Les

concurrents ont quant à eux choisi de se

lancer un peu plus tôt, à commencer par

Numericable. Le câblo-opérateur vient de

lancer une offre sociale à 4 euros. Conçue

pour les logements collectifs et les collectivités

locales, ce service fournit aux abonnés

une ligne de téléphone fixe (limitée à

la réception d’appels et à l’émission d’appels

d’urgence), internet illimité haut débit

et les 19 chaînes de la TNT. Auchan Telecom

et Covage ont tous deux décidé

d’appliquer une tarification sociale pour une

connexion Internet haut débit et un service

de téléphonie. La filiale du groupe de distribution

se prévaut de proposer l’offre « la

moins chère du marché » à 19,99 euros.

L’opérateur alternatif donne également la

possibilité de conserver son numéro de

téléphone. Covage lance quant lui une prestation

quasi-identique à celle d’Auchan

Telecom. Moins chère (9,90 euros), elle est

commercialisée par des opérateurs clients

de Covage, Altis et Wibox. ■ TP

Microsoft : le Cloud

pour les PME

comme pour les

grands comptes

Pour sa rentrée, Microsoft a brossé à

grands traits sa stratégie des prochains

mois, tant dans la partie professionnelle

que grand public. Sur le

segment professionnel, le Cloud est « une révolution

irréversible », estime Eric Bousteller,

président de Microsoft France. Après un démarrage

poussif dans ce domaine, l’éditeur a

développé son offre, notamment autour de sa

plate-forme Windows Azure et de sa suite bureautique,

Office365. Sévèrement concurren

par d’autres géants de l’informatique

comme Google, HP ou Amazon, Microsoft

veut combler son retard et « proposer du

Cloud à toutes les entreprises, des PME aux

grands comptes ». Sur son activité téléphone

mobile, Microsoft est resté assez évasif. Si, à

ce jour, Windows Phone dispose dans son

kiosque de plus de 30 000 applications, sa

part de marché reste très modeste. Selon une

analyse récente du cabinet NPD Group, sa

part de marché s’élève à 2 % aux Etats-Unis.

Cependant, Microsoft demeure optimiste.

L’éditeur compte notamment sur les futurs terminaux

sous Windows Phone 7.5 (Mango).

HTC sera le premier à commercialiser des

smartphones sous cette évolution de l’OS mobile.

Parallèlement, Microsoft continue à placer

ses pions dans le segment de la TV

connectée. Partenaire de Canal Plus dans ce

domaine, l’éditeur va poursuivre sa collaboration

avec la chaîne cryptée. « Le service va

être enrichi », assure Marc Jalabert, directeur

de la division grand public et opérateur. ■ TP

41 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P42-44-PM Serv Reseau OKAG:JDT 29/09/2011 17:46 Page 42

Point marché

services

Hervé Reynaud

Réseaux sociaux d'entreprises :

le travail collaboratif 2.0

Les réseaux sociaux, qui se sont démocratisés dans le

grand public, trouvent une adaptation très pertinente

dans le monde professionnel : les réseaux sociaux

d'entreprises. Ces derniers, destinés à optimiser

la collaboration entre les salariés et favoriser ainsi

la circulation de l'information, pourraient constituer

un des principaux outils de communication dans les

entreprises à moyen terme. Tour d'horizon des offres

et des perspectives de ce marché.

Les entreprises françaises ont été moins

promptes que les entreprises anglosaxonnes

à se lancer dans la mise en

place d'outils de réseaux sociaux d'entreprise

», explique Pierre Milcent, consultant en

solutions de collaboration et en réseaux sociaux

chez IBM France, « dans l'Hexagone, nous

sommes sans doute un peu plus conservateurs

dans notre approche de la collaboration ». Le

constat s'impose d'ailleurs à tous les pays européens

de culture latine où la mentalité est

un peu moins propice à la mise en place de RSE

(Réseaux Sociaux d'Entreprises) qu'aux Etats-

Unis, par exemple, où les individus s'exposent

plus facilement. De plus, la France et la plupart

des pays européens bénéficient d'un véritable

environnement réglementaire en matière de respect

des données personnelles qui n'a pas

d'équivalent outre-Atlantique : il n'y a pas de

CNIL américaine. Si les bienfaits de l'existence

Pierre Milcent,

consultant en solutions de collaboration et en réseaux sociaux chez IBM France

« Les entreprises françaises ont attendu un peu

avant de se lancer dans l'aventure des RSE,

mais elles constatent aujourd'hui qu'elles ont

besoin de mettre en place des mécanismes de

collaboration plus efficaces »

de la CNIL ne sont plus à prouver, le contexte

juridique qui lui est associé a tendance à freiner

un peu les projets novateurs en matière de

communications électroniques. « Du coup, les

entreprises françaises ont attendu un peu

avant de se lancer dans l'aventure des RSE,

mais elles constatent aujourd'hui qu'elles ont

besoin de mettre en place des mécanismes de

collaboration plus efficaces », poursuit Pierre

Milcent. « En 2011, poursuit-il, les entreprises

françaises ont réellement décidé de commencer

à déployer des RSE, avec plus ou moins de

succès, mais le mouvement est engagé ». Bien

entendu, ce sont surtout les grandes entreprises

multi-sites qui se sont lancées les premières.

Les RSE présentent en effet un intérêt particulier

pour elles car, souvent, bon nombre des

collaborateurs qui y travaillent ne se connaissent

pas entre eux. Pour autant, les entreprises

de plus petite taille peuvent aussi tirer avantages

de la mise en place d'un RSE, notamment

pour valoriser les connaissances internes dans

un domaine précis.

■ Echanger et valoriser

les compétences

Cette valorisation constitue d'ailleurs souvent

un des premiers objectifs poursuivis par les

entreprises dans le cadre d'un RSE. « Le knowledge

management (gestion de la connaissance,

ndlr) fait en effet partie des arguments

pour lesquels un RSE peut être mis en place »,

Alain Garnier,

directeur de Jamespot

« Les réseaux

sociaux constituent

le prolongement

de la

convergence des

communications,

il s'agit d'outils qui agrègent

un nombre important de

capacités de communication,

pour qu'ils soient performants,

il faut savoir les structurer

sans tout cloisonner ».

indique Pierre Milcent, « ce type d'outils aide

à organiser et à capitaliser la connaissance et

le savoir-faire, mais il faut une implication de

chaque collaborateur, qui devient contributeur,

sans passer par un intermédiaire humain

comme dans les années 90 ». La mise en

place d'un annuaire enrichi de troisième

génération est un autre objectif des RSE. En

effet, celui-ci qui permet à tous les collaborateurs

de connaître les attributions de chacun

dans l'organisation de l'entreprise et ainsi

facilite la mise en relation de personnes qui

travaillent sur des sujets communs. Enfin,

bien entendu, l'amélioration de la réactivité,

de l'efficacité et, in fine, de la productivité de

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

42


JDT226-P42-44-PM Serv Reseau OKAG:JDT 29/09/2011 17:47 Page 43

Mickaël Tartar,

senior manager

chez Bearing Point

« Le principal

intérêt des RSE

tient dans la

possibilité de

décloisonner

qu'ils offrent, car tout ce qui

contribue à la libération et la

canalisation de l'innovation

collective crée de la valeur ».

chaque salarié reste un objectif important. En la

matière, la réduction sensible de l'usage des e-

mails au profit des RSE est une visée dans

beaucoup d'entreprise. Thierry Breton avait

d'ailleurs fait sensation en début d'année en

annonçant son intention de supprimer les e-

mails entre les salariés d'Atos Origin, dont il

est le président, en trois ans. Sans être toutes

aussi radicales, les entreprises peuvent effectivement

faire migrer une partie des flux d'emails

internes, qui encombrent les boîtes

e-mails et les emplois du temps, vers leur RSE.

Des spécialistes des

RSE, mais aussi les

grands généralistes

Pour répondre à cette demande naissante de

RSE, deux types d'acteurs adressent le marché

français. Les pure players proposent le plus souvent

leur solution en mode SaaS. Yammer et

Jive sont très actifs au niveau international,

alors que BlueKiwi, Jamespot ou encore Dimelo

jouissent déjà d'une bonne notoriété au niveau

hexagonal. De leur côté, les éditeurs globaux

proposent des solutions qui couvrent généralement

les besoins de collaboration des entreprises

au-delà des RSE. Microsoft et IBM

Jean-Luc Valente,

PDG de BlueKiwi

« Il faut définir

l'objectif avant

la mise en route

du projet, que

celui-ci soit lié à

la productivité,

l'innovation ou simplement

aux ressources humaines ».

sont en pointe sur le sujet. « Nous proposons

IBM Connections, qui est un outil de RSE permettant

de créer un annuaire enrichi, d'animer

une communauté et de partager des connaissances

», explique Pierre Milcent, « et cette solution

peut être intégrée dans d'autre environnements,

comme dans celui de la messagerie

par exemple. D'ailleurs d'une manière générale

nous pensons que le RSE doit s'inscrire

dans l'écosystème de travail des utilisateurs ».

Présent sur ce marché depuis 2007, IBM est aujourd'hui

placé en tête des acteurs de RSE par

IDC. L’éditeur dispose déjà de références pres-

Engage : le réseau social d'Alcatel-Lucent

Depuis un peu plus d'an, Alcatel-Lucent a mis en

place son propre réseau social en interne. Baptisé

Engage, cet outil de collaboration repose sur la

plate-forme de l'éditeur Jive. « Nous sommes partis

avec une gouvernance légère et des objectifs qui

n'étaient pas chiffrés en termes de nombre d'utilisateurs

et de participation », explique Stéphane

Lapeyrade, responsable des médias sociaux,

« l'adoption a été forte et maintenant nous allons

devoir structurer un peu notre outil, car les communautés

d'intérêts existent ». En effet, 56 000 utilisateurs

se sont enregistrés sur la plate-forme dont

un quart se

connecte au

moins une fois

Stéphane Lapeyrade, responsable

des médias sociaux chez Alcatel-Lucent

par semaine. « Nous réfléchissons également à

l'ouverture de notre réseau social vers l'extérieur

», poursuit Stéphane Lapeyrade, « pour

nos chercheurs, par exemple, qui nous demandent

de s'ouvrir vers l'INRIA ou des universités

américaines, mais nous pouvons aussi créer un

autre réseau social pour ce type de besoin ».

Par ailleurs, Alcatel-Lucent est en train de tester

la version mobile de Jive.

43 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P42-44-PM Serv Reseau OKAG:JDT 29/09/2011 17:47 Page 44

Point marché

services

Eric Dos Santos,

associé chez

l'éditeur Dimelo

« Il est aussi

possible d'ouvrir

de temps

en temps son

RSE interne »

vers des acteurs extérieurs.

Le partage créateur

de valeur

Parmi les pure players, Jamespot propose sa

solution Jamespot Pro uniquement en mode SaaS

(Renault, La Documentation Française, Bic,

Veolia, Orange, ou encore Les Parcs Régionaux

sont utilisateurs). « Les réseaux sociaux constituent

le prolongement de la convergence des

communications, il s'agit d'outils qui agrègent

un nombre important de capacités de communication

», explique Alain Garnier, directeur (et

auteur d'un ouvrage intitulé Le réseau social d'entreprise),

« pour qu'ils soient performants, il faut

savoir les structurer sans tout cloisonner ». En

effet, les entreprises disposent le plus souvent

de départements très segmentés composés de

populations très différentes. Les RSE permettent

de faire communiquer ces différents départements

et de faciliter la circulation de l'information

et des connaissances de manière encore plus

efficace que les outils de travail collaboratif utilisés

jusqu'à présent. « Je dirais même que le

principal intérêt des RSE tient dans la possibilité

de décloisonner qu'ils offrent, car tout ce qui

contribue à la libération et la canalisation de l'innovation

collective crée de la valeur », assure

Mickaël Tartar, senior manager chez Bearing

Point, « comme il est d'usage de considérer que,

dans les entreprises, 80 % de l'information est

non structurée, les RSE ont vocation à libérer

cette information non structurée ». Toutefois, pour

que l'intégration de cet outil se fasse de la meilleure

des manières possibles, il convient d'observer

quelques règles de conduite importantes.

« Tout d'abord, il faut impliquer les dirigeants

afin qu'ils montrent l'exemple dans

l'usage du RSE, d'autre part il ne faut sous-estimer

l'effort à faire en matière de conduite du

changement, car un RSE n'est pas simplement

une application comme une autre, sa mise en

place doit s'accompagner d'actions de proximité

», indique Mickaël Tartar. Par ailleurs, il ne

faut pas oublier non plus d'accompagner le

management intermédiaire.

tigieuses en la matière (Danone, Sogeti,

HSBC...) et vient d'annoncer la mise à disposition

de sa solution pour les environnements

mobiles de BlackBerry OS, iOS et Android.

■ Réseaux ouvert

ou réseau interne ?

« Surtout, il faut définir l'objectif avant la mise

en route du projet », estime Jean-Luc Valente,

PDG de BlueKiwi, « que celui-ci soit lié à la productivité,

l'innovation ou simplement aux ressources

humaines ». BlueKiwi est un des acteurs

importants sur le marché français, avec des

clients comme La Poste, GDF Suez ou encore

Orange et SFR. L'éditeur distribue son offre en

mode SaaS. « Certains éditeurs se focalisent sur

les RSE internes et d'autres sur les RSE externes,

pour notre part nous faisons les deux », explique

Jean-Luc Valente. En effet, si les premiers

déploiements de RSE sont plutôt réalisés en interne

(accessibles uniquement aux collaborateurs

de l'entreprise), il peut être aussi très intéressant

d'ouvrir le RSE aux partenaires de l’entreprise,

voire aux prospects et clients. Il peut aussi

être encore plus opportun de créer un autre RSE

spécifiquement dédié à ces personnes externes

à l'entreprise. Ainsi, Dassault System utilise la

solution BlueKiwi pour animer son réseau de VAR

qui compte 1200 distributeurs. « Il est aussi possible

d'ouvrir de temps en temps son RSE interne

», précise Eric Dos Santos, associé chez

l'éditeur Dimelo, « par exemple, AG2R demande

de temps en temps à ses clients de lui

faire part de leurs demandes d'amélioration de

ses services, alors que la plupart du temps, la

plate-forme n'est ouverte qu'en interne ». Dimelo

est expert dans ce type d'usages (l'éditeur travaille

à 70 % pour des besoins externes) et propose

sa solution en mode SaaS pour un coût

s'élevant généralement entre 20 000 et 60 000 €

par an, selon la formule retenue et le nombre

d'utilisateurs. Cette fourchette de coûts est

assez représentative des tarifs du marché. Pour

les très grandes entreprises, les prix peuvent

Alexandre Mermod,

président de Calinda Software

« Nous proposons d'enrichir Sharepoint avec

des capacités de RSE, ce qui évite de créer un

nouveau silo à côté, et notre solution s'intègre

aussi avec l'outil de messagerie ».

Charlie Richey,

responsable du marketing produits chez Salesforce

« Notre offre Chatter permet de réduire de 34 %

les échanges d'e-mails et de 27 % le nombre de

rendez-vous par collaborateur ».

grimper sensiblement, jusqu'à 500 000 € par an

pour une plate-forme de 20 000 utilisateurs, nous

dit-on chez BlueKiwi.

Des réseaux d’entreprises

ouverts sur Facebook ?

Certains éditeurs proposent des briques de

RSE destinées à être installées au-dessus de solutions

de collaboration existantes. C'est le cas

de Calinda Software qui travaille avec Salesforce,

IBM et surtout Microsoft. « Nous proposons d'enrichir

Sharepoint avec des capacités de RSE, ce

qui évite de créer un nouveau silo à côté, et notre

solution s'intègre aussi avec l'outil de messagerie

», explique Alexandre Mermod, président,

« cela correspond à une demande du marché, les

entreprises veulent de plus en plus étendre les

capacités de leur existant plutôt que d'acheter

de nouvelles solutions ». Baptisée Social Factor,

l'offre de Calinda Software est disponible sur

Office 365, l'offre cloud de Microsoft. De son côté,

Salesforce est de plus en présent sur le marché

des RSE. « Notre offre Chatter permet de réduire

de 34 % les échanges d'e-mails et de 27 % le

nombre de rendez-vous par collaborateur »,

explique Charlie Richey, responsable du marketing

produits, « il est clair que la tendance vers

des entreprises sociales et collaboratives est aujourd'hui

une réalité ». D'ailleurs, à terme, la

valeur ajoutée des RSE résidera peut-être dans

leur ouverture vers les réseaux sociaux grand

public. C'est en tout cas ce que pense Jérôme

Didier, directeur des innovations web chez Solucom

: « Les RSE vont progressivement être intégrés

dans l'écosystème des entreprises, y compris

les partenaires, les clients, mais aussi les

réseaux sociaux de type Facebook ». Dans

cette perspective, il y a fort à parier que

Google +, le réseau social que l'éditeur de Mountain

View est en train de mettre en place, soit

ultérieurement proposé aux entreprises. Mais

nous n'en sommes pas encore là. ■

Jérôme Didier,

directeur des innovations

web chez Solucom

« Les RSE vont

progressivement

être intégrés

dans l'écosystème

des entreprises,

y compris les partenaires, les

clients, mais aussi les réseaux

sociaux de type Facebook ».

Le Journal des télécoms N°226 Septembre 2011

44


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JDT223-P46-47-itw les gens OKAG:JDT 29/09/2011 20:04 Page 46

Interview

les gens & les chiffres

Jean-Marc Tassetto, directeur général Google France

A la tête de Google France depuis octobre 2010, Jean-

Marc Tassetto, ancien de SFR, revient sur la stratégie du

géant de Mountain View en matière de mobilité, de

cloud, de services aux entreprises, de Google TV… Une

plongée dans l’univers de cette entreprise tentaculaire

– et géniale – de plus en plus présente dans la vie

personnelle comme professionnelle de chacun.

Propos recueillis par Ariel Gomez et Thomas Pagbe

Entreprise, sma

Google pass

« Sur la question du partage,

j’ai envie de dire aux

opérateurs que l’on peut

aussi partager l’Arpu !

Après tout, les opérateurs

vendent des accès aux

magnifiques services

gratuits que nous proposons !

Je dis cela avec humour »

❚ Que pouvez-vous nous dire à propos du

rachat de Motorola Mobilty ?

Nous sommes encore dans la phase de

finalisation de l’accord et d’autorisation des

autorités américaines. Nous ne pouvons donc pas

donner davantage de détails. Mais ce mouvement

traduit la très grosse ambition de Google autour de

la mobilité, la continuité de sa vision d’un

écosystème très ouvert, et la nécessité de

rassurer les intégrateurs. Cet achat, qui a

consommé un quart du cash de l’entreprise, veut

dire que l’aventure Android - open source gratuit et

intégré par un maximum de constructeurs dans le

monde -, nous voulons la consolider et la

préserver.

Pour cela, il faut des brevets, en attendant

l’évolution des lois sur la propriété intellectuelle

aux Etats-Unis. C’est un très gros

enjeu. La question des brevets

devient une bagarre de géants qui

risque d’impacter les entreprises

de taille plus modeste et les startup.

Sur le long terme, cela peut

poser des problèmes. Avec nos

17 000 brevets, nous avons un

pied dans le hardware pour mieux

comprendre les enjeux de

l’intégration de l’OS, des

applications, du matériel et du

logiciel. Cela a été un peu l’objet

de l’expérience du Nexus Google.

Les réactions très positives de

Samsung et du directeur des

terminaux d’Orange ont bien

traduit la compréhension de ce

que nous cherchons à faire.

Personne n’imagine que nous

avons l’idée de couvrir l’ensemble

du marché avec une tablette ou un

smartphone Motorola. Il y aura à

terme 3 à 4 grandes platesformes,

dont Apple et Android.

❚ Lors d’une journée « portes

ouvertes » sur le mobile [le

14 juin dernier], les questions sur le

m-paiement, le m-commerce et le

m-marketing ont été abordées. Quelles

sont les ambitions de Google dans ces

domaines et comment se déclinent-elles

en France?

C’est un sujet d’écosystème. Notre stratégie a été

de faire en sorte que des gens aient des

ordinateurs mobiles toujours connectés dans leur

poche. En matière de réseaux, c’est le travail des

FAI de fournir des technologies 3G, WiFi, LTE ou

Wimax un jour. C’est aussi un écosystème

massivement diffusé, démocratique en termes de

coût d’accès. Sur le m-paiement, sans

l’écosystème des commerçants et sans celui des

grands établissements bancaires, il n’y a pas de

solution de m-paiement. Google, aussi grand soitil,

ne peut pas porter seul l’ensemble de ce sujet.

C’est pour cela que nous concentrons

actuellement sur le test de New-York, qui a

vocation à « intrapoler » un écosystème et à

démontrer que le fait d’avoir besoin d’un portemonnaie

électronique dépend de l’utilisateur final.

❚ Dans ce test, vous allez loin dans les

offres push liées à la géolocalisation. Ce

sont des choses qui peuvent être vues

comme intrusives. Peut-on adopter la

même approche sur le marché français ?

Notre philosophie générale c’est l’opt-in, le

contrôle permanent. Avec Google Latitude par

exemple, je ne suis localisé que si je le souhaite.

Comme la culture européenne est davantage

portée sur l’opt-in que celle des Etats-Unis, nous

considérons que nous avons un coup d’avance.

Par rapport à l’implantation en France de services

de m-commerce et au m-paiement, le fait d’être

génétiquement opt-in nous donne un avantage.

❚ Plusieurs écosystèmes se mettent en

place, dont Buyster [une plate-forme de

paiement en ligne et par mobile créée par

Orange, SFR, Bouygues Telecom et Atos,

ndr]. Apple a également des ambitions en

la matière. Est-il possible de faire coexister

des systèmes parallèles de m-paiement ?

Oui, de même que coexistent des banques, des

systèmes marchands ou des plates-formes de

type iTunes ou Android Market. Une vision monoécosystème

n’existe pas. Après une phase de

foisonnement, il restera 3 ou 4 grandes platesformes

qui vont coexister. Avant de trouver

l’écosystème qui va dominer tous les autres, ce

qui ne se produit pas, donnons une chance aux

projets en lançant des tests.

❚ Pour les nouveaux services, liés au

m-paiement ou pas, disposez-vous d’un

calendrier de sortie ? Vous en décidezvous

seuls ou de concert avec vos

partenaires constructeurs et opérateurs ?

Pour les opérateurs, l’OS Android est la priorité.

Ils veulent une alternative à l’iPhone. Il ne s’agit

pas pour eux d’une substitution, mais d’un

complément de gamme. L’iPhone coûte cher à

acheter et cher à subventionner, et les incréments

de revenus générés par les propriétaires d’iPhone

ne sont pas spectaculaires. C’est la raison pour

laquelle les opérateurs nous demandent de

continuer à développer Android. Ils veulent

également que nous continuions à sécuriser notre

écosystème et souhaitent être rassurés sur le fait

que nous resterons multi-constructeurs. Dans un

même temps, des choses intéressantes se

passent aux Etats-Unis avec Google Voice. Ce

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011 46


JDT223-P46-47-itw les gens OKAG:JDT 29/09/2011 20:04 Page 47

martphones, m-paiement ;

sse à la vitesse supérieure

se trouve dans valeur ajoutée. Aller sur le

marché du stockage, sans aucune valeur

ajoutée et sans applications ne nous intéresse

pas. Nous n’avons pas recruté les plus brillants

ingénieurs de la planète pour nous cantonner à

ce type d’activité. Ce que nous cherchons, c’est

à remonter dans la chaîne de valeur, avec des

suites intégrées à plusieurs niveaux.

service a été intégré dans les tarifs data de Sprint.

C’est la preuve de la proximité qui peut exister

entre des acteurs comme Google et les

opérateurs. En intégrant des produits Google, un

opérateur peut créer de la singularité marketing et

peut vendre ses services un peu plus chers, car ils

ont de la valeur.

❚ Un service comme la traduction en temps

réel via son mobile [présenté le 14 juin]

pourrait-il par exemple être lancé en

exclusivité par un opérateur comme un

service premium qui va générer de la

valeur pour lui ?

Un opérateur qui aurait compris avant les autres

l’intérêt qu’il peut tirer de nos

services pourrait avoir une

exclusivité limitée dans le

temps. Mais nous ne

sommes pas du tout

dans l’exclusivité. Notre

volonté, c’est de

couvrir l’ensemble des

utilisateurs. Cet

exemple illustre bien

notre manière de

travailler avec les

opérateurs. Nous sommes

un spécialiste du

logiciel, les

« Google est né avec le Cloud,

avec des serveurs et de la

capacité de stockage. Notre

approche de l’entreprise ne

pouvait donc se faire que par le

Cloud. (…) Il existe des suites

collaboratives comme Google

Agenda ou Gmail qui donnent

une vraie souplesse aux PME ».

opérateurs ne possèdent pas notre puissance de

développement. Nous nous complétons

mutuellement.

❚ Votre service Cloud phare, Google Apps, a

commencé doucement, avec quelques

intégrateurs. Aujourd’hui, votre suite de

service est devenue un phénomène plus

large. Quels sont vos projets sur ce type de

service ?

Google est né avec le Cloud, avec des serveurs et

de la capacité de stockage. Notre approche de

l’entreprise ne pouvait donc se faire que par le

Cloud. Je pense que dans quelques années, on se

rappellera que nos PC n’étaient pas connectés,

que nous utilisions des cdrom et que nous

possédions chacun un poste dont nous étions

propriétaire. Or, aujourd’hui, nous disons que les

serveurs propriétaires ne servent à rien, puisqu’il

existe des fermes de serveurs qui ont des

capacités de calcul et de stockage disponibles. Il y

a des opérateurs qui investissent des milliards

d’euros pour proposer de la connexion très haut

débit fixe et mobile. Il existe des suites

collaboratives comme Google Agenda ou Gmail

qui donnent une vraie souplesse aux PME. Par

exemple, avec Chromebook [un PC portable qui

embarque tous les services Google, ndr], nous

proposons un système de location mensuel, qui

permet de diviser le coût total de possession d’un

PC par six. Cela veut dire que dans une boutique

ou dans un bureau, une fois que l’on a fini d’utiliser

un PC, on peut le passer à quelqu’un qui pourra

s’y avec son identifiant pour retrouver son

environnement personnel. Pour une PME digitale,

pouvoir se dire que pour 700 euros par an, on

dispose de terminaux connectés qui démarrent

en 7 secondes et avec lesquels toutes les

informations sont stockées dans le Cloud, c’est

une révolution ! D’une manière plus générale,

l’activité entreprise est émergente chez nous.

Sur 29 Mds de dollars de chiffre d’affaires, elle

représente un milliard de dollars, et nous

avons plus d’un million de clients

entreprises.

❚ Peut-on imaginer

Google en train de

proposer des

services Paas, Iaas

et qui louent ses

serveurs ?

Je pense que notre vocation

❚ Google TV est l’un des grands sujets de

ces derniers mois. Ce service va-t-il être

proposé en France ?

On verra la Google TV en France. Ce sont les

constructeurs d’écrans TV qui ont décidé que

les écrans seraient connectés. 80 % des écrans

vendus actuellement le sont. Mais l’expérience

connectée actuelle n’est pas du niveau de celle

que l’on trouve sur une tablette, sur un

smartphone ou sur un écran 17 pouces. Cet

écran, il lui manque un OS, Android, un

navigateur, Chrome, et une barre de recherche,

la nôtre. Nous tenons à notre statut de plateforme.

Nous voulons associer toute une chaîne

d’acteurs composée d’opérateurs, de

constructeurs, de nous pour la partie plateforme,

et d’éditeurs qui produisent du contenu.

C’est toute cette chaîne qu’il faut intégrer. Nous

avons reçu une version 2 de la Google TV à

Paris. Nous sommes persuadés que l’arrivée de

ces plates-formes qui permettent aux TV de

faire vivre une expérience riche va stimuler les

revenus des grands groupes de contenus.

❚ Sur la Neutralité du net, la discussion

avance-t-elle avec les autorités

françaises et européennes ? La question

de voir les géants du Web contribuer au

financement des réseaux est-elle

résolue ?

La discussion avance, même si les termes ont

été mal posés. Pour nous, il faut séparer les

questions de gestion du trafic et de neutralité

du Net. La Net neutralité est une vision

idéologique qui consiste à dire que les

opérateurs ne peuvent pas filtrer le web. Sur la

neutralité du web, nous sommes tous d’accord.

La question du trafic management doit être

posée avec les technologies de demain. La fibre

et le LTE vont permettre d’écouler du trafic data

au sein duquel la vidéo dominera. Il faut que

Google, qui investit des milliards chaque année,

puisse amener le trafic au cœur des réseaux

dans des serveurs cache. Pour cela, il faut

discuter. Sur cet aspect, les discussions

techniques ont lieu. Sur la question du partage,

j’ai envie de dire aux opérateurs que l’on peut

aussi partager l’Arpu ! Après tout, les opérateurs

vendent des accès aux magnifiques services

gratuits que nous proposons ! Je dis cela avec

humour. Le plus important, c’est qu’il y existe

des solutions techniques pour aujourd’hui et

pour demain. ■

47

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P48-PDVID BP1 OKAG:JDT 27/09/2011 15:44 Page 48

Point de vue

les gens & les chiffres

Relation client

Le canal mobile, enfin un vrai canal

de marketing relationnel ?

Instantanéité et proximité, tels sont les

atouts du canal mobile qui en font un

canal de choix pour soutenir les politiques

de fidélisation des entreprises. Nombreuses

sont celles qui s’appuient désormais

sur le canal mobile pour entretenir le

lien avec leurs clients. D’après un récent

sondage de l’institut Forrester, 40 % des responsables

marketing utilisent le marketing mobile pour

toucher leur cible. Peugeot a par exemple lancé en

avril 2011 une campagne de marketing mobile invitant

les mobinautes à découvrir le nouveau modèle

de la marque via à un système de

géolocalisation. Grâce au système "LocationPoint"

(Navteq), le constructeur a détecté la position des

mobinautes équipés de l'application de guide de

voyages Lonely Planet. S'ils étaient géolocalisés à

proximité d'un concessionnaire, ces derniers recevaient

alors un SMS sur leur smartphone. En cliquant

sur le lien mentionné, les mobinautes

recevaient le plan vers le concessionnaire et pouvaient

essayer le nouveau modèle. Ils avaient également

la possibilité d'entrer directement en contact

téléphonique avec le point de vente pour toute information

supplémentaire.

Des taux de retours plus élevés

que le courrier et l’e-mail

L’explosion de l’utilisation du canal mobile s’est

pourtant fait attendre. Annoncé depuis le début des

années 2000, l’utilisation du mobile à des fins marketing

ne s’est que peu développée avant le lancement

des premiers smartphones et la

démocratisation des offres internet illimités dans les

forfaits mobiles. Concrètement sur ce point, le mobile

peut être utilisé de deux manières. La première

- mais qui n’est pas du marketing mobile au sens

propre du terme -, consiste à utiliser le téléphone

mobile comme accès à Internet. Les banques ou la

grande distribution en font usage, mais cela reste

simplement le déport de l’accès PC à l’accès mobile.

Cet usage permet de gonfler les chiffes d’usage des

analystes mais n’est pas la vraie révolution, même

s’il faut noter l’effort grandissant des annonceurs

qui développent des sites dédiés à l’accès pas mobile

(ex : sncf.mobi).

Le « vrai » marketing mobile consiste à utiliser les

spécificités stricto sensu du canal mobile tels les

SMS, la géolocalisation ou le carnet d’adresses. Les

marques peuvent ainsi capitaliser sur le canal mobile

par l’intermédiaire de campagnes de push SMS.

Le principe est simple : envoyer des promotions ou

des informations ciblées à une sélection de clients,

autrement appelé le « m-couponing ». La marque

Etam envoie à ses clientes des offres promotionnelles

ou des réductions par SMS, avec pour objectif

de les faire venir en magasin. Par rapport aux

autres canaux, comme les emails ou les mailings

postaux, les SMS présentent en effet un triple avantage

: tout d’abord, leur taux de lecture est 8 à 10

fois supérieur à celui d’un mailing postal papier et 5

à 6 fois supérieur à celui d’un email. Le taux de

mémorisation des SMS est également largement

supérieur à celui des mailings postaux et des

e-mails, car les consommateurs en reçoivent moins,

et sont ainsi plus attentifs aux messages diffusés.

Enfin, le troisième avantage des SMS est que l’on

peut utiliser la localisation du client à un instant

«t»pour lui envoyer une promotion ciblée et personnalisée.

Même si cette dernière possibilité reste

peu utilisée en France, elle est très fréquente aux

Etats-Unis où les enseignes tentent de fidéliser leurs

clients en leur envoyant des offres de réduction par

SMS lorsque ceux-ci sont proches d’un point de

vente de l’enseigne. La conséquence directe est que

le taux de retour des campagnes de marketing sur

mobile, même s’il reste relativement faible, est bien

supérieur à celui des campagnes équivalentes par

mailings postaux et emails.

Révolutionner le marketing des

prochaines années ?

Malgré ces avantages indéniables, le marketing de

fidélisation sur le mobile connaît des limites importantes.

Premièrement, les campagnes de marketing

sur mobile représentent un coût non négligeable

Jean-Michel Huet,

directeur associé BearingPoint

Eric Falque,

Associé, BearingPoint

Virginie Pez,

Consultante BearingPoint

Les auteurs

(un SMS coûte vingt fois plus cher qu'un e-mail),

surtout au regard de la taille restreinte du message

qu’ils permettent de diffuser. Car contrairement à

ce que l’on pourrait penser, la limite des 160 caractères

dans un SMS est toujours d’actualité. Les dépassements

sont certes possibles, mais facturés

comme autant de SMS, ce qui refrène jusqu’aux

plus ambitieux. Deuxièmement, la réussite d’une

campagne de fidélisation sur le mobile est directement

liée au ciblage de cette dernière, et donc à la

capacité des entreprises à bien qualifier leur base de

clients. Or, si la qualification d’une adresse postale

ou d’une adresse email est relativement bien maîtrisée

aujourd’hui, celle des numéros de mobile

reste encore à améliorer. Les consommateurs montrent

en effet quelques réticences à donner leur numéro

de mobile à une marque, appréhendant

encore mal les bénéfices que cela pourrait leur procurer.

Enfin, une dernière limite à l’utilisation du

canal mobile comme outil de fidélisation est liée au

caractère particulièrement intrusif du canal. L’arrivée

soudaine et inattendue d’un message à caractère

promotionnel dans un cadre généralement

réservé à la communication entre proches peut en

« Le « vrai » marketing mobile consiste à utiliser les

spécificités stricto sensu du canal mobile tels les SMS,

la géolocalisation ou le carnet d’adresses. Les marques

peuvent ainsi capitaliser sur le canal mobile par

l’intermédiaire de campagnes de push SMS ».

effet être jugée comme particulièrement inappropriée

par les clients.

Le téléphone mobile comme outil de marketing en

est encore à l’année 0. Les potentialités, via la

connaissance des clients liée au téléphone et à

l’accès en mobilité ouvre un champ des possibles

puissant qui peut révolutionner le marketing direct

et la fidélisation dans les prochaines années.

■ Par Eric Falque, Jean-Michel Huet et Virginie Pez

Le Journal des télécoms N° 226 Octobre 2011

48


JDT226-P49-PDVID Ruckus OKAG:JDT 27/09/2011 15:46 Page 49

Infrastructures mobiles

Effondrement des réseaux :

client non coupable

Les fournisseurs de contenus doivent

payer ». C’est, peu ou prou,

la proposition défendue par Stéphane

Richard, PDG de France

Télécom, pour trouver une solution

au maintien des infrastructures

télécoms avant qu’elles ne

s’écroulent, abattues en plein vol par un consommateur

final décrit comme avide de bande passante.

Toutefois, c’est oublier un peu vite que ce

Monsieur Lambda ne fait qu’utiliser les services

qu’on lui a vendu. Sensible aux sirènes des opérateurs,

il s’est équipé en un temps record de smartphones,

tablettes, et autres clés 3G. Séduit par les

offres conjointes entre fournisseurs de contenus et

opérateurs, il s’est ensuite mis à consommer ce à

quoi il avait droit. Et aujourd’hui, ce même tandem

qui l’a connecté à outrance frémit à l’idée d’un

effondrement des réseaux, alors même qu’il a

contribué à construire de toutes pièces ce scénario

catastrophe. Hypocrisie ? Peut-être. Mais toujours

est-il que le problème technique, lui, est là ; il ne

s’encombre pas de tels jugements moraux et requiert

une solution rapide. Une chose est sure : en

aucun cas il ne faut diaboliser le client ni les fournisseurs

de contenus. Le premier consomme le service

qui lui est proposé, les seconds répondent à la

demande. Jusqu’à nouvel ordre, c’est ainsi que

fonctionne un marché ouvert.

Le WiFi pour délester les réseaux

cellulaires ?

Pour parer à l’urgence, il faut donc abandonner les

querelles financières et idéologiques pour trouver

une solution technique, rapide et fiable. On sait que

la 3G permet des débits jusqu’à 2Mbit/s, sous réserve

d’avoir acquis la licence fort onéreuse qui autorise

son exploitation. Le Wi-Fi, lui, permet des débits

de 11 à 600 Mbit/s, soit 5 à 300 fois plus que

la 3G, le tout sur une plage de fréquences entièrement

libres (2,4 et 5 GHz). Aujourd’hui, les obstacles

pour que notre Monsieur Lambda passe de

l’un à l’autre sont levés. La norme 802.11n permet

d’atteindre des débits record, et les offres de passerelle

(gateway) entre 3G et ce Wi-Fi 801.11n

commencent à arriver sur le marché. Cette solution

de délestage s’appelle le « 3G offload ». En Asie, où

la saturation des réseaux mobiles est pire que la

crise que nous sommes en train de vivre, ce délestage

est en cours. KDDI Japon, PCCW Hong-Kong,

entre autres, s’attaquent le problème. La France

serait fort bien avisée de considérer la même

approche. Mais peut-on seulement l’espérer ? Le

fait est qu’opérateurs et fournisseurs de contenus

n’ont pas nécessairement un intérêt – du moins

« In fine, le consommateur final est, et doit rester, l’objet

de toutes les attentions. Il est nécessaire de sortir de la

problématique purement financière qui ne concerne

qu’une technologie en particulier et dont l’usage

marque ses limites, la 3G, pour adopter une vision

technologique plus vaste et surtout orientée client ».

immédiat – à offrir cette passerelle entre 3G et

Wi-Fi, pour plusieurs raisons. La première raison

est économique : la « 3G» est encore perçue par le

consommateur final comme le ‘must’ de la navigation

mobile. Non informé des débits infiniment

supérieurs que lui offrirait la norme 802.11n, il

reste demandeur – et même réclame – ce qu’il

considère encore comme le ‘must’ de cette navigation

en mobilité. Les opérateurs, sensibles à cette

manne financière potentielle, continuent donc

d’axer leur communication et leurs offres sur cette

technologie, dont les revenus sont loin d’être épuisés.

Un écosystème à remettre

en cause

La deuxième raison est ‘applicative’ : tous les

constructeurs de smartphones animent de véritables

armées de développeurs qui travaillent sur des

applications 3G. La course à l’App Store 3G le plus

étendu possible favorise la création d’applications

rapides, simples, compatibles à tout type de terminal.

Le passage à une bande passante Wi-Fi serait

une petite révolution pour ces communautés, les

contraignant à une révision complète des cahiers

Arnaud Le Hung ,

Directeur Marketing EMEA chez Ruckus Wireless

L’auteur

des charges actuellement en vigueur. La troisième est

politique : le Ministère de l’Economie assure, lui, la

promotion de la future 4G. Les promesses technologiques

de cette norme sont effectivement séduisantes.

Toutefois, les précédents politico-judiciaires

qui ont entourés sa petite sœur la 3G devraient nous

amener à une certaine circonspection. Le risque de

rebondissements en tout genre, comme cette saisine

du Conseil d’Etat par Free, alors que le marché n’est

même pas encore ouvert, promet des procédures

d’attribution à rallonge, face à un problème qui, lui,

est déjà pressant. In fine, le consommateur final est,

et doit rester, l’objet de toutes les attentions. Il est nécessaire

de sortir de la problématique purement financière

qui ne concerne qu’une technologie en

particulier et dont l’usage marque ses limites, la 3G,

pour adopter une vision technologique plus vaste et

surtout orientée client. Les variables du problème ne

sont pas de son côté : il est avéré que l’usage de

smartphones, tablettes et autres clés 3G ne faiblira

pas, et que notre Monsieur Lambda est prêt à mettre

la main à la poche pour se garantir une connexion

rapide et disponible partout. Le dimensionnement de

l’infrastructure télécom ne le concerne pas. C’est

un problème technique, qui requiert une solution

technique. Espérons que les décideurs concernés auront

l’ouverture d’esprit nécessaire pour considérer

des technologies comme le 3G offload, qui a déjà

apporté des solutions concrètes à des Etats qui ont

connu les mêmes problèmes.

■ Par Arnaud Le Hung

49 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P50-PDVID BP2 OKAG:JDT 27/09/2011 15:48 Page 50

Point de vue

les gens & les chiffres

Prospective

Industry 2.0 : la nouvelle révolution

pour les télécoms ?

Packager voix, data haut débit et

contenus multimédia est-il suffisant

pour garantir la croissance de

l’industrie télécom de demain ? Le

modèle économique Telco 1.0 a pu

maintenir jusqu’à présent une certaine

stabilité en se concentrant

sur une logique d’intégration verticale dans laquelle,

d’un côté, l’opérateur investit auprès de fournisseurs

d’équipements ou de contenus et, d’un autre côté,

rend payant l’accès pour le consommateur final. Il se

rémunère sur des services qu’il intègre et qu’il

contrôle dans une proposition de bout en bout,

amortissant ainsi les investissements en infrastructure

associés.

Ce modèle 1.0 a vécu en surfant sur les révolutions

technologiques - comme par exemple l’arrivée du

très haut débit -, favorisé par certains assouplissements

réglementaires. Les opérateurs télécoms ont

alors répliqué ce modèle sur leurs marchés adjacents.

Les acteurs du fixe ont ainsi débordé sur le monde

du mobile ; opérateurs fixes et mobiles sont allés

chercher le haut débit en y associant des services

nouveaux payants comme l’accès à du contenu multimédia,

de l’IPTV ou de la TV mobile. Les acteurs

forts des marchés matures se sont adressés aux marchés

émergents où le potentiel en nombre d’abonnés

est élevé.

Un modèle Telco 1.0 fragilisé…

Cependant, le risque de « commoditisation » des télécoms

(VoIp, accès Internet, etc.) vient fragiliser ce

modèle 1.0 en construisant une structure nouvelle de

marché horizontal dans laquelle le consommateur

peut acquérir du contenu ou bénéficier de services -

tels que la géolocalisation - indépendamment de son

opérateur de réseau. Par ailleurs, de nombreuses

sociétés d’Internet viennent perturber le modèle classique

en s’adressant non plus au seul consommateur

final mais également à une clientèle située en amont

de la chaîne de valeur et prête à financer par la publicité

du contenu proposé gratuitement à l’utilisateur

final. Des services ‘over-the-top’ comme Skype

viennent aisément supplanter les revenus voix longue

distance des opérateurs. Sur le marché de la data très

haut débit, le constat est également partagé, la killer

application a du mal à émerger et la proposition de

valeur reste peu différenciée entre acteurs et par rapport

à celle du haut débit.

Par ailleurs, au-delà des télécoms, les autres industries

sont loin d’optimiser l’ensemble des leviers de

création de valeur dans leur relation avec leurs clients

finaux, la promotion de leurs offres, la facturation et

la gestion après-vente. Une opportunité naît ainsi de

la rencontre entre des contraintes vécues par les opérateurs

télécoms sur un modèle 1.0 fragilisé et celles

des autres industries, encore peu matures à extraire

toute la valeur de leurs clients finaux. C’est ainsi

qu’apparaît un nouveau modèle économique dans

lequel les opérateurs télécoms peuvent tirer profit de

leurs actifs à la fois techniques, - infrastructure

réseau, plates-formes IT, systèmes de back-office -,

mais aussi de données de profil, de connaissance

client et de valeur de leur marque.

S’ouvrir à de nouvelles sources

de revenus

Les auteurs

Jean-Michel Huet,

Directeur Associé BearingPoint

Stéphanie Bernard,

Manager BearingPoint

L’opérateur télécom doit ainsi pouvoir changer de

paradigme pour s’ouvrir sur de nouvelles sources de

revenus associés à de nouveaux clients B-to-B situés

plus en amont de la chaîne de valeur que le traditionnel

consommateur final. L’opérateur possède un

capital infrastructure qu’il peut mettre à disposition

d’autres acteurs, qu’ils appartiennent au secteur

télécom ou à d’autres industries, dans une logique

de partage, évitant ainsi à ces acteurs de devoir bâtir

leurs propres systèmes selon une courbe d’apprentissage

souvent plus longue et à un coût plus élevé.

L’opérateur s’affranchit alors de la logique de silo vertical

pour ouvrir l’accès à ses infrastructures en mode

horizontal. Par exemple, une société de l’énergie

peut se rapprocher de l’opérateur télécom pour

bénéficier à la fois de ses processus et de son environnement

technique associés à la prise de commande,

à l’approvisionnement, et aux mécanismes

de facturation pour ses propres produits et services.

De même, une société du transport peut profiter des

compétences et des plates-formes développées par

l’opérateur pour son support client et ses processus

après-vente.

Ce même opérateur télécom est également en mesure

de valoriser auprès d’autres acteurs la connaissance

et le lien qu’il a su développer depuis de nombreuses

années avec son consommateur final. L’opérateur

peut fournir à des entreprises marchandes

l’accès à des informations sur le profil ou le comportement

des utilisateurs, qu’il peut également coupler

à des notions de géolocalisation, permettant à ces

dernières de décupler les performances de leurs campagnes

de ciblage marketing et publicitaires. Sous

l’effet du très haut débit, l’intimité et l’interactivité

que l’opérateur construit avec le consommateur final

au travers de ses suites de communication toujours

« L’opérateur peut fournir à des entreprises

marchandes l’accès à des informations sur le profil

ou le comportement des utilisateurs, qu’il peut

également coupler à des notions de géolocalisation,

permettant à ces dernières de décupler les

performances de leurs campagnes de ciblage

marketing et publicitaires ».

plus personnelles peuvent être valorisées et packagées

dans une logique de revente en gros pour en

faire profiter d’autres sociétés.

De même, l’opérateur peut proposer à d’autres

acteurs de bénéficier de ses capacités en termes d’authentification

et de management de la sécurité pour

leur permettre de protéger l’accès à leurs catalogues

produits avec un effort financier et en capital humain

peu élevé. Ainsi s’opère le mouvement vers un nouveau

modèle horizontal « Industrie 2.0 » dans lequel

l’opérateur télécom demeure incontournable en faisant

bénéficier tout type d’entreprise de ses actifs en

terme d’infrastructure technique et de compétences

dans la gestion du consommateur final.

■ Par Jean-Michel Huet et Stéphanie Bernard

Le Journal des télécoms N° 226 Octobre 2011

50


VOIP/TOIP

COMMUNICATION UNIFIÉE

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JDT226-P52-PDVID Astaro OKAG:JDT 27/09/2011 15:52 Page 48

Point de vue

les gens & les chiffres

WiFi et sécurité

6 conseils pour protéger

votre réseau sans fil

Que ce soit pour se protéger contre

les attaques malveillantes, pour assurer

la protection de ses données

ou même pour être en accord avec

la législation HADOPI, sécuriser son

réseau WiFi est aujourd'hui indispensable.

Pour preuve, il y a

quelques semaines, le DJ français David Guetta annonçait

que le réseau WiFi de son studio d'enregistrement

avait été piraté depuis l'extérieur dans le but

d'obtenir la version inachevée d'une chanson inédite

sur laquelle il était en train de travailler. Autre exemple

récent : le scandale en 2010 de la collecte de données

non protégées par Google, qui avait soulevé pour la

première fois le problème du manque de sécurité au

niveau des points d'accès WiFi. Les véhicules Street

View de Google avaient, non pas piraté ou volé, mais

simplement collecté des données qui, d'un point de

vue métaphorique 'flottaient dans l'air' et qui, en théorie,

étaient également accessibles à tous. Si de telles

affaires restent encore marginales, force est de constater

qu'elles se sont multipliées ces derniers mois et soulignent

l'importance pour les particuliers comme les

professionnels de mettre en place des solutions de sécurité

adaptées. Car de nos jours, n'importe qui ayant

des compétences technologiques raisonnables peut

collecter des données Wifi, aussi est-il important de

renforcer la protection des réseaux sans fil.

Voici quelques conseils faciles à suivre pour sécuriser

son réseau WLAN :

Utiliser le chiffrement WPA2

Les anciennes options de sécurité telles que la clé WEP

peuvent être déjouées en quelques instants sans équipements

ou techniques spécifiques en utilisant quelque

chose d'aussi simple qu'un module complémentaire de

navigateur ou une application de téléphone mobile.

WPA2 est le dernier algorithme de sécurité inclus

avec pratiquement tous les systèmes sans fil, accessible

le plus souvent via l'écran de configuration.

Utilisez un mot de passe de plus

de 10 caractères

Même les derniers mécanismes de chiffrement tels

que le WPA2 peuvent être compromis en utilisant des

attaques qui emploient un processus automatisé

pour essayer des milliards de mots de passe possibles.

Les longs mots de passe n'ont pas besoin d'être difficiles

à retenir. L'utilisation d'une phrase telle que

« securiserparfaitementmonreseausansfil » plutôt

qu'un mot de passe court et complexe comme

« w1f1p4ss! » offre bien plus de sécurité, étant

donné que la puissance de calcul nécessaire pour tester

et craquer une clé aussi longue est impossible à

atteindre.

Dans votre mot de passe, ajouter

des nombres, des caractères

spéciaux et des majuscules et

minuscules

Les mots de passe complexes multiplient la quantité

de caractères qui doivent être pris en compte pour les

craquer. Par exemple, si votre mot de passe comprend

« Que ce soit pour se protéger contre les attaques

malveillantes, pour assurer la protection de ses données

ou même pour être en accord avec la législation

HADOPI, sécuriser son réseau WiFi est aujourd'hui

indispensable (…). Car de nos jours, n'importe qui

ayant des compétences technologiques raisonnables

peut collecter des données Wifi, aussi est-il important

de renforcer la protection des réseaux sans fil ».

quatre chiffres et que vous n'utilisez que des nombres,

il y a 10 puissance 4 (10 000) possibilités. Si vous utilisez

en plus l'alphabet en minuscules seulement, vous

obtenez alors 36 puissance 4 (1,6 million) possibilités.

Forcer un programme de piratage à choisir parmi 104

caractères puissance 11 (11 chiffres) génère quelque

15 394 540 563 150 776 827 904 possibilités. Le

temps nécessaire pour déjouer un tel mot de passe est

alors multiplié, passant de quelques secondes à plusieurs

millions d'années !

Peter Vogt,

Directeur commercial pour la France chez Astaro, expert en

sécurité informatique

L’auteur

Ne pas utiliser de SSID standard

Beaucoup de routeurs WiFi sont livrés avec un nom de

réseau sans fil par défaut (ou SSID) tel que « netgear »

ou « linksys » que la plupart des utilisateurs ne prennent

pas la peine de changer. Cet identifiant SSID est

utilisé comme élément du mot de passe par le chiffrement

WPA2. Ne pas le modifier permet aux pirates de

composer des listes de consultation de mots de passe

pour les SSID courants, qui accélèrent considérablement

les processus de piratage, ce qui leur permet de

tester des millions de mots de passe à la seconde. Un

SSID personnalisé augmente significativement le temps

et le travail nécessaires pour tenter de compromettre

un réseau sans fil.

Ne pas inclure vos informations

personnelles dans votre SSID

Il ne faut pas donner aux hackers la possibilité de

savoir que votre réseau vaut la peine d'être compromis.

Indiquer « Cabinet comptable Durand » comme

SSID fournit des indications qui peuvent être utiles à

un voisin indélicat et techniquement habile ou pour

quelqu'un qui veut nuire à votre société. N'offrez pas

aux pirates le moyen de savoir si un réseau sans fil

vous appartient, ou s'il dépend de la société qui se

trouve au coin de la rue. Utilisez un identifiant vague

qui ne vous désigne pas personnellement, ni ne permet

de vous localiser.

Régler au plus juste la portée du

signal radio

Les points d'accès modernes disposent de plusieurs

antennes et puissances de transmission, et diffusent

des signaux bien au-delà des murs de votre société

ou votre maison. Certains produits vous permettent

de régler la puissance de transmission des ondes

radio via des options de menu. Il est ainsi possible de

limiter géographiquement la couverture d'un réseau

WiFi, empêchant des utilisateurs extérieurs de se

connecter et maximisant la protection.

■ Par Peter Vogt

Le Journal des télécoms N° 226 Octobre 2011

52


JDT226-P53-PDVID TES OKAG:JDT 27/09/2011 19:26 Page 49

Paiement mobile

NFC : Nouvelle Façon

de Consommer ?

Al’aube du déploiement massif des mobiles et services NFC en

France et dans de nombreux pays européens, avec un point de

mire sur Londres dans le cadre des prochains jeux olympiques,

le cabinet d’études YouGov a réalisé une enquête auprès de

350 000 consommateurs anglais au sujet du paiement mobile.

Le résultat est une bonne leçon d’humilité : 70 % des personnes

interrogées avouent n’avoir jamais entendu parler du

paiement mobile et pour 91 % des technologies NFC. Seulement 5 % déclarent

vouloir changer de mobile pour avoir la fonctionnalité NFC. Et pourtant il ne se

passe pas un jour sans voir l’annonce d’un pilote en condition réelle, un nouveau

cas d’usage testé, des accords commerciaux pour le déploiement à large échelle

« Une étude du cabinet YouGouv est une

belle leçon d’humilité : 70 % des

consommateurs anglais avouent n’avoir

jamais entendu parler du paiement

mobile et 91% des technologies NFC ».

ou de rumeurs sur la disponibilité (ou non) du NFC dans le prochain Iphone ou Galaxy

S2… Avec ces résultats nous rentrons de plein fouet dans une nouvelle phase,

non pas d’industrialisation mais bien d’éducation. Les futurs pilotes devront être

pédagogiques et non plus technologiques. Les marketeurs ont ici un terrain quasi

vierge pour développer, tester et déployer leurs techniques et technologies de

communication qui feront basculer l’utilisateur néophyte en consommateur

aguerri.

Et si les 3 lettres N.F.C. étaient finalement les initiales de « Nouvelles Façons de

Consommer » ?

L’auteur

Autre résultat à prendre en considération

: la moitié (51 %) des personnes

interrogées attendent qu’Apple ouvre la

voie… Il est vrai que cette firme a

révolutionné l’usage du mobile et sa

place même dans la société. Cette réaction,

que l’on peut comprendre, peut

provoquer malgré tout un picotement

certain dans la zone bleu-blanc-rouge de

nos cerveaux et pour les plus sensibles

d’entre nous, tendre vers un agacement

pour cette répétition de l’histoire de l’innovation

française : on ne compte plus

les inventions françaises que nous achetons

outre atlantique… Heureusement

les entreprises du pôle TES ne tombent

pas dans ce fatalisme facile et

œuvrent au quotidien pour parler

d’usage, de simplicité, d’utilité et de bénéfice

pour les utilisateurs, préparant

ainsi ce marché, certes naissant, mais Ô

combien générateur d’emplois, de leviers

de croissance et de valeurs d’avenir.

■ Par Cédric Morel-Guilloux

Cédric Morel-Guilloux,

Directeur Projets du Pôle de compétitivité Transactions

Électroniques Sécurisées (TES)

53 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P54-PDVID Aruba OKAG:JDT 27/09/2011 15:56 Page 54

Point de vue

les gens & les chiffres

Communications unifiées et mobilité

Comment dimensionner

intelligemment son réseau

Facebook, les tablettes multimédia,

YouTube et autres smartphones se

sont introduits dans les entreprises,

et pas uniquement pour

des raisons professionnelles…

Alors que l’innovation s’accélère

dans l’univers des technologies

grand public, les entreprises doivent être d’autant

plus proactives pour déterminer comment intégrer

ces technologies de nouvelle génération et les adapter

à leurs propres besoins.

Ces entreprises doivent porter une attention particulière

au lien entre communications unifiées et mobilité.

Des réseaux sans fil robustes et sécurisés

aident les entreprises à redimensionner les accès

réseau, mais aussi à réduire le nombre de switchs

Ethernet nécessaires aux connexions. Enfin, les

applications comme Skype et Facetime remettent en

cause les PaBX et systèmes de visioconférence en

place dans de nombreuses entreprises. Aujourd’hui,

nous assistons à un nouveau besoin de dimensionner

le réseau, tiré par les équipements et applications

mobiles.

Gartner Research prévoit que la croissance des softphones

sous PC, des softphones mobiles et des

téléphones sans fil sur IP dépassera largement celle

des téléphones fixes sur IP sur la période 2011-

2015. L’adoption rapide des softphones sur dispositifs

mobiles et des téléphones sur Wi-Fi alimente

cette transition et souligne le besoin d’un réseau

sans fil intelligent et hautement sécurisé.

Identifier, planifier, ajuster

Quelles sont les conséquences pour les départements

IT? En se préparant dès aujourd’hui à ces mutations

annoncées, les directions informatiques

peuvent générer de réelles économies en tirant

avantage de la pléthore de nouvelles applications

Voix et vidéo.

Le Wi-Fi est devenu l’option préférée pour les

applications mobiles gourmandes en bande passante.

Les directions informatiques ont adopté de

nouvelles normes comme le 802.11n et repensé leur

réseau afin de faire du Wi-Fi la principale méthode

de connexion. Bien sûr, la qualité des communications

Voix et Vidéo dépend fortement du réseau qui

transporte ce trafic. Les directions informatiques

doivent ainsi évaluer la capacité du Wi-Fi à offrir les

performances nécessaires aux applications Voix et

Vidéo. Dans un second temps, les directions informatiques

doivent identifier les besoins en évolutivité

de leurs applications et dispositifs nomades,

puis concevoir une architecture du réseau sans fil

pour garantir des niveaux de services adaptés. Pour

l’essentiel, le dimensionnement d’une infrastructure

Wi-Fi est défini par le nombre de points d’accès

activés et le nombre de clients pris en charge par

chacun d’entre eux. Cependant, d’autres facteurs

doivent également être pris en compte, et notamment

la localisation des points d’accès, leur capacité

à moduler les fréquences et les paramètres de

puissance, ainsi que la prise en charge de la répartition

des charges et du multicast. Étape suivante,

le réseau sans fil doit être capable d’identifier les

applications (fingerprinting) qu’il transporte et

d’ajuster les paramètres de qualité de service. Cette

« Avec l’évolution des réseaux sans fil en termes de

débit, d’architecture et de veille, les directions

informatiques peuvent pleinement tirer avantage de la

mobilité en entreprise (…)Pour garder la main, de

nombreuses entreprises se penchent sur des outils

d’activation du service sans fil en self-service ».

approche est essentielle puisque les applications

Voix et Vidéo se comportent différemment des

applications traditionnelles de données. Cette identification

en temps réel des applications permet

d’activer des règles appropriées et assure la pérennité

des performances pour les applications tempsréel

de communications et multimédia.

Ouvrir le réseau en gardant le

contrôle

Chris Kozup,

Senior Director, EMEA Marketing Aruba Networks

L’auteur

Avec l’évolution des réseaux sans fil en termes de

débit, d’architecture et de veille (identification d’application

notamment), les directions informatiques

peuvent pleinement tirer avantage de la mobilité en

entreprise.

Quelles sont les règles d’utilisation acceptables pour

tous les équipements mobiles, pour garantir sécurité

et confiance ? Le coût lié à la sécurité et à la

gestion de ces multiples équipements nomades

peut rapidement et lourdement peser sur la plupart

des directions informatiques. Pour garder la main,

de nombreuses entreprises se penchent sur des

outils d’activation du service sans fil en self-service,

qui permettent aux utilisateurs d’associer leur équipement,

de l’enregistrer et de recevoir des éléments

d’authentification valides pour l’équipement cible.

Ce contrôle d’accès pour équipements mobiles permet

aux directions informatiques de garder la main

sans pour autant consommer des ressources informatiques

majeures.

Ainsi, alors que les technologies Grand public continuent

à évoluer très rapidement, les directions informatiques

restent néanmoins capables de garder

le contrôle. Le 802.11n offre aux entreprises des

économies en allégeant le nombre de commutateurs,

et, de la même façon, des applications de

communication grand public comme Skype et

Facetime peuvent, dans une certaine mesure, se

substituer à des systèmes onéreux de communication

unifiées. Cependant, la qualité et les performances

de ces applications sont étroitement liées à

la capacité des réseaux sans fil à identifier ces applications

et de fournir automatiquement le niveau

de performances nécessaire, sans intervention à répétition

des équipes informatiques.

Nous sommes plus que jamais dans une ère de technologies

grand public, et, en s’y adaptant, les directions

informatiques pourront mieux maîtriser

leurs coûts tout en améliorant la satisfaction des utilisateurs

– une belle promesse qui ne demande qu’à

être concrétisée.

■ Par Chris Kozup

Le Journal des télécoms N° 226 Octobre 2011

54


JDT226-P55-PDVID User OKAG:JDT 28/09/2011 18:33 Page 55

M-Commerce

Le mobile va-t-il sauver

le commerce traditionnel ?

avec l’explosion du e-commerce la

question - encore farfelue il y a

quelques années - de centres urbains

sans commerce pourrait se

reposer. Après la musique, les

jeux, la presse et l’édition, la VOD,

le voyage, les spectacles, nul

doute qu’une bonne partie du commerce traditionnel

est vouée à se digitaliser. Même si le commerce

électronique ne représente que 7 % du commerce de

détail en France, peu de secteurs semblent pouvoir et

devoir résister à cette tendance de fond. La baguette

« Evitons seulement la tarte à la crème du store

locator. Un consommateur à la recherche d’un

service autour de lui va rarement sur un store

télécharger une application en espérant qu’elle ait

un système de localisation de points de vente. Il

lance Google maps ».

dématérialisée et le e-boulanger relève certes encore

plus de la science-fiction que d’une menace réelle sur

notre pain quotidien (Amen), mais comment ne pas

voir la mutation du commerce - lieu d’achat - en un

lieu de divertissement et de convivialité ! Sans parler

de disparition pure et simple des commerces traditionnels,

ces derniers doivent, parfois, contraints et

forcés à l’instar de la FNAC récemment, repenser leur

modèle de distribution et de services dans un monde

entièrement digitalisé, partiellement dématérialisé.

L’enjeu ? Ne pas devenir de simples showrooms où

les consommateurs voient, touchent les produits

avant de les acheter « là où c’est le moins cher » – à

200 mètres ou en ligne. Dans cette bataille, le mobile,

petit-frère de l’Internet, pourrait bien être un allié de

poids. Ou comment le « touch », pourrait faire le pont

et réconcilier le clic et le mortar.

En quoi le mobile est-il une

chance pour le commerce

traditionnel ?

Contrairement à l’Internet, le mobile n‘a pas pour

vocation de faire venir le point de vente au domicile

des consommateurs, ou dans leur bureau. Il a bien

évidemment la capacité de faire venir le point de

vente partout où est le consommateur – c’est le

m-commerce - mais il a aussi la capacité de faire venir

le consommateur sur le point de vente. C’est une différence

majeure qui fait du mobile un véritable outil

de création de trafic pour le commerce traditionnel.

Comment cela se matérialise-t-il ? La distribution a

été l’une des premières industries à intégrer le mobile,

en utilisant le marketing direct SMS dès le début des

années 2000. Au fil des ans, les distributeurs ont

construit leurs bases de données opt-in - notamment

sur leurs membres de club de fidélité – et testé l’efficacité

du média en complément de leur canaux traditionnels,

notamment emails & papier (imprimés sans

adresse notamment). La législation, ainsi que la saturation

de l’e-mailing, les ont conduit naturellement à

renforcer ce canal au cours des années.

Aujourd’hui, la plupart des grandes enseignes utilisent

le SMS comme outil de création de trafic, notamment

au moment des soldes. Son efficacité n’est

plus à prouver. Une diffusion instantanée offrant la

réactivité nécessaire aux enseignes, des taux d’ouverture

proche de 90 %, des passages en caisse entre

1 % et 5 % selon les offres…, autant de chiffres qui

installent le mobile dans le paysage marketing, même

s’il reste encore beaucoup à faire en termes de collecte

des données notamment.

Le développement des offres géolocalisées, l’utilisation

des notifications via des applications Smartphones

devraient, au cours des prochaines années,

renforcer cette capacité à générer un trafic ciblé et

permettre le développement du m-couponing.

Evitons seulement la tarte à la crème du store locator.

Un consommateur à la recherche d’un service

autour de lui va rarement sur un store télécharger une

application en espérant qu’elle ait un système de

localisation de points de vente. Il lance Google maps.

Le mobile peut-il aller plus loin, notamment dans l’expérience

de shopping ?

Les technologies mobiles permettent bien évidemment

d’accompagner le consommateur lors de son

achat. Plus de 50 % des consommateurs américains

disent déjà utiliser leur téléphone lors de l’acte d’achat

en magasin.

L’usage du code barre (quelle que soit sa forme EAN,

2D, QR…) sur les produits ou la PLV permet d’offrir

aux consommateurs de l’information complémentaire,

de l’avis consommateurs, des réductions ou

encore des comparatifs de prix pratiqués sur des produits

similaires dans la zone de chalandise ou en ligne.

Un enjeu clé pour les distributeurs qui devront

s’assurer de contrôler l’information consommateur

au sein de leur propre espace.

Qu’en est-il de la NFC ?

Renaud Ménérat,

Président et co-fondateur de userADgents

L’ auteur

Déployée à titre expérimental durant de nombreuses

années, cette technologie est aujourd’hui en passe

d’être commercialisée à grande échelle. L’arrivée des

Smartphones et des acteurs de d’Internet comme

Google ou Paypal notamment devrait permettre de

voir progressivement l’usage se développer. A la fois

au niveau du paiement, mais également des programmes

de fidélisation. La notion de portefeuille

électronique prendra alors tout son sens.

Le Touch & Mortar a-t-il donc un sens ? L’avenir du

commerce passe forcément par une interactivité et

une intégration forte avec le monde digital. Bien sûr

le service, le plaisir et la convivialité sont des axes

tout aussi importants pour réinventer le commerce

traditionnel et continuer - ou apprendre pour certains

secteurs - à en faire un divertissement. Il est évident

que le mobile, en accompagnant près de 60

millions de consommateurs sur le point de vente, du

parking à la sortie de caisse, a un rôle à jouer dans

cette révolution.

■ Par Renaud Ménérat, Président et co-fondateur de userADgents

55 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P56-57-Nominations OKAG:JDT 29/09/2011 17:22 Page 56

Nominations

les gens & les chiffres

ANATOLE

La société Anatole, spécialiste européen du

Telecom Expense Management a recruté au

poste de CFO Benjamin Hirsch, qui

travaillait jusqu’alors comme contrôleur

financier international chez General Electric

(GE). Auparavant, Benjamin Hirsch a eu

pendant dix ans diverses expériences

internationales au sein de grandes entreprises

telles que Deloitte ou Plastic Omnium. Chez

ce dernier, il était Finance Manager. M. Hirsch,

qui va reporter directement auprès de Nicolas

Peltier, le CEO d’Anatole, détient un MBA de

l’Université d’ Oxford.

BEARING POINT

Jean-Michel Huet est nommé

directeur associé au sein de l’équipe télécom,

média, energie et utilities de bearingpoint.

diplômé de Sciences Po Paris et

de l’Ecole Supérieure de Commerce de

Reims, il a débuté sa carrière chez France

Télécom mobiles (aujourd’hui Orange) comme

chef de produit. il rejoint Pricewaterhousecoopers

consulting en 1999 et Bearingpoint

en 2004 où il contribue au développement

des missions concernant la stratégie

et le marketing grand public des opérateurs

télécoms. il a travaillé pour plus de

25 clients (opérateurs télécoms, médias,

équipementiers, institutions financières)

en Europe, Afrique, Moyen-orient et Asie.

depuis 2010, Jean-Michel Huet pilote aussi

le développement des activités « emerging

markets » (marchés émégeants) de Bearingpoint

à destination des acteurs économiques

clés des pays émergents (notamment

pour le Maroc, nouveau bureau du cabinet)

et des directions internationales des grands

groupes français.

CISCO

Laurent Blanchard, 47 ans, accède

à la Vice-Présidence EMEA de

l’équipementrier Cisco. A sa charge : les

segments Enterprise, Secteur public, PME-

PMI et des offres technologiques autour du

réseau, des outils de collaboration et du Data

Center. Depuis 2007 Directeur Général de

Cisco France et Vice-Président Europe

depuis 2008, il doit bâtir la stratégie,

définir les investissements et mettre en

place les organisations afin d’accélérer et

de développer la croissance de la firme au

sein de la région EMEA.

Diplômé de l’ENSEM, Laurent Blanchard a

débuté sa carrière chez IBM France en 1989

en tant qu’ingénieur commercial, avant de

rejoindre le centre européen de support

marketing et technique pour la ligne de

produit UNIX. Il a ensuite développé et géré

le centre de compétences SAP en

Allemagne, puis au niveau mondial. En

1996, il a pris chez Compaq Europe la

responsabilité des relations avec les éditeurs

et les intégrateurs. Il rentre en France en

1999 pour s’occuper de la division Grands

Comptes, puis prend la direction de l’activité

Grands comptes de HP EMEA et, quelques

temps plus tard, devient Vice-Président et

Directeur général d’HP France, en charge des

ventes profes-sionnelles, Laurent Blanchard

continue donc son parcours au sein d’un

Cisco réorganisé qui le verra reporter à Chris

Dedicoat, Président de Cisco EMEA.

C’est Robert Vassoyan, 44 ans,

qui le remplace au poste de Directeur

Général de la filiale française. Ce dernier

était Directeur Général en charge des

clients grands comptes depuis 2008 chez

Cisco France. Diplômé de l’Essec, il a

débuté sa carrière chez Renault en 1990

avant de rejoindre Compaq France où il a

occupé plusieurs fonctions dont celles de

Directeur Marketing et Directeur des ventes

PME. En 2002 il a été Directeur de la

division des serveurs chez HP France puis

a pris une fonction internationale à la tête

des alliances pour HP EMEA (Europe,

Moyen-Orient, Afrique). Son arrivée chez

Cisco France date de 2007, en tant que

Directeur commercial en charge des PME-

PMI et membre du Comité de direction, puis

en 2008, Directeur général en charge des

grands comptes.

ORANGE

Patrice Lambert-de Diesbach,

55 ans, rejoint le groupe France

Télécom-Orange au rang de Directeur de la

communication financière. Placé sous la

responsabilité de Gervais Pellissier, Directeur

Général Adjoint en charge des Finances et

des Systèmes d’Information, il remplace à

ce poste Xavier Pichon, récemment nommé

Directeur Finance et Contrôle de Gestion

d'Orange France. Patrice Lambert-de

Diesbach était depuis avril 2010 le Directeur

Communication financière et Relations

Investisseurs du groupe Carrefour. Il a été

précédemment Directeur de la Recherche au

sein de CM-CIC Securities et a couvert

pendant 18 ans de très nombreux secteurs

industriels en tant qu’analyste financier au

sein de plusieurs sociétés de bourse parmi

lesquelles CM-CIC Securities, Exane, UBS

Warburg, Deutsche Bank et HSBC James

Capel. Il a démarré sa carrière dans l'audit

chez Mazars et KPMG. Il est diplômé SFAF

(Société Française des Analystes

Financiers), du CNAM et d’IEP Paris (Science-

Po).

SCC

Le management de SCC évolue avec le

développement du département « convergence

» et l’enrichissement des BU Printing

et Cisco UCS Oracle HW. Des évolutions qui

se traduisent par des évolutions de carrière

et une arrivée. Ainsi, la SSII annonce-t-elle

qu’Olivier Frerebeau devient

Responsable de la Business Unit (BU)

Convergence, que Cédric Dervaux est

nommé Responsable Interactivité et

Multimédia (au sein de la BU Convergence),

que Stéphan Cottet prend la responsabilité

de la BU Managed Print Services (MPS) et

qu’enfin Anne Morin devient Responsable

de la BU Cisco UCS Oracle HW. Olivier

Frerebeau, 46 ans, a commencé son parcours

chez Alium en 1989, puis a rejoint la cellule

Entreprise d’APC en 1996, avant le groupe

3 Com France pour le Channel et la direction

de sa filiale française. Il cède ensuite une

société de conseils qu’il avait créée et

devient Directeur France puis Europe au sein

de Westcon group. Après une expérience

chez un spécialiste de la géo-localisation,

il rejoint SCC au poste de Responsable de

la Business Unit Convergence.

De son côté, Cédric Dervaux

participe depuis maintenant plus de 10 ans

aux progrès en matière de convergence.

Après un début de carrière dans une société

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

56


JDT226-P56-57-Nominations OKAG:JDT 29/09/2011 17:22 Page 57

L’enquête

distribution

Journal des

Télécoms 2011

au complet

est disponible

d’intégration spécialisée dans l’audiovisuel

et l’affichage dynamique, il a ensuite rejoint

le grossiste Hypcom Technologies puis le

constructeur Smart Technologies (il en était

le Channel Manager France).

Stéphan Cottet, 39 ans, a occupé

différentes fonctions commerciales (suivi de

grands comptes et de corporate resellers)

et de Responsable des Ventes Solutions au

sein de la société Epson, pour laquelle il a

créé une offre de services autour du Printing

en BtoB. Sa mission principale chez SCC

tiendra au développement de la production

et de la commercialisation des offres de

gestion et de services autour des moyens

d’impression (matériels, soft associés,

services divers).

Arrivant chez SCC, Anne Morin est

nommée Responsable BU Cisco UCS Oracle

HW, en charge des offres Cisco UCS et

Oracle SUN hardware et des solutions de

cloud computing associées. Experte sur

les bases de données (Oracle, Informix) et

les systèmes d’exploitation (Solaris, autres

Unix) successivement chez Siemens-Nixdorf,

Steria puis Sun Microsystems, Anne Morin

a assuré le business development des

offres Sparc / Solaris et serveurs x86 chez

Fujitsu-Siemens avant de participer à la

création de la BU Storage & Virtualization

Solutions chez Telindus.

WALLIX

L’éditeur et spécialiste français de la

sécurité et de la gestion des risques liés à

l’accès aux infrastructures critiques a

nommé Nick Lewis au poste de

Directeur des ventes pour l'Angleterre et les

pays Nordiques. Une recrue très

expérimentée, puisque N. Lewis possède

plus de 25 ans d'expérience dans le

développement des ventes et la gestion des

réseaux de partenaires. Ses postes à

responsabilité, il les a connus chez des

grands noms du secteur : Ampreso, Access

Technology, Visual Numerics, Corvu, SAS ou

encore Webroot Software. Chez Ampreso

notamment, il a accompagné des partenaires

tels que Baynote et Laplink dans

l'implantation de leurs activités au Royaume

Uni et dans les pays Nordiques, la même

zone où Nick Lewis doit désormais travailler

pour Wallix avec la haute main sur le

recrutement et le développement du réseau

de partenaires stratégiques spécialisés

dans la sécurité. La firme dirigée par Jean-

Noël de Galzain précise qu’à son poste il

sera également responsable du

développement des ventes et de la notoriété

de la marque Wallix et de ses produits

auprès des clients et prospects sur ces

marchés.

57 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

75 pages de données uniques et exclusives, avec

des données de cadrage pour les contextualiser

La vision de la distribution sur :

- Le positionnement relatif des marques

- Les forces et faiblesses de leurs fournisseurs

Les réponses complètes de :

400 revendeurs GSM de tous les circuits de distribution sur :

- 10 opérateurs mobiles (MNO et MVNO

- 4 opérateurs-FAI

- 16 constructeurs de mobiles et de

smartphones

- 9 marques de téléphonie filaire

- 10 grossistes en lignes, terminaux et

accessoires

- 200 installateurs-intégrateurs sur :

- 7 opérateurs entreprises

- 8 fournisseurs d’autocoms (PABX/IPBX)

- 3 constructeurs de micro-casques

- 6 constructeurs d’équipements de

visio-conférence

- Les activités les plus porteuses dans les

12 mois à venir

Livrable en format papier ou électronique

Contact étude :

Ariel Gomez (Journal des Télécoms) ariel.gomez@jdt.fr

et Nicolas Amestoy (Scholè Marketing) nicolas.amestoy@schole.fr

Contact commercial :

Bernard Bibas – 01 41 58 59 23 – bernard.bibas@jdt.fr


JDT226-P58-Nvx-Prods-Mobiles 1 BAT:JDT193 30/09/2011 11:54 Page 60

Mobiles

nouveaux produits

HTC Titan

Le haut du

panier

Titan est l’un des premiers

smartphones Windows Phone du

marché à hériter de la version 7.5

(Mango) de l’OS Microsoft. C’est aussi

un modèle haut de gamme avec son

impressionnant écran de 4,7 pouces et de

hautes performances grâce à son

processeur Qualcomm 8255 à 1,5 GHz et

son GPU Adreno 220 ! En dépit de

dimensions importantes (7 x 13,1 cm), sa

prise en main est aisée d’autant qu’il est d’une

grande finesse (moins de 10 mm). Le reste de

l’équipement est de très haut niveau. De quoi

justifier un prix hors abonnement supérieur à 600

euros. Mais surtout de quoi profiter pleinement de

l’ensemble de ses ressources multimédia et des

possibilités induites par Mango.

Sonim XP 1301 Core NFC

Baroudeur sans contact

€ NC

Evolution du XP 1300, ce téléphone baroudeur professionnel s’ouvre comme son nom l’indique à

la technologie sans contact (NFC). A la base, on a avant tout affaire à un téléphone durci pour les

professionnels travaillant en milieu difficile. Submersible jusqu’à 2 m pendant 30 mn, résistant au

sable et aux vibrations élevées, ainsi qu’à des températures extrêmes, le XP 1301 hérite malgré

tout d’un design sympathique et d’un rapport dimensions/poids intéressant. Garanti 3 ans par son

fabricant, ce mobile quadri-bande ne fait pas l’impasse sur les fonctionnalités loisirs (musique,

radio et vidéo), mais ne possède pas de capteur photo, ce qui aurait pourtant pu faire sens.

Dimensions/poids : 126 x 60 x 25 mm/185 g

Ecran : 2 pouces couleur QVGA (320 x 240 pixels)

Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE

Connectique : Bluetooth 2.1, USB

OS : Android 2.1

Mémoires : jusqu’à 16 Go (MicroSD)

Autonomie : 800 h/18 h (1750 mAh)

Autres caractéristiques : plate-forme MediaTek MT6235, lecteur NFC, 7 touches souples programmables, lecteur

musical (MP3, AAC, WAV) et vidéo (3g, MPeg4), torche LED, radio FM. Certification IP 68 /GCF/CE

€ 649

Dimensions/poids : 131,5 x 70,7 x 99 mm/160 g

Ecran : tactile 4,7 pouces, résolution 480 x 800 pixels

Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE, HSDPA, WiFi b/g/n

Processeur : Qualcomm 8255 à 1,5 Ghz, GPU Adreno 220

Connectique : Bluetooth 2.1, microUSB 2.0, DLNA, A2DP

OS : Windows Phone 7.5 (Mango)

Mémoires : 512 Mo, extensible à 16 Go

Autonomie veille/comm : NC / NC

Autres caractéristiques : GPS, capteur en façade 1,3 Mpix, capteur au dos 8 Mp avec ouverture maximale à f/2,2

et double flash LED, batterie 1600 mAh, compas et gyroscope, vidéo HD 720p, logiciels divers dont retouche,

réalisation de diaporamas, hub applicatif (météo, infos, VOD, …).

HTC Radar


449

Compromis idéal

Le Radar fait figure de version « light » du Titan.

Moins imposant et moins fin, mais un peu plus

léger, il embarque cependant de nombreuses

caractéristiques de haut niveau et hérite lui

aussi de Mango. Son écran de 3,8 pouces

(800 x 480 pixels) lui donne un faux air

d’iPhone 4, d’autant qu’il se love dans une

coque monobloc en aluminium du plus bel

effet. Côté puissance, on est aussi un ton

au-dessous du Titan, mais le processeur

Qualcomm 8255 à 1 GHz, assisté par 512

Mo de mémoire vive et de 8 Go pour le

stockage, se montre néanmoins vaillant.

Et côté caractéristiques techniques, si

on n’atteint pas le niveau de

sophistication du Titan, on dispose tout

de même de l’essentiel et même d’un

peu de superflu.

Dimensions/poids : 120,5 x 61,5 x 10,9 mm/137 g

Ecran : tactile 3,8 pouces, résolution 480 x 800 pixels

Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE, HSDPA, WiFi b/g/n

OS/Processeur : Windows Phone 7.5 (Mango) / Qualcomm 8255 à 1 Ghz

Connectique : Bluetooth 2.1, microUSB 2.0, DLNA

Mémoires : 512 Mo, extensible à 8 Go

Autonomie veille/comm : NC/NC

Autres caractéristiques : GPS, capteur VGA en façade, capteur au dos 5 Mpix avec ouverture maximale à f/2,2

et 28mm, batterie 1520 mAh, compas et gyroscope, logiciels divers dont retouche, réalisation de diaporamas,

hub applicatif (météo, infos, VOD, …).

Sony Ericsson Xperia Kino V

La 3D en prime

Motorola Fire

Baptisé initialement Neo et dans la lignée du Xperia Arc, ce Kyno V est hautement ludique

et multimédia. Il hérite du dernier processeur Snapdragon de Qualcomm, de la toute

dernière mouture d’Android (2.3.4) et, surtout, d’une nouvelle et bluffante technologie

photo 3D connectable aux téléviseurs HD en HDMI. Sans oublier une version adaptée de

Facebook. On peut même le transformer en « mini PC portable » en branchant toutes

sortes de périphériques USB. On retrouve sinon toutes les qualités de la série, à

commencer par un superbe écran de belle taille et une foultitude de fonctions, dopées par

l’accès à l’océan d’applications Android.

Dimensions/poids : 116 x 57 x 13 mm/126 g

Ecran : tactile capacitif (multipoint) 16 millions de couleurs de 9,4 cm (résolution : 480 x 854 pixels

Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE, HSUPA, HSDPA, WiFi 802.11b/g

Connectique : Bluetooth 2.1 (stereo A2DP), microUSB 2.0, DLNA, HDMI

OS/Processeur : Android 2.3.4 (Gingerbread) / Qualcomm Snapdragon MSM8255 1 GHz

Mémoire : jusqu’à 320 Mo, 2 Go sur microSD extensible à 32 Go

Autonomie veille/comm (données constructeur) : 430 h/7 h (1500 mAh)

Autres caractéristiques : appareil photo 3D 5 Mpix, autofocus, détection des visages, flash LED, zoom

x16, caméra frontale VGA, baladeur audio (MP3, WAV, WMA, AAC+) et vidéo (MP4, WMV, H.263,

H.264),enregistrement vidéo HD, radio, a-GPS, services Google.

(avec abonnement)

Le feu sacré

Ce nouveau smartphone HDSPA et EDGE sous Android 2.3 (Gingerbread) est disponible en

exclusivité dans le réseau Orange à un tarif très avantageux. Il cumule clavier Azerty et écran

tactile 2,8 pouces. Son design, à la fois moderne et épuré, bénéficie d’une finition de bon aloi.

Très communiquant, il bénéficie de l’interface utilisateur maison ‘Moto Switch’, offre un APN 3

Mpix et du grand classique en matière d’audio/vidéo, ainsi que les fonctions d’un GPS doublé

d’un accéléromètre. WiFi et Bluetooth, comme il se doit, il présente surtout l’avantage d’accéder à

bas prix à l’ensemble des applications Google et du Google Market.

Dimensions/poids : 116,5 x 58 x 13,5 mm/ 110 g

Ecran : tactile capacitif 2,8 pouces, 240 x 320 pixels, 256 000 couleurs

Compatibilité réseau : Quadribande (850-900-1800-1900 MHz), WiFi 802.11b/g/n

Mémoire : 256 Mo embarqué, extensible à 32 Go (MicroSD)

Connectique : Bluetooth 2.1, Stéréo A2DP + EDR, microUSB 2.0

OS/Processeur : Android 2.3 (Gingerbread)/ 600 MHz ARM 11 processor, GPU Adreno 200

Autonomie veille/comm (données constructeurs) : 720 h/8 h (1420 mAh)

Autres caractéristiques : design bartype, clavier Azerty, appareil photo 3,15 Mpix, autofocus, vidéo

480 à 24 images/s(MP4/H.263/H.264), baladeur audio (MP3/WAV/eAAC+), a-GPS, applications

Google (Search, Maps, YouTube, Picasa, etc) et Motoblur.

à partir de

€ 1

(avec abonnement)

à partir de

€ 1

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

58


JDT226-P59-PEM-Blackberry 9900 OKAG:PRISE en MAIN 28/09/2011 18:37 Page 59

Blackberry Bold 9900

RIM se réveille

Prise en main

Souvent pointé du doigt pour son immobilisme, le constructeur

canadien livre un combiné doté d’un processeur plus puissant et

d’un OS rafraichi. En somme, un smartphone (enfin) capable de

rivaliser avec les modèles concurrents.

Nouveaux

produits

•Finition exemplaire

•Blackberry OS 7

•Pas très facile d’accès

RIM a retravaillé l’allure du

Bold. Ses lignes plus claires

illustrent la rupture que le

constructeur, souvent pointé

du doigt pour son manque

de créativité en la matière,

a cherché à imprimer.

Sur ce modèle, le fabricant

est parvenu à allier

modernité et héritage.

Face au rythme soutenu

imprimé par la concurrence,

RIM n’a eu d’autre choix

que de faire évoluer son

système d’exploitation.

La nouvelle version,

Blackberry OS 7, sans

être révolutionnaire offre

une expérience d’utilisation

bien plus agréable.

RIM a changé sa

sempiternelle protection

arrière en cuir pour un

matériau composite.

Ce changement, même

minime, participe au

nouveau souffle que

le constructeur semble

vouloir donner à la famille

des terminaux Bold.

Les Blackberry cuvée 2010 étaient de bon smartphones, mais ils étaient sérieusement

à la traine d’un point de vue technique. Le processeur du plus puissant

d’entre eux ne tournait qu’à 624 MHz, alors même qu’une bonne partie de

processeurs du marché affichaient une vitesse d’horloge de 1 GHz. Avec ce

Bold 9900, RIM a clairement décidé de ne pas réitérer cette erreur. C’est donc un

Qualcomm Snapdragon de dernière génération tournant à 1,2 GHz (simple cœur)

qui anime ce modèle. Il est supporté par 768 Mo de mémoire vive et 8 Go de

mémoire interne. Le constructeur a également ajouté un lecteur de carte microSD

pour les utilisateurs désireux d’augmenter la capacité de stockage du combiné. La

connectique sans fil est ultra-complète, toutes les normes du moment (NFC compris)

étant supportées. Cela pourra intéresser les voyageurs puisqu’il est donc

possible de se connecter sur quasiment tous les réseaux mobiles existants (comme

le CDMA aux États-Unis). S’il conserve la forme générale de son prédécesseur,

l’allure du Bold 9900 a été retravaillée. Les lignes sont plus nettes et le nombre de

pièces a été fortement réduit. Ajoutez à cela du métal cerclant l’appareil et vous

obtenez un smartphone de très belle facture et très solide. Certains pourront peutêtre

regretter le remplacement du cuir au dos de l’appareil par un matériau composite,

mais l’impression de qualité reste bien présente. L’écran bénéficie lui aussi de

son lot d’améliorations, passant de 2,44 à 2,8 pouces, mais gagnant aussi en résolution

(640 x 480 contre 480 x 360) et en nombre de couleurs (de 64 000 à 16 millions).

Le clavier évolue, lui, assez peu, le seul changement notable étant des touches très

légèrement plus larges. Fait pour s’utiliser avec deux pouces, le clavier rétro-éclairé

est le meilleur disponible actuellement sur le marché. Une fois

que l’on a pris le coup de main, écrire des messages devient

une activité à la fois rapide et confortable. Les

changements sont plus subtils pour la partie logicielle.

Esthétiquement, rien ou presque ne change

mais quelques secondes de navigation dans l’interface

suffisent à s’apercevoir que tout est infiniment

plus fluide. Deux responsables : d’une part le

processeur bien plus puissant et de l’autre la prise

en charge de l’accélération graphique. Résultat si

rien ou presque ne change fondamentalement,

l’expérience est nettement plus agréable. Petit

avertissement tout de même, passer d’iOS ou

d’Android à Blackberry OS 7 risque d’être difficile,

tant la logique professionnelle du système demeure

omniprésente. Le navigateur voit, lui, ses temps de

chargement largement réduits. L’autonomie quant à

elle reste un point fort des smartphones du canadien

: les trois jours d’utilisation peuvent être aisément

atteint sans recharge du terminal. Le Bold

9900 est donc la nouvelle référence des smartphones

professionnels.

■ François Arias

LA CONCURRENCE


Motorola Fire

1 euro TTC (avec abonnement)

640

Dimensions/poids : 115 x 66 x 10,5 mm/130 g

Compatibilité réseaux : GSM, GPRS, EDGE, HSDPA, HSUPA,

WiFi 802.11b/g/n

Ecran : tactile, 2,8 pouces, résolution 640 x 480 pixels

Connectique : Bluetooth 2.1, microUSB 2.0

OS : Android 3.0

Mémoire : 8 Go, 32 Go supplémentaires

Autonomie moyenne constatée : 72 h

Autres caractéristiques : APN 5 Mpixel, flash LED, geo-tagging,

video HD (720 p), baladeur vidéo (MP4, WMV, H.263, H.264),

audio (MP3, eAAC+, WMA), NFC, A-GPS

59

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P60-Nvx-Prods-Mobiles 2OKTP:JDT193 29/09/2011 18:05 Page 60

Mobiles

nouveaux produits

Sony Ericsson Xperia Active

Sony Ericsson Xperia Active

Dans la gamme des nouveaux smartphones de Sony Ericsson, ce modèle se distingue par ses

caractéristiques baroudeuses : étanchéité (il peut rester 30 mn sous 1 m d’eau) et résistance

à la poussière en plus d’un écran tactile multipoint anti-rayures avec détection des doigts

humides ! Et puis il cible les sportifs avec son moniteur de fréquence cardiaque et ses

applications ad hoc. Il tire la quintessence de Gingerbread via son superbe écran de 7,6 cm

Reality Display, son appareil photo 5 Mpix avec fonction vidéo HD et son processeur 1 GHz.

Un niveau de raffinement qu’on retrouve dans tous les domaines, du player audio-vidéo aux

fonctions GPS en passant par la fonctionnalité DLNA permettant, par exemple, de

communiquer avec un téléviseur HD à cette norme.

Acer Liquid Express E320

299

Le NFC en prime

Dans sa gamme des Liquid Express sous Android, le fabricant taïwanais positionne ce modèle en

entrée de gamme (sous les 300 euros), mais avec un vrai supplément d’âme : la présence d’un

chip NFC (sans contact). Pour le reste, on retrouve sur ce modèle orchestré autour d’un

processeur Qualcomm MSM Turno cadencé à 800 MHz et offrant 512 Mo de RAM, un écran

tactile HVGA de 3,5 pouces affichant une résolution de 480 x 320, un APN 5 megapixels avec

flash LED, un GPS et une compatibilité vaste en termes de réseaux (3G et HDSPA) et de sans fil

(WiFi et Bluetooth). Le NFC vient donc compléter l’ensemble pour un modèle qui, d’ici la fin de

l’année, devrait lui ouvrir en grands les portes notamment du paiement sans contact.

Dimensions/poids : 115 x 62,5 x 12,5 mm/135 g

Ecran : 3,5 pouces tactile 256 000 couleurs (480 x 320)

Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE, HSUPA, HSDPA, WiFi 802.11b/g/n

Connectique : Bluetooth, microUSB

Mémoires : 512 Mo de RAM, extension par MicroSD jusqu’à 32 Go

OS : Android 2.3 (Gingerbread)

Autonomie veille/comm (données constructeurs) : NC / NC (batterie : 1050 mAh)(données constructeur)

Autres caractéristiques : Appareil photo 5 mpixels avec flash LED, GPS, tunerFM, SocialJogger et MediaServer.

€ 300

Dimensions/poids : 55 x 92 x 16,5 mm/110,8 g

Ecran : tactile capacitif 16 millions de couleurs, 3 pouces (résolution : 320 x 480 points)

Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE, HSUPA, HSDPA, WiFi 802.11b/g/n

Connectique : Bluetooth (stéréo A2DP), microUSB 2.0, certifié DLNA

OS/Processeur : Android 2.3 (Gingerbread)/1GHz

Mémoires : 320 Mo embarqué + 2 Go extensible à 32 Go

Autonomie veille/comm (données constructeurs) : 351 h/4 h 53

Autres caractéristiques : appareil photo 5 Mpixels, autofocus, flash LED, reconnaissance automatique des visages

et zoom 8x, enregistreur vidéo HD, radio FM, a-GPS, baromètre et boussole, baladeur audio (MP3, WAV, AAC+) et

vidéo (y compris en streaming), applications Google et accès à Android Market, applications sportives et jeux.

Blackberry

Curve 9360

Nouvelle vague

Voici le remplaçant du modèle d'entrée de

gamme Curve 8520, qui aura survécu deux

ans (un réel exploit sur ce marché). Pour

conserver un tarif agressif, le fabricant a fait

l’impasse sur l’écran tactile et l’a doté d’un

processeur cadencé à 800 MHz (contre 1,2

GHz pour les autres modèles de la série). La

nouveauté vient de l’intégration d’une puce NFC

pour de futures applications du paiement sans

contact. Sinon on retrouve BB OS 7.0 et son BBM

amélioré que les addicts de la mûre ne laisseraient

pour rien au monde. Un capteur photo 5 mpixels

prend aussi place au dos d’un boitier fin et

classieux. Enfin, notons que la connexion WiFi est

disponible et qu’elle est certifiée Cisco CCX.

à partir de


1

(avec abonnement)

Dimensions/poids : 109 x 60 x 11 mm/99 g

Ecran : 2,44 pouces couleur non tactile (résolution : 480 x 360 pixels)

Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE, UMTS, WiFi 802.11b/g/n

Connectique : Bluetooth 2.1

Mémoires : 512 Mo extensible à 32 Go via MicroSD

OS : BlackBerry OS 7

Autonomie veille/comm (données constructeurs) : 336 h/300 minutes (batterie : 1000 mAh)

Autres caractéristiques : clavier Azerty appareil, trackpad optique, photo 5 Mpixels, flash LED,

géotagging, enregistrement vidéo VGA, baladeur audio (MP3), aGPS, BlackBerry maps, lecture

document Word, Excel, PDF et PowerPoint

Geemarc CL8400

Adapté au handicap

Nokia 101

Avec son look clamshell d’un autre temps, ce téléphone livré avec son chargeur de

bureau peut passer pour désuet. Mais il n’en a cure. Sa vocation est en effet d’être

utile. Utile aux personnes âgées, souffrant d’une perte d’audition, et aux malentendants

de tous âges du fait de sa compatibilité avec les prothèses auditives ainsi que du

réglage possible du volume de la sonnerie et de la réception. N’attendez pas sinon de

fonction sophistiquées, mais le nécessaire et le suffisant : appels et SMS, auxquels

s’ajoutent la présence d’un bouton d’appel d’urgence et 3 touches mémoires directes

pour appeler des proches sans se souvenir de leur numéro.

Dimensions/poids : 83 x 52 x 20mm/56 g

Ecran : 35 x 45 mm couleur 3 lignes alphanumériques avec grands caractères et contraste réglable

Compatibilité réseau : Bi-bande 900/1800MHz

Autonomie veille/comm (données constructeurs) : 180 h/5 h

Autres caractéristiques : Compatible aides auditives, livré avec chargeur de bureau (via USB),

volume de réception réglable jusqu' à +40dB (de la tonalité +10dB), bouton d’appel urgence

SOS, voyant lumineux de sonnerie, fonction radio FM, répertoire 250 noms.

Le plus simple appareil

Enfants adeptes du SMS, personnes âgées, utilisation d’appoint ou de secours en complément d’un

smartphone, habitants des pays en voie de développement... Divers usages sont envisageables pour ce

Nokia 101, qui adopte un look simple mais sympa et n’embarque que le strict minimum (pas de

bluetooth ni de WiFi, pas de photo ni de fonctions multimédias avancées, etc.). C’est cependant le

cinquième modèle à double carte SIM (avec gestionnaire logiciel ad hoc) lancé au cours des derniers

mois par Nokia et il est à ce jour le plus abordable. Radio FM, lecteur MP3 basique doublé d’un hautparleur

et prise en charge des cartes mémoire microSD jusqu’à16 Go viennent compléter le tableau d’un

téléphone au prix tout doux.

Dimensions/poids : 110 x 45,5 x 14,9 mm/70 g

Ecran : 1,8’’ TFT, 128 x 160 pixels, 65 000 couleurs

Compatibilité réseau : GSM, GPRS

Mémoire : NC, extensible à 32 Go (microSD)

OS : S30

Connectique : pour chargeur 2 mm, AV 3,5 mm

Autonomie veille/comm (données constructeurs) : 25 jours /6,7 h

Autres caractéristiques : Dual SIM, baladeur MP3, radio FM stéréo, gestionnaire de contacts (500),

lampe de poche, indicateur de forfait hors opérateur, jeux préchargés


119

€ 39,90

(hors abonnement)

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

60


JDT226-P61-PEM-Acer Iconia100 OKAG:PRISE en MAIN 28/09/2011 18:39 Page 61

Acer Iconia 100

Prise en main

Une tablette compacte et aboutie

L’iconia A100 permet à Acer se positionner sur le créneau des

tablettes 7 pouces, occupé jusqu’ici par RIM avec sa tablettes

Blackberry Playbook et par HTC avec la Flyer.

Nouveaux

produits

•Format

•Prix

•Android 3.0

•Autonomie

•Angle de vision

restreint

Format plus compact oblige,

l’Iconia A100 « perd », une

prise (le porte USB Host) par

rapport au modèle A500. La

tablette possède cependant,

en plus de la sortie audio, un

connecteur mini-HDMI, du

micro-USB ainsi qu’un

lecteur micro-SD, ce qui est

plus qu’honorable vu la taille

de la tablette.

La tablette tourne sous Android 3.0.

Parmi les ajouts visibles, on trouvera

des widgets désormais redimensionnables

ou encore la possibilité

de gérer plus d’applications en

multitâche. Acer étant même

assez chiche en termes d’applications

préinstallées. Il faudra se

contenter d’un gestionnaire de

fichiers et d‘un logiciel de partage

réseau par le DLNA.

Sur l’écran, les angles de

vision sont très limités. S’il est

possible de regarder un film à

deux sans trop de problèmes,

le moindre mouvement

vertical dégrade fortement la

qualité de l’affichage au point

de le rendre illisible. Il faudra

donc surveiller sa position

pour garder une bonne qualité

d’image.

Sept mois après le lancement de sa première tablette Iconia A500, pourvue

d’un écran 10 pouces, Acer sort enfin la déclinaison 7 pouces. Nommée A100,

elle troque un peu de son autonomie et de sa surface d’affichage du modèle

A500 contre une meilleure portabilité et la dernière version d’Android Honeycomb.

Très compacte, l’A100 correspond parfaitement à ce que l’on attend d’une

« petite » tablette. Sa forme est agréable à prendre en main et contrairement à ce

que l’on aurait pu craindre, le revêtement arrière n’est pas glissant. Quelques

reproches tout de même quant à la forme. La A100 est plutôt épaisse (13,1 mm) et

assez lourde (475 g) pour sa diagonale. L’écran de 7 pouces nous laisse une impression

un peu mitigée. La luminosité et le contraste sont tout à fait honnêtes. Comme

toujours sur les tablettes Android 3.0, on est en présence d’un écran capacitif qui,

dans ce cas précis, est très sensible aux reflets, ce qui limite franchement l’usage en

extérieur. En revanche, la partie tactile répond avec une grande précision. La résolution

est de 1024 x 600 pixels ce qui est tout à fait suffisant pour ce format. Petite

taille oblige, la batterie embarquée est nettement moins volumineuse que pour le

modèle Iconia Tab A500. Conséquence, il est très difficile de dépasser les 4 heures

d’utilisation. C’est d’autant plus dommage que cet appareil est plutôt axé mobilité.

Autre grief, le chargeur est très (trop) encombrant à notre goût et passe une nouvelle

fois par un port propriétaire. Charger la tablette par le port micro-USB aurait

été nettement plus intéressant, d’autant plus que ce type de prise a tendance à se

généraliser. Côté logiciel, on retrouve donc sur ce modèle la toute dernière version

de l’OS Android, Honeycomb. Néanmoins, pas de révolution, les améliorations étant

globalement invisibles pour l’utilisateur. En effet, la plupart

des nouveautés n’intéresseront que les développeurs

avec la prise en charge de nouvelles résolutions, une

meilleure gestion des cartes micro-SD et des périphériques

ainsi qu’une optimisation générale des

performances. Si vous avez déjà utilisé une tablette

Android 3.0, aucune surprise donc, Acer étant

même assez chiche en terme d’applications préinstallées

puisqu’il faudra se contenter d’un gestionnaire

de fichier et d‘un logiciel de partage réseau

par le DLNA. On passe rapidement sur le capteur de

5 mégapixels qui, s’il est un peu meilleur que la

moyenne des tablettes, sera réservé à des prises de

vue opportunistes, tant le bruit numérique est présent.

Le constat est similaire pour l’enregistrement

vidéo qui peut aller jusqu’au 720 p. Et on peut le

regretter. Sur une tablette de 10 pouces la partie

prise de vue ne fait pas vraiment envie, il en va tout

autrement sur un format plus mobile. Il sera donc

intéressant que les fabricants se penchent sur la

question et intègrent des capteurs du niveau de

ceux que l’on trouve sur les meilleurs smartphones.

■ François Arias

LA CONCURRENCE


300

Dimensions/poids : 195 x 117 x 13.1 mm/470 g

Compatibilité réseaux : Wi-Fi 802.11 b/g/n

Ecran : tactile, 7 pouces, résolution 600 x 1024 pixels

Connectique : microUSB

OS : Android 3.0

Mémoire : 8 Go, 32 Go en plus via port microSD

Autres caractéristiques : APN 5 Mpixels, autofocus, flash LED,

deuxième capteur, baladeur audio (MP3, WAV, WMA, eAAC+),

vidéo (XviD/MP4/H.264/H.263)

Blackberry Playbook - 500 euros (WiFi)

HTC Flyer - 690 euros (3G 32 Go)

61

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P62-Nvx-Prods-TablettesOKTP:JDT193 29/09/2011 18:08 Page 62

Tablettes

nouveaux produits

Logitech Tablet Speaker

Donne de la voix

Amplifier le son des ordinateurs et des iPhones ou autres smartphones ne suffisait pas au

bonheur de Logitech. Pour qu’il soit complet, le fabricant helvétique a mis sur le marché ce

haut-parleur se fixant avec un robuste clip en caoutchouc à un iPad ou toute autre tablette

numérique pour peu qu’elle dispose d’une sortie casque 3,5 mm. Ce, loin de toute source de

courant pendant environ 8 heures grâce à une batterie autonome (qui se recharge via USB à

un ordinateur par exemple) et sans recours à des piles alcalines… Se glissant aisément

dans son étui (fourni) ou dans la sacoche d’un ordinateur portable, ce TabletSpeaker produit,

selon son fabricant, « un son de haute qualité » en configuration écoute musicale, visionnage

de film ou jeu vidéo.

Panasonic Toughbook CF-H2

Pour le personnel médical

Acteur traditionnel des ordinateurs et tablettes durcis, le japonais Panasonic lance avec

sa Toughbook CF-H2 sa deuxième génération de tablettes ultra durcies spécialement

conçues pour les professionnels de la santé. Autour d’une architecture puissante (Intel

Core i5 à 1,7 GHz, 2Go de Ram en standard et disque dur de 160 Go ou SSD de 128

Go en option), le fabricant a su concevoir un produit sophistiqué, particulièrement dédié

aux hôpitaux et au personnel médical. Un produit léger et imperméable, résistant aux

chocs et que l’on peut aisément désinfecter. Son ergonomie et la lisibilité de son écran

sont en outre poussées, il hérite en option d’un APN autofocus 2 Mpixels et il existe - là

encore en option - en version tactile (modèle Dual Touch avec écran tactile et scanneur).

Dimensions/poids : 274 x 268 x 58 mm/1,58 Kg (avec poignée)

Ecran : LCD 10,1 pouces XGA Transflective Plus

Processeur : Intel Core i5-2557M Vpro (1,7 GHz)

OS : Windows 7 Professional

Connectique : Bluetooth 2.1, Ethernet, Wifi 802.11 a/b/g/n, USB 2.0, RS232C, socle d’accueil, DC-In

Mémoires : 2 Go DDR3, extensible à 6 Go. Masse : disque dur 160 Go SATA (128 Go SSD en option sur modèle avec lecteur de cartes à puce)

Autonomie (données constructeurs) : environ 6,5 h

Autres caractéristiques : appareil photo 2 Mpixels avec flash LED, boutons programmables, module de sécurité TPM.

En option : lecteur de codes à barre ou d’empreintes digitales, lecteur NFC et RFID, lecteur de cartes à puce à contact, GPS.

€ 2230

€ 39,99 € 199

Dimensions/poids : 41,5 x 214,7 x 41,5 mm/170 g

Connectique : 3,5 mm

Compatibilité : Ipad et toute tablette (ou dispositif mobile) avec sortie casque 3,5 mm

Autonomie : environ 8 h (batterie autonome rechargeable via USB)

YARVIK Tablet TAB410

Bon marché

Compatible HD 1080 p, même si son port mini-HDMI ne l’est qu’en 720p, cette tablette

sous Android (2.2, Froyo) d’un nouveau venu (Yarvik) tire partie d’un écran tactile de 10

pouces (mais résistif). Exclusivement Wifi (b/g) il offre à moindre coût la vidéo dans de

nombreux formats, l’audio et un panel de 12 applications préinstallées, en plus d’un

appareil photo (seulement 2,1 mégapixels) et d’une bonne autonomie sur le papier…

A noter sa capacité de stockage de 4 GO extensible via microSD jusqu’à 64 Go et son

port RJ45 permettant de le connecter à un réseau Ethernet existant. Deux éléments qui

contrebalancent quelques absences et le recours à certaines technologies vieillissantes

(écran, wifi seulement G, pas de Bluetooth ni de double capteur photo/vidéo, …).

Storex Ezee Tab7C

Au doigt et à l’oeil

Un concurrent de plus dans la nébuleuse des tablettes Android. Mais ce modèle 7

pouces signé par un grand nom français du multimédia et du stockage a plus d’un

tour dans son sac et un prix somme toute avantageux (inférieur à 200 euros TTC en

version 8 Go). Uniquement WiFi, mais dotée de nombreux raffinements dont une

webcam frontale et la présence d’un port USB Host pour connecter toutes sortes de

périphériques et unités de stockage à cette norme, l’Ezee Tab 7C tire pleinement

partie de l’OS de Google et cible le grand public avec ses fonctions photo/audio/

vidéo complètes. D’autant qu’en conjonction avec un téléviseur HD via le port HDMI,

les loisirs numériques induits prennent une autre dimension.

Dimensions/poids : 188 x 143 x 12,5 mm/410 g

Ecran : tactile capacitif 7 pouces, 16 millions de couleurs, résolution 800 x 600 pixels

Compatibilité réseau : WiFi 802.11b/g

Processeur : ARM Cortex-9 à 800 MHz

Connectique : USB Host 2.0, HDMI 1.3 1080p-24, Dolby/DTS, RCA (jack)

Mémoire : 512 Mo, 8 Go extensible via MicroSD

OS : Android 2.2

Autonomie (données constructeurs) : 10 h (batterie 3.7V 3200 mAH li-ion)

Autres caractéristiques : Webcam 2 Mpixels en frontal, formats audios supportés (MP3, AAC, WAV,

WMA, OGG, APE, FLAC, AC3) et vidéo (AVI, MP4, 3GP, MKV, MOV, TS, etc.), compatibilités images

(jpg, bmp, png, gif, Jpeg) et animations Flash. Applications Google et accès à Android Market.

ACER Iconia Tab A100

Plus qu’un Mee Too…


149

Dimensions/poids : 270 x 171 x 16 mm/692 gr

Ecran : tactile (résistif) 10 pouces, résolution 1024 x 600 pixels

Compatibilité réseau : WiFi 802.11b/g

Processeur : ARM 11 à 1 GHz

Mémoires : 512 Mo de RAM, 4 Go de capacité mémoire (MicroSDHC) extensible à 64 Go

Connectique : HDMI, 2 x USB 2.0 Host, 2 x MicroSDHC, Ethernet (RJ45)

OS : Android 2.2

Autonomie (données constructeurs) : jusqu’à 10 h en musique, jusqu’à 3 h en vidéo (batterie 3500 MAh)

Autres caractéristiques : capteur photo/vidéo 2,1 Mpixels, microphones et haut-parleurs intégrés,

audio (MP3, WMA, WAV, APE, FLAC, AAC, OGG) et vidéo (RM, RMVP, AVI (H.264/H.263), MOV,

WMV, MP4, FLV, MKV, ASF, 3GP), services et applications Google et accès à l’Android Market.

Déclinaison moins onéreuse de la Tab A500, cette tablette 7 pouces pèse 410 g, s’avère compacte

et offre une finition de qualité. Première dans la gamme à embarquer la version 3.2 d’Android, elle

inaugure aussi la prise en charge complète des cartes Micro SD. Côté images, le processeur dédié

de NVIDIA (Tegra 2) est là pour offrir à l’utilisateur un vrai confort pour visionner des films, jouer à

des jeux en ligne (y compris en Flash) ou naviguer sur le Web. On peut le connecter à une TV Full HD

via HDMI et la partie son n’est pas en reste avec Dolby. La présence d’un double capteur photo/vidéo

(5 MP à l’arrière et 2 MP en façade pour le chat vidéo) conclut un tableau fort complet.

Dimensions/poids : 195 x 117 x 13,1 mm/410 g

Ecran : Multi-tactile capacitif WSVGA 7 pouces (1024 x 600)

Processeur : NVIDIA Tegra 2 mobile avec UC ARM Cortex-A9 double-cœur à 1 GHz

Compatibilité réseau : GSM/GPRS/EDGE/ HSDPA/ HSUPA jusqu’à 5,76 Mbit/s (pour la version 3G), WiFi 802.11b/g/n

Connectique : Bluetooth 2.1 (extensible en 3.0), microUSB 2.0 et port USB Host, HDMI type D (double screen),

prise audio (avec micro) jack 3,5 mm

OS : Android 3.2

Mémoire : 8 Go extensibles à 16 Go (MicroSD jusqu’à 32 Go, compatible SDHC 2.0)

Autonomie veille/fonctionnement (données constructeurs) : 250 h/ 5 h.

Autres caractéristiques : appareil photo arrière 5 Mpixels avec autofocus et capteur 2 Mpixels en façade (0,3 en

vidéo), compatibilités audio/vidéo étendues, compas, GPS et Gyromètre. Applications Google et accès à Android Market.


299

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

62


JDT226-P63-PEM-HTC EVO 3DOKTP:PRISE en MAIN 29/09/2011 18:10 Page 63

HTC Evo 3D

Prise en main

HTC Evo 3D : le relief en plus

Après l’Optimus 3D de LG, HTC est le deuxième constructeur à

proposer un smartphone équipé d’un écran auto-stéréoscopique

qui se passe de lunettes pour voir en relief. Mais il n’y a pas que

cela, l’Evo 3D réunit aussi tout ce qu’il y a de mieux en termes

de smartphone à l’heure actuelle.

Nouveaux

produits

•Puissant

•Bien fini

•3D réussie

•Poids et

encombrement

•Manque de

contenus 3D

•Autonomie faible

Le dos de l’appareil,

texturé, permet à

l’utilisateur d’avoir une

meilleure prise en main

du terminal.

L’adoption d’un écran 3D

n’est toutefois pas sans

conséquences sur le format

de l’appareil, notamment

sur son épaisseur qui

atteint les 12 mm.

Petite originalité du côté

des boutons puisque l’on

trouve un déclencheur pour

l’appareil photo ainsi qu’un

interrupteur permettant de

basculer de la 2D vers la

3D pour ses prises de vue.

Le HTC Evo 3D reprend en quelque sorte le cahier des charges du Sensation en y

ajoutant le relief. Comme sur ce dernier, le processeur est un double-cœur et la

mémoire de stockage est limitée. Les lignes tranchent toutefois franchement

avec celles du Sensation. Alors que ce dernier était tout en courbes et en métal,

l’Evo 3D est habillé d’un plastique doux au toucher et adopte un design plus angulaire.

L’engin est particulièrement lourd, avec 170 grammes sur la balance. Si cela ne

veut pas dire qu’il est intransportable (il rentrera sans trop de problème dans une

poche de jean), on ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec des modèles

comme l’Optimus Black (LG) ou le Galaxy SII (Samsung) bien plus fins et plus légers,

même si ces derniers ne sont pas 3D. Comme son aîné, l’Evo 3D est équipé du processeur

Qualcomm Snapdragon MSM8260. Dotée de deux cœurs et cadencé à 1,2 GHz,

cette puce est capable de faire tourner sans le moindre problème toutes les applications

qu’elle est amenée à rencontrer. On est nettement moins satisfait par la mémoire

de stockage, qui est de 1 Go seulement, un peu juste pour un modèle haut de gamme.

L’écran de 4,3 pouces adopte une résolution qHD et utilise la technologie Super LCD. Il

produit dans l’ensemble des captures correctes avec des couleurs justes malgré un

contraste assez moyen. Le rendu en relief est bon, avec, notamment, une tolérance

agréable en termes d’angles de vision. La position idéale ne varie pas : il faut maintenir

l’écran bien en face de soi et éviter les mouvements intempestifs. 3D oblige, l’Evo

3D troque l’unique capteur 8 Mpixels du Sensation contre deux capteurs de 5 Mpixels.

Cette baisse toute théorique de qualité se fait - au final- peut sentir. La qualité générale

des images reste bonne, tant en 2D qu’en 3D. Le constat est similaire

pour la vidéo, qui est fluide et composée de couleurs

relativement justes. Seul regret, l’enregistrement

est limité au 720p. Il est clair qu’en l’absence de contenus

réellement intéressants, les capacités 3D du téléphone

se limitent essentiellement à la réalisation de

photos et de petites vidéos à regarder sur l’écran

auto-stéréoscopique. Parmi les changements plus

consistants, on remarquera que l’écran de déverrouillage

a été repensé. Il a gagné quatre icônes personnalisables

qui rendent plus véloce le lancement des

applications. C’est efficace. L’accès à des fonctions

comme la photo devient bien plus rapide. Au rayon

des nouveautés, la barre de notifications a été revue

et s’inspire de la concurrence. Il est donc plus facile

d’accéder à des paramètres utiles, notamment pour

la gestion de l’énergie (WiFi, GPS, Bluetooth …). Sur

le multimédia, HTC n’a pas produit d’effort particulier.

L’utilisateur doit se contenter de l’offre minimale

de formats supportés par Android. Malgré une batterie

conséquente, l’autonomie est médiocre. Il est très

difficile de dépasser la journée d’utilisation. A noter

que la 3D est particulièrement gourmande et épuisera

votre batterie en quelques heures.

■ François Arias

LA CONCURRENCE


600

Dimensions/poids : 126 x 65 x 12,1 mm/170 g

Compatibilité réseaux : GSM, GPRS, EDGE, HSDPA, HSUPA,

WiFi 802.11b/g/n

Ecran : 3D, tactile, 4,3 pouces, résolution 540 x 960 pixels

Connectique : Bluetooth 3.0, microUSB 2.0

OS : Android 2.2

Mémoire : 1 Go, 32 Go via port USB

Autonomie moyenne constatée : 30 heures

Autres caractéristiques : APN 5 Mpixels, autofocus, flash LED,

capteur stéréoscopique, vidéo en haute définition, radio, sortie

TV, baladeur audio (MP3, AAC+, WAV, WMA), baladeur vidéo

(MP4, Xvid, H.263, H.264, WMV)

LG Optimus 3D

600 euros

63

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT226-P64-PEM Nv ProdOKTP:JDT 29/09/2011 18:13 Page 64

Divers

nouveaux produits

Belkin Tizi

Vous saurez tout sur le Tizi

Premier fruit du partenariat signé avec Equinux, le Tizi de Belkin est un tuner TNT mobile qu’Equinux a envisagé

€ 149

comme un produit compagnon des iPad, iPhone et Ipod Touch dont il exploite la qualité d’écran (Retina). A la clé ?

Une image de belle facture pour un produit qui offre au passage un point d'accès Wi-Fi intégré. Au-delà de la

visualisation via une application ad hoc (tizi.tv) téléchargeable gratuitement, il permet d’enregistrer directement les

vidéos sur l'appareil iOS sans perte de qualité. En outre, grâce à la fonction de recherche des chaines basée sur un

système GPS, l'application trouve les chaînes de télévision très rapidement et les mémorise pour plusieurs endroits.

Griffin Helo TC

€ 49,99

Sur le principe de l’AR Drone

Griffin lance un hélicoptère se télécommandant depuis un iPhone, un iPod Touch ou un iPad. Ca vous rappelle

quelque chose ? Et oui, le concept de l’AR Drone de Parrot. Mais si le concept est similaire, le Helo TC est très

différent et coûte beaucoup moins cher. On a en effet affaire ici à un hélicoptère téléguidé miniature dont

l’application ad hoc est à télécharger gratuitement sur App Store. Construit sur une ossature de métal léger,

avec un corps en polycarbonate, l’hélico est doté d’un module infrarouge de pilotage se branchant sur l’appareil

iOS. C’est lui qui transmet les signaux de contrôle à l’appareil. Au programme, deux modes de vol: ”Touch-to-

Fly”, pour contrôler les déplacements et l’accélération du bout des doigts sur l'écran, et ”Tilt-to-Fly”, qui utilise

l’accéléromètre de l’iPhone pour déplacer le Helo TC vers l'avant, l’arrière et sur les côtés.

Description du produit : Module tuner DVB-T Taille / Poids : NC/70 g Compatibilités : iPod touch (3G), iPod touch (4G), iPhone 3GS, iPad,

iPhone 4, iPad 2 Autres caractéristiques : Point d’accès WiFi, batterie rechargeable, antenne pliable, prise casque 3,5 mm, application

téléchargeable gratuitement sur App Store Autonomie : NC (Batterie Li-Ion battery 3.7V 1050 mAh), câble mini-USB pour le chargement

Doro Phone Easy 615


Un peu de techno pour les seniors

199

Dimensions/Poids : NC - Batterie rechargeable via port USB Autonomie : 6 à 8 minutes de temps de vol maximum Alimentation du module

de pilotage : 4 piles AAA Branchement sur la prise casque de : iPhone, iPod Touch et iPad - Application Helo TC téléchargeable gratuitement

sur appstore Divers : enregistrement de 3 plans de vol possible

PRISE EN MAIN

Alors que le marché des

mobiles pour

seniors se structure,

avec un nombre

croissant d’acteurs, le suédois

Doro, pionnier du segment,

lance ce que l’on pourrait appeler

sa 3ème génération de mobiles. Et

si la première génération était des

plus basiques (appels vocaux, SMS,

bouton d’appel d’urgence), cette

dernière née évolue vers plus de

« sophistication » technologique,

puisqu’elle intègre la 3G, le Bluetooth, la

radio FM et un appareil photo avec flash. Sur

le plan esthétique l’Easyphone 615, garde le

même côté un peu « vintage » de son ancêtre

Easyphone 410, tant il est vrai que les téléphones à clapet

ont quasiment disparu du paysage. L’écran, lui, évolue vers la couleur, tout en

gardant le principe des gros caractères réglables, mais seulement en deux

tailles (normal et grand). Côté ergonomie, Doro offre des menus abordables et

facilement identifiables par de gros pictogrammes colorés. Toutefois,

corollaire de cette « complexification » technologique, les arborescences des

menus sont plus fournies et plus profondes. L’appareil photo, nouveauté chez

Doro, malgré ses 3,2 Mpix et son flash, offre des photos d’une qualité très

•Photos de

piètre qualité

•Ergonomie

•Facilité d’usage

Le bouton d’appel d’urgence est toujours present

dans les mobiles pour seniors. Celui-ci permet de

déclencher des appels en cascade jusqu’à ce qu’ils

aboutissent concrètement.

Dimensions/poids : 102 x 53 x 23 mm/115 g

Ecran : résolution 320 x 240 pixels

Compatibilité réseau : GSM tribande 900/1800/1900, 3G

Connectique : Bluetooth

Alimenté par une prise micro USB, le Doro Easyphone

dispose également d’un socle de chargement. A côté,

la prise jack 2,5 mm accueille les écouteurs, qui font

aussi antenne pour la radio FM.

moyenne, avec un déclenchement lent et accompagné d’un bruit plus proche

de la lame de guillotine de que l’appareil photo. On dépassera difficilement

l’usage de la prise en photo du petit fils pour le mettre en fond d’écran du

téléphone. Quant à la 3G, dont on peut se demander l’utilité dans un terminal

non destiné aux usages data, elle sert tout simplement à offrir une voix de

meilleure qualité. Et là, c’est réussi.

■ Ariel Gomez

Autonomie (comm/veille) : 3,2 h, 533 h (données constructeur), Li-ion 1000mA

Autres caractéristiques : APN 3,2 Mpix avec flash, compatible appareils auditifs M3/T4,

répertoire 300 positions, SMS, MMS, 20 sonneries polyphoniques (85 dB à un mètre),

8 fonds d’écran, radio FM, prise jack 2,5 mm

Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011

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JDT226-P65-Nvx Prods ReseauOKTP:JDT 29/09/2011 18:14 Page 65

Réseaux

nouveaux produits

Gigaset SL910

DECT plus

ultra

Le leader du DECT en Europe met

avec le Gigaset SL910, son

premier téléphone sans fil

résidentiel doté d’un écran tactile

de grande taille (8,1 cm de

diagonale et 320 x 480 pixels de

résolution !). Pilotable donc au doigt

et à l’œil à la façon des tablettes qui

font florès sur le marché, cet appareil

a une finition superbe et plus d’un

autre argument dans sa besace :

interface utilisateur intuitive, carnet de

500 contacts avec jusqu’à 8 adresses

par contact et synchro via Bluetooth ou

port mini-USB avec Outlook (sur PC ou

sur MAC), haut-parleur puissant pour la

restitution sonore, large capacité de

personnalisation et 3,5 Mo disponibles

pour stocker sonneries, clips

musicaux et jusqu’à 240 photos

personnelles. Le Gigaset SL910 se

métamorphose alors en cadre

photo. Du beau travail !

€ 149,99

Dimensions/poids : NC

Ecran : TFT tactile (résistif) couleur 8,1 cm (320 x 480) pixels

Répertoire : 500 noms x 8 numéros

Connectique : Bluetooth 2.1, mini-USB

Mémoire disponible pour utilisateur : 3,5 Mo

Fonctionnalités : conversations mains libres, identification des appels entrants avec affichage du nom, du

numéro et de la photo de l´interlocuteur, horloge avec changement d´heure automatique, annuaire avec

synchronisation Outlook (PC et MAC), messagerie vocale, centre d’appels avec horodatage, jusqu’à 200

sonneries/clips musicaux, jusqu’à 240 photos/économiseurs d’écran.

Plantronics CS540

Casque d’or

Conçu pour les pros en quête d’une solution

simple et confortable, ce CS540 revendique la

place de micro-casque le plus léger du marché,

avec ces 21 petits grammes sur la balance.

Modèle DECT, mais clairement inspiré des

oreillettes Bluetooth signées aussi du fabricant

américain, il apporte à ses utilisateurs une vraie

liberté de mouvement, des commandes de volume

et un mode secret à portée de main,

sans oublier un contour d’oreille et

un serre-tête pour l’adapter à son

goût (contour de nuque en option).

Côté son, il bénéficie de la technologie CATiq

et d’un microphone antibruit. Autorisant une

conférence à trois avec des modèles supplémentaires des séries CS500 et Savi, le CS540 peut

être remisé sur un réceptacle magnétique élégant à laisser sur le bureau.

€ 269

Micro-Casque sans fil DECT

Norme : DECT 6.0 (1.9 MHz)

Dimensions/poids : NC/21 g

Autonomie : jusqu’à 7 h sur une charge

Son : Large bande via technologie CAT-iq, microphone antibruit, technologie SoundGuard pour éviter les pics sonores

Fonctions téléphoniques : numérotation vocale, renvoi d'appel, le décrochage/raccrochage par pression sur les

boutons, pilotage direct du volume et de la fonction « mute ». Possibilité de conférences à trois avec d’autres CS540

(ou CS500) ou modèles Savi. Socle/réceptacle magnétique pour remiser le casque après utilisation

Aerohive HiveAP 330

Au point, l’accès

Les HiveAP de la série 330/350 sont des points d'Accès double fréquence (2,4 et 5 GHz) de type bureaux dotés de 3 flux spatiaux («

spatial streams ») intérieurs et extérieurs. Ils ont été conçus par leur fabricant pour offrir un débit plus élevé aux nouveaux ordinateurs

portables 3 flux spatiaux récemment arrivés sur le marché ou bien pour compenser la faiblesse (relative) de puissance des appareils grand

public et autres matériels Wi-Fi (de 802.11a à n). Ils possèdent des émetteurs avec un

système d'antennes optimisées et une haute sensibilité en réception pour des

performances élevées à la clé sur le papier, mais aussi une meilleure

couverture ainsi qu’un taux d'erreurs réduit.

€ 879

Point d’accès WiFi 802.11n à trois flux spatiaux

Dimensions/poids : 200 x 38 x 200 mm/680

Compatibilité WiFi : a/b/g /n

Processeurs : Freescale Dual-Core

Fréquences : 2,4 GHz et 5 GHz

Interface : 2 ports Ethernet Gigabit, 1 port RJ45 et 1 port USB

Norme de sécurité : WEP, WPA, WPA2, 802.11i, 802.1x, PSK

Alimentation : PoE - 802.af et 802.at - et alimentation directe. Boitier 100-240 VAC (Input) / 12 V (Output)

Autres caractéristiques : Puce de sécurité TPM, accélération matérielle pour services IPsec, fente antivol pour câble Kensington, etc

Jabra UC voice 550

Compagnon d’UC

Comme son nom le laisse augurer, ce micro-casque filaire est spécialement conçu pour les

communications unifiées (UC) et principalement Lync. Il s’adresse de ce fait aux employés des centres

d’appels pour un usage nomade occasionnel et s’ils privilégient le port de coussinets classiques en

similicuir. Un élément qui montre l’importance accordée par Jabra au confort d’utilisation, en plus de la

simplicité d’usage et, tradition oblige, à la qualité sonore pour l’ensemble des usages multimédias

(appels IP, conférences téléphoniques, présentations virtuelles en direct, etc.). Quant au micro antibruit,

il contribue à éliminer tous les bruits de fond indésirables, y compris en environnements bruyants.

€ 55

(modèle Duo)

Dimensions/poids : NC

Connectivité : USB (Plug And Play) pour PC ou téléphones IP de bureau

Qualité audio : Son stéréo, large bande jusqu’à 6.800 Hz

Autres caractéristiques : Protection contre les chocs acoustiques (PeakStop), Serre-tête, pochette de rangement, disponible avec un

(solo) ou deux écouteurs (duo), fonction de contrôle des appels située sur le cordon, unité de contrôle des appels intuitive avec accès

rapide aux fonctions décrochage/raccrochage, mode secret et réglage du volume sonore, extrémité de perche orientable. Certifié

Microsoft Lync 2010 et Microsoft Office Communicator. Optimisé pour les autres principales plates-formes de communications unifiées

D-Link routeur DSR-500N

Sans fil et sans reproche

Ce routeur de services unifiés se présente comme une solution de gestion de réseau

sécurisée apte à répondre aux besoins des PME. A la clé, des performances sans fil (WiFi

n) de haut niveau et des fonctions de sécurité complètes – tunnels de réseau privé virtuel

(VPN), protocoles IPSec (IP Security), PPTP (Point-to-Point Tunneling Protocol), L2TP

(Layer 2 Tunneling Protocol) et SSL (Secure Sockets Layer). De quoi le considérer comme

une solution idéale pour les PME et les succursales en quête d’une connexion fiable et

sécurisée à des ressources à distance. Intégrant la technologie Gigabit Ethernet double

WAN, le DSR-500N résume à lui seul tous les progrès réalisés dans le domaine des

connexions sans fil sécurisés au cours des dernières années.


299

Routeur de services unifiés Wi-Fi N

Dimensions : 180 x 280 x 44 mm (montage en armoire 11 pouces)

Compatibilité WiFi : b/g /n. Plusieurs SSID, Mappage SSID vers VLAN

Débit du firewall : 70 Mbps, Débit du VPN : 35 Mbps.

Nombre de sessions simultanées : 30 000

Nouvelles sessions : 300 par seconde. Nombre de règles : 100

(pour chaque fonction), 200 (règle du firewall). Tunnels VPN :

10 Tunnels VPN SSL et 35 tunnels VPN

Interfaces : 2 ports WAN Gigabit, 4 ports LAN Gigabit,

1 port console RJ-45, 1 port USB 2.0

Alimentation : interne (12 V CC, 2,5 A)

Normes de sécurité : WEP/WPA/WPA2 Personal/Enterprise

Autres caractéristiques : Serveur/Client DHCP, relais DHCP,

VLAN IEEE 802.1q (par port), Multidiffusion IP, IPv6, basculement

de route et équilibrage du volume de trafic sortant

65 Le Journal des télécoms N°226 Octobre 2011


JDT-Abo:JDT 24/02/2011 19:06 Page 16

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Ne manquez pas le 8 novembre prochain

Dossier spécial salon

Santé et télécoms :

un couple de plus

en plus proche

Budgets en baisse, réduction de personnels, regroupement des unités de soins ; le tout,

dans un contexte de vieillissement de la population et de nécessaire maîtrise de budgets qui

rendent plus prégnante la problématique de la « performance » de notre système de soins,

public comme privé. De nombreuses solutions technologiques existent - basées sur

des réseaux fixes et mobiles comme sur des solutions applicatives -, pour contribuer

à améliorer l’offre de santé. Elle participent d’un enjeu sociétal capital, mais aussi

d’un potentiel considérable d’affaires pour l’ensemble du secteur télécoms. Enquête.

MARCHÉ

Les micro-casques : accessoires de confort

ou outils de productivité ?

L’usage du micro-casque est depuis longtemps répandu en centres d’appel. Mais, petit

à petit, il gagne du terrain dans le marché « office », où les préjugés sur l’image qu’ils

donnent de leurs utilisateurs sont en train de tomber. Pour autant, le micro-casque

doit-il être rangé dans les accessoires de confort ou parmi les outils de productivité ?

FOCUS

La robotique :

un marché pour

les télécoms ?

Au-delà des humanoïdes métalliques

à vocation ludique, le marché de la

robotique s’appuie, entre autres, sur

les capacités de transmission et

d’interaction développées par et pour

les télécoms. Quel avenir pour ce

marché, et avec quelles opportunités

pour les télécoms ?

COMPTE RENDU SALONS

IP Convergence, Mobile IT,

Mobility for Business

MARCHÉ

Smartphones, tablettes, PC comment

gérer la sécurité des accès au réseau

de l'entreprise ?

L’usage de terminaux mobiles, fournis

par l’entreprise ou amenés par les

collaborateurs adeptes du « bring

your own », génère des risques en

termes de sécurité pour les

entreprises. Mais ces risques ne sont

plus une fatalité qui oblige les DSI à

bloquer leur accès au réseau. Des outils et

des méthodes existent pour sécuriser les terminaux

tout en conservant une certaine souplesse d’usage.


C:2 M:58 Y:62 K:0

Nouveau Smartphone

C:15 M:65 Y:4 K:0

C:0 M:12 Y:75 K:0

Xperia ray :

C:2 M:75 Y:90 K:0

C:25 M:90 Y:10 K:0

C:0 M:20 Y:85 K:0

C:3 M:100 Y:100 K:0

C:45 M:93 Y:13 K:0

C:0 M:25 Y:100 K:0

C:33 M:100 Y:100 K:0

C:75 M:97 Y:20 K:0

C:0 M:70 Y:100 K:0

C:30 M:100 Y:100 K:41

C:65 M:95 Y:10 K:30

C:0 M:90 Y:100 K:0

C:40 M:0 Y:10 K:0

C:65 M:0 Y:14 K:0

C:75 M:0 Y:18 K:5

C:100 M:0 Y:20 K:15

C:100 M:15 Y:20 K:45

C:0 M:32 Y:7 K:5

C:5 M:54 Y:13 K:8

C:5 M:80 Y:15 K:15

C:30 M:100 Y:34 K:25

C:38 M:100 Y:25 K:71

C:20 M:0 Y:100 K:0

C:35 M:0 Y:100 K:0

C:45 M:0 Y:100 K:0

C:72 M:0 Y:100 K:0

C:100 M:0 Y:100 K:31

le mariage de l’élégance

et de la performance

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smartphone ultra-fin, doté de la dernière version

d’Android et accédez à vos applications favorites.

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