Assurances.pdf (2242.81KB) - Jugend und Wirtschaft

jugend.wirtschaft.ch

Assurances.pdf (2242.81KB) - Jugend und Wirtschaft

I n p u t

Actualités concernant l’économie, la politique

et la société destinées aux élèves

Assurances

JUGEND UND WIRTSCHAFT

JEUNESSE ET ECONOMIE

GIOVENTÙ ED ECONOMIA


Vue d’ensemble

Chapitre 1:

Les assurances face aux risques

Les énormes dégâts dus aux intempéries

de l’été 2005 ont montré à quel point les

assurances pouvaient être importantes

pour les personnes directement touchées

et pour l’ensemble de la société.

Chapitre 4:

Assurances sociales et

prévoyance vieillesse

Les assurances sociales représentent un

élément essentiel de l’Etat moderne. Elles

sont indispensables à l’essor de la sécurité

sociale et de l’aide sociale.

Page 17

Droit, société, histoire

Chapitre 5:

L’importance économique

des assurances

Par différents aspects, les assurances sont

importantes pour l’économie suisse.

Grâce à leurs prestations, elles offrent

une sécurité aux personnes privées et aux

entreprises. Elles procurent également

un grand nombre de places de travail et

font partie des principaux investisseurs

en capital.

Page 18

Economie

Page 4

Société, histoire, économie, éthique

Chapitre 2:

Reconnaître, estimer et

gérer les risques

Il est aujourd’hui possible de s’assurer

contre de très nombreux risques. Les

compagnies d’assurance couvrent

presque tous les dangers. C’est ainsi qu’il

est possible d’assurer le lancement d’un

satellite aussi bien qu’une manifestation

sportive contre le mauvais temps.

Page 8

Economie, société, écologie

Chapitre 3:

Les principales assurances

Les compagnies d’assurance subdivisent

leur offre en trois catégories qui correspondent

aux trois grands groupes de

risques. Il s’agit des assurances de personnes,

des assurances choses et des assurances

patrimoine.

Page 12

Economie, droit

Interview

avec Daniela Meuli

snowboardeuse, médaillée d’or aux Jeux

olympique de Turin 2006, étudiante en

sport

Interviews

avec des apprentis

Nathalie Pfister, apprentie de commerce

auprès de Swiss Life et Andreas Leu,

apprenti de commerce auprès de La

Mobilière

E-lesson sur

www.jugend-wirtschaft.info

L’E-lesson contient les modules suivants:

Les assurances face aux risques

(relatif au chapitre 1)

Les réassurances – calcul des risques

(relatif au chapitre 2)

La bonne assurance

(relatif au chapitre 3)

Tests

Pages 20/21

Assurances | Input 2/2006 | Page 3


Les assurances

face aux risques

Les énormes dégâts dus aux intempéries de l’été 2005 ont montré à

quel point les assurances pouvaient être importantes pour les personnes

directement touchées et pour l’ensemble de la société.

En août 2005, de nombreuses régions

de Suisse ont été touchées par des intempéries

dévastatrices. En quel ques

heures seulement, des cours d’eau

sont sortis de leur lit rejetant

d’énormes quantités de boue et de

bois dans des zones habitées et inondant

caves, habitations, bureaux et

fabriques. Le coût total des dégâts

s’est élevé à 2,5 milliards de francs.

Ces intempéries n’ont pas seulement

montré de manière impressionnante

la force destructrice de la nature.

Elles ont également rappelé

l’importance des assurances. C’est en

effet grâce aux assurances que des

milliers de gens ont pu être indemnisés

pour les dommages subis et que

les travaux de reconstruction ont pu

rapidement débuter. Celles-ci ont en

grande partie payé les coûts dus au

remplacement de meubles et d’équipements

industriels, à la réparation

des dégâts causés aux immeubles et

aux véhicules ou encore à l’interruption

de l’activité industrielle.

Certes, les assurances ne peuvent

pas empêcher les sinistres de survenir,

mais elles peuvent donner l’assurance

aux personnes touchées que

les conséquences financières des

dommages subis resteront dans les

limites du raisonnable.

Communautés de risques

Les dangers qui menacent notre vie,

notre existence ou nos biens sont

nombreux. Les catastrophes naturelles,

telles que les inondations, les

tempêtes ou les avalanches, font partie

de ces dangers. Le feu constitue

aussi une menace, tout comme les

maladies graves qui nécessitent un

traitement coûteux ou empêchent les

malades de poursuivre leur activité

professionnelle. Malgré les grands

progrès réalisés dans les domaines de

la science et de la technique, nous ne

C’est grâce aux efforts de tous que l’équipe d’un bateau peut affronter

avec succès le danger des tempêtes.

serons jamais capables d’éliminer

toutes les menaces. Depuis toujours,

l’homme a souhaité bénéficier de

protection et de sécurité, un besoin

de base qui restera vrai à l’avenir

aussi.

Depuis déjà des siècles, les

hommes se sont regroupés en communautés

de risques, afin d’affronter

les principales menaces de leur

Un réseau de solidarité unique au monde

époque. Ce faisant, ils agissaient un

peu à la manière des alpinistes qui

forment une cordée pour venir à bout

des passages dangereux de manière

sûre. Si un membre de la cordée fait

un faux pas, les autres peuvent le remonter.

Si beaucoup de gens versent une

contribution financière pour s’assurer

contre un danger déterminé, la

Des avalanches ont provoqué d’importants dégâts en Suisse durant l’hiver 1950–

1951. C’est la raison pour laquelle on a alors recherché des solutions pour proposer

aux habitants des zones de montagne une assurance contre les conséquences

matérielles des avalanches. Toutefois, une telle protection n’était finançable que si

les habitants des zones de plaine versaient une contribution de solidarité. C’est ainsi

qu’est née l’idée de combiner la protection contre les dangers naturels avec l’assurance

contre les incendies.

Cette assurance a été introduite en 1953 et déclarée obligatoire dans la plupart

des cantons. Elle est financée au moyen d’une prime qui représente pour tous la

même part de la valeur du bien assuré. On est ainsi certain que tout le monde a

effectivement les moyens de participer à cette assurance et ceci indépendamment

du fait de savoir si le risque individuel face aux avalanches, aux inondations ou aux

tempêtes est élevé ou limité.

Assurances | Input 2/2006 | Page 4


L’histoire

des assurances

somme ainsi amassée est considérable.

Dans le cas où quelques assurés

subiraient effectivement un dommage,

cette somme est suffisante

pour que les dégâts puissent être

payés. Ainsi, les conséquences matérielles

du sinistre peuvent pour le

moins être atténuées. L’existence des

assurés est garantie. Quant aux assurés

qui n’ont pas eux-mêmes subi de

sinistre, ils ont la certitude qu’eux

aussi seront indemnisés si jamais ils

devaient être touchés.

Exemple 1: vignette vélo

Tout le monde connaît l’assurance

pour les cyclistes. Pour un peu plus

d’un centime par jour, la vignette vélo

offre une protection contre les dommages

que l’on peut causer à des

tiers avec sa bicyclette. Si vous provoquez

un accident avec votre vélo,

cette assurance prend en charge le

coût des dommages subis par les autres

personnes impliquées dans l’accident.

Cette forme d’assurance fait

partie des assurances responsabilité

civile (voir pages 14-15).

Exemple 2: feu et dégâts dus

aux forces de la nature

Les assurances contre les dommages

naturels sont financées par les coti -

sations de tous les propriétaires de

biens immobiliers. Payées annuellement,

ces primes représentent moins

d’un pour mille de la valeur des maisons

ou des installations assurées.

L’argent ainsi amassé par tous les assurés

est suffisant pour couvrir même

les frais dus à de grosses intempéries

telles que celles qui se sont produites

en août 2005 (pour plus de détails,

voir pages 12-13). Ainsi, les propriétaires

qui ont tout perdu ne restent

pas dépourvus. Le dédommagement

versé par l’assurance des bâtiments

leur permet de construire une nouvelle

maison et de se réinstaller.

Les assurances dans l’histoire

L’existence de communautés de

risques est attestée déjà 1700 ans

Environ 700 avant J-C

La ville grecque de Milet connaît déjà une assurance vieillesse.

Par des cotisations régulières, les habitants s’assurent

un revenu modeste lors de la vieillesse.

D’environ 600 avant J-C à environ 600 après J-C

Il existe dans l’empire romain des associations qui encaissent

des cotisations auprès de leurs membres, afin de reverser de

l’argent aux proches d’un membre décédé.

D’environ 600 à 1500 après J-C

Les associations professionnelles du Moyen Age – les corporations

– soutiennent les veuves et les orphelins d’un membre

décédé grâce à une caisse spéciale. Les membres frappés

par un incendie ou un vol sont également dédommagés

au moyen de cette caisse.

1666

En 1666, le grand incendie de Londres détruit entre autres

les entrepôts géants de la ville. Ce sinistre et ses conséquences

matérielles conduisent à la fondation de la première

assurance incendie.

1668

Au 17e siècle, les transports maritimes connaissent une

croissance fulgurante. La plus ancienne compagnie d’assurance

maritime est créée à Paris en 1668, afin de partager

de manière solidaire les risques liés à ce commerce.

19 e siècle

Le 19 e siècle voit la création en Suisse d’assurances cantonales

des bâtiments. L’industrialisation croissante ainsi que

l’établissement d’une législation relative aux risques qui en

découlent provoquent également la création de l’assurance

accident et de l’assurance responsabilité civile.

1925/1948

En 1925, le peuple suisse approuve un article constitutionnel

qui prévoit la création d’une assurance vieillesse et survivants.

L’AVS entre en vigueur le 1 er janvier 1948.

1985

En 1982, le Conseil national et le Conseil des Etats adoptent

la Loi sur la prévoyance professionnelle. Vu qu’aucun référendum

n’a été lancé, la LPP entre en vigueur le 1 er janvier

1985.

Assurances | Input 2/2006 | Page 5


avant J-C. Les longues caravanes avec

leurs marchands, qui se déplaçaient

de villes en villes, constituaient des cibles

de choix pour les brigands. C’est

la raison pour laquelle les voyageurs

décidèrent de supporter de manière

solidaire les dommages dus aux accidents

et aux vols en versant chacun

une petite cotisation avant le début

du voyage. Si la caravane était effectivement

attaquée, les marchands

concernés obtenaient alors un dédommagement.

Ils pouvaient ainsi

acheter de nouvelles marchandises

ou de nouveaux chameaux.

Un facteur économique central

Les assurances fonctionnent donc à

la base toujours sur le même principe:

les assurés versent des contributions

régulières – les primes – dans une

caisse commune. Cette caisse est gérée

par une compagnie d’assurance.

Lorsque l’événement assuré survient,

le dommage est remboursé avec l’argent

de cette caisse. Les assurés forment

une communauté de risques. Ils

agissent de manière solidaire.

Il est absolument impensable de

procéder aux investissements nécessaires

au développement des petites

Densité d’assurance

Primes par habitant en dollars américains

Les grands projets ne seraient guère réalisables sans assurances.

Comme par exemple ici la construction du Stade de Suisse à Berne.

Suisse

Grande-Bretagne

Irlande

Japon

Etats-Unis

Danemark

Pays-Bas

Belgique

France

Allemagne

Italie

Corée du Sud

Russie

Chine

0 1000 2000 3000 4000 5000 6000

En comparaison internationale, ce sont de loin les Suisses qui payent le plus pour leurs assurances

privées, soit environ 5700 dollars par tête et par année. Cette moyenne se monte à

bien 4500 dollars en Grande-Bretagne et à environ 4100 dollars en Irlande. A noter que les

dépenses pour les assurances sociales ne sont pas prises en compte dans ces chiffres.

Densité d’assurance: somme dépensée par habitant et par pays pour les primes d’assurances

(sans les assurances sociales). Source: Sigma SWISS Re chiffres et faits 2006

et moyennes entreprises ainsi que

des grands groupes ou même aux

projets du secteur public en matière

d’infrastructures sans une couverture

d’assurance. Une entreprise ne serait

guère en mesure de supporter seule

le risque lié à un sinistre de grande

envergure sans une assurance correspondante.

Les assurances représentent

par conséquent un facteur économique

central. Sans assurances, les

initiatives et les progrès économiques

seraient freinés ou même impossibles.

Abus et fraude à l’assurance

Le principe de l’assurance, la communauté

de solidarité, ne peut fonctionner

que si tous les participants

respectent les règles du jeu. Il y a abus

ou fraude à l’assurance lorsque, par

exemple, un assuré fait valoir des prétentions

auxquelles il n’a absolument

pas droit.

X annonce à la police et à l’assurance

que son vélo de valeur a été

volé, et ce bien que rien ne lui ait

été dérobé.

Y endommage ses lunettes. Ce

cas n’étant pas assuré, il demande

à un ami de se déclarer respon -

sable de l’accident. Du coup, ce

Surveillance

des assurances

L’Office fédéral des assurances privées

(OFAP) surveille l’activité des sociétés d’assurance

privées et des assureurs vie, des assureurs

accident, des assureurs dommages,

ainsi que des réassureurs. Il octroie les autorisations

d’exercer, examine et autorise

les produits d’assurance dans les secteurs

de l’assurance vie et de l’assurance maladie,

contrôle les comptes annuels, inspecte

les sociétés et intervient en cas d’abus.

Assurances | Input 2/2006 | Page 6


Une escroquerie à l’assurance

devenue célèbre

Il existe des gens qui deviennent célèbres grâce à

une escroquerie à l’assurance. Une entreprise s’est

ainsi fait connaître dans toute l’Europe. Elle avait sabordé

un navire transportant soi-disant des machines

de grande valeur (une installation de conditionnement

du minerai d’uranium d’une valeur de

31 millions de francs; le minerai d’uranium est utilisé

pour le fonctionnement des centrales nucléaires).

Six membres d’équipage avaient aussi

coulé.

Par la suite, il s’est avéré que le chargement

n’avait rien de précieux, mais qu’il ne s’agissait que

de vieux métaux de peu de valeur. Des enquêtes

menées à grande échelle ont permis de révéler

l’escroquerie. Les responsables de l’entreprise ont

été condamnés à des peines de prison et à des

En cas d’incendie les experts d’assurance recherchent les causes du

sinistre. Les coupables volontaires sont punis.

sinistre, qui n’était à la base pas

assuré, est pris en charge par l’assurance

responsabilité civile de

l’ami.

On ne sait pas exactement quel montant

représentent les fraudes à l’assurance.

Mais les assurances partent

du principe qu’environ 10% de leurs

payements sont à mettre sur le

compte de déclarations frauduleuses.

Le nombre des tentatives de fraude

découvertes a fortement augmenté

au cours de ces dernières années.

Cela explique en grande partie pourquoi

les compagnies d’assurance examinent

aujourd’hui les cas qui leurs

sont annoncés de beaucoup plus près

qu’autrefois. Si elles agissent de la

sorte, c’est également dans l’intérêt

de tous les assurés honnêtes. En effet,

avec leurs primes, ceux-ci payent

aussi pour les prestations injustifiées

versées.

Les conséquences d’un abus

S’il s’avère qu’un assuré a commis

une fraude, l’assurance peut résilier

le contrat. En outre, un escroc à l’assurance

doit s’attendre à ce que son

comportement ait des conséquences

au niveau pénal. Il n’est pas rare

qu’une tentative de gagner facilement

de l’argent aux dépens d’une

assurance se termine devant le juge.

Enfin, il est également possible qu’un

fraudeur ait de grandes difficultés

pour retrouver une nouvelle protec-

tion d’assurance.

Lorsque l’on soupçonne une

fraude lors du règlement d’un sinistre,

la personne chargée du dossier a

la possibilité de le transmettre à un

spécialiste de la lutte contre les abus.

Les membres de ce département sont

des spécialistes bénéficiant d’une

grande expérience, souvent d’anciens

policiers. Ils estiment le cas,

recherchent d’autres informations et,

si nécessaire, interrogent les personnes

impliquées dans le sinistre.

Dans le cas où ces enquêtes montrent

que des demandes ont été faites sur

la base de fausses indications, l’assurance

renonce alors à tout remboursement.

En règle générale, le contrat

d’assurance est en même temps ré -

TERMES

Solidarité: sentiment d’appartenance

commune, entraide basée sur des

conceptions et des objectifs communs

Dommages dus aux éléments

naturels: dommages qui surviennent

en raison d’événements naturels. On

trouve dans cette catégo rie les hautes

eaux, les inondations, les tempêtes,

la grêle, les avalanches, la pression

de la neige, les glissements de terrain,

les chutes de pierres

AVS: assurance vieillesse et survivants

LPP: Loi fédérale sur la prévoyance

professionnelle vieillesse, survivants et

invalidité

QUESTIONS

1. Que fournissent les assurances?

2. Comment nomme-t-on la contribution que les assurés doivent payer

à leur assurance?

3. Combien chaque Suisse dépense-t-il en moyenne par année pour ses

assurances privées?

4. Comment vous expliquez-vous que les Suisses dépensent nettement

plus que les citoyens d’autres pays pour les assurances?

5. Pourquoi la fraude à l’assurance a-t-elle des effets négatifs pour tous

les assurés?

Pour approfondir ce chapitre:

E-lesson, module «les assurances face aux risques»

www.jugend-wirtschaft.info

Assurances | Input 2/2006 | Page 7


Reconnaître, estimer

et gérer les risques

Il est aujourd’hui possible de s’assurer contre de très nombreux risques.

Les compagnies d’assurance couvrent presque tous les dangers. C’est

ainsi qu’il est possible d’assurer le lancement d’un satellite aussi bien

qu’une manifestation sportive contre le mauvais temps.

Tous les risques ne revêtent pas la

même importance pour tous les

hommes. Face à certains risques, la

société est unanime à estimer qu’elle

doit absolument être assurée. Les

assurances contre les conséquences

d’une maladie ou la prévoyance en

vue de la vieillesse font partie de ces

assurances que nous estimons indispensables.

C’est pourquoi elles sont

obligatoires en Suisse.

Face à d’autres risques, chaque

personne doit elle-même se demander

s’ils sont importants pour sa propre

vie ou au contraire insignifiants.

Et selon l’estimation qui est faite, s’il

vaut ou non la peine de conclure une

assurance déterminée.

Le «risque» dans

le langage courant

Dans le langage courant, le terme

«risque» est la plupart du temps utilisé

comme synonyme de danger ou

d’entreprise hasardeuse. Généralement,

lorsque l’on dit «c’est trop risqué

pour moi», cela signifie en fait

«c’est trop dangereux pour moi». Il

n’est souvent pas facile d’estimer les

risques, car plusieurs risques peuvent

survenir simultanément. Si nous estimons

qu’un risque est très élevé,

beaucoup de gens réagissent ainsi:

«j’ai peur qu’il m’arrive quelque

chose».

Il est certain que tous les gens

n’apprécient pas les risques de la

même manière dans une situation

donnée. Le fait que quelqu’un juge

un risque élevé ou faible dépend de

différents facteurs: un guide de montagne

qui connaît la météo peut estimer

de manière plus précise à quel

moment un orage surviendra et comment

réagir (comment me comporterais-je,

personnellement, par exemple

en cas de foudre?). En raison de

ses connaissances, nous nous sentons

davantage en sécurité en compagnie

de ce guide et nous craignons

moins un accident.

Ce n’est cependant pas uniquement

en montagne qu’il est important

d’identifier, d’estimer et d’ap-

Exemple de

relation au risque

Identifier: Quels sont les risques que j’encours

en conduisant une voiture sous la

pluie? Danger accru d’accident à cause de

l’aquaplaning (à vitesse élevée, l’eau présente

sur la route peut former une fine pellicule

glissante comme de la glace), mauvaise

visibilité.

Estimer: Quelle est l’importance du risque?

(L’eau s’écoule-t-elle sur la chaussée? Y a-

t-il des flaques? Ai-je de bons pneus?)

Apprécier: Comment vais-je me comporter?

(A quelle vitesse vais-je rouler?)

précier les risques potentiels pour

prendre une décision. Dans la vie de

tous les jours également, beaucoup

de décisions sont prises sur la base

d’une estimation des risques. (Combien

d’heures dois-je étudier en vue

du prochain examen, afin d’obtenir

une bonne note? A quelle vitesse

puis-je rouler avec une voiture sous la

pluie?)

En skiant, le risque de fracture existe.

L’idée de risque dans

la branche de l’assurance

Dans la langue des assureurs, le

terme «risque» désigne la relation

par rapport à un événement assuré,

une personnes assurée ou une chose

assurée.

Evénements: dans l’optique d’une

assurance, la grêle est qualifiée de

risque. C’est-à-dire que cet événement,

qui pourrait provoquer des dégâts,

représente un risque. Il existe

aujourd’hui beaucoup d’assurances

différentes qui couvrent de tels cas.

Personnes: en cas d’accident, il

existe le risque que la personne accidentée

ne puisse pas payer les frais

de guérison. Dans l’optique des assu-

Assurances | Input 2/2006 | Page 8


ances, les personnes se retrouvant

dans une telle situation représentent

un risque. C’est pourquoi il existe différentes

assurances personnes.

Choses: meubles, tapis, ordinateurs,

etc., susceptibles d’être victimes

des eaux en cas de grosses

inondations, peuvent être assurés.

Dans l’optique des assurances, la

perte possible de ces «choses»

constitue un risque. C’est pourquoi il

existe toute une panoplie d’assurances

choses.

Une bonne assurance dépend

d’une part de sa propre estimation

des risques et d’autre part du calcul

que l’assurance fait du coût de ces

«risques». L’assurance présente ensuite

son offre.

Ce ne sont pas seulement les camions qui sont assurés (assurance sur

les véhicules à moteur), mais aussi le fret (assurance transport).

Calcul des risques

Vous apprendrez plus loin (page 18)

que les Suisses dépensent beaucoup

d’argent pour leurs assurances. Mais

comment les assurances fixent-elles

leurs prix? Comment calculent-elles

les primes d’assurance?

On ne peut s’assurer que contre

des événements fortuits. Mais cet aspect

aléatoire n’est pas aussi incalculable

qu’on pourrait l’imaginer. Les

compagnies d’assurance calculent la

probabilité qu’ont un événement déterminé

ou un dommage déterminé

de se produire. Les mathématiques et

les statistiques constituent les outils

les plus importants des compagnies

d’assurance.

On connaît par exemple combien

de Suisses possèdent un vélo. On sait

également combien d’accidents de

vélo se sont produits au cours des

dernières années. Tout aussi connu

est le montant des dégâts provoqués

par ces accidents. Si ces chiffres restent

les mêmes d’année en année

ou s’ils évoluent en suivant une tendance

évidente, il est relativement

facile à la compagnie d’assurance de

calculer la prime nécessaire. L’ensemble

des primes encaissées doit au minimum

être équivalent à l’addition du

total des dégâts et des frais de traitement

des assurances.

Une compagnie d’assurance privée

n’assume finalement un risque

que s’il peut être financé par le montant

moyen de la prime.

Prime fixe

Les compagnies d’assurance demandent

une prime fixe pour certaines

catégories d’assurance. C’est par

exemple le cas pour l’assurance vélo.

Une échelle calculée sur la base du

risque individuel n’aurait pas de sens,

le jeu n’en valant pas la chandelle

pour une prime aussi peu élevée.

Autre exemple avec l’assurance

des bâtiments contre les dégâts dus

aux éléments naturels. Les proprié -

taires sont assurés contre le feu et les

éléments naturels moyennant une

prime correspondant à un pourcentage

fixe de la valeur de l’objet assuré,

et cela indépendamment du fait

de savoir si leur maison est très menacée

ou non. De cette manière, tous

les propriétaires peuvent se permettre

cette assurance, même s’ils habitent

dans une zone par exemple très

menacée par les avalanches.

Prime de risque individuelle

Pour d’autres assurances en revanche,

les compagnies calculent le

risque et les primes sur une base individuelle.

C’est par exemple le cas en

ce qui concerne les assurances responsabilité

civile pour les véhicules à

moteur. Une personne qui roule depuis

des années sans accident paye

moins pour sa couverture que les

conducteurs qui ont été impliqués

dans plusieurs accidents au cours des

dernières années.

Pour les assurances vie, l’âge et

l’état de santé revêtent une grande

importance dans la fixation des

primes. Les assurances vie sont généralement

plus onéreuses pour les

gens plus âgés que pour les plus

jeunes.

En effet, la probabilité qu’un sinistre

(décès) survienne est par nature plus

élevée chez une personne plus âgée.

La couverture du risque est par

conséquent également plus chère.

Les compagnies d’assurance peuvent

même totalement exclure un

risque déterminé. Elles ne pourront

par exemple guère proposer une assurance

vie à un homme qui a derrière

lui une opération du cœur, en

tout cas pas sans exclure expressément

un «décès pour cause de défaillance

cardiaque». Sinon, le risque

pour l’assurance serait trop élevé.

Mal évaluer les risques

Les calculs des compagnies d’assurance

peuvent également s’avérer

faux. Cela s’est par exemple produit

Dommages dus aux

inondations d’août 2005

en milliards de francs

Assurances privées 1,33

Assurances cantonales

des bâtiments 0,66

Pouvoirs publics* 0,51

Total 2,50

*Les routes ou les ponts qui appartiennent

à l’Etat ne sont pas assurés. L’Etat a

donc dû reconstruire les infrastructures

endommagées par les inondations avec

l’argent des impôts.

Assurances | Input 2/2006 | Page 9


Après les intempéries d’août 2005 (Sarnen), les habitants ont été

dédommagés pour les dégâts subis grâce aux assurances.

avec l’assurance contre les attaques

terroristes.

Jusqu’au 11 septembre 2001, les

effets de telles attaques étaient inclus

dans l’assurance d’immeubles célèbres.

Mais l’attaque contre les tours

jumelles du World Trade Center à

New York a soudainement montré à

quel point les dégâts dus à une attaque

terroriste pouvaient être

énormes. Les assureurs ont été

contraints d’adapter leurs contrats et

leurs primes aussi rapidement que

possible.

Les inondations qui ont frappé la

Suisse en août 2005 constituent un

autre exemple de sous-évaluation des

risques. A elles seules, les assurances

privées ont reçu des annonces de dégâts

pour un montant de plus de 1,3

milliard de francs. Or le calcul des

risques partait du principe que le

montant maximal des dégâts serait

de 0,5 milliard. C’est pourquoi une

limite de couverture correspondante

avait été inscrite dans la loi. Les assureurs

privés n’auraient donc dû rembourser

les dégâts qu’à hauteur d’un

demi-milliard de francs. Ils ont malgré

tout payé l’ensemble de la somme.

Ceci a été possible grâce au Pool

suisse pour la couverture des dommages

causés par les forces de la nature

et grâce aux réassurances.

Pour l’avenir, les assureurs ont

procédé à un nouveau calcul des

risques. Etant donné que de tels dégâts

pourraient à nouveau survenir, la

limite de couverture doit être revue à

la hausse. Ceci n’est bien entendu

possible que si les assurés s’acquittent

de primes plus élevées.

Les assurances n’entendent cependant

pas se contenter de payer

les dommages existants; elles s’engagent

également en faveur de mesures

préventives efficaces.

Réassurance

Lors de grandes catastrophes telles

que les attaques terroristes du 11

septembre 2001 ou lors d’inondations

comme celles qui ont ravagé la

Suisse en août 2005, les assurances

privées ne sont pas en mesure de

rembourser seules les dégâts. C’est

pourquoi les assurances se prémunissent

face à ce genre d’événements

extraordinaires en s’assurant de leur

côté auprès de ce que l’on nomme

des réassurances.

Montant des sinistres payés par le Pool dommages

naturels à l’occasion de quelques événements majeurs

en millions de francs

1978 inondations au Tessin

1986 grêle à Genève

1987 inondations VS, UR et TI

1990 ouragan sur toute la Suisse

1993 Brigue, Lac majeur

1994 inondation

1999 février hiver à avalanches

1999 mai inondation

1999 décembre Lothar

Pool suisse pour la

couverture des dommages

causés par les forces

de la nature

Ce pool est une association d’assureurs

privés qui vise une meilleure compensation

des risques en cas de dommages causés

par les forces naturelles. Grâce à ce pool, il

est possible d’assurer les dégâts causés par

la nature avec une prime supportable par

tous les assurés. Il s’agit d’un réseau de solidarité

unique au monde en faveur de populations

particulièrement menacées par

des dangers naturels tels que les inondations,

les ouragans ou les avalanches.

2000 intempéries VS, TI

2005 inondations dans toute la Suisse

0 200 400 600 800 1000

Les assureurs privés ont pu payer tous les dégâts des inondations 2005 qui leur ont été annoncés grâce au Pool suisse

pour la couverture des dommages causés par les forces de la nature.

Assurances | Input 2/2006 | Page 10


Catastrophes: les sinistres de 1970 à 2005

Nombre de sinistres

250

200

150

100

50

–––– Catastrophes dues à l’homme (sans les accidents de la circulation)

–––– Catastrophes naturelles

0

1970

1975

1980

1985

1990

1995

2000

2005

Aussi bien le nombre des catastrophes dues à l’homme que celui des catastrophes naturelles ont augmenté au cours des

dernières années. Source: Swiss Re, sigma No 2/2006

Les réassurances aident les assurances

à payer les sommes nécessaires

au remboursement des dégâts.

Les assurances peuvent réduire leur

propre risque en le partageant avec

d’autres assureurs. Les réassureurs

protègent ainsi les compagnies d’assurance

face à des remboursements

de dommages qui pourraient menacer

leur existence.

Les réassurances servent également

à conseiller les assurances. Actives

dans le monde entier, elles disposent

en effet de nombreuses informations

concernant les grands

risques, les changements climatiques

ou encore la fréquence des catastrophes.

de la population sans abris.

A l’époque, il existait certes déjà

une assurance cantonale contre le

feu. Mais celle-ci ne disposait que de

550’000 francs de réserves alors que

le montant des dégâts s’élevait à 10

millions de francs. Il devint rapidement

clair qu’un sinistre de grande

ampleur était trop lourd à supporter

pour une seule compagnie d’assurance.

Du coup, plusieurs assureurs

incendie se regroupèrent et fondèrent

la Suisse Réassurance en 1863.

Des catastrophes naturelles

de plus en plus chères

Si les sinistres de grande ampleur se

multiplient, les assurances couvrant

certains risques deviennent plus onéreuses,

voire même impayables dans

le pire des cas. C’est pourquoi la multiplication

des catastrophes naturelles

à laquelle on a assisté ces dernières

décennies préoccupe beaucoup les

réassurances. Le nombre de catastrophes

dues aux intempéries a par

exemple quadruplé depuis 1970. Les

dégâts assurés ont même été multipliés

par dix au cours de la même période.

Cette évolution est-elle à mettre

en rapport avec le changement

climatique? Que peuvent faire les assureurs,

les assurés et les Etats pour

Fondation de Swiss Re

Swiss Re est le plus grand réassureur

dans le monde. Son histoire montre

clairement ce qu’est le business de la

réassurance.

La fondation de Swiss Re remonte

à l’incendie de Glaris. En 1861, un gigantesque

incendie réduisit la ville de

Glaris en cendres, laissant la moitié

TERMES

Prime: en tant qu’assuré, on verse

régulièrement à l’assurance un montant

déterminé nommé prime. La

valeur de la prime peut varier en

fonction du genre de couverture et

du risque assuré.

Limite de couverture: montant

maximal versé par une assurance pour

un événement déterminé.

QUESTIONS

1. Marco (employé de banque) provoque un accident de voiture. Il est gravement

blessé lors de la collision et doit être opéré. Sa remise sur pied demandera des

mois. Les deux voitures impliquées dans l’accident ont été totalement détruites.

Quels sont les risques qui s’appliquent au cas de Marco? Quelles seront pour

lui les conséquences financières de cet accident?

2. Citez l’exemple d’une assurance qui ne pratique pas le calcul individuel des

risques.

3. Qui paye moins de primes pour une assurance responsabilité civile pour véhicule

à moteur? Justifiez votre réponse.

a) une femme de 25 ans qui a son permis depuis six ans et n’a jamais eu

d’accident?

b) un jeune homme de 19 ans qui a passé son permis avec les compliments

des experts?

4. Quelles tâches remplissent les réassurances?

5. Les assureurs privés suisses ont déboursé 1,3 milliard de francs suite aux

inondations d’août 2005. Que font les assurances pour être armées face à

de possibles sinistres de grande envergure dans le futur?

Pour approfondir ce chapitre:

E-lesson: module «Réassurances – Calcul du risque?»

www.jugend-wirtschaft.info

Assurances | Input 2/2006 | Page 11


Les principales

assurances

Les compagnies d’assurance subdivisent leur offre en trois catégories qui

correspondent aux trois grands groupes de risques. Il s’agit des assurances

personnes, des assurances choses et des assurances patrimoine.

Les assurances personnes prennent

en charge les coûts survenant lorsque

quelqu’un tombe malade, subit un

accident ou décède. Les assurances

qui offrent une prévoyance pour les

années qui suivent la retraite font

également partie des assurances

personnes. Entrent également dans

cette catégorie les assurances ma -

ladie, les assurances accident ou les

assurances vie, mais également l’assurance

chômage, l’AVS ou encore

les caisses de pension.

Les assurances choses protègent

contre les conséquences financières

survenant lorsque des objets

sont endommagés, détruits ou volés.

Ce type d’assurance comprend

par exemple l’assurance casco, l’as -

surance ménage ou l’assurance bagages.

Les assurances patrimoine

prennent en charge les diminutions

de fortune dues à un sinistre. Cette

catégorie d’assurance comprend l’assurance

responsabilité civile pour véhicules

à moteur, l’assurance responsabilité

civile privée ou l’assurance

protection juridique.

Les assurances personnes

Un accident ou une grave maladie

peuvent empêcher quelqu’un de

poursuivre son activité professionnelle

habituelle. Dans de tels cas, il existe

différentes assurances qui offrent une

protection contre une perte totale du

revenu. La plupart de ces assurances

font partie des assurances sociales.

L’assurance maladie et l’assurance

accidents sont obligatoires pour l’ensemble

de la population, tandis que

l’assurance chômage et certaines

formes de prévoyance ne le sont que

pour les personnes salariées. Les assurances

sociales ne seront traitées

que de manière succincte dans ce cahier

(page 17). Pour davantage de détails,

vous pouvez vous référer au cahier

«Prévoyance», également disponible

dans la série «INPUT».

La principale assurance personnes

qui ne soit pas obligatoire est l’assurance

vie.

L’assurance vie

La prévoyance privée doit compléter

les prestations versées par l’AVS et la

prévoyance professionnelle.

Quant à l’assurance vie, elle permet

par exemple à un père de famille

qui est seul à ramener un salaire à la

maison d’éviter que ses proches ne se

retrouvent dans une impasse financière

en cas de décès. Dans un tel cas,

outre la rente des assurances sociales,

sa veuve et ses enfants recevraient en

plus le capital assuré. Un montant

de par exemple 250’000 francs peut

éviter que les enfants ne soient

contraints d’interrompre leur formation

ou que la famille ne doive renoncer

à sa maison.

Les assurances vie combinent souvent

la couverture du risque avec une

part d’épargne. Elles font ainsi à la

fois office de prévoyance en prévision

de la retraite et de protection contre

les conséquences financières d’un

décès ou d’une incapacité de travail.

Le capital assuré est immédiatement

versé en cas de décès et conformément

au contrat en cas de survie.

Les assurances choses

Des choses comme des maisons, des

meubles, le magasin et l’entrepôt

d’un détaillant ou encore les camions

Assurance personnes, choses et patrimoine

Assurance personnes

C’est une personne qui est assurée

Exemples:

Assurance vie

Assurance accident

Assurance maladie

Assurance invalidité

Assurance choses

C’est une chose qui est assurée

Exemples:

Assurance casco

Assurance incendie

Assurance ménage

Assurance patrimoine

C’est une diminution du patrimoine qui

est assurée

Exemples:

Assurance responsabilité civile

Assurance protection juridique

Assurance contre la grêle

Assurance perte d’exploitation

Assurances | Input 2/2006 | Page 12


d’une entreprise de transport sont

également exposés à différents

risques. Ces choses peuvent être assurées

contre des dangers tels que le

feu, l’eau, le vol ou le bris de glace.

Mais une couverture d’assurance est

également possible contre des dangers

naturels tels que les inondations,

les hautes eaux, les tempêtes, la grêle,

les avalanches, la pression de la neige,

les glissements de terrain ou les

chutes de pierres. De telles assurances

sont même en partie obligatoires.

posées de plusieurs éléments et

qu’elles sont en règle générale proposées

sous forme de modules. Le

preneur d’assurance obtient une couverture

taillée sur mesure qui correspond

à ses besoins individuels et à ses

souhaits. On peut par exemple assurer

en supplément des objets de ménage

de grande valeur et qui sont

Feuille d'inventaire assurance ménage

Assurance ménage

Une assurance ménage sert à assurer

ce qui est contenu dans une habitation,

comme par exemple des objets

du ménage: les vêtements, les meubles,

les télévisions ou encore les outils

de ménage.

Ces objets du ménage peuvent

être endommagés ou détruits suite

à différents événements. C’est pourquoi

de telles assurances sont comtoujours

utilisés à l’extérieur, comme

un vélo, des skis ou un ordinateur

portable.

Le montant assuré correspond en

général à la valeur à neuf des objets

assurés. Le contrat d’assurance doit

par conséquent être adapté si la valeur

du ménage augmente de manière

significative. Sinon, il y a risque

Assurance bâtiment

Une assurance bâtiment permet de

s’assurer contre des dommages (dégâts

dus au feu et aux éléments naturels)

causés aux immeubles. L’assurance

contre l’incendie et les éléments

naturels est obligatoire dans la

plupart des cantons. Les bris de glace

et les dégâts d’eau peuvent aussi être

assurés.

Les bâtiments sont généralement

assurés à la valeur à neuf, mais il

est possible d’indexer la valeur d’assurance

à l’inflation. En cas de dégâts

dus aux éléments naturels, l’assuré

doit lui-même payer une partie des

dommages. Cette part est désignée

sous le terme de franchise.

Les Suisses sont très biens assurés

contre les dommages dus aux forces

de la nature. La seule exception

concerne les dommages dus aux

tremblements de terre, car ceux-ci ne

sont pas inclus dans les assurances

bâtiment. Certes, les assureurs ont librement

constitué des réserves financières,

afin de pouvoir également

couvrir ce genre de dégâts. Toutefois,

ces réserves ne suffiraient de loin pas

en cas de séisme de forte intensité.

C’est la raison pour laquelle les as -

surances planchent sur la création

d’une assurance contre les tremblements

de terre.

La feuille d'inventaire permet de fixer la somme correcte de l'assurance ménage.

Assurances | Input 2/2006 | Page 13


de sous-assurance.

Exemple de sous-assurance: la valeur

à neuf du ménage se monte

aujourd’hui à 120’000 francs alors

que le montant assuré est resté depuis

des années inchangé à 80’000

francs. Ce faisant, seulement deux

tiers du ménage actuel sont couverts

par l’assurance. Si un sinistre d’une

valeur de 30’000 francs survenait

maintenant, seul un montant de

20’000 francs serait donc remboursé.

Assurance voyage

Les voyages impliquent des risques

particuliers. Les bagages peuvent être

perdus durant le transport, la caméravidéo

peut être volée, une maladie

soudaine ou un accident peuvent nécessiter

un rapatriement d’urgence

vers la Suisse. Des assurances permettent

de se protéger contre les conséquences

financières de ces risques liés

aux voyages. Les agences de voyage

proposent par exemple elles-mêmes

des assurances frais d’annulation.

Assurances transport

Avec une assurance transport, les entreprises

peuvent assurer aussi bien

les marchandises transportées que les

moyens de transport contre d’éventuels

dommages. De telles assurances

sont très importantes pour le commerce

international.

Assurances patrimoine

Un accident, même léger, peut s’avérer

onéreux.

Deux exemples: Sandra emprunte

le vélo d’une collègue pour aller faire

des courses. Sur le chemin du retour,

Tout ne peut pas

être assuré!

«Tu rentres à la maison en voiture malgré

que tu aies bu quelques bières de trop. Tu

as un léger accident, mais heureusement

personne n’est blessé.»

Une personne en état d’ébriété qui provoque

un accident doit s’attendre à une

procédure pénale et administrative. La

peine et la durée du retrait de permis sont

fixées par le tribunal et par les autorités. En

cas de dommages, l’assurance responsa -

bilité civile se retournerait et réclamerait

le remboursement d’une partie des pres -

tations qu’elle a payées. Dans de tels cas,

on doit également compter avec le fait

qu’on ne retrouvera à l’avenir une couverture

d’assurance qu’à des conditions plus

dures.

Sandra heurte la bordure du trottoir

et tombe. Elle n’est heureusement

pas blessée. Toutefois, la roue avant

du vélo est voilée et le dérailleur hors

d’usage. Qui va maintenant payer les

dégâts sur le vélo de la collègue?

Pascal est en train de rouler en voiture.

Sur un pont, il dérape à cause

d’une plaque de verglas et heurte le

véhicule qui arrive en sens inverse.

Personne n’est blessé, mais le montant

de dégâts se monte à plusieurs

milliers de francs.

Ce sont là deux cas impliquant la

forme la plus importante des assurances

patrimoine, la responsabilité

civile.

Ces assurances doivent éviter que

quelqu’un subisse des diminutions de

sa propre fortune parce qu’il a été

impliqué dans un sinistre. Si Sandra a

conclu une assurance responsabilité

civile privée, elle ne devra pas payer

elle-même les dégâts au vélo.

Pascal également s’en sortira relativement

bien. Etant donné qu’il n’a

pas conclu d’assurance casco, il devra

certes payer les dégâts de sa propre

voiture. En revanche, en ce qui

concerne les dégâts causés à l’autre

véhicule, Pascal est obligatoirement

assuré avec une assurance responsabilité

civile pour véhicules à moteur.

Assurance responsabilité civile

L’exemple de Sandra montre bien ce

qu’est une assurance responsabilité

civile. Si vous provoquez des dégâts à

une autre personne, vous devez les

rembourser. Cette personne peut exiger

de vous le remboursement. C’est

la même chose si vous endommagez

le bien d’autrui, comme c’est le cas

de Sandra. Avec une assurance responsabilité

civile privée, les demandes

de dommages et intérêts

peuvent être transmises à l’assurance.

Si un tel sinistre se produit,

c’est donc l’assurance qui paye les

dégâts. L’assurance assure les dommages

causés aux personnes et aux

choses.

Et ce n’est pas tout: l’assurance

se charge également des négociations

si les demandes en dommages

et intérêts font l’objet d’un litige.

C’est important, car il n’est pas toujours

évident de déterminer qui est

réellement responsable.

Un exemple: Bruno tombe de la

remontée mécanique. Le skieur qui le

suit tombe sur lui et se casse le bras.

Il doit être transporté à l’hôpital en

hélicoptère. Bruno a-t-il commis une

faute et est-il par conséquent responsable?

Le skieur qui le suivait n’a-t-il

pas une part de responsabilité pour ne

pas avoir reconnu le danger à temps?

L’exploitant de la remontée mécanique

n’est-il pas également respon -

sable pour n’avoir rien entrepris bien

que des clients soient déjà tombés

fréquemment à ce même endroit?

En Suisse, l’assurance responsabilité civile est obligatoire pour tous

les véhicules à moteur.

Assurance responsabilité civile

pour véhicules à moteur

En Suisse, la police enregistre environ

70’000 accidents de la circulation par

an. Un peu plus de 20’000 de ces ac-

Assurances | Input 2/2006 | Page 14


cidents provoquent des blessés. Mais

les conséquences d’un accident peuvent

être graves non seulement pour

la santé, mais également d’un point

de vue financier. Si une personne devait

supporter seule les frais causés

par un accident avec des blessés

graves, elle serait bel et bien ruinée.

C’est pourquoi une assurance responsabilité

civile est obligatoire pour

tous les véhicules à moteur. Personne

ne peut obtenir ses plaques d’immatriculation

sans prouver qu’il a conclu

une telle assurance.

L’assurance responsabilité civile

pour véhicules à moteur est liée au

véhicule. Elle couvre tous les dommages

qui sont causés à des tiers

avec ce véhicule. Cela est valable tant

pour les dommages aux personnes

qu’aux choses. Les pertes de gains

dues à un accident sont également

assurées.

Les dommages causés à son propre

véhicule ne sont en revanche

pas obligatoirement assurés. Pour les

couvrir, il faut souscrire à une assurance

casco.

Si un accident se produit à cause

d’une faute grave du conducteur,

la compagnie d’assurance peut réduire

ses prestations. Par faute grave,

on entend par exemple rouler en état

d’ébriété ou conduire à une vitesse

trop élevée.

La considération des risques joue

un grand rôle auprès des assurances

pour véhicules à moteur. C’est ainsi

que les conducteurs qui n’ont aucun

accident pendant des années bénéficient

d’une réduction de leur prime.

Ce rabais est désigné sous le terme

Pour une petite somme, tous les cyclistes obtiennent une assurance

responsabilité civile (obligatoire) grâce à la vignette vélo.

de bonus. A l’inverse, les conducteurs

qui ont un accident payent un supplément

de prime nommé malus.

Vignette vélo

Les cyclistes doivent apposer une vignette

valable sur leur vélo. Celle-ci

fait office d’assurance responsabilité

civile et couvre les dégâts corporels

ou les dégâts matériels causés à des

tiers. La limite de couverture se

monte à au moins 2 millions de francs

pour tous les assurés. Toutefois, une

protection à l’étranger, par exemple,

est réglée de manière différente. Une

personne qui veut passer des vacances

à l’étranger avec son propre

vélo doit au préalable soigneusement

lire les conditions d’assurance.

Assurance contre la grêle

Cette assurance est particulièrement

indispensable pour les agriculteurs et

les horticulteurs qui dépendent du

rendement de leurs produits et qui

sont situés dans des zones menacées

par la grêle. En Suisse, plus de 40’000

exploitations sont assurées contre la

grêle.

Protection juridique

Une assurance protection juridique

paye les frais nécessaires en cas de

litige juridique. Ainsi, l’assuré ne doit

pas payer lui-même les frais de tribunal

et les frais de procédure ou les

frais pour un avocat ou une expertise.

Le contrat d’assurance

«Mona Lisa» est-elle

assurée contre le vol?

Peint par Léonard de Vinci, le tableau

«Mona Lisa» est exposé au Musée du Louvre

à Paris dans les conditions de sécurité

les plus strictes. Ce tableau appartient à

l’Etat français, qui, de toute évidence, ne le

vendra jamais. C’est pour cette raison qu’il

n’est pas possible d’estimer combien débourserait

un acheteur potentiel. Dans de

telles conditions, l’œuvre devient un objet

irremplaçable. Si d’aventure une assurance

en prenait la responsabilité, son contrat serait

lié à des primes d’un montant lui aussi

inestimable.

La grêle peut aussi réduire les pare-brise des voitures en morceaux.

De tels dégâts peuvent être assurés.

Assurances | Input 2/2006 | Page 15


vous recevez alors une confirmation

d’assurance, ce que l’on nomme la

police.

La police d’assurance est un acte

qui confirme la conclusion d’un

contrat d’assurance. Elle contient

obligatoirement tous les points importants

qui étaient contenus dans la

proposition d’assurance.

Quel est le risque assuré?

Qu’est-ce qui est assuré?

(personne ou chose?)

Quelle est la prestation

de l’assurance?

Quel est le montant de la prime?

Quand débute et quand s’achève

la couverture d’assurance?

Les dispositions de la Loi sur le contrat d’assurance (LCA) sont prises en

compte lors de l’établissement des Conditions générales d’assurances (CGA).

Une personne qui souhaite s’assurer

contre un risque déterminé a besoin

d’un contrat d’assurance. L’assurance

responsabilité civile pour le vélo représente

le cas le plus simple pour

obtenir un tel contrat. Le contrat est

en effet conclu dès l’achat de la vignette.

Vous ne devez plus que coller

cette vignette sur votre vélo et la couverture

d’assurance devient valable

pour une durée d’un an.

Pour la plupart des autres assurances

dont nous avons parlé dans ce

chapitre, il faut en revanche faire une

proposition auprès d’une compagnie

d’assurance. Les formulaires de proposition

peuvent en partie être remplis

sur la page Internet de la compagnie.

Mais dans de nombreux cas, un

entretien avec un conseiller est nécessaire.

Cet entretien permet en effet

d’expliquer les détails et de fixer par

écrit les conventions souhaitées dans

le formulaire de proposition.

Une société d’assurance dispose

de 14 jours pour examiner une nouvelle

proposition. Si elle accepte de

vous accorder la couverture désirée,

En plus de la police, les Conditions

générales d’assurances (CGA) sont

également importantes. Les CGA règlent,

par exemple, la question de savoir

quand l’assurance doit assumer

un préjudice financier et quand elle

ne le doit pas. Lisez donc attentivement

les CGA avant de signer une

proposition d’assurance. Faites-vous

expliquer les points qui ne sont pas

clairs par un conseiller.

Les CGA spécifient quel doit être

votre comportement en cas de sinistre

et comment le contrat peut être

résilié. Si vous n’avez plus besoin

d’une couverture ou si vous n’êtes

pas satisfait de la compagnie, vous

devez le communiquer à l’assurance

dans les délais. Sans résiliation en

TERMES

Valeur à neuf: montant qui est nécessaire pour

le rachat ou la remise en état de l’objet endommagé.

Pour certaines assurances, c’est seulement

ce que l’on nomme la valeur actuelle qui

est remboursée. La valeur actuelle est la valeur à

neuf à laquelle on retranche la dévalorisation

due à l’utilisation ou à d’autres raisons.

Franchise: partie du dommage que la personne

assurée doit elle-même payer.

Faute grave: il y a faute grave lorsque quel -

qu’un n’observe pas les prescriptions de sécurité

élémentaires que toute personne sensée aurait

observées dans une situation et des circonstances

identiques, de manière à ce qu’un préjudice

prévisible ait pu être évité. En ce qui

concerne les comportements inadaptés dans le

trafic,

on admet en règle générale qu’il y a faute grave

si le conducteur a gravement enfreint une

ou plusieurs règles élémentaires du code de

QUESTIONS

1. Dans quelle catégorie d’assurances l’assurance responsabilité civile

est-elle classée?

2. Dans quelle catégorie d’assurances classeriez-vous l’assurance

ménage?

3. Vous commencez bientôt des études et vous vous installez en collo -

cation. De quelle assurance avez-vous besoin si vous voulez assurer

votre clavier de grand prix contre le vol?

4. Vous êtes en visite chez votre oncle. Malheureusement, vous cassez

un vase coûteux en batifolant avec le chien. Quelle est l’assurance

qui prend ce sinistre en charge?

5. L’accident de Pascal sur le pont (page 14) a fait l’objet d’une enquête

plus approfondie de la police. Les gendarmes ont établi que la

voiture de Pascal n’était équipée que de pneus d’été. De plus, des

témoins ont vu que Pascal était occupé avec son téléphone portable

juste avant l’accident. Quelle influence les faits constatés auront-ils

sur les prestations de l’assurance?

Pour approfondir ce chapitre:

E-lesson: module «La bonne assurance»

www.jugend-wirtschaft.info

Assurances | Input 2/2006 | Page 16


Assurances sociales

et prévoyance vieillesse

Les assurances sociales représentent un élément essentiel de l’Etat

moderne. Elles sont indispensables à l’essor de la sécurité sociale

et de l’aide sociale.

L’une des tâches centrales de l’Etat est

de favoriser le bien-être social. Cela

est d’ailleurs stipulé dans la Consti -

tution: la Confédération «favorise la

prospérité commune» et «veille à garantir

une égalité des chances aussi

grande que possible».

Or les assurances sociales revêtent

une importance déterminante pour

parvenir à cette prospérité.

Le système a été mis sur pied au

cours des 100 dernières années. Il

couvre les principaux risques sociaux

que sont la maladie, les accidents, la

vieillesse, la mort, l’invalidité et le

chômage. Tout comme les autres

assurances, les assurances sociales

reposent sur un principe de solidarité.

Elles sont généralement obligatoires.

Les primes sont la plupart du

temps directement prélevées sur le

salaire.

Assurance vieillesse

La couverture des risques dus à la

vieillesse se base sur le principe dit

des trois piliers.

Le 1 er pilier est l’AVS (assurance

vieillesse et survivants), une assurance

étatique qui a pour but d’assurer

un minimum vital aux retraités.

Le 2 e pilier est la prévoyance

professionnelle. Elle doit compléter la

rente AVS et permettre aux gens de

maintenir le niveau de vie auquel ils

étaient habitués. Le 2 e pilier est aussi

connu sous le nom de caisse de pension.

Le 3 e pilier est facultatif. Il s’agit

d’une prévoyance individuelle privée

servant à disposer de revenus supplémentaires

après la retraite.

Assurance invalidité (AI)

L’assurance invalidité (AI) remplace

en partie le salaire lorsque quelqu’un

ne peut plus travailler en raison d’une

invalidité.

AVS

Pour les

femmes dès

64 ans et les

hommes dès

65 ans

Employeur

AI

En cas

d’invalidité

LPP

Retraite qui

complète la

rente AVS

AC

En cas de

chômage

LAA

Pour les frais

médicaux et

hospitaliers après

un accident

Employé

APG

En cas de baisse

du revenu

notamment lors

d’une maternité

ou d’un service

militaire

Les primes pour les assurances sociales sont généralement prélevées

directement sur le salaire.

Assurance chômage (AC)

Une personne qui perd son travail obtient

un revenu de remplacement (indemnités

journalières) pendant une

période maximale de 400 jours (état

en 2006). La prime d’assurance est

directement prélevée sur le salaire.

Tous les salariés sont obligés d’y cotiser

dès 17 ans et jusqu’à la retraite.

Assurance accidents (LAA)

Tous les salariés sont obligatoirement

assurés contre les conséquences

d’accidents. Les employeurs payent

les primes pour les accidents survenant

durant le travail, tandis que les

assurés payent des primes pour les

accidents non-professionnels (par

exemple des accidents sur le chemin

du travail, en pratiquant un sport ou

à la maison).

Allocations pour perte

de gain (APG)

L’allocation pour perte de gain couvre

une partie de la diminution de salaire

subie lors d’un service effectué auprès

de l’armée, de la protection civile

ou du service civil. L’APG permet de

plus aux mères salariées de bénéficier

d’un congé payé de 14 semaines

après l’accouchement.

Assurance maladie

Une assurance de base servant à protéger

contre les conséquences d’une

maladie est aussi obligatoire. Elle

n’est en revanche pas financée par le

prélèvement d’un pourcentage du

salaire. C’est pourquoi, l’assurance

maladie ne figure pas dans le graphique

ci-dessus.

Vous obtiendrez des informations détaillées

à propos de la prévoyance

vieillesse dans le cahier Input «Prévoyance».

Pour approfondir ce chapitre:

Brochure «Prévoyance»

et E-lesson «Prévoyance»

www.jugend-wirtschaft.info

Assurances | Input 2/2006 | Page 17


L’importance économique

des assurances

Par différents aspects, les assurances sont importantes pour l’économie

suisse. Grâce à leurs prestations, elles offrent une sécurité aux personnes

privées et aux entreprises. Elles procurent également un grand nombre

de places de travail et font partie des principaux investisseurs en capital.

Les produits d’assurance jouissent

d’une grande popularité en Suisse.

Les habitants n’hésitent pas à mettre

la main au porte-monnaie. Les

Suisses dépensent en moyenne environ

7000 francs par an pour leurs assurances

privées. Ils figurent clairement

en tête du classement international

en ce qui concerne les dépenses.

26 milliards payés

L’activité des assurances privées se

constate également dans les chiffres:

en 2004, les prestations payées par

les assurances ont atteint un total

de quelque 26 milliards de francs. Les

payements effectués au titre de l’assurance

vie ont représenté la moitié

de cette somme. Un peu plus de 3,3

milliards de francs ont été nécessaires

pour pouvoir rembourser les dommages

matériels et corporels liés au

trafic routier. Les incendies et les dégâts

dus aux forces de la nature ont

coûté environ 1,6 milliard de francs.

Et encore les assurances sociales

ne sont-elles pas comprises dans ces

chiffres. Chaque Suisse dépense environ

14’000 francs supplémentaires

par an pour ces assurances (voir page

17). En incluant les assurances privées,

les dépenses consacrées aux

assurances représentent au total un

peu plus d’un cinquième du budget

moyen d’un ménage.

63’000 places de travail

La branche des assurances fait partie

des secteurs économiques les plus

importants en Suisse. Les assurances

privées occupaient 45’000 collaborateurs

dans notre pays au 1er janvier

2006. 18’000 autres personnes sont

employées auprès des caisses de

pension. Au total, il y a donc 63’000

personnes actives dans les assurances

privées et les assurances de prévoyance,

dont plus de 1800 apprentis.

Beaucoup de compagnies d’assurance

suisses sont aussi actives à

l’étranger où elles emploient 90’000

autres personnes. Ce chiffre montre

bien à quel point les assurances

suisses sont concurrentielles.

Les métiers de l’assurance

Etant donné que les assurances traitent

de presque tous les aspects de la

Les prestations des assurances en 2004

Chiffres en millions de francs

Les plus grandes compagnies

d’assurance suisses

Responsabilité

civile générale

794; 3%

Accident

1604; 6%

Incendies et dégâts

dus aux éléments

naturels

1621; 6%

Véhicules

à moteur

3381; 13%

Maladie

4473; 17%

Divers

796; 3%

Vie

13'750; 52%

Les douze plus grands assureurs suisses ont encaissé

ensemble des primes pour un montant avoisinant

160 milliards de francs en 2004. (Données en milliards

de francs. Exception: * en milliards de dollars

américains, primes dans le marché international)

Zurich 49,3 *

Swiss Re 31,7

Winterthur 21,4

Swiss Life 20,3

La Bâloise 7,0

Helvetia Patria 5,1

Converium 3,8 *

Allianz Suisse 3,6

La Mobilière 2,5

Generali 1,9

Nationale Suisse 1,8

La Vaudoise 1,7

En 2004, les assurances privées ont versé 26 milliards de francs de prestations.

Source: Office fédéral des assurances privées

Ces chiffres se basent sur les rapports d’activité

de l’année 2004. Source: ASA, Chiffres et faits 2006

Assurances | Input 2/2006 | Page 18


est aussi recommandable. Comme

des exemples le montrent, une entrée

dans le monde des assurances

est également possible à la suite

d’une maturité professionnelle ou

d’études universitaires. Les assurances

offrent de multiples possibilités

de formation continue.

Les assurances suisses occupent 90’000 personnes à l’étranger. Cette

image représente le spectaculaire immeuble que l’architecte Norman

Foster a conçu pour Swiss Re à Londres.

vie, elles emploient aussi des gens issus

de presque tous les horizons professionnels.

C’est pourquoi jusqu’à

une centaine de professions sont représentées

au sein des plus grandes

compagnies d’assurance.

C’est avec les conseillers en assurance

et les inspecteurs de sinistres

que les clients ont surtout un contact

direct, mais souvent aussi avec des

collaborateurs du secteur administratif.

Mais les assurances ont également

besoin des compétences et des

connaissances spécifiques d’ingénieurs,

de mécaniciens automobile,

d’experts de l’environnement, de criminalistes,

de détectives et de professionnels

de la sécurité, de photographes,

d’historiens de l’art, de

concepteurs de sites Internet, de développeurs

d’applications, de mathématiciens

d’assurances, d’avocats,

d’experts en investissements ou encore

de médecins.

Une carrière de professionnel de

l’assurance débute souvent par un

apprentissage dans le secteur de l’assurance.

Réussir son certificat ouvre

la voie à une formation continue

aussi bien dans la branche de l’assurance

que dans d’autres secteurs professionnels.

Mais choisir la voie passant

par une Haute Ecole spécialisée

Placement de capital

C’est surtout grâce aux affaires réalisées

dans l’assurance vie que les compagnies

d’assurance disposent de

beaucoup d’argent; de l’argent

qu’elles entendent placer de manière

ju dicieuse et sûre. L’argent des clients

des assurances privées qui a été placé

représente un montant total d’environ

500 milliards de francs. C’est plus

que ce que l’économie suisse produit

en un an ( produit intérieur brut

2004: 444 milliards de francs). Ainsi,

les assurances font sans aucun doute

partie des plus gros investisseurs

de Suisse. Les investissements sont

principalement réalisés sous forme

d’ obligations. Mais les actions

et les fonds de placement sont

également importants. Les compagnies

d’assurances sont de plus fortement

engagées dans la construction

de logements privés.

Les rendements provenant de ces

placements en capital sont impressionnants:

en 2004, les compagnies

d’assurances ont ainsi réalisé approximativement

19 milliards de francs de

TERMES

Inspecteur de sinistres: membre du Service externe, il traite

les cas de sinistres complexes pour le compte d’une compagnie

d’assurance et négocie avec les personnes qui présentent

des prétentions, les avocats et d’autres compagnies d’assurance.

Produit intérieur brut: le PIB englobe la somme de tous les

biens et services produits (création de valeurs par l’économie)

dans un pays donné au cours d’une année.

Obligations: si les entreprises ont besoin d’argent, elles peuvent

émettre des obligations. Si un investisseur achète une

obligation, il prête de l’argent à l’entreprise. Les obligations

peuvent être négociées.

Fonds de placement: un fonds de placement est la mise

en commun des versements de nombreux investisseurs.

Un management professionnel se charge de gérer la fortune

du fonds et l’investit dans le cadre des recommandations

stipulées.

Actions: une action représente une part du capital d’une

société anonyme.

QUESTIONS

1. Combien de places de travail les assurances privées suisses

offrent-elles en Suisse et combien à l’étranger?

2. En 2004, à combien se sont montées les prestations d’assurance

dans le domaine des assurances des véhicules à moteur?

3. a) Quel est le montant total de la fortune des assurances

suisses?

b) D’où cet argent provient-il principalement?

4. Trouvez sur le site de l’ASA d’autres «Chiffres et faits actuels».

(Le fichier pdf est téléchargeable à l’adresse www.svv.ch).

Découvrez …

si les prestations versées par les assurances ont augmen té

ou diminué au cours des dernières années. (page 7)

combien il existe de compagnies d’assurance en Suisse.

(page 2)

quel est le montant des primes d’assurance par tête en

Allemagne. (page 25)

combien d’«accidents non-professionnels» il y a eu en Suisse

au cours des dernières années et comment les coûts liés à

ce secteur ont évolué (page 33).

Assurances | Input 2/2006 | Page 19


Interview

avec Daniela Meuli

snowboardeuse, médaillée d’or aux Jeux olympiques de Turin 2006,

étudiante en sport

Vous avez gagné la médaille d’or

du slalom parallèle de snowboard

aux Jeux olympiques de Turin en

2006. Pour y parvenir, avez-vous

dû prendre un gros risque dans la

compétition?

Daniela Meuli: Une compétition est

toujours un équilibre délicat entre attaque

et dosage de la course, tout

spécialement dans notre genre de

compétition par élimination directe

où il y a toujours un duel entre deux

sportives. Je dois toujours estimer

quelle part de risque je dois prendre

pour être plus rapide que mon adversaire,

mais sans pour autant tomber.

Aux Jeux olympiques de Turin, j’ai

parfaitement réussi à doser le risque,

et ce malgré mon extrême nervosité.

A quels risques êtes-vous exposée

en tant que professionnelle du

snowboard?

Daniela Meuli: Comme sportive

d’élite, je suis exposée à un risque

plus élevé de blessures. Un accident

ou une maladie peuvent avoir des

conséquences graves. En cas d’arrêt

prolongé, par exemple, les gains peuvent

chuter drastiquement. Il existe

donc un important «risque d’incapacité

de gain».

Etant donné que le matériel dont

nous avons besoin est très cher que

nous l’utilisons toujours à l’extérieur, il

y a en permanence un danger de vol.

En tant que professionnelle du

snowboard, je participe fréquemment

à des compétitions à l’étranger;

il existe donc des risques supplémentaires

liés aux voyages. Les bagages

peuvent par exemple être perdus lors

du transport, mon ordinateur portable

peut être volé ou encore un accident

peut nécessiter un rapatriement

d’urgence en Suisse.

particulièrement importantes

pour vous?

Daniela Meuli: Outre les assurances

maladie et accidents, qui sont obligatoires,

j’ai par la Fédération suisse de

ski une assurance spécifique qui garantit

en particulier un traitement optimal

en cas d’accidents à l’étranger

et qui me couvre contre une incapacité

de gains de longue durée et la diminution

de revenus qui en résulte.

En ce qui concerne l’assurance

ménage, je possède des objets de

valeur tels que mes snowboards ou

mon ordinateur portable ainsi que

d’autres objets que j’utilise souvent

à l’étranger; je les assure en supplément.

Une assurance voyage séparée,

qui inclut une assurance rapatriement,

m’évite les problèmes en relation

avec les risques liés aux voyages.

Quelles sont les assurances que

vous considérez comme particulièrement

importantes dans votre vie

courante, c’est-à-dire sans relation

au sport? Et pourquoi sont-elles

importantes?

Daniela Meuli: L’assurance vieillesse

avec ce que l’on appelle le système de

trois piliers. A franchement parler, il y

a peu de temps encore, ces questions

de prévoyance ne m’intéressaient

absolument pas. Je m’imaginais toujours

que c’était encore extrêmement

éloigné et donc sans grande importance

pour moi. Mais j’ai changé

d’opinion; un expert en assurances

m’a montré l’importance et la nécessité

de la prévoyance. Il m’a démontré

qu’il était très important d’investir

pour ses vieux jours déjà durant sa

jeunesse. Désormais, j’attribue une

grande importance à l’assurance

vieillesse.

Daniel Meuli: Sa propre santé. Chacun

en est responsable et devrait y

veiller. En effet, si on la néglige, ce

n’est généralement pas réversible

et aucune assurance au monde

ne pourra rendre une «nouvelle

santé» et respectivement un nouveau

corps!

Daniela Meuli est âgée de 25 ans. Elle

étudie le sport à l’Ecole polytechnique

fédérale de Zurich. Elle a grandi à Davos où

elle a obtenu un baccalauréat. Ses disciplines:

le slalom géant parallèle et le slalom

parallèle en snowboard.

Les plus grands succès de Daniela Meuli:

elle a remporté le classement général de la

Coupe du monde FIS 2004, 2005 et 2006.

Elle a également gagné la médaille d’or

des Championnats du monde 2005 et des

Jeux olympiques 2006.

Comment vous assurez-vous contre

ces risques? Quelles assurances sont

Qu’est-ce qui ne peut, selon vous,

être assuré?

www.daniela-meuli.ch

Assurances | Input 2/2006 | Page 20


Interviews

avec des apprentis

Nathalie Pfister, apprentie de commerce auprès de Swiss Life

et Andreas Leu, apprenti de commerce auprès de la Mobilière

Les clients n’ont affaire avec votre

assurance qu’en cas de sinistre.

N’est-ce pas frustrant?

Nathalie Pfister: En première année

d’apprentissage, je n’ai pas encore

l’occasion de travailler au service

clientèle. Je ne peux donc pas encore

dire si cela serait frustrant pour moi.

Personnellement, je ne crois pas que

cela me poserait des problèmes.

Nous apportons une aide en cas de sinistre,

ce qui est une belle chose.

Qu’est-ce qui vous fascine dans

le monde des assurances?

Nathalie Pfister: Il existe tellement

de choses que l’on peut assurer. Il y a

aussi la possibilité de faire une prévoyance,

ce que malheureusement

de nombreux jeunes ne savent pas.

Une assurance vie est un bon moyen

de protection financière pour soimême

et ses proches. Une petite

prime permet d'être bien protégé.

Que voulez-vous faire après votre

apprentissage? Avez-vous déjà des

projets en matière de formation

continue?

Nathalie Pfister: En ce qui concerne

ma vie professionnelle, je n’ai pas encore

de plans déterminés. J’espère

obtenir un travail au sein de l’entreprise

dans laquelle je fais mon apprentissage,

y travailler encore

quelques années, approfondir mes

con naissances spécifiques et mettre

de l’argent de côté, puis partir en

voyage.

Quels sont les risques que vous avez

assurés et quels sont ceux que vous

n’avez pas assurés?

Nathalie Pfister: Je n’ai que le strict

nécessaire, c’est-à-dire l’assurance

maladie obligatoire et une assurance

responsabilité civile. Dès que j’aurai

assez d’argent, je penserai certainement

à une prévoyance.

Nathalie Pfister, 19 ans, a grandi à Greifensee

(ZH) et vit depuis peu en collocation

à Zurich. Elle a passé une année aux Etats-

Unis avant son apprentissage et commencera

sa 2e année d’apprentissage cet été.

Swiss Life, dont le siège est à Zurich,

trouve son origine dans la Société suisse

d’Assurances générales sur la vie humaine

et Rentenanstalt, société fondée en 1857.

Swiss Life occupe plus de 9000 collaborateurs.

Les clients n’ont affaire avec votre

assurance qu’en cas de sinistre.

N’est-ce pas frustrant?

Andreas Leu: Non. Je ne trouve pas

que cela soit frustrant. Il n’est d’ailleurs

pas juste de dire que nous

n’avons un contact avec les clients

qu’en cas de sinistre. Si un client

change de domicile, par exemple, il

doit nous communiquer sa nouvelle

adresse. Le client s’adresse également

à nous lorsqu’il y a de grands

changement dans sa vie, comme

l’achat d’une maison, un changement

de véhicule, un mariage, etc.

Qu’est-ce qui vous fascine dans

le monde des assurances?

Andreas Leu: La branche de l’assurance

est très variée. On doit

constamment s’occuper de dangers

et de risques. Ce qui me plait le plus

dans mon travail, c’est le règlement

des sinistres. La division sinistres est la

plus variée. Il y a des contacts permanents

avec les clients et on doit avoir

de bonnes connaissances de base sur

toutes les branches de l’assurance.

Que voulez-vous faire après votre

apprentissage? Avez-vous déjà des

projets en matière de formation

continue?

Andreas Leu: Je ferai une maturité

professionnelle.

Quels sont les risques que vous avez

assurés et quels sont ceux que vous

n’avez pas assurés?

Andreas Leu: J’ai assuré les risques

maladie et accident et ai une assurance

responsabilité civile. Quant à

l’assurance prévoyance, je n’y souscrirai

que lorsque j’aurai terminé ma

maturité et que je disposerai à nouveau

d’un salaire fixe.

Andreas Leu a 20 ans. Il a grandi à Grünenmatt

à Lützelflüh. Ses hobbies sont le

foot, le ski et la lecture. Il joue aussi de la

batterie et fréquente l’Ecole suisse de jazz

à Berne.

La Mobilière est une société d’assurance

privée qui a été fondée en 1826 à Berne

sous la forme d’une coopérative. Elle

compte aujourd’hui quelque 1,3 million de

clients en Suisse.

Assurances | Input 2/2006 | Page 21


Sources

Ruedi Ursenbacher: «Richtig versichert», Beobachter-Ratgeber, Zurich, 2005 (8e édition)

«Chiffres et faits», Association suisse d’assurances, Zurich, réédité chaque année

(www.svv.ch)

«ABC des assurances privées», Association suisse d’assurances, Zurich 2002 (www.svv.ch)

«70 questions aux assurances», Association suisse d’assurances, Zurich 2005

(www.svv.ch)

Sur le thème des assurances sociales: «Echo, Informationen zur Schweiz», HEKS et Office

fédéral des migrations, Editions Klett 2005, pages 19 à 21

Thomas Hirt, Idée Assurance, Association pour la formation professionnelle en assurances,

AFA, Berne 2003

Thomas Hirt, Connaissance générales de l’assurance, Association pour la formation professionnelle

en assurances, AFA, Berne 2006

Thomas Hirt, Assurance de personnes / Assurances sociales, Association pour la formation

professionnelle en assurances, AFA, Berne 2005

Liens

www.svv.ch: Association suisse

d’assurances

www.vbv.ch: Association pour la formation

professionnelle en assurances

www.bpv.admin.ch: Office fédéral

des assurances privées

www.bsv.admin.ch: Office fédéral

des assurances sociales

www.bpa.ch: Bureau de prévention

des accidents

Impressum

Auteur:Jörg Häfliger, Lucerne

Direction du projet: Bernhard Probst, Zurich

Lectorat: Madeleine Campana, BAP, Berne

Correctrice: Anne Montavon

Choix et préparation des images: Andrea Jenny, Zurich (Association Jeunesse et économie)

Groupe de conseillers de l’Association suisse d’assurances (ASA): Michael Schläfli (Zurich),

Urs Siegenthaler (ASA), Margrit Thüler (ASA), Simon Werren, Association pour la formation

professionnelle en assurances (AFA)

Editeur:

JUGEND UND WIRTSCHAFT

JEUNESSE ET ECONOMIE

GIOVENTÙ ED ECONOMIA

En collaboration avec:

Rédaction Input: Andreas Bosshart, economiesuisse; Armin Käser, Association faîtière des

enseignantes et enseignants suisses, vice-président Jeunesse et économie; Urs F. Meyer,

Union patronale suisse, membre du comité Jeunesse et économie; Stephanie Meier,

Swissmem; Brigitte Möhr, directrice Jeunesse et économie.

www.svv.ch

Mise en page: Büro eigenart, Stefan Schaer, Berne, www.eigenartlayout.ch

Organisation: Kalt-Zehnder-Druck SA Zoug; Büro eigenart, Stefan Schaer, Berne

Crédit photographique: Keystone: couverture, p. 3, 4, 6, 7, 8, 9, 15; Forces aériennes

suisses: p. 10; service de presse de la Police municipale bernoise: p. 14; SwissRe Zurich: p. 19

Illustrations et graphiques: Assourire: p. 15; Bee Kaufmann, www.gutundschoen.ch,

Zurich, p. 17

Impression: Kalt-Zehnder-Druck SA Zoug, www.kalt.ch

E-lesson: LerNetz SA, Berne, www.lernetz.ch

Il n’a pas toujours été possible de trouver les détenteurs des droits sur les textes et les

photos. Les prétentions légitimes seront honorées dans le cadre des conventions usuelles.

Tout droit réservé © 2006 Jeunesse et économie, Thalwil/Suisse

Images:

Le commentaire destiné aux enseignants peut être téléchargé depuis le site

www.jugend-wirtschaft.info

Assurances | Input 2/2006 | Page 22


Set didactique Input

Une offre pour diversifier l’enseignement au niveau secondaire supérieur

Les sets didactiques comprennent en règle générale une brochure pour les élèves. Celle-ci est

accompagnée d’un commentaire à l’intention du personnel enseignant ainsi que d’une E-lesson,

disponibles gratuitement sur Internet. Les sets didactiques traitent de thèmes concernant

l’économie, la société et la politique.

Prix (port en sus):

Exemplaire à l’unité: Fr. 6.–

Set à 10 exemplaires: Fr. 20.–

Abonnement (7 éditions d’Input + 1 Input Spécial): Fr. 35.–

L’adresse de commande se trouve au dos du cahier

E-Lesson

Brochures Input

Les cahiers Input sont des brochures à

l’intention des élèves. Ils traitent de

thèmes d’actualité concernant l’économie,

la société et la politique.

Chaque cahier Input contient:

Des informations de base relatives

à chaque thème

Deux interviews de personnalités

Des exercices relatifs à chaque

chapitre

Une bibliographie et une liste

de liens électroniques

Commentaire à

l’intention du personnel

enseignant

Le commentaire à l’intention du personnel

enseignant ainsi que des présen -

tations sous forme de transparents sont

disponibles à l’adresse:

www.jugend-wirtschaft.ch/input

On trouve à disposition sur www.jugendwirtschaft.ch

des programmes d’E-learning

relatifs aux thèmes abordés. Ces

E-lessons sont complémentaires des brochures

Input.

Les E-lessons comprennent:

Trois à cinq modules interactifs.

Ceux-ci appuient la phase

d’apprentissage du thème traité.

Un test final. Il peut être utilisé

comme préparation à une inter -

rogation ou comme outil de con -

solidation des connaissances

acquises.

Le commentaire à l’intention du personnel

enseignant comprend:

Les solutions des exercices

Des présentations sous forme

de graphiques

Des articles de presse


Input Assurances

En août 2005, de nombreuses régions de Suisse ont été touchées par des intempéries

dévastatrices. En quelques heures seulement, des cours d’eau sont sortis

de leur lit rejetant d’énormes quantités de boue et de bois dans les villages. C’est

grâce aux assurances que des milliers de gens ont pu être indemnisés pour les

dommages subis et que les travaux de reconstruction ont pu rapidement débuter.

Cette publication présente des informations de base sur la fonction et l’importance

économique des assurances en Suisse.

Les modules de l’E-lesson «Assurances»:

Les assurances face aux risques

Réassurances – Calcul du risque

La bonne assurance

Test

Cahier

A/F

E-lesson

A/F

Commentaire à l’intention du personnel enseignant A/F

JUGEND UND WIRTSCHAFT

JEUNESSE ET ECONOMIE

GIOVENTÙ ED ECONOMIA

Secrétariat central:

Alte Landstrasse 6

8800 Thalwil

Tel. 044 772 35 25

Fax 044 772 35 27

Adresse postale:

Case postale

8942 Oberrieden

info@jugend-wirtschaft.ch

www.jugend-wirtschaft.ch

En collaboration avec:

www.svv.ch

Publications

Publications Input 2006

Input 1/2006: Transport aérien (A/F; avec E-lesson)

Input 2/2006: Assurance (A/F; avec E-lesson)

Input 3/2006: Prévoyance (A/F; avec E-lesson)

Input 4/2006: Wohnen (A avec E-lesson)

Input 5/2006: Energie nucléaire (A/F; avec E-lesson)

Input 6/2006: Pétrole (A/F; avec E-lesson)

Rééditions Input 2006

Input 7/2006: Globalisierung (A; nouvelle édition; avec E-lesson)

Input 8/2006: Téléphone mobile (A/F/I; avec E-lesson)

Publications Input 2005

Input 1/2005: Utilisation durable de l’énergie (A/F)

Input 2/2005: Bilaterale Verträge (A avec E-lesson)

Input 3/2005: Téléphone mobile (A/F avec E-lesson)

Input 4/2005: Biotechnologie (A avec E-lesson en A et en F)

Spécial Input

Spécial Input 2006: Working Poor

Spécial Input 2004: La mutation démographique: un défi pour l’avenir

Vous trouverez les E-lessons, les E-Input et les autres titres Input à l’adresse

www.jugend-wirtschaft.info

Congrès et cours

Informations et inscriptions sur www.jugend-wirtschaft.info

Abonnement 2006

7 éditions d’Input + 1 Input Spécial: Fr. 35.– par année (port en sus)

Exemplaire d’Input à l’unité: Fr. 6.–

Set Input à 10 exemplaires: Fr. 20.–

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