PLAN 2007-5 - Ordre des ingénieurs du Québec

oiq.qc.ca

PLAN 2007-5 - Ordre des ingénieurs du Québec

Juin-juillet 2007

m*.

Colloque annuel 2007

Sécurité industrielle des procédés

et des machines, p. 10-12

mmmm

ks

t

i

Les 10 grandes questions

posées au Bureau

du syndic, p. 36

§

- {•

v ;

\

fABRJÇArJOj\

Le Québec en mal

de productivité ?

Regard sur un débat de société

loin de faire l'unanimité, p. 16-27

Avis de projet d'adoption

d'un nouveau règlement

sur l'exercice de la

profession d'ingénieur

en société, p. 28


Pour pouvoir répondre aux différents besoins de

49 000 ingénieurs, il faut offrir de nombreuses options.

Et des options, nous en avons!

Plus de 49 000 de vos pairs ont l'esprit tranquille, car ils ont protégé leur avenir financier en souscrivant une couverture au titre d'un

ou de plusieurs régimes d'assurance parrainés par le Conseil canadien des ingénieurs (CCI) et recommandés par SERVIQ.

Grâce à la vaste gamme d'options de couverture recommandées par SERVIQ, vous pouvez vous constituer, rapidement et facilement,

un portefeuille d'assurance personnalisé.

L'assurance vie temporaire vous procure, à vous et à votre conjoint,

des prestations jusqu'à concurrence de 1,5 million de dollars, et

comporte des caractéristiques exceptionnelles comme une prestation

anticipée, une réduction des taux pour les montants de couverture

élevés et une option Prolongation de l'assurance qui vous permettrait

de bénéficier d'une couverture exempte de primes pour le reste de

vos jours!

L'assurance invalidité peut vous aider à remplacer le revenu perdu,

jusqu'à concurrence de 10 000 $ par mois, si vous ne pouvez pas

travailler en raison d'une invalidité. Cette assurance protège votre

atout le plus précieux : votre capacité de gagner un revenu.

L'assurance frais généraux peut aider votre entreprise à maintenir

le cap grâce à des prestations mensuelles pouvant atteindre 8 000 $,

pour couvrir les dépenses d'entreprise, si vous ne pouvez pas travailler

en raison d'une maladie ou d'un accident invalidants.

L'assurance Protection accidents graves prévoit un paiement forfaitaire

jusqu'à concurrence de 500 000 $ pour vous aider à vous adapter.

Vous pouvez aussi souscrire la même protection pour votre conjoint.

L'assurance vie et accidents des enfants vous permet de protéger

également les membres les plus vulnérables de votre famille. Elle prévoit

une prestation Handicap majeur pouvant atteindre 250 000 $ ainsi

qu'une prestation d'assurance vie temporaire pouvant atteindre 25 000 $.

Visitez notre site Web :

www.manuvie.com/cci/PLAN

Vous y trouverez des outils pour évaluer vos besoins d'assurance, obtenir un tarif gratuitement et

présenter une demande de couverture en ligne, rapidement et en toute sécurité.

Composez sans frais le

1 877 598-2273

du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h (HE)

Parrainé par : Recommandé par : Établi par :

CONSEIL CANADIEN DES INGÉNIEURS

CANADIAN COUNCIL or

PROFESSIONAL ENGINEERS

S e r V I Q ® Financière Manuvie

www.reseauIQ.qc.ca

La Compagnie d'Assurance-Vie Manufacturers


Avant d'écrire votre prochain devis, découvrez les

avantages des conducteurs NUAL. De nombreuses

études comparatives ont démontré à quel point le

rendement des conducteurs NUAL n'a rien à envier à

celui des conducteurs traditionnels. En plus d'offrir des

avantages techniques inégalés, les conducteurs NUAL

facilitent et accélèrent l'installation et ce, à un prix très

concurrentiel. Besoin d'un fidèle associé? Fiez-vous

aux conducteurs NUAL.

WWW.CABLE.ALCAN.COM

CONDUCTEURS

New:

branché sur le service

connecté à l'innovation."

ALCAN v


Les génies qui

4*éiÊiventent

, r e u t i l i & e f i b

la roue

mettant de l'avant une approche pluridisciplinaire

faisant appel à des notions du génie mécanique, du

génie logiciel et du génie industriel.

À l'École de technologie supérieure (ÉTS), les

activités de formation et de recherche sont

offertes par des professeurs possédant une

grande expérience de collaboration avec le

milieu industriel. Ces derniers poursuivent des

travaux au sein de 35 laboratoires, groupes ou

chaires de recherche dans divers domaines du

génie, notamment en conception et fabrication

assistées par ordinateur, ainsi qu'en gestion de

données techniques et réutilisation des connaissances.

Louis Rivest et Roland Maranzana, professeurs au

Département de génie de la production automatisée,

participent aux travaux du Laboratoire

d'ingénierie des produits, procédés et systèmes

(LIPPS). Les membres du LIPPS mènent des

recherches afin de produire, valider et optimiser

des produits, des procédés et des systèmes en

Les deux professeurs, avec la collaboration du

chercheur Omar Msaaf, ont notamment mis au

point la suite logicielle P3DM (Part, Product &

Process Data Mining Tools) qui permet la recherche

et la comparaison de modèles géométriques 3D. La

suite comprend trois outils: un moteur de recherche

pour trouver des pièces de géométries similaires, un

comparateur géométrique permettant d'analyser les

différences de formes entre des pièces et un comparateur d'arbres

de spécifications.

Résultat de travaux menés dans le cadre d'un projet du Consortium de recherche et

d'innovation en aérospatiale au Québec, en partenariat avec Bombardier Aéronautique et Pratt

& Whitney, cette suite logicielle favorise la réutilisation d'informations en permettant de repérer des

composantes similaires afin de réutiliser des pièces existantes au sein de nouveaux produits, ou encore d'en

réutiliser la gamme de fabrication, l'outillage ou d'évaluer plus rapidement les coûts de production. La suite logicielle

P3DM s'avère aussi utile pour identifier les différences introduites entre deux versions d'une pièce, soit par un

changement d'ingénierie ou encore par une migration d'un logiciel de modélisation à un autre.

Si vous voulez parfaire votre formation par des travaux de recherche dans ces domaines, l'ÉTS offre un programme de

maîtrise en génie de la production automatisée avec mémoire ainsi qu'un programme de doctorat. Dans certains cas,

la recherche peut être réalisée entièrement en milieu industriel.

L'ÉTS offre également des programmes de 2 e cycle de type professionnel aux ingénieurs désirant plutôt acquérir une

formation supplémentaire en génie de la production automatisée sans faire de recherche: programme court,

programme d'études supérieures spécialisées (DESS) et maîtrise sans mémoire. Ces programmes professionnels

permettent de concevoir des solutions technologiques adaptées et ciblées qui relèvent de plusieurs domaines du génie.

Nombreux à aspirer à un poste de gestionnaire, les ingénieurs qui effectuent une maîtrise professionnelle à l'ÉTS suivent

de quatre à six cours de gestion. Ils peuvent ainsi approfondir leurs connaissances techniques tout en développant des

habilités dans ce domaine.

Choisir l'ÉTS : une idée de génie !

Programme court, DESS et maîtrise en génie de la production

automatisée: 514-396-8800, poste 7854

Doctorat en génie: 514-396-8800, poste 7970

Sans frais: 1-888-394-7888

www.etsmtl.ca/programmes www.etsmtl.ca/cyclessupérieurs


Université du Québec

École de technologie supérieure


» Ordre

|j)| l des ingénieurs

U du Québec

L'Ordre des ingénieurs

du Québec (fondé en

1920) a comme mission

d'assurer la protection

du public en contrôlant

l'exercice de la

profession dans le cadre

de ses lois constitutives

et de mettre la

profession au service

de l'intérét du public.

Comité administratif

2007-2008

Président :

Zaki Ghavitian, ing.

Vice-présidente en titre,

aux Finances et trésorière :

Maud Cohen, ing.

Vice-président

aux Affaires professionnelles :

Claude Martineau, ing.

Vice-président aux Affaires

publiques et corporatives :

Éric Potvin, ing.

Représentant du public :

Guy Levesque, infirmier

Bureau 2007-2008

(20 ingénieurs élus)

Montréal :

Guy Arbour, ing.

Micheline Bétournay, ing.

Christian Camirand, ing.

Maud Cohen, ing.

Zaki Ghavitian, ing.

François P. Granger, ing.

Sandra Gwozdz, ing.

Vves Lavoie, ing.

Claude Martineau, ing.

Lyne Plante, ing.

Louise Quesnel, ing.

Québec :

Anne-Marie Tremblay, ing.

Nadia Lalancette. ing.

Jean-Marie Mathieu, ing., avocat

Estrie :

Stéphane Bilodeau, ing.

Outaouais :

Michaël Côté, ing.

Abitibi-Témiscamingue :

Yves Boisvert, ing.

Saguenay-Lac-Saint-Jean:

Éric Potvin, ing.

Mauricie-Bois-Francs-

Centre-du-Québec:

Louis Fortin, ing.

Est-du-Québec :

Danny Gagnon, ing,

(4 administrateurs nommés

par l'Office des professions

du Québec)

Hermante Ayotte

Sylvain Blanchette

Guy Levesque, infirmier

Nicole Vallières, avocate

Envoi de Poste-publications

n» 40069191

PLAN

Directeur

Daniel Boismenu

RÉDACTION

Coordonnatrice des éditions

Geneviève Terreault

Directeur artistique

Michel Dubé

Révision technique

Jean-Pierre Trudeau, Ing,

Révision

Rédaction Scriptoria

Correction

Dominique Vallerand

PUBUCITÉ

Christian Laramée,

Jean Thibault

Communications Publi-services

450 227-8414

PLAN est publié neuf fois par an

par la Direction des affaires

institutionnelles de l'Ordre des

ingénieurs du Québec.

PLAN vise à informer les membres

sur les conditions de pratique de

la profession d'ingénieur et sur les

services de l'Ordre. PLAN vise

aussi à contribuer à l'avancement

de la profession et à une protection

accrue du public. Les opinions

exprimées dans PLAN ne sont

pas nécessairement celles de

l'Ordre. La teneur des textes

n'engage que les auteurs.

Les produits, méthodes et services

annoncés sous forme publicitaire

dans PLAN ne sont en aucune

façon approuvés, recommandés,

ni garantis par l'Ordre.

Le statut des personnes dont il est

fait mention dans PLAN était

exact au moment de l'entrevue.

Ce numéro a été tiré à

58 500 exemplaires,

tirage certifié CCAB.

Dépôt légal

Bibliothèque nationale

du Québec

Bibliothèque nationale

du Canada

ISSN 0032-0536

Droits de reproduction,

totale ou partielle, réservés

® Licencié de la marque PLAN,

propriété de l'Ordre des ingénieurs

du Québec

Gare Windsor, bureau 350

1100, me De La Gauchetere Ouest

Montréal (Québec) H3B 2S2

Téléphone: 514 845-6141

1 800 461-6141

Télécopieur: 514 845-1833

www.oiq.qc.ca

www.membres.oiq.qc.ca

Dans le présent document,

le masculin est utilisé sans aucune

discrimination et uniquement pour

alléger le texte.

SOMMAIRE

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : VOL. XLIV N° 5 : : 3,50 $

DOSSIER FABRICATION ET PROCÉDÉS


Le Québec en mal

de productivité?

PAR JEAN-MARC PAPINEAU

Regard sur un débat de société

brûlant d'actualité loin de faire

l'unanimité.

7>S

22 Démarche durable d'amélioration continue PARJEANNE MORAZAIN

La productivité n'est pas qu'affaire d'équipement. C'est d'abord

une question de culture organisationneÛe et d'innovation.

24 Champion de la productivité PAR JEANNE MORAZAIN

L'amélioration de la productivité dans les grandes entreprises

engendre d'autres défis.

26 Faire plus et mieux PARJEANNE MORAZAIN

L'intervention d'un consultant a accéléré l'implantation

de changements dans une PME.

8

10

14

30

32

34

36

38

40

Mosaïque

6 Examen professionnel

7 Liste des permis

Comité administratif 2007-2008

Colloque annuel 2007

Mot d'Ordre

Vers une réglementation du développement professionnel continu

Vie universitaire

Législation et jurisprudence

L'équité des appels d'offres

Encadrement professionnel

Favoriser la réussite des personnes formées en génie à l'étranger

Éthique et déontologie

Les 10 grandes questions posées au Bureau du syndic

Instances décisionnelles

Signature numérique

Authentification numérique vs papier : avez-vous fait vos calculs ?

42 Régionale des ingénieurs de Montréal

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 5


MOSAÏQUE

BREVES

Par Geneviève Terreault

Conception plus sécuritaire

des réservoirs (cuves)

Prix des ingénieurs du Canada 2007

Deux membres émérites

En juillet 2006, un travailleur est descendu

dans un réservoir (cuve) fermé pour y

effectuer un polissage dans les locaux

des Emballages Knowlton. Il perdit rapidement

connaissance au fond du réservoir, deux

autres personnes ont tenté de lui porter secours.

Les trois personnes sont décédées lors de cet

incident. Le rapport du coroner précise que :

«Des réservoirs fermés sont utilisés dans

d'innombrables industries, notamment les entreprises

de transformation, l'agriculture, les

vignobles, les cosmétiques, les pharmaceutiques,

etc. Plusieurs incidents surviennent à

chaque année. Il serait temps de s'attaquer à

ce problème et de repenser la conception des

réservoirs pour les rendre plus sécuritaires :

• Prévoir des ouvertures d'entrée et de sortie

à des endroits autres que dans les couvercles

ou dans les hauteurs (afin d'en

faciliter l'entrée ou la sortie) ;

• Poser des structures permanentes pour

un accès facile telles que des échelles

métalliques, des escaliers, etc.

• Prévoir des ouvertures pour la ventilation ;

• Prévoir des ouvertures pour le nettoyage

par l'extérieur ou par des systèmes intégrés

de nettoyage automatique.»

Pour lire plus en détails le rapport du coroner :

www.membres.qc.ca

Pour plus d'information sur le sujet :

http://www.csst.qc.ca/portail/fr/actualites

/2007/1 _mars_saintjean_sur_richelieu.htm

Examen professionnel

M. Robert L. Papineau, ing., a reçu l'hommage le

plus prestigieux de la profession, la Médaille d'or

d'Ingénieurs Canada (anciennement le Conseil canadien

des ingénieurs - CCI) pour son engagement à l'égard de

l'enseignement du génie dans les universités du Québec.

Diplômé en génie mécanique et titulaire d'un doctorat (Industrial

and Systems Engineering - University of Florida), il enseigne d'abord à l'Université de Sherbrooke

puis à l'Université du Québec à Trois-Rivières où, en 1976, il devient directeur du département

d'ingénierie. À son départ, en 1986, pour l'École de technologie supérieure

(ETS), il occupait les fonctions de doyen aux études de premier

cycle. M. Papineau est nommé directeur général de l'ETS en 1988.

En juin 2002, il prend la direction de l'École Polytechnique de

Montréal. Bâtisseur, M. Papineau dote l'école de génie de nouvelles

installations d'enseignement et de recherche modernes. Ce sont le

pavillon J.-Armand Bombardier, dédié à la recherche notamment en

nanosciences et en aérospatiale, et les pavillons Lassonde, les

premiers édifices universitaires ayant obtenu la certification LEED au

— Canada, ainsi que le laboratoire de structures Hydro-Québec, la seule

Robert L. Papineau, ing. ^ ,. . , _ , „„„_

installation du genre au Canada, qui a ouvert ses portes en 2006.

M. Papineau a présidé les plus hautes instances en enseignement du génie : le Comité

des doyens d'ingénierie du Québec et le Comité canadien des doyens d'ingénierie et de

sciences appliquées. Membre et président du Bureau d'accréditation canadien des programmes

d'ingénierie (BACP1) de 1983 à 1989, il en professionnalise les mécanismes. M. Papineau

a participé à de nombreux comités consultatifs gouvernementaux. Il a été membre du Comité

de révision de la Loi des ingénieurs de l'Office des professions du Québec.

Il est par ailleurs membre d'associations scientifiques et professionnelles telles que l'American

Society for Engineering Education, la Société canadienne de génie industriel (SCGI), l'Institute

of Industrial Engineering (HE) et l'Association de la recherche industrielle du Québec (ADRIQ).

Il est membre de l'Académie canadienne du génie (2000), docteur honoris causa de

l'Université de Sherbrooke (2002) et, depuis 2005, officier de l'Ordre national du Québec.

M. Papineau a été membre du conseil d'administration de la Société de développement

Angus pour la revitalisation d'un ancien quartier industriel. Il est actuellement membre du

sous-comité Investissement et aménagement du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine.

AVIS À TOUS LES INGÉNIEURS STAGIAIRES ET JUNIORS

Conformément au Règlement sur les autres conditions et modalités de délivrance des permis de l'Ordre des ingénieurs du Québec,

les prochaines séances d'examen auront lieu comme suit :

RÉGION DATE DATE LIMITE D'INSCRIPTION

Québec Samedi 8 septembre 2007, 13 h 8 juillet 2007

Sherbrooke Samedi 13 octobre 2007,13 h 13 août 2007

Rimouski Samedi 3 novembre 2007, 13 h 3 septembre 2007

Montréal Samedi 24 novembre 2007, 13 h 24 septembre 2007

Pour vous inscrire à l'une de ces séances, vous devez utiliser la fiche d'inscription incluse dans la brochure intitulée Guide de l'examen professionnel que

vous avez reçue lors de votre inscription au tableau de l'Ordre. Pour toute information additionnelle, vous pouvez communiquer avec la préposée à

l'examen professionnel au numéro suivant : 514 845-6141 ou 1 800 461-6141, poste 3158.

En conformité âvec la Politique linguistique de l'Ordre, les candidats à l'examen professionnel peuvent, à leur choix, passer les épreuves soit en français, soit en anglais.

Le document Notes préparatoires à l'examen est disponible uniquement en français.

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 6


PERMIS D'INGÉNIEUR DÉLIVRÉS PAR LE BUREAU DE L'ORDRE

M. Charles Terreault ing., a reçu la Distinction

pour services méritoires - Service communautaire,

qui souligne son engagement auprès

d'hôpitaux du Québec afin qu'ils profitent des

services de Dr Clown, un organisme humanitaire

à but non lucratif inspiré de la philosophie de

Patch Adams.

Diplômé en génie mécanique-électrique de

l'École Polytechnique de Montréal (1959),

M. Terreault a été chercheur,

gestionnaire, enseignant

et consultant en

télécommunications et

consacre bénévolement

ses talents et compétences

pour implanter

Dr Clown au Québec. Il

a largement contribué à

enraciner l'organisation

Charles Terreault, ing. par une action structurante

et continue. Il s'est employé à en consolider

les bases financières et organisationnelles,

procurant à l'organisme les ressources de gestion

nécessaires au déploiement de son action

humanitaire.

Charles Terreault a contribué directement,

comme premier trésorier puis en tant que

membre du conseil d'administration, à instaurer

un professionnalisme qui.garantit l'efficacité de

l'action humanitaire de Dr Clown.

Professionnel recherché, il a été, entre autres,

président de l'Institut canadien de recherche en

télécommunications (ICRT) et du Comité de

recherche orientée du Conseil de recherche en

sciences naturelles et en génie du Canada

(CRSNG). Il a présidé le Colloque international

de commutation (ISS) en 1981. Il est à la fois

Fellow de l'Académie canadienne du génie et

de Nnstitute of Electrical and Electronics Engineers

(IEEE), qui lui a décerné sa médaille Armstrong

en 1985. En 1986, l'Université du Québec lui

remettait un doctorat honoris causa.

En 1997, l'Ordre des ingénieurs du Québec

lui remet le Prix du président au bénévolat pour

son engagement bénévole dans les activités de

l'Ordre. Il a assuré de longues années la présidence

du Comité technologique et également

présidé, de 2000 à 2005, le Comité d'orientation

des affaires publiques de lOrdre. Il siège aussi

au Comité d'experts auprès de l'Office des

professions du Québec pour la refonte de la Loi

sur les ingénieurs. De plus, le Conseil interprofessionnel

du Québec lui a décerné le Mérite du

CIQ en 2006.

DES INGÉNIEURS DU QUÉBEC DU 17 AVRIL AU 1 JUIN 2007

Afacan, Ercan

Ammann Goulet,

Vincent

Anderson, Cindy

Apetroale, Beatrice

Cabriela

Arcand, Benoit

Audette, Frédéric

Baillargeon, Charles

Baril, Jason

Baril, Myriam

Barrette, David

Beaulieu, Geneviève

Bel ley, Carl-David

Bello, François-Pascal

Bergeron, Jean-Claude

Bergeron, Kim

Bergeron, Martin

Bergeron, Mathieu

Berjaoui, Mahmoud

Bemard-Rannou,

Olivier

Bessette, François

Bédard, Geneviève

Bélanger, François

Bélanger, Pierre

Bilodeau, Etienne

Blanchette, David

Blouin, Pascal

Bluteau, Karine

Bois, Frédéric

Boissonneault, Jean

Boivin, Alexandre

Bolduc, Claude

Bordeleau, Martin

Bornard, Laurent

Bouchard, François

Boucher, Bruno

Boucher, Christian

Boucher, Yannic

Boulanger, Philippe

Boulerice, Alexandre

Bourbonnais, Martin

Brassard, Yannick

Brière, Samuel

Brindle, Evans

Brochu, Christian

Brouillette, Eric

Brunet, Alexandre

Brûlé, Sébastien

Bussières, Simon

Buteau, Martin

Cabana, Christian

Carrier, Harold

Cervinka, Alexandre

Chabot, Patrick

Chagnon-Warmoes,

Myriam

Chamass, Mido

Champagne, Pascal

Chénier, Jean-Olivier

Chénier, Julie

Cloutier, Michel

Cloutier, Robert

Corbeil, Roxane

Correa Agudelo,

Claudia

Coutu, François

Côté, Geneviève

Croft, Manuelle

Dahl, Signd

Daigle, Mathieu

Dawson, Steve

de Montigny, Frédéric

Dehkissia, Soumaïne

Desjarlais, David

Desmarais, Gabriel

Déry, Martine

Dion, Frands

Dontigny, Julie

Dorion, Luc

Dubé, Philip

Duchesne, Maxim

Dulac, Styve

Dumais, André

Dumont, Marie-Claude

Dumont-Mackay,

Etienne

Emhoff, André

Faucher, Eric

Filteau-Gingras,

Sébastien

Fiset, Patrice

Fleury, Martin

Fortin, Jean-Michel

Frenette, Jean-Simon

Fréchette, Frédéric

Fugère-LamarTe, David

Gagnon, Philippe

Gagnon, Sonia

Gangadeen, Vijay

Gaudreault, Julie

Gelly, Simon

Giacomin, Stephan

Giguère, Cynthia

Giguère, Louis-Philippe

Giguère, Patrick

Godin, Julie

Gosselin, Marie Joëlle

Gosselin, Mathieu

Gouin, Marc-André

Goupil-Dumont,

Sébastien

Gourdon, Nathalie

Guibault, François

Guy, Grégoire

Hamel, Marie-

Françoise

Hardy, Pierre-Luc

Harvey, William

Hébert, Valérie

Hudon, Philippe

Ibnouzahir, Mourad

lera, David

Jacques-Bédard, Xavier

Juteau, Christian

Kamileris, Nathalie

Kitel, Louis-Bayard

Kroger, Stephen

Labbé, Pierre

Laçasse, Christine

Lachance, Patrick

Lahlou, Khalid

Lajoie, Joëlle

Lalonde, Philippe

Lamoureux, Alexandre

Lamy, Eric

Langelier, Erik

Langevin, Mathieu

Langlois, David

Langlois, Ghislain

Lanteigne, Dominique

Lanvière, Jérôme

Larkin, Dominic

Larouche, Martin

Lauzier-Brisson,

Jérôme

Lauzon, Stéphane

Lavigne, Valérie

Lavoie, Jean-Denis

Lavoie, Valérie

Leduc, Alexandre

Lemarbre, Simon

Lemay, Alexandre

Lemay, François

Lemieux, Jean Michel

Lemire, Stéphane

Lesnik, David

Letartre, Julien

Letellier, Eric

Léonard, Jean Rubin

Létourneau, Dominique

Loiselle, Marc-André

Luder, Marc-André

Ma, Célina

Magagi, Adamou

Manseau, Daniel

Marcotte, Patrick

Marcoux, Bernard

Marinas, Corina

Martel, José

Massala-Kivoua,

Mireille

Messier, Josée

Ménard, Valérie

Michaletz, Tomas

Mitchell, Normand

Morel, Marie-Pierre

Morin, Yan

Morin, Yannick

Mostafa, Ashraf

Shawki

Moussa, Yasser

Namiech, Julien

Néron, Jean Luc

Nieto Lemus, José

Leonardo

Noiseux, François

Noujaim, Dorine

Okasha, Ahmed

Olougouna, Edgar

Ormandjieva, Olga

Slavkova

Orou-Guidou, Samir

Ouellet, Stéphanie

Pan, Limin

Parent, Elis

Payette, Marc

Pelchat-Borgeat,

Vincent

Pelletier, Nadine

Pelletier, Philippe

Pelletier, Simon

Pettigrew, Katy

Phaneuf, Amélie

Philibert, Benoit

Piéraut, Francis

Pilote, Patrick

Pinel, Nancy

Pislariu, lonel

Poirier, Sédric Jean

Ponroy, Aurélien

Popescu, Ernest

Presto Laragnou, Jorge

Andrés

Précourt, Christianne

Raiu, George

Rancourt, Sébastien

Raschella, Michael

Renaud, Pascal

Restrepo, Linda Lucia

Rivet Vincent

Rossi, Carlo

Routhier, Eric

Royal Lajeunesse, Marc

André

Ruel, Marc-Antoine

Saba, Carl-Adib

Saint-Michel, Martin

Salem, Hicham

Serli, Luca

Sijerdc, Inès

Silva, Pedro

Simard, Jean-Michel

Sokou, Lévi

Soulié, Céline

Soumastre, Jérôme-

Alexandre

Spina, Martin

Strong, Tracy

Tan, Norith Rémi

Tarczay, Anthony A

Tea, Jason Bun Leang

Teglas, Florin Sebastian

Tessier, Martin

Thibert, Jean-Sébastien

Touré, Nouhoum

Tran, Kim Anh

Tremblay, Erik

Tremblay, François

Tremblay, Marc-André

Tremblay, Martin

Tremblay, Mathieu

Tremblay, Sonia

Trudel, Mario

Tsagaroulis,

Thrasivoulos

Turcan, Gabriel

Octavian

Ulysse, Jean-Garcia

Vaillancourt-Beaucage,

Olivier

Verni, Rubens Nicola

Voloshyn, Pavlo

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 7


LE NOUVEAU COMITÉ ADMINISTRATIF 2007-2008

Lors de la première

réunion du 87 e Bureau,

les vingt administrateurs

votants du Bureau ont

réélu M. l'ingénieur

Zaki Ghavitian

(région électorale de

Montréal) au poste de

président de l'Ordre

des ingénieurs du

Québec pour l'année

2007-2008. Cette

élection a eu lieu à l'issue

de l'assemblée générale

des membres de l'Ordre

qui se tenait le 15 juin

dernier à Trois-Rivières.

M. Ghavitian est chef]

contrôle de projets,

division Équipement-SEBJ

à Hydro-Québec.

Ordre

des ingénieurs

du Québec

Le Comité administratif 2007-2008 : (g. à dr.) Eric Potvin, ing.; Maud Cohen, ing.; Zaki Ghavitian, ing.

Claude Martineau, ing.; Guy Levesque, infirmier.

Les autres membres du Comité

administratif sont :

M mc Maud Cohen, ing.,

(région électorale de Montréal)

élue vice-présidente en titre et aux

Finances et trésorière

M me Cohen est gestionnaire de projet à

Invensys Validation Technologies;

M. Claude Martineau, ing.,

(région électorale de Montréal)

élu vice-président aux Affaires

professionnelles

M. Martineau est ingénieur, Ingénierie d'usine

et de procédé à la Station d'épuration des

eaux usées de la Ville de Montréal ;

M. Éric Potvin, ing.,

(région électorale de l'Outaouais)

élu vice-président aux Affaires publiques

et corporatives

M. Potvin est chargé de projets et développement

des affaires au Cégep de Jonquière;

M. Guy Levesque, infirmier,

représentant du public nommé

par l'Office des professions du Québec

M. Levesque est coordonnateur de la gestion

des lits et de l'accueil au Centre de santé et

de services sociaux Pierre-Boucher.

Le Comité administratif sera appuyé dans

ses fonctions par les autres membres, élus et

nommés, du Bureau. Il s'agit de :

M. Guy Arbour, ing., président, Securad inc.;

M me Hermante Ayotte, présidente, Clinique de médecine

industrielle; M me Micheline Bétournay, ing., conseillère

en recherche et technologie, Agence des douanes et

du revenu du Canada/RD&DE; M. Stéphane Bilodeau,

ing., président, Groupe Énerstat inc.; M. Sylvain

Blanchette; M. Yves Boisvert, ing., directeur

Département Mécanique et Tuyauterie,

SEM1-RN-2000 inc.; M. Christian Camirand, ing.,

consultant Ingénierie et président, Agendys inc.;

M. Michaël Côté, ing., gestionnaire de projet, Groupe

Qualitas; M. Louis Fortin, ing., directeur de projet,

Construction Pépin & Fortin inc.; M. Danny

Gagnon, ing., gestionnaire de projet, Cie Minière

Québec Cartier; M. François P. Granger, ing.,

conseiller scientifique, Belmonte Léger et Associés,

groupe-conseil; M me Sandra Gwozdz, ing.;

M mi ' Nadia Lalancette, ing., Geneohm Sciences inc.;

M. Yves Lavoie, ing., président, Gestion automatisée

Yves Lavoie inc.; M e Jean-Marie Mathieu, ing., avocat,

chef du Bureau Plaintes et litiges, ministère des

Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du

Québec; M me Lyne Plante, ing., ingénieure de projet,

Metso Minerais Canada inc. ; M me Louise Quesnel, ing.,

vice-doyenne Affaires extérieures, Faculté de génie et

d'informatique, Université Concordia; M" 11 ' Anne-Marie

Tremblay, ing., Direction de la Capitale-Nationale,

ministère des Transports du Québec; M me Nicole

Vallières, avocate.

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 8


Ne laissez pas les requins venir jouer dans votre cour

Au moment d'investir dans un fonds, ne laissez pas les requins de la finance

gruger une trop grosse portion de vos économies en frais de gestion.

Même si nos fonds sont confiés à des gestionnaires aussi ferrés que Addenda Capital, Barclays,

Foyston, Cordon & Payne, Gestion globale d'actifs CIBC, McLean Budden, Montrusco Bolton. Natcan,

Nomura et UBS, nous n'avons pas les dents longues pour autant puisque nous sommes un organisme

sans but lucratif. Nous travaillons dans le seul intérêt des ingénieurs et de leurs familles à qui nous

offrons des produits de placement de qualité et un service-conseil personnalisé sans aucuns frais

additionnels. Et en termes de performance, les Fonds FÉRIQUE n'ont rien à envier à la concurrence

puisque près de 95% de nos actifs ont offert des rendements supérieurs aux médianes de l'industrie pour

toutes les périodes observées*'. Alors, avant de plonger, contactez-nous en composant le 1 800 291-0337.

Nos frais de gestion

La concurrence

Fonds FERIQUE

www.ferique.com

Note : Un placement dans un organisme collectif peut donner lieu à des frais de gestion et d'autres frais. Les ratios de frais de gestion varient d'une année

à l'autre. Veuillez lire le prospectus avant de faire un placement. Les organismes de placement collectif ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent

et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement futur. Les Fonds FÉRIQUE sont distribués par Placements Banque Nationale inc.

* FÉRIQUE: moyenne pondérée selon l'actif des fonds, basée sur leur ratio de frais respectif au 31/12/06; CONCURRENCE: moyenne des ratios de tous les fonds communs

de placement selon l'étude PALTrak (Morningstar Research Inc.) au 31/12/06 " Rendements pour les périodes de 1 an, 3 ans, 5 ans et 10 ans au 31 mars 2007 en comparaison

des médianes de l'étude PALTrak (Morningstar Research Inc.).


COLLOQUE ANNUEL 2007

Six ateliers portant sur le thème de La sécurité industrielle des procédés et des machines

ont permis aux participants de se familiariser avec une approche globale de la sécurité.

L'éthique : un facteur déterminant du jugement professionnel de

l'ingénieur, donné par Luc Bégin, directeur de l'Institut d'éthique

appliquée de l'Université Laval.

Le Colloque 2007 a

été l'occasion idéale

pour les partenaires

de rencontrer les

participants.

La gestion des risques dans les programmes de l'Agence spatiale

canadienne (ASC), présenté par Serge Garon, ing., directeur de gestion

de projet à l'ASC.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE

® Ordre

| des ingénieurs

IfeiF du Québec

Les membres présents ont eu l'occasion de s'informer sur les réalisations de l'année.

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 10


GALA DE L'EXCELLENCE

'Ordre a institué cette année

une distinction pour saluer

le sens de l'innovation

chez les ingénieurs.

Un trophée récompense

'innovation gagnante.

Le projet de microvoiture

urbaine 100 % électrique

ZENN - de l'Institut de

transport avancé du Québec

(ITAQ) - a remporté ce prix.

Mario Maltais, ing., et Nathalie Dufour, ing.,

organisateurs de l'événement en compagnie

de Zaki Ghavitian, ing.

Zaki Ghavitian, ing.; Florin Munteanu, ing.;

François Adam, ing.; Hugo Marsolais, ing.;

Pierre Tison

Grand Prix d'excellence 2007 présenté par

OMRON

W

e prix a été décerné à l'ingénieur Martin Roy, qui représente

"tin modèle inspirant, synthèse entre l'esprit d'entrepreneuriat

et le leadership, la jeunesse et l'expérience, la compétence et

les réalisations, l'engagement social et la capacité de développer

des solutions efficaces face à cet enjeu majeur : l'environnement.

Il figure parmi les pionniers du développement durable dans ies

secteurs de l'ingénierie mécanique et électrique faisant appel

aux principes de la bioclimatique.

Remise de la prestigieuse médaille qui symbolise à la fois l'achèvement

et l'harmonie par le président de l'Ordre au lauréat.

Prix universitaires du Mérite présentés par Hydro-Québec

Ces prix sont présentés en partenariat avec Hydro-Québec, représenté par M. Jacques Chauvette, directeur adjoint, Mauricie et Production des Cascades

1" prix

Marie-Hélène Vaillant, Université lavai, en compagnie

de MM. Chauvette et Ghavitian

2' prix

Guy Turner, Université du Québec à Trois-Rivières, en

compagnie de MM. Chauvette, levesque et Ghavitian

ï* prix

Jean-François Haeck, Université McGill, en compagnie

de MM. Chauvette et Ghavitian

Marc juneau, le lauréat de la Bourse d'excellence

aux études supérieures étudie en génie électrique

à l'École de technologie supérieure. Son projet de

maîtrise en génie électrique porte sur les puces

reprogrammables dans les systèmes électriques

des satellites, lorsque leur fonctionnement est

modifié par des radiations intenses. L'application

de techniques récentes d'autocorrection d'erreur

dans de telles puces vise à augmenter leur

robustesse en milieu hostile.

PIVNN JUIN-JUILLET 2007 11


COLLOQUE ANNUEL DE L'ORDRE DES INGÉNIEURS DU QUÉBEC

L'ORDRE REMERCIE

omRon

LE PRÉSENTATEUR OFFICIEL DU COLLOQUE

ET TOUS LES AUTRES PARTENAIRES

CSST

RESEAU

DES INGÉNIEURS

DU QUÉBEC

M

A X I U I V T

Q h Hydro

Québec

C3 F=i o LJ F»

Une compagnie^ ^ ^ ^

Automatisation

industrielle

CAE

BANQUE

NATIONALE

lumen

^ —

OGILVY

RENAULT

GROUPE

EJMiCO

GROUP.

JOHNSTON-VERMETTE

lavery, de billy

HI] Financière Manuvie

www.enico.com

ÉCOLE

POLYTECHNIQUE

MONTRÉAL

Université du Québec

École de technologie supérieure

? McGill Concordia

Real education for the real world

On vous prépare pour le monde

DESSAU

SOPRIINI

Ingénierie et construclon

m

LORANGER MARCOUX

Avocats s.t.n.c.

Centre de recherche

industrielle

^^

Québec ElE3

Association des

ingénieurs-conseils

du Québec

AON

• •

• •

• a

Joli-Cœur, Laçasse

Geoffrion, Jetté, St-Pierre

AVOCATS

Q

ami JL

L_icp-T-F=«

ROCHE

INGÉNIEURS-CONSEILS

laPersonnelle

Assurance de groupe auto cl habitation


jaL'.-iii iWiii

iil

Prenez une année sabbatique

en seulement trois jours.

r

t

. rw- .. • . A •

<

.y-

. • , s.-? ;

t TOOK

i

i \

Ht. v

H ^ o>o V

Le refuge de l'inattendu.

Vous pouvez comparer... mais avec quoi?

chic-chocs.com 1 800 665-3091

AUBERCE de mONTACNE £Ï_>

CHiC-CHOCS

I H U f l I C

j&pqa


4

MOT D'ORDRE

Vers une réglementation du développement

professionnel continu Par Jocelyne Hébert

La conquête du savoir ne s'arrête jamais. Pour illustrer ce fait,

nous évoquons le plus souvent les voyages dans l'espace - un

formidable exploit, il y a 40 ans à peine - et l'informatique -

qui évolue à une vitesse folle. Les principes régissant la simple

construction d'une maison n'ont-ils pas été largement modifiés

dans les dernières décennies? En fait, tout ce qui relève des sciences

et des technologies est soumis à des changements rapides et

fréquents. Et parce qu'il se trouve au centre de cette incessante marche

de la connaissance, l'ingénieur doit voir la formation continue

comme sa responsabilité première.

COMPÉTENCES EN ÉVOLUTION

«Un nouveau diplômé en génie a une

formation de base. À partir du moment

où il commence sa carrière, il doit faire un

continuum de formation, et ce, jusqu'au

dernier jour de son activité professionnelle»,

explique l'ingénieur Claude Lizotte,

directeur des Affaires professionnelles à

l'Ordre des ingénieurs du Québec. Même

si cette nécessité représente tout un défi,

«l'ingénieur doit se prendre en main, aller zr .— :—

. . . ,, Claude Lizotte, ing.

chercher les nouvelles compétences et se

tenir à jour : sa profession exige d'être compétent hier, aujourd'hui

et demain».

Voilà bien le mot clé : «compétence», l'une des quatre valeurs

qui encadrent le travail de l'ingénieur tout au long de sa vie

professionnelle afin de maintenir la confiance du public envers lui

et sa profession. Or, le sens de ce terme évolue. Jusqu'à récemment,

plusieurs personnes en limitaient la portée aux connaissances et

aux habiletés de l'ingénieur dans son domaine d'exercice, alors que

la compétence inclut les attitudes et le comportement de l'individu

dans l'exercice de sa profession.

«L'ingénieur ne travaille plus seul, constate M. Lizotte. Sur un projet

donné, il est souvent en relation interdisciplinaire, avec des ingénieurs

de différents domaines de compétences, ou multidisciplinaire, avec

des gens d'autres professions. Cela s'explique, entre autres, par la

complexité de plus en plus grande des projets. Par exemple, il n'est

pas rare que l'on doive considérer les impacts environnementaux

d'un ouvrage ou d'un procédé sur sa région, la province, le pays et

même au-delà des frontières.» Dans bien des cas, l'ingénieur doit

donc, non plus seulement actualiser ou approfondir ses compétences,

mais aussi les élargir pour inclure des connaissances dans des

domaines connexes ou complémentaires.

Par ailleurs, fait encore valoir le directeur des Affaires professionnelles,

cette métamorphose du contexte de travail de l'ingénieur

n'est pas sans répercussions sur les interventions de l'Ordre même,

puisque l'organisme doit s'assurer du savoir-faire de ses membres

en leur proposant, par exemple, des ateliers, des conférences et des

documents ou en participant à l'élaboration de cours.

NOUVEAU CADRE RÉGLEMENTAIRE

Tous ces facteurs plaident pour l'adoption d'un cadre réglementaire

sur le développement professionnel continu obligatoire. « D'ailleurs,

rappelle Robert Loiselle, conseiller en développement professionnel

à l'Ordre, déjà une dizaine d'ordres professionnels du Québec se

sont donné un tel cadre, notamment l'Ordre des architectes, il y a

quelques mois.»

14 PLAN : JUIN-JUILLET 2007


« Dans bien des cas, l'ingénieur doit donc,

non plus seulement actualiser ou

approfondir ses compétences, mais aussi

les élargir pour inclure des connaissances

dans des domaines connexes ou

complémentaires. »

M. Loiselle explique que l'Ordre est

actuellement à élaborer un tel projet de

règlement. «Cela permettra de baliser les

processus de développement ou de

maintien des compétences en donnant à

l'Ordre des pouvoirs d'obliger au besoin

l'ensemble de ses membres, ou encore

certains d'entre eux, à suivre une ou des

activités de développement.» Étant donné

l'étendue des domaines et des. secteurs

Robert Loiselle

d'activité touchés par le génie, le développement

professionnel se fera principalement sur une base individuelle

et pourra prendre des formes très variées : cours, ateliers, lecture, etc.

Pour s'aider dans cette démarche, l'ingénieur

aura l'obligation de tenir à jour un registre,

dans lequel il notera le suivi de sa formation.

M. Loiselle précise que le principal

objectif du futur cadre réglementaire sera

de soutenir les ingénieurs dans leur développement

professionnel. «Il les aidera à assumer

leurs responsabilités dans ce domaine en leur

demandant de définir leurs besoins et leurs

objectifs, de déterminer les moyens de

répondre à ces besoins, de mettre en œuvre

ces moyens et de fixer des résultats à atteindre. En outre, l'Ordre

fournira à ses membres un guide pour les aider à remplir leurs obligations

à l'égard du règlement, par exemple sur la tenue du registre.»

Le règlement est actuellement en cours d'élaboration. L'Ordre

le soumettra à ses membres à des fins de consultation. «Ce règlement

aura une incidence sur la grande majorité des membres. Nous

chercherons à obtenir le plus grand ralliement possible autour de

cette responsabilité, le développement professionnel. Nous irons

donc demander leurs commentaires et au besoin, ajusterons le projet

de règlement pour l'adapter au mieux», indique M. Loiselle.

«Le cadre réglementaire sur le développement professionnel

continu obligatoire répondra à une situation qui n'existait pas il y a

30 ans, ni pour l'ingénieur ni pour l'Ordre», conclut Claude Lizotte.

Avis de radiation

En vertu de l'article 86 (I) ii) du Code des professions, le Comité administratif

de l'Ordre des ingénieurs du Québec a radié du tableau des membres, en

date du 11 mars 2003, les personnes dont les noms suivent, pour non

conformité au Règlement sur l'assurance-responsabilité professionnelle

des membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec.

Guy Arel, domicile professionnel à Drummondville

Guy Lacoursière, domicile professionnel à Brossard

Patrick Leroux, domicile professionnel à Laval *

* Patrick Leroux a été réinscrit au tableau le 6 juin 2007.

Le présent avis est donné conformément à l'article 182.9 du Code des

professions.

s Ordre

Michel Morin, ing.

j des ingénieurs

Secrétaire par intérim

du Québec

ATTENTION-ATTENTION

Horaire d'été

Veuillez prendre note que le Secrétariat de l'Ordre

des ingénieurs du Québec situé à la Gare Windsor,

bureau 350,1100, rue De La Gauchetière Ouest, Montréal,

sera ouvert aux heures suivantes durant la période estivale

(3 juillet au 31 août inclusivement) :

Lundi au jeudi : 8 h 30 à 17 h

Vendredi : 8 h 30 à 12 h

INOVRD Schéma et programme décisionnels pour sanitaire résidences isolées Q-2, r.8


-—S'î

I I f ' I

—4-— -j.

• l£3

Extrait programme

c • r~—i E • c • c m

Le schéma décisionnel d'INOVRD (plastifié

24"x48") et le programme informatique

permettent de déterminer de manière visuelle

le type d'installation et le dimensionnement

septique requis en fonction de la nature des

sols et du terrain, de la profondeur de l'eau

et du nombre de chambres conformément au

Q-2, r.8 (complètement référencé). Schéma

125$ Programme 250$ l'Ensemble 325$

(taxes et livraison en sus).


!

DOSSIER FABRICATION ET PROCEDES

Dec en mal

La faible productivité du

Québec se traduit, pour les

uns, en un faible niveau

de vie ; d'autres pensent

plutôt qu'elle procure une

meilleure qualité de vie.

Regard sur un débat de

société brûlant d'actualité

loin de faire l'unanimité.

Par Jean-Marc Papineau

En matière de productivité, le Québec

fait figure de parent pauvre en

Amérique du Nord. Déjà, à l'échelle

canadienne, le Québec arrive à

l'avant-demier rang - ex aequo avec l'îledu-Prince-Édouard

- pour la croissance de

son taux de productivité depuis 1997,

selon Statistique Canada. Et comme le

Canada se classe derrière les États-Unis,

tout particulièrement depuis le tournant

du siècle, le Québec affiche un retard

colossal à l'échelle continentale. Selon

l'ingénieur Bernard Boire, chargé de cours

au Département de mathématiques et de

génie industriel de l'École Polytechnique

de Montréal et président de Convitec, une

firme-conseil en management, « la productivité

de la main-d'œuvre au Canada

serait présentement deux fois moins élevée

que celle des États-Unis si l'on compare

le produit intérieur brut (PIB) total au

nombre d'heures travaillées. Voilà une

réalité dramatique, car une mauvaise performance

en matière de productivité signifie

un niveau de vie moins élevé. »

.•JlTr'U' '.! " 2007


ÉCONOMIE SAINE

Dramatique, vraiment? «Avec la productivité,

vous achetez un mode de vie, déclare

Paul-André Lapointe, directeur du Département

des relations industrielles de l'Université

Laval. Mesurée par la valeur des

ventes par employé, la productivité est

plus élevée dans un magasin de la compagnie

Wal-Mart que dans une épicerie de

quartier. Mais on peut se demander si le

modèle antisyndical et les conditions de

travail qui caractérisent ce type de commerce

de grande surface conviennent à

tous les types de société... C'est vrai que

l'on travaille moins au Québec, mais cela

signifie que l'on a plus de temps à consacrer

à la famille et à ses proches. »

Dramatique, la faible productivité du

Québec ? Pas du tout, croit pour sa part

Heniy Mintzberg, professeur à la Faculté

de gestion Desautels et titulaire de la chaire

Cleghorn de l'Université McGill. « Le Québec

possède l'une des économies les plus saines

en Amérique du Nord, parce qu'il a su préserver

l'équilibre entre les secteurs public,

privé et communautaire, affirme-t-il. Le

Québec est par ailleurs l'un des endroits

où il fait bon vivre en Amérique du Nord. »

La productivité, synonyme de richesse ?

Encore là, Henry Mintzberg n'est pas

d'accord. « Une grande partie de la fameuse

productivité américaine s'explique par la

duction du personnel, rappelle-t-il. Une

telle approche a des répercussions sur

l'avenir de l'entreprise, car les travailleurs

congédiés partent avec l'information, la

culture et l'esprit de l'entreprise. »

COURBE DESCENDANTE

Une réalité est incontestable : la productivité

québécoise n'évolue pas selon une

courbe ascendante. «Je suis obligé de vous

dire que la situation au Québec s'est détériorée

au cours des 25 dernières années,

tout particulièrement depuis 2000, fait

remarquer Bernard Boire. Cette réalité

s'explique en partie par le fait que le

Québec compte peu de grandes entreprises

comparativement au reste du pays, et

encore moins par rapport au reste du continent.

Notre structure industrielle repose

avant tout sur les PME. Pas moins de

98 % de nos entreprises comptent en effet

§moins de 100 employés. Or, il est indéniable que, sur une base

macroéconomique, les PME sont moins productives que les

grandes entreprises, comme le soulignait en 2002 The Path to

Prosperity, une étude réalisée conjointement par la Fédération

canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), les Manufacturiers

et exportateurs du Canada (MEC) et la Banque Royale

du Canada. Ainsi, Bombardier ou Pratt & Whitney génèrent des

Bemard Boire in

Henry Mintzberg

ventes de 350 k$ par employé, alors que les ventes d'un atelier

d'usinage spécialisé dans le même secteur représentent 100 k$.

Toutefois, il est important de noter que les grands donneurs d'ordres

ne pourraient obtenir ces résultats sans un réseau de PME

sous-traitantes performantes. »

Qui plus est, Bernard Boire est d'avis que les PME en général,

et celles du Québec en particulier, n'investissent pas assez en

nouvelles technologies, en matériel, en logiciels ou en capital

organisationnel : « Par exemple, les entreprises québécoises n'investissent

en technologies de l'information que l'équivalent de 42 %

des sommes qu'y consacrent les entreprises américaines, selon

l'Information Technology Association of Canada, et seulement

27 % d'entre elles ont un progiciel de gestion intégré [ERPsoftware)

, d'après la revue Supply & Demand Chain Executive. »

HAUSSE DE LA PRODUCTIVITÉ DES PME

La FCEI donne aussi un autre son de cloche : les PME sont à

l' 0I "igine de la plus grande partie de la hausse de productivité

observée au Canada plus récemment. Dans un rapport, publié en

avril dernier, qui présente le point de vue de plus de 8 000 dirigeants

de PME en ce qui concerne la productivité, la FCEI conclut

que la contribution de la petite entreprise à l'amélioration

générale de la productivité a été positive au cours des 12 derniers

mois. Plus de 56 % des propriétaires de PME interrogés ont

affirmé être devenus plus productifs et efficaces au cours de cette

LES CAINS DE LA PRODUCTIVITÉ

En règle générale, les gains de productivité proviennent d'améliorations

technologiques, de changements organisationnels ou

d'augmentations de la taille des entreprises qui entraînent des

économies d'échelle. Les gains de productivité peuvent survenir

sans qu'on augmente la production. La productivité

s'améliore lorsque les ressources sont utilisées avec plus d'efficience;

c'est le cas par exemple quand la consommation d'intrants

croît moins vite que la production, ou encore lorsqu'on

utilise moins d'intrants pour maintenir la même production.

L'amélioration de la productivité permet à une entreprise de

diminuer ses coûts de production, de vendre ses produits à

meilleur prix et d'accroître sa capacité concurrentielle.

Les gains de productivité peuvent se traduire par des augmentations

plus rapides des salaires des travailleurs ou par des

baisses du prix des marchandises, ce qui accroît le pouvoir

d'achat des consommateurs. Les gains de productivité peuvent

aussi signifier une hausse des profits des entreprises - ce qui

favorise l'investissement -, ou un accroissement des recettes

fiscales des gouvernements, ce qui peut entraîner un accroissement

des dépenses publiques.

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 17


DOSSIER FABRICATION ET PROCEDES

période, et nombre d'entre eux envisageaient de prendre de l'expansion

et de diversifier leurs activités à court terme. Cela dit,

une grande majorité des dirigeants interrogés estiment que leur

entreprise n'a pas atteint son plein rendement.

« Le débat sur la productivité, qui conclut souvent à tort que

les PME sont au bas de l'échelle, est entièrement fondé sur des

données macroéconomiques qui peuvent au mieux fournir une

vue à vol d'oiseau », indique Simon Prévost, vice-président Québec

de la FCEI qui regroupe plus de 105 000 PME canadiennes, dont

quelque 24 000 au Québec. « Or, contrairement à l'opinion répandue,

la plupart de ces PME s'efforcent continuellement de devenir

plus efficaces en investissant dans des équipements neufs, des

programmes de formation et des nouvelles technologies. »

La PME est une avenue de développement à privilégier, aux

yeux de Henry Mintzberg. « Outre leur capacité d'innovation, la

meilleure contribution socioéconomique des ingénieurs est de

créer des entreprises. J'aimerais en voir davantage se transformer

en entrepreneurs. Dans certains coins très riches d'Europe,

comme le Danemark, l'Islande ou le nord de l'Italie, les économies

sont d'ailleurs basées sur les PME. »

£

S/mon Prévost

de l'information, sont perçus comme une

façon d'améliorer plus rapidement la

productivité. »

La productivité est au cœur des enjeux

de survie des entreprises, dans le contexte

économique hyperconcurrentiel actuel,

rappelle Paul-André Lapointe, sociologue

de formation qui a mené de nombreuses

recherches sur les changements en milieu

du travail au cours des 15 dernières années.

« La productivité exige des innovations non

seulement technologiques, mais aussi

sociales. Les innovations technologiques

ne sont pas suffisantes en soi pour garantir

une amélioration de la productivité.

Elles doivent être accompagnées d'innovations

sociales, comme la réorganisation

du travail, l'instauration d'un partenariat

SOLUTIONS POSSIBLES

Au chapitre des solutions, les deux tiers des dirigeants de PME

interrogés dans le cadre de l'étude de la FCEI préconisent que

les gouvernements renouvellent leurs efforts visant à améliorer

le commerce entre les provinces. Il faudrait aussi favoriser une

plus grande concurrence dans le domaine des services financiers,

afin d'éviter que la capacité des PME à obtenir des crédits ne

soit compromise, réduire le fardeau fiscal global - ce qui libérerait

des ressources tout en améliorant le climat des affaires

-, ainsi qu'alléger le fardeau réglementaire et administratif - ce

qui abaisserait les coûts d'exploitation des PME. «Le fardeau

réglementaire est certainement l'une des principales entraves

à l'accroissement de la productivité, estime Simon Prévost. Se

perdre dans le dédale parfois surréaliste de la réglementation

gouvernementale est une perte de temps immense. Ajoutons à

cela la pénurie de main-d'œuvre qualifiée, un problème que nos

PME ressentent de façon très aiguë, et nous avons de sérieux ennuis !

Car à quoi sert d'investir dans l'acquisition de nouvelles machines

si on n'a personne pour les faire fonctionner. Réglons ces deux

problèmes et la productivité s'améliorera de façon notable. »

D'aucuns déplorent que les PME manufacturières québécoises

ne recrutent pas assez de main-d'œuvre spécialisée, les

ingénieurs au premier chef. «C'est un fait qu'on ne peut nier,

dit Bernard Boire. La majorité de nos PME manufacturières

n'ont toujours pas un seul ingénieur à leur emploi. C'est pourtant

là le professionnel le plus à même de générer les gains de

productivité que peuvent connaître les entreprises. »

« Il est clair que l'embauche de personnel de haute compétence

technique, des ingénieurs notamment, a un effet positif sur

la productivité, mais pour le moment, ce n'est pas la priorité de

nos membres, reconnaît lui aussi Simon Prévost. Dans un contexte

de pénurie de main-d'œuvre, on pense d'abord à investir

dans une machine plutôt que de se lancer dans un difficile

processus d'embauche au résultat incertain. Il faut dire que les

investissements en actifs de production, comme les technologies

LA DIFFICILE RELÈVE MANUFACTURIÈRE

D'après Statistique Canada, l'industrie manufacturière canadienne

a perdu plus de 215 000 emplois depuis 2002. Malgré ses difficultés,

aggravées par l'envolée du dollar canadien, ce secteur

emploie toujours 2,1 millions de personnes et représente les

deux tiers des exportations du pays.

En février dernier, le secteur manufacturier canadien a salué un

rapport unanime du Comité permanent de l'industrie du gouvernement

fédéral recommandant de faciliter l'investissement et

d'accroître les crédits d'impôt pour la recherche, afin de préserver

des emplois dans la fabrication.

Les gens du milieu sont inquiets, et ce, pour plusieurs raisons :

la relève en génie dans le secteur manufacturier - une question

épineuse dans un contexte de chute de la démographie -,

la pénurie de main-d'œuvre spécialisée et le dépeuplement

des régions. «Nous allons probablement devenir un champ

d'expérimentation pour le reste de la planète», dit Bernard

Boire. « En effet, après le Japon, le Québec est la société qui vieillit

le plus rapidement au monde. Par ailleurs, la croissance qu'on

observe dans plusieurs programmes universitaires est liée à

une augmentation du nombre de femmes qui s'y inscrivent. Or,

les femmes sont moins attirées par les sciences ; elles sont souvent

rebutées par le côté rigide et aride des mathématiques. Il

faut dire que la façon dont on enseigne des matières telles que

les mathématiques au primaire et au secondaire y est peut-être

pour quelque chose.»

La pénurie de main-d'œuvre est particulièrement criante dans

certains secteurs vitaux pour l'économie du Québec, notamment

l'aéronautique. « Les deux écoles québécoises spécialisées en

aéronautique n'arrivent déjà pas à combler les besoins du

marché, alors que l'industrie connaîtra une croissance soutenue

pour au moins les trois prochaines années, rapporte Bernard

Boire. À ce rythme, dans 10 ans, les prochaines usines d'assemblage

risquent d'être situées dans un autre pays, les donneurs

d'ordres préférant généralement un approvisionnement local.

Il ne faudrait pas que les PME québécoises de l'aéronautique

vivent les mêmes problèmes que les PME du textile au début

des années 2000.»

18 PLAN : JUIN-JUILLET 2007


«POUR ASSURER LA PRODUCTIVITÉ

À LONG TERME, IL FAUT INVESTIR

DANS LA FORMATION, LA COOPÉ-

RATION, L'AMÉLIORATION DU

CLIMAT DE TRAVAIL, LE TRAVAIL

D'ÉQUIPE ET LES GROUPES

DE RÉSOLUTION DE

PROBLÈMES.»

ou une formation accrue du personnel.

D'autant que les nouvelles technologies

d'informatisation et d'automatisation de la

production requièrent une contribution

plus importante des travailleurs et font

davantage appel à leur intelligence. Cela

entre en contradiction avec la vision ancienne,

mécanique et simpliste de la productivité

selon laquelle il faut faire travailler

encore plus fort les salariés. À cet égard,

la meilleure contribution des ingénieurs

serait d'être plus sensibles à la mobilisation

du personnel et à la gestion des ressources

humaines requises pour améliorer

la productivité. » Malheureusement, de

telles innovations sociales dans les usines

québécoises sont plutôt limitées pour l'instant,

en raison des nombreux obstacles

qui en limitent la généralisation.

INVESTIR DANS LA FORMATION

« Dans le cadre de la mondialisation et de

la financiarisation de l'économie, poursuit

Paul-André Lapointe, il existe ce paradoxe

d'usines très productives qui ne sont pas

suffisamment rentables à court terme aux

yeux des dirigeants d'entreprises ; car

pour assurer la productivité à long terme,

il faut investir dans la formation, la

coopération, l'amélioration du climat de

travail, le travail d'équipe et les groupes

de résolution de problèmes. Or, ces investissements

sont trop souvent considérés

uniquement comme de simples coûts salariaux

qui réduisent la rentabilité à court

terme. Si bien que les usines productives

évoluent souvent dans une situation fragile

qui doit être consolidée sans cesse. »

Autre réalité : la culture entrepreneuriale

dont s'enorgueillit le Québec a ses

limites. «Nous sommes aussi bons que

d'autres pour créer de nouvelles entreprises,

fait valoir Bernard Boire. Mais

Jean-Luc Trahan

nous sommes moins bons pour les faire croître. Par exemple,

de 1985 à 1999, selon une étude de Secor-Tactik, seulement 3 %

de nos petites entreprises sont devenues de taille moyenne. Il est

étonnant de constater que nos entrepreneurs sont prêts à tout

pour lancer leur propre entreprise, mais qu'ils deviennent frileux

quand vient le temps de prendre d'autres risques par la suite. »

PRINCIPAL FREIN

« Pour nous, le principal frein à un accroissement majeur de la

productivité est la taxe sur le capital », déclare Jean-Luc Trahan,

président de l'Association des manufacturiers et exportateurs

du Québec, qui regroupe la majorité des 10 000 manufacturiers

québécois représentant 20 % du PEB, quelque 550 000 emplois et

86 % des exportations québécoises. Précisons que cette association

s'est dotée d'un comité spécialisé en productivité et en

amélioration continue, composé principalement d'ingénieurs.

« Les gains majeurs de productivité en usine résultent souvent

die l'organisation du travail, des habiletés personnelles et de la

mise au point de nouveaux outils, des aspects sur lesquels les

ingénieurs jouent un rôle crucial, mentionne Jean-Luc Trahan.

LA VRAIE NATURE DE LA PRODUCTIVITE

La productivité se définit traditionnellement comme le rapport entre la production -

c'est-à-dire la quantité de biens produits et de services fournis - et les ressources mises

en œuvre comme le travail, le capital, l'énergie ou les matières premières. Les mesures

de productivité permettent d'évaluer l'efficience avec laquelle les ressources sont transformées

en produits et services. Le plus souvent, la productivité du travail est définie

comme la valeur ajoutée, soit les ventes totales moins les coûts totaux, par heure de

travail ou par travailleur. « Cette approche classique est trop orientée vers la réduction

des coûts du travail, en cherchant principalement à remplacer le travail par le capital

grâce aux innovations technologiques », soutient Paul-André Lapointe.

Une telle conception de la productivité, à la fois comme indicateur et levier d'amélioration

des performances économiques des entreprises, est même périmée, au dire de

Paul-André Lapointe. «Continuer à définir la productivité de façon traditionnelle équivaut,

comme l'indique un ami économiste qui analyse la productivité comme outil de

pilotage des entreprises dans l'économie contemporaine, à se servir actuellement d'un

sextant, du type de ceux qu'utilisaient les navigateurs du XVI e siècle, pour diriger un vaisseau

spatial vers la planète Mars. L'actuel débat sur la productivité est dépassé, je dirais

même que la productivité est d'une certaine façon un leurre, puisque les indicateurs

les plus importants sont de nature qualitative, comme les délais de livraison, la flexibilité

des processus de production de biens spécialisés ou le service après-vente, un

critère vital dans une économie de services. En somme, la productivité est devenue un

indicateur inapproprié pour évaluer la qualité ou l'efficacité de la production.»

Néanmoins, la productivité occupe encore une place prépondérante comme indicateur

de performance tant des entreprises que des économies nationales. « Pour les uns, dit

Paul-André Lapointe, elle est le principal facteur de développement économique et

d'accroissement du niveau de vie rendant possible la redistribution des revenus et la

croissance de la consommation. Pour les autres, elle est synonyme d'intensification du

travail, de réduction des emplois et de chômage.

L'approche renouvelée de la productivité prend, au contraire, note de l'intensité très

élevée du capital et du faible poids du travail dans les coûts de production, et met l'accent

sur le rôle fondamental du travail ainsi que sur les innovations sociales et organisationnelles.

Ces innovations deviennent encore plus nécessaires, étant donné la

multiplication et la complexification des indicateurs de performances économiques non

financières, dont la productivité n'est pas le plus important. Pensons notamment à la

qualité, que l'approche classique de la productivité ne prend pas en compte, ou à la

mesure des performances économiques dans les services, qui emploient les trois quarts

de la main-d'œuvre.»

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 19


DOSSIER FABRICATION ET PROCEDES

Mais il faut préalablement investir dans des

machineries plus performantes. Or, la taxe sur le

capital ne permet pas à nos entrepreneurs et à nos

manufacturiers d'investir autant que requis. Il faudrait

abolir cette taxe purement et simplement, d'autant qu'elle

n'existe pas dans plusieurs provinces canadiennes. Au

total, on dénombre environ 20 types de taxes en Grande-

Bretagne, comparativement à une soixantaine au Canada.

Pendant que nos entrepreneurs et nos manufacturiers remplissent

des formulaires, ils ne sont pas en train de mettre

en oeuvre des moyens pour accroître leur productivité. »

ACCROÎTRE LA PRODUCTIVITÉ ET LA RICHESSE

L'exportation est une avenue royale pour accroître la productivité

et la richesse mais, comme le souligne Bernard Boire, avec

43 % des emplois et 45 % du PIB au Canada, les PME ne sont

responsables que de 30 % des exportations. Les manufacturiers

exportateurs sont d'ailleurs à eux seuls les artisans de 75 % de

la recherche et développement au Québec. « Le secteur manufacturier

est en mutation partout dans le monde ; dans le contexte

de la mondialisation, cela constitue un véritable défi pour les

manufacturiers exportateurs, note Jean-Luc Trahan. Il n'y a pas

que le Québec et le Canada qui subissent des pertes d'emplois

manufacturiers. Par exemple, la Chine a perdu 15 millions d'emplois

manufacturiers au cours des 7 dernières années. »

La position du Québec n'est guère plus reluisante à l'échelle

mondiale que nord-américaine, signale Bernard Boire, qui prodigue

depuis un quart de siècle ses conseils aux entreprises désireuses

d'améliorer leur compétitivité. « Nous prenons du retard par rapport

à l'ensemble de nos concurrents. Les autres pays, comme

la Chine, l'Inde ou le Brésil, se développent à une vitesse accélérée,

si bien que l'écart ne cesse de se creuser entre eux et nous. »

Malgré tout, Bernard Boire se range dans le clan des optimistes

prudents quant à l'avenir. Les solutions sont connues,

par exemple l'accroissement des exportations, de l'innovation

et des investissements en machinerie et en technologies de l'information.

Elles doivent êtres appliquées sans tarder et de façon

massive pour combler le retard déjà très important du Québec.

«Dans la lignée du débat entre lucides et solidaires, on note que

le Québec a déjà démontré qu'il était capable de relever de grands

«LA TAXE SU RLE CAPITAL

NE PERMET PAS À NOS

ENTREPRENEURS ET À NOS

MANUFACTURIERS D'INVESTIR

AUTANT QUE REQUIS.»

défis, comme ce fut le cas dans les années 1960 et 1970, observe

Bernard Boire. Mais force est de constater que nous nous sommes

un peu reposés sur nos lauriers au cours des 20 dernières années.

Il est temps de relancer un débat de société afin d'examiner collectivement

les moyens de redresser notre niveau de vie. »

Pour l'heure, Bernard Boire partage l'avis de ceux qui estiment

que trop d'entreprises se concentrent uniquement sur le

dénominateur, soit les intrants par la réduction des coûts. « À ce

rythme, illustre-t-il, il ne resterait bientôt plus qu'un seul employé

dans le secteur manufacturier, mais comme il serait productif !

Il faut plutôt se concentrer sur le numérateur, soit l'augmentation

de la valeur des extrants que l'on produit à partir des mêmes

intrants. Et c'est là que l'innovation, la créativité et le lancement

de produits à haute valeur ajoutée entrent en jeu. Il ne s'agit pas

de travailler davantage, mais de travailler mieux. »

Bien que la faible productivité actuelle du Québec soit une

situation grave, elle n'est pas sans remède, conclut Jean-Luc

Trahan. « Les solutions existent, elles sont connues, il faut les

mettre en pratique, dit-il. L'un de nos grands défis est de devenir

concurrentiels dans tous les éléments de la chaîne de valeur des

entreprises. Le problème est que si les manufacturiers cherchent

à améliorer leur productivité, les entreprises de services et les

gouvernements ne s'en préoccupent guère. Il faudrait transférer

la notion de productivité à ces autres secteurs d'activité,

et s'inspirer de l'exemple de certains pays qui ont adopté des

stratégies précises en regard de la mutation du secteur manufacturier.

Pour l'instant, nous n'en sommes qu'à la mise en place

de mesures ou d'aides ponctuelles qui ne sont pas intégrées dans

une stratégie claire et cohérente. »


Béton Léger du Canada

LÉGER, SOLIDE ET DANS LE VENT

Tel (450)377-5218

(514) 502-3906

Fax (450)377-0136

info@beton-leger.com

www beton-leger com

C P 1201 Succ A

Salaberry-de-Valleyfield, Québec

Canada. J6S6S1

ALLÉGEMENT et RÉSISTANCE EXCEPTIONNELS!

Notre procédé unique (25 produits) confère aux bétons

des propriétés d'isolation thermique et acoustique supérieures

aux bétons conventionnels.

Nous allégeons, grâce à nos Agrégats Artificiels, les bétons

conventionnels jusqu'à 80% de leur poids.

Possibilités d'allégement:

-9 MPA à 725Kg/m 3

- 35 MPA à 2000 Kg/m 3

Afin de connaître tout ie potentiel de notre procédé,

ainsi que d'autres possibillités d'allégement,

n'hésitez pas à nous contacter!

20 PLAN : JUIN-JUILLET 2007


RESEAU

DES INGÉNIEURS

DU QUÉBEC

TOURNÉE SUR LA DÉLOCALISATION DES EMPLOIS

EN INGÉNIERIE : MISSION ACCOMPLIE !

La tournée a permis de valider la conclusion principale de notre étude

sur la délocalisation à savoir que pour faire face adéquatement aux

pressions nouvelles de la mondialisation, le Québec doit s'outiller et

se doter d'une politique industrielle forte et cohérente. En effet, les

ingénieurs de partout au Québec nous ont témoigné qu'il était possible

de transformer les menaces engendrées par la mondialisation, notamment

celles de la délocalisation des emplois, en opportunités pour les

entreprises québécoises.

Trois éléments essentiels

Aussi, le Réseau a identifié trois éléments qu'il juge essentiels à

l'élaboration de cette politique. Tout d'abord, il faut positionner l'expertise

et la notoriété des ingénieurs québécois comme un avantage

compétitif important du Québec. Les ingénieurs du Québec sont parmi

les meilleurs au monde. Pouvoir compter sur l'ingénierie québécoise est

un gage de qualité reconnu. Il faut s'assurer que les entreprises étrangères

et les gouvernements étrangers y soient sensibilisés. Cette réputation

bonifiera leurs intérêts à faire affaires au Québec.

Ensuite, une politique industrielle forte et cohérente devrait s'assurer

d'améliorer la formation continue des ingénieurs. Ces derniers sont des

acteurs incontournables du maintien et du développement d'un secteur

industriel fort. Notre tournée du Québec nous a permis de constater

que si nous vouions rester à la fine pointe des développements du génie

et nous assurer de demeurer compétitifs, il faut que nos ingénieurs

puissent d'abord bénéficier d'une formation de haut niveau et de calibre

international, en plus de miser sur une formation continue équivalente.

De plus, dans un monde du travail qui évolue de façon toujours plus

rapide, les ingénieurs nous ont fait part de leur besoin d'être mieux

formés en matière de gestion du changement dans les organisations.

Troisièmement, le Réseau considère qu'il faut miser davantage sur la

qualité de l'environnement d'affaires comme un avantage comparatif

important du Québec et, plus particulièrement, sur la qualité de la

protection de la propriété intellectuelle. Le Québec est une terre d'accueil

favorable aux entreprises et aux investissements économiques de toutes

natures. On sait que les entreprises sont parfois tentées par les coûts de

production moins élevés de certains pays, mais nous savons aussi que

plusieurs d'entre elles ont des craintes face à la protection de leur propriété

intellectuelle. Un environnement d'affaires stable, des lois qui les

protègent, des ingénieurs parmi les plus compétents et créatifs au monde...

Il est grand temps que le Québec se mette à mieux vendre ses atouts et

ses forces, et ce, au grand bénéfice de toute l'économie québécoise.

300 ingénieurs rencontrés, huit régions visitées

Rappelons que c'est le 6 juin dernier à Montréal que s'est conclue la

tournée sur la délocalisation des emplois en ingénierie du Réseau des

ingénieurs du Québec. Cette tournée avait débuté en novembre dernier

à la suite de la publication de notre étude sur le sujet. L'objectif premier

de la tournée était de valider les données de l'étude et d'échanger avec

les ingénieurs sur les différents aspects de la délocalisation des emplois,

et ce, plus particulièrement en ingénierie. L'idée était de créer un véritable

lieu d'échange, dans le but d'en connaître davantage et d'enrichir

les positions du Réseau des ingénieurs du Québec sur la question.

« il faut positionner l'expertise et

la notoriété des ingénieurs québécois

comme un avantage compétitif

important du Québec »

Au total, plus de 300 ingénieurs ont été rencontrés et huit régions

différentes ont été visitées. La tournée a débuté le 21 novembre 2006,

à Drummondville, et s'est ensuite arrêtée à Sorel-Tracy, à Rimouski,

à Laval, à St-Georges de Beauce, à Longueuil, à Sherbooke et enfin

à Montréal.

Merci à nos conférenciers invités

Je profite de l'occasion pour remercier tous les conférenciers invités qui

ont pris part à la tournée et qui ont contribué à son succès. Il s'agit de

monsieur Daniel Lebel, ing., Maninge Groupe-Conseil Inc., de monsieur

Yves Lavoie, ing., Gestion Yves Lavoie automatisée Inc., de monsieur

Patrice Bélanger, ing., Bombardier Aéronautique, de monsieur Serge

Dussault, ing., Groupe Canam Inc., de monsieur Sylvain Ouellette, ing..

Orange Business Services et de monsieur Sylvain Pharand, ing., IBM

Canada Inc. J'aimerais également remercier les présidents et bénévoles

des Sections régionales de l'Ordre des ingénieurs du Québec ayant

collaboré à l'organisation des activités.

Pour en savoir plus, je vous invite à consulter notre rapport de tournée

sur notre site web : http://www.reseauiq.qc.ca/reseau/documentation.

html. Je vous invite également à m'écrire à ce sujet à l'adresse suivante :

president@reseauIQ.qc.ca.

Etienne Couture, ing

Président du conseil d'administration

du Réseau des ingénieurs du Québec.

Édifice Gare Windsor, bureau 350

1100, rue De La Gauchetière Ouest

Montréal [Québec] H3B 2S2

Tél.: 514 845-9664 ou

1 866 845-9664

Téléc.: 514 845-4876

www.reseauIQ.qc.ca


DOSSIER FABRICATION ET PROCÉDÉS

WÊÊÊÊiÊmwK^ÊinÊÊÊÊÊÊÊÊa^^^^ÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ

Démarche

durable L

d'amélioration

continue

'ingénieure Nathalie Gélinas propose

aux entreprises une approche

globale qui vise à opérationnaliser

le plan stratégique de ses clients en

vue de maximiser l'efficacité par l'innovation

et l'optimisation des chaînes de

valeur : la création de valeur passe par un

allégement dans tous les processus d'affaires,

l'élimination des activités qui nuisent

à la fluidité et à la rapidité des opérations, et

la réduction de la variation. Toutes les activités

sont ensuite repensées en fonction de la création

de valeur. « L'entreprise est invitée à poser un regard

lucide sur sa performance et à prendre tous les moyens

pour l'accroître, y compris innover, dit-elle. Elle doit placer

la satisfaction des besoins de ses clients au cœur de sa réflexion.

Il faut trouver pourquoi chaque client pourrait vouloir

rester avec l'entreprise et tout faire pour le fidéliser. »

La productivité n'est pas

qu'affaire d'équipement.

C'est d'abord une

question de culture

organisationnelle et

d'innovation. Les

entreprises québécoises

n'ont pas le choix si elles

veulent préserver leur

capacité de concevoir et

de fabriquer ici, et éviter

de devenir de simples

sous-traitants ou

distributeurs de multinationales

étrangères.

PLAN présente

trois profils.

Par Jeanne Morazain

PROCESSUS DE TRANSFORMATION

« La démarche débute avec les processus de transformation appliqués à l'intérieur de

l'entreprise et s'étend à toute la chaîne de valeur, de la conception à la livraison, en

passant par les bureaux, les fournisseurs, les sous-traitants et les clients. Cette

démarche accroît la productivité globale de l'entreprise », indique Nathalie Gélinas.

Celle-ci se définit comme une spécialiste des stratégies, de la transformation et de la

performance opérationnelle d'entreprises. Promaintech Novaxa est issue de la fusion

de deux boîtes de consultation, dont Novaxa Conseil, une firme qu'elle a fondée. Promaintech

Novaxa aide les entreprises à se transformer pour faire face à la concurrence dans un

contexte de mondialisation.

Il y a du pain sur la planche. Les entreprises québécoises doivent composer avec

plusieurs facteurs défavorables : la concurrence mondiale féroce, la hausse de la valeur

du dollar, l'augmentation du coût de l'énergie et l'accumulation de surplus mondiaux

dans plusieurs secteurs. De plus, l'organisation du travail tarde à s'ajuster à la nouvelle

économie. «Elle est encore largement inspirée de la production de masse, constate

Nathalie Gélinas. Les employés sont fréquemment spécialisés afin d'accomplir des tâches

simples et répétitives. Ils sont regroupés par spécialité dans des secteurs de l'entreprise

qui ont chacun leurs objectifs propres - généralement de réduction de coût - et

évoluent de façon autonome. La gestion est segmentée et hiérarchisée verticalement,

la prise de décision centralisée au sommet. Or, ce dont nos entreprises ont besoin, ce sont

des employés hyperpolyvalents, responsables, capables d'innover et de travailler en équipe

afin d'optimiser la chaîne de valeur des produits ou services qui, elle, passe à travers

les différents secteurs de l'entreprise. Ainsi, elles pourront exploiter des créneaux,

fabriquer les produits distinctifs qui leur permettront de se démarquer de la concurrence.

Pour les entreprises québécoises, le concept de personnalisation massive des produits

mass customization doit être appliqué. Il consiste à produire très rapidement en petites

quantités des produits et services sur mesure de haute qualité à des prix concurrentiels.

Malheureusement, les dirigeants adoptent ce virage souvent trop tard. »

Vingt pour cent des défis sont techniques, mesurables, tangibles, finançables ; les

autres sont humains. La peur du changement constitue l'obstacle majeur dans bien

22 : : PLAN : : JUIN-JUILLET 2007


des cas. « Cette peur est très forte chez certaines personnes, parce

qu'elles craignent de perdre des privilèges ou du pouvoir, précise

Nathalie Gélinas. C'est pourquoi il ne faut pas se limiter à

convaincre la haute direction. On doit aussi mettre dans le coup

les cadres intermédiaires, contremaîtres et superviseurs et, s'il

y a lieu, les dirigeants syndicaux. » La transformation sera d'autant

plus réelle si les dirigeants provoquent le changement culturel

nécessaire. La transformation par la création de valeur n'est

pas un ensemble de solutions toutes faites aux problèmes de l'entreprise.

Ce qu'elle apporte, c'est un nouveau paradigme pour

voir et gérer différemment l'entreprise. C'est un entraînement

quotidien pour apprendre à être plus performant dans le contexte

présent de l'entreprise - c'est-à-dire sans investissements

majeurs en équipements et sans personnel supplémentaire : il

s'agit d'utiliser ses idées, pas son argent.

DÉMARCHE DURABLE D'AMÉLIORATION CONTINUE

Promaintech Novaxa a relevé le défi chez H. Fontaine ltée, de

Magog, un leader dans la fabrication de vannes murales et d'équipement

de contrôle des fluides pour les secteurs industriel et

municipal. L'entreprise a associé Nathalie Gélinas et son équipe

d'ingénieurs à la démarche durable d'amélioration continue qu'elle

s'apprêtait à lancer. « Un mandat très ciblé leur a été confié au

terme d'un processus de sélection complexe, raconte l'ingénieur

Marc Brindamour, vice-président Opérations chez H. Fontaine.

Il nous fallait absolument réduire le temps entre la commande

et la livraison. Des délais trop longs nous rendent moins compétitifs

que les fabricants locaux des pays où nous exportons. »

Le diagnostic posé d'entrée de jeu par Promaintech Novaxa

a révélé que, malgré leur solide compétence, les employés de

Fontaine ne pouvaient donner leur plein potentiel en raison de

déficiences dans les processus opérationnels et d'affaires. Afin

qu'il y ait transfert de connaissances des consultants aux employés,

la formation a occupé une grande place dans la démarche

pour remédier à la situation. Tout le personnel a suivi une formation

de base sur ce qu'est une entreprise à valeur ajoutée. Ensuite,

« LA TRANSFORMATION

SERA D'AUTANT PLUS RÉELLE

SI LES DIRIGEANTS PROVOQUENT

LE CHANGEMENT CULTUREL

NÉCESSAIRE.»

Nathalie Gélinas, ing.

Marc Brindamour, ing.

des ateliers de résolution de problèmes de

type Kaizen, une démarche fondée sur la

participation des employés, ont été organisés.

Des employés de la production, de

l'approvisionnement et de l'expédition,

de l'ingénierie, des ventes et de l'administration

ont participé au processus, ce qui

a permis d'examiner la chaîne de valeur

globale. Les solutions mises de l'avant

ont impliqué le réaménagement physique

des trois bâtiments de l'usine - 90 % des

équipements ont bougé - et l'implantation

d'un nouveau mode de gestion de la production.

Plusieurs changements ont eu un

effet domino. Par exemple, la décision de

commencer la production d'une commande

uniquement lorsque toutes les pièces ont

été livrées a eu des conséquences sur les

équipes de l'ingénierie et de l'approvisionnement

qui doivent les choisir et les

commander plus tôt.

« L'exercice, qui a duré 18 mois, se termine

à peine et déjà nous avons des résultats

concrets, mentionne Marc Brindamour.

Les délais ont été réduits d'une semaine,

soit la moitié de l'objectif fixé. Des murs

entre certains secteurs de l'entreprise ont

été abattus, de sorte que la coordination

est meilleure. »

Comment expliquer ce succès ? « Le

caractère participatif de la démarche a

fait que les employés ont accepté plus

facilement des changements qu'ils ont

eux-mêmes suggérés, croit le responsable

des opérations. Nous avons préféré parler

d'améliorations et d'évolution plutôt

que de changements : nous ne voulions pas

donner l'impression que ce qui se faisait

avant n'était pas bon, parce que cela aurait

pu susciter des réticences. Nous avons

respecté le lythme des employés. Les ateliers

ont été subdivisés pour donner le

temps aux participants d'assimiler l'information

et de formuler des propositions

réalistes. La direction a exercé son leadership

et consenti les ressources nécessaires.

Elle a fait appel au bon consultant, qui a

accompagné l'entreprise de façon positive

et avec toute la rigueur requise. » •

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 23


DOSSIER FABRICATION ET PROCEDES

L'amélioration de la productivité dans les

grandes entreprises engendre d'autres défis.

Par Jeanne Morazain

L'ingénieur Normand Daoust gère les mandats visant à améliorer la performance

opérationnelle des entreprises pour le Groupe Créatech, une filiale de Bell Canada

depuis 2005. Plusieurs de ses mandats proviennent de grandes entreprises. Bien

que les étapes à franchir soient les mêmes que dans les PME, le contexte nécessite

des ajustements et engendre des défis particuliers, soutient-il : « La perspective est

plus large, le diagnostic plus élaboré, les solutions plus globales. Dans une grande entreprise,

il est plus ardu de mobiliser l'ensemble de l'équipe de direction, surtout lorsque

des visions contraires ou des lignes d'action cachées s'affrontent. Avec l'expérience, on

apprend à détecter et à neutraliser ces tensions. De plus, la grande entreprise est souvent

déjà engagée dans un processus d'amélioration continue, de sorte qu'il est plus difficile

de trouver comment on peut augmenter la productivité et plus compliqué de définir

concrètement de quelle manière y arriver. En revanche, elle a des ressources que n'ont

pas les PME pour faire passer le message au sein de l'organisation. Elle élabore un plan

de communication bien orchestré et ne lésine pas sur la formation. »

RÉALITÉ DES GRANDES ENTREPRISES

Thomas & Betts Canada illustre bien la réalité propre aux grandes entreprises. Cette

multinationale conçoit et fabrique des connecteurs et composants pour les marchés de

l'électricité et des communications. Elle emploie 1 800 personnes au Canada, réparties

dans 11 usines, le centre de distribution de Bromont et le siège social de Saint-Jean-sur-

Richelieu. L'entreprise a adopté un système de gestion inspiré de celui de Toyota, le Thomas

& Betts Manufacturing System (TBMS), qui repose sur deux piliers : une vision allégée

de la production lean manufacturing et un processus d'amélioration continue rigoureux,

encadré par une solide équipe de coordination.

« Le TBMS permet d'éliminer tout ce

qui crée de la confusion, du flottement,

constitue de la non-valeur et occasionne des

délais dans la chaîne de production, explique

l'ingénieur Pierre-Paul Riopel, vice-président

Fabrication et technologie de Thomas & Betts

Canada. C'est un outil de référence où sont

consignées les meilleures pratiques de l'entreprise

; 0 fait l'objet de sessions de formation

pratiques adaptées à chaque groupe

d'employés», précise Jean-François Gaudette,

chef de service Amélioration continue et système

de qualité pour Thomas & Betts Canada.

Thomas & Betts fabrique dans ses usines

canadiennes quelques produits de masse

comme des capuchons de connexion

(Marrette M "), mais surtout des produits de

niche. Pour tirer son épingle du jeu, l'entreprise

cherche constamment à se différencier

en se collant aux besoins de ses clients,

en proposant des produits de grande qualité

et distinctifs par leur fonction, leur adaptabilité

ou leur esthétique, en garantissant

une livraison ultra-rapide et un service

après-vente supérieur. Cela exige une innovation

constante, une organisation des plus

flexibles, un souci obsessif de la qualité

et l'implication de tout le personnel. « C'est

la recette des entreprises championnes

de la productivité, fait remarquer Normand

Daoust. Une recette que devraient appliquer

les entreprises québécoises, grandes

ou petites, qui souhaitent s'imposer sur les

marchés, aussi bien intérieur qu'extérieurs.

Elles sont encore trop peu à y consacrer

le temps et les énergies nécessaires. L'argent

n'est pas le principal problème : un

bon consultant propose des solutions justifiées

économiquement et qui ne sont pas

forcément coûteuses. Un exemple parmi

d'autres, l'ajout d'un équipement de levage

pour manipuler les pièces lourdes a permis

à un fabricant de coffres à outils d'accélérer

le travail tout en faisant l'économie d'un

poste et en diminuant les risques d'accident. »

En 2006, Thomas & Betts décide de

déplacer une partie de sa production de

Dorval à Pointe-Claire. L'entreprise confie

à Créatech le mandat de s'assurer que

le TBMS sera rapidement appliqué dans

la nouvelle usine. « Créatech nous a aidés

à poursuivre notre réflexion, à mobiliser

et à former le personnel, nous dit Pierre-

Paul Riopel. Leurs experts se sont greffés

24 : : PLAN : :JUIN-JUILLET 2007


à notre équipe interne d'amélioration continue,

qui a ainsi profité de leurs connaissances,

de leur expérience et d'une grande

rigueur dans la gestion de la démarche. »

APPROCHE PARTICIPATIVE

Plus concrètement, trois comités ont été

formés pour étudier, avec l'aide du consultant,

l'aménagement physique des lieux,

la circulation du matériel et des fournitures,

les ressources humaines, la structure

organisationnelle et les systèmes de

gestion. « Les opérateurs ont été particulièrement

sollicités, parce qu'ils sont au

centre du processus de création de valeur»,

souligne Pierre-Paul Riopel. Cette

approche participative a favorisé l'acceptation

des changements, dont l'implantation

s'est faite progressivement, sans heurt

pour les employés, indique Jean-François

Gaudette : «Nous avons eu recours à des

prototypes en carton des postes de travail

à modifier; nous avons testé et même

introduit certains changements à l'usine

de Dorval, avant le déménagement. Chaque

«CETTE APPROCHE PARTICIPATIVE A FAVORISÉ

L'ACCEPTATION DES CHANGEMENTS DONT

L'IMPLANTATION S'EST FAITE PROGRESSIVEMENT»

employé a reçu une formation pour comprendre le pourquoi des

changements et a pu apprivoiser son nouvel environnement de

travail. » Au total, Thomas & Betts a mis huit mois pour compléter

le déménagement et roder la nouvelle usine, dont cinq ont été

consacrés à la planification de l'événement.

Les gains ont été immédiats. La productivité a augmenté de

23 % à la suite du projet. Les délais de livraison sont maintenant

respectés dans une proportion de 99 %. Les opérateurs sont plus

polyvalents qu'avant et peuvent, au besoin, être déplacés d'un poste

à l'autre. L'aménagement est plus ergonomique. D'ailleurs, aucun

Normand Daoust, ina.

accident n'a été signalé au cours du déménagement, ni depuis.

Enfin, le sentiment d'appartenance du personnel est en hausse et la mobilisation se

maintient. Cette belle performance a mérité à l'usine de Pointe-Claire d'être proclamée

« usine de l'année » au sein de la famille internationale Thomas & Betts et de devenir

la vitrine d'excellence opérationnelle de Thomas & Betts Canada.

Normand Daoust regrette que le Québec ne compte pas plus d'usines Thomas &

Betts : « Trop de gestionnaires croient encore à tort que l'achat de meilleurs équipements

suffit à régler les problèmes. Ils se contentent de définir les caractéristiques techniques,

d'élaborer le processus opérationnel et de signer le chèque. Heureusement, il y en a de

moins en moins : les pressions externes croissantes venant des marchés leur démontrent

à la dure qu'il faut faire beaucoup plus. »

H

APPAREILS POUR CONDITIONNEMENT DES EAUX

Votre partenaire pour des solutions

intégrées en traitement des eaux depuis 1965

w

é

Applications

Vapeur (chauffage / humidification)

Tours de refroidissement / condenseurs évaporatifs

Circuits fermés (chauffage / refroidissement)

Récupération des eaux pluviales

Neutralisation

Expertise

Contrôle de la corrosion et de l'encrassement

Efficacité énergétique

Développement durable (projets LEED)

Contrôle microbiologique (incluant Legionella)

1271 Ampère, Boucherville, QC J4B 5Z5

1.800.572.1711 www.magnor.ca


DOSSIER FABRICATION ET PROCEDES

FAIRE PLUS

ET MIEUX

L'intervention d'un consultant

a accéléré l'implantation

de changements dans

une PME.

Par Jeanne Morazain

Toutefois, avant de proposer des changements, il faut bien

connaître l'entreprise, et pas seulement sous l'angle technique,

déclare l'ingénieur : « Il faut déterminer les forces et les limites

de la direction, qui devra instaurer les changements, et celles

des employés, qui auront à les mettre en œuvre. Il faut examiner

les relations entre les deux, car une situation de tension n'est

pas propice à des réformes. Une fois posé le bon diagnostic, il

importe de cerner les besoins et d'élaborer un plan pour les satisfaire.

Les gens mettent souvent la charrue avant les boeufs. Par

exemple, lorsqu'on procède à l'analyse des besoins, les bureaux

administratifs sont décorés avant d'optimiser les processus d'affaires

et la chaîne de production de l'usine. » Reste qu'il est difficile

de faire accepter le changement : «C'est dans la nature

humaine de résister. Les gens sont à l'aise dans leurs vieilles pantoufles

et les gestionnaires prennent conscience une fois au

pied du mur du manque résultant d'une faible productivité. »

ADOPTION DE SOLUTIONS

Un consultant ne peut aller plus loin et plus vite que son client.

Il n'est pas rare que celui-ci s'arrête en chemin et se contente

de gains de productivité de 10 ou 15 %, alors qu'il pourrait aller

en chercher deux ou trois fois plus. Les PME n'ont pas toujours

les moyens d'adopter certaines solutions. Le consultant doit donc

Depuis 1990, l'ingénieur Michel Leroux et sa

firme Progima ont initié des centaines d'entreprises

aux meilleures pratiques pour accroître

la productivité, en empruntant au passage aux

stratégies-vedettes qui se sont succédé : qualité totale,

juste-à-temps, production à valeur ajoutée, production

allégée, etc. «Toutes ces appellations cachent un seul

et même objectif, faire plus et mieux avec moins. »

Lorsqu'elle entreprend un mandat, l'équipe de terrain

de Progima analyse généralement l'ensemble des

processus d'affaires, tant au sein de l'administration

que du côté de la production. « Nous cherchons à déceler

tout ce qui entrave la fluidité des opérations, explique

Michel Leroux. La réduction des délais entre la commande,

la préparation du bon de travail, la production

et la livraison au client engendre d'importants gains

de productivité. »

faire preuve d'imagination, affirme Michel Leroux. « Chez un de

nos clients, nous avons fait concevoir un système de gestion des

dossiers clients avec Outlook, un logiciel très familier aux

employés. À partir des paramètres que nous avions établis, il

a suffi d'une courte séance de formation ciblée pour que tous

arrivent à s'en servir. » Gros n'est pas toujours synonyme de

mieux. Parfois, plusieurs petites machines ou des équipements

rendus mobiles donnent de meilleurs résultats en raison de la

flexibilité qu'ils procurent.

En général, dans les entreprises manufacturières, 60 à 70 %

des coûts engendrés sont liés aux opérations réalisées dans l'usine.

C'est au cours de la conception et de la fabrication que l'on peut

surtout ajouter de la valeur. Les PME québécoises doivent donc

mettre l'accent sur ces deux étapes si elles veulent tirer leur

épingle du jeu dans une économie mondialisée. « Elles doivent fabriquer

des produits conçus sur mesure avec une efficacité telle que

leur prix se rapproche de celui de la production de masse, tout en

26 : : PLAN : : JUIN-JUILLET 2007


«C'EST AU COURS DE LA CONCEPTION

ET DE LA FABRICATION QUE L'ON PEUT

SURTOUT AJOUTER DE LA VALEUR. LES PME

QUÉBÉCOISES DOIVENT DONC METTRE L'ACCENT

SUR CES DEUX ÉTAPES SI ELLES VEULENT TIRER

LEUR ÉPINGLE DU JEU DANS UNE ÉCONOMIE

MONDIALISÉE.»

dégageant une marge bénéficiaire supérieure,

croit Michel Leroux. Si elles se contentent

d'être des sous-traitants, ou pire de simples

distributeurs, elles sont menacées à long

terme même si, à court terme, elles continuent

de déclarer des profits. Pour l'économie

du Québec par contre, la perte est

immédiate. »

TROUVER LES FAILLES

Agenco, un manufacturier de présentoirs et de comptoirs commerciaux

sur mesure, a suivi les conseils de Michel Leroux et

s'en réjouit. «Nous étions une entreprise rentable et en croissance

qui utilisait des méthodes traditionnelles dont l'efficacité

était loin d'être optimale », se rappelle Alain Ayoub, le président

directeur-général de cette PME située dans l'arrondissement de

Saint-Laurent à Montréal. « Avec l'aide de Progima, nous avons

entrepris de trouver les failles sur les plans de la conception,

de la planification du travail, des dessins d'atelier et de la production.

En parallèle, Progima a posé un diagnostic sur nos

ressources humaines afin de bien définir les tâches et le potentiel

de chaque employé. »

Nous sommes en 2002. L'exercice ne réserve aucune surprise

majeure, mais l'intervention d'un consultant a accéléré l'implantation

de changements qui, eux, sont plus importants et plus

nombreux que ce qu'on avait anticipé. L'atelier a été réaménagé.

Une seule cellule d'usinage fournit maintenant l'ensemble des

monteurs. Les goulots d'étranglement ont été éliminés. On a revu

la gestion des approvisionnements. Le processus décisionnel a

été décentralisé pour que chacun puisse prendre des décisions et

des initiatives dans son champ d'activité.

Michel Leroux, ing.

La préoccupation pour la production à

valeur ajoutée fait maintenant partie de la

culture de l'entreprise. Progima nous a

mis sur des pistes que nous continuons

d'explorer. »

Les résultats ne se sont pas fait attendre,

se réjouit le P.D.G. d'Agenco. « La productivité

a augmenté d'au moins 15 %, sinon

plus, et nous avons maintenu, voire amélioré

la qualité. Les commandes restent

moins longtemps dans l'atelier. Globalement,

les délais entre la commande et la

livraison ont été raccourcis de 30 %. Le

chiffre d'affaires s'est accru de plus de 20%

depuis 3 ans avec sensiblement le même

nombre d'employés. Nos employés sont

mieux formés, plus polyvalents et plus

confiants dans leur savoir-faire et celui de

leurs collègues, ce qui est un atout majeur

pour faire face à la concurrence dans un

secteur où la présence des économies

émergentes se fait fortement sentir. » •

FACILITER LES CHANGEMENTS

Des modifications au processus de communication ont facilité

tous ces changements. Au lieu d'attendre que les informations leur

parviennent, les employés demandent celles dont ils ont besoin.

Les moyens de recueillir des données ont été multipliés : feuilles

de temps plus détaillées, codes à barre pour chaque meuble et

ses composantes, historique du bon de travail, etc. « Conséquences :

les évaluations soumises aux clients sont plus précises et le travail

est mieux planifié, souligne Alain Ayoub. Nous sommes en

mesure de prévoir les bouchons en fonction du flot de commandes.

Inscrivez-vous avant le 11 septembre.

Remettez le document final pour le 25 septembre.

Prenez part à la remise des prix le 1er novembre.

lauréat 2006: Salle dsspectacles.de RimousM | ingénieurjbiœpe


AVIS DE PROJET D'ADOPTION D'UN RÈGLEMENT ET DE MODIFICATION LÉGISLATIVE

Règlement sur l'exercice de la profession d'ingénieur en société (L.R.Q., c. C-26, a. 94, par. p)

(L.R.Q., c. C-26, a. 94 p)

L'Ordre des ingénieurs du Québec se propose d'adopter un Règlement sur l'exercice de la profession d'ingénieur en

société qui permettra aux ingénieurs d'exercer leur profession par l'entremise d'une société par actions ou encore d'une

société en nom collectif à responsabilité limitée. Par concordance, l'Ordre suggère également une modification à la Loi

sur les ingénieurs afin de permettre l'utilisation, dans certaines conditions, des mots réservés à l'article 26 de cette loi.

Règlement proposé par l'Ordre

En avril 2004, une première version de ce règlement avait été publiée dans la

revue PLAN. Or, après consultation avec l'Office des professions,.il est apparu que

le modèle retenu par l'Ordre ne pouvait plus être accepté, particulièrement en ce

qui a trait aux mécanismes qui prévoyaient un engagement de la société à

respecter certaines conditions. Pour l'essentiel, l'Office est arrivé à la conclusion

qu'on ne peut imposer des conditions à une personne qui n'est pas membre

de l'Ordre et sur laquelle, par voie de conséquence, l'Ordre n'a aucun contrôle.

L'Ordre a donc analysé à nouveau toute la problématique et vous propose un

nouveau projet. Ce nouveau projet a la particularité de ne prévoir, outre les conditions

obligatoires prévues au Code des professions, que le minimum de conditions

vraiment essentielles et efficaces pour permettre à l'Ordre d'accomplir sa mission

de protection du public. Pour le reste, on maintient le statu quo vécu jusque-là par

toutes les sociétés formées avant 2001.

Conditions imposées par le Code des professions

• Imposer une garantie d'assurance pour la société :

cette condition est remplie par l'article 6 du projet qui renvoie à l'obligation de

respecter cette obligation déjà prévue au Règlement sur l'assurance responsabilité

professionnelle des membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec;

• Fixer des conditions et modalités pour une déclaration «annuelle» :

les conditions et modalités de la déclaration sont prévues aux articles 2 à 5

du projet de règlement.

Conditions additionnelles

Il est important de noter que ce règlement ne s'adresse qu'aux personnes qui exercent

leur profession en pratique privée. Cette notion étant déjà largement connue

par ailleurs, il n'est pas nécessaire de la définir de façon particulière dans ce règlement.

Tout autre ingénieur qui exerce sa profession autrement qu'en pratique privée

aura le loisir d'être à l'emploi d'une société sans aucune restriction.

De plus, on pourra noter qu'il n'y a pas de restriction quant à la détention d'actions

ou quant au statut des administrateurs. Comme plusieurs sociétés d'ingénieurs

sont cotées en bourse, on ne peut imposer des restrictions sur ces éléments sans

risquer de pénaliser nos sociétés québécoises d'ingénieurs. Et comme on ne peut

faire de discrimination entre les sociétés d'ingénieurs cotées en bourse et celles

qui ne le sont pas, il n'y a donc pas lieu d'imposer de telles restrictions.

Afin de faciliter le mécanisme de déclaration, surtout dans les sociétés qui comptent

un grand nombre d'ingénieurs, une déclaration «collective» pourra être remplie par

un répondant. Cette personne devra également satisfaire à certaines conditions.

L'article 4 prévoit que le droit d'exercer en société cesse automatiquement

dès que l'une des conditions, modalités ou restrictions prévues au règlement n'est

plus satisfaite, et ce, jusqu'à ce que l'Ordre ait été valablement notifié que l'on

a remédié à la situation. Il s'agit là d'une mesure efficace pour la protection du

public qui incitera les membres visés à être vigilants et à maintenir leur déclaration

à jour.

Loi sur les ingénieurs et nom de la société

L'article 7 du projet de règlement prévoit les conditions en vertu desquelles une société

pourra utiliser les termes «ingénieur», «génie», «ingénierie», «engineer» et «engineering»

réservés en vertu de l'article 26 de la Loi sur les ingénieurs. Dans un contexte de

mondialisation, cette ouverture vise à permettre à nos sociétés d'ingénieurs de se moderniser

en adoptant une dénomination sociale avec laquelle elles pourront établir d'entrée

de jeu leur image de marque et leurs domaines d'activités. Pour permettre cette ouverture,

il est nécessaire, par concordance, de modifier le premier alinéa de l'article 26

de la Loi sur les ingénieurs afin qu'il n'y ait pas de conflit entre les deux dispositions.

Autres modifications de concordance

Compte tenu de la très longue expérience de l'Ordre des ingénieurs et de ses

membres en matière de sociétés d'ingénieurs (l'Ordre ayant été le seul ordre à

avoir une autorisation spécifique à cet effet dans sa loi pendant plusieurs années),

l'Ordre ne juge pas nécessaire de faire des modifications de concordance, par exemple

au Code de déontologie, puisque la jurisprudence a toujours permis de lever le

voile social (voile corporatif) et d'appliquer les mêmes règles aux membres qui

exercent en société.

Voici le projet de règlement ainsi que le projet de modification à la Loi sur les ingénieurs

Règlement sur l'exercice de la profession d'ingénieur en société

Code des professions

(L.R.Q., c. C-26, a. 93, par. g et h et a. 94, par. p)

SECTION I

AUTORISATION D'EXERCER EN SOCIÉTÉ

1. Un membre peut, aux conditions, modalités et restrictions établies par le présent

règlement, exercer ses activités professionnelles au sein d'une société par actions

ou d'une société en nom collectif à responsabilité limitée au sens du chapitre VI.3

du Code des professions (L.R.Q., c. C-26).

2. Le membre en pratique privée qui exerce, de même que celui qui cesse d'exercer

au sein d'une société doit transmettre au secrétaire, sur le formulaire prescrit par

l'Ordre, une déclaration qui doit notamment comprendre les informations suivantes :

a) la date à laquelle il a commencé ou cessé l'exercice de ses activités professionnelles

au sein de la société ;

b) la dénomination de la société de même que le matricule qui lui a été décerné

par l'autorité compétente ;

c) la forme juridique de la société de même que, le cas échéant, la date de continuation

de la société en nom collectif en société en nom collectif à responsabilité

limitée;

d) l'adresse du siège de la société ;

e) le nom et le numéro de membre du répondant nommé, le cas échéant, en vertu

des dispositions de la section II.

La déclaration doit également être accompagnée des documents suivants :

a) un certificat de l'assureur attestant de la couverture d'assurance au sens de l'article 6 ;

b) le cas échéant, une copie certifiée conforme de la déclaration requise en vertu de

la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des

personnes morales (L.R.Q., c. P-45) indiquant que la société en nom collectif a été

continuée en société en nom collectif à responsabilité limitée.

Cette déclaration doit être transmise dans les 30 jours suivant la date du début de son

exercice au sein de la société.

Le membre qui exerce déjà ses activités professionnelles au sein d'une société par actions

au moment de l'entrée en vigueur du présent règlement doit transmettre sa déclaration

au plus tard le (indiquer la date du 30e jour suivant l'entrée en vigueur).

3. Pour conserver son droit d'exercer en pratique privée au sein de la société, le

membre ou le répondant, le cas échéant, doit :

1. mettre à jour et fournir, avant le 31 mars de chaque année, la déclaration prévue

à l'article 2;

2. informer le secrétaire de toute modification qui aurait pour effet d'affecter le

respect des conditions, modalités ou restrictions prévues au présent règlement

ou au chapitre VI.3 du Code des professions.

Une déclaration modificative au sens du paragraphe 2° du présent article doit être faite

dans les 30 jours suivant la date où la situation entraînant la modification est survenue,

au moyen du formulaire prescrit par l'Ordre.

De plus, une telle déclaration doit être accompagnée de tout nouveau document requis

en vertu de l'article 2 qui résulte de la modification. Toutefois, le certificat d'assurance

doit être fourni chaque année.

4. Dès que l'une des conditions, modalités ou restrictions prévues cesse d'être satisfaite,

le membre n'est plus autorisé à exercer en pratique privée au sein de cette

société, tant qu'il n'a pas transmis au secrétaire une déclaration modificative accompagnée

des preuves documentaires pertinentes, qui démontre que la situation est

rétablie.

28 : : PLAN : :JUIN-JUILLET 2007


Ordre

des ingénieurs

du Québec

SECTION II

LE RÉPONDANT

5. Lorsque plus d'un membre exercent en pratique privée au sein d'une même

société, une seule déclaration peut être complétée par un répondant pour

l'ensemble ou pour quelques-uns des membres de cette société.

Cette déclaration du répondant est réputée constituer la déclaration de chacun des

membres qui y sont nommés. Ceux-ci demeurent toutefois pleinement responsables

de l'exactitude des renseignements tournis en vertu du présent règlement.

Le répondant doit être un ingénieur membre de l'Ordre. De plus, il doit être un

associé, un administrateur, un dirigeant ou un actionnaire de la société et exercer

en pratique privée au Québec au sein de ladite société.

SECTION IV

NOM DE LA SOCIÉTÉ

7. Le nom d'une société peut comprendre l'un ou l'autre des mots «ingénieur»,

«génie», «ingénierie», «engineer» ou «engineering» et la société peut faire

ses représentations en utilisant un tel mot dans la mesure ou les conditions

suivantes sont respectées :

1 ° la société est constituée principalement aux fins de l'offre et de la prestation

de services constituant l'exercice de la profession d'ingénieur;

2° la prestation des services constituant l'exercice de la profession d'ingénieur

est accomplie par des membres de l'Ordre.

8. Le présent règlement entre en vigueur le quinzième jour qui suit la date de sa

publication dans la Gazette officielle du Québec.

SECTION III

GARANTIE DE LA RESPONSABILITÉ PROFESSIONNELLE

6. Le membre doit s'assurer que la société au sein de laquelle il exerce en pratique

privée bénéficie d'une couverture d'assurance qui établit la garantie, conformément

aux dispositions du Règlement sur l'assurance responsabilité professionnelle

des membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec (L.R.Q. c. I-9, r. 1.1.1), contre

la responsabilité que la société peut encourir en raison des fautes ou négligences

commises par lui dans l'exercice de sa profession au sein de cette société.

Loi sur les ingénieurs

DISPOSITION ACTUELLE

26. Nul ne peut exercer une activité au Québec ou s'y annoncer sous un nom

collectif ou constitutif qui comprend l'un ou l'autre des mots «ingénieur»,

« génie », « ingénierie », « engineer » ou « engineering », sous les peines prévues

à l'article 22.

DISPOSITION MODIFIÉE

26. Sous réserve d'un règlement adopté en vertu du paragraphe d) de l'article 94

du Code des professions, nul ne peut exercer une activité au Québec ou s'y annoncer

sous un nom collectif ou constitutif qui comprend l'un ou l'autre des mots

«ingénieur», «génie», «ingénierie», «engineer» ou «engineering», sous les

peines prévues à l'article 22.

Toute personne intéressée peut faire parvenir des commentaires écrits jusqu'au 7 août 2007 à l'adresse suivante : Ordre des ingénieurs du

Québec, à l'attention de M e Mario C. Dusseault, Gare Windsor, bureau 350,1100, rue De La Gauchetière Ouest, Montréal (Québec) H3B 2S2 ou

à l'adresse courriel suivante : commentaires-exercice@oiq.qc.ca . Le Bureau sera appelé à adopter ces textes à sa réunion du 14 septembre

2007 ou à toute autre date postérieure qui lui conviendra.

Le présent avis est donné en conformité avec l'article 95.3 du Code des professions.

N'est pas ingénieur

qui veut.

Soyez fiers de l'être.

È^fâÉÊÈk

Ordre

des ingénieurs

thaw du Québec

Vous déménagez?

Changez vos

coordonnées en ligne !

Rendez-vous sur l'extranet

dans la section

« Changez vos coordonnées »

N'oubliez pas de vérifier votre

adresse de courriel !

www.membres.oiq.qc.ca

S Ordre

1 j des ingénieurs

iiii#' du Québec

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 29


VIE UNIVERSITAIRE

Par Malika Daoud

La synergie opère entre les étudiants en génie, le Consortium de

recherche et d'innovation du Québec et l'industrie de l'aéronautique

La sixième édition du Forum des étudiants

en aérospatiale (FEA) se déroulera les

14 et 15 septembre prochain à l'Université

McGill. «Le FEA se veut un espace de

rencontre réunissant les principaux acteurs

du milieu aérospatial, les étudiants en génie

toutes disciplines confondues et les groupes

de recherche universitaires, rappelle Victor

Feret, étudiant à l'Université McGill et président

du FEA 2007. Cet événement vise à créer

une synergie entre ces différents partenaires.»

Seront au programme de l'édition 2007

du FEA des conférences, des ateliers interactifs

et une compétition de design. Soulignons

que cet événement est organisé

conjointement avec le Consortium de recherche

et d'innovation en aérospatiale au Québec

(CRIAQ). La mission de cet organisme se définit

en cinq objectifs : la recherche, par des

projets recherche générique ciblés et axés sur

l'industrie, l'innovation, par la création de

nouveaux concepts prêts à commercialiser et

à appliquer aux futurs composants et produits

de l'aérospatiale, la formation, par l'amélioration

des aptitudes techniques et professionnelles

des ingénieurs de demain, la promotion,

par l'accroissement de la visibilité des défis

en matière de conception et de recherche en

aérospatiale auprès du milieu scientifique et

des étudiants. Et finalement cet organisme québécois

bénéficie d'un champ d'action national

mais aussi international et participe à des programmes

canadiens, américains et européens

aux objectifs technologiques similaires.

« Le FEA est organisé par un comité d'étudiants

provenant de six universités québécoises,

souligne Pierre-Luc Vachon, ing. jr,

étudiant à l'École de technologie supérieure

(ETS) et coprésident de la FEA 2007, soit

l'ETS, l'École Polytechnique, l'Université

Concordia, l'Université Laval, l'Unversité McGill

et l'Université de Sherbrooke. L'événement

répond ainsi aux attentes des étudiants, ce

qu'ils apprécient particulièrement. » Le CRIAQ

joue un rôle de conseiller, d'où les études

de cas. Les étudiants pourront cogiter sur de

réelles problématiques affrontées par des

ingénieurs. À grand renfort de créativité, les

étudiants apporteront un regard neuf au

problème et pourquoi pas... une solution.

Plus de 400 étudiants québécois sont attendus au FEA 2007 et, pour la première fois,

des étudiants d'universités ontariennes. C'est donc LE rendez-vous de la rentrée à ne pas

manquer pour tous les passionnés d'aéronautique.

Pour plus d'information : www.criaq.aero/fea

Christophe Guy, ing.

Nouveau directeur à Poly

e Conseil des ministres a nommé le 30 mai dernier

M. Christophe Guy, ing., directeur de l'École Polytechnique

de Montréal. M. Guy était directeur de la recherche et de

l'innovation de cette institution (2001-2007). Il est entré en

poste le 1 er juin dernier pour un mandat de quatre ans.

«M. Guy possède une vaste connaissance de l'enseignement

et de la recherche universitaire jumelée à d'excellentes

aptitudes en gestion. Actif au sein des grandes grappes

industrielles montréalaises, il a su développer et entretenir

des liens étroits et fructueux avec l'industrie au cours des dernières

années et possède, en outre, de précieux contacts à l'international»,

a précisé M. Bernard Lamarre, ing., président du

conseil d'administration de l'École Polytechnique de Montréal.

30 : : PLAN : :JUIN-JUILLET 2007


L'Ordre des ingénieurs du Québec est l'organisme qui régit la profession

d'ingénieur au Québec. Son rôle consiste à encadrer la pratique du

génie afin d'en assurer la qualité et, de ce fait, la protection du public.

CONSEILLER AUX NOUVEAUX

MEMBRES ET PRÉSIDENT DU

COMITÉ D'ÉVALUATION

DE L'EXPÉRIENCE

Statut : Poste permanent

Raison d'être

Le titulaire du poste est responsable de l'application des dispositions du

Règlement sur les autres conditions et modalités de délivrance des permis

de l'Ordre. À titre de conseiller et responsable du Service de soutien aux

nouveaux membres, il est à la fois évaluateur de l'expérience et du parrainage

et responsable de l'examen professionnel. À titre de président du Comité

d'évaluation de l'expérience, il est responsable de l'organisation des activités

de ce comité.

Situation hiérarchique

Ce poste relève du directeur des Affaires professionnelles.

Exigences

a) Être membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec;

Détenir une formation en administration, un atout;

c) Un minimum de 10 à 12 ans d'expérience en pratique professionnelle

est requis ;

d) Avoir une connaissance du Règlement sur les autres modalités et

conditions pour la délivrance des permis, un atout;

e) Posséder d'excellentes connaissances en communication écrite et

verbale tant en français qu'en anglais;

f) Avoir acquis : capacité d'analyse, esprit de décision, sens de l'organisation

du travail, souci de la précision et autonomie;

g) Posséder entregent, flexibilité, discrétion et fiabilité.

Classe d'emploi : X

Echelle salariale

Entre 63 568 $ et 82 638 $

Qualités requises

lmputabilité, intégrité, diligence, curiosité, objectivité, rigueur intellectuelle,

engagement professionnel et facilité en relations interpersonnelles. Bonne

connaissance des diverses disciplines et différents milieux de l'exercice de

la profession. Facilité d'expression et de rédaction, tant en langue française

qu'anglaise, et connaissance de la bureautique.

Les personnes intéressées par le poste et possédant les compétences requises

sont priées de faire parvenir leur candidature sous la forme d'une lettre

exposant les motifs de leur intérêt, dans une enveloppe libellée Candidature

- Conseiller aux nouveaux membres et président du comité

d'évaluation de l'expérience, à l'attention de M mc Francine Beauchamp,

Service des ressources humaines, au plus tard le 13 juillet 2007.

L'Ordre des ingénieurs du Québec souscrit pleinement aux principes

de la Loi sur l'équité en matière d'emploi. Seules les personnes convoquées

en entrevue recevront un accusé de réception. Le masculin est utilise

sans aucune discrimination et uniquement pour alléger le texte.

»» Ordre

; des ingénieurs

lin ! du Québec

L'Ordre des ingénieurs du Québec est l'organisme qui régit la profession

d'ingénieur au Québec. Son rôle consiste à encadrer la pratique du

génie afin d'en assurer la qualité et, de ce fait, la protection du public.

CONSEILLER EN

DÉVELOPPEMENT PROFESSIONNEL

Statut ; Poste permanent

Raison d'être

La personne titulaire du poste est responsable de la conception, de la planification,

de la réalisation, du contrôle et de l'évaluation des règlements, politiques,

programmes et activités se rapportant au développement professionnel

des membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec. Elle doit notamment :

• Voir à l'adoption et à l'application d'un règlement sur le développement

professionnel continu des membres ainsi qu'à la mise à jour et à l'application

de la politique de développement des compétences professionnelles

de l'Ordre;

• Superviser la préparation et la réalisation d'enquêtes, d'analyses de besoins,

de profils de compétence et de plans de formation en regard des besoins

et activités des membres en matière de développement professionnel;

• Superviser la conception, l'élaboration, la mise en oeuvre et l'évaluation

des programmes et activités de développement professionnel, incluant la

négociation d'ententes avec les fournisseurs institutionnels ou individuels

responsables du développement et de la prestation de cours ;

• Superviser la conception et la publication des outils que l'Ordre offre à

ses membres comme outils de développement professionnel;

• Coordonner l'établissement et le suivi des relations de l'Ordre avec les établissements

de formation, les employeurs, les associations professionnelles et les

organismes gouvernementaux en matière de développement professionnel ;

• Assumer la responsabilité de comités et de groupes de travail ;

• Agir à titre de conseil auprès d'autres services de l'Ordre.

Situation hiérarchique

Le poste relève du directeur des Affaires professionnelles. Le titulaire

supervise le Service de développement professionnel.

Compétences requises

• Démontrer une expertise, appuyée par au moins dix ans d'expérience pertinente,

dans la conception, le développement et la supervision de projets

dans divers aspects du développement des compétences de professionnels

oeuvrant en milieu sdentifique ou technologique : analyses de besoins, profils

de compétences, guides, plans de cours, consultation, etc.

• Avoir une expérience d'au moins cinq ans en gestion, incluant la gestion

simultanée de plusieurs projets et activités;

• Avoir une compétence avérée en rédaction, soutenue par la maîtrise du

français et un esprit d'analyse et de synthèse;

• Avoir la capacité de prévoir, d'initier et de gérer le changement, en particulier

quant aux orientations et aux processus sous sa responsabilité ou

par lesquels il est autrement concerné;

• Avoir une formation universitaire pertinente;

• Avoir une connaissance d'usage de l'anglais parlé et écrit;

• Être membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec constitue un atout.

Classe d'emploi : XI

Échelle salariale : De 66 819 $ à 86 565 $

Date d'entrée en fonction : 1 er octobre 2007

Les personnes intéressées par le poste et possédant les compétences requises

sont priées de faire parvenir leur candidature sous la forme d'une lettre

exposant les motifs de leur intérêt accompagnée de leur curriculum vitae

dans une enveloppe portant la mention Candidature - Conseiller en

développement professionnel, à l'attention de M Francine Beauchamp,

coordonnatrice aux ressources humaines, au plus tard le 20 juillet 2007.

L'Ordre des ingénieurs du Québec souscrit pleinement aux principes

de la Loi sur l'équité en matière d'emploi. Seules les personnes convoquées

en entrevue recevront un accusé de réception. Le masculin est utilisé

sans aucune discrimination et uniquement pour alléger le texte.

w

la»

Ordre

des ingénieurs

du Québec

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 31


LÉGISLATION ET JURISPRUDENCE

L'équité des appels

Imaginez le scénario suivant. Vous répondez à l'appel d'offres

d'une municipalité pour des travaux d'infrastructures. Le

donneur d'ouvrage évalue les propositions et annonce que

la soumission retenue est celle d'un concurrent. Or, vous

constatez par la suite que ce dernier ne respecte pas toutes les

exigences stipulées dans l'appel d'offre tandis que la vôtre répond

scrupuleusement à toutes les conditions. Vous entreprenez

rapidement des procédures afin de faire annuler l'appel d'offres,

certain qu'il sera annulé et que vous pourrez recommencer l'exercice

avec de très bonnes chances d'obtenir le contrat.

Vous êtes persuadé? Vraiment? Un jugement rendu par la

Cour suprême du Canada au début de 2007 devrait ébranler

votre assurance 1 . En effet, dans une décision majoritaire (cinq

juges contre quatre), la Cour a donné raison à la Ville d'Edmonton,

qui avait accordé un contrat à une entreprise en dépit du fait

que, par la suite, il s'est avéré que celle-ci ne respectait pas toutes

les conditions de l'appel d'offres.

DEUX CONTRATS

Tel que l'explique la Cour suprême, « l'appel d'offres est un mécanisme

par lequel une partie lance une invitation à présenter des soumissions

en vue de la réalisation d'un projet donné. » Un contrat, désigné

comme le contrat A, se forme par la soumission présentée par une

partie en réponse à l'appel d'offres. Cette soumission constitue

également une offre de conclure un deuxième contrat, le contrat B,

qui porterait sur la réalisation du projet visé par l'appel d'offres.

La jurisprudence nous enseigne que les conditions de l'appel

d'offres sont celles qui régissent le contrat A, mais que ce

dernier peut aussi contenir des obligations implicites. L'une de

celle-ci est que le propriétaire, celui qui fait l'appel d'offres, n'acceptera

qu'une soumission conforme. La Cour suprême a déjà reconnu

comme autre condition implicite que les donneurs d'ouvrage

ont l'obligation de traiter tous les soumissionnaires équitablement

et sur un pied d'égalité. Bien sûr, un manquement à une telle

obligation permet à l'un ou l'autre des soumissionnaires non

retenus de prendre des recours contre le propriétaire.

L'une des questions qui fait l'objet du jugement cité en

début de chronique est de déterminer si cette obligation d'équité

devrait se maintenir avec l'attribution du contrat B, soit celui qui

est conclu en vue de la réalisation proprement dite du projet

visé par l'appel d'offres. Ainsi, le donneur d'ouvrage ne pourrait

pas déroger aux conditions d'exécution annoncées dans l'appel

d'offres. Or, dans ce jugement, cinq des neuf juges de la Cour

suprême ont estimé que les deux contrats sont indépendants.

LES FAITS SPÉCIFIQUES À LA CAUSE

La cause oppose deux entreprises d'Edmonton qui ont répondu

à un appel d'offres pour un contrat de 30 mois concernant la

fourniture de trois machines et de leurs conducteurs pour déplacer

d'offres

des déchets dans un dépotoir de la Ville d'Edmonton. Les conditions

de l'appel d'offres, effectué en 1986, précisent que l'année

de fabrication des machines qui seront fournies doit être

de 1980 ou plus récente. Dans sa soumission, Sureway

Construction of Alberta indique qu'un des équipements serait

un modèle 1977 ou une machine de location de 1980.

Après l'ouverture des soumissions, la Ville rejette deux

soumissions non conformes à l'appel d'offres. Elle entreprend

ensuite la négociation avec les deux soumissionnaires restant :

Sureway Construction of Alberta et Double N Earthmovers Ltd.

Lors des négociations, cette dernière entreprise signale à la

Ville que Sureway Construction of Alberta ne possède pas

d'équipements datant de 1980 ou plus récents. La Ville répond

que puisque Sureway Construction of Alberta a proposé des

machines de 1980 dans sa soumission, elle sera en droit d'exiger

que celle-ci fournisse les machines requises si elle lui adjuge

I le contrat.

La Ville accorde finalement le contrat à Sureway Construction

of Alberta. L'entreprise tente alors d'enregistrer auprès de la Ville

des bouteurs fabriqués en 1977 et 1979. La Ville exprime son

mécontentement et la Cour retient des témoignages que la Ville

croyait avoir conclu un contrat portant sur des modèles de 1980

ou plus récents. Lors d'une rencontre subséquente à l'attribution

du contrat, Sureway Construction of Alberta accepte de remplacer

ses machines par des modèles de 1980 dans un délai de 30

jours. Dans les faits, Sureway Construction of Alberta finit par

convaincre la Ville d'utiliser une machine de 1979 et même si

elle changea ses machines par la suite, cette entreprise effectuera

une bonne partie du contrat avec des machines plus âgées.

Double N Earthmovers Ltd intente alors une poursuite contre

la Ville, lui reprochant de ne pas avoir vérifié la soumission de

Sureway Construction of Alberta et d'avoir enfreint ses obligations

d'équité. La poursuite se terminera 20 ans plus tard devant

la Cour suprême du Canada, laquelle confirmera la décision de

la Cour d'appel de l'Alberta.

LA DÉCISION

Les cinq juges majoritaires ont rejeté la demande de Double N

Earthmovers. Ils ont estimé que la Ville a accepté une proposition

conforme aux documents d'appel d'offres parce que Sureway

Construction of Alberta, dans sa soumission, avait présenté des

machines de l'année de fabrication prévue à l'appel d'offres. La

Ville ne savait pas à ce moment que Sureway Construction of

Alberta utiliserait des machines plus âgées. La soumission était

donc conforme aux documents d'appel d'offres.

Les juges sont d'avis que le fait que Sureway Construction of

Alberta n'avait pas fourni les numéros de série et d'enregistrement

des machines dans sa proposition ne constituait pas une condition

essentielle de l'appel d'offres pouvant entraîner son rejet. En

32 : : PLAN : :JUIN-JUILLET 2007


1 «La Ville n 'apas contrevenu à ses obliga-

) tions envers les soumissionnaires, parce

{qu'elle a constaté la tromperie de Sureway

I Construction of Alberta seulement après

avoir accepté sa soumission. »


outre, ils estiment que la Ville n'avait pas l'obligation de vérifier

la soumission de Sureway Construction of Alberta en inspectant

le matériel proposé avant d'accorder le contrat pour s'assurer qu'il

était conforme. De plus, les allégations du soumissionnaire rival

ne contraignaient pas la Ville à des vérifications supplémentaires.

Ainsi, selon les cinq juges, la Ville n'a pas contrevenu à ses obligations

envers les soumissionnaires, parce qu'elle a constaté la

tromperie de Sureway Construction of Alberta seulement après

avoir accepté sa soumission.

Enfin, quant au cœur de la question, la Cour n'a

pas retenu l'argument de Double N Earthmovers

voulant que la conclusion du contrat B entre le

soumissionnaire retenu et le propriétaire ne libère pas

le propriétaire de ses obligations envers les autres

soumissionnaires. Elle est plutôt d'avis que le contrat A

est exécuté dès lors que le propriétaire procède à

une évaluation équitable et passe un contrat B fondé

sur les conditions énoncées dans l'appel d'offres. Le

propriétaire est alors entièrement libéré de ses obligations

envers les soumissionnaires non retenus.

N'oublions pas que les quatre autres juges de la Cour

étaient de l'avis contraire. Il faut également garder en

tête que cette décision nous vient d'une province de common law

et qu'il n'est pas impossible qu'une interprétation différente puisse

être retenue en droit québécois. Quoi qu'il en soit, pour l'instant,

cette décision semble changer la donne en matière d'appel d'offres.

Dorénavant il sera probablement plus difficile de gagner une poursuite

contre un donneur d'ouvrage qui se retrouve dans ce genre

de situation.

1 Double N Earthmovers Ltd c. Edmonton (Ville), 2007 C.S.C 3 (25 janvier 2007)

Les services d'assistance gratuits

de La Personnelle

Vous détenez une police d'assurance habitation à La Personnelle?

Profitez de nos services d'assistance gratuits*.

Assistance juridique

Consultez un avocat par téléphone, aussi souvent que vous le voulez, sans limites de temps.

Le service couvre tous les domaines du droit, à l'exception du droit criminel.

Pour joindre l'Assistance juridique de La Personnelle, composez le 1 888 875-7540.

Assistance vol d'identité

Vous êtes victime du vol de votre identité ou croyez l'être ? Vous avez besoin de conseils en matière de

prévention de vol d'identité ou besoin d'aide pour rétablir votre identité? Le service vous donne accès

à une équipe de spécialistes, d'avocats et de psychologues.

Pour joindre l'Assistance vol d'identité de La Personnelle, composez le 1 877 870-4973.

Pour plus d'information sur La Personnelle,

appelez au

ou visitez le www.lapersonnelle.com/genie

serviQ

www.reseauIQ.qc.ca

laPersonnelle

* Les services d'assistance sont exclusifs aux détenteurs d'une assurance habitation à La Personnelle.


ENCADREMENT PROFESSIONNEL

Favoriser la réussite des personnes

formées en génie à l'étranger

Depuis l'automne 2004, l'École Polytechnique de

Montréal offre deux programmes de formation aux

personnes formées en génie à l'étranger (PFGE) afin

de les aider à se conformer aux conditions d'admission

à l'Ordre des ingénieurs du Québec. « Jusqu'ici, précise Jean-

Nicolas Rioux, ing., coordonnateur des programmes à l'École

Polytechnique, 290 personnes ont commencé un des deux programmes

et 64 ont obtenu le certificat ou l'attestation. »

Conçus en collaboration avec l'Ordre, les deux programmes,

un certificat (30 crédits) et un programme court (15 crédits),

ont pour principal objectif de soutenir les candidats à l'admission

dans leur préparation aux examens techniques d'admission

à l'Ordre des ingénieurs du Québec. Emploi Québec

apporte une aide financière aux étudiants qui s'inscrivent à l'un

des deux cheminements.

MEILLEURE INTÉGRATION

L'Ordre, en collaboration avec le Comité d'aide à la maind'œuvre

pour personnes immigrantes (CAMO-PI), un organisme

montréalais subventionné par Emploi Québec, avait organisé

un programme de tutorat pour les PFGE ayant reçu leur assignation

d'examens pour les fins d'admission à l'Ordre. Certains candidats

pouvaient compter sur l'aide d'un tuteur pour la préparation

aux examens. « L'expérience a donné de bons résultats, les PFGE

ainsi accompagnés obtenant de meilleurs résultats aux examens »,

estime Claude Lizotte, ing., directeur des Affaires professionnelles

à l'Ordre des ingénieurs du Québec.

Toutefois, il était difficile de recruter un nombre suffisant de

tuteurs, ce qui limitait le nombre de candidats pouvant profiter

du soutien. « Un programme de formation offrait cette possibilité,

souligne Claude Lizotte, tout en offrant l'avantage d'intégrer

les nouveaux venus dans les programmes de génie habituels. »

L'Ordre répond ainsi à la volonté du gouvernement québécois

de faciliter l'intégration des diplômés en génie provenant

de l'étranger au marché du travail québécois. L'Ordre souhaitait

également une formation d'appoint sur les particularités de la

pratique du génie au Québec. «L'Ordre a particulièrement

'contribué au volet portant sur le professionnalisme et l'éthique

de I' ingénieur québécois ainsi que sur les lois et règlements

qui régissent la profession », remarque Claude Lizotte.

À LA CARTE

Le cheminement du diplômé étranger dépend avant tout de

sa formation et de l'évaluation qu'en fait l'Ordre. Après examen

du dossier par le Comité des examinateurs, l'Ordre émet une

assignation à suivre un certain nombre d'examens techniques

afin de s'assurer que le diplômé étranger possède les compétences

requises pour pratiquer au Québec.

Le certificat (30 crédits) s'adresse aux candidats à l'admission

qui ont au moins deux examens techniques à préparer en

vue de leur admission à l'Ordre. Le programme court (15 crédits)

est offert aux candidats à l'admission à l'Ordre qui ont un seul

ou aucun examen technique à réussir.

Les deux programmes comprennent un tronc commun de

cours obligatoires (9 crédits) qui permet au candidat de se familia-

Les deux programmes permettent

ainsi à létudiant de mettre

ses connaissances à niveau

pour le Québec et d'approfondir

Vensemble de ses connaissances.

riser avec les particularités de la pratique du génie au Québec.

Il comprend quatre cours : Rentabilité des projets, Le professionnalisme

et ses valeurs, Communication interculturelle et Anglais.

Le candidat au permis d'ingénieur complète le certificat en

choisissant des cours à la carte parmi ceux que l'École Polytechnique

offre à sa clientèle courante. Les diplômés étrangers sont

donc intégrés aux autres étudiants. Les deux programmes permettent

ainsi à l'étudiant de mettre ses connaissances à niveau

pour le Québec et d'approfondir l'ensemble de ses connaissances.

UNE AUTRE CULTURE PROFESSIONNELLE

Autant la formation sur la pratique du génie au Québec que

celle portant sur des aspects techniques sont essentielles à l'intégration

des nouveaux arrivants qui veulent être admis à l'Ordre.

Rémi Alaurent, ing., syndic adjoint à l'Ordre des ingénieurs du

Québec, enseigne Le professionnalisme et ses valeurs. « L'objectif

du cours, précise M. Alaurent, est de leur donner un cadre

de référence afin qu'ils aient une compréhension du système

professionnel québécois. » Comme il s'agit d'un cours de 15 heures

donnant droit à un seul crédit, il n'est pas possible d'approfondir

34 : : PLAN : :JUIN-JUILLET 2007


une matière aussi complexe. «Après le cours, estime le syndic

adjoint, ils ont tout de même une bonne idée de leurs responsabilités

en tant que professionnel ainsi que des comportements

qui vont dans le sens des valeurs de la profession et des conséquences

qu'il y a à les transgresser. »

Les diplômés étrangers réalisent, entre autres, que le régime

québécois d'encadrement des professions apporte une véritable

reconnaissance du statut de professionnel de l'ingénieur.

En général, ils en sont agréablement surpris. Dans plusieurs pays,

l'ordre professionnel, lorsqu'il y en a un, n'a pas la même mission

ni le même poids que l'Ordre des ingénieurs du Québec.

Souvent, il n'est pas nécessaire d'être membre de l'ordre pour

pratiquer.

C'est le cas, par exemple, du Pérou, le pays d'origine de

Giovanna Dolores Diaz Yaranga, ing. jr. « Les règles sont moins

strictes au Pérou », remarque la diplômée en génie industriel,

qui jouit d'une expérience d'une dizaine d'années dans son pays.

Elle a découvert ici une autre façon de voir et de pratiquer

le génie. «Au Québec, remarque-t-elle, l'ingénieur est plus

conscient de l'importance de n'accepter que des mandats dans

le domaine qu'il connaît. » Outre la découverte du système professionnel

québécois, Giovanna Dolores Diaz Yaranga a pu

améliorer ses compétences notamment en informatique, en

anglais et en ergonomie, une discipline qui n'était pas enseignée

au Pérou.

« Ils apprennent également qu'il y a des obligations et des

responsabilités qui accompagnent cette reconnaissance », ajoute

Rémi Alaurent. Jaime Daniel Ferreyra, ing. jr, a constaté des différences

importantes entre le Québec et l'Argentine, son pays

natal. « La formation technique est similaire, explique cet ingénieur

en électronique, mais il y a ici un sens du professionnalisme

plus poussé qu'en Argentine. » Dans certains pays, l'ingénieur

doit loyauté à son employeur et il peut se retrouver dans une

situation difficile. «Au Québec, ajoute M. Ferreyra, l'ingénieur

peut et doit refuser de poser des gestes qui vont à l'encontre

des règles de l'ingénierie. Il sera soutenu par l'Ordre et par la

loi en cas de problème avec son employeur. L'ingénieur n'est

pas isolé », conclut-il avec enthousiasme.

Vous désirez vous procurer une automobile

mais vous hésitez entre la location ou l'achat?

À titre d'ingénieur, vous avez accès aux services

de Pro-Fusion, une entreprise spécialisée en

courtage automobile

• vous profitez de conseils éclairés sur les avantages

de la location ou de l'achat, en fonction de vos

besoins et de votre situation ;

• vous obtenez de l'information précieuse sur la

durabilité de certains modèles;

•vous réalisez des économies importantes;

• et plus encore !

Pour la location ou pour l'achat d'une automobile,

optez pour la démarche logique. Communiquez

en premier lieu avec un conseiller de Pro-Fusion,

au {514) 745-2202 ou au 1 800 361-3500.

TJ°

LE GROUPE PRO-FUSION

CUUCT«>*mOMOfl»£.RN*NCMWtWÉIBa ROUANT/ÉOUPe«NT

serviQ

www.reseauIQ.qc.ca

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 35


ÉTHIQUE ET DÉONTOLOGIE

Par Mélodie Sullivan, avocate, en collaboration avec Louis Tremblay, ing., syndic

Les 10 grandes questions posées

au Bureau du syndic

Chaque semaine, le Bureau du syndic de l'Ordre des ingénieurs

du Québec répond à un nombre important de demandes

de renseignements provenant des membres de l'Ordre ainsi

que du public La grande majorité de ces demandes vise

à obtenir de l'information et des prédsions quant aux obligations déontologiques

et autres règles qui encadrent la pratique de la profession.

Voici les dix questions les plus fréquemment posées. Les

réponses sont brèves en raison de l'espace disponible. Pour plus

d'information, veuillez contacter directement le Bureau du syndic

au 514 845-6141 ou au 1 800 461-6141, poste 3201.

1. Un ingénieur junior peut-il émettre un avis d'ingénierie ?

Non. Un ingénieur junior ne peut poser d'acte prévu à l'article 3 de

la Loi sur les ingénieurs (ex. : donner des avis, préparer des plans,

etc.) se rapportant au champ réservé et défini à l'article 2 de la Loi.

Toutefois, un ingénieur junior peut poser un acte réservé s'il le

fait sous la direction et la surveillance immédiates d'un ingénieur.

Règlement sur les autres conditions et modalités de délivrance des

permis de l'Ordre des ingénieurs du Québec (c. 1-9, r. 1.3) (extrait)

8. Le candidat ou l'ingénieur junior n'exerce une activité professionnelle

réservée par la loi à l'ingénieur que sous la direction et la

surveillance immédiates d'un ingénieur.

2. Quels documents d'ingénierie un ingénieur doit-il sceller ?

Le sceau doit être apposé uniquement sur les plans et les devis.

Code de déontologie (c. 1-9, r. 3) (extrait)

3.04.01. L'ingénieur doit apposer son sceau et sa signature sur

l'original et les copies de chaque plan et devis d'ingénierie qu'il a

préparés lui-même ou qui ont été préparés sous sa direction et

sa surveillance immédiates par des personnes qui ne sont pas

membres de l'Ordre.

L'ingénieur peut également apposer son sceau et sa signature sur

l'original et les copies des documents prévus au présent article qui

ont été préparés, signés et scellés par un autre ingénieur.

L'ingénieur ne doit ou ne peut apposer son sceau et sa signature

que dans les seuls cas prévus au présent article.

3. Dans quelles circonstances un ingénieur doit-il « aviser

son confrère » selon l'article 4.02.04 du Code de

déontologie ?

Code de déontologie (c. 1-9, r. 3) (extrait)

4.02.04. Lorsqu'un client demande à un ingénieur d'examiner ou

de réviser des travaux d'ingénierie qu'il n'a pas lui-même exécutés,

ce dernier doit en aviser l'ingénieur concerné et, s'il y a lieu, s'assurer

que le mandat de son confrère est terminé.

Lorsque la finalité du mandat d'un ingénieur consiste à modifier

le travail d'un autre ingénieur, notamment pour le mettre à jour

ou l'adapter à de nouveaux besoins, l'ingénieur serait tenu d'en

informer ce dernier. Toutefois, l'ingénieur n'est pas tenu à cette

obligation lorsque son mandat consiste à faire une expertise.

4. Un ingénieur qui travaille comme salarié ou qui est à

la retraite peut-il accepter des mandats privés ?

Un ingénieur qui exerce sa profession a l'obligation d'être assuré.

(Voir le Règlement sur l'assurance-responsabilité professionnelle

des membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec, c. 1-9,

r. 1.1.1.) Le régime d'assurance collectif de l'Ordre fournit une

couverture d'assurance très limitée. Outre les exclusions de couverture

généralement admises en matière d'assurance-responsabilité

professionnelle des ingénieurs, le régime collectif exclut la couverture

pour les mandats de services professionnels dont les honoraires

sont supérieurs à 2 000 $ par projet et à 10 000 $ pour

l'ensemble des projets réalisés au cours d'une année. Un ingénieur

qui dépasse ces limites doit obtenir une couverture additionnelle

conforme aux articles 7 et 8 dudit Règlement.

5. Un ingénieur peut-il signer une attestation de conformité

préparée par un technicien ?

Une attestation de conformité est un avis d'ingénieur. L'ingénieur

qui atteste de la conformité des travaux doit s'assurer qu'il possède

les connaissances factuelles suffisantes lui permettant

d'affirmer que les travaux sont conformes aux plans et devis,

aux règles de l'art et aux normes applicables. Afin d'acquérir les

connaissances suffisantes, il est souvent nécessaire que l'ingénieur

ait fait la surveillance des travaux. Il peut être assisté dans ses

tâches par un non-ingénieur qui travaille sous sa surveillance et

sa direction immédiates.

6. Un employeur ou un client peut-il ordonner à un

ingénieur de ne pas tenir compte des dispositions de

son Code de déontologie ?

Non. Un ingénieur est toujours tenu de respecter ses obligations

déontologiques et doit, en tout temps, conserver son indépendance

professionnelle. Un employeur ne peut exiger d'un

ingénieur qu'il ne respecte pas les règles déontologiques. Il ne

peut non plus l'obliger à accepter un mandat qui dépasse ses

compétences. L'employeur est lié par les obligations incombant

au professionnel.

7. Lorsqu'un ingénieur croit que des travaux sont dangereux

ou non conformes aux règles de l'art, que

doit-il faire ?

Un ingénieur qui croit que des travaux sont dangereux doit

d'abord en informer, par écrit, les autorités responsables, soit

son employeur, le propriétaire, la municipalité ou le client.

Code de déontologie (c. 1-9, r. 3) (extrait)

2.03. L'ingénieur doit, lorsqu'il considère que des travaux sont

36 : : PLAN : :JUIN-JUILLET 2007


dangereux pour la sécurité publique, en informer l'Ordre des ingénieurs

du Québec ou les responsables de tels travaux.

3.02.07. Si on écarte un avis de l'ingénieur dans le cas où celui-ci

est responsable de la qualité technique de travaux d'ingénierie,

l'ingénieur doit indiquer clairement à son client, par écrit, les conséquences

qui peuvent en découler.

L'ingénieur devra faire part à son client ou à son employeur

de son constat de non-respect de ses avis ou des règles de l'art.

De plus, il devra aussi lui expliquer les conséquences possibles

et les préjudices associés au non-respect de ses avis.

8. Un plan « tel que construit » doit-il être authentifié par

un ingénieur?

Oui. Tel qu'il est précisé dans les Directives d'authentification

des documents d'ingénierie (disponible à www.oiq.qc.ca et

www.membres.oiq.qc.ca), « lorsque des modifications sont

apportées à une oeuvre d'ingénierie lors de sa construction, le

plan final qui intègre ces modifications doit être authentifié par

son auteur original et par les auteurs des modifications. » L'exception

est le cas d'un «tel que construit», qui n'est qu'un simple

inventaire et non un document d'ingénierie et qui, par conséquent,

ne doit pas être authentifié.

9. Un ingénieur qui vérifie le travail d'un confrère engaget-il

sa responsabilité professionnelle?

Oui. Une décision récente de la Cour d'appel du Québec (Tremblay

c. Dionne, 6 novembre 2006, QCCA 1441) confirme qu'un

ingénieur ne peut exclure sa responsabilité déontologique lorsqu'il

examine ou vérifie, même « administrativement », un document

d'ingénierie. L'ingénieur doit signaler ou dénoncer toute anomalie

qu'il constate ou qu'il aurait dû constater selon son expérience et

son expertise afin que les correctifs appropriés soient apportés.

10. Un ingénieur peut-il s'incorporer afin d'exercer ses

activités professionnelles ?

Non. Depuis le 21 juin 2001, il y a un moratoire sur l'incorporation

des ingénieurs à des fins d'exercer « leurs activités professionnelles

». Il n'est donc pas permis aux ingénieurs d'exercer leurs

activités professionnelles par l'entremise d'une compagnie formée

après le 21 juin 2001. Bien sûr, les ingénieurs peuvent exercer

la profession au sein d'une compagnie formée à cette fin avant

le 21 juin 2001. À l'heure actuelle, aucun règlement sur l'exercice

de la profession en société n'est en vigueur, mais un nouveau

règlement est en voie de préparation (voir l'Avis de projet

d'adoption du nouveau règlement à la page 26 du présent numéro).

POUR TOUS vos

BESOINS D'ASSURANCES

LES PIEDS SUR TERRE,

LA TÊTE DANS LES NUAGES

ASSURANCES

INVALIDITÉ

FRAIS GÉNÉRAUX

MÉDICAMENTS

MALADIE

^MGROUPE ID

Tél. : (888) 545-9265

Fax. : (418) 545-9464

www.legroupeid.com

info@legroupeid.com

Nous sommes des experts en

Ingénierie de la sécurité des machines

Notre mission est de concevoir, de développer et de commercialiser une

solution intégrée assurant aux entreprises industrielles une gestion

optimisée de la sécurité des machines.

Nous offrons, pour ce faire, le meilleur outil de gestion

informatisé sur le marché, le logiciel CONFORMlT :

CONTACTEZ-NOUS

1 800 361-5303

514 350-5070 / 418 Û5M244

Par courriel :

information@sogemec.qc.ca

H

Gestion

des audits

de sécurité

Gestion du

fl Gestion des ^^g assocjg

H permis de travail aux machines

Saai dont les entrées en espace clos

dangereuses

Services de support au développement et à l'implantation

Clé en main / Accompagnement / Formation / Accessoires

Siège social

125, rue Dubé. Chicoutimi.

Québec, G7H2V3

Succursale Montréal

5110, boul. Cousineau. bur. 202, St-Hubert.

Québec. J3Y 7G5

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 37


INSTANCES DÉCISIONNELLES

Le Bureau s'est réuni en séances ordinaires les 9 mars et 20 avril, et en séances

extraordinaires, les 8 février et 11 mai 2007. Le Comité administratif (CA) s'est réuni

en séances ordinaires les 5 et 23 février, ainsi que le 13 avril, et en séances

extraordinaires, les 2 mars et 16 mai 2007.

BUREAU

Le Bureau a nommé M. l'ingénieur André Rainville au poste de directeur

général de l'Ordre et a mandaté le président afin de signer la convention

d'emploi et de compléter les formalités pour permettre

l'entrée en fonction de M. Rainville dès le lundi 12 mars 2007.

Le Bureau a désigné M. l'ingénieur Michel Morin à titre de secrétaire

par intérim de l'Ordre, comme prévu au Code des professions

du Québec et aux règlements de l'Ordre et ce, jusqu'à ce que ces

fonctions aient été officiellement pourvues de façon permanente.

Le Bureau a adopté les états financiers pour la période terminée

au 31 décembre 2006 et les projections budgétaires 2006-2007 ;

il a approuvé les recommandations du Comité des finances et

du Comité administratif ayant trait au budget 2007-2008 révisé

comportant un résultat global excédentaire de 7 835 $ pour

l'année financière se terminant le 31 mars 2008.

Le Bureau a revu le projet de Planification stratégique et les modalités

de déploiement de ce plan pour les années 2006 à 2010 ;

il a ainsi approuvé le Manuel d'organisation du projet de déploiement

du Plan stratégique pour cette période. En outre, le Bureau

a adopté la recommandation du Comité des technologies de l'information

ayant trait au fournisseur de progiciel de gestion intégrée

(PGI) et a octroyé au fournisseur Minasu Information

Systems Itée le contrat de la phase 1 du programme des technologies

de l'information qui doit permettre d'élaborer le programme

d'implantation du PCI et de déterminer le budget associé.

Le Bureau a demandé qu'une analyse du nouveau projet d'entente

entre l'Ordre et la Corporation de services des ingénieurs

du Québec soit effectuée en premier lieu par les cadres de la

permanence, afin d'en préciser les effets sur le budget, sur le

personnel et sur les Sections régionales de l'Ordre. Le Bureau a

par la suite formé un comité ad hoc ayant pour mandat de réexaminer

le projet d'entente entre l'Ordre et la Corporation de services

des ingénieurs du Québec présenté en date du 19 avril

2007 et de négocier un nouveau projet en vue de sa présentation

au Bureau dans les plus brefs délais. MM. les ingénieurs Zaki

Ghavitian, Christian Camirand, Éric Potvin et André Rainville ont

été nommés membres de ce comité, étant entendu que ce comité

pourra compter sur la contribution d'un avocat.

Le Bureau a adopté un Programme de surveillance générale de

l'exercice de la profession 2007-2008 prévoyant 1 000 inspections

pour la période du 1 er avril 2007 au 31 mars 2008 et a,

en outre, demandé qu'il lui soit proposé un plan d'action concernant

la réalisation de ce programme.

Le Bureau a décidé de former un comité conjoint ad hoc chargé

de lui faire rapport sur les attentes du Bureau quant à la mission

et aux rôles confiés aux Sections régionales de l'Ordre et de proposer

une stratégie de relance des Sections régionales. Des

administrateurs et des membres du Conseil des Régionales ont

été nommés membres de ce comité conjoint ad hoc chargé de

présenter au Bureau un rapport dans les meilleurs délais.

Le Bureau a recommandé MM. les ingénieurs Claude Tremblay

et Gabriel Soudry aux sièges de membres du Conseil de Gestion

FÉRIQUE pour des mandats respectifs de trois et de deux ans.

Le Bureau a désigné M me l'ingénieure Sandra Gwozdz, pour un

mandat de trois ans, à titre de représentante de l'Ordre au Conseil

canadien des ingénieurs (CCI) maintenant connu sous le nom de

Ingénieurs Canada.

Le Bureau a nommé MM. les ingénieurs Yvan Asselin, ombudsman

de l'Ordre, Jean Boisvert, ex-président de l'Ordre et Michel Simard,

également avocat, à titre de membres du Comité de surveillance

des élections 2007.

Le Bureau a décidé de nommer trois nouveaux syndics adjoints.

Ce sont MM. les ingénieurs André Prud'Homme, Alain Ouellette

et Pierre Girard.

Le Bureau a renouvelé le mandat de M. l'ingénieur Laurier

Nichols aux fonctions de membre et de président du Comité d'inspection

professionnelle (CIP); il a en outre renouvelé le mandat

de M. l'ingénieur Pierre Jean à ce même comité. M. l'ingénieur

Robert De Gols a été nommé à titre d'inspecteur-enquêteur et

de secrétaire suppléant du CIP.

Le Bureau a décidé de modifier une résolution précédente aux

fins de créer le poste de secrétaire de l'Ordre et d'autoriser le

directeur général à mettre en marche la dotation de ce poste.

Le Bureau a approuvé de façon préliminaire les lignes directrices

d'une prise de position de l'Ordre sur les infrastructures publiques.

Elles serviront aux recommandations que l'Ordre pourrait adresser

à la Commission d'enquête sur l'effondrement du viaduc de la

Concorde.

COMITÉ ADMINISTRATIF

Le CA a procédé à la mise à jour du tableau des membres, a

I reconnu des équivalences de diplômes et de formation, et a

adopté plusieurs recommandations du Comité des examinateurs ;

des permis d'ingénieur junior et des permis temporaires ont été

délivrés et approuvés.

Le CA a analysé et pris des décisions sur 20 dossiers à la suite

des recommandations du Comité d'inspection professionnnelle

concernant l'application de l'article 55 du Code des professions.

Le CA a autorisé des poursuites pénales et a nommé MM. les

ingénieurs Claude Dupuis, Jules Houde, Richard Nichols et

Claude P. Beaubien aux fonctions d'arbitres en vertu du Règlement

sur la procédure de conciliation et d'arbitrage des comptes

des ingénieurs. M. l'ingénieur Louis Tremblay a été désigné aux

fonctions de secrétaire du Comité d'étude sur la pratique de

vérification des documents d'ingénierie.

Le CA a adopté l'avis de convocation et l'ordre du jour de

l'Assemblée générale annuelle 2007 des membres de l'Ordre.

Ceux-ci ont été publiés dans l'édition de mai 2007 de la

revue PLAN.

38 : : PLAN : :JUIN-JUILLET 2007


Le CA a adopté le programme de la Journée de l'ingénieur(e)

2007 et a accepté que cet événement soit dorénavant connu

sous l'appellation «Colloque annuel de l'Ordre des ingénieurs

du Québec ».

Le CA a créé la Distinction du Génie innovateur ; il s'agit d'un

ajout à la Politique de valorisation de l'excellence professionnelle.

Ce nouveau prix sera présenté à l'occasion du Gala de

l'excellence, qui est l'une des activités du Colloque annuel 2007

de l'Ordre.

M me l'ingénieure Maud Cohen et M. l'ingénieur Jean-Marie

Mathieu ont été désignés membres d'un comité ad hoc

chargé d'analyser les conséquences de l'adoption du projet

de Loi 14 modifiant le Code des professions du Québec et

concernant la délivrance de permis. MM. les ingénieurs

Stéphane Bilodeau et Christian Camirand s'ajoutent au Comité

des Finances, de même que M. l'ingénieur Yves Lavoie.

M. Bilodeau a en outre été nommé au Comité de révision

sur l'exercice de la profession d'ingénieur en société. MM. les

ingénieurs Denis Lapointe et Yves Van Hoenacker ont quant

à eux été nommés membres du Comité d'orientation des

affaires publiques.

M. l'ingénieur Pierre-Paul Dumoulin a été désigné représentant

au Comité de normalisation sur la fosse septique, les puits

absorbants et les fosses de rétention ; il s'agit d'un comité du

Bureau de normalisation du Québec.

Le CA a nommé M. l'ingénieur Jean-Pierre Chalifoux aux fonctions

de secrétaire suppléant pour les élections 2007 au Bureau.

Le CA a nommé les scrutateurs externes pour le dépouillement

du scrutin 2007 et a décidé d'augmenter leur jeton de contribution

à 160 $.

Informez- 5e ' on ' art ' c ' e 60 ^ C0( ' e professions, tout membre de

l'Ordre doit aviser le secrétaire de tout changement relatif à

nOUS ! son domicile et aux lieux où il exerce sa profession, et ce,

dans les trente jours de ce changement.

Tout professionnel doit, en vertu de l'article 59.3 du Code des professions,

informer le secrétaire de l'Ordre dont il est membre qu'il fait ou a fait l'objet d'une

décision judiciaire ou disciplinaire visée à l'article 55.1, dans les dix jours à

compter de celui où il en est lui-même informé.

Par ailleurs, toute période d'inactivité (chômage, invalidité, congé parental,

retour aux études, etc.) doit également être signifiée au secrétaire de l'Ordre,

dans les trente jours, au début et à la fin de cette période. Veuillez noter que seuls

les membres qui auront eu une période d'inactivité minimale de six mois et qui

auront informé l'Ordre de tout changement à leur statut dans les trente jours

pourraient obtenir un crédit applicable sur la cotisation annuelle.

5 LOGICIELS ESSENTIELS POUR LA GESTION DE VOS PROJETS

CTRL/Projet

Gestion de projets

et de services professionnels

CTRL/Dossier

CRM, Gestion d'interventions

et de documents

CTRL/Finance

Comptabilité et paie

CTRL/Produit

Gestion d'inventaire

et de produits

CTRL/Smigg

Gestionnaire d'application,

sécurité et personnalisation

Prenez

Eontrôle

CTRL

Logiciels de gestion pour

professionnels

La solution de gestion intégrée qui convient à votre budget • Sans frais : 1 888 463-2875 • www.ctrl.com

PLAN : JUIN-JUILLET 2007 : : 39


SIGNATURE NUMÉRIQUE

Authentication numérique vs papier :

avez-vous fait vos calculs?

Par Charles Tremblay, directeur commercial chez Notarius, et

Claude Lizotte, ing., directeur des Affaires professionnelles, à l'Ordre

V

ous avez maintenant le choix d'authentifier

vos documents d'ingénierie sur support

papier ou sur support technologique dans

le respect des lois et des règlements. À valeur

juridique égale, vous choisirez la méthode

d'authentification la plus conviviale, la plus économique

et la plus efficace. Comment évaluer

laquelle des deux méthodes s'avère la plus

profitable pour votre organisation ?

LES ÉLÉMENTS À ÉVALUER

Le temps de manipulation des documents sur

support papier versus les documents sur support

électronique est sans aucun doute l'un des

éléments le plus difficile à mesurer. Tentons

notre chance de l'estimer à partir d'hypothèses

simples.

Le temps de manipulation des

documents sur support papier

Imaginons les étapes dans un cas très simple

où le processus d'authentification d'un document

sur support papier se passe à l'intérieur

d'un même établissement et comporte un

nombre restreint d'intervenants d'une même

entreprise :

1. Le dessinateur qui a travaillé sous la direction

et la surveillance immédiates de l'ingénieur

pour la préparation d'un document d'ingénierie

procède à son impression.

2. Il le dépose sur le bureau de l'ingénieur pour

que celui-ci le vérifie et l'authentifie.

3. Supposons que l'ingénieur l'a authentifié et

qu'il le remette à son tour à un autre employé

administratif afin que ce dernier en

prépare une copie pour la transmission et

une autre pour les besoins d'archivage.

Selon les différents témoignages reçus, on

peut aisément estimer le temps de manipulation

dans ce scénario à environ dix minutes par

documents (impression, déplacement, reliure,

mise sous pli, envoi par courrier ou autrement,

classement aux archives, etc.).

Dans des cas plus complexes, les documents

voyagent physiquement d'un endroit à l'autre

aux fins d'authentification, ou même ce sont

les ingénieurs qui se déplacent. Ainsi, la

manipulation peut facilement prendre de 20

à 30 minutes, tandis que les délais d'authentification

peuvent prendre quelques semaines,

particulièrement dans les cas où plusieurs

ingénieurs sont appelés à authentifier le document.

Lorsque les ingénieurs sont sur la route

ou localisés dans différents établissements, les

délais s'allongent aisément.

Le temps de manipulation des

documents sur support électronique

Comparons maintenant les mêmes étapes

effectuées dans une organisation où le processus

de signature numérique est intégré.

1. Le dessinateur qui a travaillé sous la direction

et la surveillance immédiates de l'ingénieur

pour la préparation d'un document d'ingénierie

le convertit en format PDF et le prépare

pour l'authentification par l'ingénieur.

2. Une fois le document ainsi préparé, le dessinateur

(ou un employé de soutien administratif)

peut alors acheminer un courriel

contenant un lien hypertexte à l'ingénieur

qui a à l'authentifier. À partir de ce lien, le

document à signer numériquement s'ouvre

automatiquement dans ConsignO, facilitant

la tâche de l'ingénieur qui n'a alors qu'à

vérifier le document à l'authentifier adéquatement

(selon le type du document,

voir Directives pour l'authentification des

documents d'ingénierie) et à le signer numériquement

à l'aide de son mot de passe lié

à son certificat de signature numérique.

Gain de productivité

L'authentification numérique du document prend

environ deux minutes (sans compter les devoirs

déontologiques de l'ingénieur en regard de ce

document d'ingénierie préparé par lui ou par un

préposé sous sa direction et surveillance immédiates).

Il faut enfin calculer les gains de productivité

liés à l'envoi électronique, dont la réception

est instantanée, par rapport au courrier traditionnel.

Les frais d'impression

Dans l'éventualité où vos destinataires sont

disposés à recevoir par courriel vos documents

d'ingénierie signés numériquement, vous économisez

100 °/o des frais d'impression et de

manipulation liés à ces documents. Les avantages

pour les clients ne sont pas négligeables :

la réception des documents est instantanée, ce

qui permet d'augmenter la satisfaction du client

et la rapidité de toute transaction avec ce client,

Estimez vos frais d'impression à l'aide du tableau ci-dessous

Format d'impression

Type d'imprimante

Jet d'encre noir et blanc

notamment, le processus de facturation et de

paiement qui peut en découler. De plus, la

méthode d'authentification numérique permet

au client de valider directement en ligne les

signatures numériques des ingénieurs. Le client

peut ainsi être assuré immédiatement de

l'authenticité dudit document, ce que la méthode

papier ne lui permet pas de faire.

Les frais de poste ou de messagerie

Proposez à vos clients de recevoir et de consulter

plus rapidement vos documents et profitez des

avantages économiques réels. L'envoi électronique

n'occasionne aucuns frais additionnels,

surtout si vous possédez déjà un service de courrier

électronique. Maximiser son utilisation ne fait que

rentabiliser davantage votre courrier électronique.

Frais d'archivage

Les coûts d'archivage électronique sont

moindres que les coûts d'espace physique

servant à l'entreposage des dossiers papier.

Calculez le nombre de pieds carrés réservés à

cet espace, le coût des filières et le temps de

manipulation des archives sur support papier

en comparaison au coût de stockage électronique

(espace disque). Par surcroît, l'archivage

électronique facilite la recherche et la consultation

du document et enrichit la relation client/

fournisseur par la réduction des délais de réponse.

Faites l'exercice

Avez-vous la possibilité d'améliorer la performance

économique et environnementale de

votre organisation et, par le fait même, véhiculer

une image de marque innovante? Calculez

rapidement le nombre de copies par semaine

que vous imprimez pour les besoins d'archivage.

Estimez ensuite combien d'impressions de

copies papier vous pourriez éviter par l'envoi

électronique de documents signés numériquement

à vos clients et partenaires d'affaires.

Évaluez le temps de manipulation des documents

papier (préparation et envoi), les frais de courrier

et d'entreposage. Ensuite, calculez les frais de

signature numérique pour votre organisation.

Vous aurez ainsi une bonne idée des économies

potentielles attribuables à l'authentification

numérique au sein de votre organisation.

Pour plus d'information, contactez Notarius,

le seul fournisseur autorisé de l'Ordre au

514 281-1442 ou sans frais au 1 800 567-6703,

ou visitez le site Web http://ingenieur.notarius.com

Jet d'encre couleur

8x11 0,12 S/page 0,75 $/page

11x17 0,17 S/page 1,25 S/page

Laser noir et blanc

Laser couleur

8x11 0,07 S/page 1,00 S/page

11x17 0,12 S/page 1,50 S/page

40 : : PLAN : :JUIN-JUILLET 2007


QrNOTARiUS

—— Au service des professionnels

Au-delà de la conformité, les raisons d'affaires

L'authentifïcation traditionnelle s'apprête-t-elle à connaître à son tour une

révolution numérique? Il y a des signes qui ne trompent pas, telle que la

décision d'une des plus grandes firmes d'ingénierie au Québec d'implanter

la signature numérique à l'ensemble de son entreprise. L'implantation de la

signature numérique chez Teknika HBA est un tournant dans le monde de

l'ingénierie. Pour que cette révolution vers le numérique ait lieu,

plusieurs éléments doivent être réunis. Au-delà de la conformité, l'outil

d'authentification doit rendre le processus plus rapide, plus

efficace, plus conviviale et plus économique que le papier.

Pourquoi faire le

S «

"SCIAI/'

/ ' tHGI

0

A*

f

w Une collaboration profitable à tous

0k

TEKNIKA-HBA

Développé en étroite collaboration avec

Teknika HBA, le logiciel ConsignO, inclut

dans la Trousse de signature numérique de

Notarius, offre un niveau de performance sans

précédent permettant un déploiement réussi.

DE

C'EST LA CONVIVIALITÉ

L'OUTIL QUI CHANGE TOUT!

Une solution d'affaires à valeur ajoutée

La signature numérique est une solution sécurisée permettant :

La signature par lots de plusieurs documents

et par plusieurs ingénieurs.

La signature à distance (le signataire peut signer numériquement

des documents sans avoir à être physiquement présent

dans les locaux de l'entreprise).

L'archivage sur support technologique.

S

La soumission, la lecture et la signature d'un document

quel que soit son format d'origine.

Le gain de temps et de productivité, la réduction de papier imprimé

et des frais de transmission et d'archivage.

Pour plus de détails, contactez Notarius

au (514) 281-1442 ou sans frais au 1 800 567-6703.

http://ingenieur.notarius.com

La signature numérique, un outil ill!

d'avant-garde autorisé par l'Ordre ;

aux bénéfices des ingénieurs du Québec, j.

Ordre

des ingénieurs

du Québec


RÉGIONALE DES INGÉNIEURS DE MONTRÉAL (RIM)

Mot du président

Réflexion d'été sur le sens de l'implication

qualitative: SERVIR SANS SE SERVIR...

Comme chaque année, la période d'été est une occasion

propice à une pause dans nos activités, puis avec un peu

de recul, à une meilleure préparation de la saison 2007-

2008, sous l'égide des membres du Conseil d'administration

tous imputables vis-à-vis des 16 000 ingénieurs de Montréal.

Comment peut-on dissocier l'implication qualitative

et altruiste, destinée à SERVIR les intérêts collectifs des

ingénieurs, de celle orientée vers la satisfaction des intérêts

personnels et consistant à vouloir SE SERVIR de

la RIM comme tremplin commercial ou personnel et pour la satisfaction de certains

intérêts inavoués ?

Depuis quelques années, nous procédons en début de mandat, à la formation

de chaque administrateur afin de mieux baliser et mieux définir les outils de

responsabilisation, dans le but de mieux SERVIR le bien commun. Nous souhaitons

ainsi la bienvenue aux nouveaux ingénieurs à Montréal (ingénieurs juniors

nouvellement diplômés du Québec ou diplômés immigrants, nouvellement admis

dans l'Ordre). Nous vous invitons à rejoindre immédiatement la RIM pour débuter

votre nouvelle profession et dans l'application de cette vision partagée et

purement altruiste du service commun.

Le mandat 2006-2007 qui vient de se terminer, fut une période de test, visant

à nous consacrer aux activités de base, directement associées à la mission de

l'Ordre des ingénieurs du Québec. Par conséquent, nous avons volontairement

renoncé à la course aux commandites, avec moins d'activités, tout en assurant

une visibilité continue de nos partenaires traditionnels.

Pour la reprise des activités du nouveau mandat, nous vous convions à compléter

la proposition d'activités ci-jointe, en nous transmettant vos suggestions

d'organisation ou de participation comme bénévole, en visitant notre site Internet :

www.rim-oiq.org.

Comme nous le faisons chaque année en début de mandat, le guide de

formation des administrateurs est l'outil privilégié de travail qui vous permettra

de vous engager à SERVIR la RIM, sans rien attendre en retour, que la seule et

pleine satisfaction d'une contribution bénévole, au service de votre corporation

et au bénéfice des ingénieurs de Montréal.

Servir Sans Se Servir, c'est développer le sentiment d'appartenance à sa

Régionale par le biais d'un travail d'équipe et une réelle volonté de servir sa

profession.

Servir Sans Se Servir, c'est refuser d'inscrire le sens de votre implication dans

une logique d'utilisation directe ou indirecte de la RIM (liste des membres, notoriété

de la RIM, recherche perpétuelle de commandites, etc.), soit pour votre entreprise

soit pour une promotion personnelle intéressée.

Servir Sans Se Servir, c'est contribuer à faire de la RIM, un exemple de

Régionale consciente de son rôle et de ses limites, puis responsable de la

promotion d'une image de mandataire de l'Ordre des ingénieurs, auprès

de ses membres. Ceci, par subsidiarité et par complémentarité d'action avec

la permanence et les autres structures sœurs de l'OIQ aux missions

distinctes, que sont, SERVIQ (le Réseau des ingénieurs du Québec) et Gestion

FÉRIQUE. •

Au plaisir de vous servir

Sid Zerbo, ing

President@rim-oiq.org

Calendrier général des activités 2007-2008

(Pour plus de détails, voir notre site Internet : www.rim-oiq.org)

Comités Activités Date (MM/AA)

Services administratifs Planification stratégique RIM 2007-2008 08/07

Publications de la RIM FlashRIM et INFORIM : Lancement du calendrier général des activités 2007-2008 09/07

Formation continue et déontologie Rôle et responsabilité des administrateurs 09/07

Club des ingénieurs 5 à 7 : Lancement de l'année 2007-2008 09/07

Publications de la RIM FlashRIM et INFORIM : Diffusion des détails des activités 2007-2008 10/07

Formation continue et déontologie La gestion de projets innovateurs 10/07

Comité conférences Conférences thématiques 10/07, 01-02-03-05/08

Promotion de la profession d'ingénieur Visite dans les écoles secondaires 09/07, 01-02-03/08

Club des ingénieurs 5 à 7 - Réseautage 11/07, 01-02-05/08

Comité leadership et entrepreneurship Activités thématiques 11/07, 02 et 04/08

Sciences et technologie Visite industrielle du mois 11-12/07,01-02-03-04-05/08

Événements spéciaux Fête de Noël 2007 de la RIM - Fête des bénévoles de la RIM 12/07

Comité parrainage,

Stage et intégration des diplômés

Activités thématiques . 01-03-05/08

Service administratif RIM Assemblée générale annuelle de la RIM 05/08

i

Ordre

j des ingénieurs

du Québec

Régionale des Ingénieurs de Montréal

6830, avenue du Parc, Bureau 568, Montréal (Québec) H3N 1W7 • Téléphone : 514-270-6917

• Télécopieur : 514-270-8421 • www.rim-oiq.org • Courrier élect. : rimadmin@rim-oiq.org

• Inscriptions : inscript@rim-oiq.org • Resp. du bulletin : Musandji Fuamba, ing. PhD

• Révision : Yves Réhel, ing. • Inscriptions à notre liste d'envoi électronique : rimadmin@rim-oiq.org

42 : : PLAN : :JUIN-JUILLET 2007


À ÉCONOMISER SUR VOS

FRAIS BANCAIRES

En collaboration avec SERVIQ, la Banque Nationale a mis au

point un programme financier adapté à vos besoins.

Vous réaliserez des économies appréciables dont :

des transactions illimitées sur votre compte;

desductions de taux sur diverses solutions de financement 1 .

www.bnc.ca/professionnels/ingenieurs

1 888 TELNAT-1 (l 888 835-6281)

SerVIQ ftg BANQUE

www.reseauIQ.qc.ca

INMIIUINALC

LA PREMIÈRE BANQUE AU QUÉBEC

1 L'octroi des solutions de financement offertes dans le cadre du programme financier pour professionnels est assujetti à l'approbation de

crédit de la Banque Nationale.


DOSSIER FONDATION

ELIMINEZ LES DANGERS D'AFFAISSEMENT

Selon le Conseil national de recherche du Canada (CNRC),

de mauvaises fondations causent plus d'inquiétudes et de

déceptions aux propriétaires que toute autre déficience

dans la construction.

MIEUX

VAUT PRÉVENIR

QUE GUÉRIR

Dans l'Info-RBQ publié à l'attention de tous les entrepreneurs en

construction au Québec, la Régie du bâtiment du Québec nous met

sérieusement en garde contre la construction sur sol argileux.

Avec raison! Chaque année des milliers de maisons lézardées du

Québec doivent faire l'objet de laborieux travaux de stabilisation.

L'affaissement indésirable du sol sous la fondation résulte entre

autres de la décomposition de matières organiques et de la capacité

portante insuffisante du sol. Mais à long terme, c'est l'assèchement

de l'argile qui est la plus grande cause d'affaissement et de fissures

des fondations.

RENFORCEZ VOTRE FONDATION

AVEC DES PIEUX FONCÉS AU ROC

L'aménagement de pieux sous la fondation est la meilleure ga/antie

de stabilité. Avant de coffrer et de couler la fondation, PRÉTECH

enfonce profondément dans le sol des pieux d'acier et les martèle

jusqu'au roc massif.

Contrairement aux fondations conventionnelles prenant appui sur

l'argile, celle sur pieux est stable et garantie contre tout affaissement;

l'aménagement de pieux ajoute a la valeur d'un bâtiment.

Aimalure

Surface fini

du terrain

mm

La pose de pieux battus sur le pourtour d'une

résidence en construction prévient tout affaissement.

Il faut compter un pieu à tous les 10 pieds linéaires;

la profondeur des pieux varie selon la région.

COMMUNIQUEZ AVEC NOUS POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS RBQ #8298-7090-07

www.Pretech.qc.ca

F O N D A T I O N S ET P I E U X

Montréal

Catineau-Hull

Québec

Autres

514-861-0030

819-779-7812

418-686-5400

1-800-387-8761

More magazines by this user
Similar magazines