l'eau - CEA Saclay
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la surveillance environnementale<br />
La surveillance de l’environnement du site et des abords<br />
du <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> est considérée au même titre que la protection<br />
des personnes comme une priorité majeure.<br />
A<br />
insi, l'établissement procède en<br />
permanence à des mesures de<br />
radioactivité adaptées à la nature<br />
de ses activités et aux spécificités<br />
locales de son environnement. Cette surveillance<br />
s'exerce selon un programme réglementé<br />
et contrôlé. La protection de l'environnement<br />
s'appuie sur une démarche globale de maîtrise<br />
pour assurer une veille permanente des niveaux<br />
de radioactivité et de certains paramètres physico-chimiques<br />
dans les différents milieux tels<br />
que l'air, les eaux de surface et souterraines, la<br />
chaîne alimentaire..., avec lesquels les populations<br />
riveraines sont en contact.<br />
Le plan de surveillance de l'environnement<br />
intègre les obligations réglementaires mentionnées<br />
précédemment mais prend également en<br />
compte la politique environnementale volontariste<br />
du Centre avec pour objectif majeur le<br />
maintien d'un niveau d'impact non significatif.<br />
Son élaboration repose sur une connaissance<br />
précise des procédés mis en œuvre dans les installations,<br />
des mécanismes de transfert, du<br />
milieu environnant ainsi que des modes de vie<br />
des populations locales.<br />
Il faut par ailleurs souligner que le centre <strong>CEA</strong><br />
de <strong>Saclay</strong> est certifié ISO 14001 pour l’ensemble<br />
des installations et activités du site.<br />
Les lieux et fréquence des prélèvements<br />
Etang<br />
de St-Quentin<br />
A 86<br />
Vélizy<br />
A 86<br />
N 118<br />
N<br />
1 km.<br />
Guyancourt<br />
Villacoublay<br />
Bièvre<br />
Châtenay-Malabry<br />
Voisins-le-Bretonneux<br />
Bièvres<br />
Mérantaise<br />
Toussus-le-Noble<br />
D 95<br />
D 938<br />
Etangs<br />
de <strong>Saclay</strong><br />
N 118 11818<br />
Igny<br />
Verrières-le-Buisson<br />
cours d’eau<br />
forêt<br />
zone urbaine<br />
zone agricole<br />
Châteaufort<br />
Aqueduc des Mineurs<br />
Villiers-le-Bâcle<br />
iers-le-Bâe-Bâ<br />
e<br />
<strong>CEA</strong><br />
<strong>Saclay</strong>ay<br />
St-Aubin<br />
N30<br />
306<br />
<strong>Saclay</strong><br />
ay<br />
Vauhallan<br />
D 128<br />
Palaiseau<br />
Massy<br />
A 87<br />
St-Rémy-lès-Chevreuse<br />
Gif-sur-Yvette<br />
Bures-sur-Yvette<br />
Orsay<br />
N 118<br />
Yvette<br />
A 10<br />
Villebon-sur-Yvette<br />
Eaux de surface<br />
continus, hebdomadaires<br />
et mensuels<br />
Eaux de pluie<br />
hebdomadaires<br />
et mensuels<br />
Fruits et<br />
légumes<br />
mensuels<br />
Lait<br />
mensuels<br />
Eaux souterraines<br />
mensuels à annuels<br />
Air<br />
continus<br />
Herbes<br />
mensuels
Les autorisations<br />
Les décisions de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) du 15 septembre 2009 fixent, pour le centre<br />
de <strong>Saclay</strong>, les nouvelles limites des rejets radioactifs gazeux des Installations nucléaires de base<br />
(INB). L’arrêté préfectoral du 25 septembre 2009 réglemente désormais celles des Installations<br />
classées pour la protection de l’environnement (ICPE), mais également les limites annuelles autorisées<br />
pour les rejets d’effluents liquides, les conditions de rejet et les modalités de contrôle pour<br />
l’ensemble du centre.<br />
Rejets liquides<br />
en sortie de Centre<br />
Rejets de CIS bio<br />
international compris<br />
Émetteurs Alpha<br />
Tritium<br />
Carbone 14<br />
Autres émetteurs<br />
Bêta-Gamma<br />
* voir page 15, tableau des unités<br />
Autorisation annuelle<br />
de rejet en gigabecquerels<br />
(GBq)*<br />
0,2<br />
250<br />
2,0<br />
0,5<br />
Rejets gazeux<br />
Gaz rares<br />
Tritium<br />
Carbone 14<br />
Iodes<br />
Autres émetteurs<br />
Bêta-Gamma<br />
Autorisation annuelle<br />
de rejet en gigabecquerels<br />
(GBq)*<br />
85 100 (et 1 000 CIS bio international)<br />
81 600<br />
2 030<br />
0,79 (et 0,60 CIS bio international)<br />
0,26 (et 0,06 CIS bio international)<br />
Rejets des effluents liquides par les installations du <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong><br />
80%<br />
exprimés en % des autorisations de l’arrêté préfectoral n°2009.PREF.DCI 2/BE 0172<br />
60%<br />
40%<br />
20%<br />
0%<br />
60%<br />
40%<br />
20%<br />
2006<br />
2007<br />
2008<br />
Alpha<br />
Gaz rares<br />
2009<br />
2010<br />
2006<br />
2007<br />
2008<br />
2009<br />
2010<br />
2006<br />
2007<br />
2006<br />
2007<br />
2008<br />
2009<br />
2010<br />
2008<br />
2009<br />
2010<br />
2006<br />
2007<br />
2008<br />
2009<br />
Tritium Carbone 14 Autres émetteurs Bêta-Gamma<br />
Rejets des effluents gazeux par les installations du <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong><br />
0%<br />
exprimés en % des autorisations de l’arrêté préfectoral n°2009.PREF.DCI 2/BE 0172 et de la décision ASN n°2009-DC-155<br />
2006<br />
2007<br />
2008<br />
2009<br />
2010<br />
2010<br />
2006<br />
2007<br />
2008<br />
2009<br />
2010<br />
2006<br />
2007<br />
2008<br />
2006<br />
2007<br />
2008<br />
2009<br />
2010<br />
2009<br />
2010<br />
Tritium Carbone 14 Iodes Autres émetteurs<br />
Bêta-Gamma<br />
3CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY<br />
• SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT • BILAN 2010
l’air<br />
4CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY<br />
• SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT • BILAN 2010<br />
Orsigny<br />
Villiers-le-Bâcle<br />
St Aubin<br />
6 stations de prélèvement<br />
Val d'Albian<br />
<strong>Saclay</strong><br />
Moulon<br />
Une qualité de l’air surveillée...<br />
• en continu par une détection en temps<br />
réel des paramètres mesurés. Les contrôles<br />
sont effectués au plus près des sources de<br />
rejets, c’est-à-dire en sortie des émissaires des<br />
installations (cheminées des bâtiments).<br />
Avant d’être rejetés dans l’environnement,<br />
les effluents gazeux des installations sont filtrés<br />
par des dispositifs appropriés dont l’efficacité<br />
est contrôlée périodiquement. Il s’agit<br />
de filtres de très haute efficacité dits filtres<br />
THE pour les poussières et de pièges à charbon<br />
actif pour les iodes. Il n’existe aucun<br />
dipositif capable d’absorber les gaz rares chimiquement<br />
inertes ou le tritium.<br />
À l’extérieur du centre, six stations de l’environnement<br />
suivent de façon permanente la<br />
qualité radiologique des aérosols et des gaz<br />
de l’air ambiant. Dans chaque station, près de<br />
60 m 3 d’air par heure sont aspirés et traversent<br />
un filtre qui retient les poussières ou les<br />
aérosols à des fins d’analyses. Les gaz non<br />
piègés par les filtres sont mesurés dans des<br />
chambres d’ionisation grand volume.<br />
Comme les années<br />
précédentes, aucune<br />
radioactivité artificielle<br />
n’a été mise en évidence<br />
sur les poussières<br />
atmosphériques et gaz<br />
collectés à l’exception de<br />
traces de tritium<br />
• en différé par des mesures plus sensibles<br />
effectuées en laboratoire sur des échantillons<br />
représentatifs prélevés en continu.<br />
En sortie d’émissaire, les activités du carbone<br />
14, des iodes et des autres émetteurs<br />
bêta-gamma représentent moins de 4 % des<br />
nouvelles autorisations de rejets, celles des gaz<br />
rares et du tritium représentent respectivement<br />
moins de 23 % et 15 % des limites.<br />
• dans l'environnement, par le suivi<br />
des mesures en continu et différées sur les<br />
prélèvements collectés dans les stations de<br />
surveillance qui montrent que :<br />
- pour les gaz, les seules activités enregistrées<br />
correspondent au radon, gaz radioactif<br />
d'origine naturelle qui émane du sol avec des<br />
concentrations dans l'air comprises entre 10<br />
et 20 Bq/m 3 et dépendantes des conditions
météorologiques. En 2010, comme les années<br />
précédentes, aucune radioactivité artificielle<br />
n'a été mise en évidence par les mesures en<br />
continu dans les diverses stations ;<br />
- pour les aérosols, leur radioactivité est<br />
essentiellement due aux poussières issues de<br />
la désintégration des descendants solides du<br />
radon, essentiellement le plomb 210.<br />
Les fluctuations observables sont identiques<br />
d'une station à l'autre et reflètent les variations<br />
du taux d'émanation radon et de l'empoussièrement<br />
de l'air. Aucun radionucléide artificiel<br />
n'est détecté, toutes les valeurs restant systématiquement<br />
inférieures aux seuils de mesure<br />
des appareils même si les techniques utilisées<br />
permettent aujourd'hui d'apprécier le μBq/m 3 ,<br />
soit un millionième de becquerel par mètre<br />
cube d'air en regroupant tous les filtres du<br />
mois pour une mesure ;<br />
- pour le tritium gazeux, essentiellement<br />
produit par les laboratoires de recherche<br />
médicale, la concentration moyenne mesurée<br />
à <strong>Saclay</strong> village est inférieure à 0,5 Bq/m 3 . En<br />
termes d'impact et à titre de comparaison,<br />
cette valeur en tritium est équivalente à une<br />
activité de 0,004 Bq/m 3 de radon 222, à comparer<br />
à la teneur naturelle moyenne de l'ordre<br />
de 15 Bq/m 3 d'air.<br />
Depuis 1958, le <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> est doté d'une<br />
station météorologique fournissant en permanence<br />
les paramètres nécessaires à cette<br />
surveillance. Cette station qui comporte<br />
notamment un mât instrumenté de 100<br />
mètres de hauteur fait partie du réseau d'observation<br />
de Météo France du Centre météorologique<br />
départemental de l'Essonne.<br />
Émetteurs Bêta mesurés à J+6 jours activité moyenne mensuelle en mBq/m 3<br />
0,7<br />
0,6<br />
0,5<br />
0,4<br />
0,3<br />
0,2<br />
0,1<br />
0<br />
JANVIER FÉVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOÛT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE<br />
Moulon Val d'Albian<br />
Orsigny <strong>Saclay</strong> St Aubin Villiers-le-Bâcle<br />
L’activité des poussières, identique d’une station à l’autre, est représentative de la radioactivité naturelle.<br />
• pour les eaux de pluie, le tritium est le seul radionucléide artificiel détecté. Les concentrations<br />
les plus élevées sont mesurées sur le site du <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> avec une valeur moyenne annuelle<br />
de 22 Bq/l. Au niveau de <strong>Saclay</strong> village, station de surveillance sous les vents dominants, l’activité<br />
en tritium des précipitations reste systématiquement inférieure à la limite de détection des<br />
appareils de mesure, soit une valeur de 4 Bq/l.<br />
5CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY<br />
• SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT • BILAN 2010
<strong>l'eau</strong><br />
6CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY<br />
• SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT • BILAN 2010<br />
Les eaux de surface<br />
Mérantaise<br />
Toussusle-Noble<br />
Villiersle-Bâcle<br />
St-Aubin<br />
Etang Vieux<br />
<strong>CEA</strong><br />
L’Orme des<br />
Merisiers<br />
Yvette<br />
Etang Neuf<br />
<strong>Saclay</strong><br />
Vauhallan<br />
Bièvres<br />
Vauhallan<br />
Bièvre<br />
Tous les effluents radioactifs produits par<br />
certaines installations sont collectés dans des<br />
cuves spécifiques, puis transférés à la station<br />
de traitement des effluents radioactifs liquides<br />
par camion citerne. Pour ce type d'effluents, il<br />
n'existe aucun réseau susceptible de conduire<br />
à des rejets directs. Les effluents industriels et<br />
sanitaires produits par l’ensemble des installations,<br />
après traitement, épuration et contrôle<br />
sont soit recyclés (en majorité), soit rejetés<br />
dans l'environnement. La qualité des eaux est<br />
surveillée en continu et en différé tant du<br />
point de vue radiologique que chimique. En<br />
cas d'anomalie détectée, les effluents peuvent<br />
être dirigés vers des réservoirs tampon en vue<br />
d'un traitement spécifique.<br />
Au plan hydrographique, les eaux de rejets<br />
débouchent via l'aqueduc des Mineurs dans<br />
l'Etang Vieux de <strong>Saclay</strong> en communication<br />
par trop plein avec l'Étang Neuf qui se déverse<br />
à son tour dans le ru de Vauhallan, affluent de<br />
la Bièvre.<br />
Hormis le césium 137 et le strontium 90 à<br />
l'état de traces (activités volumiques inférieures<br />
à 0,01 Bq/l), le tritium est le seul radionucléide<br />
artificiel mesuré dans les eaux des<br />
étangs. Les concentrations moyennes en 2010<br />
étaient de 12 Bq/l et 8 Bq/l respectivement<br />
pour l'Étang Vieux et l'Étang Neuf. Ces deux<br />
valeurs sont bien en deçà de la recommandation<br />
OMS (Organisation mondiale pour la<br />
santé) qui préconise une limite de 10 000 Bq/l<br />
pour les eaux destinées à la consommation.<br />
Les eaux de la Bièvre, de l'Yvette et de la<br />
Mérantaise sont surveillées périodiquement<br />
en amont et en aval du site du <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong>.<br />
La qualité des eaux<br />
résiduaires en sortie<br />
de Centre respecte<br />
généralement de façon<br />
très large les exigences<br />
préfectorales<br />
Les rus de Vauhallan, St Marc et Corbeville<br />
font également l'objet d'une surveillance<br />
régulière. Quel que soit le point de surveillance<br />
ou quelle que soit la date de prélèvement,<br />
les eaux du réseau hydrographique ne<br />
présentent aucune radioactivité artificielle.<br />
Le seul indice de radioactivité détectable est<br />
celui des émetteurs bêta compris entre 0,1 et<br />
0,3 Bq/l qui s'explique par la présence du<br />
potassium 40 d'origine naturelle.<br />
Avant rejet dans le milieu récepteur, la qualité<br />
chimique des eaux résiduaires est mesurée<br />
en continu pour certains paramètres (pH,<br />
conductivité, température, nitrates) et sur des
L’Yvette<br />
Centre de <strong>Saclay</strong><br />
Forages du <strong>CEA</strong><br />
Christ de <strong>Saclay</strong><br />
Étangs <strong>Saclay</strong><br />
Forages DGA<br />
La Bièvre<br />
175<br />
150<br />
125<br />
100<br />
Altitude (m)<br />
75<br />
Sud<br />
Limons des plateaux, Sables de Lozère,<br />
Meulières de Montmorency et Argiles à meulières<br />
Nappe des Sables de Fontainebleau<br />
Sables de Fontainebleau<br />
Marnes à huîtres et argiles vertes<br />
Nord<br />
50<br />
Sens des écoulements de la nappe<br />
Ligne de partage pour les écoulements d’eau<br />
échantillons journaliers à fréquence mensuelle<br />
mesurés en laboratoire pour les autres<br />
paramètres. Les résultats des analyses montrent<br />
qu’en sortie de centre les concentrations<br />
mensuelles des anions, cations et traces métalliques<br />
(31 paramètres mesurés) respectent les<br />
valeurs limites fixées par l’arrêté préfectoral à<br />
l’exception de trois paramètres (nitrites,<br />
ammonium et bore) présentant des dépassements<br />
à la fois en concentration et en flux.<br />
Pour le bore, les concentrations mesurées correspondent<br />
aux valeurs naturelles des eaux.<br />
Les eaux souterraines<br />
Au plan hydrogéologique, le plateau de<br />
<strong>Saclay</strong> est un système aquifère constitué de<br />
deux nappes superposées : l’aquifère supérieur<br />
formé de lentilles indépendantes directement<br />
alimentées par les eaux pluviales et la<br />
nappe des sables de Fontainebleau. Bien<br />
qu’étant peu productive, cette dernière constitue<br />
le réservoir principal d’eau du plateau.<br />
Son niveau piézométrique relativement stable<br />
(fluctuations de moins d’un mètre) se situe à<br />
environ 40 mètres de profondeur au niveau du<br />
<strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong>. L’écoulement sous le centre,<br />
influencé par les vallées, est dirigé Nord-Est /<br />
Sud-Ouest. La ligne de partage située au Nord<br />
du centre apparaît relativement stable dans la<br />
mesure où les fluctuations naturelles sont faibles.<br />
Des prélèvements d’eau de la nappe des<br />
sables sont effectués à différentes fréquences<br />
en plusieurs points depuis le plateau grâce à<br />
des forages profonds ainsi qu’au niveau des<br />
sources de résurgences dans les vallées de la<br />
Bièvre et de l’Yvette. Le tritium détecté provient<br />
essentiellement de rejets anciens générés<br />
par le centre de <strong>Saclay</strong>. Les concentrations les<br />
plus élevées sont situées au droit des installations<br />
avec une valeur moyenne maximale<br />
inférieure à 150 Bq/l. A l’extérieur du site, les<br />
valeurs en tritium, seul radionucléide détecté,<br />
restent inférieures ou très proches des limites<br />
de détection des appareils de mesure.<br />
les bio-indicateurs<br />
Les bio-indicateurs sont<br />
constitués de divers produits et<br />
denrées de la chaîne alimentaire<br />
prélevés mensuellement aux<br />
alentours du site de <strong>Saclay</strong><br />
(herbes, fruits, légumes, lait...).<br />
D’<br />
une façon générale, aucune radioactivité<br />
artificielle n'est détectée dans les<br />
bio-indicateurs hormis un très faible<br />
marquage en tritium compris en 2010 entre<br />
0 et 25 becquerels par kilogramme de matière<br />
pour les fruits et légumes. En termes d'impact<br />
radiologique, cette valeur maximale en tritium<br />
est équivalente à une activité en potassium<br />
40 ( 40 K) de 0,05 Bq/kg frais alors que ce dernier<br />
est naturellement présent dans les fruits<br />
et légumes avec des activités comprises entre<br />
50 et 500 Bq/kg frais selon leur nature.<br />
8CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY<br />
• SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT • BILAN 2010<br />
Pour le lait, aucun radionucléide artificiel<br />
y compris le tritium n'est détecté sur la<br />
totalité des échantillons analysés, le potassium<br />
40 d'origine naturelle étant le seul élément<br />
radioactif présent avec une activité<br />
moyenne de 45 Bq/l.<br />
Le marquage tritium, losqu’il est détecté,<br />
s'explique par le fait que malgré les dispositifs<br />
mis en place dans les procédés pour limiter les<br />
quantités rejetées, le tritium demeure le plus<br />
important des radionucléides présents dans<br />
les effluents liquides et gazeux. Lorsqu'il est<br />
dispersé dans l'environnement, il se répartit<br />
dans tous les compartiments : air, eau, sol<br />
Séchage des échantillons<br />
pour finalement être absorbé dans les végétaux<br />
par voie racinaire et/ou par voie foliaire.<br />
La teneur en tritium des bio-indicateurs est<br />
cependant très variable. Les fluctuations sont<br />
imputables aux rejets atmosphériques, rejets<br />
discontinus et d'intensité très variable, et<br />
d'autre part aux conditions météorologiques<br />
(vitesse et direction du vent, pluviométrie)<br />
qui prévalent au moment des rejets.
Tritium dans les herbes en becquerels par kilogramme frais<br />
60<br />
50<br />
Origine <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong><br />
40<br />
30<br />
20<br />
10<br />
0<br />
JANVIER FÉVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOÛT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE<br />
40K dans les herbes en becquerels par kilogramme frais<br />
300<br />
250<br />
Radioactivité naturelle<br />
200<br />
150<br />
100<br />
50<br />
0<br />
JANVIER FÉVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOÛT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE<br />
Tritium dans les fruits et légumes en becquerels par kilogramme frais<br />
40<br />
Origine <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong><br />
30<br />
20<br />
10<br />
CHOUX SACLAY<br />
RHUBARBE VILTAIN<br />
FRAISES VILTAIN<br />
COURGETTES<br />
VILTAIN<br />
TOMATES VILTAIN<br />
CHAMPIGNONS SACLAY<br />
POTIRONS VILTAIN<br />
CHOUX VILTAIN<br />
POTIRONS VILTAIN<br />
0<br />
AVRIL<br />
MAI<br />
JUIN<br />
JUILLET<br />
AOÛT<br />
SEPTEMBRE<br />
OCTOBRE<br />
NOVEMBRE<br />
40 K dans les fruits et légumes en becquerels par kilogramme frais<br />
600<br />
500<br />
450<br />
400<br />
350<br />
300<br />
250<br />
200<br />
150<br />
100<br />
50<br />
0<br />
CHOUX SACLAY<br />
AVRIL<br />
RHUBARBE VILTAIN<br />
MAI<br />
FRAISES VILTAIN<br />
COURGETTES VILTAIN<br />
JUIN JUILLET AOÛT<br />
SEPTEMBRE<br />
TOMATES VILTAIN<br />
CHAMPIGNONS<br />
SACLAY<br />
POTIRONS VILTAIN<br />
Radioactivité naturelle<br />
CHOUX VILTAIN<br />
POTIRONS VILTAIN<br />
OCTOBRE<br />
NOVEMBRE<br />
CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY • SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT • BILAN 2010<br />
9
l'impact radiologique<br />
Anciens essais<br />
nucléaires dans<br />
l'atmosphère<br />
Pratiques<br />
médicales<br />
Radioactivité artificielle<br />
Vapeurs d'eau<br />
non radioactives<br />
INGESTION<br />
INHALATION<br />
Pluie et dépôts<br />
Irrigation<br />
Installations nucléaires<br />
RADIOACTIVITÉ<br />
ACT<br />
I<br />
TÉ<br />
ARTIFICIELLE IC<br />
L DU SOL<br />
CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY • SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT • BILAN 2010<br />
10<br />
L'impact radiologique<br />
annuel est établi<br />
sur la base des rejets<br />
radioactifs de l’année.<br />
I<br />
l intègre les divers modes de transfert de<br />
l'environnement à l'homme avec comme<br />
voies d'exposition et d'atteinte :<br />
• l'immersion dans le panache et la remise en<br />
suspension des dépôts qui conduisent à une<br />
exposition interne par inhalation et à une<br />
exposition externe,<br />
• la présence de radioactivité déposée au sol<br />
conduisant à une exposition externe,<br />
• l'ingestion de végétaux, pour lesquels<br />
l'activité résulte principalement des dépôts<br />
d'aérosols et gouttes de pluie, mais aussi des<br />
transferts par voie racinaire à partir du sol,<br />
avec pour conséquence une exposition<br />
interne par ingestion,<br />
• l'ingestion de produits animaux qui ont<br />
absorbé des fourrages soumis aux rejets.<br />
L'exposition annuelle maximale susceptible<br />
d'être générée à la fois par les rejets<br />
Les voies d’atteinte à l’homme<br />
gazeux et les rejets liquides des installations<br />
du <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> pour l’année 2010 concernerait<br />
un résidant au Christ de <strong>Saclay</strong> qui<br />
consommerait des produits du jardin et des<br />
poissons de l’étang Neuf.<br />
Dans ce scénario l'exposition due aux<br />
rejets 2010 des effluents liquides et gazeux<br />
du centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> conduit à une dose<br />
efficace annuelle de l'ordre de 0,0007 mSv,<br />
valeur très inférieure à 0,010 mSv qui au<br />
regard des recommandations de la directive<br />
96/29/Euratom du conseil de l'union européenne<br />
est qualifiée d'impact radiologique<br />
négligeable.<br />
Cette valeur de 0,0007 mSv peut être également<br />
comparée aux valeurs de référence<br />
telles que la limite réglementaire pour le<br />
public (1,0 mSv) ou l'équivalent de dose<br />
annuelle moyen délivré par la radioactivité<br />
naturelle en France (2,4 mSv), ou encore la<br />
dose moyenne annuelle provenant des expositions<br />
médicales (1,0 mSv).
Élimination<br />
des boues de traitement<br />
Dans le cadre de sa démarche environnementale,<br />
le <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> a entrepris de lancer<br />
en 2011 la construction d’une nouvelle station<br />
plus performante de traitement des effluents<br />
sanitaires. Le choix de l’implantation de cette<br />
nouvelle station a nécessité de procéder en<br />
2010 à l’élimination des boues entreposées<br />
dans deux fosses bétonnées dont l’une servira<br />
de soubassement à la nouvelle station.<br />
Depuis 1994-1995, le <strong>CEA</strong> <strong>Saclay</strong> procède<br />
à la récupération des boues de traitement des<br />
effluents industriels et des effluents sanitaires<br />
par campagne de déshydratation dans des<br />
bennes. Chaque campagne correspond au<br />
remplissage d'une benne dédiée à des boues<br />
d'une seule origine (boues blanches provenant<br />
de la fabrication de <strong>l'eau</strong> recyclée à partir<br />
du traitement des effluents industriels, ou<br />
boues noires produites par la station d'épuration<br />
des effluents sanitaires). Après contrôle<br />
et autorisation du Service de protection<br />
contre les rayonnements, les boues sont<br />
ensuite déversées en fosse. Les ouvrages de<br />
ces fosses ont été conçus de manière à garantir<br />
l'étanchéité des structures pour interdire<br />
tout transfert d'eau résiduelle vers le terrain<br />
ou les réseaux environnants.<br />
Depuis novembre 2010, environ 2 500 m 3 de<br />
boues ont ainsi été transférées vers le site de<br />
l’Orme des Merisiers pour y être entreposées<br />
Fosse après nettoyage<br />
sur une aire de conditionnement spécialement<br />
conçue à cet effet. Après mise en big<br />
bags, les boues sont ensuite expédiées vers le<br />
Centre de stockage des déchets de très faible<br />
activité (CSTFA situé dans l’Aube) pour une<br />
prise en charge définitive par l’ANDRA. En<br />
2010, 900 tonnes environ de boues ont ainsi<br />
été expédiées à l’ANDRA.<br />
Après nettoyage, l’ensemble des contrôles<br />
radiamétriques des parois et les spectrométries<br />
gamma réalisées sur les fonds de fosses<br />
ont confirmé l’absence de radioactivité<br />
ajoutée permettant ainsi de classer ces deux<br />
ouvrages sans restriction radiologique particulière.<br />
Fosse en<br />
cours d’excavation<br />
CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY • SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT • BILAN 2010<br />
11
point sur les études<br />
demandées au titre de l’arrêté<br />
Afin de satisfaire aux exigences fixées<br />
par arrêté préfectoral du 25 septembre<br />
2009 et par décision ASN du 15 septembre<br />
2009, différentes études ont été réalisées<br />
en 2010. Les deux principales concernent<br />
d’une part la caractérisation et la surveillance<br />
des puits aux sables et d’autre part la caractérisation<br />
approfondie du réseau des effluents<br />
industriels du centre.<br />
CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY • SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT • BILAN 2010<br />
12<br />
La surveillance des puits aux sables* a fait<br />
l’objet d’une campagne d’investigation de six<br />
mois menée durant le second semestre 2010.<br />
Cette campagne avait pour objectif d’inspecter<br />
chaque puits accessible afin de confirmer ou<br />
d’infirmer la présence d’éventuels débouchés<br />
de drains ou canalisations. En outre, lors des<br />
inspections visuelles, des échantillons d’eau<br />
et/ou de sédiments ont également été prélevés<br />
en fond de puits en vue d’une caractérisation<br />
radiologique et chimique. Sur les 53 puits aux<br />
sables accessibles recensés (65 dont 12 inaccessibles),<br />
les investigations menées ont permis<br />
d’identifier et de quantifier l’origine des substances<br />
susceptibles d’être rejetées en fond des<br />
puits. Un plan d’actions a ainsi été élaboré<br />
selon un échéancier pour remédier à ces rejets.<br />
Vue intérieure d'un puits au sable<br />
Caractérisation du réseau des effluents industriels<br />
La caractérisation approfondie du réseau des<br />
effluents industriels a été menée du 14 juin au<br />
11 juillet 2010. Les contrôles entrepris simultanément<br />
sur 14 points de prélèvements et de<br />
mesures en continu et en différé ont permis<br />
de dresser un bilan quantitatif et qualitatif<br />
des effluents industriels. Ce bilan comprend<br />
également l’identification des substances<br />
susceptibles d’être rejetées dans le réseau ainsi<br />
que la localisation des zones du site qui<br />
génèrent les flux de polluants les plus importants.<br />
Cette campagne n’a pas mis en évidence<br />
d’anomalie radioactive des eaux. Certaines<br />
fluctuations de pH et quelques valeurs élevées<br />
de polluants chimiques ont été ponctuellement<br />
mesurées. D’autre part, une anomalie<br />
gravitaire a été mise en évidence en zone centrale<br />
du réseau ainsi qu’une suspicion d’apport<br />
d’effluents sanitaires en partie sud du réseau.<br />
Des travaux sont envisagés dans ces zones.<br />
Enfin, certains paramètres physico-chimiques,<br />
de part leur absence systématique, pourraient<br />
être supprimés de la surveillance réglementaire.<br />
* Puits destinés à drainer les eaux d’infiltration afin d’éviter une inondation<br />
des sous-sols des bâtiments
politique environnementale 2011<br />
intégrant une démarche<br />
de développement durable<br />
Contribuer à la pérennité de nos activités<br />
par la prise en compte de l'environnement dans<br />
nos gestes quotidiens au sein de l'établissement<br />
et dans un objectif de développement durable<br />
POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE DU CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY<br />
Contribuer à la pérennité de nos activités par la prise en compte de l’environnement<br />
dans nos gestes quotidiens au sein de l’établissement<br />
et dans un objectif de développement durable<br />
Basée sur le respect des obligations réglementaires et autres exigences relatives à la maîtrise des déchets et des rejets<br />
que nos activités peuvent engendrer, notre politique traduit l’engagement du Centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong> de maintenir un<br />
processus d’amélioration continue grâce à l’approche suivante :<br />
• le management des actions inscrites au Programme de Management Environnemental,<br />
• l’évaluation des impacts environnementaux des nouvelles activités et nouveaux procédés<br />
au sein de l’établissement,<br />
• la recherche des solutions qui préviennent et limitent tout risque d’impact sur l’environnement,<br />
• l’évaluation et le pilotage de nos performances environnementales,<br />
• la poursuite de l’information et de la sensibilisation de l’ensemble des salariés sur les impacts<br />
environnementaux liés à leurs activités,<br />
• le partage des initiatives, des exigences et du retour d’expérience des actions environnementales<br />
lancées par les unités.<br />
Les objectifs prioritaires dégagés par cette démarche sont :<br />
> la prise en compte des exigences et la réalisation des études fixées dans les décisions et l’arrêté<br />
de rejets et de surveillance de l’environnement,<br />
> la réduction de nos consommations et de nos déchets entreposés dans les installations,<br />
> la poursuite de la déclinaison des mesures actées dans le bilan développement durable 2009,<br />
> l’attention particulière au démarrage du nouvel atelier STELLA et la limitation de son impact<br />
environnemental.<br />
Parmi les actions décidées pour 2010, j’accorde également une importance particulière à l’élaboration des mesures<br />
définies dans le cadre du plan de déplacements d’entreprise, au démarrage de la construction de la nouvelle station<br />
de traitement des effluents sanitaires, au diagnostic énergétique des principaux bâtiments tertiaires, à la poursuite de<br />
la réduction de nos consommations d’eau, ainsi qu’aux initiatives prises par les chefs d’installation pour s’approprier<br />
et faire vivre la démarche de développement durable.<br />
Cette politique environnementale s’appuie sur une attitude constructive d’écoute et de dialogue avec les administrations<br />
concernées, les collectivités locales et la Commission Locale d’Information.<br />
Sa réussite requiert une adhésion et un engagement de la part de chacun, y compris des personnels d’entreprises<br />
intervenant sur le site.<br />
Avril 2011<br />
Yves Caristan<br />
Directeur du centre <strong>CEA</strong> de <strong>Saclay</strong><br />
CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY • SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT • BILAN 2010<br />
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mots clés & définitions<br />
Les atomes<br />
Les atomes sont les constituants de base de toutes les matières de l’univers. Ils sont tous bâtis sur<br />
le même modèle : un noyau formé de protons et de neutrons, autour duquel gravitent des électrons.<br />
La plupart des atomes présents sur Terre sont stables, c’est-à-dire qu’ils restent indéfiniment<br />
identiques à eux-mêmes.<br />
Le phénomène de la radioactivité<br />
Certains atomes sont instables parce qu’ils possèdent trop de protons ou de neutrons. Pour acquérir<br />
un état stable, ils se transforment spontanément en un autre atome en expulsant de l’énergie<br />
(provenant de la modification du noyau) sous forme de rayonnements. C’est le phénomène de<br />
la radioactivité.<br />
Les rayonnements<br />
rayonnement Alpha ( ) :<br />
Formé de particules comportant deux protons et deux neutrons (noyau d'hélium 4),<br />
il parcourt quelques centimètres dans l’air. Une feuille de papier l’arrête.<br />
rayonnement Bêta ( ) :<br />
Formé d’électrons, il parcourt quelques mètres dans l’air.<br />
Une vitre ou une planche en bois l’arrête.<br />
CENTRE <strong>CEA</strong> DE SACLAY • SURVEILLANCE DE L’ENVIRONNEMENT • BILAN 2010<br />
14<br />
rayonnement Gamma ( ) :<br />
Formé de photons (comme la lumière visible, les rayons X, les ondes radar…), il parcourt<br />
plusieurs centaines de mètres dans l’air.<br />
De fortes épaisseurs de béton ou de plomb sont nécessaires pour l’atténuer.<br />
La radioactivité diminue dans le temps<br />
On appelle période radioactive le temps que met une substance radioactive pour perdre<br />
la moitié de cette radioactivité.<br />
Cette période varie d’un élément à l’autre.<br />
Exemple :<br />
Argon 41 : 110 minutes<br />
Iode 131 : 8 jours<br />
Tritium : 12,3 ans<br />
Strontium 90 : 29 ans<br />
Césium 137 : 30 ans<br />
Carbone 14 : 5 730 ans<br />
Uranium 238 : 4,5 milliards d’années
mesurer la radioactivité<br />
Bq<br />
Gy Sv<br />
Quelques unités de mesure<br />
Prélèvement dans les<br />
étangs de <strong>Saclay</strong><br />
GRANDEUR UNITÉ SYMBOLE SIGNIFICATION<br />
Activité Le becquerel Bq Elle représente le nombre d’atomes qui se<br />
désintègrent par seconde dans une matière<br />
radioactive.<br />
1 Bq = une désintégration par seconde<br />
Dose absorbée Le gray Gy Elle mesure la quantité d’énergie<br />
communiquée par le rayonnement à la<br />
matière exposée.<br />
1 Gy = 1 joule par kilogramme de matière<br />
Dose équivalente Le sievert Sv Elle traduit l’effet du rayonnement sur<br />
l’individu. À quantité égale de rayonnement<br />
absorbé, les effets ne sont pas les mêmes<br />
selon la nature du rayonnement.<br />
Les multiples et sous-multiples de ces unités utilisent<br />
les préfixes du système international :<br />
Préfixe quantité symbole<br />
giga- milliard G<br />
méga- million M<br />
kilo- mille k<br />
milli- millième m<br />
micro- millionième μ<br />
nano- milliardième n<br />
Exemples :<br />
1 MBq = un mégabecquerel = un million de becquerels<br />
1 mSv = un millisievert = un millième de sievert<br />
Échelle<br />
des expositions<br />
0,002 0,03 0,1 1 2,4 10 >10 20 mSv<br />
1 année<br />
d’exposition<br />
aux rejets<br />
d’une centrale<br />
1 trajet<br />
transatlantique<br />
(Paris/New York)<br />
1 radiographie<br />
thoracique ou<br />
mammographie<br />
Limite de dose<br />
pour la population<br />
en 1 an<br />
1 année<br />
de radioactivité<br />
naturelle<br />
moyenne<br />
en France<br />
1 scanner<br />
abdominal<br />
standard<br />
1 année<br />
de radioactivité<br />
naturelle<br />
dans le sud-ouest<br />
de l’Inde<br />
Limite de dose<br />
pour les travailleurs<br />
en 1 an<br />
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Éditeur <strong>CEA</strong> (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) Centre de <strong>Saclay</strong> 91191 Gif-sur-Yvette Cedex /<br />
Directeur Yves Caristan / Directrice de la publication Danièle Imbault / Rédacteur en chef Jean-Michel Taillade /<br />
Comité de rédaction Yves Bourlat, Dominique Hamon, Philippe Béguinel / Crédit photo <strong>CEA</strong> /<br />
Conception graphique Efil communication (www.efil.fr) / N° ISSN 1276-0621<br />
Pour tous renseignements : Centre de <strong>Saclay</strong>, Unité de communication, 91191 Gif-sur-Yvette Cedex. Fax : 01 69 08 32 57<br />
Papier certifié PEFC / 10-31-1073 (garantie d’une gestion durable des ressources forestières). Imprimeur labellisé Imprim’Vert (charte pour la réduction de l’impact environnemental, la traçabilité et le traitement des déchets).