Des prodromes d'une guerre civile en France ? - Stalker

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Des prodromes d'une guerre civile en France ? - Stalker

moutons qui, s'appliquant à m'écrire en tirant la langue, m'ont jeté, comme s'il s'agissait de rayons

laser, des mots terribles : royaliste, extrémiste, fasciste, amalgameur, dangereux excité, que sais-je

encore, ah oui : bloyen. Seule l'arme et, bien sûr, l'angle d'attaque choisis par nos belluaires (les

porchers se reconnaîtront) diffère, si je puis dire, qui tentent de percer le caparaçon épais recouvrant

l'âne monté par la fameuse Putain, en parade criarde dans les ruelles crasseuses de la Babylone

républicaine. De cette fourberie linguistique qui porte un nom, et un nom qui, comme toujours, trahit

l'immonde réalité se parant d'oripeaux glorieux, je dirai, avec une ironie gourmande, qu'elle est d'abord

un gauchissement.

Les banlieues brûleront sans doute toujours mais, dans ces feux de joie, comme les considèrent trop de

commentateurs (appelons-les, pour plus de commodité, des crétins) de gauche, dans cette guerre civile

larvée selon certains pusillanimes dirigeants de droite tout de même embabouinés par la langue de bois

apprise de force dans les goulags du prêt-à-penser, et, enfin, dans cette véritable annonciation (mais

encore infiniment atténuée, on s'en doute) des lendemains qui attendent la France laïcarde, comme une

toute poignée d'intellectuels, Del Valle, Finkielkraut ou d'écrivains, comme Dantec qui n'ont jamais

craint, tel l'Ézéchiel d'Abellio, de garder leurs yeux ouverts, osent l'affirmer, se cache... Quoi ? Une

maladie du langage. Je ne dis pas : une maladie qu'accentue le langage lui-même cancérisé, j'écris bel

et bien, dans l'urgence même de cet intolérable paradoxe (tous les paradoxes le sont...) : une maladie

du langage, à côté de laquelle, comme Kraus le savait si bien, la guerre n'est rien. Une réalité

fantasmée, travestie par des mots mensongers peut se parer de tous les prestiges, au sens que Wier,

docteur pétri de science et de méthode expérimentale, traquant les délires démoniaques, donnait à ce

très vieux mot chéri des démonologues. Une réalité qui porte son nom, et son nom véritable (meurtrier

et non casseur en rupture de société, meurtre et non point haine des natures mortes, fussent-elles

celles représentant des lampadaires, guerre civile larvée et non point échauffourées de jeunes qui

rouillent au pied de leur barre, islamisme rampant et non point chants guerriers appris dans les jeux

vidéo, etc.), n'est rien de plus qu'un fait, qu'une action politique certes courageuse n'aura alors aucun

mal à contenir, endiguer, réprimer ou... rédimer. Il est cependant vrai, nous le savons tous, que l'action

politique a depuis trop longtemps perdu (n'était-ce pas même un rêve fabuleux ?) sa majuscule qui le

rapprochait d'une véritable mystique.

Il y a donc, derrière chaque main levée de voyou, dans chaque projectile (le terme est faible lorsqu'il

s'agit de machines à laver !) jeté par un de ces irresponsables dans le but, évident, de blesser ou de

tuer, dans chaque cri de haine hurlé à la France (qu'il s'agit toujours de baiser ou de crever) par ces

chiens analphabètes sponsorisés par nos médias, un menteur, et un menteur officiel, plébiscité par une

cohorte de bouffons placidement d'accord avec la horde, non pas celle des loups mais celle des

moutons. Vous ne m'en voudrez pas je pense, dans le cas qui nous occupe, de jeter à la face de ces

imbéciles consciencieux que le mensonge, immense, énorme comme un nuage chargé d'orage et en

même temps de guère plus de consistance qu'un mauvais rêve, est de toute pièce exhalé par le

marécage putride où croupissent nos belles âmes du peuple de gauche qui, à son tour, n'en finit pas de

crever en s'empoisonnant de mots pervertis, portés en triomphe comme des étendards déchirés.

Parfois, souvent même, je ne l'ai jamais nié, ces étendards ont été levés par des hommes (et je ne songe

pas seulement à nos tant vantés résistants, presque toujours, allez donc savoir pourquoi,

communistes...) qui ont payé ce geste de bravoure de leur vie. Aujourd'hui, regardez ce monument

d'Iwo Jima de foire : des nains s'agitent en tous sens, qui ne sont pas dignes de lécher les excréments

de leurs ancêtres, et se précipitent pour se bâfrer dans l'écuelle sordide des vertus républicaines qu'ils

renversent comme des pourceaux.

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