PLAN 2007-8 - Ordre des ingénieurs du Québec

oiq.qc.ca

PLAN 2007-8 - Ordre des ingénieurs du Québec

INFRASTRUCTURES

Éditorial : Sommes-nous fiers de notre profession, oui ou non?, voir p. 7

Analyse comparative des recommandations (Ordre, CEVC, MTQ), voir p. 42

La revue de l'Ordre des ingénieurs du Québec

Novembre 2007

www.oiq.qc.ca

DOSSIER

Une autre baie James

le débat est ouvert

Exploitation de l'éolien

Perturbations

dans l'air

GRAND PRIX D'EXCELLENCE

L'ingénieur Martin ffoy, 18 e lauréat du

Grand Prix d'excellence de l'Ordre 2007


Plus de 49 000 ingénieurs ont choisi les régimes

d'assurance parrainés par Ingénieurs Canada.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : plus de 49 000 ingénieurs ont choisi les régimes d'assurance parrainés par

Ingénieurs Canada et recommandés par RIQ, pour se protéger eux et leur famille.

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conjoint, une couverture pouvant atteindre 1,5 million de

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couverture est élevé.

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prévoit une prestation jusqu'à concurrence de 10 000 $ par

mois en remplacement d'un revenu perdu en raison d'une

invalidité couverte.

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prestation pouvant aller jusqu'à 500 000 $ pour vous aider à

vous rétablir en cas d'accident grave.

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Ingénieurs Canada est le nom commercial iHhMl DU QUEBEC

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Le génie

au service de

I 'environnement

À l'École de technologie supérieure (ÉTS), les

activités de formation et de recherche sont

offertes par des professeurs possédant une

grande expérience de collaboration avec le

milieu industriel. Ces derniers poursuivent des

travaux au sein de 35 laboratoires, groupes ou

chaires de recherche dans divers domaines du

génie, notamment en environnement.

Robert Hausler, professeur au Département de

génie de la construction, dirige le programme de

maîtrise en génie de l'environnement ainsi que la

Station expérimentale des procédés pilotes en

environnement (STEPPE). L'équipe de professeurs,

de chercheurs et d'étudiants trouve des

solutions aux problématiques environnementales

engendrées par les activités humaines tout en se

préoccupant des incidences que celles-ci peuvent

avoir sur l'économie, l'environnement et la

société.

Les projets portent sur des sujets d'actualité tels

que les mesures visant à atténuer les conséquences

des changements climatiques sur la

gestion et la qualité de l'eau (risques d'inondation,

cyanobactéries et leurs toxines, etc.), la gestion des matières résiduelles selon les principes de l'écologie

industrielle, la gestion de l'information et des 4R-VD (réduction, réutilisation, recyclage, récupération, valorisation et

disposition), les systèmes de traitement des émissions atmosphériques ou des eaux (potable, usées domestiques et

industrielles, agricoles), et la réhabilitation des sols contaminés (barrières réactives, oxydation des hydrocarbures,

lixiviation des métaux, etc.).

Ces projets permettent aux ingénieurs d'acquérir des connaissances sur les solutions du futur telles que les

biocarburants et les énergies renouvelables, les nanotechnologies, l'écologisation urbaine ou encore les systèmes de

transport cybernétiques des biens et des personnes. En plus d'améliorer la protection de l'environnement, les

partenaires industriels de l'ÉTS qui participent à ces recherches réalisent des gains économiques importants et ont accès

à une main-d'œuvre hautement qualifiée.

Si vous voulez parfaire votre formation par des travaux de recherche dans ce domaine, l'ÉTS offre un programme de

maîtrise en génie de l'environnement avec mémoire ainsi qu'un programme de doctorat. La recherche peut être

réalisée en partenariat ou, dans certains cas, entièrement en milieu de travail. Les partenaires peuvent être des

compagnies (Alcan, Hydro-Québec, etc.), des manufacturiers actifs dans le traitement des eaux, des firmes d'expertsconseils,

des municipalités, des agences ou ministères gouvernementaux (Environnement Canada, Ressources

naturelles Canada, ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, etc.) ainsi que des sociétés.

Les projets peuvent également être réalisés dans un contexte international. Des collaborations en R&D existent déjà

avec plusieurs pays d'Amérique latine et d'Afrique.

L'ÉTS offre également des programmes de 2 e cycle de type professionnel aux ingénieurs désirant plutôt

acquérir une formation supplémentaire en génie de l'environnement: programme court, diplôme

d'études supérieures spécialisées (DESS) et maîtrise sans mémoire. Tous ces programmes

professionnels mènent à l'acquisition d'habiletés par les étudiants, qui seront ensuite en mesure

de répondre aux enjeux socioéconomiques et environnementaux des industries, des

municipalités et des organismes gouvernementaux, en tenant compte des besoins des

générations futures.

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il»

Ordre

Il ; des ingénieurs

liiiiiiir du Québec

L'Ordre des ingénieurs

du Québec (fondé en

1920) a comme mission

d'assurer la protection

du public en contrôlant

l'exercice de la

profession dans le cadre

de ses lois constitutives

et de mettre la

profession au service

de l'intérêt du public.

Comité administratif

2007-2008

Président :

Zaki Ghavitian, ing.

Vice-présidente en titre,

aux Finances et trésorière :

Maud Cohen, ing.

Vice-président

aux Affaires professionnelles :

Claude Martineau, ing.

Vice-président aux Affaires

publiques et corporatives :

Éric Potvin, ing.

Représentant du public :

Guy Levesque, infirmier

Bureau 2007-2008

(20 ingénieurs élus)

Montréal :

Guy Arbour, ing.

Micheline Bétournay, ing.

Christian Camirand, ing.

Maud Cohen, ing,

Zaki Ghavitian, ing.

François P. Granger, ing.

Sandra Gwozdz, ing.

Yves Lavoie, ing.

Claude Martineau, ing.

Lyne Plante, ing.

Louise Quesnel, ing,

Québec :

Anne-Marie Tremblay, ing.

Nadia Lalancette, ing.

Jean-Marie Mathieu, ing., avocat

Estrie :

Stéphane Bilodeau, ing.

Outaouais :

Michaël Côté, ing.

Abitibi-Témiscamingue :

Yves Boisvert, ing.

Saguenay-Lac-Saint-Jean:

Éric Potvin, ing,

Mauricie-Bois-Francs-

Centre-du-Ouébec :

Louis Fortin, ing.

Est-du-Ouébec :

Danny Gagnon,ing.

(4 administrateurs nommés

par l'Office des professions

du Québec)

Hermante Ayotte

Sylvain Blanchette

Guy Levesque, infirmier

Nicole Vallières, avocate

Directeur général :

André Rainville, ing.

Envoi de Poste-publications

n° 40069191

PLAN

Directeur

Daniel Boismenu

RÉDACTION

Coordonnalrice des éditions

Geneviève Terreault

Directeur artistique

Michel Dubé

Révision technique

Jean-Pierre Trudeau, ing.

Révision

Rédaction Scriptoria

Correction

Dominique Vallerand

PUBUCITÉ

Christian Laramée,

Jean Thibault

Communications Publi-Services

450 227-8414, poste 303

PLAN est publié neuf fois par an

par la Direction des affaires

institutionnelles de l'Ordre des

ingénieurs du Québec.

PLAN vise à informer les membres

sur les conditions de pratique de

la profession d'ingénieur et sur les

services de l'Ordre. PLAN vise

aussi à contribuer à l'avancement

de la profession et à une protection

accrue du public. Les opinions

exprimées dans PLAN ne sont

pas nécessairement celles de

l'Ordre. La teneur des textes

n'engage que les auteurs.

Les produits, méthodes et services

annoncés sous forme publicitaire

dans PLAN ne sont en aucune

façon approuvés, recommandés,

ni garantis par l'Ordre.

Le statut des personnes dont il est

fait mention dans PLAN était

exact au moment de l'entrevue.

#CCAB

^ ^ SU WORLDWIDE "

Tirage certifié :

53 720 exemplaires.

Dépôt légal

Bibliothèque nationale

du Québec

Bibliothèque nationale

du Canada

ISSN 0032-0536

Droits de reproduction,

totale ou partielle, réservés

® Licencié de la marque PLAN,

propriété de l'Ordre des ingénieurs

du Québec

Gare Windsor, bureau 350

1100, rue De La Gauchetière Ouest

Montréal (Québec) H3B 2S2

Téléphone : 514 845-6141

1 800 461-6141

Télécopieur: 514 845-1833

www.oiq.qc.ca

www.membres.oiq.qc.ca

Dans le présent document,

le masculin est utilisé sans aucune

discrimination et uniquement pour

alléger le texte.

SOMMAIRE

PLAN : : NOVEMBRE 2007 : : VOL. XLIV N° 8 : : 3,50 $

Grand Prix d'excellence

12 Passion et créativité PAR GILLES DROUIN

Rencontre avec Martin Roy, ing., 18 e lauréat

du Grand Prix d'excellence de l'Ordre

Page couverture : Normand Rajotte

DOSSIER

ÉNERGIE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

Une autre baie James :

le débat est ouvert

PAR JEAN-MARC PAPDJEAU

Lancer un nouveau projet

semblable à celui de la

baie James pour créer davantage

de richesse au Québec

22 Perturbations dans l'air PAR JEAN-MARC PAPINEAU

Doit-on nationaliser l'éolien ?

26 Frigo pour puces PARJEANNEMORAZAIN

Mise au point d'un système de refroidissement performant

28 Feu les déchets PARJEAMEMORAZAIN

Un ingénieux système de destruction des déchets

32 Les redresseurs du bilan énergétique PARJEAOTEMORAZAIN

Conception de systèmes thermiques à haute efficacité énergétique

7

8

10

36

38

40

44

48

50

Éditorial

Mosaïque

8 Examen professionnel

9 Liste des permis

Mot d'Ordre

Des ingénieurs venus de partout

Vie universitaire

Signature numérique

Notarius : un parcours d'amélioration continue

Législation et jurisprudence

Une limitation est lourde de conséquences : soyez compétent, intègre et vigilant

Encadrement professionnel

Inspecteurs et enquêteurs recherchés

Instances décisionnelles

Régionale des ingénieurs de Montréal

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 5


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PARTENAIRE .

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V

ÉDITORIAL

SOMMES-NOUS FIERS

DE NOTRE PROFESSION,

OUI OU NON ?

La Commission d'enquête sur le viaduc de la Concorde (CEVC) a remis son

rapport avec 17 recommandations concrètes. Ce rapport contient beaucoup

de choses sur les ingénieurs, de bonnes et de moins bonnes. Je vous parlerai

de deux sujets : le blâme que certains doivent prendre à leur compte,

ingénieurs ou autres, et le résultat de la contribution de l'Ordre des ingénieurs

du Québec à trouver des solutions pour des lendemains meilleurs.

Dans la tempête médiatique, les ingénieurs se sont retrouvés sur la sellette.

Quelques-uns ont été nommément désignés dans le rapport Johnson. En

règle générale, si le succès rejaillit sur la communauté, il en est malheureusement

de même pour les blâmes. Il n'est pas question pour moi d'accuser

ni d'absoudre qui que ce soit. La Commission Johnson était une commission

d'enquête, et non pas un procès. Ceci nous rappelle cependant à quel point

notre responsabilité de professionnel nous précède et nous suit Notre intime

conviction et notre sens déontologique doivent nous guider en toute circonstance,

et ceci vaut pour TOUS les ingénieurs.

Une nouvelle fois, je reprends l'article 2.01 du Code de déontologie : Dans

tous les aspects de son travail, l'ingénieur doit respecter ses obligations envers

l'homme et tenir compte des conséquences de l'exécution de ses travaux

sur l'environnement et sur la vie, la santé et la propriété de toute personne.

La Commission Johnson a présenté un certain nombre d'éléments de

preuve. La population, par les médias interposés, a les yeux tournés vers

l'Ordre et veut connaître le soit qui sera réservé aux ingénieurs qui sont pointés

dans le rapport de la Commission. Je dois rappeler qu'en vertu du Code

des professions, le travail d'enquête du Bureau du syndic est confidentiel

et qu'un dossier passe au domaine public lorsqu'une plainte est déposée

au Comité de discipline. Les médias font leur travail, l'Ordre fait le sien.

Maintenant, voyons la contribution de l'Ordre à la recherche de solutions

pour que de tels événements ne se produisent plus jamais. Vous savez

que l'Ordre n'a pas attendu la Commission Johnson pour réfléchir sur le

piètre état de nos infrastructures et de sa gestion. J'ai soumis un mémoire

exhaustif le 31 juillet dernier à la CEVC, avec 9 recommandations étayées

(cf. PLAN, août-septembre, p. 13). Je ne vous étonnerai pas en vous annonçant

que la grande majorité d'entre elles ont été retenues par la Commission

Johnson. En outre, la ministre des Transports, M Julie Boulet, en a, quant à elle,

également retenu certaines dans le plan de modernisation qu'elle a dévoilé

au lendemain de la publication du rapport de la CEVC Je vous invite très vivement

à lire l'article à la p. 42, qui présente une analyse comparative des

trois interventions - Ordre, Commission Johnson et ministère des Transports.

Je veux aussi souligner ici que nous poursuivrons toutes les démarches

nécessaires pour que le point crucial de la surveillance des travaux par un

ingénieur fasse partie de la révision de la Loi sur les ingénieurs actuellement

en cours à l'Office des professions du Québec. Soyez certains que

nous assurerons un suivi auprès des autorités publiques afin que toutes ces

recommandations ne restent pas lettre morte. Nous allons également

cerner les zones d'intervention au profit de la protection du public et de

l'intérêt public et pour lesquelles des plans d'action seront à prévoir, le cas

échéant, sur le plan de la pratique professionnelle.

Un dernier mot. Chaque ingénieur doit avoir à cœur de se faire l'ambassadeur

de sa profession, chacun dans son milieu de vie, dans sa communauté,

et saisir chaque occasion de faire connaître sa profession, quelle que soit

la spécialité, que ce soit le génie civil, logiciel, chimique, électrique, etc. Les

ingénieurs dans les 15 Sections régionales du Québec peuvent jouer un

rôle actif dans ce sens. Sommes-nous fiers de notre profession, oui ou non ?

La population ignore malheureusement que, malgré de rares entorses dont

l'Ordre s'occupe en vertu de son mandat de protection du public, les

ingénieurs sont aussi partie de la solution. Si nos 55 000 membres se donnaient

le mot, je crois que le vocable «promotion de la profession » prendrait

un tout nouveau sens.

Wayne Gretzky n'avait pas besoin de dire qu'il est bon : il EST bon.

Nous aussi, nous devons le démontrer chaque jour.

Pour commentaires, bulletin@oiq.qc.ca.

I

ARE WE PROUD OF OUR

PROFESSION, YES OR NO?

The Commission of inquiry on the de la Concorde Overpass (Johnson Commission)

has presented its report with 17 concrete recommendations. This

report says a lot about engineers, some good, some not so good. I would

like to talk to you about two subjects: the blame that some, engineers and

others, must accept and the result of the contribution by the Ordre des

ingénieurs du Québec to finding solutions for better tomorrows.

In the media storm, engineers found themselves on the hot seat. Some

were mentioned by name in the Johnson report Generally speaking, even

as success reflects on a whole community, so unfortunately does blame.

There is no question of me either accusing or absolving anyone. The Johnson

Commission was a commission of inquiry, not a trial. It has however

reminded us all of the extent to which our responsibility as professionals

both precedes and follows us. Our inner conviction and our sense of ethics

must guide us in all circumstances, and this applies to ALL engineers.

Once more, let me cite section 2.01 of the Code of Ethics of Engineers:

In all aspects of his work, the engineer must respect his obligations towards

man and take into account the consequences of the performance of his work

on the environment and on the life, health and property of every person.

The Johnson Commission has presented a number of pieces of evidence.

The public, through the media, has now turned its attention to the

OIQ and wants to know what will happen to the engineers mentioned in

the Commission's report. Let me remind everyone that under the Professional

Code, an investigation by the Office of the Syndic is confidential and

a file becomes public when a complaint is filed with the Committee on

Discipline. The media is doing its job, and so is the OIQ.

Now, let us look at how the OIQ is contributing to finding solutions to

ensure that such events never happen again. You know that the OIQ did

not wait for the Johnson Commission to comment on the miserable condition

of our infrastructures and their management. On July 31,1 submitted

an exhaustive brief, with 9 detailed recommendations (cf. PLAN, Augustseptember,

p. 13), to the Johnson Commission. It can come as no surprise

when I tell you that most of these recommendations have been adopted

by the Johnson Commission. Moreover, the Transport Minister, Julie Boulet,

has also adopted some. They appear in the modernization plan she

announced the day after the publication of the Johnson Commission

report. I urge you to read the article on p. 42, which presents a comparative

analysis of the three interventions - the OIQ's, the Johnson Commission's

and the MTQ's.

I also want to emphasize that we will do everything necessary to make

sure that the crucial point of having works supervised by an engineer is

included in the revision of the Engineers Act currently being prepared by

the Office des professions du Québec. You can rest assured that we will

track the authorities carefully and see that these recommendations are not

simply left on the shelf. We will also define the areas requiring intervention

to ensure protection of the public and for which appropriate action

plans must be prepared at the level of professional practice.

One last word. All engineers must think seriously about acting as

ambassadors of their profession to their community and using every opportunity

to make their profession better known. This needs to be done whatever

their specialty, whether civil, software, chemical, electrical or some other

field of engineering. The engineers in Québec's 15 regional sections can

play an active role in this process. Are we proud of our profession, yes or

no? The public is unfortunately unaware of the fact that, despite the rare

violations that the OIQ deals with under its mandate to protect the public,

engineers are also part of the solution. If our 55,000 members were to

speak out, I think that the term "promotion of the profession" would

acquire a whole new dimension.

Wayne Gretzky didn't have to say that he was good: he WAS good.

We too have to demonstrate that every day.

For comments, bulletin@oiq.qc.ca.

PLAN : NOVEMBRE 2007 7


MOSAÏQUE

BREVES

Par Geneviève Terreault

Entreprise et développement

Des outils pour agir

durable

La 3 e édition de la Conférence Entreprise et développement

durable, organisée par Unisféra, se tiendra à Montréal les 27 et

28 novembre prochains sous la coprésidence de M e Pierre Marc

Johnson, président du conseil d'Unisféra et avocat-conseil chez

Heenan Blaikie, et de M me Johanne Gélinas, associée chez Deloitte

et ancienne commissaire fédérale à l'environnement et au développement

durable.

Des conférenciers de renom, tant du Québec que de l'extérieur,

partageront leurs expériences de mise en œuvre du développement

durable que ce soit, par exemple, dans le domaine des changements

climatiques ou des relations avec les diverses parties, ou encore

en matière d'approvisionnement et de financement. L'implantation

du développement durable grâce à des exemples concrets

d'application dans divers secteurs de l'économie et au sein

d'entreprises de diverses envergures sera mise de l'avant. De

même, les plus récents développements au chapitre de

l'investissement socialement responsable, des marchés du carbone

Examen professionnel

régionaux et mondiaux et des normes comme IS026000 seront

présentés. Enfin, un panel sur l'industrie forestière permettra de

tirer des enseignements des mesures proactives et réactives en

matière de collaboration avec les parties prenantes, prises par ce

secteur économique névralgique.

Seront entre autres présents à titre de conférenciers : Javier

San Juan, président et directeur général, L'Oréal Canada ; Raymond

Royer, président et chef de la direction, Domtar, Mike Russill, président

et chef de la direction, WWF-Canada ; Kevin Edwards, viceprésident,

Marketing et Développement durable, Grand & Toys;

Claude Perras, directeur des affaires internationales, Alcan ; Léon

Bitton, vice-président recherche et développement, Montréal

Climate Exchange; ainsi que Julie Godin, conseillère spéciale,

Banque mondiale.

Les membres de l'Ordre bénéficient d'un tarif spécial pour

l'inscription à la conférence. Pour tout renseignement additionnel

sur la conférence ou pour s'inscrire, www.cedd.ca

AVIS À TOUS LES INGÉNIEURS STAGIAIRES ET JUNIORS

Conformément au Règlement sur les autres conditions et modalités de délivrance des permis de l'Ordre des ingénieurs du Québec,

les prochaines séances d'examen auront lieu comme suit :

RÉGION DATE DATE LIMITE D'INSCRIPTION

Montréal Mercredi 23 janvier 2008, 18 h 30 23 novembre 2007

Trois-Rivières Samedi 23 février 2008, 13 h 23 décembre 2007

Rouyn Mercredi 5 mars 2008, 18 h 30 5 janvier 2008

Montréal Samedi 15 mars 2008, 13 h 15 janvier 2008

Gatineau Samedi 5 avril 2008, 13 h 5 février 2008

Pour vous inscrire a I une de ces séances, vous devez utiliser la fiche d'inscription incluse dans la brochure intitulée Guide de l'examen professionnel que

vous avez reçue lors de votre inscription au tableau de l'Ordre. Pour toute information additionnelle, vous pouvez communiquer avec la préposée à

l'examen professionnel au numéro suivant : 514 845-6141 ou 1 800 461-6141, poste 3158.

En conformité avec la Politique linguistique de l'Ordre, les candidats à l'examen professionnel peuvent, à leur choix, passer les épreuves soit en français, soit en anglais

Le document Notes préparatoires à l'examen est disponible uniquement en français.

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 8


PERMIS D'INGÉNIEUR DÉLIVRÉS PAR LE

BUREAU DE L'ORDRE DES INGÉNIEURS

DU QUÉBEC DU 5 SEPTEMBRE AU

2 OCTOBRE 2007

Beaupré, Annabelle Lafontaine,

Bédard, Tomy

Jean-François

Bélisle, Stéphanie Laforme, Caroline

Belley, Denis

Lagueux, Jean François

Benazzouz, Jaouad Langevin, Julien

Berthelet,

Langlais, Alain

Jean-Sébastien Larcher, Steven

Biais, Marc-André Lardeau, Roxane

Boucher, Denys Lastère, Romain

Bourdages, Luc

Lavoie, Pierre Jr

Bourque, Daniel Leclerc, Jérôme

Bourque, Louis

Légaré, Claudette

Bulancea, Dumitru Leplatois, Ludovic

Chahla, Antoine Martel, Kevin

Chevalier, Frédéric Mellado, Marco

Chouinard, Caroline Morissette, Jean Noé

Côté, Jean-François Nadon, Louis-Philippe

Côté, Mathieu

Noreau, Sébastien

Coulombe, Robert Parent, Romain

Daoust, Amélie

Pelletier, Simon

Desbordes, Raymond Poulin, Etienne

Desrosiers, Mélanie Raoult, Jean-François

Draghici,

Rispoli, Adrienne

Constantin-Laurentiu Robichaud,

Drapeau, Gilles

Jean François

Dubé, Joël

Saberian, Javad-Reza

Dubois-Longval, Bruno Simard, David

Dumas, Daniel

Spiropoulos, Helena

Dumont, Mélanie St-Jean, Martin

Gaudette, Dannick Temgoua Toukem,

Généreux, Dany

Marlyse

Giasson, Etienne Thibeault, François Yves

Hébert-Garneau, Vertefeuille, Pascal

Vincent

Vigneault, Christine

Jolicoeur, Patrick Vincent, Isabelle

Prix universitaire du Mérite 2008 :

appel de candidatures

Le Prix universitaire du Mérite constitue le volet Encouragement de la relève universitaire

de la Politique de valorisation de l'excellence professionnelle mise en œuvre

par l'Ordre des ingénieurs du Québec. Ce Prix vise à reconnaître le souci d'excellence

démontré par certains étudiants en génie, membres de la Section étudiante, dont les

résultats universitaires et l'engagement social et communautaire témoignent des

valeurs de la profession.

Admissibilité :

• être membre de la Section étudiante de l'Ordre des ingénieurs du Québec;

• cumuler 60 crédits ou plus dans votre baccalauréat en génie ;

• être étudiant à plein temps dans un programme d'études de premier cycle en génie ;

• avoir une moyenne générale cumulative minimale de 3 sur une note maximale

de 4 (ou l'équivalent).

Date limite de dépôt des dossiers : vendredi 1 er février 2008 - 16 h

Aucun document ne sera accepté après la date d'échéance.

Pour renseignement : www.oiq.qc.ca/etudiants

Votre courriel est-il à jour?

• .": mS'* m

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s

Actualisez directement

vos coordonnées en ligne

Rendez-vous sur l'extranet

dans la section

« Changez vos coordonnées »

www.membres.oiq.qc.ca

si

Ordre

I des ingénieurs

du Québec

Informez-

I

llUUb .

Se ' on Article 60 du Code des professions, tout membre de l'Ordre doit aviser le secrétaire de tout changement relatif à son

domicile et aux lieux où il exerce sa profession, et ce, dans les trente jours de ce changement.

Tout pf0fessionnel doit, en vertu de l'article 59.3 du Code des professions, informer le secrétaire de l'Ordre dont il est membre

qu'il fait ou a fait l'objet d'une décision judiciaire ou disciplinaire visée à l'article 55.1, dans les dix jours à compter de celui

où il en est lui-même informé.

Par ailleurs, toute période d'inactivité (chômage, invalidité, congé parental, retour aux études, etc.) doit également être signifiée au secrétaire

de l'Ordre, dans les trente jours, au début et à la fin de cette période. Veuillez noter que seuls les membres qui auront eu une période

d'inactivité minimale de six mois et qui auront informé l'Ordre de tout changement à leur situation dans les trente jours pourraient obtenir un crédit

applicable sur la cotisation annuelle.

I

PLAN : NOVEMBRE 2007 : : 9


I

MOT D'ORDRE

Des ingénieurs

venus de partout

parjocelyne Hébert

Voici des données qui parlent : entre 1996 et

2006, l'Ordre des ingénieurs du Québec a vu

le taux de permis d'ingénieur junior délivrés

à des diplômés à l'étranger passer de 7 à 14 °/o. Pour

la seule année 2006, le nombre de demandes de

permis provenant de l'étranger représentait environ

25 °/o de toutes les demandes, et cette croissance

n'est probablement pas terminée.

«Parce que le Québec a l'une des populations

d'Amérique du Nord qui vieillit le plus rapidement,

le gouvernement provincial a décidé d'élargir l'immigration.

Il s'ensuit que tous les ordres professionnels

sont particulièrement interpellés dans leur mission

respective. Plus précisément, l'Ordre des ingénieurs du

Québec doit veiller à ce que les candidats au permis

d'ingénieur qui proviennent d'un autre pays répondent

aux mêmes critères, et avec la même rigueur, que les candidats

diplômés au Québec», explique l'ingénieur Claude Lizotte, directeur

des Affaires professionnelles à l'Ordre des ingénieurs du Québec.

COMMENT UN IMMIGRANT DEVIENT-IL MEMBRE?

Or, en matière d'immigration, l'Ordre est reconnu depuis des

années pour son action et son ouverture. Nicole Lévis, conseillère

au Service de l'admission de l'Ordre, souligne d'abord la conclusion

d'ententes internationales : «Ces ententes de réciprocité garantissent

Pour la seule année 2006, le nombre

de demandes de permis provenant de

l'étranger représentait environ 25 % de

toutes les demandes, et cette croissance

n'est probablement pas terminée.

que les diplômés de ces pays ont le même niveau et la même

qualité de compétence que les nôtres. Elles se font entre organismes

d'accréditation.» Ainsi, le Conseil canadien des ingénieurs, qui

regroupe l'ensemble des douze associations d'ingénieurs du

Canada, a conclu de telles ententes avec, notamment, la France,

les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie, l'Afrique du Sud et

Hong Kong.

Les ententes de réciprocité permettent aux candidats immigrants

d'être admis sans passer d'examens lorsqu'ils prouvent que leurs

connaissances sont à jour. Les candidats de France sont les plus

nombreux à en profiter. Mais qu'en est-il lorsque la demande provient

de Roumanie, d'Algérie, du Liban ou d'autres pays n'ayant

pas conclu d'entente de

réciprocité, comme cela arrive souvent?

Ces candidats sont nécessairement évalués

et testés individuellement. Dans un premier temps, le Comité des

examinateurs de l'Ordre considère le dossier dans son ensemble.

Ensuite, il fait ses recommandations au Comité administratif. Dans

certains cas, un candidat peut être admis sans passer d'examens,

mais le plus souvent, les candidats immigrants doivent suivre des

cours et passer des examens de contrôle.

« Le nombre d'examens de contrôle à passer,

pour un maximum de cinq, est déterminé en fonction

de l'établissement où le candidat a été diplômé, des

études supérieures qui ont été suivies ou non - et

si oui, à quel endroit -, du nombre d'années d'expérience

en génie et du contenu des études», précise

M me Lévis. L'examen d'Économique de l'ingénierie

peut être remplacé par un cours jugé équivalent par

l'Ordre.

Les candidats dont la formation n'est pas d'un

niveau adéquat en regard de nos programmes de

génie peuvent se voir prescrire jusqu'à douze examens pour

combler leurs lacunes.

UN SOUTIEN EN VOIE D'AMÉLIORATION

Afin d'aider les candidats immigrants à réussir leurs examens, l'Ordre

a participé à deux projets de formation. Le premier, lancé il y a six

ans par le Centre d'adaptation de la main-d'œuvre pour personnes

immigrantes (CAMO-PI), consiste à fournir du tutorat à des groupes

d'étude. À la deuxième année d'application de ce programme,

85 o/o des personnes qui y étaient inscrites ont réussi leurs examens

d'admission, comparativement à 62 % des candidats n'ayant pas

bénéficié du soutien d'un tuteur.

10 PLAN : NOVEMBRE 2007


S'inspirant de cette expérience, l'École Polytechnique de Montréal

a mis sur pied, il y a près de trois ans, un certificat comprenant des

cours portant sur la technique, l'informatique, l'économie de

l'ingénierie, le professionnalisme et le multiculturalisme. Cette

formule novatrice n'a qu'un seul équivalent au Canada, à l'Université

du Manitoba. A ce jour, le certificat a accueilli plus d'une centaine

de participants par an, et il n'est pas impossible que la formule soit

reprise par d'autres institutions.

Par ailleurs, d'autres améliorations seront encore apportées dans

un avenir rapproché. L'Ordre se penche actuellement sur la Loi

L'expérience de Javier Masmela, ing. jr

Javier Masmela est inscrit depuis août

2006 au tableau de l'Ordre comme

ingénieur junior - un ingénieur junior

avec dix ans d'expérience, précise-t-il avec

humour. Originaire

de Colombie, il a

une formation d'ingénieur

spécialisé

en mécanique et

a travaillé dans plusieurs

pays sur des

projets pétrochimiques.

Pendant dix

ans, il a rêvé de

venir s'installer au Canada.

« Le gouvernement du Québec donnait

des conférences dans différentes villes de

la Colombie pour expliquer la démarche

d'immigration. Ils nous ont dit que

certaines professions étaient réglementées

et que, dans ces cas-là, nous devions

répondre aux normes avant de pouvoir

travailler dans notre profession, racontet-il.

L'Ordre m'a envoyé des papiers pour

remplir la demande d'inscription. On m'a

aussi expliqué ce que devaient contenir

les lettres de recommandation de mes

anciens employeurs, car c'est très différent

de ce que nous faisons dans mon pays.

«Une fois arrivé à Montréal, j'ai dû

me rendre à l'Ordre pour montrer d'autres

papiers. Les gens du Service de l'admission

m'ont beaucoup aidé. Ils m'ont expliqué

qu'ils n'étaient pas là pour m'empêcher

de devenir membre, mais pour bien évaluer

ma compétence et le nombre d'examens

que je devrais passer en fonction

de ma formation en génie et de mon

expérience en Colombie».

«Quand j'ai connu les dates de mes

examens, l'Ordre m'a dit qu'étant donné

mes années d'expérience pertinente,

j'étais en mesure de me préparer moimême.

Comme j'avais terminé mes

études dix ans plus tôt, j'ai quand même

voulu suivre deux des cours du certificat

que l'École Polytechnique offre aux ingénieurs

immigrants. »

Javier a passé ses deux examens en

mai et est devenu membre de l'Ordre le

1 er août, un an après son arrivée ici.

modifiant le Code des

professions concernant

la délivrance des

R.B.O. : 1504-8945-41

permis pour voir la pertinence et les modalités réglementaires

nécessaires afin d'établir de nouvelles catégories de permis pour

faciliter l'intégration des candidats diplômés à l'étranger à la profession

d'ingénieur. Cette loi, en vigueur depuis juin 2006, autorise trois

nouvelles catégories de permis prenant en compte les formations

et les diplômes obtenus hors Québec : le permis restrictif permanent,

le permis resctrictif temporaire et le «permis sur permis».

«Ces catégories de permis ont été créées à la suite des recommandations

que le Conseil interprofessionnel du Québec a adressées

au gouvernement pour faciliter l'intégration des candidats immigrants.

Nous sommes à considérer quelles catégories répondent à nos

besoins, et notre position sera établie d'ici juin 2007», indique le

directeur Claude Lizotte.

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PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 11


A

GRAND PRIX D'EXCELLENCE 2007

L'ingénieur Martin Roy, Grand Prix d'e;

de l'Ordre des ingénieurs du Québec

par Gilles Drouin

Passion et

Il aurait pu etre physicien, chimiste,

architecte ou... musicien de jazz. Passionné

de sciences, curieux du monde

et de la société qui l'entoure, l'ingénieur

Martin Roy pourrait se définir d'abord et

avant tout comme un « créatif ». C'est dans

le génie, plus précisément dans la mécanique

du bâtiment, qu'il a choisi d'exprimer

sa créativité. Et l'environnement s'en

porte un peu mieux.

12:: :: NOVEMBRE 2007


À 46 ans, le lauréat du Grand Prix

d'excellence 2007 de l'Ordre des ingénieurs

du Québec est une figure de proue

du développement durable appliqué au

secteur du bâtiment. Mais il n'est pas du

genre à se vanter. De ses propos se dégage

une humilité sincère, une qualité qu'il dit

avoir acquise dès ses débuts dans la profession,

mais, on peut le soupçonner, qui

le caractérisait sans doute bien avant.

C'est dans le secteur de la construction

que Martin Roy a fait ses débuts. « Ce genre

d'emploi est la meilleure école pour l'ingénieur

qui commence dans le domaine de

la mécanique du bâtiment, estime-t-il.

J'étais chargé de projet, responsable d'une

équipe de gens très expérimentés alors que

je n'avais pas du tout d'expérience. J'ai

appris l'humilité, et vite. Je me suis rapidement

rendu compte que je n'en connaissais

pas autant que je le croyais. Je pense

d'ailleurs que c'est une erreur des écoles

de génie. La plupart des gens en sortent avec

l'impression d'en savoir beaucoup plus

que les autres et s'imaginent que leur rôle

est plus important que celui du plombier

qui installe les toilettes. Devant la réalité

des chantiers, on prend conscience qu'on

ne comprend pas vraiment la base de la

mécanique du bâtiment et qu'on a encore

bien des choses à apprendre. »

Martin Roy regrette aussi que la formation

de l'ingénieur ne laisse pas davantage

de place à la créativité. « Mais je

comprends très bien qu'il faut former un

ingénieur sur une base scientifique. Avant

de faire jouer la créativité, il faut bien

maîtriser la méthode pour se rendre où on

veut aller, pour bien démontrer ce que

l'on veut créer. »

Quoi qu'il en soit, Martin Roy a embrassé

la carrière d'ingénieur en mécanique

du bâtiment avec détermination et passion.

Dès ses premières années sur le marché

du travail, il effectue des mandats liés à

l'efficacité énergétique. Il conçoit d'abord

des systèmes de réfrigération originaux

pour l'époque. «Un des contrats consistait

à élaborer un système où la génération

de froid était centralisée, explique-t-il.

Des contrôles informatiques permettaient

de lire régulièrement la température des

chambres froides et ainsi faciliter le maintien

de la température désirée. »

«L'INGÉNIEUR A PARFOIS UN PEU PEUR DE

RÉALISER DES CHOSES PARCE QUE LES

MOYENS SONT MAINTENANT CONSIDÉRA-

BLEMENT SOPHISTIQUÉS. ON OUBLIE QUE

SEULEMENT PRENDRE UN PAPIER ET UN

CRAYON, DÉCRIRE LES CHOSES, FAIRE UNE

ESQUISSE, CELA PEUT ÊTRE AUSSI VALABLE

QU'UN DESSIN D'ORDINATEUR.»

Au fil des mandats et des emplois, Martin Roy approfondit

sa réflexion sur l'efficacité énergétique. Rapidement, il constate

que tous ne partagent pas sa philosophie très centrée sur la

réalité. «À ce moment-là, je pensais - et j'en suis toujours

convaincu - qu'on ne doit pas faire seulement des analyses

théoriques. Je crois plutôt qu'on doit appliquer ce qu'on propose

dans nos études théoriques et ensuite réviser cette vision

théorique à la lumière des résultats obtenus. »

Lorsqu'il travaille chez ADS, un de ses patrons, Jean Roberge,

l'encourage à se lancer en affaires. En 1992, Martin Roy et

Associés, qui compte aujourd'hui 12 employés en l'incluant, débute

modestement sur le coin d'une table de cuisine. «Au début, se

rappelle le lauréat, je faisais la plus grande partie du travail à

la main. L'ingénieur a parfois un peu peur de réaliser des choses

parce que les moyens sont maintenant considérablement sophistiqués.

On oublie que seulement prendre un papier et un crayon,

décrire les choses, faire une esquisse, cela peut être aussi valable

qu'un dessin d'ordinateur. »

Il n'empêche qu'aujourd'hui, Martin Roy utilise systématiquement

des logiciels de simulation dans tous les projets qui visent

l'efficacité énergétique. « L'ingénieur Laurier Nichols, que je

considère comme mon mentor en ce qui concerne l'efficacité

énergétique, m'a fait comprendre l'importance de la simulation.

On peut ainsi modéliser le bâtiment dans son usage normal et

éviter, entre autres, le surdimensionnement des équipements. »

Les contrats se succèdent rapidement, la plupart en hen avec

l'efficacité énergétique. Martin Roy acquiert ainsi une réputation

enviable. Le projet de remise en valeur du marché Bonsecours,

dans le secteur du port de Montréal, marque im premier tournant

important. À l'époque, SIRICON (un centre de recherche universitaire

qui n'existe plus aujourd'hui) avait réuni autour de la

même table des ingénieurs, des architectes, des constructeurs

et des spécialistes de divers domaines pour redonner une vie au

marché Bonsecours. « Il s'agit du premier projet où j'ai mené un

processus de conception intégrée, une approche essentielle

quand il est question d'éco-bâtiment. »

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 13


GRAND PRIX D'EXCELLENCE 2007

Parmi les spécialistes invités à contribuer au projet se trouve

l'architecte Christian Ouellet, un pionnier québécois de ce qu'on

appellera plus tard l'architecture bioclimatique. Son approche

de l'architecture consiste à concevoir des bâtiments en tenant

compte des effets du soleil, du vent, de la température extérieure

et d'autres facteurs climatiques et météorologiques.

Au marché Bonsecours, Martin Roy est responsable de

l'analyse énergétique du bâtiment et des équipements qui s'y trouvent.

Il obtient ensuite le mandat de réaliser les travaux qui

redonneront tout son cachet à l'un des plus beaux bâtiments patrimoniaux

de Montréal. Conçu au XIX e siècle, l'édifice se prête

bien à l'exercice : sa ventilation respecte déjà quelques grands

principes de l'architecture bioclimatique. En effet, le dôme, qui

caractérise si bien l'édifice, possède des fenêtres qui, une fois

ouvertes, permettent une ventilation naturelle. Le problème,

c'est qu'au fil des années, l'accès au dôme avait été bloqué et

que, par le fait même, on ne pouvait plus se servir de cette fonction

d'aération. « Ce sont des concepts que nous avons un peu

oubliés en mécanique du bâtiment parce que nous avons accru

l'utilisation des machines », indique Martin Roy.

L'ingénieur, qui semble d'un naturel plutôt calme, s'anime

progressivement lorsqu'il parle des projets auxquels il a collaboré.

Son excitation devient plus intense lorsqu'il aborde l'épisode de

la TOHU, la Cité des arts du cirque créée par le Cirque du Soleil,

à Montréal. « La TOHU est le projet marquant en ce qui concerne

les éco-bâtiments, au Québec et au Canada. Je pense que c'est

la seule salle de spectacle qui utilise la ventilation naturelle en

Amérique du Nord. En Europe, il y en a davantage, mais, ironiquement,

ce sont des salles qui ont mille ans ! »

TOHU : FRUIT DE LA CONCEPTION INTÉGRÉE

Au-delà des caractéristiques du bâtiment, qui lui ont valu la certification

LEED Or attestant qu'il s'agit bien d'un édifice conçu

selon les plus hautes normes du développement durable, la

TOHU se distingue aussi parce qu'elle est le fruit de la conception

intégrée, une méthode chère à Martin Roy. « En conception

intégrée, soutient le lauréat, il faut que tous les participants soient

flexibles et qu'il n'aient pas peur des remises en question. Tout

le monde laisse son ego à la porte de la salle de réunion. Tout

doit être exposé sans détour. » L'approche de conception intégrée

a permis d'atteindre des objectifs élevés, estime Martin Roy.

«Je pense qu'il est très difficile de faire un éco-bâtiment sans

pouvoir compter sur la participation des ingénieurs dès les premières

phases de conception, ceci afin d'éviter une hausse inutile

des coûts du projet par la suite ; de plus, sans cette participation,

il n'est pas certain que les objectifs seraient atteints. »

La TOHU est aussi un point tournant dans la pratique de

Martin Roy. «J'étais déjà soucieux d'optimiser l'efficacité énergétique,

mais je m'y applique encore plus maintenant, souligne-t-il.

Je crois que les architectes comprennent qu'il est préférable

d'intégrer un ingénieur à leur équipe dès le départ. »

Plusieurs aspects de la conception intégrée plaisent à

Martin Roy. Au premier chef, vous l'aurez deviné, la créativité.

« En session de conception intégrée, on dirait que rien n'est impossible.

On peut imaginer toutes sortes de choses et ensuite

se demander comment on pourrait les réaliser. C'est à ce moment

o 28"C

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que le travail de l'ingénieur entre en ligne

de compte. Comme ingénieur, je dois alors

puiser dans ce que les connaissances

scientifiques nous permettent de réaliser

aujourd'hui et imaginer des applications

nouvelles ou inédites. »

Plus récemment, Martin Roy a retenu

l'attention avec le projet Benny Farm, à

Montréal. Ces anciens logements à prix

modique, auparavant réservés aux vétérans

de la guerre, constituent maintenant un

modèle nord-américain d'éco-bâtiments. Et

toujours à prix modique pour les locataires !

Cette fois, il a fait équipe avec l'architecte

montréalais Daniel Pearl, avec qui

il avait déjà eu l'occasion de travailler.

«Daniel voulait inclure les éléments de

mécanique du bâtiment dès le départ.

C'était alors nouveau pour moi. En tant

qu'ingénieur, j'ai appris à l'école que mon

rôle consistait principalement à choisir

et à installer les appareils qui permettront

de climatiser le bâtiment. Selon la

méthode traditionnelle, l'architecte remet

un plan et l'ingénieur doit choisir l'équipement

qui convient pour chauffer et climatiser

l'édifice. Dans ces conditions, on

réfléchit en prenant d'abord en considération

la machinerie plutôt qu'en fonction

de l'ingénierie du bâtiment. »

Le duo Roy-Pearl a exprimé pleinement

sa créativité dans le réaménagement de

Benny Farm. Pour délier les cordons de sa

bourse, le Fonds municipal vert, qui peut

subventionner la conception d'éco-bâtiments,

exigeait plus d'innovations que le système

de géothermie destiné au chauffage.

Martin Roy esquisse soudainement un large

sourire en racontant l'histoire : « Quand un

architecte avec plein d'idées écologiques

comme Daniel Pearl et un ingénieur qui

aime la création comme moi se font dire qu'il

faut innover, c'est comme placer deux

enfants dans un magasin de jouets ! »

Récupération des eaux grises, chauffage

solaire de l'eau, usage judicieux de la fenestration

et des masses thermiques..., tout

cela a fini par convaincre le Fonds.

i

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 14


Phases de réalisation de la TOHU

«JE TROUVE QUE LES INGENIEURS

NE S'ENGAGENT PAS ASSEZ. À MON

AVIS, LES INGÉNIEURS SPÉCIALISTES

D'UNE QUESTION DEVRAIENT

S'EXPRIMER DAVANTAGE.»

Martin Roy, que ses professeurs du primaire

et du secondaire décrivaient comme

un enfant ingénieux, est devenu un ingénieur

pour qui la créativité, l'imagination et

l'innovation constituent le moteur de sa

pratique. Il est aussi très conscient des

enjeux de la société qui l'entoure. Il n'hésite

pas à prendre position dans les débats

sociaux. «Je me suis toujours intéressé aux

questions sociales et pohtiques », signalet-il.

Ceci l'a amené à prendre position pour

le parc d'Oka, à marcher pour la paix, à

appuyer la coalition Québec-Vert-Kyoto (qui

porte depuis peu le nom de Québeckyoto),

et bien d'autres causes.

Il aimerait d'ailleurs que les ingénieurs

prennent plus souvent la parole. «Je pense

que mon rôle, comme ingénieur, est de

contribuer à apporter plus de rigueur dans les choix politiques.

Je trouve que les ingénieurs ne s'engagent pas assez. On a d'un

côté des environnementalistes dont les idées sont souvent

utopiques, et de l'autre, des gens qui ne pensent qu'au profit

à court terme. La plupart des ingénieurs se situent entre les

deux, mais ils se taisent. À mon avis, les ingénieurs spécialistes

d'une question devraient s'exprimer davantage. »

Un cours sur la sociologie des sciences l'a particulièrement

marqué lors de sa formation à Polytechnique. «J'ai compris que

l'ingénieur a un rôle à jouer dans la société et que ce rôle ne

se résume pas à régler un problème. D'un point de vue éthique,

les ingénieurs se doivent d'aviser la société si la direction que

l'on prend n'est pas la bonne. Le besoin du client est important,

mais la solution que l'ingénieur trouve ne doit pas seulement

répondre à la demande du client. Je fais souvent l'analogie avec

un médecin. Si son rôle consiste seulement à faire plaisir au

patient, ce dernier risque d'être malade longtemps et souvent.

Je me pose souvent la question suivante : en tant qu'ingénieur

dans le domaine du bâtiment, est-ce que mon rôle se limite à satisfaire

le promoteur ou s'il consiste à tenir compte de l'avenir

et des besoins du futur propriétaire ou locataire ? »

Martin Roy est confiant en l'avenir. « Il y a de plus en plus

d'ingénieurs qui sont sensibilisés et l'humain ne veut pas détruire

sa planète. » C'est avec beaucoup d'humilité qu'il a reçu le Grand

Prix d'excellence. «Je suis mal à l'aise de recevoir ce prix à titre

personnel. Mais pour la cause, cela me fait plaisir et je veux le partager

avec tous ceux qui font le même travail que moi. Ils sont nombreux

et je suis certain que le groupe continuera à s'élargir ! »•

Fonds FERIQUE

Rendements et valeurs unitaires

Rendements annuels composés au 30 septembre 2007 (%)

1 AN 3 ANS 5 ANS 10 ANS

REVENU COURT TERME 3,9 3,1 2,8 3,5

OBLIGATIONS 1.3 4,4 5,0 5.4

ÉQUILIBRÉ 10.3 10,0 10,3 6.0

ACTIONS 24,3 18,3 19,6 10.1

AMÉRICAIN 0,3 2,7 3,9 1,9

EUROPE 9,4 12.5 s.o. s.o.

ASIE 13,9 13,3 s.o. s.o.

MONDIAL 5,6 8.4 9.4 3,4

Valeurs unitaires

30 SEPT.2006 30 SEPT. 2007

lliiiili

\m\m\m

Fonds FÉRIQUE

DISTRIBUTIONS

EN SEPT. 2007

34,207 $ 34,203 $ 0,338 $

38,318 $ 37,048 $ 0,434 $

47,572 $ 51,120$ 0.341 $

65,352 $ 76,884 $ 0,114 $

8,145 $ 8,050 $ 0,042 $

12,561 $ 13,067 $ 0,070 $

15,184 $ 16,736 $ 0,039 $

6,406 $ 6,638 $ 0,061 $

Les rendements et valeurs unitaires des Fonds FÉRIQUE sont publiés dans les pages financières des principaux journaux, sous la rubrique fonds communs de placement, de même que

sur notre site internet : www.ferique.com. Les rendements et valeurs indiqués tiennent compte des frais de gestion et d'exploitation payables par les Fonds, mais ne tiennent pas compte

de toutes autres commissions d'achat et de rachat, de frais de placement et de frais optionnels qui pourraient s'appliquer, qui auraient pour effet de réduire le rendement. Sauf avis

contraire, chaque taux de rendement indiqué représente le rendement annuel historique composé à la fin de la période. Les taux de rendement indiqués tiennent compte des fluctuations

de la valeur des parts et du réinvestissement de toutes les distributions et ne tiennent pas compte de l'impôt sur le revenu payable par un porteur de parts, qui aurait pour effet de réduire

le rendement Leur valeur fluctue souvent et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement futur. Veuillez lire le prospectus des Fonds FÉRIQUE avant de faire un placement.

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 15


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DOSSIER ENERGIE ET DEVELOPPEMENT DURABLE

Lancer un nouveau projet

semblable à celui de la

baie James pour créer davantage

de richesse au Québec, est-ce

compatible avec les exigences

du développement durable ?

Différents acteurs et

des observateurs expliquent

leur point de vue.

Par Jean-Marc Papineau

1 n'est pas dit qu'un autre complexe hydroélectrique

comparable à celui de la baie James

serait rentable, mais il pourrait le devenir

dans le cadre d'un marché du carbone », déclare

Jean Lacroix, président-directeur général de l'Association

québécoise pour la maîtrise de

l'énergie (AQME).

L'approche privilégiée par l'AQME

est de regarder l'ensemble des filières

énergétiques afin d'intégrer

à la fois l'offre et la demande en vue

d'atteindre une efficacité optimale

de la source d'énergie utilisée et de

déterminer le meilleur usage de

chaque filière (la bonne énergie au

bon endroit). «Un nouveau com- J eanLacroix

plexe hydroélectrique de l'envergure de celui de la baie

James aurait pour effet d'accroître l'offre, dit Jean Lacroix.

Résultat : lorsque l'offre s'accroît, la demande suit la

même courbe ascendante. La maîtrise de l'énergie passe

d'abord par une gestion optimale de la demande. Or, historiquement,

le Québec a tendance à ne s'occuper d'efficacité

énergétique que lorsqu'on n'est plus capable de

répondre à la demande. On peut certes tendre vers une

croissance zéro de la demande, ce n'est pas nécessairement

utopique, mais c'est certainement très difficile

dans une société comme la nôtre. »

La planification de l'exploitation des ressources énergétiques

doit viser à développer des créneaux d'excellence

pour chacune des régions du Québec, en fonction des meilleures

solutions énergétiques existantes. « Par exemple,

indique Jean Lacroix, si, et je dis bien si, le rendement

énergétique optimal du chauffage résidentiel passe par

le gaz naturel, on devrait penser à construire les nouvelles

18 PLAN ; NOVEMBRE 2007


•Jff-*

LE MARCHE FAIT FOI DE TOUT

« Ce qui va entraîner la fin du développement

de l'hydroélectricité au Québec, ce

n'est pas le développement durable, ce

sont les lois du marché», déclare Jean-

Thomas Bernard, professeur au Département

d'économique et fondateur de la

Chaire en économique de l'énergie électrique

de l'Université Laval.

« Le Québec a été béni des dieux, poursuit-il.

Nous produisons environ 37 000 MW,

en excluant les quelque 5 000 MW de

« LA DIFFICULTÉ, C'EST QU'ON VEUT D'ABORD CRÉER UN AUTRE

COMPLEXE HYDROÉLECTRIQUE COMPARABLE À CELUI DE LA BAIE

JAMES, ET DÉCIDER ENSUITE DE L'UTILISATION DE L'ÉNERGIE

PRODUITE. COMME ON LE FAIT SOUVENT POUR LES QUESTIONS

ÉNERGÉTIQUES AU QUÉBEC, ON TRAVAILLE À LA PIÈCE PLUTÔT

QU'À PARTIR D'UNE VISION GLOBALE. » - Jean Lacroix, pdg,

Association québécoise pour la maîtrise de l'énergie

résidences en tenant compte de cela et avoir recours à l'hydroélectricité

là où c'est le plus efficace, dans les grandes industries

ou les alumineries notamment, et en destiner une grande

partie à l'exportation. La difficulté, c'est qu'on veut d'abord

créer un autre complexe hydroélectrique, et décider ensuite de

l'utilisation de l'énergie produite. Comme on le fait souvent pour

les questions énergétiques au Québec, on travaille à la pièce plutôt

qu'à partir d'une vision globale. »

Construire de nouveaux barrages en vue d'exporter de l'électricité

aux États-Unis est une avenue envisageable, mais risquée,

selon l'AQME.:« Le danger de l'exportation est que nous sommes

tributaires d'un marché imprévisible, surtout sur un horizon de

dix ans, durée nécessaire pour construire tout chantier hydroélectrique

d'envergure, rappelle Jean Lacroix. Une des solutions pour

duire le risque à long terme d'un tel projet viendra de la

présence d'un marché du carbone, puisque les participants

seront à la recherche de sources d'énergie renouvelable, ce qui

exercera une pression à la hausse sur les prix à l'exportation. »

Aux yeux de Jean Lacroix, un autre complexe hydroélectrique

peut être un projet à considérer sile Québec le regarde en y intégrant

l'ensemble des filières énergétiques et qu'il indique clairement

son intention de jouer im rôle marquant dans la problématique

des changements climatiques, pas seulement sur son territoire, mais

aussi chez ses voisins. « L'électricité exportée devient une énergie

verte lorsqu'il est garanti qu'elle remplace une source d'énergie

polluante », dit Jean Lacroix.

Jean-Thomas Bernard

Churchill Falls. Il n'y a aucun autre endroit

au monde, sauf en Norvège, où l'on génère

une telle quantité d'hydroélectricité. Évidemment,

les bons sites ont été exploités

en premier. Les nouveaux projets sont

situés de plus en plus loin, ce qui accroît

les frais de transport. Certains sites ne

seront jamais développés, comme ceux de

la baie d'Ungava, parce que les frais d'exploitation

sont évalués à plus de 15 cents

le kilowattheure. Or, même à 10 cents, c'est

trop cher pour le marché de l'exportation. »

Jean-Thomas Bernard fait valoir un autre

argument : il n'y aura jamais au Québec

d'autres centrales comparables à celles de

la baie James. « Il n'existe aucun site d'une

ampleur équivalente à la baie James, préciset-il.

Le complexe de la baie James était un

projet intégré ; il a permis la production de

plus de 12 000 MW. Dans l'ensemble, les

projets en cours de développement ou en

élaboration totalisent tout au plus 4 000 MW,

en excluant les 3 500 MW de Grande Baleine,

projet qui a été mis au rancart. »

La richesse passe plutôt par une réduction

de la consommation intérieure, au

PIAN : NOVEMBRE 2007 19


DOSSIER ÉNERGIE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

«SI NOS VOISINS DE L'OUEST ET

DU SUD NE PEUVENT TROUVER

UNE SOURCE D'ÉNERGIE PROPRE

POUR COMBLER LEURS BESOINS

ÉNERGÉTIQUES, ILS VONT SE

RABATTRE SUR LE CHARBON ET

NOUS ALLONS EN SUBIR LES

CONTRECOUPS.»-Jean-Pierre

Brunet, ing., président du conseil

d'administration, Agence de

l'efficacité énergétique

profit de l'exportation de l'hydroélectricité. « Ce que nous consommons

ici est vendu environ trois cents le kilowattheure et ce que

nous exportons, environ huit cents. Une consommation moindre

sur le territoire du Québec se traduirait par un profit de cinq cents

le kilowattheure. Dans ces conditions, Hydro-Québec en ferait

de l'argent ! »

L'ÈRE DES GRANDS BLOCS ÉNERGÉTIQUES MONDIAUX

En soi, l'hydroélectricité est compatible avec le développement

durable. «Voilà en effet une énergie renouvelable qui s'est avérée

un bon choix dans le passé et on devrait en être fier plutôt que

d'écouter ceux qui s'indignent parce que le taux de mercure est

trop élevé dans les réservoirs durant quelques années», dit

l'ingénieur Jean-Pierre Brunet, président du conseil d'administration

de l'Agence de l'efficacité énergétique.

« Par contre, poursuit-il, je ne suis pas tout à fait d'accord avec

l'idée de lancer de grands projets plutôt que de continuer à

développer les projets existants, dans la mesure où le développement

durable implique une gestion des ressources harmonieuse

et constante. Le fait est que lancer un

grand projet hydroélectrique revient à surchauffer

l'économie durant une décennie,

mais les gens sont ensuite laissés à euxmêmes.

»

L'hydroélectricité doit bien sûr servir au

développement de l'économie ; Jean-Pierre

Brunet affirme que le temps est venu de ne

plus seulement penser à l'échelle provinciale

ou nationale, mais en fonction de

Jean-Pierre Brunet, ing.

grands blocs énergétiques mondiaux. « On

doit réussir à élaborer des mécanismes pour favoriser la circulation

de l'énergie partout au Canada et en Amérique du Nord,

indique-t-il. Pour l'instant, c'est une aberration que l'Ontario ne

puisse obtenir sans délai de l'énergie provenant de Terre-Neuve,

étant donné que l'électricité doit passer par le Québec. Il faut que

tout le monde y trouve son compte. Le fait est que si nos voisins

de l'Ouest et du Sud ne peuvent trouver une source d'énergie

propre pour combler leurs besoins énergétiques, ils vont se rabattre

sur le charbon et nous allons en subir les contrecoups. »

LA RICHESSE DE LA COMPLÉMENTARITÉ

«Notre richesse, c'est bien sûr l'hydroélectricité, mais c'est

surtout la complémentarité de l'hydroélectricité avec d'autres

formes d'énergie», déclare l'ingénieur Robert Vincent, président

de 3Ci Énergie éolienne, l'un des principaux promoteurs

québécois de l'énergie éolienne. « Le débat actuel ne doit pas nous

conduire à choisir entre l'énergie éolienne et l'hydroélectricité,

par exemple, mais nous amener à produire ces deux formes

d'énergie de façon intelligente, complémentaire et graduelle. Et

cela peut se faire dans le respect des principes du développement

durable, que ce soit au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest

du Québec. »

« Si l'on fait l'analyse stratégique de nos forces et avantages

compétitifs ainsi que de nos faiblesses et désavantages compétitifs,

enchaîne Robert Vincent, on s'apercevra qu'on serait vraiment

bêtes de ne pas tirer parti de notre potentiel hydroélectrique,

pour autant que son développement soit fait en concertation avec

les milieux touchés. »


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DOSSIER ENERGIE ET DEVELOPPEMENT DURABLE

Perturbations

dans l'air

L'exploitation optimale du

potentiel éolien passe-t-elle

par la nationalisation de cette

forme d'énergie ?

La question se pose alors

que l'exploitation de la force

éolienne est devenue source

de controverse en raison de

son développement houleux.

Par Jean-Marc Papineau

'espère que l'on n'est pas en train de tuer l'ensemble

de la filière éolienne au Québec, comme ce fut le cas

pour les petits projets d'hydroélectricité, pour lesquels

a été instauré un moratoire sous la pression populaire.

Tout est une question d'encadrement et est lié au choix

des meilleurs projets pour chacune des filières», déclare Jean

Lacroix, président-directeur général de l'Association québécoise

pour la maîtrise de l'énergie.

Les filières éolienne et hydroélectrique, voilà pourtant une

combinaison gagnante, a priori. «L'énergie éolienne a sa place

dans le paysage énergétique québécois, particulièrement comme

source complémentaire à l'hydroélectricité, dit Jean Lacroix. La

combinaison de ces deux formes d'énergie (vent et eau) vient

diminuer l'impact de la variabilité des vents en assurant un

meilleur rendement en puissance, qui sera profitable aux marchés

d'exportation en période de pointe. »

22 PLAN ; NOVEMBRE 2007


La filière éolienne ne présente toutefois

pas que des vertus, à cause de la pollution

visuelle et sonore qui lui est

associée. De ressource énergétique parallèle

ignorée, puis acclamée, l'énergie éolienne

est devenue source de controverse

en l'espace d'une décennie au Québec.

C'est que son implantation se fait de façon

désordonnée jusqu'ici. «La solution ne

passe pas par la création d'une société

d'État où le gouvernement prend tous les

risques, juge Jean Lacroix, mais par une

bonne planification du potentiel de cette

forme d'énergie, en s'appuyant sur les

ressources existantes, comme la Régie

de l'énergie ou le Bureau d'audiences

publiques sur l'environnement, dans la

mesure où ces organismes ont les pouvoirs

nécessaires pour l'exercer. Le privé a un

rôle significatif à jouer dans l'implantation

d'éoliennes, mais l'État n'a pas assez

encadré les multiples initiatives qui ont

vu le jour jusqu'à maintenant. Chaque

mois qui passe sans planification globale

de la filière éolienne rend l'aventure plus

difficile. »

L'appât du gain est en train de tuer une

poule aux œufs d'or, selon Jean Lacroix.

« Par exemple, en Gaspésie, on a voulu au

départ donner un coup de pouce à l'économie

régionale, dit-il. Mais jusqu'à quel

point une région est-elle prête à sacrifier

sa qualité de vie au nom de son développement

économique ? On a installé trop de

parcs éoliens dans cette région, et on l'a

fait trop vite. On a négligé de tenir compte

des impacts non seulement environnementaux,

mais sociaux. Car le développement

durable ne se réduit pas uniquement à

l'aspect environnemental des projets

énergétiques. Le résultat de l'absence de

planification est qu'aujourd'hui, des comités

de citoyens gaspésiens s'opposent

catégoriquement aux éoliennes. Ils se

demandent pourquoi ils doivent servir de

cobayes à un développement sauvage

pour répondre à des besoins énergétiques

montréalais ou nord-américains. Je n'ai

rien contre l'implantation de parcs éoliens

près des lieux habités, dans la mesure où

la communauté concernée le désire, le

comprend et l'accepte, et que tout est

intégré à son développement, mais il ne

faudrait pas perdre de vue que nous vivons

sur un vaste territoire. Je suis convaincu

qu'il y a assez d'endroits au Québec où les

« L'HEURE DE VÉRITÉ APPROCHE SI ON VEUT

EXPLOITER L'ÉNERGIE ÉOLIENNE AU MOINDRE

COÛT, POUR EN TIRER LE MAXIMUM DE

BÉNÉFICES. » - Jean-Thomas Bernard, fondateur

de la Chaire en économique de l'énergie

électrique, Université Laval

Éoliennes sur le mont Copper

communautés vont donner leur adhésion et accepter de tels

projets si on prend le temps d'expliquer. »

L'HEURE DE VÉRITÉ APPROCHE

« Dans la mesure où Hydro-Québec ainsi que la très grande partie

du territoire québécois appartiennent à l'ensemble des citoyens

du Québec, ce qu'on veut, c'est exploiter l'énergie éolienne au

moindre coût pour en tirer le maximum de bénéfices, déclare Jean-

Thomas Bernard, professeur au Département d'économique et

fondateur de la Chaire en économique de l'énergie électrique de

l'Université Laval. Or, jusqu'ici, cela n'a pas été le cas, parce

que les appels d'offres ont été limités à certaines régions. Il

faudrait des appels d'offres ouverts. »

Les offres ont été faites selon un prix avoisinant les 8,3 cents

le kilowattheure. Étant donné que les meilleurs sites ont été

exploités en premier, que le prix de l'acier est plus élevé et que

les éoliennes suscitent un engouement de plus en plus grand à

l'échelle mondiale, on s'attend à ce que le prix retenu dans le

cadre du prochain appel d'offres de 2000 MW soit un peu plus

élevé. « L'énergie éolienne coûte certes plus cher que l'électricité

patrimoniale, qui se vend ici à 2,79 cents le kilowattheure, indique

Jean-Thomas Bernard. Mais le coût de l'éolien équivaut aux

coûts de l'énergie des prochains projets hydroélectriques. »

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 23


DOSSIER ÉNERGIE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

Eoliennes sur le mont Copper

L'industrie éolienne est embryonnaire au Québec, le premier

parc ayant vu le jour au tournant du XXI e siècle. La capacité

d'intégration de la force éolienne au réseau d'Hydro-Québec se

chiffre à quelque 4 500 MW, et cela place le Québec dans le peloton

de tête au Canada. Jean-Thomas Bernard précise : « La dernière

politique énergétique du gouvernement du Québec, parue en juin

2006, a établi cette limite de 4 500 MW pour le secteur éolien.

Elle est présentée comme une limite imposée pour des raisons de

fiabilité. Dans d'autres pays, comme l'Allemagne ou le Danemark,

la contribution de l'énergie éolienne est plus importante. »

Avec les prochains appels d'offres, ce potentiel sera atteint.

« L'heure de vérité approche si on veut exploiter l'énergie éolienne

au moindre coût, pour en tirer le maximum de bénéfices, estime

Jean-Thomas Bernard. Est-ce que la limite fixée par le Québec

résistera à une analyse plus poussée, compte tenu de la pression

de la demande sur la capacité de produire ? Si c'est le cas,

le Québec devra se tourner vers d'autres filières. Par ailleurs,

je ne crois pas que le développement optimal du potentiel éolien

passe par la création d'une société d'État. La force éolienne a

été exploitée par le secteur privé à peu près partout dans le monde,

quoique avec une forte présence de l'État sous forme de balises

et de subventions. »

MIEUX ENCADRER L'EXPLOITATION DE L'ÉNERGIE ÉOLIENNE

« Il me semble que le territoire québécois est suffisamment vaste

pour que l'on puisse s'accommoder du développement du potentiel

éolien chez nous, déclare l'ingénieur Jean-Pierre Brunet, président

du conseil d'administration de l'Agence de l'efficacité

énergétique. Pour l'instant, bien des municipalités et des MRC

ont l'impression d'avoir été flouées, parce qu'elles n'ont pas su

négocier les mêmes tarifs que d'autres. Et bien des citoyens expriment

leur mécontentement relativement aux infrasons créés

par le roulement des pales, aux changements sur le paysage et

aux éventuels impacts sur la faune. »

Robert Vincent, ing.

Jean-Pierre Brunet n'est pas du tout

partisan de la nationalisation de l'exploitation

de l'énergie éolienne. « L'État doit

certes établir les conditions d'exploitation

de toute forme d'énergie sur le territoire

québécois, dit-il. Mais une fois les conditions

définies, je crois que l'entreprise

privée est très qualifiée pour intervenir. Je

ne pense pas que l'État soit un modèle de

développement économique. Il y a moyen

d'être beaucoup plus efficace. Les parcs

à résidus miniers orphelins sont un bon

exemple. Le gouvernement a aujourd'hui

bien défini le cadre du développement

minier en prévoyant notamment les fonds

devant être mis de côté pour restaurer les

parcs à résidus, une fois la mine épuisée.

Les entreprises minières connaissent les

règles du jeu et savent à quoi s'attendre

quand vient le moment de décider s'il est

rentable pour elles d'exploiter un gisement.

Il s'agit de faire la même chose

dans le secteur éolien, de façon à ce que

cette forme d'énergie se développe harmonieusement,

dans le respect des impératifs

du milieu. Tant que des gens vont

se sentir floués, que ce soit sur le plan du

partage de la richesse ou des impacts environnementaux,

cela voudra dire que l'on

n'aura pas suffisamment encadré l'industrie

éolienne. »

CRÉER UN MARCHÉ ÉQUILIBRÉ

« La controverse actuelle autour de l'énergie

éolienne s'explique par le fait que les

gens voient le développement de cette

forme d'énergie comme monolithique,

affirme l'ingénieur Robert Vincent, président

de 3Ci Énergie éolienne. Il faut créer

un marché équilibré pour cette forme

d'énergie, en combinant différentes formules

de développement afin de plaire au

plus grand nombre. »

Créer une société d'État ? « Ce n'est pas

la solution, répond sans hésiter Robert

Vincent. D'autant que la structure existe

déjà : Hydro-Québec Production. Il suffirait

de créer une petite équipe, qui poursuivrait

des objectifs autres que de vouloir s'enrichir.

Il pourrait s'agir de projets collectifs,

avec une dimension de développement

régional. Par ailleurs, si on voulait optimiser

le développement de l'exploitation

de l'énergie éolienne seulement à travers

le prisme de la rentabilité, une société

d'État qui s'y consacrerait ne mettrait

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 24


« LA CONTROVERSE ACTUELLE

S'EXPLIQUE PAR LE FAIT QUE LES

GENS VOIENT LE DÉVELOPPEMENT

DE L'EXPLOITATION DE L'ÉNERGIE

ÉOLIENNE COMME MONOLITHIQUE.

IL FAUT CRÉER UN MARCHÉ

ÉQUILIBRÉ EN COMBINANT

DIFFÉRENTES FORMULES

DE DÉVELOPPEMENT. » -

Robert Vincent, président,

3Ci Énergie éolienne

alors de l'avant que des projets à des endroits où il n'y aurait

pas d'impact appréhendé, sur le réseau ou sur l'environnement.

Si l'on n'appliquait que le critère du meilleur prix, des régions

seraient inévitablement favorisées par rapport à d'autres. Et puis,

comment une société d'État pourrait-elle conjuguer le potentiel

de développement gigantesque de la force éolienne avec

l'exploitation d'un petit parc communautaire de neuf mégawatts

? Le marché, dans un tel contexte, serait tout aussi déséquilibré

qu'à l'heure actuelle, c'est-à-dire que seuls de gros

entrepreneurs prennent pas mal de risques financiers et les

plus petits promoteurs et les projets plus modestes n'ont pas

leur place. »

L'exploitation harmonieuse de l'énergie éolienne passe par

une multitude d'approches, non par une seule formule appliquée

uniformément à l'ensemble du Québec. «Regardez les appels

d'offres actuels, fait valoir Robert Vincent. C'est très bien en soi,

si on veut obtenir le meilleur prix. Mais, en posant toutes sortes

de conditions et en ajoutant des éléments de complexité dans

le processus, on exclut beaucoup d'exploitants intéressés. Le

résultat est qu'il devient difficile au bout du compte d'intégrer

les composantes sociales dans l'équation économique. »

Robert Vincent revient sur la présence de la filiale Hydro-

Québec Production dans le secteur éolien : « Ça fait longtemps

que la société d'État en parle, rappelle-t-il. Elle devrait se sentir

investie de l'autorité morale de produire de l'énergie éohenne

sans nécessairement demander la permission au gouvernement.

Hydro-Québec devrait aussi s'engager dans la voie des ententes

de gré à gré, en fixant dès le départ des critères économiques

avec lesquels les municipalités et les MRC trouveraient leur

compte. Tout cela n'empêcherait pas de continuer à faire des

appels d'offres. Mais il ne faut pas oublier que des exploitations

produisant 2 000 MW cristallisent des projets pour les 20 ans

à venir. On devrait prendre notre temps et encourager des projets

qui peuvent s'ajuster à l'évolution technologique. Cela aurait

pour effet de sécuriser tant les entrepreneurs que les régions,

et de les inciter à investir dans des projets qui nécessitent des

millions de dollars étalés sur plusieurs années. »

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PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 25


DOSSIER ENERGIE ET DEVELOPPEMENT DURABLE

Nouveau système de

refroidissement à

l'intérieur de la

centrale thermique

Mise au point d'un système de refroidissement

offrant une performance exceptionnelle.

Par Jeanne Morazain

Les micropuces ont beau être minuscules, leur assemblage

dégage d'énormes quantités de chaleur. L'ingénieur

Daniel Paré, ingénieur principal en design et

construction à l'usine IBM de Bromont, a mis au point

un système de refroidissement innovateur qui permet de réduire

annuellement de 5 300 MWh la consommation d'énergie et de

350 000 $ la facture énergétique.

Cet exploit s'inscrit dans le programme de réduction de la

consommation d'énergie que la direction d'IBM poursuit depuis

quinze ans. «Les résultats déjà obtenus rendaient notre tâche

difficile, souligne Daniel Paré. Nous devions nous tourner vers

des techniques innovatrices à la fine pointe de la technologie. »

26 PLAN ; NOVEMBRE 2007


I

L'étincelle jaillit à la lecture d'un article, paru dans la revue PLAN

en octobre 2003 et intitulé Du nouveau dans l'air, dans lequel il

est question de la compagnie Enerstat et de l'utilisation des

matériaux à changement de phase (MCP). Daniel Paré s'empresse

de contacter l'ingénieur Stéphane Bilodeau, le jeune Ph. D. qui

a fondé Enerstat.

TRANSFERT D'ÉNERGIE

Les MCP sont des matériaux capables d'accumuler et de relâcher

de l'énergie en passant d'un état à un autre. Certains sont

naturels, comme la glace, qui passe de l'état solide à l'état liquide

à 0 °C; d'autres sont artificiels et ont des températures de fusion

variables, comme ceux qu'Enerstat a brevetés. Les MCP font

d'excellents conducteurs, contrairement à la glace qui est plutôt

un bon isolant, ce qui augmente l'efficacité de transfert thermique.

Une banque thermique de MCP artificiels peut par conséquent

être de plus petites dimensions et assurer un transfert

d'énergie plus rapide. Autre avantage, les MCP artificiels ne prennent

pas d'expansion en passant de l'état liquide à l'état solide.

Daniel Paré a profité de la nécessité de remplacer deux

refroidisseurs au fréon 12 d'une capacité de 2 000 tonnes pour

jumeler un refroidisseur à entraînement à vitesse variable (EFV)

de 1 500 tonnes à deux banques thermiques de MCP artificiels et

à un échangeur à plaques de 2 500 tonnes. « L'innovation, préciset-il,

réside dans le couplage de ces différents éléments et dans

l'utilisation de banques de MCP ayant des températures de fusion

différentes. Ces banques compensent pour le déficit de 1000 tonnes

et maximisent l'efficacité du système de refroidissement. »

Les banques thermiques sont installées sur une boucle secondaire

en amont et en aval du refroidisseur. La boucle en amont,

à 4 °C, sert à régulariser la charge au refroidisseur. Elle est toujours

en fonction et peut être déchargée ou rechargée plusieurs

fois par jour. Celle qui se trouve en aval, à -2 °C, est utilisée pour

supporter les fluctuations de grande amplitude et de longue

durée. Elle est déchargée ou rechargée une ou deux fois par jour.

Cette stratégie de stockage thermique, qui permet une opération

de nuit plus importante, confère au système son efficacité

énergétique, nous dit Daniel Paré : « Le fluide caloporteur - il

s'agit de glycol - qui circule dans les banques thermiques fournit

ou puise des kilowattheures thermiques en faisant changer

l'état du MCP, de liquide à solide ou de solide à liquide, suivant

les besoins de charge ou de décharge du système. La stratégie

Réservoirs extérieurs avec matériaux à changement de phases.

LA QUANTITÉ D'ÉNERGIE ÉCONO-

MISÉE ANNUELLEMENT TOTALISE

5 300 MWH ; LA RÉDUCTION DE LA

POINTE ÉLECTRIQUE ATTEINT 1 MW

ET LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE A

DIMINUÉ DE 350 000 $.

Daniel Paré, ing.

de stockage permet aussi d'optimiser le

système de refroidissement qui était en

place. Il procure maintenant 3 000 heures

par année de refroidissement gratuit supplémentaire

et permet une réduction de

puissance électrique. En outre, on note

une amélioration de plus de 45 % de l'efficacité

de la production d'eau refroidie.

Enfin, le système n'émet aucun gaz à effet

de serre et utilise les gaz frigorigènes les

moins nocifs. »

GAINS IMPORTANTS

Les gains réalisés sont importants : la

quantité d'énergie économisée annuellement

totalise 5 300 MWh ; la réduction de

la pointe électrique atteint 1 MW ; la facture

énergétique a diminué de 350 000 $ ;

le bilan des économies d'énergie de l'usine

de Bromont a fait un nouveau bon de 6 %.

« L'investissement de 3 millions de dollars

sera récupéré en sept ans en tenant compte

des programmes d'aide financière », indique

Daniel Paré, qui rappelle « qu'IBM Bromont

aurait dû, de toute façon, débourser près

de un million de dollars pour changer ses

vieux refroidisseurs ».

Plusieurs prix ont souligné cette réalisation,

dont le Prix d'innovation technologique

2006 de l'Association québécoise

pour la maîtrise de l'énergie et un Technology

Award dans la catégorie bâtiments

existants de l'American Society of Heating,

Refrigerating and Air-Conditioning Engineers

(ASHRAE). Ces distinctions ont permis

à IBM Bromont de faire partie du très

sélect réseau Écolectrique d'Hydro-Québec

qui regroupe les grandes entreprises reconnues

pour leur leadership et leur performance

exceptionnelle en matière d'efficacité

énergétique. «Nul doute que ce projet

majeur permettra d'ouvrir de nouvelles

portes dans le domaine de l'énergie et

du développement durable», se réjouit

Daniel Paré.

PLAN : NOVEMBRE 2007 : : 27


DOSSIER ÉNERGIE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

Une entreprise

montréalaise

a conçu un ingénieux

système de destruction

des déchets par arc

au plasma.

Par Jeanne Morazain


k

La marine américaine l'a adopté après

avoir participé à sa mise au point.

Carnival Cruise Lines l'a testé sur

ses hôtels flottants. Difficile de trouver

meilleures références pour le système

de destruction des déchets par arc au

plasma (PAWDS) fabriqué par PyroGenesis

Canada inc., une entreprise de Montréal.

«Parce que toute la chimie s'effectue

à haute température, notre système est

cinq fois plus petit qu'un incinérateur

classique et n'occupe que 64 m 2 , sur un seul

pont, explique l'ingénieure Gillian Holcroft,

directrice des opérations de PyroGenesis.

Léger et modulaire, il s'installe sans que

le navire soit en cale sèche. Il démarre et

s'arrête en quelques minutes, ne

nécessite aucun tri ou traitement

préalable des déchets

combustibles. Enfin, sa performance

environnementale est

excellente. »

GAZEIFICATION DES

DÉCHETS

Le PAWDS gazéifie les déchets

combustibles non dangereux

dans une tuyère à plasma,

après les avoir convertis en une

poussière inflammable hautement

réactive en utilisant un

broyeur à haute vitesse. Une

fois leur combustion complétée,

les gaz de synthèse produits

sont refroidis et nettoyés,

puis expulsés dans l'air ou récupérés,

notamment pour produire de

la vapeur dans une bouilloire. « D'abord

conçu pour les navires, le PAWDS peut

aussi être utilisé sur terre en complémentarité

avec le compostage et le recyclage,

ajoute Gillian Holcroft. Cela permettrait

de diminuer le transport de déchets sur de

longues distances et, par conséquent, de

duire les émissions de gaz à effet de serre. »

La tuyère à plasma et la technologie de

conversion des déchets en poussière inflammable

sont protégées par trois brevets.

PyroGenesis détient également trois

brevets sur un système de valorisation

de déchets par plasma (PRRS) conçu pour

traiter de nombreux types de déchets,

dont les déchets domestiques, industriels,

dangereux et ceux provenant du milieu

hospitalier.

La valorisation prend plusieurs formes :

un gaz de synthèse épuré qui peut ensuite

être utilisé dans une chaudière industrielle,

un moteur à combustion interne ou

une turbine à gaz pour produire de l'énergie ;

des vitrifiats stables et inertes sous forme

de granules servant d'agrégats pour la

construction des routes ou la fabrication de

bétons ou de tuiles ; des lingots métalliques.

TRIAGE AUTOMATIQUE

Il n'est pas nécessaire de trier les déchets ;

ils sont jetés en vrac ou en contenants

entiers scellés dans le four à arc électrique

ou pompés, s'ils sont liquides. « Le

triage se fait automatiquement dans la

fournaise, explique Gillian Holcroft. Par

«D'ABORD CONÇU POUR LES

NAVIRES, IL PEUf AUSSI ÊTRE UTILISÉ

SUR TERRE EN COMPLÉMENTARITÉ

AVEC LE COMPOSTAGE ET LE

RECYCLAGE. CELA PERMETTRAIT

DE DIMINUER LE TRANSPORT

DE DÉCHETS SUR DE LONGUES

DISTANCES ET, PAR CONSÉQUENT,

DE RÉDUIRE LES ÉMISSIONS DE GAZ

À EFFET DE SERRE. »

exemple, les éléments en plastique d'une

boîte de déchets biomédicaux scellée sont

gazéifiés alors que les objets en métal, plus

lourds, sont transformés en lingots. La

capacité du PRRS de valoriser aussi bien

les déchets dangereux que non dangereux

sans produire aucune cendre constitue un

atout, tout comme son fonctionnement très

économique puisqu'il s'autoalimente en

énergie et que l'excédent peut être revendu.

En Amérique, une municipalité qui traite

100 tonnes et plus de déchets par jour y

trouve son compte. En Europe, en raison des

coûts de l'énergie et des modes de mise au

rebut des déchets, un volume de 50 tonnes

par jour suffit. Pour les déchets dangereux,

le seuil est de dix tonnes par jour seulement »

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 29


DOSSIER ENERGIE ET DEVELOPPEMENT DURABLE

SANS SOUTIEN, PYROGENESIS POURRAIT

PERDRE LE LEADERSHIP MONDIAL QU'ELLE

DÉTIENT AU PROFIT DE CONCURRENTS

OFFRANT DES TECHNOLOGIES MOINS

PERFORMANTES ET MOINS SÛRES SUR

LE PLAN ENVIRONNEMENTAL.

Les systèmes de traitement des déchets de PyroGenesis Canada

inc. sont conçus et fabriqués sur mesure sur la rue William à

Montréal. En pleine croissance, l'entreprise compte à l'heure

actuelle une vingtaine d'employés, dont environ la moitié sont

ingénieurs en génie chimique, mécanique, électrique et automatisation.

À l'usine, les ouvriers fabriquent les torches à plasma et

font l'usinage des composantes des systèmes, à l'exception des

grosses pièces qui sont confiées à des sous-traitants québécois.

COMMERCIALISATION EN VUE

PyroGenesis a atteint une étape cruciale

de son développement. Le PAWDS est en

voie de s'imposer dans le secteur maritime.

À preuve, Northrop Grumman Newport

News, un fournisseur de navires, a signé

un contrat afin de l'utiliser sur un porteavions

présentement sur les planches à

dessin. Le PRRS est prêt pour la commercialisation.

Une autre innovation en

instance de brevet, un système très compact

baptisé Electric Garbage Can (EGC),

est au stade de la conception finale.

L'entreprise est à la recherche de partenaires

et d'investisseurs, nous dit Gillian

Holcroft : « Nous souhaitons un partenariat

avec la Ville de Montréal pour la

réalisation d'un projet de démonstration

de l'efficacité du PRRS sur une grande

échelle. Nous cherchons des investisseurs

pour financer une usine pilote pour

notre EGC. Nous avons besoin de vitrines

pour nos produits et de capitaux pour

répondre à une demande internationale

forte, favorisée par la lutte aux gaz à

effet de serre. Sans soutien, PyroGenesis

pourrait perdre le leadership mondial

qu'elle détient au profit de concurrents

offrant des technologies moins performantes

et moins sûres sur le plan environnemental.

La région de Montréal, elle,

serait privée des retombées économiques

et des nombreux emplois que la croissance

de PyroGenesis entraînerait. » •

Module 1 : Introduction à la sécurité des machines

Module 2 : Méthode d'analyse de risque

Module 3 : Conception et installation de protecteurs

Module 4 : Sélection et installation de dispositifs de sécurité

Module 5 : Sécurisation des convoyeurs

Module 6 : Conception de circuits de sécurité

Module 7 : Inspection des presses à métal

Module 8 : Sécurisation des presses à métal

Module 9 : Sécurisation des robots

Module 10 : Espaces clos

Module 11 : Cadenassage

À taux horaire : Accompagnement au développement

Chaque module est d'une durée de 3 heures. Le module 1 est donné gratuitement à nos bureaux.

Nos autres services :

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PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 30


BÂTISSEZ DES MARCHÉS PLUS VASTES.

Saviez vous que les exportations du secteur de la construction représentent 34 milliards de dollars de

l'ensemble du PIB du Canada? Et que les services professionnels et d'ingénierie exportés par le pays

s'élèvent à plus de 4 milliards de dollars par année? Vous souhaitez profiter au maximum de cet immense

marché? Exportation et développement Canada (EDC) peut vous aider. L'an dernier, la société a livré

des solutions d'affaires représentant plus de 6 milliards de dollars à au-delà de 800 exportateurs des

secteurs de la construction et de l'ingénierie. Découvrez comment EDC peut appuyer votre entreprise.

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Un monde d'opportunités à saisir DC


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DOSSIER ENERGIE ET DEVELOPPEMENT DURABLE

imm

Une firme se

spécialise dans la

conception de

systèmes thermiques

à haute efficacité

énergétique.

Par Jeanne Morazain

A

I

_dub

Synergétik, une entreprise d'ingénieurs-constructeurs de

Trois-Rivières fondée il y a dix ans par les ingénieurs

Laurent Richard et Daniel Juneau, se spécialise dans la conception

de systèmes thermiques à haute efficacité énergétique.

Son principal argument de vente, le rendement sur l'investissement.

« Lorsqu'un investissement de 100 000 $ entraîne des économies

annuelles de 20 000 $, le rendement sur l'argent investi est de

20 %, un rendement fort intéressant, explique Laurent Richard.

Si rien est fait, cinq ans plus tard, le système sera encore plus

vieux, toujours plus coûteux d'année en année, et il faudra probablement

songer à le remplacer. Le pire, c'est qu'au bout de cinq

ans, l'argent nécessaire à la réalisation du projet aura, de toute

manière, été dépensé à même le budget d'exploitation. »

Les milieux institutionnels visent la récupération des sommes

investies en sept ans ou moins. Au séminaire Saint-Joseph de

Trois-Rivières, une réalisation qui a gagné un Prix d'efficacité

énergétique du Canada en 2003, le remplacement du chauffage

à vapeur et la mise en place d'un réseau unique de distribution

ont coûté aux propriétaires 478 900 $ après déduction des subventions

et du prix de revente de certains équipements. Les

économies annuelles se chiffrent à 82 164 $ et l'investissement

a été remboursé en 5,8 ans, en excluant les coûts d'immobilisation.

Les milieux industriels sont moins patients et espèrent

récupérer leur mise en moins de deux ans. Cela peut s'expliquer,

selon Laurent Richard, étant donné que les procédés changent

rapidement et que les entreprises évoluent dans des contextes

très concurrentiels. Il est cependant important de mentionner

que, bien que la méthode du retour sur l'investissement soit un

bon guide, les méthodes de calcul de rentabilité que sont le taux

de rendement interne (TRI) ou de la valeur actuelle nette (VAN)

sont de meilleurs outils pour les décideurs de projet.

L'analyse des coûts reliés à la consommation de l'énergie

et à l'entretien des systèmes mécaniques et électriques d'un édi-

Laurent Richard, ing.

Interface graphique

pour le contrôle des

chaudières et du

système de chauffage

du pavillon Sagamie.

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B 15

PRESSION

PUISSANCE

DAS FEU |

HAUT FEU |

ALARME

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PSI

HP

PRESSION

PUISSANCE

HAS FEU »

HAUT FEU

ALARME

fice est un aspect essentiel de la tâche Odes

neuf employés de Synergétik, dont une

majorité sont ingénieurs. Cette analyse,

jumelée à la collecte de données à l'aide

d'instruments de mesure et de relevés effectués

sur place, permet d'établir le bilan

énergétique de l'édifice. C'est à partir de ce

bilan que l'on pourra constater l'impact des

améliorations conçues et évaluer les gains

énergétiques qui en découlent. « Comme

Synergétik garantit par contrat la performance

énergétique de ses réalisations,

ses ingénieurs doivent faire preuve de rigueur

dans l'établissement du bilan et être expérimentés

dans la conceptualisation de mesures

en efficacité énergétique, affirme Laurent

I

t

VAPEUR IIASSE PRESSION

• « J

CHAUFFERIE

CONSIGNE

VALVE

ZUNESALlU

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Richard. Si la garantie n'est pas respectée,

nous remboursons le client. »

Le meilleur moyen de produire le maximum

d'énergie à haute efficacité est

d'adopter une approche globale qui tient

compte de tous les éléments susceptibles

d'influer sur la consommation finale : la

source d'énergie (mazout, gaz, électricité,

vapeur, eau chaude, etc.), les usages

(chauffage, eau chaude, éclairage, etc.),

les équipements, l'utilisation et la tarification

(pointe, hors pointe, été, hiver), les

réseaux de diffusion, les possibilités de

récupération et de réutilisation de l'énergie,

les gains environnementaux. « Seule

une approche globale permet de détecter les

nombreux effets croisés, précise Laurent

Richard. Il ne s'agit pas de tout refaire : il est possible d'introduire

de nouveaux équipements dans un système existant. Le comportement

du nouvel ensemble est ensuite optimisé par des contrôles

automatiques numériques. La plupart des spécialistes dans le

domaine de l'efficacité énergétique sont aptes à proposer et à installer

de nouveaux équipements de production d'énergie thermique ;

le défi est cependant de les intégrer adéquatement au système

existant pour que les économies soient au rendez-vous et, surtout,

pour que les opérateurs puissent les utiliser sans inconvénients. »

Les gains pécuniaires les plus importants découlent de la mise

en place d'équipements plus performants, de l'optimisation du fonctionnement

des systèmes et de la substitution d'une forme d'énergie

à une autre, mesures qui engendrent la réduction de la consommation

finale. Le remplacement d'équipements vétustés accroît

l'efficacité du système en plus de réduire les frais d'entretien et

de maintenance.

Les gains environnementaux sont souvent

impressionnants. Ainsi, au pavillon

Sagamie de Chicoutimi, les émissions de

gaz à effet de serre ont chuté radicalement

par suite de l'élimination du mazout lourd.

Elles sont passées de 797 tonnes à 405

tonnes annuellement. La substitution a

aussi contribué à réduire les pluies acides

et le smog, en plus d'éliminer la fumée

noire et la fine poussière émise par l'ancienne

chaufferie. Si une bourse du carbone

existait, cette réduction des gaz à effet de

serre représenterait, à une valeur de 15 $

par tonne, un revenu de 6 075 $ par année.

Synergétik cherche de plus en plus à

intégrer les énergies renouvelables aux

PIAN : NOVEMBRE 2007 33


DOSSIER ÉNERGIE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

^mÊmmÊÊÊÊÊmmmÊÊmammÊ^mmÊÊmÊÊÊmÊÊÊÊÊÊÊ^mm

LA PLUPART DES SPÉCIALISTES DANS LE

DOMAINE DE L'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE SONT

APTES À PROPOSER ET À INSTALLER DE

NOUVEAUX ÉQUIPEMENTS DE PRODUCTION

D'ÉNERGIE THERMIQUE; LE DÉFI EST

CEPENDANT DE LES INTÉGRER ADÉQUATEMENT

AU SYSTÈME EXISTANT.

projets qu'elle pilote, souligne Laurent Richard : « Nous avons

acquis une certaine expertise dans l'utilisation de l'énergie

solaire, notamment avec les systèmes passifs tels que les murs

solaires. Nous nous intéressons auThermelec, un système mis

au point par l'ingénieur Alain Moreau, du Laboratoire des technologies

de l'énergie d'Hydro-Québec (LTE) à Shawinigan. Le

procédé consiste à chauffer des pierres lorsque l'appel de puissance

est inférieur à la puissance maximale enregistrée et à redistribuer

pendant d'autres périodes l'énergie emmagasinée, le

tout sans augmenter l'appel de puissance. Nous nous intéressons

aussi à la géothermie et sommes prêts à travailler en

partenariat avec des installateurs pour l'intégrer aux systèmes

thermiques que nous concevons. »

L'expertise de Synergétik est reconnue

sur le marché institutionnel québécois.

L'entreprise garde un œil ouvert sur

l'Ontario. Le marché industriel représente

actuellement environ 10 à 15 % du chiffre

d'affaires. Cette proportion va augmenter

s'il n'en tient qu'à Laurent Richard, qui est

vice-président, Développement des affaires :

«L'expertise que nous avons développée

dans le domaine institutionnel en rapport

avec la production d'énergie thermique,

que ce soit à vapeur ou à eau chaude, est

garante de ce que nous pouvons faire dans

l'industrie. Une installation de production

de vapeur de 400 HP, comme le système

que nous avons installé à l'oratoire

Saint-Joseph, peut aussi bien servir dans

une industrie. Nous proposerons la même

approche globale en tenant compte des

implications sur la fabrication et la chaîne

de montage. Le marché commercial, plus

particulièrement les édifices à habitations

multiples, est un domaine où l'expertise

de Synergétik peut aussi être mise à

contribution. »


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PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 34


Premier congrès international

sur l'ingénierie des risques

industriels CIRI 2007

Montréal (Québec) Canada

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les 17,18 et 19

• » décembre 2007

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Information générale

- , Ce congrès sur l'ingénierie des risques industriels se

m. déroulera à l'École de technologie supérieure située à

/ * Montréal (Québec) au Canada les 17, 18 et 19

» 'V"V ^ décembre 2007. Il vise à réunir les chercheurs et

praticiens oeuvrant dans le domaine des risques

industriels.

Les comptes rendus des conférences seront publiés

sous forme électronique.

Les meilleurs articles seront publiés dans la nouvelle

revue internationale bilingue sur les risques industriels

- - en ingénierie - IRI ( ngénierie des isques ndustriels).

Programme abrégé

Plus de 60 conférences seront présentées avec des chercheurs

A de renommée internationale :

Lundi 17 Décembre 2007

9 h 00 à 10 h 00, Aldemir T.., The Ohio State University (OSU), USA, "Dynamic Methodologies for Reliability and

Probability Risk Assessment (PRA)"

Mardi 18 Décembre 2007

8 h 30 à 10 h 00, Marras W.S., The Ohio State University (OSU), USA, "The Working Back"

Mercredi 19 Décembre 2007

8 h 30 à 9 h 30, Boileau R É., IRSST, « La recherche en SST au Québec »

Les principaux thèmes abordés lors de la conférence seront : la sécurité des machines et les équipements de protection, la sécurité

dans le nucléaire, la gestion des risques, la maintenance et la fiabilité, le contrôle des poussières et polluants, l'usinage propre,

la transmission des vibrations et le contrôle du bruit.

Frais d'inscription ou frais exposants : 600 $

Université du Québec

EREST

École de technologie supérieure Équipe de recherche

en sécurité du travail

1100, rue Notre-Dame Ouest

Montréal (Québec)

Information

Pour toute information et inscription en ligne, consultez le site :

www.ciri2007.etsmtl.ca ou contactez

les deux organisateurs : Marc Thomas, marc.thomas@etsmtl.ca

ou Frédéric Laville frederic.laville@etsmtl.ca

A


VIE UNIVERSITAIRE

Par Malika Daoud

Les étudiants en génie et la conscience environnementale

Trouver des solutions est l'essence même du travail de l'ingénieur.

À grand renfort de créativité, l'ingénieur cherche, innove, développe,

et ce, pour l'avancement de la société. Les grandes

réalisations du monde en témoignent chaque jour. Des pyramides

d'Égypte à la tour Eiffel de Paris en passant par la Place-Ville-Marie

de Montréal, les avancées technologiques ont été au rendez-vous,

en grande partie, grâce aux ingénieurs.

Mais à l'heure des grands bouleversements climatiques et environnementaux,

la communauté scientifique s'accorde sur le fait que

les ressources naturelles sont de plus en plus limitées. Le développement

durable est une nécessité absolue et, par la même occasion,

la contribution de l'ingénieur devient un impératif. C'est une réalité

que les étudiants en génie intègrent dans leur vie universitaire,

mais aussi dans leurs projets d'étude...

LE CLUB ÉVOLUTION

Le mot d'ordre de ce club et du projet de bolide est «plus de kilomètres

pour moins de carburant». La vitesse du prototype conçu

par une équipe multidisciplinaire varie de 25 à 40 km/h. La vitesse

n'est pas exceptionnelle pour le moment, mais le

but ultime consiste à utiliser le moins

de carburant possible. L'utilisation

efficace de l'essence est donc ^ ^ ^

de rigueur. « La technologie

existe déjà, souligne Simon- ÊÈ

Pierre Harvey, capitaine de «MSH^

l'équipe, elle est utilisable,

abordable. Nos participations N. i

aux compétitions Shell Ecomarathon

Americas et Supermileage

SAE, en sont les preuves.» La consommation

d'essence du projet de ces étudiants de l'École de technologie

supérieure est de 0,20 litre au 100 km. Imaginez faire Montréal-

Québec avec 500 ml d'essence ! Le souci de l'environnement se

situe à tous les niveaux de fabrication. Cette réalisation écologique

est entièrement gérée par des étudiants en génie. Par leur implication,

ces étudiants conçoivent le prototype, du système de direction à la

coque en fibres de carbone à grand renfort d'études aérodynamiques,

mais aussi d'études de coûts. Car le prototype doit être le plus

léger possible, être en mesure de tourner à l'intérieur d'un arc de

5 m de rayon, être équipé d'un système d'arrêt d'urgence, supporter

un charge de 70 kg en plus du poids du pilote, pour finalement

être en mesure de s'immobiliser en 4 m. à partir d'une vitesse

de 40 km/h.

«Cette implication nous permet de voir une autre facette de la

profession d'ingénieur, rappelle Simon-Pierre Harvey, facette où l'on

réalise que les moindres de nos gestes ou de nos décisions ont

des répercussions sur l'environnement. Pour nous, tout doit

être recyclé et recyclable tout en optimisant les procédés. » Pour

plus d'information sur le projet «Évolution», rendez-vous au

http://clubetud.aeets.com/evolution/

LE GÉNIE DE L'UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE TOURNE AU VERT

Génie-Vert est un regroupement d'étudiants en génie de l'Université

de Sherbrooke. Les projets se veulent locaux, comme les 5 @ 8 écologiques,

avec un objectif de zéro déchet, mais aussi internationaux

avec, par exemple, la conception d'une éolienne pour

pallier les problèmes d'approvisionnement

en eau potable et en électricité

dans la campagne malgache.

«Nous concevons actuellement

le deuxième prototype

d'une éolienne, souligne

Karine Dionne, responsable

des communications de ce

projet. Il est essentiel qu'elle corresi

réalité de Madagascar. Nous

travaillons en collaboration avec les Hautes Études

Chrétiennes de Management et de Mathématiques Appliquées

(HECMMA) de sorte que notre prototype soit commercialisable sur

place. Il ne faut pas oublier que les ressources technologiques et

matérielles sont limitées, nous devons donc conjuguer avec ce

paramètre supplémentaire au moment de notre étude technique,

financière et économique.»

L'équipe est formée d'une dizaine d'étudiants (génie mécanique,

électrique et civil). Au moment de la conception, rien n'est laissé au

hasard. Karine Lavertu, étudiante au doctorat en génie mécanique,

est déjà allée à Madagascar pour évaluer les procédés et les matériaux

disponibles et fournir l'instrumentation permettant de mesurer la

distribution des vitesses du vent. L'éolienne, d'un diamètre de 3 m,

devrait atteindre une vitesse nominale de rotation de 530 RPM pour

une puissance de 1,5 kW. L'installation du prototype est prévue pour

l'été 2009 dès lors que les tests effectués au Québec seront concluants.

« La conscience de la protection de notre environnement est une

préoccupation de plus en plus présente chez les étudiants en génie,

conclut Karine Dionne, les gestes posés se veulent plus responsables

et l'engagement plus franc, d'où la création d'une nouvelle division

d'Ingénieurs sans frontières à l'Université de Sherbrooke.»

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 36


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n

SIGNATURE NUMÉRIQUE

La signature numérique a fait du chemin

depuis son lancement Par Chantai Côté, notaire, et Claude Lizotte, ingénieur

D

epuis le lancement du service de signature

numérique auprès des ingénieurs du

Québec, il y deux ans, plusieurs organisations

ont résolument intégré la signature numérique

à leur processus d'authentification. Il va

sans dire que sécurité et conformité sont

devenues indissociables. L'utilisation de la

signature numérique permet non seulement de

répondre aux obligations déontologiques des

ingénieurs en matière de conformité, mais les

protège des menaces liées à l'usurpation

d'identité ou du titre professionnel et à la

modification de leurs documents d'ingénierie

sur support technologique.

Au-delà des raisons de conformité et de

sécurité qui incitent les organisations à utiliser

la signature numérique, il y a les raisons d'affaires.

Les organisations qui se tournent vers cette

solution le font en vue d'améliorer leur service

et de tirer profit de cette technologie. Si, au

lancement, la solution n'offrait pas de logiciel

facilitant l'intégration du produit, il en est tout

autrement aujourd'hui. Voyons de quelle manière

le produit offert s'est adapté aux besoins

des ingénieurs et comment celui-ci s'inscrit maintenant

comme un incontournable à l'exercice de

la profession.

L'ORDRE PRÉPARE LE TERRAIN : JUIN 2001

Afin de clarifier l'acte professionnel que constitue

l'authentification des documents d'ingénierie,

notamment ceux sur support technologique, de

permettre et d'encadrer l'usage de la signature

numérique à l'exercice de la profession, l'Ordre

publiait en 2001 ses Directives pour l'authentification

de documents d'ingénierie et adoptait

un Règlement modifiant le Code de déontologie

des ingénieurs. Ces modifications visaient à

adapter les façons de faire de l'ingénieur, entre

autres en regard des documents sur support

informatique, de manière à assurer la protection

du public.

LANCEMENT : JUIN 2005

L'importance prise par les technologies de

l'information pour appuyer les organisations

appelle à l'excellence en matière de fiabilité des

systèmes de façon à assurer la conformité visà-vis

de la réglementation. Partant de ce fait,

l'Ordre lançait un appel d'offres public en juin

2004 pour retenir les services d'un fournisseur

qui offrirait aux ingénieurs un outil de signature

numérique répondant aux exigences de la Loi

concernant le cadre juridique des technologies

de l'information, ainsi que celles prévues aux

Directives pour l'authentification de documents

d'ingénierie. L'Ordre a retenu les services de

Notarius pour un mandat de deux ans, assujetti

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 38

d'une année supplémentaire pour l'exploitation

du service de signature numérique destiné aux

ingénieurs du Québec. Cette signature devenait

donc la seule signature numérique reconnue

par l'Ordre et Notarius le seul fournisseur

officiellement autorisé.

AUTOMNE 2005 : COLLABORATION AVEC

TEKNIKA HBA ET DÉVELOPPEMENT DE

CONSIGNO

Au début, l'adhésion au service de signature

numérique nécessitait aussi l'achat de la suite

de logiciel Adobe Standard ou Professionnel.

En effet, aucun logiciel permettant de convertir

et de signer des fichiers en format PDF n'était

fourni avec l'offre de service de Notarius. Cet

investissement, additionnel à l'adhésion au

service, pouvait s'avérer très coûteux dépendamment

du nombre d'utilisateurs. C'est la

raison principale pour laquelle les plus grandes

firmes de génie-conseil hésitaient à se lancer.

Par ailleurs, la signature numérique suscitait

l'intérêt de plus petites firmes de génie dont

le déploiement avait moins d'impact financier

en raison du nombre restreint d'usagers et de

la grosseur de la firme.

Un premier déploiement pilote de la signature

numérique a été entrepris chez Teknika

HBA, à l'automne 2005, avec un groupe

pionnier composé de 33 ingénieurs, à l'aide

du logiciel Adobe Standard. En raison de la taille

de la firme, de ses exigences particulières et

de son infrastructure technologique, cette

approche n'a pas été retenue par Teknika HBA.

La décision a été motivée par des considérations

financières à l'égard du coût d'achat des

licences d'Adobe Standard (environ 300 $ par

personne) et par certains inconvénients relevés

dans les processus de gestion de l'entreprise

au cours de l'application de la signature numérique

avec Adobe Standard. Étant donné l'envergure

de la firme et le nombre d'établissements

concernés, il était primordial pour Teknika HBA

de s'assurer de la convivialité et de la facilité

d'implantation de la signature numérique à un

coût intéressant.

Notarius a alors décidé de concevoir et de

déployer sa «Trousse de signature numérique»

en y incluant un logiciel, ConsignO, permettant

la conversion et la signature des fichiers PDF.

Par ses fonctionnalités, ConsignO venait simplifier

l'intégration aux systèmes d'informations

et aux processus existant au sein des entreprises.

Teknika HBA a gracieusement offert sa

collaboration à Notarius au cours de toutes les

étapes requises pour mettre au point ConsignO.

Un nouveau groupe pilote de dix ingénieurs

a ainsi été mandaté pour en faire l'essai. Leurs

commentaires et suggestions ont permis de

procéder à d'autres ajustements et une version

améliorée a été produite. Ainsi, le degré de

facilité d'intégration et de convivialité offert

par le logiciel ConsignO a été déterninant dans

la décision de Teknika HBA de déployer la

signature numérique à l'ensemble de ses

succursales.

UN OUTIL EFFICACE, CONTRIBUANT AU

BON RENDEMENT DES SERVICES DES

INGÉNIEURS

La performance est au cœur des enjeux des

entreprises. Pour demeurer concurrentielles,

elles doivent afficher un bon rendement dans

tous les aspects de leurs opérations. La Trousse

de signature numérique peut y contribuer

puisqu'elle permet de répondre à leurs

nouveaux défis et à leurs besoins d'affaires.

L'intégration de la signature numérique permet

de faire mieux, plus vite et à moindre coût en

duisant les délais et les frais d'administration

reliés notamment à l'impression, à l'envoi et à

l'archivage des documents sur support technologique

de l'entreprise.

UN AVENIR PROMETTEUR

À ce jour, les firmes qui ont déployé le service

à la grandeur de l'entreprise y ont trouvé leur

compte et y sont demeurées fidèles. Par ailleurs,

des firmes de génie-conseil ont, soit lancé des

essais pilotes (ce que Notarius leur recommande

d'ailleurs de faire en premier lieu), soit

confirmé avec Notarius un échéancier pour le

faire. Des organisations publiques et parapubliques

de grande taille sont actuellement

en négociations avec Notarius quant au

déploiement de l'outil de signature numérique,

à la suite des pilotes qui se sont révélés concluants

pour elles.

L'admission de Notarius à titre de membreassocié

fournisseur de l'Association des

ingénieurs-conseils du Québec (AICQ) en juin

2007 témoigne de la reconnaissance du

processus d'authentification numérique au sein

de l'industrie du génie-conseil. On reconnaît que

le produit est adapté à l'industrie et qu'il répond

à des enjeux d'affaires concrets.

Ce qui s'amorce au Québec en matière

d'authentification numérique en ingénierie

attire aussi l'attention d'associations professionnelles

d'ingénieurs ailleurs au Canada.

Une autre preuve que le génie québécois est

à l'avant-garde. L'objectif de départ de l'Ordre

aura suscité la mise en œuvre de mesures plus

rigoureuses au profit de ses membres et du

public, conséquence heureuse de la

conformité !


Q r N O T A R i U S

——- Au service des professionnels Pourquoi faire le

Au-delà de la conformité, les raisons d'affaires

É SCIAI/'

L'authentification traditionnelle s'apprête-t-elle à connaître à son tour une

révolution numérique? Il y a des signes qui ne trompent pas, telle que la

décision d'une des plus grandes firmes d'ingénierie au Québec d'implanter

la signature numérique à l'ensemble de son entreprise. L'implantation de la

signature numérique chez Teknika HBA est un tournant dans le monde de

l'ingénierie. Pour que cette révolution vers le numérique ait lieu, ^ ^ —T^S^'jfi

plusieurs éléments doivent être réunis. Au-delà de la conformité, l'outil

^

d'authentification doit rendre le processus plus rapide, plus

efficace, plus conviviale et plus économique que le papier.

-, q


F Une collaboration profitable à tous

JE

Développé en étroite collaboration avec

Teknika HBA, le logiciel ConsignO, inclut

dans la Trousse de signature numérique de

Notarius, offre un niveau de performance sans

précédent permettant un déploiement réussi.

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Une solution d'affaires à valeur ajoutée

La signature numérique est une solution sécurisée permettant :

y

HP

La signature par lots de plusieurs documents

et par plusieurs ingénieurs.

/ La signature à distance (le signataire peut signer numériquement

des documents sans avoir à être physiquement présent

dans les locaux de l'entreprise).

L'archivage sur support technologique.

/ La soumission, la lecture et la signature d'un document

quel que soit son format d'origine.

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et des frais de transmission et d'archivage.

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aux bénéfices des ingénieurs du Québec.

Ordre

I des ingénieurs

du Québec


LÉGISLATION ET JURISPRUDENCE

UNE LIMITATION EST LOURDE DE CONSÉQUENCES :

soyez compétent, intègre et vigilant

Etre limité dans un ou plusieurs champs de pratique

(mécanique, électricité, champs d'épuration, etc.)

ainsi que dans les actes constituant l'exercice de la

profession (consultations, avis, mesurages, tracés,

rapports, calculs, etc., inspection et surveillance des travaux) est

lourd de conséquences pour l'ingénieur. Cependant, c'est une

des voies pour assurer la protection du public. Elle est donc

essentielle et déterminante.

L'article 23 du Code des professions prévoit la fonction de

chaque ordre qui doit assurer la protection du public en contrôlant

notamment l'exercice de la profession.

Par ailleurs, la législation est claire quant à la compétence

requise. Les articles 3.01.01. et 3.02.01. du Code de déontologie

prévoient dans un premier temps qu'« avant d'accepter un mandat,

l'ingénieur doit tenir compte des limites de ses connaissances

et de ses aptitudes ainsi que des moyens dont il peut disposer

pour l'exécuter». Puis, que « l'ingénieur doit s'acquitter de ses

obligations professionnelles avec intégrité. »

Enfin, en vertu de l'article 3.02.02. du Code de déontologie,

« [l']ingénieur doit éviter toute fausse représentation concernant

sa compétence ou l'efficacité de ses propres services et de

ceux généralement assurés par les membres de sa profession. »

C'est à la suite d'une inspection professionnelle de l'exercice

de la profession ou d'une plainte déposée par un client ou toute

autre personne auprès du Comité d'inspection professionnelle (CIP)

que s'ouvre une enquête. Évidemment, le CIP évaluera préalablement

le bien-fondé de la plainte avant de procéder à une enquête.

Le CIP peut être assisté d'inspecteurs, d'enquêteurs et

d'experts et « procède notamment à la vérification [des] dossiers,

livres, registres, médicaments, poisons, produits, substances,

appareils et équipements [des membres] relatifs à cet exercice

ainsi qu'à la vérification des biens qui leur sont confiés par leurs

clients ». Le CIP peut agir de sa propre initiative ou à la demande

du Bureau de l'Ordre afin d'effectuer une enquête sur la compétence

professionnelle de tout membre de l'ordre (article 112

du Code des professions).

L'ingénieur visé recevra de la part du secrétaire du comité,

au moins 14 jours avant la date de vérification du comité, un

avis à cet effet (article 13 du Règlement sur le comité d'inspection

professionnelle).

L'ingénieur visé par le CIP ne doit pas entraver de quelque

façon que ce soit le déroulement de l'inspection professionnelle.

Il doit répondre avec diligence aux demandes du CIP. Il ne doit

pas avoir de réticences ou faire de fausses déclarations, refuser

de lui fournir un renseignement ou un document relatif à une

vérification ou à une enquête tenue en vertu du présent code

ou refuser de lui laisser prendre copie d'un tel document (article

114 du Code des professions).

Toutefois, l'ingénieur visé peut être présent ou se faire

représenter par un mandataire (article 17 du Règlement sur

le comité d'inspection professionnelle) lors de l'inspection

professionnelle.

Si, par la suite, une enquête particulière sur la compétence

professionnelle est instituée, c'est qu'il y a des motifs de croire

à l'incompétence de l'ingénieur visé (article 19 du Règlement

sur le comité d'inspection professionnelle).

Il recevra, au moins 5 jours francs avant la date de l'enquête,

par l'entremise du secrétaire du comité un avis à cet effet (article

20 du Règlement sur le comité d'inspection professionnelle).

L'ingénieur visé, son employeur, son mandataire ou son

préposé devra donner accès à ses dossiers, livres, registres ainsi

qu'à tout bien qui lui a été confié par un client (article 21 du

Règlement sur le comité d'inspection professionnelle).

Par ailleurs, le comité peut demander à une personne

d'attester sous serment ou de signer une déclaration (article 22

du Règlement sur le comité d'inspection professionnelle)

L'ingénieur visé ou un témoin a le droit de se faire représenter

par avocat (article 28 du Règlement sur le Comité d'inspection

professionnelle de l'Ordre des ingénieurs du Québec)

De plus, le CIP informe le syndic (Comité de discipline)

lorsqu'il a des motifs raisonnables de croire qu'un professionnel

a commis une infraction aux dispositions du Code des professions,

de la Loi sur les ingénieurs ou de ses règlements (article

116, 2 e alinéa du Code des professions).

Dans le cadre d'une enquête particulière, si l'incompétence

de l'ingénieur visé est constatée dans un ou plusieurs champs

de pratique, le CIP peut recommander, en indiquant les motifs,

au Bureau de l'Ordre (à l'Ordre des ingénieurs du Québec, c'est

le Comité administratif, par une délégation de pouvoirs du

Bureau, qui traite les dossiers de l'article 55 du Code des professions)

« d'obliger un membre de l'ordre à compléter avec succès

un stage ou un cours de perfectionnement ou de l'obliger

aux deux à la fois et de limiter ou de suspendre le droit de ce

membre d'exercer ses activités professionnelles jusqu'à ce que

ce membre ait rencontré cette obligation » (article 55, alinéas 1,

2 et 113 du Code des professions).

Le CIP peut recommander au Comité administratif d'interdire

à l'ingénieur visé de poser quelque acte professionnel que ce

soit, notamment de donner des avis, consultations, faire des

mesurages, tracés, préparer des rapports, calculs, études, dessins,

plans, devis, cahiers des charges dans ce domaine. Celui-ci

devra également éviter d'inspecter ou de surveiller des travaux.

Par la suite, le Comité administratif entérinera les recommandations

du CIP en donnant préalablement à l'ingénieur

l'occasion de faire valoir ses représentations soit oralement,

soit par écrit.

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 40


On ne signe pas et on ne

scelle pas dans des champs

de pratique où on n 'a pas

la compétence requise.

La durée du stage et du cours de perfectionnement est d'un

an de formation pratique, ou de 250 heures de cours ou d'assistance

à des conférences ou des séminaires, ou de 1000 heures

d'études ou de travaux de recherche (article 2.05 du Règlement

sur les stages de perfectionnement des ingénieurs). Si l'ingénieur

visé ne peut satisfaire à cette obligation, le Comité administratif,

à la suite des recommandations du CIP, constatera un échec.

S'il y a des échecs répétés, une limitation définitive sera éventuellement

prononcée suivant le même processus.

Il y a limitation définitive de l'ingénieur visé dans un ou plusieurs

champs de pratique quand celui-ci accumule des échecs

et ne satisfait pas à l'obligation de réussite du stage ou du cours

de perfectionnement assorti d'une limitation ou d'une suspension.

C'est alors que le Comité administratif peut, après avoir

donné au professionnel l'occasion de faire valoir ses représentations

écrites, le radier ou limiter définitivement son droit

d'exercer les activités professionnelles. Cette décision qui lui est

signifiée peut être portée en appel devant le Tribunal des professions

(article 55, alinéa 3 du Code des professions).

L'ingénieur recevra par signification ladite décision du comité

administratif. Cette décision prendra effet 30 jours après la

signification à l'ingénieur (article 4.03 du Règlement sur les stages

de perfectionnement des ingénieurs). La décision est sans appel.

Pour le stage, l'ingénieur visé devra soumettre au CIP, selon

la politique de l'Ordre, le choix de deux maîtres de stage. Le maître

de stage choisi devra présenter au CIP à la fin du stage un rapport

documenté indiquant si l'ingénieur a acquis les connaissances

lui permettant d'atteindre les objectifs énoncés

précédemment. Il devra aussi faire état des progrès de l'ingénieur

en présentant, tous les quatre mois, un rapport au Comité

d'inspection professionnelle tel qu'il est défini dans le document

intitulé « Guide du maître de stage - Stage de perfectionnement ».

Par la suite, la décision du Bureau de limiter le droit d'exercice

d'un ingénieur soumis à un stage ou à un cours de perfectionnement

sera transmise le plus tôt possible, le cas échéant, à

l'employeur (article 3.02. du Règlement sur les stages de perfectionnement

des ingénieurs).

La publication des décisions du Comité administratif à la suite

des recommandations du CIP concernant la limitation ou les limitations

dans plusieurs champs d'exercice se fait par l'intermédiaire

de PLAN ainsi que sur le site Internet de l'Ordre.

D'où l'importance pour un ingénieur d'être vigilant dans sa

pratique. Il doit oeuvrer dans un champ ou des champs de pratique

qui sont les siens et où il a acquis les compétences suffisantes.

Il en est de même pour l'apposition du sceau et de la

signature sur les plans et devis. On ne signe pas et on ne scelle

pas dans des champs de pratique où on n'a pas la compétence

requise. Un ingénieur ne devrait jamais se sentir obligé, quelles

que soient les circonstances, à œuvrer dans un champ de pratique

où il n'a pas les compétences requises.

Résumons les conséquences : être limité dans un ou plusieurs

champs de pratique, être obligé de suivre avec succès des stages

et des cours de perfectionnement, être limité définitivement après

des échecs répétés quant à l'obligation de réussir stage et cours

de perfectionnement et voir la décision du Comité administratif

annoncée sur Internet et dans la revue PLAN.

Par ailleurs, l'ingénieur visé risque de se retrouver non seulement

devant le Comité d'inspection professionnelle (CIP) mais

aussi devant le Comité de discipline.

Également, l'ingénieur visé engagerait sa responsabilité professionnelle

quant aux erreurs ou défauts d'expertises ou plans

qu'il a pu fournir et d'un manquement dans la direction ou dans

la surveillance des travaux. Il pourrait donc être l'objet de poursuites

civiles très coûteuses.

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INFRASTRUCTURES

ANALYSE COMPARATIVE DES RECOMMANDATIONS DE L'ORDRE, DE LA CEVC ET DES ORIENTATIONS DU GOUVERNEMENT (MTQ)

L'analyse rapide ci-dessous met en parallèle les recommandations présentées par l'Ordre à la Commission d'enquête sur le viaduc de la Concorde (CEVC) (mémoire

remis le 31 juillet 2007), celles de la CEVC (rapport publié le 18 octobre 2007) et les orientations du gouvernement - ministère des Transports du Québec (MTQ

- Plan de modernisation des infrastructures annoncé le 19 octobre 2007). Les extraits des documents de la CEVC et du MTQ sont en caractères italiques. Pour consulter

le texte intégral de ces documents, visitez les sites web indiqués ci-dessous.

RECOMMANDATIONS DE L'ORDRE

oiq.qc.ca (sous Documentation)

1. Que la construction ou l'installation de tout ouvrage

d'ingénierie complexe, ou critique sur le plan de la sécurité,

soit obligatoirement effectuée sous la surveillance

d'un ingénieur. Il doit en être de même pour toute intervention

faite au coure de la vie de l'ouvrage et susceptible

d'avoir un impact sur la sécurité.

2. Que soient mis en place des systèmes permettant

de retracer la nature de tous les actes professionnels

d'ingénierie effectués sur un ouvrage de même que les

responsables.

3. Que les gestionnaires d'infrastructures, municipalités

et ministères, soient tenus de produire un plan

d'intervention à long terme pour leurs infrastructures,

mis à jour périodiquement

4. Que les gestionnaires d'infrastructures soient tenus

de produire une évaluation de l'état des infrastructures

mise à jour sur une base régulière et de transmettre

cette évaluation à l'organisme public à être formé.

5. Que le rôle et les responsabilités des ressources techniques

et professionnelles, notamment les ingénieurs,

dont devront se doter les municipalités, soient inscrits

dans les lois qui définissent et encadrent les devoirs,

responsabilités et pouvoirs des municipalités.

6. Que le gouvernement du Québec, de concert avec

ses partenaires fédéral et municipaux, inscrive ses programmes

d'entretien, de réhabilitation et de remplacement

d'infrastructures dans un plan décennal

d'investissements mis à jour annuellement, géré par un

organisme public auquel se rapporterait l'ensemble des

ministères et entités gouvernementales concernés.

7. Que soit utilisé le devis à obligation de performance

(DOP) dans les municipalités et les ministères; que

soient mises en place des mesures de contrôle et de

suivi afin de mieux connaître le potentiel et les limites

de cet outil; et que soit développée l'expérience sur son

utilisation.

8. Que soit revu le mode d'attribution de mandats

d'ingénierie dans les municipalités, selon les pistes de

solutions suivantes :

• prépondérance de la compétence et de l'expertise

du soumissionnaire et de la qualité de sa proposition

;

• compétence technique du donneur d'ouvrage ;

• négociation des honoraires en dernier lieu.

9. Que soit institué un organisme public centralisé et

fort, dont le mandat serait de :

• favoriser le développement et l'harmonisation des

règles de l'art;

• établir et appliquer des règles de préparation et de

présentation des plans d'intervention et d'évaluation ;

• suivre l'application des plans d'intervention;

• recevoir des plans d'investissements à long terme

et en assurer le suivi;

• assister les donneurs d'ouvrage dans l'application

du DOP et des règles d'attribution de mandats

d'ingénierie;

• faire rapport au gouvernement de l'état général de

la gestion des infrastructures et faire les recommandations

appropriées, notamment en ce qui a trait

aux investissements.

RECOMMANDATIONS DE LA CEVC

cevc.gouv.qc.ca

Revoir l'encadrement juridique relatif à la

conception, à la construction et à la surveillance

des travaux de construction.

Établissement de plans tel que construit.

Un ingénieur certifie que l'ouvrage d'art a été

construit conformément aux plans et devis.

Établissement de plans « tel que construit».

Remise de toute la documentation afférente

à la réception de l'ouvrage.

Obligation de conservation attribuée au maître

de l'ouvrage.

Certification de l'ouvrage : implique la surveillance

de la construction par un ingénieur.

Pas de mention sur les travaux subséquents.

Le programme ne couvre que les ouvrages

d'art.

Les municipalités de plus de 100 000 habitants

sont exclues.

Accent sur la gestion à long terme.

La Commission favorise la gestion transparente.

L'établissement de priorités et la programmation

pluriannuelle des travaux (selon la CEVC)

reposent sur une évaluation des ouvrages.

La création d'une agence centralise les ressources

nécessaires pour les ouvrages d'art.

Rapatriement de la responsabilité transférée

par le gouvernement en 1993 pour les villes

de moins de 100 000 habitants.

Maintien de budgets constants et prévisibles

sur au moins 10 ans.

Développement sur des bases durables des

industries du génie-conseil et de la construction.

(...) envisager la contribution possible du

secteur privé à la réalisation d'opérations

d'envergure dans la sécurisation à long terme

du parc des infrastructures, tout en soulignant

que cette contribution devrait être

assortie de précisions contractuelles quant à

l'atteinte d'objectifs de performance.

Politique d'octroi des mandats de génieconseil

basée sur la compétence.

Cette recommandation ne fait l'objet d'aucune

mention de la CEVC.

ORIENTATIONS DU MTQ

mtq.gouv.qc.ca

L'Agence disposera de la capacité contractuelle

lui permettant de répondre aux

recommandations formulées par la CEVC.

Amélioration du processus de sun/eillanœ

des chantiers (...)

L'Agence mettra en place des systèmes de

traçabilité de tous les actes professionnels

et de toutes les interventions (...).

Un tel système doit comprendre des plans «tel

que construit », signés et scellés, ce qui implique

une surveillance par l'ingénieur signataire.

Mise en place de systèmes de traçabilité de

tous les actes professionnels et de toutes les

interventions dans un dossier unique

numérisé pour chaque structure (. . .).

L'Agence fera l'inspection, l'entretien, la réfection

et le remplacement des ouvrages d'art.

On parle aussi d'une programmation stable,

établie sur plusieurs années, et de choix des

interventions guidé par des principes économiques

et techniques rigoureux. Cela suppose

que des plans d'intervention soient préparés.

Inspiré des meilleures pratiques (...) de

l'information permanente sur l'état du réseau

routier et le suivi des travaux.

Au sein de l'Agence, consolidation et maintien

d'un noyau fort d'expertise, accroissement de

la recherche et accent mis sur la formation.

Le MTQ accepte la recommandation de la

CEVC concernant le rapatriement des responsabilités

des petites municipalités

Programmation stable, établie sur plusieurs

années (de 10 à 15 ans) afin d'assurer la

pérennité des infrastructures.

Référence sur des interventions tout au long

du cycle de vie des ouvrages.

Le gouvernement met en place des programmes

de résorption du défiât d'entretien sur 15 ans.

(...) l'Agence disposera de la capacité

contractuelle lui permettant de répondre

aux recommandations formulées par la

CEVC.

(...) l'Agence disposera de la capacité

contractuelle lui permettant de répondre

aux recommandations formulées par la CEVC

L'Agence annoncée n'est pas un organisme

de contrôle. Elle assume au contraire des

responsabilités de donneur d'ouvrage.

Ses activités d'entretien, de réfection et de

remplacement devraient, du point de vue de

l'Ordre, être contrôlées par un organisme

indépendant.

COMMENTAIRES DE L'ORDRE

C'est conforme à la recommandation

de l'Ordre, en regard des ouvrages

d'art seulement.

Il faut maintenant donner suite aux

intentions annoncées et amorcer le

processus de modification des lois et

règlements, notamment la Loi sur les

ingénieurs.

C'est conforme à la recommandation

de l'Ordre, en regard des ouvrages d'art |

seulement.

Le gouvernement donne suite à la recommandation

de l'Ordre pour des ouvrages

d'art.

Toutefois, cela ne règle en rien le cas des

infrastructures autres que les ouvrages

d'art, notamment les routes et les infrastructures

urbaines souterraines.

Le gouvernement joue la carte de la

transparence. C'est conforme à l'esprit de

la recommandation de l'Ordre.

Le MTQ met l'accent sur les ressources I

et l'expertise et reprend la responsabi-1

lité de l'ensemble des ouvrages d'art. |

Les villes de 100 000 habitants et plus I

n'ont cependant pas accès à l'expertise i

et à la vigilance de l'Agence.

L'essentiel de la recommandation de i

l'Ordre est suivi en ce qui concerne I

l'investissement à long terme, mais il i

n'est pas prévu de vérification indépen- i

dante.

On s'engage dans la voie d'exigences de B

qualité et de performance à plus long g

terme.

La recommandation de l'Ordre a été suivie

en ce qui concerne les ouvrages d'art.

Cependant, les municipalités sont encore

tenues d'appliquer des méthodes de

sélection avec prépondérance au prix,

alors que celles de 100 000 habitants et

plus sont responsables, au même titre que

l'Agence, de leurs ouvrages d'art.

La recommandation de l'Ordre n'est pas

suivie.

Le rôle de l'organisme de contrôle préconisé

par l'Ordre n'est pas que technique.

Il touche également à la gestion

des infrastructures.

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 42


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ENCADREMENT PROFESSIONNEL

Par J.A. René Bourassa, ing.

Inspecteurs et

enquêteurs recherchés

L'Ordre des ingénieurs du Québec aura besoin, à

compter du début de 2008, d'ingénieurs d'expérience

pour occuper les fonctions d'inspecteur et d'enquêteur

pour son Programme de surveillance générale de

l'exercice de la profession. Il s'agit essentiellement de postes

contractuels et à temps partiel que les candidats retenus pourront

occuper au rythme de leur disponibilité.

L'appel de candidature officiel, ouvert à tous, peu importe

la région, paraîtra dans les éditions de janvier-février 2008 du

magazine PLAN et du Bulletin du Service carrière du Réseau

des ingénieurs du Québec. Les candidats choisis recevront

une formation qui les aidera à jouer pleinement leur rôle d'inspecteur

ou d'enquêteur.

L'inspecteur est appelé à rencontrer des confrères de tous

les domaines de pratique, dans leur milieu de travail et un peu

partout en province. Cela constitue l'occasion de découvrir les

multiples spécialités du génie ainsi que les conditions de pratique

d'autres ingénieurs. L'inspecteur est également appelé à

partager son expérience de travail avec d'autres ingénieurs, un

échange qui ne peut qu'être enrichissant de part et d'autre. Quant

à l'enquêteur, il est appelé à exploiter à fond ses connaissances

techniques et son expérience approfondie en appui à

la mission de protection du public du Comité d'inspection

professionnelle.

TACT ET FERMETÉ

L'inspecteur agit principalement en prévention. Dans le premier

volet de sa visite, il rencontre, souvent en groupe, les ingénieurs

habituellement ciblés sur une base aléatoire. Sa rencontre vise

à les informer et à les sensibiliser aux lois et règlements qui

régissent la pratique du génie. Le deuxième volet vise à obtenir

un aperçu des façons de faire de chaque ingénieur.

L'enquêteur est celui qui intervient auprès de l'ingénieur qui

a fait l'objet d'un signalement sur des lacunes importantes

alléguées au plan de ses compétences. Il rencontre l'ingénieur

afin d'examiner en profondeur sa pratique. Il vérifie les dossiers

de l'ingénieur et tente de déterminer si celui-ci respecte bien

les règles de l'art ainsi que les règlements propres à la pratique

du génie, par exemple en ce qui concerne la tenue de dossiers

ou encore l'utilisation de normes à jour.

Dans ce contexte, il est facile de comprendre pourquoi

l'Ordre recrute des inspecteurs et des enquêteurs qui ont certaines

facilités en matière de relations interpersonnelles. Ils

doivent faire preuve de tact tout en demeurant fermes.

L'ouverture d'esprit, la curiosité, l'objectivité, l'intégrité, la rigueur

intellectuelle et la facilité d'expression et de rédaction en

français constituent d'autres aptitudes fort utiles tant pour

l'inspecteur que pour l'enquêteur.

Que ce soit pour remplir les fonctions d'inspecteur ou

d'enquêteur, les candidats recherchés par l'Ordre possèdent

nécessairement une bonne expérience et des connaissances

à jour dans leur spécialité respective. Mais, en premier lieu, tous

doivent évidemment être membres en règle de l'Ordre des

ingénieurs du Québec.

EXPÉRIENCE ET COMPÉTENCE

Pour les postes d'enquêteur, l'Ordre estime qu'une expérience

d'au moins 15 ans dans la pratique du génie au Québec est

nécessaire pour remplir les fonctions. Dans le cas des inspecteurs,

le candidat doit posséder au moins 10 années de pratique en

génie au Québec. Le candidat idéal possède également une

expérience pertinente, c'est-à-dire une expertise technique

reconnue dans une spécialité en particulier.

L 'inspecteur agit principalement

en prévention. Il

travaille à informer et à

sensibiliser les membres aux lois et

règlements qui régissent la pratique.

Étant donné que l'inspecteur et l'enquêteur seront appelés à

revoir la pratique de leurs pairs, l'Ordre ne retiendra la candidature

que des personnes qui n'ont pas fait l'objet d'une décision

disciplinaire rendue par le Comité de discipline et les déclarant

coupables d'une infraction et qui, au cours des 15 dernières

années, n'ont pas fait l'objet d'une décision du Comité administratif

relativement à leur compétence professionnelle rendue en

vertu de l'article 55 du Code des professions.

Bien qu'il ne s'agisse pas d'un critère absolu, l'Ordre sera davantage

attiré par les candidats qui ont déjà démontré un intérêt

envers leur ordre professionnel. Le candidat recherché partage

les valeurs de l'Ordre, soit l'accessibilité, la rigueur, l'imputabilité,

la cohérence, le respect, la transparence et la confiance. L'inspecteur

ou l'enquêteur souscrit également aux valeurs fondamen-

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 44


Connaissez-vous

les dangers que

présentent vos machines ?

Que ce soit pour remplir les

fonctions d'inspecteur ou

d'enquêteur, les candidats

recherchés par l'Ordre possèdent

une bonne expérience et des

connaissances à jour dans leur

spécialité respective.

taies de la profession d'ingénieur, soit la compétence, le sens

de l'éthique, la responsabilité et l'engagement social, et il le

démontre par ses activités professionnelles.

Finalement, afin de préserver la plus grande autonomie et

toute l'indépendance possible dans l'exécution de son mandat

d'inspecteur ou d'enquêteur, l'ingénieur ne doit pas siéger à titre

d'administrateur de l'Ordre des ingénieurs du Québec ni être

membre d'un autre comité statutaire prévu au Code des professions.

De cette façon, il évite également tout conflit ou apparence

de conflit d'intérêts. D'ailleurs, l'ingénieur devra s'engager à éviter

les situations pouvant laisser croire qu'il est en conflit d'intérêts,

comme effectuer une visite chez un ex-employeur ou chez un

concurrent. Il est primordial que l'ingénieur fasse toujours

preuve d'impartialité et de discrétion. Il en va de la crédibilité

de la démarche d'inspection professionnelle.

Les candidats comprendront que le but premier de l'inspection

professionnelle n'est pas de jouer au policier, mais bien

d'informer les membres de l'Ordre et de prévenir les situations

où l'ingénieur met en péril, souvent sans s'en rendre compte,

la sécurité du public. L'inspection professionnelle épouse une

approche qui vise d'abord et avant tout à aider les ingénieurs

à rehausser leur niveau de compétence et non à simplement

réprimer les pratiques inadéquates.

L'ajout d'inspecteurs et d'enquêteurs permettra à l'Ordre

d'atteindre les objectifs établis à son tout récent Plan stratégique

triennal. En effet, afin de permettre à l'Ordre de remplir encore

mieux sa mission fondamentale de protection du public, le plan

prévoit que le nombre d'inspections professionnelles effectuées

dans le cadre du Programme de surveillance générale de

l'exercice de la profession passera de 700 à 2 000 en moyenne

chaque année. Pour atteindre cet objectif d'ici l'exercice 2009-

2010, l'Ordre a besoin de plusieurs nouveaux inspecteurs et

enquêteurs aptes à déceler les lacunes dans la pratique des

ingénieurs et à conseiller ces derniers afin qu'ils améliorent leurs

façons de faire, réduisant, voire éliminant ainsi leurs risques de

commettre des impairs.

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vous propose des solutions :

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RjCJM : NOVEMBRE 2007 : 45


Conformément à l'article 180 du Code des professions, avis est donné par la

présente que, le 4 septembre 2007, le Comité de discipline de l'Ordre des

ingénieurs du Québec a déclaré coupable M. Jean-Guy Moffatt, ayant son

domicile professionnel au 813, rue Beaudoin à Mascouche, province de Québec,

de l'infraction suivante, notamment :

À Mascouche, district de Joliette, au mois de mars 2000, dans le cadre

d'un mandat réalisé, l'ingénieur Jean-Guy Moffatt a omis de tenir compte

des conséguences de l'exécution de ses travaux sur l'environnement, la

santé et la propriété de toute personne en apposant ses sceau et signature

sur un plan d'installation sanitaire gui ne respectait pas les règles

Avis de radiation

de l'art, contrevenant ainsi à l'article 2.01 du Code de déontologie des

ingénieurs.

Le Comité de discipline a imposé à M. Moffatt une période de radiation de

un mois en regard de cette infraction. Cette décision étant exécutoire dès sa

signification à l'intimé, M. Moffatt est radié du tableau de l'Ordre à compter

du 7 septembre 2007, le tout nonobstant appel.

Montréal, ce 11 septembre 2007

Josée Le Tarte

Secrétaire du Comité de discipline

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INSTANCES DÉCISIONNELLES

Le 87 e Bureau a tenu sa deuxième séance le 7 septembre 2007. Le Comité administratif

(CA) s'est réuni en séances ordinaires les 30 juillet et 31 août.

BUREAU

Au cours de sa séance du 7 septembre, le 87 e Bureau a procédé

à la formation d'un comité de sélection afin de pourvoir le poste

de syndic et a nommé les personnes suivantes au sein de ce

comité : M. Zaki Ghavitian, ing., président de l'Ordre, M me Maud

Cohen, ing., vice-présidente en titre, aux Finances et trésorière,

MM. Guy Levesque, inf., administrateur nommé par l'OPQ,

Stéphane Bilodeau, ing., administrateur, André Rainville, ing.,

directeur général, M mes Francine Beauchamp, coordonnatrice aux

ressources humaines, et Anne Geneviève Girard, conseillère externe.

Le Bureau a décidé d'adopter le projet de Règlement sur

l'exercice de la profession d'ingénieur en société ainsi que le

projet de modification de l'article 26 de la Loi sur les ingénieurs ;

il a autorisé le secrétaire à acheminer le tout à l'Office des professions

du Québec pour le traitement du dossier selon les dispositions

du Code des professions. Rappelons qu'à sa séance des

14 et 15 juin, le Bureau avait autorisé le secrétaire à communiquer

à tous les membres de l'Ordre par l'intermédiaire de la

revue PLAN ces projets de règlements et de modification de

l'article 26 de la Loi sur les ingénieurs afin d'obtenir leurs commentaires

avant que le Bureau ne les adopte de manière

définitive. Cette publication avait été faite dans le numéro de

juin-juillet de la revue PLAN.

Une présentation a été faite au Bureau sur le projet de la loi 86,

Loi modifiant la Loi sur l'accès aux documents des organismes

publics et sur la protection des renseignements personnels et

d'autres dispositions législatives, dont l'entrée en vigueur est prévue

le 14 septembre et qui s'appliquera à l'ensemble des ordres professionnels

à compter de cette date.

Le Bureau a recommandé M. l'ingénieur Michel Letellier au

siège de membre honoraire du conseil de Gestion FÉRIQUE pour

un mandat venant à échéance en avril 2008, afin de pourvoir

le poste devenu vacant par la démission de M me l'ingénieure Maud

Cohen.

Le Bureau a accepté qu'un représentant du Conseil des régionales

présente au Bureau un bilan consolidé de toutes les activités des

Sections régionales, et ce, à la première séance du Bureau qui

suit la clôture de l'exercice au 31 mars de chaque année.

Le Bureau a aussi demandé que les Sections régionales soumettent

trimestriellement leurs résultats financiers détaillés, soit le

30 septembre et le 31 mars de chaque année, et ce, préalablement

aux versements des sùbsides.

Le Bureau a désigné M. l'ingénieur Jacques Bellemare comme

enquêteur pour le Service de surveillance de la pratique illégale.

Le Bureau a nommé MM. les ingénieurs François Brion, Claude

Cinq-Mars, Germain Lavallée et Marc Provencher à titre d'inspecteurs

pour le Comité d'inspection professionnelle (CIP), conformément

à l'article 112 du Code des professions.

Le Bureau a renouvelé le mandat de MM. les ingénieurs Nhan

Pham An et Guy Robert, à titre d'inspecteurs et enquêteurs pour

le Comité d'inspection professionnelle (CIP), conformément à

l'article 112 du Code des professions.

Le Bureau a reçu les états financiers semestriels pour la période

se terminant le 30 juin 2007.

Enfin, le Bureau a également reçu avec satisfaction le bilan du

Colloque de l'Ordre des ingénieurs du Québec 2007 et a adopté

une motion de félicitations à l'endroit de M me France Vallée

pour sa collaboration dans la préparation du colloque, ainsi qu'à

l'endroit des employés du Secrétariat de l'Ordre.

COMITÉ ADMINISTRATIF

Rappelons que le CA énonce des recommandations au Bureau

relativement à chacun des points portés à l'attention de l'instance

décisionnelle de l'Ordre. Les points précédemment mentionnés

ont donc fait l'objet d'une recommandation du CA au Bureau.

À ses deuxième et troisième séances ordinaires des 30 juillet et

31 août, le CA a procédé à la mise à jour du tableau des membres,

a reconnu des équivalences de diplômes et de formation,

et a adopté plusieurs recommandations du Comité des examinateurs

; des permis d'ingénieur, des permis d'ingénieur junior

et des permis temporaires ont été délivrés et approuvés. Le CA

a, de plus, analysé cinq dossiers et pris des décisions à leur sujet

à la suite des recommandations du Comité d'inspection professionnelle

concernant l'application de l'article 55 du Code des professions.

Un dossier a été reporté.

À sa réunion du 30 juillet, le CA a procédé à la désignation des

administrateurs et des membres aux différents comités de

l'Ordre ; il a revu la structuration, la composition et les règles de

gouvernance prévalant. Soulignons que le Bureau réuni le 15 juin

a mandaté le Comité administratif à ces fins.

À cette même réunion du 30 juillet, le CA a reçu favorablement la

version finale du mémoire de l'Ordre présenté à la Commission

d'enquête sur le viaduc de la Concorde (Commission Johnson).

Le CA a procédé à la nomination d'un administrateur au sein du

Comité d'orientation du Colloque de l'Ordre des ingénieurs du

Québec 2008 en la personne de M. l'ingénieur Éric Potvin.

À sa séance du 31 août, le CA a nommé M. l'ingénieur Gilles Y.

Delisle au Comité des examinateurs pour un premier mandat

de trois ans débutant le 1 er septembre. Il a également reçu la

nomination, par l'Université du Québec, de M. l'ingénieur Adrian

llinca au Comité des examinateurs pour un deuxième mandat

d'une durée de trois ans, se terminant le 1 er septembre 2010.

Le CA a nommé M. l'ingénieur Serge Massé, en remplacement

de M. l'ingénieur Mathieu Champoux, comme représentant de

l'Ordre au comité de suivi du projet de recherche de l'Institut de

recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail (IRSST)

et de l'Université Laval.

Il a aussi procédé à la nomination de M. l'ingénieur Dominique

Lefebvre à la présidence du Groupe de travail sur l'intégration

du professionnalisme et de l'éthique dans la formation des

étudiants en génie, en remplacement de M. l'ingénieur Bernard

; Moreau.

PLAN : NOVEMBRE 2007 : . 48


Le CA a accepté que le mandat du Comité des finances soit

modifié pour se lire comme suit :

• vérifier et auditer les résultats financiers de toutes les instances

de l'Ordre et faire rapport au Comité administratif ou au

Bureau sur la position financière comparée au budget ;

• collaborer à la préparation et à la révision du budget annuel ;

• réviser et surveiller l'application des politiques financières incluant

la Politique de placement du fonds de roulement et

du surplus accumulé ;

• étudier les projets à incidence monétaire que lui confient les

instances.

Le CA a décidé d'annuler le Colloque des dirigeants et cadres

de l'Ordre qui était prévu le 20 octobre 2007.

Enfin, dans le cadre de la surveillance de la pratique illégale, le

CA a autorisé deux poursuites pénales en vertu de l'article 188

du Code des professions pour des infractions à l'article 5, paragraphe

(i) de la Loi sur les ingénieurs.

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INITIATION À L'INNOVATION PAR LA FORMATION CONTINUE :

LE « BRAIN STORMING »

Pour répondre aux attentes du public, l'ingénieur

doit

acquérir, peaufiner et mettre à jour les compétences professionnelles

nécessaires et exigeantes de cette profession.

Cette mise à jour peut se faire par le canal du réseautage qui

est le meilleur moyen de joindre l'utile à l'agréable, en permettant

à l'ingénieur de sortir de l'isolationnisme de son

monde professionnel pour rencontrer d'autres professionnels

en vue d'échanger de manière informelle. On s'entend

donc sur la nécessité du réseautage. Mais trop souvent on

manque de temps, ou encore on ne sait pas comment

entretenir son réseau. Soit on essaie sans méthode, sans trop

de succès et on se décourage, soit on remet sans cesse la

démarche à plus tard.

Il est donc possible d'y arriver et la RIM/OIQ veut vous

initier à la méthode dénommée le « Brain Storming ». Pour

ce faire, elle vous invite à participer à partir du mois de

novembre 2007 à un atelier qui réunira une vingtaine de personnes

lors d'une soirée organisée au deux mois, au cours

de laquelle un invité apportera son point de vue par rapport

à la thématique de la rencontre et répondra aux questions

des participants. Mais ces échanges ne prendront qu'une

petite partie de la réunion, le but étant de nous permettre

d'échanger sur nos plans de carrière, en plus de chercher

l'appui ou les conseils de nos pairs. Chaque rencontre

portera sur un thème tel que l'intégration des nouveaux

diplômés et des ingénieurs formés à l'extérieur du Canada,

la gestion de la diversité, la carrière à 50 ans, la créativité

dans la gestion de carrière, etc.

Selon leur disponibilité, les participants ne seront pas

toujours les mêmes. Il sera ainsi intéressant de rencontrer

plusieurs collègues avec des expériences diverses prêts à les

partager, mieux encore, à conseiller. La solidarité professionnelle,

la collégialité et la discrétion aideront certainement

les personnes qui le désirent à mieux progresser sur le

chemin cahoteux communément appelé « carrière ». Ce

nouveau concept n'appartient pas uniquement à l'univers

du génie. Cependant, nous voulons l'adapter à notre personnalité

d'ingénieur. À nous donc, de relever ce défi.

Au plaisir de vous rencontrer bientôt,

Anca Tismanariu, ing.

Vice-présidente, affaires professionnelles

Événements à venir

5 À 7 À NE PAS MANQUER !

Le club des ingénieurs de la RIM/OIQ vous invite pour le coût de 15 $ à ses

prochains 5 à 7 qui auront lieu le 15 novembre et le 6 décembre 2007 de 18 h

à 20 h à l'Hôtel Ruby Foo's situé au 7655, boulevard Décarie à Montréal

(près du Métro Namur).

L'activité de novembre sera co-animée par MM. Vincent Béchard, ing., et

Martin Carignan, ing., conseillers chez Différence, une entreprise de services

conseils en statistique. Ils viendront nous parler de l'utilisation de la statistique

dans différentes situations en nous présentant un outil permettant d'analyser de

façon simple et efficace des données de gestion, de finance ou de procédé.

L'activité de décembre sera animée par Mme Sylvie Charbonneau, présidente

et associée fondatrice de Brio Conseils, une firme de consultation spécialisée en

gestion de projets, gestion du changement et gestion stratégique. Mme Charbonneau

parlera de la gestion des préoccupations des employés lors d'un changement.

Consultante et formatrice chevronnée dont l'expertise est reconnue au Québec et

ailleurs au Canada, elle compte plus de 30 années d'expérience dont 17 à titre de

spécialiste en gestion de l'appropriation du changement. Reconnue pour son style

dynamique et participatif, elle a animé plusieurs événements, conférences et ateliers

sur des thèmes variés touchant à la gestion des organisations.

Venez nombreux et le stationnement est gratuit.

Rahma Mbarki, ing., et Mervet Batan, ing.

Directrices, Club des ingénieurs

VISITE DES USINES D'OWENS CORNING CANADA

Le comité Science et Technologies de la RIM-OIQ vous propose de visiter une des

usines d'Owens Corning située à Valleyfield où l'on fabrique l'isolant en polystyrène

extradé. Le transport de l'usine et un léger lunch sont gracieusement offerts par

Owens Corning.

• Date : le vendredi 30 novembre 2007, de 9 h à 13 h

• lieu : 542, rue Gaétan, Valleyfield, J6S 4V6

• Coût : 10 $/personne, nombre de places limité à 25

Stationnement: gratuit

Inscription : svp confirmez votre présence au plus tard le 26 novembre 2007.

Soyez des nôtres et n'oubliez pas vos cartes d'affaires I

Louis Habets, ing.

Directeur et vice-président, Science et Technologies

CONFÉRENCES À VENIR!

La RIM/OIQ vous propose d'inscrire dans votre agenda la conférence sur la thématique

de « l'ingénieur-gestionnaire » qui se tiendra en janvier 2008 et celle sur «le

défi mondial de l'énergie électrique » au printemps 2008. Les détails sur ces deux

activités vous seront donnés bientôt. Nous avons besoin de bénévoles pour l'organisation

de ces conférences. Envoyez-nous un courriel si vous êtes intéressé (e).

Musandji Fuamba, ing., et Elhoussine Thami, ing.

Directeurs, Comité conférences

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Régionale des ingénieurs de Montréal

6830, avenue du Parc, bureau 568, Montréal (Québec) H3N 1W7 • Téléphone : 514-270-6917

• Télécopieur: 514-270-8421 • www.rim-oiq.org • Courriel : rimadmin@rim-oiq.org

• Inscriptions : inscript@rim-oiq.org • Responsable du bulletin : Musandji Fuamba, ing., PhD

• Révision : Yves Réhel, ing. • Inscriptions à notre liste d'envoi électronique: rimadmin@rim-oiq.org

50 PIj&N : NOVEMBRE 2007


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