PLAN 2007-9 - OIQ

oiq.qc.ca

PLAN 2007-9 - OIQ

INFRASTRUCTURES

L'Ordre demande au gouvernement de rendre obligatoire

des plans d'interventions à long terme, voir p. 25

La revue de l'Ordre des ingénieurs du Québec

Décembre 2007

DOSSIER

Tour d'horizon de nouveaux programmes en génie offerts au Québec

Nouvelle formation sur >

le professionnalisme

Financement

^

Ingénieurs sans frontières

Compétitions techniques

Encadrement professionnel

L'assurance responsabilité professionnelle :

pas si compliquée que ça..., voir p. 26


Plus de 49 000 ingénieurs ont choisi les régimes

d'assurance parrainés par Ingénieurs Canada.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : plus de 49 000 ingénieurs ont choisi les régimes d'assurance parrainés par

Ingénieurs Canada et recommandés par RIQ, pour se protéger eux et leur famille.

Il n'y a rien de surprenant à cela, étant donné les taux avantageux exclusifs et la vaste gamme d'options de couverture :

L'assurance vie temporaire vous procure, à vous et à votre

conjoint, une couverture pouvant atteindre 1,5 million de

dollars et prévoit des taux plus bas si le montant de la

couverture est élevé.

Le Régime de substitution du revenu en cas d'invalidité

prévoit une prestation jusqu'à concurrence de 10 000 $ par

mois en remplacement d'un revenu perdu en raison d'une

invalidité couverte.

L'assurance Protection accidents graves vous procure une

prestation pouvant aller jusqu'à 500 000 $ pour vous aider à

vous rétablir en cas d'accident grave.

L'assurance frais généraux couvre vos frais généraux en

cas d'invalidité, jusqu'à concurrence de 8 000 $ par mois.

Comme plus de 49 000 de vos collègues, faites confiance aux régimes parrainés par Ingénieurs Canada.

Visitez notre site Web :

www.manuvie.com/PLAN

Vous y trouverez des outils pour évaluer vos besoins en assurance, obtenir un tarif gratuitement et

présenter une demande de couverture en ligne, rapidement et en toute sécurité.

Ou appelez-nous au numéro sans frais 1 877 598-2273

(du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h. heure de l'Est)

Parraine par; Recommandé par :

RESEAU

ingénieurscanada L ^ à DES INGÉNIEURS

OU QUEBEC

Ingénieurs Canada est le nom commercial

utilisé par le Conseil canadien des ingénieurs

Établi par :

m Financière Manuvie

La Compagnie d'Assurance-Vie Manufacturers


Hydro

Québec

Branchée sur la relève!


Le génie des

communications

sans fil

À l'École de technologie supérieure (ÉTS), les

activités de formation et de recherche sont

offertes par des professeurs possédant une

grande expérience de collaboration avec le

milieu industriel. Ces derniers poursuivent des

travaux au sein de 35 laboratoires, groupes ou

chaires de recherche dans divers domaines du

génie, notamment en communications sans fil.

François Cagnon, professeur au Département

de génie électrique, est titulaire de la Chaire

Ultra Electronics (TCS) en télécommunications

sans fil et directeur de COMunité, un groupe

de recherche qui explore les réseaux de communications

à haut débit et cherche à en

repousser les limites. Son plus récent projet,

nommé WiSE, est réalisé en partenariat avec

Ultra Electronics et ISR Technologies et vise à

adapter la technologie WiMAX aux communications

mobiles.

La technologie WiFi, largement utilisée pour

relier des ordinateurs en réseau ou à Internet,

permet théoriquement un débit de transfert de

données allant de 11 à 54 mégabits/s sur quelques centaines de mètres. Quoique très sensible aux obstacles physiques,

le WiFi répond à la plupart des besoins des entreprises et des individus, grâce à sa souplesse et à son faible coût.

Le développement des communications sans fil entraîne une demande croissante d'augmentation du débit, ainsi

qu'une portée et une mobilité toujours plus grandes. En réponse à ces nouvelles exigences, la technologie WiMAX

promet une portée d'au moins 35 kilomètres, une connexion sans ligne de vue directe, un service mobile et un débit

pouvant atteindre 70 mégabits/s. Toutefois, plusieurs obstacles restent à surmonter avant que les produits intégrant la

technologie WiMAX puissent offrir un niveau de performance optimal. La capacité d'offrir un lien de communication

de haute qualité à des clients en déplacement et ce, malgré l'absence d'une ligne de vue directe, demeure l'un des

plus importants.

L'équipe du projet WiSE, impliquant notamment Claude Thibeault et Ammar B. Kouki, également professeurs au

Département de génie électrique de l'ÉTS, explore diverses pistes afin de surmonter ces difficultés. Les travaux portent

entre autres sur l'évaluation de l'efficacité des antennes à éléments multiples, l'optimisation du traitement numérique

du signal et l'intégration du format de signalisation du WiMAX mobile associé aux radios.

Si vous voulez parfaire votre formation par des travaux de recherche dans le domaine des télécommunications, l'ÉTS

offre des programmes de maîtrise avec mémoire en génie électrique et en réseaux de télécommunications ainsi qu'un

programme de doctorat. Dans certains cas, la recherche peut être réalisée entièrement en milieu industriel.

L'ÉTS offre également des programmes de 2 e cycle de type professionnel aux ingénieurs désirant acquérir une

formation supplémentaire en génie électrique ou en réseaux de télécommunications sans avoir à réaliser de projet de

recherche : programme court, programme d'études supérieures spécialisées (DESS) et maîtrise sans mémoire.

Nombreux à aspirer à un poste de gestionnaire, les ingénieurs qui effectuent une maîtrise professionnelle à

l'ETS suivent de quatre à six cours de gestion. Ils peuvent ainsi approfondir leurs connaissances

techniques tout en développant des habiletés de gestionnaire.

Programmes courts, DESS et maîtrises: 514-396-8800, poste 7854

Doctorat en génie: 514-396-8800, poste 7970

Sans frais: 1-888-394-7888

www.etsmtl.ca/programmes

www.comunite.ca

Université du Québec

École de technologie supérieure


il» Ordre

il | des ingénieurs

Iliiar du Québec

L'Ordre des ingénieurs

du Québec (fondé en

1920) a comme mission

d'assurer la protection

du public en contrôlant

l'exercice de la

profession dans le cadre

de ses lois constitutives

et de mettre la

profession au service

de l'intérêt du public.

Comité administratif

2007-2008

Président :

Zaki Ghavitian, ing.

Vice-présidente en titre,

au* Finances et trésorière :

Maud Cohen, ing.

Vice-président

aux Affaires professionnelles :

Claude Martineau, ing.

Vice-président aux Affaires

publiques et corporatives :

Éric Potvin. ing.

Représentant du public :

Guy Levesque, infirmier

Bureau 2007-2008

(20 ingénieurs élus)

Montréal :

Guy Arbour, ing.

Micheline Bétournay, ing.

Christian Camirand, ing.

Maud Cohen, ing.

Zaki Ghavitian, ing.

François P. Granger, ing.

Sandra Gwozdz, ing.

Yves Lavoie, ing.

Claude Martineau, ing.

Lyne Plante, ing.

Louise Quesnel, ing.

Québec :

Anne-Marie Tremblay, ing.

Nadia Lalancette, ing.

Jean-Marie Mathieu, ing., avocat

Estrie :

Stéphane Bilodeau, ing.

Outaouais :

Michael Côté, ing.

Abitibi-Témiscamingue :

Yves Boisvert, ing.

Saguenay-Lac-Saint-Jean:

Éric Potvin, ing.

Mauricie-Bois-Francs-

Centre-du-Québec :

Louis Fortin, ing.

Est-du-Québec :

Danny Gagnon, ing.

(4 administrateurs nommés

par l'Office des professions

du Québec)

Hermante Ayotte

Sylvain Blanchette

Guy Levesque, infirmier

Nicole Vallières. avocate

Directeur général :

André Rainville, ing.

Envol de Poste-publications

n°40069191

PLAN

Directeur

Daniel Boismenu

RÉDACTION

Coordonnatrice des éditions

Geneviève Terreault

Directeur artistique

Michel Dubé

Révision technique

Jean-Pierre Trudeau, ing.

Jonathan Vianou, ing. jr

Révision

Rédaction Scriptoria

Correction

Dominique Vallerand

PUBUCITÉ

Christian Laramée,

Jean Thibault

Communications Publi-Services

450 227-8414, poste 303

PLAN est publié neuf fois par an

par la Direction des affaires

institutionnelles de l'Ordre des

ingénieurs du Québec.

PLAN vise à informer les membres

sur les conditions de pratique de

la profession d'ingénieur et sur les

services de l'Ordre PLAN vise

aussi à contribuer à l'avancement

de la profession et à une protection

accrue du public. Les opinions

exprimées dans PLAN ne sont

pas nécessairement celles de

l'Ordre. La teneur des textes

n'engage que les auteurs.

Les produits, méthodes et services

annoncés sous forme publicitaire

dans PLAN ne sont en aucune

façon approuvés, recommandés,

ni garantis par l'Ordre.

Le statut des personnes dont il est

fait mention dans PLAN était

exact au moment de l'entrevue.

*CCAB

^^ BP A WORLOWIOE**

Tirage certifié :

S3 720 exemplaires.

Dépôt légal

Bibliothèque nationale

du Québec

Bibliothèque nationale

du Canada

ISSN 0032-0536

Droits de reproduction,

totale ou partielle, réservés

® Licencié de la marque PLAN,

propriété de l'Ordre des ingénieurs

du Québec

Gare Windsor, bureau 350

1100, nie De La Gauchetière Ouest

Montréal (Québec) H3B 2S2

Téléphone: 514 845-6141

1 800 461-6141

Télécopieur: 514 845-1833

www.oiq.qc.ca

www.membres.oiq.qc.ca

Dans le présent document,

le masculin est utilisé sans aucune

discrimination et uniquement pour

alléger le texte.

SOMMAIRE

PLAN DÉCEMBRE 2007 : : VOL. XLIV N° 9 : : 3,50 $

DOSSIER

LE GÉNIE SUR LES CAMPUS

La formation en ébullition

PAR JEAN-MARC PAPINEAU

Tour d'horizon de près

d'une dizaine de nouveaux

programmes de baccalauréat

en génie offerts au Québec.

17 Le financement des programmes

de génie PAR JEANNE MORAZAIN

Les écoles et facultés de génie au Québec sont-elles sous-financées ?

18 Une pépinière de leaders PAR JEAN-MARC PAPINEAU

Avec Ingénieurs sans frontières, des ingénieurs et des étudiants

se mobilisent pour aider des pays en développement.

21 De la théorie à la pratique PAR JEANNE MORAZAIN

Les étudiants en ingénierie aiment les compétitions techniques.

Au dire des participants, il s'agit d'une activité très formatrice.

7

8

10

24

25

26

28

30

32

Éditorial

Mosaïque

8 Examens professionnels

Mot d'Ordre par Jeanne Morazain

Une nouvelle formation sur le professionnalisme

Vie universitaire

Infrastructures

L'Ordre demande au gouvernement de renforcer le projet de loi en rendant

obligatoires des plans d'interventions à long terme.

Encadrement professionnel

L'assurance responsabilité professionnelle : pas si compliquée que ça...

Éthique et déontologie

Connaissances insuffisantes et assurance défaillante

Instances décisionnelles

Signature numérique

« Droit et sécurité : pas si sûr ! »

34 Régionale des ingénieurs de Montréal

PLAN : DÉCEMBRE 2007 5


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ÉDITORIAL

LA RELEVE : UN CHANGEMENT

DE PARADIGME

La vague de grands projets annoncée par le gouvernement en matière

d'infrastructures a eu le mérite, entre autres, de tourner les projecteurs de

l'actualité sur les effectifs d'ingénieurs aujourd'hui sur le marché du travail

et les besoins futurs en cette matière. L'équation n'est pas difficile : l'évolution

des effectifs professionnels pose un sérieux problème.

J'aimerais aujourd'hui partager avec vous quelques éléments de réflexion à

partir des résultats d'une étude récente réalisée par le Conseil interprofessionnel

du Québec (CIQ). Depuis l'avènement du Code des professions en 1973,

le nombre de personnes exerçant une profession réglementée, au Québec, a

connu une croissance constante, passant de 112 000 à 318 000 en 2007.

Cette tendance à la hausse va-t-elle se maintenir? Rien n'est moins sûr.

En effet, au cours des prochaines années, plusieurs facteurs vont influencer

la tendance, dont le facteur démographique. L'Institut de la statistique du

Québec annonce même l'amorce d'un déclin de la population québécoise

autour de 2030. De plus, on prévoit qu'autour de 2012 la population québécoise

en âge de travailler (les 20 à 64 ans) amorcera un déclin du fait du

vieillissement de la population. Les effectifs professionnels subiront tôt ou

tard l'onde de choc. D'autres facteurs s'ajouteront à celle-ci : l'évolution

du marché du travail ainsi que le comportement des nouvelles générations

en matière de choix de carrière.

L'Ordre des ingénieurs du Québec se situe au deuxième rang des 45 ordres

professionnels du Québec, juste après l'Ordre des infirmières et infirmiers

du Québec avec ses 70 000 membres. Les effectifs de la profession d'ingénieur

s'élèvent, quant à eux, à plus de 55 000, alors qu'ils n'étaient en 1973

que de 15 000 ; c'est-à-dire qu'ils ont plus que triplé en près de 35 ans.

Comme plusieurs autres ordres, nous aurons à faire face à des enjeux

majeurs. Par exemple, comment assurer la qualité des services rendus par

les ingénieurs auprès de la population québécoise, dans un contexte marqué

par de nouveaux besoins sociaux en lien avec le vieillissement de la

population, dans un contexte déjà marqué par des pénuries de main-d'œuvre?

La profession devra avoir la capacité de répondre aux besoins et aux choix

de la société québécoise, tant en matière de santé liés au vieillissement, à

l'évolution des besoins énergétiques, des besoins en infrastructures et en

aménagement du territoire, qu'en matière de développement durable, d'adaptation

aux changements climatiques, ou encore en matière de sécurité.

Dans l'amélioration du système de santé, on peut imaginer facilement

l'implication des ingénieurs dans divers créneaux de recherche et développement

(technologies biomédicales, biotechnologies, microtechnologies, biomatériaux)

mais aussi sur le plan de la gestion, car il faudra bien changer de

paradigme. Dans le domaine énergétique, l'avenir devra passer à la fois par

le développement des technologies d'efficacité énergétique, et par une

diversification et un usage coordonné des sources d'énergie visant une gestion

globale de l'énergie. Côté infrastructures, il faudra veiller par exemple à

la pérennité des interventions et des constructions, changer la façon d'investir,

prendre en compte le cycle de vie, appliquer des solutions techniques novatrices.

En ce qui a trait aux changements climatiques et au développement

durable, là encore, des programmes de recherche devront être menés pour

limiter les impacts environnementaux, pour améliorer la prévention de la pollution

et réduire les déchets à la source. La liste de nouveaux besoins est

longue, et l'ingénieur est de plus en plus intégré au sein d'équipes qui comprennent

des ingénieurs de plusieurs spécialités différentes ainsi que d'autres

professionnels, réalité dont il faut tenir compte.

Pour contrer la baisse appréhendée de la population active, l'immigration

jouera un rôle important. Le nombre d'immigrants admis est passé en 10 ans

de 28 000 à 44 000 en 2006. Et l'augmentation des demandes de reconnaissance

d'une équivalence touche tous les secteurs d'activités des professionnels.

Le nombre de demandes de reconnaissance d'une équivalence

dans le secteur du génie, de l'aménagement et des sciences est passé de

400 à 2 000 entre 1997 et 2006.

À l'instar des autres ordres professionnels, l'Ordre poursuit sa réflexion

et nous avons intégré à notre plan stratégique triennal des actions en vue

d'assurer non seulement une relève, mais une relève de qualité. Le problème

est posé et nous nous y attelons.

Pour commentaires, bulletin@oiq.qc.ca.

Zaki Ghavitian, ing.

Président

THE NEXT GENERATION:

A PARADIGM SHIFT

One of the merits of the wave of new infrastructure projects announced

by the government has been to turn the attention to the number of engineers

now on the job market and future needs in this area. It's not a difficult

equation to work out: there is a serious problem in the trend for

professionals.

What I would like to share with you today are some elements worth

thinking about based on a recent study conducted by the Conseil interprofessionnel

du Québec (CIQ). Since the Professional Code was introduced

in 1973, the number of persons practicing a regulated profession

in Québec has risen continuously, going from 112,000 to 318,000 in 2007.

Will this upward trend continue? Nothing is less certain. In fact, over the

next few years, a number of factors will influence it, including demographics.

The Institut de la statistique du Québec has even predicted that the Québec

population will begin to shrink around 2030. Moreover, it is forecast that

around 2012, the number of Québecers of working age (those 20 to 64

years old) will start to fall because of the aging population. Sooner or later,

the number of professional employees will experience the shock wave. Other

factors will also come into play: changes in the job market and the way the

younger generations make their career choices.

The Ordre des ingénieurs du Québec is the second largest of Québec's

45 professional orders, just behind the Ordre des infirmières et infirmiers

du Québec and its 70,000 members. The engineenng profession has a

membership of more than 55,000, whereas in 1973, there were only 15,000.

In other words, the number has more than tripled in just under 35 years.

Like the other orders, we will have to deal with some major issues. For

example, how to assure the quality of services rendered by engineers to

Québec in a context marked by new social needs associated with an aging

population and already affected by labor shortages?

The profession must have the ability to respond to the needs and choices

of Québec society in the areas of health issues linked to aging, changing

energy, infrastructure and land management needs, sustainable development,

adaptation to climate change and of course security.

In the improvement of the health system, we can easily imagine engineers

participating in various research and development areas (biomedical

technologies, biotechnologies, microtechnologies, biomaterials) but also

in management, because the paradigm has to shift. With regard to energy,

the future will have to bring energy efficient technologies along with diversified

and coordinated use of energy sources that reflect global energy management.

With regard to infrastructures, we will have to pay attention to

the durability of repairs and construction, change how investments are made

to take the lifecycle of a structure into account and apply innovative technical

solutions. As far as climate change and sustainable development are

concerned, there too, research programs must be conducted to limit the

environmental impacts, to improve prevention of pollution and reduce waste

at source. The list of new needs is long, and engineers are increasingly integrated

on teams that include engineers of several different specialties as

well as other professionals, another new reality that must be taken in to

account.

To offset the anticipated decline in the workforce, immigration will play

an important role. The number of immigrants admitted annually has risen

in 10 years from 28,000 to 44,000 in 2006. And accordingly, there has

been an increase in applications for recognition of equivalence affecting

all sectors of professional activity. Between 1997 and 2006, the number

of such applications in the engineering, development and sciences sector

rose from 400 to 2,000.

Like the other professional orders, the OIQ continues to examine this

issue, and we have included actions in our three-year strategic plan that

are intended to ensure not just a new generation of engineers but one

that is distinguished by its quality. We recognize the problem and we are

working on it.

For comments, bulletin@oiq.qc.ca.

PLAN : DÉCEMBRE 2007 7


ta * "y • I. \

MOSAÏQUE

BRÈVES

Appel de candidatures

Prix national pour un projet ou

une réalisation en génie

Date limite de réception des candidatures :

le 11 janvier 2008

Visitez le www.ingenieurscanada.ca/f/prog

pour de plus amples renseignements.

Les Prix des ingénieurs du Canada

Les autres prix offerts sont la Médaille d'or, la Distinction pour

réalisation exceptionnelle d'un(e) jeune ingénieur(e), la Distinction

pour services méritoires - Service professionnel, la Distinction pour

services méritoires - Service communautaire, la Médaille de distinction

pour la formation en génie, le Prix pour le soutien accordé aux

femmes en génie et la Médaille d'or des étudiant(e)s en génie.

Séances d'information gratuites (inscription

obligatoire) sur la nouvelle édition du Code de

construction du Québec, chapitre V - Électricité

Lieux :

À Montréal, le mardi 11 décembre 2007, de 9 h à 12 h 30

Amphithéâtre Bell - Pavillon principal (C-631, 6 e étage)

École Polytechnique

2500, chemin Polytechnique - Montréal H3T 1J4

À Québec, le jeudi 13 décembre 2007, de 13 h 30 à 17 h

Pavillon La Laurentienne, salle 1334 - Université Laval

1030, avenue du Séminaire - Québec GIV 0A6

Information :

http://www.oiq.qc.ca/formation/activites-vedettes.html

Inscription :

Faites parvenir votre inscription (en précisant votre numéro de

membre, le nom de votre employeur, votre numéro de téléphone

ainsi que votre adresse courriel) par téléphone au 514 845-6141 ou

au 1 800 461 -6141, poste 3157, ou par courriel à devprof@oiq.qcca.

Examen professionnel

AVIS À TOUS LES INGÉNIEURS STAGIAIRES ET JUNIORS

Conformément au Règlement sur les autres conditions et modalités de délivrance des permis de l'Ordre des ingénieurs du Québec,

les prochaines séances d'examen auront lieu comme suit :

RÉGION DATE DATE LIMITE D'INSCRIPTION

Trois-Rivières Samedi 23 février 2008, 13 h 23 décembre 2007

Rouyn Mercredi 5 mars 2008, 18 h 30 5 janvier 2008

Montréal Samedi 15 mars 2008, 13 h 15 janvier 2008

Gatineau Samedi 5 avril 2008, 13 h 5 février 2008

Québec Samedi 26 avril 2008, 13 h 26 février 2008

Pour vous inscrire à l'une de ces séances, vous devez utiliser la fiche d'inscription incluse dans la brochure intitulée Cuide de l'examen professionnel que

vous avez reçue lors de votre inscription au tableau de l'Ordre. Pour toute information additionnelle, vous pouvez communiquer avec la préposée à

l'examen professionnel au numéro suivant : 514 845-6141 ou 1 800 461-6141, poste 3158.

En conformité avec la Politique linguistique de l'Ordre, les candidats à l'examen professionnel peuvent, à leur choix, passer les épreuves soit en français, soit en anglais.

Le document Notes préparatoires à l'examen est disponible uniquement en français.

Votre courriel est-il à jour?

A* S !

' "J* #

Actualisez directement

vos coordonnées en ligne

Rendez-vous sur l'extranet dans la

section « Changez vos coordonnées »

www.membres.oiq.qc.ca

Ordre

des ingénieurs

" du Québec

Les bureaux du Secrétariat de l'Ordre

seront fermés inclusivement du

22 décembre 2007 au 2 janvier 2008.

(3Meilleurs vœux a tous

nos membres et à leur famille

en cette saison Des //tes !

« Ordre

des ingénieurs

du Québec

PLAN : DÉCEMBRE 2007 8


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Durée bas prix kiosque

Pour les lecteurs de journaux

La Presse (camelot régulier' 52 sem./7 |rs. 163,28 $ 324 49$

Le Devoir 52 sem_/6 jrs 197,46 $ 343.20 S

Le Droit 56 sem 76 jrs. 191,88 $ 246.40$

Le Journal de Montréal (camelot reguiier) 52 sem /7 irs 164,32 $ 322.40 S

Le Journal de Québec 52 sem /7 jrs. 113,36 S 309,40 S

Le Soleil 52 sem./7 jrs. 189,99 $ 299.00 S

National Post Trousse d auto en prime!* 52 sem76 irs 119,88 S 339.04 $

The Gazette (Montréal & banlieues) 52 sem./7 jrs. 149,99 $ 378.56 S

The Globe and Mail 15 sem /6 jrs. 87,62 S 93.75 S

The Ottawa Sun 30 sem 11 jrs. 54,60 S 87.30 S

•Les abonnés au National Post pour une durée de 26 s •maines ou plus recevront gr Huitcment me troir 6e tfauto tfme val»

de 40$ Tous les abonnes au National Post ont egatemci accès gratuitement aux at

les des 11 roumau»

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MOT D'ORDRE

Une nouvelle formation

sur le professionnalisme

par Jeanne Morazain

La protection du public étant la raison d'être de l'Ordre, il est tout

naturel que celui-ci veuille s'assurer de l'éthique et du professionnalisme

de ses membres. Encore faut-il que ces derniers

connaissent aussi bien les valeurs propres à la société dans laquelle

ils œuvrent que celles qui caractérisent la profession qu'ils exercent.

Les premières sont d'ordre social, moral ou religieux. Elles servent

de balises à la réflexion et à l'action personnelle. Les secondes (voir

encadré) ont été désignées par l'Ordre parce qu'elles garantissent

la qualité des services rendus par ses membres et, ultimement, la

protection du public. On dit de l'ingénieur qui intègre ces valeurs

professionnelles à sa pratique qu'il agit avec professionnalisme.

Quelle perception les ingénieurs ont-ils de leur profession?

L'Ordre s'est posé la question. Deux enquêtes, l'une commandée

par l'Ordre et l'autre par le Conseil canadien des ingénieurs, ont

permis de tirer certains constats. Bien qu'ils soient fiers de leur

profession, les ingénieurs québécois ne conçoivent pas clairement

la nature d'une profession et d'un professionnel, non plus que leur

responsabilité à l'égard de la protection du public. Ils reconnaissent

l'importance de l'éthique et du code de déontologie, mais méconnaissent

la déontologie et le cadre juridique de leur profession. Trop

souvent, leurs employeurs ne valorisent pas le système professionnel

qui encadre leur pratique alors que, dans les écoles et facultés de

génie, la profession et le professionnalisme ne sont pas suffisamment

mis en valeur.

L'Ordre a décidé de s'attaquer au problème à la source en mettant

sur pied un groupe de travail réunissant l'Ordre, les écoles et facultés

où l'on enseigne le génie, les associations étudiantes. En juillet 2006,

un plan d'action général était adopté. L'ingénieur Claude Lizotte,

directeur des Affaires professionnelles de l'Ordre, résume ses objectifs :

«Nous voulons améliorer l'intégration du professionnalisme et de

l'éthique dans la formation des étudiants en génie au Québec afin

qu'ils comprennent mieux la dimension professionnelle du génie et

les attentes de la société à l'égard des ingénieurs.»

Ce plan comporte 16 mesures. Les premières à être implantées

ont pour but d'aider les professeurs à initier les étudiants au professionnalisme

dans le cadre des cours de spécialité et à susciter

l'intérêt des futurs ingénieurs. «Un atelier d'une journée sera destiné

aux professeurs déjà sensibilisés au fondement professionnel

de la pratique du génie, explique Claude Lizotte. Ces professeurs

seront mieux à même par la suite d'intégrer le professionnalisme

et l'éthique à leur enseignement. Ils pourront également influencer

leurs collègues.» Cette première conscientisation servira de préparation

au cours de trois crédits que la plupart des établissements

d'enseignement québécois programment en 2 e ou 3 e année du

baccalauréat en génie. Selon Luc Bégin, directeur de l'Institut

d'éthique appliquée de la Faculté de philosophie de l'Université

Laval, qui a agi comme expert-conseil auprès du groupe de travail,

«le fait que des professeurs d'ingénierie abordent les questions

d'éthique et de professionnalisme dès l'arrivée des étudiants à l'école

ou à la faculté démontrera que celles-ci font partie de la culture de

la profession et donnera de la crédibilité au cours que les étudiants

suivront par la suite».

Les quatre valeurs fondamentales

LA COMPÉTENCE

Elle consiste à maîtriser les connaissances appropriées à l'exercice I

de la profession, à développer des habiletés et à adopter les attitudes I

requises.

LE SENS DE L'ÉTHIQUE

Guidé par son sens de l'éthique, l'ingénieur privilégie l'intérêt de la I

société, de ses clients ou de son employeur, reléguant au second I

plan la recherche de la rentabilité et de l'intérêt personnel.

LA RESPONSABILITÉ

L'ingénieur responsable n'accepte que les mandats pour lesquels

il a les compétences requises. Il se doit d'assumer pleinement

les conséquences de ses actes professionnels. Il se porte garant

de son travail auprès de la société, de son client ou de son

employeur.

L'ENGAGEMENT SOCIAL

Avant tout, l'ingénieur manifeste son engagement social en maintenant

un haut niveau de qualité dans l'exercice de la profession.

— — — — — — — — — — — — — — I

Luc Bégin est aussi le concepteur de cet atelier qu'il a partagé

en deux volets : «Le premier, le plus bref, consiste en une mise à

jour de l'information relative au système professionnel québécois,

à la responsabilité professionnelle, aux valeurs de la profession

d'ingénieur, aux impacts sociaux de la technologie, etc. Le second

porte sur les outils de sensibilisation existants ou que les professeurs

pourraient mettre au point, à partir, par exemple, de l'actualité et

des expériences vécues par les étudiants pendant les stages.»

« Nous insistons sur la délibération en éthique et sur l'acquisition

d'un mode de réflexion structuré, poursuit Luc Bégin. Les participants

repartiront avec un modèle d'analyse des situations problématiques

qu'ils pourront retransmettre à leurs étudiants.» Les participants

repartiront également avec un document comportant une dizaine

d'études de cas. «Ce document leur fournira une marche à suivre

pour élaborer eux-mêmes, de façon rigoureuse, du matériel didactique»,

précise Luc Bégin.

L'atelier et les documents afférents sont en voie de parachèvement

et seront disponibles au début de 2008. Parallèlement,

l'Ordre se prépare à intervenir auprès des étudiants, directement

ou par l'intermédiaire de leurs associations étudiantes. Une recension

de ce qui se fait déjà est en cours. Des rencontres auront lieu pour

discuter des nouveaux moyens à mettre en œuvre et des contenus

à aborder. La Section étudiante de l'Ordre, MÉNING.ES, sera également

utilisée comme canal pour renseigner les futurs ingénieurs.

Déjà, l'adhésion a été étendue aux étudiants de 2 e année.

Le Plan d'action propose enfin une révision de l'examen professionnel,

du Guide de pratique professionnelle ainsi que des exigences

envers les ingénieurs juniors. La création d'un site Web servant

de banque de données et de forum aux professeurs et aux chargés

de cours des écoles et facultés de génie est aussi souhaitée. Le

calendrier de réalisation de ces diverses mesures accuse du retard.

C'est un mal pour un bien, croit Claude Lizotte : « Depuis l'adoption

du Plan d'action, l'Ordre s'est doté d'un nouveau Plan stratégique

centré sur le renforcement du rôle de protection du public qu'il

exerce et sur la consolidation du sentiment d'appartenance de ses

membres. Ce plan prévoit également une refonte de notre

plateforme électronique. Le retard nous permet de mieux arrimer

les deux plans et de profiter des changements qui seront faits à

l'infrastructure informatique.»

10 PIAN : DÉCEMBRE 2007


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I

Tour d'horizon de

près d'une dizaine de

nouveaux programmes

de baccalauréat en

génie offerts au

Québec.

Par Jean-Marc Papineau

UQAM : PREMIERS BACHELIERS EN

GÉNIE MICROÉLECTRONIQUE

« Ce fut un moment très émouvant », confie

l'ingénieur Yves Blaquière, professeur au

Département d'informatique de l'Université

du Québec à Montréal (UQAM), en faisant allusion

à la remise des diplômes, en décembre

2006 : huit étudiants venaient de terminer leur

baccalauréat en génie microélectronique.

Moment émouvant et très spécial aussi,

puisqu'il s'agissait des tout premiers diplômés

de ce programme, qui a vu le jour à

l'automne 2002 et sur lequel Yves Blaquière

a commencé à travailler... en 1987 ! « Ce

sont aussi les huit premiers diplômés formés

à l'UQAM », précise-t-il.

À l'heure actuelle, quelque 73 étudiants

assistent aux cours de ce programme de

premier cycle en génie microélectronique,

dont le contenu se situe aux confins de trois

disciplines : l'informatique, la physique et

l'électronique. Le programme comporte

Yves Blaquière, ing.

La formation

••••

trois stages rémunérés de quatre mois en

entreprise et 90 % des cours incluent des

travaux pratiques, notamment en laboratoire.

«Ce programme vise à former des

ingénieurs capables de concevoir des composants

microélectroniques ainsi que tout

système renfermant des circuits intégrés,

dit Yves Blaquière. Comme on trouve

aujourd'hui des circuits intégrés dans à

peu près tout ce qui nous entoure - les ordinateurs,

les téléphones cellulaires, les

baladeurs MP3, les appareils photos numériques,

les routeurs, les satellites, etc. -,

il est essentiel que l'on puisse former des

ingénieurs spécialisés en microélectronique,

étant donné qu'ils sont à la base même de

leur conception. Ces ingénieurs pourront

participer le plus tôt possible dans leur

carrière à l'innovation indispensable dans

ce domaine : cela permettra au Québec de

rester un chef de file mondial. »

Jusqu'en 2002, ceux qui voulaient recevoir

une formation pointue en génie microélectronique

devaient compléter une maîtrise ou

un doctorat. « L'existence du baccalauréat

va certainement avoir pour effet d'assurer

une plus grande main-d'œuvre dans ce

secteur d'activité », affirme Yves Blaquière.

Yves Blaquièie


en ebullition

ETS : NOUVEAUX BACHELIERS EN GENIE

DES OPÉRATIONS ET DE LA LOGISTIQUE

Le moment émouvant qu'a vécu Yves Blaquière, l'ingénieur

Michel Rioux, lui, va bientôt le vivre à son tour, en décembre 2007,

quand l'École de technologie supérieure (ETS) remettra pour la

première fois des diplômes aux premiers finissants du programme

de baccalauréat en génie des opérations et de la logistique.

Professeur au Département de génie de la production automatisée

de l'ETS, Michel Rioux est l'un des quatre artisans du programme

de premier cycle en génie des opérations et de la

logistique, qui a démarré en septembre 2004 et pour lequel il agit

aujourd'hui à titre de directeur. « Le génie industriel est généralement

enseigné dans un contexte manufacturier, alors que 80 %

de la main-d'œuvre travaille maintenant dans les services,

explique-t-il. D'où notre programme, qui aborde le volet plus moderne

du génie industriel, soit les opérations et la logistique. »

Les 92 étudiants qui suivent actuellement

ce programme peuvent envisager une

carrière dans à peu près tous les secteurs

d'activités, ici ou à l'étranger, puisque le

troisième stage peut se dérouler en pays

étranger et que le projet synthèse peut

porter sur une problématique d'envergure

mondiale. «Je suis fier de constater que les

étudiants réussissent à effectuer leurs

stages dans des secteurs très diversifiés,

y compris dans des cabinets d'avocats, dit

Michel Rioux. J'ai l'intention de faire en

sorte qu'ils puissent travailler dans des

milieux non traditionnels, comme le cinéma,

un domaine où la logistique est omniprésente.

»

PLAN : DÉCEMBRE 2007 13


DOSSIER LE GÉNIE SUR LES CAMPUS

Gênais Soucy, ing.

biologie va probablement aider beaucoup

dans le recrutement d'un plus grand nombre

de femmes en génie. » Ce programme,

alliant le génie des procédés et l'aspect fondamental

des sciences de la vie, représente

un atout majeur pour les industries québécoises

et canadiennes en génie environnemental,

agroalimentaire, biomédical et

pharmaceutique.

UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE : BACCALAURÉAT EN

GÉNIE BIOTECHNOLOGIQUE

Directeur du Département de génie chimique de l'Université

de Sherbrooke, l'ingénieur Gervais Soucy a participé, au début

des années 2000, à une étude de marché sur les moyens de mieux

adapter la profession d'ingénieur en génie chimique à l'étude

des organismes vivants. Le programme de premier cycle en

génie biotechnologique, lancé à l'automne 2003 par le Département

de génie chimique de concert avec le Département de

biologie, résulte de cet exercice. « La mise en œuvre a demandé

beaucoup d'énergie, d'autant qu'il s'agit d'un programme plurifacultaire,

souligne Gervais Soucy. Il a fallu adapter la culture

du génie avec celle des sciences biologiques. Ce mariage de deux

cultures a toutefois débouché sur une formation d'une plus

grande richesse. »

Dès le départ, le nouveau programme en génie biotechnologique

a été contingenté à une quarantaine d'étudiants par année. « Cet

objectif a tout de suite été atteint la première année. Nous avons

cependant enregistré une baisse de fréquentation les deux années

suivantes, en raison de l'éclatement de la bulle biotechnologique,

mais nous avons effectué une remontée l'an dernier, déclare

Gervais Soucy. Nous avons tenté de sensibiliser les entrepreneurs

aux bienfaits de cette nouvelle formation, et cette initiative a porté

fruit, puisque nous avons pu placer tous les étudiants de la première

cohorte en stage. »

Gervais Soucy constate qu'après quatre ans d'existence, le

nouveau programme attire un grand nombre de jeunes femmes,

soit la plus grande proportion pour la Faculté de génie. « Le volet

Pierre Savard, ing.

ÉCOLE POLYTECHNIQUE : NOUVEAU

PROGRAMME EN GÉNIE BIOMÉDICAL

En mai 2012, les premiers finissants du futur

programme de premier cycle en génie biomédical

de l'École Polytechnique de Montréal

arriveront sur le marché du travail. Ce programme,

qui sera offert à partir de l'automne

2008, constitue un événement en soi. «À

Polytechnique, on crée un nouveau programme

tous les dix ans environ », dit l'ingénieur Pierre

Savard. Professeur au Département de génie

électrique de l'École Polytechnique, il a

commencé à réfléchir au contenu de cette

nouvelle formation au début des années 2000

et à y travailler de façon soutenue à partir

de l'automne 2005, à titre de président du

comité d'élaboration.

L'École Polytechnique offre conjointement

avec l'Université de Montréal, un programme

de maîtrise en génie biomédical

PLAN : DÉCEMBRE 2007 14


depuis 1972 et de doctorat depuis 1980. En

2000, Polytechnique avait instauré un certificat

en technologies biomédicales -

instrumentation électronique, et lancé, en

2005, une concentration en génie biomédical

dans le cadre de plusieurs baccalauréats.

« La création du baccalauréat en

génie biomédical est avant tout motivée par

une raison scientifique», indique Pierre

Denis Blackburn

I

Savard, qui s'est inspiré des meilleurs programmes

en génie biomédical offerts aux

États-Unis (il en existe une cinquantaine

aux États-Unis, contre un seul au Canada,

en Colombie-Britannique). «Le temps consacré

à la biochimie, à la biologie et à la physiologie

n'est pas assez élevé à la maîtrise

ou au doctorat, poursuit Pierre Savard. Le

baccalauréat va corriger cette lacune : environ

20 % du contenu est consacré à ces

aspects. »

Preuve de sa pertinence, un an avant

que le programme n'accueille les premiers

étudiants, il s'avère d'ores et déjà que la

demande est plus grande que l'offre.

« Compte tenu des possibilités actuelles

du marché du travail, le programme sera

contingenté, dit Pierre Savard. Nous allons

accueillir pas plus de 40 à 50 étudiants,

en tout cas au début. »

UQAC : PREMIERS SPÉCIALISTES EN INGÉNIERIE

DE L'ALUMINIUM

« On veut provoquer une vague de fond dans la transformation

de l'aluminium pour que le métal gris soit reconnu comme un

matériau de l'avenir, déclare l'ingénieur Jean Perron, directeur

du programme de baccalauréat en ingénierie de l'aluminium à

l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). C'est à la fois un

objectif et un rêve, car les obstacles sont nombreux. »

La création du baccalauréat en ingénierie de l'aluminium est

l'aboutissement d'une longue réflexion - étalée sur deux décennies

- sur la nécessité économique d'exploiter l'aluminium en

deuxième, voire en troisième transformation non seulement dans

la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais aussi partout au

Québec. «Un sondage réalisé au début des années 2000 auprès

des fabricants d'aluminium a démontré qu'il y avait un réel

besoin de former des bacheliers dans ce domaine », souligne Jean

Perron. D'où l'instauration du baccalauréat, en septembre 2004.

Après quatre ans de formation et trois stages en entreprises, les

sept premiers finissants arriveront sur le marché du travail à la

fin du printemps 2008. «Pour nous, la transformation de

l'aluminium peut se faire à l'échelle de la province, mentionne

Jean Perron. Notre objectif n'est pas que les premiers finissants

demeurent obligatoirement dans la région. Je suis d'ailleurs

convaincu qu'ils vont se trouver des postes intéressants non

seulement dans l'ensemble du Québec, mais aussi à l'extérieur,

en France notamment. Mais nous avons encore du travail à faire

pour assurer la promotion du programme auprès de tous les

employeurs et des étudiants potentiels. Il s'agit d'un travail de

longue haleine ; c'est à mon sens l'aspect le plus difficile lié à ce

nouveau programme. »

D'autant que ce programme fait oeuvre de pionnier. «À notre

connaissance, il n'existe aucun autre programme du genre au

monde, dit Jean Perron. La formation la plus proche est celle du

génie métallurgique, qui traite toutefois de tous les métaux.

Notre programme couvre pour sa part tous les aspects reliés à

l'aluminium, y compris son utilisation dans de nouveaux créneaux,

tout particulièrement dans le secteur fort prometteur du bâtiment. »

Le programme vise non seulement à former des ingénieurs

ultraspécialisés dans le traitement de l'aluminium, mais aussi -

et surtout - des entrepreneurs pouvant démarrer et exploiter de

nouvelles entreprises de transformation du métal gris. « C'est un

programme ambitieux qui a été facile à élaborer sur papier, mais

plus difficile à mettre en place. Nous espérons former des

ingénieurs qui seront au cœur des prises de décisions quant à

l'utilisation future de l'aluminium. »

RAN OtCEfv'iSM!


DOSSIER LE GENIE SUR LES CAMPUS

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ETS : ZOOM SUR LE GÉNIE DES TECHNOLOGIES

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DE L'INFORMATION

« Les systèmes d'information modernes, distribués et transactionnels,

doivent être performants, fiables et sécuritaires, et l'ingénierie

de tels systèmes exige désormais ime formation d'ingénieur»,

affirme l'ingénieur François Coallier, directeur du Département

de génie logiciel et des technologies de l'information de l'ETS.

Il est aussi l'un des artisans du programme de premier cycle en

génie des technologies de l'information, qui a vu le jour en avril 2003.

François Coallier est arrivé à l'ETS en 2002, après avoir œuvré

en industrie durant plus de 20 ans ; il a une bonne idée du profil

de l'employé idéal en technologies de l'information. « Mes impressions

ont été confirmées par des tables rondes avec des employeurs

potentiels, dit-il. Le résultat est que, dans

le nouveau programme, nous accordons

plus d'importance à la sécurité informatique,

au multimédia, à la réseautique et

au commerce électronique qu'on ne le fait

dans le cadre de la formation classique en

génie logiciel. »

Jusqu'à maintenant, plus de 300 étudiants

ont opté pour le baccalauréat en

génie des technologies de l'information.

François Coallier, ing.

Les premiers finissants ont reçu leur diplôme

à la fin du printemps 2006. « C'est très gratifiant de les voir évoluer

sur le marché du travail, confie-t-il. La majorité des finissants

trouvent un emploi avant la fin de leur formation. »

Mais pas question de s'asseoir sur ses lauriers, surtout quand

on évolue dans un secteur aussi changeant que les technologies

de l'information. « Nous avons créé

un comité de programmes qui veille

à maintenir la pertinence de chacun

des cours du programme, dit

François Coallier. Nous bénéficions

aussi d'une rétroaction constante

de la part des employeurs qui

reçoivent nos étudiants stagiaires.

Leurs commentaires nous aident

à répondre aux enjeux futurs en

technologies de l'information, comme

la communication croissante entre

les appareils et la complexité de plus

en plus grande des systèmes. »

UNIVERSITÉ LAVAL : PLEINS

FEUX SUR LE GÉNIE DES EAUX

« L'eau a clairement été définie par

les Nations Unies comme l'un des

grands enjeux du XXI e siècle », rappelle

l'ingénieur Christian Bouchard,

professeur titulaire au Département

de génie civil de l'Université Laval et

directeur du programme de premier cycle

en génie des eaux.

Christian Bouchard se montre volubile

lorsqu'on lui demande d'expliquer les raisons

qui l'ont incité à travailler à l'élaboration de ce programme,

qui a vu le jour en 2006. « Pas moins d'un tiers de l'humanité est

directement touché par les pénuries d'eau, plus d'un milliard de

personnes n'ont pas accès à une eau de bonne qualité et, entre

1992 et 2001, 90 % des catastrophes naturelles qui se sont produites

ont été d'origine météorologique ou

hydrologique, souligne-t-il. À l'échelle canadienne

et québécoise, nous assistons à un

réinvestissement massif dans les infrastructures,

notamment celles qui sont liées

à la collecte des eaux usées, à une gestion

de l'eau de plus en plus axée sur les bassins

versants, et à un impact accru des changements

climatiques sur les ressources en

eau, aussi bien en quantité qu'en qualité.

Christian Bouchard, ing. Des consultations menées auprès d'employeurs

potentiels ont fait ressortir que le besoin en ingénieurs

généralistes dans la gestion intégrée et durable de l'eau est

grandissant, et qu'ils sont très intéressés à recruter des bacheliers

en génie des eaux. »

Sans être contingenté, le nouveau programme de premier cycle

en génie des eaux est limité à 40 étudiants par année, en raison de

la capacité d'accueil limitée de l'Université, notamment au chapitre

des laboratoires. Christian Bouchard constate avec satisfaction

que le nouveau programme intéresse des étudiants qui n'auraient

pas envisagé autrement de devenir ingénieurs. « Les étudiants sont

très motivés par la protection de l'environnement et l'amélioration

des conditions de vie. D'ailleurs, beaucoup plus d'entre eux participent

à des projets à caractère communautaire, comme Ingénieurs sans

frontières par exemple. La proportion

est beaucoup plus importante

que dans d'autres programmes de

formation en génie. » En outre, les

femmes s'inscrivent plus volontiers

au baccalauréat en génie des eaux

qu'à d'autres programmes de génie :

elles représentent 50 % des quelque

70 étudiants actuels.

Christian Bouchard consacre

bien des efforts à créer des passerelles

entre son programme et le

marché international de l'eau. « C'est

probablement là que se trouve

notre plus grand défi, conclut-il.

Nous sommes en train de mettre

en place des collaborations avec le

Mexique et différents pays européens.

Il y a énormément à faire ;

I c'est clair que cela va représenter

| une bonne partie de notre travail

I dans les années à venir. » •

PLAN : DÉCEMBRE 2007 16


DOSSIER LE GENIE SUR LES CAMPUS

Le financement des

/

rv

qenie

Par Jeanne Morazain

En février 2004, dans un mémoire préparé conjointement

pour la Commission de l'éducation, le Comité des doyens

d'ingénierie du Québec (CODIQ) et l'Ordre des ingénieurs

du Québec dénonçaient le sous-financement de la formation

en génie par rapport à l'Ontario et aux autres disciplines

universitaires au Québec. Depuis, certains correctifs ont été

apportés, reconnaît l'ingénieur junior Christophe Pierre, doyen

de la Faculté de génie de McGill et nouveau président du CODIQ,

mais « le résultat net est une faible augmentation

du financement des programmes de

génie. La question de fond, la nécessité

d'augmenter les sommes mises à la disposition

des facultés et écoles qui offrent des

programmes d'études en génie, demeure

entière, et ce, à tous les cycles ».

Le ministère de l'Éducation, du Loisir et

du Sport (MELS) a mis en oeuvre une des

recommandations de ce mémoire et créé

Christophe Pierre, ing.Jr

une catégorie distincte pour le génie. L'indice

de pondération qui sert à établir le niveau de financement par étudiant

est alors passé de 1,77 à 2,11 pour le premier cycle. Cet indice

est basé sur les coûts observés, « lesquels ne sont pas nécessairement

les coûts réels », fait remarquer le président du CODIQ, qui

s'étonne de certaines disparités. Ainsi, au 1 er cycle, les beaux-arts,

avec un indice de pondération de 2,93, surclassent largement le

génie ; aux 2 e et 3 e cycles, l'indice de pondération en sciences pures

(excluant les mathématiques) est plus élevé qu'en génie, alors que

les coûts sont comparables.

L'indice de pondération ne s'applique qu'aux activités de génie.

Les activités autres, bien qu'elles soient intégrées dans les programmes

d'enseignement du génie, telles que les mathématiques

et l'informatique notamment, sont financées selon l'indice de leur

catégorie qui est plus faible (1,41 pour le premier cycle). « L'École

Polytechnique et l'École de technologie supérieure (ETS) pensent

être pénalisées par ce mode de calcul, ce qu'a reconnu le gouvernement

en offrant une somme forfaitaire significative à chacune de

ces écoles monofacultaires, nous dit Christophe Pierre. De plus, le

MELS et la Conférence des recteurs et des principaux des universités

du Québec (CREPUQ) procèdent à un réexamen de la situation. »

En matière de financement, la formation en génie a du rattrapage

à faire. Une étude réalisée à l'ETS révèle en effet que la croissance

réelle des coûts de l'enseignement y a été plus faible que

dans les autres disciplines au cours de la période 1982-2002. Elle

affiche un taux moyen de 2,4 % sur 20 ans, comparativement à

4 % pour l'ensemble des disciplines. Au cours de la même période.

l'indice des prix à la consommation a augmenté de 3,2 i dans la

région de Montréal.

Le mémoire déposé en 2004 par l'Ordre et le CODIQ faisait état

d'un écart de 67 % séparant l'Ontario et le Québec quant aux

ressources consacrées à l'enseignement du génie. L'ingénieur

Richard Marceau était doyen de la Faculté de génie de l'Université

de Sherbrooke en 2004. Il est aujourd'hui provost de l'University

of Ontario Institute of Technology (UOIT). Il a constaté qu'une

grande partie de cet écart découle des grilles salariales. « Dans

l'ensemble, la contribution du gouvernement ontarien est comparable

à celle du gouvernement du Québec, mais les droits de scolarité

en Ontario sont de beaucoup supérieurs. Dans les universités

situées dans des villes telles que Toronto, Kingston, London et

Waterloo, la surchauffe de l'économie depuis dix ans a créé un environnement

très compétitif et a poussé à la hausse le coût des maisons

et le coût de la vie en général. Les salaires sont à l'avenant. Cette

situation a un effet inflationniste sur les salaires payés dans l'ensemble

du réseau, mais plus particulièrement dans les plus grandes

universités ontariennes. L'argent additionnel dont disposent les

universités ontariennes sert donc à verser des salaires plus élevés,

et non pas à embaucher plus de professeurs ou à acheter de nouveaux

équipements. Par conséquent, la

qualité de la formation en génie demeure la

même dans les deux provinces. »

Selon une étude plus récente de l'ETS,

les facultés et écoles où l'on enseigne le

génie au Québec auraient besoin d'une augmentation

de leur indice de pondération

d'environ 30 % pour arriver à égalité avec

la moyenne ontarienne. D'où doit venir

l'argent ? Richard Marceau croit que les étudiants

québécois pourraient contribuer

Richard Marceau, ing.

davantage : « Les droits de scolarité au Québec représentent moins

de 50 % de la moyenne canadienne. En Ontario, les étudiants

financent plus largement leur formation. »

De part et d'autre de l'Outaouais toutefois, les doyens sont

« également malheureux » et réclament plus de fonds. « Les facultés

et écoles de génie ont de plus en plus de difficulté à assurer

une formation qui répond aux attentes des industries, affirme

Christophe Pierre. Celles-ci ont besoin d'une force croissante

d'ingénieurs pour compenser les départs à la retraite et, surtout,

investir dans la recherche-développement et l'innovation afin

d'offrir des produits et des services à valeur ajoutée, et ainsi

augmenter leur compétitivité et leur capacité de faire face à la

mondialisation. »

PLAN : DÉCEMBRE 2007 17


DOSSIER LE GÉNIE SUR LES CAMPUS

Avec Ingénieurs sans frontières, des

ingénieurs et des étudiants se mobilisent

pour aider des pays en développement.

Jean-Marc Papineau

Ingénieurs sans frontières Canada (ISF-Canada) est une

véritable pépinière de leaders », déclare l'ingénieur

junior Jean-Luc Riverin, directeur, Amélioration des

processus à Bell Canada et fondateur de la section étudiante

Ingénieurs sans frontières Canada à l'École Polytechnique

de Montréal. « En participant aux activités de l'organisation

et aux projets à l'étranger, les membres apprennent à exercer

leur aptitude à diriger de façon accélérée. Le but est que les

meneurs de demain, qui sont souvent des ingénieurs, soient

sensibilisés à l'aide au développement. »

PLAN : DÉCEMBRE 2007 18


Il

«J'AI TRAVAILLÉ OUTRE-MER

DANS DES CONTEXTES ASSEZ

PROBLÉMATIQUES, OÙ CE N'EST

PAS LA TECHNOLOGIE QUI POSAIT

PROBLÈME, MAIS LA GESTION OU

LA COHÉSION DES ACTEURS. »

Fondé en 2000, ISF-Canada compte

aujourd'hui plus de 35 000 membres, regroupés

dans une trentaine de sections

étudiantes universitaires dans tout le pays,

dont cinq au Québec : à l'École Polytechnique,

à l'Université McGill, à l'Université

Concordia, à l'Université de Sherbrooke

et à l'Université Laval. Au fil du temps, certaines

sections québécoises se sont imposées

dans le déroulement du cursus universitaire,

et des membres ont même donné une

partie de certains cours en génie sur différents sujets, par exemple

le développement durable.

À ce jour, ISF-Canada a envoyé quelque 250 volontaires outremer

pour collaborer à des projets de développement humanitaire.

Jean-Luc Riverin est l'un d'eux. Après l'obtention de son baccalauréat

en génie mécanique, il a séjourné quatre mois au Mali, dans le

cadre d'un projet de construction d'infrastructures rurales, notamment

des écoles, des puits et des moulins. Puis après avoir terminé

sa maîtrise en génie mécanique, il a travaillé 18 mois en Haiti à

l'élaboration d'une stratégie d'approvisionnement en eau potable

en milieu rural, un projet financé par la Banque mondiale.

«Après avoir reçu une formation tout ce qu'il y a de plus classique,

j'avais le désir d'exploiter mes connaissances en génie du

point de vue humanitaire, pas juste technique, raconte Jean-Luc

Riverin. À mon retour du Mali, j'ai fondé la section ISF-Canada de

Polytechnique afin de permettre à d'autres de vivre une expérience

semblable. » À l'époque, ISF-Canada était en pleine expansion et

il restait beaucoup à faire, en particulier développer le côté

francophone de l'organisation. «ISF-Canada attire principalement

des étudiants, dit Jean-Luc Riverin, et propose de nombreuses

possibilités d'implication, autant par ses stages en développement

que par ses activités de sensibilisation auprès des étudiants, des

ingénieurs et du grand public. »

Quand les jeunes informent les plus jeunes

Pour la

cutive, une équipe de plus de

30 bénévoles, essentiellement ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ B ^ ^ ^ J J ^ J m J L ^ ^ J

des étudiants en génie, visite des

écoles primaires secondaires fl^^HH

de la région de Sherbrooke pour

animer un atelier intitulé Eau pour ' , jm

le monde. Il s'agit d'une initiative JBtJ jflPfrjfrf-I^^M

de l'organisme Ingénieurs sans

frontières (ISF), organisée égale- H

par ses de

Polytechnique, et des universités

McGill, Concordia et Laval. «Cette activité interactive traite de la problématique liée à

l'approvisionnement en eau potable dans le monde, explique Audrey Dessureault,

étudiante en génie chimique et codirectrice de ce programme de sensibilisation. La

classe est divisée en petites équipes qui représentent à leur tour un pays. Chaque pays

doit alors construire un filtre à eau avec un budget (proportionnel au produit national

brut du pays) et des instructions plus ou moins compréhensibles en fonction du taux

d'alphabétisation. Les élèves réalisent rapidement les différences cruciales qui existent

dans le monde quant à l'accès à eau potable.»

Une partie de la présentation de ces étudiants porte sur les différentes actions qui

peuvent être posées quotidiennement pour diminuer la consommation d'eau à l'école,

mais aussi à la maison. «Notre objectif est de sensibiliser les plus jeunes aux problématiques

qui deviennent de plus en plus urgentes, souligne Audrey Dessureault, et

de leur faire comprendre qu'ils peuvent faire une différence de sorte que chacun ait accès

à de l'eau potable. Cette présentation permet réellement de leur donner une conscience,

sociale. Cela fait partie de notre profession. »

PLAN : DÉCEMBRE 2007 19


DOSSIER LE GENIE SUR LES CAMPUS

Une belle cause humanitaire

C'est une belle cause », dit l'ingénieur Gilles Allard, président

du conseil d'administration d'Ingénieurs sans frontières

Québec (ISF-Québec), pour expliquer son implication bénévole

dans cette organisation. Fondé en 1994, ISF-Québec regroupe aujourd'hui

quelque 175 ingénieurs de tout âge et

d'expériences diverses, qui fournissent des services

d'ingénierie dans le cadre de petits projets

de développement peu rentables dans des communautés

souvent oubliées parce qu'elles ne

sont pas dans les circuits de financement.

Ingénieurs sans frontières Québec a participé

à une quinzaine de projets à ce jour. « Nous avons

récemment réalisé un projet, au Togo, dont le budget

total était de 16 000 $, indique Gilles Allard.

Pas une firme de génie-conseil ne va s'occuper de projets si modestes.

Nous choisissons des projets qui n'entrent pas en conflit avec les firmes

privées, car nous avons besoin de leur soutien financier. D'ailleurs, le

projet effectué au

Togo a été financé

en partie par deux

firmes québécoises

de génie-conseil,

BBA et CIMA +.

Nous ne sommes

par en concurrence

avec Ingénieurs

sans frontières

Canada et il n'est

pas exclu que nous puissions travailler en collaboration dans certains

projets. Il faut dire que les besoins humanitaires sont si grands qu'il

serait difficile de se marcher sur les pieds les uns les autres. »

Gilles Allard est titulaire d'un baccalauréat et d'une maîtrise en génie

électrique. Depuis son arrivée à Hydro-Québec, il y a 15 ans, il a développé

sa sensibilité pour les causes humanitaires en réalisant plusieurs

missions d'assistance technique au Mali, au Sénégal et en Haïti pour

le compte d'Hydro-Québec International, une division, aujourd'hui

disparue, de la société d'État.

Au moment de cette entrevue avec PLAN, Gilles Allard était

engagé dans la campagne de financement d'ISF-Québec. Il s'est

donné comme défi de bâtir une structure administrative permanente

dans le but d'assurer la pérennité de l'organisme. Une entente de soutien

administratif et promotionnel a par ailleurs été conclue avec le

Réseau des ingénieurs du Québec afin de briser l'isolement de

l'organisation.

Gilles Allard est emballé par les perspectives d'avenir d'ISF-

Québec, qui est devenue, en 2006, membre d'Ingénieurs sans frontières

International. Il s'agit d'un réseau mondial rassemblant une

cinquantaine d'organisations d'ingénieurs, qui sera transformé en un

organisme non gouvernemental (ONG) à partir de janvier 2008. Le

nouvel ONG s'inspirera du modèle de Médecins sans frontières et pourrait

participer, par exemple, à des travaux de l'Organisation des

Nations Unies et solliciter du financement à l'échelle mondiale.

Jean-Luc Riverin dresse un bilan fort positif de ses

deux séjours outre-mer. « Ils m'ont certainement aidé

à obtenir mon poste actuel à Bell Canada, estime-t-il.

Je n'avais pas d'expérience en télécommunications,

mais on a pris en considération le fait que j'avais travaillé

durant deux ans à l'étranger à résoudre des problèmes

extrêmement complexes en devant composer

avec beaucoup de contraintes matérielles, logistiques

et humaines. Mon travail en Haiti a été particulièrement

difficile, parce qu'il n'y avait pas de stabilité politique

et sociale. Si bien qu'aujourd'hui, je suis habitué

à régler des problèmes multidisciplinaires auxquels

se butent des collègues plus expérimentés. »

Ces expériences en pays étrangers ont aussi grandement

influencé la pratique du génie de Jean-Luc

Riverin. «J'ai travaillé dans des contextes assez problématiques,

où ce n'est pas la technologie qui posait problème,

mais la gestion ou la cohésion des acteurs,

explique-t-il. Ces expériences m'aident dans mes fonctions

actuelles, qui consistent à améliorer les processus

et qui m'amènent donc à mettre en pratique la

gestion du changement. Le défi est de faire travailler

ensemble des gens qui n'ont pas nécessairement les

mêmes objectifs au départ. »


Congrès National Montréal 2008

tenu par l'Ecole Polytechnique de Montréal

Ingénieurs sans frontières

Canada

vous invite à la

Journée de la collaboration

18 janvier 2008

t

.hi

Hilton Montréal Bonaventure

900 de La Gauchetière Ouest

* V'*

Inscriptions à partir

du 19 novembre 2007

wwv.c0nference2008.ewb.ca

c0nference2008@ewb.ca

^

La journée de la collaboration est

une porte ouverte permettant de

vous familiariser avec Ingénieurs

sans frontières Canada (ISF) en

participant aux différentes activités

du Congrès national. Grâce aux

ateliers interactifs, tables rondes et

conférences, les délégués seront

introduits au développement international

et apprendront comment

ils peuvent foire une différence, en

tant que professionnels.

engineers without borders

_jngénieurs sans frontières

j= Canada

•r www.ewbxa

PLAN : DÉCEMBRE 2007 20


DOSSIER LE GÉNIE SUR LES CAMPUS


f

De la théorie

Les étudiants en

ingénierie aiment les

compétitions techniques.

Au dire des participants,

il s'agit d'une activité

très formatrice.

Par Jeanne JVIorazain

à la Dratiaue

«

Le projet OMER m'a permis de passer de la théorie à la pratique, affirme

Nicolas Perron, étudiant en génie mécanique à l'École de technologie

supérieure (ETS). À titre de trésorier de l'équipe, je me suis initié à la

gestion budgétaire et à la gestion de projet. Sans compter ce que m'ont

apporté le travail en équipe et les rencontres avec des gens de partout dans le monde. »

Même constat pour Jean-Philippe Landiy, étudiant en génie mécanique à l'École Polytechnique

de Montréal et directeur du projet Formule SAE : « Le choc avec la réalité

des choses contribue à approfondir nos connaissances et à développer nos habiletés. »

Michaël Chapman, étudiant en génie de la construction à l'ETS et capitaine d'Équipe

Montréal, insiste pour sa part sur les avantages d'un projet multidisciplinaire comme

celui de la maison solaire, où «chacun a des normes à respecter dans son domaine»

et qui exige de «vraiment travailler ensemble pour obtenir des résultats».

La plupart des étudiants membres des clubs peuvent compter sur des professeurs

et des employés pour les soutenir à toutes les étapes. Il s'agit cependant de clubs étudiants

; les professeurs et le personnel ne peuvent réaliser le projet à la place des étudiants.

« Même si nous pouvons compter sur l'aide de plusieurs professeurs pour certains

aspects du projet, il peut parfois leur être difficile de cautionner une façon de travailler

qui, en raison des échéanciers serrés, saute occasionnellement des étapes. Des professeurs

interviennent donc à la pièce pour résoudre un problème. En outre, les institutions appuient

leurs équipes : elles prêtent des locaux, des équipements et, parfois, consentent une

aide financière qui peut s'avérer considérable », explique Jean-Philippe Landry. A l'ETS,

notamment, la majorité des clubs ont un professeur attitré et deux personnes s'occupent

de la coordination des clubs à plein temps. De plus, chaque club étudiant reconnu reçoit

un soutien financier de l'École et ils disposent tous d'un local et d'ateliers.

Ces projets étudiants ne verraient pas

le jour sans les nombreux commanditaires

qui donnent des matériaux et autres produits,

usinent des composantes, prêtent un

spécialiste, etc. La richesse des équipes

rivales ontariennes et américaines constitue

tout de même un handicap pour les

équipes des écoles et facultés de génie du

Québec.

FORMULE SAE

La Formule SAE est très populaire auprès

des étudiants en génie mécanique. Organisées

par la Society of Automotive Engineers

ou des organismes équivalents en

collaboration avec les grands constructeurs

automobiles, les compétitions réunissent

des équipes de partout dans le monde. Tous

les yeux sont actuellement rivés sur le

grand rendez-vous de Détroit de mai 2008.

Plusieurs équipes se préparent à l'événement

; certaines ont répondu à l'invitation

de l'Université de Toronto et participé

à une course amicale le 16 septembre 2007

PU*N : DÉCEMBRE 2007 21


DOSSIER LE GÉNIE SUR LES CAMPUS

sur la piste de Mosport. La voiture 2007-2008 de l'École Polytechnique

a permis à l'équipe d'enregistrer le 5 e temps le plus

rapide de la journée à ses premiers tours de roues, en plus de

remporter le prix du véhicule préféré par les autres compétiteurs.

L'équipe montréalaise est encouragée par sa performance

compte tenu des innovations audacieuses apportées à la voiture

depuis deux ans. Le châssis tubulaire en acier a été remplacé par

un châssis monocoque en fibre de carbone qui « confère à la voiture

un meilleur rapport poids-rigidité et une sécurité accrue », indique

Jean-Philippe Landry.

Toutefois, c'est surtout par sa suspension que la voiture de

Poly se démarque, selon ce dernier. « Notre voiture est équipée

d'amortisseurs magnéto-rhéologiques semi-actifs. Un ordinateur

de bord analyse le comportement de la voiture, de sorte que le

coefficient d'amortissement est constamment ajusté en temps réel

Julian Choquette

pour maximiser l'adhérence et l'agilité. La méthode de conception

et de fabrication des moyeux en alliage d'aluminium contribue

également à optimiser le système de suspension », ajoute le directeur

du projet. « Des simulations poussées ont permis d'améliorer

le rapport poids-résistance des moyeux et des porte-moyeux, de

même que la fiabilité des assemblages », précise-t-il. Grâce à cette

démarche, l'équipe a remporté la première place du concours

Génie-Al organisé annuellement par le Centre québécois de recherche

et de développement de l'aluminium.

La voiture 2007-2008 a aussi un nouveau moteur et un système

de changement de vitesse contrôlé électroniquement à

l'aide d'un programme élaboré par l'équipe. Tous ces changements

ont allégé la voiture et amélioré sa performance, et l'ont rendue

plus sécuritaire et plus ergonomique. Jean-Philippe Landry est

convaincu d'avoir entre les mains une voiture gagnante. Il prévoit

être en mesure d'ajouter au calendrier de l'équipe des compétitions

en Californie et en Allemagne, grâce au soutien de l'École

Polytechnique et de la cinquantaine de commanditaires externes.

« Reste à bien entraîner nos pilotes : ce sont eux qui font vraiment

la différence pendant les épreuves dynamiques. »

OMER

Après dix ans de records mondiaux aux

commandes d'un sous-marin biplace à

hélice, l'équipe OMER de l'ETS a pris un

virage audacieux. « Nous sentions le besoin

de relever d'autres défis et nous avons

parié que nous pouvions faire mieux»,

raconte Nicolas Perron. Les 15 étudiants

de l'équipe de l'ETS sont donc retournés

à leurs calculatrices et à leurs logiciels afin

de concevoir la 6 e version du sous-marin,

l'OMER nouveau.

OMER 6 est propulsé par des ailes

situées de chaque côté de la coque. « Pour

produire un battement d'ailes à vitesse

constante, nous devions transformer le

mouvement de rotation du pédaleur en

un mouvement linéaire, explique Nicolas

Perron. Deux guides linéaires convertissent

le mouvement oscillatoire créé par la

rotation de la chaîne du pédalier et le transmettent

aux ailes. » Un pas variable permet

de changer l'angle des ailes tout au long

de la course, ce qui se traduit notamment

par une accélération plus rapide. « L'inclinaison

des ailes s'ajuste automatiquement

en fonction de la vitesse », précise Nicolas

Perron.

La coque d'OMER 6 est entièrement

constituée de fibre de carbone sans kevlar.

« Nous croyions, comme bien d'autres, que

le kevlar protégeait mieux le pilote en cas

d'impact, poursuit Nicolas Perron. Nos

recherches montrent que ce n'est pas le cas.

De plus, le kevlar emmagasine de l'humidité,

ce qui ajoute du poids. Le carbone allège

la coque sans nuire à la rigidité ni compromettre

la sécurité du pilote. »

À l'origine, l'équipe rêvait d'une direction

électronique. Mais elle a manqué de

PLAN : DÉCEMBRE 2007 22


temps et d'effectifs spécialisés. C'est donc

avec une direction mécanique que les étudiants

de l'ETS se sont présentés en juin

2007 à Bethesda, au Maryland, où ont lieu

les compétitions. L'OMER nouveau a

atteint une vitesse de 4,642 nœuds : il a

largement remporté le pari, puisque le

record de Virginia Tech était de 3,5 nœuds.

L'OMER ancienne version a pour sa part

confirmé sa suprématie en battant son

propre record de 7,192 nœuds avec une

vitesse de 8,035 nœuds.

En prévision des compétitions de 2008

à San Diego en Californie, l'équipe OMER

entend apporter des améliorations aérodynamiques

à ses bolides et investir dans la

formation des pédaleurs grâce à son bassin

d'entraînement.

DÉCATHLON SOLAIRE

Équipe Montréal, formée d'une vingtaine

d'étudiants de l'ETS à laquelle s'est ajoutée

une dizaine d'étudiants provenant de l'Université

de Montréal et de l'Université

McGill, a brillamment relevé le défi particulier

que pose un climat aussi variable que

le nôtre lors du Décathlon solaire 2007, qui

s'est tenu à Washington en octobre dernier.

Sa maison solaire a obtenu la 8 e place au

classement général. L'équipe montréalaise

est particulièrement fière de sa 4 e place

pour l'ingénierie, loin devant les équipes

d'institutions aussi renommées que le

Massachusetts Institute of Technology et

Carnegie Mellon University. Le seul fait de

participer à cet événement était en soi un

exploit, puisque le département américain

de l'énergie (DOE) n'avait retenu que 20 candidatures

parmi celles qui lui étaient parvenues

de tous les coins du monde, et une

seule au Canada.

L'ingénieur Hugues Rivard, professeur

en génie de la construction à l'ETS et titulaire

de la Chaire de recherche du Canada

en ingénierie assisté par ordinateur pour

la conception de bâtiments durables, est

l'instigateur du projet de la maison solaire.

Les étudiants se sont vite rendu compte,

nous dit Michaël Chapman, « que sans compétences

autres que l'ingénierie, cette

prestigieuse compétition était hors de

portée. Il a fallu convaincre des étudiants

en architecture, en design, en administration,

etc., d'autres universités de faire

équipe avec nous. Ce ne fut pas facile, les

universités étant plutôt habituées

à se concurrencer. » Les membres

d'Équipe Montréal ont également

collaboré avec des professeurs d'architecture

des universités McGill et

de Montréal.

Apprentis ingénieurs, architectes,

designers, gestionnaires ont adopté une

approche intégrée dès l'étape de la conception.

« Ce processus - plus long, Michaël

Chapman le reconnaît - a permis d'optimiser le

design et de réduire les coûts ; des erreurs ont été évitées

et la plupart des problèmes ont été résolus en cours de

route. »

Le résultat est innovateur sous plusieurs aspects. La

structure d'acier recyclé usinée se monte en quelques

heures. L'assemblage complet de la maison ne prend que

quelques jours. L'enveloppe thermique surpasse les

nonnes. Deux toits verts et un mur de végétation sur la

façade contriburaient à l'isolation. L'électricité est fournie

par 40 panneaux solaires photovoltaïques qui génèrent

8,2 kW. Le chauffage de l'eau domestique et du plancher

radiant est assuré par deux panneaux solaires thermiques

situés au centre du toit du côté sud. Il est important de

noter que ces panneaux fonctionnent également en hiver,

même sous un ciel couvert. Dans le cas où les panneaux

solaires thermiques ne suffiraient pas à la demande

énergétique, une pompe géothermique peut y suppléer pour

le chauffage.

L'occupant gère sa consommation grâce à un programme

conçu par l'équipe, souligne Michaël Chapman : «À l'aide

d'un écran tactile, il peut suivre sa consommation en temps

réel, obtenir des prévisions de demande - s'il reçoit, par

exemple, huit personnes à dîner - et d'ensoleillement, le

système étant branché sur un site météo du Web. Ainsi,

par exemple, il évitera de planifier des activités énergivores

par temps gris. »

La maison solaire montréalaise est non seulement performante,

elle est aussi intéressante sur le plan architectural,

ce qu'une visite à la Biosphère de Montréal, où elle

sera installée ce printemps, permettra d'apprécier.

PLAN : DÉCEMBRE 2007 23


VIE UNIVERSITAIRE

Par Malika Daoud

Les Jeux de génie 2008...

Une autre façon d'apprendre sur la profession d'ingénieur

I ous l'égide de la Confédération pour le rayonnement étudiant

en génie du Québec (CRÉIQ), les étudiants en génie organisent

des compétitions interuniversitaires. Ces compétitions se veulent

avant tout des occasions de tisser des liens entre de futurs confrères.

Mais elles représentent également des lieux de rencontres et

d'échanges, où par leur curiosité et leur ingéniosité, les étudiants

en génie contribuent à l'évolution de la technologie et, par là, à l'avancement

de la société.

Le début de l'année correspond à la tenue des Jeux de génie,

et ce, pour la 18 e année consécutive. Six étudiants de l'École de

technologie supérieure ont pris les choses en mains. À 18 ans, l'insouciance

de l'adolescence prend fin pour laisser place aux responsabilités

de la majorité. D'où le thème « Le génie, pour adultes seulement ! »

autonome se déplacera à l'intérieur d'une ville à la recherche

d'objets à collecter. Elle aura pour mandat de saisir les objets, d'en

déterminer leur nature et de les déposer dans des bacs appropriés.

Elle poursuivra son parcours jusqu'à ce qu'elle ait nettoyé la ville

entière pour finalement retourner à son hangar. La finale, ouverte

au public, aura lieu le dimanche 6 janvier 2008, de 13 h 30 à

17 h, à l'Université du Québec à Montréal, salle Marie-Gérin-Lajoie

(pavillon Judith-Jasmin, 405, rue Sainte-Catherine Est).

Pendant les Jeux de génie, les étudiants devront également

mettre de l'avant des compétences transversales comme les communications.

Au cours de la compétition des débats oratoires, les

participants doivent mettre en pratique leur sens critique et démontrer

leur capacité à s'exprimer sur des sujets d'actualité en faisant valoir

Jean-François Lapointe-Lambert,

président, JDC 2008

De g. à dr. : Jean-Pierre Chalifoux, ing., conseiller au juniorat et à l'encadrement, Malika Daoud,

agent de projets, Rémi Alaurent, ing., syndic adjoint, Christian Alimanescu, directeur des débats

oratoires, JDG 2008, Alexandre Bélanger, directeur du génie en herbe, JDC 2008, Nicolas

Grignon-Lemieux, vice-président compétitions, JDG 2008, Jean-François Lapointe-Lambert,

président, JDG 2008

Christian Alimanescu, directeur des débats

oratoires, JDG 2008

Le titre en lui-même est sujet à interprétation, mais c'est bien

de déontologie dont il s'agit ! «Avec ces 18 e Jeux, le comité organisateur

se donne comme mandat de sensibiliser les étudiants en

génie aux responsabilités que leur carrière d'ingénieur implique, en

les familiarisant principalement avec le Code de déontologie de l'Ordre

des ingénieurs du Québec qui régit les devoirs et les obligations des

ingénieurs envers le public, le client et la profession », signale Jean-

François Lapointe-Lambert, président du comité organisateur.

Près de 400 étudiants en génie sont attendus à cet événement.

Les différentes compétitions permettent aux universités de se

mesurer les unes aux autres. L'habileté, la puissance et l'endurance

physique des étudiants en génie seront mises à rude épreuve à

l'occasion des compétitions sportives alors que la compétition fera

appel à leurs compétences techniques dans le cadre du concours

de la machine. À l'heure du développement durable, le recyclage

est une priorité absolue. «À défaut de modifier les habitudes des

gens, il est essentiel de trouver des solutions autres, met en évidence

Nicolas Grignon-Lemieux, responsable du concours de la machine.

En tant que futurs ingénieurs, nous avons le devoir et la responsabilité

de développer la technologie permettant de pallier ce fléau.» Ainsi,

le défi de la machine consiste en la fabrication d'un robot collecteur

et trieur d'objets laissés comme déchets recyclables. Cette machine

leur point de vue de façon structurée. Christian Alimanescu, directeur

des débats oratoires, ajoute : «Les débats oratoires mettent l'accent

sur la spontanéité des participants à défendre avec assurance un

sujet divulgué quelques minutes avant le début de l'argumentation.

L'évaluation est basée sur la pertinence des arguments, la clarté,

l'esprit d'analyse, la présentation, l'ingéniosité et l'originalité.»

L'Ordre des ingénieurs du Québec est le parrain officiel de la

compétition des débats oratoires. Il va sans dire que les questions

porteront sur le Code de déontologie de l'ingénieur et sur le sens

de l'éthique. Pour formuler les questions, Rémi Alaurent, ing., syndic

adjoint, et Jean-Pierre Chalifoux, ing., conseiller au juniorat et à l'encadrement

nouveaux membres, ont été appelés à la rescousse. Ainsi,

conjointement avec le comité organisateur des Jeux de génie, les

questions ont été élaborées de sorte à soumettre des sujets de

discussion qui aideront les étudiants en génie à en apprendre plus

sur leur future profession. Les débats oratoires permettront à chacun

de mesurer l'importance de l'éthique dans un cadre professionnel.

Le président de l'Ordre, M. Zaki Ghavitian, ing., félicite le comité

organisateur d'avoir fait preuve d'autant d'audace en organisant

une compétition sur un sujet aussi important. « La déontologie sera

présente tout au long de votre parcours professionnel, il n'est jamais

trop tôt pour s'en informer et, pourquoi pas, en s'amusant!»

PLAN : DÉCEMBRE 2007 24


Projet de loi n° 32

Loi favorisant la gestion rigoureuse des infrastructures publiques et des grands projets

L'Ordre demande au gouvernement de renforcer le projet de loi en

rendant obligatoires des plans d'interventions à long terme

Zaki Ghavitian, ing.,

président de l'Ordre

Dans le cadre des consultations particulières

du gouvernement sur le projet de

loi n° 32 - Loi favorisant la gestion rigoureuse

des infrastructures publiques et des

grands projets - l'Ordre a présenté son mémoire

à la Commission des finances publiques

de l'Assemblée nationale le 15 novembre

dernier. M. Zaki Ghavitian, ing., président de

l'Ordre, a demandé que le projet de loi 32

oblige les gestionnaires d'infrastructures à produire

des plans d'intervention et de financement

à long terme afin que leurs infrastructures offrent un niveau

de service satisfaisant au meilleur coût pour la société.

L'Ordre considère par ailleurs que le projet de loi doit faire une

nette distinction entre les investissements destinés à entretenir ou

à restaurer les infrastructures existantes et ceux destinés à des

projets de développement.

ENTRETIEN, RÉFECTION, DÉVELOPPEMENT

L'entretien et la restauration sont des obligations dictées par des

impératifs de sécurité, de santé et d'intérêt public. Quant aux

investissements de développement, ce sont des choix socioéconomiques

ou politiques et non des obligations dictées par des

principes de saine gestion des infrastructures. «L'État et les gestionnaires

d'infrastructures doivent en priorité combler le déficit d'entretien

avant de songer à de nouveaux développements», a souligné

M. Zaki Ghavitian, ing., président de l'Ordre.

TRANSPARENCE ET CONFIANCE DU PUBLIC

L'Ordre recommande également que les programmes d'entretien

et de réfection qui découlent des plans d'intervention donnent lieu

à des programmes d'investissement à long terme, par exemple d'une

durée de dix ans. À cet effet, l'Ordre prône la création d'un organisme

de contrôle et de suivi. Selon M. Ghavitian, «les programmes

d'intervention doivent être déposés auprès de cet organisme indépendant

qui fera les contrôles nécessaires, consolidera l'information

et la transmettra au Conseil du trésor. Cet organisme doit agir en

toute transparence afin d'éclairer la société sur les choix auxquels

elle est confrontée et redonner confiance au public.» Il doit avoir la

responsabilité de faire rapport au gouvernement sur l'état général

de la gestion des infrastructures, notamment en ce qui a trait aux

déficits d'entretien et aux investissements.

GOUVERNANCE DES GRANDS PROJETS

En ce qui a trait au cadre de gouvernance des grands projets, l'Ordre

note que le gouvernement mise largement sur les partenariats

public-privé. Sans remettre en question l'intérêt que peut présenter

ce mode de réalisation, l'Ordre insiste sur le fait qu'il est essentiel

que tout grand projet intègre, dans sa réalisation, des critères de

rigueur, de qualité, d'expertise et de compétence.

EN RÉSUMÉ

En résumé, l'Ordre recommande que les gestionnaires d'infrastructures

aient l'obligation de produire un plan d'intervention à long terme

pour leurs infrastructures, mis à jour périodiquement, ainsi qu'un

programme d'investissement établi sur une période de dix années.

De plus, l'Ordre recommande que soit institué un organisme

indépendant, dont le mandat serait :

• d'établir et d'appliquer les règles de préparation et de présentation

des plans d'intervention et d'évaluation de l'état des

infrastructures ;

• de recevoir et de faire un suivi des plans d'investissements à

long terme des gestionnaires d'infrastructures;

• de faire rapport au gouvernement de l'état général de la gestion

des infrastructures au Québec, notamment en ce qui a trait aux

investissements, et de faire les recommandations appropriées.

La mise en œuvre de ces recommandations constituera un

grand pas vers la gestion à long terme des infrastructures publiques

au Québec et, par conséquent, vers la qualité des interventions, la

pérennité des ouvrages, la rentabilité des investissements publics

et la sécurité du public

Cette intervention de l'Ordre s'inscrit dans la foulée des actions

qu'il a entreprises dans le cadre du dossier stratégique des

infrastructures (Commission d'enquête sur le viaduc de la Concorde,

Plan d'intervention sur les infrastructures du gouvernement et les

orientations du ministère des Transports).

Pour consulter plus en détail le projet de loi n° 32 :

www.assnat.qc.ca/fra/38legislaturel/Projets-loi/Publics/07-f032.pdf

Cours de*

Prochaine

Réservez dè

PLAN : DÉCEMBRE 2007 . 25


ENCADREMENT PROFESSIONNEL

L'assurance responsabilité professionnelle :

pas si compliquée que ça...

Selon l'article 93 du Code des professions, tout professionnel

exerçant en pratique privée doit être couvert par

une assurance responsabilité professionnelle (ARP)

afin d'être inscrit au tableau des membres. Les membres

de l'Ordre sont donc soumis à cette exigence, de même que

les avocats, les médecins, les comptables, etc. Le contrat d'assurance

des membres doit répondre aux exigences du Règlement

sur l'assurance-responsabilité professionnelle des membres

de l'Ordre des ingénieurs du Québec.

Il faut noter que :

• l'ARP collective est obligatoire pour tout membre de l'Ordre,

indépendamment de son statut (pratique privée ou non) ;

• l'ingénieur exerçant en pratique privée n'est pas couvert par l'ARP

collective, sauf s'il s'agit de pratique privée « occasionnelle».

« JE TRAVAILLE À MON COMPTE, JE SUIS DONC EN

PRATIQUE PRIVÉE », CROIENT CERTAINS...

Pas nécessairement. Voyons ce qu'est la pratique privée, cette

notion de base pour établir si un ingénieur a besoin d'une

assurance supplémentaire à l'assurance collective.

La « pratique privée » concerne le membre qui, à son compte

ou pour le compte d'un employeur, rend des services professionnels

liés à un ou plusieurs domaines d'ingénierie, lesquels

services sont destinés à une clientèle externe. Les catégories suivantes

sont donc les plus susceptibles d'être considérées comme

étant de la pratique privée :

• tous les membres qui sont à l'emploi d'une société de génieconseil

;

• tous les membres qui rendent des services professionnels en

génie destinés à une clientèle externe (ex. : les consultants à leur

compte, les inspecteurs en bâtiments et autres, les membres

qui inspectent ou modifient des véhicules, ceux qui travaillent

dans un laboratoire d'analyse, les experts en sinistres, etc.).

Ces services professionnels sont généralement concrétisés

par un document (rapport, avis, recommandation, plan, devis,

étude, cahier des charges, dessin, etc.).

À titre d'exemple, les membres qui pratiquent en génie logiciel

ou en génie informatique sont soumis aux mêmes exigences que

les autres si leurs projets visent des travaux de la nature de ceux décrits

aux articles 2 et 3 de la Loi sur les ingénieurs. Ils sont considérés

comme étant en pratique privée et doivent être protégés par leur

propre couverture d'ARP. Les exemples les plus fréquents de pratique

privée concernent les logiciels de calcul des charges mécaniques

ou électriques et les programmes d'automates programmables.

Il est important de noter qu'il ne suffit pas d'être à son

compte ou employé d'une entreprise du secteur privé pour être

considéré comme étant en pratique privée. Il faut, de plus,

analyser le type d'activité exercée par l'ingénieur (ou par

l'entreprise dans le cas d'une firme de génie-conseil).

Selon l'exigence du Règlement, l'ARP privée doit être maintenue

durant encore cinq ans à partir de la date du dernier acte

professionnel en génie. Après ce délai, la responsabilité est

prise en charge par l'assurance collective, jusqu'à concurrence

de 100 000 $ par ingénieur et par année.

Dans le cas des membres employés d'une firme de génieconseil,

c'est souvent l'employeur qui établit un contrat d'assurance

responsabilité qui couvre toutes les personnes concernées de

la firme. Par conséquent, ces dernières n'ont pas à détenir une

ARP personnelle. Toutefois, elles doivent obligatoirement s'assurer

que leur employeur détient une couverture adéquate pour elles.

Ces membres ont la responsabilité de vérifier chaque année auprès

de leur employeur (ou de leur ancien employeur) s'ils sont toujours

couverts pour les actes posés pour le compte de cette firme

au cours des cinq dernières années.

QUOI RÉPONDRE À LA FAMEUSE QUESTION « EXERCEZ-

VOUS OU AVEZ-VOUS EXERCÉ EN PRATIQUE PRIVÉE AU

QUÉBEC AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES?»

Lors de la prochaine inscription annuelle, toutes les conditions

suivantes doivent être remplies simultanément pour répondre

OUI à cette question :

• exercer actuellement ou avoir exercé en pratique privée en

génie ;

• période à considérer : les cinq dernières années ;

• services rendus au Québec ou pour le compte d'un client

québécois.

Notez qu'il faut répondre « oui » même si vous êtes seulement

en pratique privée occasionnelle.

« POURQUOI PAYER UNE ASSURANCE QUI NE ME COUVRE

PAS?» SE DEMANDE-T-ON AVEC RAISON

En effet, l'ingénieur en pratique privée doit posséder de façon

obligatoire deux contrats d'assurance responsabilité : celui du

régime collectif de l'Ordre et un autre que lui ou son employeur

contracte. Veuillez noter que, selon l'article 7 du Règlement sur

LES COUVERTURES MINIMALES REQUISES POUR

L'ARP PERSONNELLE

• 250 000 S par sinistre et 500 000 $ par année, s'il s'agit

d'un ingénieur seul ;

• 500 000 S et 1 000 000 S, s'il s'agit d'un employeur ou

d'un membre décideur.

PLAN : DÉCEMBRE 2007 26


PRATIQUE PRIVÉE OCCASIONNELLE MOONLIGHTING

Pratique privée en génie effectuée en dehors de l'emploi principal,

pour des honoraires inférieurs à 2 000 S par projet et

à 10 000 S par année. Dans ce contexte, être à la retraite,

être en assurance-emploi ou être sans emploi sont considérés

comme des activités principales ; le moonlighting est

accepté comme activité professionnelle secondaire.

l'ARP, il n'est pas permis qu'un client offre cette protection à

un membre engagé comme consultant en ajoutant son nom

sur la police qu'il détient déjà pour ses autres employés membres

de l'Ordre.

Pour le membre en pratique privée, l'assurance collective est

généralement un investissement à long terme. En plus de lui

donner accès à l'inscription au tableau, elle prend en charge, à

vie, dans les limites prévues au paragraphe 3 de l'article 2 du

Règlement sur l'ARP, sa responsabilité professionnelle cinq

années après la date de son dernier acte professionnel en

génie.

QUI DONC EST COUVERT PAR L'ASSURANCE COLLECTIVE ?

• Tous les membres de l'Ordre qui ne sont pas en pratique privée

à temps complet (ex. : ceux qui œuvrent dans la fabrication,

la gestion administrative, l'entretien, la vente, la formation, les

membres employés par un manufacturier ou une exploitation

de minerai, ceux qui sont sans emploi ou à la retraite, les entrepreneurs,

les employés d'une municipalité, d'une université

ou d'un organisme gouvernemental, etc.);

• Les membres en pratique privée occasionnelle (moonlighting).

POUR EN SAVOIR PLUS

Consultez la section des membres du site www.oiq.qc.ca.

Vous trouverez le texte intégral du Règlement sur l'assuranœresponsabilité

professionnelles des membres de l'Ordre des

ingénieurs du Québec, le contrat de la police collective, une liste

des courtiers et des réponses à vos principales questions. Vous

pouvez également communiquer avec l'Ordre au 514 845-6141

ou 1 800 461 -6141, poste 3149, ou par courriel à arp@oiq.qc.ca

pour obtenir plus de précisions.

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PLAN : DÉCEMBRE 2007 . 27


i

I

ÉTHIQUE ET DÉONTOLOGIE

évf:- •• •

r :

Par Mélodie Sullivan, avocate, en collaboration avec Louis Tremblay, ing., syndic

Connaissances insuffisantes

et assurance défaillante

Le Comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs du

Québec a rendu récemment deux décisions concernant

des ingénieurs ayant commis des manquements à leur

Code de déontologie.

Dans une première cause 1 , un ingénieur a plaidé coupable

à trois chefs d'accusation pour des infractions commises par rapport

à des travaux d'installation sanitaire. Le Comité de discipline

de l'Ordre lui a imposé deux amendes totalisant 1 600 $ ainsi

qu'une radiation de un mois. L'intimé devra également payer les

frais et débours du dossier.

Dans cette histoire, l'intimé avait accepté un mandat pour concevoir

des plans en vue de l'installation d'une fosse septique. Or,

quelque temps après l'installation, le propriétaire des lieux, qui

a porté la plainte, a constaté des problèmes de refoulement des

eaux usées devant normalement être recueillies par la fosse.

L'enquête du syndic a démontré, documents à l'appui, que

l'intimé n'avait pas fait de tests de percolation des sols contrairement

à ce qu'il avait indiqué sur son plan. Cela ne l'a pas empêché

de soutenir que le sol était perméable. Or il s'est avéré

que le sol était imperméable, ce qui a contribué au refoulement.

De toute évidence, l'ingénieur n'a respecté ni les normes environnementales

en vigueur, ni les règles de l'art en la matière. Il

appert également, aux yeux des membres du Comité de discipline,

que l'intimé a fait un rapport de complaisance afin que

son client obtienne son permis de la municipalité le plus rapidement

possible. Bref, en voulant rendre service à son client,

il a tourné les coins ronds. D'ailleurs, l'ingénieur a fait l'objet d'une

poursuite en responsabilité civile et le tribunal l'a condamné à

verser la somme de 7 000 $ en dommages à son client.

L'ingénieur a donc apposé son sceau et sa signature sur un

plan d'installation sanitaire qui ne respectait pas les règles de

l'art En agissant ainsi, il a omis de tenir compte des conséquences

de l'exécution de ses travaux sur l'environnement, la santé et

la propriété de toute personne, contrevenant ainsi à l'article 2.01

du Code de déontologie des ingénieurs. Le Comité a imposé

une radiation temporaire de un mois pour cette faute.

L'enquête a révélé clairement qu'il n'avait pas une connaissance

suffisante des faits entourant les installations sanitaires

en question. Il s'agit d'une infraction à l'article 2.04 du Code de

déontologie. L'ingénieur a écopé d'une amende de 1000 $ pour

cet écart de conduite.

Enfin, l'enquête du syndic a également révélé que l'ingénieur

a-fait une fausse affirmation relative à la réalisation d'essais de

perméabilité. Ce geste constitue un manquement aux articles

3.02.01 et 3.02.08 du Code de déontologie ainsi qu'à l'article

59.2 du Code des professions. Le Comité lui a imposé une

amende de 600 $ pour cette infraction.

ASSURANCE RESPONSABILITÉ OBLIGATOIRE ET CONFORME

Dans le second cas 2 , un ingénieur a plaidé coupable à deux infractions

commises alors qu'il effectuait un mandat d'inspection

préachat d'un immeuble.

L'ingénieur en question possédait une assurance responsabilité,

mais elle n'était pas conforme aux exigences prévues dans le

Règlement sur l'assurance responsabilité professionnelle des

membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec. En fait, l'assureur

de l'ingénieur lui avait imposé une exclusion de couverture pour

les activités d'inspection préachat à compter d'une date qui précédait

la date de l'inspection en question. Il n'était donc pas couvert

par sa police d'assurance au moment où il a posé les actes

reprochés et a payé de sa poche les travaux de réparation.

Il contrevenait ainsi à l'article 7 de ce règlement. Ce règlement

précise bien que tout ingénieur travaillant en pratique privée (à

son compte ou pour un employeur) doit détenir une assurance

en responsabilité civile. Celle-ci s'ajoute à l'assurance responsabilité

collective à laquelle tout ingénieur doit cotiser à titre de

membre de l'Ordre. Cette assurance responsabilité est d'ailleurs

une condition nécessaire pour l'inscription au tableau de l'Ordre,

lorsque l'ingénieur travaille en pratique privé. Le Comité a imposé

une amende de 1000 $ pour ce manquement.

Il est important de préciser que l'assurance collective ne tient

pas lieu d'assurance responsabilité pour les ingénieurs qui travaillent

en pratique privée, sauf si cette pratique est considérée

comme du moonlighting, suivant la définition de l'article 7,

alinéa 3, du Règlement sur l'assurance-responsabilité professionnelle

des membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec c. 1-9,

r. 1.1.1, qui stipule ce qui suit :

7. En plus d'adhérer au contrat d'assurance mentionné à

l'article 1, le membre qui exerce sa profession dans toute

autre secteur d'activité que ceux énumérés à l'article 7.1 en

pratique privée, à son propre compte ou pour le compte

d'un autre membre, d'une société ou d'une personne

morale, à temps plein ou à temps partiel, doit être titulaire

d'un contrat d'assurance conforme aux normes prévues

aux articles 8 et 9 établissant une garantie contre la responsabilité

qu'il peut encourir dans l'exercice de sa profession en

raison des fautes ou négligences commises par lui, ses

employés ou ses préposés. Ce membre demeure assujetti

à cette obligation pendant au moins cinq ans après avoir

posé un acte dans l'exercice de sa profession.

Satisfait au premier alinéa :

(...)

3° le membre dont la pratique privée est constituée uniquement

de services professionnels qu'il rend seul et à son

propre compte, en dehors de son emploi principal, pour

des honoraires qui sont inférieurs à 2 000 $ par projet et

à 10 000 $ pour l'ensemble des projets réalisés au cours

d'une année.

Accessoirement, l'intimé a manqué à ses obligations en ne

signant pas le rapport écrit - contenant ses observations, ses avis

28 PIAN : DÉCEMBRE 2007


L 'ingénieur doit apposer

sa signature sur tout document

(plan, rapport, avis, calcul, etc.)

qu 'il a effectué lui-même ou qui

l'a été sous sa direction et sa

surveillance immédiates.

et ses recommandations - qu'il a remis à son client. Il contrevenait

ainsi à l'article 3.04.02 du Code de déontologie des ingénieurs.

Cet article établit clairement que l'ingénieur doit apposer sa

signature sur tout document (rapport, avis, calcul, etc.) qu'il a

effectué lui-même ou qui l'a été sous sa direction et sa surveillance

immédiates. Cette signature constituent une garantie de qualité

pour le client et l'assurance que les travaux sont conçus et

exécutés par un ingénieur possédant toutes les connaissances

et les aptitudes requises pour réaliser un mandat selon les règles

de l'art. Dans ce cas-ci, le Comité de discipline a prononcé une

réprimande envers l'intimé afin de le dissuader de répéter une

telle procédure.

Avant d'établir ses sanctions, le Comité tient toujours compte

d'un ensemble de facteurs. Parmi les plus importants figurent

la gravité des gestes posés et de leurs conséquences, l'attitude

des ingénieurs fautifs devant l'importance des fautes commises,

leur niveau de collaboration à l'enquête, leurs antécédents et les

risques de récidive. Dans les deux cas concernés, les ingénieurs

ont démontré qu'ils étaient bien conscients des conséquences

de leurs gestes et le Comité a estimé qu'ils ne présentaient pas

de risques de récidive.

Par ses sanctions, le Comité ne cherche pas à punir, mais

plutôt à dissuader, à faire prendre conscience aux ingénieurs fautifs

des conséquences néfastes de leurs comportements pour

la population et des préjudices portés à la profession.

1. Comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec district de Joliette, n° 22-06-0326,

4 septembre 2007

2. Comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec, district de Montréal, n° 22-06-0332,

13 septembre 2007

Pour mieux comprendre l'assurance responsabilité

professionnelle, voir L'assurance responsabilité

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PLAN : DÉCEMBRE 2007 . 29


INSTANCES DÉCISIONNELLES

Par M e Daniel Ferron, notaire

Le 87 e Bureau a tenu sa troisième séance le 19 octobre 2007. Le Comité administratif (CA)

s'est réuni en séance extraordinaire le 28 septembre et en séance ordinaire le 1 er octobre.

BUREAU

Au cours de sa séance du 19 octobre, le 87 e Bureau a procédé

à l'adoption d'un nouveau Règlement sur les affaires du Bureau,

le Comité administratif et les assemblées générales de l'Ordre des

ingénieurs du Québec. Ce règlement remplace le Règlement

modifiant le Règlement sur les affaires du Bureau, le Comité administratif

et les assemblées générales de l'Ordre des ingénieurs du

Québec qui avait été adopté par le Bureau, à sa séance du 10 juin

2004 (BU-2004-333), et qui avait fait l'objet de nombreuses demandes

de modifications par l'Office des professions du Québec. Ce

nouveau règlement a été transmis à l'Office des professions du

Québec afin d'obtenir une publication dans la Gazette officielle

du Québec et une entrée en vigueur dans les meilleurs délais.

Le Bureau a également procédé à l'adoption d'un nouveau Règlement

sur les élections au Bureau de l'Ordre des ingénieurs du

Québec. Ce règlement remplace le Règlement modifiant le

Règlement sur les élections au Bureau de l'Ordre des ingénieurs

du Québec qui avait été adopté par le Bureau, à sa séance du

10 juin 2004 (BU-2004-333), et qui avait aussi fait l'objet de

nombreuses demandes de modifications par l'Office des professions

du Québec. Ce nouveau règlement a également été transmis

à l'Office des professions du Québec afin d'obtenir une

publication dans la Gazette officielle du Québec et une entrée

en vigueur dans les meilleurs délais.

Le Bureau a fait le point sur les derniers développements concernant

les négociations entre l'Ordre et la Corporation de services

des ingénieurs du Québec en vue de la signature d'une entente.

Le Bureau a nommé M. l'ingénieur Michel Simard à titre de syndic

ad hoc afin d'effectuer trois enquêtes disciplinaires, conformément

à l'article 121 du Code des professions, la première enquête

à la suite d'une recommandation du Comité de révision, les deux

autres à la suite d'une recommandation du syndic.

Le Bureau a accepté de prolonger le mandat de M. l'ingénieur

Pierre Girard à titre de syndic adjoint sur une base temporaire,

à partir du 12 novembre 2007 en remplacement du syndic adjoint

actuellement en congé de maladie et ce, jusqu'au 31 décembre

2007 ou plus tard, si le congé de maladie, se prolonge au-delà

de cette date, mais ne dépassant pas le 31 mars 2008. Le Bureau

a aussi décidé que M. l'ingénieur Pierre Girard pourrait être

appelé à agir à titre de syndic adjoint et de plaignant une fois

que son engagement temporaire sera terminé dans le cadre des

plaintes qu'il aurait déposées, s'il y a lieu.

Le Bureau a approuvé les recommandations du Comité des

finances voulant que le versement de la deuxième portion des

subsides aux Sections régionales pour 2007-2008 soit scindé en

deux versements, à raison de 48 491 $ le 1 er novembre 2007 et

de 48 491 $ le 15 janvier 2008. Ces versements sont toutefois

conditionnels à la présentation des résultats financiers à jour et

du programme des activités couvrant la période d'octobre à mars.

Le Bureau a nommé MM. les ingénieurs Daniel Toutant et Shuhua

Zhou à titre de membres du Comité d'inspection professionnelle

(CIP), conformément à l'article 112 du Code des professions, pour

un mandat de trois ans.

Le Bureau a décidé, après avoir pris connaissance du rapport du

Comité de surveillance des élections 2007, de créer un comité

ayant pour mandat de se pencher sur la logistique des élections.

Ce comité est composé de M me l'ingénieure Micheline Bétournay,

de MM. les ingénieurs Yves Lavoie et Michaël Côté et de M. Daniel

Ferron, secrétaire de l'Ordre.

Les membres ont été informés en séance des derniers développements

concernant la publication du rapport de la Commission

d'enquête sur le viaduc de la Concorde et de la réaction de l'Ordre

aux recommandations de la Commission.

Enfin, le Bureau a demandé d'examiner la possibilité d'instaurer

un titre d'ingénieur honoraire ou émérite et de faire rapport à

une prochaine séance du Bureau.

COMITÉ ADMINISTRATIF

Rappelons que le CA énonce des recommandations au Bureau

relativement à chacun des points portés à son attention. La

majorité des points précédemment mentionnés ont donc fait

l'objet d'une recommandation du CA au Bureau.

La séance extraordinaire du CA du 28 septembre 2007 a porté

essentiellement sur la recherche de solutions pour le deuxième

versement des subsides aux Sections régionales au 1 er novembre

2007, ainsi que sur la production des Plans régionaux par les

Sections régionales et la méthode d'envoi par ensachage dans

la revue de l'Ordre.

À la séance ordinaire du 1 er octobre 2007, le CA a fait le point

sur les derniers développements concernant le projet d'entente

à intervenir entre l'Ordre et la Corporation de services des ingénieurs

du Québec.

Le CA a décidé de tenir deux séances extraordinaires le vendredi

30 novembre et le lundi 17 décembre 2007, aux fins de compléter

l'étude des dossiers en attente d'une décision du Comité administratif,

à la suite des recommandations du Comité d'inspection

professionnelle (CIP) en application de l'article 55 du Code des

professions du Québec. Dix-neuf dossiers sont actuellement en

attente d'une décision.

Le CA a procédé à la mise à jour du tableau des membres en

date du 16 septembre 2007. Il a procédé à des équivalences

de diplômes et de formation, a délivré des permis conformément

aux articles 40 du Code des professions et 35 de la Charte

de la langue française et a accordé des permis temporaires

conformément à la Loi sur les ingénieurs.

Le CA a procédé à l'étude de recommandations du Comité d'inspection

professionnelle concernant l'application de l'article 55

du Code des professions dans un dossier, les deux autres

dossiers à l'ordre du jour ayant été reportés.

Le CA a accordé deux autorisations d'entreprendre des poursuites

pénales conformément à la Loi sur les ingénieurs.

Le CA a reçu la nomination de M me l'ingénieure Diane Riopel,

par l'École Polytechnique, pour un premier mandat d'une durée

de trois ans à titre de membre du Comité des examinateurs se

terminant le 30 septembre 2010.

Le CA a désigné M. l'ingénieur J. Serge Beaulieu, conseiller aux

nouveaux membres, responsable de l'examen professionnel,

de l'expérience en génie et du parrainage, et lui a conféré, à

compter du 9 octobre 2007, les pouvoirs, attributions et devoirs

relatifs à cette charge, conformément aux sections II, III et IV du

PLAN : DÉCEMBRE 2007 30


Règlement sur les autres conditions et modalités de délivrance

des permis de l'Ordre des ingénieurs du Québec.

Le CA a décidé que pour tous les chèques et mandats effectués

du compte général de l'Ordre, et ce, en tenant compte de la Politique

d'octroi de contrats de biens et services, les signataires

autorisés seront les suivants :

• pour les chèques de plus de 3 000 $, la signature conjointe

du directeur général ou du contrôleur et du président ou, en

cas d'absence de ce dernier, du vice-président en titre ;

• pour les chèques de moins de 3 000 $, la signature conjointe

du directeur général et du contrôleur, ou conjointement du

directeur général ou du contrôleur avec le directeur des

Affaires professionnelles, ou le directeur des Communications

et des Affaires publiques ou le directeur de l'Administration-

Finances.

Le CA a choisi l'École de technologie supérieure (ETS) pour la

tenue de la réception des bénévoles 2007.

Le CA a nommé les membres des différents jurys pour la Bourse

d'excellence aux études supérieures 2008 ainsi que les membres

des différents jurys pour le Prix universitaire du Mérite 2008.

ERRATUM

Veuillez prendre note que la phrase suivante publiée dans la

chronique des Instances décisionnelles, PLAN, novembre 2007,

aurait dû se lire comme suit : « Le Bureau a désigné M. Jacques

Bellemare comme enquêteur de la Surveillance de la pratique

illégale. »

M. Jacques Bellemare n'est pas membre de l'Ordre.

InfnrmaT

IIIIUI lllcZ"

flOUS !

Se ' on ' artic ' e 60 du Co< ie des professions, tout membre de l'Ordre doit aviser le secrétaire de tout changement relatif à son

domicile et aux lieux où il exerce sa profession, et ce, dans les trente jours de ce changement.

Tout professionnel doit, en vertu de l'article 59.3 du Code des professions, informer le secrétaire de l'Ordre dont il est membre qu'il

fait ou a fait l'objet d'une décision judiciaire ou disciplinaire visée à l'article 55.1, dans les dix jours à compter de celui où il en

est lui-même informé.

Par ailleurs, toute période d'inactivité (chômage, invalidité, congé parental, retour aux études, etc.) doit également être signifiée au secrétaire de l'Ordre,

dans les trente jours, au début et à la fin de cette période. Veuillez noter que seuls les membres qui auront eu une période d'inactivité minimale de six mois

et qui auront informé l'Ordre de tout changement à leur situation dans les trente jours pourraient obtenir un crédit applicable sur la cotisation annuelle.

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ingénieurs du Québec.

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PLAN : DÉCEMBRE 2007 . 31


SIGNATURE NUMÉRIQUE

« Droit et sécurité : pas si sûr ! »

Par Vincent Gautrais, avocat"

La sécurité des documents électroniques

constitue un leitmotiv très à la mode

martelé par toute personne intéressée

par les technologies de l'information. Mais

pour assurer cette sécurité, qu'est-il nécessaire

de faire? Qu'est-il légal de faire? En effet, du

simple courriel jusqu'aux méthodes de certification

numérique les plus élaborées, les

solutions sont nombreuses, et bien entendu,

de sécurité fort variable. Entre une solution

facile, commune, conviviale, gratuite, mais

peu sécuritaire et une autre, plus rare,

payante, mais disposant d'un niveau de

sécurité enviable, que doivent faire les acteurs

du commerce électronique?

Face à cette question fondamentale, la

réponse donnée par le droit fut assez timide,

silencieuse, tant en ce qui a trait à la loi qu'à

la jurisprudence. Une retenue qui implique

que les acteurs se prennent en main pour

corriger eux-mêmes cette imprécision.

SÉCURITÉ ET LOIS :

LE NÉCESSAIRE SILENCE

Si l'on prend la situation du Québec, d'ailleurs

conforme à celle de nombreux pays, la Loi

concernant le cadre juridique des technologies

de l'information (L.R.Q. c. C-l.l) de

2001 (LCGTI) ne tranche pas et permet

l'utilisation d'un grand nombre de procédés

pour assurer la sécurité des documents

électroniques. Une liberté qui s'explique

pour différentes raisons : d'abord, l'État ne

peut - ni ne veut - se substituer aux parties,

surtout lorsque celles-ci représentent des

professionnels. Ensuite, il peut être dangereux

pour une loi de favoriser une technologie

plutôt qu'une autre, conformément au

principe désormais bien connu (et introduit

dans le Code civil du Québec) de neutralité

technologique. Plusieurs pays (comme

l'Allemagne, l'Italie, la Malaisie, le Portugal,

etc.) ont modifié leur loi, seulement quelques

années - ou mois - après une précédente,

la première ayant été trop normative en

imposant une méthode de signature en

particulier. Ceci étant dit, il n'en reste pas

moins que la LCCJTI propose de substantiels

développements sur la certification numérique,

ne compromettant nullement cette

liberté. Simplement, il est seulement prévu

que, pour ceux qui décideraient de choisir

une pareille technologie, que ce soit comme

autorité de certification, d'abonné ou de

tierce partie, la LCGTI dispose d'un certain

nombre d'obligations et de devoirs. Enfin, les

lois doivent introduire une dose d'adaptabilité,

le niveau de sécurité étant évalué en fonction

des enjeux, des risques, des habitudes, des

coûts, etc.

Par voie de conséquence, il est normal

qu'en matière de sécurité, les lois utilisent

dont on sait qu'il est facilement falsifiable,

tant sur le contenu du document que sur

l'identité de son auteur.

En outre, et ceci s'ajoute aux précédents

doutes juridiques, les juges sont imprécis

quant aux justifications utilisées pour motiver

leurs décisions.

La sécurité est donc souvent insufflée par

des organisations qui tentent à la fois

d'harmoniser les pratiques, d'augmenter

la sécurité et ainsi de protéger le public.

des critères fort nébuleux tels que «sécurité

raisonnable», «niveau suffisant», «protection

adéquate », etc., et vont rarement au-delà de

ces qualificatifs. Des concepts passablement

vagues qui insécurisent pourtant les acteurs

doutant que le niveau de sécurité qu'ils

emploient soit suffisant.

Certes, la LCCJTI évoque la possibilité de

préciser ces notions, notamment en prévoyant

la capacité pour le gouvernement d'adopter

des règlements venant compléter la loi ; mais

à ce jour, aucun n'a encore été édicté.

SÉCURITÉ ET JURISPRUDENCE :

LES HÉSITATIONS DES JUGES

Cette liberté s'impose donc, certes I Pourtant,

trop de souplesse et d'opportunité a aussi

pour conséquences de ne pas beaucoup

aider les commerçants qui se demandent si

la méthode choisie par eux est... légale.

La tâche incombe ainsi aux tribunaux qui

doivent en définitive suppléer au silence

des lois. Mais les décisions sont rares, celles

directement liées à la LCQTI se comptant

sur les doigts d'une main ; certaines décisions

liées aux lois sur la protection des renseignements

personnels ne sont guère plus

nombreuses.

Même si les juges sont relativement

prompts à reconnaître la légalité des technologies

dites nouvelles, notamment celles

qui ne sont pas sécuritaires (comme ce fut

le cas au Québec, où des courriels furent

récemment considérés comme étant admissibles

et disposant d'une force probante

suffisante, et ce, sans que l'on sache vraiment

pourquoi), il n'en demeure pas moins que

l'on doit avoir conscience des doutes qui

existent quant à l'utilisation d'un tel outil

Ainsi, les jurisprudences fournissent peu

d'indications sur ce que constitue cette « raisonnabilité»,

cette «suffisance» ou cette «adéquation»

sécuritaire décrites dans les lois.

CONCLUSION

Face à ce double mutisme du droit (lois

générales et jurisprudences rares et peu

loquaces), il incombe aux acteurs de se

prendre en main. C'est vrai des acteurs euxmêmes

qui doivent avoir conscience de la

possible dangerosité associée à certaines

technologies et qui doivent documenter,

pour le moins, leurs transactions les plus

importantes. C'est également vrai pour certains

organismes qui peuvent intervenir afin

de combler le vide précité. C'est le cas des

ingénieurs, des notaires, des évaluateurs

agréés, des technologues professionnels

ou des arpenteurs-géomètres, dont les ordres

professionnels respectifs demandent d'utiliser

des certificats numériques pour le traitement

de certains documents. Que ce soit

par le moyen de conseil, de recommandation

ou d'obligation, la sécurité est donc

souvent insufflée par ces organisations qui

tentent à la fois d'harmoniser les pratiques,

d'augmenter la sécurité et ainsi protéger le

public.

La sécurité est à la mode; pour encore

longtemps...

Pour plus d'information, contactez

Notarius, le seul fournisseur autorisé

de l'Ordre, au 514 281-1442 ou sans

frais au 1 800 567-6703, ou visitez le

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* Professeur agrégé, Faculté de droit, Université de Montréal,

titulaire de la Chaire en droit de la sécurité et des affaires électroniques,

avocat au Barreau du Québec - www.gautrais.com.

PLAN : DÉCEMBRE 2007 32


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— Au service des professionnels

Au-delà de la conformité, les raisons d'affaires

L'authentifïcation traditionnelle s'apprête-t-elle à connaître à son tour une

révolution numérique? Il y a des signes qui ne trompent pas, telle que la

décision d'une des plus grandes firmes d'ingénierie au Québec d'implanter

la signature numérique à l'ensemble de son entreprise. L'implantation de la

signature numérique chezTeknika HBA est un tournant dans le monde de

l'ingénierie. Pour que cette révolution vers le numérique ait lieu,

plusieurs éléments doivent être réunis. Au-delà de la conformité, l'outil

d'authentification doit rendre le processus plus rapide, plus

efficace, plus conviviale et plus économique que le papier.

Une collaboration profitable à tous

Développé en étroite collaboration avec

Teknika HBA, le logiciel ConsignO, inclut

dans la Trousse de signature numérique de

Notarius, offre un niveau de performance sans

précédent permettant un déploiement réussi.

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La signature par lots de plusieurs documents

et par plusieurs ingénieurs.

/ La signature à distance (le signataire peut signer numériquement

des documents sans avoir à être physiquement présent

dans les locaux de l'entreprise).

L'archivage sur support technologique.

/ La soumission, la lecture et la signature d'un document

quel que soit son format d'origine.

Le gain de temps et de productivité, la réduction de papier imprimé

et des frais de transmission et d'archivage.

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La signature numérique, un outil

d'avant-garde autorisé par l'Ordre

aux bénéfices des ingénieurs du Québec,

Ordre

; des ingénieurs

F du Québec


RÉGIONALE DES INGÉNIEURS DE MONTRÉAL (RIM)

Mot du vice-président

LE TEMPS DES RÉJOUISSANCES:

OCCASION DE RECONNAISSANCE

À L'IMPLICATION QUALITATIVE

À LA RIM ET DE FESTIVITÉS

En cette période du temps des

Fêtes qui frappe à nos portes, il

me fait plaisir de profiter de l'occasion

pour remercier chaleureusement

tous les administrateurs du CA

et tous les bénévoles des comités

de la Régionale des ingénieurs de

Montréal pour leur implication volontaire.

Je suis donc reconnaissant

envers ces personnes pour leurs efforts soutenus au

profit de la RIM qui compte 16 000 ingénieurs résidant sur

l'île de Montréal et sur la pointe Vaudreuil-Oorion.

Être administrateur et bénévole à la RIM, c'est choisir de

SERVIR, sans SE SERVIR, ses confrères ingénieurs de la RIM,

à travers le temps consacré à l'organisation et à la vie de la

régionale. Cela sans rien attendre en retour outre la simple

satisfaction d'une contribution dynamique, proactive et

utile à la valorisation de la profession d'ingénieur à Montréal

et partout au Québec.

La RIM, véritable pépinière de formation pour des administrateurs

aguerris, peut servir de tremplin à une implication

qualitative, future et ouverte, puis servir les autres instances de

l'Ordre des ingénieurs du Québec, notre lien juridique fondamental

d'appartenance totale. Et pourquoi pas, sous une autre

forme, servir les organisations d'ingénieurs à la mission différente,

mais utile que sont la corporation de services des

ingénieurs du Québec (SERVIQ) et Gestion FÉRIQUE, notre « bas

de laine » pour les ingénieurs.

Considérant que la première qualité requise pour faire partie

de la structure de la RIM est le désir réel de contribuer positivement

aux succès des activités que chaque administrateur

s'engage à réaliser par son implication, je lance un appel clair

à toute personne, qui désire donner de son temps à la RIM

comme bénévole, de se joindre à notre organisation. Venez

visiter le site Internet de la RIM (www.rim-oiq.org) et inscrivezvous

au comité de votre choix.

Je vous invite à surveiller le nouveau format du véhicule visuel

« FlashRIM » envoyé électroniquement à vous tous confrères

ingénieurs, pour vous tenir mensuellement informés de nos activités

et témoigner de la vitalité de votre engagement.

Le temps des Fêtes, c'est aussi le temps de faire une pause

pour actualiser, consolider et dynamiser nos comités et nos

activités dont je dois assurer la conformité organisationnelle et

le succès financier, tout en respectant nos budgets issus des

subsides de l'OIQ et le respect de nos politiques en vigueur.

Cela, conformément à la mission de l'Ordre des ingénieurs du

Québec de protéger le public et au statut des Régionales.

Veuillez recevoir mes meilleurs vœux en ce temps de

réjouissances.

Yves Réhel, ing.

Vice-président Exécutif et Trésorier

vp_executif@rim-oiq.org

Événements à venir

5 à 7 de décembre 2007

Le club des ingénieurs de la RIM/OIQ vous invite à assister au 5 à 7 animé par

M me Sylvie Charbonneau, présidente et associée fondatrice de Brio Conseils, une

firme de consultation spécialisée en gestion de projets, gestion du changement et

gestion stratégique. M me Charbonneau viendra nous parler de la façon de gérer les

préoccupations des employés lors d'im changement. Consultante et formatrice

chevronnée dont l'expertise est reconnue au Québec et ailleurs au Canada, elle

compte plus de 30 années d'expérience dont 17 à titre de spécialiste en gestion de

l'appropriation du changement.

• Date : le jeudi 6 décembre 2007, de 18 H à 20 H

• Lieu : Hôtel Ruby Foo's situé au 7655, boul. Décarie, Montréal

• Coût : 15 $, stationnement gratuit

Rahma Mbarki, ing.

Directrice Club des ingénieurs

club_ingenieurs@rim-oiq.org

À inscrire absolument dans votre agenda :

Spécial party des Fêtes pour les bénévoles RIM-OIQ 2007

Le club des ingénieurs de la RIM/OIQ vous invite en décembre 2007 à son party de fin

d'année organisé à l'Hôtel Ruby Foo's sous forme de 5 à 7 pour souligner le bon travail

de tous ses bénévoles. L'entrée est gratuite pour tout le monde. Une consommation

gratuite est offerte aux 60 premiers arrivés. Le clou de la soirée : une conférence

donnée par un invité spécial. Surveillez bien notre site Internet pour les détails.

Équipe de la RIM / OIQ

Conférence sur le thème :

Être ingénieur et gestionnaire au Québec en 2008 : des défis d'envergure à notre mesure

La RIM/OIQ vous propose une intéressante conférence sur le thème de « l'ingénieurgestionnaire

» le 17 janvier 2008 à partir de 18 h à l'Hôtel Ruby Foo's.

Aujourd'hui, la valeur d'une organisation se mesure davantage en fonction de son

capital de talents humains que de ses avancées technologiques. On compte de plus en

plus sur le gestionnaire pour retenir ses talents et mettre à profit tout son potentiel.

Dans le cadre de l'exposé, quelques réflexions seront proposées, mais aussi des pistes

de réponse aux trois questions suivantes : 1) Quels attributs doit-on posséder pour

exercer le rôle de gestionnaire au Québec en 2008 ? 2) Comment peut-on se préparer

à exercer ce rôle à titre d'ingénieur, comment peut-on se préparer à exercer ce rôle ?

3) Comment développer ses compétences pour devenir un meilleur gestionnaire ?

La conférence sera co-animée par deux spécialistes du domaine de la gestion :

MM. Yvon Hade et Claude Décary, ing. M. Hade est psychologue organisationnel,

membre de l'Ordre des psychologues du Québec. Aujourd'hui, il met son expertise

au service des gestionnaires de personnel œuvrant particulièrement dans

des domaines techniques. M. Claude Décary est président-directeur général de

Bouthillette Parizeau et Associés inc. (BPA), une firme d'ingénierie-conseil de

référence au Québec et en Ontario spécialisée en mécanique, électricité, immotique,

énergie et télécommunications.

Le coût de la conférence est de 15 $. Prière de vous inscrire déjà sur notre site

Internet.

Musandji Fuamba, ing. et Elhoussine Thami, ing.

Directeurs Comité Conférences

conferences@rim-oiq.org

» Ordre

| i des ingénieurs

ftffiffif du Québec

Régionale des ingénieurs de Montrée!

6830, avenue du Parc, bureau 568, Montréal (Québec) H3N 1W7 • Téléphone : 514-270-6917

• Télécopieur: 514-270-8421 • www.rim-oiq.org • Courriel : rimadmin@rim-oiq.org

• Inscriptions : inscript@rim-oiq.org • Responsable du bulletin : Musandji Fuamba, ing., PhD

• Révision : Yves Réhel, ing. • Inscriptions à notre liste d'envoi électronique : rimadmin@rim-oiq.org

PLAN : DÉCEMBRE 2007 34


À ÉCONOMISER SUR VOS

FRAIS BANCAIRES

En collaboration avec le Réseau des ingénieurs du Québec,

la Banque Nationale a mis au point un programme financier

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Vous réaliserez des économies appréciables dont :

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1 L'octroi des solutions de financement offertes dans le cadre du programme financier pour professionnels est assujetti à l'approbation de

crédit de la Banque Nationale.


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Hiver 2008

Cours intensifs réservés aux ingénieurs

Le Centre d'innovations en programmes éducatifs (CIPE) est de loin l'organisme qui offre le plus de cours intensifs dans une vaste

gamme de sujets en génies civil, electrique, mécanique ou en environnement au Quebec. Le CIPE dispense des Unités de formation

continue et confère l'éligibilité à divers remboursements d'impôts pour la formation. Les cours se déroulent sur un à troisjours à l'hôtel

Delta Montréal. Visitez notre site web pour en savoir plus. Voici quelques sujets offerts dans les prochains mois.

Titre du cours

Chimique

• Génie des procédés chimiques pour les non-ingénieurs chimiques

Générai

• Développer des propositions gagnantes

Électrique

• Éclairage public

• Protection par la mise à la terre et la liaison équipotentielle

Date

Les 30,31 janvier et T" février 2008

Le 1" février 2008

Les 26 et 27 février 2008

Les 11 et 12 mars 2008

Mécanique

• Conception, fabrication et réparation de vaisseaux sous pression-Selon

les exigences du Code ASME Sect. Il A; B; C; D; V; VIII div.1 et IX

• Conception de systèmes de gicleurs automatiques

• Conception optimisée des systèmes de chauffage solaire

• Pompes et systèmes de pompage

• Les principes de combustion et les chaudières industrielles

Civil

• Gestion de l'entretien des ouvrages d'infrastructures

• Théorie et cas pratiques sur la gestion des eaux pluviales en milieu urbain

• Traitement de l'eau souterraine et de l'eau de surface destinées à la consommation humaine

• Inspection d'immeubles

• Droit de la construction

• Comportement des sols et essais laboratoires

• Introduction à la surveillance de chantier pour travaux de génie civil

• Conception, installation et inspection des systèmes pour l'évacuation et

le traitement des eaux usées des résidences isolées

• Le génie des structures pour les non spécialistes

Santé-sécurité et Environnement

• Études de Caractérisation et Réhabilitation Environnementales;

Phases I à IV - Approche logique et approche projet

• Obligations, lois et procédures relatives aux travaux d'enlèvement d'amiante

• Gestion responsable des matières dangereuses

• Bruit environnemental

• Les systèmes de gestion environnementale : de la théorie à la pratique

• Sécurité des machines

Les 17,18,19 et 20 mars 2008

Les 25 et 26 mars 2008

Les 31 mars et 1* avril 2008

Les 17 et 18 avril 2008

Les 23 et 24 avril 2008

Les 4,5 et 6 février 2008

Les 11 et 12 février 2008

_ Les 13,14 et 15 février 2008

Les 18 et 19 février 2008

Le 28 mars 2008

_ Les 10 et 11 mars 2008

Le 4 avril 2008

Le 18 avril 2008

Les 28,29 et 30 avril 2008

Les 25 et 26 février 2008

Le 13 mars 2008

Les 2 et 3 avril 2008

Les 7 et 8 avril 2008

Les 15 et 16 avril 2008

Les 21 et 22 avril 2008

Cours en entreprise

Le programme de formation à contrat du CIPE est offert à toute entreprise ou organisation qui souhaite offrir une formation adaptée

de haut niveau sur les lieux mêmes du travail ou à un endroit désigné. Pour obtenir plus d'informations sur ces programmes,

visitez notre site Internet au www.cipe.ca, ou appelez Guy Arbour au (514) 916-1296, ou Silvia Mihai au (514) 426-0448. Vous

pouvez aussi leur adresser un courriel au garbour@cipe.ca ou smihai@cipe.ca.

Cours intensifs réservés aux ingénieurs

Description complète du cours et inscription: www.cipe.ca

Tél.: 1-877-374-2338 Fax: 1-800-866-6343 Courriel: info@cipe.ca

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