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Renforcer les programmes de vaccination: La composante ... - Path

Renforcer les

programmes de vaccination

La composante communication


Renforcer les programmes de

vaccination :

La composante communication

Lora Shimp


Résumé

Plaidoyer, mobilisation sociale, et communication de programmes doivent être des parties inhérentes aux programmes

de vaccination. Les activités de communication sont le complément d’autres composantes techniques pour la

vaccination, telles que la qualité des services, la chaîne froide et la logistique, la surveillance, les rapports et la gestion

des données, ainsi que la formation, la supervision et le contrôle. Ce rapport donne une vue générale en matière de

communication de vaccination, et décrit comment maximiser sa contribution dans les programmes de vaccination dans

les pays en voie de développement. La discussion et les exemples sont focalisés sur la place de la communication au

sein de la planification de la vaccination, des activités, et des partenariats, ceci basé sur les leçons apprises à partir des

analyses centrées sur les comportements et la programmation. Une étude de cas détaillée des activités de

communication de la vaccination de Madagascar est donnée à titre d’exemple pour la mise en oeuvre dans un pays.

Citation recommandée

Lora Shimp. Renforcer les programmes de vaccination : La composante communication. Publié par BASICS II (Basic

Support for Institutionalizing Child Survival Project) pour l’Agence des Etats-Unis pour le développement

international, Arlington, Virginia, Juin 2004.

Crédit photographique : BASICS II

BASICS II

BASICS II est un projet mondial pour la survie de l’enfant financé par l’Office of Health and Nutrition du Bureau for

Global Health de l’Agence américaine pour le Développement International (USAID). BASICS II est piloté par

Partnership for Child Health Care, Inc., dans le cadre du contrat N° HRN-C-00-99-00007-00. Il est constitué des

partenaires suivants : Academy for Educational Development (Académie pour le Développement pédagogique), John

Snow, Inc., et Management Sciences for Health. Parmi les souscontractants, on trouve entre autres l’Université Emory,

l’Université Johns Hopkins, le Groupe Manoff, Inc., The Program for Appropriate Technology in Health (programme

pour une technologie appropriée pour la santé), la Fédération « Save the Children », Inc., et TSL.

Ce document ne reflète pas nécessairement les points de vue ou l’opinion de l'USAID. Il peut être

reproduit si la source en est correctement mentionnée.

BASICS II

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U.S. Agency for International Development

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Table des matières

Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .v

Sigles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .vii

1. Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1

2. Le rôle de communication dans les programmes de vaccination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3

3. Les barrières et les défis à la communication de la vaccination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5

4. Les partenaires et la coordination dans la communication de la vaccination . . . . . . . . . . . . . .7

Au niveau mondial et régional . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7

Au niveau national . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9

5. Les essentiels de communication de la vaccination pour les programmes

national de vaccination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13

Intégration des activités de communication au sein du planification pour

le Programme élargi de vaccination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13

Une structure pour soutenir la communication de la vaccination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13

Les instruments de gestion et les données techniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14

Participation des communautés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18

6. Communication de la vaccination en pratique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23

Références . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25

Annexe Démontrer l’impact de la communication : étude de cas « Madagascar » . . . .27

Schémas

Schéma 1 : Les composantes clés des programmes de vaccination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1

Schéma A–1 : Les activités de vaccination dans les districts soutenus par l’USAID,

Antananarivo et Fianarantsoa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27

Schéma A–2 : Les matériaux d’Information, d’Education et de Communication . . . . . . . . . .31

Schéma A–3 : La couverture à Madagascar DPT3 par province, 2000–2003 . . . . . . . . . . . .32

Schéma A–4 : 2003 couverture DTC/HepB3 dans les districts soutenus par l’USAID

(Comparée avec la couverture régionale et nationale DTC/HepB3 en 2003) . .32

Schéma A–5 : Taux d’abandon du DPT1–DPT3, 2000–2003 (Antananarivo et

Fianarantsoa, et national) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .33

Tableaux

Tableau A–1 : Nombre et affiliation des représentants de la communauté . . . . . . . . . . . . . . .30

TABLE DES MATIÈRES

iii


Remerciements

Beaucoup de collègues ont contribué à la rédaction de ce document. Une reconnaissance

spéciale va aux représentants de l’USAID (Agence des Etats-Unis pour le développement

international), à BASICS II (Soutien de base pour l’institutionnalisation de la survie de

l’enfant), au projet CHANGE, à l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour le développement

international), à l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), à CVP (Programme « vaccins des

enfants »). Elle va également aux divers participants et organisations dans le groupe consultatif

pour la communication, qui ont contribué à la communication et à la mobilisation sociale pour la

vaccination et l’éradication de la polio durant ces dernières années.

Des remerciements particuliers vont aux personnes et partenaires suivants, dont le travail a été

adapté pour et qui a façonné directement la plupart du contenu et des leçons apprises dans ce

document : Grace Kagondu, Mike Favin, Robert Steinglass, Rebecca Fields, Judy Graeff, Scott

Wittet, Yaya Drabo, Thilly deBodt, Mary Harvey, Ellyn Ogden, Elizabeth Fox, Peter Gottert,

Nancy Harris, Mary Carnell, Josoa Samson Ralaivo, Aime Randriamahalina, Michel Othepa,

Antoine Sakasaka, Yolande Vuo Masembe, Humphrey Megere, et Patrick Isingoma.

Merci également au comité de coordination interagence de la République Démocratique du

Congo (CCI RDC), au CCI de Madagascar, au Programme National Elargi de vaccination de

l’Ouganda (UNEPI), au CCI du Ghana et au Comité permanent de la communication sur le

programme élargi de vaccination (CPC-PEV).

REMERCIEMENTS

v


Sigles

BASICS

CASC

CCC

CCI

COGE

CORE

COSAN

CPC

CPSSD

CVP

DPS

DPT/HepB

DTC

EPI

GAVI

GF

IEC

JSI R&T

MSP

NAC

OMS

ONG

OPB

PEV

PFA

RDC

RED

SANRU

SBC

TFI

UNEPI

UNICEF

USAID

VOA

Le soutien de base pour institutionnaliser le projet de survie de l’enfant

Comité d’Action de Santé Communautaire

(Community Health Action Committee)

Changement de la Communication et des Comportements

Comité de coordination interagence (ICC)

Comité de Gestion (Management Committee)

Groupe des Collaborations et des Ressources pour la Survie de l’enfant COSAN

Comité de Santé (Health Committee)

Comité de Santé (Health Committee)

Comité permanent de la communication (CSC)

Plan pour Résoudre les Problèmes et Elaboration d’une Stratégie

par la communauté

Programme des vaccins des enfants (Children’s Vaccine Program)

Direction Provinciale de la Santé (Provincial Health Department)

Diphtérie, coqueluche, tétanos et hépatite B

Vaccin contre la diphtérie, le tétanos, et la coqueluche (DPT)

Programme élargi de vaccination

Alliance mondiale sur les vaccins et l’immunisation

Groupes de Femmes (Women’s groups)

Information-Education-Communication

John Snow, Inc. Recherche et Institut de Formation

Ministère de la Santé Publique (MOH)

Nutrition à Assiste Communautaire (UNICEF-funded community-based

nutrition projects)

Organisation Mondiale de la Santé

Organisation non gouvernementale (NGO)

Organisation privée bénévole (PVO)

Programme élargi de vaccination

Paralysie flasque aiguë (AFP)

République Démocratique du Congo

Atteindre tous les districts (Reaching Every District)

Santé Rurale (Rural Health Project in the Democratic Republic of Congo)

Agents sanitaires de base communautaire (Community-based Health Agents)

Groupe de travail pour la vaccination

Programme national élargi de vaccination de l’Ouganda

Fonds des Nations Unies pour l’enfance

Agence des Etats-Unis pour le développement international

Voix d’Amérique

SIGLES

vii


1

Introduction

Dans le milieu de la santé publique, la vaccination est souvent perçue en terme de

disponibilité et coûts des vaccins, de leur stockage et manipulation, et la possibilité qu’ils

offrent de lutter et de contrôler les maladies pouvant être prévenues par la vaccination. La

physiologie d’un programme de vaccination implique cependant des composantes clés

supplémentaires, comme le montre le Schéma 1 ci-dessous.

Comme partie intégrante d’un programme complet de vaccination, les efforts de

communication doivent être inextricablement reliés et être le complément d’autres composantes

techniques de vaccination, y compris la

prestation et la qualité de services, le

renforcement des capacités et des

compétences des agents de la santé, le

rapport des maladies et la surveillance.

Les publics auxquels est destiné en

premier lieu ce document sont : des

experts techniques en vaccination et des

spécialistes en communication qui

travaillent avec les programmes de

vaccination au niveau mondial, régional,

national, et des sous divisions nationales.

Il donne un aperçu général de la

composante communication dans la

vaccination et montre comment la

contribution de la communication peut

être maximisée dans les programmes de

Schéma 1 : Les composantes clés des

programmes de vaccination

Achat et

approvisionnement

des vaccins

Surveillance,

rapport, et gestion

des données

Formation,

supervision,

et suivi

Chaîne du

froid et

logistiques

Plaidoyer,

mobilisation

sociale, et

communication

de programme

vaccination. La discussion et les exemples sont focalisés sur la place de la communication au sein

de la planification de la vaccination, des activités, et des partenariats, ceci basé sur les leçons

apprises à partir des analyses centrées sur les comportements et la programmation.

INTRODUCTION

1


2

Le rôle de communication dans les programmes

de vaccination

Dans la plupart des cas, les efforts de communication seuls ne peuvent pas augmenter la

couverture : en concert avec d’autres composantes ils jouent un rôle cependant important

dans l’atteinte des objectifs qui visent à améliorer la couverture vaccinale et à réduire les

abandons. Si les prestations de services sont de bonne qualité et le travail de proximité aux

populations est actif, une communication efficace aidera a développer la sensibilisation, en créant

et en soutenant la demande et en encourageant l’acceptation des services de vaccination.

Des interventions et des stratégies diverses sont en adéquation avec des rubriques plus larges

communément utilisées dans le domaine de la vaccination, « communication », « mobilisation

sociale ». Pour une facilite de débat dans ce document, les programmes de communication en

vaccination comprennent généralement un plaidoyer, des activités de mobilisation sociale, et de

communications de programme (y compris celles utilisées pour le changement des

comportements), lesquelles fonctionnent toutes pour augmenter et soutenir la demande,

l’acceptation, et l’utilisation des services de vaccination. Les exemples des activités de

communication comprennent le plaidoyer de faire de la vaccination une priorité chez les décideurs,

en mobilisant les communautés à participer dans les services organisés de vaccination, et en

éduquant les soignants sur l’importance de la vaccination (et de cette façon en les influençant à

être eux-mêmes complètement vaccinés ainsi que leurs enfants selon le calendrier).

Les activités de Communication qui sont suffisamment planifiées, financées, et intégrées avec

les prestations de services peuvent aider les Programmes élargis de vaccination (PEV) par :

■ Atteindre des taux plus élevés de couverture pour tous les antigènes et les réductions dans les

opportunités manquées, les taux des enfants non atteints et ceux des abandons en mobilisant les

secteurs et les ressources depuis le niveau national à celui des communautés pour soutenir la

vaccination,

■ Réduire les taux de morbidité et de mortalité dues aux maladies pouvant être prévenues par la

vaccination en facilitant la sensibilisation a la vaccination de la communauté comme étant une

priorité de santé publique et en assurant un engagement et une participation dans les services de

vaccination et le dépistage des maladies et le rapport,

■ Mettre en place des mesures de vaccination et des plans d’action par une communication

efficace des faits et chiffres, aussi bien que par un plaidoyer intensif pour s’assurer de la

participation des chefs et des communautés,

■ Mobiliser des ressources financières et faire pression sur d’autres donateurs et organisations de

secteurs divers et sur la communauté pour soutenir la vaccination,

Renforcer la compréhension entre le Ministère de la Santé publique (MSP) et le personnel de

PEV et autres organismes gouvernementaux, le CCI (Comité de coordination interagence), les

ONG (Organisation non gouvernementales), la communauté des commanditaires financiers et

des donateurs, et les agent de province ou de district,

■ Améliorer la qualité des services pour faire face à la demande, améliorer l’interaction entre les

agents de la santé et les communautés, et améliorer la sécurité des injections et de la

manipulation sans risque des vaccins,

■ Prévenir ou chasser les fausses informations et les doutes relatifs à la vaccination par

l’utilisation de circuits, de sources d'information et de medias multiples qui influencent les

populations et l'opinion publique.

LE RÔLE DE COMMUNICATION DANS LES PROGRAMMES DE VACCINATION

3


3

Les barrières et les défis à la communication de

la vaccination

Des barrières et défis d’origine diverse (ex : manque de l’implication des communautés dans

la planification des programmes et de l’utilisation des services, le manque d’information

donné aux publics cibles expliquant les avantages de la vaccination) peuvent entraver la

mise en place efficace de la composante communication au sein des programmes de vaccination. Il

est possible par exemple que les responsables et les chefs communautaires ne soient pas conscients

des services de vaccination ou qu’ils ne voient pas la vaccination comme une priorité comparé aux

autres problèmes de santé, de société ou de politique. Il est possible que les responsables d’enfants

ne sachent pas quand ou même qu’ils ne comprennent pas qu’ils ont besoin de les ramener pour

des vaccinations complémentaires, en particulier si les agents de la santé ne leur ont pas expliqué

clairement le calendrier des vaccinations.

Les barrières possibles à la communication comprennent :

■ Des compétences en communication faibles ou des pratiques des agents de la santé, des chefs de

communauté ou des responsables insuffisantes,

■ Le manque d’une stratégie de communication bien définie pour déterminer les messages

d’information, les circuits, les matériaux et les besoins nécessaires appropriés,

■ Des messages qui sont concentrés sur le désir de vacciner ses enfants (ce que la majorité des

parents accepte déjà) plutôt que sur les informations pertinentes nécessaires au contexte local,

■ L’échec à aborder ou à aborder suffisamment le sujet sur la communication lors des réunions du

PEV, ou l’échec à intégrer correctement la composante communication dans les plans, les

budgets ou les activités de PEV,

■ Peu d'agences, de spécialistes ou d’institutions en communication, ou de partenaires des

communautés impliqués dans la communication pour le PEV et son soutient,

■ Le manque de l’implication et de l’interaction communautaire dans la planification et dans la

communication relatifs aux prestations et à la proximité de services, ayant comme conséquence

des problèmes avec la conformité et la résistance perçue vis-à-vis de la vaccination,

■ Le manque de ressources humaines, financières et matérielles,

■ Une infrastructure des communications insuffisantes (ex : peu de stations de radio, peu de

postes de radios, transport et équipement insuffisants pour les équipes chargées de la

mobilisation et de la communication, des capacités de publication inadéquates), et

■ Des priorités de santé opposées et un engagement excessif du personnel.

Il est possible que les barrières à la communication puisent par conséquent être reliées aux

prestations de service, à l’interaction avec les communautés, aux circuits de communication, au

contenu ou a la clarté des messages eux-mêmes. Elles peuvent survenir au niveau national,

provincial, et des districts et peuvent également être institutionnelles, de différence

organisationnelle donnée. Si non abordées au sein du programme de vaccination, ces barrières

affaiblissent l’efficacité de la composante communication.

Bien que nous devions faire face à quelques barrières notées ci-dessus en tant que partie

intégrante d’un programme de vue d’ensemble de la vaccination, beaucoup peuvent être abordées

par la mise en place de stratégies et d’approches qui sont plus spécifiques à la communication et

qui sont mises en relief dans ce document.

LES BARRIÈRES ET LES DÉFIS À LA COMMUNICATION DE LA VACCINATION

5


4

Les partenaires et la coordination dans la

communication de la vaccination

Au niveau mondial et régional

Les partenaires mondiaux et régionaux parmi les experts techniques et les donateurs sont

importants pour aider à définir et faire avancer les priorités de la vaccination. Un exemple

d’un tel partenariat est l’Alliance Mondiale sur les Vaccins l’Immunisation (ou GAVI), qui

rassemblent des pays et des partenaires pour renforcer PEV de routine et introduire de nouveaux

et sous-utilisés vaccins. De plus, le groupe de travail sur la vaccination (TFI), un partenariat de

11 ans d’organisations diverses, a aidé à façonner et à guider le soutient d’une politique de

vaccination pour l’Afrique. Un sous-groupe spécifique à la communication de la vaccination est né

du TFI (voir encadré, Le Groupe consultatif en communication).

La coordination des partenaires peut servir à solidifier le financement, à livrer une expertise

technique spécialisée aux pays, et à utiliser les avantages et les atouts comparatifs de diverses

organisations. Dans le domaine de la communication de la vaccination, le partenariat implique des

Le Groupe consultatif en communication

Au milieu des années 1990, le rôle de la communication en efforts intensifiés pour éradiquer la polio en

Afrique, aussi bien que dans les améliorations de soutien pour une vaccination régulière et une

surveillance, était reconnu par les partenaires. Le groupe de travail en vaccination (TFI) a recommandé la

formation d’un sous-comité de mobilisation sociale en 1996. Un « groupe consultatif en communication »

a été formé en 1997 avec des experts en communication et en vaccination d’organisations et de pays

internationaux, du PEV, des unités d’éducation à la santé des Ministères de Santé publique (MSP), de

l’OMS, de l’UNICEF, de l’USAID, de BASICS (Soutien de base pour l’institutionnalisation de la survie de

l’enfant), du projet CHANGE, du groupe CORE, du Programme Vaccin de l’enfant, de VOA et d’autres.

Tous travaillant à des niveaux nationaux, régionaux et mondiaux.

Par une rencontre annuelle (abritée par le bureau régional pour l’Afrique de l’OMS, organisée en

Novembre et coordonnée avec le TFI), et un réseau extensif de communications impliquant courrier

électronique, téléphone, rencontres et séminaires de sous-groupes régionaux pour les problèmes

spécifiques, le groupe a développé et mis en place des plans de travail communs et a coordonné

l’assistance technique aux pays dans toute l’Afrique. Les points centraux en communication par zone et

par pays ont été formés et font office de représentants sur le terrain pour ce réseau plus large de

partenaires. Des conférences, des ateliers, et autres activités coordonnées ont procuré un forum pour les

pays afin de partager leurs leçons apprises et l’échange d’information et d’expériences régionales de pays à

pays afin d’améliorer les activités et le soutien des activités du programme de communication en

vaccination.

De plus, des succès et des défis ont été partages à des conférences mondiales de partenaires en

communication de la vaccination. Tous les mois de Juin, l’UNICEF (New York) abrite une de ces

rencontres, à laquelle participent des experts en communication du monde entier et qui facilite les échanges

de zones, en particulier entre l’Afrique et l'Asie. Les thèmes de discussion pendant ces rencontres annuelles

et les recommandations qui en émergent sont partagés avec des experts techniques en vaccination par le

TFI, le groupe consultative d’experts en polio, l’Alliance mondiale sur les vaccins et l’immunisation (GAVI),

et les rencontres de directeurs de PEV, dans le but d’influencer les agendas et programmes mondiaux,

régionaux et nationaux. Pour maintenir ce réseau, il a été impératif d’avoir des partenaires engagés et des

points focaux des diverses organisations, mais également d'avoir un financement soutenu pour les activités

et emplois en communication de vaccination. Le financement est un défi : des fonds supplémentaires

doivent être assurés car le financement pour l’eradication de la polio est réduit.

LES PARTENAIRES ET LA COORDINATION DANS LA COMMUNICATION DE LA VACCINATION

7


RENFORCER LES PROGRAMMES DE VACCINATION : LA COMPOSANTE COMMUNICATION

experts divers (ex : experts techniques en vaccination, des spécialistes de la santé en

communication, des scientifiques du comportement, des journalistes, des producteurs et

distributeurs d’émissions de radio et de télévision, des experts en relations publiques, des

organismes de formation, des compagnies de marketing social, et des experts en financement). Les

partenaires doivent inclure des experts techniques locaux de niveaux divers et ceux qui peuvent

fournir des expériences internationales et entre pays en vaccination et en communication de pointe

pour une adaptation et une utilisation dans le pays. La consistance et l’adaptabilité de la

programmation (parmi les partenaires et sur le temps) aident à la mise en place technique et à la

durabilité des initiatives. Bien qu’existe une diversité d’intérêts chez les donateurs, trouver des

connaissances communes et complémentaires dans le soutient apporté aidera à atteindre des

objectifs a long terme. La continuité est de plus loin atteinte s’il y a accord entre les projets et les

donateurs et s’ils construisent des mesures sur un cadre solide de communication qui utilisent les

réseaux de communication, de vaccination et de santé publiques existants.

Former un partenariat est un investissement, en particulier de temps et de ressources

humaines, pour permettre à une harmonisation des approches, à une planification commune, des

rencontres, et à la coordination d’activités qui fonctionneront effectivement et efficacement sur le

terrain. Pur que ces réseaux fonctionnent bien, engagement et transparence sont de rigueur. Des

plans de travail, des stratégies, et des horaires clairement articulés et qui ont fait l’objet d'un

accord, doivent guider le processus dans le but d’assurer qualité et adhérence à la mise en place

d’un calendrier et de priorités. Une collaboration interagence bien coordonnée facilite le consensus

sur les interventions techniques, les matériaux et approches standardisés, en maximisant sur les

financements complémentaires et la durabilité, aussi bien que des réponses rapides communes

lorsque mis en face de défis imprévisibles tels les catastrophes naturelles et les crises politiques.

Pour atteindre le succès recherché, il est essentiel pour les partenaires de programme de

maximiser les investissements (ex : ressources financières et humaines, matériel et fournitures). La

sécurisation de ces investissements est souvent accomplie par un plaidoyer, des négociations, et

l’accord sur le montant des sommes ajoutées par les initiatives. Une charte des accords et des plans

de travaux communs signée par les partenaires est un exemple de mécanisme efficace. Le

soutènement de données et l’archivage des réussites du programme sont également utiles pour les

partenaires commanditaires, en particulier ces partenaires avec des priorités de développement

étendues qui comprennent la santé.

Les activités clés pour un partenariat mondial ou régional de communications pour soutenir la

vaccination comprennent :

■ Etablissement et mise en place d’une stratégie complète de plaidoyer, d’information et de

communication qui encourage les investissements et le soutient financier en vaccination, qui

réponde aux besoins d’un PEV régulier et qui fasse la promotion d’interventions qui sont

spécifiques à la lutte, à l’élimination ou à l’éradication des maladies pouvant être évitées par des

vaccins,

■ Disposition d’un soutien technique en communication pour renforcer la qualité des plans de

communication et leur mise en place au sein des programmes de vaccination du pays, autant

que pour assurer leur intégration aux initiatives du GAVI et aux interventions spécifiques aux

maladies,

8


■ Renforcement de la coordination parmi les organisations internationales et les agences

partenaires, en particulier au niveau régional et national, dans les domaines de la

communication, de l’ information, et des données sur les indicateurs de vaccination et les

maladies pouvant être évitées par les vaccins, et

La documentation, le partage et la diffusion d’expériences de plaidoyer et de communication du

pays et entre les régions, les leçons apprises, les outils et les activités.

Au niveau national

Des activités de plaidoyer, des politiques de soutien, et un environnement de programme favorable

et inclusif sont des éléments importants dans l’élaboration d’un cadre et de fondation pour les

interventions de communication de vaccination. Comme les interventions sont mises en place et

soutenues à différents niveaux, un plaidoyer et des mécanismes pour l’échange d’informations et la

rétroinformation sont nécessaires au niveau national et entre les niveaux des régions, des districts,

des centres de santé, des communautés et des ménages.

Pour un environnement de politique favorable, sous la direction d’organisations

gouvernementales, un plaidoyer parmi les partenaires interagences est primordial. La collaboration

pour une politique de communication de la vaccination au niveau national peut être grandement

facilitée par un comité de communication fonctionel qui travaille avec le CCI de immunisation (cf.

encadré, Renforcement d’une coalition pour les activités de communication sur la vaccination et la

santé de l’enfant en République Démocratique du Congo). Cette relation exige des rencontres et

des échanges techniques pour réviser, normaliser et clarifier les principes techniques que les

activités de communications doivent soutenir. Réussir cette exécution peut demander plusieurs

mois, mais ceci est absolument nécessaire si le changement institutionnel doit être assuré.

L’engagement sur le temps et les efforts de plaidoyer ont besoin d’être factorisés dans la

planification et le processus de développement.

Une importante étape de suivi doit assurer que ces changements de politiques sont diffusés,

compris, et mis en place au niveau infranational. Pour entretenir un système de rétroaction et de

soutien au sein du système de santé, il est nécessaire que tous les niveaux soient engagés dans le

processus de prise de décision. Les preneurs de décision a haut niveau dans le pays (ex : MSP,

écoles dedecine et d’infirmières, les autres ministères du gouvernement, les institutions privées

et gouvernementales) doivent être informés des initiatives de santé et les soutenir afin de faciliter la

qualité technique et la consistance par les partenaires interagences.

De nombreux intervenants et partenaires assurent l’adoption, le succès et la durabilité des

initiatives de santé. Les besoins, priorités, et inquiétudes des divers intervenants, y compris des

chefs politiques et du gouvernement, les partenaires interagences, les ONG, les chefs traditionnels

et des communautés, doivent être abordés pour la continuité et le succès du programme. Ces

intervenants peuvent promouvoir le programme, commanditer d’autres partenaires et fonds, avoir

une interaction avec les communautés et les correspondants qui comprennent la culture locale et

les circuits de communication, des initiatives « champion », et servir de mémoire institutionnelle

pour le programme. Les visionnaires et les champions, aussi bien avec une vision que des

compétences techniques pour introduire des concepts avec des collègues a divers niveaux, rendent

possible le succès du programme. Il est nécessaire que ces personnes et groupes soient dynamiques

aussi bien que connectés avec les réseaux politiques et communautaires qui peuvent transformer

leurs idées en actes. De la même façon, des collègues d’influence et respectés travaillant sur le

terrain peuvent convaincre les autres à soutenir et à mettre en place des initiatives.

LES PARTENAIRES ET LA COORDINATION DANS LA COMMUNICATION DE LA VACCINATION

9


Les communautés sont des structures complexes impliquant de très nombreux groupes et

indépendants sur les différentes priorités, inquiétudes, et motivations. En mobilisant les

communautés, il est nécessaire que ces programmes de vaccination fonctionnent au sein de ces

structures pour assurer le soutien, la participation et le succès dans l’amélioration de la couverture

et en réduisant les maladies pouvant être évitées par les vaccins. Par conséquent une grande variété

d’acteurs doit être engagée dans la planification, la mise en place, et le contrôle de programme.

Parmi ces acteurs, on a :

■ Les autorités politiques,

■ Des chefs locaux et traditionnels,

■ Des chefs et des institutions religieux,

■ Des groupes de femmes et autres groupes ou associations de la communauté,

■ Des programmes affiliés au scolaire (ex : clubs, scouts),

■ Les médias locaux (ex : stations de radio, personnalités de la télévision, des journalistes),

■ Des prestataires de soins (ex : docteurs, infirmières, sages-femmes, médecins traditionnels et

privés), et

■ Des personnes dans la communauté qui sont dynamiques et qui peuvent servir d’animateurs et

des mobilisateurs.

RENFORCER LES PROGRAMMES DE VACCINATION : LA COMPOSANTE COMMUNICATION

Renforcement d’une coalition pour les activités de communication sur la vaccination et

la santé de l’enfant en République Démocratique du Congo

Les comités de coordination interagences (CCI) ont été formés dans les pays afin d’améliorer la

coordination entre les partenaires dans le soutien des programmes de vaccination et la lutte contre les

maladies par des vaccins préventifs. En République Démocratique du Congo (RDC), les sous-comités* des

CCI pour la vaccination, conduite par le Ministère de la Santé, ont été initialement formes en 1996 pour

harmoniser les approches et les appuis dans le cadre de l’éradication de la polio. Ceci s’est rapidement

étendu à aborder les besoins et à encourager un consensus au niveau national parmi les donateurs et les

collègues de santé clés pour une campagne de vaccination régulière en RDC. Les CCI de vaccination sont

composé des partenaires :

■ Le Ministère de la Santé (Programme étendu sur la vaccination, unité épidémiologique, unité de la

nutrition, unité des soins de santé primaires, etc.),

■ L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS),

■ Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF),

■ Les partenaires donateurs de gouvernements étrangers (l’Agence des Etats-Unis pour le Développement

international (USAID), le Gouvernement du Japon, l’Union Européenne, etc.), et leur sous-traitants

technique (BASICS, le Projet de Santé Rurale (SANRU), etc.),

■ Des organisations non gouvernementales et privées bénévoles (ONG et OPB telles que le Rotary,

decins sans Frontières, Les Services Catholiques de soulagement (CRS), etc.), et

■ Les groupes missionnaires (Bureau Médical Catholique, Eglise Protestante du Christ au Congo, etc.).

Les fonctions techniques des CCI vaccination sont encore divisés en deux sous-comités avec une

représentation multi-agences : une pour aborder les problèmes techniques et logistiques, et l’autre pour

planifier et mettre en place des stratégies de communication, de mobilisation sociale, de plaidoyer, et de

mobilisation des ressources.

Ce dernier, le sous-comité de la mobilisation sociale et des ressources, comprend des experts en

communication dans la santé et le multimédia provenant de diverses organisations partenaires. Ce souscomité

a travaillé avec les CCI pour s’assurer que des stratégies et des activités de communication sont

incluses dans le planning de vaccination a tous les niveaux dans le pays, comme partie des documents

techniques produits pour améliorer la distribution de service de vaccination et l’engagement de la

communauté, comme une composante clé dans le soutien technique de la vaccination. Au cours des

quelques dernières années, cette relation a eu des résultats dans :

(suivi)

10


Renforcement d’une coalition pour les activités de communication sur la vaccination et

la santé de l’enfant en République Démocratique du Congo (suite)

■ Une vaccination à l’échelle nationale, provinciale, et dans les zones de santé à risque et le personnel de

santé recevant une formation normalisée et un appui dans les techniques de communication,

■ Une mise en place de programmes de vaccination spécifiques par la stratégie et annuels et de documents

techniques qui englobent des parties sur la communication, et

■ Une élaboration et utilisation de lignes directrices en communication pour la vaccination, pour les

mobilisateurs de communauté et les personnels de santé, aussi bien que des outils de communication

nombreux (spots radio, matériaux de briefing, fiches-conseils, sketches de théâtre, etc.).

Depuis 1999, ces modèles de sous-comités et les approches décrites ci-dessus ont été appliqués à

d’autres domaines de la santé de l’enfant, notamment avec les groupes de travail sur la nutrition et le

paludisme. Comme avec les CCI vaccination, ces groupes de travail sur la nutrition et le paludisme sont

composés de diverses organisations partenaires et comprennent une composante communication au sein de

leur structure. Un groupe de travail pour la Communication en santé a été également formé pour aborder la

santé de l’enfant dans son ensemble et les problèmes du VIH SIDA en RDC. Des séminaires et des ateliers

de travail ont rassemblé des ONG, des organismes gouvernementaux, et des organisations de donateurs,

pour construire et renforcer les capacités de communication dans le pays, identifier les comportements clés

cibles et les standardisés et rendre les messages d’informations acceptables, et impliquer les médias et autres

voies de communication dans la diffusion d’informations relatives à la santé de l’enfant et au VIH SIDA

dans toute la RDC.

Dans le but d’élaborer une vision commune, une des approches essentielles a été la « matinée

scientifique » (rencontre technique d’experts) afin de partager leur connaissance technique sur un sujet

particulier de santé et de soutenir la politique du gouvernement et un changement des comportements de la

société pour la survie de l’enfant. La « matinée scientifique » a été utilisée par les groupes de travail multiagences,

et a été organisée par leurs sous-comités de communication, afin de présenter des problèmes

politiques critiques en matière de survie de l’enfant, et a recommande des solutions a une audience

composée d’officiels du gouvernement, de scientifiques, d’agents médicaux, de professionnels de la santé, de

donateurs, de représentants des medias, et autres experts. Les sujets ont couvert l’efficacité de la vaccination

contre la polio orale et les efforts d’éradication, l’apport en complément de vitamine A et l’importance de la

réduction de la carence en vitamine A, les changement des traitements en première ligne contre le paludisme

pour réduire la morbidité et la mortalité, les stratégies et les bases épidémiologiques pour la lutte contre la

rougeole. La couverture des medias de ces manifestations a aide à porter à la connaissance de tous les

problèmes graves existants en matière de santé et à construire la confiance et la sensibilisation du public de

l’importance de la santé de l’enfant.

LES PARTENAIRES ET LA COORDINATION DANS LA COMMUNICATION DE LA VACCINATION

11


5

Les essentiels de communication de la

vaccination pour les programmes nationaux de

vaccination

Pour être efficace, le communication de la vaccination demande l’intégration des activités au

sein du planification pour le PEV, une structure pour soutenir la communication, les

instruments de gestion et les données techniques, et la participation des communautés.

Intégration des activités de communication au sein du planification pour le

Programme élargi de vaccination

Des activités de communication doivent être comprises dans tous les plans, modules et autres

outils de PEV. Une composante communication doit faire partie des documents suivants :

■ Un plan PEV pluriannuel,

■ Des plans de travails annuels de PEV, dans lesquels un calendrier des activités de

communication doit être spécifié,

■ Un budget PEV (préparé à temps pour permettre le déboursement des fonds nécessaires pour

couvrir les dépenses pour la production des matériaux de communication, d'équipement, de

formation, d'organisation de rencontres, et de transport),

■ Des modules de formation PEV et des lignes directrices techniques (ex : une partie ou module

sur la communication, la mobilisation sociale, et un plaidoyer peuvent être incorporés),

■ Des rapports du PEV (indicateurs et stratégies pour mesurer les activités de communication et

les relier à l’impact obtenu dans l’amélioration de la vaccination doivent faire partie des

évaluations, révisions et de la documentation des activités et des réussites du programme du

PEV), et

■ Les archives de vaccination (comme partie intégrante des cartes santé enfant et des registres de

vaccination, aussi bien dans la formation du personnel a utiliser les cartes de vaccination

comme outils de gestion pour enregistrer l’état des vaccinations et comme outils d’information

pour les personnes responsables).

Une structure pour soutenir la communication de la vaccination

Un représentant au sein du Ministère de la Santé

Pour assurer l’amélioration dans les activités au jour le jour du PEV, il est préférable d’avoir un

spécialiste en communications dont la position est sécurisée au sein du bureau du PEV. Ce

représentant peut également être placé au sein d’une unité au MSP pour l’éducation de la santé ou

la promotion, à condition qu’il y ait un système et des termes définis de référence avec le PEV

pour assurer une collaboration régulière et constante et une communication avec le PEV.

Comité de Coordination Interagence

Comme indiqué auparavant, beaucoup de pays ont un CCI parapluie composé d’autorités haut

niveau et des donateurs dans le pays. De plus, beaucoup pays auront souvent une branche

technique ou sous-comité qui gère les activités techniques de vaccination et de programmation. Un

représentant en communications ou en mobilisation sociale doit être un membre actif de ce comité

technique en vaccination. Le(s) représentant(s) en communication doit (vent) être impliqué (s) dans

LES ESSENTIELS DE COMMUNICATION DE LA VACCINATION POUR LES PROGRAMMES NATIONAUX DE VACCINATION

13


la planification, la mise en place et l’évaluation des activités du PEV dans le but de procurer la

contribution nécessaire sur la communication requise afin de créer et de soutenir la demande en

services de vaccination.

Idéalement, un personne charge de communication du bureau du PEV ou des représentants du

Comité de communication ou de mobilisation sociale (mentionne ci-dessous) doit participer

activement dans les rencontres techniques du comité. Ceci exige que les correspondants en

communication puissent être identifiés et figurer sur la liste des participants, assistent

régulièrement et participent activement aux rencontres techniques, reçoivent les comptes-rendus

des rencontres, apportent leur contribution sur et reçoivent des exemplaires d’autres rapports

techniques et documents.

RENFORCER LES PROGRAMMES DE VACCINATION : LA COMPOSANTE COMMUNICATION

Comité de Communication ou de Mobilisation Sociale

Dans beaucoup de pays, les partenaires de vaccination, les donateurs, et les organisations de

soutien technique sont représentés dans un comité séparé de mobilisation sociale ou de

communication qui s’occupent spécifiquement des besoins en communication (en particulier pour

la polio) et apportent une contribution en tant que sous-comité du CCI. Pareillement aux autres

comités techniques pour d’autres composantes du PEV (ex : sous-comité de logistique et chaîne du

froid ou de surveillance), le Comité en Communication ou Mobilisation Sociale fournit une

contribution technique et des stratégies spécifiques à l’activité Information Education

Communication (IEC), à la mobilisation sociale et au plaidoyer. Les partenaires doivent

comprendre les termes de référence pour le comité et le comité doit avoir un président désigné

pour réunir les partenaires pour des rencontres régulières, les planifications et les rapports.

Planification commune et mise en réseau ou intégration avec d’autres

programmes

Une partie des rôles du PEV et du CCI doit être d’assurer des activités de communication et des

stratégies sont comprises dans les fonctions des programmes de vaccination, particulièrement dans

la planification et la mise en oeuvre avec les partenaires. Pour assurer des croisements, les experts

techniques en vaccination ont besoin de travailler avec un mélange de professionnels de la

communication, y compris ceux qui ont des connaissances en gestion de programme et en

conception, d’autres qui sont dans le multimédia et la publicité ou qui sont spécialistes dans le

travail avec les communautés, et des experts en sciences sociales et en changement de

comportement.

Les instruments de gestion et les données techniques

Comme avec les autres éléments d’un plan PEV, la composante communication doit être explicite,

basée sur des données et de la recherche, et soutenue par des limites dans le temps et par un

budget adapté. Le plan de communication doit aborder tous les aspects du PEV (vaccination de

routine, surveillance, et lutte des maladies). Les instruments de gestion du programme pour la

communication et des besoins comprennent :

■ Des documents d’assistance technique (principes, lignes directrices, et des documents généraux

techniques du PEV qui renferment des indicateurs en communication compris avec les données

du PEV qui ont été relevées), une priorité première est une stratégie de communication détaillée

et réalistique (cf. encadré, Importance d’une stratégie de communication),

■ Des plans de travail stratégiques en communication qui sont développés en commun et ont des

objectifs clairs, des activités et des cibles, qui sont révisés par des vérifications systématiques

14


annuelles, trimestrielles, ou autres, et qui définissent le type d’aide qui doit être apporté au

niveau des établissements et des communautés et comment l’aide doit être apportée,

■ Les budgets pour les besoins en communication qui sont prévus tôt dans le processus afin de

sécuriser les fonds nécessaires pour les matériaux, la formation, les activités, le transport,

l’assistance et les coûts de fonctionnement, etc.,

■ Des matériaux de communication coordonnés et pertinents ou de priorité multi-canaux et

multimédia qui sont pré testés, évalués, révisés et diffusés,

■ Des outils et des indicateurs de contrôle et d’évaluation pour la communication (comprenant

des définitions et des méthodes claires sur la façon dont ces indicateurs ont été mesurés), et un

plan de contrôle et d’évaluation de la composante communication au sein du plan PEV (cf.

encadré, Remarques sur les indicateurs de communication),

■ Des systèmes de supervision et de contrôle pour l’amélioration des performances qui

comprennent les aptitudes à communiquer et à s’engager pour les communautés (ex : des

questions et des indicateurs sur la communication, le plaidoyer, et la mobilisation sociale

figurant dans les listes récapitulatives de supervision, les compétences de communication des

agents de la santé observées durant les séances de vaccination, et les entretiens effectués a la fin

de ces séances conduits par les soignants),

■ Un ensemble d’outils relatifs à la communication (ex : des cartes vaccination avec les

renseignements clés pour les soignants, des cartes conseils pour les agents de la santé, des guides

de plaidoyer et de médias, des messages d’information clés sur la vaccination, et des lignes

directrices pour l’implication de la communauté),

■ Une structure à renforcer les capacités pour soutenir les interventions en communication (ex :

des correspondants ou experts en communication, des réseaux, des plans de formation et de

supervision, un système de rapport), et

■ Un programme pour le personnel de santé su le développement des aptitudes à communiquer et

de la motivation (notamment dans l’établissement de relation et la communication

interpersonnelle avec les communautés et les soignants) qui implique la formation, la

construction d’équipes, le contrôle des performances, et le travail avec les partenaires.

Importance d’une stratégie de communication

Les programmes de communication en vaccination sont souvent insuffisamment finances et soutenus pour

aborder tous les besoins. Une priorité première pour les partenaires de la communication en vaccination

doit être d’avoir une stratégie de communication détaillée et réalistique qui donne une vision générale et

qui est comprise au sein des documents stratégiques du Programme Elargi de Vaccination (PEV). La

stratégie doit être basée sur une recherche formatrice et une analyse de communication des changements

de comportement autant que sur les résultats d’évaluation de la vaccination et des recommandations s’y

rapportant. La stratégie de communication doit mettre en relief comment, a qui et par quels moyens les

interventions de communication seront ciblées et mesurées pour démontrer leur contribution à

l’amélioration de la vaccination. Cette stratégie doit posséder des objectifs réalistiques, des indicateurs

pour contrôler les progrès, des publics définis et comment ils doivent être atteints, un horaire pour la mise

en place, et un budget qui représente idéalement moins de 15 % du budget entier pour la vaccination.

Si le financement est limité, un plaidoyer avec le Comité de coordination interagence (CCI) et les

autres partenaires pour des ressources supplémentaires pour soutenir la composante communication, doit

être mené, en utilisant la stratégie comme document ressource. Le centre d’intérêt initial doit être porté sur

des interventions rentables qui peuvent être associées avec ou développées au sein d’activités de

programme existantes (ex : formation du personnel de santé en compétences de communication, comme

partie intégrante de la formation du PEV, se concentrer sur des outils qui sont moins onéreux ou déjà

utilisés, comme les cartes de vaccination et les lignes directrices en communication pour les agents de la

santé, les médias, et les mobilisateurs).

LES ESSENTIELS DE COMMUNICATION DE LA VACCINATION POUR LES PROGRAMMES NATIONAUX DE VACCINATION

15


Remarques sur les indicateurs de communication

Les indicateurs sont nécessaires pour démontrer que les interventions rencontrent leurs objectifs et buts.

Les activités de plaidoyer et de communication ne peuvent pas seuls améliorer les programmes de

vaccination car ils font partie de composantes diverses (ex : améliorations des prestations de service et des

efforts pour lutter contre les maladies) qui contribuent aux réussites attendues du Programme Elargi de

Vaccination (PEV). La plupart des indicateurs de communication sont donc des besoins orientés sur le

processus et de mesure et des résultats des activités menées. Ceux-ci sont le plus effectivement mesurés et

contrôlés au niveau des districts et des communautés par une combinaison de méthodes qualitatives et

quantitatives telles que :

■ Discussions de groupe ciblées avec les mères, les agents de santé et les mobilisateurs,

■ Des entretiens effectués à la sortie avec les mères,

■ Une observation des séances de vaccination et de mobilisation,

■ Des enquêtes de ménage qui comprennent des questions sur les comportements ou les connaissances

relatives à la compréhension des calendriers et services de vaccination,

La détermination du nombre d’agents de la santé et des mobilisateurs formés en communication, et

La détermination du nombre des mobilisateurs travaillant avec le centre de santé.

RENFORCER LES PROGRAMMES DE VACCINATION : LA COMPOSANTE COMMUNICATION

L’impact de la composante communication est rattaché a d’autres indicateurs du PEV et doit donc

être mesuré au sein de ce contexte (ex : augmentation du nombre de femmes et d’enfants vaccinés,

réduction du nombre d’abandons, augmentation des séances a proximité, le nombre des gouvernements

locaux finançant et soutenant les activités de vaccination).

Si une des priorités du PEV est d’améliorer la demande et l’utilisation des services, le schéma cidessous

donne une représentation de l’estimation des besoins, des productions en communication et des

résultats qui pourraient résulter, aussi bien que leur lien aux indicateurs de vaccination, afin de pouvoir

montrer l’impact sur la vaccination et la santé publique.

Des indicateurs divers en communication sur la vaccination sont utiles pour le procédé de

d’évaluation. Quelques exemples de ces indicateurs sont listés ci-dessous. Les moyens de récolte des

données pour chaque catégorie d’indicateurs sont également mentionnés sous chaque titre de catégorie.

Besoins

Recherche,

budget, plans,

dotation en

personnel de

formation

Productions

Mobilisation sociale

et activités de

communication

(ex : formation des

mobilisateurs et du

personnel de

santé, rencontres

avec les matériaux

produits des

communautés)

Résultats relatifs

à l’action

communication

Améliorations des

aptitudes à

communiquer des

agents de la santé,

connaissance de

la communauté

des services, les

mères connaissent

le calendrier des

vaccinations

Impact sur la

vaccination

Les enfants et

les femmes

viennent pour

les vaccinations,

le taux de

couverture

augmente

En relation avec les

indicateurs du PEV

Impact sur la

santé publique

Réduction du taux

de morbidité et

de mortalité des

maladies pouvant

être évitées par

les vaccins

(suivi)

16


Remarques sur les indicateurs de communication (suite)

Coordination

Sources éventuelles des données : Plans de travail, rapports de programme, compte-rendu de rencontre,

révision de programme et évaluation

1. Existe-t-il un sous-comité en communication ou mobilisation sociale du Comité de coordination

interagence (CCI) ? (O, N)

2. Ce comité comprend-il des membres de toutes les organisations principales apportant l’expertise

technique en communication du PEV ? (O, N)

3. Est-ce que les membres du sous-comité en communication se rencontrent au moins une fois par

trimestre ? (O, N)

4. Est-ce que ce comité aborde régulièrement la façon d’améliorer une vaccination régulière, avec

d’autres sujets ? (O, N)

Planification

Sources éventuelles des données : Plans de travail, documents financiers, rapports de programme, révision

de programme et évaluation

5. Y a-t-il une partie communication et plaidoyer dans le plan pluriannuel du PEV ? (O, N)

6. Y a-t-il une partie communication et plaidoyer dans le plan annuel de travail sur la vaccination ? (O, N)

7. La composante communication et plaidoyer du plan de travail annuel sur la vaccination comprendelle

un budget, avec un calendrier pour la libération des fonds ? (O, N)

8. Est-ce qu’une composante communication et plaidoyer est comprise dans la formation, la supervision,

et le contrôle des activités mises en relief dans le plan de travail ? (O, N)

9. Pourcentage du budget annuel actuel du PEV qui est réservé pour les activités de communication ou

de plaidoyer

10. Existe-t-il un correspondant responsable pour les activités de communication du PEV ? (O, N) Si oui,

qui est-il, quelle fonction, de quelle organisation ou de quel bureau ?

11. Est-ce que les plans de communication ou de plaidoyer conçoivent des façons dans lesquelles le niveau

national doit procurer l’assistance technique et financière aux provinces ou régions let aux districts ?

(O, N)

12. Nombre de rencontres organisées par les comités pour la mobilisation sociale de district

13. Nombre des séances de proximité prévues dans chaque district et établissement de santé

Productions

Sources éventuelles des données : Plan de travail, rapports de programme et de formation, révisions de

programme, résumés de rencontre, et comptes-rendus

14. Pourcentages du budget actuel annuel du PEV pour la composante communication ou les plaidoyers

utilisés pour (a) les médias de diffusion, (b) les matériaux imprimés, et (c) le renforcement des séances

de communication interpersonnelle

15. Pourcentage des activités prévues pour atteindre la plupart des groupes de population non atteints ou

sous atteints actuellement conduites

16. Nombre de matériaux produits, diffusés, et visibles ou utilisés dans les établissements de santé et par

les mobilisateurs

17. Nombre d’agents de la santé et de mobilisateurs formés en communication sur la vaccination, nombre

de séances de formation menées

18. Nombre de rencontres organisées par les comités pour la mobilisation sociale de district

19. Nombre de rencontres organisées avec les chefs des districts et des communautés

(suivi)

LES ESSENTIELS DE COMMUNICATION DE LA VACCINATION POUR LES PROGRAMMES NATIONAUX DE VACCINATION

17


Remarques sur les indicateurs de communication (suite)

Résultats (en relation avec les indicateurs PEV)

Sources éventuelles des données : Listes récapitulatives de supervision, observations sur le terrain,

entretiens effectues à la fin d’une séance, les échantillonnages instantanés, les entretiens informateurs clés,

et les rapports de programme

20. Nombre du personnel de santé donnant des messages d’informations clés durant les séances de

vaccination

21. Nombre de mères possédant des cartes vaccination

22. Nombre de cartes vaccination correctement remplies

23. Pourcentage du budget dépensé sur les activités de communication selon le plan

24. Nombre de mères (femmes) qui savant quand retourner pour la prochaine vaccination

25. Nombre de foyers visités par les mobilisateurs

26. Nombre d’enfants non vaccinés identifiés par les mobilisateurs

RENFORCER LES PROGRAMMES DE VACCINATION : LA COMPOSANTE COMMUNICATION

Impact (Indicateurs PEV)

Sources éventuelles des données : Rapports de programme, études sur la couverture, données régulières, et

listes récapitulatives de supervision

27. Nombre de femmes et d’enfants vaccinés

28. Taux d’abandon (en pourcentage)

29. Nombre de séances prévues à proximité actuellement menées

30. Nombre de districts et de gouvernements locaux finançant et soutenant les activités de vaccination

Participation des communautés

Dans le but d’augmenter leur compréhension de l’importance de la vaccination pour la protection

et la qualité de vie des enfants, les plans PEV doivent non seulement impliquer des améliorations

des systèmes et le renforcement des capacités du personnel de santé, mais également considérer la

façon dont le programme est lié aux communautés, y compris les chefs d’opinion, les autorités

traditionnelles, les chefs religieux et les soignants. Afin de soutenir une communication efficace, le

personnel PEV doit collaborer avec les experts en communication et comportement qui peuvent

apporter la contribution de leur expertise a la planification et la mise en place d’activités de

communication.

Une analyse de situation qui identifie et impliquent des intervenants clés doit être un point de

départ pour la planification d’un programme de vaccination dans les districts et avec les

communautés. Les intervenants peuvent comprendre des chefs religieux, traditionnels et politiques,

autant que des représentants des médias qui ont accès à ces communautés et qui peuvent les

influencer. Les impliquer Durant la phase de planification est important pour assurer la conformité

et l’aide a la mise en place.

Se concerter avec la communauté et utiliser des techniques de planification participatives

engagera les partenaires locaux clés dans le programme, et ce dès le début. Pendant la phase de

planification, une évaluation de l’état de la santé publique devra identifier les populations cibles,

être le reflet de l’environnement social et des priorités et des besoins des communautés, identifier

les comportements en santé actuels et proposés, et aborder les problèmes des ressources et des

contraintes du programme. L’évaluation doit élucider les problèmes de communication pertinents à

l’intervention proposée, en particulier les moyens locaux de diffusion de l’information, la

persuasion, et l’échange social, lesquels sont tous des problèmes socioculturels importants.

18


Les circuits de communication traditionnels ajoutent de la valeur aux programmes de

vaccination, surtout quand les circuits utilisés sont hautement crédibles, et quand ils sont associés

avec des messages d’information transmis par la délivrance de services. Les exemples comportent

des communications entre le personnel de santé et les communautés (y compris les chefs locaux,

les groupes communautaires, et autres réseaux) sur les dates et lieux de vaccination, autant que la

communication interpersonnelle entre les agents de la santé et les soignants sur le calendrier des

vaccinations de l’enfant et comment comprendre et utiliser la carte de vaccination.

Les programmes peuvent également utiliser des circuits de communication traditionnels pour

recueillir et diffuser l’information, car ces circuits offrent la possibilité que les personnes locales y

participant. Les méthodes traditionnelles doivent être associées avec des méthodes modernes de

diffusion de l’information, telles que l’utilisation de la radio et la télévision. L’utilisation de ces

circuits de communication aidera à informer les communautés et à les mobiliser afin qu’elles

participent plus activement dans les services. Un exemple de l’Ouganda montre combien la

communication améliorée entre les communautés et le personnel de santé peut être bénéficiaire

dans la construction de la sensibilisation de la communauté et effectivement plus en engageant les

communautés à participer dans la planification et la mise en place des services. (cf. encadré,

Résoudre les problèmes de la communauté et l’élaboration d’une stratégie en Ouganda : District

de Kiboga).

Résoudre les problèmes de la communauté et l’élaboration d’une stratégie en

Ouganda : District de Kiboga

Une étude des connaissances, des attitudes et des pratiques effectuée en Ouganda en 1998 révélait que,

bien que les communautés étaient conscientes et désiraient soutenir la vaccination, leurs connaissances sur

les détails de la vaccination et leur implication dans les décisions sur la délivrance des services étaient

limitées. Le plan politique et de redynamisation du programme national élargi de la vaccination en

Ouganda (UNEPI) faisait appel à l’implication de la communauté dans la santé et à des liens entre les

agents de la santé et les communautés. Les activités du CPSSD (Plan pour Résoudre les Problèmes et

Elaboration d’une Stratégie par la communauté) ont été conçues pour aider le personnel de santé à

communiquer avec les communautés pour comprendre leurs connaissances et leurs perspectives sur les

services, pour utiliser la communication afin d’encourager le soutien et la participation des communautés

dans la délivrance des services, et pour augmenter et soutenir la couverture vaccinale.

Par le CPSSD, une équipe d’animateurs-formateurs des districts (initialement soutenus par le

personnel de l’UNEPI et de BASICS II) forme des agents de santé au sein des établissements sanitaires dans

les activités qui impliquent la participation des communautés dans les programmes de vaccination.

L’approche du CPSSD est la suivante :

1. Les agents de santé sont encouragés par les animateurs-formateurs des districts à s’entretenir avec les

parents dans leur communauté pour découvrir ce que ces parents savent sur les services de vaccination

et comment perçoivent-ils ces services.

2. Les agents de santé assistent alors à une consultation de trois jours avec des collègues agents de santé

de leur sous district sanitaire pour rédiger et analyser les informations recueillies. Durant cette

consultation, ils apprennent de nouvelles idées pour travailler avec les gens dans les communautés et

élaborent des plans d’actions afin d’appliquer cette nouvelle démarche et de communiquer plus

effectivement avec les personnes et les communautés.

3. Deux mois après la consultation initiale, les agents de la santé assistent à une deuxième consultation de

deux jours, durant laquelle ils partagent leurs expériences, progrès, et les leçons apprises. Cette

consultation encourage les agents à apprendre des leçons des expériences des autres. L’utilisation du

Schéma mural contrôlant le taux d’abandon est expliquée et l’enregistrement des données et

l’interprétation faite sont pratiquées.

(suivi)

LES ESSENTIELS DE COMMUNICATION DE LA VACCINATION POUR LES PROGRAMMES NATIONAUX DE VACCINATION

19


Résoudre les problèmes de la communauté et l’élaboration d’une stratégie en

Ouganda : District de Kiboga (suite)

4. Suivant la deuxième consultation, les agents de santé retournent dans leurs communautés respectives et

réalisent des activités de proximité, telles que faire des visites dans les domiciles, organiser des

rencontres communautaires, lancer des séances avec les groupes municipaux locaux (Comités pour le

Développement des Communes) et les chefs du conseil municipal local, tenir des débats réguliers avec

les chefs communautaires, et former des partenariats avec les mobilisateurs des communautés. Durant

ces activités, les agents de santé informent sur la vaccination, identifient les problèmes, et trouvent un

accord par consensus sur les solutions pour augmenter la couverture dans la communauté.

5. A la fin de chaque consultation, les agents de santé élaborent un nouveau plan d’actions, se mettent

alors d’accord sur une date pour la prochaine rencontre, ceci afin de créer un courant continu

d’informations et d’éducation.

RENFORCER LES PROGRAMMES DE VACCINATION : LA COMPOSANTE COMMUNICATION

Quels sont les résultats du CPSSD ?

En plus des plans individuels des agents de la santé, une stratégie pour chacun des cinq districts pour le

projet a été élaborée, basée sur les priorités de chaque district. Les activités et les résultats ont varies d’un

district a l’autre, mais jusqu’ici les résultats ont montré des améliorations dans les services de vaccination.

La stratégie du CPSSD a été initialisée dans le district de Kiboga en septembre 2002, avec la deuxième

consultation en mai 2003. Après que les agents de santé et l’équipe de santé du district aient partagé les

chiffres bas du taux de couverture vaccinale avec les chefs politiques locaux, les deux groupes ont organisé

des rencontres et ont mené des visites à domicile pendant lesquelles ils ont encouragé les communautés et

les familles à avoir leurs enfants vaccinés. Des sites de proximité supplémentaires et plus pratiques ont été

également prévus.

Comme conséquence, il y a eut une augmentation régulière dans le taux de couverture, aussi bien

qu’une nette amélioration dans le taux d’abandon. Le taux d’abandon du district pour le vaccin contre la

diphtérie, le tétanos, et la coqueluche (DTC) a connu une baisse de 39 % en septembre 2002 à seulement

22 % en septembre 2003 (cf. Schéma). Cette tendance à l’amélioration est encore plus spectaculaire

compte tenu du nombre très bas des agents de santé.

Nombre de nourrissons vaccinés avec le DPT3, et taux d’abandon du

DPT1–DPT3 par mois—District de Kiboga (2001–Septembre 2003)

Nourrissons vaccinés avec le DPT3 DPT1–DPT3 Taux d’abandon (%)

1 000

800

600

400

200

0

Janvier 2001

Mars 2001

Mai 2001

Juillet 2001

Septembre 2001

Novembre 2001

Le nombre a immunisé

Janvier 2002

Mars 2002

Mois et année (2001–2003)

% D’abandon

Mai 2002

Juillet 2002

Septembre 2002

Novembre 2002

Janvier 2003

Mars 2003

Mai 2003

Juillet 2003

Septembre 2003

50

40

30

20

10

0

(suivi)

20


Résoudre les problèmes de la communauté et l’élaboration d’une stratégie en

Ouganda : District de Kiboga (suite)

Alors que la couverture vaccinale dans le district a augmenté pendant quelques mois avant la mise en

place du CPSSD, cette augmentation était de courte durée, et résultait probablement de la relâche d’une

fois des fonds du siège social de UNEPI pour payer les indemnités pour les mobilisateurs. Le niveau

central ne peut pas soutenir une telle assistance financière. Mais les coûts relativement bas de la mise en

place de la stratégie du CPSSD dans un district, environ 7 000 dollars US, amène non seulement à des

réductions à long terme et soutenues dans la morbidité, la mortalité et l’infirmité, mais également à une

meilleur rentabilité des services de santé.

La tendance actuelle dans le district de Kiboga montre une augmentation régulière et soutenue des

enfants complètement vaccinés.

Les leçons apprises

■ Une communication efficace et une planification avec les communautés contribuent de manière

significative à réduire les abandons et à s’assurer que les enfants soient complètement vaccinés. Bien

que la composante communication et l’implication des communautés aident également à augmenter la

couverture, elles sont le plus efficaces lorsqu’elles sont associées avec des prestations de services et

améliorations de la logistique qui abordent les contraintes de l’accès (ex : surmonter les difficultés dans

le domaine du transport, l’infrastructure, ainsi que les barrières géographiques).

■ Les agents de la santé reconnaissent le fossé entre la culture médicale et la culture locale et savent

comment réduire au mieux ce fossé par une communication améliorée.

■ Une communication interpersonnelle entre les agents de la santé et les parents, les attitudes et

perceptions des rôles, peut apporter de façon spectaculaire des changements. Ces modifications, qui

sont la clé du succès de l’approche, sont illustrées par les citations ci-dessous des participants du

CPSSD :

La communication entre les agents de la santé et la communauté s’est améliorée. Avant

nous présumions seulement que les mères savaient [a propos de la vaccination].”

—Participant du centre de santé III d’Ikoba, Masindi

“Les mères sont maintenant plus libres et plus amicales. Et moi aussi !”

—Participant du centre de santé II d’Inomo, Apac

“Je parle avec la communauté maintenant et davantage d’enfants ont été amenés pour

être vaccinés. Avant, je disais aux gens quoi faire. Maintenant je discute avec eux.”

—Participant du centre de santé Masode, Kiboga

Source : BASICS II. 2003. Increasing immunisation coverage in Uganda: The community problem solving and strategy development

approach. Arlington, Va.: BASICS II.

LES ESSENTIELS DE COMMUNICATION DE LA VACCINATION POUR LES PROGRAMMES NATIONAUX DE VACCINATION

21


6

Communication de la vaccination en pratique

Comment les divers problèmes de communication en vaccination, des besoins, et des

stratégies mis en relief dans ce document se rencontrent dans une approche complète au

sein d’un programme de vaccination ? Une étude de cas de Madagascar (Annexe) est jointe

pour donner un exemple illustrative qui peut être référencé et adapter pour les programmes et les

activités de communication en vaccination dans d’autres pays.

Les efforts pour des améliorations sur le long terme et institutionnalisées en communication

pour la vaccination exigent des besoins, du contrôle et de l’adaptation en continu. Comme les

besoins et la situation de financement pour chaque pays sont différents, il n’existe pas une seule

série normalisée d’approches en communication qui puise être utilisée comme modèle ou gabarit

pour chaque pays a suivre. En tant que priorité, les programmes de vaccination par pays et leurs

partenaires ont besoin d’engager des fonds et du personnel pour se concentrer sur la composante

communication, tout en assurant qu’une stratégie de communication en vaccination existe et que

ses activités sont intégrées dans les initiatives du PEV. La stratégie doit être mise en place,

contrôlée, et révisée avec le PEV autant avec le CCI et ses sous-comités. Le défi est de déterminé

quelles activités de plaidoyer, de mobilisation sociale et de communication auront la préséance.

Une série essentielle d’activités doit être mise en relief, afin d’éviter d’avoir une liste exhaustive de

possibilités qui ne sont jamais mises en place ou qui font défaut aux matériaux ou activités de

communication qui ont été utilisés dans le passé mais qui n’ont jamais été évaluées pour leur

qualité ou impact. Un développement de stratégie peut être mieux accompli par une analyse de

situation et une concentration sur les comportements clés et les publics cibles qui participeront aux

services de vaccination à divers niveaux dans le pays. En utilisant cette analyse, les activités de

communication doivent faire l’objet d’une priorité pour concentrer les efforts et les finances sur ces

dernières qui sont les plus rentables et réalisables dans un calendrier défini. Ces activités doivent

être alors mises en place, suivies, et rapportées en tant qu’autres activités du PEV afin de

démontrer leur contribution à l’atteinte des objectifs de vaccination.

COMMUNICATION DE LA VACCINATION EN PRATIQUE

23


Références

Children’s Vaccine Program at the Program for Appropriate Technology in Health. 2001.

Advocacy for immunization: How to generate and maintain support for vaccination programs.

Seattle: CVP, PATH.

Diene, S., L. Shimp, E. Wansi, Y. Ouedraogo, et al. 2003. How Madagascar is improving family

health using an integrated community-based approach. Arlington, Va. et Madagascar: BASICS

II, et al.

John Snow, Inc., United States Agency for International Development, République de Madagascar

Ministère de la Santé. 2003. Jereo Salama Isika: Final report. Madagascar: JSI, USAID,

Madagascar MOH.

Kane, M., et H. Lasher. 2002. The case for childhood immunization. Strengthening immunization.

Seattle: Children’s Vaccine Program at PATH.

Nelson, D., et L. Shimp. 2002. Increasing immunisation coverage in Uganda: The Community

Problem Solving and Strategy Development approach. Arlington, Va.: BASICS II.

Rasmuson, M. 1990. Sustaining EPI: What can communication do? Washington, D.C.: The

HEALTHCOM project.

Shimp, L., C. Razaiarimanga, A. Randriamahalina, et N. Randrianasolo. 2001. Rapid assessment

and recommendations for strengthening of the JSI/Madagascar immunization program.

Arlington, Va. et Madagascar: BASICS II, Jereo Salama Isika.

Uganda National Expanded Program on Immunization. 2003. Community problem solving and

immunization strategy development: Linking health workers with communities: Facilitators’

guide, consultations I and II. Kampala: UNEPI.

Uganda National Expanded Program on Immunization. 2003. Community problem solving and

immunization strategy development: Linking health workers with communities: Introduction to

the approach and description of facilitator training. Kampala: UNEPI.

United Nations Children’s Fund, World Health Organization, in collaboration with Polio Partners

and Ministry of Health representatives. 2000. Communication handbook for polio eradication

and routine EPI. New York: UNICEF.

United States Agency for International Development. 2003. Immunization essentials: A practical

field guide. Washington, D.C.: USAID.

World Health Organization, Regional Office for Africa. 2003. Communication for immunisation

programmes. Mid-Level Management Course for EPI Managers. Draft 5. Harare:

WHO/AFRO.

World Health Organization, United Nations Children’s Fund, United States Agency for

International Development (BASICS and CHANGE projects). 2002. Communication for polio

eradication and routine immunization: Checklists and easy reference guides. Geneva: WHO.

RÉFÉRENCES

25


Annexe

Démontrer l’impact de la communication : étude

de cas « Madagascar »

Vue générale et contexte

Le Service de Vaccination Madagascar (PEV) a travaillé avec ses partenaires du Comité de

coordination interagence (CCI) pour améliorer la couverture vaccinale dans tout le pays et

introduire une nouvelle vaccination (hépatite B) autant que les développements du système par des

mesures telles que RED (Reaching Every District). L’USAID (Agence des Etats-Unis pour le

développement international), par le projet de Jereo Salama Isika (qui a fonctionné de 1999 à

2003) et le soutien en vaccination de BASICS II, a été un partenaire clé dans cette initiative. Une

assistance a été pourvue tout au long avec le PEV dans les districts et provinces d’Antananarivo et

Fianarantsoa, soutenus financièrement par l’USAID (cf. Schéma A-1 ci-dessous). Ces provinces

regroupent plus de la moitié de la population malgache, y compris plus de 300,000 enfants âgés de

moins de 12 mois. Les partenaires CCI (notamment PEV, USAID et ses entrepreneurs), l’UNICEF

(Fonds des Nations Unies pour l’Enfance), l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la Banque

Mondiale, et des organisations locales non gouvernementales) appliquent actuellement la mesure

développée dans le pays entier pour atteindre environ les 604,000 enfants de moins de 12 mois

d’âge à Madagascar.

Schéma A–1 : Les activités de vaccination dans les districts soutenus

par l’USAID, Antananarivo et Fianarantsoa

43 districts de santé

dans 2 provinces,

desquels 20 districts

sont intensivement

soutenus par USAID/

BASICS

Une approche compréhensive pour la

vaccination

■ Augmenter et suivre la couverture vaccinale

■ Améliorer les prestations et la gestion des

services du système de santé

■ Réduire le taux d’abandon

■ Améliorer la logistique

■ Promouvoir des comportements positifs

dans le soutien de la vaccination

■ Améliorer le système de surveillance

épidémiologique

■ Accroître la supervision : révision du

processus et suivi

■ Maximiser la rentabilité

■ Améliorer la coordination interagence

1. RED (Reaching Every District) ou Atteindre tous les districts est une approche multi-facettes soutenue par les partenaires de la vaccination au

niveau mondial pour l'amélioration d'une vaccination régulière au niveau des districts dans les pays. Les principales composantes de RED

comprennent le re-établissement de la vaccination de proximité, une supervision de soutien, les liens entre les communautés et les services, le

contrôle des actions, la planification et la gestion des ressources.

ANNEXE : DÉMONTRER L'IMPACT DE LA COMMUNICATION : ÉTUDE DE CAS « MADAGASCAR »

27


Avec le début du soutien en 2001 de l'Alliance Mondiale sur les vaccins et l'immunisation

(GAVI), une attention grandissante a été donnée pour améliorer le PEV à Madagascar,

particulièrement au niveau des districts et des provinces. De Décembre 2001 jusqu’a Avril 2002,

les services de santé, y compris le PEV, ont connu des perturbations dans tout le pays, largement

dues au manque de ressources et de l’insuffisance en carburant relatif à la crise politique dans le

pays. Ce trouble a eu une conséquence négative sur les services de vaccination et a vu comme

résultats la réduction des couvertures vaccinales en 2001 et 2002.

Le retour de la stabilité politique et économique, une coordination améliorée au sein des CCI,

et le soutien continu du GAVI dans la deuxième moitié de l’année 2002 a amené une

redynamisation des activités de vaccination, y compris une focalisation sur les enregistrements et

les rapports de vaccination au niveau des districts. Des efforts renouvelés ont eu comme

conséquences un contrôle plus complet des indicateurs vaccination par des rapports réguliers au

niveau des districts et des provinces en 2003 et 2004.

Le partenaire USAID et le soutien pour la vaccination du PEV dans les provinces et districts

ciblés ont pris part dans un ensemble complet d’activités, basé en prédominance sur une approche

trois piliers :

RENFORCER LES PROGRAMMES DE VACCINATION : LA COMPOSANTE COMMUNICATION

1. Augmenter la demande de vaccination,

2. Améliorer la qualité des et l’accès aux services, et

3. Améliorer la performance du personnel, y compris leur interaction et leur planification avec les

communautés et les personnes responsables des soins.

En addition aux activités de renforcement des systèmes pour augmenter la couverture, réduire

l’abandon, et s’assurer de la disponibilité et la fiabilité des services de vaccination (ex : distribution

et gestion de stock des vaccins, matériel et entretien de la chaîne du froid, et le carburant), la

concentration dans ces districts s’est portée, depuis 2003, sur un engagement plus actif de la

communauté dans l’amélioration de l’utilisation des services.

Analyse de la situation

Le besoin d’améliorer la composante communication du PEV a fait l’objet de discussions avec le

CCI lors d’un micro plan pour 2003. En recherchant des façons d’améliorer la mise en place d’un

plan stratégique de communication pour la vaccination, BASICS II et John Snow, Inc. Recherche

& Institut de formation, Inc. (JSI R&T) ont été d’accord pour porter leur assistance dans la

recherche des opérations dans plusieurs districts afin d’identifier les barrières, les besoins, et les

possibilités d’améliorer la communication entre les divers groupes concernés par la vaccination.

Les problèmes identifiés avec les agents de santé er les communautés comprenaient :

■ Une connaissance faible des avantages de la vaccination,

■ Une connaissance peu élevée des services,

■ Des inquiétudes relatives aux réactions des injections et des effets contraires suivant la

vaccination,

■ Une pauvreté et une manque de temps pour aller aux centres de santé (y compris la distance à

parcourir pour atteindre les services),

■ Le manque de services de strategie avancée,

■ L’attitude indésirable de l’agent de santé,

■ Des mobilisateurs de communauté insuffisants et pas toujours bien reçus par les parents,

■ Le manqué d’implication des chefs locaux, et

■ Des croyances, des coutumes et des rumeurs diverses et l’utilisation de praticiens traditionnels

qui soit découragent, soit sèment des doutent dans les esprits vis-à-vis de la vaccination.

28


A la suite de ces résultats, une nouvelle stratégie pour la communication du PEV a été mise en

place. La stratégie a intégré des lignes directrices de supervision pour les activités communautaires

qui comprenaient la communication du PEV, une meilleure élaboration de messages et de

matériaux d’information clés sur le PEV, une plus grande implication des chefs locaux et d’autres

programmes du gouvernement en dehors du Ministère de la Santé dans la relance du PEV au sein

de l’action de développement communautaire.

Procédé et mise en place

Le procédé de communication de la vaccination mené dans les districts et provinces ciblés a

impliqué des efforts de plaidoyer, des medias (ex : radio locale), et le partage des données et des

résultats de vaccination par le biais de séances de formation et de rencontres avec le personnel de

la santé, les chefs des communautés, et divers groupes communautaires et de réseaux existants. Les

détails des composantes du programme sont soulignés dans la liste et les parties ci-dessous :

■ Un plan stratégique de communication développé et des directives en place au niveau central,

La production en langages locaux et distribution d’un ensemble de matériaux IEC (Information

Education Communication) relatif à la santé de la mère et de l’enfant, comprenant la

vaccination, par des partenaires travaillant dans tous les 111 districts,

■ Des campagnes médiatiques sur les radios nationale et provinciales sur la santé de l’enfant, y

compris l’importance d’une vaccination régulière et l’implication des communautés sur le

rapport de la paralysie flasque aiguë (PFA),

■ Des séances d’éducation à la santé menées dans les centres de santé et des matériaux IEC

utilisés et visibles dans les centres de santé,

La désignation d’un point focal IEC dans les districts soutenus,

■ L’implication active des autorités locales dans la mobilisation des communautés et la

redynamisation des agents communautaires dans 10 districts intensifs,

■ Des plaidoyers avec les chefs à tous les niveaux pour mener la coordination des interventions de

santé et pour soutenir l’application des mesures en matière de vaccination, une meilleure

planification et utilisation des services avec les communautés, et

■ Des aptitudes à communiquer des personnels des établissements sanitaires et de district

renforcées par une formation tout en travaillant et des activités de supervision pour améliorer la

couverture et réduire les abandons (en se concentrant sur les comportements clés relatifs à la

vaccination).

Plaidoyer avec les autorités locales et les chefs des communautés

Le plaidoyer s’est concentré sur la mobilisation des chefs politiques et administratifs locaux et

religieux dans les provinces avec l’objectif général d’encourager les personnes ressources à soutenir

l’éradication de la polio et la redynamisation du PEV. Les chefs locaux devaient apporter leur

soutien et leur participation dans ces initiatives, aider à entretenir la participation de la

communauté, et à motiver le personnel de santé pour améliorer leurs activités.

Supervision et contrôle formateurs de la communauté et des agents de santé

Les personnels des centres de santé des provinces et des districts se sont engagés à contrôler et à

documenter l’impact de la communication sur les services de santé et à procurer un soutien

technique pour une planification intégrée de communication afin d’engager dans cette action les

autorités, le personnel de santé et les communautés. Dans les deux provinces soutenues, 40

communautés dans 10 districts ont bénéficié de cette formation et de ce suivi. Ces communautés

ont été choisies par rapport à leur taux de couverture vaccinale bas, à leur taux d’abandon élevé, à

ANNEXE : DÉMONTRER L'IMPACT DE LA COMMUNICATION : ÉTUDE DE CAS « MADAGASCAR »

29


leur population élevé et à leur faible engagement de la communauté. Le Tableau A–1 montre le

nombre et l’affiliation des divers représentants de la communauté engagés dans cet effort, y

compris les animateurs bénévoles qui dispensent des informations de base sur la vaccination et

font le relevé des enfants oubliés et manquant à leur engagement au sein des communautés.

Tableau A–1 : Nombre et affiliation des représentants de la communauté

Direction Provinciale de la Santé

(DPS) (province)

Antananarivo Fianarantsoa Total

Commune 36 44 80

Personnel de santé 113 71 184

Chefs de la

communauté

Chefs 186 311 497

Chefs religieux 1 19 20

Comité de Santé (COSAN) &

Comité de Gestion (COGE)

59 32 91

RENFORCER LES PROGRAMMES DE VACCINATION : LA COMPOSANTE COMMUNICATION

Agents de la

communauté

Animateurs 1,065 1,344 2,409

Comité d’Action de Santé

Communautaire (CASC)

Agents Sanitaires de Base

Communautaire (SBC)

55 129 184

74 19 93

Groupes de Femmes (GF) 69 82 151

Enseignants 7 32 39

Matrones 1 15 16

Nutrition à Assiste

Communautaire (NAC)

17 11 28

Autres 116 67 183

Total formés 1,763 2,132 3,895

Les activités impliquent le PEV et des rencontres de sensibilisation a la paralysie flasque aiguë

(PFA) avec les chefs communautaires et une formation de remise a niveau pour les représentants

par district de l’action IEC. Avec les centres de santé, la focalisation se porte sur l’utilisation des

outils de gestion, un système d’archivage mensuel standardisé pour relever ceux qui manquent à

leur rappel, l’inventaire des documents de vaccination spécifique à chaque mère et à chaque

enfant, des cartes santé de la mère et de l’enfant, des carnets de vaccination et des stocks, et la

présentation des indicateurs, des graphiques de couverture, du monitorage des personnes

défaillantes, et une analyse des données pour une auto-monitorage améliorée. Ce système implique

également un programme d’études pour le contrôle des agents communautaires et des documents

administratifs avec une focalisation sur les agents de la santé, il comprend une analyse de

situation, des termes de référence pour les mobilisateurs des communautés, des lignes directrices

pour la planification des séances et le travail avec les communautés, et un système de

rétroinformation pour le personnel de la santé et les communautés. Les activités de renforcement

de capacité d’équipes ont été menées avec les équipes de santé des districts pour la clarification de

30


Schéma A–2 : Les matériaux d’Information, d’Education et de Communication

leur rôle. Les équipes de supervision ont été formées pour suivre les progrès et ont inclus le

personnel de deux districts, la tête du centre de santé, un chef de communauté, et un technicien de

BASICS II ou de JSI R&T. En addition à ce système et engagement par le personnel de santé, la clé

à la succes de la mise en place était la possession de matériaux IEC (cf. Schéma A–2) en place

(cartes santé, drapeaux de vaccination, listes des enfants et des femmes faisant défaut, diplômes, et

les outils de contrôle mentionnés ci-dessus).

Une supervision formatrice et un monitorage des partenaires médias

En plus des mobilisateurs communautaires impliqués dans la vaccination, les partenariat avec les

médias représentent une composante importante du programme. Les contrats avec les stations de

radio locales pour diffuser en direct des messages publicitaires ont été signés et suivis de près. Le

paiement est basé sur la validation de la radiodiffusion des messages (ce qui comprend des

messages publicitaires « gratuits » sur la PFA et le PEV en plus des créneaux acceptés d’un

commun accord) et sur les entretiens et discussions avec le personnel de santé, les autorités, et les

communautés sur le dossier vaccination. Quatre à cinq messages publicitaires sont en moyenne

diffusés par jour sur les 15 stations de radio (quatre à Antananarivo, cinq à Antsirabe, trois à

Ambositra, et trois à Fianarantsoa).

Elaboration de lignes directrices sur l’implication et le contrôle des

communautés

En septembre 2003, comme conséquence des expériences décrites ci-dessus, BASICS II, l’équipe

provinciale de santé à Antananarivo, les équipes de santé de trois districts, et le Service de

Vaccination ont élaboré un guide de suivi pour utiliser avec les communautés et agents de santé.

Ces lignes directrices techniques ont été utilisées dans 20 districts afin de valider leur utilité, pour

une diffusion et une application éventuelles dans tout le pays par les partenaires des CCI.

Mesurer l'impact

Dans les districts ciblés et les provinces d’Antananarivo et de Fianarantsoa, les activités de

vaccination, mises en place par BASICS et ses partenaires, construites à partir des leçons apprises

et des stratégies appliquées en 2000 et 2001 de Jereo Salama Isika. Bien que la crise politique et

économique ait eu un impact négatif sur la couverture vaccinale et sur toutes les interventions de

santé en 2002, les améliorations associées en communication et prestations de service mises en

place dans ces domaines ont contribué a atténuer cet impact négatif. Par des efforts intensifiés

ANNEXE : DÉMONTRER L'IMPACT DE LA COMMUNICATION : ÉTUDE DE CAS « MADAGASCAR »

31


RENFORCER LES PROGRAMMES DE VACCINATION : LA COMPOSANTE COMMUNICATION

dans le renforcement des

systèmes et la mobilisation des

communautés en 2003, une

plus nette amélioration dans

la couverture vaccinale et

une plus importante

réduction du taux

d’abandon ont été réalisées.

Comme le montre le

Schéma A–3, bien que le

taux pour la couverture

pour la troisième injection

du Triple vaccin DTC

(diphtérie, tétanos, et

coqueluche) est baissé en

2001 et 2002 de son plus

haut niveau en 2000,

Antananarivo et Fianarantsoa

étaient parmi les provinces avec

le taux de couverture le plus

élevé et restaient au-dessus de la

moyenne nationale.

Dans les districts soutenus

par l’USAID au sein de ces

provinces, le taux de la

couverture vaccinale pour la

troisième dose de la vaccin

contre la diphtérie, la

coqueluche, le tétanos et

l’hépatite B (DTC/HepB3)

est plus élevé pour ces

provinces, aussi bien

nationalement, que montré

dans le Schéma A–4. (Il doit

être noté que à partir qui est

de 2003, le vaccin

quadravalent DTC/HepB a

été complètement intégré

dans le programme de

vaccination).

Se donnant comme cible

d’atteindre tous les districts et

Schéma A–3 : La couverture à Madagascar DPT3 par

province, 2000–2003

Couverture triple vaccin DTC

100

80

60

40

20

0

Schéma A–4 : 2003 couverture DTC/HepB3 dans les

districts soutenus par l’USAID (Comparée avec la

couverture régionale et nationale DTC/HepB3 en 2003)

Couverture DTC/HepB3

98

96

94

92

90

88

86

84

82

Antsiranana

2000

Mahajanga

Districts

soutenus

par l’USAID

(Antananarivo)

Toamasina

Province

d’Antananarivo*

Districts

soutenus

par l’USAID

(Fianarantsoa)

Province de

Fianarantsoa

Madagascar

*Plusieurs districts à Antananarivo ont rapporté une couverture légèrement supérieure à 100 %

en 2003, ce qui augmente faussement la couverture provinciale d’environ 2–3 % de points. Une

tendance similaire est observée dans quelques districts des autres provinces.

Source : Les rapports de vaccination régulière des services de vaccination à Madagascar, 2003.

de réduire les abandons, le taux d’abandon du DTC/HepB1 et DTC/HepB3 sont maintenant des

indicateurs clés pour le Service de Vaccination de Madagascar. Réduire le taux d’abandon en

dessous de 15 % dans les districts soutenus et les provinces était l’objectif des activités prévues pour

2003. Comme on peut le voir dans le Schéma A–5, il y a eut une amélioration significative dans la

réduction de l’abandon dans la province d’ Antananarivo, avec un taux d’abandon rapporté de

moins de 1 % pour 2003. A Fianarantsoa, qui a traditionnellement eu un taux de couverture plus

Toliary

2001 2002 2003

Antananarivo

Provinces

Fianarantsoa

Madagascar

Source : Les rapports de vaccination régulière des services de vaccination à Madagascar.

32


as et d’abandon plus élevé,

la situation s’améliore aussi

avec un taux d’abandon

rapporté d’environ 10 % et

au-dessous de la moyenne

nationale de 12 %.

Schéma A–5 : Taux d’abandon du DPT1–DPT3, 2000–2003

(Antananarivo et Fianarantsoa, et national)

30

25

Leçons apprises

20

Mobilisation des

15

communautés

10

■ Le rôle crucial d’une

communauté entièrement 5

Madagascar

mobilisée (comprenant les 0

Fianarantsoa

chefs politiques, les chefs

2000

2001

Antananarivo

traditionnels, les groupes

2002

2003

communautaires, le

Source : Les données de vaccination systematique des services de vaccination à Madagascar, 2003.

personnel de la santé, et les

mobilisateurs bénévoles)

dans l’atteinte d’objectifs clairs pour un programme intégré de santé publique. L’implication des

autorités était importante au début du processus, pas seulement pour recueillir leur soutien pour

la redynamisation du PEV et l’éradication de la polio, mais également pour motiver le personnel

de la santé et promouvoir la participation de la communauté.

■ Le succès des approches de la communauté qui utilisent les réseaux existants et qui se

concentrent sur les indicateurs clés et les messages. Les indicateurs et les messages peuvent

inclure l’achèvement du calendrier de vaccination avant l’age de 12 mois et enregistrer les

nouveaux-nés et ceux qui font défaut, les initiatives de la communauté championne et de

l’enfant à l’enfant, 2 l’utilisation des cartes santé des enfants avec les parents, l’utilisation des

cartes de suivre des enfants et un système de recherche active avec le centre de santé.

■ Une focalisation constante sur le contrôle des agents communautaires et sur l’assurance d’une

communication et collaboration avec les centres de santé. Ce monitorage comprend des

rencontres régulières et des échanges d’informations, l’utilisation d’outils (données relatives à la

couverture et les cartes enfant de suivi) pour suivre les progrès et identifier les manquants et ceux

qui font défaut, un suivi formatif des agents communautaires par le système de rétroinformation

et des termes clairs de référence, et la participation du personnel de district en activités de

supervision et de « renforcement de sensibilisation ou informationnel » dans les centres de santé.

Communication et changement des comportements

■ Importance de renforcer les activités IEC et d’avoir des matériaux normalisés qui peuvent être

adaptés aux réalités de chaque région. Ces matériaux doivent être utilisés pas seulement par les

spécialistes en communication et les communautés ciblées, mais ils doivent être également

applicables au système de santé et être utilisés par le personnel de santé. Les cartes de santé des

enfants doivent, par exemple, être utilisés par les parents et les établissements de soins, et les

diplômes doivent être utilisés pour suivre la complétude du calendrier de vaccination par enfant

et comme outils de motivation.

2. Une communauté qui reçoit la qualification de « Communauté championne » remplit certains critères fondamentaux vis à vis des niveaux de

vaccination, des rencontres de planning familiaux, de la propreté des espaces publics, et autres prérequis. L'initiative « les enfants pour les

enfants » est une initiative basée sur des groupes scolaires et de jeunes ou de développement de séances de conseils par des pairs et des activités

de promotion de la santé.

ANNEXE : DÉMONTRER L'IMPACT DE LA COMMUNICATION : ÉTUDE DE CAS « MADAGASCAR »

33


RENFORCER LES PROGRAMMES DE VACCINATION : LA COMPOSANTE COMMUNICATION

■ Promotion de « petites mais réalisables » actions et de messages qui soutiennent et renforcent

ces actions. Les actions et les messages doivent être reliés à des résultats anticipés et des

indicateurs, tels que le taux de couverture vaccinale à 80 % pour la troisième dose de DTC

(DTC3) et la rougeole chez les enfants de moins d’un an pour une communauté, ou une

augmentation dans le nombre des cas de PFA détectés dans la province. Ce dernier cas

impliquerait des activités de renforcement de la sensibilisation avec les chefs religieux et

communautaires sur la définition du cas de la PFA, autant que le besoin de contrôler les

indicateurs d’éradication de la polio.

■ Utilisation d’une approche de mélange de medias et de circuits. Les activités de communication

impliquant la communauté et ciblées à la communauté sont importantes. En plus du plaidoyer

et des circuits de communication interpersonnelle, les médias locaux, en particulier les stations

de radio locales, ont été des partenaires importants. Les stations de radio diffusent des messages

d’information en santé et des messages publicitaires chaque mois à raison de 4 à 5 messages par

jour sur l’augmentation de la couverture vaccinale (y compris sur la complétude de la série de

vaccination et le décernement de diplômes avant un an d’age) et des messages publicitaires

gratuits sur la détection de la PFA. Le paiement pour l’utilisation des médias est souvent

nécessaire, mais ceci peut être négocié à un taux raisonnable et le paiement peut être lié à un

contrat mensuel pour être sur que les informations sont diffusées selon un horaire accepté d’un

commun accord.

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