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L’orientation des jeunes,

la place des professionnels

Mobilisation des CCI

Mardi 12 mai 2009 • Cité des Sciences et de l’Industrie • Paris

Le 12 mai dernier, le réseau des CCI a organisé une journée d’échanges sur l’orientation des jeunes, à la

Cité des Métiers de Paris, en présence de Martin Hirsch, Haut Commissaire à la Jeunesse. Au programme,

deux thèmes majeurs : que faut-il changer en matière d’orientation et quelle place pour les professionnels

? Une occasion de présenter aussi les divers outils d’orientation mis en place par les CCI.

« La France détient un triste record avec plus de 20 % de taux de chômage des jeunes :

il y a urgence à agir sur l’orientation des jeunes. »

Christian HERAIL, président de la CCI de Rouen et de la CRCI Haute-Normandie,

président du Comité national pour l’orientation (CNO) des CCI.

« Nous assistons depuis 2 ans à une chose extraordinaire : la révolution culturelle de l’orientation a eu

lieu, avec notamment le développement et la reconnaissance de l’alternance. »

Jean-François BERNARDIN, président de l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie

En matière d’orientation des jeunes, de nombreuses actions ont déjà été menées : le rapport du Comité d’Orientation

pour l’Emploi, les travaux de la Délégation interministérielle à l’orientation ou plus récemment, la réflexion

engagée par Martin Hirsch, haut commissaire à la Jeunesse, qui prépare un livre vert sur le sujet. Les CCI ont bien

entendu un rôle à jouer dans cette voie et se sont déjà engagées à plusieurs niveaux. L’inventaire réalisé dans le cadre du

Comité national de l’orientation créé il y a deux ans montre la mobilisation des CCI pour aider les jeunes à mieux s’orienter,

l’enjeu est de taille...

Le système d’orientation

désoriente plus qu’il n’oriente

Martin Hirsch a confirmé sa volonté de travailler main dans la main avec le

réseau des CCI.

Dans le cadre du Plan d’Urgence pour les Jeunes lancé par le Président de la

République, il a réuni les acteurs de l’orientation. Le constat est clair : l’orientation

est source d’angoisse chez les jeunes et chez les parents. « Les dispositifs, au

lieu d’ouvrir les « possibles », les referme ». « Je compte sur l’ensemble des acteurs

locaux et en particulier sur les CCI pour mobiliser les entreprises. Nous avons une

obligation de résultat vis-à-vis de notre jeunesse ».


Orientation : que faut-il changer ?

Marie-Claire CARRERE-GEE,

présidente du Conseil

d’Orientation pour l’Emploi

(COE)

Jean-François BERNARDIN,

président de l’Assemblée

des Chambres Françaises

de Commerce et d’Industrie

Marie-Laure MEYER,

conseillère régionale au Conseil

régional d’Île-de-France

Bernard SAINT-GIRONS,

délégué interministériel

à l’orientation (DIO)

Laura ORTUSI,

sous-directrice de l’orientation au

ministère de l’Éducation nationale

L’orientation est une question complexe

qui doit être améliorée face au taux de chômage

des jeunes en France. Les intervenants

sont tous d’accord sur ce point. Pour

autant, il ne s’agit pas de « changer pour

changer ». Alors comment faire évoluer le

système ? A quel moment agir dans la scolarité

? Comment mieux coordonner les

nombreuses actions déjà menées en la matière

?

Pour Laura Ortusi, sous-directrice de l’orientation

au ministère de l’Éducation nationale,

« il faut penser l’orientation tout au long

de la vie. » Un point de vue partagé par

Marie-Laure Meyer, conseillère régionale en

Île-de-France : « Prendre en compte certaines

réalités est indispensable. Les cycles économiques

sont désormais plus courts et la

mobilité de plus en plus importante. Or,

bien, souvent la mobilité est subie et non

choisie. Si on n’est pas un bon élève à 16 ans,

on est orienté sans pouvoir faire marche

arrière. Une carrière n’est plus toute tracée à

16 ans ! ». Marie-Claire Carrere-Gee, présidente

du Conseil d’orientation pour l’emploi,

ajoute : « Il faut en finir avec un formidable

gâchis : la proportion de jeunes au chômage

dans notre pays. Un grand nombre de difficultés

sont liées à une mauvaise orientation.

Il faut trouver la délicate alchimie entre les

talents, les compétences et la filière qui

convient à chacun, le tout, dans des secteurs

qui offrent des débouchés. » Un programme

ambitieux... Mais ce qui pose aussi problème

aujourd’hui, c’est la masse d’informations qui

circulent sur l’orientation, au point que les

jeunes et leurs familles ne savent plus à quel

saint se vouer.

Ainsi, la question de la gouvernance a très

vite été abordée : n’y a t-il pas actuellement

un problème dans la coordination de toutes les

actions menées en matière d’orientation ? En

effet, selon Bernard Saint-Girons, délégué interministériel

à l’orientation (DIO) : « il existe

aujourd’hui 8 500 points d’information relevant

d’institutions diverses. Le dispositif est dense,

riche, mais il est source de confusion. Il donc est

fondamental de clarifier les choses et de pouvoir

répondre à cette question : quelle est la spécificité

des uns et des autres ? »

L’orientation est une responsabilité collective.

Les régions, les municipalités, les missions

locales,... ont leur rôle à jouer aux côtés de

l’Éducation nationale, des chambres de

commerce, des branches professionnelles et

des entreprises... « Il faut s’organiser, unir nos

forces et faire passer le message que tout est

possible. On peut devenir chef d’entreprise

quand on est fils de fonctionnaire ! », affirme

Jean-François Bernardin. Laura Ortusi ajoute :

« Il faudrait surtout « apprendre » aux jeunes

à s’orienter. » Comment intéresser les jeunes

à la question de l’orientation ? Comment leur

montrer les passerelles possibles d’un diplôme à

l’autre ou d’un secteur à l’autre ? Marie-Laure

Meyer a son avis sur la question : « Je ne crois

pas que l’orientation des jeunes doive forcément

se faire à l’intérieur des établissements, trop

connotés. Ils doivent pouvoir aller dans des

lieux plus neutres, pour construire un débat

décroché des capacités de l’élève. »

Ils proposent…

• Dès la 5ème, organiser chaque

semestre une journée d’éveil au

choix, de visites d’entreprises etc.

Afin de mieux connaître l’éventail

des métiers possibles,

Marie-Claire CARRERE-GEE.

• Considérer que tout est possible

et arrêter d’opposer la professionnalisation

et les études générales :

les deux sont nécessaires,

Jean-François BERNARDIN.

• Rendre les analyses sur le sujet

accessibles à des non-spécialistes,

Bernard SAINT-GIRONS.

• Faire que l’orientation ne soit

plus facteur de discrimination,

Marie-Laure MEYER.

• Soutenir les aspirations des jeunes

et tenir compte de leurs potentialités.

Et non plus réaliser une

orientation basée uniquement

sur les résultats scolaires,

Laura ORTUSI.


Orientation : la place des professionnels

Xavier CORNU,

directeur général délégué

Enseignement-recherche-formation

de la CCIP

Alain TAUPIN,

directeur-adjoint

de l’ONISEP

Marie-Béatrice RUGGERI,

directrice-adjointe

de la formation au MEDEF

Christian HERAIL,

président de la CCI de Rouen

et de la CRCI Haute-Normandie,

président du Comité national pour

l’orientation (CNO) des CCI

Jean-Jacques DIJOUX,

directeur de l’AGEFA-PME

Olivier LAS VERGNAS,

directeur de la Cité des Métiers

Quelle est la vraie place des professionnels

dans le processus d’orientation ?

Ceux-là mêmes qui vont recruter les

futurs diplômés...

Sont-ils suffisamment impliqués ?

Comment mieux faire découvrir les

métiers aux jeunes ? Quelques débuts de

réponse...

Actuellement plus de 4 millions de jeunes

sont dans des dispositifs de formation.

Quelles sont les boussoles sur lesquelles ils

peuvent s’appuyer ? Pour Olivier Las

Vergnas, directeur de la Cité des Métiers

« un lieu qui se préoccupe d’insertion et

d’orientation ne peut se passer de professionnels.

» Tous les intervenants sont aussi

d’accord sur ce point. Jean-Jacques Dijoux,

directeur de l’AGEFA-PME est même allé

plus loin dans ce raisonnement : « le rôle

des professionnels est de donner envie aux

jeunes, qu’ils puissent aimer les métiers qui

vont les accueillir demain. Pour cela, nous

avons un rôle majeur à jouer. » Pour Alain

Taupin, directeur-adjoint de l’ONISEP

« les jeunes aujourd’hui ne se disent plus

« je ne sais rien » en matière d’orientation.

Ils disent « je ne sais plus ». L’info est

partout et nulle part. Les vents sont à la fois

favorables et contraires. Ce n’est pas facile

pour eux de s’y retrouver... ».

Alors comment leur redonner confiance

et un minimum de repères ? « À entendre

ces débats... » intervient Xavier Cornu,

directeur général délégué Enseignementrecherche-formation

de la CCIP, « ... j’oscille

entre la déception et l’espoir. Nous tenions,

tous autour de cette table, ces mêmes

discours il y a 5, 10, 20 ans ! Le moment où

les choses vont vraiment changer est long à

venir ! Espérons cette fois que ce sera la

bonne ! » Nos enfants ne sauraient donc pas

ce qu’est un métier ? Autant dire que les

professionnels ont un vrai rôle à jouer en la

matière. « Les professionnels sont des salariés,

des chefs d’entreprise, des cadres, mais

aussi des parents. Beaucoup de gens sont

prêts à parler de leur métier mais comment

s’adresser le mieux aux établissements

scolaires ? », s’interroge Christian Hérail.

La solution viendrait-elle du contact

direct ? Sans nul doute, même si l’on ne

s’adresse pas de la même manière à un

collégien, un lycéen ou un étudiant... Quoi

qu’il en soit, un contact direct entre les

professionnels et les élèves est nécessaire :

« en matière d’orientation, il n’y a pas de

réponse unique. Le cocktail idéal c’est une

information qui repose sur un mélange

d’écrit, d’écran et d’évènement » commente

Alain Taupin. Jean-Jacques Dijoux ajoute :

« Nous devons être co-constructeurs de

projets avec les parents et les jeunes. Avoir

une vraie implication dans la fabrication

des diplômes. Réaliser un travail de

démonstration et de face-à-face pédagogique

». Les professionnels ont cette responsabilité

: donner envie de rêver autour

des métiers... Et faire en sorte que les jeunes

se projettent. Pour cela, il est indispensable

de montrer la technique qui se cache derrière

chaque métier afin que le jeune puisse

comprendre : « À quoi peut servir ce qu’il a

appris ? » C’est pour cette raison que

l’alternance connaît un tel succès. « Elle

permet justement la mise en application

rapide des savoirs », ajoute Marie-Béatrice

Ruggeri, directrice-adjointe de la formation

au MEDEF : « il faudrait établir un guide

des métiers qui recrutent par le biais de l’alternance

: au niveau national et régional ! ».

Un accord national

avec le Conseil National

des Missions Locales

L’ACFCI et le CNML ont signé à l’occasion de cette journée un accord national

pour développer les partenariats en matière d’orientation professionnelle et d’apprentissage.

Cette convention vise également à renforcer l’implication des entreprises dans le

fonctionnement des missions locales et l’accompagnement des jeunes.

« L’action des 489 missions locales est déjà bien ancrée sur le terrain. La signature de

cet accord va venir renforcer leurs actions en matière d’insertion professionnelle. »

Jean-Jacques Giannesini, secrétaire général du Conseil national des missions locales


La preuve par l’exemple... Pour illustrer les actions des CCI en matière d’orientation.

« Les nuits de l’orientation », un succès grandissant.

Entièrement dédiés aux jeunes et à leur famille, ces évènements rencontrent un vrai succès. Objectif : dédramatiser

l’orientation et désacraliser le moment du choix. En 2009, 24 CCI ont organisé une nuit de l’orientation

et 40 le feront en 2010. Michèle Pillier, responsable du pôle emploi-compétence à la CCI du Cher, Jacky

David, du BIOP de la CCI de Paris et Isabelle Fleury, responsable de l’espace emploi-compétences de la CCI

de Rouen témoignent. 1 100 visiteurs à Bourges, 1 700 à Rouen, 3 700 à Paris. Les clés de la réussite ? Une

vraie rencontre avec les professionnels par le biais de mini-ateliers et séances de « speed dating » qui permettent

aux entreprises présentes de présenter leurs métiers... Les jeunes adorent ! Philippe Dancie, directeur du

CIO de Rouen, intervient : « pour les CIO, il est fondamental de participer à ce genre d’évènements. Et je salue

la CCI qui nous a sollicités pour participer à cette nuit. »

30 000 jeunes ont été accueillis dans les 24 nuits de l’orientation organisées en 2009.

La découverte professionnelle en « jeux ». De nouveaux outils créés par les CCI.

Un zoom sur l’alternance avec Thomas Viron, directeur du

CFA de la CCI de Grenoble qui a présenté un outil permettant aux

collégiens de découvrir l’apprentissage. Objectif : répondre de manière

ludique aux principales questions que les jeunes se posent sur le sujet

à travers une bande dessinée. La présentation a lieu dans le cadre des «

Mercredis de l’apprentissage ».

La découverte économique du territoire avec Marie-

Odile Vautrin, chargée de mission Emploi Formation de la CRCI

Lorraine : un outil réalisé à partir de l’Observatoire des Entreprises

et « vulgarisé » afin de le rendre accessible au plus grand nombre.

Objectif : informer les enseignants et les conseillers d’orientation

sur les possibilités d’emplois dans leur région, au travers de deux

rubriques : « Votre région », « Votre avenir ».

Une information sur les métiers de l’entreprise. Clément Jablanczy, chargé de mission

Enseignement Emploi à la CCI de Nantes, a présenté l’outil créé par l’ACFCI et le réseau des

CCI, qui propose aux collégiens et à leurs enseignants une approche ludique inspiré du « Jeu des

7 Familles » pour découvrir les différents métiers, les activités exercées et les compétences requises.

Pour conclure, deux initiatives qui se pérennisent également ont été exposées : « L’orientoscope »,

exposition permanente autour des métiers, présentée par Jean-Claude Wisson, directeur général

adjoint de la CCI Mulhouse et « La Place des Métiers », structure créée par la CCI Seine et Marne

et labellisée Cité des Métiers, présentée par Sophie Bosset-Montroux, directrice de la Place des

Métiers : des lieux devenus incontournables en matière de découverte des métiers.

En conclusion... Après avoir remercié la Cité des Métiers pour la qualité de son accueil, Christian Hérail a rappelé

que cette journée avait permis de montrer la force du réseau des CCI. « Le succès en matière d’orientation

professionnelle des jeunes consiste à travailler en partenariat. Les actions des CCI s’inscrivent totalement dans

cette démarche. Elles doivent se développer. »

Mobilisation des CCI

Mardi 12 mai 2009 • Cité des Sciences et de l’Industrie • Paris

L’orientation des jeunes, la place des professionnels

Lettre réalisée par Verbatim Communication 01 53 10 09 85

Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie -

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