Handi'chien Réadaptation Interview - Hacavie

hacavie.com

Handi'chien Réadaptation Interview - Hacavie

N°83 - Janvier/Février/Mars 2011

Revue trimestrielle n° 83 - 1 er trimestre 2011 - 2,75 Euros

Handi’chien Réadaptation Interview


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Revue trimestrielle n° 83 - 1 er trimestre 2011 - 2,75 Euros

Dépendance … Vous avez dit dépendance

? Le plus remarquable est que si l’on

s’interroge l’un et l’autre chargé d’élaborer

les futurs titres sur la dépendance, on

ne vous répondra qu’en terme de limites

réglementaires, de limites financières,

d’encadrement technique et de position à

adopter forcément dans un contexte électoral.

Je ne dirai pas que les intentions ne sont

pas louables mais elles sont par trop administratives

et technocratiques.

C’est quoi la dépendance ? Y-a-t-il

quelqu’un qui s’est vraiment interrogé

en se disant que cette dépendance peut

atteindre son père ou sa mère, sa soeur ou

son frère, ou d’autres membres proches

de sa famille ?

La dépendance, c’est en fait une mesure

de la souffrance humaine, celle qui fait peser

chaque matin au réveil qu’il est un peu

plus dur de se lever, qu’il devient difficile

de couper son pain, que l’on doit se tenir

en montant un escalier, franchir ensuite

une marche, ne pas savoir téléphoner

parce que les touches sont trop petites, ne

pas entendre la sonnette de la porte … et

le reste.

La dépendance, c’est aussi avoir mal …

aux mains devenues plus raides, au dos,

souffrir de névralgies, essuyer des larmes

qui coulent toutes seules, sentir les forces

vous abandonner et l’esprit parfois défaillant

sans que l’on sache pourquoi.

Etre dépendant, c’est simplement vivre

avec un âge de plus en plus avancé mais

aussi beaucoup de souvenirs, le désir

de rester dans son cocon, dans sa maison,

d’avoir quelques visites pour faciliter

une vie qui pourrait être si simple et

si agréable, sans être forcément obligé

d’emménager dans une chambre d’un

établissement quelques soient ses qualités

et celles de son personnel.

Quand on aura pris cette mesure, on comprendra

qu’il existe des aides, environnementales,

familiales, publiques, parfois

très simples pour terminer une vie heureuse,

avec un minimum de dépendance..

Yvon BERTEL-VENEZIA

Directeur de la Publication

Editorial 2

La parole aux associations 2-3

Accessibilité 4-6

Aides techniques 6-7

Témoignage 8-10

Coup de gueule 11

Réadaptation 12-13

Nous avons lu pour vous 13

Un partenaire d’Hacavie 14-15

Insertion professionnelle 16-17

Le saviez vous? 18

A paraître 19

Lors du salon Autonomic Paris 2010, le prix spécial du jury au

concours Autonomic Innov 2010 a été attribué à l’association Handi’Chiens.

Nous avons alors décidé de vous faire découvrir cette association

et pourquoi pas vous donner l’envie de participer activement

ou non auprès de cette association.

L’Association Handi’Chiens a été

créée en 1989 et se nommait à

l’époque : ANECAH (Association

Nationale d’Éducation de Chiens

d’Assistance pour Personnes Handicapées).

Elle a pour vocation

d’éduquer et de remettre gratuitement

des chiens d’assistance

à des personnes atteintes d’un

handicap moteur, afin qu’elles

puissent retrouver une autonomie

au quotidien.

L’association remet également des chiens d’éveil à des enfants atteints de

troubles autistiques ou polyhandicapés ainsi que des chiens d’accompagnement

social destinés aux institutions telles que les maisons de retraite et les

centres de rééducation fonctionnelle.

Handi’chiens regroupe : 4 Centres d’éducation labélisés en France : ALENCON

(61), LYON (69), SAINT BRANDAN en Bretagne (22) et VINEUIL (41), 36 Délégués

Régionaux, 250 Familles d’accueil et de nombreux bénévoles.

Le rôle des Délégués Régionaux est d’assister les familles d’accueil et surtout

leur apporter leur expérience. En effet, tous les 15 jours, les Délégués rencontrent

les familles pour les conseiller et les aider à réussir l’éducation des

futurs chiens d’assistance.

Les familles d’accueil ont pour mission d’assurer la socialisation du chiot et de

le confronter à un maximum de situations afin qu’il ne soit pas surpris dans

sa vie d’adulte. Le chiot est accueilli à l’âge de 2 mois et ce pendant 16 mois.


Durant cette période, le chien aura appris à répondre à 30

commandes différentes.

Toute cette pré-éducation se fait sur la base du jeu et de la

récompense (une main de fer dans un gant de velours). Le but

est d’avoir un chien équilibré et parfaitement intégré dans la

société, et qui a reçu une bonne éducation pour devenir un

chien d’assistance diplômé.

A l’issu de cette période, le chien entrera dans l’un des 4 Centres

de l’association où il retrouvera d’autres chiens et des éducateurs

spécialisés qui affineront son éducation jusqu’à l’âge de

24 mois. Le chien aura alors appris 52 commandes auxquelles

il devra répondre. L’éducation se fait à l’intérieur comme à l’extérieur

du Centre, toujours basée sur le jeu, l’entraînement tout

stage, le futur maître et le chien se choisissent mutuellement,

font connaissance, se comprennent et se donnent toutes les

chances pour réussir leur vie commune.

Le futur maître suit des cours théoriques et pratiques. La

première semaine se déroule à l’intérieur du Centre pour

apprendre les commandes et le travail du chien. Durant la seconde

semaine, le couple sort (galerie marchande, restaurant,

rues piétonnes...). A l’issu de ces deux semaines, la personne

handicapée passe un examen pour valider ses acquis.

L’association Handi’chiens se charge de suivre le couple tout

au long de son existence.

L’éducation d’un chien d’assistance coûte 13000€. Cette

somme couvre toutes les étapes du développement du chien

(frais de sélection en élevage, 2 années en famille d’accueil,

frais vétérinaires, alimentaires, 6 mois de formation en Centre,

stage d’adaptation, suivi du couple..).

en respectant le rythme biologique du chien.

Le chien sera capable entre autre :

- de ramasser un objet et de le rapporter sans l’abimer (bouteille

d’eau, lunettes, télécommande, carte de crédit, pièces de

monnaie, etc...)

- d’ouvrir ou de fermer un tiroir ou une porte

- d’accompagner son maître dans les magasins et de l’aider à

réaliser des transactions

- d’aboyer sur commande

- de marcher à côté du fauteuil roulant

- de garder sa position ...

En 22 ans d’existence, l’association a remis gratuitement 1200

chiens d’assistance. Chaque année, environ 100 chiens sont

confiés aux personnes qui en ont fait la demande. 120 « handi’chiens

» ont été remis en 2010 au plus grand bonheur de

leur maître.

Pour obtenir un chien, il faut le vouloir profondément et faire

preuve de motivation. La personne handicapée doit être

capable de conduire un chien, de tenir sa laisse et d’avoir un

niveau d’élocution suffisant pour que les commandes soient

comprises.

La demande doit se faire auprès de l’un des 4 Centres Handi’chiens

ou au siège social. Un responsable se rendra alors

chez le demandeur afin de mieux connaître ses habitudes de

vie, l’entourage et l’environnement dans lequel vivra le futur

chien.

La personne handicapée s’engage à participer à un stage de

15 jours d’adaptation et de transmission du chien. Durant ce

L’association ne peut poursuivre son œuvre que grâce à la solidarité

des bénévoles et à la générosité des donateurs (particuliers,

associations, clubs service, fondations, entreprises, ...).

Mettre la complicité qui unit l’homme et le chien

au service d’une grande cause: l’autonomie des personnes

atteintes d’un handicap moteur.

Telle est la vocation d’HANDI’CHIENS.

Astrid CLUIS - Ergothérapeute

Samedi 14 mai 2011 : Journée

Portes Ouvertes Nationale

dans les 4 Centres d’éducation Handi’Chiens.

HANDI’CHIENS – Siège social

Association Nationale d’Education de Chiens d’Assistance pour

Personnes Handicapées

13 rue de l’Abbé Groult - 75015 PARIS

handichiens@wanadoo.fr - www.handichiens.org

Tél. : 01 45 86 58 88 - Fax : 01 45 86 50 76

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Le musée d’Art Moderne de Villeneuve

d’Ascq (LaM)

Nous avons eu l’occasion de rencontrer

Madame Claudine TOMCZAK, chargée

des publics spécifiques et des projets

culturels, au musée d’Art Moderne de

Villeneuve d’Ascq, qui a accepté de nous

recevoir pour nous présenter les activités,

l’aménagement architectural, et les aides

techniques, adaptés aux personnes en

situation de handicap. Elle nous a également

exposé certains projets.

En général

Rebaptisé LaM (Lille Art Métropole) le

musée d’Art Moderne de Villeneuve

d’Ascq vient d’ouvrir à nouveau ses

portes en septembre dernier après

presque 5 ans de fermeture pour travaux

de réfection.

Ce musée abrite trois collections différentes

(art moderne, art contemporain

et art brut).

Un des objectifs du musée est d’offrir

aux personnes handicapées le même

accès à l’art et la culture qu’aux autres

publics.

Au niveau de l’architecture

Dans cette partie, nous nous intéresserons

plus aux possibilités liées aux personnes

à mobilité réduite.

Une rampe d’accès permet de rejoindre

le niveau du musée qui est situé en

contrebas par rapport au parking. Prochainement,

6 nouvelles places de parking

devraient être réalisées.

Concernant les portes d’entrée, elles

sont très lourdes et ne peuvent donc pas

être manipulées par des personnes en

fauteuil roulant. Pour pallier ce manque,

un garde de la sécurité est posté en permanence

près de la porte, au cas où une

personne en fauteuil se présenterait.

La circulation dans les différentes galeries

du musée est tout à fait possible

grâce aux rampes d’accès aménagées et

à l’espacement des différentes oeuvres.

Les changements de niveau, même très

faibles, sont signalés par une ligne de

couleur. Des plans inclinés sont disposés

un peu partout dans le musée.

Deux toilettes pour personnes handicapées

sont disponibles et équipées

comme il se doit (barre d’appui des

2 côtés, aire

de giration etc...). Malheureusement,

une des deux est généralement fermée

à clé.

Sur les 3 pièces réservées aux ateliers,

l’une est de plain-pied et donc facilement

accessible.

Un accès à la bibliothèque est également

aménagé par une rampe. Etant

donné le degré d’inclinaison élevé de

cette rampe d’accès, une sonnette permettant

d’obtenir de l’aide est à disposition

des personnes ne pouvant l’emprunter

seules. Un ascenseur est situé à

proximité.

On y trouve évidemment des sorties

de secours mais avec 3 marches à descendre...

Heureusement une de ces sorties

est apparemment accessible facilement

sans obstacle.

Des ordinateurs équipés de casques audio

sont à disposition dans une des salles

du musée. Ils fournissent de plus amples

informations sur certains thèmes.

Enfin, concernant les explications se

trouvant près des oeuvres, elles sont

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situées à hauteur des personnes en fauteuil

roulant mais écrites en trop petits

caractères pour le bien être de tous y

compris les malvoyants.

Mise en place des projets

En premier lieu, il faut savoir que la totalité

du personnel travaillant au LaM a

suivi une formation visant à l’accueil des

personnes en situation de handicap.

En second lieu, différents types de handicap

sont pris en charge au travail d’activité

de groupe et/ou individuel. C’està-dire

la prise en charge des enfants

et adultes déficients mentaux, sourds

et malentendants, malvoyants et nonvoyants.

Des ateliers sont également

organisés au sein des instituts pénitenciaires

pour adultes et pour adolescents,

des centres sociaux mais aussi dans les

maisons de retraite.

Ces ateliers sont organisés autour de

thèmes tels que le corps, l’architecture,

les volumes, les couleurs ou encore le

sport et l’art. Ces ateliers sont répartis

en 5 séances.

A chaque fin de cycle, il y a une présentation

des travaux dans un lieu d’exposition.

Des informations sur la muséographie

sont également dispensées afin

d’apprendre à organiser son exposition

le mieux possible. Un dossier d’aide à

la visite est également réalisé à chaque

exposition.

Déroulement du projet

Première rencontre avec un référent de

la personne ou du groupe concerné afin

de déterminer les souhaits, le public et

les propositions d’atelier.

Premier rendez-vous sur place pour une

présentation du musée et voir les possibilités

d’activités.

Des activités telles que la gravure sont

proposées.

Quelque temps après, un rendez-vous

est fixé pour revoir les personnes dans

leur établissement et voir si cela leur a

plu.

Une deuxième visite au musée est alors

organisée autour de différents artistes

de l’art brut.

Un bilan est réalisé. Il n’y a aucune obligation

si la personne ne souhaite pas

continuer.

Si le bilan est positif, l’atelier est transmis

à un guide conférencier.

Les 5 séances sont alors assurées et un

travail est présenté à la fin du cycle dans

un lieu d’exposition, comme expliqué

plus haut.

Au niveau de la santé mentale

Principalement des hôpitaux de jour, des

Centres Médico-Psychologique (CMP) et

des Instituts d’Education Motrice (IEM)

qui y participent.Il y a actuellement

environ 32 projets en cours dans ce domaine.

Les mal voyants et non voyants

Une collaboration avec différentes

associations de la déficience visuelle

s’instaure pour organiser des visites guidées

adaptées aux mal voyants et non

voyants. Pour cela, certaines oeuvres

peuvent être touchées avec ou sans

gants. Des maquettes à l’échelle 1/8 ont

été réalisées dans ce but.

Une maquette tactile du musée est également

en élaboration en ce moment.

Au niveau individuel, une «Rencontre

autour d’une oeuvre» est organisée,

celle-ci est en carton relief.

Les sourds et malentendants

Deux personnes du musée sont formées

à la langue des signes dont un guide

sourd pour ce type de visite.

Les activités organisées sont déclinées

de la façon suivante :

Des visites guidées avec un guide conférencier

et un interprète en langage des

signes afin de lier les publics entendants

et malentendants.

Des visites guidées assurées par un

guide sourd lui-même formé par un

guide conférencier.

Des ateliers en famille également assurés

par un guide sourd et un guide

conférencier.

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Depuis janvier, un visioguide est disponible

pour ce public. Il utilise le langage

des signes et dispose d’une possibilité

de zoom sur l’écran (pour personne mal

voyante).

Un partenariat s’instaure avec des associations.

Autres

Des activités sont également proposées

pour les centres sociaux, les maisons

de retraite et le centre de détention de

Loos. Pour ce dernier, ce sont principalement

des ateliers de gravure et de peinture.

Pour les maisons de retraite, des miniconférences

illustrées sont présentées

en rapport aux besoins des résidents.

Les formations

Des formations et des rencontres pour

les professionnels sont également dispensées

par le musée. Elles permettent

aux professionnels de construire leur

propre projet de visite avec les équipes

du musée en animant eux-mêmes leur

groupe ou activités.

Nous vous présentons l’email transmis par Mme Nora KEDJIIL,

chargée de communication et des relations presse de la CNSA

(Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie) au sujet de la

création de cinq centres d’expertise nationaux.

Recherche et innovation sur les aides techniques pour les personnes en perte

d’autonomie : cinq expériences en cours.

Parce que la recherche, la mise au point, la production et la distribution d’aides

techniques sophistiquées mobilisent des acteurs variés au delà de l’échelon régional,

la cnsa va accompagner, pendant deux ans, cinq centres d’expertise nationaux

dédiés à des thématiques particulières.

Le comité de pilotage du 13 décembre dernier a marqué le lancement officiel de

cette expérimentation, initiée par le conseil scientifique de la cnsa. En présence

de Laurent Vachey, il a réuni le responsable de chaque projet, des représentants

des institutions de la recherche et de l’innovation, des professionnels de la compensation

du handicap et de la perte d’autonomie, des associations de personnes

handicapées et âgées.

Cinq centres d’expertise nationaux pour participer à l’expérimentation sur cinq

thématiques spécifiques

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En conclusion

Le musée d’Art Moderne de Villeneuve

d’Ascq met à disposition de nombreuses

possibilités pour les personnes en situation

de handicap. Les manques au

niveau architectural sont compensés au

mieux par des personnes formées et disponibles.

Nous avons pu ressentir une

réelle volonté de rendre le musée accessible

à tous.

Des documents décrivant toutes ces

activités sont à disposition à l’accueil du

musée.

Il est important de signaler également

que pour les personnes en situation de

handicap, la visite du musée est gratuite.

Les groupes spécifiques bénéficient

d’un tarif préférentiel sur la visite commentée

et les ateliers.

Nous tenons à remercier Madame TOM-

CZAK pour ses informations précieuses

et le temps accordé à notre visite.

LaM - 1 allée du Musée - 59650 Villeneuve

d’Ascq

Tél. informations/réservations : +33 (0)3

20 19 68 88 - Fax : +33 (0)3 20 19 68 99

info@musee-lam.fr

Teddy HUYGHEBAERT - Ergothérapeute.

Delphine MARTIN - Stagiaire en ergothérapie.

Le Centre de ressources & d’innovation mobilité handicap (ceremh) travaillera sur

la thématique mobilité.

Le cen stimco, porté par l’Hôpital Broca de l’APHP, sera axé sur la thématique stimulation

cognitive.

Le centich, porté par le pôle handicap de la Mutualité Française Anjou Mayenne,

se consacrera aux interfaces fonctionnant sur l’utilisation des technologies de la

communication et de l’information.

Le cenrobotique, porté par le Groupe Languedoc Mutualité se consacrera à la thématique

robotique d’assistance et de rééducation.

Le cenhabitat pris en charge par le Centre de référence de santé à domicile et

autonomie (crnsda) investira la thématique habitat et logement.

Les projets stimco, centich, cenrobotique et ceremh ont été sélectionnés à l’issue

d’un appel à projet lancé par la Caisse en octobre 2009. Ils bénéficieront chacun

d’un financement de la cnsa de 350 000 € pour les deux premières années de l’expérimentation.

En fonction des résultats, leur financement pourra être prolongé

d’un an.

Le cenhabitat est porté par le Centre de référence national « santé à domicile et

autonomie » soutenu par la Direction Générale du Commerce, de l’Industrie et

des Services (DGCIS). Il ne bénéficie donc pas de financement de la cnsa. Pleinement

associé à l’expérimentation, il participera aux actions d’animation des projets,

notamment au comité de pilotage.

Des centres d’expertise nationaux, pour quoi, pour qui ?

Pour chaque thématique, le centre d’expertise national associe des laboratoires

de recherche et d’innovation, des professionnels de la compensation du handicap

et de la perte d’autonomie, des usagers et des industriels. Son but est d’accompagner

le développement et l’amélioration de nouvelles aides techniques résultant

d’une analyse de besoins et apportant une réponse adaptée aux situations spécifiques

de handicap et de perte d’autonomie. Chaque centre inscrira son action

dans un réseau international d’expertise.


Concrètement un centre expert national

sera à la fois :

- Un centre de ressources qui collectera,

validera et normalisera une information

exhaustive sur sa thématique. Cette

information disponible sera diffusée à

l’ensemble des acteurs (professionnels

et usagers)

- Un centre d’essai qui mettra à disposition

du matériel et formera les professionnels

du handicap intéressés à l’utilisation

de certaines aides sophistiquées

- Un centre de veille technologique pour

un suivi de l’évolution des produits ;

Un centre de formation continue à l’évaluation

des besoins des personnes pour

les professionnels du handicap

- Un centre de recherche et d’innovation

qui favorisera l’expression des besoins

des utilisateurs dans les programmes de

recherche et d’innovation, et fédérera

les compétences autour d’un projet de

conception et/ou de développement et/

ou d’industrialisation et/ou de distribution

d’une aide technique.

Le soutien de la CNSA doit fournir le

temps à ces centres de démontrer leur

utilité et de construire un modèle économique

durable qui devra s’appuyer

sur les dispositifs de soutien de la recherche

et de l’innovation et bénéficier

des nouveaux financements de la prestation

de compensation.

Avec ce projet, la CNSA poursuit son action

sur les aides techniques. Elle finance

et soutient déjà une expérimentation de

plateformes régionales d’information et

de conseil sur les aides techniques, pour

aider les professionnels chargés de l’évaluation

et de la préconisation des aides

techniques dans leur recherche d’information.

Retrouvez l’intégralité des actions de la

CNSA en matière d’aides techniques, et

notamment le portail internet (www.

aides-techniques-cnsa.fr) permettant

l’accès des professionnels, comme des

usagers, à l’information sur les aides

techniques, foisonnante mais dispersée.

À propos de la CNSA

Créée en 2004, la CNSA est un établissement public administratif dont les missions

sont les suivantes :

- Participer au financement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes

handicapées : contribution au financement de l’allocation personnalisée

d’autonomie et de la prestation de compensation du handicap, concours au financement

des maisons départementales des personnes handicapées, affectation des

crédits destinés aux établissements et services médico-sociaux.

- Garantir l’égalité de traitement sur tout le territoire quel que soit l’âge ou le type de

handicap, en veillant à une répartition équitable des ressources.

- Assurer une mission d’expertise, d’information et d’animation : échange d’informations,

mise en commun des bonnes pratiques entre les départements, soutien d’actions

innovantes, développement d’outils d’évaluation, appui aux services de l’État

dans l’identification des priorités et l’adaptation de l’offre.

- Enfin, la CNSA a un rôle d’expertise et de recherche sur toutes les questions liées à

l’accès à l’autonomie, quels que soient l’âge et l’origine du handicap.

En 2011, la CNSA gère un budget de 19,7 milliards d’euros (10,5 milliards destinés

aux personnes âgées et 9,2 milliards destinés aux personnes handicapées).

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Le «Bien Être» à la Maison de Retraite

A l’heure où le maintien à domicile des personnes

âgées est quasi institutionnalisé, parler

de bien être à la maison de retraite peut paraître

incongru.

C’est pourtant l’expérience que mène actuellement dans son

établissement Joël Bertiaux, Directeur de la Villa Senecta à

Bavay (près de Maubeuge).

Afin d’en savoir plus sur cette démarche, nous sommes allés le

rencontrer sur place.

La Lettre Hacavie : Pouvez-vous nous présenter votre établissement

?

Joël Bertiaux :

La Villa Senecta est un EHPAD (Établissement d’Hébergement

pour Personnes Âgées Dépendantes) d’une capacité de 39

places, situé sur la commune de Bavay. Cette structure a vu le

jour le 1er Juillet 1994 et a signé sa 1ère convention tripartite

le 1 er Juillet 2002.

Pour mener à bien notre mission, nous disposons d’un budget

qui s’établit à 1.500.000 €. Les effectifs émargeant à ce budget

se décomposent comme suit :

Administratif : 2 ETP ( équivalent temps plein )

Cadre de santé : 1 ETP

Infirmières : 2 ETP

Personnel hôtelier et entretien : 14 ETP

Aide soignants : 11 ETP

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Viennent s’adjoindre à ces effectifs temps plein, 3 vacataires :

1 médecin coordinateur, 1 psychologue, 1 kinésithérapeute.

L.H : En vous écoutant, on n’a pas l’impression que la Villa

Senecta se distingue d’autres structures d’accueil pour

personnes âgées. Pouvez-vous nous dire ce qui la différencie

?

J.B : Dans la pratique journalière – en particulier en structure

– l’accent est mis sur la dimension soin. L’essentiel est le soin

et parfois jusqu’à la limite de l’acharnement. Tout y concourt

dans un cadre de fonctionnement très contrôlé.

Chacun se focalise sur le soin, il arrive que le bien être des

Personnes Agées soit quelque peu oublié. Avec même cette

confusion qui laisserait penser qu’être bien soigné voudrait

implicitement dire bien-être. L’erreur est manifeste.

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De plus, dans notre région d’implantation, nombre d’établissements

spécialisés remplissent correctement leur démarche

en particulier dans le monde sanitaire. Nous sommes d’ailleurs

entourés d’établissements qui rivalisent dans la prise en

charge des Personnes Âgées. Pour reprendre leur expression,

certains établissements «pôle d’excellence» en gériatrie nous

épaulent dans les soins dispensés. A notre niveau, nous devons

rester humbles et rechercher d’autres pistes pour compléter

la démarche de soins globale.

Il n’en reste donc pas moins qu’il ne faut pas donner des années

à la vie mais de la vie aux années. Dans notre EHPAD,

l’équipe s’est accaparée ces adages et en a fait son leitmotiv.

En effet : à quoi sert-il de vivre vieux si ce n’est pour en retirer

aucun plaisir ?


Mais cette notion de plaisir est-elle envisageable quand on est

vieux, parfois souffrant et souvent dépendant. Comment faire

quand on se dit que son avenir est derrière soi ?

Cela se complexifie avec le fait que les équipes qui entourent

les Résidents ont aussi leurs soucis et qu’il n’est pas toujours

facile d’exercer sa profession quand soi même on a des problèmes

et quand souvent on n’est pas reconnu dans ce que

l’on fait.

Quelles sont les pistes à rechercher et les actions à mettre

en œuvre ?

Elle sont multiples et

seule l’imagination

en est la limite.

Avec évidemment,

les limites imposées

par le Grand Age

et par les soucis de

santé.

Des actions exaltantes

et ô combien enrichissantes.

L’essentiel de ces

actions n’est pas d’inventer

les «choses» spécifiques

pour les Personnes

Âgées mais de faire preuve

de bon sens en se disant que ce

qui nous fait du bien peut leur faire du bien aussi !

Il suffit de faire des adaptations et malgré tout de

bien connaître les contraintes qui elles sont bien

spécifiques. Il est bien entendu que l’adhésion

du personnel est indispensable pour la mise en

place de ces nouvelles techniques

de prise en

charge.

L.H : Mais

qu’elles sont

donc ces actions

?

J.B : A l’heure

actuelle et

depuis environ

un an,

nous avons

mis en place

l’utilisation de

3 techniques :

le massage aux

pierres chaudes,

les huiles essentielles,

les argiles.

Le massage aux pierres chaudes :

Celui-ci est connu depuis l’antiquité. En nos temps stressés et

superficiels, il retrouve toute sa place permettant à chacun de

reprendre contact avec la réalité et de retrouver une hygiène

de vie naturelle.

Pour éviter toute confusion malheureuse, il est précisé qu’il

ne s’agit pas de massage thérapeutique, dans la mesure où

le mot massage n’appartient à personne, nous continuons à

utiliser ce vocable ainsi que l’effleurage ou le modelage. La

finalité est identique : le bien-être du Résident en dehors de

toute dimension concurrentielle.

D’un point de vue pratique, celui-ci utilise deux vecteurs que

sont les pierres chaudes et une huile végétale pouvant être

complétée d’huiles essentielles. Pour que la démarche

soit une réussite, il est impératif d’avoir

une connaissance précise de leur utilisation

et cela même si ce massage n’a aucune visée

thérapeutique et n’a aucun rapport avec les

pratiques médicales et para-médicales habituelles.

Les personnes formées ont une connaissance

précise des gestes à accomplir et de

leurs raisons. Ce savoir ne nécessite pas

de connaissances physiologiques particulières

mais demande par contre une

réelle motivation et un fort investissement

personnel.

Le massage

aux pierres

chaudes va

permettre

de relâcher et

dénouer les

tensions, de détendre

le corps,

d’évacuer le

stress, de soulager

des tensions

musculaires profondes.

La personne qui reçoit ce massage

reprend conscience de son corps, de

ses transformations tant du point de

vue physique que psychologique

ou émotionnel. Les résultats sont

immédiats et spectaculaires.

Le ressenti chez la Personne Âgée

est d’autant plus fort que sa culture

ne lui a jamais permis de prendre

connaissance d’elle-même et de

prendre soin de son corps pour

d’autres raisons que médicales.

Cette perception physique de

bien-être possède un impact fort au niveau psychologique.

Les périodes de maladie, de fatigue, de syndrome

dépressionnaire sont d’autant mieux supportées que l’on est

prêt psychiquement à les affronter et à les surmonter quand

cela est possible.

Ce massage ne peut être appliqué à tous et il faut le savoir.

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Il est par exemple déconseillé aux personnes ayant des problèmes

cardio-vasculaires sérieux, aux diabétiques, à ceux qui

ont des problèmes dermatologiques (psoriasis,zona,eczéma).

Les huiles essentielles :

L’utilisation des pierres – et en particulier le glissement de

celles-ci – est largement favorisée par l’utilisation d’huile végétale

comme l’huile de noyau d’abricot.

En raison de leur large spectre d’actions, les huiles essentielles

peuvent être utilisées en complément de l’huile végétale. Leur

utilisation a un effet non agressif qui agrémente le massage

par des parfums délicats.

Il faut par ailleurs savoir que l’action des huiles essentielles

d’un point de vue physiologique est importante. Leur utilisation

se développe dans les établissements spécialisés comme

les maisons de retraite et les centres d’accueil de personnes

handicapées.

L’utilisation de ces huiles n’est pas anodine et là aussi il convient

d’être correctement formé. Le personnel en charge de cette

pratique a suivi une formation de 4 jours avec un ingénieur

chimiste spécialisé dans les huiles essentielles.

Le but n’est pas de mettre ces produits en opposition avec

les techniques médicales et les produits pharmaceutiques. Il

s’agit d’un complément dans le cadre d’une démarche qui n’a

rien de médical mais qui peut avoir des incidences notoires sur

les Personnes Agées.

Il ne s’agit pas non plus de «jouer à l’apprenti sorcier» sachant

que la pratique est clairement encadrée par le corps médical

et le cadre de santé en poste.

Concrètement, les huiles essentielles sont utilisées de 3 manières

différentes : en brumisation, en application, en alimentation.

Nous en sommes à la découverte de leur champ d’action sur

un public de Personnes Âgées et à l’évaluation de leur action.

N’ayant pas les moyens des grands laboratoires, l’évaluation

est très pragmatique et de terrain.

Notre force est la connaissance très précise des Résidents qui

nous fait constater le moindre changement. Cela vaut en particulier

dans la dimension psychologique qu’il est difficile d’appréhender

car la part de la subjectivité reste très importante.

Les effets les plus remarquables sont constatés chez les personnes

atteintes de troubles démentiels ou de troubles cognitifs

sévères. L’intérêt de ce public est leur réactivité naturelle

qui n’est pas liée à nos modes de réaction standards : si l’action

fonctionne, cela se constate sans artifice.

Plusieurs méthodes sont donc utilisées : la diffusion, l’ingestion,

les effleurages et modelages. Il est tout de suite précisé

qu’il ne s’agit pas d’actes de massage dans le sens entendu par

les masseurs kinésithérapeutes.

La diffusion :

Elle permet d’agir de façon préventive et curative contre les

infections respiratoires aiguës par brumisation d’huiles essentielles

dans les couloirs et les lieux communs.

Cela permet également de donner une sensation de détente

globale.

L’ingestion :

Permet de lutter notamment contre les troubles de l’élimination

fécale et également contre les troubles du sommeil, sachant

que pour ces derniers, l’arrêt ou la diminution du comprimé

de nuit (hypnotique) n’est pas encore possible car pour

la Personne Âgée le comprimé «pour dormir» est essentiel.

Les effleurages :

Agissant notamment pour la prévention des escarres, la résorption

des hématomes, les douleurs articulaires mais également

contre les crises d’angoisse (plus particulièrement chez

les personnes atteintes de démence de type Alzheimer).

Les argiles :

Nous utilisons essentiellement l’argile verte. Composée en

majeure partie de silicate d’aluminium, resté à l’état naturel,

elle capte ses principes vitaux du soleil, de l’eau, de l’air et de

la terre. Là aussi cette pratique est ancestrale. C’est un antiseptique

naturel qui entrave la prolifération des microbes et

favorise la régénération cellulaire. Son utilisation a également

nécessité formation et évaluation.

Nous les utilisons en voie externe afin de soulager les douleurs,

en soins pour les mains et les pieds, en masque sur le

visage en atelier d’esthétique, en masque capillaire purifiant.

L.H : Pour conclure, avez-vous d’autres projets en perspective

à court terme ?

J.B : En janvier 2010, le personnel soignant vient de terminer

la formation sur deux nouvelles pratiques :

le massage californien adapté aux Personnes Âgées et le massage

shiatsu du pied.

Ensuite, nous avons un projet plus ambitieux qui doit se

concrétiser en Juin 2011. Il s’agit de la construction d’un 2ème

bâtiment qui pourra accueillir : 15 places en hébergement traditionnel,

13 places en hébergement type Alzheimer, 2 places

en hébergement temporaire.

Cette structure comportera entre autres 3 salles de massage et

un espace de détente et de relaxation, 2 bains spa de 4 places.

Tout cela nous permettra d’accentuer notre action pour le

Bien Être dans la Maison de Retraite.

Note de la rédaction : Cette structure serait parfaite si un ergothérapeute

était embauché dans l’équipe.

Michel HISTA – Membre du Comité de Rédaction

Maison de Retraite Villa Senecta

Rue des Remparts

59570 BAVAY

Tél. : 03 27 63 12 01


Et voilà une impasse, nommée Rue Lassus

à Lomme où le stationnement est

unilatéral mais où les véhicules se garent

sous le panneau stationnement interdit

et où sont enchaînées les motos sur ce

même panneau.

Le pire c’est que c’est ainsi dans toute

l’impasse, impossible de circuler en fauteuil

roulant et difficilement avec une

canne, au milieu d’une rue dont le macadam

est en piteux état.

Mais il est probable que le handicap

n’existe pas Rue Lassus, sauf le Président

d’Hacavie qui se démène depuis plus de

20 ans pour faire améliorer les choses...

Certes, on vient voir mais on ne bouge

pas et bien entendu, surtout pas de

contravention : ça vote les habitants !

Mieux, au coin de l’avenue de Dunkerque,

les véhicules sont garés dans

l’arrondi de la bifurcation, à même le

passage protégé mais cela ne semble

pas déchaîner les interventions de la

Mairie... jusqu’à l’accident entre deux

voitures, avec un enfant, une personne

handicapée, une personne âgée ou une

maman avec une poussette.

Alors là, on cherchera les responsables

et on saura à qui le demander.

C’est quoi dès lors, de l’imprévision, de

l’incompétence ou digne d’être dans le

bêtisier d’Hacavie.

21 heures, parking Vinci près du Palais de Justice de Lille. Les places pour personnes

handicapées à l’extérieur sont toutes prises (par qui ?). Nous descendons

donc au cœur du parking et là commence l’aventure.

Aucune place disponible et bien sûr pas d’indication «complet» à l’entrée. Nous

faisons le tour des 4 niveaux, c’est pareil partout mais le comble, c’est qu’il n’ y a

aucune place pour personnes handicapées installée !

Pourtant, à l’entrée figure un magnifique panneau avec un fauteuil roulant et aussi

devant la porte piétons vers les escaliers. Nous faisons deux fois le tour des différents

niveaux, pas de panneaux, pas de places (cela fait deux fois que la même

aventure nous arrive dans ce même parking) en tout cas, visibles à l’œil nu .

Nous reprenons donc la sortie pour chercher une place ailleurs sans nous être garés...

C’était sans compter sur l’esprit lucratif de Vinci car nous devons acquitter 2

euros pour ne pas avoir trouvé de places «handicapées» et ne pas nous être garés.

C’est ce qu’on appelle de l’organisation ou de la «Bêtise».

Le retour sur information des usagers d’aides techniques est très apprécié des

consommateurs notamment sur notre site d’essai de matériel :

www.hacavie.com

Moins apprécié cependant des fournisseurs

dès lors qu’un retour leur semble

inapproprié et ceci même lorsque cet avis

est partagé.

A ce titre, nous avons décidé d’un commun

accord de supprimer les commentaires

de l’utilisateur sur le site et de les

remplacer par :

«La personne a évoqué de gros soucis de

fiabilité sur le fauteuil de 4power4 et la

difficulté de le faire réparer/remplacer

ainsi que la demande faite par le

revendeur et le fabricant de supprimer

tout message sur le site

Hacavie

Le Comité de Rédaction

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Le Centre d’Addictologie de la Mitterie

à Lomme

Le centre d’addictologie* de la Clinique

de la Mitterie, à Lomme (anciennement

Le Sablier) dispose de 25 lits de sevrage

et de 30 lits de soins de suite et de réadaptation

en hospitalisation complète

spécialisés dans la prise en charge des

affections liées aux conduites addictives.

L’addiction est la dépendance physiologique

et/ou psychologique à une substance

ou à un comportement. Le centre

d’addictologie de la clinique de la Mitterie

est recommandé dans le cadre d’un

sevrage à une addiction (alcool, drogue,

tabac, jeux, sexe…) lorsque la dépendance

conduit à des comportements

à risques. L’équipe pluridisciplinaire

regroupe des addictologues, médecins

spécialisés dans le traitement des addictions,

des thérapeutes, des psychologues,

des animateurs, des travailleurs

sociaux pour optimiser les soins aux personnes

en difficultés avec des comportements

de dépendance et à leur entourage

dans la durée.

Les outils essentiels de la prise en

charge sont :

- L’information en addictologie

La dynamique de groupe :

- 7 à 8 patients par groupe

Des outils de communication :

- l’analyse transactionnelle (A.T)

- la programmation neurolinguistique

(P.N.L)

- la thérapie systémique familiale

Les outils centrés sur le bien-être

mental et corporel :

- L’évaluation de la douleur et du bienêtre

- L’estime de soi

- L’olfactothérapie

- La relaxation

- La réflexologie

- La diététique

- Les activités physiques adaptées

Ces comportements ne sont pas nécessairement attachés à la consommation

d’un produit (tabac, alcool, drogues illicites…) mais peuvent être purement

comportementaux (addiction aux jeux, aux achats compulsifs, à la cyberdépendance,

au sexe…).

Ce centre d’addictologie prend en charge toutes ces addictions qui peuvent

toucher tout le monde.

« L’addiction est un comportement répété de façon compulsive, avec ou sans

modération, et qui se répète même aux dépens conscients ou inconscients

de la personne ou de son entourage » Arnaud Muyssen, chef de service du

centre, médecin addictologue.

Ce qui a été longtemps considéré comme un vice est désormais reconnu

comme une maladie nécessitant des soins spécialisés.

Le centre d’addictologie de la Clinique de la Mitterie a la plus grosse capacité

d’accueil de la région et travaille en partenariat avec d’autres structures sanitaires

et médico-sociales.

En ce qui concerne le séjour.

L’hospitalisation programmée impose un séjour de 4 semaines et comprend

une prise en charge pluridisciplinaire personnalisée et adaptée à chaque pathologie.

Une initiation aux risques permet de mieux connaître les produits et les comportements

de dépendance, d’avoir des informations et des explications sur

ce phénomène grandissant, et d’accéder ainsi à la compréhension des problèmes

et des difficultés relationnelles croissantes qui l’ont accompagné.

Cette compréhension permet d’entrevoir les zones critiques de l’addiction, là

où les mécanismes de dépendance ont été renforcés jusqu’à la maladie.


L’hôpital de jour peut être une alternative

proposée aux patients ne pouvant,

pour des raisons personnelles, sociales,

familiales, être pris en charge en hospitalisation

complète. Il a également pour

ambition de s’adapter au rythme de chacun,

de limiter les hospitalisations et leur

répétition.

Ces hospitalisations s’adressent à des

patients protégés par un milieu de vie

adapté pour lesquelles le sevrage ambulatoire

ne pose pas de difficulté, ou

à des patients qui ont bénéficié d’un

sevrage hospitalier.

Deux prises en charge sont proposées :

- Un programme thérapeutique semblable

à celui existant en hospitalisation

complète

- Un second visant à accompagner les

patients et à les soutenir dans le maintien

du changement qu’ils ont entrepris.

Pour l’hospitalisation complète comme

pour l’hospitalisation de jour, l’admission

se fait à la suite d’une consultation

de pré-admission avec un médecin de la

clinique.

Christophe SADOINE – Directeur Clinique

de la Mitterie

195 Rue Adolphe Defrenne

59160 LOMME

Tél . Accueil : 03.20.22.72.00 – Fax. :

03.20.22.72.01

Soins Gérontologie n° 87 – Janvier/Février 2011

Dossier : La chirurgie de la personne âgée

Direction(s) n° 82 – Février 211

L'actu du mois : Débat national sur la dépendance – Le handicap sur le banc

de touche

Reportage : Un réseau de dentistes pour personnes handicapées

Dossier : Désinstitutionnalisation – Virage ou mirage ? L'Union Européenne

prône la désinstitutionnalisation des personnes vulnérables.

En France, le secteur social et médico-social privilégie une voie médiane : une prise

en charge en établissement et hors les murs. Si possible vers le milieu ordinaire.

Faire Face n° 693 – Janvier 2011

Dépendance : Les vieux, oui ; les handicapés, non. Le gouvernement exclut

les personnes en situation de handicap de la réforme pour se concentrer

sur la dépendance des personnes âgées.

Actualité enquête : Le bel héritage du handiski

Vos droits : Allocation Adulte Handicapé – ce qui change.

Dossier : Droits des patients – État critique

Tourisme : L'échange de maison a pignon sur rue.

Faire Face n° 694 – Février 2011

Dépendance : Le point sur la prestation du handicap (PCH) et sur l'Allocation

Personnalisée d'Autonomie (APA).

Aide à domicile : Depuis le 1er janvier 2011, les clients de services prestataires

d'aide à domicile et les particuliers employeurs ne bénéficient plus

d'une exonération spécifique de cotisations sociales. Sauf s'ils font partie

des personnes dites fragiles... parmi lesquelles figurent les personnes handicapées.

Mais cette réforme va fragiliser encore un peu plus les prestataires.

Dossier : Assistance sexuelle – Oser passer à l'acte.

Faire Face n° 695 – Mars 2011

Accessibilité : L'APF publie pour la deuxième fois, en partenariat avec

l'Express, son édition de son baromètre de l'accessibilité.

Soins Infirmiers et frais de déplacement : L'assurance Maladie peut parfois

refuser de prendre en charge une partie des frais de déplacement des infirmiers

au domicile des patients sous prétexte qu'ils interviennent hors de

leur secteur géographique. Une pratique tout à fait illégale. Des recours

existent.

Dossier : Donner leur place aux aînés.

Perspectives Sanitaires et Sociales n° 214 – Janvier/Février 2011

Dossier : Handicap et travail, encore du boulot ?

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Revue trimestrielle n° 83 - 1 er trimestre 2011 - 2,75 Euros


Que veut dire CARSAT ?

1

Au 1er juillet 2010, la Caisse Régionale d’Assurance

Maladie (C.R.A.M.) Nord-Picardie a

changé de nom et est devenue la CARSAT :

Caisse d’Assurance Retraite et de Santé au

Travail.

Cette modification est principalement due

aux nécessités de réformer la carte médicale

(organisation sanitaire et médico-sociale

régionale) qui se traduit par la création des

Agences Régionales de Santé (ARS), introduite

par la loi Hôpital, patients, santé et territoire

promulguée le 21 juillet 2009.

Quelles sont les missions de la CARSAT ?

Elles sont principalement au nombre de

trois.

Assurer les prestations de la retraite des salariés

et garantir la régularité des paiements,

apporter une aide et un accompagnement

social aux assurés fragilisés, assurer et prévenir

les risques professionnels.

Pour les accomplir, nous restons attachés aux

notions de modernité, d’avenir, de service et

de solidarité qui nous représentent.

2

14

Que sont devenues les missions liées à la Maladie ?

3

Pour la plupart, elles ont été transférées aux Agences Régionales

de Santé (ARS), officiellement mises en place au 1er avril 2010, et

qui ont été créées également par la loi Hôpital, patients, santé et

territoire.

Les ARS sont des établissements publics de l’État à caractère administratif,

dotées d’une autonomie financière et placées sous la

tutelle des ministres chargés de la santé, de la sécurité sociale,

des personnes âgées et des personnes handicapées. Elles sont

administrées par un directeur général nommé par le conseil des

ministres.

Revue trimestrielle n° 83 - 1 er trimestre 2011 - 2,75 Euros

Elles viennent remplacer les Agences Régionales de l’Hospitalisation

(ARH) et se substituent à d’autres institutions dont elles

reprennent tout ou partie des attributions, en particulier, les services

déconcentrés du ministère chargé de la Santé que sont les

Directions Régionales des Affaires Sanitaires et Sociales (DRASS) et

les Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales

(DASS).. Enfin, les Unions Régionales des Caisses d’Assurance Maladie

(URCAM) et certains secteurs d’activité de la branche maladie

(missions relatives à l’organisation des soins) de la Mutualité Sociale

Agricole, du Régime social des indépendants et des Caisses

régionales d’assurance maladie (Cram) y sont incorporés.

Cependant, le secteur de l’appareillage médical et l’éducation du

patient sont encore de notre ressort ainsi que l’activité de notre

service social.


Les personnes handicapées et les personnes âgées

conservent-elles un lien avec la CARSAT et lequel ?

Notre action sociale qui dépend de l’assurance retraite et notre

service social ont pour rôle d’aider les personnes handicapées

et les personnes âgées, à acquérir ou à préserver leur autonomie

et à s’adapter au milieu social environnant.

Nous devons prévenir tous les risques de vieillissement, prévenir

les accidents au domicile et faire en sorte que les assurés

soient autonomes le plus longtemps possible.

Notre créneau, c’est d’aider les assurés à préparer leur retraite, à

vieillir mieux et à retarder la dépendance.

Nous contribuons à améliorer l’équipement sanitaire et social

sous forme d’aides pour le fonctionnement d’associations à

vocation régionale oeuvrant dans les domaines de l’aide aux

malades et aux personnes handicapées, des foyers d’accueil

pour familles de malades hospitalisés, l’aide aux aidants dans

le cadre du plan de préservation de l’autonomie des personnes

âgées ou de prêts sans intérêt pour le financement de structures

pour personnes adultes handicapées.

Nous accordons également des subventions aux universités du

troisième âge et par l’intermédiaire d’appels à projets sur les

thèmes de la préservation de l’autonomie des personnes âgées,

de l’adaptation, de la diversification, de la qualité de l’offre de

services aux retraités.

Nous développons des partenariats avec les centres sociaux

du Nord-Pas-de-Calais, les bailleurs sociaux, les conseils généraux…

Nous participons à l’investissement sur les lieux de vie collective

4

La CARSAT compte combien de collaborateurs

?

1767 personnes dont 107 concernent les

Ephad (Etablissement d’Hébergement pour

Personnes Agées Dépendantes).

5

15

6

Une longue collaboration –23 ans- lie HACAVIE et la CRAM, puis

la CARSAT. Y a-t-il motif à considérer que cela va se poursuivre ?

La CRAM a depuis longtemps soutenu l’activité d’ HACAVIE et a favorisé

son développement au-delà des subventions que l’assurance

maladie accorde, le partenariat conclu récemment autour de l’évaluation

des besoins des personnes âgées en situation de fragilité a

renforcé des liens. Tout permet de penser aujourd’hui que cette coopération

fructueuse se poursuive.

SERVICE COMMUNICATION

CARSAT Nord-Picardie

11 Allée Vauban – 59662 VILLENEUVE D’ASCQ CEDEX

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Interview

Dans la Lettre d’Hacavie n°79, nous vous avions présenté

l’institution Emploi et Handicap Grand Lille (CAP

EMPLOI). Nous avons alors décidé de continuer sur

cette lancée et nous vous proposons aujourd’hui de

vous faire part de notre rencontre avec le Pôle Emploi.

Le 18 mai dernier, j’ai rencontré Mr DERAMBURE, Directeur de

l’Agence Pôle Emploi de LENS et Mr COFFIGNIEZ, Conseiller

référent travailleurs handicapés, afin de mieux cerner le rôle

de cette institution par rapport aux demandeurs d’emploi

présentant un handicap et quel lien peut-on faire avec le CAP

EMPLOI.

Quelles sont les missions principales de Pôle Emploi par

rapport aux personnes présentant un handicap?

Les missions sont les mêmes que pour tout demandeur d’emploi

suivi par le Pôle Emploi, c’est-à-dire :

aide aux démarches de recherche d’emploi

accompagnement et suivi du demandeur d’emploi

16

Quels sont vos liens avec le CAP EMPLOI ?

Nos missions sont complémentaires, nous avons un rapport

de co-traitance. Nous apportons tous deux des éléments indispensables

pour l’insertion des demandeurs d’emploi mais

l’offre de service est quelque peu différente.

Pôle Emploi va pouvoir accompagner un demandeur d’emploi

présentant un handicap mais cet accompagnement va être

d’une autre nature. Ainsi à PÔle Emploi, le demandeur d’emploi

aura un rendez-vous par mois afin de « faire le point ». Si

le demandeur d’emploi présentant un handicap a besoin d’un

accompagnement plus personnalisé, il sera alors redirigé vers

le CAP EMPLOI.

Revue trimestrielle n° 83 - 1 er trimestre 2011 - 2,75 Euros

Il y a aussi les demandeurs d’emploi handicapés que nous

orientons vers le CAP EMPLOI car le projet professionnel n’est

pas validé ; il y a tout un travail d’acceptation à faire. Quoi

qu’il en soit, nos conseillers vont tenter d’éclaircir les projets

professionnels et leurs souhaits. Les personnes présentant

également un handicap psychologique trouvent un accompagnement

plus personnalisé et adapté par un CAP EMPLOI que

pour un suivi plus global du PÔLE EMPLOI.

Quel type de handicap est alors pris en charge par PÔLE

EMPLOI ?

Cela dépend du secteur. Ici à Lens, nous avons beaucoup de

demandeurs d’emploi présentant un handicap acquis soit par

des accidents de travail, soit par usure physique prématurée

car nous sommes dans un bassin d’emploi industriel où le travail

est pénible. Il faut savoir que l’Agence PÔLE EMPLOI du

Pas-de-Calais compte le plus de demandeurs d’emploi travailleurs

handicapés que la moyenne régionale et nationale.


Sur l’Agence de Lens, il y a 491 demandeurs d’emploi travailleurs

handicapés actifs sur les 4392 demandeurs d’emploi.

Cela correspond alors à environ 12% de travailleurs handicapés

sur le site.

Y a-t-il des conseillers spécifiques qui prennent en charge

les demandeurs d’emploi travailleurs handicapés ?

Non, c’est une volonté de notre agence. Tous nos conseillers

sont sensibilisés au handicap. Toutefois un conseiller est identifié

comme « personne ressource » et participe aux réunions

organisées par les Directions Départementale et Régionale

afin de faire des mises au point et s’assurer que l’accompagnement

effectué auprès du demandeur répond bien à ses

attentes mais également à nos missions et ainsi reporter les

informations au collectif. Ces réunions permettent également

de nous tenir toujours au fait de l’actualité concernant le handicap.

Y a-t-il au sein de votre agence des infrastructures mises

en place pour les demandeurs d’emploi travailleurs handicapés

?

Oui, nous avons mis en place un poste informatique disponible

pour les recherches, adapté aux personnes handicapées.

Ce poste est plus bas que les autres et permet une approche

assise contrairement aux autres qui sont consultables debout.

D’autre part, nous avons également adapté un bureau de

rendez-vous pour ces demandeurs. Ce bureau est également

occupé par un de nos salariés présentant des problèmes de

santé.

17

Quels sont vos partenaires concernant le handicap ?

Il en existe une multitude mais les principaux sont le CAP EM-

PLOI, les Missions locales, les centres de formation, les centres

de remise à niveau, la maison de l’emploi, les associations telles

que REMORA pour les déficients visuels, SOURDMEDIA pour

les déficients auditifs, les agences de travail temporaire… etc.

Quant aux partenaires institutionnels, bien entendu la

D.D.T.E.F.P. (Direction Départementale du Travail, de l’Emploi

et de la Formation Professionnelle) et Régionale ainsi que

l’AGEFIPH, définissent un cadre général sur l’emploi, les aides,

la formation en lien avec POLE EMPLOI qui développe une

mission de service public auprès de tous les publics y compris

des personnes handicapées pour lesquelles un service plus

spécifique est apporté dans le département du Nord :

Notre rencontre arrive à sa fin.

Nous souhaitons remercier Mr DERAMBURE de nous avoir

accueillis dans ses locaux et d’avoir répondu à nos questions

ainsi qu’à Mr COFFIGNIEZ, Conseiller référent travailleurs handicapés.

Eve BOISMAIN - Hacavie

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18

Un Institut du Handicap à Berck sur

Mer

Moment historique à Berck sur Mer le 27

mai dernier. La FEHAP (Fédération des Etablissements

Hospitaliers et d’Aide à la Personne),

l’URIOPSS (Union Régionale des

Œuvres et Organismes Privés Sanitaires et

Sociaux), l’Université Catholique de Lille,

et la Fondation Hopale (établissements

hospitaliers et médico-sociaux du Nord-

Pas-de-Calais) ont signé les statuts constitutifs

du premier Institut du Handicap de

Berck sur Mer.

En mettant en commun leurs forces,

leurs particularités et la pluridisciplinarité

de leurs équipes, ces structures,

bien ancrées dans le monde de la Santé,

choisissent ainsi de s’apporter mutuellement

leur expertise dans tous les

champs du handicap. Attachées à des

valeurs humanistes, elles se donnent

pour objectif de devenir un pôle de référence

national pour les personnes en

situation de handicap et pour les professionnels

de santé.

techniques, outils de rééducation et

d’assistance au geste médical)

l’espace extra-corporel : recherche liée

à l’insertion socio-environnementale

depuis l’habitat jusqu’à l’aménagement

urbain, moyens de transports, poste de

travail etc…

La formation, le conseil :

La formation, le conseil seront destinés

aux personnels de santé et valoriseront

les savoir-faire en rééducation, réinsertion,

réadaptation. Ils pourront aussi accompagner

d’autres structures de santé

locales en France et en Europe.

La diffusion de l’information :

Les activités d’information se regrouperont

autour de trois axes:

Le patient et les familles : l’Institut aura

pour vocation de diffuser largement les

communications produites au sein des

établissements de santé.

soins intensifs, chirurgie, rééducation,

réinsertion socioprofessionnelle… Dans

un deuxième temps, l’Institut pourrait

prendre en compte les handicaps mentaux

et sociaux.

L’Institut du Handicap est ouvert aux

acteurs publics : laboratoires universitaires,

Conseil régional, chercheurs…),

aux acteurs privés (entreprises, mécènes,

investisseurs…), aux centres de

formation et à tous les professionnels de

santé.

Contacts :

Axelle Baillet : 06 21 08 92 08. abaillet@

hopale.com

Philippe Eurin : 06 85 45 46 21.peurin@

hopale.com

Commentaire :

On peut supposer que toutes les activités

réalisées le sont également à destination

des associations œuvrant dans le domaine

du handicap ainsi que de tous les

partenaires médico- sociaux tels HACAVIE

et autres.

L’Institut du Handicap de Berck sur Mer

se donne trois missions :

L’organisation d’événementiels autour

de la problématique du handicap.

La recherche et le développement :

Ces activités seront du domaine de la

recherche appliquée et s’organiseront

autour de trois thèmes :

l’espace corporel : recherche clinique,

développement d’outils de diagnostic,

évaluations des pratiques professionnelles.

l’espace péri-corporel : recherche technologique,

ingénierie scientifique visant

au développement d’un produit (aides

Le développement de l’information sur

le conseil en insertion des travailleurs

handicapés.

L’Institut du Handicap peut s’appuyer

notamment sur l’expérience hospitalouniversitaire

de l’Université Catholique

de Lille et sur l’expertise des plateaux

techniques de la Fondation Hopale

qui accueillent chaque année 20 000

patients adultes et enfants atteints de

handicaps locomoteurs et/ou neurologiques

et qui offrent une prise en

charge aux multiples compétences :

Dans les locaux du Centre Calvé de la Fondation

Hopale

72 Esplanade Parmentier - 62608 BERCK

SUR MER Cedex

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La ville de LYON accueillait pour la première fois en Europe

«Innorobo», le premier salon européen de la robotique, plus

de 80 sociétés étaient présentes, la plupart étaient françaises,

d’autres venaient de Corée.

Rendez-vous dans trois mois pour l’intégralité de l’article.

NAO

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grande souplesse de

mouvement.

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ne quitterez plus jamais ce joli

petit chien.

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Il permet une communication

gratuite avec les

proches.

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Revue trimestrielle - 1er trimestre 2009 - 2,75 Euros

Revue trimestrielle - 3ème trimestre 2009 - 2,75 Euros

BULLETIN D’ABONNEMENT

n°75 n°77

Handicaps et Cadre de Vie

3 rue du docteur Charcot 59000 Lille

Tél 03 20 50 13 11 - Fax 03 20 38 68 46

www.hacavie.com - cicat@hacavie.com

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c adhère à l’Association Hacavie pour 2011 et s’abonne à La Lettre d’Hacavie pour un an (4 numéros) et verse

c 12 euros (étudiant)

c 80 euros (organisme)

Dans cette adhésion, sont compris 6 euros d’abonnement.

c 16 euros (individuel)

c ............. euros (bienfaiteur) (A préciser SVP)

Date et signature

Comité de rédaction :

Yvon BERTEL-VENEZIA, Directeur de la Publication – Nicole DUMAZY, Rédacteur en Chef – Danièle BERTEL, Délégué Général – Yann BERTEL,

Informaticien – Eve BOISMAIN, Assistante Sociale - Astrid CLUIS, Ergothérapeute – Claude GHESQUIERE, Formateur – Adhérents : Marc BEHA-

REL, Michel BOURNOVILLE, Michel HISTA, Robert HOUZE, Sylvie JEANSON, JOLLANT Serge, Claude WULLEPITT

N° dépot légal : 11-869

Imprimé à la CARSAT - Maquettiste : Guillaume POIRET

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