N°112 - juin 2012 - Fédération Française du Sport Universitaire

sport.u.com

N°112 - juin 2012 - Fédération Française du Sport Universitaire

JUIN 2012

112

Comme Marlène Harnois,

médaillée d’or aux Universiades

de Shenzhen 2011, une soixantaine

d’athlètes universitaires d’hier

et d’aujourd’hui défendra

les couleurs de la France

aux JO de Londres

cet été.


SPORT U MAG

le magazine de la fédération française du sport universitaire

JUIN 2012

112

Editorial

Après la pluie, le beau temps…

Si ce dicton nous laisse espérer une

amélioration des conditions climatiques,

il est néanmoins certain que la

FF Sport U vogue à l’heure actuelle

par grand beau temps, surfant sur les

meilleurs résultats de son histoire aux

Universiades d’hiver à Erzurum (12

médailles) et d’été à Shenzhen (33 médailles)

mais aussi aux Championnats

d’Europe où elle confirme son rang de

1 ère nation européenne. Dans le même

temps, son nombre de licenciés approche

lentement mais sûrement la barre

des 100 000 - au sein desquels les jeunes

filles n’ont jamais été si nombreuses

même si l’on reste loin de la parité -,

les relations avec les fédérations partenaires et plus

encore avec les S(I)UAPS n’ont jamais été aussi

bonnes et l’Union Européenne récompense le dispositif

élaboré par nos médecins en matière de lutte

contre le dopage. Si l’on ajoute que la renégociation

de nos contrats pluriannuels d’objectifs avec le

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

et le Ministère des Sports s’annonce sous

les meilleurs auspices, sensibles qu’ils sont au fait

que tous nos indicateurs sont au vert, que nos sponsors

s’avèrent toujours bien disposés à notre égard,

on pourrait être tentés de sombrer dans la béatitude

comme la soixantaine d’athlètes universitaires d’hier

et d’aujourd’hui qui vont aller défendre les couleurs

de la France aux JO de Londres, fin juillet-début

août.

Certes le travail ne manque pas, comme l’organisation

de pas moins de 3 Championnats du Monde universitaires

sur notre sol cet été (rugby à 7, bridge,

voile), mais n’est-ce pas précisément la démonstration

de la confiance que nous avons su mériter ?

Bref, l’optimisme est de mise.

S’endormir sur nos lauriers serait cependant une

erreur fatale, la double excellence académique et

sportive n’étant jamais définitivement acquise. Continuons

donc à travailler, à innover et à entreprendre

afin que les lendemains continuent de chanter.

Pr José SAVOYE – Président de la FF SPORT U

Sommaire

FF SPORT

FÉDÉRATION FRANÇAISE

DU SPORT UNIVERSITAIRE

4 /7 Vie des régions

8 /9 Vie fédérale

10 /11 Parcours : Julien Buhajezuk

12 ASU Nantes : Luc Pillot

13 INP Grenoble : Gilles Durand

14 /15 Championnats du Monde 2012 - Interviewes

16 /17 Championnats de France - Portfolio

18 Organisation : PEPS Dijon

21 Champions : Harnois - Lefert

22 Zoom : Les éditions Epicure

SPORT U Ma g a z i n e n° 112 - j u i n 2012

Revue officielle de la fédération française du sport universitaire

108, avenue de Fontainebleau 94270 Le Kremlin-Bicêtre

Tél : 01 58 68 22 82 - Fax : 01 46 58 12 73

Courriel : federation@sport-u.com

Web : www.sport-u.com

Directrice de la rédaction : Monique PAULOU

Rédacteur en chef : Damien BARDOT

damien.bardot@sport-u.com

Numéro de commission paritaire : AS70071

Direction commerciale : E.P.I.C.U.R.E - PTM Consultant

Tél : 06.60.18.41.19 - Courriel : ptm.consultant@wanadoo.fr

Conception et mise en page : Uriel LE RAY

06.01.18.47.90 - www.2ailes.com - contact@2ailes.com


VIE DES REGIONS

VIE DES REGIONS

AIX-MARSEILLE / SPORTFAC

Sportfac est le résultat d’une collaboration entre le SUAPS d’Aix-

Marseille et le CRSU : 3 jours de rencontres et d’animations sportives

avec un slogan : « Plus de Sport sur les Campus ». Au total, 1390

étudiants ont participé à l’opération au travers de 17 activités sportives

différentes (du basket au sumo, du beach-volley au futsal….) ;

386 rencontres ont été organisées, les stands de nos partenaires

(LMDE, Bougez futé, Haribo) ont été très visités ; 14 enseignants

se sont mobilisés ; 8 étudiants de la Faculté des Sciences du Sport

ont participé à l’organisation ; 4 finales P.A.C.A. ont été organisées

par les CRSU d’Aix-Marseille et de Nice et enfin les lycéens ont été

invités pour les finales de badminton UNSS ! Rendez-vous en 2013

pour la 2ème édition !

AMIENS / RAID

Malgré une météo plus que difficile, ce sont plus de 150 étudiants

qui ont répondu présents pour la 2e édition du Raid U d’Amiens.

Réunis par équipes de 3, ils se sont affrontés durant deux jours sur

les communes d’Amiens, de Conty et Loueilly enchaînant au total 8

épreuves : VTT, course d’orientation, parcours du combattant, canoë,

kayak, tir au paint-ball et run & bike. Pour la deuxième année

consécutive le Raid U d’Amiens a remporté un grand succès auprès

des participants, des bénévoles et des partenaires. Pour retrouver

l’ensemble des résultats et les photos de l’évènement rendez vous

sur le site internet de l’APSE (www.asso-apse.com) ou sur le site du

photographe officiel de l’événement (http://sebastiendemonchauxphotographie.weebly.com/raid-u-2012.html).

BESANCON / EVENEMENTS

Le premier semestre 2012 aura été riche en événements nationaux

pour le CRSU local. Pas moins de cinq Championnats de France

universitaires se sont déroulés en terre franc-comtoise : le judo (21-

22 mars), le handball écoles (5-6 avril), l’aérobic (7avril), la course

d’orientation (12-13 mai) et le handball élite (30-31 mai). A cela se

sont également ajoutés le Tournoi des étudiants étrangers, le 1er

avril ainsi qu’une nouveauté, le cross obstacle organisé le 12 avril

dernier. Une activité riche pour Michel Crevoisier et son équipe dont

le CRSU est passé de 700 à 1 200 licenciés au cours des cinq dernières

années.

CLERMONT-FERRAND / VISITE

Le Championnat de France Universitaire de taekwondo qui s’est déroulé

le 31 mars dernier à l’Arténium de Ceyrat a été marqué par un

double événement : d’une part l’organisation d’une conférence ayant

pour thème «L’arbirage en question» mise en place conjointement

par le Comité Régional du Sport Universitaire Clermont-Auvergne, le

STAPS Clermont-Auvergne et la Fédération Française de Taekwondo,

; d’autre part la visite surprise mais ô combien gratifiante pour les

organisateurs et les compétiteurs de Madame Marie Danièle Campion,

Rectrice de l’Académie de Clermont Ferrand. Une visite fort

appréciée qui démontre une nouvelle fois tout l’intérêt que porte le

Ministère de l’Enseignement et de la Recherche au Sport U en général

et au Sport U auvergnat en particulier.

LILLE / ATHLETISME

Afin d’essayer de redynamiser ses compétitions d’athlétisme, le

CRSU de Lille et le Lille Métropole Athlétisme ont uni leurs efforts et

organisé le 1er Meeting de Lille sur les toutes nouvelles installations

du Stade Léo Lagrange. Cette compétition, ouverte aussi aux jeunes

des clubs de la Métropole a rassemblé, malgré des conditions

météo dantesques, 227 athlètes dont une majorité d’universitaires.

Une belle réussite pour cette première. Une bonne opportunité aussi

de faire connaitre notre fédération aux jeunes des clubs, lycéens et

futurs étudiants pour la plupart.

BORDEAUX / RUGBY

CAEN / VOILE

GRENOBLE / TENNIS

Championnat de France des Ecoles 2012

LA REUNION / RUGBY

La sélection universitaire de rugby de La Réunion s’envole pour Maurice

en juin pour une tournée auprès des provinces de l’Ile Soeur.

Après d’âpres matchs de sélections entre les différents campus, nos

étudiants s’étalonneront face aux meilleures équipes fédérales mauriciennes.

Ces équipes et les joueurs qui les composent, le chef de la

délégation réunionnaise Bernard Castelin les connait bien puisqu’il a

été le sélectionneur de l’ile Maurice de 2006 à 2009 : « J’ai toujours

défendu l’idée qu’aider Maurice était aider La Réunion. L’ile Maurice

à depuis peu intégré l’IRB, elle forme de nombreux jeunes joueurs

qui ont besoin -comme les nôtres- de confrontations amicales mais

riches en enseignements. » A n’en pas douter, une expérience forte

pour l’ensemble des étudiants, et une belle occasion de faire briller

les couleurs du Sport U au coeur de l’Océan Indien.

LYON / ARBITRES

Le mercredi 3 avril dernier, le CRSU de Lyon a organisé une petite

soirée amicale pour valoriser dans un premier temps les arbitres de

sports collectifs formés cette année et dans un deuxième temps, les

arbitres ayant obtenu leur diplôme de Premier Secours Civique niveau

1 (PSC1). Environ 50 personnes avaient fait le déplacement

et la cérémonie s’est terminée autour d’un repas convivial. Après les

discours de Michèle Akilian, élue au Comité Directeur du CRSU rappellant

l’importance des arbitres et leur rôle primodial dans le bon

déroulement des rencontres universitaires et de Bernard Faure, directeur

régional, mentionnant la mission de formation assignée aux

CRSU, les arbitres se sont vus remettre leur diplôme (niveau CUA2).

Il est important de souligner que toutes les formations organisées

se font en collaboration avec les ligues et permettent aux arbitres

d’obtenir une double compétence dans le sport concerné (fédérale

et universitaire).

Depuis deux ans, le CRSU propose une formation PSC1 aux arbitres.

En effet, ils sont les premiers maillons de la chaîne des secours

et peuvent sur une installation prendre en charge rapidement une

personne victime d’un accident sportif. Ainsi, cette année, deux sessions

de 4 soirées (soit 12h de formation), encadrées par un sapeur

pompier formateur au SDIS (service départemental d’incendie et de

secours), ont été organisées et ont remporté un vif succès puisque

les 20 participants ont tous obtenu leur diplôme.

NANTES / ULTIMATE

Après 3 Coupes de France organisées à Nantes au milieu des années

2000, l’ultimate s’est exporté à Besançon, Lyon et Clermont-

Ferrand pour finalement revenir cette année en terre natale, à Nantes.

Devenu au passage championnat de France universitaire, cette

discipline s’est enrichie d’une nouvelle structuration : qualifications

inter-régionales, création d’un championnat mixte intégrant obligatoirement

deux féminines et ouverture vers la pratique « outdoor ».Fort

d’un championnat d’académie regroupant 8 équipes et 6 journées de

confrontations, le CR Sport U de Nantes agit en fer de lance d’une

discipline qui a tous les atouts pour gagner ses lettres de noblesse

au sein de la FF Sport U : règlement simple, contacts interdits, jouable

à l’intérieur comme à l’extérieur, équipement rudimentaire (1 frisbee,

quelques plots) et surtout l’éthique qui prône le fair-play et la

responsabilité des joueurs sur et en dehors du terrain .Encore une

fois le Championnat de France Universitaire a tenu toutes ses promesses

tant sur le plan de l’esprit du jeu qu’au niveau de la qualité

des matchs, qui de l’avis des spécialistes, rivalisait avec le meilleur

niveau fédéral européen.

DIJON / BEACH VOLLEY

LIMOGES / ECHECS

NICE / VOILE

Guillaume Evrard, Léa Stora et Bertrand Gautier sur le stand de promotion

des Mondiaux U de voile 2012, au salon nautique de Paris.

4

SPORT U MAG N° 112 SPORT U MAG N° 112

5


VIE DES REGIONS

VIE DES REGIONS

ORLEANS / HANDI U

Cette année Olympique et Paralympique est un moment propice de

communication, de développement et d’orientation des politiques

sportives. C’est dans cette période que chaque entité du monde

sportif tente de développer des initiatives au profit d’une activité ou

en direction d’un public cible. Le CRSportU d’Orléans-Tours s’inscrit

dans cette dynamique pour mettre en place sa politique de développement

des activités en direction des étudiants en situation de handicap.

En partenariat avec la Passerelle Handicap de l’université d’Orléans

et le Comité Départemental Handisport du Loiret, deux soirées

« basket fauteuil » et « torball » se sont déroulées les 5 et 19 avril sur

les installations sportives universitaires. Sous forme d’initiation et de

rencontre valide/non valide, elles ont connu un beau succès. Dans le

prolongement de cette action, les entraînements de l’ASH Orléans

sont ouverts aux étudiants le mardi soir pour le basket en fauteuil et

le jeudi soir pour le torball. La prochaine manifestation sera organisée

en octobre avec un tournoi multi-activités basket fauteuil, tennis

de table assis et sarbacane. Ce tournoi s’inscrira dans une action de

mécénat des entreprises afin de permettre l’achat de fauteuils.

ILE DE FRANCE / HAUTEUR

MONTPELLIER / TENNIS

tournoi international Seven Trophy. Invaincues lors des 3 matches de

poule, l’équipe a largement battu la sélection de Clermont-Ferrand

(45-0) en quart de finale. Elle s’est inclinée en ½ finale face à la

sélection du Sud-Ouest (17-7), mais a gagné la 3ième place face à

la Belgique (5-0). Un excellent bilan pour cette jeune équipe et plein

de remerciements aux clubs de Saint-Orens, Fonsorbes, TCMS et

Tarbes qui ont libéré leurs joueuses malgré l’enjeu des matches du

week-end.

REIMS / BRIDGE

Conférence de presse des 6 ème Championnat du Monde Universitaire de bridge

le 18 avril au sein des locaux de Reims Management School

RENNES / CANOE KAYAK

NANCY / RAID

Jacques COHEN - Ville de Reims - Adjoint au tourisme, patrimoine, relations

européennes et internationales

Patrick BOGACKI, Vice Président Fédération Française de Bridge, Communication,

développement, marketing

Joël CORBEAU Fédération Française du Sport Universitaire, Directeur

National adjoint chargé du Bridge

Thierry LETELLIER, Université Reims Champagne-Ardenne, Président

du Comité d’Organisation

Annabel MARX, Comité Régional du Sport Universitaire Reims Champagne

Ardenne, Directrice

Aujourd’hui, tout le monde saute en fosbury… sauf un irréductible,

étudiant, de l’IUT de Lieusaint (77) : Mothian Dasylva. A chaque réunion

d’athlétisme universitaire, il crée la surprise en franchissant les

barres en rouleau ventral. Certes, il ne remporte pas les concours,

mais avec les 1.86 m franchis dernièrement, il fait plaisir aux passionnés

d’athlétisme qui se rappellent du coup les Robert Sainte Rose,

Paul Poaniewa, et Philippe Darras brillants sauteurs de l’école française

de ventral. Sans oublier les athlètes mythiques comme Valery

Brumel magnifique sauteur des années 60 et Vladimir Yatchenko le

dernier ventraliste russe qui a pendant quelques années remis le

ventral au sommet (2.36m) effaçant des tablettes l’américain Dwight

Stones premier homme à 2,30m. Merci à Mothian pour ces moments

et images hors du temps, il est filmé et photographié sans modération

à chacune de ses sorties !

POITIERS / RUGBY A 7

ROUEN / HANDIMOTION

TOULOUSE / RUGBY A 7

Pour la première fois de son existence, le CRSU de Toulouse a présenté

une équipe de rugby féminin à 7 au tournoi international Seven

Trophy de Poitiers les 21 et 22 mars 2012. Sous l’impulsion des coaches

Thierry Ambal (INP), Jean-Louis Dessacs (INP) et Patrick Valéro

(ENAC) et les conseils avisés de Laurent Violle cadre technique

du Comité Midi-Pyrénées de rugby, une trentaine de pratiquantes ont

été réunies sur les installations de l’INP le lundi 12 mars pour une

première revue d’effectif. Après un 2ième entrainement à l’ENAC,

une sélection de 12 filles issues de 6 universités et écoles toulousaines

est allée défendre les couleurs du CRSU du Toulouse lors du

STRASBOURG / BASKET

CF Basket Ecoles 2012

6

SPORT U MAG N° 112 SPORT U MAG N° 112

7


VIE FEDERALE

AS MODE D i EMPLOI / Un outil au service des etudiants

A la rentrée prochaine, la FFSU lancera une plate-forme numérique destinée aux étudiants et

baptisée « AS mode d’Emploi ». Objectif : permettre à ceux qui le souhaitent de tout savoir

sur la création et la bonne marche d’une association sportive universitaire. Présentation.

« Comment informer les étudiants du bon fonctionnement

d’une association sportive ? Comment

leur montrer la richesse et la diversité de l’engagement

associatif ? Leur donner l’envie de s’investir

à leur tour ? Autant de questions qui me trottaient

dans la tête depuis un moment. Du coup, quand je

suis entré au Comité Directeur de la FFSU en 2008,

j’en ai fait mon cheval de bataille. Après deux ans

de réflexion et de travail, on touche enfin au but ».

Ainsi s’exprime Pierre Le Lagadec, membre du Comité directeur

de la FFSU et Président du Comité Régional du

Sport Universitaire de l’académie de Rennes. Cet enseignant

d’EPS à l’INSA de Rennes côtoie les étudiants au

quotidien et en particulier ceux qui font vivre l’AS de l’école.

«Avec eux, j’avais déjà monté un pré-projet sous la forme

d’un document powerpoint incluant des vidéos expliquant

le fonctionnement d’une association et ses différentes postes.

Ce travail a servi de base de départ pour la future plate-forme

fédérale. » Dans la foulée, plusieurs étudiants du

Comité Directeur de la FFSU ont pris le sillage de Pierre

Le Lagadec pour conduire ce projet. En 2010, Léa Stora

(STAPS Nice) et Quentin Dupré La Tour (Université Lyon

2) ont même enfilé leur costume d’acteurs en scénarisant

le fonctionnement d’une AS à travers différentes vidéos.

« Mais on n’était pas totalement satisfait du produit poursuit

Léa Stora. Avec l’aide des permanents de la FFSU,

on a alors réfléchi à un outil mixte alliant fiches techniques

et vidéos, afin d’alimenter une plate-forme numérique tout

naturellement baptisée AS Mode d’Emploi. Aujourd’hui, on

est en passe de le finaliser. »

Conçu sous la forme d’un site web, AS Mode d’Emploi

s’appuie sur quatre grandes rubriques : générale, administrative,

juridique plus une rubrique vidéos dans laquelle les

étudiants témoigneront de leur engagement associatif. Au

total, une cinquantaine de fiches seront disponibles, chacune

traitant d’un champ particulier de l’AS : statuts, membres,

postes, missions, communication, finances, règles

juridiques, etc… Le tout renforcé à chaque fois par le bon

conseil de la FFSU. « L’avantage, c’est que le site n’est

pas figé mais au contraire évolutif. De nouvelles fiches et

de nouvelles vidéos viendront l’alimenter au fur et à mesure

» ajoute Fred Agusti (Université Le Mirail Toulouse)

également investi dans ce projet.

Reste la question de la diffusion. Dans un premier temps,

la FFSU souhaite réserver cet outil aux étudiants ou associations

qui en feront la demande. Par la suite, il devrait

être mis en ligne et accessible à tous via le site web fédéral.

Premiers pas prévus en septembre prochain.

L’AG Fédérale salue Monique Paulou

L’Assemblée Générale de la FFSU s’est tenue le 24 mars dernier

dans les salons de la Cité Internationale Universitaire de

Paris, en présence des représentants des CRSU et des différents

partenaires institutionnels (MESR, CNOSF, CPU, CGE).

Au cours de cet AG, les deux dispositifs AS Mode d’Emploi

(ci-dessus) et Handi U (ci-contre) ont été présentés. Cette AG

fût aussi marquée par l’hommage du Président José Savoye

et de toute l’assemblée à Monique Paulou (notrephoto), qui

quittera la Fédération à la fin de la saison pour faire valoir ses

droits à la retraite après 30 années de bons et loyaux services

dont 5 en tant que Directrice Nationale. Merci pour tout Monique,

la FFSU sera toujours ta maison !

8

SPORT U MAG N° 112


PARCOURS

PARCOURS

Réunion au siège de la FISU à Bruxelles (à gauche : Julien BUHAKEZUK, au fond : Eric SAINTROND secrétaite général de la FISU).

JULIEN BUHAJEZUK / 100% SPORT U

De l’association sportive de la Faculté des Sports de Nancy au siège de la Fédération Internationale

du Sport Universitaire à Lausanne, il n’y a qu’un pas que Julien Buhajezuk a

franchi allègrement. Passé par toutes les instances de la FFSU en tant qu’élu étudiant, il

est aujourd’hui, à 27 ans, salarié de la FISU en tant qu’adjoint du Directeur des Championnats

du Monde. Parcours.

Julien, quel a été ton cursus d’étudiant?

J’ai commencé par une licence STAPS en Activité Physique

Adaptée avec pour objectif de travailler auprès de personnes

en situation de handicap, et tout particulièrement de malvoyants.

J’ai par la suite eu une opportunité, grâce à la FFSU,

de rejoindre la session jeunes participants de l’Académie Internationale

Olympique, en Grèce. Cela m’a permis de connaître

puis de suivre un Master en « Etudes Olympiques, Education

Olympique, Organisation et Gestion d’événements Olympiques»

que j’ai obtenu à l’Université du Pelloponèse.

Durant tes études, tu as très vite rejoint les instances dirigeantes

de la FFSU…

Oui, au départ, j’étais président de l’Association sportive de

la Faculté des Sports de Nancy (ASEFSN). J’ai ensuite intégré

le Comité directeur du CRSU Nancy-Metz, encouragé

par le directeur de l’époque, Christophe Millard. Puis, j’ai été

élu au sein du collège étudiants de la FFSU lors d’une élection

partielle à l’INSEP, en 2006. Et enfin, j’ai été nommé à la

commission étudiante de l’Association Européenne du Sport

Universitaire (EUSA) pour deux mandats successifs.

Avec le recul, que t’a apporté cet engagement au sein de

la Fédération ?

Avant tout une expérience personnelle gigantesque. En effet pour

moi qui ai étudié le sport, mais qui en suis surtout un passionné,

comprendre le fonctionnement et la gouvernance des institutions

nationales et internationales était primordial. Appartenir à un

comité directeur m’a permis de vivre l’expérience de l’intérieur.

Au-delà, ce sont surtout les rencontres qui m’ont marqué.

Celles de mes collègues élus bien-sûr. Celles du personnel

de la FFSU aussi. Ce sont eux qui permettent à la fédération

de fonctionner et de perpétuer une tradition du

sport universitaire tant au niveau national qu’international,

où la France est considérée comme une nation majeure.

Enfin d’un point de vue plus professionnel, c’est aussi via

la FFSU que j’ai eu l’occasion de vivre des évènements

organisés par le Comité National Olympique et Sportif

Français (CNOSF). J’ai suivi une session de l’Académie

Internationale Olympique, on m’y a présenté le Master.

Mon engagement au sein de la FFSU a donc influencé

très favorablement mon cursus et ma vie professionnelle.

Quels sont tes souvenirs les plus marquants?

D’abord ma première assemblée générale : le stress des élections

et la rencontre avec un monsieur que je ne connaissais pas,

Claude-Louis Gallien, ex-président de la FFSU, désormais président

de la FISU. Je n’ai évidemment réalisé ce moment qu’a

posteriori. Plus tard, j’ai apprécié ses conseils et sa sympathie.

Plus que des souvenirs précis, il y a un sentiment général qui

domine : celui de sentir que les étudiants, au sein d’un organe

de décision national ont le même poids que les non-étudiants.

Cette opportunité d’être écouté et d’avoir, d’une certaine manière,

le pouvoir de changer les choses devrait motiver les étudiants

pour s’impliquer au sein de la FFSU au niveau national

bien-sûr, mais également au niveau régional ou local.

Tu as eu également la chance de vivre des expériences à

l’international…

Oui j’ai effectivement eu cette chance de représenter la France

lors des Forum FISU à Cracovie en 2008 et Vigo en 2010,

aux côtés de mes camarades et notamment Arnaud Richard

qui est devenu en quelques sorte mon meilleur acolyte. Ensemble,

nous avons me semble-t-il montré que travailler et

défendre des valeurs n’est pas contraire à l’esprit festif ni à

la bonne humeur. Cet esprit est d’ailleurs plus que jamais défendu

par les délégations françaises, et si vous interrogez un

grand nombre des participants du Forum FISU 2012 à Taipei,

ils vous diront tous beaucoup de bien de Rosa, Camille, Michèle

ou Jean (tous élus au Comité Directeur fédéral), sans

oublier notre nouveau membre de la CESU, Arnaud Richard.

Bref, pour résumer, et comme on le dit souvent entre nous :

FFSU, jamais déçu !

En décembre 2011, tu es entré à la FISU en tant que salarié.

Est-ce pour toi une forme de continuité au sein du

sport universitaire?

A dire vrai, c’est assez amusant car lorsque j’étais étudiant,

je m’interrogeais souvent sur la façon dont j’allais pouvoir

continuer à m’impliquer dans le sport universitaire. Et puis,

de fil en aiguille, et encore grâce à la FFSU, j’ai eu une opportunité

d’être d’abord stagiaire à la FISU, puis d’être engagé

comme assistant du directeur des Championnats

du Monde. Pour moi, c’est un peu un rêve qui se réalise.

Quand on est étudiant on se lève tous les matins en se disant

: «J’espère trouver un emploi qui me plaise ». Et là j’ai

justement un métier où j’allie travail, passion et émotions.

D’ailleurs, j’aimerais profiter de l’occasion pour adresser un

immense merci à Monique Paulou, la Directrice nationale de

la FFSU. C’est elle qui la première, alors que je finissais mon

cursus m’a conseillé de postuler pour un stage à la FISU.

C’est donc en grande partie grâce sa confiance que j’en suis là

aujourd’hui et je tiens à lui rendre hommage.

Parles nous des tes missions au sein de la FISU…

Je suis assistant, en charge des questions sportives pour les

Championnats du Monde universitaires qui se tiennent tous

les deux ans, les années paires. Avec 37 sports au programme,

il y a de quoi faire, et c’est tant mieux ! Bien entendu,

il y a toute une partie administrative : répondre aux e-mail,

produire des guidances, veiller aux préparatifs des événements.

Il y a également une partie plus opérationnelle. Nous

nous rendons sur le terrain. Aussi bien en amont pour des visites

d’inspection, qu’au moment des Championnats. On s’y

assure du bon respect de nos règlements, on veille à ce que

nos participants et organisateurs soient dans des situations

confortables. Enfin, il y a la communication : informer nos

membres ainsi que les organisateurs et éventuels spectateurs

via nos outils, le site internet www.fisu.net ou les pages facebook

http://www.facebook.com/#!/WorldUniversityChampionships

et twitter: @FISUNetwork. En résumé, nous sommes

un lien entre les fédérations nationales, membres de la

FISU, les comités d’organisation de nos événements et les fédérations

internationales des sports concernés (FIFA, FIBA…)

Cela engendre de nombreuses rencontres, des moments extrêmement

occupés et au final une certaine forme de soulagement

de voir que tout s’est passé comme prévu avec des

participants heureux d’avoir fait partie de l’histoire de la FISU.

Comment envisages-tu l’avenir?

L’avenir immédiat pour moi c’est un déménagement de Bruxelles,

siège actuel de la FISU, à Lausanne, capitale mondiale du

sport où nous installons une partie de nos bureaux. C’est aussi

une année 2012 chargée puisque pas moins de 27 Championnats

sont au programme de janvier à décembre. Il y a de vrais

défis à relever avec l’intégration de nouveaux sports et l’excitation

de pouvoir continuer à développer ce département,

sorte de laboratoire de la FISU. C’est en effet par ce biais que

les sports entrent au programme et qu’ils se développent ou

pas. Avoir cette marge de manœuvre c’est à la fois agréable et

très intéressant dans l’optique d’aller toujours plus loin. Pour le

reste, seul l’avenir nous le dira…

Julien BUHAJEZUK

10

SPORT U MAG N° 112 SPORT U MAG N° 112

11


ASSOCIATION SPORTIVE

ASSOCIATION SPORTIVE

Le joli triplE de l i INPG / GILLES DURAND

L’équipe féminine de basket-ball de l’INP

Grenoble a remporté cette saison son troisième

titre consécutif de Championne de France

des Ecoles.

Retour sur cette belle aventure avec Gilles

Durand, enseignant et entraîneur heureux.

Equipe de savate de l’ASU Nantes

« UN SENTIMENT DE FIERTE ET D i APPARTENANCE / LUC PILLOT »

Deuxième du Challenge National des Associations Sportives 2011 derrière le PRES de Bordeaux,

l’Université de Nantes confirme là son excellente dynamique sportive. Rencontre

avec Luc Pillot, champion olympique de voile à Seoul en 1988, chargé de mission sport de

haut-niveau à l’Université de Nantes et Président du CRSU de Nantes-Pays de Loire.

Luc, que vous inspire cette 2e place au classement final

du Challenge des AS 2011 ?

C’est une grande satisfaction pour tous les collègues qui entraînent

les équipes universitaires. Quand je dis entraîner,

j’entends emmener avec eux des étudiants de haut ou bon

niveau sur les compétitions universitaires et les motiver. Ce

classement met en avant leur travail depuis de nombreuses

années. Il crée un objectif commun et une cohésion entre toutes

les disciplines sportives. D’un point de vue résultats cela

vient récompenser une année 2011 exceptionnelle.

Comment s’articule la politique sportive de l’Université de

Nantes ?

Il reste beaucoup à faire pour avoir une politique sportive cohérente.

Mais l’Université de Nantes est positionnée sur l’accueil

des étudiants sportifs de haut niveau et sur les compétitions

universitaires. Le rôle des sections sportives universitaires

créées au sein de l’Université est très important. Dans 10

disciplines différentes, elles permettent aux étudiants motivés

de progresser dans leur sport avec des entrainements et des

programmes de compétitions complémentaires de ce qu’ils

peuvent faire avec leur club.

Y a-t’il une volonté forte de la présidence de l’Université

pour promouvoir le sport ?

Incontestablement. Tous les présidents successifs et leurs

équipes respectives ont montré leur attachement au développement

du sport à l’Université sous toutes ses formes. Tous

les acteurs, le service communication entre autres, reconnaissent

au sport et aux résultats sportifs universitaires un rôle

irremplaçable de lien entre les différentes formations, les différents

niveaux de formations et même entre les enseignants,

les personnels administratifs et techniques et les étudiants.

Les bons résultats sportifs développent un sentiment de fierté

et d’appartenance à notre université très positif.

Quels rôles jouent les enseignants dans cette réussite ?

Leur rôle est essentiel. Sans la forte motivation personnelle

des enseignants (beaucoup à l’UFR STAPS), rien ne serait

possible. Il faut leur rendre hommage et il arrive que certains

se découragent. Les étudiants sont très sollicités et le risque

de les voir zapper entre toutes ces sollicitations est grand.

Pour constituer un groupe performant pour les compétitions

universitaires, il faut vraiment s’y employer, être convaincant.

J’admire par exemple la débauche d’énergie de Pierre-Yves

Harscouët pour emmener une équipe de 20 étudiants sur les

compétitions universitaires d’athlétisme. C’est à chaque fois

une performance.

Quelles sont les disciplines phares de l’AS en termes de

pratiquants et de résultats sportifs ?

Elles correspondent justement aux sections sportives universitaires

dont nous avons parlé plus haut : athlétisme, aviron,

badminton, football, judo, natation, savate et voile, mais également

dans d’autres sports comme la gymnastique et le basket.

Nous bénéficions également du formidable engagement de

notre collègue Mathieu Failler, jeune enseignant arrivé récemment

à l’IUT de Saint-Nazaire.

Comment voyez-vous l’avenir?

Très positivement !! Le classement tenu par la FFSU nous

aidera à nous projeter dans l’avenir et chercher des points de

progression. Pour moi, c’est un objectif d’être présent parmi

les 3 premières Universités ou écoles de France. J’ai fixé

comme modèle depuis 3 ans l’INSA Lyon. Nous rivalisons d’un

point de vue résultats mais, quand nous regardons le classement

2012, il est clair que nous souffrons d’un manque de

licenciés. Avec le même nombre de point que nos concurrents

directs dans cette ligne, nous serions aux avant-postes et c’est

donc le but principal pour que les excellents résultats obtenus

sur le terrain ne soient plus plombés par le faible pourcentage

de licenciés. Sur le plan des infrastructures, nous avons

beaucoup d’espoirs avec la construction d’une nouvelle halle

des sports sur le campus universitaire qui abritera notamment

une piste d’athlétisme de 200m. La livraison est prévue pour

2013, donc l’avenir proche est porteur. Enfin avec le CRSU,

nous souhaitons accueillir d’autres compétitions universitaires

majeures comme les championnats du Monde de savate organisés

en 2010, car nous pensons que c’est un vecteur de développement

et de reconnaissance au niveau des institutions

publiques locales et régionales.

Gilles, on vous imagine comblé après ce nouveau titre de

Champion de France?

Comment ne pas l’être !!! Nous avions comme objectif avec les filles

de garder notre titre ; c’est maintenant chose faite : ouf ! Et les garçons

sont venus parachever le parcours en finissant troisième. Etre

comblé aurait signifié être au sommet avec les deux équipes. Mais

je suis heureux et fier du parcours et des joueuses et joueurs, ça oui.

Comment avez-vous vécu ces phases finales?

Sur un plan général, j’étais tiraillé entre les deux championnats garçons

et filles avec la nécessité de devoir faire des choses dans le

coaching, notamment pour les ½ finales qui avaient lieu en même

temps. Mais je ne me plains pas ! C’est un privilège rare que de

devoir choisir quelle ½ finale on va devoir manager. J’avais deux

groupes très soudés et parfaitement dans l’esprit U. Ils ont été

responsables et m’ont facilité grandement la tâche. Les filles ont

su gérer l’événement en étant sérieuses et concentrées. Elles se

sont fait plaisir tout en jouant un bon et beau basket. L’enjeu de

la finale et la qualité de notre adversaire (NDLR : l’INSA Rennes)

nous ont très probablement fait perdre un peu de notre fond de jeu.

Mais la victoire est belle même si la manière était un peu en retrait.

Revenons sur votre organisation au sein de l’INPG. Comment

se déroule une saison, quelles sont les grandes lignes de votre

fonctionnement ?

Je ne pense pas que nous soyons très différents des autres

écoles dans notre organisation et notre fonctionnement. Les

filles arrivent début septembre et choisissent leur discipline. Elles

passent ensuite une sélection et sont réparties par niveau

de jeu. Celles qui sont dans l’équipe Grenoble INP 1 doivent

alors me supporter toute l’année à raison d’un entraînement de

2H par semaine et les matches le jeudi après midi ! Notre grand

avantage, c’est que nous sommes un établissement où le sport

est reconnu comme une discipline de formation, qui fait partie

intégrante du cursus des étudiants ingénieurs. Nous sommes 9

enseignants pour organiser et gérer la pratique sportive des étudiants

au sein d’un SUAPS. C’est un plus indéniable. Si une bonne

joueuse arrive à l’école, grâce aux divers événements sportifs

organisés en début d’année (inter promo, journée sport campus,

olympiade et autre..), elle est très vite accueillie au sein de l’AS.

Ensuite l’établissement nous permet de libérer les filles pour

les matches. Le jeudi après midi est acquis. Lorsque l’on

part la journée ou trois jours c’est un peu plus difficile. Mais

là encore notre structuration permet en général de dépasser

les difficultés. Pas de choses extraordinaires donc, mais

une permanence des structures et des hommes qui est très

probablement le facteur clé de notre réussite aujourd’hui.

Comment-vous définiriez-vous en tant qu’entraîneur de cette

équipe?

Tout d’abord je ne me définis pas en tant qu’entraîneur mais en

tant qu’enseignant spécialiste du basket- ball. Mon rôle est

donc différent de l’entraîneur de club. En dehors des aspects

technique et tactique, je considère que le basket doit apporter

aux filles un plus dans leur formation. Elles doivent être beaucoup

plus responsables et actrices du projet de jeu et de la vie

du groupe, qu’elles ne le seraient en club. Mon rôle c’est plus de

leur faire appréhender leurs différences de potentiels, de motivation.

Et de créer un groupe qui va fonctionner au maximum en

autonomie pour atteindre les objectifs qu’il s’est lui-même fixés.

Quels sont vos grands principes de jeu et de management ?

Au niveau du basket, j’essaye de faire en sorte que les filles mettent

en place elles même leur manière de jouer. Pour cela j’insiste

beaucoup sur la nécessité de savoir LIRE les actions et d’ apporter

la réponse adéquate au problème posé. Je veux que les filles

sachent pourquoi elles ont fait tel ou tel choix. Il faut laisser de

côté toute les notions de système et de jeu préétabli et être sur

l’interactivité partenaires-adversaire. C’est certainement la plus

grande difficulté que j’éprouve dans mon travail, de faire passer et

accepter ce message. Mais c’est aussi le plus passionnant. Ensuite

tout s’imbrique dans cette façon de concevoir le basket. C’est-àdire

que je suis un aide plutôt qu’un entraîneur sorcier. Les filles

peuvent sentir des choses et prendre des initiatives au niveau des

temps mort, dans le jeu … Je ne voudrais être que le spectateur

privilégié de leur basket. Cependant il faut être là pour réagir quand

les filles sont un peu moins lucides, quand l’émotion prend le pas

sur la raison ou quand la stratégie adverse n’est pas comprise. Là

mon statut m’aide, ma connaissance du basket est certainement

un atout. Dans les moments importants, l’entraîneur peut prendre

la place de l’enseignant parce la passion du sport est forte et qu’au

fond le compétiteur qui sommeille en nous revient toujours à la surface

à un moment donné. Surtout au moment des phases finales !

Comment cette victoire s’inscrit-elle dans la politique sportive

de l’école ?

Comme un juste retour des choses par rapport à tout ce qui est

entrepris. Nous avons intégré le sport dans la formation des élèves,

en le notant dans leur cursus sur trois ans. Nous organisons une

scolarité adaptée pour les sportifs de haut niveau (cours de soutien,

suivi scolaire, soutien psychologique, médical, aide au logement,

diététique.. séance de récupération ou de préparation physique

adaptée en liaison avec les clubs, voire scolarité asynchrone

pour les sports d’hiver …). C’est une vraie satisfaction d’être à la

hauteur de l’investissement consenti par notre administration.

Au final, quelles images vous resteront de cette aventure?

Le bonheur avec les joueuses et joueurs. Une vraie communion

avec les organisateurs, les autres équipes, les officiels. Une ambiance

universitaire comme on l’aime et comme on souhaite encore

la retrouver longtemps dans ces rassemblements. La joie

aussi de pouvoir souhaiter une bonne retraite à mon ami François

Bluem directeur du CRSU de Strasbourg, qui organisait là son

dernier événement. Je garderai très probablement en mémoire la

fierté et la satisfaction de l’objectif atteint par trois de mes filles qui

ont fini leurs études et seront dans la vie active l’an prochain. Avec

elles, ce sont trois titres consécutifs que nous avons remportés.

J’ai voulu qu’elles soient sur le terrain toutes les trois à la fin de la

finale. Il n’y a eu aucune parole entre nous. Le regard a suffi pour

se dire : «message reçu, merci».

12

SPORT U MAG N° 112 SPORT U MAG N° 112

13


CHAMPIONNATS DU MONDE

INTERVIEWES

Lionel Lascoux

Directeur du CRSU de Limoges-Limousin

Annabel Marx

Directrice du CRSU de Reims-Champagne-Ardenne

Laurence Antimi-Loppin

Directrice du CRSU de Nice-Côte D’Azur

MONDIAUX UNIVERSITAIRES 2012 / La France force 3

Pour la première fois de son histoire, la Fédération Française du Sport Universitaire accueillera

trois Championnats du Monde universitaires la même année : le bridge à Reims

(10-15 juillet), le rugby à 7 à Brive (11-13 juillet) et la voile match racing à Nice (3-8 septembre).

Un beau défi en perspective qu’évoquent pour nous les trois directeurs régionaux en

charge de ces organisations.

Lionel Lascoux

Directeur du CRSU de Limoges-

Limousin

« Ces Mondiaux U de rugby à 7 tombent

à pic puisque cette discipline vient

d’être promue olympique à compter

des JO de Rio 2016. Il y a donc un réel

focus autour de ce sport. Notre événement

bénéficie en outre d’une véritable

synergie entre la FFSU, la FFR, la Ville

de Brive mais aussi l’ensemble des

acteurs locaux. Il s’inscrit enfin dans

la dynamique universitaire puisque

pas moins de 40 étudiants brivistes et

limousins seront associés au Comité

d’organisation.

A mes yeux, la réussite d’une telle

manifestation dépend de la capacité à

s’entourer, à responsabiliser et à déléguer

des domaines d’organisation aux

membres constitutifs du Comité d’organisation.

En persuadant les différents

acteurs du tissu institutionnel, associatif,

universitaire, fédéral de s’investir

dans le projet, nous débloquons un

certain nombre d’obstacles organisationnels

et financiers. Nous avons la

chance d’avoir un projet d’autant plus

attractif et rassembleur que Brive est

une terre de rugby. Il arrive que nous

ayons des refus et quelques désillusions

mais dans l’ensemble, les personnes

répondent présentes et sont

toujours prêtes à aider.

D’une manière générale, l’organisation

d’un Championnat du Monde Universitaire

est un projet qui nécessite une planification

sur plusieurs années. Au delà

de l’aspect purement organisationnel,

elle implique une préparation soignée

et une évaluation précise des besoins.

La présence à mes côtés de Jean Jacques

Vuillemin ex- directeur du CRSU

(déjà organisateur des Mondiaux U

d’aviron à Brive en 2004) est un atout

de poids. Pour moi qui vit ma première

année à ce poste, c’est une expérience

inégalable de part l’ampleur, l’ambition

sportive et la dimension internationale

de l’évènement. »

Annabel Marx

Directrice du CRSU de Reims-

Champagne-Ardenne

« L’organisation d’un championnat du

monde universitaire est une première à

Reims. Nous avons déjà pu constater,

à la suite de la conférence de presse à

J-100, de réelles retombées au niveau

local. Elles vont permettre à terme de

mieux faire connaitre la FF Sport U et le

CR Sport U. Beaucoup de partenariats

locaux (hébergement, restauration,

transport, partenariats privés, collectivités

…) ont été noués et s’annoncent

d’ores et déjà riches et porteurs d’avenir.

Nous avons également la chance

de bénéficier d’un fort soutien de la

Fédération Française de Bridge et notamment

de son vice-président Patrick

Bogacki, ex-directeur de l’Ecole Reims

Management qui pilote le projet à mes

côtés. Dans ce type d’organisation, il

faut savoir bien s’entourer et déléguer

tout en suivant les avancées du projet :

élaboration des budgets, constitution

d’une équipe, répartition des taches,

recherche de stagiaires, suivi régulier…

Un autre enjeu est d’être capable de

concilier le quotidien du CR Sport U et la

préparation du Championnat du Monde

sans que l’un ou l’autre n’en pâtisse. »

Laurence Antimi-Loppin

Directrice du CRSU de Nice-Côte

D’Azur

« Cet événement sportif , international

et étudiant doit permettre de faire

rayonner les valeurs du sport U. L’enjeu

est de démontrer la qualité et les compétences

du CRSU en matière d’organisation

en fédérant les différentes

institutions et partenaires autour d’un

projet commun d’envergure. Avec en

toile de fond une double ambition : mettre

en avant la Côte d’Azur auprès de

jeunes sportifs venus du monde entier

et permettre aux partenaires institutionnels

ou privés de mieux appréhender

la réalité du sport universitaire. Même

si l’organisation a connu de nombreuses

difficultés depuis le succès de

notre candidature, (vacance de poste

de direction, déplacement du site de

compétition), la Ville de Nice s’est officiellement

portée ville accueillante

de l’événement depuis le 24 juin 2011.

Depuis, chaque avancée positive est

vécue comme une «réussite». Cela

entraîne un rythme de travail élevé,

car dans le même temps, il ne faut pas

négliger le fonctionnement «quotidien «

du CRSU. A ce jour, il nous reste donc

beaucoup de travail à accomplir, mais

notre énergie et notre enthousiasme

sont intacts. »

14

SPORT U MAG N° 112 SPORT U MAG N° 112

15


CHAMPIONNATS DE FRANCE

PORTFOLIO

VAL DE REUIL / TEMPLE DU BADMINTON

Du 28 au 30 mars, la cité euroise a accueilli les Championnats de France universitaires de

badminton organisés par le CRSU de Rouen - Haute-Normandie. Le stade couvert Jesse

Owens habituellement réservé à l’athlétisme, s’est pour l’occasion transformé en véritable

Mecque du badminton.

L’équipe de France universitaire

de rugby, victorieuse de son

homologue anglaise (62-0), le

15 avril dernier à Mâcon.

/

/

Jean-Edouard Antz (AMU Droit

Aix-Marseille), champion de

France universitaire de cyclisme

sur route le 21 avril dernier à

Cornillon-Confoux.

/

/

Championnat d’académie

d’équitation à Limoges.

/

/

L’équipe féminine de l’Université

de Clermont-Ferrand et son

coach Alain Bertrand, champions

de France universitaires

de tennis, le 5 avril dernier à

Bordeaux.

« Le badminton bénéficie d’un incroyable essor. Depuis

plusieurs années maintenant, il est plébiscité par les étudiantes

et étudiants de l’Enseignement supérieur ». Pour

étayer le propos de Christophe Millard, directeur national

adjoint chargé du badminton à la Fédération Française du

Sport Universitaire, il suffit de se plonger dans les chiffres :

sport individuel n°1 à l’UNSS, le badminton l’est aussi à la

FFSU avec au total plus de 2 000 pratiquants licenciés.

« Cet engouement est visible tout au long de la saison où

22 championnats d’académie sont organisés. Il se retrouve

naturellement sur les Championnats de France où chaque

année, plus de 200 joueuses et joueurs et 24 équipes se

disputent les 6 titres mis en jeu, soit 420 matches disputés

au total».

Et côté palmarès? Les champions de France universitaires

2012 ont pour nom : Sashina Wignes Waran (U. de Strasbourg)

en simple dames ; Thomas Rouxel (ENKRE – Acad

de Créteil) en simple messieurs ; Teshana Vignes Waran

et Charlie Sehier (U. de Strasbourg) en double dames ;

Romain Eudeline et Antoine Bébin (AS Rouen UC SSE) en

double messieurs ; Angélique Guilloux et Julien Mahieux

(AS Rouen UC SSE) en double mixte. Par équipes, c’est

l’Université de Bordeaux qui s’adjuge un nouveau titre devant

l’Université de Strasbourg et l’AS Rouen UC SSE.

Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition !

Pour cette édition 2012, les organisateurs avaient décidé

de frapper un grand coup en agrégeant plusieurs événements

pour aboutir à une véritable « semaine du badminton

». Pas moins de 17 terrains en tapis Gerflor (partenaire

de la FFSU) avaient été montés, 5 terrains supplémentaires

étant réservés à l’échauffement. Durant trois jours, ce

sont donc plus de 500 écoliers, collégiens et lycéens qui

ont participé à une découverte du badminton sous différentes

formes : pratique, historique, suivi des rencontres.

Les adultes n’ont pas été en reste puisqu’une dizaine

d’enseignants d’EPS ont suivi une formation consacrée

aux principes technico-tactiques de la discipline et que huit

étudiants ont validé leur Capacité Universitaire d’Arbitrage

de Niveau 3. Cerise sur le gâteau, une fois le CFU achevé,

un tournoi international s’est déroulé tout au long du weekend

qui a vu plusieurs représentants universitaires monter

sur les plus hautes marches des podiums.

« Cette édition 2012, réalisée avec l’indispensable

concours de la FFBaD, restera comme une référence dans

l’organisation des compétitions universitaires » souligne

Christophe Millard. «Il faut rendre hommage à l’équipe du

CRSU de Rouen qui sous la houlette de David Bernard,

son directeur régional, a su créer un événement de hautniveau

».

Sashina Wignes Varan, championne de France individuelle

16

SPORT U MAG N° 112 SPORT U MAG N° 112

17


Organisation

DIJON A DU PEPS !

Créé à la rentrée Universitaire 2010, pour accompagner les étudiants sportifs dans leur

double projet (sport et étude), le Pôle d’Excellence des Pratiques Sportives de l’Université

de Bourgogne commence à prendre sa vitesse de croisière.

Neuf mois après l’inauguration officielle du PEPS et

pour sa deuxième année d’exercice, une cérémonie

officielle de signature d’une convention entre l’Université

de Bourgogne, le Comité Régional du Sport

Universitaire de Dijon-Bourgogne, les ligues et clubs

sportifs a été organisée le 28 mars dernier, à la Maison

de l’Université de Dijon.

Ce Pôle, qui a pour objectif d’aider les étudiants sportifs

de haut niveau à concilier études et projet sportif, est

passé cette année de 59 à 99 jeunes, dont plusieurs

ont obtenu des podiums lors des divers Championnats

de France universitaires mais aussi d’excellents résultats

au niveau international.

Pour permettre à ces étudiants de réussir leurs études

tout en poursuivant un entraînement intensif, différents

services d’accompagnement personnalisé sont proposés

:

La promotion du PEPS 2011/2012 compte 99 étudiants

issus de 29 sports (31 filles et 68 garçons).

Au niveau des études, 24 filières sont représentées et

66 étudiants sont engagés dans la filière STAPS.

« Depuis la mise en place de ce Pôle, beaucoup sont maintenant

conscients de l’intérêt d’une telle structure » constate

Jean-Jacques Rénier, le nouveau Directeur Régional

du Sport Universitaire, très au fait des contraintes

du sport de haut-niveau puisqu’il fût pendant de nombreuses

années responsable des courses hors-stade

et entraîneur de l’équipe de France de marathon à la

Fédération Française d’Athlétisme. « Chacun essaie

donc, avec ses moyens, d’accompagner ces étudiants

sportifs qui sont la vitrine de notre Université de Bourgogne».

En 2011, les athlètes du PEPS ont décroché

15 titres de champions de France universitaires. Feront-ils

mieux en 2012 ?

· Aide à la Pratique Sportive : mise en place d’un suivi

sur la Préparation Physique en relation avec le Centre

d’Expertise de la Performance Gilles Cometti.

· Suivi des études : aménagement des études, suivi de

la scolarité, cours de soutien et de tutorat en relation

avec les secrétariats des diverses composantes.

· Aide à l’accès au logement Universitaire pour diminuer

les déplacements et mieux gérer le temps, en

relation avec le CROUS. Amélioration également de

l’alimentation lors du passage au restaurant universitaire

(avec une carte).

· Suivi du Projet individualisé de « double excellence »

pour chaque étudiant, en relation avec des coordonnateurs.

Informations

SITES :

www.u-bourgogne.fr/-Sportifs-de-haut-niveau-.html

www.sport-u-dijon.com

CONTACTS :

Courriel : communication@u-bourgogne.fr

Tél : 03.80.39.37.86

18

SPORT U MAG N° 112


Champions

CHAMPIONs

HARNOIS - LEFERT / LONDON CALLING

Au sein de la délégation française sélectionnée pour les Jeux Olympiques de Londres du 27

juillet au 12 août prochain, une soixantaine d’athlètes a déjà porté les couleurs de l’équipe

de France universitaire. Sport U a recueilli les impressions de deux d’entre eux avant cette

échéance capitale : Marlène Harnois, médaillée d’or en taekwondo aux Universiades de Shenzhen

en 2011 (et de bronze à Belgrade en 2009) et Clément Lefert, porte-drapeau de la délégation

française et médaillé d’argent sur 200m nage libre à Shenzhen.

Marlène HARNOIS,

étudiante à Sporcom, taekwondo

Universiades

« Je me considère privilégiée d’avoir eu la chance de participer

à deux Universiades (Belgrade et Shenzhen) car l’expérience

à été super enrichissante et bénéfique autant sportivement

que sur la gestion de tel événement. Je pense en

effet que c’est l’événement qui se rapproche le plus des JO

à tous les niveaux : organisation, infrastructures, compétition

multisports, vie au village, solidarité de l’équipe de France,

nombre de participants et nations représentées. Forcément,

se retrouver sur un campus gigantesque entouré de 8 000

sportifs, de médias et d’athlètes multisports peut déstabiliser,

mettre une pression supplémentaire ou nous faire dévier de

notre objectif initial. Mais les Universiades m’ont apporté une

expérience et une force supplémentaire car sur l’aire de combat

je me sentais puissante, accompagnée et encouragée par

tout un collectif! »

Clément LEFERT, étudiant à la

SKEMA Busines School de Nice, natation

Qualification

La route qui m’a permis de décrocher le quota olympique relève

du parcours du combattant puisque le CIO impose des

quotas par pays. Alors qu’il y a huit catégories au programme

olympique, la France ne peut être représentée que dans

deux catégories féminines et deux catégories masculines. Du

coup, il y avait déjà une énorme pression au niveau national

afin que ma catégorie de poids soit sélectionnée. Ensuite il

fallait décrocher le quota lors du Tournoi Mondial de Qualification

Olympique ou du Tournoi Européen de Qualification

Olympique.

Gwladys Epangue ayant remporté le TMQO dans la catégorie

des +67 kg, une seule autre catégorie féminine pouvait

être représenter au TEQO. Alors pendant une période de plus

de huit mois, je devais être à 100% à chaque séance d’entraînement,

en compétition, lors des stages mais également

remporter tout mes combats afin de gagner la confiance de la

DTN et d’assurer ma sélection. Suite à ma victoire aux Universiades,

à l’Open de Russie, à l’Open d’Israel ainsi qu’au

Tournoi International de Paris j’ai été sélectionné pour participer

au Tournoi Européen de Qualification Olympique qui

se disputait à Kazan en Russie au mois de janvier dernier

ou j’ai enfin décroché le quota olympique dans la catégorie

des -57kg!

Ambitions

Maintenant je vise l’or olympique à Londres ! Non seulement

parce que c’est mon rêve mais également car je me donne les

moyens de réaliser cet objectif. Je suis actuellement numéro

2 au ranking mondial, je viens de gagner les Championnats

d’Europe. Et au cours de la dernière année j’ai battu toutes

les filles qui seront présentes dans ma catégorie aux Jeux.

Les Jeux Olympiques représentent la finalité de mon projet

sportif car il s’agit non seulement du plus grand rassemblement

sportif au monde mais également du plus prestigieux

et médiatisé dans mon sport. Je trouve également que les

valeurs véhiculées par l’olympisme sont belles et très fortes

alors c’est avec beaucoup de fierté que je vais représenter la

France. D’autant plus que j’ai tout sacrifié pour réaliser mon

rêve et me donner les moyens de réussir. Ce le sentiment

d’accomplissement me comble énormément.

Qualification

Depuis les Jeux Olympiques de Pékin auxquels j’ai participé

en 2008, quatre années de travail très intense se sont écoulées.

J’ai notamment passé deux ans aux Etats Unis à bosser

en musculation et en combativité. Depuis le début de saison,

j’évolue à Nice sous les ordres de Fabrice Pellerin, également

entraîneur de Camille Muffat et Yannick Agnel avec qui je travaille

plus sur l’aspect technique. Le travail a d’ores et déjà

payé puisqu’aux derniers Championnats de France à Dunkerque,

j’ai eu la chance de décrocher ma qualification sur les

trois relais : 4x200m nage libre, ma spécialité, 4x100m nage

libre et 4x100 4 nages.

Ambitions

Maintenant, les objectifs sont clairs : on vise une médaille sur

chaque relais ! Le 4x200m nage libre est très fort, le 4x100

toujours placé et le 4x100 4 nages très ouvert.

Universiades

« Après avoir vécu les JO de Pékin, la plus grande manifestation

sportive au monde, la plus médiatisée et la plus forte

en émotion, j’ai eu l’honneur d’être le porte drapeau aux Universiades

en Chine l’été dernier. Au-delà de l’aspect sportif,

j’ai pu revivre des émotions uniques durant les cérémonies

d’ouverture et de clôture. Ce sont vraiment des compétitions

à part, des sensations uniques.»

SPORT U MAG N° 112

21


ZOOM : LES EDITIONS EPICURE

« Permettre aux jeunes d’elever leur conscience citoyenne »

Président fondateur des Editions Epicure (Editions Pour l’Information du CM2 à l’Université

pour la Reussite des Elèves) créées en l’an 2000, Philippe Touzeau- Menoni édite gratuitement

le magazine de la FFSU depuis 2005. Une continuité pour cet ancien athlète, spécialiste du

100m et ancien président du Bureau des Sports de la l’Université de Reims. Parcours.

Présentez-nous votre société. Quels objectifs

poursuivez-vous avec les Editions Epicure?

Les Editions Epicures ont pour cible l’ensemble du

public jeunes scolarisés - étudiant du collège à l’Université

- et pour support des guides & magazines d’information

– traitant de tous sujets liés au thématiques

suivantes :

- la citoyenneté et le développement durable

- l’orientation et l’insertion professionnelle

- la santé et la prévention

- les dimensions culturelles et sportives.

Notre objectif est de permettre aux jeunes par l’information,

d’être autonome dans leur décision afin d’élever

leur «conscience citoyenne».

Philippe Touzeau- Menoni

Philippe, quel a été votre cursus universitaire?

J’ai suivi des études de Droit et Science Politique correspondant

à au niveau M2 aujourd’hui, avec en parallèle

une licence en histoire contemporaine.

Et votre parcours sportif-étudiant?

Tout d’abord, je me suis inscrit au Bureau des Sports

de ma faculté, une section du Reims Université Club

pour participer aux championnats universitaires d’athlétisme,

organisés alors par l’ex-FNSU. Puis je me suis

impliqué dans l’organisation des athlètes, en incitant

ceux qui étaient étudiants à rejoindre le sport universitaire.

Ensuite je suis devenu président du Bureau des

Sport en favorisant l’élection de représentant «sportif»

au niveau de la fac et de l’université. Le sport étant un

«parent pauvre», il a fallu se battre pour le versement

d’un droit sportif et le respect du jeudi après midi. En

somme, mon parcours sportif étudiant s’est résumé à

m’occuper des autres, en liaison avec notre directeur

du CRSU de l’époque, Hervé Bayrou (NDLR : devenu

depuis Directeur National Adjoint à la FFSU)

Comment-vous est-venue l’idée de créer les Editions

Epicure?

Au cours des différents mandats que j’ai occupés, vice-doyen

de la Faculté de Droit de Reims, administrateur

étudiant de l’Université et du Crous de Reims

plus quelques autres au plan national, j’ai constaté un

manque cruel d’information et de communication que

ce soit sur les formations, les filières mais aussi les

événements, la vie associative… Nous avons alors

pris l’habitude de créer des supports papier ( magazines,

guides, ...) y compris pour parler de l’offre sportive

et c’est comme cela que l’aventure a débuté.

Quels sont vos partenaires privilégiés?

Privilégiés est le terme juste. C’est en effet un privilège

que de travailler avec les Ministère de l’Education

Nationale, la FFSU, ou encore toutes les institutions

dont la mission est de former et de préparer les jeunes

à leur avenir. J’ajoute une mention spéciale au Crédit

Mutuel, qui nous suit depuis 10 ans dans notre développement.

C’est un partenaire porteur de valeur à la

recherche permanente d’outils ayant du «sens» pour

les jeunes scolarisés.

Quel serait votre principal souhait pour l’avenir?

L’un des enjeux majeurs de demain sera de réussir

notre développement dans le numérique et l’univers

Mobile ( Applications ).

Les Editions Epicure en bref

Des publications pour 3 types de cibles

- Collégiens : Epicure Mag de la Vie au Collège

(Mensuel/10 numéros par an/ 320 000 ex. par n°) Objectif

Collège spécial CM2 ( Annuel/700 000 ex.) Le

Collégien Breveté spécial 3e (Annuel/760 000 ex.)

- Lycéens : Epicure Mag de la Vie au Collège

(Mensuel/10 numéros par an/ 230 000 ex. par n°) Le

lycéen avisé spécial Terminale (Annuel / 596 500ex)

L’étudiant rusé guide pratique (Annuel / 470 000ex)

- Etudiants : Œdipe Mag de l’orientation professionnelle

et de l’insertion professionnelle (Trimestriel / 100

000 ex.) Epicure Mag de la Vie étudiante (Mensuel / 10

numéros par ans / 200 000 ex.)Le Guide Epicure des

études (Annuel / 1 288 000 exemplaires)

Un site internet, reflet on-line des publications

Epicureweb est le site d’information destiné aux jeunes

scolarisés de 10 à 25 ans qui veulent se tenir au

courant des actus du monde de l’éducation mais aussi

du monde qui les entoure.

22

SPORT U MAG N° 112


epicureweb.fr

epicureweb

.fr

Si on changeait un peu d’actu ?

.Études

.Orientation

.Santé

.Séries

.Cinéma

.Techno

.Jeux vidéo

.People


epicureweb.fr

More magazines by this user
Similar magazines