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n°3 - Atmosphères 53

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12, rue Guimond-des-Riveries - 53100 Mayenne - Tél. 02 43 04 20 46 - Fax : 02 43 04 96 48

contact@atmospheres53.org

www.atmospheres53.org

n°3

17

&

18

Mars 2007

La gazette des Reflets du cinéma Tous les deux jours Gratuit

Rencontre avec Valérie Winckler autour du film Entre les deux

la vie, en ouverture des Reflets du Cinéma à Mayenne

Très belle et touchante soirée en compagnie de Valérie

Winckler, réalisatrice du documentaire poignant, Entre

les deux la vie, un titre poétique à l’image du film.

La cinéaste a eu l’idée audacieuse de relier des

moments cruciaux de la vie : la naissance et

la mort. Son travail de photographe se fait

apprécier grâce à de magnifiques gros plans

fixes de nouveaux nés ou de personnes

en fin de vie. Le documentaire reste très

pudique, l’utilisation du flou en est un

bel exemple, procédé qui est en plus

esthétiquement très réussi. On assiste,

en retrait, à un accouchement, mais aussi

à de touchants témoignages qui nous font

réfléchir sur notre approche de la mort. A la

suite de la projection, le public a pu partager

ses émotions avec la réalisatrice, présente

dans la salle. Plans Séquences a recueilli pour

vous une partie de ce riche échange.

Plans Séquences : Cela faisait deux ans que vous n’aviez pas vu

votre film Entre les deux la vie. Quel regard portez-vous, avec le

recul, sur ce documentaire ?

Valérie Winckler : C’est plein d’émotions… J’ai passé des moments très forts avec ces personnes

pour lesquelles j’ai beaucoup de tendresse. Dans ce film, il y a de la technique, mais je suis prise par l’émotion.

J’ai eu beaucoup de chance, car dans l’unité de soins palliatifs se trouvaient ces trois personnes à ce moment là. J’aurais

filmé trois mois plus tard, ce n’aurait pas été la même ambiance. On fait un film avec ce qu’on nous donne.

> SOMMAIRE

Rencontre avec Valérie Winckler ....................... Page 1

« Les diseurs de petites aventures » ................... Page 2

Bar et Tartines des Reflets ............................. Page 3

Gros plan... Le mur de la honte ........................ Page 3

Le coup de coeur ......................................... Page 4

> suite page 2

1


n°3 - 17 et 18 mars 2007 - plans.sequences@atmospheres53.org

Plans Séquences : Comment se sont passées les

premières prises de contact avec les femmes que vous

filmez en fin de vie ?

Valérie Winckler : Je ne les ai pas contraintes. Quand je

suis arrivée dans le service, j’en ai parlé aux médecins et

c’est eux qui prenaient le premier contact. Ensuite, j’allais

les rencontrer. Avec Gala, il n’y a pas eu de problèmes.

Elle était contente de communiquer et de laisser quelque

chose.

Christine a dit oui assez facilement, mais elle voulait que

les rushs soient transmis à ses filles de cinq et huit ans,

pour qu’elles puissent les voir plus tard. Il y a plein de

moments que je n’ai pas montré dans le documentaire car

Christine parlait pour ses filles. Elle m’a donné quelque

chose mais moi aussi je lui ai apporté en retour.

Pour un documentariste, on se pose toujours le

problème : jusqu’où peut-on filmer ? Quoi montrer ?

Pauline Le Péculier

Plans Séquences : Vous avez fait le choix de filmer dans

un même documentaire les premiers et les derniers

moments de la vie. Quand et pourquoi vous est venue

l’idée ?

Valérie Winckler : C’est un sujet sur lequel j’ai beaucoup

travaillé. Je suis photographe et en 1985 j’ai fait un livre

sur la naissance, en 1988 sur la mort proche. Ensuite,

j’ai travaillé sur les visages de l’aube, des portraits de la

première heure. J’étais bénévole pendant sept ans dans le

service des soins palliatifs, donc je connais bien ce milieu.

L’attente, l’inconnue du temps, toutes sortes d’éléments

me frappaient et j’ai voulu associer les deux.

Plans Séquences : Votre caméra sait se faire oublier,

rester discrète. Quelles ont été les conditions de

tournage ?

Valérie Winckler : Nous étions une équipe réduite, deux

en soins palliatifs, et trois en maternité. C’est comme

ça qu’on arrive à se faire discret. Mais on ne se fait pas

oublier complètement, c’est un échange. La caméra est

pudique parfois en choisissant le flou. Techniquement,

c’était un peu difficile mais le flou, en même temps, fait

comprendre beaucoup de choses.

Plans Séquences : Votre travail de photographe se ressent,

vous filmez par transparence, vous travaillez sur les gros

plans, les reflets, les longs travellings, et donc aussi le

flou.

Valérie Winckler : Beaucoup de gens qui ont l’expérience

de l’hôpital ont la sensation que le monde extérieur est

loin, c’est pour ça que j’ai utilisé le flou. J’amène un côté

impressionniste, car l’important pour moi est de ressentir.

Je ne souhaitais pas mettre de commentaires off car j’ai

envie de laisser le spectateur libre.

« Les diseurs de petites

aventures », ciné-main à

roulettes de Benoît Pelé et

Maxime Dubreuil

Quel plaisir de voir nos marchés s’animer pour les premiers

jours de beau temps ! Merci à la compagnie « Les mains

en l’air » d’avoir, toute la semaine, plongé les chanceux

passants dans leur univers poétique. Ce spectacle de rue

est une idée très originale : deux personnages burlesques

et assez loufoques invitent une ou deux personnes, dans

une jolie caravane bleue et jaune, à découvrir leur petit

monde fait de sons et d’images tournées en super 8 et

projetées dans notre main !

L’ambiance est très intimiste, évoquant l’époque des films

muets, à la fois drôles et émouvants. Une expérience

éphémère inédite qui ravit les petits comme les grands.

La compagnie « Les mains en l’air » est d’origine

mayennaise, elle a créé le spectacle l’année dernière

lors d’une résidence à Ahuillé pour le festival «les Art

Tout Show» et s’est faite ensuite connaître au festival

de rue d’Aurillac l’été dernier. Présenter le numéro sur

les marchés est une première expérience pour les deux

Mayennais. Benoît Pelé, à l’initiative du projet, explique

ce choix : « C’est le principe de ce spectacle en caravane

d’aller dans des endroits où on ne nous attend pas. On

souhaite sortir des lieux traditionnels comme les salles de

cinéma. Cela permet de toucher un public différent, d’où

la difficulté qu’on a parfois à susciter la curiosité des

gens ! Mais même s’ils rentrent en freinant, ils ressortent

tous ravis ! ».

Alors si vous les croisez samedi après-midi sur la place du

Jet d’eau à Laval, ou encore le 6 et 7 avril à Laval pendant

le festival «les k’ARTiers», ne soyez pas timide et laisser

vous guider…

Pauline Le Péculier

2


www.atmospheres53.org

P. S. : Il me semble avoir entendu une devise

circulée autour du bar ?

Il s’avère que le boulanger au service du Magic

Mirrors est à la boulangerie ce qu’Atmosphères 53

est au cinéma !

Bar et

Tartines

Reflets

des

Nouveauté cette année pour les Reflets du Cinéma : un

lieu de rencontre privilégié pour boire un verre ou manger

quelques tartines avant ou après une séance de cinéma. Ça

faisait longtemps que le festival attendait un petit espace

à lui pour se retrouver, partager un moment convivial

et échanger autour du cinéma ou de tous autres sujets.

C’est un grand chapiteau qui accueille jusqu’à mardi le

public mayennais. Le Magic Mirrors, installé au square

de Boston, juste à côté du Cinéville, émerveille par son

intérieur grandiloquent, une ambiance particulière qu’il

faut absolument découvrir ! Un boulanger peu commun, sa

femme et deux bénévoles motivées ont fait de ce charmant

chapiteau un lieu accueillant et chaleureux où l’on se sent

bien, et en plus, on ne trouve que de bons produits ! Le

chapiteau ouvre ses portes tous les jours de midi à 1h du

matin. Plans Séquences a rencontré Michel Le Péculier,

l’éclusier-boulanger qui s’occupe de la restauration du

Magic Mirrors.

Plans Séquences : Qu’est ce qui vous a amené à animer

le « Bar et Tartines des Reflets » ?

Michel Le Péculier : Etant adhérent et membre du CA

d’Atmosphères 53, le directeur, connaissant mon activité

professionnelle de boulanger, m’a fait la proposition

d’assurer une restauration au sein du Magic Mirrors qui,

pour la première fois, a été mis à disposition d’Atmosphères

53 par la mairie de Laval. J’ai accepté car le thème «

frontières » des Reflets de cette année me touche, dans

le sens où je reste sensible à la frontière qui, a priori,

existe entre l’action culturelle et l’action commerciale.

Le concept du chapiteau va bien dans mon projet car cela

me permet, comme le fil conducteur de l’association,

d’agir hors-champ.

P. S. : Que proposez-vous dans ce chapiteau, que peuton

boire ou manger ?

Michel Le Péculier : Des tartines, avec tous les plaisirs

qui lui conviennent : pâtés, rillettes, jambons, fromages,

confitures. Tous ces produits, bien entendu, tout comme le

pain et les viennoiseries, sont de fabrication artisanale et,

en majorité, des produits biologiques. Pour la boisson, il a

uniquement été fait appel aux jus de fruits, cidres, poirés,

bières et vins.

Vous l’avez compris, il faut vous dépêcher, car le boulanger

et ses deux charmantes serveuses attendent vos visites

dans ce lieu magnifique qui ne demande qu’à être animé,

et la fermeture, c’est déjà mardi soir…

Gros plan...

Le mur de la honte

Pauline Le Péculier

Le Mexique et les USA partagent 3500 km de frontière.

Le symbole de cette frontière est le Rio Grande que les

mexicains cherchent à franchir pour se rendre aux USA

dans l’espoir d’une nouvelle vie meilleure.

Le Mexique est le 2ème partenaire économique des USA,

membre de l’ALENA (Accord de Libre Echange Nord-

Américain), mais aussi fournisseur de main d’oeuvre

bon marché. Cependant le sénat américain a décidé la

construction d’un mur de 1200 km de long pour arrêter

l’émigration illégale. Ce mur va renforcer le sentiment

anti-américain qui règne au Mexique, sans pour autant

régler les problèmes. Les USA ont autant besoin de la

main d’oeuvre illégale fournie par le Mexique que les

mexicains ont besoin de travail. Un mur physique mais

aussi idéologique qui risque d’entraîner non seulement

un dérèglement économique pour les deux pays mais plus

encore creuser encore plus profond le fossé qui sépare ces

deux nations.

Ouverture de la chasse aux migrants

La frontière americano-mexicaine est désormais le

théâtre d’une chasse au migrant où des panneaux sont

installés pour prévenir de la présence de sans papiers.

En effet, des groupes civils racistes, équipé de pick-ups,

de caméra infra-rouge et autres matériels sophistiqués

se sont engagés illégalement dans une véritable chasse

à l’homme. Ces actes condamnés par le gouvernement

mexicain et quelques états centre-américain continuent

en toute impunité au milieu du désert. Le président

américain (George W. Bush) s’est prononcé contre cette

chasse aux sans papiers, mais à demi-mots. La secrétaire

d’État, Condoleezza Rice, assure que « le gouvernement

ne pardonnera aucune action de ces groupes s’ils agissent

en marge de la loi » mais souligne « que le gouvernement

ne peut aller à l’encontre des activités des citoyens

américains ». Une chasse à l’homme illégal menée par des

civils racistes jouant au justicier sauveur des USA.

Un constat de déséquilibre entre deux nations qui ont

besoin l’une de l’autre.

Pierre-François Tournade

3


Requiem for Billy the Kid ANNE FEINSILBER (2006/ 1 H 26)

Billy the Kid a-t’il vraiment été descendu par Pat Garrett ? Voici le point

de départ du film d’Anne Feinsilber, qui va lier fiction et documentaire,

western et poésie, passé et présent... Deux voix off, la narratrice et Billy

himself, nous racontent la petite et la grande histoire, et humanisent le

héros plus que jamais. Si le mystère reste entier, le film n’en est pas moins

passionnant, et les paysages du Nouveau Mexique valent à eux seuls le coup

d’oeil. Requiem for Billy the Kid est un habile mélange des genres, qui nous

laisse présager le meilleur quand aux futurs films de sa réalisatrice. Un film a

ne surtout pas rater.

Samedi 17 mars

Nathalie Pauchet

LE BOURGNEUF-LA-FORET > LE TRIANON

20 H 30 - La fyancée syrienne

CHÂTEAU-GONTIER > LE PALACE

20 H 30 - The Coast Guard

22 H 15 - Mala noche

EVRON > LE SÉLECT

20 H 00 - Transylvania

GORRON > CINÉMA MUNICIPAL

20 H 45 - Trois enterrrements

MAYENNE > LE VOX

14 H 30 - Bled number one

20 H 00 - Congoroma

22 H 30 - 4 : 30

Dimanche 18 mars

MAYENNE / CHNM

15 H 00 - Une roulotte pour la paix

invités : Lucette et Roland Bureau

16 H 30 - Calais, la dernière frontière

18 H 00 - Les femmes du mont Ararat

invité : Erwann Briand

20 H 30 - Accross the border INÉDIT

invité : Pawel Lozinski

LAVAL > CINÉVILLE

13 H 30 - De l’autre côté

16 H 10 - Requiem for Billy the Kid

19 H 15 - Bled number one SOIRÉE SPÉCIALE

invité : Abel Jafri

22 H 30 - Dol ou la vallée des tambours

LE BOURGNEUF-LA-FORET > LE TRIANON

15 H 00 - La fyancée syrienne

CHÂTEAU-GONTIER > LE PALACE

18 H 00 - Trois enterrements

20 H 30 - La captive aux yeux clairs

ERNÉE > LE MAJESTIC

14 H 00 - Le voyage de James...

EVRON > LE SÉLECT

14 H 30 - Azur et Asmar

GORRON > CINÉMA MUNICIPAL

15 H 00 - Babel

MAYENNE > LE VOX

17 H 00 - Le cheval de St Nicolas

20 H 30 - Inland empire

Pour assister aux séances

MAYENNE / CHNM

10 H 30 - Courts métrages

14 H 00 - Black harvest

invité : Jean-Louis Comolli

16 H 00 - La traversée (Leuvrey)

18 H 00 - Le temps des frontières

20 H 30 - Les esprits du Koniambo

invité : Jean-Louis Comolli

LAVAL > CINÉVILLE

10 H 30 - Voyage en sol majeur

13 H 15 - Transe

16 H 15 - The coast guard

18 H 00 - Mur

20 H 45 - L’intrus

21 H 00 - La traversée (Lifshitz)

Vous pouvez acheter vos billets aux tarifs habituels dans les salles de cinéma.

Vous pouvez prendre un carnet d’abonnement (trois places) Reflets, non nominatif, valable dans toutes les salles avec deux formules :

Tarif normal 15 €uros

Tarif réduit 12 €uros (adhérents Atmosphères 53, étudiants, scolaires, demandeurs d’emplois, association des sourds et malentendants)

Le « Pass Culture Cinéma » de la Région Pays de la Loire est accepté : 1 chèque donne droit à 1 carnet d’abonnement (trois places).

est édité, réalisé et imprimé par Atmosphères 53.

© Mars 2007 - Tous droits réservés

RÉDACTION Ken Gregory-Brault, Willy Durand, Pauline Le

Péculier, Nathalie Pauchet, Pejy, Gwennaëlle Pezennec,

Romain Pouclet, Pierre-François Tournade, Florian Tissot.

CONCEPTION, RÉALISATION Florian Tissot

CONTACT plans.sequences@atmospheres53.org

PROCHAINE PARUTION DE PLANS SÉQUENCES

Le Lundi 19 mars 2007

Rappel : dernier délai pour déposer vos articles : le 18 mars à 21 H 00

(tout article hors délai sera refusé)

Vous pouvez nous envoyer vos textes à plans.sequences@atmospheres53.org.

n°3 - 17 et 18 mars 2007 - plans.sequences@atmospheres53.org

www.atmospheres53.org

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