Programme du soir (PDF) - Philharmonie

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Programme du soir (PDF) - Philharmonie

OPL – Les grands rendez-vous

Vendredi / Freitag / Friday

14.06.2013 20:00

Grand Auditorium

Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Thomas Søndergård direction

Igor Levit piano

Backstage

19:30 Salle de Musique de Chambre

L’École Française à la rencontre de l’OPL –

une production audiovisuelle de la Philharmonie (F)

Comme communiqué dans la brochure de saison et sur le site internet,

c’est le Concerto N° 2 de Brahms qui est donné ce soir et non

celui de Beethoven qui a été malencontreusement annoncé dans le

programme du mois de juin.

Entsprechend der Ankündigung im Saisonprogramm und auf der

Website wird heute Abend das Klavierkonzert N° 2 von Brahms

gespielt und nicht das von Beethoven, wie leider irrtümlich im

Monatsprogramm Juni gedruckt.


Johannes Brahms (1833–1897)

Konzert für Klavier und Orchester N° 2 B-Dur (si bémol majeur) op. 83

(1878–1881)

Allegro non troppo

Allegro appassionato

Andante

Allegretto grazioso

48’


Richard Strauss (1864–1949)

Eine Alpensinfonie (Une symphonie alpestre) op. 64 (1900–1915)

Nacht (Nuit)

Sonnenaufgang (Lever de soleil)

Der Anstieg (L’ascension)

Eintritt in den Wald (Entrée dans la forêt)

Wanderung neben dem Bache (Marche près du ruisseau)

Am Wasserfall (À la cascade)

Erscheinung (Apparition)

Auf blumigen Wiesen (Sur les prés fleuris)

Auf der Alm (Sur l’alpage)

Durch Dickicht und Gestrüpp auf Irrwegen (Perdu dans les grottes)

Auf dem Gletscher (Sur le glacier)

Gefahrvolle Augenblicke (Moments dangereux)

Auf dem Gipfel (Au sommet)

Vision (Vision)

Nebel steigen auf (Le brouillard se lève)

Die Sonne verdüstert sich allmählich (Le soleil s’obscurcit)

Elegie (Élégie)

Stille vor dem Sturm (Calme avant la tempête)

Gewitter und Sturm, Abstieg (Orage et tempête, descente)

Sonnenuntergang (Coucher de soleil)

Ausklang (Conclusion)

Nacht (Nuit)

50’


Le Concerto pour piano N° 2

de Brahms

Pierre-Albert Castanet (2011)

Compositeur allemand, Johannes Brahms a été depuis sa plus

tendre enfance passionné par les claviers (piano et orgue). C’est

à l’âge de dix ans qu’il donne en privé son premier récital pianistique

et qu’il est repéré par l’illustre Eduard Marxsen qui le formera

dans le culte des Johann Sebastian Bach, Wolfgang Amadeus

Mozart et Ludwig van Beethoven. Par la suite, on le verra autant

tenir les orgues à la tribune des églises qu’accompagner des airs

populaires dans les tavernes à matelots. Considéré comme le «nouveau

messie» de l’art musical de son temps, il s’intéressera à toutes

les formes d’expression, allant des origines du lied allemand au

catalogue de Robert Schumann (Variations op. 9), et des polyphonies

de la Renaissance aux matériaux mélodiques provenant

de l’œuvre de Georg Friedrich Haendel (Variations op. 24). En

dehors de quatre symphonies ou de grandes fresques religieuses

(comme le Requiem allemand), il a passablement écrit pour le

piano (une cinquantaine d’opus): en témoignent les sonates,

scherzos, ballades, gigues, sarabandes, variations, Klavierstücke,

rhapsodies, fantaisies, valses, intermezzos, études, danses hongroises

et autres transcriptions figurant dans son riche catalogue.

Outre des pages remarquables de musique de chambre (sonates

pour violon, pour violoncelle, pour clarinette, trios, quatuors,

quintettes et sextuors), il sera l’auteur de concertos pour violon,

violoncelle et orchestre…

Pour le piano, Johannes Brahms a composé deux concertos, le

premier en ré mineur op. 15, de 1854 à 1861 – et le second en si

bémol majeur op. 83, de 1878 à 1881. Parlant de cette dernière

œuvre, le médecin Theodor Billroth – ami fidèle de Brahms – écri-

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vait: «Il est relié au premier concerto, un peu comme l’homme

adulte l’est au jeune homme plein de promesses: on peut le reconnaître

comme la même personne et cependant, il est à tous

égards plus mûr et plus grand.» Bien que le compositeur considère

son opus comme «un tout petit concerto», le monumental

et exigeant Deuxième concerto pour piano et orchestre de Johannes

Brahms se compose de quatre mouvements bien consistants: le

long premier volet Allegro non troppo débute par l’alliage insolite

du cor d’harmonie avec le piano, le clavier allant prendre de

plus en plus de présence virtuose afin de concerter d’égal à égal

avec l’orchestre tout entier. Suit un Allegro appassionato qui brise

le cadre traditionnel en imposant un scherzo coloré de quelque

influence nordique. Baignée de lyrisme, l’Andante qui fait la part

belle au violoncelle, tel un second soliste, rappelle l’atmosphère

intime des pages de musique de chambre avec piano. Léger et

insouciant, endiablé par quelques accents tziganes, le mouvement

final (Allegretto grazioso) rappelle les danses scandées des

gitans, symbole de vie et de dynamisme. Selon les vœux de

Brahms, l’œuvre concertante a été offerte en privé par les membres

de l’Orchestre de la cour de Meiningen, sous la direction

de Hans von Bülow et avec le compositeur pianiste en soliste.

Un mois plus tard, le 9 novembre 1881, Brahms donna avec succès

son opus en création publique en Hongrie, à Budapest, sous

la direction d’Alexander Erkel.


«Enfin, je sais orchestrer!»

Richard Strauss: Symphonie alpestre

Marcel Marnat

Piètre réputation que celle de l’Alpensinfonie, et tout spécialement

dans les pays francophones où on l’ignore – quand on ne

l’expédie pas dédaigneusement (en 1971, Dominique Jameux

parle d’«une sorte de régression dans un genre abandonné depuis

une quinzaine d’années»). Il fallut attendre 1999 pour qu’un musicologue

anglais (Michael Kennedy, Fayard 2001 pour la traduction

française) y regarde de plus près.

En fait, le projet de ce parcours initiatique remonte à 1902, période

où Strauss envisage d’évoquer, à l’orchestre, «la Tragédie

d’un artiste». Réendossant, un siècle après, la nausée qui avait

amené Kleist à se suicider en compagnie de sa fiancée, un jeune

poète venait de se donner la mort, à mi-pente d’une aventure

alpine qui devait le mener aux sommets… Le projet straussien

prend bientôt le titre d’Antéchrist, ce désarroi tragique semblant

confirmer l’ouvrage où Nietzsche avait affirmé que le christianisme

avait vécu et que l’âme allemande exigeait désormais

d’autres certitudes. Strauss avait d’ores et déjà bouclé sa glorieuse

série de poèmes symphoniques (Une vie de héros, 1898). Son premier

succès à l’opéra l’incite alors à mettre ce projet symphonique

de côté. Presque dix ans vont passer sans qu’il y revienne

mais, tandis qu’il rédige La Femme sans ombre, la mort de Gustav

Mahler (18 mai 1911) va alerter l’agnostique Richard Strauss, réaffronté

aux impotences de la foi. Immédiatement, en son journal,

il s’impatiente:

«Le Juif Mahler a pu être encore édifié par le christianisme. […] J’appellerai,

moi, ma symphonie l’Antéchrist car elle montrera (au contraire) la

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Richard Strauss

(Photographie prise par Joseph G. Gessford, 1904)

purification morale de l’Homme par son seul effort, sa libération par le

travail et le culte d’une Nature glorieuse et éternelle.»

Comme en un post-scriptum à Une vie de héros, il revient donc

à sa foi nietzschéenne, alors qu’il peste contre les lenteurs de

Hofmannsthal, englouti dans le livret de La Femme sans ombre.

En fait, sa dernière œuvre pour très grand orchestre (123 instruments!)

est déjà en chantier: elle s’intitule désormais «Les Alpes»

et s’annonce en quatre mouvements.

Réutilisant les esquisses de 1902, Strauss en vient à quasiment

abandonner le programme philosophique initial, revenant à la

plus simple des trajectoires: «l’ascension de la montagne établit

un parallèle avec le voyage de l’homme à travers la vie» (Kennedy).

L’œuvre sera finalement d’un seul tenant, enchaînant des

images explicites: nuit, lever du jour, ascension, sous-bois, cascade,

vision depuis les cimes… vingt épisodes enchaînés, allant

du descriptif au contemplatif.

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À vrai dire, cet enthousiaste parcours permet d’imaginer ce que

l’on veut, l’intérêt de l’auditeur se portant plutôt sur l’invention

instrumentale, même quand le bariolage est sans équivoque

(brouillard ou orage, ce dernier imposant une amère redescente:

est-ce une allusion à la guerre qui s’annonce?). L’ensemble sera

bouclé par un somptueux coucher de soleil, lié à une reprise,

avec orgue, de la nuit originelle…

L’œuvre fut achevée le 8 février 1914 tandis que Strauss reprenait

son travail sur La Femme sans ombre. Orchestrée entre le 1 er novembre

1914 et le 8 février suivant, elle sera créée sous la direction

de l’auteur (très grand chef d’orchestre, faut-il le rappeler?),

le 28 octobre1915, à Berlin (mais par l’Orchestre de Dresde auquel

elle est dédiée). Durant les répétitions, il se serait exclamé:

«enfin, je sais orchestrer!»

Notre civilisation est alors en pleine auto-destruction. Après

un an de guerre, on invente le tank et on a d’ores et déjà recours

à l’ypérite… Passant outre aux angoisses du finale, on ne tint

compte que d’un ton général plutôt galvanisant et l’Alpensinfonie

apparut comme un reflet très expressif de cette période 1910–

1915, assurément, l’une des plus fertiles de toute l’histoire de

l’Occident. Pour nous en tenir à la musique, on y avait entendu

les Valses nobles et sentimentales, Petrouchka et Le Chant de la Terre,

ce qui se poursuivit avec Pierrot lunaire et les Cinq Pièces pour

orchestre de Schönberg. 1913 sera marqué par les Altenberglieder

de Berg, Jeux de Debussy et l’explosion du Sacre du Printemps.

Le chapeau melon remplace le haut-de-forme, Roald Amundsen

atteint le Pôle Sud et l’ouverture du Canal de Panama coïncide

avec la relativité généralisée d’Einstein… l’investigation psychologique

se dote du test de Rorschach. En France paraissent Alcools

et les Proses du Transsibérien, le cinéma hésite entre Fantômas

et les premiers Chaplin, c’est aussi le triomphe simultané du

cubisme et du futurisme. Influencé par Hofmannsthal, Richard

Strauss, qui s’était imposé comme avant-gardiste, va ignorer ces

excès de vitesse et, à 45 ans, il se résout à une prospection néobaroque

lui permettant d’exploiter ses acquis avec raffinement

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(Le Chevalier à la rose, 1911, Ariane à Naxos, 1916, la Femme sans

ombre, 1919). Néanmoins, lorsque la Symphonie alpestre fut donnée

hors d’Allemagne, un Stravinsky se gaussa de son anachronisme

descriptif, parlant de «musique à suivre un Baedeker en

main»… Comme de coutume en matière d’esthétique, tout le

monde a raison et Strauss lui-même se situait avec sérénité, aiguillonnant

son hamletien librettiste en lui confessant: c’est vraiment

un bon morceau.

Non pas un mais une bonne dizaine d’épisodes délectables! Et

si, un siècle après les rages héroïques de Beethoven, la grandeur

ne fait plus recette, il est clair qu’à travers les Debussy, les Stravinsky,

les Ravel et, justement, les Strauss (quelles qu’aient été

leurs esthétiques), nous sommes amenés à entendre Beethoven

infiniment mieux qu’un 19 e siècle dévot à l’image réductrice d’un

Titan hirsute, agrippé à son intégrité révolutionnaire… Le jardin

des Dieux n’est divin que par la diversité de ses fleurs! Et tant

pis si l’exaltation nietzschéenne se cultive désormais comme une

plate-bande et se gère selon les intentions d’un tulipiste…

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Inspirationen aus der Natur

Das Klavierkonzert N° 2 von Johannes Brahms

Wolfgang Fuhrmann

Anfang Mai 1878 machte Brahms auf der Rückkehr von seiner

ersten Italienreise in Pörtschach am Wörthersee Station. In ungewohntem

Enthusiasmus schrieb er an seinen Freund und späteren

ersten Biographen Max Kalbeck: «In Italien haben wir den

Frühling zum Sommer werden sehen, und hier lebt er noch in

den ersten Kindertagen. Es ist entzückend.» Ein Entzücken, das

musikalische Früchte trug, notiert er doch in seinen Taschenkalender:

«6. t Mai Clavier-Concert B dur.» Kalbeck bestätigte

später, dass Brahms an diesem Tag, dem «Vorabend seines Geburtstages,

den die Muse selten vorübergehen ließ, ohne ihren

Liebling zu bedenken», Themen zu seinem Zweiten Klavierkonzert

einfielen – sein erster Versuch in dieser Gattung, ein rechtes

Schmerzenskind, lag mittlerweile fast ein Vierteljahrhundert zurück.

Vielleicht zählte zu diesen auch der zauberhafte Beginn des

Werks: Ein Horn erklingt, eine ruhige Melodie in weitem Bogen,

die Sphäre der Natur, des versöhnten Idylls beschwörend, und

von den tiefsten Lagen des Klaviers antwortet seinem Ruf, in Akkorden

langsam emporsteigend, ein Echo wie das Spiegelbild der

Landschaft im sanft gewellten Wasser des Sees.

In dem erst 1881 vollendeten Konzert scheint die Pörtschacher

Idylle erinnert, aber auch gebrochen. Denn der friedvolle Charakter

der ersten Takte bleibt nicht lange gewahrt. Ein unvermutet

stürmischer Ausbruch des Klaviers schließt sich an und

steigert das Hauptthema bis zum neuerlichen Einsatz, diesmal

im massiven Orchesterklang. Diese jähen Trotz- oder Zornausbrüche

prägen die Landschaft des Konzerts nicht weniger als die

visionären Naturtöne des Horns, die an formal entscheidenden

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Stellen immer wieder in Erscheinung treten (wobei das wandlungsfähige

Thema den verschiedensten Varianten und Fortspinnungen

unterworfen wird). Das in der orchestralen Einleitung

von den Geigen vorgestellte lyrisch dahinfließende Seitenthema

wird vom Pianisten an entsprechender Stelle mit einer jähen

Wendung nach Moll in einen leidenschaftlichen Ausbruch, ja

fast einen Wutanfall umgedeutet. Und die störrische Figur, die

in der Einleitung den versunkenen Ton der ersten Takte durchbrochen

hatte, spielt auch in der Durchführung den Störenfried.

Ein durchweg heiteres, abgeklärtes Werk, wie es so oft behauptet

wird, ist dieses Konzert nicht.

Auch der darauffolgende Satz im Allegro appassionato, ein – für

die Gattung ungewöhnliches – Scherzo in Sonatenform, ist von

großer, leidenschaftlicher Vehemenz; das jäh anspringende erste

Thema überschlägt sich geradezu, der Austausch zwischen Solist

und Orchester nimmt zuweilen kämpferische Züge an. Nach

dem eher täppisch auftretenden Trio, das für den Solisten aber

überaus heikle Doppeloktavpassagen aufweist, gerät die Reprise

des Scherzo in für Brahms typischer Weise zunächst ins Zögern,

bleibt fast stecken, um dann umso vehementer loszubrechen.

Auf diesen Satz folgt ein verinnerlichtes Andante, mit dem das

Konzert eine Wendung ins Verhaltene, fast Kammermusikalische

nimmt. An Kammermusik erinnern die Präsentation des Themas

im Solo-Cello oder der schwärmerisch-improvisatorische Einsatz

des Klaviers, das in filigraner Führung fast ohne thematische

Bezüge ein Nocturne anzustimmen scheint. Die Stimmung dieser

Passagen bewegte Theodor Billroth zu dem Ausruf «Mondscheinnacht

in Taormina» – Billroth hatte Brahms auf seiner Italienreise

begleitet, die allerdings nicht nach Sizilien führte. Die

Verinnerlichung erreicht dann einen Höhepunkt in der Verlangsamung

des Tempos und dem Wechsel nach Fis-Dur; zu fast hingetupften

Tönen des Klaviers zitieren zwei orgeltonartig aushaltende

Klarinetten aus Brahms’ Lied «Todessehnen», das im selben

Mai 1878 entstand wie die ersten Entwürfe zum Konzert: «Hör

es, Vater in der Höhe, aus der Fremde fleht Dein Kind.»

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Johannes Brahms

(Portrait von Willy von Beckerath, 1896)

Das Finale ist nach diesen teils monumentalen, teils tief empfundenen

Sätzen ein bewusst leichtgewichtiger Abschluss, ein

Allegretto grazioso, in dem Brahms die reduzierte Orchestration

des vorangehenden Satzes ohne Pauken und Trompeten beibehält

und vorwiegend tänzerische Gedanken aneinanderreiht: ein

scherzohaft spielerischer als Hauptthema, ein ‹ungarisch› schwerblütiger

als Seitenthema, der zwei weitere, fast spieldosenhaft

graziöse Melodien einrahmt. Einen so lockeren Formbau gibt es

selten bei Brahms, und auch der Solist scheint erstmals ganz ungehemmt

seiner Spiellaune frönen zu dürfen. Abgesehen von einer

kleinen Eintrübung am Ende des Satzes, wo das ‹ungarische›

Thema leise verklingt, stört nichts die Lieblichkeit dieses Satzes.

Entspannter hat Brahms wohl kaum je komponiert. Ob sich

auch dies den Eindrücken vom Wörthersee verdankt?

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«Anbetung der ewigen

herrlichen Natur»

Die Alpensinfonie von Richard Strauss

Melanie Wald-Fuhrmann

Die Alpensinfonie ist ein Nachzügler in der Reihe der Strauss’schen

Tondichtungen: Fünfzehn Jahre lang konzipierte, skizzierte, komponierte

und entwarf er an dem Stoff. Als das Werk 1915 unter

seiner Leitung durch die Sächsische Hofkapelle in Berlin uraufgeführt

wurde, hatte sich der Komponist gefeierter Tondichtungen

längst zu einem Komponisten nicht weniger enthusiastisch begrüßter

Opern gewandelt.

Vordergründig ist das einsätzige Werk die orchestrale Beschreibung

einer ganztägigen Wanderung in den Alpen, wobei dem Hörer

in Form eines «symphonischen Dioramas» (so der Strauss-Biograph

Richard Specht) eine bunte Fülle von Aussichten und Ereignissen

geboten wird, über deren Art die programmatischen Eintragungen

in der Partitur Auskunft geben: Der oder die Wanderer brechen

noch in der Nacht auf, erleben den Sonnenaufgang mit und

beginnen ihren Anstieg. Von ferne zieht ein Jagdtrupp vorbei –

wie Wagner zu Beginn des zweiten Tristan-Aktes setzt Strauss hier

ein hinter der Bühne spielendes Blechbläser-Ensemble ein. Dann

betreten die Wanderer den Wald, gehen eine Weile neben einem

plätschernden Bach entlang, dessen Lauf zu einem Wasserfall führt.

Auch über Blumenwiesen und eine Alm – hier gibt Strauss dem

Schlagzeuger Herdenglocken in die Hand – führt der Weg. Dann

folgt der mühsame Teil des Aufstiegs «durch Dickicht und Gestrüpp

auf Irrwegen», ein Gletscher muss noch überquert, «gefahrvolle

Augenblicke» überstanden werden, ehe die Wanderer – ungefähr

in der Mitte des Werkes – den Gipfel erreichen und zum

Einsatz der Orgel die erhabene Aussicht genießen. Dort schlägt

das Wetter um, Nebel steigen auf und die Sonne verfinstert sich.

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Ein Sturm zieht auf. Schließlich bricht ein Gewitter los und die

Wanderer eilen hastig herab ins Tal. Schließlich geht die Sonne

wieder unter, die Ereignisse des Tages klingen in den Wanderern

nach und es wird wiederum Nacht.

All das hat Strauss mit einer Fülle von charakteristischen Themen

und Motiven versehen sowie virtuos orchestriert, um so die größtmögliche

Suggestivität zu erreichen. Wenn er nach der Uraufführung

zu Protokoll gab: «Jetzt endlich habe ich instrumentieren

gelernt», ist das zwar eine Koketterie, weist aber doch auf die herausragende

orchestrale Kunst dieser Partitur hin. Das enorm große

Orchester verfügt über einen besonders großen Bläserapparat,

Orgel und Celesta, dazu noch Wind- und Donnermaschinen sowie

Glocken und Herdengeläut. Diesem massigen Klangkörper

entlockt Strauss zahllose differenzierte und fein ausgehörte Klangfarben,

die besonders in den auf eine fast schon impressionistische

Stimmungsevokation ausgelegten Partien – etwa der Wiese, dem

Wasserfall oder dem aufsteigenden Nebel – in Erscheinung treten.

Die Menge der Themen und Motive mag beim ersten Hören zu

überfordern scheinen. Und doch lässt sich eine gewisse Ordnung

erkennen: Die meisten Themen dienen der Gestaltung einer Episode

der Wanderung, malen einen Ausblick, eine Station oder

Witterung, evozieren die Geräuschkulisse von Wald, Bach oder Wasserfall.

Dem steht als das eigentliche Hauptthema das Aufstiegsthema

entgegen, das in immer wieder anderen Abwandlungen

das gesamte Werk durchzieht. Es wird zunächst unbegleitet im

Unisono von Celli und Kontrabässen vorgestellt und bildet mit

seinem energisch aufspringenden Gestus graphisch wie charakterlich

den kräftigen Schritt der Wanderer nach, vermag später aber

auch ihr Stolpern durch das Dickicht oder ihr rasches Herabeilen

auszudrücken. Wenn es schweigt, dann um einem Naturbild

oder der betrachtenden Schau der Wanderer Raum zu geben.

«Wie schön!»

Denn diesen gleichsam objektiven Themen stehen solche der subjektiven

Empfindung gegenüber. Die Perspektive wechselt dabei

vom Außen ins Innen: Das wichtigste dieser Themen ist das-

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jenige, das Strauss in den Skizzen das «Wie schön!-Thema» nannte.

Es erklingt zum ersten Mal in der Klarinette und den Violinen

im Abschnitt «Auf blumigen Wiesen» und kehrt dann sich breit

aussingend auf dem Gipfel und im «Nachklang» wieder. Tatsächlich

vermeint man hier, ein entzückt ausgerufenes «Wie schön!»

zugleich mit einem tiefen Durchatmen zu hören. Auf dem Gipfel

erklingt aber zunächst eine solistische, nur von einem Violintremolo

begleitete Oboenmelodie, von Strauss als «ermattetes

Entzücken» beschrieben und insofern ebenso als innere Stimme

des Wanderers gemeint.

Dennoch: Die Alpensinfonie ist mehr als nur ein – freilich ausgesprochen

attraktiver – bunter musikalischer Bilderbogen bzw.

– so ein Kritiker – «Kinomusik». Strauss formulierte das in einem

Brief an Romain Rolland wie folgt: «Für mich ist das poetische

Programm nichts weiter als der Form-bildende Anlass zum Ausdruck

und zur rein musikalischen Entwicklung meiner Empfindungen

– nicht, wie Sie glauben, nur eine musikalische Beschreibung

gewisser Vorgänge des Lebens.» Wie alle ambitionierten

programmmusikalischen Werke folgt auch die Alpensinfonie zum

einen einem elaborierten symphonischen Formplan und weist

zum anderen auf höhere Ideen hin.

Zunächst zur Form: Wie meist sind in der einsätzigen Anlage

Gestaltungsprinzipien eines symphonischen Kopfsatzes mit solchen

der viersätzigen Symphonieform verschränkt, die Bezeichnung

«Sinfonie» also durchaus gerechtfertigt. Strauss wählte sich seinen

programmatischen Vorwurf so, dass er ihn als einen symmetrischen

Bogen gestalten konnte. Um das breit auskomponierte

Gipfelerlebnis herum, das zugleich als eine Art langsamer Satz

gehört werden kann, gruppieren sich der An- und der Abstieg:

Ersterer als Exposition des thematischen Materials, Letzterer

als Rekapitulation in weitgehend umgekehrter Reihenfolge und

rascherer Aufeinanderfolge, wobei in beiden Teilen auch bereits

Variations- und Durchführungsmomente eine Rolle spielen. Den

Rahmen bilden die als Einleitung bzw. Coda zu hörenden Teile

Nacht-Sonnenaufgang bzw. Sonnenuntergang-Nacht, auch sie

durch ein gemeinsames Motiv verklammert. Im Nacht-Teil sinkt

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Richard Strauss

(Photographie von Emil Bieber, 1907)

das eintaktige Motiv mit dem langen ersten Ton durch das gesamte

Orchester bis zur tiefsten Dunkelheit herab – da der Schlusston in

jeder Stimme liegenbleibt, entsteht so am Ende ein zwölftöniger

Cluster! –, um dann zum Sonnenaufgang geradezu hymnisch

verwandelt in einer gleißenden Klangmischung aus Trompeten,

hohen Holzbläsern und Glocken zu erscheinen und so das Herabströmen

des Sonnenlichts zu evozieren (auf dem Höhepunkt

des Werkes in der Gipfelszene wird das Sonnenthema ebenfalls

erscheinen): ein Glanzstück Strauss’scher Verwandlungskunst.

Diese geradezu geometrisch exakte Bogenform garantiert gemeinsam

mit der motivisch-thematischen Arbeit mithin den rein musikalischen

Zusammenhang des Werks, das so eigentlich auch ohne

das Wissen um das Programm einen symphonischen Sinn ergeben

kann. Und dennoch sind Strauss’ Tondichtungen natürlich viel

mehr als nur ‹absolute Musik›. Dass Strauss mit der Alpensinfonie

nicht nur ein Erlebnisaufsatz vorgeschwebt hat, verraten bereits

einige innermusikalische Elemente. So fällt zum einen das gerade-

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zu Enzyklopädische des Werkes auf, das das Besondere der Bergtour

ins Allgemeine aufzuheben geeignet ist: Der umschriebene

Kreis von der Nacht über den Tag zur Nacht etwa ist derart archetypisch,

dass er sich einem Verständnis als Metapher für den Lebensweg

des Menschen geradezu aufdrängt, zumal Aspekte von Arbeit,

Ruhe, Triumph und existenzielle Bedrohung in ihn verwoben sind.

Ein zweiter Moment ist das beinahe systematische Ausschreiten

nahezu aller in Musik möglicher Stimmungs- und Empfindungslagen

vom Lieblichen bis zum Erhabenen, verschränkt mit musikalischen

Charakterszenen wie Sonnenaufgang, Jagd, Pastorale

und Sturm sowie dem Arsenal naturbezogener Lautmalerei.

Enzyklopädisch scheint ferner, wie Strauss in diesem Werk sämtliche

musikalische Kunst- und Satzmittel vereint: klassische achttaktige

Themenperioden werden mit komplizierten kontrapunktischen

Techniken konfrontiert, Passagen im Bläserchoralstil stehen

solche mit modernster alterierter Harmonik gegenüber, thematische

Prägnanz wird abgelöst von impressionistischen Klangflächen.

Damit ist bereits deutlich auf eine übergeordnete, allumfassende

Idee hingewiesen. Ein Blick in die komplizierte Entstehungsgeschichte

des Werks vermag diese noch zu verdeutlichen: Zunächst

schwebte Strauss nämlich eine «Künstlertragödie» in Anlehnung

an das Leben des Schweizer Malers Karl Stauffer vor. Damit hätte

er noch einmal ein ihn in vielen seiner Tondichtungen beschäftigendes

Thema aufgenommen. Etwas später verschob er den Schwerpunkt

auf den Alpenstoff, ehe er 1902 folgenden oft zitierten Eintrag

in seinem Schreibkalender vornahm: «Ich will meine Alpensinfonie:

den Antichrist nennen, als da ist: sittliche Reinigung

aus eigener Kraft, Befreiung durch die Arbeit, Anbetung der ewigen

herrlichen Natur.» Das Natur- und Künstlermotiv verquickte sich

für Strauss also mit Gedanken, wie sie Nietzsche in seiner letzten,

erst 1894 posthum veröffentlichten Schrift formuliert hatte und

wie sie Strauss, dem selbst ernannten «griechischen Germanen»

und dezidierten Atheisten, zeitlebens nahe standen. Zwar zog er

den Titel «Antichrist» dann kurz vor der Uraufführung des Werks

zurück, doch gerade der naturreligiöse Aspekt ist der Alpensinfonie

auch so allenthalben anzuhören.

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Orchestre Philharmonique

du Luxembourg

Emmanuel Krivine

Directeur musical

Konzertmeister

Philippe Koch

Haoxing Liang

Premiers violons /

Erste Violinen

Fabian Perdichizzi

Nelly Guignard

Matthieu Handtschoewercker

Daniel Anciaux

Michael Bouvet

Yulia Fedorova

Larry Francini

Andréa Garnier

Silja Geirhardsdottir

Jean-Emmanuel Grebet

Attila Keresztesi

Na Li

Darko Milowich

Damien Pardoen

Angela Münchow-Rathjen

Fabienne Welter

Seconds violons /

Zweite Violinen

Osamu Yaguchi

NN

NN

Irène Chatzisavas

Jorge Cruz

Mihajlo Dudar

Sébastien Grébille

Marina Kalisky

Jun Qiang

Andreas Stypulkowski

Ko Taniguchi

Gisela Todd

Xavier Vander Linden

Rhonda Wilkinson

Barbara Witzel

NN

Altos / Bratschen

Ilan Schneider

Dagmar Ondracek

Kris Landsverk

Pascal Anciaux

Jean-Marc Apap

Olivier Coupé

Aram Diulgerian

Claire Foehr

Bernhard Kaiser

Olivier Kauffmann

Utz Koester

Petar Mladenovic

Violoncelles / Violoncelli

Aleksandr Khramouchin

Ilia Laporev

Niall Brown

Xavier Bacquart

Vincent Gérin

Sehee Kim

Katrin Reutlinger

Marie Sapey-Triomphe

Karoly Sütö

Laurence Vautrin

Esther Wohlgemuth

26


Contrebasses / Kontrabässe

Thierry Gavard

Eckhard Rudolph

Dariusz Wisniewski

Gilles Desmaris

Gabriela Fragner

André Kieffer

Benoît Legot

Isabelle Vienne

Flûtes / Flöten

Etienne Plasman

Markus Brönnimann

Hélène Boulègue

Christophe Nussbaumer

Hautbois / Oboen

Fabrice Mélinon

Philippe Gonzalez

Anne-Catherine Bouvet-Bitsch

Olivier Germani

Clarinettes / Klarinetten

Olivier Dartevelle

Jean-Philippe Vivier

Bruno Guignard

Emmanuel Chaussade

Bassons / Fagotte

David Sattler

Etienne Buet

François Baptiste

Stéphane Gautier-Chevreux

Trompettes / Trompeten

Adam Rixer

Simon Van Hoecke

Isabelle Marois

Niels Vind

Trombones / Posaunen

Gilles Héritier

Léon Ni

James Kent

Trombone basse / Bassposaune

Vincent Debès

Tuba

Csaba Szalay

Timbales / Pauken

Simon Stierle

Benjamin Schäfer

Percussions / Schlagzeug

Béatrice Daudin

Benjamin Schäfer

Klaus Brettschneider

Harpe / Harfe

Catherine Beynon

Cors / Hörner

Miklós Nagy

Leo Halsdorf

Kerry Turner

Marc Bouchard

Patrick Coljon

Mark Olson

27


Interprètes

Biographies

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Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Emmanuel Krivine Directeur musical

L’Orchestre Philharmonique du Luxembourg (OPL) incarne la

vitalité culturelle de ce pays à travers toute l’Europe depuis ses

débuts éclatants en 1933 sous l’égide de Radio Luxembourg

(RTL). Depuis 1996, l’OPL est missionné par l’État. Il entre en

2005 en résidence à la Philharmonie Luxembourg, une salle parmi

les plus prestigieuses d’Europe avec laquelle il forme une seule

entité depuis janvier 2012.

L’OPL est particulièrement réputé pour l’élégance de sa sonorité.

L’acoustique exceptionnelle de la Philharmonie Luxembourg,

vantée par les plus grands orchestres, chefs et solistes du monde,

les relations de longue date de l’orchestre avec des maisons

telles que la Salle Pleyel à Paris et le Concertgebouw d’Amsterdam,

des festivals tels que Musica à Strasbourg et Ars Musica

à Bruxelles, contribuent à cette réputation. Mais c’est surtout

l’alliage de musicalité et de précision de son directeur musical,

Emmanuel Krivine, ainsi que la collaboration intensive de l’orchestre

avec des personnalités musicales de premier plan (Evgeny

Kissin, Julia Fischer, Jean-Yves Thibaudet, Jean-Guihen Queyras,

etc.), qui lui assurent une place de choix dans le paysage musical.

C’est ce dont témoigne par exemple la liste impressionnante

des prix du disque remportés ces seules six dernières années

pour une vingtaine d’enregistrements (Grand Prix Charles Cros,

Victoires de la musique classique, Orphée d’Or de l’Académie

du Disque Lyrique, Preis der Deutschen Schallplattenkritik, Télérama

ffff, Pizzicato Excellentia, IRR Outstanding, BBC Music

28


Orchestre Philharmonique du Luxembourg

(Photo: Blitz)

Choice, ainsi que plusieurs Diapasons d’Or, Chocs du Monde

de la Musique, Pizzicato Supersonic, Classica R10, parmi bien

d’autres distinctions).

Actuellement dans sa sixième saison, Emmanuel Krivine est le

sixième Directeur musical de l’OPL (après Henri Pensis, Louis

de Froment, Leopold Hager, David Shallon et Bramwell Tovey).

Disciple de Karl Böhm, Emmanuel Krivine tient à l’idéal d’un

orchestre symphonique s’adaptant à tous les langages et répertoires

disponibles. Cette ouverture et la clarté de ses interprétations

ont permis à l’OPL de s’établir comme «un orchestre

clair et élégant, d’une belle palette de couleurs» (Le Figaro),

«libre de tout décorum et autres nébuleuses, doté d’un style

sûr et d’une attention portée aux détails de chacune des pièces»

(WDR). Outre le répertoire classique et romantique, la musique

du 20 e et du 21 e siècle occupe une place importante dans la programmation

de l’orchestre: des œuvres d’Ivo Malec, Hugues

Dufourt, Toshio Hosokawa, Klaus Huber, Bernd Alois Zimmermann,

Helmut Lachenmann, Georges Lentz, Philippe Gaubert, Gabriel

29


30

Pierné, Arthur Honegger et bien d’autres, sont régulièrement

interprétées par l’orchestre, qui a par ailleurs enregistré l’intégrale

de l’œuvre orchestral de Iannis Xenakis.

Cette diversité se reflète également dans la variété des manifestations

auxquelles l’OPL participe: productions lyriques au

Grand Théâtre de Luxembourg, ciné-concerts tels que «Live

Cinema» avec la Cinémathèque de la Ville de Luxembourg, soirées

«Pops at the Phil» avec des stars telles que Patti Austin,

Dionne Warwick, Maurane ou Angélique Kidjo, concerts en plein

air avec des groupes de jazz ou de rock lors de la Fête de la

Musique, etc. On compte entre autres, parmi les partenaires

musiciens de la saison 2012/13, les solistes Anna Caterina Antonacci,

Gautier et Renaud Capuçon, Eric Cutler, Veronika Eberle,

Susanne Elmark, Isabelle Faust, Nelson Freire, Martin Fröst,

François-Frédéric Guy, Igor Levit, Radu Lupu, Tedi Papavrami,

Jean-Guihen Queyras, Julian Rachlin et Albina Shagimuratova,

ou encore les chefs Christoph Altstaedt, Frans Brüggen, Pierre

Cao, Reinhard Goebel, Jakub Hrůša, Eliahu Inbal, Alexander Liebreich,

Susanna Mälkki, Kazushi Ono, Pascal Rophé, Thomas

Søndergård, Lucas Vis, Jan Willem de Vriend, Gast Waltzing et

Lothar Zagrosek.

Un répertoire et un public très larges, l’estime de musiciens de

très haut vol – à ces points communs de l’OPL avec la Philharmonie

Luxembourg, s’en ajoute un autre: l’importance accordée

à une médiation musicale pleine d’invention, à destination des

enfants et adolescents, mais aussi des adultes. Depuis 2003,

le département éducatif de l’orchestre, «login:music», organise

des concerts et des ateliers pour les scolaires, les enfants et

les familles, produit des DVD, programme des «concerts de

poche» dans les écoles et les hôpitaux et fait participer des

classes à la préparation de concerts d’abonnements. Il produit

également le cycle «Dating:» qui, avec l’aide de comédiens et

de supports multimédias, fait découvrir des œuvres de compositeurs

variés.

En accord avec son pays, le Grand-Duché du Luxembourg, l’OPL

s’ouvre à l’Europe et sur le monde. L’orchestre avec ses 98

musiciens, issus d’une vingtaine de nations (dont les deux tiers

viennent du Luxembourg ou des pays limitrophes: France, Alle-


magne et Belgique) affirme sa présence dans la Grande Région

par un large éventail de concerts et d’activités. Les tournées

mènent l’OPL dans de nombreux centres musicaux à travers

l’Europe (dont Paris, Vienne, Berlin, Munich, Francfort, Salzbourg,

Bruxelles, Amsterdam, Londres, Athènes, Prague, Naples, Rome

et Moscou) ainsi que vers l’Asie et les États-Unis. Les concerts

de l’OPL sont régulièrement retransmis par la radio luxembourgeoise

100,7 et diffusés sur le réseau de l’Union européenne

de radio-télévision (UER).

L’OPL est subventionné par le Ministère de la Culture du Grand-

Duché, ainsi que par la Ville de Luxembourg. Ses partenaires

sont la BGL BNP Paribas, la Garage Arnold Kontz, HSBC, KBL

European Private Bankers et P&T. L’OPL bénéficie de la mise à

disposition par BGL BNP Paribas du violoncelle «Le Luxembourgeois»

de Matteo Goffriller.

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Emmanuel Krivine Music director

The orchestra of the Grand Duchy, the Orchestre Philharmonique

du Luxembourg (OPL), represents a very dynamic part of the

culture of its country. Since its stunning debut in 1933 under

the aegis of Radio Luxembourg (RTL), the orchestra has been

present all over Europe. Publicly administered since 1996, the

OPL has been, since 2005, in residence at the Philharmonie

Luxembourg, one of the most prestigious concert halls in Europe.

Since January 2012 both institutions have formed one and the

same entity.

The acoustics of its residence, praised by great orchestras, conductors

and soloists all over the world, its long-standing connections

with institutions like the Salle Pleyel in Paris and the Amsterdam

Concertgebouw and with festivals like Musica (Strasbourg)

and Ars Musica (Brussels) have contributed to making

the OPL an orchestra renowned for the elegance of its sonority.

Moreover, the precision and musicality of its music director,

Emmanuel Krivine, and the orchestra’s close collaboration with

first-rate musical personalities such as Evgeny Kissin, Julia

Fischer, Jean-Yves Thibaudet and Jean-Guihen Queyras have

33


34

consolidated the orchestra’s reputation. Its standing has been

confirmed by an impressive list of prizes awarded for some

twenty CDs, all released in the last six years: Grand Prix Charles

Cros, Victoires de la musique classique, Orphée d’Or de l’Académie

du Disque Lyrique, Preis der Deutschen Schallplattenkritik,

Télérama ffff, Pizzicato Excellentia, IRR Outstanding, BBC

Music Choice, as well as several Diapasons d’Or, Choc du Monde

de la Musique, Pizzicato Supersonic, Classica R10 and many

others.

Now in his sixth season, Emmanuel Krivine is the sixth music

director of the OPL (after Henri Pensis, Louis de Froment,

Leopold Hager, David Shallon and Bramwell Tovey). A disciple

of Karl Böhm, Emmanuel Krivine holds to the ideal of a symphony

orchestra, adapting to all available idioms and repertoires. This

open attitude and the clarity of his readings have enabled the

OPL to make a name for itself as «a transparent, elegant orchestra

with a beautiful palette of colours» (Le Figaro), «free from

anything flowery or nebulous but imbued with stylistic security

and attuned to the specific qualities of each piece» (WDR).

Alongside the classic and romantic repertoire, the orchestra’s

programme reserves an important place for music of the twentieth

and twenty-first centuries: works by Ivo Malec, Hugues

Dufourt, Toshio Hosokawa, Klaus Huber, Bernd Alois Zimmermann,

Helmut Lachenmann, Georges Lentz, Philippe Gaubert,

Gabriel Pierné, Arthur Honegger and many others are regularly

performed. The orchestra has also recorded the complete orchestral

works of Iannis Xenakis.

The orchestra demonstrates its diversity with regular opera productions

staged at the Grand Théâtre de Luxembourg; film concerts

like «Live Cinema» in collaboration with the Cinémathèque

de la Ville de Luxembourg; «Pops at the Phil» evenings with such

stars as Patti Austin, Dionne Warwick, Maurane and Angélique

Kidjo; open-air concerts with jazz and rock groups as part of the

Fête de la Musique and so on. Soloists featured in the 2012/13

season include Anna Caterina Antonacci, Gautier and Renaud

Capuçon, Eric Cutler, Veronika Eberle, Susanne Elmark, Isabelle

Faust, Nelson Freire, Martin Fröst, François-Frédéric Guy, Igor

Levit, Radu Lupu, Tedi Papavrami, Jean-Guihen Queyras, Julian


Thomas Søndergård

(photo: Andy Buchanan)

Rachlin and Albina Shagimuratova, and conductors Christoph

Altstaedt, Frans Brüggen, Pierre Cao, Reinhard Goebel, Jakub

Hrůša, Eliahu Inbal, Alexander Liebreich, Susanna Mälkki, Kazushi

Ono, Pascal Rophé, Thomas Søndergård, Lucas Vis, Jan Willem

de Vriend, Gast Waltzing and Lothar Zagrosek.

Alongside its extensive repertoire and wide-ranging audiences,

as well as the esteem of high calibre musicians, one further point

links the OPL and the Philharmonie Luxembourg: the importance

they both attach to innovative education and outreach activities

for children, teenagers and adults. Since 2003, the orchestra’s

own music education team «login:music» has organised concerts

and workshops for schools, children and families; DVD productions

as well as ‹pocket concerts› in schools and hospitals.

In addition, it prepares school classes for subscription concerts

with music appreciation workshops, and it arranges the «Dating:»

cycle, which draws on actors and multi-media tools for

encounters with the works of selected composers.

The Grand Duchy of Luxembourg and the OPL share a common

spirit of openness towards Europe and the world. The 98 musicians

hailing from some 20 different nations (two thirds from

36


Luxembourg and its neighbour countries France, Germany and

Belgium) are active throughout the Greater Region with numerous

concerts and activities. Tours take the orchestra to many music

venues in Europe (including Paris, Vienna, Berlin, Munich, Frankfurt,

Salzburg, Brussels, Amsterdam, London, Athens, Prague,

Naples, Rome and Moscow) as well as in Asia and the USA.

OPL concerts are regularly broadcast by Luxembourg radio 100,7

and internationally by the European Broadcasting Union (EBU).

The OPL is supported financially by the Ministry of Culture of

the Grand Duchy and by the City of Luxembourg. Its partners

are BGL BNP Paribas as well as Garage Arnold Kontz, HSBC,

KBL European Private Bankers and P&T. Since December 2012

a cello made by Matteo Goffriller (1659–1742) called «Le Luxembourgeois»

has been put at the OPL’s disposal by BGL BNP

Paribas.

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Thomas Søndergård direction

Le chef danois Thomas Søndergård est Principal Conductor du

BBC National Orchestra of Wales (BBCNOW) et aussi Principal

Guest Conductor du Royal Scottish National Orchestra (RSNO).

Il a été Principal Conductor et Musical Advisor du Norwegian

Radio Orchestra de 2009 à 2012. Son concert d’ouverture à la

tête du BBCNOW (comprenant la Symphony N° 5 de Sibelius)

a connu un triomphe auprès du public britannique ainsi que de

la presse, marquant une nouvelle ère pour l’orchestre. La saison

2013/14 comprend ses débuts à la tête de l’Atlanta Symphony

et de l’Orchestre National d’Ile de France et il retourne auprès

de l’Oslo Philharmonic, du Royal Stockholm Philharmonic, du

Danish National Symphony Orchestra, du National Arts Centre

Ottawa et de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse.

Des projets majeurs auprès de ces orchestres comprennent le

Requiem allemand de Brahms et la Neuvième Symphonie de

Mahler (BBCNOW), un concert célébrant les 100 ans de l’Usher

Hall (Édimbourg) et le chef-d’œuvre de Messiaen, la Turangalîla-Symphonie

(RSNO). Les futurs concerts en tant que chef

invité comprennent ses débuts auprès du Sydney Symphony

et il revient à la tête du Seattle Symphony, du Danish National

37


Symphony Orchestra, du Rotterdam Philharmonic et du Royal

Swedish Opera (Dialogue des Carmélites). Il collabore avec des

solistes acclamés dans le monde entier, tels que Janine Jansen,

Vilde Frang, Nina Stemme, Truls Mørk, James Ehnes, Julia

Fischer et Ingrid Fliter. Les points forts des saisons récentes

comprennent ses débuts aux BBC Proms (avec BBCNOW),

une tournée européenne avec EUYO, sa direction du Brussels

Philharmonic, des orchestres symphoniques de Seattle, Houston

et de la BBC, de l’Oslo Philharmonic, une tournée européenne

avec la Junge Deutsche Philharmonie et des concerts à

la tête du Rotterdam Philharmonic, à l’Aspen Festival, à la tête

du Danish National Symphony, du CBSO, des Bamberger Symphoniker

et de l’orchestre de la radio suédoise. Son plus recent

programme à la tête du Swedish Radio Symphony Orchestra

(Symphony N° 5 de Nielsen) a été qualifié d’«égal à celui des

grands pionniers de l’interprétation de Nielsen… Il est difficile

d’imaginer une meilleure interprétation de cette remarquable

symphonie.» (Dagens Nyheter). Søndergård est également un

chef acclamé à l’opéra et pour la saison 2012/13, il se produit au

Royal Danish Opera (La petite renarde rusée) et au Royal Swedish

Opera (Turandot avec Nina Stemme), à la suite de Tosca

en 2011. En 2008, il a fait ses débuts avec un grand succès à

la Staatsoper de Stuttgart (Tosca), et y est retourné en 2010

pour Luisa Miller. Il a été décrit comme «une sensation» à ses

débuts au Royal Danish Opera en 2005, où il a dirigé l’opéra de

Poul Ruders, Kafka’s Trial: «Il est ce qu’il est arrivé de meilleur à

l’opéra depuis de nombreuses années». Il a dirigé des productions

au Royal Danish Opera à Copenhague ainsi qu’en tournée

à travers le Danemark, dont Il barbiere di Siviglia, Le nozze di

Figaro et La bohème ainsi que Le Sacre du Printemps et Pulcinella

pour le Royal Danish Ballet. Admiré pour ses interpretations

du repertoire scandinave contemporain, sa discographie

comprend nombre de partitions symphoniques. Son enregistrement

avec Vilde Frang pour EMI (Concertos pour violon de Sibelius

et Prokofiev) avec l’orchestre de la WDR Köln a été publié

en 2010 et a reçu d’excellentes critiques. Son disque le plus

récent pour le label Bridge Records du Second Concerto pour

piano de Ruders a été acclamé par la critique et nominé pour un

39


Gramophone Award dans la catégorie contemporaine en 2011.

La même année, il a été couronné par la Reine Ingrid du prestigieux

Foundation Prize, pour ses services rendus à la musique

au Danemark.

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Thomas Søndergård direction

Danish conductor Thomas Søndergård is Principal Conductor of

BBC National Orchestra of Wales (BBCNOW) and also Principal

Guest Conductor of Royal Scottish National Orchestra (RSNO).

He was Principal Conductor and Musical Advisor of the Norwegian

Radio Orchestra from 2009 to 2012. His opening concert

with BBCNOW (including Sibelius’ Symphony N° 5) was hailed

a triumph by UK audiences and press alike, marking a new era

for the orchestra. 2013/14 season includes debuts with Atlanta

Symphony and Orchestre National d’Ile de France and returns

to Oslo Philharmonic, Royal Stockholm Philharmonic, Danish

National Symphony Orchestra, National Arts Centre Ottawa

and Orchestre National du Capitole de Toulouse. Major projects

with his titled orchestras include Brahms’ German Requiem

and Mahler’s 9 th Symphony (BBCNOW), a concert celebrating

100 years of Usher Hall, Edinburgh and Messiaen’s masterpiece

Turangalîla (RSNO). Future guest invitations include his debut

with Sydney Symphony and returns to Seattle Symphony, Danish

National Symphony Orchestra, Rotterdam Philharmonic

and Royal Swedish Opera (Dialogue des Carmélites). He collaborates

with internationally-acclaimed soloists such as Janine

Jansen, Vilde Frang, Nina Stemme, Truls Mørk, James Ehnes,

Julia Fischer and Ingrid Fliter. Highlights of recent seasons include

debuts at BBC Proms (with BBCNOW), European touring

with EUYO, Brussels Philharmonic, Seattle, Houston and BBC

Symphonies, Oslo Philharmonic, European touring with Junge

Deutsche Philharmonie and visits to Rotterdam Philharmonic,

Aspen Festival, Danish National Symphony, CBSO, Bamberg

Symphony and Swedish Radio. His most recent programme

with Swedish Radio Symphony Orchestra (Nielsen Symphony

N° 5) received wide praise as «equal of the great pioneers of

Nielsen interpretation… It’s harder to imagine a finer perfor-

40


mance of this remarkable symphony.» (Dagens Nyheter). Søndergård

is also an acclaimed opera conductor and in the 2012/13

season appeared at both the Royal Danish (The Cunning Little

Vixen) and Royal Swedish Operas (Turandot with Nina Stemme),

following his success there with Tosca in 2011. In 2008 he made

his highly-successful Stuttgart Staatsoper début (Tosca), returning

in 2010 for Luisa Miller. He was described as «a sensation»

at his début with the Royal Danish Opera in 2005 conducting

Poul Ruders’ opera Kafka’s Trial: «He is one of the best things

that has happened to the art of opera for many years». He has

conducted productions for Royal Danish Opera both in Copenhagen

and on tour in Denmark; including Il barbiere di Siviglia,

Le nozze di Figaro and La bohème as well as Rite of Spring and

Pulcinella for the Royal Danish Ballet. Admired for his interpretations

of Scandinavian contemporary repertoire, his discography

includes a number of symphonic scores. His recording with

Vilde Frang on EMI (Sibelius and Prokofiev violin concerti) with

the orchestra of WDR Köln was released in 2010 to excellent

reviews. His most recent disc on Bridge Records of Ruders’

Second Piano Concerto was released to critical acclaim and

nominated for a Gramophone Award in the contemporary category

in 2011. In the same year, he was awarded the prestigious

Foundation Prize by Queen Ingrid for services to Music in Denmark.

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Igor Levit piano

Le jeune pianiste Igor Levit, l’un des «New Generation Artists»

de la BBC, a été aussi élu cette saison parmi les «Rising stars»

de l’ECHO, mettant ainsi en valeur le talent de Levit dans des

salles telles que le Bozar de Bruxelles, le Concertgebouw

d’Amsterdam, le Konzerthaus de Vienne et la Philharmonie

Luxembourg (25.10.2012). Il joue cette saison avec le Münchner

Kammerorchester, l’Orchestre National des Pays de la Loire,

le BBC Symphony Orchestra et l’Orchestre Philharmonique du

Luxembourg. Il jouera aussi en soliste lors d’un concert avec le

WDR Sinfonieorchester sous la direction de Krzysztof Urbański,

en tournée européenne avec la Nordwestdeutsche Philharmo-

41


42

nie et se produit dans le cadre de l’édition 2013 du Kissinger

Sommer Festival avec le Residentie Orkest sous la direction

de Lawrence Foster. Cette saison, Levit donne des récitals à la

Philharmonie de Cologne et à la Philharmonie Luxembourg, au

Megaron d’Athènes, au Konserthus de Stockholm, à l’Auditori

Pau Casals de Barcelone, au Symphony Hall de Birmingham, au

Palais des Arts de Budapest, au Festspielhaus Baden-Baden

et The Sage Gateshead. Levit est artiste en résidence pour

l’édition 2013 du Heidelberger Frühling, une fonction qui lui permettra

de se produire en récital et en tant que directeur artistique

de l’académie de musique de chambre du festival et il

jouera en soliste lors du concert de clôture du festival avec la

Deutsche Kammerphilharmonie Bremen sous la direction de Sir

Roger Norrington. Les points forts de la dernière saison, pour

les concerts avec orchestre, comprenaient des concerts avec

le London Philharmonic Orchestra (Vladimir Jurowski), le Budapest

Festival Orchestra (Iván Fischer) et le NDR Radiophilharmonie

Hannover (Eivind Gullberg Jensen), ainsi que ses débuts

avec la Sächsische Staatskapelle Dresden (Mikhail Jurowski).

En récital, il est retourné au Prinzregententheater de Munich,

à l’Alte Oper Frankfurt et a fait ses débuts à la Laeiszhalle de

Hambourg, au Mozarteum de Salzbourg et au Konzerthaus de

Berlin, ainsi qu’une tournée de récitals au Japon en février 2012.

Récemment, Igor Levit s’est produit dans le cadre de festivals

tels que le Klavierfestival Ruhr, le Rheingau Musik Festival, la

Beethovenfest Bonn, la Schumannfest Düsseldorf et la Musikfest

Stuttgart. Chambriste passionné, il a été le partenaire de

Lisa Batiashvili, François Leleux, Gautier et Renaud Capuçon,

Mischa Maisky, Maxim Vengerov, Lawrence Power, Maximilian

Hornung et Tabea Zimmermann, avec laquelle il va se produire

lors d’un concert à la Beethovenhalle de Bonn. Igor a

reçu quatre prix lors de l’édition 2005 de l’International Arthur

Rubinstein Piano Master Competition, en tant que plus jeune

artiste en lice; il a remporté le deuxième prix au Grand Prix International

Maria Callas d’Athènes en 2004, et le premier prix

à l’International Hamamatsu Piano Academy Competition au

Japon. Récemment diplômé de la Hochschule für Musik d’Hanovre,

Levit a atteint les plus hautes distinctions dans l’histoire


Igor Levit

(photo: Felix Broede)

de cet établissement. Parmi ses professeurs figurent Karl-Heinz

Kämmerling, Matti Raekallio, Bernd Goetzke, Lajos Rovatkay et

Hans Leygraf. Depuis 2003, Levit est soutenu par la Studienstiftung

des Deutschen Volkes et la Deutsche Stiftung Musikleben.

Il joue un Steinway D grand piano généreusement mis à sa disposition

par la fondation Independent Opera at Sadler’s Wells.

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Igor Levit piano

One of the BBC’s «New Generation Artists», young pianist Igor

Levit has also been announced as one of the artists taking part

in the ECHO «Rising stars» series this season, showcasing

43


44

Levit’s talent in venues such as Bozar in Brussels, Amsterdam’s

Concertgebouw, the Vienna Konzerthaus, and Philharmonie

Luxembourg (25.10.2012). Orchestral concerts this season

include performances with the Münchner Kammerorchester,

Orchestre National des Pays de la Loire, BBC Symphony Orchestra

and Orchestre Philharmonique du Luxembourg. He will

also appear as soloist with the WDR Sinfonieorchester under

Krzysztof Urbański, will tour Europe with Nordwestdeutsche

Philharmonie and perform at the 2013 Kissinger Sommer Festival

with the Residentie Orkest under Lawrence Foster. This season

sees Levit appear in recital at venues including the Cologne

and Luxembourg Philharmonies, Athens Megaron, Konserthus

in Stockholm, L’Auditori Pau Casals in Barcelona, Birmingham’s

Symphony Hall, Budapest’s Palace of Arts, Festspielhaus

Baden-Baden and the Sage Gateshead. Levit is Artist in Residence

at the 2013 Heidelberger Frühling, an appointment that

sees him perform in recital, act as Artistic Director at the festival’s

chamber music academy and appear as soloist at the festival’s

closing concert with the Deutsche Kammerphilharmonie

Bremen under Sir Roger Norrington. Last season’s orchestral

highlights included appearances with the London Philharmonic

Orchestra (Vladimir Jurowski), the Budapest Festival Orchestra

(Iván Fischer) and the NDR Radiophilharmonie Hannover (Eivind

Gullberg Jensen), as well as his debut with the Sächsische

Staatskapelle Dresden (Mikhail Jurowski). In recital, he returned

to the Prinzregententheater in Munich, Alte Oper Frankfurt, and

made debuts at the Laeiszhalle Hamburg, Mozarteum Salzburg,

and Konzerthaus Berlin, as well as a recital tour of Japan in February

2012. Levit recently performed at such festivals as the

Klavierfestival Ruhr, Rheingau Musik Festival, Beethovenfest

Bonn, Schumannfest Düsseldorf and Musikfest Stuttgart.

A devoted chamber musician, recital partners have included

Lisa Batiashvili, François Leleux, Gautier and Renaud Capuçon,

Mischa Maisky, Maxim Vengerov, Lawrence Power, Maximilian

Hornung and Tabea Zimmermann, with whom he will collaborate

in a concert at the Beethovenhalle Bonn. Igor took four prizes

at the 2005 International Arthur Rubinstein Piano Master Competition

as the youngest artist in the process, won second prize


at the 2004 International Maria Callas Grand Prix in Athens, and

first prize at the International Hamamatsu Piano Academy Competition

in Japan. Recently graduated from the Hochschule für

Musik in Hannover, Levit achieved the highest grades in the history

of the college. His teachers include Karl-Heinz Kämmerling,

Matti Raekallio, Bernd Goetzke, Lajos Rovatkay and Hans Leygraf.

Since 2003 Levit has been supported by the Studienstiftung

des Deutschen Volkes and the Deutsche Stiftung Musikleben.

He plays a Steinway D grand piano generously provided by

the foundation Independent Opera at Sadler’s Wells.

45


La plupart des programmes du soir de la Philharmonie sont

disponibles avant chaque concert en version PDF sur le site

www.philharmonie.lu

Die meisten Abendprogramme der Philharmonie finden

Sie schon vor dem jeweiligen Konzert als Web-PDF unter

www.philharmonie.lu

your comments are welcome on

www.facebook.com/philharmonie

Impressum

© Etablissement public Salle de Concerts

Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte 2013

Pierre Ahlborn, Président

Matthias Naske, Directeur Général

Responsable de la publication: Matthias Naske

Design: Pentagram Design Limited

Print Management: print solutions, Luxembourg

Tous droits réservés.

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