Programme du soir (PDF) - Philharmonie

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Programme du soir (PDF) - Philharmonie

OPL – Festconcerten

Vendredi / Freitag / Friday

05.07.2013 20:00

Grand Auditorium

«Operconcert am Summer»

Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Chœur de chambre les éléments

Christoph Altstaedt direction

Albina Shagimuratova soprano (Manon Lescaut)

Eric Cutler ténor (Le Chevalier des Grieux)

Vito Priante baryton (Lescaut, le cousin de Manon)

Anicio Zorzi Giustiniani ténor (Guillot de Morfontaine, un noble)

Derek Welton baryton-basse (Monsieur de Brétigny)

Nicolas Cavallier baryton-basse (Le Comte des Grieux,

le père du Chevalier)

Olivia Doray soprano (Poussette, une comédienne)

Carol García mezzo-soprano (Javotte, une comédienne)

Alisa Kolosova mezzo-soprano (Rosette, une comédienne)

Solistes de chœur

Jean-Baptiste Henriat baryton (L’hôtelier)

Marc Manodritta ténor (Un garde, Le sergent)

Pierre Virly baryton (Un garde, L’archer)

Édouard Hazebrouck ténor (Le joueur)

Joël Suhubiette direction de chœur

Muriel Corradini coaching linguistique

Evamaria Wieser casting vocal


Jules Massenet (1842–1912)

Manon. Opéra-comique en cinq actes et six tableaux (1881–1883)

Livret d’Henri Meilhac et Philippe Gille d’après l’abbé Prévost

(version concert / konzertante Aufführung, deutsche Übertitel)

Acte I (L’Hôtellerie d’Amiens)

Prélude

«Holà! Hé! Monsieur l’hôtelier!»

(Poussette, Javotte, Rosette, Guillot, De Brétigny, L’hôtelier)

«Allez à l’auberge voisine»

(Bourgeois et Bourgeoises, Voyageurs et Voyageuses,

Lescaut et les Gardes)

«Je suis encore tout étourdie» (Manon)

«Regardez-moi bien dans les yeux» (Lescaut)

«Voyons, Manon, plus de chimères» (Manon)

«Et je sais votre nom» (Des Grieux, Manon)

«Plus un sou! le tour est plaisant!»

(Lescaut, Guillot, De Brétigny, L’hôtelier, Poussette, Javotte,

Rosette, Bourgeois et Bourgeoises)

Acte II (L’appartement de Des Grieux et de Manon, rue Vivienne)

Prélude

«On l’appelle Manon» (Manon, Des Grieux)

«Enfin, les amoureux, je vous tiens tous les deux!»

(Lescaut, De Brétigny, Manon, Des Grieux)

«Adieu, notre petite table» (Manon)

«En fermant les yeux» (Des Grieux)

~70’


Acte III

(Le Cours-la-Reine)

«Voyez mules à fleurettes» (Marchands et Marchandes)

«C’est fête au Cours-la-Reine»

(Marchands et Marchandes, Bourgeois de Paris)

«La charmante promenade» (Poussette et Javotte)

«À quoi bon l’économie!» (Lescaut)

«Voici les élégantes!»

(Bourgeois et Bourgeoises, Marchands et Marchandes)

«Je marche sur tous les chemins!» (Manon)

Gavotte «Obéissons quand leur voix appelle» (Manon, Chœur)

«Pardon!… mais j’étais là» (Manon, Le Comte des Grieux)

Ballet

Préambule: La présentation «L’Opéra! voici l’Opéra!»

1 e entrée: Allegro moderato

2 e entrée: Andante

3 e entrée: Allegro – Allegro moderato

4 e entrée: Andante con moto – «C’est la fête au Cours-la-Reine»

(Le parloir du Séminaire de Saint-Sulpice)

«Quelle éloquence! l’admirable orateur!» (Les Dévotes)

«Épouse quelque bonne fille» (Le Comte des Grieux)

«Ah! fuyez, douce image» (Des Grieux)

«Pardonnez-moi, Dieu de toute puissance» (Manon)

«Oui! je fus cruelle et coupable!» (Manon, Des Grieux)

«N’est-ce plus ma main que cette main presse?» (Manon)


Acte IV (L’hôtel de Transylvanie)

«Le joueur sans prudence livre tout au hasard» (Les Aigrefins)

«À l’hôtel de Transylvanie» (Poussette, Javotte, Rosette)

«Manon, sphinx étonnant» (Des Grieux, Manon, Lescaut)

«À nous les amours et les roses»

(Manon, Poussette, Javotte, Rosette)

«Oui, je viens l’arracher à la honte!» (Le Comte des Grieux,

Manon, Des Grieux, Guillot, Poussette, Javotte, Rosette,

La Foule des joueurs)

Acte V (La route du Havre)

«Capitaine, ô gué, es-tu fatigué» (Les Archers)

«Tu pleures» (Manon, Des Grieux)

~80’

Début de la partition piano-chant de Manon

écrite par Massenet en 1882

(New York, The Morgan Library and Museum)


Du premier

au dernier voyage…

Manon de Massenet

Hélène Pierrakos

Manon appartient à ces opéras du très grand répertoire français

(aux côtés de Carmen de Bizet, du Faust de Gounod ou de Samson

et Dalila de Saint-Saëns), représentant d’une certaine manière le

modèle parfait de ce que doit être un opéra, avec son compte

de tension entre l’amour et la morale, les forces de vie et le destin

de mort, la sincérité et la duplicité… Et surtout une architecture

lyrique d’une grande efficacité, où alternent, de façon à la fois

prévisible et inventive, arias, chœurs, scènes de foule et scènes d’intimité,

moments-clé, ressentis comme tels par l’auditeur et séquences

de simple liaison.

Mais il y faut aussi des personnages suffisamment ambigus pour

nourrir l’intérêt dramatique, ou dont le destin au cours de l’intrigue

puisse du moins en révéler les dimensions cachées de la façon

la plus inattendue. Ainsi, Manon, jeune fille naïve que l’on

découvre dans sa première scène émerveillée par ‹le monde› et

ne souhaitant que s’amuser en folâtre compagnie, lors même que

sa famille l’envoie au couvent précisément parce qu’elle «aime

un peu trop le plaisir», avoue-t-elle avec candeur au Chevalier des

Grieux tout juste rencontré, va peu à peu se dévoiler à elle-même

et au public de l’opéra en amoureuse mélancolique, tout aussi bien

qu’en rouée prête à toutes les trahisons par simple intérêt, par

amour du gain. Et l’on saisit à la toute fin de l’opéra, lorsqu’elle

meurt dans les bras de son ancien amant (qu’elle a trahi puis

retrouvé), alors qu’on l’emmène sur la route du Havre pour être

déportée en Louisiane, avec d’autres prostituées, que sous les

mots si magnifiquement et si nostalgiquement mis en musique

par Massenet dans son monologue du 1 e acte: «Voyons, Manon,

plus de chimères!», c’est la Manon tragique qui pointait déjà.

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Du roman à l’opéra

La source littéraire du livret de Meilhac et Gille pour l’opéra de

Massenet est le roman de l’abbé Prévost, Histoire du chevalier des

Grieux et de Manon Lescaut, septième et dernier tome, publié en

1731, des Mémoires et aventures d’un homme de qualité qui s’est retiré

du monde. Antoine-François Prévost a eu une vie très agitée – entre

le monastère, la littérature, le journalisme et le métier des armes…

On peut donc supposer que l’intrigue de Manon Lescaut correspond

à quelque aventure vécue par son auteur.

Les librettistes de Massenet ont passablement modifié l’esprit

du roman et surtout ses personnages: Lescaut, de l’odieux frère

de Manon qui dans le roman est prêt à la prostituer pour son

intérêt, devient dans l’opéra son cousin, peu recommandable

mais avec bonhommie, si l’on peut dire. La présence des trois

actrices est une invention des librettistes, puisque dans le roman,

Manon est l’unique figure féminine. Comme le remarque

judicieusement Jean-Michel Brèque dans le numéro consacré à

Manon de L’Avant-Scène Opéra (N° 123 – Paris, 1989), il s’agissait

d’adoucir les éléments par trop réalistes du roman original pour

se prémunir d’éventuelles critiques et accusations d’indécence,

en cette année 1884 où, neuf ans auparavant, Carmen de Bizet

avait été reçue avec des critiques assez acerbes par les moralistes.

Rappelons à ce propos que la Salle Favart, c’est-à-dire l’Opéra-

Comique (où a été créée Manon) était la salle de spectacle où,

selon la formule consacrée, «une mère de famille devait pouvoir

conduire sa fille en toute sécurité».

Massenet et l’art du portrait

C’est sans doute le trait le plus extraordinaire du métier de Massenet,

que d’élaborer, pour soutenir les paroles de ses personnages,

un discours orchestral susceptible de nuancer, d’enrichir, voire

parfois de contredire ce qu’énonce tel ou tel des protagonistes

en jeu dans ses opéras. Massenet use d’ailleurs de motifs qui

fonctionnent de façon comparable à des leitmotiv, qui peuvent

suggérer à l’auditeur le cours de la pensée d’un personnage, lors

même que son chant explicite est d’une tout autre teneur. Massenet

est également un psychologue musicien de haute volée.

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Londres, National Portrait Gallery

«Madame Marie Roze is Manon to the life» – la chanteuse principale française

(1846–1926) de la représentation au Drury Lane Theatre à Londres en 1885

(Photographie Atelier Walery, 1884/1885)

La façon dont il dessine le portrait de Manon pour sa première entrée,

en jeune fille découvrant sa propre féminité est captivante –

tempérament de femme-enfant figuré par des effets de vocalises oiseleuses,

frivolité suggérée par ses brusques variations d’humeur,

magistralement soutenues par des modulations harmoniques très

inattendues, provoquant de véritables changements de plan, diraiton

au cinéma. C’est le portrait d’une innocente que l’on pressent

pouvoir basculer dans la ruse très prochainement – en aucun cas

l’innocence d’une Micaela dans Carmen…

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Jules Massenet

(Photographie Atelier Dupont, vers 1885)

La peinture des groupes sociaux

Au point de vue purement dramaturgique, l’une des qualités

les plus fascinantes de Manon, c’est le travail mis en œuvre par

Massenet sur l’espace sonore, et qui peut très bien se percevoir

lors d’une version concertante de l’opéra, comme c’est le cas ce

soir, puisque la scène n’y ajoute rien: il s’agit de ce magistral jeu

de balance entre les séquences chorales et les soli (ainsi que les

jeux d’intégration des uns aux autres) et surtout de l’inventivité

extrême du compositeur en matière de peinture des différents

groupes sociaux qui s’expriment dans les chœurs.

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Au début du premier acte, dans la cour d’une hôtellerie d’Amiens,

on a affaire à un dialogue très effervescent entre l’hôtelier, personnage

assez truculent, les deux nobles Brétigny et Guillot de

Morfontaine, Javotte, Poussette et Rosette, qui sont des actrices,

c’est-à-dire, dans l’univers social de cette époque, des femmes

‹de mauvaise vie›, presque des prostituées. À ces rôles solistes

s’ajoutent toutes sortes de groupes: celui des postillons et de porteurs,

des bourgeois, des voyageurs, puisque l’auberge en question

est un relais de poste.

Pour les 3 e et 4 e actes, Massenet est véritablement au sommet de

son art en matière de traitement des chœurs. Dans le 3 e , celui du

Cours-la Reine, l’évocation de la ‹promenade›, un jour de fête

populaire donne lieu à une éblouissante peinture d’une foule

en liesse, des cris des marchands (que certains commentateurs,

d’ailleurs, ont mis en relation avec la chanson polyphonique

«Les Cris de Paris» de Clément Janequin au 16 e siècle) et du brouhaha

d’un jour de marché. On peut aussi faire le lien entre cet

opéra de Massenet créé en 1884 et l’opéra naturaliste de Gustave

Charpentier, Louise, créé en 1900 à l’Opéra-Comique, dont les

scènes populaires des petits métiers sont peut-être un écho de

celles de Massenet pour Manon.

Au 4 e acte, la virtuosité et l’invention du compositeur pour les

séquences chorales est prodigieuse, mais tient peut-être d’abord

à l’originalité du traitement orchestral: la première partie de cet

acte met en scène, à l’Hôtel de Transylvanie, une salle de jeux où

croupiers, joueurs et aigrefins (escrocs), dialoguent et commentent

le jeu, alternant avec les interventions de Lescaut, de Guillot

et des trois actrices. La singularité de la couleur orchestrale tient

à son caractère oriental, sinueux et étrange tout à la fois (clarinettes

et bassons sur un roulement de cymbale: un motif qui vient,

semble-t-il d’un autre opéra de Massenet, Hérodiade, passage mis

au rebut pour cet opéra, mais récupéré pour cette scène de Manon).

Mise en musique des manigances, de l’escroquerie à l’œuvre,

de la tricherie et, d’une certaine manière, de la vulgarité – Massenet

réussit là l’une de ses scènes les plus abouties.

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Styles

Cette expression musicale du trivial et de la thématique de l’argent

est d’ailleurs d’autant plus étonnante si on la compare à

la musique du ‹Divertissement› (c’est-à-dire le ballet, traditionnellement

présent dans les grands opéras français du 19 e siècle),

mettant en musique les danseurs de l’Opéra présentant leur chorégraphie

en pleine fête au Cours-la-Reine. Le ballet, dont la première

apparition se fait sur un thème évoquant la musique de

Rameau, comporte quatre ‹Entrées› et joue de façon très habile

de figurations très 18 e siècle et de dévoiements de ces conventions

néo-classiques de la part du compositeur.

L’opéra dans son entier est d’ailleurs un très savant alliage d’acceptation

par Massenet des codes d’une certaine musique ancienne,

et ce dès l’ouverture de l’opéra (pour mettre en lumière

cet univers un rien convenu de perruques poudrées et de jupes

à paniers), et d’invention mélodique, harmonique et orchestrale

à son sommet pour suggérer la complexité de telle situation ou

l’ambiguïté de telle personnalité… Le personnage de Manon est

certainement de ce point de vue le plus riche de tous.

L’air le plus fameux de tout l’opéra, «Adieu, notre petite table», au

2 e acte, avec son modelé pseudo médiéval, le côté suspendu de

la mélodie, où Manon, ayant déjà décidé de trahir son amant

(alors qu’elle l’aime encore) au profit… du profit, si l’on peut

dire! est une merveille de mélancolie et de finesse dans la peinture

de cette situation particulière. La sincérité et la nostalgie de

l’héroïne n’y pose nullement question, avec son caractère pastoral,

son allure de bergerette désenchantée et d’aria amoureuse

tout à la fois, mais l’auditeur, au fait de la trahison qui va suivre

et que Manon a déjà planifiée, ne peut que s’interroger sur le retour

de la tristesse de l’héroïne à ce stade de l’action… Et dans le

même temps, y a-t-il rien de plus humain que cette ambivalence,

même si elle se nomme aussi duplicité…? Tout Manon est dans

cette ligne double, psychologiquement et musicalement.

Massenet a choisi pour Manon le genre de l’opéra-comique,

c’est-à-dire celui d’un opéra faisant intervenir des dialogues par-

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«M. Massenet’s Manon […] is most entertaining

alike as an opera and as a spectacle.»

(Illustrated London News du 23.05.1885 à propos

de la représentation au Drury Lane Theatre à Londres)

lés (comme Carmen, par exemple). La mention de «comique»

ne concerne nullement le caractère de l’action (de même que le

genre du singspiel pour l’Allemagne), mais la simple présence de

la parole, au lieu des récitatifs chantés de l’opéra. Dans Manon

s’ajoute un mode musical particulier, que l’on appelle «mélodrame»,

consistant à faire parler un personnage sur un fond orchestral,

suscitant ainsi une atmosphère particulièrement expressive,

où l’orchestre, prenant seul en charge le lyrisme et laissant

à la voix la simple parole de la vie ordinaire, possède au moment

du mélodrame, le pouvoir de suggérer en musique tout ce que le

personnage ne dit pas.

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Synopsis

Acte 1

Une hôtellerie à Amiens. Guillot de Morfontaine et ses trois maîtresses,

Poussette, Javotte et Rosette, festoient avec de Brétigny.

Lescaut attend sa cousine Manon qu’il doit conduire au couvent.

La cour se remplit subitement de voyageurs, parmi lesquels la

ravissante Manon («Je suis encore tout étourdie»). Restée seule,

Manon attire le regard de Guillot, qui lui fait comprendre qu’il

est riche et pourrait l’emmener avec lui si elle lui accordait ses faveurs.

Lescaut, de retour, le chasse et s’en va rejoindre ses partenaires

de jeu. Manon rêve, seule, aux plaisirs entrevus («Voyons,

Manon, plus de chimères»). Arrive le jeune Des Grieux qui s’éprend

de Manon au premier regard («Enchanteresse au charme vainqueur»),

échanges de plus en passionnés entre eux, avant de décider

de partir ensemble («Nous vivrons à Paris!») en prenant la

voiture de Guillot. Lescaut et Guillot reviennent et découvrent

la fuite, indignés. Rires de la foule.

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Acte 2

À Paris, rue Vivienne. Manon et Des Grieux vivent ensemble depuis

deux mois. Des Grieux lit à Manon la lettre qu’il écrit à son

père pour lui demander la permission de l’épouser. On frappe à

la porte: ce sont Lescaut et Brétigny déguisés en gardes du corps.

Lescaut menace Des Grieux mais Brétigny prévient discrètement

Manon que son amant sera enlevé le soir-même sur ordre de son

père et lui propose un marché: elle vivra dans le luxe avec lui si

elle se tait. Manon dit «Adieu, notre petite table» et s’efforce de

sourire au retour de son amant. On frappe, elle lui demande de

ne pas ouvrir, mais c’est trop tard – un bruit de lutte, on a enlevé

Des Grieux.


Acte 3

Une fête populaire au Cours-la-Reine. Manon, au bras de Brétigny,

fait une entrée très remarquée et chante avec coquetterie

sa nouvelle vie («Je marche sur tous les chemins»), mais entend

dire que son ancien amant veut entrer au Séminaire de Saint-Sul

pice et devenir prêtre; elle tente d’en savoir davantage. Ballet de

l’Opéra, invité par Guillot pour Manon, espérant l’emmener avec

lui. Celle-ci part pour Saint-Sulpice. Dans le parloir de Saint-Sulpice,

le Comte des Grieux tente de dissuader son fils d’entrer dans

les ordres. Celui-ci songe à son amour («Ah fuyez, douce image…»),

Manon survient, son charme opère («N’est-ce plus ma main que

cette main presse?») et tous deux s’enfuient ensemble.

Acte 4

À l’hôtel de Transylvanie. Manon et Des Grieux dans cette maison

de jeu, où sont déjà Guillot, Lescaut et les trois actrices. Manon

persuade son amant de jouer pour gagner l’argent qui leur sera

nécessaire. Des Grieux gagne, Guillot perd et accuse les deux

amants de tricherie. La police, appelée par lui, les arrête. Le Comte

intervient en faveur de son fils mais Manon est emmenée.

Acte 5

Sur la route du Havre. Manon va être déportée en Louisiane. Sur

la route où doivent passer les prisonniers, Lescaut et Des Grieux

achètent le sergent gardant le convoi pour que Manon puisse

rester un instant avec son amant. Manon lui avoue qu’elle a été

ingrate et infidèle et lui demande pardon (»Seul amour de mon

âme»). Elle meurt dans ses bras en rêvant à leur bonheur passé.

Livret et roman à lire

Le très volumineux livret de Henri Meilhac et Philippe Gille aurait

excédé le cadre de ce programme du soir. Des éditions intégrales

sont disponibles en librairie, sur internet vous trouverez une mise

en ligne gratuite sur www.operamanager.com/libretti (F) et

www.opera-guide.ch/opera.php?id=208 (D). Le roman qui a inspiré

le livret, Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut

(1731) de l’abbé Prévost, est également disponible en ligne, par

exemple sur www.gutenberg.org (F, E) et gutenberg.spiegel.de (D).

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Inhalt

Ein junger Soldat namens Lescaut soll seine Cousine Manon in

ein Kloster bringen, da ihre Familie mit dem leichtsinnigen Lebenswandel

der jungen Dame nicht einverstanden ist. Doch Lescaut

ist für diese Aufgabe der falsche Mann: Er ist mehr am Kartenspiel

als an der Beaufsichtigung seiner Cousine interessiert. Diese

wiederum interessiert sich auf einmal für den jungen Chevalier

des Grieux, der seinerseits auf dem Weg vom Priesterseminar zu

seiner Familie ist. Sofort entflammt das Liebesfeuer zwischen ihnen.

Sie fliehen nach Paris, wo sie jedoch feststellen, wie schnell ihnen

das wenige Geld durch die Finger rinnt. Lescaut und der reiche

De Brétigny lassen Manon wissen, dass Des Grieux’ Vater den

Junior entführen lassen will, um die Mesalliance zu verhindern.

Doch statt ihren Geliebten zu warnen, nimmt Manon wehmütig

Abschied von der kleinen Wohnung – und sucht nun mit De Brétigny

das Weite.

Manon wird zu einer Berühmtheit in der Pariser Schickeria. Selbst

Des Grieux’ Vater, eigens aus der Provinz angereist, muss sich

eingestehen, dass die junge Dame nicht ohne Reize ist. Von ihm

erfährt Manon schließlich, dass Des Grieux bald die Priesterweihe

empfangen wird. Die Angst quält sie. Sollte Des Grieux,

den sie immer noch liebt, sie vergessen haben? Im Priesterseminar,

wo man ihm die Erinnerung an Manon austreiben will,

wird Des Grieux als ein begabter Prediger geschätzt. Da taucht

Manon auf: Des Grieux kann ihren Avancen nicht widerstehen,

sie fliehen. Doch merkt er schnell, dass Manons Luxusbedürfnis

inzwischen ins Unermessliche gestiegen ist. Um an Geld zu

gelangen, zwingt Manon ihren Geliebten zum Kartenspiel. Die

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New York, The Morgan Library and Museum

Umschlag von Massenets Klavierauszug aus dem Jahr 1882

großen Summen, die er gewinnt, nützen ihm nichts – er wird

des Falschspiels beschuldigt. Sein einflussreicher Vater lässt ihn

zum Schein in Arrest nehmen, Manon jedoch wird als Komplizin

regelkonform verhaftet.

Auf einer Landstraße warten Lescaut und Des Grieux auf die zur

Deportation verurteilten Frauen, unter denen sich auch Manon

befindet. Die gewaltsame Befreiung der todkranken Manon

scheitert. Durch Bestechung eines Sergeanten schaffen es die beiden

Liebenden noch einmal, sich kurz sehen. Manon stirbt in

Des Grieux’ Armen.

Libretto und Roman zum Nachlesen

Das sehr umfangreiche Libretto von Henri Meilhac und Philippe

Gille hätte den Rahmen dieses Abendprogramms gesprengt.

Über den Buchhandel sind vollständige Textausgaben erhältlich,

im Internet finden Sie das Libretto kostenlos beispielsweise

unter www.opera-guide.ch/opera.php?id=208 (D) und

www.operamanager.com/libretti (F). Auch der dem Libretto zugrunde

liegende Roman Histoire du chevalier des Grieux et de

Manon Lescaut (1731) von Abbé Prévost ist mehrfach in Buchform

sowie online zu finden, beispielsweise unter gutenberg.spiegel.de

(D) und www.gutenberg.org (F, E).

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Auf dem Weg

zur Literaturoper

Massenets Manon zwischen Libertinage und Wagnérisme

Christoph Vratz

Als Jules Massenet im Frühling des Jahres 1912 zum letzten Mal

als Ehrenrat an einer Senatssitzung des Pariser Konservatoriums

teilnimmt, wirkt er hilflos, wie ein jüngerer Teilnehmer zu Protokoll

gibt: «Er verirrt sich in den langen Korridoren und beginnt,

eine dunkle und steile Treppe hinabzusteigen, fast eine Leiter,

auf der er einen Sturz riskiert – er ist siebzig Jahre alt. Ich gehe

mit ihm nach und biete ihm meinen Arm: ‹Ja, sagt er, seien Sie

meine Altersstütze…›»

Doch Massenet leidet nicht nur unter seinem Alter. Er fühlt sich

von den Zeitläuften verraten, der französische Wagnérisme – eine

im Gegensatz zum deutschen Richard-Wagner-Kult das kulturelle

und intellektuelle Leben Frankreichs erschütternde Bewegung –

hat Massenet überrollt. Vorbei die Zeit, als Massenet sich mit Freude

daran erinnert, wie er als Student den ersten in Paris gespielten

Orchesterstücken aus Tannhäuser und Lohengrin zugejubelt und

ihnen damit zum Durchbruch verholfen hat.

Vorbei auch die Zeit, in der Massenet bereit gewesen ist, das beim

Publikum neu entfachte Bedürfnis nach religiöser Symbolik zu

bedienen. Nach dem Sakraldrama Maria Magdalena von 1873

folgen zwei Jahre später das Mysterium Eva sowie die Legende

La Vierge, die Massenet 1880 in der Opéra dirigiert. Dem Gebet

der Jungfrau Maria erteilt er sozusagen selbst die Seligsprechung:

mit einem kitschigen Schluss-Magnificat, in dem sich Kinderchor,

Harfe und Orgel vereinen. «Ich glaube nicht an all diesen

weinerlichen Jesus-Kitsch», schreibt er seinem jüngeren Kollegen

Vincent d’Indy, «aber das Publikum liebt ihn, und man muss die

Übereinstimmung mit dem Publikum finden.»

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Jules Massenet

(Photographie von Nadar, um 1880)

Allerdings geht Massenet nicht so weit, dem Publikumsgeschmack

der Belle Époque bedingungslos zu folgen. Die Verewigung des

Jesus-Kitsches überlässt er letztlich den Architekten, die 1875 damit

beginnen, hoch über dem Montmartre Sacré-Cœur zu bauen.

Und auch, auf die Musik bezogen, eine Bearbeitung wie Gounods

1853 komponierte Versüßlichung von Bachs C-Dur-Präludium aus

dem Wohltemperierten Klavier mit dem nachher untergeschobenen

Text des «Ave Maria» wäre ihm wohl nicht in den Sinn gekommen.

Sieg der Libertinage und der Weiblichkeit

Massenet entwickelt die Marien-Verehrung der Zeit zu einer durchaus

unkitschigen weltlichen Variante weiter. Deren erste Protagonistin

ist die Indra-Priesterin Síta in der 1877 uraufgeführten

Oper Der König von Lahore: ein Stück über verbotene Liebe im

fernen Indien. Massenets Aufstieg zur Weltberühmtheit erfolgt

schließlich 1884 mit Manon.

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In seinem musikalischen Porträt der Kindfrau Manon, in dem

sich dirnenhafte Besitzgier und klösterliche Naivität mischen,

erkennt die Gesellschaft der französischen Gründerjahre ein

Wunschbild eigener, durch Konventionen unterdrückter Lüste.

Das wird besonders deutlich in jener Szene, die im Kloster Saint-

Sulpice spielt: Manon hat ihren ersten Liebhaber, den Chevalier

Des Grieux, aus einem banalen Grund verlassen – Des Grieux

war seiner Mesalliance wegen vom väterlichen Erbe ausgeschlossen

worden. Während sich Manon in der Halbwelt tummelt und

sich bewundern lässt, sagt Des Grieux allem Weltlichen Adieu

und schlüpft als Abbé in ein Priestergewand. In Saint-Sulpice

nun versucht Manon ihn zurückzugewinnen. Während aus der

Kirche ein vierstimmiges Magnificat dringt, findet auch Manon

zu einem kurzen Moment des Gebets: Sie betet um Des Grieux’

Liebe!

Als sie dem Angebeteten nun in der Kirche ihre nach wie vor

glühende Liebe gesteht, wirft er ihr entrüstet die blasphemische

Entweihung des geheiligten Ortes vor – der Hörer merkt sofort,

dass sich Manons «je t’aime» und Des Grieux’ «blasphème» aufeinander

reimen. Nach den langgezogenen, sinnlichen Melodiebögen,

die Massenet hier in fast nachahmender Bildlichkeit

komponiert hat, beendet ein abruptes Pizzicato der Streicher

alles Werben. Das ist der Punkt, an dem Des Grieux klar ist, dass

er nicht mehr zurück kann. Eine Rückkehr in das keuschheitsschützende

Ornat wird es nicht mehr geben. Darin liegt Manons

sinnlicher Triumph inmitten der Kirchenmauern: Es ist ein Sieg

der Libertinage und ein Sieg der Weiblichkeit auf dem Weg der

Emanzipation.

Rütteln an Tabus

Mit Manon stellt Massenet endgültig eine seiner Spezialitäten

unter Beweis: die Erotisierung eines sakralen Umfelds. Aus dem

Jesus-oder Marienkitsch seiner Anfänge ist ein Spiel geworden

um den Lust- und Sinngewinn des Menschen gegen vorgegebene

Tabus. Das ist frivol, doch Claude Debussy meint zu Recht: «Andererseits

ist aber auch bekannt, von welchen nicht enden wollenden

Schauern, Erregungen, Liebesausbrüchen diese Musik

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geschüttelt wird. Die Harmonien sind wie menschliche Arme,

die Melodien wie Nacken, die von diesen Armen umschlungen

werden; man neigt sich über Frauenstirnen, weil man um alles in

der Welt wissen möchte, was sich hinter diesen Stirnen verbirgt.»

Heute wissen wir, was sich dahinter verbirgt: Der Anspruch auf

ein eigenes Liebes- und Lebensglück, auch gegen herrschende

Wert- und Ordnungsvorstellungen. Was Debussy in Massenets

Opern als weibliche Seelengeschichte wahrnimmt, dieser emotionale

Lobpreis von Verführerinnen, Ehebrecherinnen, Dirnen

und Mörderinnen, markiert eine wichtige Station unserer Sozialgeschichte.

Ein Stück Literaturgeschichte

Neben der auf Gustave Flaubert zurückgehenden Hérodïade, der

auf Abbé Prévost basierenden Manon und der Goethe-Vertonung

des Werther wird Jules Massenet zum Vorkämpfer der Literaturoper

des 20. Jahrhunderts, allerdings mit einem entscheidenden

Unterschied: Bei Massenet, wie auch bei Gounods Faust, Verdis

Traviata und Bizets Carmen, wird die Vorlage keineswegs detailgetreu

in das Medium des Musiktheaters umgesetzt.

Antoine-François Prévost d’Exiles – verkürzt ist er als Abbé Prévost

in die Literaturgeschichte eingegangen – war eine für das

Ancien Régime charakteristische Persönlichkeit: schillernd, gewandt,

geistreich, aber ebenso zynisch, amoralisch und exzentrisch.

Sein Roman L’histoire du Chevalier des Grieux et de Manon

Lescaut (Die Geschichte des Ritters Des Grieux und Manon Lescauts)

erschien erstmals im Jahre 1731 als siebter Teil der Mémoires

et aventures d’un homme de qualité (Erinnerungen und Abenteuer

eines Mannes von Stande); 1753 folgte eine überarbeitete und in

einigen Fragen der Moral abgemilderte Version.

Was dieses Werk aus der Fülle an zeitgenössischen Liebesromanen

heraushebt, sind vor allem die zukunftsweisenden Momente:

Die Liebe erscheint nun nicht mehr als Zustand ritterlicher Glückseligkeit,

Prévost schildert sie als ein hereinbrechendes, unkontrollierbares

Naturereignis, dem die Protagonisten willen- und

22


Manons französischer und italienischer Liebhaber

Als Giacomo Puccini (1858–1924) bei der Arbeit an Manon

Lescaut (1893 Turin) gefragt wurde, warum er nur wenige

Jahre Jahre nach dem großen Erfolg von Massenets Manon

(1884 Paris) schon wieder eine Oper über denselben Romanstoff

aus dem 18. Jahrhundert komponieren wolle, schrieb

er seinem Verleger: «Warum sollte es nicht zwei Opern über

Manon geben? Eine Frau wie Manon kann durchaus mehr als

einen einzigen Liebhaber haben. Massenet hat die Oper erspürt

aus der Perspektive eines französischen Mannes, mit

Puder und Menuetten. Ich empfinde sie wie ein Italiener,

mit verzweifelter Leidenschaft!»

schutzlos ausgeliefert sind. Darüber hinaus weist Prévost literargeschichtlich

einen Weg in die Zukunft: zum einen, indem er

seinen Helden Des Grieux mehrere psychologisch geschickte Betrachtungen

und Selbstreflexionen anstellen lässt, zum anderen,

indem er eine moderne Erzähltechnik wählt – die des doppelten

Ich: Sowohl die Rahmenhandlung als auch die Geschichte selbst

wird aus der Ich-Perspektive erzählt.

Der Stoff macht schnell Karriere. Nicht nur, dass in der Literatur

Werke wie Goethes Werther ohne Prévosts Roman kaum denkbar

gewesen wären, auch als Oper, Operette und Ballett bleibt die

Geschichte von Manon lebendig: bei Jacques Halévy (1830) und

bei Auber (1856), bei Puccini (1893) und in Boulevard Solitude

von Hans Werner Henze (1952). Und auch im Film überlebt die

Geschichte, wenn auch etwas klischeehaft ins 20. Jahrhundert

übertragen in Jean Aurels Manon 70 mit Catherine Deneuve.

Vom Roman zur Oper

Inwiefern eignet sich die Romanvorlage für eine Umsetzung auf

der Opernbühne? Zunächst einmal durch die Länge: Prévosts

Roman könnte auch als etwas zu lang geratene Novelle durchgehen,

Nebenhandlungen werden vermieden, und die Zahl der

Protagonisten bleibt überschaubar. Eine Bühnen-Adaption wird

überdies erleichtert durch das bereits im Roman enthaltene sogenannte

Dreiecksverhältnis – zwei Liebende, ein Widersacher –

sowie durch die Tatsache, dass sich bei Prévost einige Episoden

in nur leicht abgewandelter Abfolge wiederholen. Insofern hatten

die Librettisten Henri Meilhac und Philippe Gille ein ver-

23


gleichsweise leichtes Spiel: Sie konnten die Handlung für die

Bühnenversion straffen, indem etwa Manon, die im Roman drei

Mal den Verführungskünsten reicher Roués erliegt und ihren

Freund verlässt, in der Oper ihren Geliebten nur ein Mal – sozusagen

modellhaft – aufgibt.

Einige Szenen allerdings mussten abgemildert werden: Während

die Verhaftungsszene in der Oper, als Des Grieux und Manon

des Falschspiels verdächtigt werden, eher zügig vonstattengeht,

hat sie im Roman eine ungleich größere Gewichtung: Des Grieux

sucht Manon im Palast des Rivalen auf, nachdem er einige Schurken

dafür bezahlt hat, diesen zu entführen; doch beim vertraulichen

Rendezvous taucht auf einmal dessen Vater auf, und Des

Grieux landet daraufhin mit seiner Geliebten gemeinsam in

Gewahrsam.

Auch das Ende ist anders gestaltet: Bei Prévost spielt das «finale

furioso» oder «finale tragico» im fernen Amerika, in New Orleans

(damals eine französische Kolonie), von wo das Liebespaar erneut

– ein letztes Mal – fliehen muss, bevor Manon in den Weiten

der Wüste an den Strapazen stirbt. Diese Episode haben Meilhac

und Gille mit einem dramaturgisch schlüssigen Kunstgriff verknappt:

Manon stirbt bereits auf dem Weg von Paris nach Le Havre.

Dabei bauen sie ein zusätzliches retardierendes Moment ein:

Manon, die weiß, dass sie durch ihre Treulosigkeit die Katastrophe

erst ausgelöst hat, reflektiert ihre schönen und traurigen

Momente. Manon, die sich auf ihre Weise gegen eine Männerwelt

auflehnt – Erotik innerhalb von Kirchenmauern! –, schaut

am Ende voller Nostalgie auf das Vergangene zurück. Massenet

bringt solche Momente des Erinnerns in seiner Oper mehrfach

in Verbindung mit alten Tanzformen wie der Gavotte zum Ausdruck;

denn seine Manon ist, anders als bei Prévost, eine Frau,

die immer wieder heimgesucht wird von Ahnungen und Erinnerungen

– nicht erst im Moment des Sterbens.

Auf Wagners Spuren

Massenets Manon war ein Auftragswerk der Opéra-Comique –

und Massenet hat den Namen des Opernhauses in seine Partitur

25


übernommen. Das mag verwundern, denn eine ‹komische Oper›

ist Manon, allein wegen ihres Endes, sicher nicht. Oder doch? Zu

den wesentlichen Merkmalen der Gattung Opéra-Comique zählt

die Ausgestaltung eines spezifischen Ambientes, die «couleur

locale», die man bei Massenet sehr wohl finden kann. Außerdem

haben die Librettisten mit Poussette, Javotte und Rosette

drei Figuren gegenüber der Romanvorlage hinzuerfunden: drei

junge Damen, die stets zu Scherzen und Späßen aufgelegt sind.

Sie verkörpern ungehemmte Lebenslust, was bei Massenet unverblümt

durch rasche Tempi, Staccati-Ketten, dominierende

Holzbläser (Piccoloflöte!), punktierte Rhythmen und einige tonmalerische

Effekte zum Ausdruck kommt.

Am 19. Januar 1884 fand die Uraufführung in besagter Opéra-

Comique statt. Obwohl der Abend zum Erfolg wurde, reagierte

die Kritik verhalten, glaubte man doch, zahlreiche Wagnérismen

entdeckt zu haben. Aus heutiger Sicht erscheint das merkwürdig.

Was die schreibende Zunft damals ärgerte, war die Aufwertung

des Orchesters im Vergleich zu früheren Opern: Jeder Akt hat

sein eigenes Vorspiel, jeder sein eigenes Nachspiel. Immer verweist

das Orchester auf künftiges Geschehen, immer wieder

charakterisiert das Orchester Personen und Situationen, stets

behält das Orchester das letzte Wort.

Fast alles wie bei Wagner… nur nicht so ganz.

26


«Donc au revoir!»

Une lettre de Tchaïkovski à Massenet

Cher maître!

Dresde 17 février 1889

Votre bonne lettre m’a rattrapé à Dresde et je m’empresse de

vous dire que j’ai été on ne peut plus content et heureux de ce

que vous ayez accepté notre invitation. Vous ne sauriez croire

combien on s’en réjouira à Moscou, où j’ai déjà annoncé par

télégraphe la bonne nouvelle.

Je serai à Paris dans le courant du mois de mars et tâcherai de

vous voir ne fut-ce que pour un moment pour vous remercier

de vive voix et aussi pour obtenir des renseignements plus ou

moins précis quant à la date de votre concert moscovite.

Donc au revoir! Recevez l’expression de ma vive admiration

et de ma grande reconnaissance!

P. Tchaïkovski

Tchaïkovski invita donc Massenet à Moscou – mais c’est à la

Philharmonie que vous pourrez écouter Eugène Onéguine

de compositeur russe à l’occasion du prochain «Operconcert

am Summer» le 11.07.2014.

Page de droite:

Piotr Ilitch Tchaïkovski à Paris en 1888

(Photographie Atelier Reutlinger)

28


Orchestre Philharmonique

du Luxembourg

Emmanuel Krivine

Directeur musical

Konzertmeister

Philippe Koch

Haoxing Liang

Premiers violons /

Erste Violinen

Fabian Perdichizzi

Nelly Guignard

Matthieu Handtschoewercker

Daniel Anciaux

Michael Bouvet

Yulia Fedorova

Larry Francini

Andréa Garnier

Silja Geirhardsdottir

Jean-Emmanuel Grebet

Attila Keresztesi

Na Li

Darko Milowich

Damien Pardoen

Angela Münchow-Rathjen

Fabienne Welter

Seconds violons /

Zweite Violinen

Osamu Yaguchi

NN

NN

Irène Chatzisavas

Jorge Cruz

Mihajlo Dudar

Sébastien Grébille

Marina Kalisky

Jun Qiang

Andreas Stypulkowski

Ko Taniguchi

Gisela Todd

Xavier Vander Linden

Rhonda Wilkinson

Barbara Witzel

NN

Altos / Bratschen

Ilan Schneider

Dagmar Ondracek

Kris Landsverk

Pascal Anciaux

Jean-Marc Apap

Olivier Coupé

Aram Diulgerian

Claire Foehr

Bernhard Kaiser

Olivier Kauffmann

Utz Koester

Petar Mladenovic

Violoncelles / Violoncelli

Aleksandr Khramouchin

Ilia Laporev

Niall Brown

Xavier Bacquart

Vincent Gérin

Sehee Kim

Katrin Reutlinger

Marie Sapey-Triomphe

Karoly Sütö

Laurence Vautrin

Esther Wohlgemuth

30


Contrebasses / Kontrabässe

Thierry Gavard

Eckhard Rudolph

Dariusz Wisniewski

Gilles Desmaris

Gabriela Fragner

André Kieffer

Benoît Legot

Isabelle Vienne

Flûtes / Flöten

Etienne Plasman

Markus Brönnimann

Hélène Boulègue

Christophe Nussbaumer

Hautbois / Oboen

Fabrice Mélinon

Philippe Gonzalez

Anne-Catherine Bouvet-Bitsch

Olivier Germani

Clarinettes / Klarinetten

Olivier Dartevelle

Jean-Philippe Vivier

Bruno Guignard

Emmanuel Chaussade

Bassons / Fagotte

David Sattler

Etienne Buet

François Baptiste

Stéphane Gautier-Chevreux

Trompettes / Trompeten

Adam Rixer

Simon Van Hoecke

Isabelle Marois

Niels Vind

Trombones / Posaunen

Gilles Héritier

Léon Ni

James Kent

Trombone basse / Bassposaune

Vincent Debès

Tuba

Csaba Szalay

Timbales / Pauken

Simon Stierle

Benjamin Schäfer

Percussions / Schlagzeug

Béatrice Daudin

Benjamin Schäfer

Klaus Brettschneider

Harpe / Harfe

Catherine Beynon

Cors / Hörner

Miklós Nagy

Leo Halsdorf

Kerry Turner

Marc Bouchard

Patrick Coljon

Mark Olson

31


Interprètes

Biographies

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Emmanuel Krivine Directeur musical

L’Orchestre Philharmonique du Luxembourg (OPL) incarne la

vitalité culturelle de ce pays à travers toute l’Europe depuis ses

débuts éclatants en 1933 sous l’égide de Radio Luxembourg

(RTL). Depuis 1996, l’OPL est missionné par l’État. Il entre en

2005 en résidence à la Philharmonie Luxembourg, une salle parmi

les plus prestigieuses d’Europe avec laquelle il forme une seule

entité depuis janvier 2012.

L’OPL est particulièrement réputé pour l’élégance de sa sonorité.

L’acoustique exceptionnelle de la Philharmonie Luxembourg,

vantée par les plus grands orchestres, chefs et solistes du monde,

les relations de longue date de l’orchestre avec des maisons

telles que la Salle Pleyel à Paris et le Concertgebouw d’Amsterdam,

des festivals tels que Musica à Strasbourg et Ars Musica

à Bruxelles, contribuent à cette réputation. Mais c’est surtout

l’alliage de musicalité et de précision de son directeur musical,

Emmanuel Krivine, ainsi que la collaboration intensive de l’orchestre

avec des personnalités musicales de premier plan (Evgeny

Kissin, Julia Fischer, Jean-Yves Thibaudet, Jean-Guihen Queyras,

etc.), qui lui assurent une place de choix dans le paysage musical.

C’est ce dont témoigne par exemple la liste impressionnante

des prix du disque remportés ces seules six dernières années

pour une vingtaine d’enregistrements (Grand Prix Charles Cros,

Victoires de la musique classique, Orphée d’Or de l’Académie

du Disque Lyrique, Preis der Deutschen Schallplattenkritik, Télérama

ffff, Pizzicato Excellentia, IRR Outstanding, BBC Music

32


Orchestre Philharmonique du Luxembourg

(Photo: Blitz)

Choice, ainsi que plusieurs Diapasons d’Or, Chocs du Monde

de la Musique, Pizzicato Supersonic, Classica R10, parmi bien

d’autres distinctions).

Actuellement dans sa sixième saison, Emmanuel Krivine est le

sixième Directeur musical de l’OPL (après Henri Pensis, Louis

de Froment, Leopold Hager, David Shallon et Bramwell Tovey).

Disciple de Karl Böhm, Emmanuel Krivine tient à l’idéal d’un

orchestre symphonique s’adaptant à tous les langages et répertoires

disponibles. Cette ouverture et la clarté de ses interprétations

ont permis à l’OPL de s’établir comme «un orchestre

clair et élégant, d’une belle palette de couleurs» (Le Figaro),

«libre de tout décorum et autres nébuleuses, doté d’un style

sûr et d’une attention portée aux détails de chacune des pièces»

(WDR). Outre le répertoire classique et romantique, la musique

du 20 e et du 21 e siècle occupe une place importante dans la programmation

de l’orchestre: des œuvres d’Ivo Malec, Hugues

Dufourt, Toshio Hosokawa, Klaus Huber, Bernd Alois Zimmermann,

Helmut Lachenmann, Georges Lentz, Philippe Gaubert, Gabriel

33


Pierné, Arthur Honegger et bien d’autres, sont régulièrement

interprétées par l’orchestre, qui a par ailleurs enregistré l’intégrale

de l’œuvre orchestral de Iannis Xenakis.

Cette diversité se reflète également dans la variété des manifestations

auxquelles l’OPL participe: productions lyriques au

Grand Théâtre de Luxembourg, ciné-concerts tels que «Live

Cinema» avec la Cinémathèque de la Ville de Luxembourg, soirées

«Pops at the Phil» avec des stars telles que Patti Austin,

Dionne Warwick, Maurane ou Angélique Kidjo, concerts en plein

air avec des groupes de jazz ou de rock lors de la Fête de la

Musique, etc. On compte entre autres, parmi les partenaires

musiciens de la saison 2012/13, les solistes Anna Caterina Antonacci,

Gautier et Renaud Capuçon, Eric Cutler, Veronika Eberle,

Susanne Elmark, Isabelle Faust, Nelson Freire, Martin Fröst,

François-Frédéric Guy, Igor Levit, Radu Lupu, Tedi Papavrami,

Jean-Guihen Queyras, Julian Rachlin et Albina Shagimuratova,

ou encore les chefs Christoph Altstaedt, Frans Brüggen, Pierre

Cao, Reinhard Goebel, Jakub Hrůša, Eliahu Inbal, Alexander Liebreich,

Susanna Mälkki, Kazushi Ono, Pascal Rophé, Thomas

Søndergård, Lucas Vis, Jan Willem de Vriend, Gast Waltzing et

Lothar Zagrosek.

Un répertoire et un public très larges, l’estime de musiciens de

très haut vol – à ces points communs de l’OPL avec la Philharmonie

Luxembourg, s’en ajoute un autre: l’importance accordée

à une médiation musicale pleine d’invention, à destination des

enfants et adolescents, mais aussi des adultes. Depuis 2003,

le département éducatif de l’orchestre, «login:music», organise

des concerts et des ateliers pour les scolaires, les enfants et

les familles, produit des DVD, programme des «concerts de

poche» dans les écoles et les hôpitaux et fait participer des

classes à la préparation de concerts d’abonnements. Il produit

également le cycle «Dating:» qui, avec l’aide de comédiens et

de supports multimédias, fait découvrir des œuvres de compositeurs

variés.

En accord avec son pays, le Grand-Duché du Luxembourg, l’OPL

s’ouvre à l’Europe et sur le monde. L’orchestre avec ses 98

musiciens, issus d’une vingtaine de nations (dont les deux tiers

viennent du Luxembourg ou des pays limitrophes: France, Alle-

35


Il y a 80 ans…

L’Orchestre Philharmonique du Luxembourg

jouait son premier concert le 15 juillet 1933

La première soirée «Operconcert am Summer» de l’Orchestre Philharmonique

du Luxembourg marque la fin de la saison 2012/13 – et également

un jubilé remarquable: il y a près de 80 ans (le 15 juillet 1933

à 19:00 heures), Henri Pensis entamait le concert fondateur de l’orchestre

au studio de Radio Luxemburg – d’ailleurs avec l’ouverture d’un opéra

français.

Fondé en tant qu’orchestre de Radio Luxembourg (RTL), il est missionné

par l’État depuis 1996 et devient l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg.

Il entre en 2005 en résidence à la Philharmonie avec laquelle il

forme une seule entité depuis 2012.

L’orchestre de Radio Luxembourg sous la direction de son chef fondateur, Henri Pensis

(1900–1958), au vieux studio à la Villa Lovigny lors de sa première saison 1933/34

37


Viele Sprachen und Stile

gleich von Anfang an

Das Luxemburger Orchester im Juli 1933

38

Am Vorabend des allerersten Konzerts des Luxemburger Orchesters erschien im

Luxemburger Wort vom 14.07.1933 dieser Artikel von Batty Weber, der zuvor eine der

Proben im alten Stadttheater besucht hatte. Wie der Anfang des Textes zeigt: Schon

zur Zeit seiner Gründung war das heutige Orchestre Philharmonique du Luxembourg

international und mehrsprachig…


..................................................................................................................

Samedi / Samstag / Saturday 15.07.1933 19:00

«Concert varié»

François-Adrien Boieldieu (1775–1834)

La Dame blanche (Die weiße Dame): Ouverture (1825)

Léo Délibes (1836–1891)

La Source. Suite (1866)

Felix Weingartner (1863–1942)

«Liebesfeier» op. 16 N° 1 (Nikolaus Lenau, –1894)

Giulio De Micheli (1899–1940)

«Bébé joue au soldat»

Franz Liszt (1811–1886)

Ungarische Rhapsodie N° 14 (1846)

(arr. Franz Liszt und Franz Doppler, 1857–1860)

..................................................................................................................

Jeudi / Donnerstag / Thursday 20.07.1933

Carl Maria von Weber (1786–1828)

Oberon JV 306: Ouvertüre (1826)

Felix Mendelssohn Bartholdy (1809–1847)

Musik zu Ein Sommernachtstraum (Le Songe d’une nuit d’été) op. 61

N° 1: Scherzo (1843)

Richard Strauss (1864–1949)

Der Rosenkavalier (Le Chevalier à la rose) op. 59 (Auszüge, 1910–1946)

Richard Wagner (1813–1883)

Die Meistersinger von Nürnberg (Les Maîtres Chanteurs de

Nuremberg) WWV 96: Vorspiel (Prélude) (1867)

… und ebenso zeigt sich das Orchester schon zur Zeit seiner Gründung spürbar

vielseitig: Im Anschluss an das leichte, unterhaltsame Programm des ersten Konzerts

(nicht im Konzertsaal, sondern über Radio Luxembourg ausgestrahlt) folgten insgesamt

16 Konzerte im August und September 1933 mit Komponisten von Pietro Nardini

(1722–1793) über Arnold Schönberg (1874–1951) bis hin zu Rio Gebhardt (1907–1944),

darunter Haydn, Mozart, Beethoven, Tschaikowsky, Liszt, Borodin, Dvořák, Janáček,

Bruch, Grieg, Franck, Albéniz, Rossini, Bizet, Saint-Saëns und Vieuxtemps – sowie

übrigens auch Massenet.

39


«Das Orchester von Radio

Luxembourg ist wirklich gut»

Der rasante internationale Erfolg des OPL

in seinen frühen Jahren als Rundfunkorchester

40

56 öffentliche und Studio-Konzerte von Juli bis Dezember 1933, 174 Konzerte (!) plus

etliche Unterhaltungssendungen im Jahr 1934 – das Orchester absolviert in der Gründungsphase

unter seinem Chefdirigenten ein enormes Pensum und eignet sich schnell

ein breites Repertoire an. Als Gäste kommen bald die renommiertesten Instrumentalsolisten

der damaligen Zeit, 1934 beispielsweise Elly Ney, Gregor Piatigorsky und

Maurice Maréchal, 1935 Arthur Rubinstein, Joseph Szigeti, Emanuel Feuermann,

Pierre Fournier und Jacques Thibaud, 1936 Gaspar Cassadó, Georges Enescu, Robert

Casadeus, 1937 und 1938 folgt u.a. eine intensive Zusammenarbeit mit Béla Bartók.

Der internationale Erfolg des jungen Ensembles lässt nicht lange auf sich warten: Nach

dem Konzert am 29.08.1937 im Pariser Théátre des Champs-Élysées bezeichnet die

New York Times das Luxemburger Orchester als «eines der besten Rundfunkorchester

Europas» und lobt die «herausragende Subtilität» seiner Debussy-Interpretation.


magne et Belgique) affirme sa présence dans la Grande Région

par un large éventail de concerts et d’activités. Les tournées

mènent l’OPL dans de nombreux centres musicaux à travers

l’Europe (dont Paris, Vienne, Berlin, Munich, Francfort, Salzbourg,

Bruxelles, Amsterdam, Londres, Athènes, Prague, Naples, Rome

et Moscou) ainsi que vers l’Asie et les États-Unis. Les concerts

de l’OPL sont régulièrement retransmis par la radio luxembourgeoise

100,7 et diffusés sur le réseau de l’Union européenne

de radio-télévision (UER).

L’OPL est subventionné par le Ministère de la Culture du Grand-

Duché, ainsi que par la Ville de Luxembourg. Ses partenaires

sont la BGL BNP Paribas, la Garage Arnold Kontz, HSBC, KBL

European Private Bankers et P&T. L’OPL bénéficie de la mise à

disposition par BGL BNP Paribas du violoncelle «Le Luxembourgeois»

de Matteo Goffriller.

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Emmanuel Krivine Music director

The orchestra of the Grand Duchy, the Orchestre Philharmonique

du Luxembourg (OPL), represents a very dynamic part of the

culture of its country. Since its stunning debut in 1933 under

the aegis of Radio Luxembourg (RTL), the orchestra has been

present all over Europe. Publicly administered since 1996, the

OPL has been, since 2005, in residence at the Philharmonie

Luxembourg, one of the most prestigious concert halls in Europe.

Since January 2012 both institutions have formed one and the

same entity.

The acoustics of its residence, praised by great orchestras, conductors

and soloists all over the world, its long-standing connections

with institutions like the Salle Pleyel in Paris and the Amsterdam

Concertgebouw and with festivals like Musica (Strasbourg)

and Ars Musica (Brussels) have contributed to making

the OPL an orchestra renowned for the elegance of its sonority.

Moreover, the precision and musicality of its music director,

Emmanuel Krivine, and the orchestra’s close collaboration with

first-rate musical personalities such as Evgeny Kissin, Julia

Fischer, Jean-Yves Thibaudet and Jean-Guihen Queyras have

42


consolidated the orchestra’s reputation. Its standing has been

confirmed by an impressive list of prizes awarded for some

twenty CDs, all released in the last six years: Grand Prix Charles

Cros, Victoires de la musique classique, Orphée d’Or de l’Académie

du Disque Lyrique, Preis der Deutschen Schallplattenkritik,

Télérama ffff, Pizzicato Excellentia, IRR Outstanding, BBC

Music Choice, as well as several Diapasons d’Or, Choc du Monde

de la Musique, Pizzicato Supersonic, Classica R10 and many

others.

Now in his sixth season, Emmanuel Krivine is the sixth music

director of the OPL (after Henri Pensis, Louis de Froment,

Leopold Hager, David Shallon and Bramwell Tovey). A disciple

of Karl Böhm, Emmanuel Krivine holds to the ideal of a symphony

orchestra, adapting to all available idioms and repertoires. This

open attitude and the clarity of his readings have enabled the

OPL to make a name for itself as «a transparent, elegant orchestra

with a beautiful palette of colours» (Le Figaro), «free from

anything flowery or nebulous but imbued with stylistic security

and attuned to the specific qualities of each piece» (WDR).

Alongside the classic and romantic repertoire, the orchestra’s

programme reserves an important place for music of the twentieth

and twenty-first centuries: works by Ivo Malec, Hugues

Dufourt, Toshio Hosokawa, Klaus Huber, Bernd Alois Zimmermann,

Helmut Lachenmann, Georges Lentz, Philippe Gaubert,

Gabriel Pierné, Arthur Honegger and many others are regularly

performed. The orchestra has also recorded the complete orchestral

works of Iannis Xenakis.

The orchestra demonstrates its diversity with regular opera productions

staged at the Grand Théâtre de Luxembourg; film concerts

like «Live Cinema» in collaboration with the Cinémathèque

de la Ville de Luxembourg; «Pops at the Phil» evenings with such

stars as Patti Austin, Dionne Warwick, Maurane and Angélique

Kidjo; open-air concerts with jazz and rock groups as part of the

Fête de la Musique and so on. Soloists featured in the 2012/13

season include Anna Caterina Antonacci, Gautier and Renaud

Capuçon, Eric Cutler, Veronika Eberle, Susanne Elmark, Isabelle

Faust, Nelson Freire, Martin Fröst, François-Frédéric Guy, Igor

Levit, Radu Lupu, Tedi Papavrami, Jean-Guihen Queyras, Julian

43


Rachlin and Albina Shagimuratova, and conductors Christoph

Altstaedt, Frans Brüggen, Pierre Cao, Reinhard Goebel, Jakub

Hrůša, Eliahu Inbal, Alexander Liebreich, Susanna Mälkki, Kazushi

Ono, Pascal Rophé, Thomas Søndergård, Lucas Vis, Jan Willem

de Vriend, Gast Waltzing and Lothar Zagrosek.

Alongside its extensive repertoire and wide-ranging audiences,

as well as the esteem of high calibre musicians, one further point

links the OPL and the Philharmonie Luxembourg: the importance

they both attach to innovative education and outreach activities

for children, teenagers and adults. Since 2003, the orchestra’s

own music education team «login:music» has organised concerts

and workshops for schools, children and families; DVD productions

as well as ‹pocket concerts› in schools and hospitals.

In addition, it prepares school classes for subscription concerts

with music appreciation workshops, and it arranges the «Dating:»

cycle, which draws on actors and multi-media tools for

encounters with the works of selected composers.

The Grand Duchy of Luxembourg and the OPL share a common

spirit of openness towards Europe and the world. The 98 musicians

hailing from some 20 different nations (two thirds from

Luxembourg and its neighbour countries France, Germany and

Belgium) are active throughout the Greater Region with numerous

concerts and activities. Tours take the orchestra to many music

venues in Europe (including Paris, Vienna, Berlin, Munich, Frankfurt,

Salzburg, Brussels, Amsterdam, London, Athens, Prague,

Naples, Rome and Moscow) as well as in Asia and the USA.

OPL concerts are regularly broadcast by Luxembourg radio

100,7 and internationally by the European Broadcasting Union

(EBU).

The OPL is supported financially by the Ministry of Culture of

the Grand Duchy and by the City of Luxembourg. Its partners

are BGL BNP Paribas as well as Garage Arnold Kontz, HSBC,

KBL European Private Bankers and P&T. Since December 2012

a cello made by Matteo Goffriller (1659–1742) called «Le Luxembourgeois»

has been put at the OPL’s disposal by BGL BNP

Paribas.

45


Chœur de chambre les éléments

(photo: François Passerini)

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Chœur de chambre les éléments

Depuis sa création par Joël Suhubiette en 1997 à Toulouse, le

chœur de chambre les éléments est devenu l’un des chœurs

français les plus reconnus. Récompensés par l’Académie des

Beaux-Arts par le prix de la Fondation Liliane Bettencourt pour

le chant choral et par une Victoire de la Musique Classique en

2006, les éléments s’illustrent dans les répertoires de la Renaissance

à la création contemporaine et commandent régulièrement

des œuvres aux compositeurs d’aujourd’hui. A cappella,

avec ensemble instrumental, en oratorio, l’ensemble se produit

sur les plus grandes scènes nationales et internationales (Canada,

États-Unis, Liban, Egypte, Espagne, Allemagne, Angleterre, Pays-

Bas, Italie, Suisse). Le chœur de chambre est fréquemment

invité par des orchestres et chefs de renom tels que Philippe

Herreweghe, Christophe Rousset, Jérémie Rhorer, Emmanuel

Krivine et Marc Minkowski; il collabore avec l’Orchestre National

du Capitole de Toulouse, et pour des productions scéniques,

avec l’Opéra-Comique et le Théâtre des Champs-Élysées. Les

éléments enregistrent sous la direction de Joël Suhubiette pour

L’Empreinte digitale, Hortus, Virgin Classics et Naïve. Le chœur

de chambre les éléments est un ensemble conventionné par

le Ministère de la Culture et de la Communication – Direction

Régionale des Affaires Culturelles de Midi-Pyrénées, par la Région

Midi-Pyrénées et par la Ville de Toulouse. Il est subvention-

46


né par le Conseil Général de la Haute-Garonne. Il est soutenu

par la Sacem, la Spedidam, l’Adami, le FCM. Les éléments sont

membres de la Fevis et du Profedim. Il est accueilli en résidence

depuis 2001 à Odyssud Blagnac et depuis 2006 à l’Abbaye-école

de Sorèze. La saison 2012/13 des éléments est réalisée en partenariat

avec la Société Générale, Toulouse School of Economics,

Editions Efi et le Groupe La Dépêche du Midi. Mécénat Musical

Société Générale est le mécène principal du chœur de chambre

les éléments.

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Chœur de chambre les éléments

Founded in 1997, the chamber choir les éléments, conducted

by its founder Joël Suhubiette, has in just a few years established

itself as one of the leading lights of French choral life.

In 2005, the group won the Prix Liliane Bettencourt for choral

singing awarded by the Academy of Fine Arts of the Institut de

France, and in 2006 they were Ensemble of the Year at the Victoires

de la Musique Classique awards. They have performed

at the most prestigious venues in France, and have also been

invited to appear in Canada, USA, Lebanon, Egypt, Spain, Germany,

Great Britain, the Netherlands, Italy and Switzerland.

The ensemble is often invited as guests by conductors such

as Philippe Herreweghe, Christophe Rousset, Jérémie Rhorer,

Emmanuel Krivine and Marc Minkowski, by orchestras such as

the Orchestre National du Capitole de Toulouse and by opera

houses such as the Paris Opéra Comique and the Théâtre des

Champs-Élysées. The chamber choir is usually recording under

the direction of Joël Suhubiette for L’Empreinte digitale, Hortus,

Virgin Classics and Naïve. Les éléments is recognised by the

Ministry of Culture and Communication – DRAC (Regional Direction

of Cultural Affairs) of Midi-Pyrenees, by the Midi-Pyrenees

Regional Council and the Mayor of Toulouse. It receives

subsidies from and the General Council of the Haute-Garonne

department. It is supported by Sacem (musical copyright protection

association), Spedidam (Internet copyright protection association),

Adami (performing rights association) and the FCM.

The chamber choir les éléments is member of Fevis (federation

47


musical and vocal groups) and Profidem (syndicate of musical

and vocal groups). Since 2001 they have enjoyed a residency at

Odyssud (Blagnac), and since 2006 another at the Abbey School

of Sorèze. The 2012/13 season is sponsored by Société Générale,

Toulouse School of Economics, Efi Editions and the La

Dépêche du Midi Group. Mécénat Musical Société Générale is

the main sponsor of the chamber choir les éléments.

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Christoph Altstaedt direction

Christoph Altstaedt a repris le poste de chef titulaire du Tiroler

Symphonieorchester Innsbruck au début de la saison 2011/12,

coïncidant avec la dernière année de Brigitte Fassbaender en

tant qu’intendante du Tiroler Landestheater. La saison dernière,

Altstaedt a dirigé une nouvelle production d’Idomeneo et en

2012/13, il a dirigé Médée de Cherubini. Cette saison, Altstaedt

a engagé les solistes Steven Isserlis (Concerto pour violoncelle

N° 1 de Dvořák), Radek Baborak, Mark Padmore (Serenade de

Britten) et Gidon Kremer. Altstaedt a également repris le poste

de maître de chapelle de la Deutsche Oper am Rhein à Düsseldorf,

où il a dirigé les productions de La Bohème, Carmen, Così

fan tutte, Le nozze di Figaro et Hänsel und Gretel. Cette saison,

Christoph Altstaedt s’est produit avec le Trondheim Symphony

Orchestra, l’Helsingborg Symphony Orchestra, la NDR

Radiophilharmonie Hannover, la Deutsche Kammerphilharmonie

Bremen et en janvier 2013, il a fait ses débuts au Royaume-

Uni avec le Royal Scottish National Orchestra. Très sollicité

pour la saison 2013/14, Altstaedt fera ses débuts avec les Stuttgarter

Philharmoniker, le Radio-Sinfonieorchester Stuttgart et

l’Auckland Philharmonia Orchestra. Il se produira également

avec la Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken Kaiserslautern,

l’Orchestre de l’Opéra de Marseille, la Junge Deutsche

Philharmonie et retrouvera la NDR Radiophilharmonie Hannover.

Récemment, il a été invité à se produire avec le Stuttgarter

Kammerorchester, le Münchner Kammerorchester au Kagan

Music Festival de Kreuth l’été 2012 et en concert avec la Potsdamer

Akademie dans le cadre des festivités de l’UNESCO à

Postdam. En août 2011, Altstaedt a dirigé le Bundesjugendor-

48


Christoph Altstaedt

(photo: Ben Ealovega)

chester allemand lors d’une importante tournée en Amérique

du Sud. De 2006 à 2007, Christoph Altstaedt a dirigé de nombreuses

productions à la Bayerische Staatsoper dont La traviata,

Die Zauberflöte et Werther. Ses engagements en tant que chef

invité incluent le MDR Sinfonieorchester Leipzig, les Bamberger

Symphoniker, la Staatskapelle Weimar, la Komische Oper Berlin

et le Beethovenorchester Bonn.

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Christoph Altstaedt conductor

Christoph Altstaedt took up the position of Chief Conductor

at the Tiroler Symphonieorchester Innsbruck at the beginning

of the 2011/12 season, which was Brigitte Fassbaender’s final

year as Intendant of Tiroler Landestheater. Last season, Altstaedt

conducted a new production of Idomeneo and in 2012/13

season he conducts Cherubini’s Médée. This season sees Alt-

49


staedt bring soloists to the orchestra including Steven Isserlis

(Dvořák’s Cello Concerto N° 1), Radek Baborak, Mark Padmore

(Britten’s Serenade) and Gidon Kremer. Altstaedt also holds the

post of Kapellmeister for Deutsche Oper am Rhein, Düsseldorf

where he conducts productions of La Bohème, Carmen, Così

fan tutte, Le nozze di Figaro and Hänsel und Gretel. This season,

Christoph Altstaedt appeared with the Trondheim Symphony

Orchestra, Helsingborg Symphony Orchestra, NDR Radiophilharmonie

Hannover, Deutsche Kammerphilharmonie Bremen and

in January 2013 made his UK debut with the Royal Scottish National

Orchestra. Further ahead in the 2013/14 season, Altstaedt

will make his debut with the Stuttgart Philharmonic, Radio-Sinfonieorchester

Stuttgart, and the Auckland Philharmonia Orchestra.

He will also perform with the Deutsche Radio Philharmonie

Saarbrücken Kaiserslautern, the orchestra of Opéra de Marseilles,

Junge Deutsche Philharmonie and return to NDR Radiophilharmonie

Hannover. Recent guest appearances included a

performance with the Stuttgarter Kammerorchester, Münchner

Kammerorchester at the Kagan Music Festival in Kreuth in Summer

2012 and a concert with the Potsdamer Akademie as part

of the UNESCO celebrations in Potsdam. In August 2011 Altstaedt

conducted Germany’s Bundesjugend-orchester on a major South

American tour. Between 2006 and 2007 Christoph Altstaedt

conducted a number of productions at the Munich State Opera

including La traviata, Die Zauberflöte and Werther. Guest conducting

engagements have included the MDR Sinfonieorchester

Leipzig, Bamberger Symphoniker, Staatskapelle Weimar, Komische

Oper Berlin and Beethovenorchester Bonn.

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Albina Shagimuratova soprano (Manon Lescaut)

La brillante soprano colorature russe Albina Shagimuratova a

été remarquée pour la première fois à l’échelle internationale

en remportant la Médaille d’Or au Concours Tchaïkovski de

Moscou en 2007. Depuis ses débuts lyriques européens dans

la Reine de la nuit de Mozart (Die Zauberflöte) au festival de

Salzbourg en août 2008 sous la direction de Riccardo Muti,

elle a été applaudie comme la Reine de la nuit en titre lors de

50


52

ses débuts dans des lieux aussi prestigieux que le Teatro alla

Scala de Milan, le Metropolitan Opera de New York, la Wiener

Staatsoper, la Hamburgische Staatsoper, la Deutsche Oper am

Rhein, la Deutsche Oper Berlin, le Théâtre du Bolchoï à Moscou,

le Lucerne Festival, ainsi que lors de ses débuts au Los

Angeles Opera. Les saisons prochaines, elle reprendra ce rôle

au Royal Opera House de Covent Garden, au Festival d’Aix-en-

Provence et à la Bayerische Staatsoper. De plus, elle fera ses

débuts au Royaume Uni dans Donna Anna (Don Giovanni) au

Glyndebourne Festival Opera et ses débuts dans le rôle-titre de

Lucia di Lammermoor au Houston Grand Opera. La saison dernière,

Albina s’est produite au Théâtre du Bolchoï (Ludmila dans

Ruslan et Ludmila), à la Deutsche Oper Berlin (Lucia di Lammermoor),

au Wiener Staatsoper (dans Die Zauberflöte, La Bohème,

La sonnambula, L’elisir d’amore), au Houston Grand Opera

(La traviata) et au San Francisco Opera (dans Die Zauberflöte

et Rigoletto). Elle a également fait ses débuts dans Antonida

(Une vie pour le tsar) au Festival de Radio France et de Montpellier.

Elle a fait ses débuts avec le Boston Symphony sous la

direction de Rafael Frühbeck de Burgos dans le Stabat mater

de Rossini, ses débuts au Maggio Musicale Fiorentino dans le

Requiem de Mozart avec Zubin Mehta, elle a également chanté

Flaminia dans la production rarement donnée d’Il mondo della

luna de Haydn avec le Gotham Chamber Opera à New York.

De plus, Albina Shagimuratova fera ses débuts dans la compagnie

du Royal Opera House de Covent Garden, en chantant la

Reine de la nuit et Aspasia (Mitridate), Gilda (Rigoletto) au San

Francisco Opera, au Houston Grand Opera et au Lyric Opera

of Chicago, et elle sera dans d’autres productions au Metropolitan

Opera de New York, à la Wiener Staatsoper et au Théâtre

du Bolchoï. Au concert, Albina Shagimuratova a chanté les soli

d’œuvres de Mozart, Beethoven, Rossini, Mahler et Fauré. Elle

chantera prochainement le War Requiem de Britten sous la

direction d’Ed Gardner avec le City of Birmingham Symphony

Orchestra. Elle est diplômée du Houston Grand Opera Studio

qu’elle a rejoint en 2006. Elle y a chanté, très applaudie, Die

Zauberflöte et La Bohème. Ses autres rôles à Houston incluent

Le marchand de sable et La Fée Rosée (Hänsel und Gretel).


Albina Shagimuratova

(photo: Andrei Bogdanov)

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Albina Shagimuratova soprano (Manon Lescaut)

Dazzling Russian coloratura soprano Albina Shagimuratova first

came to international attention as the winner of the Gold Medal

in the 2007 Tchaikovsky Competition in Moscow. Ever since her

European operatic debut as Mozart’s Queen of the Night (Die

Zauberflöte) at the Salzburg Festival in August 2008 under the

baton of Riccardo Muti, she has been celebrated as the reigning

Queen of the Night with company debuts at world famous

venues such as Teatro alla Scala Milan, Metropolitan Opera

New York, Vienna State Opera, Hamburg State Opera, Deutsche

Oper am Rhein, Deutsche Oper Berlin, Bolshoi Theatre Moscow,

Lucerne Festival, as well for her debut at Los Angeles

Opera. In future seasons she will reprise this part at the Royal

Opera House Covent Garden, Aix-en-Provence Festival and Munich

State Opera. Furthermore, she gave her UK debut singing

Donna Anna (Don Giovanni) at the Glyndebourne Festival

Opera and her role debut (title role) in Lucia di Lammermoor at

53


Eric Cutler

(photo: Dario Acosta)

Houston Grand Opera. Last season Albina appeared at the Bolshoi

Theatre (Lyudmila in Ruslan and Lyudmila), the Deutsche

Opera Berlin (Lucia di Lammermoor), Vienna Staatsoper (in

Die Zauberflöte, La Bohème, La sonnambula, L’elisir d’amore),

Houston Grand Opera (La traviata) and San Francisco Opera (in

Die Zauberflöte and Rigoletto). She also gave her role debut as

Antonida (A Life for the Tsar) at the Montpellier Festival of Radio

France. She made her Boston Symphony debut under the

baton of Rafael Frühbeck de Burgos in Rossini’s Stabat mater,

her debut at the Maggio Musicale Fiorentino singing Mozart’s

Requiem with Zubin Mehta, she also sang Flaminia in Haydn’s

rarely-performed Il mondo della luna with Gotham Chamber Opera

in New York. Looking ahead Ms Shagimuratova will give her

company debut at the Royal Opera House Covent Garden, singing

Queen of the Night and Aspasia (Mitridate), Gilda (Rigoletto)

at San Francisco Opera, Houston Grand Opera and Lyric Opera

of Chicago, and she will have further performances at Metropolitan

Opera New York, Vienna Staatsoper and Bolshoi Theatre.

Albina Shagimuratova’s extensive concert experience includes

54


eing a soloist in works by Mozart, Beethoven, Rossini, Mahler

and Fauré. Looking ahead she will sing Britten’s War Requiem

under the baton of Ed Gardner and the City of Birmingham

Symphony Orchestra. She is a graduate of the Houston Grand

Opera Studio, which she joined in 2006. There she sung both

the Die Zauberflöte and La Bohème with the company to great

acclaim. Other roles in Houston have included the Sandman

and Dew Fairy (Hänsel und Gretel).

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Eric Cutler ténor (Le Chevalier des Grieux)

La virtuosité vocale unique d’Eric Cutler a été applaudie dans

les plus grands opéras. Il s’est produit au Metropolitan Opera

de New York, à la Bayerische Staatsoper, au festival de Salzbourg,

au Royal Opera House de Covent Garden, au Teatro la

Fenice de Venise, au Lyric Opera of Chicago, au Théâtre Royal

de la Monnaie de Bruxelles, au Teatro dell’Opera de Rome, au

Houston Grand Opera, au Vlaamse Opera, au Grand Théâtre de

Genève, au Glyndebourne Festival, à l’Opéra National de Paris,

au Santa Fe Opera, et bien d’autres. Il collabore régulièrement

avec les prestigieux orchestres d’Europe et des États-Unis. Cutler

s’est spécialisé dans les répertoires français et italien du 19 e siècle.

Ses récents grands évènements incluent Leicester (Maria

Stuarda) à Houston, le rôle-titre de Faust au Greek National

Opera, et Raoul de Nangis (Les Huguenots) à La Monnaie. Dans

le répertoire français, il a également chanté Roméo et Juliette

de Gounod, Iopas (Les Troyens) sous la direction de Valery Gergiev

et James Levine, Nadir (Les Pêcheurs de perles) à Chicago,

le rôle-titre de La Damnation de Faust au Vlaamse Opera et

Léopold (La Juive) au Metropolitan Opera. Ses rôles en italien

incluent le Duc (Rigoletto) à Venise et Houston, Alfredo (La traviata)

à Munich, Ernesto (Don Pasquale) au Royal Opera House,

Arturo (I Puritani) au Metropolitan Opera aux côtés d’Anna Netrebko,

et Amenophis (Moïse et Pharaon) à la fois au festival

de Salzbourg et au Teatro dell’Opera de Rome sous la direction

de Riccardo Muti. Entre autres grands moments, on a pu

l’entendre dans une nouvelle production de Roi Roger de Szymanowski,

dans Tamino (Die Zauberflöte) aux festivals de Glyn-

55


debourne et d’Edimbourg sous la direction de Claudio Abbado,

Belmonte (Die Entführung aus dem Serail) à Houston et Madrid,

Ferrando (Così fan tutte) à Chicago sous la direction de Sir Andrew

Davis, et Don Ottavio (Don Giovanni) au Santa Fe Opera

sous la direction d’Alan Gilbert). Parmi les grands évènements

de la saison 2012/13, il est retourné au Metropolitan Opera pour

y chanter Iopas (Les Troyens) et on a pu l’entendre dans Leicester

(Maria Stuarda) à la Staatsoper Unter den Linden de Berlin.

Ses récents engagements au concert incluent le Stabat mater

de Rossini avec le Boston Symphony Orchestra sous la direction

de Rafael Frühbeck de Burgos, le Requiem de Berlioz avec

le Los Angeles Philharmonic sous la direction d’Esa-Pekka Salonen,

la Messe en ut mineur de Mozart et la Symphonie N° 9 de

Beethoven aux BBC Proms. Cutler est un ancient étudiant du

Lindemann Young Artists Development Programme du Metropolitan

Opera. Il a remporté en 2005 le Richard Tucker Award, et

auparavant le Study and Career Grants de la Tucker Foundation.

Il a également remporté le Martin E. Segal Award du Lincoln

Center et l’ARIA Award. Il vit actuellement en Allemagne avec

sa femme et son fils.

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Eric Cutler tenor (Le Chevalier des Grieux)

Eric Cutler’s uniquely virtuosic voice has been celebrated in the

world’s leading opera houses. He has appeared at the Metropolitan

Opera New York, the Munich State Opera, the Salzburg

Festival, the Royal Opera House Covent Garden, Venice’s Teatro

la Fenice, the Lyric Opera of Chicago, Brussels’ Théâtre Royal

de la Monnaie, Rome’s Teatro dell’Opera, Houston Grand Opera,

Vlaamse Opera, the Grand Théâtre de Genève, the Glyndebourne

Festival, Paris National Opera, Santa Fe Opera, and many others.

He also collaborates regularly with leading orchestras in the USA

and Europe. Cutler specialises in the technically challenging French

and Italian repertoire of the 19 th century. Recent highlights include

Leicester (Maria Stuarda) in Houston, the title role of Faust for

Greek National Opera, and Raoul de Nangis (Les Huguenots) at

La Monnaie. Other French repertoire includes Gounod’s Roméo

et Juliette, Iopas (Les Troyens) under both Valery Gergiev and

56


James Levine, Nadir (Les Pêcheurs de perles) in Chicago, the title

role of La Damnation de Faust at Vlaamse Opera and Léopold

(La Juive) at the Metropolitan Opera. His roles in Italian have

included the Duke (Rigoletto) in Venice and Houston, Alfredo

(La traviata) in Munich, Ernesto (Don Pasquale) at the Royal Opera

House, Arturo (I Puritani) at the Metropolitan Opera opposite

Anna Netrebko, and Amenophis (Moïse et Pharaon) at both

the Salzburg Festival and Rome’s Teatro dell’Opera under Riccardo

Muti. Other recent highlights include a new production of Szymanowski’s

Król Roger, Tamino (Die Zauberflöte) at both the Glyndebourne

and Edinburgh festivals under Claudio Abbado, Belmonte

(Die Entführung aus dem Serail) in Houston and Madrid, Ferrando

(Così fan tutte) in Chicago under Sir Andrew Davis, and Don

Ottavio (Don Giovanni) at the Santa Fe Opera under Alan Gilbert).

Highlights of the 2012/13 season included a return to the Metropolitan

Opera to sing Iopas (Les Troyens) and Leicester (Maria

Stuarda) at Berlin’s Staatsoper Unter den Linden. Recent concert

engagements include Rossini’s Stabat mater with the Boston

Symphony Orchestra under Rafael Frühbeck de Burgos, Berlioz’s

Requiem with the Los Angeles Philharmonic under Esa-

Pekka Salonen, and both Mozart’s Mass in C Minor and Beethoven’s

Symphony N° 9 at the BBC Proms. Cutler is an alumnus

of the Metropolitan Opera’s Lindemann Young Artists Development

Programme. He is the winner of the 2005 Richard Tucker

Award, as well as earlier Study and Career Grants from the

Tucker Foundation. He also won the Martin E. Segal Award from

Lincoln Center and the ARIA Award. He currently lives in Germany

with his wife and son.

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Vito Priante baryton (Lescaut)

Le jeune baryton-basse italien Vito Priante, étoile montante de

l’opéra, s’est produit à travers toute l’Europe, dans de prestigieux

théâtres dont le Teatro alla Scala de Milan, la Wiener

Staatsoper, la Bayerische Staatsoper de Munich et la Staatsoper

Unter den Linden de Berlin, le Teatro San Carlo de Naples,

l’Opéra de Lyon, le Royal Opera House de Covent Garden, le

Gran Teatre del Liceu de Barcelone, le Teatro dell’Opera à Rome,

57


photo: Pietro Spagnoli

Vito Priante

aux festivals de Salzbourg et d’Édimbourg, sous la direction des

chefs de renom international Riccardo Muti, Daniel Barenboim,

Ivor Bolton, et Daniel Harding, entre autres. Ses engagements

à venir comprennent Il prigioniero à Madrid, La cenerentola à la

Wiener Staatsoper et au Los Angeles Opera, Le nozze di Figaro

à Munich, et L’elisir d’amore à Turin. Parmi ses récents grands

évènements, il a chanté Figaro (Le nozze di Figaro) au Glyndebourne

Festival, aux BBC Proms, au festival de Salzbourg et à

la Staatsoper Unter den Linden de Berlin, Leporello (Don Giovanni)

à Venise et Figaro (Il barbiere di Siviglia) à Florence. La

discographie de Vito Priante comprend Rodelinda et Alcina de

Haendel (Deutsche Grammophon), Pietro il Grande de Donizetti

(Dynamic), et Motezuma de Vivaldi (Deutsche Grammophon).

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Vito Priante baritone (Lescaut)

A rising operatic star, young Italian bass-baritone Vito Priante has

performed across Europe in venerable theatres including La Scala

in Milan, the State Operas in Vienna, Munich and Berlin, Naples’

Teatro San Carlo, Opéra de Lyon, Royal Opera House Covent

Garden, Barcelona’s Gran Teatre del Liceu Barcelona, Rome’s

Teatro dell’Opera, at the Salzburg and Edinburgh festivals, and

with internationally renowned conductors Riccardo Muti, Daniel

Barenboim, Ivor Bolton, and Daniel Harding among others. Up-

58


coming engagements feature performances Il prigioniero in Madrid,

La cenerentola at the Vienna State Opera and at the Los Angeles

Opera, Le nozze di Figaro in Munich, and L’elisir d’amore in

Torino. Recent highlights include appearances as Figaro (Le nozze

di Figaro) at the Glyndebourne Festival, the BBC Proms, the

Salzburg Festival, and Berlin State Opera, as Leporello (Don Giovanni)

in Venice, and as Figaro (Il barbiere di Siviglia) in Florence.

Vito Priante’s discography includes Handel’s Rodelinda and

Alcyna (Deutsche Grammophon), Donizetti’s Pietro il Grande

(Dynamic), and Vivaldi’s Motezuma (Deutsche Grammophon).

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Anicio Zorzi Giustiniani ténor (Guillot de Morfontaine)

Après avoir joué du violon pendant plusieurs années, Anicio

Zorzi Giustiniani a commencé à étudier le chant au Conservatoire

de Florence, perfectionnant sa technique vocale auprès

de Sherman Lowe, Jorge Ansorena et Fernando Cordeiro Opa.

Il a fait ses débuts très jeune en 2001 comme soliste dans le

Te Deum de Charpentier au Teatro della Pergola à Florence. En

2009, Anicio Zorzi Giustiniani a remporté la 39 e édition de l’International

Singing Competition Toti Dal Monte à Trévise pour le

principal rôle masculin dans La vera costanza. Il a chanté cet

opéra à Madrid, Trévise, Reggio Emilia et Liège. Il s’est ensuite

produit dans Don Basilio et Don Curzio (Le nozze di Figaro),

Edoardo Milfort (La cambiale di matrimonio), Marzio (Mitridate)

et dans le rôle-titre de Mitridate de Porpora (Teatro la Fenice et

Teatro Malibran à Venise, Teatro Calderòn à Valladolid et Festival

Mozart de Rovereto), dans Cavalier Belfiore (Il viaggio a Reims)

au Teatro Pergolesi à Jesi, et dans Thybalt (Roméo et Juliette).

En 2010 Anicio Zorzi Giustiniani a participé à la production de

La betulia liberata, dirigée par Riccardo Muti au festival de Salzbourg

et à Ravenne. Il a enregistré Moneta (Il conte Policronio)

pour Bongiovanni, Cesti (Le disgrazie d’amore) pour Hyperion,

Ezio pour Deutsche Grammophon, le rôle-titre d’Il ritorno di

Ulisse in patria pour Glossa, et Ariodante et Berenice de Haendel,

Ezio et Giove in Argo de Gluck pour EMI. Ses engagements

récents et à venir incluent Conte Ericco (La vera costanza) sous

la direction de Jesús López-Cobos, Conte di Almaviva (Il bar-

59


iere di Siviglia), Tamino (Die Zauberflöte), Conte (I due Figaro)

sous la direction de Riccardo Muti à Madrid, Tigrane de Scarlatti

à Nice, le rôle titre d’Artaserse de Hasse, Don Ottavio (Don

Giovanni) à Saint-Gall, et Ferrando (Così fan tutte) à La Fenice,

entre autres.

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Anicio Zorzi Giustiniani tenor (Guillot de Morfontaine)

After playing violin for many years, Anicio Zorzi Giustiniani began

studying singing at the Florence Conservatory, subsequently

improving his vocal technique with Sherman Lowe, Jorge

Ansorena, Fernando Cordeiro Opa. He made his debut at a very

young age in 2001 as soloist in Charpentier’s Te Deum at the

Teatro della Pergola in Florence. In 2009 Anicio Zorzi Giustiniani

won the 39 th Edition of the International Singing Competition

Toti Dal Monte in Treviso for the main male role in La vera

costanza. He sang this opera in Madrid, Treviso, Reggio Emilia

and Liège. Subsequently he appeared as Don Basilio and Don

Curzio (Le nozze di Figaro), Edoardo Milfort (La cambiale di matrimonio),

Marzio (Mitridate) and in the title role of Porpora’s

Mitridate (Teatro la Fenice and Teatro Malibran in Venice, Teatro

Calderòn in Valladolid and Mozart Festival of Rovereto), as Cavalier

Belfiore (Il viaggio a Reims) at the Teatro Pergolesi in Jesi,

and as Thybalt (Roméo et Juliette). In 2010 Anicio Zorzi Giustiniani

took part in the production of La betulia liberata, conducted

by Riccardo Muti at the Salzburg Festival and in Ravenna. He

recorded Moneta (Il conte Policronio) for Bongiovanni, Cesti

(Le disgrazie d’amore) for Hyperion, Ezio for Deutsche Grammophon,

the main role in Il ritorno di Ulisse in patria for Glossa,

and Handel’s Ariodante and Berenice, Gluck’s Ezio and Giove

in Argo for EMI. Recent and forthcoming engagements include

Conte Ericco (La vera costanza) under Jesús López-Cobos, Conte

di Almaviva (Il barbiere di Siviglia), Tamino (Die Zauberflöte),

Conte (I due Figaro) under Riccardo Muti in Madrid, Scarlatti’s

Tigrane in Nice, the main role in Hasse’s Artaserse, Don Ottavio

(Don Giovanni) in Sankt Gallen, and Ferrando (Così fan tutte) in

La Fenice, among others.

60


photo: Melbourne Headshot Company

Derek Welton

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Derek Welton baryton-basse (Monsieur de Brétigny)

Depuis qu’il a achevé ses études de chant lyrique à la Guildhall

School of Music and Drama, Derek Welton s’est produit

dans Pangloss, Martin et Cacambo (Candide) sous la direction

de Wayne Marshall et en Der Pfleger des Orest (Elektra) sous

la direction de Stefan Soltesz au Teatro dell’Opera à Rome. Il

a fait ses débuts avec Opera North dans Donner (Das Rheingold)

et avec le Pinchgut Opera dans Creonte (L’anima del filosofo).

Cette saison, Derek Welton a fait ses débuts aux Osterfestspiele

Salzburg dans Gralsritter (Parsifal) sous la direction de

Christian Thielemann, a chanté Figaro (Le nozze di Figaro) pour

Glyndebourne en tournée et a fait ses débuts au Festspielhaus

Baden-Baden avec Antonio (Le nozze di Figaro) sous la direction

de Thomas Hengelbrock. Il a également chanté les rôles du

comte Almaviva (Le nozze di Figaro), Don Giovanni et Masetto

(Don Giovanni), de Papageno et du narrateur (Die Zauberflöte),

du Bonze (Madama Butterfly), de Farfarello (L’Amour des trois

61


oranges), King (Sallinen’s The King Goes Forth to France), Geisterbote

(Die Frau ohne Schatten), Monterone (Rigoletto) et Nick

Shadow (The Rake’s Progress). Parmi les grands concerts de

cette saison, il a fait ses débuts avec le Royal Scottish National

Orchestra (Messiah) sous la direction de Paul Agnew. Derek

Welton s’est produit dans Jephtha de Haendel avec le London

Handel Festival orchestra dirigé par Laurence Cummings, Saul

à l’Aldeburgh Festival avec le Britten-Pears Orchestra dirigé par

Richard Egarr et Messiah avec le Hallé Orchestra sous la direction

de Christian Curnyn ainsi qu’avec la Royal Choral Society

sous la direction de Richard Cooke. Il a chanté Pilate et les airs

de basse dans la Johannespassion de Bach avec l’Orchestra of

the Age of Enlightenment au Theater an der Wien sous la direction

de Stephen Layton, la Messe en Ut de Beethoven avec

le Royal Philharmonic Orchestra sous la direction de Nicholas

Cleobury et le Requiem de Fauré au City of London Festival

avec le London Symphony Orchestra et Tenebrae sous la

direction de Nigel Short. Derek Welton apparaît sur deux enregistrements:

«On Christmas Day» (arrangements de chants

populaires de Vaughan Williams pour Albion Records), et dans

Creonte (L’anima del filosofo) (Pinchgut Live). Aux concours,

il a été classé à la première place du récent Emmerich Smola

Förderpreis et a remporté le premier prix de la Handel Singing

Competition en 2007. Derek Welton a également été membre

du Salzburger Festspiele 2011 Young Singers Project.

IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Derek Welton bass-baritone (Monsieur de Brétigny)

Since completing his opera studies at the Guildhall School of

Music and Drama, Derek Welton has appeared with Rome’s

Teatro dell’Opera as Pangloss, Martin and Cacambo (Candide)

under Wayne Marshall and as Der Pfleger des Orest (Elektra)

under Stefan Soltesz. He made his debut with Opera North as

Donner (Das Rheingold) and with Pinchgut Opera as Creonte

(L’anima del filosofo). This season Derek Welton made his debut

at the Osterfestspiele Salzburg as Gralsritter (Parsifal) under

Christian Thielemann, appeared as Figaro (Le nozze di Figaro)

for Glyndebourne on Tour, and made his debut at Festspielhaus

62


Baden-Baden as Antonio (Le nozze di Figaro) under Thomas

Hengelbrock. Other roles have included Count Almaviva (Le

nozze di Figaro), Don Giovanni and Masetto (Don Giovanni),

Papageno and Sprecher (Die Zauberflöte), the Bonze (Madama

Butterfly), Farfarello (L’Amour des trois oranges), King (Sallinen’s

The King Goes Forth to France), Geisterbote (Die Frau ohne

Schatten), Monterone (Rigoletto) and Nick Shadow (The Rake’s

Progress). Concert highlights for the current season included

his debut with the Royal Scottish National Orchestra (Messiah)

under Paul Agnew. Derek Welton has performed Handel’s Jephtha

with the London Handel Festival orchestra conducted by

Laurence Cummings, Saul at the Aldeburgh Festival with the

Britten-Pears Orchestra conducted by Richard Egarr and Messiah

with the Hallé Orchestra under Christian Curnyn and also

with the Royal Choral Society under Richard Cooke. He sang Pilate

and bass arias in Bach’s Johannespassion with the Orchestra

of the Age of Enlightenment at Theater an der Wien under

Stephen Layton, Beethoven’s Mass in C Major with the Royal

Philharmonic Orchestra under Nicholas Cleobury and Fauré’s

Requiem at the City of London Festival with the London Symphony

Orchestra and Tenebrae under Nigel Short. Derek Welton

features on two recordings: «On Christmas Day» (folk song arrangements

by Vaughan Williams for Albion Records), and as

Creonte (L’anima del filosofo) (Pinchgut Live). Competition successes

include first place at the recent Emmerich Smola Förderpreis

and first prize in the 2007 Handel Singing Competition.

Derek Welton was also a member of the Salzburger Festspiele

2011 Young Singers Project.

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Nicolas Cavallier baryton-basse (Le Comte des Grieux)

Après ses études à la Royal Academy of Music et au National

Opera Studio de Londres, Nicolas Cavallier débute au Festival

de Glyndebourne dans le rôle de Sarastro (Die Zauberflöte),

dans une mise en scène de Peter Sellars. Interprète régulier

des grands rôles mozartiens en France et à l’étranger (Don Giovanni,

Leporello, Figaro, Don Alfonso, etc.), ainsi que des rôles

du répertoire italien: Dulcamara (L’elisir d’amore), Selim (Il Turco

63


in Italia) à Bruxelles et à Genève, il est également Philippe II

dans la version française de Don Carlos à l’Opéra du Rhin. Il est

régulièrement invité à l’Opéra de Paris pour Parsifal, Les Indes

Galantes, il a interprété le rôle de l’Avocat dans K…, opéra de

Philippe Manoury créé à l’Opéra Bastille en 2001, Publio (La

clemenza di Tito), Frère Laurent (Roméo et Juliette), rôle qu’il

reprend à Madrid et à la Scala de Milan, et Léandre (L’Amour

des trois oranges). Il affectionne particulièrement le répertoire

français: Méphistophélès (La Damnation de Faust) à Marseille

et Glasgow, Escamillo (Carmen) sous la direction de John

Eliot Gardiner, les Quatre Diables (Les Contes d’Hoffmann) à

Avignon, Monte Carlo, Genève, Don Quichotte à Avignon et

Seattle, ainsi qu’Arkel (Pelléas et Mélisande) à la Fenice. Plus

récemment, il interprète Oreste (Elektra) à l’Opéra de Marseille,

Le Roi (Le Roi d’Ys) à Montpellier et à l’Opéra-Comique,

et les Quatre Diables (Les Contes d’Hoffmann) à Hong-Kong.

Parmi ses projets: Gorjantchikov (De la maison des morts) et

Merlin (Le Roi Arthus) à l’Opéra du Rhin, Balthazar (La Favorite)

à l’Opéra de Monte Carlo, le rôle-titre de Don Giovanni et les

Quatre Diables (Les Contes d’Hoffmann) à Seattle, Le Roi (Le

Cid) à l’Opéra National de Paris, le Comte des Grieux (Manon)

à l’Opéra de Marseille.

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Nicolas Cavallier bass-baritone (Le Comte des Grieux)

Nicolas Cavallier studied at the Royal Academy of Music in London

and at the National Opera Studio. His professional career

began in Glyndebourne with the role of Sarastro (Die Zauberflöte).

In France, he regularly performs as Figaro (Le nozze di Figaro),

Leporello, Don Giovanni and Don Alfonso (Così fan tutte)

as well as Selim (Il Turco in Italia), Mustafa (L’Italiana in Algeria),

Dulcamara (L’elisir d’amore), Colline (La Bohème), Rocco (Fidelio),

Nick Shadow (The Rake’s Progress), Philippe II (Don Carlo),

the Four Devils (Les Contes d’Hoffmann), Escamillo (Carmen),

Massenet’s Don Quichotte (title role), Der fliegende Hollander

(title role), and Méphisto (Faust) in Strasbourg, Avignon, Nancy,

Marseille, Bordeaux, Lyon and Paris. Nicolas Cavallier also sang

Selim (Il Turco in Italia) in Brussels and Genève, Arkel (Pelléas et

64


Mélisande) at La Fenice, Manoury’s K…, Weill’s Die sieben Todsünden,

Publio (La clemenza di Tito), Léandre (L’amour des trois

oranges) and L’Enfant et les Sortilèges at the Paris National Opera,

Raymond (Lucie de Lammermoor) at the Paris Théâtre du

Châtelet and in Lyon, Escamillo (Carmen) in Paris, Granada and

Oman, Debussy’s La chute de la maison Usher at the Bregenz

Festival, Mephistopheles (La Damnation de Faust) in Marseille

and Glasgow, Le nozze di Figaro and Don Quichotte in Seattle,

the Marquis de la Force (Les Dialogues des Carmelites) in Toulouse,

and Frère Laurent (Roméo et Juliette) in Paris, Reykjavik,

Madrid and Milan. More recently, he has performed as Orest

(Elektra) in Marseille, the King (Le Roi d’Ys) in Montpellier and

Paris and the Four Devils (Les Contes d’Hoffmann) in Hong-Kong.

Among his projects are Gorjantchikov (De la maison des morts)

and Merlin (Le Roi Arthus) in Strasbourg, Balthazar (La Favorite)

in Monte Carlo, the title role of Don Giovanni and the Four Vilains

(Les Contes d’Hoffmann) in Seattle, the King (Le Cid) at the Paris

National Opera, and the Comte des Grieux (Manon) in Marseille.

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Olivia Doray soprano (Poussette)

Olivia Doray commence ses études musicales et vocales à la

Maîtrise de l’Opéra National de Lyon. Elle poursuit sa formation

au Royal College of Music à Londres, au CNIPAL à Marseille et

à l’Atelier Lyrique de l’Opéra National de Paris. Elle se perfectionne

auprès de Barbara Bonney, Tom Krause, Mireille Alcantara.

Aujourd’hui, elle travaille auprès de Susan McCulloch. Sur

scène, elle interprète les rôles de Musetta (La Bohème) pour

la British Youth Opera Company, Anna (Die lustigen Weiber

von Windsor), Kate Pinkerton (Madama Butterfly) à Marseille,

Karolka (Jenůfa) à Toulon, Hélène (Une Éducation manquée)

et Landry (La Chanson de Fortunio) à Paris, Louise (Mozart de

Hahn) au Festival de Spoleto, Klärchen (Friederike de Lehár)

au Festival de Radio France à Montpellier et Francine (Un de

la Canebière) à Avignon. Egalement sollicitée pour des récitals,

elle donne un récital à l’Opéra-Comique et chante un programme

exclusivement dédié à la musique française au Midem

2008. Elle chante également le Requiem de Mozart à l’Opéra

66


de Saint-Étienne. Olivia Doray fait ses débuts en 2010 à l’Opéra

National de Paris en Voce dal cielo (Don Carlo), puis chante

Käthchen (Werther) aux côtés de Jonas Kaufmann et Suor Dolcina

(Suor Angelica). Elle interprète ensuite sa première Pamina

(La Flûte enchantée) à Rouen en février 2011. Lors de la saison

2011/12, elle chante Mademoiselle Silberklang (Der Schauspieldirektor),

et Bastienne (Bastien und Bastienne) à Toulon et à Aixen-Provence,

Poussette (Manon) à l’Opéra National de Paris, et

Amour (Orphée et Eurydice) à Bordeaux. Elle débute sa saison

2012/13 avec Frasquita (Carmen) à Paris, Clorinda (La cenerentola)

à Massy, Marzelline (Fidelio) à Rouen, avant Pamina dans

(La Flûte enchantée) dans le cadre des Opéras en plein air en

France.

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Olivia Doray soprano (Poussette)

Olivia Doray started her musical studies in the Children Choir of

the Lyon Opera. She achieved her tuition first at the Royal College

of Music in London, then at the CNIPAL in Marseille, and

finally at Paris National Opera’s Atelier Lyrique. She took classes

with Barbara Bonney, Tom Krause, Mireille Alcantara and now

regularly works with Susan McCulloch. On stage, she sang Musetta

(La Bohème) with the British Youth Opera Company, Anna

(Die lustigen Weiber von Windsor), Kate Pinkerton (Madama

Butterfly) in Marseille, Karolka (Jenůfa) in Toulon, Hélène (Une

Éducation manquée) and Landry (La Chanson de Fortunio) in

Paris, Louise (Mozart by Hahn) at the Spoleto Festival, Klärchen

(Friederike by Lehár) at the Radio France Festival in Montpellier

and Francine (Un de la Canebière) in Avignon. In the concert and

recital fields, she gave a recital at the Opéra Comique in Paris in

2008 and a series of Mozart Requiem at the Saint-Étienne Opera

in 2009. Olivia Doray made her debut at the Paris National Opera

in 2010, singing Voce dal cielo (Don Carlo), Käthchen (Werther)

alongside Jonas Kaufmann and Suor Dolcina (Suor Angelica).

In February 2011 she sang her first Pamina (Die Zauberflöte) in

Rouen. During the 2011/12 season she sang Mademoiselle Silberklang

(Der Schauspieldirektor) and Bastienne (Bastien und

Bastienne) in Toulon and Aix-en-Provence, Poussette (Manon)

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at the Paris National Opera and Amour (Orphée et Eurydice) in

Bordeaux. This season, she has been singing Frasquita (Carmen)

in Paris, Clorinda (La cenerentola) in Massy, Marzelline (Fidelio)

in Rouen and Pamina (Die Zauberflöte) in a touring open-air opera

production in France.

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Carol García mezzo-soprano (Javotte)

La mezzo-soprano Carol García est née à Barcelone et a étudié

avec la mezzo-soprano Francesca Roig. Elle a été demi-finaliste

au Concours de chant Montserrat Caballé en 2008, finaliste

au concours de chant Luis Mariano et Francisco Viñas en

2009 et finaliste au Concours de l’Opéra National de Paris en

2010. Elle a fait ses débuts dans Rosina (Il barbiere di Siviglia)

au Teatro Real de Madrid et est membre de l’Atelier Lyrique de

l’Opéra National de Paris depuis 2009 où elle a chanté Les Madrigaux

de Fénelon, les Spanische Liebeslieder de Schumann,

Hortenzia (Mirandolina), Jenny Hildebrand (Street Scene) et

Concepción (L’Heure espagnole). Elle a également participé aux

concerts de l’Atelier Lyrique au Palais Garnier avec l’Orchestre

de l’Opéra National de Paris. À l’Opéra National de Paris, elle a

été la doublure de Rosina (Il barbiere di Siviglia) et de Cherubino

(Le nozze di Figaro) sous la direction de Philippe Jordan. Elle

a également chanté Adonella (Francesca da Rimini) et Javotte

(Manon) sous la direction d’Evelino Pidò. Récemment, elle a

chanté El amor brujo à Barcelone, Selinda (Il Farnace) à Strasbourg,

Amsterdam, Mulhouse et Versaillles, et Zulma (L’Italiana

in Algeri) à Marseille. Carol García a suivi les masterclasses

d’Enrique Baquerizo, Miguel Ortega, Montserrat Caballé, Jaume

Aragall, Carlos Chausson, Ann Murray et Michelle Wegwart. Elle

a notamment travaillé avec les pianistes David Zobel, Vladislav

Bronevetzky, Mark Hastings, Stanislav Angelov, Marco Evangelisti,

Patxi Aizpiri, Marta Pujol et Jean-Marc Bouget.

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Carol García mezzosoprano (Javotte)

Mezzosoprano Carol García was born in Barcelona and studied

with mezzosoprano Francesca Roig. She has been semi-finalist

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of the Montserrat Caballé Singing Competition in 2008, finalist

of the Luis Mariano and the Francisco Viñas singing competitions

in 2009 and finalist of the Paris National Opera competition in 2010.

She made her debut as Rosina (Il barbiere di Siviglia) at Madrid’s

Teatro Real and has been a member of Paris National Opera’s

Atelier Lyrique since 2009, where she sang Fénelon’s Les Madrigaux,

Schumann’s Spanische Liebeslieder, Hortenzia (Mirandolina),

Jenny Hildebrand (Street Scene) and Concepción (L’Heure

espagnole). She also participated in the Atelier Lyrique’s concerts

at the Palais Garnier with the Paris National Opera Orchestra.

At the Paris Opera National, Carol García did the cover of Rosina

(Il barbiere di Siviglia) and the cover of Cherubino (Le nozze di

Figaro) under Philippe Jordan. She also sang Adonella (Francesca

da Rimini) and Javotte (Manon) under Evelino Pidò. Recently

she sang El amor brujo in Barcelona, Selinda (Il Farnace) in

Strasbourg, Amsterdam, Mulhouse and Versaillles, and Zulma

(L’Italiana in Algeri) in Marseille. Carol García has attended master

classes with Enrique Baquerizo, Miguel Ortega, Montserrat

Caballé, Jaume Aragall, Carlos Chausson, Ann Murray and

Michelle Wegwart. She has worked with pianists David Zobel,

Vladislav Bronevetzky, Mark Hastings, Stanislav Angelov, Marco

Evangelisti, Patxi Aizpiri, Marta Pujol and Jean-Marc Bouget,

among others.

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Alisa Kolosova mezzo-soprano (Rosette)

Malgré son jeune âge, la mezzo-soprano Alisa Kolosova a déjà

chanté dans des lieux prestigieux tels que les festivals de Salzbourg,

Ravenna et Glyndebourne, l’Opéra National de Paris, la

Bayerische Staatsoper de Munich, le Concertgebouw d’Amsterdam,

le Rossini Opera Festival à Pesaro et le Kennedy Center

de Washington. Lauréate de nombreux concours et membre

de l’Atelier Lyrique de l’Opéra National de Paris, elle est actuellement

membre en résidence de la Wiener Saatsoper. Ses récents

engagements incluent Giuditta (La betulia liberata) et les

Lieder eines fahrenden Gesellen de Mahler sous la direction de

Riccardo Muti, Messiah sous la direction de Rinaldo Alessandrini,

Il Farnace de Vivaldi avec Diego Fasolis, Marchesa Melibea

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(Il viaggio a Reims) à Pesaro, Olga (Eugène Onéguine), Orphée

(Orphée et Eurydice) et Nicoletta (L’amour des trois oranges) à

Paris, et la troisième nymphe (Rusalka) au Glyndebourne Festival.

Durant la saison 2012/13, elle a chanté la Messe N° 5 de

Schubert avec le Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks

à Munich et l’Oratorio di Natale de Respighi au Festival

Nuits de décembre à Moscou. Elle s’est également produite

dans Fatima (Oberon) au Tchaikovsky Concert Hall à Moscou.

Parmi ses futurs projets, figurent le Magnificat de Vivaldi avec le

Chicago Symphony Orchestra, Calbo (Maometto II) au Teatro

dell’Opera à Rome, le Requiem de Donizetti au Festival de

Saint-Denis, la Duchesse (Rusalka) à l’Opéra National de Paris,

Olga (Eugène Onéguine) et Maddalena (Rigoletto) à la Staatsoper

de Munich et au Lyric Opera of Chicago.

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Alisa Kolosova mezzosoprano (Rosette)

Despite her relative youth, Russian mezzosoprano Alisa Kolosova

has already been singing at internationally renowned venues

such as the Salzburg, Ravenna and Glyndebourne festival, the

Paris National Opera and Munich State Opera, the Amsterdam

Concertgebouw, the Rossini Opera Festival in Pesaro and the

Kennedy Center in Washington. A winner of several competitions

and a member of Paris National Opera’s Atelier Lyrique, she is

currently a resident member of the Vienna Staatsoper. Recent

engagements include Giuditta (La betulia liberata) and Mahler’s

Lieder eines fahrenden Gesellen under Riccardo Muti, Messiah

under Rinaldo Alessandrini, Vivaldi’s Il Farnace under Diego

Fasolis, Marchesa Melibea (Il viaggio a Reims) in Pesaro, Olga

(Eugene Onegin), Orphée (Orphée et Eurydice) and Nicoletta

(L’amour des trois oranges) in Paris, and Third Nymph (Rusalka)

at the Glyndebourne Festival. During the 2012/13 season she

sang Schubert’s Mass N° 5 with the Bavarian Radio Symphony

Orchestra in Munich and Respighi’s Oratorio di Natale at the

December Nights Festival in Moscow. She also performed as

Fatima (Oberon) at the Tchaikovsky Concert Hall in Moscow.

Among her future plans are Vivaldi’s Magnificat with the Chicago

Symphony Orchestra, Calbo (Maometto II) at Rome’s Teatro

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dell’Opera, Donizetti’s Requiem at the Festival Saint-Denis,

Duchess (Rusalka) at Paris National Opera, Olga (Eugene Onegin)

and Maddalena (Rigoletto) at the Munich State Opera and

at Lyric Opera of Chicago.

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Joël Suhubiette direction de chœur

Du répertoire a cappella à l’oratorio, de la musique de la

Renaissance à la création contemporaine, en passant par

l’opéra, travaillant en relation avec des musicologues, allant à

la rencontre des compositeurs d’aujourd’hui, Joël Suhubiette

consacre l’essentiel de son activité à la direction du chœur

de chambre toulousain Les Éléments qu’il a fondé en 1997.

Après des études musicales au Conservatoire de Toulouse,

Joël Suhubiette se passionne pour le répertoire choral, il

débute comme chanteur avec les Arts Florissants de William

Christie, puis chante avec Philippe Herreweghe à la Chapelle

Royale et au Collegium Vocale de Gand, avant de devenir son

assistant pendant huit années. Cette rencontre déterminante

lui permettra d’aborder un vaste répertoire de quatre siècles

de musique vocale. En 1997, naît le chœur de chambre Les

Éléments avec lequel Joël Suhubiette interprète la création

contemporaine, le répertoire a cappella et l’oratorio. Désireux

de restituer le répertoire ancien de la fin de la Renaissance

et du début de l’époque baroque, il dirige également à Tours

depuis 1993 l’Ensemble Jacques Moderne. Il interprète opéras,

oratorios et cantates avec plusieurs orchestres et ensembles

instrumentaux français tels que Les Percussions de Strasbourg,

l’Ensemble Ars Nova, l’Orchestre National du Capitole de

Toulouse, l’Orchestre de chambre de Toulouse, Les Passions,

l’Orchestre baroque de Limoges, l’orchestre de Pau-Pays de

Béarn, les orchestres du festival de Saint-Céré, des opéras de

Dijon et de Massy. Joël Suhubiette a enregistré une vingtaine

de disques parus chez Virgin Classics, Hortus, Calliope, Ligia

Digital, Naïve et L’Empreinte digitale. Depuis 2006, il est

directeur artistique du festival Musiques des Lumières de

l’Abbaye-école de Sorèze dans le Tarn. En 2007, il a été nommé

chevalier des Arts et des Lettres.

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Joël Suhubiette choir director

Joël Suhubiette rapidly fell in love with choral repertoire after

studying music at the Toulouse Conservatory. He started out

singing with Les Arts Florissants and William Christie, and then

encountered Philippe Herreweghe and his ensembles, the Chapelle

Royale and the Collegium Vocale of Ghent with whom he

then sang for about twelve years. As early as 1990, Herreweghe

gave Joël Suhubiette the role of assistant within both his choirs.

In 1997, the chamber choir Les Éléments was born, which went

on to become the Ensemble of the Year at the Victoires de la

Musique Classique awards in 2006. Joël Suhubiette devotes

a large part of his time and energy to exploring contemporary

creations, the rich repertoire of 20 th century a cappella and oratorio

works. Wanting as ever to pursue his quest to restore the

early music repertoire, since 1993 Joël Suhubiette has also conducted

the Ensemble Jacques Modern in Tours, made up of a

choir of 16 professional singers plus an ensemble of early instruments,

specialised in the music of the 16 th and 17 th centuries.

Although strongly attached to championing the a cappella repertoire,

Joël Suhubiette also performs oratorios and cantatas with

several French orchestras and instrumental ensembles (Les Percussions

de Strasbourg, Ensemble Baroque de Limoges, Ensemble

Ars Nova, Les Passions, Orchestre de chambre de Toulouse,

Orchestre National du Capitole de Toulouse and Orchestre

baroque de Limoges). He also conducts another type of vocal

repertory, namely opera, at the Saint-Céré Festival with the opera

company Opéra Eclaté, at the Massy Opera where he conducted

the French premiere of Weill’s Silbersee, and at the Dijon Opera

where since 1993 he conducted Don Giovanni, Die Zauberflöte,

Le nozze di Figaro and Sauguet’s Les Caprices de Marianne.

Joël Suhubiette is often invited as conductor of the Orchestre

de Pau-Pays de Béarn to perform classical and contemporary

works. With his two choirs, he has recorded 15 CDs with Virgin

Classics, Horus, Calliope, Logia Digital, Naïve and L’Empreinte

digitale. Since 2006, he has been artistic director of the Musiques

des Lumières Festival at the Abbaye-école in Sorèze. In 2007, he

was awarded the honour of a Chevalier des Arts et des Lettres.

73


Chœur de chambre

les éléments

Joël Suhubiette

Directeur artistique

Sopranos

Cécile Dibon

Anne-Sophie Durand

Cyprile Meier

Françoise Roudier

Corinne Fructus

Solange Anorga

Eliette Parmentier

Sophie Boyer

Eliette Prévot Tamestit

Cécile Larroche

Basses

Matthieu Heim

Didier Chevalier

Christophe Sam

Antonio Guirao

Pierre Virly

Jean-Sébastien Nicolas

Jean-Bernard Arbeit

Jean-Baptiste Henriat

Bertrand Maon

Xavier Sans

Altos

Joëlle Gay

Caroline Marcot

Sophie Toussaint

Caroline Champy

Sandra Raoulx

Sabine Garrone

Brigitte Le Baron

Françoise Faidherbe

Nathalie Schaaf

Anne Gotkovsky

Ténors

Charles Barbier

Gauthier Fenoy

Marc Manodritta

Edouard Hazebrouck

Guillaume Zabe

Stéphan Olry

Pierre-Antoine Chaumien

Samuel Husser

Laurent David

Nicolas Kern

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La plupart des programmes du soir de la Philharmonie sont

disponibles avant chaque concert en version PDF sur le site

www.philharmonie.lu

Die meisten Abendprogramme der Philharmonie finden

Sie schon vor dem jeweiligen Konzert als Web-PDF unter

www.philharmonie.lu

your comments are welcome on

www.facebook.com/philharmonie

Impressum

© Etablissement public Salle de Concerts

Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte 2013

Pierre Ahlborn, Président

Matthias Naske, Directeur Général

Responsable de la publication: Matthias Naske

Design: Pentagram Design Limited

Print Management: print solutions, Luxembourg

Tous droits réservés.

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