Rapport annuel 2010 - SwissInfo

swissinfo.ch

Rapport annuel 2010 - SwissInfo

Rapport annuel 2010


Rapport annuel | Sommaire 1

2 Crédible, fiable, indépendant

Avant-propos Elisabeth Veya/Peter Schibli

5 Raconter et expliquer

Rédaction en chef

6 L’expérience «Community»

Marketing – Communication

8 Etes-vous aussi un fan?

Rédaction anglophone

10 ¿Usted habla esperanto? Ah, non?

Rédaction en langue espagnole

13 Communication internationale en chinois lors de l’Exposition universelle de Shanghai

Rédaction en langue chinoise

14 Silence, on tourne! – des vidéos en toutes les langues

Journalistes vidéo

17 Rendez-vous avec un record du monde: en neuf langues et en direct du Gothard

Rédaction italophone

18 Un pont culturel vers le monde arabe –

Rédaction en langue arabe

20 Afrique, Proche-Orient, Asie, Amérique,… Suisse: la Francophonie

Rédaction francophone

23 Vous parlez l’universel?

Rédaction photo

25 Une source pour les médias internationaux

Rédaction en langue japonaise

26 Des informations pour voter de l’étranger

Rédaction germanophone

29 L’accès au nouveau «touch and feel» sur le mobile

Information Technology

30 Le saviez-vous? Un guide de la Suisse

Rédaction en langue portugaise

33 swissinfo.ch – un outil unique et irremplaçable de la communication internationale

Conseil du public

34 swissinfo.ch et les médias sociaux

36 Statistique de l’offre en ligne

37 Survol de l’exercice financier

38 Organigramme

39 Statistique du personnel

40 Organes/conférence de direction


2

Rapport annuel | Avant-propos Rapport annuel | Avant-propos

3

Crédible, fiable, indépendant

Dans le monde entier, la généralisation d’Internet

change la façon d’utiliser les médias.

Quiconque est relié au réseau via un ordinateur,

un smartphone ou un iPad peut se tenir

informé des événements plus ou moins

importants qui se déroulent à Aubonne,

Zoug, Bellinzone ou encore Zernez.

Avec ce déferlement de nouvelles, de vidéos

et d’animations, le problème n’est pas la

quantité, mais bien la qualité et la hiérarchisation.

Si le flot d’informations diffusées par une

multitude de sites web est sans fin, le «budget-temps»

des utilisatrices et utilisateurs est

limité. D’où cette question: où vais-je trouver

dans les meilleurs délais les nouvelles qui

m’intéressent et qui répondent à mes critères

de qualité et d’objectivité, avec les développements

que j’en attends?

Un internaute de Genève ou de Zurich n’a

pas les mêmes besoins en informations qu’un

étranger habitant à Londres, à New York, au

Caire ou à Pékin. Et il se peut qu’une Argentine,

une Japonaise ou une Russe intéressée par

la Suisse ne comprenne ni nos langues nationales,

ni l’anglais. Elle recherche alors des informations

dans sa langue maternelle, avec une

vue d’ensemble et dans un contexte global.

La plate-forme swissinfo.ch – qui appartient

à la SRG SSR – répond à de tels besoins grâce

à une offre multilingue, de grande qualité et

équilibrée, produite en Suisse et sur la Suisse.

Malgré le développement de l’offre numérique

et les changements des habitudes de

lecture, le maintien de notre service à destination

de l’étranger est indispensable. Pour pouvoir

présenter ses positions et solutions dans le

concert mondial, la Suisse a besoin d’un média

à diffusion internationale. C’est dans ce but

qu’a été créé il y a 75 ans le Service des ondes

courtes, rebaptisé Radio Suisse Internationale

en 1978. Depuis dix ans, c’est une plate-forme

Internet qui remplit cette mission. Avec succès.

L’année dernière encore, le rôle politique

de swissinfo.ch s’est confirmé de manière

remarquable: débats sur l’islam, initiative sur

le renvoi des criminels étrangers, crise financière,

secret bancaire, conflit fiscal avec l’Allemagne,

relations avec l’Union européenne,

arrestation de Polanski et WikiLeaks sont

autant de sujets qui ont fait les gros titres

de la presse internationale. Sur ces thèmes

et d’autres, les neuf rédactions de swiss -

info.ch ont expliqué à un large public les

particularités de la politique suisse, les posi -

tions des acteurs, le contexte et les coulisses.

Ainsi, la SSR a apporté une contribution importante

à la politique de communication en

direction de l’étranger définie par le Conseil

fédéral et avalisée par le Parlement: pour un

nombre croissant de décideurs internationaux,

d’institutions, de médias, de critiques de la

Suisse et – last but not least – de nombreux amis

de la Suisse dans le monde entier, swissinfo.ch

est la plate-forme journalistique privilégiée.

Les neuf langues offertes par swissinfo.ch sont

parlées par 79% des internautes dans le monde.

La proposition d’en ajouter une dixième, le

russe, ouvrirait un marché de 60 millions d’utilisatrices

et d’utilisateurs d’Internet dans l’ex-

URSS et dans les Etats de la CEI.

La progression du nombre de visites en 2010,

les avis des utilisatrices et utilisateurs du monde

entier, la participation considérable aux réseaux

sociaux proposés par swissinfo.ch prouvent le

succès de l’entreprise. Le Conseil fédéral a néanmoins

décidé l’année dernière de supprimer

à partir de 2012 sa participation financière à

ce service international. Si le Parlement devait

approuver cette exigence, la couverture en

neuf langues de swissinfo.ch disparaîtrait, la

SSR n’étant pas prête à supporter toute seule

les coûts de ce site orienté vers l’étranger.

Dans ce climat de grande incertitude, toutes les

collaboratrices et collaborateurs de swissinfo.ch

méritent remerciements et respect. Par leur

travail quotidien, ils font en sorte que la Suisse

fasse entendre dans les autres pays une voix

crédible, fiable et indépendante. Nos remerciements

vont aussi aux membres du Conseil d’administration

de la SSR, aux membres du comité

swissinfo.ch et au Conseil du public pour leur

soutien et leur accompagnement.

swissinfo.ch, entreprise de médias du service

public, riche d’une longue tradition, reste

un outil indispensable pour le futur.

Elisabeth Veya, présidente du comité

Peter Schibli, directeur

Elisabeth Veya, présidente du comité

Peter Schibli, directeur


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Rapport annuel | Rédaction en chef Rapport annuel | Rédaction en chef

5

Raconter et expliquer

Christophe Giovannini

Rédacteur en chef

Raconter la Suisse

au monde pour aller

au-delà des clichés.

Cette année 2010 a représenté un défi pour

les neuf rédactions de swissinfo.ch. Il a fallu

démontrer quotidiennement et avec compétence

l’attachement au mandat qui leur a été

confié: raconter la Suisse au monde, alors

même que le bien-fondé de ce mandat était

remis en question à l’extérieur de l’entreprise.

Ce mandat n’est pas simple à respecter. La

production journalistique de swissinfo.ch doit

en effet satisfaire les exigences d’un double

public: les étrangères et étrangers qui s’intéressent

à la Suisse et les Suissesses et Suisses

de l’étranger. Comment expliquer suffisamment

ce pays aux premiers sans ennuyer les

seconds? En étant précis dans la contextualisation

de l’information, équilibré dans son

traitement, et inventif dans sa forme.

Ce défi, les rédactions l’ont relevé en se saisissant

de l’actualité immédiate ou en explorant

des thèmes récurrents. Les suites de l’initiative

anti-minarets, les votations fédérales en 2010

(en particulier celle sur l’expulsion des criminels

étrangers), la crise libyenne, l’affaire Polanski,

le sommet de la Francophonie, le percement

du Gothard, l’épopée de John Harlin, l’Expo

universelle de Shanghai ou les sites suisses de

l’UNESCO n’ont été que la pointe de l’iceberg

cette année: les journalistes ont chaque jour

essayé de présenter encore d’autres facettes

helvétiques – souvent contradictoires, inconnues

ou incomprises – pour aller au-delà des

clichés. Plusieurs de ces thèmes forts seront

détaillés dans les pages suivantes.

Les événements majeurs imprévus sont à

la fois les plus excitants et les plus difficiles

à traiter. «Lorsqu’un Roman Polanski est

arrêté à Zurich ou qu’un Dick Marty publie

un rapport sur un trafic d’organes au Kosovo,

la rédaction doit rapidement trouver les bons

angles pour montrer précisément et posément

au monde les différents aspects d’une

information à dimension suisse qui a surpris

ou choqué la communauté internationale»,

explique Christophe Giovannini, rédacteur

en chef. Dans le cas du Kosovo, swissinfo.ch

a réalisé une interview nuancée de Carla del

Ponte, analysé les relations étroites entre

la Suisse et l’ex-province serbe, et recueilli

les impressions mitigées de l’importante

communauté kosovare en Suisse.

Les points forts de swissinfo.ch ont été consolidés

cette année: collaboration intensive

entre rédactions linguistiques pour une vue

d’ensemble – et non régionale – de la Suisse,

usage systématique de toute la palette d’instruments

multimédia, concentration sur l’essentiel.

La convergence en cours à la SSR est

une réalité depuis longtemps à swissinfo.ch:

les rédactions se répartissent le travail de

manière complémentaire, les journalistes réalisent

alternativement des articles, des diaporamas

audio et des podcasts, collaborent avec

les photographes et journalistes vidéo de la

maison, et enrichissent souvent l’ensemble

avec des extraits d’émissions des autres unités

d’entreprise de la SSR.

La qualité de ce travail est vérifiée et garantie

par l’existence de plusieurs filets de sécurité:

un document intitulé «gestion de qualité»

synthétisant les principes et règles guidant le

travail journalistique de chacun, la discussion

préalable sur la forme et le fond de chaque

production prévue, la relecture et adaptation

attentive de son résultat, et enfin le regard

expérimenté des responsables de rédaction

et de la rédaction en chef. Des audits externes

complètent le tout.

«Ces compétences, cette flexibilité et cette expérience

nous permettront de traiter avec soin

les événements qui nous attendent en 2011.

Les élections fédérales notamment seront

l’occasion pour nous d’expliquer de nouveau

à l’étranger la beauté complexe de la démocratie

helvétique et de permettre aux expatriés

de remplir leur devoir de citoyen en connaissance

de cause», conclut Christophe Giovannini.


6

Rapport annuel | Marketing – Communication 7

L’expérience «Community»

Christophe Bruttin

Responsable

communication

en ligne

La notion de «Community» comprend désormais

deux facettes. D’une part, elle concerne

les internautes fidèles à un site Internet.

De l’autre, elle évoque les plates-formes communautaires

dans le nouveau web «social».

La montée en puissance des Facebook et

autres Twitter est arrivée à un point où elle

transforme les habitudes en ligne: les internautes

ne vont plus seulement chercher

l’information, elle leur parvient directement

via les réseaux auxquels ils appartiennent.

Dans le monde du journalisme en ligne, ces

deux visions sont explorées avec précaution

puisqu’elles soulèvent une série de questions

fondamentales. Quel doit être le rôle du journaliste

dans le monde des «social media»?

Où faut-il poser la limite entre activité profes -

sionnelle et privée? Quelle place donner aux

membres de ces communautés dans la production

éditoriale? Quels efforts consacrer

au dialogue avec le lectorat? A cela s’ajoute

la délimitation des activités éditoriales de

base. Les médias traditionnels savent désormais

qu’ils ne sont pas menacés en tant que

source principale ni dans leur rôle indispensable

de tri de l’information. Peuvent-ils en

revanche se permettre de laisser la conversation

à d’autres sites ou à leur page Facebook?

Si les réponses ne sont pas encore connues,

le mot d’ordre est à l’expérimentation.

Pour swissinfo.ch, les défis sont d’autant plus

importants vu la diversité des audiences. L’un

des premiers publics à toucher est constitué des

médias étrangers, notamment via l’activité personnelle

des journalistes de swiss info.ch sur les

réseaux sociaux. Un autre public important est

constitué des Suissesses et Suisses de l’étranger.

Ceux-ci sont susceptibles de rejoindre les communautés

déjà mises en place, par exemple sur

les pages Facebook de swissinfo.ch, ou de parti-

ciper au site de façon régulière. Idem pour les

étrangères et étrangers intéressés à la Suisse

ou résidant en Suisse. En revanche, une partie

importante du lectorat ne s’intéresse qu’à un

sujet précis, dont la durée dans le temps peut

varier. Si l’économie suisse peut rassembler

un lectorat fidèle, une votation ou un événement

unique ne génère un intérêt important

que sur une courte période. Le blog entourant

la percée du Gothard ou celui couvrant le sommet

de la Francophonie sont des exemples de

communautés spontanées et éphémères, mais

apportant un rôle crucial à l’exposition de la

production de swissinfo.ch. Un projet entamé

cette année et prévu en 2011 permettra aux

journalistes de gérer ces outils nécessaires à

l’implication des lectrices et lecteurs, qu’il

s’agisse de blogs, de forums ou de demandes

de contributions spécifiques. La nouveauté ici

n’est pas le format, mais l’intégration de ces

éléments à l’offre éditoriale quotidienne.

«Le public est un acteur à tous les niveaux,

du briefing matinal à la distribution des

contenus, et les médias ont désormais

compris que c’est une chance», commente

Christophe Bruttin, en charge de la commu -

nication en ligne.

L’idée de «Community» peut effrayer par

son étendue. «Il suffit pourtant de conserver

deux éléments en tête pour l’aborder avec

sérénité. D’abord, observer que l’évolution

des médias ne s’effectue jamais aussi rapidement

que claironnée par les visionnaires.

Ensuite, se rappeler que le dialogue avec

les lectrices et lecteurs a toujours fait partie

du métier», ajoute Christophe Bruttin. Bénéficiant

d’une portée internationale, média

suisse le plus important sur Facebook, swiss -

info.ch y joue un rôle de pionnier.


8

Rapport annuel | Rédaction anglophone

Rapport annuel | Rédaction anglophone

9

Etes-vous aussi un fan?

Jessica Dacey

Journaliste

La Dent Blanche

4357 mètres

Leysin

1260 mètres

Cette année, la rédaction anglophone

a lancé un projet unique en

son genre: le journaliste et alpiniste

américain John Harlin s’est lancé dans

un tour de Suisse le long des frontières

pour raconter ses «border stories» sur

swiss info.ch et sur les médias sociaux. La

con vergence technologique et éditoriale de

swissinfo.ch dans le domaine du journalisme

en ligne a été mise au premier plan de ce projet.

John Harlin commence son périple le 23 juin

2010 à St-Gingolph, au bord du lac Léman, à la

frontière entre la France et la Suisse. Le but est

de contourner la Suisse à pied, en vélo et en

kayak. Dix jours plus tard, une chute interrompt

l’aventure. En direct, l’alpiniste se

prend en photo et envoie ce message

sur son carnet de bord: «Just took a

big fall. Am mostly ok but maybe

broken rib. Waiting for helicopter

rescue.» Il lui faut trois mois pour se

remettre de ses fractures aux deux

pieds, mais sa motivation reste intacte.

Début octobre, l’alpiniste reprend son

voyage en Suisse orientale, descend le Rhin

en kayak jusqu’à Bâle, où il enfourche son vélo

pour longer la frontière franco-suisse, avant de traverser

le lac Léman en kayak. Harlin s’attaquera à sa

troisième et dernière étape en été 2011.

Pour illustrer son carnet de voyage, John Harlin a envoyé des

photos, de courtes vidéos et des articles depuis son smartphone,

tandis qu’une géolocalisation sur Google maps permettait de suivre son

itinéraire. Les images, les films et les textes ont été publiés simultanément

sur Twitter et Picasa, ainsi que sur une page Facebook, ouverte pour l’occasion.

Ainsi, les membres pouvaient recevoir les dernières nouvelles

de John Harlin directement sur leur profil. Mi-novembre, la communauté

de fans de John Harlin comptait plus de 21000

adeptes dans le monde entier, soutenant l’aventurier

via des commentaires enthousiastes.

«C’est la première fois que swissinfo.ch a mis

en place des canaux spécifiques dédiés à un

projet unique», indique Federico Bragagnini,

Mont Dolent

3820 mètres

responsable de la rédaction anglophone.

«Nous voulons développer ce type de

compte-rendu et multiplier les vecteurs,

afin d’atteindre également les utilisatrices

et les utilisateurs où ils se trouvent, c’està-dire

sur des plates-formes comme

Facebook, YouTube ou Twitter».

Altenrhein

415 mètres

Ce concept novateur a convain -

cu le jury du «Prix Europa», le

plus important concours continental

pour la télévision, la radio

et les médias émergents. Le projet

Harlin s’est retrouvé parmi les

22 concurrents sélectionnés.

Bâle

260 mètres

Vallorbe

750 mètres

swissinfo.ch est aujourd’hui très présente

dans les réseaux sociaux. Sa page

Facebook comptait plus de 78000 membres

fin décembre 2010. Ceux-ci reçoivent régu -

lièrement sur leur profil des informations sur

les articles et les galeries photos de swissinfo.ch.

La population de langue arabe désireuse de

s’informer sur la Suisse peut s’inscrire sur

la page Facebook en langue arabe. swiss -

info.ch a ainsi créé un outil unique

pour communiquer avec la population

de langue arabe qui s’intéresse

à la Suisse. En décembre

2010, le site comptait 62000

membres.

La Tour-de-Peilz

385 mètres

Les réseaux sociaux sont

en pleine expansion, mais

Facebook n’est pas leader

sur tous les marchés. En

Chine, la plate-forme

sociale la plus populaire

est Kaixin,

où 27000 Chinois

se sont inscrits sur

la page de swiss -

info.ch.


10

Rapport annuel | Rédaction en langue espagnole Rapport annuel | Rédaction en langue espagnole

11

On

peut se demander

s’il serait

réellement plus aisé

d’expliquer l’actualité dans

une langue commune à toute

la planète… Car pour permettre

aux peuples et aux cultures de dialoguer,

une langue commune ou une

simple traduction ne suffit pas.

Le défi quotidien pour swissinfo.ch est

de transmettre à des publics de langues

différentes des informations à propos de la

Suisse et de susciter leur intérêt pour les enjeux

de société en Suisse. Les responsables

des rédactions se rencontrent matin et aprèsmidi

pour discuter et évaluer les sujets du jour.

Il va sans dire que les nouvelles n’ont pas le

même intérêt pour toutes les rédactions. Si les

thèmes liés à l’aide au développement en Amérique

latine sont amplement traités par la ré -

daction en langue espagnole, le sujet ne retient

guère l’attention de la rédaction en langue chinoise,

par exemple. 30% des textes sont ainsi

écrits par chaque rédaction, visant un public propre.

Et 70% environ des articles paraissent dans

les neuf langues de swissinfo.ch: l’une des rédactions

rédige le texte original que les autres adaptent

pour leur public cible. Les rédactions font

au préalable un choix des sujets nationaux les

plus importants: un service unique en son genre

à swissinfo.ch, qui permet d’offrir une bonne

vue d’ensemble aux internautes.

Les publics très variés de la rédaction en langue

espagnole représentent un défi particulier. Ils

habitent non seulement des continents différents,

mais possèdent également des intérêts

très différents. On peut citer les Sud-Amé -

ricains et les Espagnols qui souhaitent

travailler ou étudier en Suisse. Il y a aussi

les Suissesses et Suisses à l’étranger, de

deuxième ou troisième génération, qui

possèdent un passeport suisse, mais

qui ne maîtrisent aucune langue

nationale et souhaitent s’informer

en espagnol sur les objets

d’un scrutin. Ou la communauté

espagnole en

Suisse, qui veut apprendre

¿Usted habla

esperanto?

Ah, non?

davantage

sur la législation

concernant les étrangers.

Grâce à la plate-forme

swissinfo.ch, les attaches avec

la Suisse sont conservées, et l’intégration

est favorisée.

Quand un texte est repris d’une

autre langue, une simple traduction ne

suffit pas toujours. Parfois, il est nécessaire

de remonter un peu dans le temps

pour expliquer comment est née une initiative

populaire, par exemple. En plus de le

traduire, il est donc absolument nécessaire

d’adapter un texte.

«Avez-vous déjà essayé d’expliquer le fonctionnement

du référendum à une amie vivant à

l’étranger? Ce n’est pas facile!», fait remarquer

Belén Couceiro, responsable de la rédaction en

langue espagnole.

Des informations de fond, parfois un simple glossaire,

sont indispensables pour une information

objective et détaillée. La presse internationale opte

souvent pour une simplification des informations.

swissinfo.ch essaie d’y apporter un contrepoids en

offrant une image équilibrée et différenciée de la

Suisse. Les thèmes internationaux sont toujours

abordés sous un angle helvétique.

Ce qui compte, c’est d’établir un lien entre le point

de vue suisse et les réalités à l’étranger. Les journalistes

de la rédaction en langue espagnole ont

des origines espagnoles et latino-américaines. De

cette manière, la réalité suisse est vécue, et aussi

transmise, avec une perspective différente. La

diversité qui en naît tire donc ses origines à l’arrière-plan

de la plate-forme: auprès des collaboratrices

et collaborateurs.

«Si je devais dessiner swissinfo.ch, j’utiliserais

une multitude de couleurs. La plate-forme

est très variée et colorée, les sujets sont approfondis,

accompagnés de galeries photos,

de diaporamas audio, de vidéos, de

podcasts, parfois d’un jeu de ques -

tions-réponses. Bref, la grande

force de swiss info.ch réside dans

les conte nus vivants, profonds!»,

s’en thou siasme

Marcela Águila Rubín,

jour naliste.

Marcela Águila Rubín

Journaliste


12

Rapport annuel | Rédaction aölkfjdlskjflkdsjflkdsjflkdsj

en langue chinoise

Rapport annuel | Rédaction en langue chinoise 13

Communication internationale

en chinois lors de l’Exposition universelle

de Shanghai

Ting Song

Journaliste

Depuis de nombreuses années, swissinfo.ch travaille étroitement avec les

organisations et autorités suisses concernées par la communication internationale

sur la Suisse: Présence Suisse, Pro Helvetia, le Département fédéral des

affaires étrangères, Suisse Tourisme, les chambres de commerce suisses à l’étranger

ainsi que les ambassades et consulats suisses. Dans le cadre de la campagne de communication

Suisse-Chine 2007-2011, swissinfo.ch est partenaire média de Présence Suisse.

De tous les partenaires concernés, swissinfo.ch est le seul média qui informe activement,

en chinois, sur l’actualité suisse. L’année 2010 a été marquée par l’Exposition universelle de

Shanghai, la plus imposante organisée à ce jour. Du 1 er mai au 31 octobre, elle a accueilli

quelque 72 millions de visiteuses et de visiteurs. Déjà avant le début de l’événement, la ré -

daction en langue chinoise a publié un dossier sur le pavillon suisse. Ses contributions reflé -

taient les principaux thèmes développés dans ce pavillon: qualité de l’eau et de l’air, construction

durable et transports publics, des domaines où la Suisse joue un rôle d’avant-garde pouvant intéresser

le public chinois. Pour attirer l’attention sur la présence de la Suisse à l’Exposition universelle

et sur le dossier de swissinfo.ch, un site de fans sur Kaixin, le plus important réseau social de Chine

conçu sur le modèle de Facebook, a été ouvert. Ces fans ont reçu régulièrement des informations

sur les activités du pavillon suisse, directement sur leur profil. Cette page est restée active après

la clôture de l’exposition. Les personnes inscrites reçoivent maintenant des informations de swiss -

info.ch sur l’actualité suisse. Une petite délégation de swissinfo.ch s’est rendue début septembre

à Shanghai et a profité de cette occasion pour faire personnellement la connaissance d’une cinquantaine

de ces abonnés à Kaixin et pour leur faire découvrir en détail l’offre en langue

chinoise de swiss info.ch. «Cela a été une joie de rencontrer ces internautes jusqu’ici virtuels en

chair et en os, rapporte Dahai Shao, responsable de la rédaction en langue chinoise. Ils ont

été enthousiasmés par notre invitation et se sont montrés des as en répondant à un quiz sur

plusieurs aspects de la Suisse. Nous avons réussi à établir un lien entre les deux pays.» Cette

rencontre a eu lieu dans le cadre de la présentation de swissinfo.ch dans le pavillon suisse.

Du 6 au 12 sep tembre, une exposition a permis de présenter aux nombreux visiteurs l’offre

en chinois de swissinfo.ch. En collaboration avec le Club suisse de Shanghai, les conci -

toyennes et concitoyens vivant dans la mégalopole chinoise ainsi que les collaboratrices

et collaborateurs du consulat suisse et de la chambre de commerce locale ont été invités

au pavillon. Un troisième événement a réuni une cinquantaine d’étudiantes

et d’étudiants en médias et en journalisme de diverses universités de Shanghai,

auxquels le responsable de la rédaction en langue chinoise de swissinfo.ch a

exposé les méthodes de travail de l’entreprise. Ces manifestations auraient

été impensables sans une collaboration étroite entre le département de

communication et la rédaction en langue chinoise, ainsi qu’avec Présence

Suisse, qui ont développé et planifié ensemble ces événements.

Cette campagne cross-médias a été couronnée

de succès grâce aux différents canaux de communication

et aux plates-formes Internet

mis en œuvre.


14

Rapport annuel | Journalistes vidéo Rapport annuel | Journalistes vidéo 15

Silence, on tourne! – des vidéos en toutes les langues

Textes, galeries photos, podcasts, graphiques, diaporamas audio, vidéos: l’interaction

avec son public se fait en multimédia et divers autres moyens chez swissinfo.ch. Dans

les langues nationales, il est possible de profiter de synergies avec les autres unités

d’entreprise de la SSR. Les vidéos, par exemple, sont placées en lien avec leur site

respectif. Pour le public international, swissinfo.ch a un service unique en son genre:

des vidéos en anglais. En 2010, les trois journalistes vidéo de swissinfo.ch ont produit

plus de septante enregistrements filmés par leurs soins et plus de cent contenus réalisés

à partir du matériel de la SSR. Les autres rédactions traduisent certaines de ces vidéos.

L’essentiel est de toucher l’ensemble du public international de la SSR. swissinfo.ch est la

seule unité d’entreprise à produire des vidéos en anglais.

Les vidéos abordent les sujets les plus divers, liés à des événements d’actualité toutefois,

qui restent intéressants sur une plus longue durée. Le Prix de Lausanne, par exemple, un

concours de ballet qui se déroule chaque année dans la capitale vaudoise, intéresse particulièrement

les lectrices et lecteurs de langue japonaise. Un journaliste vidéo a suivi les candidats,

les membres du jury et les organisateurs tout au long de la compétition. En

collaboration avec une journaliste de la rédaction en langue japonaise, des interviews ont

été réalisées en anglais et en japonais; la vidéo a ensuite été produite dans les deux langues.

Les vidéos à caractère politique sont elles aussi bien accueillies, à l’image de celle produite

à l’attention des internautes anglophones lors du scrutin sur le renvoi des criminels étrangers

en novembre 2010. Pour ce qui est des sujets à résonance internationale, les vidéos en anglais

constituent un complément idéal aux comptes-rendus éditoriaux.

A swissinfo.ch, la convergence est un mot d’ordre. Les journalistes, les journalistes vidéo et les

rédacteurs photo se concertent pour produire des contenus diversifiés et de qualité, susceptibles

de séduire un public large et international. Les vidéos jouent donc un rôle central à l’arrière-plan,

en complétant ou en illustrant un sujet. Elles peuvent être visionnées sur le site, mais aussi sur

YouTube, où elles rencontrent souvent et rapidement un vif succès. Les vidéos sur cette plate-forme

ont été consultées 836 742 fois en anglais, 232 096 fois en espagnol, 147 710 fois en japonais et

460629 fois en arabe. Par ailleurs, elles peuvent être publiées facilement sur d’autres sites, grâce

à «l’embedded code», disponible aussi bien sur swissinfo.ch que sur YouTube.

A swissinfo.ch, les journalistes vidéo sont polyvalents: du script à l’overvoicing, en passant par le tournage

et le montage, tout est fait à l’interne. «Ce qui est génial en tant que journaliste vidéo, c’est le travail extrêmement

diversifié. Nous sommes à la fois journalistes, cameramen, techniciens du son, rédacteurs,

scénaristes, animateurs, et nous produisons aussi la piste sonore», fait remarquer Julie Hunt.

Michele Andina

Journaliste vidéo

Et son collègue Michele Andina conclut: «Un jour, nous tournons dans une

clinique vétérinaire, le jour suivant, nous décollons avec un pilote de ballon

excentrique, en nous penchant en dehors de la nacelle à

des centaines de mètres de hauteur, pour pouvoir prendre les

meilleures images. Chaque fois, nous découvrons un nouveau

monde, de nouveaux horizons, de nouvelles

émotions. La caméra nous permet d’obtenir

un aperçu exceptionnel de la vie

de certaines personnes qui

sinon, resterait un

mystère».

Michele Andina

Videojournalisten


16

Rapport annuel | Rédaction italophone 17

Rendez-vous avec un record

du monde: en neuf langues et en direct du Gothard

Pendant des siècles, passer du nord au sud des Alpes par le massif du Saint-

Gothard était une entreprise longue et périlleuse. Tout a changé en 1882: un train

franchit pour la première fois les 15 kilomètres creusés sous la montagne, qui faisaient

déjà du Gothard le plus long tunnel au monde. 128 ans plus tard, en octobre 2010, l’histoire

se répète: les 57 kilomètres du nouveau tunnel de base sont percés, et le Gothard redevient le

plus long tunnel ferroviaire au monde. Plus de deux décennies se seront écoulées entre le premier

coup de pioche et le voyage inaugural – un chantier fait l’Histoire.

Une foule de casques orange observe, fascinée, la paroi de pierre qu’un énorme tunnelier attaque une

ultime fois. La roche s’effondre, les applaudissements et les chants fusent de tous côtés, deux prêtres bénissent

le tunnel. Luigi Jorio, journaliste à la rédaction en langue italienne, couvre l’événement: «Cette ambiance

m’a donné la chair de poule. Je n’aurais jamais pensé qu’un chantier puisse susciter de telles émotions.

Le percement du plus long tunnel au monde n’est pas seulement un défi technique, c’est surtout le

résultat du dévouement et du travail acharné des mineurs.»

swissinfo.ch a suivi en direct les cinq jours qui ont précédé la fin des travaux, depuis les chantiers de Faido et de

Sedrun, mais aussi à 2500 mètres sous terre. Son ordinateur portable sous le bras, Luigi Jorio s’est installé dans le

chantier sous le massif du Gothard et a partagé sous forme de blog ses impressions et ses expériences avec les mineurs,

au cœur de la montagne. Ce moment historique a ainsi reçu une touche personnelle incomparable. «Les mineurs

étaient très ouverts, ils parlaient volontiers de leur travail et de leur vie sur ce chantier du siècle. C’était très émouvant

de rencontrer autant d’humanité dans les entrailles de la terre», raconte-t-il. Les notes de son blog pouvaient être

consultées sur les pages de swissinfo.ch en italien, en français, en allemand et en anglais. Par ailleurs, swissinfo.ch a

produit, en huit langues, un grand dossier multimédia sur le percement du Gothard, avec des informations riches et

variées sur ce chantier, mais aussi des informations générales sur le massif du Saint-Gothard, sur la nouvelle transversale

ferroviaire alpine – un jalon dans la politique des transports – et sur l’amélioration des possibilités de voyage et de

transport. Tout cela sous forme de comptes-rendus, de vidéos, de galeries photos, de podcasts ou de diaporamas

audio. Une carte a en outre permis de visualiser les liaisons ferroviaires actuelles et futures entre le nord et le sud

de l’Europe, le parcours de la NLFA en Suisse et le plan précis du chantier du tunnel de base du Gothard.

Cet événement international a attiré en Suisse des journalistes des quatre coins du monde. Pour s’informer, ils ont

pu consulter le site Internet officiel d’AlpTransit et celui du Département fédéral de l’environnement, des transports,

de l’énergie et de la communication (DETEC), dans les langues nationales et en anglais exclusivement.

Le dossier complet de swissinfo.ch, avec ses explications en espagnol, en portugais, en chinois et en japonais,

s’est donc révélé un complément bienvenu. «Même pour un sujet aussi médiatisé, il est important de

restituer le contexte. Il ne faut jamais oublier qu’une grande partie de nos utilisatrices et utilisateurs ne

connaît que très peu de choses sur la Suisse et que de nombreux médias internationaux se servent

de swissinfo.ch comme source d’information; il y a donc un énorme besoin d’explication et de

contextualisation», explique Dario Ballanti, responsable de la rédaction en langue italienne.

Luigi Jorio

Journaliste


18

Rapport annuel | Rédaction en langue arabe 19

Un pont culturel vers le monde arabe –

L a

crise entre

la Suisse et la Libye

éclate le 15 juillet 2008, lorsque

Hannibal Kadhafi, fils du chef

de l’Etat libyen Mouammar al-Kadhafi,

est arrêté par la Police genevoise pour lésions

corporelles. Depuis, la rédaction en langue arabe

de swissinfo.ch en a systématiquement couvert les

développements. En réalisant que l’affaire serait conséquente,

les cinq membres de la rédaction ont préparé un dossier

complet dans lequel l’Etat suisse a été expliqué dans toute sa complexité.

Si les approfondissements et les mises en contexte pour l’étranger

sont essentiels en règle générale, ils deviennent incontournables pour

les sujets les plus délicats. «La crise libyenne a servi d’exemple idéal pour

faire comprendre la Suisse. Le but de la rédaction était d’expliquer aux internautes

de langue arabe que la Suisse est un Etat de droit et que le gouvernement

ne peut pas intervenir si, par exemple, la Police cantonale de Genève arrête

quelqu’un. Nos articles ressemblent parfois à un cours de sciences politiques, certes,

mais ils sont nécessaires pour dissiper tout malentendu et éviter les préjugés»,

précise Kamel Dhif, responsable de la rédaction en langue arabe.

La parole a été donnée à toutes les parties pour recueillir un maximum d’opinions

et multiplier les perspectives: quelles sont les conséquences économiques,

financières, culturelles et politiques de l’événement? Où en sont les

relations bilatérales entre la Suisse et la Libye, et dans quelle mesure sontelles

affectées par la crise? Pour répondre à ces questions, la rédaction a

interrogé des experts, publié des analyses et rassemblé des informations de fond.

De plus, une chronologie résumait les étapes les plus importantes de la crise. Comme le rappelle

Kamel Dhif, «un compte-rendu digne de ce nom exige de se tenir à une restitution précise

des faits et à des réponses pour tous les groupes d’intérêts possibles».

Kamel Dhif

Responsable

de la rédaction

en langue arabe

Les utilisatrices et utilisateurs se sont penchés sur les diverses contributions traitant des tensions

entre la Suisse et la Libye en comparant les points de vue et en les interprétant, en analysant le

contexte. Les articles de la rédaction en langue arabe ont été abondamment commentés durant

toute la crise; par les Libyennes et Libyens habitant en Suisse ou à l’étranger, mais aussi par les

internautes des pays arabes. Certains ont salué l’arrestation de Hannibal Kadhafi, d’autres ont

manifesté leur désapprobation ou leur colère, d’autres encore leur compassion pour les otages

Max Göldi et Rachid Hamdani, alors que quelques-uns ont soutenu la position de la Libye. Tous

les commentaires ont été publiés, sauf les propos racistes ou les diffamations. «L’information

détaillée et équilibrée de swissinfo.ch contredisait celle des médias libyens officiels. Elle a même

déclenché un sentiment de sympathie pour la Suisse dans la population libyenne, comme l’ont

confirmé divers feedback provenant de Libye», se réjouit Mohammed Cherif, journaliste de la

rédaction en langue arabe. Le nombre des visiteuses et visiteurs plaide également pour le grand

intérêt que suscitent les comptes-rendus en langue arabe. Pour ce qui est du nombre de visites

en provenance de Libye, il a été multiplié par dix pendant les deux premières semaines de crise.


20

Rapport annuel | Rédaction francophone Rapport annuel | Rédaction francophone

21

Afrique, Proche-Orient, Asie, Amérique,…

Suisse: la Francophonie

Par chance, il n’est pas nécessaire de présenter

sa carte d’identité à la lecture ou à l’écoute

d’un média, quel qu’il soit. Et le web ne connaît

pas de frontières. Chacun peut jongler

avec les médias du monde entier, comme il est

devenu normal d’alterner sushis, pizzas, spare

ribs et gratin dauphinois.

Depuis le printemps 2010 – l’année durant

laquelle Montreux est devenue capitale de la

Francophonie – swissinfo.ch a suivi le thème

«Francophonie» avec particulièrement d’attention.

En mars 2010, l’Organisation internationale

de la Francophonie (OIF) fêtait ses 40 ans

d’existence. A partir de là et jusqu’au sommet,

qui se tenait du 22 au 24 octobre à Montreux,

la plate-forme multimédia a déroulé le tapis

des questions que pose cette vaste organisation

culturelle et politique, dont la Suisse

multilingue est membre. C’est ainsi que swiss -

info.ch a encore davantage de raisons de penser

que sa mission est de s’adresser à toutes et

à tous, bien au-delà du lectorat de la 5 e Suisse.

«Ce qu’est réellement la Francophonie n’est pas

très clair pour tout le monde, en Suisse comme

ailleurs. Au fil de l’année, nous avons donc

essayé d’expliquer cet étrange rassemblement

fondé, ce n’est pas courant, sur un point commun

culturel, mais dont le projet se veut largement

politique également», constate Bernard

Léchot, journaliste de la rédaction francophone

et responsable de «L’Archipel francophone»,

le dossier spécial que swissinfo.ch a consacré

cette année à la Francophonie. «Avec l’aide

de correspondants ou de partenaires, nous

avons lorgné du côté de l’Afrique, du Proche-

Orient, de l’Asie ou de l’Amérique pour mieux

comprendre la situation de nos ‹cousins› francophones.

La diversité linguistique qu’ils repré -

sentent, mais aussi la réalité politique qu’ils

connaissent. Et nous avons bien sûr évoqué

le français vu de Suisse, que ce soit à travers les

spécificités lingui stiques locales, le bilinguisme

à la biennoise ou l’anglomania am biante»,

ajoute le journaliste.

Par ailleurs, le multilinguisme et la collabo -

ration interrédactionnelle ont permis que

la thématique générale

de la Francophonie

comme l’événement

montreusien, soit

également couverte,

de façon plus

ponctuelle,

par les autres rédactions de swiss info.ch.

A travers cette production, c’est donc un

public suisse et international, francophone

et non francophone, qui s’est penché sur un

thème qui était cette année un événement

important sur l’agenda politique helvétique.

La Suisse n’est pas une île, le Sommet de

la Francophonie a représenté une occasion

de le souligner. «Au cœur de l’Europe, au

rythme du monde» fut à une époque le slogan

de Radio Suisse Internationale, racines

de swissinfo.ch. Le dossier «L’Archipel francophone»

a été conçu dans cet esprit. «Preuve

de l’intérêt que notre travail aura suscité audelà

des frontières suisses: plusieurs de nos

articles ont été repris par des médias parfois

très lointains, en Afrique, aux Caraïbes ou

aux USA», ajoute Jugurtha Aït-Ahmed,

responsable de la rédaction francophone.

Bernard Léchot

Journaliste


22

Rapport annuel | Rédaction photo 23

Vous parlez l’universel?

Rolf Amiet

Rédacteur photo

Vert, rouge, bleu, noir, blanc et jaune, un

festival de couleurs pour l’été 2010. Le football

a régné en maître, cette année depuis

l’Afrique du Sud. swissinfo.ch a couvert le

Mondial au travers d’un dossier riche et varié.

L’attention a notamment été portée sur les

Suissesses et Suisses à l’étranger, en insistant

sur les rapports entre l’Afrique du Sud et

la Suisse. «C’était intéressant et divertissant

de découvrir autant de ‹swissness› à 10000

kilomètres de chez soi», s’enthousiasme

Christoph Balsiger, rédacteur photo.

Des galeries photos, des diaporamas audio et

des vidéos ont permis de respirer l’ambiance entourant

les matches, les couleurs somptueuses,

la diversité des cultures, la joie des fans, la vie

dans un township, le voyage de l’équipe nationale

suisse vers Johannesburg ou encore les

bourdonnements des vuvuzelas.

Une première pour cet événement d’envergure

mondiale était la collaboration entre

plusieurs unités d’entreprise de la SSR. Le

projet commun à swissinfo.ch et à l’ensemble

des premières stations radio de la SSR – parler

des Suissesses et Suisses vivant en Afrique du

Sud – a démarré avant la Coupe du monde.

La compétition s’est ainsi ouverte en offrant

au public un aperçu du pays hôte et de ses

habitants. Il a pu faire la connaissance d’un

vigneron suisse vivant au Cap, d’un coiffeur

originaire de l‘Engadine, d’une architecte

suisse impliquée dans la construction des

stades et d’une herboriste bio à Johannesburg.

Christoph Balsiger: «Pour swissinfo.ch,

le projet avait une signification particulière,

les Suissesses et Suisses à l’étranger faisant

partie de notre public cible. En ce qui

concerne la collaboration avec les autres

unités d’entreprise de la SSR, je la qualifierais

de très productive et totalement réussie.

J’espère que les diverses unités d’entreprise

de la SSR profiteront davantage de ce type

de synergie.»

«C’est peut-être exagéré, mais le football

est pour ainsi dire une langue universelle.

Du moins, c’est un sport qui rassemble les

nations lors de grands événements comme

la Coupe du Monde en Afrique du Sud»,

commente Rolf Amiet, rédacteur photo.

La rédaction photo de swissinfo.ch rassemble

et tisse des liens à sa façon, avec des images.

Contrairement aux neuf langues utilisées

quotidiennement sur la plate-forme, les

images parlent une langue comprise de

toutes et de tous. Universelle, elle est aussi

puissante et influente, car les images ne font

pas qu’illustrer: elles attirent, éveillent

la curiosité, complètent une histoire ou la

racontent entièrement parfois, lors de galeries

photos ou de diaporamas audio. Il est

particulièrement intéressant à ce sujet de voir

l’évolution de la photographie au cours des

huitante dernières années. «Le reportage

photo des années 1930 et 1940, très prisé

des magazines et des quotidiens, a été

éclipsé par l’image animée de la télévision.

Il retrouve un peu de son lustre aujourd’hui,

notamment grâce à Internet», remarque

Christoph Balsiger. Comme quoi le progrès

technique peut aussi raviver les formes tra -

ditionnelles du compte-rendu. Les anciennes

formes du reportage photo ou du diapo ra -

ma – devenus depuis des galeries photos et

des diaporamas audio – gagnent en popularité

et conviennent parfaitement au web,

qui peut les décliner à l’infini.


24

Rapport annuel | Rédaction en langue japonaise 25

Une source pour les médias internationaux

De nombreux médias étrangers, ainsi que de blogueurs utilisent swissinfo.ch comme source pour

leurs articles. Les bouleversements que vivent les médias, associés à des coupes budgétaires

affectant notamment les postes de correspondants, incitent les médias étrangers à recourir

à des sources externes pour la couverture de l’actualité suisse. C’est ainsi que les contributions

de swissinfo.ch fournissent de plus en plus aux médias étrangers, en neuf langues, une image

fidèle, crédible et objective des événements survenant en Suisse.

L’accident tragique du Glacier Express, le 23 juillet 2010, qui a coûté la vie à une touriste

japonaise, a été largement médiatisé dans son pays d’origine. La rédaction en langue

japonaise de swissinfo.ch a publié rapidement les informations disponibles sur ce

drame et les a régulièrement actualisées.

Chihaya Koyama Lüthi

Journaliste

Dans ce cadre, il a été de première importance d’expliquer les différences

culturelles entre les deux pays. En effet, les médias japonais ont réagi de

manière critique, et avec beaucoup d’incompréhension, au fait que le

train ait été remis en service trois jours seulement après l’accident,

et cela alors que les causes de l’accident n’avaient pas été éclaircies.

Dans une interview publiée par swissinfo.ch, l’ex-consul de Suisse au

Japon, Maurice Hartenbach, a expliqué les différences de réactions

des exploitants japonais et suisses en pareille situation. Les respon -

sables de la compagnie ferroviaire Matterhorn Gotthard Bahn se

sont excusés et ont assumé leur responsabilité, mais ont voulu

reprendre l’exploitation le plus vite possible, car cette ligne n’est

pas seulement touristique. Elle est aussi importante pour la mobilité

des habitants de la vallée de Conches.

La nouvelle de l’accident a très rapidement été reprise par Yahoo

News Japan, avec un lien sur swissinfo.ch. Du coup, en quelques jours,

quelque 22000 visiteuses et visiteurs se sont connectés sur notre service

en langue japonaise. IBTimes et Searchina reprennent par contrat régulièrement

l’offre de swissinfo.ch, et ont donc participé à la distribution

de ses contenus sur le sujet. La rédaction fait en sorte que les usagères et

usagers des ces plates-formes deviennent fidèles à swissinfo.ch.

Dans ce contexte, les sujets qui attirent le plus d’intérêt de la part du public japonais

sont ceux qui établissent un lien ou montrent un parallèle entre les deux pays.

Par exemple, les interviews communes du patineur artistique suisse Stéphane Lambiel

et de la patineuse japonaise Shizuka Arakawa ont été cliquées intensivement pendant des mois.

Nos lectrices et lecteurs japonais ont apprécié de pouvoir lire dans leur langue, grâce à swiss -

info.ch, les propos du champion suisse.

«Une lectrice m’a même remerciée personnellement pour l’interview de Stéphane Lambiel»,

affirme Kuniko Satonobu Spirig, journaliste de la rédaction japonaise. «Elle a beaucoup apprécié

la traduction de ses propos dans un japonais clair et élégant. Pour les fans de patinage artistique

japonais, il est naturellement épatant de pouvoir lire dans leur langue une interview de cette

grande star et, de plus, de visionner un grand nombre de photos tout en participant à un quiz.»


26

Rapport annuel | Rédaction germanophone 27

Des informations pour voter de l’étranger

Les Suissesses et les Suisses de l’étranger forment, avec le public international, l’un des

deux publics cible de swissinfo.ch.

Fin 2009, près de 700000 Suissesses et Suisses vivaient à l’étranger. Parmi eux, 130000

(18,6%) étaient inscrits sur un registre électoral et pouvaient prendre part à des votations

ou des élections. C’est à eux que s’adressent les dossiers d’information électoraux de

swissinfo.ch, qui sont mis en ligne six à huit semaines avant chaque scrutin. Cette

information précoce est précieuse pour eux, surtout lorsqu’ils vivent dans des régions

très éloignées, car le matériel de vote ne leur parvient souvent qu’au dernier moment

et ils doivent renvoyer leur bulletin de vote par retour de courrier. swissinfo.ch couvre

les sujets de votations en neuf langues, mais ne réalise des dossiers approfondis que dans

les langues nationales. Dans les cas où les thèmes ont un rayonnement international,

comme par exemple celui du renvoi des étrangers criminels, la rédaction anglophone

traite aussi le thème de manière détaillée.

Le site présente de manière équitable les arguments des partisans et des adversaires,

ce qui permet aux votants de s’informer et de se forger leur propre opinion. «Les Suissesses

et les Suisses qui vivent depuis longtemps à l’étranger et ceux de la deuxième génération

peuvent être induits en erreur lorsque la procédure de vote est compliquée»,

indique Peter Siegenthaler, responsable de la rédaction germanophone. «L’initiative

pour le renvoi des criminels étrangers, par exemple, a fait l’objet d’un contre-projet

direct du Parlement, et, de ce fait, une question subsidiaire était posée sur la solution

préférée en cas de double oui. Pour expliquer cette procédure, il faut faire un important

effort pédagogique.»

Le rôle d’information de swissinfo.ch pour les Suissesses et les Suisses de l’étranger

ressort du choix des thèmes dans les langues nationales. La plate-forme revient régulièrement

sur des sujets intéressant directement les expatriés: e-voting, représentation

politique, assurances sociales, cursus scolaires à l’étranger, etc.

Pour connaître les besoins des communautés suisses à l’étranger et nouer des contacts

personnels, swissinfo.ch collabore depuis longtemps et de manière étroite avec l’Organisation

des Suisses de l’étranger (OSE). Les Congrès organisés régulièrement en Suisse

comme dans d’autres pays permettent des rencontres entre représentants des Suissesses

et Suisses de l’étranger. Le partenariat s’est élargi en 2010 avec l’engagement straté -

gique de swissinfo.ch dans la plate-forme SwissCommunity.org lancée par l’OSE.

Les Suissesses et Suisses de l’étranger connaissent et apprécient l’offre de swissinfo.ch. C’est

ce que révèle un sondage réalisé en été 2010 par une entreprise externe auprès d’un

échantillon de citoyennes et citoyens suisses établis à l’étranger. Par rapport à un précédent

sondage réalisé en 2008, la notoriété de swissinfo.ch est passée de 37 à 43%! Quant au

pourcentage des Suissesses et Suisses de l’étranger qui consultent swiss info.ch au moins

une fois par mois, il a augmenté de 23 à 26%. Parmi ces utilisatrices et utilisateurs,

96% se sont déclarés plutôt ou très satisfaits de l’offre de swissinfo.ch.

Eveline Kobler

Journaliste


28

Rapport annuel | Information Technology 29

L’accès au nouveau «touch and feel»

sur le mobile

swissinfo.ch offre des services pour terminaux

mobiles depuis l’an 2000. Mais en 2010, elle

les a fondamentalement renouvelés. News et

autres informations sont désormais accessibles

de façon simple et rapide sur les smartphones

Android et les tablettes iPads.

Pour Android, swissinfo.ch a développé au

début de l’année une application en huit

langues. Celle-ci permet, entre autres, de se

faire lire les informations à haute voix dans

les langues nationales. De plus, il est possible

de s’abonner à des podcasts et de faire défiler

des galeries photos. En faisant pivoter

l’appareil, les utilisatrices et utilisateurs

peuvent naviguer de manière ludique entre

les différentes informations proposées.

A la fin de l’année, swissinfo.ch a lancé sa

nouvelle application iPad, franchissant

ainsi un pas important. Elle est l’un des

premiers médias à mettre sur le marché

une application multilingue. Les utilisatrices

et utilisateurs peuvent feuilleter

ou sélectionner d’un doigt des informations

concernant toute la Suisse dans les

neuf langues utilisées par swissinfo.ch.

La présentation et le design sont uniques

et ont été conçus spécifiquement pour ce

média. Celui-ci se distingue nettement des

navigateurs web usuels. La navigation par

pression tactile est simple et totalement intuitive.

L’application permet de gérer les données

hors-ligne, donc même en l’absence d’une

connexion Internet. Avec ce produit maison,

swissinfo.ch prouve qu’elle est à la pointe de

l’innovation technologique.

«Grâce à cette application, les utilisatrices et

utilisateurs de swissinfo.ch peuvent jouir d’une

sensation «touch and feel» tout à fait nouvelle.

De plus, son multilinguisme est une première

dont nous sommes particulièrement fiers»,

affirme Devaprakash Giretheren, responsable

du développement de l’application.

Outre les nouvelles du jour, l’application offre

une rétrospective hebdomadaire résumant

l’essentiel de l’actualité suisse. Les sujets sont

assortis de galeries photos, de vidéos, de podcasts

et de diaporamas audio de très haute

qualité. De plus, les contenus – qu’il s’agisse

de texte ou d’éléments multimédias – peuvent

être sauvegardés comme favoris et ainsi être

lus, visionnés ou écoutés ultérieurement.

Avec la multiplication de terminaux comme

l’iPad, l’année 2010 a provoqué des bouleversements,

notamment dans la branche des

médias. En tant qu’entreprise multimédia par

excellence, swissinfo.ch adapte en permanence

sa production et sa diffusion à un environnement

changeant. Ce faisant, elle met toujours

les besoins de ses utilisatrices et utilisateurs au

premier rang de ses préoccupations.

Pour favoriser les nouvelles idées, swissinfo.ch

a en outre mis en place cette année un processus

de promotion de l’innovation. Les

propositions d’amélioration des procédures

ou des produits, ainsi que les nouvelles idées

sont systématiquement étudiées. «A swiss -

info.ch, nous avons la grande chance d’employer

des collaboratrices et collaborateurs

venus du monde entier, avec des backgrounds

très différents. Ce mélange de cultures exerce

un effet très positif sur la créativité et la

productivité. Grâce à notre orientation vers

l’innovation, nous sommes en mesure de tirer

parti de manière judicieuse du know-how de

toute la maison», affirme Pascal Dreer, chef

du secteur Information Technology.

Devaprakash Giretheren

Développeur web


30

Rapport annuel | Rédaction en langue portugaise

Rapport annuel | Rédaction en langue portugaise 31

Le saviez-vous? Un guide de la Suisse

Comment s’y prendre pour faire des études en

Suisse? Que propose l’agenda culturel suisse en

mars? Comment fonctionne la démocratie directe

et quels seront les sujets des prochaines

votations? Quel est le coût de la vie en Suisse?

La rédaction en langue portugaise répond à

ces questions et à bien d’autres. Ce guide pratique

conduit pas à pas les usagères et les usagers

de swissinfo.ch à travers la Suisse par des

dossiers, des données-clés et des liens Internet.

Il propose des trucs et des tuyaux, des conseils

et toutes autres informations utiles.

Ce guide est le fruit d’un travail intense, commencé

il y a huit ans. Depuis, il est régulièrement

actualisé et enrichi. Etudiants brésiliens

souhaitant étudier en Suisse, Portugais à la

recherche d’un emploi, Mozambicains souhaitant

immigrer, lusophones vivant en Suisse

sans en connaître les langues: swissinfo.ch

répond aux besoins particuliers des personnes

de tous horizons.

Les cinq rubriques du guide sont «Vivre et

travailler en Suisse», «Etudier en Suisse»,

«Santé et bien-être», «Economie» et «Tourisme».

L’éventail des informations est très

large. Depuis plusieurs années, ce guide complet

remporte auprès des usagères et des usagers

lusophones un succès remarquable.

«Nombreux sont les ambassades et consulats

qui publient ce guide sur leur site web»,

affirme Claudinê Gonçalves, responsable de

la rédaction en langue portugaise. «Cette

collaboration étroite est bien sûr très positive.

Mais swissinfo.ch prend aussi de plus

en plus d’importance auprès de quelque

196000 lusophones vivant en Suisse, pour

qui swissinfo.ch est la seule source d’infor -

mations sur la Suisse dans leur langue.»

Le succès du guide en langue portugaise a

conduit les autres rédactions linguistiques

à constituer des guides similaires, en bénéfi -

ciant d’un matériel déjà disponible. C’est

ainsi qu’a été développé en 2010 «Switzerland:

How to», mis en ligne dans toutes les

langues de swissinfo.ch début 2011.

«Ces informations pratiques et facilement

accessibles connaissent un grand succès

auprès des différents publics cible de swiss -

info.ch», affirme Alexander Thoele, journaliste

à la rédaction en langue portugaise. «Un

autre service, ‹Swisslinks›, qui propose le plus

grand échantillon de liens sur la Suisse, est

également un service très apprécié.»

«Swisslinks» propose en effet quelque

120000 liens, classés par thèmes et actualisés

en permanence, de l’histoire aux médias et

de la politique à l’économie. Il est mis en

ligne en allemand, en français, en italien,

en anglais, en espagnol, en portugais, en

arabe, en chinois et en japonais.

Comment

fonctionne

la démocratie directe

Quel est

le


et quels seront les sujets des prochaines votations?

coût de

apprendre le

la vie

en Suisse?

Que propose l’agenda

suisse-allemand?

culturel

suisse en mars?

Alexander Thoele

Journaliste


32

Rapport annuel | Conseil du public Rapport annuel | Conseil du public

33

swissinfo.ch – un outil unique

et irremplaçable de la communication

internationale

Claude Frey

Président du Conseil

du public

Dans le programme de consolidation des

finances 2012-2013, le Conseil fédéral avait pré -

vu de supprimer sa contribution de 13 mil lions

de francs au budget de swiss info.ch. Une telle

décision aurait signifié la fin de la plate-forme

multimédia de nouvelles et d’information,

puisque SSR cesserait aussi de verser sa part.

Représentant du public, le Conseil du public de

swissinfo.ch s’est penché en 2010 sur le risque

de disparition de swiss info.ch: il s’est prononcé

résolument en faveur du maintien de cet outil

de com munication unique pour la Suisse.

Le Conseil du public considère que l’offre de

swissinfo.ch est indispensable au public international

intéressé par la Suisse, comme aux

Suissesses et Suisses de l’étranger. Voici quelques-unes

des raisons qui amènent le Conseil

du public à militer pour swissinfo.ch:

• A l’heure où la Suisse est placée sous le

feu des critiques internationales, il est,

pour des raisons d’Etat, indispensable de

disposer d’une plate-forme plurilingue et

internationale, qui apporte un éclairage

journalistique sur le pays.

• Il n’existe aucun autre site proposant en

espagnol, en portugais, en chinois, en japonais

et en arabe une couverture des sujets

suisses. Les sites Internet de l’Administration

fédérale proposent des informations

dans les langues nationales et en anglais.

• swissinfo.ch donne une vision d’ensemble

de la Suisse et évite tout nombrilisme régional

ou linguistique. De cette manière, elle

reflète la diversité du pays. Les éléments

multimédias et les liens qui renvoient à

d’autres sites, qui enrichissent ses contenus,

permettent aux internautes de se faire

une image complète d’un thème.

• Les coupes budgétaires que subissent de

nombreux médias vont de pair avec la suppression

de postes de correspondants.

Les médias étrangers ont donc besoin

de sources externes. CNN, Le Monde, Le

Figaro, El Pais, Corriere della Sera, BBC et

quantité d’autres médias utilisent swiss -

info.ch comme source d’information.

• swissinfo.ch entretient les liens tissés entre

les Suissesses et Suisses de l’étranger et leur

patrie. En publiant des dossiers de votations

équilibrés, diversifiés et conformes aux exigences

du service public, la plate-forme permet

aux expatriés de se faire une idée des

enjeux. Selon les résultats du sondage fait

en 2010, les internautes affichent d’ailleurs

une satisfaction très élevée à l’égard de

cette offre.

• swissinfo.ch peut favoriser l’intégration des

personnes arrivées depuis peu dans notre

pays et qui ne parlent pas encore l’une des

langues nationales.

• swissinfo.ch utilise avec succès les réseaux

sociaux. Avec un total de plus de 140000

abonnés sur Facebook (dont 64000 sur

la page en arabe), elle est de loin l’entreprise

suisse de médias la plus importante

sur Facebook. Par ailleurs, 27000 Chinoises

et Chinois se sont inscrits sur la page Kaixin

de swissinfo.ch.

• En 2010, plus de 6,5 millions de pages ont

été consultées chaque mois.

• swissinfo.ch sait innover et exploiter les

possibilités techniques les plus récentes.

Les applications développées en 2010

pour Android et iPad en sont la preuve.

Leur succès, appuyé par un marketing viral

inspiré, est également une preuve de

responsabilité financière.

La «voix de la Suisse à l’étranger» existe

depuis 75 ans. Née sur les ondes courtes en

1935, elle a été rebaptisée Radio Suisse Internationale,

puis swissinfo.ch. En supprimant

la contribution de la Confédération à swiss -

info.ch, le gouvernement et le Parlement,

qui décident in fine, sacrifieraient une perle,

un outil de communication fort efficace.

Claude Frey, Président du Conseil du public


34

Rapport annuel | swissinfo.ch et les médias sociaux Rapport annuel | swissinfo.ch et les médias sociaux

35

swissinfo.ch est le plus important

média suisse sur Facebook.

La page principale compte plus

de 75000 membres, la page en

arabe en recense 64000. En Chine,

l'équivalent Kaixin compte lui plus

de 27000 membres.


36

Rapport annuel | Statistique de l’offre en ligne

Rapport annuel | Survol de l’exercice financier 37

Statistique de l’offre en ligne

Survol de l’exercice financier

Depuis le 1 er janvier 2007, toute l’entreprise SSR, donc swissinfo.ch également, utilise le

système de mesure d’audience NET-Audit de la société NET-Metrix AG. Ce système simplifie

la mesure de la fréquentation Internet dans toute la Suisse, permet de mieux comparer

l’utilisation des sites recensés et fournit des données certifiées NET-Metrix.

Page Impressions (pages vues):

Ce terme désigne le nombre de contacts visuels d’un internaute donné avec un site Internet.

Visits (pages consultées pendant une plage horaire donnée):

Est considérée comme une visite, une suite de Page Impressions qui n’est pas interrompue

plus de 30 minutes. Si l’utilisateur retourne sur le même site Internet après plus de 30 minutes,

le système comptabilise une nouvelle visite.

Unique Clients (accès depuis les appareils de l’utilisateur final):

Ce terme désigne le nombre d’appareils (p. ex. ordinateur personnel, téléphone mobile, etc.)

à partir desquels l’utilisateur final accède à un site Internet. Cette valeur est déterminée par

le biais de cookies permanents et d’autres caractéristiques d’identification.

Compléments d’information à l’adresse: www.net-metrix.ch

2010 2009 2008 2007

Moyenne Augmen- Moyenne Augmen- Moyenne Augmen- Moyenne

mensuelle tation mensuelle tation mensuelle tation mensuelle

Page Impressions 6544000 2,1% 6410000 26,0% 5087000 8,8% 4675000

Visits 2093000 6,1% 1972000 17,6% 1677000 26,6% 1325000

Unique Clients 863000 6,4%* 811000 6,4% 762000 54,6% 493000

* A cause d’une nouvelle procédure de correction statistique, les valeurs Unique Clients ne sont, dès 2010,

plus directement comparables avec les anciennes valeurs. Pour 2009, une analyse parallèle, permettant une

comparaison directe à 2010, a été établie.

2010 2009

Résultat de l’entreprise CHF 1000 35 30

Charges de l’entreprise CHF 1000 24388 25979

Produits de l’entreprise CHF 1000 24423 26009

Résultat swissinfo.ch CHF 1000 35 30

Charges swissinfo.ch CHF 1000 24310 25131

Produits swissinfo.ch CHF 1000 24345 25161

Résultat des opérations avec des tiers CHF 1000 0 0

Charges des opérations avec des tiers CHF 1000 78 848

Produits des opérations avec des tiers CHF 1000 78 848

Financement swissinfo.ch

Part SRG SSR en% 50,0 49,9

Part Confédération en% 49,8 49,9

Part swissinfo.ch en% 0,2 0,2

Investissements CHF 1000 491 429

Part des investissements au chiffre d’affaires en% 2,0 1,6

Amortissements CHF 1000 517 537

Fonds propres CHF 1000 2666 2631

Provisions CHF 1000 1008 979

Postes à temps plein 122,2 123,4

Renchérissement sur les salaires en% 0,0 1,9


38

Rapport annuel | Organigramme

Rapport annuel | Statistique du personnel 39

Organigramme (Etat: décembre 2010)

Statistique du personnel

Direction

P. Schibli

Effectifs swissinfo.ch 31.12.10 31.12.09

Nombre de en % Nombre de en %

collaborateurs

collaborateurs

Documentation + Archives

P. Schuoler

Total 145 100,0 149 100,0

Dont:

Collaborateurs sous CCT 131 90,3 133 89,3

En formation 0 0,0 0 0,0

Cadres 10 6,9 10 6,7

Auxiliaires (CTI swissinfo) 4 2,8 6 4,0

Finances + Controlling

a.i. P. Zschaler

Marketing – Communication

M. Gysin

Personnel + Formation

P. Schäppi

Hommes 86 59,3 88 59,1

A temps complet 53 36,5 55 36,9

A temps partiel 31 21,4 32 21,5

Auxiliaires 2 1,4 1 0,7

Rédaction en chef

Ch. Giovannini

Information Technology

P. Dreer

Femmes 59 40,7 61 40,9

A temps complet 16 11,0 16 10,7

A temps partiel 41 28,3 40 26,8

Auxiliaires 2 1,4 5 3,4

Personnes à temps partiel 72 49,7 72 48,3

(sans les auxiliaires)

Rédaction germanophone

P. Siegenthaler

Rédaction francophone

J. Aït-Ahmed

Rédaction italophone

D. Ballanti

IT Opération+Systèmes

J. Martos

Ressortissants suisses 117 80,7 122 81,9

Ressortissants européens 21 14,5 20 13,4

Autres nationalités 7 4,8 7 4,7

Nombre de nationalités représentées 14 12

Rédaction anglophone

F. Bragagnini

Rédaction en langue espagnole

B. Couceiro

Rédaction arabe

K. Dhif

Multimédia Production

L. Pescante

Postes à temps plein 122,2 123,4

Rédaction en langue portugaise

C. Gonçalves

Rédaction en langue japonaise

vacant

Rédaction en langue chinoise

D. Shao

Multimédia Support

B. Meili


40

Rapport annuel | Organes/conférence de direction

Organes/conférence de direction

Comité swissinfo.ch

(constitué de membres du Conseil d’administration SSR)

Elisabeth Veya, présidente, Berne et Nairobi, Kenya

Lucy Küng-Shankleman, privat-docent en gestion des médias

et communication à l’Université de St-Gall, Zurich

Jean-François Roth, président RTS, Courtételle

Conseil du public

Claude Frey, président, ancien conseiller national, Auvernier

Renate Hotz, vice-présidente, politologue, conseillère Public Affairs, Stettlen

Dominique Baccaunaud-Vuillemin, professeure, Sainte Colombe en Bruilhois, France

Tatiana Crivelli, professeure de littérature italienne à l’Université de Zurich, Zurich

Johannes Eichrodt, directeur du département écoles générales, direction de l’éducation

du canton de Zurich, ancien directeur de l’Ecole suisse de Bangkok, Uhwiesen

Lucia Döbeli, directrice Partner Management, membre de la direction de l’Osec, Zurich

Jean-Marc Felix, chef de la communication, membre de la direction de l’Association

suisse des banquiers, Bâle

Marlies Prinzing, journaliste et chargée de cours en médias, Cologne, Allemagne

Chaspar Pult, linguiste, agent culturel, Paspels

Walter Spahni, conseiller en communication, Rüfenacht

Reinhard Süess, membre du conseil d‘administration de l’Organisation des Suisses

de l’étranger, Kassel, Allemagne

Walter Suter, ancien ambassadeur, Berne

Médiateur

Walter Suter, ancien ambassadeur, Berne

Conférence de direction

Peter Schibli, directeur

Pascal Dreer, directeur adjoint, responsable information technology (IT)

Christophe Giovannini, rédacteur en chef

Peter Zschaler, responsable finances et controlling, a.i.

Impressum

Editrice

swissinfo.ch, Berne

Février 2011

Coordination/Rédaction

Monika Gysin/Katrin Schmitter

(rapport d’activités)

Peter Zschaler/Sandra Kauer

(documentation)

Traduction

SRG SSR, Media Services,

Service linguistique

Conception et graphisme

wapico AG, Berne

Photos

Portraits: Caspar Martig, Berne

Autres: swissinfo, Berne,

Keystone, Zurich

Impression

Stämpfli Publikationen AG, Berne

Contact/commande

swissinfo.ch

Giacomettistrasse 1

CH-3000 Berne 15

T +41 (0)31 350 92 22

F +41 (0)31 350 95 44

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