Communiqué de presse - Centre des monuments nationaux
Communiqué de presse - Centre des monuments nationaux
Communiqué de presse - Centre des monuments nationaux
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Le <strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
présente au château d’Oiron<br />
CURVED’AIR<br />
Présentation d’une installation <strong>de</strong> John Tremblay<br />
(Collection FRAC Poitou-Charentes)<br />
du 28 juin au 19 octobre 2008<br />
Arcadia<br />
Exposition d’art contemporain<br />
du 28 juin au 28 septembre 2008<br />
Sommaire<br />
CURVED’AIR<br />
Communiqué <strong>de</strong> <strong>presse</strong> pages 2 et 3<br />
ARCADIA<br />
Communiqué <strong>de</strong> <strong>presse</strong> pages 4 et 5<br />
Les artistes et leurs œuvres page 6 à 10<br />
Renseignements pratiques page 11<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
oiron@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
www.oiron.fr<br />
www.<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
Le château d’Oiron page 12 et 13<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> page 14 et 15<br />
Les <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> ouverts à la visite<br />
Contact <strong>presse</strong> :<br />
Paul-Hervé Parsy, Château d’Oiron, CMN, 79100 Oiron<br />
05.49.96.57.42 / 05.49.96.51.25 / oiron@<strong>monuments</strong>-<strong>nationaux</strong>.fr
Le <strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
présente au château d’Oiron<br />
CURVED’AIR<br />
Présentation d’une installation <strong>de</strong> John<br />
Tremblay (Collection FRAC Poitou-Charentes)<br />
du 28 juin au 19 octobre 2008<br />
Le château d’Oiron, le <strong>Centre</strong> d’Art La Chapelle Jeanne d’Arc <strong>de</strong> Thouars et le<br />
FRAC Poitou-Charentes ont développé <strong>de</strong>puis plusieurs années <strong>de</strong> nombreuses actions<br />
communes.<br />
La présentation <strong>de</strong> l’oeuvre <strong>de</strong> John Tremblay, appartenant à la collection du FRAC<br />
Poitou-Charentes, Curved’Air relève <strong>de</strong> ce partenariat.<br />
En choisissant <strong>de</strong> montrer, dans un dispositif inédit, cette oeuvre importante <strong>de</strong> l’artiste<br />
Américain, le château d’Oiron accompagne les expositions consacrées par la ville <strong>de</strong><br />
Thouars à John Tremblay du 28 juin au 19 octobre.<br />
Oiron prend ainsi part avec une pièce monumentale à un parcours entre 3 lieux (la<br />
chapelle Jeanne d’Arc, le musée Henri Barré <strong>de</strong> Thouars et le château d’Oiron) qui<br />
permettra aux visiteurs <strong>de</strong> découvrir une oeuvre inclassable.<br />
Les peintures abstraites <strong>de</strong> John Tremblay se nourrissent tout autant <strong>de</strong> l’Histoire <strong>de</strong><br />
l’Art (Abstraction, Op art, art cinétique, Pop Art, etc.) que <strong>de</strong>s domaines qui lui sont<br />
plus extérieurs comme l’architecture, l’urbanisme, le graphisme, le <strong>de</strong>sign, le cinéma<br />
et la musique.<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
oiron@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
www.oiron.fr<br />
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Le motif <strong>de</strong> la cible à ban<strong>de</strong>s noires et blanches alternées est récurrent dans son<br />
travail, ses qualités hypnotiques jouant sur les perceptions du regar<strong>de</strong>ur.<br />
Pour Curved’Air, John Tremblay déforme la cible en ellipse, le tableau <strong>de</strong>vient un<br />
volume qui vient occuper l’espace <strong>de</strong> l’architecture.<br />
Déplaçant le point <strong>de</strong> vue généralement frontal <strong>de</strong> la peinture, John Tremblay<br />
invite ici le regar<strong>de</strong>ur à se déplacer lui-même, physiquement mais aussi à se projeter<br />
intellectuellement pour pouvoir saisir et percevoir l’oeuvre dans son ensemble.
Cette oeuvre <strong>de</strong> John Tremblay croise<br />
au château d’Oiron, le travail d’autres<br />
artistes ayant également donné leur<br />
interprétation <strong>de</strong> thèmes similaires (Felice<br />
Varini, Couloir <strong>de</strong>s illusions - Ugo<br />
Rondinone, Salon Arlequin...).<br />
La présentation <strong>de</strong> Curved Air dans le<br />
château joue avec les notions d’espace<br />
redéfinissant la circulation entre passages<br />
et espaces clos mêlant sculpture, peinture<br />
et architecture.<br />
<strong>Centre</strong> d’art la Chapelle Jeanne d’Arc, Thouars<br />
John Tremblay, sculptures, vidéo.<br />
Ouvert tous les jours sauf le lundi <strong>de</strong> 10h30 à 12h30<br />
et <strong>de</strong> 14h30 à 18 h30, en octobre uniquement le week-end.<br />
Vernissage et performance le 28 juin à partir <strong>de</strong> 16h30. Entrée libre.<br />
1, rue du Jeu <strong>de</strong> Paume 79100 Thouars<br />
Tel. 05 49 66 02 25 (accueil) 05 49 66 66 52 (administration)<br />
Email : arts-plastiques@ville-thouars.fr<br />
www.ville-thouars.fr/artsplastiques<br />
Musée Henri Barré, Thouars<br />
John Tremblay, peintures, dont <strong>de</strong>ux issues <strong>de</strong> la collection<br />
du FRAC Poitou-Charentes.<br />
Ouvert tous les jours sauf le mardi <strong>de</strong> 14h30 à 18h30, en octobre<br />
uniquement le week-end. Vernissage le 28 juin à partir <strong>de</strong> 15h30<br />
Tarif unique 1 €. Gratuit le 1er dimanche du mois<br />
et les mercredi après-midi.<br />
7, rue Marie <strong>de</strong> la Tour d’Auvergne 79100 Thouars<br />
Tel. 05 49 66 36 97 (accueil) / 05 49 68 16 25 (administration)<br />
Email : musee.accueil@ville-thouars.fr<br />
www.thouars.fr/vah<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
oiron@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
www.oiron.fr<br />
www.<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
Château d’Oiron, CMN<br />
John Tremblay, Curved’air, collection FRAC Poitou-Charentes<br />
Ouvert tous les jours <strong>de</strong> 10h30 à 18h00<br />
<strong>de</strong> 10h30 à 17h00 du 1er octobre au 31 mai,<br />
Vernissage le 28 juin à 18h00.<br />
79100 Oiron<br />
Tel. 05 49 96 51 25 (accueil) / 05 49 96 57 42 (administration)<br />
oiron@<strong>monuments</strong>-<strong>nationaux</strong>.fr<br />
www.oiron.fr
Le <strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
présente au château d’Oiron<br />
Arcadia<br />
du 28 juin au 28 septembre 2008<br />
exposition collective :<br />
Juliette Agnel, Cyprien Chabert, Jeonghwa Choi, Marc Couturier,<br />
Nicolas Darrot, Gregory Crewdson, Carole Fékété, Cyprien Gaillard,<br />
Ian Hamilton Finlay, Hamish Fulton, Rodney Graham, Camille Goujon,<br />
Mathil<strong>de</strong> Rosier, Raphaël <strong>de</strong> Villers, Yves Chaudouët<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
oiron@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
www.oiron.fr<br />
www.<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
Si l’imaginaire est la marque fondamentale <strong>de</strong> l’esprit humain, et qu’il gouverne<br />
toutes les créations intellectuelles, il a aussi le pouvoir <strong>de</strong> se soustraire au temps et <strong>de</strong><br />
se soulever contre lui. En Arcadie, l’imaginaire s’est assuré d’un ancrage mythique.<br />
Celui <strong>de</strong> Pan, le dieu <strong>de</strong> la totalité et <strong>de</strong> la nature, et celui d’Hermès, le gardien <strong>de</strong>s<br />
routes et <strong>de</strong>s voyageurs. Cette terre, enclavée aux confins <strong>de</strong> la Grèce est à la fois réelle,<br />
mythique et fantasmée. Elle va sans cesse se réinventer au cours <strong>de</strong> l’Histoire, et être<br />
symptomatique <strong>de</strong>s changements d’époque. L’imaginaire arcadien qui se <strong>de</strong>ssine dans<br />
l’espace est un lieu où le temps est comprimé. Contrairement au temps qui consume<br />
l’existence, cet univers propre à la rêverie <strong>de</strong>vient une source d’alternative au réel<br />
et prend alors une dimension d’espérance. Cette topographie esquissée <strong>de</strong>s contours<br />
<strong>de</strong> l’Arcadie, terre <strong>de</strong>s dieux et <strong>de</strong>s muses, va ainsi <strong>de</strong>venir le creuset <strong>de</strong> la poésie<br />
élégiaque. Parmi ses auteurs, c’est Virgile qui va le mieux trouver dans ce paysage<br />
imaginaire, une traduction <strong>de</strong> sa relation au mon<strong>de</strong>, partagée entre une aspiration au<br />
bonheur et un élan vers la tragédie.
A la Renaissance, Clau<strong>de</strong> Gouffier, propriétaire du château d’Oiron, capitaine<br />
<strong>de</strong>s cent gentilshommes <strong>de</strong> la maison du Roi et grand écuyer est l’un <strong>de</strong>s personnages les<br />
plus importants <strong>de</strong> la cour <strong>de</strong> France. Homme érudit et curieux, grand collectionneur,<br />
il va choisir pour <strong>de</strong>vise un vers <strong>de</strong> Virgile tiré <strong>de</strong> l’Enéi<strong>de</strong> : « Hic Terminus Haeret » «<br />
Ici est le terme ». Ce vers énigmatique est à la fois une éthique <strong>de</strong> vie et une réflexion<br />
morale et philosophique au point d’inspirer l’ensemble du programme artistique du<br />
château. On retrouve ainsi la <strong>de</strong>vise sculptée dans tous les éléments majeurs du décor<br />
sur la faça<strong>de</strong> <strong>de</strong> la galerie, dans le grand escalier, à l’entrée <strong>de</strong> la collégiale et dans<br />
la galerie <strong>de</strong> peinture. Si l’ambiguïté est la règle du genre, cette <strong>de</strong>vise n’est pas<br />
sans rappeler un autre vers célèbre qui a donné lieu à maintes interprétations : «<br />
Et in Arcadia ego », que l’on peut traduire par « Moi aussi j’ai vécu en Arcadie<br />
» ou « Même en Arcadie, moi, je suis. ». D’abord représentée dans un tableau du<br />
Guerchin, sa présence dans les <strong>de</strong>ux versions du tableau <strong>de</strong> Poussin « Les bergers<br />
d’Arcadie » vont amener les iconologues à s’interroger sur le sens <strong>de</strong> cette expression.<br />
Le rapprochement sémantique établi entre la <strong>de</strong>vise <strong>de</strong> Clau<strong>de</strong> Gouffier et l’inscription<br />
sur le tombeau découvert par les jeunes bergers du tableau <strong>de</strong> Poussin est celui d’une<br />
prise <strong>de</strong> conscience <strong>de</strong> la condition humaine et <strong>de</strong> l’inexorable question que pose la<br />
finitu<strong>de</strong>.<br />
C’est <strong>de</strong> cette expérience existentielle, entre la rêverie fusionnelle qui nourrit le<br />
thème arcadien et la conscience <strong>de</strong> la séparation <strong>de</strong> l’homme et du cosmos, que naît le<br />
sentiment esthétique <strong>de</strong> la nature comme paysage. Avec l’Arcadie comme contrepoint<br />
poétique, cette exposition présente les œuvres <strong>de</strong> quinze artistes qui questionnent le<br />
rapport <strong>de</strong> l’homme à la nature, sa perception comme un facteur dynamique <strong>de</strong> l’<br />
imaginaire. La représentation <strong>de</strong> la relation au cosmos, aux mythes, ou au sacré participe<br />
comme la fable et l’onirisme, d’une vision aussi bien enchantée qu’inquiétante <strong>de</strong>s<br />
forces à l’oeuvre dans la relation complexe que l’être humain entretient avec le mon<strong>de</strong><br />
naturel. Pour certains artistes, l’appréhension du mon<strong>de</strong> passe par un engagement<br />
physique ou politique. Pour d’autres, la nature investit le domaine <strong>de</strong>s sentiments.<br />
De quelle façon sont-ils incarnés et comment la question du beau se pose à travers<br />
l’image du paysage ? C’est dans le contexte du château d’Oiron que ces œuvres au fort<br />
pouvoir métaphorique interrogent le visiteur et créent un jeu d’associations d’idées<br />
avec l’esprit du lieu et la collection permanente Curios et Mirabilia.<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
oiron@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
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Commissaires d’exposition :<br />
Visuels disponibles sur <strong>de</strong>man<strong>de</strong> :<br />
<br />
Dominique Pineau et Paul-Hervé Parsy<br />
dominiquepineau@aol.com<br />
oiron@<strong>monuments</strong>-<strong>nationaux</strong>.fr<br />
Contact <strong>presse</strong><br />
Paul-Hervé Parsy, oiron@<strong>monuments</strong>-<strong>nationaux</strong>.fr<br />
Château d’Oiron, CMN<br />
79100 Oiron<br />
05.49.96.57.42<br />
05.49.96.51.25<br />
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Nicolas Darot<br />
Yggdrasill<br />
Installation<br />
L’univers <strong>de</strong> Nicolas Darrot nous projette dans l’imaginaire <strong>de</strong>s contes<br />
et <strong>de</strong>s mythes. Passionné par les relations entre le vivant et la machine,<br />
il crée <strong>de</strong>s automates. Yggdrasill est l’arbre du mon<strong>de</strong>, selon les anciens<br />
Scandinaves. Source <strong>de</strong> vie, <strong>de</strong> tout savoir et <strong>de</strong> tout <strong>de</strong>stin, il se nourrit<br />
<strong>de</strong> la terre et ruisselle <strong>de</strong> la rosée. Il est à la fois arbre cosmique et arbre<br />
<strong>de</strong> vie<br />
Marc Couturier<br />
Vous êtes ici<br />
Sculpture<br />
Vous êtes ici se compose <strong>de</strong> cinq bacs blancs en biscuit <strong>de</strong><br />
porcelaine figurant les cinq continents. Leur surface est couverte<br />
d’une plaque <strong>de</strong> porcelaine bleue évoquant les océans. Sur chacun<br />
<strong>de</strong>s bacs s’élève le tronc d’un oranger en bronze. Les cinq orangers<br />
sont constitués <strong>de</strong> milliers <strong>de</strong> feuilles <strong>de</strong> bronze étincelantes et les<br />
oranges, figurant les étoiles et les planètes, sont en porcelaine.<br />
Selon Marc Couturier, Vous êtes ici est une métaphore positive<br />
<strong>de</strong> la situation <strong>de</strong> l’homme dans l’univers.<br />
Juliette Agnel<br />
Forêts<br />
Photographies<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
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fax. 05 49 96 52 56<br />
oiron@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
Dans sa série Forêts, Juliette Agnel explore le thème du bois sacré. Vouée<br />
aux mystères et aux cultes païens, la forêt est le refuge <strong>de</strong>s sorcières et<br />
<strong>de</strong>s fées. C’est dans ce rapport primitif entre les forces <strong>de</strong> la nature et<br />
celles <strong>de</strong> l’esprit que toutes les métamorphoses ont lieu. La forêt est ici le<br />
cadre d’expériences initiatiques, religieuses et magiques qui conduisent à<br />
la recherche d’une mémoire originelle.<br />
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Rodney Graham<br />
Tree, pon<strong>de</strong>rosa pines II<br />
Photographie<br />
L’image inversée est l’image première <strong>de</strong> la photographie. Elle rappelle<br />
l’emploi <strong>de</strong> la camera obscura utilisée dès le XVIe siècle. A la fois<br />
symbole et image, l’arbre est un thème récurrent dans l’œuvre <strong>de</strong><br />
Rodney Graham. Sur un mo<strong>de</strong> conceptuel, volontairement provocateur,<br />
en marge <strong>de</strong> la philosophie <strong>de</strong> l’histoire et <strong>de</strong> la psychanalyse son œuvre<br />
questionne sur la perception, la construction et la transmission du<br />
rapport à la culture.<br />
Carole Fékété<br />
Fleurs<br />
Photographies<br />
Les compositions <strong>de</strong> Carole Fékété ne sont pas <strong>de</strong> simples portraits<br />
<strong>de</strong> fleurs. Elles découvrent le domaine <strong>de</strong> la pensée et invitent à la<br />
réflexion. A la fois emblématiques et sensibles, ces bouquets évoquent<br />
le <strong>de</strong>stin <strong>de</strong>s vivants mais semblent vouloir en contredire la fragilité.<br />
Cette soumission au sujet permet à Carole Fékété d’exprimer son désir<br />
<strong>de</strong> vérité et <strong>de</strong> jouer avec les contrastes <strong>de</strong> couleurs qui, comme chez<br />
Martin Parr, renforcent ici l’illusion d’artificialité.<br />
Raphaël <strong>de</strong> Villers<br />
Sculptures en porcelaine<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
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Raphaël <strong>de</strong> Villers a crée ses sculptures dans la ville <strong>de</strong> Jing<strong>de</strong>zehen<br />
située dans la province chinoise du Jiangxi. Ce site <strong>de</strong> production<br />
<strong>de</strong> céramique est célèbre <strong>de</strong>puis l’époque Yuan pour la création <strong>de</strong><br />
porcelaine. L’univers <strong>de</strong> Raphaël <strong>de</strong> Villers se situe au coeur d’une<br />
nature exubérante peuplée d’animaux réels ou monstrueux. Dans un<br />
rapport animiste, ses sculptures qui semblent extraites d’un livre <strong>de</strong><br />
fables ou d’emblèmes, dialoguent entre elles. Elles se situent dans la<br />
lignée <strong>de</strong>s oeuvres <strong>de</strong> Bernard Palissy et celles <strong>de</strong> l’Arte Povera.<br />
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Cyprien Chabert<br />
Satellites<br />
Sculptures<br />
Ces sculptures Satellites sont <strong>de</strong>s créations pour le cabinet <strong>de</strong>s muses du<br />
château d’Oiron. Par un jeu d’oppositions, la fragilité <strong>de</strong>s formes joue<br />
avec la monumentalité <strong>de</strong> l’œuvre, l’or <strong>de</strong>s boiseries contraste avec le<br />
bitume argenté <strong>de</strong>s sculptures.<br />
Après avoir <strong>de</strong>ssiné <strong>de</strong>s utopies végétales, les wall drawing <strong>de</strong> Cyprien<br />
Chabert se concentre sur la ligne. A la craie, ou au fusain, ses <strong>de</strong>ssins<br />
s’adaptent à l’espace. S’appuyant sur les acci<strong>de</strong>nts et les reliefs<br />
architecturaux l’artiste crée une œuvre en trois dimensions.<br />
Gregory Crewdson<br />
Untitled (Birds around hole)<br />
Photographie<br />
Dans la série <strong>de</strong> photographies Natural Won<strong>de</strong>r, la nature est sous<br />
contrôle. Chaque détail <strong>de</strong> ce cosmos imaginaire n’est compréhensible<br />
qu’à travers une logique hermétique. L’iconographie <strong>de</strong> la nature dans<br />
les photographies <strong>de</strong> Crewdson, est vécue comme une métaphore <strong>de</strong><br />
l’anxiété psychologique, <strong>de</strong> la peur ou du désir.<br />
Jeong-Hwa Choi<br />
Black Lotus<br />
Sculpture cinétique<br />
Jeong-Hwa Choi est l’une <strong>de</strong>s figures les plus représentatives <strong>de</strong> l’art<br />
contemporain coréen. Inspiré <strong>de</strong> la culture populaire, son travail explore<br />
les fon<strong>de</strong>ments <strong>de</strong> l’accessibilité à l’art et à la culture d’aujourd’hui.<br />
Yves Chaudouët<br />
Sculptures en verre<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
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Les sculptures en verre d’Yves Chaudouët soulignent l’esthétique froi<strong>de</strong><br />
et étrange <strong>de</strong> cette faune <strong>de</strong>s fonds marins qui évolue dans les <strong>de</strong>rniers<br />
territoires inexplorés <strong>de</strong> l’homme. Il convie le visiteur à l’expérience<br />
d’un voyage dans les abysses évocateurs du vi<strong>de</strong> et <strong>de</strong> l’infini.<br />
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Hamish Fulton<br />
The heron stands and waits<br />
Photographie<br />
Influencée par la peinture, l’œuvre d’Hamish Fulton s’inscrit dans la<br />
lignée <strong>de</strong>s peintres anglais du paysage. Associé au mouvement Land<br />
Art, la marche à pied détermine et définit la forme <strong>de</strong> son travail. The<br />
heron stands and waits met le spectateur dans la position <strong>de</strong> l’oiseau<br />
qui scrute le paysage. La simple désignation <strong>de</strong> l’animal invisible, sa<br />
présence sauvage, ren<strong>de</strong>nt ce paysage vivant et habité.<br />
Juliette Agnel<br />
Laps<br />
Diaporama<br />
Cette suite d’images est extraite d’un film Super 8 tourné sur les routes<br />
du Niger, <strong>de</strong> la Côte d’Ivoire et <strong>de</strong> la Guinée. Cette exploration d’un<br />
territoire à travers ses paysages, ses couleurs et ses émotions, a pour<br />
seul fil conducteur la route. Ce découpage <strong>de</strong>s images fixe le mouvement<br />
du film, nous permet d’entrer dans le temps <strong>de</strong> l’image et nous invite,<br />
comme le dit Juliette Agnel, à « un voyage à l’intérieur du voyage ».<br />
Camille Goujon<br />
Lac sous perfusion<br />
Vidéo<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
oiron@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
C’est à la faveur d’une rési<strong>de</strong>nce d’artiste à Los Angeles que Camille<br />
Goujon commence un travail sur les origines <strong>de</strong> l’urbanisme <strong>de</strong> la ville.<br />
Ses recherches la conduisent très vite à découvrir qu’en 1910, l’eau du<br />
Lac d’Owens, au nord <strong>de</strong> Los Angeles, a été détournée pour alimenter<br />
la ville. C’est en tant que plasticienne qu’elle va soulever le problème<br />
majeur <strong>de</strong> la politique <strong>de</strong> l’eau, enjeu vital et planétaire du XXIe siècle.<br />
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Mathil<strong>de</strong> Rosier<br />
Lullaby for a <strong>de</strong>ad man<br />
Vidéo<br />
La vidéo <strong>de</strong> Mathil<strong>de</strong> Rosier montre un homme isolé dans un paysage.<br />
L’atmosphère nocturne et la musique intensifient la dimension<br />
dramatique. L’homme va petit à petit disparaître et être intégré, comme<br />
absorbé par le paysage. La qualité picturale <strong>de</strong> l’image rappelle l’intensité<br />
<strong>de</strong>s œuvres du romantisme allemand.<br />
Cyprien Gaillard<br />
Real remants of fictive wars V<br />
Film 35mn transféré sur dvd<br />
The new picturesque<br />
Oeuvre sur papier<br />
L’œuvre <strong>de</strong> Cyprien Gaillard interroge la trace <strong>de</strong> l’homme dans le<br />
paysage. Héritier <strong>de</strong>s œuvres du Land Art et <strong>de</strong> la pensée <strong>de</strong> Robert<br />
Smithson, il poursuit son investigation dans la confrontation avec la<br />
nature. Dans la série <strong>de</strong> films Real remants of fictive wars, il renouvelle<br />
et sublime par ses actions les apparences du paysage.<br />
Entre esthétique minimale et romantisme, la série <strong>de</strong>s New picturesque<br />
pose la question du beau et du paysage.<br />
Ian Hamilton Finlay<br />
Sans titre<br />
1969 –1987<br />
Sérigraphies sur papier<br />
Ian Hamilton Finlay était l’un <strong>de</strong>s plus influents représentants <strong>de</strong> la<br />
poésie concrète en Angleterre. Les éditions <strong>de</strong> poèmes et <strong>de</strong> <strong>de</strong>ssins qu’il<br />
a poursuivit parallèlement à la réalisation <strong>de</strong> son jardin, lui permettaient<br />
<strong>de</strong> développer ses conceptions artistiques. Il adressait, <strong>de</strong>puis son jardin<br />
écossais <strong>de</strong> Stonypath, un message poétique au mon<strong>de</strong>. Finlay empruntait<br />
au néoclassicisme son vocabulaire formel et ses idéaux dont le pendant<br />
est incarné par la Terreur et provoquait ainsi une tension sémantique<br />
entre l’image et le texte.<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
oiron@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
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10<br />
Prêteurs :<br />
les artistes, le Fonds national d’art contemporain, les Fonds<br />
régionaux d’art contemporain <strong>de</strong> Bretagne, <strong>de</strong>s Pays <strong>de</strong> la Loire,<br />
<strong>de</strong> Poitou-Charentes, la Fondation Cartier, Mme Sang a Chun<br />
et M. Jeong-Hwa Choi, Galerie Zurcher, CosmicGalerie, Galerie<br />
EvaHober
Renseignements pratiques<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
www.oiron.fr<br />
oiron@<strong>monuments</strong>-<strong>nationaux</strong>.fr<br />
tél. accueil 05 49 96 51 25<br />
tél. administration 05 49 96 57 42- fax 05 49 96 52 56<br />
Horaires d’ouverture :<br />
Le château d’Oiron est ouvert tous les jours (week-end compris)<br />
du 1er octobre au 31 mai <strong>de</strong> 10 h 30 à 17 h 00<br />
du 1er juin au 30 septembre <strong>de</strong> 10 h 30 à 18 h 00<br />
Fermeture : 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre et 25 décembre.<br />
Droit d’entrée :<br />
- Plein tarif : 6, 50<br />
- Tarif réduit (jeunes <strong>de</strong> 18 à 25 ans) : 4, 50<br />
- Tarif professionnels du tourisme et groupe <strong>de</strong> plus <strong>de</strong> 20 personnes : 5,30 Gratuit<br />
pour les moins <strong>de</strong> 18 ans<br />
Localisation /Accès :<br />
-Poitou-Charentes, Deux-Sèvres Axe Angers / Poitiers :<br />
A 40 km au sud <strong>de</strong> Saumur et 43 km au Nord-Ouest <strong>de</strong> Poitiers<br />
Parking : 50m<br />
-Depuis Saumur : sortie 3 par RN.147, direction Montreuil-Bellay, puis D.938<br />
direction Thouars, puis D.37 et D.64<br />
-Depuis Poitiers : sortie 3 par RN.147, direction Thouars, puis D.18, D.37 et<br />
D.64<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
oiron@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
www.oiron.fr<br />
www.<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
11
Le château d’Oiron<br />
Département <strong>de</strong>s Deux-Sèvres<br />
Un monument national consacré au dialogue entre art contemporain et patrimoine<br />
Le château d’Oiron est l’œuvre <strong>de</strong> la famille Gouffier. Guillaume, propriétaire <strong>de</strong><br />
terre près <strong>de</strong> Poitiers reçoit <strong>de</strong> Charles VII la terre d’Oiron en 1449. Son fils Artus,<br />
gouverneur <strong>de</strong> François Ier, est nommé grand maître <strong>de</strong> France en 1515. Avec<br />
Clau<strong>de</strong>, une génération plus tard, la famille atteint son apogée (il est grand-écuyer<br />
en 1546). Le XVIIème siècle voit le déclin <strong>de</strong>s Gouffier. Louis, ami intime <strong>de</strong> Blaise<br />
Pascal, est exilé dans son château par Louis XIII. Charlotte, unique héritière, épouse<br />
le duc <strong>de</strong> La Feuilla<strong>de</strong> qui s’intéresse quelques années à Oiron. Mme <strong>de</strong> Montespan<br />
achète le château en 1700 pour son fils légitime le duc d’Antin. Le château passe<br />
ensuite à <strong>de</strong>s propriétaires moins illustres.<br />
L’État l’acquiert en 1941 et procè<strong>de</strong> pendant un <strong>de</strong>mi-siècle à d’importants travaux<br />
<strong>de</strong> restauration. Ouvert au public par le <strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong>, le château<br />
a accueilli plus <strong>de</strong> 30 000 visiteurs en 2006.<br />
Le château actuel date pour l’essentiel du XVIIème siècle. Le corps <strong>de</strong> bâtiment<br />
principal, commencé du côté sud (pavillon <strong>de</strong> droite) par Louis Gouffier vers 1620,<br />
fut terminé dans le même style par La Feuilla<strong>de</strong> vers 1670. L’aile droite (un portique<br />
couvert en terrasse et un pavillon) est l’œuvre <strong>de</strong> La Feuilla<strong>de</strong> (1670-1680) et <strong>de</strong><br />
Madame <strong>de</strong> Montespan (1700-1707). Seule l’aile gauche, occupée par <strong>de</strong>s galeries, et<br />
le grand escalier conservé intact dans le corps <strong>de</strong> logis principal, datent du XVIème<br />
siècle.<br />
La collection Curios & Mirabilia<br />
Le ministère <strong>de</strong> la Culture déci<strong>de</strong>, en 1989, d’enrichir le patrimoine historique par<br />
la mise en place d’une collection d’art contemporain conçue spécifiquement pour le<br />
château en invitant <strong>de</strong>s artistes inter<strong>nationaux</strong>.<br />
En 1993, est inauguré le premier volet <strong>de</strong> la collection Curios & Mirabilia. Elle<br />
concrétise la plus importante expérience menée en France d’inscription d’une création<br />
contemporaine dans un patrimoine ancien.<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
oiron@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
www.oiron.fr<br />
www.<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
En 1996, la collection Curios & Mirabilia s’est enrichie <strong>de</strong> nouvelles œuvres et peut,<br />
pour la première fois, être présentée dans sa totalité ; elle cherche à renouer avec l’esprit<br />
<strong>de</strong> curiosité <strong>de</strong> la Renaissance en s’appuyant sur l’idée <strong>de</strong>s anciennes collections<br />
qu’étaient les Cabinets <strong>de</strong> curiosité.<br />
12
Cette référence historique, traitée librement par les artistes, permet le lien avec le<br />
monument et redonne ainsi le sentiment d’un lieu habité aujourd’hui, tout en réactivant<br />
le souvenir <strong>de</strong>s prestigieuses collections <strong>de</strong> Clau<strong>de</strong> Gouffier (XVIème siècle).<br />
Curios & Mirabilia prend appui sur l’idée d’un autre rapport au mon<strong>de</strong>, celui qui<br />
à la Renaissance privilégiait une approche sensible <strong>de</strong> la connaissance. Aussi, l’ouïe,<br />
l’odorat, le toucher, la vue et bientôt le goût, sont sollicités pour transformer la visite<br />
d’un monument historique en expérience sensorielle. Les senteurs du mur <strong>de</strong> cire<br />
<strong>de</strong> Wolfgang Laib, les sonorités <strong>de</strong> la musique <strong>de</strong> Gavin Bryars, les fauteuils <strong>de</strong> John<br />
Armle<strong>de</strong>r pour le délassement du visiteur, les jeux visuels comme celui du couloir<br />
<strong>de</strong>s illusions (Félice Varini) et toutes les créations réalisées pour ce château concourent<br />
à créer un parcours plein <strong>de</strong> surprises et d’émerveillements.<br />
Une <strong>de</strong>s originalités <strong>de</strong> Curios & Mirabilia rési<strong>de</strong> dans la volonté d’envisager le<br />
château avec un rôle social en l’inscrivant dans son environnement humain. Ainsi,<br />
grâce à une galerie <strong>de</strong> portraits <strong>de</strong>s enfants <strong>de</strong> l’école d’Oiron (Christian Boltanski)<br />
ou au dîner annuel imaginé par Raoul Marek pour 150 Oironnais, représentés sur<br />
un service <strong>de</strong> table, la population <strong>de</strong> la commune est conviée comme sujet et témoin<br />
<strong>de</strong> la création.<br />
Le dialogue avec l’histoire s’instaure <strong>de</strong> manière forte dans les salles qui ont le<br />
mieux conservé le souvenir <strong>de</strong> leur fonction historique. Daniel Spoerri, dans la salle<br />
du Roi, où s’affirment puissance et pouvoir, répond ironiquement aux princes du<br />
XVIIème siècle par ses Corps en morceaux qui réintroduisent quotidien et banalité<br />
comme nouvelle source du merveilleux. Dans la chambre du Roi (les appartements<br />
d’apparat <strong>de</strong> Louis Gouffier, XVIIème siècle), lieu <strong>de</strong> la présence symbolique du<br />
pouvoir royal, restituée au silence <strong>de</strong> l’histoire par la monochromie <strong>de</strong>s peintures<br />
<strong>de</strong> Clau<strong>de</strong> Rutault. Dans la galerie <strong>de</strong>s chevaux, Georg Ettl réveille l’iconographie<br />
ancienne et l’Histoire.<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Château d’Oiron<br />
79100 Oiron<br />
tél. 05 49 96 57 42<br />
fax. 05 49 96 52 56<br />
oiron@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
www.oiron.fr<br />
www.<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
Aujourd’hui, cette collection permet au château d’Oiron <strong>de</strong> s’ouvrir au public dans<br />
une logique d’authenticité que d’autres lieux historiques ont abandonné. Au XVIème<br />
siècle, Clau<strong>de</strong> Gouffier en avait fait le réceptacle <strong>de</strong> ses collections : sa personnalité<br />
et la nature privée du château donnaient le sens <strong>de</strong> leur présence. Depuis, ouvertes à<br />
la visite du public, les salles du château n’on pas été seulement utilisées à <strong>de</strong>s fins <strong>de</strong><br />
présentation d’œuvres, mais s’offrent remeublées, réhabitées, réactualisées pour un<br />
regard qui ne peut être que d’aujourd’hui. De plus, la logique <strong>de</strong> collection qui unit<br />
ces œuvres augmente le sentiment <strong>de</strong> leur appartenance au lieu.<br />
Le sujet à Oiron est bien celui <strong>de</strong> la création dans sa relation au cadre que constituent<br />
l’histoire, l’architecture et le décor ancien.<br />
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Le <strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Le <strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> est un établissement public du ministère <strong>de</strong> la<br />
Culture et <strong>de</strong> la Communication. Il gère, anime, ouvre à la visite<br />
près <strong>de</strong> 100 <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> propriété <strong>de</strong> l’Etat. Certains comptent parmi les<br />
plus prestigieux : l’abbaye du Mont-Saint-Michel, les châteaux d’Angers et d’Azayle-Ri<strong>de</strong>au,<br />
le château et remparts <strong>de</strong> la cité <strong>de</strong> Carcassonne, l’Arc <strong>de</strong> triomphe et la<br />
Sainte-Chapelle, pour n’en citer que quelques-uns. D’autres illustrent tout autant,<br />
par leur diversité, la richesse du patrimoine français <strong>de</strong> toutes les époques : abbayes,<br />
châteaux, grottes préhistoriques, sites archéologiques…<br />
Le <strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> a pour missions <strong>de</strong> mettre<br />
en valeur ce patrimoine, d’en développer l’accessibilité au plus grand<br />
nombre et d’assurer la qualité <strong>de</strong> l’accueil. Il favorise avec près <strong>de</strong><br />
200 manifestations par an, la participation <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
à la vie culturelle et au développement du tourisme, et ceci, en concertation avec les<br />
directions régionales <strong>de</strong>s affaires culturelles, les collectivités territoriales et les réseaux<br />
d’institutions culturelles.<br />
Depuis 2007, il est investi d’une nouvelle mission <strong>de</strong> conservation, <strong>de</strong> restauration<br />
et d’entretien <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> qu’il gère, mais aussi <strong>de</strong> maîtrise d’ouvrage <strong>de</strong> travaux<br />
<strong>de</strong> restauration sur d’autres <strong>monuments</strong> appartenant<br />
à l’Etat et affectés au ministère <strong>de</strong> la Culture et <strong>de</strong> la Communication.<br />
Le <strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> assure également une mission d’éditeur public<br />
sous la marque Éditions du patrimoine. Il contribue ainsi fortement à la connaissance<br />
et à la promotion du patrimoine par l’édition <strong>de</strong> gui<strong>de</strong>s <strong>de</strong> visite, <strong>de</strong> beaux<br />
livres - ouvrages photographiques et ouvrages <strong>de</strong> vulgarisation -, <strong>de</strong> monographies<br />
d’architectes ou d’édifices, <strong>de</strong> textes théoriques, techniques ou scientifiques, <strong>de</strong> livres<br />
pour enfants, d’ouvrages pour aveugles et malvoyants et pour sourds et malentendants.<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Hôtel <strong>de</strong> Sully<br />
62 rue Saint Antoine<br />
75186 Paris ce<strong>de</strong>x 04<br />
tél. 01 44 61 20 00<br />
fax. 01 44 61 20 36<br />
direction <strong>de</strong> la<br />
communication<br />
tél. 01 44 61 21 54<br />
fax. 01 44 61 20 36<br />
com@<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
www.<strong>monuments</strong><strong>nationaux</strong>.fr<br />
Le <strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s <strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong> compte 1400 agents, permanents comme<br />
saisonniers, au service du public. Son budget annuel est, en 2008, <strong>de</strong> 106,5 millions<br />
d’euros alimenté par ses propres ressources (billetterie, locations d’espaces, recettes<br />
issues <strong>de</strong>s boutiques et <strong>de</strong>s éditions du patrimoine, mécénats) et par une subvention<br />
du ministère <strong>de</strong> la Culture et <strong>de</strong> la Communication dont plus <strong>de</strong>s ¾ est <strong>de</strong>stinée<br />
aux opérations d’entretien et <strong>de</strong> restauration au titre <strong>de</strong>s nouvelles compétences du<br />
<strong>Centre</strong> en matière <strong>de</strong> maîtrise d’ouvrage. Il accueille 8,4 millions <strong>de</strong> visiteurs par an<br />
dans les <strong>monuments</strong> qui lui sont confiés.<br />
14
Aquitaine<br />
Grotte <strong>de</strong>s Combarelles<br />
Abri <strong>de</strong> Laugerie-Haute<br />
Abri du Cap-Blanc<br />
Grotte <strong>de</strong> Font-<strong>de</strong>-Gaume<br />
Site archéologique <strong>de</strong> Montcaret<br />
Gisement <strong>de</strong> La Ferrassie<br />
Gisement <strong>de</strong> La Micoque<br />
Abri du Poisson<br />
Grotte <strong>de</strong> Teyjat<br />
Gisement du Moustier<br />
Tour Pey-Berland à Bor<strong>de</strong>aux<br />
Abbaye <strong>de</strong> La Sauve-Majeure<br />
Grotte <strong>de</strong> Pair-non-Pair<br />
Château <strong>de</strong> Cadillac<br />
Auvergne<br />
Château <strong>de</strong> Chareil-Cintrat<br />
Cloître <strong>de</strong> la cathédrale du Puy-en-<br />
Velay<br />
Château d’Aulteribe<br />
Château <strong>de</strong> Villeneuve-Lembron<br />
Bourgogne<br />
Château <strong>de</strong> Bussy-Rabutin<br />
Abbaye <strong>de</strong> Cluny<br />
Bretagne<br />
Maison d’Ernest Renan à Tréguier<br />
Cairn <strong>de</strong> Barnenez<br />
Sites mégalithiques <strong>de</strong> Carnac<br />
Site <strong>de</strong>s mégalithes <strong>de</strong> Locmariaquer<br />
<strong>Centre</strong><br />
Crypte et tour <strong>de</strong> la cathédrale<br />
<strong>de</strong> Bourges<br />
Palais Jacques Cœur à Bourges<br />
Tours et trésor <strong>de</strong> la cathédrale<br />
<strong>de</strong> Chartres<br />
Château <strong>de</strong> Châteaudun<br />
Château <strong>de</strong> Bouges<br />
Maison <strong>de</strong> George Sand à Nohant<br />
Château d’Azay-le-Ri<strong>de</strong>au<br />
Cloître <strong>de</strong> la Psalette à Tours<br />
Château <strong>de</strong> Fougères-sur-Bièvre<br />
Château <strong>de</strong> Talcy<br />
Champagne-Ar<strong>de</strong>nne<br />
Château <strong>de</strong> La Motte Tilly<br />
Palais du Tau à Reims<br />
Tours <strong>de</strong> la cathédrale <strong>de</strong> Reims<br />
Franche-Comté<br />
Cathédrale <strong>de</strong> Besançon<br />
et son horloge astronomique<br />
Paris<br />
Arc <strong>de</strong> triomphe<br />
Chapelle expiatoire<br />
Conciergerie<br />
Domaine national du Palais-Royal<br />
Hôtel <strong>de</strong> Béthune-Sully<br />
Musée <strong>de</strong>s Plans-Reliefs<br />
Panthéon<br />
Sainte-Chapelle<br />
Tours <strong>de</strong> la cathédrale Notre-Dame<br />
Ile-<strong>de</strong>-France<br />
Château <strong>de</strong> Champs-sur-Marne<br />
Château <strong>de</strong> Maisons<br />
Villa Savoye à Poissy<br />
Château <strong>de</strong> Rambouillet<br />
Laiterie <strong>de</strong> la Reine et chaumière<br />
<strong>de</strong>s coquillages à Rambouillet<br />
Domaine national <strong>de</strong> Saint-Cloud<br />
Maison <strong>de</strong>s Jardies à Sèvres<br />
Basilique cathédrale <strong>de</strong> Saint-Denis<br />
Château <strong>de</strong> Vincennes<br />
Languedoc-Roussillon<br />
Château et remparts <strong>de</strong> la cité<br />
<strong>de</strong> Carcassonne<br />
Tours et remparts d’Aigues-Mortes<br />
Chartreuse <strong>de</strong> Villeneuve-lez-Avignon<br />
Fort Saint-André <strong>de</strong> Villeneuve-lez-<br />
Avignon<br />
Site archéologique d’Ensérune<br />
Forteresse <strong>de</strong> Salses<br />
Midi-Pyrénées<br />
Site archéologique <strong>de</strong> Montmaurin<br />
Château d’Assier<br />
Château <strong>de</strong> Castelnau-Bretenoux<br />
Château <strong>de</strong> Montal<br />
Abbaye <strong>de</strong> Beaulieu-en-Rouergue<br />
Château <strong>de</strong> Gramont<br />
Maison du maréchal Foch à Tarbes<br />
Nord-Pas-<strong>de</strong>-Calais<br />
Colonne <strong>de</strong> la Gran<strong>de</strong> Armée<br />
à Wimille<br />
Basse-Normandie<br />
Château <strong>de</strong> Carrouges<br />
Abbaye du Mont-Saint-Michel<br />
Haute-Normandie<br />
Abbaye du Bec-Hellouin<br />
Pays-<strong>de</strong>-la-Loire<br />
Château d’Angers<br />
Abbaye royale <strong>de</strong> Fontevraud<br />
Maison <strong>de</strong> Georges Clemenceau<br />
à Saint-Vincent-sur-Jard<br />
Picardie<br />
Château <strong>de</strong> Coucy<br />
Château <strong>de</strong> Pierrefonds<br />
Tours <strong>de</strong> la cathédrale d’Amiens<br />
Poitou-Charentes<br />
Tour <strong>de</strong> la Lanterne, tour Saint-Nicolas<br />
et tour <strong>de</strong> la Chaîne à La Rochelle<br />
Château d’Oiron<br />
Abbaye <strong>de</strong> Charroux<br />
Sanctuaire gallo-romain <strong>de</strong> Sanxay<br />
Provence-Alpes-Côte d’Azur<br />
Place forte <strong>de</strong> Mont-Dauphin<br />
Trophée d’Auguste à La Turbie<br />
Site archéologique <strong>de</strong> Glanum<br />
Château d’If<br />
Abbaye <strong>de</strong> Montmajour<br />
Monastère <strong>de</strong> Saorge<br />
Cloître <strong>de</strong> la cathédrale <strong>de</strong> Fréjus<br />
Abbaye du Thoronet<br />
Rhône-Alpes<br />
Château <strong>de</strong> Voltaire à Ferney<br />
Monastère royal <strong>de</strong> Brou à Bourgen-Bresse<br />
2008<br />
<strong>Centre</strong> <strong>de</strong>s<br />
<strong>monuments</strong> <strong>nationaux</strong><br />
Hôtel <strong>de</strong> Sully<br />
62 rue Saint Antoine<br />
75186 Paris ce<strong>de</strong>x 04<br />
tél. 01 44 61 20 00<br />
fax. 01 44 61 20 36<br />
direction <strong>de</strong> la<br />
communication<br />
tél. 01 44 61 21 54<br />
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