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TABLEAUX ANCIENS - Tajan

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MARDI 25 JUIN 2002

74

E T

PARIS - MARDI 25 JUIN 2002 - ESPACE TAJAN


TABLEAUX ANCIENS

MARDI 25 JUIN 2002 À 20 H

ESPACE TAJAN

37 RUE DES MATHURINS 75008 PARIS

FONDATION NAPOLÉON

ANCIENNE COLLECTION MARTIAL LAPEYRE

(DU N° 1 AU N° 22)

DIVERS AMATEURS

(DU N° 23 AU N° 84)

EXPOSITIONS

PARIS - FOUR SEASONS HÔTEL GEORGE V (EXPOSITION PARTIELLE)

31 AVENUE GEORGE V 75008 PARIS

+33 1 49 52 72 61/62

DIMANCHE 9 JUIN DE 14 H À 20 H

LUNDI 10 JUIN DE 10 H À 18 H

ESPACE TAJAN

37 RUE DES MATHURINS 75008 PARIS

A PARTIR DU SAMEDI 1 er JUIN DE 11 H À 18 H

DU LUNDI 3 JUIN AU LUNDI 24 JUIN DE 9 H À 12 H 30 ET DE 14 H À 18 H

LE MARDI 25 JUIN DE 9 H À 12 H 30 ET DE 14 H À 16 H

LE SAMEDI DE 11 À 18 H

RENSEIGNEMENTS

FLORENCE GRASSIGNOUX

+33 1 53 30 30 47

FRÉDÉRIQUE SENÉ

+33 1 53 30 30 48

EXPERTS

CABINET ÉRIC TURQUIN - CHANTAL MAUDUIT - PIERRE ÉTIENNE

69 RUE SAINTE-ANNE 75002 PARIS

+33 1 47 03 48 78 fax +33 1 42 60 59 32

TAJAN

37 RUE DES MATHURINS

75008 PARIS (F)

+33 1 53 30 30 30

+33 1 53 30 30 31 fax

www.tajan.com

TAJAN S.A. SOCIÉTÉ DE VENTES VOLONTAIRES DE MEUBLES AUX ENCHÈRES PUBLIQUES

SOCIÉTÉ ANONYME À DIRECTOIRE ET CONSEIL DE SURVEILLANCE, AGRÉÉE EN DATE DU 7 NOVEMBRE 2001 SOUS LE N° 2001-006. N° RCS PARIS B 398 182 295


Fondation Napoléon

ANCIENNE COLLECTION MARTIAL LAPEYRE

(du n° 1 au n° 22)


1 ATELIER DE JAN PYNAS

(1583 ou 1584-1631)

LE CHRIST AU CALVAIRE ET SAINTE VÉRONIQUE

Panneau préparé, une planche, non parqueté

55 x 86 cm

6 000 / 8 000 €

2 ATELIER DE HENDRICK VAN BALEN

(1575-1632)

L’ÉTÉ

Papier marouflé sur toile

48,5 x 64 cm

6 000 / 8 000 €

PROVENANCE :

Vente anonyme, Paris, Galerie Charpentier, (Maître Rheims) 22 avril 1957, n° 1 reproduit pl. I.

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3 HENDRICK DE CLERCK

(Bruxelles vers 1570 - vers 1629)

LE JUGEMENT DE PÂRIS

Panneau de chêne, quatre planches renforcées

72 x 105,5 cm

40 000 / 60 000 €

Hendrick de Clerck fut probablement l’élève de Martin de Vos à Anvers. Il voyagea en Italie et

à son retour en 1606, considéré comme le meilleur peintre d’histoire de sa génération à

Bruxelles, fut employé à la Cour de l’archiduc Ernest, puis des archiducs Albert et Isabelle,

gouverneurs des Pays-Bas. En plus d’importantes compositions religieuses, il peignit

un grand nombre de petites scènes mythologiques et allégoriques, proches des œuvres de

Johann Rottenhammer et de Hendrick van Balen. Il collabora souvent avec Dionys Van

Alsloot, Jan Brueghel I, Jacques d’Arthois et Joos de Momper, en plaçant des groupes de nus

ou de figures classiques dans des paysages.

Le tableau présente une composition, très caractéristique : large percée sur un côté, sousbois

de l’autre et personnages répartis au centre pour le sujet principal, facilitent la lecture

du tableau. Il est question du Jugement de Pâris, prince troyen, fils de Priam et d’Hécube.

Les devins prédirent à sa mère qu’elle donnerait le jour à un fils qui causerait la ruine de Troie.

En grandissant, Pâris devint un modèle de grâce, de force et de beauté. Mais un jour,

la Discorde, pour se venger de n’avoir pas été conviée à un banquet des dieux, jeta au

milieu des convives cette pomme fatale où était écrit : “A la plus belle”. Trois déesses

se la disputèrent : Junon, Minerve et Vénus. Jupiter ordonna que le jugement fut soumis à

Pâris qui décerna la pomme à Vénus. De là, la haine implacable de Junon et de Minerve contre

Troie et ses princes.

Les attributs, placés aux côtés de chacune des déesses, assurent leur identification. Les deux

angelots qui volent au-dessus de Pâris qui tend la pomme à Vénus, nous dévoilent

le dénouement de l’histoire. Le sujet est ainsi prétexte à représenter des figures aux formes

contournées et aux attitudes posées, typiques du maniérisme. La mise en scène, quasi

théâtrale, est accentuée par le contraste des carnations translucides, la précision du dessin,

des drapés aux plis fouillés et le paysage qui plante le décor, dans un souci de réalisme.

L’ensemble harmonieux de la composition, la richesse des couleurs et des contrastes

achèvent de parfaire le tableau.

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4 PHILIPPE DE MARLIER

(Vers 1600 - Anvers 1668)

NATURE MORTE AU VASE DE FLEURS

SUR UN ENTABLEMENT

Panneau de chêne, une planche, non parqueté

53 x 45,5 cm

30 000 / 40 000 €

PROVENANCE :

Vente anonyme, Paris, Palais d’Orsay, (Maître Tajan) 13 juin 1978, n° 36 reproduit.

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5 DANIEL VERTANGEN

(La Haye vers1598 - Amsterdam avant 1684)

LE BAIN DES NYMPHES

Panneau de chêne, une planche, non parqueté

Signé en bas à droite : D. vertangen

29 x 40 cm

6 000 / 9 000 €

PROVENANCE :

Vente Anonyme, Paris, Galerie Charpentier, (Maître Millon) 10 juin 1958, n° 120.

6 ATTRIBUÉ A JOHANN ROTTENHAMMER

(Né en 1564 ou 1565 - Mort en 1625)

DIANE ET ACTÉON

Cuivre

35 x 46 cm

7 000 / 9 000 €

PROVENANCE :

Vente anonyme, Paris, Galerie Charpentier, (Maître Rheims) 20 mars 1956, n° 59 bis.

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7 FRANS HUYGENS

(Actif en Flandres en 1769)

ADAM ET ÈVE AU PARADIS TERRESTRE

ORPHÉE CHARMANT LES ANIMAUX

Paire de toiles

L’une signée en bas à gauche : Frans Huygens

28,5 x 37 cm

5 000 / 7 000 €

PROVENANCE :

Collection Louis Tessier, avant 1958 ;

Vente collection Louis Tessier et Princesse de X, Paris, Galerie Charpentier, (Maître Rheims)

11 juin 1958, n os 2 et 3 reproduits pl. II (400 000 FF).

8 BALTHASAR BESCHEY

(1708 - Anvers 1776)

BACCHUS ET ARIANE

Panneau de chêne, une planche, non parqueté

45,5 x 35,5 cm

6 000 / 9 000 €

PROVENANCE :

Vente anonyme, Paris, (Maître Millon) 14 Juin 1978, n° 8 reproduit (Noël-Nicolas Coypel).

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10 ATTRIBUÉ A CORNEILLE DE LYON

PORTRAIT DE CHARLES IX

Panneau de chêne, une planche, non parqueté

Restaurations anciennes

17,5 x 13,5 cm

4 000 / 6 000 €

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9 FRANÇOIS EISEN LE PÈRE

(Bruxelles vers 1695 - Bruxelles après 1778)

UNE MARCHANDE DE FRUITS

UN MARCHAND DE LÉGUMES

Paire de panneaux, une planche, non parquetés

Le premier est signé et daté à gauche : F eisen / le pere 1769

Le second signé et daté : F eisen / le père 1769

36 x 27 cm

8 000 / 10 000 €

11 ATTRIBUÉ A JUSTE D’EGMONT

(1601-1674)

PORTRAIT PRÉSUMÉ DU GRAND CONDÉ

Cuivre ovale

Anciennement attribué à Gonzales Coques

Dans un cadre en bois sculpté doré, travail français

du XVII e siècle

15,5 x 12 cm

2 000 / 3000 €

11

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12 LE MAITRE DES CORTÈGES

(Actif à Paris vers 1650)

LE COURONNEMENT D’ÉPINES

Cuivre

Au revers une ancienne étiquette de vente des années 1950, portant le numéro 87

et attribué à Claude Vignon

46 x 35,5 cm

90 000 / 120 000 €

Le nom de convention du Maître des Cortèges regroupe une série d’œuvres ayant pour point

de départ deux célèbres Cortèges, l’un conservé au Musée de Philadelphie, le second au

Musée Picasso à Paris. Depuis au moins le XVIII e siècle, toutes ces œuvres étaient attribuées

aux Frères Le Nain, pourtant dès 1935 Roberto Longhi et dès 1937 Charles Sterling

exprimaient leurs doutes. Aujourd’hui, il apparaît qu’il ne peut s’agir d’aucun des trois frères,

et que nous sommes en présence d’un maître voisin. Un des plus ambitieux et varié de

leurs nombreux suiveurs, anonymes pour la plupart, le “Maître des Cortèges” a sa place

parmi les personnalités marquantes du milieu du XVII e siècle. Tout dans ses tableaux suggère

un peintre travaillant dans les années 1645-1660, probablement à Paris, et de formation

française. On lui attribue également des scènes de chasseurs ou de portefaix et des sujets

d’intérieur. Dans le Dictionnaire du Grand Siècle, Jean-Pierre Cuzin ajoute à son corpus

trois compositions religieuses : l’Adoration des bergers conservée à Berlin Dahlem, œuvres

déjà répertoriée par Pierre Rosenberg en 1993 (Voir P. Rosenberg, “L’exposition Le Nain,

une proposition, La Revue de l’Art, n° 43, 1979, pp. 91-92), l’Assomption (Musée de Rennes)

et le Lavement des pieds (Musée de Dijon) (voir F. Bluche, Dictionnaire du Grand Siècle, Paris,

1990, pp. 851-852).

Le couronnement d’épines semble s’inscrire avec cohérence dans ce groupe. Il permet

une meilleure compréhension de cet artiste encore relativement mystérieux. La mise en page

très étudiée est d’une originalité frappante. Le sujet principal, décentré mais au tout premier

plan, attire immédiatement notre attention. L’intention réaliste est mêlée à une certaine

mesure. Des détails, comme le pied quasi “caravagesque” du soldat agenouillé, frappent pour

leur vérisme et leur précision. En revanche, les attitudes et les gestes mesurés, la finesse

des coloris, contribuent à créer une atmosphère sereine, recueillie dans la souffrance.

Nous remercions Monsieur Jean-Pierre Cuzin qui, après avoir examiné le tableau nous a

suggéré ce rapprochement.

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13 JOSEPH ANDRÉ CELLONY

(Aix-en-Provence ? - ? 1746)

PORTRAIT DE MADAME DE CHÂTEAURENARD

Sur sa toile d’origine

Au revers une inscription : Marie Françoise de terranti

de … / épouse de … des Chateaurenard / cellony

pinxit 1721

Dans son cadre d’origine en bois sculpté et doré

travail français

30 x 23,5 cm

4 000 / 6 000 €

14 ÉCOLE FRANÇAISE DU XVIII e SIÈCLE,

SUIVEUR DE ANTOINE WATTEAU

PORTRAIT D’UNE TROUPE DE COMÉDIENS

Panneau de chêne, parqueté

Soulèvements et manques

20,5 x 26 cm

2 000 / 3 000 €

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15 ÉCOLE FRANÇAISE VERS 1660,

ENTOURAGE DES FRÈRES BEAUBRUN

PORTRAIT D’UN GENTILHOMME EN CUIRASSE

Panneau de chêne, une planche, non parqueté

Dans un cadre en bois sculpté et redoré, travail français

d’époque Louis XIII

17,5 x 13 cm

1 500 / 2 000 €

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16 ATTRIBUÉ A NICOLAS DE LARGILLIÈRE

(1656-1746)

PORTRAIT PRÉSUMÉ DE LA PRINCESSE DES URSINS

Toile

Restaurations anciennes

80 x 64 cm

4 000 / 6 000 €

PROVENANCE :

Probablement ancienne collection Youssoupoff

Vente anonyme, Palais Galliera, (Maître Rheims) 10 décembre 1962, n° 125, reproduit.

Nous remercions Monsieur Dominique Brème qui nous a confirmé l’attribution.

17 ÉCOLE FRANÇAISE DU XVIII e SIÈCLE

LE COLPORTEUR ET LA JOUEUSE DE SERINETTE

Toile

53 x 63 cm

4 000 / 6 000 €

PROVENANCE :

Vente anonyme, Paris, Galerie Charpentier, (Maîtres Ader Périgon et Laurin) 24 juin 1960,

n° 225, reproduit (École Française de la réalité).

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18 ÉCOLE VÉNITIENNE DU XVIII e SIÈCLE,

SUIVEUR DE FRANCESCO ZUCARELLI

BAIGNEUSES DANS UN PAYSAGE FLUVIAL

Toile

36 x 56 cm

2 000 / 3 000 €

PROVENANCE :

Vente anonyme, Paris, (Maître Ader) 16 novembre 1957,

(attribué à Francesco Zucarelli).

19 ÉCOLE FRANÇAISE 1831, DEVIGNES***

PORTRAIT D’UN JEUNE GARÇON

Panneau de chêne, non parqueté

Signé et daté en bas à droite à la hampe du pinceau :

Devigns 1831

24 x 20,5 cm

1 000 / 1 500 €

20 ÉCOLE FRANÇAISE VERS 1750, SUIVEUR DE SÉBASTIEN LECLERC

DIT LECLERC DES GOBELINS

UNE CHASSE AU FAUCON

UNE HALTE A LA FONTAINE

Paire de toiles, sur leur toile d’origine

25 x 32,5 cm

4 000 / 6 000 €

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21 ÉCOLE FRANÇAISE VERS 1820, DUPEUX***

LA PORTE SAINT DENIS

Sur sa toile d’origine

Au revers du châssis une inscription : 1570 Dupeux (figures de X. Leprince)

la porte Saint Denis

Dans son cadre d’origine

38,5 x 48 cm

6 000 / 8 000 €

Nous proposons d’identifier cet artiste avec Pierre Dupeux, mentionné dans le Dictionnaire

des artistes de l’École française (voir E. Bellier de la Chavignerie et L. Auvray, Dictionnaire

des artistes de l’École française, Paris,1882, volume II, page 485).

22 ATTRIBUÉ A FRANÇOIS GÉRARD DIT LE BARON GÉRARD

(1770-1837)

CHARLES X EN COSTUME DE SACRE

Sur sa toile d’origine

24 x 18 cm

8 000 / 10 000 €

PROVENANCE :

Collection Coffin Destailleur, avant 1976 ;

Sa vente Paris, (Maître Cornette de Saint-Cyr), 28 juin 1976, n° 25 reproduit.

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Divers amateurs

(du n° 23 au n° 84)


23 ÉCOLE PIÉMONTAISE VERS 1540,

ENTOURAGE DE GÉROLAMO GIOVENONE

Recto :

SAINT PIERRE, SAINT PAUL

Verso peint en grisaille :

ANGE DE L’ANNONCIATION

Volet de triptyque

Peinture à l’huile sur panneau de conifère

Inscriptions :

Recto : Phylactère de Saint Paul : CUPIO/DIS/SOL/VI/ET/ES/SE CÔ/CHRI/STO

(Je désire m’effacer et être avec Christ) (Saint Paul, Épître aux Philippiens, I,23)

Au bord inférieur, au centre du panneau sous le pilastre, le distique : UT STET

IOANIS CANTORIS FAMA BAVOSI DÛ STABUNT SUMO TEMPLA DICATA

DEO

(Que la gloire de Jean le chanoine (ou chantre ?) prolixe se maintienne aussi

longtemps que se maintiendront les temples dédiés à Dieu tout puissant).

Revers : sur le phylactère de l’Ange :

AVE GRATIA PLENA

Manques

140,5 x 134 cm avec le cadre en bois peint rapporté

117,5 x 111 cm sans cadre

30 000 / 33 000 €

Les deux saints en pied sont placés chacun sur le pavement d’une galerie ouvrant au premier

plan par une arcade dont les retombées reposent sur des pilastres à décor de grotesques.

Ils se détachent devant un parapet d’où tombe une tenture suspendue imitant le velours

frappé et laissant voir sur les côtés une échappée vers un paysage lointain.

Vêtus de longues robes (respectivement jaune et verte) que recouvrent de lourds manteaux

drapés rouge et vert, pieds nus dans des sandales, ils arborent chacun leurs symboles,

les clés et l’épée de son martyr pour Saint Pierre et le livre de ses épîtres pour Saint Paul.

Les panneaux peints double-face sont une des caractéristiques de l’art sabaudo-piémontais

au XVI e siècle qui reprend les habitudes flamandes. Ils servaient généralement à couvrir le ou

les panneaux centraux des triptyques ou des polyptyques articulés, centres qui n’étaient

visibles que lors des grandes fêtes. La présence de l’Ange de l’Annonciation peint en grisaille

au revers de notre panneau implique l’existence d’un autre volet, en pendant d’un panneau

central, au revers duquel aurait été peinte la Vierge de l’Annonciation et au recto deux autres

personnages dont peut-être ce “Ioanis” à la mémoire duquel le retable était dédié ? Bien

des exemples piémontais du début du XVI e siècle offrent la représentation d’un chanoine en

donateur entre autres Defendente Ferrari (actif de 1509 à 1547) Adoration de l’Enfant de 1521,

Dôme d’Ivrea (cf. B. Berenson, Italian Pictures of the Renaissance, Central Italian and North

Italian Schools, Londres 1968, vol. III, fig. 1251 ; Maître du Couronnement de Biella, Triptyque

de la Crucifixion, Turin Museo Civico, inv. 783 D avec L’Annonciation en grisaille au revers

(cf. La Renaissance en Savoie, les Arts au temps du Duc Charles II 1504-1553, Genève,

Musée d’Art et d’Histoire, Mars-Août 2002, pl. III/4 b et 4 a, p. 184-185).

La présentation des deux saints rappelle également les œuvres piémontaises du début du

XVI e siècle en particulier Defendente Ferrari - panneaux de Saint Jean-Baptiste et Saint

Antoine de Padoue au musée de Worcester (cf. catalogue European Paintings, Worcester

1974, n° 1929.49 et 50 repr.) - ou Gerolamo Giovenone - retable des dominicaines de

Trino Vercellese (cf. L. Mallé, Spanzotti, Defendente, Giovenone, Nuovi Studi, Turin, 1971, fig. 160).

Le style des deux saints rappellent également ces deux artistes qui travaillèrent un moment

parallèlement auprès de Martino Spanzotti ; mais l’exécution plus marquée des formes,

les physionomies modelées avec accentuation qui confèrent un caractère farouche aux deux

saints, le traitement des barbes et des chevelures dépourvus de luminisme, celui des amples

draperies ne sont pas sans rappeler les premières œuvres connues de Gérolamo Giovenone,

en particulier La Dispute de Jésus avec les Docteurs, panneau signé et daté 1513 (Cummer

Gallery of Art de Jacksonville (E.U.) provenant d’une collection particulière d’Avignon (repr. in

Art Journal, Printemps 1979 publicité de Newhouse Galleries de New-York). On notera

également des similitudes entre le Saint Pierre de notre panneau et le Saint Joseph de

l’Adoration de l’Enfant daté vers 1512 (Vercelli, Museo Borgogna, cf. L. Mallé, op. cit.,

fig. 150). Cependant l’exécution plus simple de l’ornementation, le dessin plus dur des mains

et des pieds trahissent la main d’un artiste qui a vu les œuvres de ces deux peintres et travaille

auprès de Gérolamo Giovenone vers 1513.

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24 FRANCESCO MORANDINI DIT IL POPPI

(Poppi 1544 - Florence 1597)

LE CHRIST SOUTENU PAR DEUX ANGES ENTRE SAINT PIERRE, SAINT PAUL,

SAINT ROMUALD ET SAINT BENOÎT

Panneau, renforcé

Signé du monogramme de l’artiste en bas au centre : PPP

Fentes

140 x 128 cm

150 000 / 180 000 €

PROVENANCE :

Vente anonyme, Sotheby’s Londres, 14 décembre 1977, n° 181

Acquis à cette vente par l’actuel propriétaire

EXPOSITION :

Biennale dell’ Antiquariato, Florence, Palazzo Strozzi, 1989.

BIBLIOGRAPHIE :

A. Petrioli Tofani, “Di alcuni disegni manieristi”, Artista, t. 1, 1989, p. 139 ;

A. Giovannetti, Francesco Morandini detto il Poppi, Florence, 1995, pp. 97, 98, n° 38,

reproduit p. 156, fig. 52.

Francesco Morandini, dit il Poppi d’après son village d’origine, situé entre Florence et Arezzo,

est né en 1544 et meurt probablement à Florence en 1597. Peintre de compositions

religieuses et de portraits, il fut élève de Giorgio Vasari, auteur des Vite. A Florence, il réalise

avec lui plusieurs commandes importantes pour les Médicis au Palazzo Vecchio, notamment

la décoration du studiolo de François I entre 1570 et 1573, son chef-d’œuvre. Poppi est l’une

des figures majeures de la dernière génération des peintres maniéristes florentins. Outre

Giorgio Vasari, il est fortement influencé par Giovanni Batista Naldini, puis par Stradanus,

Salviati et Bronzino. Il étudie aussi certainement la manière de Pontormo, d’Andrea del Sarto

et celle du Parmesan, frappante dans la Charité (Florence, Galleria dell’Accademia) et le visage

de Saint Paul dans le tableau présenté ici.

Celui-ci est authentifié par le sigle PPP, situé à droite aux pieds du Christ, qui illustre

son surnom : Poppi. La commande proviendrait de l’ordre Camaldule. Ce nom vient de

Camaldoli, localité en Toscane, où des religieux bénédictins se sont établis au début du

XI e siècle avec Saint Romuald et des religieuses de la même règle. Ce dernier imposa la règle

de Saint Benoît et imprima un plus grand caractère d’austérité, surtout en ce qui concernait

les ermites. L’hypothèse de la commande est attestée par la présence de Saint Benoît à

gauche et à droite de Saint Romuald, muni des attributs traditionnels : le bâton pastoral avec

la forme symbolique du tau et la maquette d’un ermitage, rappelant les nombreux monastères

qu’il fonda. Dans la correspondance de Francesco Morandini, on apprend aussi qu’il réalisa

plusieurs commandes pour des monastères et notamment plusieurs œuvres, très appréciées,

pour les Camaldules. Ce tableau reflète bien les particularités du peintre. En effet,

la présentation des personnages monumentaux dans un cadrage serré, les visages des

enfants avec leur chevelure bouclée sont typiques. Il en est de même pour les détails raffinés

et précieux : fibules de l’ange, clé de Saint Pierre et épée de Saint Paul, ou encore

le chromatisme et la composition créant une ambiance à la fois sereine et harmonieuse.

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Étude d’homme barbu en rapport avec la figure de Saint Paul

(Florence, Cabinet des dessins et estampes des offices)


25 ERCOLE PROCACCINI LE JEUNE

(Milan vers 1605 - vers 1677)

VENUS ALLONGÉE ACCOMPAGNÉE DE TROIS PUTTI

Marbre, trois plaques, renforcé

Au revers une inscription : Sel 47

Accidents

74 x 119 cm

PROVENANCE :

Acquis à Paris en 1953 par la famille des actuels propriétaires.

75 000 / 90 000 €

Dessinateur, peintre d’histoire et de nus, Ercole Procaccini est né à Milan vers 1605 et meurt

également à Milan vers 1677. Nous ne savons presque rien des premières années de son

activité. Il se forme dans l’atelier de son père, Carlo Antonio Procaccini, devient l’élève de son

oncle Giulio Cesare puis de Cerano, son maître à l’Académie Ambrosiana à Milan. Vers 1630,

Ercole s’affirme peu à peu sur la scène artistique milanaise avec Francesco del Cairo,

Carlo Francesco Nuvolone, Melchiorre Gherardini, Giovanni Stefano Montalto, et devient de

plus en plus la référence pour la jeune génération : Federico Bianchi, Antonio Busca, Cristoph

Storer. Il est considéré comme le dernier représentant de la tradition des Procaccini, hérite de

l’atelier et obtient des commandes majeures. En 1659, il réalise la décoration de la voûte de

la nef centrale de la basilique S. Vittore al Corpo à Milan, représentant des saints, des anges

et des putti. Cette œuvre grandiose témoigne de ses recherches d’expression dramatique et

de tension dynamique. Sa culture éclectique embrasse les maîtres lombards, génois et

vénitiens. Mais également, les modèles romains, desquels dérivent probablement son goût

classique évident dans les anatomies, et l’usage d’une gamme chromatique plus lumineuse

sont significatifs des tableaux des années qui précèdent 1640.

Notre tableau présente un grand intérêt par son support, ses dimensions et son sujet,

rare à Milan dans le contexte sévère de la Contre Réforme. C’est une œuvre de jeunesse qui

contribue à comprendre sa manière de peindre autour de 1630, années durant lesquelles

l’influence exercée par les modèles du maniérisme international est très forte, et dont l’œuvre

témoigne ici. Le fort accent “ceranesque” s’explique puisque l’on a vu qu’Ercole en fut l’élève.

Les mains de Vénus, le voile de Cupidon, caractéristiques de ses débuts et sont à rapprocher

de la Cena a casa del fariseo (Archevéché de Milan), exécutée autour des années 1640.

Le tableau pourrait ici marquer le passage à un langage narratif différent, avec cette mesure

rhétorique, quasi théâtrale, des gestes et des pauses, une douceur de la gamme chromatique

et des courbes qui annoncent déjà le style baroque.

Nous remercions Monsieur Francesco Frangi qui nous a suggéré et confirmé l’attribution

après avoir examiné le tableau.

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26 BERNHARDT KHEIL DIT MONSU BERNARDO

(Helsingborg 1624-Rome 1687)

ALLÉGORIE DU TOUCHER

Toile

Porte une ancienne attribution à Louis Lenain

85,5 x 130,5 cm

10 000 / 12 000 €

PROVENANCE :

P. Tomiris, Catalogue of the Italian paintings before 1800, the John and MarbleRingling

Museum of art, Sarasota, 1976, cat. 134.

27 ÉCOLE BOLONAISE VERS 1630,

ENTOURAGE DE GIOVANNI BATTISTA VIOLA

MOÏSE SAUVÉ DES EAUX

Sur sa toile d’origine

Accident

Dans son cadre d’origine en bois sculpté travail italien du XVII e siècle

140 x 217 cm

30 000 / 35 000 €

PROVENANCE :

Palais Buoncompagni à Bologne.

Acquis avec le palais en 1880 par Monsieur Patault, arrière grand-père de l’actuelle propriétaire ;

Apporté à Nice dans les années 1930 par ses enfants, Monsieur et Madame Amoretti.

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28 FRANCESCO TREVISANI

(Capo d’Istria,1656 - Rome,1746)

SAINT JEAN L’ÉVANGELISTE

Toile

66 x 50 cm

12 000 / 15 000 €

29 ÉCOLE FLORENTINE DU XVII e SIÈCLE

UN ANGE MONTRANT LA CROIX

Toile, fragment

109 x 73 cm

4 600 / 6 000 €

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30 ANTONIO DOMENICO GABBIANI

(Florence 1652-1726)

PORTRAIT DE FERDINANDO DE MÉDICI (1663-1713) ACCOMPAGNÉ

DE SON FRÈRE GIAN GASTONE (1671-1737) EN TENUE DE CHASSE

Toile

Une inscription au revers : Due personnagi di casa / Medici

150 x 200 cm

100 000 / 120 000 €

Anton Domenico Gabbiani entre en apprentissage dans l’atelier de Valerio Spada et de Justus

Sustermans. Il entreprend un voyage à Rome grâce à Cosimo III de Medici de 1673 à 1676,

puis, sur les conseils de son ami peintre Livio Mehus, à Venise. De retour à Florence en 1680,

il est rapidement reconnu pour ses talents de portraitiste et commence à travailler pour les

Médicis et les grandes familles florentines.

Le portrait du Gran Principe Ferdinando de Médici accompagné des musiciens de la cour

par Antonio Domenico Gabbiani est conservé au Palazzo Pitti de Florence.

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31 ÉCOLE ROMAINE VERS 1700

ALLÉGORIE DE LA PEINTURE

Toile

73 x 97 cm

22 000 / 30 000 €

32 ATTRIBUÉ A ANTONIO BALESTRA

(1666-1740)

ABRAHAM ACCUEILLANT LES TROIS ANGES

Toile

107,5 x 142,5 cm

12 000 / 15 000 €

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33 LUDOVICO STERN

(Rome 1709-1777)

NATURE MORTE AU BOUQUET DE FLEURS SUR UN ENTABLEMENT

Toile

Dans un cadre en bois sculpté doré travail romain du XVII e siècle

170 x 120 cm

46 000 / 60 000 €

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34 BARTOLOMEO BIMBI

(Près de Florence 1648 - vers 1725)

NATURE MORTE AU VASE DE FLEURS SUR UN ENTABLEMENT

Toile

Restaurations anciennes et petit manque

127 x 102 cm

L’attribution à Bartolomeo Bimbi a été suggérée par le Professeur Mina Gregori.

25 000 / 35 000 €

35 ÉCOLE NAPOLITAINE DU XVIII e SIÈCLE

PÊLE-MÊLE AU JEU DE L’OIE ET JEUX DE SOCIÉTÉ ITALIENS

Toile

77 x 51,5 cm

15 000 / 18 000 €

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36 DANS LE GOÛT DE GASPARD VAN WITTEL

LA PIAZZA DEL QUIRINALE

LA PIAZZA DU PANTHÉON

LA PIAZZA DEL POPOLLO

LA PIAZZA NAVONA

Série de quatre cuivres

22 x 32 cm

10 000 / 15 000 €

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38 ÉCOLE FLAMANDE DU XVI e SIÈCLE,

ENTOURAGE DE ROGIER VAN DER WEYDEN

LA VIERGE A L’ENFANT

Panneau, réhauts d’or

41,5 x 25,5 cm

PROVENANCE :

Collection A. Vollon, Paris ;

Vente Paul Mersch, Paris, (Maître Baudoin), 8 mai 1908, n° 31 ;

Collection Dr J. C. Hooykaas, d’après une étiquette au revers ;

Collection S. Del Monte, Bruxelles, de 1927 à 1959 ;

Vente anonyme, Sotheby’s, Londres, 24 juin 1959, n° 61 ;

Collection Dr. Jamar, Bruxelles, Galerie Robert Finck, Bruxelles.

22 000 / 30 000 €

37 ATTRIBUÉ A LAMBERT LOMBARD

(1506-1566)

ALLÉGORIE DE LA CHARITÉ

Panneau de chêne, parqueté

Fentes et petits manques

115 x 87 cm

20 000 / 30 000 €

EXPOSITIONS :

Exposition de la toison d’or, Bruges, 1907, n° 192, (Hugo van der Goes) ;

Exhibition of Belgian art, Budapest, Museum of fine arts, 1927, n° 219 ;

Drei Jahrunderte Flämische kunst, Vienne, 1930, n° 38.

BIBLIOGRAPHIE :

M.-J. Friedländer, Die Alteniederlandische malerei, Berlin, 1924, vol. II, p. 134, n° 117;

A. Stheeman, Eleviers geillustreerd Haandschrift, vol. LXXX, n° 10, pp. 217-218, reproduit

pl. XLIX ;

M.-J. Friedländer, Early Netherländish painting, Leyde et Bruxelles, 1967, vol. II, p. 86, n° 117.

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39 ATTRIBUÉ A LAMBERT SUSTRIS

(Né entre 1515 et 1520 - mort en 1568)

L’ENLÈVEMENT DE PROSERPINE

Toile

Petit accident

94 x 126 cm

15 000 / 22 000 €

Notre tableau dépeint l’instant où Proserpine, fille de Cérès et de Jupiter est enlevée par

Pluton, Dieu des Enfers, alors qu’elle cueillait des fleurs dans la plaine d’Enna en Sicile.

Soudainement frappé par l’une des flèches de Cupidon, Pluton s’enflamme pour Proserpine

qu’il capture et emmène sur son char jusque dans les profondeurs de l’Enfer.

La tension dramatique est portée à son comble par le terrible cri de Proserpine avant de

disparaître sous terre ; cri auquel Cérès accourt, mais elle ne trouvera derrière elle

que la ceinture de sa fille. Le soleil l’informera alors de son malheur.

40 MARTEN VAN VALKENBORCH

(Louvain 1535 - Francfort 1612)

SALOMÉ ET LA TÊTE DE SAINT JEAN-BAPTISTE

Panneau parqueté

39 x 52 cm

15 000 / 20 000 €

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41 PIETER NEEF ET FRANS FRANCKEN II

(Anvers, vers 1578 - Anvers, vers 1656-61)

(Anvers,1581 - Anvers,1642)

SCÈNE D’INTÉRIEUR D’ÉGLISE ANIMÉ DE PERSONNAGES

Panneau de chêne, parqueté

Signé en haut vers la gauche : PEETER / NEEFS

Signé en bas vers la droite : D F Franck

Soulèvements et restaurations

41 x 59 cm

42 JACOB PYNAS

(Haarlem vers 1585 - Delft 1648)

LE JUGEMENT DE MIDAS

Panneau de chêne, deux planches, renforcé

56 x 88 cm

Monogrammé en bas à droite : P 1604

25 000 / 30 000 €

30 000 / 40 000 €

Jacob Pynas est avec Pieter Lastman l’un des peintres les plus importants du courant pictural

hollandais dit des “pré-rembranesques” du XVII e siècle. Membre de la Guilde de Delft en 1632,

il aurait fait travailler Rembrandt quelques mois dans son atelier selon le biographe Arnold

Houbraken, après que ce dernier ait travaillé chez Lastman à Amsterdam.

Jacob Pynas représente ici le Jugement de Midas. Cet épisode tiré des Métamorphoses

d’Ovide relate la joute musicale opposant Apollon, dieu de la musique noble à Pan, créateur

d’une musique populaire. Au terme de cette épreuve, le roi Midas décerne la palme à Pan.

Pour se venger de la décision du roi de Phrygie, Apollon l’affuble d’oreilles d’âne. Auparavant,

le dieu montagnard Tmolus, ici représenté vêtu d’une tunique bleue et portant une couronne

de feuilles de chêne, avait jugé Apollon vainqueur.

Le sens de cette scène mythologique est sûrement à rapprocher de la controverse religieuse

entre le Nord et le Sud des Pays-Bas, ravivée par une guerre entre l’Espagne et les Provinces-

Unies. Le Nord protestant serait symbolisé par Apollon et Tmolus, et le Sud catholique par Pan

et Midas. Ce sujet était très prisé par les “pré-rembranesques” hollandais du XVII e siècle :

le Jugement de Midas de Pieter Lastman est conservé à la Gemäldegalerie de Kassel.

L’œuvre présentée est des plus caractéristiques de la période pré-rembranesque de Jacob

Pynas. Les figures occupent une place prépondérante au sein de l’œuvre, tout comme dans

Paul et Barnabé à Lystra dont il existe deux versions conservées au Metropolitan museum de

New York et au Rijksmuseum d’Amsterdam, Moïse qui fait jaillir l’eau du rocher de la collection

Daan Cevat ou l’Adoration des Mages conservée au Wadsworth Atheneum de Hartford. Dans

sa seconde manière, Jacob Pynas s’attache davantage au thème des petits paysages peints

sur cuivre et représentant de fines figures dans une vaste nature à la manière d’Elsheimer.

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43 QUIRINGH GERRITSZ VAN BREKELENKAM

(Swammerdam après 1620 - Leyde 1668)

UN GENTILHOMME ENFILANT SES BOTTES

DANS UN INTÉRIEUR BOURGEOIS HOLLANDAIS

Panneau de chêne, une planche, non parqueté

Monogrammé en bas à gauche : B 1655

Au revers une ancienne étiquette d’exposition : Gemeentelijk museum Zutphen,

Juillet Août 1933

44 x 40 cm

75 000 / 90 000 €

Quiringh Gerritsz van Brekelenkam est avec Gerrit Dou, Nicolas Maes et Esaias Boursse

une figure emblématique de l’Ecole de Leyde au XVII e siècle. Entré dans la gilde de Leyde

en 1648, il est fidèle tout au long de sa carrière aux thèmes privilégiés de l’Ecole de Leyde et

s’y consacre particulièrement dans les années 1650. C’est de cette période que date notre

tableau. Tout comme Dou dont il fréquente l’atelier, Brekelenkam s’adonne de préférence à

la peinture de la vie domestique et familiale des humbles et des bourgeois. Il privilégie

les formats verticaux et dépeint des visages semblables à ceux des personnages représentés

dans l’œuvre de Dou. Alors que son œuvre s’illustre d’ordinaire à travers des tonalités brunes,

ocres ou grises, Brekelenkam orchestre le présent tableau de manière tout à fait originale avec

des noirs et des rouges flamboyants, tranchés de blanc. C’est précisément à travers cette

palette chaude, sombre et néanmoins audacieuse que l’œuvre se rattache aux rares portraits

d’hommes dans un intérieur, peints par l’artiste. Par là même, Brekelenkam devient l’auteur

d’un art indépendant, dépouillé de l’influence directe de ses contemporains.

Saisi dans l’attitude familière d’une occupation quotidienne, le musicien représenté est

auréolé de la magie du clair-obscur rembranesque. D’une touche large et souple, l’artiste

réalise l’étude technique et se concentre sur l’analyse morale du personnage principal très

soigneusement dépeint à l’aide d’une matière fine et délicate.

Le visage du musicien, baigné d’une lumière douce et dorée nous saisit, tandis que le reste

de l’œuvre est plongé dans une semi-obscurité. Suivant l’exemple de Nicolas Maes,

Brekelenkam n’hésite pas à sacrifier les détails et le fond de l’œuvre, secondaires, souvent

traités à l’aide de frottis, au profit de l’exécution du personnage situé au premier plan.

Le visage rond du protagoniste de l’œuvre, son nez fin et son menton légèrement en avant

sont caractéristiques des portraits d’hommes qu’il réalise alors. C’est sur ce personnage que

se concentre toute l’attention. Perdu dans ses pensées, il invite à la réflexion permise par

le climat paisible de l’intimité domestique. C’est une atmosphère contemplative que célèbre

Brekelenkam à travers le tableau que nous présentons, où l’on retrouve une exécution délicate

caractéristique de l’école dite de “Fijn”.

Le Rijksmuseum d’Amsterdam ne possède pas moins de sept tableaux du maître, parmi

lesquels la Boutique du tailleur, et le Louvre détient la Consultation du même artiste.

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44 ATTRIBUÉ A WILLELM VAN HERP

(1614-1677)

L’OUVRIER DE LA DERNIÈRE HEURE

Toile

54 x 67 cm

6 000 / 9 000 €

45 MATTHAUS TERWESTEN

(La Haye 1670-1757)

SCÈNE DE BACCHANALE

Toile

Dans un cadre en bois sculpté doré, travail français du XVIII e siècle

64 x 79 cm

5 000 / 7 000 €

Matthaüs Terwesten naît à La Haye et se forme avec son frère aîné Augustin et les artistes

Daniel Mytens le Jeune et Willem Doudyns. En 1696, il se rend à Berlin où son frère a été actif

dans la fondation de l’Académie. Puis il séjourne en Italie avant de retourner à La Haye où

il devient probablement directeur de l’Académie. Ses œuvres sont conservées en Hollande et

en Allemagne, notamment Le Christ au Jardin des Oliviers, dans l’église janséniste à La Haye.

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46 WILLEM DROST

(vers 1630 - Amsterdam1678)

PORTRAIT D’UNE DAME A SA FENÊTRE

Toile

73,5 x 60 cm

60 000 / 90 000 €

PROVENANCE :

Vente Blondel de Gagny, Paris 10 décembre 1776.

Wohl Galerie P.B.P. Lebrun, Paris (Galerie des peintres flamands, hollandais et allemands,

1792, II, S. 19 : Drost) ;

Vente Lapeyrière, Paris, 14 avril 1817, n° 8 ;

Vente Lord Radstock, Londres, 12 mai 1826 ;

Collection Martineau, Londres avant 1875 ;

Vente van der Schley, Amsterdam 10 août 1875, n° 92 ;

Vente Nieuwenhuys, Londres, 17 juillet 1886 ;

Galerie Sedelmeyer, Paris, 1898, n° 144 ;

Collection Leopold Goldschmidt, Paris, après 1898 ;

Galerie Agnew & Sons, Londres, avant 1928 ;

Collection F.C.K. Fleischmann, Londres, avant 1928 ;

Galerie Kleykamp, La Haye, en 1928, n° 31 ;

Galerie W. Hallsborough, Londres ;

Collection M.Q. Morris.

EXPOSITIONS :

British Institution, Londres 1822, n° 23 ;

Amsterdam 1898, n° 92 ;

Royal Academy, Londres 1907, n° 58 ;

Grafton Galleries, Londres 1911, n° 59 ;

Morris Collection 1959, n° 21 m. Abb. (wohl aus den späten fünfziger Jahren). Stets

als Rembrandt.

BIBLIOGRAPHIE :

E. Michel, Rembrandt, sa vie, son œuvre et son temps, Paris, 1893, S. 447, S. 563

(Rembrandt) ;

W. Bode et C. Hofstede de Groot, Rembrandt, Paris, 1897-1905, n° 465 m. reproduit.

(Rembrandt) ;

W. R. Valentiner, Rembrandt. Des Meisters Gemälde, Stuttgart-Leipzig, 1908, S. 439 m. Abb.

(Rembrandt um 1655) ;

C. Hofstede de Groot, Werkverzeichnisse Rembrandt U. N. Maes. Bescreibendes und

kritisches Verzeichnis der Werke der hervorragendsten holländischen Maler des XVII.

Jahrhunderts, VI, Esslingen-Paris, 1915, S. 150, n° 297 (Rembrandt um 1655/57) ;

G. Falck, Ny Carlsberg Glyptoteks “Studenten”. Kunstbladet, 1923-24, II S. 5 m. Abb. (Drost) ;

J. J. de Gelder, Een teekening van A. Delfos naar een Scilderij van W. Drost, Oud Holland, XLII,

1925, S. 75 m. Abb. (Drost) ;

A. Bredius, Rembrandt of Drost. Oud Holland, XLVI, 1929, S. 40 (Drost ; 1654) ;

C. Hofstede de Groot, “Rembrand of Drost ?”, Oud Holland, XLVI, 1929, S. 5, S. 32 m. Abb.I

(Rembrandt) ;

W. R. Valentiner, Willem Drost, Pupil of Rembrandt, Art Quarterly, V, 1939, S. 305 m. Abb. 9,

S. 307 f. (Drost) ;

N. MacLaren, National Gallery Catalogues. The Dutch School, Londres, 1960, S. 107 (Drost) ;

J. R. Judson, Katalog der Gemälde in : “Rembrandt after Three Hundred Years“, Ausst.-

Katalog Chicago-Minneapolis-Detroit, 1969-70, S. 54 bei n° 39 (Drost) ;

B. A. Rifkin, Rembrandt and His Circle, III. Art News, LXVIII, 1969, Novemberheft, S. 33 m.

Abb., S. 34 (Drost) ;

W. Sumowski, Beiträge zu Willem Drost. Pantheon, XXVII, 1969, S. 383, Anm. 13,6 (Drost

1654) ;

W. Schulz, Lambert Doomer (1624-1700). Leben und Werke. Dissertation Berlin 1972, S. 452

bei G 17 (Drost) ;

A. Blankert, Ferdinand Bol (1616-1680). Rembrandt’s Pupil, Doornspijk, 1982, S. 183 bei R

198 (Drost) ;

W. Sumovsky, Gemälde der Rembrandt Schüler (J. A. Backer - A. Van, Dijck, Landau, 1983,

p 614, n° 320, reproduit p. 629 (Drost).

Le tableau que nous présentons est à mettre en rapport avec un dessin signé et daté

Drost.pinx.1664 conservé au Prentenkabinet des Rijksuniversiteit de Leyde.

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47 ATTRIBUÉ A PIETER VAN LINT

(1609-1690)

ALLÉGORIE DE LA DOCTRINE

Toile

137 x 105 cm

10 000 / 14 000 €

48 ATTRIBUÉ A WILLEM DE HEUSCH

(1625 ou 1638-1692)

SCÈNE PASTORALE DEVANT LES RUINES D’UN TEMPLE ANTIQUE

Toile

98,5 x 82 cm

8 000 / 10 000 €

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49 CORNELIS DE HEEM

(Leyde,1631 - Anvers, 1695)

NATURE MORTE AUX RAISINS, CITRON,

ORANGES ET NÈFLES SUR UN ENTABLEMENT

Toile

Signée en bas à gauche : C. DE HEEM

63 x 52 cm

75 000 / 90 000 €

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50 JACOB VAN VELSEN

(? - Amsterdam 1656)

RÉUNION DE FUMEURS

Panneau de chêne, parqueté

Fente

21 x 27 cm

6 000 / 9 000 €

51 ÉCOLE HOLLANDAISE DU XVII e SIÈCLE,

SUIVEUR DE ABRAHAM MIGNON

NATURE MORTE AUX VERRE DE VIN, RAISINS,

PIPE, COQUILLAGES, CITRON DANS UNE NICHE

Panneau de chêne, une planche, non parqueté

42 x 55 cm

Reprise de la composition de Abraham Mignon conservée aux Offices à Florence.

20 000 / 30 000 €

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52 CAREL DE MOOR

(Leyde 1656 - 1738)

PORTRAIT DE JEUNE FEMME AU DRAPÉ BLEU

TENANT DES FLEURS

Toile

Signée et datée en bas à gauche : c a d Moor / fe 1716

Restaurations anciennes

127 x 107 cm

PROVENANCE :

Vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot, 31 janvier 1991, n o 224 reproduit.

8 000 / 12 000 €

53 ATTRIBUÉ A PIETER HARDIME

(Vers 1677/78 - 1758)

NATURE MORTE AU BOUQUET DE FLEURS

DANS UN VASE SUR UN ENTABLEMENT

Toile

76,5 x 62,5 cm

9 000 / 12 000 €

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54 ÉCOLE ALLEMANDE DU XVIII e SIÈCLE

PAYSANS DANSANT SUR LA TERRASSE

D’UN PALAIS BAROQUE

Toile

78 x 109 cm

8 000 / 9 000 €

55 PETRUS JOHANN VAN REGEMORTER

(Anvers 1785-1873)

LE CONCERT DE VIOLON D’UN JEUNE COSAQUE

DANS LA COUR D’UNE FERME

Panneau parqueté

Signé et daté en bas à gauche : Regemorter 1791

Petits manques

31,5 x 43 cm

8 000 / 10 000 €

56 JOHANN GEORG DE HAMILTON

(Bruxelles 1672 - Vienne 1737)

CHIENS DE MEUTE SURVEILLANT DES TROPHÉES

DE CHASSE

Paire de toiles, sur leur toile d’origine

L’une signée et datée en bas à droite : JGvH 1709

La seconde signée et datée en bas à droite : JG Ham

1709

Au revers des numéros de collection 488, 519 et 274

Sans cadre

32 x 25,5 cm

8 000 / 12 000 €

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57 ATTRIBUÉ A GASPARD VERBRUGGEN

(1635-1687)

NATURES MORTES AU BOUQUET DE FLEURS

SUR DES ENTABLEMENTS

Paire de toiles

Griffures

90 x 70 cm

10 000 / 15 000 €

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58 JUSTUS SUSTERMANS

(Anvers,1597 - Florence,1681)

PORTRAIT DE FERDINAND II DE MÉDICIS

Toile

48 x 38,5 cm

EXPOSITION :

The Golden Age of Flemish Painting, Tai Chung (Taïwan), 1988.

8 000 / 10 000 €

59 FRANÇOIS EISEN

(Bruxelles 1695 - après 1778)

PORTRAIT DE FRANÇOIS-HUGUES-EMMANUEL-IGNACE,

PRINCE DE NASSAU-SIEGEN (1698-1735)

Toile

Signée en bas à droite : Fçois Eisen pinx

229 x 124 cm

10 000 / 12 000 €

François-Hugues-Emmanuel-Ignace, Prince de Nassau-Siegen, fut décoré le 25 mars 1715

de l’ordre de la Toison d’Or. Il avait épousé la duchesse Charlotte de Mailly-Nesle dont il n’eut

pas d’enfant.

PROVENANCE :

Collection des ducs d’Arenberg, Château d’Heverlé ;

Collection particulière Liège, 1950 ;

Depuis 1965 chez les propriétaires actuels.

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60 ATTRIBUÉ A JAN VAN DER BENT

(1650-1690)

PAYSANS ET LEURS TROUPEAUX DANS LA CAMPAGNE ROMAINE

Série de quatre toiles

Dans des cadres en pin sculpté doré, travail français du XVII e siècle

32 x 40 cm

18 000 / 22 000 €

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61 ADOLF ULRICH WERTMULLER

(Stockholm 1751 - Welmington 1811)

PORTRAIT D’ALEXIS PUISSANT DE LA VILLEGUERIF

PORTRAIT DE SOPHIE PUISSANT DE LA VILLEGUERIF

Paire de toiles ovales, sur leur toile d’origine

Le portrait de fillette est signé à gauche : A : Wertmuller / à Paris 1784

Le portrait de garçon est signé à gauche : A : Wertmuller s. / à Paris 1786

Dans leur cadre d’origine en bois sculpté doré, travail français du XVIII e siècle

61 x 51 cm

38 000 / 46 000 €

Les portraits des parents des enfants peints ici par Wertmuller furent réalisés par Alexander

Roslin et présentés au Salon de L’Académie Royale de peinture et de sculpture en 1781 sous

le numéro 5. Les portraits de François Puissant de la Villeguerif et de Anne Jacqueline de

Malartie, épouse Puissant de la Villeguerif ont figuré à la vente anonyme, Paris Hôtel Drouot

(Maître Couturier Nicolay) 30 juin 1994, n° 97-98 reproduit en couleur (325 000 FF). Il furent

acquis en 1994 par la Nasjonalgalleriet d’Oslo.

François Puissant de la Villeguerif (1734-1794) était Ecuyer et Fermier Général, fils de Adrien

Jacques Puissant de Villeguerif, Ecuyer et Fermier Général, également portraituré par

Alexander Roslin en 1780 (voir vente anonyme, Copenhague, Bruun Rasmussen, 23-25 février

1999, n° 270, reproduit en couleur).

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62 ATTRIBUÉ A CLAUDE DERUET

(1588-1662)

PORTRAIT D’UNE JEUNE FEMME A LA COLLERETTE DE DENTELLE

Panneau de chêne, une planche, non parqueté

35 x 27 cm

9 000 / 10 000 €

63 BON DE BOULOGNE

(Paris 1649 - Paris 1717)

VÉNUS ET ADONIS

LA NAISSANCE DE VÉNUS

Paire de toiles, ovales

56 x 42 cm

12 000 / 15 000 €

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64 ATTRIBUÉ A LOUIS TOCQUE

(1696-1772)

PORTRAIT DU COMTE DE SAINT FLORENTIN

Toile

Sans cadre

142,5 x 111,5 cm

12 000 / 15 000 €

65 NICOLAS DE LARGILLIÈRE

(Paris 1656-1746)

PORTRAIT DE MADAME HOUZE DE LA BOULLAYE, FILLE DE L’ARTISTE

Toile

Dans un cadre en bois sculpté doré travail français d’époque Régence

47,5 x 38,5 cm

10 000 / 15 000 €

PROVENANCE :

Peut-être vente Beurdeley, Paris, (Maîtres Simonet, Ridel) 21-22 décembre 1846, n° 25 ;

Peut-être vente Lieutenant général Despinoy, Versailles, (Maîtres Roehn-Trinquand)

14-19 janvier et 4-9 février 1850, n° 838 ;

Ancienne Henri Guis, Toulon, avant 1990 ;

Vente anonyme, Marseille, Hôtel des ventes Prado-Borde, (Maîtres d’Authier de Sisgaw,

Charriand), 24 novembre 1990.

EXPOSITION :

Nicolas de Largillière Paris 1656-1746, Paris, Palais des Beaux-Arts, mai Juin 1928, n° 66.

La signature de l’artiste était apposée au revers de la toile d’origine, visible avant le réentoilage.

L’œuvre était datée 1726.

Marguerite Elisabeth (1703 – 1750 était la fille de Nicolas de Largillière et de Marguerite

Elisabeth Forest. Elle épousa le 13 janvier 1726, Jean-Baptiste Houze de la Boullaye,

commissaire des guerres. Veuve en 1733, elle épousera ensuite Jacques de Faverolles.

Le tableau sera inclus dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Nicolas de Largillière,

actuellement en préparation par Dominique Brême.

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66 ATTRIBUÉ A ÉTIENNE JEAURAT

(1699-1789)

LES VOLEURS DE POMMES

Toile

73,5 x 123 cm

10 000 / 12 000 €

67 ATTRIBUÉ A FRANÇOIS GARNIER

(vers 1600 - vers 1658)

NATURE MORTE AUX FRAISES DES BOIS,

CONFISERIES ET VERRE DE VIN SUR UN ENTABLEMENT

Toile

Dans un cadre en bois sculpté et doré, travail français du XVII e siècle

24, 5 x 33,5 cm

15 000 / 20 000 €

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68 JEAN-FRANÇOIS DE TROY

(Paris 1679 - Rome 1752)

LA DÉGUSTATION DE VIN DE BOURGOGNE

Papier marouflé sur toile, agrandie dans la partie supérieure et dans la

partie gauche

Dimensions totales : 40,5 x 48 cm

35 000 / 40 000 €

Jean-François se forme dans l’atelier de son père, François. De 1699 à 1706, il visite l’Italie

où il est particulièrement impressionné par les Vénitiens. De retour à Paris, il est reçu à

l’Académie en 1708, nommé adjoint de professeur en 1716 et professeur en 1719. Parmi

ses tableaux de jeunesse, on peut citer ses scènes de genre, reflet d’une société mondaine

et galante qu’il aime fréquenter : la Jarretière détachée, la Déclaration au boudoir (New York,

coll. Wrightsman), l’Alarme (Londres), la Lecture de Molière (vente anonyme, Christie’s,

Londres, 8 décembre 1994, n° 147 reproduit (3 961 500 £), l’Assemblée dans un parc (1731,

Berlin, Charlotenburg). Il reçut des commandes de grands personnages, et même du roi ;

à Versailles, il peint en 1734 un-dessus-de-porte pour la chambre de la reine : la Gloire

des princes s’emparant des enfants de France ; dans les petits appartements du roi,

il participe à la série des 9 Chasses exotiques commandée en 1736 (Chasse au lion, musée

d’Amiens) et peint pour la salle à manger le Déjeuner d’huîtres (Chantilly, musée Condé),

pendant du Déjeuner de jambon de Lancret (id.). A Fontainebleau, il exécute pour la salle

à manger le Déjeuner de chasse et le Cerf aux abois (1737, esquisses conservées à Londres

à la Wallace Collection).

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69 FRANCIS SWAINE

(Londres vers 1740 - 1782)

LE COUP DE CANON

Toile

Anciennement attribué à Ludolf Backuysen

65,5 x 82 cm

7 000 / 9 000 €

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70 FRANÇOIS OCTAVIEN

(Rome 1695 - Paris 1736)

SCÈNE GALANTE DANS UN PARC

Toile

58 x 50 cm

PROVENANCE :

Vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot, 30 janvier 1991, n° 112 reproduit.

6 000 / 8 000 €

71 JEAN-BAPTISTE BESNARD

(?-avant 1789)

PORTRAIT D’UNE JEUNE BERGÈRE LISANT UNE LETTRE

Toile

84 x 68 cm

EXPOSITION :

Cent portraits de femme, Paris, Galerie Charpentier, 1950.

6 000 / 8 000 €

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72 ÉCOLE FRANÇAISE VERS 1820, SUIVEUR DE HUBERT ROBERT

GENTILHOMME DEVANT L’ESCALIER D’UN MOMUNENT ANTIQUE

PERSONNAGES DEVANT LES RUINES D’UN TEMPLE ANTIQUE

Paire de cartons

Petits manques

37 x 47 cm

6 000 / 7 000 €

73 ÉTIENNE AUBRY

(Versailles 1745-1781)

PORTRAIT D’HOMME TENANT UN LIVRE

Toile

Dans un cadre en bois sculpté et doré, travail français du XVIII e siècle

96 x 79 cm

23 000 / 30 000 €

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74 ATTRIBUÉ A FRANÇOIS BOUCHER

(1703-1770)

SCÈNE PASTORALE DANS UN PAYSAGE DE RIVIÈRE

Toile

Porte une signature et une date en bas vers la gauche : F. Boucher 1751

87 x 115 cm

15 000 / 20 000 €

75 JEAN-BAPTISTE BESNARD

(? - avant 1789)

L’ALLÉGORIE DU MARIAGE

LE MESSAGER

Paire de toiles

31,5 x 27,5 cm

BIBLIOGRAPHIE :

Art et curiosité, mai-juin 1965, reproduit.

8 000 / 9 000 €

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76 JEAN-BAPTISTE GREUZE

(Tournus 1725 - Paris 1805)

PORTRAIT DE DENIS DIDEROT EN BUSTE

Toile, ovale

Restaurations anciennes

Dans un cadre en bois sculpté doré, estampillé H. Letonné, travail français

du XVIII e siècle

61 x 49 cm

60 000 / 80 000 €

PROVENANCE :

Collection de M *** [Quenesson], Paris, Hôtel Drouot, (Maître Pillet) 18 janvier 1869, n° 55

(Portrait présumé de Denis Diderot), 1720 FF).

BIBLIOGRAPHIE :

C. Mauclair, H. Marcel, Ch. Masson et J. Martin, Jean-Baptiste Greuze, Paris, nd, p. 68 du

catalogue raisonné, n° 1108.

Originaire de Tournus, Jean-Baptiste Greuze, entre à l’École de l’Académie Royale à Paris.

Il expose sa première œuvre au salon de 1755 : Le père de famille expliquant la Bible à

ses enfants, une œuvre déjà très appréciée des critiques.

Ses succès lui permirent rapidement d’être introduit dans le cercle des artistes et

des “encyclopédistes”. Dès 1759, après son voyage en Italie, il fait la connaissance de

Denis Diderot (1713-1784).

Le tableau que nous présentons montre le portrait de Diderot âgé d’environ d’une

cinquantaine d’années, vers 1763. L’amitié entre le peintre et l’intellectuel fut sincère mais

de courte durée. Greuze a représenté son ami avec beaucoup de sensibilité, une physionomie

vivante. Diderot, tourné vers la gauche, est vêtu d’un habit de soie violette, d’un gilet de satin

blanc brodé et d’une chemise ouverte échancrée sur le cou et simplement ornée d’un jabot

de dentelle.

Diderot, dans le compte-rendu du Salon de 1765 a vanté les qualités esthétiques et picturales

de Greuze : le premier peintre “qui se soit avisé (…) de donner des mœurs à l’art” ; la même

année, il publia son essai de peinture, et ne cessa de louer la technique de Greuze,

ses colorations attrayantes, son modelé admirable, le sentiment profondément poignant de

ses tableaux.

Malheureusement, cette amitié déclina au fil du temps et aboutit à une rupture entre les deux

hommes lors du Salon de 1769 où Diderot écrivit “je n’aime plus Greuze”.

Notre tableau reste le témoignage évident des liens privilégiès qui unissaient les deux grands

hommes, deux esprits éminents du siècle des lumières.

Il n’existe qu’un autre portrait de Denis Diderot, un dessin conservé à la Pierpont Morgan

Librairy de Londres.

Nous remercions Monsieur Edgar Munhall, qui a examiné le tableau et confirmé l’attribution

à Jean-Baptiste Greuze.

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77 LOUIS-GABRIEL BLANCHET

(Paris 1705 - Rome 1772)

PORTRAIT D’HOMME TENANT UN LIVRE

Toile

68 x 54 cm

12 000 / 15 000 €

78 ATTRIBUÉ A JEAN-BAPTISTE CHARPENTIER

(1728-1806)

PORTRAIT DU DUC DE PENTHIÈVRE DE TROIS-QUARTS

Toile

Dans son cadre d’origine en chêne sculpté doré, travail français d’époque

Régence.

82,5 x 64,5 cm

12 000 / 15 000 €

On rapprochera le tableau que nous présentons d’une autre œuvre de Jean-Baptiste Charpentier

représentant le duc de Penthièvre conservée au Château de Versailles (réf. : M.V. 935).

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79 HUGUES TARAVAL

(Paris 1729-1785)

LA DISEUSE DE BONNE AVENTURE

Toile

86 x 64,5 cm

12 000 / 15 000 €

80 MARGUERITE GÉRARD

(Grasse 1761 - Paris 1837)

PORTRAIT D’UNE JEUNE FEMME

JOUANT AVEC SON CHIEN

Sur sa toile d’origine

Signée en bas à gauche : m lle gérard

Au revers du châssis une inscription ancienne : N° 631. du C.

Dans son cadre d’origine en bois sculpté doré, travail français du XVIII e siècle

61 x 51 cm

30 000 / 46 000 €

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81 LAURENT PÉCHEUX

(Lyon 1729 - Turin 1821)

DIANE ET ENDYMION

Toile

Signée, localisée et datée en bas au centre : L. / PECHEUX / L / RO . 1761

262 x 153 cm

45 000 / 50 000 €

Après un bref passage à Lyon, Laurent Pécheux part pour Rome en 1753 où il rencontre

d’autres artistes Français comme Charles-Joseph Natoire, Charles-Louis Clérisseau et

Pompeo Batoni, mais également il entre dans l’atelier de Anton Rafael Mengs. Laurent

Pécheux suit les évolutions stylistiques de l’époque à Rome par ses maîtres qui prônent un

retour à une esthétique plus classique, se rapprochant des grands maîtres : Correge, l’Albane.

En 1764, il se rend à Bologne, où il devient membre de l’Académia Clementina, puis à Venise.

En 1765, il est appelé à travailler pour Filippo de Bourbon à Parme.

En 1778, il devient le premier peintre du Roi des Deux Sicile et part s’installer définitivement à

Turin. Il va réaliser ses plus grands décors : le plafond de la Bibliothèque Royale, les fresques

de l’église Saint Dominique.

Le tableau que nous présentons est daté 1761. Il reprend avec quelques variantes une

composition de l’artiste, datée 1753, aujourd’hui conservée à Rome à l’Accademia Nazionale

di san Luca (voir G. Sestieri, Repertorio della pittura Romana della fine del seicento e del

settecento, Turin, 1994, Vol. III, reproduit pl. 881).

Cette œuvre est une illustration de l’importance de Laurent Pécheux au sein d’un groupe

d’artistes aux ambitions novatrices. Les carnations claires, la composition simple, la palette

chromatique douce sont autant d’éléments qui annoncent déjà le Néo-Classicisme.

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83

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82 ATELIER DE FRANÇOIS BOUCHER

LES DEUX CONFIDENTES OU LE MESSAGER AILÉ

Toile

80 x 100,5 cm

8 000 / 12 000 €

Reprise de la composition de François Boucher conservée à

la National Gallery de Washington.

83 JOSEPH MARIE VIEN

(Montpellier 1716 - Paris 1809)

LA MUSE DE L’ÉCRITURE

Toile

Sans cadre

24 x 39,5 cm

10 000 / 12 000 €

84 JEAN PILLEMENT

(Lyon 1728-1808)

UN JEUNE BERGER ENDORMI PRÈS DE SON TROUPEAU

Zinc

Signé et daté en bas gauche à la hampe du pinceau :

Jean Pillement l’an 6

25,5 x 35 cm

7 000 / 8 000 €

PROVENANCE :

Collection Jacques Fauchier Magnant.

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INDEX ALPHABÉTIQUE

AUBRY Étienne 73

BALEN Hendrick van (atelier de) 2

BALESTRA Antonio (attribué à) 32

BENT Jan van der (attribué à) 60

BARON GÉRARD (attribué à) 22

BESCHEY Balthasar 8

BESNARD Jean-Baptiste 71 - 75

BIMBI Bartoloméo 34

BLANCHET Louis-Gabriel 77

BON DE BOULOGNE 63

BOUCHER François (attribué à) 74

BOUCHER François (atelier de) 82

BREKELENKAM Quiringh Gerritsz van 43

CELLONY Joseph-André 13

CHARPENTIER Jean-Baptiste (attribué à) 78

CLERK Hendrick de 3

CORNEILLE DE LYON (attribué à) 10

DERUET Claude (attribué à) 62

DROST Willem 46

École ALLEMANDE du XVIII e siècle 54

École BOLONAISE vers 1630, entourage de G.B. VIOLA 27

École FLAMANDE du XVI e siècle,

entourage de R. Van Der WEYDEN 38

École FLORENTINE du XVII e siècle 29

École FRANÇAISE vers 1660,

entourage des Frères BEAUBRUN 15

École FRANÇAISE du XVIII e siècle 17

École FRANÇAISEdu XVIII e siècle, suiveur de A. WATTEAU 14

École FRANÇAISE vers 1750,

suiveur de S. LECLERC dit LECLERC DES GOBELINS 20

École FRANÇAISE vers 1820, DUPEUX*** 21

École FRANÇAISE vers 1820, suiveur de H. ROBERT 72

École FRANÇAISE 1831, DEVIGNES*** 19

École HOLLANDAISE du XVII e siècle,

suiveur de A. MIGNON 51

École NAPOLITAINE du XVIII e siècle 35

École PIÉMONTAISE vers 1540,

entourage de G. GIOVENONE 23

École ROMAINE vers 1700 31

École VÉNITIENNE du XVIII e siècle,

suiveur de F. ZUCARELLI 18

EGMONT Juste d’ (attribué à) 11

EISEN François Le Père 9

EISEN François 59

FRANCKEN II Frans 41

GABBIANI Antonio Domenico 30

GARNIER François (attribué à) 67

GÉRARD Marguerite 80

GREUZE Jean-Baptiste 76

HAMILTON Johann Georg de 56

HARDIME Pieter (attribué à) 53

HEEM Cornélis de 49

HERP Willelm van (attribué à) 44

HEUSCH Willem de (attribué à) 48

HUYGENS Frans 7

JEAURAT Étienne (attribué à) 66

KHEIL Bernhardt dit MONSU BERNARDO 26

LARGILLIÈRE Nicolas de (attribué à) 16 - 65

LE MAÎTRE DES CORTÈGES 12

LINT Pieter van (attribué à) 47

LOMBARD Lambert (attribué à) 37

MARLIER Philippe de 4

MOOR Carel de 52

MORANDINI Francesco dit Il POPPI 24

NEEF Pieter 41

OCTAVIEN François 70

PÉCHEUX Laurent 81

PILLEMENT Jean 84

PROCACCINI Ercole Le Jeune 25

PYNAS Jacob 42

PYNAS Jan (atelier de) 1

REGEMORTER P. Johann van 55

ROTTENHAMMER Johann (attribué à) 6

STERN Ludovico 33

SUSTERMANS Justus 58

SUSTRIS Lambert (attribué à) 39

SWAINE Francis 69

TARAVAL Hugues 79

TERWESTEN Matthaus 45

TOCQUE Louis (attribué à) 64

TREVISANI Francesco 28

TROY Jean-François de 68

VALKENBORCH Marten van 40

VELSEN Jacob van 50

VERBRUGGEN Gaspard (attribué à) 57

VERTANGEN Daniel 5

VIEN Joseph-Marie 83

WERTMULLER Adolf Ulrich 61

WITTEL Gaspard van (dans le goût de) 36

ATTRIBUÉ A JEAN MARIÈGE (ACTIF AU XVIII e SIÈCLE)

“INTÉRIEUR DE CLOÎTRE ANIMÉ DE PERSONNAGES”

PANNEAU DE CHÊNE, UNE PLANCHE, NON PARQUETÉ

(22 X 27,5 CM)

EXPERTS : CABINET ÉRIC TURQUIN

CHANTAL MAUDUIT

PIERRE ÉTIENNE

TABLEAUX ANCIENS

LUNDI 24 JUIN 2002 - HÔTEL DROUOT - 15 H


ESTAMPES

VENDREDI 28 JUIN 2002 - HÔTEL DROUOT - 14 H 15

DESSINS ANCIENS

JEUDI 4 JUILLET 2002 - HÔTEL DROUOT - 14 H 15

SERGE POLIAKOFF

“COMPOSITION EN BRUN JAUNE ET MAUVE”

1961. (A. P. ET G. S. VIII). 455 X 610. EAU-FORTE ET AQUATINTE SUR ZINC.

TRÈS BELLE ÉPREUVE SUR VÉLIN SIGNÉE ET NUMÉROTÉE 7/50.

EXPERTS : HUBERT PROUTÉ - SYLVIE TOCCI PROUTÉ - ANNIE MARTINEZ-PROUTÉ

SYLVIE COLLIGNON

JEAN-BAPTISTE MALLET (1759-1835)

“LE DÉPART DU VOLONTAIRE”

GOUACHE (39,5 X 56,5 CM)

EXPERTS : BRUNO ET PATRICK DE BAYSER



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de production de l’artiste mentionné et que des présomptions sérieuses

désignent celui-ci comme l’auteur vraisemblable. Entourage de : le tableau

est l’œuvre d’un artiste contemporain du peintre mentionné qui s’est

montré très influencé par l’œuvre de ce maître. Atelier de : sortie de l’atelier

de l’artiste, mais réalisée par des élèves sous sa direction. Suiveur de :

l’œuvre a été exécutée jusqu’à cinquante années après la mort de l’artiste

mentionné qui a influencé l’auteur. Dans le goût de : l’œuvre n’est plus

d’époque.

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