La viE quotidiEnnE

esero.be

La viE quotidiEnnE

“Mission

Espace”

2009-2010

Étape 6

La vie quotidienne

novembre - décembre - janvier


Fascicule mis à disposition

gratuitement par

ESERO

European Space Education

Resource Office.

Ne peut être revendu.

Commandez vos exemplaires à

l’adresse suivante:

10, Avenue de Bouchout,

1020 Bruxelles

esero@planetarium.be

Rédaction

Micheline Servais-Delvaux

Cathy Soudant

Claudine Bouchart

Crédits photos:

Agence spatiale européenne

Illustrations:

Séverine Marchand

Réalisation graphique:

Gai Savoir

Au cours de cette cinquième étape :

• si vous vous posez des questions,

• si vous vivez de bonnes

expériences à partager,

• si vous pouvez d’ores et déjà formuler

des attentes pour les livrets

suivants,

alors contactez la rédaction à

l’adresse suivante:

esero@planetarium.be

Copyright

Agence spatiale européenne (ESA)

Le contenu de ce livret ne

peut être réutilisé sans accord

préalable et explicite de l’Agence.

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Mission Espace Étape 6 - La vie quotidienne - novembre - décembre - janvier


Infos

Le défi à mener :

Convenir d’un défi sportif

Créer un lien entre les disciplines d’éveil et d’éducation physique permet à l’enfant de

chercher à mieux se connaître, à devenir curieux de soi, des autres et des valeurs de la vie.

En effet, prendre conscience de son corps, de ses fonctions, de ses performances et limites au cours d’éducation

physique pour ensuite les comprendre et les analyser à travers les disciplines d’éveil, voilà qui demande une

collaboration entre les instituteurs et les maîtres spécialisés. Plus encore, cela engage à préciser aux enfants les

objectifs d’apprentissages en jeu.

Il n’est pas difficile pour un maître d’éducation physique d’engager les enfants à évaluer leurs capacités en matière

d’endurance, de force, de vitesse et autres. Et, pour l’instituteur en parallèle, d’aider à comprendre le rôle

des muscles, du cœur, de la respiration.…

Aux maîtres enfin, de réfléchir ensemble aux situations qui vont se vivre et se réfléchir dans les deux disciplines

en parallèle.

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Activités

Légende

Besoins des élèves

Regard sur les nécessités d’apprentissage au sens large

Préalables

Préacquis ou prérequis

Objectif général

Savoir-faire correspondant à une étape de la démarche de

recherche principalement visée

Objectifs spécifiques

Savoir-faire spécifiques découlant de l’objectif général

Contenu notionnel

Savoir sur lequel repose l’activité

Méthode pédagogique

Type d’incitant (défi, situation-problème, projet, questionnement,

enquête,…)

Déroulement

Activité d’apprentissage

Mode de fonctionnement (individuel, en équipes, en grand

groupe, en ateliers)

Matériel didactique

Matériel utilisé

Evaluation formative

Regard porté par l’enseignant et les élèves eux-mêmes sur

les apprentissages

Evaluation

Evaluation diagnostique

Analyse des difficultés et des acquis

Régulation en fonction du degré de réponse aux objectifs

poursuivis

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Activités

Activités pour les 3 cycles

Adhérer aux valeurs poursuivies par le projet :

- construire une manière de connaître le monde et l’environnement

- appréhender l’avenir en acteur citoyen

Etre conscient de l’engagement dans le projet Mission Espace

Les dents : types et rôles.

Récolter des informations par la recherche expérimentale, l’observation, la mesure

Rassembler et organiser les informations sous une forme qui favorise la compréhension et la

communication

Comment vivent les hommes dans la station spatiale ?

Que suis-je ?

Défi:

La denture mystère

Séquence 1 :

1. L’instituteur demande aux élèves si tous les animaux ont les mêmes dents que nous.

« Que savez-vous à propos des dents des animaux ? Comment sont-elles ? A quoi serventelles

? »

Par groupes, les élèves notent leur réflexion dans leur cahier de traces.

Synthèse collective et informations consignées au tableau noir.

Quelles sont les questions amenées par ces informations ? On les note également au tableau

noir.

2. L’instituteur pose le défi : la denture mystère !

Il distribue à chacun des groupes l’annexe 1 et l’annexe 2.

L’instituteur demande aux groupes d’observer les dentures du chat, du lapin et de la musaraigne.

Pour chacun de ces animaux, les élèves doivent dessiner les dents sur les mâchoires

proposées à l’annexe 2.

Alors à qui appartiennent les deux crânes mystères ?

Chaque élève note sa réflexion sur le cahier de traces.

Première confrontation des observations en groupe ; discussion et argumentation.

L’instituteur distribue ensuite le tableau de l’annexe 3. Il s’agit de le compléter en dessinant

les types de dents et en écrivant les hypothèses quant à l’alimentation.

Confrontation collective des résultats : chaque groupe vient présenter le fruit de sa réflexion.

La mise en commun va permettre aux élèves d’expliquer ce qu’ils ont observé et de justifier

leurs réponses. Les enfants s’entraident ce qui amène des rectifications.

Organisation de groupes pour la recherche documentaire : il faut avaliser les réponses.

3. Synthèse commune :

- réponse aux questions que l’on s’était posées

- première définition des différents régimes alimentaires

4. Application :

Comparer les différentes dents des animaux à des outils ou des ustensiles de cuisine en

fonction de leur rôle respectif.

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Activités

Travail individuel a en équipes a en grand groupe

Annexe 1

Annexe 2

Annexe 3

Par confrontation et par la consultation des documents, chaque élève a l’opportunité de vérifier

les hypothèses émises

Mener une même démarche pour d’autres types d’animaux (exemple : becs d’oiseaux)

Exprimer un résultat, une solution, une conclusion par une phrase correcte (expression, vocabulaire,

sens)

Exprimer le résultat d’une mesure, d’un calcul (unité, précision…)

Exprimer à l’écrit les étapes d’une démarche de résolution

Complément

scientifiques

pour l’enseignant

Les différents régimes alimentaires chez les animaux

Tous les animaux ont besoin d’apports extérieurs pour vivre. Les éléments minéraux (eau

et sels minéraux) ainsi que les éléments organiques proviennent des autres êtres vivants

dont ils se nourrissent. Le régime alimentaire d’une espèce est constitué par des animaux

ou des végétaux ou bien d’un mélange des deux. On peut classer les animaux selon leur

type d’alimentation.

Le régime végétarien

Les animaux végétariens ou phytophages se nourrissent de végétaux ou de substances

végétales (sève, nectar,...). L’alimentation végétarienne peut être très spécialisée. Certains

animaux ne mangent qu’un seul type d’aliment :

- les herbivores ne consomment que de l’herbe (le mouton)

- les frugivores ne consomment que des fruits (la grande roussette)

- les granivores ne mangent que des graines (le moineau)

- les nectarivores ne se nourrissent que du nectar des fleurs (le colibri).

Le régime carnivore

Les animaux qui se nourrissent d’aliments d’origine animale sont carnivores. Chez ces zoophages

on trouve aussi des régimes alimentaires très spécialisés :

- les carnassiers ne consomment que de la chair crue (le léopard)

- les insectivores ne consomment que des insectes (le fourmilier)

- les piscivores ne mangent que des poissons (le cormoran)

- les charognards sont des mangeurs de cadavres abandonnés (la hyène).

Le régime omnivore

Certaines espèces animales ont un régime alimentaire omnivore. Ces animaux consomment

à la fois des aliments d’origine animale et des aliments d’origine végétale. Il existe

différents régimes alimentaires chez les omnivores : les planctophages comme la baleine

ne mangent que du plancton (phytoplancton et zooplancton.)

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Activités

Annexe 1 A-t-on les mêmes dents selon ce que l’on mange?

J’observe et je réfléchis.

1. Denture de chat. Le chat a un régime

alimentaire carnivore.

4. Denture mystère A: de vache, de chien

ou de taupe?

2. Denture de lapin. Le lapin a un régime

alimentaire végétarien.

5. Denture mystère B: de vache, de chien

ou de taupe?

Note, dans ton cahier d’expériences,

tes remarques et tes questions.

3. Denture de la musaraigne. La musaraigne

a un régime alimentaire insectivore.

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Activités

Annexe 2

Mâchoires du chat, du lapin et de la musaraigne.

Annexe 3

L’animal

Ses dents

Incisives Canines Molaires

Son alimentation

Le chien

Le chat

Le lapin

La vache

La musaraigne

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Activités

Activité 10/12 ans

Adhérer aux valeurs poursuivies par le projet :

• construire une manière de connaître le monde et l’environnement

• appréhender l’avenir en acteur citoyen

Etre conscient de l’engagement dans le projet Mission Espace

Les dents : types et rôles.

Récolter des informations par la recherche expérimentale, l’observation, la mesure

Rassembler et organiser les informations sous une forme qui favorise la compréhension et la communication

Comment vivent les hommes dans la station spatiale ?

Que suis-je ?

Défi :

Pourquoi les aliments protéinés intéressent-ils tant les sportifs et les habitants de l’ISS ?

Activité :

Emergence des représentations.

Consigne 1 : les élèves répondent par écrit individuellement

Consigne 2 : les élèves groupés par 3 tentent de formuler une réponse commune – confrontations.

Consigne 3 : le groupe ou le rapporteur vient exposer le fruit de ses recherches

Remarque : il est essentiel de respecter les propositions des élèves. L’élève doit «s’y retrouver» pour

rester preneur et garder sa motivation première.

Traitement des représentations.

Inviter les élèves à classer les propositions (apprentissage à construire)

L’enseignant demande aux élèves de préciser les critères utilisés pour regrouper les propositions.

Remarque : importance à accorder aux échanges, à la discussion, à l’argumentation.

Choisir les pistes à investiguer

Parmi les propositions, l’enseignant invite les élèves à choisir la ou les piste(s) que l’on va investiguer.

Exemples de pistes retenues :

- pour être plus endurent

- pour se muscler

- pour ne pas prendre du poids

- pour faire comme les autres

- pour digérer rapidement

- …

Remarque : il n’est pas gênant (cela est même recommandé) de consacrer, le cas échéant, des séquences

à l’exploitation de propositions qui, finalement, ne permettront pas d’aboutir à la résolution

de l’énigme (statut du chercheur !).

Dans tous les cas, il est important de garder une trace de la (des) proposition(s) qui n’est (ne sont) pas

retenue(s) en soulignant que leur exploitation n’est que différée.

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Activités

Traiter les pistes

Pour la piste retenue :

- concevoir une procédure permettant d’investiguer la piste;

- conclure provisoirement

Exemple de piste traitée… « pour se muscler »

a nouveau questionnement : les protéines sont-elles nécessaires aux muscles, à quoi servent les aliments

que nous mangeons, dans quels aliments trouve-t-on les protéines ?

- recueil des représentations

- recherche documentaire

Valider et communiquer

- Exprimer les réponses obtenues dans les différents groupes

- Confronter les résultats des groupes

- Prendre du recul pour examiner la présentation des résultats validés en vue d’une bonne communication.

Elaborer une synthèse collective

- Formuler individuellement, par écrit, la réponse (provisoire) de l’énigme de départ.

- Formuler collectivement une synthèse provisoire tant sur les contenus que sur la démarche.

1. Contenu : par exemple :

- lien entre l’effort physique et l’alimentation

- les 6 familles d’aliments et leurs rôles

2. Démarche : par exemple :

- tirer des principes à respecter pour une bonne recherche expérimentale et/ou documentaire.

Remarque : cette étape de synthèse est très importante car c’est elle qui valide tout le travail réalisé

par les élèves.

Elle doit être réalisée par les élèves eux-mêmes, ce qui n’exclut pas l’intervention de l’enseignant, garant

de l’exactitude et de la rigueur dans l’énoncé des faits.

Il n’est pas envisageable que l’enseignant distribue sa propre synthèse.

Prolongements possibles :

a Procéder à l’analyse nutritionnelle d’aliments courants et conserver les informations nutritionnelles

des emballages de certains aliments courants. Comparer la relation existant entre la valeur énergétique

et les différentes catégories (graisses, glucides/sucres) des aliments suivants : chou, jambon,

bœuf, cacahuètes et raisins secs. Combien de grammes de chacun de ces aliments correspondent à un

quart des besoins énergétiques d’un astronaute à bord de l’ISS, qui sont de 2 300 kcal ? Quelle quantité

de chacun de ces aliments correspond à 45g de protéines (apport journalier recommandé pour

un adulte de sexe masculin sur Terre) ? Tu verras que les cacahuètes sont les denrées qui contiennent

le plus d’énergie par gramme, tandis que la viande est la plus riche en protéines. Tu peux étendre tes

considérations à tous les autres aliments. Ces résultats correspondent-ils à tes attentes ?

a Ce qui perd son arôme peut conserver son goût. Tu peux simuler ce phénomène en te pinçant le

nez pendant que tu manges : que remarques-tu au niveau de l’arôme ? Qu’en est-il du goût ? (par ex.

est-ce salé, sucré, etc. ?) Arrête de te boucher le nez et compare : tu devrais trouver l’arôme plus intense.

Peux-tu demander à des camarades de cours de deviner quels sont les aliments que tu leur présentes

alors qu’ils ont les yeux bandés et se bouchent le nez ? Tu pourrais, par exemple, leur présenter des

échantillons de différents fruits et légumes. Ils ne doivent pas toucher les aliments mais se limiter à en

prélever une petite quantité à l’aide d’une cuiller. Est-ce facile ?

a Pas de superflu, pas de déchets. Calcule la proportion d’aliment qui est rejetée dans une banane

ou une pêche par rapport à une salade ou une tomate. Tu auras besoin d’une balance de cuisine pour

cette activité, afin de peser les échantillons d’aliments avant (et après) les avoir mangés. Tu devras aussi

sans doute manger les fruits ! Sur la base de ces considérations, quels aliments pourraient, selon toi,

être appropriés pour une mission habitée dans l’espace sidéral ?

Extrait des notes pédagogiques de la revue ESA « Alimenter notre avenir. La nutrition sur Terre et

dans l’espace. »

http://esamultimedia.esa.int/multimedia/edu/Feeding_our_future/FoF_Lesson_Notes_FR.pdf

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Activités

Travail individuel a en équipes a en grand groupe

Recherche documentaire

- prévoir le porte folio

Recherche expérimentale

- prévoir le matériel

Par confrontation et par la consultation des documents, chaque élève a l’opportunité de vérifier les

hypothèses émises

Construire un menu équilibré pour un sportif

Indicateurs

L’élève formule des hypothèses pertinentes quant à la résolution de l’énigme.

Lors de la synthèse, l’élève formule au moins une explication scientifique adaptée.

Compléments

scientifiques

Une alimentation équilibrée - Importance dans l’espace

Extrait des notes pédagogiques de la revue ESA « Alimenter notre avenir. La nutrition sur Terre et

dans l’espace. »

http://esamultimedia.esa.int/multimedia/edu/Feeding_our_future/FoF_Lesson_Notes_FR.pdf

Si avoir une alimentation équilibrée est important sur Terre, cela ne l’est pas moins sur la Station spatiale

internationale. Les astronautes doivent être certains de recevoir un apport adéquat de vitamines,

minéraux, lipides, glucides, protéines, fibres et eau. Et puis, manger équilibré est également plus amusant

que d’avoir toujours la même chose dans son assiette. N’oublie pas que si tu partais en vacances

dans l’espace, tu n’aurais pas besoin d’emporter de crème solaire. À bord de l’ISS, les astronautes sont

à l’abri des rayons du soleil : un effet secondaire non négligeable de cet écran total est que la peau

ne synthétise pas de vitamine D. Sur Terre, la vitamine D3 est fabriquée dans la peau lorsqu’une substance

chimique, le 7-déhydrocholestérol, réagit avec les rayonnements UV-B. Ces rayonnements sont

présents dans la lumière du Soleil à des niveaux dépassant l’indice UV 3. Dans l’espace cependant, les

astronautes ne peuvent pas synthétiser de vitamine D et doivent donc manger des aliments enrichis

en vitamine D. En plus des vitamines, notre corps a aussi besoin de minéraux. Il a, par exemple, besoin

de fer pour la production de l’hémoglobine (le principal composant des globules rouges), de la

myoglobine (une protéine majeure des cellules musculaires) et de certaines enzymes. L’un des effets

secondaires causés par un séjour prolongé dans l’espace est que les astronautes voient le nombre

de leurs globules rouges diminuer. Suite à cela et à la réduction de l’hémoglobine, la quantité de fer

requise par le corps diminue également.

L’impesanteur débouche sur une activation du sodium retenant les hormones, même en cas d’apports

en sodium normaux, et entraîne un bilan sodium positif. C’est la raison pour laquelle l’apport en

sodium des astronautes est surveillé avec soin. Le sodium est un minéral indispensable à l’organisme,

qui provient en majorité du chlorure de sodium (le sel de cuisine). C’est un électrolyte qui est impliqué

dans la transmission des signaux électriques entre les cellules. C’est, en particulier, un composant vital

des nerfs qui stimule la contraction musculaire. En conjonction avec le potassium, il aide à maintenir la

distribution d’eau (via l’osmose - voir « La salaison » dans la Partie 6 ci-après) et la pression sanguine. Le

sodium joue également un rôle important dans le maintien de l’équilibre acide-base du corps.

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Documents

Projet Tomatosphère réussi

Notre projet «La Tomatosphère» est un projet d’animation éducative auquel participent plus de 9000

classes dont la nôtre. Il a débuté en 2001, face à son succès, il a été reconduit jusqu’en 2012. L’objectif de

ce projet est de savoir comment faire pousser les végétaux qui produiront les aliments requis pendant le

voyage vers Mars, le séjour en terre martienne et le retour sur Terre (durée supérieure à 3 ans). Nous avons

reçu 2 sachets de semences de tomates (un témoin et l’autre dont les semences ont subi un traitement

avant le processus de germination).

Nous devons les planter pour ensuite observer leur évolution respective. Vous pouvez en savoir davantage

en allant sur le site :

http://www.tomatosphere.org/fr/

Dans le cadre de notre projet Etwinning avec une école française de Hoenheim, nous participons ensemble

au projet Tomatosphère. Nos amis français nous ont envoyé deux paquets de semences de tomates

portant les lettres M et N.

Nous avons planté ces tomates dans deux bacs différents et nous avons observé leur évolution.

Un paquet de semences contient des semences que l’on trouve dans le commerce tandis que l’autre

paquet contient des semences qui ont été spécialement traitées pour affronter les difficultés que les

plantes rencontreraient si elles faisaient un voyage sur Mars.

Courrier envoyé à nos camarades de France qui font le projet avec notre école :

Nous avons très bien reçu les deux paquets de graines et nous vous en remercions.

Nous allons faire nos semis dès la rentrée le 20 avril... date à laquelle vous commencez vos vacances!

Nous vous écrirons dès votre retour pour vous annoncer si les graines auront poussé...

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Documents

Un autre courrier pour la suite du projet :

Bonjour chers amis de Hoenheim, nous espérons tout d’abord que vous allez tous très bien.

Nous avons visionné convenablement vos deux vidéos... Vous êtes vraiment des experts en exploration martienne...

Nous vous donnons dans ce courrier les nouvelles de nos plants de tomates.

Dans un bac, avec les graines du sac N, nous avions planté 5 graines: nous avons 5 plants qui se forment.

Dans l’autre bac, le bac transparent avec les graines M, nous avions également planté 5 graines et 2 se sont

développées.

Nos plants ont une dizaine de centimètres de hauteur pour les plus anciens tandis que les plants développés

plus tard ont 5 cm de hauteur.

Aujourd’hui, mercredi 27 mai 2009, nous allons les replanter dans des pots plus grands pour qu’ils puissent

bien s’enraciner.

Nous vous tiendront au courant lorsque nous aurons vu des améliorations dans leur développement.

De toute manière, nous pouvons vous signaler que notre expérience est une grande réussite.

A titre d’information, notre astronaute Franck De Winne partira en début d’après-midi pour rejoindre la station

ISS pour un séjour de 6 mois!

Les plants de tomates de nos amis français n’ont pas bien poussé… Ce n’est pas une grande réussite pour

eux… Ils nous demandent alors notre secret pour faire pousser les tomates :

nous n’avons pas de secret particulier pour nos plants de tomates. Nous les avons plantés d’abord dans deux

petits bacs un noir et un blanc pour pouvoir les différencier. Maintenant, nos plants sont dans des pots individuels

sauf deux que nous allons très prochainement replanter dans des plus gros pots...

Trois plants de tomates ont déjà de petites fleurs... deux pour les 5 graines du sachet N et 1 pour les 3 graines

du sachet M.

Vous pouvez consulter les documents sur internet concernant ce projet :

http://www.sarty.be/tomatosphere1.htm

http://www.sarty.be/tomatosphere.htm

http://sarty.ibelgique.com/ il faut aller sur la page : « activités futures »

Bravo aux jeunes chercheurs et à leur enseignant de l’école du Sarty à Courcelles

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Documents

Un mini potager surélevé

Quel enseignant n’a pas souhaité cultiver un petit potager avec ses élèves ; sachant que celui-ci deviendra

source de nombreux apprentissages ?

Le principal frein à pareille entreprise est le manque de place.

Alors avez-vous pensé au nouveau concept du « mini jardin à ma hauteur » ?

Avec un potager surélevé de 1 à 3 m², le jardinage devient une affaire de gourmandise et de beauté.

Ce jardin peut être fractionné en plusieurs mini potagers. Les courgettes y font merveille mais aussi les

choux, les tomates et les plantes aromatiques. Un carré de 50 cm2 suffit pour un plant de poireaux.

Les enfants aiment jardiner dans ces jardinières géantes; ils peuvent tourner autour.

Tout est à portée de main ; on peut toucher, sentir, goûter.

Alors, choisissez l’endroit ensoleillé avec une petite part de mi-ombre ; décidez du matériau qui retiendra

la terre (pierres, bois, …) et au travail.

Les grands enfants concevront les plans du mini potager et chaque niveau d’âge pourra s’y investir.

Attention ce genre de potager nécessite du compost pour enrichir la terre végétale.

De préférence le fond du jardinet devrait être en contact avec la terre.

Toute l’année, le mini potager offrira des opportunités de questionnement et d’observation.

Le poireau un légume bien connu et facile à cultiver ?

A semer ou à planter

Semer les graines en pépinière à partir de fin février pour une production d’été, et semer en avril-mai

pour une production d’automne et d’hiver.

Quand les plants atteignent le diamètre d’un crayon, il faut les repiquer en ligne tous les 12 cm.

Mais il est plus simple d’acheter des jeunes poireaux à repiquer chez le marchand.

On les repique directement dans le jardin, en lignes distantes de 30 cm.

A partir d’une simple information de ce type, la classe peut entreprendre une recherche afin d’aménager

un petit potager.

1. Se poser des questions auxquelles on trouve facilement une réponse :

• Quel repas peut-on préparer avec le poireau ?

• Quelles sont les qualités de cet aliment ?

• De quoi a-t-on besoin pour cultiver des poireaux ?

• De quoi le poireau a-t-il besoin pour vivre et grandir ?

2. A l’aide de l’information, il s’agit d’amener les enfants à construire un calendrier :

• Le poireau : « semis – plantation – récolte»

Ce tableau servira de référentiel pour plantation – récolte

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Documents

Recueillir de l’information par l’observation

Observer est la capacité d’examiner avec attention et de repérer des informations et des indices en fonction

de la recherche que l’on s’est fixée.

Si certains élèves ne maîtrisent pas l’observation, voici quelques conseils pour améliorer cette capacité

essentielle dans une démarche de recherche :

• Stimuler l’enfant à utiliser davantage ses sens :

- Que vois-tu ?

- Qu’entends-tu ?

- Que sens-tu ?

- Que goûtes-tu ?

- Que ressens-tu avec les doigts ?

• Inciter à observer en changeant de point de vue

• Aider à établir les qualités d’un dessin d’observation (couleurs, dimensions, repères, notations)

• Amener à observer pour raconter à quelqu’un, pour faire reconnaître par quelqu’un

• S’enregistrer

• Multiplier la pratique de comparaison : c’est comme ; ça ressemble à ; …

• Inviter à définir : « c’est » et « ce n’est pas ».

Ces conseils peuvent faire l’objet d’une grille de bonnes pratiques d’observation.

La grille construite progressivement devient référentiel lors d’observations.

Les enfants y retournent et cochent uniquement les pratiques qu’ils utilisent, qu’ils améliorent, ce qui

mérite l’attention, ce qui s’avère très utile,… .

En voici un exemple :

J’observe bien

Je suis attentif

Acquis – en voie d’acquisition

Je situe l’objet de mon observation dans son milieu réel

Comment est :

Je vois - J’entends - Je goûte - Je respire - Je touche

Ce que j’observe quand :

Je regarde d’un côté, je me place d’un autre côté

Je regarde d’en haut, je regarde d’en bas

J’observe à l’extérieur, à l’intérieur

Je raconte ce que j’observe

J’utilise un vocabulaire précis

• noms et adjectifs

Je compare :

Ce que j’observe est comme …

Ce que j’observe ressemble à …

Je définis ce que j’observe :

• est …

• n’est pas …

Pour mon dessin, je suis attentif :

aux couleurs

aux dimensions

aux détails

aux mots qui expliquent

Bonne observation.

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Etape 6:

je me pose des questions…

Que mangent les astronautres ?

Est-il possible de préparer des repas chauds ?

Que fait-on des déchets ?

Les astronautes doivent-ils suivre un régime spécial ?

Quelles sont leurs boissons ?

Quels sont les aliments indispensables pour bien nourrir nos muscles ?

Et si un astronaute est malade ?

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