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n° 12

octobre 2011

le journal du concours

le paysage

de votre commune

SOMMAIRE

le point de vue de Joël SARLOT

partenaire • les partenariats du Concours

technique • l’utilisation des paillis organiques

pédagogie • Regards sur mon paysage

technique • les techniques alternatives de désherbage

zoom sur... Pellouailles les Vignes

décalage • le spectacle quotidien des bords de chemin

dossier • vers une évolution des cimetières

dossier • 10 ans de pré-inventaire des parcs et jardins

point de vue • l’histoire d’un concours toujours innovant

réglementation • l’usage des produits phytosanitaires

p.01

p.02

p.03

p.04

p.06

p.07

p.08

p.09

p.12

p.15

p.16

le Paysage de votre commune

ou l’embellissement collectif

d’un cadre de vie

Joël SARLOT

Président du CAUE de la Vendée

Vice-Président du Conseil Général de la Vendée

Le concours départemental “Le Paysage de votre commune” est

la version vendéenne du concours national “Villes et Villages

Fleuris”, créé à l’origine pour inciter les communes et les collectivités

territoriales à améliorer leur cadre de vie, préserver et

valoriser leur patrimoine et espaces naturels, afin de favoriser

l’accueil des touristes et la qualité de vie des habitants.

Réalisé en partenariat avec le Conseil Général de la Vendée, le

concours “Le Paysage de votre commune”, est organisé par le

Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement (CAUE)

de la Vendée. Son objectif est de récompenser les communes et

les particuliers qui œuvrent pour offrir à tous un cadre de vie

de qualité.

“Le Paysage de votre commune” en Vendée, une exemplarité sur

le plan environnemental.

L’appellation du concours “Le Paysage de votre commune” est

née d’une volonté de dépasser la notion de fleurissement pour

valoriser d’autant plus le paysage et l’environnement. Grâce à

une évolution des critères de sélection, le CAUE de la Vendée

a su mettre au cœur du concours les préoccupations environnementales

(préservation de la ressource en eau, recyclage des

déchets verts, choix des paillis biodégradables…).

Aujourd’hui, le concours est devenu un outil d’approche globale des

paysages communaux et de sensibilisation à la qualité des aménagements

paysagers et à la prise en compte de l’environnement.

Cette appellation souligne la richesse et la diversité des paysages

de la Vendée (identité locale, qualité globale des espaces

à vivre…). Plus que le fleurissement des communes, il s’agit véritablement

d’apporter des perspectives et un nouveau regard sur

la conception, la réalisation d’un paysage, d’un jardin ou d’un

environnement paysagé. Depuis la mise en place de ce concours,

le département de la Vendée a sans relâche aménagé ses bourgs

et modelé ses paysages.

Ainsi, les mentalités évoluent et les regards de tous deviennent

plus attentifs à l’environnement proche mais aussi aux enjeux

globaux d’amélioration et de protection des paysages, de l’eau

et de la biodiversité.

un document conçu et réalisé par le


PARTENAIRES

DES PARTENARIATS ACTIFS

DEPUIS 20 ANS

Le concours est un moyen de réunir, notamment dans les jurys, les agents de la Chambre d’Agriculture

ou de la FdSEA, les techniciens de Vendée Eau, des offices de tourisme et les responsables des Services Espaces Verts

des collectivités. il permet ainsi de conforter les relations entre l’ensemble de ces professionnels.

Ces rencontres sont essentielles pour l’évolution du concours. Les partenaires portent l’information du concours et participent

activement à l’ensemble des actions menées dans ce cadre (relais pour la diffusion d’affiches, de plaquettes, participation

aux réunions).

• LE ConSEiL GénérAL dE LA VEndéE

organisation du concours et de la remise des prix en convention

avec le CAUE de la Vendée ; offre des guides Vendée randonnées.

• LES PErSonnELS dES ESPACES VErtS dES CommUnES dE

VEndéE

Collaborent au montage des formations, aux jurys, et globalement

portent un message de qualité sur leur métier.

• LE Comité déPArtEmEntAL dU toUriSmE

il offre un coffret séjour “évasion”.

• LA FédérAtion déPArtEmEntALE dES oFFiCES

dE toUriSmE Et dES SyndiCAtS d’initiAtiVE

Participe à l’organisation du concours sur les cantons et aux

jurys (m. Gatineau, Grand Chancelier de la Confrérie vendéenne

du tourisme, est présent à tous les jurys).

• VEndéE EAU

organise des formations et participe aux jurys avec les techniciens.

• LA FdSEA

Participe aux jurys et collabore à des actions de formation.

• LA CAVAC

Participe aux jurys.

• L’UnEP (Union nationale des Entrepreneurs du Paysage)

Participe aux jurys et offre des entrées gratuites.

• PiErrE Et VACAnCES

offre des séjours d’une semaine à deux lauréats.

• LE Crédit AGriCoLE dE LA VEndéE

offre des lots différents chaque année.

• L’Association de la maison de l’arbre et du miel (Folie Finfarine)

à Poiroux, CPiE : maison de la Vie rurale, le Logis de

la Chabotterie, le Puy du Fou, le Potager Extraordinaire à La

mothe Achard, le Jardin des olfacties à Coëx, la maison de la

rivière à St Georges de montaigu, la Communauté de Communes

océan marais de monts : offrent des entrées gratuites

• LA ChAmbrE d’AGriCULtUrE

Participe aux jurys et collabore à des actions de formation.

2


TECHNIQUE

L’UTILISATION

DES PAILLIS ORGANIQUES

> RETOUR SUR LA JOURNÉE DE FORMATION DU 7 AVRIL

Vous avez été nombreux à vous déplacer pour la journée d’information

sur l’utilisation des paillis organiques qui s’est déroulée

le 7 avril 2011 au Lycée nature, nous vous en remercions. Cette

journée aura rassemblé plus de 120 participants vendéens et

extérieurs au département (94, 79, 44 et 56) représentants différents

corps de métiers :

- 63 responsables et agents espaces verts communaux

et intercommunaux,

- 11 étudiants,

- 10 professionnels paysagistes, entrepreneurs de paysage

et commerciaux,

- 10 représentants de structures de protection et de gestion

de l’environnement,

- 9 formateurs, enseignants,

- 8 professionnels forestiers et arboristes,

- 6 représentants du milieu agricole,

- 5 élus.

n’ayant que peu de retour des questionnaires sur cette formation

et celles que vous souhaiteriez suivre, l’équipe du CAUE

reste disponible et à votre écoute pour toutes remarques ou

souhaits, n’hésitez pas à nous contacter au 02 51 37 44 95 ou

par mail : caue85@caue85.com

3


PÉDAGOGIE

REGARDS SUR MON PAYSAGE

LA TRANSMISSION D’UNE PASSION

SENSIBILISER L’ENFANCE

AUX PAYSAGES ET À LA PRÉSERVATION

DE L’ENVIRONNEMENT

Le projet pédagogique “regards sur mon paysage” a permis

d’élargir cette année aux écoles le public concerné par le

concours “Le Paysage de Votre Commune”. L’objectif de ce projet

était d’animer une véritable flamme intergénérationnelle

et donner une image plus humaine à la notion de paysage.

L’approche émotionnelle a relié ainsi le paysage à l’histoire

personnelle de l’enfant… L’objectif était de développer chez

les enfants une sensibilité, un sens critique et une compréhension

de leur environnement (bâti ou végétal, rural ou urbain,

intime ou public, industriel ou agricole, patrimoine ancien ou

contemporain) accompagnés de leur histoire personnelle.

LE PROJET PÉDAGOGIQUE

Les enfants ont été invités à écrire leur histoire personnelle

grâce à la perception qu’ils peuvent avoir de leurs lieux de vie

et les paysages de leur quotidien.

14 écoles de Vendée ont participé au projet avec un total de

335 élèves, il s’est déroulé du mois de janvier au mois de mai

en commençant par une animation pédagogique au CDDP pour

présenter et expliquer les attentes et les objectifs du projet aux

enseignants. deux appareils photos numériques ont été prêtés

par classe afin de faciliter les prises des photographies.

Un ouvrage a été réalisé avec une sélection du travail des

enfants mais toutes les photographies des élèves sont bien

présentes dans celui-ci. À l’initiative du CAUE, ce livret est

le premier d’une série qui se poursuivra au fil des années sur

le département. il s’adresse aux enseignants et aux scolaires,

mais aussi à toutes celles et ceux qui vivent ou séjournent

sur le département. il sera diffusé sur l’ensemble du département

: dans les écoles, dans les collectivités, dans les associations

en lien avec le paysage…

Une remise des livres a été souhaitée pour mettre en valeur

le travail des enfants et les remercier en leur offrant un livre

chacun et une journée un peu particulière. Les enfants pourront

profiter d’un spectacle et d’un jeu lors de la journée de

la remise des prix départementale du concours “Le Paysage de

Votre Commune “le 6 octobre 2 011 à la Longère de beaupuy

à mouilleron le Captif

L’objectif était de les inciter à s’arrêter sur des lieux de leur

quotidien qui les touchent, les séduisent, les font rêver ou les

surprennent en les photographiant. Chaque photographie est

accompagnée d’un texte, explicitant leurs sentiments, leurs

ressentis et leurs émotions. En travaillant sur la représentation

sociale du paysage des enfants d’école primaire, le CAUE

a souhaité obtenir une base d’informations pour travailler et

mettre en place de futures actions pédagogiques.

Les partenaires de l’opération :

• inspection d’Académie.

• direction de l’Enseignement Catholique.

• CddP (Centre départemental de documentation

Pédagogique) de la Vendée.

• Conseil Général de la Vendée.

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TECHNIQUE

LES PRATIQUES ALTERNATIVES

DE DÉSHERBAGE

> RETOUR SUR LA JOURNÉE DE FORMATION DU 24 MAI

Le Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement (CAUE 85), partenaire du bassin Versant de la baie de bourgneuf,

a participé à la journée du 24 mai 2011 pour sensibiliser élus et techniciens communaux à adopter de bons outils

de réflexion et de gestion pour une mise en place de pratiques respectueuses de l’environnement.

Cette manifestation, qui a eu lieu à barbâtre, a accueilli plus de 80 élus et agents espaces verts des communes de Vendée et

de Loire Atlantique concernés par le bassin Versant de la baie de bourgneuf.

La matinée en salle a permis à différents partenaires d’intervenir

:

> la CrEPEPP (m me noémie JACQUEmin) sur :

. la réglementation sur l’utilisation des produits phytosanitaires,

. la qualité des eaux de la région vis-à-vis des pesticides,

. le plan de désherbage communal – plan de gestion de

l’herbe,

> la FrEdon (m me Aurélie PAtEy) a présenté la méthodologie

d’un plan de gestion différenciée en cours de mise en place

pour les communes concernées par le bassin Versant de la

baie de bourgneuf,

> le Conseil Général de la Vendée (m me hélène GiLbErtmAhé),

a présenté les objectifs et dispositifs des Contrats

Environnement Littoraux (CEL), leurs financements et l’intérêt

des plans verts,

> le CAUE 85 (m me Gaëtane de LA ForGE) et m. bertrand

mASSE Architecte-paysagiste, ont commenté un diaporama

sur la démarche du Plan Vert de la commune de barbâtre

avec la présentation du diagnostic environnemental et paysager,

des fiches actions et du plan de gestion différenciée

établi en étroite collaboration avec les agents techniques

de la commune. L’enjeu de ce plan est de hiérarchiser les

modes de gestion par secteurs communaux (du plus naturel

à l’extérieur de la commune au plus raffiné en centre-bourg).

Cette gestion différenciée incite les techniciens des espaces

verts et de la voirie à adopter des pratiques respectueuses de

l’environnement pour limiter, voire cesser, l’usage des produits

phytosanitaires à l’échelle communale.

> l’agence de l’Eau Loire bretagne (m. Jean Claude dUboS)

et de la région des Pays de la Loire (m. damien mASinSKi) a

fait part des aides financières possibles pour les communes.

L’après-midi, une démonstration de matériels a été organisée

sur le terrain. Les participants étaient répartis en groupes

pour faciliter les discussions techniques et les partages d’expériences

de chacun. Différents exposants ont présenté des

désherbeurs thermiques gaz et vapeur, des micro-balayeuses,

des broyeurs et rotofils…

Cette manifestation inter-départementale Vendée, Loire

Atlantique, a permis de fédérer les élus et les techniciens de

toutes les communes du bassin Versant de la baie de bourgneuf

où la préservation de la qualité de l’eau est un enjeu

environnemental majeur

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ZOOM SUR…

PELLOUAILLES LES VIGNES

UNE POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE EXEMPLAIRE

mercredi 18 mai, dans le cadre du concours “Le Paysage de Votre Commune”, une délégation s’est déplacée

à Pellouailles les Vignes avec le CAUE de la Vendée.

Ainsi 25 personnes (élus, responsables CAUE, paysagistes,

responsables techniques et espaces verts) faisant partie

des jurys cantonaux, d’arrondissements et département du

concours sont venues découvrir Pellouailles les Vignes et sa

politique environnementale.

Arrivé à 9h30, le groupe a été accueilli par Philippe huet

et Jacques dujardin élus de la commune, ainsi que nicolas

Joufflineau et moïse thibault, agents communaux.

Après une présentation de la commune par Philippe huet, de

son histoire, de sa politique enfance jeunesse, de son tissu

associatif développé, la politique environnementale engagée

depuis plusieurs mandats a été expliquée à l’assemblée. Les

techniques alternatives aux produits chimiques (baisse de

91 % de l’utilisation en 4 ans), la mise en place de la gestion

différenciée et de zones naturelles, la distribution des économiseurs

d’eau dans tous les foyers pellouaillais, le maillage

piétonnier et la conservation des chemins creux en partie

urbaine, le choix d’un terrain engazonné pour la surface de

jeu du futur terrain de football, les semis de fleurs sur les

trottoirs, l’utilisation de bois issu de forêts gérées pour les

constructions des décorations extérieures, la fabrication de

toilettes sèches associatives accessibles handicapées et la

récupération des déchets de taille proposés aux particuliers

pellouaillais sont parmi les sujets qui ont enchanté l’auditoire.

“rien ne serait possible sans la bonne entente et la

bonne cohésion qui émane de votre équipe élus-agents” faisait

remarquer l’ensemble du CAUE.

Une vraie reconnaissance des choix environnementaux pris

par les élus et une reconnaissance du travail des agents et de

la population, ont déjà été exprimées lors de l’attribution des

deux fleurs de la commune et des prix régionaux de l’équipe

des jardiniers en 2007 et du prix régional de l’innovation en

développement durable en 2009.

L’ensemble du groupe a ensuite travaillé sur les différents

critères d’attribution du concours “Le Paysage de Votre Commune”

dans leur département.

L’après-midi a été consacré à une visite guidée de toute la commune

avant de repartir à 17h30 en n’oubliant personne

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DÉCALAGE

LE SPECTACLE QUOTIDIEN

DES BORDS DE CHEMINS

ENTRÉE GRATUITE POUR L’AUTOMOBILISTE

nous passons beaucoup de temps dans notre voiture. Aller

au travail, matin et soir… amener les petits à l’école ou à

leurs activités… se déplacer aussi professionnellement et

même sous la chaleur ou la pluie comme cet été pour partir

en vacances.

Et pourtant, souvent nous ne les voyons pas, éléments de

notre quotidien qui varient selon les saisons….mais de quoi

parlez-vous donc me direz-vous ?

Et bien je vous parle des bords de chemins et de routes… des

endroits où l’homme ne met plus les pieds ou très rarement.

Car en effet ces lieux ne sont pas facilement accessibles, ils

sont donc des lieux finalement sympathiques pour une cohorte

de petites bêtes et petites plantes qui peuvent y trouver

un lieu favorable pour se développer. Alors ouvrez l’œil et

vous verrez que le spectacle offert est de tout premier ordre.

En conséquence, certains territoires vendéens mettent en

place une gestion adaptée de leurs bords de routes et de

chemins. C’est-à-dire un fauchage retardé permettant aux

plantes d’assurer leur cycle de développement et de dispersion

des graines et limité aux sections nécessaires pour la

visibilité des usagers. Ce sont aussi certaines opérations de

taille et de curage qui seront exécutées en tenant compte

de la vie des batraciens et des oiseaux qui y trouvent refuge.

Enfin quelques clichés ci-après vous amèneront peut-être à

regarder les bords de routes avec bienveillance…

8

orchidées mâles (orchis mas) en bord

de route départementale.

Lupin en balade au bord

d’un fossé maçonné

La marguerite développe sa légèreté


DOSSIER

VERS UNE ÉVOLUTION

DES CIMETIÈRES

L’ENHERBEMENT

> LE CIMETIÈRE, UN ESPACE PUBLIC

PAS COMME LES AUTRES

Le cimetière constitue l’espace public où l’entretien est traditionnellement

un des plus minutieux. Lieu de mémoire, il a

vocation à passer les générations et interpelle notre rapport

au temps et à la mort. Patrimoine du passé et du futur, il

reflète l’évolution de notre histoire et de notre culture. Si

sa vocation et la charge émotionnelle qu’il véhicule sont

immuables, il doit intégrer les préoccupations actuelles de

notre société.

> L’ÉVOLUTION DES FONCTIONS

La diversification des modes d’inhumation, la localisation

des nouveaux cimetières en périphérie des bourgs dans

d’anciens près ou dans la continuité de coulée verte, les

contraintes réglementaires liées notamment à la protection

de la qualité de l’eau font évoluer les fonctions du cimetière.

Ce lieu dédié au recueillement, devient également espace

de promenade et support de biodiversité.

> L’ÉVOLUTION DE LA DEMANDE

La diversification des modes d’inhumation et le manque

d’espace sont des phénomènes qui transforment la physionomie

des cimetières.

L’évolution des besoins se traduit notamment au travers

d’une demande croissante de crémations, de la disparition

des concessions à perpétuité…

Du cimetière parcellisé en propriétés individuelles

au lieu de mémoire collective

Le cimetière est de plus en plus considéré comme lieu de mémoire

collective. La notion de propriété du foncier s’estompe au profit

d’une vision plus collective du lieu. L’évolution d’usages permet

d’envisager d’autres formes d’aménagements donnant d’avantage

de place au végétal et à la “nature”.

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L’ÉVOLUTION DU REGARD

Assurer le confort des usagers, c’est aussi préserver leur santé

et sur une autre échelle d’espace et de temps, leur environnement.

Assurer le respect dû aux morts, c’est aussi apporter de la sensibilité,

de la sensorialité et de la poésie au lieu qui les reçoit.

Entre artificialisation et nature, quelle place

donner au végétal ?

Le degré d’artificialisation semble aller de pair avec le “désir

de propreté”. Pourtant le végétal est rarement totalement

absent des cimetières. L’arbre y symbolise la pérennité, l’élévation,

le lien entre la terre et le ciel, le végétal, le renouveau

au fil des saisons. Si la “plantation d’un arbre pour marquer

la naissance” est acquise, ce symbole vaut également dans les

cimetières, pour marquer un départ, un début, un renouveau.

Le fleurissement en pleine terre peut y prendre la forme de

tapis d’arbustes et de vivaces, de carrés de fleurs à couper, disponibles

pour tous ou de prairies naturelles liées à la gestion

extensive des pelouses.

Les surfaces de pelouses des tapis verts, des prairies et des

allées y apportent une touche reposante.

L’ambiance solennelle et la poésie du lieu peuvent s’y exprimer

dans un cadre “naturel” ou à travers différentes expressions

du végétal.

Végétation spontanée et plantes adventices,

une difficile acceptation

Le problème se pose au niveau de la végétation spontanée en

général et des plantes adventices plus particulièrement.

Comment les gérer sans utiliser de produits phytosanitaires ?

Faut-il les intégrer ou les éradiquer ?

Comment concilier la “propreté” attendue des usagers, les

moyens de la commune et le respect de la santé et de l’environnement

?

> L’ÉVOLUTION DES AMÉNAGEMENTS

ET DES PRATIQUES D’ENTRETIEN

Il s’agit de chercher des solutions adaptées aux contextes,

chaque cas étant différent.

Intégrer l’entretien dans tout nouvel aménagement

(création ou réhabilitation)

Le cimetière étant fait pour passer les générations, sa conception

doit permettre un entretien durable.

La gestion des adventices et de l’enherbement, passe par une

réflexion sur les conditions qui leur sont propices, leur milieu

et leur dynamique de développement.

Agir en leur donnant des conditions de développement

difficiles

- En leur apportant une concurrence végétale (implantation de

plantes vivaces, de plantes couvre-sol, de pelouse…),

- En utilisant des revêtements de sol imperméables (sur de

petites surfaces),

- en limitant les surfaces sablées*.

Agir en limitant les surfaces à coloniser

- En limitant les interstices ; les emmarchements, les différences

de niveaux, les bordures, les changements de matériaux,

- En privilégiant les allées engazonnées et les surfaces de pelouses.

Agir en facilitant l’entretien

- Adapter la largeur des passages, des allées,… aux outils d’entretien

(tondeuse notamment),

- Gérer les espaces inter-tombes par de la végétation ou un revêtement

minéral imperméable,

- Privilégier les aménagements sur un même plan sans bordure ni

emmarchement pour limiter l’installation des adventices ou l’enherbement

au niveau des joints ou des bordures,

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— Prévoir des passes pieds au même niveau que les allées engazonnées

permettant une tonte aisée, un passage “au sec”

pour les usagers, de généraliser les allées engazonnées dans

le cimetière.

Entre “nature sauvage” et entretien soigné, la mise en

place d’une gestion différenciée

Il ne s’agit pas, sous prétexte de “nature”, d’imposer partout

un aspect “sauvage” de nature non maîtrisée, vécu comme un

état d’abandon notamment à proximité immédiate des lieux de

recueillement (tombes, columbarium, jardin du souvenir,…).

Vers une diversification des pratiques d’entretien

Du plus soigné au plus naturel, celles-ci doivent d’abord

s’adapter aux usages et à la fréquentation des lieux. Au sein

du cimetière, tous les espaces ne sont pas fréquentés de la

même façon, tous ne véhiculent pas la même charge émotionnelle,

tous n’ont pas les mêmes affectations. Il s’agira d’adapter

le type d’entretien à ces usages, pour aller du plus sophistiqué

au plus libre sans heurter les convictions de chacun.

Cette diversification concerne autant la durée et la fréquence

de l’entretien que le mode et les outils utilisés.

Ainsi les lieux de recueillement demandent le plus d’attention

et de soin, ce qui ne signifie pas obligatoirement qu’ils doivent

être minéralisés. Pour les espaces intermédiaires (allées secondaires,

masses végétales, noues, allées de ceinture…), les

espaces “techniques” (point d’eau, arrosoir, composteur, tri

sélectif...), les espaces en attentes (carrés de tombes futurs

des tranches de travaux ultérieures...), chacun pourra selon la

configuration des lieux, l’ambiance globale ou le cadre (paysager,

urbain, bâti) trouver un code d’entretien adapté et intégrer

la biodiversité.

La gestion des adventices et de l’enherbement

éradication ou intégration ?

Les codes d’entretien associés à un plan de zonage du cimetière

pourront déterminer le degré d’acceptation des adventices et de

l’enherbement “sauvage”. La tonte extensive de certaines zones

pourra en être une traduction. Ailleurs, l’éradication préconisée

dans le plan de gestion différenciée pourra se faire par tous

moyens hors traitement chimique. Déjà connus et testés par les

techniciens espaces-verts des collectivités, il s‘agit d’interventions

manuelles, mécaniques ou thermiques.

Tout est affaire de moyens matériels et humains d’où l’importance

d’intégrer la charge d’entretien dès la conception ou de

revoir les aménagements pour en limiter le temps.

Vers une sensibilisation des usagers

Pour accompagner ces changements, la communication en

amont est un volet incontournable de la mise en place de la

gestion différenciée

* les surfaces sablées, particulièrement intéressantes pour la

douceur de leur aspect, la non imperméabilisation des sols, leur

faible coût… demandent un entretien régulier pas toujours

compatible avec les moyens de la commune.

Sources :

Paysage : les cimetières. CAUE de la Manche, Ricochets, novembre

2009, n° 20, p. 4-7.

De la pierre à l’herbe des cimetières en mutation. CAUE de Loire

Atlantique, mai 2011, n° 10, Dossier.

Guide des alternatives au désherbage chimique dans les communes,

avril 2010, consultation en ligne.

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DOSSIER

DIX ANS DE PRÉ-INVENTAIRE

DES PARCS ET JARDINS

(2001 – 2011)

depuis 2001, en dix années, 249 jardins privés et publics sur 243 communes ont été inventoriés à l’échelle départementale

en partenariat entre le CAUE de la Vendée et l’Association des Parcs et Jardins de la Vendée (A.P.J.V.), grâce à l’aide financière

du Conseil Général.

249 jardins inventoriés sur 243 communes

Le préinventaire a permis de recenser des jardins de différentes époques. Certains possèdent des bases renaissance, comme

le parc de la Sénardière à boufféré (propriété départementale).

Des parcs réguliers et paysagers de grande qualité ont été inventoriés avec notamment la signature de paysagistes de renommée

nationale et internationale comme les frères bühler qui ont réalisé des jardins privés en Vendée alors qu’ils mettaient en

oeuvre des jardins publics importants tels le parc de la tête d’or à Lyon et le jardin du thabor à rennes.

Le Comte de Choulot, Georges Aumont, la famille noisette (dynastie de jardiniers et de paysagistes de nantes) ont conçu des

parcs agricoles et paysagers de grande qualité. Des plans de salons de ces concepteurs ont été retrouvés par les propriétaires

et furent présentés lors de l’exposition de la Chabotterie en 2006, intitulée “la Vendée, côté jardins”.

12


1- BILAN DU PRÉ-INVENTAIRE 2001-2011 : 249 PARCS ET JARDINS

SUR 243 COMMUNES

Les jardins recensés en 2001 ont tous été revisités et inventoriés sous forme de fiches ou de monographies selon la méthodologie

mise en place en 2002.

Carré en île Régulier mixte Paysager

et agricole

Contemporain

ou remanié

2002 2 3 8 13

2003 9 6 9 2 26

2004 8 8 20 4 40 (26 fiches de synthèse

14 monographies)

2005 3 7 23 5 38 (fiches + 1 monographie)

2006 4 6 2 17 4 33 fiches + 1 monographie)

2007 1 9 3 6 4 23 fiches

2008 2 1 11 8 22 fiches dont 1 monographie

2009 6 5 7 18 fiches

2010 4 3 11 18 fiches, pas de monographie

2011 3 5 10 18 fiches, pas de monographie

Total 5 52 30 107 55 249 jardins

total

2- INTÉRÊTS DE CE PRÉ-INVENTAIRE : RECENSER POUR FAIRE CONNAÎTRE

LES PARCS ET JARDINS, POUR LES OUVRIR AU PUBLIC, POUR LES RESTAURER

ET LES PROTÉGER

Véritable mémoire du lien de l’homme à la nature à travers

les siècles, les parcs et jardins de Vendée méritent d’être

connus, visités et restaurés. Le préinventaire a permis de

découvrir une véritable “histoire des jardins” en Vendée en

créant une base de données importante.

> RECENSER POUR FAIRE CONNAÎTRE

. En 2006, le Conseil Général a utilisé ces éléments pour

mettre en place une exposition à la Chabotterie intitulée

“Vendée, côté jardins” qui a attiré 40 000 visiteurs. Cette

exposition a eu pour ambition de retracer les grandes lignes

de l’histoire des jardins en Vendée, de la renaissance à nos

jours en les replaçant dans un contexte national tout en présentant

différentes thématiques associées au jardin : science,

botanique, voyages des plantes, travail du jardinier…

Cette exposition a été complétée par un catalogue édité au

niveau national que l’on peut encore se procurer dans les

librairies de grandes villes et à l’accueil de la Chabotterie à

Saint-Sulpice le Verdon (85).

récemment, la Conservation départementale des musées a

édité un Cd-rom de cette exposition, disponible à l’historial

de la Vendée.

. Lors de l’été 2007, un film a été tourné pour évoquer pendant

une heure l’histoire des jardins en Vendée à travers

quelques exemples dont une partie a été diffusée sur FR3 en

mars 2008 (émission du samedi après-midi intitulée “Côté

Jardins”).

> RECENSER POUR OUVRIR AU PUBLIC

Le pré-inventaire permet aux propriétaires, privés et publics,

de prendre conscience de la qualité de leur jardin et certains

d’entre eux décident d’ouvrir leurs portes pour le plus grand

plaisir de visiteurs passionnés lors de manifestations nationales

annuelles telles que :

- le neurodon : premier week-end de mai

- le rendez-vous au jardin : le premier week-end de Juin.

depuis 2001, 44 parcs et jardins, privés et publics, ouvrent leurs

portes pour les visiteurs lors du “rendez-vous aux jardins”.

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En juin 2011, deux nouveaux jardins étaient ouverts

à la visite : le jardin d’Alcime à Aubigny et La Frelonnière à

la Caillère Saint-hilaire. Le jardin du Logis du ranquinet a

cette année réouvert ses portes à la visite. on peut compter

en Vendée sur 5 000 visiteurs stables lors des “rendez-vous

au jardin”.

Pour la saison touristique 2011, une brochure des parcs et

jardins de Vendée a été éditée par le Comité départemental

du tourisme, en partenariat avec l’A.P.J.V. et le Conseil

en Architecture Urbanisme et Environnement de la Vendée,

avec le soutien financier du Conseil Général.

> RECENSER POUR RESTAURER

Suite au travail du préinventaire, le Conseil Général, en 2006,

a étendu son action en faveur des Parcs et Jardins, d’intérêt

botanique et historique, dans le cadre de son programme

d’aide au patrimoine non protégé.

Une aide est destinée à la restauration de jardins d’intérêt

historique et botanique, pour les communes et les particuliers,

localisés dans des communes de moins de 13 000 habitants.

La contrepartie normale est l’ouverture au public au

moins une fois par an lors des “rendez-Vous aux Jardins”.

Cette subvention (de 20 % dans un plafond de dépenses

de 40 000 euros) concerne les études réalisées par un professionnel

qualifié et les travaux d’urgence concernant les

plantations et les éléments architecturaux.

Le jardin public de la Cure à mortagne sur Sèvre a bénéficié

de cette aide dans le cadre de son étude préalable. La restauration

de ce jardin en terrasses, d’inspiration italienne,

dominant la vallée de la Sèvre nantaise, est en cours de réalisation.

> RECENSER POUR PROTÉGER ET FAVORISER

LA BIODIVERSITÉ

. Parcs et documents d’urbanisme

Insertion dans le Plan Local d’Urbanisme

dans le cas où les parcs et jardins ne sont pas protégés au

titre des monuments historiques (inscrits ou classés), s’ils ne

se trouvent pas non plus dans le périmètre de protection des

500 m d’un bâtiment classé ou inscrit, s’ils ne sont pas dans

le périmètre d’une ZPPAUP, ils peuvent être quand même

protégés dans le Plan Local d’Urbanisme communal à savoir :

. Dans un PLU, un parc et ou un espace vert peut bénéficier

d’une protection stricte en espace boisé classé

au titre de l’article L.130-1 du code de l’urbanisme.

Le classement interdit tout changement d’affectation ou

tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la

conservation, la protection, la création de boisements.

. Un parc peut bénéficier d’une protection plus souple

en protégeant des éléments de paysage en application

de l’article L.123-1-7 du code de l’urbanisme. Cet

article permet de protéger des haies, des chemins creux, des

arbres remarquables, des bosquets… Cette protection moins

stricte autorise l’aménagement de chemins, d’équipements

pour l’accueil du public, des places de stationnement et autorise

également l’abattage des arbres sans pour autant mettre

en péril l’intérêt paysager du site. des prescriptions paysagères

peuvent être intégrées, cet outil permet de valoriser le

patrimoine végétal de la commune, qu’il soit public ou privé.

Un emplacement réservé peut être mis en place par la

collectivité pour préserver un espace vert existant, comme

un parc privé délaissé. Cette servitude rend les parcelles

concernées inconstructibles pour toute autre opération que

l’espace vert projeté. Elle évite que les terrains fassent l’objet

d’une utilisation incompatible avec leur destination finale

clairement identifiée dans le document d’urbanisme.

Annexe au PLU et porté à connaissance

Les parcs et jardins privés et publics, en tant que corridors

écologiques (notion de trame verte et bleue) peuvent être

annexés au PLU dans le porté à connaissance afin de prendre

en compte leurs fragilités patrimoniales et écologiques.

dans les parcs privés et publics, la présence de zones humides

importantes, de maillages champêtres denses, de bosquets,

de boisements voire de forêts sont à inclure dans le

diagnostic environnemental.

> PARCS ET BIODIVERSITÉ

outre leurs intérêts historiques, botaniques et esthétiques,

les jardins privés et publics, qui ponctuent aussi bien le paysage

cultivé que le paysage urbain, possèdent un rôle important

dans la préservation de la biodiversité.

En effet, ces espaces particuliers sont situés systématiquement

sur un point d’eau : fossés, mares, bassins, étangs,

rivières. ils jouent donc un rôle indéniable de corridors écologiques

par leurs réseaux de ripisylves, de haies champêtres,

de bosquets et de boisements aux surfaces variées.

Cependant, pour préserver la qualité de ces milieux fragiles

et la qualité de l’eau cela suppose de la part des propriétaires

privés et publics d’appliquer l’arrêté préfectoral en

faveur de la non utilisation de pesticides le long des lignes

d’eau et des zones à risque (puits, avaloirs, fossés, surfaces

imperméables pentues…).

des journées de sensibilisation sur ce thème sont organisées

régulièrement par le CAUE 85 et l’APJV

> RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES

- Pour toute information sur les jardins recensés :

CAUE de la Vendée, 45, boulevard des Etats-Unis,

b.P. 685 — 85 017 La roche Sur yon CEdEX —

tél : 02 51 37 44 95 Site internet : www.caue85.com

- Pour la restauration des jardins historiques

non protégés :

Conseil Général de la Vendée — Conservation du Patrimoine

(m me isabelle Sachot). 40 rue du maréchal Foch

85 923 La roche Sur yon CEdEX 9 — tél : 02 51 44 26 70.

- Pour contacter l’Association des Parcs et Jardins

de la Vendée (A.P.J.V.) :

Prieuré de Réaumur — 85 700 Réaumur.

Président m. Alain dUrAntE — tél : 06 08 71 64 99.

14


POINT DE VUE

L’HISTOIRE D’UN CONCOURS

TOUJOURS INNOVANT…

“À l’origine, l’UdotSi (Union départementale des offices de

tourisme et Syndicats d’initiative) a eu l’idée de récompenser

les “maisons fleuries “, car la campagne n’était pas valorisée et

les bourgs pas aménagés… Le littoral était plutôt bien entretenu

car il devait veiller à son image afin d’attirer les touristes.

À cette époque, les gîtes ruraux se développaient, il fallait

donc profiter de cet atout pour valoriser nos communes. Les

Présidents des offices de tourisme se sont donc déplacés dans

les communes, afin de rencontrer les élus pour les convaincre

d’embellir leurs bourgs, et éviter les dépôts sauvages d’ordures

(trop fréquents à l’époque).”

depuis 1995, le CAUE a mis en place un réseau de personnes

animant le concours dans chaque canton du département.

Ce sont des élus, des agents municipaux et des “passionnés”

des jardins. ils organisent les visites du jury cantonal, accompagnent

et guident les jurys d’arrondissements et du département.

Leur action a un impact direct sur l’ampleur des manifestations

locales. Ces personnes échangent avec le CAUE à

travers diverses manifestations (remise des prix, journées de

formation, réunions de sensibilisation) et par le journal du

concours “la Feuille”.

Ainsi, en 20 ans, le concours et toutes ses actions de sensibilisation

et de formation ont réussi à changer l’image du département.

Lorsque le CAUE a repris l’organisation et l’animation

du concours en 1990, il a fallu renforcer la sensibilisation et

convaincre de créer des aménagements moins coûteux, qui

demandent moins d’entretien et qui embellissent les espaces.

Raymond GATINEAU,

Administrateur de l’UDOTSi

15


RÉGLEMENTATION

L’USAGE DES PRODUITS

PHYTOSANITAIRES

Après l’arrêté préfectoral du 17 mars 2011 interdisant l’usage des produits phytosanitaires

sur et à moins de :

- 1 mètre des fossés

- 5 mètres des plans d’eau, mares, sources, puits et forage,

- 1 mètre des avaloirs, caniveaux et bouches d’égout, un nouvel arrêté vient compléter ces interdictions.

Cet arrêté est sorti le 27 juin 2011 et est relatif à l’interdiction

d’utilisation de certains produits phytosanitaires dans des lieux

fréquentés par le grand public ou des groupes de personnes

vulnérables.

• Cet arrêté interdit les produits phytosanitaires dans

les cours de récréation, les espaces fréquentés par les

élèves dans les établissements scolaires, les crèches, les haltes

garderies, les centres de loisirs, et les aires de jeux destinées

aux enfants dans les parcs, jardins et espaces verts ouverts au

public.

• Ces produits sont aussi interdits à moins de 50 mètres

des bâtiments d’accueil ou d’hébergement des personnes

vulnérables : centres hospitaliers et hôpitaux, établissements de

santé privés, maison de santé, maisons de réadaptation fonctionnelle,

établissements qui accueillent des personnes âgées

ou handicapées ou atteintes de pathologies graves.

au moins 12 heures après le traitement et avec un affichage

adapté. Dans ce cas, ces zones devront être balisées et un affichage

précisant le produit utilisé, la date de traitement et la

durée de l’interdiction au public devra être mis en place.

De même, cet arrêté complète l’arrêté du 12 septembre 2006 :

-les lieux fréquentés par le public et qui font 1’objet d’un traitement

sont interdits à toute personne sauf les applicateurs.

-les zones mentionnées précédemment (cour de récréation,

hôpitaux, parcs, terrains de sports, espaces verts…) où un traitement

est réalisé devront être délimités par un balisage et un

affichage interdisant l’accès de ces zones au public. Cet affichage,

mis en place au moins 24 heures avant le traitement,

devra mentionner la date du traitement, le produit utilisé et la

durée d’interdiction d’accès (au moins 12 heures).

Ne sont pas concernés par ces 2 interdictions les produits sans

classement et ceux avec les classes de risques de R50 à R59 (cf.

étiquette du produit).

• Il interdit de traiter les parcs et jardins, espaces verts,

terrains de sports et de loisirs ouverts au public avec des produits

classés explosifs, très toxiques ou toxiques ou qui ont un

impact sur la santé humaine (cancérigènes, effets sur reproduction

ou fœtus…), sauf si ce lieu peut-être interdit au public pour

L’arrêté du 27 juin 2011 est consultable sur : www.legifrance.gouv.fr

Il est préférable de s’y référer pour vérifier si les produits que vous utilisez sont concernés par ces interdictions.

LA FEUILLE N° 12 — OCTOBRE 2011

le journal du concours “le Paysage de Votre Commune”

conception/réalisation CAUE de la Vendée. photgraphies : CAUE de la Vendée, Fabrice Chappaz.

imprimé sur du papier recyclé

CAUE de la Vendée

45, boulevard des Etats-Unis, BP 685, 85 017 La Roche sur Yon CEDEX

tel 02 51 37 44 95 fax 02 51 44 83 26

http://www.caue85.com

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