Le système proie-prédateur de Volterra-Lotka - Lama
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6.1 Rappels sur les métho<strong>de</strong>s numériques 15<br />
On définit alors u n+1 comme<br />
u n+1 = u n + h (<br />
)<br />
n<br />
f(u 1 ) + 2 f(u 2 ) + 2 f(u 3 ) + f(u 4 )<br />
6<br />
On vient <strong>de</strong> décrire la métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> Runge-Kutta classique.<br />
Il est possible <strong>de</strong> construire une multitu<strong>de</strong> <strong>de</strong> métho<strong>de</strong>s en s’appuyant sur <strong>de</strong>s formules<br />
<strong>de</strong> quadrature ; les précé<strong>de</strong>ntes figurent parmi les plus utilisées.<br />
Remarque 6.1 Des quatre métho<strong>de</strong>s décrites dans ce paragraphe, <strong>de</strong>ux sont explicites : il s’agit<br />
<strong>de</strong>s métho<strong>de</strong>s d’Euler explicite et <strong>de</strong> Runge-Kutta classique. Cela signifie qu’un simple calcul permet<br />
<strong>de</strong> déterminer u n+1 à partir <strong>de</strong> u n . En revanche les métho<strong>de</strong>s d’Euler implicite et <strong>de</strong> Crank-<br />
Nicolson nécessitent la résolution d’une équation pour calculer u n+1 connaissant u n . De telles<br />
métho<strong>de</strong>s sont dites implicites.<br />
On verra que les métho<strong>de</strong>s implicites présentent <strong>de</strong>s avantages <strong>de</strong> stabilité ; la contrepartie rési<strong>de</strong><br />
dans la résolution d’une équation (le plus souvent non linéaire) à chaque pas. L’utilisation d’une<br />
métho<strong>de</strong> <strong>de</strong> type Newton est souvent nécessaire. Toutefois, dans le cas du système <strong>de</strong> <strong>Volterra</strong>-<br />
<strong>Lotka</strong>, il est aussi possible d’utiliser une métho<strong>de</strong> itérative plus simple. En effet, prenons l’exemple<br />
d’Euler implicite : connaissant u n , l’équation que doit satisfaire u n+1 s’écrit<br />
v = u n + h f(v).<br />
On peut alors, partant <strong>de</strong> v 0 = u n , construire la suite (v k ) par v k+1 = u n + h f(v k ). Pour h<br />
suffisamment petit, l’application d’itération est localement contractante et v k converge ainsi vers<br />
la solution recherchée u n+1 . Notons que cette métho<strong>de</strong> ne peut pas être appliquée dans le cas <strong>de</strong><br />
problèmes rai<strong>de</strong>s, pour lesquels les métho<strong>de</strong>s explicites échouent, voir [6].<br />
6.1.2 Notions <strong>de</strong> consistance et <strong>de</strong> stabilité<br />
Afin d’étudier la convergence <strong>de</strong>s métho<strong>de</strong>s numériques, on introduit <strong>de</strong>ux notions :<br />
– la consistance mesure la pertinence du schéma par rapport à l’équation différentielle<br />
qu’il doit approcher (le mot “cohérence” aurait été une meilleure traduction...) ;<br />
– la stabilité indique qu’une petite perturbation du schéma induira une petite perturbation<br />
<strong>de</strong> la solution numérique.<br />
Plus précisément, on peut écrire tous les schémas du paragraphe précé<strong>de</strong>nt sous la forme :<br />
u n+1 = Φ hn (u n )<br />
On définit alors l’erreur <strong>de</strong> consistance locale ε n comme l’erreur commise par le schéma<br />
sur la solution exacte u(·) :<br />
ε n = u(t n+1 ) − Φ hn (u(t n ))<br />
On dit que la métho<strong>de</strong> est consistante d’ordre p ∈ N si l’erreur <strong>de</strong> consistance globale est<br />
d’ordre p par rapport à h = max h n :<br />
n<br />
N−1<br />
∑ |ε n | = O(h p )<br />
n=0<br />
La stabilité se définit comme suit : soit v n une suite vérifiant un schéma perturbé :<br />
v n+1 = Φ hn (v n ) + µ n