Conception mairie de Carcassonne - Service Communication

carcassonne.org

Conception mairie de Carcassonne - Service Communication

N

atifs de la ville ou résidents d’adoption, des

hommes au destin d’exception reposent à

Carcassonne. Au détour d’une allée, des

personnages s’étant illustrés dans divers domaines

vous invitent à une plongée dans l’Histoire. Qu’ils

aient été ecclésiastiques, militaires, politiques, ou

membres de la société civile, leur sépulture, à l’instar

de leur parcours de vie, jalonnent notre passé

commun.

Ces chapelles, stèles et caveaux familiaux - les

Nelli (Isidore, Léon, René), les Sarrault (Omer, Albert,

Maurice) - valent tant par leurs qualités architecturales

que leur portée sociologique. Non loin de

tombes sobres, se dressent les œuvres de sculpteurs

tels que Paul Ducuing, Jean Guilhem ou Auguste

Maillard. Au fil de vos déambulations, vous croiserez

le journaliste et Prix Goncourt Jean Cau, l’artiste

peintre Jacques Gamelin, le compositeur Paul Lacombe,

le général et commandant des territoires sahariens

François-Henri Laperrine ou le Prix Nobel

de chimie Paul Sabatier, pour ne citer que quelques

célébrités.

Des rencontres plus incongrues vous y attendent

également, comme le préfet Eugène Poubelle,

le haut fonctionnaire Henri Mouton, un des fondateurs

de la loterie nationale ou l’énigmatique pierre

dressée avec comme unique indication «Jean».

Conception mairie de Carcassonne - Service Communication - Photographie couverture : mairie de Carcassonne

À LA RECHERCHE

DU PASSÉ

Hommes et femmes illustres

ou inconnus des cimetières

René Nelli Jacques Gamelin Paul Lacombe Eugène Poubelle

Les œuvres ci-dessus sont la propriété du Musée des Beaux-arts de Carcassonne

Pour vous orienter dans votre visite, un guide détaillé,

indiquant faits historiques et biographiques ainsi que

le plan détaillé du lieu, vous sont proposés gratuitement

dans les cimetières de la ville, ainsi qu’en consultation et

en téléchargement sur le site www.carcassonne.org

Opérations funéraires et des cimetières

37, rue Aimé Ramond - 11835 Carcassonne Cedex 9

04-68-77-70-16 / 04-68-77-70-44

Cimetière de la Cité - Carcassonne

VILLE DE

CARCASSONNE


Les Cimetières de Carcassonne

b

g

b

Cimetière de la Cité

Georges BRUGUIER

Soeurs de Saint-Vincent de Paul

Famille Michel SABATIER

Michel JORDY

Georges BACOU

Prosper BACOU

Stèle à la mémoire d’Antoine FOURNIER

Auguste PONT

Guillaume BESAUCELE

Armand BAZIN de BEZONS

Pierre MALBOSC

Joseph POUX

Louis AMIGUES

Raymond CHESA

Cimetière de la Conte

Fernand ANCELY

Armande CHABAUD épouse OUSTRIC :

«Tantine»

Louis MAZON

Paul MERME

Jean CAU

Cimetière de Grèzes

François Paul ALIBERT

Eugène POUBELLE

Marguerite FAGES

Cimetière de St-Michel

Charles Bernard SEGUEVESSES

Henri MOUTON

Jean-Frédéric FRITZ-LAUER

Barthélémy LAPASSET

Philippe Emile ROUMENS

Christian Napoléon ROUMENS

Bruno Casimir COURTEJAIRE

Pierre SIRE et Maria SIRE-NOUGUES

Jean François CHAMPAGNE

Sargines CHAMPAGNE

Hippolyte CHAMPAGNE

Pierre Guillaume de FREJACQUES DE BAR

François-Gustave de FREJACQUES

Henri LAPERRINE

Bernard FOURNIAL

Bonaventure André BIROTTEAU

Eugène BIROTTEAU

Jean Alphonse COSTE-REBOULH

Jean-Hyacinthe CHARTRAND

Alexandre DEGRAND

sépultures répertoriées dans le guide

f

Antoine de ROLLAND du ROQUAN

Stèle de pierre

Alexis VERGUET - Léopold VERGUET

Chapelle ST-ROCH

Plaque sur Chapelle ST-ROCH

François FARGUES

Paul SARRAIL

Sophie d’ARSENIEFF

Paul LACOMBE

Gaston FAUCILHON

AMIGUES DARPAS

Jules SAUZEDE

Jacques Jean OURTAL

François Hilaire TEYSSEYRE

Gabriel SARRAUTE

Louis AMIEL

(Jean BRINGER)

(Aimé RAMOND)

Louis Marie LAWRENCE

Henry SIVADE

Pierre LABAU

Charles ROBERT

Pères Capucins

Gustave SUDRE

Simon CAZABAN

Louis ROUELLE

Nicolas F.BISCIARAS

Henry BOUFFET

Louise Marie Charlotte de ROGER

de CAHUZAC de CAUX

Louis Gaspard de ROGER

de CAHUZAC

Religieuses Carmélites

Soeurs de St-Joseph de Cluny

Achille MIR

François EXPERT

Jacques GAMELIN

Sépultures civiles des années de guerre

Armand BALOTTARI

Zaïde MAHUL - Laure MAHUL

Bernardine Marie Caroline TERNOIS

Joseph JUSTO «Tchim Boum Boum»

Jean Antoine TINDEL

Jacques Théophile MARCOU

Cimetière Militaire

Cavaliers du 19ème Dragons

Statue «Y penser toujours»

Famille MAGNE-GUILHEM

Marceau PERRUTEL

Albert DOMEC

Cimetière de St-Vincent

Jean Pierre Justin DANTOINE

Jean ESCAFFRE - Joseph ESCAFFRE

Joseph MARTY

Pierre GERMAIN - Honoré PRACHE

Marthe SERVIERE

Guillaume SALACHE

François SALACHE

Jean Isidore NELLI

Léon NELLI

René NELLI

Antoine MARTY

Famille de FOURNAS LABROSSE

Les Religieuses du couvent de Notre-Dame

Joseph François SCHEURER

Gustave Joseph MOT

Paul SABATIER

Augustin CORNET

Osmin NOGUE

Maurice NOGUE

Famille Antoine PLANCADE

Pierre DON de CEPIAN

Camille DON de CEPIAN

Henri GOUT

BOUCHIEU Frères

Bernard VERGNES

Henry Hermand MULLOT

Guillaume Ferdinand TEISSIER

Paul Xavier FAFEUR - Xavier FAFEUR

Guillaume ROUX-PEYRUSSE

Henry BARTHEZ

Marcel ITART-LONGUEVILLE

Charles CAMBEROQUE

Omer SARRAUT - Albert SARRAUT

Maurice SARRAUT

Célestin MALRIEU - Marcel MALRIEU

Honoré SOUILLARD

Monument à Omer SARRAUT

Antoine DURAND

Bertrand LAMOURELLE

Jean ALARY

Jean-Louis Albert TOMEY

Chapelle du cimetière

Ces guides ont été réalisés

avec l’aimable collaboration

de Monsieur J-L Bonnet

b

VILLE DE

CARCASSONNE


HISTORIQUE

Deux cimetières desservaient la Cité au XIII e siècle,

joignant les anciennes églises de Saint-Vincent et de Saint-

Michel, sur les flancs de la colline. Après la création de la

Bastide, la cathédrale développa un enclos particulier pour les

sépultures des prêtres, des nobles et du personnel. Il s’étendit

d’abord au chevet de l’église, puis il fut déplacé en 1713 à

l’ouest, le long de l’enceinte intérieure, entre la porte et la tour

du Moulin.

La paroisse de Saint-Sernin possédait un cimetière

joignant l’église sur sa muraille au nord. De l’ensemble, il ne

reste qu’un enclos de verdure et une croix de mission.

Le cimetière actuel de la Cité s’étend au sud de la place

du Prado ; il a remplacé un enclos situé le long du chemin de

Lagrasse, un peu plus au sud. L’importance de la population

dans les faubourgs entraîna une nouvelle construction. Les


acquisitions de 1873 et de 1928 permirent un agrandissement,

tout en préservant le jardin planté d’arbres qui devait être

supprimé. En 1890, dans une pétition adressée au maire, les

habitants de la Barbacane refusèrent l’agrandissement du

cimetière de la Cité et souhaitèrent un nouvel enclos sur la

route de Saint-Hilaire. Le cimetière sera construit à la Gravette.

LES MONUMENTS REMARQUABLES

[plan n° 1] Á gauche de l’entrée

du cimetière, sur le mur, une

plaque signale la sépulture de

Georges Bruguier, né à Nîmes en

1884 et parlementaire, qui refusa

d’accorder les pleins pouvoirs au

gouvernement de Vichy. Décédé

le 20 août 1962. Son fils, Michel

Bruguier, né en 1921, avocat et

chef des F.F.I. du Gard, décédé à

Paris en 1967.

[n° 2] 00 23. Caveau des Sœurs de Saint-Vincent de Paul.

[n° 3] 00 37. Famille Michel

Sabatier. Industriel passionné

né à Limoux en 1851, il fonda

une distillerie et il groupa ses

employés au sein de l’harmonie

« La Micheline », comme le

nom de la liqueur qu’il

produisait. Après une vie de

mécénat, il décéda le 11

décembre 1918. Dans ce

caveau, repose son gendre,

Georges Bruguier (1884-1962).


[n° 4] 00 77. Michel Jordy, né le 30 mai 1863, huissier,

photographe, historien et archéologue, fonda la société

anonyme de l’Hôtel de la Cité en 1911. Décédé le 28 février

1945.

[n° 5] 00 101. Imposant caveau

surélevé des frères Georges (1837-

1893) et Prosper Bacou (1839-

1892) que réalisèrent l’architecte G.

Vidal et l’entrepreneur Carbou.

[n° 6] 05 539. Une stèle élevée au milieu de

l’allée principale rappelle la mémoire

d’Antoine Fournier (1774-1854), décédé dans

son domaine de la Forcate, à Villesiscle.

[n° 7] 03. Chapelle dans laquelle furent

inhumés des prêtres de la Cité, en particulier

le chanoine Auguste Pont, né à Chalabre en

1880. Chargé de la basilique Saint-Nazaire, il

compléta son sacerdoce par l’aumônerie de la

prison et prépara à la mort de jeunes

condamnés en 1944. Décédé le 9 mai 1964.

[n° 8] 05 15. Guillaume Besaucèle, né à Saissac en 1712,

vicaire général de Mgr de Bezons et favorable à l’esprit

révolutionnaire, élu évêque du département en 1791 jusqu’à sa

mort, le 4 février 1801.

[n° 9] 05 25. Armand Bazin de

Bezons, né à Paris le 30 mars 1701,

resta évêque de Carcassonne de 1730

à sa mort. Une des grandes figures du

siècle, il influa sur la vie religieuse et

sur l’administration civile du diocèse.

Décédé le 11 mai 1778.


[n° 10] 05 505. Pierre Malbosc, né en

1797 dans une famille de négociants et

d’hôteliers gérant le Chapeau Rouge, dans

la Trivalle. Il exerça comme avocat et se

dévoua comme administrateur de l’hospice.

Reconnaissante, la municipalité fit dresser

une stèle. Décédé le 10 septembre 1854.

[n° 11] 06 511. Joseph Poux, né le 11 avril 1873, archiviste de

l’Aude et auteur d’un remarquable ouvrage en cinq volumes

sur l’histoire et la description de la Cité. Décédé le 9 juin 1938

et enseveli à la Cité, dont il avait promu la restauration.

[n° 12] 00 122. Louis Amigues, né en 1904. À la tête des

secouristes, il a contribué avec courage à sauver des vies, lors

de la libération de la ville, en 1944, et notamment au quai

Riquet. Gradé parmi les pompiers, il a continué à assurer sa

mission après la guerre. Décédé en 1955.

[n° 13] 09 523. Raymond Chesa, né à

la Trivalle le 10 février 1937,

professeur de sciences physiques. Élu

maire en 1983 pour le plus long

mandat, il obtient le classement de la

Cité et du Canal au Patrimoine mondial

de l’UNESCO ; il soutient la

rénovation d’immeubles de la Bastide

et développe le tourisme dans la ville

haute. Il ose entreprendre la réalisation

d’un plan d’eau à la Cavayère, inauguré

en 1989. Décédé d’une cruelle maladie

le 11 janvier 2005.


Cimetière de la Cité

Ville de Carcassonne

11

3

2

9

13

6

4

2

6

Entrée

8

9

5

10 7

3

1

1

4

5

1 Georges BRUGUIER

2 Soeurs de Saint-Vincent de Paul

3 Famille Michel SABATIER

4 Michel JORDY

5 Georges BACOU

Prosper BACOU

6 Stèle à la mémoire d'Antoine FOURNIER

7 Auguste PONT

8 Guillaume BESAUCELE

9 Armand BAZIN de BEZONS

10 Pierre MALBOSC

11 Joseph POUX

12 Louis AMIGUES

13 Raymond CHESA

10

8

12

7


HISTORIQUE

Le cimetière primitif se situait au sud de l’église Saint-

Saturnin et de la maison presbytérale jusque dans les années 1770 sur

ce qui correspond au jardin et au sol occupés alors par le curé. On le

déplaça au levant du hameau. On transporta au XIX e siècle la croix

de pierre qui marquait le carrefour des anciens chemins de Grèzes et

de Montréal à Carcassonne. Conservée seulement dans sa partie

supérieure, elle se trouve fixée sur le mur méridional du nouveau

cimetière.

LES MONUMENTS REMARQUABLES

00 519. François Paul Alibert, né

le 16 mars 1873 à Grèzes, poète et

littérateur, secrétaire général de la

mairie, vécut une carrière

inquiète. Il fréquenta André

Gide et échangea avec lui une

riche correspondance. Il

consacra sa retraite à la

direction du Théâtre de la Cité.

Décédé le 23 juin 1953. La

ville de Carcassonne lui rendit

hommage en faisant apposer

une plaque sur son caveau et

graver un quatrain extrait des

Epigrammes.


00 527. Eugène Poubelle, né à Caen en

1831, Audois d’adoption par son

mariage avec Gabrielle Lades-Gout.

Avocat de formation, il se tourna vers la

carrière administrative : nommé préfet

de Paris de 1883 à 1896, il imposa aux

habitants l’utilisation d’un récipient qui

porta son nom. Ambassadeur au

Vatican, puis retiré dans l’Aude,

conseiller général de Saissac, il perdit

les élections sénatoriales contre Albert

Sarraut. Décédé à Paris le 16 juillet

1907, il reste un innovateur dans la

protection de la nature et un défenseur

des vins naturels du midi.

00 532. Marguerite Fages, lâchement assassinée par des troupes

allemandes en retraite, dans sa robe estivale bleue, sur le quai Riquet,

le 20 août 1944, à l’âge de 24 ans.

Carré 02. Une pierre dressée,

fruste et sans décoration, signale

une concession perpétuelle avec

la seule inscription « Jean ».

Dans l’allée centrale, une

grande croix de bois s’élève sur

un socle témoignant de la

reconnaissance des habitants à

leur ancien curé, Mgr Cazemajou

(1897-1981). À la suite d’une

mission, en 1949, une nouvelle

plaque rappelle la mémoire des

victimes des dernières guerres.


Cimetière de Grèzes

2

carré 3 carré 4

1

1 François Paul ALIBERT

2 Eugène POUBELLE

3 Marguerite FAGES

carré 1

carré 2

Agrandissement

3

Entrée


HISTORIQUE

Le conseil municipal du 18 mai 1894 décide l’aménagement

d’un nouveau terrain pour la sépulture des habitants du canton

oriental : sur le plateau de la Gravette, un champ appartenant à la

dame Poudou est acheté, là où on avait déjà enterré des pestiférés de

1630 (actuel jardin public ouvrant sur la rue Racine). Ouvert en

1896, il permet l’inhumation des vieillards de l’hôpital voisin des

Petites sœurs des pauvres et des habitants voisins. Il fonctionnera

jusqu’en 1955.

Sur le côté impair de l’avenue Maréchal Juin s’étend l’actuel

cimetière de La Conte. Dès juin 1928, la municipalité se préoccupa

de suppléer à l’insuffisance des places de sépulture disponibles dans

le quartier Est. Après l’expertise de terrains à Grazailles, Moreau et

La Reille, on prospecte un terrain Satgé à La Conte, sur lequel on

s’accorde en novembre 1942.

Le projet, repris en avril 1946,

prévoyait une surface de huit hectares pour

4.000 personnes. L’accès primitif du cimetière

se faisait par une porte en fer forgé et une allée

de plantations, du côté ouest. Au sud du carré

5, une stèle dressée en 1969 ferme l’allée de

l’ancienne entrée et rappelle le sacrifice « de

tous nos morts d’Afrique du Nord et

d’Outremer ».


LES MONUMENTS REMARQUABLES

04 544. Fernand Ancely, né en 1927 à Narbonne, cadre bancaire,

assura l’intérim de maire au décès d’Antoine Gayraud, de 1981 à

1983. Il inaugura la Salle du Dôme et créa le Conseil de la Culture.

Décédé le 8 février 2005.

05 502. Armande Chabaud, épouse

Oustric, née le 6 mai 1912 à Alzonne,

appelée « tantine » et marraine par les

joueurs de rugby à XIII dont elle

s’occupait avec générosité. Décédée le

6 mai 1996.

05 545. Louis Mazon dit Lolo, né en 1921

à Montluel (Ain), grande figure de l’A.S.C.

XIII rugby, dont se souviennent encore les

anciens internationaux et les joueurs

actuels. Décédé le 6 février 1969. La stèle

représente un joueur en pleine action.

12 bis 509. Père Paul Merme, né à Parthenay en 1881, religieux qui

enseigna et fonda une école pour les pauvres au Chili. Dans sa

maison de Grazailles il ouvrit et dirigea une école technique

d’imprimerie et de menuiserie destinée aux jeunes de milieu

modeste. Décédé le 14 décembre 1961.

51 538. Jean Cau, né à Bram en

1925, ancien secrétaire de Jean-Paul

Sartre, journaliste pour l’Express, Le

Figaro et Paris-Match, marqua son

entourage par un esprit d’une grande

indépendance ; écrivain, lauréat du

prix Goncourt en 1961. Décédé à

Paris le 18 juin 1993.


Cimetière de la Conte

Ville de Carcassonne

5 bis

5

7

6 bis

6

2

12

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3

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15 bis

CO

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1ère partie

33 bis

2ème partie

2ème partie

31

42

41

43

33

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1ère partie

46 79

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34 34 bis

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5

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37

1ère partie

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2ème partie

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Chapelles

53 bis

59

fossé

40 bis

Entrée

38 1ère partie 39

38 bis 39 bis

2ème partie

40

1 Fernand ANCELY

2 Armande CHABAUD épouse OUSTRIC, "Tantine"

3 Louis MAZON

4 Paul MERME

5 Jean CAU


HISTORIQUE

Pour toute la ville basse, le cimetière des pestiférés se trouvait

hors les murs, pendant le moyen âge, sans que l'on puisse préciser

son emplacement. Autour de 1'église Saint-Michel, au midi, le long

des murailles et à l'ouest, le cimetière commun s'étendait,

correspondant au portail principal de l'époque. Il se développa sur

une partie de terrain appartenant au chapitre, le long de la carrière

Saint-Michel (aujourd'hui Rue Voltaire). Les travaux entrepris vers

1923 ont mis au jour des fosses et des restes de caveaux à

l'emplacement actuel des jardins, proche de la statue de Barbès, dans

l'axe des escaliers.

En 1653, les consuls décidèrent d'acquérir une partie de

terrain appelé « le Tenda » et appartenant à la corporation des

maîtres pareurs qui avaient l'habitude d'y faire sécher leurs pièces de

drap. Déjà, sur cet espace aéré, on avait enterré les malheureuses

victimes des pestes de 1628 et 1652. Il est probable que le lieu

servait alors de sépulture pour les pestiférés depuis le XVI e siècle

atteint par les graves épidémies de 1592. Pendant cette période

difficile d’autres lieux avaient été aussi occupés, mais ils ne

remplissaient pas la même utilité que le Tenda, sur une colline, ce


qui permettait d’installer les moins atteints du côté du cers et éviter la

contagion par le vent dominant avec les mourants, selon les

croyances de l’époque. Une stèle de pierre a été placée sur le mur est

donnant sur l'actuelle rue du cimetière : datée de 1623, elle offre des

caractères illisibles et les initiales N et R. L'agrandissement eut lieu

en 1777 avec un nouvel achat à la même corporation, pour respecter

l'Édit royal interdisant les sépultures dans les lieux de culte et les

villes.

Après l'inauguration du cimetière en 1778, on reconstruisit la

chapelle bâtie en l'honneur de saint Roch, à la suite d'un vœu pour la

fin de l'épidémie pesteuse (fig. 1). Bénie en 1784, elle réserve la

sépulture aux prêtres, curés et chanoines de la cathédrale et à des

personnalités bienfaitrices de l'Église. Les fabriciens de l'année 1803,

serviteurs de l'église Saint-Michel, ont fait apposer une plaque de

pierre rappelant à la mémoire et à l'humilité ceux qui viennent se

recueillir sur les tombes des ancêtres (fig. 2). L'agrandissement de

1870 permit de développer les tombes sur un hectare vers l'ouest.


LES MONUMENTS REMARQUABLES

[Plan n° 1] Carré 00, tombe 06. Charles Bernard Séguevesses, né le

20 mai 1823 à Carcassonne, directeur du Courrier de l’Aude et

chroniqueur musical. Décédé en 1908.

[n° 2]00 16. Henri Mouton, né le 30 septembre 1873 à Carcassonne,

haut fonctionnaire à Paris, s’occupa d’affaires importantes

concernant la législation du travail, l’Exposition universelle de 1937

et fonda la Loterie Nationale. Mort le 17 décembre 1962 à Paris.

[n° 3] 00 19. Jean-Frédéric Fritz-Lauer, né à Oppenheim en 1803,

travailla dans la brasserie Verguet qu’il acheta en 1848. La famille

géra l’entreprise durant quatre générations. Il mourut à Carcassonne

le 25 novembre 1883.

[n° 4] 00 33. Barthélemy Lapasset, décédé le 20 septembre 1870 à

47 ans, « fossoyeur pendant 16 ans de la Ville de Carcassonne ».

[n° 5] 00 134. Philippe Émile Roumens,

né à Caudebronde en 1825, peintre de

portraits et de paysages, conservateur du

musée, décédé le 2 septembre 1901. Son

fils, Christian Napoléon Roumens, né

le 2 mars 1864, commandant dans les

tirailleurs algériens, participa aux

campagnes du Maroc et fut tué au

combat, le 25 mai 1911. Inscription en

mémoire de sa sépulture à Debdou.

[n° 6] 00 148. Bruno Casimir Courtejaire, né à Quillan le 6 octobre

1795, entrepreneur de travaux publics et agriculteur, rédigea un

mémoire pour le doublement du Canal du Midi. Amateur éclairé et

collectionneur d’art, il donna au Musée de nombreux tableaux et il

légua à la Ville son immeuble et le théâtre voisin. Il mourut le 31

mars 1887.


[n° 7] 00 275. Pierre Sire (1890-1945) et Maria Sire-Nouguès

(1897-1960), instituteurs, romanciers et poètes de la Cité, sensibles

au milieu rural de leur origine.

[n° 8] 00 342. Né à Toulouse en 1763,

l’architecte Jean François Champagne,

s’installa à Carcassonne et dirigea la

construction d’un grand théâtre, en 1796.

Architecte de la Ville, il mourut en 1847.

Un fils, Sargines Champagne, aussi

architecte de la Ville, naquit le 18

novembre 1795 et fit édifier le Palais de

Justice. Mort le 1 er juin 1874, sa stèle

porte un médaillon à son effigie, ouvrage

sculpté par Isidore Nelli. Hippolyte

Champagne, artiste peintre, 1804-1883.

[n° 9] 00 347. Pierre Guillaume de Frejacques de Bar, médecin

chef de l’armée des Pyrénées, 1763-1836. François-Gustave de

Frejacques, médecin carcassonnais né le 22 août 1806. Comme

decin spécialiste des épidémies, il recommanda des mesures

d’hygiène et des locaux adaptés pour le traitement honorable des

malades déshérités. Décédé le 9 octobre 1863.

[n° 10] 00 350. Henri La Perrine, issu d’une famille drapière de

Carcassonne, né le 29 septembre 1860, fut officier volontaire en

Afrique et y rencontra Charles de Foucauld. Principal artisan de la

conquête française du Grand Désert, le général combattit sur le front

français pendant la guerre de 1914, puis prit le commandement des

territoires sahariens. Son avion s’écrasa en direction de Tombouctou

et il mourut le 5 mars 1920.

[n° 11] 00 351. Chapelle édifiée en 1850 par Bernard Fournial

(1803-1861) d’une dynastie de plâtriers, maçons et entrepreneurs du

bâtiment, dont les noms figurent sur d’autres caveaux.


[n° 12] 00 352. Bonaventure André Birotteau, président du Tribunal

civil, né le 29 décembre 1768 et décédé le 20 août 1830. Antoine

Bonaventure Eugène Birotteau, né le 18 septembre 1813 à Ganges.

Avocat, maire de 1867 à 1870, et député. Décédé le 30 septembre

1899.

[n° 13] 00 362. Jean-Alphonse Coste-Reboulh, né le 24 décembre

1817, propriétaire du château de Fontiès-d’Aude, conseiller

municipal de Carcassonne, amateur d’art, a légué à la Ville ses

collections de tableaux et de faïences. Mort le 13 juillet 1891.

[n° 14] 00 366. Jean Hyacinthe Chartrand, né le 22 janvier 1779,

engagé en 1793 dans l’infanterie, il reçut de Napoléon le

commandement du département de l’Aude et il se distingua à

Waterloo. Au retour des Bourbon, il rejoignit Paris et fut traduit

devant un conseil de guerre. Fusillé à Lille le 22 mars 1816.

[n° 15] 00 367. Alexandre Degrand, baron de Beauvoir, consul

général de France, 31 octobre 1844 - 30 mai 1911.

[n° 16] 00 368. Antoine de Rolland du Roquan, né à Limoux en

1776, devint président du Conseil général de l’Aude et acheta un

hôtel particulier construit au XVIII e siècle par le fabriquant de draps

Jean François Cavaillès. Devenue possession du Crédit agricole, la

demeure fut vendue à la Ville. Il mourut le 16 avril 1855.

[n° 17] Derrière le caveau 00 372, la stèle de

pierre en forme de Croix fixée sur le mur

provient plus probablement de l’ancien

cimetière Saint-Michel, autour de l’église et

non pas de quelque sépulture pratiquée sur

place. Le premier cimetière permanent date

seulement des années 1770. Des caractères

illisibles, les initiales N. R. et la date de 1623.


[n° 18] 00 383. Famille Verguet.

Alexis Verguet, né dans la Vienne

en 1782, officier de cavalerie,

s’installa à Carcassonne en 1815.

Il fonda une brasserie de bière à la

Trivalle. Décédé le 6 février 1868.

Léopold Verguet, né le 27

novembre 1817 et séminariste à

Carcassonne, partit en Mélanésie

comme missionnaire lors d’une

expédition risquée. Revenu dans

l’Aude, il s’illustra comme artiste

peintre, dessinateur, photographe,

historien local, numismate. Il se

proclama « évêque de la Trivalle »

et il habita la maison familiale du

Chapeau Rouge où il mourut le 19

janvier 1914.

[n° 19] Chapelle Saint-Roch : lors de l’épidémie de peste de 1629

les pestiférés furent isolés sur ce vaste terrain correspondant au

cimetière actuel, le Tenda, endroit clos de murailles qui servait à la

corporation des maîtres pareurs. La nouvelle épidémie de 1652

provoqua la construction d’une chapelle dédiée à saint Roch, à la

croix du Tenda. Les matériaux de l’édifice en ruines servirent à la

construction des casernes au XVIII e siècle. On réalisa ensuite sur ce

terrain un cimetière béni en 1778 par l’évêque de Carcassonne. En

1784, la nouvelle chapelle sera consacrée et dédiée à saint Roch : elle

renferme les cercueils et les dalles de marguilliers, prêtres,

chanoines, vicaires généraux.

[n° 20] Plaque sur la chapelle Saint-Roch :

Ici reposent vos parents / et amis ils étoient / ce que vous êtes et /

souvenez vous que / vous deviendrés / ce quils sont / priés pour eux /

J n ALLARD / R d GELIS / J h TEISSEIRE / J n GROS / LAN XI 1803.


[n° 21] 00 390. François Fargues, né en 1874 à Carcassonne,

professeur de chant et de piano, chef d’orchestre et compositeur.

Mort en 1944.

[n° 22] 00 391. Paul Sarrail, né le 6 avril 1856 à Carcassonne :

après avoir servi en Afrique du Nord, nommé général de division,

avec le 6 éme corps d’armée, il participa à la bataille de la Marne et

défendit à tout prix Verdun encerclé. Mort à Paris le 23 mars 1929 et

inhumé aux Invalides.

[n° 23] Entre 00 391 et 392, tombe 020. Sophie d’Arsenieff, née de

Kazloff, demoiselle d’honneur de S. M. l’impératrice de Russie,

Alexandra, fille du roi de Prusse et femme de Nicolas 1 er , décédée le

8 octobre 1840 à l’âge de 35 ans, épouse de Nicolas d’Arsenieff, née

à Moscou, domiciliée à Saint-Pétersbourg, de passage à Carcassonne

(fig. 5).

[n° 24] 00 398. Paul Lacombe, né à Carcassonne le 11 juillet 1837,

d’un père industriel à Montolieu. Encouragé par Georges Bizet, il

composa des partitions de qualité, puis voyagea à Paris, Rome et

Naples et entra en relation avec les plus grands maîtres de la musique

française. Tandis que ses morceaux symphoniques étaient interprétés

aux concerts Pasdeloup, Colonne comme à l’étranger, Paul Lacombe

habitait encore Carcassonne et refusa la gloire parisienne. Il mourut

le 5 juin 1927 (fig. 6).


[n° 25] 01 507. Gaston Faucilhon, né à Saint-Pargoire (Hérault) en

1853, devenu courtier en vins après la crise du phylloxéra, organisa

la manifestation du 26 mai 1907 regroupant 200.000 viticulteurs et

présida le comité local de défense. Maire de 1908 à 1919, il mourut

le 13 février 1930.

[n° 26] 01 528. Caveau Amigues Darpas,

remarquable par le bas-relief sculpté sur la

stèle et représentant une femme éplorée

tenant un chapelet. Ouvrage signé par Jean

Guilhem et réalisé dans la dernière décennie

du XIX e siècle.

[n° 27]02 529. Jules Sauzède,

né le 19 juillet 1844 à

Carcassonne ; passionné de

vélo, d’escrime, d’équitation,

il fonda une vingtaine de

sociétés de gymnastique et

devint maire en 1896,

conseiller général et député en

1902. Il amorça une politique

touristique de la Cité et

mourut le 12 décembre 1913,

pendant une campagne

électorale.

[n° 28] 03 505. Jacques Jean Ourtal. Né

le 8 octobre 1868, suivit des études

artistiques à Toulouse et à Paris. Les

toiles de ce dessinateur et artiste peintre

ont rejoint les collections en Angleterre et

aux États-Unis. Ses grandes compositions

religieuses figurent dans des chapelles de

Carcassonne et à l’Hôtel de la Cité.

Décédé le 23 septembre 1962.


[n° 29] 04 545. François Hilaire Teysseyre. Né à Buzet (Haute-

Garonne), le 14 janvier 1821, entré au conservatoire de Paris.

Installé à Carcassonne, il créa une école municipale gratuite de

chant en 1850. Il formera les musiciens Armand Raynaud et Paul

Lacombe, et tant d’autres amateurs. Décédé le 27 mars 1887, rue

de la Grille.

[n° 30] 04 546. Gabriel Sarraute. Né en 1893, prêtre et chanoine.

Conservateur des objets d’art, il sut découvrir, photographier,

étudier, classer et protéger une quantité impressionnante d’oeuvres

de valeur. Mort le 23 janvier 1991.

[n° 31] 05 521. Le 29 juillet 1944, la Gestapo arrête Jean

Bringer, chef départemental des F.F.I. ; le lendemain, Aimé Ramond,

officier de paix et responsable du Noyautage des Administrations

Publiques. Les Allemands transportent au domaine de Baudrigues, sur

la commune de Roullens, 19 détenus de la prison pour les fusiller.

Ensuite ils font sauter le dépôt de munitions, on ne retrouvera que des

débris de corps humains. Jean Bringer (° 1916) et Aimé Ramond (°

1918) ne lâchèrent aucun nom, malgré la torture. Les restes d'Aimé

Ramond et de Jean Bringer ont été déposés dans ce caveau qui

appartenait à Louis Amiel, président du Comité local de Libération et

chargé d'administrer la municipalité. Le transfert eut lieu plus tard vers

Pierrelatte et Montgeard.

[n° 32] 06 7. Louis Marie Lawrence, né en 1884 aux États-Unis,

ingénieur des Travaux Publics, décédé le 25 juillet 1954.

[n° 33] 06 128. Henry Sivade, né à Limoux en 1865, décédé le 21

mars 1945. Dessinateur et héraldiste, il se passionna pour l’histoire

régionale et l’analyse des blasons.

[n° 34] 06 501. Caveau monumental d’une famille d’imprimeurs

installés dans les années 1840 : Pierre Labau, né en 1816, George

Pierre (1842-1892), Fernand (° 1873), Georges (1898-1931).


[n° 35] Carrefour des carrés 1 à 8. Charles

Robert, né à Montpellier en 1810, professeur de

rhétorique à Vesoul et Besançon, puis proviseur

du lycée de Carcassonne. Il mourut le 7

décembre 1874. Grâce à une souscription,

l'architecte toulousain Léopold Petit fit dresser

un monument surmonté d'une stèle décorée par

le sculpteur Fournial, avec son buste et ses

habits magistraux (fig. 9).

[n° 36]07 114-118. Caveau des pères Capucins.

[n° 37] 10 501. Gustave Sudre, né le 21

février 1894, mort pour la France le 15 juin

1915 à Metzeral (Alsace). Une remarquable

représentation du jeune soldat en pied, dans

sa tenue de chasseur alpin, sculptée dans un

solide bloc de grès (fig. 10).

[n° 38] 12 106. Simon Cazaban, né en

1884, soldat du Génie, assassiné à Paris et

jeté dans la Seine en novembre 1906,

repêché le 30 mars 1907.

[n° 39] 12 536. La stèle de Louis

Rouelle apporte des précisions sur

une brillante carrière : né à Louvain

en Belgique, capitaine trésorier dans

la gendarmerie, présent à Moscou,

Waterloo, Wagram, Austerlitz,

Luxembourg ; revenu en France

avec la Médaille de Sainte-Hélène et

la Légion d’Honneur. Décédé à l’âge

de 70 ans (fig. 11).


[n° 40] 12 544. Inscription en grec

pour Nicolas F. Bisciaras, rentier de

24 ans, décédé le 21 juillet 1866 dans

l’hôtel Bonnet, selon la déclaration

de Constantino Sica, son courrier

particulier de Naples, et Guillaume

Fabre, son domestique (fig. 12).

[n° 41] 12 545. Henry Bouffet, né à Fabrezan en 1839, ingénieur en

chef des Ponts et Chaussées, fit réaliser des canaux de submersion

des vignes, des voies ferrées, des ouvrages d’art. Décédé le 16

novembre 1915.

[n° 42] 13 138. Louise Marie Charlotte de Roger de Cahuzac de

Caux, née le 28 avril 1741, veuve de Jean-Anne Crepin de Pelletier,

dernier major commandant la Cité, morte le 5 septembre 1827.

[n° 43] 13 139. Louis Gaspard de Roger de Cahuzac, né au

château de Caux le 14 avril 1736, comte de Caux, capitaine des

vaisseaux du roi, gouverneur du château de Cabardès, émigré en

Espagne à la Révolution, mort à Carcassonne le 12 juillet 1827.

[n° 44] 13 141 et 142. Sépulture des religieuses Carmélites.

[n° 45] 13 505. Sœurs de Saint-Joseph de Cluny.

[n° 46] 14 526. Achille Mir, né à Escales

le 30 novembre 1822, maître puis

directeur d’école, écrivit des poèmes en

français et en occitan. Directeur de la

Manufacture de draps de la Trivalle.

Majoral du félibrige, poète et conteur, au

premier plan des écrivains du terroir, il

mourut en ville basse, le 10 août 1901.

Caveau réalisé par Jean Guilhem et

médaillon de bronze sculpté par Pierre

Azaïs (fig. 13).


[n° 47] 15 520. François Expert, propriétaire (1847-1924), a sculpté

lui-même son buste de pierre, déposé sur son caveau.

[n° 48] 15 543. Jacques Gamelin, né le 3

octobre 1738 à Carcassonne, étudia à

Toulouse, à Paris, puis se rendit en Italie.

Commissaire révolutionnaire, il se

chargea d’un inventaire des tableaux et

mobilier d’art à préserver. Peintre

d’histoire, professeur à l’École Centrale

de l’Aude, il enseigna dans l’ancienne

chapelle des Jésuites, transformée en

Muséum. Mort dans le dénuement le 12

octobre 1803 (fig. 14).

[n° 49] Carré 16. Plusieurs sépultures civiles des années de guerre.

Le 20 août 1944, les derniers Allemands évacuent la ville et

réquisitionnent les moyens de locomotion. Des divisions allemandes

traversent la ville en venant du sud-ouest pour gagner la Provence.

La XI e Panzer Division arrive à l'entrée de la route Minervoise quand

un coup de feu est tiré d'un toit. Aussitôt, les Allemands incendient

l'immeuble à l'angle du quai Riquet et ils pénètrent dans les maisons.

Ils mitraillent les passants, femmes, jeunes hommes ou vieux.

[n° 50] 16 22. Armand Balottari, la plus jeune victime de la

fusillade du quai Riquet, né le 19 janvier 1925 dans la Meurthe et

Moselle, agriculteur à Villemoustaussou. Tué le 20 août 1944.

[n° 51] 16 127. Zaïde Mahul, morte à

l’âge de seize ans, le 25 mars 1813, et

sa sœur Laure, filles de Louis Mahul.

[n° 52] 16 131. La plus ancienne

tombe relevée dans les inscriptions :

Bernardine Marie Caroline Ternois,

(20 octobre 1795 - 21 mai 1809).


[n° 53] 16 146. Joseph Justo, « Tchim boum boum », né en 1881

d'une famille d'origine espagnole dans la rue des Rames, devenu

porteur de bagages. Après 60 ans, il se réfugia à l'hospice, mais l'été

il venait coucher dans une cabane de planches où les bugadières

entreposaient les battoirs et les baquets. Le 20 août 1944, sortant de

la cabane, il est mitraillé aussitôt. Enseveli dans une tombe

provisoire que la municipalité des années 1970 transforma en

concession perpétuelle.

[n° 54] 16 501. Chapelle Jean-Antoine Tindel, beau monument en

pierre réalisé par l’architecte G. Vidal et l’entrepreneur A. Puel.

[n° 55] 16 514. Jacques Théophile Marcou, né le 18 mai 1813,

étudiant en droit à Paris, influencé par Barbès, maire en 1870 et

1878, député et sénateur, président du Conseil Général. Mort à Paris

le 6 juillet 1893.

[n° 56] 17 à 19. Cimetière militaire comprenant des sépultures avec

des croix ou des croissants pour marquer la religion différente des

combattants issus de la métropole ou des colonies et rassemblés par

leur nationalité française, au cours des deux guerres mondiales.

[n° 57] Sur le côté ouest du carré 17, monument dressé pour rappeler

l’accident survenu à des cavaliers du 19 e Dragons qui se noyèrent

avec leur monture dans l’Aude, près de La Fajeolle, en août 1909.

[n° 58] À l’est du carré 19, on a placé une statue

représentant des ailes brisées qui symbolisaient

les provinces d’Alsace et de Lorraine. Sculpté

après 1870 par Villeneuve en marbre blanc,

l’ouvrage a été offert par l’Etat à la ville pour

constituer le premier monument aux morts, au

carrefour de la route Minervoise. Placée ensuite

sur l’île du square Gambetta et mise à l’abri

pendant la guerre, la statue « Y penser

toujours » a été redécouverte dans un dépôt

municipal par Antoine Labarre et dressée par le

souvenir français dans le cimetière Saint-Michel.


[n° 59] 20 524. Familles Magne-Guilhem. Bas-reliefs sculptés par

une dynastie de maçons et de tailleurs de pierre qui ont représenté les

outils des compagnons et une scène de chantier signée de Jean

Guilhem, dans les années 1890.

[n° 60] 22 68. Marceau Perrutel, né en 1908 à Castelnaudary, partit

dans l’Aveyron pour éviter les recherches de Laval et organiser le

maquis. Chef départemental des F.F.I., après avoir été torturé, il est

tué froidement abattu à coups de revolver par la milice à Millau, le 6

août 1944.

[n° 61] 28 626. Albert Domec, né à

Saint-Pé de Bigorre en 1901, négociant

en charbons, courageux et talentueux

joueur de rugby à XV. Le stade de la

Pépinière porte son nom. Décédé le 20

novembre 1948.


7

61

27

26 25

24

28

Annexe

23

22

60

21

1 Charles Bernard SEGUEVESSES

2 Henri MOUTON

3 Jean-Frédéric FRITZ-LAUER

4 Barthélémy LAPASSET

5 Philippe Emile ROUMENS

Christian Napoléon ROUMENS

6 Bruno Casimir COURTEJAIRE

7 Pierre SIRE et Maria SIRE-NOUGUES

8 Jean François CHAMPAGNE

Sargines CHAMPAGNE

Hippolyte CHAMPAGNE

9 Pierre Guillaume de FREJACQUES DE BAR

François-Gustave de FREJACQUES

57

17

56

18

56

56

19

58

20

5

32

6

59

6

8

7

10

36

11

33

38

41

40

5 4

8

10 Henri LA PERRINE

11 Bernard FOURNIAL

12 Bonaventure André BIROTTEAU

Eugène BIROTTEAU

13 Jean Alphonse COSTE-REBOULH

14 Jean-Hyacinthe CHARTRAND

15 Alexandre DEGRAND

16 Antoine de ROLLAND du ROQUAN

17 Stèle de pierre

18 Alexis VERGUET

Léopold VERGUET

19 Chapelle ST-ROCH

20 Plaque sur Chapelle ST-ROCH

1

9 50 16

12

31

34

37

35

49

26

53

46

13

28

55

9 10 11 12 13 14 15 16 17

30

29

51 52

48

25

3

2

15

14

44

39 43 42 45

47

18

54

4

27

3

2

1

24

20

19

23

22

21

Cimetière de Saint-Michel

Ville de Carcassonne

Entrée

21 François FARGUES

22 Paul SARRAIL

23 Sophie d'ARSENIEFF

24 Paul LACOMBE

25 Gaston FAUCILHON

26 AMIGUES DARPAS

27 Jules SAUZEDE

28 Jacques Jean OURTAL

29 François Hilaire TEYSSEYRE

30 Gabriel SARRAUTE

31 Louis AMIEL

(Jean BRINGER)

(Aimé RAMOND)

32 Louis Marie LAWRENCE

33 Henry SIVADE

34 Pierre LABAU

35 Charles ROBERT

36 Pères Capucins

37 Gustave SUDRE

38 Simon CAZABAN

39 Louis ROUELLE

40 Nicolas F.BISCIARAS

41 Henry BOUFFET

42 Louise Marie Charlotte de ROGER

de CAHUZAC de CAUX

43 Louis Gaspard de ROGER

de CAHUZAC

44 Religieuses Carmélites

45 Soeurs de St-Joseph de Cluny

46 Achille MIR

47 François EXPERT

48 Jacques GAMELIN

49 Sépultures civiles des années de guerre

50 Armand BALOTTARI

51 Zaïde MAHUL

Laure MAHUL

52 Bernardine Marie Caroline TERNOIS

53 Joseph JUSTO "Tchim Boum Boum"

54 Jean Antoine TINDEL

55 Jacques Théophile MARCOU

56 Cimetière Militaire

57 Cavaliers du 19 ème Dragons

58 Statue "Y penser toujours"

59 Famille MAGNE-GUILHEM

60 Marceau PERRUTEL

61 Albert DOMEC


HISTORIQUE

Comme pour toutes les églises urbaines ou rurales, un

cimetière jouxtait l'édifice religieux, au nord ou à l'ouest, ce qui

permettait d'utiliser une sortie souvent réduite, appelée « porte des

morts ». La façade méridionale s'ouvrait par la porte principale, en

plein soleil, à l'abri des vents dominants de la région. Au XIII e siècle,

le cimetière de Saint-Vincent était situé à l'ouest.

Du XVI e au XVIII e siècle, on a enseveli les morts dans le

cimetière au nord de l'église Saint-Vincent. Cet enclos, dans le carron

Sainte-Croix, se trouvait entouré de galeries couvertes, tout au moins

sur certains côtés. Moins de la moitié des décédés reposent au

cimetière (43 %), un cinquième dans l'église même.

Les nobles et certains notables possèdent des caveaux que

leurs ancêtres ont fait aménager dans les chapelles ou dans les allées

principales, au-devant du chœur, voire sous les porches.

Un édit du roi en 1776 interdit l'inhumation dans les églises et

les couvents, à l’intérieur des villes, pour des raisons de salubrité

publique. Devant l'importance de la population à ensevelir, en

novembre, les consuls décident d'acheter un terrain hors les murs,

proche du bastion Saint-Martial. Cependant la destruction des

remparts et le comblement des fossés rendent le nouveau cimetière

trop rapproché de la ville. Deux ans après cette utilisation,

l'administration acquiert un terrain sur la colline de Cantegril,

dominée par un moulin, à l'emplacement du cimetière actuel de

Saint-Vincent, et l'agrandit au cours du XIX e siècle.


LES MONUMENTS REMARQUABLES

[n° 1 sur le plan] Carré 00, tombe 36. Jean Pierre

Justin Dantoine, né le 22 février 1884. Il débuta sa

carrière à la gare, se maria à Avignon ; il revint à

Carcassonne et travailla à la préfecture. Passionné

de dessin, il croquait des scènes de rues et des

personnages célèbres ou typiques. Il fit rajouter

des légendes en français ou en occitan. Mort le 14

juin 1955 (fig. 1).

[n° 2] 00 48. Jean Escaffre, né dans la Cité

le 21 février 1846, formé par les maîtres

Scheurer et Teysseyre, puis à Paris dans le jeu

du violon et de l’orgue. Nommé organiste aux

Carmes avant vingt ans, il composa des

œuvres religieuses. Directeur de la Société

philharmonique en 1868, il mourut le 13 mars

1909. Joseph Escaffre, frère cadet du

précédent, né le 17 février 1859, apprit le

piano et le saxophone. Directeur de la Sainte-

Cécile en 1885, professeur de musique et chef

d’orchestre, il quitta la ville en 1891 (fig. 2).

[n° 3] 00 67. Joseph Marty, ingénieur de la Marine né en 1857.

Monument édifié par son fils, entrepreneur, avec l’aide de Jean

Guilhem, sculpteur, pour les statues.

[n° 4] 00 74. Pierre Germain, né à Castelnaudary en 1817, élève de

François Teysseyre, entré au Conservatoire de Paris, professeur de

musique et organiste, compositeur d’œuvres religieuses et d’opéras.

Mort le 3 janvier 1891. Sépulture probable de son beau-père Armand

Honoré Prache, né à Fanjeaux en 1799, élève de Gros à Paris,

peintre de tableaux historiques et religieux, décédé le 23 avril 1871.

[n° 5] 00 91. Marthe Servière, décédée le 15 novembre 1892. Stèle

réalisée par Léopold Petit architecte.


[n° 6] 00 95. Guillaume Salaché, 1807-1869, et François Salaché,

d’une famille de mécaniciens et fondeurs du XIX e siècle.

[n° 7] 00 99. Jean Isidore Nelli, né en 1827, sculpteur et architecte, a

réalisé le fronton du palais de justice. Son fils, Léon Nelli, architecte

et érudit, né en 1864. René Nelli, fils du précédent, né le 20 février

1906, philosophe et historien, mort le 10 mars 1982 (fig. 3).

[n° 8] 00 110. Antoine

Marty. Né en 1817,

propriétaire, avocat et maire

en 1882 et 1883. Resté dans

les mémoires grâce à sa

donation en faveur des

pauvres de la ville. Décédé

le 26 janvier 1891 (fig. 4).

[n° 9] 00 114. La famille de Fournas Labrosse avait possédé la

baronnie de Moussoulens et résidait alors au château de Serres.

Charles François Joseph de Fournas Labrosse, né le 30 juin 1788,

maire de Carcassonne et député de l’Aude sous Charles X. On lui

doit l’élévation de la colonne de marbre au jardin Chénier. Il meurt à

Pouzols le 25 mai 1848. Joseph Louis Adolphe de Fournas

Labrosse. Né en 1811 à Carcassonne, propriétaire et maire de

Moussoulens, décédé à Toulouse en 1873.

[n° 10] 00 117. Religieuses du couvent Notre-Dame.

[n° 11] 00 167. Joseph François Scheurer. Né à Saverne le 20 août

1791 et marié à Carcassonne, il enseigna la musique. À l’origine

d’une lignée d’organistes, de pianistes, de professeurs de musique, de

solistes de concerts. Décédé le 21 novembre 1885.

[n° 12] 00 173. Gustave Joseph Mot. Né le 15 juin 1885, employé

aux Chemins de fer, il poursuivit ses recherches historiques. Auteur

d’un ouvrage sur la ville basse. Décédé le 7 janvier 1979, léguant sa

maison de la rue Sauzède à la ville.


[n° 14] 00 198. Augustin Cornet

Peyrusse. Né à Chaumont le 20 mai

1817, érudit et bienfaiteur de la

bibliothèque. Marié à la fille du

baron Peyrusse, il publia sur

l’histoire de Carcassonne et termina

le dernier tome du Cartulaire de

Mahul. Décédé le 27 avril 1889.

[n° 13] 00 179. Paul Sabatier. Né le 5

novembre 1854. Agrégé de physique,

travaillant au Collège de France dans

l’équipe Berthelot, professeur et

chercheur à Toulouse, il réussit la

synthèse de nombreux corps et

notamment du pétrole, ce qui lui valut

le prix Nobel de chimie en 1912 et

l’entrée à l’Académie des Sciences.

Décédé à Toulouse le 14 août 1941.

[n° 15] 00 206. Osmin Nogué. (1865-1942). Avocat, publiciste,

chansonnier et homme de lettres qui épousa Jeanne Sarraut. Leur fils,

Maurice Nogué. Neveu d’Albert et de Maurice Sarraut, avoué,

érudit, numismate, décédé le 22 janvier 1994. Dans un médaillon en

albâtre, une jolie tête de jeune fille sculptée sans signature.

[n° 16] 00 277. Famille Antoine

Plancade. Caveau commandé par

le menuisier Joseph Cordes (1832-

1884) pour célébrer les vertus du

compagnonnage (sagesse, travail,

probité, honneur). Sur la stèle en

grès de Villegly, en moyen relief, le

sculpteur Jean Guilhem a

représenté, l’atelier du maître et ses

ouvriers (fig. 7).


[n° 17] 00 361. Colonne dressée avec leurs armes devant le caveau :

Pierre Don de Cépian (1807-1890), ingénieur en chef des Ponts et

Chaussées. Son fils, Camille Don de Cépian, né en 1851.

[n° 18] 02 507. Henri Gout, né le 9 novembre 1876 à Badens.

Études dedecine à Paris. Conseiller Général radical de Peyriac, il

encourage la prévention du cancer. En juillet 1940, il vote contre les

pleins pouvoirs à Pétain. Arrêté et incarcéré en 1942 pour ses

activités dans la Résistance. Élu maire à la Libération avec l’appui

des communistes, il se retire en 1947 et meurt le 5 décembre 1953.

[n° 19] 04 541. Caveau

Bouchieu frères (fig. 8).

Dans un médaillon ovale

et sculpté en albâtre, le

marbrier Jean Cabrol a

représenté le gracieux

buste d’une jeune fille,

Marie Rose.

[n° 20] 06 234. Bernard Vergnes (1783-1861), bienfaiteur des

enfants pauvres. Belle sculpture en pierre du Gard sans signature.

[n° 21] 06 508. Henry Hermand Mullot, né le 30 avril 1848, d’abord

géomètre, spécialisé dans les questions agricoles. Membre fondateur

de la Société d’Études Scientifiques et auteur d’articles, conservateur

de la bibliothèque municipale jusqu’à sa mort, le 29 août 1918.

[n° 22] 06 510. Guillaume Ferdinand Teissier, originaire d’Anduze,

né en 1779. Préfet de l’Aude nommé en 1832, homme cultivé et

archéologue passionné, il mourut à son poste le 3 février 1834. Le

Conseil général et la municipalité ont dressé ce monument (fig. 9).

[n° 23] 00 350. Paul Xavier Fafeur, 1827-28 avril 1873, fondeur, et

Xavier Fafeur, ingénieur, né le 4 mars 1854 et décédé le 2 octobre

1902, descendants de François Xavier Fafeur qui avait créé une

fonderie vers 1830. Caveau réalisé par Marius Esparseil, architecte.


[n° 24] 07 532. Guillaume Roux-

Peyrusse. Né le 14 juin 1776 et issu

d’une famille de drapiers, il

s’engagea dans la Grande Armée et il

suivit Napoléon dans ses nombreux

déplacements, en Autriche, en

Russie. Trésorier général à l’île

d’Elbe, il resta un des fidèles de

l’empereur. De 1832 à 1835 maire de

Carcassonne, il participa à la vie

mondaine et culturelle. Décédé le 27

mai 1860. Sur la pierre, « Vienne,

Moscou, Île d’Elbe… » (fig. 10).

[n° 25] 07 540. Caveau construit dans

les années 1920 par Henry Barthez

(1867-1946), dont la pierre tombale

honore la mémoire de son fils Marie

Joseph, mort pour la France en 1914.

Une grande sculpture de pierre en basrelief

représente un Christ en

résurrection, de taille humaine, œuvre

du sculpteur Charles Walhain.

[n° 26] 00 300. Caveau Marcel Itart-

Longueville, né le 26 mai 1898.

Avocat et grand propriétaire viticulteur,

maire radical de 1950 à 1953. Décédé à

Toulouse le 19 février 1993.

[n° 27] 08 bis 501. Famille Chauzy-

Camberoque. Charles Camberoque

(1873-1931). Sculpture des statues par

Jean Guilhem sur un monument dressé

par l’entrepreneur Jalbaud (fig. 11).


[n° 28] 08 bis 505. Pierre dit Omer Sarraut Né le 3 septembre 1844

à Castelsarrasin. Rédacteur offensif de journal à Bordeaux, maire de

Carcassonne pendant six mois. Albert Sarraut Né à Bordeaux le 22

juillet 1872, docteur en droit, élu député de Lézignan de 1902 à

1924, plusieurs fois ministre, président du Conseil Général. Mort à

Paris le 26 novembre 1962. Maurice Sarraut Né à Bordeaux le 22

septembre 1869, rédacteur de journal et co-directeur de La Dépêche,

sénateur en 1913. Assassiné par des miliciens le 2 décembre 1943 à

Toulouse. Panneau en bronze par le sculpteur parisien Auguste

Maillard (1864-1944), très apprécié pour ses monuments et statues.

[n° 29] 09 507. Caveau mettant en valeur les marbres utilisés par les

entrepreneurs Célestin (1874-1933) et Marcel (1880-1968) Malrieu

monument en marbre de Carrare dessiné par Célestin et sculpté par

Alberti Di Bianco ; grande statue de femme avec un jeté de roses.

[n° 30] 09 529. Caveau Honoré Souillard. Pour un jeune soldat, mort

pour la France en 1914, sa famille a fait dresser ce monument sur

lequel un ouvrage en bronze le représente en buste, entouré de

lauriers. Cette œuvre remarquable du sculpteur Paul Ducuing (1868-

1949), originaire de Lannemezan et installé à Toulouse, a été fondue

par Ferdinand Barbedienne à Paris, célèbre pour ses reproductions de

modèles de Bartholdi, Rodin et de Barye (fig. 12).


[n° 31] 09 533. Monument à Omer Sarraut, homme politique de

tendance radicale et maire de 1885 à 1887, qui transforma la ville en

un vaste chantier : adductions d’eau, construction d’écoles, réfection

du théâtre. Intéressante représentation du personnage en buste par

Paul Ducuing (1868-1949), célèbre sculpteur de Toulouse. Décédé le

22 septembre 1887 (fig. 13).

[n° 32] 09 541. Antoine Durand, né en 1827 à Alaigne. Il fonda une

fabrique de fruits confits pour la pâtisserie industrielle et il vendit ses

produits dans le monde entier. Président du Tribunal de commerce,

maire de 1890 à 1896. Mort le 27 décembre 1904.

[n° 33] 12 502. Bertrand Lamourelle, né le 2 janvier 1924,

abandonna ses études à Toulouse pour s’engager dans les corps

francs de la Montagne noire. Dans les monts de l’Espinouse, il

couvrit la retraite de ses compagnons et, atteint par une rafale de

mitrailleuse, il décéda le 23 août 1944.

[n° 34] 13 713. Jean Alary. Artiste dramatique né en 1927, devenu

directeur du théâtre de Carcassonne, décédé le 16 décembre 1984.

[n° 35] 13 567. Jean Louis Albert Tomey, né le 22 juin 1882. Études

dedecine, comme son père. Brillamment élu sur la liste radicale,

Tomey devient maire en 1919. Durant ses 21 ans de mandat, il se fit

remarquer comme un excellent urbaniste : cimentage des rues, toutà-l’égout,

traitement de l’eau, hôtel de ville (1934), théâtre, stade.

Révoqué par Darlan, il se retira définitivement. Mort le 18 novembre

1959 dans son bel immeuble, 1 place Davilla.

[n° 36] Chapelle du cimetière. Édifice rectangulaire sans

ornementation qui abrite les sépultures de curés, de chanoines et de

l’abbé Paul Ignace Beaufils (1801-1887), directeur du Séminaire.


1 Jean Pierre Justin DANTOINE

2 Jean ESCAFFRE

Joseph ESCAFFRE

3 Joseph MARTY

4 Pierre GERMAIN

Honoré PRACHE

1ère

partie

29

11

12

13

10

27

17

30

28

10 8 bis

2ème

partie

2ème

partie

9

26

1ère

partie

9

32

23

8 7 6 5

11 11 bis

31

8

1ère partie

14

5 Marthe SERVIERE

6 Guillaume SALACHE

François SALACHE

7 Jean Isidore NELLI

Léon NELLI

René NELLI

7

25

2ème partie

15

2ème partie

6

24

20

1ère partie

21

2ème partie

5

16

22

1ère partie

33

12

18

1

36

8 Antoine MARTY

9 Famille de FOURNAS LABROSSE

10 Les Religieuses du couvent de Notre-Dame

11 Joseph François SCHEURER

12 Gustave Joseph MOT

13 Paul SABATIER

14 Augustin CORNET

2

Entrée

4

3

4

3

2ème partie

1ère partie

2ème partie

2

1

19

13

Cimetière de Saint-Vincent

Ville de Carcassonne

35

1ère partie

34

15 Osmin NOGUE

Maurice NOGUE

16 Famille Antoine PLANCADE

17 Pierre DON de CEPIAN

Camille DON de CEPIAN

18 Henri GOUT

19 BOUCHIEU Frères

20 Bernard VERGNES

21 Henry Hermand MULLOT

22 Guillaume Ferdinand TEISSIER

23 Paul Xavier FAFEUR

Xavier FAFEUR

24 Guillaume ROUX-PEYRUSSE

25 Henry BARTHEZ

26 Marcel ITART-LONGUEVILLE

27 Charles CAMBEROQUE

28 Omer SARRAUT

Albert SARRAUT

Maurice SARRAUT

29 Célestin MALRIEU

Marcel MALRIEU

30 Honoré SOUILLARD

31 Monument à Omer SARRAUT

32 Antoine DURAND

33 Bertrand LAMOURELLE

34 Jean ALARY

35 Jean-Louis Albert TOMEY

36 Chapelle du cimetière

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