ValdeMarne n°289 / Avril 2012 - Conseil général du Val-de-Marne

cg94.fr

ValdeMarne n°289 / Avril 2012 - Conseil général du Val-de-Marne

Le magazine du Conseil général n° 289 / Avril 2012

le val-de-marne, plus qu’ un département, un service public.

DOSSIER / PAGES 24 À 29

Grand Paris Express :

c’est parti !

Le métro en Val-de-Marne avance. Les forages ont débuté.

À l’automne, une enquête publique démarrera.

En 2014, les tunneliers entreront en service.

© M. Génon

© M. Génon

REPORTAGE

Des collégiens

les pieds

dans l’eau.

Pages 20-21

© D.R.

CULTURE

La Muse

en circuit fête ses

trente ans.

Pages 36-37


SOMMAIRE DU N°289 – AVRIL 2012

ÉDITORIAL

VIVRE LE VAL-DE-MARNE

L’ÉVÉNEMENT pages 4-5

L’eau, grandeur nature

Les 12 et 13 mai, les Val-de-Marnais

mettront à l’honneur cette ressource naturelle

précieuse à l’occasion du festival de l’Oh!

dont ce sera la 12 e édition cette année.

L’ACTUALITÉ pages 6 à 17

• Petite enfance

• Environnement

• Collèges

• Emploi / Insertion

• Les chantiers près de chez vous

Agnès Deschamps

© Alex Bonnemaison

CONSTRUIRE

LE VAL-DE-MARNE

ENTRETIEN pages 18-19

Avec Christophe Robert, délégué général

adjoint de la Fondation Abbé-Pierre.

REPORTAGE pages 20-21

Des collégiens

sur le terrain de l’eau

En marge du festival de l’Oh!, des collégiens

participent à des parcours pédagogiques,

l’occasion de les sensibiliser sur les enjeux

de l’eau et de la vie qui en découle.

ILS FONT LE VAL-DE-MARNE

pages 22-23

● Lisette et Jean-Pierre Desloges,

L’Haÿ-les-Roses.

● Thierry Binisti, réalisateur, Créteil.

● Candice Carpentier, restauratrice

d’objets d’art, Charenton-le-Pont.

© Mathieu Génon

DOSSIER pages 24 à 29

Grand Paris Express,

bientôt le métro

en Val-de-Marne

Le projet de supermétro se concrétise.

Les 17 gares prévues en Val-de-Marne

sont en grande partie localisées.

Les premiers forages ont commencé.

DÉBATTRE

EN VAL-DE-MARNE

EN DIRECT DU CONSEIL GÉNÉRAL

page 30

Séance du 6 février.

TRIBUNES pages 31 à 35

Les groupes politiques du Conseil général

donnent leurs points de vue.

© J. Paisley © D.R.

BOUGER EN

VAL-DE-MARNE

À L’AFFICHE pages 36 à 41

Une belle Muse

de trente ans

La Muse en circuit souffle ses trente bougies.

Des artistes de tous horizons musicaux

seront présents pour fêter l’événement.

SPORTS pages 42-43

C’est la lutte

qu’ils préfèrent

L’entente sportive de Vitry accueille les

enfants de tous les quartiers, dès 4 ans,

pour les initier à la lutte, et favoriser

ainsi la mixité sociale.

DÉCOUVERTE pages 44-45

Toute la lumière

sur le Crédac

Le centre d’art contemporain est installé

aujourd’hui à la Manufacture des Œillets,

bâtiment industriel emblématique d’Ivry.

MÉMOIRE page 46

Histoire de l’imprimerie et des ouvriers

du livre en Val-de-Marne.

VU PAR… page 47

« Vivement demain », l’exposition proposée

par le MAC/VAL, propose au public

d’explorer l’avenir, et de s’interroger sur

ce que sera demain.

Vu par Agnès Deschamps.

Journal imprimé sur

duction de moitié des droits de mutation :

un très mauvais coup contre

le Val-de-Marne

L’actuel président de la République vient d’annoncer vouloir réduire de 50 % les

droits de mutation, que l’on appelle souvent frais de notaire, perçus lors des transactions

immobilières.

Ces droits de mutation ont été transférés aux communes et aux départements en 1983 lors

du vote des lois de décentralisation pour compenser les charges qui leur avaient alors été

transférées.

Ils s’élèvent à 3,8 % du montant des transactions pour les départements et à 1,2 % pour

les communes ou leurs groupements.

En Val-de-Marne en 2011, le produit des droits de

mutation versés au Conseil général a représenté

220 millions d’euros, soit près de la totalité du montant

des investissements réalisés par notre collectivité.

Cette proposition, purement démagogique, reviendrait

donc à réduire d’au moins 110 millions d’euros les

moyens dont dispose notre collectivité pour améliorer la

vie des Val-de-Marnais et développer le territoire.

duire de moitié cette ressource, ce serait donc réduire

de moitié les constructions ou les réhabilitations de

collèges, de crèches, de PMI, de logements sociaux, les

réalisations d’espaces verts, d’infrastructures routières ou

de transports collectifs.

Ce seraient également des milliers d’emplois mis en

danger dans les secteurs du bâtiment et des travaux

publics.

C’est purement et simplement inconcevable.

Ça l’est d’autant plus qu’une telle mesure ne freinerait en rien la spéculation foncière et

immobilière, et ne réduirait que très marginalement le coût d’acquisition des logements

pour les particuliers, les promoteurs en profitant pour élargir leurs marges.

Une nouvelle fois, après la suppression de la taxe professionnelle qui n’a créé aucun

emploi, après le refus de l’État de s’acquitter de ses dettes, ce sont les collectivités locales

qui, si une telle mesure était appliquée, feraient les frais des cadeaux fiscaux irresponsables

offerts aux plus fortunés.

J’entends donc m’employer à faire échec à ce très mauvais coup.

CHRISTIAN FAVIER

Sénateur

Président du conseil général du Val-de-Marne

Secrétaire général adjoint de l’Assemblée des départements de France

© Joël Lumien

VALDE

MARNE

LE MAGAZINE

DU CONSEIL GÉNÉRAL

CONNAISSANCE DU VAL-DE-MARNE, LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU VAL-DE-MARNE, n°289, Avril 2012. Hôtel du département, 94011 Créteil Cedex.

Tél. : 39 94. Courriel : cvm@cg94.fr • Internet : www.cg94.fr. DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Houx. DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION :

Alain Germain. RÉDACTEUR EN CHEF : Alain Jégou. RÉDACTION : Jean-Pierre Delahaye, Francine Déverines, Ali Aït-Salah, Laura Podoroski, Didier Berneau.

Avec la collaboration de Claude Bardavid, Arnaud Balvay, Pascale Pisani, Claude Pennetier. SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Anthony Larchet. SECRÉTARIAT :

Joëlle Béroule. RESPONSABLE PÔLE PHOTO : Alain Bachellier. PHOTOTHÈQUE : Joëlle Javiot. INTERNET : Marie Dujardin et web@cg94.fr VAL-INFO 94 :

val-info94@cg94.fr CRÉATION-RÉALISATION : Pellicam Productions (01 49 08 01 61). IMPRESSION : Grenier (01 46 15 83 00). DISTRIBUTION : Adrexo.

TIRAGE : 581 000 exemplaires. ISSN : 1963 - 2614.

AGENDA

12

avril

SOIRÉE DE PRÉSENTATION

DU PASSEPORT BÉNÉVOLE

18 h 30

Maison départementale

des syndicats Michel-Germa

Créteil

9

mai

JOURNÉE DE L’EUROPE

13 h

Maison départementale

des syndicats Michel-Germa

Créteil

12

et

13

mai

FESTIVAL DE L’OH!

Neuf villes-escales

en Val-de-Marne

2

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 3


4VIVRE LE V AL-DE-MARNE

L’ÉVÉNEMENT

FESTIVAL DE L’OH!

L’eau, grandeur nature

Dans un mois, les 12 et 13 mai, les Val-de-Marnais mettront à l’honneur cette ressource naturelle

« oh! » combien précieuse, sans laquelle la vie serait impossible. Quoi de plus naturel en effet ! L’eau a

façonné depuis des siècles notre territoire. Ports, ponts, îles, écluses, plages font partie du paysage. La

12 e édition du festival de l’Oh! permettra de découvrir, au fil des dix escales, de multiples spectacles ou

débats, l’importance de ce « bien commun » et les enjeux de sa préservation. D’ici là, rendez-vous pages

9, 20, 21 et 41 de votre magazine. Vous y trouverez quelques aspects du programme et les actions éducatives

mises en place par l’équipe du festival. Dès le 23 avril, le programme complet arrivera dans vos

boîtes aux lettres. Enfin, le 10 mai, sur cg94.fr, Val Hebdo, le magazine d’informations audiovisuelles,

consacrera un focus à cet événement populaire.

A. Jégou.

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 5

© Alex Bonnemaison


L’ACTUALITÉ

© J. Paisley

BUDGET DÉPARTEMENTAL

Des moyens accrus pour

la prévention spécialisée

En 2014, les crédits alloués à la prévention

spécialisée devraient atteindre 13 millions d’euros.

Le Conseil général annonce la création, dès cette année, de 25 postes supplémentaires

d’éducateurs dans les quartiers.

SOLIDARITÉS

Un journal pour

donner la parole

aux sans voix

C’est le plus gros tirage de presse de

l’année. Paroles de sans voix, supplément

de huit pages inséré dans plusieurs titres

de la presse nationale et régionale,

a été diffusé le 27 mars à 7 millions

d’exemplaires. L’opération, soutenue

par trois associations (ATD Quart monde,

Amnesty international et le Secours

catholique), a pour but de donner la

parole à des personnes pauvres et

exclues qui ont rarement l’occasion de

s’exprimer.

Pour confectionner ce journal d’un jour,

les trois associations ont fait appel à

Reporter citoyen, un centre de formation

au journalisme ouvert à des jeunes,

salariés ou étudiants, habitant dans les

© C. Petit

quartiers populaires de Boulogne-

Billancourt, Stains et Créteil. Parmi ces

derniers, Johanna, Mohamed, N’Fanteh

et Khalid qui ont consacré une partie

de leurs temps de loisirs pour faire

reportages et interviews. Même le jour

de Noël a été mis à profit pour mener

à bon port le projet. Pour tous, il y avait

l’envie de « voir comment se fait

l’information », mais aussi celle d’aller

LIEU DE VIE / ESPACE INSERTION, FONTENAY-SOUS-BOIS, 13 MARS

Quatre jeunes de Créteil ont participé

à la réalisation de ce journal.

« à la rencontre des gens », de « sortir

de ce que l’on peut voir et entendre

habituellement ».

Peut-être avez-vous eu l’occasion

de feuilleter ce quotidien des sans voix

en lisant votre journal habituel.

Si vous l’avez manqué, vous pouvez

aller le consulter sur le site

www.parolesdesansvoix.org

Didier Berneau

Quels sont mes droits ? Comment rédiger un C.V. ? Puis-je suivre une formation ?... Pas toujours facile, lorsqu’on est allocataire du revenu

de solidarité active (RSA), de se retrouver dans les démarches administratives, d’obtenir des renseignements ou de consulter les annonces

sur Internet… Les espaces Insertion de Fontenay et Champigny-sur-Marne, créés par le Conseil général, accueillent et accompagnent les

bénéficiaires du RSA. Lieu de service, mais aussi de convivialité pour aider les personnes à reprendre confiance.

La prévention spécialisée va disposer de

moyens supplémentaires conséquents dans

les années à venir. Dès 2012, son budget

franchit la barre des 10 millions d’euros,

soit une augmentation de 900 000 euros

(+10 %). Et le mouvement se prolongera

jusqu’en 2014, date du prochain renouvellement

du Conseil général : les crédits

alloués à la prévention spécialisée devraient

alors s’élever à 13 millions. « C’est un choix

unique en France, fait malgré un contexte

budgétaire difficile, insiste Christian Favier,

président du Conseil général. Notre objectif

est de prévenir les ruptures sociales. »

Concrètement, cette augmentation des

moyens de la prévention spécialisée va

permettre une présence accrue d’éducateurs

dans les quartiers. Deux équipes de

prévention supplémentaires vont être

créées à Fresnes et au Kremlin-Bicêtre.

Celles rayonnant sur Sucy-en-Brie et

La Queue-en-Brie vont être renforcées et

des postes supplémentaires mis à disposition

des associations qui interviennent

sur le terrain. « Au total, il y aura 25 créations

de postes », indique Isabelle Santiago, viceprésidente

du Conseil général chargée de

la Protection de l’enfance et de l’adolescence

et de la Prévention spécialisée.

La prévention spécialisée va également

élargir son champ d’action aux adolescents

dès 12 ans, jusqu’aux jeunes adultes

de 25 ans. « Notre cœur de cible, ce sont les

12-16 ans, précise Isabelle Santiago, avec un

accent particulier en direction des jeunes filles. »

Ce plan de mesures a été présenté le 9 mars

aux associations et partenaires (Éducation

nationale, Protection judiciaire de la

jeunesse, Justice) qui œuvrent en prévention

spécialisée. Un investissement salué

par tous. « C’est un message fort pour maintenir

la mobilisation sur le terrain alors que nous

souffrons de la faiblesse des politiques sociales

nationales », note ainsi Joël Pouliquen,

directeur de l’Association nationale d’entraide

féminine, implantée à Arcueil.

Le Conseil général va, par ailleurs, élaborer

une charte pour faciliter le partenariat

entre les différents acteurs de la prévention

spécialisée, dans l’intérêt des jeunes

et de leurs familles. Pierre Moya, inspecteur

d’Académie, présent lors de ces

débats, s’est montré désireux de développer

des collaborations de ce type autour

des collèges. Cité comme exemple d’un

partenariat fructueux, le programme

ROAD 94* épaule des jeunes à être autonome.

À ce jour, près de 200 jeunes ont

bénéficié de ce soutien.

Didier Berneau

* Lire ValdeMarne n°282, téléchargeable sur cg94.fr

Une mission éducative

La prévention spécialisée privilégie l’action

éducative dans les quartiers pour aider

les jeunes en voie de marginalisation.

Elle relève des missions de l’aide sociale à

l’enfance, placée sous la responsabilité du

Département. Les équipes d’éducateurs

spécialisés de dix associations,

conventionnées par le Conseil général,

interviennent dans 24 communes.

VITE DIT…

Parents. Le Guide des futurs parents est

disponible dans les centres de Protection

maternelle et infantile (PMI) du département.

Il donne des conseils aux femmes enceintes,

ainsi que des informations sur le suivi

gynécologique après l’accouchement et sur

les modes d’accueil du bébé. Également sur

www.cg94.fr rubrique Enfance-Famille.

Intercommunalité. Les villes de Choisy-le-Roi,

Ivry-sur-Seine et Vitry-sur-Seine ont entamé la

procédure de construction d’une communauté

d’agglomération qui sera effective, après accord

du préfet, au 1 er janvier 2013. Cette nouvelle entité

sera essentiellement chargée du développement

économique et de l’aménagement du territoire

des trois communes.

Université. L’école nationale vétérinaire d’Alfort

(ENVA), à Maisons-Alfort, et l’université Paris-Est -

Créteil (UPEC) ont adopté une convention de

rattachement. Ce partenariat leur permet de mutualiser

leurs moyens, de développer des programmes

de recherche communs et de profiter, l’une et l’autre,

des installations sur chaque campus.

© David Merle

6

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 7


L’ACTUALITÉ

ROSERAIE DU VAL-DE-MARNE

Un printemps parfumé

La Roseraie rouvre ses portes le 4 mai.

Récemment labéllisée « Jardin

remarquable » pour son intérêt culturel,

historique et botanique, elle rassemble

près de 3 200 variétés de roses. Inscrite

à l’inventaire supplémentaire des

monuments historiques, la Roseraie est

réputée pour sa conception

architecturale originale « à la française »

avec, comme pièce maîtresse, le

dôme. Le Conseil général, propriétaire

du lieu depuis 1968, l’ouvre au public

au moment de sa floraison optimale,

laquelle s’étend jusqu’à la mi-juin. L.P.

Roseraie du Val-de-Marne,

rue Albert-Watel à L’Haÿ-les-Roses.

Tél. : 01 43 99 82 80.

www.roseraieduvaldemarne.fr et cg94.fr

VIE ASSOCIATIVE

Passeport bénévole

Proj’aide, service départemental de

soutien à la vie associative, invite à une

soirée de présentation du passeport

bénévole, en partenariat avec France

bénévolat Val-de-Marne. L’occasion

d’entendre des témoignages

d’associations et de bénévoles qui

l’utilisent et de mieux cerner ses

enjeux. A.A.-S.

Le 12 avril à 18 h 30, Maison des syndicats

Michel-Germa, Créteil. http://projaide.cg94.fr

D. Calin

© A. Deschamps

FRESNES

Inauguration de la crèche

Madeleine-Brès

Ouvrir une nouvelle crèche est chose

rare. Les habitants de Fresnes, les élus

de la Ville et du Département ont d’autant

plus apprécié l’inauguration officielle,

le 16 mars, de la crèche et du centre

de Protection maternelle et infantile

(PMI) Madeleine-Brès. Ce nouvel équipement

a été réalisé dans le cadre de l’aménagement

du quartier Charcot-Zola

mené par la commune de Fresnes.

Le Conseil général, qui gère la crèche et

le centre de PMI, a accepté de participer

à l’opération en abandonnant les anciens

locaux de la rue du Docteur-Charcot

pour faire du neuf. Le budget consacré

au projet s’élève à 4,75 millions d’euros,

la Caisse d’allocations familiales a,

pour sa part, accordé une subvention

de 506 000 euros.

La reconstruction a duré trois ans et demi,

mais cela valait le coup d’attendre. Les

bâtiments, fonctionnels et adaptés aux

L’aménagement des espaces intérieurs de la nouvelle

crèche a été conçu pour le bien-être de tous.

besoins des parents et de leurs jeunes

enfants, font l’unanimité en leur faveur.

Ouvertes à la fin de l’été dernier, les deux

structures ont adopté un bon rythme de

croisière. La crèche dispose d’une capacité

de 66 berceaux ; le centre PMI propose,

pour le moment, trois demi-journées

de consultations par semaine.

Tout en se félicitant du partenariat fructueux

avec la ville de Fresnes, Marie

Kennedy, conseillère générale déléguée

à l’Enfance et à la Petite Enfance, a souligné

l’importance que le Département

accorde à l’accueil du petit enfant.

Autre satisfaction, le nom donné à cette

nouvelle crèche. Madeleine Brès fut, en

1875, la première femme française à

obtenir le diplôme de docteur en médecine.

Ce fut également une pionnière

dans la valorisation de la relation entre

la mère et son bébé.

Didier Berneau

ESCALES, ANIMATIONS

Demandez le

programme !

Vous souhaitez connaître les escales

du festival de l’Oh!, en savoir plus sur

les spectacles, les animations ou encore

les débats proposés ? N’ayez crainte,

d’ici fin avril, vous recevrez le programme

complet de ce week-end de mai dans

votre boîte aux lettres. Pour les plus

impatients, il sera également consultable

sur festival-oh.cg94.fr, dès la mi-avril.

Lors de cette 12 e édition, neuf villesescales

en Val-de-Marne sont

concernées - Alfortville, Bry-sur-Marne,

Champigny-sur-Marne, Choisy-le-Roi,

Créteil, Ivry-sur-Seine, Nogent-sur-

Marne, Périgny-sur-Yerres, Villeneuve-

Saint-Georges -, ainsi que Paris qui

constituera le 10 e rendez-vous du

festival, quai de Bercy. Spectacles

sur les berges et sur l’eau, expositions

et jeux dans les Maisons de l’eau,

débats pour échanger autour des

risques environnementaux, croisières

sur la Seine, la Marne et l’Yerres, activités

nautiques et plein d’autres surprises…

vous aurez le choix ! Pour mémoire, en

2011, le festival de l’Oh! a réuni plus de

100 000 visiteurs sur les deux jours. L.P.

© D.R.

© D. Adam

FESTIVAL DE L’OH!

Les crues et la vie du fleuve,

fil rouge du week-end

Les 12 et 13 mai prochains, les

crues, bienfaisantes ou dévastatrices,

irrigueront toutes les dimensions du

festival de l’Oh!. Tandis que les artistes

déclineront ce thème autour du fil rouge

« Les désordres de l’eau », la parole sera

donnée au public. À côté, des Maisons

de l’eau (voir ci-contre), des débats, au

cœur de chaque escale, proposeront aux

festivaliers de rencontrer des spécialistes

autour de ces crises et des risques

environnementaux. Des sujets d’actualité

aussi divers que le changement

climatique, les risques sanitaires, la crise

alimentaire ou démographique seront

abordés.

À Bry-sur-Marne, Hervé Le Treut,

climatologue, répondra aux questions sur

l’évolution du climat : tempêtes, canicules,

tsunamis… vivons-nous désormais

sur une planète à haut risque ?

À Périgny-sur-Marne, l’agriculture

biologique sera mise en débat en

compagnie de Claude Hladik,

président de l’association Ferme

traditionnelle et pédagogique de

Mandres-les-Roses.

Autre rendez-vous, à Nogent-sur-Marne,

où Magali Reghezza, géographe,

expliquera le risque d’inondation en

région parisienne. « Nous habitons un

territoire très urbanisé et vulnérable aux

inondations explique Olivier Meier,

directeur du festival. Le fleuve

est vivant, nourricier. En contrepartie,

il peut être un danger, Il faut que les

populations gardent en mémoire le

souvenir de la crue centennale de 1910,

afin qu’elles ne se retrouvent pas

démunies. »

Laura Podoroski

Pour en savoir plus

12 e édition du festival de l’Oh!.

Les 12 et 13 mai dans 11 villes escales.

http://festival-oh.cg94.fr

www.cg94.fr

MAISONS DE L’EAU

Espaces de jeux et de débats

VITE DIT…

Mares. Venez apprendre à reconnaître les animaux

et plantes qui vivent dans ces écosystèmes riches et

exceptionnels, à mieux comprendre leur fonctionnement

écologique, et apprécier leur rôle dans nos sociétés.

Promenade avec l’association « Les amis de la forêt

Notre-Dame », le 22 avril. Réservations auprès

de Renaud au 06 82 15 72 26.

Douche. Le SIAAP, service public de l’Assainissement

francilien, renouvelle l’exposition photos « Tout baigne »,

durant le mois de mai, sur le quai Victor-Hugo,

à Champigny. Ces 44 photos montrent l’acte

de se doucher ou de se baigner un peu partout

dans le monde. Rendez-vous sur www.siaap.fr pour en

savoir plus.

Conférences. « Crises environnementales et culture

du risque » est la thématique du cycle 1 des Mardis

de l’eau. Jusqu’au 24 avril, l’Université populaire de l’eau

et du développement durable (UPEDD) propose,

tous les mardis soir, des conférences-débats animés par

un spécialiste. Pour plus d’infos : http://festival-oh.cg94.fr

et 01 49 56 86 24.

© J. Paisley

Sur chaque escale, une Maison de

l’eau. Espace de jeux, de débats et de

mise en partage des savoirs, chacune de

ces maisons se consacre, cette année,

aux inondations et à la place du fleuve

dans nos représentations, ici et ailleurs.

Au travers de jeux de cartes interactifs,

de débats et d’expositions, ces lieux

inviteront les festivaliers à aborder le

sujet d’actualité que sont les crues.

Pour ceux qui souhaitent poursuivre

la discussion autour des questions

environnementales, les stands tenus

par des acteurs de l’eau associatifs et

institutionnels, et les stands des

villes-escales accueilleront le public

et proposeront de découvrir les actions

concrètes menées en la matière.

Entrez, la porte est grande ouverte !

L.P.

8

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 9


L’ACTUALITÉ / AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

Les chantiers près de chez vous

Au printemps, les travaux réalisés par le Conseil général visent à faciliter et à sécuriser les déplacements,

tout en améliorant le cadre de vie des Val-de-Marnais.

ABLON-SUR-SEINE / VILLENEUVE-LE-ROI

Transports

Rue du Colonel-Pierre-Brossolette, entre le carrefour de la

Sablière et l’avenue Le Foll.

Les travaux d’aménagement se sont achevés fin mars

par la pose du revêtement définitif à Villeneuve-le-Roi.

Ce chantier a permis d’améliorer des conditions de

transport en facilitant la circulation de la ligne 3 des

bus Athis Cars.

La rénovation complète de la chaussée et des trottoirs

vise à sécuriser les déplacements des piétons.

Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite aux

arrêts de bus.

Un réseau d’assainissement a été créé pour récupérer

les eaux pluviales.

Le coût du projet est de 3,9 millions d’euros, financé

par le Conseil général, la Région, le Syndicat des

transports d’Île-de-France, avec une participation de

l’État.

CRÉTEIL

Voirie

Carrefour entre la rue de Paris (RD 19) et la rue des

Buttes.

Création d’un passage piéton protégé par des îlots

centraux permettant de faciliter la traversée du

carrefour très fréquenté.

Des restrictions de circulation seront opérées :

neutralisation d’une voie de circulation dans un sens,

puis dans l’autre.

Les travaux ont démarré le 12 mars pour une durée

d’environ quatre semaines.

Le coût du projet s’élève à 200 000 euros,

financé par le Conseil général.

Reportage photo : Jean Moulin

BONNEUIL-SUR-MARNE

Voirie

Avenue de Choisy (RD 284), entre la rue Léa-Maury et

l’impasse des Beaux-Regards.

Création de deux passages piétons surélevés.

Ces travaux visent à réduire les vitesses des véhicules

et à améliorer la sécurité des piétons.

Démarré fin février, le chantier devrait s’achever ce

mois-ci.

Mise en place d’une circulation alternée.

Le coût du projet est de 200 000 euros, financé par le

Conseil général.

Transports

Avenue Maréchal-Leclerc (RD 284), entre l’avenue

Pablo-Neruda et l’avenue du 19-Mars-1962.

Après l’aménagement de l’avenue Auguste-Gross,

les travaux se poursuivent sur la RD 284 : depuis le

5 mars, des places de stationnement sur le trottoir pair

sont en cours de réalisation.

Ce chantier s’inscrit dans le cadre des projets de

modernisation des conditions de transports.

Une circulation alternée est prévue pendant la durée

des travaux (deux mois).

Le coût du projet est de 350 000 euros, financé par

la Région, le Syndicat des transports d’Île-de-France

et le Conseil général.

BRY-SUR-MARNE

Aménagement

Quai Ferber.

Construction d’une murette anticrue afin de

protéger le quartier contre une montée

des eaux.

Rénovation de l’éclairage public, accès

pour les personnes à mobilité réduite et

création d’une promenade piétonne le long

de la Marne, sur la partie aval du quai.

Le site des kayakistes sera entièrement

rénové, des arbres seront plantés le long

des berges du quai.

En accord avec l’Office national des eaux et

du milieu aquatique (ONEMA), des frayères

seront réalisées afin d’améliorer la qualité

de la faune piscicole favorable au

développement des poissons.

Les travaux ont débuté en novembre 2011

pour une durée estimée à 12 mois.

Le montant total de l’opération s’élève à

2,06 millions d’euros.

LA QUEUE-EN-BRIE

Espaces verts

Domaine des Marmousets.

Transformation de la partie centrale de l’espace

en pâture pour les chevaux de 13 675 m 2 .

La renaturation du parc s’inscrit dans une démarche

environnementale en faveur de la biodiversité,

à travers une gestion plus naturelle.

Suppression des équipements barbecues et mobiliers.

Ainsi, les risques liés à la surfréquentation du lieu

seront écartés et le confort des riverains s’en trouvera

amélioré.

Les travaux, qui ont débuté le 19 mars, se dérouleront

durant deux à trois semaines.

Le coût des aménagements s’élève à 105 000 euros.

10

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 11


L’ACTUALITÉ

© A. Bachellier

AMÉNAGEMENT

Premiers logements

du quartier Val-Pompadour

Alors que les premiers logements seront livrés en juin, le futur quartier Val-Pompadour

accueillera, à terme, des commerces, des services de proximité, ainsi qu’un parc d’activités

sur 120 000 m 2 .

L’aménagement du nouveau quartier Val-

Pompadour à Valenton et Villeneuve-

Saint-Georges, portant sur 40 hectares,

avance. Dans le secteur sud, 64 premiers

logements en accession, réalisés par BNPPI,

seront livrés en juin. Plusieurs autres programmes

sont en cours de réalisation et

devraient être achevés cette année. IFD

habitat réalise 56 logements sociaux ; I3F

a lancé un autre programme de 70 logements

sociaux tandis que Bouygues Immobilier

construit un immeuble de 51 appartements

en accession.

Près de 600 logements sont prévus, comprenant

des petits collectifs en locatif social

et en accession, des maisons de ville, ainsi

qu’une résidence pour loger des étudiants

de l’université Paris-Est - Créteil.

Ce nouveau quartier accueillera également

des commerces et des services de

proximité. Sur la partie nord, un parc

VITE DIT…

Forums emploi. Le 4 avril à Fresnes, de 9 h 30 à 17 h

au gymnase Édouard-Herriot.Tél. : 01 45 37 57 85.

Le 5 avril à Villiers-sur-Marne de 9 h à 17 h à l’ESCALE.

Tél. : 01 42 76 64 69. Forum des métiers et Jobs d’été

(« Croissance verte »), le 14 avril à Villecresnes, de 10 h

à 18 h à la salle polyvalente.Tél. : 01 45 10 38 24.

Plus d’infos sur cg94.fr, rubrique Emploi (Agenda).

d’activités de 120 000 m 2 se concrétise

dans le prolongement de la zone économique

de Créteil. SADEV 94, aménageur

de la ZAC, a signé une promesse de vente

avec le groupe IDEC fin 2010 pour l’ensemble

des trois lots. Plusieurs entreprises

pourraient ainsi prochainement s’installer.

Les travaux de la première tranche

débuteront au printemps pour une livraison

en 2013. L’aménagement du bocage

d’activités, regroupant des activités mixtes,

devrait, quant à lui, démarrer en 2013.

Une promesse de vente a été signée pour

l’implantation d’une société.

Plus de 4,5 hectares seront consacrés aux

espaces verts et à la création d’une coulée

verte. Large de 24 mètres, celle-ci longera

l’avenue Julien-Duranton (RD 2) et s’intégrera

à la coulée verte départementale

(Tégéval) reliant la forêt domaniale Notre-

Dame à Santeny à la base de loisirs de

Proj’aide. Les prochaines formations du service

départemental de soutien à la vie associative auront lieu :

le 10 avril (modalités de création d’une association) ;

le 11 avril (communication en direction des bénévoles) ;

le 12 avril (organisation d’un événement). Le 3 mai sera

consacré à la conduite de projets.

Inscriptions : 01 49 56 85 37 et projaide@cg94.fr

Créteil. Une passerelle piétonne permettra

d’accéder directement à cette base. D’importants

travaux de voirie et d’assainissement

ont été, par ailleurs, réalisés par le

Conseil général et par SADEV 94. Ainsi, la

nouvelle voie dite « rue de la Ferme-de-la-

Tour » sera ouverte à la circulation courant

2012 et des bassins d’assainissement permettront

de recueillir les eaux pluviales.

La desserte du futur quartier est assurée,

depuis septembre, par le bus en site propre

393, qui permet une liaison rapide

avec la ligne 8 du métro à Créteil-Pointedu-Lac,

les RER A (Sucy-Bonneuil) et C

(Choisy-le-Roi), et avec la future gare du

RER D à Pompadour en 2013. Ali Aït-Salah

Pour en savoir plus

www.sadev94.fr

www.cg94.fr rubrique Aménagement

L’entreprise Geosec, originaire de Parme (Italie),

a choisi Fontenay-sous-Bois pour installer, dans un

bâtiment de 280 m 2 , sa branche francilienne.

Cette implantation a été rendue possible grâce à

l’accompagnement de l’Agence de développement

du Val-de-Marne. Spécialisée dans la consolidation

des sols par injection d’éco-résines, son activité

s’adresse aux architectes, entreprises et particuliers.

© J. Moulin

TRANSPORTS / VILLENEUVE-ST-GEORGES

L’avenue Anatole-France

totalement réaménagée

Le chantier de réaménagement de

l’avenue Anatole-France à Villeneuve-

Saint-Georges a pris fin en mars.

Engagés depuis un an et demi par le

Conseil général, ces travaux visaient

à faciliter la circulation des bus J1 et

J2 (réseau Optile) et à améliorer les

déplacements en favorisant les

circulations douces (piétons et vélos).

La voie a été ainsi complètement

réaménagée, depuis les rues Pasteur

et Francis-Martin, sur un linéaire de

deux kilomètres : élargissement des

trottoirs, création d’une piste cyclable,

réorganisation du stationnement et

accessibilité des arrêts aux personnes

à mobilité réduite. Suite à la réunion

publique du 15 décembre, un nouvel

aménagement a même été ajouté au

carrefour Charles-de-Gaulle /

Ce mois-ci, les premières plantations

de 28 pins parasols et 66 chênes de

Bourgogne vont embellir la RD 7 nord,

entre la porte d’Italie et le bas de

Villejuif.

Ces plantations s’inscrivent dans le

cadre de la requalification

de la RD 7, dont la deuxième phase

de réaménagement, entre le bas

de Villejuif et le pôle Louis-Aragon,

devrait démarrer cet été.

Une nouvelle campagne de plantations

se déroulera au printemps 2013,

avant l’achèvement du chantier

prévu en fin de cette année.

Anatole-France, incluant espaces verts

et stationnements. Le cadre de vie

des riverains sera encore amélioré

avec la plantation prochaine de

76 poiriers à fleurs.

Le coût de l’opération s’élève à

5,3 millions d’euros. Son financement

a été assuré par le Syndicat des

transports d’Île-de-France (STIF),

la Région et le Conseil général.

Une subvention complémentaire

d’un million d’euros a été accordée

dans le cadre du plan Espoir banlieues

(État et Région), dont le volet bus vise

à améliorer la desserte des quartiers

les plus en difficulté. A.A.-S.

Pour en savoir plus

DEMAIN EN VAL-DE-MARNE

www.cg94.fr rubrique Déplacements.

SANTÉ

Cancer Campus

labéllisé

« Grand Paris »

Le projet Cancer Campus de Villejuif

est labéllisé « Grand Paris ». La « distinction »

a été remise le 7 février par Maurice Leroy,

ministre de la Ville, accompagné de Daniel

Canepa, préfet de Région et de Patrick

Braouezec, président de Paris Métropole.

Cancer Campus est un projet d’excellence

internationale, dédié à la santé et aux

sciences du vivant qui se développe

autour de l’institut de cancérologie

Gustave-Roussy. Soutenu par le

Conseil général depuis sa création en 2007,

il est censé devenir un site référence

dans le domaine de l’innovation en santé

et en cancérologie. Il entend regrouper

sur un même site formation, recherche,

soins et activités économiques. Un premier

édifice a été inauguré à l’automne dernier

avec l’ouverture de Villejuif Bio Park,

pépinière-hôtel d’activités, qui accueille

déjà plusieurs jeunes entreprises

innovantes. À proximité de la ligne 7

du métro et du futur tramway T 7,

Cancer Campus se situe à l’interconnexion

deux lignes du Grand Paris Express

(voir dossier pages 24 à 29).

A.A.-S.

Pour en savoir plus

www.cg94.fr rubrique Aménagement

www.cancer-campus.com

www.villejuifbiopark.com

© Demaille

12

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 13


L’ACTUALITÉ

MÉDIAS

COMMENT ÇA MARCHE

France bleu, le 16 mars

Journal de 7 h

Le Forum alternatif mondial de l’eau a lieu

à Marseille. Interview du président du Conseil

général. Il commente sa proposition de

constitution d’un tribunal international de l’eau.

Le Parisien, le 12 mars

Encore plus d’éducateurs

dans les quartiers

C’est un sacré coup de pouce pour les jeunes

en difficulté. Le Conseil général a annoncé qu’il

augmentait de 10 % le budget dédié à la

prévention spécialisée en 2012, soit 900 000 euros

supplémentaires. Cette progression, la seule

décidée par un département français cette année,

signifie plus d’éducateurs dans les quartiers et

plus d’accompagnement scolaire.

Le 12 mars

6 e Forum alternatif de l’eau à Marseille

En marge du Forum mondial de l’eau, se tient le

Forum alternatif mondial de l’eau. Christian Favier

interviendra dans le cadre du tribunal de l’eau.

Le Département exposera au public ses actions

en matière de gestion de l’eau et partagera ses

solutions.

Supplément, du 8 au 14 mars

Le Val-de-Marne va bon train

La grande nouvelle de 2012, qui va véritablement

révolutionner le Val-de-Marne, c’est le démarrage

officiel du Grand Paris : le premier contrat de

développement territorial a été signé le 31 janvier

entre l’État et les villes de Vitry-sur-Seine, Choisyle-Roi

et Alfortville. Il porte sur trois gares du

Grand Paris Express : Vitry-Centre, Les Ardoines et

Vert-de-Maisons.

Le 6 mars

Un coupon-réponse pour

soutenir le grand stade

Dans le magazine du Conseil général de mars,

les lecteurs sont invités à renvoyer un couponréponse

pour manifester leur soutien.

Le 6 mars

Île-de-France

« Aujourd’hui, toutes les réformes visent à

centraliser de plus en plus. Cela éloigne les citoyens

de leurs élus. » Christian Favier.

Le 5 mars

« Abroger la réforme »

Christian Favier, président du conseil général du

Val-de-Marne, exige une nouvelle décentralisation.

Mars

Les collégiens feront leurs devoirs

en numérique

En septembre prochain, le Département va

doter les 1 300 élèves de 6 e des 104 collèges

du Val-de-Marne d’un ordinateur portable.

© C. Petit

ENTRE-NOUS

Étape à Noiseau

Christian Favier, sénateur et président du Conseil général, a

dialogué avec les élus et les habitants à Noiseau, le 9 février.

« C’est avec un plaisir immense que je reçois

Christian Favier dans notre commune et devant

une assistance aussi nombreuse », s’est félicitée

Nicole Zoé, maire de Noiseau, en ouvrant

la réunion à la salle des Mariages de l’hôtel

de ville, le 9 février, avant de rappeler

son fort attachement au Département et

à son action. Pendant deux heures, 150

Noiséens ont pu avoir un échange direct

avec Christian Favier, qui a d’emblée

exposé sa vision du développement du

Val-de-Marne. « Qu’il s’agisse de grandes villes

ou de petites communes, il faut faire en sorte de

n’oublier personne et de trouver partout des

réponses aux problèmes posés. Noiseau dispose de

la qualité de vie mais connaît aussi des problèmes

d’accessibilité et de transports. Si le Conseil général

ne peut pas tout faire, il a une capacité d’action

considérable et c’est pourquoi il est important

que nous ayons ce type d’échange. »

Plusieurs habitants ont souligné le faible

service rendu par les bus à Noiseau. La

fréquence des deux bus dépendants du

Syndicat des transports d’Île-de-France

(STIF) est jugée très médiocre et les arrêts

du bus RATP 308 mal positionnés. Les

habitants ont aussi insisté sur la nécessité

de la desserte systématique par le RER A

du terminus de Boissy-Saint-Léger. Christian

Favier a rappelé que le STIF, autrefois

Pour en savoir plus...

Des aménagements sur la RD 136 sont à l’étude pour inciter

les véhicules à rouler moins vite dans la traversée de Noiseau.

Population : 4 698 habitants

Superficie : 4,49 km²

Maire : Nicole Zoé

www.cg94.fr rubrique Entre-Nous

placé sous l’autorité de l’État, était désormais

sous la responsabilité des élus. « Cela

permettra d’être mieux en phase avec les besoins

des habitants. » Le président du Conseil

général a aussi affirmé que la création de

la ligne de métro Orbival en Val-de-Marne

amènerait à repenser l’ensemble du

réseau bus. « Peut-être irons-nous demain vers

la création d’un bus en site propre le long de la

Nationale 4 pour desservir la future station de

Champigny. »

Autre sujet majeur, les nuisances dues à

la RD 136. Les habitants se sont relayés

pour dénoncer la vitesse excessive des

véhicules, le non-respect des passages piétons…

« L’ancien projet de déviation n’est plus

d’actualité car, entre-temps, des secteurs se sont

urbanisés », a estimé le président du Conseil

général, qui propose de nouveaux aménagements.

Concernant l’absence d’offre

internet haut débit à Noiseau, Christian

Favier a assuré les habitants de l’implication

du Conseil général pour trouver une

solution. « Le Département a été autorisé à

déployer son propre réseau haut débit uniquement

sur le Plateau-Briard, qui est délaissé par

le privé. Nous essayons d’obtenir le droit d’y ajouter

Noiseau et La Queue-en-Brie. »

Stéphane Le Puill

© Service Jeunesse

Qui peut déposer une demande de subvention ?

Pour déposer une demande, il faut être une association loi

1901, avoir son siège social et son activité sur le territoire du

Val-de-Marne et justifier d’au moins un an d’existence et

d’activité.

Quels types de projets peuvent bénéficier

d’une aide ?

Les domaines d’intervention des projets qui peuvent

prétendre à une aide du Conseil général sont multiples.

En voici une liste non exhaustive : santé, éducation, formation

professionnelle, accès à l’eau et assainissement,

environnement, développement économique, culture,

développement social, jeunesse, sport, Droits de l’homme...

Comment déposer une demande de subvention ?

Les associations qui souhaitent obtenir une aide financière du

Conseil général doivent déposer un dossier comportant les

éléments suivants :

• une lettre datée et signée par le président de l’association

ou son représentant, définissant le montant de la demande, le

pays et la région concernés, ainsi que l’intitulé du projet,

adressée au président du Conseil général ;

• une description détaillée du projet (objectifs et déroulement

du projet, publics concernés, partenaires locaux...) ;

• un budget détaillé ;

• la fiche complétée du projet, disponible sur le site du

Conseil général, cg94.fr ;

• la copie de la parution de l’association au Journal officiel, la

copie de sa déclaration en préfecture, ses statuts, la liste des

membres du bureau, un RIB ou un RIP.

Pour en savoir plus

Le dossier complet est à envoyer à

l’adresse suivante : Monsieur le

Président du Conseil général, hôtel du

départemental, service des Relations

internationales, 94054 Créteil Cedex.

Aide méthodologique :

Proj’aide.

Tél. : 01 49 56 85 37.

Mail. : projaide@cg94.fr

Site : http://projaide.cg94.fr/

SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

Bénéficier d’une

subvention d’aide

aux projets

Le Conseil général accompagne les

associations val-de-marnaises qui s’engagent

dans des projets de solidarité internationale.

Ce soutien peut revêtir la forme d’un appui

technique ou méthodologique, mais également

financier via le cofinancement de projet.

Quel est le montant de la subvention ?

La subvention du Conseil général est un cofinancement dont

l’attribution et l’importance de son montant sont fonction de

la qualité et de l’ampleur du projet, ainsi que du nombre de

projets retenus. Il ne peut excéder 50 % du coût total du

projet. Une association ne peut soumettre qu’un projet par an.

Si le projet est retenu, l’association devra transmettre un bilan

technique et financier précis à l’issue de l’opération. Sinon,

elle ne pourra plus prétendre à un nouveau financement du

Conseil général.

Quels sont les critères d’attribution ?

Les dossiers de demande de subvention sont transmis au

service Relations internationales. Celui-ci évalue la faisabilité

technique, la qualité et l’intérêt des projets. Les points étudiés

sont :

• la définition des rôles de chaque acteur ;

• la faisabilité du projet ;

• la crédibilité du (des) porteur(s) de projet ;

• la pertinence du projet ;

• la cohérence du budget ;

• la présentation du projet ;

• la visibilité du projet.

Les dossiers retenus font ensuite l’objet d’une délibération de

la Commission permanente du Conseil général qui décide ou

non d’accorder une aide. En 2010, grâce au Conseil général :

• 52 projets associatifs de solidarité internationale ont reçu un

appui méthodologique ;

• 21 projets ont bénéficié d’un cofinancement (pour un

montant total de 82 000 euros).

Informations complémentaires :

Service des Relations

internationales.

Tél. : 01 43 99 72 11 / 12.

relations-internationales@cg94.fr

14

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 15


RETOUR EN IMAGES

© M. Aumercier

12 février / Vitry-sur-Seine

Clôture du festival Ciné-junior. Créé en 1990 par le Conseil général et organisé par

l’association Cinéma public, ce festival permet aux jeunes Val-de-Marnais de

découvrir des films français et étrangers de qualité, mais aussi de participer à des

ateliers, d’assister à des rencontres et, pour des collégiens, de décerner les prix

des jurys jeunes. C’est Paola Markovitch, la réalisatrice du film mexico-argentin

El Premio (Le Prix), qui s’est vue décerner le Grand Prix de ce festival. Rendezvous

sur www.cinemapublic.org pour le palmarès complet.

© M. Aumercier

13 mars / Vincennes

L’association Rencontres jeunes et handicaps organise régulièrement

des animations dans les établissements scolaires, comme ici avec des

élèves de 5 e du collège Saint-Exupéry. Le but de cette association

animée par 250 bénévoles, valides et invalides, est de sensibiliser

les adolescents au handicap et de développer la solidarité à l’égard

des personnes handicapées. Un apprentissage de la tolérance et du

respect de la différence.

© M. Aumercier

10 mars / Alfortville

9 mars / Vitry-sur-Seine

Fatigués, mais heureux. C’est le sentiment qui domine chez les membres de

l’équipe du MAC/VAL, après le succès du vernissage des deux expositions : le

« Théâtron des nuages » du collectif IFP, et « Vivement demain », le nouveau

parcours, plein d’impatience, et tout en couleur. Ce soir-là, à l’invitation du

Conseil général, plus d’un millier de personnes de tous horizons, dont des

artistes de renom (Claude Lévêque, Jean-Luc Verna, Richard Faguet, Noël

Dolla, Alain Bubblex…) étaient présentes dans les salles à la découverte des

œuvres, inédites pour la plupart. La collection se renouvelle, c’est la belle

surprise de ce printemps.

© A. Deschamps

Pose de la première pierre d’une nouvelle pension de famille de la fondation

Abbé-Pierre, en présence, notamment, de Raymond Étienne, son président,

Patrick Doutreligne, délégué général, d’élus municipaux, dont René Rouquet,

alors député-maire, et Luc Carvounas, sénateur, ainsi que de Christian Favier,

sénateur, président du Conseil général, et de conseillers généraux. Sur ce

lieu - où vécu pendant 10 ans ce grand humaniste, défenseur des exclus et

du droit au logement - seront construits 18 appartements et plusieurs pièces

communes. Ce même jour, un square portant le nom de l’Abbé-Pierre a

également été inauguré (lire pages 18-19).

13 mars / Chevilly-Larue

Dans le cadre du chantier du tramway 7 à Chevilly-Larue et Thiais, une

opération spectaculaire a été menée provoquant des flammes de près de 8

mètres de haut ! Ces flammes résultaient du « torchage » d’une vieille

canalisation de gaz, située sous la future voirie de la RD 7, devant être

supprimée avec l’arrivée du tramway. L’opération a été réalisée en présence

des pompiers, des responsables du chantier et de GRDF, pour garantir le

maximum de sécurité.

© A. Bachellier

© J. Paisley

22 mars / Créteil

Dynamique sportive pour l’implantation du futur grand stade de

la Fédération française de rugby en Val-de-Marne. À l’invitation

du Comité départemental olympique et sportif et du Conseil général,

les dirigeants sportifs du département se sont réunis pour

découvrir les atouts de la candidature val-de-marnaise Thiais-

Orly Rugby. En présence de Christian Favier, sénateur, président

du Conseil général, Christian Lopès, président du Comité

départemental olympique, Yannick Le Meur, directeur général

adjoint de l’établissement public d’aménagement Orly - Rungis -

Seine-Amont et de conseillers généraux, dont Bruno Tran (Thiais),

ces responsables sportifs ont, pendant deux heures, échangé sur

ce projet et exprimé leur volonté de se mobiliser ensemble pour

gagner ce challenge, bénéfique pour le sport val-de-marnais.

16

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 17


18CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE

ValdeMarne : 10 millions de

personnes touchées par la crise du

logement, c’est le chiffre que donne

la Fondation Abbé-Pierre dans son

rapport sur le mal-logement en

France. Comment en est-on arrivé là ?

Christophe Robert : C’est la conséquence

d’un double mouvement. D’un côté, la

précarisation des ressources d’un grand

nombre de personnes ; de l’autre, l’évolution

très importante du coût du logement.

Ce processus divergent provoque

un élargissement des publics concernés

par des difficultés de logement et des

risques d’éviction : cela concerne désormais

des personnes modestes qui bossent,

des membres de la classe moyenne

inférieure, des retraités pauvres qui ne

peuvent plus faire face.

Vous êtes sévères dans votre

analyse sur les politiques du

logement de ces dernières années

que vous jugez « très insuffisantes et

aveugles à la réalité que vivent des

millions de ménages ».

C.R. : On a effectivement le sentiment

que l’étendue de cette crise est insuffisamment

perçue. Et pas toujours visible.

Beaucoup de mal-logés se débrouillent

par eux-mêmes pour trouver une solution

de repli : recours à des logements

de fortune ou de mauvaise qualité, appel

à la solidarité de proximité par l’hébergement

chez un tiers, etc. À cela s’ajoute

un abaissement des exigences, des personnes

acceptent des logements de mauvaise

qualité tout en se disant qu’il y a

pire qu’eux : « Je suis dans une cave mais il y

Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre

« La Fondation est là

pour interpeller et agir »

Pour ses vingt ans, la Fondation Abbé-Pierre appelle à un changement profond

des politiques du logement et soumet quatre engagements aux candidats à

l’élection présidentielle.

Christophe Robert en dates

Sept. 2004 :

Nov. 2007 :

Déc. 2009 :

directeur des études de la

Fondation Abbé-Pierre

auteur, avec Didier Vanoni, de

Logement et cohésion sociale.

Le mal-logement au cœur des

inégalités (La Découverte).

délégué général adjoint

de la Fondation Abbé-Pierre

a des gens à la rue. » Comme si cette crise

du logement était une fatalité, alors

qu’elle résulte de choix politiques et économiques

!

Vous avez rédigé un contrat social

pour une nouvelle politique du

logement. Quelles sont les lignes

fortes de ce projet que vous

soumettez aux candidat(e)s à la

Présidentielle ?

C.R. : Il y en a quatre. D’abord

construire. Il y a une insuffisance de logements,

un décalage entre les besoins

© D.R.

annuels et la construction effective. Nous

estimons qu’il faut réaliser 500 000 logements

par an, dont 150 000 logements

locatifs vraiment sociaux.

Deuxième axe : le marché. Chaque

année, 2,5 à 3 millions de personnes

changent de logement, et l’essentiel de

l’offre reste dans le parc existant. Il est

nécessaire d’encadrer les loyers de relocation

- qui ont augmenté de 50 % en

dix ans - pour que leur évolution soit en

phase avec la capacité financière des

ménages.

Troisième engagement : la solidarité

envers les plus fragiles par le renforcement

des dispositifs de protection. La prévention

plutôt que l’expulsion, l’éradication

des 600 000 logements indignes.

Enfin, la lutte contre la ségrégation territoriale.

Pour gagner le pari de la mixité

urbaine et sociale par le logement, nous

proposons que les obligations de la loi

SRU* soient renforcées en imposant aux

communes une part de 25 % de logements

sociaux.

Comment appliquer cette

proposition alors que de nombreuses

communes refusent toujours de

respecter le taux de 20 % voté en

2000 ?

C.R. : Cette loi a été efficace car elle a

permis de produire du logement social

là où il n’y en avait pas. Les deux tiers

des collectivités respectent cette obligation.

Il en reste un tiers qui ne le font

pas, c’est inacceptable et cela appelle une

intervention forte de l’État pour que la

loi soit appliquée partout.

© M. Aumercier

La municipalité d’Alfortville a inauguré le 10 mars un square qui porte le nom de l’abbé Pierre, en

présence de l’actrice Marie-Christine Barrault et de Christian Favier, président du Conseil général.

La Fondation Abbé-Pierre a 20 ans

cette année. Comment allez-vous

fêter cet événement ?

C.R. : Cela sera modeste. Il n’y aura pas

de grand rendez-vous. La Fondation est

là pour interpeller et agir. Tout au long

de l’année, nous allons continuer nos

actions. Le combat plus que jamais !

Et pour cela, vous comptez sur le

renfort de personnalités, comme Éric

Cantona…

C.R. : Le soutien d’Éric Cantona, parrain

de la Fondation depuis plusieurs années,

et celui d’autres, est important. Ce sont

des porte-drapeaux qui nous aident à

mobiliser la société sur les campagnes

que nous menons. C’est précieux et cela

permet d’élargir le spectre des personnes

qui sont sensibles à notre action.

Propos recueillis par Didier Berneau

* Loi relative à la solidarité et au renouvellement

urbains, votée en 2000.

Pour en savoir plus

L’état du mal-logement en France.

17 e rapport annuel.

www.fondation-abbe-pierre.fr

UN RAPPORT ACCUSATEUR

133 000 personnes sont sans domicile en France

métropolitaine, dont 33 000 vivant dans la rue ou des

abris de fortune.

85 000 personnes résident dans des habitations

provisoires.

38 000 personnes vivent à l’année dans des chambres

d’hôtel, dans des conditions d’habitat très médiocres.

411 000 personnes sont hébergées par un proche.

2 778 000 personnes vivent dans des logements

inconfortables ou surpeuplés. Soit près de 3,5 millions de

personnes non ou très mal logées.

À ce chiffre, il faut ajouter plus de 5 millions de personnes

en situation de réelle fragilité : impayés locatifs avec

menaces d’expulsion, résidants de copropriétés en

difficulté, jeunes adultes qui vivent chez leurs parents

faute de ressources, familles en attente d’un logement

adapté à la taille du ménage…

Si l’on prend en compte les familles en situation de précarité

énergétique, les locataires qui ont du mal à s’acquitter de

leur loyer, les ménages en attente d’un logement social,

au total, 10 millions de personnes sont touchées par la

crise du logement.

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 19


REPORTAGE

En classe, moment de discussion autour de l’eau lors de

l’intervention d’un médiateur scientifique du festival de l’Oh!.

© C. Petit

En 2011-2012, 282 classes ont participé aux croisières

pédagogiques sur la Seine ou la Marne.

© M. Génon

© M. Génon

Inscrite au parcours thématique « Les paysages de l’eau », cette classe de 4 e du collège

Lucie-Aubrac à Champigny a pratiqué la pêche en mare au parc du Morbras, à Sucy.

20

FESTIVAL DE L’OH!

Des collégiens sur le terrain

de l’eau

En amont du festival de l’Oh!, les collèges sont invités à participer à des parcours pédagogiques.

Croisière sur la Seine et la Marne, visite du musée de Nogent dédié à l’histoire des bords de Marne,

excursion au marché international de Rungis ou découverte d’une station anticrue… Éclairage.

Collège Joliot-Curie, à Fontenay-sous-

Bois. « Madame, la pluie, c’est de l’eau

potable ? C’est mieux de boire l’eau du robinet

ou minérale ? Qu’est-ce qu’une crue ? »

Lors de l’intervention de Bethy, médiatrice

scientifique au festival de l’Oh!

au Conseil général, cette classe de 5 e ,

qui participe au parcours pédagogique

« Quand le fleuve déborde dans la ville »,

se retrouve en effervescence. À l’initiative

de leur professeur de technologie,

Agnès Delourme, ces élèves vont suivre

un emploi du temps, sur six

semaines, alternant interventions en

classe et sorties sur le terrain en lien

avec la thématique choisie. « Je trouve

que les sorties apportent beaucoup, souligne

l’enseignante. Les problèmes de l’eau relient

les pôles scientifiques du programme de 5 e

entre les sciences et vie de la Terre, la physique

et la technologie. » Explication du phénomène

de crue, diffusion d’un documentaire

sur les caprices de la météo,

discussion autour de l’eau potable… la

mayonnaise prend, même pour les

plus réticents. « Au début, le sujet ne m’a

pas intéressée car l’eau sort du robinet et

puis c’est tout, avoue la jeune Louise.

Mais en fait, c’est plus complexe que cela. Je

ne connaissais pas forcément le cycle de l’eau

et avec les visites, on comprend mieux. » Et

sur le terrain, ils vont s’y rendre dès la

semaine suivante. Entre les grands lacs

de Seine du côté de Troyes gérés par

l’EPTB, une station anticrue du Val-de-

Marne et le musée du quai Branly à

Paris pour s’ouvrir aux autres ethnies,

les collégiens auront toutes les cartes

en main. « L’objectif consiste à éveiller les

consciences et à les sensibiliser aux enjeux de

l’eau », indique la médiatrice.

Parc du Morbras, à Sucy-en-Brie. Autre

parcours, autre thématique avec « Les

paysages de l’eau » pour une classe de 4 e

du collège Lucie-Aubrac de Champigny.

Guidés par François Carrez, responsable

animation du parc départemental

Après la pêche, c’est le temps d’observer

et d’étudier la faune aquatique du parc

départemental du Morbras.

à la direction des Espaces verts et du

Paysage (DEVP), les élèves entament

une promenade champêtre le long de

la rivière Morbras, certains avec un

appareil photo à la main. « On fait des

photos des paysages pour ensuite les dessiner

en étant le plus fidèle possible », dit timidement

Ruth-Esther. Une première aussi

pour leur professeur d’arts plastiques,

Laure Cellie : « Les années précédentes,

j’avais déjà inscrit ma classe aux croisières

mais jamais pour des parcours plus approfondis.

Dans ma discipline, on utilise beaucoup la

représentation de l’eau à travers le reflet, les

plans, et la culture des guinguettes des XIX e et

XX e siècles sont des périodes de leur programme

d’Histoire. »

Épuisettes, boîtes en plastiques, loupes...

c’est le temps de pêcher. Regroupés

autour d’une mare, les collégiens découvrent,

entre curiosité et rires, la faune

© M. Génon

© S. Chambert

existante. « J’ai attrapé tout seul un petit

poisson [épinoche] avec des épines dans le

dos », annonce fièrement Terry. Avec

une grande minutie, il se penche sur le

récipient grossissant afin d’analyser

l’anatomie de son butin.

« Nous n’avons pas attrapé grand-chose car

nous sommes encore trop tôt dans la saison,

explique François Carrez. Plus tard, on y

trouvera des espèces très variées : triton,

escargot, grenouille, larve de libellule,

coléoptère aquatique, scorpion d’eau, araignée,

et des exuvies qui sont des peaux

de libellule que ces insectes ont quittées lors

de la mue. »

Une belle expérience au final pour ces

collégiens, et l’occasion pour eux de

prendre un bon bol d’air tout en apprenant.

Sur le terrain, de nombreuses visites sont organisées, comme ici, au bassin de

rétention, à Sucy.

Laura Podoroski

REPÈRES

En 2012, quatre parcours thématiques :

« Quand le fleuve déborde dans la ville ».

« Entre la Seine et la Marne, les paysages de l’eau ».

« Cette eau qui se mange ».

« Le fleuve, un terrain de jeu ».

Reportages WebTv :

« Des collégiens au marché international de Rungis ».

En ce matin froid de janvier, la classe de 6 e du collège

Ronsard de L’Haÿ-les-Roses se rend au marché de

Rungis.

« Visite d’une station anticrue par des collégiens ».

Suivez une classe de 4 e du collège Liberté de Chevilly-

Larue lors d’une sortie à Saint-Maur.

Sur www.cg94.fr rubrique Éducation.

Quelques chiffres :

De janvier à avril 2012, 24 classes, soit 600 élèves,

ont participé aux parcours thématiques du festival

de l’Oh!.

282 classes, à savoir 7 050 collégiens, sont inscrites

aux croisières pédagogiques d’automne et de

printemps (sans compter celles de mai et de juin)

sur la Seine ou la Marne.

15 classes ont participé à la sortie à la ferme

pédagogique de Mandres-les-Roses et 13 classes à

la visite du bassin de rétention de Sucy-en-Brie.

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 21


ILS FONT LE VAL-DE-MARNE

THIERRY BINISTI, RÉALISATEUR, CRÉTEIL

« Une bouteille pour la paix »

LISETTE ET JEAN-PIERRE DESLOGES, L’HAŸ-LES-ROSES

Famille d’accueil, famille

du cœur

Membre de l’association Mécénat chirurgie cardiaque, le couple Desloges accueille depuis

plusieurs années des jeunes enfants étrangers qui viennent se faire soigner en France.

Meriem est en France depuis

le 13 mars. Malgré son jeune

âge - deux ans et demi -, elle

vient de subir une lourde

opération au centre cardiologique du

Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine). Venue

d’Algérie, la petite fille a été accueillie

à sa descente d’avion, à Orly, par Lisette

et Jean-Pierre Desloges. Pendant huit

semaines, les deux retraités de l’Éducation

nationale de L’Haÿ-les-Roses vont

consacrer l’essentiel de leur temps à

Meriem, lui rendre visite à l’hôpital,

puis au centre de convalescence, l’héberger

à leur domicile avant et après

l’opération. Sans négliger, autant que

faire se peut, leur statut de grandsparents

!

Le couple Desloges est famille d’accueil

pour Mécénat chirurgie cardiaque -

Enfants du monde. L’association a été

créée en 1996 par le professeur Francine

Leca, première femme chirurgien cardiaque.

Sa mission : permettre à des

enfants de pays défavorisés, atteints de

malformation cardiaque, de se faire opérer

en France lorsque c'est impossible

chez eux, faute de moyens techniques

ou financiers. En quinze ans, plus de

1 800 enfants de 60 pays différents,

d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient, ont

ainsi pu être soignés. Une telle opération

coûte très cher ; pour limiter les

frais, chaque enfant est reçu par l’une

des 300 familles bénévoles.

Un reportage télé sur l’une de ces

familles a suscité la vocation du couple

Desloges. « En le voyant, je me suis dit :

je vais faire cela à la retraite », raconte

Lisette. « J’ai été obligé de suivre », ajoute,

rigolard, son mari. En avril 2002, ils ont

accueilli Jordy, un petit Malgache d’un

an qui se porte à merveille aujourd’hui.

« Les premiers jours, ce fut un peu angois-

sant, se souvient Lisette. Mais on a vite été

rassurés. L’association est très, très présente,

il y a toujours un numéro de téléphone où

joindre un de ses responsables. Personne ne

reste seul dans son coin. »

Lisette et Jean-Pierre renouvellent ce

geste pour la huitième fois cette année.

« Cela demande une disponibilité totale,

reconnaît le couple, mais c’est tellement

de bonheur de voir un enfant guéri. » Il y a

bien un petit pincement au cœur lors

de la séparation, « mais à ce moment-là,

je pense à sa maman qui va retrouver son

gosse en bonne forme », confie, émue,

Lisette qui espère, à son tour, que son

engagement fera école.

Pour en savoir plus

Rendez-vous sur le site de

l’association :

www.mecenat-cardiaque.org

Didier Berneau

© C. Petit

J’aime le cinéma qui

s’ouvre au monde, me fait

réfléchir et découvrir des

univers inconnus. Cela me

touche beaucoup. » Cette confession

de Thierry Binisti pourrait s’appliquer

à son dernier film, Une bouteille à la

mer, qui nous emmène en Israël et à

Gaza, en plein cœur du conflit qui

perdure depuis si longtemps. Deux

jeunes ados, Tal à Jérusalem, et Naïm

à Gaza vont réinterroger le monde

dans lequel ils vivent, et à force de le

questionner et de correspondre via

Internet, le remettre en question.

« Je voulais

découvrir la

réalité d’une

jeunesse des

deux côtés,

j’ai une

grande

confiance

dans la jeune

génération

d’aujourd’hui »,

affirme le

réalisateur.

© Mathieu Génon

Film sincère, autant que le sont les

deux héros, il suscite de nombreuses

questions et ne manque pas

d’appeler au débat lors des

projections organisées en sa

présence. « Le film a quelque chose

d’apaisant, explique Thierry Binisti,

parce que j’ai eu à cœur de montrer la

réalité des deux côtés. Je n’aurais pas

aimé qu’il soit récupéré par l’une ou

l’autre des parties. Le projet en aurait

été dénaturé. » Assistant de

Diane Kurys, de Régis Wargnier et

de Jean-Jacques Zilbermann,

Thierry Binisti a tourné de nombreux

films pour la télévision et adapté,

en particulier, La Bicyclette bleue en

2000. Petit clin d’œil en guise de

coucou à ses proches, Tal, la jeune

fille qui a quitté la France et sa famille

pour s’installer à Jérusalem, habitait

Créteil. Tout comme lui : « Mes

parents sont arrivés à Créteil en 1962

et n’ont plus quitté cette ville. C’est là

que j’ai passé toute mon enfance

et ma jeunesse. Mes premières armes

après le bac, je les ai faites à

la Maison des arts et de

la culture. C’était pour

moi des années

jubilatoires, parce

que j’évoluais dans

un monde que

je rêvais de

connaître. Je

voulais faire du

cinéma… »

Thierry Binisti

vient

d’achever

l’écriture de

son prochain

film, une saga

familiale,

« l’histoire de

mon père sur

trois générations,

entre 1930

et 1960 », qui

s’achèvera, bien entendu,

à Créteil.

Claude Bardavid

© A. Bachellier

CANDICE CARPENTIER,

RESTAURATRICE D’OBJETS D’ART,

CHARENTON-LE-PONT

Magicienne

de la céramique

Assiettes, vases, céramiques

architecturales ou amphores du

XII e siècle, « dans mon travail, je ne fais

pas de différence entre les objets en

fonction de leur valeur marchande », explique

Candice Carpentier, restauratrice d’objets d’art

en céramique. Originaire de Beauvais, cette

jeune Picarde de 27 ans a choisi en 2007 de

s’installer à Charenton et y a ouvert son atelier.

« Après l’école Condé à Bastille, j’ai fait un stage

chez un professionnel, puis j’ai créé ma microentreprise.

» La restauration de céramiques est

un véritable travail d’illusionniste : « J’utilise des

résines synthétiques et des pigments qui

permettent de donner une seconde vie à des

objets en terre cuite, porcelaine, grès ou

faïence. De loin comme de près, l’objet cassé

ou abîmé doit retrouver les apparences du neuf.

Mais la réparation est réversible. » Particuliers,

collectionneurs, antiquaires… sa clientèle est

très diverse.

« Je travaille aussi bien des objets de famille que

des pièces très anciennes de musées ou

d’archéologie. » C’est le cas d’une potiche du

XIX e siècle qui orne l’escalier du lycée Félix-

Faure, classé Monument historique, à Beauvais,

ou encore d’un pot XII e siècle qu’elle a restauré

entièrement : « Chaque objet a son histoire. »

Tous les ans, elle partage cette passion à

l’occasion de salons des métiers d’art, comme

celui du Plessis-Trévise. « J’accueille des

stagiaires qui, comme moi, ont fait l’école de

restauration d’objets d’art, car la transmission

du savoir-faire, c’est important. », explique

Candice. Elle a ouvert un site internet et donne

des cours particuliers* « afin de prodiguer

quelques conseils et initier à des techniques

permettant de préserver au mieux ses objets,

précise-t-elle, et j’envisage aussi de créer un

emploi cette année ».

Ali Aït-Salah

* 10, rue du Général-Leclerc, à Charenton.

Contacts : www.art-restaurer.com et 01 43 68 80 85.

22

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 23


DOSSIER / TRANSPORTS

Grand Paris Ex press : bientôt

le métro en Val-de-Marne

Dossier réalisé par Ali Aït-Salah et Stéphane Le Puill

© D.R.

© A. Bachellier

En 2006, l’association Orbival lance sa campagne de pétition pour le futur métro. En mars 2012, les travaux de forage des sols sur le tracé du futur

supermétro automatique débutent. En 2014, ce sera au tour des tunneliers d’entrer en action. Fin 2018, le supermétro sera en service.

© D.R.

Le projet de supermétro du Grand Paris Express se concrétise. Les 17 gares prévues en Val-de-

Marne sont en grande partie localisées. La première enquête publique démarrera à l’automne

et dès 2018, les premiers métros automatiques seront mis en service.

© Mathieu Génon

Début 2014, les tunneliers

creuseront le premier tronçon

du supermétro en Valde-Marne.

Les études et les

forages test sont en cours.

À terme, ils relieront 17 gares du Grand

Paris Express (GPE) sur le territoire, desservies

par trois lignes. Deux sont sous

maîtrise d’ouvrage de la Société du Grand

Paris (SGP). L’arc Sud, dit « ligne Rouge »,

reliera Noisy-Champs à Pont-de-Sèvres et

comprendra dix gares entre Arcueil-

Cachan et Bry-Villiers-Champigny.

Il reprend la quasi-totalité du tracé

d’Orbival. Le prolongement de la ligne 14

jusqu’à Orly, dit « ligne Bleue », comprendra,

lui, six gares val-de-marnaises dont

celle encore optionnelle de Chevilly - Trois-

Communes. Enfin, piloté par le Syndicat

des transports d’Île-de-France (STIF), l’arc

Est proche, dit « ligne Orange », permettra

une jonction entre Champigny-Centre et

Saint-Denis (93), via Nogent-Le Perreux

et Val-de-Fontenay.

La ligne Rouge, confirmée comme tronçon

prioritaire, sera ainsi la première

du réseau francilien à être mise en service.

Les travaux démarreront début

2014, à l’issue de l’enquête publique

prévue fin 2012, pour une livraison en

2018 (page 26).

Ces résultats sont le fruit d’une forte

mobilisation des Val-de-Marnais et du

Conseil général depuis 2006, au sein de

l’association Orbival : plus de 60 000

soutiens recueillis, près de 40 collectivités

territoriales adhérentes avec des élus

de toutes sensibilités.

20,5 milliards d’euros investis

entre 2010 et 2025

L’année 2011 aura été, à cet égard, décisive

avec l’adoption du protocole d’accord

État-Région le 26 janvier,

l’officialisation par décret du schéma

d’ensemble des transports le 24 août, et

le lancement en décembre des études

sur la ligne Orange.

Une enveloppe globale de 20,5 milliards

d’euros est prévue entre 2010 et 2025,

dont 17,5 milliards pour financer le

réseau public de transport du Grand

Paris. Quelque 4,5 milliards seront ainsi

consacrés aux 33 km de la ligne Rouge

entre Noisy-Champs et Pont-de-Sèvres,

plus de 2 milliards pour le prolongement

de la ligne 14, le coût de la ligne Orange

étant estimé à 3,7 milliards d’euros.

Les retombées seront considérables en

matière d’activités et d’emplois. Exemples :

la ville de Champigny, aujourd’hui très

enclavée, sera desservie par deux gares,

dont une sera à la jonction de deux lignes.

Elle accueillera, par ailleurs, le site de

maintenance et remisage des trains (SMR)

ainsi que le poste de commande centralisé

de la ligne Rouge. De même, avec une

desserte au plus près de l’institut de cancérologie

Gustave-Roussy, les projets

Cancer Campus et Villejuif Bio Park se

voient confortés (pages 28 et 29).

Un million de Val-de-Marnais à

moins d’un quart d’heure d’une gare

Le schéma d’ensemble complémentaire du

réseau intègre de nombreuses liaisons en

rocade de banlieue à banlieue, comme le

projet de Tram-Train entre Orly et Sucy.

Différents projets de tramway, dont celui

du T 7 en cours de travaux, et de bus en

site propre sont également prévus. « Cela

permettra d’assurer un maillage complet du

territoire, de telle sorte qu’un million de Val-de-

Marnais seront à moins d’un quart d’heure

d’une gare du Grand Paris Express » explique

Bernard Legendre, chef de projet de l’association

Orbival.

Depuis un an, les comités de gares qui associent

élus locaux, techniciens et responsables

de la société du Grand Paris, travaillent

d’ailleurs à définir les emplacements précis

des gares et les correspondances avec

ces réseaux en surface (pages 27 et 28).

24

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 25


DOSSIER / TRANSPORTS

Le tronçon Pont-de-Sèvres / Noisy-Champs

donnera aux voyageurs l’accès aux RER A, B, C, D, E

et aux lignes de métro 7, 8, 9, 13 et 14.

26

LIGNE ROUGE NOISY-CHAMPS / PONT-DE-SÈVRES

Dès 2018, Arcueil-Champigny en 20 minutes

L’arc Sud sera le premier segment du supermétro Grand Paris Express à être mis en

service. Les gares d’Orbival prévues sur ce tronçon sont positionnées. Les travaux

commenceront au plus tard début 2014.

La campagne de 1 200 forages pour la

reconnaissance des sols du supermétro

Grand Paris Express a été lancée officiellement

à Aulnay-sous-Bois le 20 mars

dernier par Maurice Leroy, ministre de

la Ville, chargé du Grand Paris, André

Santini, président du conseil de surveillance

de la Société du Grand Paris (SGP),

Étienne Guyot, président du directoire, et

Daniel Canépa, préfet de la région Île-de-

France. Dans le Val-de-Marne, ces sondages

sont menés depuis le 21 mars, afin

« de connaître les caractéristiques mécaniques

des différentes couches et les spécificités

chimiques des sols et de l’eau », explique la

SGP, sur le tracé du métro Orbival. L’analyse

des résultats permettra d’adapter les

méthodes de construction du Grand Paris

Express : profondeur des tunnels, type

de tunnelier utilisé, traitement des

déblais… Pour Christian Garcia, directeur

des relations institutionnelles de la

SGP, « le diagnostic des sols représente le démarrage

de la phase opérationnelle qui se poursuivra

dès la fin de l’année 2012, avec le début

des premières enquêtes publiques ».

16 gares parcourues en 34 minutes

Avant même le creusement des tunnels,

la SGP se préoccupe déjà du matériel

roulant. Ainsi, elle a constitué avec

La SGP prévoit également le prolongement

de la ligne de métro 14 d’Olympiades à

Orly, soit un tracé de douze kilomètres

avec sept gares : Maison-Blanche -

Paris-13 e , Kremlin-Bicêtre - Hôpital,

Villejuif – Institut-Gustave-Roussy,Chevilly -

Trois-Communes, MIN-de-Rungis - Portede-Thiais,

Pont-de-Rungis et Aéroportd’Orly.

Au nord, la ligne 14 sera également

prolongée de Saint-Lazare à Saint-Denis-

© D.R.

la RATP un groupement d’achat qui

permettra l’acquisition commune des

futures rames de la ligne 14 prolongée

(« ligne Bleue »). Selon Guillaume Pons,

directeur de projet à la SGP, « ce métro

garantira la fréquence d’une rame en station

toutes les 85 secondes ». Pour assurer cette

qualité de service, la SGP devra créer, en

plus de la ligne de métro et des gares, ce

que l’on appelle des voies d’évitement.

« Une voie d’évitement, comme celle qui

sera créée avec la gare Villejuif - Institut-

Gustave-Roussy, permet de stocker en souterrain

deux trains en parallèle qui sont

gardés en réserve pour garantir en cas de

problème le respect des cadences », explique

Guillaume Pons.

S’agissant du tracé d’Orbival, la SGP

annonce que la totalité du tronçon

Noisy-Champs - Pont-de-Sèvres, soit seize

gares réparties sur un tracé de 33 kilomètres,

sera parcouru en 34 minutes.

Surtout, quinze de ces gares étant en

interconnexion avec des modes de transports

lourds, le voyageur aura accès aux

RER A, B, C, D, E et aux lignes de métro

7, 8, 9, 13 et 14. À la SGP, Christian Garcia

est confiant sur le respect du calendrier

: « Le projet progresse vite et on va vers un

démarrage des travaux en 2014 et une mise

en service de l’arc Sud dès 2018. » Dès lors,

en Val-de-Marne, on pourra vraiment

voyager autrement.

LA LIGNE 14 PROLONGÉE EN SERVICE EN 2020

Pleyel. À terme, circuler de bout en bout de

cette ligne Bleue prendra 37 minutes avec

une capacité de 40 000 voyageurs par

heure et par sens. Les projets de création

des gares de Maison-Blanche - Paris-13 e

et Chevilly - Trois-Communes n’ont

toutefois pas encore fait l’objet d’une

validation définitive par la SGP, de même

que l’interconnexion avec le RER E

à Champigny-Bry-Villiers.

Gérard Delmas / Président de la Chambre de commerce

et d’industrie du Val-de-Marne (CCIP)

« Une amélioration attendue

pour le transport des salariés »

Les dirigeants d’entreprise attendent du

projet du Grand Paris une amélioration

des conditions de transport et de

mobilité, et la résolution de la crise

du logement. Plus d’un quart des

employeurs* fait état de tensions

sur le marché du logement pour

leurs salariés, se traduisant par de

trop longues migrations pendulaires

et des difficultés de recrutement.

La CCIP a souhaité contribuer à

l’élaboration des contrats de

développement territorial, grâce à son

implication dans les territoires de projet préexistants ou en organisant le

dialogue avec les entreprises concernées. Elle veillera à ce que les

entreprises impactées bénéficient d’un accompagnement adapté pour

favoriser la croissance économique autour de ces pôles.

* Enquête CCIP / Médiamétrie de septembre 2011. www.ccip94.fr

© CCIP

Christian Garcia / Directeur des relations institutionnelles à la Société

du Grand Paris (SGP)

« Les comités de pilotage

nous font gagner du temps »

Quarante-neuf comités de

pilotage ont été mis en place pour

déterminer l’emplacement précis

des cinquante-sept gares et arrêter

le tracé optimal du Grand Paris

Express. En Val-de-Marne, les onze

comités de pilotage pour le tracé

d’Orbival et les six comités de la

ligne 14 se sont déjà réunis deux

fois. Cela nous a d’ores et déjà

permis de positionner l’ensemble

des gares du département. La SGP veut travailler en transparence

avec les élus au sein des comités de pilotage car cette relation de

proximité est un atout pour arriver à tenir ensemble le calendrier qui

est très serré.

© C. Petit

Dominique Adenot / Maire de Champigny-sur-Marne

« Notre ville sera désenclavée »

Les deux gares (Champigny-Centre et

Champigny-Bry-Villiers) sont extrêmement

importantes pour le désenclavement et le

développement de notre ville. Trente-cinq

mille Campinois vont travailler chaque jour

hors de la ville. Cela nous permettra de

développer un maillage de transports avec

le projet de bus en site propre Altival

qui reliera la future gare de Champigny-

Bry-Villiers, Chennevières et les grands

ensembles jusqu’au Plateau-Briard.

C’est aussi une perspective formidable

en matière d’emplois et de formation, et

pour que ce développement profite aux

habitants, en particulier aux jeunes.

C’est le sens de l’accord-cadre du contrat

de développement que nous venons de

signer et qui concerne plusieurs centaines

d’hectares. Le point fort sera l’arrivée du

site de maintenance et de remisage des

lignes du Grand Paris Express (lire page 29)

qui devrait générer quelque 450 emplois.

L’enjeu est aussi de répondre aux besoins

de logements diversifiés. Nous avons

actuellement 4 000 demandeurs. Il faut

pouvoir les satisfaire.

© A. Bachellier

Marc Thiberville / Vice-président du Conseil

général chargé des Transports et des Déplacements

« Tous les habitants doivent

bénéficier du Grand Paris

Express »

Nous sommes très satisfaits de la méthode de

travail engagée sur le réseau Grand Paris Express

(GPE) au travers des comités de gares. Elle prolonge

la démarche d’Orbival, conjuguant mobilisation,

travail en commun et consensus.

Ces comités de gares rassemblent tous les acteurs

politiques et techniques concernés, de façon très

ouverte. Nous travaillons ensemble de manière

efficace, en priorisant l’intérêt général et la desserte

la plus adaptée pour les populations. Le Conseil

général est particulièrement attentif à l’organisation

des rabattements vers chaque gare, via le réseau bus

et les liaisons piétonnes. Les nouvelles gares

profiteront bien sûr aux riverains immédiats et aux

habitants des villes où elles sont situées. Elles seront

aussi un élément de dynamisme pour le

développement des territoires.

Nous prévoyons la création d’un réseau maillé de

transports en commun en site propre et de

tramways, dont beaucoup permettront le rabattement

à partir d’autres communes vers les gares du GPE.

Car pour nous, tous les habitants du département

doivent bénéficier d’Orbival et du Grand Paris

Express.

© J. Paisley

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 27


DOSSIER / TRANSPORTS

© C. Petit

COMITÉS DE PILOTAGE DES GARES

La Société du Grand Paris ne cache rien

Délais serrés, chantier gigantesque, contraintes techniques fortes… cela n’offre en théorie

guère de place à la discussion. La SGP fait le pari inverse et voit le débat avec les

élus locaux et les grands partenaires comme un atout pour respecter le calendrier.

La bonne humeur dominait lors de la

deuxième réunion du comité de pilotage

de la gare Villejuif - Institut-Gustave-Roussy

dans les locaux de la communauté

d’agglomération du Val-de-Bièvre (CAVB),

installés à Arcueil. Quelques jours

auparavant, il avait été mis fin au suspense

concernant le site précis d’implantation

de la gare. Parmi les trois scénarios

envisagés, c’est celui qui avait les faveurs

des maires de l’agglomération et des élus

du Conseil général qui a été retenu par la

Société du Grand Paris (SGP). D’un surcoût

de 50 millions d’euros par rapport aux

deux autres variantes, il offre l’avantage

de faire émerger la gare juste devant

l’entrée de l’institut Gustave-Roussy (IGR,

voir page 29).

Cinq gares en Val-de-Bièvre

En présence de Jean-Yves Le Bouillonnec,

député-maire de Cachan et président du

comité stratégique de la Société du Grand

Paris, Patricia Tordjman-Planas, maire de

Gentilly et présidente de la CAVB, a

souligné l’enjeu majeur pour les

communes de travailler dès maintenant

à la définition des aménagements autour

des gares. Sur son territoire constitué

de sept communes, le Val-de-Bièvre

accueillera en effet cinq gares du Grand

Paris Express. « Aidez-nous dès maintenant à

imaginer ce que seront ces futures gares, afin

que nous vous aidions sur leur programme

d’aménagement », a lancé Patricia Tordjman-

Planas aux représentants de la SGP.

Christian Garcia, directeur des relations

institutionnelles à la SGP, a salué le choix

du Conseil général d’avoir offert une

parcelle du parc des Hautes-Bruyères qui

était indispensable à la réalisation de la

gare. « C’est pour l’heure la seule collectivité à

avoir cédé gratuitement des terrains à la SGP et

on espère que d’autres suivront son exemple »,

a-t-il déclaré.

Daniel Breuiller, maire d’Arcueil, conseiller

général, conseiller d’agglomération

délégué à Campus Cancer, et Claudine

Cordillot, maire de Villejuif, ont souligné

le caractère d’exception de la gare qui sera

réalisée à environ 50 mètres sous terre.

« Cette dimension d’excellence de la gare se marie

très bien avec l’autre projet hors du commun

que nous portons avec l’IGR, le Cancer Campus,

premier pôle européen de lutte contre le cancer »,

ont affirmé les élus. Guillaume Pons,

Les comités de pilotage ont permis de définir l’emplacement

exact de toutes les gares sur le tracé d’Orbival.

responsable de projet à la SGP, a souligné

que certaines phases du chantier de la

gare nécessiteront des ajustements des

entrées d’accès à l’institut Gustave-Roussy.

Le vice-président de l’association Cancer

Campus, Gilbert Lenoir, a souligné l’importance

de connaître rapidement

l’échéancier du prolongement de la ligne

de métro 14 qui doit croiser le tronçon

Orbival à la gare Villejuif-IGR. « C’est une

question de cohérence régionale et avoir cette

information rapidement peut jouer un rôle

très positif pour le développement de Cancer

Campus », a-t-il affirmé.

INFORMER LES RIVERAINS

Les élus présents lors de ce comité de pilotage

ont insisté sur la nécessité de bien informer les

riverains à chaque phase du chantier. Prenant

l’exemple de la campagne de sondages des

terrains qui a débuté, les élus se sont émus de la

démarche de sociétés sous-traitantes de la SGP

qui ont parfois pris des contacts directs, sans en

informer la Ville, pour avoir notamment accès à

des caves. Christian Garcia, directeur des relations

institutionnelles à la SGP, a confirmé qu’aucun

sous-traitant n’était habilité à s’exprimer au nom

de la SGP, et qu’un travail commun serait mené

avec les communes pour informer la population.

INSTITUT GUSTAVE-ROUSSY

Le pôle de cancérologie

aura sa gare

Aujourd’hui, le pôle de cancérologie de

renommée internationale n’est desservi

que par deux navettes de bus. Demain,

la future gare, sera en interconnexion

avec la ligne Rouge et la ligne Bleue. Des

correspondances avec le réseau de bus

en surface seront, par ailleurs, optimisées.

Localisée au plus près de l’institut,

sur l’un des points culminant du

département (plus de 80 mètres) en

bordure du parc départemental des

Hautes-Bruyères, la station sera l’une des

plus profondes du réseau, à environ 50

mètres sous le sol. Les terrains sont

gracieusement mis à disposition par le

Conseil général.

Pour Charles Guépratte, directeur général

adjoint de l’institut de cancérologie

Gustave-Roussy (IGR) : « C’est une très bonne

nouvelle pour les patients, les familles et pour

DÉVELOPPEMENT

Champigny, cœur opérationnel du réseau

© RATP / Jean-François Mauboussin

Outre l’implantation de deux gares

desservies par deux lignes du Grand Paris

Express (GPE), la ville de Champigny

accueillera le site de maintenance et de

les personnels de l’institut. Près de 20 000

personnes y transitent chaque jour. Or, les

conditions de transports sont difficiles pour les

patients, compte tenu de leur état de santé et

il est très difficile de recruter, en particulier des

infirmières.»

L’arrivée de ces lignes de métro va

permettre de conforter le développement

du projet Cancer Campus et de Villejuif

Bio Park. « C’est pour nous l’opportunité d’avoir

à proximité immédiate un noyau médicoscientifique

avec des entreprises innovantes, des

laboratoires de recherche, des capacités de

formation initiale et continue », se félicite le

responsable de l’institut.

Pour en savoir plus

www.igr.fr

www.cancer-campus.com

Le site de maintenance et le poste de

commande devraient générer 450 emplois.

© D.R.

La gare au plus près de l’institut Gustave-Roussy,

imaginée en 2010 par l’agence Trévelo et

Viger-Kohler architectes.

remisage des trains, ainsi que le poste de

commande centralisé de la ligne Rouge,

soit le cœur opérationnel du réseau à

l’échelle de l’Île-de-France. Pour une infrastructure

aussi importante que celle du

GPE, ces deux équipements sont essentiels.

Il s’agit de garantir la disponibilité et la circulation

du matériel roulant pour assurer

une qualité de service optimale. Le site de

maintenance aura ainsi pour mission de

gérer le dépannage, l’entretien courant,

le remplacement de pièces mais aussi

le nettoyage et le remisage des rames.

Ce sont 450 emplois qui seront directement

induits par ces installations. Pour

la ville et le secteur est du département,

c’est une perspective importante de

développement de l’activité. « Le site de

maintenance et de remisage et les services

annexes vont générer un besoin de formation

et de qualification sur différents métiers qui

doivent profiter aux jeunes de nos quartiers,

souligne Dominique Adenot, maire de

Champigny. C’est une attente de la population

qui s’est fortement exprimée lors des

assises de la ville que nous avons organisées

l’automne dernier. »

28

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 29


EN DIRECT DU CONSEIL GÉNÉRAL

TRIBUNES

Groupe Gauche citoyenne

Europe Écologie Les Verts

Aux urnes, citoyen-ne-s !

© C. Petit

Des enfants sensibilisés au recyclage des déchets

lors du festival de l’Oh! à Sucy-en-Brie.

Voter, c’est choisir ceux qui nous

gouvernent, et ceux qui décident de

nos lois. Participer aux grands choix

de notre pays, qui influeront sur

notre vie. C’est aussi un acte qui lie

les citoyens entre eux. En acceptant

d’assumer des différences et de

résoudre des divergences, pour être

acteurs de notre démocratie.

Parce que c’est la citoyenneté tout

entière qui est renforcée par chaque

participation à un vote, nous plaidons

pour de nouvelles formes de

démocratie : référendums d’initiative

populaire, droit de vote des

étrangers aux élections locales, participation

citoyenne… Et nous vous

invitons à aller voter lors des élections

de ce printemps !

© A. Bachellier

SÉANCE DU 6 FÉVRIER

Un Département ambitieux

pour le développement durable

Toutes les collectivités de plus de 50 000 habitants ont l’obligation légale de réaliser un rapport annuel

sur leur situation en matière de développement durable.

Si le Grenelle de l’environnement a

institué l’obligation pour les collectivités

de réaliser un rapport annuel sur leur

situation en matière de développement

durable, le Département du Val-de-

Marne n’a pas attendu pour mettre en

œuvre efficacité économique, équité

sociale et protection de l’environnement.

Ainsi, l’éco-conditionnalité des aides à

l’habitat, les clauses d’insertion dans les

marchés publics, la rénovation des bâtiments

publics, les panneaux solaires

dans les collèges, les produits bio dans

les cantines, le développement des circulations

douces… À l’heure où les politiques

d’austérité veulent être imposées

aux collectivités locales, le Conseil général

prend résolument le contre-pied en

plaçant le développement durable du

côté de l’intérêt général.

Le citoyen au centre des dispositifs

Le Département prône un « mode de faire »

qui, en partant des besoins, place le

citoyen au centre des dispositifs dont il

bénéficie et le rend partie prenante de

l’élaboration à la mise en œuvre des politiques

publiques. C’est, parmi d’autres, la

démarche du plan bleu sur l’eau ou celle

des conseils de crèches. Dans le document

produit, sont déclinées, à l’échelle du territoire,

les cinq finalités du développement

durable définies par la loi : lutter

contre le dérèglement climatique, préserver

les ressources et la biodiversité, favoriser

l’épanouissement de tous les Val-de-

Marnais, renforcer les solidarités entre territoires

et entre générations, développer

une économie durable et solidaire.

Un rapport important

Ce rapport permet de mettre en cohérence

des actions sectorielles et en perspective

l’action départementale sous l’angle du

développement durable. Il constitue un

outil d’aide à l’action en posant les bases

d’orientations transversales. Ce premier

rapport, produit dans un délai contraint

par le législateur, est sans conteste l’un

des plus aboutis de France, comme en

atteste la demande formulée par l’Assemblée

des départements de France, afin que

le Val-de-Marne vienne lui présenter son

travail. Claude Bardavid

Des hydrocarbures

dans le Val-de-Marne ?

Une société privée a demandé un

permis de recherche d’hydrocarbures

dans le Val-de-Marne. Il

concernerait un petit tiers Est du

département, de Boissy-Saint-Léger

à Bry-sur-Marne. La nouvelle a suscité

l’émotion des associations environnementales.

D’éventuels forages

causeraient de fortes nuisances.

Surtout, c’est l’ombre du gaz et du

pétrole de schiste qui plane sur le

dossier. La fracturation hydraulique,

qui permet de les exploiter, a récemment

été interdite : elle est source de

fortes pollutions des eaux, notamment.

Mais les pétroliers ne s’en

cachent pas : ils espèrent obtenir une

modification de la loi. Et si le permis

de recherche ne visait qu’à mieux

préparer cette échéance, heureuse

pour les pétroliers, malheureuse

pour l’environnement de tous les

Franciliens ?

Sur notre proposition, dans une exigence

de transparence, la commission

« Environnement » du Conseil

général auditionnera les services de

l’État chargés d’instruire le permis,

ainsi que les associations environnementales

impliquées. À suivre…

École : les plus fragiles touchés

en premier

Ces dernières années, l’école a été

profondément affaiblie par la politique

du gouvernement. En particulier,

le non-remplacement d’un

départ en retraite sur deux a eu des

conséquences désastreuses : dans le

même temps, le nombre d’élèves

augmentait.

Pire, ce sont surtout les plus fragiles

qui subissent les effets de cette politique.

Ce sont ainsi les RASED, ces

postes dédiés à l’aide pédagogique

aux élèves en difficulté qui ont été

touchés en premier. Aujourd’hui, les

moyens supplémentaires accordés

aux établissements en ZEP (zone

d’éducation prioritaire) sont rognés.

Et les lycées professionnels subissent

les coupes les plus importantes - 300

postes en moins dans ceux du Valde-Marne

à la rentrée 2012. L’école

doit au contraire réduire les inégalités

sociales !

Géothermie : pour un acteur public

dans le Val-de-Marne

Capter en profondeur la chaleur terrestre

pour la transformer en électricité

ou en source de chauffage.

Encore peu développée en France,

la géothermie permet de produire

localement une énergie propre et

renouvelable. Le Val-de-Marne est

pionnier en la matière avec 17 puits,

soit la moitié du total de l’Île-de-

France. Surtout, il dispose d’un

potentiel très important.

Pour mieux accompagner les

projets développés localement, le

Département s’est engagé à créer

une structure publique. Nous restons

mobilisés pour que promesse soit

tenue !

Les élus du groupe Gauche citoyenne –

Europe Écologie Les Verts

Jacques Perreux,

Christine Janodet,

Daniel Breuiller

Fcse94@gmail.com

30

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 31


TRIBUNES

TRIBUNES

Groupe Majorité présidentielle et apparentés

PARIS MÉTROPOLE :

DE LA CONVERGENCE À LA

GOUVERNANCE

Penser globalement,

agir localement

Alors que sa centralité a évolué depuis plusieurs années, le concept

de métropole reste encore aujourd’hui diffus dans la mesure où Paris

reste le centre du bassin parisien et la Métropole est encore

considérée comme la banlieue, voire les banlieues !

Si la métropolisation est en cours, une

réalité cependant : le Grand Paris n’a

pas de périmètre bien défini. Ce territoire

du Grand Paris doit rester ouvert

et le rapport des villes métropolitaines

à la nature doit être présent dans nos

réflexions. Notre ambition doit être

celle de faire muter les centralités existantes

ou naissantes par de multiples

projets locaux, porteurs d’une vision

stratégique dans un objectif de ville

soutenable, cohérente et fluide.

Le Grand Paris ne doit pas être un

Paris élargi, dévoreur de la banlieue en

cercles concentriques, ni une région

transformée en pôle métropolitain.

Il devrait associer plusieurs principes :

d’abord celui de la multipolarité par

un renforcement de son cœur tout en

prônant une organisation polycentrique,

multi-institutions, basée sur

l’interdépendance, l’interpénétration,

des échelles, des actions multiples en

trouvant les moyens d’impliquer ceux

du monde économique, des sociaux,

culturels, et les habitants.

La règle actuelle de Paris Métropole

une collectivité, une voix, serait

supprimée.

Le chemin de la convergence à la gouvernance

par un gouvernement de la

métropole dépendra de nombreuses

données dont, notamment, le débat

sur la place des intercommunalités et

de leurs compétences, leur généralisation

et leur mode d’élection. Ce débat

ne pourra réellement aboutir qu’à

condition d’avoir le courage de poser

la question du rôle des mairies et celui

des départements. La vraie question

sera celle de l’exercice des compétences

liées aux services de proximité

pour lesquels, notamment en matière

sociale, les communes et les départements

ont prouvé leur efficacité.

Une évidence cependant tient dans le

développement des grandes agglomérations

qui s’est fait autour de villescentres

alors que ça n’a pas été le cas

autour de la ville capitale, Paris. Le

développement de nouvelles polarités

par territoire, notamment au-dedu

cœur métropolitain sera nécessaire à

l’équilibre du Grand Paris.

Début 2010, nous atteignions le nombre

de 110 EPCI à fiscalité propre…

constatons simplement cependant que

la ville-centre de la métropole ne fait

partie d’aucune intercommunalité à

la différence des métropoles de province.

La création des nouveaux départements

en 1965 n’a pas facilité ce que

pouvait être le rôle structurant de Paris

dans le domaine intercommunal. La

question importante qui devra être

abordée dans la réflexion en matière

de création ou de développement des

EPCI sera le cloisonnement communal

actuel qui est renforcé par le rôle

intercommunal et interdépartemental

de nombreux syndicats techniques.

L’objectif doit être de rendre possible la

cohérence des usagers.

Les pôles métropolitains, facteurs

d’équilibre pour le Grand Paris.

La structuration urbaine de la

moyenne et de la grande couronne est

en marche par la naissance, à l’exemple

de la confluence Seine-Oise, d’intercommunalités,

héritières de certaines

villes nouvelles. Ces pôles

d’équilibre (sur le mode pôle métropolitain

revisité) pourront, dans une

approche polycentrique du Grand

Paris, créer de nouvelles centralités.

Jacques J. P. Martin

Maire de Nogent-sur-Marne

Conseiller général

Canton de Nogent-sur-Marne

1 er vice-président du syndicat

Paris Métropole

Le Conseil régional, porteur du schéma

directeur de la région Île-de-France

révisé et de compétences stratégiques

d’aménagement sur l’ensemble de la

région assurerait, dans le cadre d’une

conférence des territoires du Grand

Paris, la cohérence, mais aussi veillerait

à rendre possible les complémentarités.

Profitant de la révision du SDRIF, la

région Île-de-France pourrait prendre

l’initiative de réunir cette conférence

des territoires du Grand Paris avec

Paris Métropole et l’État pour expérimenter

ce type de dialogue et de mise

en cohérence des stratégies des territoires.

La révision du SDRIF devrait être

l’occasion d’expérimenter ce type de

concertation.

La gouvernance et le gouvernement

auxquels nous aspirons devra tenir

compte de relations institutionnelles

changeantes, évolutives, en fonction

de la vie des territoires ou des pôles

d’équilibres du bassin parisien. La réalité

nous dicte le chemin de la future

organisation de ce grand espace de vie :

Doter le cœur du Grand Paris, territoire

métropolitain, d’outils renforçant

les coopérations, les solidarités, les

mutualisations, le droit à l’initiative

et à l’expérimentation, les contractualisations,

la régulation des déséquilibres

et des inégalités entre territoires et

des contradictions, la mise en œuvre

de la notion de chef de file et de subsidiarité.

Une approche raisonnée et

partagée de la compacité respectueuse

de l’harmonie et de la qualité de vie

des citoyens doit être recherchée dans

une vision nouvelle de la ville durable

et de son rapport à la nature.

La tâche est vaste, ambitieuse et passionnante

© D.R.

Groupe Front de gauche - Parti communiste français

Parti de gauche - Citoyen

Pour de

nouveaux droits

Le 15 mars annonçait la fin de la trêve hivernale

des expulsions locatives. Derrière cette date, une

réalité : celle des familles qui vont se retrouver

jetées à la rue, sans solution de relogement !

La pratique moyenâgeuse et barbare

des expulsions locatives sans

relogement est l’antithèse du droit

au logement. C’est une machine à

précariser et à broyer des vies.

Alors qu’il résulte des obligations

internationales contractées, le

devoir pour l’État français d’assurer

qu’aucune personne ou famille

ne soit privée de logement, faute de

moyens d’existence suffisants, les

expulsions locatives continuent

d’être la règle, expulsions le plus

souvent sans relogement.

Signe de résistance, des maires de

notre département, à Champigny,

Valenton, Villejuif… ont par arrêté

municipal, interdit les expulsions

locatives dans leur ville.

La situation du logement se

dégrade. Celles des familles avec.

Il est intolérable deduire les

dépenses d’alimentation et de

santé pour payer les charges de

logement.

Tous les signaux sont au rouge.

Rouge comme le carton de la Fondation

Abbé-Pierre au gouvernement.

Rouge comme la colère des demandeurs

de logement, des associations

de locataires, de droits des précaires

et des associations familiales.

Avec près de 55 000 demandeurs

de logement, notre département

n’échappe pas ce constat.

Les chiffres accablants soulignent

le manque cruel de logements

à loyers accessibles et vident la

« mobilité résidentielle » de réalité

matérielle.

Gilles Delbos (à gauche) avec Michel Mittenaere, président de la CNL 94.

Contrairement aux discours du

président de la République sortant,

la question de l’offre de

logement et celle de l’accès au

logement locatif économiquement

accessible sont intimement

liées.

Le Conseil général ne dispose d’aucune

compétence qui lui soit dévolue

par la loi dans le domaine de

l’habitat. Pourtant, il mène une

politique active, volontariste, pour

contribuer à ce que chacun puisse

bénéficier d’un logement de qualité

sur l’ensemble du territoire

départemental.

L’aide départementale accordée à

des bailleurs sociaux pour leurs programmes

de construction, de

reconstruction ou de réhabilitation

de logements sociaux, s’est élevée,

en 2011, à près de 19 millions d’euros.

Elle a concerné 24 communes

du Val-de-Marne.

Le Conseil général a ainsi soutenu la

construction de 1 193 logements locatifs

sociaux dont 1 125 dans le cadre

de projets de renouvellement urbain.

À terme, 16 projets de renouvellement

urbain portant notamment

sur la reconstruction de 6 381 logements

et la réhabilitation de 12 221

logements seront aidés.

Il a, par ailleurs, contribué au financement

de la réhabilitation de

14 750 logements et à la résidentialisation

de 4 393 autres.

Le Département soutient également

les locataires et leurs associations

pour la revalorisation de

25 % de l’APL et des aides au logement,

pour l’arrêt des coupures

d’électricité, de gaz et d’eau, pour

le blocage des loyers dans le

public et dans le privé et pour un

durcissement de la loi SRU…

La proposition de loi pour l’encadrement

des loyers et le renforcement

de la solidarité urbaine,

posant comme article premier l’arrêt

des expulsions, déposée en octobre

2011 par les députés communistes

et parti de gauche, prolonge

les actions et revendications qui se

développent.

Pour les élu(e)s du groupe Front de

gauche au Conseil Général, le logement

locatif social doit être

reconnu comme le logement universel

accessible à tous et le poids

des loyers et charges ne doit pas

excéder 20 % des revenus des

familles.

Dans le domaine du logement,

comme dans tout autre, être utile,

solidaire, innovant, voilà ce qui

guide notre action au quotidien.

Dans les luttes comme dans les

choix départementaux ou les initiatives

parlementaires, résistons,

construisons !

Ensemble, nous sommes des créateurs

de droits nouveaux !

Gilles Delbos

Conseiller général délégué

chargé des Circulations et

des Infrastructures routières,

et de l’Assainissement

Canton de Villejuif-Est

© D.R.

www.groupefdg94.fr

32

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 33


TRIBUNES

Groupe des élus socialistes et républicains

Groupe Centristes et Indépendants

L’accessibilité :

un thème fort de la

politique départementale

en faveur des personnes

handicapées

« Dans les cinq ans à venir, pas un seul jour ne se passera sans que le

gouvernement travaille au service des personnes ayant un handicap,

des personnes fragiles et de leurs familles. » Ainsi s’exprimait en 2008,

le président de la République, lors de la première conférence nationale du

handicap, en juin 2008, chargée d’élaborer le bilan de la mise en œuvre

de la loi du 11 février 2005, « pour l’égalité des droits et des chances,

la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».

Son adoption avait ouvert une avancée

fondamentale pour l’égalité des droits

et la condition des personnes en situation

de handicap, en fixant des objectifs

clairs pour 2015 : accessibilité de

l’espace public, conditions de ressources,

emploi et formation, scolarisation,

culture et citoyenneté. Cette loi

avait par ailleurs fait l’objet d’un véritable

consensus républicain.

Or, quatre ans après « ces belles promesses

», les acquis de la loi sur le handicap

sont, ainsi que le dénoncent les

associations, détricotés méthodiquement

par le gouvernement. Rien n’y

échappe, qu’il s’agisse de la scolarisation

des enfants, de l’emploi en entreprises,

de la formation, de la création

des places en établissements, des crédits

des associations gestionnaires, de l’accessibilité

aux bâtiments et transports.

Par ailleurs, le gel des dotations de l’État

et la réforme de la taxe professionnelle

risquent d’empêcher l’action volontariste

de nombre de collectivités territoriales

pourtant disposées à agir et à

investir, notamment sur le terrain de

l’accessibilité.

Pour autant, malgré un contexte économique

difficile, marqué par le désengagement

de l’État, le Conseil général

entend maintenir son soutien aux

Val-de-Marnais en situation de handicap.

Par cet engagement, le Conseil

général répond à une exigence majeure :

permettre à chaque personne en situa-

tion de handicap d’exercer sa citoyenneté.

C’est ainsi que depuis plus de 20 ans, le

Conseil général développe des politiques

actives de soutien à l’autonomie et de

développement de l’accessibilité renforçant

un droit fondamental qui s’impose

aux différentes composantes de la vie

collective : aux bâtiments recevant du

public, aux logements, à l’ensemble de

la chaîne de déplacement (transports,

voirie, espace public) et enfin aux loisirs.

Bref, en matière de solidarité, nous

nous voulons exemplaires.

Dès 2006, nous nous sommes fortement

investis pour assurer une mise en

place effective de la MDPH (Maison

départementale des personnes handicapées).

Conscients de l’enjeu que représente

la mobilité comme facteur clef

d’insertion nous avons dès 1986, créé

le SERVAL, premier service de transport

adapté, qui par la suite en 2005, est

devenu FILIVAL. Ce service propose un

transport accompagné de porte-à-porte

dans toute l’Île-de-France pour des trajets

réguliers ou occasionnels. Le Département

prend en charge le financement

de la carte Améthyste pour les personnes

titulaires de l’AAH (allocation

adulte handicapé). Cette carte permet

les déplacements sur les réseaux de

transport public de Paris et la région

parisienne.

Par ailleurs, le Conseil général réalise

progressivement les aménagements

© A. Bachellier

Josette Sol

Conseillère générale déléguée

chargée de l’Accessibilité et

des Transports des personnes

handicapées

nécessaires pour rendre accessibles tous

ses équipements, des bâtiments administratifs

et collèges aux parcs et voiries.

En 2001, les travaux du bâtiment

des archives départementales ont permis

sa mise en accessibilité.

De plus, par le biais d’une convention

avec le CAUE (Conseil d’architecture

d’urbanisme et d’environnement), le

Conseil général a décidé de travailler

sur cet enjeu global avec les communes,

les intercommunalités et les services de

l’État.

La collectivité départementale s’attache

également à rendre accessibles la culture

et l’art à tous. Ainsi, le musée d’art

contemporain du Val-de-Marne (MAC/VAL)

organise les « visites inventées », visites

prises en charge par des conférenciers

formés aux différentes sortes de handicaps.

Enfin, le Conseil général soutient

le développement de pratiques sportives.

C’est la société tout entière qui doit

s’ouvrir et évoluer sur le handicap,

et ainsi participer à changer le monde.

Moteur de cette prise de conscience collective,

le Val-de-Marne prend toutes

ses responsabilités en s’engageant

auprès des personnes en situation de

handicap et de leurs familles. Car si

notre détermination à agir est plus que

jamais présente, c’est au nom d’un

mieux vivre ensemble et d’une société

ou chacun doit pouvoir trouver sa

place.

Accompagner les familles et

investir pour l’avenir de nos

enfants, c’est offrir à chacune

et à chacun les moyens

de faciliter et de réussir sa vie

Les mères de France sont les championnes

de la natalité en Europe :

à cela s’ajoute pour elles le besoin (et

soyons lucides, l’impérative nécessité

financière) de travailler.

Donc, la recherche d’un mode de

garde, adapté et sécurisé, est la préoccupation

à laquelle chacune et chacun

de nous est un jour confronté.

Confier en toute sécurité son enfant

pour travailler, rechercher un

emploi, une formation, un logement

ou faciliter son insertion, disposer

tout simplement de temps dans son

parcours de vie, est incontournable

car tout le monde n’a pas la chance

d’avoir des « papy et mamy-sittings »

surtout en région parisienne.

D’un autre côté, la crise financière à

laquelle les acteurs publics de notre

démocratie, État et collectivités territoriales,

sont confrontés conduit à

optimiser les dépenses.

La double exigence, celle des citoyens

en attente légitime de solutions

rapides de proximité et celle des collectivités

de maîtriser les coûts, doit

nous conduire à être plus inventifs

et pragmatiques et surtout à prioriser

ses choix avec justice et équité,

dans toutes les communes du Val-de-

Marne, sans a priori.

Les projections de l’INSEE sur la croissance

de la population en Val-de-

Marne seraient de 1 335 815 habitants

en 2020, à 1 367 187 en 2030

(1 299 233 en 2010).

L’augmentation prévisible de la

population val-de-marnaise met en

évidence la nécessité d’avoir une politique

plus active et ambitieuse pour

les seniors (en hausse) avec l’APA et

la perte d’autonomie, l’accompagnement

solidaire pour les personnes en

situation de précarité et le développement

des modes de garde pour

nos enfants.

Se fixer un objectif de 1 000 places

supplémentaires sur cinq ans dans

le cadre du plan 2010-2014 est bien

mais nettement insuffisant, au

regard des vrais besoins des familles

du Val-de-Marne.

Et ce n’est pas en supprimant progressivement

et définitivement les aides

départementales pour des crèches du

Val-de-Marne que l’on arrivera à offrir

aux familles les places qu’elles attendent

pour leurs enfants. Quels que

soient les critères de sélection retenus

pour aider telle ou telle ville et refuser

l’autre, les mères de famille sont

confrontées aux mêmes difficultés

dans la commune où elles vivent.

Dominique Le Bideau

Conseillère générale

Canton Vincennes Est

Pourtant, le conseil général du Valde-Marne

l’a fait ; à titre d’exemple,

l’aide du Conseil général pour les

crèches municipales de Vincennes

est passée de 731 000 euros en 2009

à 335 300 en 2010, à 163 000 euros

en 2011 et l’estimation pour 2012

serait de… 12 500 euros ! Et accuser

en permanence l’État n’est pas la

solution : il n’y a pas d’un côté l’État

et de l’autre les collectivités puisque,

en fait, il n’y a qu’une seule République

aux valeurs desquelles nous

sommes tous attachées et dont l’État

et les collectivités sont des acteurs,

des partenaires.

Un département doit garantir la

cohésion sociale et territoriale

entre toutes les communes de son

territoire grâce à des prestations de

service public : pour cela, il faut

constituer des partenariats contractuels

de confiance avec les villes et

travailler ensemble avec les maires,

premiers acteurs de proximité,

pour aider au fonctionnement de

crèches et, pourquoi pas, pour créer

de nouvelles crèches.

C’est aussi cela la recherche de l’égalité

des chances pour favoriser l’objectif

impérieux de « mieux-vivre

ensemble ».

© D.R.

34

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 35


BOUGER EN VAL-DE-MARNE

© D.R.

LÉGENDES

1

Festival Extension

Une belle Muse de trente ans

La Muse en circuit fête ses trente ans. Six des dix concerts du festival Extension

sont à l’affiche en Val-de-Marne dont une soirée « Luc Ferrari ».

2

1 - Curious Chamber Players. Les Danois du « CCP »

invités d’Aleph pour une soirée « Nordic Darkness and

electric light », à Paris.

2 - Jean Geoffroy. Un grand percussionniste catapulté dans

un ahurissant portrait multimedia d’Emmanuel Kant, à Créteil.

3 - Franck Vigroux. Double rendez-vous avec le performer

français : à Gentilly avec Mika Vainio, à Arcueil pour un

hommage à Ferrari.

4 - Henry Fourès. Exploration de nouveaux « paysages

acoustiques imaginaires », à Gennevilliers.

5 - Atomic Radio 137 Live. Tchernobyl, 20 ans après :

témoignage exceptionnel de Christophe Ruetsch et Pascal

Rueff, au Kremlin-Bicêtre.

6 - Jérôme Thomas. Le roi de la jungle prête son art à

Henry Fourès pour des poèmes andalous, à Gennevilliers.

7 - Vincent Carinola. En résidence aux Rencontres de

musique de chambre, le compositeur est l’invité du festival,

à Ivry et Paris.

8 - Mika Vainio. Icône de la scène électro finlandaise et

fondateur du groupe Pan Sonic, en exclusivité au

Générateur à Gentilly.

3

4

5

8

6

7

« Volodarka, 27 mai, 10 h 36. J’écoute au

casque la jungle environnante, très amplifiée

par l’appareil. Quelque chose a l’air de couler,

le bruit de fond du système… Impossible de

marcher comme ailleurs. S’asseoir sur le parapet

réclame d’y réfléchir un instant. Sourire

témoigne d’un progrès personnel, d’un affaiblissement

du seuil… Nous ne pesons rien. »

En 2008, Christophe Ruetsch et Pascal

Rueff sont en résidence d’artiste en bordure

de Tchernobyl. Ils passent des

heures dans la zone contaminée. Des

heures dans un état perceptif intense

pour sentir ce qui est différent ici, comprendre

ce qui s’y joue. Ils enregistrent :

le vent, les oiseaux, la forêt, l’absence

d’humains, le dosimètre… Atomic radio

137 Live, leur témoignage, est donné le

4 mai au Kremlin-Bicêtre en ouverture

du festival Extension. Avec cette ouverture

« radio-réactive », mêlant voix,

musiques et matières sonores, la Muse

en circuit, initiatrice du festival, est au

cœur de son projet : révéler les paysages

sonores d’aujourd’hui avec les moyens

d’aujourd’hui. « C’est très lié à l’histoire de

la Muse et à son fondateur, Luc Ferrari »,

explique David Jisse, le directeur du

festival. Retour aux années 1960.

À l’étroit, dans les cadres musicaux de

l’époque, le jeune Ferrari rêve d’ouvrir la

musique au monde. L’arrivée du magnétophone

portable le sauve du studio. Le

compositeur se fait preneur de son et

invente le « journalisme musical »,

quelque chose entre le carnet de voyage

et le cinéma pour l’oreille, dont la Muse

en circuit est issue.

Créée en 1982, la Muse a trente ans cette

année. Pour fêter l’événement, un hommage

est rendu au pionnier de la Muse,

disparu en 2005. Une soirée baptisée

Presque rien, du nom d’une de ses œuvrespaysages

(Presque rien ou le lever du jour au

bord de la mer) est organisée à Anis-Gras

à Arcueil. Soirée insolite, imaginée avec

le festival Bruits Blancs, avec des performances

d’Élise Caron, Marc Ducret,

Franck Vigroux et des compositeurs

suisse, argentin et australien qui se sont

emparés pour l’occasion de l’immense

collection de sons constituée par Ferrari :

bruits, cris, voix, clameurs et rumeurs

du monde… L’histoire continue.

Fidélité et innovation, c’est d’ailleurs le

double profil de cette édition-anniver-

© D.R.

saire dont David Jisse relève les lignes

de force : le lien à l’actualité (l’ouverture

sur Tchernobyl), le rapport singulier au

texte (une soirée Jacques Rebotier à la

Maison de la poésie) et puis le goût pour

tout ce qui bouscule les frontières et les

genres, au croisement des arts et de

publics très divers. Illustration au Générateur

de Gentilly avec la venue exceptionnelle

du Finlandais Mika Vainio

pour une grande soirée « live électro

» en duo avec Franck Vigroux.

On repère sur l’affiche les compagnons

de route de la Muse (Aleph,

Ars Nova, 2E2M) et les compositeurs

en résidence : le

Tchèque Ondrej Adàmek,

tête d’affiche de la saison

2E2M ; l’Argentin Martin

Matalon, poursuivant son

dialogue avec Borgès (Rosa) ;

ou encore Vincent Carinola,

Pour en savoir plus

Du 3 au 31 mai. Extension à Arcueil

(01 49 12 03 29), Créteil (01 45 13 19 19),

Gentilly (01 49 86 99 14), Ivry (01 13 78 80

80), Le Kremlin-Bicêtre (01 49 60 62 16),

à Paris et Gennevilliers.

www.alamuse.com

© D.R.

© Tommi Grönlund

invité d’honneur du festival, avec un

double programme : Poètes et acrobates

dans le cadre des Rencontres départementales

de musique de chambre d’Ivry,

et la création de sa dernière pièce,

(Nature morte) à Paris.

Le festival prendra brusquement de

la hauteur en clôture à Créteil avec

Endless Eleven, une évocation vertigineusement

drôle de Kant par le compositeur

Bertrand Dubedout. Où

l’on verra un percussionniste de

haut vol (Jean Geoffroy) piégé

dans toutes sortes de fantaisies :

lever un rideau récalcitrant,

jouer au squash, tourner

un western, s’enquérir du

cri libératoire et nous

convier à célébrer le

nombre onze…

Francine Déverines

Du 26 au 29 avril : 10 es Rencontres

départementales de musique de chambre.

Renseignements : www.adiam94.org

et au 01 49 60 26 95.

Du 24 au 26 mai : 2 es Bruits Blancs à

Arcueil. www.lelieudelautre.fr

© D.R.

© D.R.

Rendez-vous / Autour du festival

La Muse pour tous

En 1992, dix ans après sa création, la Muse

en circuit s’installe à Alfortville. C’est le début

des résidences d’artistes, des accueils studios

et des partenariats. Initiées par David Jisse,

les interventions en direction des écoles et des

conservatoires sont développées aujourd’hui

par le compositeur Sébastien Béranger. Ces

actions trouvent, chaque année, leur moment

d’accomplissement au festival. À Créteil, les

étudiants en BTS commercial du lycée Champlain

de Chennevières invitent le public à s’immerger

dans un parcours sonore de leur création. À Ivry,

les classes de vents du conservatoire (8-15 ans)

créent deux œuvres en résonance avec le travail

du compositeur Vincent Carinola, invité des

Rencontres départementales de musique de

chambre. À Villiers, la médiathèque propose une

journée découverte « électronico-acoustique »

avec des ateliers ouverts à tous, petits et

grands. À Gentilly, Frank Vigroux organise une

masterclass autour du live électronique.

Rendez-vous sur www.alamuse.com

pour le programme complet.

© Christophe Raynaud de Lage

© D.R.

36

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 37


À L’AFFICHE

Centre de développement chorégraphique

Danse, la belle ouvrage

À Vitry, Pascale Houbin filme les ouvriers au travail sur le chantier de

la Briqueterie. À Fontenay, Christian et François Ben Aïm régalent les

petits enfants.

Théâtre

Incendies de Wajdi Mouawad

Spectacle

Fellag,

roi du couscous

L’Ogresse des archives et son chien.

© Arthur Péquin

Le compte à rebours a commencé.

Dans moins d’un an, la Briqueterie, destinée

à accueillir le Centre de développement

chorégraphique (CDC), ouvrira

ses portes à Vitry. Entre la brique qu’on

y fabriquait il y a encore une cinquantaine

d’années et la danse qui va en

surgir demain, des liens intéressants

sont en train de se tisser. Daniel Favier,

le directeur du CDC, a invité Pascale

Houbin à s’emparer du chantier pour

y poursuivre la collection de gestes

ouvriers qui inspire sa création. Depuis

plusieurs années, la chorégraphe, passionnée

par la langue des signes, filme

« le geste à blanc », c’est-à-dire sans le

support des objets ou outils nécessaires

à leurs fonctions d’hommes et de

femmes au travail. Cette nudité du

geste déploie ainsi dans l’espace une

sorte de poème visuel dont la danse

peut se saisir à son tour. Créée sur ce

principe, Allégorie de la brique, la prochaine

pièce de Houbin, ouvrira la

biennale en mars 2013. On aura en

avril un aperçu de la méthode avec

Aujourd’hui à deux mains, film de son précédent

travail. C’est un des temps forts

de la saison qui a vu, par ailleurs, une

dizaine de chorégraphes, soutenus par

le CDC (Diasnas, Wampach, Ponties…),

accueillis dans les théâtres partenaires.

Une effervescence qui a gagné aussi le

jeune public. Après le jubilatoire Poulet

bicyclette de Momboye, voici également

ce mois-ci L’Ogresse des archives et son chien

des frères Ben Aïm : un conte plein de

drôleries et de métamorphoses, enlevé

par une dizaine de danseurs-musicienscircassiens

et une kyrielle de grands

méchants loups, princesses, ogres et

petits chaperons pour régaler les petits

enfants.

Francine Déverines

10 avril. Aujourd’hui à deux mains,

projection suivie d’une rencontre à Vitry.

Tél. : 01 55 53 10 60.

12 avril. L’Ogresse des archives et son

chien à Fontenay. Tél. : 01 48 75 44 88.

© Brigitte Enguerand

À la mort de leur mère, Jeanne et

Simon se trouvent dépositaires de deux

lettres semées d’indices sur un père

qu’ils n’ont jamais connu. Jeanne est

mathématicienne, Simon est boxeur,

ils vivent au Québec où ils ont grandi.

Leur mère, elle, venait d’ailleurs, d’un

Moyen-Orient confus et douloureux

qu’elle a tu pendant des années.

L’épopée des jumeaux à la recherche de

leurs origines dévoile dans l’ombre du

père mythique l’existence d’un frère dont

rien n’a jamais été dit… L’interrogation

sur la filiation traverse l’œuvre de Wajdi

Mouawad, né au Liban, exilé à Paris à

huit ans, et qui vit au Québec depuis près

de trente ans. Créée en 2003 et second

volet d’une tétralogie (Littoral, Incendies,

Forêts, Ciels), Incendies est un écho à la

tragédie grecque et au mythe d’Œdipe,

avec la guerre du Liban en toile de fond.

La mise en scène épurée de Stanislas

Nordey, en noir et blanc et sans

changement de décors, fait contrepoint

au tourbillon de haine et de guerre dans

lequel se trouvent emportés les deux

jeunes gens. Le découpage en tableaux

de cette saga constitue un puzzle très

prenant où les bribes de quarante ans

d’histoire s’emboîtent petit à petit dans

le sang, le rire et les larmes. Pascale Pisani

Du 30 avril au 27 mai au théâtre Antoine-

Vitez à Ivry (programmation du TQI/CDN).

Tél. : 01 46 70 21 55.

Fellag a fait une découverte : le plat préféré des

Français n’est autre que… le couscous. Même si le

plat emblématique du Maghreb n’arrive en fait qu’en

troisième position dans l’estomac des Français - après

le magret de canard et les moules-frites -, l’aubaine

était trop belle pour ne pas s’en délecter. Les liens

entre cuisine et amour sont intenses : si l’on met les

petits plats dans les grands pour séduire l’être aimé,

la cote d’amour du couscous ne peut être que la

révélation d’une passion voilée des Français pour le

peuple algérien. De nouveau seul sur scène, le chef

Fellag concocte un spectacle pimenté et passe à la

moulinette « les grands riens et les petits touts qui sèment la

zizanie » entre l’Islam et l’Occident, le Sud et le Nord,

la France et l’Algérie, la Chine et le Cosmos… P.P.

12 avril : Chocs des civilisations, au Sud-Est théâtre

à Villeneuve-Saint-Georges. Tél. : 01 43 89 54 39.

© Sylvain Bocquet

AGENDA

THÉÂTRE/

DANSE

Antigone

Servie par la troupe d’acteurs

du théâtre national palestinien,

mis en scène par Adel Hakim,

Sophocle prend des accents

résolument contemporains.

Le 11 avril à La Scène-

Watteau à Nogent.

Tél. : 01 48 72 94 94.

Art et monde

du travail

Le travail, tout le monde en parle.

Le théâtre Jean-Vilar en a fait

un de ses enjeux depuis

longtemps. Ce mois-ci : collecte

de paroles de cheminots

(Chronique d’une création de

Julien Bouffier), portraits dansés

et filmés du monde du travail

(Aujourd’hui à deux mains de

Pascale Houbin), et Les Travaux

et les Jours de Michel Vinaver

mis en scène par Valérie Grail.

Les 11 et 13 avril à Vitry.

Tél. : 01 55 53 10 60.

www.theatrejeanvilar.com

Variations sur

Hiroshima mon amour

Été 1957. La rencontre d’une jeune

actrice française et d’un architecte

japonais, à Hiroshima, lieu

universel, où l’érotisme, l’amour et

le malheur apparaîtront sous une

lumière implacable. Duras, adaptée

par Patrice Douchet et Dominique

Journet Ramel.

Du 12 au 14 avril

à Anis-Gras à Arcueil.

Tél. : 01 49 12 03 29.

Métropolis

À Rungis, l’une des discothèques

les plus célèbres d’Île-de-France,

lieu de toutes les histoires de Hédi

Tillette de Clermont-Tonnerre.

Le 13 avril au théâtre

Paul-Éluard à Choisy.

Tél. : 01 48 90 89 79.

Une Ardente patience

Dans sa maison de l’île Noire,

Pablo Neruda est l’unique client

de Mario, le jeune facteur...

Antonio Skármeta adapté

par Michael Batz.

Du 3 au 7 mai au théâtre

Jean-Vilar à Vitry.

Tél. : 01 55 53 10 60.

Dom Juan

Molière mis en scène par

René Loyon comme du

« théâtre de chambre ». Belle idée.

Du 3 au 11 mai au centre des

Bords-de-Marne au Perreux.

Tél. : 01 43 24 54 28.

Avenir radieux, une fission

française

Après Elf, la pompe Afrique,

Nicolas Lambert lance un nouveau

pavé dans la mare de la République.

Le 4 mai au théâtre Romain-

Rolland à Villejuif.

Tél. : 01 49 58 17 00.

« Ce qui allait arriver tout

de suite… c’est que j’allais

l’embrasser. »

Claudine Galea et Lionel Damei

mettent en scène la phrase qui fait

vibrer le corps de tous les amoureux.

Du 10 au 12 mai à Anis-Gras

à Arcueil. Tél. : 01 49 12 03 29.

Planète

Un homme, une femme. Il l’observe,

elle ne le voit pas… Voyage dans

l’inconscient amoureux. Mise en

scène David Clavel.

Le 10 mai à La Scène-Watteau

à Nogent. Tél. : 01 48 72 94 94.

La Courtisane

amoureuse et autres

contes grivois

La Fontaine, en libertin assumé,

mis en scène dans un écrin

propice à la sensualité et au

déshabillage par la marionnettiste

Émilie Valantin (à partir de 16 ans).

Le 11 mai au théâtre de

Cachan. Tél. : 01 45 47 72 41.

Le Travail enchanté

La fin d’un long combat,

celui d’un homme qui a lutté pour

sauver son travail. Une odyssée

signée Christophe Guichet.

Le 12 mai à l’espace

Malraux au Kremlin-Bicêtre.

Tél. : 01 49 60 62 16.

MUSIQUE/

CHANSON

Chanson Plus Bifluorée

Pour leur 25 e anniversaire, ils

s’offrent la plus belle histoire

de la chanson.

Le 12 avril au centre des

Bords-de-Marne au Perreux.

Tél. : 01 43 24 54 28.

Didon et Énée

Purcell mis en scène par Denis

Chabroullet avec le théâtre de la

Mezzanine et l’Ensemble

instrumental baroque.

Le 12 avril au théâtre

de l’Arc-en-ciel à Rungis.

Tél. : 01 45 60 79 05.

Franz Litz/Alexandros

Markeas

Belle soirée imaginée par Chœur

en Scène, croisant le chef-d’œuvre

de Franz Liszt, Via crucis, et une

œuvre d’Alexandros Markeas,

Antigone recrucifiée, composée

pour l’occasion et qui a bénéficié

d’une aide à la création du Conseil

général. Ce projet, soutenu par

l’ADIAM 94, s’accompagne

d’ateliers dans les conservatoires

du Val-de-Bièvre.

Le 12 avril au théâtre de

Cachan. Tél. : 01 45 47 72 41.

Ali Bouto Santo

Entre Afrique et Occident, un

virtuose à la voix douce et profonde.

Le 12 avril à Ivry.

Tél. : 01 46 71 02 05.

Programme :

www.ginguettedumonde.com

Hubert Dupont

Voyage au cœur de l’afro beat jazz,

avec Sawadu et Hubert Dupont.

Le 13 avril au Comptoir à

Fontenay. Tél. : 01 48 75 64 31.

Le Grand Orchestre

du Spendid

22 artistes en scène, dont le

quatuor à cordes Vertigo.

Le 14 avril au centre culturel

d’Ormesson.

Tél. : 01 45 76 07 08.

Avishai Cohen

Seven Seas, le nouvel opus

de l’un des artistes de jazz

les plus reconnus sur la scène

internationale.

Le 2 mai à la Maison des arts

à Créteil. Tél. : 01 45 13 19 19.

Prométhée,

poème électrique

Théâtre rock sur le thème du

pouvoir et de la connaissance.

Par le Théâtre du menteur.

Le 4 mai à l’espace Jean-Vilar

à Arcueil. Tél. : 01 46 15 09 93.

Barbara, 20 ans d’amour

Hommage du compositeur Roland

Romanelli à la longue dame brune.

Le 5 mai au théâtre

René-Panhard à Thiais.

Tél. : 01 48 92 42 42.

La Trilogie andalouse

Le Barbier de Séville de Rossini,

Les Noces de Figaro de Mozart

et La Mère coupable de Milhaud.

Livret et mise en scène de

Jean-Luc Paliès.

Du 9 au 13 mai au théâtre de

Saint-Maur. Tél. : 01 48 89 99 10.

Ellington Panorama

Laurent Mignard et son grand

orchestre célèbrent le Grand Duke.

Le 11 mai au théâtre

André-Malraux de Chevilly-Larue.

Tél. : 01 41 80 69 69.

Staff Benda Bilili

La musique stupéfiante d’un

orchestre de musiciens

paraplégiques, vivant dans la rue

à Kinshasa.

Le 11 mai à la salle

Jacques-Brel à Fontenay.

Tél. : 01 48 75 44 88.

Fado

Carla Pires, bouleversante, sur la

route des passions.

Le 12 mai au Sud-Est théâtre

à Villeneuve-Saint-Georges.

Tél. : 01 43 89 54 39.

JEUNE PUBLIC

Voyages

en marionnettes

Vite, les voyages touchent à leur

fin. Deux spectacles sont encore

au programme : La Reine des

couleurs (théâtre d’ombres musical

et vidéo, compagnie Les Voisins),

Monsieur Clément ou la bonne

humeur des coquillages

(marionnettes et conteur,

compagnie Jean-Pierre Lescot).

Destination finale, la Bohème, avec

une exposition réunissant une

quarantaine de marionnettes du

théâtre Drak : de pures merveilles.

Les 11 avril, 9 et 19 mai :

spectacles et expo du 5 au

31 mai au théâtre Roublot à

Fontenay. Tél. : 01 48 76 59 39.

La Robe de ma mère

Un hymne à la mère, mis en scène

par Sylviane Fortuny (Molière pour

38

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 39


À L’AFFICHE

40

Photographie

Jean Dieuzaide,

homme d’images

Gestes

des hommes

et des

femmes

au travail,

regard

dense des

enfants…

le quotidien

est au cœur

de l’œuvre

de Jean

Dieuzaide,

qui compta

parmi les

Hommage à Charlie Chaplin, 1949.

photographes

humanistes de l’après-guerre. Celui que

Doisneau surnommait « Satanzaide », se fait connaître

par un portrait du général de Gaulle pris à la

Libération de Toulouse qui sera retenu comme

portrait officiel. Infatigable voyageur et passionné

d’aviation et d’architecture, Dieuzaide se tourne à

partir des années 1970 vers une photo plus abstraite

et géométrique. Avec cette rétrospective, la maison

Robert-Doisneau rend hommage à celui qui parraina

sa création en 1996. P.P.

© Jean Dieuzaide

Jusqu’au 6 mai à Gentilly. Tél. : 01 55 01 04 86.

www.maisondelaphotographie-robertdoisneau.fr

AGENDA

L’hiver quatre chiens mordent mes

pieds…).

Le 14 avril à la salle

Gérard-Philipe à Bonneuil.

Tél. : 01 45 13 88 24.

Quand j’avais cinq ans

je m’ai tué

Le roman d’Howard Buten

mis en scène par Cécile Fraysse.

Le 10 mai au théâtre Jean-

Vilar à Vitry. Tél. : 01 55 53 10 60.

Cauchemar

Tout ce que l’esprit humain est

capable de produire chaque nuit

par le collectif les Grandes

Personnes présente.

Le 11 mai au théâtre

Romain-Rolland à Villejuif.

Tél. : 01 49 58 17 00.

Pantin Pantine

Un petit garçon partage tout avec

ses copains, les P’tits Pantins.

Mais de l’autre côté du préau,

y’a une belle bande d’emplumés,

les Corbeaux. Des collégiens et

des élèves des écoles municipales

de musique et de théâtre de

Champigny font revivre ce conte

musical d’Allain Leprest et

Romain Didier.

Art et cinéma

Trésors de la mémoire

Les Trésors de la mémoire, de Sarkis.

Son Bateau Kriegsschatz ouvrait, il y a

trois ans, l’exposition « Je reviendrai ».

Promesse tenue. Sarkis, Arménien

d’Istanbul et Villejuifois d’adoption, est

à nouveau à l’honneur au MAC/VAL.

Dans l’immense nef du musée, plongée

pour l’occasion dans la pénombre,

l’artiste, qui travaille sur la mémoire et

la trace, déploie en onze portraits d’enfants

son cinéma personnel : de Chang,

l’un des premiers grands documentairefiction

animaliers (1927), signé Cooper

et Schoedsack, à Une vie indépendante de

Du 2 au 6 mai projections à l’auditorium du musée. Plus d’infos sur www.macval.fr

et au 01 43 91 64 20.

Les 12 et 13 mai au centre

Olivier-Messiaen à Champigny.

Tél. : 01 45 16 91 07.

BONNE IDÉE

Zig Zag à Gentilly

Exposition collective suivie d’un

week-end portes ouvertes dans les

ateliers d’artistes.

Du 23 avril au 19 mai,

exposition (vernissage 3 mai).

Tél. : 01 41 24 27 10.

Du 4 au 6 mai : www.zigzaggentilly.com

Les apiculteurs sucysiens

Qui sont-ils et comment vont leurs

abeilles ?

Jusqu’au 28 avril à la

médiathèque de Sucy.

Tél. : 01 45 90 42 37.

Rencontre avec Éric Pessan

Lauréat de l’aide à la création

littéraire 2010 du Conseil général

pour Incident de personne,

l’écrivain revient partager avec

nous sa passion de la littérature.

Le 11 mai à la médiathèque

de Villiers. Tél. : 01 49 41 31 70.

L’Afrique en marche

3 e édition d’une manifestation

biennale : conférences,

expositions, films, concerts,

ateliers, forum, et une question :

comment accompagner

l’« Afrique en marche » ?

Du 11 au 13 mai au théâtre

Daniel Sorano à Vincennes.

Tél. : 01 43 74 73 74.

3 e Printemps des peintres

au temps des guinguettes

Petit marché de l’art,

rando-croquis, ateliers d’initiation…

Le 13 mai (bal gratuit le 12)

à Chennevières.

Tél. : 01 45 94 74 74.

MÉMOIRE

Une saison chez Césaire

ou la déclaration des Droits

de l’homme

La parole d’Aimé Césaire, poétique,

théâtrale, politique, par une équipe

de musiciens et de comédiens

d’Afrique, d’Haïti et de Martinique.

Spectacle suivi d’un débat.

Le 10 mai à la salle

Gérard-Philipe à Bonneuil.

Tél. : 01 45 13 88 24.

Vitali Kanevski

(1992) où l’on

retrouve le jeune

héros de Bouge pas,

meurs, ressuscite, en

passant par Aniki-

Bobo d’Oliveira

(1942), Mouchette

de Bresson (1967,

notre photo), ou

d’Abbas Kiarostami

Où est la maison

de mon ami ?

(1987)… se dessine

une généalogie

singulière et universelle.

Des petits héros de ces onze histoires,

confrontés à la cruauté du monde,

Sarkis, en chamane, tente de faire un

trésor. Cadrés serrés, leurs visages, aux

regards aveuglés par le néon rose qui les

relie, témoignent de l’histoire du cinéma

mais aussi de l’humanité.

Début mai, en complément de l’accrochage,

le musée invite à découvrir

quelques-uns de ces films. Chaque séance

sera introduite par un historien du

cinéma. Entrée libre.

© Adagp

F.D.

Bonjour Monsieur

Doisneau

Le 14 avril 1912 naissait à Gentilly

un certain Robert Doisneau. C’est

le début d’une longue histoire

d’amour entre le photographe et

sa ville. Doisneau a beaucoup

photographié Gentilly, et les

Gentilléens ont aussi beaucoup

photographié Doisneau. Pour fêter

le centenaire de sa naissance, la

Société d’Histoire locale a eu la

bonne idée de croiser les vues de

Gentilly prises par Doisneau et les

portraits de Doisneau prises par

des Gentilléens. Regards et saluts

échangés, comme au détour

d’une rue...

12 avril, « Des secondes

d’éternité », conférence de

Gilbert Khémaïs.

jusqu’au 14 avril, exposition

à la médiathèque de Gentilly.

Tél. : 01 41 24 21 48.

Pieds-Noirs ici,

la tête ailleurs

Histoire des Pieds-Noirs d’Île-de-

France, en trois périodes clés :

la colonisation, la guerre et le retour

en métropole.

© Patrick Bard

Jusqu’au 27 mai au musée, aux archives et à la bibliothèque de Nogent.

Tél. : 01 48 75 51 25.

Jusqu’au 20 janvier 2013

à l’écomusée à Fresnes.

Tél. : 01 41 24 32 24.

CA SE PASSE

AU MAC/VAL

Nouvelles expositions

« Vivement demain » :

un parcours pour tirer des plans

sur la comète, se projeter

dans le futur, espérer…

« Le Théâtron des nuages » :

pour la 1 re fois en France des

œuvres d’IFP (Information, fiction,

publicité), collectif d’artistes qui,

de 1884 à 1994, ont engagé une

réflexion sur l’actualité de l’art.

Enfants :

c’est les vacances !

On les emmène au musée.

Des ateliers sont proposés

à partir de 8 ans.

Du 17 au 20 avril : la fabrique

des microéditions, pour penser,

fabriquer et diffuser autrement

l’œuvre d’art en partenariat avec le

Centre national de l’édition

et de l’art imprimé.

Amazone, un

monde en suspens.

Petronila baigne

son bébé dans le

Rio Negro (Brésil).

Photographie

Le monde de Patrick Bard

Une centaine de photographies, des carnets de voyage,

des manuscrits… la rétrospective du travail de Patrick Bard,

présentée à Nogent, retrace les milliers de kilomètres sur

lesquels le photographe-écrivain a posé le regard. Des bords

de Marne aux rives de l’Amazone, de sa jeunesse nogentaise

à l’exploration des frontières - « la frontière entre le bien et le mal,

la frontière entre les pauvres et les possédants, la frontière entre le

spectacle et la réalité, » comme l’analyse Marc Villard -, le monde

de Patrick Bard s’est élargi de manière concentrique à la découverte

d’un ailleurs qui commence ici. L’Amérique latine, la

problématique de l’eau, la répression des femmes et le temps

qu’il faut pour saisir « l’usage du monde » sont au cœur du travail

du photographe. Entrée libre. P.P.

Du 24 au 27 avril : la fabrique

des transmissions avec les

étudiants de la Haute École d’art

et de design de Genève, autour de

la création du jeu « Qui est-ce ? ».

Agenda

Le 11 avril : « Les Femmes

dans l’espace », programme de

courts-métrages dans le cadre

du Festival international de films

de femmes.

Le 15 avril : visite gustative

des expositions avec l’artiste

culinaire Marie Chémorin.

Le 17 avril : arrêt sur images

avec le collectif IFP.

Tout le programme du

musée d’art contemporain

à Vitry sur www.macval.fr

et au 01 43 91 64 20.

Pour plus d’infos sur

cg94.fr

Carte blanche À PATRICK BARD

PHOTOGRAPHE, ÉCRIVAIN VOYAGEUR

« L’eau, notre bien commun »

De 1983 à 2009, j’ai vécu en

insulaire dans l’île des Loups,

à Nogent-sur-Marne. Une île,

une vraie, où l’on ne se rend

qu’en barque. J’y ai découvert

que même au beau milieu d’une

agglomération de bientôt

12 millions d’habitants, la nature

pouvait encore imposer son

rythme à l’homme, le ramener

à de plus humbles prétentions.

Crues, gel, courant, nuit, pluies

ou sécheresse, 27 années durant,

j’ai été tributaire d’une rivière

que j’ai appris à connaître, à

respecter, à considérer, presque

comme une personne. À aimer.

Ces trente mètres de frontière

liquide entre le continent et l’île

m’ont tant appris sur l’eau !

Sur ce que signifie être d’un

peuple de l’eau. Quelque chose

comme une complicité, partagée

avec des tribus amazoniennes,

des Vénitiens, des Malgaches.

Nous avions en commun,

toujours, l’eau. L’insularité.

De Marne, je suis descendu en

Seine, puis en Amazone. Du Nil

au Mississippi, c’est toujours de

traversée dont il est question.

De bras, d’affluents. De rives qui

se font face, d’hommes qui se

reflètent dans l’onde. L’eau m’est

devenue question, passion.

Ici, et ailleurs. J’ai vu la Marne,

où j’avais appris à nager enfant,

polluée, salie. Puis je l’ai vue,

au fil des ans, entrer en

convalescence, comme j’ai vu les

puits sahariens remis en état

dans les oasis du M’zab. J’ai vu,

mes yeux ont vu, le canal des

Pangalanes, à Madagascar,

obstrué par les jacinthes d’eau,

le fleuve Maroni de Guyane,

souillé par les orpailleurs

illégaux, le Napo d’Équateur

salopé par les pétroliers. J’ai vu

les steppes mongoles couvertes

de dépouilles d’animaux morts

de soif à cause des bouleversements

climatiques. L’eau, c’est la vie.

Mais l’eau sale peut aussi tuer.

Jamais je n’oublierai ce médecin

ougandais confronté au choix

cornélien de laisser un bébé se

nourrir au sein d’une mère

infectée par le sida ou téter

un biberon de lait maternisé en

poudre mélangé à une eau

corrompue.

Le médecin préféra le virus HIV,

qui condamnait moins

certainement l’enfant. J’ai vu les

combats de l’eau, les combats

pour l’eau, ceux d’aujourd’hui,

qui préfigurent ceux de demain.

En Bolivie, où les

multinationales voulaient

privatiser même la pluie.

Au Brésil, où la culture du soja

ravage des forêts entières,

assèche même le ciel… J’ai vu,

ici et maintenant, les molécules

utilisées par l’industrie

pharmaceutique mêlées à l’eau.

Les batailles menées, afin que

l’eau, notre eau, profite au plus

grand nombre.

L’eau n’est pas une marchandise.

L’eau est un bien commun, et

doit le rester.

Patrick Bard

19 mai, visite de l’exposition

de Patrick Bard à Nogent.

Tél. : 01 48 75 51 25.

www.musee-nogentsurmarne.fr

Ouvrage : Partir. Traité de

routologie, de Patrick Bard

et Marie-Berthe Ferrer, (Seuil).

www.patrickbard.com

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 41

© D.R.


SPORT

LONDRES

2012

Athlétisme / Sprint

Lina Jacques-Sébastien :

« Que la meilleure

gagne ! »

Présélectionnée pour les Jeux olympiques de

Londres, la jeune sprinteuse de l’US Créteil, Lina

Jacques-Sébastien, affiche un bel optimisme et

une joie de vivre communicative. Rencontre.

© S. Fontaine

Jeux du Val-de-Marne

En juin, faites du sport !

Les 46 es Jeux du Val-de-Marne se dérouleront du 1 er au 17 juin.

Cette grande fête du sport pour tous est organisée par le Conseil

général, en partenariat avec les communes, la direction

départementale de la Cohésion sociale, l’Inspection académique,

le Comité départemental olympique et sportif, l’Union nationale

du sport scolaire, l’Union nationale pour le sport en école primaire,

les comités et clubs sportifs du Val-de-Marne, et de nombreux

bénévoles. Des milliers de Val-de-Marnais y sont attendus.

BOUGER EN VAL-DE-MARNE

Pieds nus, Juliette, 5 ans, court en zigzag

sur les tapis en éclatant de rire. Dans

quelques minutes, ses petits camarades

la rejoindront. Pendant une heure,

chaque samedi, la section lutte de l’ESV

accueille ses plus jeunes lutteurs

pour une séance d’initiation à

ce sport. Au programme, de

l’échauffement, des jeux,

et bien sûr des combats

entre lutteurs de même

gabarit. Aujourd’hui,

Seddik Mehada, entraîneur

des adultes, encadre

le cours des jeunes pousses.

« On regarde, on écoute, on ne

discute pas ! » De temps

en temps, l’éducateur

hausse la voix pour imposer l’attention

de tous. Ce club a vu le jour il y a trois

ans, impulsé par la ville de Vitry et l’adjoint

aux Sports, Jean-Claude Kennedy.

« Ici, on apprend à respecter son adversaire, on

se serre systématiquement la main avant

chaque combat, et on ne cherche

pas à faire mal », explique

l’éducateur. Le 30 janvier

dernier, lors de la

Nuit du sport organisée

par le Comité départemental

olympique et

sportif, le club a été

récompensé pour son

action en faveur du

handisport. « Non seulement,

nous souhaitons renforcer la mixité

Chaque samedi, à l’ESV, les petits, dès l’âge de 4 ans, sont

initiés à la lutte, dans une ambiance ludique et bon enfant.

Entente sportive de Vitry

C’est la lutte qu’ils préfèrent

La section lutte de l’Entente sportive de Vitry (ESV) accueille les enfants de tous les

quartiers, dès l’âge de 4 ans, afin de favoriser la mixité sociale.

© J. Paisley

sociale en développant le vivre-ensemble

entre les quartiers, les zones pavillonnaires

et le centre-ville, mais nous voulons lever les

barrières qui existent entre sportifs valides

et sportifs handicapés », précise la présidente

Fatima Mehada. En mars 2011, un

tournoi, réunissant des petits sportifs

valides et handicapés venus de Vitry

mais aussi des villes voisines Ivry et

Choisy-le-Roi, s’est tenu au palais des

sports Maurice-Thorez. Avant de se

séparer, place au jeu du crocodile. Tandis

que deux enfants se mettent à quatre

pattes, le reste de la troupe s’égaille

joyeusement sur les tapis, tandis que les

deux crocos tentent de les attraper…

Juliette, elle, court toujours.

Claude Bardavid

© J. Paisley

À quelles épreuves comptez-vous participer

à Londres et quelles sont vos ambitions ?

Lina Jacques-Sébastien : Normalement, je devrais

faire le 200 m. Il faut pour cela que j’atteigne les

minima, mais il ne devrait pas y avoir de problème.

C’est une distance qui me correspond bien. Et puis,

si je suis bonne en individuelle, il ne devrait pas y

avoir de souci non plus pour le relais. Mon objectif,

c’est de faire au moins une finale olympique. Quand

on est en finale, tout est remis à zéro et que la meilleure

gagne ! Avec mon entraîneur, Giscard Samba-

Koundy, on a surtout travaillé sur les paramètres

techniques. C’est un moyen de gagner les quelques

centièmes qui peuvent être déterminants sur une

course. Et puis, il y a bien sûr toute la préparation

générale. Normalement, ça devrait être bon.

Vous êtes née à Créteil et y avez fait toute

votre scolarité. Vous y travaillez et vous vous

y entraînez. Cela traduit-il un besoin de

stabilité ?

L. J.-C. : Oui. Créteil est comme un petit cocon pour

moi. C’est ici que je me sens bien, entourée de ma

famille, de mes amis. Et puis c’est une ville que j’aime

beaucoup. Il y a plein de choses à faire, ça bouge et

ce n’est pas très loin de Paris. J’ai besoin de tout ça

pour progresser.

Est-ce que vous avez un modèle ?

L. J.-C. : Oui, sans hésiter : Marie-José Pérec. J’ai un

bon souvenir de sa course aux Jeux d’Atlanta, en

1996. J’avais vu cette course à la télé et ça m’avait

donné des frissons. Je ne sais pas si ça a été un déclic.

Vous savez, quand on est jeune et qu’on fait de

l’athlé, ce n’est pas forcément pour devenir championne

olympique. Mais voir la course de Marie-José

Pérec, ça m’a probablement fait réaliser que c’était

possible de réussir. Et puis, je lui ai déjà parlé, c’est

quelqu’un que je respecte beaucoup.

Propos recueillis par Arnaud Balvay.

EN BREF

TENNIS DE TABLE

Les filles de l’USKB sont-elles en route vers

un troisième titre ? Après leur victoire lors de

la 13 e journée du championnat de France de

Pro A, le 13 mars, les Kremlinoises,

emmenées par Carole Grundisch, occupaient

toujours la tête du classement devant

l’équipe de Lys Lannois. Encore cinq matchs

avant la fin du championnat et peut-être le

bonheur pour l’USKB de décrocher, après

1987 et 1988, son troisième titre national.

Prochain rendez-vous le 1 er mai contre

Joué-les-Tours.

ATHLÉTISME

Lors des championnats de France

d’athlétisme (25 et 26 février), plusieurs

athlètes val-de-marnais se sont distingués.

Ainsi, chez les femmes, Lina Jacques-

Sebastien (US Créteil, lire notre entretien

ci-contre) a terminé 2 e du 200 mètres,

Charlène Quernel (ASA Maisons-Alfort)

et Marquilu Nervilus (US Créteil) ont

respectivement terminé 2 e et 3 e du concours

de la longueur, Fabienne Ngoma (US Ivry)

a décroché la 3 e place au poids.

Chez les hommes, notons la 3 e place du

sociétaire de l’AC Paris-Joinville,

Colomba Fofana.

SAVATE-BOXE FRANCAISE

Trois Cristoliens ont décroché le titre de

champion d’Île-de-France de savate,

le 10 mars à Paris. Il s’agit de Elissa Kaabi

en moins de 65 kg, chez les femmes, de

Pierre Durot (moins de 56 kg) et Jeff Dahie

(moins de 65 kg) chez les hommes.

BOXE AMATEUR

Rachid Hamani (BC Villeneuve-Ablon) est

devenu champion de France amateur dans la

catégorie des moins de 75 kg en battant

Michel Tavares (Red-Star), le 17 mars à

Pessac (33). C’est au terme d’un match très

disputé (13-9) que le poids moyen val-demarnais

a remporté le titre national.

Ce résultat lui permet également de se

qualifier pour le tournoi de qualification

olympique qui devait se dérouler du 13 au

22 avril à Trabzon en Turquie.

SPORTS EN VAL-DE-MARNE SUR CG94.FR

Si vous souhaitez vous renseigner sur les

lieux de pratiques sportives en Val-de-Marne,

sur les actions du Conseil général en ce

domaine, connaître l’actualité sportive

val-de-marnaise ou bien encore consulter

le guide des aides du Conseil général, une

seule adresse : cg94.fr, rubrique Sport.

© C. Petit

42

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 43


DÉCOUVERTE

BOUGER EN VAL-DE-MARNE

© J. Melin

© J. Melin

© D. Merle

La Manufacture des Œillets, qui accueille aujourd’hui le Crédac, offre une vitrine aux artistes sur près de 500 m 2 .

© D. Merle

Au sein de ce bâtiment industriel emblématique d’Ivry, le Crédac organise des conférences et rencontres avec les artistes.

© D. Merle

Centre d’art contemporain d’Ivry-sur-Seine

Toute la lumière sur le Crédac

TOUTES-LATITUDES

01 49 58 30 32

LA HALLE ROUBLOT

01 49 74 79 10

Le Crédac, centre d’art d’Ivry, a quitté les fondations du

centre Jeanne-Hachette, imaginé par Jean Renaudie, pour

rejoindre la Manufacture des Œillets.

Créé en 1987, il y a 25 ans, dans un lieu

en sous-sol imaginé pour être un cinéma,

le Crédac a rejoint un fleuron emblématique

de l’architecture industrielle d’Ivry,

la Manufacture des Œillets. De l’ombre

souterraine à la lumière du ciel, avec pour

fil rouge cette générosité envers la création

artistique contemporaine. C’est désormais

au troisième étage de ce que l’on

nomme le « bâtiment américain », que le

centre d’art a accroché ses cimaises. Lieu

d’exposition, de production et d’expérimentation,

il offre une vitrine aux artistes

sur près de 500 m 2 et possède enfin un

espace de travail, le bureau des publics,

avec pour vocation de favoriser la rencontre

avec l’art contemporain et les

démarches artistiques actuelles. « Jusqu’à

présent, explique Claire Le Restif, directrice

du lieu, nous ne bénéficions pas d’un espace

dévolu à cette activité. Cela ne nous a pas empêchés,

à Jeanne-Hachette, de recevoir parents et

enfants, d’organiser des conférences et des rencontres

avec les artistes. » Dans cet atelier de

près de 80 m 2 , les médiateurs accueillent

les enfants en milieu scolaire mais aussi

les centres de loisirs. « Après une visite de l’exposition,

les enfants reviennent au bureau des

publics pour un atelier de pratique artistique

dévolu à l’exposition en cours. » Les enseignants

sont également reçus dans ce lieu où leur

sont remis des documents réalisés par

l’équipe du Crédac autour de l’exposition.

Le lieu est également fréquenté par des

publics de tous âges qui ont la possibilité

de suivre des visites guidées : 30 % du

public est un public accompagné. Un véritable

succès qui dépasse les espérances.

Avec les soutiens de la ville d’Ivry, du

conseil général du Val-de-Marne, du

conseil régional et de l’État, le Crédac

développe ses différentes missions.

« La première que nous tentons de maintenir est

l’accompagnement des artistes dans une œuvre

spécifique. C’est à chaque fois pour moi une aventure,

poursuit Claire Le Restif, pour essayer

de comprendre et de capter cette étape importante

pour l’artiste. » Mircea Cantor sera le

premier invité aux Œillets, sa première

exposition personnelle en Île-de-France

depuis 2006. Dans la foulée, l’artiste

obtient le prix Marcel-Duchamp organisé

en partenariat avec le centre Pompidou, le

Musée national d’art moderne et la FIAC.

C’est non seulement la reconnaissance et

la consécration de Cantor qui sera exposé

à Beaubourg cette année, mais pour le

Crédac, c’est le doublement de sa fréquentation.

« Le public s’est déplacé non seulement

pour découvrir les œuvres exposées mais pour

admirer aussi ce magnifique lieu », se réjouit

Claire Le Restif. En avril, dans le cadre de

la de la Triennale, Boris Achour sera invité

au Crédac avec un spectacle-exposition,

« Séance », d’une durée de 45 minutes.

« Osez venir pour découvrir cette singularitélà,

dit Claire Le Restif à tous ceux qui

n’osent pas encore franchir la porte du

centre d’art. C’est un peu comme aller dans

une salle d’art et d’essai voir un film qui

change de l’ordinaire. Une belle aventure. »

Pour en savoir plus

Claude Bardavid

Centre d’art contemporain d’Ivry -

Crédac. 25-29, rue Raspail, à Ivry-sur-

Seine. Ouvert tous les jours (sauf le

lundi) de 14 h à 18 h, le week-end de

14 h à 19 h. Entrée libre.

GALERIE JULIO-GONZALEZ

01 46 15 09 75

L’ORANGERIE

01 43 91 15 33

LE GÉNÉRATEUR

01 44 52 80 80

ESSELIÈRE

01 49 58 30 32

MAC/VAL

www.macval.fr

MAISON D’ART CONTEMPORAIN CHAILLOUX

www.maccfresnes.com

CRÉDAC

Manufacture des Œillets

01 49 60 25 06

www.credac.fr

GALERIE JEAN-COLLET

01 43 91 15 33

SERVICE MUNICIPAL

D’ARTS PLASTIQUES

01 55 53 51 57

MAISON D’ART BERNARD-ANTHONIOZ

www/ma.bernardanthonioz.com

CARRÉ-DES-COIGNARDS

01 43 24 63 91

APONIA

www.aponia.fr

À NE PAS MANQUER

MAC/VAL : à Vitry, le musée d’art

contemporain : une collection, des

résidences d’artistes, des expositions, des

événements, un programme de visites, de

conférences, d’ateliers…

DES CENTRES D’ART

Cartes blanches, rencontres, ateliers

pédagogiques, travail en réseaux… à Ivry,

Fresnes, Nogent ou Villiers, les centres d’art

contemporain jouent l’ouverture.

« Vivement demain » et « Théâtron des

nuages ». Tél. : 01 43 91 64 20.

Crédac à Ivry : spectacle-exposition de

Boris Achour, projet associé à la Triennale

2012 avec le palais de Tokyo : jusqu’au 3 juin.

Maison d’art contemporain Chaillioux

à Fresnes : « 3 en Un, la sculpture » en

collaboration avec le Générateur à Gentilly

et l’espace Camille-Lambert à Juvisy :

jusqu’au 19 mai.

Maison d’art Bernard-Anthonioz à Nogent :

L’au-delà (des noms et des choses) de Tamar

Guimaraes en partenariat avec le Jeu de

Paume. Jusqu’au 13 mai.

Tél. : 01 49 74 79 10.

Aponia à Villiers : Jean Marc Chevallier.

Peinture grand format.

Jusqu’au 14 avril.

DES GALERIES

Les lieux d’exposition sont nombreux dans

notre département : sélection.

Arcueil : galerie Julio-Gonzalez. Duncan Wylie jusqu’au

14 avril, Cristina Ruiz-Guinazù à partir du 27 avril.

Fontenay : halle Roubot. Roland Cognet jusqu’au

14 avril. Pierre di Sciullo en mai.

Nogent : Carré-des-Coignards.

Odon jusqu’au 22 avril.

Vitry : galerie municipale Jean-Collet.

« Figures du sommeil ». Jusqu’au 6 mai.

VILLA FALBALA

www.dubuffetfondation.com

44

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 45


MÉMOIRE

La commande : « Vivement demain » : Le musée d’art contemporain du Val-de-Marne invite le public

à explorer l’avenir à travers des visions existentielles, utopiques ou poétiques. Ici, Jean-Luc Verna revisite

le logo de la Paramount en un Paramour glamour et plein d’espoir.

PAR AGNÈS DESCHAMPS

VU PAR…

1906-1990

Imprimeries et ouvriers du

livre en Val-de-Marne

© Archives départementales du Val-de-Marne.

Façade de l’imprimerie Cino del Duca, années 1980.

© Archives départementales du Val-de-Marne.

Salle de composition de l’Union typographique, coopérative ouvrière, 1912.

Manifestation des ouvriers de del Duca, 1985.

Les imprimeurs de Maisons-Alfort mènent alors une lutte contre

les menaces de fermeture.

© Archives départementales du Val-de-Marne.

De « l’Union typo », première coopérative ouvrière apparue en 1906 à

Villeneuve-Saint-Georges, à l’installation du « Monde » à Ivry dans les

années 1980, en passant par la lutte des del Duca à Maison-Alfort, l’histoire

de l’imprimerie passe par le Val-de-Marne.

Les ouvriers du livre ont, dans l’histoire

sociale en général et dans celle du

Val-de-Marne en particulier, une place

importante. Non par le nombre - les chiffres

des salariés par entreprise vont de

quelques unités à 600 pour Cino del Duca

de Maisons-Alfort - mais plutôt par l’intensité

de leur vie professionnelle, syndicale

et citoyenne. C’est une corporation

très structurée dès le XVI e -XVII e siècle,

marquée par le compagnonnage dont

on trouve encore traces au début du XX e

siècle chez les typographes de Villeneuve-

Saint-Georges : un Tour de France de

1895 à 1908 pour Fernand Allory, devenu

« prote » (chef d’atelier) à l’imprimerie

coopérative de Villeneuve, l’Union typographique,

fondée le 16 décembre 1906.

L’imprimerie de « labeur » (celle qui est

marquée par la durée de la production, à

la différence de la « presse ») est très dispersée

avec des points forts à Choisyle-Roi

ou Villeneuve-Saint-Georges ; l’imprimerie

de presse est concentrée en un

nombre limité de lieux, Maisons-Alfort

pour del Duca et Ivry-sur-Seine pour Le

Monde. Pionnier du journal en couleur en

1959, del Duca perd son avance dans les

années 1970 et ferme en 1990 après une

période de gestion ouvrière. Le Monde,

usine la plus moderne d’Europe dans les

années 1980, garde d’importants effectifs,

tout en faisant face à des enjeux difficiles.

De nombreux salariés vont travailler dans

les imprimeries parisiennes : ainsi l’Imprimerie

nationale avant sa fermeture

ou les imprimeries de presse. Les métiers

du livre, essentiellement masculins, ont

alimenté la vie syndicale et la vie municipale

de fortes personnalités. Deux maires

importants en proviennent : Henri Leduc,

maire de Villeneuve-Saint-Georges de

1919 à 1935, administrateur de l’Union

typographique, et Louis Lebidon, clicheur,

maire de Choisy-le-Roi de 1945 à 1959.

Sans oublier des centaines d’animateurs

de la vie associative, ainsi que Michel

Germa, président du Conseil général de

1976 à 2001, qui fut ouvrier typographe à

l’imprimerie Léger (Vitry-sur-Seine).

Pour en savoir plus

Claude Pennetier

Directeur de l’association Itinéraires

et histoire ouvrière en Val-de-Marne

Le 5 mai à 15 h : conférence

« Imprimeries et ouvriers du livre »,

Maison de l’histoire et du patrimoine.

15, rue de la Prévoyance à Champigny.

Entrée libre.

Renseignements : 01 14 79 27 90.

mhp94@cg94.fr

46

Le magazine du Conseil général / Numéro 289 / Avril 2012 47

More magazines by this user
Similar magazines