Recherches... et développement ! - Ecole des mines de Nantes

emn.fr

Recherches... et développement ! - Ecole des mines de Nantes

Notre Newsletter sur > www.emn.fr

Décembre 2004

Talents

desmines

n°64

le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes

Recherches...

et développement !


Recherches... et développ

Sommaire

p 4

p 6

p 8

p 12

Une nouvelle génération de docteurs

Des accords avec les entreprises

Des recherches à suivre de près

Thèses soutenues en 2004 et agenda

2

Talents des mines

le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - Décembre 2004 - n°64


ement !

Recherche : nouveaux

thèmes, nouveaux acteurs

Toujours du nouveau dans le domaine de la

recherche ! Comme le prévoit la réforme LMD,

le DEA en informatique de l’Université de

Nantes est restructuré en deux masters, l’un à

dominante recherche, l’autre à finalité plus

directement professionnelle. Côté recherche,

deux spécialités sont proposées par le LINA, le

Laboratoire Informatique de Nantes Atlantique :

Système d’Aide à la Décision d’une part,

Architecture Logicielle Distribuée (ALD) d’autre

part. Le département informatique de l’Ecole

est fortement impliqué dans ce master via

l’équipe PPC (Programmation Par Contraintes)

pour la première et OBASCO (OBjets ASpects

COmposants) pour la seconde. En outre, Gilles

Muller, professeur au département informatique,

est co-responsable avec José Martinez,

professeur à l’Ecole Polytechnique de

l’Université de Nantes, du master ALD. L’Ecole

des Mines forme des ingénieurs dans le domaine

des architectures logicielles (option génie des

systèmes informatiques) et dans celui des

systèmes d’aide à la décision, (option génie

informatique pour l’aide à la décision). Ils

peuvent donc tout à fait prétendre suivre ce

master, et c’est ce qu’ont choisi de faire trois

d’entre eux cette année en ALD, qui compte 22

élèves.

Bien d’autres actualités de la recherche sont à

découvrir dans ce nouveau Talents des Mines,

qui met l’accent sur les relations entre les

chercheurs de l’Ecole et les entreprises. Avec

trois points forts : le lancement du doctorat

partenarial, la signature d’un accord cadre avec

Valeo et la création d’un laboratoire commun

avec la SSII Sodifrance au sein de l’Ecole. A lire

enfin : des travaux scientifiques parfois insolites,

dont on n’a pas fini de parler…

3


Recherches... et développement !

Une nouvelle géné

Des docteurs au

service de l’entreprise

Depuis la rentrée, les Ecoles des Mines forment une

nouvelle race de chercheurs qui, tout en préparant une

thèse sur un problème industriel, se forment à l’innovation

et aux fonctions managériales.


FABIEN DANS LE MONDE DES “WEBSERVICES”

Dans le domaine informatique de pointe que

forment les objets, aspects et composants, la

réputation de l’Ecole des Mines de Nantes n’est

plus à faire. Elle trouve à exploiter ses compétences grâce au “redesign” des

services Web à base d’aspects. « Utilisant les protocoles d’Internet (HTTP,

XML), les services Web offrent un moyen standardisé d’invoquer des

applications distantes, explique Thomas Ledoux, responsable de l’option GSI

(Génie des Systèmes Informatiques). La notion d’objets distribués a échoué,

mais elle resurgit sous forme de services Web distribués. La simplicité des

services Web et la garantie de l’interopérabilité ont permis une adoption

4 massive de cette technologie par tous les industriels. .»

C’est si vrai que l’Ecole ne compte plus les élèves des options informatiques

effectuant leur stage de 4 ème année dans les services Web. Fabien Baligand

leur a même consacré son DEA, mené en parallèle avec sa dernière année.

Ses recherches ont intéressé France Telecom R&D, qui lui a proposé un

contrat de trois ans dans son centre d’Issy-les-Moulineaux pour faire sa

thèse car la composition de services Web prenant en compte la problématique

de l’évolution et de l’adaptabilité des applications reste une vraie

problématique. C’est là qu’intervient le concept d’aspects et l’expertise du

département informatique de l’Ecole des Mines de Nantes. L’Ecole y voit la

preuve que sa notoriété s’étend puisque, si elle travaille régulièrement avec

France Telecom R&D, c’était jusqu’à présent avec l’équipe grenobloise. Il

s’agira donc d’une thèse partenariale, assortie de 200 heures de formation

complémentaire par an à l’Ecole des Mines de Paris. « Cette formation

doctorale m’a plu en ce qu’elle met en avant l’aspect industriel, avec

notamment des cours de propriété industrielle, de marketing, de droit,

explique-t-il. Au-dede la recherche, j’ai envie de m’impliquer concrètement

dans des produits. »

Tout de même, l’emploi du temps ne sera-t-il pas trop chargé, compte tenu

de nombreux déplacements prévus à l’établissement France Telecom de

Lannion et à l’Ecole des Mines de Nantes ? « Oui, ce sera lourd, admet

Thomas Ledoux, qui est son tuteur académique, mais ce garçon a une

capacité de travail impressionnante. L’an dernier, tout en

obtenant ses deux diplômes, il a fait quatre publications en

anglais ! » Alors…


Talents des mines

Immergées dans le monde de l’industrie

et disposant déjà d’une solide expérience

en matière de formation à la recherche,

les Ecoles des Mines étaient doublement

légitimes pour créer une nouvelle catégorie

de docteurs, formés en partenariat avec

des entreprises. Ils ne sont encore qu’une

dizaine, depuis cette rentrée 2004, mais

le concept est assurément appelé à

prendre de l’importance car il correspond

à un réel besoin, qui pour l’instant

s’exprime davantage dans les pays

anglo-saxons que chez nous.

En France, en effet, les différentes Ecoles

des Mines forment dans leurs laboratoires

environ 250 docteurs chaque année, soit

des ingénieurs généralistes issus de leurs

propres filières qui ont choisi de se

spécialiser dans la recherche, soit des

étudiants ayant suivi un parcours universitaire.

Même si on constate qu’ils sont

de plus en plus nombreux à s’orienter

vers l’industrie, la recherche publique

constitue encore pour la plupart un

débouché quasi naturel. D’autant plus

que pour ceux qui rejoignent le monde de

l’entreprise, il faut bien reconnaître que

les carrières et rémunérations proposées

ne sont pas à la mesure des efforts

consentis. Situation d’autant plus insolite

qu’à l’étranger au contraire, les titulaires

de PhD forment le vivier dans lequel

puisent les entreprises pour constituer

leur management.

De ce constat, le Groupe des Ecoles des

Mines (GEM) a déduit qu’il fallait créer, à

côté des doctorats existants, une seconde

catégorie, répondant plus directement

aux besoins des entreprises : un doctorat

« partenarial », car conduit en étroite

collaboration avec elles. Le projet, animé

par Stéphane Cassereau, directeur de

l’Ecole des Mines de Nantes, a abouti dès

la rentrée d’octobre 2004 à l’organisation

d’un cursus spécifique.

le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - Décembre 2004 - n°64


ation

Privilégier l’innovation

Il s’étend toujours sur trois années, mais

se distingue doublement de celui du

doctorat traditionnel : par la thèse et par

les enseignements complémentaires. La

thèse, qui reste le cœur de cette formation,

est menée au sein d’une entreprise

et répond à une problématique concrète

qui l’intéresse. Elle vise à développer la

capacité du futur docteur à innover autant

qu’à développer des nouvelles connaissances.

Le doctorant, qui travaille le plus

souvent dans le cadre d’un contrat de

recherche avec l’entreprise, est encadré à la

fois par un enseignant chercheur, garant

de l’objectif académique, et par un tuteur

au sein de l’entreprise, qui s’assure de

l’intérêt industriel des résultats.

Pour appuyer cette priorité donnée à

l’insertion dans le monde de l’entreprise,

ce « nouveau thésard » reçoit pendant

ses années de recherche des formations

d’accompagnement trois à quatre fois

plus importantes que celles dispensées à

un thésard traditionnel. Différence

quantitative, mais d’abord qualitative

pour de futurs docteurs tout de suite

opérationnels : la gestion de projet, la

communication, le management (tout

cela éventuellement sous forme de

« jeux d’entreprise »), mais aussi la

propriété intellectuelle en forment les

axes principaux, avec bien sûr un approfondissement

de la culture générale

scientifique et technique. « Nous y

tenons, car dans les entreprises les problèmes

sont en général pluridisciplinaires »,

explique Stéphane Cassereau. Au total

350 heures qui privilégient les sciences

humaines et sociales, l’innovation -des

produits comme des méthodes-, l’introduction

à la conduite du changement, et


NOUVEAU THÉSARD,

NOUVELLES CONTRAINTES

Les industries agro-alimentaires et les raffineries produisent des déchets

hydrocarbures (fiouls lourds ou huiles usagées) qu’il est bien sûr interdit de

rejeter. En réalisant une émulsion avec de l’eau, ne pourrait-on les valoriser

pour produire de la chaleur ou faire tourner un moteur ? C’est ce à quoi

s’intéresse désormais Dominique Tarlet, qui vient de démarrer une thèse sur le

sujet au sein du Département Systèmes Energétiques et Environnement

(DSEE). Thèse « partenariale », puisque menée pour le compte d’un grand

groupe industriel qui finance sa bourse. C’est pour celui-ci que Dominique

doit concevoir, tester et mettre au point une solution qui répondra

au problème posé.

« J’apprécie le lien qui s’établit ainsi entre la recherche elle-même, fondée sur

des lectures et de la réflexion, et le contexte de l’entreprise, les enjeux qui

justifient son projet, explique le jeune thésard, diplômé de l’Ecole des Mines de

Nantes en 2004. Il faut apprendre à maîtriser ce lien, à démontrer les

perspectives ainsi ouvertes. » Recherche et management ne sont donc jamais

séparés : il lui faut communiquer avec les autres structures de l’entreprise,

« vendre » son projet en interne, tout en avançant étape par étape : mettre

au point le combustible, son mode d’introduction, la combustion proprement

dite, mesurer les performances, enfin réaliser un prototype et, si tout cela est

concluant, préparer son industrialisation.

Dominique sait que le moment venu, le partenaire industriel sera associé au

jury. D’ici là, il avance guidé par deux cahiers des charges,

académique et industriel. Pas de meilleur moyen pour faire

progresser ensemble la science et l’industrie.

d’une manière générale les approches

transversales, qui préparent aux fonctions

du management.

Un “cercle vertueux”

On ne s’étonnera pas d’apprendre que le

contexte international est omniprésent

dans cette formation. La thèse s’appuie

en particulier sur un séjour d’au moins six

mois dans un laboratoire étranger.

Chaque fois que cela est possible, le

doctorant participe au montage et/ou à

la réalisation d’un projet de recherche

international. Les Ecoles des Mines se

proposent en outre de mixer, au sein de

cette population, des chercheurs d’origines

géographiques diverses. Dès lors en effet

que cette formation s’adapte au schéma

des « graduate schools » anglo-saxonnes,

elle devient plus lisible sur le plan international

et propre à attirer une proportion

importante de candidats étrangers.

Reste un impératif : faire valoir auprès des

entreprises l’intérêt que présente pour

elles ce nouveau vivier, dans lequel elles


pourront puiser des profils de type chef

de projet dans l’innovation, créateur

d’activités technologiquement innovantes,

spécialiste à l’interface entre les fournisseurs

de produits et connaissances de

pointe et la production, ou entre la

communauté scientifique mondiale et les

services R&D de l’entreprise ; ou, plus

classiquement, chercheur hautement

spécialisé, expert en innovation, etc...

Sans préjudice d’évolutions ultérieures,

qui pourront conduire ce docteur à

prendre en charge les fonctions clés de

l’entreprise, notamment celles de direction.

Le GEM s’emploie dès maintenant à

populariser cette nouvelle formation, en

commençant par les grands groupes

industriels. Son but est d’assurer aussi

vite que possible un succès du « produit

doctoral » qui se traduirait en termes de

carrière et de rémunération, ce qui en

retour renforcerait son attractivité auprès

des étudiants. Un « cercle vertueux »

nécessaire pour donner à ces docteurs

d’un nouveau genre la place qui doit être

la leur dans l’industrie.

5


Talents des mines

Recherches... et développement !

Des accords av

Les relations entre l’Ecole des Mines de Nantes et Valeo, l’un

des premiers équipementiers automobiles du monde (68 700

collaborateurs, 128 sites de production et 65 centres de

R&D dans 25 pays) sont

déjà anciennes. Parrain de

la promotion 2004, le PDG

du groupe, Thierry Morin,

et le directeur de l’Ecole

ont formalisé cette collaboration

lors de la remise

des diplômes en signant un

accord cadre.


Thierry MORIN, Président Directeur Général de Valeo et Stéphane CASSEREAU,

Directeur de l’Ecole des Mines de Nantes.

Mohand Tazerout, responsable

de l’équipe énergétique.

UN CONTRAT RECORD

Indépendamment de l’accord cadre, l’équipe énergétique du DSEE a

récemment signé avec Valeo l’un des plus gros contrats industriels de

l’Ecole, pour un montant de 571 000 euros. Baptisé CARE, ce projet

étudie la possibilité d’un chauffage additionnel pour assurer le confort

de l’automobile tout en minimisant ses émissions. Il entre dans le cadre

du PREDIT (programme de recherche, d’expérimentation et d’innovation

dans les transports terrestres). D’une durée de trois ans, la recherche

sera conduite par une équipe de recherche exclusivement dédiée au

projet sous la tutelle de Mohand Tazerout, responsable de

l’équipe énergétique et de l’option GSE (Génie des

Systèmes Energétiques).

Avec Valeo,un

accord cadre plein

de promesses

L’accord cadre avec Valeo comporte trois

volets, qui couvrent les trois aspects de ce

partenariat : l’accueil d’élèves pour des

stages (ceux de 4 ème année y font

régulièrement leur projet industriel de fin

d’études), le recrutement (six anciens

occupent aujourd’hui des postes

d’ingénieur dans le groupe), enfin la

recherche (contrats de recherche et

d’expertise, encadrement de thèses,

organisations de séminaires, etc.)

Sur ce dernier plan, Valeo et l’Ecole

conduisent régulièrement de gros projets.

Depuis 2000, plusieurs contrats, dont

deux de 180 000 et 150 000 euros, ont

associé l’équipe énergétique du DSEE

(Département Systèmes Energétiques et

Environnement) et l’équipementier,

notamment sa branche « thermique

habitacle ». Une recherche de première

importance est en cours sur un système

de chauffage innovant pour les nouveaux

véhicules (voir encadré).

Grâce à l’accord cadre, cette collaboration

s’élargit désormais à plusieurs thématiques

fortes de l’Ecole : énergie, procédés

de l’environnement, dynamique des

fluides, informatique, logistique, maîtrise

statistique des procédés. L’Ecole trouvera

ainsi de nouvelles occasions de développer

des solutions industrielles à des problèmes

soumis par Valeo.

En 2003 déjà, l’Ecole des Mines de Nantes

avait passé un accord cadre avec Airbus,

groupe pour lequel le DSEE, et aussi le

département automatique-productique,

conduisent des recherches. Depuis deux

ans, l’Ecole a choisi de privilégier ce type

d’accords qui pérennisent et stabilisent

ses relations avec de grands groupes

industriels. L’objectif est d’en signer deux

par an et par département.


le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - Décembre 2004 - n°64


ec les entreprises

Génie logiciel :

un labo commun

avec Sodifrance

Des amis de dix ans : Sodifrance

et l'Ecole des Mines de Nantes,

plus précisément le département

informatique de l'Ecole et son

équipe OBASCO (OBjets, ASpects

et COmposants), sont déjà des

partenaires anciens, qui organisent

ensemble des actions scientifiques.

Longtemps co-organisateur des « Jeudis

de l'Objet », Sodifrance accueille des

élèves en stage et en a recruté

plusieurs. Ses liens avec les enseignants

chercheurs de l'option GSI (génie des

systèmes informatiques) sont nombreux

et permanents. Par ailleurs, depuis 2003, le

président de Sodifrance, Franck Mazin, est

membre du conseil d'administration de

l'Ecole des Mines de Nantes. Il n'est donc

pas surprenant que les deux partenaires

aient éprouvé le besoin de conclure un

accord cadre qui, comme l'explique

Anne-Laure Mazin, Directeur du marketing

et de la communication de Sodifrance,

« formalise cette relation historique en

permettant d'aller plus loin ».

Le point fort de cette convention est la

constitution d'une cellule de recherche

commune au sein de l'Ecole des Mines de

Nantes. Un ingénieur de Sodifrance y

travaille déjà pour un an à la définition

et à la coordination des projets de

recherche d'intérêt commun entre

Sodifrance et l'Ecole, projets qui seront

ensuite développés au cas par cas.

Cet investissement, tant humain que

matériel, s'inscrit parfaitement dans la

stratégie d'expertise technologique de

Sodifrance. La société, on le sait, possède

un cœur de métier : la transformation

industrielle des systèmes d'information,

appelée également « Legacy Modernization »

(littéralement modernisation des patrimoines

légués). Cette expertise, reconnue

et utilisée par de nombreuses grandes

entreprises en France, s'appuie sur un

atelier de Génie Logiciel développé depuis

plus de 10 ans par le centre de Recherche

et Développement de Sodifrance, basé à

Nantes et qui compte une trentaine de

développeurs. « Pour conserver notre

avance technologique, il est important

d'être pro-actif sur les orientations de la

recherche, de s'associer aux travaux des

enseignants et de réaliser une veille

permanente pour être sûr de penser déjà

aujourd'hui aux offres de demain »,

explique Anne-Laure Mazin.

Parmi les réflexions en cours qui s'appuient

notamment sur le pôle d'excellence informatique

de l'Ecole : l'approche par aspects.

« Plus les applications utilisées dans les

entreprises sont anciennes, plus la modernisation

des patrimoines, d'un point de vue

technologique ou fonctionnel, devient

importante », explique Yvan Galisson,

Directeur des Opérations Etudes et

Développement chez Sodifrance. « Notre

objectif est d'explorer de nouvelles

solutions pour extraire davantage d'informations

de ces applications et de les

représenter sous une forme plus riche pour

réaliser les transformations voulues ». A cet

égard, l'approche par aspects, qui permet

de mieux séparer et mieux représenter différentes

préoccupations (comme l'interface

homme-machine, le traitement des

Franck Mazin,

Président du directoire,

groupe Sodifrance.

erreurs, etc.), apporte une meilleure maîtrise

de la complexité et de la réutilisabilité. Or

il se trouve que depuis septembre 2004,

l’équipe OBASCO joue au titre de l’INRIA

un rôle fédérateur dans l’animation du

nouveau réseau d’excellence AOSD

(Aspect Oriented Software Design) de l’union

européenne et se donne pour objectif

de diffuser au niveau national les résultats

obtenus.

L'accord cadre entre Sodifrance et l'Ecole

des Mines de Nantes, d'une durée de trois

ans, doit être signé fin janvier. Il prévoit

également de poursuivre la participation de

Sodifrance aux enseignements de l'option

GSI et l'accueil de stagiaires. En outre, toujours

dans le cadre de cet accord, sera

organisée chaque année une journée de

promotion technologique, avec pour

objectif de devenir une manifestation de

référence de portée nationale. La première

de ces journées baptisée,

« Eclipse Day », aura lieu le 17 mars 2005

(cf. agenda) et portera sur une présentation

des principaux apports de l’environnement

de développement Eclipse d’IBM.

7


Recherches... et développement !

Des accords...

Sciences de l’ Homme

et de la Société : fédérer

les compétences !

Pour le département des Sciences de l’Homme et de la Société (SHS)

de l’Ecole des Mines de Nantes, la difficulté tient à la dispersion de ses

enseignants chercheurs entre plusieurs disciplines. La tentation peut

être forte de travailler chacun de son côté, en liaison avec des

partenaires extérieurs. Soucieux de faire converger leurs recherches

pour impulser une démarche plus collective, les membres du

département avaient besoin d’un thème fédérateur. L’opportunité

s’est présentée avec les démarches compétence.

8

L’équipe du département Sciences de l’Homme et de la Société de l’Ecole des Mines de Nantes.

Un programme financé par la direction

régionale du Travail, de l’Emploi et de la

Formation Professionnelle se propose

en effet d’implulser une quinzaine de

démarches d’entreprise en 2005, et sans

doute autant en 2006 et 2007. Ces

démarches peuvent consister à revoir la

grille des qualifications, organiser la

montée en compétences ou encore

articuler les ressources compétences et

la stratégie de l’entreprise. Un vaste

terrain d’exploration pour les chercheurs

de ce département, qui s’est notamment

fait une spécialité des nouveaux

modes d’organisation industrielle

en liaison avec l’introduction des

Technologies de l’Information.

Impliqué dans quelques-unes de ces

démarches, le département sciences de

l’homme et de la société y jouera un

rôle actif avec les deux volets d’analyse

et de conseil. L’intérêt est évident pour

les entreprises concernées, à travers ce

qu’elles apprendront sur elles-mêmes

et sur d’autres,engagées dans des démarches

comparables. Quant au département

lui-même, il y voit non seulement le

moyen d’organiser collectivement sa

recherche, mais aussi de la structurer

avec des partenaires locaux. En effet,

parallèlement, un groupe de recherche

sur les compétences s’est constitué

réunissant des chercheurs de l’Université,

d’Audencia, du CEREQ et la totalité des

membres du département SHS.

Enfin, on sait qu’en interne également

la démarche compétence est un axe

important de l’Ecole. Aussi le département

sciences de l’homme et de la

société mène-t-il parallèlement une

étude au profit de la direction des études.

Celle-ci prend la forme d’une enquête

approfondie menée auprès de 40 anciens

élèves pour définir au plus près ce que

fait un jeune ingénieur et comment il s’y

prend pour remplir sa mission.

Talents des mines

le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - Décembre 2004 - n°64


Recherches... et développement !

Des recherches

Les chercheurs du département automatique-productique

se sont donné trois ans pour fabriquer un prototype

capable de nager comme le

plus agile des poissons. Le

champ des applications

industrielles est immense.

Quand le robot

se fait anguille

Frédéric Boyer, enseignant-chercheur, pilote du projet ROBEA et Mathieu Porez, doctorant.

Depuis ses origines, le rêve ultime de la

robotique est de réaliser des machines

autonomes reproduisant les aptitudes du

vivant. Poursuivant le paradigme de l'intelligence

artificielle, les machines autonomes

conçues jusqu'alors présentaient de « gros

cerveau » et un corps atrophié. Si la

robotique a obtenu de beaux résultats

dans ce domaine, elle bute néanmoins sur

certaines limites dues en particulier aux

insuffisances d'un corps trop rudimentaire

en regard de certains animaux, impressionnants

de vitesse et d'agilité. C'est

pourquoi les chercheurs s'orientent de

plus en plus vers une solution simple dans

son principe, sinon dans sa réalisation :

copier Dame Nature. Parviendront-ils à

reconstituer ce qu'elle à fait évoluer en

plusieurs millions d'années ? Américains et

Japonais sont sur la bonne voie, recréant

des insectes, des serpents, des animaux à

pattes ou volants. En France, où cette

recherche débute, l'Ecole des Mines de

Nantes est déjà en pointe avec un projet

ambitieux : un robot qui prendrait la forme

et atteindrait les performances du plus

agile des poissons, l'anguille.

Ce n'est pas un petit challenge, car l'animal

est capable d'accélérations prodigieuses

et peut virer à 180° sur un rayon égal

au dixième de sa longueur. C'est que,

contrairement aux constructions humaines

comme les sous-marins, les poissons

utilisent à leur profit des phénomènes

gênants pour nos réalisations technologiques,

comme les tourbillons, pour

optimiser leurs performances. C'est le rêve

pour la robotique : « Au sein du règne

animal, l'anguille représente la solution

optimale pour se mouvoir et pénétrer dans

des milieux très encombrés », résume

Frédéric Boyer, enseignant-chercheur au

département automatique-productique et

pilote du projet. Les applications industrielles

et militaires se devinent aisément :

surveillance d'installations sous-marines,

de plateformes offshore, recherches dans

des épaves, endoscopie industrielle, etc...

Avec ou sans ailerons ?

ROBEA 2003 -c'est le nom du projet- associe

toutes les compétences nécessaires, au

total une vingtaine de chercheurs issus de

laboratoires divers. Dans un domaine

naturellement interdisciplinaire, on ne

s'étonnera pas de trouver parmi eux des

spécialistes en automatique (Grenoble),

en hydrodynamique (Ecole Centrale de

Nantes), en robotique sous-marine

(Montpellier), enfin des biologistes du

Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.

C'est l'IRCCyN (Institut de Recherche en

Communications et Cybernétique de

Nantes), unité mixte de recherche du

CNRS associant trois institutions nantaises

-l'Université, l'Ecole Centrale et l'Ecole

des Mines- qui a obtenu ce contrat en

répondant à un appel d'offres du CNRS.

L'équipe dispose de trois ans pour réussir,

et d'ici là les étapes vont s'enchaîner.

D'abord, définir des allures de nage

visualisées en trois dimensions (quand

beaucoup de laboratoires se contentent

de deux) en s'appuyant sur des modèles

mathématiques et des simulateurs numériques

; en déduire ensuite les modes de

locomotion, arrêter les choix relatifs à la

conception (Faudra-t-il doter l'anguille

d'ailerons ? Prévoir une torsion du corps ?)

et concevoir en conséquence les commandes

; enfin mettre au point et tester

un prototype. La mise à l'eau est prévue

dans un an et demi dans le bassin de

l'Ecole Centrale. Pour l'instant, ROBEA

n'est qu'un petit pré-prototype doté de

quatre vertèbres. Le moment venu, il en

comptera une douzaine, chacune dotée

de trois moteurs, il mesurera deux mètres

(« Ce sera plutôt un beau congre », rectifie

Frédéric Boyer) et sera recouvert d'une

« peau » dont la matière reste à définir.

Il sera relié par un câble à un dispositif

de commande aux allures de joystick.

« Nous travaillons au projet depuis un an et

demi, mais c'est déjà l'aboutissement de

dix années de recherches,explique Frédéric

Boyer. Nous sommes confrontés à des

problèmes nouveaux et passionnants. » La

modélisation mathématique est de ceux-là :

pas moins d'une semaine de calculs pour

une simulation réaliste de l'écoulement

autour de la bête ! « Il est de toute façon

impossible de tout prévoir, ajoute-t-il.

Nous devons trouver un bon compromis

entre nos connaissances a priori de

l'environnement et un système nerveux qui

réagirait à ce qu'il ressent. » Cette recherche

aura imposé la mise au point d'outils

génériques qui dépassent son objet

immédiat. On n'a donc pas fini de parler

de robots animaux !

9


Recherches... et développement !

Des recherches

Certains systèmes de dépollution

captent les molécules, dont

les fameux COV (composés

organiques volatils), d’autres

filtrent les particules (suies,

pollens, etc...). L’idéal serait bien

sûr un dispositif qui retienne les

uns et les autres, mais à l’usage

on s’aperçoit qu’associer les deux

systèmes en série, peut poser des

problèmes d’encombrement et

de performance.

Albert Subrenat, enseignant-chercheur, Agnès Rochereau, thésarde

et Laurence Le Coq, enseignant-chercheur.

10

Un système haute

performance de

dépollution de l’air

C’est donc une nouvelle approche

qu’envisage l’Ecole des Mines de Nantes :

TraC’air (c’est le nom du projet, pour

Traitement Combiné de l’air) se propose

de créer un ensemble de filtration « 2 en

1 », à base notamment de fibres de

carbone activé, efficace sur un spectre

large de particules, de COV et même

d’odeurs, sans présenter le même

inconvénient. Mieux : sa taille et son poids

réduit doivent permettre de l’embarquer

dans les véhicules et de l’adapter à de

petits appartements. En effet, contrairement

à une idée reçue, c’est là, dans

des atmosphères confinées, et non à

l’extérieur, que la pollution pose les plus

graves problèmes de santé publique.

TraC’air est une ACI (Action Concertée

Incitative) qui répond à un appel d’offres

du CNRS en associant plusieurs unités de

recherche : l’Ecole Française de papeterie

de Grenoble, l’Institut des Matériaux de

Nantes (pour la caractérisation des

structures) et l’Université Technologique

de Troyes (pour la conception durable du

filtre) sont les partenaires du GEPEA

laboratoire associé à l’Ecole.

Outre Pierre Le Cloirec, le chef du département,

Laurence Le Coq et Albert

Subrenat, enseignants-chercheurs, un

thésard prend une part active au projet

depuis le 1er octobre 2004. Les COV

et leur traitement par adsorption sur

matériaux fibreux adsorbants constituent

l’un des points forts de la recherche à

l’Ecole des Mines de Nantes.Avec Trac’Air,

un beau contrat d’un montant total de

150 000 euros (dont 55 000 pour l’Ecole),

elle compte encore renforcer ce domaine

d’excellence en mettant au point un

système riche de promesses sur le plan

industriel.

Talents des mines

le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - Décembre 2004 - n°64


à suivre de près !

Depuis huit ans, l’expérience STAR est l’une des grandes

aventures scientifiques du laboratoire de physique subatomique

et des technologies associées (Subatech) à l’Ecole des Mines de

Nantes. Au plus fort

de l’activité, jusqu’à

dix personnes apportaient

en permanence

leur concours à cette

ambitieuse collaboration

STAR : l’indispensable

contribution

nantaise

internationale, qui

réalise des expériences

dans le RHIC, collisionneur

d’ions lourds du Brookhaven National Laboratory, près de

New York. Leur but : mettre en évidence la formation d’un

plasma de quarks et de gluons, supposé avoir existé dans les

premiers instants de l’univers.

Le concours de l’Ecole a pris plusieurs

formes.A l’origine, il s’agissait de concevoir

et fabriquer le support mécanique,

véritable ossature de la partie interne de

STAR, en répondant bien sûr à des

contraintes extrêmement fortes : placé

au cœur de l’ensemble de détection, ce

cône devait être à la fois très léger,

hyper rigide et totalement perméable

aux particules, le tout avec un minimum

d’encombrement. Mission accomplie

pour le département, qui a eu recours à

des matériaux de carbone, et aussi pour

des entreprises régionales comme

Bretagne Composite et Aeroforme.

Sur cette lancée, Subatech, qui est une

unité mixte de recherche -Ecole des

Mines de Nantes, IN2P3/CNRS, Université

de Nantes-, a proposé d’ajouter un nouveau

détecteur, le SSD, à ceux qui étaient

prévus initialement. Le projet a été

retenu et, avec la collaboration du

laboratoire IReS du CNRS à Strasbourg,

Subatech a assuré sa coordination, la

conception de l’électronique de lecture et

de contrôle, celle des supports mécaniques

et de l’assemblage de l’ensemble.

L’exploit technologique ainsi réalisé par

le SSD (Silicon Strip Detector) n’est pas

mince car, là encore, les contraintes

d’encombrement étaient très fortes

pour éviter que les détecteurs les plus

internes ne perturbent les résultats des

autres, qui continuent d’enregistrer des

trajectoires de particules de plus en plus

loin du point de collision. La solution

tient dans une géométrie innovante,

l’intégration de l’électronique à une

partie du capteur lui-même (avec 1 500

canaux passant sur 2 fils), enfin à la qualité

des plaques de silicium employées,

permettant de signer à la vingtaine de

microns près le passage d’une particule.

L’ensemble, composé de 320 de ces

capteurs à micro-pistes, représente près

d’un demi-million de canaux transportant

une information lue en quelques millisecondes.

Les supports mécaniques relèvent

d’une autre performance, avec là encore

un choix judicieux de matériaux et de

formes : une vingtaine d’échelles de

carbone très légères et solides groupées

en un cylindre. L’installation a été

réalisée au RHIC l’été dernier et les tests

se poursuivent avant la nouvelle campagne

d’expériences qui doit débuter en ce

mois de janvier. Subatech n’en aura pas

terminé pour autant car le labo reste

bien entendu associé à l’exploitation des

données recueillies, qui se prolongera

pendant plusieurs années. « Outre

l’intérêt scientifique de ce type de

recherche fondamentale, elle donne lieu

à des retombées industrielles peu

connues ou difficiles à appréhender,

explique Lilian Martin, responsable de

STAR au sein de Subatech. Les difficultés

rencontrées nous ont contraints à trouver

avec nos partenaires des solutions

nouvelles. Et l’on sait que des techniques

utilisées dans la téléphonie mobile

ou les colles industrielles ont été

employées loin de leur domaine habituel

d’application et ont tiré profit de ces

recherches. Sans parler de la technologie

des réseaux, qui va devoir faire de

nouveaux progrès pour créer des

moyens de calcul distribués à l’échelle

de la planète et capables d’analyser

les énormes volumes de données

recueillies. »

11


Thèses soutenues en 2004

Thèses

INFORMATIQUE

. Pierre Dragicevic : “Un modèle d’interaction en entrée pour

des systèmes interactifs multi-dispositifs hautement

configurables.”

. Didier Boucard :“Une méthode de reconstitution de scènes 3D

fondée sur une base de connaissances. Application à

l’architecture classique.”

AUTOMATIQUE-PRODUCTIQUE

. Nadjib Brahimi : “Planification de la production : modèles et

algorithmes pour les problèmes de dimensionnement.”

. José Victor Garcia Castellanos : “Indices de capabiité

multivariables dans le cas de deux caractéristiques qualité.”

. José Luis Villa Ramirez : “Modélisation et commande de

systèmes hybrides : l’approche MLD.”

SYSTEMES ENERGETIQUES ET ENVIRONNEMENT

. Frédéric Pirotais : “Etude de la boucle de refroidissement du

moteur en fonction des contraintes thermiques du véhicule.”

. Cécile Raillard : “Oxydation photocatalytique de composés

organiques volatils.Application au traitement de l’air intérieur.”

. Louis-Marie Le Leuch : “Procédés par transfert-réaction de

composés odorants sur tissus de carbone activé.”

. Amel Leslous : “Procédé biologique de traitement de

composés organiques volatils en lit fluidisé.”

. Sébastien Rio : “Production de matériaux carbonés poreux à

base de boues activées issues de stations d’épuration.

Application en épuration d’effluents industriels.”

. Gaëlle Bulteau :“Définition d’une méthodologie d’évaluation des

procédés d’élimination des composés organiques volatils de

l’air intérieur.”

SUBATECH

. C. Bonilla : “Modélisation de collisions nucléaires appliquée à la

formation et à l’émission de fragments.”

. M.K. Boudjemline :“Etude et optimisation des détecteurs gazeux

de particules. Application aux spectromètres PHENIX et ALICE.”

. K. Ferrand :“Etude de la corrosion à long terme dans verres borosilicatés

: rôle de la diffusion de l’eau et des gels d’altération.”

.T. Mennecart :“Effet de la radiolyse alpha et gamma sur la radiolyse

(électro) chimique de UO2 en milieu réducteur.”

. E. Ouisse : “Capteurs à fibres optiques : caractérisation, intégration

et applications.”

. F. Poineau : “Etude de la spéciation du Tc en milieu réducteur.

Effet des rayonnements alpha et gamma.“

. G. Renault : “Etudes des corrélations de particules étranges

mesurées par l’expérience STAR dans les collisions d’ions lourds

ultra-relativistes à RHIC.”

. K. Zbiri : “Interprétation de la multifragmentation autour des

énergies de 100 MeV par nucléon.”

SCIENCES DE L’HOMME ET DE LA SOCIETE

. Régis Moreau : “L’émergence organisationnelle, le cas des entreprises

de nouvelles technologies.”

. Redouane Elamrani : “Les effets de la stratégie d’implémentation

des ERP sur la perception de la transversalité dans les grandes

entreprises françaises.”

Agenda

27 JANVIER

Conférence du cycle des « Jeudis de l’objet » sur le thème

de la sécurité des systèmes d’information avec un intervenant

du CEFSSI (Centre de Formation à la Sécurité des Systèmes

d’Information). Ces conférences, gratuites, s’adressent à toute

personne voulant s’initier, se perfectionner, échanger, partager

ses idées et expériences autour de la technologie des objets,

et plus généralement des architectures logicielles.

A l’Ecole des Mines de Nantes.

Amphi Georges Besse de 14 h 30 à 16 h 30.

En savoir plus et s’inscrire : http://www.emn.fr/jeudis_objet

7 ET 8 FÉVRIER

6 ème édition du colloque « La Recherche et l’Entreprise »

destiné aux chercheurs et doctorants des écoles doctorales :

Chimie-biologie, Sciences et Technologies de l’information et

Matériaux (STIM), Mécanique, Thermique et Génie Civil

(MTGC). Parmi les thèmes au programme cette année : la

recherche contractuelle, la propriété intellectuelle, l’entreprise

et son marché, la création d’entreprise, etc…

L’inscription à ce colloque qui se déroulera à l’Ecole des

Mines de Nantes est gratuite.

En savoir plus et s’inscrire :

http://www.emn.fr/x-di/formation2005/

17 MARS

En raison de la place croissante des systèmes informatiques,

les choix de technologies de développements logiciels deviennents

stratégiques pour les entreprises. Logiciel libre ? Solutions

Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.

Lettre d’information n° 64 - Décembre 2004 - 4 numéros par an

Editeur : Ecole des Mines de Nantes - Service de la communication - 4, rue Alfred Kastler - La Chantrerie

B.P. 20722 - 44307 Nantes cedex 3 - Tél. 02 51 85 81 92 - Fax. 02 51 85 81 99 - e-mail : sec-com@emn.fr

Directeur de la Publication : Stéphane Cassereau - Responsable de la Publication : Nathalie Le Calvez

Rédaction : Didier Husson - Fabienne Millet-Dehillerin - Maquette : Céline Querniard

Impression : Goubault Imprimeur / La Chapelle sur Erdre - N° de commission paritaire 2394 ADPE - ISSN 1241.4867

propriétaires ? Faut-il privilégier l’un à l’autre ? Aujourd’hui

ECLIPSE, plate-forme open source sur laquelle viennent

désormais se greffer la plupart des outils de développement

du marché, est un exemple significatif de la nécessaire

complémentarité de ces deux approches. Quels critères

technologiques et économiques l’entreprise doit-elle intégrer

pour effectuer le bon choix ? Pour apporter des éléments de

réponse à ces questions, le groupe Sodifrance et le département

de recherche informatique de l’Ecole des Mines de

Nantes organisent « Eclipse Day », une journée d’échange

autour de l’environnement de développement ECLIPSE.

A l’Ecole des Mines de Nantes, Amphi Kastler.

5, 6, 7 ET 8 AVRIL

Les Rencontres Francophones en Parallélisme,Architecture,

Système et Composant constituent un événement pour la

communauté scientifique de ces domaines. Autour de 4

conférences, RenPar (parallélisme), Sympa (architecture des

machines), CFSE (système d’exploitation) et JC (architectures

logicielles à composants), elles seront pour les chercheurs

l’occasion de présenter des résultats récents, d’échanger des

idées et de mieux connaître les recherches conduites dans les

différents laboratoires. Elles constituent également un lieu de

rencontre privilégié pour les industriels à l’écoute des avancées

récentes de ces domaines.

Les rencontres se dérouleront au Domaine du Port aux

Rocs au Croisic.

En savoir plus et s’inscrire :

http://www.emn.fr/x-info/renpar2005

Plus de contacts

Talents des mines

le magazine de l’Ecole des Mines de Nantes - Décembre 2004 - n°64

More magazines by this user
Similar magazines