ValdeMarne n°273 / Novembre 2010 - Conseil général du Val-de ...

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ValdeMarne n°273 / Novembre 2010 - Conseil général du Val-de ...

Le magazine du Conseil général n° 273 / Novembre 2010

Le VAL-DE-MARNE, plus qu'un département, un service public.

DOSSIER / PAGES 24 À 29

Le tramway arrive

en Val-de-Marne !

Le tramway sur la RD 7 constitue un des grands

chantiers du réseau de transports soutenus par le

Conseil général.

© S. Assad

© Flickr JC

ÉVÉNEMENT

Les enfants

comptent sur

leurs droits.

Pages 4-5

© C. Olsson

CULTURE

Théâtrales

Charles-Dullin : la vie

entre en scène.

Pages 36-37


SOMMAIRE DU N°273 – NOVEMBRE 2010

ÉDITORIAL

VIVRE LE VAL-DE-MARNE

L’ÉVÉNEMENT pages 4-5

Les enfants comptent

sur leurs droits

Du 22 au 28 novembre, l’enfance a tous les

droits en Val-de-Marne. À l’occasion de la

journée internationale du 20 novembre, les

initiatives val-de-marnaises se multiplieront,

sous la houlette du Conseil général.

L’ACTUALITÉ pages 6 à 17

• Petite enfance

• Collèges

• Coopération internationale

• Environnement

• Les chantiers près de chez vous

© S. Chambert © S. Assad

© Flickr JC

CONSTRUIRE

LE VAL-DE-MARNE

L’ENTRETIEN pages 18-19

Avec Claudy Lebreton, président de

l’Assemblée des départements de France.

REPORTAGE pages 20-21

Une ancienne gendarmerie de Saint-Maur a

été transformée, depuis sa fermeture, en lieu

d’hébergement pour des familles Roms.

ILS FONT LE VAL-DE-MARNE

pages 22-23

● Bernard Stéphan, directeur des éditions

de l’Atelier, Ivry-sur-Seine.

● Karim Maddi, directeur du

« Kimssou savate stop la violence »,

Le Kremlin-Bicêtre.

● Nicolas Houguet, écrivain, Sucy-en-Brie.

DOSSIER pages 24 à 29

Transports :

le tramway arrive

en Val-de-Marne

La réalisation du tramway sur la RD 7,

très attendue par les habitants, a démarré.

C’est l’un des grands chantiers de transports

soutenus par le Conseil général, visant à

améliorer les dessertes et les déplacements

en Val-de-Marne.

DÉBATTRE

EN VAL-DE-MARNE

C’EST VOUS QUI LE DITES

page 30

Forum, courrier, avis. Vous avez la parole.

EN DIRECT DU CONSEIL GÉNÉRAL

page 31

La séance du 11 octobre.

TRIBUNES pages 32 à 35

Les groupes politiques du Conseil général

donnent leurs points de vue.

BOUGER EN

VAL-DE-MARNE

À L’AFFICHE pages 36 à 41

Un théâtre

« du et au présent »

Avec vingt-cinq spectacles,

les Théâtrales Charles-Dullin offrent

une occasion unique d’aller

questionner le théâtre sur ce qui

se passe aujourd’hui dans nos vies.

SPORTS pages 42-43

Cross du Val-de-

Marne : record de

participation attendu

C’est le 21 novembre prochain

que se déroulera le 18 e cross

international du Val-de-Marne, au parc

interdépartemental des sports.

DÉCOUVERTE pages 44-45

La Briqueterie, une

maison pour la danse !

Le chantier est lancé. En 2013, la Briqueterie

à Vitry-sur-Seine abritera le Centre de

développement chorégraphique.

MÉMOIRE page 46

L’Éducation nouvelle : un mouvement

pédagogique au service d’une nation à

réformer. Présentation du mouvement de

l’Éducation nouvelle, son travail en matière de

pédagogie depuis plus d’un siècle.

VU PAR… page 47

L’album pour les tout-petits, offert

chaque année par le Conseil général

à tous les nouveau-nés du

département. Par Joan Bracco.

© Marc Ginot

© Dessins d’architecte : Agence Philippe Prost

Journal imprimé sur

Réforme des retraites, réforme des collectivités :

une très large mobilisation

contre ces mauvais coups

À l’heure où ces lignes sont rédigées, la mobilisation contre le projet gouvernemental de réforme

des retraites se poursuit. La majorité de nos concitoyens - jeunes, salariés, mères de famille, retraités -

considère que la remise en cause du droit à la retraite à 60 ans constitue une grave injustice.

Refusant tout dialogue, toute négociation, le gouvernement s’enferme dans une posture autoritaire

refusant de voir combien cette mauvaise réforme est rejetée.

Plus largement, nombre de nos

concitoyens ne supportent plus les

sacrifices qui leur sont imposés alors

que, dans le même temps, les profits

financiers indécents ne cessent de

croître et sont insuffisamment mis à

contribution au service du bien

commun.

Il en va de même avec la réforme des

collectivités qui risque d’être adoptée

en catimini début novembre.

Cette réforme vise ni plus ni moins à

modifier profondément le service

public local en interdisant aux départements

et aux régions d’intervenir

dans de nombreux domaines pourtant

utiles aux populations.

Elle prépare également un nouveau

charcutage électoral en supprimant

14 cantons en Val-de-Marne et en éloignant les élus de leurs concitoyens avec la création des conseillers

territoriaux siégeant à la fois au Département et à la Région.

Le pouvoir se gargarise en permanence d’agir pour le bien des populations en restreignant leurs droits,

il prend prétexte de la mondialisation pour porter ses mauvais coups contre tous les acquis sociaux et

les services publics.

Mais si rien de positif ne peut plus être construit parce que la globalisation tire tout vers le bas, quel

intérêt pouvons-nous donc retirer de cette mondialisation qui ne sert que les plus riches et les

puissants ?

Nous ne pouvons bien sûr nous résoudre à une telle vision mortifère.

Comme les millions de manifestants, comme toutes celles et tous ceux qui apportent leur soutien,

je suis plus que jamais convaincu que d’autres choix sont possibles et que la liberté, l’égalité et la

fraternité représentent toujours aujourd’hui les valeurs cardinales de notre République.

Défendre nos droits, nos valeurs, continuer à innover pour la solidarité et le mieux vivre, cela demeure

pour nous tous une très belle ambition.

C’est en tout cas celle qui nous guide au quotidien en Val-de-Marne.

CHRISTIAN FAVIER

Président du Conseil général du Val-de-Marne

Secrétaire général adjoint de l’Assemblée des départements de France

Christian Favier, en octobre, lors d’une des manifestations parisiennes contre le projet de réforme

des retraites.

© J. Moulin

VAL DE

MARNE

LE MAGAZINE

DU CONSEIL GÉNÉRAL

CONNAISSANCE DU VAL-DE-MARNE, LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU VAL-DE-MARNE, n°273, novembre 2010. Hôtel du département, 94011 Créteil Cedex.

Tél. : 39 94. Courriel : cvm@cg94.fr. Internet : www.cg94.fr. DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Houx. DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION :

Alain Germain. RÉDACTEUR EN CHEF : Alain Jégou (alain.jegou@cg94.fr). RÉDACTION : Jean-Pierre Delahaye, Francine Déverines (francine.deverines@cg94.fr),

Ali Aït-Salah (ali.ait-salah@cg94.fr), Laura Podoroski (laura.podoroski@cg94.fr). Avec la collaboration de Claude Bardavid, Rym Nassef, Lucie Hatier, Sarah Sudre.

SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Anthony Larchet (anthony.larchet@cg94.fr) SECRÉTARIAT : Joëlle Béroule (joelle.beroule@cg94.fr). RESPONSABLE PÔLE

PHOTO : Alain Bachellier (alain.bachellier@cg94.fr). PHOTOTHÈQUE : Joëlle Javiot. INTERNET : Marie Dujardin (marie.dujardin@cg94.fr) et web@cg94.fr.

VAL-INFO 94 : val-info94@cg94.fr CRÉATION-RÉALISATION : Pellicam Productions (01 49 08 01 61). IMPRESSION : Grenier (01 46 15 83 00).

DISTRIBUTION : Adrexo. TIRAGE : 581 000 exemplaires. ISSN : 1963 - 2614.

AGENDA

3

et

9

nov.

INITIATIVE ENTRE-NOUS

À ARCUEIL

Rencontre avec les élus

municipaux, associations et

personnels départementaux

Le 9 novembre à 20 h

débat avec les Arcueillais

15

nov.

SOIRÉE DE LANCEMENT

UN « NOTRE » MONDE

18 h

Hôtel du département

Créteil

27

nov.

FRANCE 3

« LA VOIX EST LIBRE »

11 h 30

Christian Favier,

président du Conseil général,

invité en direct

2

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 3


VIVRE LE VAL-DE-MARNE

4

© Stéphane Assad

Du 22 au 28 novembre prochains,

l’enfance a tous les droits en Val-de-

Marne. À l’occasion de la traditionnelle

journée internationale du 20 novembre,

les initiatives val-de-marnaises se multiplieront,

sous la houlette du Conseil

général. Et il devrait y en avoir pour

tous les goûts et tous les âges : tables

rondes sur les modes d’accueil de la

petite enfance, présentation du livre

offert aux nouveau-nés de 2011, colloque

sur l’éducation nouvelle, projection

du film Bébés de Thomas Balmes,

rencontres professionnelles sur la protection

de l’enfance, animations dans

les centres de protection maternelle et

infantile… Le programme s’annonce

riche. À cette occasion, des jeunes

accueillis par l’Aide sociale à l’enfance

dans les structures départementales

(en foyers ou en familles) pourront

échanger lors d’une rencontre avec

Pierre Coilbault, vice-président en

charge de la Protection de l’enfance.

Mieux encore : le Département entend

mettre en valeur des initiatives locales,

d’origine municipale, scolaire ou associative.

Tous les porteurs de projets

consacrés à cette journée sont ainsi

invités à partager et faire connaître leur

événement par le biais du site Internet

du Conseil général.

Toutes ces initiatives ont d’abord

comme but de permettre à chacun,

parents, enfants et professionnels, de

mieux connaître le sujet des droits de

l’enfant et d’en débattre.

Pour le Département, l’enjeu est de

taille. Et le sujet au cœur de nombre de

ses politiques – tant la promotion des

droits de l’enfant dépasse largement

la seule question de la protection de

L’ÉVÉNEMENT

Enfance

Les enfants

comptent sur

leurs droits

l’enfance... Gestion des collèges publics,

mise en place du Projet éducatif

départemental, actions volontaristes en

matière de développement des modes

d’accueil de la petite enfance, de Pmi…

Nombreuses sont les actions départementales

qui, au quotidien, concourent

à la mise en œuvre des droits spécifiques

de l’enfant, énoncés sous l’égide

des Nations unies dans la convention

internationale de 1989.

Une semaine de rencontres donc. Un

temps important qui devrait également

permettre aux élus départementaux de

partager avec les familles et les professionnels

leurs inquiétudes face à une

actualité nationale qui parfois vient

remettre en cause les fondementsmêmes

des droits de l’enfant : récentes

lois de sécurité, réformes de la justice

des mineurs qui font prévaloir les

orientations à caractère répressif sur

la primauté de l’éducatif, projet de suppression

des allocations familiales

en cas d’absentéisme scolaire... Plus

récemment encore, la stigmatisation

des populations Roms a eu des conséquences

lourdes sur l’hébergement

des familles, l’accès aux soins et la

non-scolarisation des enfants. Tous ces

sujets, et bien d’autres, seront au menu

des débats et des échanges, auxquels

petits et grands, professionnels comme

simples usagers pourront participer.

Pour en savoir plus

Tout le programme de la Semaine

des droits de l’enfant sur

www.cg94.fr/droitsdelenfant

Lucie Hatier

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 5


L’ACTUALITÉ

L’ACTUALITÉ

CRÈCHES

Les parents appelés aux urnes

Aux urnes, citoyens !

Les 4 300 Val-de-Marnais dont l’enfant

fréquente l’une des 76 crèches

départementales sont appelés à choisir

leurs représentants au sein des conseils

de crèches, le 23 novembre. Dans

chaque structure, deux parents titulaires

et deux suppléants seront élus pour

représenter deux fois dans l’année

leur établissement au conseil de crèche

local (regroupant plusieurs crèches

du canton ou de la commune).

En outre, deux assemblées plénières

annuelles leur permettront d’échanger

avec leurs autres collègues élus.

Créés en 2000, les conseils des crèches

visent à associer les parents à la vie

des établissements, aux côtés des

personnels et des élus (départementaux

et municipaux). Lieux d’échanges

par excellence, ces instances sont

aussi des lieux de propositions et

d’actions. Pas négligeable pour

Nathalie Cornier, maman élue à

Saint-Maur en 2009, qui se souvient

avoir « apprécié le fait de participer

au fonctionnement de la crèche de

(son) enfant ainsi que de pouvoir

échanger avec les autres parents ».

Ce dispositif s’inscrit dans la volonté

départementale de développer la

démocratie participative et de permettre

à chacun de contribuer à l’amélioration

du service public. L. H.

© Conseil général du Val-de-Marne - Direction de la Communication

© S. Chambert

Toute la semaine, des prestations produites par

des associations mettront en avant le lien entre l’action

culturelle et l’action de solidarité internationale.

CITOYENNETÉ

Entrez dans Un « Notre » monde

La 9 e édition d’Un « Notre » monde, organisé par le Conseil général du 12 au 21 novembre,

sera l’occasion pour les jeunes val-de-marnais de devenir des citoyens actifs et solidaires.

LIEU DE VIE / ESPACE DÉPARTEMENTAL DES SOLIDARITÉS / SUCY-EN-BRIE

Le 29 septembre, l’espace départemental des Solidarités (EDS) a été inauguré. Cet établissement a bénéficié d’aménagements facilitant

l’accueil des publics et améliorant les conditions de travail des 28 professionnels. Il couvre les communes de Marolles, Périgny, Santeny,

Villecresnes et Mandres-les-Roses, mais aussi Sucy, Ormesson et Noiseau.

Le festival Un « Notre » monde est le

rendez-vous départemental de sensibilisation

des jeunes à la solidarité internationale

et au développement durable.

Cette année, plus de 60 projets, portés par

des associations et des villes, seront labélisés.

Du 12 au 21 novembre, à l’occasion

de la semaine de la solidarité internationale,

des centaines de jeunes pourront se

rencontrer, échanger et partager leurs

expériences. L’initiative s’inscrit dans le

cadre de la politique départementale

d’accompagnement des actions de solidarité

internationale, à travers les bourses

de la solidarité, la coopération décentralisée

et différentes aides à projets. Rencontres,

débats, concerts, projections de

films… le programme 2010 est riche.

Trois temps forts rythmeront cette

nouvelle édition. L’accueil des acteurs, le

15 novembre à l’hôtel du département,

à Créteil, permettra au public de découvrir,

dès 18 h, les 65 projets et de recevoir

les 83 partenaires étrangers invités. Les

élus locaux, tel que Gilles Saint-Gal, viceprésident

du Conseil général chargé de la

Jeunesse, seront également présents. Une

soirée-débat sur le thème des indépendances

sera organisée le 17 novembre, à

la salle des fêtes de Gentilly. L’occasion

de revenir sur l’histoire des indépendances,

qu’il s’agisse des pays d’Asie,

d’Amérique Latine ou d’Afrique. Autour

d’un repas associatif, le débat sera animé

par Rockhaya Diallo de l’association

Les Indivisibles et François Durpaire,

historien spécialiste des questions de

citoyenneté du monde. Enfin, le weekend

de clôture, les 20 et 21 novembre, à

l’espace congrès des Esselières, à Villejuif,

réunira le village associatif, les stands

des projets labélisés, des concerts d’artistes

reconnus et bien d’autres surprises.

Troupe cubaine de théâtre, danseurs

uruguayens, chanteurs congolais… toute

la semaine, des prestations produites par

des associations, et notamment leurs

partenaires étrangers invités, mettront

en avant le lien entre l’action culturelle

et l’action de solidarité internationale.

Parallèlement à cette programmation, le

Conseil général participe au financement

de la 5 e édition du festival de films

Un « Notre » Monde, organisé du 9 au

24 novembre par les cinémas du Palais.

Durant la tournée éducative au 7 e art,

huit collèges et lycées du Val-de-Marne

participeront à des ateliers, un championnat

de films, un festival de films

solidaires et un spectacle de cinéma.

Pour en savoir plus

Laura Podoroski

Service départemental de la Jeunesse

tél. : 01 43 99 73 82. Pour s’inscrire aux

manifestations et avoir le programme :

solidarité@cg94.fr (et la page facebook

d’Un « Notre » monde).

© M. Aumercier

VITE DIT…

Le 28 novembre au lac de Créteil, le Conseil

général s’associe à la journée de mobilisation « Pour

l’égalité et contre les violences faites aux femmes »,

organisée par l’association Tremplin 94 SOS femmes.

Au programme : une course, une marche et un village

associatif pour s’informer et débattre.

Plus d’infos : 01 49 77 11 18 et

www.tremplin94-sosfemmes.org

Les Val-de-Marnais ayant participé à des

concertations avec les services départementaux

sont invités, le 22 novembre de 19 h à 21 h, à tirer un

bilan de ces actions et parler des projets de la

démocratie participative dans le département.

Rendez-vous à la maison des Syndicats, à Créteil.

Tél. : 01 56 72 89 39 ou

democratie.participative@cg94.fr

Imagine R au 39 94. Les demandes de

remboursement de 50 % de la carte Imagine R

peuvent maintenant se faire par téléphone en

composant le 39 94. Ce numéro unique du Conseil

général offre une plus large amplitude horaire de

service, de 8 h à 19 h du lundi au vendredi.

Pendant le message d’accueil, composez la touche 3.

6

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 7


L’ACTUALITÉ

L’ACTUALITÉ

© D. R.

INTERNATIONAL

Rencontres entre

collectivités

Deux congrès réunissant des

représentants de collectivités

territoriales de différents pays sont

organisés ce mois-ci. L’un à Haiphong,

au Vietnam, où se déroulent les 8 es

Assises de la coopération

décentralisée franco-vietnamienne,

les 5 et 6 novembre. Durant cette

rencontre, collectivités vietnamiennes

et françaises discuteront de leurs

différentes expériences en matière

de coopération internationale.

C’est Chantal Bourvic, conseillère

générale déléguée en charge de la

Coopération décentralisée, qui

représentera le Département.

L’élue se rendra également dans la

province de Yen Bai où un projet

d’alimentation en eau et

d’assainissement se finalise.

Christian Favier, pour sa part,

participera au 3 e congrès de Cités et

gouvernements locaux unis (Cglu),

qui se déroule du 16 au 20 novembre,

à Mexico. Les discussions porteront

notamment sur les répercussions

locales de la crise mondiale et les

réponses apportées par les élus dans

leur pays. Pour plus d’informations :

www.cities-localgovernments.org L. P.

VITE DIT…

Vietnam

Le Téléthon 2010 aura lieu les 3 et 4 décembre.

« On a tous raison d’y croire, de se mobiliser, d’innover,

d’agir », c’est le message de ce 24 e rendez-vous,

organisé par l’Association française contre les myopathies

(AFM). C’est Anne Roumanoff qui en sera la marraine

cette année. Renseignements : 01 48 72 35 39,

telethon@afm.genethon.fr ou

www.coordination94.telethon.fr

SOCIAL

Un rendez-vous européen

contre l’exclusion

Le conseil général du Val-de-Marne organise, les 2 et 3 décembre à

Créteil, un colloque consacré aux pratiques et aux innovations sociales

contre les exclusions en Europe.

Comment faire du travail social en

période de crise ? Comment travailler

avec les populations qui, malgré leurs

besoins, ne se tournent pas vers les services

sociaux ?

Alors que la crise

économique sévit,

les collectivités

publiques européennes,

confrontées à des remises en

cause des systèmes de protection sociale,

s’interrogent sur l’efficacité et l’évolution

de leurs interventions. Échelons de

proximité par excellence, les départements

qui interviennent notamment

auprès des plus fragiles sont au cœur de

ces réflexions. Reconnus pour être des

acteurs clefs en matière de solidarité et

d’insertion, ils sont en effet en capacité

d’apporter des réponses globales dans

ces domaines. Toutes ces réflexions seront

au cœur d’un colloque consacré aux pratiques

et aux innovations sociales contre

Le Secours Populaire organise comme chaque année

son marché de Noël au 19, rue de l’Église, à Champigny.

Il propose principalement des objets d’artisanat :

statuettes et bibelots, poteries, bijoux, masques, bougies,

mais aussi café, thé, miel, confiture, chocolat...

Rendez-vous les 4 et 5 décembre, puis du 6 au

31 décembre.Tél. : 01 49 83 00 05.

Élus, chercheurs, acteurs de la

société civile et professionnels de

l’action sociale de plusieurs pays

européens se donneront rendezvous

à Créteil.

les exclusions en Europe, qui se déroulera

en Val-de-Marne. Pendant deux jours,

les 2 et 3 décembre, des élus, chercheurs,

acteurs de la société civile et des professionnels

de l’action

sociale issus

de plusieurs pays

européens se donneront

rendez-vous

à Créteil. Ouverte à tous, l’initiative, organisée

par le Conseil général, membre

du réseau de collectivités européennes

Partenalia, s’inscrit dans le programme

« 2010, année européenne de lutte contre

la pauvreté et l’exclusion sociale ».

Pour en savoir plus

Renseignements :

www.cg94.fr/colloqueeuropeen

Aurore Robin, aurore.robin@cg94.fr

ou 01 43 99 74 69.

Feddoul Amel, amel.feddoul@cg94.fr

tél. : 01 43 99 79 89.

L. H.

France - Amérique Latine fêtera son 40 e

anniversaire en Val-de-Marne. L’événement se déroulera

le 13 novembre à l’espace Robespierre, à Ivry.

Au programme des débats, des témoignages, le tout se

clôturera par une grande fête autour des saveurs et de la

musique latino-américaine.

Tél. : 01 45 88 22 74 ou www.franceameriquelatine.org

© J. Moulin

© S. Assad

PRÉVENTION

L’obésité infantile,

une lutte qui se

mène tôt

Nouvelle étape dans l’engagement

départemental en faveur de la lutte

contre le surpoids infantile. Le 23 août

dernier, le Conseil général est en effet

devenu membre du Réseau de prise en

charge et de prévention de l’obésité en

pédiatrie dans le Val-de-Marne (REPOP

94). Cette association de professionnels

propose une prise en charge des

problèmes de surpoids des enfants.

Ce nouveau partenariat devrait

permettre de mieux articuler les actions

de dépistage et de prévention menées

au quotidien dans les centres

départementaux de PMI à celles

organisées par les réseaux

d’accompagnement de ces enfants et

de leurs familles. Concrètement, les

petits Val-de-Marnais de moins de 6 ans

concernés, seront suivis par un centre

de PMI selon un protocole validé par le

REPOP. Au-delà, ils pourront être

orientés, en accord avec leurs parents,

vers les médecins, diététiciens et

psychologues, partenaires de ce réseau,

en vue d’un suivi spécialisé, accessible

et durable. Selon une étude menée en

2008 dans les centres de PMI, plus d’un

enfant sur dix serait concerné.

Cette action s’inscrit dans le cadre

d’une politique départementale globale.

Pour mémoire, rappelons que depuis

2001, le Département développe

également un programme Nutrition

Santé Adolescences. L. H.

Pour plus d’infos

Contactez un centre de PMI :

coordonnées sur www.cg94.fr ou 39 94.

© A. Bachellier

FESTIVAL DE L’OH !

Des collégiens à la découverte

de l’eau

Les 18 et 19 juin prochains, le festival

de l’Oh ! jettera l’ancre sur les bords de

la Seine et de la Marne. Mais si la fête

semble encore lointaine, l’action de

sensibilisation en direction des jeunes

générations a déjà démarré avec les

croisières pédagogiques d’automne,

organisées conjointement avec

l’association Au fil de l’eau. À bord d’un

bateau de croisière ou au milieu d’une

flottille de catalantes (petits bateaux en

aluminium d’une capacité de 12 places),

ces balades fluviales permettent aux

collégiens de découvrir le milieu naturel

ou les paysages industriels à partir de la

rivière. Au cœur de la démarche :

l’observation. Les berges, les écluses,

l’eau du fleuve présentent une multitude

d’indices pour comprendre l’histoire de

Plus que quelques jours pour les

inscriptions au chèque solidarité.

Les Val-de-Marnais non imposables

sur le revenu ont jusqu’au 30 novembre

(cachet de la poste faisant foi) pour faire

parvenir leur demande au Département.

Cette année, pour la première fois,

les inscriptions se font uniquement par

correspondance*.

L’envoi doit impérativement comporter

la photocopie de l’avis d’imposition

2010 (sur les revenus 2009),

accompagnée du formulaire

d’inscription dûment rempli. Ce

document peut être téléchargé sur

le site internet du Conseil général

l’urbanisation, les métiers de l’eau,

la gestion de l’eau en ville, le transport

fluvial, etc. Afin de lui permettre de

poursuivre son voyage en classe ou à

la maison, chaque collégien reçoit un

carnet de bord, véritable « petit atlas de

l’eau en Val-de-Marne », élaboré par

l’équipe de médiateurs scientifiques du

festival de l’Oh !. Première mise en

bouche, les croisières peuvent être

couplées à d’autres sorties consacrées

aux questions de l’agriculture, de

l’assainissement ou de l’art et de l’eau.

Rym Nassef

Pour en savoir plus

Renseignements auprès de

Lia Marcondes : 01 49 56 86 64.

FÊTE DES SOLIDARITÉS

Inscriptions, dernière ligne droite

(www.cg94.fr) ou obtenu sur demande

au 39 94. En 2009, plus de

67 500 Val-de-Marnais ont bénéficié de

cette aide départementale dont le

montant dépend de la composition

familiale (30, 45 ou 60 euros).

Pour mémoire, rappelons que l’édition

2010 de la fête des Solidarités se tiendra

le 11 décembre dans 30 lieux du

territoire. Un temps de convivialité et de

partage auquel tous les Val-de-Marnais

sont conviés. L. H.

*À l’adresse suivante : Fête des Solidarités

2010, conseil général du Val-de-Marne,

94054 Créteil cedex.

Plus d’infos : 39 94 ou www.cg94.fr

8

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 9


L’ACTUALITÉ / AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

Vous êtes riverains ou usagers

!

Les chantiers près de chez vous

Voirie, itinéraires cyclables, aménagement autour d’un collège… les travaux d’amélioration du cadre de vie et

des déplacements se poursuivent en Val-de-Marne. Plus d’infos sur www.cg94.fr, rubrique Info-travaux.

CHEVILLY-LARUE

Voirie

Route de Chevilly, entre l’avenue du Général-De-

Gaulle et l’avenue de la République.

Aménagement du réseau d’assainissement.

Création d’une nouvelle voirie, de trottoirs et

d’un itinéraire cyclable.

Installation du mobilier urbain et de l’éclairage

public, plantations d’arbres et arbustes.

Au cours de ces dernières semaines, des

écrans phoniques ont été posés (entre les

lotissements Castors et l’allée Louise-Michel).

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de

l’aménagement de la route de Chevilly.

Ils visent à améliorer les circulations et à relier

le pôle Orly-Rungis et le parc départemental.

L’inauguration est prévue le 27 novembre

à 12 h.

Coût : 14 millions d’euros, financé par

le Conseil général, avec une participation

de la Région.

Reportage photo : Michel Aumercier

VILLEJUIF

Voirie

Boulevard Gorki (RD 7) entre les rues du

Moulin-de-Sacquet et Jean-Baptiste-Clément.

La RD 7 sera réduite à deux voies de

circulation dans chaque sens.

L’îlot central réaménagé laissera place à

un espace vert plus étendu.

Création de carrefours et de traversées

pour sécuriser les déplacements piétons,

notamment au niveau du groupe scolaire

Robespierre.

Inscrits dans le cadre de la requalification

de la RD 7, de la porte d’Italie à l’aéroport

d’Orly, ces travaux devraient s’achever en

fin d’année.

Coût : 600 000 euros, financé par le Conseil

général.

CHAMPIGNY-SUR-MARNE

Pistes cyclables

Voie Sonia-Delaunay (RD 145).

Réalisation d’une piste cyclable entre l’avenue

Ambroise-Croizat et l’avenue des Grands-

Godets et d’une bande cyclable entre l’avenue

des Grands-Godets et l’avenue Maurice-

Thorez.

Mise en place, au fil de l’avancement du

chantier, dans un sens puis dans l’autre, d’un

itinéraire de déviation.

Neutralisation du stationnement au droit du

chantier pendant toute la durée des travaux.

La fin des travaux est prévue en janvier 2011.

Coût : 624 000 euros, financé par le Conseil

général (75 %), avec une participation de la

Région Île-de-France.

BRY-SUR-MARNE /

LE PERREUX-SUR-MARNE

Ouvrage d’art

Pont de Bry (RD 120).

Rénovation des barrières de sécurité

(gardes corps) et valorisation du site.

Ces travaux visent à entretenir le pont

et garantir la sécurité des usagers.

Mise en place d’une déviation pour

les piétons.

Le chantier devrait être achevé

début novembre.

Coût : 370 000 euros.

INFOS TRAVAUX

L’actualité des chantiers réalisés par le Département

LIMEIL-BRÉVANNES / VALENTON

Voirie

Déviation de la RD 229 à Limeil-Brévannes

et Valenton.

Création de la voirie, entre le giratoire de

la Ballastière et la RD 205 (ex-RD 30).

La pose des bordures et la végétalisation des

buttes, ainsi que l’aménagement du carrefour

sur la RD 101 ont été effectués dernièrement.

Les travaux devraient s’achever en décembre

2010.

Coût : 18,8 millions d’euros, financé par le

Conseil général et la Région.

CACHAN / L’HAŸ-LES-ROSES

Pistes cyclables

Avenue de la République, avenue Léon-Blum et

rue Max-Dormoy (RD 157).

Création d’un itinéraire cyclable dans le sens

ascendant.

Renouvellement des plantations et rénovation

de l’éclairage public.

Démarrés cet été, les travaux devraient durer

environ dix mois.

Coût : 1,2 million d’euros, financé par le

Conseil général.

MANDRES-LES-ROSES

Voirie

Rue François-Coppée, entre le collège

Simone-Veil et la place Aristide-Briand.

Élargissement des trottoirs et création

d’un plateau surélevé entre la place

Aristide-Briand et le collège Simone-Veil.

Aménagement d’un cheminement piéton

sécurisé rue du Docteur-Albert-Schweitzer

Ces travaux sont menés dans le cadre

du plan de déplacements des collégiens

(voir Val-de-Marne n°272).

La fin du chantier est prévue en décembre.

Coût : 200 000 euros, financé par le Conseil

général.

10

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 11


L’ACTUALITÉ

TRANSPORTS

Les priorités pour le métro Orbival

DÉBATS PUBLICS

EN NOVEMBRE

4 novembre, 20 h.

• Saint-Maur : réunion sur

Arc Express, salle des fêtes.

• Arcueil/Cachan : réunion sur le

réseau de transports du Grand

Paris, théâtre Jacques-Carat à

Cachan.

8 novembre, 20 h.

• Nogent-sur-Marne, réunion

commune Grand-Paris/Arc Express,

espace Val-de-Beauté.

10 novembre, 20 h :

• Champigny-sur-Marne, réunion

commune Grand-Paris / Arc

Express, gymnase Tabanelli.

16 novembre, 20 h :

• Vitry-sur-Seine, réunion sur

Arc Express, hôtel de ville.

24 novembre, 20 h :

• Alfortville/Maison-Alfort,

Grand Paris.

25 novembre, 20 h :

• Arcueil, réunion sur Arc Express,

espace Jean-Vilar.

ÉCONOMIE

Le mois social et solidaire

À l’occasion du mois de l’économie sociale et solidaire (ESS), du 2 au 30 novembre, organisé par

l’Atelier centre de ressources régional et la Chambre régionale de l’ESS, plusieurs initiatives

sont organisées sur le territoire en partenariat avec le Conseil général.

Et si en cette rentrée sociale pour le

moins agitée, on en profitait pour aller

découvrir un domaine d’activité économique

où social et solidarité font bon

ménage ? C’est tout le sens du mois de

l’économie sociale et solidaire (ESS) qui se

déroulera nationalement du 2 au 30

novembre et se déclinera, en Val-de-Marne,

par de multiples initiatives. Derrière ce

vocable quelque peu abscon, se cachent

des organisations aux statuts juridiques

variés – associations, mutuelles, coopératives,

fondations, entreprises de droit

commun – qui interviennent dans des

domaines aussi divers que la santé,

l’éducation, le social, l’environnement,

le BTP... En Val-de-Marne, ce sont quelque

6 500 établissements, dont des structures

d’insertion par l’activité économique ou

des associations pour le maintien d'une

agriculture paysanne (AMAP) ; 13 900

associations, dont 1 900 ont le statut

d’employeurs, et une trentaine de sociétés

VITE DIT…

Forums de l’emploi. Le 18 novembre, à

L’Haÿ-les-Roses, avec 55 entreprises, organismes

de formation et de conseil. Au Moulin de la Bièvre.

73, avenue Larroumès à L’Haÿ-les-Roses.

Bus 187 et 192, arrêt Barbusse-Larroumès.

www.mission-locale.fr et 01 42 37 57 85.

coopératives ouvrières de production

(SCOP). Au total, 26 000 salariés associatifs

dépendent de ce secteur. Les entreprises

« sociales et solidaires » entendent entreprendre

autrement en construisant une

économie centrée sur l’Homme. La plupart

d’entre-elles sont régies par une charte

prônant des valeurs issues du 19 e siècle,

interdisant l’appropriation individuelle

des excédents financiers et encourageant

une gestion démocratique et participative.

Le Département soutient activement le

développement de l’ESS. En 2007, une

délégation chargée d’aider à son développement

a été mise en place. Christian

Hervy en est le conseiller général délégué.

En novembre, le Département s’associe

aux différentes manifestations organisées

par les acteurs de l’ESS afin de faire découvrir

aux Val-de-Marnais ce secteur porteur

d’innovations et identifié comme un

gisement d’emplois. Ainsi, trois petitsdéjeuners,

les 4, 16 et 24 novembre, seront

Le 26 novembre au port de Bonneuil, le Conseil

général, en partenariat avec la Chambre de commerce

et d’industrie et la Chambre des métiers, invite au

lancement du réseau des éco-acteurs du Val-de-Marne.

Cette filière concerne 300 éco-entreprises,

6 500 emplois, 50 éco-laboratoires de recherche et

150 éco-formations. www.cg94.fr/réseau-eco-acteurs

consacrés à la création et à la vie des SCOP

et se tiendront à la maison départementale

des Syndicats à Créteil, ainsi qu’à la

Guinguette du Monde (Ivry-sur-Seine).

Cinq autres rendez-vous, sont prévus à

Chevilly-Larue, Alfortville, Choisy-le-Roi,

Fontenay-sous-Bois et Arcueil. Ils mettront

en relation porteurs de projets, entreprises

et financeurs. Des animations

seront proposées dans la péniche Alternat

à Alforville le 6 novembre et dans le bus

de l’ESS au pôle chevillais le 20 novembre.

Enfin, Le 22 novembre, un débat autour

du film Entre nos mains est programmé

au théâtre André-Malraux de Chevilly-

Larue (entrée gratuite).

Pour en savoir plus

Ali Aït-Salah et Alain Jégou

Le programme complet sur :

www.cg94.fr, rubrique économie

www.lemois-ess.org

Orientation à l’UPEC.Face à la diversité des métiers

et à la multitude des formations proposées, l’université

Paris-Est-Créteil Val-de-Marne organise deux

événements pour mieux choisir sa voie : le petit-déjeuner

de l’orientation, le 20 novembre de 9 h à 13 h et la

4 e Nocturne de l’orientation, le 1 er décembre de 17 h à

20 h 30. Inscriptions et informations sur www.u-pec.fr,

rubrique Lycéens.fr

© A. Bachellier

© Patrice Hauser

Le 20 octobre, devant quelque

500 personnes (notre photo), s’est déroulé,

à l’université de Créteil, le premier des

15 débats publics organisés en Val-de-

Marne par la Commission nationale du

débat public (CNDP). Ces rendez-vous,

70 au total jusqu’au 1 er février en Île-de-

France, sont décisifs pour la définition des

projets de métro de banlieue à banlieue,

dont Orbival qui constitue l’arc sud du

projet Arc Express. Nombre de stations,

tracé, type de rame… le Conseil général

et l’association Orbival avancent les choix

et priorités du Département, au travers

des cahiers d’acteurs. Ces contributions

aux débats, retenues par la CNDP, font

l’objet d’un large consensus des élus

locaux et ont obtenu le soutien de plus

de 52 000 Val-de-Marnais. Trois objectifs

sont visés : répondre aux urgences de

dessertes et de liaison en rocade

est-ouest ; désengorger le réseau de

RER actuel saturé ; contribuer au

DEMAIN EN VAL-DE-MARNE

D’ici fin 2013, le pôle

multimodal Pompadour sera

doté d’une nouvelle gare

RER D, d’une passerelle

piétonne vers le TVM et

d’aménagements paysagers.

Les travaux préparatoires

ont démarré le 18 octobre.

Il s’agit d’améliorer les

correspondances entre

le RER, les bus et le métro,

ainsi que l’accessibilité et

le cadre de vie.

Coût : plus de 37 millions

d’euros, financé par la

Région (64,8 %), le Conseil

général (18,8 %) et l’État

(16,3 %).

développement équilibré et durable du

territoire. Pour cela, le Conseil général

et l’association Orbival demandent la

réalisation prioritaire du projet Orbival dont

le tracé relie, via 13 stations, Bagneux,

Champigny et Fontenay-sous-Bois.

Soit une station tous les 1,5 km. À l’est,

les collectivités demandent deux liaisons :

une via Val de Fontenay desservant

Nogent-Le Perreux et une autre vers

Champigny-Bry-Villiers. Au-delà, les

acteurs départementaux réaffirment leur

engagement pour le plan de mobilisation

des transports, adopté en 2009 par la

Région et les huit départements franciliens.

Il s’agit aussi de financer la modernisation

des lignes C et D du RER, la création de

lignes de tramway sur la RD 7, la RD 5 et

de bus en voies réservées (TVM est,

liaisons Paris-Les Ardoines, Sénia-Orly,

Altival) ainsi que les prolongements des

lignes de métro 1 à Val-de-Fontenay et

10 à Ivry-Gambetta. Ali Aït-Salah

* Orbival regroupe 30 communes, 5 intercommunalités,

3 départements et de nombreux acteurs économiques, sociaux,

associatifs et universitaires.

Pour en savoir plus

www.debatpublic-reseaugrandparis.org

www.debatpublic-arcexpress.org

www.cg94.fr

© D. R.

12

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 13


L’ACTUALITÉ

COMMENT ÇA MARCHE

MÉDIAS


le 17 septembre

Journal de 8 h 30

Le conseil d’administration d’Orbival s’est réuni

hier sur la question du projet du Grand Paris. Le

Département du Val-de-Marne défend son Orbival.

Interview de Christian Favier. Il estime que certains

tracés du Grand Paris doivent être revus au profit

de la boucle autour du Val de Fontenay et de

Noisy-Le-Grand.

❚ le 20 septembre

Orbival

Par la voix de Christian Favier, son président et

président du conseil général du Val-de-Marne,

Orbival estime que la station Villejuif-Aragon,

aujourd’hui considérée comme « optionnelle »

dans le parcours du métro automatique, devrait

devenir « incontournable ».


le 30 septembre

Le Conseil général dénonce les nouvelles

coupes de l’État

Après l’annonce par François Baroin, ministre du

Budget, du gel pour trois ans des dotations de l’État

aux collectivités locales, Christian Favier s’inquiète.

« Cette mesure annoncée, cela revient à diminuer

ces dotations qui, aujourd’hui, représentent

236 millions d’euros et 18,3 % des ressources

de notre collectivité. » L’État doit déjà 260 millions

d’euros au Département au titre des allocations

de solidarité.


le 1 er octobre

Christian Favier : « Arc Express et

Grand Huit sont complémentaires »

« Opposer les réseaux Arc Express et Grand Huit du

Grand Paris n’a pas grand sens. » Selon Christian

Favier, ni les collectivités locales, ni l’État n’ont la

capacité de financer seuls l’ensemble de ces projets.

Or, ces « deux projets sont plus qu’utiles, ils sont

essentiels », a indiqué le président du conseil

général du Val-de-Marne.


le 1 er octobre

Festi’Val-de-Marne : la chanson résiste

face « au vent mauvais »

Cette année encore, le Festi’Val-de-Marne joue la

diversité. Il a axé sa programmation sur la chanson,

mais aussi le rock, le rap ou le raï. Réunissant

30 000 spectateurs, il « reste le seul festival

d’initiative départemental ne recevant aucun subside

de l’État », rappelle Christian Favier, président

du Conseil général.

❚ le 6 octobre

Arc Express et Grand Huit

Christian Favier souhaite la complémentarité entre

Arc Express et Grand Huit.


le 7 octobre

Magique Circus tour, un album animé

Le Département donne le goût des livres aux bébés

chaque année depuis 20 ans, les 20 000 nouveaunés

du département reçoivent un album offert par le

conseil général du Val-de-Marne.

❚ le 13 octobre

La briqueterie, futur centre chorégraphique

à Vitry-sur-Seine

Le Département, qui soutient déjà la biennale

nationale de danse du Val-de-Marne, souhaite

réaffirmer son engagement en faveur de l’art

chorégraphique.

© A. Bachellier

ENVIRONNEMENT

La Bièvre et vous

La renaissance de la Bièvre concerne les riverains, les usagers et les

associations locales. Conscient du rôle que doivent jouer les habitants

dans l’appropriation sociale de ce projet, le Conseil général est à l’écoute

et engage le dialogue.

Il est loin le temps où la Bièvre servait les

blanchisseuses… mais les répercussions sont bien

présentes. Polluée par son usage industriel, cette

rivière - qui prend sa source à Guyancourt dans les

Yvelines et traverse l’Essonne, les Hauts-de-Seine,

le Val-de-Marne et Paris - a été recouverte au début

du 20 e siècle. Aujourd’hui, un important projet de

réouverture est mis en place par de nombreux

partenaires politiques, le Conseil général en tête.

Plusieurs sites sont concernés sur L’Haÿ-les-Roses,

Arcueil/Gentilly et Cachan, lesquels seront traversés

par la rivière à ciel ouvert dès 2014. Mais le nouveau

souffle de ce cours d’eau ne serait pas viable

sans l’intérêt porté notamment par les associations.

Ces dernières sont mobilisées depuis déjà longtemps

: « Notre collectif existe depuis 10 ans et regroupe

33 associations » déclare Alain Cadiou, président

de l’Union renaissance de la Bièvre. « Nos objectifs

sont de lui redonner une eau de bonne qualité, de la découvrir

au maximum, favoriser les zones humides et mettre

en valeur son patrimoine avec les lavoirs, les moulins. »

En redonnant une place à la nature, un écosystème

se recrée permettant à nos villes de mieux respirer.

VITE DIT…

Site internet plan climat énergie territorial.

Face au dérèglement climatique, le Conseil général souhaite

impliquer le territoire par un plan climat énergie territorial.

Pour tout savoir sur l’actualité, les rendez-vous en Val-de-

Marne, le projet, les enjeux et les bonnes pratiques...

un seul clic : www.planclimat94.fr

Plantes aquatiques, grenouilles… cette biodiversité,

composante essentielle du développement durable,

sera retrouvée en recréant le lit de la rivière mais

surtout en la préservant. Pour Alain Cadiou, c’est

aussi un plus pour les riverains : « La nature au cœur

de la ville plaît aux citadins et on a des retours positifs sur

une ouverture, certes artificielle, entre Massy et Verrièresle-Buisson

(91). Avant, c’était un terrain vague et

maintenant, c’est un lieu agréable où certains pêchent. »

Cafés citoyens, kiosques informatifs, présence aux

manifestations organisées par les villes… le Département,

en coopération avec les villes, crée

des rencontres pour faire participer les premiers

concernés par ce changement de paysage. Dans

cette prise de conscience, la volonté est de sensibiliser

les riverains et les usagers à ces enjeux de

faire des berges de la rivière des lieux de détente

et de promenades.

Pour en savoir plus

www.cg94.fr, rubrique Environnement.

Laura Podoroski

L’UPEDD se jette à l’eau. Les conférences de l’Université

populaire de l’eau et du développement durable sont

désormais mensuelles et se tiennent tous les deuxièmes

mardis du mois. Thème du 9 novembre : « L’eau comme

bien économique : marchandise ou patrimoine ? » à 19 h à

Ivry. Pour plus d’infos : 01 43 99 70 00 et www.cg94.fr

© M. Aumercier

Quel métier ?

Le Conseil général mène une politique dynamique

de prévention et de développement des modes

d’accueil de la petite enfance. Sur le terrain, plus de

1 100 auxiliaires de puériculture exercent leurs

missions :

• en crèche ; accueil d’un groupe d’enfant (repas,

sommeil, soins, activités), organisation de l’espace

de vie, relations avec les parents, élaboration et mise

en œuvre du projet d’établissement ;

• en centre de PMI ; participation à l’ensemble des

activités du centre, accueil téléphonique, accueil

des familles, des enfants et des adolescents,

réalisation des pesées et des mensurations

des bébés, conseils aux parents ;

• au sein de la pouponnière du foyer de l’enfance ;

prise en charge au quotidien d’un groupe d’enfants

(repas, soins, sommeil, activités), observation des

enfants confiés au foyer d’accueil d’urgence et

participation au projet pédagogique de

l’établissement.

Comment devenir auxiliaire de puériculture ?

Une formation

Pour intégrer une école d’auxiliaire de puériculture,

vous devez avoir au moins 17 ans. Vous passerez

un concours d’entrée composé d’épreuves

d’admissibilité (une épreuve écrite de culture générale

Pour en savoir plus

Direction des Ressources humaines

Conseil général du Val-de-Marne

Hôtel du département

94054 Créteil cedex

Tél. : 39 94

PETITE ENFANCE

Devenir auxiliaire

de puériculture

Le conseil général du Val-de-Marne forme et

recrute tout au long de l’année des auxiliaires

de puériculture pour travailler dans les

établissements départementaux de la petite

enfance.

et un test d’aptitude) et d’une épreuve orale

d’admission.

La formation se déroule sur 10 ou 18 mois

(voire 24 si vous choisissez la voie de l’apprentissage).

Après avoir validé l’ensemble des modules de

formation, vous obtiendrez un diplôme d’État

d’auxiliaire de puériculture.

Concours

Après obtention du diplôme d’État, vous avez

l’obligation de passer un concours sur titre pour être

titularisé(e) dans la fonction publique territoriale et

pouvoir ainsi travailler au Conseil général.

École de formation

Le Conseil général veille tout particulièrement aux

conditions de travail des auxiliaires de puériculture

et à leur formation. Ainsi, il dispose de sa propre école

de formation à ce métier.

En outre, le Département attribue chaque année

des bourses aux futurs auxiliaires de puériculture,

avec, à la clef, un emploi assuré au Conseil général

à la fin de leurs études.

Travailler au conseil général du Val-de-Marne

Vous êtes un agent de la fonction publique

de catégorie C. Vous bénéficiez de divers avantages

(35 jours de congés annuels, RTT, prestations

sociales...).

École d’auxiliaires de puériculture

Domaine de Chérioux

4, route de Fontainebleau

94407 Vitry-sur-Seine

Tél. : 01 41 73 91 71

Liste et adresse des crèches, des centres de PMI et des foyers départementaux de l’enfance sur

www.cg94.fr (www.cg94.fr/liste/equipements).

14

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010

15


RETOUR EN IMAGES

© S. Chambert

22 septembre / Créteil

Une centaine de jeunes Val-de-Marnais a été

récompensée par le Conseil général lors de

la remise des prix de la finale départementale

de la sécurité routière.

Résultat d’un partenariat entre le conseil

général du Val-de-Marne, l’association

Prévention Routière et la direction de l’Ordre

public, cette initiative a pour objectif de faire

prendre conscience des risques routiers et

ainsi d’inciter à adapter des comportements

citoyens et responsables dans un espace

public partagé. Cette année, des classes de 4 e

ont ainsi été sensibilisées au port de la ceinture

de sécurité dans 20 collèges et des classes de

3 e ont reçu une initiation à la conduite d’un

cyclomoteur dans 14 collèges.

29 septembre / Choisy-le-Roi

Conférence de développement durable du pôle

d’Orly, coprésidée par Thierry Mandon,

président délégué du conseil général de

l’Essonne, et Laurent Garnier, vice-président

du conseil général du Val-de-Marne.

Les acteurs économiques associatifs,

institutionnels et syndicaux ont échangé

sur les grands projets de transport de métro

automatique Arc Express et Grand Paris,

et l’interconnexion sud des lignes à

grande vitesse qui prévoit une gare TGV

sur le pôle d’Orly.

2 et 3 octobre / Ivry-sur-Seine

Franc succès pour la troisième édition du festival de marionnettes « Au fil de… »

organisé par la direction des Espaces verts et du Paysage du Conseil général.

Plusieurs centaines d’enfants et de parents ont profité du beau temps, et ont participé

à la dizaine de spectacles proposés tout en (re)découvrant le magnifique parc

départemental des Cormailles.

© C. Petit

© J. Moulin

1 er octobre / Paris

© J. Moulin

Un rassemblement avec le dispositif

SOS Rentrée, devant le ministère de

l’Éducation nationale, s’est déroulé afin

d’exiger des solutions pour les 245 jeunes

val-de-marnais toujours sans affectation

scolaire (dont 14 de moins de 16 ans).

Lors du rendez-vous, une délégation

composée d’élus municipaux, de jeunes et

de Gilles Saint-Gal, vice-président du

Conseil général chargé de la Jeunesse,

a proposé des solutions comme l’acceptation

de redoublement et l’ouverture de classes.

Fin octobre, grâce à l’action de SOS Rentrée,

il ne restait que 21 jeunes sans affectation.

4 octobre / Créteil

Une première. Le Conseil général a accueilli le syndicat mixte Paris Métropole pour sa

8 e assemblée plénière. Créé en juin 2009, ce syndicat est un lieu d’échange et de réflexion

sur les sujets concernant l’agglomération parisienne : logement, déplacements,

développement et solidarité, projets métropolitains, projet de loi sur le Grand Paris... Lors

de cette séance, une quarantaine de nouveaux membres a été accueillie en son sein, dont

les conseils généraux des Hauts-de-Seine et des Yvelines, les représentants des villes

d’Antony (92), Gif-sur-Yvette (91), Neuilly-Plaisance (93), Lésigny (77). Il regroupe désormais,

aux côtés du conseil général du Val-de-Marne, quelque 150 collectivités territoriales.

© J. Moulin

9 octobre / Champigny-sur-Marne

Baptême du collège Willy-Ronis (anciennement Musselburgh), le premier

édifice public portant le nom du photographe humaniste, décédé il y a un

an. Un hommage lui a été rendu par Stéphane Kowalski, son petit-fils, et

Daniel Karlin, documentariste et ami. En présence de Christian Favier, Alain

Desmarest, Premier vice-président du Conseil général en charge des

Collèges, Dominique Adenot, maire, Pierre Moya, inspecteur d’académie

et Madame de Sousa, la principale. Les gagnants du concours du nouveau

logo du collège ont également été récompensés.

© D. Adam

16

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 17


18CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE

Les députés ont adopté,

fin septembre, la réforme des

collectivités locales, malgré les

modifications apportées par le

Sénat. Ils ont entériné la création

du conseiller territorial* et la

suppression de la clause de

compétence générale.

Votre réaction ?

Claudy Lebreton : Je l’ai toujours dit,

cette réforme ne va pas dans le sens de

l’histoire de la décentralisation telle

qu’elle a été conçue au début des

années 1980. À tel point qu’il n’existe

pas aujourd’hui de majorité parlementaire

pour voter ce texte, comme en

témoigne le report de la commission

mixte paritaire. Qu’il s’agisse de la

méthode employée ou du contenu, le

gouvernement n’a pas su rassembler

les élus locaux et nos concitoyens

autour de cette réforme. La création du

conseiller territorial et la suppression

de la clause de compétence générale

sont en effet les deux mesures qui

illustrent le mieux les incohérences de

ce texte.

Ce projet de loi, voulu par

le président de la République,

devait simplifier et moderniser les

institutions locales. Le texte adopté

répond-il à cet objectif ?

C.L. : De mon point de vue, non. Ce

texte est fondé, depuis le départ, sur

des présupposés erronés. Il y aurait

ainsi, selon le gouvernement, dans

notre pays : trop d’échelons, trop de

gaspillage et, bien entendu, trop d’élus.

Claudy Lebreton,président de l’Assemblée des départements de France (ADF)

et du conseil général des Côtes-d’Armor

« Alors qu’il doit

4 milliards d’euros aux

départements, l’État

duit ses dotations »

Président de l’Assemblée des départements de France, Claudy Lebreton

nous livre son avis sur le projet de réforme des collectivités locales qui vient d’être

adopté par l’Assemblée nationale et sur les difficultés actuelles des départements.

© D. R.

Claudy Lebreton en dates

1948 : Naissance à Conlie (Sarthe).

1992 : Conseiller général des

Côtes-d’Armor (22).

1997 : Président du Conseil général

des Côtes-d’Armor.

2004 : Président de l’ADF (Assemblée

des départements de France).

Cette vision est en décalage avec les réalités

locales. Quant à la réforme, au

final, elle complexifie notre organisation

territoriale en créant de nouvelles

collectivités (communes nouvelles,

métropoles, pôles métropolitains…).

Par ailleurs, les règles encadrant drastiquement

les financements croisés s’apparentent

à une véritable usine à gaz,

dont les élus locaux ne comprennent

plus les tenants et les aboutissants.

Fin août, le bureau de l’ADF

validait à l’unanimité le processus

de dépôt d’une proposition de loi

portant sur les principes d’un

rééquilibrage des trois allocations

individuelles de solidarité

(APA, PCH, RSA)** dans le cadre

de la solidarité nationale.

Cette démarche peut-elle aboutir ?

Et dans le cas contraire ?

C.L. : Il s’agit d’une démarche pluraliste

qui a abouti à la rédaction cet

été d’une proposition de loi. Depuis

quelques semaines, je rencontre les

principaux responsables parlementaires.

Il est trop tôt pour savoir quand

elle pourra être déposée et discutée,

mais j’ai bon espoir. Je précise que,

en parallèle, les 58 départements de

gauche sont prêts à saisir le Conseil

constitutionnel pour que soit enfin

respecté le principe essentiel de libre

administration des collectivités territoriales.

Le gouvernement vient

d’annoncer le gel de ses dotations

aux collectivités. Quelles seront les

conséquences de cette décision sur

l’action des conseils généraux ?

C.L. : Cette annonce faite par Nicolas

Sarkozy en mai dernier, et confirmée

début octobre, est un nouveau coup

pour les collectivités et les départements

en particulier (voir encadré).

Rappelons que nous ne sommes en

aucun cas responsables du déficit

public. Alors que le gouvernement nous

doit déjà plus de 4 milliards d’euros

cette année au titre de la compensation

relative aux trois allocations, il décide

désormais deduire ses dotations

habituelles. Cette décision aura des

conséquences extrêmement dommageables

dans une période de relance

économique qui nécessite un effort

national. Les collectivités territoriales

financent aujourd’hui près de 73 % de

l’investissement public du pays. Cette

part risque incontestablement de baisser.

Ainsi, à terme, des milliers d’emplois

ne pourront pas être créés ou seront en

danger.

Propos recueillis par Alain Jégou

* Fusion des conseillers généraux et régionaux.

** Allocation personnalisée d’autonomie

Prestation de compensation du handicap

Revenu de solidarité active.

EN VAL-DE-MARNE

Le 6 octobre, Christian Favier a écrit au Premier ministre

pour exiger une modification de la réglementation applicable

aux compensations financières dans le cadre des transferts

et extensions de compétences aux départements.

Pour le Val-de-Marne, le cumul du différentiel entre les charges

et les ressources relatif à trois allocations, APA, PCH et

RMI-RSA, depuis 2002 jusqu’à l’exercice budgétaire 2010,

s’élève à 250 millions d’euros. Ces modifications « auraient

le mérite, non seulement de mettre en conformité avec

la Constitution les textes applicables en matière de

compensations financières, mais également de respecter

la charte européenne de l’autonomie locale. »

L’ENTRETIEN

Pour le Val-de-Marne, les dotations de l’État représentent

aujourd’hui 236 millions d’euros, soit 18,3 % des ressources

de notre collectivité. Pour Christian Favier, « plutôt que de

remettre en cause le bouclier fiscal et les multiples cadeaux

fiscaux prodigués aux contribuables les plus aisés et aux

grandes entreprises, l’État [avec le gel de ces dotations, ndlr]

décide de s’en prendre aux collectivités locales au risque

de fragiliser leurs actions au service des populations.

C’est inacceptable ! ».

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 19

© Didier Petit


REPORTAGE

Il est de notre responsabilité d’exercer

auprès des populations en difficulté

les missions d’action sociale, de protection

de l’enfance et de protection maternelle

et infantile. »

Pierre Coilbaut, vice-président du Conseil général

chargé de la Lutte contre les exclusions

et du Développement social.

Reportage photo : Jean Moulin

LÉGENDES

1

2

3

4

5

SOLIDARITÉ

C’est ainsi que les

Roms vivent

Cette ancienne gendarmerie de Saint-Maur a été transformée, depuis sa fermeture,

en lieu d’hébergement pour des familles Roms.

Lundi, 14 h. C’est dans ce bâtiment

qui fut une gendarmerie nationale que

27 familles Roms ont été hébergées par

le Conseil général, en 2004, et retrouvé

une véritable dignité. Sur la façade du

bâtiment, la devise républicaine ainsi que

l’inscription « gendarmerie nationale »

témoignent de l’ancienne occupation.

Ce bâtiment avait fermé ses portes en

raison du rapprochement initié avec la

police nationale. Installés jusqu’alors, à

quelques mètres de là, rue Bollier, ils

vivaient sous des tentes, dans l’inquiétude

de se voir expulser du jour au lendemain.

« Dès leur installation au mois de mai, les enfants

ont été scolarisés à Saint-Maur », explique

Laurence Alimi, de l’association « Pour

loger ». Pour Pierre Coilbaut, vice-président

chargé de la Lutte contre les exclusions

et du Développement social, « le Conseil

général mène des actions dont l’objectif est de

contribuer à l’autonomie des familles en leur

permettant d’avoir accès au droit commun par

un logement décent, par la mise en œuvre d’un

projet d’insertion, par l’accès aux soins et par la

scolarisation des enfants ». Outre cette

ancienne gendarmerie, le Conseil général

a mis à disposition des familles Roms

expulsées d’autres terrains dans le Val-de-

Marne, des pavillons de voirie et des

appartements à Vitry, Villejuif et Joinville.

« Il est de notre responsabilité d’exercer auprès

des populations en difficulté les missions

d’action sociale, de protection de l’enfance et de

protection maternelle et infantile », ajoute le

vice-président.

Le portail d’entrée passé, la vie commune

des nouveaux occupants s’impose au

visiteur. Du linge sèche sur une corde, les

box sans porte – obligation faite par la

police pour une meilleure transparence –

abritent des vélos et des chariots, une

antenne parabolique au deuxième étage

nous rappelle la nationalité de ces familles

venues de Roumanie. Sur le rebord des

fenêtres, des couettes et des oreillers

prennent l’air tandis que des casseroles

reposent en attendant de reprendre du

service le soir. Logements exigus, familles

nombreuses, il faut faire preuve d’imagination

pour trouver de l’espace.

Au rez-de-chaussée, de l’autre côté de ce

qui fut l’armurerie et qu’on ne désespère

pas de transformer en douches, une pièce

stratégique tient lieu de salle de réunion

pour le soutien scolaire aux enfants, de

bibliothèque avec des ouvrages offerts par

le Salon du livre de Montreuil, mais aussi

de permanence pour l’association Pour

loger et de réunions pour le collectif

Romeurope. À quelques mètres de là,

David, travailleur dans le bâtiment,

Garofita son épouse et Giovani, leur fils,

élève en CE2, vivent dans une chambre

de 15 m 2 . Ils ont choisi eux-mêmes la

couleur des peintures et décoré leur

nouveau chez-eux. Les Glaneuses de Millet

côtoient un portrait de Marie-Antoinette.

Pour les repas, ils utilisent la cuisine

collective du rez-de-chaussée. « On a quitté

la Roumanie en 1997, explique David. Depuis

notre arrivée, on n’arrêtait pas de changer de

terrain. Ici, on est comme tout le monde. Nous

avons notre maison, on a de l’eau chaude, de

l’électricité, des douches et des toilettes. Ici, je suis

chez moi ! » Hébergée, chacune des familles

paye des indemnités d’occupation pour

l’eau et l’électricité en attendant des jours

meilleurs où elles voleront de leurs propres

ailes. « L’État doit prendre ses responsabilités,

souligne Pierre Coilbaut, parce qu’il s’agit

d’un problème qui concerne la France et l’ensemble

des pays de l’Union européenne. »

Claude Bardavid

1 Garofita (à droite) vit dans cette pièce avec son mari David et leur fils Giovani. Une cuisine

collective, pas loin de là, leur permet de réaliser leur repas. 2 Seule la façade témoigne encore

de l’ancienne occupation par la gendarmerie nationale. 3 Garofita a invité une de ses voisines

à prendre le café. 4 Les portes des box ont été enlevées à la demande de la police pour une

meilleure transparence. 5 Les 27 familles Roms installées dans cette ex-gendarmerie depuis

2004 sont citoyennes de l’Union européenne. Ils possèdent un passeport roumain.

REPÈRES

Les Roms, de l’Inde à l’Europe

La population Rom compte plus de

10 millions de personnes. Originaire

du nord de l’Inde, elle s’est installée

en Europe voici sept siècles. Dans la

langue romani, Rom veut dire « homme ».

S’ils ne possèdent ni drapeau, ni État,

un emblème les rassemble. Il se

présente sous la forme de deux barres

horizontales, bleue en haut, verte en

dessous. Sur ce fond apparaît la roue

rouge de la liberté, de la mobilité et de

la souffrance.

Le voyage a été, au cœur de leur vie,

non un choix, mais une nécessité vitale.

« Pour échapper à l’esclavage, la

persécution, au pogrom, ou parce qu’ils

étaient chassés, pourchassés, interdits

de séjour, les Roms sont mille fois

partis vers des horizons inconnus.

Il est inscrit dans leur culture que fuir

peut signifier survivre. »

En France, des carnets

anthropométriques sont remis à tous

les Tsiganes âgés de 13 ans et plus.

Ils doivent les faire viser dans chacune

des communes où ils séjournent,

à l’arrivée et au départ. Ils ne seront

supprimés qu’en 1969.

« Pour loger »

Cette association signe en 2007 une

première convention avec le Conseil

général, pour trois ans, avant d’en

signer une seconde. Sa vocation est

de s’occuper de populations en

grande précarité, de trouver des

solutions de logement durables et

pérennes et de les inscrire dans le

droit commun.

À lire, à voir

• Roms de France, Cédis, Jean-Pierre

Dacheux et Bernard Delemotte.

• La persécution des Tziganes par les

nazis, Les Belles Lettres, Guenter Lewy.

• Zoli, de Colum McCann, roman, 10-18.

• Saint-Maur terre d’accueil ?, film de

Jean-Luc Millet, comité de soutien aux

Roms de Saint-Maur, janvier 2006.

20

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010

21


ILS FONT LE VAL-DE-MARNE

KARIM MADDI, DIRECTEUR DU « KIMSSOU SAVATE STOP

LA VIOLENCE », LE KREMLIN-BICÊTRE

« Lutter contre la violence,

un combat au quotidien »

© D. Adam

C’est en 2006 que les éditions de l’Atelier ont quitté Paris pour s’installer en banlieue.

Plus précisément à Ivry, terre d’accueil volontairement choisie.

Nous sommes dans une culture

souventmutilanteaujourd’hui,qui

atendanceàfaireoublierquenous

sommes pétris par un passé »,

affirme Bernard Stéphan.

Héritier de la Jeunesse ouvrière chrétienne

(JOC) qui fonda cette maison

d’édition - elle s’appelait la Librairie de

la jeunesse, puis devint Les Éditions

ouvrières en 1938 - l’Atelier met un point

d’honneur à ce que le passé ne s’efface

pas et habite toujours le présent. Sa production

éditoriale et son catalogue en

témoignent. Il y a quelques années, face

aux difficultés économiques, l’éditeur et

son équipe quittent Paris, et posent stock

de livres et projets à Ivry. « Le choix n’est

pas neutre, explique Bernard Stéphan. Ivry

a une forte tradition ouvrière et est aussi habitée

par une présence chrétienne avec la Mission de

France et les prêtres-ouvriers. Nous nous sentons

très à l’aise dans cette ville et ce département. »

Cette identité des éditions de l’Atelier,

frappée par le double sceau du mouvement

ouvrier et de l’enracinement spirituel

chrétien, trouve sa traduction à

travers ces ouvrages emblématiques,

parmi tant d’autres, récemment publiés,

Jeanne de la Zone, Les lettres de prison de Rosa

Luxembourg - « Rosa la vie » ou Les Invisibles,

travail photographique conduit par

Joël Peyrou auprès de prêtres-ouvriers

et accompagné d’un texte de Gérard

Mordillat. L’Atelier, c’est aussi le Maîtron,

comment l’oublier, le plus grand dictionnaire

biographique d’Europe, consacré

au mouvement ouvrier. « Nous avons amorcé

en 2004-2005 une nouvelle étape, un véritable

pari, retracer la biographie des militants de

1940 à 1968. » Les acteurs du mouvement

« Ce qui nous intéresse à l’Atelier, c’est l’usage du livre

et le partage des lectures grâce à des rencontres. »

BERNARD STÉPHAN, DIRECTEUR DES ÉDITIONS DE L’ATELIER, IVRY

Partageur d’idées et de

lectures

social val-de-marnais n’ont pas oublié

l’ouvrage consacré aux militants du

département, fruit d’une collaboration

avec l’Institut d’histoire ouvrière du Valde-Marne,

animé par Claude Pennetier,

directeur du Maîtron, et une équipe de

chercheurs. À l’Atelier, on ne se contente

pas de publier des livres. « Ce qui nous intéresse,

insiste Bernard Stéphan, c’est l’usage

du livre et le partage des lectures grâce à des

rencontres. » Face à la rotation sans cesse

plus rapide des livres en librairie, « on ne

peut pas laisser des œuvres qui ont été patiemment

élaborées s’autodétruire par le seul

diktat du court terme et de la rentabilité très

rapidement conçue ». Claude Bardavid

Pour en savoir plus

www.editionsatelier.com

Un matin d’hiver, le 8 janvier 2010, à

10h30. La sonnerie retentit au lycée

Darius-Milhaud du Kremlin-Bicêtre.

Pendant la récréation, une dispute

éclate, puis un drame survient.

Hakim Maddi, 18 ans, vient

d’être poignardé. Secouru

par son cousin puis amené

à l’hôpital Henri-Mondor,

Hakim décédera dans la

soirée. « C’était une crème,

toujours le sourire aux

lèvres. Pourquoi lui ? »

s’interroge son grand

frère, Karim. Après

une marche

silencieuse, les

parents d’Hakim

ont appelé au

calme.

« La violence

ne le ramènera

pas. Au

contraire, nous

devons lutter

contre ce fléau.

Il ne doit pas être parti

pour rien » explique

Karim, 30 ans, avec

émotion. Alors, pour

faire face à la violence

devenue « d’une banalité

extrême », Karim crée,

le 3 mai, avec Lyes,

le coach de boxe de son

jeune frère, l’association

Kimssou savate stop

la violence (KSSV). Leur

but : sensibiliser les jeunes

à la violence dans les

© S. Chambert

établissements scolaires en

promouvant la boxe française

comme moyen d’éducation,

notamment « le vivre ensemble ».

« Il faut réapprendre aux jeunes

les vraies valeurs de la vie,

comme le respect »

explique Karim.

Lyes donne des cours

de boxe à l’hôpital du

Kremlin-Bicêtre. « Filles et

garçons, jeunes ou adultes,

apprennent à maîtriser leur

énergie et à se défendre

sans mettre K.-O.

l’adversaire » indique

Karim. Aussi, à

l’initiative du KSSV,

un court-métrage

pédagogique

pour les jeunes du

Val-de-Marne est en

cours de réalisation.

Un projet qui a pu aboutir

grâce à la mobilisation et

au soutien financier de

Français d’ici et d’ailleurs.

Le KSSV concentre

principalement ses actions

sur les établissements

scolaires du Val-de-Marne.

Mais pour Karim,

« Réfléchir avant d’agir »

doit être un message

universel.

En attendant, la petite

étoile, partie bien trop tôt,

veille sur sa famille et sur

l’association, le KSSV.

Sarah Sudre

Contact de l’association :

Karim Maddi (06 13 98 66 50).

kssv.association@gmail.com

© C. B.

NICOLAS HOUGUET,

ÉCRIVAIN, SUCY-EN-BRIE

Il n’écrit pas pour

passer le temps

Certains auteurs s’échinent

pendant des années à adresser

à une foultitude d’éditeurs leurs

écrits, sans succès. Nicolas

Houguet, lui, a eu cette chance infime de voir

son premier envoi accepté illico par un éditeur

et être publié. « L’Amérique que j’aime est sorti

au moment de la guerre d’Irak et m’a permis

de rappeler que l’Amérique n’était pas

seulement celle de George Bush. » Passionné

de musique et de cinéma, Nicolas place la

littérature au-dessus de tout : « Quand j’ai

découvert tous les champs du possible qu’elle

offrait, dit-il avec un sourire qui ne le quitte

jamais, cela m’a permis d’échapper à certaines

contingences imposées par la réalité. »

La réalité, c’est le handicap moteur dont il

souffre. « Un truc de naissance », souffle-t-il

rapidement, comme pour passer à autre

chose. Ses compagnons de chambrée

s’appellent Morrison, Gainsbourg, Aerosmith,

Brassens, Brel, Ferré, mais aussi Chaplin,

Marylin, Rimbaud, Verlaine ou Bukowsky.

Voyager avec les livres et les poètes ne lui

suffit pas. Un beau jour, il se dit : « Il faut voir

le monde, il est souvent plus intéressant que

ce qu’on a dans la tête. » Avec ses parents,

il traverse en voiture l’Ouest américain,

San Francisco, la Vallée de la mort, Monument

Valley… « Je revivais Easy Rider, Thelma et

Louise et tous les westerns que j’ai aimés ! »

Après avoir publié La Salade et le Cassoulet,

recueil de nouvelles, il sort son troisième opus,

Redemption songs et autres nouvelles, recueil

où chacune des histoires est une variation

autour d’un titre de chanson. Parmi ses

nombreux projets, l’ouverture prochaine

d’un blog où il parlerait de tout ce qu’il aime.

En attendant, il s’est mis à la guitare électrique :

« Ça me plaît bien et ça vide la tête ! »

Claude Bardavid

Bibliographie : L’Amérique que j’aime, éd. L’Harmattan ;

La Salade et le Cassoulet, Le Manuscrit ; Redemption

songs et autres nouvelles, Le Manuscrit.

22

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 23


DOSSIER / TRANSPORTS - AMÉNAGEMENT

Performant et écolo gique, le tramway

arrive en Val-de-Ma rne

Dossier

réalisé par Ali Aït-Salah

© D. R.

© A. Bachellier

Dans le cadre de la réalisation du tramway de Villejuif à Athis-Mons, le Conseil général a engagé un réaménagement complet de la RD 7 pour améliorer les

déplacements et le cadre de vie des habitants.

© D. R.

La réalisation du tramway sur la RD 7, très attendue par les habitants, a démarré cet automne.

Après le transport en commun en site propre Pompadour-Sucy-Bonneuil, il constitue un des

grands chantiers du réseau de transports soutenus par le Conseil général, pour améliorer

les dessertes et les déplacements en Val-de-Marne. C’est aussi un véritable atout pour le

développement économique et urbain autour du tracé, au cœur de grands pôles d’activité.

© Flickr JC

La liaison tramway entre Villejuif/

Louis-Aragon et Athis-Mons est

un projet d’envergure. C’est

l’un des plus grands chantiers

d’infrastructures de transports

publics lancés depuis 30 ans dans notre

département. L’objectif est d’améliorer

les déplacements dans les départements

du Val-de-Marne et de l’Essonne, ainsi

que les relations avec Paris via la ligne 7

du métro.

Un déplacement doux et alternatif à la

voiture

Rapide, efficace et écologique, ce transport

collectif permettra de parcourir les 11,2 km

en 30 minutes sur 18 stations. Il constituera,

à l’horizon 2013, une alternative

importante à l’utilisation de la voiture,

aujourd’hui principal mode de déplacement

sur cet axe (200 000 véhicules par

jour), en particulier pour les trajets domiciletravail.

Sa réalisation s’accompagne d’une

requalification de la RD 7, engagée etpilotée

par le Conseil général jusqu’à l’esplanade

ducimetièreparisiendeThiais,quivadevenir

un véritable boulevard urbain (pages 26

et 27). Réaménagement de la voirie et des

espaces publics, élargissement des trottoirs,

création de pistes cyclables, plantations

d’arbres… il s’agit,aveclestravauxencours,

d’améliorer le cadre de vie, la sécurité des

déplacements et de favoriser les circulations

douces (piétons, vélos, bus…).

Favoriser les liaisons et le développement

durable du territoire

La ligne dénommée « T 7 » desservira

plusieurs secteurs d’activité regroupant

136 000 emplois dont les 70 000 du secteur

Orly-Rungis. Elle concernera un territoire

où vivent plus de 280 000 habitants

dont 65 000 aux abords immédiats du

tracé. Elle stimulera, au fil de son parcours,

différents projets de renouvellement

urbain et de développement de l’activité

économique et de l’emploi. C’est le cas de

la ZAC départementale de Chérioux et des

ZAC de Chevilly-Larue, Vitry-sur-Seine et

L’Haÿ-Les-Roses (page 28).

Le projet de liaison Villejuif-Orly-Juvisy par

la RN 7 répond à une attente forte de la

population depuis de nombreuses années.

En 1994, envisagé d’abord comme un prolongementdelaligne7demétro,ilestinscrit

au schéma directeur de la région (SDRIF).

Sous l’impulsion des collectivités locales et

des habitants, l’association pour le prolongement

de la ligne 7 obtient que l’État

retienne la création d’une ligne de tramway

dans le contrat de plan État/Région

2000-2006, et à la suite dans le contrat de

projets État/Région 2007-2013. Il s’était

alors engagé à financer le projet à hauteur

de 58 millions d’euros. Depuis, l’État a

duit sa participation à 9,5 millions d’euros,

soit environ 3 % du coût de l’opération

estimée à plus de 300 millions d’euros.

Le financement est assuré essentiellement

par la Région (74,9 %), le conseil général du

Val-de-Marne (16,8 %), celui de l’Essonne

(3,6 %), la RATP, participant à hauteur de

1,7 % et à l’achat et l’exploitation des

rames de tramway.

Cet investissement illustre la volonté des

départements franciliens et de la Région

d’agir concrètement à travers le Syndicat

des transports d’Île-de-France (STIF), depuis

la décentralisation des transports en commun

en 2006. Les collectivités avancent un

plan de mobilisation pour les transports en

Île-de-France de près de 19 milliards d’euros

d’ici à 2020. Celui-ci doit permettre de

résorber les retards et déficits importants en

matière de liaisons interbanlieues (page 29).

La mise en service de la ligne T 7 jusqu’à

Athis-Mons est fixée au deuxième semestre

2013. Un prolongement est envisagé

ultérieurement jusqu’à Juvisy-sur-Orge

(RER C et D). ■

24

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010

25


DOSSIER / TRANSPORTS - AMÉNAGEMENT

© D. R.

DÉPLACEMENTS

Rapide, efficace et respectueux

de l’environnement

La réalisation du tramway et la requalification de la RD 7 qui l’accompagne permettront

de se déplacer autrement et de vivre dans un cadre de vie rénové et attrayant.

Le tramway cheminera sur un véritable boulevard urbain agréable et sécurisé, au milieu de 300 chênes et 160 pins parasols.

Aujourd’hui sur la RD 7 (ex-RN 7), les

problèmes de déplacements sont presque

toujours résolus par l’utilisation de la voiture.

Transit, loisirs, shopping, trajets

domicile-travail, quelque 200 000 véhicules

empruntent chaque jour cet axe où

vivent et travaillent plus de 300 000 personnes.

Conséquences : des embouteillages,

une perte de temps et des nuisances

importantes en termes de pollution (émission

de CO 2 ) et de bruit. « C’est aujourd’hui

la solution adoptée par 80 % des salariés qui se

rendent chaque jour dans les entreprises de la

Silic », déplore Sylvain Vene, directeur

général adjoint du parc Silic Orly-Rungis.

À l’horizon 2013, le tramway offrira une

réponse efficace et respectueuse de l’environnement.

Il permettra une desserte

dans de meilleures conditions de sécurité.

Chacune des 19 rames de tramway prévues

sur la future ligne est conçue pour

transporter jusqu’à 200 voyageurs et sera

accessible aux personnes à mobilité

duite (plancher bas, rampes). D’un bout

à l’autre, il ne faudra que 30 minutes

pour parcourir les 11,2 km de la ligne.

Des correspondances seront assurées avec

le TransVal-de-Marne, la ligne 7 du métro

et le RER C.

Avec ses 18 stations prévues, (voir tracé

page 28) le tramway cheminera sur une

RD 7 transformée en un véritable boulevard

urbain. Cette requalification, pilotée

par le Conseil général, est réalisée jusqu’à

l’esplanade du cimetière parisien de Thiais.

Il s’agit d’améliorer la circulation et le

partage de la route entre les différents

modes de déplacements. Les circulations

douces (cycles, piétons) seront favorisées

à travers la création de pistes cyclables

et de cheminements piétons de part et

REPÈRES

Le futur tramway T 7 en chiffres

• 11,2 km entre Villejuif-Louis-Aragon

et Athis-Mons.

• 10 communes desservies :Villejuif,

Vitry-sur-Seine, L’Haÿ-Les-Roses, Chevilly-

Larue,Thiais, Rungis, Orly,Villeneuve-le-Roi,

Paray / Vieille-Poste et Athis-Mons.

• 18 stations et des connexions avec la

ligne 7 du métro à Villejuif / Louis-Aragon,

d’autre de la voie. L’aménagement de

carrefours et de nouveaux espaces publics

renforcera la sécurité. Enfin, le cadre de

vie des riverains et des usagers sera considérablement

amélioré avec la plantation

de quelque 300 chênes et160pinsparasols.

La RD 7 retrouvera ainsi « l’amour joyeux

(…) qui fait risette » de l’ex-Nationale 7,

chantée par Charles Trenet. ■

Pour en savoir plus

www.cg94.fr

www.tramway7.fr

le TransVal-de-Marne à porte de Thiais

(TVM), le RER C à Rungis-La Fraternelle

et avec l’aéroport d’Orly.

• 30 minutes pour parcourir les 11,2 km

de la ligne, soit une moyenne de 21 km/h.

• 19 rames prévues avec une capacité

de 200 voyageurs chacune.

• 36 000 voyageurs par jour attendus,

soit près de 10 millions par an.

© D.R.

© S. Chambert

Laurent Gérardin / ChefdeprojetRATP,coordinateurdelamaîtrise

d’ouvrage.

« Un transport

accessible à tous »

Le tramway prévu sur la RD 7 aura

des rames classiques sur roulement en

fer. Il permettra une correspondance

avec les différents autres transports

publics : le TVM, la ligne 7 de métro,

de nombreuses lignes de bus au terminus

Villejuif / Louis-Aragon, Orlyval et le RER C.

Les rames seront accessibles à tous et en

particulier aux personnes à mobilité réduite, avec

un plancher bas intégral et des quais de stations traités à niveau, dotés de

rampes à faible pente. ■

Marc Spielrein / Président de la Semmaris

« Rapidité et confort

du transport pour

les salariés »

Cette ligne, qui doit être

prolongée vers Juvisy, est très

attendue par les salariés et les

entreprises du marché international de

Rungis. Elle permettra aux nombreux

salariés qui habitent l’Essonne de venir

travailler dans des conditions de rapidité et de

confort fortement améliorées. Grâce à la desserte de

l’aéroport d’Orly, les contacts entre les opérateurs du marché de Rungis et

leurs fournisseurs et clients de province seront facilités. À terme, les accès

à Paris intramuros, à l’aéroport Charles-de-Gaulle et à la gare de Lyon

seront permis par l’interconnexion avec la ligne Orly-Roissy du métro

automatique dont une station est prévue à la porte de Thiais. ■

Marc Pélissier / Secrétaire général de l’association des usagers des

transports d’Île-de-France

« Une vraie amélioration »

C’est une vraie amélioration,

y compris pour les déplacements de

banlieue à banlieue, puisqu’il y aura

une interconnexion avec le TVM.

Mais il faudra améliorer la fréquence

de la branche Massy-Choisy-le-Roi

du RER C, qui est actuellement d’un

train toutes les 30 minutes, au mieux.

C’est essentiel pour une bonne

correspondance avec la station Rungis-

La Fraternelle. Et il faudra aussi prolonger le

tramway jusqu’à Juvisy pour assurer une connexion avec l’une des plus

grosses gares de l’Essonne. ■

© J. Moulin

© Jean-Luc Rioult

© M. Aumercier

Gilles Delbos / Conseiller général délégué

chargé des Circulations et Infrastructures routières

« Un cadre de vie agréable,

des déplacements doux

et sécurisés »

L’ouverture du chantier

du tramway sur la RD 7 est le

fruit d’une longue lutte des

habitants et des élus locaux.

Le tramway permettra

d’améliorer les déplacements

pour les habitants du secteur

et pour les milliers de salariés

qui se rendent chaque jour

sur le pôle d’activité Orly-Rungis. Ce choix d’un

mode de transport très peu polluant correspond

à la volonté du Conseil général de promouvoir

une autre conception de la ville autour de tous les

usages de la voirie, devenant un véritable

espace public de déplacements et d’urbanité.

La requalification de la RD 7, que nous pilotons et

qui accompagne l’arrivée du tramway, favorisera

en effet les déplacements piétons, cyclables et

un usage apaisé de la voiture. Cet investissement

conduira à une amélioration considérable en

matière de sécurité routière. L’aménagement des

espaces publics offrira un cadre de vie plus

attrayant pour les riverains et pour le développement

d’activités et de services de proximité. Ce projet

s’inscrit dans le cadre d’une requalification

complète de la RD 7 depuis la porte d’Italie. ■

Christian Hervy / Conseiller général et maire

de Chevilly-Larue

« Un plus pour

le développement urbain »

C’est un projet pour

lequel les citoyens, élus

locaux et acteurs

économiques se sont

mobilisés depuis une

vingtaine d’années.

Le chantier causera des

perturbations mais nous

attendons une amélioration

importante des conditions de transports, en

particulier pour les trajets domicile-travail.

La création d’un boulevard urbain de qualité

favorisera tous les modes de déplacements.

Ce projet est une opportunité pour mettre fin à

l’existence des casses automobiles sur la RD 7.

C’est aussi une opération qui doit dynamiser le

tissu économique et urbain, comme c’est le cas

de la ZAC Anatole-France à Chevilly-Larue qui

verra émerger un écoquartier conciliant habitat,

développement économique et protection de

l’environnement. ■

26

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010

27


DOSSIER / TRANSPORTS - AMÉNAGEMENT

© RATP-Exalta

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET URBAIN

Desserte d’un territoire en mutation

Longtemps vouée à une activité de casse automobile, la RD 7 (ex-Nationale 7) se

transforme grâce à différents projets d’aménagement et de développement urbain,

dynamisés par l’arrivée du tramway. Exemples.

Tracé du futur tramway T7.

En reliant Villejuif à Athis-Mons,

le futur tramway desservira Orly,

Rungis et l’aéroport. Avec plus de

70 000 salariés, c’est l’un des

plus importants pôles d’activité

en Île-de-France. Or, sur

un tracé de 11,5 km, le transport

en commun traversera

un territoire en pleine mutation.

L’impact sur les projets

d’aménagements et de développement

en cours sera important.

« Avoir un moyen de transport lourd

comme le tramway est un atout indiscutable

» souligne Sylvain Vene, directeur

général adjoint du parc Silic Orly-Rungis.

« Le parc Silic est en mutation vers une activité

tertiaire, avec chaque année de nouveaux immeubles

de bureaux et 1 000 à 1 200 salariés. Cela

va améliorer l’attractivité du site. Le rythme de

construction de bureaux de 20 000 m 2

par an avec l’arrivée de nouvelles

entreprises devrait

donc s’accélérer. »

Pour Laurent

Garnier, viceprésident

du

C o n s e i l

g é n é r a l

chargé de

l’Aménagement

et du

Développement

économique

: « Cela

va permettre de

Dans le Val-de-Marne, plusieurs acteurs

se partagent la maîtrise d’ouvrage du tramway.

Le STIF, en tant qu’autorité organisatrice des

transports en Île-de-France, pilote le projet.

La RATP assure la maîtrise d’ouvrage du

système de transport et de certains aménagements

urbains. Elle coordonne l’opération et sera

en charge de l’achat du matériel roulant et de

l’exploitation de la ligne. De son côté, le Conseil

redynamiser le pôle d’Orly-Rungis au travers des

projets cœur d’Orly ou du parc d’affaires Silic.

Mais c’est aussi une formidable opportunité pour

le Conseil général de contribuer au renouvellement

urbain et au développement de ce territoire

aux portes de Paris, en termes d’activité,

d’emplois, de logements et de services de proximité.

» C’est le cas du Domaine Chérioux,

au carrefour des communes de Vitry,

Villejuif, L’Haÿ-Les-Roses et Chevilly-Larue,

qui fait l’objet depuis 2010 d’une zone

d’aménagement concertée (ZAC) départementale.

En s’appuyant sur l’activité et le

patrimoine existants (pôle d’enseignement,

formations secondaire et universitaire,

foyer de l’enfance, crèche…), le

Conseil général entend y créer un pôle

d’excellence emploi-formation-recherche

en lien avec les biotechnologies et les activités

innovantes. L’espace paysager (8 hectares

et 1 500 arbres) y sera préservé,

s’inscrivant dans la coulée verte, reliant

différents parcs du Val-de-Marne.

De l’autre côté de la RD 7, à Chevilly-Larue,

la ZAC Anatole-France illustre également

les projets de transformation : logements

adaptés aux demandes (locatif social, en

accession), résidence de personnes âgées,

entrée de ville réaménagée, développement

d’activités et de commerces de proximité.

Inscrit dans le cadre de l’OIN Orly /

Rungis / Seine-Amont (opération d’intérêt

national), le projet en cours vise à créer,

à l’horizon 2013, un véritable écoquartier

répondant aux besoins de développement

durable. ■

LES ACTEURS DU PROJET EN VAL-DE-MARNE

général assure la maîtrise d’ouvrage de la

requalification de la RD 7 (ex-RN7) de Villejuif à

Thiais et de la construction de la plateforme du

tramway. La direction interrégionale des routes

(DIRIF), la Semmaris (société gestionnaire du

MIN de Rungis), le parc tertiaire Silic et la Sogaris

sont également maîtres d’ouvrage pour certains

travaux d’aménagements de leurs domaines

respectifs.

© Flickr JC

INVESTISSEMENTS

Un plan de mobilisation pour les transports

Les liaisons de banlieue à banlieue sont l’une des priorités du plan de mobilisation pour les

transports en commun proposé par la Région et les huit départements franciliens.

TRAVAUX

De nombreux travaux préliminaires

ont précédé le démarrage du chantier du

tramway. Syndicat des eaux, opérateurs

de télécommunication, de distribution du

gaz, d’électricité, de chauffage urbain…

depuis 2009, une vingtaine d’acteurs

publics et privés est intervenue pour

déplacer, moderniser et adapter leur

réseau au tracé du futur tramway. C’est

aussi le cas du Conseil général qui a

engagé, depuis 2008, des travaux successifs

de modernisation du réseau d’assainissement

de la RD 7 entre Villejuif et le

cimetière parisien de Thiais. Réalisées par

La réalisation du tramway sur la RD 7

s’inscrit dans la volonté du Conseil général

et des collectivités territoriales de

développer l’offre de transports collectifs.

Objectif : combler le retard pris depuis

30 ans en matière de desserte du territoire

et de besoins de déplacements de la population.

Cet engagement, réaffirmé dans le

schéma départemental d’aménagement

en 2006, est l’une des priorités du plan de

déplacements du Val-de-Marne (PDVM),

adopté en 2009. Il s’est traduit par des

investissements croissants du Conseil

général en matière d’infrastructures de

Assainissement sur toute

la ligne

tronçons, ces opérations se poursuivent

actuellement entre les rues de la

République et de la Cité, à Chevilly-Larue.

Elles consistent à réaliser onze regards de

branchement au réseau départemental

des eaux pluviales, afin d’assainir la

future plateforme du tramway. Les eaux

pluviales seront ainsi récupérées et déversées

dans le réseau d’assainissement

départemental, implanté sous la rue de la

République. Au total, le Conseil général

aura investi 20 millions d’euros pour l’ensemble

de ces opérations. ■

transports. En effet, ceux-ci sont passés de

79 à 145 millions d’euros de 2007 à 2009 :

prolongement de la ligne de métro 8, réalisation

du bus en site propre Pompadour-

Sucy-Bonneuil, création des pôles

intermodaux de Choisy-le-Roi (TVM,

RER C, bus) en cours de d’achèvement et

de Pompadour (TVM, RER D, bus) lequel

a démarré en octobre. Cette impulsion est

particulièrement marquée depuis la

décentralisation en 2006 du Syndicat des

transports d’Île-de-France (STIF), dont la

gestion a été confiée à la Région et aux

huit départements franciliens.

Depuis 2008, les collectivités ont élaboré

un plan de mobilisation pour les transports

en Île-de-France de près de 19 milliards

d’euros à investir d’ici 2020, pour

lequel elles demandent un engagement

de l’État. Dans le Val-de-Marne, ce plan

permettra de lancer la réalisation

d’Orbival, rocade de métro rapide, correspondant

à l’arc sud-est du projet Arc

Express qui fait l’objet actuellement de

débats publics (voir page 13), mais aussi

de moderniser et d’améliorer la fréquence

des RER C, D, et de renouveler le matériel

du RER A. ■

© D.R.

Parmi les travaux préparant l’arrivée du tramway, la

modernisation du réseau d’assainissement sous la RD 7

est réalisée par le Conseil général.

28

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 29


DÉBATTRE EN VAL-DE-MARNE

30

C’EST VOUS QUI LE DITES

Cette page est la vôtre…

Vous avez un point de vue sur le

département, un avis ou une critique sur

un article, une suggestion, une envie de

répondre à un courrier d’un autre lecteur.

Alors, n’hésitez pas, “c’est vous qui le dites”.

Contactez-nous, soit par courriel à

cvm@cg94.fr, soit par courrier :

Val-de-Marne, magazine du Conseil général,

hôtel du département, 94011 Créteil Cedex.

Si vous ne recevez pas notre magazine

Val-de-Marne, vous pouvez nous l’indiquer

en remplissant le formulaire mis à cet effet

sur www.cg94.fr/ValdeMarne.

Vous pouvez également contacter

Jean-Jacques Suzanne au 01 43 99 71 48 ou

par mail à jean-jacques.suzanne@cg94.fr

Grande émotion

Je suis une vieille dame de 90 ans et c’est avec une

grande émotion que j’ai lu votre article sur Monsieur

Roger Belbéoch (Val-de-Marne, n°271). Je me souviens

d’une grande camaraderie, d’une dizaine de jeunes

perdus de vue depuis plus de 70 ans (1939 à 1940-41).

Nous travaillions ensemble au grand centre de tri postal

de la gare de Lyon, à Paris 12 e . En revoyant la photo,

j’ai retrouvé l’expression de cette époque et me suis

remémoré les fous rires et bêtises que nous faisions.

Nous avions su qu’il avait fait police et résistance, puis

chacun de nous a suivi sa propre direction. C’est donc

avec émotion que j’ai lu ce portrait. »

Paulette V / Maisons-Alfort

Bien reçu !

Suite à une intervention auprès de vos services

face à l’incapacité de la société Adrexo de procéder

correctement à la distribution du magazine

Val-de-Marne, je le reçois maintenant régulièrement,

comme les autres habitants de mon immeuble.

Je vous en remercie. »

Gérard R / @ Alfortville

Droit au vacances

Merci pour cette semaine de vacances au village

de Guébriant, en juillet. Depuis l’accueil, jusqu’à

notre départ, le séjour a été d’une grande qualité,

gentillesse, disponibilité, compétence du personnel.

La nourriture variée fut en tout point excellente.

Quant à la chambre, elle nous offrait un panorama

d’exception. »

Guy R / Créteil

Question transports

Je souhaite réagir à votre article Orbival,

c’est maintenant ! (Val-de-Marne, n°270). Je fais partie

des 650 000 Val-de-Marnais à ne pas avoir accès

aux transports. Nous sommes desservis par une ligne

de bus qui va perdre la moitié de ses rotations sous

peu, qui ne circule pas le samedi avant 8 h et où le

dernier bus en semaine est à 20 h 50, ceci sans parler

des bus qui sont prévus et qui ne passent pas pour

je ne sais quelle raison. Aujourd’hui, deux solutions :

soit le bus jusqu’à Boissy (25 mn quand tout va bien

aux heures de pointe) ou la voiture jusqu’à Sucy.

J’habitais précédemment en grande couronne

(à 55 km de Paris) et je n’avais que 35 mn de trajet

pour rejoindre la gare de Lyon. Aujourd’hui, en me

rapprochant, j’ai doublé mon temps de trajet !

En lisant l’article, je m’aperçois que l’on parle de

nouveau de villes comme Champigny, Créteil ou

Vitry déjà très bien desservies par les transports en

commun. Que sera-t-il fait pour les 650 000 habitants

qui, en n’étant qu’à 25 km de Paris, mettent encore

1 h 30 ou plus pour rejoindre leur travail ? »

Lise N / @Marolles-en-Brie

En Val-de-Marne, ce ne sont pas

650 000 personnes qui n’ont pas accès aux

transports mais 650 000 personnes qui n’ont pas

accès directement à pied à un mode lourd

(stations de train, de RER ou de métro).

Ces Val-de-Marnais sont répartis sur l’ensemble

du département. Marolles en fait partie, mais

aussi la majorité de la population d’une ville

comme Champigny (75 000 habitants).

Concernant la ligne 40-12 à laquelle vous faites

référence, dont la vocation est le rabattement

des usagers de Santeny et Marolles sur la gare

de Boissy, sa fréquentation est en baisse depuis

plusieurs années. La modification, décidée par le

STIF* en juillet, vise à concentrer l’offre sur les

trajets domicile-travail le matin et le soir, et

effectuer des retours en direct par la RN 19 le

soir. L’offre devrait être plus attractive. Elle aura

pour conséquence que le 1 er bus du samedi

matin ne sera plus à 8 h 02 mais à 7 h 45.

Le Conseil général se mobilise pour développer

un réseau de transport complet au service de

tous les Val-de-Marnais. À ce titre, Orbival

constituera la future « colonne vertébrale

est-ouest » des transports publics dans le

Val-de-Marne. Cette nouvelle ligne sera

en connexion avec les lignes existantes

de transports lourds, dont la branche

Boissy-Saint-Léger du RER A que vous utilisez,

et améliorera de façon très importante

les correspondances pour tous les utilisateurs

des transports en commun dans le Val-de-Marne.

* Syndicat des transports d’Île-de-France

© D. Adam

Depuis 1986, les départements ont

en charge la construction, l’extension,

la rénovation des bâtiments et la participation

au budget de fonctionnement

des collèges. En application de la loi du

13 août 2004, relative aux libertés et aux

responsabilités locales, ils assurent l’accueil,

la restauration, l’hébergement,

l’entretien général et technique de ces

établissements scolaires, la sectorisation

scolaire mais aussi le recrutement et la

gestion des personnels techniques (les

ATTEE, adjoints techniques territoriaux

des établissements d’enseignement). Les

conseils généraux octroient également,

chaque année, une dotation de fonctionnement

aux collèges. Celle-ci représente,

EN DIRECT DU CONSEIL GÉNÉRAL

SÉANCE DU 11 OCTOBRE

Près de 13 millions d’euros pour

le fonctionnement des collèges

Lors de la séance de l’assemblée départementale, les conseillers

généraux se sont prononcés sur la dotation de fonctionnement

des collèges publics. Celle-ci, en augmentation de 1,37 %, traduit

la volonté du Département d’agir pour la réussite de tous les collégiens

val-de-marnais.

en fait, leur principale ressource financière

leur permettant de financer des

projets en toute autonomie : petits

travaux, achats de matériels… Les

modalités de calcul de cette dotation ont

été soumises à l’avis du conseil départemental

de l’éducation du 22 septembre

dernier qui les a adoptées à l’unanimité.

Lors de la séance du 11 octobre, les

conseillers généraux ont voté une

dotation qui s’élève, pour cette année, à

12,9 millions d’euros. Dans un contexte

financier rendu difficile du fait des

désengagements de l’État et des transferts

de charges qui impactent lourdement

le budget départemental, cette somme

conséquente, en augmentation de 1,37 %

par rapport à 2009, souligne la volonté

des élus de maintenir, voire amplifier,

leur effort en direction de la formation

et de la jeunesse.

D’autant plus que, dans ce domaine,

l’action du Conseil général ne se limite

pas à cette seule contribution financière.

Ainsi, concernant l’éducation physique

et sportive, discipline d’enseignement

à part entière, l’aide départementale par

élève est fixée à 6,40 euros et vient en

complément de la dotation de fonctionnement.

Il en est de même, pour les crédits

spécifiques pour les projets d’établissements,

des ateliers de pratique artistique,

des classes d’accueil d’élèves non francophones

ou des unités pédagogiques

d’intégration (UPI) destinées à l’accueil

des élèves handicapés. C’est également

avec le souci permanent deduire les

inégalités sociales que le Département

continue d’agir en direction des 35 établissements

les moins socialement favorisés.

Ceux-ci reçoivent une dotation

complémentaire de 4,60 euros par élève,

leur permettant ainsi de proposer des

actions susceptibles d’améliorer les

conditions matérielles et pédagogiques

de l’enseignement. Des actions multiformes

pour aider à la réussite des jeunes

Val-de-Marnais, dans lesquelles s’inscrivent

également les aides pour l’équipement

des collèges (casiers individuels

destinés aux élèves, achat de véhicules,

mise aux normes des équipements technologiques

et des salles de SEGPA, dotation

informatique…), leur entretien et

leur mise aux normes pédagogiques

selon la charte du collège pour demain du

Conseil général. ■ A. J.

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 31


TRIBUNES

TRIBUNES

Groupe des élus socialistes et républicains

Groupe Gauche citoyenne

Un acte III de la

décentralisation pour

enfin tourner la page !

Deux caractéristiques marquent aujourd’hui les départements :

l’asphyxie financière et la délégitimation de leurs élus locaux.

L’asphyxie financière tout

d’abord.

Elle est constatée par tous les

élus, de droite comme de gauche.

Pour le Val-de-Marne, ce sont

près de 250 millions d’euros, au

titre des dépenses sociales, qui

ont été financés par le Département

et qui n’ont pas été compensés

par l’État depuis 2002.

Cela concerne les allocations

de solidarité en direction des

personnes âgées (l’APA), des personnes

handicapées (la PCH) et

des personnes en difficulté d’insertion

(le RMI puis le RSA), auxquelles

s’ajoutent les dépenses

engagées au titre de la maison

départementale des personnes

handicapées (MDPH) et diverses

autres dépenses sociales.

Si l’on en croit Alain Lambert,

ex-sénateur UMP de l’Orne,

nommé récemment à la Cour

des comptes : « Tout le monde est

conscient de la gravité du problème.

Tout le monde sait qu’il est largement

dû aux décisions que prend l’État et

dont d’autres, en l’occurrence les

Départements, doivent assurer le

financement… Mais le temps passe

et rien ne se passe. » Telle est la réalité

qui va peser sur le budget

2011 des Départements.

2011, première année marquée,

de surcroît, par le gel en valeur

pour trois ans des dotations de

l’État aux collectivités locales !

À cette asphyxie s’ajoute le fait

que les élus, qui tirent pourtant

leur légitimité du suffrage universel,

exécutent des politiques

publiques qu’ils ne décident pas.

Comment dans ces conditions,

se demande Alain Lambert, « la

démocratie, qui implique que les

citoyens jugent les élus sur leur

gestion, peut-elle fonctionner lorsque

les gestionnaires ne sont pas les décideurs

? ». Belle question qui renvoie

au projet de réforme des

collectivités territoriales du gouvernement

qui recentralise notre

pays, qui stigmatise les élus

locaux et qui s’inscrit à contrecourant

des lois de décentralisation

de 1982, 1986 et 2004, en

faisant des collectivités locales

une simple ligne du budget de

l’État et de leurs élus des chefs

d’agence territoriale.

Il existe pourtant une autre

vision de notre République

décentralisée qui exige une

simplification de l’organisation

territoriale et le recentrage

de l’État sur ses compétences.

Cette vision se fonde sur une

plus grande confiance accordée

aux élus. Elle s’appuie sur une

plus grande solidarité entre les

territoires et elle repose sur le

respect du principe de libre

administration des collectivités

territoriales en assurant cellesci

de moyens pérennes, nécessaires

à l’exercice de leurs missions.

Cette vision impose la mise en

œuvre d’un véritable acte III de

la décentralisation aux antipodes

de la réforme gouvernementale

en cours.

Un acte III qui prépare l’avenir

de notre pays, qui conforte des

services publics de proximité

pour répondre aux besoins de la

population.

Un acte III à engager dès 2012,

pour enfin tourner la page !

© Jean-Pierre Le Nai.

Pierre Coilbault

Vice-président du Conseil général

chargé de la Prévention, de la Protection

de l’enfance et de l’adolescence,

de la Lutte contre les exclusions et

du Développement social

Canton de L’Haÿ-les-Roses

Familles Roms :

l’insertion, pas la répression

Cet été, une avalanche de

discours et d’annonces

provocatrices s’est abattue sur

notre pays. Au plus haut niveau

de l’État, on montre du doigt des

communautés et des groupes

sociaux, on stigmatise notamment

les Roms. La Communauté

internationale, dont l’Europe,

s’en est vivement indignée.

Car les Roms sont des citoyens

européens. Pourtant, ils fuient

souvent la misère, les

discriminations et le racisme

qu’ils vivent depuis longtemps

en Roumanie et en Bulgarie.

En France, ils sont environ 15 000 qui

survivent dans des campements,

sur des terrains publics ou privés

délaissés.

Malheureusement et systématiquement,

la seule réponse de l’État, c’est

l’expulsion, sans jamais envisager de

solutions de relogement.

C’estainsique70personnes–hommes,

femmes, enfants – se sont retrouvées

à la rue le 12 août dernier, à Choisyle-Roi.

Pourtant, des municipalités du Valde-Marne,

comme celle de Choisy-le-

Roi, se sont engagées dans des expériences

d’insertion qui doivent

permettre à ces familles d’obtenir

un logement décent, d’accéder à

l’hygiène et aux soins, de scolariser

les enfants et de régulariser leur situation

administrative.

Plusieurs familles ont souhaité témoigner

de cet espoir et de leur dignité

retrouvée.

Ainsi, à Orly, ce couple (36 et 39 ans)

témoigne : « Nous sommes arrivés en

France en 2007 pour chercher du travail

après plusieurs années passées en Italie.

Nous avons habité sous une tente pendant

six mois, à Ivry-sur-Seine. Puis, pendant

presque deux ans, nous étions dans un

appartement sous-loué pour 900 euros par

mois, à Villeneuve-Saint-Georges. C’est là

qu’est né notre enfant qui a deux ans

maintenant. Sans titre de séjour, j’ai

travaillé surtout dans le bâtiment. Puis,

avec la crise, j’ai eu moins de travail et, sans

droits, nous avons été contraints, en février

2009, de quitter ce logement pour venir

vivre à Orly, dans une baraque de

planches et de tôles sur un terrain vague

avec d’autres familles originaires, comme

nous, de Roumanie. Depuis février 2010,

suite à l’incendie du campement, nous

sommes hébergés, avec le soutien de la

municipalité, par une association, dans un

appartement relais. Nous avons un contrat

d’accompagnement d’un an avec cette association

qui nous aide pour obtenir un titre

de séjour. Car nous sommes confrontés à

une grande question : le travail régulier.

Pour obtenir une promesse d’embauche qui

débouchera sur un vrai contrat de travail et

pour pouvoir être embauchés, il nous faut

un vrai titre de séjour ! »

Autre témoignage, celui de Dominique,

militante associative à Vitry-sur-Seine,

qui traduit le sentiment d’une famille

Rom, parmi les plus déshéritées,

qu’elle soutient : « Sonia et ses sept

enfants - avec ses deux jeunes sœurs et sa

mère - vont aujourd’hui pouvoir commencer

leur intégration dans la société française en

accédant au logement grâce à l’action du

Conseil général du Val-de-Marne. Soutenus

depuis un an par les militants du MRAP*

de Vitry, Romeurope et le Secours Catholique,

les membres de cette famille sont aux

anges : après un hangar infect, des cabanes

puis des tentes humides, ils ont enfin un toit

dans la ville où les enfants sont scolarisés

depuis janvier dernier. Pas un seul jour

d’absence, disent-ils fièrement, et l’école…

Ils l’adorent ! Leur objectif : la réussite des

enfants, bien sûr, et du travail pour les

autres ! »

Pour les Roms, comme pour tout

citoyen, un toit, un travail... et une

école pour les enfants !

Gauche citoyenne

Contacts : jrossign@sicio.com

www.danielbreuiller.fr

christine.janodet@mairie-orly.fr

jacques.perreux@cg94.fr

* MRAP : Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples.

© M. Aumercier

32

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 33


TRIBUNES

Groupe Majorité présidentielle

Groupe communiste

Lancement du SAGE

Marne Confluence :

« Le territoire uni pour

reconquérir la qualité de

la Marne et du Morbras »

La forte mobilisation du territoire pour la Marne et ses affluents

ne trompe pas. Le 21 septembre, en préfecture du Val-de-Marne,

78 représentants des collectivités locales, des associations,

des particuliers, des entreprises et de l’État se sont engagés

ensemble dans l’élaboration d’un programme d’actions : le schéma

d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) Marne Confluence.

Le syndicat Marne Vive, qui œuvre

depuis plus de 15 ans à l’amélioration

de la qualité de la Marne, a été

désigné pour réaliser les études

de ce parlement local de l’eau

(appelé « commission locale de

l’eau » - CLE) en accompagnement

du projet. En tant que président

du syndicat, j’ai été élu pour présider

la CLE.

Pour des rivières mieux intégrées

dans nos villes !

Le SAGE Marne Confluence est à

cheval sur trois départements que

sont le Val-de-Marne (pour moitié

de son territoire), la Seine-Saint-

Denis et la Seine-et-Marne. Son

territoire concerne 1,4 million

d’habitants, 52 communes pour

seulement 300 km². Il est centré

sur les secteurs fortement urbanisés

du bassin de la Marne, dans sa

partie confluence avec la Seine,

qui englobe le Morbras. En réalité,

c’est l’ensemble des milieux aqua-

tiques du territoire (petits affluents,

zones humides) qui est considéré.

Ce bien précieux, à la fois en

termes économiques (navigation,

eau potable), sociaux (cadre de vie,

loisirs) et écologiques, a été impacté

par le développement urbain de

la région Île-de-France et doit

aujourd’hui être mieux pris en

compte.

Un objectif clair, mais pour quel

aboutissement ?

Disposer en 2015 de solutions

pour rendre l’état écologique de

la Marne et du Morbras satisfaisant

tout en conciliant les usages

de l’eau, voilà le défi que devront

relever les 78 membres de la CLE !

Répartis en ateliers de travail, ils

vont se pencher sur diverses questions

: comment améliorer la qualité

de l’eau ? Quelle est la place

pour chaque activité en rivière ?

Dans quelle mesure transport fluvial

et préservation du cadre de

vie sont-ils compatibles ?

L’implication des membres est

essentielle et doit être à la hauteur

des attentes formulées : définir des

orientations communes, construire

un cadre réglementaire, impulser

des projets concrets, toujours dans

un souci de concertation, de cohérence

territoriale et de pragmatisme.

Penser global, agir local,

telle est la ligne de conduite à

suivre. La mise en commun des

connaissances de chacun va permettre

d’alimenter cet échange

sur les enjeux et les solutions. Il

sera prolongé d’un débat avec les

populations pour aboutir, au final,

à un plan d’actions et à des règles.

Elles pourront, par exemple, prendre

la forme : d’une obligation de

mise en conformité des systèmes

d’assainissement dans un délai

donné, de prescriptions spécifiques

sur les usages possibles de

l’eau (pour la navigation, les activités

nautiques), d’un cadre pour

les aménagements urbains…

Au travers du SAGE, les attentes

des Val-de-Marnais vis-à-vis de

leurs rivières auront toute leur

place !

© D. R.

Jacques Leroy

Conseiller général

Canton Saint-Maur-des-Fossés Ouest

Grand Paris : répondre

avant tout aux besoins

des populations

Durant tout l’automne et jusqu’au mois de janvier 2011, deux projets de

métro sont soumis à l’avis des habitants dans le cadre d’un grand débat

public régional : il s’agit du projet Arc Express et du réseau Grand Paris.

Le premier, porté par la Région et

le STIF, prévoit un métro de banlieue

à banlieue autour de la capitale,

au cœur de la petite couronne,

maillé avec les lignes de métro

existantes, de tramway et de bus.

Le deuxième, présenté par la

Société du Grand Paris, chevauche

pour partie Arc Express et dessert

d’autres territoires, en particulier

dans notre département l’IGR, la

vallée de la Bièvre et le pôle d’Orly.

Pour les Val-de-Marnais, les débats

sont plus simples qu’ailleurs : le

travail mené en amont au sein de

l’association Orbival, par Christian

Favier, avec l’ensemble des élus du

Val-de-Marne, les habitants et les

acteurs socio-économiques, a permis

d’obtenir dans notre département

un tracé à peu près commun entre

Arc Express et Grand Paris. Si cette

question est, pour nous, stabilisée,

des sujets essentiels restent à régler,

des batailles restent à gagner : le

nombre de stations, qui doit être

suffisant pour desservir vraiment

les habitants et faciliter leurs déplacements,

la garantie de métros en

souterrain afin de ne pas générer

de nouvelles nuisances pour les

riverains et, surtout, la question du

financement de ces métros qui, à

ce jour, n’est pas assuré.

Derrière ces questions concrètes,

c’est bien notre vision du développement

urbain qui est en jeu et il

nous faudra dans les étapes qui

suivront maintenir une grande

vigilance sur les enjeux d’aménagement.

Car ce que le gouvernement

a en tête pour le Grand Paris

est un projet de développement

à deux vitesses, inégalitaire et

injuste : une métropole parisienne

qui se développerait autour de huit

grands pôles, concentrant à eux

seuls toutes les activités innovantes

et de recherche, les entreprises à

forte valeur ajoutée, les organismes

de formation des élites, les emplois

qualifiés, les investissements publics,

etc.

Ce que ce projet ne dit pas, c’est

comment valoriser les atouts considérables

des autres territoires, ceux

qui n’ont pas été mis sous les feux

du projecteur Grand Paris et qui,

pourtant, présentent un potentiel

et des richesses humaines immenses.

Ce que ce projet ne dit pas, c’est la

façon dont on entend répondre aux

besoins concrets des populations

actuelles : faciliter leurs déplacements

pour les trajets domicile /

travail, fournir des logements à

prix abordables et dignes dans

une période de carence et de

cherté historiques, proposer des

emplois, des cycles de formation

qui permettent d’accéder à

ces emplois, le tout dans un cadre

de vie agréable, donnant une place

importante à la nature, au développement

durable et au mieux

vivre ensemble.

Laurent Garnier

Vice-président du Conseil général en

charge de l’Aménagement du territoire

et du Développement économique

Canton de Villejuif Ouest

Ce sont ces préoccupations que

nous avons à l’esprit lorsque nous

portons le projet Orbival et le

prolongement de la ligne 14 vers

Orly : des métros au service des

Val-de-Marnais, favorisant un

développement économique et

urbain plus harmonieux et équilibré,

dont les retombées doivent

pouvoir bénéficier à toutes les

populations et tous les territoires.

Cela suppose d’avoir assez de stations

sur ces lignes pour desservir

vraiment les habitants et les

salariés.

C’est pourquoi, aujourd’hui, il

nous faut aborder ces deux débats

publics non pas en opposant les

tracés Arc Express et Grand Paris,

qui sont complémentaires, mais en

affirmant avec force le rôle que

l’on attend voir jouer par ces infrastructures

: veut-on simplement

relier de grands pôles économiques

entre eux, en traversant des territoires

et des populations sans les

desservir et sans les faire bénéficier

du développement, ou bien veuton

un métro au service des Val-de-

Marnais, facilitant leurs déplacements

domicile / travail, générant

un développement plus équilibré

et des emplois mieux répartis sur

l’Île-de-France ?

C’est cette deuxième vision que vos

conseillers généraux portent et

défendront avec force pendant

toute la durée du débat public, et

au-delà.

© D. R.

34

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 35


BOUGER EN VAL-DE-MARNE

36

© Marc Ginot

LÉGENDES

Théâtrales Charles-Dullin

Un théâtre « du et au présent »

1 2 3

1 Les Vivants et les Morts. Pour sauver leur usine,

ils iront jusqu’au bout. Julien Bouffier met en scène la grande

fresque sociale de Gérard Mordillat

2 Le Chagrin des ogres de Fabrice Murgia : la plainte

violente et sauvage d’une jeunesse blessée,

prix Odéon-Télérama juin 2010.

3 Notre besoin de consolation de Julie Bérès,

ou ce qui pourrait advenir de nos corps dans le futur :

un théâtre d’images pour une humanité mutante.

4 Pinocchio de Joël Pommerat, ou comment devenir

grand tout en restant libre. À voir en famille.

5 Capital confiance, par les collectifs Transquinquennal

et Toc : sur le front de la crise, une exploration hilarante et

glaçante du capitalisme.

5

4

Pleins feux, cinq semaines, sur le théâtre contemporain.

Avec vingt-cinq spectacles, les Théâtrales Charles-Dullin

offrent une occasion assez unique d’aller questionner le

théâtre sur ce qui se passe aujourd’hui dans nos vies.

Cela se passe à la Kos, dans l’est de la

France. Cela pourrait être Moulinex,

Metaleurop ou Conti. La logique financière

est partout la même, sans souci des

hommes et des femmes pris dans ses

engrenages. Quand l’usine ferme, Rudy

et Dallas, jeunes parents qui peinent à

joindre les deux bouts, voient leur vie

voler en éclat : un couple, deux êtres

vibrants de rêves et de révolte, parmi une

cinquantaine d’autres bien décidés à se

battre. À Vitry, où il avait déjà monté

Les Yeux rouges et Hiroshima mon amour,

Julien Bouffier adapte le roman de Gérard

Mordillat, Les Vivants et les Morts, dont huit

épisodes ont été diffusés le mois dernier

à la télévision. Le théâtre en offre une

nouvelle dimension. Menée à bras-le-corps

par une vingtaine d’artistes, la version de

Bouffier nous emporte dans un acte de

théâtre total, présenté en une ou deux

soirées au choix. L’intégrale (8 heures) est

entrecoupée de discussions autour d’une

assiette et d’un verre. C’est l’un des

moments forts des Théâtrales Charles-

Dullin qui se déroulent pendant plus d’un

mois. En tout vingt-cinq spectacles, venant

de France, Belgique, Tunisie, Russie…

Soutenu par le Conseil général, le festival

s’appuie sur une vingtaine de villes et de

théâtres très engagés dans le compagnonnage

artistique (une dizaine de coproductions

relevées). Sylvain Creuzevault, par

exemple, (trois nominations aux Molières

pour Notre terreur) est artiste associé au

Théâtre-Studio d’Alfortville ; Tatiana

Frolova (Une guerre personnelle) nous a été

révélée au dernier festival Exit à Créteil ; et

trois projets, très soutenus par les théâtres,

ont reçu l’aide à la création du Conseil

général : Catherine Verlaguet pour L’Œuf

et la Poule, Laurence Vielle et Jean-Michel

Agius pour On Air et Julie Bérès pour

Notre besoin de consolation.

Initiées en 2006, les résidences d’écriture

se poursuivent cette année, avec deux

jeunes auteurs, Carole Thibaut et Hédi

Tillette de Clermont-Tonnerre, qui ont

choisi d’aller à la rencontre de deux

univers nocturnes emblématiques du

département, le marché de Rungis et la

boîte de nuit Metropolis (Traveling 94).

Beaucoup d’inédits donc dans cette

édition, et des événements à ne surtout

pas manquer : la venue de Joël Pommerat

avec deux petits bijoux à partager en

© Cici Oisson

© Hermann Sorgeloos

famille (Le Petit Chaperon rouge et Pinocchio) ;

le retour d’Avignon de Stanislas Nordey

et Falk Richter avec My Secret Garden ;

l’accueil généreux d’Ariane Mnouchkine

pour un master class à la Cartoucherie de

Vincennes ; la journée dédiée au monologue

(Voix singulières) ; la dernière création

- très attendue - du Flamand Arne Sierens

(Tous des gagnants) ; ou encore Le Chagrin

des ogres, premier et formidable spectacle

d’un metteur en scène de 24 ans, Fabrice

Murgia, qui nous parle de sa génération

avec deux destins extrêmes, la jeune

séquestrée Natascha Kampusch et le

lycéen Bastien Bosse qui tira sur ses professeurs

et camarades avant de retourner

l’arme contre lui.

Qu’il s’agisse de redonner la parole aux

oubliés de la société (Saleté, Motobécane,

Concert à la carte, Un jour j’irai à Vancouver...),

d’évoquer le plus intime de nous-mêmes

(Fantaisies, Infiniment là, Hobb Story...), ou de

disséquer la crise financière comme le

font, avec une ironie salutaire, les collectifs

Transquinquennal et Toc (Capital confiance),

le désir, l’urgence, la nécessité de parler

« du et au présent » traversent quasiment

tous les spectacles. Un choix revendiqué

par Guillaume Hasson, le directeur des

Théâtrales, pour qui « les artistes sont les

éponges du monde. Des combattants sans armes.

Des explorateurs qui occupent des terrains sur

lesquels nous n’osons plus mettre les pieds, pour en

retirer des formes, des langages et des clartés

nouvelles. » Allons voir.

Pour en savoir plus

Francine Déverines

Du 5 novembre au 12 décembre à

Arcueil, Cachan, Chevilly-Larue,

Choisy-le-Roi, Créteil, Fontenay-sous-

Bois, Fresnes, Gentilly, Ivry-sur-seine,

Le Kremlin-Bicêtre, Maisons-Alfort,

Nogent-sur-Marne, Orly, Vincennes,

Le Perreux-sur-Marne, Rungis,

Saint-Maur, Saint-Maurice, Villejuif,

Villeneuve-Saint-Georges,

Vitry-sur-Seine. Tél. : 01 48 84 40 53 et

www.lestheatrales.com

© Elisabeth Carecchio

Un festival à l’écoute du public /

LesColporteurs

Quand les spectateurs

s’en mêlent

Ils aiment le théâtre et le font savoir.

Ce sont les colporteurs. Un réseau de plus

de deux cents spectateurs qui, tout au long

de l’année, tisse le lien entre le public et les

artistes, entre le théâtre et la cité. Pas des

consommateurs mais un vrai public qui a

besoin de parler, de faire retour de ce qu’il

voit et d’inventer de nouveaux chemins de

théâtre. Le 17 octobre dernier, venus des

quatre coins du département, ils s’étaient

donné rendez-vous à l’espace culturel

André-Malraux du Kremlin-Bicêtre pour

découvrir en primeur la programmation et

les spectacles qu’ils allaient se charger de

promouvoir autour d’eux, bien en amont

des Théâtrales. Salle quasiment comble,

ambiance conviviale autour d’un verre et

d’un gâteau confectionné à la maison,

extraits de spectacles et la parole qui circule

pendant plus de trois heures, sans arriver

à tarir le flot de questions adressé aux

auteurs et metteurs en scène présents :

Peter Cloos, Julien Bouffier, Laurence Vielle,

Bernard Crombey, Carole Thibaud,

Hédi Tillete de Clermont-Tonnerre…

Ouvert à tous : forum des Colporteurs,

le 13 décembre à Anis-Gras, à Arcueil.

Tél. : 01 49 12 03 29. www.lestheatrales.com

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 37

© Cie les cambrioleurs.


À L’AFFICHE

Livre

Bébé, c’est l’heure d’une belle histoire

Depuis 20 ans, le Conseil général

du Val-de-Marne offre à tous les

nouveau-nés du département

un album. Magique Circus tour leur

fera découvrir la magie du cirque.

© D. R.

Ce cadeau de bienvenue dans le

monde du langage et de l’image est

destiné à familiariser les tout-petits

avec le livre et à éduquer son regard

dès le plus jeune âge. Cet album accompagnera

le nouveau-né dans ses premières

années et ses premiers apprentissages,

entouré par les siens. Album fétiche,

tout aussi important dans sa vie que

son premier doudou, il l’aidera à grandir

et favorisera son accès à la lecture. Cet

album, Magique Circus tour, imaginé par

Gérard Lo Monaco, publié aux éditions

Hélium, est une commande passée par

le Conseil général à un auteur. Elle fait

partie d’un dispositif de soutien départemental

à la création artistique et

littéraire, et contribue à faire connaître

les auteurs contemporains. L’année

dernière, c’est Blexbolex que les bébés

ont eu le plaisir de découvrir. Magique

Circus tour est un livre animé, mettant

en scène un cirque en réduction. Il

s’ouvre pour former un carrousel. Les

écuyères, le dompteur d’ours et de

lions, les otaries, les clowns et les acrobates

prennent vie au fil des pages. Un

mécanisme original permet de mettre

en mouvement couleurs et formes.

Artiste hors normes, Gérard Lo Monaco,

illustrateur talentueux, a collaboré avec

Topor, Jean-Jacques Pauvert et Robert

Delpire, qui lui ont donné le goût des

livres objets.

Aujourd’hui, ce sont les petits Val-de-

Marnais qui vont s’émerveiller de ses

inventions magiques.

Pour en savoir plus

C. B.

Le 26 novembre, dans le cadre de la

semaine des Droits de l’enfant : 16 h,

« Les tout-petits et la lecture en

Val-de-Marne », rencontre-débat ;

18 h 30-21 h, soirée autour de Magique

Circus, rencontre avec l’auteur, animé par

un comédien et un musicien.

Du 10 au 26 novembre, exposition

« Magique Circus ».

À l’hôtel du département à Créteil.

Tél. : 39 94 et www.cg94.fr

© Philippe Cabaret

© D. R.

Poésie

Rencontres entre auteurs

de tous pays

La poétesse Rozalie Hirs.

Cette 7 e édition des Rencontres

européennes de poésie prendra la forme

de rencontres-lectures à Choisy et à Ivry.

Elles s’inscrivent dans le travail

effectué depuis 1991 par la Biennale

internationale des poètes en

Val-de-Marne, l’un des principaux

festivals de poésie au monde. Ces

rencontres offrent l’opportunité de

confrontations passionnantes de textes

issus d’horizons poétiques très divers.

Elles sont l’occasion pour le public de

découvrir les grandes tendances de la

poésie actuelle. Cette année sont invités

Dieter Gräf (Allemagne), Rozalie Hirs

(Pays-Bas), Féridé Papléka (Albanie),

Georges Vetsos (Grèce), Rufo

Quintavalle (Angleterre) et Edith Azam

(France). Dieter Gräf est né à

Ludwigshafen am Rhein, ses œuvres

sont à découvrir dans le n°195 de la

revue Action poétique. Féridé Papléka

vit à Tirana, elle a travaillé comme

enseignante puis comme rédactrice

dans une maison d’édition. Georges

Vetsos habite Athènes où il enseigne à

l’université, et certains de ses poèmes

figurent dans la revue Po&sie

(n°107, 114 et 128-129). Rufo

Quintavalle, lui, a choisi de vivre à

Paris par amour et, outre ses travaux

d’écriture, il organise des lectures.

Quant à Edith Azam, elle annonce

qu’elle est « née le deux mais toute

seule » : cela ne lui fait ni chaud

ni froid. On pourra tous les écouter

pendant ces deux jours. C. B.

Le 26 novembre, au théâtre Paul-Éluard de

Choisy, à 20 h 30. Tél. : 01 48 90 89 79.

Le 27 novembre, médiathèque

Danielle-Casanova d’Ivry, à partir de 10 h.

Tél. : 01 56 20 25 30.

www.biennaledespoetes.fr

© D. R.

Faro, la reine des eaux, de Salif Traoré,

sera à l’affiche du festival cette année.

Cinéma

L’Œil vers…

l’Afrique noire

Après l’Allemagne l’an dernier, c’est au tour

de l’Afrique noire d’être à l’honneur lors des

29 es Journées cinématographiques du Val-de-Marne

contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples.

À l’affiche, du 16 au 23 novembre, quinze films

récents de onze pays de l’Afrique subsaharienne

seront présentés dans onze cinémas et centres

culturels du département. Des débats avec des

réalisateurs, acteurs, chercheurs, journalistes ou

militants associatifs permettront à chacun de

mieux apprécier ce cinéma en plein renouveau.

À travers des genres très divers, les réalisateurs

africains témoignent d’une grande conscience

des situations et des problèmes de leur société.

C’est Choisy-le-Roi qui ouvre le bal avec Un Héros

de Zézé Gamboa, suivi d’une rencontre avec le

réalisateur et le comédien Oumar Makéna Diop.

Festival L’Œil vers… à Arcueil, Champigny,

Chevilly-Larue, Choisy, Créteil, Fresnes, Ivry,

Le Perreux, Orly, Sucy, Villejuif.

Contact : 01 45 13 17 00. www.loeilvers.org

C.B.

AGENDA

THÉÂTRE/

DANSE

Vauban, la tour défend

le roi

Le bon sens d’un grand homme,

architecte, humaniste, réformateur,

face à Louvois et Louis XIV. De et

mis en scène par Florence Camoin.

Du 5 au 20 novembre au

théâtre de Saint-Maur.

Tél. : 01 48 89 99 10.

Les Élégances

Confrontés au risque d’une

existence banale, deux hommes

conservent l’élégance de chanter,

danser, rire, pleurer et parler.

Spectacle de Karim Sebbar et

Thierry Daudé, aide à la création

du Conseil général.

Les 19 et 20 novembre

au centre Gérard-Philipe

de Champigny.

Tél. : 01 48 80 96 28.

Yannick Jaulin et le

syndrôme du dodo

Le dodo, oiseau paisible de l’île

Maurice, a disparu et le conteur

n’est pas loin de penser la même

chose pour lui-même…

Le 18 novembre au centre

Jean-Vilar de Champigny.

Tél. : 01 48 85 41 20.

Le 20 novembre au théâtre

André-Malraux de Chevilly-Larue.

Tél. : 01 41 80 69 69.

Sésame ouvre-toi

2 e festival du conte à Sucy :

formation pratique et spectacles.

Du 20 novembre au

3 décembre à la ferme de

Grand-Val à Sucy.

Tél. : 01 45 90 25 12.

La Mégère à peu près

apprivoisée

Un petit chef-d’œuvre musical et

loufoque qui dynamite

Shakespeare avec délectation.

Mise en scène d’Alexis Michalik.

Le 20 novembre au Sud-Est

Théâtre de Villeneuve-Saint-

Georges. Tél. : 01 43 89 54 39.

La Vie est un songe

Le chef-d’œuvre baroque de

Pedro Calderón de la Barca, mis

en scène par William Mesguich.

Le 20 novembre au pôle

culturel d’Alfortville.

Tél. : 01 58 73 29 18.

Les Lois de la gravité

Huis clos poignant entre un policier

et une femme venue lui avouer le

meurtre de son mari. Adaptation

d’un roman de Jean Teulé par le

théâtre du Brasier.

Du 23 au 27 novembre à la

salle Jacques-Brel de Fontenay.

Tél. : 01 48 75 44 88.

Les Trois sœurs

Le général mort, ses trois filles

ne rêvent que de Moscou pour

commencer à vivre. Volodia Serre

porte à la scène le chef-d’œuvre

de Tchekhov, avec ses propres

sœurs comédiennes. Aide à la

création du Conseil général.

Du 25 novembre au

6 décembre au théâtre Romain-

Rolland de Villejuif.

Tél. : 01 49 58 17 00.

Voyageurs immobiles

L’odyssée d’une humanité traversant

le temps et l’espace. Tout l’humour

et le merveilleux de Philippe Genty.

Le 25 novembre

au théâtre de Cachan.

Tél. : 01 45 47 72 41.

Le 27 novembre au pôle

culturel d’Alfortville.

Tél. : 01 58 73 29 18.

Médée

Euripide porté par une Catherine

Germain bouleversante de

nuances et de force. Mise en

scène Laurent Fréchuret

Le 27 novembre au théâtre

de l’Arc-en-ciel à Rungis.

Tél. : 01 45 60 79 05.

Orphée

Opéra chorégraphique et visuel,

réflexion sur la puissance de l’art

et de l’amour, et ultime spectacle

de José Montalvo et Dominique

Hervieu.

Du 1 er au 4 décembre à la

maison des arts de Créteil.

Tél. : 01 45 13 19 19.

Roméo et Juliette

La plus belle histoire d’amour

et de mort, une jeunesse fracassée

dans un monde qui s’écroule.

Shakespeare mis en scène par

Magali Léris.

Les 3 et 4 décembre

au théâtre Paul-Éluard

de Choisy. Tél. : 01 48 90 89 79.

MUSIQUE/

CHANSON

Daphné sur les ailes

du vent

Une belle vénitienne à l’époque

où les musiques voyageaient sur

les mers… Un spectacle baroque

de Jean-Christophe Frisch.

Le 9 novembre

au théâtre de Cachan.

Tél. : 01 45 47 72 41.

Love 2

À la frontière de l’électronique,

de la pop, du rock psychédélique,

le groupe Air (Jean-Benoît Dunckel

et Nicolas Godin) et son dernier

album Love 2.

Le 9 novembre à la maison

des arts de Créteil.

Tél. : 01 45 13 19 19.

Le Goût du sans

Syrano crée un monde où se

mêlent images, musiques actuelle

et classique, chanson et

littérature… et revendique le droit

d’exister pour tous les exclus.

Le 13 novembre au centre

Olivier-Messiaen de Champigny.

Tél. : 01 45 16 91 07.

Shakespeare

Concert exceptionnel de

l’Orchestre national d’Île-de-France

avec deux stars de la flûte,

Patrick Gallois et Philippe Bernold.

Au programme : Le Roi Lear de

Berlioz ; Roméo et Juliette de

Prokofiev et le Concerto pour

deux flûtes de Tabakov.

Le 14 novembre au théâtre

Romain-Rolland à Villejuif.

Tél. : 01 49 58 17 00.

Jazz’n Co

Amateurs de jazz, blues, samba,

afro-jazz, musiques du monde,

ils ont suivi le stage de l’été

proposé par l’Adiam 94. Ils se

produisent en concert. Entrée libre

Le 13 novembre au centre

culturel de Sucy-en-Brie.

Tél. : 01 45 90 00 85.

Le 14 novembre à l’EDIM de

Cachan. Tél. : 01 46 63 01 25.

Las hermanas Caronni

Rencontre du tango, du

candombé et du milonga avec la

musique classique.

Le 26 novembre à l’espace

Jean-Vilar d’Arcueil.

Tél. : 01 46 15 09 93.

Le Quatuor buccal

Gang, le road-movie a capella de

quatre super-nanas qui bousculent

par leur pertinence et leur talent.

Le 26 novembre à l’espace

Alain-Poher d’Ablon.

Tél. : 01 45 97 53 11.

Chansons en novembre

Jacques Bertin, David Légitimus

et Renn Lee, la Parisienne libérée,

Francesca Solleville...

Jusqu’au 27 novembre

au forum Léo-Ferré à Ivry.

Tél. : 01 46 72 64 68.

Khalid o sKope

Les technologies nouvelles

grignotent notre part de liberté ?

Khalid K en fait de la poésie.

En co-création avec Charles

Sadoul. À voir en famille.

Du 30 novembre au 19 décembre

au théâtre Antoine-Vitez d’Ivry.

Tél. : 01 46 70 21 55.

Suites pour violoncelle

L’intégrale des Suites pour

violoncelle seul de Jean-Sébastien

Bach par Jean-Guihen Queyras.

Le 3 décembre au théâtre

Jean-Vilar de Vitry.

Tél. : 01 55 53 10 60.

Les Affranchis

Alexis HK chante des histoires

de gangsters, d’amour, des

souvenirs d’enfance et de jeunesse

finissante, sur des musiques folk,

pop et hip-hop.

Le 4 décembre au théâtre

Antoine-Vitez d’Ivry.

Tél. : 01 46 70 21 55.

I Muvrini

Des polyphonies corses aux

musiques du monde, les frères

Bernardini en tournée.

Le 4 décembre au pôle culturel

d’Alfortville. Tél. : 01 58 73 29 18.

Poésie et musique

En partenariat avec le bibliothème

poésie de la médiathèque de Choisy,

la BipVal propose une rencontre

entre le poète Pierre Vinclair et le

compositeur Christophe Blanc.

Le 4 décembre au

conservatoire des arts de

Choisy. Tél. : 01 49 59 88 00.

38

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010

39


À L’AFFICHE

© D. R.

Anniversaire

Parcours musical

au MAC/VAL

Pour fêter ses 5 ans, le MAC/VAL a passé

commande à Nicolas Frize d’une création d’un

parcours musical hors normes. Une traversée

inédite en trois temps avec à la clé des écritures

sonores, vocales et visuelles. Crissements de plumes

et de crayons sonorisés mêlés à un violon et un

violoncelle ; textes parlés, chuchotés, susurrés,

chantés par 140 personnes dans l’obscurité la plus

totale ; enfin, une lecture collective de poésie

contemporaine dans une salle de projection face à

un grand mur blanc. C. B.

Le 20 novembre au MAC/VAL, de 18 h à 22 h.

Tél. : 01 43 91 64 20.

© D. R.

Festival

La musique dans tous

ses états

Ils fourmillent dans notre

département, les groupes de musiques

actuelles, et ne demandent qu’à se

développer et se faire connaître.

Grâce à cette première édition du festival

Évolusons, organisé par le Réseau

musiques actuelles 94, le public va

pouvoir découvrir des groupes émergents.

Ce festival s’adresse aux musiciens et

à toutes celles et tous ceux qui

s’intéressent aux musiques actuelles.

C’est aussi un rendez-vous interactif :

ateliers, stages, jam-sessions, master

classes vous sont ouverts. Outre les

concerts de AQME, PPFC et Mady Keita,

de jeunes groupes sélectionnés en

première partie sont à découvrir.

Quant aux professionnels

de la

Les PPFC.

profession, ils ne manqueront pas de

faire le détour par Fontenay-sous-Bois, à

l’espace Gérard-Philipe, afin de mettre

la main sur une pépite… Gyraf, la

Grosse Lulu, Yorfela, The Incredible

Flyin’strings et Yela Gang seront au

rendez-vous.

Dans la lignée des Blérots de Ravel ou

des Ogres de Barback, PPFC fait la part

belle à la chanson française. Entre

chronique de vie, touches de classique,

musique des Balkans aux allures de jazz

acoustique, le groupe PPFC, avec trois

albums à la clé et 300 représentations,

fait déjà partie des grands. On pourra

les entendre le 20 novembre à la MJC

de Fresnes, à partir de 19 h. C. B.

Festival Évolusons,

du 9 au 27 novembre.

Programme complet

sur www.musiquesjeunes-94.asso.fr

Tél. : 01 45 60 57 67.

© Jean Von Cramer

Marionnettes

La Petite Odyssée

Ce spectacle de

marionnettes à gaine, à voir

à partir de 9 ans, nous

entraîne aux côtés d’Odyssée

- c’est le nom de cette

orpheline - et de Bernie dans

un voyage au long cours à

travers le temps. Au fil des

siècles, Odyssée et son

compagnon se confronteront

à ceux qui ont fait progresser

l’humanité. À l’aube du

XIX e siècle, poussés par

des vents contraires, ils se

retrouvent séparés : lui en

Amérique, aux côtés des

Indiens et des esclaves ; elle

à Londres, dans la tourmente

de la révolution industrielle

et des espoirs du peuple.

Ils se retrouveront à Paris,

connaîtront la révolution de

la rue, des idées et des mots.

Un spectacle à ne pas

manquer, pour sa puissance

évocatrice et une animation

de gaines chinoises

exceptionnelle. C. B.

Les 30 novembre et

1 er décembre,

à la salle Jacques-Brel,

à Fontenay-sous-Bois.

Tél. : 01 48 75 44 88.

© M. Aumercier

Carte blanche À JEAN-PIERRE LESCOT

DIRECTEUR DES VOYAGES EN MARIONNETTES ET DU THÉÂTRE ROUBLOT

DE FONTENAY

Le théâtre Roublot, une

chance pour la création

Jean-Pierre Lescot.

À Fontenay-sous-Bois, la halle

Roublot va rouvrir ses portes.

À cette occasion, c’est un nouvel

espace que les Val-de-marnais

découvriront : un espace culturel

polyvalent où le « pôle de la

marionnette » pourra accueillir

plus largement de jeunes

compagnies en résidence,

organiser plus systématiquement

des stages, montrer plus aisément

ses expositions ; un espace plus

lumineux et plus convivial avec

une ouverture supplémentaire sur

le « square au chat », un élévateur

pour les personnes handicapées,

un bureau d’accueil…

marche », écrivait Paul Claudel,

l’artiste assurément aussi. Pour

construire et aller vers demain il

faut des racines ! La halle Roublot

a constitué pour nous ce « port »,

cette « oasis » sans lesquels il n’y a

pas de voyages possibles - y compris

de « Voyages en marionnettes ».

En retour, la compagnie a façonné

le lieu, lui a donné une véritable

identité artistique et sociale. Les

professionnels et le public ne s’y

sont pas trompés puisqu’ils y

voient non seulement un lieu de

spectacles mais aussi un espace

d’échanges, de rencontres avec sa

« personnalité » culturelle propre.

40

AGENDA

ÉVÉNEMENTS

Léopold Chauveau

Retour sur un génie méconnu,

humaniste et progressiste, qui a

contribué au renouveau de la

littérature de jeunesse avec des

histoires pleines de fantaisie et des

illustrations dessinées d’une plume

vive et précise : expositions,

spectacles, rencontres…

Du 5 novembre au 24 décembre

à Orly. Tél. : 01 48 52 40 85.

Théâtres du Réel

Des rencontres autour du

« témoignage », avec la compagnie

de l’Embuscade (Formidable exil),

le Château de Fable (Les vies

majuscules), l’Atelier des

travailleurs du foyer Sonacotra

de Vitry (Aller/Retour), le Bottom

Théâtre (Helian).

Du 10 au 20 novembre

à la Gare au théâtre à Vitry.

Tél. : 01 55 53 22 26.

Notes d’Automne

2 e édition des rencontres dirigées

par Pascal Amoyel et présidées

par Jean Piat mêlant musiques et

littérature, avec cette année Chopin

en invité d’honneur et un beau

programme : Mozart, Chostakovitch,

Schumann, Stravinsky, Proust…

Créations, concerts, lectures, théâtre

musical, conférences, expositions…

Du 15 au 21 novembre au

Perreux. Tél. : 01 43 24 54 28

et festivalnotesdautomne.fr

Été-Automne 1940

Pourquoi et comment dans des

conditions d’occupation des

hommes et des femmes ont su

s’opposer en leur âme et

conscience et faire le choix de la

résistance ? Pour le 70 e anniversaire

de la Deuxième Guerre mondiale,

le Conseil général en partenariat

avec le monde associatif

(AFMD–Mémoire vive), le musée

de la Résistance nationale, les

Archives départementales,

ouvre le débat… Au programme

également, le spectacle de la

compagnie Animatière Résister,

cacher, protéger.

Le 7 décembre à l’hôtel

du département à Créteil.

Tél. : 39 94 et www.cg94.fr

JEUNE PUBLIC

Antti Puuhaara

Pour accomplir son destin, Antti

Puuhaara va devoir traverser une

forêt. Un opéra de Tapio Tuomela,

inspiré d’une légende finlandaise,

mis en scène par Aurélie Hubeau

et Damien Caille-Perret, aide à la

création du Conseil général.

Du 8 au 14 novembre à la

scène Watteau à Nogent.

Tél. : 01 48 72 94 94.

L’homme de fer

Ca swingue à tous les étages :

Olivier Letellier réenchante un conte

des frères Grimm.

Le 19 novembre au théâtre

André-Malraux de Chevilly-

Larue. Tél. : 01 41 80 69 69.

Contes de la pleine lune

Contes et danses de Bali et Java,

mis en scène par Olia Lumelsky.

Du 12 au 14 novembre

au Plateau 31 à Gentilly.

Tél. : 01 45 46 92 02.

Contes de la peur bleue

Marie Hélène Grimigni et Hélène

Boisneau s’emparent de

Maupassant pour nous faire

délicieusement peur…

Le 21 novembre au NECC

à Maisons-Alfort.

Tél. : 01 58 73 43 03.

La Mer et Lui

Un capitaine demande la mer

en mariage et elle accepte…

Une drôle de fable amoureuse

mise en scène par Olivier Lettelier.

Le 30 novembre à Gentilly.

Tél. : 01 41 24 27 10.

BONNE IDÉE

Le cinéma passe à table

Le festin de Babette, Mondovino,

Delicatessen, Super size me…

au menu du festival Tous à table.

Du 10 au 14 novembre au

NECC à Maisons-Alfort.

Tél. : 01 58 73 43 03.

Les potiers de Sucy

L’exposition annuelle des

passionnés du travail de la terre.

Du 20 au 28 novembre à

l’Orangerie du château de Sucy.

Tél. : 01 45 90 25 12.

Collection hiver 2010

Un défilé-spectacle international

de mode valorisant les échanges

culturels à travers le vêtement.

Ateliers de Juliette Costiou, chansons

de Serge Aubry. Entrée libre.

Le 30 novembre au Studio 66 à

Champigny. Tél. : 01 41 77 10 30.

Noël russe

Thème du 17 e marché de Noël

de L’Haÿ-les-Roses, avec des

représentations, des animations

et des expositions.

Du 3 au 5 décembre, à L’Haÿles-Roses.

Tél. : 01 46 15 33 33.

EXPOSITION

La guerre des crayons

En 1914, un instituteur invite les

enfants de Montmartre à illustrer la

guerre. Une véritable chronique de

l’époque.

Jusqu’au 11 novembre

à la ferme de Boissy.

Tél. : 01 45 10 26 99.

Deux artistes

Sculptures de Françoise Gavarini et

tableaux de François Yves Le Gueut.

Du 11 au 28 novembre

à la galerie Toutes latitudes à

Vincennes. Tél. : 01 58 64 09 73.

Archéologie

Du Néolithique à l’Antiquité, histoire

de Rungis à partir des fouilles du

service départemental

d’Archéologie sur la ZAC des

Antes. Démonstrations de taille de

silex, forge, tannage, tissage et

cuisson de céramique (le 28).

Du 20 novembre au 4

décembre à la grange de

Rungis. Tél. : 01 45 12 80 00.

Trois artistes

Autour du thème de l’archéologie

mentale : Matti Braun et ses reliques

d’une ville mythique, des œuvres

de Thea Djordjadze partiellement

construites ou partiellement détruites

et des dessins en « mouvement »

de Jean-Luc Moulène.

Jusqu’au 19 décembre

au Crédac à Ivry.

Tél. : 01 49 60 25 06.

Plus d’infos sur

www.cg94.fr

Une ambition culturelle forte

Toutes ces transformations n’ont

été possibles que grâce à des

personnes animées d’une

ambition forte et durable.

Elles voulaient permettre à un art

exigeant et original - la marionnette

et le théâtre d’ombres - de

s’épanouir en lui donnant à la fois

des moyens et un enracinement

dans l’espace et le temps.

Après plus de vingt ans, les

institutions de tutelle

- Département du Val-de-Marne,

ville de Fontenay-sous-Bois,

ministère de la Culture - ont

apporté, par la signature de

conventions, leur soutien au projet

culturel de la compagnie. Ils ont

confirmé ainsi sa mission de

création (à l’échelon local, national

et international), lui ont attribué

un lieu permanent, et voté les

budgets nécessaires.

Un enracinement durable.

« L’homme est un arbre qui

L’émotion en partage

Enfin, puisque nous habitons ce

lieu, il faut aussi parler de « ce qui

nous habite ». Toujours, et encore

plus aujourd’hui, nous souhaitons

conjuguer nos énergies et nos

savoir-faire pour partager avec

chacun d’entre vous des moments

forts, des émotions vraies ! Nous

souhaitons trouver ensemble et

transmettre ce qui fait la valeur

des êtres, leur fragilité et leur

richesse. Le théâtre, les spectacles

ne servent pas qu’à raconter nos

vies, mais aussi à révéler ce qui

nous fait grandir et nous éclaire.

Alors, dans cette nouvelle salle

Roublot, redonnons la parole à nos

inquiétudes, nos espérances et nos

songes… puisque Shakespeare

nous l’a assuré dans La Tempête,

« nous sommes faits de la même

étoffe que les rêves ».

www.jean-pierre-lescot.com

Jean-Pierre Lescot

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010

41


SPORT

Christian Lopès,

président du CDOS 94

« Le sport, c’est bon

pour la santé »

Le comité départemental olympique et sportif

et la direction départementale de la cohésion

sociale du Val-de-Marne, avec le soutien du

Conseil général, organisent un séminaire

sport-santé sur le thème de la prescription

d’activité physique par les médecins généralistes.

© C. Petit

Savate / Boxe française

Un Vincennois champion

du monde

Mathieu Stehlin,habitant Saint-Maur et licencié à la Société vincennoise

de Savate / Boxe française,a décroché la médaille d’or,catégorie mi-lourds,

lors des championnats du monde à Paris, les 24 et 25 septembre. Après

avoir effectué quatre assauts contre l'Allemagne, la Serbie, la Suisse, le

Cameroun, il a battu en finale le Tunisien Barrhouni. Belle performance

pour ce sportif entraîné par Claude N’Djeinti et Raoul Colonette.

BOUGER EN VAL-DE-MARNE

© S. Chambert

42

© S. Chambert

Une fois encore, cadets, juniors,

espoirs, seniors, vétérans et débutants

vont se retrouver dans le parc interdépartemental

pour se confronter, se

dépasser pour décrocher,

peut-être, une place sur

le podium. Mais au-dede la médaille,

cet événement rassemble tous les

amoureux de la course, compétiteurs

et spectateurs. Soutenue par le Conseil

général, cette compétition, au plan de

la participation, se classe dans le top 5

français et demeure le premier cross

en Île-de-France. Grâce à son caractère

populaire et de haut niveau, et à la

qualité de son organisation, elle vient

d’être reconnue par la Fédération française

d’athlétisme. Ce cross international

94 sera le support de la sélection

aux championnats d’Europe de cross

dans les catégories juniors et espoirs,

hommes et femmes, pour les deux

saisons à venir. Cette année, les organisateurs

espèrent battre le record de

participants avec près de 2 400 coureurs

attendus. Les spectateurs, toujours

plus nombreux, ne perdront rien du

magnifique spectacle donné par les

Soutenu par le Conseil général, le cross international

du Val-de-Marne est le 1 er cross d’Île-de-France et fait partie

du top 5 français.

Cross international du Val-de-Marne

Record de participation

attendu

C’est le 21 novembre prochain que se déroulera le 18 e cross international du Val-de-Marne

au parc interdépartemental des sports.

athlètes tout au long du parcours.

Cross à label national, cette compétition

s’inscrit dans le Cross-country

tour national, et accueillera les meilleurs

coureurs français, sans compter

les habituels bataillons de sportifs

kenyans et éthiopiens. À 9 h 30, sera

donné le départ du mini trail du Valde-Marne,

9 km dans le parc empruntant

tous les types de sols : terre,

herbe, bitume. Cette épreuve compte

pour le challenge départemental des

courses hors stade et est ouverte aux

non licenciés qui devront présenter un

certificat médical.

Pour en savoir plus

Tél. : 06 60 91 29 04.

coci94@club.fr

www.athle94.org

Claude Bardavid

Pourquoi un tel séminaire ?

Christian Lopès : Ce séminaire s’inscrit dans la suite

logique d’un travail entrepris maintenant depuis

plusieurs années : un colloque sport-santé tenu il y

a trois ans qui lui-même prolongeait une enquête

conduite sur les bienfaits éventuels du sport. En fait,

ce que nous cherchions était de savoir si les médecins

généralistes du Val-de-Marne prescrivaient des activités

physiques pour certaines pathologies le nécessitant.

Sur 882 praticiens, 550 ont répondu. Ce qui est énorme !

Il est ressorti dans certaines réponses que les médecins

n’ont pas la formation qui convient pour prescrire

des activités physiques. Ils estiment être démunis

sur cette question-là. Nous avons donc lancé des

réunions d’information, avec la CPAM et la MGEN,

auprès des futurs médecins.

À quoi souhaitez-vous aboutir avec la

tenue de ce séminaire ?

C. L. : Nous voulons passer à la pratique, c’est-à-dire

que les médecins du Val-de-Marne qui souhaitent

prescrire des activités physiques puissent se retourner

vers un pôle ressources qui serait le CDOS. Nous

avons recherché dans le département quels étaient les

clubs susceptibles d’accueillir des personnes envoyées

par les médecins. Nous allons présenter des activités

physiques pouvant correspondre à certaines pathologies,

comme le diabète ou le surpoids, par exemple

la marche nordique.

À qui s’adresse ce séminaire ?

C. L. : Aux médecins généralistes, masseurs kinésithérapeutes,

directeurs et directrices des services des

sports et de santé du département, ainsi que les comités

départementaux des différentes disciplines sportives

en Val-de-Marne. Des médecins, spécialistes en médecine

physique et réadaptation, médecine du sport

ou encore en diabétologie et endocrinologie interviendront

lors de ce séminaire.

Pour en savoir plus

Propos recueillis par Claude Bardavid

Séminaire Sport-Santé, le 23 novembre,

au centre hospitalier intercommunal de Créteil.

Tél. : 01 48 99 10 07. www.cdos94.org

© D. R.

EN BREF

SQUASH

La Cristolienne, Camille Serme, a terminé

troisième des championnats du monde qui

se sont déroulés à Sharm-el-Sheikh

(Égypte) en septembre. En quart de finale,

elle a réussi l’exploit de battre la n°2

mondiale Jenny Duncalf pour ensuite

s’incliner en demi-finale face à l’Égyptienne

Abdel Kawy. Avec ce beau parcours, notre

championne de France de l’US Créteil

va passer de la 9 e à la 7 e place mondiale.

JUDO

Les Campinoises du Red Star brillent

toujours en judo. Elles ont terminé, avec

Pontault-Combault (77), sur la troisième

marche du podium de la coupe d’Europe

des clubs qui se déroulaient à Orléans, les

25 et 26 septembre. Ce sont les judokates

de Levallois qui ont remporté la coupe.

CYCLISME

Le parcours de la 98 e édition du Tour

de France était dévoilé le 19 octobre.

Une bonne nouvelle pour le Val-de-Marne,

le 24 juillet, la 21 e et dernière étape de

l’édition 2011 s’élancera de Créteil,

en direction des Champs-Élysées.

Une bonne manière d’honorer une ville

et un département qui comptent

- ou comptaient - de grands champions de

la petite reine (Grégory Baugé de l’US

Créteil, et Laurent Fignon, qui nous a quittés

récemment et habitait Saint-Maurice).

Un bonheur pour tous les fans de cette

épreuve qui pourront admirer leurs idoles.

TRIAL / COURSE À PIED

L’espace sportif de Sucy-en-Brie organise,

le 7 novembre, le trail de La Sagittaire. C’est

une course éco-responsable, avec 90 % de

chemins sur une distance d’environ 18 km.

Une superbe épreuve qui passera par le

mont Griffon en forêt Notre-Dame puis

longera le Réveillon. Un circuit très nature,

à seulement 20 km de Paris. Départ à 10 h,

du lycée Bude à Limeil-Brévannes.

Arrivée au gymnase du Plateau à Sucy.

Renseignements : 01 45 90 88 53 ou

http://oahu.pagesperso-orange.fr/Trail.htm.

VOILE

Le Cercle de voile de la Basse-Marne

(CVBM) à Créteil organise, en novembre,

deux compétitions régionales sur la Marne.

Le 21 novembre, la régate Les Pieds gelés

habitables et le 28, Les Pieds gelés

dériveurs. Ces régates interclubs sont très

fréquentées par des bâteaux venant de tous

les clubs d’Île-de-France. Elles offrent

un magnifique spectacle pour tous les

amoureux de voile.

Renseignements : 01 42 07 14 13 ou

jean-francois.renoux@orange.fr

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 43


DÉCOUVERTE

Achetée par le Conseil général, la Briqueterie va accueillir, après d’importants travaux, le Centre de développement chorégraphique…

© Dessins d’architecte : Agence Philippe Prost

© J. Paisley

© D. R. © Agence Philippe Prost

© Hervé Nisic. Danseuse in Briqueterie : Satchie Noro -

No place to dance 2010.

… Ce sera le premier de ce genre en Île-de-France.

© J. Paisley

BOUGER EN VAL-DE-MARNE

Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne

La Briqueterie, une maison pour la danse !

Le chantier est lancé. En 2013, la Briqueterie à Vitry abritera le Centre de développement

chorégraphique. Une belle réaffirmation de la place de la création dans ce département.

Une charpente métallique, une

façade régulière, une grande cheminée…

la Briqueterie s’étire sur une cinquantaine

de mètres au démarrage de la rue

Degert, à Vitry. Enroulé de lierres, le bâtiment

a, dans sa simplicité, une belle

présence. Il fait partie depuis plus de cent

ans du paysage val-de-marnais. L’intérieur,

pensé pour libérer le plus d’espace

possible, témoigne de l’architecture

industrielle de l’époque. Hier on y fabriquait

de la brique, bientôt on y produira

d’autres gestes, d’autres rencontres,

d’autres émotions. Achetée par le Conseil

général, la Briqueterie va accueillir,

après d’importants travaux, le Centre de

développement chorégraphique (CDC).

Cet équipement, décidé par l’assemblée

départementale en janvier 2002, s’inscrit

dans le réseau national des CDC.

C’est le premier de ce genre en Île-de-

France. Sa réalisation couronne trente

ans d’actions en faveur de la danse,

depuis la création, en 1979 à Vitry, du

premier festival contemporain dédié à

cet art en France. Il s’agissait à l’époque

d’aider le mouvement de la jeune danse,

qui était en train d’émerger, à trouver

son public. Ce fut la grande affaire de

Michel Caserta, fondateur de la Biennale,

et des théâtres qui s’engagèrent à ses

côtés.

Devenue entre-temps Centre de développement

chorégraphique, la Biennale est

à un tournant de son histoire. La Briqueterie

va donner corps au pôle chorégraphique

européen porté par le nouveau

directeur, Daniel Favier. Elle va aussi

renforcer son ancrage en Val-de-Marne

autour de la présence permanente des

artistes dans ses murs. Avec quatre studios

de travail, dont un studio scène de

184 places pour des temps de rencontres

privilégiés avec les publics, elle offrira

notamment aux jeunes chorégraphes et

danseurs, les espaces de recherche et de

création qui leur manquent aujourd’hui.

« Donner aux artistes les meilleures chances

d’aboutir dans leurs créations est la condition

nécessaire au renouvellement de la production

et à la qualité des œuvres qui seront ensuite

diffusées », soulignait le président du

Conseil général, Christian Favier, lors

de la pose de la première pierre, le

14 octobre dernier (photo p.45).

C’est autour de cette volonté politique

forte de penser ensemble création et

diffusion que l’architecte Philippe Prost

a bâti son projet, rythmé par des circulations

fluides comme un mouvement de

danse. Tous les espaces - studios, parvis,

hall, coursives, jardin - pourront être

investis par les danseurs. La reprise de

l’ancien bâtiment dans un ensemble plus

vaste, avec la construction à sa joue

d’une aile contemporaine, rappellera

l’histoire du lieu. Un jeu entre l’ancien et

le nouveau que l’on retrouve dans le

choix des matériaux (brique, verre,

zinc…) et dans la mise en lumière de la

haute cheminée et du totem d’entrée

par l’artiste Yann Toma.

Devant la façade, largement ouverte sur

le quartier, on se plaît à imaginer le

boulevard des Arts qu’esquisse déjà ce

nouvel équipement départemental, avec

le MAC/VAL à deux pas et l’arrivée du

tramway sur la RD 5 en 2014.

Pour en savoir plus

Francine Déverines

www.cg94.fr et www.cdc94.com

Ici, le Conseil général

réalise pour vous

Le Centre de développement

chorégraphique / La Briqueterie

Ouverture : 2013

Durée du chantier : 18 mois

Coût des travaux : 12,5 millions d’€

Financement

• Département : 68 %

• Région : 24 %

• État : 8 %

LA BRIQUETERIE, UN PARTENARIAT EXEMPLAIRE

Un acte politique majeur

Christian Favier, président du Conseil général :

« La Briqueterie est un projet collectif,

associant à toutes les étapes du travail les

représentants de l’État et de la Région.

Un projet élaboré à partir d’une écoute

attentive des villes et des théâtres partenaires

et qui va permettre de développer la création

et sa rencontre avec des publics que nous ne

cessons de vouloir élargir.

Oui, malgré la crise, notre département

continue de faire figure de pionnier en ce

domaine. Car il s’agit pour nous de répondre

aux besoins diversifiés de la population. »

Un magnifique outil en réseau

Daniel Favier, directeur du CDC :

« La Briqueterie accompagnera les artistes

dans leurs projets. Les œuvres circuleront

dans les théâtres partenaires, une vingtaine

en Val-de-Marne et au-delà.

Ce réseau partenarial, l’un des plus importants

de France, est essentiel au développement de

la culture chorégraphique. »

Les studios, clé de voûte du projet

Michel Caserta, initiateur du projet Briqueterie :

« La musique et le théâtre ont leurs lieux.

La danse, elle, a longtemps été sans espaces

propres. Or, le travail en studio est capital pour

le danseur. C’est là que s’assemblent les

idées, que se construisent les pièces.

La Briqueterie répond à cette attente qui

conditionne toute la création. »

Un équipement au cœur d’un territoire

Corinne Ruffet, conseillère régionale :

« Ce projet est la preuve qu’il faut que

Département et Région puissent continuer

d’agir sur les questions culturelles.

Cela a du sens pour nous d’être partenaire

d’un Département qui place depuis longtemps

la culture au cœur de son projet de territoire. »

Une dimension européenne

Hervé Corriges, conseiller danse à la DRAC

(direction régionale des Affaires culturelles) :

« L’État sera un partenaire attentif de ce projet

et pas seulement en terme d’investissement.

Les centres de développement

chorégraphique constituent un réseau ouvert

sur l’Europe. Et c’est une dimension du projet

de Daniel Favier dont nous attendons

beaucoup. »

0 2 km 4 km

44

Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010 45


MÉMOIRE

La commande : Le Conseil général donne le goût des livres aux bébés. En 2011, les 20 000 enfants nés en

Val-de-Marne recevront ce livre animé, issu d'une commande à l'artiste Gérard Lo Monaco (lire article p. 38). Un cadeau

de bienvenue au monde.

PAR JOAN BRACCO

VU PAR…

1899-1970

L’Éducation nouvelle :

un mouvement pédagogique au

service d’une nation à réformer

© D. R.

La leçon de choses par la méthode

expérimentale préconisée par l’Éducation

nouvelle.

La pédagogie se réinvente sans cesse. C’est même ce qui la caractérise

et explique les difficultés que l’on rencontre dès lors que l’on recherche

la paternité de ses méthodes. Cela explique aussi la persistance des

problématiques éducatives dénoncées depuis plus d’un siècle par le

mouvement de l’Éducation nouvelle.

Nées à la fin du 19 e siècle, les premières

écoles nouvelles, véritables laboratoires

pédagogiques, vont se regrouper,

au lendemain de la Première Guerre mondiale,

au sein de la Ligue internationale

pour l’Éducation nouvelle. Fort de ses

moyens de propagande (congrès, revues),

cette ligue va combattre les idées reçues en

matière d’enseignement et promouvoir

de nouveaux modèles pédagogiques, basés

sur les récentes découvertes en matière de

psychologie de l’enfant.

En France, plusieurs organisations incarnent

cette « éducation nouvelle ». L’association

La Nouvelle Éducation, avec

l’inspecteur primaire Roger Cousinet, promoteur

d’une méthode de travail libre

par groupe, et la Montessorienne Madeleine

Guéritte ; Le mouvement des coopératives

scolaires, avec un autre inspecteur

primaire, Hyppolite Profit ; L’instituteur

Célestin Freinet, inventeur de l’imprimerie

à l’école ; Le groupe français d’Éducation

nouvelle, dirigé par des scientifiques

renommés tels que Paul Langevin et Henri

Wallon, auteurs à la Libération du célèbre

plan de réforme de l’enseignement, etc.

Les idées pédagogiques préconisées par

ce mouvement vont connaître des extensions

dans des contextes forts différents

après la Seconde Guerre mondiale. Le

mouvement de l’Éducation populaire

va notamment s’en emparer comme les

centres d’entraînements aux méthodes

d’éducation actives (CEMEA). De nombreuses

associations de jeunesse s’y référeront,

contribuant ainsi à en promouvoir

les revendications auprès des pouvoirs

publiques jusque dans les années 1970.

Laurent Gutierrez

Pour en savoir plus

Colloque « L’Éducation nouvelle au

service d’une nation à réformer : entre

espoirs et réalités (1930-1970) » : les 22

et 23 novembre à l’hôtel de ville de Paris ;

le 24 novembre à l’hôtel du département

à Créteil. Inscriptions : 01 48 81 45 97.

Ouvrage : Laurent Gutierrez et Catherine

Kounelis (dir.), Paul Langevin et la réforme

de l’enseignement, Grenoble,

Presses universitaires de Grenoble, 2010.

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Le magazine du Conseil général / Numéro 273 / Novembre 2010

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