gare des Mines - Pavillon de l'Arsenal

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gare des Mines - Pavillon de l'Arsenal

SOMMAIRE

Préface

Bertrand Delanoë, Maire de Paris

Avant propos

Jean-Pierre Caffet, Adjoint au Maire de Paris chargé de l’urbanisme et de l’architecture

Président du Pavillon de l’Arsenal

Pierre Mansat, Adjoint au Maire de Paris, chargé des relations avec les collectivités

territoriales d’Île-de-France

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Présentation de l’exposition

Bertrand Lemoine, architecte ingénieur, commissaire scientifique invité

Histoires communes

•Logements sociaux

•Canaux

•Infrastructures: le fer de la route

•Fret & approvisionnement

•Énergies, production & distribution

•Traitement des déchets

•Eaux & assainissement

•Espaces verts

11 sites en devenir

•Gare des mines, Aubervilliers, Paris, Saint-Denis

•Bercy-charenton, Charenton-le-Pont, Paris

•Porte fluviale, Issy-les-Moulineaux, Paris

•Quartier du bac d’asnières, Clichy-la-Garenne

•Les docks de Saint-Ouen, Saint-Ouen

•Domaine de Beauregard, La Celle Saint-Cloud

•Le clos nollet, Athis-Mons

•Quartier des mordacs, Champigny-sur -Marne

•Quartier du Pont-de-Sèvres, Boulogne-Billancourt

•Canal Saint-Denis, Aubervilliers, Paris, Saint-Denis

•Bois de Vincennes, Charenton-le-Pont, Fontenay-sous-Bois, Joinville-le-Pont,

Nogent-sur-Marne, Paris, Saint-Mandé, Saint-Maurice, Vincennes

Présentation de la scénographie

Olivier Brochet, architecte; Agence Brochet Layus Pueyo, scénographe invité

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Paris en Île-de-France Histoires Communes / Le livre

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Les concepteurs invités

Bertrand Lemoine, architecte ingénieur

Brochet Lajus Pueyo, agence d’architecture

Les études de l’Atelier parisien d’urbanisme

sur l’agglomération centrale

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Générique & remerciement

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PRÉFACE

BERTRAND DELANOË

Maire de Paris

Au fil de son histoire, la Ville de Paris – qui a abrité pendant

de longues décennies la quasi-totalité de la population

francilienne – a acquis des terrains pour répondre

à différents besoins de son développement, en eau, en

énergie, en traitement des eaux usées ou des déchets,

besoins plus récents de pépinières et, bien entendu, de

logements.

Ces terrains autrefois situés dans des périmètres ruraux

sont aujourd’hui au cœur de zones urbanisées. Leurs destinations

sont diverses : mise en place de programmes

immobiliers, d’activités, de logements, d’équipements

publics ou mise à la disposition de syndicats intercommunaux.

Depuis avril 2001, douze protocoles de coopération ont

été signés entre Paris et des communes d’Île-de-France

et des relations existent avec plus de cent trente collectivités,

afin de développer des projets communs qui

illustrent, en tant que tels, une véritable communauté

de destins.

L’exposition et l’ouvrage « Paris en Île-de-France, histoires

communes » proposent précisément un coup de projecteur

inédit sur l’histoire de ces territoires. Ils permettent aussi

de découvrir les évolutions en cours, qui participent à

l’invention de notre cadre de vie de demain.

Je tiens à remercier chaleureusement celles et ceux qui,

par leur travail de fond, ont rendu possible ce rendez-vous

très éclairant. Je tiens en particulier à saluer tous les élus

des collectivités dont les projets sont présentés ici et qui

ont bien voulu témoigner de ce que nous accomplissons

ensemble, dans un esprit de dialogue, de pragmatisme

et de goût partagé pour le concret.

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AVANT-PROPOS

JEAN-PIERRE CAFFET

Adjoint au maire de Paris chargé de l’urbanisme et de l’architecture

Président du Pavillon de l’Arsenal

PIERRE MANSAT

Adjoint au maire de Paris chargé des relations avec les

collectivités territoriales d’Île-de-France

Durant toute la seconde moitié du XXe siècle, les cartes officielles

de la Ville de Paris s’arrêtaient « au pointillé ».

Au-dede la limite communale, le papier restait blanc : la

banlieue n’existait pas. Au-delà du boulevard périphérique,

le territoire n’était plus regardé, représenté ou considéré par

la ville-capitale comme il l’avait été sur la cartographie plus

ancienne. La banlieue était laissée à d’autres, d’abord à ellemême,

à ses municipalités, à l’État, puis à la Région. Paris, Ville

lumière vivant dans la même orbite que les autres grandes capitales

du monde, laissait dans l’ombre le territoire régional.

Pourtant Paris a toujours été dépendante de son environnement

et n’a jamais cessé d’utiliser ses banlieues comme

arrière-cour. Elle y a puisé ses ressources et tout d’abord son

eau avec les aqueducs de la Vanne et du Loing. Elle y a rejeté

ses boues comme à Achères et elle y traite encore ses déchets à

Saint-Ouen, Ivry-sur-Seine et Issy-les-Moulineaux. Elle y enterre

ses morts à Pantin, Thiais, Bagneux, Ivry, Saint-Denis ou Saint-

Ouen. À partir des années 1960, elle y a construit de grands

ensembles de logements pour y loger ses couches populaires,

puis y a envoyé ses populations les plus fragiles du fait d’une

politique d’exclusion. Champigny-sur-Marne, Villiers-sur-Marne

ou La Courneuve ont connu cela.

Plus le temps a passé et plus Paris a tenu une position anachronique

au sein de l’agglomération. Si à l’époque des grands

travaux d’Haussmann la population parisienne représentait

plus des trois quarts de la population métropolitaine, à l’aube

du XXIeme siècle elle n’en représente plus qu’un cinquième.

Pendant que Paris vivait ainsi, repliée sur elle-même, la banlieue

s’est renforcée, organisée, a travaillé sur ses faiblesses,

ses carences et aussi sur la richesse que constitue la diversité

de sa population. La Région est devenue une force d’action

et d‘orientation du territoire régional. Il était temps que Paris

bouge !

Depuis 2001, notre regard a changé. Inscrire Paris au sein de

la métropole régionale est devenu non seulement un objectif,

mais une évidence et une nécessité. Paris ne se considère

plus comme un objet autonome au milieu d’une banlieue indifférenciée,

mais comme une ville hétérogène au sein d’une

agglomération multipolaire et d’une région très étendue. Paris

fait désormais corps avec son agglomération même si Paris

conserve un statut particulier.

En tant qu’élus parisiens, nous travaillons ensemble à l’établissement

de relations de confiance avec les autres collectivités

franciliennes. Notre volonté de coopération se traduit, depuis

le début de la mandature, par la signature de douze protocoles

de coopération avec des communes, de deux conférences

interdépartementales avec les départements du Val-de-Marne

et de la Seine-Saint-Denis. Des relations existent avec plus de

cent trente collectivités.

Les thèmes de travail sont nombreux. L’urbanisme y tient

évidemment une place très importante. Les projets varient

de l’aménagement de voiries limitrophes aux couvertures du

boulevard périphérique, de la définition d’enjeux partagés sur

de grands territoires à des réflexions à long terme sur le développement

de la zone dense de l’agglomération. Les canaux

de l’Ourcq et Saint-Denis, comme les bois de Boulogne et de

Vincennes, sont autant de sujets territoriaux qui font l’objet

d’actions concrètes.

Le renforcement de la politique de coopération de Paris, l’accroissement

du nombre de rencontres entre les élus du cœur de

l’agglomération ont montré que les municipalités, grandes ou

petites, étaient toutes confrontées aux mêmes problèmes. Développement

économique, habitat ou déplacements dépassent

largement l’échelon communal et celui des échanges bilatéraux

et appellent des réponses communes. Les dialogues qui se

sont mis en place pour construire une agglomération durable

et solidaire s’incarnent aujourd’hui dans la « Conférence métropolitaine

». De cette nouvelle scène politique peuvent naître

des consensus importants pour notre avenir commun.

D’un tout autre point de vue, le récit de ces « histoires communes

» présenté dans cette exposition et ce livre, nous invite à

imaginer une nouvelle manière de fabriquer les villes de notre

agglomération. Comprendre d’où nous venons nous met en

demeure de concevoir d’une manière radicalement nouvelle

l’avenir des territoires en cause, tant dans les méthodes appliquées

que dans les objectifs poursuivis.

La réflexion pédagogique et historique qui se dégage de cet

ouvrage est précieuse. Elle révèle avec une force particulière

l’importance du virage tangible pris par la Ville de Paris dans les

relations qu’elle entend développer avec les communes de l’Îlede-France.

L’avenir des 8 000 emprises foncières parisiennes

en dehors de son territoire communal se décide maintenant en

fonction des projets des communes concernées, des besoins

des populations locales, tout en tenant compte des enjeux

métropolitains qui se discutent en ce moment de révision du

Schéma directeur d’Île-de-France.

L’évolution en cours des propriétés de la Ville de Paris hors

Paris et de certaines emprises situées à l’interface de Paris et

des communes limitrophes est là pour le démontrer.

Ce voyage nous conduit de La Celle-Saint-Cloud à Nogent-sur-

Marne en passant par les Docks de Saint-Ouen, Seine Amont

ou la gare des Mines. Nous souhaitons qu’il puisse témoigner

d’une nouvelle ère de coopération et de projets partagés. Nous

voudrions ici remercier celles et ceux, élu(e)s et concepteurs

des projets qui, par leur détermination et leur esprit critique,

relèvent aujourd’hui le défi du développement harmonieux et

solidaire de notre agglomération.

Cet ouvrage et cette exposition modifient donc utilement notre

perception de lieux que l’histoire aurait pu plus durablement

réserver aux seules fonctions logistiques utiles à la capitale.

Aujourd’hui, un autre avenir leur est désormais promis.

3


HOUDAN

RICHEBOURG

TACOIGNIERES

ORGERUS

FLEXANVILLE

BEHOUST

VILLIERS

LE-MAHIEU

EPONE

AUTOUILLET

AUTEUIL

MONTFORT

L'AMAURY

SAULX

MARCHAIS

RAMBOUILLET

AUBER-

GENVILLE

NEAUPHLE

LE-VIEUX

FLINS

SUR

SEINE

BEYNES

VILLIERS

SAINT

FREDERIC

LES MUREAUX

SAINT-GERMAIN

DE-LA-GRANGE

THIVERVAL

GRIGNON

PLAISIR

LES CLAYES

SOUS-BOIS

TRIEL

SUR-SEINE

POISSY

VILLEPREUX

MAURECOURT

CHANTELOUP

LES-VIGNES

CARRIERES

SOUS-POISSY

FONTENAY

LE-FLEURY

ANDRESY

ACHERES

CONFLANS

SAINTE-HONORINE

SAINT-GERMAIN

EN-LAYE

SAINT-CYR

L'ECOLE

BAILLY

FORGES

LES-BAINS

SAINT-OUEN

L'AUMONE

LA CELLE

SAINT-CLOUD

LE CHESNAY

MERY-SUR-OISE

FREPILLON

PIERRELAYE

HERBLAY

LA FRETTE

SUR-SEINE

Marnes-la-

Coquette

BESSANCOURT

CORMEILLES

EN-PARISIS

Garches

ORSAY

St-Cloud

BIEVRES

ARGENTEUIL

Colombes

Neuilly

/Seine

Montrouge Gentilly

Kremlin-

Arcueil BicÍtre

Issy-les-

Moulineaux

ENGHIEN

LES-BAINS

Gennevilliers

Clichy

Levallois-

Perret

St-Ouen

St-Denis

Ivrysur-Seine

Antony

Bagneux

Fontenayaux-Roses

Cachan

Bourg-la- L'Hayles-Roses

Reine

Fresnes

Villejuif

Chevilly-Larue

Rungis

PARAY

VIELLE

POSTE

SAVIGNY

SUR-ORGE

Aubervilliers

VIRY

CHATILLON

FLEURY

MEROGIS

Joinvillele-Pont

GRIGNY

BONDOUFLE

Pantin

Vitry-sur-Seine

Thiais

Orly

RIS

ORANGIS

COURCOURONNES

BOUTIGNY-SUR

ESSONNE

LISSES

Bobigny

Romainville

Choisy-le-Roi

MENNECY

VILLABE

CHEVANNES

Bondy

Noisy-le-Sec

CHAMPCUEIL

SOISY

SUR-ECOLE

DANNEMOIS

Clichysous-Bois

Rosnysous-Bois

COURANCES

NOISY-SUR

ECOLE

Villepinte

Sevran

Le-Raincy

Champigny

sur-Marne

Les-Pavillonssous-Bois

Gagny

Coubron

COURTRY

LE PIN

Montfermeil

ARBONNE

LA-FORET

MITRY

MORY

VILLEPARISIS

CONGIS-SUR

THEROUANNE

MAY

EN-MULTIEN

LIZY-SUR

OURCQ

CREGY

POINCY

LES-MEAUX

GRESSY MESSY

TRILPORT

MEAUX

TRILBARDOU

CHARMENTRAY

MONTCEAUX

FRESNES

LES-MEAUX

SAINT-JEAN

CLAYE

SUR-MARNE

VILLENOY

FUBLAINES

LES-DEUX

SOUILLY

JUMEAUX

PRECY-SUR VIGNELY

ANNET

MARNE

NANTEUIL

SAINT

SUR

MAREUIL LES-MEAUX

FIACRE

MARNE

LES-MEAUX

VILLEMAREUIL

VILLEVAUDE

BOUTIGNY

CARNETIN

CONDE QUINCY

SAINTE-LIBIAIRE VOISINS

GREZ

SUR-LOING

SAINT-PIERRE

LES-NEMOURS

FONTAINEBLEAU

MONTIGNY

SUR-LOING

BOURRON

MARLOTTE

NEMOURS

MONTEVRAIN

LA

GENEVRAYE

MONTRY

COUPVRAY

CHESSY

CHAMPAGNE

SUR-SEINE

VENEUX

LES-SABLONS

EPISY

MORET

SUR-LOING

VERNOU

LA-CELLE

SUR-SEINE

VILLEMER

COUILLY

PONT

AUX-DAMES

LA GRANDE

PAROISSE

GRANDPUITS

BAILLY-CARROIS

FORGES

LAVAL

EN-BRIE

MONTARLOT

VILLE-SAINT

JACQUES NOISY ESMANS

RUDIGNON

DORMELLES

SAINT

GERMAIN

LAVAL

SALINS

LA BROSSE

MONTCEAUX

SAMMERON SEPT

SORTS

SIGNY

SIGNETS

MONTIGNY

LENCOUP

JOUARRE

GURCY

LE-CHATEL

LA FERTE

REUIL

SOUS-JOUARRE

EN-BRIE

DONNEMARIE

DONTILLY

SAACY-SUR

MARNE

SAINT-LOUP

DE-NAUD

CITRY

MORTERY

LONGUEVILLE

SAVINS

MONS-EN

JUTIGNY

MONTOIS THENISY

PAROY

SIGY

LES-ORMES

SUR-VOULZY

SAINT-SAUVEUR

LES-BRAY

ROUILLY

PROVINS

POIGNY

SAINTE

COLOMBE

VOULTON

SAINT

BRICE

SOURDUN

LECHELLE

BEAUCHERY

SAINT-MARTIN

PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION

BERTRAND LEMOINE

Architecte ingénieur, Directeur de recherche au CNRS

Commissaire scientifique invité

Paris est au centre d’une vaste agglomération de 11 millions

d’habitants organisée en 1281 communes et en 8 départements

au sein de la région Ile-de-France. L’entité administrative que

forme Paris, clairement limitée depuis 1860 par une frontière

qui coïncide désormais peu ou prou avec le bord extérieur du

boulevard périphérique, voisine ainsi avec ce que l’on appelle

communément la banlieue, la proche comme la grande. Mais il

se trouve que Paris possède un certain nombre de propriétés à

l’extérieur de ses limites. Ces terrains sont affectés à des usages

le plus souvent utilitaires, liés à l’alimentation en eau ou en

énergie, au traitement des eaux usées et des déchets, parfois à

des logements sociaux, voire à des canaux, à des espaces verts

ou à des cimetières. Ils sont soit gérés par la Ville de Paris ellemême,

soit concédés ou loués à des sociétés d’économie mixte

ou à des établissements publics assurant le fonctionnement

des infrastructures qu’ils supportent.

Cet état de fait, qui remonte loin dans le temps, pose plusieurs

questions. Pourquoi et comment ces équipements se sont-ils

constitués en dehors des « limites » parisiennes ? Quelles

étaient ces limites et comment ont-elles varié à mesure de la

croissance de l’agglomération ? Quelle est aujourd’hui la situation

de ces propriétés parisiennes hors les murs ? Quels projets

communs est-il possible d’imaginer dans un environnement

nouveau, où l’urbanisation est venue enserrer ce qui avait été

construit dans un tout autre contexte, y compris politique ?

Cette exposition et le livre qui l’accompagne abordent ces interrogations

complexes en étudiant les typologies d’équipements

qui ont fait l’objet de ces implantations et en analysant onze

sites en devenir, où les questions d’intercommunalité sont au

centre des projets urbains.

LOCALISATION DES EMPRISES "VILLE DE PARIS"

dans les communes de la Région Ile-de-France

Hors logements

Bagnolet

Montreuil

DAMPMART

THORIGNY

SUR-MARNE

Type de terrain

Ferme, pépinière, jardin

Bois, taillis, peupleraie, terres, zone d'irrigation, vasière

Périmètre sourcier, puits, réservoir, production d'eau

Aqueduc

Usine, port, station, traitement des boues

Bâtiment, local d’activités

Cimetière

Emprise, excédent, route, chemin

Terrain d'exploitation, location, réserve foncière

Divers

0 10 20 km

Source: Directions de la Ville de Paris - 2000

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HISTOIRES COMMUNES

LOGEMENTS SOCIAUX

La Ville de Paris et les bailleurs sociaux possèdent aujourd’hui

environ 21 000 logements sociaux répartis dans différentes communes

d’Ile-de-France. Ils résultent d’opportunités foncières

acquises dans les années 1950 ou, plus exceptionnellement, de

dons de terrains faits à la Ville de Paris par de riches propriétaires.

Les grands ensembles construits ont ponctuellement accompagné

la croissance rapide de la banlieue. Aujourd’hui, certains

d’entre eux ont été transférés aux communes ; parmi ceux

restés propriété de la Ville de Paris et des bailleurs sociaux,

plusieurs sont l’objet de projets développés en partenariat avec

les communes concernées.

5 082 655 logements en Île-de-France / 1 173 171 logements sociaux en Île-de-

France / 167 393 logements sociaux dans Paris / 21 188 logements sociaux en

Île-de-France gérés par la Ville de Paris et ses bailleurs sociaux en dehors de

son territoire communal

CANAUX

Arcades de Cuy sur l’acqueduc de la Vanne, (Eau de Paris, Claude Abron)

autoroutières de l’Ile-de-France rejoignent le boulevard périphérique,

construit par la Ville de Paris à partir des années

1960. Entièrement contenu dans les limites territoriales de

la capitale, il a achevé de la ceinturer. Enfin, le réseau de bus

s’est considérablement développé avec de nombreuses lignes

qui relient Paris et les communes voisines. Si on y ajoute le

maillage des trains de banlieue et des RER, c’est désormais un

réseau dense d’infrastructures qui transcende les frontières

communales pour véhiculer plusieurs millions de personnes

chaque jour.

FRET & APPROVISIONNEMENT

Les bords du canal de l’Ourcq à pantin (IAURIF/Jean-Guy Jules)

Construits simultanément, les canaux Saint-Martin, Saint-

Denis et de l’Ourcq font partie du domaine parisien, y compris

une bande large d’une dizaine de mètres de part et d’autre de

chaque canal. De plus en plus utilisés à des fins commerciales

de transports et de loisirs, ces canaux voient leurs berges

progressivement requalifiées. Ce qui en fait un des éléments

structurants et porteurs de développement à partager des

agglomérations qu’ils traversent.

130 km de canaux gérés par la Ville de Paris / 7,6 km de canaux situés dans

Paris / 43 communes franciliennes traversées / 200 000 m3 par jour d’eau

non-potable apportés par le canal de l’Ourcq / 1 000 000 de tonnes de fret par

an / 60 000 touristes par an

INFRASTRUCTURES : LE FER & LA ROUTE

Les gares ferroviaires parisiennes ont été établies il y a cent

cinquante ans par les compagnies de chemin de fer aux limites

intérieures de la ville. Puis le réseau métropolitain a été créé ;

d’abord limité à Paris intra-muros, il s’étend aujourd’hui aux

communes de la Première Couronne. Les grandes infrastructures

Les Halles de Paris, 1953 (coll.Bertrand Lemoine)

L’approvisionnement de Paris s’est d’abord fait à l’intérieur de

ses murs, par ses ports, ses gares de marchandises, jusqu’à ses

Halles centrales établies au cœur même de la ville. Aujourd’hui,

les réseaux de transport, de logistique et de distribution sont

pensés à l’échelle de la région, en fonction des infrastructures

ferroviaires, routières et portuaires. Le marché de Rungis approvisionne

ainsi depuis 1969 toute l’Ile-de-France et au-delà. Paris

ne possède aucune de ces emprises foncières.

ÉNERGIES,PRODUCTION & DISTRIBUTION

Si la Ville de Paris a concédé dans le passé la production de gaz

ou d’électricité à des sociétés installées dans ses murs, elle

fait aujourd’hui partie d’une vaste agglomération alimentée

par des réseaux énergétiques pensés à l’échelle du territoire.

5


Centrale d’électricité de Vitry-sur-Seine ,2006,( Médiathèque EDF/ph.Gérard Halary)

En matière d’énergie, les logiques techniques d’approvisionnement,

de distribution et de sécurité outrepassent depuis longtemps

les découpages administratifs, au profit d’une gestion

nationale voire internationale. Seul le chauffage urbain reste

un réseau parisien.

TRAITEMENT DES DÉCHETS

Usine de production d’eau potable de Joinville-le-Pont, 2005 (Eau de Paris)

La distribution est quant à elle concédée. La mise à l’égout des

eaux usées et le réseau des eaux pluviales, également hérités

du Second Empire, sont aujourd’hui entièrement mutualisés au

sein du SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement

de l’agglomération parisienne) créé en 1970, qui traite les

effluents de 8 millions de Franciliens. La Ville de Paris contribue

ainsi, par ses emprises foncières parfois très importantes,

comme à Achères, au traitement des eaux usées des trois quarts

de la population francilienne.

700 000 000 de litres d’eau potable produits chaque jour par Eau de Paris / 80 à

150 km: distance des sources qui alimentent Paris / 173 km: longueur de l’acqueduc

de la Vanne / 3 usines de production d’eau potable (Ivry-sur-Seine, Joinvillele-Pont

et Orly/ 180 communes d’Île-de-France dont Paris sont syndiquées dans

le SIAAP / 72% des habitants d’Île-de-France désservis par le SIAAP

L’Usine du SYCTOM à Ivry-sur-Seine, 2003, (APUR)

Si la collecte des ordures reste partout sous responsabilité

municipale, le traitement et l’incinération sont depuis des

années mutualisés à l’échelle d’une grande partie de la région

parisienne, à travers le SYCTOM (Syndicat intercommunal de

traitement des ordures ménagères de l’agglomération parisienne).

La Ville de Paris, qui est à l’initiative de sa création en

1984, met à la disposition du Syctom des terrains sur lesquels

sont exploitées des installations techniques ultramodernes,

lointain héritage des premières usines d’incinération construites

vers 1900.

ESPACES VERTS

La Ville de Paris possède différents types d’espaces verts ou

naturels à l’extérieur de ses limites : deux pépinières pour alimenter

ses jardins, des champs d’épandage et de culture pour

répandre les eaux usées, des terrains boisés ou verts liés aux

sources et aux aqueducs, cinq cimetières et deux parcs – le parc

Suzanne-Lenglen à Issy-les-Moulineaux, en limite communale,

et le parc du Tremblay à Champigny-sur-Marne. S’ajoutent les

bois de Boulogne et de Vincennes, créés sous le Second Empire

et par la suite rattachés à Paris, qui ont aujourd’hui acquis une

dimension régionale et font l’objet d’une réflexion partagée par

l’ensemble des communes qui les bordent.

5 000 000 d’habitants desservis par le SYCTOM / 85 communes désservies par

le SYCTOM / 5 centres d’incinération ou de transfert dont 4 sur des terrains de

la Ville de Paris (Issy les Moulineaux, Ivry-sur-Seine, St Ouen, Romainville)

EAUX & ASSAINISSEMENT

L’approvisionnement en eau potable de la capitale reste le

seul réseau et service entièrement géré par la Ville de Paris

à travers la société d’économie mixte Eau de Paris, créée en

1987. Héritage de l’action édilitaire haussmannienne, un réseau

de captages de sources s’étend jusqu’à 150 kilomètres

de Paris, complété à parts égales par trois usines de traitement

de l’eau installées à Ivry-sur-Seine, Joinville-le-Pont et Orly.

La pépinière de Rungis, 2006, (Mairie de Paris/DPJEV/Dany Gander-Gosse)

478 000 arbres à Paris, dont 3 000 000 dans les bois de Boulogne et Vincennes

/ 2 pépinières à Rungis (45 ha) et Achères (20 ha) / Un tiers des arbres plantés à

Paris proviennent de la pépinière de Rungis / 3 700 000 plants de fleurs produits

à Rungis et Achères

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11 SITES EN DEVENIR

GARE DES MINES, BERCY-CHARENTON,

PORTE FLUVIALE D’ISSY-LES-MOULINEAUX, QUARTIER

DU BAC D’ASNIERES, LES DOCKS DE SAINT-OUEN,

DOMAINE DE BEAUREGARD, LE CLOS NOLLET, QUARTIER

DES MORDACS, QUARTIER DU PONT DE SÈVRES, CANAL

SAINT-DENIS, BOIS DE VINCENNES

L’extension des services urbains parisiens sur une aire

métropolitaine de plus en plus large et la croissance organique

rapide de la région ont créé des situations de projets inédites.

Le développement, la transformation et parfois l’obsolescence

d’usines, d’installations, de dispositifs techniques, voire

d’ensembles de logements dépendant de la Ville de Paris ont

donné lieu à des situations qui nécessitent pour évoluer une

concertation inédite entre la Ville de Paris et les communes

concernées. Parallèlement, le développement des communes

en Ile-de-France a conduit à un renforcement identitaire qui

doit trouver sa place dans un contexte politique complexe les

associant à l’Etat, à la Région, aux départements, sans oublier

les intercommunalités diverses, les syndicats dédiés ou les

sociétés mixtes ou privées.

Onze sites sont présentés ci-après pour illustrer ce nouveau

contexte de coopération entre des communes d’Ile-de-France

et la Ville de Paris. Ce sont d’abord trois sites mitoyens de

Paris, à cheval sur le boulevard Périphérique, où la dimension

territoriale des infrastructures routières ou ferroviaires, la

requalification de zones d’entrepôts et la volonté de retisser

des liaisons à travers ces emprises plaident de façon évidente

pour une action concertée. Ce sont la gare de Mines au nord, le

secteur de Bercy-Charenton à l’est ou celui de la porte d’Issyles-Moulineaux

au sud-ouest. Deux grandes opérations, à

Clichy et à Saint-Ouen, associent sur de vastes parcelles des

emprises techniques liées à la Ville de Paris, la transformation

de fiches industrielles et un remaillage du tissu urbain avec les

quartiers environnants. Quatre opérations de réhabilitation ou

de requalification de logements sociaux où sont associés soit

l’Opac soit la Siemp témoignent d’une dimension d’urbanité

nouvelle et concertée, où le traitement de l’espace public est

une donnée essentielle prise en compte par les aménageurs et

les bailleurs sociaux. Enfin deux projets très différents par leur

nature, le canal Saint-Denis et le bois de Vincennes, mettent

tous deux en perspective l’environnement des communes

riveraines, montrant qu’espaces verts et promenades sont à

penser à une échelle supra communale.

B.L

7


GARE DES MINES

AUBERVILLIERS, PARIS, SAINT-DENIS

À cheval sur trois communes –Saint-Denis, Aubervilliers et

Paris– , le site de la gare des Mines s’étend sur environ 30 hectares

entre la porte de la Chapelle et la porte d’Aubervilliers. Ce

vaste territoire, relativement isolé et méconnu, comprend de

part et d’autre du boulevard périphérique deux ensembles de

terrains mutables, issus de l’histoire industrielle de ce quartier

lié au chemin de fer : au nord, l’ancien terrain ferroviaire de la

gare des Mines (propriété de Réseau ferré de France) et des terrains

peu occupés des EMGP (Entrepôts et Magasins généraux

de Paris), jouxtant le cimetière parisien de la Chapelle ; au sud,

des terrains de sport, un ancien parking de dissuasion très sousutilisé

et un ensemble de logements HBM des années 1930.

La reconquête des friches industrielles de ce secteur s’est

amorcée dans les années 1990 et se poursuit actuellement sur

le secteur Paris Nord-Est. Bien qu’à l’intersection de trois communes,

le site de la gare des Mines fonctionne plutôt comme

un « arrière » isolé par des infrastructures viaires (autoroute A1,

périphérique...) et ferroviaires, qui le traversent ou le contournent,

que comme un lieu fédérateur. Mais, bien desservi par la

route, il devrait l’être aussi dans le futur par les transports en

commun (tramways, RER, prolongement du métro). Les enjeux

de son redéveloppement sont ainsi d’ordre à la fois programmatique

et spatial : construire un grand quartier d’habitations, de

commerces et d’activités ; unifier le site et ses alentours par un

maillage continu d’espaces publics ; implanter un équipement

public emblématique à cheval sur le périphérique ; réduire

fortement les nuisances liées aux infrastructures routières

tout en maintenant leurs fonctions de desserte ; maintenir les

équipements sportifs existants en les restructurant pour les

rendre plus efficients.

BERCY-CHARENTON

CHARENTON-LE-PONT, PARIS

La réalisation du quartier de Bercy a débuté à la fin des années 1970

avec la construction du Palais Omnisports et s’est achevée en 2005

avec la livraison de la dernière opération de logements, située sur

le front de parc, face à la cour Saint-Émilion. D’un territoire enclavé

utilisé d’abord comme jardins puis comme entrepôts de vins et gare

de marchandises, Bercy est devenu un quartier à part entière de la

capitale. Bien relié à Paris au nord et à l’ouest, il est isolé à l’est et

au sud par le plateau des voies ferrées et par la gare de la Râpée.

De l’autre côté du boulevard périphérique, le quartier de Bercy 2 sur

la commune de Charenton-le-Pont présente lui aussi des difficultés

de communication avec les environs du bois de Vincennes. Ainsi, ces

deux quartiers, pourtant distants de seulement 500 mètres l’un de

l’autre, s’ignorent mutuellement.

Pour développer une synergie urbaine entre Paris et Charenton, il

s’agit de reconstituer une continuité en y implantant rues nouvelles,

logements, commerces, activités, bureaux, associés à la vaste opération

de rénovation des entrepôts de Bercy 2 menée par l’agence

d’architecture Anthony Béchu, tout en se réservant la possibilité d’y

installer quelques grands programmes. La mise en place de ce tissu

doit se faire en conservant les trafics ferré et routier existants, y compris

l’échangeur restructuré, et en promouvant des activités de logistique

et de maintenance nouvelles sur le site. L’enjeu est donc de

faire coexister sur un même lieu différents usages, échelles et typologies

de constructions et de voies de circulation. Plusieurs options

sont en cours d’étude.

PORTE FLUVIALE

ISSY-LES-MOULINEAUX, PARIS

Les plaines fluviales de Grenelle et de Vaugirard forment une

vaste entité tardivement urbanisée autour des villages de

Grenelle et d’Issy-les-Moulineaux, mais coupée en deux après

la construction de l’enceinte de Thiers en 1845. D’un côté se

réalise une nouvelle urbanisation sous forme de lotissements,

de l’autre la ville continue à se développer le long de l’axe

historique prolongeant la rue de Vaugirard, à mesure que la

plaine d’Issy s’industrialise. Dans la partie est du site, une

vaste enclave de 63 hectares est achetée par la Ville de Paris

en 1891, qui y crée un champ de manœuvres militaires pour

remplacer celui du Champ-de-Mars. Elle deviendra un champ

d’aviation en 1906 puis le parc Suzanne-Lenglen et l’Héliport.

Une usine de traitement des ordures ménagères est construite

dès 1900 en bord de Seine, sur un terrain acquis par la Ville de

Paris. Plus tard, une centrale thermique renforce le caractère

industriel du site.

Les deux quartiers de part et d’autre du boulevard périphérique

connaissent aujourd’hui une reconversion vers le tertiaire supérieur,

en particulier dans les domaines de la communication

et de l’audiovisuel, à l’exception de l’usine de valorisation des

déchets en cours de reconstruction. L’ambition poursuivie par

Paris et Issy-les-Moulineaux est de créer une porte urbaine digne

de ce nom entre les deux villes. Elle s’appuie sur plusieurs

8


éléments forts : établir la Seine comme trait d’union entre deux

grands parcs la bordant, le parc André-Citroën et le parc de

l’île Saint-Germain, avec une nouvelle façade urbaine le long

des quais ; favoriser le développement d’un pôle d’activités

économiques ; multiplier les accès vers le pôle de desserte

multimodale du pont du Garigliano ; restructurer l’échangeur

du boulevard périphérique au niveau du quai d’Issy pour dégager

de nouvelles liaisons et achever de mailler le réseau viaire.

Enfin, la plate-forme héliportuaire pourrait être surélevée et

réorientée.

QUARTIER DU BAC D’ASNIÈRES

CLICHY-LA-GARENNE

Le quartier du bac d’Asnières a été profondément marqué par

de grandes emprises industrielles sur lesquelles se sont développées

des activités multiples, notamment une usine à gaz

dont les gazomètres ont durablement marqué la silhouette du

quartier. La situation foncière a récemment évolué : la partie

est, occupée par Gaz de France, reste la propriété de la Ville de

Paris ; la partie ouest vient d’être cédée par la Ville de Paris à

la SEM 92 pour la réalisation d’un nouveau parc urbain ainsi

que d’un équipement socioculturel et d’un groupe scolaire. À

proximité immédiate du bord de Seine, les terrains de l’actuelle

fourrière s’ajoutent aux terrains privés des anciennes usines

Fulmen pour accueillir un ensemble immobilier à vocation mixte

d’habitat et de tertiaire.

Le projet de réaménagement du site s’inscrit dans la logique

urbaine de Clichy pour tisser des liens paysagers est-ouest

entre le futur parc et l’épine dorsale centrale de la commune,

en particulier à travers la rue Gustave-Eiffel conçue comme une

« voie paysage », axe principal du désenclavement du quartier

par rapport à la ville. Les équipements envisagés s’insèrent

au cœur du site pour favoriser une accessibilité maximale des

habitants. Parmi eux, le parc urbain de 5,2 hectares constitue

l’équipement majeur. Enfin, l’amélioration du rapport du

quartier à la Seine répond à la volonté d’une réappropriation

des berges.

LES DOCKS DE SAINT-OUEN

SAINT-OUEN

Les Docks de Saint-Ouen s’étendent sur plus de 100 hectares

en bord de Seine, au nord-est de Paris. Terre agricole et lieu

de villégiature jusqu’au début du XIXe siècle, ce fut à partir de

1830 un site d’entreposage autour d’une gare d’eau, puis un

site industriel après l’arrivée du chemin de fer en 1851 tout en

conservant une dimension ludique avec la création d’un hippodrome.

Les lieux sont marqués au XXe siècle par la construction

sur des terrains appartenant à la Ville de Paris d’une usine

d’électricité, d’une usine d’incinération des ordures, recontruite

en 1989, enfin d’une usine pour le chauffage urbain. Le secteur

des Docks forme aujourd’hui une des dernières grandes enclaves

industrielles de Saint-Ouen.

Le scénario retenu pour le schéma directeur d’aménagement

du site, un projet partagé par Saint-Ouen et Paris, est celui d’un

paysage littoral consacrant la rencontre et l’interpénétration de

la ville et du fleuve, par une réappropriation des berges autour

de plusieurs éléments structurants tel un parc de 15 hectares.

Le futur quartier de 100 hectares, qui accueillera 10 à 15000

nouveaux habitants, reprendra les caractéristiques urbaines

identitaires de Saint-Ouen en opérant les coutures nécessaires

à une bonne continuité urbaine. La mixité recherchée traduit

la volonté de valoriser les activités non tertiaires, d’implanter

un canevas d’équipements et de déployer un nouveau tissu

urbain diversifié, tout en densifiant le réseau des transports

en commun. Le quartier des Docks doit ainsi contribuer à l’avènement

progressif d’une véritable péricentralité aux pourtours

de la capitale.

DOMAINE DE BEAUREGARD

LA CELLE SAINT-CLOUD

Propriété de la Ville de Paris, le domaine de Beauregard, objet

d’une donation en 1949 par le comte de Bendern, s’étend au

sud-ouest de la commune de La Celle-Saint-Cloud. Jouxtant la

forêt domaniale de Louveciennes et le parc de Marly-le-Roi, la

plus grande partie de ses terres (110 hectares) constitue

aujourd’hui un parc forestier qui s’inscrit dans le vaste

continuum boisé et préservé de ce secteur. À l’est de la

propriété, se développe sur environ 50 hectares un ensemble

de 115 bâtiments. Édifié pour la SIEMP entre 1957 et 1963 par

les architectes Warney, Saubot, Gravereaux, Rainaut, Pronier

et Bilet, en deux tranches successives, il totalise 2 468

logements sociaux et plus de 8 000 habitants, qui bénéficient

d’un environnement de grande qualité fort apprécié.

Le domaine de Beauregard conserve aujourd’hui ses atouts

d’origine, associant à la simplicité et à la diversité des

architectures dans la pente (maisons en bande, collectifs,

ateliers d’artistes) une réelle intelligence du site et de ses

9


milieux. Pour préserver sur le long terme sa qualité et sa valeur

patrimoniale, une nouvelle réflexion est en cours visant à

prendre en compte l’évolution des pratiques urbaines, à

accompagner les développements et équipements récemment

construits, tout en garantissant la préservation des vides et

du végétal par une gestion attentive du parc.

LE CLOS NOLLET

ATHIS-MONS

Construit dans les années 1970 sous l’égide de la SIEMP, le

Clos Nollet est un programme immobilier de 386 logements

implanté sur un terrain triangulaire surplombant la vallée de

la Seine et planté de cèdres. L’ensemble de onze bâtiments

(de R+3 à R+6), conçu par les architectes Masse, Bigot et Roy,

forme un ovale que ceinture une voirie périphérique. Toutes

les façades intérieures donnent sur un jardin dont une partie

recouvre la dalle supérieure d’un parking semi-enterré, d’une

capacité de 400 places environ. C’est une opération classique

de cette époque.

Le projet global de réhabilitation du quartier est porté par

la municipalité d’Athis-Mons, la SIEMP (propriétaire du

Clos Nollet) et la communauté de communes Les Portes de

l’Essonne. Il comprend plusieurs opérations : la rénovation

de certaines parties des bâtiments et du parking central,

la construction de deux parkings semi-enterrés et de quatorze

maisons de ville, une résidentialisation permettant de

valoriser espaces verts et espaces de jeux et, enfin, la restructuration

des pieds d’immeubles initialement à usage de

commerces en logements pour jeunes, avec une relocalisation

du centre commercial. Les résidents pourront ainsi jouir

d’un environnement plus calme, plus vert et plus sécurisé.

QUARTIER DES MORDACS

CHAMPIGNY-SUR-MARNE

Réalisé en 1968, le quartier des Mordacs fait partie des dernières

opérations de construction massive de logements sociaux

engagées après guerre sur le plateau de Champigny-sur-Marne,

entre lotissements pavillonnaires et terres agricoles. Il résulte

d’une opération menée par l’Office public d’HLM de la Ville de

Paris pour la partie sud et par la société coopérative d’HLM de la

Ville de Champigny-sur-Marne pour la partie nord-est, le centre

commercial et la maison des jeunes. À ce programme s’ajoutera

un ensemble de logements construits par l’Office public d’HLM

de la Seine. Le projet est cosigné par plusieurs architectes : André

Remondet, André Malizard, J. A. Bertrand pour les logements et le

centre commercial, Julien Heulot pour le groupe scolaire.

Le projet de renouvellement urbain des Mordacs, élaboré en concertation,

réaffirme la distinction entre espace public et espace

privé résidentiel pour mettre en scène des lieux significatifs de la

vie de quartier. L’espace public, qui se glisse au cœur du quartier,

induit également une refonte des abords de chaque bâtiment. Le

centre commercial enchâssé entre les angles de quatre tours est

démoli ainsi qu’une des tours, afin d’instaurer des liaisons nord/

sud et de retrouver une offre de logements avec des commerces

à rez-de-chaussée ouverts sur la rue. Associée à la transformation

de l’avenue du 11-Novembre-1918 en une rue de quartier desservant

une succession d’équipements de proximité, la démolition

du bâtiment A de l’OPAC de Paris dégage aussi de nouveaux îlots

constructibles au profit d’un équipement sportif, d’espaces de

jeux et de logements diversifiés. Le projet entre aujourd’hui dans

sa phase opérationnelle, avec l’ouverture d’une nouvelle école et

l’engagement des opérations de réhabilitation, de résidentialisation

et de construction de l’OPAC de Paris, incluant le relogement

en cours des locataires de la tour M.

QUARTIER DU PONT DE SÈVRES

BOULOGNE-BILLANCOURT

Construit en 1974 par Daniel Badani, Pierre Roux-Dorlut et

Pierre Vigneron, assistés de P. Beaudrier, sur un terrain de

10 hectares en bord de Seine, au nord du site des usines Renault,

le quartier de la tête du pont de Sèvres a été l’une des

réalisations importantes menées par l’Office public d’HLM

de la Ville de Paris. Il comprenait un programme mixte de

2 240 logements – dont 56 % d’HLM –, ainsi que 65 000 m2

de bureaux, de commerces et d’équipements. L’OPAC de Paris

continue aujourd’hui à gérer le patrimoine de logements

sociaux qui occupent deux barres, soit 1 257 logements.

Ce quartier présente les caractéristiques habituelles des

grandes opérations menées dans les années 1970, notamment

une confusion de statut entre espaces publics et privés.

Sa morphologie est en rupture avec la structure urbaine

de la ville, ce qui n’encourage pas les non-résidents à le traverser.

En revanche, il est un exemple de mixité sociale et

fonctionnelle, animé d’une vie associative et culturelle importante.

L’enjeu principal est d’assurer un développement solidaire du

quartier avec l’urbanisation en cours des terrains Renault. De

10


nouveaux passages, rues piétonnes et espaces publics sont

définis, tandis que les commerces et les équipements sont

réhabilités ou reconstruits. Les espaces collectifs extérieurs

deviennent des espaces publics de qualité, traités selon un

vocabulaire commun. Les halls des immeubles de l’OPAC de

Paris ainsi que les équipements de proximité s’ouvrent désormais

sur un nouveau mail central.

CANAL SAINT-DENIS

AUBERVILLIERS, PARIS, SAINT-DENIS

Projeté en 1802, le canal Saint-Denis est achevé en 1826.

Dans le prolongement du canal Saint-Martin, il traverse jusqu’à

la Seine les communes de La Villette, d’Aubervilliers et

de Saint-Denis, où sont exploités moulins et domaines agricoles.

Profitant de la proximité du canal et des voies de chemin

de fer, des entrepôts et des usines trouvent une place

de choix sur ce sol plat, peu cher et pratiquement vierge de

constructions. À partir des années 1950, l’agglomération parisienne

connaît une grande mutation due à la désindustrialisation.

Au début des années 1980, le Nord-Est parisien et la

plaine Saint-Denis se retrouvent jalonnés de friches.

Depuis une dizaine d’années, de nombreuses réflexions se

sont succédé sur le canal Saint-Denis, propriété de la Ville de

Paris, définissant les grands principes de son aménagement,

tels un plan d’orientation réalisé par l’APUR en 1993 ou un

principe d’aménagement paysager élaboré par Michel Corajoud

en 1997. Aujourd’hui, cinq projets, de nature différente,

en établissent le devenir. D’abord, une charte intercommunale

de développement durable et de mise en valeur des canaux

est en cours d’élaboration; ensuite, est conçu le Parc

Canal, sous forme d’un chapelet de jardins s’organisant le

long de la voie d’eau ; par ailleurs, un schéma directeur des

implantations portuaires est élaboré, dont l’objectif est de

pérenniser des ports ; un programme d’aménagement paysager

(Ville de Paris, Port autonome, département de la Seine-Saint-Denis,

Plaine Commune, ADEME) de la totalité de la

rive droite est engagé depuis 2001 sur le territoire de Plaine

Commune, dont certaines séquences sont déjà terminées.

Enfin, en 2005, la Ville de Paris et Plaine Commune commanditent

un cahier de prescriptions pour l’aménagement des

deux berges entre le rond-point des canaux à Paris et le pont

de Stains à Aubervilliers.

BOIS DE VINCENNES

CHARENTON-LE-PONT, FONTENAY-SOUS-BOIS, JOINVILLE-LE-PONT,

NOGENT-SUR-MARNE, PARIS, SAINT-MANDÉ, SAINT-MAURICE,

VINCENNES

Les 995 hectares du bois de Vincennes procurent à de nombreux

Franciliens un lieu apprécié de promenade et de détente.

Estimée à 11 millions de visites par an, sa fréquentation se

situe juste derrière celle des forêts de Fontainebleau et de

Rambouillet, sur un espace vingt à trente fois plus petit, aux

portes de territoires urbains très denses. À une échelle locale,

le bois est bordé par huit communes : Paris, sur 800 mètres, et

sept communes du Val-de-Marne sur la quinzaine de kilomètres

restants.

Les limites du bois et des villes qui l’entourent ont été profondément

remaniées sous le Second Empire, lorsque le bois,

propriété de l’État, a été cédé à la Ville de Paris afin qu’elle

l’aménage en promenade publique. Pour aider à financer les

acquisitions et les aménagements, une partie du bois a été

retranchée et bâtie.

Après la tempête de 1999 et ses effets dévastateurs, d’importants

travaux de reboisement ont été engagés avec la participation

des communes limitrophes. La municipalité parisienne

a souhaité définir un nouveau projet d’aménagement. En 2003,

la charte d’aménagement durable du bois de Vincennes a été signée

par les communes riveraines, le département et la région.

Elle fixe les grands axes de réflexion : réhabiliter les paysages

et restaurer les milieux naturels, réduire fortement la circulation

automobile pour une promenade tranquille, reconquérir

l’espace public et gérer les activités dans la cohérence et la

transparence, innover dans les modes de gestion et de gouvernance.

À partir de cette charte, un schéma directeur esquisse

des pistes en vue de guider les projets futurs et d’assurer leur

cohérence globale.

11


PRÉSENTATION DE

LA SCÉNOGRAPHIE

OLIVIER BROCHET, ARCHITECTE

AGENCE BROCHET LAJUS PUEYO, BORDEAUX

Les territoires de la Ville de Paris hors les limites de la capitale

intéressent de multiples communes.

Les sites évoqués dans cette exposition sont autant de fragments

épars disséminés autour de Paris. Pour partir à la découverte

de ces sites en mutation, de leur histoire et de leur devenir, de

leurs particularités et des raisons qui rattachent ces fragments

de territoire dissociés de la ville-centre, il convient de déplacer

un instant le regard que nous portons souvent du centre vers la

périphérie ; de la ville de pierre ordonnancée par l’histoire vers

des lieux plus mouvants.

Pour accompagner ce point de vue, nous avons souhaité, dans

un premier temps, effacer la présence du Pavillon de l’Arsenal.

En son centre, englobant le vide, nous avons suspendu

une boîte blanche, translucide, évanescente, qui gomme la

structure du bâtiment. Là, dans cette tâche blanche, sous cette

lumière étale, nous avons installé deux grandes tables sur lesquelles

huit thématiques de ces « histoires communes » sont

rassemblées. Ces tables sont conçues comme un laboratoire :

des paysages en miniature révèlent les diverses échelles de

ces territoires, des livres sont disposés là pour être feuilletés,

d’autres, sous vitrine, forment un camaïeu sensible. Le visiteur

survole ces espaces, ou s’arrête pour une consultation plus

longue et méticuleuse.

Autour du halo blanc central, dans les galeries, sous les structures

laissées apparentes du Pavillon, sont présentés onze

sites d’Île-de-France, leurs histoires particulières et les liens

spécifiques qu’ils entretiennent avec Paris.

Nous avons cherché à créer au cœur du Pavillon de l’Arsenal un

lieu neutre, qui fait abstraction de sa structure si présente et si

parisienne. Les fragments de Paris hors les murs s’y rencontrent

et dialoguent entre eux, réunis en une scénographie simple et

objective, qui permet d’en percevoir les logiques communes et

de développer des pistes d’évolution partagée.

plan 1/100

Plan 1/100

12


LE LIVRE

PARIS EN ILE-DE-FRANCE, histoires communes

Au fil de son histoire, la Ville de Paris a acquis des terrains situés

en Ile-de-France pour répondre aux différents besoins de son

développement : alimentation en eau, énergies, assainissement

et traitement des déchets, espaces verts et logements.

Cet ouvrage présente l’évolution et le devenir de ces territoires,

offrant ainsi un nouveau regard sur la formation de la métropole

parisienne au travers de ces histoires communes.

«PARIS EN ÎLE-DE-FRANCE, histoires communes»

sous la direction de Bertrand Lemoine, architecte ingénieur

Co-édition : Pavillon de l’Arsenal, A. et J. Picard,

décembre 2006

Collection 19X30 / 244 pages / plus de 450 illustrations

Prix : 39 euros

13


SOMMAIRE DU LIVRE

05.

PRÉFACE

Bertrand Delanoë

Maire de Paris

12.

Paris en Île-de-France, histoires communes

Bertrand Lemoine

06.

AVANT-PROPOS

Jean-Pierre Caffet

Adjoint au maire de Paris,

chargé de l’urbanisme et de l’architecture

Président du Pavillon de l’Arsenal

Pierre Mansat

Adjoint au maire de Paris,

chargé des relations avec les collectivités

territoriales d’Île-de-France

27.

Logements sociaux

Le logement social en région parisienne / Bruno-Henri Vayssière

41.

Canaux

Les canaux parisiens / Bertrand Lemoine

49.

Infrastructures : le fer et la route

Le fer et la route / Bertrand Lemoine

65.

Fret & approvisionnement

Le fret / André-Marie Bourlon

75.

Énergies, production & distribution

Paris sur énergie / Alain Beltran

89.

Traitement des déchets

Quelle destination pour les déchets urbains ? / Sabine Barles

103.

Eaux & assainissement

Les eaux de Paris / André Guillerme

119.

Espaces verts

Jardins aux seuils de Paris / Bénédicte Leclerc

136.

Gare des Mines

Aubervilliers, Paris, Saint-Denis

148.

Bercy - Charenton

Charenton-le-Pont, Paris

160.

Porte fluviale

Issy-les-Moulineaux, Paris

170.

Quartier du bac d’Asnières

Clichy-la-Garenne

178.

Les docks de Saint-Ouen

Saint-Ouen

206.

Quartier des Mordacs

Champigny-sur-Marne

214.

Quartier du Pont de Sèvres

Boulogne-Billancourt

222.

Canal Saint-Denis

Aubervilliers, Paris, Saint-Denis

232.

Bois de Vincennes

Charenton-le-Pont, Fontenay-sous-Bois,

Joinville-le-Pont, Nogent-sur-Marne,

Paris, Saint-Mandé, Saint-Maurice,

Vincennes

190.

Domaine de Beauregard

La Celle-Saint-Cloud

198.

Le Clos Nollet

Athis-Mons

242.

Abréviations

14


LES CONCEPTEURS INVITÉS

Commissaire scientifique invité

Scénographe invité

Bertrand Lemoine, architecte ingénieur

Ingénieur diplômé de l’École Polytechnique et de l’École

Nationale des Ponts et Chaussées et architecte DPLG.

Bertrand Lemoine est directeur de recherche au C.N.R.S. Il

est spécialiste de l’histoire et de l’actualité de l’architecture,

de la construction, et de la ville et du patrimoine aux XIXe

et XXe siècles.

Auteur d’une trentaine d’ouvrages et d’une vingtaine

d’expositions, Bertrand Lemoine est aussi un critique

d’architecture reconnu. Il dirige la revue Architecture ACIER

Construction et enseigne à l’École d’architecture de Marnela-Vallée.

Brochet Lajus Pueyo, agence d’architecture

Agence créée en 1986 à Bordeaux par Olivier Brochet, architecte

DPLG, enseignant et Président du Conseil d’Administration

de l’École d’architecture et de paysage de Bordeaux

depuis 2004 / Emmanuel Lajus, architecte DPLG, membre de

l’association A&CP, secrétaire du Conseil Régional de l’Ordre

des Architectes de 1994 à 1998 / Christine Pueyo, architecte

DPLG et membre de l’association A&CP.

Parmi leurs réalisations récentes:

Restructuration du musée de l’Orangerie, Paris, 2006 /

Lycée professionnel de Matoury, Guyane, 2006 / Médiathèque

de Narbonne, 2004

15


LES ETUDES DE L’ATELIER PARISIEN

D’URBANISME SUR L’AGGLOMERATION

CENTRALE

L’Apur, agence d’urbanisme de Paris, a produit ces dernières

années plusieurs études sur l’agglomération métropolitaine.

L’exposition du Pavillon de l’Arsenal présente des extraits de

ses derniers travaux sur le Bois de Vincennes, Saint-Ouen,

la gare des Mines, Bercy - Charenton, Paris XVe – Issy-les-

Moulineaux, le Canal Saint-Denis et des cartes avec leurs

commentaires sur l’eau et les égouts, le traitement des déchets,

la production et la distribution d’énergie (l’électricité,

le gaz, le pétrole), l’approvisionnement, les zones de frêt,

les infrastructures routières et ferroviaires, les canaux et la

navigation, les espaces verts, le logement social, éléments

préparés dans le cadre de sa contribution à la révision du

Schéma directeur régional d’Ile-de-France (SDRIF).

Concernant les études de ces dernières années, l’Atelier parisien

d’urbanisme a préparé, dès 1987, un premier schéma

d’objectifs pour l’aménagement de la couronne de Paris présenté

au Conseil de Paris en novembre 1988. Dans les années

90, a été engagée une réflexion sur les portes de Paris avec

des études pré-opérationnelles sur la porte de Vincennes,

la porte Maillot, et les trois portes du 13e arrondissement,

les portes d’Italie, de Choisy et d’Ivry. Dans le même temps,

ont été réalisées les études préparatoires pour la révision

du SDRIF de 1994, avec notamment la contribution au « Livre

Blanc de l’Ile-de-France » (février 1990) et la préparation de

la Charte d’aménagement de Paris (avril 1992). En 1995, les

études se sont poursuivies sur le périmètre Paris-Villette-

Aubervilliers dont une première réalisation est intervenue

porte d’Aubervilliers avec un peu plus de 500 logements,

une crèche et un jardin, la coordination architecturale étant

assurée par l’Atelier parisien d’urbanisme. Le projet était -

déjà - de réaliser une « grande agrafe verte» entre Paris et

la Plaine Saint Denis. La partie Sud a été réalisée, la partie

Nord, conçue et dessinée en relation étroite avec la mairie

d’Aubervilliers.

Mais c’est à partir des années 2000 que les réflexions se sont

particulièrement développées sur l’interface entre Paris et

les communes voisines, notamment pour le renouvellement

urbain des quartiers situés sur la couronne de Paris. L’Atelier

prépare et suit à leur démarrage les secteurs du Grand Projet

de Renouvellement Urbain de la couronne de Paris (GPRU).

Ce travail s’inscrit dans la continuité d’un dossier d’étude

important conduit avec l’IAURIF portant sur l’aménagement

des portes de la capitale, et des projets de couverture du

boulevard périphérique. En 2000 et 2005, l’Atelier a très largement

préparé le dossier de candidature de Paris pour les

Jeux olympiques de 2008 et 2012 : choix des sites et examen

de leur aménagement dans un cadre métropolitain. Avec

ses travaux sur l’agglomération parisienne, l’Atelier parisien

d’urbanisme s’efforce d’apporter des outils d’analyse tendant

à une meilleure intégration entre les politiques urbaines

de Paris et des communes de la petite couronne, comme:

l’étude des politiques communales en matière d’urbanisme

et de déplacements de Paris et des vingt-neuf communes limitrophes,

le schéma de verdissement de Paris et une trame

verte régionale, un schéma de développement et de mise en

valeur des canaux, l’aménagement de l’aqueduc de la Vanne,

les liaisons entre Paris-Rive-Gauche et Ivry-sur-Seine, ou encore

l’attractivité économique et commerciale du centre de

l’agglomération etc.

Parallèlement à ces travaux, l’Atelier a réalisé un important

travail cartographique et photographique dont l’exposition

présente de nombreux extraits.

16


GÉNÉRIQUE,

REMERCIEMENTS

Pavillon de l’Arsenal

Centre d’information, de documentation et d’exposition d’urbanisme et d’architecture

de la Ville de Paris

Association loi 1901

Jean-Pierre Caffet, Président,

Adjoint au maire de Paris, chargé de l’Urbanisme et de l’Architecture

Exposition et ouvrage créés par le Pavillon de l’Arsenal, décembre 2006

avec la participation de l’Atelier parisien d’urbanisme

Commissariat général : Pavillon de l’Arsenal

Dominique Alba, architecte, Directrice Générale

Alexandre Labasse, architecte, Directeur délégué

Marianne Carrega, architecte, Adjointe à la Directrice Générale et Responsable des

éditions

Coordination et suivi de l’exposition : Nicolas Migot

Coordination et suivi de l’ouvrage : Marion Dambrin, architecte

Recherches documentaires : Antonella Casellato, Documentaliste

Communication : Julien Pansu, architecte, Responsable de la communication et Elfi

Turpin

Éditions du Pavillon de l’Arsenal

Dominique Alba, architecte, Directrice de la publication

Éditions A. et J. Picard

Chantal Pasini, Présidente Directrice Générale

Conception scientifique de l’exposition et de l’ouvrage

Bertrand Lemoine, architecte ingénieur, directeur de recherche au cnrs

Exposition

Scénographes invités : Brochet Lajus Pueyot, architectes

Conception graphique : Amélie Boutry

Réalisation et montage :

Réalisation de la table et éclairage : Service Technique du Génie Civil et des Aménagements

Intérieurs

Impressions : Ad Prod, Couleurs et Communication, Sippa Labo

Voiles : Edmond Petit

Bureau de contrôle : Socotec

Alpiniste : Vertiges, Rémi Canaple

Signalétique extérieur : id zif

Ouvrage

Conception graphique : Martin Corbasson

Secrétariat de rédaction : Julie Houis

Atelier parisien d’urbanisme

Jean-Baptiste Vaquin, Directeur

Coordination : Emmanuelle Roux

Ont collaboré à cet ouvrage et cette exposition :

Paul Baroin, Frédéric Bertrand, Christiane Blancot, Patrice Bouny, André-Marie Bourlon,

Cécile Diguet, Florence Hanappe, Audry Jean-Marie, Mehand Meziani, Pierre Micheloni,

Jean-Michel Milliex, Olivier Richard, Paul Rouet, Florent Turck, Anne-Marie

Villot.

Documentation : Martine Bosshardt et Maud Charasson

Conception graphique, cartographique : Florent Bruneau, Martine Cléron, Edwige

Dessenne, Bernadette Eychenne, Patrick Galas, Anne Servais.

Reportages photographiques : Emmanuel Pinard et Benoît Grimbert, ainsi que : Benjamin

Drossart, Solenn Guével, Bertrand Le Boudec.

Le Pavillon de l’Arsenal et le commissaire scientifique invité remercient tout particulièrement

les villes de :

Athis-Mons, Aubervilliers, Boulogne-Billancourt, Champigny-sur-Marne, Charentonle-Pont,

Clichy-la-Garenne, Issy-les-Moulineaux, La Celle-Saint-Cloud, Nogent-sur-

Marne, Saint-Ouen et la Communauté d’agglomérations Plaine Commune.

Le Pavillon de l’Arsenal et le commissaire scientifique invité remercient également

les institutions, organismes, sociétés et les directions de la Ville de Paris, qui ont

contribué à la réalisation de l’ouvrage et de l’exposition :

les directions de la Décentralisation et Relations avec les Associations, les Territoires et

les Citoyens; du Logement et de l’Habitat; des Parcs, Jardins et Espaces verts; du Patrimoine

et de l’Architecture (Service technique du génie civil et des aménagements intérieurs);

de la Protection de l’Environnement ; de l’Urbanisme (mission communication);

de la Voirie et des Déplacements (Archives de la section des dérivations et des canaux

de la Ville de Paris) ;

la saem Val-de-Seine Aménagement, la sem 92, la sem Plaine Commune Développement,

la siemp, l’opac de Paris, la sodedat 93, rff/sncf ;

la Compagnie parisienne de chauffage urbain (cpcu), Eau de Paris (Société anonyme

de gestion des eaux de Paris), le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement

de l’agglomération parisienne (siaap), le Syndicat mixte central de traitement des

ordures ménagères (syctom) ;

la Régie autonome des transports parisiens (ratp) ;

la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, la Photothèque des musées de la Ville

de Paris,

Roger Viollet ;

l’Agence photographique de la Réunion des musées nationaux, les Archives municipales

d’Aubervilliers, les Archives municipales de Saint-Ouen, les Archives nationales,

la Bibliothèque nationale de France, la Cité de l’architecture et du patrimoine :

centre des archives du xxe siècle, la Documentation française, l’École nationale des

Ponts et Chaussées, Inter Atlas, Michelin, le ministère de la Culture et de la Communication

: emoc, le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, la

médiathèque edf, le musée de l’Île-de-France de Sceaux, la photothèque de la direction

régionale de l’Équipement d’Île-de-France, la photothèque de l’Institut d’aménagement

et d’urbanisme de la Région Île-de-France, la photothèque de l’Institut

géographique national, la photothèque du ministère des Transports de l’Équipement

du Tourisme et de la Mer, Rapho.

Le Pavillon de l’Arsenal et le commissaire scientifique invité remercient tout particulièrement

Yannick Beltrando, Éric Jean-Baptiste, Olivier Nicoulaud, Claude Praliaud

et Hélène Schwoerer pour leur aide et leur soutien,

ainsi que :

Norbert Akriche, Françoise Allache, Véronique Barry Delongchamps, Armelle Bernard-Sylvestre,

Michel Berné, Hervé Beuchère, Anne-Sophie Brackez, Daniel Combelles,

Daniel Coutelier, Delphine Desveaux, Sergio Domingues, Jacques Evrard,

Rocco Favale, Linda Gallet, Claire Galopin, Dany Gander-Gosse, Pierre Hibon, Anne-

Claire Houacin, Philippe Kalffon, Aurélie Lacouchie, Bernard Landau, Michel Lapaquette,

Jacques Leroy, Brigitte Loye-Deroubaix, Olivier Miller, LionelMorel, Christophe

Moisy, Alain Nabeth, Laurent Nassier, Jean Papoul, Muriel Paquelet, Jean-Claude

Pariselle, Anne Pétillot, Pascal Pouteau, Sophie Petit, Christian Quentin, Rodrigue

Rosemond, Jean-Pierre Salomon, Johann Sandler, Philippe Solas, Anne-Clémence

Sorbara, René Tosetto.

Le Pavillon de l’Arsenal et le commissaire scientifique invité remercient tout particulièrement

les architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieurs ainsi que les maîtres

d’ouvrage publics et privés qui ont bien voulu participer à cet ouvrage et cette exposition.

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