Cinéma et Propagande aux Etats Unis - Base de connaissance AEGE

bdc.aege.fr

Cinéma et Propagande aux Etats Unis - Base de connaissance AEGE

CINEMA ET PROPAGANDE AUX

ETATS-UNIS

« L’enjeu est de saisir au-dede leur simple déroulement, le sens des événements représentés et ce, dans leur globalité et leur

généralité »

« le cinéma représente la réalité, y participe, en repropose la profondeur et la consistance, en libère le sens caché (…) en exhibe

l’essence »

11/2005

Auteurs :

Christophe Collier, Isabelle Denervaud, Julie Lasne, Armelle Legoff.

Sous la direction de :

Christian HARBULOT

Avertissement et Copyright

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de

l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou diffusions, elles ont été soumises au Conseil

scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais

l'exhaustivité et l'exactitude ne peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont

valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans le temps. Le

contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures.

Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne reflète pas nécessairement les opinions du(des)

employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de

ministères pouvant êtres concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des

seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources

auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction, en totalité ou en partie, de ce document et/ou

étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 1

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Mots-clés

Cinéma, propagande américaine

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 2

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Les livres analysés ................................................................................................................................ 5

Liste des livres analysés ...................................................................................................................... 6

Fiche « Les théories du cinéma depuis 1945 » .................................................................................. 7

Fiche « Cinéma, psychanalyse et politique » ..................................................................................... 9

La fonction coloniale de la télévision ................................................................................................ 14

Les documentaires .............................................................................................................................. 16

« Opération Hollywood » .................................................................................................................... 17

« Memphis Belle » ............................................................................................................................... 20

« Les séries américaines », ................................................................................................................ 21

« La guerre du Pacifique »,................................................................................................................. 24

. PEARL HARBOR 1941-43 ............................................................................................................... 24

. BATAILLE DE L’ÎLE DE TARAWA .................................................................................................. 24

DÈS 43 ............................................................................................................................................... 25

À SAÏPAN ........................................................................................................................................... 25

Les Films analysés .............................................................................................................................. 26

The green Berets ................................................................................................................................. 27

Apocalypse Now .................................................................................................................................. 28

Crimson Tide ........................................................................................................................................ 29

Independance Day ............................................................................................................................... 30

Black Hawk Down ................................................................................................................................ 31

Pearl Harbor ......................................................................................................................................... 32

Wings .................................................................................................................................................... 33

Top Gun ................................................................................................................................................ 34

Les sources Internet ........................................................................................................................... 36

Liste des sites internet consultés ...................................................................................................... 37

Contenu de l’article : Le terrorisme anticipé par Hollywood ?....................................................... 39

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 3

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


La CIA à travers les conflits ............................................................................................................... 43

1941 Pearl Harbor .............................................................................................................................. 43

1961 – 1972 Operation Phenix –Vietnam.......................................................................................... 43

1963 Dallas Assassinat de John Kennedy ........................................................................................ 44

1972 Washington –Watergate ........................................................................................................... 45

1979 Iran ............................................................................................................................................ 45

1989 Fin de l’URSS ........................................................................................................................... 46

2001 New York .................................................................................................................................. 46

Les acteurs de l’Intelligence Community .......................................................................................... 47

Article France Amérique, 11/09/02 ..................................................................................................... 49

1 - L’hyperréalisme impressionnant des films catastrophes anglo-saxons ....................................... 49

2 - L’attaque aérienne des avions terroristes détournés sur les Twin Towers de New-York ............ 50

3 - L’urgence d’une protection militaire de Manhattan ....................................................................... 51

4 - Le Bio-terrorisme .......................................................................................................................... 51

5 - US Military Defense cherche « screenwriters » et « spin doctors» désespérément .. ................. 52

6 - Décrypter les scénarios d’anticipation des films hollywoodiens ................................................... 52

Walter Lippmann ................................................................................................................................. 55

Postface : La Propagande en France vue par le Réseau Voltaire .................................................. 56

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 4

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Les livres analysés

1ère

Partie

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 5

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Liste des livres analysés

PORTES, Jacques. De la scène à l'écran. Paris : Belin, 1997

BIDAUD, Anne-Marie. Hollywood et le rêve américain. Paris : Masson, 1994

BOUJUT, Michel, CHANCEL, Jules. Europe-Hollywood et retour. Paris : Autrement, 1992

DESMAZIERES, Catherine, HOUGRON, Alexandre. La ville américaine dans le cinéma de

science-fiction. Revue française des affaires américaines, n°56, mai 1993

KRAUCER, Siegfried. From Caligari to Hitler, 1947

DADOUN, Roger. Cinéma, psychanalyse et politique

CASETI, Francesco. Les théories du cinéma depuis 1945

Ouvrage Collectif dirigé par Christian Harbulot et Didier Lucas, La Guerre Cognitive

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 6

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Fiche « Les théories du

cinéma depuis 1945 »

Trois acceptions dans la définition du cinéma : un fait de culture (avant 1945, confiné dans la

marginalité), une spécialité, avec un langage spécifique, des revues théoriques et la mise en

place d’une scène internationale

Années 50 – 60 : opposition entre l’art (discours artistique) et le fait (discours scientifique) :

cinéma comme manifestation d’une personnalité, d’une idéologie ou encore d’une culture…

ou comme une réalité objective, à examiner dans ses composantes tangibles.

Années 60 – 70 : imposition d’une approche méthodiste

Casetti : le cinema comme « une filature du réel » : mission d’exploration du monde. Le cinéma est un

langage, avec ses propres moyens d’expression.

« l’enjeu est de saisir au-dede leur simple déroulement, le sens des événements représentés et ce, dans leur globalité

et leur généralité »

« le cinéma représente la réalité, y participe, en repropose la profondeur et la consistance, en libère le sens caché (…)

en exhibe l’essence »

Les analyses psychologiques du cinéma étudient les processus de la mémoire et les

processus émotionnels.

La perception («l’expérience cinématographique ») : analyse du mouvement, de l’espace, de

l’interprétation et du caractère de réalité du film => quelle distanciation psychologique ?

La compréhension et la mémorisation instantanée / différée

La participation : un rapport empathique liant le spectateur aux éléments défilant sur l’écran

(indifférence… identification)

La sociologie du cinéma est analysée via quatre voies : L’industrie, L’institution, De manière

plus large l’industrie culturelle ou encore La représentation du social.

Mercillon (1953) : étude sur le cinéma américain :

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 7

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


« De 1896 à 1908, le cinéma vient de naître. Il passe du contrôle de ses inventeurs à celui des businessmen. Durant

cette époque le cinéma sera un « competitive small business ». La concurrence joue à plein ; les investissements exigés

sont minimes. »

« Mais l’année 1909 arrive et verra la première tentative de concentration et le début de la grande bataille pour le

contrôle. De 1909 à 1929, ce sera l’époque des conflits entre trusts, marquée par trois faits dominants : la constitution

du premier monopole de cinéma ; la Motion Pictures Patents Company, l’influence prédominante d’Adolph Zukor au

sein de la nouvelle industrie ; le rôle des petites banques. Chaque entreprise essaie d’atteindre à un monopole absolu,

mais aucune ne peut y parvenir ; cependant, une certaine concentration a lieu. »

« De 1929 à nos jours. Grâce aux brevets du son, qu’elle contrôle, à la faveur du cinéma parlant la haute banque

américaine prend position au sein de l’industrie du cinéma. La crise lui permet encore de resserer ses contrôles. Cinq

firmes domineront désormais l’industrie, elles constitueront une structure oligopolistique originale et un certain « fair

play » régnera entre elles. Un but est atteint : la domination est réalisée. »

Pierre Sorlin

« Le film ne constitue jamais un duplicata de la société, il n’en sélectionne que quelques

fragments, il les charge de sens ».

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 8

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Fiche « Cinéma,

psychanalyse et politique »

Les mécanismes de manipulation au travers du cinéma

1895 : Naissance de la psychanalyse et du cinéma à la même époque.

Le 18è est le siècle du rationalisme et du positivisme scientifique auquel ces deux

découvertes amèneront une bouffée d’oxygène comparant les salles obscures du cinéma et

son effet « hypnoïde » aux zones obscures de l’ inconscient.

Ces deux nouvelles voies sont la porte ouverte à l’imaginaire, aux rêves, aux projections,

aux transferts, aux fantasmes, à l’inconscient, aux fictions, aux IMAGES, à l’émotion et au

merveilleux.

Les débuts du cinéma commenceront par des études physiologiques sur la décomposition

du mouvement des êtres vivants (cheval, homme,…) pour percer le secret de la dynamique

des corps.

Le cinéma représente un phénomène de simplification, de projection d’images données

facilement à des ressentis complexes (ex : des images données prémachées à des

sentiments de coups de foudre, de passion, d’angoisse (cf « Psychose » D’Hitchcock et ses

plans sur la douche, etc)

L’on fera un parallèle aussi entre l’écran blanc du rêve dans le premier sommeil avec celui

de la salle de cinéma.

A ce sujet, les expériences menées par le psychanalyste TAUSK démontreront l’effet

d’aliénation produit par des images projetées en 2D sur des schizophrènes les rendant

étrangers à eux-mêmes. Ces images différant des hallucinations visuelles typiques en 3D

dont les chizophrènes sont habituellement victimes.

Sur nous, le cinéma produit un effet similaire d’ « aliénation » en nous dépersonnalisant, en

nous rendant donc étrangers à nous-mêmes : toute notre image extérieure comme intérieure

(look, style, attitudes, comportements, émotions, sentiments,…), nos relations et nos visions

de l’autre ne sont que le reflet/ la copie de modèles fabriqués par le cinéma avec ses Stars,

Idoles, Sex Symbol,…

DANS CETTE PREMIERE RELATION ENTRE CINEMA ET PSYCHANALYSE COMMENCE

DÉJÀ LA PROPAGANDE ET LA MANIPULATION DE L’ETRE, LUI FAISANT OUBLIER SA

PERSONNALITÉ POUR SE CONFORMER À UN MODÈLE FABRIQUÉ SUR PELLICULE.

L’IMAGE montre ce qu’elle est mais aussi ce qu’elle n’est pas / ce qu’elle cache à travers

son montage, ses différences de rythmes et de plans.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 9

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


• Tantôt elle fonctionne comme une berceuse, donnant un sens érotique de la réalité

(cf les films d’Amour avec leur happy end à l’eau de rose,…) ;

• Tantôt elle se transforme en martèlement d’images persécutoires paranoïaques. Le registre des films

idéologiques de propagande fascistes se compare à une forme de laitage doucereux à contrario des

films à la réalité crue et violentée de Luis Bunuel, etc

On ne maîtrise pas l’image, ni les perceptions ou réactions de l’inconscient soumis à cellesci.

Pour preuve des films à vocation idéologique nazie, antisémite atteignirent souvent des buts

opposés à ceux visés comme « Le Juif Süss » , « Les ventres glacés » de Brecht,....

Dans les films de propagande, derrière l’image première, la manipulation se niche dans une

foule d’autres ficelles :

• dans la bande son à l’instar d’Hitler qui s’incarnait derrière sa Voix et non son

physique

• dans la présence plus abstraite de décors, d’objets, de symbole, d’allusion comme un

Staline imagé sous la forme d’une effigie : Il est «d ‘acier » diront certains.

• dans les processus d’identification/ de ressemblance au peuple pour créer une

proximité , une confiance via une familiarité entre le dirigeant et les dirigés, une

complicité ; à l’image du Duce / Mussolini qui s’affichait habillé et torse nu comme sa

population. Ce qui revient à dire : je suis comme vous, vous êtes comme moi, je suis

vous, je vous comprends donc, je parle et j’agis donc comme vous le feriez ou le

souhaiteriez puisque nous sommes pareils (en apparences). Cela marche, le masque

le plus impressionnant et le moins contestable restant celui dont se construit le

cinéma d’actualité : la réalité. ( De nos jours, ce n’est pas sans faire penser aux

raisons qui poussent sans doute : un Clinton à jouer du saxo en public, à dévoiler

jusqu’à leur chat l’accueillant au retour de son jogging comme bons nombre

d’Américains ; ou Bush revêtant son Stetson, ses santiags et sa panoplie de cowboy

dans on ranch texan pour y accueillir journalistes et chefs d’état ; ou plus près un

Villepin et un Sarkozy joggant parmi les journalistes dans des tenues comme les

nôtres, ou la famille d’Angleterre et ses thérapies télévisées,…).

• CETTE PROPAGANDE DE PROXIMITÉ CONSISTE À NOUS PRÉSENTER DES

PERSONNES DE FACON À CE QUE NOUS PUISSIONS NOUS RECONNAÎTRE

EN ELLES, NOUS IDENTIFIER À ELLES, CRÉANT AINSI UNE CONFIANCE VIA LA

FAMILIARITÉ. MUSSOLINI résumait cela ainsi: RÉALITÉ= ITALIE=REGIME=DUCE.

Le cinéma fabrique un rêve : LE DUCE lequel à son tour fabrique une

réalité=récréation, le document passant ainsi à la trappe pris au piège de

l’hallucination selon Gabriele Baldini.

LE CINÉMA DE PROPAGANDE fasciste ou autres TRAVAILLE LE SPECTATEUR AU

COEUR, gage d’efficacité, où l’émotion et l’irrationnel l’emportent au travers de

fantasmatiques lourdes ou légères. Ces valeurs imaginaires véhiculées par le cinéma de

propagande guerrière sont généralement : FORCE, PEUPLE, TERRE, MORT. La FORCE

de Loi s’incarne dans le Chef, fondateur quasi divin, faisant une exaltation constante du

PEUPLE/de la Patrie (bloc soudé) par une volonté expansionniste, de conquêtes, de grands

travaux, de maîtrise de la nature pour lesquels il faut être prêt à se sacrifier. (ex : les défilés

de la Place Rouge, le Retour à la Terre prôné par le régime de Pétain, la mort dans la vision

apocalyptique du nazisme, immortelle du stalinisme, religieuse avec Mussolini,…)

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 10

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


(Ex de films : « la secrétaire privée », « le passeport rouge », « le juif Süss », « la vieille

garde »,…).

Parmi les stéréotypes de propagande utilisés, l’on trouve fréquemment : la sexophobie (des

relations sexuelles hors mariage imposées par un pervers), un pervers (juif, intégriste,

indien, …), une jeune fille gentille et pure, victime injuste et souffrante du pervers, le héros

(les nazis, le cowboy, …) qui la sauvera, les victimes sacrificielles ( les dommages

collatéraux /morts d’innocents), …au nom desquelles tout massacre, toute purification se

trouvent justifié et licité ! (ex : dans la plupart des westerns, justifiant ainsi le massacre des

Indiens/pervers ; ou dans « la vieille garde » où la mort d’un enfant innocent d’une balle de

l’ennemi sera le prétexte à la vengeance « juste » des fascistes et à la purification).

La propagande fasciste valorise la Patrie comme le cinéma américain par le brandissement

constant du drapeau, de l’hymne national et de son effet produit sur le peuple, l’entonnant la

main sur le cœur, l’œil humide,…

Parmi les techniques de manipulation dans la construction du film, il y a :

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 11

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


• Le commencement du film par les dernières images de l’histoire chargées en effets

esthétiques forts et en messages idéologiques. Ex: « Métropolis » de Fritz Lang avec

la poignée de main du Capital et du Travail sur fond de travailleurs-esclaves, « M le

Maudit » voix disant aux femmes de veiller sur leurs enfants, transformant en

sentimentalité le problème posé par le film en pleine effervescence nazie, « King

Kong » abattu par des hélicoptères sous la phrase du producteur : « la belle a vaincu

la bête » , transformant en mythologie scolaire l’action de la civilisation moderne (ces

hélicoptères meurtriers).

• La Happy End : la conclusion euphorique qui efface les problèmes et réconcilie tout le monde (ex :

« Portier de nuit »de Cavanni )

• Le voyeurisme à double effet (= le plan de trop, le regard de trop), qui, perdant sa

cohérence esthétique, enferme le spectateur dans un espace idéologique balayé par

un regard voyeur/fasciné et donc bloqué dans l’image empêchant toute distanciation,

réflexion ou mouvement critique. (ex : « Portier de nuit »de Cavanni dans son

voyeurisme sur l’état et tous les sévices sexuels et autres infligés aux déportés)

• Un film construit sur une structure ambiguë « validé » par d’autres éléments comme

des images historiques ( archives de déportation,…bloquées elles aussi dans la

mémoire de l’histoire) . Cette forme de propagande consiste à « psychologiser

l’histoire, empêchant ainsi tout recul au spectateur, et non, à historiciser une relation

psychologique et sexuelle entre deux êtres » (ex : dans « Portier de nuit ». Le résultat

d’une telle pratique aboutit à un tissus d’élucubrations idéologiques sur la victime

juive, qui désire son bourreau nazi et son mal ( syndrome de Stockholm dévoyé)).

• La terreur qui dissout les frontières entre légalité et illégalité, qui transforme les

truands en justiciers, qui s’impose comme une réalité sociale (cf « M le maudit » de

Fritz Lang, faisant du petit chef nazi accomplissant les basses œuvres de l’hitlérisme,

un excellent fonctionnaire social démocrate ; les sauvages Indiens, vivant comme des

animaux , scalpeurs et violeurs de nos jeune filles pures, que le cowboy propre,

symbole de la civilisation, exterminera au nom de la sauvegarde de ces jeunes filles,

de leur famille, de la civilisation et du progrès,… )

• L’utilisation du spectacle et du corps sportif traités comme la messe politique,

stigmatisant une idéologie chevillée au corps comme avec le Nazisme . Les athlètes,

porteurs de messages mystiques à travers leur mécanique corporelle, idéal de Force,

de Beauté, de Volonté, de Santé, de Jeunesse, d’Ordre, d’Harmonie. (ex « Olympia »

de Leni Riefenstahl commandé par Hitler; la série des Rocky ; l’usage du foot et des

sportifs de nos jours aux USA comme en Europe. Qui ne parle/connaît pas Z.

Zidane,…). Tous ces éléments donnent aux discours fascistes et autres l’ adhésion

de la psychologie de masse.

De même, les films se traitent fréquemment selon quatre structures (typiques des

productions américaines) :le film policier, médical, judiciaire ou journalistique.

Chacune valorise un modèle/ stéréotype déterminé et recouvre ainsi la dimension, par

exemple, politique d’un acte historique (ex. « Z » de Costa Gavras) et en détourne les

affects du noyau, historique- politique ici, pour les récupérer dans le système d’un de ces

quatre modèles (ex : le traitement cinéma « policier » d’un meurtre politique - via des

poursuites, arrestations, avertissements, attaques, matraques, menaces de mort,…- le

déleste de sa charge politique au profit du spectacle…).

Les deux figures héroïques stéréotypes du cinéma US augmentent ce processus de

détournement : « le Journaliste Débrouillard » et « le Magistrat Intègre », sans oublier que la

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 12

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


presse représente le 4è pouvoir aux USA. Le cinéma US nous la présente sous un visage

idéalisé, la presse dans sa réalité traitant l’information pour qu’elle serve aux formes

idéologiques dominantes du pouvoir et non comme outil de vérité pour pigiste redresseur de

tort.(ex : dans « Z » idéal de justice cinématographique à contrario de la réalité historique où

la justice joua un rôle prépondérant dans la montée des fascismes et de la répression =

MYSTIFICATION DE LA VÉRITÉ).

Le fait de ne pas laisser le moindre interstice dans le film, de le « bourrer » des différentes

psychologies des personnages, de notations sociales, de plans (gros, larges, travelling,

fixes, sauts, rythmes,…), etc empêche le spectateur de se reprendre, de reprendre son

esprit critique, son recul.

La réception de tous ces effets cinématographiques auprès du public a pour but de

dramatiser la communication en véhiculant une multitude de stéréotypes/de modèles, de

jugements implicites, de choix orientés,…dont le montage se rapproche de l’idéologie

réactionnaire (cf les montages des émissions de télé réalité d’aujourd’hui).

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 13

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


La fonction coloniale de la

télévision

A l’inverse du cinéma, qui néanmoins, dépend d’un choix (d’y aller ou non), d’un effort

(changement de lieu, s’habiller), permet une convivialité (entre amis, .. .), permet de prendre

du recul / de différencier Réel et le Virtuel du cinéma (par un lieu propre : la salle de

projection, l’extinction des lumières et son rallumage en début et fin de séance, l’obligation

de bouger et de ne pas rester quand c’est fini), la télévision fonctionne comme le colon

dévastateur de notre intérieur ( de notre appartement comme de notre personne) en

occupant le temps du téléspectateur.

Les luttes politico sociales, menées depuis un siècle, arrachèrent ce temps libre à l’horaire

aliénant du travail…pour en faire aujourd’hui une autre aliénation.

Le téléspectateur se retrouve aujourd’hui exproprié de son temps, de son histoire, de son

rythme existenciel (manger, dormir, parler, se distraire, rêver, aimer, partager, recevoir,…),

des siens, qui se règlent et se dérèglent sur les tranches horaires télé. Ce qui importe

aujourd’hui, c’est que cela défile sur l’écran télé, peu importe la qualité pour autant que cela

occupe /BOURRE notre temps. ..UN BOURRAGE DE CRÂNE AUTO-ADMINISTRÉ.

L’image télé, à l’inverse du cinéma, pénètre chez nous, dans notre intériorité, dans notre

espace cellulaire familial, tel un VIOL, un colonialisme. L’espace temps de toute la famille se

retrouve généralement clôturé au poste de télé, qui devient le point d’ancrage des structures

sociales sur tous les plans : organisation de l’appartement, du mobilier, des repas, de la

convivialité, des échanges,…

Télé et cinéma enferment tous deux l’image dans des normes conformistes mais le cinéma

offre un espace de rupture (hors de chez nous) , d’altérité, de convivialité et de recul

possible, les capacités critiques et négatrices pouvant de ces faits persister.

La toute puissance de l’image vise à nous maintenir dans un état à un niveau infantilisant via

ses Héros invincibles de western, ces séducteurs irrésistibles, ses Zorro, Superman, Ben

Hur, Maciste, ses Sex Symbol,…

Sans compter les messages « subliminaux » ou héros cachés derrière des marques etc

(ex. Coca Cola dans « Dr Folllamour » de S. Kubrik les 10 cents nécessaires au coup de fil

pouvant éviter l’apocalypse seront miraculeusement fournis par un distributeur de Coca Cola

éventré pour la bonne cause ; James Bond & BMW, etc.)

Les religions ont toujours voulu interdire les images, les icônes vu leur pouvoir avéré

d’idolâtrie, d’aliénation,de facilité de représentation et d’adhésion comme de manipulation.

L’autel télévisuel et cinématographique collent aujourd’hui –comme depuis toujours- à

l’Actualité et aux préoccupations du moment, le risque de manipulation et de perte de notre

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 14

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


libre arbitre face aux grandes questions, enjeux, politiques et économies qui nous

concernent est donc posé. (ex de films collant à l’actualité : « Dr Follamour » avec la

menace nucléaire, « Alerte » « Guerre des mondes » « the day after », « twister »,…sur les

peurs de pandémies, de réchauffement climatique, de pollution, les séries « 24 H » etc sur

les attentats, l’intégrisme, la sécurité nationale,la guerre des services (NSA , FBI , CIA,

Pentagone,…),

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 15

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Les documentaires

2ème

Partie

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 16

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


« Opération Hollywood »

Documentaire de M. Ronai et E. Pacull, Réalisé par E. Pacull (Arte octobre 2004)

Coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici & Avro Hollande avec le soutien du Programme

Media de la Commission européenne (http://www.artetv.com/static/c1/041029_usa/anim_fr/index_fr.html)

La longue collaboration entre Hollywood et le Pentagone a permis aux Américains de

produire des films aux budgets gigantesques et à l’efficacité redoutable… Retour sur une

association fructueuse, de la Première Guerre mondiale au conflit irakien, en compagnie de

cinéastes, de militaires et d’agents des services spéciaux. Depuis la naissance du cinéma

américain, Hollywood n’a jamais cessé de représenter la guerre. Conscient du formidable

outil de propagande que pouvait constituer la production de ces films, le ministère de la

Défense s’est aussitôt rapproché des studios. Aujourd’hui encore, nombreux sont les films

qui bénéficient de l’appui du Pentagone. En contrepartie les forces armées américaines

jouissent d’un droit de regard sur les scénarii… Entre ententes cordiales et profonds

désaccords, entre censure et propagande gouvernementale, ce film retrace les soubresauts

d’une coopération fort complexe.

Nourri de larges extraits de films, le documentaire de Maurice Ronai et Emilio Pacull

radiographie plus de soixante ans de cinéma de guerre américain et y décrypte l’influence

du Pentagone. Le récit s’appuie sur de nombreux témoignages : des interviews de

réalisateurs, de producteurs, de critiques de cinéma, mais aussi de membres du Pentagone,

parmi lesquels Philip Strub, responsable des relations avec le cinéma. Sans détour, l’homme

clef du système confirme que seuls les projets véhiculant une image positive des forces

armées bénéficient d’aides ministérielles. L’accord entre Hollywood et le ministère de la

Défense repose sur une équation simple : les producteurs peuvent disposer de tout le

matériel nécessaire (porte-avions, sous-marins, images d’archives, conseils techniques…) à

condition que les films magnifient l’armée, exaltent l’héroïsme, le patriotisme, la

camaraderie… Cette “entente” fonctionne bien entre la Première et la Seconde Guerre

mondiale, donnant naissance à de nombreux films qui célèbrent l’invincible armée

américaine. Le jour le plus long, réalisé en 1962, marque l’apogée de cette complicité. Puis,

la collaboration devient plus difficile pendant la guerre du Viêt-nam – vaste sujet à

controverses… Hollywood et le Pentagone se rapprochent à nouveau dans les années 80.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 17

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Symbole de ces retrouvailles : Top gun. Le réalisateur Tony Scott y réhabilite l’armée,

célèbre sa supériorité technologique et offre à l’US Air Force un formidable spot publicitaire

d’une heure trente !

Avec précision, le film révèle comment le Pentagone supprime (dans les scénarii qu’on lui

soumet) les moindres aspects portant atteinte à l’image de l’armée, et n’hésite pas à

édulcorer certaines versions des faits qui discréditent ses troupes. Un véritable travail de

censure approuvé par des réalisateurs parfois peu soucieux de leur intégrité artistique. “Un

bon film est un film qui montre que la guerre n’est pas la bonne solution. Tous les films qui

ont reçu l’aide de l’armée affirment le contraire…”, résume le journaliste David L. Robb.

Compte tenu de ces critères, des films comme Platoon, Apocalypse now ou Full metal jacket

n’ont perçu aucune aide gouvernementale. En revanche, Pearl Harbor a fait partie des

élus… Aujourd’hui, le Pentagone se tourne vers les jeux vidéo et s’intéresse aux capacités

acquises par Hollywood dans les domaines de l’imagerie numérique et de la simulation…

Depuis début septembre 2004, le Pentagone a sa propre chaîne de télévision sur le câble

(Turner) : Pentagone Channel.

Trois degrés de coopération entre Pentagone & Hollywood :

« …. L’aide accordée par le Pentagone lors du tournage d’un film est plus ou moins développée. En réalité,

il existe trois degrés de coopération :

"Courtesy cooperation" : il s’agit d’une aide limitée ; elle se borne à une assistance technique et (ou) une

fourniture d’images (plans de sous-marins, de troupes en action, d’avions en vol, etc.). Exemples : Président

d’un jour (Dave) d’Ivan Reitman (1993), L’Ombre d’un soupçon (Random Hearts) de Sydney Pollack

(1999), U-571 de Jonathan Mostow (2000).

"Limited cooperation" : en plus de l’assistance technique, une autorisation de tournage est octroyée dans

l’une des installations des forces armées (base aérienne, camp d’entraînement, etc.) ainsi qu’un nombre

réduit de personnel. Exemples : 747 en péril (Airport 1975) de Jack Smight (1974), La Tour infernale (The

Towering Inferno) de John Guillermin (1974).

" Full cooperation" : le degré ultime de la coopération ; en plus de l’assistance technique et des lieux de

tournage, les forces armées fournissent un nombre important de personnel (généralement des membres du

contingent pour la figuration) et du matériel (armes, tanks, porte-avions, etc.).

Exemples : Ailes (Wings) de William Wellman (1929), Le Jour le plus long (The Longest day) de Kenn

Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki (1962), Les Bérets verts (The Green berets) de John Wayne, Ray

Kellog (1968), Windtalkers, les messagers du vent (Windtalkers) de John Woo (2001), etc…. »

Par ailleurs, ils ont fourni un manuel à l'attention d'un producteur désirant réaliser un film de

guerre :

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 18

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


« … Produire un film de guerre est tout sauf une sinécure. Mais si l’on obtient l’aide du Pentagone, la tâche

se révélera nettement plus aisée : accès à des équipements dernier cri, fourniture de figurants

particulièrement disciplinés (les membres du contingent), etc. Lecteur assidu de la presse professionnelle,

le Pentagone, à de rares occasions lorsqu’un projet retient son attention, contacte directement certains

producteurs ; la plupart du temps c’est à vous qu’il appartiendra d’effectuer les démarches. Pour obtenir la

coopération des forces armées vous devrez franchir un certain nombre d’obstacles.

La condition préalable à toute collaboration : faire preuve d’autocensure. Il s’agit d’éviter soigneusement

des sujets dits "sensibles", par exemple une mutinerie (voir USS Alabama (Crimson Tide)) ou encore

l’exécution d’un officier par un autre membre de l’armée (voir Apocalypse now). Peu importe la véracité

des faits exposés, la qualité d’écriture du scénario, vous pourriez avoir entre les mains le "film du siècle", la

future Palme d’Or ; il est hors de question d’évoquer un thème tabou pour les forces armées. Si malgré tout

vous vous obstinez, votre projet sera immédiatement classé dans la catégorie des "show stoppers", selon le

jargon employé par les militaires, et se verra refuser toute aide.

Par conséquent, pour mettre toutes les chances de votre côte, observez strictement les critères de sélection

du Pentagone :

- le film doit contribuer à améliorer la compréhension des forces armées et du département de la défense

par le public.

- le film doit aider les forces armées dans leur politique de recrutement et de mobilisation.

- le film doit être authentique dans sa représentation des personnes, des lieux, des opérations militaires ou

des événements historiques. Les représentations fictionnelles doivent donner une représentation réaliste de

la vie, des opérations et des règles militaires. (A noter que ce critère s’applique même aux films de pure

science-fiction. Voir l’exemple d’Independence day qui fut rejeté par le Pentagone en raison de sa

représentation "irréaliste" des forces armées.).

Le scénario (en plusieurs exemplaires de préférence) ainsi qu’une liste extrêmement détaillée de vos

besoins, les dates précises du tournage, devront ensuite être communiqués à l’un des bureaux de liaison des

forces armées à Los Angeles (le choix du bureau - armée de terre, marine, armée de l’air - dépendant du

sujet de votre film). Le projet y sera examiné à la virgule près et, en concertation avec le service de Philip

Strub au Pentagone, une aide vous sera alors peut être accordée. Bien évidemment cette aide n’est pas

désintéressée ; il vous faudra non seulement rembourser toutes les dépenses effectuées par les forces armées

(frais de transport du personnel, factures d’essence des avions de chasse, etc.), mais surtout laisser de côté

votre "intégrité artistique". Il est extrêmement rare que le Pentagone accorde son aide sans imposer au

préalable des modifications au scripte original (voir, par exemple, Windtalkers).

Les termes de la collaboration seront ensuite consignés dans un contrat de production. Ne comptez pas

effectuer des changements au dernier moment ; un officier désigné par le Pentagone suivra le tournage et le

montage de votre film. Depuis "l’affaire" du Jour le plus long (The Longest day), en 1962, (le producteur

Darryl F. Zanuck refusa, contrairement à ce qu’il avait promis, de couper une scène problématique), les

films soutenus par les forces armées font, en effet, l’objet d’une stricte surveillance.

Une fois le film monté, la collaboration s’achève à ce stade la plupart du temps. Mais si le film est

particulièrement "apprécié" par le Pentagone, il vous aidera même pour sa promotion. Ce fut notamment le

cas de Pearl Harbor, où la première du film eut lieu sur un navire de guerre, à Hawaï.

Quoi qu’il en soit, n’oubliez surtout pas d’envoyer des invitations pour l’avant-première aux différents

officiers qui vous ont aidé ; cela peut toujours servir pour vos futurs projets.

Si vous avez des relations hauts placées, ne tenez évidemment pas compte de ces conseils. Suivez alors

l’exemple de John Wayne qui contacta directement le Président Johnson lorsqu’il voulut obtenir une aide

du Pentagone pour son film Les Bérets verts (The Green berets)…. »

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 19

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


« Memphis Belle »

(28'), Réalisé par William Wyler (1942)

Quand le réalisateur de Ben Hur tournait un film de propagande glorifiant la puissance militaire

américaine… Au moment de sa mobilisation, en 1942, la machine hollywoodienne se met en

marche. Tandis que le colonel Franck Capra lance la série de documentaires « Why we fight »,

le futur auteur de Ben Hur (1949, récompensé par onze Oscars), William Wyler signe Memphis

Belle. Ce film retrace la dernière mission d’un B117 américain, véritable forteresse volante

partie bombarder le territoire ennemi de l’Allemagne nazie…

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 20

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


« Les séries américaines »,

Arte, Roger Dadoun 1 (Arte Septembre 2005)

Les séries télé US représentent aujourd’hui le nouvel eldorado créatif, mouvement initié par David

Lynch au début des années 90 avec sa série « Twin Peaks » qu’il portera ensuite à l’écran, faisant

pour la première fois de comédiens télé : des stars.

Ces nouvelles séries ont renversé les règles, elles ont pris une importance démesurée dans

nos vies, conditionnant notre image physique comme morale selon nos modèles télévisuels,

nos horaires, nos rapports humains, notre disponibilité (repas devant la télé), nos

comportements, nos valeurs, nos ambitions, notre sexualité, notre devenir en somme.

C’est une sorte de dictature insidieuse selon Roger Dadoun (« Cinéma, psychanalyse et

politique ») face à laquelle nous sommes désarmés, du fait de sa pénétration , de son viol de

notre intimité dans notre chez nous ; contrairement au cinéma, rythmé par un début (entrée

dans une salle de projection, l’extinction des lumières) , un cours (le film) et une fin (la

lumière et le départ de la salle).

Selon Dadoun, aller au cinéma s’inscrit comme une décision libre, demande un effort,

permet un échange relationnel et est un lieu de partage entre amis, à l’encontre de la télé,

coupant les membres de la famille dans une individualité de programmes personnels,

mettant un terme aux repas et échanges de famille, ne demandant ni effort ni décision,

n’étant rythmée par aucun début, commencement ni fin : c’est un bourrage de crâne

lancinant, une drogue aliénante aux substances hallucinogènes sans fin.

Ces séries avec leur virtualité finissent par prendre plus d’importance que notre propre

réalité. Les nouvelles du dernier épisode de Friends aux USA dépassant de loin l’intérêt de

celles de la guerre en Irak.

Ces séries appartiennent à notre vie, notre quotidien comme un membre de notre famille.

On s’inquiète autant voir plus pour leurs héros, leur santé, leurs états d’âme, leur avenir que

pour nos proches.

Ceci est le résultat d’un nouveau travail sur les séries : aujourd’hui les personnages et

scénarii sont conçus pour grandir en même temps que nous, ils possèdent un passé, un

présent et se préoccupent de leur évolution au fil des épisodes avec les mêmes difficultés,

soucis, dangers et préoccupations que nous (ex. « Urgences » avec la FIV, etc) . Plus rien

ne distinguent leur vie virtuelle de la nôtre réelle, comme si nous partagions le même espace

temps.

En résumé : LA SERIE MODERNE A UNE MEMOIRE.

1 Auteur du livre Cinéma, psychanalyse et politique

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 21

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


On nous fidélise à ces séries, il faut les avoir suivies pour y adhérer comme pour les

partager, phénomène d’appartenance et de reconnaissance sociale/tribale via cette

connaissance obligatoire des séries hype.

Le cinéma se déroule en 3 actes, la série moderne en 4 afin de nous tenir en haleine à

cause des coupures pub obligatoires, afin que nous ne zappions pas pour connaître la suite

de l’épisode, de la saison ou pour nous faire revenir à la saison prochaine. Il n’y a plus de

fin, c’est un « TO BE CONTINUED » éternel.

De même, la fin de l’épisode qui n’en est pas une est destinée à nous donner envie de

revenir. On nous rend acro, camé, series dépendant, « season addict ».

La série moderne est née du câble premium (HBO etc), de ses moyens qui libérèrent et

débridèrent la créativité conservatrice et puritaine des séries des Networks (grandes chaînes

US : ABC, etc) et du Basic cable.

De nos jours, HBO représente un des plus grands producteurs et réalisateurs de ces

nouvelles séries : Les Sopranos, 6 feet under, etc.

La série moderne fait tomber tous les tabous de l’Amérique les uns après les autres : le sexe

sous tous les angles même X avec « Sex in the city », les séries gays / lesbiennes hard, la

mort avec « 6 feet under », l’alcool et la dépression etc

Le succès engendré par ce nouveau genre de séries à la réalité trash, produites par le

Premium Cable (HBO,…), a mis une pression commerciale importante par toutes leurs

audaces scénaristiques sur les séries prudes et molles des networks, les obligeant à se

décoincer. De là, naîtront les « 24 H et Jack Bauer son héros damné » sur ces networks. Là,

nous sommes loin des méchants qui ont terrorisés la génération de nos parents avec les

« JR de Dallas coupable d’un adultère ou deux », ou des « Alexis Carrington de Dynastie

coupable de se vendre pour 3 barils à un Emir ». Le ton de ces séries au réalisme humain

fut donné par « NYPD blues et son commissaire montrant un côté alcoolico-dépressif. » pour

la première fois loin des happy ends et des personnages lisses.

La série moderne ose des héros humains, voir trop humains, avouant l’inavouable, agissant

tout haut ce que l’humanité pense et fantasme tout bas sur tous les plans : du sexe à la

violence, au meurtre, au suicide, des fantasmes au viol, etc. Un scénario semblable à la vie,

à notre vie à l’instar de la façon de filmer et de monter les rushs : caméra au poing, avec

voyeurisme tranchant via les plans classiques de construction du cinéma (fixe, serré,

travelling, lent,…), montés au même rythme que celui auquel nous vivons, courrons,

stressons, pensons, etc

Dans un but de vérité, de réalisme, de proximité et d’identification inévitable et indéfectible.

Ceci signe la fin des images lisses.

Aujourd’hui les séries doivent coller à l’actualité, la commenter en direct. Ex : le 11/09/01 et

l’attentat du World Trade Center sera immédiatement suivi sur une chaîne familiale des

networks d’un épisode spécialement conçu pour l’occasion de la série « A la maison

blanche ».

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 22

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Dans ce cas, il visait à une propagande anti-terroriste, de sursaut national contre la menace

« sarrasine » tout en évitant l’assimilation musulmans/terroristes, un « Aux armes, Citoyens

Américains, tous ensembles unis. « Tenons-nous prêts » en somme.

Hollywood appartient aujourd’hui aux séries télé et non plus au cinéma. Ces dernières étant

devenues de plus en plus intelligentes à l’opposé d’un cinéma de plus en plus mièvre

astreint aux contraintes d’un marketing débridé et d’obligation d’audience castratrice de

créativité. Le Cinéma correspond au grand huit des fêtes foraines d’il y a 50 ans avec ses

ficelles, ses clichés, ses montages désuets, etc. Il a perdu l’idée même de la narration à

cause des tabous marketings et de PDM assujettis à une Amérique puritaine d’antan.

Ses moyens colossaux sont sans doute aussi les pieds d’argile de ce colosse.

A l’inverse, la télé, ses contraintes de temps, d’espaces, de possibilités cinématographiques

(peu d’effets spéciaux etc) et de budgets ne lui permettant pas la surenchère d’effets

spéciaux a dû faire preuve de créativité et d’inventivité narrative pour pénétrer notre intimité

en un temps et un investissement limité. Sans doute est-ce pour cela qu’elle nous a violés

sans passer par la case sérénade et exploits chevaleresques. Toutes ces contraintes ont

conduit la télé à plus d’intelligence, tant dans l’intrigue que dans le scénario.

A l’inverse, le film cinéma géré dans les moindres détails par les multinationales (ex : à

chaque sortie film correspond son menu spécial Burger King), se retrouvent coincé par ces

dernières.

En conclusion, l’âge d’Or de la série télé moderne s’offre à nous : des séries libres, sans

plan marketing ni objectif de rentabilité (contrairement au ciné pour éponger les

investissements lourds), si elles ne marchent pas, on en change.

Pour en arriver au cynisme extrême de productions télés se mettant à financer et réaliser

des films cinéma. Le marketing ayant « tué » le cinéma, on commence aujourd’hui à tenter

de lui appliquer ces mêmes règles de créativité et de réalisme qui font le succès de nos

séries modernes, quand on ne remet pas tout simplement au goût cinéma les grandes séries

d’antan (« Starsky & hutch », « Drôles de dames », « Mission impossible », « Shérif fais-moi

peur,…)

Des héros d’un nouveau genre envahissent nos écrans, introduits par ces séries modernes,

des héros humains aux pouvoirs de vaincre les difficultés du couple, des sentiments, du

travail, de la famille, de surmonter l’alcool, la dépression, l’impuissance, la vieillesse, la

jalousie etc leur exploit ultime résidant dans le fait de triompher des avatars humains de leur

vie pour évoluer. Des héros abordables qui nous ressemblent, et qui par la même, nous

« manipulent » ne nous permettant pas le moindre recul contrairement à un modèle idéalisé

ou autre. (cf Roger Dadoun).

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 23

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


« La guerre du Pacifique »,

Emission La cinq / ARTE

ILLUSTRATION et naissance DE LA PROPAGANDE DU PENTAGONE VIA LA GUERRE

DU PACIFIQUE

. PEARL HARBOR 1941-43

La population Américaine n’avait aucune conscience de cette guerre et de ce qu’enduraient

leurs « BOYS » (GI’S). Du fait que le peuple ne se sentait pas concerné ne vivant ni danger,

ni privation alimentaire contrairement aux BOYS, Roosevelt commanda à John Ford de

fausses séquences filmées de cette guerre pour la leur faire réaliser et les impliquer.

Mais, l’aspect carton pâte de ces maquettes peu convaincantes, amènera le Président et le

général Marshall à décider pour la 1 ère fois, d’envoi de réalisateurs et de cameramen avec

l’armée sur les port avions lors de conflits pour plus de réalisme.

Au départ pour ne pas décourager les vocations, ces films dépeignent une vie cool de soldat

à bord où les seuls risques sont « les coups de soleil ».

Contre le Japon, les Médias US coopéreront, par exemple, en ne donnant plus de bulletins

météo ou tronqués pour éviter toute info à l’ennemi.

Roosevelt prendra des mesures contre toute personne d’origine nippone (même née aux

USA) les parquant dans des camps et la propagande médiatique anti-nippone ira bon train.

On les accusera par exemple : « d’orienter leurs plans de tomates pour indiquer la direction

de Pearl Harbor aux pilotes japonais,… ».Et ce jusqu’à l’autocréation du 442è régiment par

ces Américains Japonais qui s’inscrira comme le corps le plus décoré de l’histoire

américaine.

. BATAILLE DE L’ÎLE DE TARAWA

Il faudra attendre cette bataille, pour que le réalisme de la guerre commence enfin avec les

premières images de corps de soldats, de bulldozers les ensevelissant en masse.

La propagande et les campagnes médiatiques martèlent pour inciter les femmes à quitter

leur foyer et à aller travailler dans les industries que : « La victoire est entre leurs mains » ;

« Fabriquer une bombe est aussi facile que de préparer un sauté de veau », etc

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 24

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


L’Etat commande des projections aux réalisateurs de films de propagande comme « Fighting

Ladies » pour motiver et améliorer la production des ouvrières dans les usines. Ainsi, elles

voient les avions et armes qu’elles ont construits en action ce qui augmentera la productivité

par cette valorisation de leur travail.

DÈS 43

Des campagnes de désinformation de l’ennemi se mettent en place ainsi que des

campagnes de propagande contre ces femmes dans l’armée décrites comme « légères,

masculines voire lesbiennes, de mauvaise vie, … ».

À SAÏPAN

Roosevelt engage alors les plus grands publicitaires et les rédacteurs des grandes agences

new yorkaises pour rendre la guerre plus acceptable auprès de l’opinion publique. Il leur

impose ce qu’il appelle une « réalité restreinte » :

« Pas d’agonisants ni de mourants, ne montrer aucun objet personnel sur les champs de

bataille, ni de casques des morts etc ». Mais, leurs caméras devront s’attarder plutôt sur

les « retours de tous leurs boys aux usa ».(// avec les principales images divulguées par le

gouvernement américain sur les retours de la guerre en Irak aujourd’hui évitant les cercueils

& co)

La propagande repart de plus belle, jouant sur la peur, pour que les Américains se

dessaisissent de tout lors des collectes pour les besoins du matériel de guerre : « Avec une

pelle, nous fabriquons 4 grenades » etc

Pour motiver les futurs GI’S, on envoit des stars (Rita Hayworth, Lana Turner,…). On active

un patriotisme exacerbé (ex : film « la belle aventure patriotique »). On leur vend « les

aventures du bout du monde, l’exotisme, les plages de rêves,… » et non le cauchemar de la

réalité du Pacifique : « Un Enfer sur terre et sur mer » bien caché par les médias pour ne

pas risquer de freiner le grand BOOM ECONOMIQUE aux USA à ce moment là !

Le fameux caméraman Bill Genahost oeuvrera activement pour la propagande à Hiroshima

surtout.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 25

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Les Films analysés

3ème

Partie

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 26

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Nota - Films 1 à 8

Films issus du documentaire sur Opération Hollywood, de Maurice Ronai & Emilio Pacull pour Arte

The green Berets

A la fin des années 60, l’engagement américain au Vietnam est sujet à de nombreuses

controverses. Face au sentiment d’hostilité grandissant de la population vis-à-vis du conflit,

Hollywood s’abstient de filmer une guerre de plus en plus impopulaire, à une exception

notable près : Les Bérets verts. Après avoir combattu les peaux rouges sur des Km de

celluloïd, l’éternel cow-boy John Wayne décide d’affronter les "rouges" tout court. L’acteur,

très conservateur, est, en effet, totalement convaincu de la légitimité de l’intervention en

Asie. Il écrit donc personnellement, en décembre 1965, au Président Johnson pour lui faire

part de son désir de réaliser un film soutenant l’engagement des troupes américaines au

Vietnam. Le Président des Etats-Unis réagit très favorablement à ce courrier et incite le

Pentagone à fournir une assistance pleine et entière au tournage du film. Après avoir imposé

diverses révisions au scénario, les forces armées dérouleront le tapis rouge : l’équipe de

tournage disposera de la base de "Fort Benning" en Géorgie, des dizaines d’hélicoptères

seront fournis et même une section entière de soldats hawaïens sera spécialement

détachée pour "jouer" les Vietnamiens. Alors que le coût total de ces "services" s’élève à

plus d’un million de dollars, la société de production ne réglera qu’une facture symbolique

d’un montant dérisoire : 18 000 dollars. Un membre du Congrès tentera de s’élever contre

cette subvention déguisée, mais sa protestation ne sera suivie d’aucun résultat concret.

John Wayne a accompli son devoir de citoyen, à l’écran, en revanche, le résultat se révèle

consternant. Troquant les diligences contre des hélicoptères, les Indiens contre des

Vietnamiens, John Wayne réalise une espèce de western manichéen, douteux mélange de

patriotisme primaire et de racisme ordinaire. Symbole d’une Amérique réactionnaire, le film

sera vilipendé par une très grande majorité de la critique cinématographique.

Extrait critique : “ Les Bérets verts est, hélas, une oeuvre répugnante. A force d’ignorance,

de parti pris raciste, d’absence de la plus élémentaire vérité, le scénario prend des allures de

pastiche comique. "". (en 50 ans de cinéma américain, Jean-Pierre Coursodon, Bertrand

Tavernier, éditions Nathan, 1995).

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 27

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Apocalypse Now

Dès 1975, Francis Ford Coppola rencontre des responsables du Pentagone pour solliciter

leur coopération. Ces derniers, soucieux de ménager la susceptibilité d'un cinéaste aussi

prestigieux que Coppola, entamèrent des négociations ; mais la situation était, dès le départ,

inextricable. Apocalypse now est l'exemple type du "show stopper" ; ce ne sont pas tant des

points de détail qui posent problème (encore que de nombreux passages du scénario

"choquèrent" les forces armées), mais l'intrigue elle-même. Pour le Pentagone, il était tout

simplement impensable d'aider un film où un membre de l'armée se voyait ordonner de

"terminate" (liquider) un officier. Le cinéaste choisit, alors, de partir tourner son film à

l'étranger. Après avoir un temps songé à l'Australie, il se décida pour les Philippines, où

l'armée locale lui fournit du matériel et des hommes. La suite des événements est connue, le

tournage (pas moins de 238 jours !) sera cauchemardesque, à tel point que le cinéaste le

qualifia lui-même de "sorte de Vietnam": budget largement dépassé, les décors détruits par

un typhon, Martin Sheen - l'acteur principal - victime d'une crise cardiaque. Ce n'est qu'au

bout de quatre ans, après un interminable montage, qu'Apocalypse now sort enfin sur les

écrans. Opéra psychédélique, plongée surréaliste dans l'enfer du Vietnam, réflexion

philosophique sur le mal, le film est l'un des sommets, rarement égalés, du cinéma de

guerre. Acclamé par le public et la critique, Apocalypse now se verra récompensé par une

Palme d'Or au Festival de Cannes.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 28

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Crimson Tide

Si le producteur Jerry Bruckheimer entretient dans l’ensemble d’excellentes relations avec le

Pentagone, ce dernier refusa pourtant de collaborer au tournage d’USS Alabama (Crimson

Tide).

Certes le scénariste eut la permission de visiter une base sous-marine, de s’entretenir avec

des officiers pour se documenter, mais la coopération s’arrête là. USS Alabama (Crimson

Tide) est l’exemple type du "show stopper" ; ce ne sont pas tant des points de détail (erreurs

techniques, légères licences artistiques) qui posent problème, mais le sujet même du film,

dans ce cas une mutinerie. Officiellement, la marine n’a jamais eu affaire à une mutinerie à

bord de l’un de ses navires. Le système est censé être infaillible ; un officier surentraîné,

forcément discipliné, est tout simplement incapable d’un quelconque acte de rébellion.

L’équipe du film a donc du reconstituer entièrement l’intérieur d’un sous-marin en studio. Et

le porte-avion que l’on voit dans le film n’appartient pas à la flotte américaine, mais à la

marine française ; il s’agit du Foch.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 29

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Independance Day

Le 4 juillet, jour oh combien symbolique de la fête nationale américaine, les Etats-Unis, une

fois de plus, sauvent le monde. Exaltation de la grandeur de la nation américaine,

patriotisme exacerbé ; à priori, tout porte à croire que l'on a affaire à un produit entièrement

soutenu par le Pentagone. Pourtant ce n'est pas le cas, Independance day a été réalisé

sans aucune aide des forces armées. Certes, le scénario fut lu par divers responsables,

mais tous émirent de sérieuses réserves. De nombreux aspects de l'histoire posaient

problème : le fait que les véritables héros du film soient des civils et non des militaires, que

ce soit le Président qui mène personnellement l'attaque finale contre les "aliens", qu'un pilote

de l'armée américaine vive avec une strip-teaseuse, que le mythe de Rosewell soit présenté

comme un fait exact, etc. Cette liste d'objections est loin d'être exhaustive. Malgré tout, le

scénariste ne tint que très peu compte de ces observations et n'apporta que de légères

modifications au script initial. Un tel "refus d'obéissance" eut été difficilement imaginable

quelques années auparavant, mais grâce aux effets spéciaux (la plupart des avions F16 que

l'on voit à l'écran ont été reproduits numériquement ou sont des modèles réduits) le film

pouvait très bien être réalisé sans l'aide des forces armées.

Face à la mauvaise volonté des producteurs, le Pentagone refusa donc de collaborer,

décision qu'il devait par la suite amèrement regretter ; le film remporta un succès planétaire.

L'ère du numérique allait-elle mettre fin à la dépendance d'Hollywood vis-à-vis du Pentagone

?

Philip Strub, le responsable des relations avec le cinéma au Ministère de la Défense à

Washington, en était à l'époque convaincu. Son analyse s'avéra inexacte ou tout du moins

prématurée.

Pour l'instant, emprunter le matériel des forces armées s'avère bien plus économique que de

le reproduire à l'aide d'images de synthèse ; les cinéastes continuent donc de solliciter le

soutien du Pentagone. Roland Emmerich le premier ; son dernier long métrage en date Le

Jour d'après (The Day After Tomorrow), sorti en 2004, a bénéficié, cette fois, de la

coopération des forces armées.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 30

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Black Hawk Down

La Chute du faucon noir (Black Hawk Down) est l'un de très rares films de guerre relatant

l'histoire d'une défaite. S'inspirant largement de la désormais anthologique scène d'ouverture

d'Il faut sauver le soldat Ryan (Saving private Ryan), le film ultra réaliste étale crûment sur

grand écran des combats particulièrement sanglants.

En dépit de ces deux éléments, le Pentagone décida de soutenir pleinement le film

(fourniture, notamment, de 8 hélicoptères de combat, les fameux Black Hawk du titre

original, et mise à disposition de 100 soldats, durant tout le tournage au Maroc). Car si La

Chute du faucon noir (Black Hawk Down) ne dissimule rien des horreurs de la guerre, le film

- dans un même mouvement - se livre à une apologie des forces spéciales américaines.

L'immense courage dont elles font preuve durant l'opération transcende d'une certaine façon

la défaite. Certes, il n'y a pas de véritable victoire, mais la cause est noble et l'échec sera

glorieux. Les hauts responsables politiques et militaires apprécièrent particulièrement cette

ode à l'héroïsme des troupes américaines. Le Président George W. Bush et le Secrétaire à

la Défense Donald Rumsfeld assistèrent même à la première du film.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 31

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Pearl Harbor

Tora ! Tora ! Tora ! relatait le plus fidèlement possible l'attaque du 7 décembre 1941.

Le film de Michael Bay, au contraire, ne cesse de déformer les faits. A la décharge du

cinéaste il convient de préciser qu'il n'a jamais prétendu réaliser un documentaire historique

; son but premier était de raconter une histoire d'amour ayant pour cadre l'attaque de Pearl

Harbor.

Malgré tout, dès lors qu'un événement historique est reconstitué sur grand écran, le

spectateur est en droit d'attendre un minimum de véracité. La liste des erreurs grossières du

film serait trop longue à établir, mais voici tout de même quelques exemples : le porte-avions

Arizona fut atteint après plus de vingt minutes de bombardements, ici il est immédiatement

touché ; l'héroïne - qui se trouve à Hawaii - suit en direct, par le biais d'une radio, le raid

mené par le pilote Doolittle sur le Japon, or les technologies de l'époque étaient tout

simplement incapables de transmettre une communication sur une si longue distance ;

gardons le meilleur pour la fin : la scène ridicule où l'on voit le Président Roosevelt,

handicapé moteur, s'extirpant dans une geste de rage de son fauteuil roulant ...

Le Pentagone, particulièrement sensible à l'authenticité des faits exposés, a pourtant

collaboré pleinement au tournage (conseils techniques, aide logistique, fourniture de

matériel) et même à la promotion de ce long métrage (un porte-avions fut spécialement

affrété à Hawaii pour la première du film ... ). Si les forces armées ont accepté de fermer les

yeux, c'est parce qu'elles étaient persuadées que le film permettrait d'éveiller l'intérêt des

Américains pour cette période, de ranimer leur patriotisme. L'Histoire avec un grand H ne

faisait vraiment pas le poids face à cette stratégie de communication. Cette tactique se

révéla particulièrement payante. Une étude commandée par le producteur Disney montra

qu'à la sortie du film la couverture médiatique de l'attaque de Pearl Harbor fut trois fois plus

importante qu'au moment de la célébration de son cinquantième anniversaire ...

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 32

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Wings

Pour sa première collaboration avec Hollywood, l'armée de l'air ne ménagea pas ses efforts.

Le temps d'un très long tournage, pas moins de 9 mois, elle mit à la disposition de l'équipe

des pilotes professionnels, des dizaines d'avions et des milliers de membres du contingent

pour la figuration. Jamais film de guerre - américain ou de toute autre nationalité - n'avait

bénéficié d'une collaboration aussi poussée. A l'écran, le résultat s'avère époustouflant. Les

spectaculaires et acrobatiques combats aériens atteignent un tel niveau de réalisme que de

nombreux spectateurs (même encore aujourd'hui) sont persuadés que le cinéaste a utilisé

des images d'archives de la Première Guerre Mondiale alors qu'il n'en est rien.

Le monumental Wings (Ailes), doté d'un budget de 2 millions de dollars (une somme

colossale pour l'époque) ouvre la voie au cinéma de "preparedness" (des films réalisés

durant les années 30 et 40, qui préparaient l'opinion publique à une nouvelle entrée en

guerre en exaltant l'héroïsme des combattants américains). La guerre y est, en effet,

présentée "sous son meilleur jour" ; l'occasion ou jamais de faire preuve de courage, de

participer à une belle et grande aventure. D'ailleurs, à l'époque, les joutes aériennes et

viriles de Wings (Ailes) favorisèrent grandement le recrutement de l'armée de l'air. Le film

remporta un immense succès public et fut récompensé, lors de la toute première cérémonie,

par l'Oscar du meilleur film.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 33

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Top Gun

BY ROGER EBERT / May 16, 1986

Sunday TIMES

L’exemple type de coopération entre Hollywood et le pentagone est le Film Top Gun expliqué

dans le reportage « Opération Hollywood » :

« … Après plusieurs années de séparation dues à la guerre du Vietnam, Hollywood et le

Pentagone se réconcilient au début des années 80. A l’heure du tournage de Top Gun ce divorce

n’est plus qu’un lointain et mauvais souvenir, les relations entre l’usine à rêves et les forces

armées sont de nouveau au beau fixe. Lorsque les producteurs Don Simpson et Jerry Bruckheimer

rencontrent pour la première fois les responsables du Pentagone pour présenter leur projet, pas

une seule ligne du scénario n’a encore été rédigée. Peu importe : l’aéronavale, qui a besoin de

redorer son image auprès du public, est immédiatement séduite. Une fois le script finalisé et après

avoir imposé quelques changements, l’aéronavale déploiera d’énormes moyens : accès à la base

aérienne de Miramar, à deux porte-avions (l’un pour les extérieurs, l’autre pour les intérieurs),

mise à disposition de pilotes professionnels, d’une petite flotte d’avions de chasse F-14 dont un

seul exemplaire vaut à lui tout seul la modique somme de 37 millions de dollars ! L’ensemble de

ces services ne sera facturé qu’un peu plus d’un million de dollars. Un gros investissement que les

forces armées ne regretteront nullement. Ce long clip tapageur entièrement à la gloire des F-14 et

de leurs pilotes se hisse très rapidement au sommet du box-office. Avec Top Gun, sorte de Wings

des années 80, les pilotes de chasse deviennent des icônes branchées et glamour ; le public jeune,

première cible visée, est conquis. Ce vaste "publi-reportage" vantant les mérites de l’aéronavale –

"Navy is not just a job, it’s an adventure", comme le rappelle opportunément une affiche

entraperçue dans le film – remplira parfaitement sa mission ; les demandes d’engagement

monteront en flèche. L’engouement sera tel que certains propriétaires de cinéma mettront même

leurs halls à la disposition des recruteurs... »

Source Sunday Times (à la sortie du films en 1986).

“In the opening moments of "Top Gun," an ace Navy pilot flies upside down about 18 inches

above a Russian-built MiG and snaps a Polaroid picture of the enemy pilot. Then he flips

him the finger and peels off. It's a hot-dog stunt, but it makes the pilot (Tom Cruise) famous

within the small circle of Navy personnel who are cleared to receive information about close

encounters with enemy aircraft. And the pilot, whose code name is Maverick, is selected for

the Navy's elite flying school, which is dedicated to the dying art of aerial dogfights. The

best graduate from each class at the school is known as "Top Gun." And there, I think, you

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 34

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


have the basic materials of this movie, except, of course, for three more obligatory

ingredients in all movies about brave young pilots: (1) the girl, (2) the mystery of the heroic

father and (3) the rivalry with another pilot. It turns out that Maverick's dad was a brilliant

Navy jet pilot during the Vietnam era, until he and his plane disappeared in unexplained

circumstances. And it also turns out that one of the instructors at the flying school is a pretty

young brunet (Kelly McGillis) who wants to know a lot more about how Maverick snapped

that other pilot's picture.

"Top Gun" settles fairly quickly into alternating ground and air scenes, and the simplest way to

sum up the movie is to declare the air scenes brilliant and the earthbound scenes grimly

predictable. This is a movie that comes in two parts: It knows exactly what to do with special

effects, but doesn't have a clue as to how two people in love might act and talk and think.

Aerial scenes always present a special challenge in a movie.

There's the danger that the audience will become spatially disoriented.

We're used to seeing things within a frame that respects left and right, up and down, but the

fighter pilot lives in a world of 360-degree turns. The remarkable achievement in "Top Gun" is

that it presents seven or eight aerial encounters that are so well choreographed that we can

actually follow them most of the time, and the movie gives us a good secondhand sense of what it

might be like to be in a dogfight.

The movie's first and last sequences involve encounters with enemy planes. Although the planes

are MiGs, the movie provides no nationalities for their pilots. We're told the battles take place in

the Indian Ocean, and that's it. All of the sequences in between take place at Top Gun school,

where Maverick quickly gets locked into a personal duel with another brillant pilot, Iceman (Val

Kilmer). In one sequence after another, the sound track trembles as the sleek planes pursue each

other through the clouds, and, yeah, it's exciting. But the love story between Cruise and McGillis

is a washout.

It's pale and unconvincing compared with the chemistry between Cruise and Rebecca De Mornay

in "Risky Business," and between McGillis and Harrison Ford in "Witness" - not to mention

between Richard Gere and Debra Winger in "An Officer and a Gentleman," which obviously

inspired "Top Gun." Cruise and McGillis spend a lot of time squinting uneasily at each other and

exchanging words as if they were weapons, and when they finally get physical, they look like the

stars of one of those sexy new perfume ads. There's no flesh and blood here, which is remarkable,

given the almost palpable physical presence McGillis had in "Witness." In its other scenes on the

ground, the movie seems content to recycle old cliches and conventions out of countless other war

movies.

Wouldn't you know, for example, that Maverick's commanding officer at the flying school is the

only man who knows what happened to the kid's father in Vietnam? And are we surprised when

Maverick's best friend dies in his arms? Is there any suspense as Maverick undergoes his

obligatory crisis of conscience, wondering whether he can ever fly again? Movies like "Top Gun"

are hard to review because the good parts are so good and the bad parts are so relentless. The

dogfights are absolutely the best since Clint Eastwood's electrifying aerial scenes in "Firefox."

But look out for the scenes where the people talk to one another

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 35

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Les sources Internet

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 36

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Liste des sites internet

consultés

Université de tous les savoir section cinéma

http://www.canal-u.com/canalu/sommaire_chaine.php?chaine_id=1&vHtml=1&vSelection

Alias CIA BAIT

http://sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/news/a/2003/08/28/state1702EDT0147.DTL

La CIA et le pentagone enrôle Hollywood

http://www.vredessite.nl/andernieuws/2002/week3031/07-24_hollywood.html

Livre sur le contrôle du pentagone sur hollywood

http://www.operationhollywood.org/

Alias et the agency

http://www.theage.com.au/articles/2002/03/26/1017089532299.html?oneclick=true

The Agency

http://www.hollywood.com/news/detail/article/1091452

Company of Spies, CIA'sOperation to Hollywood

http://www.fas.org/irp/news/1999/10/261l-101499-idx.htm

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 37

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Hollywood, le Pentagone et Washington : les trois acteurs d'une stratégie Globale

http://www.diploweb.com/p9sarmant1.htm

Hollywood cannot save the CIA

http://www.aim.org/media_monitor/A278_0_2_0_C

Hollywood : The propaganda machine

http://www.disinfo.com/archive/pages/article/id2263/pg1/

Les sujets traités dans les films ou les séries sont-ils réels ?

http://wbritton53.home.att.net/fact.htm

Voice Of america (réseau voltaire)

http://www.reseauvoltaire.net/article15746.html

Les acteurs de l’Intelligence Community

http://www.intelligence.gov/1-members.shtml

Special effects in « Gladiator » powered by platform’s LSF Technology

http://www.hoise.com/primeur/00/articles/monthly/AE-PR-11-00-81.html

Walter Lippmann

http://fr.wikipedia.org/

http://abbonati.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/23-Marzo-2005/art105.php3

http://freeflight.cockpit.be/carl1/ext03.html

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 38

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Contenu de l’article : Le

terrorisme anticipé par

Hollywood ?

Cinéma - Travelling arrière sur ces « films catastrophes » parfois étonnamment

prémonitoires

Pierre LE BLAVEC (attaché parle-mentaire au Sénat. Auteur de L’Encyclopédie des films

politiques)

Les terribles événements qui se sont déroulés, à partir du 11 septembre 2001, en direct sur tous les écrans de

télévision des Etats-Unis, avaient déjà connu quelques décennies auparavant leurs « avant-premières » — sneak

previews — dans les cinémas ou vidéoclubs du monde entier.

Films d’anticipation sortis tout droit de l’imagination fertile des scénaristes hollywoodiens, devenus depuis «

films cultes » ou « séquences prémonitoires », scénarios improbables, scènes impensables de catastrophes

devenues depuis prophétiques, atmosphère de terreur et de panique, débris d’acier et de béton, gravats et

couvertures de cendre … personne, désormais, ne peux regarder ces images de fiction sans penser un instant

qu’elles ont tristement pris corps quelques années après le tournage, un beau mardi d’automne, lorsque les deux

tours jumelles du World Trade Center se sont écroulées comme un jeu de cartes.

Car, en mettant soigneusement bout à bout les « rushs » des différents films sélectionnés, on obtient quasiment

heure par heure, le déroulement des journées tragiques de l’année passée.

1 -L’hyperréalisme impressionnant des films catastrophes anglo-saxons

Mêlant astucieusement le proba-ble et l’impossible pour mieux rendre réel le fantastique, certains films peuvent

être mis en perspective au regard des conséquences des attentats du 11 septembre 2002. Voici donc un petit

échantillon de scénarios de cauchemar où la réalité annoncée a depuis été soumise à la fiction pensée, le pire

ayant fini par arriver ...

En prenant simultanément comme cible, le triple symbole de la puis-sance financière américaine (World Trade

Center, New York), de l’autorité militaire (Pentagone, Washington) et du pouvoir politique (Maison-Blanche,

Washington), les terroristes « kamikazes » ont conjugué en une seule fois, la mise en pratique du pire des

scénarios-catastrophe : celui de faire se crasher quatre avions de ligne - avec à leur bord passagers et équipage –

sur des bâtiments symboliques, à l’heure de l’arrivée au travail de milliers d’autres individus.

2 - L’attaque aérienne des avions terroristes détournés sur les Twin Towers de New-York

Sur un scénario de Stirling Silliphant, inspiré de deux romans intitulés The Tower (Richard Martin Stern) et The

Glass Inferno (Thomas N. Scortia et Frank M. Robinson), le film The Towering Inferno (La Tour infernale, John

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 39

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Guillermin, Etats-Unis, 1974, 164 min). Le sapeur-pompier Michael O'Hallorhan (Steve McQueen) et

l’architecte Doug Roberts (Paul Newman) tentent par tous les moyens de sauver les otages du feu bloqués aux

derniers étages de la tour.

On ne peut que penser aux corps qui, dans une ultime tentative, sautent des fenêtres - telles des virgules dans le

vide - pour échapper désespérément aux explosions et aux flammes.

La réalisation très efficace du premier épisode de la trilogie Die Hard (Piège de Cristal, John Mc Tiernan, Etats-

Unis, 1988, 127 min), sur un scénario de Jeb Stuart tiré du roman de Roderick Thorp, nous présente l’inspecteur

new-yorkais John McClane (Bruce Willis) venu rejoindre sa femme Holly (Bonnie Bedelia) dont il est séparé,

dans l'espoir de se réconcilier avec elle pour les fêtes de Noël à Los Angeles.

Au Nakatomi plazza, grande tour de verre et siège de la compagnie pour laquelle elle travaille, son patron M.

Takagi donne une soirée en l'honneur de ses employés.

Au même moment, une douzaine de terroristes, menés par Hans Gruber (Alan Rickman), s'infiltrent dans

l’immeuble de prestige et bouclent tous les accès de sortie.

Fermement décidés à repartir avec les 600 millions de dollars en bons négociables enfermés dans les coffres de

la compagnie, l’ensemble du personnel est pris en otage hormis John McClane, passé inaperçu mais fermement

décidé à contrecarrer leur plan par tous les moyens. Héros malgré lui, une lutte sanglante s’engage ...

Sept ans plus tard, des scènes extraordinaires d’explosions du Bonwit Teller department store, situé à la base

d’un immense gratte-ciel de New York marquent l’esprit du spectateur dans Die Hard 3 : with a Vengeance

(Une Journée en enfer, John McTiernan, Etats-Unis, 1995, 131 min). Sur un scénario de Jonathan Hensleigh et

Roderick Thorp, et avec un sous-titre prémo-nitoire – « It’s boomtime in the big apple » - le lieutenant John

McClane (Bruce Willis) affronte avec Zeus Carver (Samuel L. Jackson), le terroriste allemand Simon Peter

Gruber (Jeremy Irons), frère du précédent, qui a décidé de faire régner la terreur dans les rues new-yorkaises

déflagrations après déflagrations.

3 - L’urgence d’une protection militaire de Manhattan

Conçu sur un scénario de Lawrence Wright et Menno Meyjes, The Siege (Couvre-Feu, Edward Zwick, Etats-

Unis, 1998, 115 min) raconte l’histoire d’un agent du FBI, Anthony Hubbard (Denzel Washington), qui tente

d’enrayer une vague d’attentats terroristes islamistes sur New York.

Avec l’aide de son adjoint Samir Nazhde (Sami Bouajila) d’origine libanaise, et d’Elise (Annette Bening),

agente de la CIA, ils luttent pour défendre les valeurs de la démocratie américaine face à l’Armée en charge de

l’ordre public sur décision du président des Etats-Unis.

Car pour arriver à ses fins et maintenir l’état de siège sur Brooklyn, le général en chef William Devereaux

(Bruce Willis) aura recours à des méthodes contraires aux droits de l’homme.

Certains dialogues écrits trois ans avant les attentats contre les Twin Towers laissent songeurs. Ainsi, alors que

les conseillers du président se réunissent pour prendre des déci-sions, l'un d'eux s'exclame : « Mes-sieurs, il va

falloir sortir vos atlas ».

Pire encore, Elise, l’agente de la CIA, explique clairement à Anthony Hubbard, l’agent du FBI que « Le cheikh -

responsable des attentats - était notre allié et il s'est retourné contre nous, mais il faut les com-prendre, on les a

aidés et puis on les a laissés tomber ».

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 40

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


4 - Le Bio-terrorisme

Quelques jours après les attentats, l’envoi aux médias et au Congrès américain de lettres empoisonnées par le

bacille anthrax, à l’origine de la maladie du charbon sous forme cutanée ou pulmonaire, rappelle étrangement -

de la Floride à Washington - un épisode de la célèbre série britannique The Avengers (Chapeau melon et bottes

de cuir).

En effet, malicieusement intitulé You'll Catch Your Death : Aka Atishoo, Atishoo ... All Fall Down (A Vos

Souhaits !, épisode n°10 de la 7ème session, 52 min, diffusé le 16 octobre 1968 sur la chaîne anglaise ITV), le

scénario élaboré par Jeremy Burnham et R. Paul Dickson nous présente un facteur (Douglas Black-well)

circulant en Rolls Royce, distribuant successivement des courriers nominatifs dans la boîte aux lettres de

célèbres oto-rhino-laryngologues londoniens.

Victimes pré-sélectionnées à travers le monde, les docteurs Camrose (Hamilton Dyce), Padley (Willoughby

Gray) et Herrick (Andrew Laurence) reçoivent leur lettre, l’ouvrent et éternuent si fort qu’ils en meurent.

Lorsqu’on retrouve les enveloppes sur les lieux du crime, elles sont désespérément vides. Il s’agit en réalité de la

vengeance d’un scientifique dénommé Glover (Fulton Mackay) qui a décidé d’utiliser le virus de la grippe,

biologiquement renforcé, comme une arme fatale en l’adres-sant par « lettres mortelles ».

A une plus grande échelle et sur un scénario de Laurence Dworet et Robert Roy Pool, le film Outbreak (Alerte,

Wolfgang Petersen, Etats-Unis, 1995, 127 min) raconte les efforts conjugués du colonel Sam Daniels (Dustin

Hoffman), responsable de l’Institut de Recherche médicale de l’US Army, et de son ex-femme, le docteur Robby

Keough (Rene Russo) du Centre de contrôle des Epidémies pour contenir tant bien que mal, l’infection virale

aérienne qui s’est abattue par contagion sur une petite ville de province des Etats-Unis.

L’armée américaine impose médicalement la quarantaine et civilement la loi martiale. Tout ceci n’aurait-il pas

un petit air de « déjà vu » ?

5 - US Military Defense cherche « screenwriters » et « spin doctors» désespérément ...

Après les attaques terroristes, par moralisme et par pudeur pour les familles des victimes, les studios

d’Hollywood prennent aussitôt conscience que les pires prophéties ne sont désormais pas loin de la réalité et que

les spectateurs sont encore sous le choc d’images réelles.

Ils décident de s’autocensurer en annulant la sortie de films-catastrophe, en revoyant ceux en cours de tournage

pour gommer en urgence les références au terrorisme, aux avions qui explosent, aux immeubles qui s’effondrent.

Enfin, des projets sont purement et simplement annulés comme World War III, le film de Jerry Bruckheimer où

les villes de San Diego et Seattle sont détruites par une bombe nucléaire. Il en va de même pour Nose Bleed où

Jackie Chan aurait du jouer le rôle d’un laveur de carreau qui démasque un complot visant à détruire le World

Trade Center !

5 - Décrypter les scénarios d’anticipation des films hollywoodiens

Quelques semaines après les événements du 11 septembre, l’Institute for Creative Technologies (ICT) de

l’université de Californie du Sud (USC) organisait, le 9 octobre 2001 avec le soutien du Pentagone, une série de

séminaires avec des scénaristes hollywoodiens. Coordonnés par le général Kenneth Bergquist, les scénaristes

Steven E. De Souza (Die Hard, Piège de Cristal ; Die Hard 2, 58 minutes pour vivre) et David Engelbach (série

télévisée MacGyver), le réalisateur Joseph Zito (Delta Force One : the Lost Patrol, Invasion USA, Missing in

Action, Portés disparus) devaient imaginer des scénarios d’attaques terroristes et mettre au point d’éventuelles

répliques.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 41

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Le film espéré n’a pas tardé à arriver sur les tous les écrans des salles de cinéma du monde entier. Avec un

scénario de politique-fiction de Paul Attanasio et Daniel Pyne tiré d’un récent roman à succès de Tom Clancy, le

film de Phil Alden Robinson intitulé The Sum of All Fears (La Somme de toutes les peurs, Etats-Unis, 2002, 124

min) plonge le spectateur dans le spectre de la guerre nucléaire. Sous-titré « 27.000 nuclear weapons, one is

missing », ce quatrième volet cinématographique des aventures de l’agent de la CIA, Jack Ryan, a bénéficié du

concours technique de la CIA et du Pentagone. L’intrigue donne froid dans le dos ...

Alors que le président russe vient de décéder, un groupe terroriste néonazi décide de jouer sur les tensions entre

les Etats-Unis et la Russie et s’empare d’une bombe atomique, retrouvée par hasard dans le désert de Syrie après

avoir été abandonnée, en 1973, par un avion israélien durant la guerre de Kippour.

Les terroristes la font exploser sur Grozny, anéantissant ainsi la capitale tchétchène au nom du gouvernement

russe. Afin de faire la lumière sur les derniers événements, le directeur de la CIA, Bill Cabot (Morgan Freeman)

engage les services de Jack Ryan (Ben Affleck), jeune recrue spécialiste de la Russie.

Selon ce dernier, les principaux responsables ne sont pas les autorités russes, mais bien des terroristes qui

espèrent provoquer la panique générale et relancer la défunte Guerre Froide.

Leur prochaine cible est la ville américaine de Baltimore où doit se dérouler le Superbowl — la finale de football

américain — et auquel assistera le personnel de la CIA et de la Maison Blanche.

Le monde sera finalement sauvé du chaos par la coopération des présidents américain Fowler (James Cromwell)

et russe Nemeroy (Ciaran Hinds).

Dans la bataille globale de la communication qui a suivi les événements du 11 septembre 2001, l’usage politique

de tels films n’a pas longtemps tardé. En effet, l’attorney général John Ashcroft a spécialement attendu le lundi

suivant le deuxième week-end d’exploi-tation du film pour annoncer publiquement de Moscou, l’arresta-tion du

terroriste Abdullah al-Mujahir — de son vrai nom José Padilla —, lié au réseau Al-Qaida de Ben Laden.

6 -« Si tu veux connaître la réalité, prépare par imitation la fiction »

Demander aux cinéastes des studios d’Hollywood, voire aux romanciers de « techno-thriller » (Tom Clancy,

Maud Tabachnik, Chuck Palahniuk, William Diehl) d’imaginer la lutte antiterroriste, c’est accepter de

reconnaître pour les services de renseignement et de contre-terrorisme que ces metteurs de scène de la fiction

perçoivent par empirisme ce que les experts n’imaginent même pas pour la réalité de demain.

Fort étrangement, cette méthode d’investigation et de prospection - bookish researcher - a déjà fait l’objet d’une

intrigue de film d’espionnage puisque dans le film de Sydney Pollack, Three Days of the Condor (Les Trois

Jours du Condor, Etats-Unis, 1975, 117 min), Joseph Turner (Robert Redford) travaille dans une cellule de la

CIA où il épluche les romans d’espion-nage étrangers pour découvrir d’éventuels scénarios …

Entre réalité et virtualité, entre interprétation sources de possibles et imagination rimant avec prémo-nition, il ne

nous reste plus qu’à savoir qui sera le réalisateur principal du prochain épisode. Nostradamus, peut être …

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 42

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


La CIA à travers les conflits

(source La 5 / ARTE et leurs sites internet/INA/ Marc Dugain « La malédiction d’Edgar »)

1941 Pearl Harbor

Le 7 décembre 1941, le Japon attaque par surprise les Etats-Unis. Ses avions détruisent une grande partie de la

flotte américaine ancrée à Pearl Harbor.

Les services secrets américains ont été incapables de prévoir ce désastre. Pire, le FBI n'a pas pris au sérieux les

avertissements d'un agent double soviétique leur annonant l'opération. Peu de temps après son entrée à la

Maison-Blanche, le Président Harry Truman tire les leçons de l'attaque japonaise contre Pearl Harbor et décide

de créer la CIA en 1947. C'est un camouflet pour le FBI et son puissant directeur, J. Edgar Hoover, qui se voient

interdire toute autorité en matière de renseignements stratégiques. Langley, Virginie, à une vingtaine de

kilomètres de Washington. C'est ici que se trouve le quartier général de la CIA. Chargée du contre-espionnage

extérieur, il lui est interdit d'opérer sur le territoire des Etats-Unis, qui reste le domaine réservé du FBI.

Truman avait placé la CIA sous l'autorité directe du Président des Etats-Unis, mais l'agence allait très vite lui

échapper et devenir le seul service chargé de mener des activités spéciales clandestines et des "opérations

subversives à l'étranger ".

Les statuts de la CIA, à sa création, étaient pourtant clairs : juste recueillir, trier, coordonner, évaluer des

informations. Intervenir là où la diplomatie s'avère insuffisante et l'action militaire contre-indiquée.

En 1943, Allen Dulles, futur directeur de la CIA, s'était rendu en Suisse pour entamer des négociations secrètes

avec des dignitaires nazis. Plusieurs criminels de guerre seront employés par la CIA dès 1945. Avocat réputé de

Wall Street, Dulles avait pour principal client le groupe pétrolier Standard Oil, une des rares compagnies qui

avait continué à faire des affaires avec les Nazis pendant la guerre.

Dès son arrivée à la tête de la CIA en 1953, les opérations spéciales et secrètes vont se multiplier sans

discontinuer.

1961 – 1972 Operation Phenix –Vietnam

Quelques mois après l'assassinat de John F. Kennedy, Lyndon Johnson avait remis en question le plan de retrait

des conseillers militaires américains du Vietnam envisagé par le président disparu. A un général impatient, il

avait déclaré : Faites-moi élire, et vous l'aurez, votre fichue guerre".

En août 1964, la CIA monte une fausse attaque nord-vietnamienne contre un navire de guerre américain dans le

golfe du Tonkin. Cette agression fabriquée de toutes pièces livre à Johnson un prétexte pour multiplier par dix le

nombre de soldats américains qui combattent en Asie du Sud-Est, et commencer ses bombardements contre le

Vietnam du Nord.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 43

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Si les "activités" américaines dans cette région datent du début des années 1950, la nation la plus puissante et la

plus riche du monde use de tout son arsenal militaire (excepté la bombe atomique) pour venir à bout d'un

mouvement révolutionnaire nationaliste qui s'est développé dans un petit pays à population majoritairement

rurale.

Au Vietnam se met en place l'Opération Phénix.

La CIA est chargée d'appliquer purement et simplement un programme d'assassinats ciblés de civils :

enseignants, médecins, cadres, pour paralyser le pays. Des équipes spéciales sont formées par des instructeurs

américains de la CIA. William Colby, le responsable de la CIA qui dirigeait l'opération, sera nommé quelques

années plus tard directeur de l'agence.

Durant toute la guerre du Vietnam, le Laos et le Cambodge, contre lesquels les Etats-Unis ne furent pas

officiellement en guerre, ont été les cibles d'incessantes attaques aériennes et d'innombrables massacres perpétrés

par les troupes américaines.

La guerre la plus longue dans laquelle les Etats-Unis se sont impliqué fait des millions de morts vietnamiens et

américains. Le caractère cinglant de la défaite américaine est à l'origine d'une crise morale sans précédent dans

tout le pays.

1963 Dallas Assassinat de John Kennedy

John F. Kennedy ne sait plus comment faire pour neutraliser Allen Dulles et la CIA. L'agence est en train de

devenir un état dans l'état. Toutes les tentatives pour renverser Castro ont échoué, mais Allen Dulles, devenu

incontrôlable, mène une campagne de propagande qui attribue à Kennedy tous les échecs de la CIA, depuis le

ratage de la Baie des cochons.

John F. Kennedy décide de réduire les pouvoirs de la CIA et de se séparer de son puissant patron, Allen Dulles,

qui est forcé à donner sa démission.

Kennedy, en présence de Dulles, nomme comme directeur John Mc Cone, un petit homme effacé, discret. Allen

Dulles est furieux contre ce qu'il appelle son "limogeage". Il était depuis dix ans l'incarnation même de la CIA.

Au lendemain de l'assassinat de John F. Kennedy en 1963, son frère, Bob, se précipite chez John Mc Cone, le

nouveau directeur de la CIA, et ne lui pose qu'une question : "Est-ce que la CIA a assassiné mon frère ?"

La commission Warren est chargée par le nouveau président Lyndon Johnson de faire toute la lumière sur

l'assassinat de Kennedy.

Mais curieusement, l'enquête est confiée à Allen Dulles, alors que Kennedy et lui se haïssaient et qu'il lui devait

d'avoir perdu son poste. Quelques mois plus tard, le juge Warren rend ses conclusions, en présence de Lyndon

Johnson : Il n'y a eu aucun complot et Lee Harvey Oswald a agit seul.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 44

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


1972 Washington –Watergate

L'Opération « Chaos », qui débute sous Johnson et ira en s'amplifiant sous son successeur, Richard Nixon, vise

les "gauchistes", les "subversifs", tous accusés d'être manipulés par des puissances étrangères.

Plus de dix mille américains, professeurs, étudiants, journalistes, hommes politiques, sont espionnés, surveillés,

mis sur écoute, par la CIA depuis des années. Des unités spéciales de renseignement effectuent des

cambriolages, des perquisitions, ouvrent le courrier de citoyens dont le seul crime consiste à être en désaccord

avec la politique de leur gouvernement, notamment au Vietnam.

Le 17 juin 1972, en pleine campagne présidentielle, cinq hommes sont appréhendés alors qu'ils s'introduisent

dans l'immeuble du Watergate. Déguisés en plombiers, ces anciens agents de la CIA ont été chargés par Richard

Nixon d'inspecter les locaux du parti démocrate.

Nixon, qui entame sa campagne pour sa réélection, est persuadé d'avoir étouffé le scandale du Watergate.

Tous les sondages le donnent gagnant avec une confortable avance. Mais pris à la gorge par deux journalistes du

Washington Post, Nixon demande à Richard Helms, directeur de la CIA, de faire pression sur le FBI pour qu'il

abandonne l'enquête. Et de le couvrir en disant que les dossiers ont été saisis à la demande de la CIA, ce que

Helms refuse.

1979 Iran

Jimmy Carter accède au pouvoir en 1977 avec la ferme intention d'effacer les années noires de la CIA, et d'en

finir avec les opérations clandestines et les coups bas.

Carter nomme à la tête de l'agence l'Amiral Stansfield Turner. Ils ont fait leurs études ensemble à l'Académie

Militaire de la Marine. Turner est détesté à l'intérieur de la CIA. Il a, un an plus tôt, témoigné au Congrès contre

les abus de l'agence dans les années soixante.

Jimmy Carter, dès son entrée à la Maison Blanche, accorde son pardon aux objecteurs de conscience de la guerre

du Vietnam, puis fait du Proche-Orient la priorité des priorités. Après treize jours de négociations à Camp David

un traité de paix séparée est signé entre Israël et l'Egypte.

Mais c'est en Iran que Carter va essuyer son premier échec, le plus cinglant. A la mi-août 1978, la CIA avait

donné au Président Carter des informations totalement erronées sur l'Iran, affirmant que ce pays n'était pas dans

une situation révolutionnaire, ni même pré-révolutionnaire.

L'Ayatollah Khomeini, exilé en France, à Neauphles le Château, préparait depuis des mois la révolution

islamique, et annonçait son intention de renverser le régime féodal du Chah d'Iran, installé au pouvoir par la CIA

vingt-cinq ans plus tôt.

Richard Helms, l'ancien directeur de la CIA limogé par Nixon pour avoir refusé de mentir sur le Watergate, est

ambassadeur des Etats-Unis à Téhéran. Depuis sa participation en 1953 au coup d'Etat qui avait renversé

Mossadegh, il était devenu un intime du Chah, dont il avait formé et encadré la police secrète.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 45

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


En 1979 l'Ayatollah Khomeini est de retour en Iran. Le Chah, lâché par les Etats-Unis, exilé, meurt d'un cancer

un an plus tard.

1989 Fin de l’URSS

Les Soviétiques vont se laisser entraîner dans cette course folle au surarmement. Dix années de guerre en

Afghanistan les laisseront exsangues.

Robert Gates, à la CIA, fournit tout au long de la présidence Reagan des informations extrêmement exagérées

sur la puissance soviétique, poussant la Maison Blanche dans son incapacité à anticiper l'effondrement de

l'Union Soviétique.

C'est le nouveau Président George Bush qui assistera à l'effondrement de l'Union Soviétique dirigée par Michael

Gorbatchev.

En novembre 1989, la chute du mur de Berlin prépare la réunification de l'Allemagne. Les unes après les autres,

les anciennes démocraties populaires chassent les régimes communistes. C'est la fin de la guerre froide.

La CIA, devenue inutile, oisive, sans pouvoir, a perdu son unique ennemi, sa raison de vivre.

2001 New York

Aux élections présidentielles de 2000, George Bush Junior remporte de justesse la course à la Maison Blanche.

Il est alerté par la CIA : Oussama Ben Laden menace maintenant directement les Etats-Unis. En mars 2001, deux

mois plus tard, une commission gouvernementale publie un rapport de 150 pages qui se termine par ces mots : "

Un assaut direct contre les citoyens américains, sur le sol américain, causant la mort et la destruction, paraît

vraisemblable. Face à cette menace, notre nation n'a aucune structure gouvernementale cohérente ".

Malgré les menaces de plus en plus précises, le combat que se livrent la CIA et le FBI ne cesse pas. Les rivalités

et la rétention d'informations continuent. Le chef du FBI prévient ses agents : " On ne partage aucune

information avec la CIA ".

En février 2001, Israël avertit la CIA :

" Des terroristes vont pirater un ou des avions de ligne et s'en servir comme armes ". Le Roi Abdallah de

Jordanie, le Président Moubarak, puis le Chancelier Gerhard Schroeder transmettent au Pentagone la même

information : " Une attaque aura lieu prochainement sur le sol américain, dans laquelle des avions seraient

impliqués ".

Le 11 septembre 2001 George W. Bush entame cinq semaines de vacances dans son ranch au Texas ; à 8 heures

47 son conseiller reçoit un appel. Une des 2 tours du World Trade Centre vient d'être percutée par un avion de

ligne.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 46

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Les acteurs de l’Intelligence

Community

http://www.intelligence.gov/1-members.shtml

Except for the Central Intelligence Agency, intelligence offices or agencies are components of cabinet

departments with other roles and missions. The intelligence offices/agencies, however, participate in Intelligence

Community activities and serve to support the other efforts of their departments.

The Central Intelligence Agency (CIA) has all-source analytical capabilities that cover the whole world outside

US borders. It produces a range of studies that cover virtually any topic of interest to national security

policymakers. CIA also collects intelligence with human sources and, on occasion, undertakes covert actions at

the direction of the President. (A covert action is an activity or activities of the US Government to influence

political, economic, or military conditions abroad, where it is intended that the US role will not be apparent or

acknowledged publicly.)

Three major intelligence agencies in the Department of Defense (DoD) - the National Security Agency (NSA),

the National Reconnaissance Office (NRO), and the National Geospatial-Intelligence Agency (NGA) - absorb

the larger part of the national intelligence budget. NSA is responsible for signals intelligence and has collection

sites throughout the world. The NRO develops and operates reconnaissance satellites. The NGA prepares the

geospatial data - ranging from maps and charts to sophisticated computerized databases - necessary for targeting

in an era dependent upon precision guided weapons. In addition to these three agencies, the Defense Intelligence

Agency (DIA) is responsible for defense attaches and for providing DoD with a variety of intelligence products.

Although the Intelligence Reform Act provides extensive budgetary and management authorities over these

agencies to the Director of National Intelligence, it does not revoke the responsibilities of the Secretary of

Defense for these agencies.

The State Department's Bureau of Intelligence and Research (INR) is one of the smaller components of the

Intelligence Community but is widely recognized for the high quality of its analysis. INR is strictly an analytical

agency; diplomatic reporting from embassies, though highly useful to intelligence analysts, is not considered an

intelligence function (nor is it budgeted as one).

The key intelligence functions of the Federal Bureau of Investigation (FBI) relate to counterterrorism and

counterintelligence. The former mission has grown enormously in importance since September 2001, many new

analysts have been hired, and the FBI has been reorganized in an attempt to ensure that intelligence functions are

not subordinated to traditional law enforcement efforts. Most importantly, law enforcement information is now

expected to be forwarded to other intelligence agencies for use in all-source products.

The intelligence organizations of the four military services (Air Force, Army, Navy, and Marines) concentrate

largely on concerns related to their specific missions. Their analytical products, along with those of DIA,

supplement the work of CIA analysts and provide greater depth on key technical issues.

The Homeland Security Act provided the Department of Homeland Security (DHS) responsibilities for fusing

law enforcement and intelligence information relating to terrorist threats to the homeland. The Information

Analysis and Infrastructure Protection Directorate in DHS participates in the inter-agency counterterrorism

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 47

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


efforts and, along with the FBI, has focused on ensuring that state and local law enforcement officials receive

information on terrorist threats from national-level intelligence agencies.

The Coast Guard, now part of DHS, deals with information relating to maritime security and homeland defense.

The Energy Department analyzes foreign nuclear weapons programs as well as nuclear non-proliferation and

energy-security issues. It also has a robust counterintelligence effort.

The Department of the Treasury collects and processes information that may affect US fiscal and monetary

policies. Treasury also covers the terrorist financing issue.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 48

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Article France Amérique,

11/09/02

11 septembre 2002 :Un anniversaire de réflexion

Cinéma - Travelling arrière sur ces « films catastrophes » parfois étonnamment

prémonitoires

Le terrorisme anticipé par Hollywood ?

Les terribles événements qui se sont déroulés, à partir du 11 septembre 2001, en direct sur

tous les écrans de télévision des Etats-Unis, avaient déjà connu quelques décennies

auparavant leurs « avant-premières » — sneak previews — dans les cinémas ou vidéoclubs

du monde entier.

Films d’anticipation sortis tout droit de l’imagination fertile des scénaristes hollywoodiens,

devenus depuis « films cultes » ou « séquences prémonitoires », scénarios improbables,

scènes impensables de catastrophes devenues depuis prophétiques, atmosphère de terreur

et de panique, débris d’acier et de béton, gravats et couvertures de cendre … personne,

désormais, ne peux regarder ces images de fiction sans penser un instant qu’elles ont

tristement pris corps quelques années après le tournage, un beau mardi d’automne, lorsque

les deux tours jumelles du World Trade Center se sont écroulées comme un jeu de cartes.

Car, en mettant soigneusement bout à bout les « rushs » des différents films sélectionnés,

on obtient quasiment heure par heure, le déroulement des journées tragiques de l’année

passée.

1 - L’hyperréalisme impressionnant des

films catastrophes anglo-saxons

Mêlant astucieusement le probable et l’impossible pour mieux rendre réel le fantastique,

certains films peuvent être mis en perspective au regard des conséquences des attentats du

11 septembre 2002. Voici donc un petit échantillon de scénarios de cauchemar où la réalité

annoncée a depuis été soumise à la fiction pensée, le pire ayant fini par arriver ...

En prenant simultanément comme cible, le triple symbole de la puis-sance financière

américaine (World Trade Center, New York), de l’autorité militaire (Pentagone, Washington)

et du pouvoir politique (Maison-Blanche, Washington), les terroristes « kamikazes » ont

conjugué en une seule fois, la mise en pratique du pire des scénarios-catastrophe : celui de

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 49

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


faire se crasher quatre avions de ligne - avec à leur bord passagers et équipage – sur des

bâtiments symboliques, à l’heure de l’arrivée au travail de milliers d’autres individus.

2 - L’attaque aérienne des avions

terroristes détournés sur les Twin

Towers de New-York

Sur un scénario de Stirling Silliphant, inspiré de deux romans intitulés The Tower (Richard

Martin Stern) et The Glass Inferno (Thomas N. Scortia et Frank M. Robinson), le film The

Towering Inferno (La Tour infernale, John Guillermin, Etats-Unis, 1974, 164 min). Le sapeurpompier

Michael O'Hallorhan (Steve McQueen) et l’architecte Doug Roberts (Paul Newman)

tentent par tous les moyens de sauver les otages du feu bloqués aux derniers étages de la

tour.

On ne peut que penser aux corps qui, dans une ultime tentative, sautent des fenêtres - telles

des virgules dans le vide - pour échapper désespérément aux explosions et aux flammes.

La réalisation très efficace du premier épisode de la trilogie Die Hard (Piège de Cristal, John

Mc Tiernan, Etats-Unis, 1988, 127 min), sur un scénario de Jeb Stuart tiré du roman de

Roderick Thorp, nous présente l’inspecteur new-yorkais John McClane (Bruce Willis) venu

rejoindre sa femme Holly (Bonnie Bedelia) dont il est séparé, dans l'espoir de se réconcilier

avec elle pour les fêtes de Noël à Los Angeles.

Au Nakatomi plazza, grande tour de verre et siège de la compagnie pour laquelle elle

travaille, son patron M. Takagi donne une soirée en l'honneur de ses employés.

Au même moment, une douzaine de terroristes, menés par Hans Gruber (Alan Rickman),

s'infiltrent dans l’immeuble de prestige et bouclent tous les accès de sortie.

Fermement décidés à repartir avec les 600 millions de dollars en bons négociables

enfermés dans les coffres de la compagnie, l’ensemble du personnel est pris en otage

hormis John McClane, passé inaperçu mais fermement décidé à contrecarrer leur plan par

tous les moyens. Héros malgré lui, une lutte sanglante s’engage ...

Sept ans plus tard, des scènes extraordinaires d’explosions du Bonwit Teller department

store, situé à la base d’un immense gratte-ciel de New York marquent l’esprit du spectateur

dans Die Hard 3 : with a Vengeance (Une Journée en enfer, John McTiernan, Etats-Unis, 1995,

131 min). Sur un scénario de Jonathan Hensleigh et Roderick Thorp, et avec un sous-titre

prémo-nitoire – « It’s boomtime in the big apple » - le lieutenant John McClane (Bruce Willis)

affronte avec Zeus Carver (Samuel L. Jackson), le terroriste allemand Simon Peter Gruber

(Jeremy Irons), frère du précédent, qui a décidé de faire régner la terreur dans les rues newyorkaises

déflagrations après déflagrations.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 50

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


3 - L’urgence d’une protection militaire

de Manhattan

Conçu sur un scénario de Lawrence Wright et Menno Meyjes, The Siege (Couvre-Feu, Edward

Zwick, Etats-Unis, 1998, 115 min) raconte l’histoire d’un agent du FBI, Anthony Hubbard

(Denzel Washington), qui tente d’enrayer une vague d’attentats terroristes islamistes sur

New York.

Avec l’aide de son adjoint Samir Nazhde (Sami Bouajila) d’origine libanaise, et d’Elise

(Annette Bening), agente de la CIA, ils luttent pour défendre les valeurs de la démocratie

américaine face à l’Armée en charge de l’ordre public sur décision du président des Etats-

Unis.

Car pour arriver à ses fins et maintenir l’état de siège sur Brooklyn, le général en chef

William Devereaux (Bruce Willis) aura recours à des méthodes contraires aux droits de

l’homme.

Certains dialogues écrits trois ans avant les attentats contre les Twin Towers laissent

songeurs. Ainsi, alors que les conseillers du président se réunissent pour prendre des décisions,

l'un d'eux s'exclame : « Mes-sieurs, il va falloir sortir vos atlas ».

Pire encore, Elise, l’agente de la CIA, explique clairement à Anthony Hubbard, l’agent du FBI

que « Le cheikh - responsable des attentats - était notre allié et il s'est retourné contre nous,

mais il faut les com-prendre, on les a aidés et puis on les a laissés tomber ».

4 - Le Bio-terrorisme

Quelques jours après les attentats, l’envoi aux médias et au Congrès américain de lettres

empoisonnées par le bacille anthrax, à l’origine de la maladie du charbon sous forme

cutanée ou pulmonaire, rappelle étrangement - de la Floride à Washington - un épisode de

la célèbre série britannique The Avengers (Chapeau melon et bottes de cuir).

En effet, malicieusement intitulé You'll Catch Your Death : Aka Atishoo, Atishoo ... All Fall Down

(A Vos Souhaits !, épisode n°10 de la 7ème session, 52 min, diffusé le 16 octobre 1968 sur la

chaîne anglaise ITV), le scénario élaboré par Jeremy Burnham et R. Paul Dickson nous

présente un facteur (Douglas Black-well) circulant en Rolls Royce, distribuant

successivement des courriers nominatifs dans la boîte aux lettres de célèbres oto-rhinolaryngologues

londoniens.

Victimes pré-sélectionnées à travers le monde, les docteurs Camrose (Hamilton Dyce),

Padley (Willoughby Gray) et Herrick (Andrew Laurence) reçoivent leur lettre, l’ouvrent et

éternuent si fort qu’ils en meurent. Lorsqu’on retrouve les enveloppes sur les lieux du crime,

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 51

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


elles sont désespérément vides. Il s’agit en réalité de la vengeance d’un scientifique

dénommé Glover (Fulton Mackay) qui a décidé d’utiliser le virus de la grippe, biologiquement

renforcé, comme une arme fatale en l’adres-sant par « lettres mortelles ».

A une plus grande échelle et sur un scénario de Laurence Dworet et Robert Roy Pool, le film

Outbreak (Alerte, Wolfgang Petersen, Etats-Unis, 1995, 127 min) raconte les efforts

conjugués du colonel Sam Daniels (Dustin Hoffman), responsable de l’Institut de Recherche

médicale de l’US Army, et de son ex-femme, le docteur Robby Keough (Rene Russo) du

Centre de contrôle des Epidémies pour contenir tant bien que mal, l’infection virale aérienne

qui s’est abattue par contagion sur une petite ville de province des Etats-Unis.

L’armée américaine impose médicalement la quarantaine et civilement la loi martiale. Tout

ceci n’aurait-il pas un petit air de « déjà vu » ?

5 - US Military Defense cherche «

screenwriters » et « spin doctors»

désespérément ..

Après les attaques terroristes, par moralisme et par pudeur pour les familles des victimes,

les studios d’Hollywood prennent aussitôt conscience que les pires prophéties ne sont

désormais pas loin de la réalité et que les spectateurs sont encore sous le choc d’images

réelles.

Ils décident de s’autocensurer en annulant la sortie de films-catastrophe, en revoyant ceux

en cours de tournage pour gommer en urgence les références au terrorisme, aux avions qui

explosent, aux immeubles qui s’effondrent.

Enfin, des projets sont purement et simplement annulés comme World War III, le film de

Jerry Bruckheimer où les villes de San Diego et Seattle sont détruites par une bombe

nucléaire. Il en va de même pour Nose Bleed où Jackie Chan aurait du jouer le rôle d’un

laveur de carreau qui démasque un complot visant à détruire le World Trade Center !

6 - Décrypter les scénarios d’anticipation

des films hollywoodiens

Quelques semaines après les événements du 11 septembre, l’Institute for Creative

Technologies (ICT) de l’université de Californie du Sud (USC) organisait, le 9 octobre 2001

avec le soutien du Pentagone, une série de séminaires avec des scénaristes hollywoodiens.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 52

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Coordonnés par le général Kenneth Bergquist, les scénaristes Steven E. De Souza (Die

Hard, Piège de Cristal ; Die Hard 2, 58 minutes pour vivre) et David Engelbach (série télévisée

MacGyver), le réalisateur Joseph Zito (Delta Force One : the Lost Patrol, Invasion USA, Missing

in Action, Portés disparus) devaient imaginer des scénarios d’attaques terroristes et mettre au

point d’éventuelles répliques.

Le film espéré n’a pas tardé à arriver sur les tous les écrans des salles de cinéma du monde

entier. Avec un scénario de politique-fiction de Paul Attanasio et Daniel Pyne tiré d’un récent

roman à succès de Tom Clancy, le film de Phil Alden Robinson intitulé The Sum of All Fears

(La Somme de toutes les peurs, Etats-Unis, 2002, 124 min) plonge le spectateur dans le spectre

de la guerre nucléaire. Sous-titré « 27.000 nuclear weapons, one is missing », ce quatrième

volet cinématographique des aventures de l’agent de la CIA, Jack Ryan, a bénéficié du

concours technique de la CIA et du Pentagone. L’intrigue donne froid dans le dos ...

Alors que le président russe vient de décéder, un groupe terroriste néonazi décide de jouer

sur les tensions entre les Etats-Unis et la Russie et s’empare d’une bombe atomique,

retrouvée par hasard dans le désert de Syrie après avoir été abandonnée, en 1973, par un

avion israélien durant la guerre de Kippour.

Les terroristes la font exploser sur Grozny, anéantissant ainsi la capitale tchétchène au nom

du gouvernement russe. Afin de faire la lumière sur les derniers événements, le directeur de

la CIA, Bill Cabot (Morgan Freeman) engage les services de Jack Ryan (Ben Affleck), jeune

recrue spécialiste de la Russie.

Selon ce dernier, les principaux responsables ne sont pas les autorités russes, mais bien

des terroristes qui espèrent provoquer la panique générale et relancer la défunte Guerre

Froide.

Leur prochaine cible est la ville américaine de Baltimore où doit se dérouler le Superbowl —

la finale de football américain — et auquel assistera le personnel de la CIA et de la Maison

Blanche.

Le monde sera finalement sauvé du chaos par la coopération des présidents américain

Fowler (James Cromwell) et russe Nemeroy (Ciaran Hinds).

Dans la bataille globale de la communication qui a suivi les événements du 11 septembre

2001, l’usage politique de tels films n’a pas longtemps tardé. En effet, l’attorney général

John Ashcroft a spécialement attendu le lundi suivant le deuxième week-end d’exploi-tation

du film pour annoncer publiquement de Moscou, l’arresta-tion du terroriste Abdullah al-

Mujahir — de son vrai nom José Padilla —, lié au réseau Al-Qaida de Ben Laden.

6 -« Si tu veux connaître la réalité, prépare par imitation la fiction »

Demander aux cinéastes des studios d’Hollywood, voire aux romanciers de « techno-thriller

» (Tom Clancy, Maud Tabachnik, Chuck Palahniuk, William Diehl) d’imaginer la lutte

antiterroriste, c’est accepter de reconnaître pour les services de renseignement et de contreterrorisme

que ces metteurs de scène de la fiction perçoivent par empirisme ce que les

experts n’imaginent même pas pour la réalité de demain.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 53

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Fort étrangement, cette méthode d’investigation et de prospection - bookish researcher - a

déjà fait l’objet d’une intrigue de film d’espionnage puisque dans le film de Sydney Pollack,

Three Days of the Condor (Les Trois Jours du Condor, Etats-Unis, 1975, 117 min), Joseph Turner

(Robert Redford) travaille dans une cellule de la CIA où il épluche les romans d’espion-nage

étrangers pour découvrir d’éventuels scénarios …

Entre réalité et virtualité, entre interprétation sources de possibles et imagination rimant avec

prémo-nition, il ne nous reste plus qu’à savoir qui sera le réalisateur principal du prochain

épisode. Nostradamus, peut être …

Pierre LE BLAVEC *

* Pierre Le Blavec, attaché parle-mentaire au Sénat. Auteur de L’Encyclopédie des films

politiques. IMPRIMER Copyright (c) FA. 2000.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 54

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Walter Lippmann

Walter Lippmann, né à New- York, le 23 septembre 1889, mort le 14 décembre 1974,

écrivain et homme politique américain. Ancien élève de Harvard , il est d’abord socialiste.

Lors des élections présidentielles de 1912, il soutient Théodore Roosevelt et le parti

progressiste. En 1916, il se rapproche de Woodrow Wilson. Il assiste ce dernier dans la

rédaction de ses « Quatorze Points ». Il fait partie de la délégation américaine de la

conférence de Paris, en 1919, et prend part à la constitution de la Société des Nations.

Après la guerre, il devient rédacteur en chef du New York Herald Tribune. Il tient également

une colonne syndiquée, Today and Tomorrow. Il s'oppose aussi bien à la guerre de Corée, à

la guerre du Vietnam qu'au maccarthysme.

Dans deux de ses ouvrages, Public Opinion (1922) et The Phantom Republic (1925), il

expose ses doutes sur la possibilité d'une vraie démocratie dans la société moderne.

Walter Lippmann (journaliste) s’inscrit comme l’instigateur des premiers systèmes de propagande

américaine installés pour favoriser l’entrée en guerre (14-18) via son modèle de ma mood – theory ou

Almond-Lippman consensus. (exemple *1 au travers de la guerre en Irak et de la manipulation

médiatique du peuple américain. Article de Dario Battistella, professeur de science politique à l’institut

d’études politiques de Bordeaux)

Ce travail fut mené à la "Wellington House" où se déroulaient des séances de brainstorming

:on y développait les techniques qui devaient modifier l'opinion du peuple et l'amener à faire

la guerre. Des "spécialistes" américains tels qu'Edward Bernays et Walter Lippman étaient

de la partie.Lord Rothmere se servait du journal qu'il éditait pour tester leurs techniques du

"social conditioning" sur le peuple. Au bout d'une période de test de six mois, ils

constatèrent que 87% du public s'était fait une opinion à partir du journal, sans manifester

de réflexion ou de critique personnelles. C'était ce qu'ils voulaient. Peu après, ils soumirent

la classe ouvrière anglaise à des techniques de propagande raffinées. Leur dessein était

de convaincre ces ouvriers d'envoyer par milliers leurs fils à la mort. Du côté américain, le

président Théodore Roosevelt (26ème président) disait dans son programme électoral de

1912 : "Derrière le gouvernement visible siège un gouvernement invisible qui ne doit pas

fidelité au peuple et ne se reconnaît aucune responsabilité. Anéantir ce gouvernement

invisible, détruire le lien impie qui relie les affaires corrompues avec la politique, elle-même

corrompue, tel est le devoir de l'homme d'Etat. »

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 55

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


Postface : La Propagande

en France vue par le Réseau

Voltaire

En première lecture, la propagande au cinéma à vu le jour avec les britanniques. Le cinéma

était alors le lieu ou se transmettaient les actualités et au début de la guerre de 14, les

britanniques, après avoir montré de véritables images des soldats et du front on du, au

début pour des raisons logistique puis pour des raisons de propagande, montrer des images

tournées en Angleterre ou l'on montrait la supériorité des armes et des armées anglaise (en

particulier la nouvelle arme le tank).

Les Accords Blum-Byrnes qui prévoyaient l’importation de films en provenance des États-

Unis en contrepartie d’un appui économique sont considérés comme le point de départ

d’une entreprise d’hégémonie culturelle.

Ces accords conclus entre la France et les États- Unis imposent un contingentement aux

films américains importés en France. Après plus d’un an de négociation, ces accords sont

signés le 28 mai 1946 à Washington par Léon Blum et James Byrnes, ils ouvrent largement

l’accès aux salles en contrepartie d’une remise de dette et de l’ouverture d’un nouveau crédit

pour la France.

Les films américains doivent donc passer dans les salles et certaines rumeurs prétendent

que certains (tous?) films hollywoodiens, qui participaient au renforcement de la doctrine de

"containment" (ou doctrine Truman voir ci-dessous), voyaient leur doublage sponsorisés par

la CIA.

La doctrine Truman naît en 1947, et est la base de la politique États-Unienne contre le Bloc

communiste durant la Guerre Froide. «Je crois, dit le Président Truman au Congrès en mars

1947, que les États-Unis doivent soutenir les peuples libres qui résistent à des tentatives

d'asservissement (...). Je crois que nous devons aider les peuples libres à forger leur destin (...).

Je crois que notre aide doit consister essentiellement en un soutien économique et financier.

(...) de maintenir la liberté des États du monde et à les protéger de l'avancée communiste."».

Concrètement, la doctrine Truman, ou politique de « containment » (d'endiguement), repose sur

une offre d'assistance militaire et financière de la part des États-Unis, s'adressant aux pays

décidés à s'opposer aux pressions communistes

Sachant que la CIA et le pentagone applique toujours à la lettre les principes de Richard

Lippmann dans le but de maximiser l'impact de la propagande (répétition et unicité du

message, aucune contradiction n'est permise et la cible doit être noyé sous le message si

possible sous différent formes). Il semble normal de voir que certains fonds d'investissement

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 56

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.


(Carlyle par exemple) ont prit des parts dans les groupes de presse français (le Figaro

revendu il y a peu et bientôt possiblement Marianne).

Il est à noter que la France n'utilise pas les mêmes ressorts que les États-Unis pour

effectuer sa propagande. En effet pourquoi avoir à mettre en place toute une doctrine de

propagande coûteuse quand on peut faire jouer la censure à tous les niveaux. A posteriori

avec les visas d'exploitation et à priori par le jeu des aides financières données par le CNC.

Le Centre national de la cinématographie (ou CNC) est un établissement public à caractère

administratif français, doté de la personnalité juridique et de l'autonomie financière, qui a été

créé par la loi du 25 octobre 1946. Il est placé sous l'autorité du Ministère de la culture et de

la communication. Contrairement à ce que semble vouloir affirmer la page "Historique" du

site officiel du CNC, sa création n'est pas uniquement le produit des débats des années 30

sur la question de la réglementation de la production cinématographique par l'appareil d'Etat.

En effet, le CNC est le continuateur direct du COIC mis en place par les autorités françaises

et allemandes après la défaite de 1940. Plus de la moitié du personnel du CNC appartenait

en effet au COIC dont les archives n'ont jamais été retrouvées. Les origines de l'intervention

de l'Etat dans la production cinématographiques en France sont donc toujours à la fois niées

officiellement et sujettes à controverse. Les principales missions du Centre national de la

cinématographie sont :

• la réglementation

• le soutien à l'économie du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia

• la promotion du cinéma et de l'audiovisuel et leur diffusion auprès de tous les publics

la protection et la diffusion du patrimoine cinématographique.

Association de l’Ecole de Guerre Economique© 57

Ce document d’analyse, d’opinion, d'étude et/ou de recherche a été réalisé par un (ou des) membre(s) de l’Association de l’Ecole de Guerre Economique. Préalablement à leurs publications et/ou

diffusions, elles ont été soumises au Conseil scientifique de l'Association. L'analyse, l'opinion et/ou la recherche reposent sur l'utilisation de sources éthiquement fiables mais l'exhaustivité et l'exactitude ne

peuvent être garantie. Sauf mention contraire, les projections ou autres informations ne sont valables qu'à la date de la publication du document, et sont dès lors sujettes à évolution ou amendement dans

le temps.

Le contenu de ces documents et/ou études n'a, en aucune manière, vocation à indiquer ou garantir des évolutions futures. Le contenu de cet article n’engage la responsabilité que de ses auteurs, il ne

reflète pas nécessairement les opinions du (des) employeur(s), la politique ou l’opinion d’un organisme quelconque, y compris celui de gouvernements, d’administrations ou de ministères pouvant êtres

concernés pas ces informations. Et, les erreurs éventuelles relèvent de l’entière responsabilité des seuls auteurs.

Les droits patrimoniaux de ce document et/ou étude appartiennent à l'Association, voire un organisme auquel les sources auraient pu être empruntées. Toute utilisation, diffusion, citation ou reproduction,

en totalité ou en partie, de ce document et/ou étude ne peut se faire sans la permission expresse du(es) rédacteur(s) et du propriétaire des droits patrimoniaux.

More magazines by this user
Similar magazines