Etude archéologique et historique de l'Arc boisé - Conseil général ...

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Etude archéologique et historique de l'Arc boisé - Conseil général ...

L’Homme et la foret

par l’achat de 19 arpents de bois au Chêne Gaillard 36 .

Un dernier établissement religieux apparaît au cours de la première

moitié du XVIIe siècle : il s’agit du couvent des Camaldules qui est édifié

dans les bois appartenant à Charles de Valois, duc d’Angoulême 37 .

2. 3. La formation du patrimoine forestier

La noblesse locale dote les monastères de cantons de

bois, contribuant ainsi à un partage du massif entre les divers

établissements religieux. Afin de gérer leur bois, les différents

établissements religieux implantent des fermes dans le massif forestier

ou en lisières.

Dans les premiers temps, la forêt Notre-Dame sert essentiellement

pour l’approvisionnement et le chauffage de la communauté du chapitre

Notre-Dame 38 . A la fin du XVe siècle, le chapitre Notre-Dame fait défricher

plusieurs parcelles, implantées sur le territoire de La Queue-en-Brie,

le long des chemins de Paris 39 , de Brie-Comte-Robert, vers le lieu-dit

« Champlain », l’Hermitage, c’est-à-dire les terres voisines de terroirs de

Noiseau et Ormesson 40 .

En 1488, le chapitre de Notre-Dame loue à un marchand de

Marolles, Raoulet Letellier, 100 à 120 arpents de prés, terres en friches,

haies, bois et buissons, dénommés « les bois du chapitre de Paris » et

« les écrues du bois Notre-Dame », situés au sud du territoire de La

Queue-en-Brie, probablement en bordure de Sucy et de Noiseau. Les

limites de « confront » permettent une localisation plus fine : entre « le

bois des Bruyères », tenant d’un côté « le fossé des bois Notre-Dame »,

« Champfeste 41 », « le closeau Chenart », d’un autre côté et par le haut

« aux Hayes Franches ». Raoulet Letellier doit défricher la première

année une trentaine d’arpents et construire une habitation dotée d’une

grange et d’une étable, puis tous les deux ans seize arpents 42 .

Saint-Maur-des-Fossés aménage son manoir du Piple afin de

gérer les 7 arpents de son parc ainsi que la centaine située dans la forêt

voisine 43 .

Les moniales d’Yerres possèdent toute la partie sud-ouest

du massif, c’est-à-dire le Bois de la Grange où elles installent un

établissement agricole, appelé « une grange », afin de mettre en valeur

leur patrimoine 44 . Les augustins construisent deux structures agricoles à

Lésigny, l’une à « La Jonchère » et l’autre au « Buisson » 45 (Figure 10).

37

Arch. dép. Essonne, 26H 1.

38

Arch. nat., S 394.

39

Actuelle nationale 4.

40

Arch. nat., S 401.

41

Ce lieu-dit est également appelé

« Champ Fêtu ».

42

Arch. nat., S 401.

43

Arch. nat., LL 48, f° 79.

44

Arch. dép. Essonne, 63H 1,

inventaire de l’abbaye d’Yerres,

tome 1, 1780. Ce massif était

composé des bois suivants : le

« bois Blanchard », le « bois Pavé »,

le « bois du Regard », le « bois

de la Taupinette », le « bois de la

Gruette », le « bois du Griffon » et le

lieu-dit « la garenne ».

45

Arch. dép. Seine-et-Marne, H 140.

Figure 10, le patrimoine forestier des établissements religieux

Il est possible de saisir la formation d’un patrimoine boisé

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